À Toi NOTRE PÈRE par les Saints Cœurs de JÉSUS, MARIE et JOSEPH..

Forum Catholique sous la protection de Saint Michel, faisant mémoire de Sylvie la fondatrice, Prières, Dévotions au Sacré Coeur, au Coeur Immaculé de Marie, au Coeur Chaste de Joseph et autres, Fidélité aux 3 Blancheurs et au Magistère de l'Eglise...
 
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  Une minute avec Marie

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MessageSujet: Une minute avec Marie   Ven 5 Juin 2015 - 13:21


Notre Dame de Vailankanni : Notre Dame de la Bonne Santé  (« Arokia Matha »)

Bonjour à vous tous, amis fidèles à ce fil : aujourd'hui mon cœur me pousse à faire ce poste. C'est très subjectif en effet car cette apparition me touche beaucoup du fait de mon "origine" (indienne) d'une part et d'autre part c'est la Sainte Vierge que mes parents honoraient à la maison, ce n'était pas qu'une simple statue, mais
belle et bien notre Maman Marie qui partageait notre vie, les joies comme les peines.

En France, notamment à la Porte de Vincennes, il y a une communauté indienne importante qui a un prêtre indien qui célèbre la messe et il y a un site internet qui y est rattaché.
Grâce à cette communauté et d'autres en France, Notre Dame de Vailankkanni est connue et a été "adoptée" par les habitants, car les français d'origine indienne organisent régulièrement des processions superbes. Il est clair que nous aimons Maman Marie de
tout notre coeur ! N'est ce pas ?

Voici l'histoire de Notre Dame de Vailankanni que tous les indiens surnomment Notre Dame de la Bonne Santé  (« Arokia Matha »).





Un jeune Indien portait du lait à la maison de son maître, dans la ville voisine de Nagapattinam. Il était fatigué et assoiffé. Il étanche donc sa soif à un bassin proche de l'étang, se couche à l'ombre d'un bananier pour réparer ses forces et tombe vite dans un profond sommeil. Soudain il est saisi par la lumineuse vision d'une belle dame.

Elle est là, devant lui, tenant un enfant dans ses bras. Il est fasciné par sa beauté. Jamais il n'a rien vu de tel. C'est une beauté du ciel. La figure de l'enfant est lumineuse comme le soleil couchant. La tête de la femme et celle de l'enfant sont entourées d'un halo lumineux.

Le jeune berger, profondément ému, est saisi d'une crainte révérencielle. En toute innocence, il bat des mains en inclinant la tête avec respect.

La dame lui adresse un sourire maternel et lui demande:

- Donne-moi du lait pour mon enfant.

Comment sait-elle que je transporte du lait, se demande-t-il, et comment puis-je disposer de ce lait qui appartient à mon maître ? Il ne trouve point de réponse à ces questions mais son bon coeur est le plus fort: il ne peut refuser. Il donne, du lait à cette femme et se dit: - Je trouverai bien une excuse auprès de mon maître.





Et c'est joyeusement qu'il tend son récipient. Il reprend sa route vers Nagapattinam avec ce qui lui reste (lui semble-t-il) de son pot de lait.

Il rapporte l'étrange aventure à son maître, avec les raisons de son retard, et l'implore:

- Excusez-moi pour le lait manquant.

Là-dessus, ils ouvrent le pot de lait: celui-ci est rempli jusqu'au bord. - Mon maître ne va pas me croire, se dit le jeune berger, et il réitère avec véhémence son récit pour le convaincre. Oui, il a bien vu cette dame avec son enfant et il lui a donné du lait.

Le maître, perplexe, se laisse convaincre. Bien plus, il se rend avec le jeune serviteur à Velankanni, près de l'étang. Et tous deux se prosternent sur le sol avec respect, au lieu indiqué par l'enfant. Ce fut le tout premier pèlerinage.

L'événement se répandit à la "vitesse du feu", selon la tradition de Nagapattinam et des environs. - C'est la Sainte Vierge avec l'Enfant Jésus affirma-t-on très vite, avec joie et révérence. Notre Mère a daigné nous visiter ! Depuis lors, ce lieu est connu sous le nom de Matha Kulam : l'étang de Notre Dame.

Quelques années après, mais encore à la fin du XVIe siècle, vivait, dans le même village de Vailankanni, une pauvre veuve. Son fils était boiteux. Elle l'envoyait sur un monticule, près de la route, à l'ombre du bananier géant dont les branches se déployaient au lieu-dit Nadu Thittu. Les voyageurs fatigués qui passaient achetaient du babeurre (butter milk) au jeune boiteux. Un jour il est là, comme d'habitude, mais les clients se font rares. Il fait trop chaud et il n'y a personne sur la route.

Comme il s'en inquiétait, voici que se présente devant lui une dame d'une incomparable beauté. Elle porte un merveilleux enfant. Elle approche en souriant et demande au jeune boiteux une tasse pleine de babeurre. Il est tout heureux de servir une si merveilleuse cliente et lui donne une grande tasse à boire.

Et voici qu'elle le regarde avec pitié, d'un tendre regard maternel qui le guérit. Il est tellement heureux de la voir qu'il ne se rend même pas compte du changement - Va donc à Nagapattinam lui dit-elle. Il y a là un catholique fortuné. Demande-lui de bâtir ici une chapelle en mon nom, à Vailankanni. Tout confus, le garçon réplique: -Mais aller à la ville c'est impossible, je suis trop infirme si l'on ne m'aide pas pour marcher. Elle l'invite à se lever, et c'est alors qu'il constate sa guérison. Il se met à courir à toutes jambes vers Nagapattinam.

Il rencontre le bienfaiteur catholique et lui révèle le message de Notre Dame. Ce dernier ne fait aucune difficulté pour le croire, car il eu de son côté une vision analogue de Notre Dame, la nuit précédente, durant son sommeil. Il avait déjà l'idée de bâtir une petite chapelle à Vailankanni en son honneur. Il accompagne le jeune garçon au lieu de l'apparition et, avec une large coopération populaire, une première petite chapelle est édifiée. On y amène une belle statue de la Vierge à l'Enfant et on la place sur l'autel.

Très vite, chrétiens et non-chrétiens affluent. Il se produit d'autres guérisons si bien qu'elle est invoquée jusqu'à ce jour sous le nom de Notre Dame de la Bonne Santé. Beaucoup guérissent.





Nous sommes au XVII siècle, un navire marchand venant du Portugal échoue non loin des côtes du Golfe. Les marins, désespérés, prient la Vierge Marie, l'Etoile des Mers, lui promettant de bâtir un sanctuaire en son honneur s'ils arrivent à toucher terre.

La Vierge les sauvera miraculeusement du naufrage, leur permettant d'arriver au port. Une fois arrivés, les marins sont aussitôt conduits à la chapelle de la Vierge de Vailankanni qu'ils  feront alors transformer. Le petit temple, devenu grand, deviendra au fil des temps un magnifique sanctuaire... le sanctuaire de Notre-Dame de Vailankanni que le Pape Jean XXIII, le 3 novembre 1962, élèvera au rang de Basilique.

Nous sommes maintenant en 2004, un terrible raz-de-marée vient de se produire et la zone de Vailankanni est durement touchée. Quand les eaux de la mer envahissent la ville, près de 2.000 pèlerins sont en train de suivre la messe à l'intérieur du sanctuaire. Mais miracle ! le sanctuaire n'est même pas touché , alors que les eaux détruisent les autres bâtiments de la ville.

Notre-Dame de la Santé est une Mère.. une Mère qui pense à protéger ses enfants, ceux de Vailankanni, comme ceux de l'Inde et du monde entier.






Prière de consécration à Notre Dame de Vailankanni:

"Très sainte Vierge Marie, mère de Dieu et notre mère de santé, aujourd'hui nous venons vers vous, entièrement confiants à votre cœur maternel.

Aujourd'hui nous consacrons nos œuvres et sacrifices, tout ce que nous possédons et ce que nous sommes.

Régnez au-dessus de nous très chère Mère, que nous puissions être tous dans la prospérité comme dans l'adversité, dans la joie comme dans la tristesse, dans la santé comme dans la maladie, dans la vie comme dans la mort.Pour vous, nous faisons l'éloge de la Sainte Eglise Catholique.

Protégez-la contre toutes les attaques de ses ennemis. Pour vous, nous faisons l'éloge de la race humaine. Faites que les hommes et les nations puissent comprendre et accomplir les préceptes de ton Fils divin.Aime ton prochain de façon à ce qu'une paix sincère puisse s'établir profondément dans la justice et dans la vérité".




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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Ven 5 Juin 2015 - 13:30







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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Mar 9 Juin 2015 - 15:35





Concile d'Ephèse (431). Marie, Mère de Dieu, Theotokos (Jean Paul II)




1. La contemplation du mystère de la naissance du Sauveur a conduit le peuple chrétien à se tourner vers la Vierge sainte, non seulement en tant que Mère de Jésus mais aussi à la reconnaître Mère de Dieu. Cette vérité a été approfondie et comprise comme partie intégrante du patrimoine de la foi de l'Église dès les premiers siècles de l'ère chrétienne, avant d'être solennellement proclamée par le Concile d'Éphèse en 431.
Dans la première communauté chrétienne, au moment où les disciples prennent de plus en plus conscience que Jésus est le Fils de Dieu, il devient évident que Marie est la Theotokos, la Mère de Dieu.

C'est un titre qui n'apparaît pas explicitement dans les textes évangéliques, bien qu'on y trouve "la Mère de Jésus" et qu'on y affirme qu'Il est Dieu (Jn 20, 28 ; cf. 5,18 ; 10, 30.33). Quoi qu'il en soit, Marie est présentée comme Mère de l'Emmanuel, qui signifie " Dieu avec nous " (cf. Mt 1, 22-23).

Dès le IIIe siècle, selon un ancien témoignage écrit, les chrétiens d'Egypte s'adressaient à Marie avec cette prière :
« Sous ta protection nous cherchons refuge, sainte Mère de Dieu ne méprise pas nos supplications, nous qui sommes dans l'épreuve, et épargne nous tout danger, ô Vierge glorieuse et bénie » (Liturgie des Heures).
Dans ce témoignage ancien, l'expression Theotokos, " Mère de Dieu ", apparaît pour la première fois de manière explicite.

Dans la mythologie païenne, il arrivait souvent qu'une déesse fût présentée comme la mère d'un dieu. Zeus, par exemple, le dieu suprême, avait pour mère la déesse Rea. Ce contexte a peut-être facilité chez les chrétiens l'usage du titre " Theotokos ", " Mère de Dieu " pour la mère de Jésus. Il faut remarquer cependant que ce titre n'existait pas, mais qu'il a été créé par les chrétiens pour exprimer une foi qui n'avait rien à voir avec la mythologie païenne, la foi dans la conception virginale, dans le sein de Marie, de Celui qui était depuis toujours le Verbe éternel de Dieu.

2. Au IVe siècle, l'expression Theotokos est désormais fréquemment utilisée en Orient et en Occident. La piété et la théologie font toujours davantage référence à cette expression qui est entrée maintenant dans le patrimoine de la foi de l'Église.

On peut donc comprendre le grand mouvement de protestation qui se créa au Ve siècle, quand Nestorius remit en question la légitimité du titre de "Mère de Dieu". En effet, étant enclin à ne considérer Marie que comme Mère de l'homme Jésus, il soutenait que seule l'expression "Mère du Christ " était doctrinalement exacte. Nestorius était tombé dans cette erreur à cause de sa difficulté à reconnaître l'unité de la personne du Christ et à cause de sa fausse interprétation de la distinction entre les deux natures -divine et humaine- qui Lui sont propres.

Le Concile d'Éphèse, en 431, condamne ses thèses et, affirmant la subsistance de la nature divine et de la nature humaine dans l'unique personne du Fils, il proclama Marie Mère de Dieu.

3. Les difficultés et les objections de Nestorius nous donnent une bonne occasion de réfléchir pour comprendre et interpréter correctement ce titre. L'expression Theotokos, qui signifie littéralement "celle qui a engendré Dieu", peut surprendre à première vue ; en effet, on peut se poser la question de savoir comment une créature humaine engendre Dieu.

La réponse de la foi de l'Église est claire : la maternité divine de Marie se réfère uniquement à la génération humaine du Fils de Dieu et non, à l'inverse, à sa génération divine. Le Fils de Dieu a été, depuis toujours, engendré par Dieu le Père et il lui est consubstantiel. Dans cette génération éternelle, Marie n'a évidemment aucun rôle.

Cependant, le Fils de Dieu, il y a 2000 ans, a pris notre nature humaine et il a été alors conçu et enfanté par Marie.

En proclamant Marie "Mère de Dieu", l'Église veut, ainsi, affirmer qu'elle est la "Mère du Verbe incarné, qui est Dieu". Sa maternité, pourtant, ne concerne pas toute la Trinité, mais uniquement la seconde Personne, le Fils qui, en s'incarnant, a pris d'elle la nature humaine.

La maternité est une relation de personne à personne : une mère n'est pas seulement mère du corps ou de la créature physique sortie de son sein, mais de la personne qu'elle enfante. Marie, ayant donc engendré selon la nature humaine la personne de Jésus, qui est une personne divine, est Mère de Dieu.

4. En proclamant Marie "Mère de Dieu", l'Église professe dans une même expression sa foi au sujet du Fils et de la Mère. Cette union apparaît déjà au Concile d'Ephèse ; avec la définition de la maternité divine de Marie, les Pères ont voulu mettre en évidence leur foi en la divinité du Christ.

Malgré les objections, anciennes et récentes, sur l'opportunité de reconnaître à Marie ce titre, les chrétiens de tous les temps, en interprétant correctement la signification de cette maternité, en ont fait une expression privilégiée de leur foi en la divinité du Christ et de leur amour pour la Vierge.
Dans la Theotokos, l'Église reconnaît,

- d'une part, la garantie de la réalité de l'Incarnation, car, comme l'affirme saint Augustin "Si la maternité n'est pas réelle, la chair n'est pas réelle non plus... ni les plaies lors de la Résurrection" (Tract. in Ev. bannis, 8, 6-7).

- D'autre part, elle contemple avec étonnement et elle célèbre avec vénération l'immense grandeur que confère à Marie Celui qui a voulu être son fils. L'expression "Mère de Dieu" s'adresse au Verbe de Dieu, qui, par l'Incarnation, a accepté l'humilité de la condition humaine pour élever l'homme à la filiation divine. Mais ce titre, à la lumière de la sublime dignité conférée à la Vierge de Nazareth, proclame cependant la noblesse de la femme et sa très haute vocation. En effet, Dieu considère Marie comme une personne libre et responsable et il ne réalise pas l'Incarnation de son Fils sans avoir obtenu au préalable son consentement.
Suivant l'exemple des premiers chrétiens de l'Égypte, les fidèles se confient à Celle qui, étant Mère de Dieu, peut obtenir de son divin Fils d'être libérés des dangers et d'accéder au salut éternel.





Jean-Paul II,
Audience du mercredi 27 Novembre 1996 - traduction de l'Observatore romano.


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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Mer 10 Juin 2015 - 16:41




Centre Marial d'Evangélisation de Guadalupe




Notre Dame de Guadalupe ou Vierge de Guadalupe est le nom donné à la Vierge Marie, patronne de la ville de Mexico depuis 1737, patronne du Mexique depuis 1895, Reine du Mexique et Impératrice des Amériques depuis l'an 2000 (Jean-Paul II), patronne de l'Amérique latine, patronne de la ville de Ponce à Porto Rico et patronne des étudiants du Pérou depuis 1951 (Pie XII). Le 12 décembre est le jour qui lui est dédié et elle est vénérée dans de nombreux foyers.

Citation :
« Notre Dame de Guadalupe est l’étoile de la première et de la nouvelle évangélisation d’Amérique. Je lui confie l’Église qui est en pèlerinage au Mexique et je lui demande avec ferveur d’aider ses enfants à entrer avec foi et espérance dans le 3ème millénaire. »
Homélie du Bienheureux Jean-Paul II, le 24 janvier 1999, à Mexico.

Au milieu de cette ville s’élève la Basilique de Guadalupe, l’un des plus grands sanctuaires du monde et, en face de la basilique, la place Mariana a été construite sur l’initiative d’un donateur. C’est là qu’un magnifique espace a été donné à l’Église. La Fondation pour l’Évangélisation par les Médias (FEM) et  Aleteia ont été missionnées par l’archidiocèse de Mexico et la Basilique de Guadalupe pour conceptualiser et construire ici un Centre d’évangélisation sur 5000 m2. L’archidiocèse de Mexico reste propriétaire des murs.

Le drame de la désacralisation que l’humanité traverse a transformé les convictions religieuses de millions de Mexicains. Il apparaît que ce phénomène est causé par la précarité de la formation. Par conséquent, construire le Centre Marial d’Évangélisation sur la place Mariana de la Basilique de Guadalupe offre la possibilité d’instruire 2 millions de Mexicains par an, avec un catéchisme express à fort impact ; cela aidera à faire croître la connaissance de la doctrine catholique et à raviver la foi des fidèles.

La FEM Aleteia Mexique désire être un bras utile de l’Église catholique du Mexique dans les tâches nouvelles d’évangélisation. Elle met à disposition des outils pratiques pour réveiller l’intérêt tant des croyants que des non-croyants, elle offre principalement des éléments formateurs qui nous permettent à tous d’être des personnes vertueuses et meilleures avec une vie de foi plus solide.

Le Centre Multimédia d’Évangélisation sur la place Mariana de la Basilique de Guadalupe désigne le projet le plus ambitieux d’évangélisation mené par la Fondation pour l’Évangélisation par les Médias, il ouvrira ses portes aux 20 millions de pèlerins qui visitent chaque année la Basilique de Guadalupe. Ce Centre d’évangélisation marial prévoit d’accueillir 500 000 visiteurs par an. Nous confions ce projet à l’intercession maternelle de Notre Dame de Guadalupe.


Citation :
« Très Sainte Vierge ! Puissions-nous comme le bienheureux Juan Diego, porter ton image imprimée en nous, sur le chemin de notre vie, et annoncer la Bonne Nouvelle du Christ à tous les hommes »
Homélie du Bienheureux Jean-Paul II le 24 janvier 1999, à Mexico.







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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Ven 12 Juin 2015 - 19:50





Dimanche 21 juin
Journée de prière et d'amitié - Pontmain (53)


Depuis 2000 ans, une femme entre toutes les femmes bouleverse le monde et ses habitants. Elle est à l'origine des plus grands rassemblements mondiaux, réalise des prodiges par milliers, interpelle depuis des siècles, multiplie ses apparitions, délivre des secrets , fait pleurer les icônes... Son nom : Marie.

Dimanche 21 juin, projection privée en présence du réalisateur Pierre Barnérias.


Programme de la journée : 9h30 chapelet (lieu à préciser)
10h30 : messe à la basilique
pique-nique à la salle des loisirs
13h30 : Assemblée générale de l'association, projets 2015 et 2016 pour l'association
14h30 : projection du film M et le 3e secret - 17h30 : Débat
18h30 : fin


Si vous pensez y aller contacter : Etoile Notre Dame
contact@etoilenotredame.org
Objet : Assemblée Générale 21 juin - Film M et le 3e secret



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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Sam 13 Juin 2015 - 19:47




Marie dans la liturgie catholique romaine



Le concile Vatican II a exhorté tous les fils de l'Église au culte de la sainte Vierge, un culte qui doit être surtout liturgique (Lumen Gentium 67), c'est à dire par la célébration des fêtes liturgiques.

Le concile Vatican II a rappelé que c'est en célébrant le cycle annuel du Seigneur que l'Eglise célèbre Marie. Marie est donc d'abord associée aux fêtes du Seigneur, et les fêtes de Marie  concernent aussi le Seigneur à qui Marie est unie par un lien indissoluble. (Vatican II, Constitution sur la liturgie §103).

Les différentes fêtes mariales ont 4 degrés d'importance :

* Solennité,
* Fêtes,
* Mémoires (mémoires obligatoires / mémoires facultatives),
* Fêtes locales.


En 1974, Paul VI a rénové le calendrier des fêtes de la Vierge Marie par son exhortation apostolique Marialis cultus.

Marie est associée aux fêtes du Seigneur

« En célébrant ce cycle annuel des mystères du Christ, la sainte Eglise vénère avec un particulier amour la bienheureuse Marie, mère de Dieu qui est unie à son Fils dans l'œuvre salutaire par un lien indissoluble » (Vatican II, Constitution sur la sainte liturgie).

* Le Triduum pascal.
* La Nativité du Seigneur.
* Epiphanie.
* Ascension.
* Pentecôte.
* Les dimanches de l’Avent, du Carême et de Pâques.
* Le mercredi des cendres.
* Le dimanche.


Solennités et fêtes de Marie

* 8 septembre : Nativité de la Vierge Marie : fête
* 8 décembre : Immaculée conception : Solennité
* 1 janvier : Sainte Marie Mère de Dieu : Solennité
* 2 février : Présentation du Seigneur : Fête
* 25 mars : Annonciation : Solennité
* Samedi après le 4ème dimanche de Pâque : sainte Marie consolatrice des affligés, patronne principale du Luxembourg (Luxembourg : Solennité)
* 31 mai : La Visitation de la Vierge Marie : fête
sainte Anne (Canada) : fête
* 15 août : Assomption : Solennité
* 31 août : Sainte Vierge Marie Médiatrice (en Belgique). En Afrique du Nord, c'est une solennité.


Mémoires de Marie

Chaque samedi : quand ce jour n'est pas occupé par une solennité, une fête ou une mémoire obligatoire, on peut célébrer la mémoire de Notre-Dame.
Mémoires liées à des récits apocryphes anciens, des récits qui n'ont pas de valeur historique mais qui ont cependant une valeur spirituelle :

* 21 novembre : Présentation de Marie au temple.
* 26 juillet : Sainte Anne et saint Joachim.


Mémoires liées à des apparitions de la Vierge Marie :

* 11 février (Notre Dame de Lourdes).
* 13 mai (Notre Dame de Fatima).
* 12 décembre (Notre Dame de Guadalupe).
* 27 décembre (la rue du Bac).


Mémoires liées à l'histoire de l'Eglise :

* Après le concile d'Ephèse (431) on veut honorer Marie mère de l'humanité du Fils de Dieu, mère de Dieu, et on dédicace à Marie la basilique sainte Marie Majeure, on crée ensuite la fête du 5 août.

* Le schisme d'Avignon (1378) pousse l'évêque de Prague, Jenstein, à introduire la fête de la Visitation.

* Le mouvement hérétique de Huss provoque le synode de Cologne (1423) et la fête de la Notre-Dame des douleurs.


Mémoires diocésaines, les fêtes locales

Elles sont très nombreuses ! Elles marquent un événement notable dans un diocèse (fondation d’un sanctuaire suite à une apparition ou des révélations privées, pèlerinage régional...) ou un événement important pour un ordre religieux.

Entrent par exemple dans cette catégorie : Notre Dame de La Salette (célébrée le 19 septembre), Notre Dame de Banneux, Notre Dame de Beauraing, les apparitions de Betania, Notre Dame de Tous les Peuples (Amsterdam), Notre Dame de L’Ile-Bouchard, etc.


Françoise Breynaert
Pour Marie de Nazareth






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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Lun 15 Juin 2015 - 18:54





Les apparitions de Deir Al-Maghti en Basse Egypte




A l'origine, c'était le monastère d’al-Maghti qui était le lieu d'un pèlerinage marial, avec un phénomène d'apparitions collectives annuelles.
Après la destruction de ce sanctuaire, la foi populaire s'est reportée sur le monastère Sainte-Damienne.


Une apparition annuelle, au mois de mai...

D’après les récits du géographe et chroniqueur musulman Al-Maqrîzî (1364-1442), la Vierge apparaissait chaque année dans l’église du monastère d’al-Maghti, connu aussi par les Ethiopiens sous le nom de Dabra Metmâq, situé près du lac Bouroullos et au nord de Bilqâs (dans le Delta oriental), le 21 du mois copte de bachnas (29 mai).

Selon un cycle de traditions mariales conservé en Ethiopie, c’est à la suite d’une demande expresse de l’Enfant Jésus, que la Vierge se manifestait annuellement à Al-Maghti, entourée des archanges Michel et Gabriel, ainsi que de saints martyrs, à tout fidèle pèlerin qui le souhaitait ardemment au fond de son cœur. Dès la première année après la fondation du monastère, les moines réunis en l’église avaient vu une colonne de lumière effleurer l’autel, se transformer en barque lumineuse portant la Vierge, les anges, des saints (notamment les apôtres et les saints cavaliers, Théodore, Georges et Mercure), et aussi les innocents exterminés sur l’ordre d’Hérode. La Vierge ayant enjoint aux moines d’associer le peuple à ce miracle, un pèlerinage fut organisé.


...dont sont témoins les moines et les fidèles

Le pèlerinage durait cinq jours et réunissait, dans d’immenses campements, des pèlerins égyptiens, éthiopiens, maronites, grecs, nestoriens, latins et même musulmans. Les fidèles adoptèrent la coutume de lancer vers la coupole de l’église, au moment de l’apparition, leurs turbans et foulards, et parfois la Vierge consentait à en toucher l’un ou l’autre. Chacun pouvait en outre demander et obtenir de voir, pressés autour de Notre- Dame, ses parents ou ses proches défunts, comme s’ils étaient vivants. Les apparitions du monastère d’Al-Maghti furent très connues en Ethiopie, grâce au Livre des miracles de Marie et elles sont même mentionnées dans le synaxaire éthiopien, à la date du 21 genbot/21 bachnas (29 mai).

... jusqu'à la destruction du monastère

Selon ce Livre des miracles, confirmé par le géographe Al-Maqrîzî (mort en†1441), le monastère fut détruit en 1438, durant le ramadan, sur ordre du sultan mamelouk Barsbay al-Malik al-Ashraf Sayf ad-Dan.


La foi populaire semble alors avoir déplacé les « apparitions » de la Vierge au monastère proche de Sainte-Damienne à Deir Dimyanah. Mais c'est alors un phénomène très naturel qui semble expliquer les dites "apparitions" .


***************************************************************

Extraits de Christian CANNUYER, "DEIR AL-MAGHTI", dans : René LAURENTIN et Patrick SBALCHIERO, Dictionnaire encyclopédique des apparitions de la Vierge. Inventaire des origines à nos jours. Méthodologie, prosopopée, approche interdisciplinaire, Fayard, Paris 2007.







Deir Dimyanah


Le monastère de Sainte-Damienne (Deir Sitt Dimyânah), dans le Wâdî as-Sîsibân, à 10 km au nord de Bilqâs (Basse-Egypte, province de Daqahliyya), est aujourd’hui le plus important couvent de moniales de l’Eglise copte orthodoxe.

Sur le lieu du tombeau de la martyre sainte Damienne

La tradition locale place en cet endroit le tombeau de la martyre sainte Damienne, fille du gouverneur chrétien de la contrée, qui aurait vécu là en vierge avec quarante compagnes et y aurait subi le martyre sous Dioclétien. Sainte Hélène, mère de Constantin, y aurait fait élever un premier martyrium.

Et sur le lieu de nombreuses "apparitions" de la Vierge...

Plusieurs voyageurs du XVIIe et du XVIIIe siècles tel le jésuite Claude Sicard, font état de fréquentes apparitions de la Vierge, en compagnie d’autres saints, lors du pèlerinage annuel qui avait lieu en ce couvent le 12 bachnas (20 mai).

Ces apparitions présentent d’étroites ressemblances avec celles décrites à propos du monastère d’Al-Maghti, lequel se trouve à quelque 15 km de distance. Il est vraisemblable que lorsque le couvent d’Al- Maghti fut détruit en 1438, les phénomènes surnaturels que la tradition locale y situait furent transférés à Sainte-Damienne.


...qui pourraient avoir une explication très naturelle

Le dominicain Vansleb, qui se rendit en 1672 à « Gemiane » (Dimyânah), a vu pendant trois jours ces apparitions dans la chapelle sud du monastère, mais il y dénonça l’effet d’une illusion d’optique, la chapelle fonctionnant à la manière d’une camera obscura sur la coupole de laquelle, par l’entremise d’une fenêtre étroite, étaient projetées des images de personnes situées à l’extérieur ; la crédulité populaire faisait le reste et voyait par exemple la Vierge dans « l’ombre d’une femme qui porte un enfant sur ses bras ». « Ils sont tellement entêtés de la vérité de cette apparition, remarque Vansleb, que si quelqu’un la leur voulait contester, il courrait le risque de se faire assommer. »

Le dominicain remarqua d’ailleurs que le même phénomène se produisait dans une église voisine, ce que confirme l’histoire des patriarches d’Alexandrie, qui évoque de nombreux sanctuaires du Delta où apparaissait régulièrement la Vierge. Vansleb ajoute : « Pour achever le récit de cette apparition, je dis qu’elle dure trois jours de suite, pendant lequel temps il y a un si grand concours de peuple dans cette chapelle qu’on y étouffe presque, et lorsqu’ils aperçoivent quelque ombre sur la muraille, ils poussent des cris de joie, disant en leur langue : “Selam lak Kaddis Filan” ou “Je vous salue saint N.N.”, chantant son hymne et lui adressant des vœux et des prières. Et de tous les saints que leur Eglise révère, je n’ai vu invoquer que ces quatre seulement, qui sont la Sainte Vierge, saint Georges, saint Menna et saint Poctor »



***************************************************************

Extraits de Christian CANNUYER, professeur de l’université catholique de Louvain article «DEIR DIMYANAH», dans : René LAURENTIN et Patrick SBALCHIERO, Dictionnaire encyclopédique des apparitions de la Vierge. Inventaire des origines à nos jours. Méthodologie, prosopopée, approche interdisciplinaire, Fayard, Paris 2007.

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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Mar 16 Juin 2015 - 10:55





Saint Padre Pio et Marie





Sa dévotion à Marie était pleine de tendresse et de ferveur

Dans sa famille, on priait Marie. Sa dévotion était pleine de tendresse et de ferveur.

En effet, lorsqu’on parle de cette dévotion qui brûlait le cœur de celui que l’on a appelé le « crucifié du Gargano », on est contraint de se souvenir et de mettre en lumière la dévotion qu’il nourrissait pour la Vierge de son enfance, la Madone de la Libera que l’on vénérait dans l’église paroissiale de Pietrelcina, ainsi que sa dévotion à la Vierge de Pompéi sans oublier, bien évidemment, le tableau de Notre Dame des Grâces qui dominait l’autel de la petite église du couvent des capucins de San Giovanni Rotondo.

Et on trouve en lui, à l’évidence, les signes précis de son âme transformée et configurée à Marie et au Christ, par la lumière de l’Esprit-Saint …


La Vierge est comme un moule capable de modeler une âme en Dieu

Padre Pio est ainsi élevé jusqu’ à l’intimité avec la Trinité.
Saint Louis-Marie Grignion de Montfort - qui a si bien analysé les effets de l’union transformante en Marie - affirme que la Vierge communique son âme et son esprit à celui qui se confie à Elle et c’est ainsi qu’il se trouve aussi transformé en Jésus.

Saint Augustin, de son côté, avait présenté Marie comme « forma Dei », c’est-à-dire curieusement que la Vierge est comme un moule capable de modeler une âme en Dieu. Par conséquent, celui qui se jette dans ce moule divin se trouve bien vite modelé en Jésus et Jésus en lui. Il devient, pour ainsi dire, presque divinisé parce qu’il s’est jeté dans le même moule dans lequel le Christ-Jésus a été formé.
C’est aussi l’expérience de Padre Pio.


De l’union mystique avec Marie, à l’union mystique avec Jésus

L’union mystique avec Marie prélude à l’union mystique avec Jésus et, à travers Lui, nous montons jusqu’à l’union avec les Personnes de la Trinité : union, communion, communication : c’est donc un acte unique. Pratiquement, l’âme qui s’unit à Marie contemple le Père, le Verbe et l’Esprit Saint avec les yeux de Marie. L’âme contemple, elle jouit et elle s’épanouit avec Jésus vivant en Marie.

L’Esprit Saint a versé, en effet, dans ce cristal très pur qu’est le Cœur de Marie non seulement la pureté immaculée, mais aussi la grâce de la sanctification et de la divinisation. La Maternité divine l’a ensuite élevée encore davantage à ces célestes hauteurs.


Et le Christ communique à l’âme purifiée qui se donne à Marie, les flammes de son Esprit.

A ce point, le « mystique » se trouve immergé dans la « flamme d’amour » qui se répand dans son Cœur et qui enflamme même jusqu’à son corps. C’est ce phénomène qui produisait en Padre Pio les hyperthermies, des températures qui atteignaient 48° et jusqu’à 52° plusieurs fois enregistrées par les médecins même pendant son Service Militaire et qui faisaient toucher du doigt à quel point Dieu est un « feu dévorant ».



Padre Pio, la messe, et la Vierge Marie




Et puisque la Messe est la réactualisation du Sacrifice du Calvaire, l'autel de cette petite église était, pour Padre Pio, le nouveau Golgotha sur lequel il s'immolait lui-même.

Il faut savoir que la première qui assistait à la Messe de Padre Pio, c'était la Vierge Marie Elle-même... Elle l'accompagnait à l'autel chaque jour.


Dans la lettre du 1° Mai 1912, il écrivait :

« Comme ce mois prêche bien les douceurs et la beauté de Marie !...
Combien de fois n'ai-je pas confié à cette Mère les pénibles angoisses de mon cœur agité ! Et combien de fois ne m'a-t-Elle pas consolé ? Pauvre petite Maman, comme Elle m'aime ! Je m'en suis à nouveau rendu compte dès les premières heures de ce mois (de mai consacré à la Vierge Marie).
Avec beaucoup de soins, Elle m'a Elle-même accompagné à l'Autel ce matin...

Je voudrais avoir une voix tellement puissante pour inciter les pécheurs du monde entier à aimer la Madone ! Mais puisque cela m'est impossible, le prierai encore mon petit ange de remplir pour moi ce devoir... »
.









Le Père Derobert est né à Annecy (France, Savoie)

Il a bien connu Saint Padre Pio depuis octobre 1955, alors qu'il était étudiant au Séminaire Pontifical Français de Rome et à l'Université Grégorienne.

Padre Pio l'a choisi comme « Fils Spirituel » le 3 Octobre 1955. Depuis cette date, il éprouve chaque jour l'assistance spéciale que Padre Pio lui avait promise.

Depuis 1996, il exerce son ministère auprès de la Maison de Retraite des Religieuses du Bon Pasteur, à Marseille. Et il invité à parler de Padre Pio à la TV, à la radio, et dans de nombreuses villes.

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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Mer 17 Juin 2015 - 14:29





Adoration du Saint Sacrement et Rosaire




Lorsque nous récitons le rosaire en présence du Saint-Sacrement, nous aimons Jésus avec le cœur de Marie. Lorsque nous récitons le rosaire en présence du Saint-Sacrement, nous offrons à Jésus la parfaite adoration de Marie. Nous unissons notre amour pour Jésus à la louange et l'amour parfait de Marie.

Jésus accueille notre heure d'adoration comme si c'était Marie elle-même qui priait. Peu importe la faiblesse de notre foi ou la pauvreté de notre amour, Marie nous reçoit dans son Cœur et Jésus accueille notre heure comme si elle provenait directement du Cœur même de sa Mère. Le Cœur immaculé de Marie supplée à ce qui manque à notre cœur.



Père Martin Lucia, Méditations du Rosaire de Mère Teresa de Calcutta
Missionnaires du Saint-Sacrement, B.P. 12, 83110 Sanary-sur-Mer, France
.



Eucharistie et Miséricorde.


Marie et l’Eucharistie (Benoît XVI) : offrande et beauté




Chaque fois que dans la liturgie eucharistique nous nous approchons du Corps et du Sang du Christ, nous nous tournons également vers Marie, qui a accueilli pour toute l'Église le sacrifice du Christ, en y adhérant pleinement. Les Pères synodaux ont justement affirmé que « Marie inaugure la participation de l'Église au sacrifice du Rédempteur ». (104) Elle est l'Immaculée qui accueille inconditionnellement le don de Dieu et, de cette façon, elle est associée à l'œuvre du salut.

Benoît XVI, Exhortation apostolique Sacramentum Caritatis § 33
L'Église voit en Marie, « Femme eucharistique » - comme l'a appelée le Serviteur de Dieu Jean-Paul II[1]-, son icône la mieux réussie et elle la contemple comme modèle irremplaçable de vie eucharistique.

C'est pourquoi, se préparant à accueillir sur l'autel le «verum Corpus natum de Maria Virgine», le prêtre, au nom de l'assemblée liturgique, affirme avec les paroles du Canon :

Nous voulons nommer en premier lieu la bienheureuse Marie toujours Vierge, Mère de notre Dieu et Seigneur, Jésus-Christ.

Son saint nom est invoqué et vénéré aussi dans les canons des traditions chrétiennes orientales.

Les fidèles, quant à eux, « recommandent à Marie, Mère de l'Église, leur existence et leur travail. S'efforçant d'avoir les mêmes sentiments que Marie, ils aident toute la communauté à vivre en offrande vivante, agréable au Père »[2].

Elle est la Tota pulchra, la Toute-belle, puisque resplendit en elle la splendeur de la gloire de Dieu. La beauté de la liturgie céleste, qui doit se refléter aussi dans nos assemblées, trouve en elle un miroir fidèle.
Nous devons apprendre d'elle à devenir nous-mêmes des personnes eucharistiques et ecclésiales pour pouvoir nous aussi, selon la parole de saint Paul, nous présenter « sans tache » devant le Seigneur, comme celui-ci a voulu que nous soyons dès le commencement (cf. Col 1, 21; Ep 1, 4).



Benoît XVI, Exhortation apostolique Sacramentum Caritatis 96
[1] Cf. Jean-Paul II, Encycl. Ecclesia de Eucharistia (17 avril 2003), n. 53
[2] Proposition 50.



Benoît XVI, Adoration eucharistique avec Marie (Lourdes 2008)




Marie, la Vierge sainte, Marie, l'Immaculée Conception, a accepté, voici deux mille ans, de tout donner, d'offrir son corps pour accueillir le Corps du Créateur. Tout est venu du Christ, même Marie ; tout est venu par Marie, même le Christ.

Marie, la Vierge sainte, est avec nous ce soir, devant le Corps de son Fils, cent cinquante ans après s'être révélée à la petite Bernadette.

Vierge sainte, aidez-nous à contempler, aidez-nous à adorer, aidez-nous à aimer, à aimer davantage Celui qui nous a tant aimés, pour vivre éternellement avec Lui.

Une foule immense de témoins est invisiblement présente à nos côtés, tout près de cette grotte bénie et devant cette église voulue par la Vierge Marie ; la foule de tous ceux et de toutes celles qui ont contemplé, vénéré, adoré, la présence réelle de Celui qui s'est donné à nous jusqu'à sa dernière goutte de sang ; la foule de tous ceux et de toutes celles qui ont passé des heures à L'adorer dans le Très Saint Sacrement de l'autel.

Ce soir, nous ne les voyons pas, mais nous les entendons qui nous disent, à chacun et à chacune d'entre nous : « Viens, laisse-toi appeler par le Maître ! Il est là ! Il t'appelle (cf. Jn 11, 28) ! Il veut prendre ta vie et l'unir à la sienne. Laisse-toi saisir par Lui. Ne regarde plus tes blessures, regarde les siennes. Ne regarde pas ce qui te sépare encore de Lui et des autres ; regarde l'infinie distance qu'Il a abolie en prenant ta chair, en montant sur la Croix que Lui ont préparée les hommes et en se laissant mettre à mort pour te montrer son amour. Dans ses blessures, Il te prend ; dans ses blessures, II t'y cache, ne te refuse pas à son Amour ! ».

La foule immense de témoins qui s'est laissée saisir par son Amour, c'est la foule des saints du ciel qui ne cessent d'intercéder pour nous. Ils étaient pécheurs et le savaient, mais ils ont accepté de ne pas regarder leurs blessures et de ne plus regarder que les blessures de leur Seigneur, pour y découvrir la gloire de la Croix, pour y découvrir la victoire de la Vie sur la mort. Saint Pierre-Julien Eymard nous dit tout, lorsqu'il s'écrie : « La sainte Eucharistie, c'est Jésus-Christ passé, présent et futur »[1].



[1] Sermons et instructions paroissiales d'après 1856, 4-2,1. De la méditation

Extrait de la méditation de Benoît XVI pendant la procession eucharistique
sur la prairie à Lourdes,
Dimanche 14 septembre 2008




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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Jeu 18 Juin 2015 - 12:55




Garabandal (Espagne) : N-D du Carmel (1961-1965)




Origine[1].

En 1961, à Garabandal, village de 300 habitants dans les Pyrénées espagnoles, au lieu dit la Calleja, quatre petites filles, Conchita, Jacinta, Mari Loli et Mari Cruz attestent l'apparition d'un ange, puis d'une lumière intense "qui ne fait pas mal aux yeux", puis de la Vierge Marie sous le vocable de Notre-Dame du Carmel.

L'apparition porte un scapulaire marron, un manteau bleu, une robe blanche, et une couronne d'étoiles dorées.

Du 2 juillet 1961 au 13 novembre 1965, les fillettes ont allégué plus de 2000 rencontres avec la Vierge. Parfois, il y a des phénomènes extraordinaires, tels qu'une marche extatique ou une lévitation.

Le 1° juin 1965, la Vierge annonce à Conchita :

-un avertissement (chacun de nous fera une prise de conscience du mal qu'il a fait et du bien qu'il a omit de faire. Cette prise de conscience sera très douloureuse, mais ne produira pas de dommage physique),
- puis un miracle (Le miracle aura lieu en mars, avril ou mai, et après le miracle, un signe permanent.) L'avertissement doit purifier le monde avant le miracle. « Ce sera le plus grand miracle jamais fait par Jésus pour le monde. »

- Alors, si le monde ne change pas après le miracle, Dieu enverra le chatiment qui sera plus terrible que ce que l'humanité peut s'infliger à elle-même.


Enquête (s) [2]

Plusieurs enquêtes (1961, 1962, 1967, 1968, 1976) ont conclu qu'il n'y avait pas eu d'apparitions et ont interdit publicité et pèlerinages.

Cependant en juin 1988, Mgr Juan Del Val Gallo, évêque diocésain, ouvre une nouvelle enquête et permet aux prêtres de se rendre à Garabandal et d'y célébrer la messe dans l'église paroissiale. Le pèlerinage reprend discrètement.

Un site officiel a récemment vu le jour.
http://www.garabandalparroquia.com/
voir aussi : http://www.garabandal.us



Principaux messages.

Message du 18 octobre 1961[3]

«Il faut faire beaucoup de sacrifices, il faut faire beaucoup pénitence, visiter beau­coup le Saint Sacrement. Mais avant tout, il faut être très bon.
Si nous ne le faisons pas, viendra un châtiment. Déjà la coupe est en train de se remplir, si nous ne changeons pas le châtiment sera très grand».
Message du 18 juin 1965 (par l'intermédiaire de saint Michel)[4]

«Comme on n'a pas accompli et comme on n'a pas fait connaître beaucoup au monde mon Message du 18 octobre 1961, je veux vous dire que celui-ci est le dernier.

Auparavant, la Coupe (de la Colère divine) se remplissait; maintenant, elle déborde.

Les cardinaux, évêques et prêtres marchent nombreux sur le chemin de la perdition et avec eux entraînent les âmes.

A l'Eucharistie, on donne sans cesse moins d'importance. Vous devez faire des efforts pour éviter la colère de Dieu qui pèse sur vous.
Si vous Lui demandez pardon, avec des âmes sincères, Il vous pardonnera.

Moi, votre Mère, par l'intercession et par l'intermédiaire de Saint Michel, je veux vous dire que vous vous amendiez.
Déjà vous êtes dans les derniers avertissements.

Je vous aime beaucoup, et je ne veux pas votre condamnation.
Priez-nous sincèrement, et Nous vous exaucerons.
Vous devez vous sacrifier davantage, MÉDITEZ LA PASSION DE JÉSUS».


Garabandal et l'Apocalypse.

Il est possible de rapprocher les thèmes de l'avertissement et du châtiment des thèmes du livre de l'Apocalypse qui parle aussi d'avertissement et de châtiments, comme autant de fléaux dans un vaste Exode devant conduire les justes à la Jérusalem céleste et les mauvais, avec Satan, dans l'étang de feu. Le lien est d'autant plus justifié que Notre Dame de Garabandal apparaît couronnée de douze étoiles, comme la Femme d'Apocalypse 12.

Garabandal et le Carmel.

Le titre que Marie se donne à Garabandal « Notre Dame du Carmel », suggère un lien avec les apparitions de Lourdes et de Fatima.
« En clôturant ses visites à Lourdes le 16 juillet 1858, en la fête de Notre-Dame du Mont-Carmel, Marie place le symbole du Mont-Carmel en point d'orgue d'un cheminement spirituel dont les apparitions précédentes constituent les étapes nécessaires. [...] En clôturant ses visites à Lourdes le 16 juillet, en la fête de Notre-Dame du Mont-Carmel, Marie place le symbole du Mont-Carmel en point d'orgue d'un cheminement spirituel dont les apparitions précédentes constituent les étapes nécessaires. »[5]
A Fatima, le 13 octobre 1917, après le miracle du soleil, Lucie, seule, vit ensuite Notre-Dame des Douleurs et Notre Seigneur qui bénissait encore le monde, puis Notre-Dame du Mont Carmel donnant le scapulaire.
A Garabandal, en portant elle-même le scapulaire, Marie nous invite à en (re)découvrir la signification (la dévotion du scapulaire du carmel est quasiment une variante, très concrète, de la consécration à Jésus par Marie).





**************************************************************************************
[1] Résumé de : Patrick Sbalchiero, « Garabandal » dans : René Laurentin et Patrick Sbalchiero, Dictionnaire encyclopédique des apparitions de la Vierge, Fayard, Paris 2012, p. 375-378.
[2] Résumé de : Patrick Sbalchiero, Ibid.
[3] http://www.garabandalparroquia.com/
[4] http://www.garabandalparroquia.com/
[5] Patrick SANDRIN, A ciel ouvert, EDB, Nouan 2013, p. 134-135


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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Jeu 18 Juin 2015 - 13:00

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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Lun 22 Juin 2015 - 12:56




1° CONCILE DE CONSTANTINOPLE (381) :
L'INCARNATION, L'ESPRIT SAINT ET LA VIERGE MARIE





La vraie foi conduit à la vraie prière.

Le symbole du premier concile de Constantinople, convoqué par l’empereur Théodose en 381, pour les églises orientales de langue grecque, fut reconnu comme une formule de foi au caractère universel au concile de Chalcédoine. Le concile fut réuni pour résoudre les deux grands problèmes qui infiltraient les églises grecques à la fin du 4e siècle :

- Résoudre la polémique qui restait avec les disciples d'Arius (la divinité du Christ). Ainsi :

Citation :
Je crois en un seul Seigneur,
Jésus Christ, le Fils unique de Dieu,
né du Père avant tous les siècles :
Il est Dieu, né de Dieu, lumière, née de la lumière,
vrai Dieu, né du vrai Dieu,
engendré, non pas créé, de même nature que le Père,
et par lui tout a été fait.
Pour nous les hommes et pour notre salut, il s'est incarné de l'Esprit Saint et de la Vierge Marie.

- Clarifier l’origine et la nature divine de l’Esprit Saint, contestée par les Macédoniens. Ainsi :

Citation :
Je crois en l'Esprit Saint,
qui est Seigneur et qui donne la vie ;
[version grecque] : il procède du Père
[version latine] : il procède du Père et du Fils ;
avec le Père et le Fils,
il reçoit même adoration et même gloire

La formule mariale :

« Pour nous les hommes et pour notre salut, il s'est incarné de l'Esprit Saint et de la Vierge Marie. »

La formule mariale de ce Concile, dans sa version littérale latine du texte grec original est : "Et Incarnatus est de Spiritu santo et Maria virgine".

La formule est précédée d’articles de foi sur la divinité du Christ et le but salvateur de sa descente d’auprès de Dieu. Ce n’est donc pas un discours direct et autonome sur la maternité virginale de Marie, ce qui explique la pauvreté de l’exposé sur le sujet.

Cependant l’assertion sur la fonction maternelle de Marie dans l’Incarnation du Fils de Dieu est explicite et elle est sûre.

"de Spiritu Sancto et Maria Virgine".

"de" Par la préposition causale "de", l’action du verbe "il s'est incarné" ("incarnatus est" ) est rapportée en même temps à l’Esprit Saint et à la Vierge Marie, comme à un unique principe composé, divin et humain.
"Spiritu Sancto", dans le grec original est sans l’article, qui aurait pu légitimer avec sûreté la référence à la troisième Personne de la très sainte Trinité. Cependant rien n’empêche de penser que, vu la clarification sur l’Esprit Saint faite par ce concile, les pères entendaient déjà lui donner précisément un sens personnaliste.

"et Maria Virgine", la personne de Marie est grammaticalement et doctrinalement jointe avec l’Esprit Saint comme co-principe humain de l’Incarnation et de l’humanisation du Fils de Dieu pour le salut de l’homme.
Extrêmement significatif est le terme "Vierge". Il est lié à la personne de Marie comme apposition, non comme adjectif ou attribut. Le texte grec devrait être traduit : "Marie, La Vierge", il indique doctrinalement la caractéristique essentielle, l’élément significatif de l’apport humain à l’Incarnation.

En bref

La valeur de la formule mariale du premier concile de Constantinople est d’exprimer solennellement la fonction maternelle de la Vierge Marie dans l’Incarnation du Fils de Dieu en tant que tel.
Cette formule se rapporte aussi au but même de l’Incarnation, c’est-à-dire le Fils de Dieu s’est incarné de Marie la Vierge "pour les hommes et pour leur salut."





**********************************************************************************************

Extraits de S.Meo, articolo Madre di Dio, nel Nuovo dizionario di mariologia, a cura di de Fiores, ed. san Paolo 1985, p.731-733




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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Mar 23 Juin 2015 - 13:13




Concile d'Ephèse (431). Marie, Mère de Dieu, Theotokos (Jean Paul II)




1. La contemplation du mystère de la naissance du Sauveur a conduit le peuple chrétien à se tourner vers la Vierge sainte, non seulement en tant que Mère de Jésus mais aussi à la reconnaître Mère de Dieu. Cette vérité a été approfondie et comprise comme partie intégrante du patrimoine de la foi de l'Église dès les premiers siècles de l'ère chrétienne, avant d'être solennellement proclamée par le Concile d'Éphèse en 431.

Dans la première communauté chrétienne, au moment où les disciples prennent de plus en plus conscience que Jésus est le Fils de Dieu, il devient évident que Marie est la Theotokos, la Mère de Dieu.

C'est un titre qui n'apparaît pas explicitement dans les textes évangéliques, bien qu'on y trouve "la Mère de Jésus" et qu'on y affirme qu'Il est Dieu (Jn 20, 28 ; cf. 5,18 ; 10, 30.33). Quoi qu'il en soit, Marie est présentée comme Mère de l'Emmanuel, qui signifie " Dieu avec nous " (cf. Mt 1, 22-23).

Dès le IIIe siècle, selon un ancien témoignage écrit, les chrétiens d'Egypte s'adressaient à Marie avec cette prière :
« Sous ta protection nous cherchons refuge, sainte Mère de Dieu ne méprise pas nos supplications, nous qui sommes dans l'épreuve, et épargne nous tout danger, ô Vierge glorieuse et bénie » (Liturgie des Heures).
Dans ce témoignage ancien, l'expression Theotokos, " Mère de Dieu ", apparaît pour la première fois de manière explicite.

Dans la mythologie païenne, il arrivait souvent qu'une déesse fût présentée comme la mère d'un dieu. Zeus, par exemple, le dieu suprême, avait pour mère la déesse Rea. Ce contexte a peut-être facilité chez les chrétiens l'usage du titre " Theotokos ", " Mère de Dieu " pour la mère de Jésus. Il faut remarquer cependant que ce titre n'existait pas, mais qu'il a été créé par les chrétiens pour exprimer une foi qui n'avait rien à voir avec la mythologie païenne, la foi dans la conception virginale, dans le sein de Marie, de Celui qui était depuis toujours le Verbe éternel de Dieu.

2. Au IVe siècle, l'expression Theotokos est désormais fréquemment utilisée en Orient et en Occident. La piété et la théologie font toujours davantage référence à cette expression qui est entrée maintenant dans le patrimoine de la foi de l'Église.

On peut donc comprendre le grand mouvement de protestation qui se créa au Ve siècle, quand Nestorius remit en question la légitimité du titre de "Mère de Dieu". En effet, étant enclin à ne considérer Marie que comme Mère de l'homme Jésus, il soutenait que seule l'expression "Mère du Christ " était doctrinalement exacte. Nestorius était tombé dans cette erreur à cause de sa difficulté à reconnaître l'unité de la personne du Christ et à cause de sa fausse interprétation de la distinction entre les deux natures -divine et humaine- qui Lui sont propres.

Le Concile d'Éphèse, en 431, condamne ses thèses et, affirmant la subsistance de la nature divine et de la nature humaine dans l'unique personne du Fils, il proclama Marie Mère de Dieu.

3. Les difficultés et les objections de Nestorius nous donnent une bonne occasion de réfléchir pour comprendre et interpréter correctement ce titre. L'expression Theotokos, qui signifie littéralement "celle qui a engendré Dieu", peut surprendre à première vue ; en effet, on peut se poser la question de savoir comment une créature humaine engendre Dieu.

La réponse de la foi de l'Église est claire : la maternité divine de Marie se réfère uniquement à la génération humaine du Fils de Dieu et non, à l'inverse, à sa génération divine. Le Fils de Dieu a été, depuis toujours, engendré par Dieu le Père et il lui est consubstantiel. Dans cette génération éternelle, Marie n'a évidemment aucun rôle.

Cependant, le Fils de Dieu, il y a 2000 ans, a pris notre nature humaine et il a été alors conçu et enfanté par Marie.

En proclamant Marie "Mère de Dieu", l'Église veut, ainsi, affirmer qu'elle est la "Mère du Verbe incarné, qui est Dieu"
. Sa maternité, pourtant, ne concerne pas toute la Trinité, mais uniquement la seconde Personne, le Fils qui, en s'incarnant, a pris d'elle la nature humaine.

La maternité est une relation de personne à personne : une mère n'est pas seulement mère du corps ou de la créature physique sortie de son sein, mais de la personne qu'elle enfante. Marie, ayant donc engendré selon la nature humaine la personne de Jésus, qui est une personne divine, est Mère de Dieu.

4. En proclamant Marie "Mère de Dieu", l'Église professe dans une même expression sa foi au sujet du Fils et de la Mère. Cette union apparaît déjà au Concile d'Ephèse ; avec la définition de la maternité divine de Marie, les Pères ont voulu mettre en évidence leur foi en la divinité du Christ.

Malgré les objections, anciennes et récentes, sur l'opportunité de reconnaître à Marie ce titre, les chrétiens de tous les temps, en interprétant correctement la signification de cette maternité, en ont fait une expression privilégiée de leur foi en la divinité du Christ et de leur amour pour la Vierge.

Dans la Theotokos, l'Église reconnaît,

- d'une part, la garantie de la réalité de l'Incarnation, car, comme l'affirme saint Augustin "Si la maternité n'est pas réelle, la chair n'est pas réelle non plus... ni les plaies lors de la Résurrection" (Tract. in Ev. bannis, 8, 6-7).

- D'autre part, elle contemple avec étonnement et elle célèbre avec vénération l'immense grandeur que confère à Marie Celui qui a voulu être son fils. L'expression "Mère de Dieu" s'adresse au Verbe de Dieu, qui, par l'Incarnation, a accepté l'humilité de la condition humaine pour élever l'homme à la filiation divine. Mais ce titre, à la lumière de la sublime dignité conférée à la Vierge de Nazareth, proclame cependant la noblesse de la femme et sa très haute vocation. En effet, Dieu considère Marie comme une personne libre et responsable et il ne réalise pas l'Incarnation de son Fils sans avoir obtenu au préalable son consentement.

Suivant l'exemple des premiers chrétiens de l'Égypte, les fidèles se confient à Celle qui, étant Mère de Dieu, peut obtenir de son divin Fils d'être libérés des dangers et d'accéder au salut éternel.





Jean-Paul II,
Audience du mercredi 27 Novembre 1996 - traduction de l'Observatore romano.




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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Dim 28 Juin 2015 - 17:40




La coopération de Marie à la Rédemption



Au cours des siècles, l'Église a médité sur la coopération de Marie à l'œuvre du salut, en approfondissant l'analyse de son association au sacrifice rédempteur du Christ. 

Saint Augustin attribuait déjà à la Vierge le titre de «coopératrice » de la Rédemption (cf. De Sancta Virginitate, 6; PL 40, 399), titre qui souligne l'action conjointe et subordonnée de Marie au Christ Rédempteur.
C'est dans ce sens que s'est développée la réflexion, en particulier à partir du XVème siècle. D'aucuns craignaient que l'on ne veuille élever Marie au même niveau que le Christ.


En réalité l'enseignement de l'Église souligne clairement la différence entre la Mère et le Fils dans l'œuvre du salut, en illustrant la subordination de la Vierge, en tant que coopératrice, à l'unique Rédempteur.
Du reste, en affirmant « nous sommes les coopérateurs de Dieu » (1 Co 1, 9), l'Apôtre Paul soutient la possibilité concrète pour l'homme de coopérer avec Dieu. La collaboration des croyants, qui exclut bien évidemment toute ressemblance avec Lui, s'exprime dans l'annonce de l'Evangile et dans la contribution personnelle à son enracinement dans le cœur des êtres humains.

Appliqué à Marie, le terme de « coopératrice » assume toutefois une signification particulière. La collaboration des chrétiens au salut se réalise après l'événement du Calvaire, dont ils s'engagent à diffuser les fruits à travers la prière et le sacrifice. En revanche, le concours de Marie s'est réalisé lors de l'événement même et au titre de mère ; il s'étend donc à la totalité de l'œuvre salvifique du Christ. Elle seule a été associée de cette façon à l'offrande rédemptrice qui a apporté le salut de tous les hommes. En union avec le Christ et soumise à Lui, Elle a collaboré pour obtenir la grâce du salut à l'humanité tout entière.


Le rôle particulier de coopératrice accompli par la Vierge a comme fondement sa maternité divine. En mettant au monde Celui qui était destiné à réaliser la rédemption de l'homme, en le nourrissant, en le présentant au temple, en souffrant avec Lui, lors de sa mort sur la Croix, elle « apporta à l'œuvre du Sauveur une coopération absolument sans pareille » (Lumen gentium, n. 61). Même si l'appel de Dieu à collaborer à l'œuvre du salut concerne chaque être humain, la participation de la Mère du Sauveur à la Rédemption de l'humanité représente un fait unique et sans égal.

En dépit de la singularité de cette condition, Marie est elle aussi le destinataire du salut. Elle est la première à être l'objet de la rédemption, rachetée par le Christ « de la façon la plus sublime » dans sa conception immaculée (cf. Bulle Ineffabilis Deus, in Pio IX Acta I, 605) et comblée par la grâce de l'Esprit Saint.

Cette affirmation nous conduit maintenant à nous demander quelle est la signification de cette coopération singulière de Marie au plan du salut ?
Elle doit être recherchée dans une intention particulière de Dieu à l'égard de la Mère du Rédempteur qu'en deux occasions solennelles, c'est-à-dire à Cana et au pied de la Croix, Jésus appelle avec le titre de « Femme » (cf. Jn 2, 4 ; 19, 26).

En tant que femme, Marie est associée à l'œuvre salvifique. 
Ayant créé l'homme «homme et femme» (cf. Gn 1, 27), le Seigneur voulut unir dans la Rédemption également, le Nouvel Adam et la Nouvelle Eve. Le couple des progéniteurs s'était engagé sur la voie du péché ; un nouveau couple, le Fils de Dieu avec la collaboration de la Mère, devait rétablir le genre humain dans sa dignité originelle.

Marie, nouvelle Eve, devient ainsi l'icône parfaite de l'Église. 

Dans le dessein divin, elle représente au pied de la Croix l'humanité rachetée qui, ayant besoin du salut, devient capable d'offrir une contribution au développement de l'œuvre salvifique.



Extrait de l'audience du 9 avril 1997

Jean-Paul II (Pape Jean-Paul II)




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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Lun 29 Juin 2015 - 10:38




Prier avec Marie au sanctuaire de Laghet, coeur spirituel du diocèse de Nice




La puissance de l'intercession de Marie en ce lieu en a fait, peu à peu, le cœur du diocèse.

Lieu de prière, de ressourcement, de formation

Il parut naturel d'y installer le petit séminaire (de 1907 à 1930).
De même est-il devenu un lieu d'accueil spirituel, surtout depuis qu'avec l'arrivée des Bénédictines du Sacré Cœur de Montmartre, outre les messes quotidiennes, y est assurée la Liturgie des Heures ainsi que l'adoration eucharistique et la méditation du chapelet. Tout le peuple de Dieu se retrouve ici (1).

A quelques kilomètres à peine des lieux de la Côte d'Azur, symboles de l'argent, des loisirs, de la haute technologie, Marie a voulu que ce lieu fût le rendez-vous, non seulement des enfants qui viennent préparer une communion ou une confirmation, mais des humbles, des gens qui souffrent et de ceux qui se reconnaissent pécheurs.

Cette humilité typique de Laghet, se retrouve chez les deux saints qui y vinrent: Saint François Marie de Camporosso et le Bienheureux Jean XXIII.
L'un, un voisin, (Camporosso est à côté de Vintimille) fut guéri dans son enfance par l'intercession de la Vierge de Laghet puis, capucin, devint l'apôtre de Gênes qui l'honore du nom de Padre Santo.

Quant au bon Pape Jean, encore nonce en France, il présida les festivités du troisième centenaire du sanctuaire de Notre Dame de Laghet en 1952. C'est d'ailleurs lui qui canonisa le Padre Santo en 1962.

Pour couronner le tout, à l'orée du XXI ème siècle, une autre aventure commence, puisque désormais le sanctuaire accueille pour leur formation, les séminaristes de Nice et de Monaco, sur la bienheureuse initiative de l'évêque de Nice, Monseigneur Jean Bonfils.

Témoignent de cette vitalité deux œuvres récentes, de nature et d'ampleur différentes, mais fruits, l'une comme l'autre, de l'attachement et de la générosité de fidèles envers la Madone en ce début de millénaire: les chandeliers et les pupitres de la chapelle, ont été réalisés par Jean-Pierre Augier, artiste du pays niçois habile à faire jaillir la prière d'outils métalliques qui servirent au travail humain; la couverture de l'esplanade, dessinée par Bernard Camous, évoque la parabole évangélique par sa voûte aérienne solidement ancrée dans le roc.
Prier avec Notre Dame de Laghet


- Prière à Notre Dame:

Notre Dame de Laghet,
Mère pleine de tendresse et de miséricorde,
Notre guide et notre soutien dans le pèlerinage de la vie,
Nous accourons à Vous avec confiance implorer votre secours.
Accordez, Mère si bonne:
Aux chrétiens, l'unité dans la charité,
Aux justes, la persévérance, Aux âmes tristes, la consolation,
Aux cœurs abattus, le courage et la confiance,
Aux malades, la santé,
Aux pécheurs, le repentir et le pardon,
Aux âmes du purgatoire, le soulagement et la délivrance.
A chacun de nous, Mère de toutes Grâces,
Votre maternelle protection.
Nous implorons aussi Votre assistance à l'heure de la mort,
Au Ciel nous dirons éternellement notre reconnaissance.

Notre Dame de Laghet, priez pour nous.
Notre Dame de Laghet, priez pour nous
Notre Dame de Laghet, priez pour nous.


- Neuvaine à Notre Dame de Laghet:

La dévotion des neuf tours est propre au pèlerin de Laghet. Celui-ci, ne pouvant venir neuf jours de suite au sanctuaire, peut faire, dans la journée, les exercices de la neuvaine.

Tradition très ancienne, il en est question dans un opuscule publié en 1753.
«Je suis la Mère de la Grâce! Venez à moi vous qui pleurez et qui êtes dans la souffrance ... Je guérirai vos plaies, et j'essuierai vos larmes ...» Grâce, 0 Marie, Grâce!!!

1er Voyage: La Présentation
Pater, ... Ave, ... Gloria ... Salve Regina

II e Voyage: La Visitation
Pater, ... Ave, ... Gloria,... Salve

IIIe Voyage: Bethléem-Noël
Pater, ... Ave, ..., Gloria, ... Salve, ..
.
IVe Voyage: La Purification
Pater, ... Ave, ... Gloria, ... Salve, ..
.
Ve Voyage: LA Fuite en Egypte
Pater, ... Ave, ... Gloria, ... Salve, ...

VI e Voyage: Retour à Nazareth
Pater, ... Ave, ... Gloria, ... Salve, ...

VIIe Voyage: Jésus au temple de Nazareth
Pater, ... Ave, ... Gloria, ... Salve, ...

VIII e Voyage: Le calvaire
Pater, ...Ave, ... Gloria, ... Salve, ...

IX e Voyage: L'Ascension et l'Assomption
Pater, ... Ave, ... Gloria, ... Magnificat, ...

______________


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Le sanctuaire Notre Dame de Laghet

(1) Renseignements, réservations repas et hébergement:
Sanctuaire Notre Dame de Laghet 06340 La Trinité
Tél. : 04.92.41.50.50
Ouverture du musée des ex-voto:
tous les jours (sauf le mardi) de 15h à 17h  Eté : 15h30-17h30






Sainte Vierge Marie, Notre-Dame,

Vous avez porté depuis des siècles un regard d’amour sur le pays de France et sur le peuple français. Vous l’avez protégé et aidé de mille manières et vous avez manifesté à de nombreuses reprises votre présence sur cette terre. Malgré toutes leurs faiblesses et leurs péchés, les chrétiens de France vous ont montré souvent leur tendresse et leur confiance. Ainsi, un pacte d’affection s’est créé entre la France et vous-même, déterminant de la sorte un chemin privilégié vers le Cœur de votre Fils Jésus.

Aujourd’hui, Vierge Sainte, nous tournons nos regards vers vous avec plus d’insistance. Vous savez que dans notre pays, comme dans le monde entier, se joue l’avenir de l’être humain, de la famille, et de la civilisation et de la vie. Vous voyez que les forces de destruction de l’homme sont à l’œuvre comme jamais, séduisant les esprits et les cœurs. Vous êtes la femme de l’Apocalypse qui, avec l’aide des anges, combattez le démon.

Prenez-nous en pitié. Ne nous abandonnez pas dans le combat. Ecoutez les humbles prières que nous faisons monter vers vous avec un cœur d’enfant.

Permettez que la vérité, la pureté, la foi, l’union des cœurs triomphent chez nous, non pour nous glorifier nous-mêmes, mais pour servir dans le monde entier, avec générosité, Jésus Sauveur des hommes, votre divin Fils.

Faites de nous des hommes et des femmes courageux et fervents, dignes de leurs pères et préparant des générations futures qui continueront l’œuvre de l’amour dans notre pays et sur toute la terre.

Amen.


Prière officielle du réseau « Des Sanctuaires prient pour la France »




Dernière édition par Lumen le Jeu 7 Sep 2017 - 18:10, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Mar 30 Juin 2015 - 12:21




Paul VI, Signum Magnum, Exhortation apostolique


Paul VI, Exhortation apostolique Signum Magnum, la vénération et l'imitation de Marie, Mère de l'Eglise, modèle de toutes les vertus.

Vénérables frères, salut et bénédiction apostolique,


Introduction

Le signe grandiose que saint Jean vit dans le ciel: une femme enveloppée de soleil (1), la liturgie (2) l'interprète, non sans fondement, comme se rapportant à la très sainte Vierge Marie, Mère de tous les hommes par la grâce du Christ rédempteur.

Nous gardons encore, vénérables frères, le souvenir très vif de la grande émotion que Nous avons éprouvée lorsque, au terme de la 3e du IIe Concile œcuménique du Vatican, après la promulgation solennelle de la Constitution dogmatique Lumen Gentium (3), Nous avons proclamé l'auguste Mère de Dieu, Mère spirituelle de l'Église, c'est-à-dire de tous les fidèles et des pasteurs sacrés. Grande fut également la joie aussi bien des très nombreux Pères conciliaires que des fidèles présents à cette cérémonie dans la basilique de saint Pierre, ainsi que de tout le peuple chrétien dans le monde entier. Beaucoup alors évoquèrent spontanément le souvenir du premier triomphe grandiose de l'humble Servante du Seigneur (4), lorsque les Pères de l'Orient et de l'Occident, réunis au Concile œcuménique d'Ephèse, en 431, saluèrent Marie du titre de Theotokos : Mère de Dieu. Dans un joyeux élan de foi, la population chrétienne de l'illustre cité s'associa à la joie des Pères et les accompagna à leurs demeures avec des flambeaux.

En cette heure glorieuse de l'histoire de l'Église, quel affectueux regard maternel la Vierge Marie n'aura-t-elle pas porté sur les pasteurs et fidèles, reconnaissant dans les hymnes de louange s'élevant principalement en l'honneur de son Fils, et ensuite en son honneur à elle, l'écho du Cantique prophétique qu'elle-même avait chanté au Très-Haut, sous l'inspiration du Saint-Esprit: Mon âme exalte le Seigneur parce qu'il a jeté les yeux sur son humble servante. Oui, désormais toutes les générations me diront bienheureuse, car le Tout-Puissant a fait pour moi de grandes choses (5).

A l'occasion des cérémonies religieuses qui se déroulent ces jours-ci à Fatima, au Portugal, en l'honneur de la Vierge Mère de Dieu, où elle est vénérée de nombreuses foules de fidèles pour son cœur maternel et miséricordieux (6), Nous désirons attirer encore une fois l'attention de tous les fils de l'Église sur le lien très étroit qui existe entre la Maternité spirituelle de Marie, telle qu'elle est largement illustrée dans la Constitution dogmatique Lumen gentium (7), et les devoirs qu'ont envers elle, en tant que Mère de l'Église, les hommes rachetés. Si, en effet, en vertu des nombreux témoignages des textes sacrés et des Pères, rappelés dans cette même Constitution, on admet que Marie, Mère de Dieu et du Rédempteur (8.), lui a été unie par un lien étroit et indissoluble (9), et qu'elle a eu un rôle tout spécial dans le mystère du Verbe incarné et du Corps mystique (10), c'est-à-dire dans l'économie dit salut (11), il apparaît évident que la Vierge, non seulement en tant que Mère très sainte de Dieu, présente aux mystères du Christ (12), mais aussi en tant que Mère de l'Église (13), est légitimement honorée par l'Église d'un culte spécial (14), surtout liturgique (15).

Il n'y a donc pas à craindre que la réforme liturgique, si elle s'effectue selon la formule: Que la règle de la croyance fixe la règle de la prière (16), puisse nuire au culte absolument unique (17), dû à la Vierge Marie en raison de sa dignité de Mère de Dieu. Et, par contre, on ne doit pas craindre non plus que le développement du culte tant liturgique que privé qui lui est rendu puisse rejeter dans l'ombre ou diminuer le culte d'adoration qui est rendu au Verbe incarné, ainsi qu'au Père et à l'Esprit-Saint (18).

Aussi, vénérables frères, sans vouloir rappeler tout l'ensemble de la doctrine traditionnelle au sujet du rôle de la Mère de Dieu dans le plan du salut et de ses rapports avec l'Église, croyons-Nous faire œuvre utile pour les âmes des fidèles en considérant deux vérités très importantes pour le renouveau de la vie chrétienne.



PREMIERE PARTIE

LE CULTE DÛ A MARIE EN TANT QUE MÈRE DE L'ÉGLISE


1. Marie, Mère spirituelle parfaite de l'Église

Voici la première de ces vérités: Marie est Mère de l'Église non seulement parce que Mère de Jésus-Christ ci parce que intimement associée à lui dans l'économie nouvelle, lorsque le Fils de Dieu, par elle, prit la nature humaine pour libérer l'homme du péché par les mystères de sa chair (19), mais encore parce que exemplaire de vertu qui rayonne sur toute la communauté des élus (20). Il en est en effet de la Vierge Marie comme de toute mère humaine : sa tache ne se limite pas à donner la vie elle doit aussi nourrir et élever son enfant. Après avoir participé au sacrifice rédempteur de son Fils, et d'une manière si intime qu'elle mérita d'être proclamée par Lui Mère non seulement de l'apôtre Jean, mais "- qu'il soit permis de l'affirmer - du genre humain en quelque sorte représenté par lui (21), elle continue maintenant, au ciel, à remplir son rôle maternel en coopérant à la naissance et au développement de la vie divine dans chacune des âmes des hommes rachetés. C'est une vérité très consolante qui, par une libre disposition du Dieu très sage, fait partie intégrante du mystère du salut des hommes; elle doit donc être objet de foi pour tous les chrétiens.

2. Marie, Mère spirituelle par son intercession auprès de son Fils

Mais de quelle manière Marie coopère-t-elle au développement de la vie de la grâce chez les membres du Corps mystique ? Avant tout par sa prière incessante inspirée par une ardente charité. La Sainte Vierge, en effet, bien que jouissant de la contemplation de la Sainte Trinité, n'oublie pas ses fils qui, comme elle autrefois, accomplissent leur pèlerinage de foi (22). De plus, comme elle les contemple en Dieu et qu'elle voit bien leurs besoins, en communion avec Jésus-Christ qui est toujours vivant pour intercéder en leur faveur (23), elle se fait leur avocate, leur auxiliatrice, leur secourable médiatrice (24).

L'Église a été depuis les premiers siècles persuadée de cette intercession incessante de Marie auprès de son Fils pour le peuple de Dieu, comme en témoigne cette antienne très ancienne qui, avec quelques légères variantes, fait partie de la prière liturgique tant en Orient qu'en Occident: Nous nous réfugions sous la protection de vos miséricordes, ô Mère de Dieu : ne repoussez pas nos prières dans les besoins, mais sauvez-nous de la perdition, ô vous qui êtes seule bénie (25). Et qu'on ne pense pas que l'intervention maternelle de Marie porte préjudice à l'efficacité prédominante et irremplaçable du Christ, notre Sauveur; bien au contraire, c'est de la médiation du Christ qu'elle tire sa force propre et cela en est une preuve éminente (26).

3. Marie, éducatrice de l'Église par l'attrait de ses vertus

La coopération de la Mère de l'Église au développement de la vie divine dans les âmes ne consiste cependant pas uniquement dans son intercession auprès de son Fils. Elle exerce sur les hommes rachetés une autre influence, celle de l'exemple; influence très importante comme l'indique l'adage connu: "La parole émeut, les exemples entraînent."

De même, en effet, que les enseignements des parents acquièrent une efficacité bien plus grande s'ils sont appuyés par l'exemple d'une vie conforme aux règles de la prudence humaine et chrétienne, de même la douceur et le charme qui émanent des très hantes vertus de la Mère de Dieu immaculée, incitent irrésistiblement les âmes à imiter le divin modèle, Jésus-Christ, dont elle a été la plus fidèle image. Aussi le Concile a-t-il déclaré : En se recueillant avec piété dans la pensée de Marie qu'elle contemple dans la lumière du Verbe fait homme, l'Église pénètre avec respect plus avant dans le mystère suprême de l'Incarnation et devient sans cesse plus conforme à son divin Époux (27).

4. La sainteté de Marie, exemple éclairant de parfaite fidélité à la grâce

Il est bon, de plus, de tenir présent à l'esprit que l'éminente sainteté de Marie ne fut pas seulement un don tout spécial de la libéralité divine : elle fut également le fruit de la correspondance continue et généreuse de sa libre volonté aux inspirations intérieures de l'Esprit-Saint.

C'est à cause de la parfaite harmonie entre la grâce divine et l'activité de sa nature humaine que la Vierge rendit souverainement gloire à la Très Sainte Trinité et qu'elle est devenue l'honneur insigne de l'Église, laquelle la salue ainsi dans la liturgie : Tu es la gloire de Jérusalem, tu es la joie d'Israël, tu es l'honneur de notre peuple (28).

5. Exemples de vertus mariales dans les pages de l'Évangile

Nous admirons dans les pages de l'Évangile les témoignages d'une si sublime harmonie. A peine fut-elle assurée par l'ange Gabriel que Dieu l'avait choisie comme Mère immaculée de son Fils unique, que, sans hésitation, elle donna son consentement à une œuvre qui devait mobiliser toutes les énergies de sa fragile nature, en déclarant: Je suis la servante du Seigneur; qu'il m'advienne selon ta parole (29).

A partir de ce moment, elle se consacra tout entière au service non seulement du Père céleste et du Verbe incarné; devenu son Fils, mais également de tout le genre humain, ayant bien compris que Jésus, non seulement devait sauver son peuple de l'esclavage du péché, mais serait roi d'un royaume messianique universel et impérissable (30).

6. Marie, servante du Seigneur depuis l'Annonciation jusqu'à sa glorieuse Assomption

La vie de l'Épouse immaculée de Joseph, demeurée vierge dans l'enfantement et après l'enfantement -- comme l'a toujours cru et professé l'Église catholique (31) et comme il convenait à Celle qui avait été élevée à l'incomparable dignité de la maternité divine (32), -- fut donc une vie de communion si parfaite avec son Fils qu'elle en partagea les joies, les douleurs et les triomphes. Et même après que Jésus fut monté au ciel, elle lui demeura unie par un très ardent amour, tout en accomplissant avec fidélité sa nouvelle mission de Mère spirituelle du disciple bien-aimé et de l'Église naissante. On peut dès lors affirmer que toute la vie de l'humble servante du Seigneur, depuis le moment où elle fut saluée par l'ange jusqu'à son assomption à la gloire céleste avec son corps et son âme, fut une vie de service dans l'amour.

C'est pourquoi, Nous associant aux Évangélistes, aux Pères et Docteurs de l'Église, évoqués par le Concile dans la Constitution Lumen gentium (chap. 8.), Nous contemplons avec admiration Marie ferme dans la foi, prompte à l'obéissance, simple dans l'humilité, glorifiant le Seigneur avec joie, ardente dans la charité, forte et constante dans l'accomplissement de sa mission jusqu'au sacrifice d'elle-même, communiant pleinement aux sentiments de son Fils qui s'immolait sur la croix pour donner aux hommes une vie nouvelle.

7. Le culte de louange et de gratitude

Devant des vertus si splendides, le premier devoir de tous ceux qui reconnaissent dans la Mère du Christ le modèle de l'Église, c'est de s'unir à elle pour rendre grâce au Très-Haut qui a accompli en Marie de si grandes choses pour le bien de l'humanité tout entière. Mais cela ne suffit pas. Tous les fidèles ont également le devoir de rendre à la très fidèle Servante du Seigneur un culte de louange, de reconnaissance et d'amour puisque selon la sage et douce disposition divine, son libre consentement et sa généreuse coopération aux desseins de Dieu ont eu et ont toujours une grande influence dans l'accomplissement du salut des hommes (33). C'est pourquoi tout chrétien peut faire sienne l'invocation de saint Anselme : Notre-Dame, qui êtes si glorieuse, faites que nous méritions par vous de nous élever jusqu'à Jésus votre Fils, qui par vous a daigné descendre parmi nous (34).



(à suivre)

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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Jeu 2 Juil 2015 - 10:46




Paul VI, Signum Magnum, Exhortation apostolique (suite)





DEUXIÈME PARTIE

L'IMITATION DES VERTUS DE MARIE

1. La vraie dévotion à Marie reflète ses vertus

Mais ni la grâce du divin Rédempteur, ni l'intercession puissante de sa Mère, qui est aussi notre Mère spirituelle, ni sa très grande sainteté ne pourraient nous conduire au port du salut, si à celles-ci ne correspondait notre volonté persévérante d'honorer Jésus-Christ et Marie par la sainte imitation de leurs sublimes vertus.

Tous les chrétiens ont donc le devoir d'imiter avec respect les exemples de bonté que leur a laissés leur Mère céleste. C'est là, vénérables frères, la seconde vérité sur laquelle Nous voulons attirer votre attention et celle des fidèles confiés à votre ministère pastoral, afin qu'ils suivent docilement l'exhortation des Pères du IIe Concile du Vatican: Que les fidèles se souviennent qu'une véritable dévotion ne consiste nullement dans un mouvement stérile et éphémère de la sensibilité, pas plus que dans une vaine crédulité: la vraie dévotion procède de la vraie foi qui nous conduit à reconnaître la dignité éminente de la Mère de Dieu et nous pousse à aimer cette Mère d'un amour filial et à poursuivre l'imitation de ses vertus (35).

Il ne fait pas de doute que l'imitation de Jésus-Christ soit la voie royale qu'il faut suivre pour parvenir à la sainteté et reproduire en nous, dans la mesure de nos forces, la perfection absolue du Père céleste.

Mais si l'Église catholique a toujours proclamé une vérité si sainte, elle a d'autre part affirmé que l'imitation de la Vierge Marie n'empêche nullement les âmes de suivre fidèlement le Christ, elle les incite au contraire davantage à marcher à sa suite, et avec plus de facilité, car, ayant toujours fait la volonté de Dieu, elle fut la première à mériter l'éloge que Jésus adressa à ses disciples: Quiconque fait la volonté de mon Père qui est aux cieux, celui-là m'est un frère et une sœur et une mère (36).

2. " A Jésus par Marie "

La règle générale selon laquelle on va " à Jésus par Marie " vaut donc aussi pour l'imitation du Christ. Que notre foi cependant ne s'en trouve pas troublée, comme si l'intervention d'une créature en tout semblable à nous, hormis le péché, offensait notre dignité personnelle et empêchait l'intimité et le caractère immédiat de nos rapports d'adoration et d'amitié avec le Fils de Dieu. Reconnaissons plutôt la bonté et l'amour de Dieu notre Sauveur (37) qui, en condescendant à notre misère si éloignée de son infinie sainteté, a voulu nous en faciliter l'imitation en nous proposant le modèle de la personne humaine de sa Mère.

Celle-ci en effet est la créature humaine qui nous offre l'exemple le plus éclatant et le plus accessible de cette obéissance parfaite par laquelle nous nous conformons avec amour et promptitude aux volontés du Père éternel. C'est le Christ lui-même, comme nous le savons bien, qui voit dans cette pleine adhésion à la volonté de son Père l'idéal suprême de sa conduite d'homme, en déclarant : Je fais toujours ce qu'il lui plaît (38).

3. Marie, nouvelle Ève, aurore du Nouveau Testament

Si alors nous contemplons l'humble vierge de Nazareth dans l'auréole de ses prérogatives et de ses vertus, nous la verrons resplendir à nos regards comme la Nouvelle Ève (39), la sublime Fille de Sion, le sommet de l'Ancien Testament et l'aurore du Nouveau, dans laquelle s'est réalisée la plénitude des temps (40), voulue par Dieu le Père pour la mission de son Fils unique dans le monde.

En vérité la Vierge Marie, plus que tous les patriarches et les prophètes" plus que le juste et pieux Siméon, a attendu et imploré la consolation d'Israël... le Christ du Seigneur (41). Elle en a ensuite salué l'avènement par l'hymne du Magnificat quand il descendit dans son très chaste sein pour y assumer notre chair.

C'est donc en Marie que l'Église du Christ nous indique l'exemple pour recevoir le Verbe de Dieu dans nos âmes de la manière la plus digne, conformément à la lumineuse expression de saint Augustin: Marie fut donc davantage bienheureuse en recevant la loi dans le Christ qu'en concevant la chair du Christ. La consanguinité maternelle n'aurait donc servi de rien à Marie si elle ne s'était pas sentie plus heureuse de recevoir le Christ dans son cœur que dans son sein (42).

C'est également en elle que les chrétiens peuvent admirer l'exemple qui leur montre comment ils doivent remplir, à la fois avec humilité et magnanimité, la mission que Dieu a confiée à chacun en ce monde, en vue de son propre salut éternel et de celui de son prochain.

Je vous en conjure donc, montrez-vous mes imitateurs, comme je le suis du Christ (43). Ces paroles que saint Paul adressait aux chrétiens de Corinthe, la Mère de l'Église peut à plus forte raison les adresser aux multitudes des croyants qui, en harmonie de foi et d'amour avec les générations des siècles passés, la proclameront bienheureuse (44). C'est une invitation à laquelle il convient de prêter une oreille docile.

4. Message marial d'invitation à la prière, à la pénitence et à la crainte de Dieu

Un message extrêmement utile semble aujourd'hui être adressé aux fidèles de l'Immaculée, qui est toute sainteté, et qui avec son Fils coopère à la restauration de la vie surnaturelle dans les âmes (45). La sainte contemplation de Marie les incite en effet à la prière confiante, à la pratique de la pénitence, à la sainte crainte de Dieu.

En s'élevant ainsi vers Marie, ils entendent souvent résonner ces paroles que prononçait Jésus-Christ en annonçant l'avènement du royaume des cieux : Repentez-vous et croyez à la bonne nouvelle (46); ainsi que son avertissement sévère: Si vous ne vous mettez à faire pénitence, vous périrez tous pareillement (47).

Poussés par l'amour, résolus à réparer nos offenses faites à la sainteté et à la justice de Dieu, et confiants dans sa miséricorde infinie, nous devons donc supporter la souffrance de l'esprit et du corps afin d'expier nos péchés et ceux du prochain et d'éviter ainsi la double peine du dam et des sens, c'est-à-dire la perte de Dieu, souverain bien, et le feu éternel (48).

5. Le Christ lui-même nous présente sa Mère comme le modèle de l'Église

Ce qui doit stimuler encore davantage les fidèles à suivre les exemples de la Très Sainte Vierge, c'est le fait que Jésus, en nous la donnant pour Mère, nous l'a tacitement présentée comme le modèle à suivre; il est en effet naturel que les enfants aient les mêmes sentiments que leurs mères et qu'ils reflètent leurs mérites et leurs vertus.

C'est pourquoi, de même que chacun de nous peut répéter avec saint Paul : Le Fils de Dieu m'a aimé et s'est livré pour moi (49), de même il peut en toute confiance croire qu'à lui aussi le divin Sauveur a laissé en héritage spirituel sa propre Mère, avec tous les trésors de grâce et de vertu dont il l'avait comblée afin qu'ils parviennent jusqu'à nous par l'influence de sa puissante intercession et notre imitation résolue.

C'est pourquoi saint Bernard affirme, à bon droit : En venant en elle, l'Esprit-Saint la combla de grâce pour elle-même; en l'inondant de nouveau, il en fit pour nous une source de grâce surabondante et débordante (50).

6. L'histoire de l'Église est toujours éclairée par la présence édifiante de Marie

Tout ce que Nous venons d'exposer à la lumière du saint Évangile et de la Tradition catholique montre avec évidence que la maternité spirituelle de Marie transcende l'espace et le temps et appartient à l'histoire universelle de l'Église, car elle a toujours été présente en elle par son assistance maternelle.

C'est pourquoi aussi nous apparaît clairement le sens de cette affirmation si souvent répétée : on peut bien dire que nous sommes à l'époque mariale. S'il est vrai en effet qu'aujourd'hui, par une grâce insigne du Seigneur, le rôle providentiel de la Très Sainte Vierge Marie dans l'histoire du salut est compris plus profondément dans des milieux très étendus du peuple chrétien, nous ne devons pas en conclure pour autant que ces vérités ont complètement échappé aux époques précédentes ou que les temps futurs pourraient les ignorer.

À vrai dire, toutes les périodes de l'histoire de l'Église ont bénéficié et bénéficieront de la présence maternelle de la Mère de Dieu, puisqu'elle restera toujours indissolublement liée au mystère du Corps du Christ, dont le Chef Jésus-Christ est le même hier et aujourd'hui, et le sera à jamais (51).

7. La Mère de l'Église, signe d'unité, encouragement à la parfaite fraternité de tous les chrétiens

Vénérables Frères, Nous sommes persuadé que la pensée de l'Église catholique sur le culte de louange, de reconnaissance et d'amour dû à la Bienheureuse Vierge Marie concorde pleinement avec la doctrine du saint Évangile, telle qu'elle a été interprétée et expliquée d'une façon plus précise par la Tradition tant de l'Orient que de l'Occident. Aussi espérons-Nous que Notre exhortation pastorale à une piété mariale toujours plus fervente et plus fructueuse recueillera l'adhésion généreuse non seulement des fidèles confiés à vos soins, mais aussi de ceux qui, sans jouir de la pleine communion avec l'Église catholique, admirent cependant et vénèrent avec nous dans la Servante du Seigneur, la Vierge Marie, Mère du Fils de Dieu.

Puisse le Cœur immaculé de Marie resplendir devant le regard de tous les chrétiens comme un modèle de parfait amour envers Dieu et envers le prochain; qu'il les amène à fréquenter les sacrements par la vertu desquels ils sont purifiés des taches du péché et en sont préservés; qu'il les incite aussi à réparer les innombrables offenses faites à la divine Majesté; qu'il apparaisse enfin comme un signe d'unité et amène à resserrer les liens de fraternité entre tous les chrétiens au sein de l'unique Église de Jésus-Christ, instruite par l'Esprit-Saint d'un sentiment filial de piété comme il convient pour une Mère très aimante (52).

8. Invitation à renouveler la consécration personnelle au Cœur immaculé de Marie

Et puisque cette année on célèbre le 25e anniversaire de la consécration solennelle de l'Église et du genre humain à Marie, Mère de Dieu et à son Cœur immaculé, faite par Notre Prédécesseur de sainte mémoire, Pie XII, le 31 octobre 1942. à l'occasion du radio message à la nation portugaise (53) -- Consécration que Nous-même avons renouvelée le 21 novembre 1964 (54), --

Nous exhortons tous les fils l'Église à renouveler personnellement leur propre consécration au Cœur immaculé de la Mère de l'Église, et à mettre en pratique cet acte très noble de culte en menant une vie toujours plus conforme à la volonté divine (55), dans un esprit de service filial et de sainte imitation de leur Reine du ciel.

Nous exprimons enfin, Vénérables Frères, Notre confiance que, grâce à vos encouragements, le clergé et le peuple chrétien confiés à votre ministère pastoral répondront d'un cœur généreux à Notre exhortation, de telle sorte que leur piété et leur confiance envers la Vierge Mère de Dieu deviennent plus ardentes et plus fermes. Réconforté par cette certitude que l'insigne Reine du. ciel et notre très douce Mère ne cessera jamais d'assister tous et chacun de ses enfants, et ne privera jamais l'Église du Christ tout entière de son céleste patronage, de tout cœur, Nous accordons à vous-mêmes, et à vos fidèles, en gage des divines faveurs et en signe de Notre bienveillance, la Bénédiction apostolique.

Donné à Rome, près de Saint-Pierre, le 13 mai 1967, quatrième année de Notre pontificat.


(*) Textes latin et italien dans l'Osservatore Romano du 13 mai 1967. Traduction de la D. C. Les sous-titres sont ceux figurant dans le texte italien de l'exhortation.

Paul VI (Sa sainteté le Pape Paul VI)


**************************************************************************************************************

Notes :

(1) Cf. Apoc., 12, 1.
(2) Cf. épître de la messe de l'Apparition de la Bienheureuse Vierge Marie immaculée, le 11 février.
(3) Cf. A. A. S., LVII, 1965, p. 1-67.
(4) Cf. Luc., 1, 38.
(5) Ibid., 1, 46 et 48-49.
(6) Radiomessage de Pie XII du 13 mai 1946 adressé aux fidèles du Portugal à l'occasion du couronnement de la statue de Notre-Dame de Fatima : A. A. S., XXXVIII, 1946, p. 264. (D. C. 1946, no 966, col. 545.)
(7) Cf. chap. VIII. IIIe partie, " la Bienheureuse Vierge et l'Église " : A. A. S., LVII, 1965, p. 62-65. (D. C. 1965, n. 1440, col. 124.)
(8.) Cf. ibid., n. 53, p. 58.
(9) Cf. ibid.
(10) Ibid., n. 54, p. 59.
(11) Ibid., n. 55, p. 59.
(12) Ibid., n. 66, p. 65.
(13) Allocution prononcée dans la basilique vaticane devant les Pères conciliaires le Jour de la fête de la Présentation de la Sainte Vierge lors de la clôture de la IIIe session du Concile: A. A. S., LVI, 1964, p. 1016. (D. C. 1964" n. 1437, col. 1544.)
(14) Cf. Const. dogm. Lumen gentium, n. 66 : A. A. S., LVII, 1965, p. 65.
(15) Cf. ibid., n. 67, p. 65.
(16) Pie XII, encycl. Mediator Dei : A.A.S., XXXIX, 1947, p. 541.
1947, p. 541.
(17) Cf. Const. dogm. Lumen gentium, n. A.A.S., LVII, 1965, p. 65.
(18) Ibid., n. 66, p. 60.
(19) Ibid., n. 55, p. 60.
(20) Ibid., n. 65, p. 64; cf. également n. 63.
(21) Cf. ibid., n. 58, p. 61. encycl. Adiutricem populi de Léon XIII, Acta Leonis XIII 15, 1896, p. 302,
(22) Const. dogm. Lumen gentium, n. 58 : A. A. S., LVII, 1965, p. 61.
(23) Hébr., 7, 25.
(24) Cf. Const. dogm. Lumen gentium, n. 62: A. A. S., LVII, 1965, p. 63.
(25) Cf. Dom. F. Mercenier, l'Antienne mariale grecque la plus ancienne, in le Museon 52, 1939, p. 229-233.
(26) Cf. Const. dogm. Lumen gentium, n. 62: A. A. S., LVII, 1965, p. 63.
(27) Ibid., n. 6.5, p. 64.
(28) IIe antienne de Laudes en la fête de l'Immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie.
(29) Luc., 1,
(30) Cf. Matth., 1, 21; Luc, 1, 33.
(31) Cf. S. Léon le Grand, lettre à Flavien, Lectis dilectionis tuae: P. L., LIV, 759; idem, lettre à Julien, évêque de Cos, Licet per nostros : P. L., LIV, 803. S. Hormisdas, lettre à l'empereur Justin, Inter ea quae: P. L., LXIII, 514; Pélage I, lettre à Childebert I, Humani generis: P. L., LXIX, 407; Conc. du Latran, oct. 649 sous Martin I, can. 3 : Caspar, ZKG, 51, 1932, p. 88; Conc. de Tolède XVI, Symbol, art. 22: J. Madoz, El Simbolo del Concilio XVI de Toledo, in Estudios Onienses, ser. I, vol. 3, 1946; Const. dogm, Lumen gentium, n. 52, 55, 57, 59, 63 : A. A. S., LVII, 1965, p. 58-64.
(32) Ci- S. Thomas, Sum. Theol., p. I., q. 25, a. 6, ad 4.
(33) Cf. Const. dogm. Lumen gentium, n. 56 : A. A. S., LVII, 1965, p. 60.
(34) Orat., 54: P. L., CLVIII, 961.
(35) Const. dogma. Lumen gentium, n. 67: A.A.S., LVII, 1965, p. 66; cf. S. Thomas, Sum. Theol., P. II-II, q. 81, a. 1, ad 1; P. III, q. 25, sa. 1, 5.
(36) Matth., 12, 50.
(37) Cf. Tit., 3, 4.
(38) Jean, 8, 29.
(39) Cf. S. Irénée, Adv. Haer., III, 22, 4 : P. G., VII, 959; S. Épiphane, Haer., 78, 18 : P. G., XLII, 728-729; S. Jean Damascène, Homil. in Nativitate B. M. V.: P. G., XCVI, 671 s.; Const. dogm.. Lumen gemtium, n. 56: A. A. S., LVII, 1965, p. 60-61.
(40) Gal., 4, 4.
(41) Luc., 2, 25-26.
(42) Serm., 215, I : P. L., XXXVIII, 1074.
(43) I Cor., 4, 16.
(44) Cf. Luc 1, 48.
(45) Cf. Const. dogm. Lumen gentium, n. 61 A. A. S., LVII, 1965, p. 63.
(46) Marc., 1, 15; cf. Matth., 3, 2; 4, 17.
(47) Luc 13, 5.
(48) Cf. Matth., 25, 41. Const. dogm. Lumen gentium, n. 48: A. A. S., LVII, 1965, p. 54.
(49) Gal., 2, 20; cf. Eph., 5, 2.
(50) Homil., 2 sur Missus est, n. 2 : P. L., 183, 64.
(51) Hébr., 13, 8.
(52) Const. dogm. Lumen gentium, n. 53: A. A. S., LVII, 1965, p. 59.
(53) Cf. Discorsi e Radiomessaggi di S. S. Pie XII, vol. IV, p. 260-262; cf. A. A. S., XXXIV, 1942, p. 345-346.
(54) Cf. A. A. S., LVI, 1964, p. 1017. (D. C., loc. cit., col. 1546.)
(55) Cf. Oraison de la fête du Cœur immaculé de Marie, le 22 août.


Dernière édition par Lumen le Jeu 7 Sep 2017 - 18:23, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Mar 7 Juil 2015 - 12:21




Akita et Notre Dame de tous les peuples




Il y a, dans ce fébrile Japon, un très pauvre couvent où vivent, le plus chrétiennement qu’elles le peuvent, cinq religieuses d’un Institut séculier. Elles disposent d’une chapelle avec la présence constante du Très Saint Sacrement. Près du tabernacle, une statue représentant la Sainte Vierge, debout sur un globe et adossée à la Croix, réplique de la Vierge apparue à Amsterdam (apparition reconnue depuis lors) : Notre Dame de Tous les Peuples.

Sr Agnès Sasagawa Katsuko

Agnès Sasagawa Katsuko, née en 1931 avait été opérée d’une appendicite, mais lors de l’anesthésie, une injection abusive provoqua la paralysie, Agnès a 19 ans. Son père, homme de grande noblesse, ne voulut pas attaquer le corps médical. Il disait (m’a confié Agnès) : « Le médecin s’est trompé sans malice en essayant de soigner ma fille, je n’exercerai aucune vengeance ».

Une infirmière catholique lui fait connaître alors le Christ. La conversion d’Agnès s’accomplit dans la paix, en dialogue avec un moine bouddhiste, respectueux de sa conscience.
En 1956, son état empire : elle est dans le coma. Les sœurs de Nagasaki envoient de l’eau de Lourdes à la clinique de Myôkô. A peine l’eau est-elle entrée dans la bouche d’Agnès qu’elle reprend connaissance : ses membres figés retrouvent leur mobilité. Alors âgée de vingt-cinq ans, elle travaille de tout son cœur comme catéchiste à l’église de Myôkô-Kogen.
Mais, devenue sourde, elle met fin à ses tâches de catéchiste, puis entre chez les Servantes de l’Eucharistie à Yuzawada – sœurs contemplatives dont la communauté avait été fondée par Mgr Jean Shojiro Itô, évêque de Niigata.

Le sang et les larmes sur la statue, les messages

Le jeudi soir 5 juillet 1956, elle commence à prier et soudain, elle ressent dans le creux de sa main gauche une blessure de deux centimètres de large sur trois centimètres de long, en forme de croix : en apparence, c’est une égratignure, mais la sensation d’une piqûre profonde, comme d’une aiguille, l’empêche de dormir. A trois heures du matin, soudain, elle entend une voix (son ange gardien) :


Citation :
« Ne crains pas ! Ne prie pas seulement à cause de tes péchés, mais en réparation de ceux de tous les hommes. Le monde actuel blesse le Très Saint Cœur de Notre-Seigneur par ses ingratitudes et ses injures. La blessure de Marie est beaucoup plus profonde que la tienne. Maintenant, allons ensemble à la chapelle. »

Agnès continue sa prière devant la statue : une réplique de la Vierge apparue à Amsterdam (apparition reconnue depuis lors), Notre Dame de Tous les Peuples.

La voix se tait, l’ange disparaît. La contemplation a été longue ; l’horloge indique cinq heures du matin (premier vendredi du mois). Les sœurs arrivent à la chapelle. Agnès n’ose aller regarder de plus près les mains de la statue, elle demande à une de ses compagnes, sœur K., de regarder. La sœur regarde et se prosterne très émue. Agnès la rejoint : elle perçoit sur les mains de la Vierge une blessure analogue à la sienne, le sang suinte également.

Le samedi 13 octobre 1973, après laudes, oraison et chapelet, elle reçoit un nouveau message


Citation :
« Un feu tombera du ciel et anéantira une grande partie de l’humanité [...]. Les armes qui vous resteront seront le rosaire et le signe [de la croix] que le Fils a laissé. »

Les messages ont été accompagnés parfois de la vision d'une grande lumière, parfois d'un parfum ineffable...

Le 4 janvier 1975, premier samedi du mois, à la fin d’une retraite, Mgr Shojiro Itô est attendu par une vingtaine de sœurs. Vers neuf heures du matin, la sœur sacristine s’étonne : le socle de la statue est mouillé. Elle a versé encore ensuite des larmes, en tout : 101 fois. Le jour et l’heure ont été notés chaque fois par l’aumônier Tasuya, et par les témoins qui se trouvaient là occasionnellement : au total 2 000 témoins.


La reconnaissance par l'évêque du lieu

Mgr Shojiro Itô obtient finalement du cardinal Ratzinger l’autorisation de proclamer l’authenticité avant de donner sa démission pour limite d’âge. Il conclut le 22 avril 1984 (en la fête de Pâques) :

Citation :
« Ces faits établis après onze ans d’études sont indéniables [...]. En conséquence, j’autorise la vénération de Notre-Dame d’Akita. »

Sœur Agnès, la voyante, guérie de sa surdité en deux étapes (13 octobre 1974 et 30 mai 1982), est paralysée depuis le mois d’août 1981, dans une paix profonde.

*********************************************************************************************************************

Extraits de René LAURENTIN, « Akita », dans : René LAURENTIN et Patrick SBALCHIERO, Dictionnaire encyclopédique des apparitions de la Vierge. Inventaire des origines à nos jours. Méthodologie, prosopopée, approche interdisciplinaire, Fayard, Paris 2007.

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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Sam 11 Juil 2015 - 11:42




L’éblouissant visage de Notre-Dame d’Itati en Argentine




En 1615, deux missionnaires espagnols (Frère Alonso de Buenaventura et Louis de Bolanos) arrivèrent à Itatí, petit village sur la rive du grand fleuve Parana où ils fondèrent une mission ; ils avaient avec eux, semble-t-il, une statue de la Sainte Vierge pour laquelle ils construisirent un petit oratoire avec les galets du fleuve. 

Mais, à quelques temps de là, l'oratoire fut saccagé par les Indiens et l'effigie de Marie disparut. Deux jours plus tard, deux enfants indiens Guaranis - rapporte la tradition - aperçurent la statue de Marie, beaucoup plus belle qu'avant, environnée d'une lumière rayonnante et posée sur une pierre de la rive en un endroit désert, alors qu'ils descendaient le fleuve en pirogue. Ils prévinrent la mission ; tout le village vint en procession recueillir la Vierge miraculeusement retrouvée. 

On construisit un véritable sanctuaire à Notre Dame d'Itati et bientôt un prodige, répété plusieurs fois, entoura l'éffigie de Notre Dame : les transformations de son visage. La première transformation se réalisa le Samedi saint 1624. Le père Gamarra qui offiçiait ce jour-là en témoigne : le visage de la Vierge devînt d'une splendeur jamais vue jusqu’à ce jour, tandis que le prêtre entonnait l'antienne du "Regina Coeli". Le père appela alors les Indiens du village et tous eurent le même éblouissement : cela dura jusqu'au jeudi après Pâques, puis le visage reprit son état normal. Il y eut au moins 60 autres témoignages de ces transformations éblouissantes du visage de la Vierge d'Itati, attestés par des témoins et consignés dans les Annales du Sanctuaire. 

La Vierge d'Itati fut couronnée le 16 juillet 1900, par faveur obtenue du pape Léon XIII. Et en 1910, Notre Dame d'Itati devînt la sainte Patronne du nouveau diocèse créé, le diocèse toujours actuel de Corrientes. Aujourd'hui un magnifique sanctuaire s'élève à Itati, dans cette région pauvre où affluent les pèlerins venus souvent à pied, de loin, pauvres eux-mêmes mais filialement et simplement attachés à la Maman du ciel. La fête de Notre Dame d'Itati est célébrée le 9 juillet. 



]



La Basilique de Notre Dame de Itatí :




Itatí est une ville de la province de Corrientes, au bord du Parana. C’est dans cette petite ville que fut construite à partir de 1938 la Basilique de Notre Dame de Itatí pour rendre hommage à la Vierge de Itatí.

Longue de 81 mètres pour 63 mètres de large, le dôme de la basilique est surplombé par une Vierge en cuivre qui domine la ville depuis une hauteur de 88 mètres.

Si la basilique actuelle peut accueillir 9000 fidèles, l’ancienne chapelle qui servait de sanctuaire a été conservé et abrite aujourd’hui un musée d’art religieux.

C’est derrière le grand autel de la basilique que l’on découvrira Notre Dame d’Itatí logée dans un petit oratoire décoré d’une fresque qui représente des indigènes vénérant la Vierge au bord du Parana.

Le culte à la Vierge de Itatí remonte à l’époque des Jésuites quand, selon la légende, le missionnaire Jésuite Luis de Bolaños et les indigènes qu’il avait converti furent sauvés d’une attaque grâce à l’intervention de la Vierge. Après leur passage une brèche se forma sur le Yaguarí, mettant la Mission de Itatí à l’abri des assaillants qui décidèrent de se retirer.

L’image de la Vierge de Itatí fut couronnée le 16 juillet 1900 par la volonté du Pape Léon XIII. Elle reçut le nom de Reine du Parana et Reine de l’Amour, et le 23 avril 1918 elle fut proclamée Sainte Patronne de Corrientes.

C’est le 9 juillet, jour célébrant l’indépendance de l’Argentine en 1816, que se déroule le plus grand pèlerinage au sanctuaire de Notre Dame de Itatí.




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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Mer 15 Juil 2015 - 12:45




Les sœurs du Rosaire (Patriarcat latin de Jérusalem)



Au Proche Orient, la congrégation des sœurs du Rosaire est le bras droit du Patriarcat latin dans ses écoles, paroisses et institutions. La fondatrice a été béatifiée en 2009, (son nom de baptême est Sultaneh, son nom de religieuse est Marie Alphonsine).

Une vocation mise à l'épreuve.

Sultaneh est née au sein d'une famille pieuse et laborieuse de Jérusalem, une famille où l'on travaillait et priait ensemble. Dès sa prime jeunesse, Sultaneh a senti que Dieu l'appelait à se dépasser et à embrasser la vie religieuse. A peine a-t-elle eu le désir ce cette vocation qu'elle s'en est ouverte à ses parents ; mais ceux-ci ont refusé. La jeune fille a beaucoup souffert, surtout de son père qui avait opposé un veto absolu à son entrée dans la vie religieuse. En effet, ce dernier ne voulait pas que sa fille bien-aimée l'abandonne et parte étudier en Occident - l'unique façon à ce moment-là de devenir religieuse. Mais par son amour, sa foi et sa patience, Sultaneh finit par obtenir l'approbation de son père et entra dans la congrégation des Sœurs de Saint Joseph de l'Apparition.


Une fondation qui est le bras droit du patriarcat latin.

Le Seigneur est admirable en ses saints. Ils obtiennent grâce à ses yeux à la mesure de leur attente et de leur amour. Pendant qu'elle était sœur de Saint Joseph, Marie-Alphonsine fut gratifiée de visions répétées de Notre-Dame, lui demandant de fonder pour les filles de son pays une congrégation qui prendrait le nom de "sœurs du Rosaire".
Elle lui indiqua même son directeur spirituel, le Père Joseph Tannous, alors Chancelier du Patriarcat latin. [...] Depuis la rencontre spirituelle entre le Père Joseph Tannous et Mère Marie-Alphonsine, la Congrégation du Rosaire est et sera toujours le bras droit du Patriarcat latin dans ses écoles, paroisses et institutions.

Mère Marie-Alphonsine a pratiqué l'héroïcité des vertus.

Ces vertus, elle les a d'abord héritées de ses parents.

En effet, c'est d'abord la famille qui sème les vertus humaines et chrétiennes dans le cœur des enfants.

Les membres de la famille Ghattas se réunissaient chaque soir autour de la statue de la Vierge et priaient le rosaire.

Après quoi, ils écoutaient une méditation de leur père sur la vie du Christ ou de la Vierge.
A cette source limpide, Marie-Alphonsine s'est abreuvée. Elle en a retiré une piété profonde, une grande foi dans la Providence et une confiance entière et filiale dans la Vierge. Mais elle s'est surtout distinguée par deux vertus spéciales : l'amour du silence et de la vie cachée d'une part, l'amour de la croix et du sacrifice d'autre part.

L'amour du silence et de la vie cachée.

Le silence est le contraire de la parole. La vie cachée offre le terreau favorable à la germination et à la croissance des vertus. Le Seigneur n'a-t-il pas dit dans l'Evangile : "Que ton aumône se fasse dans le secret", et "Que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite"?

En effet, malgré toutes les grâces reçues, malgré toutes les visions dont elle a été gratifiée, malgré toutes les instructions qu'elle a reçues de la Vierge pour la fondation de la congrégation, la Bienheureuse est restée silencieuse. Elle n'a informé personne, ni les sœurs de Saint Joseph, ni plus tard les sœurs du Rosaire; seuls son directeur spirituel et le Patriarche, sur la recommandation de la Vierge, ont été avertis. Personne d'autre n'a entendu parler de ses colloques avec la Mère de Dieu. Elle a gardé son secret au profond de son cœur.

Sa vie est une parfaite illustration du fameux proverbe : "La parole est d'argent, mais le silence est d'or."

Chez Marie-Alphonsine, le silence était l'expression de sa sainteté profonde et de son étonnante humilité.

L'amour de la croix et du sacrifice.

Une vie consacrée sans croix ni souffrance est une utopie. Mère Marie-Alphonsine a non seulement accepté mais aimé la croix et la souffrance. Elle a écrit dans son journal :


Citation :
"J'étais assoiffée de supporter les épreuves. Je trouvais délicieux tout ce qui était amer et pénible. La solitude était le paradis de mon cœur et l'obéissance était le ciel de mon esprit. Je trouvais les ordres des Supérieures faciles à suivre."

Elle se mit à pratiquer l'ascèse et le renoncement. Elle passait de longues heures au Calvaire, apprenant de son Maître comment aimer le sacrifice et participer à sa passion.

Citation :
"J'étais convaincue que la souffrance et même la mort par amour pour le bon Dieu étaient la meilleur preuve de l'amour. Jésus a dit : - Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu'on aime."

Pendant la période du noviciat dans la Congrégation du Rosaire, Mère Marie-Alphonsine a bu le calice de la souffrance dans le silence et la vie cachée ; elle a vraiment été la victime du Rosaire. Pour réussir en effet, tous les projets divins ont besoin de la croix et du sacrifice.

Elle ouvrit une fois son cœur à son directeur, lui exprimant combien elle avait souffert de personnes en qui elle aurait dû trouver un appui. Heureusement que le Seigneur lui-même l'appuyait et la soutenait. "Si Dieu est avec nous, qui sera contre nous ?"


Extraits de l'homélie de S.B. le Patriarche Fouad Twal
Messe de béatification de Mère Marie-Alphonsine
Nazareth, 22 novembre 2009




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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Lun 20 Juil 2015 - 13:43




Fête de la Sainte Famille du Pays de Verneuil au Canada




La fête de la Sainte Famille, une idée normande !

François de Laval, né à Montigny-sur-Avre, archidiacre d’évreux, devenu vicaire apostolique de la Nouvelle France sur ordre du Roi Louis XIV, nourrissant une grande dévotion à la Sainte Famille s’en est fait le promoteur dans toute l’Amérique du Nord.

Fondant la Société des prêtres du Séminaire de Québec le 26 mars 1663 sous le nom de “ Séminaire des Missions-Étrangères ”, il l’établit à Québec sous le patronage de la Sainte Famille.

Le 15 septembre 1664, Mgr de Laval érigea la première paroisse de Québec, et de toute l’Amérique du Nord, sous le titre de l’Immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie, à laquelle il associait le Séminaire.

François de Laval fonda également le 14 mars 1665 la première Confrérie de la Sainte Famille et des Saints-Anges, ne dissociant jamais les deux dévotions. Toujours vivante de nos jours, cette confrérie se propose d’honorer la Sainte Famille en la prenant comme modèle et comme exemple pour sa propre famille.

Pendant la période de la Contre-Réforme, l’épiscopat français se livra à un effort soutenu pour améliorer l’instruction religieuse, l’inciter à une fréquentation régulière des sacrements, lui inculquer une dévotion centrée sur Dieu et le Christ, et resserrer l’encadrement paroissial autour des fidèles. Les confréries constituaient le moyen idéal pour atteindre ces objectifs. Les évêques en créèrent plusieurs destinées à développer la foi aux grands mystères de la religion.

Ces associations assignaient à leurs membres des obligations spirituelles (réception des sacrements, participation aux offices et processions, prières privées, entretien d’une chapelle), morales et sociales (secourir les pauvres et les malades, prier pour les confrères défunts).

à l’occasion d’un de ses voyages en France en 1684, Mgr de Laval apporte une requête au pape Innocent XI : l’autorisation d’instituer une fête solennelle en l’honneur de la Sainte Famille, à célébrer tous les ans dans son diocèse. Ce qu’il réalisa ensuite, avec la composition d’une messe en son honneur.

Pour lui, fêter la Sainte Famille, était un jour béni pour la restauration de l’esprit véritable de la vie familiale.

Peu à peu, la célébration liturgique de la fête s’étendit à tout le monde catholique et, jusqu’à la réforme du bréviaire au Concile Vatican I, l’office de la Sainte Famille mentionnait son origine du diocèse de Québec ! François de Laval contribua à écrire une page de l’histoire de l’Église universelle puisque dans un Bref du 14 juin 1892 Léon XIII inscrit la fête de la Sainte Famille au calendrier liturgique. Il y rappelle l’importance de ce culte dès le XVIIe s. et l’apport considérable venant du Canada. Ce culte s’est implanté en Amérique et devint très florissant, grâce principalement à l’activité de François de Laval mais aussi de sainte Marguerite Bourgeoys qui l’avaient puisé dans les écrits d’Henri-Marie Boudon. En 1921, le pape Benoît XV rend la fête obligatoire à travers le monde.

La Fête de la Sainte Famille, patronne du Séminaire de Québec, est toujours une très grande fête à Québec. Chaque année, elle est célébrée à la Cathédrale, où se trouve le tombeau du, depuis le 3 avril dernier, saint François de Laval. Mais cette année cette fête de la Sainte Famille fut un évènement majeur pour l’Eglise Québécoise. En effet, le 8 décembre 2013 s’ouvrait à la cathédrale de Québec le jubilé du 350ème anniversaire de la fondation de la première paroisse catholique, la première cathédrale construite en Amérique du Nord, la paroisse mère de toutes les paroisses au nord des colonies espagnoles du Mexique. Pour cette occasion, l’archevêque Mgr Gérald Cyprien Lacroix a officiellement inauguré dans sa cathédrale la 7ème Porte Sainte au monde et la première à l’extérieur de l’Europe. Elle resta ouverte jusqu’à la fin du jubilé, le 28 décembre 2014, fête de la Sainte-Famille !

Le 14 septembre dernier Sa Sainteté le Pape François Ier avait chargé l’archevêque de La Havane, le son Eminence Jose Francisco, Cardinal Robles Ortega, de le représenter en qualité d’envoyé spécial à la célébration conclusive du 350e anniversaires de la fondation de la paroisse Notre-Dame de Québec au Canada.

L’église primatiale Notre-Dame de Québec, qui a désormais une Porte Sainte. Elle était la première église à être élevée au rang de basilique mineure par le pape Pie IX en 1874.

Rappelons que l’évangélisateur du Canada, chanoine de la cathédrale d’Evreux avant d’en devenir le Grand Archidiacre, fut le prédécesseur et grand ami de l’abbé Henri Marie Boudon (son successeur à Evreux à sa demande) à qui il demanda ses ouvrages pour évangéliser et catéchiser la Nouvelle France.





Consécration à la Sainte Famille, Québec, approuvée par le pape Léon XIII

ô Jésus, notre aimable rédempteur, qui étant envoyé du ciel pour éclairer le monde par votre doctrine et vos exemples, avez passé la plus grande partie de votre vie mortelle dans l’humble demeure de Nazareth, soumis à Marie et à Joseph, et avez consacré cette Famille qui devait servir d’exemple à toutes les familles chrétiennes, daignez accepter avec bonté notre demeure qui se dévoue tout entière à vous. Protégez-la, gardez-la, affermissez-y votre sainte crainte, avec la paix et la concorde de la charité chrétienne, afin qu’elle devienne semblable au modèle divin de votre Famille, et que tous les membres, sans exception, participent à son bonheur éternel.

ô Marie, mère très aimante de Notre Seigneur Jésus-Christ et aussi notre mère, faites, par votre affection et votre clémence, que Jésus accepte cette consécration que nous lui faisons, et qu’il nous prodigue ses bienfaits et ses bénédictions.

ô Joseph, très saint gardien de Jésus et de Marie, secourez-nous par vos prières dans toutes les nécessités de notre âme et de notre corps, afin qu’avec vous et avec la Bienheureuse Vierge Marie, nous puissions louer éternellement Jésus-Christ, notre divin rédempteur. Amen



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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Sam 1 Aoû 2015 - 16:13




Anne et Joachim, les parents et la conception de Marie





 


A qui peut-on comparer ce couple dont les saintes prières ont été si extraordinairement exaucées qu'ils ont engendré la mère du Fils de Dieu !

Les Ecritures ne parlent pas directement des parents de la Vierge Marie.

Nous savons simplement que Marie est à la fois fiancée à un homme de la tribu de David (Joseph) et parente d'Elisabeth, épouse d'un grand prêtre (Zacharie).

Ses parents étaient donc liés à la tribu de David et à la tribu de Lévi.

La tradition chrétienne a transmis le nom des parents de Marie : Joachim et Anne et nous transmet aussi le lieu de leur maison, à Jérusalem, près du temple. C'est une tradition très ancienne qui remonte au récit apocryphe de Jacques.

Les méditations chrétiennes sur les parents de la Vierge Marie sont d'une très grande profondeur dans un équilibre théologique précieux pour la vie spirituelle :

l y a une continuité et une nouveauté : Marie est bien la descendante naturelle de ses parents et en même temps il y a en Marie une nouveauté qui ne peut pas venir uniquement de la nature.

Attention,

Si on est exclusivement dans la continuité sans voir aussi la nouveauté, on risque de mener une vie toute humaine, sans dimension charismatique, sans les fruits de l'Esprit Saint (amour, paix, douceur etc... ) qui viennent d'en haut.

A l'inverse, il ne faut pas oublier cette continuité, tout ce qui a précédé Marie a une signification : Dieu n'est pas reparti de zéro. Pour notre vie spirituelle, cela signifie que nous devons pas vivre de la transcendance en perdant le sens de notre responsabilité. Il n'y a pas une 'mariologie des privilèges' où Marie ne serait plus imitable (Ste Thérèse de Lisieux avait réagit contre de tels excès).

La continuité :

Marie est située dans le peuple, dans l'Eglise, et on souligne le mérite et la croissance de l'humanité qui se prépare à l'Incarnation.

- Marie est en lutte contre le mal. On lira en ce sens les homélies de N. Cabasilas, byzantin ; la lecture mariale de Genèse 3, 15 faite dans Ineffabilis Deus (dogme romain de l'Immaculée conception).

- Parce que Ste Anne et S. Joachim ont accompli parfaitement la loi, leur fruit a été Marie (N. Cabasilas, byzantin).

- Lorsque l'on parle d'une conception naturelle par Anne et Joachim (Justin Popovitch, orthodoxe, et presque toute la tradition chrétienne).

La nouveauté :

Dans cette ligne, Marie est située dans le mystère du Christ, car la nouveauté de Marie vient de la nouveauté du Christ, Verbe incarné.

- La nouveauté s'est parfois exprimée en suggérant une conception virginale de Marie par ses parents (opinion rarissime : certaines versions de l'apocryphe de Jacques).

- En Orient, la nouveauté s'exprime en disant par exemple que "la nature ne peut rien apporter à la génération de la Toute Pure" ou que Marie est "créée à la manière du premier humain" (N. Cabasilas, byzantin).

- Dans l'Eglise catholique romaine, le dogme de l'Immaculée conception exprime cette nouveauté.

Cette dimension souligne la soif du salut, l'importance de la prière, la grâce de Dieu, le don de Dieu.

Conclusion

L'intérêt pour les parents de Marie dépasse largement le folklore ou l'imaginaire, il touche au sens de la vie.

Marie est la descendante naturelle de ses parents (l'effort des générations passées a été utile) et en même temps il y a en Marie une nouveauté qui ne peut pas venir uniquement de la nature (Marie est l'exaucement d'une prière).

En lisant avec attention les traditions, nous constatons que l'Eglise d'Orient comme l'Eglise d'Occident ont toujours cherché à exprimer les deux dimensions de l'amour divin. Dieu est amour ; il nous aime en nous responsabilisant ; il nous donne pour que nous puissions mériter les dons qu'il veut encore nous faire..



Breynaert (Françoise Breynaert)





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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Mar 11 Aoû 2015 - 17:16




Jeté dans le bûcher, il en ressort sans brûlures et plein de vie




Angelus : l’historique

Un peu d’histoire :

L’Angélus fut d’abord une prière du soir. Saint Bonaventure, principal propagateur avait bien soin de faire tinter la cloche pour appeler ses religieux et les habitants d’alentour à réciter, après complies, « trois Ave au son de la cloche », précurseurs de ce qui allait devenir la prière de l’Angélus. D’emblée la prière fut donc associée au carillon de la cloche. Il paraît même qu’au couvent des Frères mineurs d’Arrezo, elle était précédée de l’antienne Angelus locutus est Mariae (L’Ange s’adressa à Marie).

L’Angélus, proprement dit, naît au 11ème siècle. Le Pape Urbain II en 1090, lorsqu’il met en marche la première croisade, ordonne que toute la Chrétienté, au triple son de la cloche, matin et soir, récite trois fois la Salutation Angélique pour soutenir la marche des Croisés … Ce pieux Pape était persuadé (à juste titre !) que si l’ensemble des Chrétiens priaient pour la même intention, ils seraient Providentiellement exaucés et les évêques répercutèrent alors dans toute la Chrétienté, par des ordonnances et même des conciles locaux, cette volonté du Pape. L’engouement des fidèles fut partout unanime ! (Alors pourquoi pas nous !?) L’Angélus était né ! Bien avant le chapelet donc et dans un but précis …

Au 13ème siècle le Pape Grégoire IX a aussi relancé l’Angélus contre les atteintes à l’Autorité de l’Eglise incarnées par l’empereur Frédéric II. Comme la ville de Saintes (17) se distinguait par son zèle à la récitation de l’Angélus, le Pape Jean XXII l’en félicita par un Bref, peu de temps avant de produire le document capital sur le sujet. Sa bulle, datée du 13 octobre 1318, universalise la récitation de l’Angélus et l’assortit d’indulgences. Car le Pape avait été très frappé, tout juste avant, par un miracle spectaculaire dû à l’Angélus, survenu à Avignon. Je laisse la parole à Monseigneur Gaume pour vous le raconter :

- « La justice de cette ville (pas l’Eglise !) venait de condamner deux criminels à être brûlés vifs. L’exécution avait lieu la veille de la fête de l’Annonciation de la Bienheureuse Vierge Marie. Le bûcher était déjà allumé. Pendant qu’il en approchait, un des coupables ne cessait d’implorer la Très Sainte Vierge, lui rappelant instamment les hommages (l’Angélus 3 fois par jour) qu’il lui avait rendus quotidiennement. Les bourreaux le jettent dans le feu, mais, ô miracle ! il en sort comme les hébreux de la fournaise de Babylone : sain et sauf et ses habits intacts ! Alors qu’en un instant son compagnon, est dévoré par les flammes !! Saisi de nouveau, le miraculé est rejeté dans le bûcher ! Mais il en ressort à nouveau sans brûlures et plein de vie, comme la première fois ! Sa grâce lui fût accordée et on le conduisit en triomphe à l’église de la Sainte Vierge, pour rendre grâce à sa libératrice. ».

La ville d’Avignon a dressé un procès verbal authentique de l’évènement ... Voilà la force de l’Angélus !

Et l’Angélus de midi ? De pieux auteurs, en attribuent la paternité au roi Louis XI qui ordonna, en 1472, prescrit à tout son royaume l’extension de l’Angélus à midi, et demande qu’à cette heure-là l’intention de prières soit la paix. Aussi appelle-t-on l’Angélus de midi : " l’Ave Maria de la paix ". Cette pratique de l’Angélus de midi fut indulgenciée en 1475 par le Pape Sixte IV qui fut un grand Pape Marial : il favorisa tout particulièrement le culte liturgique de l’Immaculée Conception.

Cependant en 1455 le Pape Calixte III avait déjà prescrit la sonnerie de midi et l’on va comprendre pourquoi. Il semble que Louis XI n’ait fait qu’appliquer à la France, et en édulcorant leurs visées, les sages décisions du Pape, sensiblement plus précises : le terrible Mahomet II venait de prendre Constantinople (1453) et avait juré, en faisant manger de l’avoine à son cheval sur le maître-autel de Sainte Sophie, qu’il en ferait rapidement de même sur l’autel majeur de Saint-Pierre ! Sa formidable armée de 300 000 hommes, ses canons de 12 mètres et sa cruauté légendaire faisait de ses propos plus qu’une vantardise de vainqueur grisé. D’autant qu’il commençait de s’installer tranquillement, sans coup férir, sur les comptoirs de l’Italie et que les princes Chrétiens, impuissants et complices, lui ouvraient leurs portes et lui graissaient la patte. Eternel recommencement de l’histoire… C’est bien contre ce fléau, qui aurait dû anéantir la Chrétienté d’Occident comme il avait vaincu celle d’Orient que Calixte III eut l’inspiration de créer le troisième Angélus. Malgré les vociférations du Pape, qui ne se contentait pas de faire prier mais hurlait vers les princes Chrétiens, personne ne bougea ! Pas même la France de Louis XI (1461-1483) qui possédait la seule armée capable de s’opposer. Les pieuses dispositions de ce grand roi sont bien tardives et … seulement pieuses. Brusquement, en 1481, Mahomet II s’effondre, frappé d’un mal inconnu, à l’âge de 49 ans. Ouf ! C’est bien Calixte III et son Angélus de midi qui l’ont stoppé.

Alexandre VI relance l’Angélus aux mêmes intentions que Calixte III. Léon X le réactive, surtout celui de midi et en Allemagne, contre la déchirure luthérienne de la Chrétienté : il avait connu une telle efficacité. Pendant les guerres de religion, ce sont les Chartreux qui imposent à toutes leurs maisons sa récitation, contre les exactions huguenotes. C’est le Pape Saint-Pie V qui publie l’Angélus complet, tel qu’il se récite depuis, dans l’édition officielle du Petit Office de la Sainte Vierge.

Par la suite, nombreux sont les Papes qui relanceront la récitation de l’Angélus et l’assortiront d’indulgences nouvelles : Le Pape Jean XXII, originaire de Cahors, approuve, par acte du 13 octobre 1318, la pratique de l’Angélus du soir, observée dans le diocèse de Saintes, et indulgencie les fidèles qui, entendant la cloche, réciteront à genoux trois Ave Maria ; le Pape Léon XII, lui, accorde l’indulgence plénière à la récitation continue pendant un mois. Les Papes, jusqu’aux plus récents conservent l’habitude de leurs devanciers de le réciter Place Saint-Pierre avec les nombreux fidèles chaque fois présents.

On sait les merveilles de grâces obtenues par la récitation du chapelet mais on passe massivement à côté des grâces qu’il y a à réciter l’Angélus, c’est-à-dire 3 fois par jour. En effet la petite prière de l’Angélus doit être dite le matin à 7h, puis à midi et enfin le soir à 19h (on ne devrait pas l’oublier puisque presque toutes les cloches des églises sonnent à ces heures-là pour nous signaler qu’il faut prier l’Angélus !). Et vous avez vu combien, dans le passé, les Papes ont insisté pour demander aux fidèles de le réciter pieusement ! Les Saints aussi nous ont donné l’exemple (on dit que St Antoine de Padoue le recommandait vivement et le jeune St Dominique Savio le récitait depuis l’âge de 4 ans !) et la Très Sainte Vierge Marie au cours de ses Apparitions* a relayé de la part du Bon Dieu Sa demande que nous disions l’Angélus.

Pourtant, malgré la demande de Dieu, le témoignage de notre passé religieux, les documents officiels, l’insistance qu’ont mis nos Papes, au cours de longs siècles à promouvoir la récitation par tous les Catholiques, de cette puissante prière de l’Angélus elle est proprement oubliée par la plupart d’entre nous !

J’aime ce qu’a dit l’écrivain Jean Guitton : - "Les Angélus me plaisent aussi beaucoup. Dans les pays islamiques, le muezzin invite les fidèles à se rappeler du Très-Haut. C’est la même chose dans les campagnes françaises, depuis Saint Louis, trois fois par jour, les cloches sonnent pour appeler le paysan, l’ouvrier, l’intellectuel, à interrompre, pendant quelques minutes, ce qu’ils sont en train de faire, se posant ainsi au-delà des affaires, des choses mondaines, pour se rappeler de la grande Affaire de l’histoire : l’Incarnation, Dieu qui S’est fait homme."

N’oubliez pas l’Angélus est la prière de tous les Catholiques contre les périls qui menacent l’Eglise, les Chrétiens, la Chrétienté … Mais, et nous autres ? On se souvient que le succès de l’Angélus, d’après le Pape Urbain II son instigateur tient aussi à la masse de ceux qui le récitent car l’Evangile le dit bien : « Là où deux ou trois se rassemblent en Mon Nom… ». Que dire d’une masse de Catholiques qui se remettraient à réciter quotidiennement cette merveilleuse et courte prière trois fois le jour ? Les motifs en sont, hélas, toujours les mêmes et plus impérieux que jamais. Voyons cela :
Les 2 principaux candidats à l’élection présidentielle de 2012, pour la France, ont dans leurs programmes de terribles propositions au sujet de la sacrilège interruption volontaire de grossesse (IVG), et j’en passe !

Nous pouvons renverser cette folie politique et j’attends de la récitation de l’Angélus, que je propose de faire massivement, un miracle. La petite Jeanne d’Arc elle-même ne fut-elle pas le déclencheur miraculeux d’une rénovation politique et religieuse ? Je crois très fort à la puissance de la prière de masse, et je suis certaine que grâce à la reprise massive de l’Angélus que Dieu touche les âmes de tous nos frères et soeurs en humanité et changera ainsi le cours de la politique française manifestement manipulée par satan donc léthale pour le nom "Catholique".

L’aveuglement de nos intellectuels, la démission de nos politiques et, osons-le dire, la pusillanimité des clercs qui se contentent d’invoquer contre l’islamisation de la France, fille aînée de l’Eglise, la réciprocité que supposerait une liberté religieuse proprement hégélienne (quelle blague !) sont tels que nous devons croire en la puissance de la prière ! Revenons aux méthodes des Papes ! Recourons à cette humble mais ô combien puissante prière de nos ancêtres qui nous a valu des miracles dans le passé !! Je vous enjoins à vous mettre à la récitation de l’Angélus, tous les jours, trois fois (le matin, le midi et le soir), au son de la cloche si vous en entendez une près de chez vous sinon réglez une alarme sur vos téléphones portables.

Seul, en famille, en voiture ou à pieds qu’importe ! mais toujours dans la même intention des Papes. Il se trouve que beaucoup de nos clochers, sur demande des habitants, (qui pourtant ne savent même plus pourquoi), sonnent encore l’Angélus. C’est la meilleure manière de le réciter, avec l’Eglise, dans l’Eglise, pour l’Eglise. Et je vous dis que Dieu fera le reste, par la Vierge Marie .
Pour celles et ceux qui voudraient réciter parfaitement l’Angélus, il faut, dans l’idéal, le réciter à genoux.





Déroulement

L'angélus se sonne par trois séries de trois tintements suivis d'une "pleine-volée"..
On a coutume d'incliner légèrement la tête lorsque l'on dit « Et le Verbe s'est fait chair », en signe de révérence pour le mystère de l'Incarnation.


V/. L'Ange du Seigneur apporta l'annonce à Marie,
R/. Et elle conçu du Saint-Esprit.
Je vous salue Marie ...

V/. Voici la servante du Seigneur,
R/. qu'il me soit fait selon votre parole.
Je vous salue Marie ...

V/. Et le Verbe s'est fait chair,
R/. et il a habité parmi nous.
Je vous salue Marie ...

V/. Priez pour nous, sainte mère de Dieu,
R/. Afin que nous soyons rendu dignes des promesses de notre Seigneur Jésus-Christ.

PRIONS : Que ta grâce Seigneur notre Père se répande en nos cœurs : par le message de l'ange, tu nous as fait connaître l'incarnation de ton Fils bien-aimé, conduis-nous par sa passion et par sa croix jusqu'à la gloire de la résurrection. Par Jésus-Christ.


Le texte de l'angélus : un texte de grande valeur

Les versets de l'Angélus citent l'évangile de l'Annonciation selon saint Luc (Lc 1, 26-38) et le prologue de Jean (Jn 1, 14).

L'oraison prend son origine à la fin de l'époque patristique.


Vers l'an 660 la liturgie papale introduisit la fête de l'Annonciation et l'on priait après la communion avec ces mots :

« Répands ô Père ta grâce en nos âmes ;
toi qui à l'annonce de l'ange, nous as révélé l'incarnation de ton fils,
guide-nous par sa passion et par sa croix à la gloire de la résurrection.
Par Jésus le Christ notre Seigneur. »

(Sacramentaire Grégorien GrH 143)

C'est maintenant devenu chez les catholiques l'oraison du 4° dimanche de l'Avent et la prière finale de l'angélus, et c'est aussi l'oraison pour célébrer l'Annonciation chez les Eglises luthériennes de France...

Il y n'a pas de prière plus synthétique: l'Incarnation, la passion, la Résurrection.


Paul VI a encouragé la prière de l'Angélus.

« Nos propos sur l'Angélus veulent être seulement une simple mais vive exhortation à conserver l'habitude de le réciter, lorsque et là où c'est possible.

Cette prière n'a pas besoin d'être rénovée : sa structure simple, son caractère biblique, son origine historique qui la relie à la demande de sauvegarde dans la paix, son rythme quasi liturgique qui sanctifie divers moments de la journée, son ouverture au mystère pascal qui nous amène, tout en commémorant l'Incarnation du Fils de Dieu, à demander d'être conduits « par sa passion et par sa croix jusqu'à la gloire de la résurrection », font que, à des siècles de distance, elle conserve inaltérée sa valeur et intacte sa fraîcheur. »


(PAUL VI, Exhortation apostolique "Marialis cultus", sur Le culte de la Vierge Marie § 41).
N.B. Dans la note 109 de "marialis cultus", le pape Paul VI permet de remplacer l'oraison tirée du 4° dimanche de l'Avent par l'oraison tirée de la liturgie de l'Annonciation.


Cette oraison est :

"Seigneur, tu as voulu que ton Verbe prit chair dans le sein de la Vierge Marie ; puisque nous reconnaissons en lui notre Rédempteur, à la fois homme et Dieu, accorde-nous d'être participant de sa nature divine. Lui qui règne pour les siècles des siècles. Amen."
En temps pascal, l'angélus est remplacé par le Regina caeli.
Regina coeli, laetare, alleluia
Quia, quem meruisti portare, alleluia
Resurrexit, sicut dixit, alleluia
Ora pro nobis Deum, alleluia.
Reine du Ciel, réjouis-toi, alleluia
Celui que tu as mérité de porter, alleluia
Est ressuscité comme il l'a dit, alleluia
Prie Dieu pour nous, alleluia
Sois heureuse et réjouis-toi, Vierge Marie, alleluia
Car le Seigneur est vraiment ressuscité, alleluia

Prions

Dieu, qui as donné la joie au monde en ressuscitant Jésus, ton Fils, accorde-nous par sa mère, la Vierge Marie, de parvenir au bonheur de la vie éternelle. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.





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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Dim 23 Aoû 2015 - 15:03




Guérie par la Ceinture de Marie

La Ceinture de la Mère de Dieu, retrouvée on ne sait comment, dans l'Evêché de Zèla, dans l'Hélénopont, fut transférée à Constantinople sous Justinien (vers 530), et déposée dans l'église des Chalkoprateia, située près de Sainte Sophie. (…).

Vers 888, l'épouse de l'empereur Léon VI le Sage, Zoé, se trouvant gravement malade sous l'instigation d'un esprit malin, fut avertie au cours d'une révélation qu'elle obtiendrait sa guérison par l'imposition de la Ceinture de la Mère de Dieu. L'empereur fit aussitôt briser les scellés de la châsse qui contenait la Relique, et on y découvrit avec admiration la Sainte Ceinture, aussi neuve et éclatante que si elle avait été tissée la veille.

On trouva à côté un document indiquant exactement la date où elle avait été apportée à Constantinople, et comment l'empereur lui-même l'avait déposée dans la châsse qu'il avait scellée de ses propres mains. (…)Dès que le Patriarche eut déployé la Ceinture sur la tête de l'impératrice, celle-ci fut délivrée de sa maladie.

(…) la Sainte Relique fut ensuite offerte au Monastère de Vatopédi, où elle se trouve toujours, dégageant un suave parfum et accomplissant quantité de Miracles.





Les traditions relatives à la ceinture ou au maphorion de la Vierge remontent au VII° et VIII° siècle, l'âge d'or de la réflexion sur l'Assomption de Marie.
La trame du récit.

La Vierge en train de monter au ciel apparut à saint Thomas. Elle le salua et, à la demande de l'apôtre, laissa choir sa ceinture (ou son « maphorion », manteau) comme preuve de son Assomption.



Les premières sources.

Les premiers récits de cet épisode datent du VII° et VIII° siècle, et sont obscurs. Le fait est signalé pour la première fois dans un tropaire de Maxime le Confesseur (580-662) [1]. Il est mentionné dans le Transitus Mariae du Pseudo-Joseph d'Arimathie [2]. Il l'est également au chapitre 4 du Livre arabe du passage de la Bienheureuse Vierge Marie, ou Dormitio arabe dite des « Six Livres ». Un discours anonyme [3] évoque l'invention et la déposition de la ceinture de la Vierge.


Les sanctuaires et la liturgie de Constantinople.

Germain, patriarche de Constantinople (715 à 729), évoque les « langes de Jésus » et la ceinture de la Vierge dans son discours sur les reliques de l'église des Chalcopratia[4].

Euthyme de Constantinople, patriarche de 907 à 912, évoque la fête de la ceinture de Marie, déposée, indique-t-il, dans la châsse sous le règne d'Arcadius, empereur de 395 à 408, selon une inscription trouvée dans la châsse.

Autour de l'an mil, plusieurs textes font mention de la « ceinture » de Marie : le Synaxaire de Constantinople (Xe siècle), et le Ménologe de Basile II le Bulgaroctone, empereur de 963-1025 (PG, t. CXVII, col. 613), selon lequel la relique aurait été trouvée chez une femme pieuse de Jérusalem puis conservée dans l'église des Chalcopratia à Constantinople où l'on célébrait la fête de la « Déposition de la relique de la ceinture de Marie ».



L'Occident a repris cette tradition.

Depuis le XIII° siècle est conservée dans la cathédrale de Prato (Italie, Toscane) une « ceinture de la Vierge ». Jacques de Voragine (archevêque de Gênes † 1298) a repris les récits orientaux dans sa Légende dorée (sans distance critique).

[1] En géorgien, S. Mimouni, Dormition et Assomption de Marie. Histoire des traditions anciennes, Paris, Beauchesne, 1995, 624-628, p. 625
[2] Vatican lat. 4363, BHL 5348- 5350
[3] Publié par F. Combefils, Bibliothecae Patrum Novum Auctuarium, t. II, Paris, 1648, col. 789-804
[4] BHG 1086 et PG, t. XCVIII, col. 372-384


On pourra lire aussi :

G. Bianchini, Notizie istoriche della SS. Cintura di Maria Vergine, Prato, 1766, 30-34 ; T. Casini, La Sacra Cintura, Prato, 1954 ;
F. Piccardi, Il S. Cingolo Mariano in Prato fino alla Traslazione del 1395, Prato, 1895 et rééd., 1937.
L. Réau, Iconographie de l'art chrétien, t. II/2, Paris, 1957, 61-63.
Patrick Sbalchiero, article « Thomas (apôtre) », dans : René Laurentin et Patrick Sbalchiero, Dictionnaire encyclopédique des apparitions de la Vierge. Inventaire des origines à nos jours. Méthodologie, prosopopée, approche interdisciplinaire, Fayard, Paris 2007.



www.histoire-russie.fr


Source : 
http://www.mariedenazareth.com/qui-est-marie




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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Lun 24 Aoû 2015 - 12:55




A travers les larmes de Marie, Dieu nous dit…


A travers les larmes de Marie, Dieu nous dit qu’Il participe aux « joies » et aux espoirs, aux tristesses et aux angoisses des hommes » (Gaudium et spes, 1).

Le langage des larmes est un langage universel, qui manifeste la compassion de Dieu. Et l’Eglise, qui reçoit de Marie ce message, est appelée à en devenir l’ambassadrice (…).

Les larmes de Marie nous guérissent de la cécité de la paresse, de l’impatience et de la tristesse. Ce sont des larmes de compassion, qui nous empêchent de passer notre chemin, indifférents quand nous voyons une personne en difficulté, et nous poussent à être proches de gens.

(…) La Vierge Marie est une bonne Mère; son cœur est vif, il bât, c’est un cœur de chair qui se réjouit avec celui qui est dans la joie et pleure avec celui qui est en larmes. C’est ainsi que doit être le cœur d’une communauté chrétienne, qui marche dans la vérité et dans la charité


Cardinal Tarcisio Bertone,
Secrétaire d’Etat, envoyé spécial du pape François pour l’anniversaire des 60 ans du phénomène des « Larmes de Marie », à Syracuse, le 1er septembre 2013. (Zenit.org, 3 sept) 










Notre Dame des Larmes de Syracuse


En 2013 le diocèse de Syracuse a fêté le 60ème anniversaire du prodige qui s'y est déroulé pendant quatres jours successifs.[/size]




C’est le sanctuaire le plus récent de la Sicile, mais aussi l’un des plus fréquenté, et on y vient du monde entier.


Origine :

Un bas relief de plâtre peint, représentant la Vierge Marie et son cœur immaculé couronné d'épines et enflammé (tout comme à Fatima), était dans une humble maison, à la tête du lit des époux Lannuso.

Du 29 août 1953 au 1° septembre 1953, le quadre à répandu des larmes, qui ont été analysées.
L’épiscopat de la Sicile a mené une enquête qui s’est montrée positive, il a reconnu l’origine surnaturelle du phénomène et a promu le culte.

Fut alors entreprise la construction d’un grand sanctuaire.
[/size]


Cf. Domenico MARCUZZI,
Santuari mariani d’Italia, edizioni Paoline, Roma 1982, p. 91



Un lien avec Fatima ? 

Entre le 30 octobre - 8 novembre 1950, dans les jours encadrant la définition solennelle du dogme de l'Assomption, le pape Pie XII voit se renouveler pour lui seul, dans les jardins du Vatican, le miracle du soleil du 13 octobre 1917.

En mai 1952, Notre-Dame apparaît de nouveau à sœur Lucie pour dire qu'elle attend toujours la consécration de la Russie.

Le 7 juillet 1952, le Pie XII, par la Lettre Apostolique "Sacro Vergente Anno", « consacre et voue d'une manière très spéciale tous les peuples de la Russie au Cœur Immaculé de Marie. » La Russie est nommée dans le texte, mais il n'y a eu aucune cérémonie publique et solennelle et les évêques du monde entier n'ont pas été appelés à s'y unir. Au cours de l'été, sœur Lucie écrit à propos de cette consécration : « Je suis peinée qu'elle n'ait pas été faite comme Notre-Dame l'avait demandé ».

Dans ce contexte, du 29 août au 1 septembre 1953 à Syracuse en Sicile, une statue de plâtre du Cœur Immaculé de Marie se met à pleurer et à opérer de nombreux miracles qui bouleversent le monde entier. Pie XII, apparemment, ne fait pas le lien avec Fatima.


Homélie de Jean Paul II lors de la dédicace du sanctuaire

Les larmes de Marie apparaissent dans les apparitions avec lesquelles Marie accompagne l'Église dans son chemin sur les routes du monde. Marie pleure à La Salette, à la moitié du siècle dernier, avant les apparitions de Lourdes, dans une période où le christianisme expérimente en France une hostilité croissante.

Elle pleure ici encore, à Syracuse, à la conclusion de la second guerre mondiale. Il est possible de comprendre ce larmes sur le fond de ces événements tragiques: l'hécatombe immense provoquée par le conflit; l'extermination des fils et des filles d'Israël; la menace pour l'Europe de l'Est, du communisme ouvertement athée.

Les larmes de Marie sont de l'ordre des signes: elles témoignent de la présence de la Mère dans l'Église et dans le monde. Une mère pleure quand elle voit ses fils menacés un mal, spirituel ou physique.

Il est juste de rappeler les larmes de Pierre [...] quand, dans la maison du grand-prêtre, au chant du coq Jésus regarda Pierre, celui-ci se rappela les paroles qu'il lui avait dites, alors, "Il sortit et pleura amèrement" (Lc 22, 61-62). Larmes de douleur, larmes de conversion. Et après la résurrection, il put dire au Christ: "Seigneur, tu sais tout; tu sais que je t'aime" (Jn 21, 17).


Saint Jean Paul II,
Extrait de l'homélie du 6 Novembre 1994,
pour la dédicace du sanctuaire de Notre Dame des larmes, Siracuse, Sicile.
http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/homilies/1994
Actualité :
Fête : 23 août.
Site officiel du sanctuaire : http://www.madonnadellelacrime.it

http://lavoieduciel.canalblog.com/archives/2013/05/20/27203522.html

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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Sam 29 Aoû 2015 - 16:34




La Madone et le franc-maçon



En 1901, à Ermland (Pologne), venu visiter le curé, je vois chez lui un magnifique tableau de la Sainte Vierge. Etonné, je lui demande d’où lui vient cette belle Madone. Et de me répondre : Un jour on m’a appelé auprès d’un mourant dont le nom m’était inconnu, alors qu’en seize années ici j’ai appris à connaître toutes mes brebis…

J’entre dans la maison du malade, on me conduit à lui et il me dit : « Monsieur le curé je suis franc-maçon et vous ai fait venir pour vous offrir ce tableau de la Mère de Dieu. Je ne veux pas qu’il aille à mes héritiers, tous francs-maçons. Toute ma vie j’ai vénéré la Madone, c’est tout ce qui me reste de ma religion catholique ».

Je le remercie et ajoute : ce serait encore plus beau si vous offriez aussi votre âme à Dieu pour réparer le passé. « Est-ce encore possible ? » me demande-t-il. Bien sûr. Il suffit que vous rétractiez votre adhésion à la maçonnerie et que vous vous confessiez.

Le mourant est d’accord, se rétracte en signant d’une main tremblante, puis reçoit le sacrement de confession avec grande componction. Réconcilié avec son Dieu il fait une mort chrétienne.



D’après Maria, Zuflucht der Sünder – Tradition F.A.P.
Rapporté par Frère Albert Pfleger
Dans Fioretti de la Vierge Marie, Ephèse Diffusion, p. 75-76






La franc-maçonnerie : Babylone, antithèse de la femme couronnée d'étoiles ?


Au Moyen Age, les francs-maçons étaient des compagnons bâtisseurs ayant des connaissances spécifiques en architecture ; ils travaillaient souvent à la construction des cathédrales, et les cathédrales étaient dédiées à Notre Dame.

Mais voici qu'à la fin du XVI° siècle, en Angleterre, furent acceptés parmi les franc-maçons des gens, les « Rose-croix », qui se présentaient comme les bâtisseurs du « temple invisible et immatériel de l'humanité »[1].

Ainsi naquit la « franc-maçonnerie », qui « a pour devoir d'étendre à tous les hommes de l'humanité les liens fraternels qui unissent les Francs-Maçons sur toute la surface du globe »[2].
La Franc-Maçonnerie est post-chrétienne, elle n'est pas une préparation à l'Evangile mais une parodie du christianisme, une parodie que nous pouvons mettre en parallèle avec celle dont parle l'Apocalypse (même si dans l'Apocalypse, Babylone et la Bête ne parlent pas seulement de la Franc-Maçonnerie !) :

* La Très Sainte Trinité est parodiée par la triade formée par le Satan (dragon-serpent), la Bête de la mer, et le faux prophète (Ap 16, 13). (Lorsque le Franc-Maçon pose l'équerre et le compas sur la Bible, il signifie qu'il s'engage dans un travail symbolique, ésotérique. Il est alors conduit par la voie de l'immanence à la rencontre du divin impersonnel des traditions panthéistes ou monistes[1].)

* Le Christ mort et ressuscité avec sa blessure d'amour est source de salut éternel pour tous ceux qui l'accueillent. Il est parodié par la Bête qui a été blessée à mort et s'est relevée, qui séduit mais ne sauve personne, et qui finalement détruit Babylone qu'elle a inspiré. (A la base du projet franc-maçon, il y a ces « Rose-croix » dont la croix mime la croix du Christ, mais qui n'a plus rien de chrétien.)

* Le Christ est un agneau immolé, mais il est «fidèle et vrai» (Ap 19, 11), et sa vérité devient la norme. La puissance de la Bête est imposante, mais son l'esprit est minable, un esprit impur, comme une grenouille (Ap 16, 13)... Elle finira dans l'étang de feu.

* Le Christ a un nom, il est «le Verbe», il est adoré dans une liturgie grandiose (Ap 5). La Bête se réduit à un chiffre, 666, chiffre de l'homme, chiffre de l'imperfection, chiffre de Néron, en tout cas, c'est une abstraction, une illusion d'intériorité écrite sur le front de ses adorateurs (Ap 13, 18) et qui deviendra finalement un ulcère (Ap 16, 2). (Le travail maçonnique fourmille de symboles abstraits, qui asservissent aux éléments du monde).

* A Babylone la «Prostituée» stérile et nue, s'oppose la femme revêtue de soleil et qui enfante un Fils emporté au ciel, une femme qui est à la fois Marie de Nazareth et l'Eglise. (« Nous aussi, durant notre enfance, nous étions asservis aux éléments du monde. Mais quand vint la plénitude du temps, Dieu envoya son Fils, né d'une femme, né sujet de la loi, afin de racheter les sujets de la Loi, afin de nous conférer l'adoption filiale. » Ga 4, 3-5)

Ainsi, le récit de l'Apocalypse nous aide à discerner ce qui concerne la Franc-Maçonnerie :
Séduite par la Bête, l'humanité a fait le rêve d'une structure universelle pour l'humanité, rêve d'une unité mondialiste, mais sans la grâce de Dieu. Le commerce est intense et luxueux, mais il conduit à l'asservissement total de l'humanité, corps et âme : on y vend : « la farine et le blé, les bestiaux et les moutons, les chevaux et les chars, les esclaves et la marchandise humaine... » (Ap 18, 13).

L'humanité a fait le rêve d'un paradis qui les divinise, c'est Babel (en hébreu), Babylone (en grec). Mais Babylone exerce une tyrannie, car « nul ne pourra rien acheter ni vendre s'il n'est marqué au nom de la Bête ou au chiffre de son nom. » (Ap 13, 17).

Finalement, prise de rage devant la révélation de la vérité (Ap 17, 14), c'est la « Bête » elle-même qui se met à haïr Babylone la Prostituée et à la détruire (Ap 17, 16) !

Dieu jette alors dans l'étang de feu la Bête et du faux prophète, c'est-à-dire un système qui parodiait l'Eglise et enfermait l'humanité dans la matière-énergie de ce monde qui passe.

Le Christ, dont la naissance avait été évoquée en Apocalypse 12, 4-5 est la vérité, et la vérité devient la norme : « C'est lui qui les mènera avec un sceptre de fer. » (Ap 19, 14 // Ap 12, 5).

Conclusion : Marie ou Babylone ?

La Franc-Maçonnerie a, dans toutes les sociétés où elle a eu de l'influence, favorisé le divorce, la contraception artificielle, l'interruption de grossesse, l'euthanasie, puis le gender, etc. L'Eglise, avec Marie, défend le Sacrement du mariage et la vie, car elle lui donne un sens.

L'esprit de la Franc-Maçonnerie est un esprit impur comme celui de la « Bête » dont parle l'Apocalypse. L'esprit de Marie est pur, sage, immaculé, chacun est invité à la prendre chez soi comme sa mère.
Le projet de la Franc-Maçonnerie, unir tous les hommes sans le Christ, ressemble à la construction de « Babylone » dont parle aussi l'Apocalypse, et un tel projet tombera de lui-même. Alors que l'unité de « Babylone » ne peut pas tenir, l'exégèse biblique a montré le lien entre Jésus, sa mère, et l'unité : non pas une unité imposée de l'extérieur par un système commercial et abstrait, mais une unité fondée sur l'amour du Christ rédempteur et de sa mère Marie, pure et immaculée.

Le magistère, conscient des enjeux profonds, a toujours enseigné qu'un chrétien ne peut pas être franc-maçon, il l'a encore rappelé après la parution du nouveau droit canon, par des déclarations claires[2].



[1] S. Hutin, Les sociétés secrètes, PUF, collection « que sais-je ? » n° 515, 11° édition, Paris 1993, p. 60-61
[2] A. Guichard, art. "Franc-maçonnerie", Encyclopedia universalis S.A., France, 1998.
[3] Joseph Marie Verlinde, La Déité sans nom et sans visage, le défi de l'ésotérisme au christianisme, II, Edition Saint Paul, Versailles 2001, p. 167-192
[4] Congrégation pour la doctrine de la foi, déclaration du 17 février 1981, déclaration du 26 novembre 1983.


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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Lun 31 Aoû 2015 - 15:32




Tant que le Rosaire sera récité, Dieu ne pourra abandonner le monde

« Par le Rosaire, on peut tout obtenir. Selon une gracieuse comparaison, c'est une longue chaîne qui relie le Ciel et la terre : une des extrémités est entre nos mains et l'autre dans celles de la Sainte Vierge » (Petite Thérèse). Tant que le Rosaire sera récité, Dieu ne pourra abandonner le monde, car cette prière est puissante sur son cœur. Elle est comme le levain qui peut régénérer la terre. La douce Reine du Ciel ne peut oublier ses enfants qui, sans cesse, chantent ses louanges. Il n'y a pas de prière qui soit plus agréable à Dieu que le Rosaire. Aussi l'Eglise nous invite-t-elle à aller le réciter chaque soir, en ce mois d'octobre, devant Jésus réellement présent et exposé sur l'autel. Le mois d'octobre est là. Avec lui l'Eglise appelle ses enfants pour qu'ils récitent en commun les belles prières du Rosaire. Le soir, au moment où la nature fatiguée va s'endormir, les cœurs semblent reprendre une nouvelle énergie pour célébrer les louanges de la Reine du Ciel.

notredamedesneiges.over-blog.com


 Saint Dominique convertit cent mille albigeois en leur faisant connaître et aimer les mystères adorables du saint Rosaire. Imitons l'exemple de ce grand ouvrier des gloires temporelles de la Reine des Anges et nous travaillerons avec fruits à la conversions de ces Albigeois du [XXIe siècle] qui blasphèment tout ce qu'ils ignorent et se dépravent dans les choses qu'ils n'étudient qu'au profit de leurs abjectes passions." 
M. l'abbé Combalot. Instructions.




Saint Dominique recevant le Très Saint Rosaire.
Retable de l'église Saint-Ronan. Locronan, Bretagne.

En action de grâces de la décisive victoire remportée à Lépante par la flotte chrétienne sur la flotte turque, le premier dimanche d'octobre 1571, le saint Pape Pie V institua une fête annuelle sous le titre de Sainte Marie de la Victoire ; mais peu après, le Pape Grégoire XII changea le nom de cette fête en celui de Notre-Dame-du-Rosaire.


 
Saint Dominique. Vittorio Crivelli. XVe.

Le Rosaire avait été institué par saint Dominique au commencement du XIIIe siècle. Par le zèle des Papes, et aussi par les fruits abondants qu'il produisait dans l'Église, il devenait de plus en plus populaire. Au XVe siècle, le bienheureux Alain de La Roche, Dominicain, fut suscité par Marie pour raviver cette dévotion si excellente.



Le bienheureux Alain de La Roche. Le Caravage. XVIIe.[/size]

Plus tard, dans les premières années du XVIIIe siècle, parut un homme extraordinaire appelé à bon droit le Dominique des temps modernes, et qui fut le grand propagateur, l'apôtre de la dévotion au saint Rosaire ; c'est saint Louis-Marie Grignion de Montfort. Depuis saint Dominique, il n'y a pas eu d'homme plus zélé que ce grand missionnaire pour l'établissement de la confrérie du Rosaire : il l'érigeait dans tous les lieux où elle ne l'était pas; c'est le moyen qu'il jugeait le plus puissant pour établir le règne de Dieu dans les âmes. Il composa lui-même une méthode de réciter le Rosaire, qui est restée la meilleure entre toutes, la plus facile à retenir, la plus instructive et la plus pieuse. L'Apôtre de l'Ouest récitait tous les jours son Rosaire en entier, suivant sa méthode, et le faisait de même réciter publiquement tous les jours dans ses missions, et il a fait un point de règle à ses disciples de suivre son exemple.



La bataille de Lépante. Paul Véronèse. XVIIe.

Par son Rosaire quotidien, Montfort convertissait les plus grands pécheurs et les faisait persévérer dans la grâce et la ferveur de leur conversion ; il pouvait dire :

" Personne ne m'a résisté une fois que j'ai pu lui mettre la main au collet avec mon Rosaire !"
Il avait mille industries pour propager et faire aimer le Rosaire: là, c'étaient quinze bannières représentant les quinze mystères du Rosaire; ailleurs, d'immenses Rosaires qu'on récitait en marchant, dans les églises ou autour des églises, à la manière du chemin de la Croix. Il exaltait le Rosaire dans ses cantiques ; un tonnerre de voix répondait à la sienne, et tous les échos répétaient, de colline en colline, les gloires de cette dévotion bénie. 




Saint Louis-Marie Grignon de Montfort.

Son oeuvre a continué après lui ; c'est le Rosaire à la main que la Vendée, en 1793, a défendu ses foyers et ses autels ; c'est aussi le Rosaire ou le chapelet à la main que les populations chrétiennes paraissent dans toutes les cérémonies religieuses.


http://hodiemecum.hautetfort.com


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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Mar 1 Sep 2015 - 12:43




Portugal, Terre de Sainte Marie




La dévotion du Portugal à Marie a commencé dès la naissance de la nation, au XIIè siècle. Alphonse, fondateur du royaume et 1er roi du Portugal, place son pays sous la protection de Notre Dame par un voeu, fait avec le consentement de ses vassaux et signé en la Cathédrale de Lamego, le 28 avril 1142. C'est ainsi que cette date est considérée comme celle du baptême du Portugal et qu'il fut appelé dès lors "Terra de Santa Maria". Et lorsque la cité de Santarem sera reprise aux Maures, quelques années plus tard, Alphonse fera construire un monastère dédié à la Vierge, Santa Maria de Alcobaça.

Marie devient Marraine de baptême de chaque ville reprise aux Maures

Toutes les conquêtes du roi-fondateur furent entreprises sous les auspices de Marie et en chaque ville reprise au Maure, la Vierge est intrônisée comme Marraine tandis que le peuple y construit une église sous son vocable : telles les plus anciennes églises de Lisbonne, entre autres Notre Dame des Martyrs et Notre Dame da Enfermeria.

Cependant le sanctuaire de Notre Dame de Nazaré, sur le littoral, est sans doute le plus ancien sanctuaire marial portugais, bien avant la fondation du royaume ; sa statue de Marie remonte au passage des Espagnols dans la région, avant l'invasion arabe. A Batalha, au XIVè siècle, le roi fit construire, en signe de reconnaissance du Portugal, une immense église dédiée à Marie, sous le vocable de Notre Dame de la Victoire, en commémoration de la grande bataille remportée contre l'envahisseur espagnol le 14 août 1385. Toujours sur le littoral portugais, il faut signaler l'église de Santa Maria de Belém car c'est de cette plage, et après s'être confiés à la protection de Marie que les grands navigateurs partirent à la découverte des mers. Ainsi commença à être vénérée dans une grande partie du monde où elle n'était pas connue, Marie Etoile de la mer, Protectrice des navigateurs et des missionnaires...

La piété mariale portugaise est  tout particulièrement marquée par les pélerinages ; on les appelle les "cirios" (cierges) car chaque paroisse a son groupe de  pélerins qui chaque année va porter un cierge sur l'autel de la Vierge. Le cirio de la Vierge du Cap, au Cap Espichel, est un des plus anciens cirios portugais, mais il en existe toujours, dans toutes les provinces du pays. Autre particularité : au Portugal, toutes les cathédrales sont dédiées à Notre Dame de l'Assomption ainsi que près d'un tiers des églises paroissiales. Cela vient de ce que plusieurs grandes dates historiques de la nation ont coïncidé avec la fête de Notre Dame de l'Assomption. De même la fête des Sept Douleurs de Marie est devenue l'une des plus chères à la dévotion portugaise ainsi que la récitation du Rosaire. On voit aussi, au Portugal, de nombreux parents donner pour marraine à un enfant, la Vierge Marie elle même, tant cette nation est liée à l'amour de la Vierge.


25 mars 1646 : Notre Dame de l'Immaculée Conception est nommée officiellement Protectrice du Portugal

Mais c'est le 25 mars 1646, que fut proclamé le décret royal ratifiant la décision des Cortès de nommer Notre Dame de l'Immaculée Conception Protectrice du Portugal, en remerciement de l'indépendance retrouvée par la nation, dans l'octave du 8 décembre 1640. Dès lors, toutes les grandes institutions portugaises, universités comprises, décident de défendre la doctrine de l'Immaculée Conception ... quelques deux siècles avant la proclamation du Dogme par l'Eglise, en 1854 !

Actuellement, c'est le sanctuaire de Notre Dame de Fatima qui est le centre d'attraction mariale le plus célèbre et le plus fréquenté du pays. Sanctuaire de renommée mondiale, la Sainte Vierge y a essentiellement demandé 3 choses : la dévotion à son Coeur Immaculé pour la préservation des pécheurs de l'enfer et pour la paix ; la consécration à son Coeur Immaculé pour la conversion de la Russie ; la communion réparatrice des premiers samedis du mois. Les évènements de Fatima ont d'ailleurs propulsé la ferveur mariale de la nation dans un élan nouveau qui a soulevé tout le pays !Tous les guides spirituels du pays reconnaissent que c'est grâce à la protection miraculeuse de Marie et à la profonde piété mariale de ses enfants portugais que la nation resta en dehors de la dernière guerre mondiale qui fit tant de ravages dans le reste de l'Europe chrétienne !


Pie XII reconnaît que la protection de Notre Dame de Fatima a préservé le Portugal de la Seconde guerre mondiale

Ainsi, le pape Pie XII, lors du couronnement de la statue de Notre Dame de Fatima, en 1946,  pouvait affirmer : "La guerre la plus formidable qui ait jamais dévasté le monde, a, pendant quatre longues années, rôdé autour de vos frontières, sans pouvoir les franchir ; vous le devez surtout à Notre Dame, qui, de son trône de miséricorde, [...] placée à Fatima, au centre de votre pays, veillait sur vous et sur vos gouvernants..."

Lors de ces fêtes du couronnement de Notre Dame de Fatima, la Vierge pèlerina pendant 32 jours dans toutes les paroisses du pays et les foules venaient l'acclamer le long des routes : "On eût dit que le pays entier s'était transformé en une immense cathédrale sans murs limitant l'assistance. Littéralement, les villes et les villages, pour aller au devant de la Vierge pèlerine, se dépeuplaient d'un même élan", écrit dans sa chronique le père José de Oliveira Dias, s.j. Il poursuit : "c'est en général dans les mairies que la Vierge recevait l'hospitalité pour la nuit. On y faisait alors la veillée eucharistique, et, pendant celle-ci, très souvent, les autorités civiles prirent l'habitude [... ] de consacrer solennellement leur commune au Coeur Immaculé de Marie.


De Fatima au monde entier

Après cela, Lucie, voyante de Fatima, conçut le projet de faire pèleriner Notre Dame dans le monde entier et dès 1947, ce pèlerinage mondial se mit en marche : dans toute l'Europe, mais aussi sur tous les continents du monde d'innombrables paroisses ont  ainsi accueilli la Vierge Immaculée de Fatima !



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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Ven 29 Jan 2016 - 19:49

Comment expliquer que les extraordinaires apparitions de la Vierge à Zeitoun, si peu contestées, soient si peu connues ?









1. Les apparitions de la Vierge Marie au dessus d’une Eglise Copte à Zeitoun, à partir du 2 avril 1968, devraient être extrêmement connues car elles ont été extraordinaires à plus d’un titre.

2. Elles ont commencé le 2 avril 1968, à des mécaniciens et chauffeurs musulmans, et se sont prolongées longtemps, sur plusieurs mois et même épisodiquement sur plusieurs années.

3. On possède d’innombrables témoignages concordants de milliers et des milliers de personnes, chrétiens ou musulmans, qui les ont vues, parfois pendant des heures, parmi la foule présente sur place qui atteignait parfois 250.000 personnes.

4. Les apparitions de la Vierge s’accompagnaient de phénomènes extraordinaires visibles, dont les photos qui ont été prises permettent de se faire une idée, et de nombreuses guérisons.

5.Les évêques de la Commission d’enquête instituée par le Patriarcat Copte Orthodoxe d’Egypte venus sur place ont été eux aussi témoins de ces apparitions et la reconnaissance officielle par le Pape Cyrille VI, patriarche orthodoxe d’Alexandrie a été publiée dès le 5 mai 1968 dans les principaux organes de presse égyptiens et dans la presse étrangère,

5. Le patriarche copte catholique s’associa immédiatement à cette reconnaissance et jamais personne n’opposa la moindre contradiction sur la réalité de ces manifestations uniques.

6. Jamais aucune autre religion n’a donné à connaître une manifestation surnaturelle comparable, et des nouvelles aussi extraordinaires qui apportent des preuves de la vérité de la foi chrétienne auraient évidemment dû faire le tour du monde, provoquer de multiples conversions et être sans cesse connues et répétées, si les cœurs n’étaient pas fermés par tant de préjugés et si les médias couvraient équitablement ce qui concerne le christianisme.


Les apparitions de la Vierge Marie à Zeitoun ont été certifiées par des milliers de témoins et on ne comprend pas pourquoi ces faits ne sont pas mieux connus ...

1. Les apparitions de la Vierge Marie au dessus d’une Eglise Copte à Zeitoun, à partir du 2 avril 1968, devraient être extrêmement connues car elles ont été extraordinaires à plus d’un titre.

- La nuit du mardi 2 avril 1968, à 22h30, des mécaniciens et des chauffeurs musulmans des transports publics arrivant à leur garage, juste en face de l’église, aperçurent tout à coup une « dame en blanc agenouillée » près de la croix au sommet du dôme.

- L’un d’eux, Farouk Mohammed Atwa, croyant qu’il s’agissait d’une dame tentant de se suicider, cria pour l’en dissuader et se précipita vers un téléphone pour appeler les pompiers à la rescousse.

- Ses compagnons, quant à eux, alertèrent un prêtre de la paroisse, le père Constantin Moussa.

- A ce moment la « dame » se releva et apparut vêtue d’une somptueuse robe de lumière.

- Une femme qui observait la scène du bas s’écria : « Sittna Maryam ! » - « Notre-Dame Marie ! »

- Le lendemain, Farouk Mohammed Atwa se rendit à l’hôpital pour les soins que requérait l’un de ses doigts, amputé en raison d’une gangrène ; à la grande surprise du chirurgien, il était complètement guéri.

- Une semaine plus tard, une seconde apparition eut lieu, suivie de beaucoup d’autres, qui survinrent toutes de nuit.

- La Vierge n'a pas prononcé un seul mot. Elle venait à l’improviste, le plus souvent la nuit, dans des attitudes et des vêtements variés.

- Les plus éclatantes apparitions eurent lieu entre le 27 avril et le 15 juin 1968.

- A partir de 1970, elles furent moins fréquentes, environ une par mois, même si certaines furent très spectaculaires.



3. On possède d’innombrables témoignages concordants de milliers et des milliers de personnes, chrétiens ou musulmans, qui les ont vues, parfois pendant des heures, parmi la foule présente sur place qui atteignait parfois 250.000 personnes.

- Les très nombreuses apparitions de la Vierge furent visibles pour d’innombrables personnes pendant des durées très longues : ainsi les 4-5 mai et les 8-9 juin, la Vierge fut visible de 20h00 à 5h00 du matin.

- Ceux qui voyaient la Vierge n'étaient pas seulement les chrétiens, coptes, catholiques ou orthodoxes, mais aussi, et même en majorité, les musulmans.

- Pendant plusieurs semaines sur place, la foule croissait sans cesse, provoquant de très gros embouteillages.

- Lors des apparitions de la Mère de Dieu à Zeitoun, les fidèles, qui ne la voyaient pas tous, ont noté qu'elle était toujours douce, souvent souriante, mais quelquefois aussi, grave et triste.

- On estime que pour la seule année 1968, la moyenne des fidèles présents devait être d'environ 50.000 et pouvait monter jusqu'à 250.000 personnes certaines nuits, comme il était rapporté à la « Une » du journal égyptien Al-Ahram du 27 avril 1968.



4. Les apparitions de la Vierge s’accompagnaient de phénomènes extraordinaires visibles, dont les photos qui ont été prises permettent de se faire une idée, et de nombreuses guérisons.

- Les apparitions étaient précédées de phénomènes lumineux décrits par les témoins comme des « pluies de diamants ».

- Puis surgissaient des colombes de lumière, volant autour du dôme de l’église.

- Enfin, dans une véritable explosion de lumière, Notre-Dame apparaissait vêtue le plus souvent d’une longue robe blanche, couronnée d’un halo de lumière et coiffée d’un long voile bleu éblouissant.

- On distinguait parfois nettement ses traits et même l'expression de son visage.

- Au moins une fois, elle est apparue sans voile, ses cheveux descendant jusqu'à ses épaules.

- Parfois d’abondants nuages de couleur ocre répandaient autour d’elle une odeur d’encens.

- Son éclat, semblable à celui du soleil, était tel qu’on avait du mal à discerner les détails de son apparence.

- S’inclinant et tendant les bras vers la foule, elle semblait la bénir, parfois avec un rameau d’olivier.

- Occasionnellement, la Vierge fut aperçue tenant l’Enfant Jésus dans ses bras, ou encore en compagnie de Saint Joseph et de Jésus âgé d’environ 12 ans.

- Des clichés ont été pris par différents photographes. La pellicule n'arrivait pas toujours à fixer ce que les yeux pouvaient voir, mais on dispose cependant de photos où l'on voit très nettement la silhouette de Marie.

- Le 13 avril 1968, le photographe Wagih Rizk Matta fut le premier à prendre des clichés étonnants et il guérit sur le champ d’une blessure au bras, comme bien d’autres qui furent aussi guéris en se rendant sur place.

- Beaucoup ont bénéficié de guérisons miraculeuses et ces faits, connus dans toute l’Egypte, ont fait l'objet de témoignages innombrables, d'enquêtes, de multitudes d’articles de journaux et de revues dans le pays, pendant des années.

- Il lui est même arrivé de se manifester portant une couronne et il y avait souvent des oiseaux lumineux tournant autour d’elle sans battre des ailes.

- Elle était presque toujours comme lumineuse et il arrivait que cette lumière fût si intense qu'il fallait quelque temps pour arriver à distinguer le visage qui s'en détachait.



5. Les évêques de la Commission d’enquête instituée par le Patriarcat Copte Orthodoxe d’Egypte venus sur place ont été eux aussi témoins de ces apparitions et la reconnaissance officielle par le Pape Cyrille VI, patriarche orthodoxe d’Alexandrie a été publiée dès le 5 mai 1968 dans les principaux organes de presse égyptiens et dans la presse étrangère.

- Sa Sainteté Kyrillos VI, Pape d'Alexandrie et Patriarche de la Prédication de saint Marc, institua une commission composée de 12 évêques et prêtres coptes, chargée d'étudier les phénomènes de Zeitoun, qui conclu très vite et favorablement : « Nous avons le grand honneur de soumettre à votre Sainteté le résultat des investigations menées sur les apparitions de la Sainte Vierge, survenues en notre église orthodoxe copte de Zeitoun, au Caire. Le 23 avril 1968, après avoir été nommés par votre Sainteté, nous nous sommes rendus à l'endroit où se dresse l'église et avons pris contact avec ceux qui avaient été témoins des apparitions. Après avoir recueilli les déclarations des employés du garage, nous sommes parvenus à la conclusion que l'apparition de la Sainte Vierge Marie s'est produite plusieurs fois au sommet et à l'intérieur des dômes de l'église à partir du 2 avril 1968. Ces apparitions ont surtout été observées par les employés du garage, dont le témoignage a été confirmé par les habitants de Zeitoun, tant musulmans que chrétiens. Des foules de gens venant de différentes régions du pays ont pu observer les apparitions de la Sainte Vierge, et un grand nombre d'entre eux ont certifié la réalité de ces apparitions et envoyé leurs témoignages, accompagnés de messages écrits enthousiastes. Désirant voir l'apparition de nos propres yeux, afin de pouvoir en juger en toute certitude, nous avons passé plusieurs nuits dans le voisinage de l'église. Finalement, nous avons aperçu le buste de la Sainte Vierge entouré d'un halo. Ensuite, elle apparut en entier et se déplaça entre les dômes. Puis, elle s'agenouilla devant la croix et, finalement, bénit les multitudes. Une autre nuit, nous avons vu des colombes aussi blanches que la neige, irradiant de la lumière. Les colombes apparurent soudainement et disparurent aussi mystérieusement. Elles semblèrent voler du dôme vers le ciel et elles ne battaient pas des ailes comme font d'habitude les oiseaux. Nous avons glorifié le Dieu Tout-Puissant d'avoir permis aux habitants de la terre de voir la gloire des habitants du ciel. »

- La déclaration officielle de Cyrille VI du 5 mai 1968 fut publiée dans les principaux organes de presse égyptiens et dans la presse étrangère : « Le Siège patriarcal déclare avec une foi complète, une grande joie et une humble gratitude envers le Tout-Puissant, que la Bienheureuse Vierge Marie est apparue à plusieurs reprises sous des formes claires et stables, durant plusieurs nuit et durant des périodes variées pouvant aller jusqu’à plus de deux heures, depuis le 2 avril 1968 jusqu’à maintenant, au dessus de l’Eglise Copte de Zeitoun, au Caire, sur la route de Matarieh, où la Sainte Famille passa durant son séjour en Egypte, tel que le rapporte la tradition. Nous espérons que cette bénédiction sera un signe de paix pour le monde et un présage de prospérité pour notre pays bien-aimé et béni ».

- Dès 1969, l’Eglise Copte orthodoxe inséra dans son calendrier liturgique une fête de la transfiguration de la Vierge Marie à Zeitoun, célébrée maintenant chaque année le 24 barmahat (2 avril).



6. Le patriarche copte catholique s’associa immédiatement à cette reconnaissance et jamais personne n’opposa la moindre contradiction sur la réalité de ces manifestations uniques, dont la signification et la portée ont du mal à être mesurées.

- Quelle pouvait être la signification de si impressionnantes manifestations de la Vierge ?

- Zeitoun signifie "olives" en arabe, et l’olivier, dont un rameau fut tenu par la Vierge lors de certaines de ses apparitions, est un symbole de paix bienvenu au moment où minorité copte était menacée d’une forte oppression programmée par Anouar-El Sadate, qui était un ancien Frère musulman assez fanatique avant ces apparitions.

- C’était aussi après la terrible guerre des Six Jours (1967) avait endeuillé le Proche-Orient.

- A la suite de la prise de Jérusalem par Israël, il devenait pratiquement impossible aux Coptes d’aller en pèlerinages aux Lieux Saints et Jehan Sadate, la veuve du Président assassiné, impressionnée par ce grand signe du Ciel, écrivit ainsi au nom de Marie, dans sa biographie intitulée Une femme d’Egypte : « Peuple d’Egypte, je sais que tu ne pourras plus venir me voir à Jérusalem ; aussi est-ce moi qui suis venue te voir au Caire »



7. Jamais aucune autre religion n’a donné à connaître une manifestation surnaturelle comparable, et des nouvelles aussi extraordinaires qui apportent des preuves de la vérité de la foi chrétienne auraient évidemment dû faire le tour du monde, provoquer de multiples conversions, et être sans cesse connues et répétées, si les cœurs n’étaient pas fermés par tant de préjugés et si les médias couvraient équitablement ce qui concerne le christianisme.

- Les manifestations surnaturelles de Zeitoun n’ont pas d’équivalent dans aucune autre religion.

- En cette terre d’Egypte où le Seigneur permis que Moïse multiplie les prodiges extraordinaires pour permettre la sortie du Peuple d’Israël, une nouvelle épiphanie étonnante s’est déroulée sous les yeux de milliers de témoins, au XX° siècle.

- Une telle singularité et des preuves aussi fortes de la vérité chrétienne auraient dû déclencher des réactions émerveillées en conséquence et porter de très heureux fruits de conversion, mais même si l’Egypte en a été profondément marquée, le monde n’a pas pris la mesure de l’événement.

- Personne n’a contesté sérieusement la réalité de cette manifestation surnaturelle : devant de telles évidences, il n’y a rien a dire.

- Mais les préjugés et la fermeture des cœurs à la religion est telle que les apparitions de Zeitoun, qui sont un signe de plus de la vérité et de la beauté de l’Evangile, demeurent encore aujourd’hui très méconnues.



Bibliographie :

* Christian Cannuyer, « Caire II », dans René Laurentin et Patrick Sbalchiero, Dictionnaire des « apparitions » de la Vierge Marie, Paris, Fayard, 2007, p. 154-158 ;

* Brigitte Voile, Les Coptes d’Egypte sous Nasser. Sainteté, miracles, apparitions, Paris, CNRS Éditions, 2004, p. 215-244.

* François Brune, La Vierge de l’Egypte, Paris, Philippe Lebaud, 2004 ;



http://www.lafoichretienne.com/content/comment-expliquer-que-extraordinaires-apparitions-vierge-zeitoun-si-peu-contestees-soient-si
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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Ven 1 Avr 2016 - 0:02



Notre-Dame du Laus est depuis 350 ans une terre
de réconciliation pour les pécheurs qui veulent se convertir.


Entre 1664 et 1718, pendant 54 années, entre le début du règne de Louis XIV et la Régence, la Vierge Marie apparaît à Benoîte Rencurel, bergère de la Vallée de l’Avance (Hautes-Alpes). Marie dit à sa messagère : « J’ai demandé le Laus à mon Fils et il me l’a accordé. Je demande que l’on fasse construire ici une église où beaucoup de pécheurs viendront se convertir. » Depuis 350 ans, cette bonté de la Vierge Marie pour ses enfants ne cesse de se déployer dans le cœur de ceux qui se laissent prendre par son appel à la réconciliation.



Benoîte est la deuxième enfant de Guillaume et Catherine Rencurel. Elle naît en 1647 à Saint-Étienne d’Avançon, dans un milieu modeste où elle grandit entourée de ses deux sœurs Madeleine et Marie. Elle reçoit de ses parents une éducation chrétienne et aime prier son chapelet, mais elle n’a que sept ans lorsque son père meurt. À l’âge de 12 ans, elle est donc placée comme bergère chez sa marraine pour aider à nourrir sa famille. Sa vie s’écoule paisiblement au rythme de la garde des troupeaux et de la récitation du rosaire. Elle est, dès son enfance, bien impliquée dans la vie de son village. Charitable envers les enfants pauvres, elle va jusqu’à leur donner son propre pain. Elle visite les malades et prie pour eux, entraînant à sa suite les compagnes de son village.

Au début du mois de mai 1664, Benoîte fait paître ses brebis au Vallon des Fours lorsqu’elle voit une belle dame, tenant par la main un enfant d’une beauté extraordinaire. La bergère est saisie par tant de grâce. À partir de ce jour, la belle dame, visite quotidiennement la bergère et reste silencieuse pendant deux mois. Ce silence ancre Benoîte dans la contemplation et creuse en elle une disponibilité à accueillir le projet de Dieu.

Puis, la « belle dame » commence à parler à la bergère et l’éduque comme une vraie mère. Elle lui « sert [à Benoîte] de maîtresse qui lui apprend, de directrice qui la conduit et de Mère qui la corrige. »
Le 29 août 1664, la belle dame révèle son nom : « Je suis dame Marie », et ajoute : « Vous ne me verrez plus pendant quelques temps. » Au total, les apparitions durent donc quatre mois au Vallon des Fours. Ce temps de rencontre prolongé et intime est nécessaire à Benoîte pour accueillir dans la foi et la joie sa future mission.

Marie se montre de nouveau à la bergère en un lieu nommé Pindreau, à la fin du mois de septembre 1664 : « Allez au Laus, vous y trouverez une chapelle d’où s’exhaleront de bonnes odeurs. Là, vous me verrez très souvent et très souvent vous me parlerez. » C’est l’envoi en mission. Benoîte se met en hâte à la recherche du lieu que Marie lui a indiqué. La Mère de Dieu l’attend en cette petite chapelle du hameau du Laus nommée « Bon Rencontre ». Elle lui révèle son projet : « Je demande que l’on fasse construire ici une église où beaucoup de pécheurs viendront se convertir. »

Très vite, les foules de pèlerins commencent à affluer (130 000 personnes entre 1665 et 1667) et chacun contribue à sa mesure à la construction de l’église qui est édifiée entre 1666 et 1669, suite à une première enquête des autorités diocésaines. Benoîte, toujours guidée par la Vierge Marie, commence à exercer sa mission d’accueil et de réconfort auprès des pécheurs. La Mère de Dieu demande à Benoîte « de prier continuellement pour les pécheurs qui ont besoin de se convertir ».

La jeune bergère reçoit le don de lire dans les consciences et aide les personnes à faire la vérité sur leur vie afin qu’ils accueillent la miséricorde de Dieu dans le sacrement de la confession : « Ce qui est singulier chez cette fille, ce n’est pas seulement de connaître l’intérieur des cœurs, c’est de les toucher et de les porter à un véritable repentir de leurs péchés, et à bien se confesser [...] » (Pierre Gaillard dans les Manuscrits du Laus).

Les premiers prêtres missionnés au Laus à partir de 1665 témoignent des grâces qui se vivent au confessionnal : « Combien de personnes ont dit que le Laus est le refuge des pécheurs, là où Dieu leur inspire de faire de bonnes confessions, lève la honte de ceux qui ne les osent pas dire, assistés des avis de Benoîte qui leur découvre tout leur intérieur, leur donne courage, le temps de bien s’examiner, et de bons confesseurs qui les renvoient très contents » (Pierre Gaillard dans les Manuscrits du Laus).

Entre 1669 et 1684, le Christ se montre cinq fois à Benoîte sur la croix d’Avançon. Il lui fait comprendre l’amour infini qu’il a pour les pécheurs et l’invite à communier à ses souffrances pour les sauver.

Benoîte est réconfortée par Marie et les anges lors de grandes difficultés qu’elle traverse : persécution pendant 20 années par des prêtres jansénistes, calomnies de tous genres, attaques du démon. Malgré ces grandes épreuves, elle reste fidèle et ancrée dans l’espérance. Elle meurt joyeusement le 28 décembre 1718.

La grâce du Laus ne s’arrête pas à la mort de Benoîte. Elle se déploie dans les cœurs depuis plus de 350 ans et porte toujours plus de fruits. Marie par l’intercession de Benoîte accomplit beaucoup de grâces, mais aussi de guérisons physiques au Laus, suite notamment aux onctions de l’huile de la lampe du sanctuaire : « La bonne Mère dit à Benoîte, au commencement de la dévotion, que l’huile de la lampe de la chapelle, si on en prend et qu’on s’en applique, et si l’on recourt à son intercession et qu’on ait la foi, on guérira » (Copie Authentique Gaillard. p. 45 IV [91] – année 1667). Depuis 1664, de nombreux témoignages de guérisons sont recensés chaque année.

La statue de Notre-Dame du Laus a été couronnée le 23 mai 1855 devant 40 000 personnes. Entre 150 000 et 170 000 personnes se rendent au sanctuaire chaque année. Depuis la reconnaissance officielle des apparitions en 2008, le Laus, lieu jusque-là discret et caché, attire de nombreux pèlerins aux sources de la réconciliation.
En cette année extraordinaire de la miséricorde demandée par le Pape François, le sanctuaire invite tous ceux qui le souhaitent à vivre une démarche jubilaire illuminée par la douceur mariale et l’intercession de Benoîte. Soyez donc les bienvenus !


Père Ludovic FRERE,
recteur du sanctuaire





Dernière édition par Lumen le Lun 8 Aoû 2016 - 13:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Ven 1 Avr 2016 - 17:23



Sainte Jeanne de France, fondatrice de l'Annonciade (1464-1505)



Le règne de Louis XI ne se comprend tout à fait qu'aux lumières du bûcher de Jeanne d'Arc. C'est l'oeuvre spirituelle de Jeanne d'Arc qui a permis l'oeuvre temporelle de Louis XI. Si ce roi calculateur, rusé, quelque peu superstitieux, ne fut point un saint, sa fille Jeanne le sanctifia. Douloureuse, humiliée, offerte, canonisée par Pie XII, elle est la sainte de la Maison de Valois, la quatrième des dynasties de France.

Une fille de roi dont l'enfance fut particulièrement humiliée
Trente-trois ans après Jeanne d'Arc, une autre Jeanne, de France et de Valois, vient de naître. Qui la connaît ? Elle n'est pas au catalogue des grandes dames de l'histoire dont les médias nous offrent le programme des vies et des exploits, formant ainsi et à l'année longue, des modèles d'égéries passionnées plus que de femmes fortes. Elle n'est pas même non plus au catalogue habituel des saintes françaises. Bien qu'elle soit fille, soeur et femme de roi, aucune enfant ne sera plus asservie, aucune épouse plus méprisée que Jeanne, pas une féminité plus dédaignée, pas une reine ne sera plus humiliée. Elle est pourtant de celles dont le coeur souverain a porté non seulement les siens mais la vocation de son pays.
Ce qui lui est refusé en premier, c'est sa naissance. Louis XI, son père, qui a déjà une fille Anne, pour aînée, attend un héritier mâle. Il le veut. Et promet à cet effet à Notre-Dame de Cléry, une statue en argent du poids du nouveau né. Aussi, lorsque la reine, Charlotte de Savoie, met au monde une fille, Jeanne, le roi révolté n'accorde pas une attention à l'enfant. Dépité par cette cadette, il lui préfèrera toujours la compagnie de ses grands oiseaux et de ses lévriers. Privée de la tendresse naturelle de son père, Jeanne a cependant une mère aimante et attentionnée. L'éducation chrétienne qu'elle reçoit de la pieuse reine Charlotte est d'autant plus décisive pour l'enfant que, dès ses première années, Jeanne révèle une véritable profondeur spirituelle.


Louis XI veut la détourner de sa vocation religieuse
Elle n'a pas cinq ans lorsque Louis XI s'en aperçoit et la sépare de sa mère pour briser dans l'oeuf toute vocation religieuse naissante. Le roi n'a rien contre la vie consacrée, mais à ses yeux une fille de France ne s'appartient pas ; son devoir est de servir de la seule façon possible pour une femme : un mariage intelligent qui garantisse le "pré-carré" du royaume. L'enfant est alors confiée à de lointains parents, François de Beaujeu et Anne de Culan, seigneurs de Lignières, dans un canton reculé du Cher. Elle y restera jusqu'à son mariage. La privation d'un amour filial naturel est le premier abandon demandé à l'enfant.
A l'âge de se révolter déjà ou de se replier, Jeanne accepte et continue à chérir son père qui l'ignore. Anne de Culan a reçu ordre de détourner la fillette d'une dévotion "exagérée" mais la piété et l'amour de la petite Jeanne sont tels que la maîtresse des lieux désarmée, conçoit peu à peu un véritable amour de mère pour sa protégée et la laisse libre dans son élan spirituel.


Un mariage d'Etat, forcé et malheureux avec le duc Louis d'Orléans
Et c'est dans la chapelle de Lignières que, dans sa sixième année, Jeanne va recevoir de la Vierge elle-même, la promesse de lui être un jour consacrée. C'est aussi lors des première années passées chez Anne de Culan que l'on découvre le mal qui déforme de plus en plus le corps de la princesse : une déviation de la colonne vertébrale, passée d'abord inaperçue. Aujourd'hui, prise à temps, la malformation est remédiable. A l'époque de Jeanne, elle rend difforme pour la vie. Madame de Culan a beau réaliser des prouesses de couture pour voiler le petit corps contrefait et le rendre plus avenant, la jeune fille doit renoncer aussi au simple fait d'avoir une silhouette féminine.
Elle est cependant encore enfant lorsque son père décide de la marier au jeune duc Louis d'Orléans, fils de Charles d'Orléans, chef de l'une des plus puissantes dynasties du royaume. Le roi de France sait-il exactement l'état physique de sa fille à ce moment-là ? Il l'a très peu vue, et l'on peut penser qu'il n'en a pas mesuré la gravité. Car l'acharnement du roi à organiser ce mariage contre les voeux de tous, va jusqu'aux menaces envers la mère de Louis qui tente de s'interposer et envers le jeune homme qui, à la veille de la cérémonie, affirme encore à ceux qui l'entourent : "J'aimerais mieux épouser une simple damoiselle de Beauce".
En octobre 1473, le mariage civil est donc enregistré officiellement. Jeanne a neuf ans, Louis d'Orléans en a douze. Quant au mariage religieux, il est célébré le 8 septembre 1476 - après autorisation de l'Eglise de Rome - dans la plus stricte intimité. Ni Louis XI, ni la mère du jeune duc, qui marie sa fille le même jour, n'assistent à la cérémonie que l'on expédie au plus vite.


Dans ce couple, s'il y a eu un "oui" entier, responsable, c'est le sien
Pour Jeanne cet acte représente le contraire de ses aspirations et le renoncement spirituel le plus intime : celui de sa vocation. Or, dans ce couple forcé, s'il y a eu un "oui" entier, responsable, c'est le sien. Car Jeanne est docile au Seigneur, et pour Lui, elle respecte une volonté paternelle qu'elle n'a jamais cessé d'estimer et d'aimer : en digne fille de France, elle obéit à son devoir d'état. L'on a dit plus tard que ce mariage forcé n'en était pas un. Il reste que pour Jeanne de Valois, il a été l'acte d'une volonté qui consent, et d'une obéissance aimante.
On imagine sans peine ce qu'a pu être le calvaire d'une vie conjugale en de telles circonstances. Louis est jeune, beau, léger et encore bien loin de posséder la maturité affective nécessaire pour ne pas éprouver d'aversion envers celle dont on lui impose l'amour. Non seulement il n'acceptera jamais de partager la couche conjugale, mais ostensiblement, il marque son dédain et sa répulsion physique pour la laideur de son épouse.
Une laideur de corps essentiellement car de visage il semble que Jeanne ait eu un certain charme : "Un visage ovale, le nez net et développé, la bouche assez grande garnie de lèvres épaisses et un peu proéminentes, enfin un ensemble de traits qui, en dépit d'une assez forte irrégularité, rappelaient beaucoup la figure de Louis XI et respiraient un certain air d'intelligence et de force". Autour de Jeanne, l'on s'apitoie, on lui conseille de faire le premier pas ; la réponse n'est ni révoltée, ni aigrie mais humble "Je n'oserai parler à lui car, vous et chacun, voit bien qu'il ne fait compte de moi".


Trompée, répudiée, sa fidèlité et son dévouement demeurent intacts envers son époux
Louis l'ignore et la trompe. Elle n'en sera pas moins l'infirmière constante et fidèle au chevet du duc, lors de longues semaines de maladie. Elle ira même jusqu'à implorer grâce à genoux pour lui, auprès du roi Charles VIII, son frère. En effet, à la mort de Louis XI, le fils qu'il a eu enfin, devient roi sous le nom de Charles VIII. Or, Louis d'Orléans, qui a appuyé la révolte des Bretons contre la couronne de France, est arrêté et emprisonné. Ce ne sera qu'après plusieurs démarches humiliantes auprès de son frère, que Jeanne obtiendra du roi la libération de son mari.
Celui-ci ne lui en garde pas une reconnaissance particulière. Cependant un tel dévouement l'impressionne. Quelques années plus tard, il avouera au cardinal d'Amboise, alors son conseiller : "Ce qui me met au désespoir c'est que je n'ai point de raison ; je me hais moi-même de haïr une personne qui m'a toujours constamment aimé et qui a fait pour moi des choses qui auraient touché tout autre coeur que le mien..." Jeanne a donné tout l'amour dont elle est capable à un homme qui n'a pas su l'aimer parce qu'elle est difforme. Elle l'accepte, mais non pas à la manière d'un Cyrano qui -quelle que soit l'admiration que provoque le personnage- agit pour son "panache" propre et finalement pour lui-même. Elle non ; elle accepte son état, pour l'amour du Seigneur et de cet homme auquel le sacrement l'a unie.


L'humiliation des humiliations
Après la mort de Charles VIII, lorsque Louis d'Orléans devient lui-même Louis XII en montant sur le trône, une dernière étape, un ultime abandon est demandé à celle qui est maintenant reine de France. Car devenu roi, Louis d'Orléans décide aussitôt de faire annuler son mariage. Après plusieurs mois d'attente, la réponse de Rome arrive enfin, favorable à Louis. Déchue de ses droits d'épouse et de reine, la fille de Louis XI se voit alors préférer Anne de Bretagne que Louis XII épouse dans les jours qui suivent la sentence romaine. Jeanne est envoyée en Berry dont on lui donne le titre et la charge de duchesse.
La décision de nullité l'a atteinte de plein fouet tant elle lui est inattendue. Pendant vingt-six années Jeanne s'est crue liée par le mariage et s'est spirituellement donnée tout entière à une vocation d'épouse ; mais dans la vie de cette femme au coeur de souveraine, la foi est plus forte que les évènements les plus contraires. Cette dernière humiliation marque en même temps sa libération pour l'accomplissement de la promesse faite jadis à l'enfant. Dieu est fidèle.


Elle fonde la congrégation mariale de l'Annonciade
Si elle a accepté pendant trente ans un mariage qui ne sera même pas consommé, un devoir d'état qui ne lui sera même pas reconnu, à Bourges, elle va réaliser son aspiration à la vie consacrée. Deux années seulement s'écoulent entre l'arrivée de la duchesse en Berry et sa fondation de la congrégation de l'Annonciade. Une congrégation dont le caractère spécifique est de servir le Christ par l'imitation des vertus de Marie, selon le voeu de la Vierge elle-même : "Fais mettre en une règle ce que tu trouverais écrit de moi dans l'Evangile".
Et Jeanne dégagera ainsi de l'Ecriture les dix vertus principales de la mère du Christ, "prudence, pureté, humilité, vérité, louange, obéissance, pauvreté, patience, piété et lance de compassion" qui deviennent les colonnes du règlement spirituel de l'Ordre. "Que ceux qui les voient, dit de ses filles cette mère spirituelle de trente-neuf ans, voient Marie vivant encore dans ce monde".
Quelques dix-huit mois après avoir prononcé ses voeux, elle tombe malade d'épuisement et s'éteindra doucement le 4 février 1505, au château de Bourges, à l'âge de quarante et un ans, après avoir dit adieu à ses soeurs et fait murer la porte qui la reliait sur terre au couvent. Cinquante-six ans plus tard, lorsque les huguenots violent sa tombe pour brûler son corps, l'on s'aperçoit qu'il n'a subi aucune décomposition. Il n'en est pas moins réduit en cendres et jeté à tout vent comme une autre semence, après celle de la bergère de Domrémy, jetée à la Seine quelques années plus tôt.


Jeanne de France a eu la vocation de Marie au pied de la Croix
Le monde a refusé Jeanne depuis sa naissance et jusqu'après sa mort, mais nulle force au monde n'est assez puissante pour juguler la fécondité des enfants de Dieu, car alors, dit saint Paul, "ce n'est plus moi qui vis, mais Lui, en moi...", et qui pourra Lui résister ? La fécondité de Jeanne, c'est d'abord la conversion de Louis XII. Venu se recueillir sur son tombeau quelques jours après la mort de celle-ci, il y verse les larmes d'un vrai repentir et y puise la force morale qui le fera surnommer bientôt le "père du peuple".
Quant à l'Annonciade, elle aura jusqu'à cinquante fondations nouvelles que la Révolution exterminera en quasi-totalité. Aujourd'hui pourtant, plusieurs couvents ont retrouvé vie en Belgique et en France. Mais quels qu'aient été les ravages historiques subis par l'Ordre, la congrégation de l'Annonciade n'en a pas moins préparé - dans une époque particulièrement troublée par le protestantisme et ses refus - l'oeuvre et le rayonnement de la spiritualité d'un Grignion de Montfort qui donnera aux chrétiens, deux siècles plus tard, le secret de la vraie dévotion de Marie...
Epouse de tout ce qui l'a enchaînée, Jeanne de France a eu la vocation de Marie au pied de la Croix : la vocation de celle qui a donné tout ce qu'on lui a pris, et on lui a tout pris. Canonisée par Pie XII le 8 mai 1950, elle est, après Clotilde, Radegonde et Batilde, la quatrième sainte reine de France.



PRIERE

" Nous honorons, Ô sainte Princesse, les vertus héroïques dont votre vie a été remplie, et nous glorifions le Seigneur qui vous a admise dans sa gloire. Mais que vos exemples nous sont utiles et encourageants, au milieu des épreuves de cette vie ! Qui plus que vous, a connu les disgrâces du monde ; mais aussi qui les a vues venir avec plus de douceur, et les a supportées avec plus de tranquillité ? Les grâces extérieures vous avaient été refusées, et votre cœur ne les regretta jamais ; car vous saviez que l'Epoux des âmes ne recherche pas dans ses élues les agréments du corps, qui trop souvent seraient un danger pour elles.

Le sceptre que vos saintes mains portèrent un instant leur échappa bientôt, et nul regret ne s'éleva en vous, et votre âme véritablement chrétienne ne vit dans cette disposition de la Providence qu'un motif de reconnaissance pour la délivrance qui lui était accordée La royauté de la terre n'était pas assez pour vous ; le Seigneur vous destinait à celle du ciel. Priez pour nous, servante du Christ dans ses pauvres, et faites-nous l'aumône de votre intercession.

Ouvrez nos yeux sur les périls du monde, afin que nous traversions ses prospérités sans ivresse, et ses revers sans murmure. Souvenez-vous de la France qui vous a produite, et qui a droit à votre patronage. Un jour, la tombe qui recelait votre sainte dépouille fut violée par les impies, et des soupirs s'échappèrent de votre poitrine, au sentiment des malheurs de la patrie. C'était alors le prélude des maux qui depuis se sont appesantis sur la nation française ; mais du moins la cause de la foi trouva, dans ces temps, de généreux défenseurs, et l'hérésie fut contrainte de reculer. Maintenant, le mal est à son comble ; toutes les erreurs dont le germe était renferme dans la prétendue Réforme se sont développées, et menacent d'étouffer ce qui reste de bon grain. Aidez-nous, conservez la précieuse semence de vérité et de vertus qui semble prête à périr. Recommandez-nous à Marie, l'objet de votre tendre dévotion sur la terre, et obtenez-nous des jours meilleurs."



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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Dim 3 Avr 2016 - 1:45



Après 800 ans d’histoire architecturale et spirituelle,
Notre-Dame de la Garde veille toujours sur Marseille.


Construite selon la volonté d’un ermite venu s’installer sur la colline, Notre-Dame de la Garde a fêté son huit centième anniversaire en 2014. La « Bonne Mère » chère au cœur de tous les marseillais », gardienne et protectrice de la cité, a été remerciée tout au long de l’histoire par d’innombrables ex-voto et est aujourd’hui devenue une basilique visitée par plus de deux millions de personnes par an.




Ici, la mer s’étend à perte de vue...

Par sa position stratégique à 161 mètres d’altitude au-dessus de l’antique cité phocéenne, la colline de la « Garde » est exploitée dès le Xe siècle. Alors que la vieille ville de Marseille s’étend sur la rive nord du port, une tour de garde est construite sur cette colline, propriété de l’abbaye Saint-Victor. L’arrivée des navires dans la rade est ainsi surveillée et signalée par un système de pavillons et de feux nocturnes.

En 1214, un prêtre marseillais de l’église des Accoules, Maître Pierre (+ 1256), y mène une vie d’ermite et obtient l’autorisation de l’abbé de Saint-Victor d’y bâtir une chapelle dédiée à la Vierge (Notre-Dame de la Garde), d’y cultiver un potager et de planter une vigne. Quatre ans plus tard, la chapelle est achevée, comme l’atteste une mention du pape Honorius III dans sa bulle du 18 juin 1218, énumérant les possessions de Saint-Victor. En 1256, Notre-Dame de la Garde devient un prieuré dont le supérieur est l’un des prieurs claustraux de Saint-Victor. Peu à peu, les premiers marins viennent demander à la Vierge de les protéger en mer.

En 1302, Charles II d’Anjou ordonne que les signaux alertant de la présence de bateaux ennemis soient lancés depuis la colline de Notre-Dame de la Garde. La vocation militaire de l’endroit est née.

Le nombre de pèlerins augmente peu à peu, ce qui conduit au XVe siècle à quelques aménagements. Néanmoins, la chapelle reste modeste, contenant au plus une soixantaine de personnes. Après le succès français de Marignan, François Ier, sa mère Louise de Savoie, et son épouse la reine Claude, viennent remercier Notre-Dame de la Garde en janvier 1516. Dès lors, les rois de France successifs prêtent une attention privilégiée à ce sanctuaire. Louis XIII viendra s’y recueillir en 1622, son fils Louis XIV (1638-1715), y fera transporter une belle statue en argent de la Vierge, avant que ses deux petits-fils, les ducs de Bourgogne et de Berry, viennent à leur tour au tout début du XVIIIe siècle.

En 1524, l’empereur Charles-Quint tente de conquérir la Provence. L’année suivante, François Ier décide de doter la ville de deux forts militaires pour assurer sa défense : le château d’If, achevé en 1531 et rendu célèbre par le roman d’Alexandre Dumas Le Comte de Monte-Christo ; et un second fort qui est construit sur la colline de la Garde, englobant alors la petite chapelle. Aujourd’hui, il ne reste que peu de vestiges de cette forteresse, hormis l’éperon royal à l’ouest de l’actuelle basilique.

En 1588, la destruction de l’église Saint-Étienne à Marseille très fréquentée par les marins renforce la popularité de Notre-Dame de la Garde. Et au début du XVIIIe siècle, la peste mène à son tour les pèlerins à fréquenter le sanctuaire. Nombreux sont les fidèles provençaux qui viennent remercier Marie de les avoir préservés. De septembre 1720 à août 1721, l’évêque du diocèse, Mgr Henri de Belsunce, y monte lui-même trois fois à pied.

À la fin du XVIIIe siècle, se succèdent des évènements peu réjouissants pour Notre-Dame de la Garde. Le 30 avril 1790, le fort est envahi par les troupes révolutionnaires et trois ans plus tard, tous les édifices religieux français sont désaffectés. C’est la fin du culte. Notre-Dame de la Garde est transformée temporairement en prison, où Philippe Égalité et ses deux fils seront détenus. Le 10 avril 1795, les objets du sanctuaire sont vendus par lots.

La chapelle, devenue bien national, est alors louée par Joseph-Elie Escaramagne, ancien marin et dévot à la Vierge. Il offre au sanctuaire une statue achetée dans une vente aux enchères, provenant d’un couvent parisien de Picpus : la « Vierge au bouquet » (installée aujourd’hui derrière l’autel de la crypte). En 1807, après le Concordat, le culte reprend.

Le XIXe siècle est une ère de renouveau pour le site, qui verra notamment la procession organisée le jour de la Fête-Dieu ressusciter en 1814. Deux ans plus tard, la duchesse de Berry fait le pèlerinage et offre un ex-voto : une statuette en argent. La duchesse d’Angoulême fait un don en 1823 pour la fabrication de la monumentale Vierge d’argent dite « de Chanuel », qui vise à remplacer la Vierge « à l’ostensoir » fondue sous la Révolution. Actuellement située sur l’autel majeur de la basilique, elle a été admirée par Chateaubriand, pèlerin en 1838.

En 1833, on construit une seconde nef (250 m2 au total) bénie par Mgr Fortuné de Mazenod. Et dans les années 1840, on érige un nouveau clocher, permettant d’accueillir un bourdon de plus de huit tonnes baptisé « Marie-Joséphine ». On est contraint de le placer sur un chariot tiré par seize puis par vingt-six chevaux ! Les fidèles entendent ses premières notes le 8 décembre suivant, jour de l’Immaculée Conception.

De 1850 à 1852, le clergé de Marseille débute des négociations avec les autorités françaises pour agrandir le sanctuaire. La première pierre du projet romano-byzantin de Jacques-Henri Espérandieu est posée le 11 septembre 1853, mais les travaux sont longs et coûteux. En septembre 1860, Napoléon III et l’impératrice Eugénie se rendent sur place. Le nouveau sanctuaire est consacré le 4 juin 1864 par le cardinal Villecourt, entouré de 43 évêques.

À la fin des années 1860, on pose sur le clocher un piédestal servant à accueillir la future statue monumentale de Marie, financée par la ville de Marseille, qui connaît à cette époque un essor sans précédent. Cette statue est réalisée en cuivre par l’entreprise parisienne Christofle et Bouilhet, suite au projet d’Eugène-Louis Lequesne et selon une technique novatrice appelée « galvanoplastie ». Haute de 11,20 mètres (23,70 mètres avec son piédestal), lourde de près de dix tonnes, elle est assemblée en quatre tronçons et un escalier intérieur permet d’atteindre son sommet. Le 24 septembre 1870, en pleine guerre franco-prussienne, cette Vierge à l’Enfant recouverte de 500 grammes d’or est bénie. Livrée aux intempéries et au sel marin, elle est redorée tous les 25 ans.

En 1874, Henri-Antoine Révoil prend en charge la décoration intérieure, faite notamment de mosaïques, d’un autel majeur et de stalles en noyer installées dans le chœur. Aujourd’hui, la basilique est toujours célèbre pour ses mosaïques dont la surface développée sur les voûtes et le sol est d’environ 1200 m2. Elles ont été réalisées par la société Mora installée à Nîmes. Les tesselles (petits carreaux) provenant de Venise ont été fabriquées par des artisans au sommet de leur art. Chaque panneau comporte près de 10 000 tesselles au mètre carré, ce qui représente au total environ 12 millions de petits carreaux de 1 à 2 cm2. Ces mosaïques constituent un ensemble exceptionnel par la complexité de ses décors réalisés par des architectes ou des peintres de renom et par la qualité des tesselles. Les sols sont revêtus d’environ 380 m2 de mosaïques romaines au dessin géométrique.

En 1892, on achève le funiculaire, dit « l’ascenseur », facilitant l’accès à la basilique ; mais son exploitation cessera en 1967 par manque de rentabilité. Vingt millions de passagers l’ont emprunté.

En pénétrant dans la basilique, le visiteur ne peut qu’être frappé par la profusion d’objets : des plaques de marbre sur les murs, des tableaux présentés « à touche-touche », des maquettes suspendues aux voûtes… Il s’agit d’une tradition populaire très ancienne et pourtant encore active à Notre-Dame de la Garde : les ex-voto (cf. compléments).

Notre-Dame de la Garde ne tire pas son origine d’une apparition de la Vierge, mais elle témoigne de l’amour permanent des fidèles pour la Mère de Dieu. Libéré des occupants nazis le 25 août 1944, le lieu fait l’objet de travaux de réfection après la Libération (remise en état du clocher qui manqua de s’écrouler lors des combats, mosaïques repeintes de façon temporaire dans l’attente du remplacement des tesselles…), mais c’est dans les années 2000 que la basilique retrouve son éclat extraordinaire.

Le 11 juillet 2013, est inauguré le Musée du site retraçant l’histoire du sanctuaire qui, cette année-là (année où Marseille était capitale européenne de la Culture), a reçu plus de deux millions et demi de visiteurs. C’est le monument le plus visité de la ville, dont elle est devenue le symbole.

En 2014, Marseille a célébré le huitième centenaire de la construction de la chapelle dédiée à Marie par Maître Pierre en 1214.




Père Jacques Bouchet,
recteur de la basilique Notre-Dame de la Garde



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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Mar 12 Avr 2016 - 17:53



La prière c'est l'essentiel (témoignage d'un otage)




CITE DU VATICAN, Jeudi 24 mars 2005 (ZENIT.org)

Christian Chesnot confiait naguère à « Famille chrétienne » en évoquant la mobilisation qui a précédé sa libération et les otages encore à libérer :

Citation :
« Je veux devenir un homme meilleur, plus disponible à Dieu et aux autres. Surtout, quand je vois l’élan extraordinaire qui nous a entourés ! Surtout, quand je pense aux confrères prisonniers et à tous les autres otages – trente en Irak, trois mille en Colombie ! Cette épreuve m’a ouvert des voies de compassion, d’empathie et de reconnaissance. Il y a un avant et un après ».

A propos de la prière, pendant leur captivité, Christian Chesnot et Georges Malbrunot confiaient à Luc Adrian (cf. Famille Chrétienne, 1410, cité par http://paroisse.perros-guirec.chez.tiscali.fr/extraitsbulletin.htm :

Citation :
« La prière a été notre étoile dans les ténèbres. Je peux le dire qu’elle nous a sauvé la vie ! Vous savez, dans ces circonstances exceptionnelles, il ne reste plus que l’essentiel. Et pour nous, c’était Jésus et Marie… Quand vous êtes au fond du trou, dans la détresse et l’angoisse, face à la mort, vous vous retrouvez face à vous-même… et face à Dieu. La prière est devenue plus qu’un réconfort : une nécessité vitale ».

Christian Chesnot précisait qu’ils avaient prié ensemble :

Citation :
« Tout au long de la détention et particulièrement durant le dernier mois et demi qui fut très dur, on faisait avec Georges des « séances de prière » de vingt minutes chacune, trois fois par jour, matin, midi et soir. Pour les négociateurs, français et irakiens ; pour nos geôliers ; pour nos familles, nos amis, tous ceux qui se mobilisaient ; pour notre chauffeur syrien chrétien, Mohammed Al-Joundi, dont on était sans nouvelles ; pour les autres otages. Pour nous, aussi, bien sûr. On chuchotait, pour chacune de ces intentions, des Notre Père et des Je vous salue Marie qu’on alternait, puis chacun ajoutait des prières personnelles, des intentions propres. C’était très, très intense.

En fait, durant la première quinzaine de captivité, on priait chacun pour soi. Puis lorsque la situation s’est aggravée, on s’est unis avec Georges. On se tenait debout dans un coin de la pièce, en joignant les mains. On se signait rapidement, puis on commençait notre « séance ». L’un de nos geôliers islamistes est entré un jour par surprise – il nous observait probablement – et nous a demandé : « c’est quoi, le geste que vous venez de faire ? » On a répondu : « C’est le signe de la croix de Jésus, le signe chrétien ». « Faut plus faire ça ! », nous a-t-il ordonné. Donc, à chaque fois qu’on priait, on avait peur qu’ils nous voient. Ça devenait le stress de la prière ! Si bien qu’on a fini par se réfugier sous une couverture pour nos « séances ». A l’abri des regards, on pouvait se signer sans risque, et prendre notre temps.

C’est une prière de survie, comme un cri !... C’était en même temps un cri de détresse presque physique, un appel spirituel intense, une soupape psychologique, un clapet de l’instinct de survie… ».

« Etiez-vous prêt à pardonner à vos bourreaux ? », interrogeait Luc Adrian.

Citation :
Réponse : « Oui. … Malgré les menaces d’exécution qu’ils nous ont fait subir. Nos gardiens étaient des gamins de 17 ans »

« On voit tout différemment après une telle épreuve ? », reprenait Luc Adrian :


« Surtout lorsqu’on s’en sort ! (sourire) Elle m’a changé en profondeur, humainement, spirituellement. Le dimanche, je calculais le décalage horaire pour m’unir à ceux qui allaient à la messe à Amman et à Vieil-Beaugé… Je ressentais un lien spirituel fort, une communion mystérieuse ».

Enfin, à la question : « Continuez-vous à prier ? », l’ex-otage répondait :

Citation :
« Oui, même si c’est plus difficile que là-bas, dans la bousculade de ce retour. Cette expérience hors norme a renforcé ma Foi, c’est indéniable, mais je n’ai pas encore le recul suffisant pour le mesurer. Pour l’heure, je suis encore trop dans l’euphorie et l’effervescence. Mais j’imagine que je vais devenir plus pratiquant… (sourire). En tout cas, je veux devenir un homme meilleur, plus disponible à Dieu et aux autres. Surtout, quand je vois l’élan extraordinaire qui nous a entourés ! Surtout, quand je pense aux confrères prisonniers et à tous les autres otages – trente en Irak, trois mille en Colombie ! Cette épreuve m’a ouvert des voies de compassion, d’empathie et de reconnaissance. Il y a un avant et un après. Durant deux jours à Noël et deux jours le 1er janvier, on a débranché le téléphone. Sinon, ça n’arrête pas. Je pars dix jours à Amman où ce sera plus calme. Mais je compte bien essayer de cultiver ma vie intérieure et de me préserver ».




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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Mer 13 Avr 2016 - 22:29



Mère Teresa (1910-1997)




Par sa vie exemplaire, ce petit bout de femme, qui n’avait rien d’extraordinaire selon les critères d’aujourd’hui, a manifesté au monde L’Amour et la tendresse de Dieu. Tous l’ont pleurée, tous vont la regretter… mais elle continuera dans ce mystère de la communion des saints à nous aider à fixer nos regards sur le Christ. Mère Teresa est née en Albanie en 1910 à Skopje.

Un premier appel à douze ans ; elle entre chez les soeurs de Notre Dame de Lorette

Dès l’âge de douze ans, elle éprouve un vif désir de se donner entièrement à Dieu mais ce n’est que six ans plus tard qu’elle décide d’entrer dans la vie religieuse. C’est lors d’un pèlerinage à Notre Dame de Letnice qu’elle entend l’appel. Au milieu des incertitudes de sa vocation naissante, un conseil de sa maman va contribuer aussi à affermir sa décision : « Quand tu acceptes une mission, accomplis-la avec joie. Sinon, ne l’accepte pas ». Le prêtre qui l’accompagnait dans sa démarche va dans le même sens : « Vous ressentirez une joie intérieure à la pensée que Dieu vous appelle à son service et celui du prochain. Cela sera la preuve que vous avez la vocation. La joie profonde venue du cœur est comme une boussole qui indique le chemin à suivre dans la vie. Nous devons la suivre, même si cette boussole nous conduit par un chemin semé de difficultés. »

Des difficultés, Mère Teresa en a rencontrées mais jamais la joie, éclat de la bonté et de la tendresse de Dieu, n’a quitté son visage ridé, si familier de tous. C’est en côtoyant des missionnaires de sa ville, partis en Inde, qui gardaient un contact écrit avec la paroisse, que le désir de la mission s’impose. À 18 ans, elle entre chez les sœurs de Notre Dame de Lorette et fait son noviciat en Inde l’année suivante. Ce fut un grand sacrifice, à la fois pour elle et sa famille qui était très unie. Durant de longues années, elle enseigne au collège sainte Marie, seul collège catholique pour filles de Calcutta.

Elle apprécie beaucoup ces années mais Dieu l’attendait pour une autre mission. Dans une lettre écrite à sa maman, elle lui annnonce qu’elle est directrice d’école : « N’oublie jamais que tu es partie pour les pauvres » lui répond sa maman. Un jour, peu après la seconde guerre mondiale, son regard se fixe sur une femme en train de mourir de faim sur un trottoir de Calcutta. Elle veut l’aider pour l’admettre à l’hôpital mais personne ne l’écoute : « Elle n’a qu’à mourir dans la rue », lui rétorque-t-on ! Cet évènement poignant réveille en elle comme une deuxième vocation, un appel dans l’appel aime à dire Mère Teresa.


L'appel à l'abandon total, au service des pauvres entre les pauvres

C’est dans le train qui l’emmène à Darjeeling, en 1946, où elle se rend pour une retraite qu’elle entend clairement l’appel de Dieu à tout quitter pour se consacrer au service des pauvres. Illumination intérieure qui va bouleverser toute sa vie. Dieu l’appelle à servir les plus pauvres et à vivre avec eux : « Ce que vous faites au plus petits, aux affamés, aux exclus, aux malades c’est à Moi que vous le faites ». Une chose est claire : elle doit quitter le couvent. Après deux longues années qui lui paraissent interminables et avec l’accord de ses supérieures, elle part vivre dans les rues de Calcutta en 1948.

Elle se retrouve ainsi dans la rue, dans un dénuement total, sans soutien, sans argent, sans travail, sans protection sociale… livrée à la Providence divine. Les premiers jours sont difficiles : la sécurité matérielle et le relatif confort du couvent lui manque. La tentation est grande de rentrer mais elle se tourne vers le Seigneur : « Mon Dieu, de par mon libre choix et avec le seul soutien de ton amour, je veux rester là pour accomplir Ta Volonté… Mon toit c’est celui des déshérités, mais encore plus précisément, celui des plus pauvres d’entre eux. De ceux dont on s’écarte par crainte de la contagion, de la saleté ou parce qu’ils sont couverts de parasites et de plaies. De ceux qui ne vont pas prier à l’Église parce qu’ils n’ont plus de vêtements à se mettre sur le dos. De ceux qui s’affaissent dans la rue en sachant qu’ils vont mourir, alors que les bien-portants passent à côté d’eux sans les regarder. De ceux qui ne peuvent plus pleurer parce qu’ils n’ont plus de larmes. »


Le 7 octobre, en la fête de Notre Dame du Rosaire, le pape approuve la congrégation des Missionnaires de la Charité

Elle sait que sa place est là. Elle improvise une première école dans un parc. Les enfants accourent de plus en plus nombreux. Au mois de mars 1949, la première jeune fille, ancienne élève, se présente pour partager sa vie… D’autres suivront pour embrasser cet idéal évangélique en quittant tout. Les vocations, très rapidement, affluent de tous les pays du monde mais principalement de l’Inde. Le 7 octobre 1950, le pape approuve la congrégation des Missionnaires de la Charité. Et aujourd’hui, pour de nombreuses nations, le sari bleu et blanc est devenu le symbole de l’amour et de la joie. Une bannière pour les pauvres qui porte la devise : tout faire par amour ! La mission des sœurs c’est l’amour : apporter le Christ dans les foyers, amener les hommes au Christ, servir le Christ dans celui qui souffre.

Un jour avant leur départ, Mère Teresa dit à ses sœurs : « Avez-vous vu avec quel amour, quelle délicatesse le prêtre traite le Corps du Christ à la messe ? Prenez bien soin de faire de même quand vous allez à la Maison du Mourant car vous y rencontrerez le Christ sous l’apparence de ceux qui souffrent ». Quelque temps après, les sœurs ont lavé un homme, très mal en point, abandonné dans les rues de Bombay. La peau de son corps est resté collée au sol, elles se sont occupés de lui mais n’ont pas réussi à lui faire prononcer un seul mot. L’une des sœurs a témoigné ne jamais avoir senti le Christ aussi présent qu’en touchant cet homme.

Toute cette vie donnée aux plus pauvres n’est possible que parce que les sœurs sont unies au Christ par la prière et les sacrements : « Notre vie, dit Mère Teresa, doit être reliée au Christ. Si nous ne maintenons pas sous le regard de Dieu, notre labeur est inutile et nous ne pourrons progresser ». C’est le Christ affamé, le Christ malade, désespéré et en haillons que les missionnaires de la Charité servent dans les Pauvres. Et, renchérit Mère Teresa, « ils l’aiment tellement que leur dévouement se transforme en une immense source de joie. C’est pour cela qu’ils irradient de bonheur ». Mais cet engagement radical passe par un long apprentissage et une vie de renoncements : « La pauvreté, dit-elle, est la condition de la liberté, et pas seulement la pauvreté spirituelle mais la pauvreté matérielle. »


La spiritualité des soeurs de Mère Teresa : autour de l'adoration eucharistique

La pauvreté permet de faire de grands pas. Sans demander d’argent, sans en accepter pour leurs œuvres personnelles, sans rénumération quelconque elles reçoivent les dons nécessaires pour aider les pauvres dont elles s’occupent. Jamais l’argent ou la nourriture n’a manqué : Dieu y pourvoit. Toute leur vie, déjà nourrie par la prière, est unie à l’eucharistie : « Nous avons une foi profonde en la présence réelle de Jésus dans la sainte Hostie. Dans cet esprit, il nous est facile d’identifier le Christ sous l’apparence des Pauvres qui souffrent ».

C’est dans l’adoration eucharistique, dans ce cœur à cœur avec Dieu que les sœurs puisent la charité, Dieu lui-même. Sans une intense vie spirituelle, ce dévouement serait vain. Dieu est amour, une missionnaire de la Charité laisse rayonner cet amour :


Citation :
« Elle doit être une missionnaire de l’amour. Elle doit être pénétrée de la charité jusqu’au fond du cœur et répandre cette charité dans le cœur des autres, qu’ils soient chrétiens ou non. De même que Jésus a été envoyé par son Père, de même il nous envoie, fortifiés par son Esprit, pour proclamer son Évangile d’amour et de miséricorde aux plus pauvres des pauvres du monde entier. Notre principale mission doit être de faire connaître Jésus-Christ aux hommes de tous les peuples spécialement à ceux qui se trouvent confiés à nos soins. Nous devons avoir pour idéal de rassasier la soif d’amour de Jésus en vertu de notre attachement aux préceptes évangéliques et de notre libre engagement à servir avec affection les plus pauvres des pauvres. Ceci en conformité avec les enseignements et l’exemple de Notre Seigneur, et selon la révélation qu’il nous a faite, par laquelle Il est l’unique voie qui conduit au royaume de Dieu. »

Ce langage de Mère Teresa, beaucoup ne le comprennent pas. Mère Teresa n’est pas une super assistante sociale, elle est une religieuse qui vit et travaille pour Jésus. Lors d’une conférence à l’ONU, elle a fustigé les chefs des nations en leur demandant de respecter la vie sous toutes ses formes. Le développement passe par le respect inconditionné de la vie humaine et seul l’amour permet de respecter pleinement la dignité des hommes. Mais il ne peut y avoir de meilleur développement que de donner à chaque homme ce qui constitue sa dignité la plus haute : le Christ lui-même. Et la mission, qui participe directement au développement des peuples ne portera du fruit que si elle est ancrée dans l’Amour, reçu et donné. Tout se résume en une phrase : aimer Dieu et aimer son prochain ne font qu’un. Message bien évangélique que n’a cessé de vivre Mère Teresa. Pour Dieu, tout est possible !

Le sari bleu et blanc : les bandes bleues symbolisent l’humilité et l’effacement de la Vierge Marie

Le sari, ce vêtement blanc est celui des femmes indiennes. Le blanc représente la couleur des pauvres. Les bandes bleues symbolisent l’humilité et l’effacement de la Vierge Marie. Une ceinture en corde d’alfa représente la pureté angélique. La croix de bois sur l’épaule gauche est le signe de l’amour des sœurs pour le Christ. Les sandales rappellent la liberté de leur choix. Quand les sœurs endossent l’habit, elles font cette prière :« Seigneur, fais que le monde ne signifie rien pour moi, ni moi pour le monde. Que cet habit me rappelle mon aube de baptême et m’aide aujourd’hui à préserver mon cœur du péché ». En chaussant les sandales, elles disent : « Ô Jésus, de par ma libre volonté, je te suivrai où tu iras à la recherche des âmes, quoi qu’il doive m’en coûter et rien que pour ton amour ».






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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Jeu 14 Avr 2016 - 17:50



La naissance de Louis XIV « Dieudonné » neuf mois après la prière du Frère Fiacre met fin à 20 ans de stérilité du mariage entre Anne d’Autriche et Louis XIII.

Frère Fiacre, religieux augustin au couvent Notre-Dame des Victoires de 1631 à 1684, demande en 1637 à la Vierge Marie, en action de grâce pour les soins qu’il reçoit grâce à la famille royale, un Dauphin pour la France. Neuf mois jour pour jour après la fin le 5 décembre 1637 des trois Neuvaines de prière que la Vierge Marie lui avait inspirées, sa supplique est exaucée : le futur roi Louis XIV, « Dieudonné », naît le 5 septembre 1638.




Frère Fiacre, de son vrai nom Denis Antheaume, est né le 21 février 1609 à Marly-la-Ville (aujourd’hui dans le Val-d’Oise), qui faisait alors partie du diocèse de Paris. Ses parents, humbles laboureurs, font en sorte que leur fils apprenne à lire et à écrire. À 15 ans, Denis gagne Paris pour y devenir potier d’étain chez un artisan du faubourg Montmartre. Sa grande piété l’amène chez les Augustins déchaussés de Montmartre où il entre en 1631 avant de revêtir l’habit deux ans plus tard sous le nom de Frère Fiacre de Sainte-Marguerite. Aussitôt, il témoigne d’une très grande dévotion pour la Vierge Marie, tandis qu’il ne dédaigne pas de remplir les tâches les plus humbles du monastère.

Malade peu après son entrée dans la communauté, il apprend que la reine Anne d’Autriche fournit aux religieux tous les médicaments qui leur sont nécessaires. Il devient alors très reconnaissant à son égard et décide de demander à Dieu la naissance d’un Dauphin attendu depuis très longtemps, ce qu’il fait assidument pendant plus de six ans.

Un jour, sa prière est exaucée : la Vierge lui apparaît quatre fois dans la nuit du 3 novembre 1637, entre 1 h et 4 h du matin, annonçant la naissance prochaine de celui qui deviendra Louis XIV. C’est le cri d’un tout-petit qui attire l’attention du religieux : « Il tourna la tête du côté de la voix et aperçut la Sacrée Vierge environnée d’une belle et agréable lumière, ayant un enfant dans les bras, vêtue d’une robe bleue semée d’étoiles, ses cheveux pendants sur ses épaules, trois couronnes sur sa tête, assise sur une chaise et qui lui dit : « Mon enfant, n’ayez pas peur, je suis la Mère de Dieu. » Sur cela, il se jeta à terre pour adorer l’enfant qu’elle tenait entre ses bras, pensant que ce fut Jésus-Christ, mais la Vierge sacrée lui dit : « Mon enfant, ce n’est pas mon Fils, c’est l’enfant que Dieu veut donner à la France. » La Vierge Marie lui demande de faire réciter des Neuvaines, requête qui fut transmise à la famille royale par le cardinal de la Rochefoucault. Le dimanche 5 septembre 1638, neuf mois jour pour jour après l’achèvement des Neuvaines, Anne d’Autriche donne naissance à un fils, Louis « Dieudonné ». Sept mois avant, dans la joie d’avoir appris la grossesse inespérée de la reine, Louis XIII avait consacré officiellement la France à la Vierge Marie par son vœu du 10 février 1638.

On doit à Frère Fiacre et à sa grande confiance en la Mère de Dieu, le développement de l’église de Notre-Dame des Victoires, refuge des pécheurs, comme sanctuaire de pèlerinage où la Vierge Marie offre volontiers à tous ceux qui invoquent son cœur maternel d’être exaucé, écouté et secouru.

Frère Fiacre meurt le 16 février 1684 en odeur de sainteté, vénéré comme tel par les pauvres de la capitale. Son image fut placée dans les voitures d’une compagnie de louage au XIXe siècle, d’où le nom de « fiacre » qu’elles ont longtemps porté. Son corps fut inhumé dans la crypte de la basilique et son cœur est conservé à Cotignac au Sanctuaire de Notre-Dame des Grâces, comme l’atteste une plaque de marbre.





Père Hervé Soubias,
curé-recteur du sanctuaire de Notre-Dame des Victoires


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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Sam 16 Avr 2016 - 16:40




Marie, notre sœur




Les hyperboles du passé

Mère Marie d'Agreda († 1665) écrivit une œuvre sur Marie (La Mystique cité de Dieu), particulièrement appréciable par divers aspects, mais qui est enveloppé d'un halo de merveilleux qui émaille les pages et qui pose problème, le lecteur doit l'éviter et le dépasser.

Elle dit des choses qui auraient été exclusives ou presque pour Marie, citons parmi d'autres : Marie à peine conçue aurait versé des larmes, la tunique qu'elle portait en entrant au temple ne s'usa pas, ni ne se tacha, arrivée à l'âge de 33 ans, elle resta stabilisée à ce point de maturité, avec la plénitude physique qui déjà ne pouvait flétrir, elle expérimenta la vision béatifique plusieurs fois, comme si elle voyait le ciel. Nous pouvons en déduire que sa catégorie d'être humain est unique, elle seule y appartient, nous sommes en dehors.

La Mystique cité de Dieu manque d'un travail de distinction pour séparer les genres : les sources évangéliques et les sources apocryphes, la théologie franciscaine valide et les hypothèses ou croyances qui ne sont pas nécessaires, les histoires et les légendes (qui doivent être reconnues comme telles, car elles ont un autre genre littéraire et portent certaines vérités et certaines valeurs), la raison qui discerne et l'imagination qui fait pulluler des images de tout genre, la sobriété de la foi et l'amplification baroque.


Le concile Vatican II

Durant la deuxième étape du dernier concile, on débattit intensément sur la décision : dédier à Marie un document indépendant ou inclure la doctrine mariale dans la constitution sur l'Eglise. Le résultat du vote fut : favorables à l'inclusion : 1114 ; contre, 1074 ; nuls 5. L'option qui a prévalu est la volonté de situer Marie dans notre Eglise.
« Mais elle se trouve aussi, comme descendante d'Adam, réunie à l'ensemble de l'humanité qui a besoin de salut.» (Vatican II, LG 53).


« Tu es notre sœur »

Elle est une créature humaine, formée de la même argile fragile et merveilleuse avec laquelle nous sommes tous formés. Il y a eu un temps où Marie n'existait pas. Elle a des parents, une famille, un peuple, une tradition.
Comme nous, Marie est passée par les divers âges de la vie. Elle n'a pas la vie faite par anticipation. Elle expérimente la faiblesse, la fatigue, la douleur (Lc 2, 35) et la mort ; c'est un être humain qui fait des découvertes et qui a aussi des moments ou des phases de perplexité et d'incompréhension (Lc 2, 41-51). Elle est notre sœur.

Lors de la présentation de Jésus au temple, quarante jours après sa naissance, ses parents apportent une paire de tourterelle ou deux colombes (Lc 2, 24) : c'est l'offrande des pauvres. Les pauvres qui travaillent de leurs mains peuvent dire : c'est notre sœur.

A Marie et aux femmes de son temps, nous pouvons attribuer la parole qu'un siècle plus tard enseignait le rabbi Judà ben Ilay : « Loué sois-tu de ne pas m'avoir fait femme ! » [1] On la considérait mineure, comme un enfant qui n'a pas l'usage de la raison et ne sait pas distinguer le bien et le mal, elle ne pouvait pas étudier la Torah, elle était soumise à des règles de pureté légale, elle n'avait pas accès à l'enceinte du temple, son mari pouvait la répudier. On louait la femme pour ses vertus, son labeur et sa tendresse, mais on la sous-estimait comme une charlatane inclinée à la superstition et à la magie[2]. Les femmes qui ont souffert de divers types de discrimination ont aussi le droit de déclarer : « tu es l'une de nous ».



Extraits de : Pablo LARGO DOMINGUEZ,
María, microcosmos de relaciones,
Ephemerides Mariologicae, ISSN 0425-1466, Vol. 57, Nº. 1, 2007, p. 67-100


*************************************************************************************

[1] TosBer 7,18.
[2] Cf. A. RODRÍGUEZ CARMONA, La mujer en tiempos de María de Nazaret, en EphMar 55 (2005) 256.

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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Mar 19 Avr 2016 - 12:15



Alors que les Prussiens devaient prendre Laval,
ils se replient finalement juste après qu’à Pontmain,
la Vierge Marie ait fait prier des enfants.


Le 17 janvier 1871, en pleine guerre franco-prussienne, la Vierge Marie apparaît à quatre enfants dans le village de Pontmain (Mayenne) en leur délivrant un message : « Mais priez mes enfants, Dieu vous exaucera en peu de temps. Mon Fils se laisse toucher. » Les Prussiens qui devaient prendre Laval ce soir-là se replient finalement. L’armistice est signé le 26 janvier 1871.



Une journée qui commence comme les autres. Ce matin, l’église était remplie de fidèles, comme chaque jour. Il y a beaucoup de neige et il fait un froid glacial « à fendre les pierres ». Vers midi et demi, la terre a tremblé, ce qui a fortement impressionné tous les habitants, surtout en cette période troublée. C’est la guerre franco-prussienne. Depuis le 23 septembre dernier, 38 jeunes de la paroisse sont partis à la guerre et l’on est sans nouvelles d’eux. Alors, on vit dans l’angoisse et dans la peur. Et puis il y a cette épidémie de typhoïde qui commence à reprendre.

Malgré tout, on prie avec ferveur car il en est ainsi à Pontmain. Depuis l’arrivée de notre curé, l’abbé Michel Guérin, le 24 novembre 1836, dans chaque famille, on prie le chapelet tous les jours.

Ce soir du 17 janvier 1871, deux enfants, Eugène (12 ans) et Joseph Barbedette (10 ans), aident leur père dans la grange. Ils pilent les ajoncs pour la nourriture de la jument. La nuit est tombée. Il est environ 17h30. Jeannette Détais, une vieille femme, vient donner quelques nouvelles qu’elle a pu glaner un peu plus loin près des fuyards de l’armée de la Loire en déroute. Eugène profite de l’arrêt du travail pour sortir à la porte « voir le temps ». Et voilà que, tout à coup, en plein ciel, au-dessus de la maison d’en face, il voit une « Belle Dame » qui tend les bras comme dans un geste d’accueil. Elle lui sourit. Elle est vêtue d’une robe bleue semée d’étoiles d’or (comme la voûte de l’église de Pontmain peinte ainsi en 1860). Sur la tête, elle a un voile noir surmonté d’une couronne d’or avec un liseré rouge au milieu. Aux pieds, elle porte des chaussons bleus avec une boucle d’or. Elle est au milieu d’un triangle formé de trois grosses étoiles.

L’enfant sourit à la Belle Dame. Ce sourire sera le seul dialogue car, de toute l’apparition, la Belle Dame ne dira pas un seul mot. Le jeune frère Joseph, venu à la porte, voit lui aussi la « Belle Dame », tandis que les grandes personnes ne voient rien sinon les trois étoiles.

Victoire, leur mère, ne verra rien non plus, bien qu’elle soit retournée à la maison chercher ses lunettes. Elle se rend à l’école demander à sœur Vitaline de venir devant la grange. Ne voyant que les étoiles, la sœur retourne à l’école et revient avec une autre sœur, Marie-Édouard, et trois petites pensionnaires. À leur arrivée, les deux plus jeunes, Françoise Richer (11 ans) et Jeanne-Marie Lebossé (9 ans) s’écrient : « Oh ! La Belle Dame ! Qu’elle est belle ! », et la décrivent à leur tour.

Sœur Marie-Édouard s’en va prévenir M. le curé tandis que sœur Vitaline commence à prier avec les gens qui accourent de plus en plus nombreux. « Monsieur le curé, dit sœur Marie-Édouard depuis la porte du presbytère, venez vite chez les Barbedette, il y a un prodige : les enfants voient la Sainte Vierge ! » Et le curé, saisi par la surprise, répond : « Un prodige ! La Sainte Vierge ! La Sainte Vierge ! Mais, ma sœur, vous me faites peur ! » La vieille servante, Jeannette Pottier, intervient : « Faut aller voir, monsieur le curé ! », et elle allume la lanterne pour sortir dans la nuit.

Lorsque le père arrive au milieu de ses paroissiens, les enfants, que l’on avait séparés pour éviter qu’ils puissent communiquer entre eux, s’écrient : « V’là d’qué qui s’fait ! » (« Voilà quelque chose qui se fait ») et ils décrivent un grand ovale bleu qui est venu entourer la Belle Dame. À l’intérieur, quatre bobèches sont fixées portant quatre bougies éteintes. Ces bougies rappellent celles que l’abbé Guérin allumait sur l’autel de la Sainte Vierge depuis le 8 décembre 1854 à tous les offices de la paroisse. En même temps apparaît une petite croix rouge sur la robe, à l’endroit du cœur.

Et puis voilà que l’attention se relâche. On commence à parler, à discuter et la Belle Dame devient triste : « V’là qu’elle tombe en humilité », dit Eugène. « Prions », ajoute M. le curé. Sœur Marie-Édouard commence le chapelet. Aussitôt, la Dame sourit à nouveau. Tout au long du chapelet, au rythme des Ave Maria, la Belle Dame grandit lentement. L’ovale grandit dans les mêmes proportions et les étoiles se multiplient sur sa robe et autour d’elle.

« C’est comme une fourmilière, ça se tape sur sa robe, disent les enfants. Oh ! Qu’elle est belle ! » Après le chapelet, on chante le Magnificat. Au début du chant, les enfants s’écrient : « V’là cor’de qué qui s’fait » (« Voilà encore quelque chose qui se fait »). Une grande banderole vient se dérouler entre le bas de l’ovale et le toit de la maison. Des lettres commencent alors à s’écrire, en majuscule, couleur d’or. « C’est un M » - « Un A » - « Un I » - « Un S ». Le mot « MAIS » qui va rester tout seul jusqu’au moment où arrive Joseph Babin, un charretier, qui revient d’Ernée, à 20 km de là, et qui lance à la foule : « Vous pouvez bien prier, les Prussiens sont à Laval ». Le mot « PRIEZ » vient alors s’écrire après « MAIS ». Le message continue de s’écrire lettres après lettres. À la fin des litanies que l’on chante après le Magnificat, les enfants peuvent lire une première ligne se terminant par un gros point :

MAIS PRIEZ MES ENFANTS DIEU VOUS EXAUCERA EN PEU DE TEMPS •

Au début de l’Inviolata qui va suivre, des lettres commencent une seconde ligne : « MON ». Au moment où l’on chante O Mater alma Christi carissima, le mot « FILS » vient s’écrire à la suite. « MON FILS », lisent les enfants. Alors c’est un cri de joie général : « C’est Elle ! C’est bien Elle ! C’est la Sainte Vierge ! » Jusque là, on pensait que ce pouvait être Elle. Mais maintenant, on en est sûr. C’est bien écrit : MON FILS. Pendant que l’on termine l’Inviolata et que l’on chante le Salve Regina, le message continue et se termine

MON FILS SE LAISSE TOUCHER

Il n’y a pas de point final mais cette deuxième ligne est soulignée par un gros trait d’or comme les lettres.

« Chantons notre cantique à Marie », dit alors M. le curé et les paroles s’élèvent joyeuses vers le ciel, alors que, dimanche dernier, on l’avait chanté la gorge serrée : « Mère de l’Espérance dont le nom est si doux, Protégez notre France. Priez, priez pour nous. » Au début, la Vierge lève les mains à hauteur de ses épaules et agite les doigts au rythme du cantique. Puis un rouleau « couleur du temps » passe et efface la banderole et le message.

Suit un autre cantique « Mon doux Jésus » avec le refrain « Parce Domine, parce populo tuo ». Les enfants, joyeux jusque-là, deviennent subitement tristes. C’est que la Vierge elle aussi est devenue toute triste. Elle ne pleure pas mais un frémissement au coin des lèvres marque l’intensité de sa douleur. « Jamais on n’a vu une pareille tristesse sur un visage humain », disent les enfants.

C’est alors qu’une croix d’un rouge vif apparaît devant la Vierge. Sur la croix, Jésus, d’un rouge plus foncé. Au sommet de la croix, sur une traverse blanche, est écrit : « JÉSUS CHRIST ». La Vierge prend la croix à deux mains et la présente aux enfants pendant qu’une petite étoile vient allumer les quatre bougies de l’ovale avant d’aller se placer au-dessus de la tête de la Vierge. La foule prie en silence et beaucoup pleurent.

Puis sœur Marie-Édouard chante l’Ave Maris Stella. Le crucifix rouge disparait et la Vierge reprend l’attitude du début. « Un sourire plus grave » revient sur ses lèvres et une petite croix blanche apparaît sur chacune de ses épaules. Il est 20h30.

« Mes chers amis, dit M. le curé, nous allons faire tous ensemble la prière du soir ». Tout le monde se met à genoux, là où il est, qui dans la neige, qui dans la grange pour ceux qui ont voulu s’abriter du froid glacial. Jeannette Pottier, la vieille servante, commence la prière : « Mettons-nous en présence de Dieu et adorons-le. » Au moment de l’examen de conscience, les enfants signalent la présence d’un voile blanc qui vient d’apparaître aux pieds de la Vierge et qui monte lentement en la cachant à leurs yeux. Le voile arrive à hauteur de la couronne, s’arrête un instant et, brusquement, tout disparaît : le voile, la couronne, l’ovale, les bougies et les trois étoiles.

« Voyez-vous encore ? », demande M. le curé. « Non, M. le curé, tout a disparu, c’est tout fini ! ». Il est près de 21h. Chacun rentre chez soi, le cœur en paix. Toute crainte, toute peur s’en est allée.

Les Prussiens qui devaient prendre Laval ce soir-là n’y sont pas entrés. Le lendemain, ils se sont repliés. L’armistice est signé le 26 et publié le 28 janvier 1871. Les 38 jeunes de Pontmain reviennent tous sains et saufs. Parmi les quatre jeunes gens qui ont vu la Sainte Vierge, les deux garçons deviendront prêtres, la plus jeune fille sera religieuse et l’autre gouvernante d’un curé.

Le 2 février 1872, après l’enquête et le procès canonique en bonne et due forme, Mgr Wicart, évêque de Laval, qui s’est lui-même déplacé pour interroger les jeunes voyants, publie un mandement dans lequel il déclare : « Nous jugeons que l’Immaculée Vierge Marie, Mère de Dieu, a véritablement apparu le 17 janvier 1871 à Eugène Barbedette, Joseph Barbedette, Françoise Richer et Jeanne-Marie Lebossé dans le hameau de Pontmain. »





Père Henri-Michel LEDAUPHIN,
ancien chapelain de Pontmain



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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Mer 20 Avr 2016 - 20:16




"Le Tétragramme révèle-t-il la Trinité et le plan de salut de Dieu ?" (7'14)


Les juifs croient que dans le Nom sacré de Dieu révélé à Moïse se trouvent cachés tous les mystères de Dieu et une lecture naturelle y reconnait effectivement le mystère de la Trinité et l'annonce du plan de salut de Dieu, qui passe par la venue du Messie éternel de Dieu.

Dans le Nom de Dieu révélé à Moïse et dans l'attente du Messie par Israël semblent ainsi inscrits dès l'origine tout le mystère de la Trinité et toute l'histoire du salut, qui passe par l'Incarnation du Christ éternel portant le mystère de Dieu.






Le Tétragramme révèle-t-il la Trinité et le plan de salut de Dieu ?


Déroulement:

◦ 00:00 : YHWH, le plus important Nom de Dieu
◦ 00:37 : une vénération toute spéciale et unique
◦ 01:05 : que signifie ce Nom ?
◦ 01:46 : les particularités de l'écriture hébraïque
◦ 02:14 : la Trinité représentée "au ciel"
◦ 02:48 : le Plan de salut de Dieu par l'Incarnation et la Divinisation
◦ 03:33 : le résumé du mystère de la Trinité et de l'économie du salut
◦ 03:45 : le concept de Messie est un concept trinitaire
◦ 04:14 : l'Esprit Saint est l'Onction véritable (Is 61,1s)
◦ 04:30 : le Fils de Dieu est "Messie" de toute éternité
◦ 04:40 : l'attente du Messie est l'attente de la révélation de la Trinité
◦ 04:50 :  que signifie le Nom de Jésus ?
◦ 05:00 : la lettre "Shin" représente l'humanité dans la tradition juive
◦ 05:54 : YESHOUAH c'est le Nom de Dieu avec le "Shin" au milieu
◦ 06:17 : ces deux Noms parlent de tout le mystère de Dieu
◦ 06:48 : cette lecture est possible et stimulante mais l'Église recommande la prudence par rapport à ce type d'interprétation.




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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Lun 25 Avr 2016 - 21:24




Quand tous les hommes croiront en mon pouvoir, il y aura la paix




Notre-Dame de Marienfried

Reine Trois Fois Admirable, Mère, et
Médiatrice de Toutes les Grâces


(1946, proche de Pfaffenhofen, Allemagne)


Comme les moyens, demandes, et avertissements envoyés à l'humanité par le Dieu Miséricordieux par le biais de Sa Mère Immaculée à La Salette et à Fatima ont été ignorés, Il envoya cette même Mère aimante une fois de plus avertir un monde orgueilleux en 1946 à Marienfried, une petite ville d'Allemagne.

Ayant promis de bâtir une chapelle en honneur de Notre-Dame si la ville de Pfaffenhofen était épargnée de la destruction pendant la guerre, le curé et plusieurs paroissiens allèrent dans les environs de Marienfried sélectionner un site pour la chapelle pour l'accomplissement de leur promesse. C'était là, le 25 Avril, que la série des apparitions a commencé.

Comme à Fatima, un ange apparu à l'une des voyantes, Barbara Ruess, prévenue des visites de Notre-Dame, et se faisant appeler l'Ange de la Grande Médiatrice des Grâces. Précédant l'apparition de la Sainte Vierge Marie le 25 Mai, l'Ange dit à Barbara de se mettre à genoux dans un profond respect comme il priait : « Agit comme la Mère des Grâces ; agit comme la Mère trois fois miraculeuse ; la Mère des Grâces trois fois Admirable, tu es la grande Médiatrice des Grâces ! »

Comme l'Ange priait, Notre-Dame apparut… « Indiciblement belle, brillante, une vision aveuglante de la plus pure des lumières et des éclats… au-dessus de sa tète se trouvaient des rayons brillants formant une couronne à trois niveaux. » Comme la Reine Immaculée leva la main en signe de bénédiction, elle est devenue aussi transparente comme du cristal. Barbara a été complètement aveuglée par la brillance et ne pouvait plus la regarder.

Là encore, comme à Fatima, une profonde dévotion à la Très Sainte Trinité (comme à la Cabeço) a été souhaitée par l'Ange et, à l'apparition du 25 Juin, un grand nombre d'anges entourèrent leur Reine Immaculée, s'agenouillant sur le sol et s'inclinant profondément. Ils prièrent ensuite en adoration à la Très Sainte Trinité.

À Marienfried, comme à Fatima, l'importance du Rosaire a été soulignée et à la fin du Rosaire, il a été demandé que l'appel soit fait à Notre Sainte Mère la Médiatrice de Toutes les Grâces. (C'était pour donner une réponse appropriée à cette demande que le Fondateur de notre propre Communauté religieuse composa une invocation très appropriée à Notre-Dame sous ce titre, qu'il ordonna de réciter après notre Rosaire Communautaire.)

En plus des exhortations pour plus de sacrifice et une vie plus parfaite de notre consécration totale, Notre Sainte Mère exhorta ses enfants égarés à offrir plus fréquemment des actes d'amour, de louange, et de gratitude au Père éternel et à la plus Auguste Trinité. Elle dit que Dieu Tout-Puissant a souhaité que l'Eglise et ses membres reconnaissent son rôle de Médiatrice de toutes grâces, et elle nous a tous exhorté à ne pas être des demandeurs pour soi, mais plutôt de passer chaque instant à donner à Dieu honneur et gloire.

Ce qui suit est une compilation de l'essence des divers messages donné à l'humanité par Notre Mère Immaculée et Reine lors de la plupart de ses importantes séries d'apparitions dans le sud-ouest d'Allemagne :

« Je suis la puissante Médiatrice des Grâces. Comme le monde peut trouver la miséricorde que par le sacrifice du Fils avec le Père, ainsi vous pourrez trouver grâce devant le Fils par mon intercession. Christ est si inconnu parce que je ne suis pas connu. Parce que les nations ont rejeté Son Fils, le Père a déversé sa coupe de colère sur eux. Il est vrai que le monde a été consacré à mon Cœur Immaculé, mais cette consécration est devenue une responsabilité terrible pour beaucoup d'hommes. Je demande que le monde vive cette consécration.

« Je suis le signe du Dieu vivant. J'ai placé mon Signe sur le front de mes enfants (ceux qui se consacrent à mon Cœur Immaculé). L'étoile (Lucifer) persécutera le Signe. Mais mon Signe conquerra l'étoile.

« Ayez une confiance sans réserve en mon Cœur Immaculé ! Croyez que je suis capable de tout faire avec mon fils. Remplacer vos cœurs pécheurs par mon Cœur Immaculé. Ensuite, ce sera moi qui établira la puissance de Dieu, et l'amour du Père renouvèlera la plénitude de Christ en vous. Remplissez ma demande afin que le Christ règne en tant que Roi de la Paix.

« Le monde devra vider la coupe de colère jusqu'à la lie à cause des péchés innombrables à travers lesquelles Son Cœur est offensé. L'étoile de l'enfer fera rage plus violemment que jamais et provoquera une destruction terrible, parce qu'il sait que son temps est court, et parce qu'il voit que déjà beaucoup se sont rassemblés autour de mon Signe. Au dessus de cela, il n'a pas le pouvoir spirituel, bien qu'il tuera les corps de plusieurs. Mais à travers ces sacrifices, mon pouvoir pour conduire l'armée résidu vers la victoire augmentera.

« Certains ont déjà permis à mon Signe d'être imprimé sur eux, leur nombre va augmenter, mais je tiens à vous dire, mes enfants, de ne pas oublier que la croix même de ces sanglantes journées est une grâce...

« Priez, faites des sacrifices pour les pécheurs. Offrez-vous et vos œuvres au Père à travers moi, et mettez-vous à ma disposition sans réserve. Priez le Rosaire. Priez non pas beaucoup pour les choses extérieures... plus lourdes sont les choses en jeu en ces temps. N'ATTENDEZ AUCUN SIGNES OU PRODIGES (tels que les visions et les nombreuses fausses apparitions qui inondent le monde aujourd'hui). Je serai actif en tant que puissante Médiatrice dans le secret.

« Après cela, le diable possédera ce pouvoir et ceux qui ne sont pas fermement établie en moi seront trompé. Le temps viendra où vous vous tiendrez dans ce lieu tout seul et serez affreusement calomnié. Parce que le diable sait comment tromper les hommes, ils se permettent d'être complètement aveuglé aux choses plus élevé. Mais vous devriez établir tout sur la confiance (dans mon Cœur Immaculé).

« Le diable a le pouvoir sur toutes les personnes qui n'ont pas confiance en mon Cœur. Chaque fois que les hommes substitueront mon Cœur Immaculé de leurs cœurs pécheurs, le diable n'aura pas le pouvoir. Mais il persécutera mes enfants. Ils seront méprisés, mais il ne pourra pas leur faire de mal.

« Je suis la puissante MEDIATRICE DES GRACES. C'est la volonté du Père que le monde entier reconnaisse cette position de Sa Servante. Les gens doivent croire que je suis l'Épouse permanente du Saint-Esprit et la fidèle Médiatrice de toutes Grâces. Dieu le veut ainsi. Seuls mes enfants reconnaissent ce Signe car il se révèle dans le secret, et pour cela, ils rendront gloire à l'eternel Dieu. Je ne peux pas manifester mon pouvoir pour le monde en général. Je dois toujours me tenir à l'écart avec mes enfants.

« En secret, je travaillerai pour les merveilles des âmes jusqu'à ce que le nombre requis d'âmes victime soit rempli. Cela dépendra d'abréger sur vous les jours de ténèbres. Votre sang et vos sacrifices peuvent détruire l'image de la bête. Alors je pourrai me manifeste au monde pour la gloire du Tout-Puissant. Choisissez mon Signe, afin que le Dieu Trinitaire puisse bientôt être adoré et honoré.

« Les apôtres et les prêtres doivent se consacrer à moi en particulier, de sorte que les grands sacrifices qui sont l'Un Inscrutable demande tout d'eux peut, lorsqu'il est placé dans mes mains, augmentation de la sainteté et la valeur.

« Priez et offrez des sacrifices à travers moi. Priez toujours; …priez le Rosaire. Faites toutes vos prières au Père à travers mon Cœur Immaculé. Si elles sont propices à Son honneur, Il vous l'accordera. Dans vos prières, ne lui demander pas des choses temporelles, mais priez pour les âmes individuelles, pour la communauté; pour les nations, afin que tous puissent venir à l'amour et l'honneur du Divin Cœur. Gardez le samedi, qui a été consacrée à moi, comme je l'ai demandé.

« Apportez beaucoup de sacrifices et des offrandes pour moi. Offrez vos prières pour moi comme sacrifices. Ne soyez pas demandeurs de soi. Cet honneur sera montré à l'Eternel et l'expiation lui est nécessaire en ces temps. Si vous vous consacrer sans réserve, je prendrais soin de tout le reste. C'est une croix lourde et profonde comme la mer que je dépose sur mes enfants, parce que je les aime dans mon Fils sacrifié. Je vous en prie, soyez prêt à porter la croix que la paix pourrait bientôt atteindre.

« J'ai déjà donné de nombreux signes et souvent parlé au monde, mais les gens ne les ont pas pris au sérieux. En raison de ces signes extérieurs, la plus grande multitude n'est même pas pour les choses essentielles. Les signes extérieurs réussiront à détourner l'attention de plusieurs, qui n'ont pas tiré les conclusions qui s'imposent.

« Je demande instamment à mes gens de réaliser mes souhaits rapidement, car aujourd'hui, plus que jamais un tel accomplissement de ma volonté est nécessaire pour un plus grand honneur et la gloire de Dieu. Le Père prononce un malheur terrible sur tous ceux qui refusent d'obéir à Sa Volonté. »

Marie, Reine Immaculée de l'Univers, Épouse du Saint-Esprit, Médiatrice de toutes Grâces, triomphez et régnez, au Nom de Jésus, et pour l'amour de Jésus, maintenant et pour toujours. Amen.


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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Jeu 28 Avr 2016 - 15:00




Marie est le secret de Dieu qui doit être révélé aujourd’hui


Notre association Marie de Nazareth a pour but de « faire connaître et aimer Marie » pour contribuer à faire advenir le règne du Christ. Cette vocation s’inspire directement de Saint Louis Marie Grignion de Montfort (1673-1716), prêtre vendéen qui a proposé une doctrine mariale très puissante, reprise et vécue en notre temps avec beaucoup de fécondité par beaucoup de Chrétiens et notamment par le pape Jean Paul II, qui en avait tiré sa devise : « Totus tuus » (« Tout à toi » Jésus, par Marie).





Ce petit écrit sera enveloppé longtemps dans le silence d’un coffre …


Saint Louis-Marie Grignion de Montfort nous invite à imiter Jésus en prenant Marie pour Mère. Son œuvre majeure est le « Traité de la Vraie Dévotion », que le Pape Jean-Paul II décrivait en ces termes :

Citation :
« Saint Louis-Marie Grignion de Montfort a composé le "Traité de la vraie dévotion à la sainte Vierge" au début des années 1700, mais le manuscrit est resté pratiquement inconnu pendant plus d’un siècle. Lorsque, finalement, presque par hasard, il fut découvert en 1842, et publié en 1843, il eut un succès immédiat, et se révéla être une œuvre d’une extraordinaire efficacité pour diffuser la "vraie dévotion" à la Très sainte Vierge. Dans ma jeunesse, j’ai été moi-même très aidé par la lecture de ce livre, dans lequel "j’ai trouvé la réponse à mes perplexités" dues à la peur que le culte de Marie, "développé excessivement, finisse par compromettre la suprématie du culte dû au Christ". La lecture de ce livre a marqué dans ma vie un tournant décisif. (…) Alors qu’auparavant je me tenais en retrait de crainte que la dévotion mariale ne masque le Christ au lieu de lui céder le pas, j’ai compris à la lumière du traité de Grignion de Monfort qu’il en allait en réalité tout autrement. Notre relation intérieure à la Mère de Dieu résulte organiquement de notre lien au mystère du Christ. Il n’est donc pas question que l’un nous empêche de voir l’autre. (…) On peut même dire qu’à celui qui s’efforce de le connaître et de l’aimer le Christ lui-même désigne sa Mère comme il l’a fait au Calvaire pour son disciple Jean. »(1)


« A Jésus par Marie »


« Ah, le Père de Montfort ! Il ne savait sans doute pas, quand il écrivait le Traité de la Vraie Dévotion, qu'il le faisait sous l'inspiration directe du Saint-Esprit ! » disait Marthe Robin qui le portait en très haute estime. (2)

Le Traité de la Vraie Dévotion a connu une postérité extraordinaire et sa première phrase est comme une prophétie et un programme : « C'est par la Très Sainte Vierge Marie que Jésus-Christ est venu au monde, et c'est aussi par elle qu'il doit régner dans le monde. » Marie est le secret de Dieu qui doit être révélé aujourd’hui : voici ci-dessous l’un des extraits importants du Traité de la Vraie Dévotion, à se remémorer aujourd’hui en ce bel anniversaire :


Citation :
« Dieu veut donc révéler et découvrir Marie, le chef-d'œuvre de ses mains, dans ces derniers temps. Elle est l'aurore qui précède et découvre le Soleil de justice, qui est Jésus-Christ, elle doit être connue et aperçue, afin que Jésus-Christ le soit. Étant la voie par laquelle Jésus-Christ est venu à nous la premières fois, elle le sera encore lorsqu'il viendra la seconde, quoique non pas de la même manière. Marie doit éclater, plus que jamais, en miséricorde, en force et en grâce dans ces derniers temps. Dieu veut que sa sainte Mère soit à présent plus connue, plus aimée, plus honorée que jamais elle n'a été: ce qui arrivera sans doute, si les prédestinés entrent, avec la grâce et lumière du Saint-Esprit, dans la pratique intérieure et parfaite que je leur découvrirai dans la suite ; (…) ils connaîtront les miséricordes dont elle est pleine et les besoins où ils sont de son secours, et ils auront recours à elle en toutes choses comme à leur chère avocate et médiatrice auprès de Jésus-Christ; ils sauront qu'elle est le moyen le plus assuré, le plus aisé, le plus court et le plus parfait pour aller à Jésus-Christ, et ils se livreront à elle corps et âme, sans partage, pour être à Jésus-Christ de même. »





La Sagesse de St Louis-Marie de Montfort



Qu'est-ce que la Sagesse de la Croix ? Quels sont les garde-fous ? Quelle place de Marie dans cette Sagesse ?
Le témoignage de saint Louis-Marie de Montfort.

1. Avec Marie, passer de la mort à la vie
2. St Louis-Marie Grignion de Montfort (1673-1716), sa vie.
3. Quand Jean-Paul II découvrit Montfort
4. Les écrits de Louis-Marie de Montfort
5. Les fondements bibliques de Montfort
6. La Croix, la Sagesse, Marie (Montfort † 1716)
7. La parfaite dévotion à Marie (SM 28-34)
8. La culture de l'arbre de vie (SM 70-78)
9. Se donner pour glorifier Dieu
10. Que disent les papes de l'esclavage d'amour ?
11. Eclairages carmélitains sur la vie spirituelle

Cette vidéo conférence s'appuie aussi sur les vidéos de fondements bibliques :
Ecriture 15 : Les préparations de Marie au mystère pascal (Ancien et Nouveau Testament) http://fr.gloria.tv/
Ecriture 16 : Marie au calvaire - La Passion selon St Jeanhttp://fr.gloria.tv/

Vous pouvez prolonger par ces livres :
Breynaert Françoise, 33 jours pour se consacrer à Jésus-Christ par Marie. Consécration personnelle. Consécration du monde. (Nihil obstat). Editions EDB, 2012 (amazon.fr).

- Breynaert, Françoise. L'Arbre de vie : Symbole central de la spiritualité de saint Louis-Marie de Montfort. Parole Et Silence, 2006. (thèse de doctorat) (Voir sur Amazon.fr)





*******************************************************************************************************************

(1) André Frossard, dialogue avec Jean Paul II, « N’ayez pas peur ! », 1982, p. 184-185
(2) Père Jean Hemery dans son livre sur la Vierge ("La Mère de Jésus était là", éd. Letheilleux, p. 194).



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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Ven 29 Avr 2016 - 16:52




Marie Mère de Miséricorde

Le Bonheur du DON par le P. Koudelka o.p.

...Voilà l’origine de l’image de la Sainte Vierge dont le manteau protecteur
sert de refuge des frères, des familles, etc... extrait de son livre





“La dévotion mariale a dans l’ordre dominicain une longue et solide tradition. Cependant, nous devons la voir à l’intérieur de la tradition de l’Eglise et dans les courants spirituels et théologiques d’alors.

Le Moyen Age avait une mentalité, différente de celle d’aujourd’hui. Pour l’homme médiéval, le mystère constituait la plus grande réalité. Le mystère de Dieu et son action dans le monde suscitaient l’admiration. L’homme croyait aux miracles, peut être plus qu’il ne fallait. Nous tombons aujourd’hui dans l’autre extrême.

Le XIIe siècle est un siècle marial. Les hommes construisent des cathédrales et des églises en l’honneur de la Vierge Marie ; la création de nouveaux hymnes, antiennes et litanies en son honneur ne tarit pas, et on raconte sans cesse de nouveaux miracles qui se produisent par son intercession.

C’est saint Bernard qui se tient dernière tout cela et l’ordre cistercien se fait promoteur de cette dévotion. Saint Dominique connaissait très bien cet ordre et sa tradition spirituelle.


Les premières générations de notre ordre sentaient le lien spirituel qui unissait l’ordre à la Mère de Dieu, elles étaient convaincues qu’il devait sa fondation à la prière de marie auprès de son Fils.

Elles s’affermissaient dans cette conviction par les révélations de certains pieux moines.
Dans ces révélations, la Mère de Dieu se manifeste comme Reine de la Miséricorde, retenant la main du Christ pour l’empêcher de châtier le genre humain. Le Christ lui promet de patienter encore. Il enverra au monde des prêcheurs ayant pour mission de corriger le monde. Cela devait être la dernière chance de conversion.

De nombreuses légendes racontent de quel secours était la Mère de Dieu pour les frères à leur entrée dans l’ordre ou bien dans leurs premiers voyages missionnaires quand ils rencontraient des difficultés ou quand ils étaient tentés d’abandonner. Elles racontent aussi la consolation que la Mère de Dieu leur procurait dans la maladie ou à l’heure de la mort.

Les frères appellent la Mère de Dieu Reine de la Miséricorde (plus fréquemment que Mère de la Miséricorde ), patronne de l’ordre, protectrice, maîtresse et éducatrice bien aimée, abbesse de l’ordre.
Certaines de ces légendes ont été introduites dans les recueils des prédicateurs -les Exempla- ont été largement répandues.

Par exemple la légende de l’entrée du bienheureux Réginald dans l’ordre. Ailleurs on raconte l’histoire de cette recluse en Lombardie qui avait déjà entendu beaucoup parler du nouvel ordre et qui désirait voir un frère, une fois. Un jour, effectivement, deux frères se sont présentés à la porte de son ermitage et s’entretenaient avec elle de choses spirituelles. Mais elle les méprisa, en pensant : ils sont trop jeunes, trop beaux et fort bien vêtus. Comment peuvent-ils flâner dans le monde sans succomber à ses pièges ?
La nuit suivante, la Mère de Dieu lui est apparue, l’air offensé, et lui fit des reproches. La recluse lui demanda la raison et reçut cette réponse : « Ne crois tu pas que je peux protéger ces frères qui flânent dans le monde en vue du salut des âmes ? »
Elle ouvrit en suite son manteau sous lequel se cachaient les deux frères que la recluse avait méprisé la veille.

Voilà l’origine de l’image de la Sainte Vierge dont le manteau protecteur set de refuge des frères, des familles, etc. Peu de temps avant, une légende semblable avait été racontée par Cesaire de Heisterbach, un cistercien. Le manteau est symbole de la protection.



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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Sam 30 Avr 2016 - 23:40




Création des Confréries de la Charité : le coup de génie de saint Vincent de Paul.

Moderne, innovante, la première Fondation de Saint-Vincent-de-Paul met en marche
des femmes chrétiennes laïques. 400 ans plus tard, son règlement et son mouvement
n’ont rien perdu de sa modernité et de son dynamisme.





Né le 24 avril 1581 au village de Pouy (Landes), à cinq kilomètres de Dax, Vincent est le troisième enfant d’une famille d’agriculteurs, propriétaire de sa maison et des champs. Il a trois frères et deux sœurs. Très jeune, il garde porcs et moutons car son père, Jean, handicapé, ne peut subvenir seul aux besoins des siens. Elève au collège des Cordeliers à Dax, Vincent reçoit la tonsure en 1597. Il étudie ensuite la théologie pendant sept ans à l’université de Toulouse. Il est ordonné prêtre le 23 septembre 1600 par l’évêque de Périgueux.

Le dimanche 20 août 1617, monsieur Vincent (1581-1660) se prépare pour la messe à la sacristie de l’église de Châtillon-les-Dombes (aujourd’hui Châtillon-sur-Chalaronne dans le département de l’Ain), dont il est le curé depuis peu, lorsqu’on vient lui parler d’une famille des faubourgs qui vit dans une extrême pauvreté à cause d’une maladie qui empêche les parents de travailler.

Monsieur Vincent est ému et, à la place du sermon prévu, il entretient ses paroissiens sur l’impossibilité pour des chrétiens de laisser sans secours des personnes de leur entourage.

Après le déjeuner, toujours bouleversé par le sort de cette famille, monsieur Vincent décide de lui rendre visite. Surprise ! Sur le chemin, il y a « comme une procession de femmes », les unes allant les autres revenant, toutes chargées de paniers et de sacs.

La table de la pauvre maison n’a jamais vu autant de pots et de terrines… les enfants non plus ! Monsieur Vincent est perplexe. La famille risque désormais l’indigestion aujourd’hui et l’intoxication alimentaire demain, sans compter la famine les jours suivants. « Voilà une grande charité, mais elle n’est pas bien réglée », s’exclame-t-il. « Les pauvres ont plus manqué d’organisation dans la charité que de personnes charitables à les secourir. »

ce sont des femmes qu’il a rencontrées hier, elles qui, traditionnellement, sont chargées de la nourriture et soignent les malades de leur famille. Deux jours plus tard est créée la première confrérie de la Charité.

« Ce jourd’hui vingt troisième d’août mil six cent dix-sept, les dames sous nommées se sont charitablement associées pour assister les pauvres malades de la présente ville de Châtillon, chacune à leur tour ayant d’un commun accord résolu entre elles qu’une d’elle prendra le soin un jour entier de tous ceux qu’elles auront avisés par ensemble avoir besoin d’aide. »

Vincent de Paul connait bien les hommes (et les femmes). Au début, dans l’enthousiasme, tout fonctionnera bien mais « il est à craindre qu’ayant commencé ce bon œuvre, il ne dépérisse dans peu de temps si pour le maintenir elles n’ont quelques unions et liaisons spirituelles ensemble ».

C’est pourquoi il propose aux paroissiennes de créer une confrérie dont il écrit immédiatement le règlement, qui unit la prière à l’action. Il met la nouvelle confrérie sous la protection de la Vierge car : « Pour ce que la Mère de Dieu étant invoquée et prise pour patronne aux choses d’importance, il ne se peut que tout n’aille bien et ne rebonde à la gloire de Jésus son fils. Les dites dames la prennent pour patronne et protectrice de l’œuvre et la supplient très humblement d’en prendre un soin spécial. »

C’est ce même règlement très peu modifié qui organise toujours la vie des 2000 équipières de la Fédération des équipes Saint-Vincent en France et des 150 000 dans le monde (AIC : Association Internationale des Charités).

Depuis la fondation des confréries de la charité par saint Vincent en aout 1617, les femmes n’ont pas cessé de répondre à son appel. Dans la discrétion, dans des accueils de proximité, elles ont, depuis 400 ans, fidèlement accompagné toutes celles et tous ceux qui en avaient besoin.

En 1971, les confréries de la charité en France ont pris le nom d’équipes Saint-Vincent. Réparties en 90 équipes sur toute la France, elles accompagnent par des actions de proximité des personnes en difficulté : en 2015, 2000 bénévoles ont ainsi accueilli 159 000 personnes dont 34 500 ont fait l’objet d’un accompagnement régulier. 71% des personnes en précarité étant des femmes, l’action est plus particulièrement orientée vers les femmes et les familles.

Monsieur Vincent rend son âme à Dieu le 27 septembre 1660. Le lendemain, il est inhumé dans l’église Saint-Lazare, au faubourg Saint-Denis. Béatifié en 1729 puis canonisé en 1737, saint Vincent de Paul a été le frère des plus humbles comme des plus riches. Ami de et conseiller des femmes de la cour, Anne d’Autriche comprise, il fréquente sa vie durant travailleurs, vagabonds et galériens. La maison familiale a été aménagée en musée où l’on conserve le crucifix du saint et ses chaussures offertes par la reine Anne d’Autriche.



Michèle Rivière de Précourt,
présidente des Équipes Saint-Vincent

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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Dim 1 Mai 2016 - 17:04

Le mois de mai, mois de Marie (catholique)


Jean-Paul II

Le mois de mai nous encourage à penser à elle et à en parler d'une façon particulière. C'est en effet son mois. Le temps de l'Année liturgique et ce mois de mai nous invitent à ouvrir nos cœurs à Marie d'une façon toute spéciale.

Audience générale du 2 mai 1979.





Historique

La dédicace d'un mois à une dévotion particulière est une forme de piété populaire relativement récente dont on ne trouve guère l’usage général avant le XVIII° siècle. [Le mois de saint Joseph, mars, né à Viterbe, fut approuvé par Pie IX (12 juin 1855) ; le mois du Rosaire, octobre, né en Espagne, fut approuvé par Pie IX (28 juillet 1868) et demandé par Léon XIII (1883) ; le mois du Sacré-Cœur, juin, né au couvent des Oiseaux de Paris en 1833 et encouragé par Mgr. de Quelen, fut approuvé par Pie IX (8 mai 1873) ; on connaît encore le mois du saint Nom de Jésus approuvé par Léon XIII en 1902 (janvier), le mois du Précieux Sang approuvé par Pie IX en 1850 (juillet), le mois du Cœur Immaculé de Marie (août), le mois de Notre-Dame des Douleurs approuvé par Pie IX en 1857 (septembre), le mois des âmes du Purgatoire approuvé par Léon XIII en 1888 (novembre), le mois de l'Immaculée Conception (décembre)...]

Le « mois de Marie » qui est le plus ancien de ces mois consacrés, vit le jour à Rome, peut-être autour du collège romain des Jésuites, d'où il se diffusa dans les Etats Pontificaux, puis dans le reste de l'Italie et enfin dans toute la catholicité. La promotion du « mois de Marie » doit beaucoup aux Jésuites, singulièrement au P. Jacolet qui publia le « Mensis Marianus » à Dillingen en 1724, au P. Dionisi qui publia le « mese di Maria », à Rome en 1725, et au P. Lalomia qui publia le « mese di Maria assia il mese di maggio » à Palerme en 1758. Après eux, vint le « mese di Maria » que publia le P. Alphonse Muzzarelli à Ferrare en 1785, qui connut plus de cent cinquante éditions en un siècle, et qui fut traduit en français, en espagnol, en portugais, en anglais et en arabe. Avec le P. Muzzarelli, il ne s'agit plus de méditer seulement la vie, les vertus et les privilèges de la Sainte Vierge, mais, de s’en inspirer pour sanctifier la vie quotidienne en pratiquant chaque jour une vertu. Ainsi, chaque jour du mois du mai, les fidèles méditent une vérité de la vie chrétienne en fonction de laquelle ils s’imposent une pratique particulière, puis font une invocation et chantent un cantique à Marie.

Grâce aux ouvrages des P.P. Lalomia etMuzzarelli, le « Mois de Marie » atteint la France à la veille de la Révolution. La vénérable Louise de France, fille de Louis XV et prieure du carmel de Saint-Denis, fit traduire le livre du P. Lalomia dont elle fut une zélée propagatrice. Cet usage n'eut un caractère général qu'avec les missions populaires de la Restauration, après qu'il fut officiellement approuvé et enrichi d'indulgences par le Saint-Siège (21 novembre 1815). Après les jansénistes, le clergé constitutionnel était farouchement opposé à cette dévotion et l'on sait que Mgr Belmas, évêque concordataire de Cambrai, jadis évêque constitutionnel de l’Aude, en fut un adversaire résolu : après l'approbation de Pie VII, « on tenta de l'introduire au Grand Séminaire, sans son autorisation. Le mois devait s'ouvrir par un salut très solennel. Déjà les cierges étaient allumés à profusion sur l'autel. Prévenu, il les fit éteindre et contremanda la cérémonie. »

Si les Jésuites semblent bien avoir été les initiateurs du « Mois de Marie », les Camilliens revendiquent l'honneur de l'avoir inauguré dans sa forme actuelle, en 1784, dans l'église de la Visitation de Ferrare. Selon beaucoup, les Jésuites n’auraient fait que codifier des pratiques antérieures et, surtout, en souligner l'élaboration familiale. Ils recommandaient que, la veille du premier mai, dans chaque appartement, on dressât un autel à Marie, orné de fleurs et de lumières, devant quoi, chaque jour du mois, la famille se réunirait pour réciter quelques prières en l'honneur de la Sainte-Vierge avant de tirer au sort un billet qui indiquerait la vertu à pratiquer le lendemain.

En effet, on se souvient qu'au XIII° siècle, le roi de Castille, Alphonse X le Sage (1239-1284), avait déjà associé dans un de ses chants la beauté de Marie et le mois de mai ; au siècle suivant, le bienheureux dominicain Henri Suso avait, durant l'époque des fleurs, l'habitude de tresser des couronnes pour les offrir, au premier jour de mai, à la Vierge. En 1549, un bénédictin, V. Seidl, avait publié un livre intitulé « Le mois de mai spirituel », alors que saint Philippe Néri exhortait déjà les jeunes gens à manifester un culte particulier à Marie pendant le moi de mai où il réunissait les enfants autour de l'autel de la Sainte Vierge pour lui offrir, avec les fleurs du printemps, les vertus qu'il avait fait éclore dans leurs jeunes âmes. A Cologne, en 1664, les élèves des Jésuites pratiquaient déjà, au mois de mai, des exercices de piété en l'honneur de Marie, tandis qu'en Alsace, des jeunes filles, appelées Trimazettes, quêtaient de porte en porte pour orner de fleurs l'autel de la Sainte Vierge. Le jésuite Nadisi ne rapproche le culte marial du mois de mai qu'en citant épisodiquement Henri Suso dans son « Mensis Marialis » (1654) ; un « Mois de Marie », paru à Molsheim en 1699, probablement sous la plume du jésuite Vincke ne faisait aucune mention de mai. Le capucin Laurent de Schniffis consacrait le mois de mai à Marie dans un recueil de trente poésies, « Moyen-Pjeiff », publié en 1692. Outre qu'au début du XVIII° siècle, l'église franciscaine et royale Sainte-Claire de Naples connaissait au mois de mai un office populaire marial quotidien suivi d'un salut du Saint-Sacrement, les dominicains de Fiesole, en 1701, décidaient d'honorer la Vierge tous les jours du mois de mai, ce qui se faisait aussi, près de Vérone, dans la paroisse de Grezzana (1734), et, un peu plus tard à Gênes (1747) et à Vérone (1774).



Les faux dévots de la Sainte Vierge

Je trouve sept sortes de faux dévots et de fausses dévotions à la Sainte Vierge, savoir : 1° les dévots critiques, 2° les dévots scrupuleux, 3° les dévots extérieurs, 4° les dévots présomptueux, 5° les dévots inconstants, 6° les dévots hypocrites, 7° les dévots intéressés.

Les dévots critiques sont, pour l'ordinaire, des savants orgueilleux, des esprits forts et suffisants, qui ont au fond quelque dévotion à la Sainte Vierge, mais qui critiquent presque toutes les pratiques de piété que les gens simples rendent simplement et saintement à cette bonne Mère, parce qu'elles ne reviennent pas à leur fantaisie.

Ces sortes de faux dévots et de gens orgueilleux et mondains sont beaucoup à craindre ; il font un tort infini à la dévotion à la très Sainte Vierge, et en éloignent les peuples d'une manière déplorable, sous prétexte d'en détruire les abus.

Les dévots scrupuleux sont des gens qui craignent de déshonorer le Fils en honorant la Mère, d'abaisser l'un en élevant l'autre. Ils ne sauraient souffrir qu'on donne à la Sainte Vierge des louanges très justes, que lui ont données les saints Pères ; ils ne souffrent qu'avec peine qu'il y ait plus de monde devant un autel de Marie que devant le Saint-Sacrement, comme si l'un était contraire à l'autre ; comme si ceux qui prient la Sainte Vierge ne priaient pas Jésus-Christ par elle ! Ils ne veulent pas qu'on parle si souvent de cette auguste Souveraine, qu'on s'adresse si souvent à elle. (...)

Les dévots extérieurs sont des personnes qui font consister en des pratiques extérieure toute leur piété envers Marie ; qui ne goûte que l'extérieur de la dévotion à la très Sainte Vierge, parce qu'ils n'ont point l'esprit intérieur ; qui diront force chapelets à la hâte, entendront plusieurs messes sans attention, iront aux processions sans dévotion, se mettront de toutes les confréries sans amender leur vie, sans faire violence à leurs passions et sans imiter les vertus de cette Vierge très sainte. Ils n'aiment que le sensible de la dévotion, sans en goûter le solide ; s'ils n'ont pas des sensibilités dans leurs pratiques, ils croient qu'ils ne font plus rien, ils se rétractent, ils quittent tout là où ils font tout à bâtons rompus. Le monde est plein de ces sortes de dévots extérieurs, et il n'y a pas de gens plus critiques des personnes d'oraison qui s'appliquent à l'intérieur, comme à l'essentiel, sans mépriser l'extérieur de modestie qui accompagne toujours la vraie dévotion.

Les dévots présomptueux sont des pécheurs abandonnés à leurs passions, ou des amateurs du monde, qui sous le beau nom de chrétien et de dévot à la Sainte Vierge, cachent ou l'orgueil, ou l'avarice, ou l'impureté, ou l'ivrognerie, ou la colère ou le jurement, ou la médisance, ou l'injustice, etc. ; qui dorment en paix dans leurs mauvaises habitudes, sans se faire beaucoup de violence pour se corriger, sous prétexte qu'ils sont dévots à la Sainte Vierge ; qui se promettent que Dieu leur pardonnera ; qu'ils ne mourront pas sans confession, et qu'ils ne seront pas damnés, parce qu'ils disent leur chapelet, parce qu'ils jeûnent le samedi, parce qu'ils sont de la Confrérie du saint Rosaire ou du Scapulaire, ou de ses autres congrégations ; parce qu'ils portent le petit habit ou la petite chaîne de la Sainte Vierge, etc. Quand on leur dit que leur dévotion n'est qu'une illusion du démon et qu'une présomption pernicieuse capable de les perdre, ils ne veulent pas le croire : ils disent que Dieu est bon et miséricordieux ; qu'il ne nous a pas faits pour nous damner ; qu'il n'y a homme qui ne pèche ; qu'ils ne mourront point sans confession. (...)

Les dévots inconstants sont ceux qui sont dévots à la Sainte Vierge par intervalles et par boutades : tantôt ils sont fervents et tantôt tièdes, tantôt ils paraissent prêts de tout faire pour son service, et puis, peu après, ils ne sont plus les mêmes. Ils embrasseront d'abord toutes les dévotions de la Sainte Vierge ; ils se mettront de ses confréries, et puis ils n'en pratiquent point les règles avec fidélité ; ils changent comme la lune, et Marie les met sous ses pieds, avec le croissant, parce qu'ils sont changeants et indignes d'être comptés parmi les serviteurs de cette Vierge fidèle, qui ont la fidélité et la constance pour partage. (...)

Il y a encore de faux dévots à la Sainte Vierge, qui sont des dévots hypocrites, qui couvrent leurs péchés et leurs mauvaises habitudes sous le manteau de cette Vierge fidèle, afin de passer aux yeux des hommes pour ce qu'ils ne sont pas.

Il y a encore les dévots intéressés, qui ne recourent à la Sainte Vierge que pour gagner quelque procès, pour éviter quelque péril, pour guérir d'une maladie, ou pour quelque autre besoin de cette sorte, sans quoi ils l'oublieraient ; et les uns et les autres sont de faux dévots, qui ne sont point de mise devant Dieu ni sa sainte Mère.



Saint Louis-Marie Grignion de Montfort





Source : missel.free.fr

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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Mar 3 Mai 2016 - 21:35




Notre Dame des Trois Epis

Le sanctuaire Notre Dame des Trois Epis est le seul lieu d’apparition
mariale en Alsace et l’un des plus anciens lieux d’apparition au monde reconnu par l’église.





Origine * :

Le 3 mai 1491, jour de marché à Niedermorschwihr (village d’Alsace, France), Thierry Schoeré, venu acheter du grain, ne parvient pas à soulever le sac ! Il implore alors le pardon du Ciel car le respect humain l'avait empêché de révéler le message de Marie.

En effet, vers dix heures du matin, au lieu-dit « Habtal », il s'était arrêté pour prier en souvenir d'un homme mort à cet endroit, accidentellement.




Soudain, il aperçoit une lumière éclatante au centre de laquelle il distingue la Vierge, vêtue de blanc, tenant trois épis de blé montés sur une seule tige dans la main droite et dans l'autre un glaçon.

Le glaçon, dit-elle, représentait les misères qui s'abattraient sur la région si les habitants ne consentaient pas à expier leurs péchés et à se convertir. Les épis annonçaient les bénédictions que Dieu était prêt à répandre sur ceux qui changeraient de vie et se tourneraient vers Lui. Une fois arrivé au marché, Thierry Schoeré devait faire connaître à tous cet appel à la conversion.

D'abord il n'a pas osé parler. Il a fallu, pour le décider, un sac impossible à soulever.

Signification biblique:

Dans la Bible, la souffrance est souvent la conséquence du péché, ou bien elle est un avertissement de Dieu pour changer de route, c’est ce que nous lisons par exemple :

« Aussi, moi je vous ai refusé la pluie, … deux, trois villes allaient en titubant vers une autre pour boire de l’eau sans pouvoir se désaltérer ; et vous n’êtes pas revenus à moi! Oracle du Seigneur. … vos figuiers et vos oliviers, la sauterelle les a dévorés ; et vous n’êtes par revenus à moi ! »(Amos 4,7-9)

Ceci dit, la souffrance n’est pas toujours liée au péché, par exemple :

- Job était innocent alors qu’il avait tout perdu,
- ou encore, le serviteur souffrant (Isaïe 42-53) a beaucoup souffert, mais il offrait sa vie pour la multitude.

Développement du pèlerinage * :

Dès l'été 1491, une chapelle en bois est édifiée, puis une autre plus vaste en 1493, consacrée en 1495.
De la même époque date la petite statue haute de quarante centimètres et qui trône sur le maître autel : une Pietà en terre cuite, appelée familièrement "le petit vieu image miraculeu".

Des très nombreux miracles sont allégués.

En 1636], le sanctuaire est détruit par des soldats protestants, puis reconstruit dès 1640. En 1661, ce sont les Antonins qui tiennent le sanctuaire, puis, en 1779, les capucins, ensuite, à partir de 1824, ce sont les Rédemptoristes, en 1842, les pères du Précieux sang, et après la première guerre mondiale, les Rédemptoristes reviennent.

En 1922, une grande statue du Christ les bras ouverts, haute de 17m, est réalisée au sommet de la montagne des Trois Epis.
Le 3 mars 1952 est instaurée l'adoration perpétuelle féminine, pendant le jour.


En 1967 est construite l'église de l'Annonciation.

Actualité du pèlerinage * :

Le message est très actuel :
Le glaçon de l'indifférence et de l'insensibilité qui nous habite n'est-il pas synonyme de manque d'amour ? Et le manque d'amour n'est-il pas à l'origine de tant de maux qui accablent le monde ? Celui qui se convertit, qui choisit les épis, décide de laisser l'amour de Dieu illuminer sa vie et la féconder.

Les semaines d'adoration :

Des équipes d'adorateurs et adoratrices se relayent actuellement chaque semaine, en logeant sur place.

Les fêtes :
La fête de saint Antoine l'ermite le 17 janvier.
Le premier dimanche de mai, anniversaire de l'apparition.
Le dimanche précédant l'Assomption, ou, s'il est trop proche du 15 août, le premier dimanche d'août, la fête rappelle le message de conversion donné par Marie. C'est également le jour de la kermesse du pèlerinage.
Le 27 décembre, plus récent, est le pèlerinage des vignerons.

Chaque jour :
Messes tous les jours.
Célébration mariale tous les dimanches à 15h.
Chapelet : lundi, mardi, jeudi, samedi à 17h30
Adoration eucharistique tous les jours de 10h à 12h et de 14h à 17h30.


Sanctuaire Notre Dame
Chemin du Rosaire
68410 TROIS EPIS
Pèlerinage : tél : 03 89 78 95 95 - fax : 03 89 78 95 91
infopele@wanadoo.fr
www.troisepis.free.fr


* Cf. Marie Thérèse Fischer, Notre Dame des Trois épis, éditions du signe, 2005.


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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Mer 4 Mai 2016 - 21:35




Les apparitions de Notre Dame de Grâces à Cotignac

Notre Dame de Grâces est apparue à Cotignac et elle y a promis de grandes faveurs : 
« que l’on vienne ici en procession pour recevoir les dons que je veux y répandre ». 
Cette promesse est toujours actuelle et nous devons la prendre au sérieux.





Le 10 août 1519, un bûcheron, Jean de la Baume, gravit le mont Verdaille. Il est seul. Comme d'accoutumée, il commence sa journée par prier. À peine s'est il relevé qu'une nuée lui apparaît, découvrant la Vierge Marie avec l'Enfant Jésus, qu'entourent saint Bernard de Clairvaux, sainte Catherine martyre, et l'archange saint Michel. Notre Dame est debout, les pieds sur un croissant de lune. Elle s'adresse alors à Jean : « Je suis la Vierge Marie. Allez dire au clergé et aux Consuls de Cotignac de me bâtir ici même une église, sous le vocable de "Notre Dame de Grâces", et qu'on y vienne en procession pour recevoir les dons que je veux y répandre. »

 La vision disparut. Jean garda d’abord pour lui le message, ce qui lui valut une seconde apparition de la Mère de Dieu. Le lendemain, 11 août, s'étant rendu au même endroit pour achever sa coupe, il eut la même vision et reçut la même demande. Cette fois, il se résolut à en parler et redescendit au village sans attendre. Jean était sérieux et la population et ses édiles accordèrent foi immédiatement au compte rendu du pieux bûcheron. On décida donc tout de suite d’élever une petite chapelle à l'endroit des apparitions. 

Mais la Providence réservait un petit signe aux bâtisseurs de Cotignac, un signe qui ne manqua pas de les encourager. Les archives municipales rapportent que le 14 septembre, à peine un mois et demi après les apparitions et jour de l'Exaltation de la Croix, les ouvriers firent une découverte : « En commençant les fondations de cette église, les ouvriers trouvèrent en terre grande quantité d'ossements, des clous, des ferrailles, des boîtes d'ivoire et une boule de beau cristal, ce qui leur fit croire qu'il y avait là des martyrs enterrés. .» C'était plausible car dans l'Empire Romain nombre de chrétiens payèrent de leur vie leur attachement de foi à Jésus Christ. La Provence fut christianisée dès le 1er siècle, et les persécutions ne cessèrent en Occident qu'en 311 ! Les annales de l'Oratoire rapportent qu'à l'ouverture du tombeau, un suave parfum en sorti et plusieurs malades présents furent guéris. C’était le début des grandes grâces accordées à Cotignac, qui depuis se sont déversées en nombre, ainsi que l’avait promis la Vierge Marie.


En l'an de grâce 1519, la Provence fait partie du Royaume de France depuis 38 ans ; François 1er règne sur le pays. Le peuple reste profondément chrétien, à la manière du temps. Deux ans plus tôt, le moine augustin Martin Luther (1483 1546) venait d'afficher ses 95 thèses sur la porte de la Schlosskirche de Wittenberg. Trois ans plus tard, l'Allemagne était à feu et à sang, et bientôt, une bonne partie de l'Europe.




« Je suis la Vierge Marie »
Dans ce contexte, les archives municipales et plusieurs récits de l’époque rapportent que le 10 août 1519, un bûcheron, Jean de la Baume, gravit le mont Verdaille. Il est seul. Comme d'accoutumée, il commence sa journée par prier. À peine s'est il relevé qu'une nuée lui apparaît découvrant la Vierge Marie, et l'Enfant Jésus dans ses bras, qu'entourent saint Bernard de Clairvaux, sainte Catherine martyre, et l'archange saint Michel. Notre Dame est debout, les pieds sur un croissant de lune. Elle s'adresse alors à Jean à peu près en ces termes : « Je suis la Vierge Marie. Allez dire au clergé et aux Consuls de Cotignac de me bâtir ici même une église, sous le vocable de Notre Dame de Grâces : et qu'on y vienne en procession pour recevoir les dons que je veux y répandre. » Et la vision disparut. Était ce une hallucination ? Doutant ou non, le fait est que Jean garda pour lui le message... ce qui lui valut une seconde apparition de la Mère de Dieu le lendemain même. Le 11 août, s'étant rendu au même endroit pour achever sa coupe, il eut la même vision et reçut la même demande. Cette fois, il s'y résolut et redescendit au village sans attendre.

Une adhésion immédiate de la population et des ses édiles
Les récits sont unanimes pour attester que les autorités et les villageois de Cotignac adhérèrent dans un même mouvement : Jean est sérieux ; la population et ses édiles accordent foi immédiatement au compte rendu du pieux et sérieux bûcheron. On élève donc une petite chapelle à l'endroit des apparitions, laquelle se révélera rapidement trop petite ; cinq ans plus tard, on projette déjà de la remplacer par un sanctuaire d'une taille semblable à celui d'aujourd'hui. Ce sera chose faite en 1537.

Le premier signe donné aux bâtisseurs
La Providence réservait un petit signe aux bâtisseurs de Cotignac, un signe qui ne manqua pas de les encourager. Le 14 septembre, en la fête de l'Exaltation de la Croix, à peine un mois et demi après les apparitions, les travaux avaient déjà commencé après une grande procession de la communauté entière, clergé et syndics en tête, ainsi que nous le rapportent les archives municipales. Et « commençant les fondations de cette église, les ouvriers trouvèrent en terre grande quantité d'ossements, des clous, des ferrailles, des boîtes d'ivoire et une boule de beau cristal, ce qui leur fit croire qu'il y avait là des martyrs enterrés ». C'était plausible car dans l'Empire Romain, sous lequel toute la région fut habitée et mise en valeur nombre de chrétiens payèrent de leur vie leur attachement de foi à Jésus Christ. La Provence fut christianisée dès le 1er siècle et les persécutions ne cessèrent en Occident qu'en 311 ! Les annales de l'Oratoire rapportent qu'à l'ouverture du tombeau, un suave parfum en sorti et plusieurs malades présents furent guéris.

L’approbation ecclésiastique
L'approbation ecclésiastique fut rapidement obtenue, car en date du 17 mars 1521 déjà, par une Bulle, le pape Léon X accordait une série de privilèges au sanctuaire marial provençal de Cotignac.

Saint Michel, saint Bernard et sainte Catherine entouraient la Vierge et l’Enfant
Les personnages qui apparurent aux côtés de Notre Dame et de l'Enfant étaient vraiment des signes pour les gens de Cotignac : ils leur étaient connus. Sainte Catherine, martyre d'Égypte au IVe siècle, dont le Roi saint Louis avait ramené les reliques, était très populaire. À noter : elle fut l'une des voix de Jeanne d'Arc (+1431) ! Non moins connu était saint Bernard de Clairvaux (1090 1153), « Docteur de Marie Médiatrice », qui a laissé d'inoubliables pages sur Marie. L'archange saint Michel, enfin, dont nous parle surtout le livre de l'Apocalypse, chapitre 12, est honoré depuis longtemps comme le protecteur de la grande famille qu'est l'Église.

De grandes grâces furent données dès le début
Après les apparitions, l'affluence croissante des pèlerins donne une idée du nombre de grâces accordées    comme Notre Dame l'avait promis   au point que les responsables municipaux durent réglementer les pèlerinages (organisation, accueil, etc.). ! En fait, les archives du village disent que dès 1524, ils nommèrent des obriers afin de gérer le lieu de pèlerinage (les quelques prêtres qui essayaient d'être présents étant débordés par les tâches ministérielles qui leur sont propres). Ces laïcs et les conseils (ou conseillers ?) municipaux qui se succédèrent contribuèrent ainsi au rayonnement spirituel de Cotignac durant près de trois siècles, jusqu'à la Révolution, avec une probité et une compétence qui n'avaient d'égales que leur esprit de foi et de service d'autrui.

De grandes grâces individuelles et collectives
Dès l’origine, il y a eu aussi de grandes grâces collectives, c'est à dire demandées par toute une population, consuls en tête, que certaines archives du XVIème siècle mentionnent. Dès 1522, on voit la ville d'Aix faire une démarche auprès de Notre Dame de Grâces, ce dont témoigne un arrêt de son conseil général daté du 24 décembre, rédigé ainsi : « On enverra une députation et des obriers prier pour la ville dans la chapelle de la Vierge Marie des Grâces, aux terres de Cotinato. » Une raison pressante motivait cette démarche, ainsi que celle de la ville de Marseille, la peste. Il semble bien que, de fait, le terrible fléau s'écarta de ces deux villes pendant plus d'un siècle. On connaît d'autres démarches religieuses municipales auprès de Notre Dame : Montfort, Brignoles, La Valette, Digne, Aubagne, et d'autres, pour des raisons très diverses.

L’encouragement de l’Église
Le 10 mai 1629, le pape Urbain VIII envoyait une nouvelle lettre (ou Bulle) aux Pères de l'Oratoire. Il s’agissait d’un magnifique témoignage de vénération mariale : le Saint Père y mentionnait le célèbre sanctuaire dédié à la Bienheureuse Marie, dite de Grâce ou des Grâces, vers lequel les fidèles du Christ par reconnaissance ou dévotion, accourent de presque tous les points du monde, à cause des miracles éclatants que Dieu y a opérés. Mais le signe le plus retentissant de l'intercession de Notre Dame de Grâces devait encore venir et allait changer le cours de l’histoire de France...



********************************************************************************************************

Sources documentaires :

* Archives municipales de Cotignac, classées par l’archiviste départemental de Draguignan Frédéric MIREUR à la fin du XIXe siècle.

* Archives de la Congrégation des Oratoriens.

* Archives du diocèse de Fréjus-Toulon.


Bibliographie sommaire :

* Le Gardien de Notre-Dame de Grâces, « Le Vœu de Louis XIII et Notre-Dame de Grâces », Semaine religieuse du diocèse de Fréjus et Toulon, 29 juillet 1882, p. 467-472 ; 5 août 1882, p. 483-487 ; 12 août 1882, p. 499-505.

* Le Gardien de Notre-Dame de Grâces, « La Bulle d’Urbain VIII et Notre-Dame de Grâces », Semaine religieuse du diocèse de Fréjus et Toulon, 10 mars 1883, p. 148-154.

* Abbé Jean-Baptiste LAURE, Histoire de Notre-Dame de Grâces de Cotignac (Provence), Marseille, Impr. marseillaise, 1886, p. 280 (Bibliothèque de la Société des Amis du Vieux Toulon, cote 77.VAR)

* R.P. L. MARTEL, Étude historique sur l’oratoire de Notre-Dame de Grâces en Provence (Cotignac), Paris, Téqui, 1881, p. 344 (Bibliothèque de la Société des Amis du Vieux Toulon, cote 76.VAR).

* A. MARTIN, La Vierge du vœu de Louis XIII : Notre-Dame de Grâce de Cotignac (Var) et la dévotion française à Notre-Dame de l’Assomption, Toulon, s.n, 1950, p. 10 (Archives départementales du Var, cote BR 1503).

* Abbé E. VINCENS, Notice historique et populaire sur Notre-Dame de Grâces, Toulon, Impr. Jeanne d’Arc, 1918, p. 175 (Bibliothèque de la Société des Amis du Vieux Toulon, cote 73.VAR)

* Notre-Dame et saint Joseph sont apparus à Cotignac, Draguignan, Éditions du Sud-Est, s.d.
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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Sam 7 Mai 2016 - 17:48


La mobilisation des laïcs pour la mission a lancé en France
l’Œuvre de la Propagation de la Foi aujourd’hui présente en 140 pays.


À Lyon nait en 1822, une œuvre de laïcs de soutien aux missions : l’Œuvre de la Propagation de la Foi (OPF), dont Pauline Jaricot (1799-1862, déclarée Vénérable en 1963), dernière d’une famille lyonnaise de huit enfants, est l’une des protagonistes. Elle prend très vite une dimension internationale, tant du côté des donateurs que des bénéficiaires. En 1922, avec trois autres œuvres missionnaires, elle deviendra une œuvre pontificale.




En ce début du XIXe siècle, nous sommes dans le contexte général du réveil de l’activité missionnaire, quelque peu mise à mal par la tourmente révolutionnaire qui a affecté non seulement la France mais l’ensemble de l’Europe.

Le Romantisme, le retour au Catholicisme, en particulier dans les élites, tout un ensemble popularisé par Le génie du Christianisme de Chateaubriand, ont contribué à développer à nouveau ce goût de la mission. Profitant de ce climat et de la paix revenue à la fin de l’Empire napoléonien, les grandes congrégations religieuses « repartent » en mission alors que d’autres sont fondées dans ce but, soutenues par la congrégation romaine de la Propaganda Fide (organe du Saint Siège dédié à la mission fondé en 1622, devenue sous Jean-Paul II la Congrégation pour l’évangélisation des peuples) reconstituée à la fin de l’Empire.

La fondation de cette œuvre de la Propagation de la Foi à Lyon est bien dans l’air du temps. Elle est permise par la conjonction de deux éléments. Les Missions Étrangères de Paris (MEP) créent en 1817 une « Association de prières et de soutien pour les missions ». Cette nouvelle œuvre parvient à Lyon par l’intermédiaire de séminaristes sulpiciens comme Phileas Jaricot, frère de Pauline qui y intéresse cette dernière. Aussi, à partir de 1818, Pauline décide de quêter auprès essentiellement des ouvrières en soierie pour soutenir cette association. Elle demande un sou par semaine. Mais les résultats sont modestes et irréguliers.

L’année suivante, elle a une « illumination » selon son expression, lors d’une partie de cartes dans le salon de ses parents. En fait elle a l’idée de rationaliser la collecte afin de la rendre plus productive : regrouper les associées en dizaines avec une responsable de la quête ; ces responsables se regrouperont elles-mêmes par dizaine et ainsi de suite.

Parallèlement en 1816, Mgr Dubourg, évêque de St Louis aux États-Unis, relayé par son vicaire général l’abbé Angelo Inglesi en 1821, fait des tournées en Europe pour quêter pour les missions d’Amérique. À Lyon, ils sont soutenus par une certaine Madame Petit dont le fils Didier est membre de la « Congrégation des Messieurs », qui rassemble des « Messieurs » de la bonne société lyonnaise, et il les intéresse aux missions d’Amérique et à leur soutien.

Si au début il n’y a pas de liens entre ces deux désirs (celui de Pauline d’aider les MEP et celui de Mgr Dubourg d’aider les missions d’Amérique), des passerelles vont s’établir : en effet non seulement les deux frères de Pauline sont congréganistes, mais aussi Victor Girodon, son grand ami et bras droit dans sa collecte. Nait alors le souhait de créer une seule œuvre pour soutenir toutes les missions rendant la Mission universelle.

Lors de la première réunion constitutive de la nouvelle association du 3 mai 1822 (qui ne regroupe que des membres de la congrégation des messieurs), elle prend le nom d’« Œuvre de la Propagation de la Foi ». Si Pauline Jaricot est absente, Victor Girodon fait partie du groupe fondateur. Surtout, son système pour la récolte des fonds est adopté. L’œuvre aura une expansion très rapide non seulement en France, mais aussi à l’étranger.

La structuration solide de la récolte des dons, déjà amorcée par Pauline Jaricot, se renforce et s’organise au niveau diocésain. On demandera à chaque diocèse de faire de même. En effet, les dirigeants pensent tout de suite à exporter l’œuvre en dehors du diocèse, et tout d’abord à Paris, en s’appuyant sur les autorités religieuses, qui demandent aux évêques de bien vouloir organiser dans leurs diocèses respectifs l’Œuvre de la Propagation de la Foi.

De fait, l’OPF a été approuvée officiellement en quelque sorte par l’indulgence plénière dès 1823 par le pape Pie VIII (1761-1830), ce qui donne plus d’autorité pour la présenter aux évêques. Le fait que l’œuvre se développe très rapidement - elle est organisée dans 9 diocèses sur 10 en 1830 - montre qu’elle correspond à une nécessité avec des fidèles prêts à répondre. Mais très vite également, elle déborde les frontières. En 1840, date de l’encyclique Probe nostis de Grégoire XVI (1765-1846) en faveur des missions et très laudatrice pour l’OPF, sur les 2,5 millions de francs récoltés 45% sont d’origine étrangère à la France. Nous sommes loin des débuts ou simplement quelques milliers de francs étaient perçus dans le diocèse.

Un élément qui a conforté l’œuvre est la publication du Bulletin des Annales de la Propagation de la Foi (10 000 exemplaires dès 1825, 40 000 vers 1830). En effet, les dirigeants ont estimé qu’il était normal de donner des nouvelles aux donateurs des missions en diffusant les lettres que les missionnaires envoyaient depuis leur lieu d’évangélisation. En plus de leur fonction première, ces lettres permettaient de faire connaître des populations et des contrées parfaitement inconnues à l’époque. Le résultat est un immense succès, marqué non seulement par un tirage exceptionnel mais surtout par de nombreuses traductions. En 1860, une autre revue : Les Missions catholiques, qui a elle aussi une large diffusion, complète les Annales.

Cette manne financière pour les missions ne pouvait laisser indifférentes les autorités romaines. Dès 1826, l’œuvre lyonnaise noue des contacts officiels avec la congrégation de Propaganda fide. Si de fait la répartition des fonds récoltés se fait en accord entre les deux parties, l’OPF reste in fine maitresse du partage. Or la réticence, voire le refus, de certains pays de passer par une œuvre française pour donner leurs fonds à la Mission et les bouleversements engendrés par la Première Guerre mondiale amène Rome à trancher définitivement. En 1922, le siège de l’Œuvre de la Propagation de la Foi (OPF) est transféré à Rome où il se trouve toujours, avec celui de l’Enfance Missionnaire (orphelinats - écoles), de l’Œuvre Pontificale de Saint-Pierre-Apôtre (OPSPA, séminaire) et de l’Union Pontificale Missionnaire (UPM) (formation missionnaire) ; l'ensemble étant réuni sous le vocable d'Œuvres Pontificales Missionnaires (OPM).

Une représentation des Œuvres Pontificales Missionnaires existe dans près de 140 pays, la France restant le pays fondateur.

Bernadette Truchet (agrégée d'histoire),
Responsable du Centre de Documentation et d'Archives des Œuvres Pontificales Missionnaires.


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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Mer 11 Mai 2016 - 21:15




A Pellevoisin, la Vierge Marie est apparue 15 fois à une jeune femme mourante
pour lui annoncer sa guérison et lui demander de prier pour la France.


En 1876, Marie apparaît à Pellevoisin (Indre) à Estelle Faguette, une jeune femme atteinte de péritonite tuberculeuse en fin de vie, et lui annonce sa guérison qui deviendra effective à la cinquième apparition. Elle lui présente ensuite le scapulaire du Sacré-Cœur et lui demande de le faire connaître. Elle lui annonce enfin que la France souffrira et l’invite au calme et à la prière.



Peu avant que les relations entre l’Église et l’État ne traversent une période critique en France(Lois Ferry, expulsion des congrégations enseignantes etc.), la Vierge Marie apparaît à Pellevoisin en 1876. C’est alors la dernière des grandes apparitions mariales du XIXème siècle, après la Rue du Bac (1830), la Salette (1846), Lourdes (1858), et Pontmain (1871) : apparitions qui dessinent - selon certains - le « M » de Marie sur la France.

Estelle Faguette, servante depuis 1865 chez la comtesse de La Rochefoucauld,  est atteinte d’une maladie incurable. Elle écrit avec un cœur d’enfant et dans une grande confiance, une lettre à la Sainte Vierge, lui demandant d’intercéder auprès de son divin Fils pour sa guérison, afin de soutenir ses parents âgés. Depuis sa jeunesse à Paris, où elle a été enfant de Marie, Estelle nourrit pour la Vierge une grande dévotion, mais trois médecins la disent condamnée, la famille de La Rochefoucauld rentre à Paris sans elle et on commence déjà à organiser ses obsèques…

Mais de février à décembre 1876, la Vierge Marie répond à la lettre de la jeune femme par quinze apparitions dans la maison de ses parents, au cours desquelles elle remercie Estelle de sa démarche, l’éduque à la sainteté et lui délivre un message de miséricorde.

Marie se présente comme la « toute miséricordieuse ». Notons que c’est le seul endroit connu où elle se nomme ainsi (on comprend dès lors que Pellevoisin, en cette année de la Miséricorde, soit sanctuaire de la miséricorde et Porte Sainte pour le diocèse de Bourges). Au cours de la cinquième apparition, Marie va obtenir de son Fils la guérison d’Estelle, le 19 février 1876.

Lors de sa neuvième apparition, elle révèle à la jeune femme de 32 ans sa mission : faire connaître et diffuser le scapulaire du Sacré-Cœur. Estelle raconte : « La Vierge me dit : « Depuis longtemps les trésors de mon Fils sont ouverts ; qu’ils prient. » En disant ces paroles, elle souleva la petite pièce de laine qu’elle portait sur sa poitrine… J’aperçus un cœur rouge qui ressortait très bien. J’ai pensé tout de suite que c’était un scapulaire du Sacré-Cœur. Elle dit en le soulevant : « J’aime cette dévotion », et « C’est ici que je serai honorée. » »[/size]

Marie nous invite ainsi à revenir au message de Paray-le-Monial mais elle l’enrichit par un geste concret : pratiquer la dévotion en portant le scapulaire qui représente d’un côté le Cœur du Christ et de l’autre l’image de Marie. On retrouve la dévotion aux deux Cœurs si chère à saint Jean Eudes (qui sera sans doute bientôt proclamé « Docteur de l’Église »).

Marie va aussi inviter à prier pour les pécheurs : « Son Cœur (celui de son Fils) a tant d’amour pour le mien qu’il ne peut refuser mes demandes. Par moi, il touchera les cœurs les plus endurcis. » « Je suis venue particulièrement pour la conversion des pécheurs. » (Septième apparition)

Marie veut enfin que nous priions tout particulièrement pour l’Église et pour la France : « Je tiendrai compte des efforts que tu as faits pour avoir le calme ; ce n’est pas seulement pour toi que je le demande, mais aussi pour l’Église et pour la France… La France, que n’ai-je pas fait pour elle ! Que d’avertissements, et pourtant encore elle refuse d’entendre… La France souffrira… Courage et confiance. »(Onzième apparition)

Nous comprenons ainsi, en ces temps troublés, combien il est important que nous prions pour l’Église, pour la France, pour le monde entier, et pour cela que nous venions aussi en pèlerinage à Pellevoisin pour obtenir les grâces dont nous avons besoin (piété, salut, confiance, conversion, santé etc.).

Il est important surtout que nous refassions notre consécration au Sacré-Cœur et que nous portions le scapulaire pour être agréable à Marie et réparer les outrages que son Fils reçoit dans le sacrement de son Amour. (Quinzième et dernière apparition)

Définitivement guérie, Estelle Faguette dépose à l’église paroissiale un ex-voto de reconnaissance, le 30 avril 1876, comme la Vierge le lui a demandé. « J’ai invoqué Marie au plus fort de ma misère. Elle m’a obtenu de son Fils ma guérison entière. » Elle reprend son humble travail, dans la discrétion, et sera reçue dans le tiers-ordre dominicain à 80 ans.

Dès 1877, l’archevêque de Bourges autorise le Culte public à Notre-Dame de Pellevoisin « Mère toute miséricordieuse », et la chambre d’Estelle est transformée en chapelle où les pèlerins affluent. Le pèlerinage reçoit une indulgence plénière du pape Léon XIII en 1892. L’année suivante, un monastère de Dominicaines s’installe près de la chapelle pour accueillir les pèlerins. En avril 1900, Léon XIII reconnaît officiellement le scapulaire du Sacré Cœur tel qu’Estelle l’a vu porté par la Vierge Marie et encourage tous les fidèles qui le désirent à le porter.

Estelle meurt à 86 ans le 23 août 1929. Sur sa tombe figurent deux mots que lui a transmis la Sainte Vierge : « Sois simple. »[/size]

La guérison d'Estelle a été officiellement déclarée miraculeuse le 8 septembre 1983 par Mgr Paul Vignancour, alors archevêque de Bourges. Cette déclaration fait suite à tous les actes favorables et marques de bienveillance des souverains pontifes et des archevêques de Bourges à l'égard de Pellevoisin depuis plus d'un siècle.


Frère Jean-Emmanuel de Gabory,
recteur du sanctuaire




Pellevoisin et l’Église.

Dans un premier temps, les 15 apparitions de Pellevoisin à Estelle Faguette, entre février et décembre 1876, n’ont pas soulevé un enthousiasme exceptionnel parmi les autorités catholiques. Cette époque marque la multiplication des « apparitions » mariales (Lourdes, Pontmain…). Le clergé fait preuve d’une sage prudence. Le jour suivant la première apparition, le curé de Pellevoisin est loin d’être convaincu.

L’abbé Salmon, directeur spirituel d’Estelle, se met à croire à la réalité des faits. Il informe le Père Sautereau, vicaire générale du diocèse de Bourges. La machine est lancée. Le 8 décembre 1876, Mgr de la Tour d’Auvergne, archevêque de Bourges, reçoit Estelle en privé puis, à l’été suivant, reconnaît publiquement la dévotion au scapulaire du Sacré-Cœur. De son côté, le pape Pie IX approuve le projet de confrérie de Notre-Dame de Pellevoisin. Toutefois, ces décisions n’entraînent pas la reconnaissance de l’origine surnaturelle des apparitions, il en sera ainsi jusqu’à nos jours. Ce qui n’empêchera pas le Saint-Siège d’honorer Pellevoisin à plusieurs reprises.

En janvier 1900, Estelle Faguette effectue un pèlerinage à Rome.  Elle rencontre le pape Léon XIII, qui a accordé une indulgence plénière aux pèlerins de Pellevoisin en 1892 et qui a érigé la confrérie de Marie miséricordieuse au rang d’archiconfrérie en 1896. Elle s’agenouille devant lui, puis il la relève en l’interrogeant longuement : « Parlez encore, parlez-moi de la Sainte Vierge, Estelle, mon enfant… » Trois mois plus tard, le scapulaire du Sacré Cœur est approuvé par le Vatican.

L’archevêque de Bourges a confié en 1998 aux Frères de Saint-Jean la conduite spirituelle du sanctuaire,  un message de miséricorde pour aujourd'hui, ainsi que l’hôtellerie. Un monastère de Sœurs contemplatives de Saint-Jean, qui a pris la suite des Dominicaines, assure une présence de prière continue, à laquelle se joignent les pèlerins et visiteurs, accueillis tous les jours de l'année, seuls ou en groupe.

Estelle Faguette et Jean Giraudoux.
Le célèbre écrivain Jean Giraudoux (1882-1944) a connu Estelle Faguette à Pellevoisin dans sa jeunesse : son père était précepteur au village et lui-même est allé à l’école communale entre 1890 et 1893. Frappé par la personnalité de cette femme, il raconte l’histoire de « sainte Estelle » dans son premier roman Les Provinciales, paru en 1909, puis l’évoque dans son manuscrit Souvenirs des deux existences.Estelle Faguette a également fasciné un autre écrivain fameux, Georges Bernanos (1888-1948), qui a voulu être enterré au cimetière de Pellevoisin, près de la tombe d’Estelle.





Extraits du récit des quinze apparitions par Estelle Faguette :

PREMIERE APPARITION : nuit du lundi 14 au mardi 15 février 1876
Je cherchais à me reposer, quand tout à coup apparut le diable au pied de mon lit… A peine était-il arrivé que la Sainte Vierge apparut de l’autre côté, dans le coin de mon lit… Elle lui dit sèchement :
« Que fais-tu là ? Ne vois-tu pas qu’elle porte ma livrée et celle de mon Fils ? » 
Il disparut en gesticulant. 
Alors elle se retourna vers moi et me dit doucement :
« Ne crains rien, tu sais bien que tu es ma fille ? ».
…« Courage , prends patience ; mon fils va se laisser toucher. Tu souffriras encore cinq jours, en l’honneur des cinq plaies de mon fils. Samedi, tu seras morte ou guérie. Si mon Fils te rend la vie, je veux que tu publies ma gloire. » 
Aussitôt je vis entre elle et moi une plaque de marbre blanc que je reconnus pour être un ex-voto. Je luis dis : Mais ma bonne Mère, où faudra-t-il le faire poser ? Est-ce à Notre-Dame des Victoires, à Paris ou à Pellevoi… ? Elle ne me donna pas le temps d’achever le mot Pellevoisin. Elle me répondit : 
« A Notre-Dame des Victoires, ils ont bien assez de marques de ma puissance, au lieu qu’à Pellevoisin, il n’y a rien. Ils ont besoin de stimulant ».
… Je lui promis de faire ce qui dépendrait de moi pour sa gloire. Elle me dit encore : « Courage, mais je veux que tu tiennes ta promesse. »


DEUXIEME APPARITION : nuit du mardi 15 au mercredi 16 février 1876
La seconde nuit, je revis le diable… La Sainte Vierge parut presque aussitôt que lui et elle me dit :
« N’aie donc pas peur, je suis là. Cette fois, mon Fils s’est laissé attendrir, il te laisse la vie ; tu seras guérie samedi. »
Là-dessus je répondis : « Mais ma Bonne Mère, si j’avais le choix, j’aimerais mieux mourir pendant que je suis bien préparée. » Alors la Sainte Vierge me dit en souriant : 
« Ingrate, si mon Fils te rend la vie, c’est que tu en as besoin. Qu’a-t-il donné à l’homme sur la terre de plus précieux que la vie ? En te rendant la vie, ne crois pas que tu seras exempte de souffrances ; non, tu souffriras et tu ne seras pas exempte de peines. C’est ce qui fait le mérite de la vie. Si mon fils s’est laissé toucher, c’est par ta grande résignation et ta patience. N’en perds pas le fruit par ton choix. Ne t’ai-je pas dit : S’il te rend la vie, tu publieras ma gloire ? » 
Le marbre blanc était présent, et à côté, autant de papier de soie blanc qu’il y avait d’épaisseur de marbre cela en formait une quantité. Je cherchai à soulever quelques feuillets, cela me fut impossible. La Sainte Vierge me regardait toujours souriant.
« Maintenant regardons le passé. » Son visage devint un peu plus triste, mais toujours très doux… Je garde le silence sur ce que la Sainte Vierge me dit en particulier. Je dirai seulement qu’elle me fit de graves reproches que j’avais bien mérités… La Sainte Vierge me regarda avec bonté, puis elle disparut sans rien dire. Combien j’avais de chagrin !


TROISIEME APPARITION : nuit du mercredi 16 au jeudi 17 février 1876 
La troisième nuit et la quatrième nuit, je revis le diable. Il se tenait si loin que c’est à peine si je distinguais ses gestes… La Sainte Vierge me dit :
« Allons, du courage mon enfant. » 
…Elle me fit de nouveaux reproches, mais avec tant de douceur que je me suis rassurée. 
« Tout ceci est passé ; tu as, par ta résignation, racheté ces fautes. » Elle me fit voir quelques bonnes actions que j’avais faites. C’était bien peu de chose à côté de mes fautes. La Sainte Vierge vit bien ma peine, car elle me dit : 
« Je suis toute miséricordieuse et maîtresse de mon Fils. Ces quelques bonnes actions et quelques prières ferventes que tu m’as adressées ont touché mon cœur de mère entre autres cette petite lettre que tu m’as écrite, au mois de septembre. Ce qui m’a le plus touchée, c’est cette phrase : Voyez la douleur de mes parents, si je venais à leur manquer ; ils sont à la veille de mendier leur pain. Rappelez vous donc ce que vous avez souffert, quand Jésus votre fils fut étendu sur la Croix. J’ai montré cette lettre à mon fils ; tes parents ont besoin de toi. A l’avenir, tâche d’être fidèle. Ne perds pas les grâces qui te sont données, et publie ma gloire. »


QUATRIEME APPARITION : nuit du jeudi 17 au vendredi 18 février 1876
La quatrième nuit a été à peu près de même que les autres. Je revoyais chaque nuit ce qu’elle m’avait dit les fois précédentes. Cette nuit-là, il me sembla qu’elle resta moins longtemps. Je voulais lui demander des grâces, mais je n’ai pas pu. Mes pensées se précipitaient. Je voyais dans mon esprit les paroles que la Sainte vierge m’avait répétées (…lors des apparitions précédentes). 
Pourquoi, pendant que la Sainte Vierge était là, qui regardait, elle qui est si bonne et douce, n’ai-je pu rien lui demander ? Elle partit comme les autres nuits, en me répétant : 
« Tu publieras ma gloire. » 
J’essayai encore de dire : Comment ; je n’en ai pas eu le temps ; elle répondit en partant : « Fais tous tes efforts. »


CINQUIEME APPARITION : nuit du vendredi 18 au samedi 19 février 1876
…La Sainte Vierge s’approcha au milieu de mes rideaux. Mon Dieu comme elle était belle ! Elle resta longtemps immobile sans rien dire ; elle se tenait au milieu d’une vapeur claire…Elle était souriante, elle me rappela mes promesses .
Je voyais ma plaque, mais cette fois elle n’était plus toute blanche. Il y avait aux quatre coins des boutons de roses d’or, dans le haut, un cœur d’or enflammé, avec une couronne de roses, transpercé d’un glaive. Voici ce qu’il y avait d’écrit : "J’ai invoqué Marie au plus fort de ma misère. Elle m’a obtenu de son fils ma guérison entière."
Je lui ai promis de nouveau de faire tout ce qui dépendrait de moi pour sa gloire. Elle me dit : « Si tu veux me servir, sois simple et que tes actions répondent à tes paroles. »
Je lui ai demandé si, pour la servir, je devais changer de position. Elle m’a répondu : « On peut se sauver dans toutes les conditions ; où tu es, tu peux faire beaucoup de bien et tu peux publier ma gloire. » 
Après un petit instant, elle me dit (à ce moment elle devint triste) :
« Ce qui m’afflige le plus, c’est le manque de respect qu’on a pour mon Fils dans la Sainte Communion, et l’attitude de prière que l’on prend, quand l’esprit est occupé d’autres choses. Je dis ceci pour les personnes qui prétendent être pieuses. » 
Après ces paroles, elle reprit son air souriant. Je lui ai demandé si je devais parler de ce qu’elle m’avait dit tout de suite ; la Sainte Vierge me répondit :
« Oui, oui, publie ma gloire ; mais avant d’en parler, tu attendras l’avis de ton confesseur et directeur. Tu auras des embûches ; on te traitera de visionnaire, d’exaltée, de folle ; ne fais pas attention à tout cela. Sois moi fidèle, je t’aiderai. » . 
Je regardais toujours ; mes yeux la fixaient sans se fatiguer, et puis tout doucement la Sainte Vierge s’éloignait. Je n’ai jamais rien vu de si beau. Petit à petit elle disparaissait, il ne restait plus que la buée (douce clarté) qui était autour d’elle, et ensuite tout disparut.
A ce moment je souffrais horriblement … Je demandai l’heure, il était minuit et demi. 
Je me sentais guérie, excepté mon bras droit, dont je n’ai pu me servir qu’après avoir reçu le bon Dieu…


SIXIEME APPARITION : samedi 1er juillet 1876
…J’étais à genoux devant ma cheminée, quand, tout à coup, je vis la Sainte Vierge tout environnée d’une douce lumière, comme je l’ai déjà vue ; seulement je la vis tout entière, de la tête au pieds. 
Quelle beauté et quelle douceur ! Son cordon de taille tombait presque au bas de sa robe. Elle était toute blanche et se tenait debout. Ses pieds étaient à la hauteur du pavé ; seulement le pavé avait l’air d’être baissé. En la voyant d’abord, elle avait les bras tendus, il tombait de ses mains comme une pluie. 
Elle fixait quelque chose ; puis ensuite elle prit un des ses cordons, le porta jusqu’à sa poitrine où elle croisa ses mains. Elle souriait. « Du calme, mon enfant, patience, tu auras des peines, mais je suis là. » 
Le cordon qu’elle tenait retomba…La Sainte Vierge resta encore un petit instant, puis elle me dit : « Courage, je reviendrai. ».


SEPTIEME APPARITION : dimanche 2 juillet 1876
Fête de la visitation de la Sainte Vierge
…Je me suis mise à genoux et j’ai récité la moitié du Je vous salue, Marie. La Sainte Vierge était devant moi. …Elle était de même qu’hier, la pluie tombait de ses mains, et dans le fond clair qui l’environnait, il y avait une guirlande de roses…
« Tu as déjà publié ma gloire. » 
« Continue. Mon fils a aussi quelques âmes plus attachées. Son cœur a tant d’amour pour le mien qu’Il ne peut refuser mes demandes. Par moi il touchera les cœurs les plus endurcis. » A ce moment, elle était si belle !
…Le papier que j’avais vu du 15 au 16 février me revint à l’esprit. Alors j’ai dit : Ma bonne Mère, que faudra-t-il faire de ce papier ? « Il servira à publier ces récits comme l’ont jugé plusieurs de mes serviteurs. Il y aura bien des contradictions, ne crains rien, sois calme.»
« Est-ce que ta guérison n’est pas une des plus grandes preuves de ma puissance? Je suis venue particulièrement pour la conversion des pécheurs. »


HUITIEME APPARITION : lundi 3 juillet 1876
« Je voudrais que tu sois encore plus calme. Je ne t’ai pas fixé l’heure à laquelle je devais revenir, ni le jour. Tu as besoin de te reposer, je ne resterai que quelques minutes. »
Elle me dit souriante : « Je suis venue pour terminer la fête. » …




NEUVIEME APPARITION : samedi 9 septembre 1876 
Octave de la nativité de la Sainte Vierge,
Veille de la fête du Saint Nom de Marie.
…Depuis plusieurs jours, j’avais le désir d’aller dans la chambre où je fus guérie. Enfin aujourd’hui, le 9 septembre, j’ai pu m’y rendre. Je finissais de dire mon chapelet quand la Sainte Vierge est venue.
« Tu t’es privée de ma visite le 15 août ; tu n’avais pas assez de calme. Tu as bien le caractère du Français. Il veut tout savoir avant d’apprendre, et tout comprendre avant de savoir. Hier encore je serais venue ; tu en as été privée. J’attendais de toi cet acte de soumission et d’obéissance. » A ce moment je compris très bien que si je ne m’étais pas soumise et si je n’avais pas obéi, j’aurais été privée de la voir davantage…
« Depuis longtemps les trésors de mon fils sont ouverts ; qu’ils prient. » 
En disant ces paroles, elle souleva la petite pièce de laine qu’elle portait sur sa poitrine. J’avais toujours vu cette petite pièce, sans savoir ce que c’était, car jusqu’alors je l’avais vue toute blanche. En soulevant cette pièce, j’aperçus un cœur rouge qui ressortait très bien. J’ai pensé de suite que c’était un scapulaire du Sacré-Cœur. Elle dit en le soulevant : « J’aime cette dévotion. » Elle s’arrêta encore ; puis elle reprit : « C’est ici que je serai honorée. »


DIXIEME APPARITION : dimanche 10 septembre 1876
Fête du Saint Nom de Marie
Le 10 septembre, la Sainte Vierge vint à peu près à la même heure. Elle ne fit que passer en disant : « Qu’ils prient, je leur en montre l’exemple. » En disant cela, elle a joint ses mains, puis elle a disparu. Le coup des Vêpres sonnait.




ONZIEME APPARITION : vendredi 15 septembre 1876
Octave de la nativité de la Sainte Vierge
« Je te tiendrai compte des efforts que tu as faits pour avoir le calme ; ce n’est pas seulement pour toi que je le demande, mais aussi pour l’Eglise et pour la France. Dans l’Eglise, il n’y a pas ce calme que je désire. » 
Elle soupira et remua la tête, en disant : « Il y a quelque chose. » Elle s’arrêta. Elle ne me dit pas ce qu’il y avait, mais je compris tout de suite qu’il y avait quelque discorde. Puis elle reprit lentement : « Qu’ils prient et qu’ils aient confiance en moi. »
Ensuite la Sainte Vierge me dit tristement (elle ne pleurait pas) : « Et la France ! Que n’ai-je pas fait pour elle ! Que d’avertissements, et pourtant encore elle refuse d’entendre ! Je ne peux plus retenir mon fils. » Elle paraissait émue en ajoutant : « La France souffrira. » Elle appuya sur ces paroles. Puis elle s’arrêta encore et reprit : « Courage et confiance. » Alors, à cet instant je pensais en mon cœur : Si je dis ceci, on ne voudra peut-être pas me croire ; et la Sainte Vierge m’a comprise, car elle m’a répondu : « J’ai payé d’avance ; tant pis pour ceux qui ne voudront pas te croire, ils reconnaîtront plus tard la vérité de mes paroles. » Puis tout doucement elle partit.


DOUZIEME APPARITION : mercredi 1er novembre 1876
Fête de la Toussaint
Enfin, aujourd’hui 1er novembre, je revis cette bonne Mère du ciel. Elle était comme toujours, les bras tendus, et portait le scapulaire qu’elle me fit voir le 9 septembre. En arrivant, comme toujours, elle fixait quelque chose que je ne pouvais pas voir ; puis elle regarda de tous côtés. Elle ne m’a rien dit. Puis elle jeta les yeux sur moi et m’a regardée avec beaucoup de bonté et partit.
Je ferai tout ce qui dépendra de moi pour votre gloire.


TREIZIEME APPARITION : dimanche 5 novembre 1876
Vers 2 h ½, je suis allée dans ma chambre pour dire mon chapelet et lorsque je l’eus fini, je vis la Très Sainte Vierge. Elle était belle comme toujours. En la voyant je pensais que j’étais bien indigne de ses grâces et que tant d’autres que moi méritaient plus que moi ses faveurs et pouvaient davantage publier sa gloire. Alors elle me regarda et sourit en me disant : 
« Je t’ai choisie. » 
« Je choisis les petits et les faibles pour ma gloire . » 
Elle s’arrêta encore et me dit :
« Courage, le temps de tes épreuves va commencer. » 
Puis elle croisa ses mains sur sa poitrine et partit.


QUATORZIEME APPARITION : samedi 11 novembre 1876
…Lorsqu’elle est venue, la Sainte Vierge était comme les autres fois, les bras tendus et avait son scapulaire. (Qu’il est donc beau, comme il ressort sur sa poitrine !) En arrivant, comme toujours, elle resta un bon moment sans rien dire, puis elle me regarda et me dit quelque chose pour moi. Puis elle me dit :
« Tu n’as pas perdu ton temps aujourd’hui ; tu as travaillé pour moi. » 
(J’avais fait un scapulaire.) Elle était souriante, puis elle ajouta : 
« Il faut en faire beaucoup d’autres. » 
Elle s’arrêta assez longtemps, et après elle devint un peu triste, et me dit : « Courage. » Et puis elle partit, en croisant ses mains sur sa poitrine. Elle cacha entièrement son scapulaire.


QUINZIEME APPARITION : vendredi 8 décembre 1876
Fête de l’Immaculée Conception
Aujourd’hui après la grand-messe, j’ai revu cette douce Mère. Elle était plus belle que jamais ; il y avait autour d’elle sa guirlande de roses, comme au mois de juillet. En arrivant, tout d’abord, elle resta sans rien dire comme les fois précédentes ; puis elle me dit : 
« Ma fille, rappelle toi mes paroles. »
A ce moment, je les revis toutes depuis le mois de février… Parmi ces paroles, j’en revis encore beaucoup d’autres. J’en garderai le secret. Tout ceci passa très vite. La Sainte Vierge me regardait toujours ; elle me dit :« Répète les souvent ; qu’elles te fortifient et te consolent dans tes épreuves. Tu ne me reverras plus. »
Alors je me suis mise à crier : Qu’est-ce que je vais devenir sans vous ma Bonne Mère ? La Sainte Vierge m’a répondu : 
« Je serai invisiblement près de toi. »
Je voyais à cet instant, dans le lointain, à gauche, une foule de gens de toute sorte ; ils me menaçaient et faisaient des gestes de colère. J’avais un peu peur. La Sainte Vierge souriait ; elle me dit :« Tu n’as rien à craindre de ceux-ci. Je t’ai choisie pour publier ma gloire et répandre cette dévotion. »
La Sainte Vierge tenait son scapulaire des deux mains. Elle était si encourageante, que je lui dis : « Ma bonne Mère, si vous vouliez me donner ce scapulaire ? » La Sainte Vierge n’eut pas l’air d’entendre. Elle me dit en souriant : 
« Lève toi et baise le. » Oh ! Alors je me suis levée vivement. La Sainte Vierge se pencha vers moi et je l’ai baisé. Ce fut pour moi un moment de délices. Puis la Sainte Vierge se releva, et me dit, en parlant de son scapulaire : 
« Tu iras toi-même trouver le Prélat, et lui présenteras le modèle que tu as fait. Dis-lui qu’il t’aide de tout son pouvoir, et que rien ne me sera plus agréable que de voir cette livrée sur chacun de mes enfants, et qu’ils s’appliqueront tous à réparer les outrages que mon fils reçoit dans le sacrement de son amour. Vois les grâces que je répands sur ceux qui le porteront avec confiance et qui t’aideront à le propager. »
En disant ceci, la Sainte Vierge étendit ses mains ; il en tombait une pluie abondante, et dans chacune de ces gouttes, il me semblait voir les grâces écrites telles que : piété, salut, confiance, conversion, santé ; en un mot toutes sortes de grâces plus ou moins fortes. Puis la sainte Vierge ajouta : 
« Ces grâces sont de mon fils ; je les prends dans son Cœur ; il ne peut me refuser. » 
Alors je dis : ma bonne Mère, que faudra-t-il mettre de l’autre côté de ce scapulaire ? La Sainte Vierge me répondit : 
« Je le réserve pour moi ; tu soumettras ma pensée, et l’Eglise décidera. »
Je sentais que cette bonne Mère allait me quitter et j’avais du chagrin. Elle s’élevait doucement ; elle me regardait toujours, et me dit :
« Courage. S’il ne pouvait t’accorder tes demandes (la Sainte Vierge parlait du prélat), et qu’il s’offre des difficultés tu irais plus loin. Ne crains rien, je t’aiderai. » 
Elle fit le demi-tour de ma chambre, et disparut à peu près où était mon lit.
Mon Dieu, que j’avais de la peine ! Merci, ma bonne Mère, je ne ferai rien sans vous.




*********************************************************************************************************

Sources documentaires :

- Apparitions de la Très Sainte Vierge Marie à Pellevoisin, récit par Estelle Faguette, 1901.
- Collectif, Scapulaire du Sacré-Cœur de Pellevoisin, Ed. Rassemblement à Son Image, 2015.
- Gétrey Gérard, Les Apparitions mariales de Pellvoisin (1876), Paris, 1994.
- Sbalchiero Patrick, « Pellevoisin », dans René Laurentin et Patrick Sbalchiero, Dictionnaire des « apparitions » de la Vierge Marie, Paris, Fayard, 2007, p. 713-715.
- Vernet Marie-Réginald, La Vierge à Pellevoisin. Mère de Miséricorde et Mère de l’Église, Paris, Téqui, 1999.
- Site internet : www.pellevoisin.net
- Page Facebook : Les amis du sanctuaire Notre-Dame de Pellevoisin Sources documentaires :
Apparitions de la Très Sainte Vierge Marie à Pellevoisin, récit par Estelle Faguette, 1901.
- Collectif,  Scapulaire du Sacré-Cœur de Pellevoisin,  Ed. Rassemblement à Son Image, 2015.
- Gétrey Gérard,  Les Apparitions mariales de Pellvoisin (1876), Paris, 1994.
- Sbalchiero Patrick, « Pellevoisin », dans René Laurentin et Patrick Sbalchiero,  Dictionnaire des « apparitions » de la Vierge Marie, Paris, Fayard, 2007, p. 713-715.
- Vernet Marie-Réginald,  La Vierge à Pellevoisin. Mère de Miséricorde et Mère de l’Église,  Paris, Téqui, 1999.
- Site internet :  www.pellevoisin.net
- Page Facebook :  Les amis du sanctuaire Notre-Dame de Pellevoisin   



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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Lun 23 Mai 2016 - 21:27



La Sainte-Baume et Marie-Madeleine : la dureté de la pierre,
le feu de l’amour, la beauté de la grâce


Sainte Marie-Madeleine attire à Jésus des milliers de personnes chaque année.
C’est une joie de pouvoir vous la faire découvrir un peu plus.






Marie-Madeleine ! Figure de sainteté bien connue et aimée des chrétiens, l’Apôtre des Apôtres ! L’une des personnalités les plus riches de la tradition chrétienne.

Éléments bibliques
La réflexion exégétique, grâce notamment au labeur de saint Grégoire le Grand, réunit sous le nom de Marie-Madeleine plusieurs figures évoquées en divers récits de l’Évangile.
Elle apparaît sous plusieurs vocables :


* Marie de Magdala, la démoniaque devenue disciple (Lc 8,1-3), présente au pied de la croix (Mt 27,55-56 ; Mc 15,40-41 ; Jn 19,25) et à l’ensevelissement de Jésus (Mt 27,61 ; Mc 15,47 ; Lc 23,55-56), premier témoin de la résurrection (Mt 28,1-8 ; Mc 16,1-8 ; Lc 24,1-11; Jn 20,1.11b.12.13.17.18), que Jésus envoie en mission auprès de ses frères (Mc 16,9-11 ; Jn 20,11-18).

* Marie de Béthanie, la sœur de Marthe (Lc 10,38-42) lors de la résurrection de Lazare (Jn 11,1-46). La femme qui fit l’onction de Jésus à Béthanie précisément (Mt 26,6-13 ; Mc 14,3-9 ; Jn 12,1-8.) (onction sur la tête en signe de la royauté de Jésus).

* La pécheresse pardonnée et aimante (Lc 7,36-50) qui apporte le parfum pour en oindre les pieds de Jésus et qui les essuie avec ses cheveux (onction sur les pieds en signe de sa mort et de sa sépulture).



Même si l’exégèse donne lieu à des débats, nous pensons, à titre personnel et à la suite d’une longue tradition d’exégèse, que ces trois récits désignent une même personne. Sur quelle base ? Nous nous fondons sur celle de leurs ressemblances spirituelle et psychologique (même zèle, même amour ardent, même expérience du pardon, même liberté dans l’expression de la foi et de l’amour à chaque fois : au pied de la Croix, à l’ensevelissement, à la résurrection, à l’écoute de Jésus ou en essuyant ses pieds avec ses cheveux). Des articles de fond spécialisés pourront apporter des éclairages plus précis (voir bibliographie), notamment sur l’apport décisif de l’Évangile de Jean à ce sujet.




La vénérable tradition
Concernant Marie-Madeleine et la Sainte-Baume, l’historien doit faire acte d’humilité, surtout l’historien amoureux de la Sainte-Baume ! Nous n’avons pas de documents écrits sur le culte de sainte Marie-Madeleine avant le haut Moyen-âge mais il y a par contre une tradition bien jalonnée que nous appelons la « vénérable tradition » et que l’on doit en grande partie d’ailleurs à saint Grégoire le Grand dont nous parlions plus haut.
Selon donc la vénérable tradition, sainte Marie-Madeleine débarque avec sa sœur Marthe et leur frère Lazare ainsi que d’autres disciples de Jésus sur les côtes provençales. Nous sommes aux alentours du milieu du premier siècle (faute d’informations précises, nous retenons arbitrairement l’an 50, qui n’est pas invraisemblable, pour donner une date à ce récit). Ils ont certainement été chassés de Palestine lors des premières persécutions contre les chrétiens à Jérusalem, violences dont les Actes des Apôtres et les épîtres pauliniennes se font largement l’écho.





Selon toujours la vénérable tradition, après avoir évangélisé Marseille, Sainte Marie-Madeleine se retire dans le massif de la Sainte-Baume en longeant l’Huveaune, petite rivière qui se jette dans la cité phocéenne. Elle passe alors trente années de prière et de pénitence dans la grotte bien connue, jusqu’à sa mort. On n’en sait pas plus.


Éléments historiques
La présence de religieux dans le massif remonte au début du Ve siècle avec les Cassianites (disciples de saint Jean Cassien, célèbre pour sa règle monastique « les institutions cénobitiques ») venus de l’abbaye Saint-Victor à Marseille. Ils s’installent dans le massif vers 415. On ne garde pas trace aujourd’hui de leur passage. Il semble que des vestiges de cette époque aient été perdus à la Révolution (cf. Chanoine Joseph Escudier, La Sainte-Baume, p. 70, Imprimerie du Sud-Est, Toulon, 1942) mais il est difficile d’en savoir plus. Après les Cassianites, les Bénédictins s’installent, peut-être vers le VIIIe siècle avant de céder la place aux Dominicains en 1295 date officielle de leur arrivée.

En effet, en ce XIIIe siècle finissant, précisément en 1279, le roi de Salerne, Charles II d’Anjou, était l’initiateur de « l’invention » (au sens originel de « redécouverte ») des reliques de la Madeleine. Après enquête, le Pape Boniface VIII reconnu ces reliques en 1295. Il institua notamment une fête pour commémorer leur translation et octroya des indulgences pour tous ceux « qui viendront en ces jours et en la fête du 22 juillet « visiter l'église de Saint-Maximin », où, dit-il « repose le corps de sainte Marie-Madeleine». Dans une crypte, actuellement sous la basilique de saint Maximin, des tombeaux antiques avaient en effet été mis à jour. Quand ils furent ouverts, « il se répandit une odeur de parfum comme si on eut ouvert un magasin d’essences les plus aromatiques » disent les chroniques de l’époque, et c’est en eux qu’on découvrit des ossements explicitement attribués à la sainte. À partir de ce moment l’histoire de la Sainte-Baume et de saint Maximin nous est bien connue. La Sainte-Baume devient un sanctuaire réputé et fort fréquenté jusqu’au XVIIIe siècle, date à laquelle s’amorce un certain déclin. Nombre de rois, de papes et de saints se pressent auprès de la Madeleine, à tel point qu’au couvent des Frères, niché dans la roche tout contre la grotte, est installée une chambre royale. En vis-à-vis du couvent se trouve une grande hôtellerie dont on peut voir les traces de la construction encore dans la roche aujourd’hui. Tout sera rasé à la Révolution. Chaque souverain qui passe honore le sanctuaire de ses libéralités. Nous pouvons admirer encore aujourd’hui la porte qu’offrit François Ier lors de sa venue. Elle encadrait l’entrée de la grotte et est placée actuellement à l’hôtellerie.

De grands saints et personnalités se succèdent également. Sainte Catherine de Sienne, saint Vincent Ferrier, saint Jean-Baptiste de la Salle et plus récemment le bienheureux Charles de Foucault. Pétrarque, le grand poète italien vient en pèlerinage (son frère était moine à la chartreuse de Montrieux non loin de là) et laisse, en l’honneur de la sainte, un poème que l’on peut lire encore aujourd’hui (en entrant dans la grotte au fond à droite, près de la porte qui communique avec le couvent).

Ces passages sont bien vivants dans la mémoire du sanctuaire ! Ils témoignent de sa vitalité et des grâces que l’on y reçoit. On peut dire sans rougir que la Sainte-Baume a tenu une place relativement importante dans l’histoire politico-religieuse de la France.

Après la Révolution française, les différents évêques et certains prêtres des diocèses alentours ont à cœur de faire revivre le sanctuaire. On reconstruit un abri du pèlerin et le couvent tels que nous les connaissons aujourd’hui. Les Dominicains sont de nouveaux appelés par l’évêque de Fréjus-Toulon, Mgr Jordany au milieu du XIXe siècle et le père Lacordaire y installe des Frères en 1859. On reconstruit une hôtellerie, cette fois au pied de la forêt. Le 22 juillet retrouve son pèlerinage de la Sainte Marie-Madeleine avec procession des reliques jusqu’à la grotte et grand-messe. Les chroniques parlent d’environ 45.000 personnes lors de la fête de sainte Marie-Madeleine après la réinstallation des Frères. Chiffre impossible à vérifier mais qui dit bien la ferveur et l’importance de ce pèlerinage.



On peut se demander ce qui à tant attiré les pèlerins illustres ou modestes à la Sainte-Baume et ce qui les attire encore ?
Marie-Madeleine bien-sûr !
Mais Marie-Madeleine liée à la Sainte-Baume. Qu’est ce que cela signifie ? Le message évangélique transcende les lieux et les histoires mais il est des lieux qui le rendent plus vivant, plus palpable. Il est des lieux (comme de certaines personnes d’ailleurs !) qui contribuent à habiller de neuf des vérités anciennes. La Sainte-Baume dispose le corps et le cœur à être saisis par la miséricorde et le pardon dont Marie-Madeleine témoigne. Tout d’un coup l’appel intérieur un peu confus du Beau, du Vrai, du Pardon, est rejoint par l’expérience des sens et nous rappelle de manière parfois un peu brutale (les larmes !) que nous sommes faits pour cela. La beauté de la création qui apaise, la rudesse de la montée qui invite au travail sur soi, la présence de la vie consacrée qui se dresse comme un signe. Marie-Madeleine nous invite dans ce sanctuaire à faire l’expérience qu’elle fit au pied de la croix et qu’elle fit aussi à la résurrection et après : la rencontre décisive avec le Dieu fait homme.



Frère Olivier-Marie op,
Sous-prieur du couvent Sainte Marie-Madeleine de la Sainte-Baume




La Sainte-Baume, Roc de la Miséricorde

Les lieux saints sont au monde ce que les astres sont au firmament, une source de lumière, de chaleur et de vie (P. H.-D Lacordaire)

La Sainte-Baume est d’abord une curiosité géologique : sa barre rocheuse, qui s’allonge sur douze kilomètres, a surgi des fonds marins à l’ère secondaire et sa forêt, protégée par la falaise, est une « relique » de celle qui couvrait la Provence à la fin du tertiaire. La grotte naturelle creusée par l’érosion (baumo, en provençal) est devenue un des lieux de pèlerinage les plus anciens du monde chrétien : sainte Marie-Madeleine y aurait vécu trente-trois années de sa vie.

Dans les Evangiles, Marie-Madeleine est cette femme que le Christ a libérée de sept démons, qui devint alors son disciple, fut présente au pied de la croix et à qui Jésus apparut en premier au matin de Pâques. Selon la Tradition de Provence, elle fut expulsée de Palestine avec plusieurs disciples lors des premières persécutions contre les chrétiens après l’Ascension. Confiés à un frêle esquif sans voile ni gouvernail, les exilés abordèrent miraculeusement les rivages provençaux au lieu appelé désormais Les Saintes-Maries-de-la-Mer et devinrent les premiers évangélisateurs de la Provence. Marie-Madeleine prêcha à Marseille en compagnie de Lazare puis elle s’établit dans cette montagne escarpée, dans la Grotte qui depuis porte son nom. Telle la bien-aimée du Cantique des Cantiques, « colombe cachée au creux du rocher, en des retraites escarpées », elle put s’adonner à la prière et à la contemplation dans la solitude.

En 1295, quand les fouilles conduites par Charles II d’Anjou à Saint-Maximin mirent à jour son tombeau, le pèlerinage à la Grotte connut un nouvel essor. Les dominicains prirent alors le relais d’une longue lignée de moines établis en ces lieux depuis le Vème siècle comme gardiens de la tradition magdaléenne. Aux siècles de foi, le mouvement des pèlerins ne cessa de s’amplifier jusqu’à la Révolution. En 1859, ému par l’abandon du site, le Père Lacordaire entreprit la restauration des lieux saints de Provence et la construction de l’Hostellerie de la Sainte-Baume. Aujourd’hui, la communauté des frères et sœurs dominicains continue cette mission d’accueil des croyants comme des incrédules, tous pèlerins sur les pas de Marie-Madeleine.



Figure très attachante du Nouveau Testament, Marie de Magdala ou Marie-Madeleine est celle qui est présente au pied de la Croix, à l'ensevelissement et à qui le Christ apparut pour la première fois, selon l'Évangile de Jean. Qui était-elle donc vraiment, cette femme dont la tradition nous dit qu'elle a fini sa vie dans la solitude sur les côtes de France ? Pourquoi est-elle encore aussi vénérée aussi bien à Vézelay qu'à la Sainte-Baume ? D'où vient cette fascination qui s'est traduite par l'écriture et la réalisation de nombreux romans et films conduisant parfois à des spéculations hâtives ? Pour en parler, Frère David Macaire, dominicain et prieur de l'Abbaye de la Sainte-Beaume et Enguerrand Guépy, écrivain, qui a publié un livre sur Marie-Madeleine cette année aux éditions de L'OEuvre.
La Foi prise au Mot du 03/06/2012.



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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Ven 3 Juin 2016 - 22:23




La médiation de marie




extraits du livre du père Manteau-Bonamy, « Marthe Robin sous la conduite de Marie »
( éditions Saint-Paul)



Marthe, par son témoignage émanant des notes recueillies de son vivant,  en particulier au cours des années 1930 et 1931, apporte une puissante contribution à la réflexion sur la médiation de Marie.

Marthe victime immolée par l’Amour de Jésus, ne se contente pas de prendre la « Mère des douleurs » comme modèle parfait pour se livrer à son Epoux. Elle sait qu’elle participe la première à la médiation souveraine et unique de son Fils.



Note du 3 février 1930 :

Marthe voit sa Mère très sainte comme une « présence » vivante et efficace pour l’amener à son Fils… Des grâces divines, Marie n’est pas le possesseur, mais la dépositaire et la distributrice : Elle obtient toutes les grâces de « Celui qui est » et « à qui tout appartient. » Elle a bien été « formée » par l’Esprit pour cette mission.

Jésus est l’unique Médiateur entre son Père et l’humanité pécheresse, donc ennemie de Dieu. Le Père a fait le pas décisif en envoyant, par son Fils, l’Esprit Saint pour la réconciliation efficace et la plus parfaite réconciliée avec le Père, Marie, imprime sa marque de Mère dans le cœur des hommes…

Le Christ est le seul médiateur mais il n’est pas un médiateur isolé. Le Christ, par son Esprit fait participer à sa Rédemption et à sa médiation universelle ceux qu’il vient sauver et qui répondent à son appel. Or, en cette participation, la première et la plus parfaite est sa propre mère, l’Immaculée, si intimement unie à lui dans le mystère pascal.

La spiritualité mariale de Marthe rejoint celle du Père Kolbe qui, dans son « acte de consécration à l’Immaculée » s’exprimait ainsi :  « O Immaculée… ta seule présence attire les grâces qui convertissent  et sanctifient les âmes, puisque la Grâce jaillit du Cœur divin de Jésus sur nous tous en passant par tes mains maternelles. » Marthe aurait-elle eu connaissance de la « mission de l’Immaculée du Père Kolbe ?



Le texte qui suit est tout le programme de sa vie avec Marie :


«  0 Cœur infiniment tendre de Jésus, faites que je sois toujours celle qui veille avec vous, qui veille pour vous et prie pour votre peuple.





Ma devise est : toute à Jésus par Marie Médiatrice de toutes grâces.
Ma vie est toute d’union à Notre-Seigneur par l’union à sa très sainte Mère


Je l’aime tant cette bonne et tendre Mère. Elle est mon étoile et ma demeure. Je vis à sa lumière et toute cachée dans l’asile imprenable de son Coeur Immaculé !

Ma bonne Mère, agissez en moi, parlez en moi, souffrez en moi, aimez, en moi et avec moi, Jésus ; et qu’ainsi je sois à même de dire à tout instant en union avec Vous : je suis la petite servante du Seigneur. Qu’il me soit fait selon son Bon Plaisir.

Reine toute puissante et toute bonne ! O Mère incomparable, prenez-moi tout entière sous votre si maternelle protection, gardez-moi tout entière et à tout jamais dans l’Amour de Jésus votre adorable Fils.

Elle prend sa mère en son intimité comme Jean au pied de la Croix

O Mère la plus tendre, par moi-même, vous le savez, je ne peux pas, je ne sais pas, je n’arriverai jamais à me sanctifier. Mais je suis prête à me soumettre sans réserve à la conduite de la Grâce.

O Mère, je vous apporte les trois puissances de mon âme : ma mémoire, mon entendement et ma volonté !

Agissez en moi !

Soyez dans ma mémoire, pour en effacer toute autre pensée que la vôtre et celle de Jésus.

Dans mon entendement pour en bannir le passé pour vous en remettre l’avenir et ne voir que vous, Bonne Mère, veillant amoureusement, miséricordieusement sur moi, pour m’unir en toutes choses à Jésus mon Roi.

Dans ma volonté, pour en arracher avec soin tout ce qui pourrait non seulement lui déplaire mais n’être pas agréable à Notre-Seigneur dans les plus petites choses comme dans les grandes.

Pour comprendre nos angoisses, pour compatir à nos douleurs, il faut un cœur qui ait souffert. Pour obtenir notre pardon, il faut une âme innocente. Pour avoir à s’occuper des besoins de tous, il faut être exempt de toutes dettes, pur de toute tache. Pour consoler, pour sécher les larmes des petits enfants, il faut être Mère. Pour dispenser les grâces et les bienfaits du Ciel, il faut être Reine. Pour donner à tous, pour les aider tous, il faut avoir dans les mains la clé des trésors de Dieu. C’est ce que fait la très Sainte Vierge : Elle est pure, immaculée et sans tache, elle est Mère, elle a aimé, elle a souffert plus que tous, elle n’a aucune dette à satisfaire à la Divine Justice : elle est Reine, elle puise à son gré dans le trésor divin.

Tous les biens spirituels et même temporels que nous recevons passent par les mains libérales de la très Sainte Vierge. Elle n’en n’est pas le possesseur mais la dépositaire et la distributrice : elle les obtient de «  Celui qui est » et à qui tout appartient .

Plus un saint a pratiqué de vertus, plus il les a pratiquées parfaitement, plus son pouvoir est grand dans le ciel.

Or la Sainte Vierge a pratiqué toutes les vertus, elle les a pratiquées avec un degré de perfection que notre petitesse ne saurait mesurer, que notre fragilité ne saurait atteindre. Elle a connu toutes les difficultés de la vie, toutes les angoisses du lendemain, toutes les souffrances, nul après Jésus n’a autant souffert autant qu’elle.

Elle eût moins souffert si elle était morte avec son Fils, mais il faut qu’elle le voit agoniser, il faut qu’elle le voit mourir et qu’elle vive. Elle est Sainte et plus que sainte. Elle est Martyre et plus que martyre. Elle en est la Reine… Elle est la Mère du Tout-Puissant, elle en partage toute la Gloire, elle participe à son gouvernement divin. C’est pourquoi tous les cris, toutes les supplications, toutes les louanges qui montent de la Terre vers Dieu, passent par Marie, de Marie à Jésus et de Jésus au Père. En retour , toutes les grâces obtenues passent du Père au Fils, du Fils à sa Sainte Mère, et par elle à celuiqui prie. Ce n’est pas spécialement quelques âmes que Marie protège, elle vient au secours de tous les humains. La sainte Vierge a tout pouvoir sur le Cœur de Dieu, c’est donc toute sa famille humaine qu’elle protège, qu’elle console, qu’elle guérit qu’elle encourage, qu’elle éclaire, qu’elle soutient, qu’elle veut sauver. Mère de miséricorde, elle imite le Père de toutes les miséricordes et nous aide même sans être priée.

Allons donc à Marie ! Puisqu’elle est notre Mère, la nôtre à chacun. Allons à Elle, puisqu’Elle est l’universelle médiatrice entre Dieu et nous. Ah ! nous savions nous faire bien petits ! Si nous avions tourner nos regards et nos cœurs vers Celle qui nous aime tant.

Que de belles vertus. Que de bons conseils cette humble Vierge, cette tendre Mère, cette noble Reine nous apprendrait sur les avantages de l’humilité, les exigences de la charité, la sagesse de l’obéissance, les douceurs de l’abandon à Dieu, les joies de la confiance.

Si la Jeune fille savait  se blottir auprès d’elle pour abriter sa pureté, le coupable se jeter dans ses bras pour chercher un refuge et échapper aux châtiments, si le malade lui apportait ses plaies à panser, l’enfant son innocence à protéger, l’indigent sa misère  à secourir, l’affligé ses douleurs à consoler le vieillard et l’orphelin leurs cœurs à réchauffer, leurs larmes à sécher, la vie serait moins triste parce que profondément chrétienne.

Essayons donc de nous faire petits, tout petits auprès de Marie notre Mère  quand on souffre, quand on pleure, quand on est seul et bien triste, ce n’est pas vraiment difficile de se faire tout petit, on a tant besoin de secours, on a tant besoin de sentir une maman auprès de soi ! Et qui donc ne souffre pas ? Qui donc ne pleure pas ? Qui donc ne tremble pas quelquefois sur la terre ? Qui donc n’a pas besoin de se faire consoler, de se faire pardonner, de se faire aimer, de se faire guérir ?

Oh ! oui, apprenons à nous faire bien petits et à ne rien faire sans le conseil, sans le secours, sans l’inspiration  et le consentement de notre Reine chérie ! Qu’Elle soit toute notre confiance et toute notre espérance en Dieu.

Elle est Mère, et comme  Mère, elle est d’autant plus empressée à voler au secours de son enfant qu’il implore son aide avec plus de confiance et plus d’amour.

Si des grâces temporelles nous sont nécessaires, elle nous les obtiendra, à la seule condition cependant qu’elles se rattachent à la vie surnaturelle, c’est-à-dire à la Gloire de Dieu et au salut des âmes. Ne demandons pas des choses qui ne peuvent ni glorifier Dieu ni être salutaires à notre prochain, ni nous mener au ciel.






La belle mission de Marie est d’amener à Jésus tous ceux qui vont à elle.

Faisons-nous bien petits et bien petits dans les bras de notre Mère bien-aimée, plaçons-nous tout près d’elle, elle nous apprendra notre devoir, elle nous dira que notre devoir et tout notre devoir de chrétien est de ressembler à Jésus et qu’il n’y a toujours en tout temps, en tout lieu qu’une manière de lui ressembler : se renoncer à soi-même, prendre sa croix et le suivre.

Mais elle nous dira aussi ce qu’elle sait par expérience : c’est qu’avec  Jésus, se renoncer, prendre sa  croix et le suivre en la portant, ce n’est pas mettre des boulets à ses pieds, mais des ailes à son cœur, de la joie du bonheur, du ciel dans sa vie. C’est monter, c’est se rapprocher de Dieu pas à pas . Elle nous dira que la croix se fait de jour en jour plus légère, plus aimée quand on la porte en se sanctifiant.

Suivons Jésus et suivons-le avec Marie, son incomparable Mère, attachons nos regards non uniquement sur sa Divinité, mais sur son Humanité Sainte , sur son Humanité souffrante… Jésus le Modèle parfait, le Modèle complet, le Modèle de tous.

Regardons-le, regardons-le souvent, regardons-le longuement, regardons-le toujours non pour le copier dans ce qu’il a fait….on ne devient pas saint par copie, mais pour lui ressembler dans ce qu’il est : doux et humble de cœur, rempli d’amour, rempli de charité, de compassion et de pardon, pour tous, obéissant et obéissant jusqu’à la mort sur la Croix, pauvre dans sa naissance, dans sa vie et à sa mort, pauvre et sans égal.

Laissons ses gémissements, ses cris d’amour, ses cris de détresse, ses divins soupirs s’imprimer ineffablement en notre esprit. Laissons sans jamais nous plaindre le glaive de feu s’enfoncer sans fin dans notre cœur, jusque dans notre âme. Laissons sa douloureuse Passion se renouveler en nous. Laissons-nous clouer en croix avec le Christ ! Laissons Jésus et Marie nous refaire en eux et uniquement pour eux.

La maternité divine a revêtu la Sainte Vierge d’une grandeur qui ne peut avoir d’égal ni sur la terre, ni dans le ciel. Elle la place au-dessus de tout ce qui n’est pas Dieu. Elle lui donne, par participation, la puissance que Dieu a par nature, et on peut dire d’elle qu’il ne se passe rien au ciel et sur la   terre sans qu’elle n’intervienne.

La maternité divine a donné à la Sainte Vierge dans ses rapports avec nous, la tendresse bienfaisante d’une Mère, l’autorité incomparable d’une Reine. Marie, Mère de Dieu, Marie, Reine d’amour participe à la médiation du Christ et à toutes les grâces que le Christ nous a acquises, elle a mérité d’en devenir la distributrice. C’est elle qui distribue tous les dons, toutes les vertus, toutes les grâces à qui elle veut, quand elle veut, de la manière et dans la mesure qu’elle veut.

O Marie que vous êtes bonne !

O Marie que vous êtes grande !

O Marie que vous êtes puissante !

O Marie, que je vous aime vous qui êtes ma Mère !

Jésus et Marie ! Ne les repoussons jamais de notre cœur. Allons de l’Amour à l’amour, de la Miséricorde à la miséricorde …de la mort à la vie. »



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Lumen
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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Sam 4 Juin 2016 - 20:04




Cœur Immaculé de Marie


La propagation de la dévotion au Cœur de Marie remonte au XVIIe siècle où saint Jean Eudes la propagea en l'unissant à celle du Sacré-Cœur de Jésus.

Au cours du XIXe siècle, Pie VII (Barnaba Chiaramonti, 1800-1823) d'abord, et le bienheureux Pie IX (Giovanni Maria Mastai Ferretti, 1846-1878) ensuite, accordèrent à plusieurs églises une fête du Cœur très pur de Marie fixée au dimanche dans l'octave de l'Assomption, puis au samedi suivant la fête du Sacré-Cœur.

Le 13 juillet 1917, la Sainte Vierge apparaissait au Portugal pour déclarer aux petits voyants de Fatima que Dieu voulait établir la dévotion à son Cœur immaculé pour le salut du monde. Elle demanda aux chrétiens la pratique du premier samedi du mois par la communion réparatrice et la récitation du chapelet accompagnée de la méditation des mystères du rosaire.

Le 31 octobre 1942, le jour de la clôture solennelle du jubilé des Apparitions de Fatima, le vénérable Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958) s'exprimant à la radio, consacra le monde au Cœur immaculé de Marie pour répondre à l'appel de notre Mère du ciel. Il renouvela ce geste important le 8 décembre 1942. En 1944, en pleine guerre mondiale, le même souverain pontife consacrait encore tout le genre humain au Cœur immaculé de Marie pour le mettre sous sa puissante protection. À l'occasion de cette même cérémonie, il décréta que l'Église entière célébrerait chaque année une fête en l'honneur du Cœur immaculé de Marie afin d'obtenir, par l'intercession de la Très Sainte Vierge, « la paix des nations, la liberté de l'Église, la conversion des pécheurs, l'amour de la pureté et la pratique des vertus. » Il fixa la date de cette fête au 22 août, jour octave de la fête de l'Assomption.

En créant la très Sainte Vierge, la Trinité Sainte a pu contempler le ravissant spectacle d'un Cœur qui, dès son premier battement, n'aima que son Dieu, et l'aima à lui seul plus que tous les anges et les saints ensemble ne l'aimeront jamais. « Le Père, dit saint Jean Eudes, a déployé sa puissance pour former un cœur de fille plein de respect et de fidélité envers son Créateur. Le Fils en fit un cœur de Mère et l'Esprit-Saint en fit un cœur d'épouse pour y célébrer ses noces ineffables. » La gloire de la fille du roi, disent les Livres Saints, est toute intérieure et cachée, autrement dit, elle est toute en son cœur. Là se trouvent toutes les perfections des anges et des hommes, dans un tel degré d'excellence que rien n'y peut être comparé. Là se trouvent les perfections de Dieu même, aussi fidèlement retracées qu'elles peuvent l'être dans une simple créature.

La bonté et la miséricorde président parmi les vertus dont Dieu a orné le Cœur immaculé de sa Mère. Aussi tout pécheur trouve en elle un refuge assuré. Ce cœur, qui nous a tant aimés, n'a point été flétri dans le tombeau comme celui des autres mortels. Ses mouvements n'ont été qu'un seul instant suspendus sous le souffle de la mort. Il vit aujourd'hui palpitant d'un amour infini, inondé de célestes délices au sein de la gloire immortelle où il continue de nous aimer avec prédilection.

Comme la sainte Église nous le recommande aujourd'hui au moyen de la belle fête du Cœur immaculé de Marie, vouons un culte spécial de vénération et d'amour à ce cœur magnanime, le plus noble le plus généreux qui soit sorti des mains du Créateur. Supplions-le donc de nous apprendre à aimer Jésus, à souffrir pour Lui, à supporter avec amour et résignation les peines de la vie, les souffrances et les croix qu'il plaira à Dieu de nous envoyer. Recourons donc sans cesse à ce cœur incomparable et nous expérimenterons infailliblement sa bénignité, sa mansuétude et sa tendresse.






Consécration au Cœur Immaculé de Marie, instituée par le Pape Pie XII.


Reine du très saint rosaire, secours des Chrétiens, refuge du genre humain, victorieuses de toutes les batailles de Dieu, nous voici prosternés suppliants aux pieds de votre trône, dans la certitude de recevoir les grâces, l'aide et la protection opportunes dans les calamités présentes, non en vertu de nos mérites, dont nous ne saurions nous prévaloir, mais uniquement par l'effet de l'immense bonté de votre cœur maternel.

C'est à vous, c'est à votre Cœur Immaculé, qu'en cette heure tragique de l'histoire humaine, nous nous confions et nous nous consacrons, non seulement en union avec la Sainte Église - Corps Mystique de votre Fils Jésus - qui souffre et verse son Sang, en proie aux tribulations en tant de lieux et de tant de manières, mais en union aussi avec le monde entier, déchiré par de farouches discordes, embrasé d'un incendie de haine et victime de ses propres iniquités.

Laissez-vous toucher par tant de ruines matérielles et morales, par tant de douleurs, tant d'angoisses de pères et de mères, de frères, d'enfants innocents, par tant de vies fauchées dans la fleur de l'âge, tant d'âmes torturées et agonisantes, tant d'autres en péril de se perdre éternellement.

Ô Mère de Miséricorde, obtenez-nous de Dieu la Paix, et surtout les grâces qui peuvent en un instant convertir le cœur des hommes, ces grâces qui préparent, concilient, assurent la Paix !

Reine de la Paix, priez pour nous et donnez au monde en guerre la paix après laquelle les peuples soupirent, la paix dans la vérité, dans la justice, dans la charité du Christ.

Donnez-lui la paix des armes et la Paix des âmes, afin que dans la tranquillité de l'ordre s'étende le règne de Dieu.
Accordez votre protection aux infidèles et à tous ceux qui gisent encore dans les ombres de la mort ; donnez-leur la paix, faites que se lève pour eux le soleil de la vérité et qu'ils puissent avec nous, devant l'unique Sauveur du monde, répéter :
Gloire à Dieu au plus haut des Cieux et Paix sur Terre aux hommes de bonne volonté ! Aux peuples séparés par l'erreur ou par la discorde, particulièrement à ceux qui professent pour vous une singulière dévotion et chez lesquels il n'y avait pas de maison qui n'honorât votre vénérable icône (peut-être aujourd'hui cachée et réservée pour des jours meilleurs), donnez la Paix et reconduisez-les à l'unique bercail du Christ, sous l'unique vrai Pasteur.

Obtenez à la Sainte Église de Dieu une Paix et une liberté complètes ; arrêtez les débordements du déluge néo-païen ; développez dans le cœur des fidèles l'Amour de la Pureté, la pratique de la Vie Chrétienne et le zèle apostolique, afin que le peuple des serviteurs de Dieu augmente en mérite et en nombre.

Enfin, de même qu'au cœur de votre Fils Jésus furent Consacrés l'Église et le genre humain tout entier, afin que, toutes les espérances étant placées en lui, il devînt pour eux signe et gage de victoire et de Salut, ainsi et pour toujours nous nous Consacrons à vous, à votre Cœur immaculé, ô notre Mère et Reine du monde, pour que votre Amour et votre protection hâtent le triomphe du règne de Dieu et que toutes les nations, en paix entre elles et avec Dieu, vous proclament Bienheureuse et entonnent avec vous, d'une extrémité du monde à l'autre, l'éternel Magnificat de Gloire à celui en qui seul elles peuvent trouver la Vérité, la Vie et la Paix Evangelizo.org





La Consécration de la Russie.


La Consécration de la Russie est une Prière votive demandée par Marie lors de l’apparition de Fatima en 1917.
La Consécration de la Russie est-elle faite ?
Sœur Lucie répond elle-même à cette question, en deux étapes :
Longtemps non « conforme » à ce qu’avait demandé Notre-Dame, elle a été faite par Jean-Paul II.

Par la suite, le Pape Saint Jean Paul II l’a fit, le 25 mars 1984 [en fait le 24, Fête anticipée de l’Annonciation], après avoir écrit à tous les Évêques, en les sollicitant que chacun la fît, en son propre diocèse, en union avec la partie du peuple de Dieu qui lui avait été confiée, et après avoir faite venir l’image de Notre-Dame de Fatima à Rome.

Il l’a faite publiquement, en union avec tous les Évêques qui, avec Sa Sainteté, se sont unis au peuple de Dieu, Corps Mystique du Christ ; il l’a faite au Cœur Immaculé de Marie, mère du Christ et de son Corps Mystique, pour que, avec elle et par elle, avec Le Christ, elle puisse être portée et offerte pour le Salut de l’humanité.

Ainsi cette Consécration a-t-elle été faite par le Pape Saint Jean Paul II, le 25 Mars 1984.
Je crois qu’il n’y a aucune contradiction, et nous devons tenir présent que le plus important de cette Consécration est l’union de tout le peuple de Dieu, comme Le Christ l’a demandé, peu avant sa mort sur la Croix. »



La Consécration du monde au Cœur Immaculé de Marie le 25 Mars 1984

« Pour eux je me sanctifie moi-même, afin qu'ils soient, eux aussi, sanctifiés dans la vérité. » (Jean 17, 19).
Nous sommes le 24 Mars 1984, Fête de l'Annonciation cette année là. Sur la place Saint-Pierre en communion spirituelle avec tous les Évêques du monde convoqués précédemment, le Pape Saint Jean Paul II évoque le fiat prononcé par Marie au moment de l'Annonciation, et, en suivant la Consécration du Christ Rédempteur (Jn 17, 19), il Consacre au Cœur Immaculé de Marie tous les hommes et tous les peuples :

Ô Mère des hommes et des peuples, toi qui connais toutes leurs souffrances et leurs espérances, toi qui ressens d'une façon maternelle toutes les luttes entre le bien et le mal, entre la Lumière et les ténèbres qui secouent le monde contemporain, reçoit l'appel que, mus par L'Esprit Saint, nous adressons directement à ton Cœur, et avec ton Amour de Mère et de servante du Seigneur, embrasse notre monde humain, que nous t'offrons et te consacrons, pleins d'inquiétude pour le sort terrestre et éternel des hommes et des peuples.

Nous t'offrons et te consacrons d'une manière spéciale les hommes et les nations qui ont particulièrement besoin de cette Offrande et de cette Consécration.
"Sous l'abri de ta Miséricorde, nous nous réfugions, Sainte Mère de Dieu! Ne rejette pas nos Prières alors que nous sommes dans l'épreuve!".

“Pour eux, a-t-il dit, je me consacre Moi-même, afin qu'ils soient eux aussi consacrés en vérité” (Jn 17, 19).
Nous voulons nous unir à notre Rédempteur en cette Consécration pour le monde et pour les hommes, laquelle, dans le Cœur Divin, a le pouvoir d'obtenir le Pardon et de procurer la réparation.
La puissance de cette Consécration dure dans tous les temps, elle embrasse tous les hommes, peuples et nations, elle surpasse tout mal que l'esprit des ténèbres est capable de réveiller dans le cœur de l'homme et dans son histoire, et que, de fait, il a réveillé à notre époque.

Combien profondément nous sentons le besoin de Consécration pour l'humanité et pour le monde, pour notre monde contemporain, dans l'unité du Christ Lui-même !

À l'œuvre Rédemptrice du Christ, en effet, doit participer le monde par l'intermédiaire de L'Église. C'est ce que manifeste la présente Année de la Rédemption, le Jubilé extraordinaire de toute L'Église.

[Prière à Marie :

En cette Année Sainte, Bénie sois-tu par-dessus toute créature, toi, la servante du Seigneur, qui as obéi de la manière la plus pleine à ce Divin appel!
Sois saluée, toi qui t'es entièrement unie à la Consécration Rédemptrice de ton Fils! Mère de L'Église!
Enseigne au Peuple de Dieu les chemins de la Foi, de l'Espérance et de la Charité!

Éclaire spécialement les peuples dont tu attends de nous la Consécration et l'Offrande!
Aide-nous à vivre dans la Vérité de la Consécration du Christ pour toute la famille humaine du monde contemporain!

En te confiant, ô Mère, le monde, tous les hommes et tous les peuples, nous te confions aussi la Consécration même du monde et nous la mettons dans ton Cœur maternel. Ô Cœur Immaculé !

Aide-nous à vaincre la menace du mal qui s'enracine si facilement dans le cœur des hommes d'aujourd'hui et qui, avec ses effets incommensurables, pèse déjà sur la vie actuelle et semble fermer les voies vers l'avenir !

De la faim et de la guerre, délivre-nous !
De la guerre nucléaire, d'une autodestruction incalculable, de toutes sortes de guerres, délivre-nous !
Des péchés contre la vie de l'homme depuis ses premiers moments, délivre-nous !
De la haine et de la dégradation de la dignité des fils de Dieu, délivre-nous !
De tous les genres d'injustice dans la vie sociale, nationale et internationale, délivre-nous !
De la facilité avec laquelle on piétine les commandements de Dieu, délivre-nous !
De la tentative d'éteindre dans les cœurs humains la vérité même de Dieu, délivre-nous !
De la perte de la conscience du bien et du mal, délivre-nous !
Des péchés contre l'Esprit Saint, délivre-nous ! Délivre-nous !

Écoute, ô Mère du Christ, ce cri chargé de la souffrance de tous les hommes ! Chargé de la souffrance de sociétés entières !
Aide-nous, par la puissance de L'Esprit Saint, à vaincre tout péché : le péché de l'homme et le “péché du monde”, le péché sous toutes ses formes.

Que se révèle encore une fois dans l'histoire du monde l'infinie puissance salvifique de la Rédemption, la puissance de l'Amour Miséricordieux ! Qu'il arrête le mal ! Qu'il transforme les consciences !
Que dans ton Cœur immaculé se manifeste pour tous la Lumière de l'Espérance ! ».

N.B. Sœur Lucie confirma personnellement que cet acte solennel et universel de Consécration correspondait à ce que voulait Notre-Dame de Fatima (« Sim, està feita, tal como Nossa Senhora a pediu, desde o dia 25 de Março de 1984 »:
« Oui, cela a été fait, comme Notre-Dame l'avait demandé, le 25 mars 1984 »: Lucie, Lettre du 8 Novembre 1989). mariedenazareth.com






Samedi après le Sacré-Cœur de Jésus : Mémoire obligatoire du Cœur Immaculé de Marie

En 1805, le Pape Pie VII d'abord, et Pie IX ensuite, accordèrent à plusieurs églises une Fête du "Cœur Très Pur de Marie" fixée au Dimanche dans l'Octave de l'Assomption.
Le 13 juillet 1917, la Sainte Vierge apparaissait à Fatima pour déclarer que Dieu voulait établir la dévotion à Son Cœur Immaculé pour le salut du monde.
Elle demanda aux chrétiens la pratique du 1er samedi du mois par la Communion Réparatrice et la récitation du chapelet accompagnée de la méditation des mystères du Rosaire.
En 1944, Pie XII institua donc - après la Consécration du monde au Cœur Immaculé de Marie - une Fête au 22 août (toujours en vigueur pour la forme extraordinaire du rite romain).
Depuis les dernières modifications liturgiques, la Liturgie de l'Église - en sa forme ordinaire - fête maintenant au Samedi suivant la Solennité du Sacré-Cœur de Jésus le Cœur Immaculé de Marie ("Mémoire obligatoire" depuis 1996). notredamedesneiges.over-blog.com






Aimer Dieu avec le Cœur de Marie (Père Kolbe).


« Celui qui appartient davantage à l'Immaculée va s'approcher avec d'autant plus de courage et de liberté, des blessures du Sauveur, de l'Eucharistie, du Cœur de Jésus et de Dieu notre Père. (...)
Plus nous serons à l'Immaculée, mieux nous comprendrons et plus nous aimerons le Cœur du Seigneur Jésus, Dieu Le Père et toute La très Sainte Trinité.
Mais tout ceci, toutes ces choses surnaturelles, il n'y a qu'elle pour les former en nous et à travers nous. »
(St Maximilien Kolbe, 10.11.1934, Lettre, ESI. p.86).

« L'âme qui regarde toute cette révélation de l'Amour voudrait rendre Amour pour Amour. Mais par expérience, nous savons que nous sommes très faibles.
Et là, se manifeste l'Amour du Cœur Divin et Sacré de Jésus qui nous donne sa propre Mère pour que nous puissions l'Aimer avec son Cœur à elle ; non avec notre pauvre cœur, mais avec son Cœur Immaculé.
L'Amour de l'Immaculée est le plus parfait Amour avec lequel une créature puisse aimer Son Dieu.
Avec ce Cœur, essayons d'aimer de plus en plus le Cœur de Jésus, et que ce soit notre plus grand désir.
Il faut faire en sorte que beaucoup d'âmes reçoivent tout d'elle et que beaucoup d'âmes soient unies au Cœur très doux de Jésus par elle. Il faut d'abord lui soumettre notre cœur et ensuite, tous les autres. »


(St Maximilien Kolbe, 28.06.1936, Conférence, ESI. p.88).


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