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 Neuvaine pour la France : neuf mois de prières

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Lumen
Adore Dieu Trinitaire
Adore Dieu Trinitaire


Messages : 1687
Date d'inscription : 19/10/2014

MessageSujet: Re: Neuvaine pour la France : neuf mois de prières   Jeu 22 Jan - 20:07


Ressources spirituelles 


Croyons-nous en la puissance de la prière?




« Dieu veut notre salut ; mais pour notre plus grand bien, il veut nous voir sauvés en vainqueurs. Durant notre existence terrestre, nous aurons à vivre une guerre continuelle. Pour nous sauver, il nous faudra combattre et vaincre. Sans la victoire, nul ne pourra ceindre la couronne dit saint Jean Chrysostome. Nous sommes faibles ; nombreux et puissants sont nos ennemis ; comment leur tenir tête et les terrasser ? Prenons courage ; comme l’Apôtre, chacun doit se dire : Je puis tout en Celui qui me fortifie (Ph 4,13). Tout est possible avec la prière ; par elle, le Seigneur nous donnera cette force qui nous fait défaut. La prière est toute puissante; à elle seule, elle peut tout obtenir. Et saint Bonaventure dit : Par la prière, on s’assure l’acquisition de tout bien et la préservation de tout mal.D’après saint Laurent Justinien par l’emploi de la prière nous nous bâtissons une tour très solide où nous trouverons défense et sécurité contre toutes les embûches et violences de nos ennemis.

Les puissances de l’enfer sont redoutables, mais la prière, dit saint Bernard, est plus forte que les démons. Oui, parce que, par la prière, l’âme acquiert le secours divin qui surpasse toute puissance créée. David, dans ses craintes, ranimait ainsi son courage : J’appellerai le Seigneur à mon aide et je serai délivré de tous mes ennemis (Ps 18,14).

En somme, dit saint Jean Chrysostome, forte armure, la prière est une défense, un port et un trésor. La prière est une arme capable de briser tout assaut du démon ; une défense qui nous préserve de tout danger; un port qui nous abrite contre toute tempête; en même temps, un trésor qui nous pourvoit de tous les biens. »




Saint Alphonse de Liguori (1696-1787), 
Le grand pouvoir de la prière, Paris, 
le Laurier,2010, p. 38-39



Prière universelle pour la France 




La Conférence des évêques de France a proposé une « prière pour la France » aux paroisses pour des célébrations du l5 août en 2012 :

Texte de la prière :

Frères et sœurs, en ce jour où nous célébrons l’Assomption de la Vierge Marie, sous le patronage de qui a été placée la France, présentons à Dieu, par l’intercession de Notre-Dame, nos prières confiantes pour notre pays.

En ces temps de crise économique, beaucoup de nos concitoyens sont victimes de restrictions diverses et voient l’avenir avec inquiétude ; prions pour celles et ceux qui ont des pouvoirs de décision dans ce domaine et demandons à Dieu qu’il nous rende plus généreux encore dans la solidarité avec nos semblables.

Pour celles et ceux qui ont été récemment élus pour légiférer et gouverner ; que leur sens du bien commun de la société l’emporte sur les requêtes particulières et qu’ils aient la force de suivre les indications de leur conscience.

Pour les familles ; que leur attente légitime d’un soutien de la société ne soit pas déçue ; que leurs membres se soutiennent avec fidélité et tendresse tout au long de leur existence, particulièrement dans les moments douloureux. Que l’engagement des époux l’un envers l’autre et envers leurs enfants soit un signe de la fidélité de l’amour.

Pour les enfants et les jeunes ; que tous nous aidions chacun à découvrir son propre chemin pour progresser vers le bonheur ; qu’ils cessent d’être les objets des désirs et des conflits des adultes pour bénéficier pleinement de l’amour d’un père et d’une mère.

Seigneur notre Dieu, nous te confions l’avenir de notre pays. Par l’intercession de Notre-Dame, accorde-nous le courage de faire les choix nécessaires à une meilleure qualité de vie pour tous et à l’épanouissement de notre jeunesse grâce à des familles fortes et fidèles. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.



GRANDE PRIERE POUR UNE NOUVELLE PENTECÔTE D'AMOUR




Prière de Louange, d'Action de Grâce, de Repentance, d'Intercession
et de Consécration pour la France en vue d'une nouvelle Pentecôte d'Amour


Père Tout Puissant et plein d’Amour, nous te louons et nous te bénissons par Jésus ton Fils notre Sauveur et Rédempteur, par l’Esprit Saint, qui prie en nous « par des gémissements ineffables » afin que nous te servions filialement dans la Joie, la Paix et la Confiance. 

Nous voulons te louer, te bénir et te rendre grâces Sainte Trinité, pour la multiplicité de tes dons dans nos âmes et dans nos vies. Nous voulons te rendre gloire pour le don suprême de l’Eucharistie par lequel la vie divine vient demeurer en nous, transfigurant notre nature humaine, avant-goût du ciel sur la terre. Nous te rendons gloire Père, car par Jésus nous recevons la gloire que tu Lui as donnée. « Pour moi, je leur ai donné la gloire que Tu m’as donnée, pour qu’ils soient un, comme nous sommes uns : Moi en eux, et Toi en Moi, pour qu’ils soient parfaitement un, et que le monde croit que c’est Toi qui m’as envoyé, et que Tu les as aimés comme Tu m’as aimé » (Jean 17, 22-23). Tu nous as fait, Seigneur, pour être une éternelle louange à ta gloire. Tu connais, Seigneur, toute notre nature, et la nôtre demeure pécheresse mais par la grâce surnaturelle de l’Esprit Saint, Tu nous conduis vers la sainteté, il nous suffit de dire comme Marie « Oui », Fiat. 

Aujourd’hui que notre Fiat devienne Magnificat. Tu es fidèle Dieu dans tes dons ; ton Alliance est de toujours à toujours, et ta Miséricorde renouvelle sans cesse ta vie divine en chacun de nous lorsque nous nous écartons de ta Sagesse. Mais, hélas, nous avons abandonné tes commandements, nous nous sommes jetés dans l’iniquité, plus que les générations passées. Notre nation s’est détournée de ton appel, de sa vocation, des promesses de son baptême. 

La Fille aînée de l’Eglise est devenue une rebelle, une courtisane aux mille amants, mais ton prophète nous dit : « car voici ce que dit le Seigneur, le Saint d’Israël. C’est dans la conversion et le calme qu’est votre salut, c’est dans le repos et la confiance que réside votre force… C’est pourquoi le Seigneur est impatient de vous faire grâce. C’est pourquoi Il se lève pour vous faire miséricorde, car le Seigneur est un Dieu juste : heureux ceux qui espèrent en Lui ». (Isaïe 30, 15-18). Aussi aujourd’hui nous sommes dans la joie parce que nous sommes remplis de cette Espérance que toi-même mets dans nos cœurs, en nous mettant à genoux devant Toi, ô Père tout Puissant, nous voulons implorer ta Miséricorde pour la multitude de nos péchés, ceux de nos frères, ceux de notre nation. 

Que l’Esprit Saint nous obtienne une vraie contrition de nos fautes, de celles de notre nation consacrée au Cœur Immaculé de Marie et en attente d’être consacrée à Ton Cœur Sacré. De ce Cœur coulent des fleuves d’Eau Vive qui lavent « ton enfant rebelle ». « Je te fiancerai à Moi pour toujours, je te fiancerai à Moi par la justice et le droit, l’amour et la tendresse. Je te fiancerai à Moi par la fidélité et tu connaîtras le Seigneur » (Osée 2,21-22). Reçois Père l’offrande des Plaies de Jésus, en réparation de toutes nos offenses, pour la guérison de nos âmes et de l’âme de notre pays ! « Pourquoi ces nations en tumulte, ces peuples aux projets stupides, ces rois de la terre qui se groupent, ces grands qui conspirent entre eux contre le Seigneur et son Messie ? Et c’est vrai : on a conspiré dans cette ville ("dans notre pays") contre Jésus, ton Saint, ton Serviteur, que Tu as consacré comme Messie. Et maintenant Seigneur sois attentif à leurs menaces, donne à ceux qui Te servent d’annoncer ta parole avec une parfaite assurance. Etends donc ta main pour guérir les malades, accomplis des signes et des prodiges par le Nom de Jésus, ton Saint, ton Serviteur » (Actes 4, 25-31). Pour nous nous préférons « obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes » (Actes 5, 29) :


Avec des cœurs emplis de louange, de confiance et d’action de grâces nous osons avec la force de la Foi, supplier l’Esprit Saint et implorer ta Miséricorde :

1. Que l’Eglise vive de la Vérité. Là où tes yeux la voient corrompue, affaiblie, nous Te supplions de la purifier, de la relever, de l’unifier. Kyrie eleison.

2. Pour tous les manques d’Amour au cœur de l’Eglise à cause de l’endurcissement de nos cœurs, de notre étroitesse d’esprit face aux différentes familles spirituelles, pour les grâces que nous voulons nous approprier pour être les meilleurs, nous poussant au jugement, et à nous comparer entre frères, sans tenir compte de ta Sagesse et de ton Amour, pour ces divisions fraternelles qui transpercent ton Cœur de Père et retardent l’Unité nous implorons ton Saint Esprit : Christe eleison.



Nous implorons ta Miséricorde pour les péchés du monde et plus spécialement pour notre nation, Fille aînée de l’Eglise : 


1. Pour toutes les lois iniques qui s’opposent à ta Sagesse, à ton Amour, parce que dans son orgueil notre nation a décidé de vivre sans Toi : pour cet orgueil, pour cette rébellion nous implorons une grâce de Lumière et attendons tout de ta Miséricorde. Kyrie eleison.

2. « Jésus répondit : tu n’aurais aucun pouvoir sur moi s’il ne t’avait été donné d’en haut » (Jean 19, 11). Parce que toute autorité, tout pouvoir ne peut venir que de Toi, Père du ciel et de la terre, notre nation, en place d’une saine laïcité, fait de la laïcité une loi absolue sans référence à Jésus Christ, l’unique, seul et vrai Roi, nous implorons ta Miséricorde : Christe eleison.

3. Toi, Jésus tu nous as dit : « Vous ne pouvez servir Dieu et l’argent » (Luc 16, 13), et l’apôtre Paul nous enseigne : « car la racine de tous les maux c’est l’amour de l’argent » (1 Tim 6, 10). Aujourd’hui le monde, chaque nation (la nôtre) est dominé par l’amour de l’argent qui défigure l’homme, le travail, l’économie ainsi ce « veau d’or » écrase la dignité de la personne humaine et devient source de conflits entre les hommes. Viens éclairer, Père, par ton Saint Esprit nos cœurs et nos intelligences pour nous arracher « à cette ruine et à ces tourments », que l’argent soit au service de l’homme selon ton plan et non l’homme au service de l’argent, nous t’en supplions. Kyrie eleison.

4. « Dieu bénit le septième jour et le sanctifia » (Gn 2, 3). Pour tous ces dimanches, jour de bénédictions où l’homme, dans son aveuglement, choisit délibérément de travailler, au lieu de te rendre grâces et de te glorifier, nous implorons ton pardon. Christe eleison.

5. « De sorte qu’ils ne sont plus deux mais une seule chair. Donc ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas » (Marc 10, 8-9). Seigneur tu as fait le mariage pour le bonheur des hommes et des familles. Tu vois comme nous justifions notre infidélité en appelant bien ce qui est mal, au point que nous avons légalisé le divorce jusqu’à le faciliter. Viens au secours des foyers brisés. Donne ta lumière, ta force et le courage de voir clair pour comprendre ta Volonté et le courage de saisir le secours que tu veux nous donner. Nous implorons ton pardon : Kyrie eleison

6. Père, pour ces lois abominables légalisant le concubinage et le Pacs, qui s’opposent à la splendeur de l’Amour vrai dans le seul mariage entre un homme et une femme, accueilli et donné, à l’image de ton Amour éternel, nous implorons, pour ces victimes, ta Miséricorde : Christe eleison

7. Père, pour cette loi contre-nature qui normalise l’homosexualité, bafouant ainsi le grand don de la sexualité que tu fais à l’homme et à la femme en vue de leur fécondité afin qu’ils soient procréateurs avec Toi, donne la lumière aux législateurs, et la force aux victimes tombées dans ce vice infâme, pour accueillir ta Volonté, car tu as compassion de ces enfants assoiffés d’Amour. Nous avons Foi en ta Puissance miséricordieuse, guérissante, et pour cela nous implorons ton pardon : Kyrie eleison.

8. « Tu garderas les observances du Seigneur… tu observeras ses commandements, ses décrets et ses préceptes, et ses enseignements… ainsi tu réussiras dans tout ce que tu feras et entreprendras » (1R 2, 3). Seigneur, au lieu d’observer tes ordres et tes commandements, la corruption érigée en principe de liberté et en loi s’est infiltrée partout, appelant bien ce qui est mal (« fornication, débauche, gloutonnerie, adultère, union libre, contraception, homosexualité, drogue destructrice… »), et intolérable ce qui est bien. Dans notre aveuglement, nous nous opposons à cette loi d’Amour inscrite au cœur de l’homme et nous avons légalisé ces comportements par des lois, abusant ainsi des millions d’innocents, pour en faire « le nouveau bien » de l’homme indépendant, coupé de ta Lumière et de ton Amour. O Père, pour toutes ces offenses et blessures faites à ton Amour, et pour ceux qui dans leur aveuglement incitent à poser ces actes, nous implorons, en nous humiliant, ta Miséricorde : Christe eleison.

9. « Tu ne tueras point » (Dt 5, 17). Seigneur, nous n’avons pas protégé la vie des enfants dans le sein maternel. Pour ces petits sans défense, pour ces Papas et Mamans, trompés par ces lois criminelles autorisant l’avortement et la contraception, afin que ton Amour et ta Miséricorde les relèvent et les restaurent, car tu ne condamnes pas tes enfants, mais tu les invites à la conversion, à « renaître d’en haut ». Pour ce péché contre la vie qui est sacrée, nous implorons ton Infinie Miséricorde : Kyrie eleison.

10. Seigneur, la personne humaine n’est plus reconnue comme digne de vivre, elle qui est faite à ton image et ta ressemblance, reflet de ta splendeur, dés lors qu’elle présente un handicap. Pour ces êtres rejetés par l'eugénisme embryonnaire, pour l’euthanasie appelée « une mort digne », nous implorons ta Miséricorde : Christe eleison.

11. « A l’image de Dieu Il le créa, homme et femme Il les créa. Dieu les bénit. Soyez féconds, dit-il, multipliez-vous, remplissez la terre et soumettez-la » (Gn 1, 27-28). Seigneur, c’est Toi qui donnes la vie, « qui nous façonnes dans le sein de notre mère, qui nous appelles par notre nom ». Pour tous ces enfants créés par la « volonté et la chair de l’homme », pour le non-respect des enfants conçus en dehors du sein maternel (fécondation in vitro), pour ces enfants congelés, pour ceux massacrés sur l’autel de la science (clonage), pour les parents trompés par ces nouvelles normes, appelées lois bioéthiques, nous implorons ta Miséricorde : Kyrie eleison.

12. Dieu, Toi qui es Père et as tout créé par Amour, Tu nous as donné une terre riche à soumettre et une création à explorer en Te rendant grâces. Parce que nous rejetons cette nature en prétendant faire une œuvre supérieure à la tienne, ne la respectant pas, la polluant, en l’exploitant sans référence aux lois d’équilibre et de sagesse que Tu as inscrites en elle, n’y voyant qu’une source de profit insatiable, nous reconnaissons nos torts et implorons, Père tout Puissant, ta Miséricorde : Christe eleison.

13. « Le diable L’emmena (Jésus) encore sur une haute montagne et Lui montra tous les royaumes du monde avec leur opulence : tout cela, lui dit-il, je Te le donnerai, si Tu Te prosternes pour me rendre hommage » « Arrière, Satan, lui dit alors Jésus, car il est écrit : « tu adoreras le Seigneur ton Dieu, et tu ne serviras que Lui seul (Dt 6, 13) ». (Mat. 4, 8-10). Seigneur Dieu, nous te demandons pardon pour tous les efforts qui nous poussent à l’adoration matérialiste de la créature au lieu du Créateur, pour l’individualisme, pour le culte idolâtre du corps et de la personne humaine, pour la plupart des moyens médiatiques qui érigent « le pain, les jeux, le sexe » en divinités pour combler nos appétits, pour tous ces choix de mort. Père nous implorons, dans la confiance, ta Miséricorde : Kyrie eleison.

14. Seigneur, « en raison du lien qui, dans le Corps mystique nous unit les uns aux autres… nous tous portons le poids des erreurs et des fautes de ceux qui nous ont précédés » (Jean Paul II). Afin que nos mémoires soient purifiées par ta grâce, c’est dans la Foi et l’humilité que nous implorons ta Miséricorde : Christe eleison.

15. Nous voyons, Père, dans toutes ces situations la responsabilité de nos propres péchés. Par le Sang de Jésus qui nous purifie et nous sanctifie, par l’Esprit Saint qui renouvelle en nous la Foi, l’Espérance et la Charité, nous crions vers Toi : « Abba, aie pitié de nous ». Kyrie eleison.

16. « Bénissez ceux qui vous persécutent, souhaitez-leur du bien et non du mal » (Rom 12, 14). Seigneur, par ces paroles de l’apôtre, nous disons pour ceux qui nous haïssent à cause de ton Nom et qui Te haïssent Toi, Dieu Sauveur et Rédempteur : qu’ils tombent maintenant, là où ils sont, sous tes bénédictions dans l’adoration à genoux devant ton trône. O, adoramus te Domine (3 fois).



Maintenant nous voulons te bénir parce que Toi Jésus, Tu nous as donné Marie pour Mère alors que tu expiais pour chacun de nous et pour nos péchés sur la Croix. C’est par la prière de Marie, et avec elle, que nous voulons prier pour hâter ton retour, en mémoire de ce qui advint à Cana : « Et le troisième jour il y eut une noce à Cana de Galilée, et la mère de Jésus y était… Ils n’ont plus de vin. Et Jésus lui dit : que Me veux-tu, femme ? Mon heure n’est pas encore arrivée. Sa mère dit aux servants : « faites tout ce qu’Il vous dira ». (Jean 2, 1-5). En suivant Marie et par Elle, nous voulons consacrer la France, Fille aînée de l’Eglise, à l’Amour de Dieu. Que chacun de nous dise en son cœur, qu’il soit couché debout, au travail, au repos :[/size]

1. « Jésus, je T’aime et je consacre la France à ton Amour. Ainsi chacun étant la France, chacun ainsi consacre la France à travers chacun » (Petit Marcel Van).

2. Oui Seigneur, que le Saint Esprit descende sur chacun de nous et fasse de nous des témoins de ton Amour, de ta Miséricorde afin que nous soyons Lumière, Espérance et Paix dans ce monde qui agonise.

3. Que ta Gloire, alors que nous veillons avec Marie au Cénacle, descende sur chacun de nous, de sorte que plongés dans ce Fleuve d’Amour, le monde croie que Tu es, Toi Jésus, notre seul Sauveur et Rédempteur, et que cette nouvelle Pentecôte d’Amour annoncée par ta servante Marthe Robin (1936), par notre Bienheureux Pape Jean XXIII, et ses successeurs, enflamme le monde comme Tu nous l’as annoncé : « Je suis venu apporter le Feu sur la terre et combien je voudrais qu’Il brûle » (Luc 12,49). Amen ! Maranatha ! Viens Seigneur Jésus
 



Source principale : http://notredamedesneiges.over-blog.com/categorie-478016.html


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MessageSujet: Re: Neuvaine pour la France : neuf mois de prières   Sam 31 Jan - 19:00

Méditation du Père Serge-Thomas Bonino




On connaît l’apostrophe de saint Jean-Paul II :  « France, Fille aînée de l’Eglise, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ? » On prête moins attention à ce qui suit : « France, fille aînée de l’Eglise et éducatrice des peuples, es-tu fidèle, pour le bien de l’homme, à l’alliance avec la sagesse éternelle ? » Cette Sagesse éternelle est le Fils, le Verbe, le Logos, c’est-à-dire la Pensée divine personnelle qui a présidé à la création, lui conférant ordre, beauté et intelligibilité. C’est cette même Sagesse qui, à la plénitude des temps, a pris chair dans le sein de la Vierge : Jésus-Christ, « en qui se trouvent, cachés, tous les trésors de la sagesse et de la connaissance » (Col 2, 3). Il est la Clé pour comprendre en profondeur le monde et l’histoire des hommes.

L’alliance, par la foi et l’amour, avec la Sagesse éternelle est féconde.  Elle est « source d’une vraie culture, c’est-à-dire de la croissance de l’homme » (Jean-Paul II). La culture en effet n’est pas la négation de la nature humaine mais son humanisation progressive. Elle « cultive » et fait fructifier les biens et les valeurs de la nature humaine. Or cette humanisation intégrale passe par la divinisation. On n’est jamais plus humain que lorsqu’on est plus chrétien, car la grâce guérit la nature blessée et la porte à sa perfection. Comme l’a admirablement exposé Benoit XVI aux Bernardins, « ce qui a fondé la culture de l’Europe, la recherche de Dieu et la disponibilité à L’écouter, demeure aujourd’hui encore le fondement de toute culture véritable ». L’accueil de la Parole de Dieu engendre une culture et promeut un véritable humanisme, dont tant d’œuvres théologiques, philosophiques, littéraires et artistiques, portent témoignage dans l’histoire de France.

En particulier, la Parole de Dieu suscite en qui l’accueille un dynamisme qui le met sous tension et mobilise toutes ses ressources en vue de mieux comprendre ce qu’il croit. Cette intelligence de la foi trouve dans la théologie sa forme systématique et rationnelle. « Dis, qu’est-ce que c’est Dieu ? », demandait Thomas d’Aquin enfant. Le désir de répondre à cette question est le ressort qui a soutenu son immense effort pour assimiler de façon critique tout le savoir de son temps et le mettre au service d’une meilleure intelligence de la foi. Le désir de connaître Dieu a ainsi engendré un développement culturel hors pair.

Le souci de la fécondité culturelle de la foi est essentiel à la vocation chrétienne de la France. Au Moyen Age, la Chrétienté reposait sur trois piliers : le sacerdotium (autorité religieuse), l’imperium (autorité politique) et le studium (autorité intellectuelle). Or si le sacerdotium a son centre à Rome et l’imperium quelque part dans le Saint-Empire romain germanique, le studium est vu comme l’apanage de la France. A l’heure où se formait l’esprit des nations, la France apparait comme la nation qui se définit par son rayonnement culturel. Ainsi, le pape Grégoire IX, en 1231, désignait l’Université de Paris comme la « mère des sciences, comme une autre Cariath Sepher (cité des lettres), qui brille d’un éclat précieux », et Eudes de Châteauroux († 1273), qui en fut chancelier, la décrit comme « le moulin dans lequel tout le froment de Dieu est moulu pour la nourriture du monde entier ; il est moulu par les leçons et les discussions des maîtres. Paris est le four et la cuisine dans lesquels le pain du monde tout entier est cuit et la nourriture de ce monde préparée ».

Mais qui dit culture ne dit ni folklore ni culte jaloux des particularités. Certes, toute culture s’enracine dans une histoire particulière mais elle est par nature ouverte à l’universel. La France est « éducatrice des peuples » non parce qu’elle leur imposerait ses particularités culturelles mais parce que le contact avec la culture chrétienne française peut aider d’autres cultures à laisser s’épanouir en elles les valeurs universelles –  le vrai, le juste, le bien – qu’elles contiennent en germe.

Aujourd’hui le petit troupeau des chrétiens de France hérite de cette haute vocation. Si réduites que soient ses forces, il ne peut renoncer à cette responsabilité en se réfugiant dans une foi toute sentimentale. Appuyé sur un puissant héritage, il continue de vouloir penser sa foi, contribuant ainsi à nourrir une authentique culture humaine. Ne sommes-nous pas d’ailleurs, en raison même de notre histoire nationale, aux avant-postes de la difficile rencontre entre la foi chrétienne et les nouvelles cultures sécularisées ? Sans doute ces « cultures » se sont-elles souvent construites en opposition explicite au christianisme et elles renferment des germes mortifères de déshumanisation et de « dé-culturation » qu’il faut dénoncer. Mais il faut aussi chercher à comprendre comment on en est arrivé là et tenter de recueillir avec discernement ce qu’il peut y avoir de vrai et de bon dans le mouvement culturel actuel afin d’en nourrir l’intelligence de la foi. La tâche est immense et les ouvriers peu nombreux. Aussi nous tournons-nous vers Marie, Sedes sapientiae, Trône de la Sagesse. En accueillant la Parole de Dieu, la Sagesse éternelle, en « conservant avec soin toutes ces choses, les méditant dans son cœur » (Lc 2, 19), elle se révèle la Vierge sage par excellence. Prions-la d’aider la nation française à renouer son alliance féconde avec la Sagesse éternelle.






Père Serge-Thomas Bonino
Le P. Serge-Thomas Bonino, né à Marseille en 1961, ancien élève de l’Ecole Normale Supérieure (Ulm), dominicain de la province de Toulouse, est secrétaire général de la Commission théologique internationale, consulteur de la Congrégation pour la doctrine de la foi, président de l’Académie pontificale de Saint-Thomas d’Aquin et doyen de la faculté de philosophie de l’Université pontificale de Saint-Thomas d’Aquin (Angelicum, Rome). Il enseigne la théologie systématique et l’histoire des doctrines médiévales. Il a tout récemment publié aux éditions du Cerf : Brève histoire de la philosophie latine au Moyen Age.






LIRE L'HOMÉLIE DU SAINT-PÈRE JEAN-PAUL II au Bourget le dimanche 1er juin 1980.
http://w2.vatican.va/content/john-paul-ii/fr/homilies/1980/documents/hf_jp-ii_hom_19800601_parigi-francia.html

« Regardez, Seigneur, avec, bonté, la nation française; sur les instances dévouées de sainte Clotilde vous lui avez procuré le don de la foi. Que son intercession lui donne de s'attacher sincèrement à la religion chrétienne et qu'elle porte ainsi à nouveau dans le monde le nom du Christ. Nous vous en prions par notre Seigneur Jésus-Christ. Ainsi soit-il. »

Imprimatur, Soissons, juin 1959, Pierre Doufflard, évêque de Soissons.


France… es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ?

« France, Fille aînée de l'Eglise, es-tu fidèle aux promesses de ton Baptême ? ... Permettez-moi de vous demander : France, fille aînée de l'Eglise et éducatrice des peuples, es-tu fidèle, pour le bien de l'homme, à l'Alliance avec la Sagesse éternelle ?»

Vous souvenez-vous de ces paroles du Saint-Père Jean-Paul II lors de sa visite dans notre pays en 1981 ? Leur impact a été énorme et a permis à des milliers de chrétiens qui avaient conservé leur foi d'affermir leur assurance et à des milliers d'autres de prendre conscience des richesses non révélées dont ils sont investis.
Depuis ces toutes dernières années, l'Esprit s'est mis à nouveau à souffler sur l'Hexagone, arrachant des préjugés, annihilant des peurs, assaisonnant des fadeurs, permettant des conversions, ce mouvement engendré dans l'âme des chrétiens est irréversible. Une multitude d'évènements positifs se succèdent.

Au-delà de certaines intellectualités arides et abstraites, les riches valeurs rédemptrices et le véritable sens de la prédication de l'Évangile, sont à nouveau en voie d'être entendus et vécus. Ils sont la pierre angulaire du monde nouveau à construire. L'Évangile redevient ce qu'il aurait du toujours être : « un chemin de vie » et surtout pas, comme on a tenté de nous le faire croire subrepticement, quelque leçon de morale vieillotte ou quelque théorie ancienne inadéquate à notre temps. Au contraire, il impose entre autre, une image sociale étonnamment équilibrée, mettant en exergue une qualité de justice et d'équité qui ne s'embourbe pas dans le cloaque de la politique politicienne et l'imbroglio des doctrines sociales.

L'expérience d'un passé immédiat nous invite à ne pas céder à la facilité des clichés stéréotypés, développés au titre de théories modernistes à l'excès. Ces dernières ne font plus recette car « elles manquent de cœur ». Dieu n'est pas dans notre tête, il est dans notre cœur.

Si l'époque des pratiques par convention est finie, on veut aussi en finir au plutôt avec une ecclésiologie de complaisance et ne plus s'ennuyer à supporter des homélies ou des discours sur la foi au cours desquels on parle de tout, sauf de Dieu.

On veut ENTENDRE Dieu, en écoutant avant tout autre, notre Pape sans pouvoir douter de son infaillibilité, tout en se conservant le droit légitime de se poser ponctuellement question. Mais aussi, en étant attentif aux murmures que le Ciel prononce pour chacun d'entre nous dans le secret de notre prière silencieuse. Sans oublier, si on en perçoit de l'intérêt pour soi, de s'informer prudemment sur la teneur d'évènements épistolaires que l'on a pris l'habitude d'appeler « phénomènes surnaturels » et quelquefois « apparitions ».

Le niveau intellectuel de l'occident chrétien s'est beaucoup élevé en quelques décennies, toute justification du rejet du surnaturel au titre de quelque piétaillerie superstitieuse serait de la malhonnêteté intellectuelle. Depuis le début du siècle, au-delà de certaines abstractions, la théologie a fait un bond exceptionnel, il est remarquable que des théologiens parmi les plus éminents n'ont pas hésité à soutenir et défendre, parfois avec vigueur, des événements surnaturels contemporains. L'attitude chrétienne à tenir, face aux incrédules excessifs, est l'indifférence et s'ils insistent dans leur démarche maladroite et désobligeante, il faut leur rappeler que s'ils se disent chrétiens, ils ne peuvent pas oublier que leur foi a pris racine dans un évènement surnaturel : la résurrection du Christ.





Christian RAVAZ
http://www.france-catholique.fr/Deces-de-Christian-Ravaz.html





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MessageSujet: Re: Neuvaine pour la France : neuf mois de prières   Lun 2 Fév - 23:28


Ressources spirituelles 


Suivons Jésus, signe de contradiction




Le signe de contradiction. Extraits
Karol Wojtyla Fayard 1979 p 151-185


Prophète, le mystère de l’homme, la vérité

Par conséquent, le Christ se tient devant nous comme le Prophète: « Le Christ, grand prophète, qui par le témoignage de sa vie et la vertu de sa parole a proclamé le Royaume du Père »(Lumen gentium, 35). Mais sans développer cette image, nous nous tournons vers celle de l'homme pour chercher comment son mystère se révèle dans le Christ Jésus.

La constitution Gaudium et Spes, après s'être prononcée sur la nature charnelle de l'homme, affirme : « L'homme a raison de penser que, par sa propre intelligence, il dépasse l'univers des choses. Sans doute, son génie au long des siècles, par une application laborieuse, a fait progresser les sciences empiriques, les techniques et les arts libéraux... Notre époque a besoin d'une telle sagesse pour humaniser ses propres découvertes, quelles qu'elles soient. L'avenir du monde serait en péril si elle ne savait pas se donner des sages (15). »

La dignité propre de l'homme, celle qui lui est donnée et dont il est chargé est étroitement liée à sa relation avec la vérité. La pensée qui respecte la vérité et la vie dans la vérité constituent cette dignité. Le Christ, grand Prophète, est Celui qui annonce la vérité divine, mais aussi Celui qui révèle la dignité de l'homme liée à la vérité, la vérité honnêtement cherchée, méditée, acceptée avec joie, comme on accepte le plus précieux trésor de l'esprit humain, la vérité confes­sée en paroles et en actions, confessée devant les hommes.

La vérité renferme une dimension divine, elle appartient à la nature même de Dieu, elle s'identifie avec le Verbe éternel, et, en même temps, elle est la mesure de la connaissance et de l'existence humaines, de la science, de la conscience et de la sagesse auxquelles elle confère un sens propre. Chaque homme vient au monde pour porter témoignage à la vérité selon sa vocation particulière.
…/…

La vérité de la connaissance de soi, du monde, et de Dieu, la vérité de la conscience, de la science et de la foi. Jésus‑Christ a clairement montré qu'elle ne peut être cachée aux hommes, mais qu'elle doit être confessée devant eux (cf. Mt 5, 14‑15 ; 10, 32). Elle a une dimension sociale et publique, et dénier à l'homme le droit à la vérité serait lui causer le plus terrible préjudice. Ce refus revêt des formes différentes dans notre monde si divers. L'une d'entre elles consiste indubitablement à maquiller la vérité, ne serait‑ce qu'en donnant certaines informations et en en taisant d'autres, en entretenant le culte de la sensation, instrument favori de ceux qui manipulent les mass‑media.

Face à ces structures de la civilisation contemporaine, face à la pression qu'elles exercent, chaque homme voit sa responsabilité vis‑à‑vis de la vérité élargie, élargie précisément parce que la vérité est elle‑même menacée (cf. le Décret « sur les moyens de communication sociale », 17). Dans leurs domaines respectifs, la responsabilité des spécialistes est particulièrement grave.

Ce Christ en nos temps de mensonge aux multiples visages, de manipulation de l'opinion, d'exploitation du sensationnel, de viol des consciences, de téléguidages des processus d'apostasie, de persécution non sanglante certes, mais combien plus ingénieuse, ce Christ est particulièrement actuel et nécessaire : le Christ, grand Prophète (cf. Lc 7, 16).

Il est sans doute avec nous (Mt 28, 20) lorsque nous, ses disciples, nous voulons participer à sa mission prophétique, être co‑responsables et co‑témoins de la vérité divine et humaine. Le Christ est avec des gens différents qui rendent témoignage dans des régimes et des situations diverses. Ce témoignage s'oppose aux semeurs de doute en l'homme, et surtout à ceux qui détruisent le sens de la responsabilité vis‑à‑vis de la vérité et la conscience du droit à la vérité chez l'homme.
…/…

Au cours des dernières années, l'opposition s'est nettement durcie… Cette opposition existe réellement, mais il ne s'agit de rien d'autre que de soumettre à la vérité et d'orienter par la vérité, dans la liberté, des actions humaines. La dignité de l'homme, de la personne, ne peut être soumise à n'importe quel usage de la liberté, ne peut se fonder sur la liberté de jouissance. Les partisans de l'avortement ou de la contraception à tout prix ‑ pour ne parler que de ce domaine ‑ se réclament d'une liberté sans limites.

« Bientôt il ne leur suffit plus d'errer dans la connaissance de Dieu dans l'immense lutte où l'ignorance plonge leur vie, les voilà qui donnent à de tels mots le nom de paix! Avec leurs initiations infanticides... leurs orgies furieuses aux rites extravagants, ils ne gardent plus aucune pureté ni dans la vie ni dans le mariage, l'un supprime l'autre par trahison ou l'outrage en lui donnant des bâtards. » (Sg 14, 22‑24).


Prêtre, le mystère de l’homme, le sacerdoce

Le sacerdoce comme réponse.

Qu'est‑ce que le sacerdoce ? Qu'est‑ce que le sacerdoce universel qui a été greffé dans l'âme de chaque chrétien au moment de son baptême ? et le sacerdoce hiérarchique ? Le sacerdoce par lui‑même est une réponse à ces interrogations pressantes, profondes et fondamentales de l'homme, de tout le genre humain, sur la signification et le sens de la création, de toute la réalité à laquelle l'homme appartient par son existence et qu'en même temps il dépasse.

II est avant tout la réponse à la question fondamentale sur le sens de l'homme, sur l'existence humaine dans le monde et en lui‑même. Le prêtre, par le fait même qu'il existe et par ce qu'il est, explicite ce sens et confère en quelque sorte un sens au monde et à l'homme dans le monde. Il explicite en « lisant » la réalité en profondeur et en la Comprenant jusqu'aux racines mêmes de l'Être. Et il le lui confère non pas par des élucubrations arbitraires mais par la vérité comprise en profondeur et énoncée par lui en tant que son prophète et son serviteur.
…/…

Le sacerdoce représente le sens du monde dans sa relation avec Dieu et, en même temps, le sens de l'homme dans le monde créé et racheté par Dieu. Il est un « sacrifice de louange » que le monde porte en lui et qu'il confie à l'homme pour l'offrir à son  Créateur. Il le lui confie précisément parce qu'il est capable de devenir l'expression vivante de la gloire de Dieu (cf. Ps. 116, 17 ; He 13, 1.5), et l'expression du service qu'assume la création entière envers son Souve­rain (Rm 12, 1), en devenant pour ainsi dire l'intermédiaire et la voix des créatures.
.../…

Ainsi donc, le sacerdoce atteint au plus profond de la vérité existentielle de la créature et par‑dessus tout de l'homme. Pour illustrer mon propos, je me permettrai de puiser dans un de ces nombreux chants du répertoire des jeunes, très en faveur actuellement en Pologne. En effet, des festivals de « spirituals », que nous nommons «sacrosong », organisés chaque année dans une ville différente, rassemblent des milliers de jeunes et sont devenus des foyers itinérants de ce mouvement :

Lorsque dans la nuit claire, douce et silencieuse
je contemple la voûte céleste pleine d'étoiles,
je me demande si la vie a un sens,
Et vers toi je crie: « Notre Père. »
Dieu, ô Dieu, mon Seigneur,
Oublie, oublie que parfois ça allait mal, Tu le sais bien, je suis toujours tien,
Et toujours je veux suivre ton chemin.


Le sacerdoce est inscrit dans l'âme humaine comme une vérité qui donne un sens définitif à sa propre vie et à celle des autres, comme l'exprime le chant cité plus haut : « Tu le sais bien, je suis toujours tien et toujours je veux suivre ton chemin. » S'y exprime également la conscience de la liberté de l'homme. C'est elle qui le rend précisément capable d'opérer un choix, notamment quand il s'agit de la direction fondamentale de la vie.

Revenons encore une fois vers Vatican II (Gaudium et Spes, 17)

« La vraie liberté est en l'homme un signe privilégié de l'image divine. Car Dieu a voulu le laisser à son propre conseil pour qu'il puisse de lui‑même chercher son Créateur et, adhérant librement à lui, s'achever dans une bienheureuse plénitude. La dignité de l'homme exige donc de lui qu'il agisse selon un choix conscient et libre, mû et déterminé par une conviction personnelle et non sous le seul effet de poussées instinctives ou d'une contrainte extérieure... La liberté humaine, blessée par le péché, peut s'ordonner à Dieu d'une manière effective et intégrale. »


L'interprétation du mystère de l'homme.

C'est précisément la volonté ‑ ou le coeur humain qui commande à l'homme d'être « pour », d'exister « dans la relation avec et dans le don ». « L'homme, seule créature sur terre que Dieu a voulue pour elle-même, ne peut pleinement se trouver que par le don désintéressé de lui‑même » (cf. Lc 17, 33 ; Gaudium et Spes, 24).

La structure essentielle de l'existence humaine personnelle réside justement en cela. Non seulement l'homme existe « dans le monde », et non seulement « en soi », mais il existe encore « dans la relation » et « dans l’oblation ». Il doit d'une certaine manière exister ainsi, « et ne peut pleinement se trouver que par le don désintéressé de lui‑même »(Gaudium et Spes, 24). …/….

En particulier, le prêtre est l'expression de l'homme pour lequel ce monde n'a un sens définitif que dans la transcendance, qu'en direction de ce « Quelqu'un » qui lui‑même dépasse le monde, en tant que Plénitude d'Etre personnel. Sans cette relation et sans cette oblation, l'existence humaine dans le monde et sur terre perd son sens ultime. « A quoi bon ces victoires payées d'un si grand prix ? » (Gaudium et Spes, 10), se demande la Constitution pastorale et demande sans aucun doute tout homme qui pense.

Si cette relation, cette perspective de l'homme hors du monde venait à manquer, toutes les victoires de la civilisation, tout le progrès de culture, de la science et de la technique ne seraient alors que l'accompagnement de son ultime échec. En effet, la mort signifierait la victoire définitive sur l'homme, et toute victoire temporelle de l'homme resterait à inscrire dans le bilan de cet échec.
…/…

Le sacerdoce de Jésus Christ dérive du mystère pascal. Notre sacerdoce n'est pas le nôtre, mais le sien. Et c'est par sa Mort et sa Résurrection que nous acceptons la vérité sur l'existence, implorant à chaque fois: « Que l'Esprit Saint fasse de nous une offrande éternelle à ta gloire 2. » Nous nous adressons en ces termes à notre Créateur et Père au nom du Christ ‑ in Persona Christi (cf. Lumen gentium, 10, 21, 28 ; Constitution sur la Liturgie, 33 ; Décret sur le ministère et la vie des prêtres, 2), et en même. temps nous empruntons pour ainsi dire la voix de toute la création, surtout celle des coeurs humains.

De par sa signification, le sacerdoce est et demeure l'explication spécifique du mystère du monde, notamment du mystère de l'homme plongé dans le monde. Le monde qui effacerait le sacerdoce de sa structure, aussi bien invisible que visible, se nierait et détruirait par là le profil de l'humanité dans son essence même. N'y a‑t‑il pas de telles tendances dans le monde contemporain ? Certainement oui.
…/…


La prière.

Le sacerdoce lui-même est une prière de l'existence humaine et de la vocation, le sacerdoce porte en lui une certaine prière du monde qui s'élève en permanence vers Dieu, la prière de l'univers, un sacrifice de louange (Ps 49, 14) : la prière comme mesure de la vie intérieure de l'homme concret, de l'homme de Dieu, Homo Dei (cf. Dt 33, 1 ; 2 R 1, 9 ; 1 Tm 6, 11 ; 2 Tm 3, 17), de l'homme consacré (cf. Lumen gentium , 21, 22, 28 ; Décret sur la barge pastorale des évêques, 3, 4, 8, 24 ; Décret sur le ministère et la vie des prêtres, 2, 5, 7, 12, 16), qui au point culminant de la journée prête sa bouche à Jésus-Christ pour que soient prononcées les paroles de la consécration.

Le prêtre exprime et porte en quelque sorte en lui la prière de toute la création, comme l'a senti saint Paul en écrivant dans l'Epître aux Romains: « Nous le savons en effet, toute la création jusqu'à ce jour gémit en travail d'enfantement. Et non pas elle seule : nous-mêmes qui possédons les prémices de l'Esprit, nous gémissons nous aussi intérieurement dans l'attente de la rédemption de notre corps. Car notre salut est objet d'espérance ; et voir ce qu'on espère, ce n'est plus l'espérer: ce qu'on voit, comment pourrait‑on l'espérer encore » (Rrn 8, 22‑24).

Il en est bien ainsi, la prière est un acte d'espérance, l'expression de l'espérance, son signe pour le monde, pour l'homme. La prière nous permet ‑ comme le dit plus loin l'Apôtre ‑ de regarder vers l'accomplissement de l'espérance, vers cette réalité à laquelle tend le coeur de l'homme: «Mais espérer ce que nous ne voyons pas, c'est l'attendre avec constance » (Rm 8, 25).

Il en est ainsi. La prière est la condition qui rend possible la persévérance dans le bien, qui permet de faire face aux expériences de la vie auxquelles l'homme est exposé, vu sa faiblesse. La prière est la force des faibles et la faiblesse des forts ! Mais cheminons encore un peu avec l'Apôtre :

« L'Esprit vient au secours de notre faiblesse ; car nous ne savons que demander pour prier comme il faut; mais l'Esprit lui‑même intercède pour nous en des gémissements ineffables, et Celui qui sonde les coeurs sait quel est le désir de l'Esprit et que son intercession pour les saints correspond aux vues de Dieu » (Rm 8, 26‑27).

La prière est ‑ pourrait‑on dire ‑ l'élément constitutif de l'existence humaine dans le monde, qui est une existence vers Dieu, avec le monde « vers Dieu ». En même temps, elle est une existence déjà insérée dans les dimensions divines, elle est indubitablement un mouvement maladroit, certes, mais authentique, un mouvement en profondeur vers les pensées, les mystères et les desseins de Dieu, dans les assemblages mêmes du Plan du salut de l'homme (cf. Col. 1, 26‑27).

Elle  consiste à tendre aux sources mêmes de la puissance divine. Elle est un échange par le Fils avec le coeur du Père. La prière est, comme nous l'enseigne saint Paul, l'oeuvre de l'Esprit Saint en nous. « L'Esprit luimême intercède pour nous en des gémissements ineffables» (Rm 8, 26) et l'Esprit « scrute tout jusqu'aux profondeurs divines » (1 Co 2, 10).

Le sacerdoce est la grande prière de toutes les choses : de l'homme et du monde.



Roi, le mystère de l’homme, la conscience

«Le Christ qui s'est fait obéissant jusqu'à la mort » et pour cela a été exalté par son Père (cf. Ph 2, 8‑9), est entré dans la gloire de son Royaume. Tout lui est soumis, jusqu'à ce que lui-même se soumette à son Père avec toutes les choses créées, pour que Dieu soit tout en tous (cf. 1 Co 15, 2728).

Ce pouvoir, le Christ l'a communiqué à ses disciples pour qu'eux aussi soient établis dans une liberté royale, et que par le .renoncement à eux‑mêmes et par une vie sainte, ils vainquent en eux le règne du péché (cf. Rm 6, 12), bien plus, pour que, servant le Christ aussi dans les autres ils conduisent leurs frères avec humilité et patience, au Roi qu'on ne sert pas sans régner » (Lumen gentium, 36).

Cet exposé va au coeur du problème : le Christ a conféré cette signification à son Royaume. La fonction royale ‑ munus regale ‑ ce n'est pas d'abord le droit d'exercer l'autorité sur les autres, mais de révéler la royauté de l'homme. Cette royauté est inscrite dans la nature humaine, dans la structure de la personne.

Le fait est que Vatican II voit dans la praxis humaine la manifestation de la royauté de l'homme, sa domination sur la terre, sur la nature et sur le monde. Ces deux termes de royauté et de domination doivent être soulignés comme appartenant au vocabulaire biblique, évangélique.

Ils appartiennent en effet à la « dialectique », à l'anthropologie et à l'éthique chrétiennes qui, sur ce point, se différencient fondamentalement de la dialectique matérialiste. Sur les bases de la vérité confessée par l'Église sur l'homme, professée « jusqu'à l'effusion du sang » (cf. Lumen gentium, 42), s'impose la conviction que l'homme est irréductible à la matière.

S'il est son Seigneur, c'est qu'il porte en lui l'élément spirituel (cf. Rm 8, 23), qui se manifeste dans la connaissance, relation avec la vérité, et qui se manifeste dans la liberté, c'est‑à‑dire l'action.

En partant de ce principe, on peut alors admettre l'élément de vérité contenue dans cette affirmation que « le travail crée l'homme ». Certes, il le crée, mais parce qu'il est travail ou l'action, c'est‑à‑dire justement la praxis humaine, l'acte de la personne.


La conscience.

Toutefois la doctrine du Concile sur la royauté de  l'homme pousse plus loin ses ramifications. Tout le travail humain, et même toute la créativité de l'homme dans quelque domaine que ce soit, façonne son humanité, construit sa personnalité non pas par son contenu objectif, le produit, mais par sa valeur morale qui dans toute activité humaine, dans la praxis tout entière, constitue l’élément humain et personnel.
…/…

La dignité de la personne humaine a son fondement dans la conscience, dans l'obéissance intérieure à un principe objectif qui permet à la praxis de départager le bien et le mal. Il avertit l'homme du mal et s'efforce d'obtenir son concours pour faire le bien. Il s'efforce non seulement d'associer immédiatement l'homme au bien, mais encore de l'enraciner dans le bien: de faire le bien en tant qu'homme, de ne pas se permettre de gaspiller ce talent fondamental, ce bien qu'est l'homme lui‑même.

Dans l'obéissance à la conscience se trouvent la clé de la grandeur morale de l'homme et le fondement intrinsèque de sa royauté, de cette domination qui, dans une perspective humaniste et personnaliste, est avant tout une domination sur soi‑même. Celle‑ci constitue également pour le chrétien une participation authentique à la fonction royale du Christ, in   Christs : « Ce pouvoir, lisons‑nous dans Lumen gentium, 36, le Christ l'a communiqué à ses disciples, pour qu'eux aussi soient établis dans une liberté royale, et que par le renoncement à eux‑mêmes et par une vie sainte, ils vainquent en eux le règne du péché » (cf. Rm 5, I2).

L'obéissance à la conscience, qui elle‑même est soumise à la Loi divine de l'Amour, fait que «servir le Christ dans les autres signifie régner » (cf. Lumen gentium, 36).






Citation :
p. 245-248 :

« Voici Jésus, le Fils de Marie, qui, quarante jours après sa naissance, est offert au temple de Jérusalem, conformément à la loi de l’Ancien testament. Quand Marie et Joseph entrent au Temple pour accomplir l’offrande rituelle, le vieillard Siméon prend l’Enfant dans ses bras et prononce les paroles prophétiques que l’Eglise répète tous les soirs aux complies. Dans ces paroles, le vieillard Siméon exalte Jésus, « lumière pour éclairer les nations et gloire de ton peuple » (Luc 2, 32) et en même temps, se tournant vers Marie, il parle de lui dans des termes différents : « cet enfant doit amener la chute et le relèvement d’un grand nombre en Israël ; il doit être un signe en butte à la contradiction» (Luc 2,34).

(…) Les temps où nous vivons ne confirment-ils pas avec une force particulière la vérité contenue dans les paroles de Siméon ? Jésus n’est-il pas aujourd’hui la lumière qui éclaire les nations et en même temps le signe de contradiction ? Et si maintenant -après la clôture du Concile Vatican II et face aux redoutables expériences par lesquelles le genre humain passe et passera- Jésus Christ apparaît de nouveau aux hommes comme la lumière du monde, n’en demeure-t-il pas moins pendant cette même période de l’histoire le signe plus que jamais en butte à la contradiction ? (…)

Il suffit d’observer les principales orientations qui dominent dans les moyens de communication, il suffit d’être à l’écoute de ce qu’ils taisent et de ce qu’ils diffusent par les hauts-parleurs. Il suffit d’entendre leurs voix pour constater que même là où ils acceptent le Christ, ils s’opposent à lui en ce qui concerne toute la vérité de sa Personne, de sa mission et de son Évangile. Ils aimeraient le « découper », le réajuster à leur propre mesure : celle de l’homme de l’ère du progrès, celle du programme de la civilisation contemporaine, programme de consommation des moyens, et non pas de visée des buts transcendants.

Ils s’opposent au Christ en adoptant cette attitude et ils ne supportent pas la vérité annoncée en son Nom. L’opposition contre le Christ, qui va souvent de pair avec une référence au Christ -ainsi font entre autres ceux qui se disent ses disciples- est un symptôme spécifique des temps où nous vivons. »





Cardinal Karol Wojtyła, Le signe de contradiction,
(1976), Paris, Fayard, 1979  








Aujourd'hui c'est aussi la Fête de la vie consacrée aussi, j'espère chers soeurs et frères que vous avez pensé à souhaiter bonne fête à tous les consacrés qui vous entourent et à les honorer !


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MessageSujet: Re: Neuvaine pour la France : neuf mois de prières   Mer 4 Fév - 17:52

Ressources spirituelles 


Ce qui détermine la survie d’un peuple




« Ce qui a créé le peuple juif fut un choix fait dans la parfaite liberté du désert et qu’aucune contingence matérielle, politique ou sociale ne laissait prévoir : l’acceptation d’une commune aventure spirituelle ; un élan de foi vers l’avenir, un avenir immense et inconnu. Et ce qui fut vrai pour le peuple juif est vrai pour tous les peuples de tous les temps et de tous les lieux, à commencer par les nôtres. Un peuple, c’est une grande aventure spirituelle commune librement acceptée et qui engage cette communauté pour toujours. Que nous ayons oublié que telle est la nature du peuple français comme de tout autre peuple d’Occident ne change rien à la façon dont ils sont réellement nés et vivent encore.

Certains haussent les épaules en entendant cela : ils affirment qu’il y a beau temps que les Français sont émancipés des exigences spirituelles du christianisme. Ils fourniront même des statistiques prouvant qu’une minorité de plus en plus réduite de nos concitoyens se dit catholique. A ceux-là je réponds que la fidélité aux promesses de Clovis n’est pas une question de pratique religieuse mais de disposition d’esprit et que les plus grandes fidélités sont souvent les plus cachées. Dieu ne dit-il pas lui-même, dans la Bible, par la bouche de ses prophètes, que la survie du peuple juif repose, à certaines époques de grande trahison spirituelle, sur quelques justes ignorés ou méprisés ? Qui doute qu’il en soit de même pour le peuple français ?

C’est la fidélité à l’engagement spirituel initial qui détermine la survie d’un peuple. Sinon, le peuple disparaît de l’Histoire. Chaque nation traverse des périodes sombres : guerres occupations étrangères, crises économiques, discordes civiles. Certaines y succombent : leur aventure spirituelle, un jour, s’éteint, les institutions politiques, les œuvres artistiques, les philosophies, les recherches religieuses qui ont reflété le déroulement de cette aventure, ne sont plus que des objets de musée, dépourvus de vie; d’autres sont redressées, de siècle en siècle, par un mystérieux esprit de vitalité et d’unité.

Le peuple juif nous montre, par son histoire, de quels abîmes sa vigueur spirituelle le tire et à quels sommets elle conduit. La France n’échappe pas à cette règle. Depuis Clovis, ses infidélités aux promesses de son baptême ont toujours prolongé ses chutes et ses heures d’apogée sont aussi les périodes de fidélité la plus attentive. »



Michel Pinton et Edouard Husson, Une histoire de France, Paris, FX de Guibert, 2000, p. 38-39


Saint Padre Pio et la France


J'ai toujours été convaincu - et mon expérience personnelle me l'a confirmé - qu'un catholique fervent qui ne cherche qu'à défendre son Dieu, son Pays, son Roi et veut s'abandonner avec foi au bon vouloir divin, ne sera jamais abandonné et sera providentiellement guidé et parfois même miraculeusement protégé.

Au cours d'extases de Marie-Julie Jahenny - la stigmatisée bretonne - auxquelles assistaient des personnes jusqu'alors inconnues et qui pourraient en témoigner, deux de mes études que je n'avais jamais songé à écrire - ont été demandées, tout d'abord ma plaquette sur Saint Michel, puis "La Vierge Marie dans l'Histoire de France". Ajoutons qu'il y a une dizaine d'années, j'eus l'occasion de voir deux autres stigmatisés - qui ne se connaissaient pas - un religieux français et une personne étrangère. L'un et l'autre, à quelques mois d'intervalle, me dirent que je devais reprendre mes recherches sur l'ascendance davidique des Rois de France. Je me remis donc à ce travail. Dans la bibliothèque de mon grand-père, qui avait été l'un des fondateurs de la "Société de l'Histoire du Vieux Paris et de l'Ile de France", j'ai trouvé un ouvrage remarquable du Père Jacques Lelong de l'Oratoire : " Bibliothèque Historique de la France contenant le catalogue de tous les ouvrages tant imprimés que manuscrits qui traitent de ce Royaume ou qui y ont rapport avec des notes critiques et historiques " publié à Paris en 1719, gros in-folio de 1100 pages. J'ai donc pu faire venir de France ou de l'Etranger soit des microfilms, soit des photocopies afin de les étudier. Nous en reparlerons tout à l'heure.

Sur ces entrefaites, je fis une conférence à Avignon et la personne qui l'avait organisée invita à dîner avec moi un vieux chanoine. Au cours de la conversation, il me cita le nom d'une illustre famille irlandaise dont il était issu. Je lui dis : " Mais alors, Monsieur le Chanoine, vous descendez des Rois d'Irlande ... ". " Comment le savez-vous " me répondit-il, très surpris... et il m'ajouta : " Nous avons même notre généalogie remontant jusqu'à Adam ". Et comme je lui disais à quel point la question m'intéressait, il me la confia avec l'autorisation de la photocopier. Ce Chanoine est mort et sa généalogie est déposée dans les Archives de la ville.

Enfin, la Providence permit que le 18 décembre 1978 on me montrât plusieurs lettres de l'un des confidents et secrétaire à l'occasion du Padre Pio. Ces lettres remontaient à 1972 et étaient adressées à un pieux religieux de mes amis. J'en ai les copies et vous en cite les parties les plus importantes ; le tout écrit par un Italien, dont je vous conserve le style :

25 février 1972

" Très cher Père, le Padre Pio me disait : " Sans le soutien du pouvoir royal de David, l'Église tombe en décadence sous le pouvoir de l'esprit du serpent qui relève sa tête orgueilleuse sur le chef de l'Église". Le Padre Pio disait que " le pouvoir Royal est un pouvoir divin qui abaisse les serpents. Les républiques par contre relèvent de terre les esprits serpents lesquels sacrifient le peuple de Dieu, l'empêchant de s'élever vers le Dieu du Ciel. C'est aujourd'hui le mal de l'Europe sous les républiques " disait le Padre Pio ... "

Lettre du 5 mai 1972

" Un jour le Padre Pio me parla d'un très important Testament caché au Vatican. Il s'agit du Testament de la Duchesse d'Angoulême. Ce Testament aurait révélé non seulement le mystère du Dauphin mais encore le sien Pour le bien de la France, de l'Italie et du monde, un tel Testament ne peut rester secret... "

Lettre du 6 novembre 1972

" Padre Pio savait que la France cache un pouvoir qui se révélera à l'heure établie (C'est-à-dire à l'heure de Dieu)... Dans le monde manque le pouvoir royal que Dieu a caché en ces temps de folie. Le pouvoir royal seulement, celui que Dieu donna à David, est capable de régir le gouvernement des peuples. Sans le pouvoir royal de David, reconnu et mis à sa juste place, me disait le Padre Pio, la religion chrétienne n'a pas le soutien indispensable sur lequel appuyer la Vérité de la parole de Dieu. La folie des hommes a été de tenter de tuer la royauté; le monde le paye encore aujourd'hui, car sans le véritable Roi promis par Dieu parmi les descendants de David, le pouvoir de Dieu ne réside plus dans le cœur des chefs d'Etat et des ministres. Mais Satan tire avantage à remplacer le pouvoir royal du David vivant. Que le malheur du monde sera grand avant que les hommes puissent comprendre cette vérité. La vérité est aujourd'hui dans le cœur de peu d'hommes élus et cachés, mais, dans ces hommes, il y a tous les pouvoirs du Dieu vivant qui veut et peut détruire tous les usurpateurs des pouvoirs véritables... "

Lettre du 20 novembre 1972

" L'amour du cœur de la France royale, patrie de la royauté sortie de la descendance de David ressort ressuscité en ses héritiers... Le pouvoir de royauté de David doit RÉVEILLER dans les cœurs des Français l'amour de LA ROYAUTÉ DE DIEU qui a en France son berceau. LA VRAIE GRANDEUR de la France est le pouvoir royal de David qui fut en terre de France, dans le sang du Roi Louis XVI et de Marie-Antoinette.

La France fut pardonnée par le grand cœur du Roi Louis XVI et de Marie-Antoinette, morts VICTIMES pour le Christ par la brutalité de la bête (la révolution diabolique) ".

Le pardon du Roi Louis XVI a maintenu à la France le droit à la grandeur de la royauté de David, qui est AMOUR et HUMILITÉ, celui de reconnaître, dans le monarque, le pouvoir de l'amour divin...

Dans le silence et la prière, Dieu choisira ses élus pour le bien de la France et du monde, ... pouvoir divin et humain du grand monarque du sang royal de France."



Au cours de l'histoire beaucoup de personnes sont intervenues pour parler de la Mission divine de la France et j'étais soutenue dans cette pensée par ce qu'elles en disaient. Si vous voulez approfondir je vous invite à aller sur les sites suivants car nous ne pouvons que constater le sérieux de la recherche faite à ce sujet :


Source : http://www.chretiensmagazine.fr/2010/06/saint-padre-pio-et-la-france-par-andre.html

http://livres-mystiques.com/partieTEXTES/Franquerie/MissionDivine/Mission.htm

http://www.christ-roi.net/index.php/Mission_divine_de_la_France_(proph%C3%A9ties)



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MessageSujet: Re: Neuvaine pour la France : neuf mois de prières   Jeu 5 Fév - 22:14


Ressources spirituelles 


Le jeûne, arme du combat spirituel




En cette veille de notre troisième jour de jeûne, méditons ce texte du Père Nicolas Buttet sur le sens de cette pratique essentielle. 

« À Lourdes comme à Fatima, Marie insistait : « Pénitence ! pénitence ! pénitence ! » Voilà donc un vieux mot empoussiéré et ridé ! On pourrait cependant l’appeler par une autre expression : lifting pour une âme vieillie par la tiédeur et le péché ! Prier, jeûner, faire l’aumône constituent en effet des« purifications actives » des sens. Elles accompagnent les « purifications passives » qui consistent à supporter avec patience et même joyeusement les épreuves et les difficultés du réel quotidien.

Jeûner, c’est laisser surgir, à travers la privation d’un bien auquel je suis attaché, une faim plus profonde : la faim de Dieu. Le péché consiste à se détourner du Créateur pour se tourner vers une créature devenue « idole ». Le jeûne permet de restituer au désir son élan originel, c’est-à-dire de le retourner vers Dieu afin d’aimer Dieu et d’aimer la Création en lui. « Bienheureux ceux qui ont faim et soif de justice, ils seront rassasiés » : béatitude de celles et de ceux qui ont le désir ardent d’être ajusté au diapason du Cœur de Dieu pour goûter la joie de sa présence.

C’est le Christ qui donne le « œla » en nous demandant d’avoir en nous les mêmes sentiments qui étaient en lui (cf. Philippiens 2, 5-11). Cet ajustement progressif est conquête d’une authentique liberté devant les servitudes de l’esprit du monde, de l’égoïsme et de l’amour possessif. L’harmonie doit se réaliser aux différents niveaux relationnels de notre existence.

Ainsi, nous ajustons notre relation à Dieu par la prière ; notre relation aux autres, par l’aumône matérielle mais aussi spirituelle : instruire les ignorants, conseiller ceux qui hésitent, consoler les affligés, corriger les pécheurs, pardonner à l’offenseur, supporter les gens pénibles, sourire à tous, prier pour tous ; notre relation à nous-même et aux biens matériels, par le jeûne.

Le jeûne est au service de l’acquisition de la vertu de tempérance. La tempérance assure la maîtrise de la volonté sur les instincts et affranchit ainsi le légitime plaisir que procurent les biens matériels. Mais l’ascèse n’est pas en elle-même une vertu. Autrement dit, si l’on ne devient pas saint sans ascèse, ce n’est pas l’ascèse qui fait le saint. L’orgueil est toujours à l’affût ! Il est donc important que le jeûne s’accompagne d’actes d’humilité, de délicatesse et de charité.

La liturgie du mercredi des Cendres précise clairement la finalité du jeûne que nous sommes invités à vivre : « N’est-ce pas plutôt ceci, le jeûne que je préfère : défaire les chaînes injustes, délier les liens du joug ; renvoyer libres les opprimés, et briser tous les jougs ? N’est-ce pas partager ton pain avec l’affamé, héberger chez toi les pauvres sans abri, si tu vois un homme nu, le vêtir, ne pas te dérober devant celui qui est ta propre chair ? » (Isaïe 58, 6-9).

Le jeûne est donc inséparable de la solidarité avec les plus pauvres. C’est une manière d’entrer dans une compassion plus réelle, une communion plus charnelle, avec ces 830 millions de frères et sœurs en humanité qui souffrent de malnutrition et tant d’autres qui meurent de ne pas être aimés. C’est s’approprier le programme de Jésus : « un cœur qui voit » la misère et qui le « presse » à l’action (cf. Benoît XVI, Deus caritas est, § 31b).

Thérèse d’Avila était avec Jean de la Croix dans une de leurs maisons et voilà qu’ils reçoivent du magnifique raisin ! Jean de la Croix s’exclame : « Ah ! quand on pense à la justice divine, on n’en mangerait jamais ! » et Thérèse d’Avila, saisissant avec détermination une grappe répondit : « Et quand on songe à sa miséricorde, on en mangerait toujours ! »

Le jeûne n’est pas mépris des biens de ce monde. Le jeûne n’est pas l’alibi servant à dissimuler une difficulté relationnelle à la nourriture, comme l’anorexie par exemple. « Soit donc que vous mangiez, soit que vous buviez, et quoi que vous fassiez, faites tout pour la gloire de Dieu », nous rappelle saint Paul (1 Corinthiens 10, 31). Ce qui importe en définitive, ce n’est pas le jeûne ou la nourriture, mais l’« amour-agapè »Toute l’ascèse est en effet aimantée par l’amour.

Cela dit, « le chrétien doit mener une lutte comme celle que le Christ a menée dans le désert de Judée, puis à Gethsémani, lorsqu’il repoussa la tentation extrême en acceptant jusqu’au bout la volonté du Père. Il s’agit d’une lutte spirituelle, qui est dirigée contre le péché, et, en ultime analyse, contre Satan. C’est une lutte, au cours de laquelle sont utilisées les « œarmes » de la prière, du jeûne et de la pénitence et qui exige une vigilance attentive et constante » (cf. le message pour le Carême de Benoît XVI, FC n° 1467).

Jean-Paul II insistait beaucoup, pour sa part, sur la nécessité du jeûne dans notre société de consommation. Restreindre sa consommation est un véritable acte révolutionnaire. C’est proclamer le primat de l’être sur l’avoir ; professer que le bonheur n’est pas question de quantité, mais de qualité.

Si l’Église continue à insister sur l’importance du jeûne dans notre parcours du « combattant » de l’amour, elle n’oublie pas la gratuité de la grâce. Au terme du Carême, dans la nuit pascale, tout éclate devant la surabondance de la miséricorde, face à la déferlante de la charité : « Vous qui avez jeûné et vous qui avez été négligents, honorez ce jour. Vous qui avez gardé l’abstinence et vous qui n’avez pas jeûné, réjouissez-vous aujourd’hui ! Recevez la récompense, les premiers comme les seconds ; riches et pauvres, célébrez la fête ensemble ! Le veau gras est servi. Que personne ne s’en aille affamé. Que tous prennent part au banquet de la foi ; recevez toutes les richesses de la miséricorde » (saint Jean Chrysostome).

Même si nous faisons des efforts et que nous désirons ardemment collaborer à notre conversion, nous ne mettons pas notre foi dans nos pratiques. Nous la mettons dans le Christ qui nous a aimés et s’est livré pour nous. »








Père Nicolas Buttet, « Jeûner pour être libre », 
Famille chrétienne, 1er avril 2006, n°1472





Le jeûne en questions


Pourquoi choisir de ne pas se nourrir ?

Jeûner c’est se priver momentanément de quelque chose qui nous est nécessaire ou très agréable pour se donner le temps de retrouver l’essentiel.Dans l’exemple du jeûne alimentaire, l’homme a besoin de nourriture sous peine de mourir de faim. Mais il peut choisir de ne pas se nourrir tout de suite. Avant que le manque de nourriture ne devienne une trop grande gêne, il a le temps de se rappeler que le repas nourrit son corps, comble son ventre, mais qu’il a d’autres besoins à combler. Jésus pendant ses 40 jours de jeûne au désert dit : « Il est écrit que l’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui vient de la bouche de Dieu. »

Prenons Jésus au mot et imaginons des Paroles qui peuvent nourrir le coeur avant que la nourriture ne remplisse le ventre.


- Prendre conscience de la chance que j’ai de pouvoir me nourrir quand d’autres dans le monde ont faim et de prendre le temps d’un merci. (c’est le sens de la prière du Benedicite, prière que l’on dit avant de se mettre à table)

- Attendre celui avec qui je dois partager le repas et préparer mon coeur à l’accueillir.

- Penser à celui que la misère privera de repas et préparer une forme de partage.

- Méditer sur ce qui me manque autant que le pain : quel soin je prends de ceux que j’aime, est-ce qu’ils savent qu’ils comptent pour moi ?

- Écouter la Parole de Dieu qui peut me nourrir le coeur.

- Prendre le temps de prier et de confier à Dieu ce dont mon coeur a faim.



Source : site internet du diocèse de Versailles


Quelles sont les recommandations de l’Eglise concernant le jeûne ?

Lorsque le carême s’est constitué comme temps de pénitence au IV° siècle, l’obligation du jeûne était très rigoureuse : un seul repas le soir sans viande, ni oeuf, ni laitage, ni vin. Il s’est progressivement adouci.

Actuellement, depuis 1949, le jeûne de carême est limité à deux jours, le mercredi des cendres et le vendredi saint. L’Église ne nous ordonne de jeûner que 2 fois l’an, ce qui est fort peu. Si on prend un repas à midi, on ne prend qu’une légère collation le soir. Sont dispensés de jeûner en carême les personnes de plus de 60 ans, les jeunes de moins de 18 ans accomplis et les femmes enceintes.


Source : site internet du diocèse de Nanterre



Le jeûne a-t-il la même signification pour tous les chrétiens ?


Témoignages croisés sur le jeûne




des religieux orthodoxe, protestant et catholique témoignent de la place et du sens du jeûne dans leur communauté 

« Libérer le vrai désir : celui de Dieu », Père Philippe Daudais, prêtre orthodoxe, animateur du centre spirituel Sainte-Croix.

Le jeûne a une très grande place chez les orthodoxes. Quelque 180 jours lui sont consacrés dans l’année. Il y a plusieurs temps : le grand carême de Pâques et la Semaine Sainte ; le carême de l’Avent ; le carême des saints apôtres Pierre et Paul (15-28 juin) ; le carême de la dormition (1er-14 août), la veille de la Théophanie (5 janvier) ; le jour de la décollation de saint Jean-Baptiste (29 août); le jour de l’exaltation de la Sainte Croix (14 septembre). Le jeûne se pratique aussi le mercredi et le vendredi.
Il s’agit d’un jeûne liturgique. Les pratiquants respectent un régime végétalien comme celui d’Adam quand il était au paradis (pas de viande, de charcuterie, de poisson, d’œuf, de laitage).

Nous pratiquons aussi le jeûne eucharistique. La tradition orthodoxe est restée fidèle aux préceptes donnés les premiers siècles. Le jeûne a pour objectif de libérer le vrai désir : celui de Dieu. Pour les orthodoxes, le jeûne signifie accroître sa faim et sa soif de Dieu, et diminuer sa participation aux nourritures terrestres. Il s’agit de sortir de l’aliénation aux nécessités existentielles pour entrer dans une plus grande liberté par rapport aux contingences. C’est un moment où l’on se dispose intérieurement pour se consacrer à Dieu. Le jeûne s’accompagne d’une intensification de la vie de prière ; le temps économisé lui est voué. Le jeûne va aussi de paire avec le partage. Par le manque, on se fait proche de ceux qui n’ont pas le minimum nécessaire.



« Libérer le vrai désir : celui de Dieu », Nicole Fabre, bibliste et pasteur de l’Eglise réformée de France

Pour les réformateurs, tout ce qui est pratique religieuse n’a pas de signification en soi, mais seulement à partir de la reconnaissance de l’amour de Dieu qui nous précède. Les protestants mettent une distance par rapport à la pratique rituelle du jeûne. Le jeûne ne prend son sens que dans la reconnaissance du fait que Dieu aime l’homme au-delà de ce qu’il peut ou ne pas faire. Pour les réformateurs, le jeûne témoigne de ce que la vie de l’homme est liée à son face à face avec Dieu, c’est-à-dire la reconnaissance de ses limites, de sa fragilité, de son humanité.

Les réformateurs ont pris très au sérieux la parole des prophètes*. L’homme est pêcheur quand il se met au centre de sa relation à Dieu. Le jeûne est une façon de remettre Dieu et sa relation aux autres à sa place centrale. Comme il n’y a pas de jeûne rituel pour les protestants, il n’y a pas de période fixée. La pratique collective du jeûne fédéral subsiste toujours en Suisse, mais elle est une démarche personnelle. Le jeûne peut durer une journée, une semaine… Aujourd’hui, les grandes pratiques du jeûne sont liées à une prière d’intercession par rapport à une situation donnée. Une catastrophe humaine peut initier un jeûne. Face à la souffrance, il sera une façon d’accompagner et de s’ouvrir à une autre manière d’agir et de vivre. On note aussi un renouveau du jeûne individuel lié à la prise de conscience et à la résistance à une société consumériste. Il s’agit de retrouver une liberté d’action face à Dieu et aux autres.


*Livre d’Isaïe – Chapitre 58 (1-6)

Crie à pleine gorge ! Ne te retiens pas ! Que ta voix résonne comme le cor ! Dénonce à mon peuple ses fautes, à la maison de Jacob ses péchés. 

Ils viennent me consulter jour après jour, ils veulent connaître mes chemins. Comme une nation qui pratiquerait la justice et n’abandonnerait pas la loi de son Dieu, ils me demandent de leur faire justice, ils voudraient que Dieu se rapproche. 

« Pourquoi jeûner si tu ne le vois pas ? pourquoi nous mortifier si tu l’ignores ? » Oui, mais le jour où vous jeûnez, vous savez bien trouver votre intérêt, et vous traitez durement ceux qui peinent pour vous. 
Votre jeûne se passe en disputes et querelles, en coups de poings sauvages. Ce n’est pas en jeûnant comme vous le faites aujourd’hui que vous ferez entendre là-haut votre voix. 

Est-ce là le jeûne qui me plaît ? Est-ce là votre jour de pénitence ? Courber la tête comme un roseau, coucher sur le sac et la cendre, appelles-tu cela un jeûne, un jour bien accueilli par le Seigneur ? 
Quel est donc le jeûne qui me plaît ? N’est-ce pas faire tomber les chaînes injustes, délier les attaches du joug, rendre la liberté aux opprimés, briser tous les jougs ?
 



« Le jeûne est un chemin de plus grande liberté, de présence à soi, aux autres et à Dieu », Père Bernard Boisseau, prêtre catholique, animateur du Forum 104

Depuis 2005, j’accompagne au sein du Forum 104 un groupe de jeûneurs pendant le carême. Pendant 6 jours, nous ne consommons aucune nourriture mais uniquement des boissons. De l’eau, de la tisane et un jus par jour.

On a constaté un abandon progressif du jeûne au sein du catholicisme occidental en raison du développement et de l’accueil prônés par la société. Le jeûne pénitentiel avait perdu de son sens. Il revient un peu depuis les années 1960 avec le rejet d’une perspective totalisante de consommation et le développement de l’écologie. Le jeûne doit être découvert comme un chemin vers Dieu. Or aujourd’hui, il est perçu comme une obligation, une contrainte. Il y a une absence de liens chez les chrétiens entre le jeûne et la dimension spirituelle. Le jeûne est un chemin de plus grande liberté, de présence à soi, aux autres et à Dieu.

Le premier obstacle au jeûne est l’appréhension. Un jeûne se décide. Il faut le désirer intérieurement. Sinon on ne pense qu’au repas qui nous manquera pas. Vivre le jeûne en groupe est un chemin possible. Le jeûne ne signifie rien en soi sauf la privation si on ne voit qu’un interdit. Il faut le concevoir non pas comme un but mais comme un moyen, avec la prière, pour aller vers Dieu. Il ne sert à rien de l’imposer. Le jeûne ne doit pas être seul, il s’accompagne de prières, d’un partage par des dons, par exemple.



Pourquoi jeûner ?

Le jeûne a pour but de donner soif et faim de Dieu et de sa parole. Il n’est pas seulement un geste de pénitence, mais aussi un geste de solidarité avec les pauvres et une invitation au partage et à l’aumône.

« L’abstinence de viande ou d’une autre nourriture, selon les dispositions de la conférence des Evêques, sera observée chaque Vendredi de l’année, à moins qu’il ne tombe l’un des jours marqués comme solennité ; mais l’abstinence et le jeûne seront observés le Mercredi des Cendres et le vendredi de la Passion et de la Mort et de notre Seigneur Jésus Christ. » Can.1251, code de droit canonique.



Source principale : http://www.eglise.catholique.fr





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MessageSujet: Re: Neuvaine pour la France : neuf mois de prières   Sam 7 Fév - 21:25


Méditation


Prier pour la France




En 1947, au sortir de la Guerre, Georges Bernanos écrivait pour les jeunes générations: « Il faut se hâter de sauver l’homme, parce que demain il ne sera plus susceptible de l’être, pour la raison qu’il ne voudra plus être sauvé. Car si cette civilisation est folle, elle fait aussi des fous ». Aux jeunes de France, il rappelait que leurs camarades allemands avaient abdiqué leur liberté entre les mains d’un tyran : « Ils sont morts pour lui, pour témoigner qu’ils avaient renoncé leur liberté entre ses mains. Leur mort n’a pas témoigné pour la liberté, elle a témoigné contre elle […]. L’Allemagne a été corrompue par la civilisation que je dénonce et aucun de nous ne peut être assuré de n’en pas être corrompu à son tour ». On peut renoncer à la liberté, comme on peut abdiquer une valeur spirituelle, qui fait ce que nous sommes, mais qui ne présente pas aux yeux du monde un intérêt marchand ou pragmatique immédiat.

Dans l’ordre de la création et dans le plan providentiel de Dieu, la communauté nationale, comme la famille, est le lieu d’épanouissement de la liberté personnelle parce qu’elle est l’école de la responsabilité, le milieu dans lequel chacun déploie sa mission en répondant à sa vocation. Et il ne s’agit pas d’une réalité désincarnée (ce serait un comble et une contradiction), mais d’un phénomène visible inscrit dans le temps, dans l’histoire et dans l’espace. Par le mystère de l’incarnation, la sagesse divine a sanctifié, a renouvelé et a purifié l’ordre de la création. Si l’Eglise est la communion des sauvés, la communauté des fils de Dieu, le mystère de la Rédemption rendu présent, visible, repérable, elle s’appuie pour sa vie et pour son extension sur cette donnée anthropologique fondamentale que sont les communautés nationales. Il y a une manière originale, voire géniale (en ce sens qu’elle exprime le génie, l’identité profonde de chaque nation) d’être catholique français, anglais, allemand ou mexicain !

Nul mieux que Charles Péguy a eu l’intuition profonde de cette alliance du charnel et du spirituel, du caractère sacramentel de l’Eglise (la grâce divine communiquée au moyen d’institutions et de gestes humains) : « La terre est comme les marches de l’église. Elle est pour monter au ciel comme les marches de l’église sont aussi pour monter et entrer dans l’église. Nous avons le droit que la terre soit le seuil de votre ciel ». Et il en tire une conclusion qui n’a rien perdu de son actualité : « C’est vraiment un grand mystère que cette sorte de ligature du spirituel au temporel. On pourrait presque dire que c’est comme une sorte d’opération d’une mystérieuse greffe. Le temporel fournit la souche et le spirituel, s’il veut vivre, s’il veut produire, s’il veut continuer, s’il veut poursuivre, s’il veut fleurir et feuillir, s’il veut bourgeonner et boutonner, s’il veut poindre et fructifier le spirituel est forcé de s’y insérer. La force fournit la souche et l’idée est forcée de s’y insérer. Le corps fournit la souche et l’esprit est forcé de s’y insérer ».

Prier pour notre pays, c’est aussi prendre l’engagement de travailler de toutes nos forces au service du bien commun de notre communauté nationale. C’est saisir cette unité entre spirituel et temporel qui nous révèle, avec le mystère de l’histoire, le sens de notre vocation et de notre mission : témoigner de la présence et de l’action du Christ rédempteur dans l’épaisseur de notre condition charnelle.






Père Laurent-Marie
Le Père Laurent -Marie Pocquet du Haut-Jussé, né en 1968, est supérieur général des Serviteurs de Jésus et de Marie, aumônier militaire et juge à l’Officialité de Paris. Il est titulaire d’une Maîtrise en droit canonique (Université de Strasbourg) et d’un Doctorat en Théologie fondamentale (Université de Fribourg). Il est notamment l’auteur de « Charles Péguy et la modernité. Essai d’interprétation théologique d’une oeuvre littéraire » (Artège 2010).




Très Saint et Très haut Seigneur Jésus-Christ,
Roi des rois,
qui avez miraculeusement suscité Sainte Jeanne d’Arc
pour ramener à l’Unité autour de son Prince légitime
le Royaume de France, divisé et humilié à la face des nations,
et pour lui conserver l’Intégrité de la Foi :
du haut de votre trône céleste,

Regardez encore aujourd’hui combien il y a grande pitié en ce pays,
dont le reniement des promesses du Baptême et l’apostasie officielle
ont entraîné à nouveau la désunion et l’abaissement,
au point qu’il est devenu aujourd’hui un mauvais exemple pour la terre entière …
Par la puissante intercession de Sainte Jeanne d’Arc,
patronne de la France en second après votre Très Sainte Mère,

nous Vous supplions, ô Jésus :
Répandez sur ce pays qui proclamait jadis en préambule de ses lois
« Vive le Christ qui est Roi des Francs ! »
de nouvelles et abondantes Grâces de conversion et de Foi,
pour que les cœurs et les esprits reviennent à Vous !

Par la fervente intercession de Sainte Jeanne d’Arc,
qui fut attentive aux paroles et aux instructions du saint conseil
par lequel Vous l’avez formée à sa mission,

nous Vous supplions, ô Jésus :
donnez à nos responsables religieux et civils
les très précieux dons de conseil et de sagesse
pour qu’ils conduisent le peuple de France
hors des sentiers de la perdition!
Par la Glorieuse Intercession de Sainte Jeanne d’Arc,
qui demeura indéfectiblement Fidèle à sa vocation particulière quelque souffrance qu’il pût lui en coûter,

nous Vous supplions, ô Jésus :
Suscitez aujourd’hui dans nos familles
de généreuses et solides vocations,
pour l’Église et pour la Patrie,
dépouillées de toute ambition personnelle et de tout carriérisme,
de tout esprit de puissance et de lucre,
qui se dévoueront sans compter au bien spirituel et éternel de ce peuple dont Vous devez rester à jamais le Roi !

Par la continuelle intercession de Sainte Jeanne d’Arc,
qui jamais ne douta et resta toujours surnaturellement confiante dans l’adversité,
nous Vous supplions encore, ô Jésus :
Délivrez-nous de toute désespérance,
mais Rendez à Votre France son zèle et sa pugnacité,
sa ferveur et son enthousiasme,
pour combattre les démons de l’impiété et de la luxure,
de l’égoïsme et du mensonge
qui tiennent notre société en esclavage depuis près de deux siècles !

A la prière de Sainte Jeanne d’Arc,
Donnez-nous, ô Jésus, le courage d’entrer dans les voies de la pénitence,
du recours confiant à Votre miséricorde,
de la réparation et du vrai renouveau !

Augmentez notre Foi dans Votre Saint Évangile
et dans la Doctrine Traditionnelle de Votre Sainte Église,
qui, depuis deux mille ans, a uni les esprits, les cœurs, les familles et les nations !

A l’exemple de Sainte Jeanne d’Arc,
qui fit peindre sur son étendard Votre Saint Nom avec celui de Marie, Votre Mère,
et rendit son dernier soupir en criant une dernière fois Votre Nom béni,

Donnez-nous, ô Jésus, un fervent esprit de prière et de constant recours à Votre Sainte Grâce,
pour que Votre Esprit Paraclet habite en nous, agisse en nous et œuvre à travers nous!

Enfin, par les mérites du sacrifice de Sainte Jeanne d’Arc,
uni à Votre Saint Sacrifice du Calvaire, sans cesse renouvelé à l’Autel de la Messe,

Faites paraître, nous Vous en supplions,
ce monarque sacré que Vous nous avez promis par la bouche de tant de Vos saints,
afin qu’il renoue et revivifie l’Alliance Sainte conclue jadis dans les eaux baptismales de Reims
et rende à Votre Peuple de France sa Joie et son Salut !

Ainsi soit-il.





Prière Légitimiste composée par Frère Maximilien-Marie du Sacré Cœur – reproduction autorisée à condition d’en mentionner la source.
http://leblogdumesnil.unblog.fr/…/a-sainte-jeanne-darc-pri…/


Regnum Galliae, Regnum Mariae !
Le Royaume de France est le Royaume de Marie !




lettre apostolique de Pie XI, « Galliam, Ecclesiae filiam primogenitam »

Par cette lettre apostolique Notre-Dame de l’Assomption est proclamée patronne principale de la France, et sainte Jeanne d’Arc, patronne en second, par Sa Sainteté le pape Pie XI. En voici le texte :


« Pour perpétuelle mémoire.

Les Pontifes romains Nos prédécesseurs ont toujours, au cours, des siècles, comblé des marques particulières de leur paternelle affection la France, justement appelée la fille aînée de l’Eglise. Notre prédécesseur de sainte mémoire le Pape Benoît XV, qui eut profondément à cœur le bien spirituel de la France, a pensé à donner à cette nation noble entre toutes, un gage spécial de sa bienveillance.

En effet, lorsque, récemment, Nos vénérables frères les cardinaux, archevêques et évêques de France, d’un consentement unanime, lui eurent transmis par Notre vénérable Frère Stanislas Touchet, évêque d’Orléans, des supplications ardentes et ferventes pour qu’il daignât proclamer patronne principale de la nation française la bienheureuse Vierge Marie reçue au ciel, et seconde. Patronne céleste sainte Jeanne, pucelle d’Orléans, Notre prédécesseur fut d’avis de répondre avec bienveillance à ces pieuses requêtes. Empêché par la mort, il ne put réaliser le dessein qu’il avait conçu. Mais à Nous, qui venons d’être élevé par la grâce divine sur la chaire sublime du Prince des apôtres, il Nous est doux et agréable de remplir le vœu de Notre très regretté prédécesseur et, par Notre autorité suprême, de décréter ce qui pourra devenir pour la France une cause de bien, de prospérité et de bonheur.

Il est certain, selon un ancien adage, que « le royaume de France » a été appelé le « royaume de Marie », et cela à juste titre. Car, depuis les premiers siècles de l’Eglise jusqu’à notre temps, Irénée et Eucher de Lyon, Hilaire de Poitiers, Anselme, qui de France passa en Angleterre comme archevêque, Bernard de Clairvaux, François de Sales, et nombre d’autres saints docteurs, ont célébré Marie et, ont contribué à promouvoir et à amplifier à travers la France le culte de la Vierge Mère de Dieu. A Paris, dans là très célèbre Université de Sorbonne, il est historiquement prouvé que dès le XIIIe siècle la Vierge a été proclamée conçue sans péché.

Même les monuments sacrés attestent d’éclatante manière l’antique dévotion du peuple à l’égard de la Vierge : trente-quatre églises cathédrales jouissent du titre de la Vierge Mère de Dieu ; parmi lesquelles on aime à rappeler comme les plus célèbres celles qui s’élèvent à Reims, à Paris, à Amiens, à Chartres, à Coutances et à Rouen. L’immense affluence des fidèles accourant de loin chaque année, même de notre temps, aux sanctuaires de Marie, montre clairement ce que peut dans le peuple la piété envers la Mère de Dieu, et plusieurs fois par an la basilique de Lourdes, si vaste qu’elle soit, paraît incapable de contenir les foules innombrables de pèlerins.

La Vierge Mère en personne, trésorière auprès de Dieu de toutes les grâces, a semblé, par des apparitions répétées, approuver et confirmer la dévotion du peuple français.

Bien plus, les principaux et les chefs de la nation se sont fait gloire longtemps d’affirmer et de défendre cette dévotion envers la Vierge. Converti à la vraie foi du Christ, Clovis s’empresse, sur les ruines d’un temple druidique, de poser les fondements de l’église Notre-Dame, qu’acheva son fils Childebert. Plusieurs temples sont dédiés à Marie par Charlemagne. Les ducs de Normandie proclament Marie Reine de la nation. Le Roi saint Louis récite dévotement chaque jour l’office de la Vierge. Louis XI, pour l’accomplissement d’un vœu, édifie à Cléry un temple à Notre-Dame. Enfin Louis XIII consacre le royaume de France à Marie et ordonne que chaque année, en la fête de l’Assomption de la Vierge, on célèbre dans tous les diocèses de France de solennelles fonctions ; et ces pompes solennelles, Nous n’ignorons pas qu’elles continuent de se dérouler chaque année.

En ce qui concerne !a Pucelle d’Orléans, que Notre prédécesseur a élevée aux suprêmes honneurs des saints, personne ne peut mettre en doute, que ce soit sous les auspices de la Vierge, qu’elle ait reçu et remplit mission de sauver la France. Car d’abord, c’est sous le patronage de Notre-Dame de Bermont, puis sous celui de la Vierge d’Orléans, enfin de la Vierge de Reims, qu’elle entreprit d’un cœur viril, une si grande œuvre, qu’elle demeura sans peur en face des épées dégainées et sans tache au milieu de la licence des camps, qu’elle délivra sa patrie du suprême péril et rétablit le sort de la France. C’est après en avoir reçu le conseil de ses voix célestes qu’elle ajouta sur son glorieux étendard le nom de Marie à celui de Jésus, vrai Roi de France. Montée sur le bûcher, c’est en murmurant au milieu des flammes, en un cri suprême, les noms de Jésus et de Marie, qu’elle s’envola an ciel. Ayant donc éprouvé le secours évident de la Pucelle d’Orléans, que la France reçoive la faveur de cette seconde patronne céleste : c’est ce que réclament le clergé et le peuple, ce qui fut déjà agréable à Notre prédécesseur et qui Nous plaît à Nous-mêmes.

C’est pourquoi, après avoir pris les conseils de Nos vénérables Frères les cardinaux de la sainte Eglise romaine préposés aux Rites, motu proprio, de science certaine et après mûre délibération, dans la plénitude de Notre pouvoir apostolique, par la force des présentes et à perpétuité, Nous déclarons et confirmons que la Vierge Marie Mère de Dieu, sous le titre de son Assomption dans le ciel, a été régulièrement choisie comme principale patronne de toute la France auprès de Dieu, avec tous les privilèges et les honneurs que comportent ce noble titre et cette dignité.

De plus, écoutant les vœux pressants des évêques, du clergé et des fidèles des diocèses et des missions de la France, Nous déclarons avec la plus grande joie et établissons Pucelle d’Orléans admirée et vénérée spécialement par tous les catholiques de France comme l’héroïne de la patrie, sainte Jeanne d’Arc, vierge, patronne secondaire de la France, choisie par le plein suffrage du peuple, et cela encore d’après Notre suprême autorité apostolique, concédant également tous les honneurs et privilèges que comporte selon le droit ce titre de seconde patronne.

En conséquence, Nous prions Dieu, auteur de tous les biens, que, par l’intercession de ces deux célestes patronnes, la Mère de Dieu élevée au ciel et sainte Jeanne d’Arc, vierge, ainsi que des autres saints patrons des lieux et titulaires des églises, tant des diocèses que des missions, la France catholique, ses espérances tendues vers la vraie liberté et son antique dignité, soit vraiment la fille première-née de l’Eglise romaine ; qu’elle échauffe, garde, développe par la pensée, l’action, l’amour, ses antiques et glorieuses traditions pour le bien de la religion et de la patrie.

Nous concédons ces privilèges, décidant que les présentes Lettres soient et demeurent toujours fermes, valides et efficaces, qu’elles obtiennent et gardent leurs effets pleins et entiers, qu’elles soient, maintenant et dans l’avenir, pour toute la nation française le gage le plus large des secours célestes, qu’ainsi il en faut juger définitivement, et que soit tenu pour vain dès maintenant et de nul effet pour l’avenir tout ce qui porterait atteinte à ces décisions, du fait de quelque autorité que ce soit, sciemment ou inconsciemment. Nonobstant toutes choses contraires.





Donné à Rome, près de Saint-Pierre, sous l’anneau du Pêcheur, le 2 du mois de mars de l’année 1922, la première de Notre pontificat. »


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Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
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MessageSujet: Re: Neuvaine pour la France : neuf mois de prières   Ven 8 Mai - 1:47

PRIÈRES DE SA SAINTETÉ LE PAPE PIE XII
POUR LA FRANCE


« Regnum Galliae, regnum Mariae quod numquam peribit » en latin, soit en français : « Le Royaume de France, le Royaume de Marie, qui ne périra jamais »  




Prière pour la France de Pie XII :

« Mère céleste, Notre-Dame, vous qui avez donné à cette nation tant de gages insignes de votre prédilection, implorez pour elle votre divin Fils ; ramenez-la au berceau spirituel de son antique grandeur.

Aidez-la à recouvrer, sous la lumineuse et douce étoile de la Foi et de la vie chrétienne, sa félicité passée. Regina pacis ! Oh ! Oui ! Soyez vraiment au milieu de ce peuple qui est vôtre la Reine de la paix, écrasez de votre pied virginal le démon de la haine et de la discorde.

Faites comprendre au monde, où tant d'âmes droites s'évertuent à édifier le temple de la paix, le secret qui seul assurera le succès de leurs efforts : établir au centre de ce temple le trône royal de votre divin Fils et rendre hommage à sa loi sainte, en laquelle la justice et l'amour s'unissent en un chaste baiser.

Et que par Vous la France, fidèle à sa vocation, soutenue dans son action par la puissance de la prière, par la concorde dans la charité, par une ferme et indéfectible vigilance, exalte dans le monde le triomphe et le Règne du Christ, Prince de la Paix, Roi des rois et Seigneur des seigneurs. Amen. »




La Prière du Pape Pie XII « Ô Vierge immaculée de Massabielle » :

« Ô Vierge immaculée, très clémente et très puissante, Vous êtes notre Mère. De Votre trône de Reine du Ciel, Vous avez daigné venir parmi nous en ce coin fortuné de la terre de France ; et, à l’égal de la réalité de la foi, invisible au monde, mais non à l’innocente enfant choisie par Vous comme confidente et collaboratrice des merveilles de votre Amour pour nous, Vous avez fait de cette roche de Massabielle une nouvelle montagne de la gloire de Dieu au milieu des ténèbres de l’incrédulité et du péché, un phare lumineux d’espérance pour le salut des peuples.

Mais cette montagne et cette grotte bienheureuse évoquent en nous le souvenir d’une autre montagne et d’une autre grotte, le Golgotha et le Sépulcre, où votre Douleur et vos Larmes de Mère, à l’heure la plus terrible et la plus divine de la Rédemption, s’unissaient à la suprême torture, à la mort et à la sépulture de votre Fils crucifié, Rédempteur du monde.

Ce jour-là, dans ces ténèbres, ô Reine des martyrs, votre Foi, votre Espérance, votre Amour demeurèrent fermes et dirigés vers le ciel comme vous demeuriez Vous-même debout auprès de la Croix ; là Vous avez été proclamée notre Mère par la divine parole de votre divin Fils et par le sang qui de ses plaies descendait sur Vous, pour empourprer et consacrer votre Amour pour nous.

De ces ténèbres a surgi le soleil de ce jour où nous commémorons l’accomplissement de notre Rédemption. Vous, notre Co rédemptrice, Vous, prémices de la grâce et de la Rédemption, ayez pitié de nous, vos pauvres fils.

Donnez-nous le courage de votre Foi, l’inébranlable fermeté de votre Espérance, l’ardeur de votre Amour pour Jésus, Fils du Père et votre Fils, notre Rédempteur et notre Frère ; intercédez pour nous auprès de Lui, apaisez sa justice ; obtenez-nous la lumière de la vérité, et que celle-ci parvienne aussi aux esprits aveuglés de ceux dont l’orgueil se dresse contre l’Eternel ; que les dévoyés et les fourvoyés retrouvent le droit chemin, et que par Vous, Reine de la paix, victorieuse de toute erreur, l’Eglise poursuive librement sa tâche et répande par le monde les fruits divins de la Rédemption.

Protégez le troupeau béni de votre Fils, et le Pasteur auguste qui le conduit dans les pâturages du salut et qui est en esprit présent parmi nous.

Protégez cette nation si chère à votre Cœur et tout le peuple chrétien accouru ici à vos Pieds de toutes les parties du monde, ou qui du moins est tourné vers ce lieu par le désir et nous est uni par la prière.

Que par Vous, ô Vierge immaculée, ô Mère du Rédempteur, notre espérance et notre salut, l’olivier de la concorde et de la paix refleurisse sur la terre, dans les cœurs la pureté, l’ardeur et la constance de la vertu et du sacrifice pour le bien ; et que par ses mérites le sang du Rédempteur nous ouvre les portes du ciel et nous plonge dans la joie de Vous contempler, Vous, ô Marie, et la Trinité bienheureuse, parmi les splendeurs des Saints !

Ainsi soit-il ! »

Notre-Dame de Lourdes, priez pour nous !
Sainte Bernadette, priez pour nous !




La Prière du Pape Pie XII « Ô Marie, Mère Immaculée de Jésus et notre Mère, nous nous jetons entre Vos bras » :

« Ô Marie, Mère Immaculée de Jésus et notre Mère, saisis par la splendeur de Votre céleste beauté et pressés par les angoisses de ce temps, nous nous jetons entre Vos bras, certains de trouver dans Votre cœur très aimant la satisfaction de nos ferventes aspirations et le refuge assuré dans les tempêtes qui de toutes parts nous assaillent.

Nous sommes accablés par nos fautes et succombons sous le poids d'infinies misères et pourtant, nous admirons et chantons l'incomparable richesse des dons sublimes dont Dieu Vous a comblée au-dessus de toute autre créature, depuis le premier instant de Votre conception jusqu'au jour où, élevée au Ciel, Il Vous a couronnée Reine de l'univers.

Ô limpide Source de foi ! Abreuvez nos esprits des vérités éternelles. Ô Lys odorant de toute sainteté ! Imprégnez nos cœurs de Votre céleste parfum.

Ô Triomphatrice du mal et de la mort ! Inspirez-nous une profonde horreur pour le péché, qui rend l'âme abominable à Dieu et esclave de l'enfer.

Écoutez, ô Bien-Aimée de Dieu, le cri fervent qui s'élève de chaque cœur fidèle. Penchez Vous sur nos plaies douloureuses. Changez le cœur des méchants. Séchez les larmes des affligés et des opprimés. Réconfortez les pauvres et les petits, éteignez les haines, adoucissez la dureté des mœurs, gardez chez les jeunes la fleur de la pureté, protégez l'Église sainte, faites que les hommes ressentent tout l'attrait de la bonté chrétienne ; en Votre nom, dont l'écho retentit harmonieusement dans les Cieux, que les hommes se reconnaissent frères et les nations membres d'une seule famille, sur laquelle resplendisse le soleil d'une paix sincère et universelle.

Accueillez, ô Mère très douce, nos humbles prières et obtenez-nous, par-dessus tout, de pouvoir un jour répéter devant Votre trône, jouissant avec Vous du bonheur éternel, l'hymne qui monte aujourd'hui sur la terre autour de Vos autels : Vous êtes toute belle, ô Marie ! Vous êtes la gloire, la joie, l'honneur de notre peuple. Ainsi soit-il ! »





Pie XII (1876-1958)

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MessageSujet: Re: Neuvaine pour la France : neuf mois de prières   Ven 15 Mai - 14:49


La Neuvaine entre en son troisième trimestre



Que ceux qui aiment la France la prient et participent à sa reconstruction !

Chers amis,

En ce mois de Marie, La Neuvaine pour la France entre dans son troisième trimestre !

Cette neuvaine de 9 mois qui paraissait peut-être longue à certains s’inscrivait dans la durée d’une gestation : gestation de nos cœurs appelés à grandir chaque jour davantage dans l’amour de Dieu pour en recevoir toutes les grâces, et nous ouvrir à tout ce à quoi nous restons trop souvent aveugles et sourds. Neuf mois pour prier, nous former et réfléchir ensemble à ce qu’il nous est demandé de faire pour notre pays…

Cette gestation était donc nécessaire pour nous aider à accueillir le don de la Vie, de la vie en Dieu !  Parce qu’elle est un don et parce qu’elle ne nous appartient pas, nous nous devons de la transmettre  et la faire rayonner comme le plus précieux des trésors, tant au niveau familial, qu’amical, que national. Car de la même manière que l’on juge un arbre à ses fruits, la conversion de notre pays ne peut se faire sans la conversion profonde de ses membres.

Parce que seule la conversion révèle le divin et l’universel qui nous habitent, elle opère un changement radical de nos vies : espérance, foi et charité s’incarnent concrètement dans le quotidien de celui qui tire son énergie de sa vie en Dieu. De nombreuses initiatives sont nées ces 6 derniers mois : chaque jour, il nous a été donné de relayer la création de nouveaux groupes de prière de la Neuvaine, nos villes et nos campagnes ont été investies de pèlerinages dédiés à la France, en communion avec nos expatriés des 5 continents ! Des écoles primaires aux maisons de retraite, des monastères aux sanctuaires mariaux, ce sont près de 30 000 enfants, étudiants, professionnels, mères de famille, grands-parents qui se sont rassemblés autour de la Neuvaine et des centaines de milliers d’images envoyées à travers toute la France ! Certains pays européens nous ont contactés pour exporter la Neuvaine au service de leur contrée : la Neuvaine vit une marche spirituelle merveilleuse qui ne doit pas s’arrêter là !

La gestation ne fait que préparer la naissance : à vous, à nous tous de discerner durant ces 3 prochains mois ce que nous pouvons offrir, créer, relayer, pour ne pas laisser s’éteindre la flamme de la Neuvaine. Nous nous engageons à faire connaître et mettre en relation tous les porteurs de projets au service de la gloire de Dieu : création ou réactivation de pèlerinages locaux, mouvements de prière des enfants  pour la France, chapelet hebdomadaire et perpétuel pour la France, formations et universités d’été pour la France, valorisation des grands saints qui ont fait la France, restauration de notre patrimoine catholique, entre-aide aux familles… L’ensemble de ces projets issus du discernement opéré pendant La Neuvaine sera accueilli, porté et accompagné dans la mesure de nos moyens et en accord avec vos besoins.

Le 15 Août 2015 marquera le terme de cette gestation et non une fin : en effet comment penser donner une fin à un élan spirituel ? Cela est ne reviendrait-il pas à couper les jambes d’un coureur en pleine course ? Notre marathon, exigeant autant de vitesse que d’endurance, est celui de la reconstruction de la France chrétienne. Nos protéines seront avant tout notre prière commune et l’ensemble des actes concrets que nous déciderons de poser et de porter sur le long terme pour participer à cette reconstruction.

Que vos paroisses et lieux de vacances rayonnent donc de cette joie le 15 Août prochain ! Nous comptons sur vous pour deux choses essentielles : nous aider pour valoriser cette étape de la Neuvaine le 15 Août (procession, bannières, affiches, veillées…) et réfléchir aux fruits de la Neuvaine que vous pourrez porter par la suite ! 
Nous sommes joignables et réactifs par mail

La Neuvaine a grandi grâce à vous ; votre dynamisme et vos initiatives lui donneront tous son sens : que la France soit digne des promesses de son baptême et retrouve son vrai visage !



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MessageSujet: Re: Neuvaine pour la France : neuf mois de prières   Sam 6 Juin - 13:05


PRIÈRE POUR LA FRANCE




DÈS L’ORIGINE, LA PRIÈRE POUR LA FRANCE FAIT PARTIE DE LA VOCATION DE LA BASILIQUE DU SACRÉ-COEUR DE MONTMARTRE :

- En 1870, « les malheurs de la France » inspirent les initiateurs du grand mouvement de générosité et de prière qui, traversant toute la France, permettra la construction du sanctuaire, en signe de relèvement spirituel et moral, d’espérance et de confiance dans le Sacré-Coeur de Jésus.

- En 1873, l’Assemblée nationale vote le projet de construction du « Sanctuaire du Vœu national ».

Depuis le 1er août 1885, début de l’adoration eucharistique continue, cette prière pour la France et ses habitants n’a jamais cessé.


************************************************************************************************

AUJOURD’HUI, LA PRIÈRE POUR LA FRANCE SE POURSUIT :

Tous les soirs, par le  relais d’adoration de nuit ;
Par des veillées d’adoration et des Messes pour la France


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PRIÈRE POUR LA FRANCE

Toi, Seigneur,
qui as suscité dans le cœur des hommes
le projet de bâtir une Basilique dédiée à ton Cœur Sacré
en signe d’action de grâce,
d’adoration et de conversion,
entends aujourd’hui notre prière qui en ce lieu
te présente les habitants de notre pays, la France.

Donne-nous autant d’audace et de courage
pour rendre témoignage de notre foi.

Que ton Evangile soit une lumière et une force
pour nos choix personnels et ceux de la société.

Que ta loi d’amour mène notre communauté civile
à la justice et à la solidarité,
à la réconciliation et à la paix,
au respect de la vie de toute personne
depuis sa conception jusqu’à sa mort naturelle,
à l’épanouissement des jeunes grâce à des familles heureuses et fidèles.

Donne-nous de voir les événements de notre vie
avec un regard rempli de foi et d’espérance.

Réveille en nos cœurs un vrai désir de sainteté
pour renoncer à ce qui est mal et faire fructifier ce qui est bien.

Rends-nous forts dans l’adversité et sages dans la prospérité,
vivant toujours plus de ta charité.

Relève ceux qui tombent, console ceux qui souffrent,
exauce ceux qui te prient,
Toi qui n’abandonnes jamais aucun de ceux qui se confient en Toi.
Amen.




Voir aussi :

Histoire de la Basilique du Sacré Coeur de Montmartre

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MessageSujet: Re: Neuvaine pour la France : neuf mois de prières   Mar 9 Juin - 15:24


Méditation du Père Nicolas Rousselot



Pour une classe moyenne de la sainteté


La première fois que je suis entré dans la chambre de Marthe Robin à Châteauneuf, en regardant son lit, je me suis dit : « Oh mon Dieu, comme c’est  petit ! ». Jean-Marie Vianney, paraît-il,  avait  dit  la même phrase en découvrant, au creux d’une colline, sa nouvelle paroisse.

Aujourd’hui encore,  en voyant dans la première église d’Ars, la taille de la chaire et des confessionnaux, on a l’impression de se trouver comme dans une  maison de poupée. Ceux qui se sont recueillis devant la chasse de Bernadette à Nevers,  ou ceux qui sont allés aux Buissonnets à Lisieux, auront eu cette même impression de petitesse, d’enfance.   Au point de se demander si, dans le pays de France, Dieu n’a pas choisi uniquement des gens de « petit format » pour porter son message et faire bouger les choses. En Espagne, Dieu est allé dans les châteaux trouver des sortes de conquistadors : St Ignace, St François-Xavier ou Ste Thérèse d’Avila. En France, non.

Thérèse, Bernadette, Marthe, Jean Marie, étaient petits de taille. Est-ce un hasard ? Ces gens petits de taille, dit-on, sont presque toujours animés d’un grand désir. Comme Napoléon, ils ont parfois le génie de bouleverser l’histoire. Mais ici, nous pensons surtout aux phrases de Saint-Paul : « Ce qu’il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi pour confondre ce qui est fort » ; ou cette parole du livre des Proverbes qui enchanta  Thérèse de l’Enfant Jésus : « Si quelqu’un est tout petit, qu’il vienne à moi ».  Pourquoi Dieu est-il venu bouleverser le temps de l’incroyance, du jansénisme ou du scientisme, en choisissant ces  chrétiens  petits de taille mais à la force intérieure si impressionnante ? C’est son mystère. Mais Il se peut aussi que Dieu lui-même fut bouleversé  par ces âmes ardentes, comme il fut bouleversé un jour, à l’aube des temps nouveaux, par l’âme si désirante de Marie.

Aujourd’hui, nous souhaitons que beaucoup de choses changent dans le monde, en Europe et dans notre pays. Nous prions pour cela. Nous souhaitons que notre Dieu soit bouleversé par des âmes assoiffées de Lui, pour qu’Il ait davantage « les mains libres pour agir », puisqu’Il a choisi dans Sa liberté souveraine de dépendre de nous.

Nous souhaitons que se lèvent des personnes, petites ou grandes de taille qu’importe, mais désirant d’un grand désir que le Royaume vienne  sur notre terre. Nous prions pour que des âmes quasi messianiques changent le cours des choses, entrainant les foules,  tel Moïse levant son bâton pour faire passer son peuple à pied sec.

Or nous nous trompons. Prions plutôt pour qu’advienne un écosytème de sainteté, une sorte de  « classe moyenne de la sainteté dont nous pouvons tous faire partie » (Pape François). Dans cette classe moyenne, nous espérons  beaucoup de jeunes, notamment  des jeunes issus des milieux chrétiens aisés. Nous les verrons devenir  tour à tour, éducateurs, enseignants, soignants, journalistes, élus, ou policiers. Gagnant moins facilement leur vie que leurs parents ou  leurs frères et sœurs, toujours du côté des plus fragiles, ils seront reliés entre eux par des mouvements ou des associations extrêmement vigoureuses, où leur solitude sera un vain mot et où prendront corps leurs grands désirs.

Au cœur de cette classe moyenne du Salut, naîtront un jour, quelques grands témoins qui bouleverseront le monde, au moment où notre Dieu le permettra, attiré qu’Il sera par ces âmes ardentes. Il y aura aussi quelques martyrs.





Père Nicolas Rousselot

Le Père Nicolas Rousselot est jésuite, aumônier national du Mouvement Eucharistique des Jeunes (MEJ), accompagnateur spirituel et auteur de  » Consolation et Désolation, l’expérience de la résurrection dans la spiritualité jésuite », Lessius, 2014


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MessageSujet: Re: Neuvaine pour la France : neuf mois de prières   Mer 10 Juin - 18:32


Méditation de Mgr de Rochebrune





« Je ne crains pas les prussiens mais les mauvais catholiques »


On raconte qu’à l’approche des Prussiens, en 1870, quelques personnes effrayées rendirent visite à Sainte Bernadette Soubirous, retirée dans son couvent de Nevers, afin de recueillir d’elle confidences et réconfort. La Sainte Vierge aurait-elle dit quelque chose à Lourdes, au sujet de ces fameux Prussiens ? « Craignez-vous les Prussiens ? », lui aurait-on demandé. Il semblerait que sa réponse fût simple et lapidaire : « Je ne crains pas les Prussiens, je ne crains que les mauvais catholiques ».

Sans sombrer dans le pessimisme, avouons que la tiédeur de certains croyants, le manque de cohérence (dans les discours et dans les œuvres) de quelques autres, et leurs impardonnables abstentions peuvent être considérées comme une cause des malheurs qui frappent nos sociétés. « Ces crises mondiales sont des crises de saints », disait saint Josémaria Escriva.

Mais revenons 2000 ans plus tôt : qu’étaient les premiers chrétiens ? Pour la plupart, des hommes et des femmes inconnus, sans pouvoir, sans moyen. Mais ce sont eux qui ont évangélisé l’Europe, et ensuite le monde ! A nous d’actualiser ces époques !

Imaginons un instant que tous les catholiques de notre pays soient portés par la ferveur de la prière quotidienne et la fréquentation des sacrements de l’Église. Imaginons-les au service de l’éducation, du dialogue, de la paix et de l’harmonie dans les relations humaines. Imaginons-les au service des plus démunis, des personnes fragiles. Imaginons qu’ils soient fidèles à ce commandement toujours nouveau du Seigneur : « Je vous donne un commandement nouveau : c’est de vous aimer les uns les autres. Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres.À ceci, tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples » (Jn 13,34).

Les statistiques disent que les catholiques représenteraient environ 60% de la population française. Cette variété que l’on entrevoit derrière ce chiffre constitue sans doute un espoir. Ce n’est évidemment pas en termes de pouvoir, d’engagement politique ou de militantisme que tous doivent agir. C’est d’abord sur le plan spirituel que nous devons nous réveiller.

« Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis au milieu d’eux » dit le Seigneur dans l’évangile. La très belle prière que nous propose cette neuvaine est sans doute le plus beau service que nous pouvons rendre à notre pays. Prions pour nos dirigeants, nos voisins, nos amis… mais prions en famille, ou entre amis, pour que le Seigneur nous écoute et nous inspire.

Appelés à être saints, nous le sommes également à être apôtres, à être semeurs de paix et de joie partout où nous sommes, au travail ou en famille.

Si nous sommes convaincus que nos proches, ceux que nous aimons, ont besoin de connaître le message du Christ, il nous sera facile de leur parler et de leur annoncer la bonne nouvelle.

Dans l’élan de prière qui est le nôtre à l’occasion de cette neuvaine pour notre pays, confions à la Sainte Vierge le réveil spirituel de tant et tant de baptisés.

Ainsi que le dit Saint Josémaria dans Sillon : « Le Christ a besoin d’anticonformistes, de rebelles de l’Amour ! »





Mgr Antoine de Rochebrune est le Vicaire de la prélature de l’Opus Dei en France depuis 1999. Né en 1964 et ingénieur de formation, il a été ordonné prêtre en 1995. Il est docteur en théologie dogmatique (Université Pontificale de la Sainte Croix).




Prier avec Bernadette

Avec les mots de Bernadette :

« O Jésus donnez-moi je vous prie le pain de l’humilité,
le pain d’obéissance,
le pain de charité,
le pain de force pour rompre ma volonté et la fondre à la vôtre…
le pain de patience pour supporter les peines que mon cœur souffre …
le pain de ne voir que vous seul en tout et toujours »
« J’ai espéré en vous Seigneur. Soyez ma maison de refuge car vous êtes ma force »
« Celui-ci me suffit… Jésus seul pour richesse »





Avec les mots des pèlerins :

Pour mettre dans vos pas mes pas trop hésitants,
s’il vous plaît, Bernadette, prêtez-moi vos sabots.
Ils sont pour moi un symbole, à la fois, de bon sens,
d’esprit de pauvreté et de simplicité.
Vous savez bien, hélas, que tout cela me manque.
S’il vous plaît, Bernadette, prêtez-moi vos sabots.
Vous alliez ramasser le bois qui fait la flamme
et réunit les hommes en les réconfortant.
Pour que je puisse aussi réchauffer ceux qui cherchent
ou sourire, ou parole, ou silence, ou soutien,
s’il vous plaît, Bernadette, prêtez-moi vos sabots.
Et s’ils sont trop petits, qu’ils me rendent modeste.
Que j’avance en sachant que je suis limitée,
avec des petits pas, des chutes, et des « relèves ».
S’il vous plaît, Bernadette, prêtez-moi vos sabots.
Pour suivre de Marie la route de confiance,
pour découvrir l’Eau Vive offerte aux assoiffés,
pour se rendre au repas où Jésus nous invite
afin de partager sa parole et son pain,
s’il vous plaît, Bernadette, prêtez-moi vos sabots.
Pour monter vers le Père qui m’attend et qui m’aime,
pour entrer dans la fête au bout du chemin,
après avoir marché, portant mes joies, mes peines,
tout en vous demandant de me donner la main,
s’il vous plaît, Bernadette, prêtez-moi vos sabots.


Marie-Louise Pierson



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MessageSujet: Re: Neuvaine pour la France : neuf mois de prières   Sam 13 Juin - 15:27


Méditation du Père Benoit Guédas





Mon cœur est passionné d’amour pour les hommes et pour toi en particulier !




Sainte Gertrude d’Hefta, reposant mystiquement sur la poitrine du Christ en la fête de la Saint Jean en 1302, entend les battements du Cœur de Jésus et perçoit ainsi son amour.

Elle demande au Christ pourquoi il a gardé si longtemps le silence au sujet du mystère de son Cœur. Ce dernier lui répond : « La douce éloquence des battements de mon Cœur est réservée aux temps modernes, afin que le monde vieillissant puisse s’y réchauffer. »

En 1673, trois cent soixante-dix ans plus tard, au cœur de la France, à Paray-le-Monial en réponse aux premiers sacrilèges proférés contre l’eucharistie à la cour du roi Louis XIV, Jésus révèle son Sacré Cœur à toute l’Eglise par l’intermédiaire d’une religieuse cachée dans son monastère de la Visitation et nous invite à fêter ce Cœur doux et humble capable d’enflammer les cœurs les plus endurcis.





La révélation n’est plus privée. Jésus rappelle à toute l’Eglise l’amour qui jaillit de son Cœur, vrai soleil de nos vies, capable d’illuminer tout homme : « Mon cœur est passionné d’amour pour les hommes et pour toi en particulier ! » Il ne choisit pas une enfant ni une bergère mais une femme adulte, religieuse de l’ordre de la Visitation au cœur d’une ville comme pour nous enseigner cet appel de tout chrétien à répandre les flammes de cet amour à tout homme. Jésus se révèle au cœur de la France comme pour rappeler que cette mission est confiée à chacun de nous, dans le concret de nos vies. Le Cœur de Jésus est passionné pour tout homme et « ne pouvant plus contenir les flammes de son ardente charité, il veut les répandre par ton moyen ». Ces trois derniers mots sont clairs : Dieu veut répandre son amour par toi qui lis cette méditation ! Le Christ ne vient pas juger les hommes mais les sauver ; et s’il agit avec justice, c’est selon le prisme de sa miséricorde. L’originalité du message de Paray-le-Monial réside peut-être dans la conscience qu’il veut passer par le moyen de fidèles aussi petits ou même « indignes » que la sainte qu’il a choisie pour réchauffer le cœur des hommes.

Paray-le-Monial est un des deux seuls endroits dans le monde, avec Cracovie, où le Christ apparaît pour dévoiler un message pour le monde entier. Nous pouvons y trouver, avec les nombreuses apparitions de la Vierge en France, un signe de fierté. Nous pouvons aussi y lire un appel pressant à nous convertir : à laisser l’Esprit répandre son amour en nos cœurs pour que nous puissions avoir un cœur semblable à celui de Jésus, pour que nous puissions aimer comme il aime. Ce message s’adresse d’abord à chaque chrétien. C’est un appel à répondre aujourd’hui à notre vocation à la sainteté, à suivre le Christ au cœur de nos familles, de nos entreprises… au cœur de notre pays. Mère Teresa a commencé par aimer un pauvre, Jeanne Jugan s’est occupée d’une grand-mère… Quelle personne le Christ m’invite-t-il aujourd’hui à aimer ?






Père Benoit Guédas

Prêtre de l’Emmanuel du diocèse de Paris, le Père Benoit Guédas est recteur des sanctuaires de Paray le Monial. En 1673, le Christ y apparaît à une visitandine, sainte Marguerite Marie, lui révélant l’amour brûlant de son Cœur miséricordieux pour tous les hommes et demandant l’institution de la fête du Sacré Cœur de Jésus dans toute l’Eglise le vendredi après la fête du saint Sacrement.


Prières de Sainte Gertrude de Helfta




« Je vous salue, ô Cœur sacré de Jésus » :

« Je vous salue, ô Cœur sacré de Jésus, source vive et vivifiante de la vie éternelle, trésor infini de la Divinité, fournaise ardente du divin amour. Vous êtes mon asile et le lieu de mon repos. O mon divin Sauveur, embrasez mon cœur de l'ardent amour dont le vôtre est tout enflammé. Répandez dans mon cœur les grandes grâces dont le vôtre est la source et faites que mon cœur soit tellement uni au vôtre que votre volonté soit la mienne et que la mienne soit éternellement conforme à la vôtre, puisque je désire désormais que votre sainte volonté soit la règle de tous mes désirs et de toutes mes actions. Ainsi soit-il. »





« Seigneur Jésus, Toi qui nous aimes » :

« Seigneur Jésus, Toi qui nous aimes, Toi qui te tiens en présence du Père, je me confie en Toi, mon Sauveur. Je te demande d'offrir pour moi ton Cœur Immaculé pour réparer les fautes que j'ai commises dans mon cœur par fragilité. Pour les fautes de mes lèvres, offre la pleine innocence de tes lèvres. Pour les fautes de mes mains, offre tes mains transpercées. Que ton amour supplée à mes manquements. Que ton innocence m'obtienne le pardon. Ainsi soit-il. »

Sainte Gertrude de Helfta (1256-1301)

Quelques conseils 




D’abord, voici le modèle que le Seigneur donne à Gertrude: la Vierge Marie :

“Loue-moi, par mon Cœur harmonieux, de la pureté de cette virginité parfaite en laquelle, Vierge elle m’a conçu, Vierge elle m’a enfanté et après l’enfantement, Vierge sans tache est demeurée... Loue-moi, par mon Coeur harmonieux, de cette humilité toute paisible par laquelle la Vierge sans tache a été, chaque jour, rendue plus digne de me recevoir; elle a imité mon humilité même... Loue-moi pour l’immense ardeur de cet amour mutuel entre mon divin Coeur et la Vierge sans tache, amour qui a délicatement uni et inséparablement joint, dans le sein virginal, la nature humaine à la transcendance de la divinité...”

Ensuite, nous n’hésiterons pas à nous répéter, et à redire encore une fois ce que Jésus conseille à Gertrude :

“Pour confirmer ton amour, confie-toi et abandonne-toi tout entière au pouvoir de l’Amour, en adhérant tout entière à Dieu qui t’aime; ainsi tu seras pour Lui un instrument qui délectera parfaitement son divin Coeur; et toi en Lui et Lui en toi, qu’Il te conserve pour Lui-même dans la vie éternelle... Le maître mot c’est: l’aimer pour devenir son épouse. Celui qui s’étendit sur le lit de la croix pour nous épouser veut nous élever à l’union qui ne souffre pas de séparation.”


Enfin, il en est temps, avec Gertrude nous pouvons chanter: [2] 

”Vers Toi, Vie de mon âme, vers Toi se tourne mon cœur
Qu’une force d’ardent amour a fondu en un seul désir.
S’il se porte vers quelqu’autre hors de  Toi
Qu’il soit aussitôt sans vie.

Car en Toi est l’éclat de toutes les couleurs,
La saveur de tous les goûts,
Le parfum de toutes les odeurs,
Le charme de toutes les harmonies
La fraîche suavité des intimes étreintes.

Tu es perle féconde, richesse de l’humanité,
Ouvrier d’infini savoir,
Maître d’infinie patience,
Conseiller d’infinie sagesse,
Gardien d’infini dévouement,
Ami d’infinie fidélité.”


Et nous, hommes du XXIe siècle, nous pouvons aussi, en union avec Sainte Gertrude, et avec nos mots à nous, louer le Cœur de Jésus, nous réfugier en Lui et Lui dire notre Amour. Et nous ne craindrons plus, et nous n’aurons plus peur.



En Toi, Cœur de Jésus, en Toi mon Cœur se réfugie.
Notre monde se meurt, notre monde Te perd,
Notre monde pourtant Te cherche tant il a soif de Toi.

En Toi, Cœur de Jésus, en Toi je trouve ma paix et ma sécurité.
Le monde peut hurler sa haine, le monde peut brandir la mort,
En Toi Jésus, je me sens bien, dans ton Cœur  je n’ai plus de peur.

En Toi, Cœur de Jésus, en Toi j’apaise ma soif.
Le monde se dessèche car il est sans amour.
Le monde a soif d’amour, mais il ne le sait pas.

Alors il crie sa haine, alors il crie sa peur,
Il meurt de sa soif et de sa faim d’amour,
De son besoin d’amour qu’il ne peut apaiser
Il meurt épuisé de détresse, épuisé de sa soif,
Sa soif de l’Amour.

Notre monde se meurt, Jésus,
Il a perdu l’eau vive de la source féconde, de ton Cœur, ô Jésus.
Notre monde se meurt, il a soif, il a peur, il a haine de lui...

Alors je viens vers Toi,  Jésus, dans ton Cœur je me réfugie,
Ton Cœur si plein d’Amour et de Miséricorde.
Alors je viens vers Toi, la Source de l’Amour,
La source de la paix,
Et tes fleuves d’eau vive, en apaisant ma soif,
Me comblent de ta Vie.

En Toi, Cœur de Jésus, en Toi  je me réfugie.
Le monde peut hurler sa haine,
Avec Toi et en Toi, je n’ai pas de peur,
Car Tu es l’Amour.

Le monde a froid aussi, mais ton Cœur est brûlant,
Et dans ton Cœur, Jésus, je me sens bien.
Je n’ai plus froid du monde, 
Car ton Cœur Brûle de ton Amour,
Ton Cœur est la fournaise ardente
De ton Amour et de ta charité.



Voir /  La Théologie du Coeur de Jésus

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MessageSujet: Re: Neuvaine pour la France : neuf mois de prières   Dim 14 Juin - 14:18


Méditation de Dom Philippe Piron

« Ce saint en herbe, ce saint en germe, c’est vous, c’est moi »


O Dieu qui a préparé dans le Cœur de la bienheureuse Vierge Marie une demeure digne de l’Esprit Saint, accorde-nous par son intercession, de devenir le temple de ta gloire.

C’est avec cette prière toute simple mais si profonde que l’Église nous fait entrer dans la célébration de la mémoire du Cœur immaculé de Marie. Il est heureux de noter également que cette mémoire suit immédiatement la solennité du Sacré-Cœur, comme pour nous montrer le lien si intime et si précieux qui unit le Cœur de la Vierge à celui de son divin Fils. Comment nous en étonner quand, avec toute la tradition, nous vénérons la Vierge comme la fille bien-aimée du Père, la mère immaculée du Fils, l’épouse très fidèle du Saint-Esprit !

Une telle magnificence de grâce chez la Vierge était en quelque sorte nécessaire pour la préparer à sa mission exceptionnelle de Mère de Dieu. Il lui revenait d’engendrer et d’offrir au monde le Fils de Dieu lui-même et il convenait, à cet égard, qu’elle soit pleine de grâce, immaculée dès sa conception.

C’est pourquoi, avec une immense confiance, nous nous tournons vers la Vierge Marie pour notre pays la France, nous souvenant également que depuis le Vème siècle, depuis Clovis et saint Rémi, la France est la « Fille aînée de l’Église » et que depuis le vœu de Louis XIII, le 10 février 1638, la France est solennellement consacrée à la Vierge Marie en sa glorieuse Assomption. Fils et filles de cette noble terre de France, nous avons donc, presque par nature si l’on peut dire, un lien particulier qui nous unit à l’Église, et une grâce spécifique qui nous place sous la protection particulière de la Vierge Marie.

À l’image de Marie, nous sommes invités à entrer toujours plus avant dans cette intimité exceptionnelle avec notre Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit. Nous sommes invités, selon les mots d’Isaïe (54, 2) à élargir l’espace de notre tente, à déployer sans hésiter la toile de notre demeure, c’est-à-dire à dilater notre cœur, pour y accueillir, à notre tour et selon notre mode propre, Jésus, l’hôte divin, qui vient nous visiter si régulièrement et si réellement, dans la liturgie, les sacrements, tout particulièrement l’eucharistie, mais aussi dans la lecture de la Bible (la lectio divina), ou encore dans nos rencontres fraternelles, amicales ou même inattendues.

Avec l’Esprit Saint dont elle est comblée, Marie vient vous aider dans votre vie de foi. Elle vient nous apprendre à être attentifs à ce que nous dit le Seigneur. Elle nous invite à nous laisser conduire par lui et, comme aux serviteurs des noces de Cana, elle nous dit : Tout ce qu’il vous dira, faites-le (Jn 2, 5). Au cœur du monde et de la vie, au cœur du combat spirituel que nous devons mener, Marie nous encourage et nous soutien. N’ayez pas peur, nous dit-elle, n’ayez pas peur d’être des amis de Jésus, des amis de Dieu, c’est-à-dire n’ayez pas peur d’être des saints.

Les saints, sauf la Vierge Marie bien sûr, ne sont pas des êtres parfaits, sinon il n’y en aurait pas, car homme ou femme, nous sommes tous pécheurs, c’est notre nature. Cela ne veut pas dire que nous n’ayons rien à faire. Le saint est celui qui, à l’école de la Vierge Marie et à l’écoute du Saint-Esprit, a choisi son but ultime. Il sait où il veut aller. Même s’il tombe, même s’il a parfois l’impression de ne pas y arriver, il persévère, il est fidèle dans ses choix. Il demande pardon à Dieu de ses fautes et de ses péchés, il demande pardon à ses frères qu’il a pu offenser, et confiant dans la miséricorde de Dieu, dans l’amour de Dieu pour lui, dans l’amour de ses frères, il se relève et continue son chemin, en s’appuyant toujours plus fortement sur la grâce de Dieu.

Le saint est celui qui a pris conscience qu’il est aimé de Dieu, et qui veut répondre à cet amour. Le saint est toujours en chemin, il croit, il espère, il est heureux et émerveillé de l’amour de Dieu pour lui, de l’amour de son conjoint, de l’amour de son frère, de l’amour de ses parents, de l’amour de ses enfants…

Le saint est celui qui sait aussi se taire et prier et qui fait silence dans le fond de son cœur pour y écouter le murmure de Dieu qui lui dit sans cesse : « Je t’aime ! ».

Le saint est celui qui aime Dieu en aimant ses frères les hommes et de ce fait, le saint est toujours solidaire des joies, des espérances, des souffrances et des épreuves de ses frères et sœurs en humanité. Le saint a le cœur en feu et désire rendre l’humanité incandescente de joie et de bonheur.

Ce saint en herbe, ce saint en germe, c’est vous, c’est moi, c’est nous tous, qui, à l’école de la Vierge Marie et à l’écoute du Saint-Esprit, désirons nous laisser aimer par Dieu et voulons aimer nos frères les hommes.

Ce sont des saints, des fils de Marie, dont la France a besoin. Ce sont des saints, des fils de Marie, dont la « Fille aînée de l’Église » à besoin ! N’ayons pas peur d’être des saints.


O Dieu qui a préparé dans le Cœur de la bienheureuse Vierge Marie une demeure digne de l’Esprit Saint, accorde-nous par son intercession, à nous qui sommes ses enfants, de devenir des fils dans le Fils, des fils du Père, des amis de Jésus et des temples de ta gloire !




Dom Philippe Piron

Dom Philippe Piron est moine bénédictin à l’abbaye Sainte-Anne de Kergonan, à Plouharnel (56), depuis 1984. Il est abbé depuis novembre 2001.




La propagation de la dévotion au Cœur de Marie remonte au XVIIe siècle où saint Jean Eudes la propagea en l'unissant à celle du Sacré-Cœur de Jésus.

Au cours du XIXe siècle, Pie VII (Barnaba Chiaramonti, 1800-1823) d'abord, et le bienheureux Pie IX (Giovanni Maria Mastai Ferretti, 1846-1878) ensuite, accordèrent à plusieurs églises une fête du Cœur très pur de Marie fixée au dimanche dans l'octave de l'Assomption, puis au samedi suivant la fête du Sacré-Cœur.

Le 13 juillet 1917, la Sainte Vierge apparaissait au Portugal pour déclarer aux petits voyants de Fatima que Dieu voulait établir la dévotion à son Cœur immaculé pour le salut du monde. Elle demanda aux chrétiens la pratique du premier samedi du mois par la communion réparatrice et la récitation du chapelet accompagnée de la méditation des mystères du rosaire.

Le 31 octobre 1942, le jour de la clôture solennelle du jubilé des Apparitions de Fatima, le vénérable Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958) s'exprimant à la radio, consacra le monde au Cœur immaculé de Marie pour répondre à l'appel de notre Mère du ciel. Il renouvela ce geste important le 8 décembre 1942. En 1944, en pleine guerre mondiale, le même souverain pontife consacrait encore tout le genre humain au Cœur immaculé de Marie pour le mettre sous sa puissante protection. À l'occasion de cette même cérémonie, il décréta que l'Église entière célébrerait chaque année une fête en l'honneur du Cœur immaculé de Marie afin d'obtenir, par l'intercession de la Très Sainte Vierge, « la paix des nations, la liberté de l'Église, la conversion des pécheurs, l'amour de la pureté et la pratique des vertus. » Il fixa la date de cette fête au 22 août, jour octave de la fête de l'Assomption.

En créant la très Sainte Vierge, la Trinité Sainte a pu contempler le ravissant spectacle d'un Cœur qui, dès son premier battement, n'aima que son Dieu, et l'aima à lui seul plus que tous les anges et les saints ensemble ne l'aimeront jamais. « Le Père, dit saint Jean Eudes, a déployé sa puissance pour former un cœur de fille plein de respect et de fidélité envers son Créateur. Le Fils en fit un cœur de Mère et l'Esprit-Saint en fit un cœur d'épouse pour y célébrer ses noces ineffables. » La gloire de la fille du roi, disent les Livres Saints, est toute intérieure et cachée, autrement dit, elle est toute en son cœur. Là se trouvent toutes les perfections des anges et des hommes, dans un tel degré d'excellence que rien n'y peut être comparé. Là se trouvent les perfections de Dieu même, aussi fidèlement retracées qu'elles peuvent l'être dans une simple créature.

La bonté et la miséricorde président parmi les vertus dont Dieu a orné le Cœur immaculé de sa Mère. Aussi tout pécheur trouve en elle un refuge assuré. Ce cœur, qui nous a tant aimés, n'a point été flétri dans le tombeau comme celui des autres mortels. Ses mouvements n'ont été qu'un seul instant suspendus sous le souffle de la mort. Il vit aujourd'hui palpitant d'un amour infini, inondé de célestes délices au sein de la gloire immortelle où il continue de nous aimer avec prédilection.

Comme la sainte Église nous l'a recommandé hier au moyen de la belle fête du Cœur immaculé de Marie, vouons un culte spécial de vénération et d'amour à ce cœur magnanime, le plus noble le plus généreux qui soit sorti des mains du Créateur. Supplions-le donc de nous apprendre à aimer Jésus, à souffrir pour Lui, à supporter avec amour et résignation les peines de la vie, les souffrances et les croix qu'il plaira à Dieu de nous envoyer. Recourons donc sans cesse à ce cœur incomparable et nous expérimenterons infailliblement sa bénignité, sa mansuétude et sa tendresse.



Consécration au Cœur immaculé de Marie, instituée par le pape Pie XII.





Reine du très saint rosaire, secours des chrétiens, refuge du genre humain, victorieuses de toutes les batailles de Dieu, nous voici prosternés suppliants aux pieds de votre trône, dans la certitude de recevoir les grâces, l'aide et la protection opportunes dans les calamités présentes, non en vertu de nos mérites, dont nous ne saurions nous prévaloir, mais uniquement par l'effet de l'immense bonté de votre cœur maternel.

C'est à vous, c'est à votre Cœur immaculé, qu'en cette heure tragique de l'histoire humaine, nous nous confions et nous nous consacrons, non seulement en union avec la sainte Église - corps mystique de votre Fils Jésus - qui souffre et verse son sang, en proie aux tribulations en tant de lieux et de tant de manières, mais en union aussi avec le monde entier, déchiré par de farouches discordes, embrasé d'un incendie de haine et victime de ses propres iniquités.

Laissez-vous toucher par tant de ruines matérielles et morales, par tant de douleurs, tant d'angoisses de pères et de mères, de frères, d'enfants innocents, par tant de vies fauchées dans la fleur de l'âge, tant d'âmes torturées et agonisantes, tant d'autres en péril de se perdre éternellement.

Ô Mère de miséricorde, obtenez-nous de Dieu la paix, et surtout les grâces qui peuvent en un instant convertir le cœur des hommes, ces grâces qui préparent, concilient, assurent la paix ! Reine de la paix, priez pour nous et donnez au monde en guerre la paix après laquelle les peuples soupirent, la paix dans la vérité, dans la justice, dans la charité du Christ.


Donnez-lui la paix des armes et la paix des âmes, afin que dans la tranquillité de l'ordre s'étende le règne de Dieu. Accordez votre protection aux infidèles et à tous ceux qui gisent encore dans les ombres de la mort ; donnez-leur la paix, faites que se lève pour eux le soleil de la vérité et qu'ils puissent avec nous, devant l'unique Sauveur du monde, répéter : Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur terre aux hommes de bonne volonté ! Aux peuples séparés par l'erreur ou par la discorde, particulièrement à ceux qui professent pour vous une singulière dévotion et chez lesquels il n'y avait pas de maison qui n'honorât votre vénérable icône (peut-être aujourd'hui cachée et réservée pour des jours meilleurs), donnez la paix et reconduisez-les à l'unique bercail du Christ, sous l'unique vrai Pasteur.

Obtenez à la sainte Église de Dieu une paix et une liberté complètes ; arrêtez les débordements du déluge néo-païen ; développez dans le cœur des fidèles l'amour de la pureté, la pratique de la vie chrétienne et le zèle apostolique, afin que le peuple des serviteurs de Dieu augmente en mérite et en nombre.

Enfin, de même qu'au cœur de votre Fils Jésus furent consacrés l'Église et le genre humain tout entier, afin que, toutes les espérances étant placées en lui, il devînt pour eux signe et gage de victoire et de salut, ainsi et pour toujours nous nous consacrons à vous, à votre Cœur immaculé, ô notre Mère et Reine du monde, pour que votre amour et votre protection hâtent le triomphe du règne de Dieu et que toutes les nations, en paix entre elles et avec Dieu, vous proclament bienheureuse et entonnent avec vous, d'une extrémité du monde à l'autre, l'éternel Magnificat de gloire à celui en qui seul elles peuvent trouver la vérité, la vie et la paix.


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Voir / 2009 / 2017 – Grande Neuvaine de Fátima

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MessageSujet: Re: Neuvaine pour la France : neuf mois de prières   Lun 15 Juin - 19:00


Cœur sacré de Jésus, j’ai confiance en vous!




« Ô très amoureux Cœur de mon unique amour Jésus, ne pouvant vous aimer, honorer et glorifier selon l’étendue du désir que vous m’en donnez, j’invite le ciel et la terre de le faire pour moi ; et je m’unis à ces ardents séraphins pour vous aimer.

O Cœur tout brûlant d’amour, que n’enflammez-vous le ciel et la terre de vos plus pures flammes pour en consommer tout ce qu’ils enserrent, afin que toutes les créatures ne respirent que votre amour ! Changez-moi tout en Cœur pour vous aimer, en me consommant dans vos plus vives ardeurs.

O feu divin, ô flammes toutes pures du Coeur de mon unique amour Jésus, brûlez-moi sans pitié, consommez-moi sans résistance ! O amour du ciel et de la terre, venez, venez tout dans mon Coeur pour me réduire en cendres !

O feu dévorant de la Divinité, venez, venez fondre sur moi ! Brûlez-moi, consommez-moi au milieu de vos plus vives flammes, qui font vivre ceux qui y meurent. Ainsi soit-il ! »



« Rien ne nous empêche donc d’adorer le Cœur Sacré de Jésus Christ, puisqu’il participe à l’inépuisable charité de notre Divin Rédempteur et qu’il est le symbole naturel le plus expressif de la charité que Celui ci continue de ressentir pour le genre humain. Bien qu’il ne soit plus soumis aux vicissitudes de notre vie mortelle, le Cœur du Christ vit,

cependant, et bat, indissolublement uni à la Personne du Verbe de Dieu et uni, en elle et par elle, à sa volonté divine. Il déborde d’un amour divin et humain, il est riche de tous les trésors de grâces que notre Rédempteur a acquis par sa vie, ses souffrances et sa mort et c’est pourquoi il est vraiment la source intarissable de l’amour que son Esprit répand dans tous les membres de son Corps mystique.

Aussi le Cœur de notre Sauveur reflète, en quelque sorte, l’image de la Personne divine du Verbe et de sa double nature, divine et humaine; et nous pouvons considérer en lui non seulement le symbole, mais comme le résumé de tout le mystère de notre Rédemption. Lorsque nous adorons le Cœur Sacré de Jésus-Christ, nous adorons à la fois, en lui et par lui, l’amour incréé du Verbe de Dieu et son amour humain, avec ses autres sentiments et ses vertus ; l’un et l’autre amour, en effet, ont poussé le Rédempteur à s’immoler pour nous et pour toute l’Église son Épouse, selon le mot de l’Apôtre : « Le Christ a aimé l’Église, il s’est livré pour elle, afin de la sanctifier, en la purifiant par le bain d’eau qu’une parole accompagne ; car Il voulait se la présenter à lui même toute resplendissante, sans tache ni ride ni rien de tel, mais sainte. et immaculée ».



Pie XII, Encyclique Haurietis aquas sur le Culte du sacré Cœur de Jésus (1956)



Que notre cœur ressemble à celui de la Vierge Marie


]


« Lorsque Marie confrontait en elle-même tout ce qu’elle avait appris pour l’avoir lu, entendu ou vu, comme elle grandissait dans la foi, comme elle progressait en mérite, comme elle était éclairée par la sagesse, comme elle s’enflammait de plus en plus du feu de l’amour ! En revivant la révélation des mystères célestes qui lui avait été proposée, elle était comblée de joie, merveilleusement fécondée par l’Esprit, et elle s’élançait vers Dieu tout en demeurant dans l’humilité. De tels progrès dans la grâce divine élèvent jusqu’aux sommets et transfigurent de gloire en gloire.

Heureuse, certes, l’âme de la bienheureuse Vierge : habitée par l’Esprit et par son enseignement, elle obéissait toujours et en toutes choses aux ordres du Verbe. Elle n’était pas guidée par son sentiment personnel, pas sa propre décision ; mais ce que la sagesse suggérait intérieurement à sa foi, elle l’accomplissait extérieurement pas son corps. Il convenait bien à la divine Sagesse, qui bâtissait, pour y habiter, la demeure de l’Église, il lui convenait d’employer Marie la toute sainte pour procurer l’observance de la loi, la purification de l’âme, l’idéal de l’humilité et le sacrifice spirituel.

Imite-la, âme fidèle. Pour te purifier spirituellement et pouvoir te délivrer de la maladie du péché, entre dans le temple de ton cœur. Dieu y regarde toute affection plus que notre ouvrage, en tout ce que nous faisons. Aussi nous pouvons, par le désir de la contemplation, nous jeter en Dieu pour ne penser qu’à lui ; ou bien nous pouvons chercher notre équilibre par le progrès des vertus et des activités profitables à notre prochain ; en tout cela n’ayons pas d’autre mobile que l’amour de Christ. Voilà quel est le sacrifice spirituel de purification qui est agréable à Dieu. Il ne s’accomplit pas dans un temple matériel, mais dans le temple de notre cœur où le Christ Seigneur fait avec joie son entrée. »





Saint Laurent Justinien (1381-1456),
Sermon sur la Vierge Marie


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MessageSujet: Re: Neuvaine pour la France : neuf mois de prières   Mer 17 Juin - 15:57


L’apostasie, source de la désespérance européenne




« Sois sans crainte. Je suis le Premier et le Dernier, je suis le Vivant: j’étais mort, mais me voici vivant pour les siècles des siècles, et je détiens les clés de la mort et du séjour des morts » (Ap 1, 17- 18). Cette parole est aussi adressée aujourd’hui aux Églises en Europe, souvent tentées par l’obscurcissement de l’espérance. En effet, le temps que nous vivons, avec les défis qui lui sont propres, apparaît comme une époque d’égarement. Beaucoup d’hommes et de femmes semblent désorientés, incertains, sans espérance, et de nombreux chrétiens partagent ces états d’âme. Nombreux sont les signes préoccupants qui, au début du troisième millénaire, troublent l’horizon du continent européen, lequel, « tout en étant riche d’immenses signes de foi et de témoignage, et dans le cadre d’une vie commune certainement plus libre et plus unie, ressent toute l’usure que l’histoire ancienne et récente a provoquée dans les fibres les plus profondes de ses populations, entraînant souvent la déception ».

Parmi les nombreux aspects, amplement rappelés aussi à l’occasion du Synode, je voudrais mentionner la perte de la mémoire et de l’héritage chrétiens, accompagnée d’une sorte d’agnosticisme pratique et d’indifférentisme religieux, qui fait que beaucoup d’Européens donnent l’impression de vivre sans terreau spirituel et comme des héritiers qui ont dilapidé le patrimoine qui leur a été légué par l’histoire. On n’est donc plus tellement étonné par les tentatives de donner à l’Europe un visage qui exclut son héritage religieux, en particulier son âme profondément chrétienne, fondant les droits des peuples qui la composent sans les greffer sur le tronc irrigué par la sève vitale du christianisme.

Certes, les prestigieux symboles de la présence chrétienne ne manquent pas dans le continent européen, mais avec l’expansion lente et progressive de la sécularisation, ils risquent de devenir un pur vestige du passé. Beaucoup n’arrivent plus à intégrer le message évangélique dans l’expérience quotidienne ; il est de plus en plus difficile de vivre la foi en Jésus dans un contexte social et culturel où le projet chrétien de vie est continuellement mis au défi et menacé ; dans de nombreux milieux de vie, il est plus facile de se dire athée que croyant ; on a l’impression que la non-croyance va de soi tandis que la croyance a besoin d’une légitimation sociale qui n’est ni évidente ni escomptée.

Cette perte de la mémoire chrétienne s’accompagne d’une sorte de peur d’affronter l’avenir. L’image du lendemain qui est cultivée s’avère souvent pâle et incertaine. Face à l’avenir, on ressent plus de peur que de désir. On en trouve des signes préoccupants, entre autres, dans le vide intérieur qui tenaille de nombreuses personnes et dans la perte du sens de la vie. Parmi les expressions et les conséquences de cette angoisse existentielle, il faut compter en particulier la dramatique diminution de la natalité, la baisse des vocations au sacerdoce et à la vie consacrée, la difficulté, sinon le refus, de faire des choix définitifs de vie, même dans le mariage.

On assiste à une fragmentation diffuse de l’existence ; ce qui prévaut, c’est une sensation de solitude; les divisions et les oppositions se multiplient. Parmi les autres symptômes de cet état de fait, la situation actuelle de l’Europe connaît le grave phénomène des crises de la famille et de la disparition du concept même de famille, la persistance ou la réactivation de conflits ethniques, la résurgence de certaines attitudes racistes, les tensions interreligieuses elles-mêmes, l’attitude égocentrique qui enferme les personnes et les groupes sur eux-mêmes, la croissance d’une indifférence éthique générale et de la crispation excessive sur ses propres intérêts et privilèges. Pour beaucoup de personnes, au lieu d’orienter vers une plus grande unité du genre humain, la mondialisation en cours risque de suivre une logique qui marginalise les plus faibles et qui accroît le nombre des pauvres sur la terre.

Parallèlement à l’expansion de l’individualisme, on note un affaiblissement croissant de la solidarité entre les personnes : alors que les institutions d’assistance accomplissent un travail louable, on observe une disparition du sens de la solidarité, de sorte que, même si elles ne manquent pas du nécessaire matériel, beaucoup de personnes se sentent plus seules, livrées à elles-mêmes, sans réseau de soutien affectif.

À la racine de la perte de l’espérance se trouve la tentative de faire prévaloir une anthropologie sans Dieu et sans le Christ. Cette manière de penser a conduit à considérer l’homme comme « le centre absolu de la réalité, lui faisant occuper faussement la place de Dieu. On oublie alors que ce n’est pas l’homme qui fait Dieu, mais Dieu qui fait l’homme. L’oubli de Dieu a conduit à l’abandon de l’homme », et c’est pourquoi, « dans ce contexte, il n’est pas surprenant que se soient largement développés le nihilisme en philosophie, le relativisme en gnoséologie et en morale, et le pragmatisme, voire un hédonisme cynique, dans la manière d’aborder la vie quotidienne ». La culture européenne donne l’impression d’une « apostasie silencieuse » de la part de l’homme comblé qui vit comme si Dieu n’existait pas.




Saint Jean-Paul II, Ecclesia in Europa (2003), §7-9



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MessageSujet: Re: Neuvaine pour la France : neuf mois de prières   Jeu 18 Juin - 13:19

La libération spirituelle de la France




« A l’Élysée, j’ai évoqué l’autre jour l’originalité de la situation française que le Saint-Siège désire respecter. Je suis convaincu, en effet, que les Nations ne doivent jamais accepter de voir disparaître ce qui fait leur identité propre. Dans une famille, les différents membres ont beau avoir le même père et la même mère, ils ne sont pas des individus indifférenciés, mais bien des personnes avec leur propre singularité. Il en va de même pour les pays, qui doivent veiller à préserver et développer leur culture propre, sans jamais la laisser absorber par d’autres ou se noyer dans une terne uniformité. « La Nation est en effet, pour reprendre les termes du Pape Jean-Paul II, la grande communauté des hommes qui sont unis par des liens divers, mais surtout, précisément, par la culture. La Nation existe « par  la culture » et « pour la culture », et elle est donc la grande éducatrice des hommes pour qu’ils puissent « être davantage dans la communauté» (Discours à l’UNESCO, 2 juin 1980, n. 14). Dans cette perspective, la mise en évidence des racines chrétiennes de la France permettra à chacun des habitants de ce Pays de mieux comprendre d’où il vient et où il va. Par conséquent, dans le cadre institutionnel existant et dans le plus grand respect des lois en vigueur, il faudrait trouver une voie nouvelle pour interpréter et vivre au quotidien les valeurs fondamentales sur lesquelles s’est construite l’identité de la Nation. Votre Président en a évoqué la possibilité. Les présupposés sociopolitiques d’une antique méfiance, ou même d’hostilité, s’évanouissent peu à peu. L’Église ne revendique pas la place de l’État. Elle ne veut pas se substituer à lui. Elle est une société basée sur des convictions, qui se sait responsable du tout et ne peut se limiter à elle-même. Elle parle avec liberté, et dialogue avec autant de liberté dans le seul désir d’arriver à la construction de la liberté commune. Une saine collaboration entre la Communauté politique et l’Église, réalisée dans la conscience et le respect de l’indépendance et l’autonomie de chacune dans son propre domaine, est un service rendu à l’homme, ordonné à son épanouissement personnel et social. De nombreux points, prémices d’autres qui s’y ajouteront selon les nécessités, ont déjà été examinés et résolus au sein de l’ «Instance de Dialogue entre l’Église et l’État». En vertu de sa mission propre et au nom du Saint-Siège, le Nonce Apostolique y siège naturellement, lui qui est appelé à suivre activement la vie de l’Église et sa situation dans la société.

Comme vous le savez, mes prédécesseurs, le bienheureux Jean XXIII, ancien Nonce à Paris, et le Pape Paul VI, ont voulu des Secrétariats qui sont devenus, en 1988, le Conseil Pontifical pour la promotion de l’Unité des Chrétiens et le Conseil Pontifical pour le Dialogue Interreligieux. S’y ajoutèrent très vite la Commission pour les Rapports Religieux avec le Judaïsme et la Commission pour les Rapports Religieux avec les Musulmans. Ces structures sont en quelque sorte la reconnaissance institutionnelle et conciliaire des innombrables initiatives et réalisations antérieures. Des commissions ou conseils similaires se trouvent d’ailleurs dans votre Conférence Épiscopale et dans vos Diocèses. Leur existence et leur fonctionnement démontrent la volonté de l’Église d’aller de l’avant (…) dans le dialogue bilatéral. La récente Assemblée plénière du Conseil Pontifical pour le Dialogue Interreligieux a mis en évidence que le dialogue authentique demande comme conditions fondamentales une bonne formation pour ceux qui le promeuvent, et un discernement éclairé pour avancer peu à peu dans la découverte de la Vérité. L’objectif des dialogues œcuménique et interreligieux, différents naturellement dans leur nature et leur finalité respective, est la recherche et l’approfondissement de la Vérité. Il s’agit donc d’une tâche noble et obligatoire pour tout homme de foi, car le Christ lui-même est la Vérité. La construction des ponts entre les grandes traditions ecclésiales chrétiennes et le dialogue avec les autres traditions religieuses, exigent un réel effort de connaissance réciproque, car l’ignorance détruit plus qu’elle ne construit. Par ailleurs, il n’y a que la Vérité qui permette de vivre authentiquement le double Commandement de l’Amour que nous a laissé Notre Sauveur. Certes, il faut suivre avec attention les différentes initiatives entreprises et discerner celles qui favorisent la connaissance et le respect réciproques, ainsi que la promotion du dialogue, et éviter celles qui conduisent à des impasses. La bonne volonté ne suffit pas. Je crois qu’il est bon de commencer par l’écoute, puis de passer à la discussion théologique pour arriver enfin au témoignage et à l’annonce de la foi elle-même (cf. Note doctrinale sur certains aspects de l’évangélisation, n. 12, 3 décembre 2007). Puisse l’Esprit Saint vous donner le discernement qui doit caractériser tout Pasteur ! Saint Paul recommande : «Discernez la valeur de toute chose. Ce qui est bien, gardez-le !» (1 Th 5, 21). La société globalisée, pluriculturelle et pluri-religieuse dans laquelle nous vivons, est une opportunité que nous donne le Seigneur de proclamer la Vérité et d’exercer l’Amour afin d’atteindre tout être humain sans distinction, même au-delà des limites de l’Église visible.

L’année qui a précédé mon élection au Siège de Pierre, j’ai eu la joie de venir dans votre pays pour y présider les cérémonies commémoratives du soixantième anniversaire du débarquement en Normandie. Rarement comme alors, j’ai senti l’attachement des fils et des filles de France à la terre de leurs aïeux. La France célébrait alors sa libération temporelle, au terme d’une guerre cruelle qui avait fait de nombreuses victimes. Aujourd’hui, c’est surtout en vue d’une véritable libération spirituelle qu’il convient d’œuvrer. L’homme a toujours besoin d’être libéré de ses peurs et de ses péchés. L’homme doit sans cesse apprendre ou réapprendre que Dieu n’est pas son ennemi, mais son Créateur plein de bonté. L’homme a besoin de savoir que sa vie a un sens et qu’il est attendu, au terme de son séjour sur la terre, pour partager à jamais la gloire du Christ dans les cieux. Votre mission est d’amener la portion du Peuple de Dieu confiée à vos soins à la reconnaissance de ce terme glorieux. Veuillez trouver ici l’expression de mon admiration et de ma gratitude pour tout ce que vous faites afin d’aller en ce sens. Veuillez être assurés de ma prière quotidienne pour chacun de vous. Veuillez croire que je ne cesse de demander au Seigneur et à sa Mère de vous guider sur votre route. »





Benoit XVI, Message aux évêques de France, le 14 septembre 2008 à Lourdes


Pour approfondissement lire  cet article :





Laïcité et libération spirituelle : la vocation d'une France fidèle à ses racines

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MessageSujet: Re: Neuvaine pour la France : neuf mois de prières   Ven 19 Juin - 15:37

Méditation du Père Guy Gilbert





Prier sans relâche pour redonner l’espérance


Est-il besoin de rappeler qui est Guy Gilbert ?



Evangélisateur des rues et des quartiers les plus difficiles, il accompagne depuis 50 ans cette année les adolescents livrés à eux-mêmes, les jeunes drogués et les récidivistes.

Pour être proche de la population, il apprend l’arabe et l’argot des loubards.

Père Guy GilbertCette vocation, il l’a reçue pleinement en accueillant un enfant de 12 ans qui s’était réfugié chez lui, incapable de parler pendant un an à la suite de maltraitance parentale. C’est une révélation : les gosses de la rue ont besoin de quelqu’un, c’est à eux qu’il ira.

Pour tous ces jeunes qui ont perdu l’espérance, il prie chaque jour et leur fait don de tout son temps, de toute son âme, de toute sa foi.

A 80 ans, il a répondu avec enthousiasme à l’appel de la Neuvaine : sa méditation envoyée oralement est poignante de toute la souffrance qu’il porte pour alléger ceux qu’il accompagne. En aidant l’homme à reprendre conscience de sa dignité dans un quotidien hostile, il a été la main tendue du Christ vers les plus pauvres tout au long de sa vie.


Avec le Père Guy Gilbert, prions :

« Merci de faire ce que le Christ nous a demandé, de prier sans relâche. Prions pour la France.

Nous avons des gouvernants que nous avons voulus ou pas : l’important c’est que nous priions pour eux, notamment pour les libérer de ce putain de chômage qui est endémique actuellement. Toutes les familles qui sont sans travail, toutes les familles qui n’ont plus de travail, tous ceux qui sont débauchés,  surtout vers l’âge de 50 ans où ils ont peu de chance de retrouver du travail.

Prions pour que la France fasse de bons choix au niveau politique, même si les choix sont difficiles…

Que les droits de l’homme, l’épanouissement de l’homme soient servis d’abord,  avant les schémas politiques égoïstes.





Prions pour Vincent Lambert, qui est comme vous le savez inconscient : il faut trouver une solution. Est-ce qu’il doit vivre ? Nous pensons qu’il doit vivre. Mais est-ce qu’il doit souffrir en ne disant plus rien ? C’est un problème difficile. Prions pour Vincent, pour qu’on ne s’acharne pas sur lui mais qu’on l’aide à vivre ce qu’il a à vivre.

Prions pour que l’euthanasie ne soit pas une loi nouvelle en France, parce que c’est dramatique : qu’on adoucisse la mort, qu’on adoucisse la souffrance, mais qu’on ne tue pas.

Prions pour 3 malades que je connais de mon entourage : ils ne sont pas loin de rejoindre le ciel. Qu’ils puissent avoir la paix avant de quitter cette terre

Prions pour un jeune, Joseph, qui est très difficile, qui est un poids très important pour notre travail d’éducateur : que beaucoup de prières se rejoignent pour l’aider à sortir de l’impasse dans laquelle il est.

Et priez pour moi si vous voulez bien…merci… j’en ai besoin puisque toutes mes journées sont faites souvent de cris de haine, de cris de gens qui en ont marre de vivre, notamment de jeunes. Prions pour que le Seigneur leur donne l’espérance.

Amen »




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MessageSujet: Re: Neuvaine pour la France : neuf mois de prières   Ven 26 Juin - 19:56


Méditation du Père Matthieu Rougé





Reine de la création, priez pour nous !


Vers la fin de l’encyclique qu’il vient de nous adresser, le Pape François contemple la « reine de la création » :

« Marie, la Mère qui a pris soin de Jésus, prend soin désormais de ce monde blessé, avec affection et douleur maternelles. Comme, le cœur transpercé, elle a pleuré la mort de Jésus, maintenant elle compatit à la souffrance des pauvres crucifiés et des créatures de ce monde saccagées par le pouvoir humain.


Totalement transfigurée, elle vit avec Jésus, et toutes les créatures chantent sa beauté. Elle est la Femme enveloppée de soleil, la lune est sous ses pieds, et douze étoiles couronnent sa tête’ (Ap12, 1). Élevée au ciel, elle est Mère et Reine de toute la création. Dans son corps glorifié, avec le Christ ressuscité, une partie de la création a atteint toute la plénitude de sa propre beauté. Non seulement elle garde dans son cœur toute la vie de Jésus qu’elle conservait fidèlement (cf. Lc 2, 51.51), mais elle comprend aussi maintenant le sens de toutes choses. C’est pourquoi, nous pouvons lui demander de nous aider à regarder ce monde avec des yeux plus avisés » (Laudato si, 241).

Marie est à la fois compatissante et glorieuse : le cœur transpercé par le glaive de la passion de son Fils, elle porte avec Lui toutes les atteintes à la vie humaine ; revêtue de soleil, elle chante notre vocation à la gloire éternelle. Avec son corps et avec son cœur de femme, elle manifeste la beauté et de notre condition créée. Par la profondeur de sa foi, elle perçoit le mystère de l’homme et de la femme comme devant s’accomplir par la ressemblance avec Dieu. Marie sait que ce qui rend l’humanité durable, c’est avant tout sa relation vivante avec le Créateur pleinement révélé en son Fils. Marie manifeste que l’humanité, si fragile et si précieuse, n’est pleinement protégée qu’à l’ombre de l’Esprit. Le secret de l’équilibre de la planète, ultimement, réside dans la communion avec Dieu. L’eau est un bien d’autant plus précieux qu’il annonce le don de l’eau vive de la grâce. L’air doit être protégé de la pollution aussi parce qu’il exprime le mystère de l’Esprit.





Ô Marie, apprenez-nous à respecter la création ! Apprenez-nous à apprécier notre terre, en particulier notre terre de France qui aime tant vous chanter au Puy comme à Lourdes, à Chartres ou à Paris. Apprenez-nous à servir la dignité de ce qu’il y a de plus précieux dans la création : la vie humaine, tout spécialement quand elle est fragile.
Gardez-nous des eaux troubles du mensonge et de l’air vicié du péché. Préservez-nous des pollutions de la haine et de la violence. Apprenez-nous à recevoir la terre comme un présent de Dieu dont lui seul nous révèle la véritable beauté. Obtenez-nous la grâce d’une foi, d’une espérance et d’une charité durables au service d’une écologie de la sainteté.

Ô Marie, donnez-nous d’aimer et de respecter la terre, en actes et en vérité, en cherchant et en trouvant, avec des frères et sœurs toujours plus nombreux, le chemin du ciel. Amen !





Père Matthieu Rougé :

Il est prêtre du diocèse de Paris depuis 21 ans, curé de Saint-Ferdinand des Ternes et Professeur à la Faculté Notre-Dame (Collège des Bernardins).Il a été secrétaire particulier du Cardinal Lustiger (200-2003) et aumônier des parlementaires (2004-2012). Dernier ouvrage publié : L’Eglise n’a pas dit son dernier mot. Petit traité d’antidéfaitisme catholique (Robert Laffont).


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MessageSujet: Re: Neuvaine pour la France : neuf mois de prières   Mar 30 Juin - 15:40

Notre-Dame de Boulogne, priez pour nous !




L’apparition de la Vierge à Boulogne-sur-Mer est rapportée dans des manuscrit de la fin du Moyen Age. Le récit est simple, avec deux variantes :

Une très belle dame arriva sur mer en bateau, dans une nacelle, sans voile, sans corde et sans aviron. Les bourgeois à qui elle était apparue lui demandèrent son nom. Elle répondit qu’elle était «l’avocate des pécheurs, la source de grâce, la fontaine de piété». Puis, la Vierge leur délivra son message : «Je veux qu’une lumière divine descende sur vous et sur votre ville… Mes amis, faites incontinent édifier en mon nom une église.»  

Ou encore, vers l’an 636, au temps de Dagobert, St Omer était évêque de notre région. Vers la tombée du jour, le peuple de Boulogne était rassemblé dans une chapelle couverte de joncs et de genêts, située dans la partie haute de la ville lorsque la Mère de Dieu apparut et dit aux fidèles de se rendre au rivage où les attendait une visite merveilleuse.

Ils coururent vers le lieu désigné, et trouvèrent une barque sans voile, sans rames et sans matelots, sur laquelle était posée une Vierge en bois, d’environ 1m de hauteur, tenant l’enfant Jésus sur son bras gauche. Tout ceci répandait une lumière extraordinaire, une impression de paix, de calme, de bonheur

Vers 1100, la Comtesse Ide, de Boulogne, qui deviendra Ste Ide, fait construire une église romane. Les travaux durent 200 ans et un chœur gothique termine l’ensemble au début du XVIs. Au XIIIe siècle, on dit que Boulogne était alors comme Lourdes maintenant. A partir du XIIe et XIIIe, les pèlerins affluent à Boulogne qui devient une étape sur le chemin de St Jacques de Compostelle. On s’arrête à Boulogne, en venant d’Angleterre ou des Pays-Bas, ou en remontant d’Espagne ou d’Italie. Il y a de nombreuses attestations de venues de pèlerins célèbres : Lanfranc, archevêque de Canterbury, St Bernard, et venant du Moyen Orient, vers 1050, l’évêque d’Antioche et celui du Mont Sinaï.- puis au XIIIe siècle, les rois Philippe Auguste, St Louis, Henri III d’Angleterre, François 1er, et de très nombreuses guérisons survenues par l’intermédiaire de Notre Dame de Boulogne.


Au temps des guerres de religion

En 1553, l’empereur Charles Quint fait raser Thérouanne, à 20 km de Boulogne, où était l’évêché de la région. L’évêque vient résider à Boulogne et l’église devient cathédrale. Mais le XVIe s. est celui des guerres de religion. A Boulogne, les Huguenots s’acharnent contre la cathédrale, brisent les vitraux, brûlent les boiseries et surtout essaient de briser la statue puis de la faire brûler, en vain. Elle est finalement jetée sur un tas de fumier puis dans un puits. La femme d’un Huguenot, très pieuse, la retire secrètement du puits et la cache dans son grenier, où elle restera plus de 30 ans avant de regagner la cathédrale. Elle est en très mauvais états, mais la reprise des miracles prouve son authenticité. En 1630, Mgr Le Bouthiller rebâtit la cathédrale.

Au temps de la Révolution française

En 1789, avec la révolution, églises et couvents sont déclarés propriétés de l’État. Le mobilier est vendu ou détruit. La statue est brûlée en 1793. La main droite, qui s’était détachée peu avant, est le seul vestige de la statue originale. (+ morceau dans un reliquaire de cuivre, sous le dôme). La cathédrale sert d’arsenal, d’entrepôt puis, vendue à des trafiquants étrangers à la ville, elle est démolie et vendue pierre par pierre.

Un humble reconstructeur

A partir de 1820, l’abbé Haffreingue passera sa vie à reconstruire la cathédrale, dont il en sera lui-même l’architecte en s’inspirant de St Paul de Londres et des grandes basiliques romaines. Son chantier occupa 160 ouvriers auxquels il se mêlait volontiers. Il voulait qu’on puisse la voir d’Angleterre et qu’elle soit comme une prière permanente élevée vers le ciel pour la réunion des communautés protestantes et catholiques, en une seule église. L’Abbé Haffreingue était très modeste. A l’extérieur, devant le parvis, on peut lire au dessus du portail central  » A Domino factum est » : ceci est l’œuvre du Seigneur.

Au temps de la seconde guerre mondiale, « Le grand retour »

De 1943 à 1948, quatre reproductions de la Vierge de Boulogne, appelée aussi « Notre Dame du Grand Retour», chacune montée sur un char, parcoururent 120 000 km à travers la France, visitant 16 000 paroisses, en provoquant un élan de foi, prières et conversions sur son passage. Dès le départ de Lourdes en 1943, le but affiché est la consécration au Cœur Immaculée de Marie du plus grand nombre de Français et la conversion des pêcheurs. Mais dans ce climat de guerre, les missionnaires font prier pour le retour des absents (prisonniers, déportés, requis du STO, déplacés), pour la préservation des bombardements et pour le « Salut » de la France. »
 



Vivre Avec Marie- Notre-Dame de Boulogne

Le Grand Retour de Notre-Dame de Boulogne à travers la France (1943-1948). Essai d'interprétation

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MessageSujet: Re: Neuvaine pour la France : neuf mois de prières   Lun 6 Juil - 13:18

Méditation de Don Louis-Hervé GUINY




« Seigneur, donnez à la France les nouveaux St Vincent de Paul dont elle a besoin »

La plus grande grâce que Dieu ait faite à la France meurtrie, au temps de Richelieu et de Mazarin, est de lui avoir donné saint Vincent de Paul (1581-1660).

Pour panser les plaies du pauvre peuple, il fallait un homme qui unît en lui le meilleur du paysan et du prêtre :le bon sens, l’humilité, l’activité tenace, la prudence, la patience, et pénétrant le tout, une charité sans égale. Lui aussi est frappé de la différence entre le nombre de prêtres et la misère qu’ils sont chargés d’encadrer, d’édifier, d’enseigner et de consoler. C’est qu’il y a trop de mauvais prêtres.

« Les mauvais prêtres » : que de fois le mot revient sur les lèvres du fondateur des lazaristes ! Il sait bien que partout en France, il y a des prêtres fervents, mais les autres l’obsèdent par leur nombre. Fort de ses relations avec un certain nombre d’évêques, il tombe d’accord sur l’impossibilité d’améliorer la masse des mauvais prêtres et sur la nécessité « d’appliquer le remède à la source du mal », en s’efforçant « de donner l’esprit ecclésiastique et d’enseigner les devoirs de leur état à ceux qui veulent entrer dans les ordres». C’est le début d’une grande aventure en France.

Le séminaire devient la nouvelle matrice du clergé français. Saint Vincent de Paul écrira « c’est un chef d’œuvre en ce monde que de faire de bons prêtres ». C’est d’autant plus important pour lui qu’il éprouve l’intuition et la conviction que les peuples sont à l’image de leurs pasteurs. Il écrit à un fils : « Dieu vous bénisse, mon frère ! C’est bien fait de demander à Dieu qu’il fasse de bons évêques, de bons curés, de bons prêtres, et c’est ce que nous devons tous demander : tels sont les pasteurs, tels sont les peuples. On attribue aux officiers d’une armées les bons et les mauvais succès de la guerre ; et on peut dire de même que, si les ministres de l’Eglise sont bons, s’ils font leur devoir, tout ira bien ; et au contraire, s’ils ne le font pas, qu’ils sont cause de tous les désordres ». Il dira aussi qu’un « bon prêtre est une grande chose ! Que ne peut faire un bon prêtre ! Quelles conversions ne peut-il pas procurer, des prêtres dépend le bonheur du christianisme ».

Avec lui et après lui, le cardinal de Bérulle, Monsieur Olier, St Jean Eudes, St Louis-Marie et tant d’autres vont contribuer à la formation de ce nouveau clergé vertueux, zélé et charitable. A leur place, ces maîtres de l’Ecole Française de spiritualité ont permis cette réforme pastorale, forte d’un redressement moral et d’un esprit missionnaire dont les français vont bénéficier. C’est la France qui va bénéficier de cette réforme. Alexis de Tocqueville écrira bien plus tard : « je ne sais si, à tout prendre, et malgré les vices de quelques-uns de ses membres, il y eut jamais dans le monde un clergé plus remarquable que le clergé catholique de France au moment où la révolution l’a surpris : plus éclairé, plus national, moins retranché que les seules vertus privées, mieux pourvu de vertus publiques et , en même temps, de plus de foi…J’ai commencé l’étude de l’ancienne société plein de préjugés contre lui, j’en suis sorti plein de respect. »

Lors de la Révolution Française, l’épopée des prêtres cachés, des exilés, des martyrs, de ce qu‘on peut bien appeler « l’Eglise Française du silence » est le signe le plus fort de cette résistance pacifique. Que d’âmes d’enfants, Jean-Marie Vianney et tant d’autres, furent à jamais marqués par ces existences clandestines et héroïques. C’est cette transmission d’un idéal de sainteté sacerdotale authentique qui permettra au XIX ème et au début du XXème à tant de pasteurs et de missionnaires dans le monde entier, dans un climat souvent anticlérical de favoriser l’essor de l’Eglise.

C’est ce même désir qui anime le Cardinal Suhard, au sortir de la seconde guerre mondiale, qui entend lui aussi à sa place contribuer à la réforme du clergé pour le bien de la France : « Comme le Christ, le prêtre apporte à l’humanité un bienfait sans égal : celui de l’inquiéter. Il doit être le ministre de l’inquiétude, le dispensateur d’une soif et d’une faim nouvelles. Comme Dieu, il appelle la faim sur la terre. Il ne s’agit pas ici c’est évident, de semer une peur maladive dans des consciences déjà exacerbées par la vie moderne. L’inquiétude que doit semer le prêtre, c’est cette crainte de Dieu, ce tourment de l’infini, qui a fait pousser aux mystiques, et aux penseurs de tous les temps, ces cris d’appels si bouleversants. La révolte qu’il prône, c’est l’insurrection des consciences ; l’ordre qu’il vient troubler, c’est le calme apparent qui couvre les iniquités et les haines. Comme le héros et le Saint, le prêtre dans la cité, n’est pas un citoyen passivement docile ; il n’a point taille commune… Prophète du Dieu Vivant, il n’admet plus le repos qui serait la mort : il se doit d’être l’artisan du devoir, du jaillissement, dans l’intimité des personnes comme dans le déroulement de l’histoire. Et dès lors, on peut le dire sans contradiction : sa manière des semer l’ordre, c’est de le mettre en cause ; sa façon propre d’obéir aux lois des hommes, c’est d’en appeler sans cesse à la loi de Dieu ».

Dans la France d’aujourd’hui et de demain, les nouveaux « St Vincent de Paul » sauront à leur place, toute leur place et rien que leur place favoriser un élan missionnaire.




Don Louis-Hervé GUINY
Don Louis-Hervé GUINY Prêtre de la Communauté Saint-Martin depuis le 25 juin 2000. Responsable de la formation depuis 2004





« Saint Vincent de Paul, Apôtre et témoin de la Charité du Christ auprès des pauvres » :

« Saint Vincent de Paul, Apôtre et témoin de la Charité du Christ auprès des pauvres, donne-nous d'aimer Dieu aux dépens de nos bras et à la sueur de nos visages.

Aide-nous à nous abandonner à sa Providence, fidèles à découvrir son action dans tous les événements de notre vie.

Soutiens-nous dans notre désir de discerner et d'accomplir la Volonté de Dieu.

Obtiens-nous un cœur tendre et compatissant aux misères et aux souffrances des autres spécialement des plus démunis de ce monde.

Accompagne-nous dans notre service des hommes et intercède auprès du Fils de Dieu, pour que nous devenions dans notre travail, notre famille, notre quartier, notre paroisse, nos communautés, des passionnés de son Évangile d'Amour. Amen. »


Saint Vincent de Paul (1581-1660)



La Conférence de Saint Vincent de Paul aux Prêtres de la Mission :

Notre vocation est d’aller enflammer le cœur des hommes, de faire ce que fit le Fils de Dieu, Lui qui vint porter le feu dans le monde pour l’enflammer de son amour. Que pouvons-nous désirer d’autre sinon qu’il brûle et consume tout ?

Il est donc vrai que je suis envoyé non seulement pour aimer Dieu, mais pour le faire aimer.

Il ne me suffit pas d’aimer Dieu, si mon prochain ne l’aime pas de même. Je dois aimer mon prochain, fait à l’image de Dieu et objet de son amour, et tout faire, pour qu’à leur tour, les hommes aiment leur Créateur qui les reconnaît et les considère comme ses frères, qu’il a sauvés; et faire en sorte que, par la charité réciproque, ils s’aiment les uns les autres par amour de Dieu, qui les a aimés jusqu’à abandonner à la mort son propre Fils pour eux. C’est cela mon devoir.

Et bien, s’il est vrai que nous sommes appelés à porter au loin et à proximité l’amour de Dieu, que nous devons en enflammer les nations, si notre vocation est d’aller répandre ce feu divin dans le monde entier, s’il en est ainsi, dis-je, s’il en est vraiment ainsi, mes frères, combien me faut-il moi-même brûler de ce feu divin !

Comment donner la charité aux autres, si nous ne l’avons pas entre nous ? Observons si nous l’avons, non pas en général, mais si chacun l’a en soi, s’il l’a à la mesure nécessaire ; parce que si elle n’est brûlante en nous, si nous ne nous aimons pas les uns les autres comme Jésus Christ nous a aimés et si nous n’accomplissons pas d’actes semblables aux siens, comment pourrions-nous espérer diffuser un tel amour sur toute la terre ? Il n’est pas possible de donner ce que l’on n’a pas.

Le devoir de la charité consiste précisément à faire aux autres ce que l’on voudrait raisonnablement qu’ils nous fassent. Est-ce que je fais vraiment pour mon prochain ce que je voudrais qu’il me fasse ?

Observons le Fils de Dieu. Il n’y a que Notre Seigneur, qui soit si épris de l’amour pour les créatures qu’Il a laissé le trône de son Père, pour venir prendre un corps soumis à l’infirmité.

Et pourquoi cela ? Pour établir entre nous, par sa parole et son exemple, la charité prochain. C’est cet amour qui l’a crucifié et a accompli l’œuvre admirable de notre rédemption.

Si nous avions un peu de cet amour, resterions-nous les bras croisés ? Oh ! Non, la charité ne peut pas rester désœuvrée, elle nous pousse à procurer le salut et le soulagement aux autres !


« Ô Sauveur, qui nous a donné pour loi d’aimer notre prochain comme nous-mêmes » :

« Ô Sauveur, qui nous a donné pour loi d’aimer notre prochain comme nous-mêmes, Toi qui l’a exercée si parfaitement envers les hommes, sois Toi-même, Seigneur, ton remerciement éternel. Ô Sauveur, que je suis fortuné d’être en disposition d’amour envers le prochain ! Accorde-moi la grâce de reconnaître ma chance, d’aimer cette heureuse disposition, et de pouvoir contribuer à ce que cette vertu se manifeste maintenant, demain et toujours. Amen. »


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MessageSujet: Re: Neuvaine pour la France : neuf mois de prières   Mar 7 Juil - 19:21



La grandeur de la prière


« En vérité, je vous le dis, tout ce que vous demanderez à mon Père en mon nom, il vous l’accordera. »
(Saint Jean, XVI, 23.)

 
Non, mes frères, rien de plus consolant pour nous que les promesses que Jésus-Christ nous fait dans l’Évangile, en nous disant que tout ce que nous demanderons à son Père en son nom, il nous l’accordera. Non content de cela, mes frères, non seulement il nous permet de lui demander ce que nous désirons ; mais il va jusqu’à nous le commander, il nous en prie. Il disait à ses Apôtres : «Voilà bien trois ans que je suis avec vous et vous ne me demandez rien. Demandez-moi donc, afin que votre joie soit pleine et parfaite. »

 Ce qui nous montre que la prière est la source de tous les biens et de tout le bonheur que nous pouvons espérer sur la terre

. D’après cela, mes frères, si nous sommes si pauvres, si dénués de lumières et des biens de la grâce ; c’est que nous ne prions pas ou que nous prions mal. Hélas ! mes frères, disons-le en gémissant : une grande partie ne savent pas même ce que c’est que de prier, et d’autres n’ont qu’une grande répugnance pour un exercice qui est si doux et si consolant pour un bon chrétien. Parfois, nous en voyons quelques-uns qui prient, mais qui n’obtiennent rien, cela vient de ce qu’ils prient mal : c’est-à-dire, sans préparation, et sans savoir même ce qu’ils vont demander au bon Dieu. 

Mais pour mieux vous faire sentir la grandeur du bien que la prière nous attire, mes frères, je vous dirai que tous les maux qui nous accablent sur la terre ne viennent que de ce que nous ne prions pas, ou que nous prions mal ; et, si vous voulez en savoir la raison, la voici. C’est que si nous avions le bonheur de prier le bon Dieu comme il faut, il nous serait impossible de tomber dans le péché ; et si nous étions exempts de péché, nous nous retrouverions pour ainsi dire comme Adam avant sa chute. Pour vous engager, mes frères, à prier souvent et à prier comme il faut, je vais vous montrer 1° que sans la prière, il nous est impossible de nous sauver ; 2° que la prière est toute puissante auprès de Dieu ; 3° quelles sont les qualités que doit avoir une prière pour être agréable à Dieu et méritoire pour celui qui la fait.

Pour vous montrer, mes frères, le pouvoir de la prière et les grâces qu’elle vous attire du ciel, je vous dirai que ce n’est que par la prière que tous les justes ont eu le bonheur de persévérer. La prière est à notre âme ce que la pluie est à la terre. Fumez une terre, tant que vous voudrez ; si la pluie manque, tout ce que vous ferez ne servira de rien. De même, faites des bonnes œuvres tant que vous voudrez ; si vous ne priez pas souvent et comme il faut, jamais vous ne serez sauvés ; parce que la prière ouvre les yeux de notre âme, lui fait sentir la grandeur de sa misère, la nécessité d’avoir recours à Dieu, elle lui fait redouter sa faiblesse.

Le chrétien compte pour tout sur Dieu seul, et rien sur lui-même. Oui, mes frères, c’est par la prière que tous les justes ont persévéré. En effet, qui a porté tous ces saints à faire de si grands sacrifices que d’abandonner tous leurs biens, leurs parents et toutes leurs commodités, pour aller passer le reste de leur vie dans les forêts, afin d’y pleurer leurs péchés ? C’est, mes frères, la prière, qui enflammait leur cœur de la pensée de Dieu, du désir de lui plaire, et de ne vivre uniquement que pour lui. Voyez Magdeleine, quelle est son occupation après sa conversion ? N’est-ce pas la prière ? Voyez saint Pierre ; voyez encore saint Louis, roi de France, qui, dans ses voyages, au lieu de passer la nuit dans son lit, la passait dans une église, pour y prier, en demandant au bon Dieu le don précieux de persévérer dans sa grâce. Mais sans aller si loin, mes frères, ne voyons-nous pas nous-mêmes que dès que nous négligeons nos prières, nous perdons de suite le goût des choses du ciel : nous ne pensons plus qu’à la terre ; et si nous reprenons la prière, nous sentons renaître en nous la pensée et le désir des choses du ciel. Oui, mes frères, si nous avons le bonheur d’être dans la grâce de Dieu, ou nous aurons recours à la prière, ou nous sommes sûrs de ne pas persévérer longtemps dans le chemin du ciel. »

 


Saint Jean-Marie Vianney, Sermon
sur la prière





« Je Vous aime, Ô mon Dieu »
de Saint Jean-Marie Vianney (1786-1859)


« Je Vous aime, Ô mon Dieu, et mon seul désir est de Vous aimer jusqu’au dernier soupir de ma vie.

Je Vous aime, Ô mon Dieu infiniment aimable, et j’aime mieux mourir en Vous aimant que de vivre un seul instant sans Vous aimer.

Je Vous aime, Ô mon Dieu, et je ne désire le ciel que pour avoir le bonheur de Vous aimer parfaitement.

Je Vous aime, Ô mon Dieu, et n’appréhende l’enfer que parce qu’on n’y aura pas la douce consolation de Vous aimer.

Ô mon Dieu, si ma langue ne peut dire à tout moment que je Vous aime, du moins je veux que mon cœur Vous le répète autant de fois que je respire.

Ah ! Faites-moi la grâce de souffrir en Vous aimant, de Vous aimer en souffrant et d’expirer un jour en Vous aimant et en sentant que je Vous aime.

Et plus j’approche de ma fin, plus je Vous conjure d’accroitre mon amour et de le perfectionner. Ainsi soit-il ! »




« la Miséricorde de Dieu et le Sacrement de Réconciliation »
de Saint Jean-Marie Vianney


« Si nous comprenions bien ce que c'est d'être enfant de Dieu, nous ne pourrions faire le mal… être enfant de Dieu, oh, la belle dignité ! »

« La miséricorde de Dieu est comme un torrent débordé. Elle entraîne les cœurs sur son passage. »

« Ce n'est pas le pécheur qui revient à Dieu pour Lui demander pardon, mais c'est Dieu qui court après le pécheur et qui le fait revenir à Lui. »

« Donnons donc cette joie à ce bon Père : revenons à Lui… et nous serons heureux. »

« Le bon Dieu est toujours disposé à nous recevoir. Sa patience nous attend ! »

« Il y en a qui donnent au Père Éternel un cœur dur. Oh, comme ils se trompent ! Le Père Éternel, pour désarmer sa justice, a donné à son Fils un cœur excessivement bon : on ne donne pas ce qu'on n'a pas… »

« Il y en a qui disent : « J'ai trop fait de mal, le Bon Dieu ne peut pas me pardonner ». C'est un gros blasphème. C'est mettre une borne à la Miséricorde de Dieu, et Elle n'en a point : Elle est infinie. »

« Nos fautes sont des grains de sable à côté de la grande montagne des Miséricordes de Dieu. »

« Quand le Prêtre donne l’absolution, il ne faut penser qu’à une chose ; c’est que le sang du bon Dieu coule sur notre âme pour la laver, la purifier et la rendre aussi belle qu’elle était après le baptême. »

« Le bon Dieu au moment de l’absolution jette nos péchés par-derrière ses épaules, c’est-à-dire Il les oublie, Il les anéantit : ils ne reparaîtront plus jamais. »

« Il ne sera plus parlé des péchés pardonnés. Ils ont été effacés, ils n’existent plus ! »




Litanies de Saint Jean Marie Vianney

Seigneur, ayez pitié de nous.
Jésus-Christ, ayez pitié de nous.
Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus, écoutez-nous.
Jésus, exaucez-nous.

Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Esprit-Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Marie, priez pour nous.
Saint Jean-Marie Vianney, prévenue de la grâce dès votre enfance, priez pour nous.
Saint Jean-Marie Vianney, modèle de piété filiale, priez pour nous.
Saint Jean-Marie Vianney, dévôt serviteur du Coeur Immaculé de Marie, priez pour nous.
Saint Jean-Marie Vianney, lis de pureté, priez pour nous.
Saint Jean-Marie Vianney, vaillant imitateur des souffrances du Christ, priez pour nous.
Saint Jean-Marie Vianney, abîme d'humilité, priez pour nous.
Saint Jean-Marie Vianney, séraphin dans la prière, priez pour nous.
Saint Jean-Marie Vianney, fidèle adorateur du Très Saint Sacrement, priez pour nous.
Saint Jean-Marie Vianney, amant de la sainte pauvreté, priez pour nous.
Saint Jean-Marie Vianney, tendre ami des pauvres, priez pour nous.
Saint Jean-Marie Vianney, pénétré de la crainte des Jugements de Dieu, priez pour nous.
Saint Jean-Marie Vianney, fortifié par les missions divines, priez pour nous.
Saint Jean-Marie Vianney, tourmenté par l'enfer, priez pour nous.
Saint Jean-Marie Vianney, modèle des vertus sacerdotales, priez pour nous.
Saint Jean-Marie Vianney, pasteur ferme et prudent, priez pour nous.
Saint Jean-Marie Vianney, dévoré de zèle, priez pour nous.
Saint Jean-Marie Vianney, assidu au chevet des malades, priez pour nous.
Saint Jean-Marie Vianney, catéchiste infatigable, priez pour nous.
Saint Jean-Marie Vianney, prédicateur aux paroles de flamme, priez pour nous.
Saint Jean-Marie Vianney, sage directeur des âmes, priez pour nous.
Saint Jean-Marie Vianney, doué de l'esprit de conseil, priez pour nous.
Saint Jean-Marie Vianney, éclairé de célestes lumières, priez pour nous.
Saint Jean-Marie Vianney, redouté du démon, priez pour nous.
Saint Jean-Marie Vianney, compatissant à toutes les misères, priez pour nous.
Saint Jean-Marie Vianney, providence des orphelins, priez pour nous.
Saint Jean-Marie Vianney, favorisé du don des miracles, priez pour nous.
Saint Jean-Marie Vianney, qui avez réconcilié tant de pécheurs avec Dieu, priez pour nous.
Saint Jean-Marie Vianney, qui avez affermi tant de justes dans le bien, priez pour nous.
Saint Jean-Marie Vianney, qui avez goûté les délices de la mort, priez pour nous.
Saint Jean-Marie Vianney, qui jouissez de la gloire du Ciel, priez pour nous.
Saint Jean-Marie Vianney, secourable à tous ceux qui vous invoquent, priez pour nous.
Saint Jean-Marie Vianney, patron du clergé de France et de tous les curés de l'univers, priez pour nous.
Saint Jean-Marie Vianney, protecteur de nos soldats, priez pour nous.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur,
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.

Jésus-Christ, écoutez-nous.
Jésus-Christ, exaucez-nous.

Priez pour nous, saint Jean-Baptiste-Marie Vianney.
Afin que nos soyons dignes des promesses de Jésus-Christ.

Prions

Dieu tout-puissant et miséricordieux, qui avez rendu Saint Jean-Baptiste-Marie Vianney admirable par son zèle pastoral et par son constant amour de la prière et de la pénitence, faites-nous la grâce, nous vous en supplions, de gagner aux Christ, à son exemple et par son intercession les âmes de nos frères et de parvenir avec eux à la gloire éternelle. Par Jésus-Christ, Notre-Seigneur. Ainsi soit-il.



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MessageSujet: Re: Neuvaine pour la France : neuf mois de prières   Mar 21 Juil - 12:40

Un mois de prières avec Marie pour la France

préparation au renouvellement
du voeu de consécration
à la Vierge Marie


« Si deux d’entre vous se mettent d’accord pour demander quelque chose, ils l’obtiendront de mon Père qui est aux Cieux. »
Matthieu 18,19

Il y a des époques de l’Histoire où il devient nécessaire voire impérieux de prier.

« Le XXIe Siècle sera spirituel ou ne sera pas » a-t-on prêté à André Malraux.




La France est un pays magnifique, tellement riche de son climat, de sa géographie, de son littoral, de son patrimoine historique et culturel, de sa science et de son éducation, de ses traditions religieuses et bien-sûr de la diversité de son peuple !

Aujourd’hui, force est de constater que la France vit une crise économique et morale sérieuse dans un monde en feu.

Il est de notre devoir de croyants de ne pas abandonner, de rester dans l’Espérance en la victoire du Christ. Pour qu’il nous apporte Sa Paix et sa joie. Pour y parvenir, il devient nécessaire de nous unir, de nous engager avec ardeur dans la société pour la relever avec nos forces humaines et nos talents, sans oublier de puiser nos forces dans notre foi en Dieu en restant bien unis au Christ !

« Car celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie pour moi et pour l’Évangile la sauvera. » Marc 8,35



Il faut se remémorer la question du pape Jean- Paul II il y a déjà 30 ans aux français :

« Alors permettez-moi de vous interroger : France, fille aînée de l’Église, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ? Permettez-moi de vous demander : France, fille aînée de l’Église et éducatrice des peuples, es-tu fidèle, pour le bien de l’homme, à l’Alliance avec la Sagesse éternelle ? Pardonnez-moi cette question. Je l’ai posée comme le fait le ministre au moment du Baptême. Je l’ai posée par sollicitude pour l’Église dont je suis le premier prêtre et le premier serviteur, et par amour pour l’homme dont la grandeur définitive est en Dieu, Père, Fils et Esprit. »  

                                                                Saint Jean- Paul II au Bourget en 1980.

Faisons donc mémoire des racines judéo-chrétiennes de la France et rendons grâce pour la protection particulière dont elle a bénéficié depuis des siècles !

En effet, depuis le baptême de Clovis à Reims en 496 puis la Consécration de notre pays à la Vierge Marie par Louis XIII, il faut bien reconnaître que la France a été spécialement gratifiée par le Seigneur et par sa Mère.

Ces vœux sont anciens mais toujours d’actualité. La France a malheureusement été infidèle à ses promesses, en particulier ces quarante dernières années où l’individualisme et la société de consommation ont fait surgir la tiédeur et le relativisme, le mal du siècle. Et la foi a périclité là où l’orgueil a progressé. Un monde sans Dieu, ou qui l’invoque à tort contre les plus faibles, serait-ce la cause des soucis de la France et du Monde ?

Nous inspirant de Saint Louis Marie Grignon de Montfort, renouons les liens de l’Alliance avec Dieu pour nos personnes et notre pays, en renouvelant les vœux de notre baptême !

Comme l’ont fait de nombreux rois de France et certains chefs d’État dans l’Histoire, confions entièrement à Dieu le destin de notre pays par les mains de la Vierge Marie !

Voici une invitation à prier pour la France chaque jour pendant un mois, sous la forme d’un trentain de prières, s’inspirant des mystères du Rosaire et de textes d’Évangile, et proposant de redécouvrir la richesses des principaux sanctuaires français, la vie et l’oeuvre de grands saints français et leurs messages d’espoir pour notre pays.





Télécharger et diffuser le trentain complet de prières pour la France

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MessageSujet: Re: Neuvaine pour la France : neuf mois de prières   Mar 11 Aoû - 19:57

L’eucharistie révèle les entrailles de la miséricorde divine



« Qui de nous, mes frères, aurait jamais pu comprendre que Jésus-Christ eût porté son amour envers ses créatures jusqu’à leur donner son Corps adorable et son Sang précieux pour servir de nourriture à nos âmes, si ce n’était lui-même qui nous le dise ?

Eh quoi ! mes frères, une âme se nourrir de son Sauveur !… et cela autant de fois qu’elle le désire !… O abîme de bonté et d’amour d’un Dieu pour ses créatures ! … Saint Paul nous dit que le Sauveur, en se revêtant de notre chair, a caché sa divinité et a porté l’humiliation jusqu’à l’anéantissement.

Mais, en instituant le sacrement adorable de l’Eucharistie, il a voilé jusqu’à son humanité, il n’a laissé paraître que les entrailles de sa miséricorde. Oh ! mes frères, voyez de quoi est capable l’amour d’un Dieu pour ses créatures !…

Non, de tous les sacrements, il n’y en a point qui puisse être comparé à celui de l’Eucharistie. Dans celui du Baptême nous recevons, il est vrai, la qualité d’enfants de Dieu et, par conséquent, nous avons part à son royaume éternel ; dans celui de la Pénitence, les plaies de notre âme sont guéries et l’amitié de notre Dieu nous est rendue ; mais dans le sacrement adorable de l’Eucharistie, non seulement nous recevons l’application de son Sang précieux, mais encore l’auteur de toute grâce.

Saint Jean nous dit que Jésus-Christ «ayant aimé les hommes jusqu’à la fin (Jn 13, 1.), » trouva le moyen de monter au ciel sans quitter la terre il prit du pain entre ses mains saintes et vénérables, le bénit et le changea en son Corps ; il prit du vin et le changea en son Sang précieux, et donna à tous les prêtres, dans la personne de ses apôtres, le pouvoir de faire le même miracle, toutes les fois qu’ils prononceraient les mêmes paroles ; afin que, par ce miracle d’amour, il pût rester avec nous, nous servir de nourriture, nous consoler et nous tenir compagnie.

« Celui, nous dit-il, qui mange ma chair et qui boit mon sang vivra éternellement ; mais celui qui ne mange pas ma chair et qui ne boit pas mon sang n’aura pas la vie en lui (Jn 6, 54-55.). »

Oh ! mes frères, quel bonheur pour un chrétien d’aspirer à un si grand honneur que de se nourrir du pain des anges !…

Mais, hélas ! qu’il y en a peu qui le comprennent !… Ah ! mes frères, si nous comprenions la grandeur du bonheur que nous avons de recevoir Jésus-Christ, ne travaillerions-nous pas continuellement à le mériter ?

Pour vous faire concevoir une idée de la grandeur de ce bonheur, je vais vous montrer : 1° combien est grand le bonheur de celui qui reçoit Jésus-Christ dans la sainte communion et 2° les fruits que nous en devons tirer. »


Saint Jean-Marie Vianney, Sermon sur l’eucharistie




« Où est ton Dieu? Montre-moi la preuve de son existence! »

Quelle doit-être notre réponse? « Viens et vois ». La foi c’est croire sans voir, c’est vrai. Mais rien empêche de rappeller aux hommes qu’à chaque messe, lors de l’Eucharistie, au moment où le prêtre offre le Sacrifice qui est aussi un Repas, une Communion, le Seigneur se donne à voir dans un état de faiblesse, de douceur, de bonté, de beauté… dans l’Hostie qui vient d’être consacrée avec les paroles mêmes du Christ: « Ceci est mon Corps, Ceci est la coupe de mon Sang. »

L’élévation qui suit est un moment fort. Je me rappelle qu’à l’époque où j’étais pasteur, même que je ne croyais pas à la Transubstantiation (j’étais en chemin et commençais à me poser de sérieuses questions), après avoir dit les paroles, je pratiquais l’élévation – avec le pain rond et plat que mangent les arabes, que me préparait le boulanger de notre quartier: « j’vous ai fait une croix au centre du pain, puisque ce pain est pour l’église, » m’avait’il dit. Alors, lorsque j’élevais ce pain, les fidèles voyaient en même temps la croix. Un dimanche, des réformés hollandais sont venus dans notre chapelle, et ont assisté au culte. Je veillais que le culte soit toujours solennel, loin des dérives évangéliques, proche de la liturgie réformée, mais avec un plus.

En fait, ceux qui étaient de passage, disaient après le culte: « Ici, il se passe quelque chose qu’on a jamais vu ». C’est simplement que Marie avait le regard bienveillant sur nous, et voulait nous ramener à son divin Fils, j’en suis sûr. Mais bon, je ne le savais pas encore et ce qui me travaillait, c’était la liturgie et particulièrement ce que nous appelions la Sainte Cène: Voilà pourquoi depuis un certains temps, je faisais l’élévation du pain avec sa croix tracée en son milieu, et aussi du calice avec le vin (oui car il n’y a ni le Corps, ni le sang de Jésus dans les Saintes Cènes protestantes). Après le culte, l’une des dames hollandaises vient me voir: elle n’avait jamais vu cela dans son église réformée de son pays et m’a dit avoir pleuré lorsque j’ai élevé le pain rond avec sa croix et lorsque je l’ai rompu. Elle a vu l’amour de Jésus.

Comme quoi vous voyez, si l’un de nos frères séparés pleure devant le pain élevé et rompu, quelle doit être notre attitude, à nous, qui voyons le Corps du Christ élevé et rompu pour nous?

Celle apparence de Jésus peut nous surprendre « mais ne s’est-il pas assez humilié, qu’il vienne encore à nous sous la forme du pain et du vin, dans cet état de faiblesse? Entre les mains des hommes ses frères, se laisser briser et manger? Puis être enfermé dans le ciboire et le Tabernacle, et se montrant dans l’hostensoire lors du Salut, ou encore porté aux malades dans une custode, et en plus par des laïcs, même des femmes? » Certains crient au sacrilège, maudissent cette messe qu’il appellent moderniste, refusent que la communion soit donnée dans la main ou qu’un fidèle distribue le Corps du Christ.

C’est qu’ils n’ont pas compris l’amour de Jésus qui, encore aujourd’hui se donne à nous ses frères, tout entier (oui, lorsqu’on mange l’Hostie, nous recevons aussi son Sang précieux, il y a tout Jésus dans l’Hostie) par amour. Bref à ceux qui n’acceptent pas la communion dans la main et qu’un fidèle (homme ou femme) distribue la Communion, je leur dis: « le jour où vous aurez soif ou faim, vous ne regarderez pas qui vous donne à manger, un homme ou une femme, vous prendrez et vous mangerez » Ils me diront: « Ce n’est pas la même chose », je leur reponds: « C’est qu’alors vous n’avez pas faim! »


Un peu facile comme exemple? Il suffit de relire les Ecritures. Et se rappeler ce qu’est un chrétien : un chretien est un frère de Jésus, un ami de Jésus (s’il fait ce que le Père veut), un membre du Corps du Christ, une pierre vivante de l’édifice qui est l’Eglise. Alors un frère ne peut-il pas reposer sa tête sur le sein de son frère? Un ami ne peut-il pas serrer son ami dans ses bras, comme David avec Jonathan?

Vous me direz, nous avons plus que David dans le Très Saint Sacrement. Oui, nous avons Notre Dieu qui se fait nourriture pour nous, le Pain vivant descendu du Ciel. Alors, si durant son incarnation, on pouvait toucher Jésus, ne peut-on le faire lors de son abaissement dans le Sacrement de l’Euchariste? Oui, avec respect. Nous le pouvons: avec respect, car nous sommes prêtres. Certes nous ne pouvons consacrer, célébrer la messe, mais nous pouvons et devons prier, participer à la messe.
Oh sublime mystère de l’amour du Christ.

L’autre jour quelqu’un m’a demandé: « Qu’est-ce que vous en pensez qu’une femme distribue la communion? Moi ça me choque? » C’était une jeune femme attirée par la messe Tridentine et qui voit toujours des défauts, surtout dans la façon de célébrer la messe aujourd’hui (qui rappelons-le est la messe ordinaire, tandis que la Tridentine est la messe extraordinaire). Bref, j’ai expliqué à cette brave jeune femme qu’elle se laissait distraire par des détails et de ce fait ratait l’essentiel qui est Jésus. C’est vrai quoi, il faut faire confiance en l’Eglise. Quelqu’un m’a dit que ces catholiques qui critiquent toujours Vatican II et la belle messe que le Bienheureux Paul VI nous a laissée, font plus de mal à l’Eglise que les sectes.

Oui, car ils ne voient plus les entrailles de la miséricorde de Dieu, qui vient à nous, se laisse adorer sous l’apparence du pain et du vin, se laisse toucher, prendre dans nos mains, et se laisse manger. Dieu qui permet que son petit peuple soit actif autour des Évêques et des prêtres durant la messe: lectures, chant, musique, distribution du Corps du Christ, et visite aux malades, aux vieux qui ne peuvent plus venir à la messe. Et nos malades, nos vieux (ne soyez pas choqués que j’utilse ce mot « vieux », je l’utilise non pour les mépriser mais par affection) sont bien contants de voir arriver ce laïc, homme ou femme, qui se dévoue pour leur apporter la communion.

Une dame de notre paroisse, se rend tous les dimanches, avant la messe qui est chez nous à 9h30, à la maison de retraite, pour amener les hosties consacrées aux catholiques qui peuvent ainsi communier en même temps que les fidèles, lorsqu’ils regardent la messe à la télévision pendant cette belle émission: Le Jour du Seigneur.

L’eucharistie révèle les entrailles de la miséricorde de Dieu et ceci lorsque le Prêtre prononce les paroles, jusqu’au moment de la communion. Et aussi après, tous les fruits dans nos vies. Car que ferions-nous sans cette nourriture vitale, sanctifiante, réconciliante, salutaire? Nous serions démunis nous ne pourrions ni persévérer ni aimer.
« Viens et vois » cette Hostie, dans les mains du prêtre: c’est ton Dieu! « Viens et vois » cette Hostie brisée, distribuée par le prêtre et des fidèles à leurs frères qui ont faim et soif de justice, c’est ton Dieu qui se donne!

Tu ne peux croire cela? Pourtant, mon ami, tu m’as demandé de voir mon Dieu, je te le montre. Qu’aurais-tu voulu voir? « Personne n’a jamais vu Dieu, sauf le Fils qui nous révèle le Père et celui qui a vu le Fils a vu le Père ».Quoi, tu aurais préféré voir Jésus qui t’apparaisse? Mais non, tu ne croirais pas d’avantage, ou alors tu croirais mais où serait le mérite? « Heureux celui qui croit sans avoir vu ». Heureux es-tu mon ami si tu te contentes humblement de croire que ces offrandes du pain et du vin sont le Corps et le Sang de Jésus.

Regarde le prêtre élever l’Hostie, ne dirait-on pas le soleil qui se lève dans les ténèbres de ce monde, qui nous éclaire et nous réchauffe dans nos épreuves. Regarde cette coupe qui est élevée, coupe de la colère divine que Jésus a bue pour nous, à notre place, devenue coupe de bénédiction. Ne vois-tu pas que Notre Dieu, comme un ôte plein d’amour qui nous invite à sa table?

Tu me demandais de voir mon Dieu je te montre les entrailles de sa misericorde. Mais attend ce n’est pas fini, regarde ensuite la petite élévation, sommet de la messe. Regarde le prêtre saisir ce Dieu que tu veux voir, le sacrifice de Jésus renouvelé, écoute ces paroles, qui me donnent des frissons:

« Par lui, avec lui et en lui, à toi, Dieu le Père tout Puissant, dans l’unité du Sait-Esprit, tout honneur et toute gloire, pour les siècles des siècles. Amen »

Voilà ton Dieu, le Fils de Dieu a renouvelé son Sacrifice unique sur la Croix, pour nous, et pour l’honneur et la gloire de Dieu. Tu n’en verras pas plus. C’est déjà beaucoup, beaucoup d’amour.

« Saint Paul nous dit que le Sauveur, en se revêtant de notre chair, a caché sa divinité et a porté l’humiliation jusqu’à l’anéantissement. Mais, en instituant le sacrement adorable de l’Eucharistie, il a voilé jusqu’à son humanité, il n’a laissé paraître que les entrailles de sa miséricorde. »


(Saint Jean-Marie Vianney)



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MessageSujet: Re: Neuvaine pour la France : neuf mois de prières   Mer 12 Aoû - 14:13



Marie est la patronne de la France, fêtons la dignement,
et n’hésitons pas à lui présenter nos demandes.

Ce 15 Août, nous fêterons Marie de l’Assomption.(En France pas seulement : la Dormition et le Couronnement de Marie aussi). C'est ce jour-là que tous les  catholiques convergent vers les sanctuaires mariaux pour honorer comme il se doit la Vierge Marie. Le quinze août en France est un jour chômé.

Les intentions du Pape pour le mois d’Août sont les suivantes :

L'intention de prière universelle: « Les parents et éducateurs : Prions pour que les parents et les éducateurs aident les nouvelles générations à grandir avec une conscience droite et une vie cohérente. »

L'intention missionnaire : « Les Eglises d'Afrique : Prions pour que les Eglises particulières du Continent africain, fidèles à l'annonce de l'Evangile, promeuvent la construction de la paix et de la justice.».

Que vienne le règne de Marie dans nos cœurs, dans nos familles, dans nos paroisses, dans notre Pays, pour que vienne le règne du Christ dans nos cœurs, nos familles, nos paroisses et notre Pays, pour un plus grand bonheur, pour le bonheur du Ciel, à la louange de la Gloire de la Sainte Trinité. Seigneur par la très Sainte Vierge Marie, nous te prions.

Marie Reine de France, vient convertir notre pays et le transformer en profondeur, arrache lui cet esprit de fronde et de révolution, qu'il s'ouvre à la paix et à la joie de la résurrection du Christ, Marie en cette fête du 15 août, nous te prions, Seigneur nous te Prions.

« Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. » Quelle joie, que la mère de notre sauveur s’occupe de ses enfants de France. Vierge Marie protège nous, porte notre pardon au Père, et demande à ton fils de venir régner sur notre Pays. Seigneur, par l’intercession de Marie, nous te prions.

Marie, en cette fête de l'Assomption, je te prie pour que souffle une nouvelle Pentecôte sur la France et pour le réveil des grâces du baptême de la France.

"Heureuse celle qui a cru à l'accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur." Marie notre mère, apprends nous à écouter les paroles de notre Seigneur. Aides nous à devenir obéissant, et à accepter les paroles de notre pasteur, Benoît XVI. Seigneur par l'intercession de Marie, nous t'en prions. statue.jpg

Seigneur, en cette fête du 15 Août, où nous fêtons la Gloire de Marie, que la France honore de tout son cœur, nous t'en prions rétablis l'Alliance par laquelle tu as consacré notre Pays pour être une lumière parmi les nations. Seigneur nous t'en Prions.

Mère de Jésus, tu es aussi la mère de tous les français. En ce 15 Août où nous fêtons ton assomption, aides la France à retrouver la pureté de son baptême, qu'elle devienne la fidèle "fille aînée de l'Eglise." Seigneur par la très Sainte Vierge Marie, nous te prions.

Seigneur Jésus, tu nous a donné ta mère comme Patronne et guide spirituel à notre pays. Au cours des 2 derniers siècles, nous pouvons voir toute la sollicitude quelle a eu pour la France. En ce 15 Août, donnes aux français une conversion profonde vers leur mère du ciel, qu'ils lui prennent la main et se laissent guider par elle dans la joie. Seigneur nous te prions.

En ce 15 Août, de nombreux français sont rassemblés à Lourdes, mais aussi au Puy en Velay, et dans tous les autres sanctuaires Mariaux. Nous te prions en ce jour pour notre pays, qu'il revienne vers son baptême, et que tous ces français rassemblés, autour de Marie, retrouvent grâce devant ta face. Seigneur, nous te prions.

"Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour, de la promesse faite à nos pères, en faveur d'Abraham et de sa race à jamais." Seigneur, comme Israël, relève la France, qui en ce jour se rassemble autour de Marie. Qu'elle retrouve son "alliance avec la Sagesse Eternelle" (Jean Paul II), et qu'elle reprenne sa dignité et sa responsabilité de fille aînée de l'Eglise. Seigneur, nous te prions.

Marie, toi notre mère, toi, notre patronne, aides nous, aides les français, à dire OUI à Dieu, comme tu as simplement dit ce OUI à l'Ange Gabriel.

Le 4 Août, nous avons fêté Saint Jean Marie Vianney, qu'il fasse grandir les vocations en France, et qu'il fasse revenir les français à Dieu. Seigneur, nous te prions.

En ce jour de l'Assomption, Vierge Immaculée, nous fêtons ton retour vers le Père, guide la France, et guide nous pour que nous puissions revenir vers le Père. Seigneur, Par Marie, nous te prions.

Bienheureuse est tu Marie, toi qui a dit OUI. En ce jour nous te fêtons, et nous te demandons de venir régner sur la France. Seigneur, par Marie,nous te prions.


Source : Prière pour la France




Il ne semble pas d'évènement majeurs programmés pour ce 15 août lié à la neuvaine pour la France. Et j'en suis surprise. Par contre Ce sont 37 diocèses de France, dont celui de Paris, qui afficheront leur soutien au chrétiens d'Orient en faisant résonner les cloches le 15 août prochain, pour leur dire que nous ne les oublions ! Et c'est important aussi...


Les cloches de Notre-Dame de Paris sonneront pour les chrétiens d'Orient


Petit à petit, la mobilisation se poursuit, via les réseaux sociaux, au coeur de l'été, tout comme l'été dernier, quand il a fallu peu à peu que les médias et les politiques sortent de la torpeur estivale pour réaliser l'ampleur de la tragédie vécue par les chrétiens d'Orient, chassés de leurs villes, de leurs vies par Daesh.

"J’espère que toutes les églises de France vont répondre à cet appel", confiait il y a quelques jours Monseigneur Jeanbart, évêque d'Alep, en Syrie, devant les caméras du Figaro.fr. En compagnie de Monseigneur Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, il appelait toutes les paroisses de France à sonner les cloches le 15 août prochain pour les chrétiens d'Orient. Un mot clé dédié, un hashtag, vient par ailleurs de faire son apparition sur les réseaux sociaux : chacun pouvait appeler son diocèse à faire sonner les cloches de églises le 15 aout à 12h pour les chrétiens d'Orient et ajouter  à son message.

37 diocèses de France solidaires

Suite à ce message et au lancement de ce hashtag, pas moins de 37 diocèses français feront résonner les cloches pour les chrétiens d’Orient. À cela s’ajoutent tous les diocèses belges aindi que le diocèse de Lausanne-Genève-Fribourg, en Suisse.
Parmi tous ces clochers, il en est un qui sera plus symbolique, certainement, aux yeux des chrétiens persécutés :  Notre-Dame de Paris, devant laquelle avait déjà été organisé il y a quelques mois un rassemblement de soutien aux chrétiens d'Orient. Mgr Vingt-Trois a appelé le diocèse de Paris à prier pour eux : "La cathédrale Notre-Dame portera spécialement cette intention lors de la procession fluviale du 14 et de la procession du 15 après-midi."

"Bien sûr, en la solennité de l’Assomption de la Vierge Marie, fête patronale principale de notre pays, les cloches sonnent abondamment, pour inviter à la messe et pour signifier l’envoi des fidèles", explique-t-il. Il me paraît bon toutefois que nous nous souvenions spécialement ce jour-là et que notre pays se souvienne ce jour-là que les douleurs anciennes des chrétiens d’Orient ont connu une aggravation il y a un an avec l’émergence de Daech et la prise de Mossoul le 10 juin, suivie par le départ sous la menace des chrétiens et le sort tragique des yézidis. Depuis lors, la situation des chrétiens et d’autres minorités dans bien des pays du monde s’est aggravée encore.

Au cœur de l’été, il convient que nous prenions dans notre prière ceux qui ont été chassés de leurs terres ancestrales : les chrétiens de Syrie et d’Irak et du Proche et du Moyen-Orient sont les habitants antiques de ces terres devenus chrétiens grâce à la prédication apostolique. Dans son Assomption, en son âme et son corps, Marie est le gage de l’espérance de tous les chrétiens. Puisse notre prière fraternelle être le signe pour nos frères et sœurs dans la détresse que nous ne les oublions pas.

Je vous demande donc, dans la mesure du possible, de proposer une intention particulière lors de la prière universelle, puis, à la fin de la messe, avant la bénédiction de donner lecture de la lettre que j’adresse au Patriarche Sako, tête de l’Église chaldéenne, et au Patriarche Younan, tête de l’Église Syriaque, et de faire sonner les cloches le temps de prier ensemble une dizaine de chapelet."


L'Archevêque de Paris a également partagé en ligne une proposition d’intention de prière universelle  :

"Dieu très bon, que Marie élevée dans la gloire en son âme et en son corps, soutienne de son intercession la fidélité des chrétiens qui ont tout lâché pour continuer à porter le nom de ton Fils ; que le mystère de l’Assomption renouvelle leur espérance ; puissions-nous, nous qui vivons dans la liberté, vivre et agir avec autant de fidélité et de persévérance.
Que la Vierge Marie intercède pour nous."









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MessageSujet: Re: Neuvaine pour la France : neuf mois de prières   Sam 15 Aoû - 11:05

 Cardinal Barbarin : France, et si c'était l'heure de ton réveil ?



14 août 2015, appel du cardinal Barbarin publié dans le quotidien Le Figaro

Dans une tribune du quotidien Le Figaro, en date du 14 août 2015, le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon (France) lance un appel aux Français. Expliquant la fête de l’Assomption, il revient sur les neuf mois de prière, la “neuvaine pour la France”, qui a permis de présenter « les grâces dont la France a été si abondamment pourvue au fil des siècles. » Puis il continue : « J’aimerais que notre pays regarde Marie comme une mère, comme un fleuve regarde sa source, pour trouver son inspiration et son élan. Marie exprime le cœur de sa vocation dès les premiers mots qu’elle prononce : « Je suis la servante. » interpellant alors les catholiques, il termine : « Nous espérons que se lèvera la prière des enfants et de leurs aînés, des nouveaux Français et des anciens, des riches et des pauvres, des orgueilleux et des humbles, des incrédules même et des croyants : tous en prière ! »

Le Figaro du 14 août 2015 (*)





En lisant l’histoire de cette femme infirme depuis dix-huit ans, toute courbée et incapable de se redresser, cette femme que Jésus interpelle en plein Evangile pour la guérir (Luc 13,10), parfois je pense à la France.
Ces neuf derniers mois, au fil des méditations de la Neuvaine, je ne suis certainement pas le seul à avoir vu venir dans ma prière tel ou tel personnage de l’Evangile, comme une figure symbolisant notre pays. Oui, chaque nation a son caractère, ses qualités et ses défauts, ses grâces et ses lieux de conversion. Comparer nos regards serait un exercice éclairant, un échange enrichissant.




Si tu savais le don de DIEU !

Frédéric Ozanam écrivait dans une lettre à Niccolò Tommaseo : « Ah ! La France est bien la Samaritaine de l'Evangile, elle est allée puiser bien des fois à des sources qui ne la désaltéraient point. Elle s'attachera à Celui qui lui promet l'eau vive, afin de n'avoir plus soif ».

En ce 15 août 2015, au terme de la belle aventure spirituelle de la Neuvaine, vécue dans la discrétion et la fidélité, pourquoi ne pas rapprocher notre pays de la Vierge Marie ? Rassurez-vous, je ne crois pas la France « immaculée », ni prête à être qualifiée de « toute sainte », comme nos frères d’Orient aiment à appeler la Mère de Dieu. Je sais que si la France a été appelée fille aînée de l’Eglise, la Vierge Marie, elle, en est la mère, comme l’a proclamée le Bienheureux Paul VI, au cours du Concile Vatican II. Donc, en regardant Marie, comme une fille regarde sa maman, notre pays pourrait trouver son modèle, son inspiration, renouveler sa vocation et son élan.

Chaque année, pour la fête de l’Assomption, nous lisons l’Evangile de la Visitation. Nous voyons Marie « se rendre avec empressement » dans la maison de Zacharie et saluer Elisabeth qui s’écrie avec ferveur : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni... ». Décidons-nous, nous aussi, à entrer résolument dans la « maison commune» de l’humanité, pour saluer ses habitants et nous laisser bénir par eux : « France ! N’es-tu pas, toi aussi, bénie entre toutes les nations ? Heureuse es-tu si tu crois à l’accomplissement des paroles qui te furent dites de la part du Seigneur. » Bénédiction qui peut prendre le ton d’une apostrophe !


L’exemple de Marie, la servante

Dans la joie de cette fête, je vous propose de parcourir ensemble le Magnificat, une prière qui dit tellement ce qu’est notre Mère que nous percevons un peu ce que devrait être la fille...

Mon âme exalte le Seigneur,
exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !
Il s’est penché sur son humble servante ;
désormais tous les âges me diront bienheureuse.


Voilà la vocation de Marie : être une servante. C’est celle de toute l’Eglise et celle de Jésus, « le Seigneur », que toute la Bible présente comme « le Serviteur ». Ne serait-ce pas aussi la vocation de la France, comme nous l’a dit Jean Paul II lors de son premier voyage en 1980 : « France, Fille aînée de l’Eglise, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ? Permettez-moi de vous demander : France, Fille de l’Eglise et éducatrice des peuples, es-tu fidèle, pour le bien de l’homme, à l’alliance avec la sagesse éternelle ? »

Oui, France bien aimée, vis-tu dans la logique de ton baptême ? Es-tu vraiment servante des autres peuples, une servante de l’Alliance avec la sagesse éternelle ? Et si c’était l’heure de ton réveil ?


L’exemple de Marie, comblée

Le Puissant fit pour moi des merveilles ;
Saint est son nom !
Sa miséricorde s’étend d’âge en âge
sur ceux qui le craignent.


Cette dernière phrase, je l’ai vue prendre toujours plus d’importance dans ma prière, au fil des années, dans ce Magnificat que nous chantons chaque soir aux Vêpres. Si nous demandions à Marie de résumer tout le message de la Bible sur Dieu, j’ai l’impression qu’elle nous répondrait avec ces mots : « Sa miséricorde s’étend d’âge en âge. » La suite du Magnificat n’en est que le développement et la description : Voilà tout ce que Dieu fait pour son peuple, dans sa miséricorde. Un beau programme de travail et de prière pour le grand Jubilé de la miséricorde que le pape François va ouvrir le 8 décembre prochain !

Un des cadeaux de la Neuvaine, c’est d’avoir présenté les grâces dont le ciel a si abondamment pourvu la France au fil des siècles. Oui, comme Marie, nous pouvons chanter Dieu qui a fait pour nous des merveilles, ... une miséricorde qui ne s’est jamais démentie.

Permettez-moi de citer, entre mille exemples possibles, le légat pontifical Eudes de Châteauroux : « La Gaule est le four où cuit le pain intellectuel du monde entier », et l’étonnante phrase de Paul VI : « Le Français exerce la magistrature de l'universel ». Quant à Jean-Paul II, dans la même homélie de 1980, il avait ajouté : « ... Cela crée beaucoup de devoirs ! » C’est vrai : une si riche histoire ne doit pas nous enorgueillir ni nous écraser, mais elle nous impose des obligations. Les centenaires et les commémorations risquent de nous endormir, mais il faudrait surtout qu’ils nous stimulent et nous renouvellent.





L’exemple de Marie, la croyante

Déployant la force de son bras,
il disperse les superbes.
Il renverse les puissants de leurs trônes,
il élève les humbles.
Il comble de biens les affamés,
renvoie les riches les mains vides.


La même miséricorde touche le pauvre quand il se voit comblé, et le riche lorsqu’ il se voit désencombré. Chaque fois que se vit le pardon du Seigneur, je peux le dire : me voici tombé de mon trône mais élevé par le Seigneur. J’étais affamé de grâce et mes mains sont vidées de leurs péchés.

Au pied de la Croix surtout, ces versets trouvent une force singulière. Comment Marie, à cette heure, peut-elle continuer à croire, alors que tout lui montre le contraire de ce que l’Ange lui avait annoncé ? C’est au côté des crucifiés de notre monde et de notre pays, qu’à l’exemple de Marie, il nous revient aujourd’hui de demeurer dans la foi : Tous restent dans la main de leur Père !


L’exemple de Marie, la priante

Il relève Israël son serviteur,
il se souvient de son amour,
de la promesse faite à nos pères,
en faveur d’Abraham et sa descendance à jamais.


Lacordaire avait comparé l'élection du peuple juif dans la Bible au choix de la France : « Dieu, voyant les peuples s'éloigner de lui, en choisit un et il le forma Lui- même, annonçant à Abraham que toutes les nations seraient bénies en lui » et, après avoir traversé les siècles en évoquant la venue du Seigneur, puis Constantin, Clotilde, Clovis et saint Rémy, Lacordaire concluait : « De même que Dieu a dit à son Fils de toute éternité : ''Tu es mon premier-né'', la papauté a dit à la France : ''Tu es ma fille aînée.'' »

Ces lignes ne sont pas faciles à recopier aujourd’hui, et il ne me revient pas de juger de la justesse de cette intuition. Je dirais simplement que pour que cette promesse ne soit pas oubliée, il est essentiel qu’elle continue d’être reçue par nous dans la prière.

Les Français, dit-on, se plaignent à la moindre occasion. La Vierge Marie, elle, exulte de joie. Les Français sont fiers, c’est même l’origine de leur nom. Marie est humble. Les Français veulent régner en maîtres. Marie se présente comme la servante. Les Français sont incrédules, même vis-à-vis d’eux-mêmes. Marie croit. Et si les Français renouvelaient leur engagement dans la prière, pour que... les Français, comme Marie, prient !

Pendant neuf mois, nous avons prié pour la France. Et maintenant, demandons à Dieu qu’advienne la grâce d’une « France priante », d’une France orante, d’une France suppliante. Nous espérons que se lève la prière des enfants et de leurs aînés, des nouveaux français et des anciens, des riches et des pauvres, des orgueilleux et des humbles, des incrédules même et des croyants : tous en prière !

Plusieurs personnes ou groupes lancent des initiatives nouvelles : la prière des enfants, intitulée la « petite sentinelle », une prière pour nos élus ou pour ceux qui aspirent à le devenir, le renouveau de certains pèlerinages, le relais de la parole du Pape en France... Vous en trouverez le détail sur le site de la neuvaine. Mais les merveilles héritées de nos aînés gardent leur beauté. L’office des Laudes, des Vêpres ou des Complies, l’apprentissage de la lectio divina, la prière du chapelet, les équipes du Rosaire vivant...ne sont pas près de perdre leur fraîcheur et leur fécondité !


Que nos églises revivent !

Permettez-moi enfin de lancer un appel. Puisqu’on dit qu’en bien des endroits nos églises sont vides et qu’il faut leur redonner vie, proposons aux catholiques de s’y retrouver régulièrement pour prier. Peu importe le nombre : Dieu saura reconnaître la fidélité des cœurs priants et exaucer leurs demandes. Une prière du matin pour ceux qui partent au travail avec la lecture de la Parole de Dieu ; un rendez-vous de  l’après-midi pour nos anciens : le chapelet récité en union avec ceux qui sont à la grotte de Lourdes ; un temps d’adoration du Saint Sacrement ou d’oraison silencieuse... Que nos églises vivent et revivent !

Cet appel s’étend aussi à nos familles, pour que la prière retrouve sa place dans nos maisons et notre vie quotidienne, et d’abord avant les repas ...Qu’on prenne le temps de prier le soir ensemble, de préparer chaque semaine la Messe en lisant ensemble les lectures du dimanche qui arrive. N’oublions pas nos frères et sœurs chrétiens d’Orient qui souffrent tant et qui réclament notre amitié et notre soutien fidèle ! Prions aussi pour le pape François, car il en a besoin et il le demande. Chaque fois que je le vois, il me répète : « Dis-leur de prier pour moi.» Quelle joie de le faire au terme de cette Neuvaine et à l’approche de la fête de l’Assomption !

Tous, nous prions pour une France servante, comblée et humble, croyante, priante. Qu’elle poursuive sa route comme une fille qui prend modèle sur sa mère. Nous sommes sûrs qu’une telle mère n’abandonnera jamais son enfant.




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MessageSujet: Re: Neuvaine pour la France : neuf mois de prières   Aujourd'hui à 13:33

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Neuvaine pour la France : neuf mois de prières
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