À Toi NOTRE PÈRE par les Saints Cœurs de JÉSUS, MARIE et JOSEPH..

Forum Catholique sous la protection de Saint Michel, faisant mémoire de Sylvie la fondatrice, Prières, Dévotions au Sacré Coeur, au Coeur Immaculé de Marie, au Coeur Chaste de Joseph et autres, Fidélité aux 3 Blancheurs et au Magistère de l'Eglise...
 
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 Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU

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Lumen
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MessageSujet: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Jeu 21 Jan 2016, 16:46

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Lectures du jour :
 Voir /  Textes du jour 


Homélie : 

nouveau Jésus recherche un endroit désert pour se retirer. Le voici qui part sur les bords du lac. Mais la solitude est un luxe que son succès grandissant ne lui autorise plus. Des foules se pressent et le suivent. La Bonne Nouvelle que Jésus proclame révèle peu à peu son caractère universel : on vient à lui de toutes les régions voisines, « de Judée, de Jérusalem, d'Idumée, de Transjordanie, et de la région de Tyr et de Sidon ».

Cependant ces manifestations de sympathie méritent d’être orientées. Si l’on se presse pour le rencontrer, ce n’est pas pour « écouter » Jésus mais parce qu’on « avait appris tout ce qu’il faisait », c'est-à-dire les guérisons et les miracles. L’engouement est indéniable, mais il est encore très intéressé. On se presse vers Jésus dans la mesure où il est utile. La relation que la foule tente d’établir avec lui est possessive, fusionnelle. Elle se précipite sur lui pour le toucher, pour se l’accaparer, pour le posséder. Une façon de s’approprier le pouvoir impressionnant qu’il détient.

Mais les signes que Jésus accomplit ne sont là que pour attester sa Parole. Ce qu’il a de plus grand et de meilleur n’est pas la capacité d’ôter les maux et de guérir les maladies. Le Seigneur nous invite à entrer dans une relation unique et ineffable, une relation nouvelle qui scelle notre réconciliation avec Dieu. Cette relation naît dans le berceau de la Parole donnée et reçue, dans un dialogue suscité par l’appel de Dieu. Il faut donc le percevoir dans son altérité, il faut préserver une distance entre le Seigneur et nous pour goûter pleinement la proximité à laquelle il nous invite.

Jésus prend donc ses distances. Pas pour éviter les foules, il se livrera pour elles. Mais pour permettre l’avènement de la Parole. L’enseignement de Jésus est ce dont les foules ont le plus besoin. Il le donnera depuis la barque. L’Église est le lieu d’où Jésus fait entendre la Bonne Nouvelle.

Mais avant qu’il ne prenne la parole, d’autres interfèrent : « Tu es le Fils de Dieu ». Les esprits mauvais se prosternent devant le maître de toutes choses. Ils révèlent brutalement une science qui peut égarer ses auditeurs. Jésus les réduit au silence. Il convient de préserver le temps de la liberté des hommes et de la pédagogie de Dieu.

Aujourd’hui, nous n’entendrons donc pas l’enseignement de Jésus. Il nous faudra nous contenter d’être les spectateurs impuissants de la voracité des foules et de la science des esprits mauvais. Il y a là un enseignement pour nous ; les foules ont faim de Dieu au point qu’elles semblent en perdre la raison, les démons ont peur de la Parole de Dieu au point qu’ils tentent de l’étouffer avec une imitation de révélation. Voilà qui nous renvoie à notre propre appétit de Dieu. Nous savons comment Jésus-Christ s’est offert, comment chaque jour il s’offre à nous. Un tel évangile est sans doute le lieu de visiter notre empressement pour le Christ, notre appétit pour sa grâce, notre étonnement pour la puissance de sa Parole.


Seigneur Jésus, ne permet pas que l’habitude et les difficultés de la vie aient peu à peu raison de notre passion pour toi. Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant, garde-nous près de toi dans la barque de ton Église, entraîne-nous au-delà des océans de nos certitudes sur les rivages où le Père nous attend.


Frère Dominique
Moines et Moniales de Saint Joseph | Saint-Joseph de Mont-Rouge | F-34480 Puimisson




Saint Irénée de Lyon (v. 130-v. 208), Evêque, Théologien et Martyr 
Démonstration de la prédication apostolique, 92 - 95 (trad. Bouchut. Lectionnaire, p. 297 rev. ; cf SC 62, p. 159)


« Beaucoup de gens...avaient appris tout ce qu'il faisait, et ils vinrent à lui »

  Chez le prophète Isaïe, le Verbe lui-même, la Parole de Dieu, dit qu'il devait se manifester parmi nous –- le Fils de Dieu, en effet, s'est fait fils d'homme –- et se laisser trouver par nous qui auparavant ne le connaissions pas : «   Je me suis manifesté à ceux qui ne me cherchaient  pas, j'ai été trouvé par ceux qui ne me questionnaient pas, j'ai dit : Me voici, à un peuple qui n'avait pas invoqué mon nom » (Is 65,1)... C'est aussi le sens de ce qu'a dit Jean Baptiste : « Dieu peut, de ces pierres, faire surgir des fils à Abraham » (Mt 3,9). En effet, après avoir été arrachés par la foi au culte des pierres, nos cœurs voient Dieu et deviennent fils d'Abraham qui a été justifié par la foi...

     Le Verbe de Dieu s'est incarné et a planté sa tente parmi nous comme dit Jean, son disciple (Jn 1,14). Grâce à lui, par la vocation nouvelle, le cœur des païens est changé. L'Église porte désormais beaucoup de fruits, en ceux qui sont sauvés ; et ce n'est plus un intercesseur comme Moïse, ni un messager comme Élie, mais le Seigneur lui-même qui nous sauve en donnant à l'Église plus d'enfants qu'à la synagogue des anciens, comme Isaïe l'avait prédit en disant : « Réjouis-toi, stérile qui n'as pas enfanté » (Is 54,1 ; Ga 4,27)... Dieu trouve son bonheur à donner son héritage aux nations insensées, à ceux qui n'appartenaient pas à la cité de Dieu et ne savaient pas qui était Dieu. Maintenant donc que, grâce à cet appel, la vie nous a été donnée et qu'en nous Dieu a mené à sa plénitude la foi d'Abraham, nous ne devons plus retourner en arrière, je veux dire à la première législation, car nous avons reçu le Maître de la Loi, le Fils de Dieu, et, par la foi en lui, nous apprenons à aimer Dieu de tout notre cœur et le prochain comme nous-mêmes.



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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Ven 22 Jan 2016, 18:11

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Lectures du jour :
 Voir /  Textes du jour 


Homélie : 

« Il appela ceux qu’il voulait. Ils vinrent auprès de lui ». Le Seigneur agit souverainement. Il choisit ceux qu’il veut avec lui, au-delà de toute pression sociale, de loi des quotas ou d’exigence de parité. Il appelle certains à être ses proches et leur première mission, avant l’évangélisation, est de faire communauté avec leur maître.

Cette proximité ne correspond pas en premier lieu avec le désir qu’ils avaient de s’approcher de Jésus. Depuis que nous avons commencé notre lecture de l’évangile de saint Marc, nous avons rencontré des figures qui se sont approchées de lui, lors d’épisodes parfois mouvementés. Ceux dont il est question aujourd’hui n’ont aucune initiative explicite. Ils répondent à un appel, ils reçoivent un nom nouveau et ils sont institués par Jésus lui-même comme ses compagnons.

Un détail est frappant dans la dynamique du récit. Saint Marc, qui raconte l’histoire, emploie le passé pour introduire Judas Iscariote : « celui-là même qui le livra ». Saint Marc semble sortir de la dynamique de son récit et nous rappelle que les événements ont déjà eu lieu et que nous en connaissons l’issue. Voilà qui coupe tout suspens sur l’issue de la relation ! Mais y a-t-il vraiment du suspens ? Les premiers destinataires de l’évangile connaissaient « l’histoire », et nous-mêmes nous ne l’entendons pas pour la première fois. Pour eux, le suspens narratif était peut-être dans le « comment », pour nous il n’existe plus du tout. Or cet évangile a été écrit pour nous, pour que nous le lisions et le relisions ; saint Marc a composé son texte en ayant pleinement conscience de s’adresser à nous.

Cette incise ne sort donc pas de la dynamique du récit. Elle n’est pas une interpellation à un lecteur futur. Le narrateur montre simplement qu’il en sait plus que les disciples qui sont appelés. Il montre qu’il en sait autant que le Seigneur qui appelle les apôtres à faire communauté avec lui. L’enseignement est profond et nourrit notre espérance : Jésus appelle des hommes faillibles, il choisit pour son entourage proche des pécheurs, des hommes capables de le livrer.

La chute n’est donc pas inéluctable. La trahison n’est donc jamais une fatalité. Si Jésus nous appelle (et nous sommes tous appelés, chacun à notre place), il nous donne les moyens de cet appel. Le secret de la réussite de notre compagnonnage avec Jésus est donc de garder les yeux fixés sur lui plutôt que sur nos limites ou celles de nos frères. C’est de lui que nous recevrons la charité pour vivre ensemble et la force de lui être fidèle, car il le seul fidèle et aimant.

Rendons grâce à notre Seigneur pour son regard d’espérance sur chacun de nous, son appel à la vie qui nous tire de nos morts, pour le don prévenant de sa grâce, pour le don de son Esprit qui nous garde en communion avec lui.



Frère Dominique
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La Lettre à Diognète (v. 200) 
§ 11 (trad. cf SC 33 bis, p. 79)


« Pour les envoyer prêcher »

  Je ne dis rien d'étrange, je ne recherche pas le paradoxe, mais, docile à l'enseignement des apôtres, je veux à mon tour enseigner les nations. Je veux transmettre exactement la tradition à ceux qui veulent, eux aussi, devenir les disciples de la Vérité. Qui...ne s'empresserait pas d'apprendre pleinement tout ce que le Verbe de Dieu a clairement enseigné a ses disciples ? Car en se manifestant, ce Verbe qui n'a pas été compris par ceux qui ne croyaient pas en lui, a manifesté la vérité à ses disciples ; s'exprimant ouvertement, il a tout dit à ses disciples. Il les a reconnus comme ses fidèles, et ils ont reçu de lui la connaissance des mystères du Père.

     C'est pour cela que le Verbe a été envoyé dans le monde. Et pour qu'il soit manifesté au monde entier..., il a été proclamé par les apôtres pour que les nations croient en lui. Lui qui était dès le commencement (1Jn 1,1), il s'est manifesté dans la nouveauté, et ses disciples ont reconnu en lui l'ancienneté. Il renaît toujours jeune dans le cœur des saints... Par lui l'Église est comblée de richesses ; la grâce s'épanouit, se multiplie dans les saints ; elle confère l'intelligence de la foi, dévoile les mystères du Père ; elle donne à comprendre les temps... Elle est offerte à ceux qui la recherchent en respectant les règles de la foi et en gardant fidèlement la tradition des Pères.

   Voici que la crainte de la Loi est chantée ; voici que la grâce des prophètes est reconnue, la foi des Évangiles affermie, la tradition des apôtres conservée ; la grâce de l'Église bondit d'allégresse. Cette grâce, ne la contristez pas ; alors vous connaîtrez les secrets que le Verbe de Dieu révèle par qui il veut, quand il lui plaît. Approchez-vous, écoutez, et vous saurez tout ce que Dieu confie à ceux qui l'aiment vraiment.



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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Sam 23 Jan 2016, 12:40

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Lectures du jour :
 Voir / Textes du jour


Homélie :

Après l’appel des apôtres sur la montagne, Jésus redescend avec eux dans la plaine où la mission l’attend. Il revient à Capharnaüm dans la maison de Pierre et d’André. La foule ne tarde pas à le rejoindre. Est-ce toujours pour voir un faiseur de miracles ? L’évangéliste n’en mentionne aucun. Il semble bien que ce soit plutôt pour écouter son enseignement. Elle se rassemble autour de lui et le presse tellement par le nombre qu’il en devient même impossible de manger un morceau de pain. Cela d’ailleurs ne paraît inquiéter personne. Jésus ne serait-il pas en train de révéler que son enseignement est la seule véritable nourriture ? La foule ne serait-elle pas en train de découvrir qu'elle « ne vit pas seulement de pain mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu » ?

Entrent alors en scène les proches de Jésus, les membres de sa famille, ceux qui, à l’inverse de cette foule anonyme, parce qu’ils ont partagé son intimité, sont sensés mieux le connaître. Ils apprennent ce qui se passe. Ils ne font donc pas partie de la foule et ne sont donc pas si proches de Jésus. Le connaissent-ils aussi bien qu’ils le pensent ?

« L’apprenant » donc, ils partent pour « se saisir de lui » affirmant « il a perdu la tête », littéralement « il a perdu le sens ». Ce Jésus qu’ils ont vu grandir, qu’ils ont connu travaillant humblement dans l’atelier de son père, ne voilà-t-il pas qu’il se met maintenant à enseigner et guérir les foules ! Et sa renommée s’étend à un tel point qu’on vient à lui en masse l’empêchant même de prendre sa nourriture, menaçant directement sa vie ! Il faut le libérer de cette foule et le ramener au bon sens !

Mais n’est-il pas curieux d’employer l’expression « se saisir » pour parler de la libération de quelqu’un ? On a plutôt l’impression qu’il s’agit d’un rapt. La famille de Jésus, croyant le ramener au bon sens, ne va-t-elle pas au contraire l’arrêter dans sa mission ? Sa volonté de le libérer n’est-elle pas au contraire le signe de sa volonté de le garder emprisonné dans les limites de la compréhension qu'elle a de sa personne ?

Peut-être que nous aussi, fréquentant Jésus depuis tant d’années, nous pensons bien le connaître ? Ce récit nous dit que l’on n'a jamais fait le tour d’une personne, a fortiori quand il s’agit de la personne du Christ. Marc l’a déjà souligné : on ne peut se saisir de Jésus. Il nous échappe toujours pour nous faire entrer davantage dans le mystère de sa personne.


« Seigneur, peut-être qu’un jour ton action nous surprendra. Ce jour-là, fais-nous la grâce de ne pas essayer de te ramener à ce que nous aurions pu comprendre de toi jusque là. Nous nous priverions du bénéfice de la libération de nos habitudes qui ne sont la plupart du temps que de fausses sécurités. Oui, Seigneur, nous voulons accepter de nous laisser déstabiliser un instant par toi pour réorienter notre marche dans le bon sens. »

Frère Elie
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Saint Thomas d'Aquin (1225-1274), Théologien dominicain, Docteur de l'Église Saint Thomas d'Aquin,  
Opuscule pour la fête du Corps du Christ (trad. bréviaire)


Jésus se donne entièrement : il se donne lui-même à manger

  Le Fils unique de Dieu, voulant nous faire participer à sa divinité, a pris notre nature afin de diviniser les hommes, lui qui s'est fait homme. En outre, ce qu'il a pris de nous, il nous l'a entièrement donné pour notre salut. En effet, sur l'autel de la croix il a offert son corps en sacrifice à Dieu le Père afin de nous réconcilier avec lui, et il a répandu son sang pour qu'il soit en même temps notre rançon et notre baptême : rachetés d'un esclavage lamentable, nous serions purifiés de tous nos péchés.

     Et pour que nous gardions toujours la mémoire d'un si grand bienfait, il a laissé aux fidèles son corps à manger et son sang à boire, sous les dehors du pain et du vin... Peut-il y avoir rien de plus précieux que ce banquet où l'on ne nous propose plus, comme dans l'ancienne Loi, de manger la chair des veaux et des boucs, mais le Christ qui est vraiment Dieu ? Y a-t-il rien de plus admirable que ce sacrement ?... Personne n'est capable d'exprimer les délices de ce sacrement, puisqu'on y goûte la douceur spirituelle à sa source ; et on y célèbre la mémoire de cet amour insurpassable que le Christ a montré dans sa Passion.

     Il voulait que l'immensité de cet amour se grave plus profondément dans le cœur des fidèles. C'est pourquoi à la dernière Cène, après avoir célébré la Pâque avec ses disciples, lorsqu'il allait passer de ce monde à son Père, il a institué ce sacrement comme le mémorial perpétuel de sa Passion, l'accomplissement des anciennes préfigurations, le plus grand de tous ses miracles ; et à ceux que son absence remplirait de tristesse, il a laissé ce sacrement comme réconfort incomparable.



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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Dim 24 Jan 2016, 15:31

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Lectures du jour :
 Voir / Textes du jour


Homélie :

Les commencements sont toujours des temps remarquables par leur richesse. Nous aimons à les évoquer parce nous pouvons reconnaître en eux l’essentiel de ce qui sera vécu ensuite. Il nous faut donc être particulièrement attentif aux textes d’aujourd’hui : ils marquent tous le commencement ou le renouveau d’une relation avec le Seigneur.

La première lecture a une grande force évocatrice. Elle se situe à l’époque du retour de l’exil. Alors que le peuple a perdu tout ce qui faisait sa fierté et son identité, son roi, sa terre, son temple, le voici de retour dans Jérusalem détruite. Sous la direction de Néhémie, Israël entreprend la restauration de la cité sainte, et sous la conduite d’Esdras, le peuple élu redécouvre l’enracinement de sa foi. La Loi raconte le don de Dieu et tous doivent l’entendre. Ainsi, quand nous voyons la foule rassemblée, les hommes, les femmes, les enfants, nous découvrons que l’unité du peuple de Dieu se fait, dans un premier temps, autour de la célébration de la parole. En entendant la parole, en écoutant les explications que les lévites étaient chargés de donner, tous comprennent la grandeur du don de Dieu aux hommes. Ils découvrent leur identité, qui ils sont vraiment, pour eux-mêmes et pour le monde entier. Ils redécouvrent la bonté du Seigneur qui organise le monde pour le bonheur de ses enfants.

La première lecture est ainsi une invitation renouvelée à donner toute sa place à la l’Ecriture dans notre vie spirituelle : la lire dans un dialogue personnel avec le Seigneur – bien entendu puisqu’elle est sa Parole dans laquelle il continue à nous parler –, la lire accompagnés par des maîtres qui ont l’expérience de la foi et qui sont entrés dans l’Ecriture Sainte – à l’exemple des longues explications données au peuple rassemblé –, la lire enfin au sein de la grande communauté de l’Eglise – car ces événements deviennent à nouveau présents dans la liturgie de l’Eglise, dans laquelle le Seigneur parle aussi avec nous. Finalement, si le sujet principal de l’Ecriture est le Seigneur lui-même, la communion de l’Eglise est son sujet vivant.

Voilà qui suscite notre louange. Les préceptes du Seigneur sont bons ! Ils sont justes, ils sont équitables ! C’est pourquoi, uni dans l’assemblée de tous les croyants, nous avons chanté : « la loi du Seigneur est parfaite, qui redonne vie ». Nous avons souvent tendance à évaluer le monde selon nos propres critères, nous sommes prompts à montrer que nous savons mieux que le Bon Dieu ce que devrait être le cours des événements et la façon dont il devrait intervenir pour un monde meilleur… La prière du psaume nous redonne le sens des priorités. Réformer le monde, c’est d’abord nous réformer nous-mêmes en vivant de la vie de l’Eglise. Et pour cela, nous avons à prendre le temps de la contemplation et de la louange. Nous avons à redécouvrir sans cesse la grandeur du projet de Dieu, car seule la réalisation de son dessein sur le monde peut combler les cœurs.

Ce dessein divin est effectivement plus grand que tout ce que nous pourrions imaginer par nous-mêmes. Le Seigneur veut faire de nous les membres de son corps. Comme jadis les lévites prenaient le temps, depuis l’aurore jusqu’au milieu du jour, pour expliquer la Parole de Dieu, nous avons pris le temps de bien entendre saint Paul nous expliquer comment comprendre l’unité de l’Église. Elle n’est pas seulement une organisation bien huilée, elle n’est pas une corporation qui a su traverser les siècles en apprenant à équilibrer ses différentes fonctions. D’abord et avant tout, l’Église n’existe que par le Christ, qui est son Seigneur et son Dieu. Et il a voulu qu’elle soit son corps. C’est parce qu’elle est le corps du Christ que l’Église est harmonieusement équilibrée dans ses ministères et ses charismes. Car elle ne tire pas son unité d’un organigramme, mais de l’action de l’Esprit Saint.

C’est ainsi que saint Paul nous rappelle que « tous, nous avons été baptisés dans l’unique Esprit pour former un seul corps ». Cela ne veut pas dire que nous recevons le baptême dans le but de constituer un corps qui sera uni. Cela veut dire que par le baptême nous sommes rendus membres d’un seul corps. L’unité de ce corps est première, et de là vient l’harmonie de ses parties et de ses fonctions. Aussi nous faut-il rester vigilants à ne jamais entrer dans l’attitude stérile du pied et de l’oreille, pour reprendre les exemples de saint Paul. Il ne nous appartient pas de chercher à comparer les membres, et encore moins d’entretenir entre eux quelque rivalité. « Les décisions du Seigneurs sont justes, et vraiment équitables », avons-nous chanté. Il nous revient d’écouter, de chercher à comprendre, de nous renseigner auprès de ceux qui ont autorité, c’est-à-dire auprès de ceux qui ont reçu de Dieu le charisme de nous expliquer. Alors nous saurons qui nous sommes, quel membre nous sommes, pour nous et pour l’Église. Une vie nouvelle s’ouvrira à nous.

L’évangile insiste en nous donnant à entendre deux récits de commencements. L’extrait que nous avons proclamé est en effet la compilation des premiers versets de l’évangile de saint Luc et de l’annonce, dans la synagogue de Nazareth, du début de la mission de Jésus.

Nous le savons, saint Luc est communément présenté comme l’évangéliste le plus sensible à rapporter les événements tels qu’ils se sont vraiment passés. Il est alors important de remarquer qu’il explique avoir interrogé les « serviteurs de la Parole », c’est-à-dire ceux qui ont reçu le charisme de proclamer et d’expliquer la Bonne Nouvelle. De plus, il n’écrit pas son évangile dans le but premier de vérifier l’histoire, mais « pour que tu te rendes bien compte de la solidité des enseignements que tu as reçus », écrit-il à Théophile. La démarche juste est donc de découvrir le dessein de Dieu pour s’y conformer.

Nous disposons aussi d’un élément nouveau. Quand Jésus se lève dans la synagogue pour faire la lecture du livre d’Isaïe, pour proclamer la venue du messie qui délivre définitivement le peuple et inaugure le royaume de Dieu sur terre, Jésus annonce non seulement que l’attente du peuple est exaucée, mais surtout qu’il l’accomplit lui-même. Dans sa parole, Dieu agit réellement parmi les hommes. Si Jésus insiste sur l’ « aujourd’hui » de la promesse, c’est pour manifester que l’ère de grâce est inaugurée dans sa personne. La parole de grâce se confond avec sa présence, ce n’est plus au Livre de manifester la présence et l’action de Dieu : Jésus est la grâce qu’il apporte.

Ainsi l’unité que nous désirons pour l’Église, l’unité pour laquelle Jésus prie le Père des Cieux, est une unité que Dieu a déjà donnée et que Jésus lui-même va réaliser. Les divisions qui subsistent entre les chrétiens sont donc le signe que nous n’avons pas accueilli le projet du Seigneur sur ses disciples, et que nous n’avons pas laissé le Seigneur la manifester. Notre attitude, qui compare et rivalise, a défiguré le visage de l’Église de Dieu. L’exigence à laquelle nous conduit cette semaine de prière, est l’exigence d’aller jusqu’au bout de l’expérience de la vérité. Prier le Père avec Jésus en disant « qu’ils soient un », c’est accepter de faire preuve d’une docilité à l’Esprit Saint qui permette à Jésus de se lever au milieu de notre assemblée et de proclamer : « Cette parole que vous venez d’entendre, c’est aujourd’hui qu’elle s’accomplit. »

Nous allons maintenant rompre le pain de vie. Cette fraction nous rappellera bien entendu la souffrance intense de notre Seigneur que ce don de lui-même pour notre unité soit sujet de division. Mais qu’elle soit aussi le signe de l’urgence pour nous tous de se laisser embraser par l’Esprit de Vérité, afin que, dans nos vies, soit accueillie comme elle le mérite la seule grâce qui peut combler notre attente : Jésus-Christ en personne.


Frère Dominique
Moines et Moniales de Saint Joseph | Saint-Joseph de Mont-Rouge | F-34480 Puimisson




Origène (v. 185-253), prêtre et théologien 
Homélies sur l'évangile de Luc, n°32, 2 ; SC 87 (trad. SC p. 387)


« Cette parole de l'Écriture..., c'est aujourd'hui qu'elle s'accomplit »

  Quand vous lisez : « Il enseignait dans leurs synagogues et tous célébraient ses louanges », prenez garde de n'estimer heureux que les auditeurs du Christ et de vous juger, vous, privés de son enseignement. Si l'Écriture est la vérité, Dieu n'a pas seulement parlé jadis dans les assemblées juives mais il parle aujourd'hui encore dans notre assemblée. Et non seulement ici, dans la nôtre, mais dans d'autres réunions et dans le monde entier Jésus enseigne et cherche des porte-parole pour transmettre son enseignement. Priez pour qu'il me trouve à la fois disposé et apte à le chanter.

     De même que le Dieu tout-puissant, cherchant des prophètes au temps où la prophétie faisait défaut aux hommes, trouve par exemple Isaïe, Jérémie, Ézéchiel, Daniel, ainsi Jésus cherche des porte-parole pour transmettre sa parole, pour « enseigner les peuples dans leurs synagogues et être glorifié par tous ». Aujourd'hui Jésus est davantage « glorifié par tous » qu'au temps où il n'était connu que dans une seule province.



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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Lun 25 Jan 2016, 11:18

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Lectures du jour :
 Voir / Textes du jour


Homélie :

En cette fête de la conversion de saint Paul, nous marquons une pause dans la lecture continue de saint Marc et sautons d’un bond aux derniers versets de son évangile. Les exégètes sont unanimes : la section finale du second Évangile - dont notre péricope fait partie - est un ajout postérieur ; elle ne figure d’ailleurs pas dans les manuscrits les plus anciens. L’Église l’a cependant toujours accueillie comme inspirée et somme toute, c’est ce qui compte pour nous.

Au début de leur cheminement à la suite du Maître, celui-ci avait appelé ceux qu’il avait choisis, « pour qu’ils soient avec lui » (Mc 3, 14). Comme l’expiration fait suite à l’inspiration, Notre Seigneur les envoie aujourd’hui, leur enjoignant d’« aller dans le monde entier », de ne pas craindre de se laisser disperser aux quatre coins de l’horizon. Car celui-là même qui un jour les a appelés à partager son intimité, s’engage avec eux dans cette « proclamation de la Bonne Nouvelle à toute la création » - ce dernier terme soulignant la dimension cosmique de l’œuvre d’évangélisation : saint François ne prêchait-il pas aux oiseaux et saint Antoine aux poissons ?
Les conditions du salut, ou encore de la pleine participation aux biens du Royaume sont au nombre de deux : la foi et le baptême, c’est-à-dire l’adhésion au Christ par un engagement résolu, scellé dans l’union sacramentelle à sa Personne.

On pourrait s’étonner du caractère solennel de cet envoi, qui ne s’adresse qu’à une poignée d’hommes - quelques pécheurs du lac de Galilée ! Mais Jésus n’a jamais promis à ses disciples qu’ils seraient nombreux : ce n’est pas en vertu de leur puissance numérique ou de leurs capacités naturelles extraordinaires qu’ils sont envoyés proclamer l’Évangile au monde entier et même à la création toute entière, mais uniquement en raison de leur union sacramentelle au Christ vainqueur de la mort. L’Église constitue tout au long de l’histoire et au cœur de celle-ci, un tout petit peuple, appelé à signifier la promesse faite à l’humanité toute entière, à savoir la réconciliation avec Dieu et le partage de sa vie.

Les signes accompagnant la prédication témoignent probablement de l’expérience de l’Église apostolique : il est facile de vérifier que tous les miracles mentionnés ici se retrouvent dans les Actes des Apôtres. Les premières communautés chrétiennes ont fait l’expérience des charismes et ont vu la réalisation des promesses du Seigneur, que saint Marc mentionne dans le contexte de l’envoi en mission. L’Esprit accréditait la parole des premiers témoins, par des signes qui manifestaient clairement que Dieu était à l’œuvre à travers eux, conformément à la Parole de leur Maître : « En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera, lui aussi, les œuvres que je fais ; et il en fera même de plus grandes, parce que je vais vers le Père (Jn 14, 12) ». Le même Esprit qui reposait sur le Christ, sur la communauté apostolique et sur l’Église primitive, repose encore aujourd’hui sur ceux qui croient en Jésus, Fils de Dieu Sauveur, et acceptent de témoigner de son Évangile. Il demeure prêt à confirmer, par les dons charismatiques qui ont fleuri sur les pas de Jésus, que c’est bien lui le Maître de la mission.

Peut-être les signes ne sont-ils plus de nos jours tout à fait les mêmes que du temps de la première Église : l’Esprit s’adapte aux besoins et aux circonstances de chaque époque ; mais l’absence de signe devrait nous inquiéter, car la Parole ne ment pas : à ceux qui s’y livrent et la transmettent elle donne de faire l’expérience de la puissance divine, qui libère, guérit et vivifie. Ces pouvoirs hors du commun ne sont pas un but en soi : ils ne sont que des signes ; ils renvoient à la nouveauté inouïe instaurée par la Résurrection au cœur même de la création, qui « enfin libérée du péché et de la mort, peut glorifier son Dieu, par Jésus, le Christ, Notre-Seigneur » (Pr. Euch. n° IV). Par notre incorporation baptismale en Christ, nous participons non seulement à sa filiation divine, mais nous recevons comme des frères, tous les hommes qu’il a récapitulé en lui par son incarnation rédemptrice. Tels sont les deux aspects de la Bonne Nouvelle dont nous avons à proclamer ; tel est le « langage nouveau » que nous avons à répandre, la Réalité nouvelle dont nous avons à témoigner en prenant autorité sur tous les « esprits mauvais » qui divisent les hommes, sur le « poison mortel » de leurs vieux antagonismes, sur les « serpents » insidieux qui pervertissent leurs relations.

Faut-il préciser que les charismes ne sont pas forcément pour les autres ? L’exemple de Saint Paul nous rappelle que Dieu est maître de ses dons, qu’il distribue à qui il veut, même à celui qui le persécute (1ère lect.). D’ailleurs nous n’avons pas à nous soucier des signes : ils « accompagnent » la prédication de ceux qui sont « devenus croyants ». Le Seigneur nous demande seulement d’être « pour lui, devant les hommes, témoins de ce que nous avons vu et entendu. Pourquoi hésiter ? » (Ibid.). Dieu n’appelle pas ceux qui sont capables, dignes ou méritants, mais il rend capables, dignes, méritants ceux qu’il appelle. « Levons-nous » donc « en invoquant le nom de Jésus », et « proclamons la Bonne Nouvelle » à la part de la création que le Seigneur nous a confiée.


« Seigneur, “ton amour envers nous s’est montré le plus fort : éternelle est ta fidélité !” (Ps 116). Donne-nous l’audace de la proclamer à nos frères qui s’enferment dans un individualisme mortifère. Même s’ils ne semblent pas accueillir la Bonne Nouvelle de ta tendresse et de ta miséricorde, nous sommes sûrs que si nous jetons ta Parole dans leur cœur, ton Esprit lui fera porter en temps voulu son fruit de paix, de joie et d’espérance. »

Frère Dominique
Moines et Moniales de Saint Joseph | Saint-Joseph de Mont-Rouge | F-34480 Puimisson




Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), Prêtre à Antioche puis Évêque de Constantinople, Docteur de l'Église 
Homélies sur l'évangile de Luc, n°32, 2 ; SC 87 (trad. SC p. 387)


« À moi, autrefois blasphémateur et persécuteur..., il m'a été fait miséricorde » (1Tm 1,13) : la conversion de saint Paul

  Il faut que nous gardions toujours à l'esprit combien tous les hommes sont entourés de tant de témoignages du même amour de Dieu. Si sa justice avait précédé la pénitence, l'univers aurait été anéanti. Si Dieu avait été prompt au châtiment, l'Eglise n'aurait pas connu l'apôtre Paul ; elle n'aurait pas reçu un tel homme dans son sein. C'est la miséricorde de Dieu qui transforme le persécuteur en apôtre ; c'est elle qui change le loup en berger, et qui a fait d'un publicain un évangéliste (Mt 9,9). C'est la miséricorde de Dieu qui, touchée de notre sort, nous a tous transformés ; c'est elle qui nous convertit.

     En voyant le goinfre d'hier se mettre aujourd'hui à jeûner, le blasphémateur de jadis parler de Dieu avec respect, l'homme ignoble d'autrefois n'ouvrir sa bouche que pour louer Dieu, on peut admirer cette miséricorde du Seigneur. Oui, frères, si Dieu est bon envers tous les hommes, il l'est particulièrement envers les pécheurs.

     Voulez-vous même entendre quelque chose d'étrange du point de vue de nos habitudes, mais quelque chose de vrai du point de vue de notre religion ? Écoutez : tandis que Dieu se montre exigeant pour les justes, il n'a pour les pécheurs que bonté et douceur. Quelle rigueur envers le juste ! Quelle indulgence envers le pécheur ! Telle est la nouveauté, le renversement, que nous offre la conduite de Dieu... Et voici pourquoi : effrayer le pécheur, surtout le pécheur obstiné, ce serait le priver de toute confiance, le plonger dans le désespoir ; flatter le juste, ce serait émousser la vigueur de sa vertu, le faire se relâcher de son zèle. Dieu est infiniment bon ! Sa crainte est la sauvegarde du juste, et sa bonté retourne le pécheur.



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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Lun 25 Jan 2016, 19:16

Bonsoir Lumen,

Bonsoir à toutes et à tous,




Mardi 26 Janvier 2016

Saint Timothée et Saint Tite, Évêques
Ier siècle. Deux des plus fidèles disciples de Saint Paul, qui leur adressa des épîtres pastorales figurant dans le Nouveau Testament.


3ième semaine du Temps Ordinaire
(Couleur liturgique : Blanc )
Année C





(Première lecture)
Deuxième Lettre de Saint Paul Apôtre à Timothée 1 : 1 à 8


« J’ai souvenir de la foi sincère qui est en toi »

Paul, Apôtre du CHRIST JÉSUS
par la VOLONTÉ de DIEU,
selon la PROMESSE de la VIE
que nous avons dans le CHRIST JÉSUS,
à Timothée,
mon enfant bien-aimé.
À toi, la GRÂCE, la MISÉRICORDE et la PAIX
DE LA PART DE DIEU LE PÈRE
ET DU CHRIST JÉSUS NOTRE SEIGNEUR.

Je suis plein de gratitude envers DIEU,
à qui je rends un culte avec une conscience pure,
à la suite de mes ancêtres,
je LUI rends grâce en me souvenant continuellement de toi
dans mes prières, nuit et jour.
Me rappelant tes larmes,
j’ai un très vif désir de te revoir
pour être rempli de joie.
J’ai souvenir de la foi sincère qui est en toi :
c’était celle qui habitait d’abord Loïs, ta grand-mère,
et celle d’Eunice, ta mère,
et j’ai la conviction que c’est aussi la tienne.
Voilà pourquoi, je te le rappelle,
ravive le DON GRATUIT DE DIEU,
ce DON qui est en toi depuis que je t’ai imposé les mains.
Car ce n’est pas un esprit de peur que DIEU nous a donné,
mais UN ESPRIT DE FORCE, D’AMOUR ET DE PONDÉRATION.
N’aie donc pas honte de rendre témoignage à notre SEIGNEUR,
et n’aie pas honte de moi, qui suis son prisonnier ;
mais, avec la FORCE DE DIEU, prends ta part des souffrances
liées à l’annonce de l’Évangile.

– PAROLE du SEIGNEUR.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris







Le SEIGNEUR fait SON ENTRÉE au Temple


Psaume appartenant au recueil de David.

Psaume 23 (24), entièrement




Psaume 23 (24) : 7, 8, 9, 10


R/ QUI EST CE ROI DE GLOIRE ?
C’EST LE SEIGNEUR.


Portes, levez vos frontons !
élevez-vous, portes éternelles :
qu’IL entre, le ROI DE GLOIRE !
R/

QUI EST CE ROI DE GLOIRE ?
C’est le SEIGNEUR, LE FORT, LE VAILLANT,
le SEIGNEUR, LE VAILLANT DES COMBATS.
R/

Portes, levez vos frontons !
levez-les, portes éternelles :
qu’IL entre, le ROI DE GLOIRE !
R/

QUI DONC EST CE ROI DE GLOIRE ?
C’est le SEIGNEUR, DIEU de l’Univers ;
c’est LUI, le ROI DE GLOIRE.
R/

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris






Évangile de JÉSUS-CHRIST selon Saint Marc 3 : 31 à 35

Acclamation de l’Évangile :
Alléluia. Alléluia. TU ES BÉNI, PÈRE,
SEIGNEUR du Ciel et de la Terre,
TU as révélé aux tout-petits
les Mystères du Royaume ! Alléluia.
(cf. Mt 11, 25)



« Celui qui fait la VOLONTÉ DE DIEU, celui-là est pour Moi un frère, une sœur, une mère»

En ce temps-là,
comme JÉSUS était dans une maison,
arrivent sa mère et ses frères.
Restant au-dehors,
ils LE font appeler.
Une foule était assise autour de LUI ;
et on LUI dit :
« Voici que Ta Mère et tes frères sont là dehors :
ils TE cherchent. »
Mais IL leur répond :
« Qui est ma mère ? qui sont mes frères ? »
Et parcourant du regard
ceux qui étaient assis en cercle autour de LUI,
IL dit :
« Voici ma mère et mes frères.
Celui qui fait la VOLONTÉ DE DIEU,
celui-là est pour Moi un Frère, une Sœur, une Mère. »

– Acclamons la PAROLE de DIEU.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris








Textes du jour, lu sur :
Les services de la liturgie Catholique

http://www.aelf.org/office-messe?date_my=26/01/2016


Liens :
http://www.aelf.org/office-messe
http://services.liturgiecatholique.fr/






Amicalement, fraternellement
Nicolas

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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mar 26 Jan 2016, 12:45

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !
Bonjour Nicolas, Merci !





Homélie : 

L’Eglise nous invite à célébrer aujourd’hui la fête de Saint Timothée et Saint Tite qui avec Luc comptèrent parmi les plus fidèles disciples de saint Paul. L’occasion est belle pour méditer sur l’identité du disciple et les exigences qui lui sont liées. A ce titre, le récit de l’évangile est particulièrement évocateur puisqu’il nous relate précisément l’envoi en mission des soixante-douze disciples choisis par Jésus.

Qu’est-ce qu’être disciple ? Ecoutons Jésus lui-même nous l’enseigner. La première des choses qu’il dit à ceux qu’il vient d’appeler à sa suite c’est de prier le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers à sa moisson. La première mission des disciples est donc de prier le Père d’envoyer d’autres disciples à leurs côtés. Quelle leçon d’humilité ! C’est comme si Jésus invitait ces hommes à reconnaître le besoin d’avoir des frères pour les aider dans leur ministère. Découvrir que l’on n’est pas essentiel, que l’on ne peut répondre à tout. Voilà peut-être bien ce qui doit, avant toute chose, habiter le cœur d’un disciple. Ce dernier pourra alors découvrir que ce qu’il réalise ou met en œuvre ne vient pas d’abord de lui mais est don de Dieu. A cette condition, et à cette seule condition, il pourra porter un fruit qui demeure.

Un autre point fondamental que Jésus révèle au disciple est qu’il est envoyé comme une brebis au milieu des loups. Evangéliser n’est pas une sinécure. A un autre endroit de l’évangile, Jésus dira que le disciple n’est pas au-dessus du maître. Il est appelé à la même destinée, à boire à la même coupe, à faire de toute sa vie une offrande vivante et aimante pour le salut du monde. Tite l’expérimenta à la suite de Paul, l’Apôtre des nations, à travers son action évangélisatrice dans le bassin méditerranéen. Timothée, quant à lui, le vivra jusqu’au don total du martyr en sa ville épiscopale d’Ephèse.

La croix est vraiment l’unique gloire du disciple car, acceptée avec amour « pour le règne de Dieu », elle se manifeste comme le signe de la victoire de Dieu sur le mal, la mort et le péché. Pour entrer dans ce mystère, le disciple n’aura de cesse de se dépouiller de lui-même pour laisser toujours davantage vivre en lui et à travers lui, Celui qu’il annonce. Il devra viser à l’exemple de saint Paul à ce que ce ne soit plus lui qui vive mais le Christ qui vive en lui. Voilà sans doute pourquoi Jésus invite ses disciples à la plus grande pauvreté.

Il est aussi frappant de remarquer que Jésus demande à ses disciples de ne pas s’attarder en salutations en chemin. En route, le disciple ne devra jamais se laisser distraire de sa mission par un enthousiasme facile face au succès. Le monde est en feu. Le monde a faim et soif d’espérance, d’amour et de paix.
La paix. C’est le premier fruit que le disciple est appelé à porter : « Dans toute maison où vous entrerez, dites d'abord : 'Paix à cette maison.'» Le disciple aura beau enseigner les choses les plus savantes sur Dieu, s’il ne porte pas la paix à ceux vers qui le Christ l’envoie, il passe à côté de l’essentiel de sa mission. Car la paix est le don premier que le Christ ressuscité fait aux hommes. C’est en elle que s’opère leur réconciliation avec leur Père du ciel. « La Paix soit avec vous » dit Jésus à ses disciples lorsqu’il leur apparaît « le soir du premier jour de la semaine » (Cf. Jn 20, 19). La paix est un don offert aux hommes par le Seigneur ressuscité et elle est le fruit de la vie nouvelle inaugurée par sa résurrection. Ce don, les disciples sont appelés tout particulièrement à le conserver et à le faire fructifier avec maturité et responsabilité.

Mais annoncer l’évangile de la paix à la suite de Jésus passe par la croix. Et Jésus, nous l’avons vu, avait bien averti ses disciples sur ce point. Saint Paul, dans la lettre aux Ephésiens le confirme avec ses mots à lui : « C'est lui, le Christ, qui est notre paix : des deux, Israël et les païens, il a fait un seul peuple ; par sa chair crucifiée, il a fait tomber ce qui les séparait, le mur de la haine, en supprimant les prescriptions juridiques de la loi de Moïse. Il voulait ainsi rassembler les uns et les autres en faisant la paix, et créer en lui un seul Homme nouveau. Les uns comme les autres, réunis en un seul corps, il voulait les réconcilier avec Dieu par la croix : en sa personne, il a tué la haine. Il est venu annoncer la bonne nouvelle de la paix, la paix pour vous qui étiez loin, la paix pour ceux qui étaient proches. » (Ep 2, 14-17)


« Seigneur fais de nous de véritables témoins de ta paix pour notre temps. Ton désir de porter le salut à tout homme ne saurait attendre. Seigneur, nous voici. Envoie-nous et fais-nous la grâce de demeurer en ton Nom afin que tu puisses agir en nous et à travers nous. »

Frère Elie
Moines et Moniales de Saint Joseph | Saint-Joseph de Mont-Rouge | F-34480 Puimisson






Bienheureux Paul VI, pape de 1963-1978  
Evangelii nuntiandi, 70



Être une lampe sur le lampadaire

  Il faut que nous gardions toujours à l'esprit combien tous les hommes sont entourés de tant de témoignages du même amour de Dieu. Si sa justice avait précédé la pénitence, l'univers aurait été anéanti. Si Dieu avait été prompt au châtiment, l'Eglise n'aurait pas connu l'apôtre Paul ; elle n'aurait pas reçu un tel homme dans son sein. C'est la miséricorde de Dieu qui transforme le persécuteur en apôtre ; c'est elle qui change le loup en berger, et qui a fait d'un publicain un évangéliste (Mt 9,9). C'est la miséricorde de Dieu qui, touchée de notre sort, nous a tous transformés ; c'est elle qui nous convertit. 

     En voyant le goinfre d'hier se mettre aujourd'hui à jeûner, le blasphémateur de jadis parler de Dieu avec respect, l'homme ignoble d'autrefois n'ouvrir sa bouche que pour louer Dieu, on peut admirer cette miséricorde du Seigneur. Oui, frères, si Dieu est bon envers tous les hommes, il l'est particulièrement envers les pécheurs. 

     Voulez-vous même entendre quelque chose d'étrange du point de vue de nos habitudes, mais quelque chose de vrai du point de vue de notre religion ? Écoutez : tandis que Dieu se montre exigeant pour les justes, il n'a pour les pécheurs que bonté et douceur. Quelle rigueur envers le juste ! Quelle indulgence envers le pécheur ! Telle est la nouveauté, le renversement, que nous offre la conduite de Dieu... Et voici pourquoi : effrayer le pécheur, surtout le pécheur obstiné, ce serait le priver de toute confiance, le plonger dans le désespoir ; flatter le juste, ce serait émousser la vigueur de sa vertu, le faire se relâcher de son zèle. Dieu est infiniment bon ! Sa crainte est la sauvegarde du juste, et sa bonté retourne le pécheur.



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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mar 26 Jan 2016, 18:55

Bonsoir Lumen,

Bonsoir à toutes et à tous,





Mercredi 27 Janvier 2016

Sainte Angèle Mérici, Vierge
Morte en 1540. Tertiaire de Saint François, elle fonda à la fin de sa vie la Compagnie de Sainte-Ursule (Ursulines), un institut de vierges consacrées vivant dans le monde.


3ième semaine du Temps Ordinaire
(Couleur liturgique : Vert )
Année C





(Première lecture)
Deuxième Livre de Samuel 7 : 4 à 17


« Je te susciterai dans ta descendance un successeur, et Je rendrai stable SA ROYAUTÉ »

Cette nuit-là,
la PAROLE DU SEIGNEUR fut adressée à Nathan :
« Va dire à mon serviteur David :
Ainsi PARLE LE SEIGNEUR :
Est-ce toi qui Me bâtiras une maison
pour que J’y habite ?
Depuis le jour où J’ai fait monter d’Égypte les fils d’Israël
et jusqu’à ce jour,
Je n’ai jamais habité dans une maison ;
J’ai été comme un voyageur,
sous la tente qui était MA DEMEURE.
Pendant tout le temps où J’étais comme un voyageur
parmi tous les fils d’Israël,
ai-je demandé à un seul des juges
que J’avais institués pasteurs de mon peuple Israël :
“Pourquoi ne M’avez-vous pas bâti
une maison de cèdre ?”

Tu diras donc à mon serviteur David :
Ainsi PARLE LE SEIGNEUR de l’Univers :
C’est Moi qui t’ai pris au pâturage,
derrière le troupeau,
pour que tu sois le chef de mon peuple Israël.
J’ai été avec toi partout où tu es allé,
J’ai abattu devant toi tous tes ennemis.
Je t’ai fait un nom aussi grand
que celui des plus grands de la Terre.
Je fixerai en ce lieu mon peuple Israël, Je l’y planterai,
il s’y établira et ne tremblera plus,
et les méchants ne viendront plus l’humilier,
comme ils l’ont fait autrefois,
depuis le jour où J’ai institué des juges
pour conduire mon peuple Israël.
Oui, Je t’ai accordé la tranquillité
en te délivrant de tous tes ennemis.

Le SEIGNEUR t’annonce
qu’IL te fera LUI-MÊME une maison.
Quand tes jours seront accomplis
et que tu reposeras auprès de tes pères,
Je te susciterai dans ta descendance UN SUCCESSEUR,
qui naîtra de toi,
et Je rendrai STABLE SA ROYAUTÉ.
C’est LUI qui bâtira une maison pour MON NOM,
et Je rendrai STABLE pour toujours SON TRÔNE ROYAL.
Moi, Je serai pour LUI UN PÈRE ;
et LUI sera pour Moi UN FILS.
S’IL fait le mal,
Je LE corrigerai avec le bâton, à la manière humaine,
Je LE frapperai comme font les hommes.
Mais MA FIDÉLITÉ ne LUI sera pas retirée,
comme Je l’ai retirée à Saül
que J’ai écarté de devant toi.
Ta maison et ta royauté subsisteront toujours devant Moi,
ton trône sera stable pour toujours. »

Toutes CES PAROLES, toute CETTE VISION,
Nathan les rapporta fidèlement à David.

– PAROLE du SEIGNEUR.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris







Où sont passées les promesses faites à David ?


Poème chanté attribué à Étan l’Ezrahite.

Psaume 88 (89), entièrement




Psaume 88 (89) : 4 et 5, 27 et 28, 29 et 30


R/ Sans fin Je LUI garderai Mon AMOUR.

« Avec MON ÉLU, J’ai fait une ALLIANCE,
J’ai juré à David, mon serviteur :
J’établirai ta dynastie pour toujours,
Je te bâtis un trône pour la suite des âges.
R/

« IL Me dira : TU ES MON PÈRE,
MON DIEU, MON ROC ET MON SALUT !
Et Moi, J’en ferai MON FILS AÎNÉ,
le PLUS GRAND DES ROIS DE LA TERRE !
R/

« Sans fin Je LUI garderai Mon AMOUR,
Mon ALLIANCE avec LUI sera FIDÈLE ;
Je fonderai sa dynastie pour toujours,
SON TRÔNE aussi DURABLE que les Cieux. »
R/

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris






Évangile de JÉSUS-CHRIST selon Saint Marc 4 : 1 à 20

Acclamation de l’Évangile :
Alléluia. Alléluia. La Semence est la PAROLE DE DIEU ;
le SEMEUR est le CHRIST,
celui qui LE trouve demeure pour toujours. Alléluia.



« Voici que le SEMEUR sortit pour semer »

En ce temps-là,
JÉSUS se mit de nouveau à enseigner au bord de la mer de Galilée.
Une foule très nombreuse se rassembla auprès de LUI,
si bien qu’IL monta dans une barque où IL s’assit.
IL était sur la mer,
et toute la foule était près de la mer, sur le rivage.
IL leur enseignait beaucoup de choses en paraboles,
et dans SON ENSEIGNEMENT IL leur disait :
« Écoutez ! Voici que le SEMEUR sortit pour semer.
Comme IL semait,
du grain est tombé au bord du chemin ;
les oiseaux sont venus et ils ont tout mangé.
Du grain est tombé aussi sur du sol pierreux,
où il n’avait pas beaucoup de terre ;
il a levé aussitôt,
parce que la terre était peu profonde ;
et lorsque le soleil s’est levé, ce grain a brûlé
et, faute de racines, il a séché.
Du grain est tombé aussi dans les ronces,
les ronces ont poussé, l’ont étouffé,
et il n’a pas donné de fruit.
Mais d’autres grains sont tombés dans la bonne terre ;
ils ont donné du fruit
en poussant et en se développant,
et ils ont produit
trente, soixante, cent, pour un. »
Et JÉSUS disait :
« Celui qui a des oreilles pour entendre,
qu’il entende ! »

Quand IL resta seul,
ceux qui étaient autour de LUI avec les Douze
L’interrogeaient sur les paraboles.
IL leur disait :
« C’est à vous qu’est donné
le Mystère du Royaume de DIEU ;
mais à ceux qui sont dehors,
tout se présente sous forme de paraboles.
Et ainsi, comme dit le Prophète :

Ils auront beau regarder de tous leurs yeux,
ils ne verront pas ;
ils auront beau écouter de toutes leurs oreilles,
ils ne comprendront pas ;
sinon ils se convertiraient
et recevraient le pardon. »


IL leur dit encore :
« Vous ne saisissez pas cette parabole ?
Alors, comment comprendrez-vous toutes les paraboles ?
Le SEMEUR sème la Parole.
Il y a ceux qui sont au bord du chemin
où la Parole est semée :
quand ils l’entendent,
Satan vient aussitôt
et enlève la Parole semée en eux.
Et de même, il y a ceux qui ont reçu la semence
dans les endroits pierreux :
ceux-là, quand ils entendent la Parole,
ils la reçoivent aussitôt avec joie ;
mais ils n’ont pas en eux de racine,
ce sont les gens d’un moment ;
que vienne la détresse ou la persécution à cause de la Parole,
ils trébuchent aussitôt.
Et il y en a d’autres qui ont reçu la semence dans les ronces :
ceux-ci entendent la Parole,
mais les soucis du monde, la séduction de la richesse
et toutes les autres convoitises
les envahissent et étouffent la Parole,
qui ne donne pas de fruit.
Et il y a ceux qui ont reçu la semence dans la bonne terre :
ceux-là entendent la Parole, ils l’accueillent,
et ils portent du fruit :
trente, soixante, cent, pour un. »

– Acclamons la PAROLE de DIEU.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris










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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mer 27 Jan 2016, 15:09

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !
Bonjour Nicolas, Merci !   




Homélie : 

Avec l’évangile d’aujourd’hui, nous arrivons chez saint Marc aux paraboles concernant le « Royaume ». La première, appelée communément la parabole du semeur, est la seule parmi les paraboles du Royaume à avoir été retenue par les trois synoptiques, comme celle des vignerons homicides parmi les paraboles du « jugement ». C’est dire son importance.

Cette parabole, Jésus en donne lui-même l’interprétation. Il serait sans doute un peu présomptueux de vouloir ajouter quelque chose à ses propos ! Par contre, peut-être ne serait-il pas inutile de revenir sur le thème qui constitue comme l’harmonique fondamentale de cette parabole : celui de la Parole qui vient à la rencontre de la terre pour la féconder, germer en elle et lui faire porter du fruit. 

« Ecoutez ! Voici que le semeur est sorti pour semer. » Ces premiers mots retiennent notre attention, particulièrement l’emploi du verbe « sortir ». Certes, Jésus est « sorti de la maison » où sa famille était venue s’enquérir de lui (Cf. Mc 3, 31-35) pour enseigner les foules et ses disciples (Cf. Mc 4, 1). Mais ce mouvement de sortie ne peut-il pas aussi renvoyer, dans un sens plus théologique, à la dynamique même de l’Incarnation ? Tout comme la semence a jailli des mains du semeur pour être jetée en terre, le Verbe, Parole vivante, a lui aussi, de la même manière, été envoyé par le Père pour se faire chair et venir féconder la terre de notre humanité. 

Mais la Parole de vie divine ne s’approche pas de l’homme en général ou de tel homme en particulier. Elle se fait proche de tout homme. Car de même que la semence a été envoyée par le semeur sur tout type de terre, qu’elle soit rocailleuse, chargée d’épines ou bien labourée, de même le Père a envoyé son Fils frapper à la porte du cœur de tout homme que ce cœur soit épineux, dur comme la pierre ou prêt à s’ouvrir, ou peut-être un peu des trois. 
En effet, le semeur de la parabole, que l’on ne peut soupçonner de maladresse, fait manifestement preuve d’une extrême largesse. C’est comme s’il ne voulait oublier aucun coin de terre, si petit soit-il, où sa semence pourrait germer. Il sème, il sème dans nos cœurs jusqu’à ce qu’une de ses semences trouve un endroit bien disposé pour la recevoir et se laisser féconder. Dans le récit, il est frappant de voir comment les trois échecs dus aux oiseaux, au sol pierreux et aux ronces s’effacent devant la montée vertigineuse du triple rendement de 30, 60, 100 pour un des semences.

Un autre aspect de la parabole surgit alors. C’est celui de l’accueil ou du refus de la semence. Car le sort de la graine dépend d’où elle tombe. La parabole est d’ailleurs bien construite pour focaliser l’attention sur la bonne terre et le fruit qu’elle donne presque nécessairement. Car si le semeur jette sa semence avec prodigalité, encore s’agit-il de l’accueillir. A partir du moment où la semence est jetée, à partir du moment où le Royaume s’est approché et que Jésus est sorti pour annoncer l’avènement des temps messianique, chacun se trouve engagé et jugé par cette Parole. Autrement dit, il ne peut que se situer par rapport à elle. Il ne peut rester neutre. 
Les deux types de résultat de l’ensemencement posent bien ce problème en révélant la dualité de l’auditoire de Jésus, c’est-à-dire la possibilité qui lui est laissée de refuser ou d’accueillir la parole du Maître. « Celui qui a des oreilles qu’il entende ! ». La liberté de l’auditeur est interpelée !


« Père, cultive toi-même la terre de nos cœurs et de nos histoires pour que nous puissions être bien disposés à recevoir en nous la présence divine de ton Fils. Fais-nous la grâce de savoir ouvrir nos oreilles à sa Parole de vie. Que nous sachions accueillir avec reconnaissance la semence de ton Verbe pour qu’elle porte en nous un fruit de vie éternelle. »

Frère Elie
Moines et Moniales de Saint Joseph | Saint-Joseph de Mont-Rouge | F-34480 Puimisson




Origène (v. 185-253), prêtre et théologien   
Homélies sur le livre des Nombres, n°1 ; SC 29 (trad. SC p. 89s)


« L'homme vivra de la Parole qui sort de la bouche de Dieu » (Mt 4,4 ; Dt 8,3)

  Il est écrit au sujet de la manne que, si on la ramassait dans les conditions prescrites par Dieu, elle était nourrissante ; mais si on voulait la ramasser contrairement à la manière fixée par Dieu, elle ne servait plus à entretenir la vie... Le Verbe de Dieu, sa Parole est notre manne, et la Parole de Dieu, venant à nous, apporte aux uns le salut et aux autres le châtiment. Voilà pourquoi, me semble-t-il, le Seigneur et Sauveur, qui est « la Parole vivante de Dieu » (1P 1,23), a déclaré : « Je suis venu dans ce monde pour un jugement, afin que ceux qui ne voient pas voient et que ceux qui voient deviennent aveugles » (Jn 9,39). Combien aurait-il mieux valu pour certains ne pas du tout entendre la parole de Dieu, plutôt que l'entendre avec de mauvaises dispositions ou avec hypocrisie ! ... 

     Le véritable mieux, le meilleur dans la droiture et la perfection, c'est que l'auditeur de la parole de Dieu l'écoute d'un cœur bon et simple, droit et bien préparé, pour qu'elle fructifie et qu'elle croisse comme en un bon terrain... Ce que je dis là est autant pour ma conversion personnelle que pour celle de mes auditeurs, car je suis moi aussi un de ceux qui écoutent la parole de Dieu.



Evangelizo.org 













  

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !


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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mer 27 Jan 2016, 19:32

Bonsoir Lumen,

Bonsoir à toutes et à tous,




Jeudi 28 Janvier 2016

Saint Thomas d’Aquin, Prêtre et Docteur de l’Église
Mort en 1274. Dominicain, disciple de Saint Albert le Grand, professeur en France et en Italie. Son oeuvre monumentale et audacieuse a renouvelé la philosophie et la théologie de son temps.


3ième semaine du Temps Ordinaire
(Couleur liturgique : Blanc )
Année C





(Première lecture)
Deuxième Livre de Samuel 7 : 18 et 19, 24 à 29


« Qui suis-je donc, SEIGNEUR, et qu’est-ce que ma maison ? »

Lorsque le Prophète Nathan eut transmis à David
les PROMESSES de DIEU,
le roi David vint s’asseoir en PRÉSENCE du SEIGNEUR.
Il dit :
« Qui suis-je donc, SEIGNEUR,
et qu’est-ce que ma maison,
pour que TU m’aies conduit jusqu’ici ?
Mais cela ne TE paraît pas encore suffisant, SEIGNEUR,
et TU adresses une PAROLE à la maison de ton serviteur
pour un avenir lointain.
Est-ce là, SEIGNEUR DIEU, la destiné de l'homme ?
Pour TOI, TU as établi à jamais Ton Peuple Israël,
et TOI, SEIGNEUR, TU es devenu son DIEU.
Maintenant donc, SEIGNEUR DIEU,
la PAROLE que TU as dite au sujet de ton serviteur et de sa maison,
tiens-la pour toujours, et agis selon ce que TU as dit.
Que TON NOM soit exalté pour toujours !
Que l’on dise :
“Le SEIGNEUR de l’Univers est le DIEU d’Israël”,
et la maison de ton serviteur David sera stable en TA PRÉSENCE.
Oui, c’est TOI, SEIGNEUR de l’Univers, DIEU d’Israël,
qui as fait cette révélation à ton serviteur :
“Je te bâtirai une maison.”
C’est pourquoi ton serviteur ose T’adresser cette prière :
SEIGNEUR, c’est TOI qui es DIEU,
TES PAROLES sont VÉRITÉ,
et TU as fait cette MAGNIFIQUE PROMESSE à ton serviteur.
Daigne bénir la maison de ton serviteur,
afin qu’elle soit pour toujours en TA PRÉSENCE.
Car TOI, SEIGNEUR DIEU, TU as parlé,
et par TA BÉNÉDICTION
la maison de ton serviteur sera bénie pour toujours. »

– PAROLE du SEIGNEUR.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris







Sion, résidence du SEIGNEUR et ville de David


Chant des pèlerinages.

Psaume 131 (132), entièrement




Psaume 131 (132) : 1 et 2, 3a et 4a et 5, 11, 12, 13 et 14


R/ Le SEIGNEUR DIEU LUI donnera
le trône de David, son père.


Souviens-TOI, SEIGNEUR, de David
et de sa grande soumission
quand il fit au SEIGNEUR un serment,
une promesse au PUISSANT de Jacob :
R/

« Jamais je n’entrerai sous ma tente,
j’interdirai tout sommeil à mes yeux
avant d’avoir trouvé un LIEU pour le SEIGNEUR,
une DEMEURE pour le PUISSANT de Jacob. »
R/

Le SEIGNEUR l’a juré à David,
et jamais IL ne reprendra SA PAROLE :
« C’est un HOMME issu de toi
que Je placerai sur ton trône.
R/

« Si tes fils gardent MON ALLIANCE,
les VOLONTÉS que Je leur fais connaître,
leurs fils, eux aussi, à tout jamais,
siégeront sur le trône dressé pour toi. »
R/

Car le SEIGNEUR a fait choix de Sion ;
elle est le séjour qu’IL désire :
« Voilà MON REPOS à tout jamais,
c’est le séjour que J’avais désiré. »
R/

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris






Évangile de JÉSUS-CHRIST selon Saint Marc 4 : 21 à 25

Acclamation de l’Évangile :
Alléluia. Alléluia. TA PAROLE est la LUMIÈRE de mes pas,
la LAMPE de ma route. Alléluia.
(Ps 118, 105)



« La LAMPE est apportée pour être mise sur le lampadaire. La mesure que vous utilisez sera utilisée pour vous »

En ce temps-là,
JÉSUS disait à la foule :
« Est-ce que la LAMPE est apportée
pour être mise sous le boisseau ou sous le lit ?
N’est-ce pas pour être mise sur le lampadaire ?
Car rien n’est caché,
sinon pour être manifesté ;
rien n’a été gardé secret,
sinon pour venir à la clarté.
Si quelqu’un a des oreilles pour entendre,
qu’il entende ! »
IL leur disait encore :
« Faites attention à ce que vous entendez !
La mesure que vous utilisez
sera utilisée aussi pour vous,
et il vous sera donné encore plus.
Car celui qui a,
on lui donnera ;
celui qui n’a pas,
on lui enlèvera même ce qu’il a. »

– Acclamons la PAROLE de DIEU.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris










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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Jeu 28 Jan 2016, 12:52

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !
Bonjour Nicolas, Merci ! sunny




Homélie : 

L’image est simple, la question facile. Profitons-en ! Évidemment, la lampe n’est pas faite pour être mise sous le boisseau ni sous le lit ; elle est faite pour être accrochée au plafond, posée sur un meuble haut, et, de-là, illuminer toute la pièce.

Remarquons que cette leçon de choses s’adresse aux disciples, au cercle large des Douze et de ceux qui ont choisi de suivre Jésus. Elle a bien sûr un sens spirituel plus large que la logique domestique. L’image est belle, par exemple, est pour illustrer le combat spirituel. Nous peinons dans notre combat contre la tentation en oubliant souvent que le combat est difficile tant que nous sommes complices avec notre ennemi. La lumière, qui n’a aucun point commun avec les ténèbres, remporte une victoire instantanée sur elles. Dès que la lampe est allumée, il ne fait plus sombre.

Pour peu, bien entendu, que l’on mettre la lampe en situation d’illuminer la pièce. Jésus ne pose jamais de question en vain. En nous rappelant cette vérité simple, il cherche certainement à nous rappeler que la lumière de notre baptême n’a pas place sous le lit des idéologies ni sous le boisseau des pressions sociales. Être chrétien est plus qu’un engagement, c’est un devoir pour que la lumière éclaire le monde où nous vivons.

Cette question si simple contient en outre un détail étrange : « est-ce que la lampe vient », demande Jésus. Or, une lampe ne vient pas, elle est amenée. Jésus, lui, vient parmi nous. Il est la lumière du monde. Voilà curieusement imagé le mystère de l’Incarnation. Jésus humblement comparé à un objet de notre quotidien, lui, la source de la lumière sur notre quotidien. Il est vrai que parmi ses contemporains, beaucoup l’ont vu et peu l’ont reconnu. Il est vrai que dans nos quotidiens, nous manquons par aveuglement beaucoup de rendez-vous avec lui.

De là les avertissements qui suivent. Être parmi les disciples n’est pas une garantie. « Si quelqu'un a des oreilles pour entendre, qu’il entende ». L’enseignement donné par Dieu est donné à tous et pour tous. Il n’est pas fait pour être tenu secret. Mais l’avoir reçu n’est pas une garantie de salut car tout dépend de la qualité de l’écoute, tout dépend de l’attitude intérieure de celui qui écoute. Les exemples sont nombreux dans l’évangile. Hérode entend parler de Jésus mais le confond avec le Baptiste ; la femme souffrant de pertes de sang entend l’enseignement de Jésus et reçoit le salut. Jésus met donc en garde ses disciples, dans la même inspiration que la parabole du semeur. Il ne suffit pas d’être disciple, il faut surtout être une terre fertile et accueillante au don de Dieu.

« Faites attention à ce que vous entendez ! » insiste Jésus. Nous devons donc nous laisser ébranler par cette image de la lampe. Elle s’adresse bien à nous et il nous faut absolument éviter de regarder les disciples d’un peu haut, nous qui avons la connaissance et l’expérience du Christ ressuscité, contrairement aux disciples qui écoutaient Jésus ce jour-là. Eux en effet avaient à découvrir un Dieu paradoxal, l’infini qui se faisait connaître par le visage fini de Jésus, le maître de la vie qui se laissait emporter par la mort. Mais notre expérience n’est pas différente ! La résurrection n’enlève pas le poids de la mort dans nos vies, sa victoire définitive n’atténue pas les combats que nous avons encore à mener. Notre Dieu se fait toujours connaître à ses disciples par une voie qui les déconcerte, qui les dérange. Il nous faut donc être grandement vigilants à ce qu’il nous enseigne jour après jour. En accueillant docilement sa parole, nous comprendrons la joie et la douceur de ce qu’il nous annonce : « celui qui a, recevra encore », celui qui a reçu la vie du ressuscité par son baptême, recevra encore la joie de Pâques, la joie parfaite que donne la vie dans la plénitude de l’Esprit.


Frère Elie
Moines et Moniales de Saint Joseph | Saint-Joseph de Mont-Rouge | F-34480 Puimisson




Saint Ignace d'Antioche (?-v. 110), Evêque et Martyr 
Lettre aux Ephésiens, § 13-15 (trad. coll. Icthus, vol. 2, p. 80)


« Rien n'a été gardé secret, sinon pour venir au grand jour »

  Ayez soin de tenir des réunions plus fréquentes, pour offrir à Dieu votre eucharistie — votre action de grâce — et vos louanges. Car, en vous assemblant souvent, vous anéantissez les forces de Satan, et sa pernicieuse puissance se dissipe devant l'unanimité de votre foi. Quoi de meilleur que la paix, cette paix qui désarme tous nos ennemis spirituels et charnels ?

     Vous n'ignorez aucune de ces vérités, si vous avez pour Jésus Christ une foi et une charité parfaites. Ces deux vertus sont le principe et la fin de la vie : la foi en est le principe, la charité en est la perfection ; l'union des deux, c'est Dieu même ; toutes les autres vertus leur font cortège pour conduire l'homme à la perfection. La profession de la foi est incompatible avec le péché, et la charité avec la haine. « C'est aux fruits qu'on reconnaît l'arbre » (Mt 12,33) : de même c'est à leurs œuvres qu'on reconnaîtra ceux qui font profession d'appartenir au Christ. Car en ce moment il ne s'agit pas pour nous de faire simplement profession de la foi, mais de la mettre effectivement en pratique avec persévérance jusqu'à la fin.

     Mieux vaut être chrétien sans le dire que de le dire sans l'être. C'est très bien d'enseigner, à condition de pratiquer ce qu'on enseigne. Nous n'avons donc qu'un seul maître (Mt 23,8.), celui qui « a dit, et tout a été fait » (Ps 32,9). Mêmes les œuvres qu'il a accomplies en silence sont dignes du Père. Celui qui comprend véritablement la parole de Jésus, celui-là peut entendre son silence même ; c'est alors qu'il sera parfait : il agira par sa parole, et se manifestera par son silence. Rien n'échappe au Seigneur ; nos secrets mêmes sont dans sa main. Faisons donc toutes nos actions avec la pensée qu'il habite en nous ; nous serons ainsi ses temples, et lui-même sera notre Dieu résidant en nous.



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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Jeu 28 Jan 2016, 19:24

Bonsoir Lumen,

Bonsoir à toutes et à tous,




Vendredi 29 Janvier 2016

De la férie

3ième semaine du Temps Ordinaire
(Couleur liturgique : Vert )
Année C





(Première lecture)
Deuxième Livre de Samuel 11 : 1 à 4a, 5 à 10a, 13 à 17


« Tu M’as méprisé et tu as pris la femme d’Ourias pour qu’elle devienne ta femme »

Au retour du printemps,
à l’époque où les rois se mettent en campagne,
David envoya Joab en expédition,
avec ses officiers et toute l’armée d’Israël ;
ils massacrèrent les fils d’Ammone
et mirent le siège devant Rabba.
David était resté à Jérusalem.
Un soir, il se leva de sa couche
pour se promener sur la terrasse du palais.
De là, il aperçut une femme en train de se baigner.
Cette femme était très belle.
David fit demander qui elle était,
et on lui répondit :
« Mais c’est Bethsabée, fille d’Éliam,
la femme d’Ourias le Hittite ! »
Alors David envoya des gens la chercher.
Elle vint chez lui ; il coucha avec elle.
La femme devint enceinte,
et elle fit savoir à David :
« Je suis enceinte ! »
Alors David expédia ce message à Joab :
« Envoie-moi Ourias le Hittite. »
Et Joab l’envoya à David.

Lorsque Ourias fut arrivé auprès de lui,
David lui demanda comment allaient Joab,
et l’armée, et la guerre.
Puis il lui dit :
« Descends chez toi, prends du repos. »
Ourias sortit du palais,
et l’on portait derrière lui une portion de la table du roi.
Mais Ourias se coucha à l’entrée du palais
avec les serviteurs de son maître ;
il ne descendit pas chez lui.
On annonça à David :
« Ourias n’est pas descendu chez lui. »
Le lendemain, David l’invita à manger et à boire à sa table,
et il l’enivra.
Le soir, Ourias sortit et alla se coucher à nouveau
avec les serviteurs de son maître ;
mais il ne descendit pas chez lui.
Le matin suivant, David écrivit une lettre pour Joab,
et la fit porter par Ourias.
Il disait dans cette lettre :
« Mettez Ourias en première ligne,
au plus fort de la mêlée,
puis repliez-vous derrière lui ;
qu’il soit frappé et qu’il meure ! »

Joab, qui assiégeait la ville, plaça Ourias à un endroit
où il savait que les ennemis étaient en force.
Les assiégés firent une sortie contre Joab.
Il y eut des tués dans l’armée, parmi les serviteurs de David,
et Ourias le Hittite mourut aussi.

– PAROLE du SEIGNEUR.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris







Prière pour obtenir le pardon


Psaume appartenant au répertoire du chef de chorale et au recueil de David. Il fait allusion à la visite que le Prophète Nathan rebdit à David après que celui-ci eut commis adultère avec Bethsabée.

Psaume 50 (51), entièrement




Psaume 50 (51) : 3 et 4, 5 et 6ab, 6cd et 7, 10 et 11


R/ Pitié, SEIGNEUR, car nous avons péché !

Pitié pour moi, mon DIEU, dans TON AMOUR,
selon TA GRANDE MISÉRICORDE, efface mon péché.
Lave-moi tout entier de ma faute,
purifie-moi de mon offense.
R/

Oui, je connais mon péché,
ma faute est toujours devant moi.
Contre TOI, et TOI SEUL, j’ai péché,
ce qui est mal à TES YEUX, je l’ai fait.
R/

Ainsi, TU peux parler et montrer TA JUSTICE,
ÊTRE JUGE et montrer TA VICTOIRE.
Moi, je suis né dans la faute,
j’étais pécheur dès le sein de ma mère.
R/

Fais que j’entende les chants et la fête :
ils danseront, les os que TU broyais.
Détourne TA FACE de mes fautes,
enlève tous mes péchés.
R/

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris






Évangile de JÉSUS-CHRIST selon Saint Marc 4 : 26 à 34

Acclamation de l’Évangile :
Alléluia. Alléluia. TU ES BÉNI, PÈRE,
SEIGNEUR du Ciel et de la Terre,
TU as révélé aux tout-petits
les Mystères du Royaume ! Alléluia.
(cf. Mt 11, 25)



« L’homme qui jette en terre la semence, qu’il dorme ou qu’il se lève, la semence grandit, il ne sait comment »

En ce temps-là,
JÉSUS disait aux foules :
« Il en est du Règne de DIEU
comme d’un homme
qui jette en terre la semence :
nuit et jour,
qu’il dorme ou qu’il se lève,
la semence germe et grandit,
il ne sait comment.
D’elle-même, la terre produit d’abord l’herbe,
puis l’épi, enfin du blé plein l’épi.
Et dès que le blé est mûr,
il y met la faucille,
puisque le temps de la moisson est arrivé. »

IL disait encore :
« À quoi allons-nous comparer le Règne de DIEU ?
Par quelle parabole pouvons-nous le représenter ?
Il est comme une graine de moutarde :
quand on la sème en terre,
elle est la plus petite de toutes les semences.
Mais quand on l’a semée,
elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères ;
et elle étend de longues branches,
si bien que les oiseaux du ciel
peuvent faire leur nid à son ombre. »

Par de nombreuses paraboles semblables,
JÉSUS leur annonçait la Parole,
dans la mesure où ils étaient capables de l’entendre.
IL ne leur disait rien sans parabole,
mais IL expliquait tout à Ses Disciples en particulier.

– Acclamons la PAROLE de DIEU.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris








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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Ven 29 Jan 2016, 15:33

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !
Bonjour Nicolas, Merci !  




Homélie : 

« Jésus leur annonçait la Parole » : l’expression peut surprendre. Lorsque nous annonçons un message, nous communiquons à nos interlocuteurs un discours composé d’un certain nombre de paroles. Ici par contre, l’objet de la communication est constitué d’une seule Parole. Pourtant Notre-Seigneur est obligé de raconter de nombreuses paraboles pour transmettre l’information contenue dans cette unique Parole.  

Nous pressentons le caractère mystérieux de cette Parole qu’il est impossible de prononcer, délivrer, communiquer en tant que telle, mais qui ne peut être que désignée, suggérée, dans un discours parabolique. Or, comme son nom l’indique, la para-bole veut nous élever de ce qui est décrit dans le récit, vers ce qu’il annonce ; ou encore : de ce qui est perceptible et donc susceptible d’être formulé dans le langage, vers ce qui est présent de manière imperceptible et qui demeure dès lors indicible, ineffable. La parabole veut donc nous mettre en route vers une destination inconnue, qui est précisément cette fameuse Parole que Jésus annonce et qu’il désigne également comme étant le « Règne de Dieu ».

Mais quelle peut bien être cette Parole ineffable qui demeure cachée en arrière-fond de la réalité quotidienne - les paraboles nous parlent toujours du monde qui nous entoure - si ce n’est la Parole créatrice du Dieu vivant, qui maintient toutes choses dans « la vie, le mouvement et l’être » (Ac 17, 28) ? Si cette interprétation est juste, alors le « Règne de Dieu » désignerait le monde nouveau que Dieu est en train de créer au cœur du monde ancien, mortellement blessé par le péché. Vérifions cette hypothèse en l’appliquant aux deux paraboles que nous venons d’entendre.
La première parabole nous parle de la mystérieuse germination et maturation du grain jeté dans le champ. Cette fécondité est attribuée à la terre : c’est elle en effet qui « produit » d’abord l’herbe, puis l’épi et enfin « du blé plein l’épi ». Or Jésus lui-même nous explique que le grain représente la Parole ou le Règne de Dieu (Mc 4, 14) ; la « bonne terre » désigne ceux « qui l’entendent et l’accueillent » (4, 20). C’est bien la semence qui produit du fruit au centuple, mais à condition d’être accueillie par une terre bienveillante, qui nourrit le germe de sa propre substance comme le sein maternel abrite la semence paternelle.

Jésus suggère par cette image que si nous accueillons dans la foi la Bonne Nouvelle de l’amour de Dieu vainqueur du péché et de la mort, cette Parole, parce qu’elle est la Parole créatrice de Dieu, accomplira en nous ce qu’elle annonce : elle nous renouvellera de l’intérieur et instaurera en nous le Règne de Dieu. L’action de la grâce (la semence) suppose la nature (la terre) et porte celle-ci à son accomplissement (l’épi plein de blé). La fécondité finale est l’œuvre conjointe de la semence et de la terre, de la grâce et de la nature, réconciliées par l’amour miséricordieux révélé en la personne même de Jésus, qui unit en lui la nature divine et la nature humaine.

La seconde parabole souligne la démesure de l’action divine dans cette collaboration entre la nature et la grâce : la Parole de Dieu nous est proposée dans la discrétion des récits paraboliques, qui n’imposent pas une interprétation unique, mais se contentent de suggérer le mystère. Ils nous invitent à nous mettre en route mais ne nous contraignent pas. Ils ne prétendent à aucune évidence, ni sensible ni rationnelle, mais ouvrent devant nous un chemin à parcourir, dans la force de la confiance en celui qui nous les propose, et de l’espérance qu’ils éveillent en nous. Heureux celui qui entend la Parole et qui la garde.


« Marie, tu t’es ouverte à la Parole ; tu l’as accueillie dans la foi avant de la concevoir dans ta chair. Donne-nous de répondre comme toi : “Voici la servante du Seigneur ; que tout se fasse pour moi selon ta Parole” (Lc 1, 38), afin que nos vies, fécondées par la grâce, portent le fruit que Dieu en attend. Nous serons alors les artisans du Royaume dont le Seigneur veut avoir besoin pour manifester et étendre sa bienveillante seigneurie sur tout l’univers. »


Frère Elie
Moines et Moniales de Saint Joseph | Saint-Joseph de Mont-Rouge | F-34480 Puimisson




Saint Grégoire de Nysse (v. 335-395), moine et évêque  
Sermon sur les défunts


« D'abord l'herbe, puis l'épi, enfin du blé plein l'épi »

  La vie présente est un chemin qui mène au terme de notre espérance, tout comme on voit sur les pousses le fruit qui commence à sortir de la fleur, et qui, grâce à elle, parvient à l'existence comme fruit, même si la fleur n'est pas le fruit. De même, la moisson qui naît des semences n'apparaît pas immédiatement avec son épi, mais c'est l'herbe qui est la première à pousser ; ensuite, une fois l'herbe morte, la tige de blé surgit et ainsi le fruit mûrit à la tête de l'épi...

     Notre Créateur ne nous a pas destinés à la vie embryonnaire ; le but de la nature n'est pas la vie des nouveau-nés. Elle ne vise pas non plus les âges successifs qu'elle revêt avec le temps par le processus de croissance qui change sa forme, ni la dissolution du corps survenant à la mort. Tous ces états sont des étapes sur le chemin où nous avançons. Le but et le terme de la marche, à travers ces étapes, c'est la ressemblance au Divin... ; le terme attendu de la vie, c'est la béatitude. Mais aujourd'hui tout ce qui regarde le corps — la mort, la vieillesse, la jeunesse, l'enfance et la formation de l'embryon — tous ces états, comme autant d'herbes, de tiges et d'épis, forment un chemin, une succession et un potentiel permettant la maturité espérée.



Evangelizo.org 







 






  

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !


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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Ven 29 Jan 2016, 19:19

Bonsoir Lumen,

Bonsoir à toutes et à tous,




Samedi 30 Janvier 2016

Bienheureuse VIERGE MARIE
Les Samedis du Temps Ordinaire où il n’y a pas de mémoire obligatoire, on peut faire mémoire de la VIERGE MARIE, selon une tradition qui honore la foi et l’espérance sans défaut de MARIE le Samedi Saint.


De la férie

3ième semaine du Temps Ordinaire
(Couleur liturgique : Vert )
Année C






(Première lecture)
Deuxième Livre de Samuel 12 : 1 à 7a, 10 à 17


« J’ai péché contre le SEIGNEUR ! »

En ces jours-là,
le SEIGNEUR envoya vers David le Prophète Nathan
qui alla le trouver et lui dit :
« Dans une même ville, il y avait deux hommes ;
l’un était riche, l’autre était pauvre.
Le riche avait des moutons et des bœufs
en très grand nombre.
Le pauvre n’avait rien qu’une brebis,
une toute petite, qu’il avait achetée.
Il la nourrissait, et elle grandissait
chez lui au milieu de ses fils ;
elle mangeait de son pain, buvait de sa coupe,
elle dormait dans ses bras : elle était comme sa fille.
Un voyageur arriva chez l’homme riche.
Pour préparer le repas de son hôte,
celui-ci épargna ses moutons et ses bœufs.
Il alla prendre la brebis du pauvre,
et la prépara pour l’homme qui était arrivé chez lui. »
Alors, David s’enflamma d’une grande colère contre cet homme,
et dit à Nathan :
« Par le SEIGNEUR VIVANT,
l’homme qui a fait cela mérite la mort !
Et il remboursera la brebis au quadruple,
pour avoir commis une telle action
et n’avoir pas épargné le pauvre. »
Alors Nathan dit à David :
« Cet homme, c’est toi !
Ainsi PARLE le SEIGNEUR DIEU d’Israël :
Désormais, l’épée ne s’écartera plus jamais de ta maison,
parce que tu M’as méprisé
et que tu as pris la femme d’Ourias le Hittite
pour qu’elle devienne ta femme.
Ainsi PARLE le SEIGNEUR :
De ta propre maison,
Je ferai surgir contre toi le malheur.
Je t’enlèverai tes femmes sous tes yeux
et Je les donnerai à l’un de tes proches,
qui les prendra sous les yeux du soleil.
Toi, tu as agi en cachette,
mais Moi, J’agirai à la face de tout Israël,
et à la face du soleil ! »
David dit à Nathan :
« J’ai péché contre le SEIGNEUR ! »
Nathan lui répondit :
« Le SEIGNEUR a passé sur ton péché,
tu ne mourras pas.
Cependant, parce que tu as bafoué le SEIGNEUR,
le fils que tu viens d’avoir mourra. »
Et Nathan retourna chez lui.

Le SEIGNEUR frappa l’enfant
que la femme d’Ourias avait donné à David,
et il tomba gravement malade.
David implora DIEU pour le petit enfant :
il jeûna strictement,
et, quand il rentrait chez lui,
il passait la nuit couché par terre.
Les anciens de sa maison
insistaient auprès de lui pour qu’il se relève,
mais il refusa, et ne prit avec eux aucune nourriture.

– PAROLE du SEIGNEUR.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris







Prière pour obtenir le pardon


Psaume appartenant au répertoire du chef de chorale et au recueil de David. Il fait allusion à la visite que le Prophète Nathan rebdit à David après que celui-ci eut commis adultère avec Bethsabée.

Psaume 50 (51), entièrement




Psaume 50 (51) : 12 et 13, 14 et 15, 16 et 17


R/ Crée en moi un cœur pur, ô mon DIEU.

Crée en moi un cœur pur, Ô mon DIEU,
renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.
Ne me chasse pas loin de TA FACE,
ne me reprends pas TON ESPRIT SAINT.
R/

Rends-moi la joie d’être sauvé ;
que l’esprit généreux me soutienne.
Aux pécheurs, j’enseignerai TES CHEMINS ;
vers TOI, reviendront les égarés.
R/

Libère-moi du sang versé, DIEU, mon DIEU SAUVEUR,
et ma langue acclamera TA JUSTICE.
SEIGNEUR, ouvre mes lèvres,
et ma bouche annoncera TA LOUANGE.
R/

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris






Évangile de JÉSUS-CHRIST selon Saint Marc 4 : 35 à 41

Acclamation de l’Évangile :
Alléluia. Alléluia. DIEU a tellement aimé le monde
qu’IL a donné SON FILS UNIQUE,
afin que ceux qui croient en LUI aient la VIE ÉTERNELLE. Alléluia.
(Jn 3, 16)



« Qui est-IL donc, CELUI-CI, pour que même le vent et la mer LUI obéissent ? »

Ce jour-là, le soir venu, JÉSUS dit à Ses Disciples :
« Passons sur l’autre rive. »
Quittant la foule, ils emmenèrent JÉSUS, comme IL était,
dans la barque,
et d’autres barques l’accompagnaient.
Survient une violente tempête.
Les vagues se jetaient sur la barque,
si bien que déjà elle se remplissait.
LUI dormait sur le coussin à l’arrière.
Les Disciples LE réveillent et LUI disent :
« MAÎTRE, nous sommes perdus ;
cela ne TE fait rien ? »
Réveillé, IL menaça le vent et dit à la mer :
« Silence, tais-toi ! »
Le vent tomba,
et il se fit un grand calme.
JÉSUS leur dit :
« Pourquoi êtes-vous si craintifs ?
N’avez-vous pas encore la foi ? »
Saisis d’une grande crainte,
ils se disaient entre eux :
« Qui est-IL donc, CELUI-CI,
pour que même le vent et la mer LUI obéissent ? »

– Acclamons la PAROLE de DIEU.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris









Textes du jour, lu sur :
Les services de la liturgie Catholique

http://www.aelf.org/office-messe?date_my=30/01/2016


Liens :
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http://services.liturgiecatholique.fr/






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Nicolas

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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Sam 30 Jan 2016, 19:15

Bonsoir Lumen,

Bonsoir à toutes et à tous,




Dimanche 31 Janvier 2016

4ième Dimanche du Temps Ordinaire

(Couleur liturgique : Vert )
Année C











Lien :
http://www.ktotv.com/emissions/priere-et-vie-de-l-eglise/priere/en-marche-vers-dimanche

Vu sur :
www.KTOTV.com






(Première lecture)
Livre du Prophète Jérémie 1 : 4 et 5, 17 à 19


« Je fais de toi un Prophète pour les nations »

Au temps de Josias,
la PAROLE du SEIGNEUR me fut adressée :
« Avant même de te façonner dans le sein de ta mère,
Je te connaissais ;
avant que tu viennes au jour,
Je t’ai consacré ;
Je fais de toi un Prophète pour les nations.
Toi, mets ta ceinture autour des reins et lève-toi,
tu diras contre eux tout ce que Je t’ordonnerai.
Ne tremble pas devant eux,
sinon c’est Moi qui te ferai trembler devant eux.
Moi, Je fais de toi aujourd’hui une ville fortifiée,
une colonne de fer, un rempart de bronze,
pour faire face à tout le pays,
aux rois de Juda et à ses princes,
à ses prêtres et à tout le peuple du pays.
Ils te combattront,
mais ils ne pourront rien contre toi,
car JE SUIS avec toi pour te délivrer
– Oracle du SEIGNEUR. »


– PAROLE du SEIGNEUR.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris







Ne me laisse pas, maintenant que je vieillis


Psaume 70 (71), entièrement



Psaume 70 (71) : 1 et 2, 3, 5 et 6ab, 15ab et 17


R/ Sans fin, je proclamerai
TA JUSTICE et TON SALUT.


En TOI, SEIGNEUR, j’ai mon REFUGE :
garde-moi d’être humilié pour toujours.
Dans TA JUSTICE, défends-moi, libère-moi,
tends l’oreille vers moi, et sauve-moi.
R/


Sois le ROCHER qui m’accueille,
toujours accessible ;
TU as résolu de me sauver :
ma FORTERESSE et mon ROC, c’est TOI !
R/


SEIGNEUR mon DIEU, TU es mon ESPÉRANCE,
mon APPUI dès ma jeunesse.
TOI, mon SOUTIEN dès avant ma naissance,
TU m’as choisi dès le ventre de ma mère.
R/


Ma bouche annonce tout le jour
TES ACTES de JUSTICE et de SALUT.
Mon DIEU, TU m’as instruit dès ma jeunesse,
jusqu’à présent, j’ai proclamé TES MERVEILLES.
R/


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris


« Chants audio du Psaume 70 (71) »

Du CD, Signes :

http://www.mirari.fr/G4Vc








(Deuxième lecture)
Première Lettre de Saint Paul Apôtre aux Corinthiens 12 : 31 à 13 : 13


« Ce qui demeure aujourd’hui, c’est la Foi, l’Espérance et la CHARITÉ ; mais la plus grande des trois, c’est la CHARITÉ »

Frères,
recherchez avec ardeur les Dons les plus Grands.
Et maintenant, je vais vous indiquer le chemin par excellence.

J’aurais beau parler toutes les langues
des hommes et des anges,
si je n’ai pas la charité, s’il me manque l’amour,
je ne suis qu’un cuivre qui résonne,
une cymbale retentissante.
J’aurais beau être Prophète,
avoir toute la science des Mystères
et toute la Connaissance de DIEU,
j’aurais beau avoir toute la foi
jusqu’à transporter les montagnes,
s’il me manque l’AMOUR,
je ne suis rien.
J’aurais beau distribuer toute ma fortune aux affamés,
j’aurais beau me faire brûler vif,
s’il me manque l’AMOUR,
cela ne me sert à rien.

L’AMOUR prend patience ;
l’AMOUR rend service ;
l’AMOUR ne jalouse pas ;
il ne se vante pas, ne se gonfle pas d’orgueil ;
il ne fait rien d’inconvenant ;
il ne cherche pas son intérêt ;
il ne s’emporte pas ;
il n’entretient pas de rancune ;
il ne se réjouit pas de ce qui est injuste,
mais il trouve sa joie dans ce qui est vrai ;
il supporte tout, il fait confiance en tout,
il espère tout, il endure tout.
L’AMOUR ne passera jamais.

Les prophéties seront dépassées,
le Don des langues cessera,
la connaissance actuelle sera dépassée.
En effet, notre connaissance est partielle,
nos prophéties sont partielles.
Quand viendra l’achèvement,
ce qui est partiel sera dépassé.
Quand j’étais petit enfant,
je parlais comme un enfant,
je pensais comme un enfant,
je raisonnais comme un enfant.
Maintenant que je suis un homme,
j’ai dépassé ce qui était propre à l’enfant.

Nous voyons actuellement de manière confuse, comme dans un miroir ;
ce jour-là, nous verrons face à face.
Actuellement, ma connaissance est partielle ;
ce jour-là, je connaîtrai parfaitement,
comme j’ai été connu.
Ce qui demeure aujourd’hui,
c’est la foi, l’espérance et la CHARITÉ ;
mais la plus grande des trois,
c’est la CHARITÉ.


– PAROLE du SEIGNEUR.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris







Évangile de JÉSUS-CHRIST selon Saint Luc 4 : 21 à 30

Acclamation de l’Évangile :
Alléluia. Alléluia.

Le SEIGNEUR M’a envoyé,
porter la Bonne Nouvelle aux pauvres,
annoncer aux captifs leur libération.

Alléluia.
(Lc 4, 18cd)




« JÉSUS, comme Élie et Élisée, n’est pas envoyé aux seuls Juifs »

En ce temps-là,
dans la synagogue de Nazareth,
après la lecture du Livre d’Isaïe,
JÉSUS déclara :
« Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture
que vous venez d’entendre »
Tous LUI rendaient témoignage
et s’étonnaient des PAROLES DE GRÂCE qui sortaient de SA BOUCHE.
Ils se disaient :
« N’est-ce pas là le fils de Joseph ? »
Mais IL leur dit :
« Sûrement vous allez Me citer le dicton :
‘Médecin, guéris-toi toi-même’,
et Me dire :
‘Nous avons appris tout ce qui s’est passé à Capharnaüm :
fais donc de même ici dans Ton Lieu d’origine !’ »
Puis IL ajouta :
« AMEN, Je vous le dis :
aucun Prophète ne trouve un accueil favorable dans son pays..
En vérité, Je vous le dis :
Au temps du Prophète Élie,
lorsque pendant trois ans et demi le ciel retint la pluie,
et qu’une grande famine se produisit sur toute la terre,
il y avait beaucoup de veuves en Israël ;
pourtant Élie ne fut envoyé vers aucune d’entre elles,
mais bien dans la ville de Sarepta, au pays de Sidon,
chez une veuve étrangère.
Au temps du Prophète Élisée,
il y avait beaucoup de lépreux en Israël ;
et aucun d’eux n’a été purifié,
mais bien Naaman le Syrien. »

À ces mots, dans la synagogue,
tous devinrent furieux.
Ils se levèrent,
poussèrent JÉSUS hors de la ville,
et LE menèrent jusqu’à un escarpement
de la colline où leur ville est construite,
pour LE précipiter en bas.
Mais LUI, passant au milieu d’eux,
allait SON CHEMIN.


– Acclamons la PAROLE de DIEU.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris










Textes du jour, lu sur :
Les services de la liturgie Catholique

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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Dim 31 Jan 2016, 19:25

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Lundi 1er Février 2016

De la férie

4ième semaine du Temps Ordinaire
(Couleur liturgique : Vert )
Année C





(Première lecture)
Deuxième Livre de Samuel 15 : 13 et 14, 30 ; 16 : 5 à 13a


« Fuyons devant Absalom. Laissez Shiméï me maudire, si le SEIGNEUR le lui a ordonné »

En ces jours-là,
un messager vint annoncer à David :
« Le cœur des hommes d’Israël
a pris parti pour Absalom. »
Alors David dit à tous ses serviteurs,
qui étaient avec lui à Jérusalem :
« Debout, fuyons !
Autrement nous n’échapperons pas à Absalom.
Vite, partez !
Sans quoi, il nous gagnera de vitesse,
il nous précipitera dans le malheur
et passera la ville au fil de l’épée. »

David montait par la montée des Oliviers ;
il montait en pleurant,
la tête voilée ; il marchait pieds nus.
Tous ceux qui l’accompagnaient avaient la tête voilée ;
et ils montaient en pleurant.
Comme le roi David atteignait Bahourim,
il en sortit un homme du même clan que la maison de Saül.
Il s’appelait Shiméï, fils de Guéra.
Tout en sortant, il proférait des malédictions.
Il lançait des pierres à David
et à tous les serviteurs du roi,
tandis que la foule et les guerriers
entouraient le roi à droite et à gauche.
Shiméï maudissait le roi en lui criant :
« Va-t’en, va-t’en, homme de sang, vaurien !
Le SEIGNEUR a fait retomber sur toi
tout le sang de la maison de Saül
dont tu as usurpé la royauté ;
c’est pourquoi le SEIGNEUR a remis la royauté
entre les mains de ton fils Absalom.
Et te voilà dans le malheur,
car tu es un homme de sang. »
Abishaï, fils de Cerouya, dit au roi :
« Comment ce chien crevé
peut-il maudire mon seigneur le roi ?
Laisse-moi passer, que je lui tranche la tête. »
Mais le roi répondit :
« Que me voulez-vous, fils de Cerouya ?
S’il maudit, c’est peut-être parce que le SEIGNEUR
lui a ordonné de maudire David.
Alors, qui donc pourrait le lui reprocher ? »
David dit à Abishaï et à tous ses serviteurs :
« Même celui qui est mon propre fils
s’attaque à ma vie :
à plus forte raison ce descendant de Benjamin !
Laissez-le maudire, si le SEIGNEUR le lui a ordonné.
Peut-être que le SEIGNEUR considérera ma misère
et me rendra le bonheur
au lieu de Sa Malédiction d’aujourd’hui. »

David et ses hommes continuèrent leur chemin.

– PAROLE du SEIGNEUR.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris







Entouré d’ennemis


Psaume appartenant au recueil de David. Il fait allusion à la fuite de David devant son fils Absalom.

Psaume 3, entièrement




Psaume 3 : 2 et 3, 4 et 5, 6 et 7


R/ Lève-toi, SEIGNEUR !
Sauve-moi, mon DIEU !


SEIGNEUR, qu’ils sont nombreux mes adversaires,
nombreux à se lever contre moi,
nombreux à déclarer à mon sujet :
« Pour lui, pas de salut auprès de DIEU ! »
R/

Mais TOI, SEIGNEUR, mon BOUCLIER,
ma GLOIRE, TU tiens haute ma tête.
À pleine voix je crie vers le SEIGNEUR ;
IL me répond de SA MONTAGNE SAINTE.
R/

Et moi, je me couche et je dors ;
je m’éveille : le SEIGNEUR est mon SOUTIEN.
Je ne crains pas ce peuple nombreux
qui me cerne et s’avance contre moi.
R/

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris






Évangile de JÉSUS-CHRIST selon Saint Marc 5 : 1 à 20

Acclamation de l’Évangile :
Alléluia. Alléluia. Un GRAND PROPHÈTE s’est levé parmi nous,
et DIEU a visité Son Peuple. Alléluia.
(Lc 7, 16)



« Esprit impur, sors de cet homme ! »

En ce temps-là,
JÉSUS et Ses Disciples
arrivèrent sur l’autre rive,
de l’autre côté de la mer de Galilée,
dans le pays des Géraséniens.
Comme JÉSUS sortait de la barque,
aussitôt un homme possédé d’un esprit impur
s’avança depuis les tombes à Sa Rencontre ;
il habitait dans les tombeaux
et personne ne pouvait plus l’attacher,
même avec une chaîne ;
en effet on l’avait souvent attaché
avec des fers aux pieds et des chaînes,
mais il avait rompu les chaînes, brisé les fers,
et personne ne pouvait le maîtriser.
Sans arrêt, nuit et jour,
il était parmi les tombeaux et sur les collines,
à crier, et à se blesser avec des pierres.
Voyant JÉSUS de loin,
il accourut, se prosterna devant LUI
et cria d’une voix forte :
« Que me veux-TU, JÉSUS, FILS DU DIEU TRÈS-HAUT ?
Je t’adjure par DIEU,
ne me tourmente pas ! »
JÉSUS lui disait en effet :
« Esprit impur, sors de cet homme ! »
Et IL lui demandait :
« Quel est ton nom ? »
L’homme LUI dit :
« Mon nom est Légion,
car nous sommes beaucoup. »
Et ils suppliaient JÉSUS avec insistance
de ne pas les chasser en dehors du pays.
Or, il y avait là, du côté de la colline, un grand troupeau de porcs
qui cherchait sa nourriture.
Alors, les esprits impurs supplièrent JÉSUS :
« Envoie-nous vers ces porcs,
et nous entrerons en eux. »
IL le leur permit.
Ils sortirent alors de l’homme et entrèrent dans les porcs.
Du haut de la falaise, le troupeau se précipita dans la mer :
il y avait environ deux mille porcs,
et ils se noyaient dans la mer.
Ceux qui les gardaient prirent la fuite,
ils annoncèrent la nouvelle dans la ville et dans la campagne,
et les gens vinrent voir ce qui s’était passé.
Ils arrivent auprès de JÉSUS, ils voient le possédé
assis, habillé, et revenu à la raison,
lui qui avait eu la légion de démons,
et ils furent saisis de crainte.
Ceux qui avaient vu tout cela leur racontèrent l’histoire du possédé
et ce qui était arrivé aux porcs.
Alors ils se mirent à supplier JÉSUS
de quitter leur territoire.
Comme JÉSUS remontait dans la barque,
le possédé LE suppliait de pouvoir être avec LUI.
IL n’y consentit pas,
mais IL lui dit :
« Rentre à la maison, auprès des tiens,
annonce-leur tout ce que le SEIGNEUR
a fait pour toi dans SA MISÉRICORDE. »
Alors l’homme s’en alla,
il se mit à proclamer dans la région de la Décapole
ce que JÉSUS avait fait pour lui,
et tout le monde était dans l’admiration.

– Acclamons la PAROLE de DIEU.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris









Textes du jour, lu sur :
Les services de la liturgie Catholique

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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Lun 01 Fév 2016, 09:31

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !
Bonjour Nicolas, Merci !  




Lundi 01 février 2016 : Le lundi de la 4e semaine du temps ordinaire

Saint Ignace, patriarche d'Antioche, Père de l'Eglise, martyr (107 ou 116)

Saintes Perpétue et Félicité, Martyres d'Afrique du Nord († 203).Elles sont fêtées par les Église d'Orient le 1er Février.
Au 07 Mars, L’Église Célèbre leur fête en Afrique du Nord, et mémoire obligatoire ailleurs dans le martyrologe romain
.


Sainte Brigitte de Kildare, Abbesse en Irlande, Co-Patronne de l'Irlande (✝ 523)

Bienheureux Louis (Luigi) Variara, Prêtre et Fondateur de la Congrégation des « Filles des Très Saints Cœurs de Jésus et de Marie » (1875-1923)

Bienheureuse Candelaria de San José (Susana Paz Castillo Ramírez), Religieuse et co-Fondatrice des « Hermanas Carmelitas Venezolanas » (1863-1940) 

Bienheureux Benedict Daswa, catéchiste et martyr (1946-1990)

Les saints du jour (Lundi 01 février)


Homélie :

L’épisode de la tempête apaisée vient de se terminer. Jésus et ses disciples débarquent sur l’autre rive, dans le pays des Géraséniens, contrée inconnue désignant une terre étrangère au peuple juif.

Jésus va alors se trouver directement confronté au monde païen que Marc, à travers la figure du possédé qui se jette aux pieds de Jésus, décrit comme soumis à l’empire du Mal et de la Mort. En effet, le personnage que nous présente saint Marc est véritablement un énergumène déchaîné qui vit dans les tombeaux, soumis à des instincts suicidaires et violents : « Il habitait dans les tombeaux et personne ne pouvait plus l’attacher, même avec une chaîne ; en effet, on l’avait souvent attaché avec des fers aux pieds et des chaînes mais il avait rompu les chaînes, brisé les fers, et personne ne pouvait le maîtriser. Sans arrêt, nuit et jour, il était parmi les tombeaux et sur les collines, à crier, et à se blesser avec des pierres. »

Cependant, la Mort et le Mal, et celui qui en est l’instigateur, Satan, ne sauraient faire obstacle à la mission du Christ. Bien au contraire, Jésus va à l’encontre de cet homme possédé qui ne peut que se prosterner devant la toute-puissance du Fils de Dieu qu’il reconnaît immédiatement. Mais lorsqu'il ouvre la bouche, on se rend compte que cette prosternation n’est en rien l’expression d’une attitude d’adoration intérieure vis-à-vis du Seigneur. C’est un autre qui parle en cet homme et qui tente de maîtriser le Seigneur par une adjuration : « Que me veux-tu, Jésus, fils du Dieu Très-Haut ? Je t’adjure par Dieu, ne me fais pas souffrir ! » Cet autre sait bien que le Messie vient mettre fin au règne de Satan.

Curieusement Jésus n’obtient pas immédiatement la libération de l’homme. Il demande alors le nom de l’esprit qui a pris possession de lui. Mais connaître le nom de son adversaire, n’est-ce pas déjà prendre autorité sur lui !
« Légion » : voilà un nom révélateur de la multitude d’aliénations qui emprisonnent cet homme. Jésus va alors précipiter sa délivrance en muselant les démons et en les renvoyant à travers les porcs dans les abysses des eaux de la mort dont ils sont issus.

Bien sûr, nous ne sommes pas possédés comme ce gérasénien. Pourtant, ne sommes-nous pas nous aussi dépendants de nombreux esclavages ? N’avons-nous pas aussi parfois cette impression de ne pas pouvoir accomplir le bien que nous désirons et de ne pas pouvoir éviter de faire la mal que nous ne voudrions pas faire ? Comme si la voix du péché était en nous la plus forte…
 

« Seigneur, nous voulons aujourd’hui poser cet acte de foi de croire que, comme pour ce malheureux, tu nous délivres par la seule autorité de ta Parole souveraine. Merci de venir nous unifier dans la recherche du Bien que nous reconnaissons en toi et de nous permettre de retrouver comme cet homme un comportement paisible et raisonnable. Merci de nous restaurer dans notre liberté intérieure. Sauvés de nos compromissions aliénantes avec le mal et réconciliés avec notre intériorité profonde, nous pourrons découvrir dans le silence de la prière ta présence au fond de nos cœurs. Nous n’aurons alors pas besoin d'être physiquement avec toi pour être tes disciples et témoigner devant nos frères de tout ce que tu as fait pour nous dans ta miséricorde. »

Frère Elie
Moines et Moniales de Saint Joseph | Saint-Joseph de Mont-Rouge | F-34480 Puimisson
 



Benoît XVI, pape de 2005 à 2013 
Audience générale du 03/12/08 (trad. DC n° 2416, p. 61 © copyright Libreria Editrice Vaticana)


« Esprit mauvais, sors de cet homme ! »

  Le fait de la puissance du mal dans le cœur humain et dans l'histoire de l'humanité est indéniable. La question demeure : comment expliquer ce mal ? ... La foi nous dit : il existe deux mystères de lumière et un mystère de nuit, lequel pourtant est enveloppé par les mystères de lumière. Le premier mystère de lumière est celui-ci : la foi nous dit qu'il n'y a pas deux principes, un bon et un mauvais, mais un seul principe, le Dieu créateur, et ce principe est bon, seulement bon, sans ombre de mal. C'est pourquoi l'être non plus n'est pas un mélange de bien et de mal : l'être comme tel est bon, et donc il est bon d'être, il est bon de vivre. Telle est l'heureuse annonce de la foi : il n'y a qu'une source, bonne, le Créateur...

     Puis vient un mystère d'obscurité, de nuit. Le mal ne vient pas de la source de l'être lui-même, il n'est pas également originel. Le mal vient d'une liberté créée, d'une liberté mal utilisée. Comment cela a-t-il été possible ? Comment cela s'est-il produit ? Les choses restent obscures. Le mal n'est pas logique. Seuls Dieu et le bien sont logiques, sont lumière. Le mal reste mystérieux... Nous pouvons deviner, mais non pas expliquer ; on ne peut le raconter comme un fait qui en suit un autre, parce qu'il s'agit d'une réalité plus profonde. Demeure un mystère d'obscurité, de nuit.

     Mais s'y ajoute tout de suite un mystère de lumière. Le mal vient d'une source subordonnée. Dieu est plus fort avec sa lumière. C'est pourquoi le mal peut-être surmonté. Donc, la créature, l'homme, peut être guéri... Si bien que finalement, en dernier lieu, nous voyons que l'homme non seulement peut-être guéri, mais que, effectivement, il est guéri. Dieu a introduit la guérison. Il est entré en personne dans l'histoire. A la source permanente du mal il a opposé la source du bien pur. Le Christ crucifié et ressuscité, nouvel Adam, oppose au fleuve pollué du mal un fleuve de lumière. Et ce fleuve est présent dans l'histoire : regardons les saints, les grands saints mais aussi les humbles saints, les simples fidèles, et nous voyons que le fleuve de lumière qui vient du Christ est présent, qu'il est puissant


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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Lun 01 Fév 2016, 19:05

Bonsoir Lumen,

Bonsoir à toutes et à tous,




Mardi 2 Février 2016


Présentation du SEIGNEUR au Temple
Fête du SEIGNEUR


4ième semaine du Temps Ordinaire
(Couleur liturgique : Blanc )
Année B





(Première lecture)
Livre du Prophète Malachie 3 : 1 à 4


« Soudain viendra dans Son Temple le SEIGNEUR que vous cherchez »

Ainsi PARLE le SEIGNEUR DIEU :
Voici que J’envoie Mon MESSAGER
pour qu’IL prépare le CHEMIN devant Moi ;
et soudain viendra dans Son Temple
le SEIGNEUR que vous cherchez.
Le MESSAGER de l’ALLIANCE que vous désirez,
LE voici qui vient – dit le SEIGNEUR de l’Univers.
Qui pourra soutenir le Jour de Sa VENUE ?
Qui pourra rester debout lorsqu’IL se montrera ?
Car IL est pareil au feu du fondeur,
pareil à la lessive des blanchisseurs.
IL s’installera pour fondre et purifier :
IL purifiera les fils de Lévi,
IL les affinera comme l’or et l’argent ;
ainsi pourront-ils, aux YEUX du SEIGNEUR,
présenter l’offrande en toute justice.
Alors, l’offrande de Juda et de Jérusalem
sera bien accueillie du SEIGNEUR,
comme il en fut aux jours anciens,
dans les années d’autrefois.


– PAROLE du SEIGNEUR.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris




Ou bien :




(Première lecture)
Lettre aux Hébreux 2 : 14 à 18


« IL LUI fallait se rendre en tout semblable à ses frères »

Puisque les enfants des hommes ont en commun le sang et la chair,
JÉSUS a partagé, LUI AUSSI, pareille condition :
ainsi, par Sa Mort, IL a pu réduire à l’impuissance
celui qui possédait le pouvoir de la mort,
c’est-à-dire le diable,
et IL a rendu libres tous ceux qui, par crainte de la mort,
passaient toute leur vie dans une situation d’esclaves.
Car ceux qu’IL prend en charge, ce ne sont pas les Anges,
c’est la descendance d’Abraham.
IL LUI fallait donc se rendre en tout semblable à Ses Frères,
pour devenir un GRAND PRÊTRE MISÉRICORDIEUX et DIGNE DE FOI
pour les RELATIONS AVEC DIEU,
afin d’enlever les péchés du peuple.
Et parce qu’IL a souffert jusqu’au bout l’épreuve de SA PASSION,
IL est capable de porter secours à ceux qui subissent une épreuve.


– PAROLE du SEIGNEUR.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris






Le SEIGNEUR fait Son ENTRÉE au Temple


Psaume appartenant au recueil de David.

Psaume 23 (24), entièrement



Psaume 23 (24) : 7, 8, 9, 10


R/ C’est le SEIGNEUR, DIEU de l’Univers ; c’est LUI, le ROI de GLOIRE.

Portes, levez vos frontons,
élevez-vous, Portes Éternelles :
qu’IL entre, le ROI de GLOIRE !
R/

Qui est ce ROI de GLOIRE ?
C’est le SEIGNEUR, le FORT, le VAILLANT,
le SEIGNEUR, le VAILLANT des combats.
R/

Portes, levez vos frontons,
levez-les, Portes Éternelles :
qu’IL entre, le ROI de GLOIRE !
R/

Qui donc est ce ROI de GLOIRE ?
C’est le SEIGNEUR, DIEU de l’Univers ;
c’est LUI, le ROI de GLOIRE.
R/

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris






Évangile de JÉSUS-CHRIST selon Saint Luc 2 : 22 à 40

Acclamation de l’Évangile :
Alléluia. Alléluia. LUMIÈRE qui se révèle aux nations et donne GLOIRE à Ton Peuple Israël. Alléluia. (Lc 2, 32)



« Mes yeux ont vu Ton SALUT »

Quand fut accompli le temps prescrit par la Loi de Moïse
pour la purification,
les Parents de JÉSUS L’amenèrent à Jérusalem
pour LE présenter au SEIGNEUR,
selon ce qui est écrit dans la Loi :

Tout premier-né de sexe masculin
sera consacré au SEIGNEUR.


Ils venaient aussi offrir
le sacrifice prescrit par la Loi du SEIGNEUR :

un couple de tourterelles
ou deux petites colombes.



Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon.
C’était un homme juste et religieux,
qui attendait la Consolation d’Israël,
et l’ESPRIT SAINT était sur lui.
Il avait reçu de l’ESPRIT SAINT l’ANNONCE
qu’il ne verrait pas la mort
avant d’avoir vu le CHRIST, le MESSIE du SEIGNEUR.
Sous l’ACTION de l’ESPRIT, Syméon vint au Temple.
Au moment où les Parents présentaient l’ENFANT JÉSUS
pour se conformer au rite de la Loi qui LE concernait,
Syméon reçut l’ENFANT dans ses bras,
et il bénit DIEU en disant :
« Maintenant, Ô MAÎTRE SOUVERAIN,
TU peux laisser Ton Serviteur s’en aller
en paix, selon Ta PAROLE.
Car mes yeux ont vu le SALUT
que TU préparais à la face des peuples :
LUMIÈRE qui se révèle aux nations
et donne GLOIRE à ton peuple Israël. »
Le père et la Mère de l’ENFANT
s’étonnaient de ce qui était dit de LUI.
Syméon les bénit,
puis il dit à Marie Sa Mère :
« Voici que cet ENFANT
provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël.
IL sera un SIGNE de CONTRADICTION
– et Toi, Ton Âme sera traversée d’un glaive – :
ainsi seront dévoilées
les pensées qui viennent du cœur d’un grand nombre. »

Il y avait aussi une femme Prophète,
Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser.
Elle était très avancée en âge ;
après sept ans de mariage,
demeurée veuve,
elle était arrivée à l’âge de 84 ans.
Elle ne s’éloignait pas du Temple,
servant DIEU jour et nuit dans le jeûne et la prière.
Survenant à cette heure même,
elle proclamait les LOUANGES de DIEU
et parlait de l’ENFANT
à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem.

Lorsqu’ils eurent achevé
tout ce que prescrivait la Loi du SEIGNEUR,
ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth.

L’ENFANT, LUI, grandissait et se fortifiait,
rempli de SAGESSE,
et la GRÂCE de DIEU était sur LUI.


– Acclamons la PAROLE de DIEU.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris










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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mar 02 Fév 2016, 14:52

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !
Bonjour Nicolas, Merci !  




Homélie : 

« Et lorsque furent accomplis les jours pour leur purification... ils l'emmenèrent (l'enfant) à Jérusalem pour le présenter au Seigneur » (Lc 2, 22). Quarante jours après la naissance de Jésus, Marie et Joseph l’offrent à Dieu comme leur fils unique obéissant ainsi au précepte de la Loi de Moïse selon lequel tout premier né devait être racheté par un sacrifice, quarante jours après sa naissance (cf. Ex 13, 2.12; Lv 12, 1-8.).

Cette offrande trouvera son parfait achèvement dans la passion, la mort et la résurrection de notre Seigneur lorsqu’il réalisera en plénitude sa mission de « grand prêtre miséricordieux et fidèle » (He 2, 17). La prophétie de Siméon est significative : cet enfant qu’il reconnaît comme le Messie (Lc 2, 25-32) sera la lumière des nations et la gloire d’Israël (v. 32) mais aussi « un signe en bute à la contradiction » (v. 34) car selon l’Ecriture il réalisera le jugement de Dieu.

Nous voyons bien la portée eschatologique de tout cela. Jésus est le Messie, le Christ, l’Epoux qui vient accomplir l’alliance nuptiale avec Israël. Mais encore faut-il être disposé à accueillir l’Epoux qui vient à notre rencontre. Aujourd’hui, nous contemplons tout particulièrement les personnages de notre évangile, Siméon et Anne, comme autant de figures de ceux qui attendent et ouvrent docilement leur cœur à la rencontre avec le Seigneur. A ce propos, il est bon de nous rappeler que la tradition orientale appelle la fête d'aujourd'hui la « fête de la rencontre », car, dans l'espace sacré du temple de Jérusalem, se réalise la rencontre entre la bienveillance de Dieu et l'attente du peuple élu.

Un des aspects fondamentaux de la vie consacrée est précisément de rappeler à l’homme les dispositions de cœur qu’il doit entretenir pour accueillir Celui qui veut venir épouser son humanité pour la sanctifier, la diviniser. Voilà pourquoi l’Eglise célèbre en ce jour de la Présentation du Seigneur la « Journée de la vie consacrée ».
La personne consacrée comme Siméon invite tout homme à revenir à son désir fondamental qui est celui de voir Dieu, de le contempler dans la paix. Comme Anne, elle rappelle à tout homme que c’est par sa persévérance dans la prière, le service de la charité et le don de soi qu’il se préparera de la meilleure des manières à accueillir le Seigneur dans sa vie pour se laisser transformer de l’intérieur par cette présence qui seule est capable de le combler de joie.

La présentation de Jésus au temple, consacré selon la prescription rituelle de l’époque au Seigneur comme tout garçon premier né, annonce en effet le don de Jésus par amour de Dieu et des hommes et l’offrande suprême de la Croix. La prophétie de Siméon manifeste ce lien entre la présentation au Temple et l’offrande de la Croix où s’accomplit le véritable sacrifice rédempteur. Et cela nous ramène encore à la vie consacrée qui, inspirée par le don du Christ, veut témoigner qu’il n’y a pas d’autre chemin à la suite de Jésus que celui du don et de l’abandon. Le consacré rappelle à tout baptisé qu’être disciple du Christ passe par l’offrande totale de soi, chemin qui, s’il débouche sur la résurrection et la vie éternelle, passe inévitablement par la croix et la mort au vieil homme et au péché en chacun de nous.

En cette fête, l’occasion nous est donnée de nous laisser renouveler dans notre ardeur spirituelle dans notre marche à la suite de Jésus sur le chemin du don. Le secret de cette ardeur se trouve dans l’Eucharistie. L’Eucharistie actualise en effet le don jusqu’au bout de notre Seigneur et nous permet de nous y unir chaque jour davantage. A chaque Eucharistie, Jésus nous enseigne à donner notre vie pour nos frères en union avec la sienne.


« Seigneur, qu’en ce jour chacun de tes enfants puisse te redire sa volonté de te suivre sur le chemin de l’offrande totale de lui-même, le seul qui conduise à la vie éternelle. Libère-nous de nous-mêmes, que nous puissions au cours de cette Eucharistie te recevoir en profondeur et nous unir à toi dans l’offrande de ta vie. Nous pourrons alors au cœur de notre monde témoigner à l’image de ces cierges allumés au début de cette célébration, que tu es le « salut préparé par Dieu à la face de tous les peuples, lumière pour éclairer les nations, et gloire de son peuple Israël. »

Frère Elie
Moines et Moniales de Saint Joseph | Saint-Joseph de Mont-Rouge | F-34480 Puimisson
 



Bienheureux John Henry Newman (1801-1890), cardinal, théologien, fondateur de l'Oratoire en Angleterre  
Sermon « Secrecy and Suddenness of Divine Visitations » PPS t. 2, n° 10
 

« Mes yeux ont vu ton salut »

  Aujourd'hui nous est rappelée l'action silencieuse de la Providence de Dieu. Elle accomplit tranquillement dans le cours du temps des événements prévus depuis longtemps ; en même temps, les visites du Seigneur demeurent soudaines et mystérieuses. Considérez ce qui se passe ici…

     Ici, rien d'extraordinaire ni d'impressionnant. Nous savons ce que le monde pense des gens comme les parents de cet enfant, si pauvres, et ces deux vieillards : on les regarde sans intérêt et on passe. Pourtant il s'agit là de la réalisation solennelle d'une prophétie ancienne et prodigieuse. L'enfant qu'on porte sur les bras, c'est le Sauveur du monde, l'héritier authentique, qui vient sous les traits d'un inconnu visiter sa propre maison. L'Écriture avait dit : « Soudain il entrera dans son Temple, le Seigneur que vous cherchez. Qui pourra soutenir le jour de sa venue ?... » (Ml 3,2), et voilà qu'il vient en prendre possession. En plus, le vieillard qui prend l'enfant dans ses bras est comblé des dons de l'Esprit… : joie, action de grâce, espérance, mélangées mystérieusement de crainte, d'effroi et de douleur. Anne aussi…devient prophétesse, et ces témoins auxquels elle s'adresse sont l'authentique Israël qui attend avec foi la rédemption du monde selon les promesses… : « La gloire à venir de ce Temple dépassera celle de l'ancien », avait annoncé un autre prophète (Ag 2,9). La voilà, cette gloire : un petit enfant avec ses parents, deux vieillards et une assemblée sans nom et sans suite. « La venue du Royaume de Dieu ne vient pas de manière visible » (Lc 17,20).

     Telle a toujours été la manière de Dieu en ses visites... : le silence, la soudaineté, la surprise au regard du monde, malgré des prédictions connues de tous, celles dont l'Église véritable saisit le sens et attend l'accomplissement... Il ne peut en être autrement. Les avertissements de Dieu sont clairs, mais le monde continue sa course ; engagés dans leurs activités, les hommes ne savent pas discerner le sens de l'histoire... À toute époque le monde reste profane et aveugle ; Dieu cache sa Providence, mais la réalise jour après jour.



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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mar 02 Fév 2016, 19:46

Bonsoir Lumen,

Bonsoir à toutes et à tous,





Mercredi 3 Février 2016

Saint Anschaire, Évêque

Saint Blaise, Évêque et Martyr
Mort vers 316. Évêque de Sébaste, en Arménie. Il refusa de sacrifier aux idoles et fut décapité.


4ième semaine du Temps Ordinaire
(Couleur liturgique : Vert )
Année C





(Première lecture)
Deuxième Livre de Samuel 24 : 2, 9 à 17


« C’est moi qui ai péché, c’est moi qui suis coupable ; mais ceux-là, le troupeau, qu’ont-ils fait ? »

En ces jours-là,
le roi David dit à Joab, le chef de l’armée, qui était près de lui :
« Parcourez toutes les tribus d’Israël, de Dane à Bershéba,
et faites le recensement du peuple,
afin que je connaisse le chiffre de la population. »
Joab donna au roi les chiffres du recensement :
Israël comptait huit cent mille hommes capables de combattre,
et Juda cinq cent mille hommes.
Mais après cela, le cœur de David lui battit
d’avoir recensé le peuple,
et il dit au SEIGNEUR :
« C’est un grand péché que j’ai commis !
Maintenant, SEIGNEUR,
daigne passer sur la faute de ton serviteur,
car je me suis vraiment conduit comme un insensé ! »
Le lendemain matin, David se leva.
Or la PAROLE du SEIGNEUR avait été adressée au Prophète Gad,
le voyant attaché à David :
« Va dire à David : Ainsi PARLE le SEIGNEUR :
Je vais te présenter trois châtiments ;
choisis l’un d’entre eux,
et Je te l’infligerai. »
Gad se rendit alors chez David et lui transmit ce message :
« Préfères-tu qu’il y ait la famine dans ton pays
pendant sept ans ?
Ou bien fuir devant tes adversaires lancés à ta poursuite,
pendant trois mois ?
Ou bien la peste dans ton pays
pendant trois jours ?
Réfléchis donc, et vois
ce que Je dois répondre à celui qui m’a envoyé. »
David répondit au Prophète Gad :
« Je suis dans une grande angoisse…
Eh bien ! tombons plutôt entre les MAINS du SEIGNEUR,
car SA COMPASSION EST GRANDE,
mais que je ne tombe pas
entre les mains des hommes ! »
Le SEIGNEUR envoya donc la peste en Israël
dès le lendemain jusqu’à la fin des trois jours.
Depuis Dane jusqu’à Bershéba,
il mourut 70 000 hommes.
Mais lorsque l’Ange du SEIGNEUR
étendit la Main vers Jérusalem pour l’exterminer,
le SEIGNEUR renonça à ce mal,
et IL dit à l’Ange exterminateur :
« Assez ! Maintenant, retire Ta Main. »
L’Ange du SEIGNEUR se trouvait alors
près de l’aire à grain d’Arauna le Jébuséen.
David, en voyant l’Ange frapper le peuple,
avait dit au SEIGNEUR :
« C’est moi qui ai péché, c’est moi qui suis coupable ;
mais ceux-là, le troupeau, qu’ont-ils fait ?
Que TA MAIN s’appesantisse donc sur moi
et sur la maison de mon père ! »

– PAROLE du SEIGNEUR.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris







Le bonheur d’être pardonné


Poème chanté appartenant au recueil de David.

Psaume 31 (32), entièrement




Psaume 31 (32) : 1 et 2, 5, 6 et 7


R/ Enlève, SEIGNEUR,
l’offense de ma faute.


Heureux l’homme dont la faute est enlevée,
et le péché remis !
Heureux l’homme dont le SEIGNEUR ne retient pas l’offense,
dont l’esprit est sans fraude !
R/

Je T’ai fait connaître ma faute,
je n’ai pas caché mes torts.
J’ai dit : « Je rendrai GRÂCE au SEIGNEUR
en confessant mes péchés. »
Et TOI, TU as enlevé
l’offense de ma faute.
R/

Ainsi chacun des Tiens TE priera aux heures décisives ;
même les eaux qui débordent ne peuvent l’atteindre.
TU es un REFUGE pour moi, mon ABRI dans la détresse ;
de chants de délivrance, TU m’as entouré.
R/

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris






Évangile de JÉSUS-CHRIST selon Saint Marc 6 : 1 à 6

Acclamation de l’Évangile :
Alléluia. Alléluia. Mes Brebis écoutent MA VOIX, dit le SEIGNEUR ;
Moi, Je les connais, et elles Me suivent. Alléluia.
(Jn 10, 27)



« Un Prophète n’est méprisé que dans son pays »

En ce temps-là,
JÉSUS se rendit dans Son Lieu d’Origine,
et Ses Disciples le suivirent.
Le jour du sabbat,
IL se mit à enseigner dans la synagogue.
De nombreux auditeurs, frappés d’étonnement, disaient :
« D’où cela LUI vient-il ?
Quelle est cette SAGESSE qui LUI a été donnée,
et CES GRANDS MIRACLES qui se réalisent par SES MAINS ?
N’est-IL pas le charpentier, le FILS de MARIE,
et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon ?
Ses sœurs ne sont-elles pas ici chez nous ? »
Et ils étaient profondément choqués à Son Sujet.
JÉSUS leur disait :
« Un Prophète n’est méprisé que dans son pays,
sa parenté et sa maison. »
Et là IL ne pouvait accomplir aucun miracle ;
IL guérit seulement quelques malades
en leur imposant les MAINS.
Et IL s’étonna de leur manque de foi.
Alors JÉSUS parcourait les villages d’alentour en enseignant.

– Acclamons la PAROLE de DIEU.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris










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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mer 03 Fév 2016, 19:08

Bonsoir Lumen,

Bonsoir à toutes et à tous,





Jeudi 4 Février 2016

De la férie

4ième semaine du Temps Ordinaire
(Couleur liturgique : Vert )
Année C





(Première lecture)
Premier Livre des Rois 2 : 1 à 4, 10 à 12


« Je m’en vais par le chemin de tout le monde. Sois fort, Salomon, sois un homme courageux ! »

Comme les jours de David approchaient de leur fin,
il exprima ses volontés à son fils Salomon :
« Je m’en vais par le chemin de tout le monde.
Sois fort, sois un homme courageux !
Tu garderas les observances du SEIGNEUR ton DIEU,
en marchant dans SES CHEMINS.
Tu observeras SES DÉCRETS, SES COMMANDEMENTS,
SES ORDONNANCES et SES ÉDITS,
selon ce qui est écrit dans la Loi de Moïse.
Ainsi tu réussiras
dans tout ce que tu feras et entreprendras,
et le SEIGNEUR réalisera cette PAROLE qu’IL m’a dite :
“Si tes fils veillent à suivre leur chemin
en marchant devant Moi avec loyauté,
de tout leur cœur et de toute leur âme,
jamais tes descendants ne seront écartés
du trône d’Israël.”

David mourut,
il reposa avec ses pères,
et il fut enseveli dans la Cité de David.
Le règne de David sur Israël avait duré quarante ans :
il avait régné sept ans à Hébron,
et trente-trois ans à Jérusalem.
Salomon prit possession du trône de David son père,
et sa royauté fut solidement établie.

– PAROLE du SEIGNEUR.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris







Prière de David

1 Chroniques 29 : 10 à 20, entièrement



1 Chroniques 29 : 10, 11abc, 11de et 12a, 12bcd


R/ SEIGNEUR, c’est TOI, le MAÎTRE de Tout.

Béni sois-TU, SEIGNEUR,
DIEU de notre père Israël,
depuis les siècles et pour les siècles !
R/

À TOI, SEIGNEUR, FORCE et GRANDEUR,
ÉCLAT, VICTOIRE, MAJESTÉ,
Tout, dans les Cieux et sur la Terre !
R/

À TOI, SEIGNEUR, le RÈGNE,
la PRIMAUTÉ sur l’Univers :
la RICHESSE et la GLOIRE viennent de TA FACE !
R/

C’est TOI, le MAÎTRE de Tout :
dans TA MAIN, FORCE et PUISSANCE ;
Tout, par TA MAIN, GRANDIT et S’AFFERMIT.
R/

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris






Évangile de JÉSUS-CHRIST selon Saint Marc 6 : 7 à 13

Acclamation de l’Évangile :
Alléluia. Alléluia. Le RÈGNE de DIEU est tout proche.
Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. Alléluia.
(Mc 1, 15)



« IL commença à les envoyer en mission »

En ce temps-là,
JÉSUS appela les Douze ;
alors IL commença à les envoyer en mission deux par deux.
IL leur donnait autorité sur les esprits impurs,
et IL leur prescrivit de ne rien prendre pour la route,
mais seulement un bâton ;
pas de pain, pas de sac,
pas de pièces de monnaie dans leur ceinture.
« Mettez des sandales,
ne prenez pas de tunique de rechange. »
IL leur disait encore :
« Quand vous avez trouvé l’hospitalité dans une maison,
restez-y jusqu’à votre départ.
Si, dans une localité,
on refuse de vous accueillir et de vous écouter,
partez et secouez la poussière de vos pieds :
ce sera pour eux un témoignage. »
Ils partirent,
et proclamèrent qu’il fallait se convertir.
Ils expulsaient beaucoup de démons,
faisaient des onctions d’huile à de nombreux malades,
et les guérissaient.

– Acclamons la PAROLE de DIEU.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris









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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Jeu 04 Fév 2016, 10:04

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !
Bonjour Nicolas, Merci !  




Homélie :

Jésus rentre chez lui à Nazareth, sans doute pour y retrouver les siens et prendre un peu de repos en famille. Mais une cruelle déception l’attend dans son village. Quel contraste avec les foules qui le suivaient, le pressant de toute part, sur le chemin conduisant à la maison de Jaïre ! Les nazaréens sont certes nombreux à venir écouter son enseignement dans la synagogue, mais leur cœur est fermé ; ils ne dépassent pas le stade d’un étonnement sceptique et critique, qui se transforme bientôt en hostilité et rejet. L’obstacle qui empêche les habitants de Nazareth de s’ouvrir au mystère du Royaume que Jésus rend présent au milieu d’eux, consiste paradoxalement dans le fait qu’ils le connaissent - ou du moins croient le connaître. 

A la foi de la femme hémorroïsse, qui « touche » Jésus et obtient la guérison, s’oppose une connaissance selon la chair, qui empêche d’accéder au mystère du Christ. En raison de leur attitude, les nazaréens deviendront paradoxalement dans l’évangile de Marc, le modèle des incroyants, de ceux qui « regardent et ne voient pas, entendent et ne comprennent pas » (Mc 4,12), et du fond de leur aveuglement, manifestent leur hostilité : « ils étaient profondément choqués à cause de lui ». Après avoir évoqué les païens qui reconnaissent la puissance de Dieu à l’œuvre en Jésus ; les chefs religieux, jaloux de son prestige, et cherchant à le faire mourir ; l’évangéliste introduit ici un troisième groupe de personnages : ceux qui se scandalisent et se détournent du Seigneur malgré sa « sagesse » et les « grands miracles s’accomplissant par ses mains ».

Scandale de hier, d’aujourd’hui et de toujours : comment la puissance de Dieu se manifesterait-elle dans le fils d’un humble charpentier ? Penser cela n’est-il pas déjà un blasphème, un outrage à la grandeur et la majesté divines ? Le scandale sera à son comble lorsque nous prétendrons que ce Dieu-fait-homme sauve le monde en mourant sur une croix.

On est en droit de se demander si une des raisons majeures de la défection de tant de nos contemporains, abandonnant la foi de leur enfance, n’est pas à chercher précisément dans ce scandale : qui peut croire à l’aube du troisième millénaire que Dieu puisse s’abaisser jusqu’à partager notre condition humaine, et pour une destinée aussi misérable ? Comment, à l’heure de la Raison triomphante, peut-on encore soutenir une telle représentation de Dieu, qui n’a traversé les siècles que grâce à l’emprise des clercs sur les foules ignorantes ? Pauvres chrétiens qui s’attachent à une telle chimère ! L’homme « émancipé » a délimité l’espace de liberté de Dieu, excluant a priori ce qui est incompatible avec sa dignité ; et peut-être aussi ce qui serait trop compromettant pour nous. Car si Dieu s’immisce dans notre histoire, comment échapper à la confrontation ? 

La Révélation nous enseigne précisément que le vrai Dieu n’est pas un divin cosmique manipulable, ni l’esprit absolu qui prend conscience de lui-même dans la rationalité humaine (Hegel) ; mais un Dieu libre, qui a pris l’initiative déconcertante de venir jusqu’à nous pour nous offrir son amour. C’est ce « scandale » qui différencie le christianisme d’une idéologie.

Inutile de nous mentir : nous pressentons bien que nous avons à nous situer face à ce Jésus de Nazareth, et que ce choix décide du sens de notre vie. « Vois, ton fils qui est là provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël » (Lc 2, 34). Seul le « oui » de la foi libère l’action de l’Esprit Saint et permet à Dieu de réaliser le miracle de notre salut. Que le Seigneur ne soit pas pour nous cause de scandale, mais accueillons avec joie, émerveillement et reconnaissance celui qui vient de la part du Père pour nous donner part à sa vie divine.


Père Joseph-Marie
Moines et Moniales de Saint Joseph | Saint-Joseph de Mont-Rouge | F-34480 Puimisson
 




Bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916), ermite et missionnaire au Sahara   
Lettre à Joseph Hours, 3 mai 1912
 

« Pour la première fois, il les envoie »

  Être apôtre, par quel moyen ? Par ceux que Dieu met à sa disposition : les prêtres ont leurs supérieurs qui leur disent ce qu'ils doivent faire. Les laïcs doivent être apôtres envers tous ceux qu'ils peuvent atteindre : leurs proches et leurs amis, mais non eux seuls ; la charité n'a rien d'étroit, elle embrasse tous ceux qu'embrasse le Cœur de Jésus. 

    Par quel moyen ? Par les meilleurs, étant donnés ceux auxquels ils s'adressent : avec tous ceux avec qui ils sont en rapport, sans exception, par la bonté, la tendresse, l'affection fraternelle, l'exemple de la vertu, par l'humilité et la douceur toujours attrayantes et si chrétiennes. Avec certains sans leur dire jamais un mot de Dieu ni de la religion, patientant comme Dieu patiente, étant bon comme Dieu est bon, étant un tendre frère et priant. Avec d'autres en parlant de Dieu dans la mesure qu'ils peuvent porter ; dès qu'ils en sont à la pensée de rechercher la vérité par l'étude de la religion, en les mettant en rapports avec un prêtre très bien choisi et capable de leur faire du bien. Surtout voir en tout humain un frère.



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]Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !


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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Jeu 04 Fév 2016, 19:52

Bonsoir Lumen,

Bonsoir à toutes et à tous,





Vendredi 5 Février 2016

Sainte Agathe, Vierge et Martyre
Morte en 251. Jeune Sicilienne, Martyre à Catane. Pour avoir repoussé les avances d’un puissant et être restée fidèle au CHRIST, elle fut atrocement mutilée.


4ième semaine du Temps Ordinaire
(Couleur liturgique : Rouge )
Année C





(Première lecture)
Livre de Ben Sira le Sage (Siracide) 47 : 2 à 11


« De tout son cœur, David a chanté les Psaumes, il a aimé son CRÉATEUR »

Dans le sacrifice de communion,
on met à part la graisse des animaux offerts à DIEU ;
ainsi David a été mis à part entre les fils d’Israël.
Il a joué avec les lions comme si c’étaient des chevreaux,
et avec les ours comme avec des agneaux.
N’était-il pas tout jeune quand il a tué le géant
et supprimé la honte de son peuple,
lorsqu’il lança la pierre de sa fronde
et abattit l’arrogance de Goliath ?
Il invoqua le SEIGNEUR TRÈS-HAUT
qui a mis dans sa main la vigueur
pour supprimer le puissant guerrier
et pour exalter la force de son peuple.
C’est pourquoi on lui a fait gloire
des dizaines de milliers qu’il a tués :
on l’a célébré en bénissant le SEIGNEUR
quand on lui a donné la glorieuse couronne royale.
En effet, il a détruit les ennemis alentour,
il a anéanti ses adversaires philistins,
il a détruit leur force comme on le voit encore aujourd’hui.
Dans tout ce qu’il a fait,
il a célébré la LOUANGE DU SAINT, DU TRÈS-HAUT,
en proclamant SA GLOIRE.
De tout son cœur, il a chanté les Psaumes,
il a aimé son CRÉATEUR.
Devant l’autel, il a placé des chantres,
et leur voix rendit les mélodies plus douces ;
chaque jour ils loueront DIEU par leurs chants.
Il a donné de l’éclat aux fêtes,
il a donné une parfaite splendeur aux solennités,
pour que le SAINT NOM DU SEIGNEUR soit célébré,
et que les chants retentissent dans le sanctuaire dès le matin.
Le SEIGNEUR a enlevé les péchés de David,
IL a pour toujours exalté sa force,
IL a fondé sur lui l’ALLIANCE avec sa dynastie,
le TRÔNE DE GLOIRE d’Israël.

– PAROLE du SEIGNEUR.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris







Un roi remercie DIEU après la victoire


Du répertoire du chef de chorale. Chant appartenant au recueil de David, le serviteur du SEIGNEUR. David adressa ces paroles au SEIGNEUR quand CELUI-CI l’eut délivré de tous ses ennemis, en particulier de Saül.

Psaume 17 (18), entièrement




Psaume 17 (18) : 31 et 33a, 47 et 50, 32a et 51


R/ Béni soit DIEU, mon SAUVEUR !

Notre DIEU a des CHEMINS SANS REPROCHE,
la PAROLE DU SEIGNEUR est SANS ALLIAGE,
IL est un BOUCLIER pour qui s’abrite en LUI.
C’est le DIEU qui m’emplit de vaillance.
R/

Vive le SEIGNEUR ! Béni soit mon ROCHER !
Qu’IL triomphe, le DIEU de ma VICTOIRE.
Aussi, je TE rendrai GRÂCE parmi les peuples,
SEIGNEUR, je fêterai TON NOM.
R/

Qui est DIEU, hormis le SEIGNEUR ?
IL donne à SON ROI DE GRANDES VICTOIRES,
IL se montre FIDÈLE à SON MESSIE,
à David et sa descendance, pour toujours.
R/

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris






Évangile de JÉSUS-CHRIST selon Saint Marc 6 : 14 à 29

Acclamation de l’Évangile :
Alléluia. Alléluia. Heureux ceux qui ont entendu la PAROLE
dans un cœur bon et généreux,
qui LA retiennent et portent du fruit par leur persévérance. Alléluia.
(cf. Lc 8, 15)



« Celui que j’ai fait décapiter, Jean, le voilà ressuscité ! »

En ce temps-là,
comme le NOM de JÉSUS devenait célèbre,
le roi Hérode en entendit parler.
On disait :
« C’est Jean, celui qui baptisait :
il est ressuscité d’entre les morts,
et voilà pourquoi des miracles se réalisent par Lui. »
Certains disaient :
« C’est le Prophète Élie. »
D’autres disaient encore :
« C’est un Prophète comme ceux de jadis. »
Hérode entendait ces propos et disait :
« Celui que j’ai fait décapiter, Jean,
le voilà ressuscité ! »
Car c’était lui, Hérode, qui avait donné l’ordre d’arrêter Jean
et de l’enchaîner dans la prison,
à cause d’Hérodiade, la femme de son frère Philippe,
que lui-même avait prise pour épouse.
En effet, Jean lui disait :
« Tu n’as pas le droit
de prendre la femme de ton frère. »
Hérodiade en voulait donc à Jean,
et elle cherchait à le faire mourir.
Mais elle n’y arrivait pas
parce que Hérode avait peur de Jean :
il savait que c’était un homme Juste et Saint,
et il le protégeait ;
quand il l’avait entendu, il était très embarrassé ;
cependant il l’écoutait avec plaisir.
Or, une occasion favorable se présenta
quand, le jour de son anniversaire,
Hérode fit un dîner pour ses dignitaires,
pour les chefs de l’armée et pour les notables de la Galilée.
La fille d’Hérodiade fit son entrée et dansa.
Elle plut à Hérode et à ses convives.
Le roi dit à la jeune fille :
« Demande-moi ce que tu veux,
et je te le donnerai. »
Et il lui fit ce serment :
« Tout ce que tu me demanderas, je te le donnerai,
même si c’est la moitié de mon royaume. »
Elle sortit alors pour dire à sa mère :
« Qu’est-ce que je vais demander ? »
Hérodiade répondit :
« La tête de Jean, celui qui baptise. »
Aussitôt la jeune fille s’empressa de retourner auprès du roi,
et lui fit cette demande :
« Je veux que, tout de suite,
tu me donnes sur un plat la tête de Jean le Baptiste. »
Le roi fut vivement contrarié ;
mais à cause du serment et des convives,
il ne voulut pas lui opposer un refus.
Aussitôt il envoya un garde
avec l’ordre d’apporter la tête de Jean.
Le garde s’en alla décapiter Jean dans la prison.
Il apporta la tête sur un plat,
la donna à la jeune fille,
et la jeune fille la donna à sa mère.

Ayant appris cela,
les disciples de Jean vinrent prendre son corps
et le déposèrent dans un tombeau.

– Acclamons la PAROLE de DIEU.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris











Textes du jour, lu sur :
Les services de la liturgie Catholique

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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Ven 05 Fév 2016, 11:56

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !
Bonjour Nicolas, Merci !  




Homélie : 

Voilà une page d’évangile bien originale ! On n’y voit ni le Seigneur, ni ses disciples, ni même les autorités religieuses qui aiment tant débattre avec Jésus. Il faut dire qu’hier les disciples sont partis, ils ont été envoyés en mission…

L’entrée d’Hérode sur le devant de la scène est cependant liée à Jésus. Le prétendu roi a entendu parler de Jésus. Mais son identité n’apparaît pas clairement. On sait qu’il est quelqu’un, mais on ne sait pas exactement qui. Cela doit être au moins Jean Baptiste, qui serait revenu des morts. En tous cas, il est quelqu’un de comparable aux grands prophètes des temps anciens. La réaction d’Hérode montre sa profonde culpabilité par rapport à la mort de Jean. Il s’attend à entendre sa parole accusatrice, ou en tous cas le jugement de Dieu. Tel est le prisme au travers duquel Hérode envisage le cas « Jésus ».

Mais saint Marc glisse subitement de Jésus à Jean, et nous voici soudain dans le récit de la mort du prophète.

L’affaire est triste, nous le savons. Elle est liée au mariage d’Hérode avec sa belle-sœur alors que son frère n’est pas mort. Au début, Hérode n’est pas fâché des reproches qu’il entend. Au contraire. Il est intéressé par le prophète, il aime l’entendre, et même il le protège d’Hérodiade qui, elle, voudrait sa mort. Mais la situation est impossible : Hérode veut tout, la parole du prophète et la femme de son frère. Le drame ne peut que surgir. Hérode est dans l’impasse, soumis à des désirs contradictoires, sans accepter de faire la vérité.

C’est l’explosion. Hérode ne maîtrise plus les rênes de sa vie, et la machine s’emballe. Il succombe au désir qui le pousse à admirer indûment la fille d’Hérodiade. Il se laisse aller à la forfanterie, et s’enorgueillit de ses propos sans plus pouvoir se dédire quand il se rend compte de leur énormité. Il promet la moitié d’un royaume, dont il n’est le roi fantoche lié au bon vouloir de Rome, il se laisse séduire par une enfant irresponsable et futile.

La jeune fille en effet s’amuse à plaire, sans rien calculer des conséquences de sa danse. Quand vient le moment de choisir, elle ne sait que dire et, inconsciente de la gravité du moment, cherche conseil auprès de sa mère. Hérodiade évidemment saisit l’occasion de se débarrasser du gêneur, mais c’est sa fille qui prend au pied de la lettre le conseil qu’elle entend et réclame la décapitation ; ajoutant, coquette, une touche personnelle : « sur un plateau ».

Quelle famille ! Un homme divisé intérieurement qui n’a pas le courage de prendre les décisions conforme à un juste discernement. Une femme qui se sent chargée de protéger son mari et le pouvoir qu’il ne sait pas exercer. Une jeune fille, objet d’Hérodiade, objet du désir d’Hérode, insouciante de ses actes.

Il n’est pas innocent que nous ayons entendu hier les disciples envoyés proclamer qu’il faut se convertir ! L’humanité à laquelle nous sommes envoyés, la voici décrite aujourd’hui. C’est bien entendu la nôtre en premier lieu. Pour une part, nous ressemblons tous aux portraits peu flatteurs que nous venons de peindre. Mais c’est aussi l’humanité de nos contemporains. Etre disciples est donc être comme Jean Baptiste, être en butte aux conventions des puissants, de ceux qui en sont les jouets, aux habitudes du monde. Etre disciple, c’est se lever devant ce monde et être témoin, mot qui se dit « martyr »



Frère Dominique
Moines et Moniales de Saint Joseph | Saint-Joseph de Mont-Rouge | F-34480 Puimisson
 



Origène (v. 185-253), Prêtre et Théologien  
Homélie 27 sur St Luc, 2-4 (trad. SC 87, p. 347)
 

Précurseur du Christ dans sa naissance et dans sa mort

  Admirons Jean Baptiste surtout à cause du témoignage suivant : « Parmi les enfants des femmes, personne ne dépasse Jean Baptiste » (Lc 7,28) ; il a mérité de s'élever à une telle réputation de vertu que bien des gens pensaient qu'il était le Christ (Lc 3,15).  Mais il y a bien plus admirable encore : Hérode le tétrarque jouissait du pouvoir royal et était à même de le faire mourir quand il le voudrait. Or, il avait commis une action injuste et contraire à la loi de Moïse en prenant la femme de son frère. Jean, sans avoir peur de lui, ni faire acception de la personne, sans se soucier du pouvoir royal, sans craindre la mort..., sans se dissimuler tous ces dangers, a réprimandé Hérode avec la liberté des prophètes et lui a reproché son mariage. Jeté en prison pour cette audace, il ne se préoccupe ni de la mort ni d'un jugement à l'issue incertaine, mais, dans ses chaînes, ses pensées allaient au Christ qu'il avait annoncé.

   Ne pouvant aller le trouver en personne, il envoie ses disciples pour s'informer : « Es-tu celui qui doit venir ou faut-il en attendre un autre ? » (Lc 7,19) Notez bien que, jusque dans sa prison, Jean enseignait. Même dans ce lieu il avait des disciples ; même en prison Jean accomplissait son devoir de maître et instruisait ses disciples par des entretiens sur Dieu. Dans ces circonstances, le problème de Jésus se trouvait posé, et Jean lui envoie donc quelques disciples...

   Les disciples reviennent et rapportent à leur maître ce que le Sauveur les avait chargés d'annoncer. Cette réponse est pour Jean une arme pour affronter le combat ; il meurt avec assurance et de grand cœur se laisse décapiter, assuré par la parole du Seigneur lui-même que celui en qui il croyait était vraiment le Fils de Dieu. Telle a été la liberté de Jean Baptiste, telle a été la folie d'Hérode qui, à de nombreux crimes, a ajouté d'abord l'emprisonnement, puis le meurtre de Jean Baptiste.



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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Ven 05 Fév 2016, 19:02

Bonsoir Lumen,

Bonsoir à toutes et à tous,




Samedi 6 Février 2016

Saint Paul Miki et ses compagnons, Martyrs
Mort en 1597. Paul Miki, jésuite japonais, était l’un des vingt-six chrétiens – religieux et laïcs – qui furent crucifiés sur une colline, près de Nagasaki.


4ième semaine du Temps Ordinaire
(Couleur liturgique : Rouge )
Année C





(Première lecture)
Premier Livre des Rois 3 : 4 à 13


« Donne à ton serviteur un cœur attentif pour qu’il sache gouverner Ton Peuple »

En ces jours-là,
le roi Salomon se rendit à Gabaon,
qui était alors le lieu sacré le plus important,
pour y offrir un sacrifice ;
il immola sur l’autel un millier de bêtes en holocauste.
À Gabaon, pendant la nuit, le SEIGNEUR lui apparut en songe.
DIEU lui dit :
« Demande ce que Je dois te donner. »
Salomon répondit :
« TU as traité ton serviteur David, mon père,
avec une grande fidélité,
lui qui a marché en TA PRÉSENCE
dans la loyauté, la justice et la droiture de cœur envers TOI.
TU lui as gardé cette grande fidélité,
TU lui as donné un fils qui est assis maintenant sur son trône.
Ainsi donc, SEIGNEUR mon DIEU,
c’est TOI qui m’as fait roi, moi, ton serviteur,
à la place de David, mon père ;
or, je suis un tout jeune homme,
ne sachant comment se comporter,
et me voilà au milieu du peuple que TU as élu ;
c’est un peuple nombreux,
si nombreux qu’on ne peut ni l’évaluer ni le compter.
Donne à ton serviteur un cœur attentif
pour qu’il sache gouverner Ton Peuple
et discerner le bien et le mal ;
sans cela, comment gouverner Ton Peuple,
qui est si important ? »

Cette demande de Salomon plut au SEIGNEUR,
qui lui dit :
« Puisque c’est cela que tu as demandé,
et non pas de longs jours,
ni la richesse, ni la mort de tes ennemis,
mais puisque tu as demandé le discernement,
l’art d’être attentif et de gouverner,
Je fais ce que tu as demandé :
Je te donne un cœur intelligent et sage,
tel que personne n’en a eu avant toi
et que personne n’en aura après toi.
De plus, Je te donne même ce que tu n’as pas demandé,
la richesse et la gloire,
si bien que pendant toute ta vie
tu n’auras pas d’égal parmi les rois. »

– PAROLE du SEIGNEUR.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris







MYSTÈRE et MERVEILLE de la LOI de DIEU


Psaume 118 (119), entièrement



Psaume 118 (119) : 9 et 10, 11 et 12, 13 et 14


R/ SEIGNEUR, apprends-moi TES COMMANDEMENTS.

Comment, jeune, garder pur SON CHEMIN ?
En observant TA PAROLE.
De tout mon cœur, je TE cherche ;
garde-moi de fuir TES VOLONTÉS.
R/

Dans mon cœur, je conserve TES PROMESSES
pour ne pas faillir envers TOI.
TOI, SEIGNEUR, TU es béni :
apprends-moi TES COMMANDEMENTS.
R/

Je fais repasser sur mes lèvres
chaque décision de TA BOUCHE.
Je trouve dans la voie de TES EXIGENCES
plus de joie que dans toutes les richesses.
R/

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris






Évangile de JÉSUS-CHRIST selon Saint Marc 6 : 30 à 34

Acclamation de l’Évangile :
Alléluia. Alléluia. Mes brebis écoutent MA VOIX, dit le SEIGNEUR ;
Moi, Je les connais, et elles Me suivent. Alléluia.
(Jn 10, 27)



« Ils étaient comme des brebis sans berger »

En ce temps-là,
les Apôtres se réunirent auprès de JÉSUS,
et LUI annoncèrent tout ce qu’ils avaient fait et enseigné.
IL leur dit :
« Venez à l’écart dans un endroit désert,
et reposez-vous un peu. »
De fait, ceux qui arrivaient et ceux qui partaient étaient nombreux,
et l’on n’avait même pas le temps de manger.
Alors, ils partirent en barque
pour un endroit désert, à l’écart.
Les gens les virent s’éloigner,
et beaucoup comprirent leur intention.
Alors, à pied, de toutes les villes,
ils coururent là-bas
et arrivèrent avant eux.
En débarquant, JÉSUS vit une grande foule.
IL fut saisi de compassion envers eux,
parce qu’ils étaient comme des brebis sans berger.
Alors, IL se mit à les enseigner longuement.

– Acclamons la PAROLE de DIEU.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris









Textes du jour, lu sur :
Les services de la liturgie Catholique

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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Sam 06 Fév 2016, 15:08

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !
Bonjour Nicolas, Merci !  




Homélie : 

On peut facilement imaginer la joie des Apôtres au retour de leur première mission. Tous rassemblés autour du Maître, il lui raconte les merveilles qu’ils ont accomplies en son nom. Joie de rendre grâce pour les œuvres de puissance de la Parole mais aussi joie de retrouver Jésus et de venir se ressourcer auprès de lui. Car, si ce jour-là l’enthoutiasme était grand chez les apôtres, la fatigue devait l’être aussi. Jésus les avait envoyés sillonner les routes de la Galilée, sans argent, sans tunique de rechange, avec pour tout bagage un simple bâton. Aussi, si certains leur offrirent l’hospitalité, d’autres, sans aucun doute, la leur refusèrent. Certains jours, la faim dut se faire sentir et les nuits ne furent pas des plus confortables.

Jésus, ému par leur joie, est aussi rempli de sollicitude devant leur fatigue. Il les invite à se retirer à l’écart dans un endroit désert pour se reposer un peu. Se reposer. Il s’agit d’entendre ici bien plus qu’un simple repos physique. Car, si Jésus veut conduire ses apôtres au désert, ce n’est pas seulement pour les dégager de la pression d’une foule qui continue à les assaillir de ses demandes au point qu’ils n’ont même plus le temps de manger. N’oublions pas que dans la Bible le désert est le lieu de la rencontre avec Dieu. Et précisément, ici, Jésus part avec eux dans la barque qui doit les y conduire. Quelques chapitres plus haut dans son évangile, saint Marc nous avait dit que Jésus, après voir appelé à lui ceux qu’ils voulaient, en avait institué douze pour être avec lui. Nous comprenons alors qu’en invitant ses apôtres à venir se reposer au désert avec lui, c’est sur ce qui fait le cœur de leur appel que Jésus les amène à se rencentrer : demeurer en lui, partager son intimité et nourrir les mêmes sentiments que lui.

Mais quels sont ces sentiments ? La suite de l’évangile nous éclaire à ce propos. La foule qui a vu Jésus s’embarquer avec les douze, anticipe le lieu où ils vont accoster. Les précédant donc, elle les attend. Jésus, nous dit l’évangéliste, voyant cette masse de gens, « fut alors saisi de pitié envers eux, parce qu'ils étaient comme des brebis sans berger. »
« Fut saisi de pitié », littéralement : « fut ému jusqu’aux entrailles ». L’expression n’est pas neutre et renvoie exactement à ce qu’éprouva le Père de la parabole du fils prodigue lorsqu’il l’aperçut, au loin, revenant auprès de lui (cf. Lc 15, 20).
C’est toute la compassion de Jésus qui s’exprime ici. En lui, le cœur du Père se penche sur la misère de son peuple. Devant ces hommes et ces femmes qui sont comme perdus, ne sachant plus à qui se fier, c’est toute la sollicitude du « Bon Pasteur », venu rassembler par sa Parole les enfants de Dieu dispersés par le péché, qui transparaît.

Jésus enseigne ici à ses apôtres en quoi consiste réellement le repos qu’il leur a promis : habiter la tendresse du Père pour son peuple. Que ce soit dans le désert ou au milieu de la foule, le disciple devra toujours essayer de demeurer en ce lieu de repos qui est un peu comme le centre de gravité de sa vocation.
Qu’à la suite des apôtres, nous continuions nous aussi l’apprentissage de notre vocation de disciple pour que là où Jésus nous enverra, nous puissions porter un fruit de miséricorde qui ramène vers le cœur du Père.



Frère Elie
Moines et Moniales de Saint Joseph | Saint-Joseph de Mont-Rouge | F-34480 Puimisson
 



Saint Zénon de Vérone (?-v. 380), évêque 
Sermon De spe, fide et caritate, 9 ; PL 11, 278 (trad. Orval rev.)
 

« Il fut saisi de compassion envers eux »

   Ô charité, que tu es bonne et riche ! que tu es puissante ! Il ne possède rien, celui qui ne te possède pas. C'est toi qui as pu faire de Dieu un homme. Tu l'as fait s'abaisser et s'éloigner pour un temps de son immense majesté. Tu l'as retenu prisonnier neuf mois dans le sein de la Vierge. Tu as guéri Ève en Marie. Tu as renouvelé Adam dans le Christ. Tu as préparé la croix pour le salut du monde déjà perdu.

   Ô amour, c'est toi qui, pour vêtir celui qui est nu, te contentes d'être nue. Pour toi, la faim est un repas abondant, si un pauvre affamé a mangé ton pain. Ta fortune consiste à destiner tout ce que tu possèdes à la miséricorde. Toi seule tu ne te fais pas prier. Les opprimés, tu les secours sans retard, même à tes dépens, quelle que soit la détresse où ils sont plongés. C'est toi l'œil des aveugles, le pied des boiteux, le bouclier très fidèle des veuves et des orphelins. Tu aimes tes ennemis de telle façon que nul ne discerne quelle différence il y a pour toi entre eux et tes amis.

   C'est toi, ô charité, qui unis les mystères célestes aux choses humaines, et les mystères humains aux choses célestes. Tu es la gardienne de ce qui est divin. C'est toi qui, dans le Père, gouvernes et ordonnes tout ; c'est toi l'obéissance du Fils ; c'est toi qui exultes en l'Esprit Saint. Parce que tu es une dans les trois personnes, tu ne peux pas être divisée. Jaillissant de la source qu'est le Père, tu te déverses tout entière dans le Fils, sans te retirer du Père. C'est à bon droit qu'on dit que « Dieu est amour » (1Jn 4,16), parce que toi seule tu guides la puissance de la Trinité.



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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Sam 06 Fév 2016, 19:50

Bonsoir Lumen,

Bonsoir à toutes et à tous,





Dimanche 7 Février 2016

5ième Dimanche du Temps Ordinaire

(Couleur liturgique : Vert )
Année C









Lien :
http://www.ktotv.com/emissions/priere-et-vie-de-l-eglise/priere/en-marche-vers-dimanche

Vu sur :
www.KTOTV.com






(Première lecture)
Livre du Prophète Isaïe 6 : 1 et 2a, 3 à 8


« Me voici : envoie-moi ! »

L’année de la mort du roi Ozias,
je vis le SEIGNEUR qui siégeait sur UN TRÔNE TRÈS ÉLEVÉ ;
les pans de SON MANTEAU remplissaient le Temple.
Des séraphins se tenaient au-dessus de LUI.
Ils se criaient l’un à l’autre :
« SAINT ! SAINT ! SAINT, LE SEIGNEUR DE L’UNIVERS !
Toute la Terre est remplie de SA GLOIRE. »
Les pivots des portes se mirent à trembler
à la voix de celui qui criait,
et le Temple se remplissait de fumée.
Je dis alors :
« Malheur à moi ! je suis perdu,
car je suis un homme aux lèvres impures,
j’habite au milieu d’un peuple aux lèvres impures :
et mes yeux ont vu LE ROI, LE SEIGNEUR DE L’UNIVERS ! »
L’un des séraphins vola vers moi,
tenant un charbon brûlant
qu’il avait pris avec des pinces sur l’autel.
Il l’approcha de ma bouche et dit :
« Ceci a touché tes lèvres,
et maintenant ta faute est enlevée,
ton péché est pardonné. »
J’entendis alors la VOIX DU SEIGNEUR qui disait :
« Qui enverrai-Je ?
qui sera notre messager ? »
Et j’ai répondu :
« Me voici :
envoie-moi ! »


– PAROLE du SEIGNEUR.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris







Je veux TE louer de tout mon coeur


Du recueil de David.

Psaume 137 (138), entièrement




Psaume 137 (138) : 1 et 2a, 2bc et 3, 4 et 5, 7c et 8


R/ Je te chante, SEIGNEUR, en présence des Anges.

De tout mon cœur, SEIGNEUR, je TE rends grâce :
TU as entendu les paroles de ma bouche.
Je TE chante en présence des Anges,
vers TON TEMPLE SACRÉ, je me prosterne.
R/


Je rends grâce à TON NOM pour TON AMOUR et TA VÉRITÉ,
car TU élèves, au-dessus de tout, TON NOM et TA PAROLE.
Le jour où TU répondis à mon appel,
TU fis grandir en mon âme la FORCE.
R/


Tous les rois de la Terre TE rendent grâce
quand ils entendent les PAROLES de TA BOUCHE.
Ils chantent les CHEMINS du SEIGNEUR :
« Qu’elle est GRANDE, la GLOIRE du SEIGNEUR ! »
R/


TA DROITE me rend vainqueur.
Le SEIGNEUR fait tout pour moi !
SEIGNEUR, ÉTERNEL est TON AMOUR :
n’arrête pas l’ŒUVRE de TES MAINS.
R/


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris


« Chants audio du Psaume 137 (138) »

Du CD, Signes :

http://www.mirari.fr/juox








(Deuxième lecture)
Première Lettre de Saint Paul Apôtre aux Corinthiens 15 : 1 à 11


« Voilà ce que nous proclamons, voilà ce que vous croyez »

Frères,
je vous rappelle la Bonne Nouvelle
que je vous ai annoncée ;
cet Évangile, vous l’avez reçu ;
c’est en LUI que vous tenez bon,
c’est par LUI que vous serez sauvés
si vous le gardez tel que je vous l’ai annoncé ;
autrement, c’est pour rien que vous êtes devenus croyants.

Avant tout, je vous ai transmis ceci,
que j’ai moi-même reçu :
le CHRIST est mort pour nos péchés
conformément aux Écritures,
et IL fut mis au tombeau ;
IL EST RESSUSCITÉ le TROISIÈME JOUR
conformément aux Écritures,
IL est apparu à Pierre, puis aux Douze ;
ensuite IL est apparu à plus de cinq cents frères à la fois
– la plupart sont encore vivants,
et quelques-uns sont endormis dans la mort –,
ensuite IL est apparu à Jacques, puis à tous les Apôtres.
Et en tout dernier lieu, IL est même apparu à l’avorton que je suis.

Car moi, je suis le plus petit des Apôtres,
je ne suis pas digne d’être appelé Apôtre,
puisque j’ai persécuté l’Église de DIEU.
Mais ce que je suis,
je le suis par la GRÂCE DE DIEU,
et SA GRÂCE, venant en moi, n’a pas été stérile.
Je me suis donné de la peine plus que tous les autres ;
à vrai dire, ce n’est pas moi,
c’est la GRÂCE DE DIEU avec moi.

Bref, qu’il s’agisse de moi ou des autres,
voilà ce que nous proclamons,
voilà ce que vous croyez.


– PAROLE du SEIGNEUR.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris







Évangile de JÉSUS-CHRIST selon Saint Luc 5 : 1 à 11

Acclamation de l’Évangile :
Alléluia. Alléluia.

« Venez à MA SUITE, dit le SEIGNEUR,
et Je vous ferai pêcheurs d’hommes. »

Alléluia.
(Mt 4, 19)




« Laissant tout, ils LE suivirent »

En ce temps-là,
la foule se pressait autour de JÉSUS
pour écouter la PAROLE DE DIEU,
tandis qu’IL se tenait au bord du lac de Génésareth.
IL vit deux barques qui se trouvaient au bord du lac ;
les pêcheurs en étaient descendus
et lavaient leurs filets.
JÉSUS monta dans une des barques qui appartenait à Simon,
et lui demanda de s’écarter un peu du rivage.
Puis IL s’assit et, de la barque, IL enseignait les foules.
Quand IL eut fini de parler,
IL dit à Simon :
« Avance au large,
et jetez vos filets pour la pêche. »
Simon LUI répondit :
« MAÎTRE, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre ;
mais, sur TA PAROLE, je vais jeter les filets. »
Et l’ayant fait,
ils capturèrent une telle quantité de poissons
que leurs filets allaient se déchirer.
Ils firent signe à leurs compagnons de l’autre barque
de venir les aider.
Ceux-ci vinrent,
et ils remplirent les deux barques,
à tel point qu’elles enfonçaient.
à cette vue, Simon-Pierre tomba aux genoux de JÉSUS,
en disant :
« Éloigne-TOI de moi, SEIGNEUR,
car je suis un homme pécheur. »
En effet, un grand effroi l’avait saisi,
lui et tous ceux qui étaient avec lui,
devant la quantité de poissons qu’ils avaient pêchés ;
et de même Jacques et Jean, fils de Zébédée,
les associés de Simon.
JÉSUS dit à Simon :
« Sois sans crainte,
désormais ce sont des hommes que tu prendras. »
Alors ils ramenèrent les barques au rivage
et, laissant tout, ils LE suivirent.


– Acclamons la PAROLE de DIEU.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris










Textes du jour, lu sur :
Les services de la liturgie Catholique

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Nicolas

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Lumen
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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Dim 07 Fév 2016, 16:26

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !
Bonjour Nicolas, Merci !  
Oui je suis tout à fait d'accord avec vous Claire et Marie-Odile, la fidélité et la persévérance de Nicolas sont à noter et à féliciter



Homélie : 

Les lectures de ce 5ème dimanche du Temps ordinaire, qui nous invitent à articuler un extrait du prophète Isaïe (6, 1-2), un passage de la première lettre de Saint Paul aux Corinthiens (15, 1-11) et le récit de la pêche miraculeuse, pourraient s’intituler : « les trois temps de la vocation ». Dans chacune de ces lectures, il est question d’un « héros » biblique : le prophète Isaïe, Paul et Pierre - trois hommes au tempérament fort, bien trempé. La mise en parallèle de leur itinéraire respectif de rencontre avec le Dieu vivant, va nous permettre de dégager quelques principes de la pédagogie divine, qui s’appliquent à chacun de nous.

Tous les trois ont à découvrir, à l’occasion d’une initiative déconcertante de ce Dieu qu’ils croyaient connaître, qu’il est avant tout le Kadosch, le Saint, littéralement : le Tout-Autre. Aussi ce qu’il touche va nécessairement devenir à son tour « tout autre ». L’Altérité radicale, qui s’impose dans sa différence, est comme un feu dévorant, qui révèle à ceux à qui elle se manifeste, leur véritable personnalité. A leur tour ils seront envoyés proclamer qu’il faut se convertir, c'est-à-dire devenir « tout-autre ».

1- Saisi par l’Esprit, Isaïe est introduit en présence du Dieu d’Israël et assiste à la liturgie céleste : « Des séraphins se tenaient au-dessus de lui. Ils se criaient l'un à l'autre : "Saint, saint, saint est le Seigneur Dieu de l’univers. Toute la terre est remplie de sa gloire"». Ecrasé par la Beauté transcendante du Très-Haut, il perçoit en cet instant toute la distance qui le sépare de « Celui-qui-est » : « Malheur à moi, je suis perdu ! Car je suis un homme aux lèvres impures, j'habite au sein d'un peuple aux lèvres impures, et mes yeux ont vu le Roi, le Seigneur de l’univers ». Cette prise de conscience de la distance qui nous sépare de Dieu est sans aucun doute la première étape, incontournable, qui prélude à la rencontre transformante.

2- Comme il nous l’explique lui-même, Saul a acquis son savoir sur Dieu auprès d’un Maître en Israël : « Je suis Juif. C'est aux pieds de Gamaliel que j'ai été formé à l'exacte observance de la Loi de nos pères, et j'étais rempli du zèle de Dieu » (Ac 22,3). Zèle à vrai dire peu éclairé, puisqu’il exige que soit éradiquée la secte chrétienne qui s’oppose à la doctrine traditionnelle : « J'ai persécuté à mort cette Voie, chargeant de chaînes et jetant en prison hommes et femmes » (Ac 22, 5). Confronté sur le chemin de Damas à la vraie lumière - celle du Verbe - il prend conscience de son aveuglement et humblement se laisse enseigner par ceux-là mêmes qu’il persécutait. Faisant mémoire de cette rencontre avec le Ressuscité qui a transformé sa vie, Saint Paul précise : « En tout dernier lieu, il m'est apparu à moi aussi, comme à l'avorton. Car je suis le moindre des apôtres ; je ne mérite pas d'être appelé apôtre, parce que j'ai persécuté l'Église de Dieu ».

3- Pierre - ou plutôt Simon - est un pécheur du bord du lac de Galilée ; un maître-pécheur semble-t-il à en juger à l’autorité dont il jouit auprès de ses collègues - ce qui ne l’empêche pas de rentrer certains jours bredouille. On imagine sans peine la surprise de Simon lorsque ce matin là, après avoir enseigné les foules, Jésus l’invite à « avancer en eau profonde » et à « jeter les filets ». Il lui faut à lui aussi une bonne dose d’humilité pour répondre devant ses compagnons : « sur ta parole je vais lâcher les filets ». Nous connaissons la suite : à la vue de la « grande multitude de poissons » qu’ils ramenèrent dans leurs filets, Simon-Pierre tombe aux pieds de Jésus, en confessant : « Éloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur ! » L’évangéliste précise : « La frayeur en effet l'avait saisi, lui et ceux qui étaient avec lui, devant la quantité de poissons qu’ils avaient prise ».

Isaïe, Paul, Simon - et plus largement : tout homme, ne découvre vraiment son néant, sa misère, son péché qu’en présence de Dieu, lorsque celui-ci lui révèle sa sainteté - à chacun d’une manière adaptée à son propre cheminement.

Mais le Seigneur ne nous abandonne pas à notre désarroi : au cœur de cette rencontre bouleversante, qui tourne forcément à notre défaveur, il vient lui-même à notre secours :
« L'un des séraphins vola vers moi, explique Isaïe, tenant un charbon brûlant qu'il avait pris avec des pinces sur l'autel. Il l’approcha de ma bouche et dit : "Ceci a touché tes lèvres, et maintenant ta faute est enlevée, ton péché est pardonné" ».
Pierre lui-aussi s’entend dire : « Sois sans crainte » ; et Paul, écrivant à Timothée, laisse à son tour éclater sa reconnaissance, tout en dévoilant la pédagogie divine à l’œuvre dans ces interventions : « Le Christ Jésus m'a pardonné pour que je sois le premier, en qui toute sa générosité se manifesterait » (1 Tm 1, 16).

Se manifestant dans son Altérité irréductible, le Seigneur nous révèle notre vérité de créature aliénée par le péché, mais aussi infiniment aimée par un « Dieu de tendresse et de pitié, lent à la colère, riche en grâce et en fidélité » (Ex 34,6) ; un Dieu qui croit en l’homme, espère en lui et l’aime d’un amour éternel ; un Dieu qui lui garde sa bienveillance malgré ses transgressions et ses péchés, et n’hésite pas, après lui avoir fait miséricorde, de l’envoyer annoncer sa proximité bienveillante : « Alors j'entendis la voix du Seigneur qui disait : "Qui enverrai-je ? Qui sera notre messager ?" » Fort de son expérience, Isaïe peut maintenant répondre : « Me voici, envoie-moi ».

La découverte de la sainteté de Dieu et de sa gloire universelle ne peut se limiter à une contemplation ou à des discours : elle devient vocation ; on ne peut voir Dieu sans le rayonner.

A Pierre qu’il vient de rassurer, le Seigneur Jésus précise : « Désormais ce sont des hommes que tu prendras » - sous-entendu : que tu arracheras aux grandes eaux de la mort, la mer étant traditionnellement l’habitacle de Satan et des forces opposées à Dieu. C’est parce que Simon est devenu tout-autre – au point de recevoir le nouveau nom de Pierre – qu’il pourra être le témoin de cette autre vie à laquelle il vient d’être initiée, vie de disciple du Christ, de fils de Dieu et non plus d’esclave du péché.

Paul non plus ne sera plus jamais le même ; et c’est précisément parce qu’il est devenu tout-autre par son contact avec le Tout-Autre, qu’il s’entendra annoncer par la voix d’Ananie : « Le Dieu de nos pères t'a destiné à connaître sa volonté, à voir celui qui est le Juste et à entendre la parole qui sort de sa bouche. Car tu seras pour lui, devant tous les hommes, le témoin de ce que tu as vu et entendu » (Ac 22, 14-15).
Terrassés par Dieu, c’est en hommes nouveaux qu’ils se relèvent. Simon devenu Pierre, Saul transformé en Paul, peuvent maintenant se mettre au service du Seigneur, en ne s’appuyant plus sur ce qu’ils croyaient savoir de lui, mais sur ce qu’il leur a fait connaître. Par toute leur vie et par leur mort, ils vont désormais « rendre grâce à son Nom pour son amour et sa vérité », en attendant de le « chanter éternellement en présence des Anges » (Ps 137).

Serions-nous désavantagés par rapport à ces hommes privilégiés qui ont pu se tenir en présence de Dieu et s’exposer à son action transformante ? Ce serait oublier un peu vite que dans quelques instants nous allons communier au Corps et au Sang du Christ Jésus lui-même, réellement présent sous les espèces eucharistiques. L’Eucharistie est bien plus embrasée que « le charbon brûlant que le Chérubin avait pris avec des pinces sur l'autel » ; non seulement elle est capable de purifier nos lèvres et tout notre être du péché, mais elle nous unit substantiellement au Christ ressuscité, nous transforme en lui, bref : nous fait devenir tout-autre à son image et même à sa ressemblance, pour peu que nous soyons ouverts, disponibles au don qu’il nous fait de tout lui-même.

C’est pourquoi après une célébration eucharistique, nous ne pouvons pas rentrer chez nous comme si nous rentrions d’un rassemblement religieux quelconque : par notre communion eucharistique, nous sommes réellement devenus des « christs », et nous participons à sa mission. Comme Isaïe, Simon-Pierre et Paul, nous sommes devenus participants de l’Eglise Epouse par qui et en qui le Christ Epoux veut continuer son œuvre. A nous maintenant de jeter les filets de la Parole au cœur de ce monde, pour tirer sur l’autre rivage, celui de la vraie vie, les hommes encore prisonnier des ténèbres du mensonge et du péché qui conduisent à la mort.


« Seigneur, tu adaptes ta manifestation à chacune de nos histoires ; donne-nous de découvrir nous aussi ton irréductible altérité au cœur de notre quotidien, qui nous permet d’accéder à la vie nouvelle dans l’Esprit. Alors nous pourrons, avec Marie, Isaïe, Pierre, Paul et tous les saints, te répondre "me voici, envoie-moi", et nous mettre vraiment à ton service, "pour la plus grande gloire de Dieu et le salut du monde". »

Frère Elie
Moines et Moniales de Saint Joseph | Saint-Joseph de Mont-Rouge | F-34480 Puimisson
 



Saint Augustin (354-430), Evêque d'Hippone (Afrique du Nord) et Docteur de l'Église  
Sermon 43, 5-6 ; CCL 41, 510-511 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 396 rev.)
 

« Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras »

   Qu'elle est grande la bonté du Christ ! Pierre a été pêcheur, et maintenant un orateur mérite un grand éloge s'il est capable de comprendre ce pêcheur. Voilà pourquoi l'apôtre Paul dit en s'adressant aux premiers chrétiens : « Frères, vous qui avez été appelés par Dieu, regardez bien : parmi vous il n'y a pas beaucoup de sages aux yeux des hommes, ni de gens puissants ou de haute naissance. Au contraire, ce qu'il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi pour couvrir de confusion les sages... Ce qui est d'origine modeste, méprisé dans le monde, ce qui n'est rien, voilà ce que Dieu a choisi pour détruire ce qui est quelque chose » (1Co 1,26-28).

   Car si le Christ avait choisi en premier lieu un orateur, l'orateur aurait pu dire : « J'ai été choisi pour mon éloquence ». S'il avait choisi un sénateur, le sénateur aurait pu dire : « J'ai été choisi à cause de mon rang ». Enfin, s'il avait choisi un empereur, l'empereur aurait pu dire : « J'ai été choisi en raison de mon pouvoir ». Que ces gens-là se taisent, qu'ils attendent un peu, qu'ils se tiennent tranquilles. Ils ne seront pas oubliés ni rejetés ; qu'ils attendent un peu, parce qu'ils pourraient se glorifier de ce qu'ils sont en eux-mêmes.

  « Donne-moi, dit le Christ, ce pêcheur, donne-moi cet homme simple et sans instruction, donne-moi celui avec qui le sénateur ne daigne pas parler, même quand il lui achète un poisson. Oui, donne-moi cet homme. Lorsque je l'aurai rempli, on verra clairement que c'est moi seul qui agis. Certes, j'accomplirai aussi mon œuvre dans le sénateur, l'orateur et l'empereur..., mais mon action sera plus évidente dans le pêcheur. Le sénateur, l'orateur et l'empereur peuvent se glorifier de ce qu'ils sont : le pêcheur, uniquement du Christ. Que le pêcheur vienne leur enseigner l'humilité qui procure le salut. Que le pêcheur passe en premier. »


Evangelizo.org 









 







  

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !

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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Dim 07 Fév 2016, 18:51

Bonsoir Lumen,

Merci beaucoup I love you


Bonsoir à toutes et à tous,




Lundi 8 Février 2016


Saint Jérome Émilien
Mort en 1537. Ancien soldat vénitien converti en captivité, il fonda en 1534 la Compagnie des Serviteurs des Pauvres pour l’éducation des enfants abandonnés.

Sainte Joséphine Bakhita, Vierge
Morte en 1947. Après avoir connu l’horreur de l’esclavage, cette native du Darfour devint religieuse canossienne en Italie. Canonisée en 2000, elle est la première Sainte soudanaise.

5ième semaine du Temps Ordinaire
(Couleur liturgique : Vert )
Année C





(Première lecture)
Premier Livre des Rois 8 : 1 à 7, 9 à 13


« Les prêtres transportèrent l’Arche dans le SAINT DES SAINTS, et la NUÉE remplit la MAISON DU SEIGNEUR »

En ces jours-là,
Salomon rassembla auprès de lui à Jérusalem
les anciens d’Israël et tous les chefs des tribus,
les chefs de famille des fils d’Israël,
pour aller chercher l’Arche de l’Alliance du SEIGNEUR
dans la Cité de David, c’est-à-dire à Sion.
Tous les hommes d’Israël
se rassemblèrent auprès du roi Salomon
au septième mois, durant la fête des Tentes.
Quand tous les anciens d’Israël furent arrivés,
les prêtres se chargèrent de l’Arche.
Ils emportèrent l’Arche du SEIGNEUR et la Tente de la Rencontre
avec tous les objets sacrés qui s’y trouvaient ;
ce sont les prêtres et les lévites qui les transportèrent.
Le roi Salomon et, avec lui, toute la communauté d’Israël
qu’il avait convoquée auprès de lui devant l’Arche
offrirent en sacrifice des moutons et des bœufs :
il y en avait un si grand nombre
qu’on ne pouvait ni le compter ni l’évaluer.
Puis les prêtres transportèrent l’Arche à sa place,
dans la CHAMBRE SAINTE que l’on appelle le SAINT DES SAINTS,
sous les ailes des kéroubim.
Ceux-ci, en effet, étendaient leurs ailes
au-dessus de l’emplacement de l’Arche :
ils protégeaient l’Arche et ses barres.
Dans l’Arche, il n’y avait rien,
sinon les DEUX TABLES DE PIERRE
que Moïse y avait placées au mont Horeb,
quand le SEIGNEUR avait conclu Alliance avec les fils d’Israël,
à leur sortie du pays d’Égypte.
Quand les prêtres sortirent du sanctuaire,
la NUÉE remplit la MAISON DU SEIGNEUR,
et, à cause d’elle,
les prêtres durent interrompre le service divin :
la GLOIRE DU SEIGNEUR remplissait la MAISON DU SEIGNEUR !
Alors Salomon s’écria :
« Le SEIGNEUR déclare demeurer dans la NUÉE obscure.
Et maintenant, je t’ai construit, SEIGNEUR,
une maison somptueuse,
un lieu où TU habiteras éternellement. »

– PAROLE du SEIGNEUR.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris







Qu’il est bon, pour des frères, d’être ensemble


Chant des pèlerinages, appartenant au recueil de David.

Psaume 131 (132), entièrement




Psaume 131 (132) : 1a et 2b et 4a et 5a, 6 et 7, 9 et 10


R/ Monte, SEIGNEUR, vers le Lieu de TON REPOS, TOI, et l’Arche de TA FORCE !

Souviens-TOI, SEIGNEUR, de David,
de sa promesse au PUISSANT de Jacob :
« J’interdirai tout sommeil à mes yeux
avant d’avoir trouvé un Lieu pour le SEIGNEUR. »
R/

Voici qu’on nous l’annonce à Éphrata,
nous l’avons trouvée près de Yagar.
Entrons dans la DEMEURE DE DIEU,
prosternons-nous AUX PIEDS DE SON TRÔNE.
R/

Que Tes Prêtres soient vêtus de Justice,
que Tes Fidèles crient de joie !
Pour l’amour de David, ton serviteur,
ne repousse pas la Face de TON MESSIE.
R/

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris






Évangile de JÉSUS-CHRIST selon Saint Marc 6 : 53 à 56

Acclamation de l’Évangile :
Alléluia. Alléluia. JÉSUS proclamait l’Évangile du Royaume
et guérissait toute infirmité dans le peuple. Alléluia.
(cf. Mt 4, 23)



« Tous ceux qui touchèrent la frange de SON MANTEAU étaient sauvés »

En ce temps-là,
après la traversée,
abordant à Génésareth
JÉSUS et Ses Disciples accostèrent.
Ils sortirent de la barque,
et aussitôt les gens reconnurent JÉSUS :
ils parcoururent toute la région,
et se mirent à apporter les malades sur des brancards
là où l’on apprenait que JÉSUS se trouvait.
Et dans tous les endroits où IL se rendait,
dans les villages, les villes ou les campagnes,
on déposait les infirmes sur les places.
Ils LE suppliaient de leur laisser toucher
ne serait-ce que la frange de SON MANTEAU.
Et tous ceux qui LA touchèrent
étaient sauvés.

– Acclamons la PAROLE de DIEU.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris








Textes du jour, lu sur :
Les services de la liturgie Catholique

http://www.aelf.org/office-messe?date_my=08/02/2016


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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Lun 08 Fév 2016, 14:01

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !
Bonjour Nicolas, Merci !  




Homélie : 

Les quelques versets qui nous sont proposés dans la liturgie de ce jour constituent un nouveau « sommaire », résumant l’activité thaumaturgique de Notre-Seigneur et ouvrant sur une autre section de l’évangile.

Il serait donc vain de chercher à reconstruire le parcours « historique » de Jésus à partir de ces quelques traits de plume qui suggèrent plus qu’ils ne décrivent. Nous savons seulement que Jésus aborde à Génésareth, et qu’ « aussitôt les gens le reconnaissent ». Se prêtant à la demande la foule, Notre-Seigneur « parcourt toute la région », rencontrant partout le même accueil : « dans les villages, les villes ou les champs », bref : dans « tous les endroits », on lui présente les malades et les infirmes afin qu’il « leur laisse toucher ne serait ce que la frange de son manteau », reproduisant le geste qu’avait posé la femme hémorroïsse (Mc 5, 28). Le fait de vouloir entrer en contact avec le vêtement de Jésus exprime une foi naissante, sans doute encore mêlée de superstition, mais qui suffit pour que la grâce divine, rayonnant de l’humanité de Notre-Seigneur, puisse agir efficacement en ceux et celles qui le supplient. Saint Marc précise en effet : « et tous ceux qui la touchèrent étaient sauvés ».

Nous n’avons aucune indication géographique, et pas davantage de précision temporelle sur ce ministère : le récit suggère seulement que la pression de la foule fut constante, ne laissant guère de répit au Maître. On a l’impression que sortant de la barque, Jésus s’enfonce dans la pâte humaine, jusqu’à s’y immerger totalement, c'est-à-dire jusqu’à s’identifier à cette foule de malheureux qui se presse contre lui. La médiation du corps - auquel le vêtement peut être identifié - semble bien constituer le cœur de ce sommaire. C’est dans le mystère de l’incarnation du Verbe que Dieu se révèle. Le corps divin du Christ est, au cœur de notre monde, l’épiphanie de la seconde Personne de la Trinité. « Le Verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous » (Jn 1, 14) pour que nous puissions le voir, le toucher ; que par lui nous puissions connaître Dieu, le contempler, participer à sa vie. Le corps de Notre-Seigneur Jésus-Christ est le sacrement - le signe efficace - du salut qui nous est offert de la part de Dieu ; le couffin de la grâce qui se déversera à profusion lorsque la lance transpercera son cœur, mais qui commence déjà à se déverser en ceux qui le touchent avec foi, espérance et amour.

L’insistance du sommaire suggère que cette grâce est inépuisable : Notre-Seigneur se laisse saisir par ces mains tendues ; il se laisse « manger » par le peuple affamé. Il est lui-même ce pain partagé dont « tous mangèrent à leur faim » (Mc 6, 42). Les « douze paniers pleins de morceaux de pain » (6, 43) ne sont-ils pas une allusion à cette surabondance divine ? « La jarre de farine - l’humanité très sainte de Notre-Seigneur - ne s’épuisera, vase d’huile - le don de l’Esprit Saint - point ne se videra, jusqu’au jour où le Seigneur donnera la pluie pour arroser la terre » (1 R 17, 14), c’est-à-dire jusqu’au jour où la grâce divine renouvellera toutes choses dans le Royaume. De même que le rapprochement s’impose entre la multiplication des pains et ce sommaire qui lui fait suite, nous sommes invités à lire dans la péricope de ce jour une préfiguration de la manière dont Notre-Seigneur va se livrer dans le Pain Eucharistique. C’est dans le sacrement de son Corps et de son Sang que nous aussi nous pouvons « le supplier de nous laisser toucher ne serait-ce que la frange de son manteau ». Comment n’accueillerait-il pas notre demande, lui qui nous dit : « Prenez, ceci est mon corps » (Mc 14, 22) ? Nul doute que « tous ceux qui le reçoivent dans la foi sont sauvés »


« Sois béni éternellement, Père très saint, pour le don de ton Fils Jésus-Christ. Il est ta Parole vivante par qui tu as créé les univers et par qui tu nous recrées d’une manière plus admirable encore. Envoie sur nous ton Esprit que nous puissions discerner sa présence dans le Pain et le Vin consacrés, et nous approcher de lui pour le “toucher” avec la même confiance et simplicité de cœur, que ces hommes et ces femmes qu’il guérissait sur les routes de Galilée. »

Père Joseph-Marie
Moines et Moniales de Saint Joseph | Saint-Joseph de Mont-Rouge | F-34480 Puimisson
 



Sainte Thérèse d'Avila (1515-1582), carmélite, docteur de l'Église   
Exclamation 16 (trad. cf Auclair,Œuvres 1964, p. 534 et OC, Cerf 1995, p. 892)
 

« Tous ceux qui touchèrent la frange de son manteau étaient sauvés »

   Ô vrai Dieu et mon Seigneur ! Pour l'âme affligée de la solitude où elle vit en ton absence, c'est une grande consolation que de savoir que tu es partout. Mais à quoi bon, Seigneur, quand la force de l'amour et l'impétuosité de cette peine augmentent, et le cœur se trouble, si bien que nous ne pouvons plus comprendre ni connaître cette vérité ? L'âme sait seulement qu'elle est séparée de toi, et elle n'admet aucun remède. En effet, le cœur qui aime beaucoup ne supporte pas d'autres conseils ni consolations que Celui-là même qui l'a blessé ; c'est de lui seul qu'il attend la guérison de sa peine.

   Quand tu le veux, Seigneur, tu guéris à l'instant la blessure que tu as faite. Ô Bien-Aimé véritable, avec quelle compassion, quelle douceur, quelles bonté et tendresse, avec quelles marques d'amour, tu guéris les plaies des flèches de ton amour ! Ô mon Dieu, tu es le repos de toute peine. Quelle folie que de chercher des moyens humains pour guérir ceux qui sont malades du feu divin ? Qui peut savoir jusqu'où va cette blessure, d'où elle vient, et comment apaiser un tel tourment ? Comme l'épouse du Cantique des cantiques a raison de dire : « Mon Bien-Aimé est à moi, et je suis à lui ! » (11,6) En effet, l'amour que je ressens ne peut pas avoir son origine dans la bassesse de mon amour. Et pourtant, ô mon Époux, si bas que soit mon amour, comment se fait-il qu'il dépasse toute chose créée pour atteindre son créateur ?


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Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !




Dernière édition par Lumen le Lun 08 Fév 2016, 23:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Lun 08 Fév 2016, 18:48

Bonsoir Lumen,

Bonsoir à toutes et à tous,





Mardi 9 Février 2016

De la férie

5ième semaine du Temps Ordinaire
(Couleur liturgique : Vert )
Année C





(Première lecture)
Premier Livre des Rois 8 : 22 et 23, 27 à 30


« Tu as dit : “C’est ici que sera MON NOM.” Écoute donc la supplication de Ton Peuple Israël »

En ces jours-là,
lors de la consécration du Temple,
Salomon se plaça devant l’autel du SEIGNEUR,
en face de toute l’assemblée d’Israël ;
il étendit les mains vers le Ciel
et fit cette prière :
« SEIGNEUR, DIEU d’Israël,
il n’y a pas de DIEU comme TOI,
ni là-haut dans les Cieux,
ni sur la Terre ici-bas ;
car TU gardes TON ALLIANCE et TA FIDÉLITÉ envers Tes Serviteurs,
quand ils marchent devant TOI de tout leur cœur.
Est-ce que, vraiment, DIEU habiterait sur la Terre ?
Les Cieux et les Hauteurs des Cieux ne peuvent TE contenir :
encore moins cette Maison que j’ai bâtie !
Sois attentif à la prière et à la supplication de ton serviteur.
Écoute, SEIGNEUR mon DIEU, la prière et le cri
qu’il lance aujourd’hui vers TOI.
Que TES YEUX soient ouverts nuit et jour sur cette Maison,
sur ce lieu dont TU as dit :
“C’est ici que sera MON NOM.”
Écoute donc la prière que ton serviteur fera en ce lieu.
Écoute la supplication de ton serviteur et de Ton Peuple Israël,
lorsqu’ils prieront en ce lieu.
TOI, dans les Cieux où TU habites,
écoute et pardonne. »

– PAROLE du SEIGNEUR.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris







Cantique des pèlerins arrivant à Jérusalem


Du répertoire du chef de chorale. Accompagnement sur la harpe de Gat.Psaume appartenant au recueil de la confrérie de Coré.

Psaume 83 (84), entièrement




Psaume 83 (84) : 3, 4, 5 et 10, 11abcd


R/ De quel AMOUR sont aimées TES DEMEURES, SEIGNEUR, DIEU de l’Univers !

Mon âme s’épuise à désirer
les PARVIS du SEIGNEUR ;
mon cœur et ma chair sont un cri
vers le DIEU VIVANT !
R/

L’oiseau lui-même s’est trouvé une maison,
et l’hirondelle, un nid pour abriter sa couvée :
Tes autels, SEIGNEUR de l’Univers,
mon ROI et mon DIEU !
R/

Heureux les habitants de TA MAISON :
ils pourront TE chanter encore !
DIEU, vois notre BOUCLIER,
regarde le VISAGE de TON MESSIE.
R/

Oui, un jour dans TES PARVIS
en vaut plus que mille.
J’ai choisi de me tenir sur le seuil,
dans la MAISON de mon DIEU.
R/

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris






Évangile de JÉSUS-CHRIST selon Saint Marc 7 : 1 à 13

Acclamation de l’Évangile :
Alléluia. Alléluia. Incline mon cœur vers TES EXIGENCES ;
fais-moi la GRÂCE de TA LOI, SEIGNEUR. Alléluia.
(Ps 118, 36a.29b)



« Vous laissez de côté le COMMANDEMENT de DIEU, pour vous attacher à la tradition des hommes »

En ce temps-là,
les pharisiens et quelques scribes, venus de Jérusalem,
se réunissent auprès de JÉSUS,
et voient quelques-uns de Ses Disciples prendre leur repas
avec des mains impures, c’est-à-dire non lavées.
– Les pharisiens en effet, comme tous les Juifs,
se lavent toujours soigneusement les mains avant de manger,
par attachement à la tradition des anciens ;
et au retour du marché,
ils ne mangent pas avant de s’être aspergés d’eau,
et ils sont attachés encore par tradition
à beaucoup d’autres pratiques :
lavage de coupes, de carafes et de plats.
Alors les pharisiens et les scribes demandèrent à JÉSUS :
« Pourquoi Tes Disciples ne suivent-ils pas la tradition des anciens ?
Ils prennent leurs repas avec des mains impures. »
JÉSUS leur répondit :
« Isaïe a bien prophétisé à votre sujet, hypocrites,
ainsi qu’il est écrit :

Ce peuple M’honore des lèvres,
mais son cœur est loin de MOI.
C’est en vain qu’ils ME rendent un culte ;
les doctrines qu’ils enseignent ne sont que des préceptes humains.


Vous aussi, vous laissez de côté le COMMANDEMENT DE DIEU,
pour vous attacher à la tradition des hommes. »
IL leur disait encore :
« Vous rejetez bel et bien le COMMANDEMENT DE DIEU
pour établir votre tradition.
En effet, Moïse a dit :
Honore ton père et ta mère.
Et encore :

Celui qui maudit son père ou sa mère sera mis à mort.

Mais vous, vous dites :
Supposons qu’un homme déclare
à son père ou à sa mère :
“Les ressources qui m’auraient permis de t’aider
sont korbane , c’est-à-dire DON RÉSERVÉ À DIEU”,
alors vous ne l’autorisez plus à faire quoi que ce soit
pour son père ou sa mère ;
vous annulez ainsi la PAROLE DE DIEU
par la tradition que vous transmettez.
Et vous faites beaucoup de choses du même genre. »


– Acclamons la PAROLE de DIEU.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris









Textes du jour, lu sur :
Les services de la liturgie Catholique

http://www.aelf.org/office-messe?date_my=09/02/2016


Liens :
http://www.aelf.org/office-messe
http://services.liturgiecatholique.fr/






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Nicolas

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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mar 09 Fév 2016, 13:26

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !
Bonjour Nicolas, Merci !  




Homélie : 

Le ton de la péricope de ce jour contraste singulièrement avec le sommaire précédent, qui nous présentait Jésus passant en faisant le bien, se livrant aux foules comme le Pain livré pour que le monde ait la vie. L’évangéliste ne nous avait pas rapporté l’enseignement que Notre-Seigneur avait longuement prodigué à ceux qui l’avaient rejoint sur les bords du lac, et qui étaient « comme des brebis sans berger » (Mc 9, 36). Mais cette fois, nous avons droit au discours qu’il tient à ceux qui précisément auraient dû être les bergers de ce troupeau, mais qui ont failli en raison de leur religiosité stérile.

Les rites préfiguratifs de « la tradition des anciens » n’ont jamais purifié, guéri ni sauvé personne. Etonnante hypocrisie d’accuser Jésus de manger sans s’être purifié les mains, alors que celles-ci ne font que guérir, bénir, réconforter ! Certes ce sont les disciples qui sont directement mis en cause, mais il est clair que c’est le Maître qui est visé. Deux univers religieux s’affrontent : l’ancien, avec ses multiples prescriptions rituelles et légales - destinées à garder une distance avec les non juifs ; et le monde nouveau instauré par Jésus, venu réconcilier tous les enfants de Dieu en une seule famille : « C’est lui, le Christ, qui est notre paix : des deux, Israël et les païens, il a fait un seul peuple ; par sa chair crucifiée, il a fait tomber ce qui les séparait, le mur de la haine, en supprimant les prescriptions juridiques de la loi de Moïse. Il voulait ainsi rassembler les uns et les autres en faisant la paix, et créer en lui un seul Homme nouveau. Les uns comme les autres, réunis en un seul corps, il voulait les réconcilier avec Dieu par la croix : en sa personne il a tué la haine » (Ep 2, 14-16).

Refusant de reconnaître en Jésus le Messie venu accomplir les prescriptions rituelles préfiguratives, les scribes et les pharisiens restent dans leur logique dualiste du pur et de l’impur, du sacré et du profane. Dès lors que ce prétendu Rabbi ne respecte pas ces distinctions traditionnelles, il est forcément impur et ne peut être qu’un usurpateur qui trompe les foules.

Malgré la forme interrogative, l’intervention des pharisiens n’est pas vraiment une question mais une accusation explicite et grave de désobéissance à la tradition. Aussi Jésus argumente-t-il sa répartie en s’appuyant sur ce qui devrait être la source de la tradition, à savoir les Ecritures : « Le Seigneur dit : ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi. Il est inutile le culte qu’ils me rendent ; les doctrines qu’ils enseignent ne sont que des préceptes humains. Vous laissez de côté le commandement de Dieu pour vous attacher à la tradition des hommes » (Is 29, 13). Notre-Seigneur illustre et accentue sa critique par un exemple concret : il conteste que l’on puisse consacrer à Dieu des biens destinés à subvenir aux besoins de ses parents. Comment pourrait-on honorer Dieu en désobéissant à sa volonté, explicitement formulée dans la Loi de Moïse (Dt 5, 16) ? La matière de la transgression est dans ce cas bien plus importante que ce qui est reproché aux disciples, puisqu’il ne s’agit pas d’une observance traditionnelle mais d’un précepte de la Torah ! Si encore il s’agissait d’un cas exceptionnel ; mais « vous faites beaucoup de choses du même genre », ajoute douloureusement Notre-Seigneur à l’adresse de ses contradicteurs.

La conclusion s’impose : « Vous annulez la parole de Dieu par la tradition que vous transmettez ». La progression est significative : « Vous laissez de côté le commandement de Dieu… Vous rejetez bel et bien le commandement de Dieu… Vous annulez la parole de Dieu » que vous êtes sensés annoncer et interpréter afin que le peuple puisse en vivre. La raison de la trahison de ce ministère est également explicitée de plus en plus clairement : « … pour vous attacher à la tradition des hommes ; … pour observer votre tradition ; … la tradition que vous transmettez ». L’hypocrisie se double d’orgueil : les scribes et les pharisiens ont subtilement pris la place de Dieu en donnant plus de poids à leur tradition qu’à la Parole de celui qu’ils prétendent servir. Telle est l’accusation portée par Jésus contre les mauvais bergers, qui laissent le troupeau se disperser dans le désert des prescriptions stériles qui ne nourrissent pas l’âme.


« Seigneur ouvre mes yeux sur ma duplicité, sur mes compromissions avec l’esprit d’hypocrisie et d’orgueil. Ne permets pas que je tombe dans le piège d’une religiosité sans âme, qui se réduirait à l’observance d’un ensemble de prescriptions par lesquelles je prétendrais me justifier devant toi. Ne permets pas que de l’une ou l’autre manière j’“annule ta Parole” pour obéir à des préceptes humains qui flattent mon orgueil. Donne-moi de revenir vers toi de tout mon cœur et de t’honorer par toute ma vie et pas seulement de mes lèvres. Envoie sur moi ton Esprit Saint : qu’il arrache mes masques d’hypocrisie et me renouvelle dans la foi, l’espérance et la charité, pour que je puisse “pratiquer la justice, aimer la miséricorde et marcher humblement avec toi ” (Mi 6, 8.) sur le chemin de la vie ».

Père Joseph-Marie
Moines et Moniales de Saint Joseph | Saint-Joseph de Mont-Rouge | F-34480 Puimisson
 



Bienheureuse Teresa de Calcutta (1910-1997), fondatrice des Sœurs Missionnaires de la Charité 
Prayer : Seeking the Heart of God, with Bro. Roger (trad. La prière, fraîcheur d'une source)
 

« Son cœur est loin de moi »

  Laisser l'amour de Dieu prendre entière et absolue possession d'un cœur ; que cela devienne pour ce cœur comme une seconde nature ; que ce cœur ne laisse rien entrer en lui qui lui soit contraire ; qu'il s'applique continuellement à accroître cet amour de Dieu en cherchant à lui plaire en tout et en ne lui refusant rien de ce qu'il demande ; qu'il accepte comme venant de la main de Dieu tout ce qui lui arrive.

   La connaissance de Dieu produit l'amour, et la connaissance de soi produit l'humilité. L'humilité n'est rien d'autre que la vérité. « Qu'avons-nous que nous n'ayons reçu ? » demande saint Paul (1Co 4,7). Si j'ai tout reçu, quel bien ai-je par moi-même ? Si nous en sommes convaincus, nous ne relèverons jamais la tête avec orgueil. Si vous êtes humble, rien ne vous touchera, ni louange ni opprobre, car vous savez ce que vous êtes. Si l'on vous blâme, vous n'en serez pas découragé. Si l'on vous proclame saint, vous ne vous placerez pas sur un piédestal. La connaissance de nous-mêmes nous met à genoux.


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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mar 09 Fév 2016, 19:17

Bonsoir Lumen,

Bonsoir à toutes et à tous,





Mercredi 10 Février 2016

Mercredi des Cendres

(Couleur liturgique : Violet )
Année C





(Première lecture)
Livre du Prophète Joël 2 : 12 à 18


« Déchirez vos cœurs et non pas vos vêtements »

Maintenant – Oracle du SEIGNEUR –
revenez à Moi de tout votre cœur,
dans le jeûne, les larmes et le deuil !
Déchirez vos cœurs et non pas vos vêtements,
et revenez au SEIGNEUR votre DIEU,
car IL est TENDRE et MISÉRICORDIEUX,
Lent à la Colère et PLEIN d’AMOUR,
renonçant au châtiment.
Qui sait ? IL pourrait revenir,
IL pourrait renoncer au châtiment,
et laisser derrière LUI Sa BÉNÉDICTION :
alors, vous pourrez présenter offrandes et libations
au SEIGNEUR votre DIEU.
Sonnez du cor dans Sion :
prescrivez un jeûne sacré, annoncez une fête solennelle,
réunissez le peuple, tenez une assemblée sainte,
rassemblez les anciens,
réunissez petits enfants et nourrissons !
Que le jeune époux sorte de sa maison,
que la jeune mariée quitte sa chambre !
Entre le portail et l’autel,
les prêtres, serviteurs du SEIGNEUR,
iront pleurer et diront :
« Pitié, SEIGNEUR, pour Ton Peuple,
n’expose pas ceux qui T’appartiennent
à l’insulte et aux moqueries des païens !
Faudra-t-il qu’on dise :
“Où donc est leur DIEU ?” »

Et le SEIGNEUR s’est ému en faveur de Son Pays,
IL a eu pitié de Son Peuple.


– PAROLE du SEIGNEUR.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris






Prière pour obtenir le pardon


Psaume appartenant au répertoire du chef de chorale et au recueil de David. Il fait allusion à la visite que le Prophète Nathan rendit à David après que celui-ci eut commis adultère avec Bethsabée.

[Psaume 50 (51), entièrement]



Psaume 50 (51) : 3 et 4, 5 et 6ab, 12 et 13, 14 et 17


R/ Pitié, SEIGNEUR, car nous avons péché.

Pitié pour moi, mon DIEU, dans Ton AMOUR,
selon Ta GRANDE MISÉRICORDE, efface mon péché.
Lave-moi tout entier de ma faute,
purifie-moi de mon offense.
R/


Oui, je connais mon péché,
ma faute est toujours devant moi.
Contre TOI, et TOI SEUL, j'ai péché,
ce qui est mal à Tes YEUX, je l'ai fait.
R/


Crée en moi un cœur pur, ô mon DIEU,
renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.
Ne me chasse pas loin de Ta FACE,
ne me reprends pas Ton ESPRIT SAINT.
R/


Rends-moi la joie d'être sauvé ;
que l'esprit généreux me soutienne.
SEIGNEUR, ouvre mes lèvres,
et ma bouche annoncera Ta Louange.
R/


[center] Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris


« Chants audio du Psaume 50 (51) »

Du CD, Signes :

http://www.mirari.fr/mU6l






(Deuxième lecture)
Deuxième Lettre de Saint Paul Apôtre aux Corinthiens 5 : 20 à 6 : 2


« Laissez-vous réconcilier avec DIEU. Voici maintenant le moment favorable »

Frères,
nous sommes les ambassadeurs du CHRIST,
et par nous c’est DIEU LUI-MÊME qui lance un appel :
nous le demandons au NOM du CHRIST,
laissez-vous réconcilier avec DIEU.
CELUI qui n’a pas connu le péché,
DIEU L’a pour nous identifié au péché,
afin qu’en LUI nous devenions justes de la justice même de DIEU.
En tant que coopérateurs de DIEU,
nous vous exhortons encore
à ne pas laisser sans effet la GRÂCE reçue de LUI.
Car IL dit dans l’Écriture :

Au MOMENT FAVORABLE Je T’ai exaucé,
au Jour du SALUT Je T’ai secouru.


Le voici maintenant le MOMENT FAVORABLE,
le voici maintenant le Jour du SALUT.


– PAROLE du SEIGNEUR.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris






Évangile de JÉSUS-CHRIST selon Saint Matthieu 6 : 1 à 6, 16 à 18

Acclamation de l’Évangile :
Ta PAROLE, SEIGNEUR, est VÉRITÉ,
et Ta LOI, DÉLIVRANCE.

Aujourd’hui, ne fermez pas votre coeur,
mais écoutez la VOIX du SEIGNEUR.
Ta PAROLE, SEIGNEUR, est VÉRITÉ,
et Ta LOI, DÉLIVRANCE.

(cf. Ps 94, 8a.7d)




« Ton PÈRE qui voit dans le secret te le rendra »

En ce temps- là,
JÉSUS disait à Ses Disciples :
« Ce que vous faites pour devenir des justes,
évitez de l’accomplir devant les hommes
pour vous faire remarquer.
Sinon, il n’y a pas de récompense pour vous
auprès de votre PÈRE qui est aux Cieux.

Ainsi, quand tu fais l’aumône,
ne fais pas sonner la trompette devant toi,
comme les hypocrites qui se donnent en spectacle
dans les synagogues et dans les rues,
pour obtenir la gloire qui vient des hommes.
Amen, Je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense.
Mais toi, quand tu fais l’aumône,
que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite,
afin que ton aumône reste dans le secret ;
ton PÈRE qui voit dans le secret
te le rendra.

Et quand vous priez,
ne soyez pas comme les hypocrites :
ils aiment à se tenir debout
dans les synagogues et aux carrefours
pour bien se montrer aux hommes
quand ils prient.
Amen, Je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense.
Mais toi, quand tu pries,
retire-toi dans ta pièce la plus retirée,
ferme la porte,
et prie ton PÈRE qui est présent dans le secret ;
ton PÈRE qui voit dans le secret
te le rendra.

Et quand vous jeûnez,
ne prenez pas un air abattu,
comme les hypocrites :
ils prennent une mine défaite
pour bien montrer aux hommes qu’ils jeûnent.
Amen, Je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense.
Mais toi, quand tu jeûnes,
parfume-toi la tête et lave-toi le visage ;
ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes,
mais seulement de ton PÈRE qui est présent au plus secret ;
ton PÈRE qui voit au plus secret
te le rendra. »


– Acclamons la PAROLE de DIEU.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris











Textes du jour, lu sur :
Les services de la liturgie Catholique

http://www.aelf.org/office-messe?date_my=10/02/2016


Liens :
http://www.aelf.org/office-messe
http://services.liturgiecatholique.fr/






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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mer 10 Fév 2016, 12:03

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !
Bonjour Nicolas, Merci !  




Homélie : 

« Revenez à moi » : le Seigneur nous invite lui-même à cet acte d’audace inouïe qui consiste à revenir à lui, alors que dans notre folie, nous nous étions éloignés de la Source de tout bien. Et comme pour nous rassurer et vaincre nos ultimes résistances, il proteste de ses bonnes intentions : « Le Seigneur votre Dieu est tendre et miséricordieux, lent à la colère et plein d’amour, renonçant au châtiment » (1ère lect.) ; bien plus : « Il désire vous combler de ses bienfaits ».

En ce jour où nous commençons par un saint jeûne le temps de pénitence du Carême, il est bon de nous imprégner de ces paroles pleines d’espérance, qui doivent orienter tout notre cheminement vers Pâques.
Mais si Dieu nourrit envers nous de tels sentiments de bienveillance, pourquoi prescrit-il un jeûne auquel tous doivent se soumettre, du plus grand au plus petit ? Uniquement pour nous arracher à la préoccupation excessive, idolâtrique, des biens de ce monde, qui exercent sur nous une emprise aliénante.
« L’idole commence, méditait le cardinal H. Urs Von Balthazar, là où Dieu ne suffit plus ». Cette parole nous atteint de plein fouet : qu’il est difficile de résister aux mille désirs qui nous dispersent loin de l’Unique Nécessaire ; de garder notre cœur unifié en Dieu ; de tout recevoir de lui dans l’action de grâce.

Chacun de nous est invité à se laisser conduire par l’Esprit jusqu’à ce lieu de non liberté, où le Seigneur n’est plus le premier choisi, où il ne règne plus en Maître. C’est précisément là que la Croix du Christ doit être plantée durant ce Carême. Car là où Dieu n’est plus Roi, le Prince de ce monde a tôt fait de prendre sa place. Nous connaissons bien ses sophismes mensongers : peur de manquer, besoin de se défouler, de vivre avec son temps, de rejeter les tabous, de s’ouvrir à d’autres horizons... Autant de suggestions et bien d’autres qui nous conduisent à relativiser la Parole de Dieu, « à en prendre et à en laisser ». Mais si la Parole n’est plus la norme ultime, qui juge toutes les propositions humaines, nous sommes déjà déchus de notre dignité filiale, de notre participation à la Seigneurie du Christ.

L’appel « revenez à moi » suppose que nous nous détournions des idoles qui nous ont fascinés et que nous nous arrachions à notre tiédeur, à nos demi-mesures, à nos compromissions avec l’esprit du monde. Mais comment pourrions-nous revenir à Dieu s’il ne prend l’initiative de venir lui-même à nos devants ? C’est précisément ce qu’a accompli pour nous le Verbe lorsqu’il a pris chair de notre chair. Dieu est déjà venu jusqu’à nous en son Fils, pour que nous puissions « revenir à lui » dans l’Esprit.

C’est sur l’horizon du salut accompli « une fois pour toutes » par le Christ Jésus, que l’invitation pressante de saint Paul : « laissez-vous réconcilier avec Dieu », prend tout son sens. Notre effort de Carême consiste à accueillir la grâce de conversion que le Seigneur nous offre lui-même en ce temps béni. « Ne laissons pas sans effet la grâce reçue de Dieu » (2ème lect.). Laissons-nous justifier devant Dieu notre Père par celui qui s’est identifié à notre péché, afin de nous couvrir de sa justice.

Certes, ce don nous a déjà été fait au baptême : nous avons reçu la grâce de filiation divine. Mais qui peut prétendre être resté fidèle à cette Alliance primordiale ? Ne nous sommes-nous pas tous hâtés de nous éloigner du chemin de l’Evangile pour retourner à nos « oignons d’Egypte », c’est-à-dire aux idoles de ce monde ? Voilà pourquoi chaque année l’Eglise nous propose à nouveau ce temps de conversion, au cours duquel elle nous invite à revenir à la source vivifiante de notre baptême, pour en vivre de manière concrète.

« Si vous voulez vivre comme des justes » – ce qui devrait être la ferme volonté de tous ceux qui se reconnaissent « justifiés » dans le Sang du Christ – « évitez d’agir devant les hommes pour vous faire remarquer ». Ne soyez pas tournés vers l’extériorité de ce monde qui passe, pour y convoiter l’avoir, la gloire et le pouvoir. Mais recueille-toi plutôt « dans le secret : ton Père voit ce que tu fais en secret : il te le revaudra ». C’est dans le face à face avec le Père, par notre communion à son Fils Jésus Christ, que nous laissons Dieu nous « combler de ses bienfaits », afin que nous puissions à notre tour « offrir un sacrifice au Seigneur notre Dieu ». Et quelle est donc cette offrande qui sanctifiera notre vie, sinon la louange et l’action de grâce qui jailliront de nos cœurs purifiés (Ps 50 [51]) par l’accueil renouvelé du salut que le Père nous offre « au nom du Christ ».

Une dernière précision s’impose. Si la conversion est nécessairement un choix personnel, notre démarche n’est pas pour autant individualiste : la première lecture souligne sa dimension communautaire essentielle. C’est au peuple tout entier que le Seigneur adresse son appel et sa promesse : « Sonnez de la trompette dans Jérusalem : prescrivez un jeûne sacré, annoncez une solennité, réunissez le peuple, tenez une assemblée Sainte, rassemblez les anciens, réunissez petits enfants et nourrissons ! » Bref : tout le monde sans exception est convoqué à une assemblée liturgique pour confesser son péché et accueillir le pardon de Dieu.

Nous savons combien le Ramadan est pour nos frères musulmans non seulement un temps de pénitence personnelle, mais aussi l’occasion de redécouvrir leur identité religieuse et leur unité communautaire. Pourquoi n’en serait-il pas ainsi également pour nous, chrétiens ? Une de nos résolutions de carême ne serait-elle pas, selon le souhait du Saint Père adressé à nos Evêques en visite ad limina, d’approfondir le sens de l’Eglise comme communauté du salut, c'est-à-dire de ceux qui ont accueilli le pardon de Dieu offert en son Fils bien-aimé Jésus-Christ, et qui proclament à tous les peuples sa louange ?

« Crée en nous un cœur pur, ô notre Dieu, renouvelle et raffermis au fond de nous notre esprit. Rends-nous la joie d’être sauvé ; que l’Esprit généreux nous soutienne. Seigneur ouvre nos lèvres, et notre bouche annoncera ta louange » (Ps 50 [51]).
Soyons en bien convaincu : l’action de grâce pour la merveille accomplie par le Seigneur en notre faveur, sera d’autant plus féconde pour le salut des âmes, qu’elle s’élèvera d’une communauté plus fervente, rassemblée dans la conscience vive de sa responsabilité au cœur du monde. « Ne laissons pas sans effet la grâce reçue de Dieu. Car il dit dans l’Ecriture : “Au moment favorable, je t’ai exaucé, au jour du salut je suis venu à ton secours. Or c’est maintenant le moment favorable, c’est maintenant le jour du salut » (2nd lect.).


Père Joseph-Marie
Moines et Moniales de Saint Joseph | Saint-Joseph de Mont-Rouge | F-34480 Puimisson
 



Saint Jean-Paul II (1920-2005), Pape 
Homélie du Mercredi des cendres 16/02/1983
 

Dans le secret du cœur

  Le carême marque le moment où il nous faut rentrer en nous-mêmes. C'est un temps d'intimité particulière avec Dieu dans le secret du cœur et de la conscience. C'est dans cette intimité intérieure avec Dieu que s'accomplit l'œuvre essentielle du carême : le travail de conversion.

   Et dans ce secret intérieur, dans cette intimité avec Dieu dans la pleine vérité du cœur et de la conscience, résonnent des mots comme ceux du psaume de la liturgie d'aujourd'hui, l'une des confessions les plus profondes que l'homme ait jamais faite devant Dieu : « Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, / dans ta grande miséricorde, efface mes torts. / Lave-moi tout entier de ma faute, / et de mon péché, purifie-moi. / Oui, je reconnais mes torts, / j'ai toujours mon péché devant moi, / Contre toi, et toi seul, j'ai péché, / ce qui est mal à tes yeux, je l'ai fait » (Ps 50,1-6).

   Ce sont des mots qui purifient, des mots qui transforment. Ils transforment l'homme de l'intérieur. Récitons-les souvent pendant le carême. Et surtout, essayons de renouveler cet esprit qui les anime, ce souffle intérieur qui a justement donné à ces mots une force de conversion. Car le carême est essentiellement une invitation à la conversion. Les œuvres de piété dont parle l'Évangile d'aujourd'hui ouvrent la route à cette conversion. Exerçons-les autant qu'il est possible. Mais en premier lieu, cherchons à rencontrer Dieu intérieurement dans toute notre vie, dans tout ce dont elle est faite, pour arriver à cette conversion en profondeur dont est plein le psaume pénitentiel de la liturgie d'aujourd'hui.


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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mer 10 Fév 2016, 19:45

Bonsoir Lumen,

Bonsoir à toutes et à tous,




Jeudi 11 Février 2016

Jeudi après les Cendres

(Couleur liturgique : Violet )
Année C





(Première lecture)
Livre du Deutéronome 30 : 15 à 20


« Vois ! Aujourd’hui je vous propose la bénédiction ou la malédiction »

Moïse disait au peuple :
« Vois ! Je mets aujourd’hui devant toi
ou bien la vie et le bonheur,
ou bien la mort et le malheur.
Ce que je te commande aujourd’hui,
c’est d’aimer le SEIGNEUR ton DIEU,
de marcher dans Ses CHEMINS,
de garder Ses COMMANDEMENTS, Ses DÉCRETS et Ses ORDONNANCES.
Alors, tu vivras et te multiplieras ;
le SEIGNEUR ton DIEU te bénira
dans le pays dont tu vas prendre possession.
Mais si tu détournes ton cœur,
si tu n’obéis pas,
si tu te laisses entraîner
à te prosterner devant d’autres dieux
et à les servir,
je vous le déclare aujourd’hui :
certainement vous périrez,
vous ne vivrez pas de longs jours
sur la terre dont vous allez prendre possession
quand vous aurez passé le Jourdain.
Je prends aujourd’hui à témoin contre vous
le Ciel et la Terre :
je mets devant toi la vie ou la mort,
la bénédiction ou la malédiction.
Choisis donc la vie,
pour que vous viviez, toi et ta descendance,
en aimant le SEIGNEUR ton DIEU,
en écoutant Sa VOIX, en vous attachant à LUI ;
c’est là que se trouve ta vie, une longue vie
sur la terre que le SEIGNEUR a juré de donner
à tes pères, Abraham, Isaac et Jacob. »


– PAROLE du SEIGNEUR.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris







Le vrai bonheur

Psaume 1, entièrement


Psaume 1 : 1 et 2, 3, 4 et 6

R/ Heureux est l'homme qui met sa foi dans le SEIGNEUR !

Heureux est l'homme
qui n'entre pas au conseil des méchants,
qui ne suit pas le chemin des pécheurs,
ne siège pas avec ceux qui ricanent,
mais se plaît dans la Loi du SEIGNEUR
et murmure Sa Loi jour et nuit !
R/

Il est comme un arbre
planté près d'un ruisseau,
qui donne du fruit en son temps,
et jamais son feuillage ne meurt ;
tout ce qu'il entreprend réussira,
tel n'est pas le sort des méchants.
R/

Mais ils sont comme la paille
balayée par le vent.
Le SEIGNEUR connaît le chemin des justes,
mais le chemin des méchants se perdra.
R/

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris






Évangile de JÉSUS-CHRIST selon Saint Luc 9 : 22 à 25

Acclamation de l’Évangile :
Tes PAROLES, SEIGNEUR, sont ESPRIT et ELLES sont VIE. Convertissez-vous, dit le SEIGNEUR, car le Royaume des Cieux est tout proche. Tes PAROLES, SEIGNEUR, sont ESPRIT et ELLES sont VIE. (Mt 4, 17)



« Celui qui perdra sa vie à cause de Moi la sauvera »

En ce temps-là,
JÉSUS disait à Ses Disciples :
« Il faut que le FILS de l’Homme souffre beaucoup,
qu’IL soit rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes,
qu’IL soit tué,
et que, le troisième jour, IL ressuscite. »

IL leur disait à tous :
« Celui qui veut marcher à Ma suite,
qu’IL renonce à lui-même,
qu’il prenne Sa Croix chaque jour
et qu’il Me suive.
Car celui qui veut sauver sa vie
la perdra ;
mais celui qui perdra sa vie à cause de Moi
la sauvera.
Quel avantage un homme aura-t-il
à gagner le monde entier,
s’il se perd ou se ruine lui-même ? »


– Acclamons la PAROLE de DIEU.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris








Textes du jour, lu sur :
Les services de la liturgie Catholique

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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Jeu 11 Fév 2016, 16:13

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !
Bonjour Nicolas, Merci !  




Homélie : 

La liturgie de ce jour nous dévoile sans plus attendre l’horizon de ce temps de carême : suivre le Christ sur le chemin de sa Passion, afin d’avoir part à sa résurrection. Jésus ne nous cache pas les exigences de la route : « celui qui veut marcher à ma suite » devra « renoncer à lui-même et prendre sa croix chaque jour ». Non seulement, le Seigneur ne nous décharge pas de notre croix, mais il nous invite à la saisir résolument, malgré notre aversion spontanée. Comme il ne pouvait pas supprimer la souffrance sans anéantir notre liberté, Dieu est venu la porter avec nous, afin que par ce mystère de solidarité elle devienne le lieu d’une plus grande intimité avec lui.

Remarquons bien que Jésus ne fait pas directement allusion aux croix qui s’imposent à nous : maladie, handicap, revers de fortune, trahison de l’amour, perte d’un être cher, etc. Il nous invite plutôt à avoir le courage de saisir une autre croix : celle qui consiste à « renoncer à nous-mêmes », c'est-à-dire à notre individualisme, avec son cortège d’égoïsme, d’indifférence, de replis sur soi, au détriment de la charité.

L’enjeu est de taille : il s’agit ni plus ni moins de « sauver » sa vie ou de la « perdre ». Mais contrairement à ce que suggère l’esprit du monde, c’est en perdant notre vie, c'est-à-dire en la donnant sans compter à ceux qui la réclament, que nous la préservons ; et c’est en faisant tout pour « en profiter », que paradoxalement nous la perdons. Car « seule la charité subsistera » (1 Co 13, 8.) ; ou pour le dire autrement : seuls les actes que nous aurons accomplis en synergie avec l’Esprit Saint, subsisteront dans le Royaume. « Amor meus, pondus meus » disait Saint Augustin : mon « poids » - ma valeur - devant Dieu sera à la mesure de l’amour que j’aurai mis dans ma vie.

La première lecture nous mettait déjà solennellement devant l’option décisive : la vie et la mort sont à notre portée ; nous sommes les artisans de notre propre bonheur comme de notre malheur : à nous de choisir. Dieu nous invite, nous exhorte, nous supplie de choisir la vie, mais ne nous impose rien : nous sommes maîtres de notre destinée ; nous avons reçu en quelque sorte pouvoir sur nous-mêmes, et cette dignité a été traditionnellement interprété comme une participation à la seigneurie et à la royauté divines.

N’allons pas croire que le Seigneur nous demande des choses extraordinaires : nous risquerions d’en tirer orgueil - ou alors nous prendrions prétexte de notre impuissance pour ne pas nous engager à sa suite. Son attente est bien plus simple : « Heureux est l’homme qui n’entre pas au conseil des méchants, qui ne suit pas le chemin des pécheurs, ne siège pas avec ceux qui ricanent, mais se plaît dans la loi du Seigneur ! Il est comme un arbre planté près d’un ruisseau qui donne du fruit en son temps, et jamais son feuillage de meurt » (Ps 1). Ce que Dieu désire, c’est que nous demeurions fidèles dans les petites choses de la vie, les accomplissant de tout notre cœur pour l’amour de son Nom et le service de nos frères, dans le détachement des fruits de nos actions, renonçant à toute ambition démesurée et à la vaine gloire.

Il est bon en ce début de carême, de redire le « oui » de la confiance, de l’espérance et de l’amour. Notre vie c’est le Christ ; notre bénédiction c’est le Christ ; notre fécondité c’est le Christ : « attachons-nous à lui » sans partage ; et signifions l’authenticité de notre résolution en consentant joyeusement à l’effort quotidien de renoncement qui est demandé à tous ceux qui ont accepté de prendre leur croix à sa suite.


« Père Saint, tu ne nous demande rien d’autre que de “t’aimer, de marcher dans tes chemins, de garder tes commandements” (1ère lect.) ; mais cela déjà est trop pour nous. Tu sais combien nos cœurs sont instables, prompt à se détourner de toi, se laissant entraîner à se prosterner devant les idoles de ce monde. Pourtant je veux en ce jour choisir la vie en t’aimant, en écoutant ta voix, en m’attachant à toi. Viens au secours de ma faiblesse, sois toi-même le garant de ma fidélité, je te le demande par “Jésus-Christ, le Témoin fidèle, le Premier-né d'entre les morts, le Prince des rois de la terre. Lui qui nous aime et nous a lavés de nos péchés par son sang, il a fait de nous une Royauté de Prêtres, pour toi, Dieu son Père ; à lui donc la gloire et la puissance pour les siècles des siècles. Amen” (Ap 1, 5-6). »

Père Joseph-Marie
Moines et Moniales de Saint Joseph | Saint-Joseph de Mont-Rouge | F-34480 Puimisson
 



Théodore de Mopsueste (?-428), Evêque et Théologien  
Commentaire de l'évangile de Jean ; CSCO 116, p. 171s (trad. Orval rev.)
 

Chemin de croix, chemin de gloire

  « Voici venue l'heure où le Fils de l'homme doit être glorifié » (Jn 12,23)… Après avoir annoncé sa glorification étonnante, qui semblait incompatible avec sa Passion, Jésus ajoute : « En vérité, en vérité, je vous le dis, si le grain de blé ne tombe en terre et ne meurt pas, il reste seul ; s'il meurt, il porte beaucoup de fruit » (v. 24). « Que ma mort ne vous trouble donc pas. Le grain de blé est seul avant de tomber en terre, mais une fois tombé et mort, il germe pour une grande gloire et porte le double de fruits ; il déploie ses richesses devant tous et montre l'éclat de sa beauté. Pensez qu'il en est de même de moi. Maintenant je suis seul et sans gloire, méconnu dans la foule obscure des autres hommes. Mais lorsque j'aurai subi les souffrances de la croix, je ressusciterai avec grande gloire. Alors je porterai de nombreux fruits »

     Après ces prédictions à son propre sujet, Jésus exhorte ses disciples à l'imiter : « Celui qui aime sa vie la perdra, et celui qui cesse de s'y attacher en ce monde la gardera pour la vie éternelle » (v. 25). « Donc, non seulement ma Passion ne doit pas vous scandaliser…, mais vous devez être prêts vous aussi à subir les mêmes souffrances pour porter les mêmes fruits. » Il dit ensuite très simplement : « Si quelqu'un me sert, qu'il me suive. » « Si quelqu'un veut être mon serviteur, qu'il montre par ses actes qu'il veut marcher à ma suite. » « Là où je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu'un me sert, mon Père l'honorera » (v. 26). « Celui qui prend part à mes souffrances aura également part à ma gloire ; il sera avec moi éternellement dans le monde à venir et il partagera ma joie dans le Royaume des cieux. Voilà comment mon Père honorera ceux qui m'auront servi avec fidélité. »


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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Jeu 11 Fév 2016, 19:05

Bonsoir Lumen,

Bonsoir à toutes et à tous,




Vendredi 12 Février 2016

Vendredi après les Cendres

(Couleur liturgique : Violet )
Année C





(Première lecture)
Livre du Prophète Isaïe 58 : 1 à 9a


« Est-ce là le jeûne qui Me plaît ? »

Ainsi PARLE le SEIGNEUR DIEU :
Crie à pleine gorge ! Ne te retiens pas !
Que s’élève ta voix comme le cor !
Dénonce à Mon Peuple sa révolte,
à la maison de Jacob ses péchés.
Ils viennent Me consulter jour après jour,
ils veulent connaître Mes CHEMINS.
Comme une nation qui pratiquerait la justice
et n’abandonnerait pas le DROIT de son DIEU,
ils Me demandent des ORDONNANCES JUSTES,
ils voudraient que DIEU soit proche :
« Quand nous jeûnons,
pourquoi ne le vois-TU pas ?
Quand nous faisons pénitence,
pourquoi ne le sais-TU pas ? »
Oui, mais le jour où vous jeûnez,
vous savez bien faire vos affaires,
et vous traitez durement ceux qui peinent pour vous.
Votre jeûne se passe en disputes et querelles,
en coups de poing sauvages.
Ce n’est pas en jeûnant comme vous le faites aujourd’hui
que vous ferez entendre LÀ-HAUT votre voix.
Est-ce là le jeûne qui Me plaît,
un jour où l’homme se rabaisse ?
S’agit-il de courber la tête comme un roseau,
de coucher sur le sac et la cendre ?
Appelles-tu cela un jeûne,
un jour agréable au SEIGNEUR ?

Le jeûne qui Me plaît, n’est-ce pas ceci :
faire tomber les chaînes injustes,
délier les attaches du joug,
rendre la liberté aux opprimés,
briser tous les jougs ?
N’est-ce pas partager ton pain avec celui qui a faim,
accueillir chez toi les pauvres sans abri,
couvrir celui que tu verras sans vêtement,
ne pas te dérober à ton semblable ?
Alors ta lumière jaillira comme l’aurore,
et tes forces reviendront vite.
Devant toi marchera ta justice,
et la GLOIRE du SEIGNEUR fermera la marche.
Alors, si tu appelles, le SEIGNEUR répondra ;
si tu cries, IL dira : « Me voici. »


– PAROLE du SEIGNEUR.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris







Prière pour obtenir le pardon

Psaume appartenant au répertoire du chef de chorale et au recueil de David. Il fait allusion à la visite que le Prophète Nathan rendit à David après que celui-ci eut commis adultère avec Bethsabée.

[Psaume 50 (51), entièrement]



Psaume 50 (51) : 3 et 4, 5 et 6ab, 18 et 19


R/ Tu ne repousses pas, ô mon DIEU,
un cœur brisé et broyé.


Pitié pour moi, mon DIEU, dans Ton AMOUR,
selon Ta GRANDE MISÉRICORDE, efface mon péché.
Lave-moi tout entier de ma faute,
purifie-moi de mon offense.
R/

Oui, je connais mon péché,
ma faute est toujours devant moi.
Contre TOI, et TOI SEUL, j'ai péché,
ce qui est mal à Tes YEUX, je l'ai fait.
R/

Si j'offre un sacrifice, TU n'en veux pas,
TU n'acceptes pas d'holocauste.
Le sacrifice qui plaît à DIEU, c'est un esprit brisé ;
TU ne repousses pas, ô mon DIEU, un cœur brisé et broyé.
R/

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris






Évangile de JÉSUS-CHRIST selon Saint Matthieu 9 : 14 et 15

Acclamation de l’Évangile :
GLOIRE au CHRIST,SAGESSE ÉTERNELLE du DIEU VIVANT. GLOIRE à TOI, SEIGNEUR. Cherchez le bien, non le mal, afin de vivre. Ainsi le SEIGNEUR sera avec vous. GLOIRE au CHRIST,SAGESSE ÉTERNELLE du DIEU VIVANT. GLOIRE à TOI, SEIGNEUR. (cf. Am 5, 14)



« Des jours viendront où l’ÉPOUX leur sera enlevé ; alors ils jeûneront »

En ce temps-là,
les disciples de Jean le Baptiste s’approchèrent de JÉSUS
en disant :
« Pourquoi, alors que nous et les pharisiens, nous jeûnons,
Tes Disciples ne jeûnent-ils pas ? »
JÉSUS leur répondit :
« Les invités de la noce pourraient-ils donc être en deuil
pendant le temps où l’ÉPOUX est avec eux ?
Mais des jours viendront où l’ÉPOUX leur sera enlevé ;
alors ils jeûneront. »


– Acclamons la PAROLE de DIEU.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris









Textes du jour, lu sur :
Les services de la liturgie Catholique

http://www.aelf.org/office-messe?date_my=12/02/2016


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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Ven 12 Fév 2016, 11:06

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !
Bonjour Nicolas, Merci !  





Homélie : 

Faut-il jeûner ou manger ? La question ne manque pas de saveur en ce premier vendredi de carême… Mais elle ne se pose pas exactement en ces termes.

Dans l’évangile de ce jour, les disciples de Jean-Baptiste viennent trouver Jésus pour savoir comment il est possible que ses disciples ne jeûnent pas. Jésus explique bien simplement : ce n’est pas une question de relâchement, mais une question de cohérence. Tout est dans le sens que l’on donne au jeûne. Pour Jésus, il ne s’agit pas d’un problème d’école théologique ni rituel : le temps de séparation est le temps du jeûne.

Ainsi Jésus ne conteste-t-il pas le jeûne des pharisiens, mais il laisse entrevoir pour ses disciples un jeûne plus dur encore. Il dit en effet : « un temps viendra où l'Époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront ». Et non « ils jeûneront comme les pharisiens jeûnent aujourd’hui ». Un jeûne viendra plus tard, mais il ne sera pas la répétition de celui auquel les disciples de Jean-Baptiste font allusion.

Ces derniers en effet ne parlent pas dans les mêmes catégories que Jésus. Ils parlent de « disciples », quand Jésus répond par les « amis de l’époux ». De plus, ils ne sont attachés qu’au fait de jeûner ou pas, sans chercher à expliquer pourquoi ils jeûnent eux-mêmes. Jésus, lui, aborde directement la question du sens et associe la raison du jeûne à un deuil. L’enlèvement de l’époux est en effet synonyme de mort. Le jeûne consiste alors à rendre présent celui qui a été enlevé. Le jeûne dont parle Jésus s’impose à ceux qui le pratiquent. Un événement extérieur, l’enlèvement de l’époux, événement qui n’est pas désiré mais qui survient sans qu’il puisse être évité, commande de jeûner. Les amis de l’époux sont séparés de l’époux sans qu’ils cherchent cette séparation et ils doivent la vivre.

Nous pouvons à présent nous reposer pour nous mêmes la question du début : faut-il manger ou jeûner ? Il faut jeûner, et jeûner sans cesse, car l’époux nous a été enlevé. Cet évangile nous invite à prendre conscience que le jeûne que nous pratiquons aujourd’hui, les privations que nous avons choisies, ne sont pas d’abord un jeûne volontaire, un jeûne que nous choisissons nous-mêmes et qui nous plaît. C’est un jeûne qui nous est commandé par le fait que nous, amis de l’époux, nous sommes séparés de l’époux. Nos pratiques sont dictées par un impératif intérieur de revenir en présence de l’époux dont nous avons été séparés par notre péché. Le jeûne est donc finalement le fruit du désir sincère de conversion, de purification intérieure, une mise en marche vers la maison du Père.

C’est pourquoi il existe un lien si intime entre le jeûne et la prière. Jeûner facilite la prière, car il nous parcourir un itinéraire intérieur à la recherche de Jésus, dont nous goûtons la présence retrouvée dans la prière. Mais à l’inverse, prier est indispensable au jeûne. Sans la prière qui nous montre le but de notre quête, nous le savons bien, le jeûne devient un simple exercice d’hygiène ou d’ascèse.


Seigneur, que cette eucharistie que nous célébrons favorise notre écoute du cœur, pour que nous soyons disponibles à ta volonté divine, que nous sachions accueillir le jeûne qui s’impose à nous dans la douceur de l’Esprit, pour nous mettre résolument et joyeusement en marche à ta rencontre, toi l’époux de nos âmes dont nous nous voulons jamais être séparés 

Frère Dominique
Moines et Moniales de Saint Joseph | Saint-Joseph de Mont-Rouge | F-34480 Puimisson
 





Saint Bernard (1091-1153), moine cistercien et docteur de l'Église 
Sermon 1 pour le premier jour du carême,1,3,6 (trad Brésard, 2000 ans B, p. 84)
 


« Alors ils jeûneront »


  Pourquoi le jeûne du Christ ne serait-il pas commun à tous les chrétiens ? Pourquoi les membres ne suivraient-ils pas leur Tête ? (Col 1,18). Si nous avons reçu les biens de cette Tête, n'en supporterions-nous pas les maux ? Voulons-nous rejeter sa tristesse et communier à ses joies ? S'il en est ainsi, nous nous montrons indignes de faire corps avec cette Tête. Car tout ce qu'il a souffert, c'est pour nous. Si nous répugnons à collaborer à l'œuvre de notre salut, en quoi nous montrerons-nous ses aides ? Jeûner avec le Christ est peu de chose pour celui qui doit s'asseoir avec lui à la table du Père. Heureux le membre qui aura adhéré en tout à cette Tête et l'aura suivie partout où elle ira (Ap 14,4). Autrement, s'il venait à en être coupé et séparé, il sera forcément privé aussitôt du souffle de vie...

  Pour moi, adhérer complètement à toi est un bien, ô Tête glorieuse et bénie dans les siècles, sur laquelle les anges aussi se penchent avec convoitise (1P 1,12). Je te suivrai partout où tu iras. Si tu passes par le feu, je ne me séparerai pas de toi, et ne craindrai aucun mal, car tu es avec moi (Ps 22,4). Tu portes mes douleurs et tu souffres pour moi. Toi, le premier, tu es passé par l'étroit passage de la souffrance pour offrir une large entrée aux membres qui te suivent. Qui nous séparera de l'amour du Christ ? (Rm 8,35)... Cet amour est le parfum qui descend de la Tête sur la barbe, qui descend aussi sur l'encolure du vêtement, pour en oindre jusqu'au plus petit fil (Ps 132,2). Dans la Tête se trouve la plénitude des grâces, et d'elle nous la recevons tous. Dans la Tête est toute la miséricorde, dans la Tête le débordement des parfums spirituels, comme il est écrit : « Dieu t'a oint d'une huile de joie » (Ps 44,8.)...

   Et nous, qu'est-ce que l'évangile nous demande en ce début du carême ? « Toi, dit-il, quand tu jeûnes, oins de parfum ta tête » (Mt 16,17). Admirable condescendance ! L'Esprit du Seigneur est sur lui, il en a été oint (Lc 4,18), et pourtant, pour évangéliser les pauvres, il leur dit : « Oins de parfum ta tête ».


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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Ven 12 Fév 2016, 18:45

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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Ven 12 Fév 2016, 18:46

Bonsoir Lumen,

Bonsoir à toutes et à tous,





Samedi 13 Février 2016

Samedi après les Cendres

(Couleur liturgique : Violet )
Année C





(Première lecture)
Livre du Prophète Isaïe 58 : 9b à 14


« Si tu donnes à celui qui a faim ce que toi, tu désires, ta lumière se lèvera dans les ténèbres »

Ainsi PARLE le SEIGNEUR :
Si tu fais disparaître de chez toi
le joug, le geste accusateur, la parole malfaisante,
si tu donnes à celui qui a faim ce que toi, tu désires,
et si tu combles les désirs du malheureux,
ta lumière se lèvera dans les ténèbres
et ton obscurité sera lumière de midi.
Le SEIGNEUR sera toujours ton GUIDE.
En plein désert, IL comblera tes DÉSIRS
et te rendra VIGUEUR.
Tu seras comme un jardin bien irrigué,
comme une source où les eaux ne manquent jamais.
Tu rebâtiras les ruines anciennes,
tu restaureras les fondations séculaires.
On t’appellera : « Celui qui répare les brèches »,
« Celui qui remet en service les chemins ».

Si tu t’abstiens de voyager le jour du sabbat,
de traiter tes affaires pendant Mon JOUR SAINT,
si tu nommes « DÉLICES » le SABBAT
et déclares « GLORIEUX » le JOUR SAINT du SEIGNEUR,
si tu LE glorifies, en évitant
démarches, affaires et pourparlers,
alors tu trouveras tes délices dans le SEIGNEUR ;
Je te ferai chevaucher sur les hauteurs du pays,
Je te donnerai pour vivre l’héritage de Jacob ton père.
Oui, la BOUCHE du SEIGNEUR a parlé.


– PAROLE du SEIGNEUR.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris







Dans ma détresse je fais appel à TOI

Prière appartenant au recueil de David.

[Psaume 85 (86), entièrement]



Psaume 85 (86) : 1 et 2, 3 et 4, 5 et 6

R/ Montre-moi Ton CHEMIN, SEIGNEUR,
que je marche suivant Ta VÉRITÉ.


Écoute, SEIGNEUR, réponds-moi,
car je suis pauvre et malheureux.
Veille sur moi qui suis fidèle, ô mon DIEU,
sauve Ton Serviteur qui s'appuie sur TOI.
R/

Prends pitié de moi, SEIGNEUR,
TOI que j'appelle chaque jour.
SEIGNEUR, réjouis Ton Serviteur :
vers TOI, j'élève mon âme !
R/

TOI qui es BON et qui pardonnes,
Plein d'AMOUR pour tous ceux qui T'appellent,
écoute ma prière, SEIGNEUR,
entends ma voix qui TE supplie.
R/

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris






Évangile de JÉSUS-CHRIST selon Saint Luc 5 : 27 à 32

Acclamation de l’Évangile :
Tes PAROLES, SEIGNEUR, sont ESPRIT et ELLES sont VIE. Je ne prends pas plaisir à la mort du méchant, dit le SEIGNEUR. Qu’il se détourne de sa conduite, et qu’il vive ! Tes PAROLES, SEIGNEUR, sont ESPRIT et ELLES sont VIE. (cf. Ez 33, 11)



« Je ne suis pas venu appeler des justes mais des pécheurs, pour qu’ils se convertissent »

En ce temps-là,
JÉSUS sortit et remarqua un publicain
(c’est-à-dire un collecteur d’impôts)
du nom de Lévi
assis au bureau des impôts.
IL lui dit :
« Suis-moi. »
Abandonnant tout,
l’homme se leva ; et il LE suivait.
Lévi donna pour JÉSUS une grande réception dans sa maison ;
il y avait là une foule nombreuse de publicains et d’autres gens
attablés avec eux.
Les pharisiens et les scribes de leur parti récriminaient
en disant à Ses Disciples :
« Pourquoi mangez-vous et buvez-vous
avec les publicains et les pécheurs ? »
JÉSUS leur répondit :
« Ce ne sont pas les gens en bonne santé
qui ont besoin du médecin,
mais les malades.
Je ne suis pas venu appeler des justes
mais des pécheurs,
pour qu’ils se convertissent. »


– Acclamons la PAROLE de DIEU.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris









Textes du jour, lu sur :
Les services de la liturgie Catholique

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Nicolas

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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Sam 13 Fév 2016, 04:57

Est-ce qu'il y a quelqu'un qui se serait aperçu qu'il y avait une grande différence quelques fois dans les nouveaux textes qui nous sont présentés par AELF?

Mais là, il me semble que c'est plus important et je les ai contacté par e-mail.

Isaïe 58, 13 de jeudi, ils écrivent:
Si tu t’abstiens de voyager le jour du sabbat,
de traiter tes affaires pendant Mon JOUR SAINT,

Dans ma bible: « Si tu renonces à travailler le jour du sabbat,
ou à traiter une bonne affaire le jour qui m’est consacré, dit le Seigneur ;

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Lumen
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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Sam 13 Fév 2016, 13:15

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !
Bonjour Nicolas, Merci !  




Homélie : 

Matthieu est lié à son bureau de publicain : il y est assis, immobile, obsédé par son idole : l’argent. Puisqu’il est incapable de s’approcher de Jésus, c’est le Seigneur qui vient jusqu’à lui, et prononce la parole qui le libère de sa fascination : « Suis-moi ». Lévi est arraché à sa prison, non de force, par une intervention violente, mais par une invitation insistante, par la douce persuasion de l’amour, qui parvient à détourner son regard de l’objet de sa convoitise.

Lévi était seul avec son argent : les autres représentaient pour lui une menace, car ils enviaient son bien - c’est sans doute la raison pour laquelle ils étaient aussi durs avec lui. Jésus, lui, est totalement libre de cette avidité. C’est pourquoi Lévi peut entendre son appel, son invitation à entrer en relation avec lui, et même à s’engager dans une relation durable : « Suis-moi » implique en effet : « Demeure avec moi ». Ce faisant, Jésus a réveillé le désir profond de cet homme, mis au banc de la société civile et religieuse : le désir d’une amitié authentique et durable, que ni les épreuves, ni même les faux-pas ne pourront ébranler. Tous ceux qui ont bénéficié d’une telle amitié peuvent témoigner combien elle est source de force, de consolation, de courage ; comment elle parvient à donner sens à la vie alors que tout apparaît absurde ; avec quelle douceur elle éclaire les pages les plus sombres de nos histoires, et comment elle entretient la flamme de l’espérance au cœur des plus profonds découragements. N’est-il pas vrai que ce qui nous fait le plus souffrir dans les épreuves, c’est la solitude ? Nous sommes essentiellement des êtres de relation, et nous ne pouvons intégrer les événements de notre vie - les joyeux comme les douloureux - que sur la trame des relations que nous nouons au fil des jours avec notre entourage.

Or Jésus s’offre précisément à nous comme cet ami le plus intime, dont la fidélité ne nous fera jamais défaut. Dans la joie il s’attable avec nous ; dans la tristesse et la solitude, sa douce présence nous rejoint et nous console ; dans l’épreuve il est notre force ; dans l’égarement il vient nous chercher pour nous redire : « Suis-moi ». Oui, si nous répondons à son appel, si nous acceptons de nous mettre en route avec lui, c'est-à-dire de le prendre pour Maître et pour ami, « le Seigneur sera notre guide ; en plein désert, il nous comblera et nous rendra vigueur » (1ère lect.).

Certes nous ne sommes pas dignes d’avoir un tel ami, nous qui sommes infidèles, rivés à nos idoles, égoïstes et pleins de malice ; mais Jésus nous répond comme aux pharisiens de l’Évangile : « Ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je suis venu appeler non pas les justes mais les pécheurs, pour qu’ils se convertissent ». Nous convertir signifie cesser de nous regarder - y compris dans nos laideurs - et nous tourner résolument vers celui qui passe dans nos vies et nous appelle gratuitement à sa suite. Par nous-mêmes, nous ne parviendrons jamais à nous rétablir dans la justice et la vérité. Mais c’est en lui, en Jésus, que nous retrouvons notre beauté originelle, dans la mesure où nous le suivons, c'est-à-dire où nous conformons notre vie à la sienne. L’attitude de Lévi est sur ce point exemplaire : « Abandonnant tout - donc aussi ses remords stériles comme ses prétentions absurdes à l’autojustification - il se leva et se mit à suivre Jésus ». C’est en changeant concrètement de vie, en réponse à l’appel de Jésus qui nous donne la force de nous lever et de nous mettre en route, que nous sortirons de notre narcissisme et que nous nous ouvrirons à la vie véritable, dans la liberté de l’amour.

Aujourd’hui, en ce temps privilégié du carême, Jésus passe près de nous et nous appelle personnellement à le suivre : « Suis-moi ». Ne fermons pas notre cœur, mais écoutons la voix du Seigneur qui nous propose son amitié ; et abandonnant nos idoles, levons-nous et mettons-nous à le suivre.
 

« Seigneur donne-moi, à l’image de Lévi, de pouvoir m’arracher à mes convoitises, de pouvoir me dégager de mon égoïsme, afin de connaitre la joie et la liberté du disciple. “Toi qui est bon et qui pardonnes, plein d’amour pour tous ceux qui t’appellent, écoute ma prière, Seigneur, entends ma voix qui te supplie ” (Ps 85), et accorde-moi de croire que tu es venu m’appeler personnellement, toi le médecin et l’Époux de mon âme. »

Père Joseph-Marie
Moines et Moniales de Saint Joseph | Saint-Joseph de Mont-Rouge | F-34480 Puimisson
 



Saint Cyrille de Jérusalem (313-350), évêque de Jérusalem et docteur de l'Église 
Catéchèses en vue du baptême, n°1  (trad. Migne 1993, p. 36 rev.)
 

« Abandonnant tout, il se leva et se mit à le suivre » : le carême conduit au baptême

  Vous êtes catéchumènes, ceux qui sont en marche vers le baptême, disciples de la Nouvelle Alliance et participants des mystères du Christ, déjà par l'appel et bientôt aussi par la grâce. Vous vous êtes fait « un cœur nouveau et un esprit nouveau » (Ez 18,31), pour la joie des habitants des cieux. Si en effet, selon l'Évangile, la conversion d'un seul pécheur soulève cette joie (Lc 15,7), combien plus le salut de tant d'âmes n'incitera-t-il pas à la joie les habitants des cieux ?

     Vous avez entrepris un bon et très beau voyage : appliquez-vous à courir la course de la ferveur. Le Fils unique de Dieu est là tout prêt à vous racheter : « Venez, dit-il, vous tous qui peinez sous le fardeau, et moi, je vous donnerai le repos » (Mt 11,28). Vous qui ployez sous le péché, liés par les chaînes de vos fautes, écoutez ce que dit la voix d'un prophète : « Lavez-vous, purifiez-vous ; enlevez de devant mes yeux vos actions mauvaises » (Is 1,16), afin que le chœur des anges vous crie : « Heureux ceux dont la faute a été enlevée, et dont les péchés ont été remis ! » (Ps 31,1) Vous qui venez justement d'allumer les lampes de la foi, que vos mains diligentes en gardent la flamme pour que celui qui, sur notre très sainte colline du Golgotha, a ouvert par la foi le paradis au larron (Lc 23,43), vous accorde de chanter le cantique des noces.

     S'il y a ici quelqu'un qui soit esclave du péché, qu'il se prépare, au moyen de la foi baptismale, à la nouvelle naissance qui fera de lui un homme libre, un des fils d'adoption. Qu'il abandonne l'esclavage lamentable de ses péchés pour acquérir l'esclavage bienheureux du Seigneur... Acquérez par la foi « les premiers dons de l'Esprit Saint » (2Co 5,5) afin de pouvoir être reçus dans les demeures éternelles ; venez vers le sacrement qui vous marquera en vue de devenir les familiers du Maître.
 

Evangelizo.org 










 







  

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !

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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Sam 13 Fév 2016, 19:36

Bonsoir Lumen,

Bonsoir à toutes et à tous,





Dimanche 14 Février 2016

1er Dimanche de Carême

(Couleur liturgique : Violet )
Année C










Lien :
http://www.ktotv.com/emissions/priere-et-vie-de-l-eglise/priere/en-marche-vers-dimanche

Vu sur :
www.KTOTV.com






(Première lecture)
Livre du Deutéronome 26 : 4 à 10


La profession de foi du peuple élu

Moïse disait au peuple :
Lorsque tu présenteras les prémices de tes récoltes,
le prêtre recevra de tes mains la corbeille
et la déposera devant l’autel du SEIGNEUR ton DIEU.
Tu prononceras ces paroles devant le SEIGNEUR ton DIEU :
« Mon père était un Araméen nomade,
qui descendit en Égypte :
il y vécut en immigré avec son petit clan.
C’est là qu’il est devenu une grande nation,
puissante et nombreuse.
Les Égyptiens nous ont maltraités, et réduits à la pauvreté ;
ils nous ont imposé un dur esclavage.
Nous avons crié vers le SEIGNEUR, le DIEU de nos pères.
IL a entendu notre voix,
IL a vu que nous étions dans la misère, la peine et l’oppression.
Le SEIGNEUR nous a fait sortir d’Égypte
à MAIN FORTE et à BRAS ÉTENDU,
par des ACTIONS terrifiantes, des SIGNES et des PRODIGES.
IL nous a conduits dans ce lieu et nous a donné ce pays,
un pays ruisselant de lait et de miel.

Et maintenant voici que j’apporte les prémices
des fruits du sol que TU m’as donné, SEIGNEUR. »


– PAROLE du SEIGNEUR.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris







A l’abri chez le DIEU TRÈS-HAUT

Psaume 90 (91), entièrement



Psaume 90 (91) : 1 et 2, 10 et 11, 12 et 13, 14 et 15ab


R/ Sois avec moi, SEIGNEUR,
dans mon épreuve.


Quand je me tiens sous l’ABRI du TRÈS-HAUT et repose à l’OMBRE du PUISSANT,
je dis au SEIGNEUR : « Mon REFUGE,
mon REMPART, mon DIEU, dont je suis sûr ! »
R/


Le malheur ne pourra te toucher,
ni le danger, approcher de ta demeure :
IL donne MISSION à SES Anges
de te garder sur tous tes chemins.
R/


Ils te porteront sur leurs mains
pour que ton pied ne heurte les pierres ;
tu marcheras sur la vipère et le scorpion,
tu écraseras le lion et le Dragon.
R/


« Puisqu’IL s’attache à Moi, Je le délivre ;
Je le défends, car il connaît Mon NOM.
IL m’appelle, et Moi, Je lui réponds ;
Je suis avec lui dans son épreuve. »
R/


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



« Chant audio du Psaume 90 (91) »

Du CD, Signes :

http://www.mirari.fr/ygKO







(Deuxième lecture)
Lettre de Saint Paul Apôtre aux Romains 10 : 8 à 13


La profession de foi en JÉSUS CHRIST

Frères,
que dit l’Écriture ?

Tout près de Toi est la PAROLE,
elle est dans Ta Bouche et dans Ton Cœur.


Cette PAROLE, c’est le MESSAGE de la foi que nous proclamons.
En effet, si de ta bouche,
tu affirmes que JÉSUS EST SEIGNEUR,
si, dans ton cœur,
tu crois que DIEU l’a ressuscité d’entre les morts,
alors tu seras sauvé.
Car c’est avec le cœur que l’on croit
pour devenir juste,
c’est avec la bouche que l’on affirme sa foi
pour parvenir au salut.
En effet, l’Écriture dit :

Quiconque met en LUI sa foi ne connaîtra pas la honte.

Ainsi, entre les Juifs et les païens,
il n’y a pas de différence :
tous ont le même SEIGNEUR,
généreux envers tous ceux qui L’invoquent.

En effet,
quiconque invoquera le NOM du SEIGNEUR sera sauvé.


– PAROLE du SEIGNEUR.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris







Évangile de JÉSUS-CHRIST selon Saint Luc 4 : 1 à 13

Acclamation de l’Évangile :
Ta PAROLE, SEIGNEUR, est VÉRITÉ, et Ta LOI, DÉLIVRANCE.

L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute PAROLE qui sort de la BOUCHE de DIEU.

Ta PAROLE, SEIGNEUR, est VÉRITÉ, et Ta LOI, DÉLIVRANCE.
(Mt 4, 4b)




« Dans l’ESPRIT, IL fut conduit à travers le désert où IL fut tenté »

En ce temps-là,
après SON BAPTÊME,
JÉSUS, rempli d’ESPRIT SAINT,
quitta les bords du Jourdain ;
dans l’ESPRIT, IL fut conduit à travers le désert
où, pendant quarante jours, IL fut tenté par le diable.
IL ne mangea rien durant ces jours-là,
et, quand ce temps fut écoulé, IL eut faim.
Le diable LUI dit alors :
« Si TU es FILS de DIEU,
ordonne à cette pierre de devenir du pain. »
JÉSUS répondit :
« IL est écrit :

L’homme ne vit pas seulement de pain. »

Alors le diable L’emmena plus haut
et LUI montra en un instant tous les royaumes de la Terre.
Il LUI dit :
« Je TE donnerai tout ce pouvoir
et la gloire de ces royaumes,
car cela m’a été remis et je le donne à qui je veux.
TOI donc, si TU te prosternes devant moi,
TU auras tout cela. »
JÉSUS lui répondit :
« Il est écrit :

C’est DEVANT le SEIGNEUR ton DIEU que tu te prosterneras,
à LUI SEUL tu rendras un culte. »


Puis le diable LE conduisit à Jérusalem,
il LE plaça au sommet du Temple
et LUI dit :
« Si TU es FILS de DIEU, d’ici jette-TOI en bas ;
car il est écrit :

IL donnera pour TOI, à SES Anges,
l’Ordre de TE garder ;


et encore :

Ils TE porteront sur leurs mains,
de peur que TON PIED ne heurte une pierre. »


JÉSUS lui fit cette réponse :
« Il est dit :

Tu ne mettras pas à l’épreuve le SEIGNEUR ton DIEU. »

Ayant ainsi épuisé toutes les formes de tentations,
le diable s’éloigna de JÉSUS jusqu’au moment fixé.


– Acclamons la PAROLE de DIEU.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris










Textes du jour, lu sur :
Les services de la liturgie Catholique

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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Dim 14 Fév 2016, 14:44

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !
Bonjour Nicolas, Merci !  




Homélie : 

L’épisode de la tentation au désert fait suite au baptême, où le Père confirme par une voix venant du ciel, que Jésus est son Fils, son Bien-Aimé. Cependant entre les deux récits, l’évangéliste insère de manière inattendue la généalogie de Jésus, qui remonte jusqu’à « Adam, fils de Dieu ». Logiquement on s’attendait à trouver cette généalogie en ouverture de l’Evangile – comme le fait Saint Matthieu. Ce faisant, St Luc veut insister sur le fait que c’est chargé de toute l’humanité livrée au pouvoir du Démon, que Jésus va « être conduit par l’Esprit à travers le désert », pour y être mis pendant quarante jours à l’épreuve. Luc précise d’ailleurs en conclusion de son récit que Jésus a victorieusement « épuisé toutes les formes de tentation » auxquelles l’humanité pouvait être soumise.
Reprenons une à une les trois sollicitations du Tentateur et les trois réponses de Jésus.

1- Première tentation : lorsque Jésus commence à souffrir de la faim, le démon lui suggère :
- « Si tu es le Fils de Dieu, ordonne à cette pierre de devenir du pain ».
Notre Seigneur lui répond :
- « Il est écrit : "Ce n'est pas seulement de pain que l'homme doit vivre" ».
Jésus cite le livre du Deutéronome : « Le Seigneur ton Dieu t'a fait avoir faim et il t'a donné à manger la manne que ni toi ni tes pères ne connaissiez, pour te faire reconnaître que l'homme ne vit pas de pain seulement, mais qu'il vit de tout ce qui sort de la bouche du Seigneur » (Dt 8, 2 - 3). Le « signe » que Jésus donne pour « prouver » qu’il est le Fils de Dieu, ce n’est pas un acte miraculeux qui lui permettrait d’échapper à la souffrance ; mais sa soumission inconditionnelle à la Parole de Dieu son Père : « J'ai à manger une nourriture que vous ne connaissez pas... Ma nourriture, c'est de faire la volonté de celui qui m'a envoyé et d'accomplir son œuvre ». (Jn 4, 32 - 34).

2- Deuxième tentation : lorsque le démon lui promet tous les royaumes de la terre, Jésus rétorque : « Tu te prosterneras devant le Seigneur ton Dieu, et c'est lui seul que tu adoreras ». Notre Seigneur cite à nouveau le Deutéronome, plus précisément le verset qui suit le fameux « Shema Israël » - la profession de foi juive (Dt 6, 13). L'inversion de la perspective entre les exigences du démon et les dons gratuits de Dieu est patente : le démon conditionne le don qu’il prétend faire à l’accomplissement de l’acte d’adoration en sa faveur ; alors que Dieu commence par donner, suite à quoi il nous invite à lui faire confiance. Notre réponse sera donc nécessairement gratuite, puisqu’elle exprime l’adoration, forme suprême de l’amour qui se livre à l’être aimé. Le démon ne connaissant pas la charité, ne peut que proposer un marchandage, caricature mensongère de l’amour.

3- Troisième tentation :
- « Si tu es le Fils de Dieu, jette-toi en bas ; car il est écrit : Il donnera pour toi à ses anges l'ordre de te garder ; et encore : Ils te porteront sur leurs mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre ».
Jésus répond :
- « Il est dit : Tu ne mettras pas à l'épreuve le Seigneur ton Dieu »
C'est-à-dire tu n'exigeras pas de Dieu des preuves de sa présence et de sa protection. Ce n’est pas à l’homme de mettre Dieu à l’épreuve, mais bien plutôt Dieu qui éprouve l’homme pour vérifier la qualité de sa foi.
Les trois réponses de Jésus contrastent singulièrement avec les interpellations du tentateur : visiblement, le démon et le Christ n'ont pas la même idée sur Dieu et sur la filiation ! « Si tu es le Fils de Dieu, prouve-le » semble argumenter le démon ; Jésus le prouve effectivement, mais pas selon le chemin de l’avoir, du pouvoir et de la gloire, mais en restant fidèlement à l’écoute de son Père, pour lui obéir sans délai, comme il convient au Fils.
Cet affrontement entre l’Ennemi et Jésus va perdurer tout au long de son ministère, pour culminer dans la Passion. Aussi est-il éclairant de relire ces trois tentations à la lumière du combat suprême : l’évangéliste précise en effet au terme du récit de l’affrontement au désert : « Ayant ainsi épuisé toute tentation, le diable s'éloigna de lui jusqu'au moment favorable » (Lc 4, 13)  ; ce « moment favorable » pour le Prince des ténèbres, c’est le Vendredi Saint. Autour de la Croix, rassemblés par le Fils de l’homme élevé de terre, se tiennent des groupes très différents de « spectateurs » :
- « Le peuple restait là à regarder ; les chefs ricanent ; les soldats aussi se moquent de lui » ; même « l’un des malfaiteurs suspendus à la croix l’injuriait ».
Il est frappant que ces trois (groupes de) personnages, développent la même stratégie : tous font allusion au salut, invitant Jésus à se sauver par ses propres forces et à prouver ainsi la pertinence de ses prétentions messianiques. En y regardant de plus près, on découvre qu’ils font subir au Seigneur, en ordre inversé, les trois tentations qu’il avait victorieusement surmontées au désert :
- « N’es-tu pas le Messie ? Sauve-toi toi-même, et nous avec ! »

1- Le malfaiteur lui demande de le sauver de la mort par un acte miraculeux, tout comme le démon lui suggérait « d’ordonner à cette pierre de devenir du pain ». Dans les deux cas, Jésus est invité à manifester qu’il possède la maîtrise de la vie par la puissance de sa Parole ; c’est donc son autorité prophétique qu’il doit justifier. Mais c’est précisément en allant jusqu’au bout de la mission rédemptrice que le Père lui confie, qu’il manifeste qu’il est le Prophète de la fin des temps, celui qui instaure l’ère messianique en réconciliant l’humanité avec Dieu.

2- Se mêlant au concert des insultes, les soldats ajoutent leur partition :
- « Si tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même ! ».
Autrement dit : « Un roi ne saurait périr aussi lamentablement : fais appel à tes troupes et qu’elles viennent te sauver de cette situation périlleuse ! » Jésus est cette fois intimé de légitimer son autorité royale. Le démon l’avait déjà tenté sur ce point au désert, lorsqu’il lui promettait la participation à sa royauté et à sa puissance, pourvu qu’il se prosterne devant lui pour l’adorer. Mais la royauté de l’amour ne peut s’instaurer par la force : « Vous savez que ceux qu'on regarde comme les chefs des nations dominent sur elles en maîtres et que les grands leur font sentir leur pouvoir. Il ne doit pas en être ainsi parmi vous : au contraire, celui qui voudra devenir grand parmi vous, sera votre serviteur, et celui qui voudra être le premier parmi vous, sera l'esclave de tous. Aussi bien, le Fils de l'homme lui-même n'est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour une multitude » (Mc 10, 42-45).

3- Quant aux « chefs », ils ricanent :
- « Il en a sauvé d’autres : qu’il se sauve lui-même, s’il est le Messie de Dieu, l’Elu ! »
Jésus est sommé par les autorités religieuses de prouver que Dieu est avec lui et pour lui ; de fonder en somme son autorité spirituelle, sacerdotale. N’est-ce pas la même tentation à laquelle le démon avait déjà soumis Notre-Seigneur lorsqu’il l’invitait à se jeter « du sommet du Temple » afin de subjuguer les foules par un prodige ? Mais le culte nouveau ne s’inaugure pas dans la gloire, mais par l’immolation de l’Agneau pascal véritable : « Tout Fils qu’il était, il apprit par ses souffrances l’obéissance, et, conduit jusqu’à son propre accomplissement, il devint pour tous ceux qui lui obéissent cause de salut éternel, ayant été proclamé par Dieu grand prêtre à la manière de Melchisédek » (He 5, 8-10).
Dans les trois interpellations, l’insistance est sur le salut : « "Sauve-toi toi-même" – sous-entendu : - et nous croirons que tu peux nous sauver ». Le défi qui est lancé à Jésus est d’accomplir l’œuvre de rédemption à moindre frais, sans passer par la porte étroite de la vie livrée. Le Christ cependant ne réalise pas le salut par un déploiement de puissance, mais par sa patience héroïque, répondant par un surcroît d’amour à la haine qui le crucifie.

Avouons qu’il y a des jours où nous sommes nous aussi tentés d’argumenter : « N’eût-il pas été plus simple Jésus d’accomplir le miracle qu’on te réclamait, et de descendre de la Croix ? La foule ébahie t’aurait acclamé comme son Roi ; tes opposants auraient été définitivement confondus, et les soldats sans aucun doute convertis… ».
Jésus nous répond en citant le psaume que nous avons prié dans la liturgie de ce dimanche : « Quand je me tiens sous l'abri du Très-Haut et repose à l'ombre du Puissant, je dis au Seigneur "Mon refuge, mon rempart, mon Dieu dont je suis sûr" ». Telle est l'attitude du Christ tout au long de sa vie publique : il se tient à l'ombre du Très-Haut. Notre tentation permanente est précisément de quitter cet abri, de douter qu'il soit sûr, et de chercher d'autres abris, d'autres sécurités. Que de fois n’avons-nous pas résisté à l’action de l’Esprit dans nos vies en refusant de lui faire confiance, et en choisissant d’aller par nos propres chemins lorsque celui du Seigneur nous semblait trop exigeant ?
 

« Seigneur notre Dieu, en entrant dans ce temps de Carême, temps de recentrement sur l’essentiel, nous te demandons humblement : donne-nous la force de la fidélité, à l’image du Christ ; que nous puissions résister comme lui aux ruses du Tentateur, les yeux fixés sur la victoire du Ressuscité de Pâque. »

Père Joseph-Marie
Moines et Moniales de Saint Joseph | Saint-Joseph de Mont-Rouge | F-34480 Puimisson
 



Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), Prêtre à Antioche puis Évêque de Constantinople, Docteur de l'Église 
Homélies sur l’évangile de Matthieu, n° 13,1 ; PG 57, 207 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 339s)
 

Fortifiés par les tentations

   « Après son baptême, Jésus a été conduit par l'Esprit à travers le désert, où il a été mis à l'épreuve par le démon »… Tout ce que Jésus a fait et enduré était destiné à nous instruire. Il a donc voulu être conduit en ce lieu pour lutter avec le démon, afin que personne parmi les baptisés ne soit troublé si après son baptême il subit de plus grandes tentations, comme si c'était extraordinaire ; mais il doit supporter tout cela comme étant dans l'ordre des choses. C'est pour cela que vous avez reçu des armes : non pour rester oisifs, mais pour combattre.        

   Voici pour quels motifs Dieu n'empêche pas les tentations qui vous surviennent. D'abord pour vous apprendre que vous êtes devenus beaucoup plus forts. Puis, afin que vous gardiez la mesure, au lieu de vous enorgueillir des grands dons que vous avez reçus, car les tentations ont le pouvoir de vous humilier. En outre, vous serez tentés afin que cet esprit du mal, se demandant encore si vous avez vraiment renoncé à lui, soit convaincu, par l'expérience des tentations, que vous l'avez totalement abandonné. Quatrièmement, vous êtes tentés pour être entraînés à être plus forts et plus solides que l'acier. Cinquièmement, afin que vous ayez la certitude absolue que des trésors vous ont été confiés. Car le démon ne vous aurait pas assaillis s'il n'avait pas vu que vous receviez un plus grand honneur.
 

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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Dim 14 Fév 2016, 19:39

Bonsoir Lumen,

Bonsoir à toutes et à tous,




Lundi 15 Février 2016

De la férie

1ière semaine du Temps de Carême
(Couleur liturgique : Violet )
Année C






(Première lecture)
Livre des Lévites 19 : 1 et 2, 11 à 18


« Tu jugeras ton compatriote avec justice »

Le SEIGNEUR parla à Moïse et dit :
« Parle à toute l’assemblée des fils d’Israël.
Tu leur diras :
Soyez Saints,
car Moi, le SEIGNEUR votre DIEU, Je SUIS SAINT.
Vous ne volerez pas, vous ne mentirez pas,
vous ne tromperez aucun de vos compatriotes.
Vous ne ferez pas de faux serments par Mon NOM :
tu profanerais le NOM de ton DIEU.
Je SUIS le SEIGNEUR.
Tu n’exploiteras pas ton prochain, tu ne le dépouilleras pas :
tu ne retiendras pas jusqu’au matin la paye du salarié.
Tu ne maudiras pas un sourd,
tu ne mettras pas d’obstacle devant un aveugle :
tu craindras ton DIEU.
Je SUIS le SEIGNEUR.
Quand vous siégerez au tribunal,
vous ne commettrez pas d’injustice ;
tu n’avantageras pas le faible,
tu ne favoriseras pas le puissant :
tu jugeras ton compatriote avec justice.
Tu ne répandras pas de calomnies contre quelqu’un de ton peuple,
tu ne réclameras pas la mort de ton prochain.
Je SUIS le SEIGNEUR.
Tu ne haïras pas ton frère dans ton coeur.
Mais tu devras réprimander ton compatriote,
et tu ne toléreras pas la faute qui est en lui.
Tu ne te vengeras pas.
Tu ne garderas pas de rancune contre les fils de ton peuple.
Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
Je SUIS le SEIGNEUR. »


– PAROLE du SEIGNEUR.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris







La GLOIRE de DIEU dans l’Univers. La LOI du SEIGNEUR

Du répertoire du chef de chorale. Psaume appartenant au recueil de David.

Psaume 18 (19), entièrement




Psaume 18 B (19) : 8, 9, 10, 15

R/ Tes PAROLES, SEIGNEUR, sont ESPRIT et ELLES sont VIE.

La LOI du SEIGNEUR est PARFAITE,
qui redonne vie ;
la CHARTE du SEIGNEUR est SÛRE,
qui rend sages les simples.
R/

Les PRÉCEPTES du SEIGNEUR sont DROITS,
ils réjouissent le coeur ;
le COMMANDEMENT du SEIGNEUR est LIMPIDE,
ILl clarifie le regard.
R/

La crainte qu’IL inspire est PURE,
elle est là pour toujours ;
les DÉCISIONS du SEIGNEUR sont JUSTES
et VRAIMENT ÉQUITABLES.
R/

Accueille les paroles de ma bouche,
le murmure de mon coeur ;
qu’ils parviennent devant TOI,
SEIGNEUR, mon ROCHER, mon DÉFENSEUR !
R/

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris






Évangile de JÉSUS-CHRIST selon Saint Matthieu 25 : 31 à 46

Acclamation de l’Évangile :
Louange à TOI, SEIGNEUR, ROI d’ÉTERNELLE GLOIRE ! Voici maintenant le moment favorable, voici maintenant le Jour du Salut. Louange à TOI, SEIGNEUR, ROI d’ÉTERNELLE GLOIRE ! (2 Co 6, 2)



« Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de Mes Frères, c’est à Moi que vous l’avez fait »

En ce temps-là,
JESUS disait à Ses Disciples :
« Quand le FILS de l’Homme viendra dans Sa GLOIRE,
et tous les Anges avec LUI,
alors IL siégera sur Son TRONE de GLOIRE.
Toutes les nations seront rassemblées devant LUI ;
IL séparera les hommes les uns des autres,
comme le berger sépare les brebis des boucs :
IL placera les brebis à Sa DROITE, et les boucs à gauche.
Alors le ROI dira à ceux qui seront à Sa DROITE :
“Venez, les bénis de Mon PERE,
recevez en héritage le Royaume
préparé pour vous depuis la fondation du monde.
Car J’avais faim, et vous M’avez donné à manger ;
J’avais soif, et vous M’avez donné à boire ;
J’étais un étranger, et vous M’avez accueilli ;
J’étais nu, et vous M’avez habillé ;
J’étais malade, et vous M’avez visité ;
J’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à Moi !”
Alors les JUSTES LUI répondront :
“SEIGNEUR, quand est-ce que nous T’avons vu… ?
TU avais donc faim, et nous T’avons nourri ?
TU avais soif, et nous T’avons donné à boire ?
TU étais un étranger, et nous T’avons accueilli ?
TU étais nu, et nous T’avons habillé ?
TU étais malade ou en prison…
Quand sommes-nous venus jusqu’à TOI ?”
Et le ROI leur répondra :
“Amen, Je vous le dis :
chaque fois que vous l’avez fait
à l’un de ces plus petits de Mes Frères,
c’est à Moi que vous l’avez fait.”
Alors IL dira à ceux qui seront à sa gauche :
“Allez-vous-en loin de Moi, vous les maudits,
dans le feu éternel préparé pour le diable et ses anges.
Car J’avais faim, et vous ne M’avez pas donné à manger ;
J’avais soif, et vous ne M’avez pas donné à boire ;
J’étais un étranger, et vous ne M’avez pas accueilli ;
J’étais nu, et vous ne M’avez pas habillé ;
J’étais malade et en prison, et vous ne M’avez pas visité.”
Alors ils répondront, eux aussi :
“SEIGNEUR, quand T’avons-nous vu
avoir faim, avoir soif, être nu, étranger, malade ou en prison,
sans nous mettre à Ton Service ?”
IL leur répondra :
“Amen, Je vous le dis :
chaque fois que vous ne l’avez pas fait
à l’un de ces plus petits,
c’est à Moi que vous ne l’avez pas fait.”
Et ils s’en iront, ceux-ci au châtiment éternel,
et les JUSTES, à la VIE ETERNELLE. »


– Acclamons la PAROLE de DIEU.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris








Textes du jour, lu sur :
Les services de la liturgie Catholique

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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Lun 15 Fév 2016, 14:59

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !
Bonjour Nicolas, Merci !  




Homélie : 

Dans l’Evangile de ce jour, Notre-Seigneur nous annonce « la venue du Fils de l’homme dans sa gloire ». Le pronom possessif souligne qu’elle est sienne, cette gloire : Jésus l’a définitivement acquise par sa victoire sur l’Ennemi, remportée au désert en refusant toute glorification acquise par la mise en œuvre de pouvoirs, fussent-ils divins. Le Fils unique ne reçoit sa gloire que de son Père, qui lui donne de participer à sa propre vie.

C’est précisément ce mystère de la filiation divine que la liturgie va nous inviter à contempler tout au long de cette première semaine de Carême, mystère que le Verbe fait chair nous offre en partage, si du moins nous acceptons les exigences qui en découlent.

Pour atteindre le but fixé dans une course en montagne, il faut garder les yeux rivés sur le sommet que l’on veut gravir. C’est pourquoi l’Eglise nous invite à contempler ce qu’il est convenu d’appeler la scène du « jugement final ». Il s’agit sans doute d’un des passages les plus déconcertants de l’Evangile, puisqu’il n’y est fait aucune référence à Dieu, ni au culte qui lui est dû, ni même à une confession de foi qui nous vaudrait le salut. Le roi sépare les brebis des chèvres uniquement sur base de leur comportement, plus précisément sur le critère de la compassion active qu’ils ont manifestée - ou omis de manifester - envers leur prochain démuni.

Les brebis sont justifiées eu égard à leur charité qui s’est mise en peine, sans considération pour leurs péchés, auxquels il n’est même pas fait allusion ! Quant aux chèvres, elles sont répudiées à cause de leur dureté de cœur, voire de leur simple indifférence, sans considération pour les autres aspects de leur vie que l’on peut imaginer « religieusement et moralement correctes ». On ne peut dire plus clairement que « la charité couvre une multitude de péchés » (1 P 4, 8.) - voilà pour les brebis ; par contre, « nous aurions beau avoir toute la science des mystères et toute la connaissance de Dieu, et toute la foi jusqu’à transporter des montagnes, s’il nous manque l’amour, nous ne sommes rien » (1 Co 13, 2) - voilà pour les chèvres.
Un tel jugement a vraiment de quoi surprendre : l’amour et le service de Dieu ne priment-t-ils pas sur l’attention au prochain ? Dès lors, n’est-ce pas le culte qui devrait couvrir une multitude de péchés ?

Jésus nous donne lui-même la clé de ce paradoxe dans la mise en scène qu’il propose : « Amen, je vous le dis, chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait ». Certes, la devise « Dieu premier servi » demeure valable en toutes circonstances ; mais depuis que le Verbe s’est fait chair, le service de Dieu s’identifie précisément au service de l’homme auquel le Seigneur a voulu s’unir aussi intimement.

Tout cela nous le savons rationnellement ; mais si la liturgie nous propose de revenir à ce passage en ce temps de conversion, c’est bien sûr pour nous inviter à un examen de conscience sur la manière dont nous vivons concrètement cette exigence.

Les injonctions : « Allez vous en loin de moi ! » fulminée contre les réprouvés, et « Venez ! » adressée aux élus, indiquent clairement que « la vie éternelle », la vie bienheureuse, est une vie en communion avec le Christ ; mais nous n’avons accès à celle-ci que par la communion à nos frères dans un amour de charité qui se met en peine. C’est ainsi seulement que nous « recevrons en héritage le Royaume préparé par le Père depuis la création du monde », pour ceux qui acceptent de donner leur vie pour « l’un de ces petits », que Jésus a aimés jusqu’à mourir pour eux.
 

« Seigneur tu nous redis : “Soyez saints, car moi votre Dieu, je suis saint : tu aimeras ton prochain comme toi-même” (1ère lect.). Toi le premier tu nous as donné l’exemple : en ton Fils Jésus Christ, tu t’es fait proche de nous, pour nous aimer comme toi-même. Désormais tu nous aimes comme un Père, en Jésus comme des frères, et dans l’Esprit comme une Mère, à travers le Cœur immaculé de Marie, la pleine de grâce. En ce jour où nous célébrons Notre Dame de Lourdes, “viens au secours de notre faiblesse : fais que par son intercession, nous soyons guéris de nos péchés” (Or. d’ouv.), et puissions avancer sur le chemin de la vraie charité. »

Père Joseph-Marie
Moines et Moniales de Saint Joseph | Saint-Joseph de Mont-Rouge | F-34480 Puimisson
 



Saint Césaire d'Arles (470-543), Moine et Évêque  
Sermon 26,5 (trad SC 243, p. 89s rev)
 

« Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume »

  Le Christ, c'est-à-dire la miséricorde céleste, vient chaque jour à la porte de ta maison : non seulement spirituellement à la porte de ton âme, mais aussi matériellement à la porte de ta maison. Car chaque fois qu'un pauvre s'approche de ta maison, c'est sans aucun doute le Christ qui vient, lui qui a dit : « Chaque fois que vous l'avez fait à un de ces petits, c'est à moi que vous l'avez fait. » N'endurcis donc pas ton cœur ; donne un peu d'argent au Christ, dont tu désires recevoir le Royaume ; donne un morceau de pain à celui dont tu espères recevoir la vie ; accueille-le dans ton logement, afin qu'il te reçoive dans son paradis ; donne-lui l'aumône pour qu'il te donne en retour la vie éternelle.

Quelle audace de vouloir régner dans le ciel avec celui auquel tu refuses ton aumône en ce monde ! Si tu le reçois pendant ce voyage terrestre, il t'accueillera dans son bonheur céleste ; si tu le méprises ici dans ta patrie, il détournera son regard de toi dans sa gloire. Un psaume dit : « Dans ta cité, Seigneur, tu méprises leur image » (Ps 72,20 Vulg) ; si dans notre cité, c'est-à-dire dans cette vie, nous méprisons ceux qui sont faits à l'image de Dieu (Gn 1,26), nous devons craindre d'être rejetés dans sa cité éternelle. Faites donc miséricorde ici-bas ;...grâce à votre générosité vous vous entendrez dire cette heureuse parole : « Venez, bénis, recevez en héritage le Royaume. »
 

Evangelizo.org 










 







  

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !


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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Lun 15 Fév 2016, 19:13

Bonsoir Lumen,

Bonsoir à toutes et à tous,





Mardi 16 Février 2016

De la férie

1ière semaine du Temps de Carême
(Couleur liturgique : Violet )
Année C





(Première lecture)
Livre du Prophète Isaïe 55 : 10 et 11


Ma PAROLE fait ce qui Me plaît

Ainsi PARLE le SEIGNEUR :
« La pluie et la neige qui descendent des Cieux
n’y retournent pas sans avoir abreuvé la terre,
sans l’avoir fécondée et l’avoir fait germer,
donnant la semence au semeur
et le pain à celui qui doit manger ;
ainsi Ma PAROLE, qui sort de Ma BOUCHE,
ne Me reviendra pas sans résultat,
sans avoir fait ce qui Me plaît,
sans avoir accompli Sa MISSION. »

– PAROLE du SEIGNEUR.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris







Le SEIGNEUR m’a délivré de toutes mes craintes

Du recueil de David. Devant Abimélek, David s’était fait passer pour fou. Après avoir été mis à la porte par celui-ci, il prononça les paroles que voici.

[Psaume 33 (34); entièrement]



Psaume 33 (34) : 4 et 5, 6 et 7, 16 et 17, 18 et 19

R/ De toutes leurs angoisses,
DIEU délivre les Justes.


Magnifiez avec moi le SEIGNEUR,
exaltons tous ensemble Son NOM.
Je cherche le SEIGNEUR, IL me répond :
de toutes mes frayeurs, IL me délivre.
R/

Qui regarde vers LUI resplendira,
sans ombre ni trouble au visage.
Un pauvre crie ; le SEIGNEUR entend :
IL le sauve de toutes ses angoisses.
R/

Le SEIGNEUR regarde les Justes,
IL écoute, attentif à leurs cris.
Le SEIGNEUR affronte les méchants
pour effacer de la Terre leur mémoire.
R/

Le SEIGNEUR entend ceux qui L’appellent :
de toutes leurs angoisses, IL les délivre.
IL est proche du cœur brisé,
IL sauve l’esprit abattu.
R/

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris






Évangile de JÉSUS-CHRIST selon Saint Matthieu 6 : 7 à 15

Acclamation de l’Évangile :
Ta PAROLE, SEIGNEUR, est VERITE, et TA LOI, DELIVRANCE. L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute PAROLE qui sort de la BOUCHE de DIEU. Ta PAROLE, SEIGNEUR, est VERITE, et TA LOI, DELIVRANCE. (Mt 4, 4b)



« Vous donc, priez ainsi »

En ce temps-là,
JÉSUS disait à Ses Disciples :
« Lorsque vous priez,
ne rabâchez pas comme les païens :
ils s’imaginent qu’à force de paroles ils seront exaucés.
Ne les imitez donc pas,
car votre PÈRE sait de quoi vous avez besoin,
avant même que vous L’ayez demandé.
Vous donc, priez ainsi :

Notre PÈRE, qui es aux Cieux,
que Ton NOM soit SANCTIFIÉ,
que Ton REGNE vienne,
que Ta VOLONTÉ soit faite
sur la Terre comme au Ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.
Remets-nous nos dettes,
comme nous-mêmes nous remettons leurs dettes
à nos débiteurs.
Et ne nous laisse pas entrer en tentation,
mais délivre-nous du Mal.


Car, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes,
votre PERE CELESTE vous pardonnera aussi.
Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes,
votre PERE non plus ne pardonnera pas vos fautes. »

– Acclamons la PAROLE de DIEU.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris













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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mar 16 Fév 2016, 19:33

Bonsoir Lumen,

Bonsoir à toutes et à tous,




Mercredi 17 Février 2016

Les Sept Saints fondateurs de l’ordre des Servites de MARIE
Au XIII ième siècle, sept jeunes riches Florentins renoncèrent à leurs biens et se retirèrent sur le Mont Senario pour fonder l’ordre des Servites ou Serviteurs de MARIE.


1ière semaine du Temps de Carême
(Couleur liturgique : Violet )
Année C





(Première lecture)
Livre du Prophète Jonas 3 : 1 à 10


Les gens de Ninive se détournèrent de leur conduite mauvaise

La PAROLE du SEIGNEUR fut adressée à Jonas :
« Lève- toi, va à Ninive, la grande ville païenne,
proclame le message que Je te donne sur elle. »
Jonas se leva et partit pour Ninive,
selon la PAROLE du SEIGNEUR.
Or, Ninive était une ville extraordinairement grande :
il fallait trois jours pour la traverser.
Jonas la parcourut une journée à peine
en proclamant :
« Encore quarante jours, et Ninive sera détruite ! »
Aussitôt, les gens de Ninive crurent en DIEU.
Ils annoncèrent un jeûne,
et tous, du plus grand au plus petit,
se vêtirent de toile à sac.
La chose arriva jusqu’au roi de Ninive.
Il se leva de son trône, quitta son manteau,
se couvrit d’une toile à sac, et s’assit sur la cendre.
Puis il fit crier dans Ninive
ce décret du roi et de ses grands :
« Hommes et bêtes, gros et petit bétail,
ne goûteront à rien,
ne mangeront pas et ne boiront pas.
Hommes et bêtes, on se couvrira de toile à sac,
on criera vers DIEU de toute sa force,
chacun se détournera de sa conduite mauvaise
et de ses actes de violence.
Qui sait si DIEU ne se ravisera pas et ne se repentira pas,
s’IL ne reviendra pas de l’ardeur de sa colère ?
Et alors nous ne périrons pas ! »

En voyant leur réaction,
et comment ils se détournaient de leur conduite mauvaise,
DIEU renonça au châtiment dont IL les avait menacés.

– PAROLE du SEIGNEUR.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris







Prière pour obtenir le pardon

Psaume appartenant au répertoire du chef de chorale et au recueil de David. Il fait allusion à la visite que le Prophète Nathan rendit à David après que celui-ci eut commis adultère avec Bethsabée..

[Psaume 50 (51) ; entièrement]



Psaume 50 (51) : 3 et 4, 12 et 13, 18 et 19

R/ TU ne repousses pas, Ô mon DIEU,
un cœur brisé et broyé.


Pitié pour moi, mon DIEU, dans TON AMOUR,
selon TA GRANDE MISÉRICORDE, efface mon péché.
Lave-moi tout entier de ma faute,
purifie moi de mon offense.
R/

Crée en moi un cœur pur, Ô mon DIEU,
renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.
Ne me chasse pas loin de TA FACE,
ne me reprends pas TON ESPRIT SAINT.
R/

Si j’offre un sacrifice, TU n’en veux pas,
TU n’acceptes pas d’holocauste.
Le sacrifice qui plaît à DIEU, c’est un esprit brisé ;
TU ne repousses pas, Ô mon DIEU, un cœur brisé et broyé.
R/

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris






Évangile de JÉSUS-CHRIST selon Saint Matthieu 6 : 7 à 15

Acclamation de l’Évangile :
GLOIRE à TOI, SEIGNEUR,
HONNEUR, PUISSANCE ET MAJESTÉ !

Maintenant, dit le SEIGNEUR,
revenez à MOI de tout votre cœur,
car JE SUIS TENDRE ET MISÉRICORDIEUX.
GLOIRE à TOI, SEIGNEUR,
HONNEUR, PUISSANCE ET MAJESTÉ !

(cf. Jl 2, 12b.13c)




« À cette génération il ne sera donné que le signe de Jonas le Prophète »

En ce temps-là,
comme les foules s’amassaient,
JÉSUS se mit à dire :
« Cette génération est une génération mauvaise :
elle cherche un signe,
mais en fait de signe
il ne lui sera donné que le signe de Jonas.
Car Jonas a été un signe pour les habitants de Ninive ;
il en sera de même avec le FILS de l’Homme
pour cette génération.
Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera
en même temps que les hommes de cette génération,
et elle les condamnera.
En effet, elle est venue des extrémités de la Terre
pour écouter la sagesse de Salomon,
et il y a ici bien plus que Salomon.
Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront
en même temps que cette génération,
et ils la condamneront ;
en effet, ils se sont convertis
en réponse à la proclamation faite par Jonas,
et il y a ici bien plus que Jonas. »

– Acclamons la PAROLE de DIEU.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris












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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mer 17 Fév 2016, 02:11

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !
Bonjour Nicolas, Merci !  




Homélie : 

La péricope évangélique qui précède celle d’aujourd’hui se termine par ces mots du Seigneur : « Heureux plutôt ceux qui écoutent la Parole de Dieu et qui la gardent » (Lc 11, 28). Cette béatitude proclamée par Jésus, nous allons le voir, pourrait bien être une clef de lecture de l’évangile de ce jour.

Le signe de Jonas qui seul sera donné à la foule qui presse le Seigneur renvoie en effet au mystère de la personne de celui-ci : Parole de Dieu faîte chair pour notre salut. Certes, les trois jours et trois nuits passés par Jonas dans le ventre du monstre marin, avant que ce dernier ne le rejette sur le rivage, annoncent bien la mort et la résurrection le troisième jour de notre Seigneur Jésus-Christ. Mais l’épisode de Jonas avec son « gros poisson » ne doit pas nous faire perdre de vue le sens de toute son histoire.

La vie de Jonas commence en fait par une longue descente jusque dans l’abîme de la nuit. Il descend à Joppé, il descend dans le bateau en partance pour Tarsis, il descend même à fond de cale avant de s’enfoncer dans les entrailles du monstre marin. De même le Verbe de Dieu lui-même descendra sur notre terre, lui le Fils de Dieu, il descendra jusqu’à prendre chair de notre chair, jusqu’à assumer chacun des moments de notre existence, jusqu’à prendre sur lui notre péché.

Mais du fond de la ténèbre de son oratoire sous-marin, Jonas se rappelle que pour le Seigneur « la ténèbre n’est pas ténèbre et la nuit comme le jour est lumière » (Cf. Ps 139(138), 12). Il fait alors monter sa prière vers son Dieu et les ténèbres ne peuvent l’arrêter comme elles ne pourront arrêter la lumière du Verbe venue dans le monde éclairer tout homme (Cf. Jn 1, 9). C’est alors que commence la remontée de Jonas ou plutôt de la Parole divine dont il est porteur.

Cette Parole, il la porte aux Ninivites, mais pas comme le Seigneur le lui avait demandé. Il condamne alors que Dieu ne lui avait pas ordonné cela (Cf. Jn 1, 2). Pourtant, les habitants de Ninive se convertissent. Serait-ce alors pour nous dire que c’est le Seigneur et non pas Jonas qui est à l’œuvre ici ? C’est même les Ninivites, ces païens, qui vont révéler à Jonas la véritable profondeur de la Parole divine dont le Seigneur l’avait établi dépositaire en en faisant son prophète.

Nous comprenons alors que le signe de Jonas c’est le mystère tout entier de la Parole divine, du Verbe de Dieu, venu dans le monde pour illuminer tout homme qu’il soit juif ou païen. C’est le mystère de la Parole divine descendue jusque dans les ténèbres les plus obscures de notre humanité pour nous en relever. C’est le mystère de la Parole divine que nous avons à notre tour à écouter et à laisser œuvrer en nous pour qu’elle porte un fruit de conversion et de résurrection dans le cœur de ceux vers qui le Seigneur nous enverra. Le signe de la toute puissance divine, nous le percevrons dans la mesure où nous aurons écouté cette Parole et où nous l’aurons laissée agir à travers nous. Oui, « Heureux ceux qui écoutent la Parole de Dieu et qui la gardent. » En elle, il y a bien plus que Jonas, en elle, il y a bien plus que la sagesse de Salomon !
 

« Père, durant ce temps de Carême, donne-nous cette grâce d’être renouvelés dans l’écoute et l’accueil du Mystère de ton Fils qui continue à se donner à nous dans l’Ecriture et l’Eucharistie. Puissions-nous être pénétrés de sa présence pour qu’il vive en nous et porte autour de nous un fruit de vie. Seigneur. Père, merci pour cette Manne de vie éternelle que tu nous donnes. Seigneur Jésus, tu nous enseignes que ‘l’homme doit vivre de toute parole qui sort de la bouche de Dieu’ (Mt 4, 4). Que ton Esprit nous aide à ne laisser perdre aucune miette de cette nourriture d’immortalité ! »

Frère Elie
Moines et Moniales de Saint Joseph | Saint-Joseph de Mont-Rouge | F-34480 Puimisson
 



Saint Romanos le Mélode (?-v. 560), compositeur d'hymnes  
Hymne 51 (trad. cf. SC 283, p. 319s)
 

« Les Ninivites se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas, et il y a ici bien plus que Jonas »

  Ouvre, Seigneur, ouvre-moi la porte de ta miséricorde avant le temps de mon départ (Mt 25,11). Car il me faut m'en aller, aller à toi et me justifier de tout ce que je dis en paroles, accomplis en actes et pense en mon cœur. « Même la rumeur des murmures n'échappe pas à ton oreille » (Sg 1,10). David te crie dans son psaume : « Mes reins sont à toi ; dans ton livre tout est écrit » (Ps 138,13.16). En y lisant les caractères de mes mauvaises actions, grave-les sur ta croix, car c'est en elle que je me glorifie (Ga 6,14) en te criant : « Ouvre-moi »...

   Notre esprit s'est endurci au point que, quand nous avons entendu parler des calamités d'autrui, nous ne nous sommes corrigés en rien (Lc 13,1s). « Il n'en est pas un qui comprenne, pas un qui cherche ; nous sommes dévoyés, nous sommes pervertis » (Ps 13,2-3). Les Ninivites, autrefois, se sont repentis sur un seul appel du prophète. Mais nous autres, nous n'avons compris ni appel ni menace. Par ses larmes, Ézéchias a mis en fuite les Assyriens en suscitant contre eux la justice d'en haut (2R 19). Or voici que les Assyriens...nous ont emmenés en captivité, et nous n'avons pas pleuré ni crié : « Ouvre-nous ».

   Très haut Seigneur, juge de tous, n'attends pas de nous que nous changions de conduite ; tu n'as pas besoin de nos bonnes actions, car chacun de nous se voue aux actions mauvaises par la pensée et par la volonté. Puisqu'il en est ainsi, Sauveur, gouverne nos jours selon ta volonté, sans attendre notre conversion, car elle ne viendra peut-être pas. Et même si elle vient pour un peu de temps, elle ne persiste pas jusqu'au bout. Comme la semence tombée parmi les pierres, comme l'herbe sur les toits, avant de lever elle se dessèche (Mc 4,5 ;Ps 128,6). Déploie donc tes miséricordes sur nous et sur tous ceux qui crient : « Ouvre-nous ».
 

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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mer 17 Fév 2016, 19:26

Bonsoir Lumen,

Bonsoir à toutes et à tous,





Jeudi 18 Février 2016

Sainte Bernadette Soubirous, Vierge
Morte en 1879. C’est à cette jeune fille pauvre de Lourdes que l’IMMACULÉE CONCEPTION choisit d’apparaître à dix-huit reprises, en 1858. Bernadette se retira ensuite chez les sœurs de la Charité de Nevers.


1ière semaine du Temps de Carême
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(Première lecture)
Livre d’Esther 4 : 17


Je n’ai pas d’autre secours que TOI, SEIGNEUR

En ces jours-là,
la reine Esther, dans l’angoisse mortelle qui l’étreignait,
chercha refuge auprès du SEIGNEUR.
Se prosternant à terre avec ses servantes du matin jusqu’au soir,
elle disait :
« DIEU d’Abraham, DIEU d’Isaac, DIEU de Jacob,
TU ES BÉNI.
Viens à mon secours car je suis seule,
et je n’ai pas d’autre DÉFENSEUR que TOI, SEIGNEUR.
Car je vais jouer avec le danger.

Dans les Livres de mes ancêtres, SEIGNEUR,
j’ai appris que ceux qui TE plaisent,
TU les libères pour toujours, SEIGNEUR.
Et maintenant, aide-moi, car je suis solitaire
et je n’ai que TOI, SEIGNEUR mon DIEU.
Maintenant, viens me secourir car je suis orpheline,
et mets sur mes lèvres un langage harmonieux
quand je serai en présence de ce lion ;
fais que je trouve grâce devant lui,
et change son cœur :
qu’il se mette à détester celui qui nous combat,
qu’il le détruise avec tous ses partisans.
Et nous, libère-nous de la main de nos ennemis ;
rends-nous la joie après la détresse
et le bien-être après la souffrance. »

– PAROLE du SEIGNEUR.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris







Je veux Te louer de tout mon coeur

Du recueil de David.

[Psaume 137 (138) ; entièrement]



Psaume 137 (138) : 1 et 2a, 2bc et 3, 7c et 8

R/ Quand je crie vers TOI, SEIGNEUR,
TU réponds à mon appel.


De tout mon cœur, SEIGNEUR, je TE rends grâce :
TU as entendu les paroles de ma bouche.
Je TE chante en présence des Anges,
vers TON TEMPLE SACRÉ, je me prosterne.
R/

Je rends grâce à TON NOM pour TON AMOUR et TA VÉRITÉ,
car TU élèves, au-dessus de tout, TON NOM et TA PAROLE.
Le jour où TU répondis à mon appel,
TU fis grandir en mon âme la force.
R/

TA DROITE me rend vainqueur.
Le SEIGNEUR fait tout pour moi !
SEIGNEUR, ÉTERNEL EST TON AMOUR :
n’arrête pas l’ŒUVRE de TES MAINS.
R/

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris






Évangile de JÉSUS-CHRIST selon Saint Matthieu 7 : 7 à 12

Acclamation de l’Évangile :
GLOIRE et LOUANGE à TOI, SEIGNEUR JÉSUS !
Crée en moi un cœur pur, Ô mon DIEU ;
rends-moi la joie d’être sauvé.
GLOIRE et LOUANGE à TOI, SEIGNEUR JÉSUS !
(Ps 50, 12a.14a)




« Quiconque demande reçoit »

En ce temps-là,
JÉSUS disait à Ses Disciples :
« Demandez, on vous donnera ;
cherchez, vous trouverez ;
frappez, on vous ouvrira.
En effet, quiconque demande reçoit ;
qui cherche trouve ;
à qui frappe, on ouvrira.
Ou encore :
lequel d’entre vous donnera une pierre à son fils
quand il lui demande du pain ?
ou bien lui donnera un serpent,
quand il lui demande un poisson ?
Si donc vous, qui êtes mauvais,
vous savez donner de bonnes choses à vos enfants,
combien plus votre PÈRE qui est aux Cieux
donnera-t-il de bonnes choses
à ceux qui les LUI demandent !
Donc, tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous,
faites-le pour eux, vous aussi :
voilà ce que disent la Loi et les Prophètes. »

– Acclamons la PAROLE de DIEU.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris











Textes du jour, lu sur :
Les services de la liturgie Catholique

http://www.aelf.org/office-messe?date_my=18/02/2016

Liens :
http://www.aelf.org/office-messe
http://services.liturgiecatholique.fr/






Amicalement, fraternellement
Nicolas

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