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  Mois de juin = Dévotion au Sacré Coeur

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Lumen
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MessageSujet: Mois de juin = Dévotion au Sacré Coeur   Lun 1 Juin - 13:40



Neuvaine au Sacré-Cœur de Jésus – 3 au 11 juin
Neuf jours avant le vendredi qui suit le deuxième dimanche après la Pentecôte. En 2015, 12 juin, fête du Sacré-Cœur


Introduction

La neuvaine au Sacré Cœur nous plonge dans la dévotion au Cœur Sacré de Jésus. Celui-ci nous rappelle que le Christ est descendu jusqu'au cœur de la souffrance humaine en mourant sur la croix pour manifester l'Amour suprême du Père.

De nombreuses expressions de piété, qui s’ajoutent à la célébration liturgique, s’adressent au Cœur du Christ. Il ne fait aucun doute, en effet, que, parmi les expressions de la piété ecclésiale, la dévotion au Cœur du Sauveur a été et demeure l’une des plus répandues et des plus estimées.

L’expression « Cœur de Jésus », entendue dans le sens contenu dans la divine Ecriture, désigne le mystère même du Christ, c’est-à-dire la totalité de son être, ou le centre intime et essentiel de sa personne : Fils de Dieu, sagesse incréée ; Amour infini, principe du salut et de sanctification pour toute l’humanité. Le « Cœur du Christ » s’identifie au Christ lui-même, Verbe incarné et rédempteur; dans l’Esprit Saint, le Cœur de Jésus est orienté, par nature, avec un amour infini à la fois divin et humain, vers le Père et vers les hommes, ses frères.


Les formes de dévotions au Cœur du Sauveur sont très nombreuses; certaines ont été explicitement approuvées et fréquemment recommandées par le Siège Apostolique. Parmi ces dernières, on peut citer :

- La consécration personnelle, qui, selon Pie XI, « parmi toutes les pratiques se référant au culte du Sacré-Cœur, est sans conteste la principale d’entre elles »

La consécration de la famille, qui permet au foyer familial, tout en étant déjà associé au mystère d’unité et d’amour entre le Christ et l’Eglise en vertu du sacrement de mariage, de s’offrir sans partage au Seigneur afin qu’il puisse régner dans le cœur de chacun de ses membres;

Les Litanies du Cœur de Jésus, approuvées en 1891 pour toute l’Eglise, dont l’inspiration est éminemment biblique, et qui ont été enrichies par l’octroi d’indulgences.

L’acte de réparation est une prière formulée par le fidèle, qui, en se souvenant de la bonté infinie du Christ, désire implorer sa miséricorde et réparer les nombreuses et diverses offenses qui blessent
son Cœur rempli de douceur.

- La pratique des neuf premiers vendredis du mois, qui a pour origine la « grande promesse » faite par Jésus à sainte Marguerite-Marie Alacoque. A une époque où la communion sacramentelle des fidèles était très rare, la pratique des neuf premiers vendredis du mois contribua d’une manière significative à la reprise de la pratique plus fréquente des sacrements de la Pénitence et de l’Eucharistie.

Que cette neuvaine au Sacré Cœur nous ouvre à l’amour de notre Dieu. Son amour le brûle et il a besoin de trouver des cœurs qui accueillent, répondent à ses fleuves d’amour qui coulent de son Cœur. Puissions-nous être ces cœurs.





Prières de chaque jour

Au Nom du Père et du Fils et du Saint Esprit

Je crois en Dieu

Saint-Esprit, Esprit de Jésus et du Père, vous voulez habiter en moi, pauvre pécheur pour me transformer en temple de votre gloire.

Venez, Esprit de la Communion Divine, venez et remplissez tout mon être.

Venez et unissez-moi à Jésus crucifié et ressuscité, pour être avec Lui et avec tous mes frères un seul Corps, pour être avec Lui un fils bien-aimé du Père.

Vous vous êtes donné à moi sans mesure, humblement, moi aussi, je me donne et me consacre à vous.
Rendez-moi docile à votre action pour que vous puissiez accomplir votre mission en moi, dans votre Eglise et dans le monde, maintenant et jusqu’à l’heure où je me remettrai à vous dans les mains du Père, comme Jésus, pour l’éternité.
Je vous prie par l’intercession de Marie et de tous les saints. Amen. Alléluia.



Notre Père, 10 Je Vous salue Marie




Prière au Sacré Cœur

Cœur Sacré de Jésus, nous avons confiance en Toi
Dans nos épreuves et nos souffrances, les dangers et les difficultés, ‘’
Dans le doute et l'angoisse, ‘’
Dans les échecs et les contretemps, ‘’
Chaque fois que notre prière semble ne pas être exaucée, ‘’
Au plus fort de la tentation, ‘’
Malgré nos péchés et nos mauvaises habitudes, ‘’
Dans la maladie et la souffrance, ‘’
A chaque instant de notre vie, ‘’
A l'heure de notre mort, ‘’

O Seigneur Jésus-Christ, je confie cette intention à Ton très Sacré-Cœur (formulez votre demande).

Regarde-moi seulement, et fais ce que Ton Cœur T'inspire. Que Ton Sacré-Coeur décide. Je compte sur Lui. J'ai confiance en Lui. Je me jette dans sa Miséricorde. Seigneur Jésus, Tu ne me décevras pas.

Sacré-Coeur de Jésus, je crois en Ton Amour pour moi.

Sacré-Coeur de Jésus, que Ton Règne vienne.

O Sacré-Coeur de Jésus, j'ai demandé beaucoup de Grâces, mais j'implore ardemment celle-ci.
Prends-la, place-la dans Ton Sacré-Coeur. Quand le Père Eternel la verra, couverte de Ton Précieux Sang, Il ne la refusera pas. Ce ne sera plus ma prière, mais la Tienne, ô Jésus.

O Sacré-Coeur de Jésus, je place ma confiance en Toi. Que je ne sois jamais confondu. Amen.



Premier jour de la neuvaine : 3 juin

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Lumen
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MessageSujet: Re: Mois de juin = Dévotion au Sacré Coeur   Mer 3 Juin - 14:05




Premier jour de la neuvaine

"De son sein couleront des fleuves d'eau vive."


Jésus se tint dans le Temple et il se mit à proclamer à haute voix : "Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi, et qu'il boive, celui qui croit en moi", selon le mot de l'Ecriture : « De son sein couleront des fleuves d'eau vive.

Jésus désignait ainsi l'Esprit que devaient recevoir ceux qui croiraient en Lui »
(Jn 7, 37-39). Le Côté de Jésus a été ouvert par la lance du soldat; aussitôt, il en sortit du sang et de l'eau. En effet, tout cela est arrivé pour que s'accomplisse l'Ecriture : « ils regarderont vers celui qu'ils ont transpercé". » (Jn 19,37)

La Samaritaine a connu une expérience d'amour en accueillant cette eau vive; Un jour, Jésus lui dit : « Si tu savais le don de Dieu et qui est celui qui te dit - donne-moi à boire - c'est toi qui le prierais et il te donnerait de l'eau vive. » Et cette femme, de répondre : « Seigneur, donne-moi de cette eau pour que je n'aie plus soif. » (Jn 4,15).

Dieu nous a créés par Amour en déposant en nous une aspiration naturelle qui tend à la communion intime avec Lui. « Tu nous as faits pour toi, Seigneur, et notre cœur demeure inquiet tant qu'il ne se repose pas en toi » (Saint Augustin). Nous sommes invités à goûter au bonheur que nous procure la vie divine et à cette eau vive donnée par le Sein de Jésus, c'est son Esprit qui nous unit à Dieu. Isaïe 66

« A vous l'allégresse de Jérusalem! Exultez en elle, vous tous qui l'aimez ! Réjouissez-vous de sa joie, Vous qui la pleuriez ! Alors, vous serez nourris de son lait, rassasiés de ses consolations; alors vous gouterez avec délices, à l'abondance de sa gloire. Car le Seigneur le déclare : « Voici que je dirige vers elle la paix comme un fleuve et, comme un torrent qui déborde, la gloire des nations. Vous serez nourris, portés sur la hanche, vous serez choyés sur ses genoux. Comme un enfant que sa mère console, ainsi je vous consolerai. Oui, dans Jérusalem, vous serez consolés. Vous verrez, votre cœur se réjouira; et vos os revivront comme l'herbe reverdit. »

Jésus, donnez-moi une telle confiance en vous, que jamais je n'hésite à venir puiser dans votre Cœur divin. Que cette eau déploie en moi votre puissance d'Amour et marque mon existence humaine à jamais. Que votre Esprit me fasse découvrir les richesses insondables de votre Cœur. Amen.



Prières de chaque jour :  

Au Nom du Père et du Fils et du Saint Esprit

Je crois en Dieu

Saint-Esprit, Esprit de Jésus et du Père, vous voulez habiter en moi, pauvre pécheur pour me transformer en temple de votre gloire.

Venez, Esprit de la Communion Divine, venez et remplissez tout mon être.

Venez et unissez-moi à Jésus crucifié et ressuscité, pour être avec Lui et avec tous mes frères un seul Corps, pour être avec Lui un fils bien-aimé du Père.

Vous vous êtes donné à moi sans mesure, humblement, moi aussi, je me donne et me consacre à vous.
Rendez-moi docile à votre action pour que vous puissiez accomplir votre mission en moi, dans votre Eglise et dans le monde, maintenant et jusqu’à l’heure où je me remettrai à vous dans les mains du Père, comme Jésus, pour l’éternité.
Je vous prie par l’intercession de Marie et de tous les saints. Amen. Alléluia.



Notre Père, 10 Je Vous salue Marie




Prière au Sacré Cœur

Cœur Sacré de Jésus, nous avons confiance en Toi
Dans nos épreuves et nos souffrances, les dangers et les difficultés, ‘’
Dans le doute et l'angoisse, ‘’
Dans les échecs et les contretemps, ‘’
Chaque fois que notre prière semble ne pas être exaucée, ‘’
Au plus fort de la tentation, ‘’
Malgré nos péchés et nos mauvaises habitudes, ‘’
Dans la maladie et la souffrance, ‘’
A chaque instant de notre vie, ‘’
A l'heure de notre mort, ‘’

O Seigneur Jésus-Christ, je confie cette intention à Ton très Sacré-Cœur (formulez votre demande).

Regarde-moi seulement, et fais ce que Ton Cœur T'inspire. Que Ton Sacré-Coeur décide. Je compte sur Lui. J'ai confiance en Lui. Je me jette dans sa Miséricorde. Seigneur Jésus, Tu ne me décevras pas. 

Sacré-Coeur de Jésus, je crois en Ton Amour pour moi. 

Sacré-Coeur de Jésus, que Ton Règne vienne. 

O Sacré-Coeur de Jésus, j'ai demandé beaucoup de Grâces, mais j'implore ardemment celle-ci.
Prends-la, place-la dans Ton Sacré-Coeur. Quand le Père Eternel la verra, couverte de Ton Précieux Sang, Il ne la refusera pas. Ce ne sera plus ma prière, mais la Tienne, ô Jésus. 

O Sacré-Coeur de Jésus, je place ma confiance en Toi. Que je ne sois jamais confondu.Amen.

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MessageSujet: Re: Mois de juin = Dévotion au Sacré Coeur   Jeu 4 Juin - 17:24




Deuxième jour de la neuvaine

Le coeur de Jésus nous donne sa Mère

Cloué à la Croix, Jésus lance un cri vers son Père pour qu'il accorde à l'humanité, son pardon. Afin de nous prouver la valeur de sa demande, Il nous donne comme mère, la femme qu'Il aime le plus. « Jésus voyant sa mère et, se tenant près d'elle, le disciple qu'Il aimait, dit à sa mère : « Femme voici ton fils. »
Puis Il dit au disciple : « Voici ta mère » (Jn 19,26) Le Coeur de la Vierge Marie était rempli des mêmes sentiments que ceux du Coeur de Jésus.

L'affront et le supplice infligés à son Fils n'ont pas arrêté son amour, et en acceptant de prendre Jean, comme fils, Marie acceptait aussi toute l'humanité pècheresse. Elle est vraiment la mère miséricordieuse ayant pour mission de nous solliciter et de nous conduire à son Fils, Source de
miséricorde. Cantique de Marie (Lc 1) « Mon âme exalte le seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur! Il s'est penché sur son humble servante ; désormais, tous les âges me diront bienheureuse. Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom! Son amour s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent. Déployant la force de son bras, il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles. Il comble de bien les affamés, renvoie les riches les mains vides. Il relève Israël, son serviteur, il se souvient de son amour, de la promesse faite à nos pères, en faveur d'Abraham et de sa race, à jamais ».

Vierge Marie, tu connais toutes les embûches, les sollicitations et les provocations que subissent les fils et les filles de Dieu, actuellement. Il existe tant de voix qui s'élèvent pour nous dérouter aujourd'hui. L'accusateur ne cesse de vouloir nous inspirer des idées pour nous couper de la communion avec notre Père et notre Dieu. L'agitateur est à l'oeuvre pour nous couper aussi de la communion fraternelle et pour semer la division.

Toi, Marie, Mère de Miséricorde, tu as reçu le pouvoir d'écraser la tête du serpent, sois ma protectrice et conduis-moi à ton Fils, Jésus. Je te bénis, Marie, dans ton Immaculée Conception, à la gloire de la Très Sainte Trinité. Amen !



Prières de chaque jour :  

Au Nom du Père et du Fils et du Saint Esprit

Je crois en Dieu


Saint-Esprit, Esprit de Jésus et du Père, vous voulez habiter en moi, pauvre pécheur pour me transformer en temple de votre gloire.

Venez, Esprit de la Communion Divine, venez et remplissez tout mon être.

Venez et unissez-moi à Jésus crucifié et ressuscité, pour être avec Lui et avec tous mes frères un seul Corps, pour être avec Lui un fils bien-aimé du Père.

Vous vous êtes donné à moi sans mesure, humblement, moi aussi, je me donne et me consacre à vous.
Rendez-moi docile à votre action pour que vous puissiez accomplir votre mission en moi, dans votre Eglise et dans le monde, maintenant et jusqu’à l’heure où je me remettrai à vous dans les mains du Père, comme Jésus, pour l’éternité.
Je vous prie par l’intercession de Marie et de tous les saints. Amen. Alléluia.



Notre Père, 10 Je Vous salue Marie




Prière au Sacré Cœur


Cœur Sacré de Jésus, nous avons confiance en Toi
Dans nos épreuves et nos souffrances, les dangers et les difficultés, ‘’
Dans le doute et l'angoisse, ‘’
Dans les échecs et les contretemps, ‘’
Chaque fois que notre prière semble ne pas être exaucée, ‘’
Au plus fort de la tentation, ‘’
Malgré nos péchés et nos mauvaises habitudes, ‘’
Dans la maladie et la souffrance, ‘’
A chaque instant de notre vie, ‘’
A l'heure de notre mort, ‘’

O Seigneur Jésus-Christ, je confie cette intention à Ton très Sacré-Cœur (formulez votre demande).

Regarde-moi seulement, et fais ce que Ton Cœur T'inspire. Que Ton Sacré-Coeur décide. Je compte sur Lui. J'ai confiance en Lui. Je me jette dans sa Miséricorde. Seigneur Jésus, Tu ne me décevras pas. 

Sacré-Coeur de Jésus, je crois en Ton Amour pour moi. 

Sacré-Coeur de Jésus, que Ton Règne vienne. 

O Sacré-Coeur de Jésus, j'ai demandé beaucoup de Grâces, mais j'implore ardemment celle-ci.
Prends-la, place-la dans Ton Sacré-Coeur. Quand le Père Eternel la verra, couverte de Ton Précieux Sang, Il ne la refusera pas. Ce ne sera plus ma prière, mais la Tienne, ô Jésus. 

O Sacré-Coeur de Jésus, je place ma confiance en Toi. Que je ne sois jamais confondu.Amen.

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MessageSujet: Re: Mois de juin = Dévotion au Sacré Coeur   Ven 5 Juin - 12:16




Troisième jour de la neuvaine

Le Christ ressuscité donne l'Esprit de Dieu


Le premier don pascal de Notre Seigneur, après l'expiation de nos péchés, c'est l'Esprit qui nous apporte la vraie paix et la vie éternelle. Quand l'Agneau de Dieu qui enlève les péchés du monde eût accompli son sacrifice, il se révéla aux siens, le soir de Pâques, par ces mots : « la paix soit avec vous » (Jn 20,19) et « Recevez l'Esprit Saint » (Jn 20,22). Ceux qui croient en Jésus peuvent recevoir son Esprit. L'Amour de Jésus était tellement grand qu'Il est venu redonner au monde la paix du coeur. « Le Paraclet, l'Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit.

C'est la paix que je vous laisse, c'est ma paix que je vous donne; ce n'est pas à la manière du monde que je vous la donne. Ne soyez pas bouleversés et effrayés. » (Jn 14, 26-27) Ezéchiel 36 « Je vous prendrai du milieu des nations, je vous rassemblerai de tous les pays, je vous conduirai dans votre terre. Je répandrai sur vous une eau pure, et vous serez purifiés de toutes vos souillures, de toutes vos idoles, je vous purifierai. Je vous donnerai un coeur nouveau, je mettrai en vous un esprit nouveau. J'ôterai de votre chair le coeur de pierre, je vous donnerai un coeur de chair. Je mettrai en vous mon esprit, je ferai que vous marchiez selon mes lois, que vous gardiez mes préceptes et leur soyez fidèles.

Fais-nous revenir à toi, Seigneur, et nous reviendrons. Renouvelle pour nous les jours d'autrefois. » Esprit de Jésus, vous êtes l'eau vive qui vient assainir ma vie afin que je porte des fruits en abondance.

Renouvelez en moi les dons de ma confirmation. Remplissez mon coeur de vos fruits de charité, joie, paix, patience, serviabilité, bonté, confiance dans les autres, douceur, maîtrise de soi.

Que Dieu, mon Père, soit glorifié par mes oeuvres de miséricorde.
Esprit Saint, donnez-moi de vivre dans votre intimité afin qu'en tout temps, j'aie recours à vous. Amen !





Prières de chaque jour :  

Au Nom du Père et du Fils et du Saint Esprit

Je crois en Dieu


Saint-Esprit, Esprit de Jésus et du Père, vous voulez habiter en moi, pauvre pécheur pour me transformer en temple de votre gloire.

Venez, Esprit de la Communion Divine, venez et remplissez tout mon être.

Venez et unissez-moi à Jésus crucifié et ressuscité, pour être avec Lui et avec tous mes frères un seul Corps, pour être avec Lui un fils bien-aimé du Père.

Vous vous êtes donné à moi sans mesure, humblement, moi aussi, je me donne et me consacre à vous.
Rendez-moi docile à votre action pour que vous puissiez accomplir votre mission en moi, dans votre Eglise et dans le monde, maintenant et jusqu’à l’heure où je me remettrai à vous dans les mains du Père, comme Jésus, pour l’éternité.
Je vous prie par l’intercession de Marie et de tous les saints. Amen. Alléluia.



Notre Père, 10 Je Vous salue Marie




Prière au Sacré Cœur

Cœur Sacré de Jésus, nous avons confiance en Toi
Dans nos épreuves et nos souffrances, les dangers et les difficultés, ‘’
Dans le doute et l'angoisse, ‘’
Dans les échecs et les contretemps, ‘’
Chaque fois que notre prière semble ne pas être exaucée, ‘’
Au plus fort de la tentation, ‘’
Malgré nos péchés et nos mauvaises habitudes, ‘’
Dans la maladie et la souffrance, ‘’
A chaque instant de notre vie, ‘’
A l'heure de notre mort, ‘’

O Seigneur Jésus-Christ, je confie cette intention à Ton très Sacré-Cœur (formulez votre demande).

Regarde-moi seulement, et fais ce que Ton Cœur T'inspire. Que Ton Sacré-Coeur décide. Je compte sur Lui. J'ai confiance en Lui. Je me jette dans sa Miséricorde. Seigneur Jésus, Tu ne me décevras pas. 

Sacré-Coeur de Jésus, je crois en Ton Amour pour moi. 

Sacré-Coeur de Jésus, que Ton Règne vienne. 

O Sacré-Coeur de Jésus, j'ai demandé beaucoup de Grâces, mais j'implore ardemment celle-ci.
Prends-la, place-la dans Ton Sacré-Coeur. Quand le Père Eternel la verra, couverte de Ton Précieux Sang, Il ne la refusera pas. Ce ne sera plus ma prière, mais la Tienne, ô Jésus. 

O Sacré-Coeur de Jésus, je place ma confiance en Toi. Que je ne sois jamais confondu.Amen.

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MessageSujet: Re: Mois de juin = Dévotion au Sacré Coeur   Sam 6 Juin - 12:04


Quatrième jour de la neuvaine

Le Christ ressuscité donne l'Esprit de Dieu


« Quand arriva la Pentecôte, les apôtres se trouvaient réunis tous ensemble. Soudain, il vint du ciel un bruit pareil à celui d'un violent coup de vent : toute la maison où ils se tenaient en fut remplie. Ils virent apparaître comme une sorte de feu qui se partageait en langues et qui se posa sur chacun d'eux. Alors ils furent tous remplis de l'Esprit Saint; ils se mirent à parler en d'autres langues, et chacun s'exprimait selon le don de l'Esprit. » (Ac 2, 1,4)

Dès cet instant, les apôtres, par la force de l'Esprit Saint, sortirent du cénacle pour parler ouvertement au peuple, qu'ils craignaient. Ils parlaient toutes les langues, parce que Jésus avait dit : « Allez donc, de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. » (Mt 28,19)

Aujourd'hui, l'Eglise de Jésus parle encore toutes les langues, les nations sont évangélisées. L'Eglise est le Peuple de Dieu et nous sommes tous frères et soeurs en Lui. Cette Eglise est notre Mère qui nous nourrit en son sein en nous donnant le baptême qui met en nous la vie de la sainte Trinité. Elle nous donne aussi la Lumière et la Vérité, par sa prédication; l'Amour de Dieu, par le Pain de vie partagé et le Pardon, par le Sacrement de la réconciliation. « Va d'abord te réconcilier avec ton frère, puis présente ton offrande. » (Mt 5,24)

Jérémie 7
« Ecoutez la parole du Seigneur, vous tous de Juda, vous qui entrez par ces portes pour adorer le Seigneur. Ainsi parle le Seigneur de l'univers, le Dieu d'Israël : « Rendez meilleurs vos chemins et vos actes : je vous ferai habiter dans ce lieu. Ne vous appuyez pas sur des paroles de mensonge en disant : Temple du seigneur! Temple du seigneur! C'est ici le temple du seigneur! Si vraiment vous rendez meilleurs vos chemins et vos actes, si vraiment vous maintenez le droit entre un homme et son prochain, si vous n'opprimez pas l'immigré l'orphelin ou la veuve, si vous ne versez pas, dans ce lieu, le sang de l'innocent, si vous ne suivez pas, pour votre malheur, d'autres dieux, alors je vous ferai habiter dans ce lieu, dans le pays que j'ai donné à vos pères, depuis les siècles et pour les siècles. »

Jésus, tu es venu pour nous qui sommes le Peuple de Dieu, nous rassembler en un seul Corps, ton Eglise qui est Sainte de ta Sainteté. Toi, tu es Saint, Seigneur, et moi je ne le suis pas. Un jour, tu disais à Pierre : « Tu es heureux Simon, fils de Jonas, car cette révélation t'est venue, non de la chair et du sang, mais de mon Père qui est dans les cieux. » (Mt 16,17).

Peu de temps après, Tu lui as dit : « Passe derrière-moi, Satan, tu me fais obstacle, car tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. » (Mt 16,23).

En dépit de ma bonne volonté, je suis parfois objet de scandale, Seigneur. Donne-moi l'humilité de Ton Coeur pour vivre fraternellement avec eux.

Nous sommes tous frères et soeurs en Toi et c'est ensemble que nous pourrons dire : « Notre Père, qui es aux cieux... pardonne-moi mes offenses comme je pardonne aussi à ceux qui m'ont offensé» (Mt 6,9).





Prières de chaque jour :  

Au Nom du Père et du Fils et du Saint Esprit

Je crois en Dieu



Saint-Esprit, Esprit de Jésus et du Père, vous voulez habiter en moi, pauvre pécheur pour me transformer en temple de votre gloire.

Venez, Esprit de la Communion Divine, venez et remplissez tout mon être.

Venez et unissez-moi à Jésus crucifié et ressuscité, pour être avec Lui et avec tous mes frères un seul Corps, pour être avec Lui un fils bien-aimé du Père.

Vous vous êtes donné à moi sans mesure, humblement, moi aussi, je me donne et me consacre à vous.
Rendez-moi docile à votre action pour que vous puissiez accomplir votre mission en moi, dans votre Eglise et dans le monde, maintenant et jusqu’à l’heure où je me remettrai à vous dans les mains du Père, comme Jésus, pour l’éternité.
Je vous prie par l’intercession de Marie et de tous les saints. Amen. Alléluia.



Notre Père, 10 Je Vous salue Marie




Prière au Sacré Cœur

Cœur Sacré de Jésus, nous avons confiance en Toi
Dans nos épreuves et nos souffrances, les dangers et les difficultés, ‘’
Dans le doute et l'angoisse, ‘’
Dans les échecs et les contretemps, ‘’
Chaque fois que notre prière semble ne pas être exaucée, ‘’
Au plus fort de la tentation, ‘’
Malgré nos péchés et nos mauvaises habitudes, ‘’
Dans la maladie et la souffrance, ‘’
A chaque instant de notre vie, ‘’
A l'heure de notre mort, ‘’

O Seigneur Jésus-Christ, je confie cette intention à Ton très Sacré-Cœur (formulez votre demande).

Regarde-moi seulement, et fais ce que Ton Cœur T'inspire. Que Ton Sacré-Coeur décide. Je compte sur Lui. J'ai confiance en Lui. Je me jette dans sa Miséricorde. Seigneur Jésus, Tu ne me décevras pas. 

Sacré-Coeur de Jésus, je crois en Ton Amour pour moi. 

Sacré-Coeur de Jésus, que Ton Règne vienne. 

O Sacré-Coeur de Jésus, j'ai demandé beaucoup de Grâces, mais j'implore ardemment celle-ci.
Prends-la, place-la dans Ton Sacré-Coeur. Quand le Père Eternel la verra, couverte de Ton Précieux Sang, Il ne la refusera pas. Ce ne sera plus ma prière, mais la Tienne, ô Jésus. 

O Sacré-Coeur de Jésus, je place ma confiance en Toi. Que je ne sois jamais confondu.Amen.


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MessageSujet: Re: Mois de juin = Dévotion au Sacré Coeur   Dim 7 Juin - 15:16




Cinquième jour de la neuvaine

Le Coeur de Jésus nous donne la Foi

Jésus dit à Thomas : « Avance ton doigt ici et vois mes mains; avance ta main et mets-la dans mon côté; cesse d'être incrédule, sois croyant. » Thomas lui dit alors : « Mon Seigneur et mon Dieu. ». Jésus lui dit : « Parce que tu m'as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans m'avoir vu. » (Jn 20, 27-28).

C'est Thomas qui disait : « Allons, nous aussi à Jérusalem, mourir avec Jésus. » (Jn 11,16) L'épreuve de la mort de Jésus a été trop brutale pour Thomas. A l'annonce de la Résurrection, Thomas a refusé de croire; il avait perdu la Foi qui permet de voir les signes de Dieu sur nos chemins.
La vie apporte à tous des épreuves, crucifiantes parfois.

C'est l'heure où Thomas nous invite à regarder le Côté ouvert de Jésus ressuscité. Le trouble, l'agitation et l'épreuve sont des moyens qui ébranlent notre Foi si « nos yeux cessent de fixer Jésus. » (He 12, 2).
Mais, providentiellement, notre foi devrait en sortir plus victorieuse et plus lumineuse, comme celle de Thomas. « Viens en aide à mon peu de foi. » (Mc 9,24)

Jérémie 17
« Béni soit l'homme qui s'appuie sur le Seigneur, le Seigneur sera son appui. Il sera comme l'arbre, planté près des eaux, qui pousse, vers le courant, ses racines. Il ne craint pas quand vient la chaleur, son feuillage reste vert. L'année de la sécheresse, il est sans inquiétude, il ne manque pas de porter son fruit. » Jésus, je reconnais que le don le plus précieux reçu à mon baptême, c'est celui de la Foi et ce don vient de ton Coeur.

Un jour, sur le lac, c'est la tempête et les apôtres ont peur; ils ont réveillé le Maître. Tu leur as dit : « Pourquoi avez-vous peur, gens de peu de foi? » (Mt 8,26).

Quand la tempête agite ma vie par les épreuves de toutes sortes, Seigneur, soutiens ma foi. La foi qui te plait Jésus, c'est la foi de l'espérance.



Prières de chaque jour :  

Au Nom du Père et du Fils et du Saint Esprit

Je crois en Dieu


Saint-Esprit, Esprit de Jésus et du Père, vous voulez habiter en moi, pauvre pécheur pour me transformer en temple de votre gloire.

Venez, Esprit de la Communion Divine, venez et remplissez tout mon être.

Venez et unissez-moi à Jésus crucifié et ressuscité, pour être avec Lui et avec tous mes frères un seul Corps, pour être avec Lui un fils bien-aimé du Père.

Vous vous êtes donné à moi sans mesure, humblement, moi aussi, je me donne et me consacre à vous.
Rendez-moi docile à votre action pour que vous puissiez accomplir votre mission en moi, dans votre Eglise et dans le monde, maintenant et jusqu’à l’heure où je me remettrai à vous dans les mains du Père, comme Jésus, pour l’éternité.
Je vous prie par l’intercession de Marie et de tous les saints. Amen. Alléluia.



Notre Père, 10 Je Vous salue Marie




Prière au Sacré Cœur

Cœur Sacré de Jésus, nous avons confiance en Toi
Dans nos épreuves et nos souffrances, les dangers et les difficultés, ‘’
Dans le doute et l'angoisse, ‘’
Dans les échecs et les contretemps, ‘’
Chaque fois que notre prière semble ne pas être exaucée, ‘’
Au plus fort de la tentation, ‘’
Malgré nos péchés et nos mauvaises habitudes, ‘’
Dans la maladie et la souffrance, ‘’
A chaque instant de notre vie, ‘’
A l'heure de notre mort, ‘’

O Seigneur Jésus-Christ, je confie cette intention à Ton très Sacré-Cœur (formulez votre demande).

Regarde-moi seulement, et fais ce que Ton Cœur T'inspire. Que Ton Sacré-Coeur décide. Je compte sur Lui. J'ai confiance en Lui. Je me jette dans sa Miséricorde. Seigneur Jésus, Tu ne me décevras pas. 

Sacré-Coeur de Jésus, je crois en Ton Amour pour moi. 

Sacré-Coeur de Jésus, que Ton Règne vienne. 

O Sacré-Coeur de Jésus, j'ai demandé beaucoup de Grâces, mais j'implore ardemment celle-ci.
Prends-la, place-la dans Ton Sacré-Coeur. Quand le Père Eternel la verra, couverte de Ton Précieux Sang, Il ne la refusera pas. Ce ne sera plus ma prière, mais la Tienne, ô Jésus. 

O Sacré-Coeur de Jésus, je place ma confiance en Toi. Que je ne sois jamais confondu.Amen.

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MessageSujet: Re: Mois de juin = Dévotion au Sacré Coeur   Lun 8 Juin - 16:02




Sixième jour de la neuvaine

Le Coeur de Jésus est source de miséricorde

Après avoir montré les plaies de ses mains et de son côté, Jésus souffla sur ses apôtres et leur dit : Jn 20,21 « Recevez l'Esprit Saint. Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis; ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus. » « Dans sa Résurrection, Jésus a fait l'expérience radicale de la Miséricorde, c'est à dire de l'Amour du Père plus fort que la mort. Et c'est Lui, Jésus, qui est devenu Source inépuisable de la miséricorde, qui est plus forte que le péché. »
(Encyclique, Miséricorde divine).

C'est l'invitation lancée, un jour, par Jésus, qui se réalise aujourd'hui pour nous : « Vous qui souffrez et qui peinez, venez à moi. » (Mt 11,28). Nous sommes tous invités à donner notre fardeau au Coeur doux et humble de Jésus pour recevoir le pardon de nos péchés et le soulagement dans toutes nos difficultés.

« Je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs » (Mt 9,13) Ephésiens I « Qu'il soit béni, le Dieu et Père de notre Seigneur, Jésus, le Christ! Il nous a bénis et comblés des bénédictions de l'Esprit, au ciel, dans le Christ. Il nous a choisis, dans le Christ avant que le monde fût créé, pour être saints et sans péchés devant sa face, grâce à son amour.

Il nous a prédestinés à être pour lui, des fils adoptifs, par Jésus, le Christ. Ainsi l'a voulu sa bonté, à la louange de gloire de sa grâce, la grâce qu'il nous a faite dans le fils bien-aimé.

En lui, par son sang nous avons le rachat, le pardon des péchés. C'est la richesse de sa grâce dont il déborde jusqu'à nous en toute intelligence et sagesse. Il nous dévoile ainsi le mystère de sa volonté, selon que sa bonté l'avait prévu dans le Christ : pour mener les temps à leur plénitude, récapituler toutes choses dans le christ, celles du ciel et celles de la terre. »

Esprit Saint, révélez-moi les profonds secrets de la Miséricorde du Coeur de Jésus. J'ai confiance en elle et je sais qu'elle est plus grande que le poids de mes péchés; autrement, j'en serais écrasé.

Donnez-moi aussi la confiance dans le ministère sacerdotal par lequel le Père exerce sa paternité pour m'accueillir comme un enfant prodigue à qui, Il pardonne.

Que je sache aussi me laisser embrasser longuement par Dieu, mon Père. Amen !





Prières de chaque jour :  

Au Nom du Père et du Fils et du Saint Esprit

Je crois en Dieu


Saint-Esprit, Esprit de Jésus et du Père, vous voulez habiter en moi, pauvre pécheur pour me transformer en temple de votre gloire.

Venez, Esprit de la Communion Divine, venez et remplissez tout mon être.

Venez et unissez-moi à Jésus crucifié et ressuscité, pour être avec Lui et avec tous mes frères un seul Corps, pour être avec Lui un fils bien-aimé du Père.

Vous vous êtes donné à moi sans mesure, humblement, moi aussi, je me donne et me consacre à vous.
Rendez-moi docile à votre action pour que vous puissiez accomplir votre mission en moi, dans votre Eglise et dans le monde, maintenant et jusqu’à l’heure où je me remettrai à vous dans les mains du Père, comme Jésus, pour l’éternité.
Je vous prie par l’intercession de Marie et de tous les saints. Amen. Alléluia.



Notre Père, 10 Je Vous salue Marie




Prière au Sacré Cœur

Cœur Sacré de Jésus, nous avons confiance en Toi
Dans nos épreuves et nos souffrances, les dangers et les difficultés, ‘’
Dans le doute et l'angoisse, ‘’
Dans les échecs et les contretemps, ‘’
Chaque fois que notre prière semble ne pas être exaucée, ‘’
Au plus fort de la tentation, ‘’
Malgré nos péchés et nos mauvaises habitudes, ‘’
Dans la maladie et la souffrance, ‘’
A chaque instant de notre vie, ‘’
A l'heure de notre mort, ‘’

O Seigneur Jésus-Christ, je confie cette intention à Ton très Sacré-Cœur (formulez votre demande).

Regarde-moi seulement, et fais ce que Ton Cœur T'inspire. Que Ton Sacré-Coeur décide. Je compte sur Lui. J'ai confiance en Lui. Je me jette dans sa Miséricorde. Seigneur Jésus, Tu ne me décevras pas. 

Sacré-Coeur de Jésus, je crois en Ton Amour pour moi. 

Sacré-Coeur de Jésus, que Ton Règne vienne. 

O Sacré-Coeur de Jésus, j'ai demandé beaucoup de Grâces, mais j'implore ardemment celle-ci.
Prends-la, place-la dans Ton Sacré-Coeur. Quand le Père Eternel la verra, couverte de Ton Précieux Sang, Il ne la refusera pas. Ce ne sera plus ma prière, mais la Tienne, ô Jésus. 

O Sacré-Coeur de Jésus, je place ma confiance en Toi. Que je ne sois jamais confondu.Amen.

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MessageSujet: Re: Mois de juin = Dévotion au Sacré Coeur   Mar 9 Juin - 11:38




Septième jour de la neuvaine

Le Coeur de Jésus nous donne le pain de la vie éternelle

Jn 6, 54-55 : « Qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle et je le ressusciterai au dernier jour. Ma chair est vraiment une nourriture et mon sang est vraiment un breuvage. »

Le sang qui sort du Côté ouvert de Jésus symbolise le Sacrement de l'Eucharistie. Jésus nous dit : Après avoir entendu ces paroles, plusieurs de ses disciples se retirèrent et n'allaient plus avec Lui. Dans son Amour infini, Jésus a institué ce merveilleux Sacrement où Il est présent réellement avec sa divinité et son humanité glorifiées : « Et voici que je suis avec vous pour toujours jusqu'à la fin du monde » (Mt 28,20).

Jésus veut demeurer avec nous tous les jours et Il nous aime tellement qu'Il veut aussi devenir notre nourriture spirituelle, se donnant à manger à tous ceux qu'Il attire à Lui : « Qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui » (Jn 6,56).

Psaume 115 « Je crois, et je parlerai, moi qui ai beaucoup souffert, moi qui ai dit dans mon trouble : «L'homme n'est que mensonge. » Comment rendrai-je au Seigneur tout le bien qu'il m'a fait?

J'élèverai la coupe du salut, j'invoquerai le nom du Seigneur. Je tiendrai mes promesses au Seigneur, oui, devant tout son peuple! Il en coûte au Seigneur de voir mourir les siens! Ne suis-je pas, Seigneur, ton serviteur, le fils de ta servante, moi, dont tu brisas les chaînes? Je t'offrirai le sacrifice d'action de grâces, j'invoquerai le nom du Seigneur. Je tiendrai mes promesses au Seigneur, oui, devant tout son peuple, à l'entrée de la maison du Seigneur, au milieu de Jérusalem! »

Jésus, non seulement Tu veux te donner à nous dans l'Eucharistie, mais Tu veux aussi habiter nos tabernacles. Tu attends tous ceux que Tu aimes pour permettre cet échange du « coeur à coeur ».

Comme dit le bon Pape Jean XXIII : « Ma vie semble destinée à se dépenser sous la lumière qui émane du tabernacle, et c'est au Coeur de Jésus que je dois recourir pour trouver la solution de mes troubles.
»

Jésus, remplis mon coeur de confiance en ta Présence eucharistique; une telle confiance, Jésus, que je vienne souvent Te rencontrer. Donne-moi de venir T'adorer, Te louer et aussi puiser dans cette rencontre d'Amour tout ce qui est nécessaire pour que ma vie glorifie Dieu, notre Père. Amen !





Prières de chaque jour :

Au Nom du Père et du Fils et du Saint Esprit

Je crois en Dieu


Saint-Esprit, Esprit de Jésus et du Père, vous voulez habiter en moi, pauvre pécheur pour me transformer en temple de votre gloire.

Venez, Esprit de la Communion Divine, venez et remplissez tout mon être.

Venez et unissez-moi à Jésus crucifié et ressuscité, pour être avec Lui et avec tous mes frères un seul Corps, pour être avec Lui un fils bien-aimé du Père.

Vous vous êtes donné à moi sans mesure, humblement, moi aussi, je me donne et me consacre à vous.
Rendez-moi docile à votre action pour que vous puissiez accomplir votre mission en moi, dans votre Eglise et dans le monde, maintenant et jusqu’à l’heure où je me remettrai à vous dans les mains du Père, comme Jésus, pour l’éternité.
Je vous prie par l’intercession de Marie et de tous les saints. Amen. Alléluia.



Notre Père, 10 Je Vous salue Marie




Prière au Sacré Cœur

Cœur Sacré de Jésus, nous avons confiance en Toi
Dans nos épreuves et nos souffrances, les dangers et les difficultés, ‘’
Dans le doute et l'angoisse, ‘’
Dans les échecs et les contretemps, ‘’
Chaque fois que notre prière semble ne pas être exaucée, ‘’
Au plus fort de la tentation, ‘’
Malgré nos péchés et nos mauvaises habitudes, ‘’
Dans la maladie et la souffrance, ‘’
A chaque instant de notre vie, ‘’
A l'heure de notre mort, ‘’

O Seigneur Jésus-Christ, je confie cette intention à Ton très Sacré-Cœur (formulez votre demande).

Regarde-moi seulement, et fais ce que Ton Cœur T'inspire. Que Ton Sacré-Coeur décide. Je compte sur Lui. J'ai confiance en Lui. Je me jette dans sa Miséricorde. Seigneur Jésus, Tu ne me décevras pas. 

Sacré-Coeur de Jésus, je crois en Ton Amour pour moi. 

Sacré-Coeur de Jésus, que Ton Règne vienne. 

O Sacré-Coeur de Jésus, j'ai demandé beaucoup de Grâces, mais j'implore ardemment celle-ci.
Prends-la, place-la dans Ton Sacré-Coeur. Quand le Père Eternel la verra, couverte de Ton Précieux Sang, Il ne la refusera pas. Ce ne sera plus ma prière, mais la Tienne, ô Jésus. 

O Sacré-Coeur de Jésus, je place ma confiance en Toi. Que je ne sois jamais confondu.Amen.

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MessageSujet: Re: Mois de juin = Dévotion au Sacré Coeur   Mer 10 Juin - 11:27




Huitième jour de la neuvaine

Le Coeur de Jésus est la source de la charité fraternelle


La veille de sa passion, Jésus a lavé les pieds de ses apôtres en leur disant : « Comprenez-vous ce que je vous ai fait ? Vous m'appelez Maître et Seigneur, et vous dites bien, car je le suis. Si donc je vous ai lavé les pieds, moi le Seigneur et le Maître, vous aussi vous devez lavez les pieds les uns aux autres. Car c'est un exemple que je vous ai donné, pour que vous fassiez, vous aussi, comme moi j'ai fait pour vous. Heureux êtes-vous, si vous le faites » (Jn 13, 12-17).

Jésus a donné cet exemple pour nous dire comment aimer Dieu dans la personne de nos frères et soeurs. Le trésor que nous recevons au ciel sera à la mesure de cet amour. Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : « Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le royaume, préparé pour vous, depuis la création du monde. Car j'avais faim, et vous m'avez donné à manger; j'avais soif et vous m'avez donné à boire; j'étais un étranger, et vous m'avez accueilli; j'étais nu, et vous m'avez habillé; j'étais malade, et vous m'avez visité; j'étais en prison, et vous êtes venus jusqu'à moi » (Mt 25, 34-36). « Vraiment, je vous le dis; chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces petits qui sont mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait » (Mt 25,40). « A ceci tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l'amour les uns pour les autres » (Jn 13,35).

Isaïe, 61 « Vous serez appelés « prêtres du Seigneur »; on vous dira : « Servants de notre Dieu. » Vous vivrez de la ressource des nations et leur gloire sera votre parure. Au lieu de votre honte : double part! Au lieu de vos opprobres : cris de joie! Ils recevront dans leur pays double héritage, ils auront l'allégresse éternelle. Parce que moi, le Seigneur, j'aime le bon droit, parce que je hais le vol et l'injustice, Fidèlement, je leur donnerai la récompense, je conclurai avec eux une alliance éternelle. Leurs descendants seront connus parmi les peuples, Et leurs enfants, au milieu des nations. Qui les verra pourra reconnaître la descendance bénie du Seigneur. »

Jésus, donne-moi d'aimer mes frères comme Tu les as aimés : Tu les as servis avec tant d'humilité et de douceur, toujours attentif à les secourir dans tous leurs besoins. De ton Coeur, Jésus, sortait tant de miséricorde pour tous; remplis aussi mon coeur de miséricorde pour chacun de mes frères. Amen !






Prières de chaque jour :

Au Nom du Père et du Fils et du Saint Esprit

Je crois en Dieu


Saint-Esprit, Esprit de Jésus et du Père, vous voulez habiter en moi, pauvre pécheur pour me transformer en temple de votre gloire.

Venez, Esprit de la Communion Divine, venez et remplissez tout mon être.

Venez et unissez-moi à Jésus crucifié et ressuscité, pour être avec Lui et avec tous mes frères un seul Corps, pour être avec Lui un fils bien-aimé du Père.

Vous vous êtes donné à moi sans mesure, humblement, moi aussi, je me donne et me consacre à vous.
Rendez-moi docile à votre action pour que vous puissiez accomplir votre mission en moi, dans votre Eglise et dans le monde, maintenant et jusqu’à l’heure où je me remettrai à vous dans les mains du Père, comme Jésus, pour l’éternité.
Je vous prie par l’intercession de Marie et de tous les saints. Amen. Alléluia.



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Prière au Sacré Cœur

Cœur Sacré de Jésus, nous avons confiance en Toi
Dans nos épreuves et nos souffrances, les dangers et les difficultés, ‘’
Dans le doute et l'angoisse, ‘’
Dans les échecs et les contretemps, ‘’
Chaque fois que notre prière semble ne pas être exaucée, ‘’
Au plus fort de la tentation, ‘’
Malgré nos péchés et nos mauvaises habitudes, ‘’
Dans la maladie et la souffrance, ‘’
A chaque instant de notre vie, ‘’
A l'heure de notre mort, ‘’

O Seigneur Jésus-Christ, je confie cette intention à Ton très Sacré-Cœur (formulez votre demande).

Regarde-moi seulement, et fais ce que Ton Cœur T'inspire. Que Ton Sacré-Coeur décide. Je compte sur Lui. J'ai confiance en Lui. Je me jette dans sa Miséricorde. Seigneur Jésus, Tu ne me décevras pas. 

Sacré-Coeur de Jésus, je crois en Ton Amour pour moi. 

Sacré-Coeur de Jésus, que Ton Règne vienne. 

O Sacré-Coeur de Jésus, j'ai demandé beaucoup de Grâces, mais j'implore ardemment celle-ci.
Prends-la, place-la dans Ton Sacré-Coeur. Quand le Père Eternel la verra, couverte de Ton Précieux Sang, Il ne la refusera pas. Ce ne sera plus ma prière, mais la Tienne, ô Jésus. 

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MessageSujet: Re: Mois de juin = Dévotion au Sacré Coeur   Jeu 11 Juin - 13:26





Neuvième jour de la neuvaine

Le Coeur de Jésus conduit au Père

Jn 7, 2,3 :« Père, l'heure est venue, Glorifie ton fils, afin que le fils te glorifie. Ainsi, comme tu lui as donné pouvoir sur tout homme, il donnera la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés. Or, la vie éternelle, c'est
de te connaître, toi l'Unique Dieu véritable, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ »

Après sa Résurrection, dans une première apparition, Jésus demande à Marie de Magdala de ne pas Le toucher, car Il n'était pas encore monté vers le Père. La douceur de l'Amour du Christ est réservée à la Maison du Père, quand chacun à son tour y parviendra avec le Christ. Mais sur terre, ce qui prévaut, c'est de réaliser la volonté de Jésus. Celui-ci dit à Marie : « Va trouver mes frères et dis-leur : je monte vers mon Père et votre père, vers mon Dieu et votre Dieu » (Jn 20,17).

Jésus nous a mérité de devenir enfants adoptifs de son Père. « Sois sans crainte, petit troupeau, votre Père vous donnera le Royaume » (Lc 12,32).

Pour avoir part au Royaume, Jésus nous invite à devenir comme des petits enfants. Ce qui caractérise l'esprit d'enfance, c'est la confiance. La confiance nous permet de nous adresser à Dieu en Lui demandant selon nos besoins et d'accueillir aussi ses bienfaits. Jésus nous le dit : « Demandez et vous recevrez; cherchez et vous trouverez, frappez et l'on vous ouvrira » (Mt 7,7). « J'ai donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu à ceux qui croient en mon nom » (Jn 1,12)

Psaume 32 « Le salut d'un roi n'est pas dans son armée, ni la victoire d'un guerrier, dans sa force. Illusion que des chevaux pour la victoire : une armée ne donne pas le salut; Dieu veille sur ceux qui le craignent, qui mettent leur espoir en son amour, pour les délivrer de la mort, les garder en vie aux jours de famine. Nous attendons notre vie du Seigneur : il est pour nous un appui, un bouclier. La joie de notre coeur vient de lui, notre confiance est en son nom très saint.

Que ton amour, Seigneur, soit sur nous, comme notre espoir est en toi! Maintenant, rois, comprenez, reprenez-vous, juges de la terre. Servez le Seigneur avec crainte, rendez-lui votre hommage en tremblant. Qu'il s'irrite et vous êtes perdus : soudain sa colère éclatera. Heureux qui trouve en lui son refuge! »





Prières de chaque jour :

Au Nom du Père et du Fils et du Saint Esprit

Je crois en Dieu

Saint-Esprit, Esprit de Jésus et du Père, vous voulez habiter en moi, pauvre pécheur pour me transformer en temple de votre gloire.

Venez, Esprit de la Communion Divine, venez et remplissez tout mon être.

Venez et unissez-moi à Jésus crucifié et ressuscité, pour être avec Lui et avec tous mes frères un seul Corps, pour être avec Lui un fils bien-aimé du Père.

Vous vous êtes donné à moi sans mesure, humblement, moi aussi, je me donne et me consacre à vous.
Rendez-moi docile à votre action pour que vous puissiez accomplir votre mission en moi, dans votre Eglise et dans le monde, maintenant et jusqu’à l’heure où je me remettrai à vous dans les mains du Père, comme Jésus, pour l’éternité.
Je vous prie par l’intercession de Marie et de tous les saints. Amen. Alléluia.



Notre Père, 10 Je Vous salue Marie




Prière au Sacré Cœur

Cœur Sacré de Jésus, nous avons confiance en Toi
Dans nos épreuves et nos souffrances, les dangers et les difficultés, ‘’
Dans le doute et l'angoisse, ‘’
Dans les échecs et les contretemps, ‘’
Chaque fois que notre prière semble ne pas être exaucée, ‘’
Au plus fort de la tentation, ‘’
Malgré nos péchés et nos mauvaises habitudes, ‘’
Dans la maladie et la souffrance, ‘’
A chaque instant de notre vie, ‘’
A l'heure de notre mort, ‘’

O Seigneur Jésus-Christ, je confie cette intention à Ton très Sacré-Cœur (formulez votre demande).

Regarde-moi seulement, et fais ce que Ton Cœur T'inspire. Que Ton Sacré-Coeur décide. Je compte sur Lui. J'ai confiance en Lui. Je me jette dans sa Miséricorde. Seigneur Jésus, Tu ne me décevras pas. 

Sacré-Coeur de Jésus, je crois en Ton Amour pour moi. 

Sacré-Coeur de Jésus, que Ton Règne vienne. 

O Sacré-Coeur de Jésus, j'ai demandé beaucoup de Grâces, mais j'implore ardemment celle-ci.
Prends-la, place-la dans Ton Sacré-Coeur. Quand le Père Eternel la verra, couverte de Ton Précieux Sang, Il ne la refusera pas. Ce ne sera plus ma prière, mais la Tienne, ô Jésus. 

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MessageSujet: Re: Mois de juin = Dévotion au Sacré Coeur   Jeu 11 Juin - 23:54


Litanies du Sacré-Cœur de Jésus




Litanies approuvées par Rome en 1891 :




Seigneur, --> ayez pitié de nous
Jésus-Christ, --> ayez pitié de nous
Seigneur, --> ayez pitié de nous
Jésus-Christ, --> écoutez-nous
Jésus-Christ, --> écoutez-nous

Père céleste, qui êtes Dieu, --> ayez pitié de nous
Dieu le Fils, Rédempteur du monde, --> ayez pitié de nous

Cœur de Jésus, Fils du Père Eternel, --> ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, formé par le Saint-Esprit dans le sein de la Vierge Marie, --> ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, uni substantiellement au Verbe de Dieu, --> ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, souveraine majesté, --> ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, temple saint du Seigneur, --> ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, tabernacle du Très-Haut, --> ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, maison de Dieu et porte du Ciel, --> ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, fournaise ardente de Charité, --> ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, sanctuaire de la justice et de l'amour, --> ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, plein d'amour et de bonté, --> ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, abîme de toutes les vertus, --> ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, très digne de toutes louanges, --> ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, Roi et centre de tous les cœurs, --> ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, dans lequel sont tous les trésors de la sagesse et de la science, --> ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, dans lequel réside toute la plénitude de la divinité, --> ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, objet de complaisance du Père Céleste, --> ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, le désiré des collines éternelles, --> ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, patient et très miséricordieux, --> ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, libéral pour tous ceux qui vous invoquent, --> ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, source de vie et de sainteté, --> ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, propitiation pour nos péchés, --> ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, rassasié d'opprobres, --> ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, broyé à cause de nos péchés, --> ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, obéissant jusqu'à la mort, --> ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, percé de la lance, --> ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, source de toute consolation, --> ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, notre vie et notre résurrection, --> ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, notre paix et notre réconciliation, --> ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, victime des pécheurs, --> ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, salut de ceux qui espèrent en vous, --> ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, espérance de ceux qui meurent dans votre amour, --> ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, délices de tous les saints, --> ayez pitié de nous

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, --> pardonnez-nous, Seigneur
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, --> exaucez-nous, Seigneur
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, --> ayez pitié de nous

V. Jésus, doux et humble de Cœur.
R. Rendez-nous un cœur semblable au Vôtre.

Prions : Dieu éternel et tout-puissant, jetez les yeux sur le Cœur de votre Fils bien-aimé : soyez attentif aux louanges et aux satisfactions qu'il vous rend au nom des pécheurs. Apaisé par ces divins hommages, pardonnez à ceux qui implorent votre miséricorde au nom de ce même Jésus-Christ, votre Fils, qui vit et règne avec vous, en l'unité du Saint-Esprit, dans les siècles des siècles. Amen.


7 ans d’indulgence - L'indulgence plénière est accordée si on les
récite chaque jour pendant 1 mois aux conditions habituelles

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MessageSujet: Re: Mois de juin = Dévotion au Sacré Coeur   Sam 13 Juin - 15:56




Sainte Gertrude la Grande

Religieuse Bénédictine d'Eisleben

1256-1302
Fête le 17 novembre

Sainte Gertrude d'Eisleben est la plus célèbre de plusieurs Saintes qui portent le même nom, et c'est pour cela que d'anciens auteurs l'ont appelée Gertrude la Grande.

On la mit, dès l'âge de cinq ans, chez les Bénédictines d'Helfa. Elle y vint comme simple religieuse, sous la direction d'une abbesse du même nom qu'elle, dont la sœur était sainte Mechtilde d'Hackeborn, qui fut la maîtresse et l'amie de notre sainte Gertrude.

Gertrude apprit le latin dans sa jeunesse, ce que faisaient alors des personnes de son sexe qui se consacraient à Dieu dans la retraite. Elle avait aussi une connaissance peu commune de l'Écriture et de toutes les sciences qui ont la religion pour objet; mais la prière et la contemplation furent toujours son principal exercice, et elle y consacrait la plus grande partie de son temps. Elle aimait particulièrement à méditer sur la Passion et sur l'Eucharistie, et elle ne pouvait alors retenir les larmes qui, malgré elle, coulaient de ses yeux en abondance.

Lorsqu'elle parlait de Jésus-Christ et de Ses mystères, elle ravissait ceux qui l'entendaient. Un jour qu'on chantait à l'Église ces paroles: "J'ai vu le Seigneur face à face," elle vit une face divine d'une éclatante beauté, dont les yeux perçaient son cœur et remplirent son âme et son corps de délices inexprimables. L'amour divin était l'unique principe de ses affections et de ses actions. De là ce crucifiement entier au monde et à toutes ses vanités. Elle fut l'objet d'un grand nombre de grâces extraordinaires; Jésus-Christ grava Ses plaies dans le cœur de Sa sainte épouse, lui mit des anneaux au doigt, Se présenta devant elle en compagnie de Sa Mère et agit en elle comme s'Il avait changé de cœur avec elle.

Toutes ces grâces étonnantes ne firent que développer son amour de la souffrance. Il lui était impossible de vivre sans ressentir quelque douleur; le temps qu'elle passait sans souffrir lui paraissait perdu. Le zèle pour le salut des âmes était ardeur au cœur de Gertrude.

Pensant aux âmes des pécheurs, elle répandait pour elles des torrents de larmes au pied de la Croix et devant le Saint-Sacrement. Pendant la longue maladie de cinq mois dont elle devait mourir, elle ne donna pas le moindre signe d'impatience ou de tristesse; sa joie, au contraire augmentait avec ses douleurs.

Le jour de sa mort étant venu, elle vit la Très Sainte Vierge descendre du Ciel pour l'assister; une de ses sœurs aperçut son âme allant droit au Cœur de Jésus, qui S'ouvrit pour la recevoir. Sainte Gertrude est une des grandes mystiques de l'Église. Le livre de ses Révélations est demeuré célèbre.



Litanies de Sainte Gertrude la Grande

Seigneur, ayez pitié de nous.
Christ, ayez pitié de nous.
Seigneur, ayez pitié de nous.
Jésus-Christ, écoutez-nous.
Jésus-Christ, exaucez-nous.
Père céleste qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Fils Rédempteur du monde qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Esprit-Saint qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Trinité Sainte qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Marie, priez pour nous.
Tous les Saints chœurs des anges, priez pour nous.
Tous les Saints et les élus de Dieu, priez pour nous.
Sainte Gertrude, priez pour nous.
Sainte Gertrude, Vierge pure, priez pour nous.
Sainte Gertrude, fille du Père céleste, priez pour nous.
Sainte Gertrude, épouse choisie du Christ, priez pour nous.
Sainte Gertrude, temple du Saint-Esprit, priez pour nous.
Sainte Gertrude, joie de la Sainte Trinité, priez pour nous.
Sainte Gertrude, fleur suave du Christ, priez pour nous.
Fleur printanière, priez pour nous.
Sainte Gertrude, rose sans épines, priez pour nous.
Sainte Gertrude, colombe chaste, priez pour nous.
Sainte Gertrude, ange terrestre, priez pour nous.
Sainte Gertrude, sanctuaire vivant, priez pour nous.
Sainte Gertrude, refuge solide de tous ceux vous prient, priez pour nous.

Jésus Christ, Époux de Sainte-Gertrude, ayez pitié de nous.
par son humilité, ayez pitié de nous.
Par sa chasteté, ayez pitié de nous.
par son ardente sa charité, ayez pitié de nous.
Par son cœur admirable, ayez pitié de nous.
Par l'amour que Vous lui portez, ayez pitié de nous.
Par Votre Amour qui l'a choisie pour l'éternité, ayez pitié de nous.
Par Votre amour qui l'a doucement attirée vers Vous, ayez pitié de nous.
Par Votre Amour toujours présent dans son cœur, ayez pitié de nous.
Par Votre Amour qui a mis fin à sa vie, par une mort bienheureuse, ayez pitié de nous.
Par Votre Amour qui lui montre maintenant les joies éternelles, ayez pitié de nous.
Par Votre Amour qui chérit et fait la joie de tous les Saints, ayez pitié de nous.
Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous Seigneur.
Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous Seigneur.
Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous Seigneur.

Priez pour nous, ô douce Sainte-Gertrude,
Afin que nous devenions dignes des promesses de Notre Seigneur Jésus Christ.


Prions

Je m'en remets à votre intercession et à vos mérites, Sainte Gertrude, et vous prie de considérer mon fidèle amour et ma ferme confiance que mon cœur vous porte; veuillez inscrire dans votre cœur mon nom et faites que je compte parmi ceux que vous aimez et protégez de façon toute particulière, afin que ma vie soit agréable à Dieu. Ainsi soit-il.

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MessageSujet: Re: Mois de juin = Dévotion au Sacré Coeur   Lun 15 Juin - 14:26

Sacré Coeur de Notre Seigneur Jésus-Christ. 1765.

" Le Sacré Cœur de Jésus est un abîme d’amour où il faur abîmer tout l’amour-propre qui est en nous, et toutes ses mauvaises productions qui sont le respect humain et les désirs de nous satisfaire."
Sainte Marguerite-Marie.





Sacré Coeur de Jésus. Batini. XVIIIe.

Fêtée 19 jours après la Pentecôte, la sollennité du Sacré Coeur de Notre Seigneur Jésus-Christ est un nouveau rayon brille au ciel de la sainte Eglise, et vient échauffer nos cœurs. Le Maître divin donné par le Christ à nos âmes, l'Esprit Paraclet descendu sur le monde, poursuit ses enseignements dans la Liturgie sacrée. La Trinité auguste, révélée tout d'abord à la terre en ces sublimes leçons, a reçu nos premiers hommages ; nous avons connu Dieu dans sa vie intime, pénètre par la foi dans le sanctuaire de l'essence infinie. Puis, d'un seul bond, l'Esprit impétueux de la Pentecôte (Act. II, 2.), entraînant nos âmes à d'autres aspects delà vérité qu'il a pour mission de rappeler au monde (Johan. XIV, 26.), les a laissées un long temps prosternées au pied de l'Hostie sainte, mémorial divin des merveilles du Seigneur (Psalm. CX, 4.). Aujourd'hui c'est le Cœur sacré du Verbe fait chair qu'il propose à nos adorations.

Partie noble entre toutes du corps de l'Homme-Dieu, le Cœur de Jésus méritait, en effet, au même titre que ce corps adorable, l'hommage réclamé par l'union personnelle au Verbe divin. Mais si nous voulons connaître la cause du culte plus spécial que lui voue la sainte Eglise, il convient ici que nous la demandions de préférence à l'histoire de ce culte lui-même et à la place qu'occupe au Cycle sacré la solennité de ce jour.

Un lien mystérieux réunit ces trois fêtes de la très sainte Trinité, du Saint-Sacrement et du Sacré-Cœur. Le but de l'Esprit n'est pas autre, en chacune d'elles, que de nous initier plus intimement à cette science de Dieu par la foi qui nous prépare à la claire vision du ciel. Nous avons vu comment Dieu, connu dans la première en lui-même, se manifeste parla seconde en ses opérations extérieures, la très sainte Eucharistie étant le dernier terme ici-bas de ces opérations ineffables. Mais quelle transition, quelle pente merveilleuse a pu nous conduire si rapidement et sans heurt d'une fête à l'autre ? Par quelle voie la pensée divine elle-même, par quel milieu la Sagesse éternelle s'est-elle fait jour, des inaccessibles sommets où nous contemplions le sublime repos de la Trinité bienheureuse, à cet autre sommet des Mystères chrétiens où l'a portée l'inépuisable activité d'un amour sans bornes ? Le Cœur de l'Homme-Dieu répond à ces questions, et nous donne l'explication du plan divin tout entier.

Nous savions que cette félicité souveraine du premier Etre, cette vie éternelle communiquée du Père au Fils et des deux à l'Esprit dans la lumière et l'amour, les trois divines personnes avaient résolu d'en faire part à des êtres créés, et non seulement aux sublimes et pures intelligences des célestes hiérarchies, mais encore à l'homme plus voisin du néant, jusque dans la chair qui compose avec l'âme sa double nature. Nous en avions pour gage le Sacrement auguste où l'homme, déjà rendu participant de la nature divine par la grâce de l'Esprit sanctificateur, s'unit au Verbe divin comme le vrai membre de ce Fils très unique du Père. Oui ; " bien que ne paraisse pas encore ce que nous serons un jour, dit l'Apôtre saint Jean, nous sommes dès maintenant les fils de Dieu ; lorsqu'il se montrera, nous lui serons semblables " (I Johan. III, 2.), étant destinés à vivre comme le Verbe lui-même en la société de ce Père très-haut dans les siècles des siècles (Ibid. 1, 3.).

Mais l'amour infini de la Trinité toute-puissante appelant ainsi de faibles créatures en participation de sa vie bienheureuse, n'a point voulu parvenir à ses fins sans le concours et l'intermédiaire obligé d'un autre amour plus accessible à nos sens, amour créé d'une âme humaine, manifesté dans les battements d'un cœur de chair pareil au nôtre. L'Ange du grand conseil, chargé d'annoncer au monde les desseins miséricordieux de l'Ancien des jours, a revêtu, dans l'accomplissement de son divin message, une forme créée qui pût permettre aux hommes de voir de leurs yeux, de toucher de leurs mains le Verbe de vie, cette vie éternelle qui était dans le Père et venait jusqu'à nous (Ibid. 1-2.).





Paray-le-Monial.

Docile instrument de l'amour infini, la nature humaine que le Fils de Dieu s'unit personnellement au sein de la Vierge-Mère ne fut point toutefois absorbée ou perdue dans l'abîme sans fond de la divinité ; elle conserva sa propre substance, ses facultés spéciales, sa volonté distincte et régissant dans une parfaite harmonie, sous l'influx du Verbe divin, les mouvements de sa très sainte âme et de son corps adorable. Dès le premier instant de son existence, l'âme très parfaite du Sauveur, inondée plus directement qu'aucune autre créature de cette vraie lumière du Verbe qui éclaire tout homme venant en ce monde (Johan, I, 9.), et pénétrant par la claire vision dans l'essence divine, saisit d'un seul regard la beauté absolue du premier Etre, et la convenance souveraine des divines résolutions appelant l'être fini en partage de la félicité suprême. Elle comprit sa mission sublime, et s'émut pour l'homme et pour Dieu d'un immense amour. Et cet amour, envahissant avec la vie le corps du Christ formé au même instant par l'Esprit du sang virginal, fit tressaillir son Cœur de chair et donna le signal des pulsations qui mirent en mouvement dans ses veines sacrées le sang rédempteur.

A la différence en effet des autres hommes, chez qui la force vitale de l'organisme préside seule aux mouvements du cœur, jusqu'à ce que les émotions, s'éveillant avec l'intelligence, viennent par intervalles accélérer ses battements ou les ralentir, l'Homme-Dieu sentit son Cœur soumis dès l'origine à la loi d'un amour non moins persévérant, non moins intense que la loi vitale, aussi brûlant dès sa naissance qu'il l'est maintenant dans les cieux. Car l'amour humain du Verbe incarné, fondé sur sa connaissance de Dieu et des créatures, ignora comme elle tout développement progressif, bien que Celui qui devait être notre frère et notre modèle en toutes choses manifestât chaque jour en mille manières nouvelles l'exquise sensibilité de son divin Cœur.

Quand il parut ici-bas, l'homme avait désappris l'amour, en oubliant la vraie beauté. Son cœur de chair lui semblait une excuse, et n'était plus qu'un chemin par où l'âme s'enfuyait des célestes sommets à la région lointaine où le prodigue perd ses trésors (Luc. XV, 13.). A ce monde matériel que l'âme de l'homme eût dû ramener vers son Auteur, et qui la tenait captive au contraire sous le fardeau des sens, l'Esprit-Saint préparait un levier merveilleux : fait de chair lui aussi, le Cœur sacré, de ces limites extrêmes de la création, renvoie au Père, en ses battements, l'ineffable expression d'un amour investi de la dignité du Verbe lui-même. Luth mélodieux, vibrant sans interruption sous le souffle de l'Esprit d'amour, il rassemble en lui les harmonies des mondes ; corrigeant leurs défectuosités, suppléant leurs lacunes, ramenant à l'unité les voix discordantes, il offre à la glorieuse Trinité un délicieux concert. Aussi met-elle en lui ses complaisances. C'est l'unique organum, ainsi l'appelait Gertrude la Grande (Legatus divinae pietatis. Lib. II, ch. 23 ; Lib. III, ch. 25.) ; c'est l'instrument qui seul agrée au Dieu très-haut. Par lui devront passer les soupirs enflammés des brûlants Séraphins, comme l'humble hommage de l'inerte matière. Par lui seulement descendront sur le monde les célestes faveurs. Il est, de l'homme à Dieu, l'échelle mystérieuse, le canal des grâces, la voie montante et descendante.

L'Esprit divin, dont il est le chef-d'œuvre, en a fait sa vivante image. L'Esprit-Saint, en effet, bien qu'il ne soit pas dans les ineffables relations des personnes divines la source même de l'amour, en est le terme ou l'expression substantielle ; moteur sublime inclinant au dehors la Trinité bienheureuse, c'est par lui que s'épanche à flots sur les créatures avec l'être et la vie cet amour éternel. Ainsi l'amour de l'Homme-Dieu trouve-t-il dans les battements du Cœur sacré son expression directe et sensible; ainsi encore verse-t-il par lui sur le monde, avec l'eau et le sang sortis du côté du Sauveur, la rédemption et la grâce, avant-goût et gage assuré de la gloire future.

" Un des soldats, dit l'Evangile, ouvrit le côté de Jésus par la lance, et il en sortit du sang et de l'eau." (Johan. XIX, 34.).
Arrêtons-nous sur ce fait de l'histoire évangélique qui dotine à la fête d'aujourd'hui sa vraie base ; et comprenons l'importance du récit qui nous en est transmis par saint Jean, à l'insistance du disciple de l'amour non moins qu'il la solennité des expressions qu'il emploie.

" Celui qui l'a vu, dit-il, en rend témoignage, et son témoignage est véritable ; et il sait, lui, qu'il dit vrai, pour que vous aussi vous croyiez. Car ces choses sont arrivées, pour que l'Ecriture fût accomplie." (Ibid. 35-36.).

L'Evangile ici nous renvoie au passage du prophète Zacharie annonçant l'effusion de l'Esprit de grâce sur la maison du vrai David et les habitants de Jérusalem (Zach. XII, 10.). " Et ils verront dans celui qu'ils ont percé "(Ibid. ; Johan. XIX, 37.), ajoutait le prophète.

Mais qu'y verront-ils, sinon cette grande vérité qui est le dernier mot de toute l'Ecriture et de l'histoire du monde, à savoir que Dieu a tant aimé le monde, qu'il lui a donné son Fils unique, pour que quiconque croit en lui ait la vie éternelle (Johan. III, 16.) ?"





Voilée sous les figures et montrée comme de loin durant les siècles de l'attente, cette vérité sublime éclata au grand jour sur les rives du Jourdain (Luc. III, 21-22.), quand la Trinité sainte intervint tout entière pour désigner l'Elu du Père et l'objet des divines complaisances (Isai. XLII, I.). Restait néanmoins encore à montrer la manière dont cette vie éternelle que le Christ apportait au monde passerait de lui dans nous tous, jusqu'à ce que la lance du soldat, ouvrant le divin réservoir et dégageant les ruisseaux de la source sacrée, vînt compléter et parfaire le témoignage de la Trinité bienheureuse. " Il y en a trois, dit saint Jean, qui rendent témoignage dans le ciel : le Père, le Verbe et le Saint-Esprit ; et ces trois n'en font qu'un. Et il y en a trois qui rendent témoignage sur la terre : l'Esprit, l'eau et le sang ; et ces trois concourent au même but... Et leur témoignage est que Dieu nous a donné la vie éternelle, et qu'elle est dans son Fils." (I Johan. V, 7, 8, 11.). Passage mystérieux qui trouve son explication dans la fête présente ; il nous montre dans le Cœur de l'Homme-Dieu le dénouement de l'œuvre divine, et la solution des difficultés que semblait offrir à la Sagesse du Père l'accomplissement des desseins éternels.

Associer des créatures à sa béatitude, en les faisant participantes dans l'Esprit-Saint de sa propre nature et membres de son Fils bien-aimé, telle était, disions-nous, la miséricordieuse pensée du Père ; tel est le but où tendent les efforts de la Trinité souveraine. Or, voici qu'apparaît Celui qui vient par l’eau et le sang, non dans l’eau seule, mais dans l'eau et le sang, Jésus-Christ ; et l'Esprit, qui de concert avec le Père et le Fils a déjà sur les bords du Jourdain rendu son témoignage, atteste ici encore que le Christ est vérité (I Johan. V, 6.), quand il dit de lui-même que la vie est en lui (Johan. V, 26, etc.). Car c'est l'Esprit, nous dit l'Evangile (Ibid. VII, 37-39.), qui sort avec Veau du Cœur sacré, des sources du Sauveur (Isai. XII, 3.), et nous rend dignes du sang divin qui l'accompagne. L'humanité, renaissant de l’eau et de l'Esprit, fait son entrée dans le royaume de Dieu (Johan. III.) ; et, préparée pour l'Epoux dans les flots du baptême, l'Eglise s'unit au Verbe incarné dans le sang des Mystères. Vraiment sommes-nous avec elle désormais l'os de ses os et la chair de sa chair (Gen. II, 23 ; Eph. V, 30.), associés pour l'éternité à sa vie divine dans le sein du Père.

Va donc, Ô Juif ! Ignorant les noces de l'Agneau, donne le signal de ces noces sacrées. Conduis l'Epoux au lit nuptial ; qu'il s'étende sur le bois mille fois précieux dont sa mère la synagogue a formé sa couche au soir de l'alliance ; et que de son Cœur sorte l'Epouse, avec l'eau qui la purifie et le sang qui forme sa dot. Pour cette Epouse il a quitté son Père et les splendeurs de la céleste Jérusalem ; il s'est élancé comme un géant dans la voie de l'amour; la soif du désira consumé son âme. Le vent brûlant de la souffrance a passé sur lui, desséchant tous ses os ; mais plus actives encore étaient les flammes qui dévoraient son Cœur, plus violents les battements qui précipitaient de ses veines sur le chemin le sang précieux du rachat de l'Epouse. Au bout de la carrière, épuisé, il s'est endormi dans sa soif brûlante. Mais l'Epouse, formée de lui durant ce repos mystérieux, le rappellera bientôt de son grand sommeil. Ce Cœur dont elle est née, brisé sous l'effort, s'est arrêté pour lui livrer passage ; au même temps s'est trouvé suspendu le concert sublime qui montait par lui de la terre au ciel, et la nature en a été troublée dans ses profondeurs. Et pourtant, plus que jamais, ne faut-il pas que chante à Dieu l'humanité rachetée ? Comment donc se renoueront les cordes de la lyre ? Qui réveillera dans le Cœur divin la mélodie des pulsations sacrées ?

Penchée encore sur la béante ouverture du côté du Sauveur, entendons l'Eglise naissante s'écrier à Dieu, dans l'ivresse de son cœur débordant : " Père souverain, Seigneur mon Dieu, je vous louerai, je vous chanterai des psaumes au milieu des nations. Lève-toi donc, Ô ma gloire ! Ô réveille-toi, ma cithare et mon psaltérion." (Psalm. CVII, 1-4.). Et le Seigneur s'est levé triomphant de son lit nuptial au matin du grand jour ; et le Cœur sacré, reprenant ses mélodies interrompues, a transmis au ciel les accents enflammés de la sainte Eglise. Car le Cœur de l'Epoux appartient à l'Epouse, et ils sont deux maintenant dans une même chair (Gen. II, 24 ; Eph. V, 31.).

Dans la pleine possession de celle qui blessa son Cœur (Cant. IV, 9.), le Christ lui confirme tout pouvoir à son tour sur ce Cœur divin d'où elle est sortie. Là sera pour l'Eglise le secret de sa force. Dans les relations des époux, telles que les constitua le Seigneur à l'origine en vue de ce grand mystère du Christ et de l'Eglise (Eph. V, 32.), l'homme est le chef (I Cor. XI, 3.), et il n'appartient pas à la femme de le dominer dans les conseils ou la conduite des entreprises ; mais la puissance de la femme est qu'elle s'adresse au cœur, et que rien ne résiste à l'amour. Si Adam a péché, c'est qu'Eve a séduit et affaibli son cœur ; Jésus nous sauve, parce que l'Eglise a ravi son Cœur, et que ce Cœur humain ne peut être ému et dompté, sans que la divinité elle-même soit fléchie. Telle est, quant au principe sur lequel elle s'appuie, la dévotion au Sacré-Cœur ; elle est, dans cette notion première et principale, aussi ancienne que l'Eglise, puisqu'elle repose sur cette vérité, reconnue de tout temps, que le Seigneur est l'Epoux et l'Eglise l'Epouse.




Les Pères et saints Docteurs des premiers âges n'exposaient point autrement que nous ne l'avons fait le mystère de la formation de l'Eglise du côté du Sauveur ; et leurs paroles, quoique toujours retenues par la présence des non-initiés autour de leurs chaires, ouvraient la voie aux sublimes et plus libres épanchements des siècles qui suivirent :

" Les initiés connaissent l'ineffable mystère des sources du Sauveur, dit saint Jean Chrysostome ; de ce sang et de cette eau l'Eglise a été formée ; de là sont sortis les Mystères, en sorte que, t'approchant du calice redoutable, il faut y venir comme devant boire au côté même du Christ." (In Johan. Hom. 84.).

" L'Evangéliste, explique saint Augustin, a usé d'une parole vigilante, ne disant pas de la lance qu'elle frappa ou blessa, mais ouvrit le côté du Seigneur. C'était bien une porte en effet qui se révélait alors, la porte de la vie, figurée par celle que Noé reçut l'ordre d'ouvrir au côté de l'arche, pour l'entrée des animaux qui devaient être sauvés du déluge et figuraient l'Eglise." (In Johan. Tract, CXX.).

" Entre dans la pierre, cache-toi dans la terre creusée (Isai. II, 10.), dans le côté du Christ ", interprète pareillement au XIIe siècle un disciple de saint Bernard, le bienheureux Guerric, abbé d'Igny (In Domin. Palm. Serm. IV.). Et l'Abbé de Clairvaux lui-même, commentant le verset du Cantique : " Viens, ma colombe, dans les trous de la pierre, dans la caverne de la muraille " (Cant. II, 14.:

" Heureuses ouvertures, dit-il, où la colombe est en sûreté et regarde sans crainte l'oiseau de proie volant à l'entour ! Que verrons-nous par l'ouverture ? Par ce fer qui a traversé son âme et passé jusqu'à son Cœur, a voici qu'est révélé l'arcane, l'arcane du Cœur, le mystère de l'amour, les entrailles de la miséricorde de notre Dieu. Qu'y a-t-il en vous, Ô Seigneur, que des trésors d'amour, des richesses a de bonté ? J'irai, j'irai à ces celliers d'abondance ; docile à la voix du prophète(Jerem. XLVIII, 28.), j'abandonnerai les villes, j'habiterai dans la pierre, j'aurai mon nid, comme la colombe, dans la plus haute ouverture ; placé comme Moïse (Exod. XXXIII, 22.à l'entrée du rocher, je verrai passer le Seigneur." (In Cant. Serm. LXI.).

Au siècle suivant, le Docteur Séraphique, en de merveilleuses effusions, rappelle à son tour et la naissance de la nouvelle Eve du côté du Christ endormi, et la lance de Saül dirigée contre David et frappant la muraille (I Reg. XVIII, 10-11.), comme pour creuser dans Celui dont le fils de Jessé n'était que la figure, dans la pierre qui est le Christ (I Cor. X, 4.), la caverne aux eaux purifiantes, habitation des colombes (Lignum vitœ.).

Mais nous ne pouvons qu'effleurer ces grands aperçus, écouter en passant la voix des Docteurs. Au reste, le culte de l'ouverture bénie du côté du Christ se confond le plus souvent, pour saint Bernard et saint Bonaventure, avec celui des autres plaies sacrées du Sauveur. Le Cœur sacré, organe de l'amour, ne se dégage pas encore suffisamment dans leurs écrits. Il fallait que le Seigneur intervînt directement pour faire découvrir et goûter au peuple chrétien, par l'intermédiaire de quelques âmes privilégiées, les ineffables conséquences des principes admis par tous dans son Eglise.

Le 27 janvier 1281, au monastère bénédictin d'Helfta, près Eisleben, en Saxe, l'Epoux divin se révélait à l'épouse qu'il avait choisie pour l'introduire dans ses secrets et ses réserves les plus écartées. Mais ici nous céderons la parole à une voix plus autorisée que la nôtre :
" Gertrude, en la vingt-cinquième année de son âge, a été saisie par l'Esprit, dit en la Préface de sa traduction française l'éditeur du Legatus divinœ pietatis : elle a reçu sa mission, elle a vu. entendu, touché ; plus encore, elle a bu à cette coupe du Cœur divin qui enivre les élus, elle y a bu quand elle était encore en cette vallée d'absinthe, et ce qu'elle a pris à longs traits, elle l'a reversé sur les âmes qui voudront le recueillir et s'en montreront saintement avides. Sainte Gertrude eut donc pour mission de révéler le rôle et l'action du Cœur divin dans l'économie de la gloire divine et de la sanctification des âmes ; et sur ce point important nous ne séparerons pas d'elle sainte Mechtilde, sa compagne.

L'une et l'autre, à l'égard du Cœur du Dieu fait homme, se distinguent entre tous les Docteurs spirituels et tous les mystiques des âges divers de l'Eglise. Nous n'en excepterons pas les Saints de ces derniers siècles, par lesquels Notre-Seigneur Jésus-Cherit a voulu qu'un culte public, officiel, fût rendu à son Cœur Sacré : ils en ont porté la dévotion dans toute l'Eglise ; mais ils n'en ont pas exposé les mystères multiples, universels, avec l'insistance, la précision, la perfection qui se rencontrent dans les révélations de nos deux Saintes.




Le Disciple bien-aimé de Jésus, qui avait reposé sur son sein, en la Cène, et avait pu entendre les battements de ce Cœur divin, qui sur la croix l'avait vu percé par la lance du soldat, en dévoila à Gertrude la glorification future, lorsqu'elle lui demanda pourquoi il avait gardé sous le silence ce qu'il avait senti lorsqu'il reposait sur ce Cœur sacré :

" Ma mission, dit-il, fut d'écrire pour l'Eglise encore jeune un seul mot du Verbe incréé de Dieu le Père, lequel pourrait suffire à toute la race des hommes jusqu'à la fin du monde, Sans toutefois que jamais personne le comprît dans sa plénitude. Mais le langage de ces bienheureux battements du Cœur du Seigneur est réservé pour les derniers temps, alors que le monde vieilli et refroidi dans l'amour divin devra se réchauffer à la révélation de ces mystères." (Le Héraut de l'amour divin, Liv. IV, ch. 4.).

Gertrude fut choisie pour cette révélation, et ce qu'elle en a dit dépasse tout ce que l'imagination de l'homme aurait jamais pu concevoir. Tantôt le Cœur divin lui apparaît comme un trésor où sont renfermées toutes les richesses ; tantôt c'est une lyre touchée par l'Esprit-Saint, aux sons de laquelle se réjouissent la très sainte Trinité et toute la Cour céleste. Puis, c'est une source abondante dont le courant va porter le rafraîchissement aux âmes du Purgatoire, les grâces fortifiantes aux âmes qui militent sur la terre, et ces torrents de délices où s'enivrent les élus de la Jérusalem céleste. C'est un encensoir d'or, d'où s'élèvent autant de divers parfums d'encens qu'il y a de races diverses d'hommes pour lesquelles le Sauveur a souffert la mort de la croix. Une autre fois, c'est un autel sur lequel les fidèles déposent leurs offrandes, les élus leurs hommages, les anges leurs respects, et le Prêtre éternel s'immole lui-même. C'est une lampe suspendue entre ciel et terre ; c'est une coupe où s'abreuvent les Saints, mais non les Anges, qui néanmoins en reçoivent des délices. En lui la prière du Seigneur, le Pater noster, a été conçue et élaborée, elle en est le doux fruit. Par lui est suppléé tout ce que nous avons négligé de rendre d'hommages dus à Dieu, à la Sainte Vierge et aux Saints. Pour remplir toutes nos obligations, le Cœur divin se fait notre serviteur, notre gage ; en lui seul nos œuvres revêtent cette perfection, cette noblesse qui les rend agréables aux yeux de la Majesté divine ; par lui seul découlent et passent toutes les grâces qui peuvent descendre sur la terre. A la fin, c'est la demeure suave, le sanctuaire sacré qui s'ouvre aux âmes, à leur départ de ce monde, pour les y conserver dans d'ineffables délices pour l'éternité." (Préface des Révélations de sainte Gertrude traduites sur la nouvelle édition latine des Bénédictins de Solesmes.).

En découvrant à Gertrude l'ensemble merveilleux que présente la traduction de l'amour infini dans le Cœur de l'Homme-Dieu, l'Esprit divin prévenait l'enfer au lieu même d'où devait surgir, deux siècles plus tard, l'apôtre des théories les plus opposées. En 1483, Luther naissait à Eisleben ; et son imagination désordonnée posait les bases de l'odieux système qui allait faire du Dieu très bon qu'avaient connu ses pères l'auteur direct du mal et de la damnation, créant le pécheur pour le crime et les supplices éternels, à la seule fin de manifester son autocratie toute-puissante. Calvin bientôt précisait plus encore, en enserrant les blasphèmes du révolté saxon dans les liens de sa sombre et inexorable logique. La queue du dragon, par ces deux hommes, entraîna la troisième partie des étoiles du ciel (Apoc. XII, 4.). Se transformant hypocritement au XVIIe siècle, changeant les mots, mais non les choses, l'ennemi tenta de pénétrer au sein même de l'Eglise et d'y faire prévaloir ses dogmes impies : sous prétexte d'affirmer les droits du domaine souverain du premier Etre, le Jansénisme oubliait sa bonté. Celui qui a tant aimé le monde voyait les hommes, découragés ou terrifiés, s'éloigner toujours plus de ses intentions miséricordieuses.

Il était temps que la terre se souvînt que le Dieu très-haut l'avait aimée d'amour, qu'il avait pris un Cœur de chair pour mettre à la portée des hommes cet amour infini, et que ce Cœur humain, le Christ en avait fait usage selon sa nature, pour nous aimer comme on aime dans la famille d'Adam le premier père, tressaillir de nos joies, souffrir de nos tristesses, et jouir ineffablement de nos retours à ses divines avances. Qui donc serait chargé d'accomplir la prophétie de Gertrude la Grande ? Quel autre Paul, quel nouveau Jean manifesterait au monde vieilli le langage des bienheureux battements du divin Cœur ?




Image du Sacré Coeur de Jésus que sainte Marguerite-Marie
donnait à ses novices lorsqu'elle était maître de celles-ci.

Laissant de côté tant d'illustrations d'éloquence et de génie qui remplissaient alors de leur insigne renommée l'Eglise de France, le Dieu qui fait choix des petits pour confondre les forts (I Cor. I, 27.) avait désigné, pour la manifestation du Cœur sacré, la religieuse inconnue d'un obscur monastère. Comme au XIIIe siècle il avait négligé les Docteurs et les grands Saints eux-mêmes de cet âge, pour solliciter auprès de la Bienheureuse Julienne du Mont-Cornillon l'institution de la fête du Corps du Seigneur, il demande de même la glorification de son Cœur divin par une fête solennelle à l'humble Visitandine de Paray-le-Monial, que le monde entier connaît et vénère aujourd'hui sous le nom de la Bienheureuse Marguerite-Marie.

Marguerite-Marie reçut donc pour mission de faire descendre des mystiques sommets, où il était resté comme la part cachée de quelques âmes bénies, le trésor révélé à sainte Gertrude. Elle dut le proposer à toute la terre, en l'adaptant à cette vulgarisation sublime. Il devint en ses mains le réactif suprême offert au monde contre le froid qui s'emparait de ses membres et de son cœur engourdis par l'âge, l'appel touchant aux réparations des âmes fidèles pour tous les mépris, tous les dédains, toutes les froideurs et tous les crimes des hommes des derniers temps contre l'amour méconnu du Christ Sauveur.

" Etant devant le Saint-Sacrement un jour de son Octave (en juin 1675), raconte elle-même la Bienheureuse, je reçus de mon Dieu des grâces excessives de son amour. Et me sentant touchée du désir de quelque retour, et de Jui rendre amour pour amour, il me dit :
" Tu ne m'en peux rendre un plus grand qu'en faisant ce que je t'ai déjà tant de fois demandé."

Alors me découvrant son divin Cœur :

" Voilà ce Cœur qui a tant aimé les hommes, qu'il n'a rien épargné, jusqu'à s'épuiser et se consommer pour leur témoigner son amour ; et pour reconnaissance je ne reçois de la plupart que des ingratitudes, par leurs irrévérences et leurs sacrilèges, et par les froideurs et les mépris qu'ils ont pour moi dans ce Sacrement d'amour. Mais ce qui m'est encore a le plus sensible est que ce sont des cœurs qui me sont consacrés qui en usent ainsi. C'est pour cela que je te demande que le premier vendredi d'après l'Octave du Saint-Sacrement soit dédié à une fête particulière pour honorer mon Cœur, en communiant ce jour-là et en lui faisant réparation d'honneur par une amende honorable, pour réparer les indignités qu'il a reçues pendant le temps qu'il a été exposé sur les autels. Je te promets aussi que mon Cœur se dilatera a pour répandre avec abondance les influences de son divin amour sur ceux qui lui rendront cet honneur, et qui procureront qu'il lui soit rendu ."(Vie de la Bienheureuse écrite par elle-même.).

En appelant sa servante à être l'instrument de la glorification de son divin Cœur, l'Homme-Dieu faisait d'elle un signe de contradiction, comme il l'avait été lui-même (Luc. II, 34.). Il fallut dix ans et plus à Marguerite-Marie pour surmonter, à force de patience et d'humilité, la défiance de son propre entourage, les rebuts de ses Sœurs, les épreuves de tout genre. Cependant, le 21 juin 1686, vendredi après l'Octave du Saint-Sacrement, elle eut enfin la consolation de voir la petite communauté de Paray-le-Monial prosternée au pied d’une image où le Cœur de Jésus percé par la lance était représenté seul, entouré de flammes et d'une couronne d'épines, avec la croix au-dessus et les trois clous. Cette même année, fut commencée dans le monastère la construction d'une chapelle en l'honneur du Sacré-Cœur; la Bienheureuse eut la joie de voir bénir le modeste édifice quelque temps avant sa mort, arrivée l'an 1690. Mais il y avait loin encore de ces humbles débuts à rétablissement d'une fête proprement dite, et à sa célébration dans l'Eglise entière.




Châsse qui renferme les saintes reliques de
sainte Marguerite-Marie. Paray-le-Monial.


Déjà cependant la Providence avait pris soin de susciter, dans le même siècle, à la servante du Sacré-Cœur un précurseur puissant en parole et en œuvres. Né à Ri, au diocèse de Séez, en 1601, le Vénérable Jean Eudes avait porté partout, dans ses innombrables missions, la vénération et l'amour du Cœur de l'Homme-Dieu qu'il ne séparait pas de celui de sa divine Mère. Dès 1664, il creusait à Caen les fondations de la première église du monde, dit-il lui-même, qui porte le nom de l'église du Très-Sainct Cœur de Jésus et de Marie (" Le Cœur admirable de la Très Sacrée Mère de Dieu ", épître dédicatoire. Le séminaire des Eudistes à Caen, pour lequel fut bâtie cette église ou chapelle, est aujourd'hui l'Hôtel-de-Ville) ; et Clément X, en 1674, approuvait cette dénomination. Après s'être borné longtemps à célébrer, dans la Congrégation qu'il avait fondée, la fête du très saint Cœur de Marie en unité de celui de Jésus, le Père Eudes voulut y établir une fête spéciale en l'honneur du Cœur sacré du Sauveur ; le 8 février demeura assigné à la fête du Cœur de la Mère, et le 20 octobre fut déterminé pour honorer celui de son divin Fils. L'Office et la Messe que le Vénérable composa à cette fin, en 1670, furent approuvés pour ses séminaires, dès cette année et la suivante, par l'évêque de Rennes et les évêques de Normandie.

Cette même année 1670 les vit insérer au Propre de l'abbaye royale de Montmartre. En 1674, la fête du Sacré-Cœur était également célébrée chez les Bénédictines du Saint-Sacrement. Cependant on peut dire que la fête établie par le Père Eudes ne sortit guère des maisons qu'il avait fondées ou de celles qui recevaient plus directement ses inspirations. Elle avait pour objet de promouvoir la dévotion au Cœur de l'Homme-Dieu, telle qu'elle ressort du dogme même de la divine Incarnation, et sans but particulier autre que de lui rendre les adorations et les hommages qui lui sont dus. C'était à la Bienheureuse Marguerite-Marie qu'il était réservé de présenter aux hommes le Cœur sacré comme la grande voie de réparation ouverte à la terre. Confidente du Sauveur et dépositaire de ses intentions précises sur le jour et le but que le ciel voulait voir assigner à la nouvelle fête, ce fut elle qui resta véritablement chargée de la promulguer pour le monde et d'amener sa célébration dans l'Eglise universelle.

Pour obtenir ce résultat qui dépassait les forces personnelles de l'humble Visitandine, le Seigneur avait rapproché mystérieusement de Marguerite-Marie l'un des plus saints Religieux que possédât alors la Compagnie de Jésus, le R. P. Claude de la Colombière. Il reconnut la sainteté des voies par où l'Esprit divin conduisait la Bienheureuse, et se fit l'apôtre dévoué du Sacré-Cœur, à Paray d'abord, et jusqu'en Angleterre, où il mérita le titre glorieux de confesseur de la foi dans les rigueurs des prisons protestantes. Ce fervent disciple du Cœur de l'Homme-Dieu mourait en 1682, épuisé de travaux et de souffrances. Mais la Compagnie de Jésus tout entière hérita de son zèle à propager la dévotion au Sacré-Cœur. Bientôt s'organisèrent des confréries nombreuses, de tous côtés on éleva des chapelles en l'honneur de ce Cœur sacré. Mais l'enfer s'indigna de cette grande prédication d'amour ; les Jansénistes frémirent à cette apparition soudaine de la bonté et de l'humanité du Dieu Sauveur (Tit. III, 4.), qui prétendait ramener la confiance dans les âmes où ils avaient semé la crainte. On cria à la nouveauté, au scandale, à l'idolâtrie ou tout au moins à la dissection inconvenante des membres sacrés de l'humanité du Christ ; et pendant que s'entassaient à grands frais d'érudition dissertations théologiques et physiologiques, les gravures les moins séantes étaient répandues , des plaisanteries de mauvais goût mises en vogue, tous les moyens employés pour tourner en ridicule ceux qu'on appelait les Cordicoles.

Cependant l'année 1720 voyait fondre sur Marseille un fléau redoutable : apportée de Syrie sur un navire, la peste faisait bientôt plus de mille victimes par jour dans la cité de saint Lazare. Le Parlement janséniste de Provence était en fuite, et l'on ne savait où s'arrêterait le progrès toujours croissant de l'affreuse contagion, quand l'évêque, Mgr de Belzunce, réunissant les débris de son clergé fidèle et convoquant son troupeau sur le Cours qui depuis a pris le nom de l'héroïque pasteur, consacra solennellement son diocèse au Sacré-Cœur de Jésus. Dès ce moment, le fléau diminua; et il avait cessé entièrement, lorsque, deux ans plus tard, il reparut, menaçant de recommencer ses ravages. Il fut arrêté sans retour à la suite du vœu célèbre par lequel les échevins s'engagèrent, pour eux et leurs successeurs à perpétuité, aux actes solennels de religion qui ont fait jusqu'à nos jours la sauvegarde de Marseille et sa gloire la plus pure.

Ces événements, dont le retentissement fut immense, amenèrent la fête du Sacré-Cœur à sortir des monastères de la Visitation où elle avait commencé de se célébrer au jour fixé par Marguerite-Marie, avec la Messe et l'Office de saint Jean Eudes. On la vit, à partir de là, se répandre dans les diocèses. Lyon toutefois avait précédé Marseille. Autun vint en troisième lieu. On ne croyait pas alors en France qu'il fût nécessaire de recourir à l'autorité du Souverain Pontife pour l'établissement de nouvelles fêtes. Déférant aux vœux de la pieuse reine Marie Leczinska, les prélats qui formaient l'Assemblée de 1765 prirent une résolution pour établir la fête dans leurs diocèses, et engager leurs collègues à imiter cet exemple.

Mais la sanction formelle du Siège apostolique ne devait pas manquer plus longtemps à ces efforts de la piété catholique envers le divin Cœur. Rome avait déjà accordé de nombreuses indulgences aux pratiques privées, érigé par brefs d'innombrables confréries , lorsqu'en cette même année 1765, Clément XIII, cédant aux instances des évêques de Pologne et de l'archiconfrérie romaine du Sacré-Cœur, rendit le premier décret pontifical en faveur delà fête du Cœur de Jésus, et approuva pour cette fête une Messe et un Office. Des concessions locales étendirent peu à peu cette première faveur à d'autres Eglises particulières, jusqu'à ce qu'enfin, le 23 août 1856, le Souverain Pontife Pie IX, de glorieuse mémoire, sollicité par tout l'Episcopat français, rendit le décret qui insérait au Calendrier la fête du Sacré-Cœur et en ordonnait la célébration dans l'Eglise universelle. Trente-trois ans plus tard, Léon XIII élevait au rite de première classe la solennité que son prédécesseur avait établie.



La glorification du Cœur de Jésus appelait celle de son humble servante. Le 18 septembre 1864 avait vu la béatification de Marguerite-Marie proclamée solennellement par le même Pontife qui venait de donner à la mission qu'elle avait reçue la sanction définitive du Siège apostolique.

Depuis lors, la connaissance et l'amour du Sacré-Cœur ont progressé plus qu'ils n'avaient fait dans les deux siècles précédents. On a vu par tout le monde communautés, ordres religieux, diocèses, se consacrant à l'envi à cette source de toute grâce, seul refuge de l'Eglise en ces temps calamiteux. Les peuples se sont ébranlés en de dévots pèlerinages ; des multitudes ont passé les mers, pour apporter leurs supplications et leurs hommages au divin Cœur en cette terre de France, où il lui a plu de manifester ses miséricordes. Elle-même si éprouvée, notre patrie tourne les yeux, comme espoir suprême, vers le splendide monument qui s'élève sur le mont arrosé par le sang des martyrs ses premiers apôtres, et, dominant sa capitale, attestera pour les siècles futurs la foi profonde et la noble confiance qu'a su garder, dans ses malheurs, celle qui naquit et demeure à jamais la Fille aînée de la sainte Eglise.

Promesses faites par Notre Seigneur Jésus-Christ à sainte Marguerite-Marie en faveur des personnes qui pratiquent la dévotion à son Sacré-Cœur :

1. Je leur donnerai toutes les grâces nécessaires à leur état.
2. Je mettrai la paix dans leur famille.
3. Je les consolerai dans toutes leurs peines.
4. Je serai leur refuge assuré pendant la vie et surtout à la mort.
5. Je répandrai d'abondantes bénédictions sur toutes leurs entreprises.
6. Les pécheurs trouveront dans mon Cœur la source et l'océan infini de la miséricorde.
7. Les âmes tièdes deviendront ferventes.
8. Les âmes ferventes s'élèveront à une grande perfection.
9. Je bénirai moi-même les maisons où l'image de mon Sacré-Cœur sera exposée et honorée.
10. Je donnerai aux prêtres le talent de toucher les cœurs les plus endurcis.
11. Les personnes qui propageront cette dévotion auront leur nom écrit dans mon Cœur, où il ne sera jamais effacé.
12. Je te promets, dans l'excès de la miséricorde de mon Cœur, que son amour tout-puissant accordera à tous ceux qui communieront les premiers vendredis du mois, neuf fois de suite, la grâce de la pénitence finale, qu'ils ne mourront point dans ma disgrâce, ni sans recevoir leurs Sacrements, et que mon divin Cœur se rendra leur asile assuré à cette dernière heure.




Saint Jean Eudes. Gravure. XVIIIe.

Les communions réparatrices des neuf premiers vendredis du mois :

En 1688, au cours d'une apparition à sainte  Marguerite-Marie, Notre-Seigneur Jésus-Christ daigna lui adresser ces paroles :
" Je te promets, dans l'excessive miséricorde de mon Cœur, que son amour tout-puissant accordera à tous ceux qui communieront les premiers vendredis du mois, neuf mois de suite, la grâce de la pénitence finale, qu'ils ne mourront point dans ma disgrâce ni sans recevoir leurs sacrements, et que mon divin Cœur se rendra leur asile assuré aux derniers moments."



La plus ancienne archiconfrérie
dévouée au Sacré Coeur de Jésus. Rome.

Par l'insertion intégrale de cette promesse dans la Bulle de canonisation de sainte Marguerite-Marie (Acta Apostolicæ Sedis 1920, p. 503), en date du 13 mai 1920, le Pape Benoît XV a encouragé la pratique des communions réparatrices des neuf premiers vendredis du mois, en l'honneur du Sacré-Cœur.


PRIERE

" Ô Cœur sacré, qui fûtes le lien de cette union puissante et si féconde, daignez rapprocher toujours plus votre Eglise et la France ; et qu'unies aujourd'hui dans l'épreuve, elles le soient bientôt dans le salut pour le bonheur du monde !"
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Lumen
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MessageSujet: Re: Mois de juin = Dévotion au Sacré Coeur   Mer 17 Juin - 16:46





Heure Sainte pour l'adoration nocturne au foyer

par le Père Mateo Crawley, des Sacrés Coeurs de Picpus


Considérations et prières

Un matin, à la méditation, sainte Marguerite-Marie entend un appel pressant, angoissé, déchirant... C'est Jésus qui pleure et frappe à coups redoublés, lui demandant d'ouvrir la porte de son cœur, de Lui donner sans retard un abri, parce qu'on vient de L'outrager, de Le profaner... Couvert de sang. Il la presse. Il demande un réconfort... Il veut se reposer dans un cœur fidèle, s'épancher dans celui de sa servante... et quand la Sainte, tout émue et pleine d'exquise tendresse, Lui offre à la Table Sainte son amour en réparation, elle sent que Jésus se précipite en son Cœur compatissant. Oh ! céleste bonheur ! Elle L'entend exhaler un soupir de soulagement et S'abandonner, reconnaissant, comme le blessé à qui on a retiré le glaive et qui s'endort d'un doux sommeil réparateur. Âme adoratrice, tu es ce soir à la place de l'heureuse confidente de Paray-le-Monial... la gloire du Roi a grandi depuis lors, oh, oui ! mais, voici la revanche furieuse de Satan qui ne Lui pardonne pas la victoire de Son règne Social !... L'ennemi a déchainé le monde contre Jésus... il a même réussi à pénétrer bien avant dans les lignes chrétiennes et il soufflette avec fureur, et il flagelle cruellement, depuis quelques années surtout, le Maître adorable... De la tête aux pieds, le Sauveur n'est qu'une plaie saignante. Le voici à la porte de ton âme, heureuse Adoratrice... Il a froid, Il a faim, Il a les yeux pleins de larmes, la tunique en lambeaux, et la blessure du Cœur rouverte, par des amis ingrats !... II frappe, demandant pitié, réparation pour les coupables, II mendie pour Lui un immense amour qu'il n'a pas trouvé ailleurs. Il devrait, en toute justice, châtier, ensevelir sous les flammes vengeresses l'immense caravane de ses fils dénaturés qui profanent leur baptême, brisent sa Loi et piétinent son sang. Mais Il est Jésus ! Il est surtout Sauveur... Son Cœur veut régner et triompher en pardonnant... Mais ce pardon suppose une justice divine satisfaite par la Réparation... Et c'est cette Réparation qu'Il vient réclamer, cette nuit, pour pouvoir ensuite épargner à des milliers de coupables un terrible châtiment, et leur offrir son infinie miséricorde... Quel bonheur pour toi, âme adoratrice, car tu peux, en achevant la réparation du Calvaire et de l'Autel, tu peux et tu dois sauver des âmes qui, si elles mouraient avant ton hommage réparateur, seraient peut-être éternellement maudites !... Quelle merveilleuse couronne pour Jésus ! Tu lui donnes ces âmes en échange du diadème d'épines... et tu les Lui donnes pour l'éternité ! Et cette couronne immortelle sera aussi la tienne, âme fidèle, soeur, par vocation, de sainte Marguerite-Marie...

(Et maintenant, dans un instant de recueillement demandez à l'Esprit-Saint en récitant le Veni Sancte, la grâce d'écouter et de saisir la Voix du Maître agonisant.)




Jésus suppliant. — «Âme bien-aimée, merci de cette heure prise à ton repos et offerte à mon amour délaissé ! Je te bénis ! merci, merci ! Mon Cœur est plein d'amertume, jusqu'aux bords ; mais ta présence me soulage et sentant la loyauté de ton Cœur, Je veux te payer en épanchant le mien dans une confidence intime... Rappelle-toi que c'est un Dieu qui te parle : adore-Moi !Mais Je suis le Dieu Sauveur, le Fils de Marie, Je m'appelle Jésus... Écoute, âme fidèle... tu viens surtout, je le sais, pour réparer un péché, le plus cruel... le péché de mes amis ingrats qui sont les plus coupables, parce que les plus conscients..., et parce qu'ils sont les comblés de mon amour ! Mais dis-Moi avant tout un mot en faveur de ceux qui, en apparence au moins, sont les grands criminels... les impies qui Me blasphèment..., les renégats qui Me vendent... Pense un instant à ces grands malheureux, les seuls malheureux, sans foi, sans espérance, sans amour... Il me tarde de te parler d'une autre douleur bien plus cuisante, d'une autre agonie bien plus poignante..., mais J'attends d'abord une courte prière réparatrice pour ceux qui, déjà au fond d'un abîme, n'ont presque personne qui leur tende la main... Fais cet acte de charité envers eux et envers Moi... Mon Cœur t'écoute... »

L' Âme Adoratrice. — « Coeur de Jésus, moi, Te consoler et Te faire sourire à travers Tes larmes ?... Moi, adoucir, seule, Ton immense amertume, mettre du baume dans Tes blessures... et... arrachant Tes épines, les remplacer par des âmes ?... Oh ! quelle délicieuse vocation, que je n'ai jamais méritée !... Merci, Roi d'Amour et de Miséricorde ! Merci ! Et voici, enrichie de Ton sang et des larmes de Marie, en faveur des bourreaux de Ton calvaire et de Ton Église, la prière que Tu daignes solliciter... Cœur de Jésus, triste jusqu'à la mort en recevant le baiser de Judas le perfide, pitié et miséricorde pour tant d'autres misérables qui, de nouveau, T'ont renié, trahi, vendu pour une créature, pour une situation, pour une vile monnaie !... Par les larmes et les tendresses de Marie, ô Roi d'Amour ramène les, repentants, au bercail !... Parce Domine !

Cœur de Jésus, triste jusqu'à la mort et couvert d'opprobres devant la Cour d'Hérode, et trainé avec ignominie devant des tribunaux iniques, pitié pour tant de savants orgueilleux de la terre qui s'attribuent encore, de nos jours, le droit de Te juger et de Te condamner pour défendre leurs licences et justifier leur superbe !... Par les larmes et les tendresses de Marie, ô Roi d'Amour, ramène-les, repentants, au bercail !... Parce Domine !

Cœur de Jésus triste jusqu'à la mort, cloué sur un gibet infâme entre deux criminels, mourant abandonné des bons et maudit de ceux-là mêmes que Tu rachetais, pitié pour tant de grands scélérats qui, comblés des honneurs de ce monde, ne sont que des scandaleux trafiquant avec le péché... eux, dont la puissance et la gloire sont souvent le prix de Ton Sang !... Par les larmes et les tendresses de Marie, ô Roi d'Amour, ramène-les, repentants, au bercail !... Parce Domine !

Jésus, bon Jésus, je prie, en union avec Ton Auguste Vicaire, pour tous ceux qui ne T'ont jamais connu... ou qui T'ont si peu et si mal connu, et qui, malgré cette ignorance volontaire, sont devenus Tes ennemis acharnés ! Miserere !

Jésus, bon Jésus, je prie pour tant de peuples pervertis, prévenus contre Ta Personne Adorable, en révolte contre Ta Sainte Église qu'ils voudraient détruire pour T'ensevelir sous ses ruines !...Miserere !

Jésus, bon Jésus, je prie pour tant de sectaires conscients, interessés, ambitieux, qui vivent de haine, maudissent Ta Croix, maudissent aussi Ta Loi qui les condamne, et complotent cyniquement pour Te détrôner des consciences et de l'autel... Miserere !

Jésus, bon Jésus, je prie pour tous ceux que Tes yeux, voilés de larmes, ont vus du Calvaire ; pour tous ceux auxquels Tu as offert une infinie miséricorde et le pardon, quand Tu as dit en mourant : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font. » 

Jésus, bon Jésus, j'ajoute ici, devinant un desir de Ton coeur compatissant, une prière spéciale, ardente, pleine de confiance, pour ma famille si chère... pour tous ceux que Tu m'as donnés et que je dois aimer en Toi et pour Toi... Oui, pour Toi, Roi et ami de Béthanie ! Tu les connais tous. Tu lis au fond des coeurs et Tu sais qu'il y a dans mon foyer de grandes misères et de grandes douleurs... Pitié pour eux, Ami divin de Béthanie !... Cette adoration doit être, oh ! oui, une réparation pour eux et pour moi... Je confie à Ton Coeur tout ce qui est triste, tout ce qui est pauvre, tout ce qui est souillé, tout ce qui est amer dans ma famille. Les miens ne sont pas encore, oh ! non, tout à fait Tiens, comme Tu le désires, comme Tu as le droit de l'exiger... Pitié pour eux, Ami divin de Béthanie !... Convertis, guéris... ressuscite même, Coeur de Jesus, tous ceux qui languissent autour de moi, et que je Te consacre de toute mon âme !... Illumine, fortifie, guide, Toi, la Lumière, Toi, la Force, Toi, l'Amour ! Sauve et sanctifie la famille où Tu as choisi cette lampe adoratrice, bien pauvre, certes, mais qui désire tant Te voir connu, adoré et aimé dans ce Foyer ! Pitié pour nous tous, Ami divin de Béthanie !... Que Ton Règne arrtive dans cette maison !... »

 (En toute confiance, exposez un instant les besoins du foyer : conversions à obtenir, grâces de ferveur, de lumière, de consolation chrétienne dans les souffrances, en un mot le veritable Règne du Coeur de Jésus dans la famille. Et puis, récitez, les bras en croix, 5 Pater, Ave et Gloria en réparation de tous les péchés de votre famille, et demandez pour elle toutes les grâces promises par le Sacré Coeur aux Foyers qui L'honorent et qui L'aiment d'un amour vécu.) 






Jésus suppliant. — « Tu as bien fait de devancer mon Coeur en me parlant de ceux que j'aime tant, parce que toi, ma consolatrice, tu les aimes ; ta famille est aussi la mienne, malgré ses misères et ses lacunes... Je la bénis, Je veillerai sur elle, Je la comblerai parce que cette veillée d'amour pénitent provoquera mes miracles de miséricorde... Tu sauras un jour ce que tu as préparé, pour l'éternité, aux êtres chéris du foyer en veillant avec Moi, la nuit, aux heures de solitude, de ténèbres et de péché... Confie-Moi tes soucis de famille, et reste en paix, en grande paix !... Mais n'oublie pas aussi d'offrir cette veillée réparatrice pour les crimes de tant de foyers d'où Je suis banni par le péché... Quel crime que celui du foyer !... Quel crime que la profanation du premier de mes tabernacles, dont l'autel est le Cœur de ma Mère Immaculée, et que J'ai sanctifié à Nazareth !... Oh ! les ravages, la désolation, la ruine morale de tant de familles qui ne méritent pas ce nom sacré... Au nom du progrès et de la civilisation, on a sapé les fondements du sanctuaire familial..., on a profané et même brisé sacrilègement les liens du mariage chrétien... on a rabaissé ses charmes et ses grandeurs, on a « humanisé » affreusement ce que, Moi, J'avais rendu divin : l'amour et la fécondite !... Et comme si tant de ruines ne suffisaient pas, voici que la renaissance païenne de cette époque..., la dissolution des moeurs..., la licence des jeunes..., la frivolité inouïe des chrétiennes..., le manque absolu de pudeur, menacent d'engloutir, sous une avalanche d'ignominie, les vestiges de noblesse chrétienne qui persistaient encore. Répare, afin que ma Justice miséricordieuse continue d'épargner les familles, en considération des âmes qui aiment, qui prient et qui s'immolent comme toi. Âme bien-aimée, à cette heure noire de péché, appelle au secours la Reine de Nazareth qui partage mes immenses douleurs qu'Elle t'aide, en arrêtant le flot d'immoralité croissante, à désarmer mon bras et la foudre de ma juste colère... Appelle, en faveur du foyer, la grande Réparatrice, la divine Nazaréenne... »

L' Âme Adoratrice. - « Marie, Étoile de la mer, venez à notre secours, sauvez l'oeuvre et l'héritage de votre Jésus, car Nazareth, la famille, est en grand danger !... Mère divine, sauvez-nous ! Il s'agit, Mère et Reine, du trône même du Sauveur... Hélas ! les mères à l'âme chrétienne trempée font grand défaut: le foyer est menacé de mort... Mère divine, sauvez-nous ! Le foyer, bientôt, ne sera plus une source de vie humaine, ni divine, car nombreuses sont les épouses qui dédaignent l'honneur de la fécondité... Mère divine, sauvez-nous ! Hélas ! et les jeunes qui devraient être un avenir en fleurs... ne sont presque plus des fleurs : la sève de vertu, de pureté, semble s'épuiser... Mère divine, sauvez-nous ! Et ces petits qui s'épanouissent à la chaleur de tant de passions, ce ne sont plus — oh ! douleur ! — des enfants !... Mère divine, sauvez-nous! Reine des Martyrs et Mère des Douleurs, vous connaissez encore des profondeurs cachées de ce mal que, seuls, Jésus et Vous pouvez mesurer... Par vos larmes, par les Sept glaives qui transpercèrent votre âme au Calvaire, par les baisers et les soupirs de Jésus..., par Son agonie et la vôtre, venez vite, Médiatrice de Miséricorde, sauvez la famille, pierre angulaire du Règne du divin Roi !... Redevenez la Reine des foyers ; pénétrez-les du parfum de vos vertus ; embaumez-les, Vous, Lis du Paradis, du parfum de chasteté ; refaites Nazareth et Béthanie ; soyez encore une fois, ô Marie Réparatrice, « vita, dulcedo, spes nostra », notre vie, notre douceur, notre éspérance. Marie, sauvez la famille pour Jésus !... Jésus, sauvez le foyer par Marie !...

(Un Salve Regina demandant le Règne du Coeur de Jésus dans les Familles.)





Jésus suppliant. — « Âme réparatrice, écoute-Moi avec toute la foi de ton âme, car J'ai quelque chose de grand à te confier, et que les chrétiens superficiels ne saisissent pas... Invoque, avant tout, ma Mère ; dis avec ferveur un Ave pour que mes paroles pénètrent ton esprit. (Ave Maria.) Dis-moi, âme adoratrice, est-ce que tu aimes et vénères d'une très grande dévotion mon Auguste Vicaire de Rome, le Pape?... As-tu pensé que, après Marie, le Pape, c'est le don de ma Tendresse et de mon coeur?... Par ma Mère Immaculée, Je me suis donné au monde ; par le Pape, Je dicte au monde mes volontés... Il est un argument miraculeux de mon amour ! Il est ma voix, mon oracle... Il est mon bras, ma puissance sur terre « jusqu'à la consommation des siècles ». Il garde en dépôt dans son Coeur, Mon Coeur... Il est Père et Pontife. L'Esprit de Dieu plane sur Lui et, comme au Cénacle, ma divine Mère a une mission toute spéciale à remplir près de mon Premier Ministre. Et si je me tais au Tabernacle, Je parle au Vatican: c'est toujours Moi, Seigneur et Roi ! Oh ! douleur ! nombreux sont les enfants de mon Église qui, hélas ! M'offensent en l'offensant... C'est Moi qu'on touche, par la critique insensée et audacieuse... Davantage encore : c'est Moi qu'on outrage, quand on se permet de désobéir à ses directives ; car s'il est la langue, Je suis la Voix !... Hélas ! il y a plus : il y a l'outrage sacrilège, l'attaque à sa personne qui est la Mienne. Mon coeur saigne, quand Je vois l'enfant devenir un valet souffletant ma Face qui est le Pontife !...Oh ! que d'âmes à la dérive ! d'hommes et femmes, tourbillon nombreux qu'emporte l'ouragan d'enfer et qui se damnent... oui, pour l'éternité... parce qu'elles désobéissent à Celui que J'ai mis pour lier et délier ; pour guider et gouverner ; pour prescrire et défendre. Tout pouvoir lui a été donné ; et personne ne franchit le seuil de l’Éternité bienheureuse s'il ne porte au front l'empreinte de ses bénédictions... Âme adoratrice, que d'âmes sont sur le chemin de l'abîme parce qu'elles désobéissent à Pierre! Les voilà, ces femmes, dont la mise fut maintes fois condamnée par mon Vicaire, et qui, s'appelant catholiques, pèchent par leur impudicité scandaleuse en même temps que par leur révolte... Faudra-t-il les maudire? Les voilà, ces hommes pleins d'eux-mêmes, érigés en maîtres, grisés d'un orgueil insensé, et qui s'attribuent un pouvoir que Je n'ai jamais donné, jamais, qu'au Pontife suprême... Faudra-t-il les maudire? Et tant de croyants qui, sans aller si loin, ne prennent, des paroles du Pape, que ce qui leur plait... qui interprètent à leur guise une direction d'ailleurs forte et nette... qui échappent tant qu'ils le peuvent à l'esprit d'obéissance... Comme toute cette attitude peu filiale et point catholique Me navre et Me blesse !... Ah ! si tu savais, Âme adoratrice, que de coups et que d'amertumes Me viennent de ce côté !... Âme bien-aimée, arrête les âmes en péril sur cette pente, la plus dangereuse de toutes ; donne-Moi, par ta réparation pleine d'amour, la joie et la gloire de voir mon Auguste Vicaire aimé, profondément aimé et respecté, filialement obéi et vénéré. Qui l'honore et qui l'aime, M'honore, Moi, et ravit Mon coeur ! »

L'Âme Adoratrice. — « Merci, Seigneur, de la grave et belle leçon que Tu viens de me donner... Merci de la confidence précieuse que Tu me fais au Sujet de Celui qui te représente sur terre!... Laisse-moi d'abord Te dire, ô Roi d'Amour, que, si je T'ai blessé en quoi que ce soit, en n'aimant pas assez, en ne vénérant pas assez Ton Auguste Vicaire, en ne lui obéissant pas aussi parfaitement que je l'aurais dû, je T'en demande, à genoux, mille fois pardon !...Et, afin de mettre un baume exquis sur cette blessure... afin d'essuyer Tes larmes et la fange jetée contre Ta Sainte Face qu'est le Pontife, je veux, Jésus, du fond du coeur, être une parcelle d'hostie, offerte toute à Ta gloire, pour la personne auguste de Ton Vicaire! Reine Immaculée de l'Eglise et du Cénacle, à travers votre coeur maternel, J'offre au coeur de Jésus toutes mes souffrances de l'esprit, du coeur et du corps, en réparation de la désobéissance formelle du péché de révolte contre Notre Saint-Père le Pape, Pardon pour cette faute..., et pour les coupables, lumière et divine miséricorde ! Reine Immaculée de l'Église et du Cénacle, à travers votre coeur maternel, j'offre mes Messes, le Sacrifice de l'Autel, en réparation de tout le manque d'attachement filial au Vicaire de Jésus-Christ... Pardon pour cette faute... et pour les coupables, lumière et divine miséricorde ! Reine Immaculée de l' Église et du Cénacle, à travers votre coeur maternel, j'offre mes Communions, que je désire très ferventes, en réparation des critiques et des méfiances à l'égard du souverain Pontife... Pardon pour ces fautes..., et pour les coupables, lumière et divine miséricorde ! Merci, coeur de Jésus, du don qu'est pour nous Notre Saint-Père le Pape, dans lequel mieux encore que dans les reliques du Saint-Suaire, Vous nous avez laissé l'empreinte vivante de votre Personne adorable... Au nom des âmes qui Vous sont fidèles, au nom aussi de taut d'autres qui ignorent ou méconnaissent cet incomparable bienfait, je Vous bénis, je Vous rends grâces, je Vous loue avec tous les Martyrs de la foi catholique..., avec tous les Confesseurs et Apôtres qui luttèrent et vainquirent à l'ombre de la Croix, sous l'obéissance du Pontife Romain. Et tres spécialement vous, Sainte petite Thérèse qui, avez tant aimé l'église et le Pape, vous qui vous êtes offerte comme victime d'amour pour l'exaltation de Notre Mère l'Église, et dont la Mission apostolique a été confirmée par le Vicaire de Jésus-Christ, ramenez-Lui tant d'égarés ; il est leur Père et leur Pasteur ; il est le « doux Christ visible sur terre «... Sainte petite Thérèse, hâtez le triomphe de la Sainte Église, et deversez sur le Souverain Pontife votre pluie de roses... »

(Un Salve Regina pour le Saint-Père. Promettez de prier toujours pour lui, de l'aimer et de lui obéir filialement, car le coeur du Pape est bien le Coeur du Christ.) Lisez très lentement, en savourant les paroles, comme si vous les entendiez sortir, entre des sanglots, de la bouche même de Jésus.






Jésus suppliant. — « Âme bien-aimée, ce n'est pas seulement Pilate et le Sanhédrin qui M'ont crucifié. C'est encore le monde aussi coupable qu'eux et souvent davantage... Voilà pourquoi J'ai dit : « Je ne prie pas pour le monde. » Oh ! oui, Je l'ai maudit !... Ah ! si tu savais comme Je souffre de voir une foule innombrable de mes enfants, gâtés et comblés, hélas ! aujourd'hui « mondialisés ». Je te le dis : plus cruel que l'insulte de l'impie, Je sens au Coeur l'outrage sanglant de ceux que J'ai tant aimés, qui me ravissent leur coeur en voulant le partager, et pactisant avec un monde coupable... Baise, âme adoratrice, avec émotion et grande componction les Cinq Plaies de ton Crucifix et dis : « Miséricorde, Coeur de Jesus, miséricorde !... Je T'aime, Seigneur et Roi, à la place de ces ingrats; et, en réparation, je jure fidélité à Ta Loi... Que ton Règne arrive! »

Jésus. — « Âme réparatrice, entends mes gémissements, laisse-moi te confier Mon épouvantable agonie... J'ai besoin de soulager mon coeur, en l'épanchant dans le tien...Vois-tu, à distance, le tourbillon des frivoles?... Entends-tu leurs rires et leurs chants de fausse allégresse ?... C'est encore le banquet de Balthasar, l'ivresse folie d'une heure de vertige qui précède, souvent de près une éternité de malheurs...Oh, toi du moins, pleure avec Moi leur folie, et répare ! Baise, âme adoratrice, avec émotion et grande componction les Cinq Plaies de ton Crucifix et dis : « Miséricorde, coeur de Jésus! miséricorde !... Je T'aime, Seigneur et Roi, à la place de ces ingrats; et, en réparation, je jure fidélité à Ta Loi... Que ton Règne arrive ! »

Jésus. — « Regarde, l'armée des mondains qui se disent chrétiens, cherchant, fiévreux, eux mes prétendus amis, les divertissements coupables... lls ont profané leurs sens après que leurs corps furent consacrés par le Baptême et l'Eucharistie... Vois avec quelle cruauté ils rouvrent toutes mes plaies... Toi du moins, âme réparatrice, pleure avec Moi leur folie, et répare ! Baise, âme adoratrice, avec émotion et grande componction les Cinq Plaies de ton Crucifix et dis : « Miséricorde, Coeur de miséricorde !... Je T'aime, Seigneur et Roi, à la place de ces ingrats; et, en réparation, je jure fidélité à Ta Loi... Que ton Règne arrive! »

Jésus. — « Regarde, mais de loin, à travers le voile de tes larmes, pour ne pas te souiller, ces théâtres et ces salles modernes... Rome païenne M'avait déjà, abreuvé de fiel, mais ceux et celles que tu vois, qui paient ces spéctacles, et qui disent que c'est une nécessité de l'époque, ont communié peut-être souvent, ce sont des Miens !... Quelles scènes maudites où le péché impur est étalé avec un luxe et un raffinement qui fouette ma Face et déchire mon Coeur... Toi, du moins, pleure avec Moi leur folie, et répare. Baise, âme adoratrice, avec émotion et grande componction les Cinq Plaies de ton Crucifix et dis : « Miséricorde, Coeur de Jesus, miséricorde !... Je T'aime, Seigneur et Roi, à la place de ces ingrats ; et, en réparation, je jure fidélité à Ta Loi... Que ton Règne arrive! »

Jésus. — « Ma douleur est à son comble ! Regarde ces femmes baptisées que ma Mère Immaculée avait tirées de l'abime d'esclavage et de fange, qu'Elle avait adoptées pour les rendre plus belles étant chastes, riches de pureté et de vertu chrétienne... Elles ont oublié et piétiné toutes les lois de la pudeur, toute delicatesse féminine ; elles ont défiguré et souillé la beauté de leur sexe...Ferme les yeux, âme adoratrice, pour ne pas les voir, elles, ces semeuses de péchés, dans les rues et même dans les églises..., semeuses de scandales, par une mode impudique, infâme, qui Me flagelle jusqu'au sang... C'est Vénus qui triomphe et Moi qui suis bafoué, outragé parce que des « chrétiennes » ont préféré un chiffon et une vanité à ma Personne et à ma Loi... Pitié, pitié pour Moi, car, au théâtre comme sur les plages et dans les rues, mon Sang ruisselle sous les coups redoublés de ces « chrétiennes » aux mains délicates, qui sourient, pendant que, par leur impudicité, ma chair vole en lambeaux... Toi, âme consolatrice, éloigne de Moi ce calice plus amer que la mort ; toi du moins, pleure avec Moi leur folie, et répare ! Je suis triste, d'une tristesse qui est une agonie, plus cruelle que les tourments de ma Passion. Baise, âme adoratrice, avec émotion et grande componction les Cinq Plaies de ton Crucifix et dis : « Miséricorde, Coeur de Jesus, miséricorde!... Je T'aime, Seigneur et Roi, à la place de ces ingrats ; et en réparation, je jure fidélité à Ta Loi... Que ton Règne arrive! Pauvre Jésus, flagellé et conspué sans pitié par le libertinage parfumé, élégant, d'un paganisme qui triomphe, grâce aux chrétiens et chrétiennes à la moderne !... La jeunesse grandit, languissante, sur un tombeau. Et la femme baptisée et « dévote » mais pas chrétienne du tout, se fâne et s'étiole au son d'une valse qui, pour son âme, est un glas funebre... Hélas! la famille, le foyer de chaleur, de fécondité et de paix qu'elle devait former menace de disparaître... Pauvre Jésus ! et Il a bâti Nazareth ; et Il a réhabilité et ennobli la femme en Marie ; et Il a versé Son Sang pour nous civiliser en nous christianisant... Pauvre Jésus, ses combles, mille fois ingrats, mondanisés, ruinent toute son Oeuvre, et L'abreuvent de fiel et de vinaigre... et cependant, malgré tous ces forfaits, Son Coeur patiente et nous attend encore !

L'Ame Adoratrice. — « Mon Dieu et mon Tout Jésus, vie de ma vie, Mon Dieu, mon Sauveur et mon Roi, je baise avec tendresse et tristesse les fouets des bourreaux pour réparer la flagellation que Te font subir les impures et les vaniteuses de nos jours. Je T'aime à la Folie, Jésus, parce que Tu es Jésus! Je baise avec tendresse et tristesse les clous qui transpercèrent Tes pieds et Tes mains, déchirant Ta chair divine, pour réparer tant de scandales payés, fomentés et applaudis par des catholiques sans amour, séduits par un monde révolté et emporté dans un paroxysme sensuel. Je T'aime à la folie, Jésus, parce que Tu es Jésus! Je baise avec tendresse et tristesse la Croix, Ton trône sanglant, d'où tu as vu, en pleine agonie, ce qui se passe de nos jours sous le couvert de la civilisation et du progrès, et qui n'est que dégradation et avilissement de la femme vaniteuse et frivole, et revolte de l'homme orgueilleux... De cette Croix, Tu jugeras et Tu maudiras un jour les « mondains », et Tu leur feras justice rigoureuse parce qu'ils n'acceptent pas Ta loi de salut et de miséricorde. Pitié, Législateur et Roi ! pardon, Seigneur divin ! Je T'aime à la folie, Jésus, parce que Tu es Jésus !... »




( Cinq fois de grand coeur : Je T'aime, etc.)

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Lumen
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MessageSujet: Re: Mois de juin = Dévotion au Sacré Coeur   Lun 22 Juin - 17:28




Heure Sainte pour l'adoration nocturne au foyer (suite)

par le Père Mateo Crawley, des Sacrés Coeurs de Picpus 

Réflexion. — Faites un bref examen de conscience... N'avez-vous pas cédé parfois aux exigences outrées, illegitimes, dangereuses du monde?... En fait de divertissements et de lectures, en fait de spectacles et de danses..., de modes et de plages mondaines..., n'avez-vous rien à vous reprocher?... Pensez-y devant le tribunal du Juge qui vous offre pitié et pardon, mais à la condition de redresser ces torts graves, tout de suite... Autrement, un jour, trop tard, vous subirez sa justice implacable. S'il a maudit le monde et ses maximes, et si le monde L'a crucifié, les chrétiens de cœur et d'esprit ne peuvent pas, ne doivent pas aimer ce monde d'orgueil, de vanité et de luxure, négation de l'Évangile et de la Loi chrétienne. Faites un acte de contrition, comme à l'heure de l'agonie. Et en esprit, posez maintenant votre tête comme saint Jean, sur le Coeur de Jésus, pour écouter et recueillir avec attendrissement Ses suprêmes confidences de douleur..., et aussi Ses demandes d'amour.

Jésus suppliant. — « Âme réparatrice, ta vocation c'est l'Amour !...Aime-Moi de tout ton coeur, de toute ton âme, de tout ton esprit, aime-Moi de toutes tes forces, car Je t'ai créée pour M'aimer pour vivre d'amour dans le temps et dans l'éternité. Sitio !... J'ai une soif brûlante de l'Amour des Miens, et les Miens m'ont refusé leurs cœurs... Ils aiment tout ce qui est noble : famille..., amis..., bienfaiteurs..., patrie..., mais dans cette distribution d'amour ils M'ont oublié, Moi, le Dieu d'Amour...Que dois-Je faire encore pour les gagner et les attirer à Mon coeur qui s'est épuise en se donnant Lui-même? Un Dieu qui se donne, peut-on donner davantage, même au ciel?... Et en retour, que recoit-Il? froideur, indifférence, oubli, et souvent ingratitude et perfidie. Sitio !... Sitio !... J'ai soif d'être des Miens !...Si, après tout ce que Je t'ai confié, âme consolatrice, sur les crimes des chrétiens mondains qui renouvellent ma Passion..., si, après les fouets des scandales..., les outrages des spectacles, des modes et des plages..., si, après tout cet étalage de vanité, d'impureté et d'orgueil qui renouvelle tous les jours pour Moi la Voie Douloureuse, Je trouvais du moins compensation et réparation dans une multitude de coeurs, comme le tien ! Hélas, il n'en est rien, trop souvent... Des Cœurs dévoués, se donnant tout à Moi, et protestant de leur fidélité... J'en trouve si peu ! Sans une véritable méchanceté, combien gardent au fond de leur âme une glace, un manque d'amour qui Me blesse... Ils ne sont pas sincèrement à Moi... Ils ne M'aiment pas! Adoucis ma peine en mettant tes levres et ton coeur dans la plaie de Mon Côté et dis-moi que, toi du moins, tu M'aimes... »

Baisez la blessure du Côté de votre Crucifix, d'un baiser qui donne a Notre-Seigneur toute votre âme, et dites-Lui cinq fois : J'aime l'Amour qui n'est pas aimé! Embrase, consume mon coeur, ô Jésus!





Jésus. — « Merci, tu soulages Mon coeur. Merci, tu apaises Ma soif... Que ta vie, comme ce baiser, sois toute d'amour. Parlant avec tristesse à sainte Marguerite-Marie, Je lui ai demandé l'amour eucharistique comme hommage d'amour réparateur... Et depuis lors, une phalange d'âmes choisies a bien saisi le don de Mon coeur dans le Saint-Sacrement... Mais cette phalange est encore trop restreinte... Qu'elles sont peu nombreuses, les âmes, même consacrées, qui, après avoir entrevu mes merveilles de charité et de miséricorde dans le don prodigieux de la Messe..., dans la folie de la Communion..., comprennent qu'elles gâtent en partie ces richesses par leur manque d'amour vrai. Car, entendre la Messe sans un grand amour, c'est méconnaître de fait l'amour qui vous donne le miracle quotidien qu'est la Messe... Et communier sans un véritable amour, c'est gaspiller le banquet eucharistique, faute de cette faim divine et brillante qui le rend efficace pour vous, et fécond pour les âmes. De même que Mon amour préluda au mystère de l'autel et le réalisa, ainsi l'amour du chrétien rend ce mystère transformant et rayonnant, pour son bien et pour Ma gloire...Tu comprends, à cette heure d'intimité, ces choses divines que tant d'autres ne saisissent pas, parce qu'ils n'aiment pas... Ce manque d'amour explique l'abandon, la solitude de mes Tabernacles... On trouve la foule partout, même là où l'on vend et où l'on paie le péché... et Moi, Je reste solitaire, délaissé dans le Sacrement de mon amour... par manque d'amour...Que d'amis dont l'attitude est toute de formalité et d'étiquette, amis cérémonieux dont le coeur est loin de Moi !... Amis que J'ai cherchés..., mais qui ne Me cherchent point... Amis auxquels Je me suis livré, mais... qui ne se livrent point... Amis souvent tres dévoués pour leurs amis, mais non pour leur Sauveur et Roi... Amis qui ont l'imprudence de se fier et de se donner avec une confiance aveugle à des créatures..., et qui n'ont pour Moi que crainte et méfiance... Amis qui savent se prodiguer et même s'oublier pour une créature, dans un geste de noblesse tout humaine..., mais qui ne trouvent jamais le courage ni l'occasion de se dévouer à mon service... Ils craignent toujours d’exagérer quand il s'agit de Moi... Amis sans zèle pour ma gloire... Amis quand ils ont besoin de mes miracles, jamais quand j'ai besoin de leur temps et de leurs sacrifices. Et que dire de l'aberration inouïe de ces amis et de ces pieuses et la moderne qui s'approchent matériellement de l'autel, oui, mais dont la tenue immodeste, révoltante même, la vanité manifeste, le coeur frivole et plein du monde, creusent un immense abîme entre elles et Moi !... Oh ! douleur, la dévotion facile, un mélange de crainte et de routine ne manque pas ; mais cette dévotion mondaine, cette piété d'épiderme et de rituel, ces pratiques et formules accommodatrices, en alliance avec tant de péchés intimes que Je connais, ne sont pas — mille fois non ! — l'adoration et l'amour que Je réclame... Je les rejette !.. J'ai faim de coeurs aimants, et non pas de protestations vaines, ni de cantiques ou de fleurs... J'ai soif d'amour confiant, d'amour zélé. J'ai soif de sacrifice... J'ai soif de vrais amis, et non de ce mélange hybride de ciel et de fange, de neuvaines et de mondanité qui m'outrage...Âme consolatrice, donne-Moi à boire. J'ai soif..., désaltère ton Sauveur descendu des cieux, qui veut boire à grands traits l'amour de sa créature... Hélas ! celle-ci est devenue souvent une citerne desséchée ! Toi, au moins, dis-Moi que tu M'aimes vraiment et aime-Moi de tout ton être... Sitio !... J'ai soif... »



(Lentement... et parlez avec tout votre coeur.)




L' Âme Adoratrice. — « Si, au Calvaire, ce cri déchirant du Sitio eut, comme réponse, du fiel et du vinaigre pour Tes lèvres divines..., cher Roi agonisant, Tu auras le miel et le nectar que mon pauvre coeur peut T'offrir... Écoute-moi, Jésus ! » Amour infini qui n'es pas aimé, je T'aime, et je veux Te faire aimer en réparation pour tous ceux, si nombreux, qui méconnaissent pratiquement le prodige d'amour qu'est Ton Incarnation merveilleuse... Jésus Enfant, Jésus Adolescent, Jésus Ouvrier, je T'adore de l'adoration du cœur, mais embrase-le, ce cœur, des flammes de Ta charité... Oh! je veux T'aimer comme Tu ne l'as jamais été. Oui, donne-moi Ton cœur et Ton Amour ; car, moi aussi, j'ai soif... soif de Toi... Sitio ! Amour infini qui n'es pas aimé, je T'aime, et je veux Te faire aimer en réparation pour tous ceux qui méconnaissent, dans leur vie, l’excès d'amour qu'est Ta Rédemption par la Croix... Jésus Crucifié, Jésus mourant, Jésus enseveli au tombeau, je T'adore de l'adoration du cœur, mais embrase-le, ce cœur, des flammes de Ta charité... Oh! je veux T'aimer comme Tu ne l'as jamais été. Oui, donne-moi Ton cœur et Ton Amour ; car, moi aussi, j'ai soif... soif de Toi... Sitio !Amour infini qui n'es pas aimé, je T'aime, et je veux T'aimer en réparation pour tous ceux, si nombreux, qui méconnaissent dans leur vie l'amour de divine folie qu'est le don incompréhensible du Saint-Sacrement de l'autel !... Jésus-Prêtre, Jésus-Hostie, Jésus-Eucharistie, je t'adore de l'adoration du cœur, mais embrase-le, ce cœur, des flammes de Ta charité... Oh! je veux T'aimer comme Tu ne l'as jamais été. Oui, donne-moi Ton cœur et Ton Amour; car, moi aussi, j'ai soif... soif de Toi... Sitio! Que je T'aime, Jésus, Amour qui n'es pas aimé, dans ma vie personnelle, intime, par la fidélité à la grâce !... Que je me sanctifie par amour! Que je T'aime Jésus, Amour qui n'es pas aimé, dans ma vie de famille, par l'accomplissement des devoirs quotidiens, par l'acceptation des croix providentielles !... Que je me sanctifie par amour! Que je T'aime, Jésus, Amour qui n'es pas aimé, dans les âmes qui m'entourent, dans celles des égarés et des pécheurs, par l'apostolat pour Ta gloire... Et pour être fécond, que je me sanctifie par amour! Que je T'aime, Jésus, Amour qui n'es pas aimé, dans le don ineffable qu'est le coeur de Marie! Qu'à son école je sois simple, bien humble et très chaste !... que, guidée par Elle je me sanctifie par amour! Oh ! que je voudrais, cœur, de Jésus, que ma vie fût une perpétuelle louange à Ton Amour méconnu..., une amende honorable ininterrompue à Ton Amour offensé..., un holocauste constant à Ton Amour profané !... Mais Toi, qui lis au fond des cœurs, Toi qui me connais dans mes immenses désirs, Toi qui sondes les consciences et qui sais tout, Tu sais que, nonobstant ma très grande misère, je veux vivre et mourir en Te disant et Te prouvant que je T'aime au-dessus de tous les trésors du ciel et de la terre ! »





Acte de réparation au Sacré Coeur de Jésus

De Pie XI (Texte des A. A. Sedis de juin 1928)


Très doux Jésus, Vous avez répandu sur les hommes les bienfaits de votre charité, et leur ingratitude n'y répond que par l'oubli, le délaissement, le mépris. Nous voici donc prosternés devant votre autel, animés du désir de réparer, par un hommage spécial, leur coupable indifférence et les outrages dont, de toutes parts, ils accablent votre Cœur très aimant. Cependant, nous souvenant que nous-mêmes, nous nous sommes, dans le passé, rendus coupables d'une si indigne conduite, et pénétrés d'une profonde douleur, nous implorons d'abord pour nous-mêmes votre miséricorde. Nous sommes prêts à réparer, par une expiation volontaire, les fautes que nous avons commises, tout prêts aussi à expier pour ceux qui, égarés hors de la voie du salut, s'obstinent dans leur infidélité, refusant de Vous suivre, Vous, leur Pasteur et leur Chef, ou secouant le joug si doux de votre Loi, foulent aux pieds les promesses de leur baptême. Nous voudrions expier pour tant de fautes lamentables, réparer pour chacune d'elles : désordre de la conduite, indécence des modes, scandales corrupteurs des âmes innocentes, profanation des dimanches et des fêtes, blasphèmes exécrables contre Vous et contre vos Saints, insultes à votre Vicaire et à vos prêtres, abandon et violations odieusement sacrilèges du divin Sacrement de votre amour, péchés publics enfin des nations qui se révoltent contre les droits et l'autorité de votre Église. Que ne pouvons-nous effacer de notre propre sang tant d'offenses ! Au moins, pour réparer votre honneur outragé, nous Vous présentons cette même satisfaction que Vous avez offerte à votre Père sur la Croix et dont Vous renouvelez l'offrande, chaque jour, sur l'autel ; nous Vous la présentons, accompagnée de toutes les satisfactions de la Très Sainte Vierge votre Mère, des Saints, des chrétiens fidèles. Nous vous promettons, de tout notre coeur, autant qu'il dépend de nous et avec le secours de votre grâce, de réparer nos fautes passées, celles de notre prochain, l'indifférence à l'égard d'un si grand amour, par la fermeté de notre foi, la pureté de notre vie, la docilité parfaite aux préceptes de l'Évangile, à celui surtout de la charité. Nous Vous promettons aussi de faire tous nos efforts pour Vous épargner de nouvelles offenses et pour entraîner à votre suite le plus d'âmes possible. Agréez, nous Vous en supplions, ô très bon Jésus, par l'intercession de la Bienheureuse Vierge Marie Réparatrice, cet hommage spontané d'expiation ; gardez-nous, jusqu'à la mort, inébranlablement fidèles à notre devoir et à votre service, accordez-nous ce don précieux de la persévérance qui nous conduise tous enfin à la patrie où, avec le Père et le Saint-Esprit, Vous régnez, Dieu, dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

Prenez, âme adoratrice, votre Crucifix, et, avant de terminer votre Adoration, baisez les saintes Plaies en disant a chacune, de tonte l'ardeur de votre âme : Je T'aime, Jésus, parce que tu es Jésus : que Ton Règne arrive !
Baisez le Côté Sacré de Jésus aux intentions du Pape, et dites : Je T'aime, Jésus, parce que tu es Jésus : que Ton Règne arrive !

Baisez la Main droite du Divin Crucifié aux intentions des Évêques, pour les Prêtres et les Séminaires, et dites : Je T'aime, Jésus, parce que Tu es Jésus : que Ton Règne arrive !

Baisez la Main gauche du Divin Crucifié, priant pour vos intentions personnelles et pour celles de votre famille, et dites :Je T'aime, Jésus, parce que Tu es Jésus : que ton Règne arrive !

Baisez le Pied droit du Divin Crucifié dans une pensée d'apostolat pour hâter le Règne du Coeur de Jésus, pour procurer Sa gloire, et dites :Je T'aime, Jésus, parce que Tu es Jésus : que ton Règne arrive !

Baisez le Pied gauche du Divin Crucifié, priant pour la conversion des égarés et des pécheurs, et dites :Je T'aime, Jésus, parce que Tu es Jésus : que ton Règne arrive !


L' Âme Adoratrice. — « Et, comme adieu, Roi d'Amour, cœur de mon Dieu et Dieu de mon cœur, je pénètre avec confiance par la blessure que mes péchés ont ouverte, j'entre dans l'Arche bénie des tendresses divines qu'est Ton Cœur..., et j'y demeure, en Te disant, dans le temps, que je T'aime et que je veux Te faire aimer ; en demandant Ton Règne d'Amour, et en me préparant ainsi à chanter éternellement Tes infinies miséricordes. »





Acte de Consécration du genre humain au Sacré Coeur de Jésus

(Texte des A. A. S. du 5 novembre 1925)


Très doux Jésus, Rédempteur du genre humain, jetez un regard sur nous, qui sommes humblement prosternés devant votre autel. Nous sommes à Vous, nous voulons être à Vous, et, afin de Vous être plus étroitement unis, voici que, en ce jour, chacun de nous se consacre spontanément à Votre Sacré-Cœur. Beaucoup ne Vous ont jamais connu ; beaucoup ont méprisé vos commandements et Vous ont renié, Miséricordieux Jésus, ayez pitié des uns et des autres, et ramenez-les tous à votre Sacré-Cœur. Seigneur, soyez le Roi non seulement des fidèles qui ne se sont jamais éloignés de Vous, mais aussi des enfants prodigues qui Vous ont abandonné ; faites qu'ils rentrent bientôt dans la maison paternelle pour qu'ils ne périssent pas de misère et de faim. Soyez le Roi de ceux qui vivent dans l'erreur ou que la discorde a séparés de Vous ; ramenez-les au port de la vérité et à l'unité de la foi, afin que bientôt il n'y ait plus qu'un seul troupeau et un seul pasteur. Soyez le Roi de tous ceux qui sont encore égarés dans les ténèbres de l'idolâtrie ou de l'islamisme, et ne refusez pas de les attirer tous à la lumière de votre royaume. Regardez enfin avec miséricorde les enfants de ce peuple qui fut jadis votre préféré ; que sur eux aussi descende, mais aujourd'hui en baptême de vie et de rédemption, le sang qu'autrefois ils appelaient sur leurs têtes. Accordez, Seigneur, à votre Église une liberté sûre et sans entraves ; accordez à tous les peuples l'ordre et la paix ; faites que, d'un pôle du monde à l'autre, une seule voix retentisse : Loué soit le Divin Coeur qui nous a acquis le salut, à Lui honneur et gloire dans tous les siècles ! Ainsi soit-il.

Dites cinq fois, en union de pensée avec Notre Saint-Père le Pape : « Cœur sacré de Jésus, que Votre Règne arrive! »



Indications pratiques pour l'Organisation de l'Adoration Nocturne au Foyer

I. Nous nous trouvons en face de deux catégories d'adorateurs :

1° Les familles suffisamment nombreuses (parents, enfants, serviteurs) pour assurer une nuit mensuelle d'adoration, se relevant les uns après les autres d'heure en heure, de 10 heures du soir à 5 heures du matin. Par conséquent une famille d'au moins 7 personnes. (Pour les personnes malades ou fatiguées, et pour les enfants, on admet aussi l'heure de 9 à 10 le soir,
et de 5 à 6 le matin ; mais pas au-delà de ces limites.)

2° Les personnes isolées, soit parce que vivant seules, ou vivant isolées par leur croyance au milieu d'une famille moins fervente, et qui veulent faire leur heure d'Adoration mensuelle, justement pour réparer le manque de foi ou l'indifférence d'êtres chers. Cette catégorie est bien nombreuse. Combien de cœurs fervents sont ainsi dans des foyers indifférents ou hostiles !

II. Pour assurer avec ordre la perpétuité de l'Adoration Nocturne au Foyer, il est très à conseiller que la date et l'heure d'adoration soient fixées par le R. P. Directeur de l'CEuvre. Et quand, pour des raisons spéciales qui seront volontiers respectées, la personne qui s'inscrit désire choisir son heure et la date, que sa lettre le dise de façon précise.

III. Cette promesse n'engage pas sous peine de péché. Elle est un contrat d'amour généreux et n’entraîne aucune obligation de conscience. Nous ne doutons pas cependant qu'un amour fort comme la mort donnera la force de la fidélité aux milliers de ces heureux adorateurs.

IV. Les adhésions peuvent être adressées au Secrétariat international de l'Intronisation, 35, rue de Picpus, Paris (XIIe) ; une Image signée du R. P. Mateo sera adressée à chaque personne pour lui rappeler la date et l'heure de sa veillée de nuit près du Roi Jésus méconnu et outragé.
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Indulgence

La Confraternité de la Réparation Nocturne qui existait en Italie, dirigée par les RR. PP. Franciscains, avait obtenu des avantages spirituels. L'OEuvre de l'Adoration Nocturne au Foyer y a été affiliée, ce qui donne à ses Membres la faculté de gagner les indulgences suivantes :

1° Une indulgence plénière, aux conditions ordinaires (confessions, communion, visite d'une église ou d'un oratoire public, prières aux intentions du Pape),
a) Le jour de l'inscription dans l'Oeuvre de l'Adoration Nocturne au Foyer ;
b) Chaque fois que ses membres font l'heure de garde nocturne qui leur a été assignée.

2° Une indulgence plénière à l'article de la mort, si, après s'être confessés et avoir communié, ses membres invoquent le T. S. Nom de Jésus, de bouche, ou du moins d'un cœur contrit, et acceptent patiemment la mort de la main du Seigneur comme la Solde du péché.
3° Une indulgence partielle de 7 ans et 7 quarantaines, pour chaque heure d'adoration
supplémentaire que les membres feront d'un Cœur contrit et compatissant.

4° Les membres jouissent en outre de la participation aux mérites de l'Ordre franciscain.


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Secrétariat international de l'Intronisation du Sacré Coeur de Jésus dans les foyers
35, Rue de Picpus
75012 Paris



Nihil obstat: Flavien Prat, ss.cc. Supr. G. -
Imprimatur: Parisiis, 28 Aprilis 1929 + Emmanuel, Ep. Isiondensis vic. gén.


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Mois de juin = Dévotion au Sacré Coeur
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