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  Une minute avec Marie

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Lumen
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MessageSujet: Une minute avec Marie   Ven 5 Juin - 14:21



Notre Dame de Vailankanni : Notre Dame de la Bonne Santé  (« Arokia Matha »)

Bonjour à vous tous, amis fidèles à ce fil : aujourd'hui mon cœur me pousse à faire ce poste. C'est très subjectif en effet car cette apparition me touche beaucoup du fait de mon "origine" (indienne) d'une part et d'autre part c'est la Sainte Vierge que mes parents honoraient à la maison, ce n'était pas qu'une simple statue, mais
belle et bien notre Maman Marie qui partageait notre vie, les joies comme les peines.

En France, notamment à la Porte de Vincennes, il y a une communauté indienne importante qui a un prêtre indien qui célèbre la messe et il y a un site internet qui y est rattaché.
Grâce à cette communauté et d'autres en France, Notre Dame de Vailankkanni est connue et a été "adoptée" par les habitants, car les français d'origine indienne organisent régulièrement des processions superbes. Il est clair que nous aimons Maman Marie de
tout notre coeur ! N'est ce pas ?

Voici l'histoire de Notre Dame de Vailankanni que tous les indiens surnomment Notre Dame de la Bonne Santé  (« Arokia Matha »).





Un jeune Indien portait du lait à la maison de son maître, dans la ville voisine de Nagapattinam. Il était fatigué et assoiffé. Il étanche donc sa soif à un bassin proche de l'étang, se couche à l'ombre d'un bananier pour réparer ses forces et tombe vite dans un profond sommeil. Soudain il est saisi par la lumineuse vision d'une belle dame.

Elle est là, devant lui, tenant un enfant dans ses bras. Il est fasciné par sa beauté. Jamais il n'a rien vu de tel. C'est une beauté du ciel. La figure de l'enfant est lumineuse comme le soleil couchant. La tête de la femme et celle de l'enfant sont entourées d'un halo lumineux.

Le jeune berger, profondément ému, est saisi d'une crainte révérencielle. En toute innocence, il bat des mains en inclinant la tête avec respect.

La dame lui adresse un sourire maternel et lui demande:

- Donne-moi du lait pour mon enfant.

Comment sait-elle que je transporte du lait, se demande-t-il, et comment puis-je disposer de ce lait qui appartient à mon maître ? Il ne trouve point de réponse à ces questions mais son bon coeur est le plus fort: il ne peut refuser. Il donne, du lait à cette femme et se dit: - Je trouverai bien une excuse auprès de mon maître.





Et c'est joyeusement qu'il tend son récipient. Il reprend sa route vers Nagapattinam avec ce qui lui reste (lui semble-t-il) de son pot de lait.

Il rapporte l'étrange aventure à son maître, avec les raisons de son retard, et l'implore:

- Excusez-moi pour le lait manquant.

Là-dessus, ils ouvrent le pot de lait: celui-ci est rempli jusqu'au bord. - Mon maître ne va pas me croire, se dit le jeune berger, et il réitère avec véhémence son récit pour le convaincre. Oui, il a bien vu cette dame avec son enfant et il lui a donné du lait.

Le maître, perplexe, se laisse convaincre. Bien plus, il se rend avec le jeune serviteur à Velankanni, près de l'étang. Et tous deux se prosternent sur le sol avec respect, au lieu indiqué par l'enfant. Ce fut le tout premier pèlerinage.

L'événement se répandit à la "vitesse du feu", selon la tradition de Nagapattinam et des environs. - C'est la Sainte Vierge avec l'Enfant Jésus affirma-t-on très vite, avec joie et révérence. Notre Mère a daigné nous visiter ! Depuis lors, ce lieu est connu sous le nom de Matha Kulam : l'étang de Notre Dame.

Quelques années après, mais encore à la fin du XVIe siècle, vivait, dans le même village de Vailankanni, une pauvre veuve. Son fils était boiteux. Elle l'envoyait sur un monticule, près de la route, à l'ombre du bananier géant dont les branches se déployaient au lieu-dit Nadu Thittu. Les voyageurs fatigués qui passaient achetaient du babeurre (butter milk) au jeune boiteux. Un jour il est là, comme d'habitude, mais les clients se font rares. Il fait trop chaud et il n'y a personne sur la route.

Comme il s'en inquiétait, voici que se présente devant lui une dame d'une incomparable beauté. Elle porte un merveilleux enfant. Elle approche en souriant et demande au jeune boiteux une tasse pleine de babeurre. Il est tout heureux de servir une si merveilleuse cliente et lui donne une grande tasse à boire.

Et voici qu'elle le regarde avec pitié, d'un tendre regard maternel qui le guérit. Il est tellement heureux de la voir qu'il ne se rend même pas compte du changement - Va donc à Nagapattinam lui dit-elle. Il y a là un catholique fortuné. Demande-lui de bâtir ici une chapelle en mon nom, à Vailankanni. Tout confus, le garçon réplique: -Mais aller à la ville c'est impossible, je suis trop infirme si l'on ne m'aide pas pour marcher. Elle l'invite à se lever, et c'est alors qu'il constate sa guérison. Il se met à courir à toutes jambes vers Nagapattinam.

Il rencontre le bienfaiteur catholique et lui révèle le message de Notre Dame. Ce dernier ne fait aucune difficulté pour le croire, car il eu de son côté une vision analogue de Notre Dame, la nuit précédente, durant son sommeil. Il avait déjà l'idée de bâtir une petite chapelle à Vailankanni en son honneur. Il accompagne le jeune garçon au lieu de l'apparition et, avec une large coopération populaire, une première petite chapelle est édifiée. On y amène une belle statue de la Vierge à l'Enfant et on la place sur l'autel.

Très vite, chrétiens et non-chrétiens affluent. Il se produit d'autres guérisons si bien qu'elle est invoquée jusqu'à ce jour sous le nom de Notre Dame de la Bonne Santé. Beaucoup guérissent.





Nous sommes au XVII siècle, un navire marchand venant du Portugal échoue non loin des côtes du Golfe. Les marins, désespérés, prient la Vierge Marie, l'Etoile des Mers, lui promettant de bâtir un sanctuaire en son honneur s'ils arrivent à toucher terre.

La Vierge les sauvera miraculeusement du naufrage, leur permettant d'arriver au port. Une fois arrivés, les marins sont aussitôt conduits à la chapelle de la Vierge de Vailankanni qu'ils  feront alors transformer. Le petit temple, devenu grand, deviendra au fil des temps un magnifique sanctuaire... le sanctuaire de Notre-Dame de Vailankanni que le Pape Jean XXIII, le 3 novembre 1962, élèvera au rang de Basilique.

Nous sommes maintenant en 2004, un terrible raz-de-marée vient de se produire et la zone de Vailankanni est durement touchée. Quand les eaux de la mer envahissent la ville, près de 2.000 pèlerins sont en train de suivre la messe à l'intérieur du sanctuaire. Mais miracle ! le sanctuaire n'est même pas touché , alors que les eaux détruisent les autres bâtiments de la ville.

Notre-Dame de la Santé est une Mère.. une Mère qui pense à protéger ses enfants, ceux de Vailankanni, comme ceux de l'Inde et du monde entier.






Prière de consécration à Notre Dame de Vailankanni:

"Très sainte Vierge Marie, mère de Dieu et notre mère de santé, aujourd'hui nous venons vers vous, entièrement confiants à votre cœur maternel.

Aujourd'hui nous consacrons nos œuvres et sacrifices, tout ce que nous possédons et ce que nous sommes.

Régnez au-dessus de nous très chère Mère, que nous puissions être tous dans la prospérité comme dans l'adversité, dans la joie comme dans la tristesse, dans la santé comme dans la maladie, dans la vie comme dans la mort.Pour vous, nous faisons l'éloge de la Sainte Eglise Catholique.

Protégez-la contre toutes les attaques de ses ennemis. Pour vous, nous faisons l'éloge de la race humaine. Faites que les hommes et les nations puissent comprendre et accomplir les préceptes de ton Fils divin.Aime ton prochain de façon à ce qu'une paix sincère puisse s'établir profondément dans la justice et dans la vérité".




Dernière édition par Etoile Bleue le Mer 10 Juin - 10:21, édité 1 fois
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Lumen
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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Ven 5 Juin - 14:30







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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Mar 9 Juin - 16:35





Concile d'Ephèse (431). Marie, Mère de Dieu, Theotokos (Jean Paul II)




1. La contemplation du mystère de la naissance du Sauveur a conduit le peuple chrétien à se tourner vers la Vierge sainte, non seulement en tant que Mère de Jésus mais aussi à la reconnaître Mère de Dieu. Cette vérité a été approfondie et comprise comme partie intégrante du patrimoine de la foi de l'Église dès les premiers siècles de l'ère chrétienne, avant d'être solennellement proclamée par le Concile d'Éphèse en 431.
Dans la première communauté chrétienne, au moment où les disciples prennent de plus en plus conscience que Jésus est le Fils de Dieu, il devient évident que Marie est la Theotokos, la Mère de Dieu.

C'est un titre qui n'apparaît pas explicitement dans les textes évangéliques, bien qu'on y trouve "la Mère de Jésus" et qu'on y affirme qu'Il est Dieu (Jn 20, 28 ; cf. 5,18 ; 10, 30.33). Quoi qu'il en soit, Marie est présentée comme Mère de l'Emmanuel, qui signifie " Dieu avec nous " (cf. Mt 1, 22-23).

Dès le IIIe siècle, selon un ancien témoignage écrit, les chrétiens d'Egypte s'adressaient à Marie avec cette prière :
« Sous ta protection nous cherchons refuge, sainte Mère de Dieu ne méprise pas nos supplications, nous qui sommes dans l'épreuve, et épargne nous tout danger, ô Vierge glorieuse et bénie » (Liturgie des Heures).
Dans ce témoignage ancien, l'expression Theotokos, " Mère de Dieu ", apparaît pour la première fois de manière explicite.

Dans la mythologie païenne, il arrivait souvent qu'une déesse fût présentée comme la mère d'un dieu. Zeus, par exemple, le dieu suprême, avait pour mère la déesse Rea. Ce contexte a peut-être facilité chez les chrétiens l'usage du titre " Theotokos ", " Mère de Dieu " pour la mère de Jésus. Il faut remarquer cependant que ce titre n'existait pas, mais qu'il a été créé par les chrétiens pour exprimer une foi qui n'avait rien à voir avec la mythologie païenne, la foi dans la conception virginale, dans le sein de Marie, de Celui qui était depuis toujours le Verbe éternel de Dieu.

2. Au IVe siècle, l'expression Theotokos est désormais fréquemment utilisée en Orient et en Occident. La piété et la théologie font toujours davantage référence à cette expression qui est entrée maintenant dans le patrimoine de la foi de l'Église.

On peut donc comprendre le grand mouvement de protestation qui se créa au Ve siècle, quand Nestorius remit en question la légitimité du titre de "Mère de Dieu". En effet, étant enclin à ne considérer Marie que comme Mère de l'homme Jésus, il soutenait que seule l'expression "Mère du Christ " était doctrinalement exacte. Nestorius était tombé dans cette erreur à cause de sa difficulté à reconnaître l'unité de la personne du Christ et à cause de sa fausse interprétation de la distinction entre les deux natures -divine et humaine- qui Lui sont propres.

Le Concile d'Éphèse, en 431, condamne ses thèses et, affirmant la subsistance de la nature divine et de la nature humaine dans l'unique personne du Fils, il proclama Marie Mère de Dieu.

3. Les difficultés et les objections de Nestorius nous donnent une bonne occasion de réfléchir pour comprendre et interpréter correctement ce titre. L'expression Theotokos, qui signifie littéralement "celle qui a engendré Dieu", peut surprendre à première vue ; en effet, on peut se poser la question de savoir comment une créature humaine engendre Dieu.

La réponse de la foi de l'Église est claire : la maternité divine de Marie se réfère uniquement à la génération humaine du Fils de Dieu et non, à l'inverse, à sa génération divine. Le Fils de Dieu a été, depuis toujours, engendré par Dieu le Père et il lui est consubstantiel. Dans cette génération éternelle, Marie n'a évidemment aucun rôle.

Cependant, le Fils de Dieu, il y a 2000 ans, a pris notre nature humaine et il a été alors conçu et enfanté par Marie.

En proclamant Marie "Mère de Dieu", l'Église veut, ainsi, affirmer qu'elle est la "Mère du Verbe incarné, qui est Dieu". Sa maternité, pourtant, ne concerne pas toute la Trinité, mais uniquement la seconde Personne, le Fils qui, en s'incarnant, a pris d'elle la nature humaine.

La maternité est une relation de personne à personne : une mère n'est pas seulement mère du corps ou de la créature physique sortie de son sein, mais de la personne qu'elle enfante. Marie, ayant donc engendré selon la nature humaine la personne de Jésus, qui est une personne divine, est Mère de Dieu.

4. En proclamant Marie "Mère de Dieu", l'Église professe dans une même expression sa foi au sujet du Fils et de la Mère. Cette union apparaît déjà au Concile d'Ephèse ; avec la définition de la maternité divine de Marie, les Pères ont voulu mettre en évidence leur foi en la divinité du Christ.

Malgré les objections, anciennes et récentes, sur l'opportunité de reconnaître à Marie ce titre, les chrétiens de tous les temps, en interprétant correctement la signification de cette maternité, en ont fait une expression privilégiée de leur foi en la divinité du Christ et de leur amour pour la Vierge.
Dans la Theotokos, l'Église reconnaît,

- d'une part, la garantie de la réalité de l'Incarnation, car, comme l'affirme saint Augustin "Si la maternité n'est pas réelle, la chair n'est pas réelle non plus... ni les plaies lors de la Résurrection" (Tract. in Ev. bannis, 8, 6-7).

- D'autre part, elle contemple avec étonnement et elle célèbre avec vénération l'immense grandeur que confère à Marie Celui qui a voulu être son fils. L'expression "Mère de Dieu" s'adresse au Verbe de Dieu, qui, par l'Incarnation, a accepté l'humilité de la condition humaine pour élever l'homme à la filiation divine. Mais ce titre, à la lumière de la sublime dignité conférée à la Vierge de Nazareth, proclame cependant la noblesse de la femme et sa très haute vocation. En effet, Dieu considère Marie comme une personne libre et responsable et il ne réalise pas l'Incarnation de son Fils sans avoir obtenu au préalable son consentement.
Suivant l'exemple des premiers chrétiens de l'Égypte, les fidèles se confient à Celle qui, étant Mère de Dieu, peut obtenir de son divin Fils d'être libérés des dangers et d'accéder au salut éternel.





Jean-Paul II,
Audience du mercredi 27 Novembre 1996 - traduction de l'Observatore romano.


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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Mer 10 Juin - 17:41





Centre Marial d'Evangélisation de Guadalupe




Notre Dame de Guadalupe ou Vierge de Guadalupe est le nom donné à la Vierge Marie, patronne de la ville de Mexico depuis 1737, patronne du Mexique depuis 1895, Reine du Mexique et Impératrice des Amériques depuis l'an 2000 (Jean-Paul II), patronne de l'Amérique latine, patronne de la ville de Ponce à Porto Rico et patronne des étudiants du Pérou depuis 1951 (Pie XII). Le 12 décembre est le jour qui lui est dédié et elle est vénérée dans de nombreux foyers.

Citation :
« Notre Dame de Guadalupe est l’étoile de la première et de la nouvelle évangélisation d’Amérique. Je lui confie l’Église qui est en pèlerinage au Mexique et je lui demande avec ferveur d’aider ses enfants à entrer avec foi et espérance dans le 3ème millénaire. »
Homélie du Bienheureux Jean-Paul II, le 24 janvier 1999, à Mexico.

Au milieu de cette ville s’élève la Basilique de Guadalupe, l’un des plus grands sanctuaires du monde et, en face de la basilique, la place Mariana a été construite sur l’initiative d’un donateur. C’est là qu’un magnifique espace a été donné à l’Église. La Fondation pour l’Évangélisation par les Médias (FEM) et  Aleteia ont été missionnées par l’archidiocèse de Mexico et la Basilique de Guadalupe pour conceptualiser et construire ici un Centre d’évangélisation sur 5000 m2. L’archidiocèse de Mexico reste propriétaire des murs.

Le drame de la désacralisation que l’humanité traverse a transformé les convictions religieuses de millions de Mexicains. Il apparaît que ce phénomène est causé par la précarité de la formation. Par conséquent, construire le Centre Marial d’Évangélisation sur la place Mariana de la Basilique de Guadalupe offre la possibilité d’instruire 2 millions de Mexicains par an, avec un catéchisme express à fort impact ; cela aidera à faire croître la connaissance de la doctrine catholique et à raviver la foi des fidèles.

La FEM Aleteia Mexique désire être un bras utile de l’Église catholique du Mexique dans les tâches nouvelles d’évangélisation. Elle met à disposition des outils pratiques pour réveiller l’intérêt tant des croyants que des non-croyants, elle offre principalement des éléments formateurs qui nous permettent à tous d’être des personnes vertueuses et meilleures avec une vie de foi plus solide.

Le Centre Multimédia d’Évangélisation sur la place Mariana de la Basilique de Guadalupe désigne le projet le plus ambitieux d’évangélisation mené par la Fondation pour l’Évangélisation par les Médias, il ouvrira ses portes aux 20 millions de pèlerins qui visitent chaque année la Basilique de Guadalupe. Ce Centre d’évangélisation marial prévoit d’accueillir 500 000 visiteurs par an. Nous confions ce projet à l’intercession maternelle de Notre Dame de Guadalupe.


Citation :
« Très Sainte Vierge ! Puissions-nous comme le bienheureux Juan Diego, porter ton image imprimée en nous, sur le chemin de notre vie, et annoncer la Bonne Nouvelle du Christ à tous les hommes »
Homélie du Bienheureux Jean-Paul II le 24 janvier 1999, à Mexico.




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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Ven 12 Juin - 20:50





Dimanche 21 juin
Journée de prière et d'amitié - Pontmain (53)


Depuis 2000 ans, une femme entre toutes les femmes bouleverse le monde et ses habitants. Elle est à l'origine des plus grands rassemblements mondiaux, réalise des prodiges par milliers, interpelle depuis des siècles, multiplie ses apparitions, délivre des secrets , fait pleurer les icônes... Son nom : Marie.

Dimanche 21 juin, projection privée en présence du réalisateur Pierre Barnérias.


Programme de la journée : 9h30 chapelet (lieu à préciser)
10h30 : messe à la basilique
pique-nique à la salle des loisirs
13h30 : Assemblée générale de l'association, projets 2015 et 2016 pour l'association
14h30 : projection du film M et le 3e secret - 17h30 : Débat
18h30 : fin


Si vous pensez y aller contacter : Etoile Notre Dame
contact@etoilenotredame.org
Objet : Assemblée Générale 21 juin - Film M et le 3e secret



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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Sam 13 Juin - 20:47




Marie dans la liturgie catholique romaine



Le concile Vatican II a exhorté tous les fils de l'Église au culte de la sainte Vierge, un culte qui doit être surtout liturgique (Lumen Gentium 67), c'est à dire par la célébration des fêtes liturgiques.

Le concile Vatican II a rappelé que c'est en célébrant le cycle annuel du Seigneur que l'Eglise célèbre Marie. Marie est donc d'abord associée aux fêtes du Seigneur, et les fêtes de Marie  concernent aussi le Seigneur à qui Marie est unie par un lien indissoluble. (Vatican II, Constitution sur la liturgie §103).

Les différentes fêtes mariales ont 4 degrés d'importance :

* Solennité,
* Fêtes,
* Mémoires (mémoires obligatoires / mémoires facultatives),
* Fêtes locales.


En 1974, Paul VI a rénové le calendrier des fêtes de la Vierge Marie par son exhortation apostolique Marialis cultus.

Marie est associée aux fêtes du Seigneur

« En célébrant ce cycle annuel des mystères du Christ, la sainte Eglise vénère avec un particulier amour la bienheureuse Marie, mère de Dieu qui est unie à son Fils dans l'œuvre salutaire par un lien indissoluble » (Vatican II, Constitution sur la sainte liturgie).

* Le Triduum pascal.
* La Nativité du Seigneur.
* Epiphanie.
* Ascension.
* Pentecôte.
* Les dimanches de l’Avent, du Carême et de Pâques.
* Le mercredi des cendres.
* Le dimanche.


Solennités et fêtes de Marie

* 8 septembre : Nativité de la Vierge Marie : fête
* 8 décembre : Immaculée conception : Solennité
* 1 janvier : Sainte Marie Mère de Dieu : Solennité
* 2 février : Présentation du Seigneur : Fête
* 25 mars : Annonciation : Solennité
* Samedi après le 4ème dimanche de Pâque : sainte Marie consolatrice des affligés, patronne principale du Luxembourg (Luxembourg : Solennité)
* 31 mai : La Visitation de la Vierge Marie : fête
sainte Anne (Canada) : fête
* 15 août : Assomption : Solennité
* 31 août : Sainte Vierge Marie Médiatrice (en Belgique). En Afrique du Nord, c'est une solennité.


Mémoires de Marie

Chaque samedi : quand ce jour n'est pas occupé par une solennité, une fête ou une mémoire obligatoire, on peut célébrer la mémoire de Notre-Dame.
Mémoires liées à des récits apocryphes anciens, des récits qui n'ont pas de valeur historique mais qui ont cependant une valeur spirituelle :

* 21 novembre : Présentation de Marie au temple.
* 26 juillet : Sainte Anne et saint Joachim.


Mémoires liées à des apparitions de la Vierge Marie :

* 11 février (Notre Dame de Lourdes).
* 13 mai (Notre Dame de Fatima).
* 12 décembre (Notre Dame de Guadalupe).
* 27 décembre (la rue du Bac).


Mémoires liées à l'histoire de l'Eglise :

* Après le concile d'Ephèse (431) on veut honorer Marie mère de l'humanité du Fils de Dieu, mère de Dieu, et on dédicace à Marie la basilique sainte Marie Majeure, on crée ensuite la fête du 5 août.

* Le schisme d'Avignon (1378) pousse l'évêque de Prague, Jenstein, à introduire la fête de la Visitation.

* Le mouvement hérétique de Huss provoque le synode de Cologne (1423) et la fête de la Notre-Dame des douleurs.


Mémoires diocésaines, les fêtes locales

Elles sont très nombreuses ! Elles marquent un événement notable dans un diocèse (fondation d’un sanctuaire suite à une apparition ou des révélations privées, pèlerinage régional...) ou un événement important pour un ordre religieux.

Entrent par exemple dans cette catégorie : Notre Dame de La Salette (célébrée le 19 septembre), Notre Dame de Banneux, Notre Dame de Beauraing, les apparitions de Betania, Notre Dame de Tous les Peuples (Amsterdam), Notre Dame de L’Ile-Bouchard, etc.


Françoise Breynaert
Pour Marie de Nazareth






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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Lun 15 Juin - 19:54





Les apparitions de Deir Al-Maghti en Basse Egypte




A l'origine, c'était le monastère d’al-Maghti qui était le lieu d'un pèlerinage marial, avec un phénomène d'apparitions collectives annuelles.
Après la destruction de ce sanctuaire, la foi populaire s'est reportée sur le monastère Sainte-Damienne.


Une apparition annuelle, au mois de mai...

D’après les récits du géographe et chroniqueur musulman Al-Maqrîzî (1364-1442), la Vierge apparaissait chaque année dans l’église du monastère d’al-Maghti, connu aussi par les Ethiopiens sous le nom de Dabra Metmâq, situé près du lac Bouroullos et au nord de Bilqâs (dans le Delta oriental), le 21 du mois copte de bachnas (29 mai).

Selon un cycle de traditions mariales conservé en Ethiopie, c’est à la suite d’une demande expresse de l’Enfant Jésus, que la Vierge se manifestait annuellement à Al-Maghti, entourée des archanges Michel et Gabriel, ainsi que de saints martyrs, à tout fidèle pèlerin qui le souhaitait ardemment au fond de son cœur. Dès la première année après la fondation du monastère, les moines réunis en l’église avaient vu une colonne de lumière effleurer l’autel, se transformer en barque lumineuse portant la Vierge, les anges, des saints (notamment les apôtres et les saints cavaliers, Théodore, Georges et Mercure), et aussi les innocents exterminés sur l’ordre d’Hérode. La Vierge ayant enjoint aux moines d’associer le peuple à ce miracle, un pèlerinage fut organisé.


...dont sont témoins les moines et les fidèles

Le pèlerinage durait cinq jours et réunissait, dans d’immenses campements, des pèlerins égyptiens, éthiopiens, maronites, grecs, nestoriens, latins et même musulmans. Les fidèles adoptèrent la coutume de lancer vers la coupole de l’église, au moment de l’apparition, leurs turbans et foulards, et parfois la Vierge consentait à en toucher l’un ou l’autre. Chacun pouvait en outre demander et obtenir de voir, pressés autour de Notre- Dame, ses parents ou ses proches défunts, comme s’ils étaient vivants. Les apparitions du monastère d’Al-Maghti furent très connues en Ethiopie, grâce au Livre des miracles de Marie et elles sont même mentionnées dans le synaxaire éthiopien, à la date du 21 genbot/21 bachnas (29 mai).

... jusqu'à la destruction du monastère

Selon ce Livre des miracles, confirmé par le géographe Al-Maqrîzî (mort en†1441), le monastère fut détruit en 1438, durant le ramadan, sur ordre du sultan mamelouk Barsbay al-Malik al-Ashraf Sayf ad-Dan.


La foi populaire semble alors avoir déplacé les « apparitions » de la Vierge au monastère proche de Sainte-Damienne à Deir Dimyanah. Mais c'est alors un phénomène très naturel qui semble expliquer les dites "apparitions" .


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Extraits de Christian CANNUYER, "DEIR AL-MAGHTI", dans : René LAURENTIN et Patrick SBALCHIERO, Dictionnaire encyclopédique des apparitions de la Vierge. Inventaire des origines à nos jours. Méthodologie, prosopopée, approche interdisciplinaire, Fayard, Paris 2007.







Deir Dimyanah


Le monastère de Sainte-Damienne (Deir Sitt Dimyânah), dans le Wâdî as-Sîsibân, à 10 km au nord de Bilqâs (Basse-Egypte, province de Daqahliyya), est aujourd’hui le plus important couvent de moniales de l’Eglise copte orthodoxe.

Sur le lieu du tombeau de la martyre sainte Damienne

La tradition locale place en cet endroit le tombeau de la martyre sainte Damienne, fille du gouverneur chrétien de la contrée, qui aurait vécu là en vierge avec quarante compagnes et y aurait subi le martyre sous Dioclétien. Sainte Hélène, mère de Constantin, y aurait fait élever un premier martyrium.

Et sur le lieu de nombreuses "apparitions" de la Vierge...

Plusieurs voyageurs du XVIIe et du XVIIIe siècles tel le jésuite Claude Sicard, font état de fréquentes apparitions de la Vierge, en compagnie d’autres saints, lors du pèlerinage annuel qui avait lieu en ce couvent le 12 bachnas (20 mai).

Ces apparitions présentent d’étroites ressemblances avec celles décrites à propos du monastère d’Al-Maghti, lequel se trouve à quelque 15 km de distance. Il est vraisemblable que lorsque le couvent d’Al- Maghti fut détruit en 1438, les phénomènes surnaturels que la tradition locale y situait furent transférés à Sainte-Damienne.


...qui pourraient avoir une explication très naturelle

Le dominicain Vansleb, qui se rendit en 1672 à « Gemiane » (Dimyânah), a vu pendant trois jours ces apparitions dans la chapelle sud du monastère, mais il y dénonça l’effet d’une illusion d’optique, la chapelle fonctionnant à la manière d’une camera obscura sur la coupole de laquelle, par l’entremise d’une fenêtre étroite, étaient projetées des images de personnes situées à l’extérieur ; la crédulité populaire faisait le reste et voyait par exemple la Vierge dans « l’ombre d’une femme qui porte un enfant sur ses bras ». « Ils sont tellement entêtés de la vérité de cette apparition, remarque Vansleb, que si quelqu’un la leur voulait contester, il courrait le risque de se faire assommer. »

Le dominicain remarqua d’ailleurs que le même phénomène se produisait dans une église voisine, ce que confirme l’histoire des patriarches d’Alexandrie, qui évoque de nombreux sanctuaires du Delta où apparaissait régulièrement la Vierge. Vansleb ajoute : « Pour achever le récit de cette apparition, je dis qu’elle dure trois jours de suite, pendant lequel temps il y a un si grand concours de peuple dans cette chapelle qu’on y étouffe presque, et lorsqu’ils aperçoivent quelque ombre sur la muraille, ils poussent des cris de joie, disant en leur langue : “Selam lak Kaddis Filan” ou “Je vous salue saint N.N.”, chantant son hymne et lui adressant des vœux et des prières. Et de tous les saints que leur Eglise révère, je n’ai vu invoquer que ces quatre seulement, qui sont la Sainte Vierge, saint Georges, saint Menna et saint Poctor »



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Extraits de Christian CANNUYER, professeur de l’université catholique de Louvain article «DEIR DIMYANAH», dans : René LAURENTIN et Patrick SBALCHIERO, Dictionnaire encyclopédique des apparitions de la Vierge. Inventaire des origines à nos jours. Méthodologie, prosopopée, approche interdisciplinaire, Fayard, Paris 2007.

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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Mar 16 Juin - 11:55





Saint Padre Pio et Marie





Sa dévotion à Marie était pleine de tendresse et de ferveur

Dans sa famille, on priait Marie. Sa dévotion était pleine de tendresse et de ferveur.

En effet, lorsqu’on parle de cette dévotion qui brûlait le cœur de celui que l’on a appelé le « crucifié du Gargano », on est contraint de se souvenir et de mettre en lumière la dévotion qu’il nourrissait pour la Vierge de son enfance, la Madone de la Libera que l’on vénérait dans l’église paroissiale de Pietrelcina, ainsi que sa dévotion à la Vierge de Pompéi sans oublier, bien évidemment, le tableau de Notre Dame des Grâces qui dominait l’autel de la petite église du couvent des capucins de San Giovanni Rotondo.

Et on trouve en lui, à l’évidence, les signes précis de son âme transformée et configurée à Marie et au Christ, par la lumière de l’Esprit-Saint …


La Vierge est comme un moule capable de modeler une âme en Dieu

Padre Pio est ainsi élevé jusqu’ à l’intimité avec la Trinité.
Saint Louis-Marie Grignion de Montfort - qui a si bien analysé les effets de l’union transformante en Marie - affirme que la Vierge communique son âme et son esprit à celui qui se confie à Elle et c’est ainsi qu’il se trouve aussi transformé en Jésus.

Saint Augustin, de son côté, avait présenté Marie comme « forma Dei », c’est-à-dire curieusement que la Vierge est comme un moule capable de modeler une âme en Dieu. Par conséquent, celui qui se jette dans ce moule divin se trouve bien vite modelé en Jésus et Jésus en lui. Il devient, pour ainsi dire, presque divinisé parce qu’il s’est jeté dans le même moule dans lequel le Christ-Jésus a été formé.
C’est aussi l’expérience de Padre Pio.


De l’union mystique avec Marie, à l’union mystique avec Jésus

L’union mystique avec Marie prélude à l’union mystique avec Jésus et, à travers Lui, nous montons jusqu’à l’union avec les Personnes de la Trinité : union, communion, communication : c’est donc un acte unique. Pratiquement, l’âme qui s’unit à Marie contemple le Père, le Verbe et l’Esprit Saint avec les yeux de Marie. L’âme contemple, elle jouit et elle s’épanouit avec Jésus vivant en Marie.

L’Esprit Saint a versé, en effet, dans ce cristal très pur qu’est le Cœur de Marie non seulement la pureté immaculée, mais aussi la grâce de la sanctification et de la divinisation. La Maternité divine l’a ensuite élevée encore davantage à ces célestes hauteurs.


Et le Christ communique à l’âme purifiée qui se donne à Marie, les flammes de son Esprit.

A ce point, le « mystique » se trouve immergé dans la « flamme d’amour » qui se répand dans son Cœur et qui enflamme même jusqu’à son corps. C’est ce phénomène qui produisait en Padre Pio les hyperthermies, des températures qui atteignaient 48° et jusqu’à 52° plusieurs fois enregistrées par les médecins même pendant son Service Militaire et qui faisaient toucher du doigt à quel point Dieu est un « feu dévorant ».



Padre Pio, la messe, et la Vierge Marie




Et puisque la Messe est la réactualisation du Sacrifice du Calvaire, l'autel de cette petite église était, pour Padre Pio, le nouveau Golgotha sur lequel il s'immolait lui-même.

Il faut savoir que la première qui assistait à la Messe de Padre Pio, c'était la Vierge Marie Elle-même... Elle l'accompagnait à l'autel chaque jour.


Dans la lettre du 1° Mai 1912, il écrivait :

« Comme ce mois prêche bien les douceurs et la beauté de Marie !...
Combien de fois n'ai-je pas confié à cette Mère les pénibles angoisses de mon cœur agité ! Et combien de fois ne m'a-t-Elle pas consolé ? Pauvre petite Maman, comme Elle m'aime ! Je m'en suis à nouveau rendu compte dès les premières heures de ce mois (de mai consacré à la Vierge Marie).
Avec beaucoup de soins, Elle m'a Elle-même accompagné à l'Autel ce matin...

Je voudrais avoir une voix tellement puissante pour inciter les pécheurs du monde entier à aimer la Madone ! Mais puisque cela m'est impossible, le prierai encore mon petit ange de remplir pour moi ce devoir... »
.









Le Père Derobert est né à Annecy (France, Savoie)

Il a bien connu Saint Padre Pio depuis octobre 1955, alors qu'il était étudiant au Séminaire Pontifical Français de Rome et à l'Université Grégorienne.

Padre Pio l'a choisi comme « Fils Spirituel » le 3 Octobre 1955. Depuis cette date, il éprouve chaque jour l'assistance spéciale que Padre Pio lui avait promise.

Depuis 1996, il exerce son ministère auprès de la Maison de Retraite des Religieuses du Bon Pasteur, à Marseille. Et il invité à parler de Padre Pio à la TV, à la radio, et dans de nombreuses villes.

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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Mer 17 Juin - 15:29





Adoration du Saint Sacrement et Rosaire




Lorsque nous récitons le rosaire en présence du Saint-Sacrement, nous aimons Jésus avec le cœur de Marie. Lorsque nous récitons le rosaire en présence du Saint-Sacrement, nous offrons à Jésus la parfaite adoration de Marie. Nous unissons notre amour pour Jésus à la louange et l'amour parfait de Marie.

Jésus accueille notre heure d'adoration comme si c'était Marie elle-même qui priait. Peu importe la faiblesse de notre foi ou la pauvreté de notre amour, Marie nous reçoit dans son Cœur et Jésus accueille notre heure comme si elle provenait directement du Cœur même de sa Mère. Le Cœur immaculé de Marie supplée à ce qui manque à notre cœur.



Père Martin Lucia, Méditations du Rosaire de Mère Teresa de Calcutta
Missionnaires du Saint-Sacrement, B.P. 12, 83110 Sanary-sur-Mer, France
.



Eucharistie et Miséricorde.


Marie et l’Eucharistie (Benoît XVI) : offrande et beauté




Chaque fois que dans la liturgie eucharistique nous nous approchons du Corps et du Sang du Christ, nous nous tournons également vers Marie, qui a accueilli pour toute l'Église le sacrifice du Christ, en y adhérant pleinement. Les Pères synodaux ont justement affirmé que « Marie inaugure la participation de l'Église au sacrifice du Rédempteur ». (104) Elle est l'Immaculée qui accueille inconditionnellement le don de Dieu et, de cette façon, elle est associée à l'œuvre du salut.

Benoît XVI, Exhortation apostolique Sacramentum Caritatis § 33
L'Église voit en Marie, « Femme eucharistique » - comme l'a appelée le Serviteur de Dieu Jean-Paul II[1]-, son icône la mieux réussie et elle la contemple comme modèle irremplaçable de vie eucharistique.

C'est pourquoi, se préparant à accueillir sur l'autel le «verum Corpus natum de Maria Virgine», le prêtre, au nom de l'assemblée liturgique, affirme avec les paroles du Canon :

Nous voulons nommer en premier lieu la bienheureuse Marie toujours Vierge, Mère de notre Dieu et Seigneur, Jésus-Christ.

Son saint nom est invoqué et vénéré aussi dans les canons des traditions chrétiennes orientales.

Les fidèles, quant à eux, « recommandent à Marie, Mère de l'Église, leur existence et leur travail. S'efforçant d'avoir les mêmes sentiments que Marie, ils aident toute la communauté à vivre en offrande vivante, agréable au Père »[2].

Elle est la Tota pulchra, la Toute-belle, puisque resplendit en elle la splendeur de la gloire de Dieu. La beauté de la liturgie céleste, qui doit se refléter aussi dans nos assemblées, trouve en elle un miroir fidèle.
Nous devons apprendre d'elle à devenir nous-mêmes des personnes eucharistiques et ecclésiales pour pouvoir nous aussi, selon la parole de saint Paul, nous présenter « sans tache » devant le Seigneur, comme celui-ci a voulu que nous soyons dès le commencement (cf. Col 1, 21; Ep 1, 4).



Benoît XVI, Exhortation apostolique Sacramentum Caritatis 96
[1] Cf. Jean-Paul II, Encycl. Ecclesia de Eucharistia (17 avril 2003), n. 53
[2] Proposition 50.



Benoît XVI, Adoration eucharistique avec Marie (Lourdes 2008)




Marie, la Vierge sainte, Marie, l'Immaculée Conception, a accepté, voici deux mille ans, de tout donner, d'offrir son corps pour accueillir le Corps du Créateur. Tout est venu du Christ, même Marie ; tout est venu par Marie, même le Christ.

Marie, la Vierge sainte, est avec nous ce soir, devant le Corps de son Fils, cent cinquante ans après s'être révélée à la petite Bernadette.

Vierge sainte, aidez-nous à contempler, aidez-nous à adorer, aidez-nous à aimer, à aimer davantage Celui qui nous a tant aimés, pour vivre éternellement avec Lui.

Une foule immense de témoins est invisiblement présente à nos côtés, tout près de cette grotte bénie et devant cette église voulue par la Vierge Marie ; la foule de tous ceux et de toutes celles qui ont contemplé, vénéré, adoré, la présence réelle de Celui qui s'est donné à nous jusqu'à sa dernière goutte de sang ; la foule de tous ceux et de toutes celles qui ont passé des heures à L'adorer dans le Très Saint Sacrement de l'autel.

Ce soir, nous ne les voyons pas, mais nous les entendons qui nous disent, à chacun et à chacune d'entre nous : « Viens, laisse-toi appeler par le Maître ! Il est là ! Il t'appelle (cf. Jn 11, 28) ! Il veut prendre ta vie et l'unir à la sienne. Laisse-toi saisir par Lui. Ne regarde plus tes blessures, regarde les siennes. Ne regarde pas ce qui te sépare encore de Lui et des autres ; regarde l'infinie distance qu'Il a abolie en prenant ta chair, en montant sur la Croix que Lui ont préparée les hommes et en se laissant mettre à mort pour te montrer son amour. Dans ses blessures, Il te prend ; dans ses blessures, II t'y cache, ne te refuse pas à son Amour ! ».

La foule immense de témoins qui s'est laissée saisir par son Amour, c'est la foule des saints du ciel qui ne cessent d'intercéder pour nous. Ils étaient pécheurs et le savaient, mais ils ont accepté de ne pas regarder leurs blessures et de ne plus regarder que les blessures de leur Seigneur, pour y découvrir la gloire de la Croix, pour y découvrir la victoire de la Vie sur la mort. Saint Pierre-Julien Eymard nous dit tout, lorsqu'il s'écrie : « La sainte Eucharistie, c'est Jésus-Christ passé, présent et futur »[1].



[1] Sermons et instructions paroissiales d'après 1856, 4-2,1. De la méditation

Extrait de la méditation de Benoît XVI pendant la procession eucharistique
sur la prairie à Lourdes,
Dimanche 14 septembre 2008




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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Jeu 18 Juin - 13:55




Garabandal (Espagne) : N-D du Carmel (1961-1965)




Origine[1].

En 1961, à Garabandal, village de 300 habitants dans les Pyrénées espagnoles, au lieu dit la Calleja, quatre petites filles, Conchita, Jacinta, Mari Loli et Mari Cruz attestent l'apparition d'un ange, puis d'une lumière intense "qui ne fait pas mal aux yeux", puis de la Vierge Marie sous le vocable de Notre-Dame du Carmel.

L'apparition porte un scapulaire marron, un manteau bleu, une robe blanche, et une couronne d'étoiles dorées.

Du 2 juillet 1961 au 13 novembre 1965, les fillettes ont allégué plus de 2000 rencontres avec la Vierge. Parfois, il y a des phénomènes extraordinaires, tels qu'une marche extatique ou une lévitation.

Le 1° juin 1965, la Vierge annonce à Conchita :

-un avertissement (chacun de nous fera une prise de conscience du mal qu'il a fait et du bien qu'il a omit de faire. Cette prise de conscience sera très douloureuse, mais ne produira pas de dommage physique),
- puis un miracle (Le miracle aura lieu en mars, avril ou mai, et après le miracle, un signe permanent.) L'avertissement doit purifier le monde avant le miracle. « Ce sera le plus grand miracle jamais fait par Jésus pour le monde. »

- Alors, si le monde ne change pas après le miracle, Dieu enverra le chatiment qui sera plus terrible que ce que l'humanité peut s'infliger à elle-même.


Enquête (s) [2]

Plusieurs enquêtes (1961, 1962, 1967, 1968, 1976) ont conclu qu'il n'y avait pas eu d'apparitions et ont interdit publicité et pèlerinages.

Cependant en juin 1988, Mgr Juan Del Val Gallo, évêque diocésain, ouvre une nouvelle enquête et permet aux prêtres de se rendre à Garabandal et d'y célébrer la messe dans l'église paroissiale. Le pèlerinage reprend discrètement.

Un site officiel a récemment vu le jour.
http://www.garabandalparroquia.com/
voir aussi : http://www.garabandal.us



Principaux messages.

Message du 18 octobre 1961[3]

«Il faut faire beaucoup de sacrifices, il faut faire beaucoup pénitence, visiter beau­coup le Saint Sacrement. Mais avant tout, il faut être très bon.
Si nous ne le faisons pas, viendra un châtiment. Déjà la coupe est en train de se remplir, si nous ne changeons pas le châtiment sera très grand».
Message du 18 juin 1965 (par l'intermédiaire de saint Michel)[4]

«Comme on n'a pas accompli et comme on n'a pas fait connaître beaucoup au monde mon Message du 18 octobre 1961, je veux vous dire que celui-ci est le dernier.

Auparavant, la Coupe (de la Colère divine) se remplissait; maintenant, elle déborde.

Les cardinaux, évêques et prêtres marchent nombreux sur le chemin de la perdition et avec eux entraînent les âmes.

A l'Eucharistie, on donne sans cesse moins d'importance. Vous devez faire des efforts pour éviter la colère de Dieu qui pèse sur vous.
Si vous Lui demandez pardon, avec des âmes sincères, Il vous pardonnera.

Moi, votre Mère, par l'intercession et par l'intermédiaire de Saint Michel, je veux vous dire que vous vous amendiez.
Déjà vous êtes dans les derniers avertissements.

Je vous aime beaucoup, et je ne veux pas votre condamnation.
Priez-nous sincèrement, et Nous vous exaucerons.
Vous devez vous sacrifier davantage, MÉDITEZ LA PASSION DE JÉSUS».


Garabandal et l'Apocalypse.

Il est possible de rapprocher les thèmes de l'avertissement et du châtiment des thèmes du livre de l'Apocalypse qui parle aussi d'avertissement et de châtiments, comme autant de fléaux dans un vaste Exode devant conduire les justes à la Jérusalem céleste et les mauvais, avec Satan, dans l'étang de feu. Le lien est d'autant plus justifié que Notre Dame de Garabandal apparaît couronnée de douze étoiles, comme la Femme d'Apocalypse 12.

Garabandal et le Carmel.

Le titre que Marie se donne à Garabandal « Notre Dame du Carmel », suggère un lien avec les apparitions de Lourdes et de Fatima.
« En clôturant ses visites à Lourdes le 16 juillet 1858, en la fête de Notre-Dame du Mont-Carmel, Marie place le symbole du Mont-Carmel en point d'orgue d'un cheminement spirituel dont les apparitions précédentes constituent les étapes nécessaires. [...] En clôturant ses visites à Lourdes le 16 juillet, en la fête de Notre-Dame du Mont-Carmel, Marie place le symbole du Mont-Carmel en point d'orgue d'un cheminement spirituel dont les apparitions précédentes constituent les étapes nécessaires. »[5]
A Fatima, le 13 octobre 1917, après le miracle du soleil, Lucie, seule, vit ensuite Notre-Dame des Douleurs et Notre Seigneur qui bénissait encore le monde, puis Notre-Dame du Mont Carmel donnant le scapulaire.
A Garabandal, en portant elle-même le scapulaire, Marie nous invite à en (re)découvrir la signification (la dévotion du scapulaire du carmel est quasiment une variante, très concrète, de la consécration à Jésus par Marie).





**************************************************************************************
[1] Résumé de : Patrick Sbalchiero, « Garabandal » dans : René Laurentin et Patrick Sbalchiero, Dictionnaire encyclopédique des apparitions de la Vierge, Fayard, Paris 2012, p. 375-378.
[2] Résumé de : Patrick Sbalchiero, Ibid.
[3] http://www.garabandalparroquia.com/
[4] http://www.garabandalparroquia.com/
[5] Patrick SANDRIN, A ciel ouvert, EDB, Nouan 2013, p. 134-135


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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Jeu 18 Juin - 14:00

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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Lun 22 Juin - 13:56




1° CONCILE DE CONSTANTINOPLE (381) :
L'INCARNATION, L'ESPRIT SAINT ET LA VIERGE MARIE





La vraie foi conduit à la vraie prière.

Le symbole du premier concile de Constantinople, convoqué par l’empereur Théodose en 381, pour les églises orientales de langue grecque, fut reconnu comme une formule de foi au caractère universel au concile de Chalcédoine. Le concile fut réuni pour résoudre les deux grands problèmes qui infiltraient les églises grecques à la fin du 4e siècle :

- Résoudre la polémique qui restait avec les disciples d'Arius (la divinité du Christ). Ainsi :

Citation :
Je crois en un seul Seigneur,
Jésus Christ, le Fils unique de Dieu,
né du Père avant tous les siècles :
Il est Dieu, né de Dieu, lumière, née de la lumière,
vrai Dieu, né du vrai Dieu,
engendré, non pas créé, de même nature que le Père,
et par lui tout a été fait.
Pour nous les hommes et pour notre salut, il s'est incarné de l'Esprit Saint et de la Vierge Marie.

- Clarifier l’origine et la nature divine de l’Esprit Saint, contestée par les Macédoniens. Ainsi :

Citation :
Je crois en l'Esprit Saint,
qui est Seigneur et qui donne la vie ;
[version grecque] : il procède du Père
[version latine] : il procède du Père et du Fils ;
avec le Père et le Fils,
il reçoit même adoration et même gloire

La formule mariale :

« Pour nous les hommes et pour notre salut, il s'est incarné de l'Esprit Saint et de la Vierge Marie. »

La formule mariale de ce Concile, dans sa version littérale latine du texte grec original est : "Et Incarnatus est de Spiritu santo et Maria virgine".

La formule est précédée d’articles de foi sur la divinité du Christ et le but salvateur de sa descente d’auprès de Dieu. Ce n’est donc pas un discours direct et autonome sur la maternité virginale de Marie, ce qui explique la pauvreté de l’exposé sur le sujet.

Cependant l’assertion sur la fonction maternelle de Marie dans l’Incarnation du Fils de Dieu est explicite et elle est sûre.

"de Spiritu Sancto et Maria Virgine".

"de" Par la préposition causale "de", l’action du verbe "il s'est incarné" ("incarnatus est" ) est rapportée en même temps à l’Esprit Saint et à la Vierge Marie, comme à un unique principe composé, divin et humain.
"Spiritu Sancto", dans le grec original est sans l’article, qui aurait pu légitimer avec sûreté la référence à la troisième Personne de la très sainte Trinité. Cependant rien n’empêche de penser que, vu la clarification sur l’Esprit Saint faite par ce concile, les pères entendaient déjà lui donner précisément un sens personnaliste.

"et Maria Virgine", la personne de Marie est grammaticalement et doctrinalement jointe avec l’Esprit Saint comme co-principe humain de l’Incarnation et de l’humanisation du Fils de Dieu pour le salut de l’homme.
Extrêmement significatif est le terme "Vierge". Il est lié à la personne de Marie comme apposition, non comme adjectif ou attribut. Le texte grec devrait être traduit : "Marie, La Vierge", il indique doctrinalement la caractéristique essentielle, l’élément significatif de l’apport humain à l’Incarnation.

En bref

La valeur de la formule mariale du premier concile de Constantinople est d’exprimer solennellement la fonction maternelle de la Vierge Marie dans l’Incarnation du Fils de Dieu en tant que tel.
Cette formule se rapporte aussi au but même de l’Incarnation, c’est-à-dire le Fils de Dieu s’est incarné de Marie la Vierge "pour les hommes et pour leur salut."





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Extraits de S.Meo, articolo Madre di Dio, nel Nuovo dizionario di mariologia, a cura di de Fiores, ed. san Paolo 1985, p.731-733




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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Mar 23 Juin - 14:13




Concile d'Ephèse (431). Marie, Mère de Dieu, Theotokos (Jean Paul II)




1. La contemplation du mystère de la naissance du Sauveur a conduit le peuple chrétien à se tourner vers la Vierge sainte, non seulement en tant que Mère de Jésus mais aussi à la reconnaître Mère de Dieu. Cette vérité a été approfondie et comprise comme partie intégrante du patrimoine de la foi de l'Église dès les premiers siècles de l'ère chrétienne, avant d'être solennellement proclamée par le Concile d'Éphèse en 431.

Dans la première communauté chrétienne, au moment où les disciples prennent de plus en plus conscience que Jésus est le Fils de Dieu, il devient évident que Marie est la Theotokos, la Mère de Dieu.

C'est un titre qui n'apparaît pas explicitement dans les textes évangéliques, bien qu'on y trouve "la Mère de Jésus" et qu'on y affirme qu'Il est Dieu (Jn 20, 28 ; cf. 5,18 ; 10, 30.33). Quoi qu'il en soit, Marie est présentée comme Mère de l'Emmanuel, qui signifie " Dieu avec nous " (cf. Mt 1, 22-23).

Dès le IIIe siècle, selon un ancien témoignage écrit, les chrétiens d'Egypte s'adressaient à Marie avec cette prière :
« Sous ta protection nous cherchons refuge, sainte Mère de Dieu ne méprise pas nos supplications, nous qui sommes dans l'épreuve, et épargne nous tout danger, ô Vierge glorieuse et bénie » (Liturgie des Heures).
Dans ce témoignage ancien, l'expression Theotokos, " Mère de Dieu ", apparaît pour la première fois de manière explicite.

Dans la mythologie païenne, il arrivait souvent qu'une déesse fût présentée comme la mère d'un dieu. Zeus, par exemple, le dieu suprême, avait pour mère la déesse Rea. Ce contexte a peut-être facilité chez les chrétiens l'usage du titre " Theotokos ", " Mère de Dieu " pour la mère de Jésus. Il faut remarquer cependant que ce titre n'existait pas, mais qu'il a été créé par les chrétiens pour exprimer une foi qui n'avait rien à voir avec la mythologie païenne, la foi dans la conception virginale, dans le sein de Marie, de Celui qui était depuis toujours le Verbe éternel de Dieu.

2. Au IVe siècle, l'expression Theotokos est désormais fréquemment utilisée en Orient et en Occident. La piété et la théologie font toujours davantage référence à cette expression qui est entrée maintenant dans le patrimoine de la foi de l'Église.

On peut donc comprendre le grand mouvement de protestation qui se créa au Ve siècle, quand Nestorius remit en question la légitimité du titre de "Mère de Dieu". En effet, étant enclin à ne considérer Marie que comme Mère de l'homme Jésus, il soutenait que seule l'expression "Mère du Christ " était doctrinalement exacte. Nestorius était tombé dans cette erreur à cause de sa difficulté à reconnaître l'unité de la personne du Christ et à cause de sa fausse interprétation de la distinction entre les deux natures -divine et humaine- qui Lui sont propres.

Le Concile d'Éphèse, en 431, condamne ses thèses et, affirmant la subsistance de la nature divine et de la nature humaine dans l'unique personne du Fils, il proclama Marie Mère de Dieu.

3. Les difficultés et les objections de Nestorius nous donnent une bonne occasion de réfléchir pour comprendre et interpréter correctement ce titre. L'expression Theotokos, qui signifie littéralement "celle qui a engendré Dieu", peut surprendre à première vue ; en effet, on peut se poser la question de savoir comment une créature humaine engendre Dieu.

La réponse de la foi de l'Église est claire : la maternité divine de Marie se réfère uniquement à la génération humaine du Fils de Dieu et non, à l'inverse, à sa génération divine. Le Fils de Dieu a été, depuis toujours, engendré par Dieu le Père et il lui est consubstantiel. Dans cette génération éternelle, Marie n'a évidemment aucun rôle.

Cependant, le Fils de Dieu, il y a 2000 ans, a pris notre nature humaine et il a été alors conçu et enfanté par Marie.

En proclamant Marie "Mère de Dieu", l'Église veut, ainsi, affirmer qu'elle est la "Mère du Verbe incarné, qui est Dieu"
. Sa maternité, pourtant, ne concerne pas toute la Trinité, mais uniquement la seconde Personne, le Fils qui, en s'incarnant, a pris d'elle la nature humaine.

La maternité est une relation de personne à personne : une mère n'est pas seulement mère du corps ou de la créature physique sortie de son sein, mais de la personne qu'elle enfante. Marie, ayant donc engendré selon la nature humaine la personne de Jésus, qui est une personne divine, est Mère de Dieu.

4. En proclamant Marie "Mère de Dieu", l'Église professe dans une même expression sa foi au sujet du Fils et de la Mère. Cette union apparaît déjà au Concile d'Ephèse ; avec la définition de la maternité divine de Marie, les Pères ont voulu mettre en évidence leur foi en la divinité du Christ.

Malgré les objections, anciennes et récentes, sur l'opportunité de reconnaître à Marie ce titre, les chrétiens de tous les temps, en interprétant correctement la signification de cette maternité, en ont fait une expression privilégiée de leur foi en la divinité du Christ et de leur amour pour la Vierge.

Dans la Theotokos, l'Église reconnaît,

- d'une part, la garantie de la réalité de l'Incarnation, car, comme l'affirme saint Augustin "Si la maternité n'est pas réelle, la chair n'est pas réelle non plus... ni les plaies lors de la Résurrection" (Tract. in Ev. bannis, 8, 6-7).

- D'autre part, elle contemple avec étonnement et elle célèbre avec vénération l'immense grandeur que confère à Marie Celui qui a voulu être son fils. L'expression "Mère de Dieu" s'adresse au Verbe de Dieu, qui, par l'Incarnation, a accepté l'humilité de la condition humaine pour élever l'homme à la filiation divine. Mais ce titre, à la lumière de la sublime dignité conférée à la Vierge de Nazareth, proclame cependant la noblesse de la femme et sa très haute vocation. En effet, Dieu considère Marie comme une personne libre et responsable et il ne réalise pas l'Incarnation de son Fils sans avoir obtenu au préalable son consentement.

Suivant l'exemple des premiers chrétiens de l'Égypte, les fidèles se confient à Celle qui, étant Mère de Dieu, peut obtenir de son divin Fils d'être libérés des dangers et d'accéder au salut éternel.





Jean-Paul II,
Audience du mercredi 27 Novembre 1996 - traduction de l'Observatore romano.




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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Dim 28 Juin - 18:40




La coopération de Marie à la Rédemption



Au cours des siècles, l'Église a médité sur la coopération de Marie à l'œuvre du salut, en approfondissant l'analyse de son association au sacrifice rédempteur du Christ. 

Saint Augustin attribuait déjà à la Vierge le titre de «coopératrice » de la Rédemption (cf. De Sancta Virginitate, 6; PL 40, 399), titre qui souligne l'action conjointe et subordonnée de Marie au Christ Rédempteur.
C'est dans ce sens que s'est développée la réflexion, en particulier à partir du XVème siècle. D'aucuns craignaient que l'on ne veuille élever Marie au même niveau que le Christ.


En réalité l'enseignement de l'Église souligne clairement la différence entre la Mère et le Fils dans l'œuvre du salut, en illustrant la subordination de la Vierge, en tant que coopératrice, à l'unique Rédempteur.
Du reste, en affirmant « nous sommes les coopérateurs de Dieu » (1 Co 1, 9), l'Apôtre Paul soutient la possibilité concrète pour l'homme de coopérer avec Dieu. La collaboration des croyants, qui exclut bien évidemment toute ressemblance avec Lui, s'exprime dans l'annonce de l'Evangile et dans la contribution personnelle à son enracinement dans le cœur des êtres humains.

Appliqué à Marie, le terme de « coopératrice » assume toutefois une signification particulière. La collaboration des chrétiens au salut se réalise après l'événement du Calvaire, dont ils s'engagent à diffuser les fruits à travers la prière et le sacrifice. En revanche, le concours de Marie s'est réalisé lors de l'événement même et au titre de mère ; il s'étend donc à la totalité de l'œuvre salvifique du Christ. Elle seule a été associée de cette façon à l'offrande rédemptrice qui a apporté le salut de tous les hommes. En union avec le Christ et soumise à Lui, Elle a collaboré pour obtenir la grâce du salut à l'humanité tout entière.


Le rôle particulier de coopératrice accompli par la Vierge a comme fondement sa maternité divine. En mettant au monde Celui qui était destiné à réaliser la rédemption de l'homme, en le nourrissant, en le présentant au temple, en souffrant avec Lui, lors de sa mort sur la Croix, elle « apporta à l'œuvre du Sauveur une coopération absolument sans pareille » (Lumen gentium, n. 61). Même si l'appel de Dieu à collaborer à l'œuvre du salut concerne chaque être humain, la participation de la Mère du Sauveur à la Rédemption de l'humanité représente un fait unique et sans égal.

En dépit de la singularité de cette condition, Marie est elle aussi le destinataire du salut. Elle est la première à être l'objet de la rédemption, rachetée par le Christ « de la façon la plus sublime » dans sa conception immaculée (cf. Bulle Ineffabilis Deus, in Pio IX Acta I, 605) et comblée par la grâce de l'Esprit Saint.

Cette affirmation nous conduit maintenant à nous demander quelle est la signification de cette coopération singulière de Marie au plan du salut ?
Elle doit être recherchée dans une intention particulière de Dieu à l'égard de la Mère du Rédempteur qu'en deux occasions solennelles, c'est-à-dire à Cana et au pied de la Croix, Jésus appelle avec le titre de « Femme » (cf. Jn 2, 4 ; 19, 26).

En tant que femme, Marie est associée à l'œuvre salvifique. 
Ayant créé l'homme «homme et femme» (cf. Gn 1, 27), le Seigneur voulut unir dans la Rédemption également, le Nouvel Adam et la Nouvelle Eve. Le couple des progéniteurs s'était engagé sur la voie du péché ; un nouveau couple, le Fils de Dieu avec la collaboration de la Mère, devait rétablir le genre humain dans sa dignité originelle.

Marie, nouvelle Eve, devient ainsi l'icône parfaite de l'Église. 

Dans le dessein divin, elle représente au pied de la Croix l'humanité rachetée qui, ayant besoin du salut, devient capable d'offrir une contribution au développement de l'œuvre salvifique.



Extrait de l'audience du 9 avril 1997

Jean-Paul II (Pape Jean-Paul II)




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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Lun 29 Juin - 11:38





Prier avec Marie au sanctuaire de Laghet, coeur spirituel du diocèse de Nice




La puissance de l'intercession de Marie en ce lieu en a fait, peu à peu, le cœur du diocèse.

Lieu de prière, de ressourcement, de formation

Il parut naturel d'y installer le petit séminaire (de 1907 à 1930).
De même est-il devenu un lieu d'accueil spirituel, surtout depuis qu'avec l'arrivée des Bénédictines du Sacré Cœur de Montmartre, outre les messes quotidiennes, y est assurée la Liturgie des Heures ainsi que l'adoration eucharistique et la méditation du chapelet. Tout le peuple de Dieu se retrouve ici (1).

A quelques kilomètres à peine des lieux de la Côte d'Azur, symboles de l'argent, des loisirs, de la haute technologie, Marie a voulu que ce lieu fût le rendez-vous, non seulement des enfants qui viennent préparer une communion ou une confirmation, mais des humbles, des gens qui souffrent et de ceux qui se reconnaissent pécheurs.

Cette humilité typique de Laghet, se retrouve chez les deux saints qui y vinrent: Saint François Marie de Camporosso et le Bienheureux Jean XXIII.
L'un, un voisin, (Camporosso est à côté de Vintimille) fut guéri dans son enfance par l'intercession de la Vierge de Laghet puis, capucin, devint l'apôtre de Gênes qui l'honore du nom de Padre Santo.

Quant au bon Pape Jean, encore nonce en France, il présida les festivités du troisième centenaire du sanctuaire de Notre Dame de Laghet en 1952. C'est d'ailleurs lui qui canonisa le Padre Santo en 1962.

Pour couronner le tout, à l'orée du XXI ème siècle, une autre aventure commence, puisque désormais le sanctuaire accueille pour leur formation, les séminaristes de Nice et de Monaco, sur la bienheureuse initiative de l'évêque de Nice, Monseigneur Jean Bonfils.

Témoignent de cette vitalité deux œuvres récentes, de nature et d'ampleur différentes, mais fruits, l'une comme l'autre, de l'attachement et de la générosité de fidèles envers la Madone en ce début de millénaire: les chandeliers et les pupitres de la chapelle, ont été réalisés par Jean-Pierre Augier, artiste du pays niçois habile à faire jaillir la prière d'outils métalliques qui servirent au travail humain; la couverture de l'esplanade, dessinée par Bernard Camous, évoque la parabole évangélique par sa voûte aérienne solidement ancrée dans le roc.
Prier avec Notre Dame de Laghet


- Prière à Notre Dame:

Notre Dame de Laghet,
Mère pleine de tendresse et de miséricorde,
Notre guide et notre soutien dans le pèlerinage de la vie,
Nous accourons à Vous avec confiance implorer votre secours.
Accordez, Mère si bonne:
Aux chrétiens, l'unité dans la charité,
Aux justes, la persévérance, Aux âmes tristes, la consolation,
Aux cœurs abattus, le courage et la confiance,
Aux malades, la santé,
Aux pécheurs, le repentir et le pardon,
Aux âmes du purgatoire, le soulagement et la délivrance.
A chacun de nous, Mère de toutes Grâces,
Votre maternelle protection.
Nous implorons aussi Votre assistance à l'heure de la mort,
Au Ciel nous dirons éternellement notre reconnaissance.

Notre Dame de Laghet, priez pour nous.
Notre Dame de Laghet, priez pour nous
Notre Dame de Laghet, priez pour nous.


- Neuvaine à Notre Dame de Laghet:

La dévotion des neuf tours est propre au pèlerin de Laghet. Celui-ci, ne pouvant venir neuf jours de suite au sanctuaire, peut faire, dans la journée, les exercices de la neuvaine.

Tradition très ancienne, il en est question dans un opuscule publié en 1753.
«Je suis la Mère de la Grâce! Venez à moi vous qui pleurez et qui êtes dans la souffrance ... Je guérirai vos plaies, et j'essuierai vos larmes ...» Grâce, 0 Marie, Grâce!!!

1er Voyage: La Présentation
Pater, ... Ave, ... Gloria ... Salve Regina

II e Voyage: La Visitation
Pater, ... Ave, ... Gloria,... Salve

IIIe Voyage: Bethléem-Noël
Pater, ... Ave, ..., Gloria, ... Salve, ..
.
IVe Voyage: La Purification
Pater, ... Ave, ... Gloria, ... Salve, ..
.
Ve Voyage: LA Fuite en Egypte
Pater, ... Ave, ... Gloria, ... Salve, ...

VI e Voyage: Retour à Nazareth
Pater, ... Ave, ... Gloria, ... Salve, ...

VIIe Voyage: Jésus au temple de Nazareth
Pater, ... Ave, ... Gloria, ... Salve, ...

VIII e Voyage: Le calvaire
Pater, ...Ave, ... Gloria, ... Salve, ...

IX e Voyage: L'Ascension et l'Assomption
Pater, ... Ave, ... Gloria, ... Magnificat, ...

______________




Le sanctuaire Notre Dame de Laghet

(1) Renseignements, réservations repas et hébergement:
Sanctuaire Notre Dame de Laghet 06340 La Trinité
Tél. : 04.92.41.50.50
Ouverture du musée des ex-voto:
tous les jours (sauf le mardi) de 15h à 17h  Eté : 15h30-17h30






Sainte Vierge Marie, Notre-Dame,

Vous avez porté depuis des siècles un regard d’amour sur le pays de France et sur le peuple français. Vous l’avez protégé et aidé de mille manières et vous avez manifesté à de nombreuses reprises votre présence sur cette terre. Malgré toutes leurs faiblesses et leurs péchés, les chrétiens de France vous ont montré souvent leur tendresse et leur confiance. Ainsi, un pacte d’affection s’est créé entre la France et vous-même, déterminant de la sorte un chemin privilégié vers le Cœur de votre Fils Jésus.

Aujourd’hui, Vierge Sainte, nous tournons nos regards vers vous avec plus d’insistance. Vous savez que dans notre pays, comme dans le monde entier, se joue l’avenir de l’être humain, de la famille, et de la civilisation et de la vie. Vous voyez que les forces de destruction de l’homme sont à l’œuvre comme jamais, séduisant les esprits et les cœurs. Vous êtes la femme de l’Apocalypse qui, avec l’aide des anges, combattez le démon.

Prenez-nous en pitié. Ne nous abandonnez pas dans le combat. Ecoutez les humbles prières que nous faisons monter vers vous avec un cœur d’enfant.

Permettez que la vérité, la pureté, la foi, l’union des cœurs triomphent chez nous, non pour nous glorifier nous-mêmes, mais pour servir dans le monde entier, avec générosité, Jésus Sauveur des hommes, votre divin Fils.

Faites de nous des hommes et des femmes courageux et fervents, dignes de leurs pères et préparant des générations futures qui continueront l’œuvre de l’amour dans notre pays et sur toute la terre.

Amen.


Prière officielle du réseau « Des Sanctuaires prient pour la France »



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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Mar 30 Juin - 13:21




Paul VI, Signum Magnum, Exhortation apostolique


Paul VI, Exhortation apostolique Signum Magnum, la vénération et l'imitation de Marie, Mère de l'Eglise, modèle de toutes les vertus.

Vénérables frères, salut et bénédiction apostolique,


Introduction

Le signe grandiose que saint Jean vit dans le ciel: une femme enveloppée de soleil (1), la liturgie (2) l'interprète, non sans fondement, comme se rapportant à la très sainte Vierge Marie, Mère de tous les hommes par la grâce du Christ rédempteur.

Nous gardons encore, vénérables frères, le souvenir très vif de la grande émotion que Nous avons éprouvée lorsque, au terme de la 3e du IIe Concile œcuménique du Vatican, après la promulgation solennelle de la Constitution dogmatique Lumen Gentium (3), Nous avons proclamé l'auguste Mère de Dieu, Mère spirituelle de l'Église, c'est-à-dire de tous les fidèles et des pasteurs sacrés. Grande fut également la joie aussi bien des très nombreux Pères conciliaires que des fidèles présents à cette cérémonie dans la basilique de saint Pierre, ainsi que de tout le peuple chrétien dans le monde entier. Beaucoup alors évoquèrent spontanément le souvenir du premier triomphe grandiose de l'humble Servante du Seigneur (4), lorsque les Pères de l'Orient et de l'Occident, réunis au Concile œcuménique d'Ephèse, en 431, saluèrent Marie du titre de Theotokos : Mère de Dieu. Dans un joyeux élan de foi, la population chrétienne de l'illustre cité s'associa à la joie des Pères et les accompagna à leurs demeures avec des flambeaux.

En cette heure glorieuse de l'histoire de l'Église, quel affectueux regard maternel la Vierge Marie n'aura-t-elle pas porté sur les pasteurs et fidèles, reconnaissant dans les hymnes de louange s'élevant principalement en l'honneur de son Fils, et ensuite en son honneur à elle, l'écho du Cantique prophétique qu'elle-même avait chanté au Très-Haut, sous l'inspiration du Saint-Esprit: Mon âme exalte le Seigneur parce qu'il a jeté les yeux sur son humble servante. Oui, désormais toutes les générations me diront bienheureuse, car le Tout-Puissant a fait pour moi de grandes choses (5).

A l'occasion des cérémonies religieuses qui se déroulent ces jours-ci à Fatima, au Portugal, en l'honneur de la Vierge Mère de Dieu, où elle est vénérée de nombreuses foules de fidèles pour son cœur maternel et miséricordieux (6), Nous désirons attirer encore une fois l'attention de tous les fils de l'Église sur le lien très étroit qui existe entre la Maternité spirituelle de Marie, telle qu'elle est largement illustrée dans la Constitution dogmatique Lumen gentium (7), et les devoirs qu'ont envers elle, en tant que Mère de l'Église, les hommes rachetés. Si, en effet, en vertu des nombreux témoignages des textes sacrés et des Pères, rappelés dans cette même Constitution, on admet que Marie, Mère de Dieu et du Rédempteur (8.), lui a été unie par un lien étroit et indissoluble (9), et qu'elle a eu un rôle tout spécial dans le mystère du Verbe incarné et du Corps mystique (10), c'est-à-dire dans l'économie dit salut (11), il apparaît évident que la Vierge, non seulement en tant que Mère très sainte de Dieu, présente aux mystères du Christ (12), mais aussi en tant que Mère de l'Église (13), est légitimement honorée par l'Église d'un culte spécial (14), surtout liturgique (15).

Il n'y a donc pas à craindre que la réforme liturgique, si elle s'effectue selon la formule: Que la règle de la croyance fixe la règle de la prière (16), puisse nuire au culte absolument unique (17), dû à la Vierge Marie en raison de sa dignité de Mère de Dieu. Et, par contre, on ne doit pas craindre non plus que le développement du culte tant liturgique que privé qui lui est rendu puisse rejeter dans l'ombre ou diminuer le culte d'adoration qui est rendu au Verbe incarné, ainsi qu'au Père et à l'Esprit-Saint (18).

Aussi, vénérables frères, sans vouloir rappeler tout l'ensemble de la doctrine traditionnelle au sujet du rôle de la Mère de Dieu dans le plan du salut et de ses rapports avec l'Église, croyons-Nous faire œuvre utile pour les âmes des fidèles en considérant deux vérités très importantes pour le renouveau de la vie chrétienne.



PREMIERE PARTIE

LE CULTE DÛ A MARIE EN TANT QUE MÈRE DE L'ÉGLISE


1. Marie, Mère spirituelle parfaite de l'Église

Voici la première de ces vérités: Marie est Mère de l'Église non seulement parce que Mère de Jésus-Christ ci parce que intimement associée à lui dans l'économie nouvelle, lorsque le Fils de Dieu, par elle, prit la nature humaine pour libérer l'homme du péché par les mystères de sa chair (19), mais encore parce que exemplaire de vertu qui rayonne sur toute la communauté des élus (20). Il en est en effet de la Vierge Marie comme de toute mère humaine : sa tache ne se limite pas à donner la vie elle doit aussi nourrir et élever son enfant. Après avoir participé au sacrifice rédempteur de son Fils, et d'une manière si intime qu'elle mérita d'être proclamée par Lui Mère non seulement de l'apôtre Jean, mais "- qu'il soit permis de l'affirmer - du genre humain en quelque sorte représenté par lui (21), elle continue maintenant, au ciel, à remplir son rôle maternel en coopérant à la naissance et au développement de la vie divine dans chacune des âmes des hommes rachetés. C'est une vérité très consolante qui, par une libre disposition du Dieu très sage, fait partie intégrante du mystère du salut des hommes; elle doit donc être objet de foi pour tous les chrétiens.

2. Marie, Mère spirituelle par son intercession auprès de son Fils

Mais de quelle manière Marie coopère-t-elle au développement de la vie de la grâce chez les membres du Corps mystique ? Avant tout par sa prière incessante inspirée par une ardente charité. La Sainte Vierge, en effet, bien que jouissant de la contemplation de la Sainte Trinité, n'oublie pas ses fils qui, comme elle autrefois, accomplissent leur pèlerinage de foi (22). De plus, comme elle les contemple en Dieu et qu'elle voit bien leurs besoins, en communion avec Jésus-Christ qui est toujours vivant pour intercéder en leur faveur (23), elle se fait leur avocate, leur auxiliatrice, leur secourable médiatrice (24).

L'Église a été depuis les premiers siècles persuadée de cette intercession incessante de Marie auprès de son Fils pour le peuple de Dieu, comme en témoigne cette antienne très ancienne qui, avec quelques légères variantes, fait partie de la prière liturgique tant en Orient qu'en Occident: Nous nous réfugions sous la protection de vos miséricordes, ô Mère de Dieu : ne repoussez pas nos prières dans les besoins, mais sauvez-nous de la perdition, ô vous qui êtes seule bénie (25). Et qu'on ne pense pas que l'intervention maternelle de Marie porte préjudice à l'efficacité prédominante et irremplaçable du Christ, notre Sauveur; bien au contraire, c'est de la médiation du Christ qu'elle tire sa force propre et cela en est une preuve éminente (26).

3. Marie, éducatrice de l'Église par l'attrait de ses vertus

La coopération de la Mère de l'Église au développement de la vie divine dans les âmes ne consiste cependant pas uniquement dans son intercession auprès de son Fils. Elle exerce sur les hommes rachetés une autre influence, celle de l'exemple; influence très importante comme l'indique l'adage connu: "La parole émeut, les exemples entraînent."

De même, en effet, que les enseignements des parents acquièrent une efficacité bien plus grande s'ils sont appuyés par l'exemple d'une vie conforme aux règles de la prudence humaine et chrétienne, de même la douceur et le charme qui émanent des très hantes vertus de la Mère de Dieu immaculée, incitent irrésistiblement les âmes à imiter le divin modèle, Jésus-Christ, dont elle a été la plus fidèle image. Aussi le Concile a-t-il déclaré : En se recueillant avec piété dans la pensée de Marie qu'elle contemple dans la lumière du Verbe fait homme, l'Église pénètre avec respect plus avant dans le mystère suprême de l'Incarnation et devient sans cesse plus conforme à son divin Époux (27).

4. La sainteté de Marie, exemple éclairant de parfaite fidélité à la grâce

Il est bon, de plus, de tenir présent à l'esprit que l'éminente sainteté de Marie ne fut pas seulement un don tout spécial de la libéralité divine : elle fut également le fruit de la correspondance continue et généreuse de sa libre volonté aux inspirations intérieures de l'Esprit-Saint.

C'est à cause de la parfaite harmonie entre la grâce divine et l'activité de sa nature humaine que la Vierge rendit souverainement gloire à la Très Sainte Trinité et qu'elle est devenue l'honneur insigne de l'Église, laquelle la salue ainsi dans la liturgie : Tu es la gloire de Jérusalem, tu es la joie d'Israël, tu es l'honneur de notre peuple (28).

5. Exemples de vertus mariales dans les pages de l'Évangile

Nous admirons dans les pages de l'Évangile les témoignages d'une si sublime harmonie. A peine fut-elle assurée par l'ange Gabriel que Dieu l'avait choisie comme Mère immaculée de son Fils unique, que, sans hésitation, elle donna son consentement à une œuvre qui devait mobiliser toutes les énergies de sa fragile nature, en déclarant: Je suis la servante du Seigneur; qu'il m'advienne selon ta parole (29).

A partir de ce moment, elle se consacra tout entière au service non seulement du Père céleste et du Verbe incarné; devenu son Fils, mais également de tout le genre humain, ayant bien compris que Jésus, non seulement devait sauver son peuple de l'esclavage du péché, mais serait roi d'un royaume messianique universel et impérissable (30).

6. Marie, servante du Seigneur depuis l'Annonciation jusqu'à sa glorieuse Assomption

La vie de l'Épouse immaculée de Joseph, demeurée vierge dans l'enfantement et après l'enfantement -- comme l'a toujours cru et professé l'Église catholique (31) et comme il convenait à Celle qui avait été élevée à l'incomparable dignité de la maternité divine (32), -- fut donc une vie de communion si parfaite avec son Fils qu'elle en partagea les joies, les douleurs et les triomphes. Et même après que Jésus fut monté au ciel, elle lui demeura unie par un très ardent amour, tout en accomplissant avec fidélité sa nouvelle mission de Mère spirituelle du disciple bien-aimé et de l'Église naissante. On peut dès lors affirmer que toute la vie de l'humble servante du Seigneur, depuis le moment où elle fut saluée par l'ange jusqu'à son assomption à la gloire céleste avec son corps et son âme, fut une vie de service dans l'amour.

C'est pourquoi, Nous associant aux Évangélistes, aux Pères et Docteurs de l'Église, évoqués par le Concile dans la Constitution Lumen gentium (chap. 8.), Nous contemplons avec admiration Marie ferme dans la foi, prompte à l'obéissance, simple dans l'humilité, glorifiant le Seigneur avec joie, ardente dans la charité, forte et constante dans l'accomplissement de sa mission jusqu'au sacrifice d'elle-même, communiant pleinement aux sentiments de son Fils qui s'immolait sur la croix pour donner aux hommes une vie nouvelle.

7. Le culte de louange et de gratitude

Devant des vertus si splendides, le premier devoir de tous ceux qui reconnaissent dans la Mère du Christ le modèle de l'Église, c'est de s'unir à elle pour rendre grâce au Très-Haut qui a accompli en Marie de si grandes choses pour le bien de l'humanité tout entière. Mais cela ne suffit pas. Tous les fidèles ont également le devoir de rendre à la très fidèle Servante du Seigneur un culte de louange, de reconnaissance et d'amour puisque selon la sage et douce disposition divine, son libre consentement et sa généreuse coopération aux desseins de Dieu ont eu et ont toujours une grande influence dans l'accomplissement du salut des hommes (33). C'est pourquoi tout chrétien peut faire sienne l'invocation de saint Anselme : Notre-Dame, qui êtes si glorieuse, faites que nous méritions par vous de nous élever jusqu'à Jésus votre Fils, qui par vous a daigné descendre parmi nous (34).



(à suivre)

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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Jeu 2 Juil - 11:46




Paul VI, Signum Magnum, Exhortation apostolique (suite)




DEUXIÈME PARTIE

L'IMITATION DES VERTUS DE MARIE


1. La vraie dévotion à Marie reflète ses vertus

Mais ni la grâce du divin Rédempteur, ni l'intercession puissante de sa Mère, qui est aussi notre Mère spirituelle, ni sa très grande sainteté ne pourraient nous conduire au port du salut, si à celles-ci ne correspondait notre volonté persévérante d'honorer Jésus-Christ et Marie par la sainte imitation de leurs sublimes vertus.

Tous les chrétiens ont donc le devoir d'imiter avec respect les exemples de bonté que leur a laissés leur Mère céleste. C'est là, vénérables frères, la seconde vérité sur laquelle Nous voulons attirer votre attention et celle des fidèles confiés à votre ministère pastoral, afin qu'ils suivent docilement l'exhortation des Pères du IIe Concile du Vatican: Que les fidèles se souviennent qu'une véritable dévotion ne consiste nullement dans un mouvement stérile et éphémère de la sensibilité, pas plus que dans une vaine crédulité: la vraie dévotion procède de la vraie foi qui nous conduit à reconnaître la dignité éminente de la Mère de Dieu et nous pousse à aimer cette Mère d'un amour filial et à poursuivre l'imitation de ses vertus (35).

Il ne fait pas de doute que l'imitation de Jésus-Christ soit la voie royale qu'il faut suivre pour parvenir à la sainteté et reproduire en nous, dans la mesure de nos forces, la perfection absolue du Père céleste.

Mais si l'Église catholique a toujours proclamé une vérité si sainte, elle a d'autre part affirmé que l'imitation de la Vierge Marie n'empêche nullement les âmes de suivre fidèlement le Christ, elle les incite au contraire davantage à marcher à sa suite, et avec plus de facilité, car, ayant toujours fait la volonté de Dieu, elle fut la première à mériter l'éloge que Jésus adressa à ses disciples: Quiconque fait la volonté de mon Père qui est aux cieux, celui-là m'est un frère et une sœur et une mère (36).

2. " A Jésus par Marie "

La règle générale selon laquelle on va " à Jésus par Marie " vaut donc aussi pour l'imitation du Christ. Que notre foi cependant ne s'en trouve pas troublée, comme si l'intervention d'une créature en tout semblable à nous, hormis le péché, offensait notre dignité personnelle et empêchait l'intimité et le caractère immédiat de nos rapports d'adoration et d'amitié avec le Fils de Dieu. Reconnaissons plutôt la bonté et l'amour de Dieu notre Sauveur (37) qui, en condescendant à notre misère si éloignée de son infinie sainteté, a voulu nous en faciliter l'imitation en nous proposant le modèle de la personne humaine de sa Mère.

Celle-ci en effet est la créature humaine qui nous offre l'exemple le plus éclatant et le plus accessible de cette obéissance parfaite par laquelle nous nous conformons avec amour et promptitude aux volontés du Père éternel. C'est le Christ lui-même, comme nous le savons bien, qui voit dans cette pleine adhésion à la volonté de son Père l'idéal suprême de sa conduite d'homme, en déclarant : Je fais toujours ce qu'il lui plaît (38).

3. Marie, nouvelle Ève, aurore du Nouveau Testament

Si alors nous contemplons l'humble vierge de Nazareth dans l'auréole de ses prérogatives et de ses vertus, nous la verrons resplendir à nos regards comme la Nouvelle Ève (39), la sublime Fille de Sion, le sommet de l'Ancien Testament et l'aurore du Nouveau, dans laquelle s'est réalisée la plénitude des temps (40), voulue par Dieu le Père pour la mission de son Fils unique dans le monde.

En vérité la Vierge Marie, plus que tous les patriarches et les prophètes" plus que le juste et pieux Siméon, a attendu et imploré la consolation d'Israël... le Christ du Seigneur (41). Elle en a ensuite salué l'avènement par l'hymne du Magnificat quand il descendit dans son très chaste sein pour y assumer notre chair.

C'est donc en Marie que l'Église du Christ nous indique l'exemple pour recevoir le Verbe de Dieu dans nos âmes de la manière la plus digne, conformément à la lumineuse expression de saint Augustin: Marie fut donc davantage bienheureuse en recevant la loi dans le Christ qu'en concevant la chair du Christ. La consanguinité maternelle n'aurait donc servi de rien à Marie si elle ne s'était pas sentie plus heureuse de recevoir le Christ dans son cœur que dans son sein (42).

C'est également en elle que les chrétiens peuvent admirer l'exemple qui leur montre comment ils doivent remplir, à la fois avec humilité et magnanimité, la mission que Dieu a confiée à chacun en ce monde, en vue de son propre salut éternel et de celui de son prochain.

Je vous en conjure donc, montrez-vous mes imitateurs, comme je le suis du Christ (43). Ces paroles que saint Paul adressait aux chrétiens de Corinthe, la Mère de l'Église peut à plus forte raison les adresser aux multitudes des croyants qui, en harmonie de foi et d'amour avec les générations des siècles passés, la proclameront bienheureuse (44). C'est une invitation à laquelle il convient de prêter une oreille docile.

4. Message marial d'invitation à la prière, à la pénitence et à la crainte de Dieu

Un message extrêmement utile semble aujourd'hui être adressé aux fidèles de l'Immaculée, qui est toute sainteté, et qui avec son Fils coopère à la restauration de la vie surnaturelle dans les âmes (45). La sainte contemplation de Marie les incite en effet à la prière confiante, à la pratique de la pénitence, à la sainte crainte de Dieu.

En s'élevant ainsi vers Marie, ils entendent souvent résonner ces paroles que prononçait Jésus-Christ en annonçant l'avènement du royaume des cieux : Repentez-vous et croyez à la bonne nouvelle (46); ainsi que son avertissement sévère: Si vous ne vous mettez à faire pénitence, vous périrez tous pareillement (47).

Poussés par l'amour, résolus à réparer nos offenses faites à la sainteté et à la justice de Dieu, et confiants dans sa miséricorde infinie, nous devons donc supporter la souffrance de l'esprit et du corps afin d'expier nos péchés et ceux du prochain et d'éviter ainsi la double peine du dam et des sens, c'est-à-dire la perte de Dieu, souverain bien, et le feu éternel (48).

5. Le Christ lui-même nous présente sa Mère comme le modèle de l'Église

Ce qui doit stimuler encore davantage les fidèles à suivre les exemples de la Très Sainte Vierge, c'est le fait que Jésus, en nous la donnant pour Mère, nous l'a tacitement présentée comme le modèle à suivre; il est en effet naturel que les enfants aient les mêmes sentiments que leurs mères et qu'ils reflètent leurs mérites et leurs vertus.

C'est pourquoi, de même que chacun de nous peut répéter avec saint Paul : Le Fils de Dieu m'a aimé et s'est livré pour moi (49), de même il peut en toute confiance croire qu'à lui aussi le divin Sauveur a laissé en héritage spirituel sa propre Mère, avec tous les trésors de grâce et de vertu dont il l'avait comblée afin qu'ils parviennent jusqu'à nous par l'influence de sa puissante intercession et notre imitation résolue.

C'est pourquoi saint Bernard affirme, à bon droit : En venant en elle, l'Esprit-Saint la combla de grâce pour elle-même; en l'inondant de nouveau, il en fit pour nous une source de grâce surabondante et débordante (50).

6. L'histoire de l'Église est toujours éclairée par la présence édifiante de Marie

Tout ce que Nous venons d'exposer à la lumière du saint Évangile et de la Tradition catholique montre avec évidence que la maternité spirituelle de Marie transcende l'espace et le temps et appartient à l'histoire universelle de l'Église, car elle a toujours été présente en elle par son assistance maternelle.

C'est pourquoi aussi nous apparaît clairement le sens de cette affirmation si souvent répétée : on peut bien dire que nous sommes à l'époque mariale. S'il est vrai en effet qu'aujourd'hui, par une grâce insigne du Seigneur, le rôle providentiel de la Très Sainte Vierge Marie dans l'histoire du salut est compris plus profondément dans des milieux très étendus du peuple chrétien, nous ne devons pas en conclure pour autant que ces vérités ont complètement échappé aux époques précédentes ou que les temps futurs pourraient les ignorer.

À vrai dire, toutes les périodes de l'histoire de l'Église ont bénéficié et bénéficieront de la présence maternelle de la Mère de Dieu, puisqu'elle restera toujours indissolublement liée au mystère du Corps du Christ, dont le Chef Jésus-Christ est le même hier et aujourd'hui, et le sera à jamais (51).

7. La Mère de l'Église, signe d'unité, encouragement à la parfaite fraternité de tous les chrétiens

Vénérables Frères, Nous sommes persuadé que la pensée de l'Église catholique sur le culte de louange, de reconnaissance et d'amour dû à la Bienheureuse Vierge Marie concorde pleinement avec la doctrine du saint Évangile, telle qu'elle a été interprétée et expliquée d'une façon plus précise par la Tradition tant de l'Orient que de l'Occident. Aussi espérons-Nous que Notre exhortation pastorale à une piété mariale toujours plus fervente et plus fructueuse recueillera l'adhésion généreuse non seulement des fidèles confiés à vos soins, mais aussi de ceux qui, sans jouir de la pleine communion avec l'Église catholique, admirent cependant et vénèrent avec nous dans la Servante du Seigneur, la Vierge Marie, Mère du Fils de Dieu.

Puisse le Cœur immaculé de Marie resplendir devant le regard de tous les chrétiens comme un modèle de parfait amour envers Dieu et envers le prochain; qu'il les amène à fréquenter les sacrements par la vertu desquels ils sont purifiés des taches du péché et en sont préservés; qu'il les incite aussi à réparer les innombrables offenses faites à la divine Majesté; qu'il apparaisse enfin comme un signe d'unité et amène à resserrer les liens de fraternité entre tous les chrétiens au sein de l'unique Église de Jésus-Christ, instruite par l'Esprit-Saint d'un sentiment filial de piété comme il convient pour une Mère très aimante (52).

8. Invitation à renouveler la consécration personnelle au Cœur immaculé de Marie

Et puisque cette année on célèbre le 25e anniversaire de la consécration solennelle de l'Église et du genre humain à Marie, Mère de Dieu et à son Cœur immaculé, faite par Notre Prédécesseur de sainte mémoire, Pie XII, le 31 octobre 1942. à l'occasion du radio message à la nation portugaise (53) -- Consécration que Nous-même avons renouvelée le 21 novembre 1964 (54), --

Nous exhortons tous les fils l'Église à renouveler personnellement leur propre consécration au Cœur immaculé de la Mère de l'Église, et à mettre en pratique cet acte très noble de culte en menant une vie toujours plus conforme à la volonté divine (55), dans un esprit de service filial et de sainte imitation de leur Reine du ciel.

Nous exprimons enfin, Vénérables Frères, Notre confiance que, grâce à vos encouragements, le clergé et le peuple chrétien confiés à votre ministère pastoral répondront d'un cœur généreux à Notre exhortation, de telle sorte que leur piété et leur confiance envers la Vierge Mère de Dieu deviennent plus ardentes et plus fermes. Réconforté par cette certitude que l'insigne Reine du. ciel et notre très douce Mère ne cessera jamais d'assister tous et chacun de ses enfants, et ne privera jamais l'Église du Christ tout entière de son céleste patronage, de tout cœur, Nous accordons à vous-mêmes, et à vos fidèles, en gage des divines faveurs et en signe de Notre bienveillance, la Bénédiction apostolique.

Donné à Rome, près de Saint-Pierre, le 13 mai 1967, quatrième année de Notre pontificat.


(*) Textes latin et italien dans l'Osservatore Romano du 13 mai 1967. Traduction de la D. C. Les sous-titres sont ceux figurant dans le texte italien de l'exhortation.

Paul VI (Sa sainteté le Pape Paul VI)


**************************************************************************************************************

Notes :

(1) Cf. Apoc., 12, 1.
(2) Cf. épître de la messe de l'Apparition de la Bienheureuse Vierge Marie immaculée, le 11 février.
(3) Cf. A. A. S., LVII, 1965, p. 1-67.
(4) Cf. Luc., 1, 38.
(5) Ibid., 1, 46 et 48-49.
(6) Radiomessage de Pie XII du 13 mai 1946 adressé aux fidèles du Portugal à l'occasion du couronnement de la statue de Notre-Dame de Fatima : A. A. S., XXXVIII, 1946, p. 264. (D. C. 1946, no 966, col. 545.)
(7) Cf. chap. VIII. IIIe partie, " la Bienheureuse Vierge et l'Église " : A. A. S., LVII, 1965, p. 62-65. (D. C. 1965, n. 1440, col. 124.)
(8.) Cf. ibid., n. 53, p. 58.
(9) Cf. ibid.
(10) Ibid., n. 54, p. 59.
(11) Ibid., n. 55, p. 59.
(12) Ibid., n. 66, p. 65.
(13) Allocution prononcée dans la basilique vaticane devant les Pères conciliaires le Jour de la fête de la Présentation de la Sainte Vierge lors de la clôture de la IIIe session du Concile: A. A. S., LVI, 1964, p. 1016. (D. C. 1964" n. 1437, col. 1544.)
(14) Cf. Const. dogm. Lumen gentium, n. 66 : A. A. S., LVII, 1965, p. 65.
(15) Cf. ibid., n. 67, p. 65.
(16) Pie XII, encycl. Mediator Dei : A.A.S., XXXIX, 1947, p. 541.
1947, p. 541.
(17) Cf. Const. dogm. Lumen gentium, n. A.A.S., LVII, 1965, p. 65.
(18) Ibid., n. 66, p. 60.
(19) Ibid., n. 55, p. 60.
(20) Ibid., n. 65, p. 64; cf. également n. 63.
(21) Cf. ibid., n. 58, p. 61. encycl. Adiutricem populi de Léon XIII, Acta Leonis XIII 15, 1896, p. 302,
(22) Const. dogm. Lumen gentium, n. 58 : A. A. S., LVII, 1965, p. 61.
(23) Hébr., 7, 25.
(24) Cf. Const. dogm. Lumen gentium, n. 62: A. A. S., LVII, 1965, p. 63.
(25) Cf. Dom. F. Mercenier, l'Antienne mariale grecque la plus ancienne, in le Museon 52, 1939, p. 229-233.
(26) Cf. Const. dogm. Lumen gentium, n. 62: A. A. S., LVII, 1965, p. 63.
(27) Ibid., n. 6.5, p. 64.
(28) IIe antienne de Laudes en la fête de l'Immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie.
(29) Luc., 1,
(30) Cf. Matth., 1, 21; Luc, 1, 33.
(31) Cf. S. Léon le Grand, lettre à Flavien, Lectis dilectionis tuae: P. L., LIV, 759; idem, lettre à Julien, évêque de Cos, Licet per nostros : P. L., LIV, 803. S. Hormisdas, lettre à l'empereur Justin, Inter ea quae: P. L., LXIII, 514; Pélage I, lettre à Childebert I, Humani generis: P. L., LXIX, 407; Conc. du Latran, oct. 649 sous Martin I, can. 3 : Caspar, ZKG, 51, 1932, p. 88; Conc. de Tolède XVI, Symbol, art. 22: J. Madoz, El Simbolo del Concilio XVI de Toledo, in Estudios Onienses, ser. I, vol. 3, 1946; Const. dogm, Lumen gentium, n. 52, 55, 57, 59, 63 : A. A. S., LVII, 1965, p. 58-64.
(32) Ci- S. Thomas, Sum. Theol., p. I., q. 25, a. 6, ad 4.
(33) Cf. Const. dogm. Lumen gentium, n. 56 : A. A. S., LVII, 1965, p. 60.
(34) Orat., 54: P. L., CLVIII, 961.
(35) Const. dogma. Lumen gentium, n. 67: A.A.S., LVII, 1965, p. 66; cf. S. Thomas, Sum. Theol., P. II-II, q. 81, a. 1, ad 1; P. III, q. 25, sa. 1, 5.
(36) Matth., 12, 50.
(37) Cf. Tit., 3, 4.
(38) Jean, 8, 29.
(39) Cf. S. Irénée, Adv. Haer., III, 22, 4 : P. G., VII, 959; S. Épiphane, Haer., 78, 18 : P. G., XLII, 728-729; S. Jean Damascène, Homil. in Nativitate B. M. V.: P. G., XCVI, 671 s.; Const. dogm.. Lumen gemtium, n. 56: A. A. S., LVII, 1965, p. 60-61.
(40) Gal., 4, 4.
(41) Luc., 2, 25-26.
(42) Serm., 215, I : P. L., XXXVIII, 1074.
(43) I Cor., 4, 16.
(44) Cf. Luc 1, 48.
(45) Cf. Const. dogm. Lumen gentium, n. 61 A. A. S., LVII, 1965, p. 63.
(46) Marc., 1, 15; cf. Matth., 3, 2; 4, 17.
(47) Luc 13, 5.
(48) Cf. Matth., 25, 41. Const. dogm. Lumen gentium, n. 48: A. A. S., LVII, 1965, p. 54.
(49) Gal., 2, 20; cf. Eph., 5, 2.
(50) Homil., 2 sur Missus est, n. 2 : P. L., 183, 64.
(51) Hébr., 13, 8.
(52) Const. dogm. Lumen gentium, n. 53: A. A. S., LVII, 1965, p. 59.
(53) Cf. Discorsi e Radiomessaggi di S. S. Pie XII, vol. IV, p. 260-262; cf. A. A. S., XXXIV, 1942, p. 345-346.
(54) Cf. A. A. S., LVI, 1964, p. 1017. (D. C., loc. cit., col. 1546.)
(55) Cf. Oraison de la fête du Cœur immaculé de Marie, le 22 août.




Dernière édition par Etoile Bleue le Sam 11 Juil - 9:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Mar 7 Juil - 13:21




Akita et Notre Dame de tous les peuples




Il y a, dans ce fébrile Japon, un très pauvre couvent où vivent, le plus chrétiennement qu’elles le peuvent, cinq religieuses d’un Institut séculier. Elles disposent d’une chapelle avec la présence constante du Très Saint Sacrement. Près du tabernacle, une statue représentant la Sainte Vierge, debout sur un globe et adossée à la Croix, réplique de la Vierge apparue à Amsterdam (apparition reconnue depuis lors) : Notre Dame de Tous les Peuples.

Sr Agnès Sasagawa Katsuko

Agnès Sasagawa Katsuko, née en 1931 avait été opérée d’une appendicite, mais lors de l’anesthésie, une injection abusive provoqua la paralysie, Agnès a 19 ans. Son père, homme de grande noblesse, ne voulut pas attaquer le corps médical. Il disait (m’a confié Agnès) : « Le médecin s’est trompé sans malice en essayant de soigner ma fille, je n’exercerai aucune vengeance ».

Une infirmière catholique lui fait connaître alors le Christ. La conversion d’Agnès s’accomplit dans la paix, en dialogue avec un moine bouddhiste, respectueux de sa conscience.
En 1956, son état empire : elle est dans le coma. Les sœurs de Nagasaki envoient de l’eau de Lourdes à la clinique de Myôkô. A peine l’eau est-elle entrée dans la bouche d’Agnès qu’elle reprend connaissance : ses membres figés retrouvent leur mobilité. Alors âgée de vingt-cinq ans, elle travaille de tout son cœur comme catéchiste à l’église de Myôkô-Kogen.
Mais, devenue sourde, elle met fin à ses tâches de catéchiste, puis entre chez les Servantes de l’Eucharistie à Yuzawada – sœurs contemplatives dont la communauté avait été fondée par Mgr Jean Shojiro Itô, évêque de Niigata.

Le sang et les larmes sur la statue, les messages

Le jeudi soir 5 juillet 1956, elle commence à prier et soudain, elle ressent dans le creux de sa main gauche une blessure de deux centimètres de large sur trois centimètres de long, en forme de croix : en apparence, c’est une égratignure, mais la sensation d’une piqûre profonde, comme d’une aiguille, l’empêche de dormir. A trois heures du matin, soudain, elle entend une voix (son ange gardien) :


Citation :
« Ne crains pas ! Ne prie pas seulement à cause de tes péchés, mais en réparation de ceux de tous les hommes. Le monde actuel blesse le Très Saint Cœur de Notre-Seigneur par ses ingratitudes et ses injures. La blessure de Marie est beaucoup plus profonde que la tienne. Maintenant, allons ensemble à la chapelle. »

Agnès continue sa prière devant la statue : une réplique de la Vierge apparue à Amsterdam (apparition reconnue depuis lors), Notre Dame de Tous les Peuples.

La voix se tait, l’ange disparaît. La contemplation a été longue ; l’horloge indique cinq heures du matin (premier vendredi du mois). Les sœurs arrivent à la chapelle. Agnès n’ose aller regarder de plus près les mains de la statue, elle demande à une de ses compagnes, sœur K., de regarder. La sœur regarde et se prosterne très émue. Agnès la rejoint : elle perçoit sur les mains de la Vierge une blessure analogue à la sienne, le sang suinte également.

Le samedi 13 octobre 1973, après laudes, oraison et chapelet, elle reçoit un nouveau message


Citation :
« Un feu tombera du ciel et anéantira une grande partie de l’humanité [...]. Les armes qui vous resteront seront le rosaire et le signe [de la croix] que le Fils a laissé. »

Les messages ont été accompagnés parfois de la vision d'une grande lumière, parfois d'un parfum ineffable...

Le 4 janvier 1975, premier samedi du mois, à la fin d’une retraite, Mgr Shojiro Itô est attendu par une vingtaine de sœurs. Vers neuf heures du matin, la sœur sacristine s’étonne : le socle de la statue est mouillé. Elle a versé encore ensuite des larmes, en tout : 101 fois. Le jour et l’heure ont été notés chaque fois par l’aumônier Tasuya, et par les témoins qui se trouvaient là occasionnellement : au total 2 000 témoins.


La reconnaissance par l'évêque du lieu

Mgr Shojiro Itô obtient finalement du cardinal Ratzinger l’autorisation de proclamer l’authenticité avant de donner sa démission pour limite d’âge. Il conclut le 22 avril 1984 (en la fête de Pâques) :

Citation :
« Ces faits établis après onze ans d’études sont indéniables [...]. En conséquence, j’autorise la vénération de Notre-Dame d’Akita. »

Sœur Agnès, la voyante, guérie de sa surdité en deux étapes (13 octobre 1974 et 30 mai 1982), est paralysée depuis le mois d’août 1981, dans une paix profonde.

*********************************************************************************************************************

Extraits de René LAURENTIN, « Akita », dans : René LAURENTIN et Patrick SBALCHIERO, Dictionnaire encyclopédique des apparitions de la Vierge. Inventaire des origines à nos jours. Méthodologie, prosopopée, approche interdisciplinaire, Fayard, Paris 2007.

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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Sam 11 Juil - 12:42




L’éblouissant visage de Notre-Dame d’Itati en Argentine




En 1615, deux missionnaires espagnols (Frère Alonso de Buenaventura et Louis de Bolanos) arrivèrent à Itatí, petit village sur la rive du grand fleuve Parana où ils fondèrent une mission ; ils avaient avec eux, semble-t-il, une statue de la Sainte Vierge pour laquelle ils construisirent un petit oratoire avec les galets du fleuve. 

Mais, à quelques temps de là, l'oratoire fut saccagé par les Indiens et l'effigie de Marie disparut. Deux jours plus tard, deux enfants indiens Guaranis - rapporte la tradition - aperçurent la statue de Marie, beaucoup plus belle qu'avant, environnée d'une lumière rayonnante et posée sur une pierre de la rive en un endroit désert, alors qu'ils descendaient le fleuve en pirogue. Ils prévinrent la mission ; tout le village vint en procession recueillir la Vierge miraculeusement retrouvée. 

On construisit un véritable sanctuaire à Notre Dame d'Itati et bientôt un prodige, répété plusieurs fois, entoura l'éffigie de Notre Dame : les transformations de son visage. La première transformation se réalisa le Samedi saint 1624. Le père Gamarra qui offiçiait ce jour-là en témoigne : le visage de la Vierge devînt d'une splendeur jamais vue jusqu’à ce jour, tandis que le prêtre entonnait l'antienne du "Regina Coeli". Le père appela alors les Indiens du village et tous eurent le même éblouissement : cela dura jusqu'au jeudi après Pâques, puis le visage reprit son état normal. Il y eut au moins 60 autres témoignages de ces transformations éblouissantes du visage de la Vierge d'Itati, attestés par des témoins et consignés dans les Annales du Sanctuaire. 

La Vierge d'Itati fut couronnée le 16 juillet 1900, par faveur obtenue du pape Léon XIII. Et en 1910, Notre Dame d'Itati devînt la sainte Patronne du nouveau diocèse créé, le diocèse toujours actuel de Corrientes. Aujourd'hui un magnifique sanctuaire s'élève à Itati, dans cette région pauvre où affluent les pèlerins venus souvent à pied, de loin, pauvres eux-mêmes mais filialement et simplement attachés à la Maman du ciel. La fête de Notre Dame d'Itati est célébrée le 9 juillet. 



]



La Basilique de Notre Dame de Itatí :




Itatí est une ville de la province de Corrientes, au bord du Parana. C’est dans cette petite ville que fut construite à partir de 1938 la Basilique de Notre Dame de Itatí pour rendre hommage à la Vierge de Itatí.

Longue de 81 mètres pour 63 mètres de large, le dôme de la basilique est surplombé par une Vierge en cuivre qui domine la ville depuis une hauteur de 88 mètres.

Si la basilique actuelle peut accueillir 9000 fidèles, l’ancienne chapelle qui servait de sanctuaire a été conservé et abrite aujourd’hui un musée d’art religieux.

C’est derrière le grand autel de la basilique que l’on découvrira Notre Dame d’Itatí logée dans un petit oratoire décoré d’une fresque qui représente des indigènes vénérant la Vierge au bord du Parana.

Le culte à la Vierge de Itatí remonte à l’époque des Jésuites quand, selon la légende, le missionnaire Jésuite Luis de Bolaños et les indigènes qu’il avait converti furent sauvés d’une attaque grâce à l’intervention de la Vierge. Après leur passage une brèche se forma sur le Yaguarí, mettant la Mission de Itatí à l’abri des assaillants qui décidèrent de se retirer.

L’image de la Vierge de Itatí fut couronnée le 16 juillet 1900 par la volonté du Pape Léon XIII. Elle reçut le nom de Reine du Parana et Reine de l’Amour, et le 23 avril 1918 elle fut proclamée Sainte Patronne de Corrientes.

C’est le 9 juillet, jour célébrant l’indépendance de l’Argentine en 1816, que se déroule le plus grand pèlerinage au sanctuaire de Notre Dame de Itatí.




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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Mer 15 Juil - 13:45




Les sœurs du Rosaire (Patriarcat latin de Jérusalem)



Au Proche Orient, la congrégation des sœurs du Rosaire est le bras droit du Patriarcat latin dans ses écoles, paroisses et institutions. La fondatrice a été béatifiée en 2009, (son nom de baptême est Sultaneh, son nom de religieuse est Marie Alphonsine).

Une vocation mise à l'épreuve.

Sultaneh est née au sein d'une famille pieuse et laborieuse de Jérusalem, une famille où l'on travaillait et priait ensemble. Dès sa prime jeunesse, Sultaneh a senti que Dieu l'appelait à se dépasser et à embrasser la vie religieuse. A peine a-t-elle eu le désir ce cette vocation qu'elle s'en est ouverte à ses parents ; mais ceux-ci ont refusé. La jeune fille a beaucoup souffert, surtout de son père qui avait opposé un veto absolu à son entrée dans la vie religieuse. En effet, ce dernier ne voulait pas que sa fille bien-aimée l'abandonne et parte étudier en Occident - l'unique façon à ce moment-là de devenir religieuse. Mais par son amour, sa foi et sa patience, Sultaneh finit par obtenir l'approbation de son père et entra dans la congrégation des Sœurs de Saint Joseph de l'Apparition.


Une fondation qui est le bras droit du patriarcat latin.

Le Seigneur est admirable en ses saints. Ils obtiennent grâce à ses yeux à la mesure de leur attente et de leur amour. Pendant qu'elle était sœur de Saint Joseph, Marie-Alphonsine fut gratifiée de visions répétées de Notre-Dame, lui demandant de fonder pour les filles de son pays une congrégation qui prendrait le nom de "sœurs du Rosaire".
Elle lui indiqua même son directeur spirituel, le Père Joseph Tannous, alors Chancelier du Patriarcat latin. [...] Depuis la rencontre spirituelle entre le Père Joseph Tannous et Mère Marie-Alphonsine, la Congrégation du Rosaire est et sera toujours le bras droit du Patriarcat latin dans ses écoles, paroisses et institutions.

Mère Marie-Alphonsine a pratiqué l'héroïcité des vertus.

Ces vertus, elle les a d'abord héritées de ses parents.

En effet, c'est d'abord la famille qui sème les vertus humaines et chrétiennes dans le cœur des enfants.

Les membres de la famille Ghattas se réunissaient chaque soir autour de la statue de la Vierge et priaient le rosaire.

Après quoi, ils écoutaient une méditation de leur père sur la vie du Christ ou de la Vierge.
A cette source limpide, Marie-Alphonsine s'est abreuvée. Elle en a retiré une piété profonde, une grande foi dans la Providence et une confiance entière et filiale dans la Vierge. Mais elle s'est surtout distinguée par deux vertus spéciales : l'amour du silence et de la vie cachée d'une part, l'amour de la croix et du sacrifice d'autre part.

L'amour du silence et de la vie cachée.

Le silence est le contraire de la parole. La vie cachée offre le terreau favorable à la germination et à la croissance des vertus. Le Seigneur n'a-t-il pas dit dans l'Evangile : "Que ton aumône se fasse dans le secret", et "Que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite"?

En effet, malgré toutes les grâces reçues, malgré toutes les visions dont elle a été gratifiée, malgré toutes les instructions qu'elle a reçues de la Vierge pour la fondation de la congrégation, la Bienheureuse est restée silencieuse. Elle n'a informé personne, ni les sœurs de Saint Joseph, ni plus tard les sœurs du Rosaire; seuls son directeur spirituel et le Patriarche, sur la recommandation de la Vierge, ont été avertis. Personne d'autre n'a entendu parler de ses colloques avec la Mère de Dieu. Elle a gardé son secret au profond de son cœur.

Sa vie est une parfaite illustration du fameux proverbe : "La parole est d'argent, mais le silence est d'or."

Chez Marie-Alphonsine, le silence était l'expression de sa sainteté profonde et de son étonnante humilité.

L'amour de la croix et du sacrifice.

Une vie consacrée sans croix ni souffrance est une utopie. Mère Marie-Alphonsine a non seulement accepté mais aimé la croix et la souffrance. Elle a écrit dans son journal :


Citation :
"J'étais assoiffée de supporter les épreuves. Je trouvais délicieux tout ce qui était amer et pénible. La solitude était le paradis de mon cœur et l'obéissance était le ciel de mon esprit. Je trouvais les ordres des Supérieures faciles à suivre."

Elle se mit à pratiquer l'ascèse et le renoncement. Elle passait de longues heures au Calvaire, apprenant de son Maître comment aimer le sacrifice et participer à sa passion.

Citation :
"J'étais convaincue que la souffrance et même la mort par amour pour le bon Dieu étaient la meilleur preuve de l'amour. Jésus a dit : - Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu'on aime."

Pendant la période du noviciat dans la Congrégation du Rosaire, Mère Marie-Alphonsine a bu le calice de la souffrance dans le silence et la vie cachée ; elle a vraiment été la victime du Rosaire. Pour réussir en effet, tous les projets divins ont besoin de la croix et du sacrifice.

Elle ouvrit une fois son cœur à son directeur, lui exprimant combien elle avait souffert de personnes en qui elle aurait dû trouver un appui. Heureusement que le Seigneur lui-même l'appuyait et la soutenait. "Si Dieu est avec nous, qui sera contre nous ?"


Extraits de l'homélie de S.B. le Patriarche Fouad Twal
Messe de béatification de Mère Marie-Alphonsine
Nazareth, 22 novembre 2009




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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Lun 20 Juil - 14:43




Fête de la Sainte Famille du Pays de Verneuil au Canada




La fête de la Sainte Famille, une idée normande !

François de Laval, né à Montigny-sur-Avre, archidiacre d’évreux, devenu vicaire apostolique de la Nouvelle France sur ordre du Roi Louis XIV, nourrissant une grande dévotion à la Sainte Famille s’en est fait le promoteur dans toute l’Amérique du Nord.

Fondant la Société des prêtres du Séminaire de Québec le 26 mars 1663 sous le nom de “ Séminaire des Missions-Étrangères ”, il l’établit à Québec sous le patronage de la Sainte Famille.

Le 15 septembre 1664, Mgr de Laval érigea la première paroisse de Québec, et de toute l’Amérique du Nord, sous le titre de l’Immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie, à laquelle il associait le Séminaire.

François de Laval fonda également le 14 mars 1665 la première Confrérie de la Sainte Famille et des Saints-Anges, ne dissociant jamais les deux dévotions. Toujours vivante de nos jours, cette confrérie se propose d’honorer la Sainte Famille en la prenant comme modèle et comme exemple pour sa propre famille.

Pendant la période de la Contre-Réforme, l’épiscopat français se livra à un effort soutenu pour améliorer l’instruction religieuse, l’inciter à une fréquentation régulière des sacrements, lui inculquer une dévotion centrée sur Dieu et le Christ, et resserrer l’encadrement paroissial autour des fidèles. Les confréries constituaient le moyen idéal pour atteindre ces objectifs. Les évêques en créèrent plusieurs destinées à développer la foi aux grands mystères de la religion.

Ces associations assignaient à leurs membres des obligations spirituelles (réception des sacrements, participation aux offices et processions, prières privées, entretien d’une chapelle), morales et sociales (secourir les pauvres et les malades, prier pour les confrères défunts).

à l’occasion d’un de ses voyages en France en 1684, Mgr de Laval apporte une requête au pape Innocent XI : l’autorisation d’instituer une fête solennelle en l’honneur de la Sainte Famille, à célébrer tous les ans dans son diocèse. Ce qu’il réalisa ensuite, avec la composition d’une messe en son honneur.

Pour lui, fêter la Sainte Famille, était un jour béni pour la restauration de l’esprit véritable de la vie familiale.

Peu à peu, la célébration liturgique de la fête s’étendit à tout le monde catholique et, jusqu’à la réforme du bréviaire au Concile Vatican I, l’office de la Sainte Famille mentionnait son origine du diocèse de Québec ! François de Laval contribua à écrire une page de l’histoire de l’Église universelle puisque dans un Bref du 14 juin 1892 Léon XIII inscrit la fête de la Sainte Famille au calendrier liturgique. Il y rappelle l’importance de ce culte dès le XVIIe s. et l’apport considérable venant du Canada. Ce culte s’est implanté en Amérique et devint très florissant, grâce principalement à l’activité de François de Laval mais aussi de sainte Marguerite Bourgeoys qui l’avaient puisé dans les écrits d’Henri-Marie Boudon. En 1921, le pape Benoît XV rend la fête obligatoire à travers le monde.

La Fête de la Sainte Famille, patronne du Séminaire de Québec, est toujours une très grande fête à Québec. Chaque année, elle est célébrée à la Cathédrale, où se trouve le tombeau du, depuis le 3 avril dernier, saint François de Laval. Mais cette année cette fête de la Sainte Famille fut un évènement majeur pour l’Eglise Québécoise. En effet, le 8 décembre 2013 s’ouvrait à la cathédrale de Québec le jubilé du 350ème anniversaire de la fondation de la première paroisse catholique, la première cathédrale construite en Amérique du Nord, la paroisse mère de toutes les paroisses au nord des colonies espagnoles du Mexique. Pour cette occasion, l’archevêque Mgr Gérald Cyprien Lacroix a officiellement inauguré dans sa cathédrale la 7ème Porte Sainte au monde et la première à l’extérieur de l’Europe. Elle resta ouverte jusqu’à la fin du jubilé, le 28 décembre 2014, fête de la Sainte-Famille !

Le 14 septembre dernier Sa Sainteté le Pape François Ier avait chargé l’archevêque de La Havane, le son Eminence Jose Francisco, Cardinal Robles Ortega, de le représenter en qualité d’envoyé spécial à la célébration conclusive du 350e anniversaires de la fondation de la paroisse Notre-Dame de Québec au Canada.

L’église primatiale Notre-Dame de Québec, qui a désormais une Porte Sainte. Elle était la première église à être élevée au rang de basilique mineure par le pape Pie IX en 1874.

Rappelons que l’évangélisateur du Canada, chanoine de la cathédrale d’Evreux avant d’en devenir le Grand Archidiacre, fut le prédécesseur et grand ami de l’abbé Henri Marie Boudon (son successeur à Evreux à sa demande) à qui il demanda ses ouvrages pour évangéliser et catéchiser la Nouvelle France.





Consécration à la Sainte Famille, Québec, approuvée par le pape Léon XIII

ô Jésus, notre aimable rédempteur, qui étant envoyé du ciel pour éclairer le monde par votre doctrine et vos exemples, avez passé la plus grande partie de votre vie mortelle dans l’humble demeure de Nazareth, soumis à Marie et à Joseph, et avez consacré cette Famille qui devait servir d’exemple à toutes les familles chrétiennes, daignez accepter avec bonté notre demeure qui se dévoue tout entière à vous. Protégez-la, gardez-la, affermissez-y votre sainte crainte, avec la paix et la concorde de la charité chrétienne, afin qu’elle devienne semblable au modèle divin de votre Famille, et que tous les membres, sans exception, participent à son bonheur éternel.

ô Marie, mère très aimante de Notre Seigneur Jésus-Christ et aussi notre mère, faites, par votre affection et votre clémence, que Jésus accepte cette consécration que nous lui faisons, et qu’il nous prodigue ses bienfaits et ses bénédictions.

ô Joseph, très saint gardien de Jésus et de Marie, secourez-nous par vos prières dans toutes les nécessités de notre âme et de notre corps, afin qu’avec vous et avec la Bienheureuse Vierge Marie, nous puissions louer éternellement Jésus-Christ, notre divin rédempteur. Amen



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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Sam 1 Aoû - 17:13



Anne et Joachim, les parents et la conception de Marie




 


A qui peut-on comparer ce couple dont les saintes prières ont été si extraordinairement exaucées qu'ils ont engendré la mère du Fils de Dieu !

Les Ecritures ne parlent pas directement des parents de la Vierge Marie.

Nous savons simplement que Marie est à la fois fiancée à un homme de la tribu de David (Joseph) et parente d'Elisabeth, épouse d'un grand prêtre (Zacharie).

Ses parents étaient donc liés à la tribu de David et à la tribu de Lévi.

La tradition chrétienne a transmis le nom des parents de Marie : Joachim et Anne et nous transmet aussi le lieu de leur maison, à Jérusalem, près du temple. C'est une tradition très ancienne qui remonte au récit apocryphe de Jacques.

Les méditations chrétiennes sur les parents de la Vierge Marie sont d'une très grande profondeur dans un équilibre théologique précieux pour la vie spirituelle :

l y a une continuité et une nouveauté : Marie est bien la descendante naturelle de ses parents et en même temps il y a en Marie une nouveauté qui ne peut pas venir uniquement de la nature.

Attention,

Si on est exclusivement dans la continuité sans voir aussi la nouveauté, on risque de mener une vie toute humaine, sans dimension charismatique, sans les fruits de l'Esprit Saint (amour, paix, douceur etc... ) qui viennent d'en haut.

A l'inverse, il ne faut pas oublier cette continuité, tout ce qui a précédé Marie a une signification : Dieu n'est pas reparti de zéro. Pour notre vie spirituelle, cela signifie que nous devons pas vivre de la transcendance en perdant le sens de notre responsabilité. Il n'y a pas une 'mariologie des privilèges' où Marie ne serait plus imitable (Ste Thérèse de Lisieux avait réagit contre de tels excès).

La continuité :

Marie est située dans le peuple, dans l'Eglise, et on souligne le mérite et la croissance de l'humanité qui se prépare à l'Incarnation.

- Marie est en lutte contre le mal. On lira en ce sens les homélies de N. Cabasilas, byzantin ; la lecture mariale de Genèse 3, 15 faite dans Ineffabilis Deus (dogme romain de l'Immaculée conception).

- Parce que Ste Anne et S. Joachim ont accompli parfaitement la loi, leur fruit a été Marie (N. Cabasilas, byzantin).

- Lorsque l'on parle d'une conception naturelle par Anne et Joachim (Justin Popovitch, orthodoxe, et presque toute la tradition chrétienne).

La nouveauté :

Dans cette ligne, Marie est située dans le mystère du Christ, car la nouveauté de Marie vient de la nouveauté du Christ, Verbe incarné.

- La nouveauté s'est parfois exprimée en suggérant une conception virginale de Marie par ses parents (opinion rarissime : certaines versions de l'apocryphe de Jacques).

- En Orient, la nouveauté s'exprime en disant par exemple que "la nature ne peut rien apporter à la génération de la Toute Pure" ou que Marie est "créée à la manière du premier humain" (N. Cabasilas, byzantin).

- Dans l'Eglise catholique romaine, le dogme de l'Immaculée conception exprime cette nouveauté.

Cette dimension souligne la soif du salut, l'importance de la prière, la grâce de Dieu, le don de Dieu.

Conclusion

L'intérêt pour les parents de Marie dépasse largement le folklore ou l'imaginaire, il touche au sens de la vie.

Marie est la descendante naturelle de ses parents (l'effort des générations passées a été utile) et en même temps il y a en Marie une nouveauté qui ne peut pas venir uniquement de la nature (Marie est l'exaucement d'une prière).

En lisant avec attention les traditions, nous constatons que l'Eglise d'Orient comme l'Eglise d'Occident ont toujours cherché à exprimer les deux dimensions de l'amour divin. Dieu est amour ; il nous aime en nous responsabilisant ; il nous donne pour que nous puissions mériter les dons qu'il veut encore nous faire..



Breynaert (Françoise Breynaert)





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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Mar 11 Aoû - 18:16




Jeté dans le bûcher, il en ressort sans brûlures et plein de vie




Angelus : l’historique

Un peu d’histoire :

L’Angélus fut d’abord une prière du soir. Saint Bonaventure, principal propagateur avait bien soin de faire tinter la cloche pour appeler ses religieux et les habitants d’alentour à réciter, après complies, « trois Ave au son de la cloche », précurseurs de ce qui allait devenir la prière de l’Angélus. D’emblée la prière fut donc associée au carillon de la cloche. Il paraît même qu’au couvent des Frères mineurs d’Arrezo, elle était précédée de l’antienne Angelus locutus est Mariae (L’Ange s’adressa à Marie).

L’Angélus, proprement dit, naît au 11ème siècle. Le Pape Urbain II en 1090, lorsqu’il met en marche la première croisade, ordonne que toute la Chrétienté, au triple son de la cloche, matin et soir, récite trois fois la Salutation Angélique pour soutenir la marche des Croisés … Ce pieux Pape était persuadé (à juste titre !) que si l’ensemble des Chrétiens priaient pour la même intention, ils seraient Providentiellement exaucés et les évêques répercutèrent alors dans toute la Chrétienté, par des ordonnances et même des conciles locaux, cette volonté du Pape. L’engouement des fidèles fut partout unanime ! (Alors pourquoi pas nous !?) L’Angélus était né ! Bien avant le chapelet donc et dans un but précis …

Au 13ème siècle le Pape Grégoire IX a aussi relancé l’Angélus contre les atteintes à l’Autorité de l’Eglise incarnées par l’empereur Frédéric II. Comme la ville de Saintes (17) se distinguait par son zèle à la récitation de l’Angélus, le Pape Jean XXII l’en félicita par un Bref, peu de temps avant de produire le document capital sur le sujet. Sa bulle, datée du 13 octobre 1318, universalise la récitation de l’Angélus et l’assortit d’indulgences. Car le Pape avait été très frappé, tout juste avant, par un miracle spectaculaire dû à l’Angélus, survenu à Avignon. Je laisse la parole à Monseigneur Gaume pour vous le raconter :

- « La justice de cette ville (pas l’Eglise !) venait de condamner deux criminels à être brûlés vifs. L’exécution avait lieu la veille de la fête de l’Annonciation de la Bienheureuse Vierge Marie. Le bûcher était déjà allumé. Pendant qu’il en approchait, un des coupables ne cessait d’implorer la Très Sainte Vierge, lui rappelant instamment les hommages (l’Angélus 3 fois par jour) qu’il lui avait rendus quotidiennement. Les bourreaux le jettent dans le feu, mais, ô miracle ! il en sort comme les hébreux de la fournaise de Babylone : sain et sauf et ses habits intacts ! Alors qu’en un instant son compagnon, est dévoré par les flammes !! Saisi de nouveau, le miraculé est rejeté dans le bûcher ! Mais il en ressort à nouveau sans brûlures et plein de vie, comme la première fois ! Sa grâce lui fût accordée et on le conduisit en triomphe à l’église de la Sainte Vierge, pour rendre grâce à sa libératrice. ».

La ville d’Avignon a dressé un procès verbal authentique de l’évènement ... Voilà la force de l’Angélus !

Et l’Angélus de midi ? De pieux auteurs, en attribuent la paternité au roi Louis XI qui ordonna, en 1472, prescrit à tout son royaume l’extension de l’Angélus à midi, et demande qu’à cette heure-là l’intention de prières soit la paix. Aussi appelle-t-on l’Angélus de midi : " l’Ave Maria de la paix ". Cette pratique de l’Angélus de midi fut indulgenciée en 1475 par le Pape Sixte IV qui fut un grand Pape Marial : il favorisa tout particulièrement le culte liturgique de l’Immaculée Conception.

Cependant en 1455 le Pape Calixte III avait déjà prescrit la sonnerie de midi et l’on va comprendre pourquoi. Il semble que Louis XI n’ait fait qu’appliquer à la France, et en édulcorant leurs visées, les sages décisions du Pape, sensiblement plus précises : le terrible Mahomet II venait de prendre Constantinople (1453) et avait juré, en faisant manger de l’avoine à son cheval sur le maître-autel de Sainte Sophie, qu’il en ferait rapidement de même sur l’autel majeur de Saint-Pierre ! Sa formidable armée de 300 000 hommes, ses canons de 12 mètres et sa cruauté légendaire faisait de ses propos plus qu’une vantardise de vainqueur grisé. D’autant qu’il commençait de s’installer tranquillement, sans coup férir, sur les comptoirs de l’Italie et que les princes Chrétiens, impuissants et complices, lui ouvraient leurs portes et lui graissaient la patte. Eternel recommencement de l’histoire… C’est bien contre ce fléau, qui aurait dû anéantir la Chrétienté d’Occident comme il avait vaincu celle d’Orient que Calixte III eut l’inspiration de créer le troisième Angélus. Malgré les vociférations du Pape, qui ne se contentait pas de faire prier mais hurlait vers les princes Chrétiens, personne ne bougea ! Pas même la France de Louis XI (1461-1483) qui possédait la seule armée capable de s’opposer. Les pieuses dispositions de ce grand roi sont bien tardives et … seulement pieuses. Brusquement, en 1481, Mahomet II s’effondre, frappé d’un mal inconnu, à l’âge de 49 ans. Ouf ! C’est bien Calixte III et son Angélus de midi qui l’ont stoppé.

Alexandre VI relance l’Angélus aux mêmes intentions que Calixte III. Léon X le réactive, surtout celui de midi et en Allemagne, contre la déchirure luthérienne de la Chrétienté : il avait connu une telle efficacité. Pendant les guerres de religion, ce sont les Chartreux qui imposent à toutes leurs maisons sa récitation, contre les exactions huguenotes. C’est le Pape Saint-Pie V qui publie l’Angélus complet, tel qu’il se récite depuis, dans l’édition officielle du Petit Office de la Sainte Vierge.

Par la suite, nombreux sont les Papes qui relanceront la récitation de l’Angélus et l’assortiront d’indulgences nouvelles : Le Pape Jean XXII, originaire de Cahors, approuve, par acte du 13 octobre 1318, la pratique de l’Angélus du soir, observée dans le diocèse de Saintes, et indulgencie les fidèles qui, entendant la cloche, réciteront à genoux trois Ave Maria ; le Pape Léon XII, lui, accorde l’indulgence plénière à la récitation continue pendant un mois. Les Papes, jusqu’aux plus récents conservent l’habitude de leurs devanciers de le réciter Place Saint-Pierre avec les nombreux fidèles chaque fois présents.

On sait les merveilles de grâces obtenues par la récitation du chapelet mais on passe massivement à côté des grâces qu’il y a à réciter l’Angélus, c’est-à-dire 3 fois par jour. En effet la petite prière de l’Angélus doit être dite le matin à 7h, puis à midi et enfin le soir à 19h (on ne devrait pas l’oublier puisque presque toutes les cloches des églises sonnent à ces heures-là pour nous signaler qu’il faut prier l’Angélus !). Et vous avez vu combien, dans le passé, les Papes ont insisté pour demander aux fidèles de le réciter pieusement ! Les Saints aussi nous ont donné l’exemple (on dit que St Antoine de Padoue le recommandait vivement et le jeune St Dominique Savio le récitait depuis l’âge de 4 ans !) et la Très Sainte Vierge Marie au cours de ses Apparitions* a relayé de la part du Bon Dieu Sa demande que nous disions l’Angélus.

Pourtant, malgré la demande de Dieu, le témoignage de notre passé religieux, les documents officiels, l’insistance qu’ont mis nos Papes, au cours de longs siècles à promouvoir la récitation par tous les Catholiques, de cette puissante prière de l’Angélus elle est proprement oubliée par la plupart d’entre nous !

J’aime ce qu’a dit l’écrivain Jean Guitton : - "Les Angélus me plaisent aussi beaucoup. Dans les pays islamiques, le muezzin invite les fidèles à se rappeler du Très-Haut. C’est la même chose dans les campagnes françaises, depuis Saint Louis, trois fois par jour, les cloches sonnent pour appeler le paysan, l’ouvrier, l’intellectuel, à interrompre, pendant quelques minutes, ce qu’ils sont en train de faire, se posant ainsi au-delà des affaires, des choses mondaines, pour se rappeler de la grande Affaire de l’histoire : l’Incarnation, Dieu qui S’est fait homme."

N’oubliez pas l’Angélus est la prière de tous les Catholiques contre les périls qui menacent l’Eglise, les Chrétiens, la Chrétienté … Mais, et nous autres ? On se souvient que le succès de l’Angélus, d’après le Pape Urbain II son instigateur tient aussi à la masse de ceux qui le récitent car l’Evangile le dit bien : « Là où deux ou trois se rassemblent en Mon Nom… ». Que dire d’une masse de Catholiques qui se remettraient à réciter quotidiennement cette merveilleuse et courte prière trois fois le jour ? Les motifs en sont, hélas, toujours les mêmes et plus impérieux que jamais. Voyons cela :
Les 2 principaux candidats à l’élection présidentielle de 2012, pour la France, ont dans leurs programmes de terribles propositions au sujet de la sacrilège interruption volontaire de grossesse (IVG), et j’en passe !

Nous pouvons renverser cette folie politique et j’attends de la récitation de l’Angélus, que je propose de faire massivement, un miracle. La petite Jeanne d’Arc elle-même ne fut-elle pas le déclencheur miraculeux d’une rénovation politique et religieuse ? Je crois très fort à la puissance de la prière de masse, et je suis certaine que grâce à la reprise massive de l’Angélus que Dieu touche les âmes de tous nos frères et soeurs en humanité et changera ainsi le cours de la politique française manifestement manipulée par satan donc léthale pour le nom "Catholique".

L’aveuglement de nos intellectuels, la démission de nos politiques et, osons-le dire, la pusillanimité des clercs qui se contentent d’invoquer contre l’islamisation de la France, fille aînée de l’Eglise, la réciprocité que supposerait une liberté religieuse proprement hégélienne (quelle blague !) sont tels que nous devons croire en la puissance de la prière ! Revenons aux méthodes des Papes ! Recourons à cette humble mais ô combien puissante prière de nos ancêtres qui nous a valu des miracles dans le passé !! Je vous enjoins à vous mettre à la récitation de l’Angélus, tous les jours, trois fois (le matin, le midi et le soir), au son de la cloche si vous en entendez une près de chez vous sinon réglez une alarme sur vos téléphones portables.

Seul, en famille, en voiture ou à pieds qu’importe ! mais toujours dans la même intention des Papes. Il se trouve que beaucoup de nos clochers, sur demande des habitants, (qui pourtant ne savent même plus pourquoi), sonnent encore l’Angélus. C’est la meilleure manière de le réciter, avec l’Eglise, dans l’Eglise, pour l’Eglise. Et je vous dis que Dieu fera le reste, par la Vierge Marie .
Pour celles et ceux qui voudraient réciter parfaitement l’Angélus, il faut, dans l’idéal, le réciter à genoux.





Déroulement

L'angélus se sonne par trois séries de trois tintements suivis d'une "pleine-volée"..
On a coutume d'incliner légèrement la tête lorsque l'on dit « Et le Verbe s'est fait chair », en signe de révérence pour le mystère de l'Incarnation.


V/. L'Ange du Seigneur apporta l'annonce à Marie,
R/. Et elle conçu du Saint-Esprit.
Je vous salue Marie ...

V/. Voici la servante du Seigneur,
R/. qu'il me soit fait selon votre parole.
Je vous salue Marie ...

V/. Et le Verbe s'est fait chair,
R/. et il a habité parmi nous.
Je vous salue Marie ...

V/. Priez pour nous, sainte mère de Dieu,
R/. Afin que nous soyons rendu dignes des promesses de notre Seigneur Jésus-Christ.

PRIONS : Que ta grâce Seigneur notre Père se répande en nos cœurs : par le message de l'ange, tu nous as fait connaître l'incarnation de ton Fils bien-aimé, conduis-nous par sa passion et par sa croix jusqu'à la gloire de la résurrection. Par Jésus-Christ.


Le texte de l'angélus : un texte de grande valeur

Les versets de l'Angélus citent l'évangile de l'Annonciation selon saint Luc (Lc 1, 26-38) et le prologue de Jean (Jn 1, 14).

L'oraison prend son origine à la fin de l'époque patristique.


Vers l'an 660 la liturgie papale introduisit la fête de l'Annonciation et l'on priait après la communion avec ces mots :

« Répands ô Père ta grâce en nos âmes ;
toi qui à l'annonce de l'ange, nous as révélé l'incarnation de ton fils,
guide-nous par sa passion et par sa croix à la gloire de la résurrection.
Par Jésus le Christ notre Seigneur. »

(Sacramentaire Grégorien GrH 143)

C'est maintenant devenu chez les catholiques l'oraison du 4° dimanche de l'Avent et la prière finale de l'angélus, et c'est aussi l'oraison pour célébrer l'Annonciation chez les Eglises luthériennes de France...

Il y n'a pas de prière plus synthétique: l'Incarnation, la passion, la Résurrection.


Paul VI a encouragé la prière de l'Angélus.

« Nos propos sur l'Angélus veulent être seulement une simple mais vive exhortation à conserver l'habitude de le réciter, lorsque et là où c'est possible.

Cette prière n'a pas besoin d'être rénovée : sa structure simple, son caractère biblique, son origine historique qui la relie à la demande de sauvegarde dans la paix, son rythme quasi liturgique qui sanctifie divers moments de la journée, son ouverture au mystère pascal qui nous amène, tout en commémorant l'Incarnation du Fils de Dieu, à demander d'être conduits « par sa passion et par sa croix jusqu'à la gloire de la résurrection », font que, à des siècles de distance, elle conserve inaltérée sa valeur et intacte sa fraîcheur. »


(PAUL VI, Exhortation apostolique "Marialis cultus", sur Le culte de la Vierge Marie § 41).
N.B. Dans la note 109 de "marialis cultus", le pape Paul VI permet de remplacer l'oraison tirée du 4° dimanche de l'Avent par l'oraison tirée de la liturgie de l'Annonciation.


Cette oraison est :

"Seigneur, tu as voulu que ton Verbe prit chair dans le sein de la Vierge Marie ; puisque nous reconnaissons en lui notre Rédempteur, à la fois homme et Dieu, accorde-nous d'être participant de sa nature divine. Lui qui règne pour les siècles des siècles. Amen."
En temps pascal, l'angélus est remplacé par le Regina caeli.
Regina coeli, laetare, alleluia
Quia, quem meruisti portare, alleluia
Resurrexit, sicut dixit, alleluia
Ora pro nobis Deum, alleluia.
Reine du Ciel, réjouis-toi, alleluia
Celui que tu as mérité de porter, alleluia
Est ressuscité comme il l'a dit, alleluia
Prie Dieu pour nous, alleluia
Sois heureuse et réjouis-toi, Vierge Marie, alleluia
Car le Seigneur est vraiment ressuscité, alleluia

Prions

Dieu, qui as donné la joie au monde en ressuscitant Jésus, ton Fils, accorde-nous par sa mère, la Vierge Marie, de parvenir au bonheur de la vie éternelle. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.





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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Dim 23 Aoû - 16:03




Guérie par la Ceinture de Marie

La Ceinture de la Mère de Dieu, retrouvée on ne sait comment, dans l'Evêché de Zèla, dans l'Hélénopont, fut transférée à Constantinople sous Justinien (vers 530), et déposée dans l'église des Chalkoprateia, située près de Sainte Sophie. (…).

Vers 888, l'épouse de l'empereur Léon VI le Sage, Zoé, se trouvant gravement malade sous l'instigation d'un esprit malin, fut avertie au cours d'une révélation qu'elle obtiendrait sa guérison par l'imposition de la Ceinture de la Mère de Dieu. L'empereur fit aussitôt briser les scellés de la châsse qui contenait la Relique, et on y découvrit avec admiration la Sainte Ceinture, aussi neuve et éclatante que si elle avait été tissée la veille.

On trouva à côté un document indiquant exactement la date où elle avait été apportée à Constantinople, et comment l'empereur lui-même l'avait déposée dans la châsse qu'il avait scellée de ses propres mains. (…)Dès que le Patriarche eut déployé la Ceinture sur la tête de l'impératrice, celle-ci fut délivrée de sa maladie.

(…) la Sainte Relique fut ensuite offerte au Monastère de Vatopédi, où elle se trouve toujours, dégageant un suave parfum et accomplissant quantité de Miracles.




L’Assomption. Tombeau de Marie, Jérusalem © F. Breynaert


Les traditions relatives à la ceinture ou au maphorion de la Vierge remontent au VII° et VIII° siècle, l'âge d'or de la réflexion sur l'Assomption de Marie.
La trame du récit.

La Vierge en train de monter au ciel apparut à saint Thomas. Elle le salua et, à la demande de l'apôtre, laissa choir sa ceinture (ou son « maphorion », manteau) comme preuve de son Assomption.



Les premières sources.

Les premiers récits de cet épisode datent du VII° et VIII° siècle, et sont obscurs. Le fait est signalé pour la première fois dans un tropaire de Maxime le Confesseur (580-662) [1]. Il est mentionné dans le Transitus Mariae du Pseudo-Joseph d'Arimathie [2]. Il l'est également au chapitre 4 du Livre arabe du passage de la Bienheureuse Vierge Marie, ou Dormitio arabe dite des « Six Livres ». Un discours anonyme [3] évoque l'invention et la déposition de la ceinture de la Vierge.


Les sanctuaires et la liturgie de Constantinople.

Germain, patriarche de Constantinople (715 à 729), évoque les « langes de Jésus » et la ceinture de la Vierge dans son discours sur les reliques de l'église des Chalcopratia[4].

Euthyme de Constantinople, patriarche de 907 à 912, évoque la fête de la ceinture de Marie, déposée, indique-t-il, dans la châsse sous le règne d'Arcadius, empereur de 395 à 408, selon une inscription trouvée dans la châsse.

Autour de l'an mil, plusieurs textes font mention de la « ceinture » de Marie : le Synaxaire de Constantinople (Xe siècle), et le Ménologe de Basile II le Bulgaroctone, empereur de 963-1025 (PG, t. CXVII, col. 613), selon lequel la relique aurait été trouvée chez une femme pieuse de Jérusalem puis conservée dans l'église des Chalcopratia à Constantinople où l'on célébrait la fête de la « Déposition de la relique de la ceinture de Marie ».



L'Occident a repris cette tradition.

Depuis le XIII° siècle est conservée dans la cathédrale de Prato (Italie, Toscane) une « ceinture de la Vierge ». Jacques de Voragine (archevêque de Gênes † 1298) a repris les récits orientaux dans sa Légende dorée (sans distance critique).

[1] En géorgien, S. Mimouni, Dormition et Assomption de Marie. Histoire des traditions anciennes, Paris, Beauchesne, 1995, 624-628, p. 625
[2] Vatican lat. 4363, BHL 5348- 5350
[3] Publié par F. Combefils, Bibliothecae Patrum Novum Auctuarium, t. II, Paris, 1648, col. 789-804
[4] BHG 1086 et PG, t. XCVIII, col. 372-384


On pourra lire aussi :

G. Bianchini, Notizie istoriche della SS. Cintura di Maria Vergine, Prato, 1766, 30-34 ; T. Casini, La Sacra Cintura, Prato, 1954 ;
F. Piccardi, Il S. Cingolo Mariano in Prato fino alla Traslazione del 1395, Prato, 1895 et rééd., 1937.
L. Réau, Iconographie de l'art chrétien, t. II/2, Paris, 1957, 61-63.
Patrick Sbalchiero, article « Thomas (apôtre) », dans : René Laurentin et Patrick Sbalchiero, Dictionnaire encyclopédique des apparitions de la Vierge. Inventaire des origines à nos jours. Méthodologie, prosopopée, approche interdisciplinaire, Fayard, Paris 2007.



www.histoire-russie.fr


Source : 
http://www.mariedenazareth.com/qui-est-marie


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MessageSujet: Re: Une minute avec Marie   Lun 24 Aoû - 13:55




A travers les larmes de Marie, Dieu nous dit…


A travers les larmes de Marie, Dieu nous dit qu’Il participe aux « joies » et aux espoirs, aux tristesses et aux angoisses des hommes » (Gaudium et spes, 1).

Le langage des larmes est un langage universel, qui manifeste la compassion de Dieu. Et l’Eglise, qui reçoit de Marie ce message, est appelée à en devenir l’ambassadrice (…).

Les larmes de Marie nous guérissent de la cécité de la paresse, de l’impatience et de la tristesse. Ce sont des larmes de compassion, qui nous empêchent de passer notre chemin, indifférents quand nous voyons une personne en difficulté, et nous poussent à être proches de gens.

(…) La Vierge Marie est une bonne Mère; son cœur est vif, il bât, c’est un cœur de chair qui se réjouit avec celui qui est dans la joie et pleure avec celui qui est en larmes. C’est ainsi que doit être le cœur d’une communauté chrétienne, qui marche dans la vérité et dans la charité


Cardinal Tarcisio Bertone,
Secrétaire d’Etat, envoyé spécial du pape François pour l’anniversaire des 60 ans du phénomène des « Larmes de Marie », à Syracuse, le 1er septembre 2013. (Zenit.org, 3 sept) 










Notre Dame des Larmes de Syracuse


En 2013 le diocèse de Syracuse a fêté le 60ème anniversaire du prodige qui s'y est déroulé pendant quatres jours successifs.[/size]




C’est le sanctuaire le plus récent de la Sicile, mais aussi l’un des plus fréquenté, et on y vient du monde entier.


Origine :

Un bas relief de plâtre peint, représentant la Vierge Marie et son cœur immaculé couronné d'épines et enflammé (tout comme à Fatima), était dans une humble maison, à la tête du lit des époux Lannuso.

Du 29 août 1953 au 1° septembre 1953, le quadre à répandu des larmes, qui ont été analysées.
L’épiscopat de la Sicile a mené une enquête qui s’est montrée positive, il a reconnu l’origine surnaturelle du phénomène et a promu le culte.

Fut alors entreprise la construction d’un grand sanctuaire.
[/size]


Cf. Domenico MARCUZZI,
Santuari mariani d’Italia, edizioni Paoline, Roma 1982, p. 91



Un lien avec Fatima ? 

Entre le 30 octobre - 8 novembre 1950, dans les jours encadrant la définition solennelle du dogme de l'Assomption, le pape Pie XII voit se renouveler pour lui seul, dans les jardins du Vatican, le miracle du soleil du 13 octobre 1917.

En mai 1952, Notre-Dame apparaît de nouveau à sœur Lucie pour dire qu'elle attend toujours la consécration de la Russie.

Le 7 juillet 1952, le Pie XII, par la Lettre Apostolique "Sacro Vergente Anno", « consacre et voue d'une manière très spéciale tous les peuples de la Russie au Cœur Immaculé de Marie. » La Russie est nommée dans le texte, mais il n'y a eu aucune cérémonie publique et solennelle et les évêques du monde entier n'ont pas été appelés à s'y unir. Au cours de l'été, sœur Lucie écrit à propos de cette consécration : « Je suis peinée qu'elle n'ait pas été faite comme Notre-Dame l'avait demandé ».

Dans ce contexte, du 29 août au 1 septembre 1953 à Syracuse en Sicile, une statue de plâtre du Cœur Immaculé de Marie se met à pleurer et à opérer de nombreux miracles qui bouleversent le monde entier. Pie XII, apparemment, ne fait pas le lien avec Fatima.


Homélie de Jean Paul II lors de la dédicace du sanctuaire

Les larmes de Marie apparaissent dans les apparitions avec lesquelles Marie accompagne l'Église dans son chemin sur les routes du monde. Marie pleure à La Salette, à la moitié du siècle dernier, avant les apparitions de Lourdes, dans une période où le christianisme expérimente en France une hostilité croissante.

Elle pleure ici encore, à Syracuse, à la conclusion de la second guerre mondiale. Il est possible de comprendre ce larmes sur le fond de ces événements tragiques: l'hécatombe immense provoquée par le conflit; l'extermination des fils et des filles d'Israël; la menace pour l'Europe de l'Est, du communisme ouvertement athée.

Les larmes de Marie sont de l'ordre des signes: elles témoignent de la présence de la Mère dans l'Église et dans le monde. Une mère pleure quand elle voit ses fils menacés un mal, spirituel ou physique.

Il est juste de rappeler les larmes de Pierre [...] quand, dans la maison du grand-prêtre, au chant du coq Jésus regarda Pierre, celui-ci se rappela les paroles qu'il lui avait dites, alors, "Il sortit et pleura amèrement" (Lc 22, 61-62). Larmes de douleur, larmes de conversion. Et après la résurrection, il put dire au Christ: "Seigneur, tu sais tout; tu sais que je t'aime" (Jn 21, 17).


Saint Jean Paul II,
Extrait de l'homélie du 6 Novembre 1994,
pour la dédicace du sanctuaire de Notre Dame des larmes, Siracuse, Sicile.
http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/homilies/1994
Actualité :
Fête : 23 août.
Site officiel du sanctuaire : http://www.madonnadellelacrime.it

http://lavoieduciel.canalblog.com/archives/2013/05/20/27203522.html

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Une minute avec Marie
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