À Toi NOTRE PÈRE par les Saints Cœurs de JÉSUS, MARIE et JOSEPH..

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 Signe dans la Bible

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MessageSujet: Signe dans la Bible   Ven 29 Mai 2015 - 14:25

La saison 2, pour vous accompagner


Pour vous accompagner :

- Une nouvelle équipe de prédicateurs : Sœur Anne-Claire Dangeard, Dominicaine à Poitiers, frère Franck Dubois, du couvent de Lille et le frère Jean-Pierre Brice Olivier du couvent de l’Annonciation à Paris.
 



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Dans la joie de vivre avec vous, cette aventure de la parole de Dieu !


Signe dans la Bible, Couvent des Dominicains, 7 avenue Salomon, 59000 Lille.
dominicains@signedanslabible.org


La video de lancement de Signe dans la Bible





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MessageSujet: Re: Signe dans la Bible   Ven 29 Mai 2015 - 14:50


Les prédicateurs de la Saison 2



Frère Franck Dubois


Entré dans l’ordre en 2001, après des études en sciences politiques, le frère Franck est aujourd’hui responsable des frères étudiants au couvent de Lille.
Il est aussi directeur du Pèlerinage du Rosaire et enseigne la théologie à l’Institut Catholique de Lille.



Pour retrouver toutes les méditations du frère Franck Dubois, cliquezICI.





Soeur Anne-Claire Dangeard


Entrée chez les dominicaines de la Congrégation Romaine de Saint Dominique en 2006, à 38 ans, Sœur Anne-Claire est actuellement au couvent de Poitiers et responsable des Médias à la Conférence des religieux et religieuses de France.
Elle accompagne des groupes de jeunes en pastorale, notamment à travers l’animation d’ateliers d’écriture d’icônes.



Pour retrouver toutes les méditations de Soeur Anne-Claire Dangeard, cliquez ICI.




Frère Jean-Pierre Brice Olivier


Le frère Jean-Pierre Brice Olivier, entré chez les Dominicains en 1978, vit au couvent de l’Annonciation à Paris. Proche des milieux artistique et culturel, il prêche auprès des Équipes du Rosaire, de la Fraternité Lataste et aussi en prison.
Il vient d’écrire « Oser la Chair« , publié aux Éditions du Cerf.



Pour retrouver toutes les méditations du frère Franck Dubois, cliquezICI.

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MessageSujet: Re: Signe dans la Bible   Ven 29 Mai 2015 - 19:39


Autour des pierres

Le roc et la maison

Bon architecte

Première lettre aux Corinthiens, 3,10-17


Comme un bon architecte, avec la grâce que Dieu m'a donnée, j'ai posé les fondations. D'autres poursuivent la construction ; mais que chacun prenne garde à la façon dont il construit. Les fondations, personne ne peut en poser d'autres que celles qui existent déjà : ces fondations, c'est Jésus Christ.

On peut poursuivre la construction avec de l'or, de l'argent ou de la belle pierre, avec du bois, de l'herbe ou du chaume, mais l'ouvrage de chacun sera mis en pleine lumière au jour du jugement. Car cette révélation se fera par le feu, et c'est le feu qui permettra d'apprécier la qualité de l'ouvrage de chacun. Si l'ouvrage construit par quelqu'un résiste, celui-ci recevra un salaire ; s'il est détruit par le feu, il perdra son salaire. Et lui-même sera sauvé, mais comme s'il était passé à travers un feu.

N'oubliez pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l'Esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu'un détruit le temple de Dieu, Dieu le détruira ; car le temple de Dieu est sacré, et ce temple, c'est vous. 


Méditation
"Vous êtes le temple de Dieu,
et l'Esprit de Dieu habite en vous."

 Frère Franck Dubois, Couvent de Lille


Le bon architecte

« Ces fondations, c’est Jésus-Christ »

J’étais prêt pourtant. J’avais acheté ma gomme, mes crayons, une règle et du papier. Et des livres lourds comme des pierres pour bien me préparer. Un casque et des outils… J’étais fier de moi. Paré pour le chantier.

Mais me voilà perdu avant de commencer.

On m’avait dit : il faut creuser profond, pour bâtir solide. Au premier coup, ma pioche s’est fracassée. Les fondations sont déjà là, inébranlables.

On m’avait dit : choisi pour ta maison les meilleurs matériaux. Et l’on m’annonce qu’un feu dévorera tout.
Je remise donc ma gomme, je range mes manuels : un autre que moi bâtira la demeure. Ou plutôt, un autre avec moi : c’est mon hôte intérieur. C’est l’Esprit qui en moi conduira le chantier. En moi demeure l’Esprit qui construit ma demeure ! En moi aussi le Christ, comme fondations profondes. Je me croyais tout seul. Comme je me trompais.

Tant mieux, car mon projet secret dépassait la raison : ma maison devait à la fois s’élargir aux dimensions du monde et monter tout là-haut pour taquiner aux cieux, les demeures secrètes préparées par le Père. Peu à peu je comprends. L’incendie se profile, un embrasement d’amour pour faire tomber les murs, des flammes ardentes pour percer tous les toits et s’élever au ciel. Faire du feu, ma demeure. Un feu de charité, la seule chose qui tienne, pour que vole en éclat ma demeure de pierre, emprisonnant mon cœur dans mes plans exigus. Dieu, fais de moi une pierre de feu, pour rebâtir le monde


Méditation enregistrée dans un studio de RCF Nord de France

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MessageSujet: Re: Signe dans la Bible   Dim 31 Mai 2015 - 20:43


Autour des pierres

Le roc et la maison

Pierre, tu es Pierre

Évangile selon saint Matthieu 16, 13-19


Jésus était venu dans la région de Césarée-de-Philippe, et il demandait à ses disciples : « Le Fils de l'homme, qui est-il, d'après ce que disent les hommes ? »
Ils répondirent : « Pour les uns, il est Jean Baptiste ; pour d'autres, Élie ; pour d'autres encore, Jérémie ou l'un des prophètes. »

Jésus leur dit : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Prenant la parole, Simon-Pierre déclara : « Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant ! »

Prenant la parole à son tour, Jésus lui déclara : « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n'est pas la chair et le sang qui t'ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux.

Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l'emportera pas sur elle.

Je te donnerai les clefs du Royaume des cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. »


Méditation
« Pierre, tu es pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église  »

 Frère Franck Dubois, Couvent de Lille


Une pierre où reposer l’Église.

Tu es le Fils de Dieu, nous t’avons reconnu ! Tu vas de maison en maison proclamant le Royaume. Toujours en chemin, tu es chez toi partout. Tu perces jusqu’aux cœurs les plus emmurés, y modeler la chair où tu viens demeurer. Tu offres le repos chez qui tu viens loger.

Jésus jeté sur les routes, tellement vagabond qu’une pierre scellée n’a pu te retenir. Trois jours, c’était assez. Tu devais repartir. Tu l’avais pourtant dit, Pilate le savait-il ? « Le fils de l’homme n’a pas de pierre, où reposer la tête !   »

Mais voilà, ce qui vaut pour toi, n’est pas encore pour nous. Tu nous sais sédentaires, sclérosés, incapables de mener la vie de grand chemin. A Simon, debout devant toi, tu dis : « Tu seras cette pierre où repose l’Église. »
Tu n’en as guère besoin, et cette pierre de taille te paraît dérisoire. Tu habites l’Église, mais pas plus que jadis, ses murs ne te retiennent. Tu parcours au-dehors le monde qu’elle ignore. Tu vas chercher plus loin d’autres brebis perdues, et les mène à la porte de nos temples de pierre. Tout juste nous faut-il les laisser grand ouverts.

Toi qui sans te lasser arpente nos chemins, tu abrites l’Église, pour en faire une auberge ! Et nous, ces pierres vivantes, fondées par ton décret, devons au monde entier proposer un asile. Car tu es notre tête où reposent ces pierres.


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MessageSujet: Re: Signe dans la Bible   Lun 1 Juin 2015 - 10:17


Autour des pierres

Le Temple

Je me bâtirai une maison

Deuxième livre de Samuel 7, 1-19


Le roi David était enfin installé dans sa maison, à Jérusalem. Le Seigneur lui avait accordé des jours tranquilles en le délivrant de tous les ennemis qui l'entouraient. Le roi dit alors au prophète Nathan : « Regarde ! J'habite dans une maison de cèdre, et l'arche de Dieu habite sous la tente ! »

Nathan répondit au roi : « Tout ce que tu as l'intention de faire, fais-le, car le Seigneur est avec toi. »

Mais, cette nuit-là, la parole du Seigneur fut adressée à Nathan :
« Va dire à mon serviteur David : Ainsi parle le Seigneur : Est-ce toi qui me bâtiras une maison pour que j'y habite ? Depuis le jour où j'ai fait monter d'Égypte les fils d'Israël jusqu'à ce jour, je n'ai jamais habité dans une maison. J'ai été comme un voyageur, sous la tente qui était ma demeure.

Tu diras donc à mon serviteur David : Ainsi parle le Dieu de l'univers : C'est moi qui t'ai pris au pâturage, derrière le troupeau, pour que tu sois le chef de mon peuple Israël. J'ai été avec toi dans tout ce que tu as fait. Je te ferai un nom aussi grand que celui des plus grands de la terre. Je fixerai en ce lieu mon peuple Israël, je l'y planterai, il s'y établira, et il ne tremblera plus, et les méchants ne viendront plus l'humilier. Je te donnerai des jours tranquilles en te délivrant de tous tes ennemis.

Le Seigneur te fait savoir qu'il te fera lui-même une maison. Quand ta vie sera achevée et que tu reposeras auprès de tes pères, je te donnerai un successeur dans ta descendance, qui sera né de toi, et je rendrai stable sa royauté. C'est lui qui me construira une maison, et je rendrai stable pour toujours son trône royal.

Je serai pour lui un père, il sera pour moi un fils. Mon amour ne lui sera pas retiré. Ta maison et ta royauté subsisteront toujours devant moi, ton trône sera stable pour toujours. »

Toutes les paroles de cette vision, Nathan les rapporta fidèlement à David.


Méditation
Depuis le jour où j'ai fait monter d'Égypte les fils d'Israël jusqu'à ce jour,
je n'ai jamais habité dans une maison.
J'ai été comme un voyageur,
sous la tente qui était ma demeure.

 sœur Anne-Claire Dangeard, Communauté de Poitiers


« Jusqu’au bout de vos rêves »

« Regarde, j’habite dans une maison de cèdre, et l’arche de Dieu est sous la tente ! » Vous ne vous trompez pas, nous sommes bien dans l’Ancien testament. Le roi David aurait-il des velléités d’agent immobilier ? Il a le projet de bâtir un temple où reposerait l’arche d’alliance. On peut imaginer qu’il a déjà les plans en tête. C’est du solide qu’il veut pour le Seigneur après tout ce qu’ensemble ils ont traversé.

Le roi David est ambitieux, il a bon cœur. C’est lui qui a eu le premier ce rêve de construire une fastueuse et splendide demeure pour l’arche d’Alliance. Mais ce n’est pas lui qui en sera le maître d’œuvre.

Par l’intermédiaire de Nathan, Dieu fait deux promesses à David. Première promesse : construire un temple. Ce sera l’œuvre de sa descendance. Deuxième promesse : celle d’un successeur et la stabilité pour sa descendance. Ce qu’il lui demande surtout, c’est la patience dans l’accomplissement de ces rêves. Le temps n’est pas venu pour David de construire.

C’est à sa descendance que cela est réservé. C’est sous le règne de Salomon que le temple s’élèvera sur la plus haute colline de Jérusalem.

Il s’agit donc d’un placement à long terme qui nous est, à tous, proposé. Quelle place je veux donner à Dieu dans ma vie ? Une place sous les combles, au grenier, au salon… ? Est-ce que Dieu est de partout à toujours dans ma vie ? Est-ce que je veux investir dans la pierre avec lui et lui réserver la meilleure place ? Est-ce que je mets des conditions pour établir un bail avec lui  ?

Chaque chose en son temps, répond Dieu à David. C’est ta descendance qui prendra le relai…
Comme à David, Dieu nous propose de faire route ensemble et chemin faisant de construire une relation durable, en bons et fidèles compagnons.


Méditation enregistrée dans un studio de RCF Nord de France

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MessageSujet: Re: Signe dans la Bible   Mer 3 Juin 2015 - 13:39


Autour des pierres

Le Temple

L'eau du Temple

Livre d'Ézechiel 47. 1-9


L'homme qui me guidait me fit revenir à l'entrée du Temple, et voici : sous le seuil du Temple, de l'eau jaillissait en direction de l'orient, puisque la façade du Temple était du côté de l'orient.
L'eau descendait du côté droit de la façade du Temple, et passait au sud de l'autel.

L'homme me fit sortir par la porte du nord et me fit faire le tour par l'extérieur, jusqu'à la porte qui regarde vers l'orient, et là encore l'eau coulait du côté droit.

L'homme s'éloigna vers l'orient, un cordeau à la main, et il mesura une distance de mille coudées ; alors il me fit traverser l'eau : j'en avais jusqu'aux chevilles.

Il mesura encore mille coudées et me fit traverser l'eau : j'en avais jusqu'aux genoux. Il mesura encore mille coudées et me fit traverser : j'en avais jusqu'aux reins. Il en mesura encore mille : c'était un torrent que je ne pouvais traverser, car l'eau avait grossi, il aurait fallu nager : c'était un fleuve infranchissable. Alors il me dit : « As-tu vu, fils d'homme ? »
Il m'emmena, puis il me ramena au bord du torrent. Et, au retour, voici qu'il y avait au bord du torrent, de chaque côté, des arbres en grand nombre.

Il me dit : « Cette eau coule vers la région de l'orient, elle descend dans la vallée du Jourdain, et se déverse dans la mer Morte, dont elle assainit les eaux.

En tout lieu où parviendra le torrent, tous les animaux pourront vivre et foisonner. Le poisson sera très abondant, car cette eau assainit tout ce qu'elle pénètre, et la vie apparaît en tout lieu où arrive le torrent.


Méditation
L'homme me fit traverser l'eau :
j'en avais jusqu'aux chevilles.
Il mesura encore mille coudées et me fit traverser l'eau :
j'en avais jusqu'aux genoux.
Il mesura encore mille coudées et me fit traverser :
j'en avais jusqu'aux reins.

 sœur Anne-Claire Dangeard, Communauté de Poitiers


« Quand on veut on peut »

« Regarde, j’habite dans une maison de cèdre, et l’arche de Dieu est sous la tente ! » Vous ne vous trompez pas, nous sommes bien dans l’Ancien testament. Le roi David aurait-il des velléités d’agent immobilier ? Il a le projet de bâtir un temple où reposerait l’arche d’alliance. On peut imaginer qu’il a déjà les plans en tête. C’est du solide qu’il veut pour le Seigneur après tout ce qu’ensemble ils ont traversé.

Le roi David est ambitieux, il a bon cœur. C’est lui qui a eu le premier ce rêve de construire une fastueuse et splendide demeure pour l’arche d’Alliance. Mais ce n’est pas lui qui en sera le maître d’œuvre. 

Par l’intermédiaire de Nathan, Dieu fait deux promesses à David. Première promesse : construire un temple. Ce sera l’œuvre de sa descendance. Deuxième promesse : celle d’un successeur et la stabilité pour sa descendance. Ce qu’il lui demande surtout, c’est la patience dans l’accomplissement de ces rêves. Le temps n’est pas venu pour David de construire.

C’est à sa descendance que cela est réservé. C’est sous le règne de Salomon que le temple s’élèvera sur la plus haute colline de Jérusalem.

Il s’agit donc d’un placement à long terme qui nous est, à tous, proposé. Quelle place je veux donner à Dieu dans ma vie ? Une place sous les combles, au grenier, au salon… ? Est-ce que Dieu est de partout à toujours dans ma vie ? Est-ce que je veux investir dans la pierre avec lui et lui réserver la meilleure place ? Est-ce que je mets des conditions pour établir un bail avec lui  ?

Chaque chose en son temps, répond Dieu à David. C’est ta descendance qui prendra le relai… 
Comme à David, Dieu nous propose de faire route ensemble et chemin faisant de construire une relation durable, en bons et fidèles compagnons.


Méditation enregistrée dans un studio de RCF Nord de France

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MessageSujet: Re: Signe dans la Bible   Ven 5 Juin 2015 - 10:34

Autour des pierres

Le Temple

Détruisez ce Temple

Évangile selon saint Jean 2, 13-22


Comme la Pâque des Juifs approchait, Jésus monta à Jérusalem.

Il trouva installés dans le Temple les marchands de boeufs, de brebis et de colombes, et les changeurs.

Il fit un fouet avec des cordes, et les chassa tous du Temple ainsi que leurs brebis et leurs boeufs ; il jeta par terre la monnaie des changeurs, renversa leurs comptoirs, et dit aux marchands de colombes : « Enlevez cela d'ici. Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic. »
Ses disciples se rappelèrent cette parole de l'Écriture : L'amour de ta maison fera mon tourment.

Les Juifs l'interpellèrent : « Quel signe peux-tu nous donner pour justifier ce que tu fais là ? » Jésus leur répondit : « Détruisez ce Temple, et en trois jours je le relèverai. » Les Juifs lui répliquèrent : « Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce Temple, et toi, en trois jours tu le relèverais ! »

Mais le Temple dont il parlait, c'était son corps.
Aussi, quand il ressuscita d'entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu'il avait dit cela ; ils crurent aux prophéties de l'Écriture et à la parole que Jésus avait dite.


Méditation
Jésus leur répondit : « Détruisez ce Temple,
et en trois jours je le relèverai. »


 sœur Anne-Claire Dangeard, Communauté de Poitiers


« Petits arrangements entre amis »

« Il fit un fouet avec des cordes et les chassa tous du temple. »
Voilà que Jésus se met en colère et quelle colère ! Tout y passe : tables et chaises, brebis et bœufs, acheteurs et vendeurs… tout le monde en prend pour son grade. Les colombes se sont envolées, les étales sont renversés, la monnaie dispersés.

Et cet ordre presque crié par Jésus qui en aura étonné plus d’un: « Enlevez tout cela d’ici. Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic. » Qu’a-t-il bien pu vouloir dire par là  ?
Et Jésus pousse encore plus loin dans l’incompréhension : aux Pharisiens qui l’interpellent, il annonce qu’en trois jours il reconstruira le Temple. Nous ne sommes pas dans un jeu vidéo et encore moins dans du virtuel. Tout autant que les Pharisiens, nous aussi nous recevons ce texte avec étonnement.

C'est du côté des disciples que nous sommes invités à nous tourner Saint Jean leur donne les clés du mystère : « le Temple dont il parlait, c’était son corps. » Et après sa résurrection, les disciples se sont souvenu de ces paroles et ont enfin compris ce que Jésus avait dit et les prophètes bien avant lui.

Le Temple, me direz-vous, c’était au temps de Jésus. Je suis d’accord. Mais aujourd’hui, comme les marchands d’autrefois, quels petits arrangements entre amis nous accordons-nous sur le parvis du temple, au cœur de nos vies et jusqu’au seuil de notre foi, de nos Églises ?
Pas question de culpabiliser ou de condamner. Tous, cela nous arrive de négocier… un geste de charité, un effort pour rejoindre la prière de nos communautés locales, un sourire qui guérit, une parole positive qui reconstruit… Jésus nous invite à aller plus loin, à vivre en vérité, à construire jour après jour le Temple, notre temple…


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Dernière édition par Lumen le Lun 4 Avr 2016 - 22:24, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Signe dans la Bible   Lun 8 Juin 2015 - 15:22


Autour des pierres

La Ville

Le devoir de s’asseoir

Évangile selon saint Luc 14, 28-33


Quel est celui d'entre vous qui veut bâtir une tour, et qui ne commence pas par s'asseoir pour calculer la dépense et voir s'il a de quoi aller jusqu'au bout ?

Car, s'il pose les fondations et ne peut pas achever, tous ceux qui le verront se moqueront de lui : « Voilà un homme qui commence à bâtir et qui ne peut pas achever ! » Et quel est le roi qui part en guerre contre un autre roi, et qui ne commence pas par s'asseoir pour voir s'il peut, avec dix mille hommes, affronter l'autre qui vient l'attaquer avec vingt mille ?

S'il ne le peut pas, il envoie, pendant que l'autre est encore loin, une délégation pour demander la paix.

De même, celui d'entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple. 



Méditation
Quel est le roi qui part en guerre contre un autre roi,
et qui ne commence pas par s'asseoir pour voir s'il peut,
avec dix mille hommes, affronter l'autre qui vient l'attaquer avec vingt mille ?


 frère Jean-Pierre Brice Olivier, Couvent de l'Annonciation


Le devoir de s’asseoir

Le conseil qui nous est donné avant de construire ou de partir en guerre est celui de s’asseoir pour réfléchir, ne faisons pas trop vite ! Chacun n’est-il pas tenté de bâtir sa propre tour, d’ivoire ou de défense pour se protéger ; d’attaque pour dominer les autres et les soumettre ; d’orgueil pour être au dessus de tous et de Dieu ?

D’autres bâtissent en hauteur simplement pour la vue, la lumière et la solitude, et parce qu’ils grandissent. Chaque homme n’est-il pas sa tour ? Mais une ville ne peut pas être faite seulement de tours juxtaposées. Les ponts, les passages, les communications, les ouvertures, les perspectives et les places sont indispensables, et signes de l’urbanité. Ainsi, construisons dans l’ouvert, le grand ouvert.

La réaction de Dieu à Babel *, confond les langues des hommes, est davantage une bénédiction qu’une punition, parce qu’elle brise la pensée unique et la langue de bois. Elle offre ainsi à chacun son expression personnelle, mais encore faut-il que chacun trouve en lui même sa propre parole et qu’elle soit entendue et reçue par un autre.

Les échanges et les partages entre nous ne sont possibles que grâce à la part de renoncement auquel l’homme consent pour faire place à un autre. Jésus va encore plus loin, son exigence est radicale : pour être son disciple, je dois renoncer à tout ce qui m’appartient. Découvrir qu’en réalité rien ni personne n’est à moi, sauf dans une illusion trompeuse, est le premier pas pour le suivre.

* Livre de la Genèse 11,1-9


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MessageSujet: Re: Signe dans la Bible   Mer 10 Juin 2015 - 15:57

Autour des pierres

La Ville

Ville ouverte

Livre de Zacharie 2, 5-17


Je levai les yeux et voici ce que j'ai vu : un homme qui tenait à la main une chaîne d'arpenteur.
Je lui demandai : « Où vas-tu ? »

Il me répondit : « Je vais mesurer Jérusalem, pour voir quelle est sa largeur et quelle est sa longueur. »

L'ange qui me parlait était en train de sortir, lorsqu'un autre ange sortit le rejoindre et lui dit : « Cours, va dire à ce jeune homme : Jérusalem doit rester une ville ouverte, à cause de la quantité d'hommes et de bétail qui la peupleront. Quant à moi, je serai pour elle, déclare le Seigneur, une muraille de feu pour l'entourer, et je serai sa gloire au milieu d'elle.
Chante et réjouis-toi, fille de Sion ; voici que je viens, j’habiterai au milieu de toi, déclare le Seigneur. En ce jour-là, des nations nombreuses s'attacheront au Seigneur, elles seront pour moi un peuple, et j'habiterai au milieu de toi.

Tu sauras que le Seigneur de l'univers m'a envoyé vers toi. Le Seigneur prendra possession de Juda, son domaine sur la terre sainte ; il choisira de nouveau Jérusalem. Que toute créature fasse silence devant le Seigneur, car il se réveille et sort de sa Demeure sainte. » 



Méditation
Jérusalem doit rester une ville ouverte,
à cause de la quantité d'hommes et de bétail qui la peupleront.
Quant à moi, je serai pour elle, déclare le Seigneur, une muraille de feu


 frère Jean-Pierre Brice Olivier, Couvent de l'Annonciation


Ville ouverte 

Dieu sort de sa demeure sainte pour habiter au milieu de Jérusalem, Dieu abandonne le ciel pour habiter la terre, Jésus quitte le sein de la Vierge pour naitre dans une étable qui sent la bouse. Dieu n’est pas bégueule, rien ne peut le retenir pour désirer se faire le compagnon de l’homme : aucun mauvais lieu, aucune mauvaise odeur, aucun cœur mauvais.

Quelque soit notre situation, notre passé, nos péchés, quelques soient les jugements des autres, rien ne peut l’empêcher de vouloir nous entourer d’une muraille de feu et d’avoir envie d’être notre gloire.

Là encore, la tentation est forte de mesurer sa ville, d’en faire le tour et de la barricader. L’entre soi confortable et rassurant qui ferme portes et fenêtres, pour n’être et fréquenter que des mêmes, des semblables, des identiques, est incompatible avec le projet de Dieu pour sa création.

Heureusement, un ange veille : la ville doit rester ouverte pour tous, hommes et bétails… Le royaume est grand ouvert à ceux qui déjà sont des hommes, et il n’est pas fermé à ceux qui sont encore un troupeau.

Que cette ville soit moi-même, ou mon monde, ou mon église, elle ne participera au royaume que par sa propre brèche, par la plus petite ouverture, déchirure, blessure, qui fera place à tout autre, au plus éloigné, au différent, au contraire. C’est à cette condition que Dieu installe sa gloire au milieu d’elle. Il ne peut en effet s’imposer dans une place forte, mais seulement dans un lieu à découvert.


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MessageSujet: Re: Signe dans la Bible   Ven 12 Juin 2015 - 9:37

Autour des pierres

La Ville

Quel paradis ?

Livre de l'Apocalypse 21, 2-7


J'ai vu descendre du ciel, d'auprès de Dieu, la cité sainte, la Jérusalem nouvelle, toute prête, comme une fiancée parée pour son époux. Et j'ai entendu la voix puissante qui venait du Trône divin ;
elle disait : « Voici la demeure de Dieu avec les hommes ; il demeurera avec eux, et ils seront son peuple, Dieu lui-même sera avec eux. Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort n'existera plus ; et il n'y aura plus de pleurs, de cris, ni de tristesse ; car la première création aura disparu. »

Alors celui qui siégeait sur le Trône déclara : « Voici que je fais toutes choses nouvelles. Écris ces paroles : elles sont dignes de foi et véridiques. »

Puis il ajouta : « Tout est réalisé désormais. Je suis l'alpha et l'oméga, le commencement et la fin. Moi, je donnerai gratuitement à celui qui a soif l'eau de la source de vie : tel sera l'héritage réservé au vainqueur ; je serai son Dieu, et il sera mon fils.



Méditation
J'ai vu descendre du ciel, d'auprès de Dieu, la cité sainte, la Jérusalem
nouvelle, toute prête, comme une fiancée parée pour son époux.


 frère Jean-Pierre Brice Olivier, Couvent de l'Annonciation


Quel paradis ? 

Le ciel pour nous ce qu’on appelle le paradis n’est pas le jardin décrit dans le livre de la Genèse mais la ville représentée dans celui de l’Apocalypse. Si la bible s’ouvre sur l'éden, elle se referme sur la Jérusalem céleste, la cité sainte parée comme une fiancée. Ne confondons pas les deux paradis, la bible passe du jardin donné par Dieu à la cité bâtie avec lui par les hommes. Entre ces deux royaumes, il y a toute l’histoire de l’humanité avec celle de chaque homme et chaque femme, donc aussi la nôtre. Entre l'éden paradis idéal et rêve nostalgique de l’harmonie parfaite avec Dieu et la Jérusalem céleste ville organisée et construite la création nous est donnée, soumise même. Ce don nous rend maître de l’histoire de cette création, c’est l’humanité qui en détient le sort.

Chaque être humain coopère par ses actes, ses décisions, ses œuvres, à la construction de cette cité. La Jérusalem à laquelle je participe et collabore, est faite de toute la peine des hommes, de toutes leurs découvertes, de tous leurs sacrifices, de leurs prières, de leurs bonheurs… Tout ce que je fais, ce que j’acquiers, ce que je découvre, désire, réalise, tout compte, rien n’est perdu. Je construis ma propre demeure dans la cité de Dieu. Chaque lutte de mon corps, chaque bataille de mon âme, chaque victoire de mon cœur, tous mes combats, s’ils servent ma chair et le monde, sont appelés à être glorifiés, car Dieu fera toutes choses nouvelles, mais à partir de notre propre vie.


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MessageSujet: Re: Signe dans la Bible   Lun 15 Juin 2015 - 14:13

Au pied des plantes

Les arbres et les fruits

Le buisson ardent

Livre de l'Exode 3,1-7


Moïse gardait le troupeau de son beau-père Jéthro, prêtre de Madiane. Il mena le troupeau au-delà du désert et parvint à l'Horeb, la montagne de Dieu.

L'ange du Seigneur lui apparut au milieu d'un feu qui sortait d'un buisson. Moïse regarda : le buisson brûlait sans se consumer.

Moïse se dit alors : « Je vais faire un détour pour voir cette chose extraordinaire : pourquoi le buisson ne brûle-t-il pas ? »

Le Seigneur vit qu'il avait fait un détour pour venir regarder, et Dieu l'appela du milieu du buisson : « Moïse ! Moïse ! »

Il dit : « Me voici ! »

Dieu dit alors : « N'approche pas d'ici ! Retire tes sandales, car le lieu que foulent tes pieds est une terre sainte !
Je suis le Dieu de ton père, Dieu d'Abraham, Dieu d'Isaac, Dieu de Jacob.

» Moïse se voila le visage car il craignait de porter son regard sur Dieu.

Le Seigneur dit à Moïse : « J'ai vu, oui, j'ai vu la misère de mon peuple qui est en Égypte, et j'ai entendu ses cris sous les coups des chefs de corvée.
Oui, je connais ses souffrances.



Méditation
Moïse se dit alors : « Je vais faire un détour pour voir cette chose extraordinaire :
pourquoi le buisson ne brûle-t-il pas ? »


 Frère Franck Dubois, Couvent de Lille


Un lumineux détour

«  Le buisson brûlait sans se consumer  »

Les brebis n’ont rien vu. Ou font minent de ne pas voir. Un buisson tout brûlant n’éveille pas l’appétit. « Enfin, se dit l’une d’elle, il l’a bien remarqué ! » Moïse est un flâneur, peureux, un brin poète. Elles le savent nerveux, toujours sur le qui vive.

Quelques années plus tôt, dans son pays d’Égypte, une embrouille, un meurtre ont décidé sa fuite. Qui sait si à Madian on venait le chercher  ?
Quelqu’un dans le buisson tapi en embuscade ? Moïse fait le détour, un de plus dans sa vie : d’Égypte jusqu’à Madian, et bientôt la mer rouge, puis viendra le désert…

Mais que fabrique-t-il donc à enlever ses sandales  ?

«  C’est qu’il a trop marché !  » dit une brebis tout essoufflée derrière, heureuse de la pause inopinée.

«  C’est qu’il veut de ses pieds sentir le sable doux, et goûter de la terre la caresse légère  », dit un agneau sans tâche du milieu du troupeau.

« Il se voile la face ! Sûrement trop de soleil ! Les buissons alentour ne donnent guère d’ombre. »

Mais l’agneau a compris : « Le soleil qu’il contemple ne brûle qu’à l’intérieur. La flamme du buisson a consumé Moïse.  »

«  Notre berger en feu, zigzagant au désert  ! Nous ne sommes pas prêts de rentrer au bercail ! »

Mais Moïse se penche et du buisson brûlant ramasse une branche. Soulevant alors ce bâton ardent : « Allons, mes chères brebis, nous rentrons au domaine !  »

Moïse avait changé. Sans flâner, plein d’ardeur, le berger rayonnant guida au droit chemin son troupeau dans la nuit.


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MessageSujet: Re: Signe dans la Bible   Mer 17 Juin 2015 - 13:53

Au pied des plantes

Les arbres et les fruits

Toit de feuillage

Livre d’Isaïe 4,2-6


En ce jour-là, le germe que fera pousser le Seigneur sera l'honneur et la gloire des rescapés d'Israël, le Fruit de la terre sera leur fierté et leur couronne.

Alors, ceux qui seront restés dans Sion, les survivants de Jérusalem, seront appelés saints : tous seront inscrits dans Jérusalem, et ils vivront.
Quand le Seigneur aura lavé la souillure des filles de Sion, purifié Jérusalem du sang qu'elle a répandu, en y faisant passer le souffle du jugement, un souffle d'incendie, alors, sur toute la montagne de Sion, sur les assemblées de fête, le Seigneur créera une nuée pendant le jour et pendant la nuit, une fumée avec un feu de flammes éclatantes.

Et au-dessus, la gloire du Seigneur sera comme un dais, comme un toit de feuillage, protection contre la chaleur du jour, refuge et abri contre l'orage et la pluie.



Méditation
La gloire du Seigneur sera comme un dais, comme un toit de feuillage,
protection contre la chaleur du jour, refuge et abri contre l'orage et la pluie.


 Frère Franck Dubois, Couvent de Lille


Le petit reste d’Israël

Un toit de feuillage


Encore un bout de ciel qui me tombe sur la tête ! Quand est-ce que s’arrêteront les épreuves, les tourments, quand est-ce que je pourrai, tranquillement, rien qu’un soir, m’installer doucement, au coin de la terrasse, contempler en silence, prendre un peu de repos ? Pourrais-je jamais festoyer, sans craindre sourdement que la joie n’ait qu’un temps ? Me reposer plus que quelques instants, fatigué à l’avance car tout devra reprendre, après la courte pause ? Comment vivre autrement qu’entre deux parenthèses, à coup de rémissions ?

Voilà ce que je dis si je ne prends pas garde, à regarder plus loin que la surface des choses. Alors que germe en secret au profond de moi-même un ciel plus rassurant, un repos plus durable.

Il pousse en moi un arbre, au tronc si vénérable, qu’aucun vent d’ouragan ne pourra emporter. Il monte en moi sa sève, irriguant et mon cœur, et mon intelligence. Et déjà quelques branches me protègent des morsures du soleil, et bientôt son feuillage sera un sûr abri. Patiemment cultivé, et oublié parfois. Arrosé de mes larmes, dégagé des broussailles, lorsque dans le pardon je lui donne la place pour grandir, il pousse en moi un arbre. Une greffe tirée du tronc majestueux qui planté au calvaire fructifie à jamais. Il pousse en moi une croix, sculptée par toute ma vie, épousant mes épreuves, triomphant des combats. Le germe, perle précieuse, est enfoui en ma terre, le trésor est en moi caché à ma conscience, seul connu de mon cœur.


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MessageSujet: Re: Signe dans la Bible   Ven 19 Juin 2015 - 14:00

Au pied des plantes

Les arbres et les fruits

Un arbre hospitalier

Évangile selon saint Marc 4, 26-34


« Il en est du règne de Dieu comme d'un homme qui jette le grain dans son champ : nuit et jour, qu'il dorme ou qu'il se lève, la semence germe et grandit, il ne sait comment.

D'elle-même, la terre produit d'abord l'herbe, puis l'épi, enfin du blé plein l'épi. Et dès que le grain le permet, on y met la faucille, car c'est le temps de la moisson. »

Il disait encore : « A quoi pouvons-nous comparer le règne de Dieu ? Par quelle parabole allons-nous le représenter ? Il est comme une graine de moutarde : quand on la sème en terre, elle est la plus petite de toutes les semences du monde. Mais quand on l'a semée, elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères ; et elle étend de longues branches, si bien que les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid à son ombre. »

Par de nombreuses paraboles semblables, Jésus leur annonçait la Parole, dans la mesure où ils étaient capables de la comprendre. Il ne leur disait rien sans employer de paraboles, mais en particulier, il expliquait tout à ses disciples.



Méditation
« La graine grandit et dépasse toutes les plantes potagères ;
et elle étend de longues branches, si bien que les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid à son ombre. »


 Frère Franck Dubois, Couvent de Lille


Un arbre hospitalier

« Les oiseaux du ciel font leur nid à son ombre  »

« Quand est-ce qu’on arrive ? J’ai faim ! » L’oisillon s’impatiente, parti tôt le matin, avec toute sa famille. A peine sorti du nid, et déjà embarqué dans un vol au long cours. « Juste une petite pause alors. » Sur un champ à peine ensemencé ils se posent et s’ébrouent. L’oisillon n’en croit pas ses yeux qu’il frotte énergiquement à tire d’ailes : « que de graines ! » et se met à picorer.

«  Malheureux !, dit sa mère, arrête cela de suite ! » « Mais maman, toutes ces graines, c’est providentiel ! » « Prends patience. Plus tard tu comprendras ». Soudain, le soleil se lève, dardant droit ses rayons. Le vent du sud mugit, drainant une mer de sable sur la plaine dénudée. L’oisillon a peur. « Allons, dit le père, nous repartons  !  »

Bien des années plus tard, l’oisillon déjà grand survole la même campagne. Le vent se lève brûlant comme le soleil. Inquiet le jeune père regarde ses petits. « Trouvons vite un refuge ! » Et soudain, dessous lui, au milieu de la plaine, un arbre magnifique aux branches étendues.

Bien des siècles plus tard, la ville avait poussé. Et l’arbre gigantesque fut abattu d’un coup. Un vieil homme à qui jadis appartenaient les terres en avait taillé deux poutres superbes. De nuit, il les planta au carrefour où autrefois s’élevait le bel arbre. La croix, resplendissante, dominait alentour. « Tiens, dit un voisin, as-tu vu ce matin au calvaire ? » « Non », dit l’ancien. « Une famille d’alouettes y a fait sa demeure  !  »


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MessageSujet: Re: Signe dans la Bible   Lun 22 Juin 2015 - 10:02

Au pied des plantes

Les arbres et les fruits

Nature et découverte

Livre de Jonas 3-4


La parole du Seigneur fut adressée à Jonas :
« Lève-toi, va à Ninive, la grande ville païenne, proclame le message que je te donne pour elle. »

Jonas se leva et partit pour Ninive, selon la parole du Seigneur. Or, Ninive était une ville extraordinairement grande : il fallait trois jours pour la traverser. Jonas la parcourut une journée à peine en proclamant : « Encore quarante jours, et Ninive sera détruite ! » Aussitôt, les gens de Ninive crurent en Dieu. Ils annoncèrent un jeûne, et tous, du plus grand au plus petit, prirent des vêtements de deuil. En voyant leur réaction, et comment ils se détournaient de leur conduite mauvaise, Dieu renonça au châtiment dont il les avait menacés. Jonas trouva la chose très mauvaise et se mit en colère.

Le Seigneur lui dit : « As-tu vraiment raison de te mettre en colère ? »
Jonas sortit de Ninive et s'assit à l'Est de la ville. Là, il fit une hutte de branchages et s'assit dessous, à l'ombre, pour voir ce qui allait arriver dans la ville. Le Seigneur Dieu donna l'ordre à un arbuste, un ricin, de pousser au-dessus de Jonas pour donner de l'ombre à sa tête et le délivrer ainsi de sa mauvaise humeur. Jonas fut très content à cause du ricin. Mais le lendemain, à l'aube, Dieu donna l'ordre à un ver de piquer le ricin, et celui-ci se dessécha. Au lever du soleil, Dieu fit souffler un vent d'est brûlant ; Jonas fut frappé d'insolation. Se sentant défaillir, il demanda la mort et ajouta : « Mieux vaut pour moi mourir que vivre. »

Dieu dit à Jonas : « As-tu vraiment raison de te mettre en colère au sujet de ce ricin ? »

Il répondit : « Oui, j'ai bien raison de me mettre en colère jusqu'à souhaiter la mort. »

Le Seigneur répliqua : « Toi, tu as pitié de ce ricin, qui ne t'a coûté aucun travail et que tu n'as pas fait grandir, qui a poussé en une nuit et en une nuit a disparu. Et moi, comment n'aurais-je pas pitié de Ninive, la grande ville, où, sans compter une foule d'animaux, il y a plus de cent vingt mille petits enfants qui ne distinguent pas leur droite de leur gauche ? »



Méditation
Dieu dit à Jonas : « As-tu vraiment raison de te mettre en colère au sujet de ce ricin ? »

 sœur Anne-Claire Dangeard, Communauté de Poitiers


Nature et découverte

« Le Seigneur donna l’ordre à un arbuste, un ricin, de pousser au-dessus de Jonas pour donner de l’ombre à sa tête et le délivrer ainsi de sa mauvaise humeur. »

L’autre jour, l’évêque de mon diocèse, devant une assemblée de jeunes, faisait cette proposition : « Regardez des belles choses. Habillez-vous le regard en vêtements de fête ! Je vous propose de mettre sur votre table de nuit une belle photo, un bel objet que vous regarderez le matin en vous réveillant, le soir en vous couchant. Vous découvrirez alors les belles choses que le Seigneur met sur votre chemin.»

Si Jonas avait été dans la salle ce jour-là, il aurait probablement piqué une nouvelle colère. Pourquoi se réjouir des belles choses alors que le monde est si moche ? Pourquoi mettre des couleurs dans nos vies quand la tristesse et le désespoir y règne ? A quoi bon ?

Jonas c’est l’homme des contrastes… Ici, le ricin, ce bel arbuste vivace, rapide à pousser et facile à cultiver, est pour Jonas source de grande joie et de grande colère. Ombre et insolation. Colère et miséricorde.

Le Seigneur est bon pour ceux qui se convertissent… Jonas est jaloux de tous ces gens qui aiment son Dieu et que son Dieu aime. Pourquoi Dieu les aime-t-il plus que moi ? Eux, ils ont fait les 400 coups, moi, je suis un bon petit soldat qui a répondu à l’appel du Seigneur !

Pour moi, l’histoire du ricin de Jonas est une invitation à se réjouir avec le monde et non à se lamenter contre le monde… invitation à adopter la « positive attitude » !


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MessageSujet: Re: Signe dans la Bible   Mer 24 Juin 2015 - 10:21


Au pied des plantes

Les arbres et les fruits

Les pouces verts

Évangile selon saint Matthieu 21, 18-22


Un matin, en revenant vers la ville, Jésus eut faim.

Voyant un figuier au bord de la route, il s'en approcha, mais il n'y trouva rien d'autre que des feuilles, et il lui dit : « Plus jamais aucun fruit ne viendra de toi. » Et à l'instant même, le figuier se dessécha.

En voyant cela, les disciples s'étonnèrent et dirent : « Comment se fait-il que le figuier s'est desséché à l'instant même ? »

Alors Jésus déclara : « Amen, je vous le dis : si vous avez la foi et si vous ne doutez pas, vous ne ferez pas seulement ce que j'ai fait au figuier ; vous pourrez même dire à cette montagne : " Enlève-toi de là, et va te jeter dans la mer ", et cela se produira ; tout ce que vous demanderez dans votre prière avec foi, vous le recevrez. »



Méditation
Jésus dit au figuier : « Plus jamais aucun fruit ne viendra de toi. »
Et à l'instant même, le figuier se dessécha.

 sœur Anne-Claire Dangeard, Communauté de Poitiers


Tistou les pouces verts

« Un matin, en revenant vers la ville, Jésus eut faim. Voyant un figuier au bord de la route, il s’en approcha. »

Petite chronique du jardinier éclairé : le figuier est un arbre robuste qui s’adapte à de nombreuses régions. Cet arbre, de 3 à plus de 10 mètres de haut en général, apporte une touche méditerranéenne à votre jardin. Assez résistant au froid, il a besoin toutefois d’une exposition ensoleillée. A la saison, on aime ses fruits juteux et goûteux !

Et voilà que Jésus se met en colère contre un figuier qui ne porte pas de fruit ! Un coup de sang qui ressemble peu à Jésus. Laissons-nous déplacer et relisons tout cela comme une parabole, un geste symbolique de Jésus pour instruire ses disciples… et nous par la même occasion.

Jésus est l’arbre de vie qui donne du fruit pour tous. Et nous en bons disciples, nous devrions aussi porter des fruits. Comme Jésus, revenant vers la ville, nous devrions avoir cette même faim spirituelle et nous nourrir à la Parole de Dieu.

Connaissez-vous le jeu du portrait chinois ? Si vous étiez un arbre ou une plante, lequel seriez-vous… un figuier, un ricin (aussi beau que dangereux), une herbe folle au bord du chemin, un chêne majestueux ?

En toute honnêteté, je choisirais bien volontiers une espèce bien fleurie au printemps, qui requiert l’attention du jardinier et donne à la saison de bons fruits pour réjouir les gourmands. Mon jardinier, c’est le Seigneur, son engrais sa Parole, son amour pour moi et sa miséricorde inconditionnelle !

Tant qu’à faire, je veux tout et le meilleur ! Mais j’ai aussi ma part de travail à accomplir : enraciner profondément ma foi dans cette Parole et produire les fruits du témoin joyeux de la Bonne Nouvelle !


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MessageSujet: Re: Signe dans la Bible   Ven 26 Juin 2015 - 13:03

Au pied des plantes

Les arbres et les fruits

Silence, ça pousse

Évangile selon saint Matthieu 6, 28-34


Au sujet des vêtements, pourquoi se faire tant de souci ?

Observez comment poussent les lis des champs : ils ne travaillent pas, ils ne filent pas.

Or je vous dis que Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n'était pas habillé comme l'un d'eux.

Si Dieu habille ainsi l'herbe des champs, qui est là aujourd'hui, et qui demain sera jetée au feu, ne fera-t-il pas bien davantage pour vous, hommes de peu de foi ?

Ne vous faites donc pas tant de souci ; ne dites pas : " Qu'allons-nous manger ? " ou bien : " Qu'allons-nous boire ? " ou encore : " Avec quoi nous habiller ? "

Tout cela, les païens le recherchent. Mais votre Père céleste sait que vous en avez besoin.

Cherchez d'abord son Royaume et sa justice, et tout cela vous sera donné par-dessus le marché.

Ne vous faites pas tant de souci pour demain : demain se souciera de lui-même ; à chaque jour suffit sa peine. 



Méditation
Si Dieu habille ainsi l'herbe des champs, qui est là aujourd'hui,
et qui demain sera jetée au feu, ne fera-t-il pas bien davantage pour vous ?


 sœur Anne-Claire Dangeard, Communauté de Poitiers


Silence, ça pousse

« Pourquoi se faire tant de soucis ?… Demain aura souci de lui-même ; à chaque jour suffit sa peine. » Tout est dit. Dieu pourvoit au bien de ceux qui ont la foi. Il n’y a qu’à ouvrir les yeux et contempler les merveilles de sa création. Les lys par exemple, ils ne font que pousser là où le vent les a semés. Ils n’ont rien d’autre à faire qu’embaumer et embellir le paysage.

Même le Roi Salomon n’était pas si beau, si bien vêtu, tout roi qu’il était  !
Le lys pousse sans se faire de soucis. Il obéit tout simplement au rythme de la nature. D’année en année, il refleurit sur nos terrasses ou nos balcons… quel spectacle que ce miracle de la nature et quel parfum  !

Dans leurs maximes, les Pères du désert racontent l’histoire d’un moine à qui on avait demandé de planter un bâton de bois sec dans le sable et de l’arroser chaque jour. La source était si éloignée de sa cellule qu’il devait partir le soir pour aller chercher l’eau et ne rentrait que le lendemain matin. Pendant trois ans, il accomplit fidèlement le commandement de son maître. À la fin de cette période, le bâton se mit soudain à bourgeonner et à fructifier. L’ancien cueillit un fruit, l’emporta dans l’église et invita les moines à en manger, en disant : " Venez, et goûtez le fruit de l’obéissance ".

En bref, ce que le lys nous partage ici, comme le moine des Pères du désert, c’est son obéissance totale et inconditionnelle. Dans le langage des fleurs, le lys signifie la douceur et la pureté des sentiments. Le Seigneur n’en attend pas moins de nous : douceur et pureté…


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MessageSujet: Re: Signe dans la Bible   Lun 29 Juin 2015 - 15:53

Au pied des plantes

L'eau

Eau vive

Livre d'Isaïe 41,8-20


Parole du Seigneur : « Toi, Israël, mon serviteur, Jacob que j'ai choisi, descendance d'Abraham mon ami : aux confins de la terre je t'ai saisi, du bout du monde je t'ai appelé ; je t'ai dit : Tu es mon serviteur, je t'ai choisi, je ne t'ai pas repoussé.
Ne crains pas, car je suis avec toi ; ne jette pas ces regards inquiets, car je suis ton Dieu. Je t'affermis et je t'assiste, je te soutiens de ma main victorieuse.

Je suis le Seigneur ton Dieu. Je te prends la main droite, et je te dis : « Ne crains pas, je viens à ton secours. » Ne crains pas, Jacob, faible vermisseau, Israël, misérable mortel. Je viens à ton secours, déclare le Seigneur ; ton rédempteur, c'est le Dieu Saint d'Israël.
Les petits et les pauvres cherchent de l'eau, et il n'y en a pas ; leur langue est desséchée par la soif.

Moi, le Seigneur, je les exaucerai, moi, le Dieu d'Israël, je ne les abandonnerai pas. Sur les hauteurs dénudées je ferai jaillir des fleuves, et des sources dans les ravins.
Je changerai le désert en lac, et la terre aride en fontaines. Je mettrai dans le désert le cèdre et l'acacia, le myrte et l'olivier ; je mettrai dans les terres incultes le cyprès, le pin et le mélèze, afin que tous regardent et reconnaissent, afin que tous considèrent et découvrent que la main du Seigneur a fait tout cela, que le Dieu Saint d'Israël en est le créateur. 



Méditation
« Sur les hauteurs dénudées, je ferai jaillir des fleuves,
et des sources dans les ravins. »


 frère Jean-Pierre Brice Olivier, Couvent de l'Annonciation


Eau vive

Les petits et les pauvres cherchent de l’eau, leur langue est desséchée par la soif. L’eau est tellement précieuse pour qui n’en a pas.

La petitesse et la pauvreté dont il est question ici ne sont pas attachées à une situation matérielle ou sociale, mais bien à une attitude profonde d’un cœur inquiet et conscient de sa juste place, dans le non savoir et le non pouvoir sur autrui.

Le petit n’a rien, ne sait rien et ne peut rien, il est en quête permanente de qui pourra le faire vivre, lui donner le nécessaire, le défendre, le sauver. Le pauvre est sans cesse dans une attente, ouverte et découverte, du don d’un autre, dans une soif constante de la rencontre. Il reçoit sans rien exiger, à la différence des fils d’Israël, enfants gâtés qui récriminent contre Dieu, l’accusent, et le mettent au défi de leur donner de l’eau* .

Le petit pauvre dénudé va jusqu’à considérer que son existence est un désert aride, son cœur une terre stérile, son amour un sol infécond.

Dans ce dénuement absolu, la promesse de Dieu est une bonne nouvelle accueillie, et elle peut se réaliser : la vie devient un fleuve impétueux, le cœur une source vive, l’amour un océan. Dans la terre la plus assoiffée, Dieu fait jaillir  fleuves, sources et fontaines.

Le petit, le pauvre, faible vermisseau, d’où qu’il vienne, quelle que soit son histoire, est choisi, appelé, affermi, pris par la main et conduit par Dieu lui-même. Si tu es de ceux-là, alors ne crains pas !


* Exode 17,1-7


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MessageSujet: Re: Signe dans la Bible   Mer 1 Juil 2015 - 9:59

Au pied des plantes

L'eau

Au bain d’innocence

Second livre des rois 5, 1-15


Naaman, général de l'armée du roi de Syrie, était hautement estimé par son maître. Mais il était lépreux. Or une fillette d'Israël, servante dans sa maison, vint lui dire : « Ah ! si mon maître s'adressait au prophète qui est à Samarie, celui-ci le délivrerait de sa lèpre. » Naaman alla auprès du roi et lui répéta ce que la jeune fille avait déclaré. Le roi de Syrie envoya Naaman au roi d'Israël avec une lettre disant : « En même temps que te parvient cette lettre, je t'envoie Naaman mon serviteur, pour que tu le délivres de sa lèpre. »

Quand le roi d'Israël lut ce message, il déchira ses vêtements et s'écria : « Est-ce que je suis Dieu, maître de la vie et de la mort ? Car ce roi m'envoie un homme pour que je le délivre de sa lèpre ! C'est une provocation ! »

Quand Élisée, l'homme de Dieu, apprit que le roi d'Israël avait déchiré ses vêtements, il lui fit dire : « Pourquoi as-tu déchiré tes vêtements ? Que cet homme vienne à moi, et il saura qu'il y a un prophète en Israël. »

Élisée envoya un messager dire à Naaman : « Va te baigner sept fois dans le Jourdain, et ta chair redeviendra nette. »
Naaman se mit en colère et s'éloigna en disant : « Je m'étais dit : Sûrement il va sortir, et se tenir debout pour invoquer le nom du Seigneur son Dieu ; puis il agitera sa main au-dessus de l'endroit malade et guérira ma lèpre. Est-ce que les fleuves de Damas ne valent pas mieux que toutes les eaux d'Israël ? Si je m'y baignais, est-ce que je ne serais pas purifié ? »

Mais ses serviteurs s'approchèrent : « Père ! Si le prophète t'avait ordonné quelque chose de difficile, tu l'aurais fait, n'est-ce pas ? Combien plus, lorsqu'il te dit : Baigne-toi, et tu seras purifié. »

Il descendit jusqu'au Jourdain et s'y plongea sept fois, pour obéir à l'ordre d'Élisée ; alors sa chair redevint semblable à celle d'un petit enfant : il était purifié ! Il retourna chez l'homme de Dieu et déclara : « Je le sais désormais : il n'y a pas d'autre Dieu, sur toute la terre, que celui d'Israël ! »



Méditation
« Baigne-toi, et tu seras purifié. »
Naaman descendit jusqu'au Jourdain et s'y plongea sept fois, 
pour obéir à l'ordre d'Élisée ; alors sa chair redevint semblable
à celle d'un petit enfant


 frère Jean-Pierre Brice Olivier, Couvent de l'Annonciation


Au bain d’innocence

Le bon Naaman n’appartient pas au peuple d’Israël, il est Syrien et païen, mais cela ne compte absolument pas pour Dieu. C’est un homme hautement estimé, plus encore il est aimé de son roi et de ses serviteurs ; mais il est lépreux. Disgrâce qui ne peut le disgracier aux yeux de ceux qui le connaissent en vérité.

Certains d’entre nous n’ont pas cette chance. En général, ce que les autres et le monde évaluent et jaugent de nous-mêmes sans nous approcher, ce qu’ils croient voir ou connaître, mais de loin, nous fait lépreux à leurs yeux. Alors, montré du doigt et condamné faussement par les ignorants qui savent tout, surtout le bien et le mal, la loi et la règle, la morale et la bienséance, le conforme et l’inconvenant, le pur et l’impur, que puis-je faire de moi-même avec moi-même  ?

La rencontre d’un homme de Dieu qui peut aussi être une femme devient salutaire. Entendons « l’homme de Dieu », non pas comme le serviteur servile d’une quelconque religion, mais comme une authentique personne de foi, libre, qui connaît le vrai Dieu. Alors laissons-nous conduire au bain, apprenons à nous comprendre et à nous regarder avec bienveillance, entrons dans la connaissance de notre vérité la plus authentique. Plongeons sept fois, c’est à dire inlassablement dans cette eau qui lave et purifie, non pas de nos soi-disant souillures mais de la condamnation du monde qui nous a fait douter de nous-mêmes et de Dieu. Immergeons nous dans l’amour sauveur qui nous rend à notre innocence.


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MessageSujet: Re: Signe dans la Bible   Ven 3 Juil 2015 - 9:21

Au pied des plantes

L'eau

Baptiste au désert

Évangile selon saint Marc 1, 1-8


Commencement de la Bonne Nouvelle de Jésus Christ, le Fils de Dieu.

Il était écrit dans le livre du prophète Isaïe : Voici que j'envoie mon messager devant toi, pour préparer la route.

A travers le désert, une voix crie : Préparez le chemin du Seigneur, aplanissez sa route.

Et Jean le Baptiste parut dans le désert. Il proclamait un baptême de conversion pour le pardon des péchés.

Toute la Judée, tout Jérusalem, venait à lui. Tous se faisaient baptiser par lui dans les eaux du Jourdain, en reconnaissant leurs péchés. Jean était vêtu de poil de chameau, avec une ceinture de cuir autour des reins, et il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage.

Il proclamait : « Voici venir derrière moi celui qui est plus puissant que moi. Je ne suis pas digne de me courber à ses pieds pour défaire la courroie de ses sandales.

Moi, je vous ai baptisés dans l'eau ; lui vous baptisera dans l'Esprit Saint. »



Méditation
Jean le Baptiste parut dans le désert. Il proclamait un baptême
de conversion pour le pardon des péchés.

 frère Jean-Pierre Brice Olivier, Couvent de l'Annonciation

Quel baptême ?

Le baptême de conversion et de pardon des péchés par l’austère Jean Baptiste se situe avant l’annonce du Royaume par Jésus. Ce texte nous fait passer du baptême d’eau à celui dans l’Esprit Saint.

La conversion ne peut se contenter d’un changement de conduite ou d’une métamorphose vertueuse des comportements. Même si cela améliore l’image et facilite sûrement une meilleure place dans le groupe familial ou social, c‘est encore extérieur, comme l’eau du Jourdain qui ne pénètre pas le corps.

Jésus baptise dans l’Esprit Saint, il ne s’agit plus d’un cérémonial mais d’un don considérable : celui d’une Personne de la Trinité à l’intérieur de nous-mêmes qui habite toute notre chair.

Il n’est plus question de rite plus ou moins magique ou symbolique, mais bien d’entrer dans l’exigence d’une relation, de personne à personne. Le baptême n’est plus une empreinte ou un cachet qui me donne un ticket d’entrée dans une église et des droits sur le ciel, mais il est le sceau par excellence de celui qui aime et qui donc connaît Dieu parce qu’il est né de Dieu *.

Alors, peu importe : faire partie d’une race ou d’une église, être pieux ou païen, appartenir à Apollos ou à Pierre, être riche ou pauvre, en prison ou libre, naître samaritaine ou grec, homme ou femme ; peu importent même les comportements et les actes, prostituée ou larron… l’unique distinction, qui authentifie le baptême dans l’Esprit, c’est d’aimer en vérité, comme le Christ, dans un don jusqu’au sang.

* 1 Jean 4, 7-10


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MessageSujet: Re: Signe dans la Bible   Lun 6 Juil 2015 - 9:43

Au pied des plantes

Le blé et la moisson

Moisson de miséricorde

Livre d'Osée 10,1-12


sraël était une vigne luxuriante, qui portait beaucoup de fruit. Mais plus ses fruits se multipliaient, plus Israël multipliait les autels ; plus son pays devenait riche, plus il enrichissait les stèles et les idoles.

Son cœur est partagé ; maintenant il va expier : le Seigneur renversera ses autels, détruira ses idoles. Maintenant Israël va dire : « Nous sommes privés de roi, car nous n'avons pas craint le Seigneur.

Et si nous avions un roi, que pourrait-il faire pour nous ? » Ils ont disparu, Samarie et son roi, comme de l'écume à la surface de l'eau. Ils seront détruits, les sanctuaires sacrilèges, ce péché d'Israël ; épines et ronces recouvriront leurs autels.

Alors on dira aux montagnes : « Cachez-nous ! » et aux collines : « Tombez sur nous ! » Faites des semailles de justice, récoltez une moisson de miséricorde, défrichez vos terres en friche.

Il est temps de chercher le Seigneur, jusqu'à ce qu'il vienne répandre sur vous une pluie de justice.


Méditation
«Faites des semailles de justice,
récoltez une moisson de miséricorde,
défrichez vos terres en friche.»

 Frère Franck Dubois, Couvent de Lille


Récoltez une moisson de miséricorde

Un bouquet incomplet


Jésus et ses disciples traversent les champs de blé. Innocents ils moissonnent, quelques grains pour la route. Les pharisiens, guetteurs, dénoncent le forfait : « Vous souillez le sabbat ! »

On est loin, dit le Maître, de la moisson divine, peu de miséricorde chez ces docteurs illustres. La parole en leur cœur aussitôt a levé, sous le coup de leur loi, elle s’est desséchée.

Un autre jour, au Temple, Jésus renverse les comptoirs, bouscule les marchands : « Vous faites de ce lieu, un repère de brigands ! L’argent est votre idole ! Épines et ronces ont poussé en vos mains, qui se ferment sur l’obole de la plus pauvre veuve ! »

Et moi, Jésus que pousse-t-il sur mes terres que je puisse t’offrir ? Je pourrais bien sûr te vanter mes bonnes œuvres : des épis éclatants, pour toi en un bouquet… Comment, tu le refuses ?
« Je t’ai fait pécheur d’homme : combien de tes frères, as-tu donc moissonné » ?

Voyons, Seigneur… Un bouquet avec ceux à qui j’ai pardonné.

Quelques gerbes avec ceux que j’ai voulu aimer.

Une myriade de fleurs pour ceux que j’ai aidés. Un chardon, des épines, car certains, tu le sais, ont déserté mon cœur.

Le voilà, mon bouquet, et il est bien maigre. J’aurais pu, dans les champs, récolter d’autres fleurs.

« Ce n’est rien, répond-il, chaque fleur est unique, et chacune me plaît. Retourne à la moisson, car la tâche est immense, égare-toi dans les champs, et perds-toi en chemin, pour retrouver plus loin, celui qui, égaré, donnera au bouquet ses plus belles couleurs. »


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MessageSujet: Re: Signe dans la Bible   Mer 8 Juil 2015 - 9:36

Au pied des plantes

Le blé et la moisson

Le Semeur

Évangile selon saint Matthieu 13, 3-23

Voici que le semeur est sorti pour semer. Comme il semait, des grains sont tombés au bord du chemin, et les oiseaux sont venus tout manger. D'autres sont tombés sur le sol pierreux, où ils n'avaient pas beaucoup de terre ; ils ont levé aussitôt parce que la terre était peu profonde.

Le soleil s'étant levé, ils ont brûlé et, faute de racines, ils ont séché. D'autres grains sont tombés dans les ronces ; les ronces ont poussé et les ont étouffés. D'autres sont tombés sur la bonne terre, et ils ont donné du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un. Celui qui a des oreilles, qu'il entende ! »
Les disciples s'approchèrent de Jésus et lui dirent : « Pourquoi leur parles-tu en paraboles ? »

Il leur répondit : Si je leur parle en paraboles, c'est parce qu'ils regardent sans regarder, qu'ils écoutent sans écouter et sans comprendre. Mais vous, heureux vos yeux parce qu'ils voient, et vos oreilles parce qu'elles entendent ! Amen, je vous le dis : beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l'ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l'ont pas entendu. Vous donc, écoutez ce que veut dire la parabole du semeur.

Quand l'homme entend la parole du Royaume sans la comprendre, le Mauvais survient et s'empare de ce qui est semé dans son cœur : cet homme, c'est le terrain ensemencé au bord du chemin.

Celui qui a reçu la semence sur un sol pierreux, c'est l'homme qui entend la Parole et la reçoit aussitôt avec joie ; mais il n'a pas de racines en lui, il est l'homme d'un moment : quand vient la détresse ou la persécution à cause de la Parole, il tombe aussitôt. Celui qui a reçu la semence dans les ronces, c'est l'homme qui entend la Parole ; mais les soucis du monde et les séductions de la richesse étouffent la Parole, et il ne donne pas de fruit. Celui qui a reçu la semence dans la bonne terre, c'est l'homme qui entend la Parole et la comprend ; il porte du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un. »


Méditation
«Vous donc, écoutez ce que veut dire la parabole du semeur !»

 Frère Franck Dubois, Couvent de Lille


Le semeur prodigue

« Voici que le semeur est parti pour semer »

Le semeur est sorti, il y a longtemps déjà. C’est que son champ est vaste : c’est l’univers entier. Et sa réserve de graines ne s’épuisera jamais. Car tout passe, sauf la Parole, qui seule est éternelle. Le semeur est parti, semer l’éternité.

Il traverse, une première fois, mon lopin de terre. Je reconnais mon cœur : un terrain chaotique, un monde à unifier. Quelques belles parcelles, et de beaux champs de ruine. Un chemin qui zigzague, un champ à épierrer : ces cailloux pourraient faire de belles fondations, des demeures solides. Mais rien n’est arrangé. Plus loin, des épines blessantes, des rancœurs tenaces, des haines cultivées en buissons étouffants. Mon cœur est une friche.

Le semeur s’éloigne… que la moisson est maigre, juste après son passage !

Mais le voilà déjà qui revient, inlassable. Il a bien tout son temps, il a l’éternité ! A force de marcher droit sur le chemin tordu, il a redressé en mon cœur la route qui y passait. Et les grains sont tombés juste au bon endroit. Puis, d’année en année, la graine usa la pierre. Une couche de terre repose désormais sur le champ empierré. Et les buissons sont grands, ils ont poussé en arbre, et la haine a fondu, emportée par le vent.

J’aurais pu, déprimer, renoncer à mon cœur, barricader mon champ, l’interdire au semeur. « Tu perds ici ton temps, passe loin ton chemin ! » J’ai bien fait de laisser traverser sur ma terre ce prodigue semeur. Il en fit un jardin où il vient reposer, j’y descends très souvent pour l’y retrouver.


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MessageSujet: Re: Signe dans la Bible   Ven 10 Juil 2015 - 15:47

Au pied des plantes

Le blé et la moisson

Le grain de blé

Évangile selon saint Jean 12, 20-33

Parmi les Grecs qui étaient montés à Jérusalem pour adorer Dieu durant la Pâque, quelques-uns abordèrent Philippe, qui était de Bethsaïde en Galilée. Ils lui firent cette demande : « Nous voudrions voir Jésus. » Philippe va le dire à André ; et tous deux vont le dire à Jésus.

Alors Jésus leur déclare : « L'heure est venue pour le Fils de l'homme d'être glorifié. Amen, amen, je vous le dis : si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s'il meurt, il donne beaucoup de fruit.

Celui qui aime sa vie la perd ; celui qui s'en détache en ce monde la garde pour la vie éternelle. Si quelqu'un veut me servir, qu'il me suive ; et là où je suis, là aussi sera mon serviteur.

Si quelqu'un me sert, mon Père l'honorera. Maintenant je suis bouleversé. Que puis-je dire ? Dirai-je : Père, délivre-moi de cette heure ? - Mais non ! C'est pour cela que je suis parvenu à cette heure-ci !

Père, glorifie ton nom ! » Alors, du ciel vint une voix qui disait : « Je l'ai glorifié et je le glorifierai encore. » En l'entendant, la foule qui se tenait là disait que c'était un coup de tonnerre ; d'autres disaient : « C'est un ange qui lui a parlé. » Mais Jésus leur répondit : « Ce n'est pas pour moi que cette voix s'est fait entendre, c'est pour vous.
Voici maintenant que ce monde est jugé ; voici maintenant que le prince de ce monde va être jeté dehors ; et moi, quand j'aurai été élevé de terre, j'attirerai à moi tous les hommes. » Il signifiait par là de quel genre de mort il allait mourir.


Méditation
« Si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul »

 Frère Franck Dubois, Couvent de Lille


Laisse tomber

Toi, mon frère, ma sœur : laisse tomber ! Laisse tomber ta peur, tes craintes pour demain. La ruse du démon, pour te paralyser et empêcher ton cœur d’œuvrer à ses desseins, c’est de souffler sur toi le vent de la panique, le souffle de l’angoisse. Et l’haleine fétide de la rancœur haineuse. Laisse-les donc tomber ! Laisse aussi là tes doutes, les questions innombrables sur l’avenir incertain. Les promesses dérisoires, les engagements ténus. Tes fragiles défenses et le peu qu’il faudrait, que tout cela s’effondre. Oui, tout ne tient que par grâce. L’homme n’a sur elle ni emprise ni puissance.

Pourrais-je donc comprendre ? Ton fils sur la croix abandonné des hommes, que Pierre et les apôtres ont bien laissé tomber, tu semblais Dieu aussi le livrer à son sort. Jésus, seul. Observe donc ses mains étendues sur le bois, ouvertes pour recevoir ce que des Cieux il viendrait à descendre.

Et du haut des nuées, Dieu, tu déversas ta gloire, pour donner à son Fils la vie qu’il te mendiait. Et Christ ressuscite, remis en ta puissance.

Laisse tomber ! Laisse tomber du ciel, Seigneur, cette grâce abondante. Celle qui chasse la crainte, et fortifie le cœur. Ne retiens ni l’amour, ni la miséricorde. Fais pleuvoir ta paix comme une pluie généreuse. Inonde de ta vie nos vies mordues de mort.

Je lâcherai bien tout, pour tout mieux recevoir. Je voudrais, comme Jésus, me laisser succomber, tomber sans retenue dans les bras de son Père, laisser sa grâce agir, emporté par sa gloire


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MessageSujet: Re: Signe dans la Bible   Mar 14 Juil 2015 - 10:25

Au pied des plantes

Les arbres et les fruits

Deux fils à la vigne

Évangile selon saint Matthieu 21, 18-22


« Que pensez-vous de ceci ? Un homme avait deux fils. Il vint trouver le premier et lui dit : " Mon enfant, va travailler aujourd'hui à ma vigne." Celui-ci répondit : " Je ne veux pas. " Mais ensuite, s'étant repenti, il y alla. Abordant le second, le père lui dit la même chose.

Celui-ci répondit : " Oui, Seigneur ! " et il n'y alla pas. Lequel des deux a fait la volonté du père ? »

Ils lui répondent : « Le premier ».

Jésus leur dit : « Amen, je vous le déclare : les publicains et les prostituées vous précèdent dans le royaume de Dieu. Car Jean Baptiste est venu à vous, vivant selon la justice, et vous n'avez pas cru à sa parole ; tandis que les publicains et les prostituées y ont cru. Mais vous, même après avoir vu cela, vous ne vous êtes pas repentis pour croire à sa parole».



Méditation
« Lequel des deux a fait la volonté du père ? »

 sœur Anne-Claire Dangeard, Communauté de Poitiers


Fréquence évangélique

Un homme avait deux fils. Il vint trouver le premier et lui dit : « mon enfant, va travailler aujourd’hui à la vigne. »

Un homme avait deux fils, mais il était surtout propriétaire d’une vigne.

Un homme avait deux fils et il leur demande d’aller travailler pour lui à sa vigne. La suite de l’histoire, c’est un peu chacun de nous. L’un des fils refuse d’obéir à son père, mais finalement change d’avis et va travailler. L’autre lui donne une réponse positive, mais il ne va pas à la vigne.

Qui peut-il bien être ce père qui va trouver ses fils en les appelant « mon enfant » ? Un père aimant, un père confiant car le travail de la vigne n’est pas chose aisée. Il demande constance et persévérance tout au long de l’année. La vigne vit au rythme des saisons, et c'est son entretien quotidien par le viticulteur tout au long de l’année qui confère aux vins toute leur typicité et leur caractère.

De cette taille dépend toute la récolte à venir. Mal taillée la vigne ne portera pas de fruits, bien taillée elle révèlera toute sa richesse.

Cette histoire me fait penser au métronome des musiciens : à son tic, tac, inlassable, indiquant le tempo, vitesse à laquelle interpréter un morceau de musique.

Et moi, quel est mon rythme ? Quelle est ma « fréquence évangélique » quand le père m’appelle à sa vigne ? Est-ce que je lui réponds ? Avec zèle, hésitation ou tremblement ? Grave, largo, lento, andante, moderato, allegretto, presto ou prestissimo ?

Au son de la harpe et de la cithare, comme dit le psalmiste, prenons la route et mettons nos pas dans ses pas.


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MessageSujet: Re: Signe dans la Bible   Mer 15 Juil 2015 - 11:20

Au pied des plantes

La vigne

Deuil pour le vin nouveau

Livre d'Isaïe 24, 7-16


Deuil pour le vin nouveau : la vigne a dépéri ! Tous ceux qui avaient le cœur en fête se lamentent.

Elle a cessé, l’allégresse des tambourins ; il a pris fin, le joyeux vacarme ; elle a cessé, l’allégresse des cithares !

Ils ne boiront plus de vin en chantant ; la boisson forte est amère aux buveurs. La cité-du-néant est en ruine, chaque maison est fermée, nul ne peut y entrer. Dans la rue, on réclame du vin ; toute joie a disparu ; l’allégresse est bannie du pays. Il ne reste de la ville que désolation : sa porte est brisée, fracassée.

Au cœur du pays, au milieu des populations, il en sera comme à la cueillette des olives, comme au grappillage après la vendange. Ceux qui restent élèvent la voix, ils crient de joie ; du côté de la mer, on célèbre la grandeur du Seigneur ; au pays de la lumière, on glorifie le Seigneur et, dans les îles de la mer, le nom du Seigneur, Dieu d’Israël.

Depuis les limites de la terre nous entendons des hymnes : « Honneur à Dieu le juste ! » Mais je dis : « Quelle épreuve pour moi ! Malheur à moi ! » Ils ont ravagé, les ravageurs ! Ravage : les ravageurs ont fait des ravages !



Méditation
Dans la rue, on réclame du vin ; toute joie a disparu ;
l’allégresse est bannie du pays. Il ne reste de la ville que désolation.

 sœur Anne-Claire Dangeard, Communauté de Poitiers


La vigne a dépéri

« La vigne a dépéri ! Tous ceux qui avaient le cœur en fête se lamentent. Elle a cessé, l’allégresse des tambourins ; il a pris fin, le joyeux vacarme ; elle a cessé l’allégresse des cithares. »

Isaïe nous entraîne ici dans un récit apocalyptique. Un récit à faire frémir. Un récit qui passe de la couleur au noir et blanc, du vacarme joyeux aux cris de désolation.

« Deuil pour le vin nouveau : la vigne a dépéri. » Dépérir, c’est perdre peu à peu ses forces, aller vers sa perte. Peu à peu, lentement, tout cesse, tout prend fin. L’allégresse se transforme en lamentation. Le vin doux en boisson amère. La « cité-du-néant » est en ruine… elle aussi disparait, lentement, inexorablement.

Comme au temps du Déluge, Dieu s’en vient punir les hommes de leurs comportements mauvais. Un monde ancien s’en va… un nouveau monde viendra par la voix de ceux qui restent. A eux la louange et les cris de joie pour glorifier le Seigneur. « Au milieu des populations » ils élèveront la voix pour chanter par des hymnes la grandeur du Seigneur.

Parvenu à ce moment du texte, on se sent moins oppressé, comme libéré. Et pourtant, cette perspective réconfortante de la louange ne peut chasser la pensée du jugement de Dieu. A nouveau, les entrailles du prophète sont émues au plus profond de lui-même.

« La vigne a dépéri », comme le grain tombé en terre, des fruits nouveaux germeront. C’est notre espérance. L’acte de foi que nous posons aujourd’hui. Que rien ne meure sans donner du fruit. Que rien ne dépérisse sans être touché par la miséricorde du Seigneur.


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MessageSujet: Re: Signe dans la Bible   Lun 20 Juil 2015 - 12:57

Au pied des plantes

La vigne

Vrai cep

Évangile selon saint Jean 15. 1-8


À l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, au cours du repas qu'il prenait avec ses disciples, il dit : « Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron.

Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l'enlève ; tout sarment qui donne du fruit, il le nettoie, pour qu'il en donne davantage.

Mais vous, déjà vous voici nets et purifiés grâce à la parole que je vous ai dite : Demeurez en moi, comme moi en vous.
De même que le sarment ne peut pas porter du fruit par lui-même s'il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi.

Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là donne beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire.

Si quelqu'un ne demeure pas en moi, il est comme un sarment qu'on a jeté dehors, et qui se dessèche. Les sarments secs, on les ramasse, on les jette au feu, et ils brûlent.

Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voudrez, et vous l'obtiendrez.
Ce qui fait la gloire de mon Père, c'est que vous donniez beaucoup de fruit : ainsi, vous serez pour moi des disciples. »



Méditation
«Celui qui demeure en moi et en qui je demeure,
celui-là donne beaucoup de fruit,
car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire. »

 sœur Anne-Claire Dangeard, Communauté de Poitiers


Ficher métier : viticulteur

« Moi, je suis la vigne, et mon Père est le vigneron. »
« Moi je suis la vigne », nous dit le Seigneur et filant la métaphore voici qu’il nous invite à réviser nos connaissances sur ce bel arbre fruitier qu’est la vigne.

On appelle viticulteur celui qui cultive de la vigne et récolte le raisin, au rythme des saisons. Son travail de taille est important car il conditionne la qualité de la récolte des raisins. Il supervise et participe aux vendanges. Une fois le raisin récolté, il faut le vendre et l’acheminer vers une cave coopérative, un vigneron ou un négociant.
C’est cette image qu’utilise Saint Jean ici. Jésus est la vigne et son père le vigneron, ou plus exactement il est à la fois le viticulteur et le vigneron : celui qui entretien la vigne et celui qui en transforme le fruit. Il arrache les anciennes vignes, replante de nouvelles, taille, traite, coupe les sarments qui ne portent pas de fruit.

J’aime me dire que le viticulteur travaille essentiellement à l’extérieur. C’est pour moi une invitation à sortir de mon petit confort, à aller aux périphéries. Son travail est physique et s’adapte aux cycles de la vigne et aux saisons. Invitation à m’ouvrir au Seigneur sans tout maîtriser et entendre ses appels. Au-delà de ses connaissances en agronomie, le bon viticulteur doit aussi posséder une bonne connaissance du terrain. Il lui faut être patient et capable de gérer les coups durs et le stress liés aux conditions climatiques.

Le Père est le viticulteur et le vigneron : c’est lui qui transforme la vigne en vin. Celui qui demeure en lui et qui écoute sa Parole portera beaucoup de fruit et sera pour lui un disciple.

N’attendez pas la fin de l’été pour laisser le Père faire son œuvre en vous !


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MessageSujet: Re: Signe dans la Bible   Lun 27 Juil 2015 - 11:22

Avec les animaux

Les oiseaux

Ornithothéologie

Livre du Deutéronome 32, 8-12

Quand le Très-Haut dota les nations, quand il sépara les fils d’Adam, il fixa les frontières des peuples d’après le nombre des fils d’Israël.

Mais le lot du Seigneur, ce fut son peuple, Jacob, sa part d’héritage.
Il le trouve au pays du désert, chaos de hurlements sauvages.

Il l’entoure, il l’élève, il le garde comme la prunelle de son œil.

Tel un aigle qui éveille sa nichée et plane au-dessus de ses petits, il déploie son envergure, il le prend, il le porte sur ses ailes.

Le Seigneur seul l’a conduit : pas de dieu étranger auprès de lui 


Méditation
Tel un aigle qui éveille sa nichée et plane au-dessus de ses petits,
il déploie son envergure, il le prend, il le porte sur ses ailes

 frère Jean-Pierre Brice Olivier, Couvent de l'Annonciation

Ornithothéologie

Les images de la bible se donnent tous les droits, elles prennent la liberté de nous montrer Dieu ou l’Esprit sous la forme de volatiles, tandis que les hommes peuvent être traités de moutons, loups, renards ou serpents.

Dieu se donne à voir comme un aigle, noble et puissant oiseau à l’œil infaillible, qui éduque ses petits. Pour ne pas reprendre la métaphore un peu sévère du rapace, Jésus se compare, lui, à une poule qui rassemble ses poussins sous ses ailes *.

Ces parallèles nous redisent que la création entière est familière de l’homme qui n’est jamais loin des comportements de la gent animale.

Les fables de monsieur de La Fontaine nous ont appris à déchiffrer ces caractères. Aigle ou poule nous indiquent la disposition invariable de Dieu envers les hommes, celle de l’instinct déployé au profit de sa progéniture.

Le lot du Seigneur, son peuple, c’est sa nichée. Figure on ne peut plus aimable et gentille pour nous montrer que c’est Lui qui fait tout, donne tout, assure tout, à chacun de ses petits, sans distinction. Même le faible ou le laid ou le caractériel, même le canard de la couvée de poussins ou le mouton noir du troupeau devient la prunelle de son œil.

L’aigle protecteur élève son aiglon pour l’élever, l’entraîner dans les hauteurs, lui apprendre la liberté et l’autonomie, pour qu’il devienne lui aussi un autre aigle à son tour, égal de son géniteur, à l’image de son créateur.

* Matthieu 23, 37


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MessageSujet: Re: Signe dans la Bible   Lun 27 Juil 2015 - 11:35

Avec les animaux

Les oiseaux

Piafs, les moineaux du ciel

Évangile selon saint Matthieu 10, 26-31

Ne craignez pas les hommes ; tout ce qui est voilé sera dévoilé, tout ce qui est caché sera connu.
Ce que je vous dis dans l'ombre, dites-le au grand jour ; ce que vous entendez dans le creux de l'oreille, proclamez-le sur les toits.

Ne craignez pas ceux qui tuent le corps, mais ne peuvent pas tuer l'âme ; craignez plutôt celui qui peut faire périr dans la géhenne l'âme aussi bien que le corps.
Est-ce qu'on ne vend pas deux moineaux pour un sou ? Or, pas un seul ne tombe à terre sans que votre Père le veuille.

Quant à vous, même vos cheveux sont tous comptés.
Soyez donc sans crainte : vous valez bien plus que tous les moineaux du monde.


Méditation
Est-ce qu'on ne vend pas deux moineaux pour un sou ?
Or, pas un seul ne tombe à terre sans que votre Père le veuille.

 frère Jean-Pierre Brice Olivier, Couvent de l'Annonciation

Piafs

Jésus, dans l’évangile nous rappelle de ne pas craindre les hommes, quoi qu’ils fassent, ils ne parviennent pas à écorcher plus que l’enveloppe de notre corps.

L’individu prédateur qui dissimule ses mauvaises intentions, se masque dans l’ombre, chuchote et murmure dans le but de tuer la chair de l’autre, de s’en emparer ou de la dévorer, ne peut attenter qu’à l’extérieur, au corps.

Et cependant même nos cheveux sont comptés. Jésus lui-même a traversé cette réalité du monde tout au long de sa vie et jusqu’à la Passion et, bien sûr, cela reste monstrueux, toujours, qu’un individu ou un groupe sacrifie un être vivant à son égoïsme.

Mais jamais quelqu’un ne peut toucher à ce qui en nous est inatteignable sauf par Dieu et avec notre consentement , à la part incorruptible de notre être : le « je suis » qui n’est jamais entamé par quiconque ni même par le mal. Il s’agit bien du haut lieu de notre vérité la plus authentique, celle connue de Dieu, en dehors de notre péché, et qui échappe à tout jugement.

Ce sanctuaire inaltérable est sans doute notre cœur, le siège de l’amour, ce que l’évangile nomme l’âme. Et ce tabernacle a le pouvoir d’accomplir que notre chair c’est à dire le tout de notre être vivant soit déjà sauvée : parce qu’aimer en vérité fait sauter les verrous du mal qui nous emprisonne et nous libère du péché et de l’accusation.

Soyons sans crainte, nous valons plus que le moineau sans souci qui se monnaye pour un demi sou.


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MessageSujet: Re: Signe dans la Bible   Lun 27 Juil 2015 - 11:46

Avec les animaux

Les oiseaux

Pigeon

Évangile selon saint Matthieu 3, 13-17

ésus, arrivant de Galilée, paraît sur les bords du Jourdain, et il vient à Jean pour se faire baptiser par lui.

Jean voulait l'en empêcher et disait : « C'est moi qui ai besoin de me faire baptiser par toi, et c'est toi qui viens à moi ! »

Mais Jésus lui répondit : « Pour le moment, laisse-moi faire ; c'est de cette façon que nous devons accomplir parfaitement ce qui est juste. »

Alors Jean le laisse faire. Dès que Jésus fut baptisé, il sortit de l'eau ; voici que les cieux s'ouvrirent, et il vit l'Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui.

Et des cieux, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé ; en lui j'ai mis tout mon amour. »


Méditation
Voici que les cieux s'ouvrirent, et il vit l'Esprit de Dieu
descendre comme une colombe et venir sur lui.

 frère Jean-Pierre Brice Olivier, Couvent de l'Annonciation

Pigeon

La candide et douce colombe, celle qui plane sur les eaux à la création et après le déluge, roucoule au baptême du Christ. Jésus qui n’a nul « besoin » d’être baptisé vient là dans une solidarité magistrale et majestueuse avec l’humanité, il se confond avec les pêcheurs.

Il promet à ses disciples après son « départ » de leur envoyer « un autre défenseur » *. Jésus était donc le défenseur des siens pendant sa vie avec eux, et il leur envoie un autre « paraclet », c’est à dire un avocat. L’avocat est celui qui défend l’accusé, nous sommes donc accusés ! En effet, celui qui marche avec Dieu est accusé par les autres, le monde, et longtemps dans son propre cœur. Au baptême, nous est donc offert cet Esprit de vérité, notre intercesseur.

Jésus a connu tout au long de sa vie publique les accusations qui l’ont conduit à la Passion et la Croix. La colombe du baptême est messagère pour l’agneau, l’agneau victime sans tache se devait d’entendre la déclaration de son Père : tu es mon Fils, mon bien-aimé.

Si tu as sur l’épaule une noire corneille qui susurre à ton oreille que tu es responsable de tous les malheurs du monde, que tu es le dernier des derniers, tourne la tête de l’autre côté où une blanche colombe te murmure qu’en vérité eacute; tu es le bien-aimé du Père. Car il a jeté à bas, l'accusateur de nos frères, celui qui les accusait devant notre Dieu jour et nuit. Mais eux, ils l'ont vaincu à cause du sang de l'agneau **.

* Jean 14, 16
** Apocalypse 12, 10-11


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MessageSujet: Re: Signe dans la Bible   Dim 2 Aoû 2015 - 11:27

Avec les animaux

Les poissons

Le grain de blé

Évangile selon saint Jean 6, 5-15

Jésus leva les yeux et vit qu'une foule nombreuse venait à lui. Il dit à Philippe : « Où pourrions-nous acheter du pain pour qu'ils aient à manger ? » Il disait cela pour le mettre à l'épreuve, car lui-même savait bien ce qu'il allait faire.

Philippe lui répondit : « Le salaire de deux cents journées ne suffirait pas pour que chacun ait un petit morceau de pain. »

Un de ses disciples, André, le frère de Simon-Pierre, lui dit : « Il y a là un jeune garçon qui a cinq pains d'orge et deux poissons, mais qu'est-ce que cela pour tant de monde ! » Jésus dit : « Faites-les asseoir. »

Il y avait beaucoup d'herbe à cet endroit. Ils s'assirent donc, au nombre d'environ cinq mille hommes. Alors Jésus prit les pains, et, après avoir rendu grâce, les leur distribua ; il leur donna aussi du poisson, autant qu'ils en voulaient.

Quand ils eurent mangé à leur faim, il dit à ses disciples : « Ramassez les morceaux qui restent, pour que rien ne soit perdu. » Ils les ramassèrent, et ils remplirent douze paniers avec les morceaux qui restaient des cinq pains d'orge après le repas.

A la vue du signe que Jésus avait accompli, les gens disaient : « C'est vraiment lui le grand Prophète, celui qui vient dans le monde. »

Mais Jésus savait qu'ils étaient sur le point de venir le prendre de force et faire de lui leur roi ; alors de nouveau il se retira, tout seul, dans la montagne.


Méditation
« Il y a là un jeune garçon qui a cinq pains d'orge et deux poissons,
mais qu'est-ce que cela pour tant de monde ! »

 Frère Franck Dubois, Couvent de Lille


Avec peu, Dieu peut tout

« Mais qu’est ce que cela pour tant de monde ! »

Le petit garçon revenait tout content. La route était longue jusqu’au marché. Les sous avaient été pénibles à gagner. Les cinq pains d’orge et les deux poissons ne pesaient pas lourd, comparé au travail qui les avait achetés.

Soudain, sur sa route, barrant le passage, une foule immense. « Le lieu était pourtant ce matin un désert ! » Le bonhomme se faufile, discret, jusqu’au devant où se pressent en masse des boiteux de toutes sortes, des pauvres miséreux, des brigands, des notables. Douze types désemparés couraient là en tout sens. L’un d’eux bouscule l’enfant, qui perdit sa corbeille.

André ramasse, confus, la précieuse pitance.
« Monsieur, dit l’enfant, tu as donc de la peine ? »
« C’est que je dois nourrir tous ces gens affamés ».
« Prends ! »
« C’est bien gentil, petit, mais ce n’est pas sérieux… »
« Comment ? Il y a dans le panier tout le prix du labeur. Il y a dans la corbeille un peu de mon cœur. »
« Si peu, pour tout ce monde ! »

« André, apprends que le peu que Dieu veut nous donner peut bien plus que tout ce qui vient de soi. Aurais-tu honte de rendre au Seigneur ce qu’il vient par mes mains de t’offrir en présent ? Apprends à recevoir, et cesse de te troubler. »

Et l’Église depuis revit de cette Cène. Nos pauvres moyens, tout un monde à nourrir ! Jésus par cet enfant nous redit aujourd’hui : avec peu, Dieu peut tout. « Reçois, et offre-moi le peu que tu reçus. J’en ferai des merveilles. »


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MessageSujet: Re: Signe dans la Bible   Lun 3 Aoû 2015 - 13:15

Avec les animaux

Les poissons

Jésus mange un poisson

Évangile selon saint Jean 6, 5-15

Jésus ayant disparu à leurs regards, les deux disciples qui faisaient route vers Emmaüs retournèrent à Jérusalem. Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons, qui leur dirent : « C'est vrai ! le Seigneur est ressuscité : il est apparu à Simon-Pierre. »

A leur tour, ils racontaient ce qui s'était passé sur la route, et comment ils l'avaient reconnu quand il avait rompu le pain. Comme ils en parlaient encore, lui-même était là au milieu d'eux, et il leur dit : « La paix soit avec vous ! »
Frappés de stupeur et de crainte, ils croyaient voir un esprit.

Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous bouleversés ? Et pourquoi ces pensées qui surgissent en vous ? Voyez mes mains et mes pieds : c'est bien moi ! Touchez-moi, regardez : un esprit n'a pas de chair ni d'os, et vous constatez que j'en ai. »
Après cette parole, il leur montra ses mains et ses pieds.

Dans leur joie, ils n'osaient pas encore y croire, et restaient saisis d'étonnement. Jésus leur dit : «  Avez-vous ici quelque chose à manger ? »

Ils lui offrirent un morceau de poisson grillé. Il le prit et le mangea devant eux.
Puis il déclara : « Rappelez-vous les paroles que je vous ai dites quand j'étais encore avec vous : Il fallait que s'accomplisse tout ce qui a été écrit de moi dans la loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes. »

Alors il leur ouvrit l'esprit à l'intelligence des Écritures.

Il conclut : « C'est bien ce qui était annoncé par l'Écriture : les souffrances du Messie, sa résurrection d'entre les morts le troisième jour, et la conversion proclamée en son nom pour le pardon des péchés à toutes les nations, en commençant par Jérusalem. C'est vous qui en êtes les témoins. Et moi, je vais envoyer sur vous ce que mon Père a promis. Quant à vous, demeurez dans la ville jusqu'à ce que vous soyez revêtus d'une force venue d'en haut. » 


Méditation
Les disciples offrirent à Jésus un morceau de poisson grillé.
Il le prit et le mangea devant eux.

 Frère Franck Dubois, Couvent de Lille



«Avez-vous ici quelque chose à manger ?

Je n'aime pas le poisson

Je n’aime pas le poisson. Pour un pécheur, le comble. Mais au bord du lac, on n’avait pas le choix. Un jour, tout a changé. Un homme est arrivé nous embarquant avec lui. Tout à sa suite avait une nouvelle saveur. Qu’importe ce que l’on mangeait, ce sont ses paroles qui nourrissaient. Combien de repas improvisés sur le lac, chez les uns et les autres, là où l’on nous recevait. Et puis, un dernier soir, il y eut ce repas, un peu de pain, du vin. Et le Maître de les bénir : « Ceci est mon corps, ceci est mon sang. »

Alors, quand il est revenu, au milieu de nous à Jérusalem, pas étonnant qu’il voulut encore manger. Le goût du poisson lui rappelait cela : les filets abandonnés au jour de notre appel, les foules nombreuses nourries avec si peu, les repas pris ensemble sur le bord de la route. Manger, pour faire mémoire des événements passés. Mais manger avec lui, car il était bien là. Manger, pour poursuivre avec lui le chemin. Et pourtant, peu après, nous ne le revîmes plus.

Avait-il vraiment faim ? Sans doute, mais pas de poisson ni de pain. Je le compris ensuite. Il avait faim de nous. Faim de nous faire comprendre les signes qu’il posait. Faim que nous sortions de l’incrédulité. Jésus avait faim de notre foi.

Depuis le poisson n’a plus le même goût. J’en mange parfois debout, pressé sur le chemin, où je clame sans cesse la nouvelle joyeuse. Je repense à mon Maître, à toute sa saveur. J’ai faim de le revoir, au banquet éternel.  


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MessageSujet: Re: Signe dans la Bible   Mar 4 Aoû 2015 - 12:40

Avec les animaux

Les mammifères

L'âne et le bœuf

Livre d'Isaïe 1,2-20


Cieux, écoutez ; terre, prête l'oreille, car le Seigneur parle : J’ai élevé des enfants, je les ai fait grandir, mais ils se sont révoltés contre moi. Le bœuf connaît son propriétaire, et l'âne, la crèche de son maître. Israël ne me connaît pas, mon peuple ne comprend pas.

Ils ont abandonné le Seigneur, ils ont méprisé le Dieu Saint d'Israël, ils lui ont tourné le dos. A quoi bon m'offrir tant de sacrifices ? dit le Seigneur. Les holocaustes de béliers, la graisse des veaux, j’en suis rassasié. Le sang des taureaux, des agneaux et des boucs, je n'en veux plus.

Quand vous venez vous présenter devant moi, qui donc vous a demandé d'encombrer mes parvis ? Cessez de m'apporter de vaines offrandes : l’encens, j'en ai horreur. Nouvelles lunes, sabbats, assemblées, je ne supporte plus ces fêtes sacrilèges. Vos nouvelles lunes et vos solennités, je les déteste. Elles me sont un fardeau et je suis las de le porter. Quand vous étendez les mains, je me voile les yeux. Vous avez beau multiplier les prières, je n'écoute pas : vos mains sont pleines de sang.

Lavez-vous, purifiez-vous, ôtez de ma vue vos actions mauvaises, cessez de faire le mal.

Apprenez à faire le bien : recherchez la justice, mettez au pas l'oppresseur, faites droit à l'orphelin, prenez la défense de la veuve.

Venez donc et discutons, dit le Seigneur. Si vos péchés sont comme l'écarlate, ils deviendront comme la neige. S’ils sont rouges comme le vermillon, ils deviendront blancs comme la laine. Si vous consentez à m'obéir, vous mangerez les bonnes choses du pays. Mais si vous refusez, si vous vous obstinez, c’est l'épée qui vous mangera.

Le Seigneur a parlé.


Méditation
Le bœuf connaît son propriétaire, et l'âne, la crèche de son maître.
Israël ne me connaît pas, mon peuple ne comprend pas.

 sœur Anne-Claire Dangeard, Communauté de Poitiers


Entre l’âne et le bœuf, chacun a sa place

« Cieux, écoutez ; terre prête l’oreille, car le Seigneur a parlé. » N’en déplaise aux amoureux des crèches traditionnelles, l’âne et le bœuf n’étaient pas à la crèche pour réchauffer l’enfant Jésus. C’est à Saint François d’Assise que nous devons leur bienheureuse présence. Comme on fixe la naissance de Jésus au solstice d’hiver, ne fallait-il pas moins que ces deux animaux pour réchauffer de leur souffle puissant l’enfant nouveau-né couché dans une mangeoire à Bethléem ?

Dans l’Ancien Testament, ici, c’est le prophète Isaïe qui met en scène l’âne et le bœuf : « Le bœuf connaît son propriétaire, et l’âne, la crèche de son maître. Israël ne le connaît pas, mon peuple ne comprend pas. » Isaïe reproche au peuple d’Israël de ne pas connaître son Dieu alors que l’âne et le bœuf connaissent leur maître ?

Le folklore a du bon, qui transmet de générations en générations des vérités que nous pourrions parfois oublier. S’en suit une longue logorrhée d’imprécations contre le peuple d’Israël, nation pécheresse et pervertie, nation chargée de fautes, engeance de malfaiteurs qui passe ici un mauvais quart d’heure  avec Isaïe.

Quittons donc l’Ancien Testament pour le Nouveau. C’est à la crèche que tout se passe. C’est à la crèche que s’inaugurent les temps nouveaux. Déjà, petit enfant Jésus rassemble ceux qui reconnaissent leur maître et ceux qui l’ignorent. Il réconcilie Juifs et païens dans un peuple nouveau.

À la crèche, Jésus prend l’initiative d’une nouvelle alliance. Il nous manifeste son amour et nous invite à y prendre part. Ce qui s’est accompli pour le peuple d’Israël est proposé à tous et c’est cette alliance qui nous rend aimables, aimés et aimant.


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MessageSujet: Re: Signe dans la Bible   Jeu 6 Aoû 2015 - 10:46

Avec les animaux

Les mammifères

Le lion rugissant

Première lettre de Pierre 5,6-11

Tenez-vous donc humblement sous la main puissante de Dieu, pour qu'il vous élève quand le jugement viendra.

Déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, puisqu'il s'occupe de vous.

Soyez sobres, soyez vigilants : votre adversaire, le démon, comme un lion qui rugit, va et vient, à la recherche de sa proie.

Résistez-lui avec la force de la foi, car vous savez que tous vos frères, de par le monde, sont en butte aux mêmes souffrances.

Dieu, qui donne toute grâce, lui qui vous a appelés dans le Christ à sa gloire éternelle, vous rétablira, après que vous aurez souffert un peu de temps ; il vous affermira, vous fortifiera, vous rendra inébranlables.

A lui la puissance pour tous les siècles.


Méditation
Votre adversaire, le démon, comme un lion qui rugit,
va et vient, à la recherche de sa proie.

 sœur Anne-Claire Dangeard, Communauté de Poitiers


Liturgie des heures

« Cieux, écoutez ; terre prête l’oreille, car le Seigneur a parlé. » N’en déplaise aux amoureux des crèches traditionnelles, l’âne et le bœuf n’étaient pas à la crèche pour réchauffer l’enfant Jésus. C’est à Saint François d’Assise que nous devons leur bienheureuse présence.

Comme on fixe la naissance de Jésus au solstice d’hiver, ne fallait-il pas moins que ces deux animaux pour réchauffer de leur souffle puissant l’enfant nouveau-né couché dans une mangeoire à Bethléem ? 

Dans l’Ancien Testament, ici, c’est le prophète Isaïe qui met en scène l’âne et le bœuf : « Le bœuf connaît son propriétaire, et l’âne, la crèche de son maître. Israël ne le connaît pas, mon peuple ne comprend pas. » Isaïe reproche au peuple d’Israël de ne pas connaître son Dieu alors que l’âne et le bœuf connaissent leur maître ? 

Le folklore a du bon, qui transmet de générations en générations des vérités que nous pourrions parfois oublier. S’en suit une longue logorrhée d’imprécations contre le peuple d’Israël, nation pécheresse et pervertie, nation chargée de fautes, engeance de malfaiteurs qui passe ici un mauvais quart d’heure  avec Isaïe.

Quittons donc l’Ancien Testament pour le Nouveau. C’est à la crèche que tout se passe. C’est à la crèche que s’inaugurent les temps nouveaux. Déjà, petit enfant Jésus rassemble ceux qui reconnaissent leur maître et ceux qui l’ignorent. Il réconcilie Juifs et païens dans un peuple nouveau. 

À la crèche, Jésus prend l’initiative d’une nouvelle alliance. Il nous manifeste son amour et nous invite à y prendre part. Ce qui s’est accompli pour le peuple d’Israël est proposé à tous et c’est cette alliance qui nous rend aimables, aimés et aimant.


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MessageSujet: Re: Signe dans la Bible   Sam 8 Aoû 2015 - 14:40


Avec les animaux

Les mammifères

Le troupeau de porcs

Évangile selon saint Luc 8, 27-39

Un homme qui était possédé par des démons sortit de la ville à la rencontre de Jésus. Depuis longtemps il n'avait pas mis de vêtements ; il n'habitait pas dans une maison, mais dans les tombeaux.

Voyant Jésus, il poussa des cris, tomba à ses pieds, et dit d'une voix forte : « Que me veux-tu, Jésus, Fils du Dieu très-haut ? Je t'en prie, ne me fais pas souffrir. »

En effet, Jésus commandait à l'esprit mauvais de sortir de cet homme.
Car bien des fois l'esprit s'était emparé de lui. On le gardait attaché avec des chaînes et avec des fers aux pieds, mais il rompait ses liens et le démon l'entraînait vers les endroits déserts. Jésus lui demanda : « Quel est ton nom ? »

L'homme répondit : « Légion », car beaucoup de démons étaient entrés en lui. Et ces démons suppliaient Jésus de ne pas leur ordonner de s'en aller dans l'abîme.
Or, il y avait là un important troupeau de porcs, qui cherchaient leur nourriture sur la colline. Les démons supplièrent Jésus de leur permettre d'entrer dans ces porcs, et il le leur permit. Ils sortirent de l'homme et entrèrent dans les porcs. Du haut de la falaise, le troupeau se précipita dans le lac, et il s'y étouffa.

Les gardiens, voyant cela, prirent la fuite ; ils annoncèrent la nouvelle dans la ville et dans la campagne, et les gens sortirent pour voir ce qui s'était passé. Arrivés auprès de Jésus, ils trouvèrent assis à ses pieds l'homme que les démons avaient quitté, habillé et devenu raisonnable, et ils furent saisis de crainte. Les témoins leur annoncèrent comment le possédé avait été sauvé. Alors toute la population demanda à Jésus de partir de chez eux, parce qu'ils étaient en proie à une grande crainte. Jésus remonta dans la barque, et s'en retourna.

L'homme que les démons avaient quitté lui demandait de le garder avec lui. Mais Jésus le renvoya en disant : « Retourne chez toi, et raconte tout ce que Dieu a fait pour toi. »

Alors cet homme partit proclamer dans toute la ville tout ce que Jésus avait fait pour lui.


Méditation
Du haut de la falaise, le troupeau se précipita dans le lac,
et il s'y étouffa.

  Sœur Anne-Claire Dangeard, Communauté de Poitiers


L’exorciste au grand cœur

« Ils sortirent de l’homme et entrèrent dans les porcs ». Nous ne sommes pas dans un film d’horreur mais cette page du Nouveau Testament a de quoi nous inquiéter, tout au moins nous laisser perplexe. Voilà que Luc met en scène Jésus face à un homme possédé par des démons. Le décor : le pays des Géraséniens, terre inconnue étrangère au peuple juif, pays païen, repaire de l’impureté. Zoom sur des tombeaux, un lieu impur hors de la ville. Par cet homme, les démons s’adressent à jésus, se prosternant et reconnaissant en lui « Jésus, Fils du Dieu très-haut ».

Le dialogue se poursuit comme un exorcisme en règle : Jésus chasse les esprits impurs, les fait entrer dans un troupeau de porcs qui se précipitent du haut d’une falaise. Notez bien que c’est à leur demande que Jésus accomplit tout cela. Ce détail renforce l’autorité de Jésus non par la simple guérison d’un homme mais par sa victoire sur le mal et ses émissaires. Selon la loi juive les porcs étaient des animaux impurs et il était interdit d’en manger. Rien d’anormal donc à ce que Luc choisisse cet animal comme refuge des démons.

Luc nous fait vivre ici un vrai thriller qui parle encore à nos contemporains. Laissons-nous aller à imaginer des décors à faire frémir ; des acteurs, bons et mauvais ; une intrigue extraordinaire et mystérieuse ; des réactions entre l’incompréhension et le rejet… Et si nous allions plus loin ? Identifions-nous à cet « homme de la ville, qui était possédé par des démons ». Quels sont mes démons ? Est-ce que je choisis de venir à la rencontre de Jésus ? Quelle purification je lui demande d’accomplir dans ma vie ?

Pas besoin d’en faire un film d’horreur… Une Love story plutôt ! Par le sacrement de réconciliation, je reconnais qui est le Christ dans ma vie, comment je m’en suis parfois éloigné et j’accueille son pardon, signe de son amour infini pour moi.


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MessageSujet: Re: Signe dans la Bible   Lun 10 Aoû 2015 - 15:21

Avec les animaux

Les brebis

Brebis galeuse

Évangile selon saint Luc 15, 4-7


Si l'un de vous a cent brebis et en perd une, ne laisse-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour aller chercher celle qui est perdue, jusqu'à ce qu'il la retrouve ?

Quand il l'a retrouvée, tout joyeux, il la prend sur ses épaules, et, de retour chez lui, il réunit ses amis et ses voisins ; il leur dit : " Réjouissez-vous avec moi, car j'ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue ! "

Je vous le dis : C'est ainsi qu'il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n'ont pas besoin de conversion.



Méditation
Si l'un de vous a cent brebis et en perd une,
ne laisse-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour aller
chercher celle qui est perdue ?


 Frère Jean-Pierre Brice Olivier, Couvent de l'Annonciation


Brebis galeuse

Un seul « pécheur » mérite davantage la prévenance et la sollicitude de Dieu que quatre-vingt-dix-neuf pharisiens. Le pécheur est à entendre ici comme celui qui est perdu, c’est à dire, quelqu’un qui ne sait plus où aller. Dans son désert, il erre en quête de trouver un peu d’eau et de repos, et surtout de ne plus être seul. Perdu, il cherche un autre pour partager sa solitude. Le pécheur est isolé par les regards qui le jugent tel, et aussi par son propre regard qui le désespère. Tandis que celui que Jésus nomme avec une certaine ironie « juste » est celui qui observe scrupuleusement la loi, qui se croit situé dans la parfaite obéissance aux commandements divins et surtout aux règles sociales établies. Il se regarde avec suffisance et facilement convainc les autres de sa perfection.

Ce faux juste content de lui est inaccessible à une quelconque relation, impénétrable parce que claquemuré dans sa vertu, reclus dans sa bonne conscience et aucune brèche ne peut faire seuil pour la rencontre avec un autre, fut-il Dieu.

Jésus préfère rechercher une brebis risque tout, aventureuse et personnelle, qui a besoin de lui, plutôt qu’être inutile à un troupeau de quatre-vingt-dix-neuf moutons installés dans l’autosatisfaction et qui n’a besoin de personne. La joie au ciel vient de cette disposition d’un cœur à la rencontre. La seule différence entre le saint et le pécheur, c’est que chaque saint a un passé et chaque pécheur un futur, a dit Oscar Wilde


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MessageSujet: Re: Signe dans la Bible   Mer 12 Aoû 2015 - 14:38

Avec les animaux

Les brebis

Le bon berger

Évangile selon saint Jean 10, 1-18


Amen, amen, je vous le dis : celui qui entre dans la bergerie sans passer par la porte, mais qui escalade par un autre endroit, celui-là est un voleur et un bandit. Celui qui entre par la porte, c'est lui le pasteur, le berger des brebis. Le portier lui ouvre, et les brebis écoutent sa voix. Ses brebis à lui, il les appelle chacune par son nom, et il les fait sortir. Quand il a conduit dehors toutes ses brebis, il marche à leur tête, et elles le suivent, car elles connaissent sa voix. Jamais elles ne suivront un inconnu, elles s'enfuiront loin de lui, car elles ne reconnaissent pas la voix des inconnus.

Amen, amen, je vous le dis : je suis la porte des brebis. Ceux qui sont intervenus avant moi sont tous des voleurs et des bandits ; mais les brebis ne les ont pas écoutés.

Moi, je suis la porte. Si quelqu'un entre en passant par moi, il sera sauvé ; il pourra aller et venir, et il trouvera un pâturage. Le voleur ne vient que pour voler, égorger et détruire.

Moi je suis venu pour que les hommes aient la vie, pour qu'ils l'aient en abondance. Je suis le bon pasteur, le vrai berger. Le vrai berger donne sa vie pour ses brebis. Le berger mercenaire, lui, n'est pas le pasteur, car les brebis ne lui appartiennent pas : s'il voit venir le loup, il abandonne les brebis et s'enfuit ; le loup s'en empare et les disperse. Ce berger n'est qu'un mercenaire, et les brebis ne comptent pas vraiment pour lui.

Moi, je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent, comme le Père me connaît, et que je connais le Père ; et je donne ma vie pour mes brebis. J'ai encore d'autres brebis, qui ne sont pas de cette bergerie : celles-là aussi, il faut que je les conduise. Elles écouteront ma voix : il y aura un seul troupeau et un seul pasteur.

Le Père m'aime parce que je donne ma vie pour la reprendre ensuite. Personne n'a pu me l'enlever : je la donne de moi-même. J'ai le pouvoir de la donner, et le pouvoir de la reprendre : voilà le commandement que j'ai reçu de mon Père



Méditation
Celui qui entre par la porte, c'est lui le pasteur, le berger des brebis.
Le portier lui ouvre, et les brebis écoutent sa voix.


 Frère Jean-Pierre Brice Olivier, Couvent de l'Annonciation


Gardeur universel

Un seul « pécheur » mérite davantage la prévenance et la sollicitude de Dieu que quatre-vingt-dix-neuf pharisiens. Le pécheur est à entendre ici comme celui qui est perdu, c’est à dire, quelqu’un qui ne sait plus où aller.

Dans son désert, il erre en quête de trouver un peu d’eau et de repos, et surtout de ne plus être seul. Perdu, il cherche un autre pour partager sa solitude. Le pécheur est isolé par les regards qui le jugent tel, et aussi par son propre regard qui le désespère.

Tandis que celui que Jésus nomme avec une certaine ironie « juste » est celui qui observe scrupuleusement la loi, qui se croit situé dans la parfaite obéissance aux commandements divins et surtout aux règles sociales établies. Il se regarde avec suffisance et facilement convainc les autres de sa perfection. 

Ce faux juste content de lui est inaccessible à une quelconque relation, impénétrable parce que claquemuré dans sa vertu, reclus dans sa bonne conscience et aucune brèche ne peut faire seuil pour la rencontre avec un autre, fut-il Dieu.

Jésus préfère rechercher une brebis risque tout, aventureuse et personnelle, qui a besoin de lui, plutôt qu’être inutile à un troupeau de quatre-vingt-dix-neuf moutons installés dans l’autosatisfaction et qui n’a besoin de personne. La joie au ciel vient de cette disposition d’un cœur à la rencontre. La seule différence entre le saint et le pécheur, c’est que chaque saint a un passé et chaque pécheur un futur, a dit Oscar Wilde


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MessageSujet: Re: Signe dans la Bible   Sam 15 Aoû 2015 - 17:50

Avec les animaux

Les brebis

L'agneau immolé

Livre de l'Apocalypse 5, 1-14


J'ai vu, dans la main droite de celui qui siège sur le Trône céleste, un Livre en forme de rouleau scellé de sept sceaux.
Puis j'ai vu un ange imposant, qui proclamait d'une voix puissante : « .Qui donc est digne d'ouvrir le Livre et d'en briser les sceaux ? »

Mais personne, au ciel, sur terre ou sous la terre, n'était capable d'ouvrir le Livre. Et moi, je pleurais beaucoup, parce que personne n'avait été trouvé digne d'ouvrir le Livre.

Mais l'un des Anciens me dit : « Ne pleure pas. Voilà qu'il a remporté la victoire, le lion de la tribu de Judas, le descendant de David : il ouvrira le Livre aux sept sceaux. »

Et voici ce que j'ai vu encore :en face du Trône, en face des quatre Vivants et des Anciens, il y avait un Agneau ; il se tenait debout, et il était comme immolé ; ses cornes étaient au nombre de sept, ainsi que ses yeux, qui sont les sept esprits de Dieu en mission sur toute la terre. Il s'avança et reçut le Livre, que lui donna de la main droite celui qui siégeait sur le Trône.

Quand l'Agneau eut reçu le Livre, les quatre Vivants et les vingt-quatre Anciens se prosternèrent devant lui. Chacun tenait une harpe et des coupes d'or pleines de parfums qui sont les prières des saints. Ils chantaient ce cantique nouveau : « Tu es digne de recevoir le Livre scellé et de l'ouvrir, car tu as été immolé ; par ton sang, tu as racheté pour Dieu des hommes de toute race, langue, peuple et nation, et tu en as fait pour notre Dieu un royaume de prêtres qui régneront sur la terre. »

Alors, dans ma vision, j'ai entendu la voix d'une multitude d'anges qui entouraient le Trône, les Vivants et les Anciens :ils étaient des millions, des centaines de millions. Ils criaient à pleine voix :

« Lui, l'Agneau immolé, il est digne de recevoir puissance et richesse, sagesse et force, honneur, gloire et bénédiction. »

Et j'entendis l'acclamation de toutes les créatures au ciel, sur terre, sous terre et sur mer ; tous les êtres qui s'y trouvent proclamaient : « A celui qui siège sur le Trône, et à l'Agneau, bénédiction, honneur, gloire et domination pour les siècles des siècles. »



Méditation
En face des quatre Vivants et des anciens, il y avait un Agneau ;
il se tenait debout, et il était comme immolé


 Frère Jean-Pierre Brice Olivier, Couvent de l'Annonciation


Agneau de Dieu

Le lion qui a remporté la victoire est un étrange agneau immolé à sept cornes et sept yeux. Le langage apocalyptique joue avec les images, comme avec les chiffres et les nombres, qu’il est assez facile d’interpréter.

Le berger pasteur est devenu l’agneau sacrifié de la Pâque. Le juste, mon serviteur, justifiera les multitudes, il se chargera de leurs péchés. Car il s'est dépouillé lui-même jusqu'à la mort, il a été compté avec les pécheurs, alors qu'il portait le péché des multitudes et qu'il intercédait pour les pécheurs *.

Ce passage du prophète Isaïe est ici pleinement réalisé, au mot près. Le juste qui rendra justes des multitudes est l’agneau de la douceur et de la fragilité de Dieu.

L’agneau émissaire porte parole le Verbe de Dieu est devenu un bouc émissaire couvert du péché, confondu avec les pécheurs, identifié au péché, abîmé dans le péché, devenu le péché même, selon l’expression de Saint Paul **.

Par le don de lui-même à la Croix, le Christ agneau immolé convoque au salut toute l’humanité. La création entière est concernée. Des centaines de millions de toute race, langue et nation, sans aucune discrimination, deviennent un unique peuple de prêtres.

Il ne s’agit pas de ministres ordonnés, mais bien de tous les hommes et de toutes les femmes qui, dans leur manque, et ce qui est nommé leur péché, s’ouvrent à un autre, à la parole, ceux qui reçoivent et accueillent le salut offert.

* Isaïe 53, 11-12
** 2 corinthiens 5, 21


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MessageSujet: Re: Signe dans la Bible   Mar 18 Aoû 2015 - 19:16

Autour de la famille

La femme et le couple

Ni Dieu, ni maître

Livre d'Osée 2,16-22

Mon épouse infidèle, je vais la séduire, je vais l'entraîner jusqu'au désert, et je lui parlerai cœur à cœur.

Et là, je lui rendrai ses vignobles, et je ferai de la Vallée-du-Malheur la porte de l'espérance.

Là, elle me répondra comme au temps de sa jeunesse, au jour où elle est sortie du pays d'Égypte. En ce jour-là, déclare le Seigneur, voici ce qui arrivera : Tu m'appelleras : « Mon époux » et non plus : « Mon maître ».
J'éloignerai de ses lèvres les noms des Baals, ses maîtres, on ne prononcera plus leurs noms.

En ce jour-là je conclurai à leur profit une alliance avec les animaux des champs, avec les oiseaux du ciel et les bestioles de la terre ; je briserai l'arc, l'épée, la guerre, pour en délivrer le pays, et ses habitants, je les ferai reposer en sécurité.
Tu seras ma fiancée, et ce sera pour toujours.

Tu seras ma fiancée, et je t'apporterai la justice et le droit, l’amour et la tendresse ; tu seras ma fiancée, et je t'apporterai la fidélité, et tu connaîtras le Seigneur.


Méditation 
Mon épouse infidèle, je vais la séduire,
je vais l'entraîner jusqu'au désert,
et je lui parlerai cœur à cœur.

 Frère Franck Dubois, Couvent de Lille



« Je lui parlerai cœur à cœur »

Ni Dieu, ni maître

Ni Dieu, ni maître ! Je pars au désert, loin de celui que j’aimais. Il m’a déçu, il m’a trompé. Impossible qu’Il soit, ce Dieu qu’on dit d’amour : Regardez alentour, l’injustice est partout, le scandale déborde.

On tue sans rémission. Pour Dieu on assassine. Dans ma vie, rien de mieux. Des prières sans réponses, des luttes inlassables contre des maux incessants. Je suis las de me battre sans personne pour m’aider.

Je vais fuir au désert, pour mettre sous mes yeux l’atroce aridité, la solitude extrême où seul je me perds. Drapé dans mon orgueil, là-bas, à pleine gorge, je crierai sans relâche, je viderai ma haine, je proférerai les noms les plus blasphématoires sans crainte que jamais nul écho ne revienne.

Je regarde alentour, mes larmes ont tout lavé : le ciel, les oiseaux. Les bêtes vont et viennent, et la lumière pure qui réchauffe le monde. Je commence à comprendre.

La laideur est en moi. Mon œil trop souillé ne pouvait pas bien voir. Mes lèvres profanées par des grimaces immondes, avaient perdu les mots qui gagnent la sagesse. Mon cri est sans écho. Mais lève une autre plainte. C’est un chant, ou des pleurs. C’est ma soif d’être aimé.

C’est Jésus, qui pour moi se bat seul, au désert, contre mes tentations, ces démons relâchés par mes cris de vengeance. Et lorsqu’il foule au pied le dernier adversaire, alors il me regarde, et me voilà aimé. « Tu ne voulais plus Dieu, je serai donc ton frère. Toi qui fuyais ton maître, reçois-moi en ami. »  


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MessageSujet: Re: Signe dans la Bible   Mer 19 Aoû 2015 - 12:49

Autour de la famille

La femme et le couple

La joie féconde

Livre d'Isaïe 54, 1-10

Crie de joie, femme stérile, toi qui n'as pas eu d'enfants ; éclate en cris de joie et d'allégresse, toi qui n'as pas éprouvé les douleurs de l'enfantement ! Car la femme abandonnée aura plus d'enfants que celle qui a son mari, déclare le Seigneur. Élargis l'espace de ta tente, déploie sans hésiter la toile de ta demeure, allonge tes cordages, renforce tes piquets !

Car ta descendance va éclater dans toutes les directions. Elle recueillera l'héritage des nations, elle peuplera des villes abandonnées. Ne crains pas, tu ne seras pas confondue ; n’aie pas honte, tu n'auras plus à rougir, car tu oublieras la honte de ta jeunesse, tu ne penseras plus au déshonneur d'avoir été abandonnée.

Ton époux, c'est ton Créateur, « Seigneur de l'univers » est son nom. Ton Rédempteur, c'est le Dieu Saint d'Israël, il se nomme « Dieu de toute la terre ». Oui, comme une femme abandonnée et désolée, le Seigneur te rappelle. Est-ce qu'on rejette la femme de sa jeunesse ? dit le Seigneur ton Dieu.

Un moment je t'avais abandonnée, mais dans ma grande tendresse je te rassemblerai. Ma colère avait débordé, et un moment je t'avais caché ma face. Mais dans mon amour éternel j'ai pitié de toi, dit le Seigneur, ton Rédempteur. C'est ainsi qu'au temps de Noé, j’ai juré que les eaux ne submergeraient plus la terre. De même, je jure de ne plus me mettre en colère contre toi, et de ne plus te menacer.

Quand les montagnes changeraient de place, quand les collines s'ébranleraient, mon amour pour toi ne changera pas, et mon Alliance de paix ne sera pas ébranlée, a déclaré le Seigneur, dans sa tendresse pour toi.


Méditation 
Car la femme abandonnée aura plus d'enfants
que celle qui a son mari, déclare le Seigneur.

 Frère Franck Dubois, Couvent de Lille



« Criez de joie, femme stérile »

La joie féconde

Y a-t-il pire douleur que de ne point engendrer ? Ni d’enfant, ni projet. Rien n’aboutit, rien qui n’aille à son terme. Qu’ai-je fait de ma vie ? Où sont les œuvres grandes qui pourront me survivre ? Aurais-je été fécond, d’une manière ou d’une autre ? Tout passe, je passerai.

Il y a en moi comme un grand vide. Peuplé de courants d’air, de chimères envolées. J’ai honte d’une existence dépensée à rien faire, je cache sans succès cette triste misère. Je m’invente une vie. Mais Dieu connaît la chose.

Lui n’est pas dérangé par ce manque apparent. Il arpente, ébahi, mes espaces intérieurs, il mesure, amusé la tente désertée, il se promène en roi dans mon antre stérile et décide d’y faire là un camp de réfugiés.

Recueillir en mon sein un monde à la dérive ? Peupler en un clin d’œil mes entrailles vieillies ? Apprends-moi, ô Seigneur, d’où viendra le miracle.

« Je ferai de ta tente, le lieu de la rencontre. D’abord dans la prière, quand de ton cœur flétri tu ouvriras les portes, pour y faire pénétrer la foule des miséreux. En ton cœur, ils auront en moi leur seul refuge.

Ta prière peuplera ton espace intérieur. Et les gestes suivront ce qui n’était que mots. Car un cœur qui aime, hospitalier au monde, engendre à la vraie vie. »


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MessageSujet: Re: Signe dans la Bible   Sam 22 Aoû 2015 - 14:18

Autour de la famille

La femme et le couple

La femme ressuscitée

Évangile selon saint Jean 20, 1-18

Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin, alors qu'il fait encore sombre. Elle voit que la pierre a été enlevée du tombeau.

Elle court donc trouver Simon-Pierre et l'autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l'a mis. »

Marie Madeleine restait là dehors, à pleurer devant le tombeau. Elle se penche vers l'intérieur, tout en larmes, et, à l'endroit où le corps de Jésus avait été déposé, elle aperçoit deux anges vêtus de blanc, assis l'un à la tête et l'autre aux pieds. Ils lui demandent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? »

Elle leur répond : « On a enlevé le Seigneur mon Maître, et je ne sais pas où on l'a mis. »

Tout en disant cela, elle se retourne et aperçoit Jésus qui était là, mais elle ne savait pas que c'était Jésus. Jésus lui demande : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? »

Le prenant pour le gardien, elle lui répond : « Si c'est toi qui l'as emporté, dis-moi où tu l'as mis, et moi, j'irai le reprendre. »

Jésus lui dit alors : « Marie ! »

Elle se tourne vers lui et lui dit : « Rabbouni ! » ce qui veut dire : « Maître » dans la langue des Juifs. Jésus reprend : « Cesse de me tenir, je ne suis pas encore monté vers le Père.

Va plutôt trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. » Marie Madeleine s'en va donc annoncer aux disciples : « J'ai vu le Seigneur, et voilà ce qu'il m'a dit. »
 



Méditation 
Marie se tourne vers lui et lui dit : « Rabbouni ! »
ce qui veut dire : « Maître » dans la langue des Juifs.
Jésus reprend : « Cesse de me tenir. »

 Frère Franck Dubois, Couvent de Lille



« Cesse de me tenir »

La femme ressuscitée

Une femme qui pleure dans un parc, au matin. De loin, ceux qui l’épient ricanent en secret, imaginant sans peine ce qui l’amena là. « Des amours faciles, et bientôt consolés ! » elle trouvera ici une nouvelle victime, et l’homme précédant sera vite oublié. Mais pourquoi ce tombeau, dans lequel elle se penche ? Voudrait-elle cacher son chagrin éphémère, enterrer la précédente histoire, enfouir dans le passé cette peine de cœur ?

La voilà qui ressort, et sa prochaine conquête, venue d’on ne sait où, s’avance à grand pas. Un bel homme, au visage rayonnant de soleil. Et déjà de sa voix douce comme le miel, il prend dans ses filets la victime consentante. Vraiment, en peu de temps, la voilà consolée…

Elle tombe aux pieds de l’homme, foudroyée par l’amour. Elle retient de ses mains la foulée si puissante qui arpentait à l’aube le jardin magnifique. Mais quoi, le maître aux pas si lestes ne se laisse pas faire, et d’un geste superbe d’une tendresse infinie, bénit de sa main droite la femme, comme morte, effondrée à ses pieds.

Que lui dit-il alors ? Quelle parole a pu relever la gisante, redresser la pécheresse ? D’où vient que ce regard tout à l’heure éploré, brouillé par le regret, masqué par trop de fard a soudain la candeur des femmes les plus nobles ? Elle court, libre, loin de lui. Et les hommes épiant ont une envie soudaine, entendre la nouvelle proclamée par Marie, et témoigner aussi : ce matin, au tombeau, une femme brisée a retrouvé la vie.[/i]


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MessageSujet: Re: Signe dans la Bible   Lun 24 Aoû 2015 - 15:36

Autour de la famille

La femme et le couple

Annonciation

Évangile selon saint Luc 2, 26-38

L'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, à une jeune fille, une vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie.

L'ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. » A cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation. L'ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.

Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n'aura pas de fin. »

Marie dit à l'ange : « Comment cela va-t-il se faire, puisque je suis vierge ? » L'ange lui répondit : « L'Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c'est pourquoi celui qui va naître sera saint, et il sera appelé Fils de Dieu.

Et voici qu'Élisabeth, ta cousine, a conçu, elle aussi, un fils dans sa vieillesse et elle en est à son sixième mois, alors qu'on l'appelait : " la femme stérile ". Car rien n'est impossible à Dieu. »

Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi selon ta parole. » Alors l'ange la quitta.


Méditation
"L'Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance
du Très-Haut te prendra sous son ombre."

  Sœur Anne-Claire Dangeard, Communauté de Poitiers


A l’ombre de mon parasol

« Ils sortirent de l’homme et entrèrent dans les porcs ». Nous ne sommes pas dans un film d’horreur mais cette page du Nouveau Testament a de quoi nous inquiéter, tout au moins nous laisser perplexe.

Voilà que Luc met en scène Jésus face à un homme possédé par des démons. Le décor : le pays des Géraséniens, terre inconnue étrangère au peuple juif, pays païen, repaire de l’impureté.

Zoom sur des tombeaux, un lieu impur hors de la ville. Par cet homme, les démons s’adressent à jésus, se prosternant et reconnaissant en lui « Jésus, Fils du Dieu très-haut ».

Le dialogue se poursuit comme un exorcisme en règle : Jésus chasse les esprits impurs, les fait entrer dans un troupeau de porcs qui se précipitent du haut d’une falaise.

Notez bien que c’est à leur demande que Jésus accomplit tout cela. Ce détail renforce l’autorité de Jésus non par la simple guérison d’un homme mais par sa victoire sur le mal et ses émissaires.

Selon la loi juive les porcs étaient des animaux impurs et il était interdit d’en manger. Rien d’anormal donc à ce que Luc choisisse cet animal comme refuge des démons.

Luc nous fait vivre ici un vrai thriller qui parle encore à nos contemporains. Laissons-nous aller à imaginer des décors à faire frémir ; des acteurs, bons et mauvais ; une intrigue extraordinaire et mystérieuse ; des réactions entre l’incompréhension et le rejet…

Et si nous allions plus loin ? Identifions-nous à cet « homme de la ville, qui était possédé par des démons ». Quels sont mes démons ? Est-ce que je choisis de venir à la rencontre de Jésus ? Quelle purification je lui demande d’accomplir dans ma vie ? 

Pas besoin d’en faire un film d’horreur… Une Love story plutôt ! Par le sacrement de réconciliation, je reconnais qui est le Christ dans ma vie, comment je m’en suis parfois éloigné et j’accueille son pardon, signe de son amour infini pour moi.


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MessageSujet: Re: Signe dans la Bible   Jeu 27 Aoû 2015 - 11:54

Autour de la famille

La femme et le couple

Les douleurs de l'enfantement

Lettre aux Galates 4, 19-31

Mes petits enfants, vous que j'enfante à nouveau dans la douleur jusqu'à ce que le Christ ait pris forme chez vous, j'aurais voulu être près de vous dès maintenant et pouvoir changer de ton, car je ne sais comment faire avec vous. Dites-moi, vous qui voulez vous soumettre à la Loi, n'avez-vous pas écouté la Loi ?

Il y est écrit en effet qu'Abraham avait deux fils, l'un né d'une esclave, et l'autre d'une femme libre. Le fils d'Agar, l'esclave, eut une origine purement humaine ; celui de Sara, la femme libre, naquit à cause de la promesse de Dieu.

Ces événements ont un sens symbolique : les deux femmes sont les deux Alliances. La première Alliance, celle du mont Sinaï, met au monde des enfants esclaves : c'est Agar. Or Agar, c'est le mont Sinaï en Arabie, qui correspond à la Jérusalem actuelle : elle est esclave ainsi que ses enfants, tandis que la Jérusalem d'en haut est libre, et c'est elle notre mère.

L'Écriture dit en effet : Réjouis-toi, femme stérile, toi qui n'avais pas d'enfants ; éclate en cris de joie, toi qui n'avais pas éprouvé les douleurs de l'enfantement, car la femme abandonnée a maintenant plus d'enfants que celle qui avait son mari.

Et vous, frères, comme Isaac, c'est par suite de la promesse de Dieu que vous êtes nés. Mais autrefois l'enfant dont l'origine était purement humaine persécutait celui qui était né selon l'Esprit ; il en est de même aujourd'hui. Or, que dit l'Écriture ? Renvoie cette esclave et son fils,car le fils de l'esclave ne doit pas partager l'héritage avec le fils de la femme libre.

Par conséquent, frères, nous ne sommes pas les enfants d'une esclave, nous sommes ceux de la femme libre


Méditation
Mes petits enfants, vous que j'enfante à nouveau dans la douleur
jusqu'à ce que le Christ ait pris forme chez vous

  Sœur Anne-Claire Dangeard, Communauté de Poitiers


Héritiers de la liberté

« Car je ne sais comment m’y prendre avec vous. » Comme une mère qui enfante, Paul souffre de la manière d’agir des Galates. Loin des yeux, loin du cœur. Une fois Paul parti évangéliser ailleurs, les Galates ont en effet du mal à garder le cap. « Vous qui voulez être soumis à la Loi », c’est là que se situe le nœud du problème. Depuis le passage de Paul, des missionnaires ont persuadé les Galates d’adopter les usages juifs comme la circoncision ou les interdits alimentaires pour être de vrais chrétiens.

Loin des yeux, près du cœur, c’est en mère que Paul s’adresse à ses enfants bien-aimés.

C’est la tempête sur les jeunes Églises que Paul a fondé. Tempête et régression. Patiemment Paul repart en mission : « n’entendez-vous pas ce que dit la Loi ? » Avec patience et pédagogie même. Pour cela, il a recourt aux Écritures, au livre de la Genèse et à un tiercé pas vraiment gagnant : Abraham, Sara et Agar. Appelez ça une allégorie, jolie figure de style qui consiste à représenter de façon imagée une idée abstraite.

Par exemple, une femme aux yeux bandés tenant une balance pour dire la justice, Marianne pour la république ou encore la colombe et le rameau d’olivier pour dire la Paix. Abraham, Sara et Agar, c’est l’histoire de deux mères, pour aborder le thème de la liberté. Les Galates sont confrontés à deux types d’alliances : celle qui donne naissance à des esclaves, celle qui donne naissance à des hommes libres. Les uns sont nés d’Agar et de l’ordre naturel, les autres sont nés de Sara selon l’Esprit de Dieu.

Comme les Galates, serions-nous parfois tentés de retourner à l’idée que Dieu nous accepte à cause de notre conformité à certaines règles ? Quelles règles ? Quel sens donnons-nous à la liberté à laquelle Paul exhorte les Galates ? … parce que « nous ne sommes pas les enfants de l’esclave, mais de la femme libre. »


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MessageSujet: Re: Signe dans la Bible   Sam 29 Aoû 2015 - 14:08

Autour de la famille

La femme et le couple

Guerre des étoiles

Livre de l'Apocalypse 12,1-18

Un signe grandiose apparut dans le ciel : une Femme, ayant le soleil pour manteau, la lune sous les pieds, et sur la tête une couronne de douze étoiles. Elle était enceinte et elle criait, torturée par les douleurs de l'enfantement.

Un autre signe apparut dans le ciel : un énorme dragon, rouge feu, avec sept têtes et dix cornes, et sur chaque tête un diadème. Sa queue balayait le tiers des étoiles du ciel, et les précipita sur la terre. Le Dragon se tenait devant la femme qui allait enfanter, afin de dévorer l'enfant dès sa naissance. Or, la Femme mit au monde un fils, un enfant mâle, celui qui sera le berger de toutes les nations, les menant avec un sceptre de fer. L'enfant fut enlevé auprès de Dieu et de son Trône, et la Femme s'enfuit au désert, où Dieu lui a préparé une place.

Il y eut alors un combat dans le ciel : celui de Michel et de ses anges contre le Dragon. Le Dragon, lui aussi, combattait avec l'aide des siens, mais ils furent les moins forts et perdirent leur place dans le ciel. Oui, il fut rejeté, le grand Dragon, le serpent des origines, celui qu'on nomme Démon et Satan, celui qui égarait le monde entier. Il fut jeté sur la terre, et ses anges avec lui.

Alors j'entendis dans le ciel une voix puissante,qui proclamait : « Voici maintenant le salut, la puissance et la royauté de notre Dieu, et le pouvoir de son Christ ! Car l'accusateur de nos frères a été rejeté, lui qui les accusait jour et nuit devant notre Dieu. Et eux, ils l'ont vaincu par le sang de l'Agneau et le témoignage de leur parole. Dépassant l'amour d'eux-mêmes, ils sont allés jusqu'à la mort.

Ciel, sois donc dans la joie, ainsi que vous tous qui demeurez aux cieux. »


Méditation
Un signe grandiose apparut dans le ciel : une Femme, ayant
le soleil pour manteau, la lune sous les pieds,
et sur la tête une couronne de douze étoiles.

  Sœur Anne-Claire Dangeard, Communauté de Poitiers


Guerre des étoiles

« Un grand signe apparu dans le ciel » : une femme enceinte, entourée de soleil, de lune et d’étoiles. Et un autre signe terrifiant : « un grand dragon, rouge feu, avec sept têtes et dix cornes, et, sur chacune des sept têtes, un diadème ». Nous sommes comme plongés dans un univers de science-fiction, du type « Guerre des étoiles ». Il y a bien longtemps, dans une galaxie lointaine, la république galactique est en proie à une constante lutte du bien contre le mal, côté obscur de la Force.

Là s’arrête la comparaison. N’en déplaise aux amateurs de sensationnel, Apocalypse ne signifie ni fin des temps, ni catastrophe, mais révélation : révélation accordée à Jean que Dieu vaincra tous les obstacles et toutes les puissances du mal. Laissons les chevaliers du Jedi et Dark Vador. La femme représente le peuple que Dieu protège. Le dragon, lui, évoque les puissances du mal déchaînées contre les croyants.

Et pour nous, aujourd’hui ? Le combat continue qui met sur les routes de l’exode tant de chrétiens persécutés pour leur foi.

J’ai récemment partagé un temps de prière et de relecture avec des femmes irakiennes réfugiées en France avec leur famille… Elles m’ont rappelée, dans la situation de très grande crise qui est la leur, que la Parole de Dieu donne confiance aux croyants en leur promettant un avenir meilleur. Ce sont elles, ces femmes enceintes de l’histoire d’un peuple de croyants aujourd’hui persécutés… des résistantes qui demeurent fermes dans leur foi en Jésus.

Je crois qu’elles vivent aujourd’hui cet appel de Jean aux Églises d’Asie du 1er siècle : devant le danger ne pas se renier, ni perdre leur ferveur devant le danger.
Bénies soient-elles pour le chemin de foi dont elles témoignent aujourd'hui.


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MessageSujet: Re: Signe dans la Bible   Lun 31 Aoû 2015 - 12:41

Autour de la famille

Les enfants et la fratrie

Gamins

Évangile selon saint Luc 7. 31-35


« À qui donc vais-je comparer les hommes de cette génération ? A qui ressemblent-ils ?

Ils ressemblent à des gamins assis sur la place, qui s'interpellent entre eux : " Nous avons joué de la flûte, et vous n'avez pas dansé. Nous avons entonné des chants de deuil, et vous n'avez pas pleuré. " Jean Baptiste est venu, en effet ; il ne mange pas de pain, il ne boit pas de vin, et vous dites : " C'est un possédé ! "

Le Fils de l'homme est venu ; il mange et il boit, et vous dites : " C'est un glouton et un ivrogne, un ami des publicains et des pécheurs. " Mais la sagesse de Dieu se révèle juste auprès de tous ses enfants. »



Méditation
« À qui donc vais-je comparer les hommes de cette génération ?
Ils ressemblent à des gamins assis sur la place. »


 Frère Jean-Pierre Brice Olivier, Couvent de l'Annonciation


Gamins

Jésus compare les hommes de sa génération à des gamins qui se chamaillent et se font des reproches ; deux mille ans après, rien n’a changé !

Le monde bien pensant à toujours une condamnation pour tous les comportements, même quand ils s’opposent.

Les anachorètes ou les prophètes sont toujours vus comme possédés, et les fils de Dieu bien vivants sont encore regardés comme des gloutons, des ivrognes et des complices des pécheurs.

La sagesse de Dieu se révèle auprès de tous ses enfants, la question n’est pas d’être ascète ou épicurien, de danser ou pleurer, mais de sortir des attitudes infantiles pour être vraiment comme un enfant.

Associer la sagesse avec l’enfant est bien encore un paradoxe de Jésus, car on ne parle pas ici du bel enfant sage qui obéit à ses parents et travaille bien à l’école. Le monde donneur de leçon se persuade que la sagesse s’acquiert avec l’âge et les cheveux blancs, avec l’accumulation de l’expérience et des années de recherche intellectuelle et spirituelle. Cela n’est pas toujours vrai.

La sagesse de Dieu lui-même est une révélation, un don, et elle se propose à tous ses enfants, mais elle ne peut être reçue que dans une chair désencombrée ou pas encore embarrassée par des idées toutes faites, des contraintes mondaines et des rôles d’adultes…

Elle ne peut être accueillie que dans un cœur d’enfant qui a tout à apprendre, dans une chair apte à toute nouveauté à chaque instant.


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MessageSujet: Re: Signe dans la Bible   Mer 2 Sep 2015 - 14:32

Autour de la famille

Les enfants et la fratrie

Petit enfant

Évangile selon saint Matthieu 18. 1-10


Les disciples s'approchèrent de Jésus et lui dirent : « Qui donc est le plus grand dans le Royaume des cieux ? » Alors Jésus appela un petit enfant ; il le plaça au milieu d'eux, et il déclara : « Amen, je vous le dis : si vous ne changez pas pour devenir comme les petits enfants, vous n'entrerez point dans le Royaume des cieux.

Mais celui qui se fera petit comme cet enfant, c'est celui-là qui est le plus grand dans le Royaume des cieux. Et celui qui accueillera un enfant comme celui-ci en mon nom, c'est moi qu'il accueille. Celui qui entraînera la chute d'un seul de ces petits qui croient en moi, il est préférable pour lui qu'on lui accroche au cou une de ces meules que tournent les ânes, et qu'on l'engloutisse en pleine mer.

Malheureux le monde qui entraîne au péché par le scandale ! Il est fatal que le scandale arrive, mais malheureux celui par qui arrive le scandale !

Si ta main ou ton pied t'entraîne au péché, coupe-le et jette-le loin de toi. Il vaut mieux pour toi entrer dans la vie éternelle manchot ou boiteux, que d'être jeté avec tes deux mains ou tes deux pieds dans le feu éternel. Et si ton œil t'entraîne au péché, arrache-le et jette-le loin de toi. Il vaut mieux pour toi entrer borgne dans la vie éternelle, que d'être jeté avec tes deux yeux dans la géhenne de feu.

Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits, car, je vous le dis, leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux.»



Méditation
« Qui donc est le plus grand dans le Royaume des cieux ? »
Alors, Jésus appela un petit enfant.


 Frère Jean-Pierre Brice Olivier, Couvent de l'Annonciation


Petit enfant

Jésus ne nous recommande pas d'être un enfant, mais bien d'être comme un petit enfant. Il ne fait pas allusion, bien sûr, à cette idée naïve et fausse que l'enfant serait innocent et « pur ». Jésus ne se situe jamais dans la morale ou le bon sentiment.

Il s'agit comme toujours de relation avec un autre, d'échange avec le Père unique : celui du Fils et le nôtre. Les disciples interrogent pour savoir qui est le plus grand, voilà encore une attitude de gamins qui confrontent leurs attributs. La réponse de Jésus est surprenante, comme à son habitude : le plus grand, c'est le plus petit.

À l'inverse du monde, celui qui n'a rien, qui ne peut rien et qui ne sait rien, c'est lui qui est grand.

Nous retrouvons ici les béatitudes : les valeurs qui authentifient dès aujourd'hui notre appartenance au Royaume sont contraires à tout ce que le monde promeut. Se savoir petit et tout attendre, tout recevoir du Père, est la juste posture pour ne pas être dans une pose infatuée.

La parole de Jésus va loin, elle est radicale et sévère pour ceux qui méprisent et entraînent la chute ou le scandale d'un petit.

Les arrogants et les présomptueux sont prévenus, les suffisants qui se suffisent et n'ont besoin des autres que pour s'en servir et les écraser sont avertis : le Bon-Dieu les a à l'oeil car il est toujours du côté de l'humilié.

Les petits parmi nous connaissent bien ces situations, qu'ils se souviennent que leur ange voit sans cesse la face du Père. 


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MessageSujet: Re: Signe dans la Bible   Ven 4 Sep 2015 - 13:20

Autour de la famille

Les enfants et la fratrie

Fils ou esclave ?

Lettre aux Galates 4,6-9


Voici la preuve que vous êtes des fils : envoyé par Dieu, l'Esprit de son Fils est dans nos cœurs, et il crie vers le Père en l'appelant « Abba ! ».

Ainsi tu n'es plus esclave, mais fils, et comme fils, tu es héritier par la grâce de Dieu.

Jadis, quand vous ne connaissiez pas Dieu, vous étiez esclaves de ces dieux qui n'en sont pas vraiment.

Mais maintenant que vous avez connu Dieu ou plutôt que vous avez été connus par lui comment pouvez-vous retourner de nouveau vers ces forces inconsistantes et misérables, dont vous voulez encore de nouveau être les esclaves ? 



Méditation
« Ainsi tu n'es plus esclave, mais fils,
et comme fils, tu es héritier par la grâce de Dieu.
Jadis, quand vous ne connaissiez pas Dieu,
vous étiez esclaves de ces dieux qui n'en sont pas vraiment. »


 Frère Jean-Pierre Brice Olivier, Couvent de l'Annonciation


Fils ou esclave ?

L’enfant mâle est convoqué à être un fils, il peut choisir d’être fils dans la vie ou esclave dans la mort ; décider d’être libre par le Père, ou bien demeurer soumis à lui-même et à sa propre détermination.

À la genèse, l’homme a préféré chasser Dieu de son domaine pour, pensait-il, devenir parfaitement libre. Estimant que Dieu l’empêchait d’être pleinement affranchi pour disposer de lui-même, il n’a pas supporté de partager la création avec son créateur.

Adam n’a pas voulu régner en prince héritier avec Dieu, il a décidé de faire seul. Il a opté pour la mort solitaire plutôt que pour la vie avec un autre.

Un fils est l’héritier naturel, il n’a pas besoin de trimer pour acquérir un royaume, ni de guerroyer pour s’asseoir sur un trône, ni d’intriguer et manœuvrer pour devenir souverain. Simplement, il hérite, par nature et par grâce ! Tout est à lui, il a la création en partage et la vie avec Dieu pour toujours ; et les autres ne sont plus des rivaux mais des frères qui règnent eux aussi.

Cependant beaucoup d’hommes ne veulent en aucun cas coopérer, ils préfèrent dominer, gouverner sans partage et soumettre les autres.

Esclaves de leur volonté propre, ils ne reconnaissent aucun autre, ni Dieu ni personne, sauf pour s’en saisir avidement et mettre la main sur eux. C’est bien le sort qu’ils ont réservé à Jésus, et qui n’épargne pas les petits qui lui ressemblent.

Mais les fils du Royaume, en qui l’Esprit du Fils crie Abba, désirent-ils un autre destin ? 


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MessageSujet: Re: Signe dans la Bible   Mar 8 Sep 2015 - 19:10

Autour de la famille

Les enfants et la fratrie

Les enfants avides

1ère lettre de saint Pierre

« Débarrassez-vous de toute méchanceté et de toute fausseté, de vos

hypocrisies, de vos jalousies, de toutes vos médisances, et, comme

des enfants nouveau-nés, soyez avides de la Parole, ce lait

non-falsifié qui vous fera grandir pour arriver au salut, puisque vous

avez goûté combien le Seigneur est bon. »


Méditation 
« Comme des enfants nouveau-nés, soyez avides de la Parole,
ce lait non-falsifié qui vous fera grandir. »

 Frère Franck Dubois, Couvent de Lille



« Comme des enfants nouveaux-nés »

Les enfants avides

Redevenir enfant. N'ayant pour seule visée que le sein de sa mère. Dépendre parfaitement de celle qui l'a vu naître. Confiant, sans bien comprendre. Paisible, parce qu'il ignore. Que la vie n'a pas toujours la douceur du lait. Que la chaleur des bras qui l'entourent n'est qu'abri passager. Et pourtant, qu'importe à l'enfant de ne pas tout savoir ? N'est-ce pas la condition pour qu'il grandisse au mieux ? Il est fort, celui que l'amour a bercé, remis en tout à un autre que lui.

Et voici maintenant que l'on se scandalise : nous sommes des adultes, fiers d’avoir parcouru les étapes antérieures. Nous sommes émancipés, nous croyons être libres. Dépendre, moi ? jamais ! Le risque est bien trop grand, de donner entièrement sa confiance à quiconque. Je veux tout contrôler.

Quelle présomption superbe ! Et quelle belle illusion. De Dieu, surtout, je ne veux rien savoir. Comment suivre celui que l'on ne connaît pas ? Il faudrait faire crédit aux paroles de la Bible, obéir aux préceptes, écouter son Église ? Et l'on s’obstine à la porte, sans faire un pas de plus, oubliant notre enfance, croyant pouvoir un jour dominer le mystère, attendre de savoir, avant de faire confiance.

N'as-tu jamais goûté, comme le Seigneur est bon ? N'as-tu jamais perçu, un soir, dans le silence, la douceur infinie, le pardon inlassable ? Qu'as-tu à rester là, arguant de ta science, poltron plus que prudent. Va, dans le secret de ta chambre, personne ne regarde. Fléchis donc les genoux, et ouvre grand le Livre.


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MessageSujet: Re: Signe dans la Bible   Mer 9 Sep 2015 - 14:30

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Les enfants et la fratrie

Le gardien du troupeau

Livre de Samuel 16, 1-13

Le Seigneur dit à Samuel : « Combien de temps encore vas-tu pleurer Saül ? Je l'ai rejeté. Il ne régnera plus sur Israël. Je t'envoie chez Jessé de Bethléem, car j'ai découvert un roi parmi ses fils. Prends une corne que tu rempliras d'huile, et pars ! »

Samuel répondit : « Comment faire ? Saül va le savoir, et il me tuera. » Le Seigneur reprit : « Emmène avec toi une génisse, et tu diras que tu viens offrir un sacrifice au Seigneur. Tu inviteras Jessé au sacrifice ; je te dirai alors ce que tu dois faire : tu consacreras par l'onction celui que je te désignerai. »

Samuel obéit à l'ordre du Seigneur. Quand il parvint à Bethléem, les anciens de la ville furent pris de crainte ; ils allèrent à sa rencontre et lui demandèrent : « Est-ce pour la paix que tu viens ? »

Samuel répondit : « Oui, pour la paix. Je suis venu offrir un sacrifice au Seigneur. Purifiez-vous pour sacrifier avec moi. » Il purifia lui-même Jessé et ses fils et les invita au sacrifice. Lorsqu'ils arrivèrent et que Samuel aperçut Éliab, il se dit : « Sûrement, c'est celui que le Seigneur a en vue pour lui donner l'onction ! »

Mais le Seigneur dit à Samuel : « Ne considère pas son apparence ni sa haute taille, car je l'ai écarté. Dieu ne regarde pas comme les hommes, car les hommes regardent l'apparence, mais le Seigneur regarde le cœur. »

Jessé présenta ainsi à Samuel ses sept fils, et Samuel lui dit : « Le Seigneur n'a choisi aucun de ceux-là. N'as-tu pas d'autres garçons ? »

Jessé répondit : « Il reste encore le plus jeune, il est en train de garder le troupeau. »

Alors Samuel dit à Jessé : « Envoie-le chercher : nous ne nous mettrons pas à table tant qu'il ne sera pas arrivé. »

Jessé l'envoya chercher : le garçon était roux, il avait de beaux yeux, il était beau. Le Seigneur dit alors : « C'est lui ! donne-lui l'onction. » Samuel prit la corne pleine d'huile, et lui donna l'onction au milieu de ses frères. L'esprit du Seigneur s'empara de David à partir de ce jour-là.


Méditation 
« Comme des enfants nouveau-nés, soyez avides de la Parole, 
ce lait non-falsifié qui vous fera grandir. »

 Frère Franck Dubois, Couvent de Lille



« C'est lui, donne lui l'onction »

Le gardien du troupeau

Je gardais les troupeaux, libre dans les champs. Les charges, les missions, reviendront aux aînés. Je passerai ma vie au milieu des moutons, goûtant à l'insouciance qui revient aux cadets. Ma vie, comme une enfance, n'ayant d'autre souci que conduire au bercail d'un pas paisible et sûr les bêtes à moi confiées. J'irai, dans la tempête, retrouver aux montagnes, la brebis égarée, fatiguée en chemin. Je soignerai, patient, celle qui sera malade. Je serai doux comme elles, mais ferme quand il faudra garder les pâturages des loups et des voleurs. Je chanterai aussi pour bercer de ma voix le troupeau endormi : je veillerai sur lui, et le jour, et la nuit. Je savais bien qu'un jour, il viendrait un Messie. Il aura la tendresse du pasteur fidèle, et il ira plus loin que je n'irai jamais. Il donnera sa vie, pour sauver tous les autres.

Mais voilà qu'un appel interrompit mon rêve : « Ton père te demande ! », j'avançais, sans comprendre, vers une table dressée, un banquet imprévu, un homme mystérieux debout, avec mes frères, une corne à la main.

Soudain vint du ciel une onction d'allégresse, une huile bienfaisante me coulait sur les joues. Je vis de mes yeux ici naître un enfant, guidant avec un sceptre les foules égarées. Je vis un Temple d'or relevé de ses cendres, et dans le ciel radieux brillant à l'Orient, une croix étoilée présidant au triomphe d'un cortège angélique, menant au trône superbe où siégeait un agneau qu'on croyait immolé.


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Dernière édition par Lumen le Ven 11 Sep 2015 - 13:47, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Signe dans la Bible   Ven 11 Sep 2015 - 13:46

Autour de la famille

Les enfants et la fratrie

L'enfant sans pourquoi

Lettre aux Corinthiens 13, 11-13

Quand j'étais un enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant.

Maintenant que je suis un homme, j'ai fait disparaître ce qui faisait de moi un enfant. Nous voyons actuellement une image obscure dans un miroir ; ce jour-là, nous verrons face à face.

Actuellement, ma connaissance est partielle ; ce jour-là, je connaîtrai vraiment, comme Dieu m'a connu.

Ce qui demeure aujourd'hui, c'est la foi, l'espérance et la charité ; mais la plus grande des trois, c'est la charité


Méditation 
Ce qui demeure aujourd'hui, c'est la foi, l'espérance et la charité ;
mais la plus grande des trois, c'est la charité.

 Frère Franck Dubois, Couvent de Lille


Aimer plus simplement

Il faut prendre le temps, sans brûler les étapes. À grandir trop vite, on pousse sans racine, on s’épuise, on s’étiole à la merci du vent.

Alors, pourquoi ne pas ménager dans nos vies rien qu’un petit espace où l’enfance est possible ? Ce n’est certes que l’enfance, et elle est passagère. Un jour nous traverserons le miroir obscurci, dans la lumière divine, nous verrons toute chose.

Mais pourquoi nous hâter ? Pourquoi refuser d’avoir Dieu comme père, qui veille tendrement sur chacun de nos pas ? Il pardonne nos fautes, il sait notre faiblesse. Il nous connaît chacun, bien mieux que nous-mêmes. Il sait tout le meilleur dont nous sommes capables. D’un œil bienveillant il bénit nos projets. L’indulgence d’un père, sa tendresse, son amour : tout cela m’est donné si avec foi j’espère.

Mais l’espérance est dure, et ma foi est fragile. Le mystère divin parfois me désespère : je n’y comprends plus rien. Je voudrais tout lâcher, écrasé par le poids de trop grandes exigences.

Alors je revisite en moi, comme l’enfance. Je redeviens celui qui ne s’inquiète plus. Qu’importe l’avenir, qui ne m’appartient pas. Qu’importe si de Dieu je ne saisis pas tout.

La seule chose que je puis, avec certitude, c’est aimer aujourd’hui, les hommes qui m’entourent. La seule chose qui dure, quand tout sera passé. Aimer, comme l’enfant, sans « pourquoi » ni « comment ». Aimer, plus simplement.


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MessageSujet: Re: Signe dans la Bible   Sam 19 Sep 2015 - 15:07

Sur la société

L’argent

Le jeune homme riche

Évangile selon saint Matthieu 19, 16-30


Quelqu'un s'approcha de Jésus et lui dit : « Maître, que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle ? »

Jésus lui dit : « Pourquoi m'interroges-tu sur ce qui est bon ? Il n'y a qu'un seul être qui soit bon ! Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements. Lesquels ? » lui dit-il. Jésus reprit : « Tu ne commettras pas de meurtre. Tu ne commettras pas d'adultère. Tu ne commettras pas de vol. Tu ne porteras pas de faux témoignage. Honore ton père et ta mère. Et aussi : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. »

Le jeune homme lui dit : « Tout cela, je l'ai observé : que me manque- t- il encore ? » Jésus lui répondit : « Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux. Puis viens, suis-moi. »

A ces mots, le jeune homme s'en alla tout triste, car il avait de grands biens. Et Jésus dit à ses disciples : « Amen, je vous le dis : un riche entrera difficilement dans le Royaume des cieux. Je vous le répète : il est plus facile à un chameau de passer par un trou d'aiguille qu'à un riche d'entrer dans le Royaume des cieux. »

Entendant ces paroles, les disciples furent profondément déconcertés, et ils disaient : « Qui donc peut être sauvé ? »

Jésus les regarda et dit : « Pour les hommes, c'est impossible, mais pour Dieu tout est possible. » Alors Pierre prit la parole et dit à Jésus : « Voilà que nous avons tout quitté pour te suivre : alors, qu'est-ce qu'il y aura pour nous ? »

Jésus leur déclara : « Amen, je vous le dis : quand viendra le monde nouveau, et que le Fils de l'homme siégera sur son trône de gloire, vous qui m'avez suivi, vous siégerez vous-mêmes sur douze trônes pour juger les douze tribus d’Israël. Et tout homme qui aura quitté à cause de mon nom des maisons, des frères, des sœurs, un père, une mère, des enfants, ou une terre, recevra beaucoup plus, et il aura en héritage la vie éternelle. Beaucoup de premiers seront derniers, beaucoup de derniers seront premiers.


Méditation
« Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes,
donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux.
Puis viens, suis-moi. »


 sœur Anne-Claire Dangeard, Communauté de Poitiers


Protocoles

« Maître, que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle ? »
« Que dois-je faire ? » c’est la question que je souhaite retenir de ce texte. Le jeune homme qui pose cette question à Jésus semble attendre de lui une réponse précise.

Il voudrait, pour reprendre le langage d’aujourd’hui, des instructions précises et détaillées mentionnant toutes les opérations à effectuer dans un certain ordre ainsi que les principes fondamentaux à respecter pour exécuter une opération, réaliser une expérience. Cela me fait penser aux démarches de certification qualité que mettent en place les entreprises à travers des protocoles, des règles, des procédures, des méthodologies précises, des listes de techniques à appliquer et/ou de consignes à respecter… sauf qu’ici la finalité recherchée, c’est l’obtention de la vie éternelle !

Avouons que nous aussi nous pouvons être aussi dans ce genre de marchandage avec Jésus. Nous lui demandons des modes d’emploi pour réussir, solutionner un problème, surmonter une épreuve, une maladie. Ce serait bien facile n’est-ce pas !

Et bien ici, Jésus rentre dans notre petit jeu : il nous donne le mode d’emploi sous forme de commandements : « Tu ne commettras pas de meurtre. Tu ne commettras pas d’adultère. Tu ne commettras pas de vol. Tu ne porteras pas de faux témoignage. Honore ton père et ta mère. Et aussi : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. »

Du temps de Jésus on ne connaissait pas encore la certification qualité. Jésus propose plus encore : « Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux. Puis viens, suis-moi. »

Ce « viens et suis-moi » devrait tous nous frapper en plein cœur, et plus particulièrement en cette année de la vie consacrée. C’est l’ultime recommandation de Jésus : tout quitter pour le suivre.
Sous différentes formes d’engagement et de consécration, beaucoup ont répondu et répondent encore à cet appel radical du Christ à lui donner leur vie. Hier on appelait ca le « chemin de perfection » aujourd’hui, je préférerais parler d’aventure humaine avec le Christ !

Etes-vous prêt à tenter l’aventure ?


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MessageSujet: Re: Signe dans la Bible   Jeu 31 Mar 2016 - 21:41

Sur la société

L’argent

La drachme perdue

Évangile selon saint Luc 15. 8-10


Si une femme a dix pièces d'argent et en perd une, ne va-t-elle pas allumer une lampe, balayer la maison, et chercher avec soin jusqu'à ce qu'elle la retrouve ?

Quand elle l'a retrouvée, elle réunit ses amies et ses voisines et leur dit : " Réjouissez-vous avec moi, car j'ai retrouvé la pièce d'argent que j'avais perdue ! "

De même, je vous le dis : Il y a de la joie chez les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit.



Méditation 
Si une femme a dix pièces d'argent et en perd une,
ne va-t-elle pas allumer une lampe, balayer la maison,
et chercher avec soin jusqu'à ce qu'elle la retrouve ?


 sœur Anne-Claire Dangeard, Communauté de Poitiers


Conversion

Si une femme a dix pièces d'argent et en perd une, cette parabole est si brève. Et pourtant tout y est : l’essentiel. Une femme possède dix pièces d’argent et pas plus : en perdre une, c’est probablement une perte immense . Et elle va se donner du mal pour la retrouver…

Cette parabole tient en trois versets modèles du genre, si bien construits ! Tout y est : d’un côté, la femme qui se réjouit, de l’autre la joie devant les anges de Dieu ; d’un côté la pièce d’argent retrouvée, de l’autre le pécheur qui se convertit.

Cette femme met tant d’énergie et de soin pour la retrouver : faire la lumière dans son logis, la balayer et chercher, chercher jusqu’à ce qu'elle ait retrouvée sa pièce.

Nous y sommes, avec ce texte, Luc ne nous ouvre-t-il pas un chemin vers la conversion ? Cette pièce perdue  ce pourrait être moi, perdue aussi.

D’abord, reconnaître qu’on a perdu quelque chose ; ensuite faire  la lumière ; et puis balayer, chercher avec soin… et trouver ce qui était perdu. Et si nous nous mettions dans les pas de cette femme : je dis à Dieu mon désir de conversion, j’examine mon cœur, je peux prendre aussi appui sur la Parole de Dieu pour cela, laborieusement parce que c’est toujours difficile d’être en vérité : je confesse l’amour de Dieu en même temps que mon péché, j’accueille le pardon de Dieu, la pièce retrouvée, pour en être le témoin auprès de tous… est-ce que j’ai le courage ou même seulement l’idée d’être ce témoin du pardon reçu, de la pièce retrouvée ? La femme de la parabole va même jusqu’à inviter ses amies pour fêter l’événement et se réjouir avec elles.

Je crois que je vais proposer cela au curé de ma paroisse pour les prochaines journées de la réconciliation : organiser un énorme banquet en fin de journée, pour célébrer l’alliance avec le Seigneur retrouvé, l’amour renouvelé ! On s’accueillera mutuellement comme une véritable communauté en marche… et les jeunes pourraient bien jouer un peu de musique… celle des anges de Dieu !
 


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À Toi NOTRE PÈRE par les Saints Cœurs de JÉSUS, MARIE et JOSEPH.. :: LA SAINTE BIBLE, LES SAINTES ECRITURES :: Retraite dans la Ville-
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