À Toi NOTRE PÈRE par les Saints Cœurs de JÉSUS, MARIE et JOSEPH..

Forum Catholique sous la protection de Saint Michel, faisant mémoire de Sylvie la fondatrice, Prières, Dévotions au Sacré Coeur, au Coeur Immaculé de Marie, au Coeur Chaste de Joseph et autres, Fidélité aux 3 Blancheurs et au Magistère de l'Eglise...
 
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 Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU

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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Sam 4 Fév 2017 - 19:51

Bonsoir Lumen,

Bonsoir à toutes et à tous,





Dimanche 5 Février 2017


5ième Dimanche du Temps Ordinaire


(Couleur liturgique : Vert )
Année A










Lien :
http://www.ktotv.com/emissions/priere-et-vie-de-l-eglise/priere/en-marche-vers-dimanche

Vu sur :
www.KTOTV.com






(Première lecture)
Livre du Prophète Isaïe 58 : 7 à 10


« Ta lumière jaillira comme l’aurore »

Ainsi PARLE le SEIGNEUR :
Partage ton pain avec celui qui a faim,
accueille chez toi les pauvres sans abri,
couvre celui que tu verras sans vêtement,
ne te dérobe pas à ton semblable.
Alors ta lumière jaillira comme l’aurore,
et tes forces reviendront vite.
Devant toi marchera ta justice,
et la GLOIRE DU SEIGNEUR fermera la marche.
Alors, si tu appelles, le SEIGNEUR répondra ;
si tu cries, IL dira : « ME VOICI. »
Si tu fais disparaître de chez toi
le joug, le geste accusateur, la parole malfaisante,
si tu donnes à celui qui a faim ce que toi, tu désires,
et si tu combles les désirs du malheureux,
ta lumière se lèvera dans les ténèbres
et ton obscurité sera Lumière de midi.


– PAROLE du SEIGNEUR.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris







Le bonheur tranquille des fidèles


Psaume 111 (112), entièrement



Psaume 111 (112) : 4 et 5, 6 et 7, 8a et 9


R/ Lumière des cœurs droits,
le juste s’est levé dans les ténèbres.


Lumière des cœurs droits, il s’est levé dans les ténèbres,
homme de justice, de tendresse et de pitié.
L’homme de bien a pitié, il partage ;
il mène ses affaires avec droiture.
R/


Cet homme jamais ne tombera ;
toujours on fera mémoire du juste.
Il ne craint pas l’annonce d’un malheur :
le cœur ferme, il s’appuie sur le SEIGNEUR.
R/


Son cœur est confiant, il ne craint pas.
À pleines mains, il donne au pauvre ;
à jamais se maintiendra sa justice,
sa puissance grandira, et sa gloire !
R/


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris


« Chants audio du Psaume 111 (112) »

Du CD, Signes :

http://www.mirari.fr/XWyu







(Deuxième lecture)
Première Lettre de Saint Paul Apôtre aux Corinthiens 2 : 1 à 5


« Je suis venu vous annoncer le MYSTÈRE DU CHRIST CRUCIFIÉ »

Frères,
quand je suis venu chez vous,
je ne suis pas venu vous annoncer le MYSTÈRE DE DIEU
avec le prestige du langage ou de la sagesse.
Parmi vous, je n’ai rien voulu connaître d’autre que JÉSUS CHRIST,
ce MESSIE CRUCIFIÉ.
Et c’est dans la faiblesse, craintif et tout tremblant,
que je me suis présenté à vous.
Mon langage, ma proclamation de l’Évangile,
n’avaient rien d’un langage de sagesse qui veut convaincre ;
mais c’est l’ESPRIT et SA PUISSANCE qui se manifestaient,
pour que votre foi repose, non pas sur la sagesse des hommes,
mais sur la PUISSANCE DE DIEU.


– PAROLE du SEIGNEUR.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris








Évangile de JÉSUS-CHRIST selon Saint Matthieu 5 : 13 à 16

Acclamation de l’Évangile :
Alléluia. Alléluia.

MOI, JE SUIS LA LUMIÈRE du monde, dit le SEIGNEUR.
Celui qui Me suit aura la LUMIÈRE DE LA VIE.

Alléluia.
(cf. Jn 8, 12)




Vous êtes la LUMIÈRE du monde

En ce temps-là,
JÉSUS disait à Ses Disciples :
« Vous êtes le sel de la Terre.
Mais si le sel devient fade,
comment lui rendre de la saveur ?
Il ne vaut plus rien :
on le jette dehors et il est piétiné par les gens.

Vous êtes la LUMIÈRE du monde.
Une ville située sur une montagne
ne peut être cachée.
Et l’on n’allume pas une lampe
pour la mettre sous le boisseau ;
on la met sur le lampadaire,
et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison.
De même, que votre LUMIÈRE brille devant les hommes :
alors, voyant ce que vous faites de bien,
ils rendront GLOIRE à votre PÈRE qui est aux Cieux. »


– Acclamons la PAROLE de DIEU.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris











Textes du jour, lu sur :
Les services de la liturgie Catholique

http://www.aelf.org/2017-02-05/romain/messe


Liens :
http://www.aelf.org/office-messe
http://services.liturgiecatholique.fr/






Amicalement, fraternellement
Nicolas

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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Dim 5 Fév 2017 - 14:48

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 
Bonjour Nicolas, Merci !




Dimanche 05 février 2017 : Cinquième dimanche du temps ordinaire


que votre lumière brille devant les hommes


Les saints du jour (Dimanche 05 février)

 Le Patriarche Jacob 

 Sainte Agathe de Catane, vierge et martyre en Sicile (✝ 251) Pour approfondir :
Sainte Agathe, vierge et martyre. 251.

Saint Jésus Mendez Montoya, Prêtre et martyr au Mexique (1880-✝ 1928). 


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



Sel de la terre et Lumière du monde mais avec ton Esprit d'Amour
Seigneur, reçu lors notre baptême !

Homélie :

"« Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel devient fade, comment lui rendre de la saveur ? Il ne vaut plus rien : on le jette dehors et il est piétiné par les gens."

Jésus attend de nous que nous soyons le sel de cette terre : « Vous êtes le sel de la terre, et la lumière du monde, » dit-il.
Le sel comme la Lumière donne vie. Le soleil, à son lever, éclaire toute la réalité du monde.
Ce sont d’abord les formes qui se dessinent, ensuite les couleurs qui se font plus précises.
C’est ainsi que progressivement la nature apparaît dans toute sa beauté !
Il en est de même du Christ dans l’humanité. Le sel donne goût et saveur à toute nourriture, il assainit, il conserve, il vivifie, il est connu du monde entier. Dans la symbolique biblique, il figure la sagesse.
Il exprime l’amitié et la joie fraternelle. Nous avons reçu de Dieu le don de la terre entière.
Nous avons à lui communiquer la saveur du Royaume, à lui révéler les secrets de la sagesse de Dieu.
Porteurs de la Parole de Dieu qui est le sel de la vie, notre rôle est urgent.
Jésus fait le lien entre l’action de nos vies dans l’humanité, si cette action a sa source en elle-même, elle se décompose si facilement. Les Chrétiens, à la suite de Jésus, manifeste au monde la richesse et la beauté de l’œuvre de Dieu, sel de la terre, lumière du monde.


« Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée. Et l’on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau ; on la met sur le lampadaire, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison."

Jésus prend une deuxième image : « Vous êtes la lumière du monde. » C’est une perspective immense, démesurée, presque infinie.
Cette lumière, qui est capable d’éclairer le monde entier, est empreinte de modestie.
Nous n’en sommes que le reflet, le témoin. Cette lumière n’a pas sa source en nous.
C’est une lumière participée qui vient de Dieu. « Vous » êtes la lumière du monde, c’est « ensemble avec lui » que Jésus le déclare, « vous » êtes la lumière du monde !
Dieu a mis quelque chose en nous, tous ensemble, qui doit rayonner jusqu’aux confins de la terre, et jusqu’à la fin du monde.
Cette lumière n’est pas celle de l’éclat, elle est celle de la grâce.
Cette vie intérieure mise en nous par le Créateur, nous est donnée par Jésus.
C’est dans ce lien, que réside la véritable illumination du monde.
C’est la clarté qui jaillit des actes de pur amour. À ce signe, à l’amour que vous aurez les uns pour les autres, tous vous reconnaîtront pour mes disciples, dit Jésus. La visibilité de la communauté est celle du bien qu’elle fait : « Voyez comme ils s’aiment. »
C’est notre amour qui est lumière de Dieu et le sel de la terre !


"De même, que votre lumière brille devant les hommes : alors, voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux."

La troisième image prise par Jésus est la ville située au sommet d’un mont qui ne peut être cachée. Le voyageur égaré en pleine nature, dans la nuit, comprend ce que peut représenter la lumière des lampes allumées dans une ville haute.
C’est de la foi, qui rayonne d’autant plus qu’elle est chantée et partagée, célébrée par le Corps du Christ tout entier, dont il s’agit. C’est la préfiguration de la Jérusalem nouvelle et éternelle, rassemblée dans l’élévation et l’harmonie, que s’éclaire le phare du monde. Aujourd’hui, les villes peuvent devenir des « visions de paix, » là où le Père sera reconnu, parce qu’on y vivra tous en frères.
Quelle belle lumière pour la terre et quel signe pour le monde, qu’une ville, un quartier, une communauté vivant sous le regard de Dieu, ou chacun s’efforce de conserver l’unité de l’Esprit par le lien qu’est la paix.
Nous voulons vivre de cette parole de Dieu et l’annoncer ! En voyant ce que vous faites de bien, dit Jésus, les hommes rendront gloire à votre Père qui est aux cieux.



Citation :
Nous demandons la grâce de l’humilité, pour nous effacer pour que l’œuvre d’amour du Père apparaisse.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit

Source : 



Saint Josémaria Escriva de Balaguer (1902-1975), prêtre, fondateur
Homélie du 4/5/57 in Es Cristo que pasa § 148 (trad. Quand le Christ passe, Le Laurier 1989, p. 264)


« Elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison »

Remplir le monde de lumière, être sel et lumière, c'est ainsi que le Seigneur a décrit la mission de ses disciples. Porter jusqu'aux derniers confins de la terre la bonne nouvelle de l'amour de Dieu. C'est à cela que tous les chrétiens doivent consacrer leur vie, d'une manière ou d'une autre... La grâce de la foi ne nous a pas été conférée pour rester cachée, mais bien au contraire, pour briller devant les hommes...

     Certains se demanderont peut-être comment ils peuvent communiquer cette connaissance du Christ aux autres. Je vous répondrai : avec naturel, avec simplicité, en vivant exactement comme vous le faites au milieu du monde, adonnés que vous êtes à votre travail professionnel et au soin de votre famille, en prenant part à toutes les aspirations nobles des hommes, en respectant la légitime liberté de chacun... La vie ordinaire peut être sainte et remplie de Dieu, le Seigneur nous appelle à sanctifier nos tâches habituelles, parce que là aussi réside la perfection chrétienne.

     N'oublions pas que la presque totalité des journées que Marie a passées sur cette terre se sont déroulées d'une manière bien semblable aux journées de millions d'autres femmes, consacrées elles aussi à leur famille, à l'éducation de leurs enfants, aux tâches du foyer. De tout cela, Marie sanctifie jusqu'au plus petit détail, à ce que beaucoup considèrent à tort comme insignifiant et sans valeur... Vie ordinaire bénie, qui peut être tellement pleine d'amour de Dieu ! Car voilà ce qui explique la vie de Marie : son amour, poussé jusqu'à l'oubli de soi, toute contente qu'elle était de se trouver à sa place, là où Dieu la voulait. C'est pourquoi le plus petit de ses gestes n'est jamais banal, mais apparaît, au contraire, comme plein de signification... Il nous appartient d'essayer d'être comme elle, dans les circonstances précises où Dieu a voulu que nous vivions.



Source : 










_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Dim 5 Fév 2017 - 20:25

Bonsoir Lumen,

Bonsoir à toutes et à tous,





Lundi 6 Février 2017

Saint Paul Miki et ses compagnons, Martyrs
Mort en 1597. Paul Miki, jésuite japonais, était l’un des vingt-six chrétiens – religieux et laïcs – qui furent crucifiés sur une colline, près de Nagasaki.

5ième semaine du Temps Ordinaire
(Couleur liturgique : Rouge )
Année A







(Première lecture)
Livre de la Genèse 1 : 1 à 19


« DIEU dit. Et ce fut ainsi »

Au commencement,
DIEU créa le ciel et la Terre.
La Terre était informe et vide,
les ténèbres étaient au-dessus de l’abîme
et le SOUFFLE DE DIEU planait au-dessus des eaux.

DIEU dit :
« Que la lumière soit. »
Et la lumière fut.
DIEU vit que la lumière était bonne,
et DIEU sépara la lumière des ténèbres.
DIEU appela la lumière « jour »,
IL appela les ténèbres « nuit ».
Il y eut un soir, il y eut un matin :
premier jour.

Et DIEU dit :
« Qu’il y ait un firmament au milieu des eaux,
et qu’il sépare les eaux. »
DIEU fit le firmament,
IL sépara les eaux qui sont au-dessous du firmament
et les eaux qui sont au-dessus.
Et ce fut ainsi.
DIEU appela le firmament « ciel ».
Il y eut un soir, il y eut un matin :
deuxième jour.

Et DIEU dit :
« Les eaux qui sont au-dessous du ciel,
qu’elles se rassemblent en un seul lieu,
et que paraisse la terre ferme. »
Et ce fut ainsi.
DIEU appela la terre ferme « terre »,
et IL appela la masse des eaux « mer ».
Et DIEU vit que cela était bon.

DIEU dit :
« Que la terre produise l’herbe,
la plante qui porte sa semence,
et que, sur la terre, l’arbre à fruit donne,
selon son espèce,
le fruit qui porte sa semence. »
Et ce fut ainsi.
La terre produisit l’herbe,
la plante qui porte sa semence, selon son espèce,
et l’arbre qui donne, selon son espèce,
le fruit qui porte sa semence.
Et DIEU vit que cela était bon.
Il y eut un soir, il y eut un matin :
troisième jour.

Et DIEU dit :
« Qu’il y ait des luminaires au firmament du ciel,
pour séparer le jour de la nuit ;
qu’ils servent de signes
pour marquer les fêtes, les jours et les années ;
et qu’ils soient, au firmament du ciel,
des luminaires pour éclairer la Terre. »
Et ce fut ainsi.
DIEU fit les deux grands luminaires :
le plus grand pour commander au jour,
le plus petit pour commander à la nuit ;
il fit aussi les Etoiles.
DIEU les plaça au firmament du ciel
pour éclairer la Terre,
pour commander au jour et à la nuit,
pour séparer la lumière des ténèbres.
Et DIEU vit que cela était bon.
Il y eut un soir, il y eut un matin :
quatrième jour.

– PAROLE du SEIGNEUR.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris








Merci à DIEU le CRÉATEUR


[Psaume 103 (104) ; entièrement]



Psaume 103 (104) : 1 et 2a, 5 et 6, 10 et 12, 24 et 35c


R/ Que DIEU se réjouisse en SES ŒUVRES !

Bénis le SEIGNEUR, ô mon âme ;
SEIGNEUR mon DIEU, TU ES SI GRAND !
REVÊTU DE MAGNIFICENCE,
TU AS POUR MANTEAU LA LUMIÈRE !
R/


TU as donné son assise à la Terre :
qu’elle reste inébranlable au cours des temps.
TU l’as vêtue de l’abîme des mers :
les eaux couvraient même les montagnes.
R/


Dans les ravins TU fais jaillir des sources
et l’eau chemine aux creux des montagnes ;
les oiseaux séjournent près d’elle :
dans le feuillage on entend leurs cris.
R/


Quelle profusion dans TES ŒUVRES, SEIGNEUR !
Tout cela, TA SAGESSE l’a fait ;
la Terre s’emplit de TES BIENS.
Bénis le SEIGNEUR, ô mon âme !
R/


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris







Évangile de JÉSUS-CHRIST selon Saint Marc 6 : 53 à 56

Acclamation de l’Évangile :
Alléluia. Alléluia.
JÉSUS proclamait l’Évangile du Royaume et guérissait toute infirmité dans le peuple.
Alléluia.
(cf. Mt 4, 23)




« Tous ceux qui touchèrent la frange de SON MANTEAU étaient sauvés »

En ce temps-là,
après la traversée,
abordant à Génésareth
JESUS et Ses Disciples accostèrent.
Ils sortirent de la barque,
et aussitôt les gens reconnurent JESUS :
ils parcoururent toute la région,
et se mirent à apporter les malades sur des brancards
là où l’on apprenait que JESUS se trouvait.
Et dans tous les endroits où IL se rendait,
dans les villages, les villes ou les campagnes,
on déposait les infirmes sur les places.
Ils LE suppliaient de leur laisser toucher
ne serait-ce que la frange de SON MANTEAU.
Et tous ceux qui La touchèrent
étaient sauvés.

– Acclamons la PAROLE de DIEU.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris


Évangile + commentaire (audio)


Écouté sur :
http://radiofidelite.fr/fr/









Textes du jour, lu sur :
Les services de la liturgie Catholique

http://www.aelf.org/2017-02-06/romain/messe


Liens :
http://www.aelf.org/office-messe
http://services.liturgiecatholique.fr/






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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Lun 6 Fév 2017 - 13:02

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 
Bonjour Nicolas, Merci !




Lundi 06 février 2017 : Le lundi de la 5e semaine du temps ordinaire


Ils le suppliant de leur laisser toucher ne serait-ce que la frange de son manteau.


Les saints du jour (Lundi 06 février)

 Sainte Dorothée, vierge, saint Théophile, magistrat, et leurs compagnons, martyrs à Césarée en Cappadoce. 304. Pour approfondir : Sainte Dorothée (vierge) et de Saint Théophile (avocat), martyrs († 304).

 Saint Amand d'Elnone Evêque de Maastricht (+ 679) 

Saint Photios (+ 891)

 Saint Paul Miki et ses compagnons martyrs au Japon (✝ 1597) 

  Sainte Xénia "folle en Christ" (+ 1806) ou Ksenija de Saint Pétersbourg. 

Saint Alfonso Maria Fusco, prêtre et fondateur (1839-1910) 

 Bienheureuse Maria Theresia Bonzel, Religieuse et Fondatrice des : « Sœurs Franciscaines de l'Adoration Perpétuelle » (1830-1905). 

Vénérable Marthe Robin, vierge, Mystique stigmatisée et Fondatrice de l'Association des Foyers de Charité, « victime » offerte pour l’Amour de Dieu (1902-1981) 


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



Homélie :

"Après la traversée, abordant à Génésareth, ils accostèrent. Ils sortirent de la barque, et aussitôt les gens reconnurent Jésus."

Jésus parcourt les villes et les villages guérissant les malades et expulsant les démons.
Il voit l’urgence de secourir ces personnes. Il se met à leur service, en s’oubliant lui-même.
Sa mission est de redonner aux malades la santé du corps et de l’âme.
Il cherche à rétablir en chacun l’équilibre perdu à cause du péché.
Quiconque s’approche de lui expérimente comme une création nouvelle de tout son être.
C’est la merveilleuse réalité de celui qui expérimente Jésus en sa personne, à travers la grâce.
Il est nécessaire chaque jour, de nous approcher de lui, la source de la vie, afin de ne pas nous laisser gagner par la routine, la lassitude et le péché. Ce sont les pauvres et les petits qui entrent les premiers dans le Royaume de Dieu.
Nous sommes heureux de ce bouleversement, de cette révolution incroyable que Jésus est venu apporter au monde.
Dieu est l’ami des pauvres et des petits, des malades et des pécheurs.
Jésus réveille notre vie et nous lui rendons grâce pour ses merveilles.
Nous sortons du tourbillon quotidien et nous contemplons tout ce qui nous est donné.
La variété de tout ce que Jésus fait est impressionnante.


"ils parcoururent toute la région, et se mirent à apporter les malades sur des brancards là où l’on apprenait que Jésus se trouvait."

Toucher Jésus aujourd’hui, consiste à le toucher par sa Parole, par les sacrements, dans la foi, comme on le touchait physiquement alors.
Aujourd’hui, nous avons les mêmes possibilités de toucher Jésus que les foules qui le suivaient en Palestine.
Nous jouissons des dons de Dieu qui nous permettent de le toucher avec une intimité et une proximité que n’avaient pas les disciples d’alors. La présence de Dieu pour nous est la présence consolatrice de Jésus dans l’Eucharistie, par la grâce sacramentelle.
Tous les malheureux dont l’Évangile nous parle n’avaient pas accès au Temple à cause de leurs infirmités !
Dans le rayonnement de Jésus, toute personne se sent reconnue, aimée.
Au cœur de la création, « l’homme et la femme » sont la réalité la plus merveilleuse que Dieu a faite dans cet univers si beau.
Quand nous sommes passés par l’épreuve et le manque, nous sommes plus présents à la création et nous sommes plus présents les uns aux autres, à l’essentiel !
- Seigneur Jésus, je sais que Tu es proche de moi, que Tu es présent dans ma vie, et que Tu peux me guérir, de mes faiblesses, de mes complexes, de tous mes maux. Donne-moi une foi simple et spontanée qui cherche sans cesse à te toucher par tous les moyens que Tu nous as donnés : l’Eucharistie, le sacrement de Réconciliation et la prière.


"Et dans tous les endroits où il se rendait, dans les villages, les villes ou les campagnes, on déposait les infirmes sur les places. Ils le suppliaient de leur laisser toucher ne serait-ce que la frange de son manteau. Et tous ceux qui la touchèrent étaient sauvés."

Il nous faut toucher au moins la frange de son manteau pour être guéri. Il est dit clairement : « Tous ceux qui le touchaient étaient sauvés. »
Nous rendons grâce au Créateur, et à Jésus qui nous le manifeste, devant toutes les merveilles de la Création. L’action de grâce ne finit plus. Jésus nous fait savoir que le Temple Saint est désormais son Corps, et nous savons que nous sommes le temple de Dieu.
Nous demandons la grâce de retrouver et de contempler en Jésus la Force de Dieu qui nous sauve.
La manière de toucher Jésus, c’est la prière, la méditation, le contact assidu avec lui dans les sacrements.
Aujourd’hui, Jésus nous donne son Corps et son Sang pour que nous ayons la Vie.
La personne humaine, nourrie de l’eucharistie, est devenue Présence de Dieu.
Les moments difficiles de notre existence sont reconnus comme précieux, car ils nous mettent devant la Passion de Jésus, la réalité de l’amour infini qui nous est donnée. Dieu, en nous guérissant, nous remet au cœur de la création qui est si merveilleuse.



Citation :
Nous demandons à Dieu la grâce de reconnaître la merveille de la vie qu’il nous donne.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit

Source : 



Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermon 306, passim


« Tous ceux qui touchèrent la frange de son manteau étaient sauvés »

Tout homme veut être heureux ; il n'est personne qui ne le veuille, et si fortement qu'il le désire avant tout. Bien mieux : tout ce qu'il veut en plus de cela, il ne le veut que pour cela. Les hommes suivent des passions différentes, tel celle-ci, tel autre celle-là ; il y a aussi bien des manières de gagner sa vie dans le monde : chacun choisit sa profession et s'y exerce. Mais qu'on s'engage dans tel ou tel genre de vie, tous les hommes agissent en cette vie pour être heureux... Qu'est-ce donc que cette vie capable de rendre heureux que tous souhaitent mais que tous n'ont pas ? Cherchons-la...

     Si je demande à quelqu'un : « Veux-tu vivre ? », personne ne sera tenté de me répondre : « Je ne veux pas »... De même si je demande : « Veux-tu vivre en bonne santé ? », personne ne me répondra : « Je ne veux pas ». La santé est un bien précieux aux yeux du riche, et pour le pauvre elle est souvent le seul bien qu'il possède... Tous sont d'accord pour aimer la vie et la santé. Or, lorsque l'homme jouit de la vie et de la santé, peut-il se contenter de cela ?...

     Un jeune homme riche a demandé au Seigneur : « Bon maître, que dois-je faire pour avoir la vie éternelle ? » (Mc 10,17) Il craignait de mourir et il était contraint de mourir... Il savait qu'une vie de douleurs et de tourments n'est pas une vie, qu'on devait plutôt lui donner le nom de mort... Seule la vie éternelle peut être heureuse. Santé et vie d'ici bas ne l'assurent pas, vous craignez trop de les perdre : appelez cela « toujours craindre » et non « toujours vivre »... Si notre vie n'est pas éternelle, si elle ne comble pas éternellement nos désirs, elle ne peut pas être heureuse, elle n'est plus même une vie... Lorsque nous serons entrés dans cette vie-là, nous serons certains d'y demeurer toujours. Nous aurons la certitude de posséder éternellement la vraie vie, sans aucune crainte, car nous serons dans ce Royaume dont il est dit : « Et son règne n'aura pas de fin » (Lc 1,33).



Source : 









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du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Lun 6 Fév 2017 - 20:50

Bonsoir Lumen,

Bonsoir à toutes et à tous,





Mardi 7 Février 2017

De la férie

5ième semaine du Temps Ordinaire
(Couleur liturgique : Vert )
Année A







(Première lecture)
Livre de la Genèse 1 : 20 à 2 : 4a


« Faisons l’homme à notre image, selon NOTRE RESSEMBLANCE »

Quand IL créa le ciel et la Terre,
DIEU dit encore :
« Que les eaux foisonnent
d’une profusion d’êtres vivants,
et que les oiseaux volent au-dessus de la terre,
sous le firmament du ciel. »
DIEU créa, selon leur espèce,
les grands monstres marins,
tous les êtres vivants qui vont et viennent
et foisonnent dans les eaux,
et aussi, selon leur espèce,
tous les oiseaux qui volent.
Et DIEU vit que cela était bon.
DIEU les bénit par CES PAROLES :
« Soyez féconds et multipliez-vous,
remplissez les mers,
que les oiseaux se multiplient sur la Terre. »
Il y eut un soir, il y eut un matin :
cinquième jour.

Et DIEU dit :
« Que la Terre produise des êtres vivants
selon leur espèce,
bestiaux, bestioles et bêtes sauvages
selon leur espèce. »
Et ce fut ainsi.
DIEU fit les bêtes sauvages selon leur espèce,
les bestiaux selon leur espèce,
et toutes les bestioles de la Terre selon leur espèce.
Et DIEU vit que cela était bon.

DIEU dit :
« Faisons l’homme à NOTRE IMAGE,
selon NOTRE RESSEMBLANCE.
Qu’il soit le maître des poissons de la mer, des oiseaux du ciel,
des bestiaux, de toutes les bêtes sauvages,
et de toutes les bestioles
qui vont et viennent sur la Terre. »
DIEU créa l’homme à SON IMAGE,
à l’IMAGE DE DIEU IL le créa,
IL les créa homme et femme.
DIEU les bénit et leur dit :
« Soyez féconds et multipliez-vous,
remplissez la Terre et soumettez-la.
Soyez les maîtres
des poissons de la mer, des oiseaux du ciel,
et de tous les animaux qui vont et viennent sur la Terre. »
DIEU dit encore :
« Je vous donne toute plante qui porte sa semence
sur toute la surface de la Terre,
et tout arbre dont le fruit porte sa semence :
telle sera votre nourriture.
À tous les animaux de la Terre,
à tous les oiseaux du ciel,
à tout ce qui va et vient sur la terre
et qui a souffle de vie,
Je donne comme nourriture toute herbe verte. »
Et ce fut ainsi.
Et DIEU vit tout ce qu’IL avait fait ;
et voici : cela était très bon.
Il y eut un soir, il y eut un matin :
sixième jour.

Ainsi furent achevés le ciel et la Terre,
et tout leur déploiement.
Le septième jour,
DIEU avait achevé l’ŒUVRE qu’IL avait faite.
IL se reposa, le septième jour,
de toute l’ŒUVRE qu’IL avait faite.
Et DIEU bénit le septième jour :
IL le sanctifia
puisque, ce jour-là, IL se reposa
de toute l’ŒUVRE de CREATION qu’IL avait faite.

Telle fut l’Origine du ciel et de la Terre
lorsqu’ils furent créés.

– PAROLE du SEIGNEUR.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris








La GLOIRE de DIEU et la grandeur de l’homme


Psaume appartenant au répertoire du chef de chorale et au recueil de David. Accompagnement sur la harpe de Gat.

[Psaume 8 ; entièrement]




Psaume 8 : 4 et 5, 6 et 7, 8 et 9


R/ Ô SEIGNEUR notre DIEU,
qu’IL EST GRAND, TON NOM par toute la Terre !


À voir TON CIEL, ouvrage de TES DOIGTS,
la Lune et les Étoiles que TU fixas,
qu’est-ce que l’homme pour que TU penses à lui,
le fils d’un homme, que TU en prennes souci ?
R/


TU l’as voulu un peu moindre qu’un dieu,
le couronnant de gloire et d’honneur ;
TU l’établis sur les ŒUVRES DE TES MAINS,
TU mets toute chose à ses pieds.
R/


Les troupeaux de bœufs et de brebis,
et même les bêtes sauvages,
les oiseaux du ciel et les poissons de la mer,
tout ce qui va son chemin dans les eaux.
R/


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris







Évangile de JÉSUS-CHRIST selon Saint Marc 7 : 1 à 13

Acclamation de l’Évangile :
Alléluia. Alléluia.
Incline mon cœur vers TES EXIGENCES ; fais-moi la grâce de TA LOI, SEIGNEUR.
Alléluia.
(Ps 118, 36a.29b)




« Vous laissez de côté le COMMANDEMENT DE DIEU, pour vous attacher à la tradition des hommes »

En ce temps-là,
les pharisiens et quelques scribes, venus de Jérusalem,
se réunissent auprès de JESUS,
et voient quelques-uns de Ses Disciples prendre leur repas
avec des mains impures, c’est-à-dire non lavées.
– Les pharisiens en effet, comme tous les Juifs,
se lavent toujours soigneusement les mains avant de manger,
par attachement à la tradition des anciens ;
et au retour du marché,
ils ne mangent pas avant de s’être aspergés d’eau,
et ils sont attachés encore par tradition
à beaucoup d’autres pratiques :
lavage de coupes, de carafes et de plats.
Alors les pharisiens et les scribes demandèrent à JESUS :
« Pourquoi Tes Disciples ne suivent-ils pas la tradition des anciens ?
Ils prennent leurs repas avec des mains impures. »
JESUS leur répondit :
« Isaïe a bien prophétisé à votre sujet, hypocrites,
ainsi qu’il est écrit :

Ce peuple M’honore des lèvres,
mais son cœur est loin de Moi.
C’est en vain qu’ils Me rendent un culte ;
les doctrines qu’ils enseignent ne sont que des préceptes humains.


Vous aussi, vous laissez de côté le COMMANDEMENT DE DIEU,
pour vous attacher à la tradition des hommes. »
IL leur disait encore :
« Vous rejetez bel et bien le COMMANDEMENT DE DIEU
pour établir votre tradition.
En effet, Moïse a dit :

Honore ton père et ta mère.

Et encore :

Celui qui maudit son père ou sa mère sera mis à mort.

Mais vous, vous dites :
Supposons qu’un homme déclare
à son père ou à sa mère :
“Les ressources qui m’auraient permis de t’aider
sont korbane , c’est-à-dire Don réservé à DIEU”,
alors vous ne l’autorisez plus à faire quoi que ce soit
pour son père ou sa mère ;
vous annulez ainsi la PAROLE DE DIEU
par la tradition que vous transmettez.
Et vous faites beaucoup de choses du même genre. »

– Acclamons la PAROLE de DIEU.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris


Évangile + commentaire (audio)


Écouté sur :
http://radiofidelite.fr/fr/









Textes du jour, lu sur :
Les services de la liturgie Catholique

http://www.aelf.org/2017-02-07/romain/messe


Liens :
http://www.aelf.org/office-messe
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Nicolas

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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mar 7 Fév 2017 - 13:38

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 
Bonjour Nicolas, Merci !




Mardi 07 février 2017 : Le mardi de la 5e semaine du temps ordinaire


vous laissez de côté le commandement de Dieu, pour vous attacher à la tradition des hommes.


Les saints du jour (Mardi 07 février 2017)

Saint Parthénios, Evêque de Lampsaque (4ème s.)

 Saint Amand d'Elnone Evêque de Maastricht (+ 679) 

 Saint Égide Marie de St Joseph, Religieux o.f.m. (1729-1812) 
Pour un approfondissement biographique : >>> Ègide Marie de Saint Joseph

Bienheureuse Rosalie Rendu, Sœur de Saint-Vincent-de-Paul (✝ 1856).

 Bienheureuse Eugénie Smet (Marie de la Providence), Fondatrice des Auxiliatrices
des Âmes du Purgatoire (✝ 1871).
 

 Bienheureux Pie IX, Pape (255ème) de 1846 à 1878 (✝ 1878). 

Bienheureuse Clara Ludmilla Szczesna, Religieuse polonaise, Co-Fondatrice de
la Congrégation des Servantes du Sacré Cœur de Jésus (1863-✝ 1916)
 


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



Homélie :

"Les pharisiens et quelques scribes, venus de Jérusalem, se réunissent auprès de Jésus, et voient quelques-uns de ses disciples prendre leur repas avec des mains impures, c’est-à-dire non lavées."

Les pharisiens et quelques scribes sont enfermés dans quelques pratiques hygiéniques naturelles. Quelles que soient leur importance, c’est le grand Roi qui a créé le ciel et la terre et qui habite en nous qui attire notre attention.
Dieu veut nous mener à son amour, à sa gloire. Qu’il est admirable de méditer sur la grandeur de ce beau Dieu !
Dieu est un mystère d’amour qui se donne dans les relations personnelles !
Il nous donne de contempler Jésus, son Verbe éternel, le Fils de Dieu qui s’est fait chair de la Vierge Marie. Non seulement nous contemplons le mystère du Père et du Fils, mais aussi le mystère de l’Esprit Saint, leur Amour.
Nous levons les yeux vers Celui qui est venu "pour nous et pour notre Salut." C’est un mystère d’Amour qui nous est révélé explicitement à l’Annonciation de l’ange à Marie. En venant chez nous, Dieu n’a fait que descendre, il se met toujours à la dernière place.
Nous reconnaissons Jésus, réellement Présent et Vivant, dans la Sainte Eucharistie. C’est l’Esprit Saint qui nous fait entrer dans ce Don au delà de tout Don. Ainsi, Dieu est présent dans le sanctuaire de notre cœur par l’Esprit Saint que nous avons reçu.
Jésus est présent dans notre vie par la foi, il nous attire vers notre Père.


"…Alors les pharisiens et les scribes demandèrent à Jésus : « Pourquoi tes disciples ne suivent-ils pas la tradition des anciens ? Ils prennent leurs repas avec des mains impures. »"

Jésus leur répondit : « Isaïe a bien prophétisé à votre sujet, hypocrites, ainsi qu’il est écrit : Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi.
Ce qui nous empêche d’être heureux et d’être totalement donnés nous dit Jésus, c’est de vivre dans le mensonge.
Jésus veut chasser le mensonge de notre vie, en éclairant l’extérieur et l’intérieur de notre humanité.
L’extérieur, c’est le paraître superficiel, ce sont tous nos masques. C’est l’image idéale de nous-mêmes que nous poursuivons. Nous la projetons sur tout ce qui nous entoure par nos rites de purification. C’est de là que bouillonnent l’agressivité et la rancœur.
Là se glissent le mépris et l’égoïsme. C’est là que naît le désir d’utiliser les autres à notre profit. C’est du dedans, du cœur de l’homme, que sortent la méchanceté, l’envie, l’orgueil et la démesure. « Ce qui sort du cœur, dit Jésus, voilà ce qui rend l’homme impur. » L’intérieur, c’est le véritable et l’authentique de notre vie. C’est ce que nous sommes devant Dieu et que nous accueillons humblement. Demeurer dans la véritable liberté que Jésus est venu nous apporter est notre bonheur. Nous rendons grâce à Dieu, qui, avec la tendresse d’un époux nous redit son amour. Il nous fait revenir à l’essentiel de notre vie, à l’unité qui nous constitue quand nous recevons le don de la vie tel que Dieu nous l’a donné.


"…Moïse a dit : Honore ton père et ta mère. Et encore : Celui qui maudit son père ou sa mère sera mis à mort. Mais vous, vous dites : Supposons qu’un homme déclare à son père ou à sa mère : “Les ressources qui m’auraient permis de t’aider sont korbane, c’est-à-dire don réservé à Dieu,” alors vous ne l’autorisez plus à faire quoi que ce soit pour son père ou sa mère ; vous annulez ainsi la parole de Dieu par la tradition que vous transmettez."

Et vous faites beaucoup de choses du même genre. »
Nous connaissons ce que Jésus nous reproche, il peut réconcilier en nous l’être et le paraître. Ce qui fait notre souffrance quotidienne, c’est que notre démarche vers Dieu est marquée d’une ambiguïté. Notre vérité est totale quand nous sommes à l’écoute du Dieu vivant, quand son amour vrai est en nous. Lui seul est capable d’ôter nos masques sans nous décourager.
Il veut que du plus secret de notre être parte toute compréhension, tout amour et toute décision. Seule la prière nous ouvre un chemin d’humilité. Jésus, le Fils du Père, nous donne de contempler le Père invisible. Marie manifeste la tendresse infinie du cœur de notre Père. La mère de Jésus est le miroir limpide qui nous donne de contempler l’image et la ressemblance du Dieu vivant. Nous aussi, nous sommes capables de donner tout ce que nous avons reçu !



Citation :
Nous demandons au Saint-Esprit la grâce de nous introduire dans le cœur de Dieu pour y trouver notre unité.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit

Source : 



Saint Thomas d'Aquin (1225-1274), théologien dominicain, docteur de l'Église
Prière quotidienne devant le crucifix


« Ce peuple m'honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi »

Que je ne désire rien en dehors de toi... Donne-moi souvent de porter mon cœur vers toi et, quand je faiblis, de peser ma faute avec douleur, avec un ferme propos de me corriger. Donne-moi, Seigneur Dieu, un cœur vigilant que nulle pensée curieuse n'entraîne loin de toi  un cœur noble que nulle affection indigne n'abaisse  un cœur droit que nulle intention équivoque ne dévie  un cœur ferme que nulle adversité ne brise  un cœur libre que nulle passion violente ne domine.

     Accorde-moi, Seigneur mon Dieu, une intelligence qui te connaisse, un empressement qui te cherche, une sagesse qui te trouve, une vie qui te plaise, une persévérance qui t'attende avec confiance et une confiance qui te possède à la fin. Accorde-moi par la pénitence d'être affligé de ce que tu as enduré, d'user en chemin de tes bienfaits par la grâce, de jouir de tes joies surtout dans la patrie par la gloire. Ô toi qui, étant Dieu, vis et règnes dans tous les siècles. Amen.



Source : 










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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mar 7 Fév 2017 - 20:10

Bonsoir Lumen,

Bonsoir à toutes et à tous,





Mercredi 8 Février 2017


Saint Jérome Émilien
Mort en 1537. Ancien soldat vénitien converti en captivité, il fonda en 1534 la Compagnie des Serviteurs des Pauvres pour l’éducation des enfants abandonnés.

Sainte Joséphine Bakhita, Vierge
Morte en 1947. Après avoir connu l’horreur de l’esclavage, cette native du Darfour devint religieuse canossienne en Italie. Canonisée en 2000, elle est la première Sainte soudanaise.


5ième semaine du Temps Ordinaire
(Couleur liturgique : Vert )
Année A







(Première lecture)
Livre de la Genèse 2 : 4b à 9, 15 à 17


« Le SEIGNEUR DIEU prit l’homme et le conduisit dans le jardin d’Éden »

Lorsque le SEIGNEUR DIEU fit la Terre et le ciel,
aucun buisson n’était encore sur la Terre,
aucune herbe n’avait poussé,
parce que le SEIGNEUR DIEU n’avait pas encore fait pleuvoir sur la Terre,
et il n’y avait pas d’homme pour travailler le sol.
Mais une source montait de la Terre
et irriguait toute la surface du sol.
Alors le SEIGNEUR DIEU modela l’homme
avec la poussière tirée du sol ;
IL insuffla dans ses narines le souffle de vie,
et l’homme devint un être vivant.
Le SEIGNEUR DIEU planta un jardin en Éden, à l’orient,
et y plaça l’homme qu’IL avait modelé.
Le SEIGNEUR DIEU fit pousser du sol
toutes sortes d’arbres à l’aspect désirable et aux fruits savoureux ;
il y avait aussi l’ARBRE DE VIE au milieu du jardin,
et l’arbre de la connaissance du bien et du mal.
Le SEIGNEUR DIEU prit l’homme
et le conduisit dans le jardin d’Éden
pour qu’il le travaille et le garde.
Le SEIGNEUR DIEU donna à l’homme cet ORDRE :
« Tu peux manger les fruits
de tous les arbres du jardin ;
mais l’arbre de la connaissance du bien et du mal,
tu n’en mangeras pas ;
car, le jour où tu en mangeras,
tu mourras. »

– PAROLE du SEIGNEUR.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris








Merci à DIEU le CRÉATEUR


[Psaume 103 (104) ; entièrement]



Psaume 103 (104) : 1 et 2a, 27 et 28, 29bc et 30


R/ Bénis le SEIGNEUR, ô mon âme !

Bénis le SEIGNEUR, ô mon âme ;
SEIGNEUR mon DIEU, TU ES SI GRAND !
REVÊTU DE MAGNIFICENCE,
TU AS POUR MANTEAU LA LUMIÈRE !
R/


Tous, ils comptent sur TOI
pour recevoir leur nourriture au temps voulu.
TU donnes : eux, ils ramassent ;
TU ouvres la MAIN : ils sont comblés.
R/


TU reprends leur souffle, ils expirent
et retournent à leur poussière.
TU envoies TON SOUFFLE : ils sont créés ;
TU renouvelles la face de la Terre.
R/


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris







Évangile de JÉSUS-CHRIST selon Saint Marc 7 : 14 à 23

Acclamation de l’Évangile :
Alléluia. Alléluia.
TA PAROLE, SEIGNEUR, EST VÉRITÉ ; dans cette VÉRITÉ, sanctifie-nous.
Alléluia.
(cf. Jn 17, 17ba)




« Ce qui sort de l’homme, voilà ce qui rend l’homme impur »

En ce temps-là,
appelant de nouveau la foule, JESUS lui disait :
« Écoutez-Moi tous, et comprenez bien.
Rien de ce qui est extérieur à l’homme
et qui entre en lui
ne peut le rendre impur.
Mais ce qui sort de l’homme,
voilà ce qui rend l’homme impur. »

Quand il eut quitté la foule pour rentrer à la maison,
Ses Disciples L’interrogeaient sur cette parabole.
Alors IL leur dit :
« Êtes-vous donc sans intelligence, vous aussi ?
Ne comprenez-vous pas
que tout ce qui entre dans l’homme, en venant du dehors,
ne peut pas le rendre impur,
parce que cela n’entre pas dans son cœur,
mais dans son ventre, pour être éliminé ? »
C’est ainsi que JESUS déclarait purs tous les aliments.

IL leur dit encore :
« Ce qui sort de l’homme,
c’est cela qui le rend impur.
Car c’est du dedans, du cœur de l’homme,
que sortent les pensées perverses :
inconduites, vols, meurtres,
adultères, cupidités, méchancetés,
fraude, débauche, envie,
diffamation, orgueil et démesure.
Tout ce mal vient du dedans,
et rend l’homme impur. »

– Acclamons la PAROLE de DIEU.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris


Évangile + commentaire (audio)


Écouté sur :
http://radiofidelite.fr/fr/









Textes du jour, lu sur :
Les services de la liturgie Catholique

http://www.aelf.org/2017-02-08/romain/messe


Liens :
http://www.aelf.org/office-messe
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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mer 8 Fév 2017 - 12:32

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 
Bonjour Nicolas, Merci !




Mercredi 08 février 2017 : Le mercredi de la 5e semaine du temps ordinaire


ce qui sort de l’homme, voilà ce qui rend l’homme impur.


Les saints du jour (Mercredi 08 février)

Saint Etienne de Grandmont Fondateur de Grandmont (+ 1124)

 Saint Jean de Matha, prêtre, fondateur de l'Ordre de la
Très Sainte Trinité pour la Rédemption des Captifs. 1213.
 

 Saint Jérôme Émilien, Prêtre et Fondateur des « Clercs réguliers de Somasque » (1481-1537) 

Sainte Joséphine Bakhita, esclave soudanaise puis Religieuse Canossienne (1869-1947).

  Bienheureuse Speranza di Gesù, Fondatrice des Servantes de l'Amour Miséricordieux
et des Fils de l'Amour Miséricordieux (1893-✝ 1983).
 


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



Homélie :

Appelant de nouveau la foule, il lui disait : « Écoutez-moi tous, et comprenez bien. Rien de ce qui est extérieur à l’homme et qui entre en lui ne peut le rendre impur. Mais ce qui sort de l’homme, voilà ce qui rend l’homme impur. »

En disant, « Ce qui sort de l’homme, » Jésus nous remet devant notre liberté intérieure, il nous remet devant notre capacité de choisir. Jésus combat un ritualisme aliénant, il nous conduit à distinguer la connaissance de ce qui profane et celle de ce qui est sacré.
Nous avons besoin de revenir à l’origine de notre histoire pour sortir de l’enfermement dans lequel le « rituel religieux » nous emprisonne à propos du pur et de l’impur ! Entrer dans l’émerveillement et dans l’action de grâce nous fait sortir de ce repli sur soi mortifère.
L’homme et de la femme, créés à l’image et à la ressemblance de Dieu ont une capacité étonnante de resplendir de l’amour infini de Dieu. Avec la création, nous rendons grâce à Dieu pour tout ce qu’il a fait : « Tout cela était très bon. »
Revenir à l’origine, c’est retrouver notre liberté dans le choix de Dieu, dans la relation d’amour avec notre Créateur. Cette dépendance d’amour est structurante. Dépendre d’un plus grand que soi est libérant.
Le frère qui est à côté de moi est plus grand que moi, puisqu’il dépend directement de Dieu. La Parole que Dieu nous adresse nous aide à demeurer dans le silence de l’Amour. Il nous faut demander que Dieu change notre cœur et qu’il nous donne un cœur vraiment pur pour le contempler : « Heureux les cœurs purs ils verront Dieu. » Beaucoup de choses se pressent en notre for intérieur, elles nous préoccupent, il nous faut les discerner.


Quand il eut quitté la foule pour rentrer à la maison, ses disciples l’interrogeaient sur cette parabole. Alors il leur dit : « Êtes-vous donc sans intelligence, vous aussi ? Ne comprenez-vous pas que tout ce qui entre dans l’homme, en venant du dehors, ne peut pas le rendre impur, parce que cela n’entre pas dans son cœur, mais dans son ventre, pour être éliminé ? »

Le combat que Jésus nous propose se mène dans notre cœur. Ce mouvement nous rend à nous-même en nous donnant d’agir non pas à partir de nos idées, mais à partir de la relation avec Celui qui habite et murmure en notre cœur son Amour.
Notre cœur reçois la vie de Dieu. Avec intelligence et volonté nous avançons dans notre marche vers lui. C’est avec conscience, en lien avec Dieu, que nous nous adressons les uns aux autres. Le pur et l’impur sont des propriétés extérieures qui peuvent être manipulées par le monde.
C’est en conservant le contact avec Dieu, que nous devenons pur.
Il nous faut entrer en nous-mêmes pour retrouver ce contact avec Dieu.
Nous voulons nous ouvrir et nous abandonner à Dieu qui nous donne d’être dans tout ce que nous recevons de lui.
Nous contemplons le cœur de Marie, c’est du dedans, de son cœur, que sortait la louange vers son Dieu.
Dieu agit dans le cœur de l’homme qui lui fait confiance. Nous demandons à Dieu qu’il purifie notre cœur, qu’il nous donne la parole qui convient.


"Il leur dit encore : « Ce qui sort de l’homme, c’est cela qui le rend impur. Car c’est du dedans, du cœur de l’homme, que sortent les pensées perverses : inconduites, vols, meurtres, adultères, cupidités, méchancetés, fraude, débauche, envie, diffamation, orgueil et démesure. Tout ce mal vient du dedans, et rend l’homme impur. »

Jésus part de ce qui sort de l’homme, de notre capacité à nous déterminer.
Selon la manière dont nous considérons la parole qui sort de notre bouche, elle sera profanée, ou sanctifiée, rendue sainte et porteuse de relation sanctifiante selon notre choix. Le souhait de Dieu, devant son enfant bien-aimé, c’est qu’il demeure dans le lien d’amour qui le fait exister. Harmoniser notre cœur avec le cœur de Dieu ne se fait pas avec des pratiques extérieures !
Il s’agit de retrouver une pureté de cœur pour regarder nos frères avec des pensées en harmonie avec le cœur de Dieu.
Nous pouvons évoquer Marie. A Cana, elle est témoin de la transformation qui s’opère à partir des cuves destinées à la purification. Jésus, grâce à sa Passion, va transformer ces « cuves » en coupes de bénédiction.
Ce sera la grâce du vin nouveau ! Laisser l’action de grâces habiter notre cœur pour regarde nos frères en vérité, comme Dieu les regarde est une conversion purifiante.



Citation :
Nous demandons à Jésus qu’il nous donne son Corps et son Sang en nourriture pour que nous communions à sa vie.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit

Source : 



Isaac le Syrien (7e siècle), moine près de Mossoul
Discours spirituels, 1ère série, n° 21 (trad. Touraille, DDB 1981, p. 143)


« Dieu, crée en moi un cœur pur » (Ps 50,12)

Il est dit que seule l'aide de Dieu sauve. Quand un homme sait qu'il n'a plus de secours, il prie beaucoup. Et plus il prie, plus son cœur se fait humble, car on ne peut pas prier et demander sans être humble. « Un cœur brisé et humilié, Dieu ne le méprisera pas » (Ps 50,19). Tant que le cœur ne s'est pas fait humble, il lui est impossible en effet d'échapper à la distraction. Car l'humilité recueille le cœur.

     Quand l'homme s'est fait humble, aussitôt la compassion l'entoure, et son cœur sent alors le secours divin. Il découvre qu'une force monte en lui, la force de la confiance. Quand l'homme sent ainsi le secours de Dieu, quand il sent qu'il est là et qu'il vient à son aide, son cœur aussitôt est comblé de foi, et il comprend alors que la prière est le refuge du secours, la source du salut, le trésor de la confiance, le port dégagé de la tempête, la lumière de ceux qui sont dans les ténèbres, le soutien des faibles, l'abri au temps des épreuves, l'aide au plus fort de la maladie, le bouclier qui délivre dans les combats, la flèche lancée contre l'ennemi. En un mot la multitude des biens entre en lui par la prière. Il a donc ses délices désormais dans la prière de la foi. Son cœur rayonne de confiance.



Source : 










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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mer 8 Fév 2017 - 19:53

Bonsoir Lumen,

Bonsoir à toutes et à tous,





Jeudi 9 Février 2017

De la férie

5ième semaine du Temps Ordinaire
(Couleur liturgique : Vert )
Année A







(Première lecture)
Livre de la Genèse 2 : 18 à 25


« DIEU amena la femme vers l’homme. Et tous deux ne feront plus qu’un »

Le SEIGNEUR DIEU dit :
« Il n’est pas bon que l’homme soit seul.
Je vais lui faire une aide qui lui correspondra. »
Avec de la terre, le SEIGNEUR DIEU modela
toutes les bêtes des champs et tous les oiseaux du ciel,
et IL les amena vers l’homme
pour voir quels noms il leur donnerait.
C’étaient des êtres vivants,
et l’homme donna un nom à chacun.
L’homme donna donc leurs noms à tous les animaux,
aux oiseaux du ciel et à toutes les bêtes des champs.
Mais il ne trouva aucune aide qui lui corresponde.
Alors le SEIGNEUR DIEU fit tomber sur lui un sommeil mystérieux,
et l’homme s’endormit.
Le SEIGNEUR DIEU prit une de ses côtes,
puis IL referma la chair à sa place.
Avec la côte qu’IL avait prise à l’homme,
IL façonna une femme
et IL l’amena vers l’homme.
L’homme dit alors :
« Cette fois-ci, voilà l’os de mes os
et la chair de ma chair !
On l’appellera femme – Ishsha –,
elle qui fut tirée de l’homme – Ish. »
À cause de cela,
l’homme quittera son père et sa mère,
il s’attachera à sa femme,
et tous deux ne feront plus qu’un.

Tous les deux, l’homme et sa femme, étaient nus,
et ils n’en éprouvaient aucune honte l’un devant l’autre.

– PAROLE du SEIGNEUR.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris








Le bonheur des fidèles


Chant des pèlerinages.

[Psaume 127 (128) ; entièrement]




Psaume 127 (128) : 1 et 2, 3, 4 et 5


R/ Heureux qui craint le SEIGNEUR !

Heureux qui craint le SEIGNEUR
et marche selon SES VOIES !
Tu te nourriras du travail de tes mains :
Heureux es-tu ! À toi, le bonheur !
R/


Ta femme sera dans ta maison
comme une vigne généreuse,
et tes fils, autour de la table,
comme des plants d’olivier.
R/


Voilà comment sera béni
l’homme qui craint le SEIGNEUR.
De Sion, que le SEIGNEUR te bénisse !
Tu verras le bonheur de Jérusalem tous les jours de ta vie.
R/


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris







Évangile de JÉSUS-CHRIST selon Saint Marc 7 : 24 à 30

Acclamation de l’Évangile :
Alléluia. Alléluia.
Accueillez dans la DOUCEUR LA PAROLE semée en nous : c’est ELLE qui peut vous sauver.
Alléluia.
(cf. Jc 1, 21bc)




« Les petits chiens, sous la table, mangent bien les miettes des petits enfants ! »

En ce temps-là,
JESUS partit et se rendit dans le territoire de Tyr.
IL était entré dans une maison,
et IL ne voulait pas qu’on le sache,
mais IL ne put rester inaperçu :
une femme entendit aussitôt parler de LUI ;
elle avait une petite fille possédée par un esprit impur ;
elle vint se jeter à SES PIEDS.
Cette femme était païenne, syro-phénicienne de naissance,
et elle LUI demandait d’expulser le démon hors de sa fille.
IL lui disait :
« Laisse d’abord les enfants se rassasier,
car il n’est pas bien de prendre le pain des enfants
et de le jeter aux petits chiens. »
Mais elle LUI répliqua :
« SEIGNEUR, les petits chiens, sous la table,
mangent bien les miettes des petits enfants ! »
Alors IL lui dit :
« À cause de cette parole, va :
le démon est sorti de ta fille. »
Elle rentra à la maison,
et elle trouva l’enfant étendue sur le lit :
le démon était sorti d’elle.

– Acclamons la PAROLE de DIEU.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris


Évangile + commentaire (audio)


Écouté sur :
http://radiofidelite.fr/fr/









Textes du jour, lu sur :
Les services de la liturgie Catholique

http://www.aelf.org/2017-02-09/romain/messe


Liens :
http://www.aelf.org/office-messe
http://services.liturgiecatholique.fr/






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Nicolas

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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Jeu 9 Fév 2017 - 12:40

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 
Bonjour Nicolas, Merci !




Jeudi 09 février 2017 : Le jeudi de la 5e semaine du temps ordinaire

L'Église fête : Au Liban : fête de saint Maron (Maroun), patron du Liban


« À cause de cette parole, va : le démon est sorti de ta fille. »


Les saints du jour (Jeudi 09 février)

Sainte Apolline, vierge et martyre à Alexandrie († 249)
Pour approfondissement :
Sainte Apolline, ou Apollonie, vierge et martyre. 249.

 Saint Nicéphore d'Antioche Martyr (+ 260) 

 Saint Maron, Moine au Liban, Père de l'Église Maronite, Patron du Liban (✝ 410). 

Bienheureuse Anna Katharina Emmerick « Mystique du Land de Münster » (1774-1824).


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



Homélie :

"En partant de là, Jésus se rendit dans le territoire de Tyr. Il était entré dans une maison, et il ne voulait pas qu’on le sache. Mais il ne put rester inaperçu : une femme entendit aussitôt parler de lui ; elle avait une petite fille possédée par un esprit impur ; elle vint se jeter à ses pieds.

Cette femme était païenne, syro-phénicienne de naissance, et elle lui demandait d’expulser le démon hors de sa fille.
Nous entrons dans la mission de Jésus envers les païens. Cette femme qui demande avec humilité la guérison pour sa fille est persévérante, elle est païenne. C’est dans la douceur et l’humilité que Jésus fatigué se cache, « évitant les lieux habités ».
Cette femme le trouve malgré tout, c’est ce qui est étonnant ! Elle est entrée, dans sa détresse, en Communion d’Amour avec le Dieu qui sauve l’humanité. C’est l’humilité de cette femme qui lui donne de trouver Jésus doux et humble. Elle est l’enfant bien aimée du Père. Cette femme attend tout de lui.
Dieu donne tout ce dont nous avons besoin. Jésus ne cherche que la gloire de son Père, il veut que nous lui demandions ce dont nous avons besoin. C’est une joie pour Lui de nous faire le Don d’une vie renouvelée.
Nous nous tournons vers lui avec un cœur rempli d’amour et d’humilité. La relation filiale avec notre Père est tellement importante, elle nous est donnée pour qu’à partir d’elle, nous ne nous laissions pas dominer par des idéologies.
A l’école de cette femme, nous nous ouvrons à la grâce de Dieu. Cette femme a une confiance illimitée en Jésus.


Il lui disait : « Laisse d’abord les enfants se rassasier, car il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens. »

Mais elle lui répliqua : « Seigneur, les petits chiens, sous la table, mangent bien les miettes des petits enfants ! »
Cette femme étrangère fait preuve d’une bien grande audace en venant aborder Jésus, le Rabbi juif. Elle veut, avec insistance, que Jésus expulse un démon de sa fille. Cette femme ne conteste pas que le salut de Dieu soit offert en priorité pour Israël. Elle fait preuve d’une admirable confiance et demande à Jésus que les étrangers puissent recueillir sous la table, les miettes de la nourriture offerte au peuple élu.
Jésus voit là une véritable profession de foi. Il n’hésite pas à lui donner un signe que le Royaume de Dieu est là, pour elle aussi.
Cette femme qui magnifie Jésus devient notre modèle dans la foi. A l’école de cette femme, nous nous ouvrons à la grâce de Dieu. Il se communique à elle dans une communion de personne renouvelée !
Jésus renverse les barrières qui séparaient deux mondes, juif et païen. Il laisse entendre que le pain dont il veut rassasier les foules est d’abord destiné à Israël. Ce pain est cependant partagé à tous, même à ceux qui viennent de loin. La foi des étrangers, leur accueil de la Bonne Nouvelle, leur donne le droit de prendre part au banquet du Royaume. L’Évangile ne connait pas de frontières, la foi ouvre à tous la source du salut.


Alors il lui dit : « À cause de cette parole, va : le démon est sorti de ta fille. »

Nous rendons grâce pour cette merveille. Dieu notre Père envoie Jésus son Fils pour faire la communion avec tous, dans le Saint-Esprit. L’œuvre de Dieu nous dépasse toujours.
Le « pain partagé » enrichit notre réflexion sur le mystère eucharistique.
Jésus nourrit de pain les enfants d’Israël, la femme syro-phénicienne le convainc de donner aussi les miettes à sa fille qui a besoin d’être guérie. Cette parole montre la foi profonde en Jésus de cette femme. Elle souhaite la délivrance de sa fille soumise à des comportements incontrôlés : « Viens expulser le démon hors de ma fille. » Elle savait, dans une confiance et une soumission totale à la volonté de Dieu, que Jésus pouvait sauver sa fille. Jésus opère une libération, mais avant, il situe les raisons de sa venue dans le monde !
La Parole de Dieu montre les qualités étonnantes d’un cœur ouvert au Dieu d’Israël. Intensifions notre prière dans une attitude d’humilité, d’action de grâces pour ce qui nous est donné. Dans notre vie, quel que soit les événements heureux ou douloureux que nous avons à vivre, nous demeurons enracinés dans l’Amour. L’exultation nous est donnée dans l’action de grâce.
Apprends-nous Seigneur Jésus, à nous mettre à la disposition des autres.



Citation :
Nous demandons la grâce que l’humilité nous garde dans le don de Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit

Source : 



Guigues le Chartreux (?-1188), prieur de la Grande Chartreuse l
Lettre sur la vie contemplative, 6-7 (trad. Orval ; cf SC 163, p. 95)


« Seigneur, que personne ne peut voir sinon les cœurs purs (Mt 5,8.)

« Seigneur, que personne ne peut voir sinon les cœurs purs (Mt 5,8.), je recherche, par la lecture et la méditation, ce qu'est la vraie pureté de cœur et comment on peut l'obtenir pour devenir capable, grâce à elle, de te connaître, si peu que ce soit. J'ai cherché ton visage, Seigneur, j'ai cherché ton visage (Ps 26,8.).
J'ai longtemps médité en mon cœur, et un feu s'est allumé dans ma méditation : le désir de te connaître davantage. Quand tu romps pour moi le pain de la sainte Écriture, tu m'es connu dans cette fraction du pain (Lc 24,30-35). Et plus je te connais, plus je désire te connaître, non seulement dans l'écorce de la lettre mais dans la saveur de l'expérience.

     « Je ne demande pas cela, Seigneur, en raison de mes mérites, mais à cause de ta miséricorde. J'avoue, en effet, que je suis pécheur et indigne, mais ‘les petits chiens eux-mêmes mangent des miettes qui tombent de la table de leurs maîtres’. Donne-moi donc, Seigneur, les gages de l'héritage futur, une goutte au moins de la pluie céleste pour rafraîchir ma soif, car je brûle d'amour »...

     C'est par de tels discours que l'âme appelle son Époux. Et le Seigneur, qui regarde les justes et qui non seulement écoute leur prière mais est présent dans cette prière, n'attend pas la fin de celle-ci. Il l'interrompt au milieu de son cours ; il se présente tout-à-coup, il se hâte de venir à la rencontre de l'âme qui le désire, ruisselant de la douce rosée du ciel comme du parfum le plus précieux.
Il recrée l'âme fatiguée, il nourrit celle qui a faim, il fortifie sa fragilité, il la vivifie en la mortifiant par un admirable oubli d'elle-même, il la rend sobre en l'enivrant.



Source : 









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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Jeu 9 Fév 2017 - 19:51

Bonsoir Lumen,

Bonsoir à toutes et à tous,





Vendredi 10 Février 2017

Sainte Scholastique, Vierge
Morte en 543. Soeur de Saint Benoît de Nursie, elle fonda un monastère au pied du mont Cassin. Elle est considérée comme la première moniale bénédictine.

5ième semaine du Temps Ordinaire
(Couleur liturgique : Blanc )
Année A







(Première lecture)
Livre de la Genèse 3 : 1 à 8


« Vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal »

Le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs
que le SEIGNEUR DIEU avait faits.
Il dit à la femme :
« Alors, DIEU vous a vraiment dit :
“Vous ne mangerez d’aucun arbre du jardin” ? »
La femme répondit au serpent :
« Nous mangeons les fruits des arbres du jardin.
Mais, pour le fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin,
DIEU a dit :
“Vous n’en mangerez pas, vous n’y toucherez pas,
sinon vous mourrez.” »
Le serpent dit à la femme :
« Pas du tout ! Vous ne mourrez pas !
Mais DIEU sait que, le jour où vous en mangerez,
vos yeux s’ouvriront,
et vous serez comme des dieux,
connaissant le bien et le mal. »
La femme s’aperçut que le fruit de l’arbre devait être savoureux,
qu’il était agréable à regarder
et qu’il était désirable, cet arbre, puisqu’il donnait l’intelligence.
Elle prit de son fruit,
et en mangea.
Elle en donna aussi à son mari,
et il en mangea.
Alors leurs yeux à tous deux s’ouvrirent
et ils se rendirent compte qu’ils étaient nus.
Ils attachèrent les unes aux autres des feuilles de figuier,
et ils s’en firent des pagnes.
Ils entendirent la VOIX DU SEIGNEUR DIEU
qui se promenait dans le jardin à la brise du jour.
L’homme et sa femme allèrent se cacher aux REGARDS DU SEIGNEUR DIEU
parmi les arbres du jardin.

– PAROLE du SEIGNEUR.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris








Le bonheur d’être pardonné


Poème chanté appartenant au recueil de David.

[Psaume 31 (32) ; entièrement]




Psaume 31 (32) : 1 et 2, 5cdef, 6 et 7


R/ Heureux l’homme dont la faute est enlevée !

Heureux l’homme dont la faute est enlevée,
et le péché remis !
Heureux l’homme dont le SEIGNEUR ne retient pas l’offense,
dont l’esprit est sans fraude !
R/


J’ai dit : « Je rendrai grâce au SEIGNEUR
en confessant mes péchés. »
Et TOI, TU as enlevé l’offense de ma faute.
R/


Ainsi chacun des tiens TE priera aux heures décisives ;
même les eaux qui débordent ne peuvent L’atteindre.
TU es un REFUGE pour moi, mon ABRI dans la détresse ;
de chants de délivrance, TU m’as entouré.
R/


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris







Évangile de JÉSUS-CHRIST selon Saint Marc 7 : 31 à 37

Acclamation de l’Évangile :
Alléluia. Alléluia.
SEIGNEUR, ouvre notre cœur pour nous rendre attentifs aux PAROLES DE TON FILS.
Alléluia.
(cf. Ac 16, 14b)




« IL fait entendre les sourds et parler les muets »

En ce temps-là,
JESUS quitta le territoire de Tyr ;
passant par Sidon, IL prit la direction de la mer de Galilée
et alla en plein territoire de la Décapole.
Des gens LUI amènent un sourd
qui avait aussi de la difficulté à parler,
et supplient JESUS de poser la main sur lui.
JESUS l’emmena à l’écart, loin de la foule,
lui mit les doigts dans les oreilles,
et, avec SA SALIVE, lui toucha la langue.
Puis, les yeux levés au ciel,
IL soupira et lui dit :
« Effata ! », c’est-à-dire : « Ouvre-toi ! »
Ses oreilles s’ouvrirent ;
sa langue se délia,
et il parlait correctement.
Alors JESUS leur ordonna
de n’en rien dire à personne ;
mais plus IL leur donnait CET ORDRE,
plus ceux-ci LE proclamaient.
Extrêmement frappés, ils disaient :
« IL a bien fait toutes choses :
IL fait entendre les sourds et parler les muets. »

– Acclamons la PAROLE de DIEU.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris


Évangile + commentaire (audio)


Écouté sur :
http://radiofidelite.fr/fr/









Textes du jour, lu sur :
Les services de la liturgie Catholique

http://www.aelf.org/2017-02-10/romain/messe


Liens :
http://www.aelf.org/office-messe
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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Ven 10 Fév 2017 - 13:37

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 
Bonjour Nicolas, Merci !




Vendredi 10 février 2017 : Le vendredi de la 5e semaine du temps ordinaire


« Il a bien fait toutes choses : il fait entendre les sourds et parler les muets. »


Les saints du jour (Vendredi 10 février)

 Saint Hiéromartyr Charalampos (3ème s.) 

Sainte Scholastique, Moniale, sœur de Saint Benoît (480-543)
Pour approfondissement :
Sainte Scholastique, vierge. 543.

 Sainte Anne Princesse de Novgorod (+ 1056) 

 Bienheureuse Eusebia Palomino Yenes, Fille de Marie Auxiliatrice (1899-1935) 

Bienheureuxx Alojzije Stépinac, Cardinal archevêque et martyr (1898-1960)
Pour approfondissement :
>>> Bienheureux Louis STEPINAC

 Vénérable Madeleine de Jésus, Religieuse Passioniste italienne (1888-✝ 1960)

Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



Homélie :

"Jésus quitta le territoire de Tyr ; passant par Sidon, il prit la direction de la mer de Galilée et alla en plein territoire de la Décapole."

Des gens lui amènent un sourd qui avait aussi de la difficulté à parler et supplient Jésus de poser la main sur lui.
Les liens qui unissent la foule et Jésus sont admirables. Une complicité unit les pauvres et la miséricorde infinie de Dieu. Tout heureux de ce que Jésus va faire, des gens lui amène cette personne souffrante. Déjà « on » sait qu’il va agir, communiquant ainsi la foi à cet homme qui ne connaissait peut-être pas Jésus. Jésus va nouer un lien unique avec lui ! Jésus guérit donc à la fois la surdité de l’homme et sa langue embarrassée. Les deux maux sont liés, en effet : souvent les muets sont muets parce qu’ils sont sourds ; ils ne peuvent rien dire parce qu’ils n’ont jamais rien entendu. Ils ont grandi et vieilli dans un monde sans paroles et sans sons.
Ainsi en va-t-il de nous-mêmes devant Dieu dans la prière ; souvent c’est notre surdité qui nous rend muets et timides.
Faute d’entendre la parole de Dieu, nous ne trouvons plus de mots pour lui parler ou pour parler de lui.
Que l’Évangile aujourd’hui soit notre guérison. Qu’un seul ordre de Jésus nous rende perméables à sa parole et ardents pour la louange et le témoignage.
Il nous donne la vie et il nous la donne en plénitude. Nous le croyons et nous sommes conscients que dans la foi, nous sommes sauvés par Jésus dans ce mystère de guérison que nous célébrons. C’est de nous dont il s’agit, dans une intimité unique avec lui, dans le don qu’il nous fait de lui-même.


"Jésus l’emmena à l’écart, loin de la foule, lui mit les doigts dans les oreilles, et, avec sa salive, lui toucha la langue. Puis, les yeux levés au ciel, il soupira et lui dit : « Effata ! » c’est-à-dire : « Ouvre-toi ! »

Ses oreilles s’ouvrirent ; sa langue se délia, et il parlait correctement.
Jésus regarde longuement le ciel, pour bien signifier d’où va venir la guérison : c’est la puissance de Dieu qui va se manifester. Jésus soupire ; non pas qu’il soit fatigué d’opérer des miracles, mais pour reprendre à son compte le gémissement de l’humanité souffrante.
Puis vient la parole, une seule parole, qui accomplit la guérison, une parole si mystérieuse que Marc l’a conservée telle quelle dans l’araméen populaire que parlait Jésus : « Effata ! » Ouvre-toi : c’est un ordre et un programme de vie.
Nous avons été créés dans une relation d’amour avec Dieu et avec nos frères. Cette relation filiale ouvre à un Amour encore plus grand, à une harmonie encore plus belle. Les désirs en attente de cet homme prennent corps au rythme de Dieu.
Jésus refait les « gestes » de l’acte créateur. Cet homme pourra consentir à l’Amour infini de Dieu évoqué par Jésus quand il lève les yeux ! Il peut devenir l’enfant bien-aimé du Père.


"Alors Jésus leur ordonna de n’en rien dire à personne ; mais plus il leur donnait cet ordre, plus ceux-ci le proclamaient.

Extrêmement frappés, ils disaient : « Il a bien fait toutes choses : il fait entendre les sourds et parler les muets. »
Nous comprenons l’enthousiasme de cette foule tellement est grand son désir. Nous sommes créés à l’image et à la ressemblance de Dieu et c’est dans ce consentement que nous allons devenir ce que nous sommes.
Cet Amour va à l’infini de notre désir puisque nous sommes faits pour un amour infini. Baptisés dans le Christ, nous sommes baignés dans les sources d’eau vives du salut. La parole de Dieu nous est donnée pour nous remettre devant le mystère de Jésus qui nous aime.
Jésus opère des « choses » encore si grandes et si mystérieuses quand nous célébrons l’eucharistie.
Quand nous célébrons le mystère pascal, la rencontre avec Jésus s’opère pour chacun de nous !
Dans le don qu’il nous fait de lui-même, il nous guérit, nous visite, et il nous établit dans un cœur à cœur avec lui.
Quand nous recevons le Pain de vie, c’est Jésus, dans son humanité et dans sa divinité, qui vient nous visiter et nous guérir. Il nous plonge dans le mystère pascal, dans un cœur à cœur avec lui !



Citation :
Nous demandons la grâce de méditer la parole de Dieu chaque jour.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit

Source : 



Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Discours sur les psaumes, Ps 102,5-6 ; PL 37, 1319


« Jésus l'emmena à l'écart, loin de la foule, et lui mit les doigts dans les oreilles »

« Dieu te guérit de toute maladie. » (Ps 102,3) Toutes tes maladies seront guéries, ne crains pas. Tu diras qu'elles sont grandes ; mais le médecin est plus grand. Pour un médecin tout-puissant, il n'y a pas de maladie incurable. Laisse-toi simplement soigner, ne repousse pas sa main ; il sait ce qu'il a à faire. Ne te réjouis pas seulement lorsqu'il agit avec douceur mais supporte-le aussi quand il taille. Accepte la douleur du remède en pensant à la santé qu'il va te rendre.

     Voyez, mes frères, tout ce que supportent les hommes dans leur maladies physiques pour prolonger leur vie de quelques jours... Toi du moins, tu ne souffres pas pour un résultat douteux : celui qui t'a promis la santé ne peut pas se tromper. Pourquoi est-ce que les médecins se trompent parfois ? Parce qu'ils n'ont pas créé ce corps qu'ils soignent. Mais Dieu a fait ton corps, Dieu a fait ton âme. Il sait comment recréer ce qu'il a créé ; il sait comment reformer ce qu'il a formé. Tu n'as qu'à t'abandonner entre ses mains de médecin... Supporte donc ses mains, ô âme, qui « le bénis et qui n'oublies aucun de ses bienfaits : il te guérit de toutes tes maladies » (Ps 102,2-3).

     Celui qui t'avait fait pour n'être jamais malade si tu avais voulu garder ses préceptes, ne te guérira-t-il pas ? Celui qui a fait les anges et qui, en te recréant, te rendra égal aux anges, ne te guérira-t-il pas ? Celui qui a fait le ciel et la terre ne te guérira-t-il pas, après t'avoir fait à son image ? (Gn 1,26) Il te guérira, mais il faut que tu consentes à être guéri. Il guérit parfaitement tout malade, mais il ne le guérit pas malgré lui... Ta santé, c'est le Christ.



Source : 










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Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !


Dernière édition par Lumen le Dim 12 Fév 2017 - 14:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Ven 10 Fév 2017 - 19:37

Bonsoir Lumen,

Bonsoir à toutes et à tous,




Samedi 11 Février 2017


NOTRE-DAME de Lourdes
En invoquant l’IMMACULÉE MÈRE de DIEU, qui se manifesta à Bernadette dans la grotte de Massabielle à Lourdes, le peuple chrétien découvre en MARIE l’image de l’Église à venir. C’est aujourd’hui la journée mondiale des malades, instituée en 1992 par le Pape Jean-Paul II.


5ième semaine du Temps Ordinaire
(Couleur liturgique : Vert )
Année A







(Première lecture)
Livre de la Genèse 3 : 9 à 24


« Le SEIGNEUR DIEU le renvoya du jardin d’Éden, pour qu’il travaille la terre »

Quand l’homme eut désobéi à DIEU,
le SEIGNEUR DIEU l’appela et lui dit :
« Où es-tu donc ? »
Il répondit :
« J’ai entendu TA VOIX dans le jardin,
j’ai pris peur parce que je suis nu,
et je me suis caché. »
Le SEIGNEUR reprit :
« Qui donc t’a dit que tu étais nu ?
Aurais-tu mangé de l’arbre
dont Je t’avais interdit de manger ? »
L’homme répondit :
« La femme que TU m’as donnée,
c’est elle qui m’a donné du fruit de l’arbre,
et j’en ai mangé. »
Le SEIGNEUR DIEU dit à la femme :
« Qu’as-tu fait là ? »
La femme répondit :
« Le serpent m’a trompée,
et j’ai mangé. »
Alors le SEIGNEUR DIEU dit au serpent :
« Parce que tu as fait cela,
tu seras maudit parmi tous les animaux
et toutes les bêtes des champs.
Tu ramperas sur le ventre et tu mangeras de la poussière
tous les jours de ta vie.
Je mettrai une hostilité entre toi et la femme,
entre ta descendance et sa descendance :
celle-ci te meurtrira la tête,
et toi, tu lui meurtriras le talon. »
Le SEIGNEUR DIEU dit ensuite à la femme :
« Je multiplierai la peine de tes grossesses ;
c’est dans la peine que tu enfanteras des fils.
Ton désir te portera vers ton mari,
et celui-ci dominera sur toi. »
IL dit enfin à l’homme :
« Parce que tu as écouté la voix de ta femme,
et que tu as mangé le fruit de l’arbre
que Je t’avais interdit de manger :
maudit soit le sol à cause de toi !
C’est dans la peine que tu en tireras ta nourriture,
tous les jours de ta vie.
De lui-même, il te donnera épines et chardons,
mais tu auras ta nourriture en cultivant les champs.
C’est à la sueur de ton visage que tu gagneras ton pain,
jusqu’à ce que tu retournes à la terre dont tu proviens ;
car tu es poussière,
et à la poussière tu retourneras. »

L’homme appela sa femme Ève (c’est-à-dire : la vivante),
parce qu’elle fut la mère de tous les vivants.
Le SEIGNEUR DIEU fit à l’homme et à sa femme des tuniques de peau
et les en revêtit.
Puis le SEIGNEUR DIEU déclara :
« Voilà que l’homme est devenu comme l’un de nous
par la connaissance du bien et du mal !
Maintenant, ne permettons pas qu’il avance la main,
qu’il cueille aussi le fruit de l’Arbre de Vie,
qu’il en mange et vive éternellement ! »
Alors le SEIGNEUR DIEU le renvoya du jardin d’Éden,
pour qu’il travaille la terre d’où il avait été tiré.
IL expulsa l’homme,
et IL posta, à l’orient du jardin d’Éden,
les Kéroubim, armés d’un glaive fulgurant,
pour garder l’accès de l’Arbre de Vie.

– PAROLE du SEIGNEUR.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris








L’homme passe, DIEU RESTE


Prière de Moïse, l’envoyé de DIEU.

[Psaume 89 (90) ; entièrement]




Psaume 89 (90) : 2, 3 et 4, 5 et 6, 12 et 13


R/ D’âge en âge, SEIGNEUR,
TU as été notre REFUGE.


Avant que naissent les montagnes,
que TU enfantes la Terre et le monde,
de toujours à toujours,
TOI, TU ES DIEU.
R/


TU fais retourner l’homme à la poussière ;
TU as dit : « Retournez, fils d’Adam ! »
À TES YEUX, mille ans sont comme hier,
c’est un jour qui s’en va, une heure dans la nuit.
R/


TU les as balayés : ce n’est qu’un songe ;
dès le matin, c’est une herbe changeante :
elle fleurit le matin, elle change ;
le soir, elle est fanée, desséchée.
R/


Apprends-nous la vraie mesure de nos jours :
que nos cœurs pénètrent la Sagesse.
Reviens, SEIGNEUR, pourquoi tarder ?
Ravise-TOI par égard pour Tes Serviteurs.
R/


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris







Évangile de JÉSUS-CHRIST selon Saint Marc 8 : 1 à 10

Acclamation de l’Évangile :
Alléluia. Alléluia.
L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute PAROLE qui sort de la BOUCHE DE DIEU.
Alléluia.
(Mt 4, 4b)




« Les gens mangèrent et furent rassasiés »

En ces jours-là,
comme il y avait une grande foule,
et que les gens n’avaient rien à manger,
JESUS appelle à LUI Ses Disciples et leur dit :
« J’ai de la compassion pour cette foule,
car depuis trois jours déjà ils restent auprès de Moi,
et n’ont rien à manger.
Si Je les renvoie chez eux à jeun,
ils vont défaillir en chemin,
et certains d’entre eux sont venus de loin. »
Ses Disciples LUI répondirent :
« Où donc pourra-t-on trouver du pain
pour les rassasier ici, dans le désert ? »
IL leur demanda :
« Combien de pains avez-vous ? »
Ils LUI dirent :
« Sept. »
Alors IL ordonna à la foule de s’asseoir par terre.
Puis, prenant les sept pains
et rendant grâce,
IL les rompit,
et IL les donnait à Ses Disciples
pour que ceux-ci les distribuent ;
et ils les distribuèrent à la foule.
Ils avaient aussi quelques petits poissons,
que JESUS bénit et fit aussi distribuer.
Les gens mangèrent et furent rassasiés.
On ramassa les morceaux qui restaient :
cela faisait sept corbeilles.
Or, ils étaient environ quatre mille.
Puis JESUS les renvoya.
Aussitôt, montant dans la barque avec Ses Disciples,
IL alla dans la région de Dalmanoutha.

– Acclamons la PAROLE de DIEU.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris


Évangile + commentaire (audio)


Écouté sur :
http://radiofidelite.fr/fr/









Textes du jour, lu sur :
Les services de la liturgie Catholique

http://www.aelf.org/2017-02-11/romain/messe


Liens :
http://www.aelf.org/office-messe
http://services.liturgiecatholique.fr/






Amicalement, fraternellement
Nicolas

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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Sam 11 Fév 2017 - 12:56

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 
Bonjour Nicolas, Merci !




Samedi 11 février 2017 : Le samedi de la 5e semaine du temps ordinaire

L'Eglise fête : Notre-Dame de Lourdes, Première apparition (1858).
Journée Mondiale du Malade.



Les saints du jour (Samedi 11 février)

 Saint Séverin, Abbé de Saint Maurice d'Agaune en Valais († 508) 

Saint Grégoire II Pape (89 ème) de 715 à 731 (+ 731)

 Saint Benoît d'Aniane Abbé d'Aniane et réformateur (+ 821) 

 Saint Pascal Ier Pape (98 ème) de 817 à 824 (+ 824) 

Saint Pedro de Jésus Maldonado Lucero, Prêtre et martyr (1892- † 1937).





Prière avant la lecture

Prière à Notre-Dame de Lourdes

Marie, tu t’es montrée à Bernadette dans le creux du rocher.
Dans le froid et l’ombre de l’hiver,
Tu apportais la chaleur d’une présence,
la lumière et la beauté.

Dans le creux de nos vies obscures,
au creux du monde où le Mal est puissant,
apporte l’espérance,
redonne la confiance !

Toi, qui es l’Immaculée Conception,
viens en aide aux pécheurs que nous sommes.
Donne-nous l’humilité de la conversion,
le courage de la pénitence.
Apprends-nous à prier pour tous les hommes.

Guide-nous vers les sources de la vraie vie.
Fais de nous des pèlerins en marche au sein de ton Eglise.
Aiguise en nous la faim de l’Eucharistie,
le pain de la route, le pain de vie.

En toi, Marie, l’Esprit-Saint accomplit des merveilles :
par sa puissance, il t’a placée auprès du Père,
dans la gloire de ton Fils, à jamais vivant.
Regarde avec tendresse
les misères de nos corps et de nos coeurs.
Brille pour tous, comme une douce lumière,
au passage de la mort.

Avec Bernadette, nous te prions, Marie,
dans la simplicité des enfants.
Fais-nous entrer, comme elle, dans l’esprit des Béatitudes.
Alors, nous pourrons, dès ici-bas,
commencer à connaître la joie du Royaume
et chanter avec toi :
Magnificat !

Gloire à toi, Vierge Marie,
heureuse servante du Seigneur,
Mère de Dieu,
demeure de l’Esprit Saint !





Commentaire


Ce récit peut sembler une répétition du miracle de la multiplication des pains décrite en 6, 35-44. Une série de différences entre ces deux passages montrent toutefois que ce nouveau récit de la multiplication des pains n'est pas un simple doublet, mais que l'évangéliste a voulu donner à ce miracle une nouvelle interprétation et une dimension particulière.

Relevons ces différences apparemment minimes. La foule que Jésus nourrit compte 4,000 personnes, au lieu de 5,000 dans le récit précédent. Cette foule se trouve avec Jésus depuis trois jours. Les disciples savent le nombre de pains dont ils disposent. Jésus rend grâce à Dieu pour les pains et une seconde fois pour les poissons. Les disciples ramassent les restes dans sept corbeilles, au lieu de douze. Il est évident que ces différences ont une valeur symbolique dont il faut chercher le sens.

Le contexte nous permet de découvrir la signification que Marc a voulu donner à ce nouveau récit de la multiplication des pains. Il décrit deux miracles que Jésus accomplit dans des territoires païens, juste avant notre récit. Il guérit à distance la fille d'une syro-phénicienne, qui était possédée d'esprit mauvais (7, 24-30). Toujours en terrain païen, mais à l'est du lac de Galilée, dans la Décapole, il guérit un homme sourd et muet (7, 31-37). À la suite de ces deux signes en faveur de païens, Jésus nourrit une foule avec le pain qu'on donne aux enfants, selon la supplication de la femme cananéenne (7, 28).

Dans les deux récits, la foule que Jésus nourrit se trouve dans le désert de notre monde et le langage du Christ rappelle celui du repas eucharistique. À la place des cinq pains et des deux poissons, les disciples ont sept pains et ils recueillent à la fin sept corbeilles de restes. Cette répétition du chiffre sept suggère la totalité – tel est le sens général du chiffre sept – des dons eucharistiques offerts aux païens, à égalité avec ceux offerts aux Juifs en 6, 35-44. Dans le Royaume qu'instaure le Christ, aucun privilège n'existe, aucune ségrégation, tous sont invités et sont égaux. Jésus offre le salut et la vie à tous, sans distinction de race ou de rang social, car l'amour de Dieu s'étend à toute personne qu'il a créée.

Jésus manifeste cet amour divin par sa compassion pour cette foule païenne qui n'a rien mangé depuis trois jours. Il ne veut pas les renvoyer à jeun dans leur foyer, car ces gens pourraient défaillir en chemin. Il ne se contente pas de leur enseigner la vérité, mais il révèle l'amour de Dieu en offrant à cette humanité perdue dans le désert la nourriture qui procure la vie. Cette compassion de Jésus se prolonge comme tout naturellement dans les siens qui ont le devoir de venir au secours des pauvres et des déshérités avec qui le Seigneur s'identifie, "C'est à moi que vous l'avez fait" (Mt 25, 40).

La situation de cette foule de 4,000 païens qui n'ont rien mangé depuis trois jours pose un immense défi à Jésus. Il peut bien avouer qu'il "a pitié de ces gens", mais comment montrer sa compassion? Ce défi, il le partage avec ses disciples, qui en mesure toute l'ampleur: "Dans cet endroit désert, où pourrait-on trouver de quoi les faire manger à leur faim?" Sans être interpellés par des défis de cette ampleur, nous faisons face parfois à des demandes ou à des besoins qui semblent nous dépasser ou peut-être nous déranger. Nous sommes facilement tentés de démissionner ou de nous défiler, de nous dire que la situation nous dépasse et que nous n'y pouvons rien. Si Mère Térésa avait abdiqué devant la misère immense de Calcutta, sa communauté pour les miséreux de l'Inde et du monde n'aurait pas vu le jour.



Père Jean-Louis D'Aragon, SJ
1962-2017
55 années de service de la communauté

Source : 



Catéchisme de l'Église catholique
§ 1391-1395


Le Christ se donne lui-même en nourriture

Les fruits de la communion eucharistique : Recevoir l'eucharistie dans la communion porte comme fruit principal l'union intime au Christ Jésus. Le Seigneur dit en effet : « Qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui » (Jn 6,56). La vie en Christ trouve son fondement dans le banquet eucharistique : « De même qu'envoyé par le Père, qui est vivant, moi je vis par le Père, de même celui qui me mange vivra, lui aussi, par moi » (Jn 6,57)...

Ce que l'aliment matériel produit dans notre vie corporelle, la communion le réalise de façon admirable dans notre vie spirituelle. La communion à la chair du Christ ressuscité, « vivifiée par l'Esprit Saint et vivifiante », conserve, accroît et renouvelle la vie de grâce reçue au baptême. Cette croissance de la vie chrétienne a besoin d'être nourrie par la communion eucharistique, pain de notre pèlerinage, jusqu'au moment de la mort, où il nous sera donné comme viatique.

La communion nous sépare du péché : Le corps du Christ que nous recevons dans la communion est « livré pour nous », et le sang que nous buvons est « versé pour la multitude en rémission des péchés ». C'est pourquoi l'eucharistie ne peut pas nous unir au Christ sans nous purifier en même temps des péchés commis et nous préserver des péchés futurs : « Chaque fois que nous le recevons, nous annonçons la mort du Seigneur » (1Co 11,26). Si nous annonçons la mort du Seigneur, nous annonçons la rémission des péchés...

Comme la nourriture corporelle sert à restaurer la perte des forces, l'eucharistie fortifie la charité qui, dans la vie quotidienne, tend à s'affaiblir ; et cette charité vivifiée efface les péchés véniels... Par la même charité qu'elle allume en nous, l'eucharistie nous préserve des péchés mortels futurs.



Source : 









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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Sam 11 Fév 2017 - 19:17

Bonsoir Lumen,

Bonsoir à toutes et à tous,





Dimanche 12 Février 2017


6ième Dimanche du Temps Ordinaire


(Couleur liturgique : Vert )
Année A










Lien :
http://www.ktotv.com/emissions/priere-et-vie-de-l-eglise/priere/en-marche-vers-dimanche

Vu sur :
www.KTOTV.com






(Première lecture)
Livre de Ben Sira le Sage 15 : 15 à 20


« IL n’a commandé à personne d’être impie »

Si tu le veux, tu peux observer les commandements,
il dépend de ton choix de rester fidèle.
Le SEIGNEUR a mis devant toi l’eau et le feu :
étends la main vers ce que tu préfères.
La vie et la mort sont proposées aux hommes,
l’une ou l’autre leur est donnée selon leur choix.
Car LA SAGESSE DU SEIGNEUR EST GRANDE,
FORT EST SON POUVOIR, ET IL VOIT TOUT.
SES REGARDS sont tournés vers ceux qui LE craignent,
IL connaît toutes les actions des hommes.
IL n’a commandé à personne d’être impie,
IL n’a donné à personne la permission de pécher.


– PAROLE du SEIGNEUR.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris







MYSTÈRE et MERVEILLE de la LOI de DIEU


Psaume 118 (119), entièrement



Psaume 118 (119) : 1 et 2, 4 et 5, 17 et 18, 33 et 34


R/ Heureux ceux qui marchent
suivant LA LOI DU SEIGNEUR !


Heureux les hommes intègres dans leurs voies
qui marchent suivant LA LOI DU SEIGNEUR !
Heureux ceux qui gardent SES EXIGENCES,
ils LE cherchent de tout cœur !
R/


TOI, TU promulgues des PRÉCEPTES
à observer entièrement.
Puissent mes voies s’affermir
à observer TES COMMANDEMENTS !
R/


Sois bon pour ton serviteur, et je vivrai,
j’observerai TA PAROLE.
Ouvre mes yeux,
que je contemple LES MERVEILLES DE TA LOI.
R/


Enseigne-moi, SEIGNEUR, LE CHEMIN DE TES ORDRES ;
à les garder, j’aurai ma récompense.
Montre-moi comment garder TA LOI,
que je l’observe de tout cœur.
R/


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris


« Chants audio du Psaume 118 (119) »

Du CD, Signes :

http://www.mirari.fr/MHG2







(Deuxième lecture)
Première Lettre de Saint Paul Apôtre aux Corinthiens 2 : 6 à 10


« La SAGESSE QUE DIEU avait prévue dès avant les siècles pour nous donner la gloire »

Frères,
c’est bien de sagesse que nous parlons
devant ceux qui sont adultes dans la foi,
mais ce n’est pas la sagesse de ce monde,
la sagesse de ceux qui dirigent ce monde
et qui vont à leur destruction.
Au contraire, ce dont nous parlons,
c’est de LA SAGESSE DU MYSTÈRE DE DIEU,
SAGESSE TENUE CACHÉE,
établie par LUI dès avant les siècles,
pour nous donner la gloire.
Aucun de ceux qui dirigent ce monde ne L’a connue,
car, s’ils L’avaient connue,
ils n’auraient jamais crucifié le SEIGNEUR DE GLOIRE.
Mais ce que nous proclamons, c’est, comme dit l’Écriture :

ce que l’œil n’a pas vu,
ce que l’oreille n’a pas entendu,
ce qui n’est pas venu à l’esprit de l’homme,
ce que DIEU a préparé pour ceux dont IL EST AIMÉ.


Et c’est à nous que DIEU, PAR L’ESPRIT, en a fait la RÉVÉLATION.
Car l’ESPRIT scrute le fond de toutes choses,
même LES PROFONDEURS DE DIEU.


– PAROLE du SEIGNEUR.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris








Évangile de JÉSUS-CHRIST selon Saint Matthieu 5 : 17 à 37

Acclamation de l’Évangile :
Alléluia. Alléluia.

TU ES BÉNI, PÈRE,
SEIGNEUR DU CIEL ET DE LA TERRE,
TU as révélé aux tout-petits
les Mystères du Royaume !

Alléluia.
(cf. Mt 11, 25)




Il a été dit aux Anciens. Eh bien ! Moi, Je vous dis

En ce temps-là,
JESUS disait à Ses Disciples :
« Ne pensez pas que Je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes :
Je ne suis pas venu abolir, mais accomplir.
AMEN, Je vous le dis :
Avant que le ciel et la Terre disparaissent,
pas un seul iota, pas un seul trait ne disparaîtra de la Loi
jusqu’à ce que tout se réalise.
Donc, celui qui rejettera
un seul de ces plus petits commandements,
et qui enseignera aux hommes à faire ainsi,
sera déclaré le plus petit dans le Royaume des Cieux.
Mais celui qui les observera et les enseignera,
celui-là sera déclaré grand dans le Royaume des Cieux.
Je vous le dis en effet :
Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens,
vous n’entrerez pas dans le Royaume des Cieux.

Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens :

Tu ne commettras pas de meurtre,

et si quelqu’un commet un meurtre,
il devra passer en jugement.
Eh bien ! Moi, Je vous dis :
Tout homme qui se met en colère contre son frère
devra passer en jugement.
Si quelqu’un insulte son frère,
il devra passer devant le tribunal.
Si quelqu’un le traite de fou,
il sera passible de la géhenne de feu.
Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande à l’autel,
si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi,
laisse ton offrande, là, devant l’autel,
va d’abord te réconcilier avec ton frère,
et ensuite viens présenter ton offrande.
Mets-toi vite d’accord avec ton adversaire
pendant que tu es en chemin avec lui,
pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge,
le juge au garde,
et qu’on ne te jette en prison.
AMEN, Je te le dis :
tu n’en sortiras pas
avant d’avoir payé jusqu’au dernier sou.

Vous avez appris qu’il a été dit :

Tu ne commettras pas d’adultère.

Eh bien ! Moi, Je vous dis :
Tout homme qui regarde une femme avec convoitise
a déjà commis l’adultère avec elle dans son cœur.
Si ton œil droit entraîne ta chute,
arrache-le
et jette-le loin de toi,
car mieux vaut pour toi perdre un de tes membres
que d’avoir ton corps tout entier jeté dans la géhenne.
Et si ta main droite entraîne ta chute,
coupe-la
et jette-la loin de toi,
car mieux vaut pour toi perdre un de tes membres
que d’avoir ton corps tout entier qui s’en aille dans la géhenne.
Il a été dit également :

Si quelqu’un renvoie sa femme,
qu’il lui donne un acte de répudiation.


Eh bien ! Moi, Je vous dis :
Tout homme qui renvoie sa femme,
sauf en cas d’union illégitime,
la pousse à l’adultère ;
et si quelqu’un épouse une femme renvoyée,
il est adultère.

Vous avez encore appris qu’il a été dit aux anciens :

Tu ne manqueras pas à tes serments,
mais tu t’acquitteras de tes serments envers le SEIGNEUR.


Eh bien ! Moi, Je vous dis de ne pas jurer du tout,
ni par le Ciel, car c’est le TRONE DE DIEU,
ni par la Terre, car elle est SON MARCHEPIED,
ni par Jérusalem, car elle est la Ville du GRAND ROI.
Et ne jure pas non plus sur ta tête,
parce que tu ne peux pas
rendre un seul de tes cheveux blanc ou noir.
Que votre parole soit ‘oui’, si c’est ‘oui’,
‘non’, si c’est ‘non’.
Ce qui est en plus
vient du Mauvais. »


– Acclamons la PAROLE de DIEU.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris











Textes du jour, lu sur :
Les services de la liturgie Catholique

http://www.aelf.org/2017-02-12/romain/messe


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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Dim 12 Fév 2017 - 16:51

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 
Bonjour Nicolas, Merci !




Dimanche 12 février 2017 : Sixième dimanche du temps ordinaire


Que votre parole soit “oui”, si c’est “oui”, “non”, si c’est “non”.


Les saints du jour (Dimanche 12 février)

 Sainte Eulalie de Barcelone, vierge et martyre à Barcelone (✝ 304) 

Saints martyrs d’Abitène, Saint Saturnin et ses compagnons († 304).

 Saint Alexis de Moscou Traducteur des évangiles en russe (+ 1378) 
Voir aussi : Alexis de Moscou

Bienheureuse Ombeline, Moniale Cistercienne - Sœur de Saint Bernard (✝ v. 1135).

 Bienheureux Réginald, Frère Prêcheur (✝ 1220). 

Vénérable Louis-Marie Baudouin, Prêtre et Fondateur des Fils de Marie Immaculée et des Ursulines de Jésus (✝ 1835).

Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.




Homélie :


« Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir."

Amen, je vous le dis : Avant que le ciel et la terre disparaissent, pas un seul iota, pas un seul trait ne disparaîtra de la Loi jusqu’à ce que tout se réalise.
Jésus parle d’autorité et son discours est neuf, émanant de la profondeur de sa personne. Ce n’est pas une nouveauté extérieure qu’il apporte, mais un renouvellement tout intérieur. « Vous avez appris, » « et bien moi je vous dis. »
A chaque fois, que Jésus reprend "ce qui a été dit aux anciens," dans son interpretation, il pointe une attitude de vie plus intérieure. Jésus propose, partant du fait du « meurtre, » de veiller à la simple « colère ; » partant du fait du « faux serment » de veiller au simple fait de « jurer. »
Jésus nous conduit à retrouver l’intégralité de notre personne. Ce lieu intérieur de la Présence de Dieu, que nous pouvons habiter en lui, dans notre relation avec lui. Jésus, dans son amour infini, nous réconcilie avec nous-même et avec Dieu : "Car je vous le dis, en vérité : avant que ne passent le ciel et la terre, pas un i, pas un point sur l’i, ne passera de la Loi, que tout ne soit réalisé."
L’harmonie nouvelle que Jésus apporte à l’humanité passe par son cœur ! Il est celui qui nous sauve en aimant son Père, et qui le "glorifie" en nous sauvant !
Celui qui exécutera ces moindres préceptes, et les enseignera, celui-là sera tenu pour grand dans le Royaume des Cieux.


…Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande à l’autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton offrande, là, devant l’autel, va d’abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande.

Mets-toi vite d’accord avec ton adversaire pendant que tu es en chemin avec lui, pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge, le juge au garde, et qu’on ne te jette en prison. Amen, je te le dis : tu n’en sortiras pas avant d’avoir payé jusqu’au dernier sou.
Jésus nous demande de respecter nos frères, d’accomplir avec lui un chemin de l’Amour qui est libérant. Dans les temps tourmentés que nous vivons, Jésus nous aide à être à la hauteur des événements que nous subissons.
Nous ne pouvons pas ignorer les coupables qui peuvent devenir de dangereux fauteurs de trouble dans la société. Nous sommes prudents face à ceux qui manifestent des difficultés qui nous conduisent à une insécurité permanente. La loi, si elle est nécessaire, est impuissante à nous procurer le salut.
La vie qui nous est donnée par Dieu, est don sans mérite de notre part. Jésus rend plus forte la loi de Dieu et il nous aide à reconnaître humblement qu’il faut nous convertir en nous aimant mieux les uns les autres.


"…Que votre parole soit “oui”, si c’est “oui ;” “Non”, si c’est “non”. Ce qui est en plus vient du Mauvais."

La loi nécessite la compréhension de l’autre, l’amitié, l’amour, la grâce et le pardon. Nous touchons non seulement la "délicatesse" de Jésus, mais la vérité profonde de son être.
La vie et le salut nous sont donnés par grâce, par amour. Jésus nous révèle que la vie ne se mérite pas. L’impuissance de la loi à procurer le salut manifeste que la vie nous est donnée par Dieu, elle est don.
C’est du respect du à l’autre dont il s’agit ! Nous croyons que la vie et le salut qui viennent de Dieu sont un Don à respecter en soi-même et en l’autre. Toucher à son frère, c’est toucher à Dieu lui-même. Jésus révèle le fonctionnement de nos lois humaines.
Sans loi, nous retombons vite dans la jungle. Jésus nous demande d’être vrai. L’amour de Dieu et l’amour des frères est le même amour qui fonde notre vivre ensemble. Ces paroles sont pour nous salutaires. Elles opèrent le discernement auquel il nous faut sans cesse revenir si nous voulons avoir la vie.



Citation :
Nous demandons la grâce que notre langage soit : « Oui ? oui », « Non ? non » pour demeurer dans la lumière de la vérité.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit

Source : 



Saint Irénée de Lyon (v. 130-v. 208), évêque, théologien et martyr
Contre les hérésies IV,13,3 (trad. SC 100, p. 525s rev)


La Loi enracinée dans nos cœurs

Il y a des préceptes naturels de la Loi qui donnent déjà la justice ; même avant le don de la Loi à Moïse des hommes observaient ces préceptes, et ils étaient justifiés par leur foi et plaisaient à Dieu. Ces préceptes-là, le Seigneur ne les a pas abolis, mais étendus et accomplis. C'est ce que prouvent ces paroles : « Il a été dit aux anciens : Tu ne commettras pas d'adultère. Mais moi, je vous dis : Quiconque regarde une femme pour la convoiter a déjà commis l'adultère avec elle dans son cœur. » Et encore : « Il a été dit : Tu ne tueras pas. Mais moi, je vous dis : Quiconque se met en colère contre son frère sans motif en répondra au tribunal » (Mt 5,21s)... Et ainsi de suite. Tous ces préceptes n'impliquent ni la contradiction ni l'abolition des précédents, mais leur accomplissement et leur extension. Comme le Seigneur le dit lui-même : « Si votre justice ne dépasse celle des scribes et des pharisiens, vous n'entrerez pas dans le Royaume des cieux » (Mt 5,20).

     En quoi consistait-il, ce dépassement ? D'abord, à croire non plus seulement au Père, mais aussi à son Fils dorénavant manifesté, car c'est lui qui mène l'homme à la communion et à l'union avec Dieu. Ensuite, à ne pas dire seulement, mais à faire — car « ils disaient et ne faisaient pas » (Mt 23,3) — et à se garder non seulement des actes mauvais, mais même de leur désir. En enseignant cela, il ne contredisait pas la Loi, mais il accomplissait la Loi et enracinait en nous les prescriptions de la Loi... Prescrire de s'abstenir non seulement des actes défendus par la Loi, mais même de leur désir, n'est pas le fait de quelqu'un qui contredit et abolit la Loi ; c'est le fait de celui qui l'accomplit et l'étend.



Source : 









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du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Dim 12 Fév 2017 - 20:55

Bonsoir Lumen,

Bonsoir à toutes et à tous,




Lundi 13 Février 2017

De la férie

6ième semaine du Temps Ordinaire
(Couleur liturgique : Vert )
Année A







(Première lecture)
Livre de la Genèse 4 : 1 à 15, 25


« Caïn se jeta sur son frère Abel et le tua »

L’homme s’unit à Ève, sa femme :
elle devint enceinte, et elle mit au monde Caïn.
Elle dit alors :
« J’ai acquis un homme
avec l’aide du SEIGNEUR ! »
Dans la suite, elle mit au monde Abel, frère de Caïn.
Abel devint berger, et Caïn cultivait la terre.
Au temps fixé, Caïn présenta des produits de la terre
en offrande au SEIGNEUR.
De son côté, Abel présenta les premiers-nés de son troupeau,
en offrant les morceaux les meilleurs.
Le SEIGNEUR tourna SON REGARD vers Abel et son offrande,
mais vers Caïn et son offrande, IL ne le tourna pas.
Caïn en fut très irrité et montra un visage abattu.
Le SEIGNEUR dit à Caïn :
« Pourquoi es-tu irrité, pourquoi ce visage abattu ?
Si tu agis bien, ne relèveras-tu pas ton visage ?
Mais si tu n’agis pas bien…,
le péché est accroupi à ta porte.
Il est à l’affût, mais tu dois le dominer. »
Caïn dit à son frère Abel :
« Sortons dans les champs. »
Et, quand ils furent dans la campagne,
Caïn se jeta sur son frère Abel et le tua.
Le SEIGNEUR dit à Caïn :
« Où est ton frère Abel ? »
Caïn répondit :
« Je ne sais pas.
Est-ce que je suis, moi, le gardien de mon frère ? »
Le SEIGNEUR reprit :
« Qu’as-tu fait ?
La voix du sang de ton frère
crie de la terre vers Moi !
Maintenant donc, sois maudit
et chassé loin de cette terre
qui a ouvert la bouche pour boire le sang de ton frère,
versé par ta main.
Tu auras beau cultiver la terre,
elle ne produira plus rien pour toi.
Tu seras un errant,
un vagabond sur la Terre. »
Alors Caïn dit au SEIGNEUR :
« Mon châtiment est trop lourd à porter !
Voici qu’aujourd’hui TU m’as chassé de cette terre.
Je dois me cacher loin de TOI,
je serai un errant,
un vagabond sur la Terre,
et le premier venu qui me trouvera me tuera. »
Le SEIGNEUR lui répondit :
« Si quelqu’un tue Caïn, Caïn sera vengé sept fois. »
Et le SEIGNEUR mit un signe sur Caïn
pour le préserver d’être tué par le premier venu qui le trouverait.

Adam s’unit encore à sa femme,
et elle mit au monde un fils.
Elle lui donna le nom de Seth
(ce qui veut dire : accordé),
car elle dit :
« DIEU m’a accordé une nouvelle descendance
à la place d’Abel, tué par Caïn. »

– PAROLE du SEIGNEUR.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris








DIEU paraît pour prononcer SON JUGEMENT


Psaume appartenant au recueil d’Assaf.

[Psaume 49 (50) ; entièrement]




Psaume 49 (50) : 1 et 5a, 7ac et 8, 16bc et 17, 20 et 21abc


R/ Offre à DIEU le sacrifice d’action de grâce.

Le DIEU des dieux, le SEIGNEUR,
parle et convoque la Terre
du Soleil levant jusqu’au Soleil couchant :
« Assemblez, devant Moi, Mes Fidèles.
R/


« Écoute, Mon Peuple, Je parle.
Moi, DIEU, JE SUIS TON DIEU !
Je ne t’accuse pas pour tes sacrifices ;
tes holocaustes sont toujours devant Moi.
R/


« Qu’as-tu à réciter MES LOIS,
à garder MON ALLIANCE à la bouche,
toi qui n’aimes pas les reproches
et rejettes loin de toi MES PAROLES ?
R/


« Tu t’assieds, tu diffames ton frère,
tu flétris le fils de ta mère.
Voilà ce que tu fais ; garderai-Je le silence ?
Penses-tu que JE SUIS comme toi ? »
R/


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris







Évangile de JÉSUS-CHRIST selon Saint Marc 8 : 11 à 13

Acclamation de l’Évangile :
Alléluia. Alléluia.
MOI, JE SUIS LE CHEMIN, LA VÉRITÉ ET LA VIE, dit le SEIGNEUR. Personne ne va vers le PÈRE sans passer par MOI.
Alléluia.
(Jn 14, 6)




« Pourquoi cette génération cherche-t-elle un signe ? »

En ce temps-là,
les pharisiens survinrent
et se mirent à discuter avec JESUS ;
pour LE mettre à l’épreuve,
ils cherchaient à obtenir de LUI un signe venant du Ciel.
JESUS soupira au plus profond de LUI-MEME et dit :
« Pourquoi cette génération cherche-t-elle un signe ?
AMEN, Je vous le déclare :
aucun signe ne sera donné à cette génération. »
Puis IL les quitta, remonta en barque,
et IL partit vers l’autre rive.

– Acclamons la PAROLE de DIEU.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris


Évangile + commentaire (audio)


Écouté sur :
http://radiofidelite.fr/fr/









Textes du jour, lu sur :
Les services de la liturgie Catholique

http://www.aelf.org/2017-02-13/romain/messe


Liens :
http://www.aelf.org/office-messe
http://services.liturgiecatholique.fr/






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Nicolas

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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Lun 13 Fév 2017 - 14:01

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 
Bonjour Nicolas !




Lundi 13 février 2017 : Le lundi de la 6e semaine du temps ordinaire


Pourquoi cette génération cherche-t-elle un signe ?


Les saints du jour (Lundi 13 février)

 Saint Fulcran de Lodève, Évêque et Confesseur (✝ 1006). 

Saint Syméon le Myroblite (+ 1200)

Bienheureux Jourdain de Saxe, premier successeur de Saint Dominique (vers 1190-1237).

 Bienheureux Ange Tancrède, Frère Mineur (✝ 1257). 

 Bienheureuse Eustochium de Padoue, Religieuse Bénédictine (✝ 1468). 


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


Lectures du jour :
Voir / Textes du jour



Homélie :

"Les pharisiens survinrent et se mirent à discuter avec Jésus ; pour le mettre à l’épreuve, ils cherchaient à obtenir de lui un signe venant du ciel."

Jésus refuse de donner un signe tel qu’on lui demande car aucun signe ne peut parler aussi fort que sa personne. Aucune preuve ne peut être plus évidente que ses « œuvres » comme la multiplication des pains qui précède notre texte. Jésus ne donne pas de signe parce il réalise dans sa personne la Parole vivante de Dieu : Il est le signe.
Tout comme Jonas fut un signe pour les Ninivites, de même, le Fils de l’homme le sera pour cette génération. Il ne donne pas de signe, mais il nous fait découvrir peu à peu le mystère de sa Personne pour nous faire découvrir que le Royaume, c’est Lui.
Jésus vient restaurer notre relation avec Dieu. Au lieu d’être reçu, il est suspecté ! Cette attitude détériore toute relation qui demande à priori la confiance, surtout dans la relation avec Dieu.
Les Pharisiens se sont approprié le monopole de la relation à Dieu et de ses dons !
Nous recevons de Dieu l’action de grâce qui déborde en supplication et en reconnaissance. Dieu est si bon qu’il nous donne ce qu’il a de meilleur. La Vierge Marie, en présentant Jésus au Temple a donné ce qu’elle avait reçu de plus merveilleux : Jésus. Elle l’a remis à Dieu. C’est la meilleure manière de garder le don en Dieu. Le consacrer, le mettre au service de Dieu au lieu de nous l’approprier.


"Jésus soupira au plus profond de lui-même et dit : « Pourquoi cette génération cherche-t-elle un signe ? Amen, je vous le déclare : aucun signe ne sera donné à cette génération. »

Nous voulons des signes parce que nous ne savons pas contempler Jésus.
Nous ne savons pas discerner Jésus qui est l’homme nouveau, jailli du cœur du Père.
Nous ne savons plus être frappé d’étonnement ni demeurer suspendu à ses lèvres.
Nous voulons des signes plutôt que découvrir la beauté de la Parole divine. Nous voulons des signes toujours plus puissants qui nous dispensent de le chercher dans la prière, de le découvrir dans la contemplation de sa Présence.
Nous voulons des signes parce que nous ne savons pas voir qu’il y a autour de nous des signes qui nous le montrent.
Les hommes et les femmes qui vivent quotidiennement selon l’Evangile et acceptent que leur vie soit ainsi transformée sont des témoins vivants. Notre vie est remplie des signes de la tendresse de Dieu !
Jésus a beaucoup parlé, Il a fait des signes étonnants, mais les Pharisiens ne croient pas en Lui.
Alors Jésus soupire au plus profond de lui-même, Il est meurtri. Il remonte dans la barque et il s’en va, montrant ainsi son désaccord. Il est en droit d’attendre une relation d’amour qui donne de vivre dans la reconnaissance.
Dieu attend que nous demeurions fidèles dans cette relation d’amour.


"Puis il les quitta, remonta en barque, et il partit vers l’autre rive."

Le paradoxe qui transpire tout au long de l’Évangile, c’est qu’en se faisant voir en son Fils, Dieu devient méconnaissable pour ceux qui ne croient pas en lui. Jésus provoque nos regards sur sa personne.
Il est le chemin pour découvrir le visage de Dieu. Sa personne est cette porte étroite venue vers nous pour que nous ne puissions aller vers Lui. Tout signe qui ferait du bruit ne lui rend pas témoignage, tout signe qui suscite l’enthousiasme des foules est obstacle à la discrétion que Jésus a choisie en se faisant l’un de nous.
Jésus préfère nous convaincre en touchant nos cœurs. C’est là, dans ce lieu secret, qu’il vient nous faire signe.
Nous voulons rendre grâce à Dieu pour tout ce qu’il nous donne et cultiver ce don de Dieu.
Nous demeurons dans l’action de grâce, nous demeurons dans la grâce du don qu’il nous a fait.
Le don que Dieu nous fait est infini, il est de toujours à toujours, nous demeurons dans le don de Dieu, ainsi qu’il demeure et nous et nous nous réjouissons de ce don. Les merveilles que Dieu fait sont innombrables, le signe de l’Amour infini de Dieu est à l’intérieur de notre relation à Dieu.



Citation :
Nous demandons la grâce de dire merci à Dieu de tout ce qu’il nous donne.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit

Source : 



Saint Hilaire (v. 315-367), évêque de Poitiers et docteur de l'Église
La Trinité, livre 12, 52-53 (trad. Sr Isabelle de la Source, Lire la Bible, Mediaspaul 1988, t. 1, p. 19)


« Pourquoi cette génération demande-t-elle un signe ? »

Père saint, Dieu tout-puissant, lorsque j'élève vers ton ciel la faible lumière de mes yeux, puis-je douter qu'il est ton ciel ? Quand je contemple la course des étoiles, leur retour dans le cycle de l'année, quand je vois les Pléiades, la Petite Ourse et l'Étoile du matin et que je considère comment chacune brille au poste qui lui est assigné, je comprends, ô Dieu, que tu es là, dans ces astres que je ne comprends pas. Lorsque je vois « les vagues superbes de la mer » (Ps 92,4), je ne saisis pas l'origine de ces eaux, je ne saisis même pas ce qui met en branle leurs flux et leurs reflux réguliers, et pourtant, je crois qu'il est une cause — impénétrable certes pour moi — à ces réalités que j'ignore, et là aussi je perçois ta présence.

     Si je tourne mon esprit vers la terre qui, par le dynamisme de forces cachées, décompose toutes les semences qu'elle a accueillies dans son sein, les fait lentement germer et les multiplie, puis leur donne de grandir, je ne trouve rien là que je puisse comprendre avec mon intelligence ; mais cette ignorance m'aide à te discerner, toi, puisque, si je ne connais pas la nature mise à mon service, cependant je te rencontre par le fait même qu'elle est là, pour mon usage.

     Si je me tourne vers moi, l'expérience me dit que je ne me connais pas moi-même et je t'admire d'autant plus que je suis pour moi un inconnu. En effet, même si je ne peux pas les comprendre, je fais l'expérience des mouvements de mon esprit qui juge, de ses opérations, de sa vie, et cette expérience, c'est à toi que je la dois, toi qui m'as donné en partage cette nature sensible qui fait ma joie, même si son origine est au-delà des prises de mon intelligence. Je ne me connais pas moi-même, mais en moi je te trouve et, en te trouvant, je t'adore.



Source : 









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Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !


Dernière édition par Lumen le Mar 14 Fév 2017 - 12:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Lun 13 Fév 2017 - 19:20

Bonsoir Lumen,

Bonsoir à toutes et à tous,





Mardi 14 Février 2017

Saint Cyrille, Moine ; Saint Méthode, Évêque
IX ième siècle. Ces deux frères, originaires de l’Empire byzantin, évangélisèrent les Slaves et inventèrent l’alphabet cyrilique. Copatrons de l’Europe avec Saint Benoît.

6ième semaine du Temps Ordinaire
(Couleur liturgique : Blanc )
Année A







(Première lecture)
Livre de la Genèse 6 : 5 à 8 ; 7 : 1 à 5, 10


« Je vais effacer de la surface du sol les hommes que j’ai créés »

Le SEIGNEUR vit que la méchanceté de l’homme
était grande sur la Terre,
et que toutes les pensées de son coeur
se portaient uniquement vers le mal
à longueur de journée.
Le SEIGNEUR se repentit d’avoir fait l’homme sur la Terre ;
IL s’irrita en SON CŒUR et IL dit :
« Je vais effacer de la surface du sol
les hommes que J’ai créés
– et non seulement les hommes
mais aussi les bestiaux, les bestioles et les oiseaux du ciel –
car Je me repens de les avoir faits. »
Mais Noé trouva grâce aux YEUX DU SEIGNEUR.
Le SEIGNEUR dit à Noé :
« Entre dans l’arche, toi et toute ta famille,
car J’ai vu qu’au sein de cette génération,
devant Moi, tu es juste.
De tous les animaux purs,
tu prendras sept mâles et sept femelles ;
des animaux qui ne sont pas purs,
tu en prendras deux, un mâle et une femelle ;
et de même des oiseaux du ciel,
sept mâles et sept femelles,
pour que leur race continue à vivre
à la surface de la Terre.
Encore sept jours, en effet,
et Je vais faire tomber la pluie sur la Terre,
pendant quarante jours et quarante nuits ;
J’effacerai de la surface du sol
tous les êtres que J’ai faits. »
Noé fit tout ce que le SEIGNEUR lui avait ordonné.

Sept jours plus tard,
les eaux du déluge étaient sur la Terre.

– PAROLE du SEIGNEUR.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris








La VOIX du SEIGNEUR


Psaume appartenant au recueil de David.

[Psaume 28 (29) ; entièrement]




Psaume 28 (29) : 1 et 2, 3ac et 4, 3bc et 9c et 10


R/ Le SEIGNEUR bénit Son Peuple
en Lui donnant la paix.


Rendez au SEIGNEUR, vous, les dieux,
rendez au SEIGNEUR GLOIRE ET PUISSANCE.
Rendez au SEIGNEUR LA GLOIRE DE SON NOM,
adorez le SEIGNEUR, ÉBLOUISSANT DE SAINTETÉ.
R/


La VOIX DU SEIGNEUR domine les eaux,
le SEIGNEUR domine la masse des eaux.
VOIX DU SEIGNEUR DANS SA FORCE,
VOIX DU SEIGNEUR QUI ÉBLOUIT.
R/


Le DIEU DE LA GLOIRE déchaîne le tonnerre,
Et tous dans SON TEMPLE s’écrient : « GLOIRE ! »
Au déluge le SEIGNEUR a siégé ;
IL siège, le SEIGNEUR, IL EST ROI POUR TOUJOURS !
R/


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris







Évangile de JÉSUS-CHRIST selon Saint Marc 8 : 14 à 21

Acclamation de l’Évangile :
Alléluia. Alléluia.
Si quelqu’un M’aime, il gardera MA PAROLE, dit le SEIGNEUR ; MON PÈRE l’aimera, et NOUS viendrons vers lui.
Alléluia.
(Jn 14, 23)




« Prenez garde au levain des pharisiens et au levain d’Hérode ! »

En ce temps-là,
les Disciples avaient oublié d’emporter des pains ;
ils n’avaient qu’un seul pain avec eux dans la barque.
Or JESUS leur faisait cette recommandation :
« Attention ! Prenez garde au levain des pharisiens
et au levain d’Hérode ! »
Mais ils discutaient entre eux sur ce manque de pains.
JESUS s’en rend compte et leur dit :
« Pourquoi discutez- vous sur ce manque de pains ?
Vous ne saisissez pas ? Vous ne comprenez pas encore ?
Vous avez le cœur endurci ?
Vous avez des yeux et vous ne voyez pas,
vous avez des oreilles et vous n’entendez pas !
Vous ne vous rappelez pas ?
Quand J’ai rompu les cinq pains pour cinq mille personnes,
combien avez-vous ramassé
de paniers pleins de morceaux ? »
Ils LUI répondirent :
« Douze.
– Et quand J’en ai rompu sept pour quatre mille,
combien avez-vous rempli de corbeilles
en ramassant les morceaux ? »
Ils LUI répondirent :
« Sept. »
IL leur disait :
« Vous ne comprenez pas encore ? »

– Acclamons la PAROLE de DIEU.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris


Évangile + commentaire (audio)


Écouté sur :
http://radiofidelite.fr/fr/









Textes du jour, lu sur :
Les services de la liturgie Catholique

http://www.aelf.org/2017-02-14/romain/messe


Liens :
http://www.aelf.org/office-messe
http://services.liturgiecatholique.fr/






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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mar 14 Fév 2017 - 13:24

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 
Bonjour Nicolas !




Mardi 14 février 2017 : Fête des Saints Cyrille et Méthode, Apôtres des Slaves, Co-Patrons de l'Europe (IXe siècle).


Allez ! Voici que je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups.


Les saints du jour (Mardi 14 février)

 Saint Valentin, Évêque et martyr († v. 273) 

Geneviève de Gaulle Anthonioz (1920-2002).


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.




Homélie :

"Après cela, parmi les disciples le Seigneur en désigna encore soixante-douze, et il les envoya deux par deux, en avant de lui, en toute ville et localité où lui-même allait se rendre."

Il leur dit : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. Allez ! Voici que je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups.
Avec ces nouveaux patrons de l’Europe, Saints Cyrille et Méthode, nous commençons par prier.
C’est l’amour immense de Jésus que nous voudrions voir resplendir en Europe et dans le monde.
Le peuple d’Europe auquel nous appartenons est le Peuple où Dieu a développé son Église dés l’origine.
Mais c’est aussi de là que se sont venues les grandes brisures de cette Eglise !
Par notre foi, notre espérance et notre amour, il nous faut nous offrir plus encore pour que Jésus réunisse à nouveau le peuple de Dieu que nous formons. Il est envoyé partout pour témoigner de l’unité de l’Amour de Jésus. Prier et aller dit Jésus, la prière est d’autant plus forte, qu’une fois faite, elle nous investit totalement dans le champ de la mission avec d’autant plus de force, qu’elle est en lien avec le Père.
Que nous prions ou que nous agissions, nous sommes renvoyés vers un Autre qui est Dieu et qui développe en nous une grande liberté d’action ! Nous n’avons pas à chercher à obtenir pour nous-mêmes un résultat, car nous attestons que l’action d’un Autre, de Dieu, est dans cette action même.


"Ne portez ni bourse, ni sac, ni sandales, et ne saluez personne en chemin. Mais dans toute maison où vous entrerez, dites d’abord : “Paix à cette maison.”

S’il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui ; sinon, elle reviendra sur vous. Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l’on vous sert ; car l’ouvrier mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison.
Jésus invite ses envoyés à vivre comme lui, dans la Paix. Cette mission c’est lui-même qui vit dans l’envoyé que nous sommes, son action ne cesse de renvoyer à un autre, son Père. Ce beau programme nous le faisons nôtre en cette fête des Saints Cyrille et Méthode. Nos visages sont marqués par l’amour de Jésus. C’est là que resplendit l’amour infini de Dieu qui se fait Paix et Joie.
C’est dans la pauvreté et le dénuement que je peux rencontrer l’autre qui est différent et qui donne la Paix, qui nous interpelle par cette parole libérante. C’est ainsi que s’établit le Royaume de Dieu, que l’action de l’Esprit Saint se trouve en nous, et que nous le reconnaissons aussi en l’autre.
Jésus veut rayonner dans notre cœur comme Il a rayonné dans la vie de Marie. Le Fils éternel du Père fait de nous les enfants de Dieu témoins de son Amour. Nous demandons pour le monde cet ardent amour du cœur de Jésus. Nous l’annonçons dans la faiblesse, cette faiblesse se retrouve dans l’Eglise. Cependant elle manifeste que Dieu fait son œuvre d’Amour chez nous : « Le Dieu qui a dit : La lumière brillera au milieu des ténèbres, a Lui-même brillé dans nos cœurs. » Elle brille dans toute maison ou nous annonçons la bonne nouvelle.


"Dans toute ville où vous entrerez et où vous serez accueillis, mangez ce qui vous est présenté."

Guérissez les malades qui s’y trouvent et dites-leur : “Le règne de Dieu s’est approché de vous.” Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l’on vous servira ; car le travailleur mérite son salaire.
Nous sommes l’humanité à partir de laquelle resplendit l’amour infini de Dieu. En chacun de nous rayonne le visage du Christ et c’est ensemble que nous l’annonçons. L’Esprit Saint qui nous unit donne le resplendissement de Dieu à toute chair.
Dieu aime les pauvres, il aime en chacun de nous cette part de pauvreté qui nous rend humble. Il est vraiment lui-même dans cette attitude nous ouvrant à l’amour divin pour que nous soyons transformés, qu’il nous unifie, et nous tourne vers les autres.
Le Verbe de Dieu a pris un visage humain en la Vierge Marie. Il donne à l’humanité de resplendir cet amour infini du Dieu invisible.
Quand le Verbe de Dieu prend chair dans le sein de la Vierge Marie, l’amour resplendit dans le cœur de cette mère. Cet amour infini s’établit entre ces deux cœurs, il rayonne sur le visage de Marie qui donne à Jésus son visage. En tissant dans son sein le visage du Fils unique du Père, Marie trouve elle-même son propre visage. Ainsi le mystère de l’amour infini de Dieu commence à se répandre dans l’humanité et va se perpétuer jusqu’à ce que Jésus revienne.



Citation :
Nous demandons la grâce de comprendre la beauté du don de Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit

Source :
 



Saint Jean-Paul II (1920-2005), pape
Encyclique « Ut unum sint », 19 (trad. copyright © Libreria Editrice Vaticana)


Saints Cyrille et Méthode, apôtres des slaves

La doctrine doit être présentée d'une manière qui la rende compréhensible à ceux auxquels Dieu lui-même la destine. Dans l'encyclique « Slavorum apostoli » j'ai rappelé que, pour ce motif même, Cyrille et Méthode se sont employés à traduire les notions de la Bible et les concepts de la théologie grecque dans le contexte d'une pensée et d'expériences historiques très différentes.

     Ils voulaient que l'unique parole de Dieu soit « rendue ainsi accessible selon les moyens d'expression propres à chaque civilisation ». Ils ont compris donc qu'ils ne pouvaient pas « imposer aux peuples à qui ils devaient prêcher ni la supériorité indiscutable de la langue grecque et de la culture byzantine, ni les usages et les comportements de la société plus avancée dans laquelle ils avaient été formés ». Ils mettaient en pratique « la parfaite communion dans l'amour [qui] préserve l'Église de toute forme de particularisme et d'exclusivisme ethnique ou de préjugé racial, comme de toute arrogance nationaliste ».



Source : 










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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mar 14 Fév 2017 - 19:20

Bonsoir Lumen,

Bonsoir à toutes et à tous,




Mercredi 15 Février 2017

De la férie

6ième semaine du Temps Ordinaire
(Couleur liturgique : Vert )
Année A







(Première lecture)
Livre de la Genèse 8 : 6 à 13, 20 à 22


« Noé regarda : et voici que la surface du sol était sèche »

Au bout de quarante jours,
Noé ouvrit la fenêtre de l’arche qu’il avait construite,
et il lâcha le corbeau ;
celui-ci fit des allers et retours,
jusqu’à ce que les eaux se soient retirées, laissant la terre à sec.
Noé lâcha aussi la colombe
pour voir si les eaux avaient baissé à la surface du sol.
La colombe ne trouva pas d’endroit où se poser,
et elle revint vers l’arche auprès de lui,
parce que les eaux étaient sur toute la surface de la Terre ;
Noé tendit la main, prit la colombe,
et la fit rentrer auprès de lui dans l’arche.
Il attendit encore sept jours,
et lâcha de nouveau la colombe hors de l’arche.
Vers le soir, la colombe revint,
et voici qu’il y avait dans son bec un rameau d’olivier tout frais !
Noé comprit ainsi que les eaux avaient baissé sur la Terre.
Il attendit encore sept autres jours et lâcha la colombe,
qui, cette fois-ci, ne revint plus vers lui.
C’est en l’an six cent un de la vie de Noé,
au premier mois, le premier jour du mois,
que les eaux s’étaient retirées,
laissant la Terre à sec.
Noé enleva le toit de l’arche, et regarda :
et voici que la surface du sol était sèche.

Noé bâtit un autel au SEIGNEUR ;
il prit, parmi tous les animaux purs et tous les oiseaux purs,
des victimes qu’il offrit en holocauste sur l’autel.
Le SEIGNEUR respira l’agréable odeur,
et IL se dit en LUI-MEME :
« Jamais plus Je ne maudirai le sol à cause de l’homme :
le cœur de l’homme est enclin au mal dès sa jeunesse,
mais jamais plus Je ne frapperai tous les vivants
comme Je l’ai fait.
Tant que la Terre durera,
semailles et moissons,
froidure et chaleur,
été et hiver,
jour et nuit
jamais ne cesseront. »

– PAROLE du SEIGNEUR.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris








Prière d’un homme arraché à la mort


[Psaume 115 (116B) ; entièrement]



Psaume 115 (116B) : 12 et 13, 14 et 15, 18 et 19


R/ SEIGNEUR, je T’offrirai le sacrifice d’Action de Grâce.

Comment rendrai-je au SEIGNEUR
tout le bien qu’IL m’a fait ?
J’élèverai la coupe du salut,
j’invoquerai le NOM DU SEIGNEUR.
R/


Je tiendrai mes promesses au SEIGNEUR,
oui, devant tout Son Peuple.
Il en coûte au SEIGNEUR
de voir mourir les siens !
R/


Je tiendrai mes promesses au SEIGNEUR,
oui, devant tout Son Peuple,
à l’entrée de la MAISON DU SEIGNEUR,
au milieu de Jérusalem !
R/


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris







Évangile de JÉSUS-CHRIST selon Saint Marc 8 : 22 à 26

Acclamation de l’Évangile :
Alléluia. Alléluia.
Que le PÈRE DE NOTRE SEIGNEUR JÉSUS CHRIST
OUVRE À SA LUMIÈRE les yeux de notre cœur,
pour que nous percevions l’espérance que donne SON APPEL.
Alléluia.
(cf. Ep 1, 17-18)




« L’aveugle se trouva guéri, et il distinguait tout avec netteté »

En ce temps-là,
JESUS et Ses Disciples arrivèrent à Bethsaïde.
Des gens LUI amènent un aveugle
et LE supplient de le toucher.
JESUS prit l’aveugle par la main
et le conduisit hors du village.
IL lui mit de la salive sur les yeux
et lui imposa les mains.
IL lui demandait :
« Aperçois-tu quelque chose ? »
Levant les yeux, l’homme disait :
« J’aperçois les gens :
ils ressemblent à des arbres
que je vois marcher. »
Puis JESUS, de nouveau, imposa les mains
sur les yeux de l’homme ;
celui-ci se mit à voir normalement,
il se trouva guéri,
et il distinguait tout avec netteté.
JESUS le renvoya dans sa maison en disant :
« Ne rentre même pas dans le village. »

– Acclamons la PAROLE de DIEU.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris


Évangile + commentaire (audio)


Écouté sur :
http://radiofidelite.fr/fr/









Textes du jour, lu sur :
Les services de la liturgie Catholique

http://www.aelf.org/2017-02-15/romain/messe


Liens :
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Nicolas

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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mer 15 Fév 2017 - 14:15

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 
Bonjour Nicolas, Merci !




Mercredi 15 février 2017 : Le mercredi de la 6e semaine du temps ordinaire


Jésus le renvoya dans sa maison en disant : « Ne rentre même pas dans le village. »


Les saints du jour (Mercredi 15 février)

 Saint Onésime, converti par Saint Paul († 95). 

Saint Faustin et son compagnon Jovite, martyrs près de Brescia (+ 122)

Saint Claude La Colombière, Jésuite, Confesseur de Sainte Marguerite-Marie
Alacoque (1641- ✝ 1682).


 Bienheureux Michał Sopoćko, Fondateur de la Congrégation des
Sœurs de Jésus Miséricordieux (1888- ✝ 1975)
 

Vénérable Anne-Madeleine Rémuzat, Religieuse à Marseille (1696-✝ 1730)


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.




Homélie :

"Jésus et ses disciples arrivent à Bethsaïde. Des gens lui amènent un aveugle et le supplient de le toucher."

La Parole de Dieu, en nous éclairant, nous redonne les étapes de notre conversion. Dans notre chemin, il nous faut contempler Jésus. Tous les « aveugles » du monde sont là rassemblés en lui, eux qui portent le poids du quotidien.
Ils sont portés maternellement par l’Église et Jésus est là qui guérit les cœurs. Si nous sommes dans des situations de grandes douleurs, des difficultés et des ténèbres, Jésus nous prend par la main et nous met un peu à l’écart, nous portons nos blessures et nos souffrances avec lui !
Par sa Parole vivante, Jésus nous redit combien il nous aime. La foi nous donne de voir clair et notre intelligence est éclairée par la foi.
A l’écart, Jésus nous manifeste son Amour de différentes manières. Nous bénissons Dieu pour les dons qu’il nous donne et nous étendons cette bénédiction à tous ceux qui nous entourent.
Jésus parle un langage qui résonnent dans notre humanité. Il ouvre pour nous, avec des sentiments humains, un chemin d’humilité.
Comme l’aveugle se laisse conduire par Jésus qui le prend par la main, nous avançons aussi !


"Jésus prit l’aveugle par la main et le conduisit hors du village. Il lui mit de la salive sur les yeux et lui imposa les mains. Il lui demandait : « Aperçois-tu quelque chose ? »

Levant les yeux, l’homme disait : « J’aperçois les gens : ils ressemblent à des arbres que je vois marcher. » Puis Jésus, de nouveau, imposa les mains sur les yeux de l’homme ; celui-ci se mit à voir normalement, il se trouva guéri, et il distinguait tout avec netteté.
Le cœur de cet homme créé à l’image et à la ressemblance de Dieu, résonne à l’amour de Jésus. Hors des bruits, hors de la foule et hors des curieux, Jésus le conduit ; « Il lui mit de la salive sur les yeux. »
C’est une pratique pour les guérisseurs païens que de prendre de la salive et de faire des onctions avec cette salive.
Cet homme commence à voir un petit peu la réalité, progressivement, l’espérance s’installe en lui.
Jésus lui impose les mains : « Est-ce que tu vois clair maintenant ? » Déjà il voit plus clair.
Dieu se livre dans sa parole avec une tendresse toute humaine et une miséricorde incroyable.
Nous avons aussi l’expérience de cheminer les uns avec les autres, et Jésus est présent dans cette marche.
Celui qui accompagne l’autre est souvent le plus petit, le plus faible.


"Jésus le renvoya dans sa maison en disant : « Ne rentre même pas dans le village."

Les contacts de Jésus à notre égard ne nous dépaysent pas, il sait aller à notre cœur. S’il se sert des pratiques en cours dans l’humanité, il les vivifie de son Esprit Saint. Ce cheminement avec Jésus manifeste sa tendresse pour nous.
Dans les premiers temps de notre vie spirituelle, nous commençons à voir, mais indistinctement. Nous commençons à nous conduire mieux, mais avec combien d’ambiguïtés et encore beaucoup de confusion. En fonction de notre cheminement, d’autres étapes nous sont proposées, elles sont adaptées à notre marche. La manière d’agir de Jésus correspond à notre développement personnel.
Dans cet Évangile nous réalisons que nous sommes aussi pris par la main avec Jésus.
C’est dans l’Eucharistie qu’il nous touche de toutes manières. Bien mieux encore que par sa salive, nous mangeons son Corps et nous buvons son Sang, nous recevons sa Vie. C’est le mystère de Dieu venu dans notre chair humaine pour nous sauver que nous célébrons le salut de l’humanité.



Citation :
Nous demandons la grâce que cette action de Jésus soit de plus en plus forte pour nous. Que son amour et sa lumière rayonnent dans notre vie.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit

Source :
 


]
Le miracle eucharistique de Chirattakonam
le 5 mai 2001

Saint Théophile d'Antioche (?-v. 186), évêque
Premier discours à Autolycus, 2, 7 ; PG 6, 1026s (trad. Orval rev.)


« Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu » (Mt 5,8.)

Tel un miroir brillant, l'homme doit avoir une âme pure. Une fois la rouille au miroir, l'homme ne peut plus y voir le reflet de son visage. De même, tant qu'il y a le péché dans l'homme, il n'est pas possible à cet homme de voir Dieu...

     Mais si tu veux, tu peux guérir. Confie-toi au médecin, il ouvrira les yeux de ton âme et de ton cœur. Qui est le médecin ? C'est Dieu qui guérit et vivifie par le Verbe et la Sagesse. C'est par sa Parole, son Verbe, et sa Sagesse que Dieu a fait l'univers : « Par sa Parole les cieux ont été faits, et par son souffle, son Esprit, toute leur puissance » (Ps 32,6). Sa Sagesse est toute-puissante : « Dieu par la Sagesse a fondé la terre, il a établi les cieux avec intelligence » (Pr 3,19)...

     Si tu sais cela, homme, et si tu mènes une vie pure, sainte et juste, tu peux voir Dieu. Qu'avant tout la foi et la crainte de Dieu prennent place en ton cœur, et tu comprendras cela. Quand tu auras déposé la condition mortelle et revêtu une nature impérissable, alors tu seras digne de voir Dieu. Car Dieu aura ressuscité ta chair devenue immortelle avec ton âme. Et alors, devenu immortel, tu verras l'Immortel, si maintenant tu lui donnes ta foi.



Source : 









_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !


Dernière édition par Lumen le Jeu 16 Fév 2017 - 13:22, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mer 15 Fév 2017 - 19:50

Bonsoir Lumen,

Bonsoir à toutes et à tous,





Jeudi 16 Février 2017

De la férie

6ième semaine du Temps Ordinaire
(Couleur liturgique : Vert )
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(Première lecture)
Livre de la Genèse 9 : 1 à 13


« Je mets mon arc au milieu des nuages, pour qu’il soit le Signe de l’ALLIANCE entre MOI et la Terre »

DIEU bénit Noé et ses fils. IL leur dit :
« Soyez féconds, multipliez-vous, remplissez la Terre.
Vous serez la crainte et la terreur
de tous les animaux de la Terre,
de tous les oiseaux du ciel,
de tout ce qui va et vient sur le sol,
et de tous les poissons de la mer :
ils sont livrés entre vos mains.
Tout ce qui va et vient, tout ce qui vit
sera votre nourriture ;
comme Je vous avais donné l’herbe verte,
Je vous donne tout cela.
Mais, avec la chair, vous ne mangerez pas
le principe de vie, c’est-à-dire le sang.
Quant au sang, votre principe de vie,
J’en demanderai compte à tout animal
et J’en demanderai compte à tout homme ;
à chacun, Je demanderai compte
de la vie de l’homme, son frère.
Si quelqu’un verse le sang de l’homme,
par l’homme son sang sera versé.
Car DIEU a fait l’homme à Son Image.
Et vous, soyez féconds, multipliez-vous,
devenez très nombreux sur la Terre ;
oui, multipliez-vous ! »
DIEU dit encore à Noé et à ses fils :
« Voici que MOI, J’établis MON ALLIANCE avec vous,
avec votre descendance après vous,
et avec tous les êtres vivants qui sont avec vous :
les oiseaux, le bétail, toutes les bêtes de la Terre,
tout ce qui est sorti de l’arche.
Oui, J’établis MON ALLIANCE avec vous :
aucun être de chair ne sera plus détruit par les eaux du déluge,
il n’y aura plus de déluge pour ravager la Terre. »
DIEU dit encore :
« Voici le Signe de l’ALLIANCE que J’établis entre MOI et vous,
et avec tous les êtres vivants qui sont avec vous,
pour les générations à jamais :
Je mets MON ARC au milieu des nuages,
pour qu’il soit le Signe de l’ALLIANCE entre MOI et la Terre. »

– PAROLE du SEIGNEUR.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris








Détresse et espérance


Prière d’un malheureux à bout de force, qui expose sa plainte au SEIGNEUR.

[Psaume 101 (102) ; entièrement]




Psaume 101 (102) : 16 à 18, 19 à 21, 22 et 23 et 29


R/ Du Ciel, le SEIGNEUR regarde la Terre.

Les nations craindront le NOM DU SEIGNEUR,
et tous les rois de la Terre, SA GLOIRE :
quand le SEIGNEUR rebâtira Sion,
quand IL apparaîtra dans SA GLOIRE,
IL se tournera vers la prière du spolié,
IL n’aura pas méprisé sa prière.
R/


Que cela soit écrit pour l’âge à venir,
et le peuple à nouveau créé chantera son DIEU :
« Des HAUTEURS, SON SANCTUAIRE, le SEIGNEUR s’est penché ;
du Ciel, IL regarde la Terre
pour entendre la plainte des captifs
et libérer ceux qui devaient mourir. »
R/


On publiera dans Sion le NOM DU SEIGNEUR
et SA LOUANGE dans tout Jérusalem,
au rassemblement des royaumes et des peuples
qui viendront servir le SEIGNEUR.
Les fils de Tes Serviteurs trouveront un séjour,
et devant TOI se maintiendra leur descendance.
R/


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris







Évangile de JÉSUS-CHRIST selon Saint Marc 8 : 27 à 33

Acclamation de l’Évangile :
Alléluia. Alléluia.
TES PAROLES, SEIGNEUR, sont ESPRIT et elles sont vie.
TU as les PAROLES de la VIE ÉTERNELLE.
Alléluia.
(cf. Jn 6, 63c.68c)




« TU ES LE CHRIST. – Il fallait que le FILS de l’Homme souffre beaucoup »

En ce temps-là,
JESUS s’en alla, ainsi que Ses Disciples,
vers les villages situés aux environs de Césarée-de-Philippe.
Chemin faisant, IL interrogeait Ses Disciples :
« Au dire des gens, QUI SUIS-JE ? »
Ils LUI répondirent :
« Jean le Baptiste ;
pour d’autres, Élie ;
pour d’autres, un des Prophètes. »
Et LUI les interrogeait :
« Et vous, que dites-vous ? Pour vous, QUI SUIS-JE ? »
Pierre, prenant la PAROLE, LUI dit :
« TU ES LE CHRIST. »
Alors, IL leur défendit vivement
de parler de LUI à personne.
IL commença à leur enseigner
qu’il fallait que le FILS de l’Homme souffre beaucoup,
qu’IL soit rejeté
par les anciens, les grands prêtres et les scribes,
qu’IL soit tué,
et que, TROIS JOURS APRES, IL RESSUSCITE.
JESUS disait cette PAROLE ouvertement.
Pierre, LE prenant à part,
se mit à LUI faire de vifs reproches.
Mais JESUS se retourna
et, voyant Ses Disciples, IL interpella vivement Pierre :
« Passe derrière MOI, Satan !
Tes pensées ne sont pas celles de DIEU,
mais celles des hommes. »

– Acclamons la PAROLE de DIEU.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris


Évangile + commentaire (audio)


Écouté sur :
http://radiofidelite.fr/fr/









Textes du jour, lu sur :
Les services de la liturgie Catholique

http://www.aelf.org/2017-02-16/romain/messe


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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Jeu 16 Fév 2017 - 14:38

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Jeudi 16 février 2017 : Le jeudi de la 6e semaine du temps ordinaire


« Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? »


Les saints du jour (Jeudi 16 février)

 Sainte Julienne de Nicomédie, Martyre en Bithynie (4ème s.) 

Bienheureux Mariano Arciero, Prêtre (1707-1788).

Bienheureux Joseph Allamano, Prêtre et Fondateur de deux Congrégations :
« Missionnaires de la Consolata » et « Sœurs Missionnaires de la Consolata » (1851-1926).



Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.




Homélie :

"Jésus s’en alla, ainsi que ses disciples, vers les villages situés aux environs de Césarée-de-Philippe. Chemin faisant, il interrogeait ses disciples : « Au dire des gens, qui suis-je ? »

Ils lui répondirent : « Jean le Baptiste ; pour d’autres, Élie ; pour d’autres, un des prophètes. » Et lui les interrogeait : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Pierre, prenant la parole, lui dit : « Tu es le Christ. » Alors, il leur défendit vivement de parler de lui à personne.
Les réponses fusent alors : « C’est Jean-Baptiste qui est ressuscité, disent les uns. » Hérode se souvient de ses méfaits ! « C’est Jean Baptiste, dit-il qui est ressuscité, ou Jérémie, ou encore un des prophètes disent les autres. » Jésus se fait encore plus proche de ses Apôtres, sa question devient plus pressante : « Et pour vous dit-il qui suis-je ? »
Il s’agit du rapport entre l’humanité et la divinité. Mais il s’agit aussi de moi, de ma relation à Jésus. La réponse des gens est évasive ! L’Evangile nous offre un véritable tournant, une voie nouvelle dans la suite de Jésus. Une deuxième étape s’annonce ainsi dans sa vie. Jusqu’alors il faisait des miracles et des guérisons, Jésus manifestait la force de Dieu. Le passage entre le fils de l’homme et le fils de Dieu se dessine.
Nous sommes concernés par cette réponse. Chacun de nous n’est pas seulement l’enfant de sa famille, nous sommes aussi l’enfant de Dieu. Chacun mérite un respect et une considération unique ! En effet chaque personne humaine prend sa dignité du fait qu’elle est « enfant du Père. » Etre enfants du Père, nous encourage à « enlever nos chaussures, » et à nous mettre en adoration devant l’autre. Le Père n’est pas loin de nous et son Esprit Saint nous anime comme « enfant du Père. » Dieu est présent, nous croyons qu’il est avec nous, notre réponse est enthousiaste ! Mais si nous nous réveillons avec des angoisses, que le temps est gris, nous avons alors l’impression que Dieu nous a abandonné !


"Il commença à leur enseigner qu’il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes, qu’il soit tué, et que, trois jours après, il ressuscite.

Jésus annonce qu’il va être rejeté, qu’il va souffrir beaucoup, et qu’il sera tué mais que le troisième jour, il ressuscite ! Que veut dire la résurrection pour les disciples ? Jésus, pour la première fois, leur enseigne le silence car il lui faudra passer par la souffrance ! Ce passage obligé par la Passion de Jésus est toujours à l’œuvre dans le monde ! C’est ouvertement que Jésus disait ces choses.
Les disciples ne comprennent pas comment Jésus peut-être traité de la sorte, beaucoup souffrir, être rejeté par les anciens ! Pierre le dit à Jésus. La réponse est immédiate : Tes pensées ne sont pas les pensées de Dieu, ce sont les pensées des hommes. Maintenant Jésus va annoncer un chemin d’humiliation et de douleur. En effet, ni sa parole, ni ses miracles et ses guérisons n’ont suffis pour convertir le Peuple de Dieu.
Les gens ne les comprennent pas. Ce qui va convertir l’humanité vers Dieu, ce sera la Passion et la Résurrection de Jésus.
Nous « butons » tous devant la souffrance, ce qui l’augmente encore. Nous avons besoin d’une conversion pour reconnaître que Jésus est le Sauveur qui porte la Croix et qui nous sauve vraiment. Le reconnaître devient une urgence pour aujourd’hui. Le fils de l’homme annonce des merveilles qu’Il réalise déjà.


"Jésus disait cette parole ouvertement. Pierre, le prenant à part, se mit à lui faire de vifs reproches.

Mais Jésus se retourna et, voyant ses disciples, il interpella vivement Pierre : « Passe derrière moi, Satan ! Tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. »
« Pierre, devant la Passion, dit à Jésus : Certainement pas Seigneur ! » Il a une réaction toute naturelle. Jésus réagit vivement pour enlever les peurs devant les souffrances de sa Passion. « Passe derrière moi, Satan ! » lui dit-il alors. Le menteur est intervenu auprès de Pierre. Il veut que nous soyons toujours les premiers dans le succès. Quand nous marchons avec Jésus pour accomplir la volonté de notre Père des cieux, nous sommes très vite face à la Croix de Jésus.
Pascal disait déjà : « Le Christ est en agonie jusqu’à la fin du monde. » Jésus dit à Pierre : Passe derrière moi, c’est à dire mets toi à mon école, fais-toi mon disciple dans la douceur et l’humilité. Prends ta croix chaque jour, jusqu’à ce que je revienne.
La réalité de la suite de Jésus est le partage de la victoire de son Amour sur tout mal. Ainsi est vaincue l’humiliation, le rejet et la souffrance par l’Amour. La conversion est de croire que ce chemin est royal, que là se trouve un trône royal, le trône de la croix d’où Jésus continue, par son humanité, à sauver le monde. Nous demandons à Dieu de nous convertir pour reconnaitre Jésus dans tous les aspects de notre vie, y compris les plus difficiles ! Nous demandons la grâce d’entrer dans cette nouvelle perspective offerte par Jésus : « Tu es le Fils de Dieu. »



Citation :
Nous demandons la grâce d’être convertis, et d’entendre cette parole de Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit

Source :
 



Saint Jean de la Croix (1542-1591), carme, docteur de l'Église
Cantique spirituel, 36-37 (trad. Mame 1936)


« Tes pensées ne sont pas celles de Dieu »

La profondeur de la sagesse et de la science de Dieu est immense, à tel point que l'âme, bien qu'elle en connaisse les merveilles dans une certaine mesure, peut toujours pénétrer plus avant encore. À la vue de ces richesses incalculables, saint Paul jetait ce cri d'admiration : « Ô profondeur des trésors de la sagesse et de la science de Dieu ! Que ses jugements sont incompréhensibles et ses voies impénétrables ! » (Rm 11,33) L'âme souhaite ardemment s'enfoncer chaque jour davantage dans ces divines profondeurs, dans cet abîme inscrutable des jugements et des voies de Dieu ; les connaître est une jouissance inestimable et qui surpasse tout sentiment...

Oh ! si l'on comprenait combien il est impossible de... posséder ces immenses trésors sans passer par des souffrances. Avec quelle ardeur l'âme désirerait la grâce de souffrir des croix ; avec quelle consolation, quelle joie elle les accueillerait pour pouvoir entrer dans les secrets de cette sagesse divine ! ... Car la porte qui introduit dans les trésors de la sagesse est d'autant plus étroite (Mt 7,13) qu'elle n'est autre que la croix elle-même. Un grand nombre d'âmes, il est vrai, aspirent à jouir des délices qu'elle procure ; mais il y en a bien peu qui désirent passer par la seule porte qui y conduise.



Source : 










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Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Ven 17 Fév 2017 - 12:39

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Vendredi 17 février 2017 : Le vendredi de la 6e semaine du temps ordinaire


Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive.


Les saints du jour (Vendredi 17 février)

 Saint Polychrone Evêque et martyr en Chaldée, à Babylone (+ 251) 

Saint Théodore le Conscrit Martyr (+ 303)
ou Théodore le Tiron.


Saint Alexis Falconieri (1200 - 1310). Fête des 7 Saints Fondateurs de l’Ordre des Servites de Marie.

Janani Luwum et ses Compagnons, Martyrs (+1977)

Bienheureuse Élisabetta Sanna, veuve italienne du Tiers-Ordre des Minimes (✝ 1857)

Bienheureux Antoni Leszczewicz, Prêtre et Martyr (1890-1943)


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

« Appelant la foule avec ses disciples, il leur dit : « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive.

Car celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile la sauvera.
Suivre Jésus nous fait entrer dans le mystère de Dieu prenant la nature humaine. « Il est venu, il a souffert, il est mort, il est ressuscité, il reviendra. » Quand nous voulons suivre l’Agneau partout ou il va, faire corps avec Jésus, nous entrons dans la Parole de Dieu et nous regardons Marie dans ce qu’elle a vécu.
Être du Christ en vérité, c’est naître à la passion d’amour de Jésus, passion qui nous fait retrouver l’innocence !
L’agonie de Jésus nous est donnée pour guérir de la culpabilité et de l’angoisse. Simon de Cyrène aide Jésus à porter sa croix, ce sera sa guérison. La passion de Jésus se déroule sous nos yeux, dans l’humanité, Parole de Dieu qui est vivante.
Nous contemplons le Christ souffrant dans nos frères. Ressuscité il est toujours présent, c’est lui qui nous fait entrer dans sa Passion. Jésus insiste !
Passer par un autre chemin serait se perdre, s’égarer, et rencontrer la mort.
Dans le Christ, nous avons été immergés, libérés du chemin de la mort.
Des frères, au moment de la venue de Jésus, vivront tellement de lui que le royaume sera là.
Cette suite de Jésus sur la terre est pour l’éternité, en vue du royaume qui est déjà là.


"Quel avantage, en effet, un homme a-t-il à gagner le monde entier si c’est au prix de sa vie ?"

Que pourrait-il donner en échange de sa vie ? Celui qui a honte de moi et de mes paroles dans cette génération adultère et pécheresse, le Fils de l’homme aussi aura honte de lui, quand il viendra dans la gloire de son Père avec les saints anges. »
Il y a différentes manières de témoigner de notre foi en Jésus. Nous avons peur de son agonie, du combat qui se vit en nous et en dehors de nous. « Si l’on traite ainsi le bois vert qu’adviendra-t-il du bois sec ! »
Mais Jésus est toujours à l’œuvre dans notre vie. Nous lui demandons la grâce d’être vrai face à lui. Que sa vie soit notre vie. Que le cœur de Jésus soit dans notre cœur. Que Marie et l’Esprit Saint forment en nous l’enfant du Père.
Nous demandons la grâce de marcher derrière Jésus, la grâce de vivre de son amour infini, de vivre quelque chose de sa Passion d’amour. Le chemin que Jésus a pris est le chemin du plus grand amour, le chemin de la victoire de l’amour. C’est la victoire de l’amour envers tout ce qui s’oppose à l’amour.
Marcher derrière Jésus, c’est marcher sur les routes escarpées du combat spirituel. C’est faire face à l’adversité de l’Adversaire. Il ne nous faut pas quitter le chemin de l’amour. Avec Jésus, prendre sa croix, c’est agir avec son Amour infini.


"Et il leur disait : « Amen, je vous le dis : parmi ceux qui sont ici, certains ne connaîtront pas la mort avant d’avoir vu le règne de Dieu venu avec puissance. »

Suivre Jésus, c’est saisir la profondeur du don qu’il est lui-même. Or il y a en nous un « moi » qui lui résiste et nous éloigne de lui. Pour adhérer à notre vraie personne et découvrir l’enfant de Dieu qui sommeille en nous, le Christ est notre chemin.
Pour entrer à cette profondeur du mystère de Jésus, nous découvrons les sentiments qui étaient dans le cœur de Marie. Sentiments de tendre compassion.
Que notre foi soit vivante pour suivre Jésus et mettre notre foi en pratique pour donner la vie.
Quand nous sommes en haute montagne, nous sommes derrière le premier de cordée. Nous ne le quittons pas des yeux. Il est celui que nous regardons bien plus que le chemin. Il est le chemin et tout dépend de lui.
Jésus est le premier de cordée dans notre vie chrétienne. Nous sommes derrière lui, nous regardons vers lui sans cesse pour arriver au but ! Il n’est pas seulement le chemin, il est la vie. Marcher à la lumière de sa parole, de son Evangile, nous met dans la vérité. Cette vérité nous libère de nous mêmes. Marcher derrière Jésus n’est pas prendre un autre chemin que le sien.
Jésus doit donc devenir « ma » tête. Tout ce que je vais faire va être en fonction de lui.



Citation :
Puissions-nous vivre de cette foi vivante.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit

Source :
 



Saint François Xavier (1506-1552), missionnaire jésuite
Lettre du 10 mai 1546 (trad. coll. Foi vivante Cerf, 1996, p. 58 rev.)


Un grand missionnaire prêt à perdre sa vie

Ce pays… est très dangereux, car ses habitants, pleins de perfidie, mêlent souvent le poison à la nourriture et à la boisson. Voilà pourquoi il ne se trouve personne pour y aller s'occuper des chrétiens. Mais ceux-ci ont besoin d'un enseignement spirituel et de quelqu'un qui les baptise pour sauver leur âme ; c'est pourquoi je ressens l'obligation de perdre ma vie corporelle pour porter secours à la vie spirituelle du prochain… Je place mon espérance et ma confiance en Dieu notre Seigneur, avec le désir de me conformer, selon mes pauvres petits moyens, à la parole du Christ, notre Rédempteur et Seigneur : « Qui veut sauver sa vie, la perdra ; qui la perdra à cause de moi, la sauvegardera »

     Il est facile, bien sûr, ce comprendre les mots et le sens général de cette parole du Seigneur ; cependant quand on veut la mettre en pratique et se disposer à décider de perdre sa vie pour Dieu afin de la retrouver en lui, quand on s'expose aux périls où l'on pressent la probabilité d'y laisser sa vie...,  tout devient si obscur que les mots, pourtant si clairs, viennent à s'obscurcir eux aussi. En pareil cas, me semble-t-il, seul arrive à comprendre celui — si savant soit-il — à qui Dieu notre Seigneur, dans son infinie miséricorde, daigne l'expliquer dans ses circonstances particulières. C'est alors que l'on reconnaît la condition de notre chair, c'est-à-dire combien elle est faible et infirme.



Source : 









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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Ven 17 Fév 2017 - 22:43

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Samedi 18 février 2017 : Le samedi de la 6e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Samedi 18 février)

Saint Siméon, Évêque et martyr à Jérusalem (+ 107)

Saint François-Régis Clet, Lazariste, martyr en Chine (✝ 1820).

 Sainte Bernadette Soubirous (Sœur Marie-Bernard), voyante de Lourdes, vierge,
Religieuse des Sœurs de la Charité de Nevers (1844-1879)
 

Bienheureux Fra Angelico, Frère Prêcheur italien et peintre,
Patron Universel des artistes (✝ 1455).



Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Réflexion :

Les trois disciples que Jésus a choisis pour l’accompagner ont déjà eu le privilège d’assister à la résurrection de la fille de Jaïre. Ils ont besoin d’être éclairés et raffermis car ils seront aussi les témoins de l’agonie du Christ. (Marc 14,33)

Cette scène apporte une révélation importante dans l’évangile de Marc qui jusqu’ici avait souligné la question : Qui est cet homme ?
D’abord on était frappé parce qu’il parlait avec autorité, c’est-à-dire comme quelqu’un qui avait une connaissance des choses de Dieu comme nul autre.(1,27) Tous sont stupéfaits de le voir guérir un paralysé mais d’autres, en même temps, se demandent comment peut-il oser déclarer que les péchés sont pardonnés . (2,12) Comment peut-il se permettre de manger avec les publicains et les pécheurs. (2,16) Même les disciples frissonnent et se demandent: Qui est donc celui-là que même le vent et la mer lui obéissent ? (4,41)
L’identité que les gens de Nazareth connaissent, le charpentier, le fils de Marie, n’explique pas cette sagesse qu’il possède. (6,3) On essaie de le définir : c’est un prophète comme les autres, c’est Élie, c’est un nouveau Jean Baptiste (pour Hérode). (6,14; 8,28) Finalement, à la question posée par Jésus, c’est Pierre qui répond au nom des Douze : Tu es le Christ. C’est le titre pour caractériser un envoyé de Dieu pour libérer et sauver. Jésus accepte le titre mais immédiatement le clarifie en déclarant que sa mission passe par la Passion.

Or, la scène aujourd’hui vient révéler un aspect caché et très important, celui de Fils de Dieu. Cette révélation était déjà venue du ciel au moment du baptême de Jésus. A ce moment-là, elle n’était pas adressée à la foule, ni même aux disciples mais à Jésus lui-même : “Tu es mon Fils bien-aimé, tu as toute ma faveur.” C’était la confirmation de sa mission. Ici, la parole est adressée aux disciples : “Celui-ci est mon Fils bien-aimé. Écoutez-le.” Celui qui est le Messie qui vient libérer et sauver, c’est le Fils de Dieu lui-même. Sa véritable identité est cachée dans son humanité mais elle est là, bien réelle et agissante. D’où l’injonction : Écoutez-le. Accueillez ses paroles ; acceptez sa mission telle qu’il la vit. Ce sont les paroles et les actions du Fils de Dieu.

C’est évidemment seulement après la Résurrection que toute cette dimension sera perçue par les disciples. Pour le moment, c’est la vision de Jésus en gloire, la révélation de sa divinité. Pour cela, on accumule les éléments qui sont révélateurs de la présence divine dans de telles occasions. Jésus et ses disciples sont montés sur une haute montagne : la montagne est un lieu de rencontre de Dieu comme pour Moïse au Sinaï et Elie à l’Horeb. Jésus est métamorphosé, dit le grec, devant ses disciples. Ses vêtements, qui représentent sa personne, deviennent resplendissants d’une blancheur sans pareille. Les vêtements blancs sont le signe des élus en présence de Dieu comme la luminosité est le signe de la gloire de Dieu qui accompagne l’ange du Seigneur lorsqu’il annonce la naissance de Jésus aux bergers. La présence de Moïse rappelle la présence de Dieu au Sinaï, le don de l’Alliance, la Loi, tandis qu’Élie représente les prophètes. Jésus amène à la perfection la Loi et les Prophètes.

Pierre est saisi de crainte. Cette crainte revient dans les expériences de la présence de la divinité. Il voudrait garder cette présence et fait une suggestion naïve de trois tentes pour garder les trois personnages. Une nuée vient les couvrir. La nuée dans l’Exode était le signe de la présence de Dieu qui guidait et protégeait son peuple. Elle est comme l’ombre qui est venue sur Marie au moment de l’Incarnation. C’est de cette présence que vient la parole: “Celui-ci est mon Fils bien-aimé. Écoutez-le.”

Ils redescendent de la montagne. C’est le retour à la vie normale et parfois brutale. C’est l’endroit aussi où vivent les lecteurs de Marc à Rome dans des temps difficiles. C’est là qu’on répond à la demande : “Écoutez-le.”


Père Jean Gobeil, SJ
Source :
 



Anastase du Sinaï (?-après 700), moine
Homélie pour la fête de la Transfiguration (trad. cf bréviaire 06/08 et coll. Spi. Or.
n°39, Bellefontaine, p. 153)


Le mystère de la crucifixion et la beauté du Règne de Dieu

« Qu'il est redoutable ce lieu ; ce n'est rien de moins que la maison de Dieu et la porte du ciel » (Gn 28,17) – la porte de laquelle le Père a rendu son témoignage céleste et où a resplendi le Christ, Soleil de justice (Ml 3,20)...
Cette montagne est l'endroit des mystères, le lieu des réalités ineffables, le rocher des secrets cachés, le sommet des cieux. Ici ont été dévoilés les symboles du Royaume à venir : le mystère de la crucifixion, la beauté du Règne de Dieu, la descente du Christ lors de son deuxième avènement dans la gloire. Sur cette montagne la nuée lumineuse recouvre la splendeur des justes ; les biens à venir se réalisent déjà.
La nuée qui enveloppe cette montagne préfigure l'enlèvement des justes sur les nuées (1Th 4,17) ; elle nous montre dès aujourd'hui notre aspect futur, notre configuration au Christ...

     Tandis qu'il cheminait au milieu de ses disciples, Jésus les avait entretenus de son règne et de son deuxième avènement dans la gloire. Mais parce qu'ils n'étaient peut-être pas suffisamment certains de ce qu'il leur avait annoncé au sujet de son règne, il a voulu qu'ils finissent par être très fermement convaincus au fond de leur cœur, et que les évènements présents les aident à croire aux événements à venir.
C'est pourquoi, sur le Mont Thabor, il leur a fait voir cette merveilleuse manifestation divine, comme une image préfigurative du Royaume des cieux. C'est comme s'il leur disait : « Pour que le retard n'engendre pas en vous l'incrédulité, bientôt, même maintenant, ‘je vous le dis en vérité, il y en a parmi ceux qui sont ici’ et qui m'écoutent ‘qui ne connaîtront pas la mort avant qu'ils ne voient venir le Fils de l'homme dans la gloire de son Père’ (Mt 16,28) »... « Six jours après, Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean et les emmène à l'écart sur une haute montagne. Et il fut transfiguré devant eux »...

     « Qu'il est redoutable ce lieu ; ce n'est rien de moins que la maison de Dieu et la porte du ciel. » C'est vers elle que nous devons nous hâter.



Source : 









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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Sam 18 Fév 2017 - 22:37

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Dimanche 19 février 2017 : Septième dimanche du temps ordinaire


Les saints du jour (Dimanche 19 février)

Saint Boniface de Lausanne Evêque (+ 1265)

Saint Conrad de Plaisance, Ermite Tertiaire Franciscain en Sicile (1290 -✝ 1351).

 Sainte Philothée d'Athènes Martyre (+ 1589) 

Bienheureuse Élisabeth Picenardi, Servite de Marie (✝ 1468).

Vénérable Romano Bottegal, Moine Cistercien, Ermite italien au Liban (✝ 1978).


Prière avant la lecture

Dieu de tendresse, notre Père, Toi qui veux la vie de tes Enfants, tu nous as révélé dans le Christ la hauteur, la largeur et la profondeur de ton Amour. En lui, renouvelle la jeunesse de ton Eglise ; par lui, garde-la fidèle à ton alliance, pour qu'avec lui elle ne cesse de te bénir.

Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit, pour les siècles des siècles. Amen.



LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

"Vous avez appris qu’il a été dit : Œil pour œil, et dent pour dent. Eh bien ! moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant ; mais si quelqu’un te gifle sur la joue droite, tends-lui encore l’autre."

Et si quelqu’un veut te poursuivre en justice et prendre ta tunique, laisse-lui encore ton manteau. Et si quelqu’un te réquisitionne pour faire mille pas, fais-en deux mille avec lui. Aimez vos ennemis afin de devenir fils de votre Père !
Jésus nous propose une nouvelle manière de voir qui nous rapproche de notre Père qui est dans les cieux. « Ce que je vous dis, » trouve une signification importante. C’est dans la filiation avec notre Père que tout ce que nous vivons prend son sens.
Jésus peut dire « je vous dis, » car il vit et il est cette filiation véritable. Son œuvre de salut veut nous donner d’entrer dans cette filiation. Le secret de l’Evangile de Jésus est de nous faire accéder à la conscience de notre propre filiation.
A la suite de Jésus, nous sommes appelé à faire comme lui, à mettre en pratique cette reconnaissance du Père dans sa générosité. Ce n’est pas facile pour nous, « pécheurs, » de ne pas riposter au méchant car nous sommes gouvernés par notre égoïsme et notre désir de dominer.
Comment remédier au mal profond qui mine l’humanité ? C’est la Passion de Jésus et sa Résurrection qui nous ouvrira le nouvel Amour dont notre cœur a tant besoin. Jésus veut nous apprendre que la loi d’amour doit triompher sur la loi de réciprocité du mal.


"À qui te demande, donne ; à qui veut t’emprunter, ne tourne pas le dos !

Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi. Eh bien ! moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, il fait tomber la pluie sur les justes et sur les injustes. Quelqu’un te requiert-il pour une course d’un mille, fais-en deux avec lui.
Pour « devenir enfants de notre Père » qui est aux cieux, il nous faut reconnaître la bienveillance de Dieu. Par un choix libre, désirer entrer dans cette bienveillance ! Nous ne savons pas y arriver sans l’aide de Jésus. « Sans moi, dit-il, vous ne pouvez rien faire ! »
Pour faire cela, il nous faut nous aimer comme il nous aime. Il nous donnera son Esprit Saint.
Jésus souhaite cultiver en nous la fraternité et l’amour. Ainsi germera la liberté spirituelle qui nous permet de nous affranchir du cycle infernal du mal. Nous comprenons que l’amour nous enjoint à aspirer au respect de nous-même et de notre prochain.


"En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ?"

Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait.
Nous entrons dans la contemplation de la générosité de notre Père.
L’étendue de sa générosité veut s’etendre à notre propre vie.
La recevoir, c’est nous donner à lui pour lui permettre de grandir en nous.
Une porte s’ouvre pour nous dans le ciel, elle nous donne de pouvoir vivre en vérité ce que nous sommes, l’enfant bien-aimé du Père.
La Parole de Dieu est vivante et vivifiante, elle accomplit en nous ce qu’elle énonce !
Qu’elle se réalise dans notre vie selon notre désir.
Nous lui donnons notre consentement et nous nous prêtons à l’œuvre de salut opéré en Jésus.
L’amour et le respect s’établissent dans notre cœur en allant bien au-delà des notions de bien et de mal moral.
La haine et le mépris sont transfigurés dans la filiation avec le Seigneur Jésus.
Nous contemplons la splendeur de notre Père afin qu’elle imprègne notre cœur.



Citation :
Nous demandons la grâce de vivre de l’Esprit Saint, l’Amour infini du cœur de Jésus.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit

Source :
 



Saint Cyprien (v. 200-258), Évêque de Carthage et Martyr
Les Bienfaits de la patience, 15-16 ; SC 291 (trad. cf SC p. 221)


« Moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant »

« Supportez-vous les uns les autres dans l'amour, faisant tout ce qui est en votre pouvoir pour garder l'unité de l'esprit dans le lien de la paix » (Ep 4,2). Il n'est pas possible de maintenir l'unité ni la paix si les frères ne s'encouragent pas les uns les autres par le soutien mutuel, en gardant le lien de la bonne entente grâce à la patience...

     Pardonner à ton frère qui commet des fautes à ton égard non seulement soixante-dix fois sept fois, mais absolument toutes ses fautes, aimer tes ennemis, prier pour tes adversaires et tes persécuteurs (Mt 5,39.44; 18,22) – comment y arriver si l'on n'est pas ferme dans la patience et la bienveillance ? C'est ce que nous voyons chez Étienne... : loin de demander la vengeance, il a demandé le pardon pour ses bourreaux en disant : « Seigneur, ne leur compte pas ce péché » (Ac 7,60). Voilà ce qu'a fait le premier martyr du Christ..., qui s'est fait non seulement prédicateur de la Passion du Seigneur mais imitateur de sa très patiente douceur.

     Que dire de la colère, de la discorde, de la rivalité ? Elles n'ont pas de place chez un chrétien. La patience doit habiter son cœur ; on n'y trouvera alors aucun de ces maux... L'apôtre Paul nous en avertit : « Ne contristez pas le Saint-Esprit de Dieu... : faites disparaître de votre vie tout ce qui est amertume, emportement, colère, éclats de voix ou insultes » (Ep 4,30-31).
Si le chrétien s'échappe aux égarements et aux assauts de notre nature déchue, comme à une mer en furie, s'il s'établit dans le port du Christ, dans la paix et le calme, il ne doit admettre en son cœur ni colère ni discorde.
Il ne lui est pas permis de rendre le mal pour le mal (Rm 12,17), ni de concevoir de la haine.



Source : 










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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Dim 19 Fév 2017 - 23:43

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Lundi 20 février 2017 : Le lundi de la 7e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Lundi 20 février)

Saint Léon Confesseur, Thaumaturge, Evêque de Catane (+ 787)

Saint Eleuthère, Évêque de Tournai et Martyr. 531.

 Bienheureuse Jacinthe (Hyacinthe) Marto et du Bienheureux Francisco Marto, son frère,
deux des enfants auxquels la Sainte Vierge apparut à Fatima. (✝ 1920).
 

Bienheureuse Julie Rodzinska, Religieuse Dominicaine de l’Immaculée-Conception, polonaise, martyre du nazisme (1899-✝ 1945).


Prière avant la lecture




LECTURES DE LA MESSE:
 


Homélie :

"Il leur demanda : « De quoi discutez-vous avec eux ? »

Quelqu’un dans la foule lui répondit : « Maître, je t’ai amené mon fils, il est possédé par un esprit qui le rend muet ; cet esprit s’empare de lui n’importe où, il le jette par terre, l’enfant écume, grince des dents et devient tout raide. J’ai demandé à tes disciples d’expulser cet esprit, mais ils n’en ont pas été capables. »
Un pauvre homme est là avec son fils possédé d’un esprit mauvais, il demande aux disciples de le libérer mais sans résultat ! La détresse dans laquelle se trouve cet homme à propos de son fils est immense. La foule est dans l’attente. Jésus fait face à ce garçon. Une question de Jésus permet à ce père de parler. Jésus lui permet de déposer sa souffrance et d’être écouté. Une autre question relance la parole et amène cet homme à crier un appel au secours. Jésus lui a permis de crier son désir car rien ne peut se faire sans désir. Jésus écoute cet homme qui lui emmène son enfant : « L’esprit mauvais s’empare de lui, n’importe où, il le jette par terre, l’enfant écume, grince des dents, il devient tout raide. » Jésus est rempli de tristesse car les disciples n’ont pas libéré cet homme ! « Combien de temps devrai-je vous supporter, dit-il ! » Il nous faut croire vraiment en Jésus qui nous sauve, vivant en nous et agissant pour sauver l’humanité. Mais nous demeurons aujourd’hui encore dans nos habitudes, avec notre confiance en nous-mêmes !


"Mais si tu peux quelque chose, viens à notre secours, par compassion envers nous ! »

Jésus lui déclara : « Pourquoi dire : “Si tu peux”… ? Tout est possible pour celui qui croit. » Aussitôt le père de l’enfant s’écria : « Je crois ! Viens au secours de mon manque de foi ! » Jésus vit que la foule s’attroupait ; il menaça l’esprit impur, en lui disant : « Esprit qui rends muet et sourd, je te l’ordonne, sors de cet enfant et n’y rentre plus jamais ! »
« Si tu peux…dit-il ! » Jésus rebondit sur la parole de cet homme. C’est le pouvoir de la foi qui permet à Jésus d’agir : « Tout est possible à celui qui croit. » Nous sommes renvoyés à la foi de Jésus en cet homme qui croit : « Ta foi t’a sauvé. » En ce père est la source de la guérison de son enfant. « Je te l’ordonne sors de lui…le prenant par la main, Jésus le releva et il se tint debout. »
Le menteur qui le possède doit sortir de cet enfant, car il l’empêche d’être lui-même. La sortie est douloureuse, elle semble provoquer la mort de ce qui l’empêchait de vivre. Cette guérison est une résurrection. Relever, se tenir debout sont des mots qui disent la résurrection. Jésus rend la vie à cet enfant, sa vie, car c’est pour cela qu’il est venu : « Je suis venu pour qu’on est la vie. » Cet homme repart avec son enfant dans une grande joie. Jésus a mis à notre disposition ce trésor incroyable de guérir l’humanité, ce trésor est celui de son Amour infini.


Quand Jésus fut rentré à la maison, ses disciples l’interrogèrent en particulier : « Pourquoi est-ce que nous, nous n’avons pas réussi à l’expulser ? »

Jésus leur répondit : « Cette espèce-là, rien ne peut la faire sortir, sauf la prière. »
La prière nous fait habiter le cœur de Dieu et nous met en même temps en compassion avec la détresse de nos frères. Cette prière fait de nous « un peuple de prêtres, de prophètes et de rois. » Habitant le cœur de Jésus, nous pouvons venir au secours de l’humanité. Nous entrons en compassion avec elle, la vie de Dieu peut alors s’épanouir au maximum. La même puissance d’amour et de compassion de Jésus, le même Esprit de tendresse et de miséricorde nous sont donnés. Jésus veut vraiment que la vie divine s’épanouisse en nous. Sa présence nous redonne une espérance et un courage tout nouveau ! Nous aussi nous pouvons dire : "Oui, Seigneur, je crois, mais augmentes ma foi." Par nous qu’aujourd’hui Dieu vient au secours de nos frères, la puissance de Jésus est à l’œuvre pour faire la paix et apporter la présence de Dieu qui nous sauve.



Citation :
Nous demandons la grâce de vivre de l’Esprit Saint, l’Amour infini du cœur de Jésus.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit

Source : 



Isaac le Syrien (7e siècle), moine près de Mossoul
Discours ascétiques, 1ère série, 72 (trad. Touraille, DDB 1981, p. 365)


« Je crois ! Viens au secours de mon incroyance »

La foi est la porte des mystères. Ce que les yeux du corps sont pour les choses sensibles, la foi l'est pour les yeux cachés de l'âme. Comme nous avons deux yeux du corps, nous avons deux yeux spirituels de l'âme, disent les Pères, et chacun a sa propre vision. Par un œil nous voyons les secrets de la gloire de Dieu cachée dans les êtres de sa création, à savoir sa puissance, sa sagesse, et sa providence éternelle qui nous entoure et que nous comprenons quand nous considérons la grandeur du haut de laquelle il nous conduit. Par le même œil nous contemplons également les ordres célestes, les anges, nos compagnons de service (Ap 22,9).

   Mais par l'autre œil nous contemplons la gloire de la sainte nature de Dieu, lorsqu'il veut bien nous faire entrer dans ses mystères spirituels et qu'il ouvre à notre intelligence l'océan de la foi.



Source : 









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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Lun 20 Fév 2017 - 22:21

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Mardi 21 février 2017 : Le mardi de la 7e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Mardi 21 février)

Saint Pépin de Landen Maire du palais d'Austrasie sous Clotaire II et Dagobert I (+ 640)

Saint Pierre Damien, Cardinal-Évêque d'Ostie, Légat du Pape, Docteur de l'Église (1007-✝ 1072)

 Saint Didace Pelletier frère franciscain canadien (+ 1699) 

Bienheureux Noël Pinot, Prêtre et martyr à Angers (1747-✝ 1794).


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Partis de là, ils traversaient la Galilée, et Jésus ne voulait pas qu’on le sache, car il enseignait ses disciples en leur disant : « Le Fils de l’homme est livré aux mains des hommes ; ils le tueront et, trois jours après sa mort, il ressuscitera. »

Cette Parole résume le mystère de la pâque, et notre façon d’y entrer à la suite de Jésus.
L’annonce de la Passion-Résurrection de Jésus provoque la dispute des disciples en route pour savoir qui étaient le plus grand. Jésus adresse un reproche à ses disciples : « si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous et de serviteurs de tous ». Ce que Jésus demande à ceux qui veulent suivre, il l’a d’abord vécu lui-même. Cette attitude est fondamentale : « voici que je me tiens au milieu de vous comme celui qui sert. » Jésus annonce aussi : « Vous me laisserez seul. Mais je ne suis pas seul, le Père est toujours avec moi. » Jésus est un homme traqué qui connaît ce qu’il y a dans l’homme. La vérité chasse les ombres, mais cela est insupportable pour ceux qui n’acceptent pas la lumière. Il est la Parole faite chair, il est la vérité qui dérange. Lui qui a déjà parlé de sa souffrance, emploie aujourd’hui une nouvelle expression : « Le Fils de l’homme » est livré aux mains des hommes. Il sera livré par Judas pour trente pièces d’argent. Livré aux Juifs, ils le livreront aux Romains, qui le livreront de nouveau aux Juifs. Jésus en prenant le pain qui deviendra « Eucharistie », se livrera lui-même pour que nous ayons la vie.


"Mais les disciples ne comprenaient pas ces paroles et ils avaient peur de l’interroger.

Ils arrivèrent à Capharnaüm, et, une fois à la maison, Jésus leur demanda : « De quoi discutiez-vous en chemin ? » Ils se taisaient, car, en chemin, ils avaient discuté entre eux pour savoir qui était le plus grand. S’étant assis, Jésus appela les Douze et leur dit : « Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous. »
Le serviteur est à la disposition des autres, il s’efface, s’abaisse, se donne sans compter. Dans la bouche de Jésus, l’image évoque le serviteur souffrant d’Isaïe qui se donne tout entier en rançon pour le peuple. Marc rapproche l’image du serviteur de celle du crucifié : Le fils de l’homme sera livré aux mains des pêcheurs pour être bafoué et mis à mort, puis ressusciter. Il est celui qui s’humilie, et qui sera exalté ; celui qui s’abaisse, et qui sera élevé. Nous voici au cœur du mystère de Pâques devant son double mouvement essentiel, abaissement-élévation. Jésus est seul, sa Parole va prendre corps, elle va devenir chair en chacun de nous. Ce mystère de Jésus qui habite en nous prendra beaucoup de temps pour se réaliser. Notre vie, donnée au Seigneur Jésus livré, va progresser encore jusqu’à ce quelle arrive à son but : « L’or est vérifié par le feu. » Cette image du feu de l’Amour qui enveloppe tout ce qu’il touche, évoque la Passion de Jésus. Il va tout transformer et tout conformer à lui-même, il faut que nous devenions le Christ au milieu du monde.


« Prenant alors un enfant, il le plaça au milieu d’eux, l’embrassa, et leur dit : « Quiconque accueille en mon nom un enfant comme celui-ci, c’est moi qu’il accueille. Et celui qui m’accueille, ce n’est pas moi qu’il accueille, mais Celui qui m’a envoyé. »

Jésus leur répondit : « Cette espèce-là, rien ne peut la faire sortir, sauf la prière. »
Jésus évoque l’humilité et la pauvreté qui s’exprime chez l’enfant. L’abaissement de Jésus est celui du Fils que le Père va transformer en gloire. Nous demandons la grâce d’imiter Jésus pour entrer avec lui dans le mouvement pascal.
Bienheureux abaissement qui est encore au cœur de l’Eglise, il n’y a rien de plus urgent ni de plus fécond. Cet abaissement répète le geste de Jésus qui a triomphé de la mort et qui à sauvé le monde. L’abaissement doit être comme celui de Jésus, vrai et effectif. Il reproduit l’extraordinaire descente de Jésus du ciel jusqu’au milieu de nous, et, plus bas encore, jusque dans la mort et les enfers. Abaissement devant Dieu au cœur de toute épreuve. Abaissement devant nos frères comme serviteur de tous et à la dernière place, abaissement à nos propres yeux dans nos échecs et nos faiblesses. Seul l’Esprit Saint peut l’opérer en nous. Il nous donne ce grand amour de Jésus qui nous presse à le rejoindre par l’humiliation, par où lui-même est passé. Vivre cet abaissement dans la foi, l’espérance et la charité, en attendant de Dieu seul le relèvement, c’est devenir chrétien et entrer dans l’action de grâce de Jésus.



Citation :
Nous demandons à Jésus la grâce d’être enveloppé de tendresse pour bâtir la civilisation de l’amour.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit

Source : 



Saint Irénée de Lyon (v. 130-v. 208), Evêque, Théologien et Martyr
Contre les hérésies, IV, 38, 1-2


« Celui qui accueille en mon nom un enfant comme celui-ci, c'est moi qu'il accueille »

Dieu n'aurait-il pas pu faire l'homme parfait dès le commencement ? Pour Dieu, qui est depuis toujours identique à Lui-même et qui est incréé, tout est possible. Mais les êtres créés, parce que leur existence a commencé après la sienne, sont nécessairement inférieurs à Celui qui les a faits... Créés, ils ne sont donc pas parfaits ; venant d'être mis au monde, ils sont de petits enfants, et comme des petits enfants, ils ne sont ni accoutumés ni exercés à la conduite parfaite... Dieu donc pouvait donner dès le commencement la perfection à l'homme ; mais l'homme était incapable de la recevoir, car il n'était qu'un petit enfant.

     Et c'est pourquoi notre Seigneur, dans les derniers temps, lorsqu'il a récapitulé en lui toutes choses (Ep 1,10), est venu à nous, non pas selon sa puissance, mais tel que nous étions capables de le voir. Il aurait pu, en effet, venir à nous dans sa gloire inexprimable, mais nous n'étions pas encore capables de porter la grandeur de sa gloire... Le Verbe de Dieu, alors qu'il était parfait, s'est fait petit enfant avec l'homme, non pour lui-même, mais à cause de l'état d'enfance où était l'homme.



Source : 









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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mar 21 Fév 2017 - 21:03

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Mercredi 22 février 2017 : Le mercredi de la 7e semaine du temps ordinaire

L'Eglise fête : La Chaire de Saint Pierre, Apôtre Pour Approfondir :
Chaire de saint Pierre à Antioche. 59.


Les saints du jour (Mercredi 22 février)

Saint Thalassa et saint Limnée, confesseurs (5ème s.)

Saint Papias Evêque en Phrygie (+ 163)

Sainte Marguerite de Cortone Pénitente laïque italienne (+ 1297)

 Bienheureuse Isabelle de France, vierge et Fondatrice des « Clarisses Urbanistes »,
sœur de Saint Louis (1225-1270).
 

Bienheureuse Marie de Jésus (Émilie d’Oultremont), Religieuse et Fondatrice de
la société de Marie Réparatrice (1818- ✝ 1878).



Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

"Jésus, arrivé dans la région de Césarée-de-Philippe, demandait à ses disciples : « Au dire des gens, qui est le Fils de l’homme ? » Ils répondirent : « Pour les uns, Jean le Baptiste ; pour d’autres, Élie ; pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes. »

A Césarée de Philippe, Jésus demande à ses apôtres ce que les gens disent de lui. Jésus est le Sauveur du monde par qui nous arrive la Paix. Nous fêtons aujourd’hui « la chaire de Pierre, » qui, à partir de sa pauvreté, reconnaît Jésus et parle au monde. Jésus ne semble pas être surpris par les opinions des gens. Il ne s’attarde pas à les démentir. Il ne fait que poser une question aux disciples, ce qu’il fait encore aujourd’hui : « Pour toi, qui suis-je ? » Un saut est à réaliser, qui ne vient pas de la chair et du sang, mais qui est un don de Dieu. Il nous faut l’accueillir en nous faisant dociles à une lumière intérieure qui naît de la foi. Toute histoire de conversion est manquée du respect que nous devons à la conscience des autres. Ceux qui ont fait ce saut de la foi sont surpris d’avoir pu vivre aussi longtemps sans la lumière et la force qui proviennent de la foi en Jésus. Nous avons conscience que la foi est une réalité toute intérieure, une fidélité à ce que nous dit l’Esprit Saint. Elle nous donne une relation personnelle avec Dieu. Pierre prends un véritable engagement envers Jésus ! C’est ainsi que va s’édifier l’Eglise primitive. Faites de nombreux Apôtres, ils apportent chacun des richesses que l’Esprit Saint ne cesse de susciter. Chacun découvre Jésus, par des voies bien différentes. Jésus demande aux disciples : « Pour vous, qui suis-je ? »

"Jésus leur demanda : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Alors Simon-Pierre prit la parole et dit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! » Prenant la parole à son tour, Jésus lui dit : « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux.

La réponse de Pierre est unique : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. » Christ est devenu un deuxième nom de Jésus : « Jésus est le Christ. » La foi de Pierre, qui est la foi de l’Église, est un Don de Dieu qui demeure. Pierre a cette mission d’affermir ses frères, d’établir la communion de l’Amour vainqueur de toutes les peurs. La tradition de l’Eglise proclamera que Jésus de Nazareth est le Messie attendu. La suite du dialogue de Jésus avec les disciples à Césarée de Philippe est déconcertante : « Il leur défendit alors vivement de parler de lui à personne. » L’idée de Messie, dans l’opinion était considéré comme un chef politique. Jésus corrige en profondeur cette idée partagée par les apôtres eux-mêmes. La tendresse du Christ Jésus transparaît à travers ces paroles pleines de miséricorde. La prière du Fils bien-aimé du Père est confiante.

Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle. »

Je te donnerai les clés du royaume des Cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. »
Jésus choisit ses Apôtres, il annonce ainsi le Règne de Dieu qui prend Corps sur la terre. La communion va s’exprimer dans la différence des apôtres unis à Simon fort de sa foi populaire. La confession de sa foi en Jésus sera son trait particulier qui lui valut le surnom de Pierre. Jésus invite le pêcheur de Galilée à devenir le Rocher sur lequel sera fondée l’Eglise. Il lui demande d’affermir ses frères dans cette même foi. C’est à Pierre, si défaillant à certaines heures que Jésus confie son Eglise. Quelles que soient les tempêtes il sera un roc inébranlable. « Tu es heureux Simon Pierre, car ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père. Eh bien moi je te déclare : « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église et les puissances de la mort ne l’emporteront pas sur elle.» L’Eglise sera dans une assurance étonnante. La situation n’a pas changé. Les gens ont encore les opinions les plus diverses au sujet de Jésus : un prophète, un grand maître, une grande personnalité. Le fondement de la primauté de Pierre est bâti sur la faiblesse. « J’ai prié pour toi pour que ta foi ne sombre pas. » Jésus lui dira encore : « M’aimes-tu plus que ceux-ci ? Pais mes agneaux, pais mes brebis. » Notre transformation par l’amour de Dieu se fait dans l’humilité du cœur, de « l’intérieur. » Pierre est témoin de la Passion du Christ, il communiera à la gloire qui va se révéler.



Citation :
Nous demandons la grâce d’une foi de plus en plus vivante et confiante, adhésion à l’Amour infini.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit

Source : 


Saint Léon le Grand (?-v. 461), pape et docteur de l'Église
Sermon pour l'anniversaire de son ordination épiscopale


« Sur cette pierre, je bâtirai mon Église »

Frères, lorsqu'il s'agit de remplir les devoirs de ma charge épiscopale, je découvre que je suis à la fois faible et lâche, alourdi par la fragilité de ma propre condition alors que je désire agir avec générosité et courage. Cependant je puise ma force dans l'intercession inlassable du Prêtre tout-puissant et éternel qui, semblable à nous mais égal au Père, a abaissé sa divinité jusqu'au niveau de l'homme et a élevé l'humanité jusqu'au niveau de Dieu. Je trouve une joie juste et sainte dans les dispositions qu'il a prises. En effet, s'il a délégué à de nombreux pasteurs le soin de son troupeau, il n'a pas abandonné la garde de ses brebis bien aimées. Grâce à cette assistance fondamentale et éternelle, j'ai reçu à mon tour la protection et l'appui de l'apôtre Pierre qui n'abandonne pas sa fonction lui non plus. Ce fondement solide, sur lequel s'élève toute la hauteur de l'Église, ne se lasse jamais de porter la masse de l'édifice qui repose sur lui.

     Elle ne défaille jamais, la fermeté de cette foi pour laquelle le premier des apôtres a été loué. De même que tout ce que Pierre a professé dans le Christ demeure, de même demeure ce que le Christ a établi en Pierre... La disposition voulue par la vérité de Dieu demeure. Saint Pierre persévère dans la solidité qu'il a reçue ; il n'a pas abandonné le gouvernail de l'Église qui a été remis entre ses mains. Voilà, mes frères, ce qu'a obtenu cette profession de foi inspirée par Dieu le Père dans le cœur de l'apôtre ; il a reçu la solidité d'une pierre qu'aucun assaut ne peut ébranler. Dans l'Église entière, Pierre dit chaque jour : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ».



Source : 










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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mer 22 Fév 2017 - 20:53

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Jeudi 23 février 2017 : Le jeudi de la 7e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Jeudi 23 février)

Saint Polycarpe, Évêque de Smyrne et martyr (✝ 167)

Saint Alexandre l'Acémète, Confesseur (4ème s.)

Saint Lazare le Confesseur (+ 827)

 Bienheureuse Giovannina Franchi, Religieuse et Fondatrice des “Suore infermiere dell’Addolorata” (Sœurs Hospitalières de Notre-Dame-des-Douleurs) (1807-1872) 


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 


Homélie :

"Si vous apparteniez au monde, le monde aimerait ce qui est à lui. Mais vous n’appartenez pas au monde, puisque je vous ai choisis en vous prenant dans le monde ; voilà pourquoi le monde a de la haine contre vous."

Saint Polycarpe, que nous fêtons aujourd’hui, s’est enraciné dans l’Amour infini de Dieu. Il était disciple de saint Jean qui avait entendu et vu Jésus. Saint Irénée, disciple de Polycarpe, a évangélisé la France à partir de Lyon. Dans son martyre de Saint Polycarpe, alors que les bourreaux avaient allumé le feu du bûcher, le vent s’est mis à souffler et une grande voûte de lumière entourait le vénérable vieillard qui ressemblait à un pain qui cuisait plutôt qu’à un martyr qui allait mourir. Le feu des hommes n’a pas touché Polycarpe qui demeurait dans le feu de l’amour infini de Dieu.
Jésus nous a averti que le mal rôde toujours, qu’il guette ceux qui vivent dans la Lumière et l’Amour de Dieu. Nous avons à l’esprit tant de nos frères dans la foi qui livrent un combat continuel à cause de leur foi. Ils souffrent la persécution, les calomnies jusqu’à donner leur vie. Jésus nous dit que nous souffririons à cause de son Nom. Nous subissons aujourd’hui encore dans le monde, des persécutions sanglantes comme les martyrs des premiers siècles.
Dans tant de régions de l’univers, nous succombons au matérialisme de la société. Beaucoup d’entre nous sont méprisés parce qu’ils témoignent des vérités de la foi. Mais l’Esprit Saint, l’Amour toujours offert, circule dans nos vies enracinées dans l’Amour du Père.


"Rappelez-vous la parole que je vous ai dite : un serviteur n’est pas plus grand que son maître. Si l’on m’a persécuté, on vous persécutera, vous aussi. Si l’on a gardé ma parole, on gardera aussi la vôtre."

C’est l’ignorance de l’amour du Père qui provoque la Croix de Jésus.
Dieu est Amour, nous avons l’expérience d’être aimés jusqu’au bout par la Passion de Jésus.
Nous avons d’autant plus besoin d’amour pour lui que nous sommes dans l’épreuve avec lui.
Si nous demeurons dans l’amour, nous portons beaucoup de fruits. Notre grâce est aussi notre épreuve, nous sommes traités comme Jésus. Malgré la méchanceté, les persécutions que nous recevons, nous voulons servir dans la vérité, la justice et la paix.
Nous demeurons dans l’amour lorsque nous recevons Jésus dans l’Eucharistie.
L’Esprit Saint demeure sans cesse en nous pour ranimer notre vie.
Avec Jésus, pour rencontrer nos frères, il nous faut un cœur pleinement aimant, obéissant, comme lui.
Notre vocation est de devenir l’enfant bien aimé du Père, notre vocation est de devenir des sœurs et des frères qui s’aiment.
Le mystère du passage de la mort à la vie qui s’offre à nous, nous plonge dans le Mystère Pascal.


« Les gens vous traiteront ainsi à cause de mon Nom, parce qu’ils ne connaissent pas Celui qui m’a envoyé. »

Nous entendons cet appel de Jésus et nous rejetons toute crainte. Jésus est mort et il est Ressuscité.
Nous continuons à marcher sur ses pas en lui demandant humilité et simplicité.
Demandons à l’Esprit de remplir nos cœurs de la vraie joie, celle des enfants du Père.
A la suite de Jésus, notre vie renaît à partir de nos croix.
Nous ne pouvons pas porter témoignage si nous n’avons pas rencontré Jésus crucifié.
L’efficacité de notre témoignage dépendra de la profondeur de nos propres convictions.
Si nous vivons et reflétons fidèlement l’Evangile nous pourrons être des témoins convaincants.
Nous apprenons à connaître Jésus par la prière et par les sacrements.
Dans son amour, dans sa présence, son amour est plus fort et plus vrai que tout.
« Nous reconnaissons qu’il demeure en nous, parce qu’il nous a donné de son Esprit. »
Demeurer dans l’amour, est le plus grand combat de notre vie, car « l’amour n’est pas aimé. »
Jésus par sa croix est vainqueur de tout ce qui s’oppose à l’amour.



Citation :
Nous demandons la grâce d’une foi de plus en plus vivante et confiante, adhésion à l’Amour infini.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit

Source : 



Bienheureux Paul VI, Pape de 1963-1978
Constitution apostolique « Paenitemini » (trad. © Libreria Editrice Vaticana)


« Si ta main t'entraîne au péché » : la conversion du cœur

On ne peut parvenir au Royaume annoncé par le Christ que par la conversion, la « metanoia », c'est-à-dire par le changement et le renouvellement intime et total de l'homme tout entier, dans ses pensées, ses jugements et sa vie, changement et renouvellement qui s'opèrent en lui à la lumière de la sainteté et de l'amour de Dieu qui nous ont été manifestés et communiqués en plénitude dans le Fils.

     L'invitation du Fils à la « metanoia » nous oblige d'autant plus qu'il ne l'a pas seulement prêchée, mais qu'il s'est offert lui-même en exemple. Le Christ est en effet le modèle suprême des pénitents. Il a voulu souffrir non pas pour ses péchés, mais pour ceux des autres.

     Lorsqu'il se met devant le Christ, l'homme est éclairé d'une lumière nouvelle, il reconnaît la sainteté de Dieu et la gravité du péché. Par la parole du Christ, lui est transmis le message qui invite à la conversion et accorde le pardon des péchés. Ces dons, il les reçoit en plénitude dans le baptême, qui le configure à la Passion, à la mort et à la résurrection du Seigneur. C'est sous le signe de ce mystère que se place toute la vie à venir du baptisé.

     Tout chrétien doit donc suivre le Maître en renonçant à lui-même, en portant sa croix et en participant aux souffrances du Christ (Mt 16,24). Ainsi, transfiguré en image de sa mort, il devient capable de méditer la gloire de la résurrection.



Source : 











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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Jeu 23 Fév 2017 - 21:42

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Vendredi 24 février 2017 : Le vendredi de la 7e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Vendredi 24 février)

mémoire de la PREMIERE et la SECONDE INVENTION du CHEF du Saint et glorieux Prophète et Précurseur JEAN le BAPTISTE

Saint Ethelbert Roi du Kent (+ 616)

Saint Bétton, Moine bénédictin et Evêque d'Auxerre (+ vers 918)

 Bienheureuse Ascensión del Corazón de Jesús (Florentina Nicol Goñi), Vierge et Co-Fondatrice des « Missionnaires Dominicaines du Très Saint Rosaire » (1868-1940) 


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 


Homélie :

"Partant de là, Jésus arrive dans le territoire de la Judée, au-delà du Jourdain. De nouveau, des foules s’assemblent près de lui, et de nouveau, comme d’habitude, il les enseignait."

Des pharisiens l’abordèrent et, pour le mettre à l’épreuve, ils lui demandaient : « Est-il permis à un mari de renvoyer sa femme ? » Jésus leur répondit : « Que vous a prescrit Moïse ? » Ils lui dirent : « Moïse a permis de renvoyer sa femme à condition d’établir un acte de répudiation. » Jésus répliqua : « C’est en raison de la dureté de vos cœurs qu’il a formulé pour vous cette règle.
Les Pharisiens voulaient tendre un piège à Jésus et le mettre en contradiction avec Moïse. Ils posent une question au sujet du renvoi de l’épouse. Jésus nous éclaire alors d’une manière admirable. Partant de la permission de Moïse, Jésus dit à ses contradicteurs les arrangements de Moïse devant la perfidie du cœur humain. Or il nous faut revenir « au commencement, » au moment de la création de Dieu. Dieu a voulu la complémentarité de l’homme et de la femme, il les a voulus différents, leur donnant une égale dignité. C’est à partir de cette différence qu’il a créé la merveille de l’amour et la merveille de la vie, et il a dit :« Les deux ne feront qu’un seul être. » L’amour a lié entre eux un lien irréversible, ils sont entrés tous deux, librement, dans l’œuvre de Dieu. Ce que Dieu a uni, ce que Dieu a voulu un, il n’appartient pas aux humains de le désunir. Personne ne peut défaire ce que Dieu a fait.


"Mais, au commencement de la création, Dieu les fit homme et femme. À cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux deviendront une seule chair. Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Donc, ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ! »

Les échecs et les déceptions dont nous sommes responsables dans les liens que nous tissons peuvent mener à une grande colère. Nous comprenons ce qui aboutit à l’endurcissement du cœur des Pharisiens qui veulent mettre Jésus à l’épreuve. Ils mettent en cause l’unité de l’homme et de la femme. Aucune loi humaine ne peut prévaloir contre le dessein de Dieu.
Il nous faut revenir à la Pensée de Dieu pour notre humanité car nous sommes loin de l’émerveillement réciproque de l’homme et de la femme. Dieu les a fait à son image et à sa ressemblance, à l’origine de la création !
Il s’agit, dans nos relations, de l’unité de l’amitié et de l’amour. Le croyant doit se déterminer à partir de ce que Dieu a fait pour « l’homme » et de ce que Dieu a dit de la vie et de la mort. Nous voulons nous montrer courageux dans nos propres choix, nous respectons les options douloureuses de tant d’hommes et de femmes qui vivent de véritables calvaires les choix qui les ont mis en enfer.
Dans la prière, nous portons ces hommes et ces femmes blessés, comme Dieu les porte dans son amour et sa miséricorde. Il nous faut retrouver l’émerveillement de l’origine : « C’est l’os de mes os, c’est la chair de ma chair. »
Nous sommes face à l’accusation et au doute qui ont été introduits dés l’origine dans l’humanité par le Menteur.


"De retour à la maison, les disciples l’interrogeaient de nouveau sur cette question. Il leur déclara : « Celui qui renvoie sa femme et en épouse une autre devient adultère envers elle. Si une femme qui a renvoyé son mari en épouse un autre, elle devient adultère."

Nous prions pour tous ceux qui ôtent à l’être humain sa dignité. Nous demandons pour eux lumière et discernement face aux énigmes de la vie. Nous demandons encore « Qu’est-ce que Dieu a voulu au commencement ? »
Donnes-nous Seigneur un surcroît d’espérance, pour que nous vivions avec bonheur le lien d’amour que nous avons choisi avec toi. Cette unité d’Amour est en Dieu, elle est le mystère de Dieu Amour : « Père, Fils et Saint-Esprit. »
Nous sommes l’unité de notre père et de notre mère. Nous ne sommes ni l’un ni l’autre, nous sommes un autre, et pourtant nous sommes quelque chose de leur unité ! Ce que Dieu a uni, l’homme ne doit point le séparer. C’est Dieu lui-même, le Saint-Esprit, qui donne à chacun d’être ce qu’il est. C’est encore Lui qui nous unit, sous son regard, dans son amour infini. Vivre selon cet émerveillement, dans la foi et la confiance, c’est l’Amour qui nous est proposé par Dieu. Cette confiance est nécessaire en même temps que la prudence qui nous permet d’avoir des relations équilibrées dans l’amour. « Ainsi, ils ne seront plus deux, mais ils seront un. »



Citation :
Nous demandons à Dieu la grâce de renouveler les liens d’amour qu’il nous donne.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit

Source : 



Saint Jacques de Saroug (v. 449-521), Moine et Évêque syrien
Hexaméron ; Homélie pour le sixième jour (trad. Sr Isabelle de la Source, Lire la Bible, Médiaspaul 1988, vol.1, p.27)


« Tous deux ne feront plus qu'un »

« Faisons l'homme à notre image et à notre ressemblance », dit Dieu (Gn 1,26). Un simple commandement avait fait surgir les autres êtres de la création : « Que la lumière soit ! » ou « Qu'il y ait un firmament ! » Cette fois, Dieu ne dit pas : « Qu'il y ait des hommes », mais il dit : « Faisons l'homme ». En effet, il estimait convenable que soit façonnée de ses propres mains cette image de lui-même, supérieure à toutes les autres créatures. Cette œuvre lui était particulièrement proche ; il l'aimait d'un grand amour... Adam est à l'image de Dieu parce qu'il porte l'effigie du Fils Unique...

     D'une certaine manière, Adam a été créé à la fois simple et double ; Ève se trouvait cachée en lui. Avant même qu'ils n'existent, l'humanité était destinée au mariage, qui les ramènerait, homme et femme, à un seul corps, comme au commencement. Aucune querelle, aucune discorde, ne devait s'élever entre eux. Ils auraient une même pensée, une seule volonté... Le Seigneur a formé Adam de poussière et d'eau ; Ève, il l'a tirée de la chair, des os et du sang d'Adam (Gn 2,21). Le profond sommeil du premier homme anticipait les mystères de la crucifixion. L'ouverture du côté, c'était le coup de lance porté au Fils Unique ; le sommeil, la mort sur la croix ; le sang et l'eau, la fécondité du baptême (Jn 19,34)... Mais l'eau et le sang qui ont coulé du côté du Sauveur sont à l'origine du monde de l'Esprit...

     Adam n'a pas souffert du prélèvement fait dans sa chair ; ce qui lui avait été dérobé lui a été rendu, transfiguré par la beauté. Le souffle des vents, le murmure des arbres, le chant des oiseaux appelaient les fiancés : « Levez-vous, vous avez assez dormi ! La fête nuptiale vous attend ! »... Adam vit Ève à ses côtés, celle qui était sa chair et ses os, sa fille, sa sœur, son épouse. Ils se sont levés, enveloppés d'un vêtement de lumière, dans le jour qui leur souriait. Ils étaient au Paradis.



Source : 










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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Sam 25 Fév 2017 - 0:17

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Samedi 25 février 2017 : Le samedi de la 7e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Samedi 25 février)

Saint Réginos Martyr dans l'île de Skopelos en Grèce (+ 362)

Saint Taraise Patriarche de Constantinople (+ 806)

Saint Robert d'Arbrissel Moine, fondateur de Fontevraud (+ 1116)

 Saint Turibio Romo González, Prêtre mexicain et martyr (1900-1928) 

Saints Louis Versiglia et Calliste Caravario, s.d.b. et martyrs (✝ 1930)

 Bienheureuse Maria Ludovica De Angelis, Sœur de la Congrégation des Filles
de Notre-Dame de la Miséricorde (✝ 1962)
 

Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

"Des gens présentaient à Jésus des enfants pour qu’il pose la main sur eux ; mais les disciples les écartèrent vivement."

Jésus nous enseigne sur la manière de devenir ses disciples par une petite scène vivante, rafraîchissante, ou il accueille des enfants. Jésus se présente comme le serviteur de tous, il montre à ses disciples que les enfants sont le modèle de l’accueil du Royaume de Dieu. Ceux qui les présentent à Jésus pour les lui faire toucher, veulent obtenir de lui un geste de protection. Le petit enfant est le don le plus merveilleux de Dieu et de l’humanité. Comme nous comprenons ces mamans qui désirent que Jésus bénisse, touche leur « petit. » Ce petit enfant a un cœur qui règne par son amour sur le cœur de sa maman ! Elle peut se sentir dépassée par la demande de son enfant. Jésus est cet Amour surabondant qui peut nous combler. C’est ce cœur qui contient le mystère de Dieu lui-même.
Depuis que Jésus a pris chair de la Vierge Marie, l’amour infini de Dieu s’est habitué dans un cœur humain. C’est alors que le Cœur de Jésus, ce Cœur humain, bat au rythme de la Trinité sainte. Du Cœur de Jésus cet Amour s’est répandu dans le Cœur, dans la vie de Marie. Dans la relation qui Les unit, Jésus fait battre le Cœur de Marie au rythme de son propre Cœur.
Les Douze, comme le « monde, » sont dans des prétentions orgueilleuses.


"Voyant cela, Jésus se fâcha et leur dit : « Laissez les enfants venir à moi, ne les empêchez pas, car le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent."

On est choqué par le mouvement violent d’exclusion hostile des disciples. « Voyant cela, Jésus se fâcha. » Les enfants, comme les autres « exclus », ont leur place dans le Royaume. Jésus fait des enfants et « ceux qui leur ressemblent » comme les bénéficiaires du Règne de Dieu qui vient avec lui. Le Règne de Dieu est celui de la candeur et de l’innocence de l’enfant. Thérèse de Lisieux parlera de « l’esprit d’enfance » qui est loin d’être infantile.
Dieu Amour, « Père, Fils et Saint-Esprit, » Amour infini s’est révélé quand Jésus prend chair de la Vierge Marie. Dieu, en Jésus est devenu vrai homme, Il est aimé en Marie, comme Dieu aime ! Avec Marie, le cœur de toute personne humaine est invité à battre au rythme de l’Amour infini de Dieu. C’est au Ciel que nous en admirerons toute la beauté. Sur la terre, c’est dans la nuit de la Foi que nous vivons de ce mystère.
Cependant, de petites éclaircies nous sont données de temps en temps. Cet amour, établit désormais dans le cœur humain, se manifeste d’une manière unique dans le tout petit l’enfant.


"Amen, je vous le dis : celui qui n’accueille pas le royaume de Dieu à la manière d’un enfant n’y entrera pas. » Il les embrassait et les bénissait en leur imposant les mains."

Jésus prend l’enfant pour modèle à imiter par les grandes personnes en raison de sa petitesse, de sa pauvreté. L’enfant est d’abord un « pauvre, » un être totalement dépendant d’autrui. Il est aussi le signe vivant d’une grande capacité d’écoute et de confiance. C’est la disponibilité de l’enfant qui en fait un exemple pour les croyants.
Nous reconnaissons le souci de Jésus qui forme les disciples à leur tâche de responsabilité. Il leur faut abandonner les prétentions de grandeur pour se faire « petits, » pour accueillir le Règne de Dieu avec humilité et ouverture.
Depuis la rupture de l’origine, Dieu a compassion de notre détresse. Nous comprenions l’Amour qu’Il met dans notre cœur pour que nous venions en aide au petit et au pauvre ! L’Esprit Saint nous fait entrer dans cette nouvelle alliance. Le lien établi d’Amour établi dans nos cœurs, nous permet de regarder Dieu comme Dieu nous regarde. Dans cette nouvelle alliance, c’est à l’école des touts petits et des Pauvres que nous le découvrons.



Citation :
Nous demandons à Dieu la grâce de recevoir ce feu d’amour qui met le feu à notre cœur.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit

Source : 



Hermas (2e siècle)
Le Pasteur, parabole 9, 24.29 (trad. coll. Icthus, vol.1, p. 230 rev.; cf SC 53, p.341)


« Laissez les enfants venir à moi..., car le Royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent »

Le Pasteur m'a montré une montagne où les herbes étaient vertes et riantes ; tout était florissant, et des troupeaux et des oiseaux y trouvaient leur nourriture. Il m'a dit : « Les croyants venus d'ici ont toujours été simples, innocents, heureux, sans aucun ressentiment les uns contre les autres, mais au contraire toujours contents des serviteurs de Dieu. Revêtus du saint esprit des vierges, pleins de compassion pour tous les hommes, ils ont subvenu, à la sueur de leur front, aux besoins de tous leurs semblables, sans murmure ni hésitation. Voyant leur simplicité et toute leur candeur enfantine, le Seigneur a fait prospérer tout le travail de leurs mains et a béni toutes leurs entreprises... À vous tous qui agissez ainsi, restez tels que vous êtes et votre prospérité ne disparaîtra jamais »...

     Puis il m'a montré une belle montagne toute blanche : « Ici les croyants ressemblent aux tout petits enfants qui n'ont pas la moindre idée du mal ; comme eux, ils n'ont jamais su ce que c'est que la méchanceté, mais ils ont toujours gardé l'innocence de leur enfance. Ces hommes iront sûrement habiter dans le Royaume de Dieu, car ils n'ont pas violé les commandements de Dieu, mais ils ont persévéré tous les jours de leur vie dans la candeur et les sentiments de leur enfance. Vous tous qui persévérez dans cette voie et serez « comme des petits enfants », sans malice, vous serez glorifiés plus que tous les autres, car tous les petits enfants sont glorieux devant Dieu et les premiers à ses yeux. Bienheureux donc vous qui repousserez la malice pour vous revêtir de l'innocence ; les premiers de tous, vous vivrez pour Dieu. »



Source : 










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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Dim 26 Fév 2017 - 17:07

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Dimanche 26 février 2017 : Huitième dimanche du temps ordinaire

Pour approfondissement : 26 février 2017. Dimanche de la Quinquagésime.


Les saints du jour (Dimanche 26 février)

Sainte Photine ou Svetlana (1er s.)

Saint Porphyre, évêque de Gaza en Palestine, et sainte Irène, vierge. 420.

Sainte Paule de Saint Joseph de Calasanz Montal Fornés, Religieuse et Fondatrice
de l’Institut des Filles de Marie des Écoles Religieuses (✝ 1889).)


 Bienheureuse Piedad de la Cruz Ortíz Real, vierge et Fondatrice des
Sœurs Salésiennes du Sacré-Cœur de Jésus (1842-1916)
 


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 

Homélie :

« Nul ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre.

Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent. C’est pourquoi je vous dis : Ne vous souciez pas, pour votre vie, de ce que vous mangerez, ni, pour votre corps, de quoi vous le vêtirez. La vie ne vaut-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que les vêtements ?
Nous déployons de grands efforts aujourd’hui pour protéger les conditions de vie sur toute la planète. L’homme regarde les étoiles la nuit, les petites fleurs qui éclosent au printemps. Les oiseaux et des lis des champs nous font contempler la vie reçue de Dieu. Les oiseaux et les lis des champs sont pourvus de tout ce qui leur est nécessaire, nous comprenons que nous ne valons pas moindre qu’eux. L’écologie nous donne d’évaluer ce qui rend la vie plus humaine.
Nous avons été équipés par Dieu pour transformer l’univers en terre fertile. Dieu ne nous laisse pas dans le besoin. La Parole de Jésus est très vivifiante si nous la mettons en pratique. Nous prions le Père des miséricordes pour obtenir ce dont vous avez besoin. S’il nous manque la nourriture, s’il nous manque un toit, s’il nous manque un vêtement, Dieu nous donnera ce qui est nécessaire, mais avec notre participation. Nous voulons remédier, avec Jésus, au décalage scandaleux entre les pauvres et les riches. Dieu veille sur nous, notre vie demeure dans la confiance.


"Qui d’entre vous, en se faisant du souci, peut ajouter une coudée à la longueur de sa vie ? "

Et au sujet des vêtements, pourquoi se faire tant de souci ? Observez comment poussent les lis des champs : ils ne travaillent pas, ils ne filent pas.
Notre attention est attirée sur la nécessite d’agir en vue du partage des biens merveilleux reçus de Dieu. Les temps de silence et de contemplation sont de plus en plus importants pour garder une vie équilibrée, plus vraie, plus simple et plus profonde. Dieu notre Père aime chacun de nous, ses créatures, il nous redit la joie du don reçu, le geste de remerciement qui nous libère. Le temps nous est donné pour faire fructifier l’univers en vue d’un partage équitable qui permet une vie commune possible. La nature qui ne serait plus accompagnée de la sagesse, pourrait devenir un chaos où règne la loi du plus fort. Dieu compte sur nous pour réaliser sa Providence, et nous croyons que « notre Père céleste nous nourrit. »


« "Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît.

Ne vous faites pas de souci pour demain : demain aura souci de lui-même ; à chaque jour suffit sa peine.
Quand nous regardons autour de nous et que nous voyons à quel point tant de personnes manquent d’affection et de tout, nous savons que Dieu compte sur nous pour aider nos frères. Nous prenons conscience des inégalités entre les humains et entre les régions de notre globe ! Dieu nous laisse le soin de gérer le partage des biens dont nous avons besoin. « Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît. »
A chaque jour suffit sa peine, Dieu nous invite à l’action de grâce dans une confiance infinie.
Mais lorsque tout vient à manquer, une véritable mise au travail s’impose. Dieu nous donne tout ce dont nous avons besoin, avec sa grâce nous accomplissons le partage qui s’impose. Servir Dieu, mettre en œuvre nos talents, est la meilleure manière de prendre au sérieux ses dons. En profiter, c’est être bien présent aux nécessités de nos frères dans le monde. Ceux qui vivent à nos côtés ont le plaisir de voir que le souci de Dieu nous habite. Nous voulons accomplir la justice de Dieu, pour que dès à présent, tout nous soit donné de surcroît.



Citation :
Nous demandons la grâce de ne pas nous inquiéter mais de travailler avec notre Père céleste qui sait ce dont nous avons besoin.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit

Source : 



Sainte Claire (1193-1252), moniale franciscaine
1e Lettre à Agnès de Prague, 25-29 (Sainte Claire d’Assise, trad. Père Vorreux, O.F.M. Éd. Franciscaines, rev.)


Choisir la porte étroite

Vous savez, j'en suis certaine, que le royaume des cieux n'est promis et donné qu'aux pauvres par le Seigneur (cf. Mt 5,3), car lorsqu'on s'attache à une chose d'ici-bas on perd le fruit de la charité.

     On ne peut servir à la fois Dieu et Mammon, car, ou bien l'un est aimé et l'autre détesté, ou bien l'un est servi et l'autre méprisé ; un homme habillé ne peut lutter contre un adversaire nu, car ses vêtements fournissant prise, il sera aussitôt renversé ; on ne peut espérer vivre avec éclat dans ce monde, et régner avec le Christ dans l'autre ; un chameau passera par le trou d'une aiguille avant qu'un riche ait franchi la porte du ciel (cf. Mt 19,24).

     C'est pourquoi vous avez rejeté ces vêtements que sont les richesses temporelles, afin de ne pas être vaincue dans la lutte, et vous avez choisi le chemin rude et la porte étroite, afin de pouvoir entrer dans le royaume des cieux (cf. Mt 7,13-14).



Source : 










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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Lun 27 Fév 2017 - 12:40

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Lundi 27 février 2017 : Le lundi de la 8e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Lundi 27 février)

Sainte Honorine Vénérée dans les évêchés de Bayeux et de Rouen (4ème s.)

Saint Léandre Archevêque de Séville (+ 599)

Saint Gabriel de l'Addolorata, Passioniste italien (1838-1862)

 Bienheureuse Marie de Jésus (Marie Deluil-Martiny), Fondatrice de la Congrégation des Filles du Cœur de Jésus, Martyre (1841- ✝ 1884) 


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 

Homélie :

"Jésus se mettait en route quand un homme accourut et, tombant à ses genoux, lui demanda : « Bon Maître, que dois-je faire pour avoir la vie éternelle en héritage ? »

Jésus lui dit : « Pourquoi dire que je suis bon ? Personne n’est bon, sinon Dieu seul. Tu connais les commandements : Ne commets pas de meurtre, ne commets pas d’adultère, ne commets pas de vol, ne porte pas de faux témoignage, ne fais de tort à personne, honore ton père et ta mère… »
Jésus se trouve face à un homme riche qui veut entrer dans le Royaume de Dieu. Il voudrait conquérir le cœur de cet homme qui possède de nombreux biens. Jésus fait écho aux commandements qui font entrer dans la logique du don ceux qui aiment Dieu et sont tournés vers le partage avec ceux qui sont dans le besoin, avec les pauvres. Cette personne observe fidèlement tous les commandements de la loi de Dieu depuis sa jeunesse, mais elle n’a pas encore trouvé le vrai bonheur. Cet homme est attiré par la plénitude de la vie en comptant sur ses propres richesses ; Il pense aussi que la vie éternelle peut « s’acquérir, » en observant un commandement particulier. Mais rien de ce que nous pratiquons ne peut nous donner droit au Royaume de Dieu qui nous dépasse de toute part. Les commandements concernent notre vie en lien avec celle de notre prochain ! L’harmonie avec Dieu est au diapason avec l’amour de notre prochain. Nous ne pouvons faire avancer le Royaume, la vie éternelle, par nos propres moyens.


"L’homme répondit : « Maître, tout cela, je l’ai observé depuis ma jeunesse. » Jésus posa son regard sur lui, et il l’aima. »

Il lui dit : « Une seule chose te manque : va, vends ce que tu as et donne-le aux pauvres ; alors tu auras un trésor au ciel. Puis viens, suis-moi. »
Jésus saisit le désir profond qui habite cet homme et il fixe sur lui son regard plein d’amour, le regard de Dieu. Mais il comprend son point faible, son attachement à tous ses biens. Il lui propose de tout donner aux pauvres, pour que son cœur ne soit plus sur la terre mais dans le ciel ! Jésus ajoute « Viens, suis-moi. » Ce récit est pour nous, que nous manque-t-il pour entrer dans le Royaume ? Cet homme observe le décalogue que Jésus condense en quelques phrases. Mais, mais il faudrait vendre « ses grands biens », en donner le montant aux pauvres, et suivre Jésus. « Vendre et donner », va au-delà d’un sens matériel, et « viens et suis-moi » indique un itinéraire qui va de la loi à l’amour. L’homme riche « cale » et ne parvient pas à l’amour de Jésus qui lui est acquis. L’essentiel de notre vie est de nous recevoir de l’amour de Celui qui nous crée, notre Père et qui nous aime. Comme nous aimerions voir le visage de Jésus s’illuminer, quand véritablement le feu de l’amour nous est transmis : « Jésus se mit à l’aimer. » Le temps ou nous nous laissons transformer par Dieu est un temps nécessaire pour être enflammé par l’amour qui nous transforme.


Mais lui, à ces mots, devint sombre et s’en alla tout triste, car il avait de grands biens.

Alors Jésus regarda autour de lui et dit à ses disciples : « Comme il sera difficile à ceux qui possèdent des richesses d’entrer dans le royaume de Dieu ! » Les disciples étaient stupéfaits de ces paroles. Jésus reprenant la parole leur dit : « Mes enfants, comme il est difficile d’entrer dans le royaume de Dieu ! Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu…
Cet homme ne parvient pas à se détacher de ses richesses qui ne peuvent pas lui donner le bonheur ni la vie éternelle. Les disciples comprennent que cet homme est préoccupé par les choses de ce monde. La religion pour lui est faite d’activités religieuses ! Or l’essentiel de la relation avec Dieu est de recevoir son amour, d’être rempli de cet amour et d’en déborder. Jésus dit qu’entrer dans le Royaume est un don impossible à l’homme. Nous nous trouvons devant l’amour absolu de Dieu, l’amour gratuit, sans contrepartie. Même le « riche » pourra entrer dans le Royaume, même le pécheur, cela est possible à Dieu s’il est premier dans notre vie. Cet homme n’a pas entendu la réponse de Jésus, il repart tout triste car Dieu ne peut pas prendre la première place dans sa vie ! Nous nous laissons transformés par l’Amour de Dieu, et dans la chaleur de son cœur, nous nous aimons les uns les autres. Contempler le plan d’amour de Dieu, agir en conséquence dans la joie et l’action de grâce, est tellement merveilleux.



Citation :
Nous demandons la grâce d’une vraie conversion : « Qu’il me soit fait selon ta parole. »


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit

Source : 



Léon XIII, Pape de 1878 à 1903
Encyclique Rerum novarum, 20


« Suis-moi »

Que les déshérités de la fortune apprennent de l'Église que, selon le jugement de Dieu lui-même, la pauvreté n'est pas un opprobre et qu'il ne faut pas rougir de devoir gagner son pain par le travail. C'est ce que Jésus Christ Notre Seigneur a confirmé par son exemple, lui qui, « tout riche qu'il était, s'est fait pauvre » pour le salut des hommes (2Co 8,9). Lui, le Fils de Dieu et Dieu lui-même, a voulu passer aux yeux du monde pour le fils d'un ouvrier ; il est allé jusqu'à consumer une grande partie de sa vie dans un travail rémunéré. « N'est-ce pas le charpentier, le fils de Marie ? » (Mc 6,3)

     Quiconque tiendra sous son regard le modèle divin comprendra...que la vraie dignité de l'homme et son excellence résident dans ses mœurs, c'est-à-dire dans sa vertu ; la vertu est le patrimoine commun des mortels, à la portée de tous, des petits et des grands, des pauvres et des riches ; seuls la vertu et les mérites, partout où on les rencontre, obtiendront la récompense de la béatitude éternelle. Bien plus, c'est vers les classes infortunées que le cœur de Dieu semble s'incliner davantage. Jésus Christ appelle les pauvres des bienheureux (cf. Lc 6,20) ; il invite avec amour tous ceux qui souffrent et qui pleurent à venir à lui, afin de les consoler (cf. Mt 11,28) ; il embrasse avec une charité plus tendre les petits et les opprimés. Ces doctrines sont bien faites certainement pour humilier l'âme hautaine du riche et le rendre plus compatissant, pour relever le courage de ceux qui souffrent et leur inspirer de la confiance.



Source : 










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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Lun 27 Fév 2017 - 23:49

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Mardi 28 février 2017 : Le mardi de la 8e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Mardi 28 février)

Saint Romain, Abbé de Condat, Fondateur de Monastères, frère de Saint Lupicin (✝ 460).

Sainte Kyranna Martyre (+ 1751)

Bienheureux Daniel Brottier, Prêtre, Missionnaire Spiritain, « Père des Apprentis d'Auteuil » (1876- ✝ 1936).
Pour un approfondissement biographique :
 >>> Daniel Brottier - Apprentis d’Auteuil 

 Vénérable William Gagnon, Religieux Missionnaire canadien de l’Ordre Hospitalier
de Saint Jean de Dieu, mort à Saïgon (1905 - ✝1972)
 


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 

Homélie :

"Pierre se mit à dire à Jésus : « Voici que nous avons tout quitté pour te suivre. »

La question de Pierre est intéressée, c’est comme s’il disait : Nous avons tout donné, qu’est-ce qui nous reviendra ? Mais sa question n’est pas suscitée par l’égoïsme. Pierre veut savoir quelles sont les chances de parvenir dans le royaume de Dieu pour ceux qui ont tout donné pour suivre le Christ. La question de Pierre est toujours très actuelle, il nous faut sans cesse nous resituer dans la miséricorde infinie de Dieu. Est-il possible de correspondre l’Amour de Dieu pour nous en lui donnant tout ce que nous avons ? Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné le Fils unique ! « Voilà que nous avons tout quitté pour te suivre, » dit Pierre. Nous nous rendons bien compte que ce n’est pas du même ordre ! Le contexte de l’Évangile est l’homme désireux d’avoir la vie éternelle, Jésus lui dit : « Vends tout ce que tu as, et suis-moi." Le « suis-moi » est révélateur d’une attitude de don de soi ! L’illumination du visage de Jésus plein d’amour s’est transformée en visage de tristesse devant le refus de cet homme. Pierre est entré dans la confidence du Cœur de Jésus, il a été saisi par le regard plein d’amour et de tristesse de Jésus. C’est le regard de Dieu pour tous. Nous entrons ainsi en contemplation et en action de grâces pour cet amour manifesté, mais il faudra aller plus loin !

"Jésus déclara : « Amen, je vous le dis : nul n’aura quitté, à cause de moi et de l’Évangile, une maison, des frères, des sœurs, une mère, un père, des enfants ou une terre sans qu’il reçoive, en ce temps déjà, le centuple : maisons, frères, sœurs, mères, enfants et terres, avec des persécutions, et, dans le monde à venir, la vie éternelle.

Dieu lui-même nous a donné nos maisons, frères, sœurs, mères, enfants et terres. Ce sont de très bonnes « choses, » des bénédictions, mais Dieu est Amour, ces dons prennent toute leur valeur quand nous rendons grâce à Dieu qui nous les donne. L’oubli de soi glorifie le Christ et porte témoignage à l’Evangile. La « suite de Jésus » est le Chemin de Jésus qu’il nous faut prendre, c’est un envoi en Mission dans le regard d’amour de Jésus, l’Envoyé du Père. Nous sommes remis devant la profondeur de la Parole de Dieu : « Dieu a tellement aimé le monde qu’il a envoyé le Fils unique. » Jésus a tenu bon dans la Mission de nous sauver, parce qu’il est demeuré sans cesse dans le « regard » d’Amour de son Père bien-aimé : « Tu es mon fils, en toi j’ai mis tout mon amour. » Jamais, nous ne serons abandonnés si nous demeurons dans le regard de Jésus. L’envoyé, est enveloppé par celui qui l’envoie. Les persécutions de toutes les époques n’empêchent pas l’œuvre de Dieu de se réaliser, ni de continuer notre marche sur la route avec Jésus pour l’annonce de la Bonne Nouvelle.

"Beaucoup de premiers seront derniers, et les derniers seront les premiers.

Jésus nous donne de tout laisser, « par amour de lui et de l’Evangile ». C’est seulement en Lui que se trouve le salut et seulement en Lui nous sommes pleinement heureux ; et nous gagnons un trésor dans le ciel. La générosité est la mesure de notre amour, pour les autres, comme pour Dieu. Ayant tout donné humainement en ce monde, nous recevons le centuple, avec une nouvelle manière d’aimer, dans le Christ, notre père et notre mère, notre pays et nos amis qui vont être aimés ainsi désormais. Le centuple est une nouvelle manière d’aimer donnée par Dieu lui-même. L’amour qui nous est donné vient directement du cœur de Dieu et c’est avec notre cœur humain rempli d’Esprit Saint que nous aimons les mêmes personnes. Mais avec des persécutions ! L’amour de Dieu n’est pas reçu dans ce monde, l’envoyé du Père ne sera pas reçu. Ce nouvel amour est déjà le bonheur du ciel sur la terre, tout est changé en nous car la vie éternelle est déjà commencée. « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné le Fils unique. » Jésus est vivant au plus profond de nous, il nous donne son Père.


Citation :
Nous demandons à Jésus la grâce de vivre dans notre vie le don de l’amour infini de Dieu par le Saint-Esprit qui nous est donné.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit

Source : 



Saint François de Sales (1567-1622), Évêque de Genève et Docteur de l'Église
Introduction à la vie dévote, troisième partie, ch. 15 (français modernisé)


« En ce temps déjà, le centuple »

Les possessions que nous avons ne sont pas nôtres. Dieu nous les a données à cultiver et veut que nous les rendions fructueuses et utiles... Quittez donc toujours quelque partie de vos moyens en les donnant aux pauvres de bon cœur... Il est vrai que Dieu vous le rendra, non seulement en l'autre monde, mais en celui-ci, car il n'y a rien qui fasse tant prospérer nos affaires que l'aumône ; mais en attendant que Dieu vous le rende vous serez déjà plus pauvre de ce que vous avez donné, et quel saint et riche appauvrissement que celui qui se fait par l'aumône !

     Aimez les pauvres et la pauvreté, car par cet amour vous deviendrez vraiment pauvre, puisque, comme dit l'Écriture : « On devient ce que l'on aime » (cf Os 9,10). L'amour rend les amants égaux : « Qui est faible avec qui je ne sois faible ? », dit saint Paul (2Co 11,29). Il aurait pu dire : « Qui est pauvre avec qui je ne sois pauvre ? », parce que l'amour le faisait être tel que ceux qu'il aimait. Si donc vous aimez les pauvres, vous serez vraiment participante de leur pauvreté, et pauvre comme eux. Si donc vous aimez les pauvres, mettez-vous souvent parmi eux : prenez plaisir à les voir chez vous et à les visiter chez eux ; conversez volontiers avec eux, soyez heureuse qu'ils vous approchent à l'église, dans la rue et ailleurs. Soyez pauvre de langue avec eux, leur parlant comme une amie, mais soyez riche des mains, leur donnant largement de vos biens, puisque vous en avez en plus grande abondance.

     Voulez-vous faire encore davantage ?... Faites-vous servante des pauvres ; allez les servir..., de vos propres mains...et à vos propres dépens. Ce service est plus triomphant qu'une royauté.



Source : 









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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mer 1 Mar 2017 - 15:25

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Mercredi 01 mars 2017 : Fête du Mercredi des Cendres (entrée en Carême, Célébration pénitentielle). Pour un approfondissement :  Mercredi des Cendres.


Mercredi 01 mars

 Saint Jonathan Ancien Testament : fils de Saül et ami de David

 Sainte Eudoxie Martyre à la "vie" romancée... (+ 114) 

Saint Aubin, Évêque d'Angers (469-549)

Saint David Archevêque au pays de Galles (+ v. 601)

Bienheureuse Jeanne-Marie Bonomo, Abbesse en Vénétie,
Mystique Bénédictine († 1670).



Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 

Homélie :

« Ce que vous faites pour devenir des justes, évitez de l’accomplir devant les hommes pour vous faire remarquer. Sinon, il n’y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux."

« Ton Père qui voit dans le secret, est là. » Jésus est venu nous sauver de l’abîme du désespoir qui est en nous. Le « secret du cœur, » nous établit dans le cœur de Dieu dans lequel nous allons demeurer sans cesse. Vouloir réaliser le bien est inhérent à notre être. La sainteté est au cœur de toute personne comme une aspiration. Cette aspiration s’intensifie à l’appel de Jésus qui devient notre chemin. Il nous propose, pour y arriver, la base de l’aumône, de la prière et du jeûne. Notre chemin de sainteté s’ouvre avec Jésus qui connaît l’épaisseur de notre vie en interaction avec la vie les autres. C’est dans le silence intérieur que s’offre à chacun de nous, le choix de changer notre manière de vivre. Dans la foi, à l’école du cœur de Jésus, de son amour miséricordieux, nous retrouvons notre liberté. Ce qui y est caché dans notre cœur et que nous ne connaissons pas, ce qui y est caché a nous-mêmes, nous pouvons le trouver et le sentir. Cet Amour et cette Lumière de Dieu nous rend libre. C’est pour nous un mouvement de lâcher prise, un retrait de nos illusions et de notre culpabilité. Ne plus chercher notre « gloire. » Il nous faut faire les choses pour elles-mêmes, dans le respect de leur réalité. Nous retrouvons alors l’authenticité de nos gestes en ne cherchant plus à être considéré à propos du jeune, de la prière, et du partage. Si nous voulons trouver un objet caché, nous devons pénétrer jusqu’à la profondeur où il se cache, et alors nous le trouverons.

« Ainsi, quand tu fais l’aumône, ne fais pas sonner la trompette devant toi, comme les hypocrites qui se donnent en spectacle dans les synagogues et dans les rues, pour obtenir la gloire qui vient des hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense."

Mais toi, quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite, afin que ton aumône reste dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra.
Le secret est le lieu où notre être s’exprime autrement. Jésus nous propose de vivre hors du regard des autres. Il nous propose de vivre en dehors de notre propre regard. Alors notre cœur peut agir en étant sans cesse dans la perspective de notre Père des cieux. Devenu sensible à lui, il se met à agir à partir de lui seul. Ainsi notre cœur trouve un espace où il peut se permettre d’être autrement. Découvrir l’intimité d’Amour de Dieu, nous ouvre à ce qui nous est promis. C’est au désert de notre cœur que Dieu demeure. Dans le secret du Père, je suis là, il me parle dans le silence de son Amour. Nous nous ouvrons à la parole de Jésus qui nous indique une nouvelle attitude, aller dans le secret du Père pour y découvrir la vraie Source de notre identité. Notre identité naît dans le Secret de notre relation avec Dieu.


« Et quand vous jeûnez, ne prenez pas un air abattu, comme les hypocrites : ils prennent une mine défaite pour bien montrer aux hommes qu’ils jeûnent. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense."

Mais toi, quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage ; ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement de ton Père qui est présent au plus secret ; ton Père qui voit au plus secret te le rendra.
« Ton Père est présent dans le secret ». Nous prenons la mesure de ce nouvel espace ou nous distinguons la présence respectueuse d’un Autre. Lorsque nous arrivons dans un lieu obscur, nos yeux discernent, peu à peu, les contours d’une autre réalité. Nous faisons l’expérience unique de la relation avec un autre infiniment délicat qui nous redit la Parole d’Amour déjà entendue. C’est la promesse d’Amour qui prend corps en nous. Il nous faut alors fermer la porte sur soi, renoncer par la volonté à toutes choses qui ne serait pas ce secret d’Amour. Le secret de l’infini d’Amour du cœur de Dieu notre Père est manifesté en Jésus. Nous pouvons nous réconcilier avec Dieu et lui présenter les abîmes de souffrances de notre humanité. Nous sommes désormais les « ambassadeurs » du Christ pour ceux qui sont dans ces abîmes de désespoir. A une extrémité de notre vie nous vivons la détresse du monde, à l’autre extrémité nous vivons l’Amour infini de Dieu. Déjà nous tressaillons de joie pour ces quarante jours qui nous sont donnés pour entrer plus avant dans l’Amour dont nous sommes aimés. Cet Amour qui nous rejoint nous donne de pouvoir toucher la détresse de nos frères en humanité. Ainsi nous prenons la mesure de l’Amour infini de Dieu qui nous sauve. Nous entrons dans la victoire de l’Amour sur la mort, sur la haine et sur le péché du Sauveur du monde.



Citation :
Nous demandons la grâce d’entrer en témoins de l’Amour infini de Dieu dans la Passion de Jésus.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit

Source : 



Saint Maxime de Turin (?-v. 420), Évêque
Sermon 28, PL 57, 587s = CC Sermon 35, p.136s (trad. Les Pères dans la foi, Migne 1996, p. 92s)


Quarante jours qui nous conduisent vers le baptême dans la mort et la résurrection du Christ

« Au moment favorable, je t'ai exaucé ; au jour du salut je t'ai secouru » (Is 49,8.). L'apôtre Paul continue la citation par ces mots : « Le voici maintenant le moment, le voici maintenant le jour du salut » (2Co 6,2). À mon tour je vous prends à témoin, voici venus les jours de la rédemption, voici venu en quelque sorte le moment de la cure spirituelle ; nous pouvons soigner toutes les souillures de nos vices, toutes les blessures de nos péchés, si nous prions constamment le médecin de nos âmes, si... nous ne négligeons aucune de ses prescriptions...

     Le médecin est notre Seigneur Jésus, qui a dit : « C'est moi qui fais mourir, c'est moi qui fais vivre » (Dt 32,39). Le Seigneur fait d'abord mourir, puis redonne la vie. Par le baptême, il détruit en nous adultères, homicides, crimes et vols ; puis il nous fait revivre, en hommes nouveaux dans l'immortalité éternelle. Nous mourons à nos péchés, évidemment par le baptême, nous reprenons vie dans l'Esprit de vie... Livrons-nous à notre médecin avec patience pour recouvrer la santé. Tout ce qu'il aura décelé en nous d'indigne, de souillé par le péché, de rongé par les ulcères, il le taillera, le coupera, le retirera pour ne laisser subsister en nous, une fois éliminées toutes les blessures du démon, que ce qui appartient à Dieu.

     Voici la première de ses prescriptions : consacrer quarante jours au jeûne, à la prière, aux veilles. Le jeûne guérit la mollesse, la prière nourrit l'âme religieuse, les veilles repoussent les pièges du diable. Après ce temps consacré à toutes ces observances, l'âme, purifiée et éprouvée par tant de pratiques, parvient au baptême. Elle reprend des forces en se plongeant dans les eaux de l'Esprit : tout ce qui avait été brûlé par les flammes des maladies renaît de la rosée de la grâce du ciel... Par une nouvelle naissance, nous renaîtrons autre.



Source : 









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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Jeu 2 Mar 2017 - 15:03

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Jeudi 02 mars 2017 : Le jeudi après les Cendres


Les saints du jour (Jeudi 02 mars 2017)

Bienheureux Charles le Bon Comte de Flandre Martyr (+ 1127)

Sainte Agnès de Bohème, Princesse et Clarisse (1211-1282)

Sainte Angèle de la Croix, Religieuse, Fondatrice de l'Institut des Sœurs
de la Compagnie de la Croix (1846-1932)


 Saint Nicolas Planas (Papa Planas) (1932) 


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 

Homélie :

"Jésus déclara : « Il faut que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes, qu’il soit tué, et que, le troisième jour, il ressuscite."

Le Carême nous introduit dans ce temps sacré de quarante jours. Jésus nous montre la voie qu’il nous faut parcourir à sa suite. Le Chemin de Croix et de mort qui sera le sien est aussi celui de sa glorification. Notre chemin ne diffère pas de celui de Jésus que nous voulons suivre. Jésus annonce que les prophètes avaient prédit sa mort qui devait avoir lieu à Jérusalem. « Il fallait que le Christ souffre sa Passion pour entrer dans sa gloire. » En effet, Jésus est venu pour sauver son peuple, en renonçant à « la gloire qu’il avait auprès du Père avant le commencement du monde. » Durant ce temps favorable, la Parole de Dieu est précieuse pour notre vie. Dans une civilisation qui provoque beaucoup de souffrance et de mort, nous désirons, avec Jésus, bâtir la civilisation de l’amour. Le combat pour la vie passe à travers nos cœurs, à l’intérieur de notre vie. Nous suivons Jésus en prière, tourné vers le Père et tendu vers Jérusalem. Il est venu dans le monde mu par l’Esprit Saint, le plus grand Amour. Son acte d’offrande à son Père est total. Il vient nous sauver, il se livre pour que nous ayons la vie.

"Il leur disait à tous : « Celui qui veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix chaque jour et qu’il me suive."

En embrassant sa Croix, Jésus fait la Volonté du Père. Nous qui l’accompagnons, il nous prend sur ses épaules. Le chemin de Croix de Jésus s’exprime par sa souffrance, sa mort et sa résurrection. Il se traduit par la renonciation à nous-mêmes pour l’accompagner dans l’Amour, avec Marie. C’est le meilleur chemin qui nous unit à Dieu, et nous conduit à Lui, par Jésus. Jésus annonce à ses disciples que le troisième jour il va ressusciter, mais c’est une incompréhensible pour eux. Ils ne savent pas ce que cela veut dire, ils le comprendront plus tard. Quand nous faisons de l’escalade, il nous est bon d’avoir quelqu’un devant nous qui connait le chemin, sinon nous risquons de nous égarer. Ainsi nous marchons derrière Jésus qui nous ouvre le chemin. Nous nous recevons de Dieu qui n’est qu’amour et tendresse, qui ne veut que notre bonheur. Pas un cheveu de notre tête ne tombe sans qu’il ne le sache. Jésus vient nous délivrer du mal. Marcher derrière Jésus, c’est recevoir de Lui la vie dans tout ce qui nous arrive en chemin. Nous recevons notre vie de lui, nous lui présentons toute ma détresse, il nous délivre.

Quel avantage un homme aura-t-il à gagner le monde entier, s’il se perd ou se ruine lui-même ?

Quel avantage un homme aura-t-il à gagner le monde entier, s’il se perd ou se ruine lui-même ?
Si nous voulons sauver notre vie, nous la perdons. En revanche, si à cause de Jésus, nous ne cherchons pas à éviter la souffrance avec Jésus, nous sauvons notre vie. La Parole de Jésus nous aide à nous convertir. Elle nous propose d’entrer dans la victoire de l’Amour, ce que Jésus appelle sa Gloire. C’est pourquoi Jésus prie avant de subir la croix, demandant au Père de lui donner cette « gloire qu’il avait auprès de lui avant le commencement du monde. » La vie de Jésus va s’écoule le regard fixé vers le Père. Il peut ainsi nous rassurer quand les ténèbres sont grandes. Jésus sait combien nous risquons d’être scandalisés par la Croix ! Nous avons été livrés au néant par le menteur. Nous sommes le Peuple qui marche dans les ténèbres et l’ombre de la mort. Pour nous délivrer de la souffrance, de la mort, de l’enfermement produit par ce mensonge, Jésus passe par ce chemin de mort pour nous sauver. Il vient nous donner les moyens d’en sortir. C’est lorsque tout va mal et que nous tombons que Jésus est là pour nous aider : « Jésus, souviens-toi de moi dans ton Royaume ».



Citation :
Nous demandons la grâce de suivre Jésus le Roi d’amour.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit

Source : 



Sainte Claire (1193-1252), moniale franciscaine
2e Lettre à Agnès de Prague, 18-23 (Sainte Claire d’Assise, trad. Père Vorreux, O.F.M. Éd. Franciscaines, rev.)


Regarde le Christ Pauvre

C'est au Christ pauvre que tu dois rester attachée. Vois comme il s'est rendu, pour toi, objet de mépris, et suis-le en te faisant, toi aussi, par amour pour lui, objet de mépris pour le monde. Ton époux, le plus beau des enfants des hommes (Cf. Ps 44(45), 3a), qui est devenu, pour te sauver, le dernier des humains, méprisé, frappé, tout le corps déchiré à coups de fouets, mourant enfin sur la croix dans les pires douleurs : regarde-le, médite-le, contemple-le et n'aie d'autre désir que de l'imiter !

     Si tu souffres avec lui, tu régneras avec lui ; si tu pleures avec lui, tu partageras sa joie ; si tu meurs avec lui au milieu des tortures de la croix, tu iras prendre possession des demeures célestes dans la splendeur des saints, ton nom sera inscrit au livre de vie et deviendra glorieux parmi les hommes, tu participeras pour toujours et dans l'éternité à la gloire du royaume des cieux pour avoir abandonné des biens terrestres et éphémères, et tu vivras dans les siècles des siècles.



Source : 










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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Ven 3 Mar 2017 - 18:35

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Vendredi 03 mars 2017 : Le vendredi après les Cendres


Les saints du jour (Vendredi 03 mars)

Saint Cléonique Martyr (+ 308)

Saint Guénolé Fondateur de l'abbaye de Landévennec (+ 504)

 Sainte Cunégonde, impératrice, veuve, Religieuse, Co-Patronne
du Luxembourg (née vers 975, morte le 03 Mars 1033 ou 1039)
 

Sainte Catherine Marie Drexel, Fondatrice de la Congrégation des
Sœurs du Saint-Sacrement (✝ 1955)



Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 

Homélie :

"Alors les disciples de Jean le Baptiste s’approchent de Jésus en disant : « Pourquoi, alors que nous et les pharisiens, nous jeûnons, tes disciples ne jeûnent-ils pas ? "

Les disciples de Jean le Baptiste n’imaginent pas que Dieu puisse attendre autre chose de ses fidèles que l’offrande et le sacrifice. C’est ainsi qu’ils aiment le Dieu Souverain du ciel et de la terre. Dans la première Alliance, le peuple de Dieu est considéré comme l’épouse, et Yahvé vient à lui comme l’Epoux. Dieu a dit : C’est la miséricorde que j’aime, l’amour sincère, et non les sacrifices. Jésus, le Fils de Dieu, est venu parmi les hommes comme le Bien Aimé. L’amour de Dieu provoque l’ouverture du cœur pour les frères. Le Fils de Dieu venu parmi les hommes vit dans l’Amour de Dieu et le souci des frères. Le Peuple de Dieu est aimé par lui d’un amour véritable. Il ne peut comprendre cet Amour qu’en se mettant dans une attitude d’adoration. Jésus est l’Époux de son Peuple, il éveille en lui des capacités d’amour qui sont cachées dans son cœur. Il touche ainsi et guérit l’humanité blessée. Le cœur humain est porteur de souffrances, de blocages et de brisures qui doivent être libérés pour entrer dans le mystère des noces de l’Agneau. En voyant notre Dieu, nous lui serons semblables, dit l’apôtre Jean.

"Jésus leur répondit : « Les invités de la noce pourraient-ils donc être en deuil pendant le temps où l’Époux est avec eux ?"

Jésus se présente comme l’Epoux. Par lui, la tendresse de Dieu nous enveloppe. Jésus manifeste combien Dieu est bon, il fait refleurir notre visage. Nous avons encore besoin d’être purifiés. Il est bon d’être proche de Jésus qui fait surgir de notre être, la tendresse. « Un temps viendra ou l’époux leur sera enlevé, dit Jésus. » Cet « Enlèvement » de l’époux, du bien aimé, a des expressions très variées dans l’Evangile : Quand Lazare est malade, ses sœurs le pleurent et vont le prévenir : « Celui que tu aimes est malade. » Mais Jésus demeure au dehors pour former ses apôtres à la vraie vie. Ces femmes, avec son absence, vont entrer dans un vrai « jeune ! » Jésus les achemine dans la perspective de la résurrection des morts ! Marthe et Marie diront combien elles ont souffert de l’absence de Jésus : « Seigneur si tu avais été là mon frère ne serait pas mort. » Dans la résurrection de Lazare, elles vont s’apercevoir de la véritable action de Jésus, de la raison de son retard : Il est la Résurrection et la vie !

"Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors ils jeûneront. "

Nous sommes sur la terre. L’époux est enlevé au ciel par sa Passion et son Ascension. Le temps du jeûne annoncé est bien là ! Mais les pauvres sont toujours avec nous, ils nous révèlent que nous pourrons toujours servir Jésus dans ses plus petits : « Tout ce que vous aurez fait au plus petit des miens, c’est à moi que vous l’aurez fait. » Le jeûne est totalement transformé. Il est d’une grande fécondité ! Nous le retrouverons dans la nuit de la foi, à la suite de Jésus, en attendant le ciel ! La femme qui a touché le manteau de Jésus a été guérie, avant que Jésus ne lui ait adressé une parole libératrice ! Quand elle verra Jésus vivre sa Passion, elle comprendra la source de cette vie nouvelle qui lui fut donnée. Lors de la résurrection de la fillette du centurion, Jésus n’a pas montrer son pouvoir souverain de Fils de Dieu, il est demeuré dans l’humilité. Nous demeurons dans l’humilité nous aussi, en mettant à profit les temps d’illumination et de joie qui annoncent les noces ! Ce nouveau jeûne se révèle d’une grande fécondité spirituelle. Dans l’amour de Dieu, vécu dans la nuit de la foi, nous nous mettons au service des autres. L’amour des frères est le signe de l’amour de Dieu qui agit en nous.


Citation :
Nous demandons la grâce d’entendre la Parole de Dieu et d’être renouvelés dans la tendresse de notre Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit

Source : 



Saint Pierre Chrysologue (v. 406-450), évêque de Ravenne, docteur de l'Église
Homélie sur la prière, le jeûne et l'aumône ; PL 52, 320 (trad. bréviaire rev.)


« Alors ils jeûneront »

Il y a trois actes, mes frères, en lesquels la foi se tient, la piété consiste, la vertu se maintient : la prière, le jeûne, la miséricorde. La prière frappe à la porte, le jeûne obtient, la miséricorde reçoit. Prière, miséricorde, jeûne, les trois ne font qu'un et se donnent mutuellement la vie. En effet, le jeûne est l'âme de la prière et la miséricorde est la vie du jeûne. Que personne ne les divise ; les trois ne peuvent pas se séparer. Celui qui en pratique seulement un ou deux, celui-là n'a rien. Donc, celui qui prie doit jeûner, et celui qui jeûne doit avoir pitié. Qu'il écoute l'homme qui demande et qui en demandant souhaite être écouté ; celui qui ne refuse pas d'entendre les autres lorsqu'on le supplie, celui-là se fait entendre de Dieu.

     Celui qui pratique le jeûne doit comprendre le jeûne, c'est-à-dire il doit sympathiser avec l'homme qui a faim, s'il veut que Dieu sympathise avec sa propre faim. Celui qui espère obtenir miséricorde doit faire miséricorde ; celui qui veut bénéficier de la bonté doit la pratiquer ; celui qui veut qu'on lui donne doit donner... Sois donc la norme de la miséricorde à ton égard : si tu veux qu'on te fasse miséricorde de telle façon, selon telle mesure, avec telle promptitude, fais toi-même miséricorde aux autres, avec la même promptitude, la même mesure, de la même façon.

     Donc la prière, la miséricorde, le jeûne doivent former un seul parrainage pour nous recommander à Dieu, doivent former un seul plaidoyer, une seule prière en notre faveur sous cette triple forme.



Source : 









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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Sam 4 Mar 2017 - 14:25

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Samedi 04 mars 2017 : Le samedi après les Cendres


Les saints du jour (Samedi 04 mars)

Saint Daniel de Moscou Fondateur du monastère de Danilov (+ 1303)

Saint Casimir, fils de Casimir IV de Pologne. Saint patron de la Lituanie et de la Pologne (1458 - 1484).
Voir aussi : Saint Casimir, Duc de Lithuanie, Confesseur. 1483.

 Bienheureux Roméo, Frère Convers Carme, pèlerin parti pour le Terre Sainte avec
Saint Avertain, Prêtre Carme du même Monastère (✝ 1380)


Bienheureuse Marie-Louise-Élisabeth de Lamoignon, veuve Molé de Champlâtreux (en Religion Mère Saint-Louis), Fondatrice de la Congrégation des « Sœurs de la Charité de Saint-Louis » (1763-1825)

Bienheureuse Eulalie Placide Viel Supérieure des Filles de la Miséricorde (+ 1877)


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 


Homélie :

"Après cela, Jésus sortit et remarqua un publicain (c’est-à-dire un collecteur d’impôts) du nom de Lévi assis au bureau des impôts. Il lui dit : « Suis-moi. » Abandonnant tout, l’homme se leva ; et il le suivait."

Levi abandonne tout, c’est une expérience si belle ! Il accueille la vie offerte à partir de l’appel de Jésus. Le suivre sera une si belle aventure. Cette relation nouvelle entraine aussitôt Jésus chez Lévi qui invite ses amis. Les publicains exercent leur métier au service de l’étranger qui occupe le pays, les Romains, des païens. Jésus a regardé Mathieu qui demeure dans ce regard, il l’appelle. Jésus voit Lévi en profondeur, tel qu’il est, tel qu’il est capable de devenir encore. Son regard ne juge pas mais voit le réel et il lui dit : « Suis-moi. » Levi (Mathieu) qui était « traité » de pécheur et de voleur, le suit aussitôt. L’amour de Jésus rayonne la lumière de Dieu ! Cette lumière est passée dans la vie de Mathieu qui s’en trouve éblouie. Non seulement Mathieu reçoit la lumière, mais il redonne la lumière ! Cela surprend son entourage. La tendresse de Dieu réveille l’amour qui sommeille en attente dans le cœur de Matthieu.

"Lévi donna pour Jésus une grande réception dans sa maison ; il y avait là une foule nombreuse de publicains et d’autres gens attablés avec eux. Les pharisiens et les scribes de leur parti récriminaient en disant à ses disciples : « Pourquoi mangez-vous et buvez-vous avec les publicains et les pécheurs ? »

Jésus est heureux de cette relation qui marque l’évolution de Lévi à partir d’un regard d’Amour. Lévi se surprend à ne plus regarder ses collègues de travail de la même manière, un amour s’est éveillé dans son cœur. Jésus est attentif, il observe chacun. Il voit cet homme en profondeur, tel qu’il est devenu, et tel qu’il est capable de devenir encore, tel qu’il aspire à être. Son regard ne juge pas mais voit le réel de nos vies avec bienveillance. Lévi ouvre sa table à Jésus et Jésus s’assoit avec lui, à la table des pécheurs. Avec Jésus, nous entrons dans une relation de profondeur avec Lui. Dans sa Lumière, personne n’essaye de faire bonne figure mais demeure avec ses failles et ses détresses. C’est une belle révélation dans notre nuit souvent privée d’étoiles. Un miroir dans la nuit reste opaque, mais si le soleil se lève, le miroir reçoit la lumière et la renvoie. Jésus met sa Lumière dans nos ténèbres, il met l’amour dans un monde de haine, sa Vérité dans un monde de mensonge. Nous voulons être rencontrés comme Mathieu, être rayonnants de cet amour et de cette lumière.

"Jésus leur répondit : « Ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je ne suis pas venu appeler des justes mais des pécheurs, pour qu’ils se convertissent."

Cette Parole s’adresse à chacun de nous, dans la foi. Nous voulons entendre la déclaration de Jésus qui exprime le meilleur de lui-même, sa tendresse miséricordieuse. Entrer en profondeur avec lui, avec tout ce que nous sommes, est indépassable. Nous sommes pauvres, mais disponibles pour vivre de sa parole, celle qui nous recevons de lui. Lévi s’est assis avec Jésus, c’est vraiment une Bonne nouvelle. Mais quel scandale pour les pharisiens et les scribes. Dieu répand au cœur de tout homme son Esprit d’amour. Jésus s’est fait homme, la grâce l’emporte sur le péché. Lévi quitte son métier pour Jésus, il accueille la vie à partir de cet appel. Pour nous aussi, en abandonnant tout, nous voulons suivre Jésus, nous nous abandonnons à lui pour une relation qui va nous faire évoluer et nous changer. Si nous sommes touchés par l’Amour de Dieu, toutes nos relations en seront transformées. Cet Amour prend corps en nous faisant naître de nouveau, nous rebâtirons l’œuvre de Dieu sur les ruines anciennes !


Citation :
Nous demandons la grâce d’entendre la Parole de Dieu et d’être renouvelés dans la tendresse de notre Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit

Source : 



Richard Rolle (v. 1300-1349), ermite anglais
Le Chant d'amour, 32 (trad. SC 168, p. 357 / Orval rev.)


« Je suis venu appeler...les pécheurs, pour qu'ils se convertissent. »

Le Christ en croix appelle à grands cris... Il offre la paix, il s'adresse à toi, désireux de te voir embrasser l'amour... : Considère ceci, bien-aimé ! Moi le Créateur sans limite, j'ai épousé la chair pour être capable de naître d'une femme. Moi, Dieu, je me suis présenté aux pauvres comme leur compagnon. C'est une mère humble que j'ai choisie. C'est avec les publicains que j'ai mangé. Les pécheurs ne m'ont pas inspiré d'aversion. Les persécuteurs, je les ai supportés. J'ai fait l'expérience des fouets, et c'est « jusqu'à la mort de la croix que je me suis abaissé » (Ph 2,8.). « Qu'aurais-je dû faire que je n'aie fait ? » (Is 5,4) J'ai ouvert mon côté à la lance. Mes mains et mes pieds, je les ai laissé transpercer. Ma chair ensanglantée, pourquoi ne la regardes-tu pas ? Ma tête inclinée (Jn 19,30), comment n'y prêtes-tu nulle attention ? J'ai accepté d'être compté au nombre des condamnés, et voici que, submergé de souffrances, je meurs pour toi, afin que toi, tu vives pour moi. Si tu ne fais pas grand cas de toi-même, si tu ne cherches pas à te tirer des filets de la mort, repens-toi, du moins à présent, à cause de moi qui ai répandu pour toi le baume tellement précieux de mon propre sang. Regarde-moi sur le point de mourir, et arrête-toi sur la pente du péché. Oui, cesse de pécher : tu m'as coûté si cher !

     Pour toi je me suis incarné, pour toi aussi je suis né, pour toi je me suis soumis à la Loi, pour toi j'ai été baptisé, accablé d'opprobres, saisi, garrotté, couvert de crachats, moqué, flagellé, blessé, cloué à la croix, abreuvé de vinaigre, et enfin pour toi immolé. Mon côté est ouvert : saisis mon cœur. Accours, enlace mon cou : je t'offre mon baiser. Je t'ai acquis comme ma part d'héritage, en sorte que nul autre ne t'ait en sa possession. Remets-toi tout entier à moi qui me suis tout entier livré pour toi.



Source : 









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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Dim 5 Mar 2017 - 15:35

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Dimanche 05 mars 2017 : Premier dimanche de Carême


Les saints du jour (Dimanche 05 mars)

Saint Marc l'Ascète (+ 430)

 Saint Gérasime, Fondateurs de monastères en Palestine († 475)
Voir aussi : Saint Gérasime, l’anachorète du Jourdain († 475)

Saint Jean-Joseph de la Croix, Prêtre o.f.m. (1654-1734).
Voir aussi : Saint Jean-Joseph de la Croix, franciscain. 1734.


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 


Homélie :

"Alors Jésus fut conduit au désert par l’Esprit pour être tenté par le diable."

Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim. Le tentateur s’approcha et lui dit : « Si tu es Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains. » Mais Jésus répondit : « Il est écrit : L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. »
En ce premier dimanche de Carême, nous découvrons la tentation de Jésus qui éclaire notre combat spirituel. La manière dont Jésus est vainqueur dans ce combat, nous fait découvrir la tactique de l’« ennemi de la nature humaine. » Jésus assume pleinement notre humanité pour nous conduire au chemin de la vie. Nous voulons le suivre dans la foi qui nous donne la lumière véritable. C’est dans les échanges que nous avons avec Dieu et avec nos frères que s’exerce ce combat spirituel pour chacun de nous. L’ennemi de la nature humaine cherche d’abord à s’infiltrer dans nos fragilités. L’Église nous fait avancer à la suite de Jésus qui nous donne de réaliser que sa victoire par l’Amour est notre victoire. Il a été plongé dans le Jourdain, il a pris place parmi les pécheurs. Poussé par l’Esprit il est emmené au désert. Nous avons été baptisés nous aussi et nous participons à la victoire de son amour sur toute adversité. Nourris du Corps et du Sang du Christ, nous vivons sans cesse renouvelés dans la victoire de l’Amour. « L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toutes paroles qui sort de la bouche de Dieu. »


"Alors le diable l’emmène à la Ville sainte, le place au sommet du Temple et lui dit : « Si tu es Fils de Dieu, jette-toi en bas ; car il est écrit : Il donnera pour toi des ordres à ses anges, et « Ils te porteront sur leurs mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre. »

Jésus lui déclara : « Il est encore écrit : Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu. »
Par les tentations de Jésus, nous découvrons nos lieux de fragilité. « L’homme doit vivre de toute Parole qui sort de la bouche de Dieu. » Comment trouver notre assurance dans la Parole de Dieu ? Jésus nous apprend à mettre en perspective les besoins de notre vie humaine qui nous constitue, et l’aide de Dieu qui nous fait exister. Notre véritable assurance, malgré la fragilité de notre être, est de regarder vers Jésus comme Jésus regarde vers le Père. C’est lorsque nous sommes assurés dans notre être, qu’émerge notre désir d’exister, ce qui porte le sens de notre vie. L’image intérieure de notre identité se reçoit de Dieu. La mise à l’épreuve de Jésus par l’extérieur l’invite à exprimer sa perception intérieure. Il est la Parole, sa confiance en Dieu est totale en tout temps. Par le baptême nous sommes entrés dans la Foi de l’Église, cette foi nous est devenue personnelle, mais nous devront progresser dans la foi que nous avons reçue. La tentation nous oblige à grandir pour que notre foi devienne en nous une foi plus personnelle encore. Nous aussi, nous sommes introduits, à la suite de Jésus, dans les tentations. Mus par l’Esprit Saint et sous le regard du Père nous sommes déjà victorieux. Jésus intervient sans cesse pour l’humanité appelée à vivre victorieuse de toutes les oppositions à l’amour. C’est par l’humilité et par la douceur que nous trouvons la victoire.


"Le diable l’emmène encore sur une très haute montagne et lui montre tous les royaumes du monde et leur gloire. Il lui dit : « Tout cela, je te le donnerai, si, tombant à mes pieds, tu te prosternes devant moi. »

Alors, Jésus lui dit : « Arrière, Satan ! car il est écrit : C’est le Seigneur ton Dieu que tu adoreras, à lui seul tu rendras un culte. » Alors le diable le quitte. Et voici que des anges s’approchèrent, et ils le servaient.
Le « monde » est toujours soumis au pouvoir du néant, du mensonge ! Nous savons par expérience que tant de foyers de guerre et de douleurs font crier d’horreur l’humanité aujourd’hui ! L’humanité est tentée par le même Satan qui la trompe encore, les douleurs de l’enfantement d’un monde nouveau dure toujours. L’ennemi, après nous avoir attaqué dans nos besoins matériels, entre dans la déraison. Avec Jésus, la réplique est immédiate : « Arrière Satan ! C’est le Seigneur Dieu, et lui seul que tu adoreras. » Alors tout redevient sain, en relation avec Dieu et nos frères. Notre être s’unifie de l’intérieur comme à l’extérieur dans la paix. La louange peut se répandre sur la Terre comme au Ciel. Nous pouvons, repris par nos activités, nous trouver face à des choses difficiles. Dès que nous revenons en solitude, nous faisons l’expérience d’un « combat » puissant. La tentation de Jésus nous le révèlent et nous en délivre. Grâce à Jésus, nous faisons de notre vie un acte de foi sans cesse renouvelé.



Citation :
Nous demandons la grâce de vivre nos tentations avec Jésus et de participer à la victoire de son amour dans sa résurrection.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit

Source : 



Isaac le Syrien (7e siècle), moine près de Mossoul
Discours ascétiques, 1ère série, n° 85 (trad. DDB 1981, p. 424)


« Alors le démon le quitte »

De même que le désir de la lumière suit les yeux sains, de même le désir de la prière suit le jeûne mené avec discernement. Quand un homme commence à jeûner, il désire communier à Dieu dans les pensées de son esprit. En effet le corps qui jeûne ne supporte pas de dormir toute la nuit sur sa couche. Quand le jeûne a scellé la bouche de l'homme, celui-ci médite en état de componction, son cœur prie, son visage est grave, les mauvaises pensées le quittent ; il est l'ennemi des convoitises et des vaines conversations. Jamais on n'a vu un homme jeûner avec discernement et être asservi au désir mauvais. Le jeûne mené avec discernement est une grande demeure abritant tout bien...

     Car le jeûne est l'ordre qui a été donné dès le commencement à notre nature, pour la garder de manger le fruit de l'arbre (Gn 2,17), et c'est de là que vient ce qui nous trompe... C'est par là aussi que le Sauveur a commencé, quand il s'est révélé au monde dans le Jourdain. Après le baptême en effet, l'Esprit l'a mené dans le désert, où il a jeûné quarante jours et quarante nuits.

     Tous ceux qui partent pour le suivre font désormais de même : c'est sur ce fondement qu'ils posent le commencement de leur combat, car cette arme a été forgée par Dieu... Et quand maintenant le diable voit cette arme dans la main d'un homme, cet adversaire et tyran se met à craindre. Il pense aussitôt à la défaite que lui a infligée le Sauveur dans le désert, il s'en souvient, et sa puissance est brisée. Il se consume dès qu'il voit l'arme que nous a donnée celui qui nous mène au combat. Quelle arme est plus puissante et ranime autant le cœur dans sa lutte contre les esprits du mal ?



Source : 





Psaume 50 (51) :

- Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, selon ta grande miséricorde, efface mon péché. Lave-moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense.
- Oui, je connais mon péché, ma faute est toujours devant moi. Contre toi, et toi seul, j'ai péché, ce qui est mal à tes yeux, je l'ai fait.
- Ainsi, tu peux parler et montrer ta justice, être juge et montrer ta victoire. Moi, je suis né dans la faute, j'étais pécheur dès le sein de ma mère.
- Mais tu veux au fond de moi la vérité ; dans le secret, tu m'apprends la sagesse. Purifie-moi avec l'hysope, et je serai pur ; lave-moi et je serai blanc, plus que la neige.
- Fais que j'entende les chants et la fête : ils danseront, les os que tu broyais. Détourne ta face de mes fautes, enlève tous mes péchés.
- Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit. Ne me chasse pas loin de ta face, ne me reprends pas ton esprit saint.
- Rends-moi la joie d'être sauvé ; que l'esprit généreux me soutienne. Aux pécheurs, j'enseignerai tes chemins ; vers toi, reviendront les égarés.
- Libère-moi du sang versé, Dieu, mon Dieu sauveur, et ma langue acclamera ta justice.
- Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche annoncera ta louange.
- Si j'offre un sacrifice, tu n'en veux pas, tu n'acceptes pas d'holocauste. Le sacrifice qui plaît à Dieu, c'est un esprit brisé ; tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.
- Accorde à Sion le bonheur, relève les murs de Jérusalem. Alors tu accepteras de justes sacrifices, oblations et holocaustes ; alors on offrira des taureaux sur ton autel.





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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Lun 6 Mar 2017 - 15:33

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Lundi 06 mars 2017 : Le lundi de la 1re semaine de Carême


Les saints du jour (Lundi 06 mars)

Saint Chrodegang, 37ème Évêque de Metz (✝ 766)

 Invention de La Croix

Sainte Agnès de Bohème, Princesse, Clarisse à Prague. Sainte Patronne de la Bohême (1211- ✝ 1282)

Sainte Colette de Corbie, Réformatrice des Clarisses (1380-1447).

Bienheureuse Rose De Viterbe, Vierge du Tiers-Ordre de Saint François († v. 1251)


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 


Homélie :

""Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siégera sur son trône de gloire."

« Recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la création du monde. » Le monde est en attente du Royaume des cieux qui se laisse déjà voir dans notre existence par l’Amour de nos frères. Les liens tissés dans notre vie sont un grand bonheur. Ainsi s’ouvre à nous une vie belle, ensemble, avec tout le poids d’amour qui donne sa vraie valeur à tout ce que nous sommes. Au-delà de tout ce que nous construisons, se profile le Royaume. C’est un grand bonheur qui s’ouvre à nous, donnant du poids à tout ce que nous vivons. Jésus nous a manifesté un si grand Amour que nous voulons le suivre. C’est lui qui reçoit toute notre vie, lui donnant sa vraie valeur. L’Esprit Saint nous appelle a réaliser des choses formidables. Il nous donne de ne pas reculer lorsqu’elles deviennent plus difficiles. Etre là simplement, accepter de pâtir avec les autres, sans savoir, dans la confiance, envers et contre tout. Nous traversons ainsi notre vie, ouverts, et recevant ce qui s’offre à nous, ce qui nous est donné. Avec Jésus nous voulons être là, tout simplement, offrant notre vie comme un don qui ne cesse de s’offrir aux autres.

"…Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : “Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde. Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger."

C’est la vie de Jésus qui nous appelle, qui nous sollicite sans cesse, pour que nous entrions dans son plus grand amour. Chaque personne est plus grande que ses projets, plus grande que ses soucis. Le Seigneur Jésus reste auprès de nous, auprès de chaque personne blessée. C’est ainsi que nous le rejoignons dans la foi, il se cache dans le visage du frère et de la sœur que nous rencontrons. Nous ne pouvons pas lui manifester de l’indifférence ! Si nous ne pouvons pas subvenir à ses besoins, nous retrouvons ce frère à l’adoration. Là, dans la grâce, nous faisons l’expérience de la communion d’Amour que Jésus est venu établir entre nous. S’il y a de l’amour et de l’affection pour le prochain, nous manifestons que l’Amour de Dieu agit dans notre vie. Nous entrons en relation avec l’autre sans attente, simplement parce qu’il est là, qu’il est vivant comme nous. Donner et recevoir cette joie de vivre nous fait entrer déjà dans le Royaume.

"…Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait."

Avec Jésus, nous voulons écouter le cœur de notre frère. Dans l’Esprit Saint, nous pouvons limiter colère et haine, donner une chance à l’autre qui est souvent si petit. C’est ainsi que nous voulons traverser la vie, ouvert, recevant tout ce qui s’offre à nous. Etre là, tout simplement, vivre la vie comme un don qui ne cesse de s’offrir. Quelle joie de contempler Jésus dans chacun de nos frères ! Les frères de Jésus, surtout les plus souffrants, sont une manifestation authentique de l’image de Dieu. Il s’agit du lien entre le Seigneur Jésus dans son Incarnation et notre humanité. Jésus dit que le prochain est celui qui est le plus proche de nous, à côté de nous. Nous entrons en relation avec l’autre sans attente, simplement parce qu’il est là, parce qu’il est vivant comme nous. Nous nous donnons ainsi pour tisser ensemble le Royaume pour tous. La vie de Jésus nous appelle, elle nous sollicite pour que nous entrions avec lui dans une perspective plus grande que nos projets et que nos soucis. Nous voulons être comme Jésus, le berger qui veille sur chacune de ses brebis, attentifs à ce que murmurent leurs cœurs.


Citation :
Nous demandons la grâce de discerner dans les petits et les pauvres les frères de Jésus.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit

Source : 


La charité est le nom chrétien de la solidarité et de la tendresse.

Syméon le Nouveau Théologien (v. 949-1022), moine grec
Chapitres théologiques, gnostiques et pratiques, § 92s (trad. SC 51, p. 110 rev.)


« C'est à moi que vous l'avez fait »

Si quelqu'un donne une obole à quatre-vingt-dix-neuf pauvres, et puis injurie, frappe ou renvoie un seul qui reste les mains vides, sur qui retombe ce traitement, sinon sur celui qui a dit, qui ne cesse de dire, et qui dira un jour : « Toutes les fois que vous l'avez fait à l'un de ces petits, c'est à moi que vous l'avez fait » ?... Il est en effet dans tous ces pauvres, celui qui est nourri par nous en chacun des plus petits. Pareillement, si quelqu'un donne aujourd'hui à tous tout le nécessaire et demain, alors qu'il peut encore le faire, négligera des frères et les laissera périr de faim et de soif et de froid, c'est comme s'il avait laissé mourir et méprisé celui qui a dit : « Toutes les fois que vous l'avez fait à l'un de ces plus petits, c'est à moi que vous l'avez fait »...

     Si le Christ a daigné prendre le visage de chaque pauvre, s'il s'est identifié à tous les pauvres, c'est pour que personne parmi ceux qui croient en lui ne s'élève au-dessus de son frère..., mais qu'il l'accueille comme le Christ, l'honore et utilise toutes ses ressources pour son service, comme le Christ a versé tout son sang pour notre salut... Peut-être que tout cela semblera pénible à beaucoup et il leur semblera raisonnable de se dire : « Qui peut faire tout cela, soigner et nourrir tous ceux qui en ont besoin et ne négliger personne ? » Mais qu'ils écoutent saint Paul qui déclare : « La charité du Christ nous presse, quand nous pensons qu'un seul est mort pour tous, et qu'ainsi tous ont passé par la mort » (2Co 5,14).



Source : 






Où sont Amour et Charité, DIEU EST




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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mar 7 Mar 2017 - 15:49

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Mardi 07 mars 2017 : Le mardi de la 1re semaine de Carême

L'Eglise fête : En Afrique du Nord : fête des saintes Perpétue et Félicité - lectures propres


Les saints du jour (Mardi 07 mars)


NATHAN LE PROPHÈTE

Saintes Perpétue et Félicité, Martyres d'Afrique du Nord († 203). Perpétue est la Sainte Patronne de Vierzon.
Voir aussi : Sainte Perpétue & sainte Félicité, et leurs saints compagnons, martyrs. 202.

 Saint Thomas d'Aquin, Prêtre Dominicain, Docteur de l'Église (1225-1274).
Voir aussi : Saint Thomas d'Aquin, Dominicain, docteur de l'Eglise. 1274.

Sainte Thérèse-Marguerite du Sacré-Cœur de Jésus (née Anna Maria Redi), vierge, Religieuse
Carmélite italienne (1747-1770)


Bienheureux José Olallo Valdés, Frère Hospitalier de Saint Jean de Dieu (1820-1889)


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 

Homélie :

"Lorsque vous priez, ne rabâchez pas comme les païens : ils s’imaginent qu’à force de paroles ils seront exaucés. Ne les imitez donc pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant même que vous l’ayez demandé."

« Ne rabâchez pas, » dit Jésus ! Quand nous sommes dans l’angoisse, nous répétons nos prières pour apaiser notre cœur. Certes, nous comprenons que nous ne savons pas prier. Nous sommes souvent dans une sorte de malaise, ne sachant pas quoi faire, ne rien demander ou tout demander. Nous savons que notre peu de foi est notre ennemi. C’est alors un cri : « Seigneur sauve nous ! » Pour avancer, nous écoutons les Paroles de Jésus. Jésus attend de notre bouche une parole vraie, confiante, jaillissant de notre cœur. Cette prière est apaisante. Jésus ne dit rien de la possibilité de demander plusieurs fois. Il s’agit, pour lui de ne pas rabâcher. Jésus nous donne le désir d’entrer dans une relation vraie. Le contact véritable avec nos frères nous aide à retrouver un lien avec Dieu. Alors nous nous tournons à nouveau vers Jésus, en lui demandant d’être sauvés pour « naître à une vie nouvelle. » La Parole de Dieu féconde notre vie, elle lui fait porter des fruits, si nous la laissons faire, elle accomplit sa mission. Alors nous sommes prêts à écouter Jésus qui nous donne une prière extraordinaire : Le Notre Père. Nous n’allons plus seul vers « Notre » Père », c’est une grande joie que d’y aller tous ensemble. Nous allons vers Lui avec la terre et le Ciel !

« Vous donc, priez ainsi : Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour. Remets-nous nos dettes, comme nous-mêmes nous remettons leurs dettes à nos débiteurs. Et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du Mal."

Nous sommes tous contenus dans le Cœur de notre Père des cieux. Il nous indique la règle d’or pour vivre ensemble : « Faites aux autres ce que vous voudriez qu’on fasse pour vous. » Jésus nous donne l’exemple d’une prière que nous reprenons sans cesse, le « Notre Père. » Ainsi Dieu peut réaliser son action de Paix et d’Amour dans notre vie. Jésus se donne Lui-même, il est notre pardon, il nous propose en lui, le pardon des offenses. La première chose qui compte, c’est la relation avec notre Père. Elle peut s’exprimer dans un temps silencieux d’adoration, de considérations très précises pour notre vie. Ce qui compte, c’est la dimension filiale de la prière qui monte de nos cœurs. Jésus nous porte dans sa propre prière, l’Esprit vient habiter notre cœur pour cela. Nous sommes le resplendissement du visage de Dieu, qui va s’épanouir dans la tendresse de son amour sur notre visage. Tous les dons d’en haut doivent s’épanouir dans notre cœur, ils manifestent la royauté universelle de Dieu. Règne de douceur, d’humilité, d’amour, de paix, de bonté, de justice.

« Car, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi. Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père non plus ne pardonnera pas vos fautes. Oui, si vous remettez aux hommes leurs manquements votre Père céleste vous remettra aussi ; »

Nous voulons que Dieu nous pardonne et qu’il pardonne aussi aux autres leur péché. Le pardon nous coûte, et il nous est difficile de demander pardon. Si nous sommes vraiment humbles, ce ne sera pas si difficile, car c’est l’orgueil qui rend les choses pénibles. Plus l’orgueil est grand, plus grande est la difficulté du pardon. Plus grande est notre humilité, plus grande est la facilité du pardon. Nous voulons avancer dans la relation avec les autres pour approfondir la relation entre notre Père. Que Marie, la Mère de la miséricorde, nous aide à comprendre la bonté de Dieu. Toute personne qui vit de la grâce de Dieu fait resplendir sur son visage les dons merveilleux que Dieu lui donne. Nous implorons le cœur de Jésus avec ferveur pour qu’il nourrisse l’humanité. Nous demandons de ne pas céder à la tentation de la violence et de la domination dans ces temps si durement tourmentés. Dans le Christ, l’humanité est victorieuse du mal. Que Marie, la Mère de la miséricorde, nous aide à comprendre les autres et à leur pardonner avec générosité.


Citation :
Nous demandons à Dieu la grâce, qu’ensemble, nous nous tournions vers Notre Père.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit

Source : 



Saint Jean-Marie Vianney (1786-1859), prêtre, curé d'Ars
Pensées choisies du st curé d'Ars (J. Frossard, Eds Téqui, p. 55, rev.)


Le pardon est la loi

Le Bon Dieu ne pardonnera qu'à ceux qui auront pardonné : c'est la Loi. Les saints n'ont point de haine, point de fiel ; ils pardonnent tout et trouvent toujours qu'ils en méritent bien davantage pour les offenses qu'ils ont faites au Bon Dieu. Dès qu'on hait son prochain, Dieu nous rend cette haine : c'est un trait qui se retourne contre nous. Je disais un jour à quelqu'un : « Mais vous ne voulez donc pas aller au ciel, que vous ne voulez pas voir cet homme ? – Oh ! si... mais nous tâcherons d'être loin l'un de l'autre, de ne pas nous voir ». Ils n'auront pas cette peine : car la porte du ciel est fermée à la haine.

     Dans le ciel, il n'y a pas de rancune. Aussi les cœurs bons et humbles qui reçoivent les injures et les calomnies avec joie ou indifférence, commencent leur paradis dans ce monde et ceux qui conservent de la rancune sont malheureux. Le moyen de renverser le démon quand il nous suscite des pensées de haine contre ceux qui nous font du mal, c'est de prier aussitôt pour eux. Voilà comment on arrive à vaincre le mal par le bien, et voilà comment sont les saints.



Source : 










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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mer 8 Mar 2017 - 18:02

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Mercredi 08 mars 2017 : Le mercredi de la 1re semaine de Carême


Les saints du jour (Mercredi 08 mars)


Saints Apollonius et Philémon martyrs (+ 287)


Saint Jean de Dieu, Fondateur des Frères de la Charité (Ordre Hospitalier de Saint Jean de Dieu) (1495-1550).
Voir aussi : Saint Jean de Dieu, fondateurs des religieux hospitaliers dits de la Charité. 1550.

 Saint Etienne d'Obazine Abbé (+ 1159)

Saint Just Ranfer de Bretenières prêtre MEP martyr en Corée (+ 1866)

Bienheureux Faustino Míguez, prêtre scolope et fondateur (1831-1925)


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 

Homélie :

"Comme les foules s’amassaient, Jésus se mit à dire : « Cette génération est une génération mauvaise : elle cherche un signe, mais en fait de signe il ne lui sera donné que le signe de Jonas."

Jonas est connu comme le prophète récalcitrant, et Jésus le mentionne comme signe aux autorités religieuses ! Jonas n’apprécie pas la mission que Dieu lui confie et il tente d’y échapper. Mais la tempête se déchaîne et le renvoie à sa mission. Jésus nous indique que le signe qu’il va donner, c’est lui-même, comme le “signe de Jonas.” Jonas s’est laissé jeter dans la mer pour apaiser la tempête et sauver les marins, Jésus s’est laissé crucifier pour apaiser les tempêtes du péché et nous donner la vie d’enfant de Dieu. Comme Jonas a vécu trois jours dans le ventre de la baleine, Jésus a aussi vécu dans le ventre de la terre avant de marcher, Ressuscité hors du tombeau vide. Cela nous demande un travail d’interprétation ! Le signe que Jésus donne est celui de sa mort et de sa résurrection. Sa mort, librement acceptée, est le signe de l’incroyable amour de Dieu pour nous : Jésus donne sa vie pour sauver la nôtre. Sa résurrection parmi les morts, est le signe du pouvoir de l’Amour infini de Dieu.

; il en sera de même avec le Fils de l’homme pour cette génération." Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que les hommes de cette génération, et elle les condamnera. En effet, elle est venue des extrémités de la terre pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici bien plus que Salomon

Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que les hommes de cette génération, et elle les condamnera. En effet, elle est venue des extrémités de la terre pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici bien plus que Salomon.
Nous recevons le signe de Jonas comme un encouragement à cheminer patiemment, malgré notre faiblesse, à la suite de Jésus. Jésus conduit notre histoire, il annonce le Royaume. Il apaise nos cœurs blessés, il libère nos consciences culpabilisées. Jésus nous relève, il accueille les rejetés. Si la conversion est une décision personnelle, elle est aussi une sagesse communautaire. La Parole de Dieu est notre Sagesse, elle nous renouvelle comme elle renouvelle la vie de nos Communautés. Le Carême nous est donné pour ouvrir nos cœurs en cheminant vers Pâques. Nous nous laissons plonger dans la Vie de Jésus, dans sa Passion et dans sa Résurrection. Nous avons besoin d’un surcroît d’humanité ! Tellement de nos freres se trouvent dans une situation de vide, de manque de l’essentiel !


"Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront en même temps que cette génération, et ils la condamneront ; en effet, ils se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas, et il y a ici bien plus que Jonas.

Toute l’humanité est appelée à la conversion. Dieu exprime sa bonté miséricordieuse envers tous et envers chacun. Cette miséricorde sauvera le monde qui accueille Jésus. Le signe qui nous est donné aujourd’hui, c’est Jésus le Sauveur. Notre vie est le lieu de notre sainteté. Notre chemin de vie avec Dieu est la voie de notre salut. Jésus nous appelle à l’ouverture et à l’accueil de Dieu qui est passionné de l’humanité pour lui faire partager sa divinité ! Laissons-nous surprendre par Dieu qui veut pour nous la vie. Pendant ces quarante jours du Carême, Jésus est lui-même notre signe ! Il est venu, il a aimé notre monde, il a souffert pour lui, pour chacun de nous ! Il a donné sa vie pour que le monde ait la Vie. Jésus nous transforme car nous sommes « vide » de Dieu. En nous donnant le Pain de Vie Jésus dit : « Prenez, mangez c’est mon Corps ! » En prenant la Coupe : « Prenez, buvez c’est mon sang ! » Nous recevons cette Vie nouvelle pour vivre humblement au service les uns des autres.


Citation :
Nous demandons la grâce de croire plus profondément que Jésus nous aime !


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit

Source : 



Saint Jean-Marie Vianney (1786-1859), Prêtre, Curé d'Ars
Sermon pour le 3e dimanche après la Pentecôte


« Jonas a été un signe pour les habitants de Ninive ; il en sera de même avec le Fils de l'homme pour cette génération »

Mes frères, si nous voulons parcourir les différents âges du monde, nous voyons partout la terre couverte des miséricordes du Seigneur, et les hommes enveloppés de ses bienfaits. Non, mes frères, ce n'est pas le pécheur qui revient à Dieu pour lui demander pardon ; mais c'est Dieu lui-même qui court après le pécheur et qui le fait revenir à lui... Il attend les pécheurs à la pénitence, et il les invite par les mouvements intérieurs de sa grâce et par la voix de ses ministres.

     Voyez comment il se comporte envers Ninive, cette grande ville pécheresse. Avant d'en punir les habitants, il commande à son prophète Jonas d'aller, de sa part, leur annoncer que, dans quarante jours, il allait les punir. Jonas, au lieu d'aller à Ninive, s'enfuit d'un autre côté. Il veut traverser la mer ; mais, bien loin de laisser les Ninivites sans avertissement avant de les punir, Dieu fait un miracle pour conserver son prophète, pendant trois jours et trois nuits dans le sein d'une baleine, qui, au bout de trois jours, le vomit sur la terre. Alors le Seigneur dit à Jonas : « Va annoncer à la grande ville, que dans quarante jours elle périra ». Il ne leur donne point de conditions. Le prophète, étant parti, annonça à Ninive que dans quarante jours elle allait périr.

     À cette nouvelle, tous se livrent à la pénitence et aux larmes, depuis le paysan jusqu'au roi. « Qui sait, leur dit le roi, si le Seigneur n'aura pas encore pitié de nous ? » Le Seigneur, les voyant recourir à la pénitence, semblait se réjouir d'avoir le plaisir de les pardonner. Jonas, voyant le temps échu pour les punir, se retira hors de la ville, afin d'attendre que le feu du ciel tombât sur elle. Voyant qu'il ne tombait pas : « Ah ! Seigneur, s'écrie Jonas, est-ce que vous m'allez faire passer pour un faux prophète ? Faites-moi plutôt mourir. Ah ! je sais bien que vous êtes trop bon, vous ne demandez qu'à pardonner ! –- Eh quoi ! Jonas, lui dit le Seigneur, tu voudrais que je fisse périr tant de personnes qui se sont humiliées devant moi ? Oh ! non, non, Jonas, je n'en aurais pas le courage ; au contraire, je les aimerai et les conserverai. »[



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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Jeu 9 Mar 2017 - 14:34

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Jeudi 09 mars 2017 : Le jeudi de la 1re semaine de Carême


Les saints du jour (Jeudi 09 mars)


Les 40 Saints Martyrs de Sébaste (+320)

Sainte Françoise Romaine, Pénitente romaine (✝ 1440).
Voir aussi : Sainte Françoise Romaine, Veuve, Religieuse, Fondatrice des Oblates du Mont-Olivet. 1440.

Sainte Catherine de Bologne, Clarisse, Mystique et artiste (1413-1463).

  Saint Dominique Savio, Disciple de Saint Jean Bosco (1842-1857).
Voir aussi : Dominique Savio, 12 ans et demi et Don Bosco


Prière avant la lecture

Nous vous glorifions pour ces dons de Dieu, Ô Françoise ! Mais ayez pitié de nous qui sommes si loin encore du droit sentier par lequel vous avez marché.
Aidez-nous à devenir chrétiens ; réprimez en nous l'amour du monde et de ses vanités, courbez-nous sous le joug de la pénitence, rappelez-nous à l'humilité, fortifiez-nous dans les tentations.
Votre crédit sur le cœur de Dieu vous rendit assez puissante pour produire des raisins sur un cep flétri par les frimas de l'hiver ; obtenez que Notre Seigneur Jésus-Christ, la vraie Vigne, comme il s'appelle lui-même, daigne nous rafraîchir bientôt du vin de son Amour exprimé sous le pressoir de la Croix.
Offrez-lui pour nous vos mérites, vous qui, comme lui, avez souffert volontairement pour les pécheurs.
Priez aussi pour Rome Chrétienne qui vous a produite ; faites-y fleurir rattachement à la Foi, la sainteté des mœurs et la fidélité à l'Eglise.
Veillez sur la grande famille des fidèles ; que vos Prières en obtiennent l'accroissement, et renouvellent en elle la ferveur des anciens jours."



LECTURES DE LA MESSE:
 


Homélie :

"Demandez, on vous donnera ; cherchez, vous trouverez ; frappez, on vous ouvrira. En effet, quiconque demande reçoit ; qui cherche trouve ; à qui frappe, on ouvrira."

Notre vie se comprend dans une belle relation d’amour avec Dieu. Au cœur de cette relation, la prière nous rapproche de Dieu, elle nous ouvre les portes de son immense amour. La prière est un merveilleux trésor, une richesse de biens intarissables. C’est une arme puissante pour trouver un appui à l’abri des tempêtes. La prière est la racine de biens innombrables, elle est un lien d’Amour avec le cœur de notre Dieu. C’est dans la foi que se livre le combat de la prière qui doit être ardente. Elle monte jusqu’au ciel quand l’angoisse étreint notre cœur, elle peut alors nous apporter une grande Paix. Devant les situations extrêmes de notre vie, Dieu veut notre confiance et notre foi. Cette confiance s’appuie sur « l’accueil » que nous faisons de nos frères en souffrance. Ils peuvent compter sur nous dans la mesure de nos possibilités. Nous allons rendre le service dont ils ont besoin si cela est possible. Quotidiennement, nous tenons bon dans la prière. Jésus nous entretient sur la nécessité et la puissance de la prière. Dieu nous aime et nous délivre, il aime que nous soyons persévérants dans la prière.

Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus votre Père qui est aux cieux donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent !

Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus votre Père qui est aux cieux donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent !
Nous connaissons bien nos limites ! La prière transforme peu à peu notre cœur de pierre en cœur de chair. Dans la détresse, ayant expérimentéet le salut de Dieu, nous donnons de bonnes choses à ceux qui nous le demandent. Notre Père dans les cieux est bon, il nous donne de bonnes choses quand nous les lui demandons. La bienveillance de Dieu pour notre prière est sa Volonté sainte, il est « Notre Père. » C’est dans cette confiance que rayonne sur notre visage la gloire de Dieu, l’épanouissement de son amour. Il nous faut une grande persévérance pour trouver ce que nous cherchons. La prière n’est pas seulement dans notre bouche, elle jaillit du fond de notre cœur. Si les vents se déchaînent, la prière qui sort du fond du cœur est enracinée, elle monte vers le ciel en toute sûreté. Dans la prière, nous demandons ce qui est réellement bon pour nous.


« Donc, tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux, vous aussi : voilà ce que disent la Loi et les Prophètes.

C’est dans le souci de nos frères que l’assurance en Dieu nous est donnée. Dieu ne manquera pas de répondre à notre appel si nous sommes sensibles aux épreuves qui frappent nos frères, si nous leur apportons quelque soulagement. La brise rafraîchissante de Dieu vient alors soulager nos souffrances, nous apportant consolation et réconfort. Dieu entend nos malheurs, il est toujours disposé à exaucer nos supplications. Dieu donne à qui demande, à celui qui cherche, la porte s’ouvre. Nous demandons à Dieu de rendre notre cœur bon comme celui de Jésus. Nous sommes le pauvre qui n’a que Dieu comme recours. Dieu est attentif à notre demande. C’est cette relation de confiance qui nous purifie. Elle change le monde car c’est ensemble que nous nous tournons vers Dieu en l’implorant les uns pour les autres. L’harmonie entre l’amour de Dieu et celui des hommes manifeste l’Amour infini que Jésus nous donne sur la Croix.


Citation :
Nous demandons à Dieu la grâce de demeurer dans l’amour infini de Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit

Source : 



Saint Benoît (480-547), Moine, Co-patron de l'Europe
Règle de Saint Benoît, XX (trad. Dom Schmitz, Maredsous, p. 86, rev.)


Efficacité de la prière

Si, lorsque nous avons une requête à présenter aux puissants de la terre, nous ne les abordons qu’avec humilité et respect, à plus forte raison faut-il supplier le Seigneur Dieu de l’univers en toute humilité et pureté de dévotion. Sachons bien que ce n’est pas l’abondance des paroles mais la sincérité du cœur et les larmes de la componction qui nous rendront dignes d’être exaucés. La prière doit donc être brève et pure, à moins que, peut-être, la grâce de l’inspiration divine ne nous incline à la prolonger.


Source : 










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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Ven 10 Mar 2017 - 20:54

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Vendredi 10 mars 2017 : Le vendredi de la 1re semaine de Carême


Les saints du jour (Vendredi 10 mars)


Sainte Anastasie Ermite à Scété, en Egypte (+ 567)

Saint Jean Ogilvie, Prêtre s.j. martyr († 1615)
Voir aussi : Saint JEAN OGILVIE, Prêtre et Martyr († 1615)

 Sainte Marie-Eugénie Milleret, Fondatrice des Religieuses de l'Assomption (1817-1898)

 Bienheureux Jean-Joseph Lataste, Dominicain et Fondateur des Sœurs Dominicaines de Béthanie (1832- ✝ 1869).


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 


Homélie :

"Je vous le dis en effet : Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux.

« Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens : Tu ne commettras pas de meurtre, et si quelqu’un commet un meurtre, il devra passer en jugement. Eh bien ! moi, je vous dis : Tout homme qui se met en colère contre son frère devra passer en jugement. Si quelqu’un insulte son frère, il devra passer devant le tribunal. Si quelqu’un le traite de fou, il sera passible de la géhenne de feu.
Jésus nous invite à grandir dans l’amour fraternel ! Nous voulons répondre à cette parole que nous recevons dans ce temps de Carême. Nous nous hâtons vers la lumière du temps pascal qui arrive. La Mort et la Résurrection de Jésus sont pour aujourd’hui, ne cessant de nous renvoyer au quotidien de notre vie. L’accomplissement de la justice est dans la bonté des rapports avec nos frères. Nous voulons passer d’une loi par trop humaine à une loi nouvelle toute marquée de la grâce divine. Jésus est un Maitre qui nous aide à discerner les mouvements de notre cœur ! Il veut que nous découvrions la bonté d’un cœur à l’image et à la ressemblance du cœur de Dieu ! A cause de la dureté de notre cœur, en pensant du mal de notre frère, nous lui faisons un tort qui donne prise au menteur. Alors nous abandonnons notre confiance en Dieu et nos pensées ne sont plus en harmonie avec les pensées de Dieu. Dans son amour infini, Dieu ne pense du mal de personne, il aime tout ce qu’il a créé.


"Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande à l’autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton offrande, là, devant l’autel, va d’abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande.

La grâce de voir le monde comme Dieu le voit, comme Jésus le vit, est essentiel. Il nous faut découvrir que notre identité véritable est dans la réponse à l’appel du Dieu qui nous aime. Notre justice ne s’appuie pas sur nos activités mais sur la construction de la civilisation de l’Amour en lui. Dans nos Eucharisties, nous croyons que Jésus réalise un monde nouveau. Nous le laissons animer davantage encore nos vies en lui remettant tout ce qui est en notre pouvoir. C’est la gratuité de l’Amour qui nous anime pour que le Royaume survienne pour tous. Nous prenons appui sur le Seigneur Jésus pour donner notre vie pour les autres. Jésus a fait œuvre de justice véritable en ne s’isolant pas du monde mais en assumant toute l’humanité. C’est ainsi que nous assumons en lui, la situation dans laquelle nous nous trouvons, comme le Fils de Dieu fait homme a fait. Jésus nous dit de ne pas nous mettre en colère, de ne pas tomber dans l’insulte, ne pas nous laisser aller à la malédiction. Il nous faut attaquer le mal à sa racine pour l’empêcher de proliférer. La colère ressentie et consentie poussera à l’insulte ; l’insulte proférée, appelant sans doute une riposte, à la malédiction. Et la malédiction, une fois lancée, peut-être à l’affrontement irréparable ! Cette colère, nous pouvions l’apaiser par le silence, par la prière, par un seul mouvement du cœur. La Parole de Dieu est une Lumière qui nous aide à opérer une conversion en profondeur.

Mets-toi vite d’accord avec ton adversaire pendant que tu es en chemin avec lui, pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge, le juge au garde, et qu’on ne te jette en prison. Amen, je te le dis : tu n’en sortiras pas avant d’avoir payé jusqu’au dernier sou.

Dieu nous propose d’aimer nos persécuteurs afin que nos cœurs soient immaculés, à l’image du Cœur de Jésus. Une grande partie de nos frères dans le monde vivent la persécution, nous voulons les soutenir en devenant des frères et des sœurs qui s’aiment. Nous les soutiendrons alors par une prière vraie, car Dieu fait de nous les enfants bien-aimés du Père. C’est dans cet amour que nous édifions le dessein d’amour de Dieu. Aux yeux de Jésus, il ne suffit pas de limiter les conséquences du mal, il faut l’empêcher de s’étendre en visant la conversion profonde du cœur, des lèvres, et de l’intention. La loi du Seigneur est une loi d’amour et par là même, elle devient une loi parfaite. C’est l’amour qui donne le calme, la bienveillance, la bénédiction. Cela revient à dire qu’il faut tout mettre en œuvre pour aimer. La contemplation elle-même est ordonnée au premier commandement qui reste à jamais celui de l’amour de charité. Jésus demeure dans l’amour pour ceux qui le crucifient pour les sauver, et avec eux pour toute l’humanité ! Jésus nous aime, et il meurt sur la croix de nous aimer, pour rendre notre cœur semblable au cœur de Dieu. Il nous prend par la main et nous entraîne à sa suite dans l’amour. Demander un cœur bon comme le cœur de Jésus est une nécessité pour demeurer dans l’amour.


Citation :
Nous demandons la grâce de comprendre de quel amour nous sommes aimés.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit

Source : 



Saint Cyprien (v. 200-258), Evêque de Carthage et Martyr
La Prière du Seigneur, 23 (trad. Hamman DDB 1982, p.56 rev.)


« Si tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi... va te réconcilier avec lui »

« La mesure avec laquelle vous mesurez servira pour vous mesurer » (Mt 7,2). Le serviteur à qui le maître avait remis toutes ses dettes mais qui n'a pas voulu agir de même à l'égard d'un de ses compagnons, est jeté en prison. Il n'a pas voulu pardonner à son compagnon, et il perd le pardon déjà acquis de son maître (Mt 18,23s). Dans ses préceptes, le Christ enseigne cette vérité avec une vigueur sévère. « Quand vous êtes debout pour prier, pardonnez si vous avez quelque chose contre quelqu'un, afin que votre Père, qui est dans les cieux, vous remette aussi vos péchés » (Mc 11,25).

     Dieu a ordonné que nous soyons en paix et en bon accord, que nous vivions unanimes dans sa maison. Il veut que, une fois régénérés, nous sauvegardions la condition où nous a mis cette seconde naissance. Puisque nous sommes enfants de Dieu, il veut que nous demeurions dans la paix de Dieu et, puisque nous avons reçu un même Esprit, que nous vivions dans l'unité du cœur et des pensées. C'est ainsi que Dieu ne reçoit pas le sacrifice de ceux qui vivent dans la dissension. Il ordonne que l'on s'éloigne de l'autel pour se réconcilier d'abord avec son frère, afin que Dieu puisse agréer des prières présentées dans la paix. La plus belle offrande que l'on puisse faire à Dieu c'est notre paix, c'est l'entente fraternelle, c'est le peuple rassemblé par cette unité qui existe entre le Père, le Fils et le Saint-Esprit.



Source : 









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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Sam 11 Mar 2017 - 16:30

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Samedi 11 mars 2017 : Le samedi de la 1re semaine de Carême


Les saints du jour (Samedi 11 mars)


Saint Sophrone, Évêque de Jérusalem († 639) Voir aussi : Saint Sophrone de Jérusalem Patriarche (+ 639)

Saint Euloge, Archevêque de Cordoue, Martyr († 859)
Voir aussi : Saint Euloge, Prêtre, et sainte Lucrèce, Vierge, Martyrs à Cordoue. 859.

 BBx José Aparicio Sanz et ses 232 compagnons, Martyrs de
la Guerre Civile Espagnole (1936-1939)


 Vénérable Concetta Bertoli, Laïque italienne Tertiaire Franciscaine (✝ 1956)

 Vénérable Claudia Russo, Religieuse italienne, Fondatrice de l'Institut des
'Pauvres Filles de la Visitation de Marie' (✝ 1964)



Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 


Homélie :

« Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi.

Eh bien ! moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, il fait tomber la pluie sur les justes et sur les injustes.
Au temps de Jésus, le savoir se reproduit, mais c’est un savoir qui est comme perdu, il n’est pas relié à sa Source, il est sans force. Jésus est la Parole vivante, prononcée avec un grand désir de nous donner la Vie. Dès lors, nous pouvons retrouver le dynamisme dans un monde fragilisé. Le commandement d’aimer nos ennemis va directement à l’encontre de notre nature humaine pécheresse. Jésus, qui nous demande d’aimer nos ennemis, nous donne par le baptême une nouvelle naissance qui nous fait devenir une nouvelle créature. La foi en Jésus implique une transformation radicale de notre nature humaine, qui devient bonne. Jésus nous convie à une révolution de notre personne, dans sa totalité. Tout cela ne peut pas s’accomplir sans une intervention divine. Convertis, nous célébrons la vie nouvelle de Jésus en nous nourrissant de son Corps et de son Sang, de sa Vie. Nous contemplons Jésus et nous voulons agir comme lui a agi : « Aimez vos ennemis ! » Avec lui, nous pouvons vivre l’aujourd’hui de Dieu, au milieu du monde qui nous est donné. Dans son amour infini pour nous, Jésus nous demande de faire tout avec amour : « faites ceci en mémoire de moi ! »


En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ?

Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ?
Jésus parle de son expérience d’Amour de Fils du Père ; Vous « êtes les fils de votre Père, » nous dit-il. Dans sa Parole, Jésus énonce la Parole du Père. C’est lui, la Source qui irrigue son cœur et son action. C’est la Parole qui l’engendre. La Parole est vivante, elle est créatrice. La Vie reçue de Jésus se transmet, au-delà de notre raison. C’est l’œuvre de Dieu en nous. La puissance de l’Amour de Dieu vient changer totalement notre vie, au point que nous devenions renouvelés. Jésus nous invite à aimer, sans mesure, car c’est vraiment la compassion qui est la mesure de l’amour vrai. Dieu est Amour, « Il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons et tomber la pluie sur les justes et sur les injustes. » L’homme, image de Dieu, doit lutter afin de Lui ressembler de plus en plus chaque jour, « afin d’être vraiment « l’enfant » du Père céleste. » Dans une pureté et une tempérance parfaite, nous demeurons en Jésus. Il est pour nous l’Amour infini ! Nous voulons demeurer dans cette certitude que Dieu se « joint » à nous, dans notre prière pour que s’accomplissement en nous les actes de tendresse et de miséricorde de notre Dieu.


Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait.

Nous rejoignons la Parole créatrice de Dieu en son origine. C’est un don de Vie sans cesse renouvelé. C’est là que Jésus nous convoque. Nous faisons l’expérience d’une Parole qui oriente notre vie, qui la sort de son enfermement. Nous découvrons qu’il y a en nous une capacité d’Amour. Notre propre parole s’efface, elle est susceptible de laisser passer avant elle la Parole de création, la Parole de la Vie. Nous vivons et transmettons cette Vie comme les enfants de notre Père. Le renouvellement de notre intelligence nous rend vivants et implique une transformation de notre personne. Aimer, sans rien attendre en retour, c’est la perfection d’aimer sans mesure. Marie, la Mère de Dieu, aux noces de Cana, s’aperçoit que les invités n’ont plus de vin, elle demande à Jésus de faire quelque chose. Avec elle, nous voulons raviver l’Alliance que Jésus a créée avec nous. Le « faire mémoire » de l’Eucharistie nous donne de rendre grâce à Jésus qui nous a dit de faire « Cela en mémoire de lui. » "Cela," c’est son Sacrifice sur la Croix, le Don de sa Vie pour nous ; « Cela, » c’est notre salut où il nous guéri et nous sauve. « Cela, » c’est sa résurrection des morts qui nous donne la vie pour toujours. Chaque fois que nous célébrons l’Eucharistie, nous ravivons cette mémoire de notre Salut. Nous nous mettons à l’école de Jésus, notre Sauveur, par Lui, avec Lui, et en Lui, toute notre vie peut s’actualiser.


Citation :
Nous demandons la grâce d’être conscients de ce que nous célébrons quand nous célébrons l’Eucharistie.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit

Source : 



Saint Ambroise (v. 340-397), Évêque de Milan et Docteur de l'Église
Sermon 8 sur le psaume 118 (trad. Eds. Soleil levant, p. 100s ; cf AELF)


« Il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons »

« De ta miséricorde, Seigneur, la terre est remplie ; enseigne-moi tes volontés » (Ps 118,64). Comment la terre est-elle remplie de cette miséricorde du Seigneur sinon par la Passion de notre Seigneur Jésus Christ dont le psalmiste, qui la voyait de loin, célèbre en quelque sorte la promesse ? ... Elle en est remplie, car la rémission des péchés a été donnée à tous. Le soleil a ordre de se lever sur tous, et c'est ce qui arrive chaque jour. C'est pour tous en effet que s'est levé au sens mystique le Soleil de Justice (Ml 3,20) ; il est venu pour tous, il a souffert pour tous, pour tous il est ressuscité. Et s'il a souffert, c'est bien pour « enlever le péché du monde » (Jn 1,29)...

     Mais si quelqu'un n'a pas foi dans le Christ, il se prive lui-même de ce bienfait universel. Si quelqu'un, en fermant ses fenêtres, empêche les rayons du soleil d'entrer, on ne peut pas dire que le soleil s'est levé pour tous, car cette personne s'est dérobée à sa chaleur. Pour ce qui est du soleil, il n'en est pas atteint ; pour celui qui manque de sagesse, il se prive de la grâce d'une lumière proposée à tous.

     Dieu se fait pédagogue ; il illumine l'esprit de chacun, y répandant la clarté de sa connaissance, à condition toutefois que tu ouvres la porte de ton cœur et que tu accueilles la clarté de la grâce céleste. Quand tu doutes, hâte-toi de chercher, car « celui qui cherche trouve et à celui qui frappe, on ouvrira » (Mt 7,8.).



Source : 










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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Dim 12 Mar 2017 - 15:21

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Dimanche 12 mars 2017 : Deuxième dimanche de Carême


Les saints du jour (Dimanche 12 mars)


Saint Grégoire le Grand, Pape et Docteur de l'Église (540-604) (pour les Églises d’Orient)

Saint Théophane le Confesseur Moine et higoumène à Samothrace, exilé par Léon l'Arménien (+ 817)

Saint Syméon le Nouveau Théologien Moine et higoumène à Constantinople (+ 1022)

Saint Louis Orione, Prêtre et Fondateur de nombreuses Congrégations Religieuses (1872-1940)

 Bienheureuse Angela Salawa, vierge, Tertiaire Franciscaine à Cracovie (1881- ✝ 1922).


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 


Homélie :

"Six jours après, Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère, et il les emmène à l’écart, sur une haute montagne.

Il fut transfiguré devant eux ; son visage devint brillant comme le soleil, et ses vêtements, blancs comme la lumière.
Jésus aide ses disciples à mieux le connaître en se retirant à l’écart avec eux. Il veut nourrir leur foi. Pierre avait dit à Jésus : « Tu es le Christ, tu es le Messie. » Jésus lui révélait alors : « Le Fils de l’homme va souffrir, Il va être bafoué, être crucifié comme un maudit. » Pierre, Jacques, et Jean sur la montagne, sont réconfortés car Jésus est transfiguré devant eux ! Pour affronter les épreuves qui vont arriver, nous demeurons dans le rayonnement de Jésus avec Élie et avec Moïse. Jésus fera plus tard un chemin vers une autre montagne, le Golgotha ! Cette fois, il ne sera non plus transfiguré, mais défiguré ! Ce sera son chemin de Croix ! A la transfiguration, Pierre dit à Jésus : « Seigneur, il est heureux que nous soyons ici ; si tu le veux, je vais faire ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse et une pour Élie. » Maintenant, Pierre manifeste que pour nous, cheminer dans la nuit de la foi est une épreuve !


"Voici que leur apparurent Moïse et Élie, qui s’entretenaient avec lui. Pierre alors prit la parole et dit à Jésus : « Seigneur, il est bon que nous soyons ici ! Si tu le veux, je vais dresser ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. »

Il parlait encore, lorsqu’une nuée lumineuse les couvrit de son ombre, et voici que, de la nuée, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie : écoutez-le ! »
Nous découvrons la sincérité, la spontanéité de Pierre. Il ne savait pas ce qu’il disait. Il voulait s’installer dans cette situation privilégiée. Mais ils prirent peur quand ils entendirent la voix du Père. Le rayonnement qui demeure au plus profond de Jésus transparaît au grand jour ! Ce rayonnement manifeste l’Unité de la vie de Jésus. Crucifié, il rayonnera du même Amour dans lequel il triomphera de la mort ! Avec Jésus, nous sommes en route sur un chemin de glorification, dans la nuit de la foi. Le rayonnement de cet Amour, la lumière intense de la gloire de Dieu peut, un instant, nous éblouir ! Jésus rayonne au plus profond de notre vie, dans la nuit de la foi. Un temps de « gestation » sur la terre dans la nuit de la foi est nécessaire avant de vivre éternellement dans le Royaume !


"Quand ils entendirent cela, les disciples tombèrent face contre terre et furent saisis d’une grande crainte. Jésus s’approcha, les toucha et leur dit : « Relevez-vous et soyez sans crainte ! »

Levant les yeux, ils ne virent plus personne, sinon lui, Jésus, seul. En descendant de la montagne, Jésus leur donna cet ordre : « Ne parlez de cette vision à personne, avant que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts. »
La joie laisse place à la peur. Jésus calme ses disciples en leur disant : « n’ayez pas peur. » La présence de Jésus dans notre vie est permanente et réconfortante. Il nous touche pour nous remettre debout, pour nous montrer le chemin qui mène au Père. Le chemin de Jésus sera aussi le nôtre, il a besoin de notre consentement. La présence de Jésus est précieuse, elle et importante dans les « tempêtes » et les turbulences de notre vie. Si nous sommes éblouis par l’Amour de Dieu, il nous faut « redescendre de la montagne, » et reprendre la réalité de la vie quotidienne avec ses tracas et ses dérangements continuels. Les temps de transfiguration nous sont nécessaire pour « comprendre » que ce qui arrivera à Jésus dans sa défiguration qui est déjà sa glorification. Jésus venu dans la chair humaine nous fait participer à son propre rayonnement. Illuminés par lui, nous avançons enveloppés de la parole du Père : « Tu es mon Enfant, tu es mon Bien-aimé, en toi j’ai mis tout mon Amour. » Dans la nuit de la foi, chaque jour nous pouvons vivre de cet Amour par le Saint-Esprit, Rayonnement de la gloire de Dieu, à l’œuvre en nous.



Citation :
Nous demandons à Jésus la grâce d’être marqué par cette parole d’espérance.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit

Source : 



Saint Ephrem (v. 306-373), diacre en Syrie, docteur de l'Église
Sermon sur la Transfiguration (attrib.) 1,3-4 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 37)


« Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis tout mon amour »

Il les emmena sur la montagne pour leur montrer la gloire de sa divinité et leur faire connaître qu'il était le Rédempteur d'Israël, comme il l'avait montré par ses prophètes... Ils l'avaient vu manger et boire, se fatiguer et prendre du repos, s'assoupir et dormir, subir l'effroi jusqu'aux gouttes de sueur, toutes choses qui ne semblaient guère en harmonie avec sa nature divine et ne convenir qu'à son humanité. Voilà pourquoi il les emmena sur la montagne, afin que le Père l'appelle son Fils et leur montre qu'il était vraiment son Fils, et qu'il était Dieu.

     Il les emmena sur la montagne et Il leur montra sa royauté avant de souffrir, sa puissance avant de mourir, sa gloire avant d'être outragé et son honneur avant de subir l'ignominie. Ainsi, lorsqu'Il serait pris et crucifié, ses apôtres comprendraient qu'il ne l'avait pas été par faiblesse, mais par consentement et de plein gré pour le salut du monde.

     Il les emmena sur la montagne et leur montra, avant sa résurrection, la gloire de sa divinité. Ainsi, lorsqu'il ressusciterait d'entre les morts dans la gloire de sa divinité, ses disciples reconnaîtraient qu'il ne recevait pas cette gloire en récompense de sa peine, comme s'il en avait besoin, mais qu'elle lui appartenait bien avant les siècles, avec le Père et auprès du Père, ainsi que lui-même le dit à l'approche de sa Passion volontaire : « Père, glorifie-moi de la gloire que j'avais auprès de toi avant le commencement du monde » (Jn 17,5).



Source : 










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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Lun 13 Mar 2017 - 16:03

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Lundi 13 mars 2017 : Le lundi de la 2e semaine de Carême


Les saints du jour (Lundi 13 mars)


Sainte Euphrasie, vierge dans la Thébaïde. 412.

Saints Rodrigue et Salomon, Martyrs à Cordoue († 857)

Bienheureuse Irmã Dulce, Religieuse brésilienne « Bon Ange de la Bahia » (1914-1992)


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 


Homélie :

"Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés."

L’apôtre Paul écrivait aux Romains : « Mais toi, pourquoi juges ton frère ? Et toi, pourquoi méprises ton frère ? » Il nous faudrait en finir avec les jugements des uns sur les autres. Le jugement est délicat et complexe et il manque de réalisme s’il n’est pas mené jusqu’au bout. Le jugement est implicite en nous, dans un regard, on ne peut pas observer, écouter, vivre, sans juger. Si nous avons une responsabilité nous jugeons. Le venin qui vient de notre jugement doit être ôter de notre cœur : « Ne jugez pas et vous ne serez pas jugés, » est immédiatement suivi par le commandement : « Ne condamnez pas et vous ne serez pas condamnés. » L’action de juger est neutre, le jugement peut se terminer par une condamnation ou par une justification. Les jugements négatifs sont repris et bannis de la Parole de Dieu. Nous voulons regarder les réalités de la vie et du monde à travers le regard de Jésus, à travers son œuvre de Salut pour l’humanité. Quand nous avons conscience de notre misère, nous n’émettons plus de jugement sur l’autre mais nous demandons pour tous la miséricorde. C’est par son amour que Jésus nous sauve et nous lui demandons la grâce de lui devenir semblable. Par son humilité Jésus donne un remède à notre misère et à notre faiblesse : Quand nous sommes touchés dans notre propre chair par la misère des frères, nous recevons de Dieu pour eux une attitude nouvelle de miséricorde.

"Donnez, et l’on vous donnera : c’est une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante, qui sera versée dans le pan de votre vêtement ;"

La charité sincère nous lie d’affection entre nous. Pour aimer notre frère, il nous faut nous aimer nous-même sans nous surestimer. C’est dans la douce Lumière de Jésus qui nous sauve, que nous parvenons à voir les lumières de nos frères, leurs mérites et leurs valeurs. Nous ne minimisons pas nos défauts, mais nous les remettons à la miséricorde de Dieu. « Que l’amour fraternel vous lie d’affection entre vous, » dit Paul. Pour estimer son frère, il ne faut pas s’estimer trop soi-même, il ne faut pas être trop sûr de soi. Dans notre marche vers Pâques, nous mettons nos pas dans les pas de Jésus, nous acquérons ainsi les sentiments qui étaient dans son cœur. Jésus, dans sa vie sur la terre n’a pas retenu le rang qui l’égalait à Dieu. Quand il fut baptisé par Jean, il se trouvait dans la foule avec les pécheurs, lui l’unique juste. Dieu qui nous sauve nous demande une attitude semblable à la sienne. L’attitude que nous avons pour nos frères est l’attitude que nous avons avec Dieu lui-même. La mesure avec laquelle nous bâtissons la communauté sera débordante pour nous.

"Car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira de mesure aussi pour vous. »

Les commérages sont l’une des choses qui empoisonnent le plus la vie commune. Il ne nous suffit pas de ne pas dire du mal des autres, il faut aussi empêcher que les autres le fassent en notre présence. L’ambiance d’une communauté est tellement différente quand on prend au sérieux l’amour des frères. Paul dit à la communauté des Philippiens : « Mettez le comble à ma joie par l’accord de vos sentiments : ayez le même amour, une seule âme, un seul sentiment ; n’accordez rien à l’esprit de parti, rien à la vaine gloire, mais que chacun par l’humilité estime les autres supérieurs à soi ; ne recherchez pas chacun vos propres intérêts, mais plutôt que chacun songe à ceux des autres. Ayez entre vous les mêmes sentiments qui sont dans le Christ Jésus. » Nous voulons nous montrer compatissants, comme notre Père est compatissant. Le cœur de Dieu est rempli de tendresse, il nous suffit de nous tourner vers Lui et dans notre misère nous sommes illuminés par son visage plein d’amour pour nous car nous avons besoin d’une grande compassion ! « Misère » et « cœur » sont inscrits dans le mot « miséricorde. » L’attitude de miséricorde est guérissante pour nous qui nous reconnaissons pécheurs dans un peuple de pécheurs, nous demandons le pardon de Dieu.


Citation :
Nous nous tournons vers notre Père plein de miséricorde et nous lui demandons que le Saint Esprit nous soit donné.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit

Source : 



Youssef Bousnaya (v. 869-979), moine syrien
Vie et doctrine de Rabban Youssef Bousnaya par Jean Bar Kaldoum (trad. Chabot
in Deseille, Evangile au désert, Cerf 1999, p. 325)


« Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux »

La miséricorde est l'image de Dieu, et l'homme miséricordieux est, en vérité, un Dieu habitant sur la terre. De même que Dieu est miséricordieux pour tous, sans distinction aucune, de même l'homme miséricordieux répand ses bienfaits sur tous également.

     Mon fils, sois miséricordieux et répands des bienfaits sur tous, afin de t'élever au degré de la divinité... Prends garde de te laisser séduire par cette pensée que tu pourrais trouver attrayante : « Il vaut mieux que je sois miséricordieux pour celui qui est attaché à la foi que pour celui qui nous est étranger ». Ce n'est pas là la miséricorde parfaite imitant Dieu qui répand ses bienfaits sur tous, sans jalousie, « qui fait également lever son soleil et descendre sa pluie sur les bons et sur les méchants » (Mt 5,45)...

      « Dieu est amour » (1Jn 4,Cool ; son essence est amour, et son amour est son essence même. Par son amour, notre Créateur a été poussé à produire notre création. L'homme qui possède la charité, c'est vraiment Dieu au milieu des hommes.



Source : 










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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mar 14 Mar 2017 - 15:05

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Mardi 14 mars 2017 : Le mardi de la 2e semaine de Carême


Les saints du jour (Mardi 14 mars)


Saint Lubin, Évêque de Chartres (✝ 556)

Sainte Mathilde (ou Maud) de Ringelheim, Reine d'Allemagne (896 ✝ 968)

Bienheureux Giacomo (Jacques) Cusmano, Prêtre, Fondateur de l’Institut des Missionnaires
servants et servantes des pauvres (1834 ✝ 1888)


Chiara Lubich, italienne, Fondatrice des Focolari (1920-2008)


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 

Homélie :

"Alors Jésus s’adressa aux foules et à ses disciples, et il déclara : « Les scribes et les pharisiens enseignent dans la chaire de Moïse. Donc, tout ce qu’ils peuvent vous dire, faites-le et observez-le. Mais n’agissez pas d’après leurs actes, car ils disent et ne font pas."

Entre Jésus, les scribes et les pharisiens, le climat est tendu. Jésus dénonce ce que nous pourrions appeler les pièges de l’autorité. Etre très attachés à la loi de Moïse nous rend très estimables. Jésus a mangé plusieurs fois à la table de ces dignitaires. La conversion est toujours possible, pour tous. A Jérusalem, dans une atmosphère de conflits, Jésus sait qu’il va vers sa Passion et que ses disciples seront bientôt seuls. Il combat les attitudes religieuses hypocrites qui disent et ne font pas, car elles font des ravages auprès des petits et des pauvres qui ne comprennent pas. Les disciples de Jésus doivent être fidèles au message qu’il instaure et qu’ils auront à transmettre. S’ouvrir au Royaume des Cieux doit aller jusqu’à vivre de nouveaux rapports entre les croyants. De l’extérieur je peux paraître un homme juste et raisonnable mais à l’intérieur les sentiments de discorde et de ténèbres envahissent mon cœur. Il y a là une attitude religieuse qui peut porter à confusion et que Jésus démasque. Nous devons nous disposer à toujours nous trouver dans la fidélité, si nous voulons entrer dans la nouveauté de Jésus. La Parole de Jésus nous donne de reprendre vigueur car nous avons besoin de reprendre des forces pour mettre notre être tout entier dans la Lumière de Dieu.

« Ils attachent de pesants fardeaux, difficiles à porter, et ils en chargent les épaules des gens ; mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt."

Toutes leurs actions, ils les font pour être remarqués des gens : ils élargissent leurs phylactères et rallongent leurs franges ; ils aiment les places d’honneur dans les dîners, les sièges d’honneur dans les synagogues et les salutations sur les places publiques ; ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi. Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi, car vous n’avez qu’un seul maître pour vous enseigner, et vous êtes tous frères. Jésus combat l’état d’esprit du pharisaïsme, l’attachement à la loi pour la loi. Sous un masque de justice, se cache l’hypocrisie. C’est la lettre qui tue l’esprit qui génère le mépris des petits et des pauvres qui ne connaissent pas la loi. Jésus leur fait remarquer que leur vie n’est pas en accord avec leurs paroles. Ils disent et ne font pas en oubliant que Dieu voit ce qu’il y a dans le cœur de chacun. Nous avons là un avertissement très clair et une mise en garde très forte. Elle s’adresse à tous ceux qui ont pour mission d’annoncer l’Evangile. Notre orgueil peut nous amener à mépriser les autres que nous jugeons pécheurs et ignorants. En agissant ainsi, nous sommes loin de Celui qui est venu chercher et sauver ceux qui étaient perdus.

"Ne donnez à personne sur terre le nom de père, car vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux cieux."

Ne vous faites pas non plus donner le titre de maîtres, car vous n’avez qu’un seul maître, le Christ. Le plus grand parmi vous sera votre serviteur. Qui s’élèvera sera abaissé, qui s’abaissera sera élevé. Il nous faut imiter l’enfant qui se blottit contre sa mère. Il sait qu’il doit tout à son Père. Nous mettre au service des autres avec douceur et humilité est le meilleur remède. Ainsi nous nous éloignons du risque de prendre le pouvoir de Dieu et de dominer nos frères. Nous nous tournons vers Jésus, notre merveilleux guide. Il s’est donné sur la Croix pour le salut du monde. En lavant les pieds de ses disciples, le soir du Jeudi Saint, il nous apprend à nous aimer et à nous mettre au service les uns des autres. En s’offrant à nous dans l’Eucharistie il nous aime jusqu’à la fin. Il met en pratique son grand commandement : « Que le plus grand soit votre serviteur ! » C’est une véritable conversion à laquelle nous sommes tous appelés. Nous voulons abandonner tout sentiment de supériorité pour nous attacher à la loi d’amour avec un cœur tendre et généreux. Ce qui fait la valeur d’une vie, c’est l’amour que nous avons pour Dieu et pour le prochain.


Citation :
Nous demandons la grâce de nous mettre à l’école de Jésus et d’être attentifs à notre prochain.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 

Saint Paschase Radbert (?-v. 849), Moine bénédictin
Commentaire sur l'évangile de Matthieu, 10, 23 (trad. Delhougne, Les Pères 
commentent, p. 153 rev.)


« Vous n'avez qu'un seul maître, le Christ »

Si quelqu'un trouve bon de désirer une haute charge dans l'Église (cf 1Tm 3,1), qu'il désire l'œuvre que celle-ci permet de réaliser et non l'honneur qui lui est attaché ; qu'il désire aider et servir tous les hommes, plutôt qu'être aidé et servi par tous. Car le désir d'être servi procède de l'orgueil, comme celui des pharisiens, et le désir de servir naît de la sagesse et de l'enseignement du Christ. Ceux qui cherchent les honneurs pour eux-mêmes sont ceux qui s'élèvent, et ceux qui se réjouissent d'apporter leur aide et de servir sont ceux qui s'abaissent pour que le Seigneur les élève. 

Le Christ n'a pas parlé ici de celui que le Seigneur élève, mais il a dit : « Celui qui s'élève lui-même sera abaissé », de toute évidence par le Seigneur. Il n'a pas parlé non plus de celui que le Seigneur abaisse, mais il a dit : « Celui qui s'abaisse volontairement sera élevé », en conséquence, par le Seigneur... Ainsi, à peine le Christ s'est-il réservé tout particulièrement le titre de « maître » qu'il invoque la règle de sagesse en vertu de laquelle « celui qui veut devenir grand doit être le serviteur de tous » (Mc 10,43)... Cette règle, il l'avait exprimée en d'autres termes : « Apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur » (Mt 11,29). 

Dès lors, quiconque veut être son disciple ne doit pas tarder à apprendre cette sagesse du Christ, car « tout disciple accompli sera comme son maître » (Lc 6,40). Au contraire, celui qui aura refusé d'apprendre la sagesse enseignée par le Maître, loin de devenir un maître, ne sera même pas un disciple.



Source :  










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