À Toi NOTRE PÈRE par les Saints Cœurs de JÉSUS, MARIE et JOSEPH..

Forum Catholique sous la protection de Saint Michel, faisant mémoire de Sylvie la fondatrice, Prières, Dévotions au Sacré Coeur, au Coeur Immaculé de Marie, au Coeur Chaste de Joseph et autres, Fidélité aux 3 Blancheurs et au Magistère de l'Eglise...
 
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 Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU

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Lumen
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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Jeu 18 Fév 2016 - 13:36

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !
Bonjour Nicolas, Merci !  




Homélie : 

Le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob est avant tout le Dieu qui sauve : c’est en arrachant les siens au danger qui les menace, qu’il leur révèle qui il veut être pour eux. Cette révélation historique du dessein de Dieu suppose bien sûr que les événements de l’histoire du salut aient été interprétés comme des actions divines par l’hagiographe (auteur inspiré). Celles-ci débouchent alors sur l’Alliance, qui constitue la finalité des interventions divines.

Dire que Dieu agit dans l’histoire - celle d’Israël et la nôtre - ne signifie pas pour autant que nous n’avons qu’à attendre passivement ses interventions : le Seigneur n’agit pas sans nous ; son action en tant que « Cause première », épouse notre action humaine qui fait office de « cause seconde », à laquelle il donne une efficacité surnaturelle. Toute la Bible est jalonnée de ces interventions victorieuses de Dieu, obtenues parfois en des circonstances tragiques et par l’intermédiaire d’être fragiles, afin qu’il apparaisse clairement que c’est l’Eternel qui a agi dans la faiblesse humaine. Le livre d’Esther est un des fleurons de ces hauts-faits divins. En réponse à la foi et la prière confiante de la reine Esther, Dieu va sauver son peuple de l’extermination et retourner contre ses ennemis le châtiment qu’ils prétendaient lui infliger. Le Seigneur accomplit tout cela en utilisant les causalités naturelles - « secondes » - de manière à les faire concourir à son dessein. Autrement dit, Dieu n’intervient que rarement dans des théophanies spectaculaires, mais il rend efficace l’action de ses serviteurs, leur inspirant la bonne stratégie et leur donnant la force de la mener à bien.

Ainsi donc, nous sommes invités à prier comme si le résultat de notre entreprise dépendait entièrement de Dieu ; puis nous sommes invités à nous mettre au travail comme si le succès ne dépendait que de notre effort. Telle est la synergie féconde que le Seigneur nous propose, conduisant à une réalisation qui est à la fois entièrement de lui, et entièrement nôtre. Il est donc non seulement légitime, mais il est « juste et bon » de « demander, chercher, frapper » : « celui qui demande reçoit ; celui qui cherche trouve ; et pour celui qui frappe, la porte s’ouvrira » confirme Jésus. Et ne craignons pas que dans cette collaboration, le Seigneur nous trompe : il n’est pas un père indigne qui glisse un galet dans la main d’un enfant alors que celui-ci mendie un petit pain ; ni un mauvais bougre qui dépose un serpent dans le panier d’un petit qui lui demande une anguille. Même nous qui sommes mauvais, nous nous indignons de tels procédés ; a fortiori notre « Père qui est aux cieux donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent ! »

La seule condition, est que nous respections les règles de la synergie que Dieu met en place, à savoir : que nous devenions les collaborateurs de sa charité. Voilà pourquoi Jésus ajoute : « Tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux, vous aussi ». C’est dans la mesure où nous donnons sans hésiter à nos frères ce que nous demandons à Dieu pour nous-mêmes, qu’il nous exaucera sans tarder. Telle est la confiance filiale que le Seigneur attend de nous, confiance qui débouche sur la fraternité universelle qu’il voudrait voir régner entre les hommes ses enfants.


« “Donne-nous un cœur pur, ô notre Dieu” (Verset de l’Evangile) afin que nous puissions discerner tes actions salvifiques au cœur de nos vies, et connaitre “la joie d’être sauvés” (Ibid.). Etablis-nous dans la ferme conviction de ta proximité bienveillante, toi “notre Père qui donne de bonnes choses à ceux qui les lui demandent”. Nous aurons alors assez de liberté intérieure pour à notre tour partager sans compter, dans la certitude que tu pourvois largement à tous nos besoins. »

Frère Elie
Moines et Moniales de Saint Joseph | Saint-Joseph de Mont-Rouge | F-34480 Puimisson
 



Homélie anonyme du 4e siècle attribuée à tort à saint Jean Chrysostome  
(trad. SC 146, p. 67s rev)
 

« Demandez, vous obtiendrez...; frappez, la porte vous sera ouverte »

  « Prête l'oreille à mes paroles, Seigneur ! » (Ps 5,2) Tu es venu non seulement prendre en pitié ton peuple Israël, mais sauver toutes les nations..., non seulement restaurer une partie de la terre, mais renouveler le monde entier. Donc « Prête l'oreille à mes paroles, Seigneur ! »... Ne rejette pas ma supplication comme indigne ; ne repousse pas ma prière. Je ne demande pas l'or ou les richesses... C'est en désirant l'amour et le respect pour toi que je crie sans cesse : « Prête l'oreille à mes paroles, Seigneur !

   Israël a joui de tes biens ; moi aussi je ferai l'expérience de tes bienfaits. Tu l'as conduit hors d'Egypte ; retire-moi de l'erreur. Tu l'as racheté au Pharaon ; délivre-moi de l'auteur du mal. Tu l'as conduit à travers la Mer Rouge ; conduis-moi à travers l'eau du baptême. Tu l'as guidé par la colonne de feu ; éclaire-moi par ton Esprit Saint. Israël a mangé le pain des anges au désert ; donne-moi ton Corps très saint. Il a bu l'eau du rocher ; désaltère-moi du Sang de ton côté. Israël a reçu les tables de ta Loi ; grave ton Evangile en mon cœur...

   « Prête l'oreille à mes paroles, Seigneur ! Comprends mon cri. » Grâce à ce cri Moïse a eu la création comme alliée pour ton peuple [à la Mer Rouge] ; grâce à cette clameur Josué a freiné la course du soleil (Jos 10,12) ; grâce à ce cri Élie a rendu stériles les nuées du ciel (1R 17,1) ; c'est grâce à cette plainte qu'Anne a mis au monde un enfant, contre tout espoir (1S 1,10s). « Seigneur, comprends donc mon cri ! »

   Je proclame la puissance absolue du Père et la médiation du Fils, son envoi dans le monde et son obéissance. Le Père siège éternellement, et toi tu as « incliné les cieux et tu es descendu » (Ps 28,10 ;17,10)... Dans le Jourdain tu as reçu son témoignage. En appelant Lazare hors du tombeau, tu as rendu grâces à ton Père... ; en multipliant les pains au désert, tu as levé les yeux vers le ciel et as dit la bénédiction. Quand tu as été suspendu à la croix, c'est lui qui a reçu ton esprit ; quand tu as été déposé dans le tombeau, c'est lui qui t'a ressuscité le troisième jour. C'est tout cela que je crie dans ma prière ; c'est cela que je proclame à travers les âges.
 

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Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !


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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Jeu 18 Fév 2016 - 19:15

Bonsoir Lumen,

Bonsoir à toutes et à tous,




Vendredi 19 Février 2016

De la férie

1ière semaine du Temps de Carême
(Couleur liturgique : Violet )
Année C





(Première lecture)
Livre du Prophète Ézékiel 18 : 21 à 28


« Prendrais-Je donc plaisir à la mort du méchant, et non pas plutôt à ce qu’il se détourne de sa conduite et qu’il vive ? »

Ainsi PARLE le SEIGNEUR DIEU :
Si le méchant se détourne de tous les péchés qu’il a commis,
s’il observe tous MES DÉCRETS,
s’il pratique le DROIT et la JUSTICE,
c’est certain, il vivra, il ne mourra pas.
On ne se souviendra d’aucun des crimes qu’il a commis,
il vivra à cause de la justice qu’il a pratiquée.
Prendrais-Je donc plaisir à la mort du méchant
– Oracle du SEIGNEUR DIEU –,
et non pas plutôt à ce qu’il se détourne de sa conduite
et qu’il vive ?
Mais le juste, s’il se détourne de sa justice et fait le mal
en imitant toutes les abominations du méchant,
il le ferait et il vivrait ?
Toute la justice qu’il avait pratiquée,
on ne s’en souviendra plus :
à cause de son infidélité et de son péché,
il mourra !
Et pourtant vous dites :
« La conduite du SEIGNEUR n’est pas la bonne. »
Écoutez donc, fils d’Israël :
est-ce MA CONDUITE qui n’est pas la bonne ?
N’est-ce pas plutôt la vôtre ?
Si le juste se détourne de sa justice,
commet le mal, et meurt dans cet état,
c’est à cause de son mal qu’il mourra.
Si le méchant se détourne de sa méchanceté
pour pratiquer le DROIT et la JUSTICE,
il sauvera sa vie.
Il a ouvert les yeux
et s’est détourné de ses crimes.
C’est certain, il vivra, il ne mourra pas.

– PAROLE du SEIGNEUR.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris







Au fond de la détresse

Chant des pèlerinages.


Psaume 129 (130) : 1 et 2, 3 et 4, 5 et 6ab, 7bc et 8

R/ Si TU retiens les fautes, SEIGNEUR,
SEIGNEUR, qui subsistera ?


Des profondeurs je crie vers TOI, SEIGNEUR,
SEIGNEUR, écoute mon appel !
Que TON OREILLE se fasse attentive
au cri de ma prière !
R/

Si TU retiens les fautes, SEIGNEUR,
SEIGNEUR, qui subsistera ?
Mais près de TOI se trouve le pardon
pour que l’homme TE craigne.
R/

J’espère le SEIGNEUR de toute mon âme ;
je L’espère, et j’attends SA PAROLE.
Mon âme attend le SEIGNEUR
plus qu’un veilleur ne guette l’aurore.
R/

Oui, près du SEIGNEUR, EST L’AMOUR ;
près de LUI, abonde le rachat.
C’est LUI qui rachètera Israël
de toutes ses fautes.
R/

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris






Évangile de JÉSUS-CHRIST selon Saint Matthieu 5 : 20 à 26

Acclamation de l’Évangile :
TA PAROLE, SEIGNEUR, EST VÉRITÉ,
ET TA LOI, DÉLIVRANCE.

Rejetez tous les crimes que vous avez commis,
faites-vous un cœur nouveau et un esprit nouveau.
TA PAROLE, SEIGNEUR, EST VÉRITÉ,
ET TA LOI, DÉLIVRANCE.

(Ez 18, 31)




« Va d’abord te réconcilier avec ton frère »

En ce temps-là,
JÉSUS disait à Ses Disciples :
« Je vous le dis :
Si votre justice ne surpasse pas
celle des scribes et des pharisiens,
vous n’entrerez pas dans le Royaume des Cieux.
Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens :

Tu ne commettras pas de meurtre,

et si quelqu’un commet un meurtre,
il devra passer en jugement.
Eh bien ! Moi, Je vous dis :
Tout homme qui se met en colère contre son frère
devra passer en jugement.
Si quelqu’un insulte son frère,
il devra passer devant le tribunal.
Si quelqu’un le traite de fou,
il sera passible de la géhenne de feu.
Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande à l’autel,
si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi,
laisse ton offrande, là, devant l’autel,
va d’abord te réconcilier avec ton frère,
et ensuite viens présenter ton offrande.
Mets-toi vite d’accord avec ton adversaire
pendant que tu es en chemin avec lui,
pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge,
le juge au garde,
et qu’on ne te jette en prison.
AMEN, Je te le dis :
tu n’en sortiras pas
avant d’avoir payé jusqu’au dernier sou. »

– Acclamons la PAROLE de DIEU.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris










Textes du jour, lu sur :
Les services de la liturgie Catholique

http://www.aelf.org/office-messe?date_my=19/02/2016

Liens :
http://www.aelf.org/office-messe
http://services.liturgiecatholique.fr/






Amicalement, fraternellement
Nicolas


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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Ven 19 Fév 2016 - 13:39

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !
Bonjour Nicolas, Merci !  




Homélie : 

L’évangile d’aujourd’hui nous situe au cœur du discours sur la montagne où Jésus nous invite à ajuster, à disposer nos cœurs pour entrer dans le Royaume. L’exemple des scribes et des pharisiens est donné par Jésus pour nous faire réagir. Jésus dénonce leur justice non pas pour sa caducité mais pour son insuffisance. La stricte conformité aux prescriptions légales n’exprime pas un véritable ajustement aux mœurs du Royaume. Il faut aller plus loin et s’ouvrir aux exigences de la miséricorde. Jésus ne veut rien ajouter ni enlever à la Loi mais il invite à la vivre en faisant tout ce qu’elle rend possible dans l’ordre de la charité et non en se limitant à ce qu’elle défend : « Vous avez appris que… Eh bien moi, je vous dis… ».

La Loi condamne le meurtre. Eh bien, Jésus va étendre l’acte d’homicide au-delà de la stricte élimination physique de son prochain. Il va en dénoncer les racines cachées : la colère, l’insulte, la malédiction qui procèdent de la même logique intentionnelle d’éliminer celui qui me fait obstacle : « Vous avez appris qu'il a été dit aux anciens : Tu ne commettras pas de meurtre, et si quelqu'un commet un meurtre, il en répondra au tribunal. Eh bien moi, je vous dis : Tout homme qui se met en colère contre son frère en répondra au tribunal. Si quelqu'un insulte son frère, il en répondra au grand conseil. Si quelqu'un maudit son frère, il sera passible de la géhenne de feu ».
Aucune de ces menaces n’est pourtant irréversible. Leur sévérité n’est qu’un appel à nous convertir, de la part d’un Dieu qui nous aime et ne veut pas que nous sombrions dans la mort à laquelle nous conduisent la colère, les paroles qui la manifestent et l'outrage qu'elles vont parfois jusqu’à exprimer.

Mais la conversion à Dieu passe toujours par la personne de l’autre, de ce frère en humanité qui est à mes côtés. Voilà pourquoi Jésus ajoute : « Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande sur l'autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton offrande là, devant l'autel, va d'abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande. » A noter qu’il ne dit pas : « Si tu as quelque chose contre ton frère », mais « si ton frère a quelque chose contre toi », car avouons-le bien humblement, il nous est plus spontané de voir l’offense qui nous a été faite que celle que nous avons commise. Combien est donc pressante la nécessité de la réconciliation !

Notre offrande à l’autel ne prendra son sens et n'aura de valeur qu'en fonction de cette réconciliation préalable. Car nous ne sommes pas seuls devant l'autel. La dimension communautaire de notre foi et du culte que nous rendons à Dieu n’est pas accidentelle ou facultative mais essentielle et indispensable. En effet, notre Dieu est Père de tous les hommes. Toute offrande véritable et donc digne d’être agréée, ne peut jaillir qu’en action de grâce du don de la paternité divine et de la fraternité universelle qu’elle révèle et à laquelle elle conduit. Voilà pourquoi Dieu ne peut recevoir le sacrifice des chrétiens divisés entre eux.
Jésus nous appelle bien à dépasser le cadre du légalisme judiciaire en nous ouvrant aux exigences de l’amour et de la miséricorde. C’est le seul lieu où nous pourrons rencontrer en vérité notre Dieu puisque c’est le chemin qu’Il a emprunté lui-même pour nous rejoindre.


« Seigneur, donne-nous durant ce temps de Carême de grandir dans une vraie charité envers tout homme afin de pouvoir t’adorer sans partage. Apprends-nous à vivre de ta miséricorde pour que ton règne vienne et que ta volonté de salut s’accomplisse sur la terre comme au ciel ».

Frère Elie
Moines et Moniales de Saint Joseph | Saint-Joseph de Mont-Rouge | F-34480 Puimisson
 



Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église 
Sermon 211, 5-6 (SC 116, p. 169)
 

« Va te réconcilier avec ton frère »

  Frères, qu'il ne subsiste pas de désaccord parmi vous, vu que ce sont les saints jours [du Carême]... Peut-être qu'en pensée vous vous mettez à dire : « Je veux faire la paix, mais c'est mon frère qui m'a offensé ... et il ne veut pas solliciter mon pardon ». Que faire alors ? ... Il faut que s'interposent entre vous des tiers, amis de la paix... Quant à toi, sois prêt à pardonner, sois totalement prêt à lui remettre sa faute de tout ton cœur. Si tu es prêt à lui remettre sa faute, tu la lui as déjà remise.

   Il te reste encore à prier : prie pour lui afin qu'il te demande pardon, car tu sais qu'il n'est pas bon pour lui de ne pas le faire. Prie donc pour lui... ; dis au Seigneur : « Tu sais que je n'ai pas offensé mon frère... et qu'il lui est nuisible de m'avoir offensé ; quant à moi, je te demande de bon cœur de lui pardonner ».

   Voilà ce que vous avez à faire pour vivre en paix avec vos frères ..., pour que nous fassions la Pâque sereinement et que nous puissions célébrer sereinement la Passion de celui qui ne devait rien à personne et qui a remboursé les dettes à la place des débiteurs, le Seigneur Jésus Christ, qui n'a offensé personne et que, pour ainsi dire, le monde entier a offensé. Ce ne sont pas des châtiments qu'il a exigés, mais des récompenses qu'il a promises... C'est lui-même que nous prenons à témoin dans nos cœurs : si nous avons offensé quelqu'un, nous allons demander pardon ; si quelqu'un nous a offensés, nous sommes prêts à pardonner et à prier pour nos ennemis.
 


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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Ven 19 Fév 2016 - 19:14

Bonsoir Lumen,

Bonsoir à toutes et à tous,





Samedi 20 Février 2016

De la férie

1ière semaine du Temps de Carême
(Couleur liturgique : Violet )
Année C





(Première lecture)
Livre du Deutéronome 26 : 16 à 19


« Tu seras un peuple consacré au SEIGNEUR ton DIEU »

Moïse disait au peuple d’Israël :
« Aujourd’hui le SEIGNEUR ton DIEU te COMMANDE
de mettre en pratique CES DÉCRETS et CES ORDONNANCES.
Tu veilleras à LES pratiquer
de tout ton cœur et de toute ton âme.
Aujourd’hui tu as obtenu du SEIGNEUR cette DÉCLARATION :
LUI sera ton DIEU ;
toi, tu suivras SES CHEMINS,
tu garderas SES DÉCRETS, SES COMMANDEMENTS ET SES ORDONNANCES,
tu écouteras SA VOIX.
Aujourd’hui le SEIGNEUR a obtenu de toi cette déclaration :
tu seras SON PEUPLE, SON DOMAINE PARTICULIER,
comme IL te l’a dit,
tu devras garder TOUS SES COMMANDEMENTS.
IL te fera dépasser en prestige, renommée et gloire
toutes les nations qu’IL a faites,
et tu seras un peuple CONSACRÉ au SEIGNEUR ton DIEU,
comme IL L’a dit. »

– PAROLE du SEIGNEUR.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris







MYSTÈRE et MERVEILLE de la LOI de DIEU


[ Psaume 118 (19) ; entièrement ]


Psaume 118 (119) : 1 et 2, 4 et 5, 7 et 8

R/ Heureux ceux qui marchent
suivant la LOI du SEIGNEUR !


Heureux les hommes intègres dans leurs voies
qui marchent suivant la LOI du SEIGNEUR !
Heureux ceux qui gardent SES EXIGENCES,
ils LE cherchent de tout cœur !
R/

TOI, TU promulgues des PRÉCEPTES
à observer entièrement.
Puissent mes voies s’affermir
à observer TES COMMANDEMENTS !
R/

D’un cœur droit, je pourrai TE rendre grâce,
instruit de TES JUSTES DÉCISIONS.
TES COMMANDEMENTS, je LES observe :
ne m’abandonne pas entièrement.
R/

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris






Évangile de JÉSUS-CHRIST selon Saint Matthieu 5 : 43 à 48

Acclamation de l’Évangile :
GLOIRE AU CHRIST,
PAROLE ÉTERNELLE DU DIEU VIVANT.
GLOIRE À TOI, SEIGNEUR.

Voici maintenant le moment favorable,
voici maintenant le jour du salut.
GLOIRE AU CHRIST,
PAROLE ÉTERNELLE DU DIEU VIVANT.
GLOIRE À TOI, SEIGNEUR.

(2 Co 6, 2)




« Soyez parfaits comme votre PÈRE CÉLESTE EST PARFAIT »

En ce temps-là,
JÉSUS disait à Ses Disciples :
« Vous avez appris qu’il a été dit :

Tu aimeras ton prochain

et tu haïras ton ennemi.
Eh bien ! Moi, Je vous dis :
Aimez vos ennemis,
et priez pour ceux qui vous persécutent,
afin d’être vraiment les Fils de votre PÈRE qui est aux Cieux ;
car IL fait lever Son Soleil sur les méchants et sur les bons,
IL fait tomber la pluie sur les justes et sur les injustes.
En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment,
quelle récompense méritez- vous ?
Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ?
Et si vous ne saluez que vos frères,
que faites-vous d’extraordinaire ?
Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ?
Vous donc, vous serez parfaits
comme votre PÈRE CÉLESTE EST PARFAIT. »

– Acclamons la PAROLE de DIEU.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris












Textes du jour, lu sur :
Les services de la liturgie Catholique

http://www.aelf.org/office-messe?date_my=20/02/2016

Liens :
http://www.aelf.org/office-messe
http://services.liturgiecatholique.fr/






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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Sam 20 Fév 2016 - 17:04

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !
Bonjour Nicolas, Merci !  




Homélie : 

La logique est imparable : « Si vous prétendez avoir Dieu pour père, adoptez son comportement. Or “il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons et tomber la pluie sur les justes et les injustes”. Faites donc de même : comblez de bénédictions vos ennemis - c’est-à-dire “ceux qui ne vous aiment pas” - autant et même davantage que vos amis, afin qu’ils vous reconnaissent comme leurs frères ».
L’invitation de Jésus constitue une véritable révolution religieuse : le Dieu qu’il révèle n’est pas seulement le Père d’Israël, mais de tous les hommes, qu’ils soient juifs ou païens, bons ou mauvais, justes ou injustes. Il est décidément loin le temps où les prophètes prononçaient l’anathème sur les ennemis du peuple saint ! C’était bien sûr avant tout contre les idoles que fulminaient les prophètes - et contre ceux qui, en les adorant, offensaient Dieu et constituaient une tentation pour Israël. Il n’en reste pas moins que c’est au nom du Seigneur que les prophètes prononçaient l’anathème sur les ennemis d’Israël. On comprend dès lors que le caractère universel du message de salut annoncé par Jésus, a dû choquer ses auditeurs - du moins ceux qui demeuraient fermement attachés à la Tradition de leurs pères.

Inutile d’insister sur l’actualité de ce message dans le contexte de la recrudescence de la violence pour des motifs religieux. A la suite de Jean-Paul II, Benoît XVI ne cesse de dénoncer la contradiction qui consiste à tuer au nom de Dieu. Et pourtant, l’histoire de l’Église n’est pas exempte de contre-témoignages sur ce point particulièrement délicat. Certes il ne faudrait pas majorer ces comportements antiévangéliques pour lesquels le pape Jean-Paul II a courageusement fait acte public de repentance à l’occasion du Jubilé de l’An 2000. Mais ces exactions nous invitent à la vigilance : nous ne sommes guères « meilleurs » que ces chrétiens des siècles passés, et chaque époque a sa manière propre de prononcer l’anathème.
En cette période de carême, nous pourrions prendre la résolution de jeûner de toute pensée d’exclusion, de rejet, c’est-à-dire de haine. Si nous nous y rendons attentifs, nous serons sans doute surpris de découvrir à quel point nous sommes habités par ce genre de pensées et de sentiments hostiles - le plus souvent à notre insu. Reconnaissons-le : la différence fait peur, qu’elle soit religieuse, raciale, politique ou culturelle ; et devant la peur, le réflexe spontané est la fuite ou la défense agressive. Or c’est précisément contre ces réflexes « naturels » du vieil homme que Jésus nous invite à réagir vigoureusement.

« Afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est dans les cieux » : cette parole semble s’adresser tout particulièrement à nous, qui avons reçu par le baptême, la grâce de la filiation divine. On peut être « ontologiquement » fils du Père, sans l’être « vraiment », c’est-à-dire sans adopter le comportement qui s’impose à nous au nom de cette filiation universelle de tous les hommes. Or pour être « en vérité » fils de Dieu, il faut nécessairement l’être « en Esprit », c’est-à-dire nous laisser conduire par l’Esprit. C’est bien ce que le Seigneur nous rappelait dans la première lecture : il s’engage à être notre Dieu si nous « écoutons sa voix et gardons et observons de tout notre cœur et de toute notre âme ses commandements, ses ordres et ses décrets ». La communion avec le Christ suppose une appartenance radicale au Seigneur, appartenance que nous manifestons précisément par l’obéissance à sa Parole. Certes cette réponse est un don de Dieu ; elle est participation à l’obéissance du Christ dans l’Esprit ; mais celui-ci ne nous aide que dans la mesure de notre engagement ou plutôt de notre consentement à son action. Le « cœur droit » dont parle le psalmiste est celui qui se laisse instruire par les justes décisions du Seigneur et qui les observe dans la force que lui communique l’Esprit. C’est ainsi et ainsi seulement que nous deviendrons « un peuple consacré au Seigneur notre Dieu », c’est-à-dire un peuple qui lui appartient et qui témoigne par son obéissance au précepte de l’amour fraternel, de la Bonne Nouvelle de la filiation divine offerte à tous les hommes en Jésus Christ notre Seigneur.

« Dieu éternel notre Père, daigne tourner vers toi notre cœur, afin que nous soyons tout entiers à ton service, dans la recherche de l’unique nécessaire, et une vie remplie de charité » (Or. d’ouv.).


Frère Elie
Moines et Moniales de Saint Joseph | Saint-Joseph de Mont-Rouge | F-34480 Puimisson
 



Saint Fulgence de Ruspe (467-532), évêque en Afrique du Nord 
Sermon 5 ; PL 5, 737 (trad. cf. En Calcat)
 

« Moi, je vous dis : aimez vos ennemis »

   « N'ayez de dette envers personne sinon celle de l'amour mutuel » (Rm 13,8.). Quelle dette étonnante, mes frères, que cet amour que l'apôtre Paul nous enseigne à toujours payer, sans jamais cesser d'être débiteurs. Heureuse dette, dette sacrée, porteuse de créances sur le ciel, comblée de richesses éternelles ! ... Rappelons-nous aussi des paroles du Seigneur : « Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent, priez pour vos persécuteurs et pour ceux qui vous calomnient » (cf Lc 6,27). Et quelle sera la récompense de ce labeur ? ... « Ainsi vous serez les fils de votre Père qui est dans les cieux ».

     Ce qu'on donnera à ces fils de Dieu, l'apôtre Paul nous le fait connaître : « Si nous sommes fils, nous sommes aussi héritiers, héritiers de Dieu, cohéritiers du Christ » (Rm 8,17). Ecoutez donc, chrétiens, écoutez, fils de Dieu, écoutez, héritiers de Dieu, cohéritiers du Christ ! Si vous voulez posséder l'héritage de votre Père, payez la dette de votre amour non pas seulement à vos amis mais aussi à vos ennemis. Ne refusez à personne cet amour ; il est le trésor commun de tous les hommes de bonne volonté. Possédez-le donc tous ensemble, et pour l'augmenter, faites-en versement aux mauvais comme aux bons. Car ce bien, que l'on ne possède qu'ensemble, n'est pas de la terre mais du ciel ; la part de l'un ne réduit jamais celle d'aucun autre...

     L'amour est un don de Dieu : « L'amour a été répandu dans nos cœurs par l'Esprit Saint qui nous a été donné » (Rm 5,5)... L'amour est la racine de tous les biens comme, d'après saint Paul, l'avarice est celle de tous les maux (1Tm 6,10)... L'amour est toujours content, car plus il multiplie ses dons plus largement aussi Dieu nous le dispense. Voilà pourquoi tandis que l'avare s'appauvrit de tout ce qu'il accapare, l'homme qui paie sa dette d'amour s'enrichit de ce qu'il donne.
 
 


Evangelizo.org 










 





  

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !


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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Dim 21 Fév 2016 - 10:49

Bonjour Lumen,

Bonjour à toutes et à tous,




Dimanche 21 Février 2016

2ième Dimanche de Carême

(Couleur liturgique : Violet )
Année C










Lien :
http://www.ktotv.com/emissions/priere-et-vie-de-l-eglise/priere/en-marche-vers-dimanche

Vu sur :
www.KTOTV.com






(Première lecture)
Livre de la Genèse 15 : 5 à 12, 17 et 18


Le SEIGNEUR conclut une Alliance avec Abraham, le croyant

En ces jours-là,
le SEIGNEUR parlait à Abraham dans une vision.
IL le fit sortir et lui dit :
« Regarde le ciel,
et compte les étoiles, si tu le peux... »
Et IL déclara :
« Telle sera ta descendance ! »
Abram eut foi dans le SEIGNEUR
et le SEIGNEUR estima qu’il était juste.

Puis IL dit :
« JE SUIS LE SEIGNEUR,
qui t’ai fait sortir d’Our en Chaldée
pour te donner ce pays en héritage. »
Abram répondit :
« SEIGNEUR mon DIEU, comment vais-je savoir
que je l’ai en héritage ? »
Le SEIGNEUR lui dit :
« Prends-moi une génisse de trois ans,
une chèvre de trois ans,
un bélier de trois ans,
une tourterelle et une jeune colombe. »
Abram prit tous ces animaux,
les partagea en deux,
et plaça chaque moitié en face de l’autre ;
mais il ne partagea pas les oiseaux.
Comme les rapaces descendaient sur les cadavres,
Abram les chassa.
Au coucher du Soleil,
un sommeil mystérieux tomba sur Abram,
une sombre et profonde frayeur tomba sur lui.
Après le coucher du Soleil, il y eut des ténèbres épaisses.
Alors un brasier fumant et une torche enflammée
passèrent entre les morceaux d’animaux.
Ce jour-là, le SEIGNEUR conclut une Alliance avec Abram
en ces termes :
« À ta descendance Je donne le pays que voici,
depuis le Torrent d'Égypte jusqu'au Grand Fleuve, l'Euphrate. »


– PAROLE du SEIGNEUR.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris







Chez le SEIGNEUR, je me sens en sécurité


Du recueil de David.

Psaume 26 (27), entièrement




Psaume 26 (27) : 1, 7 et 8, 9abcd, 13 et 14


R/ Le SEIGNEUR est ma LUMIÈRE et mon SALUT.

Le SEIGNEUR est ma LUMIÈRE et mon SALUT ;
de qui aurais-je crainte ?
Le SEIGNEUR est le REMPART de ma vie ;
devant qui tremblerais-je ?
R/


Écoute, SEIGNEUR, je T’appelle !
Pitié ! Réponds-moi !
Mon cœur m’a redit TA PAROLE :
« Cherchez ma face. »
R/


C’est TA FACE, SEIGNEUR, que je cherche :
ne me cache pas TA FACE.
N’écarte pas ton serviteur avec colère :
TU restes mon SECOURS.
R/


J’en suis sûr, je verrai les BONTÉS du SEIGNEUR
sur la Terre des Vivants.
« Espère le SEIGNEUR, sois fort et prends courage ;
espère le SEIGNEUR. »
R/


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



« Chant audio du Psaume 26 (27) »

Du CD, Signes :

http://www.mirari.fr/RKFs







(Deuxième lecture)
Lettre de Saint Paul Apôtre aux Philippiens 3 : 17 à 4 : 1


« Le Christ transformera nos pauvres corps à l’image de son corps glorieux »

Frères,
ensemble imitez-moi,
et regardez bien ceux qui se conduisent
selon l’exemple que nous vous donnons.
Car je vous l’ai souvent dit,
et maintenant je le redis en pleurant :
beaucoup de gens se conduisent en ennemis de la CROIX DU CHRIST.
Ils vont à leur perte.
Leur dieu, c’est leur ventre,
et ils mettent leur gloire dans ce qui fait leur honte ;
ils ne pensent qu’aux choses de la Terre.

Mais nous, nous avons notre citoyenneté dans les Cieux,
d’où nous attendons comme SAUVEUR
le SEIGNEUR JÉSUS CHRIST,
LUI qui transformera nos pauvres corps
à l’IMAGE DE SON CORPS GLORIEUX,
avec la PUISSANCE ACTIVE qui LE rend même capable
de tout mettre SOUS SON POUVOIR.
Ainsi, mes frères bien-aimés pour qui j’ai tant d’affection,
vous, ma joie et ma couronne,
tenez bon dans le SEIGNEUR, mes bien-aimés.


– PAROLE du SEIGNEUR.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris







Évangile de JÉSUS-CHRIST selon Saint Luc 9 : 28b à 36

Acclamation de l’Évangile :
GLOIRE AU CHRIST,
PAROLE ÉTERNELLE DU DIEU VIVANT.
GLOIRE À TOI, SEIGNEUR.


De la NUÉE LUMINEUSE,
la VOIX DU PÈRE a retenti :
« CELUI-CI EST MON FILS BIEN-AIMÉ,
ÉCOUTEZ-LE ! »

GLOIRE AU CHRIST,
PAROLE ÉTERNELLE DU DIEU VIVANT.
GLOIRE À TOI, SEIGNEUR.

(cf. Mt 17, 5)




« Pendant qu’IL priait, l’ASPECT de SON VISAGE devint autre »

En ce temps-là,
JÉSUS prit avec LUI Pierre, Jean et Jacques,
et IL gravit la Montagne pour prier.
Pendant qu’IL priait,
l’ASPECT de SON VISAGE devint autre,
et SON VÊTEMENT devint d’une BLANCHEUR ÉBLOUISSANTE.
Voici que deux hommes s’entretenaient avec LUI :
c’étaient Moïse et Élie,
apparus dans la GLOIRE.
Ils parlaient de SON DÉPART
qui allait s’accomplir à Jérusalem.
Pierre et ses compagnons étaient accablés de sommeil ;
mais, restant éveillés, ils virent la GLOIRE DE JÉSUS,
et les deux hommes à ses côtés.
Ces derniers s’éloignaient de LUI,
quand Pierre dit à JÉSUS :
« MAÎTRE, il est bon que nous soyons ici !
Faisons trois tentes :
une pour TOI, une pour Moïse, et une pour Élie. »
Il ne savait pas ce qu’il disait.
Pierre n’avait pas fini de parler,
qu’une NUÉE survint et les couvrit de SON OMBRE ;
ils furent saisis de frayeur
lorsqu’ils y pénétrèrent.
Et, de la NUÉE, une VOIX se fit entendre :
« CELUI-CI EST MON FILS,
CELUI QUE J’AI CHOISI :
ÉCOUTEZ-LE ! »
Et pendant que la VOIX se faisait entendre,
il n’y avait plus que JÉSUS, seul.
Les Disciples gardèrent le silence
et, en ces jours-là,
ils ne rapportèrent à personne rien de ce qu’ils avaient vu.


– Acclamons la PAROLE de DIEU.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris










Textes du jour, lu sur :
Les services de la liturgie Catholique

http://www.aelf.org/office-messe?date_my=21/02/2016


Liens :
http://www.aelf.org/office-messe
http://services.liturgiecatholique.fr/






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Nicolas

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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Dim 21 Fév 2016 - 11:57

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !
Bonjour Nicolas, Merci !  




Homélie : 

« Regarde le Ciel » demande le Seigneur à Abraham. L’invitation à la conversion pour notre deuxième semaine de carême concerne notre regard. Jésus transfiguré s’offre aux regards tournés vers le Ciel et ouvre à une autre conversion : celle de nos oreilles. « Écoutez-le », clame la voix dans la nuée.

Jésus va sur la montagne pour prier. C’est son but. Il ne va pas comme on prépare une surprise spectaculaire. Il rejoint le Père. Jésus emmène avec lui trois de ses disciples. Ceux qui sont de toutes les théophanies. Il les « prend » avec lui ; Jésus prend les disciples dans sa prière, il les introduit au cœur de son dialogue avec le Père. En montant sur le Thabor, nous entreprenons un voyage au cœur de la Trinité.

Nous le savons, quand il prie, Jésus dit « Abba, Père ». L’évangile nous fait entendre que le Père en retour l’appelle « mon Fils, celui que j’ai choisi ». Il existe une intimité entre les deux que personne d’autre ne partage. Intimité ici ne veut pas dire proximité exclusive des autres. Elle veut dire connaissance dans l’amour. Car « personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler » (Mt 11,27). L’évangile nous fait donc entrer dans l’intimité de la prière de Jésus non pas comme des spectateurs (ou des voyeurs !) mais comme des amis à qui le Fils veut révéler le Père. C’est pour cette raison qu’il nous prend avec lui. Jésus nous révèle le Père en nous introduisant au cœur dans sa relation filiale. C’est-à-dire qu’on ne vit pleinement la paternité de Dieu que dans le Fils. Sans doute trouvons-nous là une raison pour laquelle Jésus ne s’est jamais présenté comme le Fils de Dieu. Certes, la première raison est à trouver dans la culture de l’époque – « fils de Dieu » désignait autant les rois que les prophètes ou toute personnalité marquante –, mais, par-dessus tout, parce qu’on ne peut connaître le Fils que dans sa relation au Père. Ainsi, s’il nous permet de connaitre le Père, Jésus nous permet aussi de le connaître lui-même, dans le Père.

Le Père est heureux de ce don. Il est profondément heureux que son Fils lui ramène ses enfants dispersés. Il s’ouvre à eux et les fait entrer dans le dialogue intime qu’il entretient éternellement avec le Fils : « Celui-ci est mon Fils ». Le Père nous désigne le Fils et nous interpelle ; dès lors, il nous introduit lui aussi dans le colloque qu’il entretient avec le Verbe éternel. Le « tu es mon fils, aujourd’hui je t’ai engendré » du psaume s’ouvre dans l’évangile à un autre interlocuteur dans le « voici mon fils bien-aimé ». Dieu le Père nous prend avec lui dans la prière de son Fils.

Parce qu’elle nous introduit au cœur du mystère de la vie, la transfiguration est une annonce de la mort et de la résurrection. Les deux. Car l’union du Fils au Père, la vie filiale à laquelle Jésus nous introduit par sa prière, se découvre aussi sur la Croix, offrande du Fils de l’Homme. Le Thabor comme la Croix est l’autel où le Grand-Prêtre élève son offrande au Père. Le Thabor comme la Croix est le lieu d’où Jésus attire tous à lui, dans le sein du Père. « On ne vit plus que Jésus seul » : Ecce Homo. L’Homme, dans toute sa gloire, l’Homme dans la lumière de la résurrection.

Gravir avec Jésus le Thabor est donc un chemin purement spirituel et totalement incarné. Inutile, comme saint Pierre, de se rêver s’installant dans un monde qui ne serait que spirituel. Ce ne serait pas l’éternité, ce n’est qu’une ultime tentation pour les disciples. On ne monte pas sa tente sur la montagne sainte. Il faut redescendre de la montagne et vivre la grâce reçue, jusque dans sa chair. Saint Paul disait dans la deuxième lecture : « le Seigneur Jésus Christ (…) transformera nos pauvres corps à l’image de son corps glorieux ». La grâce du Thabor nous concerne tout entiers, corps, âme et esprit. Dans un monde où « beaucoup de gens vivent en ennemis de la croix du Christ », dans une culture qui méprise le corps, faisant de lui à la fois une idole et un objet, il est important de rappeler la noblesse et la vraie grandeur du corps. Elles sont celles de la personne humaine.

Cette « transformation de nos corps » se vit également au pluriel, communautairement. En nous transfigurant tous « à l’image de son corps glorieux », tous ensemble, le Christ transfigure aussi nos différences qui sont un reflet de sa propre richesse. Ces différences fondamentales qui caractérise chacun des enfants de Dieu nous pèsent souvent et nous divisent parfois. Sur le Thabor, elles révèlent leur sens et elles trouvent leur unité dans le Christ.

De même en chaque individu. La contemplation de la transfiguration agit en prisme pour nos dispersions et pour nos dissipassions intérieures. Contempler la lumière du Christ nous unifie intérieurement et nous unit à lui en nous révélant notre sens et notre unité. Le Christ est le sens de notre vie. En contemplant le transfiguré, nous contemplons notre avenir.

Quand la voix se tait dans la nuée, il ne reste que le silence qui ouvre les yeux : « on ne vit plus que Jésus seul ».
  

Seigneur Jésus, donne-nous d’accueillir ta Parole comme le Père le demande pour que te connaissions dans l’amour. Ainsi nous te reconnaîtrons en chacun de nos frères et en nous-mêmes ; ainsi nous marcherons joyeux et confiants à ta suite, vers la Jérusalem Céleste où nous trouverons enfin la demeure où nous installer dans ton amour.


Frère Dominique
Moines et Moniales de Saint Joseph | Saint-Joseph de Mont-Rouge | F-34480 Puimisson




Théophane de Céramée (12e siècle), Moine basiléen  
Homélie sur la Transfiguration ; PG 132, 1021s (trad. cf Pèlerinage patristique, DDB, p. 18s et coll. SO 39, Bellefontaine, p. 221)


« Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le Royaume de leur Père » (Mt 13,43)

  L'heure de la Passion approchait... Or il ne fallait pas qu'à cette heure-là les disciples se trouvent ébranlés dans leur esprit ; il ne fallait pas que ceux qui, un peu plus tôt, avaient confessé par la voix de Pierre qu'il était le fils de Dieu (Mt 16,16) aillent croire, en le voyant fixé à la croix comme un coupable, qu'il était un simple homme. C'est pourquoi il les a affermis par cette admirable vision.

Ainsi, quand ils le verraient trahi, en agonie, priant pour que soit détourné de lui le calice de la mort et traîné dans la cour du grand-prêtre, ils se souviendraient de la montée au Thabor et comprendraient que c'est de son plein gré qu'il est livré à la mort... Quand ils verraient les coups et les crachats sur sa face, ils ne seraient pas scandalisés, se remémorant son éclat qui surpassait le soleil. Quand ils le verraient revêtu par dérision du manteau de pourpre, ils se souviendraient que ce même Jésus avait été vêtu de lumière sur la montagne. Quand ils le verraient crucifié sur le gibet entre deux malfaiteurs, ils sauraient qu'il était apparu entre Moïse et Élie comme leur Seigneur. Quand ils le verraient enseveli en terre comme un mort, ils penseraient à la nuée lumineuse dont il avait été couvert.

Voilà donc un motif de la Transfiguration. Et peut-être y en a-t-il un autre : le Seigneur exhortait ses disciples à ne pas tenter d'épargner leur propre vie ; il leur disait : « Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il porte sa croix et me suive » (Mt 16,24). Mais renoncer à soi-même et aller au-devant d'une mort honteuse, cela semble difficile ; c'est pourquoi le Sauveur montre à ses disciples de quelle gloire seront jugés dignes ceux qui auront imité sa Passion. La Transfiguration n'est rien d'autre en effet que la manifestation par avance du dernier jour « où les justes resplendiront en présence de Dieu » (Mt 13,43)


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du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !



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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Dim 21 Fév 2016 - 19:25

Bonsoir Lumen,

Bonsoir à toutes et à tous,




Lundi 22 Février 2016


La Chaire de Saint Pierre
Fête


2ième semaine du Temps de Carême
(Couleur liturgique : Violet )
Année C





(Première lecture)
Première Lettre de Saint Pierre Apôtre 5 : 1 à 4


« Moi qui suis ancien et témoin des SOUFFRANCES DU CHRIST »

Bien-aimés,
les anciens en fonction parmi vous, je les exhorte,
moi qui suis ancien comme eux
et témoin des SOUFFRANCES DU CHRIST,
communiant à la GLOIRE qui va se révéler :
soyez les Pasteurs du TROUPEAU DE DIEU qui se trouve chez vous ;
veillez sur Lui, non par contrainte mais de plein gré,
selon DIEU ;
non par cupidité mais par dévouement ;
non pas en commandant en maîtres à ceux qui vous sont confiés,
mais en devenant les Modèles du Troupeau.
Et, quand se manifestera le CHEF DES PASTEURS,
vous recevrez la Couronne de GLOIRE qui ne se flétrit pas.

– PAROLE du SEIGNEUR.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris







Le SEIGNEUR est mon Berger


Psaume appartenant au recueil de David.



Psaume 22 (23) : 1à2b, 2c et 3, 4, 5, 6


R/ Le SEIGNEUR est mon Berger rien ne saurait me manquer.

Le SEIGNEUR est mon Berger,
je ne manque de rien.
Sur des prés d'herbe fraîche,
IL me fait reposer.
R/

IL me mène vers les eaux tranquilles
et me fait revivre ;
IL me conduit par le juste chemin
pour l'honneur de Son NOM.
R/

Si je passe un ravin de ténèbres,
je ne crains aucun mal,
car TU es avec moi,
TON BÂTON me guide et me rassure.
R/

TU prépares la table pour moi
devant mes ennemies ;
TU répands le parfum sur ma tête,
ma coupe est débordante.
R/

Grâce et bonheur m'accompagnent
tous les jours de ma vie.
J'habiterai la MAISON DU SEIGNEUR
pour la durée de mes jours.
R/

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris





Évangile de JÉSUS-CHRIST selon Saint Matthieu 16 : 13 à 19

Acclamation de l’Évangile :
GLOIRE À TOI, SEIGNEUR, GLOIRE À TOI !
Tu es Pierre,
et sur cette PIERRE Je bâtirai MON ÉGLISE ;
et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur ELLE.
GLOIRE À TOI, SEIGNEUR, GLOIRE À TOI !
(Mt 16, 18)




« Tu es Pierre, et Je te donnerai les Clés du Royaume des Cieux »

En ce temps-là,
JÉSUS, arrivé dans la région de Césarée-de-Philippe,
demandait à Ses Disciples :
« Au dire des gens,
qui est le FILS de l’Homme ? »
Ils répondirent :
« Pour les uns, Jean le Baptiste ;
pour d’autres, Élie ;
pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des Prophètes. »
JÉSUS leur demanda :
« Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui SUIS-JE? »
Alors Simon-Pierre prit la Parole et dit :

« TU ES LE CHRIST,
LE FILS DU DIEU VIVANT ! »


Prenant la PAROLE à SON TOUR, JÉSUS lui dit :
« Heureux es-tu, Simon fils de Yonas :
ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela,
mais MON PÈRE qui est aux CIEUX.
Et MOI, Je te le déclare :
Tu es Pierre,
et sur cette PIERRE Je bâtirai MON ÉGLISE ;
et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur ELLE.
Je te donnerai les Clés du Royaume des Cieux :
tout ce que tu auras lié sur la Terre
sera lié dans les Cieux,
et tout ce que tu auras délié sur la Terre
sera délié dans les Cieux. »

– Acclamons la PAROLE de DIEU.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris











Textes du jour, lu sur :
Les services de la liturgie Catholique

http://www.aelf.org/office-messe?date_my=22/02/2016

Liens :
http://www.aelf.org/office-messe
http://services.liturgiecatholique.fr/






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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Lun 22 Fév 2016 - 14:22

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !
Bonjour Nicolas, Merci !  




Homélie : 

Jésus, qui se présente ici comme le « Fils de l’homme », demande à ses amis ce que pensent « les hommes » à son sujet. Il le fait à Césarée-de-Philippe, ville moderne et commerçante, qui, à cette époque, était en grand chantier d’expansion et de restauration. Parler de l’Église en construction, du choix de la pierre de fondation d’un édifice, prenaient une forte valeur évocatrice dans ce contexte. Sans compter le contraste entre la foule qui voyait le monde de demain s’élever avec puissance et superbe, alors que peu voyaient le petit groupe des proches de Jésus. Et pour ceux qui considéraient Jésus, qui voyait en lui un autre que Jean-Baptiste, Elie, Jérémie ou l’un des prophètes ? Qui voyait le Christ ?

Mais Jésus ne nous laisse pas entrer dans ces considérations. Il précise immédiatement sa question et nous demande : « mais pour vous, qui suis-je ? ». L’interpellation est directe, elle est évidemment adressée à chacun de ceux qui écoutent l’évangile, en tout temps et en tous lieux. Aussi, gardons qu’elle a été posée dans l’agitation d’une ville en construction, cela souligne l’actualité de la demande de Jésus qui nous rejoint au cœur du mouvement de notre travail, de l’élaboration de nos projets, de la construction de nos vies. Dans ce mouvement et dans ce bruit, il nous interpelle, nous oriente vers l’essentiel – c'est-à-dire vers lui – et nous provoque à la profession de foi de tous les jours, celle de l’« aujourd’hui » de la liturgie. « Tu es le Christ, le fils du Dieu vivant ! ».

C’est pourquoi nous avons prié en ouvrant la célébration pour que l’Église ne se trouble pas, quand elle est tourmentée par les « bouleversements du monde ». Cette profession de foi qui a retenti pour la première fois dans une ville en effervescence, est un don de l’Église au monde. Elle n’a pas à le craindre car elle est pour lui un repère, grâce à l’intervention de Pierre. Notre célébration de ce jour est donc une action de grâce pour le témoignage fidèle de Pierre et de ses successeurs, dont nous attendons qu’ils nous confirment et nous confortent dans notre démarche de foi.

« Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ». Le nouveau nom que Simon reçoit de Jésus résume sa vocation et sa mission d’apôtre. Il dit aussi que sa mission est fondée sur sa relation au Christ, depuis le jour de sa rencontre, lorsque son frère André est venu le chercher sur les bords du lac, jusqu’à la plage où le Ressuscité lui a fait faire l’expérience de son amour tendre et miséricordieux.

Pierre peut alors dire de lui-même, nous l’avons entendu dans la lecture, qu’il est un « témoin des souffrances du Christ et [qu’il] doit participer à la gloire qui va être révélée ». Pierre, nous le savons, a été très peu présent aux côtés de Jésus dans sa Passion. Pourtant, en vertu de l’itinéraire de conversion qu’il a suivi, il a pu découvrir la souffrance de son Seigneur, et, par-dessus tout, se laisser transformer par lui. De la même manière, il nous est également possible d’être associés au témoignage des apôtres qui se sont montrés prêts à donner leur vie pour l’Évangile. Par notre accueil de la miséricorde du Seigneur, nous connaissons le cœur du mystère de l’identité de Jésus, nous faisons l’expérience amoureuse de la rencontre avec le Ressuscité qui ouvre les yeux de la foi et donne de le reconnaître partout où il nous précède. Au cœur de nos Césarée-de-Philippe, bruyantes et actives, comme au cœur de nos Galilée, familiales et intimes, c’es la miséricorde de Dieu qui ouvre nos yeux à sa présence à nos côtés et nous permets de rester fermes dans la foi : « tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ».

En ce jour de fête, prions avec force pour nos pasteurs. Que leur fidélité nous soient un exemple et qu’elle nous stimule. Qu’ils ne manquent jamais de la force dont ils ont besoin quand vient l’heure du témoignage le plus beau et le plus efficace, celui qui est marqué du signe de la Croix. La Croix est en effet la chaire véritable d’où le Christ nous enseigne, elle est le lieu privilégié où Dieu marque sa présence au cœur de notre monde, elle est l’enseignement dont nous avons le plus besoin, celui qui nous dit comment aimer jusqu’au don de soi, celui qui nous montre combien la tendresse est miséricorde.



Frère Dominique
Moines et Moniales de Saint Joseph | Saint-Joseph de Mont-Rouge | F-34480 Puimisson




Catéchisme de l'Église catholique  
§ 880-885


« Sur cette pierre je bâtirai mon Église »

  Le collège épiscopal et son chef, le Pape : le Christ, en instituant les Douze, « leur donna la forme d'un collège, c'est-à-dire d'un groupe stable, et mit à leur tête Pierre, choisi parmi eux » « De même que S. Pierre et les autres apôtres constituent de par l'institution du Seigneur un seul collège apostolique, semblablement le Pontife romain, successeur de Pierre, et les évêques, successeurs des apôtres, forment entre eux un tout. ».

Le Seigneur a fait du seul Simon, auquel il donna le nom de Pierre, la pierre de son Église. Il lui en a remis les clefs ; il l'a institué pasteur de tout le troupeau (Jn 21,15s). « Mais cette charge de lier et de délier qui a été donnée à Pierre a été aussi donnée, sans aucun doute, au collège des apôtres unis à leur chef. » Cette charge pastorale de Pierre et des autres apôtres appartient aux fondements de l'Église. Elle est continuée par les évêques sous la primauté du Pape.

Le Pape, évêque de Rome et successeur de St. Pierre, « est principe perpétuel et visible et fondement de l'unité qui lie entre eux soit les évêques, soit la multitude des fidèles ». « En effet, le Pontife romain a sur l'Église, en vertu de sa charge de Vicaire du Christ et de Pasteur de toute l'Église, un pouvoir plénier, suprême et universel qu'il peut toujours librement exercer. »

« Le collège ou corps épiscopal n'a d'autorité que si on l'entend comme uni au Pontife romain, comme à son chef. » Comme tel, ce collège est « lui aussi le sujet d'un pouvoir suprême et plénier sur toute l'Église, pouvoir cependant qui ne peut s'exercer qu'avec le consentement du Pontife romain ». « Le Collège des évêques exerce le pouvoir sur l'Eglise tout entière de manière solennelle dans le Concile Oecuménique. » « Il n'y a pas de Concile Oecuménique s'il n'est comme tel confirmé ou tout au moins accepté par le successeur de Pierre. » « Par sa composition multiple, ce collège exprime la variété et l'universalité du Peuple de Dieu ; il exprime, par son rassemblement sous un seul chef, l'unité du troupeau du Christ. »

(références : Vatican II : LG 22,23)


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du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd


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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Lun 22 Fév 2016 - 19:03

Bonsoir Lumen,

Bonsoir à toutes et à tous,





Mardi 23 Février 2016

Saint Polycarpe, Évêque et Martyr

2ième semaine du Temps de Carême
(Couleur liturgique : Violet )
Année C





(Première lecture)
Livre du Prophète Isaïe 1 : 10, 16 à 20


« Apprenez à faire le bien : recherchez le droit »

Écoutez la PAROLE du SEIGNEUR,
vous qui êtes pareils aux chefs de Sodome !
Prêtez l’oreille à l’ENSEIGNEMENT de notre DIEU,
vous, peuple de Gomorrhe !
Lavez-vous, purifiez-vous,
ôtez de ma vue vos actions mauvaises,
cessez de faire le mal.
Apprenez à faire le bien :
recherchez le droit,
mettez au pas l’oppresseur,
rendez justice à l’orphelin,
défendez la cause de la veuve.

Venez, et discutons – dit le SEIGNEUR.
Si vos péchés sont comme l’écarlate,
ils deviendront aussi blancs que neige.
S’ils sont rouges comme le vermillon,
ils deviendront comme de la laine.
Si vous consentez à M’obéir,
les bonnes choses du pays, vous les mangerez ;
mais si vous refusez, si vous vous obstinez,
c’est l’épée qui vous mangera.
– Oui, la BOUCHE DU SEIGNEUR A PARLÉ.

– PAROLE du SEIGNEUR.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris







DIEU paraît pour prononcer SON JUGEMENT

Psaume appartenant au recueil d’Assaf.

[Psaume 49 (50) ; entièrement]



Psaume 49 (50) : 7ab et 8, 13 et 14, 16bc et 17, 21abc et 23ab

R/ À celui qui veille sur sa conduite,
je ferai voir le SALUT DE DIEU.


« Écoute, mon peuple, Je parle ;
Israël, Je te prends à témoin.
Je ne t’accuse pas pour tes sacrifices ;
tes holocaustes sont toujours devant Moi.
R/

« Vais-Je manger la chair des taureaux
et boire le sang des béliers ?
OFFRE À DIEU LE SACRIFICE D’ACTION DE GRÂCE,
accomplis tes vœux envers le TRÈS-HAUT.
R/

« Qu’as-tu à réciter MES LOIS,
à garder MON ALLIANCE à la bouche,
toi qui n’aimes pas les reproches
et rejettes loin de toi MES PAROLES ?
R/

« Voilà ce que tu fais ; garderai-Je le silence ?
Penses-tu que JE SUIS comme toi ?
Qui offre le SACRIFICE D’ACTION DE GRÂCE,
celui-là ME REND GLOIRE. »
R/

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris






Évangile de JÉSUS-CHRIST selon Saint Matthieu 23 : 1 à 12

Acclamation de l’Évangile :
TA PAROLE, SEIGNEUR, EST VÉRITÉ,
ET TA LOI, DÉLIVRANCE.

Rejetez tous les crimes que vous avez commis,
faites-vous un cœur nouveau et un esprit nouveau.
TA PAROLE, SEIGNEUR, EST VÉRITÉ,
ET TA LOI, DÉLIVRANCE.

(Ez 18, 31)




« Ils disent et ne font pas »

En ce temps-là,
JÉSUS s’adressa aux foules et à Ses Disciples,
et IL déclara :
« Les scribes et les pharisiens
enseignent dans la chaire de Moïse.
Donc, tout ce qu’ils peuvent vous dire,
faites-le et observez-le.
Mais n’agissez pas d’après leurs actes,
car ils disent et ne font pas.
Ils attachent de pesants fardeaux, difficiles à porter,
et ils en chargent les épaules des gens ;
mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt.
Toutes leurs actions, ils les font pour être remarqués des gens :
ils élargissent leurs phylactères
et rallongent leurs franges ;
ils aiment les places d’honneur dans les dîners,
les sièges d’honneur dans les synagogues
et les salutations sur les places publiques ;
ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi.
Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi,
car vous n’avez qu’un SEUL MAÎTRE pour vous enseigner,
et vous êtes tous frères.
Ne donnez à personne sur Terre le nom de père,
car vous n’avez qu’un SEUL PÈRE, CELUI QUI EST AUX CIEUX.
Ne vous faites pas non plus donner le titre de maîtres,
car vous n’avez qu’un SEUL MAÎTRE, LE CHRIST.
Le plus grand parmi vous sera votre serviteur.
Qui s’élèvera sera abaissé,
qui s’abaissera sera élevé. »

– Acclamons la PAROLE de DIEU.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris












Textes du jour, lu sur :
Les services de la liturgie Catholique

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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mar 23 Fév 2016 - 11:41

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !
Bonjour Nicolas, Merci !  




Homélie : 

Au temps de Jésus, les scribes et les pharisiens occupaient la « chaire de Moïse » en tant que dépositaires de l’enseignement de la Torah qu’ils avaient la charge de transmettre. Dans les recommandations qu’il adresse à la foule et à ses disciples, Jésus ne conteste en rien cela. Il précise bien d’ailleurs qu’il faut faire ce qu’ils disent : « Pratiquez donc et observez tout ce qu'ils peuvent vous dire. » Mais il rajoute aussitôt : « N'agissez pas d'après leurs actes, car ils disent et ne font pas. » Ce que Jésus critique c’est l’incohérence chez ces hommes entre le dire et le faire.

Il existe chez eux une opposition entre ce qu’ils enseignent et ce qu’ils vivent. Et Jésus de préciser en ce qui concerne les préceptes que la Loi demande d’observer : « Ils lient de pesants fardeaux et en chargent les épaules des gens ; mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt. » Pourtant la Parole de Dieu qu’ils sont censés porter à leurs frères n’a-t-elle pas pour caractéristique principale de faire ce qu’elle dit… et de dire ce qu’elle fait ?

C’est sans doute aussi ce que dénonce Jésus chez ces scribes et pharisiens. Leur enseignement n’est pas porteur de sens. Leur parole n’est pas habitée, n’est pas vivante de la Parole même de Dieu qui elle, dit ce qu’elle fait. Leur parole multiplie les préceptes à observer jusqu’à leur faire perdre tout leur sens. Elle n’ouvre pas à la vie mais conduit à la mort.

La raison de cela ? Jésus donne lui-même la réponse dans la suite de l’évangile : les scribes et les pharisiens agissent pour se faire remarquer des hommes. Leur enseignement pourrait être tout ce qu’il y a de plus orthodoxe, leur agir tout ce qu’il y a de plus ajusté aux préceptes de la Parole de Dieu, il n’en demeure pas moins qu’à la base, leur intention est fausse, tordue : Ils agissent non pour leurs frères, encore moins pour Dieu mais pour eux-mêmes. En fait, dans tout ce qu’ils disent ou font ils ne s’adressent qu’à eux-mêmes.

Voilà ce que Jésus remet réellement en question ici et dont il veut préserver ses disciples, la foule, nous tous qui l’écoutons. Car ne nous mettons pas trop vite hors de portée des critiques que Jésus formule à l’égard des scribes et des pharisiens. Ecoutons plutôt les recommandations qu’il adresse dans la suite de cet évangile. Elles nous permettrons sans aucun doute comme aux scribes et aux pharisiens de corriger les intentions dévoyées qui animent si souvent notre dire ou notre faire.

« Ne vous faites pas donner le titre de Rabbi, car vous n'avez qu'un seul enseignant, et vous êtes tous frères. Ne donnez à personne sur terre le nom de père, car vous n'avez qu'un seul Père, celui qui est aux cieux. Ne vous faites pas non plus appeler maîtres, car vous n'avez qu'un seul maître, le Christ. » « Rabbi », « Père », « Maître » : Trois manières de désigner l’Auteur de la Parole que les scribes et les pharisiens ont la charge de transmettre ; trois manières de le remettre à sa juste place, c’est-à-dire la première, dans le domaine de la Loi, de l’autorité et de la vérité. Jésus veut nous faire toucher du doigt ici que celui qui a la charge de porter la Parole de Dieu à ses frères doit avoir sans cesse à l’esprit l’objectif d’y renvoyer en s’effaçant toujours plus devant elle. De la Parole de Dieu, nul ne peut s’instaurer propriétaire. Ce serait se mettre au-dessus d’elle et donc au même niveau, voire au-dessus, de Celui qui en est l’Auteur…

Cette remise au centre de la Parole de Dieu et à travers elle, de Dieu lui-même, nous conduit alors à rétablir entre nous de justes relations de fraternité : « vous êtes tous frères ». C’est comme si toute relation privée de la présence de Dieu était inévitablement destinée à engloutir l’autre ou à se laisser absorber par lui. Lorsque l’enjeu de cette relation se trouverait être la transmission de cette même Parole nous atteindrions alors la perversion suprême : enfermer l’autre par la Parole qui doit le libérer.


« Seigneur, préserve-nous de ce péril. Durant ce temps de carême, accorde-nous d’accueillir ta Parole dans un cœur humble et ajusté à toi. C’est là la condition pour conduire nos relations fraternelles à leur plénitude de vérité afin qu’elles puissent porter un fruit de vie : ‘Le plus grand parmi vous sera votre serviteur' » ; « qui s'élèvera sera abaissé, qui s'abaissera sera élevé’. »

Frère Elie
Moines et Moniales de Saint Joseph | Saint-Joseph de Mont-Rouge | F-34480 Puimisson




L'Imitation de Jésus Christ, traité spirituel du 15e siècle 
II, 2 « S'abandonner à Dieu en esprit d'humilité » (trad. Ravinaud, Mediaspaul 2000, p. 69 ; cf bréviaire 3e mar. Avent)


« Qui s'abaissera sera élevé »

   Peu importe de savoir qui est avec toi ou contre toi ; prends plutôt soin que Dieu soit avec toi dans toutes tes pensées et tes actions. Garde la conscience pure, et Dieu te défendra...
     Si tu sais te taire et souffrir, tu recevras le secours de Dieu. Il connaît le temps et la façon de te délivrer ; abandonne-toi donc à lui. C'est à lui de t'aider et te libérer de toute humiliation.

     Il est souvent utile, pour nous maintenir dans une plus grande humilité, que les autres connaissent nos défauts et qu'ils nous les reprochent.
     Quand un homme reconnaît humblement ses défauts, il désarme aisément ses ennemis et gagne sans peine ceux qui lui en voulaient.

     Dieu protège l'homme au cœur humble : il l'aime et le réconforte, il se penche vers lui, le comble de sa grâce et le fait enfin participer à sa gloire. C'est à lui qu'il révèle ses secrets ; il l'invite et l'attire à lui avec douceur.
     Les affronts ne troublent pas la paix de l'homme humble, parce qu'il s'appuie sur Dieu et non sur des êtres mortels.
     Ne t'imagine pas avoir accompli quelque progrès si tu te crois encore supérieur à ton prochain.


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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mar 23 Fév 2016 - 19:34

Bonsoir Lumen,

Bonsoir à toutes et à tous,




Mercredi 24 Février 2016

De la férie

2ième semaine du Temps de Carême
(Couleur liturgique : Violet )
Année C





(Première lecture)
Livre du Prophète Jérémie 18 : 18 à 20


« Allons, attaquons-le »

Mes ennemis ont dit :
« Allons, montons un complot contre Jérémie.
La Loi ne va pas disparaître par manque de prêtre,
ni le conseil, par manque de sage,
ni la parole, par manque de Prophète.
Allons, attaquons-le par notre langue,
ne faisons pas attention à toutes ses paroles. »

Mais TOI, SEIGNEUR, fais attention à moi,
écoute ce que disent mes adversaires.
Comment peut-on rendre le mal pour le bien ?
Ils ont creusé une fosse pour me perdre.
Souviens-toi que je me suis tenu en TA PRÉSENCE
pour TE parler en leur faveur,
pour détourner d’eux TA Colère.

– PAROLE du SEIGNEUR.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris







SEIGNEUR, c’est TOI qui es ma sécurité

Du répertoire du chef de chorale. Psaume appartenant au recueil de David.

[Psaume 30 (31) ; entièrement]



Psaume 30 (31) : 5 et 6, 14, 15 et 16

R/ Sauve- moi, mon DIEU, par TON AMOUR.

TU m’arraches au filet qu’ils m’ont tendu ;
oui, c’est TOI mon ABRI.
En TES MAINS je remets mon esprit ;
TU me rachètes, SEIGNEUR, DIEU DE VÉRITÉ.
R/

J’entends les calomnies de la foule :
de tous côtés c’est l’épouvante.
Ils ont tenu conseil contre moi,
ils s’accordent pour m’ôter la vie.
R/

Moi, je suis sûr de TOI, SEIGNEUR,
je dis : « TU es mon DIEU ! »
Mes jours sont dans TA MAIN : délivre-moi
des mains hostiles qui s’acharnent.
R/

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris






Évangile de JÉSUS-CHRIST selon Saint Matthieu 20 : 17 à 28

Acclamation de l’Évangile :
GLOIRE ET LOUANGE À TOI, SEIGNEUR JÉSUS !
Moi, je suis la lumière du monde, dit le Seigneur.
Celui qui me suit aura la lumière de la vie.
GLOIRE ET LOUANGE À TOI, SEIGNEUR JÉSUS !
(Jn 8, 12)




« Ils LE condamneront à mort »

En ce temps-là,
JÉSUS, montant à Jérusalem,
prit à part les Douze Disciples
et, en chemin, IL leur dit :
« Voici que nous montons à Jérusalem.
Le FILS de l’Homme sera livré
aux grands prêtres et aux scribes,
ils LE condamneront à mort
et LE livreront aux nations païennes
pour qu’elles se moquent de LUI,
LE flagellent et LE crucifient ;
le troisième jour, IL ressuscitera. »

Alors la mère des fils de Zébédée
s’approcha de JÉSUS avec ses fils Jacques et Jean,
et elle se prosterna pour LUI faire une demande.
JÉSUS lui dit :
« Que veux-tu ? »
Elle répondit :
« Ordonne que mes deux fils que voici
siègent, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche,
dans Ton Royaume. »
JÉSUS répondit :
« Vous ne savez pas ce que vous demandez.
Pouvez- vous boire la coupe que Je vais boire ? »
Ils LUI disent :
« Nous le pouvons. »
IL leur dit :
« Ma coupe, vous la boirez ;
quant à siéger à MA DROITE et à MA GAUCHE,
ce n’est pas à Moi de l’accorder ;
il y a ceux pour qui cela est préparé par MON PÈRE. »
Les dix autres, qui avaient entendu,
s’indignèrent contre les deux frères.
JÉSUS les appela et dit :
« Vous le savez :
les chefs des nations les commandent en maîtres,
et les grands font sentir leur pouvoir.
Parmi vous, il ne devra pas en être ainsi :
celui qui veut devenir grand parmi vous
sera votre serviteur ;
et celui qui veut être parmi vous le premier
sera votre esclave.
Ainsi, le FILS de l’Homme n’est pas venu pour être servi,
mais pour servir,
et donner SA VIE en rançon pour la multitude. »

– Acclamons la PAROLE de DIEU.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris











Textes du jour, lu sur :
Les services de la liturgie Catholique

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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Jeu 25 Fév 2016 - 11:00

Bonsoir Lumen,

Bonsoir à toutes et à tous,




Jeudi 25 Février 2016

De la férie

2ième semaine du Temps de Carême
(Couleur liturgique : Violet )
Année C





(Première lecture)
Livre du Prophète Jérémie 17 : 5 à 10


« Maudit soit l’homme qui met sa foi dans un mortel. Béni soit l’homme qui met sa foi dans le SEIGNEUR »

Ainsi PARLE le SEIGNEUR :
Maudit soit l’homme
qui met sa foi dans un mortel,
qui s’appuie sur un être de chair,
tandis que son cœur se détourne du SEIGNEUR.
Il sera comme un buisson sur une terre désolée,
il ne verra pas venir le bonheur.
Il aura pour demeure les lieux arides du désert,
une terre salée, inhabitable.

Béni soit l’homme
qui met sa foi dans le SEIGNEUR,
dont le SEIGNEUR est la confiance.
Il sera comme un arbre, planté près des eaux,
qui pousse, vers le courant, ses racines.
Il ne craint pas quand vient la chaleur :
son feuillage reste vert.
L’année de la sécheresse, il est sans inquiétude :
il ne manque pas de porter du fruit.

Rien n’est plus faux que le cœur de l’homme,
il est incurable.
Qui peut le connaître ?
Moi, le SEIGNEUR, qui pénètre les cœurs
et qui scrute les reins,
afin de rendre à chacun selon sa conduite,
selon le fruit de ses actes.

– PAROLE du SEIGNEUR.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris







Le VRAI BONHEUR

[Psaume 1 ; entièrement]


Psaume 1 : 1 et 2, 3, 4 et 6

R/ Heureux est l’homme
qui met sa foi dans le SEIGNEUR.


Heureux est l’homme
qui n’entre pas au conseil des méchants,
qui ne suit pas le chemin des pécheurs,
ne siège pas avec ceux qui ricanent,
mais se plaît dans la LOI du SEIGNEUR
et murmure SA LOI jour et nuit !
R/


Il est comme un arbre
planté près d’un ruisseau,
qui donne du fruit en son temps,
et jamais son feuillage ne meurt ;
tout ce qu’il entreprend réussira.
Tel n’est pas le sort des méchants.
R/

Mais ils sont comme la paille
balayée par le vent.
Le SEIGNEUR connaît le chemin des justes,
mais le chemin des méchants se perdra.
R/

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris






Évangile de JÉSUS-CHRIST selon Saint Luc 16 : 19 à 31

Acclamation de l’Évangile :
TA PAROLE, SEIGNEUR, EST VÉRITÉ,
ET TA LOI, DÉLIVRANCE.

Heureux ceux qui ont entendu la PAROLE
dans un cœur bon et généreux,
qui la retiennent et portent du fruit par leur persévérance.
TA PAROLE, SEIGNEUR, EST VÉRITÉ,
ET TA LOI, DÉLIVRANCE.

(cf. Lc 8, 15)




« Tu as reçu le bonheur, et Lazare, le malheur. Maintenant, lui, il trouve ici la consolation, et toi, la souffrance »

En ce temps-là,
JÉSUS disait aux pharisiens :
« Il y avait un homme riche,
vêtu de pourpre et de lin fin,
qui faisait chaque jour des festins somptueux.
Devant son portail gisait un pauvre nommé Lazare,
qui était couvert d’ulcères.
Il aurait bien voulu se rassasier
de ce qui tombait de la table du riche ;
mais les chiens, eux, venaient lécher ses ulcères.
Or le pauvre mourut,
et les Anges l’emportèrent auprès d’Abraham.
Le riche mourut aussi,
et on l’enterra.
Au séjour des morts, il était en proie à la torture ;
levant les yeux,
il vit Abraham de loin et Lazare tout près de lui.
Alors il cria :
“Père Abraham,
prends pitié de moi
et envoie Lazare tremper le bout de son doigt dans l’eau
pour me rafraîchir la langue,
car je souffre terriblement dans cette fournaise.
– Mon enfant, répondit Abraham,
rappelle- toi :
tu as reçu le bonheur pendant ta vie,
et Lazare, le malheur pendant la sienne.
Maintenant, lui, il trouve ici la consolation,
et toi, la souffrance.
Et en plus de tout cela, un grand abîme
a été établi entre vous et nous,
pour que ceux qui voudraient passer vers vous
ne le puissent pas,
et que, de là-bas non plus, on ne traverse pas vers nous.”
Le riche répliqua :
“Eh bien ! père, je te prie d’envoyer Lazare
dans la maison de mon père.
En effet, j’ai cinq frères :
qu’il leur porte son témoignage,
de peur qu’eux aussi ne viennent
dans ce lieu de torture !”
Abraham lui dit :
“Ils ont Moïse et les Prophètes :
qu’ils les écoutent !
– Non, père Abraham, dit- il,
mais si quelqu’un de chez les morts vient les trouver,
ils se convertiront.”
Abraham répondit :
“S’ils n’écoutent pas Moïse ni les Prophètes,
quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts :
ils ne seront pas convaincus.” »

– Acclamons la PAROLE de DIEU.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris











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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Jeu 25 Fév 2016 - 20:22

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !
Bonjour Nicolas, Merci !



Homélie :

La parabole du Seigneur qui nous est relatée dans l’évangile de ce jour met devant nos yeux deux personnages. L’un porte des vêtements de luxe, l’autre est couvert de plaies. L’un est seul dans son anonymat, l’autre s’appelle Lazare, l’attribution d’un nom laissant ouverte la possibilité d’une relation. Le contraste est frappant, et il est éloquent. Jésus ne met rien d’autre en avant. Par exemple, aucune mention d’un quelconque courage ou d’une quelconque piété de Lazare dont il aurait pu être récompensé. Le récit ne permet de retenir qu’une seule chose : la seule richesse de cet homme c’est sa pauvreté. On pourrait dire qu’elle est son billet d’entrée pour le paradis.

Car c’est bien là que se trouve le nœud de l’intrigue : le moment de la mort et celui du jugement particulier. Alors qu’à sa mort le riche est enterré, le pauvre lui, au moment de son trépas, personne ne semble se soucier de lui. Mais les anges de Dieu, nous rapporte le récit, le conduisent jusqu’au lieu de sa récompense. Spatialement il est emporté dans les hauteurs puisque nous lirons un peu plus loin que le riche, du lieu où il se trouve, 
« lève les yeux » vers Lazare. Rien de tel en effet pour ce riche qui descend au séjour des morts où « il est en proie à la torture ». 
Aucun détail ne nous est donné sur les circonstances du décès de chacun de ces deux hommes. Le moment de leur mort passe comme inaperçu, comme s’ils franchissaient une simple porte entre deux mondes.
Nous sentons bien que la visée de cette parabole n’est pas descriptive. Inutile donc de chercher dans ce passage d’évangile une description du ciel, de l’enfer ou du purgatoire. Le récit veut mettre ici en lumière que ce sont bien les mêmes personnages - le même riche et le même pauvre - dont nous suivons les aventures, sauf qu’ils ne sont plus réunis dans le même lieu, comme ils l’étaient dans la première séquence de l’histoire durant leur séjour terrestre. Lazare poursuit sa vie relationnelle, mais avec les anges et les patriarches ; alors que le riche demeure enfermé dans sa solitude - sauf que privé de son corps, il n’a plus la distraction des jouissances charnelles. Bien plus, il est en proie à la torture. Ne cherchons pas la nature de ces souffrances : elles ne sont mentionnées que pour souligner l’inversion opérée par le passage à travers la mort : celui qui jouissait de la vie sans se soucier des autres, se retrouve 
« au séjour des morts », souffrant horriblement, alors que celui pour qui la vie terrestre n’avait été qu’une longue agonie, se trouve paradoxalement introduit dans le Royaume de la vie.

Dans le second volet du récit, le riche défunt réclame un signe – la résurrection de Lazare – pour convertir ses frères riches qui sont encore en vie. On peut se demander au passage la raison du changement opéré en cet homme que l’on découvre maintenant charitable et qui est même appelé « mon enfant » par Abraham. La parabole n’envisage pas non plus ce problème. La supplique du riche n’a pour but que d’introduire la double affirmation d’Abraham : les vivants doivent écouter Moïse et les Prophètes et mettre en pratique ce qu’ils ont dit. 
Exprimant une opinion souvent entendu dans le monde, le riche s’imagine qu’un miracle obtiendrait ce que l’Ecriture ne peut obtenir. Quelle erreur ! 
« S’ils n’écoutent pas Moïse ni les prophètes, quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts : ils ne seront pas convaincus ». La « chute » est abrupte. Nous touchons ici la fine pointe du récit, le lieu où Jésus voulait nous conduire qui pourrait se résumer à la question suivante : la résurrection nous a-t-elle vraiment « convaincue » de l’urgence de la conversion ? N’avons-nous pas réduit le mystère à un événement passé que nous gardons en mémoire pour y puiser un vague espoir aux heures difficiles ? La Pâque de Notre-Seigneur constitue-t-elle pour nous l’événement central de l’histoire, de notre histoire, l’irruption au cœur de ce monde qui passe, du Règne qui ne passera pas ?

La parabole que Jésus nous livre dans l’évangile de ce jour, nous exhorte à ne pas attendre de le voir ressuscité pour croire en lui, pour nous convertir, pour nous tourner vers lui. Au moment de notre mort, il n’y aura d’évidence de Jésus ressuscité que si tout au long de notre vie terrestre, au jour le jour, nous avons marché dans la foi en la puissance de sa résurrection : 
« Béni soit l'homme qui met sa confiance dans le Seigneur, dont le Seigneur est l'espoir. Il sera comme un arbre planté au bord des eaux, qui étend ses racines vers le courant : il ne craint pas la chaleur quand elle vient, et son feuillage reste vert ; il ne redoute pas une année de sécheresse, car elle ne l'empêche pas de porter du fruit » (Cf. 1ère lecture).


« Seigneur, fais-nous la grâce de ne pas remettre à demain notre conversion. Que chaque jour de notre vie, notre cœur demeure tourné vers toi dans une confiance et un abandon total pour qu’au jour de notre mort nous puissions avoir la joie de partager en plénitude ta vie de ressuscité. »

 Frère Elie
Moines et Moniales de Saint Joseph | Saint-Joseph de Mont-Rouge | F-34480 Puimisson




Bienheureuse Teresa de Calcutta (1910-1997), Fondatrice des Sœurs Missionnaires de la Charité  
No Greater Love (trad. Il n'y a pas de plus grand amour, Lattès 1997, p. 91)
 


« Un pauvre...était couché devant le portail »

Le Christ a dit : « J'étais affamé et vous m'avez nourri » (Mt 25,35). Il a été affamé non seulement de pain mais aussi de l'affection bienveillante qui fait que l'on se sent aimé, reconnu, que l'on se sent être quelqu'un aux yeux de quelqu'un d'autre. Il a été dénudé non seulement de tout vêtement, mais aussi de toute dignité et considération puisque la plus grande injustice à commettre envers le pauvre est de le mépriser parce qu'il est pauvre. Il a été privé non seulement d'un toit...mais aussi a subi toutes les privations qu'endurent ceux que l'on enferme, qui sont rejetés ou exclus, errant de par le monde sans qu'il n'y ait personne pour se soucier d'eux. 

Descends dans la rue, sans plus de propos que cela. Vois cet homme, là, au coin, et va vers lui. Peut-être qu'il s'en irritera, mais tu seras là, en face de lui, en présence. Tu dois manifester la présence qui est en toi par l'amour et l'attention avec lesquels tu t'adresses à cet homme. Pourquoi ? Parce que, pour toi, c'est de Jésus qu'il s'agit. Jésus, oui, mais qui ne peut pas te recevoir chez lui –- voilà la raison pour laquelle tu dois savoir aller vers lui. Jésus, oui, mais caché en la personne qui est là. Jésus, dans le plus petit de nos frères (Mt 25,40), n'est pas seulement affamé d'un morceau de pain, mais aussi d'amour, de reconnaissance, d'être pris en compte.
  


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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Ven 26 Fév 2016 - 13:35

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !
Bonjour Nicolas, Merci !




Lectures du jour :
Voir / Textes du jour  


Homélie : 

L’évangile de ce jour nous présente un propriétaire qui entoure sa vigne des soins les plus précieux afin qu’elle porte de bons fruits. Il l’entoure d’une clôture et va même jusqu’à édifier au cœur de cette vigne une tour pour la garder des voleurs et des bêtes sauvages. Il y creuse aussi un pressoir qui lui permettra d’en exploiter le fruit.

Jésus va alors porter notre attention sur l’attitude des vignerons à qui le maître confie l’entretien de sa vigne. Par deux fois, ils maltraitent les serviteurs, refusant de remettre la récolte et vont jusqu’à tuer le propre fils du propriétaire qu’il envoie en dernier recours. En fait, ces ouvriers ne produisent pas le fruit attendu de la part de leur patron.

C’est bien autour de la figure du « fils » que se noue le drame de l’histoire et que se trouve la fine pointe de l’enseignement de Jésus. En envoyant son « fils », le maître ne se présente plus comme « propriétaire » mais comme « père » et en tant que tel digne de respect. Ayant perçu la révolte de ces vignerons, il espère que son fils arrivera à les réconcilier avec lui et qu’un dialogue pour être renoué. Mais en vain. Les ouvriers ne reconnaissent pas le fils et voient en lui seulement l’héritier. Leur meurtre va alors dévoiler au grand jour quelle était la raison de leurs malversations antérieures : ils ont eu peur de se voir enlever la récolte. Leur cupidité les a aveuglés, leur empêchant de discerner le fils et à travers lui la bonté du père. La soif de l’avoir et du pouvoir les a conduit à entrer dans une logique de violence et de mort.

Parfois, nous percevons mieux combien le temps passe et combien notre vie vieillit avec nous, et lorsque nous voulons faire le bilan des fruits que notre vie a portés, les résultats sont souvent peu probants. Que s’est-il passé ? Avons-nous vécu comme de mauvais vignerons qui pensaient plus à eux qu’à l’amour de leur employeur pour sa vigne ?
Nous avons reçu beaucoup de Dieu en ce que nous sommes et en ce qui nous est confié (Une vigne où nous avons à œuvrer). Mais les dons de Dieu sont des dons et le piège est de se laisser fasciner par eux au point d’en oublier le Donateur. En coupant ainsi les dons de Celui qui en est la source, nous les détournons de leur finalité. Leur fruit n’est plus la vie mais la mort : mort du fils…

Lorsque Jésus arrive à ce point de son récit, il interpelle ses auditeurs : « Et bien, quand le maître viendra, que fera-t-il à ces vignerons ? » La réponse ne se fait pas attendre : C’est la punition qui doit prévaloir jusqu’à les faire périr, qui plus est « misérablement ». Autrement dit, pas de pitié et la vigne se verra confiée à d’autres vignerons mieux intentionnés. Mais nous sommes toujours dans une logique de mort. D’ailleurs, pas un mot dans cette réponse au sujet du « fils ». Les auditeurs de Jésus l’auraient-ils oublié ? Serait-il mort pour eux aussi ?

Pour Jésus, l’histoire ne peut se finir ainsi. Ce maître serait-il vraiment père s'il faisait si peu de cas de son fils ? La mort du fils ne saurait être le dernier mot, pas plus que la vengeance suggérée par les auditeurs. Le maître va tout au contraire se servir de la perversion des vignerons pour révéler que sa paternité est plus puissante que la mort infligée au fils. C’est la vie qui doit avoir le dernier mot. Au sein d’Israël, le refus de certains d’accueillir son Fils, permettra à notre Père céleste de révéler la toute-puissance de sa miséricorde, en construisant le Royaume sur la pierre rejetée, choisie comme pierre d'angle : « C'est là l'œuvre du Seigneur, une merveille à nos yeux ! »

Ce Royaume c’est l’Eglise du Christ, composée de Juifs et de païens convertis, qui est appelée tout comme Israël à porter un fruit de vie éternelle. Cette Eglise, nous en sommes membres depuis le jour de notre baptême. Ce jour-là, pour reprendre une autre allégorie de la vigne – que l’on trouve cette fois dans saint Jean -, nous avons été greffés sur le Christ, comme les sarments sur le cep de la vigne (Cf. Jean 15).

Comme le Père a envoyé son Fils dans le monde pour réaliser sa mission rédemptrice, de la même manière, le Christ nous envoie pour collaborer à son œuvre de Rédemption. Il est vrai que les fruits de notre sarment ne sont pas toujours immédiats ou visibles mais nous ne pouvons douter que si nous restons unis au Christ comme le sarment uni au cep, nous porterons un fruit qui demeure. Produire ainsi du fruit c’est rendre gloire à Dieu parce que c’est contribuer à la croissance de son Royaume de justice, de paix et de miséricorde.


« Seigneur, la mission que tu nous confie dans l’histoire du salut n’est pas banale. Aide-nous à cultiver avec soin notre vigne pour qu’elle puisse produire un raisin doux et comestible pour nos frères afin qu’ils découvrent ta bonté, toi le maître de la vigne et le Seigneur de la Vie. »

Frère Elie
Moines et Moniales de Saint Joseph | Saint-Joseph de Mont-Rouge | F-34480 Puimisson




Saint Ambroise (v. 340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église
Commentaire sur l'évangile de Luc, 9, 29-30 (trad. Véricel, L'Evangile commenté, p. 290 rev. ; cf SC 52, p. 150)
 

La parabole de la vigne

La vigne est notre symbole, parce que le peuple de Dieu, enraciné sur le cep de la vigne éternelle (Jn 15,5), s'élève au-dessus de la terre. Foisonnement d'un sol ingrat, tantôt elle bourgeonne et fleurit, tantôt elle se revêt de verdure, tantôt elle ressemble au joug aimable de la croix, quand elle a grandi et que ses bras étendus forment les sarments d'un vignoble fécond... On a donc raison d'appeler vigne le peuple du Christ, soit parce qu'il marque son front du signe de la croix (Ez 9,4), soit parce qu'on récolte ses fruits à la dernière saison de l'année, soit parce que, comme pour les rangs d'un vignoble, pauvres et riches, humbles et puissants, serviteurs et maîtres, tous dans l'Église sont d'une égalité parfaite...

     Quand on attache la vigne, elle se redresse ; quand on l'émonde, ce n'est pas pour l'amoindrir, mais pour la faire croître. Il en est de même du peuple saint : si on le lie, il se libère ; si on l'humilie, il se redresse ; si on le taille, on lui donne en fait une couronne. Bien mieux : de même que le rejeton, prélevé sur un vieil arbre, est greffé sur une autre racine, de même ce peuple saint..., nourri sur l'arbre de la croix..., se développe. Et l'Esprit Saint, comme répandu dans les sillons d'un terrain, se déverse dans notre corps, lavant tout ce qui est immonde et redressant nos membres pour les diriger vers le ciel.

     Cette vigne, le Vigneron a l'habitude de la sarcler, de l'attacher, de la tailler (Jn 15,2)... Tantôt il brûle de soleil les secrets de notre corps et tantôt il les arrose de pluie. Il aime sarcler son terrain, pour que les ronces ne blessent pas les bourgeons ; il veille à ce que les feuilles ne fassent pas trop d'ombre..., ne privent pas de lumière nos vertus, et n'empêchent pas la maturation de nos fruits.
   


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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Sam 27 Fév 2016 - 10:50

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !
Bonjour Nicolas, Merci !




Lectures du jour :
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Homélie : 

Cette parabole est peut-être la plus connue de l’Évangile ; sans doute parce qu’elle en révèle le mieux le message et l’esprit. A travers elle, Jésus annonce ouvertement l’infinie patience et la miséricorde inconditionnelle de Dieu à notre égard.

Mais cette révélation n’est pas une gnose : il ne suffit pas de le « savoir » pour être sauvé. La paternité divine s’éprouve pour chacun de nous dans une expérience existentielle ; l’expérience d’être arraché à un danger mortel et rendu à la vie par l’intervention victorieuse d’un amour qui nous libère. Autrement dit, pour pouvoir entrer dans la joie du salut, il faut d’abord que nous prenions conscience d’être en péril ; puis que nous renoncions à vouloir nous dégager tout seul de ce qui nous menace ; enfin que nous consentions à nous laisser approcher par ce Dieu que nous connaissons si mal. Pour certains d’entre nous, tout comme pour le fils prodigue, il a même fallu que nous nous éloignions d’abord de lui, que nous fassions l’expérience de la solitude, du manque, avant d’entreprendre le long chemin du retour, au terme duquel seulement nous avons découvert le vrai visage de Celui que Jésus nous apprend à nommer « Père ».

Tous les hauts-faits de Dieu dans l’histoire convergent dans l’événement de la Pâque où le Père prend autorité sur tout mal en arrachant à la mort son Fils et tous ceux qui lui sont unis par la foi. C’est cet événement que nous nous préparons à revivre. Au début de ce chemin de carême, comme le fils prodigue, nous nous sommes mis en route avec une contrition bien mitigée. Puissions-nous, en nous approchant de la maison paternelle, découvrir le Père, qui, « saisi de pitié », court à nos devants, pour « se jeter à notre cou et nous couvrir de baisers ». Que cette image bouleversante d’un Dieu qui laisse éclater sa joie et sa tendresse pour les fils égarés que nous sommes, bannisse toute peur qui pourrait encore nous paralyser, et nous fasse hâter le pas sur le chemin du retour.


« Seigneur, Père très saint, dans cette parabole inépuisable, tu nous révèles que l’essence de tout péché, c’est le refus de vivre dans la dépendance de ton amour. Tout ce qui est à toi, appartient à chacun de tes fils ; mais ta joie est de nous donner instant après instant tout ce dont nous avons besoin. Le péché du cadet consiste à vouloir s’approprier “ce qui lui revient” pour s’affranchir de la dépendance du don de son père, et vivre en parfaite autonomie. Poussée jusqu’au bout, cette logique conduit à vouloir être la source de sa propre existence, c'est-à-dire : être sa propre origine, son propre père. Or c’est bien ce que dès le commencement, nous suggérait le Tentateur : “Vous serez comme des dieux” (Gn 3, 5). Ouvre nos yeux sur nos compromissions avec ce discours mensonger, et donne-nous de revenir à toi, pour recevoir de toi “la vie, le mouvement et l’être” (Ac 17, 28), et surtout ton Esprit saint, en qui nous pouvons te reconnaître comme notre Père, et t’aimer dans l’amour même de ton Fils, Jésus Christ Notre-Seigneur. »

Père Joseph-Marie
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Saint Romanos le Mélode (?-v. 560), compositeur d'hymnes
Hymne 28, L'Enfant prodigue, str 17-21 (trad. SC 114, p. 257s)
 

« Il fallait bien festoyer... car ton frère était mort, et il est revenu à la vie »

Le fils aîné, en colère, a dit à son père : « ...Sans cesse j'ai obéi à tes ordres, sans en transgresser un seul ! ... et le prodigue qui revient à toi, tu en fais bien plus grand cas que de moi ! »

   À peine avait-il entendu son fils parler ainsi que le père lui a répondu avec douceur : « Écoute ton père. Toi, tu es avec moi, car jamais tu ne t'es éloigné de moi ; toi, tu ne t'es pas séparé de l'Église ; toi, tu es toujours présent à mes côtés, avec tous mes anges. Mais celui-ci est venu couvert de honte, nu et sans beauté, en criant : " Pitié ! J'ai péché, père, et je supplie en coupable devant ta face. Accepte-moi comme journalier et nourris-moi, car tu aimes les hommes, Seigneur et maître des siècles. " (Sg 1,6 ;1Tm 1,17)

  « Ton frère a crié : ' Sauve-moi, père saint ! ' ...Comment pouvais-je ne pas prendre en pitié, ne pas sauver mon fils qui gémissait, qui sanglotait ? ... Juge-moi, toi qui me blâmes... Ma joie en tout temps, c'est d'aimer les hommes... C'est ma créature : comment ne pas en avoir pitié ? Comment ne pas avoir compassion de son repentir ? Mes entrailles ont engendré cet enfant que j'ai pris en pitié, moi, le Seigneur et maître des siècles.

   « Tout ce que j'ai est à toi, mon fils... La fortune que tu as n'en est pas diminuée, car ce n'est pas en prenant dessus que je fais des cadeaux à ton frère... Je suis de vous deux le créateur unique, l'unique père, bon, aimant et miséricordieux. Je t'honore, mon fils, car tu m'as toujours aimé et servi ; et lui, j'en ai compassion, car il se livre tout entier à son repentir. Tu devais donc partager la joie de tous ceux que j'ai invités, moi, le Seigneur et maître des siècles.

   « Ainsi donc, mon fils, réjouis-toi avec tous les invités du banquet, et mêle tes chants à ceux de tous les anges, car ton frère était perdu et le voilà retrouvé, il était mort et, contre toute attente, il est ressuscité. » À ces mots, le fils aîné s'est laissé persuader et a chanté : « Criez tous de joie ! ' Heureux ceux à qui tout péché a été remis et dont les fautes sont effacées ' (Ps 131,1). Je te loue, ô ami des hommes, toi qui as sauvé aussi mon frère, toi le Seigneur et maître des siècles. »
   


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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Sam 27 Fév 2016 - 21:11

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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Dim 28 Fév 2016 - 9:43

Bonjour Lumen,

Bonjour à toutes et à tous,





Dimanche 28 Février 2016

3ième Dimanche de Carême

(Couleur liturgique : Violet )
Année C











Lien :
http://www.ktotv.com/emissions/priere-et-vie-de-l-eglise/priere/en-marche-vers-dimanche

Vu sur :
www.KTOTV.com






(Première lecture)
Livre de l’Exode 3 : 1 à 8a, 10, 13 à 15


« CELUI qui m’a envoyé vers vous, c’est : JE-SUIS »

En ces jours-là,
Moïse était berger du troupeau de son beau-père Jéthro,
prêtre de Madiane.
Il mena le troupeau au-delà du désert
et parvint à la MONTAGNE DE DIEU, à l’Horeb.
L’Ange du SEIGNEUR lui apparut
dans la flamme d’un buisson en feu.
Moïse regarda : le buisson brûlait
sans se consumer.
Moïse se dit alors :
« Je vais faire un détour
pour voir cette chose extraordinaire :
pourquoi le buisson ne se consume-t-il pas ? »
Le SEIGNEUR vit qu’il avait fait un détour pour voir,
et DIEU l’appela du milieu du buisson :
« Moïse ! Moïse ! »
Il dit :
« Me voici ! »
DIEU dit alors :
« N’approche pas d’ici !
Retire les sandales de tes pieds,
car le LIEU où tu te tiens est une TERRE SAINTE ! »
Et il déclara :
« JE SUIS LE DIEU de ton père,
le DIEU d’Abraham, le DIEU d’Isaac, le DIEU de Jacob. »
Moïse se voila le visage
car il craignait de porter son regard sur DIEU.
Le SEIGNEUR dit :
« J’ai vu, oui, J’ai vu la misère de Mon Peuple
qui est en Égypte,
et J’ai entendu ses cris sous les coups des surveillants.
Oui, Je connais ses souffrances.
Je suis descendu pour le délivrer de la main des Égyptiens
et le faire monter de ce pays
vers un beau et vaste pays,
vers un pays, ruisselant de lait et de miel.
Maintenant donc, va !
Je t’envoie chez Pharaon :
tu feras sortir d’Égypte Mon Peuple, les fils d’Israël. »
Moïse répondit à DIEU :
« J’irai donc trouver les fils d’Israël, et je leur dirai :
‘Le DIEU de vos pères m’a envoyé vers vous.’
Ils vont me demander quel est SON NOM ;
que leur répondrai-je ? »
DIEU dit à Moïse :
« JE SUIS QUI JE SUIS.
Tu parleras ainsi aux fils d’Israël :
‘CELUI qui m’a envoyé vers vous, c’est : JE-SUIS’. »
DIEU dit encore à Moïse :
« Tu parleras ainsi aux fils d’Israël :
‘CELUI qui m’a envoyé vers vous,
c’est LE SEIGNEUR,
le DIEU de vos pères,
le DIEU d’Abraham, le DIEU d’Isaac, le DIEU de Jacob’.
C’est là MON NOM pour toujours,
c’est par LUI que vous ferez mémoire de Moi, d’âge en d’âge. »


– PAROLE du SEIGNEUR.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris







Je veux dire merci au SEIGNEUR


Du recueil de David.

Psaume 102 (103) , entièrement




Psaume 102 (103) : 1 et 2, 3 et 4, 6 et 7, 8 et 11


R/ Le SEIGNEUR est TENDRESSE ET PITIÉ.

Bénis le SEIGNEUR, ô mon âme,
bénis SON NOM TRÈS SAINT, tout mon être !
Bénis le SEIGNEUR, ô mon âme,
n’oublie aucun de SES BIENFAITS !
R/


Car IL pardonne toutes tes offenses
et te guérit de toute maladie ;
IL réclame ta vie à la tombe
et te couronne d’AMOUR et de TENDRESSE.
R/


Le SEIGNEUR fait ŒUVRE DE JUSTICE,
IL défend le droit des opprimés.
IL révèle SES DESSEINS à Moïse,
aux enfants d’Israël ses hauts faits.
R/


Le SEIGNEUR est TENDRESSE ET PITIÉ,
lent à la colère et PLEIN D’AMOUR ;
Comme le ciel domine la Terre,
FORT EST SON AMOUR pour qui LE craint.
R/


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



« Chant audio du Psaume 102 (103) »

Du CD, Signes :

http://www.mirari.fr/z57I







(Deuxième lecture)
Première Lettre de Saint Paul Apôtre aux Corinthiens 10 : 1 à 6, 10 à 12


La vie de Moïse avec le peuple au désert, l’Écriture l’a racontée pour nous avertir

Frères,
je ne voudrais pas vous laisser ignorer
que, lors de la sortie d’Égypte,
nos pères étaient tous sous la protection de la nuée,
et que tous ont passé à travers la mer.
Tous, ils ont été unis à Moïse par un baptême
dans la nuée et dans la mer ;
tous, ils ont mangé la même nourriture spirituelle ;
tous, ils ont bu la même boisson spirituelle ;
car ils buvaient à un rocher spirituel qui les suivait,
et ce rocher, c’était le Christ.
Cependant, la plupart n’ont pas su plaire à Dieu :
leurs ossements, en effet, jonchèrent le désert.
Ces événements devaient nous servir d’exemple,
pour nous empêcher de désirer ce qui est mal
comme l’ont fait ces gens-là.
Cessez de récriminer
comme l’ont fait certains d’entre eux :
ils ont été exterminés.
Ce qui leur est arrivé devait servir d’exemple,
et l’Écriture l’a raconté pour nous avertir,
nous qui nous trouvons à la fin des temps.
Ainsi donc, celui qui se croit solide,
qu’il fasse attention à ne pas tomber.


– PAROLE du SEIGNEUR.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris







Évangile de JÉSUS-CHRIST selon Saint Luc 13 : 1 à 9

Acclamation de l’Évangile :
GLOIRE AU CHRIST,
SAGESSE ÉTERNELLE DU DIEU VIVANT.
GLOIRE À TOI, SEIGNEUR.


Convertissez-vous, dit le SEIGNEUR,
car le Royaume des Cieux est tout proche.

GLOIRE AU CHRIST,
SAGESSE ÉTERNELLE DU DIEU VIVANT.
GLOIRE À TOI, SEIGNEUR.

(Mt 4, 17)




« Si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même »

Un jour, des gens rapportèrent à JÉSUS l’affaire des Galiléens
que Pilate avait fait massacrer,
mêlant leur sang à celui des sacrifices qu’ils offraient.
JÉSUS leur répondit :
« Pensez-vous que ces Galiléens
étaient de plus grands pécheurs
que tous les autres Galiléens,
pour avoir subi un tel sort ?
Eh bien, je vous dis : pas du tout !
Mais si vous ne vous convertissez pas,
vous périrez tous de même.
Et ces dix-huit personnes
tuées par la chute de la tour de Siloé,
pensez-vous qu’elles étaient plus coupables
que tous les autres habitants de Jérusalem ?
Eh bien, Je vous dis : pas du tout !
Mais si vous ne vous convertissez pas,
vous périrez tous de même. »
JÉSUS disait encore cette parabole :
« Quelqu’un avait un figuier planté dans sa vigne.
Il vint chercher du fruit sur ce figuier,
et n’en trouva pas.
Il dit alors à son vigneron :
‘Voilà trois ans que je viens
chercher du fruit sur ce figuier,
et je n’en trouve pas.
Coupe-le. À quoi bon le laisser épuiser le sol ?’
Mais le vigneron lui répondit :
‘Maître, laisse-le encore cette année,
le temps que je bêche autour
pour y mettre du fumier.
Peut-être donnera-t-il du fruit à l’avenir.
Sinon, tu le couperas.’ »


– Acclamons la PAROLE de DIEU.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris










Textes du jour, lu sur :
Les services de la liturgie Catholique

http://www.aelf.org/office-messe?date_my=28/02/2016


Liens :
http://www.aelf.org/office-messe
http://services.liturgiecatholique.fr/






Amicalement, fraternellement
Nicolas

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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Dim 28 Fév 2016 - 14:42

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !
Bonjour Nicolas, Merci !




Lectures du jour :
Voir / Textes du jour  

Homélie : 

Arrêtons-nous à l’expérience déconcertante de Moïse au désert.

Moïse a dû fuir son pays d’adoption, l’Egypte. Voyant un fils d’Israël, c'est-à-dire un frère de sang, battu par un Egyptien, il a tué celui-ci. Mais comme son forfait est découvert, il doit fuir pour sauver sa vie.

Arrivé en terre de Moab, il prend la défense des filles de Yéthro, manifestant à nouveau son ardeur pour la justice.
Pourtant, sa vie est en échec : le fils adoptif de pharaon, élevé à sa cour, appelé aux plus hautes destinées, se trouve à paître le troupeau d’un prêtre idolâtre de Madian dans le désert du Sinaï.

On imagine sans peine, que Moïse devait brûler intérieurement de colère – les colères de Moïse sont redoutables : souvenons-nous de la manière dont il a détruit les premières tables de la Loi ! – devant l’échec de sa vie qu’il orientait pourtant vers la défense de la justice.

C’est précisément à ce moment, qu’il fait l’expérience déconcertante du Buisson Ardent, un buisson d’épine qui est lui aussi est en feu, mais qui ne se consume pas, parce qu’il ne brûle pas du feu de la violence, d’une justice toute humaine, mais du feu de l’amour divin.

Du cœur de la flamme, Dieu s’adresse à lui pour lui révéler son Nom : « Je suis celui qui était avec tes pères, Abraham, Isaac et Jacob ; je suis avec toi, et je serai toujours au milieu de mon peuple, ce peuple que je veux délivrer de l’oppression qu’il subit en Egypte ».

Ce n’est pas en rendant la violence pour la violence, comme il l’avait fait jusqu’alors, que Moïse est un défenseur de la justice – du moins selon le désir de Dieu. Dieu seul peut rendre juste, et il ne le fait pas en ayant recours à la violence : il rend juste en habitant au milieu de son peuple à la nuque raide, ce peuple qui ressemble lui aussi à un buisson d’épine dont il vaut mieux ne pas s’approcher si on veut éviter de se piquer ; mais un peuple aimé de Dieu, et qui doit découvrir que le Dieu de tendresse et de pitié habite au milieu de lui pour toujours, parce qu’il s’est engagé personnellement dans l’Alliance juré à ses pères, cette Alliance qu’il va renouveler précisément au Sinaï.

Pendant les quarante années de traversée du désert, Israël devra faire progressivement l’apprentissage du compagnonnage avec Dieu. Il devra découvrir sa présence cachée qui se révèle dans la manne et l’eau jaillissant du rocher ; le pain et l’eau : autant dire que Dieu pourvoit à l’essentiel. Or cette manne préfigurait le Pain suressentiel de la Parole incarnée ou de l’Eucharistie, et cette eau jaillie du Rocher en lequel Paul reconnait le Christ (2nd lect.), préfigure l’eau vive de l’Esprit que Jésus fera jaillir lorsque la lance frappera son côté pour transpercer son Cœur sacré.

Nous sommes ce peuple qui faisons notre traversée du désert sous la conduite du véritable Moïse : Jésus notre Seigneur, le Bon Berger qui mène ses brebis vers les gras pâturages de la vie éternelle. Reconnaissons que nos vies à chacun de nous, ressemblent plus à un buisson d’épine qu’à une verte prairie : nous non plus, il vaut mieux ne pas trop nous approcher si on ne veut pas être écorché. Pourtant depuis le jour de notre baptême, le Feu de l’Esprit est tombé sur nous ; nous sommes entrés dans l’Alliance nouvelle et éternelle ; nous formons le nouveau peuple de Dieu qu’il conduit par son Fils et dans l’Esprit, aux sources vives du salut.

Non notre vie ne se limite pas aux épines visibles ; notre vie n’est pas qu’échec ; le péché n’a pas le dernier mot. Certes il ne s’agit pas de le nier : Jésus nous le dit clairement : « Si vous ne vous convertissez pas, vous mourrez tous dans votre péché ». Mais au cœur même de la mort qui résulte de ce péché, la vie a déjà surgit : celui qui se convertit, qui se tourne vers cette présence vivifiante du Dieu de la vie qui a voulu faire sa demeure en nous, celui-là vit déjà de sa vie. Ne savez vous pas qu’« ensevelis avec le Christ dans le baptême, avec lui encore vous avez été ressuscités puisque vous avez cru en la force de Dieu qui l’a ressuscité d’entre les morts. Vous êtes morts en effet, et votre vie est cachée avec le Christ en Dieu » (Col 2, 12 ; 3, 3).

Si nous restons repliés sur notre péché, sur nos échecs, sur notre médiocrité,… notre vie sera médiocre, nous ne ferons que prolonger la série des échecs, et cette triste aventure nous conduira à périr lamentablement, c'est-à-dire à sombrer dans une mort insensée. Mais si nous tournons les regards vers la lumière qui luit déjà dans nos ténèbres, nous deviendrons participants de la lumière, nous deviendrons des fils de lumière, des fils du Jour qui ne finira pas. La mort n’aura sur nous plus aucune emprise puisque nous serons passés de la mort à la vie dans le Christ.

Le carême ne nous est pas donné pour nous appesantir sur notre péché au risque de sombrer dans la désespérance ; nous sommes invités à nous rendre au désert pour y contempler cette chose merveilleuse : notre vie transfigurée par un feu qui brûle en nous sans nous consumer. La semaine passée nous avons contemplé Jésus transfiguré sur la Montagne sainte ; aujourd’hui nous sommes invités à accueillir cette même lumière dans nos vies ; ou plutôt à prendre conscience que ce Feu brûle déjà en nous, et qu’il ne tient qu’à nous qu’il embrase toute notre vie.

Jésus est ce jardinier céleste qui intercède pour nous auprès du vigneron son Père, afin qu’il lui permette de bêcher encore autour du buisson stérile de nos vies, dans l’espérance que nos yeux vont enfin s’ouvrir, et que nous verrons le don de Dieu. Alors nos vies transfigurées pourront enfin porter le fruit que le Père est en droit d’en attendre.

Que la Vierge Marie, parfaite image du Buisson Ardent, ouvre nos yeux sur les signes de la présence du Seigneur au cœur de nos vies ; sachons prendre le temps de relire les événements qui constituent la trame de notre existence quotidienne, pour y discerner son action bienveillante : à nous aussi, il pourvoit le pain et l’eau, l’essentiel pour que nous puissions continuer notre route.

Préparons-nous à nous laisser renouveler dans l’Alliance, en participant au banquet que Dieu nous offre au cœur de nos déserts : le Pain de la vie éternelle et la coupe du salut, qui nous donnent part à sa propre vie.


Père Joseph-Marie
Moines et Moniales de Saint Joseph | Saint-Joseph de Mont-Rouge | F-34480 Puimisson




Saint Nersès Snorhali (1102-1173), Patriarche arménien
Jésus, Fils unique du Père, §677-679 ; SC 203 (trad. SC p. 171 rev.)
 

« Peut-être donnera-t-il du fruit à l'avenir »

Ne me maudis pas comme le figuier (cf Mt 21,19),
Bien que je sois pareil à l'arbre stérile,
De peur que le feuillage de la foi
Ne soit desséché avec le fruit de mes œuvres.

Mais fixe-moi dans le bien,
Comme le sarment sur la sainte Vigne,
Dont prend soin ton Père céleste (Jn 15,2)
Et que fait fructifier l'Esprit par la croissance.

Et l'arbre que je suis, stérile en fruits savoureux,
Mais fécond en fruits amers,
Ne l'arrache pas de ton vignoble,
Mais change-le, en creusant dans le fumier.
   


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Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !


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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Dim 28 Fév 2016 - 19:12

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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Dim 28 Fév 2016 - 19:13

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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Dim 28 Fév 2016 - 19:14

Bonsoir Lumen,

Bonsoir à toutes et à tous,




Lundi 29 Février 2016

De la férie

3ième semaine du Temps de Carême
(Couleur liturgique : Violet )
Année C





(Première lecture)
Deuxième Livre des Rois 5 : 1 à 15a


« Il y avait beaucoup de lépreux en Israël ; et aucun d’eux n’a été purifié, mais bien Naaman le Syrien »

En ces jours- là,
Naaman, général de l’armée du roi d’Aram,
était un homme de grande valeur et hautement estimé par son maître,
car c’est par lui que le SEIGNEUR avait donné la victoire
au royaume d’Aram.
Or, ce vaillant guerrier était lépreux.
Des Araméens, au cours d’une expédition en terre d’Israël,
avaient fait prisonnière une fillette
qui fut mise au service de la femme de Naaman.
Elle dit à sa maîtresse :
« Ah ! si mon maître s’adressait
au Prophète qui est à Samarie,
celui-ci le délivrerait de sa lèpre. »
Naaman alla auprès du roi et lui dit :
« Voilà ce que la jeune fille d’Israël a déclaré. »
Le roi d’Aram lui répondit :
« Va, mets-toi en route.
J’envoie une lettre au roi d’Israël. »
Naaman partit donc ;
il emportait dix lingots d’argent, six mille pièces d’or
et dix vêtements de fête.
Il remit la lettre au roi d’Israël. Celle-ci portait :
« En même temps que te parvient cette lettre,
je t’envoie Naaman mon serviteur,
pour que tu le délivres de sa lèpre. »
Quand le roi d’Israël lut ce message,
il déchira ses vêtements et s’écria :
« Est-ce que je suis DIEU,
MAÎTRE de la vie et de la mort ?
Ce roi m’envoie un homme
pour que je le délivre de sa lèpre !
Vous le voyez bien : c’est une provocation ! »
Quand Élisée, l’homme de DIEU,
apprit que le roi d’Israël avait déchiré ses vêtements,
il lui fit dire :
« Pourquoi as-tu déchiré tes vêtements ?
Que cet homme vienne à moi,
et il saura qu’il y a un Prophète en Israël. »

Naaman arriva avec ses chevaux et son char,
et s’arrêta à la porte de la maison d’Élisée.
Élisée envoya un messager lui dire :
« Va te baigner sept fois dans le Jourdain,
et ta chair redeviendra nette, tu seras purifié. »
Naaman se mit en colère et s’éloigna en disant :
« Je m’étais dit :
Sûrement il va sortir,
et se tenir debout
pour invoquer le NOM du SEIGNEUR son DIEU ;
puis il agitera sa main au-dessus de l’endroit malade
et guérira ma lèpre.
Est-ce que les fleuves de Damas,
l’Abana et le Parpar,
ne valent pas mieux que toutes les eaux d’Israël ?
Si je m’y baignais,
est-ce que je ne serais pas purifié ? »
Il tourna bride et partit en colère.
Mais ses serviteurs s’approchèrent pour lui dire :
« Père ! Si le Prophète t’avait ordonné quelque chose de difficile,
tu l’aurais fait, n’est-ce pas ?
Combien plus, lorsqu’il te dit :
“Baigne-toi, et tu seras purifié.” »
Il descendit jusqu’au Jourdain et s’y plongea sept fois,
pour obéir à la Parole de l’homme de DIEU ;
alors sa chair redevint semblable à celle d’un petit enfant :
il était purifié !
Il retourna chez l’homme de DIEU avec toute son escorte ;
il entra, se présenta devant lui et déclara :
« Désormais, je le sais :
il n’y a pas d’autre DIEU, sur toute la Terre,
que CELUI d’Israël ! »

– PAROLE du SEIGNEUR.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris







Comme un cerf altéré …

Du répertoire du chef de chorale. Poème chanté appartenant au recueil de la confrérie de Coré.

[Psaume 41 (42) ; Psaume 42 (43) ; entièrement]



Psaume 41 (42) : 2, 3 ; Psaume 42 (43) : 3, 4

R/ Mon âme a soif de DIEU,
le DIEU VIVANT.


Comme un cerf altéré
cherche l’eau vive,
ainsi mon âme TE cherche,
TOI, mon DIEU.
R/

Mon âme a soif de DIEU,
le DIEU VIVANT ;
quand pourrai-je m’avancer,
paraître face à DIEU ?
R/

Envoie TA LUMIÈRE et TA VÉRITÉ :
qu’elles guident mes pas
et me conduisent à TA MONTAGNE SAINTE,
jusqu’en TA DEMEURE.
R/

J’avancerai jusqu’à l’autel de DIEU,
vers DIEU qui est toute ma joie ;
je TE rendrai grâce avec ma harpe,
DIEU, mon DIEU !
R/

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris






Évangile de JÉSUS-CHRIST selon Saint Luc 4 : 24 à 30

Acclamation de l’Évangile :
GLOIRE AU CHRIST,
SAGESSE ÉTERNELLE DU DIEU VIVANT.
GLOIRE À TOI, SEIGNEUR.

J’espère le SEIGNEUR, et j’attends SA PAROLE
près du SEIGNEUR EST L’AMOUR, l’abondance du rachat.
GLOIRE AU CHRIST,
SAGESSE ÉTERNELLE DU DIEU VIVANT.
GLOIRE À TOI, SEIGNEUR.

(Ps 129, 5.7)




JÉSUS, comme Élie et Élisée, n’est pas envoyé qu’aux seuls Juifs

Dans la synagogue de Nazareth,
JÉSUS déclara :
« AMEN, Je vous le dis :
aucun Prophète ne trouve un accueil favorable dans son pays.
En vérité, Je vous le dis :
Au temps du Prophète Élie,
lorsque pendant trois ans et demi le ciel retint la pluie,
et qu’une grande famine se produisit sur toute la Terre,
il y avait beaucoup de veuves en Israël ;
pourtant Élie ne fut envoyé vers aucune d’entre elles,
mais bien dans la ville de Sarepta, au pays de Sidon,
chez une veuve étrangère.
Au temps du Prophète Élisée,
il y avait beaucoup de lépreux en Israël ;
et aucun d’eux n’a été purifié,
mais bien Naaman le Syrien. »

À ces mots, dans la synagogue,
tous devinrent furieux.
Ils se levèrent,
poussèrent JÉSUS hors de la ville,
et LE menèrent jusqu’à un escarpement
de la colline où leur ville est construite,
pour LE précipiter en bas.
Mais LUI, passant au milieu d’eux,
allait SON CHEMIN.

– Acclamons la PAROLE de DIEU.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris










Textes du jour, lu sur :
Les services de la liturgie Catholique

http://www.aelf.org/office-messe?date_my=29/02/2016

Liens :
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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Lun 29 Fév 2016 - 14:42

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !
Bonjour Nicolas, Merci !




Lundi 29 février 2016 : Lundi de la 3e semaine de Carême


Lectures du jour :
Voir / Textes du jour  




Homélie : 

"Jésus dit : « En vérité, je vous le dis, aucun prophète n’est bien reçu dans sa patrie.

Assurément, je vous le dis, il y avait beaucoup de veuves en Israël aux jours d’Élie, lorsque le ciel fut fermé pour trois ans et six mois, quand survint une grande famine sur tout le pays ; et ce n’est à aucune d’elles que fut envoyé Élie, mais bien à une veuve de Sarepta, au pays de Sidon." Saint Ambroise dit : "Qu’elle est parfaite, cette veuve ! Accablée par une grande famine, elle continuait pourtant à vénérer Dieu. Elle ne gardait pas ses provisions pour elle seule : elle partageait avec son fils. Bel exemple de tendresse, mais plus bel exemple encore de foi ! Elle ne devait préférer personne à son fils : voilà qu’elle met le prophète de Dieu au-dessus de sa propre vie. Croyez bien qu’elle n’a pas seulement donné un peu de nourriture, mais toute sa subsistance ; elle n’a rien gardé pour elle ; comme son hospitalité l’a amenée à un don total, sa foi l’a conduite à une confiance totale." Comme à l’époque d’Elie et d’Elisée, Jésus n’est pas "bien reçu" parmi les siens, pleins de colère, ils "veulent le jeter hors de la ville." Pourtant, Jésus est le prophète, le Sauveur attendu, toutes les prophéties s’accomplissent en Lui. Nous sommes aussi appelés "prophète" du fait de notre baptême, et nous annonçons encore la Bonne Nouvelle. Ecoutant la Parole de Jésus avec un cœur sincère, nous la laissons toucher notre vie et nous nous consacrons à cette Parole pour prier.

"Il y avait aussi beaucoup de lépreux en Israël au temps du prophète Élisée ; et aucun d’eux ne fut purifié, mais bien Naaman, le Syrien. »

Nous reprenons avec profit l’histoire éclairante du Roi d’Israël qui voit arriver Naaman le Syrien pour être délivré de sa lèpre, il croit à une provocation ! Il entre dans une grande colère et il déchire ses vêtements. Il s’écrie : « Est-ce que je suis Dieu, maître de la vie et de la mort ? Vous le voyez, c’est une provocation ! » Ce n’est pas seulement le Roi d’Israël qui manifeste de réelles difficultés, mais encore Naaman le Syrien qui demande la guérison. « Il se disait en lui-même, il va m’imposer les mains et je vais être guéri. » Quand il entend l’ordre d’aller se baigner dans le Jourdain, il le prend mal ! L’orgueil tapi dans le cœur de l’homme se révèle ainsi. Nous sommes toujours dans une réelle difficulté de croire. Jésus nous dit "qu’aucun prophète n’est bien reçu dans sa patrie, et nous en faisons l’expérience." Jésus ouvre nos yeux sur le fait qu’être membre du “Peuple élu” n’offre aucune garantie de salut, de guérison, ou de purification. Pour ceux qui pensent mieux connaître Jésus, le chemin est plus difficile, car Jésus est désarmant. Si nous voulons le suivre, Jésus nous prévient, nous suivront le même chemin que lui.

"Se levant, les gens de Nazareth le poussèrent hors de la ville et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline sur laquelle leur ville était bâtie, pour l’en précipiter."

Mais lui, Jésus, passant au milieu d’eux, allait son chemin." Comme disciples de Jésus, nous sommes conscients que, de même que Jésus a connu le rejet et la colère, qu’il a été chassé de chez lui, nous suivrons le même chemin ! Marie, Reine des prophètes, nous guide sur ce chemin car il en est ainsi, aujourd’hui encore ! C’est à Nazareth, là où il avait grandi que Jésus vit cet évènement ! Quand il arrive dans son pays, nous pouvons imaginer la joie de Marie devant la perspective de sa venue. Très vite, en très peu de temps, il est rejeté, elle doit vivre cette déception. Nous retrouvons l’humanité, dans le rejet qu’elle fait de Jésus, dans le quotidien de la vie. Pourtant, tous ceux qui sont dans l’attente de Dieu, ceux qui le cherchent sont touchés par la grâce qui émane de lui ! Cette difficulté de croire semble bien gravée dans notre conscience. Le Pape François dit : "on ne nous demande pas d’être immaculés, mais d’être toujours en progrès, de vivre le désir profond de grandir sur le chemin de l’Evangile et de ne pas baisser les bras". Il est indispensable d’avoir la certitude que Dieu nous aime, que Jésus nous a sauvés, que son amour durera toujours. Au travail, en famille, ou dans notre entourage, nous devons prendre nos décisions à la lumière de l’Évangile. Marie a accueilli son fils bien aimé Jésus, le prophète, le Sauveur attendu. Toutes les prophéties s’accomplissent avec Lui. Nous laissons sa Parole nous toucher dans notre vie, et nous consacrons du temps à la prière.

Citation :
Nous demandons la grâce de suivre Jésus, de demeurer dans l’amour infini de Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit




Saint Ambroise (v. 340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église
Des Sacrements, 1 (trad. Brésard 2000 ans C, p. 244 rev.)
 

Le Carême conduit au baptême

Tu t'es approché, tu as vu la fontaine baptismale, tu as vu aussi l'évêque près de la fontaine. Et sans doute est-il tombé dans ton âme la même pensée qui s'est insinuée en celle de Naaman, le Syrien. Car, bien qu'il ait été purifié, il avait cependant douté d'abord... Je crains que quelqu'un ait dit : « C'est tout ? » Oui, c'est vraiment tout : là est toute innocence, toute piété, toute grâce, toute sainteté. Tu as vu ce que tu as pu voir des yeux de ton corps... ; ce qu'on ne voit pas est bien plus grand..., car ce qu'on ne voit pas est éternel... Quoi de plus étonnant que la traversée de la Mer Rouge par les Israélites, pour ne parler à présent que du baptême ? Et pourtant ceux qui l'ont traversé sont tous morts dans le désert. Au contraire, celui qui traverse la fontaine baptismale, c'est-à-dire celui qui passe des biens terrestres à ceux du ciel..., ne meurt pas mais ressuscite.

     Naaman était lépreux... À son arrivée, le prophète lui a dit : « Va, descends dans le Jourdain, baigne-toi et tu seras guéri. » Il s'est mis à réfléchir en lui-même et s'est dit : « C'est tout ? Je suis venu de Syrie jusqu'en Judée et on me dit : Va au Jourdain, baigne-toi et tu seras guéri. Comme s'il n'y avait pas des fleuves meilleurs dans mon pays ! » Ses serviteurs lui disent : « Maître, pourquoi ne fais-tu pas ce que dit le prophète ? Fais-le plutôt et essaie. » Alors il s'est rendu au Jourdain, s'est baigné et en est sorti guéri.

     Qu'est-ce que cela signifie ? Tu as vu de l'eau, mais toute eau ne guérit pas ; par contre, l'eau qui a la grâce du Christ guérit. Il y a une différence entre l'élément et la sanctification, entre l'acte et l'efficacité. L'acte s'accomplit avec de l'eau, mais l'efficacité vient de l'Esprit Saint. L'eau ne guérit pas si l'Esprit Saint n'est descendu et n'a consacré cette eau. Tu as lu que lorsque notre Seigneur Jésus Christ a institué le rite du baptême, il est venu à Jean et celui-ci lui a dit : « C'est moi qui dois être baptisé par toi, et c'est toi qui viens à moi ? » (Mt 3,14)... Le Christ est descendu ; Jean qui baptisait était à ses côtés ; et voici que, telle une colombe, descendit l'Esprit Saint... Pourquoi le Christ est-il descendu le premier et ensuite l'Esprit Saint ? Pour quelle raison ? Pour que le Seigneur ne paraisse pas avoir besoin du sacrement de la sanctification : c'est lui qui sanctifie, et c'est aussi l'Esprit qui sanctifie.
   


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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Lun 29 Fév 2016 - 19:00

Bonsoir Lumen,

Bonsoir à toutes et à tous,





Mardi 1er Mars 2016

De la férie

3ième semaine du Temps de Carême
(Couleur liturgique : Violet )
Année C





(Première lecture)
Livre du Prophète Daniel 3 : 25, 34 à 43


« Avec nos cœurs brisés, nos esprits humiliés, reçois- nous »

En ces jours- là,
Azarias, debout, priait ainsi ;
au milieu du feu, ouvrant la bouche, il dit :
À cause de TON NOM, ne nous livre pas pour toujours
et ne romps pas TON ALLIANCE.
Ne nous retire pas TA MISÉRICORDE,
à cause d’Abraham, Ton ami,
d’Isaac, Ton serviteur,
et d’Israël que TU as consacré.
TU as dit que TU rendrais leur descendance
aussi nombreuse que les astres du ciel,
que le sable au rivage des mers.

Or nous voici, Ô MAÎTRE,
le moins nombreux de tous les peuples,
humiliés aujourd’hui sur toute la Terre,
à cause de nos péchés.
Il n’est plus, en ce temps, ni prince ni chef ni Prophète,
plus d’holocauste ni de sacrifice,
plus d’oblation ni d’offrande d’encens,
plus de lieu où T’offrir nos prémices
pour obtenir TA MISÉRICORDE.
Mais, avec nos cœurs brisés,
nos esprits humiliés, reçois-nous,
comme un holocauste de béliers, de taureaux,
d’agneaux gras par milliers.
Que notre sacrifice, en ce jour,
trouve grâce devant TOI,
car il n’est pas de honte
pour qui espère en TOI.

Et maintenant, de tout cœur, nous TE suivons,
nous TE craignons et nous cherchons TA FACE.
Ne nous laisse pas dans la honte,
agis envers nous selon TON INDULGENCE
et l’abondance de TA MISÉRICORDE.
Délivre-nous en renouvelant TES MERVEILLES,
GLORIFIE TON NOM, SEIGNEUR.

– PAROLE du SEIGNEUR.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris







Fais-moi connaître TA VOLONTÉ et pardonne mes torts


Du recueil de David.

[Psaume 24 (25) ; entièrement]



Psaume 24 (25) : 4 et 5ab, 6 et 7bc, 8 et 9

R/ Rappelle-TOI, SEIGNEUR, TA TENDRESSE.

SEIGNEUR, enseigne-moi TES VOIES,
fais-moi connaître TA ROUTE.
Dirige-moi par TA VÉRITÉ, enseigne-moi,
car TU ES LE DIEU qui me sauve.
R/

Rappelle-TOI, SEIGNEUR, TA TENDRESSE,
TON AMOUR qui est de toujours.
Dans TON AMOUR, ne m’oublie pas,
en raison de TA BONTÉ, SEIGNEUR.
R/

IL EST DROIT, IL EST BON, LE SEIGNEUR,
LUI qui montre aux pécheurs le CHEMIN.
SA JUSTICE dirige les humbles,
IL enseigne aux humbles SON CHEMIN.
R/

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris






Évangile de JÉSUS-CHRIST selon Saint Matthieu 18 : 21 à 35

Acclamation de l’Évangile :
GLOIRE À TOI, SEIGNEUR,
HONNEUR, PUISSANCE ET MAJESTÉ !

Maintenant, dit le SEIGNEUR,
revenez à Moi de tout votre cœur,
car JE SUIS TENDRE ET MISÉRICORDIEUX.
GLOIRE À TOI, SEIGNEUR,
HONNEUR, PUISSANCE ET MAJESTÉ !

(cf. Jl 2, 12-13)




« C’est ainsi que MON PÈRE DU CIEL vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère »

En ce temps- là,
Pierre s’approcha de JÉSUS pour LUI demander :
« SEIGNEUR, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi,
combien de fois dois-je lui pardonner ?
Jusqu’à sept fois ? »
JÉSUS lui répondit :
« Je ne te dis pas jusqu’à sept fois,
mais jusqu’à 70 fois sept fois.
Ainsi, le Royaume des Cieux est comparable
à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs.
Il commençait,
quand on lui amena quelqu’un
qui lui devait dix mille talents
(c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent).
Comme cet homme n’avait pas de quoi rembourser,
le maître ordonna de le vendre,
avec sa femme, ses enfants et tous ses biens,
en remboursement de sa dette.
Alors, tombant à ses pieds,
le serviteur demeurait prosterné et disait :
“Prends patience envers moi,
et je te rembourserai tout.”
Saisi de compassion, le maître de ce serviteur
le laissa partir et lui remit sa dette.

Mais, en sortant, ce serviteur trouva un de ses compagnons
qui lui devait cent pièces d’argent.
Il se jeta sur lui pour l’étrangler, en disant :
“Rembourse ta dette !”
Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait :
“Prends patience envers moi,
et je te rembourserai.”
Mais l’autre refusa
et le fit jeter en prison
jusqu’à ce qu’il ait remboursé ce qu’il devait.
Ses compagnons, voyant cela,
furent profondément attristés
et allèrent raconter à leur maître
tout ce qui s’était passé.
Alors celui-ci le fit appeler et lui dit :
“Serviteur mauvais !
je t’avais remis toute cette dette
parce que tu m’avais supplié.
Ne devais-tu pas, à ton tour,
avoir pitié de ton compagnon,
comme moi-même j’avais eu pitié de toi ?”
Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux
jusqu’à ce qu’il eût remboursé tout ce qu’il devait.

C’est ainsi que MON PÈRE DU CIEL vous traitera,
si chacun de vous ne pardonne pas à son frère
du fond du cœur. »

– Acclamons la PAROLE de DIEU.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris










Textes du jour, lu sur :
Les services de la liturgie Catholique

http://www.aelf.org/office-messe?date_my=01/03/2016

Liens :
http://www.aelf.org/office-messe
http://services.liturgiecatholique.fr/






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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mar 1 Mar 2016 - 11:13

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !
Bonjour Nicolas, Merci !




Homélie :

"Pierre s’avançant dit à Jésus : « Seigneur, irai-je jusqu’à pardonner sept fois ? »

Jésus lui dit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix-sept fois. Ainsi, le royaume des Cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs. Il commençait, quand on lui amena quelqu’un qui lui devait dix mille talents. Comme cet homme n’avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de sa dette. Alors, tombant à ses pieds, le serviteur demeurait prosterné et disait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout. Saisi de compassion, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette.” Jésus proclame la parabole de la remise des dettes, ce sera la réalité de la communauté de Jésus qui vit du pardon. Jésus a donné sa vie pour nous et Dieu notre Père a accepté l’offrande de sa vie, pour nous réconcilier. Pierre va devenir l’intendant des biens du Seigneur Jésus, de son amour infini, alors il pose à Jésus la question de savoir combien de fois il devra pardonner ! Il y a un lien entre le trésor immense de l’amour infini de Dieu qui nous est donné et les rapports que nous avons les uns avec les autres. Libérés, nous pouvons marcher sur un chemin de pardon et de miséricorde. La pitié situe chacun de nous à notre juste place, le pardon offert à un frère qui le demande, met en lumière la beauté de l’humanité. Sur la croix, tous nos refus d’aimer sont tombé sur Jésus : "Il est devenu péché pour nous, lui qui n’a jamais péché". Dieu nous a pardonné afin que nous puissions, nous aussi, entrer dans la démarche du pardon. Il a envoyé son fils unique dans le monde afin de nous réconcilier avec lui du péché. Le refus de Dieu dont nous souffrons tous, nous le confessons pour retrouver une vie filiale avec notre Père et une vie fraternelle avec nos frères.

"Mais, en sortant, ce serviteur trouva un de ses compagnons qui lui devait cent pièces d’argent.

Il se jeta sur lui pour l’étrangler, en disant : “Rembourse ta dette !” Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai.” Mais l’autre refusa et le fit jeter en prison jusqu’à ce qu’il ait remboursé ce qu’il devait. Ses compagnons, voyant cela, furent profondément attristés et allèrent raconter à leur maître tout ce qui s’était passé. Alors celui-ci le fit appeler et lui dit : “Serviteur mauvais ! je t’avais remis toute cette dette parce que tu m’avais supplié. Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j’avais eu pitié de toi ?” Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux jusqu’à ce qu’il eût remboursé tout ce qu’il devait. Bénéficiant de l’échange d’amour avec Dieu, en vivant de la foi en Jésus, nous commençons à refléter les merveilles que Dieu a faites pour nous. Le pardon est la reconnaissance de l’amour incroyable de Dieu pour tous. Il nous remet dans la vérité de Dieu annoncée dans le mystère pascal. Il manifeste le Maitre « Saisi de pitié » devant l’indigence de l’humanité qui mendie l’Amour infini de Dieu. C’est dans cette miséricorde que Dieu aime que nous nous comportons dans nos rapports fraternels. Quand nous prions, nous voudrions que Dieu nous écoute et nous aimons sentir sa Présence pour avancer dans l’intimité avec lui. Or c’est dans l’amour fraternel et le pardon que la communion avec Dieu se construit en vue de cette intimité.

"C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du cœur. » 

Un nouvel horizon s’ouvre devant nous, entrer en reconnaissance des bonnes choses qui nous sont données chaque jour. Les reconnaître, c’est laisser grandir en nous l’appel à la pitié, pour que notre cœur soit compatissant, proche de celui à qui nous demande et à qui nous remettons sa dette. Le pardon vient de l’amour infini de Dieu pour nous et de son amour pour les autres. Nous avons conscience de l’amour infini dont nous sommes aimés, c’est notre joie, elle est parfaite ! Dans cet amour incroyable, nous voulons accueillir nos frères avec le même amour dont nous sommes aimés. Cette parole est infiniment précieuse, nous ne pouvons la dire sans nous l’appliquer à nous-mêmes. Jésus est Celui qui pardonne à tous ses frères, de tout son cœur. Nous sommes invités à contempler la grâce à laquelle nous sommes appelé à pardonner pour que vienne le Royaume offert. Le moyen royal et concret d’y entrer, c’est ce pardon qui jaillit du cœur de Jésus.

Citation :
Nous demandons la grâce de comprendre cette parole de Dieu pour la mettre en pratique.

Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit




aint Césaire d'Arles (470-543), Moine et Évêque
Sermon Morin 35 ; PLS IV, 303s (trad. En Calcat)
 

Pardonner à son frère de tout son cœur

Vous savez ce que nous dirons à Dieu dans la prière avant d'en arriver à la communion : « Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés ». Préparez-vous intérieurement à pardonner, car ces paroles, vous allez les rencontrer dans la prière. Comment allez-vous les dire ? Peut-être ne les direz-vous pas ? Finalement, telle est bien la question : direz-vous ces paroles, oui ou non ? Tu détestes ton frère, et tu prononces « Pardonne-nous comme nous pardonnons » ? — J'évite ces mots, diras-tu. Mais alors, est-ce que tu pries ? Faites bien attention, mes frères. Dans un instant, vous allez prier ; pardonnez de tout votre cœur !

Regarde le Christ pendu sur la croix ; écoute-le prier : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font » (Lc 23,34). Tu diras sans doute : lui pouvait le faire, pas moi. Je suis un homme, et lui, il est Dieu. Tu ne peux pas imiter le Christ ? Pourquoi alors l'apôtre Pierre a-t-il écrit : « Le Christ a souffert pour vous, il vous a laissé un exemple, afin que vous suiviez ses traces » (1P 2,21) ? Pourquoi l'apôtre Paul nous écrit-il : « Soyez les imitateurs de Dieu comme des fils bien-aimés » (Ep 5,1) ? Pourquoi le Seigneur lui-même a-t-il dit : « Mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur » (Mt 11,29) ? Nous biaisons, nous cherchons des excuses, quand nous prétendons impossible ce que nous ne voulons pas faire... Mes frères, n'accusons pas le Christ de nous avoir donné des commandements trop difficiles, impossibles à réaliser. En toute humilité, disons-lui plutôt avec le psalmiste : « Tu es juste, Seigneur, et ton commandement est juste » (Ps 118,137).
   


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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mar 1 Mar 2016 - 19:02

Bonsoir Lumen,

Bonsoir à toutes et à tous,




Mercredi 2 Mars 2016

De la férie

3ième semaine du Temps de Carême
(Couleur liturgique : Violet )
Année C





(Première lecture)
Livre du Deutéronome 4 : 1, 5 à 9


« Vous garderez MES DÉCRETS, vous Les mettrez en pratique »

Moïse disait au peuple :
« Maintenant, Israël, écoute les DÉCRETS et les ORDONNANCES
que je vous enseigne pour que vous Les mettiez en pratique.
Ainsi vous vivrez, vous entrerez, pour en prendre possession,
dans le pays que vous donne le SEIGNEUR, le DIEU de vos pères.
Voyez, je vous enseigne les DÉCRETS et les ORDONNANCES
que le SEIGNEUR mon DIEU m’a donnés pour vous,
afin que vous Les mettiez en pratique
dans le pays où vous allez entrer pour en prendre possession.
Vous Les garderez, vous Les mettrez en pratique ;
ils seront votre SAGESSE et votre INTELLIGENCE
aux yeux de tous les peuples.
Quand ceux-ci entendront parler de tous CES DÉCRETS,
ils s’écrieront :
“Il n’y a pas un peuple sage et intelligent
comme cette grande nation !”
Quelle est en effet la grande nation
dont les dieux soient aussi proches
que le SEIGNEUR notre DIEU est proche de nous
chaque fois que nous L’invoquons ?
Et quelle est la grande nation
dont les DÉCRETS et les ORDONNANCES soient aussi JUSTES
que toute cette Loi que je vous donne aujourd’hui ?
Mais prends garde à toi :
garde-toi de jamais oublier ce que tes yeux ont vu ;
ne le laisse pas sortir de ton cœur un seul jour.
Enseigne-le à tes fils,
et aux fils de tes fils. »

– PAROLE du SEIGNEUR.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris







Le POUVOIR de DIEU dans la nature et dans l’histoire


[Psaume 146-147 (147) ; entièrement]


Psaume 147 (147B) : 12 et 13, 15 et 16, 19 et 20

R/ Glorifie le SEIGNEUR, Jérusalem !
Célèbre ton DIEU, ô Sion !


Glorifie le SEIGNEUR, Jérusalem !
Célèbre ton DIEU, ô Sion !
IL a consolidé les barres de tes portes,
dans tes murs IL a béni tes enfants.
R/

IL envoie SA PAROLE sur la Terre :
rapide, SON VERBE la parcourt.
IL étale une toison de neige,
IL sème une poussière de givre.
R/

IL révèle SA PAROLE à Jacob,
SES VOLONTÉS et SES LOIS à Israël.
Pas un peuple qu’IL ait ainsi traité ;
nul autre n’a connu SES VOLONTÉS.
R/

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris






Évangile de JÉSUS-CHRIST selon Saint Matthieu 5 : 17 à 19

Acclamation de l’Évangile :
GLOIRE À TOI, SEIGNEUR,
FILS DU DIEU VIVANT !

TES PAROLES, SEIGNEUR, sont ESPRIT et elles sont vie ;
TU as les PAROLES DE LA VIE ÉTERNELLE.
GLOIRE À TOI, SEIGNEUR,
FILS DU DIEU VIVANT !

(cf. Jn 6, 63c.68c)




« Celui qui les observera et les enseignera, celui-là sera déclaré grand »

En ce temps-là,
JÉSUS disait à Ses Disciples :
« Ne pensez pas que Je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes :
Je ne suis pas venu abolir, mais accomplir.
AMEN, Je vous le dis :
Avant que le ciel et la Terre disparaissent,
pas un seul iota, pas un seul trait ne disparaîtra de la Loi
jusqu’à ce que tout se réalise.
Donc, celui qui rejettera
un seul de ces plus petits COMMANDEMENTS,
et qui enseignera aux hommes à faire ainsi,
sera déclaré le plus petit dans le Royaume des Cieux.
Mais celui qui les observera et les enseignera,
celui-là sera déclaré grand dans le Royaume des Cieux. »

– Acclamons la PAROLE de DIEU.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris










Textes du jour, lu sur :
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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mer 2 Mar 2016 - 10:59

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !
Bonjour Nicolas, Merci !




Homélie :

« N’allez pas croire que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes dit Jésus : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir.

Dieu instruit son peuple par Moïse, il l’a guidé vers la rencontre du Dieu unique. Pendant trente ans, Jésus a observé les lois de son temps, il est ensuite entré dans sa Mission pour conduire le peuple de Dieu encore plus loin. Pour Jésus, ni « conservatisme figé » ni bouleversement qui changerait tout. Il donne une vie nouvelle à une tradition ancienne qui s’est sclérosée. Jésus propose une synthèse harmonieuse entre la tradition sage des anciens et le progrès que l’Esprit Saint réalise : « Ne pensez pas que je suis venu abolir la Loi ou les Prophètes, mais l’accomplir. » Jésus est l’Incarnation du Verbe de Dieu, il est la Parole vivante de Dieu au milieu de nous. Par sa vie, il nous enseigne ce qu’il convient d’être et de faire ! Il nous donne les moyens d’accomplir cette Parole pour notre épanouissement. La gloire de Dieu, l’épanouissement de son amour va se donner à voir, Jésus l’accomplit dans sa propre chair. Nous contemplons cette gloire quand Jésus nous sauve sur la croix, lorsque nous le regardons. Jésus nous ouvre le chemin vers le Père. Pour le suivre, il nous faut vivre dans l’Esprit Saint ! Tout ce que nous énonçons de Dieu doit prendre corps, prendre cœur en nous.

"Car je vous le dis, en vérité : avant que ne passent le ciel et la terre, pas un i, pas un point sur le i, ne passera de la Loi, que tout ne soit réalisé."

Le plan d’Amour de Dieu s’insère dans une évolution historique qui se vit sous nos yeux. Les traditions locales doivent évoluer sous le souffle de l’Esprit Saint. La sève fait éclater les écorces mortes et les rejette. Il en est ainsi de notre vie personnelle. Jésus nous aide à entrer dans une perspective toute renouvelée, avec un nouveau sens donné aux plus petites choses. En Jésus nous avons la plénitude de la Révélation. Il est le Verbe, la Parole de Dieu devenue chair vivante, il vient à nous pour nous faire connaître qui est Dieu, et combien Il nous aime. Dieu attend de nous une réponse d’amour, manifestée dans l’accomplissement de son enseignement dans notre vie : « Si vous m’aimez, vous resterez fidèles à mes commandements. » Garder les commandements de Dieu est la preuve que nous l’aimons, avec des œuvres, et en vérité. L’amour requiert des œuvres d’amour, il requiert de vivre le double précepte de la charité de Dieu et du prochain. Ce qui nous est donné vient de Dieu, que ce soit dans la nature ou dans la Loi. Tout cela nous est donné pour l’épanouissement de notre cœur. Dieu veut que nous soyons resplendissants d’amour et de sainteté. Ces commandements sont en vue de notre accomplissement, Jésus les accomplira pour nous dans sa mort et dans sa résurrection : Il nous a aimé jusqu’à la fin et nous sommes libérés.

"Celui donc qui violera l’un de ces moindres préceptes, et enseignera aux autres à faire de même, sera tenu pour le moindre dans le Royaume des Cieux ;"  

"au contraire, celui qui les exécutera et les enseignera, celui-là sera tenu pour grand dans le Royaume des Cieux." Les petites choses qui constituent notre quotidien, prennent une valeur d’éternité car elles sont accomplie avec amour. « Celui qui les observera et les enseignera sera déclaré grand dans le Royaume des cieux. » La révélation des commandements de Dieu est une merveille. Elle est plus grande encore, quand nous vivons concrètement, dans le quotidien le message de Jésus ! Notre cœur n’est pas loin de Dieu, vivre d’Amour est le plus grand bonheur. C’est par l’Eucharistie que Jésus nous donne la possibilité d’ajuster notre cœur à son cœur. Que nous soyons en Lui et que son amour prenne tout en nous. Alors Jésus resplendit en nous l’amour infini de Dieu, il nous apprend l’importance de l’exemple : « Celui qui les observera et les enseignera sera déclaré grand dans le Royaume des Cieux. »

Citation :
Nous demandons la grâce d’etre entraînés dans l’infini de l’amour de Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit




Saint Cyrille d'Alexandrie (380-444), Évêque et Docteur de l'Église
Homélie 12 ; PG 77, 1041s (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 174)
 

« Je ne suis pas venu abolir la Loi, mais l'accomplir »

Nous avons vu le Christ obéir aux lois de Moïse, c'est-à-dire que Dieu, le législateur, se soumettait, comme un homme, à ses propres lois. C'est ce que nous enseigne saint Paul...: « Lorsque les temps furent accomplis, Dieu a envoyé son Fils ; il est né d'une femme, il a été sujet de la Loi juive, pour racheter ceux qui étaient sujets de la Loi » (Ga 4,4-5). Donc, le Christ a racheté de la malédiction de la Loi ceux qui en étaient les sujets, mais qui ne l'observaient pas. De quelle manière les a-t-il rachetés ? En accomplissant cette Loi ; autrement dit, afin d'effacer la transgression dont Adam s'était rendu coupable, il s'est montré obéissant et docile à notre place, envers Dieu le Père. Car il est écrit : « De même que tous sont devenus pécheurs parce qu'un seul homme a désobéi, de même tous deviendront justes parce qu'un seul homme a obéi » (Rm 5,18). Avec nous il a courbé la tête devant la Loi, et il l'a fait selon le plan divin de l'Incarnation. En effet, « il devait accomplir parfaitement ce qui est juste » (cf Mt 3,15).

     Après avoir pris pleinement la condition de serviteur (Ph 2,7), précisément parce que sa condition humaine le rangeait au nombre de ceux qui portent le joug, il a payé le montant de l'impôt aux percepteurs comme tout le monde, alors que par nature, et en tant que Fils, il en était dispensé (Mt 18,23-26). Donc, lorsque tu le vois observer la Loi, ne sois pas choqué, ne mets pas au rang des serviteurs celui qui est libre, mais mesure par la pensée la profondeur d'un tel dessein.
   


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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mer 2 Mar 2016 - 18:59

Bonsoir Lumen,

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Jeudi 3 Mars 2016

De la férie

3ième semaine du Temps de Carême
(Couleur liturgique : Violet )
Année C





(Première lecture)
Livre du Prophète Jérémie 7 : 23 à 28


« Voilà bien la nation qui n’a pas écouté la VOIX du SEIGNEUR son DIEU »

Ainsi PARLE le SEIGNEUR :
Voici l’ORDRE que J’ai donné à vos pères :
« Écoutez MA VOIX :
Je serai votre DIEU,
et vous, vous serez Mon Peuple ;
vous suivrez tous les CHEMINS que Je vous PRESCRIS,
afin que vous soyez heureux. »
Mais ils n’ont pas écouté,
ils n’ont pas prêté l’oreille,
ils ont suivi les mauvais penchants de leur cœur endurci ;
ils ont tourné leur dos et non leur visage.
Depuis le jour où vos pères sont sortis du pays d’Égypte
jusqu’à ce jour,
J’ai envoyé vers vous, inlassablement,
tous Mes Serviteurs les Prophètes.
Mais ils ne m’ont pas écouté,
ils n’ont pas prêté l’oreille,
ils ont raidi leur nuque,
ils ont été pires que leurs pères.
Tu leur diras toutes CES PAROLES,
et ils ne t’écouteront pas.
Tu les appelleras,
et ils ne te répondront pas.
Alors, tu leur diras :
« Voilà bien la nation qui n’a pas écouté
la VOIX du SEIGNEUR son DIEU,
et n’a pas accepté de leçon !
La VÉRITÉ s’est perdue,
elle a disparu de leur bouche. »

– PAROLE du SEIGNEUR.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris







Au moment de se présenter devant le SEIGNEUR


[Psaume 94 (95) ; entièrement]


Psaume 94 (95) : 1 et 2, 6 et 7ab, 7d à 9a

R/ Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur,
mais écoutez la VOIX du SEIGNEUR.


Venez, crions de joie pour le SEIGNEUR,
acclamons notre ROCHER, notre SALUT !
Allons jusqu’à LUI en rendant grâce,
par nos hymnes de fête acclamons-LE !
R/

Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous,
adorons le SEIGNEUR qui nous a faits.
Oui, IL est notre DIEU ;
nous sommes le Peuple qu’IL conduit.
R/

Aujourd’hui écouterez-vous SA PAROLE ?
« Ne fermez pas votre cœur comme au désert,
comme au jour de tentation et de défi,
où vos pères M’ont tenté et provoqué. »
R/

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris






Évangile de JÉSUS-CHRIST selon Saint Luc 11 : 14 à 23

Acclamation de l’Évangile :
GLOIRE À TOI, SEIGNEUR,
HONNEUR, PUISSANCE ET MAJESTÉ !

Maintenant, dit le SEIGNEUR,
revenez à Moi de tout votre cœur,
car JE SUIS TENDRE ET MISÉRICORDIEUX.
GLOIRE À TOI, SEIGNEUR,
HONNEUR, PUISSANCE ET MAJESTÉ !

(cf. Jl 2, 12-13)




« Celui qui n’est pas avec Moi est contre Moi »

En ce temps-là,
JÉSUS expulsait un démon qui rendait un homme muet.
Lorsque le démon fut sorti, le muet se mit à parler,
et les foules furent dans l’admiration.
Mais certains d’entre eux dirent :
« C’est par Béelzéboul, le chef des démons,
qu’IL expulse les démons. »
D’autres, pour LE mettre à l’épreuve,
cherchaient à obtenir de LUI un signe venant du Ciel.
JÉSUS, connaissant leurs pensées, leur dit :
« Tout royaume divisé contre lui-même devient désert,
ses maisons s’écroulent les unes sur les autres.
Si Satan, lui aussi, est divisé contre lui-même,
comment son royaume tiendra-t-il ?
Vous dites en effet que c’est par Béelzéboul
que J’expulse les démons.
Mais si c’est par Béelzéboul que Moi, Je les expulse,
vos disciples, par qui les expulsent-ils ?
Dès lors, ils seront eux-mêmes vos juges.
En revanche, si c’est par le DOIGT DE DIEU
queJ’expulse les démons,
c’est donc que le RÈGNE DE DIEU est venu jusqu’à vous.
Quand l’homme fort, et bien armé, garde son palais,
tout ce qui lui appartient est en sécurité.
Mais si un plus fort survient et triomphe de lui,
il lui enlève son armement, auquel il se fiait,
et il distribue tout ce dont il l’a dépouillé.
Celui qui n’est pas avec Moi est contre Moi ;
celui qui ne rassemble pas avec Moi disperse. »

– Acclamons la PAROLE de DIEU.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris










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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Jeu 3 Mar 2016 - 19:10

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Dernière édition par Nicolas le Jeu 3 Mar 2016 - 19:12, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Jeu 3 Mar 2016 - 19:11

Vendredi 4 Mars 2016

Saint Casimir


3ième semaine du Temps de Carême
(Couleur liturgique : Violet )
Année C





(Première lecture)
Livre du Prophète Osée 14 : 2 à 10


« Nous ne dirons plus à l’ouvrage de nos mains : “TU es notre DIEU” »

Aisnsi PARLE le SEIGNEUR :
Reviens, Israël, au SEIGNEUR ton DIEU ;
car tu t’es effondré par suite de tes fautes.
Revenez au SEIGNEUR
en LUI présentant ces paroles :
« Enlève toutes les fautes, et accepte ce qui est bon.
Au lieu de taureaux, nous T’offrons en sacrifice
les paroles de nos lèvres.
Puisque les Assyriens ne peuvent pas nous sauver,
nous ne monterons plus sur des chevaux,
et nous ne dirons plus à l’ouvrage de nos mains :
“TU es notre DIEU”,
car de TOI SEUL l’orphelin reçoit de la TENDRESSE. »

Voici la RÉPONSE du SEIGNEUR :
Je les guérirai de leur infidélité,
Je les aimerai d’un amour gratuit,
car Ma Colère s’est détournée d’Israël.
Je serai pour Israël comme la rosée,
il fleurira comme le lis,
il étendra ses racines comme les arbres du Liban.
Ses jeunes pousses vont grandir,
sa parure sera comme celle de l’olivier,
son parfum, comme celui de la forêt du Liban.
Ils reviendront s’asseoir à son ombre,
ils feront revivre le froment,
ils fleuriront comme la vigne,
ils seront renommés comme le vin du Liban.
Éphraïm ! Peux-tu Me confondre avec les idoles ?
C’est Moi qui te réponds et qui te regarde.
Je suis comme le cyprès toujours vert,
c’est Moi qui te donne ton fruit.

Qui donc est assez sage
pour comprendre ces choses,
assez pénétrant pour les saisir ?
Oui, les CHEMINS du SEIGNEUR sont DROITS :
les justes y avancent,
mais les pécheurs y trébuchent.

– PAROLE du SEIGNEUR.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris







Ah, si Mon Peuple M’écoutait…!

Du répertoire du chef de chorale et du recueil d’Assaf. Accompagnement sur la harpe de Gat.

[Psaume 80 (81) ; entièrement]



Psaume 80 (81) : 6c et 8a, 8bc et 9, 10 et 11ab, 14 et 17

R/ C’est Moi, le SEIGNEUR ton DIEU,
écoute Ma VOIX.


J’entends des mots qui M’étaient inconnus :
« J’ai ôté le poids qui chargeait ses épaules ;
ses mains ont déposé le fardeau.
Quand tu criais sous l’oppression, Je t’ai sauvé.
R/

« Je répondais, caché dans l’orage,
je t’éprouvais près des eaux de Mériba.
Écoute, Je t’adjure, ô mon peuple ;
vas-tu M’écouter, Israël ?
R/

« Tu n’auras pas chez toi d’autres dieux,
tu ne serviras aucun dieu étranger.
C’est Moi, le SEIGNEUR ton DIEU,
qui t’ai fait monter de la terre d’Égypte !
R/

« Ah ! Si Mon Peuple M’écoutait,
Israël, s’il allait sur MES CHEMINS !
Je le nourrirais de la fleur du froment,
Je le rassasierais avec le miel du rocher ! »
R/

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris






Évangile de JÉSUS-CHRIST selon Saint Marc 12 : 28b à 34

Acclamation de l’Évangile :
TA PAROLE, SEIGNEUR, EST VÉRITÉ
ET TA LOI, DÉLIVRANCE.

Convertissez-vous, dit le SEIGNEUR,
car le Royaume des Cieux est tout proche.
TA PAROLE, SEIGNEUR, EST VÉRITÉ
ET TA LOI, DÉLIVRANCE.

(Mt 4, 17)




« Le SEIGNEUR notre DIEU est l’UNIQUE SEIGNEUR : tu L’aimeras »

En ce temps- là,
un scribe s’avança vers JÉSUS pour LUI demander :
« Quel est le premier de tous les commandements ? »
JÉSUS lui fit cette réponse :
« Voici le premier :

Écoute, Israël :
le SEIGNEUR notre DIEU est l’UNIQUE SEIGNEUR.
Tu aimeras le SEIGNEUR ton DIEU
de tout ton cœur, de toute ton âme,
de tout ton esprit et de toute ta force.


Et voici le second :

Tu aimeras ton prochain comme toi-même.

Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux- là. »
Le scribe reprit :
« Fort bien, MAÎTRE, TU as dit vrai :
DIEU EST L’UNIQUE
et il n’y en a pas d’autre que LUI.
L’aimer de tout son cœur,
de toute son intelligence, de toute sa force,
et aimer son prochain comme soi-même,
vaut mieux que toute offrande d’holocaustes et de sacrifices. »
JÉSUS, voyant qu’il avait fait une remarque judicieuse, lui dit :
« Tu n’es pas loin du Royaume de DIEU. »
Et personne n’osait plus L’interroger.

– Acclamons la PAROLE de DIEU.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris











Textes du jour, lu sur :
Les services de la liturgie Catholique

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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Ven 4 Mar 2016 - 18:58

Bonsoir Lumen,

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Samedi 5 Mars 2016

De la férie

3ième semaine du Temps de Carême
(Couleur liturgique : Violet )
Année C





(Première lecture)
Livre du Prophète Osée 6 : 1 à 6


« Je veux la fidélité, non le sacrifice »

Venez, retournons vers le SEIGNEUR !
IL a blessé, mais IL nous guérira ;
IL a frappé, mais IL nous soignera.
Après deux jours, IL nous rendra la vie ;
IL nous relèvera le troisième jour :
alors, nous vivrons devant SA FACE.

Efforçons-nous de connaître le SEIGNEUR :
SON LEVER est aussi sûr que l’aurore ;
IL nous viendra comme la pluie,
l’ondée qui arrose la terre.
– Que ferai-Je de toi, Éphraïm ?
Que ferai-Je de toi, Juda ?
Votre fidélité, une brume du matin,
une rosée d’aurore qui s’en va.
Voilà pourquoi J’ai frappé par Mes Prophètes,
donné la mort par les PAROLES de Ma BOUCHE :
Mon JUGEMENT jaillit comme la LUMIÈRE.
Je veux la Fidélité, non le sacrifice,
la Connaissance de DIEU plus que les holocaustes.

– PAROLE du SEIGNEUR.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris







Prière pour obtenir le pardon

Psaume appartenant au répertoire du chef de chorale et au recueil de David. Il fait allusion à la visite que le Prophète Natan rendit à David après que celui-ci eut commis adultère avec Bethsabée ( Batchéba).

[Psaume 50 (51) ; entièrement]



Psaume 50 (51) : 3 et 4, 18 et 19, 20 et 21ab

R/ TU veux la Fidélité, SEIGNEUR,
non le sacrifice.


Pitié pour moi, mon DIEU, dans TON AMOUR,
selon TA GRANDE MISÉRICORDE, efface mon péché.
Lave-moi tout entier de ma faute,
purifie-moi de mon offense.
R/

Si j’offre un sacrifice, TU n’en veux pas,
TU n’acceptes pas d’holocauste.
Le sacrifice qui plaît à DIEU, c’est un Esprit Brisé ;
TU ne repousses pas, ô mon DIEU, un Cœur Brisé et Broyé.
R/

Accorde à Sion le bonheur,
relève les murs de Jérusalem.
Alors TU accepteras de justes sacrifices,
oblations et holocaustes sur Ton Autel.
R/

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris






Évangile de JÉSUS-CHRIST selon Saint Luc 18 : 9 à 14

Acclamation de l’Évangile :
TES PAROLES, SEIGNEUR, SONT ESPRIT
ET ELLES SONT VIE.

Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur,
mais écoutez la VOIX du SEIGNEUR.
TES PAROLES, SEIGNEUR, SONT ESPRIT
ET ELLES SONT VIE.

(cf. Ps 94, 8a.7d)




« Le publicain était devenu un homme juste, plutôt que l’autre »

En ce temps-là,
à l’adresse de certains qui étaient convaincus d’être justes
et qui méprisaient les autres,
JÉSUS dit la parabole que voici :
« Deux hommes montèrent au Temple pour prier.
L’un était pharisien,
et l’autre, publicain (c’est-à-dire un collecteur d’impôts).
Le pharisien se tenait debout et priait en lui-même :
“Mon DIEU, je te rends grâce
parce que je ne suis pas comme les autres hommes
– ils sont voleurs, injustes, adultères –,
ou encore comme ce publicain.
Je jeûne deux fois par semaine
et je verse le dixième de tout ce que je gagne.”
Le publicain, lui, se tenait à distance
et n’osait même pas lever les yeux vers le Ciel ;
mais il se frappait la poitrine, en disant :
“Mon DIEU, montre-TOI favorable au pécheur que je suis !”
Je vous le déclare :
quand ce dernier redescendit dans sa maison,
c’est lui qui était devenu un homme juste,
plutôt que l’autre.
Qui s’élève sera abaissé ;
qui s’abaisse sera élevé. »

– Acclamons la PAROLE de DIEU.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris










Textes du jour, lu sur :
Les services de la liturgie Catholique

http://www.aelf.org/office-messe?date_my=05/03/2016

Liens :
http://www.aelf.org/office-messe
http://services.liturgiecatholique.fr/






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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Sam 5 Mar 2016 - 11:29

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !
Bonjour Nicolas, Merci !



Homélie :

« Jésus dit à l’adresse de certains qui se flattaient d’être des justes et n’avaient que mépris pour les autres, la parabole que voici :

« Deux hommes montèrent au Temple pour prier ; l’un était Pharisien et l’autre publicain.» Monter vers Dieu et vers soi, en sachant que c’est sans arrêt qu’il faudra recommencer ! Nous avons la certitude d’un voyage pas toujours facile, mais toujours passionnant Dieu nous accompagne et nous rencontre à chaque fois que nous le désirons : « Père, aie pitié de moi, je suis pécheur. » Dieu aime que nous fassions le premier pas vers lui, que nous montions vers le ciel, vers Dieu, vers nous-mêmes avec l’aide de Jésus. Deux hommes prient le même Seigneur, pour le pharisien, la prière va vers un moi satisfait et sécurisé, cet homme est, à ses yeux, le seul intact, le seul digne, l’artisan de sa propre perfection. « Les autres » se laissent compromettre avec l’argent, les aventures, tandis que lui, le « séparé », l’homme à part, est demeuré inentamé, inattaquable. Il n’a jamais su « être-avec » les autres, devant Dieu. Pour se sentir vivre, il lui faut se percevoir comme en dehors de la destinée commune, il a mis Dieu à son service. Nous connaissons ces difficultés, et nous nous retrouvons aussi dans l’autre personnage de l’Evangile ! Comme lui, conscients de notre misère, nous nous tournons vers Dieu avec des lamentations, mais Dieu nous invite à une relation plus profonde avec lui.

"« Le Pharisien, debout, priait ainsi en lui-même : « Mon Dieu, je te rends grâces de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes, qui sont rapaces, injustes, adultères, ou bien encore comme ce publicain ;

je jeûne deux fois la semaine, je donne la dîme de tout ce que j’acquiers. » Ce pharisien est content de ne pas être comme les voleurs, les injustes, les adultères : Les autres sont affreux, lui, dit-il, est génial. Qu’est-ce qui crée cette façon de penser ? Il dit tout le temps « je » : Je rend grâce, je ne suis pas comme les autres humains, je jeûne, je paie la dîme. Il ne regardent les autres que pour les juger, en dire du mal et revenir à lui-même afin de pouvoir à nouveau se remplir de lui-même. Toute l’assurance du Pharisien repose sur ses œuvres : ses comptes pour le Temple sont en règle, et, une fois la dîme versée, il se sent tranquille pour user de tout le reste comme bon lui semble. Nous pouvons nous retrouver, comme ce Pharisien, supérieur aux autres en demeurant bien masqué en nous-même ! « Ton amour est fugitif comme la brume du matin, » dit la Parole. La brume du matin, c’est cette auto-suffisance qui fait disparaître bien vite le don de Dieu devant les réalités de la vie et les événements plus difficiles.

« Le publicain, se tenant à distance, n’osait même pas lever les yeux au ciel, mais il se frappait la poitrine, en disant : « Mon Dieu, aie pitié du pécheur que je suis !  

Je vous le dis : ce dernier descendit chez lui justifié, l’autre non. Car tout homme qui s’élève sera abaissé, mais celui qui s’abaisse sera élevé. » Le publicain, collecteur d’impôt se reconnaît pécheur, il se regarde et se dit : Ça ne va pas. Il prie devant les autres, il s’inquiète de leur regard, se mettant à l’écart. Il a le soucis des autres, il prie devant Dieu dont il s’inquiète du regard, il n’ose pas le regarder. Il lui fait cependant une demande, il sait qu’il a besoin de lui, il reconnaît qu’il est inachevé, qu’il doit bouger, changer, avancer, il en a besoin, c’est un pécheur. Dieu nous prend là où nous sommes, le publicain vient au Temple pour trouver en Dieu un confident de sa misère. Il se tient à distance, comme un homme qui n’aurait pas droit à l’amour de Dieu. Comme nous, il reconnaît humblement, avec une sorte d’évidence, combien le mensonge s’est installé dans sa vie, combien il a perdu la hâte du Royaume et combien il a peu aimer. C’est alors que peut monter la vraie prière, celle qui traverse le dépit orgueilleux et exprime la vraie conversion, l’authentique retournement vers Dieu : « Mon Dieu, aie pitié du pécheur que je suis ! » Seule cette prière de pauvre peut nous ouvrir le chemin de la paix, parce qu’elle nous situe devant Dieu dans notre vérité de créature, dans notre responsabilité de pécheurs, mais aussi dans la certitude de la victoire du Christ et dans l’espérance de ce qu’il nous prépare.

Citation :
Nous demandons à Dieu la grâce d’unifier en nous la prière de supplication et d’action de grâce pour qu’un reflet de son amour resplendisse dans notre cœur.



Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit




Saint Jean Climaque (v. 575-v. 650), moine au Mont Sinaï
L'Échelle sainte, ch. 28 (trad. Petite Philocalie, Seuil 1979, p. 91 rev)
 

« Prends pitié de moi pécheur »

Que votre prière soit toute simple ; une seule parole a suffi au publicain et à l'enfant prodigue pour obtenir le pardon de Dieu (Lc 15,21)... Point de recherche dans les paroles de votre prière ; que de fois les bégaiements simples et monotones des enfants fléchissent leur père ! Ne vous lancez donc pas dans de longs discours afin de ne pas dissiper votre esprit par la recherche des paroles. Une seule parole du publicain a ému la miséricorde de Dieu ; un seul mot plein de foi a sauvé le bon larron (Lc 23,42). La prolixité dans la prière souvent emplit l'esprit d'images et le dissipe tandis que souvent une seule parole a pour effet de le recueillir. Vous sentez-vous consolé, saisi par une parole de la prière ? Arrêtez-vous-y, car c'est que notre ange alors prie avec nous. Pas trop d'assurance, même si vous avez obtenu la pureté, mais plutôt une grande humilité, et vous sentirez alors une plus grande confiance. Même si vous avez gravi l'échelle de la perfection, priez pour demander le pardon de vos péchés ; écoutez ce cri de saint Paul : « Je suis un pécheur, moi le premier » (1Tm 1,15)... Si vous êtes revêtu de douceur et libre de toute colère, il ne vous en coûtera plus beaucoup pour libérer votre esprit de la captivité.

   Tant que nous n'aurons pas obtenu la prière véritable, nous ressemblerons à ceux qui apprennent aux enfants à faire leurs premiers pas. Travaillez à élever votre pensée ou mieux à la contenir dans les paroles de votre prière ; si la faiblesse de l'enfance la fait tomber, relevez-la. Car l'esprit est instable de nature mais Celui qui peut tout affermir peut fixer aussi l'esprit... Le premier degré de la prière consiste donc à chasser par une parole simple les suggestions de l'esprit au moment même où elles se présentent. Le second, c'est de garder notre pensée uniquement à ce que nous disons et que nous pensons. Le troisième, c'est la saisie de l'âme dans le Seigneur. (Ps 118,137).
   


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Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !


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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Sam 5 Mar 2016 - 19:43

Bonsoir Lumen,

Bonsoir à toutes et à tous,





Dimanche 6 Mars 2016

4ième Dimanche de Carême, de Lætare

(Couleur liturgique : Violet )
Année C










Lien :
http://www.ktotv.com/emissions/priere-et-vie-de-l-eglise/priere/en-marche-vers-dimanche

Vu sur :
www.KTOTV.com






(Première lecture)
Livre de Josué 5 : 9a et 10 à 12


L’arrivée du Peuple de DIEU en Terre Promise et la célébration de la Pâque

En ces jours-là,
le SEIGNEUR dit à Josué :
« Aujourd'hui, j'ai enlevé de vous le déshonneur de l'Égypte. »
Les fils d’Israël campèrent à Guilgal
et célébrèrent la Pâque le quatorzième jour du mois,
vers le soir, dans la plaine de Jéricho.
Le lendemain de la Pâque,
en ce jour même,
ils mangèrent les produits de cette terre :
des pains sans levain et des épis grillés.
À partir de ce jour, la manne cessa de tomber,
puisqu’ils mangeaient des produits de la terre.
Il n’y avait plus de manne pour les fils d’Israël,
qui mangèrent cette année-là
ce qu’ils récoltèrent sur la terre de Canaan.


– PAROLE du SEIGNEUR.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris







Le SEIGNEUR m’a délivré de toutes mes craintes


Du recueil de David. Devant Abimélek, David s’était fait passer pour fou. Après avoir été mis à la porte par celui-ci, il prononça les paroles que voici.

Psaume 33 (34) , entièrement




Psaume 33 (34) : 2 et 3, 4 et 5, 6 et 7


R/ Goûtez et voyez
comme est BON le SEIGNEUR !


Je bénirai le SEIGNEUR en tout temps,
SA LOUANGE sans cesse à mes lèvres.
Je me glorifierai dans le SEIGNEUR :
que les pauvres m’entendent et soient en fête !
R/


Magnifiez avec moi le SEIGNEUR,
exaltons tous ensemble SON NOM.
Je cherche le SEIGNEUR, IL me répond :
de toutes mes frayeurs, IL me délivre.
R/


Qui regarde vers LUI resplendira,
sans ombre ni trouble au visage.
Un pauvre crie ; le SEIGNEUR entend :
IL le sauve de toutes ses angoisses.
R/


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



« Chant audio du Psaume 33 (34) »

Du CD, Signes :

http://www.mirari.fr/wT2o







(Deuxième lecture)
Deuxième Lettre de Saint Paul Apôtre aux Corinthiens 5 : 7 à 21


« DIEU nous a réconciliés avec LUI par le CHRIST »

Frères,
si quelqu’un est dans le CHRIST,
il est une Créature Nouvelle.
Le monde ancien s’en est allé,
un monde nouveau est déjà né.
Tout cela vient de DIEU :
IL nous a réconciliés avec LUI par le CHRIST,
et IL nous a donné le ministère de la réconciliation.
Car c’est bien DIEU
qui, dans le CHRIST, réconciliait le monde avec LUI :
IL n’a pas tenu compte des fautes,
et IL a déposé en nous la PAROLE de la RÉCONCILIATION.
Nous sommes donc les ambassadeurs du CHRIST,
et par nous c’est DIEU LUI-MÊME qui lance un appel :
nous le demandons au NOM DU CHRIST,
laissez-vous réconcilier avec DIEU.
CELUI qui n’a pas connu le péché,
DIEU L’a pour nous identifié au péché,
afin qu’en LUI nous devenions justes
de la JUSTICE même de DIEU.


– PAROLE du SEIGNEUR.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris







Évangile de JÉSUS-CHRIST selon Saint Luc 15 : 1 à 3, 11 à 32

Acclamation de l’Évangile :
GLOIRE ET LOUANGE À TOI, SEIGNEUR JÉSUS.

Je me lèverai, j’irai vers mon père,
et je lui dirai :
Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.

GLOIRE ET LOUANGE À TOI, SEIGNEUR JÉSUS.
(Mt 4, 17)




« Ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie »

En ce temps-là,
les publicains et les pécheurs
venaient tous à JÉSUS pour L’écouter.
Les pharisiens et les scribes récriminaient contre LUI :
« Cet Homme fait bon accueil aux pécheurs,
et IL mange avec eux ! »
Alors JÉSUS leur dit cette parabole :
« Un homme avait deux fils.
Le plus jeune dit à son père :
‘Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.’
Et le père leur partagea ses biens.
Peu de jours après,
le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait,
et partit pour un pays lointain
où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre.
Il avait tout dépensé,
quand une grande famine survint dans ce pays,
et il commença à se trouver dans le besoin.
Il alla s’engager auprès d’un habitant de ce pays,
qui l’envoya dans ses champs garder les porcs.
Il aurait bien voulu se remplir le ventre
avec les gousses que mangeaient les porcs,
mais personne ne lui donnait rien.
Alors il rentra en lui-même et se dit :
‘Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance,
et moi, ici, je meurs de faim !
Je me lèverai, j’irai vers mon père,
et je lui dirai :
Père, j’ai péché contre le Ciel et envers toi.
Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.
Traite-moi comme l’un de tes ouvriers.’
Il se leva et s’en alla vers son père.
Comme il était encore loin,
son père l’aperçut et fut saisi de compassion ;
il courut se jeter à son cou
et le couvrit de baisers.
Le fils lui dit :
‘Père, j’ai péché contre le Ciel et envers toi.
Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.’
Mais le père dit à ses serviteurs :
‘Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller,
mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds,
allez chercher le veau gras, tuez-le,
mangeons et festoyons,
car mon fils que voilà était mort,
et il est revenu à la vie ;
il était perdu,
et il est retrouvé.’
Et ils commencèrent à festoyer.

Or le fils aîné était aux champs.
Quand il revint et fut près de la maison,
il entendit la musique et les danses.
Appelant un des serviteurs,
il s’informa de ce qui se passait.
Celui-ci répondit :
‘Ton frère est arrivé,
et ton père a tué le veau gras,
parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé.’
Alors le fils aîné se mit en colère,
et il refusait d’entrer.
Son père sortit le supplier.
Mais il répliqua à son père :
‘Il y a tant d’années que je suis à ton service
sans avoir jamais transgressé tes ordres,
et jamais tu ne m’as donné un chevreau
pour festoyer avec mes amis.
Mais, quand ton fils que voilà est revenu
après avoir dévoré ton bien avec des prostituées,
tu as fait tuer pour lui le veau gras !’
Le père répondit :
‘Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi,
et tout ce qui est à moi est à toi.
Il fallait festoyer et se réjouir ;
car ton frère que voilà était mort,
et il est revenu à la vie ;
il était perdu,
et il est retrouvé ! »


– Acclamons la PAROLE de DIEU.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris










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Les services de la liturgie Catholique

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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Dim 6 Mar 2016 - 18:31

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !
Bonjour Nicolas, Merci !



Homélie :

Les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter. Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! »

Alors Jésus leur dit cette parabole : Jésus dit encore : « Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père : ’Père, donne-moi la part d’héritage qui me revient.’ Et le père fit le partage de ses biens. Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait, et partit pour un pays lointain où il gaspilla sa fortune en menant une vie de désordre. Quand il eut tout dépensé, une grande famine survint dans cette région, et il commença à se trouver dans la misère.» Dieu est un Père qui veille, qui attend, qui ouvre ses bras, qui pardonne et organise une grande fête pour son fils qui revient. Ainsi le fils prodigue nous redit l’Amour infini du Père pour nous. La faute est voilée : « Immédiatement, saisi de pitié, son père courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers, » Ainsi il réintègre son fils dans son Amour. Par le seul fait que son fils revienne, il a déjà retrouvé la vie. Il a fait l’expérience, dans le délaissement de son père, dans son éloignement, qu’il avait été près de la mort. Il est revenu, il est vivant. Avec la parabole de l’enfant prodigue, la communauté chrétienne est invitée à entretenir l’espérance que ceux qui ont délaissé la maison paternelle, s’ils reviennent un jour, ils partageront la tendresse de Dieu.

Il alla s’embaucher chez un homme du pays qui l’envoya dans ses champs garder les porcs.

Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui donnait rien. Alors il réfléchit : ’Tant d’ouvriers chez mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim ! Je vais retourner chez mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et contre toi…Prends- moi comme l’un de tes ouvriers.’ Dieu respecte toujours nos choix, même celui de le mettre de côté. Il espère le retour de son jeune fils, mais il ne force rien, il ne force jamais la porte ! Malgré nos égoïsmes et nos manques de respect, Dieu reste un père plein de tendresse, qui « fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et tomber la pluie sur les justes et sur les injustes. » Dieu aime tellement le monde qu’il nous envoie son propre Fils. Jésus vivra au milieu de nous, il mourra parmi nous, pour nous sauver. Dans ce salut, c’est à la fois la faute de l’origine, et c’est aussi celle que l’humanité ajoute encore au mal du monde, qui s’en est allée. Par Jésus, le Sauveur du monde, nous entrons dans le mystère d’une nouvelle filiation divine. Devenu l’enfant bien aimé du Père par le Baptême, nous rendons grâce à Dieu et nous tissons des liens fraternels nouveaux. Nous sommes devenus, grâce à Jésus, une créature nouvelle. Le monde ancien, celui de la peur et de la culpabilité qui sommeillait encore en nous, n’est plus. Notre marche vers Pâques est un chemin de résurrection dans le Christ.

Mais le père dit à ses domestiques : ’Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller. Mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds. 

Allez chercher le veau gras, tuez-le ; mangeons et festoyons. Car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé. Et ils commencèrent la fête. Le fils aîné était aux champs. A son retour, quand il fut près de la maison, il entendit la musique et les danses. Appelant un des domestiques, il demanda ce qui se passait. Celui-ci répondit : ’C’est ton frère qui est de retour. Et ton père a tué le veau gras, parce qu’il a vu revenir son fils en bonne santé.’ Alors le fils aîné se mit en colère, et il refusait d’entrer. Son père, qui était sorti, le suppliait. Mais il répliqua : ’ Il y a tant d’années que je suis à ton service sans avoir jamais désobéi à tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis. Mais, quand ton fils que voilà est arrivé après avoir dépensé ton bien avec des filles, tu as fait tuer pour lui le veau gras !’ Le père répondit : ’Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi. Il fallait bien festoyer et se réjouir ; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé !' » Le Tout-puissant qui nous a créé librement et libres, nous a guéris des blessures passées, pour que notre cœur soit rempli d’un amour nouveau, surabondant. Que pourrait faire le Père pour le fils ainé ? Celui-ci semble oublier qu’il y a une différence entre réussir dans la vie et réussir sa vie ! » Il en est de même pour nous, c’est redevenus l’enfant bien aimé du Père, que nous pouvons comme des frères et des sœurs qui s’aiment, bâtir le monde de l’amour.

Citation :
Nous demandons la grâce de demeurer dans l’amour de notre Père qui est guérison pour nous.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit




Saint Augustin (354-430), Évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et Docteur de l'Église
Discours sur les psaumes, Ps 138, 5-6; CCL 40, 1992-1993 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 347)
 

« Comme il était encore loin, son père l'aperçut »

« De loin tu as compris mes pensées, tu as découvert mon sentier, tu as prévu tous mes chemins » (Ps 138,2-3). Pendant que je suis encore voyageur, avant mon arrivée dans la patrie, tu as compris ma pensée. Songez au fils cadet, parti au loin... L'aîné n'était pas parti au loin, il travaillait aux champs et il symbolisait les saints qui, sous la Loi, observaient les pratiques et les préceptes de la Loi.

   Mais le genre humain, qui s'était égaré dans le culte des idoles, était « parti au loin ». Rien, en effet, n'est aussi loin de celui qui t'a créé que cette image modelée par toi-même, pour toi. Le fils cadet partit donc dans une région lointaine, emportant avec lui sa part d'héritage et, comme nous l'apprend l'Evangile, il la gaspilla... Après tant de malheurs et d'accablement, d'épreuves et de dénuement, il se rappela son père et voulut revenir vers lui. Il se dit : « Je me lèverai, et j'irai vers mon père... » Mais celui que j'avais abandonné, n'est-il pas partout ? C'est pourquoi dans l'Evangile, le Seigneur nous dit que son père « vint au-devant de lui ». C'est vrai, parce qu'il avait « compris de loin ses pensées. Tu as prévu tous mes chemins ». Lesquels ? sinon les mauvais chemins qu'il avait suivis pour abandonner son père, comme s'il pouvait se cacher à ses regards qui le réclament, ou comme si la misère écrasante qui le réduisait à garder les porcs n'était pas le châtiment que le père lui infligeait dans son éloignement en vue de le recevoir à son retour ? ...

   Dieu sévit contre nos passions, où que nous allions, si loin que nous puissions nous éloigner. Donc, comme un fuyard qu'on arrête, le fils dit : « Tu as découvert mon sentier, et tu as prévu tous mes chemins ». Mon chemin, si long soit-il, n'a pas pu m'éloigner de ton regard. J'avais beaucoup marché, mais tu étais là où je suis arrivé. Avant même que j'y sois entré, avant même que j'y aie marché, tu l'as vu d'avance. Et tu as permis que je suive mes chemins dans la peine, pour que, si je ne voulais plus peiner, je revienne dans tes chemins... Je confesse ma faute devant toi : j'ai suivi mon propre sentier, je me suis éloigné de toi ; je t'ai quitté, toi auprès de qui j'étais bien ; et pour mon bien, il a été mauvais pour moi d'avoir été sans toi. Car, si je m'étais trouvé bien sans toi, je n'aurais peut-être pas voulu revenir à toi.
   


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du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !



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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Dim 6 Mar 2016 - 18:39

Bonsoir Lumen,

Bonsoir à toutes et à tous,




Lundi 7 Mars 2016

Sainte Perpétue et Sainte Félicité, Martyres


4ième semaine du Temps de Carême
(Couleur liturgique : Violet )
Année C





(Première lecture)
Livre du Prophète Isaïe 65 : 17 à 21


« On n’y entendra plus de pleurs ni de cris »

Ainsi PARLE le SEIGNEUR :
Oui, voici : Je vais créer
un Ciel Nouveau et une Terre Nouvelle,
on ne se souviendra plus du passé,
il ne reviendra plus à l’esprit.
Soyez plutôt dans la joie, exultez sans fin
pour ce que Je crée.
Car Je vais recréer Jérusalem,
pour qu’elle soit exultation,
et que son peuple devienne joie.
J’exulterai en Jérusalem,
Je trouverai Ma JOIE dans mon peuple.
On n’y entendra plus de pleurs ni de cris.
Là, plus de nourrisson emporté en quelques jours,
ni d’homme qui ne parvienne au bout de sa vieillesse ;
le plus jeune mourra centenaire,
ne pas atteindre cent ans sera malédiction.
On bâtira des maisons, on y habitera ;
on plantera des vignes, on mangera leurs fruits.

– PAROLE du SEIGNEUR.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris







SEIGNEUR, TU m’as rendu la vie

Chant pour la consécration du temple, appartenant au recueil de David.

[Psaume 29 (30) ; entièrement]



Psaume 29 (30) : 2a et 3 et 4, 5 et 6, 9 et 12a et 13cd

R/ Je t’exalte, SEIGNEUR : TU m’as relevé.

Je T’exalte, SEIGNEUR : TU m’as relevé.
Quand j’ai crié vers TOI, SEIGNEUR.
SEIGNEUR, tu m’as fait remonter de l’abîme
et revivre quand je descendais à la fosse.
R/

Fêtez le SEIGNEUR, vous, Ses Fidèles,
rendez grâce en rappelant SON NOM TRÈS SAINT.
Sa colère ne dure qu’un instant, SA BONTÉ, toute la VIE ;
avec le soir, viennent les larmes,
mais au matin, les cris de joie.
R/

Et j’ai crié vers TOI, SEIGNEUR,
j’ai supplié mon DIEU.
TU as changé mon deuil en une danse.
Que sans fin, SEIGNEUR, mon DIEU, je TE rende grâce !
R/

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris






Évangile de JÉSUS-CHRIST selon Saint Jean 4 : 43 à 54

Acclamation de l’Évangile :
TA PAROLE, SEIGNEUR, EST VÉRITÉ
ET TA LOI, DÉLIVRANCE.

Cherchez le bien, non le mal, afin de vivre. Ainsi le SEIGNEUR sera avec vous.
TA PAROLE, SEIGNEUR, EST VÉRITÉ
ET TA LOI, DÉLIVRANCE.

(cf. Am 5, 14)




« Va, ton fils est vivant »

En ce temps- là,
après avoir passé deux jours chez les Samaritains,
JÉSUS partit de là pour la Galilée.
– LUI-MÊME avait témoigné
qu’un Prophète n’est pas considéré dans son propre pays.
IL arriva donc en Galilée ;
les Galiléens LUI firent bon accueil,
car ils avaient vu tout ce qu’IL avait fait
à Jérusalem pendant la fête de la Pâque,
puisqu’ils étaient allés eux aussi à cette fête.
Ainsi donc JÉSUS revint à Cana de Galilée,
où IL avait changé l’eau en vin.
Or, il y avait un fonctionnaire royal,
dont le fils était malade à Capharnaüm.
Ayant appris que JÉSUS arrivait de Judée en Galilée,
il alla LE trouver ;
il LUI demandait de descendre à Capharnaüm
pour guérir son fils qui était mourant.
JÉSUS lui dit :
« Si vous ne voyez pas de signes et de prodiges,
vous ne croirez donc pas ! »
Le fonctionnaire royal lui dit :
« SEIGNEUR, descends, avant que mon enfant ne meure ! »
JÉSUS lui répond :
« Va, ton fils est vivant. »
L’homme crut à la PAROLE que JÉSUS lui avait dite
et il partit.
Pendant qu’il descendait,
ses serviteurs arrivèrent à sa rencontre
et lui dirent que son enfant était vivant.
Il voulut savoir à quelle heure il s’était trouvé mieux.
Ils lui dirent :
« C’est hier, à la septième heure (au début de l’après-midi),
que la fièvre l’a quitté. »
Le père se rendit compte que c’était justement
l’heure où JÉSUS lui avait dit :
« Ton fils est vivant. »
Alors il crut, lui, ainsi que tous les gens de sa maison.

Tel fut le second signe que JÉSUS accomplit
lorsqu’IL revint de Judée en Galilée.

– Acclamons la PAROLE de DIEU.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris











Textes du jour, lu sur :
Les services de la liturgie Catholique

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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Lun 7 Mar 2016 - 19:31

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !
Bonjour Nicolas, Merci !



Homélie :

« Apprenant que Jésus était arrivé de Judée en Galilée, un fonctionnaire royal s’en vint le trouver et il le priait de descendre guérir son fils, car il allait mourir.

Jésus lui dit : « Si vous ne voyez des signes et des prodiges, vous ne croirez pas ! » Le fonctionnaire royal lui dit : « Seigneur, descends avant que ne meure mon petit enfant. » Jésus, après avoir passé deux jours chez les Samaritains, partit pour la Galilée. Lui-même avait attesté qu’un prophète n’est pas honoré dans son propre pays. Il arriva donc en Galilée ; les Galiléens lui firent bon accueil, car ils avaient vu tout ce qu’il avait fait à Jérusalem pendant la fête de la Pâque, puisqu’ils étaient allés eux aussi à cette fête. Jésus de nouveau est à Cana de Galilée où il avait réalisé le miracle de la conversion de l’eau en vin. Voici qu’il fait là un nouveau miracle à distance : la guérison du fils d’un fonctionnaire royal. Le premier miracle de la conversion de l’eau en vin avait été spectaculaire, mais celui-ci attire notre attention, Jésus vient au secours d’une vie humaine, il va guérir ce fils à distance. Jésus nous rappelle que nous pouvons faire beaucoup de bien à distance, sans devoir être présents à l’endroit où l’on sollicite notre générosité. Nous pouvons donner une grande joie à distance à beaucoup de gens qui sont loin de nous, par un appel téléphonique, une lettre ou un message. Dieu ne cesse de faire aussi par nous des signes et des prodiges auxquels il faut que nous croyions ! « Le fonctionnaire royal lui dit : « Seigneur, descends avant que mon enfant ne meure ! »

"Jésus dit au fonctionnaire royal : « Va, ton fils vit. » L’homme crut à la parole que Jésus lui avait dite et il se mit en route.

Déjà il descendait, quand ses serviteurs, venant à sa rencontre, lui dirent que son enfant était vivant. Il s’informa auprès d’eux de l’heure à laquelle il s’était trouvé mieux. Ils lui dirent : « C’est hier, à la septième heure, que la fièvre l’a quitté.» C’est par l’acte de foi en Jésus : « l’homme crut à la parole de Dieu, » que les merveilles de Dieu se réalisent. Jésus nous invite à rejoindre notre quotidien pour y accueillir son salut, il est chez lui chez nous. Dans son pays Jésus fait œuvre de paix et de guérison. C’est bientôt la fête de Pâques, nous demandons notre conversion à Jésus pour qu’une régénération de notre existence nous soit donnée. Jésus ne s’est pas rendu à Capharnaüm pour guérir directement le malade, il lui redonne la santé sans bouger de Cana : « Va, ton fils est vivant ! » C’est par une invitation à croire plus grande encore que Jésus nous répond, sans cesse Jésus est présent dans notre vie, nous pouvons lui dire : « Seigneur je n’en peux plus, c’est trop difficile ! Seigneur cette cause est tellement désespérée, regarde encore cette situation ! » En croyant à l’enfant de Dieu qui sommeille en nous, nous éveillons et nous intensifions notre vie spirituelle. « Car je crée une Jérusalem de joie, un peuple d’allégresse. Je trouverai mon allégresse en Jérusalem, ma joie en mon peuple. » Cette joie profonde vient de notre foi, c’est la seule joie qui ne passe pas.

"Le père reconnut que c’était l’heure où Jésus lui avait dit : « Ton fils vit », et il crut, lui avec sa maison tout entière. 

Ce nouveau signe, le second, Jésus le fit à son retour de Judée en Galilée. Le père crut, avec tous les gens de sa maison, la distance n’est pas un problème à l’être généreux, car la générosité sort du cœur et dépasse les frontières. Nous pouvons croire que les merveilles de Dieu se réalisent dans notre quotidien et nous pouvons les reconnaître dans notre vie. Bien souvent, nous sommes dans l’impossibilité d’être physiquement présents dans des lieux où il y a des nécessités urgentes. Jésus peut faire le miracle. Le mystère pascal nous est donné pour que nous trouvions chaque jour la vie du Seigneur ! Nous avons besoin de revenir à la source de notre vie pour reprendre cœur, pour reprendre des forces au contact de la Parole de Dieu et du sacrement du Corps et du Sang du Christ « pour que nous croyions. » La conversion s’étend à toute la communauté. Chacun vient s’abreuver à la source du salut et la communauté s’en trouve réconfortée, la foi donne à la communauté un renouvellement des dons d’espérance et d’Amour.

Citation :
Nous demandons à Jésus la grâce d’augmenter notre foi.

Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit




Baudouin de Ford (?-v. 1190), Abbé cistercien, puis Évêque
Discours sur les psaumes, Ps 138, 5-6; CCL 40, 1992-1993 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 347)
 

« L'homme crut à la parole que Jésus lui avait dite »

« La Parole de Dieu est vivante et efficace, plus affilée qu'un glaive à deux tranchants. » (He 4,12) Par ces mots l'apôtre montre à ceux qui cherchent le Christ — Parole, Force et Sagesse de Dieu — tout ce qu'il y a de force, tout ce qu'il y a de sagesse dans la Parole de Dieu. Cette Parole était au commencement auprès du Père, éternelle avec lui (Jn 1,1). Elle a été révélée en son temps aux apôtres, annoncée par eux et reçue humblement dans la foi par le peuple des croyants.

     Il y a donc une Parole dans le Père, une Parole dans la bouche des apôtres, et une Parole dans le cœur des croyants. La Parole dans la bouche est l'expression de la Parole qui est dans le Père ; elle est l'expression aussi de la Parole qui est dans le cœur de l'homme. Lorsque l'on comprend la Parole, ou qu'on la croit, ou qu'on l'aime, la Parole dans le cœur de l'homme devient intelligence de la Parole, ou la foi en la Parole, ou l'amour de la Parole. Lorsque ces trois se rassemblent en un seul cœur, tout à la fois on comprend, on croit et on aime le Christ, Parole de Dieu, Parole du Père... Le Christ habite en cette personne par la foi, et par une admirable condescendance, il descend du cœur du Père dans le cœur de l'homme...

     Cette Parole de Dieu...est vivante : le Père lui a donné d'avoir la vie en elle-même, comme lui a la vie en lui-même (Jn 5,26). C'est pourquoi elle est non seulement vivante, mais elle est Vie, comme il est écrit : « Je suis la Voie, la Vérité, la Vie » (Jn 14,6). Et puisqu'elle est Vie, elle est vivante pour être vivifiante, car « tout comme le Père ressuscite les morts et leur rend la vie, ainsi le Fils donne la vie à qui il veut » (Jn 5,21).
   


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du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !


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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Lun 7 Mar 2016 - 20:47

Bonsoir Lumen,

Bonsoir à toutes et à tous,




Mardi 8 Mars 2016

Saint Jean de Dieu, Religieux


4ième semaine du Temps de Carême
(Couleur liturgique : Violet )
Année C





(Première lecture)
Livre du Prophète Ézékiel 47 : 1 à 9, 12


J’ai vu l’eau qui jaillissait du Temple : tous ceux qu’elle touchait furent sauvés

En ces jours- là,
au cours d’une vision reçue du SEIGNEUR,
l’homme me fit revenir à l’entrée de la Maison,
et voici : sous le seuil de la Maison,
de l’eau jaillissait vers l’orient,
puisque la façade de la Maison était du côté de l’orient.

L’eau descendait de dessous le côté droit de la Maison,
au sud de l’autel.
L’homme me fit sortir par la porte du nord
et me fit faire le tour par l’extérieur,
jusqu’à la porte qui fait face à l’orient,
et là encore l’eau coulait du côté droit.
L’homme s’éloigna vers l’orient,
un cordeau à la main,
et il mesura une distance de mille coudées ;
alors il me fit traverser l’eau :
j’en avais jusqu’aux chevilles.
Il mesura encore mille coudées
et me fit traverser l’eau :
j’en avais jusqu’aux genoux.
Il mesura encore mille coudées et me fit traverser :
j’en avais jusqu’aux reins.
Il en mesura encore mille :
c’était un torrent que je ne pouvais traverser ;
l’eau avait grossi, il aurait fallu nager :
c’était un torrent infranchissable.
Alors il me dit :
« As-tu vu, fils d’homme ? »
Puis il me ramena au bord du torrent.
Quand il m’eut ramené, voici qu’il y avait au bord du torrent,
de chaque côté, des arbres en grand nombre.

Il me dit :
« Cette eau coule vers la région de l’orient,
elle descend dans la vallée du Jourdain,
et se déverse dans la mer Morte,
dont elle assainit les eaux.
En tout lieu où parviendra le torrent,
tous les animaux pourront vivre et foisonner.
Le poisson sera très abondant,
car cette eau assainit tout ce qu’elle pénètre,
et la vie apparaît en tout lieu où arrive le torrent.
Au bord du torrent, sur les deux rives,
toutes sortes d’arbres fruitiers pousseront ;
leur feuillage ne se flétrira pas
et leurs fruits ne manqueront pas.
Chaque mois ils porteront des fruits nouveaux,
car cette eau vient du sanctuaire.
Les fruits seront une nourriture,
et les feuilles un remède. »

– PAROLE du SEIGNEUR.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris







Le SEIGNEUR de l’Univers est avec nous

Du répertoire du chef de chorale et du recueil de la confrérie de Coré. Accompagnement à l’aigu. Chant.

[Psaume 45 (46) ; entièrement]



Psaume 45 (46) : 2 et 3, 5 et 6, 8 et 9a et 10a

R/ IL est avec nous, le DIEU de l’Univers ;
citadelle pour nous, le DIEU de Jacob !


DIEU est pour nous REFUGE et FORCE,
secours dans la détresse, toujours offert.
Nous serons sans crainte si la terre est secouée,
si les montagnes s’effondrent au creux de la mer.
R/

Le Fleuve, ses bras réjouissent la Ville de DIEU,
la PLUS SAINTE des DEMEURES DU TRÈS- HAUT.
DIEU s’y tient : elle est inébranlable ;
quand renaît le matin, DIEU la secourt.
R/

IL est avec nous, le SEIGNEUR de l’Univers ;
citadelle pour nous, le DIEU de Jacob !
Venez et voyez les ACTES du SEIGNEUR,
IL détruit la guerre jusqu’au bout du monde.
R/

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris






Évangile de JÉSUS-CHRIST selon Saint Jean 5 : 1 à 16

Acclamation de l’Évangile :
GLOIRE ET LOUANGE À TOI, SEIGNEUR JÉSUS !
Crée en moi un cœur pur, ô mon DIEU ; rends- moi la joie d’être sauvé.
GLOIRE ET LOUANGE À TOI, SEIGNEUR JÉSUS !
(Ps 50, 12a.14a)




« Aussitôt l’homme fut guéri »

À l’occasion d’une fête juive,
JÉSUS monta à Jérusalem.
Or, à Jérusalem, près de la porte des Brebis,
il existe une piscine qu’on appelle en hébreu Bethzatha.
Elle a cinq colonnades,
sous lesquelles étaient couchés une foule de malades,
aveugles, boiteux et impotents.
Il y avait là un homme qui était malade depuis trente-huit ans.
JÉSUS, le voyant couché là,
et apprenant qu’il était dans cet état depuis longtemps,
lui dit :
« Veux-tu être guéri ? »
Le malade LUI répondit :
« SEIGNEUR, je n’ai personne
pour me plonger dans la piscine
au moment où l’eau bouillonne ;
et pendant que j’y vais,
un autre descend avant moi. »
JÉSUS lui dit :
« Lève- toi, prends ton brancard, et marche. »
Et aussitôt l’homme fut guéri.
Il prit son brancard : il marchait !
Or, ce jour-là était un jour de sabbat.
Les Juifs dirent donc à cet homme que JÉSUS avait remis sur pied :
« C’est le sabbat !
Il ne t’est pas permis de porter ton brancard. »
Il leur répliqua :
« CELUI qui m’a guéri, c’est LUI qui m’a dit :
“Prends ton brancard, et marche !” »
Ils l’interrogèrent :
« Quel est l’Homme qui t’a dit :
“Prends ton brancard, et marche” ? »
Mais celui qui avait été rétabli
ne savait pas qui c’était ;
en effet, JÉSUS s’était éloigné,
car il y avait foule à cet endroit.

Plus tard, JÉSUS le retrouve dans le Temple et lui dit :
« Te voilà guéri.
Ne pèche plus,
il pourrait t’arriver quelque chose de pire. »
L’homme partit annoncer aux Juifs
que c’était JÉSUS qui l’avait guéri.
Et ceux-ci persécutaient JÉSUS
parce qu’IL avait fait cela le jour du sabbat.

– Acclamons la PAROLE de DIEU.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris











Textes du jour, lu sur :
Les services de la liturgie Catholique

http://www.aelf.org/office-messe?date_my=08/03/2016

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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mar 8 Mar 2016 - 14:33

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !
Bonjour Nicolas, Merci !



Homélie :

"Après cela, il y eut une fête des Juifs et Jésus monta à Jérusalem."

Or il existe à Jérusalem, près de la Probatique, une piscine qui s’appelle en hébreu Bethesda et qui a cinq portiques. Sous ces portiques gisaient une multitude d’infirmes, aveugles, boiteux, impotents, qui attendaient le bouillonnement de l’eau. Car l’ange du Seigneur descendait par moments dans la piscine et agitait l’eau ; le premier alors à y entrer, après que l’eau avait été agitée, se trouvait guéri, quel que fût son mal. Il y avait là un homme qui était infirme depuis trente-huit ans. Jésus, le voyant étendu et apprenant qu’il était dans cet état depuis longtemps déjà, lui dit : « Veux-tu guérir ? » L’infirme lui répondit : « Seigneur, je n’ai personne pour me jeter dans la piscine, quand l’eau vient à être agitée ; et, le temps que j’y aille, un autre descend avant moi. » Jésus lui dit : « Lève-toi, prends ton grabat et marche. » Et aussitôt l’homme fut guéri ; Cet homme n’a aucune force en lui-même pour prendre les moyens de se sauver, Jésus le guéri ! Quand Jésus monte à Jérusalem, nous admirons son courage, il sait que là, il va beaucoup souffrir, être crucifié, il se tourne alors vers les plus démunis. Jésus, le Sauveur intervient dans la vie de cet homme qui a vécu trente-huit ans de paralysie. Ce passage de la Parole nous apprend à avoir confiance totale en Dieu. Jésus dit à cet homme : Veux-tu guérir ? Cet homme n’y pense même plus ! Jésus le guérira parce qu’il n’a aucune force pour se sauver. Il est tellement confirmé dans la négation de lui-même qu’il lui paraît étrange de pouvoir être guéri : Un autre passe toujours devant moi, dit-il ! Nous pouvons aussi éprouver que la délivrance est pour les autres, pour qui tout va bien ! Mais Jésus est venu pour nous sauver tous, la grandeur de Dieu est infinie, les chemins de Dieu sont bien différents des nôtres.

"Et aussitôt l’homme fut guéri ; il prit son grabat et il marchait."

Or c’était le sabbat, ce jour-là. Les Juifs dirent donc à celui qui venait d’être guéri : « C’est le sabbat. Il ne t’est pas permis de porter ton grabat. » Il leur répondit : « Celui qui m’a guéri m’a dit : Prends ton grabat et marche. » Ils lui demandèrent : « Quel est l’homme qui t’a dit : Prends ton grabat et marche ? » Mais celui qui avait été guéri ne savait pas qui c’était ; Jésus en effet avait disparu, car il y avait foule en ce lieu. Certains juifs réagissent de manière inadaptée, ils réprimandent cet homme parce qu’il porte son grabat devenu inutile, comme le lui avait commandé Jésus. Pour cet homme, la grâce tant attendue est arrivée, il lui faut témoigner. Il est passé tant d’années de défaites en défaites. Il est sauvé parce que Jésus a fait le premier pas. Seule l’expérience de la guérison peut changer son attitude intérieure. Notre guérison est de savoir marcher avec nos blessures, sans qu’elles nous empêchent de vivre ! Dans notre humanité blessée, l’homme qui a fait l’expérience de la guérison, il devient un signe pour les autres. Tout ce qui lui servait d’appui pour l’installer dans un refus de la vie a disparu, enfin il peut vivre !

"Après cela, Jésus le rencontre dans le Temple et lui dit : « Te voilà guéri ; ne pèche plus, de peur qu’il ne t’arrive pire encore. » 

s’en fut révéler aux Juifs que c’était Jésus qui l’avait guéri. C’est pourquoi les Juifs persécutaient Jésus : parce qu’il faisait ces choses-là le jour du sabbat. Cet homme a compris que désormais le Sauveur est là. Le mystère de Dieu est insondable. Jésus est mort sur la croix pour nous racheter. Avant cette libération, l’homme n’avait pas la capacité de voir Dieu agir dans sa vie. Maintenant il contemple Dieu agissant en Jésus. Nos actions sont sous le Souffle de l’Esprit Saint, elles dépendent de nous, et nous pouvons venir au secours de ceux qui souffrent. La « résurrection » est à l’œuvre dans le secret du cœur, avec douceur et humilité, nous pouvons ainsi agir avec Jésus, venir au secours de ceux qui souffrent. Le monde est installé dans le doute, mais cet homme guéri est témoin que le salut de Dieu est bien actuel, il porte son grabat, signe que son cœur est délivré, son handicap disparu. Il peut manifester que le Salut est à l’œuvre. Il nous faut aujourd’hui encore resplendir le salut opéré par Jésus du plus profond de nos cœurs.

Citation :
Nous demandons à Jésus la grâce de nous conduire dans le cœur du Père.

Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit




Saint Augustin (354-430), Evêque d'Hippone (Afrique du Nord) et Docteur de l'Église
Sermon 124


« Veux-tu être guéri ? »

Les miracles du Christ sont des symboles des différentes circonstances de notre salut éternel... ; cette piscine est le symbole du don précieux que nous fait le Verbe du Seigneur. En peu de mots, cette eau, c'est le peuple juif ; les cinq portiques, c'est la Loi écrite par Moïse en cinq livres. Cette eau était donc entourée par cinq portiques, comme le peuple par la Loi qui le contenait. L'eau qui s'agitait et se troublait, c'est la Passion du Sauveur au milieu de ce peuple. Celui qui descendait dans cette eau était guéri, mais un seul, pour figurer l'unité. Ceux qui ne peuvent pas supporter qu'on leur parle de la Passion du Christ sont des orgueilleux ; ils ne veulent pas descendre et ne sont pas guéris. « Quoi, dit cet homme hautain, croire qu'un Dieu s'est incarné, qu'un Dieu est né d'une femme, qu'un Dieu a été crucifié, flagellé, qu'il a été couvert de plaies, qu'il est mort et a été enseveli ? Non, jamais je ne croirais à ces humiliations d'un Dieu, elles sont indignes de lui ».

   Laissez parler ici votre cœur plutôt que votre tête. Les humiliations d'un Dieu paraissent indignes aux arrogants, c'est pourquoi ils sont bien éloignés de la guérison. Gardez-vous donc de cet orgueil ; si vous désirez votre guérison, acceptez de descendre. Il y aurait de quoi s'alarmer, si on vous disait que le Christ a subi quelque changement en s'incarnant. Mais non... votre Dieu reste ce qu'il était, n'ayez aucune crainte ; il ne périt pas et il vous empêche vous-même de périr. Oui, il demeure ce qu'il est ; il naît d'une femme, mais c'est selon la chair... C'est comme homme qu'il a été saisi, garrotté, flagellé, couvert d'outrages, enfin crucifié et mis à mort. Pourquoi vous effrayer ? Le Verbe du Seigneur demeure éternellement. Celui qui repousse ces humiliations d'un Dieu ne veut pas être guéri de l'enflure mortelle de son orgueil.

   Par son incarnation, notre Seigneur Jésus Christ a donc rendu l'espérance à notre chair. Il a pris les fruits trop connus et si communs de cette terre, la naissance et la mort. La naissance et la mort, voilà, en effet, des biens que la terre possédait en abondance ; mais on n'y trouvait ni la résurrection, ni la vie éternelle. Il a trouvé ici les fruits malheureux de cette terre ingrate, et il nous a donné en échange les biens de son royaume céleste.
   


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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mar 8 Mar 2016 - 20:49

Bonsoir Lumen,

Bonsoir à toutes et à tous,




Mercredi 9 Mars 2016

Sainte Françoise Romaine, Religieuse


4ième semaine du Temps de Carême
(Couleur liturgique : Violet )
Année C





(Première lecture)
Livre du Prophète Isaïe 49 : 8 à 15


« Je t’ai établi, pour que tu sois l’alliance du peuple, pour relever le pays »

Ainsi PARLE le SEIGNEUR :
Au temps favorable, Je t’ai exaucé,
au jour du salut, Je t’ai secouru.
Je t’ai façonné, établi,
pour que tu sois l’alliance du peuple,
pour relever le pays,
restituer les héritages dévastés
et dire aux prisonniers : « Sortez » !
aux captifs des ténèbres : « Montrez-vous » !
Au long des routes, ils pourront paître ;
sur les hauteurs dénudées seront leurs pâturages.
Ils n’auront ni faim ni soif ;
le vent brûlant et le Soleil ne les frapperont plus.
Lui, plein de compassion, les guidera,
les conduira vers les eaux vives.
De toutes mes montagnes, Je ferai un chemin,
et Ma ROUTE sera rehaussée.

Les voici : ils viennent de loin,
les uns du nord et du couchant,
les autres des terres du sud.
Cieux, criez de joie ! Terre, exulte !
Montagnes, éclatez en cris de joie !
Car le SEIGNEUR console Son Peuple ;
de ses pauvres, IL a compassion.

Jérusalem disait :
« Le SEIGNEUR m’a abandonnée,
mon SEIGNEUR m’a oubliée. »
Une femme peut-elle oublier son nourrisson,
ne plus avoir de tendresse pour le fils de ses entrailles ?
Même si elle l’oubliait,
Moi, Je ne t’oublierai pas.

– PAROLE du SEIGNEUR.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris







TON RÈGNE EST UN RÈGNE ÉTERNEL

Chant de louange appartenant au recueil de David.

[Psaume 144 (145) ; entièrement]



Psaume 144 (145) : 8 et 9, 13cd et 14, 17 et 18

R/ Le SEIGNEUR est TENDRESSE et PITIÉ,
lent à la colère et PLEIN D’AMOUR.


Le SEIGNEUR est TENDRESSE et PITIÉ,
lent à la colère et PLEIN D’AMOUR ;
la BONTÉ du SEIGNEUR est pour tous,
SA TENDRESSE, pour toutes SES ŒUVRES.
R/

Le SEIGNEUR EST VRAI en tout ce qu’IL dit,
FIDÈLE en tout ce qu’IL fait.
Le SEIGNEUR soutient tous ceux qui tombent,
IL redresse tous les accablés.
R/

Le SEIGNEUR EST JUSTE en toutes SES VOIES,
FIDÈLE en tout ce qu’IL fait.
IL est proche de ceux qui L’invoquent,
de tous ceux qui L’invoquent en VÉRITÉ.
R/

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris






Évangile de JÉSUS-CHRIST selon Saint Jean 5 : 17 à 30

Acclamation de l’Évangile :
GLOIRE À TOI, SEIGNEUR, HONNEUR, PUISSANCE ET MAJESTÉ !
Moi, JE SUIS LA RÉSURRECTION ET LA VIE, dit le SEIGNEUR. Celui qui croit en Moi ne mourra jamais.
GLOIRE À TOI, SEIGNEUR, HONNEUR, PUISSANCE ET MAJESTÉ !
(cf. Jn 11, 25a.26)




« Comme le PÈRE relève les morts et les fait vivre, ainsi le FILS fait vivre qui IL veut »

En ce temps-là,
après avoir guéri le paralysé un jour de sabbat,
JÉSUS déclara aux Juifs :
« Mon PÈRE est toujours à l’ŒUVRE,
et Moi aussi, Je suis à l’ŒUVRE. »
C’est pourquoi, de plus en plus,
les Juifs cherchaient à LE tuer,
car non seulement IL ne respectait pas le sabbat,
mais encore IL disait que DIEU était SON PROPRE PÈRE,
et IL se faisait ainsi l’Égal de DIEU.

JÉSUS reprit donc la parole. IL leur déclarait :
« AMEN, AMEN, Je vous le dis :
le FILS ne peut rien faire de LUI-MÊME,
IL fait seulement ce qu’IL voit faire par le PÈRE ;
ce que fait CELUI-CI,
le FILS le fait PAREILLEMENT.
Car le PÈRE aime le FILS
et LUI montre tout ce qu’IL fait.
IL LUI montrera des ŒUVRES PLUS GRANDES ENCORE,
si bien que vous serez dans l’étonnement.
Comme le PÈRE, en effet, relève les morts
et les fait vivre,
ainsi le FILS, LUI aussi, fait vivre qui IL veut.
Car le PÈRE ne juge personne :
IL a donné au FILS tout pouvoir pour juger,
afin que tous honorent le FILS comme ils honorent le PÈRE.
Celui qui ne rend pas honneur au FILS
ne rend pas non plus honneur au PÈRE, qui L’a envoyé.
AMEN, AMEN, Je vous le dis :
qui écoute MA PAROLE
et croit en CELUI qui M’a envoyé,
obtient la VIE ÉTERNELLE
et il échappe au jugement,
car déjà il passe de la mort à la vie.

AMEN, AMEN, Je vous le dis :
l’heure vient – et c’est maintenant –
où les morts entendront la VOIX DU FILS DE DIEU,
et ceux qui l’auront entendue vivront.
Comme le PÈRE, en effet, a la VIE EN LUI-MÊME,
ainsi a-t-IL donné au FILS d’avoir, LUI aussi, la VIE EN LUI-MÊME ;
et IL LUI a donné pouvoir d’exercer le jugement,
parce qu’IL est le FILS de l’Homme.
Ne soyez pas étonnés ;
l’heure vient
où tous ceux qui sont dans les tombeaux
entendront SA VOIX ;
alors, ceux qui ont fait le bien sortiront
pour ressusciter et vivre,
ceux qui ont fait le mal,
pour ressusciter et être jugés.

Moi, Je ne peux rien faire de MOI-MÊME ;
Je rends Mon JUGEMENT d’après ce que J’entends,
et Mon JUGEMENT EST JUSTE,
parce que Je ne cherche pas à faire Ma Volonté,
mais la VOLONTÉ de CELUI qui M’a envoyé. »

– Acclamons la PAROLE de DIEU.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris











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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Jeu 10 Mar 2016 - 10:56

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !
Bonjour Nicolas, Merci !



Homélie :

"Jésus leur dit : « Mon Père est à l’œuvre jusqu’à présent et j’œuvre moi aussi »

Aussi les Juifs n’en cherchaient que davantage à le tuer, puisque, non content de violer le sabbat, il appelait encore Dieu son propre Père, se faisant égal à Dieu. Jésus reprit donc la parole et leur dit : « En vérité, en vérité, je vous le dis, le Fils ne peut rien faire de lui-même, qu’il ne le voie faire au Père ; ce que fait celui-ci, le Fils le fait pareillement. Car le Père aime le Fils, et lui montre tout ce qu’il fait ; et il lui montrera des œuvres plus grandes que celles-ci, à vous en stupéfier.» Apres avoir guéri le paralysé Jésus déclara aux juifs : « Mon Père, jusqu’à maintenant, est toujours à l’œuvre, et moi aussi je suis à l’œuvre. » De plus en plus, de Juifs cherchaient à le faire mourir. Jésus reprit la parole : Celui qui ne rend pas honneur au Fils ne rend pas non plus honneur au Père, qui l’a envoyé. Jésus, le Verbe de Dieu fait chair, est venu rejoindre l’humanité dans les lieux ou elle est le plus dévastée, là où nous croyions qu’il n’est plus que désolation. Jésus régénère l’humanité, il donne à chacun l’expérience qu’il est aimés de Dieu et que c’est Lui-même qui le guide dans le secret de son cœur. Les pauvres et les petits deviennent une bénédiction pour Jésus dans l’accueil qu’il leur fait. Jésus vient au secours des humiliés, des rejetés, des exclus, des pauvres, de ceux qui ne sont pas considérés, il accomplit la Parole de Dieu : « Cieux criez de joie, que la terre exulte ! Montagnes éclatez en cris de joie ! Le Seigneur console son peuple. »

« Comme le Père en effet ressuscite les morts et leur redonne vie, ainsi le Fils donne vie à qui il veut. »

Car le Père ne juge personne ; il a donné au Fils le jugement tout entier, afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Qui n’honore pas le Fils n’honore pas le Père qui l’a envoyé. En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma parole et croit à celui qui m’a envoyé a la vie éternelle et ne vient pas en jugement, mais il est passé de la mort à la vie. En vérité, en vérité, je vous le dis, l’heure vient, et c’est maintenant, où les morts entendront la voix du Fils de Dieu, et ceux qui l’auront entendue vivront." " Toute créature subsiste par la puissance d’Amour du Créateur, la force du Tout-Puissant. Jésus révèle l’amour du Père, il propose un chemin de régénération pour toute l’humanité. Nous suivons Jésus qui accomplit notre délivrance. Jésus sera condamné par les juifs parce qu’il accomplit le bien de la part de son Père. Ce sera le motif de sa condamnation : « Il dit que Dieu est son propre Père. » Jésus ne dément pas cette affirmation. « Amen, amen, je vous le dis, le fils ne peut rien faire de lui-même. » L’œuvre de Dieu se manifestera à la Résurrection, dans la victoire de l’Amour sur la mort. Alors la lumière de Jésus Ressuscité resplendira comme en plein jour : « Je t’ai mis à part, je t’ai destiné à être l’homme de mon alliance pour reconstruire. »

« Comme le Père en effet a la vie en lui-même, de même a-t-il donné au Fils d’avoir aussi la vie en lui-même et il lui a donné pouvoir d’exercer le jugement parce qu’il est Fils d’homme. » 

N’en soyez pas étonnés, car elle vient, l’heure où tous ceux qui sont dans les tombeaux entendront sa voix et sortiront : ceux qui auront fait le bien, pour une résurrection de vie, ceux qui auront fait le mal, pour une résurrection de jugement. Je ne puis rien faire de moi-même. Je juge selon ce que j’entends : et mon jugement est juste, parce que je ne cherche pas ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé." Comme le Père a la vie en lui-même, ainsi a-t-il donné au Fils d’avoir la vie en lui-même ; et il lui a donné le pouvoir de prononcer le Jugement, parce qu’il est le Fils de l’homme. « Moi, je ne peux rien faire de moi-même ; je rends mon jugement d’après ce que j’entends, et ce jugement est juste, parce que je ne cherche pas à faire ma propre volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé. » Nous contemplons Jésus arrivant à Jérusalem dans une solitude immense. Il accomplit le Salut de l’humanité en la guérissant de la discorde. Il transforme le monde en prenant sur lui son immense solitude. C’est alors qu’on se méfie de lui comme d’un imposteur, qu’il va être écarté et qu’il sera crucifié, lui le Sauveur du monde. Seules quelques femmes, dont Marie sa mère et Jean, seront avec lui au pieds de la Croix. Jésus est la lumière qui a libéré l’humanité paralysée par la peur de la mort et il redonne au Sabbat son sens originel de délivrance. Nous demandons la grâce de l’Esprit Saint pour suivre Jésus sur le chemin de Jérusalem.

Citation :
Nous demandons la grâce de découvrir avec Jésus la souffrance de l’humanité pour y apporter le salut par la Croix de Jésus.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit




Saint Augustin (354-430), Evêque d'Hippone (Afrique du Nord) et Docteur de l'Église 
Sermons sur l'évangile de Jean, n°49, 1-3 ; CCL 36, 419-421 (trad. Orval rev.)


« Jésus s'écria d'une voix forte : Lazare, viens dehors ! » (Jn 11,43)

Parmi tous les miracles faits par notre Seigneur Jésus Christ, la résurrection de Lazare est particulièrement impressionnante. Mais si nous considérons celui qui l'a accomplie, notre joie doit dépasser notre étonnement. Celui qui a ressuscité cet homme a aussi créé l'homme, car il est le Fils unique du Père et par lui, vous le savez, tout a été fait (Jn 1,3). Si donc tout a été fait par lui, quoi d'étonnant qu'un homme soit ressuscité par lui alors que, chaque jour, il en fait naître un si grand nombre...

     Tu as entendu que le Seigneur Jésus a ressuscité un mort ; cela te suffit pour apprendre que, s'il l'avait voulu, il aurait ressuscité tous les morts. Et c'est précisément ce qu'il s'est réservé pour la fin du monde. Car si vous avez entendu que Jésus a fait sortir du tombeau un mort de quatre jours par un grand miracle, « l'heure viendra, comme il le dit lui-même, où les morts entendront sa voix et ceux qui l'auront entendue vivront ». Il a ressuscité un homme déjà atteint de la pourriture du tombeau, mais ce corps avait gardé sa forme humaine ; au dernier jour d'un mot il rendra la vie à nos cendres pour reprendre leur première forme. Il fallait qu'en son temps le Christ accomplisse quelques actions nous donnant signe de sa puissance pour que nous croyions et que nous nous préparions à cette résurrection qui sera pour la vie et non pour la condamnation. Car « l'heure vient où tous ceux qui gisent dans la tombe en sortiront à l'appel de sa voix ; ceux qui ont fait le bien ressusciteront pour la vie, ceux qui auront fait le mal, pour la condamnation »...

     Mais considérons les œuvres encore plus admirables du Christ : tout homme qui a la foi est un ressuscité ; et si nous sommes attentifs nous comprendrons qu'il y a des morts plus affreuses que celle de Lazare : tout homme qui pèche meurt. La mort corporelle, tout homme la craint ; mais il en est peu qui craignent la mort de l'âme. Ah, si nous pouvions réveiller les hommes de leur apathie et nous réveiller avec eux pour aimer la vie éternelle avec autant d'ardeur qu'ils aiment cette vie fugitive !
   


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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Jeu 10 Mar 2016 - 11:04

Bonjour Lumen,

Bonjour à toutes et à tous,





Jeudi 10 Mars 2016

Sainte Marie-Eugénie, Religieuse et Fondatrice


4ième semaine du Temps de Carême
(Couleur liturgique : Violet )
Année C





(Première lecture)
Livre de l’Exode 32 : 7 à 14


« Renonce au mal que TU veux faire à Ton Peuple »

En ces jours-là,
le SEIGNEUR parla à Moïse :
« Va, descends,
car ton peuple s’est corrompu,
lui que tu as fait monter du pays d’Égypte.
Ils n’auront pas mis longtemps
à s’écarter du chemin que Je leur avais ordonné de suivre !
Ils se sont fait un veau en métal fondu
et se sont prosternés devant lui.
Ils lui ont offert des sacrifices en proclamant :
“Israël, voici tes dieux,
qui t’ont fait monter du pays d’Égypte.” »

Le SEIGNEUR dit encore à Moïse :
« Je vois que ce peuple
est un peuple à la nuque raide.
Maintenant, laisse-Moi faire ;
ma colère va s’enflammer contre eux
et Je vais les exterminer !
Mais, de toi, Je ferai une grande nation. »

Moïse apaisa le VISAGE du SEIGNEUR son DIEU
en disant :
« Pourquoi, SEIGNEUR, ta colère
s’enflammerait-elle contre Ton Peuple,
que TU as fait sortir du pays d’Égypte
par TA GRANDE FORCE et TA MAIN PUISSANTE ?
Pourquoi donner aux Égyptiens l’occasion de dire :
“C’est par méchanceté qu’IL les a fait sortir ;
IL voulait les tuer dans les montagnes
et les exterminer à la surface de la Terre” ?
Reviens de l’ardeur de ta colère,
renonce au mal que TU veux faire à Ton Peuple.
Souviens-TOI de Tes Serviteurs,
Abraham, Isaac et Israël,
à qui TU as juré par TOI-MÊME :
“Je multiplierai votre descendance
comme les étoiles du ciel ;
Je donnerai, comme Je l’ai dit,
tout ce pays à vos descendants,
et il sera pour toujours leur héritage.” »

Le SEIGNEUR renonça au mal
qu’IL avait voulu faire à Son Peuple.

– PAROLE du SEIGNEUR.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris







Infidélité d’Israël, FIDÉLITÉ de DIEU


[Psaume 105 (106) ; entièrement]



Psaume 105 (106) : 4ab et 6, 19 et 20, 21 et 22, 23

R/ Souviens-TOI de nous, SEIGNEUR,
dans TA BIENVEILLANCE pour Ton Peuple.


Souviens-TOI de moi, SEIGNEUR,
dans TA BIENVEILLANCE pour Ton Peuple.
Avec nos pères, nous avons péché,
nous avons failli et renié.
R/

À l’Horeb ils fabriquent un veau,
ils adorent un objet en métal :
ils échangeaient ce qui était leur GLOIRE
pour l’image d’un taureau, d’un ruminant.
R/

Ils oublient le DIEU qui les sauve,
qui a fait des PRODIGES en Égypte,
des MIRACLES au pays de Cham,
des actions terrifiantes sur la mer Rouge.
R/

DIEU a décidé de les détruire.
C’est alors que Moïse, Son Élu,
surgit sur la brèche, devant LUI,
pour empêcher que sa fureur les extermine.
R/

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris






Évangile de JÉSUS-CHRIST selon Saint Jean 5 : 31 à 47

Acclamation de l’Évangile :
LOUANGE À TOI, SEIGNEUR,
ROI D’ÉTERNELLE GLOIRE !

DIEU a tellement aimé le monde
qu’IL a donné SON FILS UNIQUE,
afin que ceux qui croient en LUI aient la VIE ÉTERNELLE.
LOUANGE À TOI, SEIGNEUR,
ROI D’ÉTERNELLE GLOIRE !

(Jn 3, 16)




« Votre accusateur, c’est Moïse, en qui vous avez mis votre espérance »

En ce temps-là,
JÉSUS disait aux Juifs :
« Si c’est Moi qui Me rends témoignage,
Mon Témoignage n’est pas vrai ;
c’est un autre qui Me rend TÉMOIGNAGE,
et Je sais que le TÉMOIGNAGE qu’IL me rend est VRAI.
Vous avez envoyé une délégation auprès de Jean le Baptiste,
et il a rendu témoignage à la VÉRITÉ.
Moi, ce n’est pas d’un homme que Je reçois le TÉMOIGNAGE,
mais Je parle ainsi pour que vous soyez sauvés.
Jean était la lampe qui brûle et qui brille,
et vous avez voulu vous réjouir un moment à sa lumière.
Mais J’ai pour Moi un TÉMOIGNAGE plus grand que celui de Jean :
ce sont les ŒUVRES que le PÈRE M’a donné d’accomplir ;
les ŒUVRES mêmes que Je fais
témoignent que le PÈRE M’a envoyé.
Et le PÈRE qui M’a envoyé,
LUI, M’a rendu TÉMOIGNAGE.
Vous n’avez jamais entendu SA VOIX,
vous n’avez jamais vu SA FACE,
et vous ne laissez pas SA PAROLE demeurer en vous,
puisque vous ne croyez pas en CELUI que le PÈRE a envoyé.
Vous scrutez les Écritures
parce que vous pensez y trouver la VIE ÉTERNELLE ;
or, ce sont les Écritures qui Me rendent TÉMOIGNAGE,
et vous ne voulez pas venir à Moi
pour avoir la VIE !
La GLOIRE, Je ne la reçois pas des hommes ;
d’ailleurs Je vous connais :
vous n’avez pas en vous l’AMOUR de DIEU.
Moi, Je suis venu au NOM de MON PÈRE,
et vous ne Me recevez pas ;
qu’un autre vienne en son propre nom,
celui-là, vous le recevrez !
Comment pourriez-vous croire,
vous qui recevez votre gloire les uns des autres,
et qui ne cherchez pas la GLOIRE qui vient du DIEU UNIQUE ?
Ne pensez pas que c’est Moi
qui vous accuserai devant le PÈRE.
Votre accusateur, c’est Moïse,
en qui vous avez mis votre espérance.
Si vous croyiez Moïse,
vous Me croiriez aussi,
car c’est à MON SUJET qu’il a écrit.
Mais si vous ne croyez pas Ses Écrits,
comment croirez-vous Mes PAROLES ? »

– Acclamons la PAROLE de DIEU.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris












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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Jeu 10 Mar 2016 - 12:37

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !
Bonjour Nicolas, Merci !



Homélie :

« Un autre témoigne de moi, et je sais qu’il est valable le témoignage que Jean me rend." Vous avez envoyé trouver Jean et il a rendu témoignage à la vérité.

Non que je relève du témoignage d’un homme ; si j’en parle, c’est pour votre salut. Celui-là était la lampe qui brûle et qui luit, et vous avez voulu vous réjouir une heure à sa lumière. Mais j’ai plus grand que le témoignage de Jean : les œuvres que le Père m’a donné à mener à bonne fin, ces œuvres mêmes que je fais me rendent témoignage que le Père m’envoie. Et le Père qui m’a envoyé, lui, me rend témoignage. Vous n’avez jamais entendu sa voix, vous n’avez jamais vu sa face, et sa parole, vous ne l’avez pas à demeure en vous, puisque vous ne croyez pas celui qu’il a envoyé.» Jésus commence par offrir comme témoignage celui que Jean Baptiste lui a rendu. Il souligne qu’un témoignage humain n’est pas bien fort. Pour les affirmations inouïes qu’il a faites, il n’y a que le témoignage de Dieu qui soit adéquat. En passant, Jésus loue Jean Baptiste en le décrivant comme une lampe qu’on allume et qui brille. Il rappelle que beaucoup de Juifs ont reçu son baptême de son vivant. Plus grand que le témoignage de Jean Baptiste est celui des œuvres de Jésus : ses miracles attestent que Jésus est l’envoyé du Père. Jésus a guéri un paralysé le jour de Sabbat et il est accusé pour cette bonne action « le jour du Sabbat ». Jésus renvoie simplement au Père le Maitre du Sabbat : « Si je me rendais témoignage à moi-même, mon témoignage ne serait pas vrai, » Il y a donc Quelqu’un, qui est le Père invisible, prend sa défense. Jésus demeure en effet dans le Père et il nous donne son Esprit Saint pour qu’il vienne au secours de notre faiblesse afin que nous reconnaissions Jésus et que nous appelions Dieu, notre Père.

« Vous scrutez les Écritures, parce que vous pensez avoir en elles la vie éternelle, et ce sont elles qui me rendent témoignage, et vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie !

De la gloire, je n’en reçois pas qui vienne des hommes ; mais je vous connais : vous n’avez pas en vous l’amour de Dieu ; je viens au nom de mon Père et vous ne m’accueillez pas ; qu’un autre vienne en son propre nom, celui-là, vous l’accueillerez. Comment pouvez- vous croire, vous qui recevez votre gloire les uns des autres, et ne cherchez pas la gloire qui vient du Dieu unique.» Le témoignage du Père atteste du témoignage global de la Parole que sont les paroles de Jésus. Mais pour que ce témoignage soit perçu, il faut savoir écouter les Écritures, pour que la Parole de Dieu demeure en nous. Jésus dénonce l’incroyance des Juifs, la parole de Dieu ne peut demeurer en celui qui ne croit pas en Jésus comme l’envoyé du Père. A cause de cela, les adversaires de Jésus ne peuvent recevoir la vie éternelle. Le témoignage de Jésus pour nous renvoie à l’Esprit Saint. De même que c’est par notre vie bien plus que nos paroles et nos actions que nous annonçons le mystère de Dieu. Jean Baptiste, comme une lampe qui éclaire annonçait Jésus ! Si mon geste est un geste d’amour, il montre le Dieu vivant au plus intime de ma vie.

« Ne pensez pas que je vous accuserai auprès du Père. Votre accusateur, c’est Moïse, en qui vous avez mis votre espoir. Car si vous croyiez Moïse, vous me croiriez aussi, car c’est de moi qu’il a écrit. » 

Mais si vous ne croyez pas à ses écrits, comment croirez-vous à mes paroles ? Finalement ce sera Moïse qui sera leur accusateur, Moïse dont ils ont scruté les écrits et pour qui le vrai sens de la Loi était d’orienter vers la révélation qui se fait en Jésus. C’est à la lumière de Jésus que la Parole nous fait recevoir la vie éternelle, si nous sommes en lui, nous faisons par lui et pour lui les œuvres de Dieu, œuvres de vie, de lumière et d’amour. Jésus dit : « Le Père qui m’a envoyé, c’est lui qui me rend témoignage. » C’est cet amour qui parle le plus fort : « Vous scrutez les Écritures, dit encore Jésus et Je suis au milieu de vous Celui dont parle toute l’écriture et vous ne me reconnaissez pas ! Jésus se reconnaît par la Présence qu’il exerce au cœur de notre vie, il se reconnaît à ses œuvres de paix, d’amour, de joie, de bonté, de douceur, d’humilité et de tendresse en nous. Devant de telles œuvres Jésus porte témoignage en notre faveur, c’est notre joie dans l’Esprit Saint qui nous rappelle que toutes choses est en lui.

Citation :
Nous demandons la grâce d’être inspirés par l’Esprit Saint pour avec Jésus rendre gloire à notre Père.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit




Saint Jérôme (347-420), Prêtre, Traducteur de la Bible et Docteur de l'Église 
Lettre 53, à saint Paulin, évêque de Nole (trad. Orval/ Verbraken rev)


« Si vous croyiez en Moïse, vous croiriez aussi en moi car c'est de moi qu'il a parlé dans l'Ecriture »

Il y a une « sagesse de Dieu, mystérieuse et cachée, que, dès avant les siècles, Dieu nous a destinée par avance ». Cette sagesse de Dieu, c'est le Christ ; il est « puissance de Dieu et sagesse de Dieu »... Dans le Fils, en effet, « se trouvent cachés tous les trésors de la sagesse et de la connaissance » ; caché dans le mystère, destiné par avance, dès avant les siècles, c'est lui qui a été prédestiné et préfiguré dans la Loi et les Prophètes.

   C'est pourquoi les prophètes portaient le nom de « voyants » ; ils voyaient celui qui était caché et inconnu des autres. Abraham aussi « a vu son jour, et il s'est réjoui ». Pour Ézéchiel, les cieux se sont ouverts, alors que pour le peuple pécheur ils restaient bouchés. « Ôtez le voile de dessus mes yeux, dit David, et je contemplerai les merveilles de ta loi ». En effet, la loi est spirituelle, et pour la comprendre il faut que soit « écarté le voile » et que « soit contemplée la gloire de Dieu à visage découvert ».

   Dans l'Apocalypse, on montre un livre scellé de sept sceaux... Combien d'hommes aujourd'hui, qui se prétendent instruits, tiennent en mains un Livre scellé ! Et ils sont incapables de l'ouvrir, à moins qu'il ne soit ouvert par « Celui qui tient la clef de David ; s'il ouvre, nul ne fermera, et s'il ferme, nul n'ouvrira ». Dans les Actes des Apôtres, l'eunuque lisait le prophète Isaïe... ; pourtant il ignorait celui qu'il vénérait dans ce livre sans le connaître. Survient Philippe ; il lui montre Jésus caché sous la lettre... Comprends donc que tu ne peux pas t'engager dans les Saintes Écritures sans avoir un guide qui te montre le chemin.

(Références bibliques : 1Co 2,7 ; 1Co 1,24 ; Col 2,3 ; 1Sm 9,9 ; Jn 8,56 ; Ps 118,18 ; 2Co 3,16-18 ; Ap 5,1 ; Ap 3,7 ; Ac 8,26s)
   


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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Jeu 10 Mar 2016 - 19:12

Bonsoir Lumen,

Bonsoir à toutes et à tous,





Vendredi 11 Mars 2016

De la férie

4ième semaine du Temps de Carême
(Couleur liturgique : Violet )
Année C





(Première lecture)
Livre de la Sagesse 2 : 1a, 12 à 22


« Condamnons le juste à une mort infâme »

Les impies ne sont pas dans la vérité
lorsqu’ils raisonnent ainsi en eux-mêmes :
« Attirons le JUSTE dans un piège, car IL nous contrarie,
IL s’oppose à nos entreprises,
IL nous reproche de désobéir à la Loi de DIEU,
et nous accuse d’infidélités à notre éducation.
IL prétend posséder la CONNAISSANCE de DIEU,
et se nomme LUI-MÊME ENFANT du SEIGNEUR.
IL est un démenti pour nos idées,
Sa Seule Présence nous pèse ;
car IL mène une VIE en dehors du commun,
SA CONDUITE est étrange.
IL nous tient pour des gens douteux,
se détourne de nos chemins comme de la boue.
IL proclame heureux le sort final des justes
et se vante d’avoir DIEU pour PÈRE.
Voyons si SES PAROLES sont VRAIES,
regardons comment IL en sortira.
Si le JUSTE est FILS DE DIEU,
DIEU L’assistera, et L’arrachera aux mains de ses adversaires.
Soumettons-LE à des outrages et à des tourments ;
nous saurons ce que vaut SA DOUCEUR,
nous éprouverons SA PATIENCE.
Condamnons-LE à une mort infâme,
puisque, dit-IL, quelqu’un interviendra pour LUI. »

C’est ainsi que raisonnent ces gens- là, mais ils s’égarent ;
leur méchanceté les a rendus aveugles.
Ils ne connaissent pas les SECRETS de DIEU,
ils n’espèrent pas que la sainteté puisse être récompensée,
ils n’estiment pas qu’une âme irréprochable puisse être glorifiée.

– PAROLE du SEIGNEUR.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris







Le SEIGNEUR m’a délivré de toutes mes craintes


Du recueil de David. Devant Abimélek, David s’était fait passer pour fou. Après avoir été mis à la porte par celui-ci, il prononça les paroles que voici.

[Psaume 33 (34) ; entièrement]



Psaume 33 (34) : 17 et 18, 19 et 20, 21 et 23

R/ Le SEIGNEUR est proche du cœur brisé.

Le SEIGNEUR affronte les méchants
pour effacer de la Terre leur mémoire.
Le SEIGNEUR entend ceux qui L’appellent :
de toutes leurs angoisses, IL les délivre.
R/

IL est proche du cœur brisé,
IL sauve l’esprit abattu.
Malheur sur malheur pour le juste,
mais le SEIGNEUR chaque fois le délivre.
R/

IL veille sur chacun de SES OS :
pas un ne sera brisé.
Le SEIGNEUR rachètera Ses Serviteurs :
pas de châtiment pour qui trouve en LUI son REFUGE
R/

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris






Évangile de JÉSUS-CHRIST selon Saint Jean 7 : 1 et 2, 10, 14, 25 à 30

Acclamation de l’Évangile :
TA PAROLE, SEIGNEUR, EST VÉRITÉ, ET TA LOI, DÉLIVRANCE.
L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute PAROLE qui sort de la BOUCHE de DIEU.
TA PAROLE, SEIGNEUR, EST VÉRITÉ, ET TA LOI, DÉLIVRANCE.
(Mt 4, 4b)




« On cherchait à L’arrêter, mais SON HEURE n’était pas encore venue »

En ce temps-là,
JÉSUS parcourait la Galilée :
IL ne voulait pas parcourir la Judée
car les Juifs cherchaient à LE tuer.
La fête juive des Tentes était proche.
Lorsque ses frères furent montés à Jérusalem
pour la fête,
IL y monta LUI aussi,
non pas ostensiblement, mais en secret.

On était déjà au milieu de la semaine de la fête
quand JÉSUS monta au Temple ; et là IL enseignait.
Quelques habitants de Jérusalem disaient alors :
« N’est-ce pas CELUI qu’on cherche à tuer ?
LE voilà qui parle ouvertement,
et personne ne LUI dit rien !
Nos chefs auraient-ils vraiment reconnu
que c’est LUI le CHRIST ?
Mais LUI, nous savons d’où IL est.
Or, le CHRIST, quand IL viendra,
personne ne saura d’où IL est. »
JÉSUS, qui enseignait dans le Temple, s’écria :
« Vous Me connaissez ?
Et vous savez d’où Je suis ?
Je ne suis pas venu de MOI-MÊME :
mais IL EST VÉRIDIQUE, CELUI qui M’a envoyé,
LUI que vous ne connaissez pas.
Moi, Je LE connais
parce que Je viens d’auprès de LUI,
et c’est LUI qui M’a envoyé. »

On cherchait à L’arrêter,
mais personne ne mit la main sur LUI
parce que SON HEURE n’était pas encore venue.

– Acclamons la PAROLE de DIEU.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris











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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Ven 11 Mar 2016 - 14:03

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !
Bonjour Nicolas, Merci !



Homélie :

« Or la fête juive des Tentes était proche, quand ses frères furent montés à la fête, alors il monta lui aussi, pas au grand jour, mais en secret. » 

On était déjà au milieu de la fête, lorsque Jésus monta au Temple et se mit à enseigner. Certains, des gens de Jérusalem, disaient : "N’est-ce pas lui qu’ils cherchent à tuer ? Et le voilà qui parle ouvertement sans qu’ils lui disent rien ! Est-ce que vraiment les autorités auraient reconnu qu’il est le Christ ? Mais lui, nous savons d’où il est, tandis que le Christ, à sa venue, personne ne saura d’où il est. »" C’est au moment où Jésus est traqué, détesté, haï, condamné à mort, recherché par la police, qu’il se tourne vers le Père. Il reconnaît qu’il vient du Père et qu’il se sent vraiment aimé par lui d’un amour infini. Alors qu’on parle de le faire mourir, Jésus parle de sa relation au Père, de l’amour dont il est comblé. Ses adversaires sont fixés sur ce qu’ils connaissent de l’origine humaine de Jésus, nous savons d’où il est, disent-ils : il est le fils de Joseph, le fils de Marie ! Ils butent sur la méconnaissance fondamentale de Celui qui l’a envoyé. En accueillant la révélation du Père et le dessein de salut qu’il apporte nous pouvons apprendre à connaître Jésus. Il est l’envoyé qui, à la ressemblance du Père, poursuit son œuvre. Jésus porte en lui-même un mystère que personne ne connaît hormis sa mère. Sur lui repose la puissance de l’Esprit Saint, l’amour infini de Dieu, il est le Fils bien aimé du Père. Sa mère, Marie, sait la foi qu’elle a puisée en Dieu pour donner son oui à l’Envoyé de Dieu.

"Alors Jésus, enseignant dans le Temple, s’écria : « Vous me connaissez et vous savez d’où je suis ; et pourtant ce n’est pas de moi-même que je suis venu, mais il m’envoie vraiment, celui qui m’a envoyé. »

"Vous, vous ne le connaissez pas. Moi, je le connais, parce que je viens d’auprès de lui et c’est lui qui m’a envoyé." Les adversaires de Jésus savent d’où, humainement il est, mais ils ne saisissent pas son Etre. « Vraiment tu es un Dieu caché. » Le lieu caché du Fils de Dieu dans le Fils de l’homme « c’est le sein du Père. » Jésus, « qui ne fut engendrée ni du sang, ni d’un vouloir de chair, ni d’un vouloir d’homme, mais de Dieu, » est inconnu de tout regard mortel, impénétrable à toute intelligence humaine. Dieu s’est fait homme pour élever l’être humain à sa dignité, en assumant l’humanité. Il est celui en qui le Père et l’Esprit Saint habitent, il vient pour nous donner la vie. Les adversaires de Jésus sont dans l’incompréhension annoncée par le prophète : « Voyons si ses paroles sont vraies, regardons où il aboutira. Il dit qu’il est fils de Dieu, que Dieu l’assistera ? Eh bien, soumettons-le à des outrages, à des tourments, nous saurons ce qu’est sa douceur. » Dans l’épreuve, il nous faut regarder vers Jésus assailli de toutes parts, et qui dira sur la Croix : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » Mais le Père lui dira : « Tu es mon fils, tu es mon bien-aimé, » il sortira victorieux de cette épreuve pour nous rendre la vie de Dieu et nous soutenir dans le combat.

"Ils cherchaient alors à le saisir, mais personne ne porta la main sur lui, parce que son heure n’était pas encore venue."  

La tension augmente, le conflit devient dramatique, Jésus est tourné vers le Père, envoyé par lui, ne faisant qu’un avec lui dans la paix des profondeurs. Malgré cette haine sans raison, Jésus donnera sa vie pour tous ceux aussi qui le font mourir. Mu par l’Esprit Saint, Jésus gagnera le combat de l’Amour, de la Lumière sur les ténèbres, il demeurera en son Père envers et contre tout. Pierre, Jacques et Jean ont vu le Christ transfiguré, Jésus a levé le voile un instant. Pierre regardera Jésus caché en ce monde et il s’en remettra à lui : « Seigneur, tu sais tout, tu sais bien que je t’aime. » Nous aussi, au milieu de nos difficultés, nous restons unis à Jésus, nous vivons comme Lui dans l’intimité du Père, dans une confiance éperdue en son amour qui nous transforme. C’est en lui que notre cœur doit s’ancrer, dans nos « Gethsémani » comme dans nos « Thabor, » nous n’attendons rien d’autre que de vivre en sa présence dans la foi. Marie accompagne Jésus, son fils bien-aimé, dans l’épreuve, elle est le visage maternel plein de la douceur que Dieu le Père lui donne pour le soutenir. Elle est la petite colombe « cachée » dans l’anfractuosité du roc, qui est maintenant le Cœur blessé de Jésus, elle tiendra bon dans l’amour.

Citation :
Nous demandons la grâce de l’humilité pour être au service de la tendresse et de la miséricorde de Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit




Jean Tauler (v. 1300-1361), Dominicain à Strasbourg
Sermon 12, pour le mardi avant les Rameaux (trad. Cerf 1991, p. 44 rev.)


« Jésus monta à la fête lui aussi..., mais en secret »

Jésus disait : « Mon temps n'est pas encore venu, tandis que le vôtre est toujours prêt... Vous, montez à la fête ; moi, je ne monte pas à cette fête, parce que mon temps n'est pas encore accompli » (Jn 7,6-8.). Qu'est-ce donc que cette fête à laquelle notre Seigneur nous dit de monter et dont le temps est à tout instant ? La fête la plus élevée et la plus vraie, la fête suprême, est la fête de la vie éternelle, c'est-à-dire la félicité éternelle où nous serons vraiment face à face avec Dieu. Cela, nous ne pouvons pas l'avoir ici-bas, mais la fête que nous pouvons avoir, c'est un avant-goût de celle-là, une expérience de la présence de Dieu dans l'esprit par la jouissance intérieure que nous en donne un sentiment tout intime. Le temps qui est toujours nôtre, c'est celui de chercher Dieu et de poursuivre le sentiment de sa présence dans toutes nos œuvres, notre vie, notre vouloir et notre amour. C'est ainsi que nous devons nous élever au-dessus de nous-mêmes et de tout ce qui n'est pas Dieu, ne voulant et n'aimant que lui seul, en toute pureté, et rien autre chose. Ce temps est de tous les instants.

     Ce vrai temps de fête de la vie éternelle, tout le monde le désire, d'un désir de nature, car tous les hommes veulent naturellement être heureux. Mais désirer ne suffit pas. C'est pour lui-même que nous devons poursuivre Dieu et le chercher lui-même. L'avant-goût du vrai et grand jour de fête, beaucoup de gens aimeraient bien l'avoir et ils se plaignent qu'il ne leur est pas donné. Quand dans la prière ils ne font pas l'expérience, au fond d'eux-mêmes, d'un jour de fête et ne sentent pas la présence de Dieu, cela les chagrine. Ils prient d'autant moins et le font avec mauvaise humeur, disant qu'ils ne sentent pas Dieu et que c'est pour cela que l'action et la prière les contrarient. Voilà ce que l'homme ne doit jamais faire. Nous ne devons jamais faire aucune œuvre avec un zèle refroidi, car Dieu est toujours là présent, et même si nous ne le sentons pas, il est cependant entré secrètement pour la fête.
   


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Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !





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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Ven 11 Mar 2016 - 19:23

Bonsoir Lumen,

Bonsoir à toutes et à tous,




Samedi 12 Mars 2016

De la férie

4ième semaine du Temps de Carême
(Couleur liturgique : Violet )
Année C





(Première lecture)
Livre du Prophète Jérémie 11 : 18 à 20


« Moi, j’étais comme un agneau docile qu’on emmène à l’abattoir »

« SEIGNEUR, TU m’as fait savoir,
et maintenant Je sais,
TU m’as fait voir leurs manœuvres.
moi, j’étais comme un agneau docile
qu’on emmène à l’abattoir,
et je ne savais pas qu’ils montaient un complot contre moi.
Ils disaient :
“Coupons l’arbre à la racine,
retranchons-le de la Terre des vivants,
afin qu’on oublie jusqu’à son nom.”
SEIGNEUR de l’Univers, TOI qui juges avec JUSTICE,
qui scrutes les reins et les cœurs,
fais-moi voir la revanche que TU leur infligeras,
car c’est à TOI que j’ai remis ma cause. »

– PAROLE du SEIGNEUR.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris







SEIGNEUR, rends-moi justice


Complainte chantée appartenant au recueil de David. Celui-ci l’adressa au SEIGNEUR à propos de Kouch le Benjaminite.

[Psaume 7 ; entièrement]



Psaume 7 : 2 et 3, 9bc et 10, 11 et 12a et 18b

R/ SEIGNEUR mon DIEU, TU es mon REFUGE.

SEIGNEUR mon DIEU, TU es mon REFUGE !
On me poursuit : sauve-moi, délivre-moi !
Sinon ils vont m’égorger, tous ces fauves,
me déchirer, sans que personne me délivre.
R/

Juge-moi, SEIGNEUR, sur ma justice :
mon innocence parle pour moi.
Mets fin à la rage des impies, affermis le juste,
TOI qui scrutes les cœurs et les reins, DIEU, LE JUSTE.
R/

J’aurai mon BOUCLIER auprès de DIEU,
le SAUVEUR des Cœurs Droits.
DIEU juge avec JUSTICE ;
je chanterai le NOM DU SEIGNEUR, LE TRÈS-HAUT.
R/

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris






Évangile de JÉSUS-CHRIST selon Saint Jean 7 : 40 à 53

Acclamation de l’Évangile :
TA PAROLE, SEIGNEUR, EST VÉRITÉ, ET TA LOI, DÉLIVRANCE.
Heureux ceux qui ont entendu la PAROLE dans un cœur bon et généreux, qui La retiennent et portent du fruit par leur persévérance.
TA PAROLE, SEIGNEUR, EST VÉRITÉ, ET TA LOI, DÉLIVRANCE.
(Mt 4, 4b)




« Est-ce de Galilée que vient le CHRIST ? »

En ce temps-là,
JÉSUS enseignait au temple de Jérusalem.
Dans la foule, on avait entendu SES PAROLES,
et les uns disaient :
« C’est vraiment LUI, le PROPHÈTE annoncé ! »
D’autres disaient :
« C’est LUI le CHRIST ! »
Mais d’autres encore demandaient :
« Le CHRIST peut-IL venir de Galilée ?
L’Écriture ne dit-elle pas
que c’est de la descendance de David
et de Bethléem, le village de David, que vient le CHRIST ? »
C’est ainsi que la foule se divisa à cause de LUI.
Quelques-uns d’entre eux voulaient L’arrêter,
mais personne ne mit la main sur LUI.
Les gardes revinrent auprès des grands prêtres et des pharisiens,
qui leur demandèrent :
« Pourquoi ne L’avez-vous pas amené ? »
Les gardes répondirent :
« Jamais un Homme n’a parlé de la sorte ! »
Les pharisiens leur répliquèrent :
« Alors, vous aussi, vous vous êtes laissé égarer ?
Parmi les chefs du peuple et les pharisiens,
y en a-t-il un seul qui ait cru en LUI ?
Quant à cette foule qui ne sait rien de la Loi,
ce sont des maudits ! »

Nicodème, l’un d’entre eux,
celui qui était allé précédemment trouver JÉSUS,
leur dit :
« Notre Loi permet-elle de juger un homme
sans l’entendre d’abord pour savoir ce qu’il a fait ? »
Ils lui répondirent :
« Serais-tu, toi aussi, de Galilée ?
Cherche bien, et tu verras
que jamais aucun Prophète ne surgit de Galilée ! »
Puis ils s’en allèrent chacun chez soi.

– Acclamons la PAROLE de DIEU.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris










Textes du jour, lu sur :
Les services de la liturgie Catholique

http://www.aelf.org/office-messe?date_my=12/03/2016

Liens :
http://www.aelf.org/office-messe
http://services.liturgiecatholique.fr/






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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Sam 12 Mar 2016 - 13:24

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !
Bonjour Nicolas, Merci !



Homélie :

« Dans la foule, plusieurs, qui avaient entendu ces paroles, disaient : « C’est vraiment lui le prophète ! » D’autres disaient : « C’est le Christ ! » 

Mais d’autres disaient : « Est-ce de la Galilée que le Christ doit venir ? L’Écriture n’a-t-elle pas dit que c’est de la descendance de David et de Bethléem, le village où était David, que doit venir le Christ ? » Une scission se produisit donc dans la foule, à cause de lui." Nous sommes toujours dans les différentes réactions que produisent les paroles de Jésus. Certains pensent qu’Il est prophète, d’autres disent « C’est lui le Messie ! » Jésus est le signe de la contradiction que Siméon a annoncé à Marie. Il ne laisse pas indifférents ceux qui l’entendent. La réponse des gardes montre la force des paroles de Jésus : « Jamais un homme n’a parlé comme cet homme ! » Il est la “Vérité” et sa façon de parler le reflète. Nous sommes toujours dans le combat engagé par Jésus pour nous sauver. Nous sommes concernés par la résistance implacable des pharisiens actuels qui détruisent l’œuvre de Dieu. C’est la bienveillance de Dieu qui nous sauve, elle passe par le regard des pauvres et des petits qui avancent dans la confiance. Ils reflètent l’image et la ressemblance de Dieu dans l’humanité. C’est à partir de la vulnérabilité et de la pauvreté de notre humanité que la vie nous est donnée. « C’est le grand prophète ! » disait-on de Jésus ; « C’est lui le Messie ! » Un sursaut d’espérance jaillit au cœur des pauvres, c’est le lieu de la présence du Dieu dans la nuit de la foi.

« Certains d’entre eux voulaient le saisir, mais personne ne porta la main sur lui. »

Les gardes revinrent donc trouver les grands prêtres et les Pharisiens. Ceux-ci leur dirent : « Pourquoi ne l’avez-vous pas amené ? » Les gardes répondirent : « Jamais homme n’a parlé comme cela ! » Les Pharisiens répliquèrent : « Vous aussi, vous êtes-vous laissé égarer ? Est-il un des notables qui ait cru en lui ? ou un des Pharisiens ? Mais cette foule qui ne connaît pas la Loi, ce sont des maudits ! » Aujourd’hui encore la Parole de Jésus provoque l’étonnement, l’admiration mais aussi la critique, les bavardages, la haine ! Nous avons un profond amour pour la personne de Jésus, et le sentiment inébranlable que sa Parole est une parole de justice et de vérité. Mais nous savons aussi, par expérience, que l’opposition des sages et des savants trouve un écho à l’intérieur de notre psychologie meurtrie par les épreuves. Nous entendons "les autres" exprimer ce sentiment de rejet qui rejoint la négation de soi, le rejet de nous-mêmes que nous portons à l’intérieur de nous. Quand nous sommes devant les contre-témoignages qui nous déroutent, nous crions vers lui : Jésus, viens à notre secours. Jésus parle le “langage de l’amour”, ses œuvres et ses paroles manifestent l’amour profond qu’Il a pour toute l’humanité. Les gardes de l’Evangile, sont restés dans la Présence de Dieu, avec les pauvres et les petits. Pour venir à notre secours Dieu nous a donné tout son amour. Il nous a donné Jésus qui manifeste un visage d’amour face à la haine de l’adversaire.

« Nicodème, l’un d’entre eux, celui qui était venu trouver Jésus précédemment, leur dit : « Notre Loi juge-t-elle un homme sans d’abord l’entendre et savoir ce qu’il fait ! »  

Ils lui répondirent : « Es-tu de la Galilée, toi aussi ? Étudie ! Tu verras que ce n’est pas de la Galilée que surgit le prophète. » Et ils s’en allèrent chacun chez soi. « Jamais un homme n’a parlé comme cet homme, » cette Parole des gardes demeure d’une telle force dans un monde devenu comme une vallée de larmes. La parole de Jésus transfigure ce monde, elle est en cohérence profonde avec ses actes. Jésus parle comme personne n’a jamais parlé, et il met sa parole en application dans sa vie quotidienne, révélant aux plus petits, la compassion, le pardon, la guérison. Aujourd’hui encore, comme au temps de Jésus, les chrétiens sont des “signes de discorde” ! Il nous faut agir en ce monde en imitant et en suivant Jésus. Avec le langage et la réalité de l’amour, nous pouvons toucher l’humanité capable de comprendre. Nicodème est le regard bienveillant qui nous aide à persévérer dans la lutte pour la lumière. Ainsi Dieu vient nous libérer de l’enfermement et de l’enfer, il nous propose une aide dans laquelle nous trouvons l’intelligence de l’Amour qui peut nous sauver. Cette lumière est celle de l’espérance, c’est un remède qui peut nous guérir, dans un monde si bouleversé.

Citation :
Nous demandons à Dieu la grâce de la confiance dans le Mystère de Jésus Sauveur.

Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit




Bienheureux Titus Brandsma, carme néerlandais, martyr (1881-1942)
Invitation à l'héroïsme dans la foi et l'amour (trad. Itinéraire spirituel, Parole et Silence 2003, p. 163)


« Alors, vous aussi, vous vous êtes laissé égarer ? »

Nous vivons dans un monde où l'amour lui-même est condamné : on l'appelle faiblesse, chose à dépasser. Certains disent : « L'amour n'a pas d'importance, il faut plutôt développer ses forces ; que chacun devienne aussi fort qu'il le peut ; et que le faible périsse ! » Ils disent encore que la religion chrétienne avec ses sermons sur l'amour, c'est du passé... C'est ainsi : ils viennent à vous avec ces doctrines, et ils trouvent même des gens qui les adoptent volontiers. L'amour est inconnu : « l'Amour n'est pas aimé » disait en son temps saint François d'Assise ; et quelques siècles plus tard à Florence, sainte Marie-Madeleine de Pazzi sonnait les cloches du monastère de son Carmel pour que le monde sache combien l'Amour est beau ! Moi aussi, je voudrais sonner les cloches pour dire au monde comme il est beau d'aimer !

Le néo-paganisme [du nazisme] peut répudier l'amour, l'histoire nous enseigne que, malgré tout, nous serons vainqueurs de ce néo-paganisme par l'amour. Nous n'abandonnerons pas l'amour. L'amour nous regagnera les cœurs de ces païens. La nature est plus forte que la philosophie. Qu'une philosophie condamne et rejette l'amour et l'appelle faiblesse, le témoignage vivant d'amour renouvellera toujours sa puissance pour conquérir et captiver les cœurs des hommes.
   


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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Sam 12 Mar 2016 - 19:36

Bonsoir Lumen,

Bonsoir à toutes et à tous,




Dimanche 13 Mars 2016

5ième Dimanche de Carême

(Couleur liturgique : Violet )
Année C










Lien :
http://www.ktotv.com/emissions/priere-et-vie-de-l-eglise/priere/en-marche-vers-dimanche

Vu sur :
www.KTOTV.com






(Première lecture)
Livre du Prophète Isaïe 43 : 16 à 21


« Voici que Je fais une chose nouvelle, Je vais désaltérer Mon Peuple »

Ainsi PARLE le SEIGNEUR,
LUI qui fit un chemin dans la mer,
un sentier dans les eaux puissantes,
LUI qui mit en campagne des chars et des chevaux,
des troupes et de puissants guerriers ;
les voilà tous couchés pour ne plus se relever,
ils se sont éteints, consumés comme une mèche.
Le SEIGNEUR dit :
« Ne faites plus mémoire des événements passés,
ne songez plus aux choses d’autrefois.
Voici que Je fais une chose nouvelle :
elle germe déjà, ne la voyez-vous pas ?
Oui, Je vais faire passer un chemin dans le désert,
des fleuves dans les lieux arides.
Les bêtes sauvages Me rendront gloire
– les chacals et les autruches –
parce que J’aurai fait couler de l’eau dans le désert,
des fleuves dans les lieux arides,
pour désaltérer Mon Peuple,
celui que J’ai choisi.
Ce peuple que Je Me suis façonné
redira MA LOUANGE. »


– PAROLE du SEIGNEUR.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris







Des pleurs changés en joie


Chant des pèlerinages.



Psaume 125 (126) : 1 et 2ab, 2cd et 3, 4 et 5, 6


R/ Quelles MERVEILLES le SEIGNEUR fit pour nous : nous étions en grande fête !

Quand le SEIGNEUR ramena les captifs à Sion,
nous étions comme en rêve !
Alors notre bouche était pleine de rires,
nous poussions des cris de joie.
R/


Alors on disait parmi les nations :
« Quelles MERVEILLES fait pour eux le SEIGNEUR ! »
Quelles MERVEILLES le SEIGNEUR fit pour nous :
nous étions en grande fête !
R/


Ramène, SEIGNEUR, nos captifs,
comme les torrents au désert.
Qui sème dans les larmes
moissonne dans la joie.
R/


Il s’en va, il s’en va en pleurant,
il jette la semence ;
il s’en vient, il s’en vient dans la joie,
il rapporte les gerbes.
R/


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



« Chant audio du Psaume 125 (126) »

Du CD, Signes :

http://www.mirari.fr/lZ3A







(Deuxième lecture)
Lettre de Saint Paul apôtre aux Philippiens 3 : 8 à 14


« À cause du CHRIST, j’ai tout perdu, en devenant semblable à LUI dans sa mort »

Frères,
tous les avantages que j’avais autrefois,
je les considère comme une perte
à cause de ce bien qui dépasse tout :
la CONNAISSANCE DU CHRIST JÉSUS, mon SEIGNEUR.
À cause de LUI, j’ai tout perdu ;
je considère tout comme des ordures,
afin de gagner un seul avantage, le CHRIST,
et, en LUI, d’être reconnu juste,
non pas de la justice venant de la Loi de Moïse
mais de celle qui vient de la FOI AU CHRIST,
la JUSTICE venant de DIEU, qui est fondée sur la foi.
Il s’agit pour moi de connaître le CHRIST,
d’éprouver la PUISSANCE DE SA RÉSURRECTION
et de communier aux souffrances de SA PASSION,
en devenant semblable à LUI dans sa mort,
avec l’espoir de parvenir
à la résurrection d’entre les morts.
Certes, je n’ai pas encore obtenu cela,
je n’ai pas encore atteint la perfection,
mais je poursuis ma course pour tâcher de saisir,
puisque j’ai moi-même été saisi par le CHRIST JÉSUS.
Frères, quant à moi, je ne pense pas avoir déjà saisi cela.
Une seule chose compte :
oubliant ce qui est en arrière, et lancé vers l’avant,
je cours vers le but en vue du prix
auquel DIEU nous appelle LÀ-HAUT dans le CHRIST JÉSUS.


– PAROLE du SEIGNEUR.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris







Évangile de JÉSUS-CHRIST selon Saint Jean 8 : 1 à 11

Acclamation de l’Évangile :
GLOIRE À TOI, SEIGNEUR.
GLOIRE À TOI.


Maintenant, dit le SEIGNEUR,
revenez à Moi de tout votre cœur,
car JE SUIS TENDRE ET MISÉRICORDIEUX.

GLOIRE À TOI, SEIGNEUR.
GLOIRE À TOI.

(cf. Jl 2, 12b.13c)




« Celui d’entre-vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à jeter une pierre »

En ce temps-là,
JÉSUS s’en alla au mont des Oliviers.
Dès l’aurore, IL retourna au Temple.
Comme tout le peuple venait à LUI,
IL s’assit et se mit à enseigner.
Les scribes et les pharisiens LUI amènent une femme
qu’on avait surprise en situation d’adultère.
Ils la mettent au milieu,
et disent à JÉSUS :
« MAÎTRE, cette femme
a été surprise en flagrant délit d’adultère.
Or, dans la Loi, Moïse nous a ordonné
de lapider ces femmes-là.
Et TOI, que dis-TU ? »
Ils parlaient ainsi pour LE mettre à l’épreuve,
afin de pouvoir L’accuser.
Mais JÉSUS s’était baissé
et, du doigt, IL écrivait sur la terre.
Comme on persistait à L’interroger,
IL se redressa et leur dit :
« Celui d’entre vous qui est sans péché,
qu’il soit le premier à lui jeter une pierre. »
IL se baissa de nouveau
et IL écrivait sur la terre.
Eux, après avoir entendu cela,
s’en allaient un par un,
en commençant par les plus âgés.
JÉSUS resta seul avec la femme toujours là au milieu.
IL se redressa et lui demanda :
« Femme, où sont-ils donc ?
Personne ne t’a condamnée ? »
Elle répondit :
« Personne, SEIGNEUR. »
Et JÉSUS lui dit :
« Moi non plus, Je ne te condamne pas.
Va, et désormais ne pèche plus. »


– Acclamons la PAROLE de DIEU.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris










Textes du jour, lu sur :
Les services de la liturgie Catholique

http://www.aelf.org/office-messe?date_my=13/03/2016


Liens :
http://www.aelf.org/office-messe
http://services.liturgiecatholique.fr/






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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Dim 13 Mar 2016 - 13:34

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !
Bonjour Nicolas, Merci !



Homélie :

« Quant à Jésus, il s’en alla au mont des Oliviers. Dès l’aurore, il retourna au Temple. Comme tout le peuple venait à lui, il s’assit et se mit à enseigner. » 

Les scribes et les pharisiens lui amènent une femme qu’on avait surprise en situation d’adultère. Ils la mettent au milieu, et disent à Jésus : « Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d’adultère. Or, dans la Loi, Moïse nous a ordonné de lapider ces femmes-là. Et toi, que dis-tu ? » Jésus, qui vient de sa prière au Mont des Oliviers, est reconnu par le Peuple dans le Temple, comme une autorité . Cette reconnaissance est intolérable pour certains scribes et pour des pharisiens qui ne supportent pas que Jésus puisse exercer un tel pouvoir. Il leur faut introduire une contradiction contre lui et Moïse. Une querelle est à l’œuvre, ils pourrons l’arrêter ! C’est dans ce climat de violence, que les scribes et les pharisiens lui lancent un piège en se saisissant d’une pauvre fille, qu’ils utilisent comme piège ! Ils lui disent : « Moïse nous a ordonné de lapider ces femmes-là. Et toi, qu’en dis-tu » ? Nous voyons bien le dilemme : Jésus, fils de Dieu, ne peut pas contredire Moïse ; Lui, qui annonce la tendresse et la miséricorde de Dieu, va-t-il laisser lapider cette femme ? « Jésus, s’était baissé et, du doigt, il traçait des traits sur le sol. » Il remet l’humanité devant sa conscience et il donne à cette conscience la lumière qui peut l’éclairer : « Celui qui est sans péché, qu’il jette la première pierre. » Ces hommes comprennent immédiatement la leçon ; Ils rentrent en eux-mêmes, ils y découvrent un monde de péché encore plus abominable que celui qu’ils ont imaginé. C’est eux qui devraient recevoir les pierres ! Alors ils partent, dit le texte : « A commencer par les plus âgés ».

« Ils parlaient ainsi pour le mettre à l’épreuve, afin de pouvoir l’accuser. Mais Jésus s’était baissé et, du doigt, il écrivait sur la terre. »

Comme on persistait à l’interroger, il se redressa et leur dit : « Celui d’entre vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à lui jeter une pierre. » Il se baissa de nouveau et il écrivait sur la terre. Jésus s’était baissé, devant l’accusation des scribes et des pharisiens, il mine leur haine en se baissant et en traçant des traits sur le sol. C’est ainsi qu’il renvoie tous ces détracteurs vers leur solitude. Le système sur lequel il fonde leur autorité vacille, il sont renvoyés à leur propre condition de pécheurs, confrontés à leur propre faillibilité. C’est ainsi que nous devenons proche de l’humanité à la recherche de la vie. Jésus reste devant cette femme, il prodigue sa miséricorde, après avoir annoncé la justice. ll est venu pour manifester cet amour infini qui est inconnu de ces hommes et de cette femme, qui est inconnu du monde. La tendresse et la miséricorde du Cœur de Dieu va se révéler. Jésus dit à cette femme : « Où sont-ils donc ? Personne ne t’a condamnée ? Moi non plus, je ne te condamne pas ; Va et ne pèche plus ». En cela, Jésus n’est pas adversaire de Moïse. Dieu pourra encore dire : Je ne suis qu’amour et bonté, je ne suis que tendresse et miséricorde.

« Eux, après avoir entendu cela, s’en allaient un par un, en commençant par les plus âgés. Jésus resta seul avec la femme toujours là au milieu. »  

Il se redressa et lui demanda : « Femme, où sont-ils donc ? Personne ne t’a condamnée ? » Elle répondit : « Personne, Seigneur. » Et Jésus lui dit : « Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus. » Jésus resta seul, une atmosphère de renouveau est là, tout est possible. Tout peut recommencer, c’est l’appel à aller de l’avant, à quitter le vieux monde pour réaliser la promesse de Dieu qui retentit à nouveau. Elle émane de Jésus qui renvoie chacun à son quotidien. Cette femme a de nouveau le droit d’avancer, dans une vie simple ou triomphe l’amour véritable. Jésus ne cesse pas de tendre vers la vie. Il renvoie chacun à sa liberté d’enfant de Dieu. Nous voulons retrouver notre liberté, la recevoir dans la prière. Retrouver notre solitude essentielle, à l’écoute de la Parole de Vie, nous fait être en vérité. Nous croyons au Dieu d’Amour et nous devenons comme lui, tendresse, amour et miséricorde. Jésus transforme tout ce qu’il touche en amour, tendresse et miséricorde. Nous avons la chance de connaître Jésus, nous voulons le saisir, comme il nous a saisi.

Citation :
Nous demandons à Jésus la grâce de la tendresse et de la miséricorde.

Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit




Syméon le Nouveau Théologien (v. 949-1022), Moine grec
Hymne 45; SC 196 (trad. SC p. 103s rev.)


« Moi non plus, je ne te condamne pas... Moi, je suis la lumière du monde » (Jn 8,11-12)

Mon Dieu qui aimes pardonner, mon Créateur,
fais grandir sur moi l'éclat de ta lumière inaccessible
pour emplir mon cœur de joie.
Ne t'irrite pas ; ne m'abandonne pas !
Mais fais resplendir mon âme de ta lumière,
car ta lumière, mon Dieu, c'est toi...

Je me suis écarté de la route droite, de la route divine,
et je suis tombé lamentablement de la gloire qui m'avait été donnée.
J'ai été dépouillé de la robe lumineuse, la robe divine,
et, tombé dans les ténèbres, je gis maintenant dans les ténèbres,
et je ne sais pas que je suis privé de lumière...
Car si tu as brillé d'en haut, si tu es apparu dans l'obscurité,
si tu es venu dans le monde, ô Miséricordieux,
si tu as voulu vivre avec les hommes,
selon notre condition, par amour pour l'homme,
si...tu t'es dit la Lumière du monde (Jn 8,12)
et que nous, nous ne te voyons pas,
n'est-ce pas que nous sommes totalement aveugles
et plus malheureux que des aveugles, ô mon Christ ?...

Mais toi, qui es tous les biens, tu les donnes sans cesse
à tes serviteurs, à ceux qui voient ta lumière...
Qui te possède, réellement possède en toi toute chose.
Que je ne sois pas privé de toi, Maître ! que je ne sois pas privé de toi, Créateur !
Que je ne sois pas privé de toi, Miséricordieux, moi l'humble étranger...
Je t'en prie, place-moi avec toi,
même si j'ai multiplié les péchés plus que tous les hommes.
Reçois ma prière comme celle du publicain (Lc 18,13),
comme celle de la prostituée, Maître, même si je ne pleure pas comme elle (Lc 7,38)...
N'es-tu pas source de pitié, fontaine de miséricorde
et fleuve de bonté : à ce titre, aie pitié de moi !
Oui, toi qui as eu les mains, toi qui as eu les pieds cloués sur la croix,
et ton côté percé par la lance, Très Compatissant,
aie pitié de moi et arrache-moi au feu éternel...
Qu'en ce jour je me tienne sans condamnation devant toi
pour être accueilli dans ta salle des noces
où je partagerai ton bonheur, mon bon Maître,
dans la joie inexprimable, pour tous les siècles. Amen.
   


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Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !



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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Dim 13 Mar 2016 - 19:14

Bonsoir Lumen,

Bonsoir à toutes et à tous,



Lundi 14 Mars 2016

De la férie

5ième semaine du Temps de Carême
(Couleur liturgique : Violet )
Année C





(Première lecture)
Livre du Prophète Daniel 13 : 41c à 62


« Voici que je vais mourir, sans avoir rien fait de tout cela »

En ces jours-là,
le peuple venait de condamner à mort Suzanne.
Alors elle cria d’une voix forte :
« DIEU ÉTERNEL,
TOI qui pénètres les secrets,
TOI qui connais toutes choses avant qu’elles n’arrivent,
TU sais qu’ils ont porté contre moi un faux témoignage.
Voici que je vais mourir, sans avoir rien fait
de tout ce que leur méchanceté a imaginé contre moi. »

Le SEIGNEUR entendit sa voix.
Comme on la conduisait à la mort,
DIEU éveilla l’Esprit de Sainteté
chez un tout jeune garçon nommé Daniel,
qui se mit à crier d’une voix forte :
« Je suis innocent
de la mort de cette femme ! »
Tout le peuple se tourna vers lui et on lui demanda :
« Que signifie cette parole que tu as prononcée ? »
Alors, debout au milieu du peuple, il leur dit :
« Fils d’Israël, vous êtes donc fous ?
Sans interrogatoire, sans recherche de la vérité,
vous avez condamné une fille d’Israël.
Revenez au tribunal,
car ces gens-là ont porté contre elle un faux témoignage. »

Tout le peuple revint donc en hâte,
et le collège des anciens dit à Daniel :
« Viens siéger au milieu de nous
et donne-nous des explications,
car DIEU a déjà fait de toi un ancien. »
Et Daniel leur dit :
« Séparez-les bien l’un de l’autre,
je vais les interroger. »
Quand on les eut séparés,
Daniel appela le premier et lui dit :
« Toi qui as vieilli dans le mal,
tu portes maintenant le poids des péchés
que tu as commis autrefois
en jugeant injustement :
tu condamnais les innocents
et tu acquittais les coupables,
alors que le SEIGNEUR a dit :
“Tu ne feras pas mourir l’innocent et le juste.”
Eh bien ! si réellement tu as vu cette femme,
dis-nous sous quel arbre
tu les as vus se donner l’un à l’autre ? »
Il répondit :
« Sous un sycomore. »
Daniel dit :
« Voilà justement un mensonge qui te condamne :
l’Ange de DIEU a reçu un ORDRE DE DIEU,
et il va Te mettre à mort. »
Daniel le renvoya, fit amener l’autre
et lui dit :
« Tu es de la race de Canaan et non de Juda !
La beauté t’a dévoyé
et le désir a perverti ton cœur.
C’est ainsi que vous traitiez les filles d’Israël,
et, par crainte, elles se donnaient à vous.
Mais une fille de Juda
n’a pu consentir à votre crime.
Dis-moi donc sous quel arbre
tu les as vus se donner l’un à l’autre ? »
Il répondit :
« Sous un châtaignier. »
Daniel lui dit :
« Toi aussi, voilà justement un mensonge qui te condamne :
l’Ange de DIEU attend, l’épée à la main,
pour te châtier,
et vous faire exterminer. »

Alors toute l’assemblée poussa une grande clameur
et bénit DIEU qui sauve ceux qui espèrent en LUI.
Puis elle se retourna contre les deux anciens
que Daniel avait convaincus de faux témoignage
par leur propre bouche.
Conformément à la Loi de Moïse,
on leur fit subir la peine
que leur méchanceté avait imaginée contre leur prochain :
on les mit à mort.
Et ce jour-là, une vie innocente fut épargnée.

– PAROLE du SEIGNEUR.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris







Le SEIGNEUR est mon berger


Psaume appartenant au recueil de David.

[Psaume 22 (23) ; entièrement]



Psaume 22 (23) : 1 et 2ab, 2c et 3, 4, 5, 6

R/ Si je traverse les ravins de la mort,
je ne crains aucun mal, car TU es avec moi, SEIGNEUR.


Le SEIGNEUR est mon berger :
je ne manque de rien.
Sur des prés d’herbe fraîche,
IL me fait reposer.
R/

IL me mène vers les eaux tranquilles
et me fait revivre ;
IL me conduit par le juste chemin
pour l’HONNEUR de SON NOM.
R/

Si je traverse les ravins de la mort,
je ne crains aucun mal,
car TU es avec moi :
TON BÂTON me guide et me rassure.
R/

TU prépares la table pour moi
devant mes ennemis ;
TU répands le parfum sur ma tête,
ma coupe est débordante.
R/

Grâce et bonheur m’accompagnent
tous les jours de ma vie ;
j’habiterai la MAISON DU SEIGNEUR
pour la durée de mes jours.
R/

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris






Évangile de JÉSUS-CHRIST selon Saint Jean 8 : 12 à 20

Acclamation de l’Évangile :
TA PAROLE, SEIGNEUR, EST VÉRITÉ, ET TA LOI, DÉLIVRANCE.
Je ne prends pas plaisir à la mort du méchant, dit le SEIGNEUR. Qu’il se détourne de sa conduite, et qu’il vive !
TA PAROLE, SEIGNEUR, EST VÉRITÉ, ET TA LOI, DÉLIVRANCE.
(cf. Ez 33, 11)




« JE SUIS LA LUMIÈRE DU MONDE »

En ce temps-là,
JÉSUS disait aux pharisiens :
« Moi, JE SUIS LA LUMIÈRE DU MONDE.
Celui qui Me suit ne marchera pas dans les ténèbres,
il aura la LUMIÈRE DE LA VIE. »
Les pharisiens LUI dirent alors :
« Tu te rends témoignage à toi-même,
ce n’est donc pas un vrai témoignage. »
JÉSUS leur répondit :
« Oui, Moi, Je me rends témoignage à MOI-MÊME,
et pourtant MON TÉMOIGNAGE EST VRAI,
car Je sais D’OÙ JE SUIS VENU,
et où Je vais ;
mais vous, vous ne savez ni d’où Je viens,
ni où Je vais.
Vous, vous jugez de façon purement humaine.
Moi, Je ne juge personne.
Et, s’il m’arrive de juger,
MON JUGEMENT EST VRAI
parce que JE NE SUIS PAS SEUL :
J’ai avec Moi le PÈRE, qui M’a envoyé.
Or, il est écrit dans votre Loi
que, s’il y a deux témoins,
c’est un vrai témoignage.
Moi, JE SUIS À MOI-MÊME MON PROPRE TÉMOIN,
et le PÈRE, qui M’a envoyé, témoigne aussi pour Moi. »
Les pharisiens LUI disaient :
« Où est-IL, TON PÈRE ? »
JÉSUS répondit :
« Vous ne connaissez ni Moi ni MON PÈRE ;
si vous Me connaissiez, vous connaîtriez aussi MON PÈRE. »

IL prononça CES PAROLES
alors qu’IL enseignait dans le Temple,
à la salle du Trésor.
Et personne ne L’arrêta,
parce que SON HEURE n’était pas encore venue.

– Acclamons la PAROLE de DIEU.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris










Textes du jour, lu sur :
Les services de la liturgie Catholique

http://www.aelf.org/office-messe?date_my=14/03/2016

Liens :
http://www.aelf.org/office-messe
http://services.liturgiecatholique.fr/






Amicalement, fraternellement
Nicolas



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Lumen
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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Lun 14 Mar 2016 - 11:52

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !
Bonjour Nicolas, Merci !



Homélie :

De nouveau, Jésus parla aux Juifs : « Moi, je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, il aura la lumière de la vie. »

Les pharisiens lui dirent alors : « Tu te rends témoignage à toi-même, ce n’est donc pas un vrai témoignage. » Jésus leur répondit : « Oui, moi, je me rends témoignage à moi-même, et pourtant c’est un vrai témoignage, car je sais d’où je suis venu, et où je m’en vais ; mais vous, vous ne savez ni d’où je viens, ni où je m’en vais ». Jésus nous donne une définition de Lui-même qui remplit de sens la vie de ceux qui, comme nous, veulent Le suivre en dépit de leurs imperfections : « Je suis la lumière du monde. » La personne de Jésus, ses enseignements, sa vie sont une lumière qui éclaire toute notre existence, dans les bons moments comme dans les souffrances et les contradictions. L’Apôtre Saint Jean nous aide à comprendre le Mystère du Verbe Incarné. Dans l’Evangile, la contestation autour de Jésus se fait de plus en plus rude ! Il aurait fallu avoir foi en l’Incarnation de Jésus Fils de Dieu, dans la Divinité de Jésus que Marie garde dans le secret ! C’est l’origine de Jésus, vrai Dieu et vrai homme qui nous donne de connaître notre propre origine. La Parole qui nous est donnée aujourd’hui nous faut revenir à l’origine de notre foi, à notre existence chrétienne.

« Vous, vous jugez de façon purement humaine. Moi, je ne juge personne.

Et, s’il m’arrive de juger, mon jugement est vrai parce que je ne suis pas seul : j’ai avec moi le Père, qui m’a envoyé. Or, il est écrit dans votre Loi que, s’il y a deux témoins, c’est un vrai témoignage. Moi, je me rends témoignage à moi-même, et le Père, qui m’a envoyé, témoigne aussi pour moi. » La Parole de Dieu aujourd’hui révèle la tension qui se crée autour de Jésus, il se dit « Fils de Dieu, » c’est l’enjeu du combat qu’il mène. « S’il m’arrive de juger, mon jugement est vrai parce que je ne suis pas seul dit Jésus ! J’ai avec moi le Père qui m’a envoyé. » Ce langage est difficile à entendre aux Juifs : « Je sais d’où je viens et où je m’en vais, » dit encore Jésus qui vient du Père ! Nous avons dans l’Évangile, la réponse à nos questions quotidiennes, quelles que soit ce que nous vivons, quelles que soient les circonstances où nous nous trouvons : travail, relations avec les autres, relations avec Dieu, joies et peines. Nous aimons revenir à l’origine de notre foi en Jésus, nous cherchons ce que Jésus ferait dans notre situation. Marie, qui a conçu son Fils dans la Foi avant de le concevoir dans sa chair, est la seule personne qui peut dire le mystère de notre vie chrétienne car elle a porté Jésus dans sa chair ! Il nous faut revenir à l’Annonciation et retenir ces Paroles, les méditer longuement dans notre cœur et y adhérer pour découvrir notre origine dans la Foi : « Montre nous le Père, » Voilà le mystère ! Le Père a envoyé son Fils dans le monde pour qu’Il lui donne la vie.

Les pharisiens lui disaient : « Où est-il, ton père ? » Jésus répondit : « Vous ne connaissez ni moi ni mon Père ; si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père. » 

Il prononça ces paroles alors qu’il enseignait au Temple, du côté du Trésor. Et personne ne l’arrêta, parce que son heure n’était pas encore venue. Pourquoi, Jésus qui fait tant de bien, cumule autour de lui une telle haine ? Nous voulons nous rendre attentifs à ce mystère en affirmant notre foi. Dans le monde qui l’ignore, nous risquons d’être contaminés et de ne plus voir la beauté du mystère de Jésus. Les pharisiens disent : « Il s’est dit Fils de Dieu ! » Ce sera l’objet de sa condamnation. Pour suivre Jésus dans le chemin de sa Pâque, il nous faut comprendre la raison pour laquelle Jésus est mis à mort. Il s’agit du mystère de l’Incarnation, de la venue de Dieu dans la chair. « Moi, dit Jésus, je sais d’où je suis venu. » Après la Passion, Il sera remis debout d’entre les morts. Il ressuscitera pour nous remettre dans la Vie. Nous affirmons que Jésus est remonté vers son Père. Jésus est la lumière, qui le suit « ne marchera pas dans les ténèbres, il aura la lumière de la vie. » Jésus nous invite à être aussi une lumière pour le monde ; A porter la lumière de l’espérance au milieu des violences, de la méfiance et de la peur de nos frères ; A porter la lumière de la foi au milieu de l’obscurité, des doutes et des interrogations ; A porter la lumière de l’amour au milieu de tant de mensonges, de rancœurs et de passions. Le Saint-Esprit éclaire nos intelligences à la réalité du mystère de l’Incarnation, ainsi se trouve éclairée notre Foi. Dans le cheminement de notre vie spirituelle, il nous faut d’abord prendre la mesure du Mystère de l’Incarnation pour adhérer au mystère de Jésus.

Citation :
Nous demandons la grâce de nous convertir, de revenir à notre origine.

Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit




Saint Clément d'Alexandrie (150-v. 215), théologien
Stromates (trad. Ephata III, p. 1386 alt.)


« Je suis la lumière du monde »(Jn 8,11-12)

Quand toi, Seigneur Jésus, tu me conduis à la lumière, et que je trouve Dieu grâce à toi, et que de toi je reçois le Père, je deviens ton cohéritier (Rm 8,17), puisque tu n'as pas rougi de m'avoir comme frère (He 2,11). Enlevons donc l'oubli de la vérité, enlevons l'ignorance ; et ayant dissipé les ténèbres qui nous enveloppent comme un nuage sur les yeux, contemplons le Dieu véritable, en proclamant : « Salut, lumière véritable ! »

Car la lumière s'est levée sur nous qui avons été plongés dans les ténèbres et enfermés dans l'ombre de la mort (Lc 1,79), lumière plus pure que le soleil, et plus belle que cette vie d'ici bas. Cette lumière est la vie éternelle, et ils vivent, tous ceux qui y participent. La nuit fuit la lumière et, se cachant par peur, cède au jour du Seigneur. La lumière qui ne peut être éteinte s'est répandue partout, et l'Occident a rejoint l'Orient. Voilà ce que signifie la « création nouvelle ». En effet, le soleil de justice (Ml 3,20) qui illumine toutes choses resplendit sur tout le genre humain, à l'exemple de son Père qui fait lever son soleil sur tous les hommes (Mt 5,45) et les arrose de la rosée de la vérité.
   


 Evangelizo.org 

















Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !



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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   

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