À Toi NOTRE PÈRE par les Saints Cœurs de JÉSUS, MARIE et JOSEPH..

Forum Catholique sous la protection de Saint Michel, faisant mémoire de Sylvie la fondatrice, Prières, Dévotions au Sacré Coeur, au Coeur Immaculé de Marie, au Coeur Chaste de Joseph et autres, Fidélité aux 3 Blancheurs et au Magistère de l'Eglise...
 
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 Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU

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Lumen
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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Ven 17 Fév 2017 - 22:43

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Samedi 18 février 2017 : Le samedi de la 6e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Samedi 18 février)

Saint Siméon, Évêque et martyr à Jérusalem (+ 107)

Saint François-Régis Clet, Lazariste, martyr en Chine (✝ 1820).

 Sainte Bernadette Soubirous (Sœur Marie-Bernard), voyante de Lourdes, vierge,
Religieuse des Sœurs de la Charité de Nevers (1844-1879)
 

Bienheureux Fra Angelico, Frère Prêcheur italien et peintre,
Patron Universel des artistes (✝ 1455).



Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Réflexion :

Les trois disciples que Jésus a choisis pour l’accompagner ont déjà eu le privilège d’assister à la résurrection de la fille de Jaïre. Ils ont besoin d’être éclairés et raffermis car ils seront aussi les témoins de l’agonie du Christ. (Marc 14,33)

Cette scène apporte une révélation importante dans l’évangile de Marc qui jusqu’ici avait souligné la question : Qui est cet homme ?
D’abord on était frappé parce qu’il parlait avec autorité, c’est-à-dire comme quelqu’un qui avait une connaissance des choses de Dieu comme nul autre.(1,27) Tous sont stupéfaits de le voir guérir un paralysé mais d’autres, en même temps, se demandent comment peut-il oser déclarer que les péchés sont pardonnés . (2,12) Comment peut-il se permettre de manger avec les publicains et les pécheurs. (2,16) Même les disciples frissonnent et se demandent: Qui est donc celui-là que même le vent et la mer lui obéissent ? (4,41)
L’identité que les gens de Nazareth connaissent, le charpentier, le fils de Marie, n’explique pas cette sagesse qu’il possède. (6,3) On essaie de le définir : c’est un prophète comme les autres, c’est Élie, c’est un nouveau Jean Baptiste (pour Hérode). (6,14; 8,28) Finalement, à la question posée par Jésus, c’est Pierre qui répond au nom des Douze : Tu es le Christ. C’est le titre pour caractériser un envoyé de Dieu pour libérer et sauver. Jésus accepte le titre mais immédiatement le clarifie en déclarant que sa mission passe par la Passion.

Or, la scène aujourd’hui vient révéler un aspect caché et très important, celui de Fils de Dieu. Cette révélation était déjà venue du ciel au moment du baptême de Jésus. A ce moment-là, elle n’était pas adressée à la foule, ni même aux disciples mais à Jésus lui-même : “Tu es mon Fils bien-aimé, tu as toute ma faveur.” C’était la confirmation de sa mission. Ici, la parole est adressée aux disciples : “Celui-ci est mon Fils bien-aimé. Écoutez-le.” Celui qui est le Messie qui vient libérer et sauver, c’est le Fils de Dieu lui-même. Sa véritable identité est cachée dans son humanité mais elle est là, bien réelle et agissante. D’où l’injonction : Écoutez-le. Accueillez ses paroles ; acceptez sa mission telle qu’il la vit. Ce sont les paroles et les actions du Fils de Dieu.

C’est évidemment seulement après la Résurrection que toute cette dimension sera perçue par les disciples. Pour le moment, c’est la vision de Jésus en gloire, la révélation de sa divinité. Pour cela, on accumule les éléments qui sont révélateurs de la présence divine dans de telles occasions. Jésus et ses disciples sont montés sur une haute montagne : la montagne est un lieu de rencontre de Dieu comme pour Moïse au Sinaï et Elie à l’Horeb. Jésus est métamorphosé, dit le grec, devant ses disciples. Ses vêtements, qui représentent sa personne, deviennent resplendissants d’une blancheur sans pareille. Les vêtements blancs sont le signe des élus en présence de Dieu comme la luminosité est le signe de la gloire de Dieu qui accompagne l’ange du Seigneur lorsqu’il annonce la naissance de Jésus aux bergers. La présence de Moïse rappelle la présence de Dieu au Sinaï, le don de l’Alliance, la Loi, tandis qu’Élie représente les prophètes. Jésus amène à la perfection la Loi et les Prophètes.

Pierre est saisi de crainte. Cette crainte revient dans les expériences de la présence de la divinité. Il voudrait garder cette présence et fait une suggestion naïve de trois tentes pour garder les trois personnages. Une nuée vient les couvrir. La nuée dans l’Exode était le signe de la présence de Dieu qui guidait et protégeait son peuple. Elle est comme l’ombre qui est venue sur Marie au moment de l’Incarnation. C’est de cette présence que vient la parole: “Celui-ci est mon Fils bien-aimé. Écoutez-le.”

Ils redescendent de la montagne. C’est le retour à la vie normale et parfois brutale. C’est l’endroit aussi où vivent les lecteurs de Marc à Rome dans des temps difficiles. C’est là qu’on répond à la demande : “Écoutez-le.”


Père Jean Gobeil, SJ
Source :
 



Anastase du Sinaï (?-après 700), moine
Homélie pour la fête de la Transfiguration (trad. cf bréviaire 06/08 et coll. Spi. Or.
n°39, Bellefontaine, p. 153)


Le mystère de la crucifixion et la beauté du Règne de Dieu

« Qu'il est redoutable ce lieu ; ce n'est rien de moins que la maison de Dieu et la porte du ciel » (Gn 28,17) – la porte de laquelle le Père a rendu son témoignage céleste et où a resplendi le Christ, Soleil de justice (Ml 3,20)...
Cette montagne est l'endroit des mystères, le lieu des réalités ineffables, le rocher des secrets cachés, le sommet des cieux. Ici ont été dévoilés les symboles du Royaume à venir : le mystère de la crucifixion, la beauté du Règne de Dieu, la descente du Christ lors de son deuxième avènement dans la gloire. Sur cette montagne la nuée lumineuse recouvre la splendeur des justes ; les biens à venir se réalisent déjà.
La nuée qui enveloppe cette montagne préfigure l'enlèvement des justes sur les nuées (1Th 4,17) ; elle nous montre dès aujourd'hui notre aspect futur, notre configuration au Christ...

     Tandis qu'il cheminait au milieu de ses disciples, Jésus les avait entretenus de son règne et de son deuxième avènement dans la gloire. Mais parce qu'ils n'étaient peut-être pas suffisamment certains de ce qu'il leur avait annoncé au sujet de son règne, il a voulu qu'ils finissent par être très fermement convaincus au fond de leur cœur, et que les évènements présents les aident à croire aux événements à venir.
C'est pourquoi, sur le Mont Thabor, il leur a fait voir cette merveilleuse manifestation divine, comme une image préfigurative du Royaume des cieux. C'est comme s'il leur disait : « Pour que le retard n'engendre pas en vous l'incrédulité, bientôt, même maintenant, ‘je vous le dis en vérité, il y en a parmi ceux qui sont ici’ et qui m'écoutent ‘qui ne connaîtront pas la mort avant qu'ils ne voient venir le Fils de l'homme dans la gloire de son Père’ (Mt 16,28) »... « Six jours après, Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean et les emmène à l'écart sur une haute montagne. Et il fut transfiguré devant eux »...

     « Qu'il est redoutable ce lieu ; ce n'est rien de moins que la maison de Dieu et la porte du ciel. » C'est vers elle que nous devons nous hâter.



Source : 









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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Sam 18 Fév 2017 - 22:37

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Dimanche 19 février 2017 : Septième dimanche du temps ordinaire


Les saints du jour (Dimanche 19 février)

Saint Boniface de Lausanne Evêque (+ 1265)

Saint Conrad de Plaisance, Ermite Tertiaire Franciscain en Sicile (1290 -✝ 1351).

 Sainte Philothée d'Athènes Martyre (+ 1589) 

Bienheureuse Élisabeth Picenardi, Servite de Marie (✝ 1468).

Vénérable Romano Bottegal, Moine Cistercien, Ermite italien au Liban (✝ 1978).


Prière avant la lecture

Dieu de tendresse, notre Père, Toi qui veux la vie de tes Enfants, tu nous as révélé dans le Christ la hauteur, la largeur et la profondeur de ton Amour. En lui, renouvelle la jeunesse de ton Eglise ; par lui, garde-la fidèle à ton alliance, pour qu'avec lui elle ne cesse de te bénir.

Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit, pour les siècles des siècles. Amen.



LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

"Vous avez appris qu’il a été dit : Œil pour œil, et dent pour dent. Eh bien ! moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant ; mais si quelqu’un te gifle sur la joue droite, tends-lui encore l’autre."

Et si quelqu’un veut te poursuivre en justice et prendre ta tunique, laisse-lui encore ton manteau. Et si quelqu’un te réquisitionne pour faire mille pas, fais-en deux mille avec lui. Aimez vos ennemis afin de devenir fils de votre Père !
Jésus nous propose une nouvelle manière de voir qui nous rapproche de notre Père qui est dans les cieux. « Ce que je vous dis, » trouve une signification importante. C’est dans la filiation avec notre Père que tout ce que nous vivons prend son sens.
Jésus peut dire « je vous dis, » car il vit et il est cette filiation véritable. Son œuvre de salut veut nous donner d’entrer dans cette filiation. Le secret de l’Evangile de Jésus est de nous faire accéder à la conscience de notre propre filiation.
A la suite de Jésus, nous sommes appelé à faire comme lui, à mettre en pratique cette reconnaissance du Père dans sa générosité. Ce n’est pas facile pour nous, « pécheurs, » de ne pas riposter au méchant car nous sommes gouvernés par notre égoïsme et notre désir de dominer.
Comment remédier au mal profond qui mine l’humanité ? C’est la Passion de Jésus et sa Résurrection qui nous ouvrira le nouvel Amour dont notre cœur a tant besoin. Jésus veut nous apprendre que la loi d’amour doit triompher sur la loi de réciprocité du mal.


"À qui te demande, donne ; à qui veut t’emprunter, ne tourne pas le dos !

Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi. Eh bien ! moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, il fait tomber la pluie sur les justes et sur les injustes. Quelqu’un te requiert-il pour une course d’un mille, fais-en deux avec lui.
Pour « devenir enfants de notre Père » qui est aux cieux, il nous faut reconnaître la bienveillance de Dieu. Par un choix libre, désirer entrer dans cette bienveillance ! Nous ne savons pas y arriver sans l’aide de Jésus. « Sans moi, dit-il, vous ne pouvez rien faire ! »
Pour faire cela, il nous faut nous aimer comme il nous aime. Il nous donnera son Esprit Saint.
Jésus souhaite cultiver en nous la fraternité et l’amour. Ainsi germera la liberté spirituelle qui nous permet de nous affranchir du cycle infernal du mal. Nous comprenons que l’amour nous enjoint à aspirer au respect de nous-même et de notre prochain.


"En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ?"

Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait.
Nous entrons dans la contemplation de la générosité de notre Père.
L’étendue de sa générosité veut s’etendre à notre propre vie.
La recevoir, c’est nous donner à lui pour lui permettre de grandir en nous.
Une porte s’ouvre pour nous dans le ciel, elle nous donne de pouvoir vivre en vérité ce que nous sommes, l’enfant bien-aimé du Père.
La Parole de Dieu est vivante et vivifiante, elle accomplit en nous ce qu’elle énonce !
Qu’elle se réalise dans notre vie selon notre désir.
Nous lui donnons notre consentement et nous nous prêtons à l’œuvre de salut opéré en Jésus.
L’amour et le respect s’établissent dans notre cœur en allant bien au-delà des notions de bien et de mal moral.
La haine et le mépris sont transfigurés dans la filiation avec le Seigneur Jésus.
Nous contemplons la splendeur de notre Père afin qu’elle imprègne notre cœur.



Citation :
Nous demandons la grâce de vivre de l’Esprit Saint, l’Amour infini du cœur de Jésus.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit

Source :
 



Saint Cyprien (v. 200-258), Évêque de Carthage et Martyr
Les Bienfaits de la patience, 15-16 ; SC 291 (trad. cf SC p. 221)


« Moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant »

« Supportez-vous les uns les autres dans l'amour, faisant tout ce qui est en votre pouvoir pour garder l'unité de l'esprit dans le lien de la paix » (Ep 4,2). Il n'est pas possible de maintenir l'unité ni la paix si les frères ne s'encouragent pas les uns les autres par le soutien mutuel, en gardant le lien de la bonne entente grâce à la patience...

     Pardonner à ton frère qui commet des fautes à ton égard non seulement soixante-dix fois sept fois, mais absolument toutes ses fautes, aimer tes ennemis, prier pour tes adversaires et tes persécuteurs (Mt 5,39.44; 18,22) – comment y arriver si l'on n'est pas ferme dans la patience et la bienveillance ? C'est ce que nous voyons chez Étienne... : loin de demander la vengeance, il a demandé le pardon pour ses bourreaux en disant : « Seigneur, ne leur compte pas ce péché » (Ac 7,60). Voilà ce qu'a fait le premier martyr du Christ..., qui s'est fait non seulement prédicateur de la Passion du Seigneur mais imitateur de sa très patiente douceur.

     Que dire de la colère, de la discorde, de la rivalité ? Elles n'ont pas de place chez un chrétien. La patience doit habiter son cœur ; on n'y trouvera alors aucun de ces maux... L'apôtre Paul nous en avertit : « Ne contristez pas le Saint-Esprit de Dieu... : faites disparaître de votre vie tout ce qui est amertume, emportement, colère, éclats de voix ou insultes » (Ep 4,30-31).
Si le chrétien s'échappe aux égarements et aux assauts de notre nature déchue, comme à une mer en furie, s'il s'établit dans le port du Christ, dans la paix et le calme, il ne doit admettre en son cœur ni colère ni discorde.
Il ne lui est pas permis de rendre le mal pour le mal (Rm 12,17), ni de concevoir de la haine.



Source : 










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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Dim 19 Fév 2017 - 23:43

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Lundi 20 février 2017 : Le lundi de la 7e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Lundi 20 février)

Saint Léon Confesseur, Thaumaturge, Evêque de Catane (+ 787)

Saint Eleuthère, Évêque de Tournai et Martyr. 531.

 Bienheureuse Jacinthe (Hyacinthe) Marto et du Bienheureux Francisco Marto, son frère,
deux des enfants auxquels la Sainte Vierge apparut à Fatima. (✝ 1920).
 

Bienheureuse Julie Rodzinska, Religieuse Dominicaine de l’Immaculée-Conception, polonaise, martyre du nazisme (1899-✝ 1945).


Prière avant la lecture




LECTURES DE LA MESSE:
 


Homélie :

"Il leur demanda : « De quoi discutez-vous avec eux ? »

Quelqu’un dans la foule lui répondit : « Maître, je t’ai amené mon fils, il est possédé par un esprit qui le rend muet ; cet esprit s’empare de lui n’importe où, il le jette par terre, l’enfant écume, grince des dents et devient tout raide. J’ai demandé à tes disciples d’expulser cet esprit, mais ils n’en ont pas été capables. »
Un pauvre homme est là avec son fils possédé d’un esprit mauvais, il demande aux disciples de le libérer mais sans résultat ! La détresse dans laquelle se trouve cet homme à propos de son fils est immense. La foule est dans l’attente. Jésus fait face à ce garçon. Une question de Jésus permet à ce père de parler. Jésus lui permet de déposer sa souffrance et d’être écouté. Une autre question relance la parole et amène cet homme à crier un appel au secours. Jésus lui a permis de crier son désir car rien ne peut se faire sans désir. Jésus écoute cet homme qui lui emmène son enfant : « L’esprit mauvais s’empare de lui, n’importe où, il le jette par terre, l’enfant écume, grince des dents, il devient tout raide. » Jésus est rempli de tristesse car les disciples n’ont pas libéré cet homme ! « Combien de temps devrai-je vous supporter, dit-il ! » Il nous faut croire vraiment en Jésus qui nous sauve, vivant en nous et agissant pour sauver l’humanité. Mais nous demeurons aujourd’hui encore dans nos habitudes, avec notre confiance en nous-mêmes !


"Mais si tu peux quelque chose, viens à notre secours, par compassion envers nous ! »

Jésus lui déclara : « Pourquoi dire : “Si tu peux”… ? Tout est possible pour celui qui croit. » Aussitôt le père de l’enfant s’écria : « Je crois ! Viens au secours de mon manque de foi ! » Jésus vit que la foule s’attroupait ; il menaça l’esprit impur, en lui disant : « Esprit qui rends muet et sourd, je te l’ordonne, sors de cet enfant et n’y rentre plus jamais ! »
« Si tu peux…dit-il ! » Jésus rebondit sur la parole de cet homme. C’est le pouvoir de la foi qui permet à Jésus d’agir : « Tout est possible à celui qui croit. » Nous sommes renvoyés à la foi de Jésus en cet homme qui croit : « Ta foi t’a sauvé. » En ce père est la source de la guérison de son enfant. « Je te l’ordonne sors de lui…le prenant par la main, Jésus le releva et il se tint debout. »
Le menteur qui le possède doit sortir de cet enfant, car il l’empêche d’être lui-même. La sortie est douloureuse, elle semble provoquer la mort de ce qui l’empêchait de vivre. Cette guérison est une résurrection. Relever, se tenir debout sont des mots qui disent la résurrection. Jésus rend la vie à cet enfant, sa vie, car c’est pour cela qu’il est venu : « Je suis venu pour qu’on est la vie. » Cet homme repart avec son enfant dans une grande joie. Jésus a mis à notre disposition ce trésor incroyable de guérir l’humanité, ce trésor est celui de son Amour infini.


Quand Jésus fut rentré à la maison, ses disciples l’interrogèrent en particulier : « Pourquoi est-ce que nous, nous n’avons pas réussi à l’expulser ? »

Jésus leur répondit : « Cette espèce-là, rien ne peut la faire sortir, sauf la prière. »
La prière nous fait habiter le cœur de Dieu et nous met en même temps en compassion avec la détresse de nos frères. Cette prière fait de nous « un peuple de prêtres, de prophètes et de rois. » Habitant le cœur de Jésus, nous pouvons venir au secours de l’humanité. Nous entrons en compassion avec elle, la vie de Dieu peut alors s’épanouir au maximum. La même puissance d’amour et de compassion de Jésus, le même Esprit de tendresse et de miséricorde nous sont donnés. Jésus veut vraiment que la vie divine s’épanouisse en nous. Sa présence nous redonne une espérance et un courage tout nouveau ! Nous aussi nous pouvons dire : "Oui, Seigneur, je crois, mais augmentes ma foi." Par nous qu’aujourd’hui Dieu vient au secours de nos frères, la puissance de Jésus est à l’œuvre pour faire la paix et apporter la présence de Dieu qui nous sauve.



Citation :
Nous demandons la grâce de vivre de l’Esprit Saint, l’Amour infini du cœur de Jésus.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit

Source : 



Isaac le Syrien (7e siècle), moine près de Mossoul
Discours ascétiques, 1ère série, 72 (trad. Touraille, DDB 1981, p. 365)


« Je crois ! Viens au secours de mon incroyance »

La foi est la porte des mystères. Ce que les yeux du corps sont pour les choses sensibles, la foi l'est pour les yeux cachés de l'âme. Comme nous avons deux yeux du corps, nous avons deux yeux spirituels de l'âme, disent les Pères, et chacun a sa propre vision. Par un œil nous voyons les secrets de la gloire de Dieu cachée dans les êtres de sa création, à savoir sa puissance, sa sagesse, et sa providence éternelle qui nous entoure et que nous comprenons quand nous considérons la grandeur du haut de laquelle il nous conduit. Par le même œil nous contemplons également les ordres célestes, les anges, nos compagnons de service (Ap 22,9).

   Mais par l'autre œil nous contemplons la gloire de la sainte nature de Dieu, lorsqu'il veut bien nous faire entrer dans ses mystères spirituels et qu'il ouvre à notre intelligence l'océan de la foi.



Source : 









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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Lun 20 Fév 2017 - 22:21

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Mardi 21 février 2017 : Le mardi de la 7e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Mardi 21 février)

Saint Pépin de Landen Maire du palais d'Austrasie sous Clotaire II et Dagobert I (+ 640)

Saint Pierre Damien, Cardinal-Évêque d'Ostie, Légat du Pape, Docteur de l'Église (1007-✝ 1072)

 Saint Didace Pelletier frère franciscain canadien (+ 1699) 

Bienheureux Noël Pinot, Prêtre et martyr à Angers (1747-✝ 1794).


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Partis de là, ils traversaient la Galilée, et Jésus ne voulait pas qu’on le sache, car il enseignait ses disciples en leur disant : « Le Fils de l’homme est livré aux mains des hommes ; ils le tueront et, trois jours après sa mort, il ressuscitera. »

Cette Parole résume le mystère de la pâque, et notre façon d’y entrer à la suite de Jésus.
L’annonce de la Passion-Résurrection de Jésus provoque la dispute des disciples en route pour savoir qui étaient le plus grand. Jésus adresse un reproche à ses disciples : « si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous et de serviteurs de tous ». Ce que Jésus demande à ceux qui veulent suivre, il l’a d’abord vécu lui-même. Cette attitude est fondamentale : « voici que je me tiens au milieu de vous comme celui qui sert. » Jésus annonce aussi : « Vous me laisserez seul. Mais je ne suis pas seul, le Père est toujours avec moi. » Jésus est un homme traqué qui connaît ce qu’il y a dans l’homme. La vérité chasse les ombres, mais cela est insupportable pour ceux qui n’acceptent pas la lumière. Il est la Parole faite chair, il est la vérité qui dérange. Lui qui a déjà parlé de sa souffrance, emploie aujourd’hui une nouvelle expression : « Le Fils de l’homme » est livré aux mains des hommes. Il sera livré par Judas pour trente pièces d’argent. Livré aux Juifs, ils le livreront aux Romains, qui le livreront de nouveau aux Juifs. Jésus en prenant le pain qui deviendra « Eucharistie », se livrera lui-même pour que nous ayons la vie.


"Mais les disciples ne comprenaient pas ces paroles et ils avaient peur de l’interroger.

Ils arrivèrent à Capharnaüm, et, une fois à la maison, Jésus leur demanda : « De quoi discutiez-vous en chemin ? » Ils se taisaient, car, en chemin, ils avaient discuté entre eux pour savoir qui était le plus grand. S’étant assis, Jésus appela les Douze et leur dit : « Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous. »
Le serviteur est à la disposition des autres, il s’efface, s’abaisse, se donne sans compter. Dans la bouche de Jésus, l’image évoque le serviteur souffrant d’Isaïe qui se donne tout entier en rançon pour le peuple. Marc rapproche l’image du serviteur de celle du crucifié : Le fils de l’homme sera livré aux mains des pêcheurs pour être bafoué et mis à mort, puis ressusciter. Il est celui qui s’humilie, et qui sera exalté ; celui qui s’abaisse, et qui sera élevé. Nous voici au cœur du mystère de Pâques devant son double mouvement essentiel, abaissement-élévation. Jésus est seul, sa Parole va prendre corps, elle va devenir chair en chacun de nous. Ce mystère de Jésus qui habite en nous prendra beaucoup de temps pour se réaliser. Notre vie, donnée au Seigneur Jésus livré, va progresser encore jusqu’à ce quelle arrive à son but : « L’or est vérifié par le feu. » Cette image du feu de l’Amour qui enveloppe tout ce qu’il touche, évoque la Passion de Jésus. Il va tout transformer et tout conformer à lui-même, il faut que nous devenions le Christ au milieu du monde.


« Prenant alors un enfant, il le plaça au milieu d’eux, l’embrassa, et leur dit : « Quiconque accueille en mon nom un enfant comme celui-ci, c’est moi qu’il accueille. Et celui qui m’accueille, ce n’est pas moi qu’il accueille, mais Celui qui m’a envoyé. »

Jésus leur répondit : « Cette espèce-là, rien ne peut la faire sortir, sauf la prière. »
Jésus évoque l’humilité et la pauvreté qui s’exprime chez l’enfant. L’abaissement de Jésus est celui du Fils que le Père va transformer en gloire. Nous demandons la grâce d’imiter Jésus pour entrer avec lui dans le mouvement pascal.
Bienheureux abaissement qui est encore au cœur de l’Eglise, il n’y a rien de plus urgent ni de plus fécond. Cet abaissement répète le geste de Jésus qui a triomphé de la mort et qui à sauvé le monde. L’abaissement doit être comme celui de Jésus, vrai et effectif. Il reproduit l’extraordinaire descente de Jésus du ciel jusqu’au milieu de nous, et, plus bas encore, jusque dans la mort et les enfers. Abaissement devant Dieu au cœur de toute épreuve. Abaissement devant nos frères comme serviteur de tous et à la dernière place, abaissement à nos propres yeux dans nos échecs et nos faiblesses. Seul l’Esprit Saint peut l’opérer en nous. Il nous donne ce grand amour de Jésus qui nous presse à le rejoindre par l’humiliation, par où lui-même est passé. Vivre cet abaissement dans la foi, l’espérance et la charité, en attendant de Dieu seul le relèvement, c’est devenir chrétien et entrer dans l’action de grâce de Jésus.



Citation :
Nous demandons à Jésus la grâce d’être enveloppé de tendresse pour bâtir la civilisation de l’amour.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit

Source : 



Saint Irénée de Lyon (v. 130-v. 208), Evêque, Théologien et Martyr
Contre les hérésies, IV, 38, 1-2


« Celui qui accueille en mon nom un enfant comme celui-ci, c'est moi qu'il accueille »

Dieu n'aurait-il pas pu faire l'homme parfait dès le commencement ? Pour Dieu, qui est depuis toujours identique à Lui-même et qui est incréé, tout est possible. Mais les êtres créés, parce que leur existence a commencé après la sienne, sont nécessairement inférieurs à Celui qui les a faits... Créés, ils ne sont donc pas parfaits ; venant d'être mis au monde, ils sont de petits enfants, et comme des petits enfants, ils ne sont ni accoutumés ni exercés à la conduite parfaite... Dieu donc pouvait donner dès le commencement la perfection à l'homme ; mais l'homme était incapable de la recevoir, car il n'était qu'un petit enfant.

     Et c'est pourquoi notre Seigneur, dans les derniers temps, lorsqu'il a récapitulé en lui toutes choses (Ep 1,10), est venu à nous, non pas selon sa puissance, mais tel que nous étions capables de le voir. Il aurait pu, en effet, venir à nous dans sa gloire inexprimable, mais nous n'étions pas encore capables de porter la grandeur de sa gloire... Le Verbe de Dieu, alors qu'il était parfait, s'est fait petit enfant avec l'homme, non pour lui-même, mais à cause de l'état d'enfance où était l'homme.



Source : 









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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mar 21 Fév 2017 - 21:03

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Mercredi 22 février 2017 : Le mercredi de la 7e semaine du temps ordinaire

L'Eglise fête : La Chaire de Saint Pierre, Apôtre Pour Approfondir :
Chaire de saint Pierre à Antioche. 59.


Les saints du jour (Mercredi 22 février)

Saint Thalassa et saint Limnée, confesseurs (5ème s.)

Saint Papias Evêque en Phrygie (+ 163)

Sainte Marguerite de Cortone Pénitente laïque italienne (+ 1297)

 Bienheureuse Isabelle de France, vierge et Fondatrice des « Clarisses Urbanistes »,
sœur de Saint Louis (1225-1270).
 

Bienheureuse Marie de Jésus (Émilie d’Oultremont), Religieuse et Fondatrice de
la société de Marie Réparatrice (1818- ✝ 1878).



Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

"Jésus, arrivé dans la région de Césarée-de-Philippe, demandait à ses disciples : « Au dire des gens, qui est le Fils de l’homme ? » Ils répondirent : « Pour les uns, Jean le Baptiste ; pour d’autres, Élie ; pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes. »

A Césarée de Philippe, Jésus demande à ses apôtres ce que les gens disent de lui. Jésus est le Sauveur du monde par qui nous arrive la Paix. Nous fêtons aujourd’hui « la chaire de Pierre, » qui, à partir de sa pauvreté, reconnaît Jésus et parle au monde. Jésus ne semble pas être surpris par les opinions des gens. Il ne s’attarde pas à les démentir. Il ne fait que poser une question aux disciples, ce qu’il fait encore aujourd’hui : « Pour toi, qui suis-je ? » Un saut est à réaliser, qui ne vient pas de la chair et du sang, mais qui est un don de Dieu. Il nous faut l’accueillir en nous faisant dociles à une lumière intérieure qui naît de la foi. Toute histoire de conversion est manquée du respect que nous devons à la conscience des autres. Ceux qui ont fait ce saut de la foi sont surpris d’avoir pu vivre aussi longtemps sans la lumière et la force qui proviennent de la foi en Jésus. Nous avons conscience que la foi est une réalité toute intérieure, une fidélité à ce que nous dit l’Esprit Saint. Elle nous donne une relation personnelle avec Dieu. Pierre prends un véritable engagement envers Jésus ! C’est ainsi que va s’édifier l’Eglise primitive. Faites de nombreux Apôtres, ils apportent chacun des richesses que l’Esprit Saint ne cesse de susciter. Chacun découvre Jésus, par des voies bien différentes. Jésus demande aux disciples : « Pour vous, qui suis-je ? »

"Jésus leur demanda : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Alors Simon-Pierre prit la parole et dit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! » Prenant la parole à son tour, Jésus lui dit : « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux.

La réponse de Pierre est unique : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. » Christ est devenu un deuxième nom de Jésus : « Jésus est le Christ. » La foi de Pierre, qui est la foi de l’Église, est un Don de Dieu qui demeure. Pierre a cette mission d’affermir ses frères, d’établir la communion de l’Amour vainqueur de toutes les peurs. La tradition de l’Eglise proclamera que Jésus de Nazareth est le Messie attendu. La suite du dialogue de Jésus avec les disciples à Césarée de Philippe est déconcertante : « Il leur défendit alors vivement de parler de lui à personne. » L’idée de Messie, dans l’opinion était considéré comme un chef politique. Jésus corrige en profondeur cette idée partagée par les apôtres eux-mêmes. La tendresse du Christ Jésus transparaît à travers ces paroles pleines de miséricorde. La prière du Fils bien-aimé du Père est confiante.

Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle. »

Je te donnerai les clés du royaume des Cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. »
Jésus choisit ses Apôtres, il annonce ainsi le Règne de Dieu qui prend Corps sur la terre. La communion va s’exprimer dans la différence des apôtres unis à Simon fort de sa foi populaire. La confession de sa foi en Jésus sera son trait particulier qui lui valut le surnom de Pierre. Jésus invite le pêcheur de Galilée à devenir le Rocher sur lequel sera fondée l’Eglise. Il lui demande d’affermir ses frères dans cette même foi. C’est à Pierre, si défaillant à certaines heures que Jésus confie son Eglise. Quelles que soient les tempêtes il sera un roc inébranlable. « Tu es heureux Simon Pierre, car ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père. Eh bien moi je te déclare : « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église et les puissances de la mort ne l’emporteront pas sur elle.» L’Eglise sera dans une assurance étonnante. La situation n’a pas changé. Les gens ont encore les opinions les plus diverses au sujet de Jésus : un prophète, un grand maître, une grande personnalité. Le fondement de la primauté de Pierre est bâti sur la faiblesse. « J’ai prié pour toi pour que ta foi ne sombre pas. » Jésus lui dira encore : « M’aimes-tu plus que ceux-ci ? Pais mes agneaux, pais mes brebis. » Notre transformation par l’amour de Dieu se fait dans l’humilité du cœur, de « l’intérieur. » Pierre est témoin de la Passion du Christ, il communiera à la gloire qui va se révéler.



Citation :
Nous demandons la grâce d’une foi de plus en plus vivante et confiante, adhésion à l’Amour infini.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit

Source : 


Saint Léon le Grand (?-v. 461), pape et docteur de l'Église
Sermon pour l'anniversaire de son ordination épiscopale


« Sur cette pierre, je bâtirai mon Église »

Frères, lorsqu'il s'agit de remplir les devoirs de ma charge épiscopale, je découvre que je suis à la fois faible et lâche, alourdi par la fragilité de ma propre condition alors que je désire agir avec générosité et courage. Cependant je puise ma force dans l'intercession inlassable du Prêtre tout-puissant et éternel qui, semblable à nous mais égal au Père, a abaissé sa divinité jusqu'au niveau de l'homme et a élevé l'humanité jusqu'au niveau de Dieu. Je trouve une joie juste et sainte dans les dispositions qu'il a prises. En effet, s'il a délégué à de nombreux pasteurs le soin de son troupeau, il n'a pas abandonné la garde de ses brebis bien aimées. Grâce à cette assistance fondamentale et éternelle, j'ai reçu à mon tour la protection et l'appui de l'apôtre Pierre qui n'abandonne pas sa fonction lui non plus. Ce fondement solide, sur lequel s'élève toute la hauteur de l'Église, ne se lasse jamais de porter la masse de l'édifice qui repose sur lui.

     Elle ne défaille jamais, la fermeté de cette foi pour laquelle le premier des apôtres a été loué. De même que tout ce que Pierre a professé dans le Christ demeure, de même demeure ce que le Christ a établi en Pierre... La disposition voulue par la vérité de Dieu demeure. Saint Pierre persévère dans la solidité qu'il a reçue ; il n'a pas abandonné le gouvernail de l'Église qui a été remis entre ses mains. Voilà, mes frères, ce qu'a obtenu cette profession de foi inspirée par Dieu le Père dans le cœur de l'apôtre ; il a reçu la solidité d'une pierre qu'aucun assaut ne peut ébranler. Dans l'Église entière, Pierre dit chaque jour : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ».



Source : 










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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mer 22 Fév 2017 - 20:53

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Jeudi 23 février 2017 : Le jeudi de la 7e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Jeudi 23 février)

Saint Polycarpe, Évêque de Smyrne et martyr (✝ 167)

Saint Alexandre l'Acémète, Confesseur (4ème s.)

Saint Lazare le Confesseur (+ 827)

 Bienheureuse Giovannina Franchi, Religieuse et Fondatrice des “Suore infermiere dell’Addolorata” (Sœurs Hospitalières de Notre-Dame-des-Douleurs) (1807-1872) 


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 


Homélie :

"Si vous apparteniez au monde, le monde aimerait ce qui est à lui. Mais vous n’appartenez pas au monde, puisque je vous ai choisis en vous prenant dans le monde ; voilà pourquoi le monde a de la haine contre vous."

Saint Polycarpe, que nous fêtons aujourd’hui, s’est enraciné dans l’Amour infini de Dieu. Il était disciple de saint Jean qui avait entendu et vu Jésus. Saint Irénée, disciple de Polycarpe, a évangélisé la France à partir de Lyon. Dans son martyre de Saint Polycarpe, alors que les bourreaux avaient allumé le feu du bûcher, le vent s’est mis à souffler et une grande voûte de lumière entourait le vénérable vieillard qui ressemblait à un pain qui cuisait plutôt qu’à un martyr qui allait mourir. Le feu des hommes n’a pas touché Polycarpe qui demeurait dans le feu de l’amour infini de Dieu.
Jésus nous a averti que le mal rôde toujours, qu’il guette ceux qui vivent dans la Lumière et l’Amour de Dieu. Nous avons à l’esprit tant de nos frères dans la foi qui livrent un combat continuel à cause de leur foi. Ils souffrent la persécution, les calomnies jusqu’à donner leur vie. Jésus nous dit que nous souffririons à cause de son Nom. Nous subissons aujourd’hui encore dans le monde, des persécutions sanglantes comme les martyrs des premiers siècles.
Dans tant de régions de l’univers, nous succombons au matérialisme de la société. Beaucoup d’entre nous sont méprisés parce qu’ils témoignent des vérités de la foi. Mais l’Esprit Saint, l’Amour toujours offert, circule dans nos vies enracinées dans l’Amour du Père.


"Rappelez-vous la parole que je vous ai dite : un serviteur n’est pas plus grand que son maître. Si l’on m’a persécuté, on vous persécutera, vous aussi. Si l’on a gardé ma parole, on gardera aussi la vôtre."

C’est l’ignorance de l’amour du Père qui provoque la Croix de Jésus.
Dieu est Amour, nous avons l’expérience d’être aimés jusqu’au bout par la Passion de Jésus.
Nous avons d’autant plus besoin d’amour pour lui que nous sommes dans l’épreuve avec lui.
Si nous demeurons dans l’amour, nous portons beaucoup de fruits. Notre grâce est aussi notre épreuve, nous sommes traités comme Jésus. Malgré la méchanceté, les persécutions que nous recevons, nous voulons servir dans la vérité, la justice et la paix.
Nous demeurons dans l’amour lorsque nous recevons Jésus dans l’Eucharistie.
L’Esprit Saint demeure sans cesse en nous pour ranimer notre vie.
Avec Jésus, pour rencontrer nos frères, il nous faut un cœur pleinement aimant, obéissant, comme lui.
Notre vocation est de devenir l’enfant bien aimé du Père, notre vocation est de devenir des sœurs et des frères qui s’aiment.
Le mystère du passage de la mort à la vie qui s’offre à nous, nous plonge dans le Mystère Pascal.


« Les gens vous traiteront ainsi à cause de mon Nom, parce qu’ils ne connaissent pas Celui qui m’a envoyé. »

Nous entendons cet appel de Jésus et nous rejetons toute crainte. Jésus est mort et il est Ressuscité.
Nous continuons à marcher sur ses pas en lui demandant humilité et simplicité.
Demandons à l’Esprit de remplir nos cœurs de la vraie joie, celle des enfants du Père.
A la suite de Jésus, notre vie renaît à partir de nos croix.
Nous ne pouvons pas porter témoignage si nous n’avons pas rencontré Jésus crucifié.
L’efficacité de notre témoignage dépendra de la profondeur de nos propres convictions.
Si nous vivons et reflétons fidèlement l’Evangile nous pourrons être des témoins convaincants.
Nous apprenons à connaître Jésus par la prière et par les sacrements.
Dans son amour, dans sa présence, son amour est plus fort et plus vrai que tout.
« Nous reconnaissons qu’il demeure en nous, parce qu’il nous a donné de son Esprit. »
Demeurer dans l’amour, est le plus grand combat de notre vie, car « l’amour n’est pas aimé. »
Jésus par sa croix est vainqueur de tout ce qui s’oppose à l’amour.



Citation :
Nous demandons la grâce d’une foi de plus en plus vivante et confiante, adhésion à l’Amour infini.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit

Source : 



Bienheureux Paul VI, Pape de 1963-1978
Constitution apostolique « Paenitemini » (trad. © Libreria Editrice Vaticana)


« Si ta main t'entraîne au péché » : la conversion du cœur

On ne peut parvenir au Royaume annoncé par le Christ que par la conversion, la « metanoia », c'est-à-dire par le changement et le renouvellement intime et total de l'homme tout entier, dans ses pensées, ses jugements et sa vie, changement et renouvellement qui s'opèrent en lui à la lumière de la sainteté et de l'amour de Dieu qui nous ont été manifestés et communiqués en plénitude dans le Fils.

     L'invitation du Fils à la « metanoia » nous oblige d'autant plus qu'il ne l'a pas seulement prêchée, mais qu'il s'est offert lui-même en exemple. Le Christ est en effet le modèle suprême des pénitents. Il a voulu souffrir non pas pour ses péchés, mais pour ceux des autres.

     Lorsqu'il se met devant le Christ, l'homme est éclairé d'une lumière nouvelle, il reconnaît la sainteté de Dieu et la gravité du péché. Par la parole du Christ, lui est transmis le message qui invite à la conversion et accorde le pardon des péchés. Ces dons, il les reçoit en plénitude dans le baptême, qui le configure à la Passion, à la mort et à la résurrection du Seigneur. C'est sous le signe de ce mystère que se place toute la vie à venir du baptisé.

     Tout chrétien doit donc suivre le Maître en renonçant à lui-même, en portant sa croix et en participant aux souffrances du Christ (Mt 16,24). Ainsi, transfiguré en image de sa mort, il devient capable de méditer la gloire de la résurrection.



Source : 











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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Jeu 23 Fév 2017 - 21:42

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Vendredi 24 février 2017 : Le vendredi de la 7e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Vendredi 24 février)

mémoire de la PREMIERE et la SECONDE INVENTION du CHEF du Saint et glorieux Prophète et Précurseur JEAN le BAPTISTE

Saint Ethelbert Roi du Kent (+ 616)

Saint Bétton, Moine bénédictin et Evêque d'Auxerre (+ vers 918)

 Bienheureuse Ascensión del Corazón de Jesús (Florentina Nicol Goñi), Vierge et Co-Fondatrice des « Missionnaires Dominicaines du Très Saint Rosaire » (1868-1940) 


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 


Homélie :

"Partant de là, Jésus arrive dans le territoire de la Judée, au-delà du Jourdain. De nouveau, des foules s’assemblent près de lui, et de nouveau, comme d’habitude, il les enseignait."

Des pharisiens l’abordèrent et, pour le mettre à l’épreuve, ils lui demandaient : « Est-il permis à un mari de renvoyer sa femme ? » Jésus leur répondit : « Que vous a prescrit Moïse ? » Ils lui dirent : « Moïse a permis de renvoyer sa femme à condition d’établir un acte de répudiation. » Jésus répliqua : « C’est en raison de la dureté de vos cœurs qu’il a formulé pour vous cette règle.
Les Pharisiens voulaient tendre un piège à Jésus et le mettre en contradiction avec Moïse. Ils posent une question au sujet du renvoi de l’épouse. Jésus nous éclaire alors d’une manière admirable. Partant de la permission de Moïse, Jésus dit à ses contradicteurs les arrangements de Moïse devant la perfidie du cœur humain. Or il nous faut revenir « au commencement, » au moment de la création de Dieu. Dieu a voulu la complémentarité de l’homme et de la femme, il les a voulus différents, leur donnant une égale dignité. C’est à partir de cette différence qu’il a créé la merveille de l’amour et la merveille de la vie, et il a dit :« Les deux ne feront qu’un seul être. » L’amour a lié entre eux un lien irréversible, ils sont entrés tous deux, librement, dans l’œuvre de Dieu. Ce que Dieu a uni, ce que Dieu a voulu un, il n’appartient pas aux humains de le désunir. Personne ne peut défaire ce que Dieu a fait.


"Mais, au commencement de la création, Dieu les fit homme et femme. À cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux deviendront une seule chair. Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Donc, ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ! »

Les échecs et les déceptions dont nous sommes responsables dans les liens que nous tissons peuvent mener à une grande colère. Nous comprenons ce qui aboutit à l’endurcissement du cœur des Pharisiens qui veulent mettre Jésus à l’épreuve. Ils mettent en cause l’unité de l’homme et de la femme. Aucune loi humaine ne peut prévaloir contre le dessein de Dieu.
Il nous faut revenir à la Pensée de Dieu pour notre humanité car nous sommes loin de l’émerveillement réciproque de l’homme et de la femme. Dieu les a fait à son image et à sa ressemblance, à l’origine de la création !
Il s’agit, dans nos relations, de l’unité de l’amitié et de l’amour. Le croyant doit se déterminer à partir de ce que Dieu a fait pour « l’homme » et de ce que Dieu a dit de la vie et de la mort. Nous voulons nous montrer courageux dans nos propres choix, nous respectons les options douloureuses de tant d’hommes et de femmes qui vivent de véritables calvaires les choix qui les ont mis en enfer.
Dans la prière, nous portons ces hommes et ces femmes blessés, comme Dieu les porte dans son amour et sa miséricorde. Il nous faut retrouver l’émerveillement de l’origine : « C’est l’os de mes os, c’est la chair de ma chair. »
Nous sommes face à l’accusation et au doute qui ont été introduits dés l’origine dans l’humanité par le Menteur.


"De retour à la maison, les disciples l’interrogeaient de nouveau sur cette question. Il leur déclara : « Celui qui renvoie sa femme et en épouse une autre devient adultère envers elle. Si une femme qui a renvoyé son mari en épouse un autre, elle devient adultère."

Nous prions pour tous ceux qui ôtent à l’être humain sa dignité. Nous demandons pour eux lumière et discernement face aux énigmes de la vie. Nous demandons encore « Qu’est-ce que Dieu a voulu au commencement ? »
Donnes-nous Seigneur un surcroît d’espérance, pour que nous vivions avec bonheur le lien d’amour que nous avons choisi avec toi. Cette unité d’Amour est en Dieu, elle est le mystère de Dieu Amour : « Père, Fils et Saint-Esprit. »
Nous sommes l’unité de notre père et de notre mère. Nous ne sommes ni l’un ni l’autre, nous sommes un autre, et pourtant nous sommes quelque chose de leur unité ! Ce que Dieu a uni, l’homme ne doit point le séparer. C’est Dieu lui-même, le Saint-Esprit, qui donne à chacun d’être ce qu’il est. C’est encore Lui qui nous unit, sous son regard, dans son amour infini. Vivre selon cet émerveillement, dans la foi et la confiance, c’est l’Amour qui nous est proposé par Dieu. Cette confiance est nécessaire en même temps que la prudence qui nous permet d’avoir des relations équilibrées dans l’amour. « Ainsi, ils ne seront plus deux, mais ils seront un. »



Citation :
Nous demandons à Dieu la grâce de renouveler les liens d’amour qu’il nous donne.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit

Source : 



Saint Jacques de Saroug (v. 449-521), Moine et Évêque syrien
Hexaméron ; Homélie pour le sixième jour (trad. Sr Isabelle de la Source, Lire la Bible, Médiaspaul 1988, vol.1, p.27)


« Tous deux ne feront plus qu'un »

« Faisons l'homme à notre image et à notre ressemblance », dit Dieu (Gn 1,26). Un simple commandement avait fait surgir les autres êtres de la création : « Que la lumière soit ! » ou « Qu'il y ait un firmament ! » Cette fois, Dieu ne dit pas : « Qu'il y ait des hommes », mais il dit : « Faisons l'homme ». En effet, il estimait convenable que soit façonnée de ses propres mains cette image de lui-même, supérieure à toutes les autres créatures. Cette œuvre lui était particulièrement proche ; il l'aimait d'un grand amour... Adam est à l'image de Dieu parce qu'il porte l'effigie du Fils Unique...

     D'une certaine manière, Adam a été créé à la fois simple et double ; Ève se trouvait cachée en lui. Avant même qu'ils n'existent, l'humanité était destinée au mariage, qui les ramènerait, homme et femme, à un seul corps, comme au commencement. Aucune querelle, aucune discorde, ne devait s'élever entre eux. Ils auraient une même pensée, une seule volonté... Le Seigneur a formé Adam de poussière et d'eau ; Ève, il l'a tirée de la chair, des os et du sang d'Adam (Gn 2,21). Le profond sommeil du premier homme anticipait les mystères de la crucifixion. L'ouverture du côté, c'était le coup de lance porté au Fils Unique ; le sommeil, la mort sur la croix ; le sang et l'eau, la fécondité du baptême (Jn 19,34)... Mais l'eau et le sang qui ont coulé du côté du Sauveur sont à l'origine du monde de l'Esprit...

     Adam n'a pas souffert du prélèvement fait dans sa chair ; ce qui lui avait été dérobé lui a été rendu, transfiguré par la beauté. Le souffle des vents, le murmure des arbres, le chant des oiseaux appelaient les fiancés : « Levez-vous, vous avez assez dormi ! La fête nuptiale vous attend ! »... Adam vit Ève à ses côtés, celle qui était sa chair et ses os, sa fille, sa sœur, son épouse. Ils se sont levés, enveloppés d'un vêtement de lumière, dans le jour qui leur souriait. Ils étaient au Paradis.



Source : 










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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Sam 25 Fév 2017 - 0:17

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Samedi 25 février 2017 : Le samedi de la 7e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Samedi 25 février)

Saint Réginos Martyr dans l'île de Skopelos en Grèce (+ 362)

Saint Taraise Patriarche de Constantinople (+ 806)

Saint Robert d'Arbrissel Moine, fondateur de Fontevraud (+ 1116)

 Saint Turibio Romo González, Prêtre mexicain et martyr (1900-1928) 

Saints Louis Versiglia et Calliste Caravario, s.d.b. et martyrs (✝ 1930)

 Bienheureuse Maria Ludovica De Angelis, Sœur de la Congrégation des Filles
de Notre-Dame de la Miséricorde (✝ 1962)
 

Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

"Des gens présentaient à Jésus des enfants pour qu’il pose la main sur eux ; mais les disciples les écartèrent vivement."

Jésus nous enseigne sur la manière de devenir ses disciples par une petite scène vivante, rafraîchissante, ou il accueille des enfants. Jésus se présente comme le serviteur de tous, il montre à ses disciples que les enfants sont le modèle de l’accueil du Royaume de Dieu. Ceux qui les présentent à Jésus pour les lui faire toucher, veulent obtenir de lui un geste de protection. Le petit enfant est le don le plus merveilleux de Dieu et de l’humanité. Comme nous comprenons ces mamans qui désirent que Jésus bénisse, touche leur « petit. » Ce petit enfant a un cœur qui règne par son amour sur le cœur de sa maman ! Elle peut se sentir dépassée par la demande de son enfant. Jésus est cet Amour surabondant qui peut nous combler. C’est ce cœur qui contient le mystère de Dieu lui-même.
Depuis que Jésus a pris chair de la Vierge Marie, l’amour infini de Dieu s’est habitué dans un cœur humain. C’est alors que le Cœur de Jésus, ce Cœur humain, bat au rythme de la Trinité sainte. Du Cœur de Jésus cet Amour s’est répandu dans le Cœur, dans la vie de Marie. Dans la relation qui Les unit, Jésus fait battre le Cœur de Marie au rythme de son propre Cœur.
Les Douze, comme le « monde, » sont dans des prétentions orgueilleuses.


"Voyant cela, Jésus se fâcha et leur dit : « Laissez les enfants venir à moi, ne les empêchez pas, car le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent."

On est choqué par le mouvement violent d’exclusion hostile des disciples. « Voyant cela, Jésus se fâcha. » Les enfants, comme les autres « exclus », ont leur place dans le Royaume. Jésus fait des enfants et « ceux qui leur ressemblent » comme les bénéficiaires du Règne de Dieu qui vient avec lui. Le Règne de Dieu est celui de la candeur et de l’innocence de l’enfant. Thérèse de Lisieux parlera de « l’esprit d’enfance » qui est loin d’être infantile.
Dieu Amour, « Père, Fils et Saint-Esprit, » Amour infini s’est révélé quand Jésus prend chair de la Vierge Marie. Dieu, en Jésus est devenu vrai homme, Il est aimé en Marie, comme Dieu aime ! Avec Marie, le cœur de toute personne humaine est invité à battre au rythme de l’Amour infini de Dieu. C’est au Ciel que nous en admirerons toute la beauté. Sur la terre, c’est dans la nuit de la Foi que nous vivons de ce mystère.
Cependant, de petites éclaircies nous sont données de temps en temps. Cet amour, établit désormais dans le cœur humain, se manifeste d’une manière unique dans le tout petit l’enfant.


"Amen, je vous le dis : celui qui n’accueille pas le royaume de Dieu à la manière d’un enfant n’y entrera pas. » Il les embrassait et les bénissait en leur imposant les mains."

Jésus prend l’enfant pour modèle à imiter par les grandes personnes en raison de sa petitesse, de sa pauvreté. L’enfant est d’abord un « pauvre, » un être totalement dépendant d’autrui. Il est aussi le signe vivant d’une grande capacité d’écoute et de confiance. C’est la disponibilité de l’enfant qui en fait un exemple pour les croyants.
Nous reconnaissons le souci de Jésus qui forme les disciples à leur tâche de responsabilité. Il leur faut abandonner les prétentions de grandeur pour se faire « petits, » pour accueillir le Règne de Dieu avec humilité et ouverture.
Depuis la rupture de l’origine, Dieu a compassion de notre détresse. Nous comprenions l’Amour qu’Il met dans notre cœur pour que nous venions en aide au petit et au pauvre ! L’Esprit Saint nous fait entrer dans cette nouvelle alliance. Le lien établi d’Amour établi dans nos cœurs, nous permet de regarder Dieu comme Dieu nous regarde. Dans cette nouvelle alliance, c’est à l’école des touts petits et des Pauvres que nous le découvrons.



Citation :
Nous demandons à Dieu la grâce de recevoir ce feu d’amour qui met le feu à notre cœur.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit

Source : 



Hermas (2e siècle)
Le Pasteur, parabole 9, 24.29 (trad. coll. Icthus, vol.1, p. 230 rev.; cf SC 53, p.341)


« Laissez les enfants venir à moi..., car le Royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent »

Le Pasteur m'a montré une montagne où les herbes étaient vertes et riantes ; tout était florissant, et des troupeaux et des oiseaux y trouvaient leur nourriture. Il m'a dit : « Les croyants venus d'ici ont toujours été simples, innocents, heureux, sans aucun ressentiment les uns contre les autres, mais au contraire toujours contents des serviteurs de Dieu. Revêtus du saint esprit des vierges, pleins de compassion pour tous les hommes, ils ont subvenu, à la sueur de leur front, aux besoins de tous leurs semblables, sans murmure ni hésitation. Voyant leur simplicité et toute leur candeur enfantine, le Seigneur a fait prospérer tout le travail de leurs mains et a béni toutes leurs entreprises... À vous tous qui agissez ainsi, restez tels que vous êtes et votre prospérité ne disparaîtra jamais »...

     Puis il m'a montré une belle montagne toute blanche : « Ici les croyants ressemblent aux tout petits enfants qui n'ont pas la moindre idée du mal ; comme eux, ils n'ont jamais su ce que c'est que la méchanceté, mais ils ont toujours gardé l'innocence de leur enfance. Ces hommes iront sûrement habiter dans le Royaume de Dieu, car ils n'ont pas violé les commandements de Dieu, mais ils ont persévéré tous les jours de leur vie dans la candeur et les sentiments de leur enfance. Vous tous qui persévérez dans cette voie et serez « comme des petits enfants », sans malice, vous serez glorifiés plus que tous les autres, car tous les petits enfants sont glorieux devant Dieu et les premiers à ses yeux. Bienheureux donc vous qui repousserez la malice pour vous revêtir de l'innocence ; les premiers de tous, vous vivrez pour Dieu. »



Source : 










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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Dim 26 Fév 2017 - 17:07

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Dimanche 26 février 2017 : Huitième dimanche du temps ordinaire

Pour approfondissement : 26 février 2017. Dimanche de la Quinquagésime.


Les saints du jour (Dimanche 26 février)

Sainte Photine ou Svetlana (1er s.)

Saint Porphyre, évêque de Gaza en Palestine, et sainte Irène, vierge. 420.

Sainte Paule de Saint Joseph de Calasanz Montal Fornés, Religieuse et Fondatrice
de l’Institut des Filles de Marie des Écoles Religieuses (✝ 1889).)


 Bienheureuse Piedad de la Cruz Ortíz Real, vierge et Fondatrice des
Sœurs Salésiennes du Sacré-Cœur de Jésus (1842-1916)
 


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 

Homélie :

« Nul ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre.

Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent. C’est pourquoi je vous dis : Ne vous souciez pas, pour votre vie, de ce que vous mangerez, ni, pour votre corps, de quoi vous le vêtirez. La vie ne vaut-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que les vêtements ?
Nous déployons de grands efforts aujourd’hui pour protéger les conditions de vie sur toute la planète. L’homme regarde les étoiles la nuit, les petites fleurs qui éclosent au printemps. Les oiseaux et des lis des champs nous font contempler la vie reçue de Dieu. Les oiseaux et les lis des champs sont pourvus de tout ce qui leur est nécessaire, nous comprenons que nous ne valons pas moindre qu’eux. L’écologie nous donne d’évaluer ce qui rend la vie plus humaine.
Nous avons été équipés par Dieu pour transformer l’univers en terre fertile. Dieu ne nous laisse pas dans le besoin. La Parole de Jésus est très vivifiante si nous la mettons en pratique. Nous prions le Père des miséricordes pour obtenir ce dont vous avez besoin. S’il nous manque la nourriture, s’il nous manque un toit, s’il nous manque un vêtement, Dieu nous donnera ce qui est nécessaire, mais avec notre participation. Nous voulons remédier, avec Jésus, au décalage scandaleux entre les pauvres et les riches. Dieu veille sur nous, notre vie demeure dans la confiance.


"Qui d’entre vous, en se faisant du souci, peut ajouter une coudée à la longueur de sa vie ? "

Et au sujet des vêtements, pourquoi se faire tant de souci ? Observez comment poussent les lis des champs : ils ne travaillent pas, ils ne filent pas.
Notre attention est attirée sur la nécessite d’agir en vue du partage des biens merveilleux reçus de Dieu. Les temps de silence et de contemplation sont de plus en plus importants pour garder une vie équilibrée, plus vraie, plus simple et plus profonde. Dieu notre Père aime chacun de nous, ses créatures, il nous redit la joie du don reçu, le geste de remerciement qui nous libère. Le temps nous est donné pour faire fructifier l’univers en vue d’un partage équitable qui permet une vie commune possible. La nature qui ne serait plus accompagnée de la sagesse, pourrait devenir un chaos où règne la loi du plus fort. Dieu compte sur nous pour réaliser sa Providence, et nous croyons que « notre Père céleste nous nourrit. »


« "Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît.

Ne vous faites pas de souci pour demain : demain aura souci de lui-même ; à chaque jour suffit sa peine.
Quand nous regardons autour de nous et que nous voyons à quel point tant de personnes manquent d’affection et de tout, nous savons que Dieu compte sur nous pour aider nos frères. Nous prenons conscience des inégalités entre les humains et entre les régions de notre globe ! Dieu nous laisse le soin de gérer le partage des biens dont nous avons besoin. « Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît. »
A chaque jour suffit sa peine, Dieu nous invite à l’action de grâce dans une confiance infinie.
Mais lorsque tout vient à manquer, une véritable mise au travail s’impose. Dieu nous donne tout ce dont nous avons besoin, avec sa grâce nous accomplissons le partage qui s’impose. Servir Dieu, mettre en œuvre nos talents, est la meilleure manière de prendre au sérieux ses dons. En profiter, c’est être bien présent aux nécessités de nos frères dans le monde. Ceux qui vivent à nos côtés ont le plaisir de voir que le souci de Dieu nous habite. Nous voulons accomplir la justice de Dieu, pour que dès à présent, tout nous soit donné de surcroît.



Citation :
Nous demandons la grâce de ne pas nous inquiéter mais de travailler avec notre Père céleste qui sait ce dont nous avons besoin.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit

Source : 



Sainte Claire (1193-1252), moniale franciscaine
1e Lettre à Agnès de Prague, 25-29 (Sainte Claire d’Assise, trad. Père Vorreux, O.F.M. Éd. Franciscaines, rev.)


Choisir la porte étroite

Vous savez, j'en suis certaine, que le royaume des cieux n'est promis et donné qu'aux pauvres par le Seigneur (cf. Mt 5,3), car lorsqu'on s'attache à une chose d'ici-bas on perd le fruit de la charité.

     On ne peut servir à la fois Dieu et Mammon, car, ou bien l'un est aimé et l'autre détesté, ou bien l'un est servi et l'autre méprisé ; un homme habillé ne peut lutter contre un adversaire nu, car ses vêtements fournissant prise, il sera aussitôt renversé ; on ne peut espérer vivre avec éclat dans ce monde, et régner avec le Christ dans l'autre ; un chameau passera par le trou d'une aiguille avant qu'un riche ait franchi la porte du ciel (cf. Mt 19,24).

     C'est pourquoi vous avez rejeté ces vêtements que sont les richesses temporelles, afin de ne pas être vaincue dans la lutte, et vous avez choisi le chemin rude et la porte étroite, afin de pouvoir entrer dans le royaume des cieux (cf. Mt 7,13-14).



Source : 










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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Lun 27 Fév 2017 - 12:40

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Lundi 27 février 2017 : Le lundi de la 8e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Lundi 27 février)

Sainte Honorine Vénérée dans les évêchés de Bayeux et de Rouen (4ème s.)

Saint Léandre Archevêque de Séville (+ 599)

Saint Gabriel de l'Addolorata, Passioniste italien (1838-1862)

 Bienheureuse Marie de Jésus (Marie Deluil-Martiny), Fondatrice de la Congrégation des Filles du Cœur de Jésus, Martyre (1841- ✝ 1884) 


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 

Homélie :

"Jésus se mettait en route quand un homme accourut et, tombant à ses genoux, lui demanda : « Bon Maître, que dois-je faire pour avoir la vie éternelle en héritage ? »

Jésus lui dit : « Pourquoi dire que je suis bon ? Personne n’est bon, sinon Dieu seul. Tu connais les commandements : Ne commets pas de meurtre, ne commets pas d’adultère, ne commets pas de vol, ne porte pas de faux témoignage, ne fais de tort à personne, honore ton père et ta mère… »
Jésus se trouve face à un homme riche qui veut entrer dans le Royaume de Dieu. Il voudrait conquérir le cœur de cet homme qui possède de nombreux biens. Jésus fait écho aux commandements qui font entrer dans la logique du don ceux qui aiment Dieu et sont tournés vers le partage avec ceux qui sont dans le besoin, avec les pauvres. Cette personne observe fidèlement tous les commandements de la loi de Dieu depuis sa jeunesse, mais elle n’a pas encore trouvé le vrai bonheur. Cet homme est attiré par la plénitude de la vie en comptant sur ses propres richesses ; Il pense aussi que la vie éternelle peut « s’acquérir, » en observant un commandement particulier. Mais rien de ce que nous pratiquons ne peut nous donner droit au Royaume de Dieu qui nous dépasse de toute part. Les commandements concernent notre vie en lien avec celle de notre prochain ! L’harmonie avec Dieu est au diapason avec l’amour de notre prochain. Nous ne pouvons faire avancer le Royaume, la vie éternelle, par nos propres moyens.


"L’homme répondit : « Maître, tout cela, je l’ai observé depuis ma jeunesse. » Jésus posa son regard sur lui, et il l’aima. »

Il lui dit : « Une seule chose te manque : va, vends ce que tu as et donne-le aux pauvres ; alors tu auras un trésor au ciel. Puis viens, suis-moi. »
Jésus saisit le désir profond qui habite cet homme et il fixe sur lui son regard plein d’amour, le regard de Dieu. Mais il comprend son point faible, son attachement à tous ses biens. Il lui propose de tout donner aux pauvres, pour que son cœur ne soit plus sur la terre mais dans le ciel ! Jésus ajoute « Viens, suis-moi. » Ce récit est pour nous, que nous manque-t-il pour entrer dans le Royaume ? Cet homme observe le décalogue que Jésus condense en quelques phrases. Mais, mais il faudrait vendre « ses grands biens », en donner le montant aux pauvres, et suivre Jésus. « Vendre et donner », va au-delà d’un sens matériel, et « viens et suis-moi » indique un itinéraire qui va de la loi à l’amour. L’homme riche « cale » et ne parvient pas à l’amour de Jésus qui lui est acquis. L’essentiel de notre vie est de nous recevoir de l’amour de Celui qui nous crée, notre Père et qui nous aime. Comme nous aimerions voir le visage de Jésus s’illuminer, quand véritablement le feu de l’amour nous est transmis : « Jésus se mit à l’aimer. » Le temps ou nous nous laissons transformer par Dieu est un temps nécessaire pour être enflammé par l’amour qui nous transforme.


Mais lui, à ces mots, devint sombre et s’en alla tout triste, car il avait de grands biens.

Alors Jésus regarda autour de lui et dit à ses disciples : « Comme il sera difficile à ceux qui possèdent des richesses d’entrer dans le royaume de Dieu ! » Les disciples étaient stupéfaits de ces paroles. Jésus reprenant la parole leur dit : « Mes enfants, comme il est difficile d’entrer dans le royaume de Dieu ! Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu…
Cet homme ne parvient pas à se détacher de ses richesses qui ne peuvent pas lui donner le bonheur ni la vie éternelle. Les disciples comprennent que cet homme est préoccupé par les choses de ce monde. La religion pour lui est faite d’activités religieuses ! Or l’essentiel de la relation avec Dieu est de recevoir son amour, d’être rempli de cet amour et d’en déborder. Jésus dit qu’entrer dans le Royaume est un don impossible à l’homme. Nous nous trouvons devant l’amour absolu de Dieu, l’amour gratuit, sans contrepartie. Même le « riche » pourra entrer dans le Royaume, même le pécheur, cela est possible à Dieu s’il est premier dans notre vie. Cet homme n’a pas entendu la réponse de Jésus, il repart tout triste car Dieu ne peut pas prendre la première place dans sa vie ! Nous nous laissons transformés par l’Amour de Dieu, et dans la chaleur de son cœur, nous nous aimons les uns les autres. Contempler le plan d’amour de Dieu, agir en conséquence dans la joie et l’action de grâce, est tellement merveilleux.



Citation :
Nous demandons la grâce d’une vraie conversion : « Qu’il me soit fait selon ta parole. »


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit

Source : 



Léon XIII, Pape de 1878 à 1903
Encyclique Rerum novarum, 20


« Suis-moi »

Que les déshérités de la fortune apprennent de l'Église que, selon le jugement de Dieu lui-même, la pauvreté n'est pas un opprobre et qu'il ne faut pas rougir de devoir gagner son pain par le travail. C'est ce que Jésus Christ Notre Seigneur a confirmé par son exemple, lui qui, « tout riche qu'il était, s'est fait pauvre » pour le salut des hommes (2Co 8,9). Lui, le Fils de Dieu et Dieu lui-même, a voulu passer aux yeux du monde pour le fils d'un ouvrier ; il est allé jusqu'à consumer une grande partie de sa vie dans un travail rémunéré. « N'est-ce pas le charpentier, le fils de Marie ? » (Mc 6,3)

     Quiconque tiendra sous son regard le modèle divin comprendra...que la vraie dignité de l'homme et son excellence résident dans ses mœurs, c'est-à-dire dans sa vertu ; la vertu est le patrimoine commun des mortels, à la portée de tous, des petits et des grands, des pauvres et des riches ; seuls la vertu et les mérites, partout où on les rencontre, obtiendront la récompense de la béatitude éternelle. Bien plus, c'est vers les classes infortunées que le cœur de Dieu semble s'incliner davantage. Jésus Christ appelle les pauvres des bienheureux (cf. Lc 6,20) ; il invite avec amour tous ceux qui souffrent et qui pleurent à venir à lui, afin de les consoler (cf. Mt 11,28) ; il embrasse avec une charité plus tendre les petits et les opprimés. Ces doctrines sont bien faites certainement pour humilier l'âme hautaine du riche et le rendre plus compatissant, pour relever le courage de ceux qui souffrent et leur inspirer de la confiance.



Source : 










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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Lun 27 Fév 2017 - 23:49

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Mardi 28 février 2017 : Le mardi de la 8e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Mardi 28 février)

Saint Romain, Abbé de Condat, Fondateur de Monastères, frère de Saint Lupicin (✝ 460).

Sainte Kyranna Martyre (+ 1751)

Bienheureux Daniel Brottier, Prêtre, Missionnaire Spiritain, « Père des Apprentis d'Auteuil » (1876- ✝ 1936).
Pour un approfondissement biographique :
 >>> Daniel Brottier - Apprentis d’Auteuil 

 Vénérable William Gagnon, Religieux Missionnaire canadien de l’Ordre Hospitalier
de Saint Jean de Dieu, mort à Saïgon (1905 - ✝1972)
 


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 

Homélie :

"Pierre se mit à dire à Jésus : « Voici que nous avons tout quitté pour te suivre. »

La question de Pierre est intéressée, c’est comme s’il disait : Nous avons tout donné, qu’est-ce qui nous reviendra ? Mais sa question n’est pas suscitée par l’égoïsme. Pierre veut savoir quelles sont les chances de parvenir dans le royaume de Dieu pour ceux qui ont tout donné pour suivre le Christ. La question de Pierre est toujours très actuelle, il nous faut sans cesse nous resituer dans la miséricorde infinie de Dieu. Est-il possible de correspondre l’Amour de Dieu pour nous en lui donnant tout ce que nous avons ? Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné le Fils unique ! « Voilà que nous avons tout quitté pour te suivre, » dit Pierre. Nous nous rendons bien compte que ce n’est pas du même ordre ! Le contexte de l’Évangile est l’homme désireux d’avoir la vie éternelle, Jésus lui dit : « Vends tout ce que tu as, et suis-moi." Le « suis-moi » est révélateur d’une attitude de don de soi ! L’illumination du visage de Jésus plein d’amour s’est transformée en visage de tristesse devant le refus de cet homme. Pierre est entré dans la confidence du Cœur de Jésus, il a été saisi par le regard plein d’amour et de tristesse de Jésus. C’est le regard de Dieu pour tous. Nous entrons ainsi en contemplation et en action de grâces pour cet amour manifesté, mais il faudra aller plus loin !

"Jésus déclara : « Amen, je vous le dis : nul n’aura quitté, à cause de moi et de l’Évangile, une maison, des frères, des sœurs, une mère, un père, des enfants ou une terre sans qu’il reçoive, en ce temps déjà, le centuple : maisons, frères, sœurs, mères, enfants et terres, avec des persécutions, et, dans le monde à venir, la vie éternelle.

Dieu lui-même nous a donné nos maisons, frères, sœurs, mères, enfants et terres. Ce sont de très bonnes « choses, » des bénédictions, mais Dieu est Amour, ces dons prennent toute leur valeur quand nous rendons grâce à Dieu qui nous les donne. L’oubli de soi glorifie le Christ et porte témoignage à l’Evangile. La « suite de Jésus » est le Chemin de Jésus qu’il nous faut prendre, c’est un envoi en Mission dans le regard d’amour de Jésus, l’Envoyé du Père. Nous sommes remis devant la profondeur de la Parole de Dieu : « Dieu a tellement aimé le monde qu’il a envoyé le Fils unique. » Jésus a tenu bon dans la Mission de nous sauver, parce qu’il est demeuré sans cesse dans le « regard » d’Amour de son Père bien-aimé : « Tu es mon fils, en toi j’ai mis tout mon amour. » Jamais, nous ne serons abandonnés si nous demeurons dans le regard de Jésus. L’envoyé, est enveloppé par celui qui l’envoie. Les persécutions de toutes les époques n’empêchent pas l’œuvre de Dieu de se réaliser, ni de continuer notre marche sur la route avec Jésus pour l’annonce de la Bonne Nouvelle.

"Beaucoup de premiers seront derniers, et les derniers seront les premiers.

Jésus nous donne de tout laisser, « par amour de lui et de l’Evangile ». C’est seulement en Lui que se trouve le salut et seulement en Lui nous sommes pleinement heureux ; et nous gagnons un trésor dans le ciel. La générosité est la mesure de notre amour, pour les autres, comme pour Dieu. Ayant tout donné humainement en ce monde, nous recevons le centuple, avec une nouvelle manière d’aimer, dans le Christ, notre père et notre mère, notre pays et nos amis qui vont être aimés ainsi désormais. Le centuple est une nouvelle manière d’aimer donnée par Dieu lui-même. L’amour qui nous est donné vient directement du cœur de Dieu et c’est avec notre cœur humain rempli d’Esprit Saint que nous aimons les mêmes personnes. Mais avec des persécutions ! L’amour de Dieu n’est pas reçu dans ce monde, l’envoyé du Père ne sera pas reçu. Ce nouvel amour est déjà le bonheur du ciel sur la terre, tout est changé en nous car la vie éternelle est déjà commencée. « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné le Fils unique. » Jésus est vivant au plus profond de nous, il nous donne son Père.


Citation :
Nous demandons à Jésus la grâce de vivre dans notre vie le don de l’amour infini de Dieu par le Saint-Esprit qui nous est donné.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit

Source : 



Saint François de Sales (1567-1622), Évêque de Genève et Docteur de l'Église
Introduction à la vie dévote, troisième partie, ch. 15 (français modernisé)


« En ce temps déjà, le centuple »

Les possessions que nous avons ne sont pas nôtres. Dieu nous les a données à cultiver et veut que nous les rendions fructueuses et utiles... Quittez donc toujours quelque partie de vos moyens en les donnant aux pauvres de bon cœur... Il est vrai que Dieu vous le rendra, non seulement en l'autre monde, mais en celui-ci, car il n'y a rien qui fasse tant prospérer nos affaires que l'aumône ; mais en attendant que Dieu vous le rende vous serez déjà plus pauvre de ce que vous avez donné, et quel saint et riche appauvrissement que celui qui se fait par l'aumône !

     Aimez les pauvres et la pauvreté, car par cet amour vous deviendrez vraiment pauvre, puisque, comme dit l'Écriture : « On devient ce que l'on aime » (cf Os 9,10). L'amour rend les amants égaux : « Qui est faible avec qui je ne sois faible ? », dit saint Paul (2Co 11,29). Il aurait pu dire : « Qui est pauvre avec qui je ne sois pauvre ? », parce que l'amour le faisait être tel que ceux qu'il aimait. Si donc vous aimez les pauvres, vous serez vraiment participante de leur pauvreté, et pauvre comme eux. Si donc vous aimez les pauvres, mettez-vous souvent parmi eux : prenez plaisir à les voir chez vous et à les visiter chez eux ; conversez volontiers avec eux, soyez heureuse qu'ils vous approchent à l'église, dans la rue et ailleurs. Soyez pauvre de langue avec eux, leur parlant comme une amie, mais soyez riche des mains, leur donnant largement de vos biens, puisque vous en avez en plus grande abondance.

     Voulez-vous faire encore davantage ?... Faites-vous servante des pauvres ; allez les servir..., de vos propres mains...et à vos propres dépens. Ce service est plus triomphant qu'une royauté.



Source : 









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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mer 1 Mar 2017 - 15:25

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Mercredi 01 mars 2017 : Fête du Mercredi des Cendres (entrée en Carême, Célébration pénitentielle). Pour un approfondissement :  Mercredi des Cendres.


Mercredi 01 mars

 Saint Jonathan Ancien Testament : fils de Saül et ami de David

 Sainte Eudoxie Martyre à la "vie" romancée... (+ 114) 

Saint Aubin, Évêque d'Angers (469-549)

Saint David Archevêque au pays de Galles (+ v. 601)

Bienheureuse Jeanne-Marie Bonomo, Abbesse en Vénétie,
Mystique Bénédictine († 1670).



Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 

Homélie :

« Ce que vous faites pour devenir des justes, évitez de l’accomplir devant les hommes pour vous faire remarquer. Sinon, il n’y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux."

« Ton Père qui voit dans le secret, est là. » Jésus est venu nous sauver de l’abîme du désespoir qui est en nous. Le « secret du cœur, » nous établit dans le cœur de Dieu dans lequel nous allons demeurer sans cesse. Vouloir réaliser le bien est inhérent à notre être. La sainteté est au cœur de toute personne comme une aspiration. Cette aspiration s’intensifie à l’appel de Jésus qui devient notre chemin. Il nous propose, pour y arriver, la base de l’aumône, de la prière et du jeûne. Notre chemin de sainteté s’ouvre avec Jésus qui connaît l’épaisseur de notre vie en interaction avec la vie les autres. C’est dans le silence intérieur que s’offre à chacun de nous, le choix de changer notre manière de vivre. Dans la foi, à l’école du cœur de Jésus, de son amour miséricordieux, nous retrouvons notre liberté. Ce qui y est caché dans notre cœur et que nous ne connaissons pas, ce qui y est caché a nous-mêmes, nous pouvons le trouver et le sentir. Cet Amour et cette Lumière de Dieu nous rend libre. C’est pour nous un mouvement de lâcher prise, un retrait de nos illusions et de notre culpabilité. Ne plus chercher notre « gloire. » Il nous faut faire les choses pour elles-mêmes, dans le respect de leur réalité. Nous retrouvons alors l’authenticité de nos gestes en ne cherchant plus à être considéré à propos du jeune, de la prière, et du partage. Si nous voulons trouver un objet caché, nous devons pénétrer jusqu’à la profondeur où il se cache, et alors nous le trouverons.

« Ainsi, quand tu fais l’aumône, ne fais pas sonner la trompette devant toi, comme les hypocrites qui se donnent en spectacle dans les synagogues et dans les rues, pour obtenir la gloire qui vient des hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense."

Mais toi, quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite, afin que ton aumône reste dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra.
Le secret est le lieu où notre être s’exprime autrement. Jésus nous propose de vivre hors du regard des autres. Il nous propose de vivre en dehors de notre propre regard. Alors notre cœur peut agir en étant sans cesse dans la perspective de notre Père des cieux. Devenu sensible à lui, il se met à agir à partir de lui seul. Ainsi notre cœur trouve un espace où il peut se permettre d’être autrement. Découvrir l’intimité d’Amour de Dieu, nous ouvre à ce qui nous est promis. C’est au désert de notre cœur que Dieu demeure. Dans le secret du Père, je suis là, il me parle dans le silence de son Amour. Nous nous ouvrons à la parole de Jésus qui nous indique une nouvelle attitude, aller dans le secret du Père pour y découvrir la vraie Source de notre identité. Notre identité naît dans le Secret de notre relation avec Dieu.


« Et quand vous jeûnez, ne prenez pas un air abattu, comme les hypocrites : ils prennent une mine défaite pour bien montrer aux hommes qu’ils jeûnent. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense."

Mais toi, quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage ; ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement de ton Père qui est présent au plus secret ; ton Père qui voit au plus secret te le rendra.
« Ton Père est présent dans le secret ». Nous prenons la mesure de ce nouvel espace ou nous distinguons la présence respectueuse d’un Autre. Lorsque nous arrivons dans un lieu obscur, nos yeux discernent, peu à peu, les contours d’une autre réalité. Nous faisons l’expérience unique de la relation avec un autre infiniment délicat qui nous redit la Parole d’Amour déjà entendue. C’est la promesse d’Amour qui prend corps en nous. Il nous faut alors fermer la porte sur soi, renoncer par la volonté à toutes choses qui ne serait pas ce secret d’Amour. Le secret de l’infini d’Amour du cœur de Dieu notre Père est manifesté en Jésus. Nous pouvons nous réconcilier avec Dieu et lui présenter les abîmes de souffrances de notre humanité. Nous sommes désormais les « ambassadeurs » du Christ pour ceux qui sont dans ces abîmes de désespoir. A une extrémité de notre vie nous vivons la détresse du monde, à l’autre extrémité nous vivons l’Amour infini de Dieu. Déjà nous tressaillons de joie pour ces quarante jours qui nous sont donnés pour entrer plus avant dans l’Amour dont nous sommes aimés. Cet Amour qui nous rejoint nous donne de pouvoir toucher la détresse de nos frères en humanité. Ainsi nous prenons la mesure de l’Amour infini de Dieu qui nous sauve. Nous entrons dans la victoire de l’Amour sur la mort, sur la haine et sur le péché du Sauveur du monde.



Citation :
Nous demandons la grâce d’entrer en témoins de l’Amour infini de Dieu dans la Passion de Jésus.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit

Source : 



Saint Maxime de Turin (?-v. 420), Évêque
Sermon 28, PL 57, 587s = CC Sermon 35, p.136s (trad. Les Pères dans la foi, Migne 1996, p. 92s)


Quarante jours qui nous conduisent vers le baptême dans la mort et la résurrection du Christ

« Au moment favorable, je t'ai exaucé ; au jour du salut je t'ai secouru » (Is 49,8.). L'apôtre Paul continue la citation par ces mots : « Le voici maintenant le moment, le voici maintenant le jour du salut » (2Co 6,2). À mon tour je vous prends à témoin, voici venus les jours de la rédemption, voici venu en quelque sorte le moment de la cure spirituelle ; nous pouvons soigner toutes les souillures de nos vices, toutes les blessures de nos péchés, si nous prions constamment le médecin de nos âmes, si... nous ne négligeons aucune de ses prescriptions...

     Le médecin est notre Seigneur Jésus, qui a dit : « C'est moi qui fais mourir, c'est moi qui fais vivre » (Dt 32,39). Le Seigneur fait d'abord mourir, puis redonne la vie. Par le baptême, il détruit en nous adultères, homicides, crimes et vols ; puis il nous fait revivre, en hommes nouveaux dans l'immortalité éternelle. Nous mourons à nos péchés, évidemment par le baptême, nous reprenons vie dans l'Esprit de vie... Livrons-nous à notre médecin avec patience pour recouvrer la santé. Tout ce qu'il aura décelé en nous d'indigne, de souillé par le péché, de rongé par les ulcères, il le taillera, le coupera, le retirera pour ne laisser subsister en nous, une fois éliminées toutes les blessures du démon, que ce qui appartient à Dieu.

     Voici la première de ses prescriptions : consacrer quarante jours au jeûne, à la prière, aux veilles. Le jeûne guérit la mollesse, la prière nourrit l'âme religieuse, les veilles repoussent les pièges du diable. Après ce temps consacré à toutes ces observances, l'âme, purifiée et éprouvée par tant de pratiques, parvient au baptême. Elle reprend des forces en se plongeant dans les eaux de l'Esprit : tout ce qui avait été brûlé par les flammes des maladies renaît de la rosée de la grâce du ciel... Par une nouvelle naissance, nous renaîtrons autre.



Source : 









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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Jeu 2 Mar 2017 - 15:03

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Jeudi 02 mars 2017 : Le jeudi après les Cendres


Les saints du jour (Jeudi 02 mars 2017)

Bienheureux Charles le Bon Comte de Flandre Martyr (+ 1127)

Sainte Agnès de Bohème, Princesse et Clarisse (1211-1282)

Sainte Angèle de la Croix, Religieuse, Fondatrice de l'Institut des Sœurs
de la Compagnie de la Croix (1846-1932)


 Saint Nicolas Planas (Papa Planas) (1932) 


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 

Homélie :

"Jésus déclara : « Il faut que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes, qu’il soit tué, et que, le troisième jour, il ressuscite."

Le Carême nous introduit dans ce temps sacré de quarante jours. Jésus nous montre la voie qu’il nous faut parcourir à sa suite. Le Chemin de Croix et de mort qui sera le sien est aussi celui de sa glorification. Notre chemin ne diffère pas de celui de Jésus que nous voulons suivre. Jésus annonce que les prophètes avaient prédit sa mort qui devait avoir lieu à Jérusalem. « Il fallait que le Christ souffre sa Passion pour entrer dans sa gloire. » En effet, Jésus est venu pour sauver son peuple, en renonçant à « la gloire qu’il avait auprès du Père avant le commencement du monde. » Durant ce temps favorable, la Parole de Dieu est précieuse pour notre vie. Dans une civilisation qui provoque beaucoup de souffrance et de mort, nous désirons, avec Jésus, bâtir la civilisation de l’amour. Le combat pour la vie passe à travers nos cœurs, à l’intérieur de notre vie. Nous suivons Jésus en prière, tourné vers le Père et tendu vers Jérusalem. Il est venu dans le monde mu par l’Esprit Saint, le plus grand Amour. Son acte d’offrande à son Père est total. Il vient nous sauver, il se livre pour que nous ayons la vie.

"Il leur disait à tous : « Celui qui veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix chaque jour et qu’il me suive."

En embrassant sa Croix, Jésus fait la Volonté du Père. Nous qui l’accompagnons, il nous prend sur ses épaules. Le chemin de Croix de Jésus s’exprime par sa souffrance, sa mort et sa résurrection. Il se traduit par la renonciation à nous-mêmes pour l’accompagner dans l’Amour, avec Marie. C’est le meilleur chemin qui nous unit à Dieu, et nous conduit à Lui, par Jésus. Jésus annonce à ses disciples que le troisième jour il va ressusciter, mais c’est une incompréhensible pour eux. Ils ne savent pas ce que cela veut dire, ils le comprendront plus tard. Quand nous faisons de l’escalade, il nous est bon d’avoir quelqu’un devant nous qui connait le chemin, sinon nous risquons de nous égarer. Ainsi nous marchons derrière Jésus qui nous ouvre le chemin. Nous nous recevons de Dieu qui n’est qu’amour et tendresse, qui ne veut que notre bonheur. Pas un cheveu de notre tête ne tombe sans qu’il ne le sache. Jésus vient nous délivrer du mal. Marcher derrière Jésus, c’est recevoir de Lui la vie dans tout ce qui nous arrive en chemin. Nous recevons notre vie de lui, nous lui présentons toute ma détresse, il nous délivre.

Quel avantage un homme aura-t-il à gagner le monde entier, s’il se perd ou se ruine lui-même ?

Quel avantage un homme aura-t-il à gagner le monde entier, s’il se perd ou se ruine lui-même ?
Si nous voulons sauver notre vie, nous la perdons. En revanche, si à cause de Jésus, nous ne cherchons pas à éviter la souffrance avec Jésus, nous sauvons notre vie. La Parole de Jésus nous aide à nous convertir. Elle nous propose d’entrer dans la victoire de l’Amour, ce que Jésus appelle sa Gloire. C’est pourquoi Jésus prie avant de subir la croix, demandant au Père de lui donner cette « gloire qu’il avait auprès de lui avant le commencement du monde. » La vie de Jésus va s’écoule le regard fixé vers le Père. Il peut ainsi nous rassurer quand les ténèbres sont grandes. Jésus sait combien nous risquons d’être scandalisés par la Croix ! Nous avons été livrés au néant par le menteur. Nous sommes le Peuple qui marche dans les ténèbres et l’ombre de la mort. Pour nous délivrer de la souffrance, de la mort, de l’enfermement produit par ce mensonge, Jésus passe par ce chemin de mort pour nous sauver. Il vient nous donner les moyens d’en sortir. C’est lorsque tout va mal et que nous tombons que Jésus est là pour nous aider : « Jésus, souviens-toi de moi dans ton Royaume ».



Citation :
Nous demandons la grâce de suivre Jésus le Roi d’amour.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit

Source : 



Sainte Claire (1193-1252), moniale franciscaine
2e Lettre à Agnès de Prague, 18-23 (Sainte Claire d’Assise, trad. Père Vorreux, O.F.M. Éd. Franciscaines, rev.)


Regarde le Christ Pauvre

C'est au Christ pauvre que tu dois rester attachée. Vois comme il s'est rendu, pour toi, objet de mépris, et suis-le en te faisant, toi aussi, par amour pour lui, objet de mépris pour le monde. Ton époux, le plus beau des enfants des hommes (Cf. Ps 44(45), 3a), qui est devenu, pour te sauver, le dernier des humains, méprisé, frappé, tout le corps déchiré à coups de fouets, mourant enfin sur la croix dans les pires douleurs : regarde-le, médite-le, contemple-le et n'aie d'autre désir que de l'imiter !

     Si tu souffres avec lui, tu régneras avec lui ; si tu pleures avec lui, tu partageras sa joie ; si tu meurs avec lui au milieu des tortures de la croix, tu iras prendre possession des demeures célestes dans la splendeur des saints, ton nom sera inscrit au livre de vie et deviendra glorieux parmi les hommes, tu participeras pour toujours et dans l'éternité à la gloire du royaume des cieux pour avoir abandonné des biens terrestres et éphémères, et tu vivras dans les siècles des siècles.



Source : 










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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Ven 3 Mar 2017 - 18:35

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Vendredi 03 mars 2017 : Le vendredi après les Cendres


Les saints du jour (Vendredi 03 mars)

Saint Cléonique Martyr (+ 308)

Saint Guénolé Fondateur de l'abbaye de Landévennec (+ 504)

 Sainte Cunégonde, impératrice, veuve, Religieuse, Co-Patronne
du Luxembourg (née vers 975, morte le 03 Mars 1033 ou 1039)
 

Sainte Catherine Marie Drexel, Fondatrice de la Congrégation des
Sœurs du Saint-Sacrement (✝ 1955)



Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 

Homélie :

"Alors les disciples de Jean le Baptiste s’approchent de Jésus en disant : « Pourquoi, alors que nous et les pharisiens, nous jeûnons, tes disciples ne jeûnent-ils pas ? "

Les disciples de Jean le Baptiste n’imaginent pas que Dieu puisse attendre autre chose de ses fidèles que l’offrande et le sacrifice. C’est ainsi qu’ils aiment le Dieu Souverain du ciel et de la terre. Dans la première Alliance, le peuple de Dieu est considéré comme l’épouse, et Yahvé vient à lui comme l’Epoux. Dieu a dit : C’est la miséricorde que j’aime, l’amour sincère, et non les sacrifices. Jésus, le Fils de Dieu, est venu parmi les hommes comme le Bien Aimé. L’amour de Dieu provoque l’ouverture du cœur pour les frères. Le Fils de Dieu venu parmi les hommes vit dans l’Amour de Dieu et le souci des frères. Le Peuple de Dieu est aimé par lui d’un amour véritable. Il ne peut comprendre cet Amour qu’en se mettant dans une attitude d’adoration. Jésus est l’Époux de son Peuple, il éveille en lui des capacités d’amour qui sont cachées dans son cœur. Il touche ainsi et guérit l’humanité blessée. Le cœur humain est porteur de souffrances, de blocages et de brisures qui doivent être libérés pour entrer dans le mystère des noces de l’Agneau. En voyant notre Dieu, nous lui serons semblables, dit l’apôtre Jean.

"Jésus leur répondit : « Les invités de la noce pourraient-ils donc être en deuil pendant le temps où l’Époux est avec eux ?"

Jésus se présente comme l’Epoux. Par lui, la tendresse de Dieu nous enveloppe. Jésus manifeste combien Dieu est bon, il fait refleurir notre visage. Nous avons encore besoin d’être purifiés. Il est bon d’être proche de Jésus qui fait surgir de notre être, la tendresse. « Un temps viendra ou l’époux leur sera enlevé, dit Jésus. » Cet « Enlèvement » de l’époux, du bien aimé, a des expressions très variées dans l’Evangile : Quand Lazare est malade, ses sœurs le pleurent et vont le prévenir : « Celui que tu aimes est malade. » Mais Jésus demeure au dehors pour former ses apôtres à la vraie vie. Ces femmes, avec son absence, vont entrer dans un vrai « jeune ! » Jésus les achemine dans la perspective de la résurrection des morts ! Marthe et Marie diront combien elles ont souffert de l’absence de Jésus : « Seigneur si tu avais été là mon frère ne serait pas mort. » Dans la résurrection de Lazare, elles vont s’apercevoir de la véritable action de Jésus, de la raison de son retard : Il est la Résurrection et la vie !

"Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors ils jeûneront. "

Nous sommes sur la terre. L’époux est enlevé au ciel par sa Passion et son Ascension. Le temps du jeûne annoncé est bien là ! Mais les pauvres sont toujours avec nous, ils nous révèlent que nous pourrons toujours servir Jésus dans ses plus petits : « Tout ce que vous aurez fait au plus petit des miens, c’est à moi que vous l’aurez fait. » Le jeûne est totalement transformé. Il est d’une grande fécondité ! Nous le retrouverons dans la nuit de la foi, à la suite de Jésus, en attendant le ciel ! La femme qui a touché le manteau de Jésus a été guérie, avant que Jésus ne lui ait adressé une parole libératrice ! Quand elle verra Jésus vivre sa Passion, elle comprendra la source de cette vie nouvelle qui lui fut donnée. Lors de la résurrection de la fillette du centurion, Jésus n’a pas montrer son pouvoir souverain de Fils de Dieu, il est demeuré dans l’humilité. Nous demeurons dans l’humilité nous aussi, en mettant à profit les temps d’illumination et de joie qui annoncent les noces ! Ce nouveau jeûne se révèle d’une grande fécondité spirituelle. Dans l’amour de Dieu, vécu dans la nuit de la foi, nous nous mettons au service des autres. L’amour des frères est le signe de l’amour de Dieu qui agit en nous.


Citation :
Nous demandons la grâce d’entendre la Parole de Dieu et d’être renouvelés dans la tendresse de notre Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit

Source : 



Saint Pierre Chrysologue (v. 406-450), évêque de Ravenne, docteur de l'Église
Homélie sur la prière, le jeûne et l'aumône ; PL 52, 320 (trad. bréviaire rev.)


« Alors ils jeûneront »

Il y a trois actes, mes frères, en lesquels la foi se tient, la piété consiste, la vertu se maintient : la prière, le jeûne, la miséricorde. La prière frappe à la porte, le jeûne obtient, la miséricorde reçoit. Prière, miséricorde, jeûne, les trois ne font qu'un et se donnent mutuellement la vie. En effet, le jeûne est l'âme de la prière et la miséricorde est la vie du jeûne. Que personne ne les divise ; les trois ne peuvent pas se séparer. Celui qui en pratique seulement un ou deux, celui-là n'a rien. Donc, celui qui prie doit jeûner, et celui qui jeûne doit avoir pitié. Qu'il écoute l'homme qui demande et qui en demandant souhaite être écouté ; celui qui ne refuse pas d'entendre les autres lorsqu'on le supplie, celui-là se fait entendre de Dieu.

     Celui qui pratique le jeûne doit comprendre le jeûne, c'est-à-dire il doit sympathiser avec l'homme qui a faim, s'il veut que Dieu sympathise avec sa propre faim. Celui qui espère obtenir miséricorde doit faire miséricorde ; celui qui veut bénéficier de la bonté doit la pratiquer ; celui qui veut qu'on lui donne doit donner... Sois donc la norme de la miséricorde à ton égard : si tu veux qu'on te fasse miséricorde de telle façon, selon telle mesure, avec telle promptitude, fais toi-même miséricorde aux autres, avec la même promptitude, la même mesure, de la même façon.

     Donc la prière, la miséricorde, le jeûne doivent former un seul parrainage pour nous recommander à Dieu, doivent former un seul plaidoyer, une seule prière en notre faveur sous cette triple forme.



Source : 









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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Sam 4 Mar 2017 - 14:25

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Samedi 04 mars 2017 : Le samedi après les Cendres


Les saints du jour (Samedi 04 mars)

Saint Daniel de Moscou Fondateur du monastère de Danilov (+ 1303)

Saint Casimir, fils de Casimir IV de Pologne. Saint patron de la Lituanie et de la Pologne (1458 - 1484).
Voir aussi : Saint Casimir, Duc de Lithuanie, Confesseur. 1483.

 Bienheureux Roméo, Frère Convers Carme, pèlerin parti pour le Terre Sainte avec
Saint Avertain, Prêtre Carme du même Monastère (✝ 1380)


Bienheureuse Marie-Louise-Élisabeth de Lamoignon, veuve Molé de Champlâtreux (en Religion Mère Saint-Louis), Fondatrice de la Congrégation des « Sœurs de la Charité de Saint-Louis » (1763-1825)

Bienheureuse Eulalie Placide Viel Supérieure des Filles de la Miséricorde (+ 1877)


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 


Homélie :

"Après cela, Jésus sortit et remarqua un publicain (c’est-à-dire un collecteur d’impôts) du nom de Lévi assis au bureau des impôts. Il lui dit : « Suis-moi. » Abandonnant tout, l’homme se leva ; et il le suivait."

Levi abandonne tout, c’est une expérience si belle ! Il accueille la vie offerte à partir de l’appel de Jésus. Le suivre sera une si belle aventure. Cette relation nouvelle entraine aussitôt Jésus chez Lévi qui invite ses amis. Les publicains exercent leur métier au service de l’étranger qui occupe le pays, les Romains, des païens. Jésus a regardé Mathieu qui demeure dans ce regard, il l’appelle. Jésus voit Lévi en profondeur, tel qu’il est, tel qu’il est capable de devenir encore. Son regard ne juge pas mais voit le réel et il lui dit : « Suis-moi. » Levi (Mathieu) qui était « traité » de pécheur et de voleur, le suit aussitôt. L’amour de Jésus rayonne la lumière de Dieu ! Cette lumière est passée dans la vie de Mathieu qui s’en trouve éblouie. Non seulement Mathieu reçoit la lumière, mais il redonne la lumière ! Cela surprend son entourage. La tendresse de Dieu réveille l’amour qui sommeille en attente dans le cœur de Matthieu.

"Lévi donna pour Jésus une grande réception dans sa maison ; il y avait là une foule nombreuse de publicains et d’autres gens attablés avec eux. Les pharisiens et les scribes de leur parti récriminaient en disant à ses disciples : « Pourquoi mangez-vous et buvez-vous avec les publicains et les pécheurs ? »

Jésus est heureux de cette relation qui marque l’évolution de Lévi à partir d’un regard d’Amour. Lévi se surprend à ne plus regarder ses collègues de travail de la même manière, un amour s’est éveillé dans son cœur. Jésus est attentif, il observe chacun. Il voit cet homme en profondeur, tel qu’il est devenu, et tel qu’il est capable de devenir encore, tel qu’il aspire à être. Son regard ne juge pas mais voit le réel de nos vies avec bienveillance. Lévi ouvre sa table à Jésus et Jésus s’assoit avec lui, à la table des pécheurs. Avec Jésus, nous entrons dans une relation de profondeur avec Lui. Dans sa Lumière, personne n’essaye de faire bonne figure mais demeure avec ses failles et ses détresses. C’est une belle révélation dans notre nuit souvent privée d’étoiles. Un miroir dans la nuit reste opaque, mais si le soleil se lève, le miroir reçoit la lumière et la renvoie. Jésus met sa Lumière dans nos ténèbres, il met l’amour dans un monde de haine, sa Vérité dans un monde de mensonge. Nous voulons être rencontrés comme Mathieu, être rayonnants de cet amour et de cette lumière.

"Jésus leur répondit : « Ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je ne suis pas venu appeler des justes mais des pécheurs, pour qu’ils se convertissent."

Cette Parole s’adresse à chacun de nous, dans la foi. Nous voulons entendre la déclaration de Jésus qui exprime le meilleur de lui-même, sa tendresse miséricordieuse. Entrer en profondeur avec lui, avec tout ce que nous sommes, est indépassable. Nous sommes pauvres, mais disponibles pour vivre de sa parole, celle qui nous recevons de lui. Lévi s’est assis avec Jésus, c’est vraiment une Bonne nouvelle. Mais quel scandale pour les pharisiens et les scribes. Dieu répand au cœur de tout homme son Esprit d’amour. Jésus s’est fait homme, la grâce l’emporte sur le péché. Lévi quitte son métier pour Jésus, il accueille la vie à partir de cet appel. Pour nous aussi, en abandonnant tout, nous voulons suivre Jésus, nous nous abandonnons à lui pour une relation qui va nous faire évoluer et nous changer. Si nous sommes touchés par l’Amour de Dieu, toutes nos relations en seront transformées. Cet Amour prend corps en nous faisant naître de nouveau, nous rebâtirons l’œuvre de Dieu sur les ruines anciennes !


Citation :
Nous demandons la grâce d’entendre la Parole de Dieu et d’être renouvelés dans la tendresse de notre Dieu.


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Homélies et Le Pauvre qui guérit

Source : 



Richard Rolle (v. 1300-1349), ermite anglais
Le Chant d'amour, 32 (trad. SC 168, p. 357 / Orval rev.)


« Je suis venu appeler...les pécheurs, pour qu'ils se convertissent. »

Le Christ en croix appelle à grands cris... Il offre la paix, il s'adresse à toi, désireux de te voir embrasser l'amour... : Considère ceci, bien-aimé ! Moi le Créateur sans limite, j'ai épousé la chair pour être capable de naître d'une femme. Moi, Dieu, je me suis présenté aux pauvres comme leur compagnon. C'est une mère humble que j'ai choisie. C'est avec les publicains que j'ai mangé. Les pécheurs ne m'ont pas inspiré d'aversion. Les persécuteurs, je les ai supportés. J'ai fait l'expérience des fouets, et c'est « jusqu'à la mort de la croix que je me suis abaissé » (Ph 2,8.). « Qu'aurais-je dû faire que je n'aie fait ? » (Is 5,4) J'ai ouvert mon côté à la lance. Mes mains et mes pieds, je les ai laissé transpercer. Ma chair ensanglantée, pourquoi ne la regardes-tu pas ? Ma tête inclinée (Jn 19,30), comment n'y prêtes-tu nulle attention ? J'ai accepté d'être compté au nombre des condamnés, et voici que, submergé de souffrances, je meurs pour toi, afin que toi, tu vives pour moi. Si tu ne fais pas grand cas de toi-même, si tu ne cherches pas à te tirer des filets de la mort, repens-toi, du moins à présent, à cause de moi qui ai répandu pour toi le baume tellement précieux de mon propre sang. Regarde-moi sur le point de mourir, et arrête-toi sur la pente du péché. Oui, cesse de pécher : tu m'as coûté si cher !

     Pour toi je me suis incarné, pour toi aussi je suis né, pour toi je me suis soumis à la Loi, pour toi j'ai été baptisé, accablé d'opprobres, saisi, garrotté, couvert de crachats, moqué, flagellé, blessé, cloué à la croix, abreuvé de vinaigre, et enfin pour toi immolé. Mon côté est ouvert : saisis mon cœur. Accours, enlace mon cou : je t'offre mon baiser. Je t'ai acquis comme ma part d'héritage, en sorte que nul autre ne t'ait en sa possession. Remets-toi tout entier à moi qui me suis tout entier livré pour toi.



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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Dim 5 Mar 2017 - 15:35

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Dimanche 05 mars 2017 : Premier dimanche de Carême


Les saints du jour (Dimanche 05 mars)

Saint Marc l'Ascète (+ 430)

 Saint Gérasime, Fondateurs de monastères en Palestine († 475)
Voir aussi : Saint Gérasime, l’anachorète du Jourdain († 475)

Saint Jean-Joseph de la Croix, Prêtre o.f.m. (1654-1734).
Voir aussi : Saint Jean-Joseph de la Croix, franciscain. 1734.


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 


Homélie :

"Alors Jésus fut conduit au désert par l’Esprit pour être tenté par le diable."

Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim. Le tentateur s’approcha et lui dit : « Si tu es Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains. » Mais Jésus répondit : « Il est écrit : L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. »
En ce premier dimanche de Carême, nous découvrons la tentation de Jésus qui éclaire notre combat spirituel. La manière dont Jésus est vainqueur dans ce combat, nous fait découvrir la tactique de l’« ennemi de la nature humaine. » Jésus assume pleinement notre humanité pour nous conduire au chemin de la vie. Nous voulons le suivre dans la foi qui nous donne la lumière véritable. C’est dans les échanges que nous avons avec Dieu et avec nos frères que s’exerce ce combat spirituel pour chacun de nous. L’ennemi de la nature humaine cherche d’abord à s’infiltrer dans nos fragilités. L’Église nous fait avancer à la suite de Jésus qui nous donne de réaliser que sa victoire par l’Amour est notre victoire. Il a été plongé dans le Jourdain, il a pris place parmi les pécheurs. Poussé par l’Esprit il est emmené au désert. Nous avons été baptisés nous aussi et nous participons à la victoire de son amour sur toute adversité. Nourris du Corps et du Sang du Christ, nous vivons sans cesse renouvelés dans la victoire de l’Amour. « L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toutes paroles qui sort de la bouche de Dieu. »


"Alors le diable l’emmène à la Ville sainte, le place au sommet du Temple et lui dit : « Si tu es Fils de Dieu, jette-toi en bas ; car il est écrit : Il donnera pour toi des ordres à ses anges, et « Ils te porteront sur leurs mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre. »

Jésus lui déclara : « Il est encore écrit : Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu. »
Par les tentations de Jésus, nous découvrons nos lieux de fragilité. « L’homme doit vivre de toute Parole qui sort de la bouche de Dieu. » Comment trouver notre assurance dans la Parole de Dieu ? Jésus nous apprend à mettre en perspective les besoins de notre vie humaine qui nous constitue, et l’aide de Dieu qui nous fait exister. Notre véritable assurance, malgré la fragilité de notre être, est de regarder vers Jésus comme Jésus regarde vers le Père. C’est lorsque nous sommes assurés dans notre être, qu’émerge notre désir d’exister, ce qui porte le sens de notre vie. L’image intérieure de notre identité se reçoit de Dieu. La mise à l’épreuve de Jésus par l’extérieur l’invite à exprimer sa perception intérieure. Il est la Parole, sa confiance en Dieu est totale en tout temps. Par le baptême nous sommes entrés dans la Foi de l’Église, cette foi nous est devenue personnelle, mais nous devront progresser dans la foi que nous avons reçue. La tentation nous oblige à grandir pour que notre foi devienne en nous une foi plus personnelle encore. Nous aussi, nous sommes introduits, à la suite de Jésus, dans les tentations. Mus par l’Esprit Saint et sous le regard du Père nous sommes déjà victorieux. Jésus intervient sans cesse pour l’humanité appelée à vivre victorieuse de toutes les oppositions à l’amour. C’est par l’humilité et par la douceur que nous trouvons la victoire.


"Le diable l’emmène encore sur une très haute montagne et lui montre tous les royaumes du monde et leur gloire. Il lui dit : « Tout cela, je te le donnerai, si, tombant à mes pieds, tu te prosternes devant moi. »

Alors, Jésus lui dit : « Arrière, Satan ! car il est écrit : C’est le Seigneur ton Dieu que tu adoreras, à lui seul tu rendras un culte. » Alors le diable le quitte. Et voici que des anges s’approchèrent, et ils le servaient.
Le « monde » est toujours soumis au pouvoir du néant, du mensonge ! Nous savons par expérience que tant de foyers de guerre et de douleurs font crier d’horreur l’humanité aujourd’hui ! L’humanité est tentée par le même Satan qui la trompe encore, les douleurs de l’enfantement d’un monde nouveau dure toujours. L’ennemi, après nous avoir attaqué dans nos besoins matériels, entre dans la déraison. Avec Jésus, la réplique est immédiate : « Arrière Satan ! C’est le Seigneur Dieu, et lui seul que tu adoreras. » Alors tout redevient sain, en relation avec Dieu et nos frères. Notre être s’unifie de l’intérieur comme à l’extérieur dans la paix. La louange peut se répandre sur la Terre comme au Ciel. Nous pouvons, repris par nos activités, nous trouver face à des choses difficiles. Dès que nous revenons en solitude, nous faisons l’expérience d’un « combat » puissant. La tentation de Jésus nous le révèlent et nous en délivre. Grâce à Jésus, nous faisons de notre vie un acte de foi sans cesse renouvelé.



Citation :
Nous demandons la grâce de vivre nos tentations avec Jésus et de participer à la victoire de son amour dans sa résurrection.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit

Source : 



Isaac le Syrien (7e siècle), moine près de Mossoul
Discours ascétiques, 1ère série, n° 85 (trad. DDB 1981, p. 424)


« Alors le démon le quitte »

De même que le désir de la lumière suit les yeux sains, de même le désir de la prière suit le jeûne mené avec discernement. Quand un homme commence à jeûner, il désire communier à Dieu dans les pensées de son esprit. En effet le corps qui jeûne ne supporte pas de dormir toute la nuit sur sa couche. Quand le jeûne a scellé la bouche de l'homme, celui-ci médite en état de componction, son cœur prie, son visage est grave, les mauvaises pensées le quittent ; il est l'ennemi des convoitises et des vaines conversations. Jamais on n'a vu un homme jeûner avec discernement et être asservi au désir mauvais. Le jeûne mené avec discernement est une grande demeure abritant tout bien...

     Car le jeûne est l'ordre qui a été donné dès le commencement à notre nature, pour la garder de manger le fruit de l'arbre (Gn 2,17), et c'est de là que vient ce qui nous trompe... C'est par là aussi que le Sauveur a commencé, quand il s'est révélé au monde dans le Jourdain. Après le baptême en effet, l'Esprit l'a mené dans le désert, où il a jeûné quarante jours et quarante nuits.

     Tous ceux qui partent pour le suivre font désormais de même : c'est sur ce fondement qu'ils posent le commencement de leur combat, car cette arme a été forgée par Dieu... Et quand maintenant le diable voit cette arme dans la main d'un homme, cet adversaire et tyran se met à craindre. Il pense aussitôt à la défaite que lui a infligée le Sauveur dans le désert, il s'en souvient, et sa puissance est brisée. Il se consume dès qu'il voit l'arme que nous a donnée celui qui nous mène au combat. Quelle arme est plus puissante et ranime autant le cœur dans sa lutte contre les esprits du mal ?



Source : 





Psaume 50 (51) :

- Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, selon ta grande miséricorde, efface mon péché. Lave-moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense.
- Oui, je connais mon péché, ma faute est toujours devant moi. Contre toi, et toi seul, j'ai péché, ce qui est mal à tes yeux, je l'ai fait.
- Ainsi, tu peux parler et montrer ta justice, être juge et montrer ta victoire. Moi, je suis né dans la faute, j'étais pécheur dès le sein de ma mère.
- Mais tu veux au fond de moi la vérité ; dans le secret, tu m'apprends la sagesse. Purifie-moi avec l'hysope, et je serai pur ; lave-moi et je serai blanc, plus que la neige.
- Fais que j'entende les chants et la fête : ils danseront, les os que tu broyais. Détourne ta face de mes fautes, enlève tous mes péchés.
- Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit. Ne me chasse pas loin de ta face, ne me reprends pas ton esprit saint.
- Rends-moi la joie d'être sauvé ; que l'esprit généreux me soutienne. Aux pécheurs, j'enseignerai tes chemins ; vers toi, reviendront les égarés.
- Libère-moi du sang versé, Dieu, mon Dieu sauveur, et ma langue acclamera ta justice.
- Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche annoncera ta louange.
- Si j'offre un sacrifice, tu n'en veux pas, tu n'acceptes pas d'holocauste. Le sacrifice qui plaît à Dieu, c'est un esprit brisé ; tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.
- Accorde à Sion le bonheur, relève les murs de Jérusalem. Alors tu accepteras de justes sacrifices, oblations et holocaustes ; alors on offrira des taureaux sur ton autel.





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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Lun 6 Mar 2017 - 15:33

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Lundi 06 mars 2017 : Le lundi de la 1re semaine de Carême


Les saints du jour (Lundi 06 mars)

Saint Chrodegang, 37ème Évêque de Metz (✝ 766)

 Invention de La Croix

Sainte Agnès de Bohème, Princesse, Clarisse à Prague. Sainte Patronne de la Bohême (1211- ✝ 1282)

Sainte Colette de Corbie, Réformatrice des Clarisses (1380-1447).

Bienheureuse Rose De Viterbe, Vierge du Tiers-Ordre de Saint François († v. 1251)


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 


Homélie :

""Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siégera sur son trône de gloire."

« Recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la création du monde. » Le monde est en attente du Royaume des cieux qui se laisse déjà voir dans notre existence par l’Amour de nos frères. Les liens tissés dans notre vie sont un grand bonheur. Ainsi s’ouvre à nous une vie belle, ensemble, avec tout le poids d’amour qui donne sa vraie valeur à tout ce que nous sommes. Au-delà de tout ce que nous construisons, se profile le Royaume. C’est un grand bonheur qui s’ouvre à nous, donnant du poids à tout ce que nous vivons. Jésus nous a manifesté un si grand Amour que nous voulons le suivre. C’est lui qui reçoit toute notre vie, lui donnant sa vraie valeur. L’Esprit Saint nous appelle a réaliser des choses formidables. Il nous donne de ne pas reculer lorsqu’elles deviennent plus difficiles. Etre là simplement, accepter de pâtir avec les autres, sans savoir, dans la confiance, envers et contre tout. Nous traversons ainsi notre vie, ouverts, et recevant ce qui s’offre à nous, ce qui nous est donné. Avec Jésus nous voulons être là, tout simplement, offrant notre vie comme un don qui ne cesse de s’offrir aux autres.

"…Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : “Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde. Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger."

C’est la vie de Jésus qui nous appelle, qui nous sollicite sans cesse, pour que nous entrions dans son plus grand amour. Chaque personne est plus grande que ses projets, plus grande que ses soucis. Le Seigneur Jésus reste auprès de nous, auprès de chaque personne blessée. C’est ainsi que nous le rejoignons dans la foi, il se cache dans le visage du frère et de la sœur que nous rencontrons. Nous ne pouvons pas lui manifester de l’indifférence ! Si nous ne pouvons pas subvenir à ses besoins, nous retrouvons ce frère à l’adoration. Là, dans la grâce, nous faisons l’expérience de la communion d’Amour que Jésus est venu établir entre nous. S’il y a de l’amour et de l’affection pour le prochain, nous manifestons que l’Amour de Dieu agit dans notre vie. Nous entrons en relation avec l’autre sans attente, simplement parce qu’il est là, qu’il est vivant comme nous. Donner et recevoir cette joie de vivre nous fait entrer déjà dans le Royaume.

"…Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait."

Avec Jésus, nous voulons écouter le cœur de notre frère. Dans l’Esprit Saint, nous pouvons limiter colère et haine, donner une chance à l’autre qui est souvent si petit. C’est ainsi que nous voulons traverser la vie, ouvert, recevant tout ce qui s’offre à nous. Etre là, tout simplement, vivre la vie comme un don qui ne cesse de s’offrir. Quelle joie de contempler Jésus dans chacun de nos frères ! Les frères de Jésus, surtout les plus souffrants, sont une manifestation authentique de l’image de Dieu. Il s’agit du lien entre le Seigneur Jésus dans son Incarnation et notre humanité. Jésus dit que le prochain est celui qui est le plus proche de nous, à côté de nous. Nous entrons en relation avec l’autre sans attente, simplement parce qu’il est là, parce qu’il est vivant comme nous. Nous nous donnons ainsi pour tisser ensemble le Royaume pour tous. La vie de Jésus nous appelle, elle nous sollicite pour que nous entrions avec lui dans une perspective plus grande que nos projets et que nos soucis. Nous voulons être comme Jésus, le berger qui veille sur chacune de ses brebis, attentifs à ce que murmurent leurs cœurs.


Citation :
Nous demandons la grâce de discerner dans les petits et les pauvres les frères de Jésus.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit

Source : 


La charité est le nom chrétien de la solidarité et de la tendresse.

Syméon le Nouveau Théologien (v. 949-1022), moine grec
Chapitres théologiques, gnostiques et pratiques, § 92s (trad. SC 51, p. 110 rev.)


« C'est à moi que vous l'avez fait »

Si quelqu'un donne une obole à quatre-vingt-dix-neuf pauvres, et puis injurie, frappe ou renvoie un seul qui reste les mains vides, sur qui retombe ce traitement, sinon sur celui qui a dit, qui ne cesse de dire, et qui dira un jour : « Toutes les fois que vous l'avez fait à l'un de ces petits, c'est à moi que vous l'avez fait » ?... Il est en effet dans tous ces pauvres, celui qui est nourri par nous en chacun des plus petits. Pareillement, si quelqu'un donne aujourd'hui à tous tout le nécessaire et demain, alors qu'il peut encore le faire, négligera des frères et les laissera périr de faim et de soif et de froid, c'est comme s'il avait laissé mourir et méprisé celui qui a dit : « Toutes les fois que vous l'avez fait à l'un de ces plus petits, c'est à moi que vous l'avez fait »...

     Si le Christ a daigné prendre le visage de chaque pauvre, s'il s'est identifié à tous les pauvres, c'est pour que personne parmi ceux qui croient en lui ne s'élève au-dessus de son frère..., mais qu'il l'accueille comme le Christ, l'honore et utilise toutes ses ressources pour son service, comme le Christ a versé tout son sang pour notre salut... Peut-être que tout cela semblera pénible à beaucoup et il leur semblera raisonnable de se dire : « Qui peut faire tout cela, soigner et nourrir tous ceux qui en ont besoin et ne négliger personne ? » Mais qu'ils écoutent saint Paul qui déclare : « La charité du Christ nous presse, quand nous pensons qu'un seul est mort pour tous, et qu'ainsi tous ont passé par la mort » (2Co 5,14).



Source : 






Où sont Amour et Charité, DIEU EST




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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mar 7 Mar 2017 - 15:49

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Mardi 07 mars 2017 : Le mardi de la 1re semaine de Carême

L'Eglise fête : En Afrique du Nord : fête des saintes Perpétue et Félicité - lectures propres


Les saints du jour (Mardi 07 mars)


NATHAN LE PROPHÈTE

Saintes Perpétue et Félicité, Martyres d'Afrique du Nord († 203). Perpétue est la Sainte Patronne de Vierzon.
Voir aussi : Sainte Perpétue & sainte Félicité, et leurs saints compagnons, martyrs. 202.

 Saint Thomas d'Aquin, Prêtre Dominicain, Docteur de l'Église (1225-1274).
Voir aussi : Saint Thomas d'Aquin, Dominicain, docteur de l'Eglise. 1274.

Sainte Thérèse-Marguerite du Sacré-Cœur de Jésus (née Anna Maria Redi), vierge, Religieuse
Carmélite italienne (1747-1770)


Bienheureux José Olallo Valdés, Frère Hospitalier de Saint Jean de Dieu (1820-1889)


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 

Homélie :

"Lorsque vous priez, ne rabâchez pas comme les païens : ils s’imaginent qu’à force de paroles ils seront exaucés. Ne les imitez donc pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant même que vous l’ayez demandé."

« Ne rabâchez pas, » dit Jésus ! Quand nous sommes dans l’angoisse, nous répétons nos prières pour apaiser notre cœur. Certes, nous comprenons que nous ne savons pas prier. Nous sommes souvent dans une sorte de malaise, ne sachant pas quoi faire, ne rien demander ou tout demander. Nous savons que notre peu de foi est notre ennemi. C’est alors un cri : « Seigneur sauve nous ! » Pour avancer, nous écoutons les Paroles de Jésus. Jésus attend de notre bouche une parole vraie, confiante, jaillissant de notre cœur. Cette prière est apaisante. Jésus ne dit rien de la possibilité de demander plusieurs fois. Il s’agit, pour lui de ne pas rabâcher. Jésus nous donne le désir d’entrer dans une relation vraie. Le contact véritable avec nos frères nous aide à retrouver un lien avec Dieu. Alors nous nous tournons à nouveau vers Jésus, en lui demandant d’être sauvés pour « naître à une vie nouvelle. » La Parole de Dieu féconde notre vie, elle lui fait porter des fruits, si nous la laissons faire, elle accomplit sa mission. Alors nous sommes prêts à écouter Jésus qui nous donne une prière extraordinaire : Le Notre Père. Nous n’allons plus seul vers « Notre » Père », c’est une grande joie que d’y aller tous ensemble. Nous allons vers Lui avec la terre et le Ciel !

« Vous donc, priez ainsi : Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour. Remets-nous nos dettes, comme nous-mêmes nous remettons leurs dettes à nos débiteurs. Et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du Mal."

Nous sommes tous contenus dans le Cœur de notre Père des cieux. Il nous indique la règle d’or pour vivre ensemble : « Faites aux autres ce que vous voudriez qu’on fasse pour vous. » Jésus nous donne l’exemple d’une prière que nous reprenons sans cesse, le « Notre Père. » Ainsi Dieu peut réaliser son action de Paix et d’Amour dans notre vie. Jésus se donne Lui-même, il est notre pardon, il nous propose en lui, le pardon des offenses. La première chose qui compte, c’est la relation avec notre Père. Elle peut s’exprimer dans un temps silencieux d’adoration, de considérations très précises pour notre vie. Ce qui compte, c’est la dimension filiale de la prière qui monte de nos cœurs. Jésus nous porte dans sa propre prière, l’Esprit vient habiter notre cœur pour cela. Nous sommes le resplendissement du visage de Dieu, qui va s’épanouir dans la tendresse de son amour sur notre visage. Tous les dons d’en haut doivent s’épanouir dans notre cœur, ils manifestent la royauté universelle de Dieu. Règne de douceur, d’humilité, d’amour, de paix, de bonté, de justice.

« Car, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi. Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père non plus ne pardonnera pas vos fautes. Oui, si vous remettez aux hommes leurs manquements votre Père céleste vous remettra aussi ; »

Nous voulons que Dieu nous pardonne et qu’il pardonne aussi aux autres leur péché. Le pardon nous coûte, et il nous est difficile de demander pardon. Si nous sommes vraiment humbles, ce ne sera pas si difficile, car c’est l’orgueil qui rend les choses pénibles. Plus l’orgueil est grand, plus grande est la difficulté du pardon. Plus grande est notre humilité, plus grande est la facilité du pardon. Nous voulons avancer dans la relation avec les autres pour approfondir la relation entre notre Père. Que Marie, la Mère de la miséricorde, nous aide à comprendre la bonté de Dieu. Toute personne qui vit de la grâce de Dieu fait resplendir sur son visage les dons merveilleux que Dieu lui donne. Nous implorons le cœur de Jésus avec ferveur pour qu’il nourrisse l’humanité. Nous demandons de ne pas céder à la tentation de la violence et de la domination dans ces temps si durement tourmentés. Dans le Christ, l’humanité est victorieuse du mal. Que Marie, la Mère de la miséricorde, nous aide à comprendre les autres et à leur pardonner avec générosité.


Citation :
Nous demandons à Dieu la grâce, qu’ensemble, nous nous tournions vers Notre Père.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit

Source : 



Saint Jean-Marie Vianney (1786-1859), prêtre, curé d'Ars
Pensées choisies du st curé d'Ars (J. Frossard, Eds Téqui, p. 55, rev.)


Le pardon est la loi

Le Bon Dieu ne pardonnera qu'à ceux qui auront pardonné : c'est la Loi. Les saints n'ont point de haine, point de fiel ; ils pardonnent tout et trouvent toujours qu'ils en méritent bien davantage pour les offenses qu'ils ont faites au Bon Dieu. Dès qu'on hait son prochain, Dieu nous rend cette haine : c'est un trait qui se retourne contre nous. Je disais un jour à quelqu'un : « Mais vous ne voulez donc pas aller au ciel, que vous ne voulez pas voir cet homme ? – Oh ! si... mais nous tâcherons d'être loin l'un de l'autre, de ne pas nous voir ». Ils n'auront pas cette peine : car la porte du ciel est fermée à la haine.

     Dans le ciel, il n'y a pas de rancune. Aussi les cœurs bons et humbles qui reçoivent les injures et les calomnies avec joie ou indifférence, commencent leur paradis dans ce monde et ceux qui conservent de la rancune sont malheureux. Le moyen de renverser le démon quand il nous suscite des pensées de haine contre ceux qui nous font du mal, c'est de prier aussitôt pour eux. Voilà comment on arrive à vaincre le mal par le bien, et voilà comment sont les saints.



Source : 










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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mer 8 Mar 2017 - 18:02

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Mercredi 08 mars 2017 : Le mercredi de la 1re semaine de Carême


Les saints du jour (Mercredi 08 mars)


Saints Apollonius et Philémon martyrs (+ 287)


Saint Jean de Dieu, Fondateur des Frères de la Charité (Ordre Hospitalier de Saint Jean de Dieu) (1495-1550).
Voir aussi : Saint Jean de Dieu, fondateurs des religieux hospitaliers dits de la Charité. 1550.

 Saint Etienne d'Obazine Abbé (+ 1159)

Saint Just Ranfer de Bretenières prêtre MEP martyr en Corée (+ 1866)

Bienheureux Faustino Míguez, prêtre scolope et fondateur (1831-1925)


Prière avant la lecture

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LECTURES DE LA MESSE:
 

Homélie :

"Comme les foules s’amassaient, Jésus se mit à dire : « Cette génération est une génération mauvaise : elle cherche un signe, mais en fait de signe il ne lui sera donné que le signe de Jonas."

Jonas est connu comme le prophète récalcitrant, et Jésus le mentionne comme signe aux autorités religieuses ! Jonas n’apprécie pas la mission que Dieu lui confie et il tente d’y échapper. Mais la tempête se déchaîne et le renvoie à sa mission. Jésus nous indique que le signe qu’il va donner, c’est lui-même, comme le “signe de Jonas.” Jonas s’est laissé jeter dans la mer pour apaiser la tempête et sauver les marins, Jésus s’est laissé crucifier pour apaiser les tempêtes du péché et nous donner la vie d’enfant de Dieu. Comme Jonas a vécu trois jours dans le ventre de la baleine, Jésus a aussi vécu dans le ventre de la terre avant de marcher, Ressuscité hors du tombeau vide. Cela nous demande un travail d’interprétation ! Le signe que Jésus donne est celui de sa mort et de sa résurrection. Sa mort, librement acceptée, est le signe de l’incroyable amour de Dieu pour nous : Jésus donne sa vie pour sauver la nôtre. Sa résurrection parmi les morts, est le signe du pouvoir de l’Amour infini de Dieu.

; il en sera de même avec le Fils de l’homme pour cette génération." Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que les hommes de cette génération, et elle les condamnera. En effet, elle est venue des extrémités de la terre pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici bien plus que Salomon

Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que les hommes de cette génération, et elle les condamnera. En effet, elle est venue des extrémités de la terre pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici bien plus que Salomon.
Nous recevons le signe de Jonas comme un encouragement à cheminer patiemment, malgré notre faiblesse, à la suite de Jésus. Jésus conduit notre histoire, il annonce le Royaume. Il apaise nos cœurs blessés, il libère nos consciences culpabilisées. Jésus nous relève, il accueille les rejetés. Si la conversion est une décision personnelle, elle est aussi une sagesse communautaire. La Parole de Dieu est notre Sagesse, elle nous renouvelle comme elle renouvelle la vie de nos Communautés. Le Carême nous est donné pour ouvrir nos cœurs en cheminant vers Pâques. Nous nous laissons plonger dans la Vie de Jésus, dans sa Passion et dans sa Résurrection. Nous avons besoin d’un surcroît d’humanité ! Tellement de nos freres se trouvent dans une situation de vide, de manque de l’essentiel !


"Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront en même temps que cette génération, et ils la condamneront ; en effet, ils se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas, et il y a ici bien plus que Jonas.

Toute l’humanité est appelée à la conversion. Dieu exprime sa bonté miséricordieuse envers tous et envers chacun. Cette miséricorde sauvera le monde qui accueille Jésus. Le signe qui nous est donné aujourd’hui, c’est Jésus le Sauveur. Notre vie est le lieu de notre sainteté. Notre chemin de vie avec Dieu est la voie de notre salut. Jésus nous appelle à l’ouverture et à l’accueil de Dieu qui est passionné de l’humanité pour lui faire partager sa divinité ! Laissons-nous surprendre par Dieu qui veut pour nous la vie. Pendant ces quarante jours du Carême, Jésus est lui-même notre signe ! Il est venu, il a aimé notre monde, il a souffert pour lui, pour chacun de nous ! Il a donné sa vie pour que le monde ait la Vie. Jésus nous transforme car nous sommes « vide » de Dieu. En nous donnant le Pain de Vie Jésus dit : « Prenez, mangez c’est mon Corps ! » En prenant la Coupe : « Prenez, buvez c’est mon sang ! » Nous recevons cette Vie nouvelle pour vivre humblement au service les uns des autres.


Citation :
Nous demandons la grâce de croire plus profondément que Jésus nous aime !


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit

Source : 



Saint Jean-Marie Vianney (1786-1859), Prêtre, Curé d'Ars
Sermon pour le 3e dimanche après la Pentecôte


« Jonas a été un signe pour les habitants de Ninive ; il en sera de même avec le Fils de l'homme pour cette génération »

Mes frères, si nous voulons parcourir les différents âges du monde, nous voyons partout la terre couverte des miséricordes du Seigneur, et les hommes enveloppés de ses bienfaits. Non, mes frères, ce n'est pas le pécheur qui revient à Dieu pour lui demander pardon ; mais c'est Dieu lui-même qui court après le pécheur et qui le fait revenir à lui... Il attend les pécheurs à la pénitence, et il les invite par les mouvements intérieurs de sa grâce et par la voix de ses ministres.

     Voyez comment il se comporte envers Ninive, cette grande ville pécheresse. Avant d'en punir les habitants, il commande à son prophète Jonas d'aller, de sa part, leur annoncer que, dans quarante jours, il allait les punir. Jonas, au lieu d'aller à Ninive, s'enfuit d'un autre côté. Il veut traverser la mer ; mais, bien loin de laisser les Ninivites sans avertissement avant de les punir, Dieu fait un miracle pour conserver son prophète, pendant trois jours et trois nuits dans le sein d'une baleine, qui, au bout de trois jours, le vomit sur la terre. Alors le Seigneur dit à Jonas : « Va annoncer à la grande ville, que dans quarante jours elle périra ». Il ne leur donne point de conditions. Le prophète, étant parti, annonça à Ninive que dans quarante jours elle allait périr.

     À cette nouvelle, tous se livrent à la pénitence et aux larmes, depuis le paysan jusqu'au roi. « Qui sait, leur dit le roi, si le Seigneur n'aura pas encore pitié de nous ? » Le Seigneur, les voyant recourir à la pénitence, semblait se réjouir d'avoir le plaisir de les pardonner. Jonas, voyant le temps échu pour les punir, se retira hors de la ville, afin d'attendre que le feu du ciel tombât sur elle. Voyant qu'il ne tombait pas : « Ah ! Seigneur, s'écrie Jonas, est-ce que vous m'allez faire passer pour un faux prophète ? Faites-moi plutôt mourir. Ah ! je sais bien que vous êtes trop bon, vous ne demandez qu'à pardonner ! –- Eh quoi ! Jonas, lui dit le Seigneur, tu voudrais que je fisse périr tant de personnes qui se sont humiliées devant moi ? Oh ! non, non, Jonas, je n'en aurais pas le courage ; au contraire, je les aimerai et les conserverai. »[



Source : 










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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Jeu 9 Mar 2017 - 14:34

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Jeudi 09 mars 2017 : Le jeudi de la 1re semaine de Carême


Les saints du jour (Jeudi 09 mars)


Les 40 Saints Martyrs de Sébaste (+320)

Sainte Françoise Romaine, Pénitente romaine (✝ 1440).
Voir aussi : Sainte Françoise Romaine, Veuve, Religieuse, Fondatrice des Oblates du Mont-Olivet. 1440.

Sainte Catherine de Bologne, Clarisse, Mystique et artiste (1413-1463).

  Saint Dominique Savio, Disciple de Saint Jean Bosco (1842-1857).
Voir aussi : Dominique Savio, 12 ans et demi et Don Bosco


Prière avant la lecture

Nous vous glorifions pour ces dons de Dieu, Ô Françoise ! Mais ayez pitié de nous qui sommes si loin encore du droit sentier par lequel vous avez marché.
Aidez-nous à devenir chrétiens ; réprimez en nous l'amour du monde et de ses vanités, courbez-nous sous le joug de la pénitence, rappelez-nous à l'humilité, fortifiez-nous dans les tentations.
Votre crédit sur le cœur de Dieu vous rendit assez puissante pour produire des raisins sur un cep flétri par les frimas de l'hiver ; obtenez que Notre Seigneur Jésus-Christ, la vraie Vigne, comme il s'appelle lui-même, daigne nous rafraîchir bientôt du vin de son Amour exprimé sous le pressoir de la Croix.
Offrez-lui pour nous vos mérites, vous qui, comme lui, avez souffert volontairement pour les pécheurs.
Priez aussi pour Rome Chrétienne qui vous a produite ; faites-y fleurir rattachement à la Foi, la sainteté des mœurs et la fidélité à l'Eglise.
Veillez sur la grande famille des fidèles ; que vos Prières en obtiennent l'accroissement, et renouvellent en elle la ferveur des anciens jours."



LECTURES DE LA MESSE:
 


Homélie :

"Demandez, on vous donnera ; cherchez, vous trouverez ; frappez, on vous ouvrira. En effet, quiconque demande reçoit ; qui cherche trouve ; à qui frappe, on ouvrira."

Notre vie se comprend dans une belle relation d’amour avec Dieu. Au cœur de cette relation, la prière nous rapproche de Dieu, elle nous ouvre les portes de son immense amour. La prière est un merveilleux trésor, une richesse de biens intarissables. C’est une arme puissante pour trouver un appui à l’abri des tempêtes. La prière est la racine de biens innombrables, elle est un lien d’Amour avec le cœur de notre Dieu. C’est dans la foi que se livre le combat de la prière qui doit être ardente. Elle monte jusqu’au ciel quand l’angoisse étreint notre cœur, elle peut alors nous apporter une grande Paix. Devant les situations extrêmes de notre vie, Dieu veut notre confiance et notre foi. Cette confiance s’appuie sur « l’accueil » que nous faisons de nos frères en souffrance. Ils peuvent compter sur nous dans la mesure de nos possibilités. Nous allons rendre le service dont ils ont besoin si cela est possible. Quotidiennement, nous tenons bon dans la prière. Jésus nous entretient sur la nécessité et la puissance de la prière. Dieu nous aime et nous délivre, il aime que nous soyons persévérants dans la prière.

Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus votre Père qui est aux cieux donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent !

Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus votre Père qui est aux cieux donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent !
Nous connaissons bien nos limites ! La prière transforme peu à peu notre cœur de pierre en cœur de chair. Dans la détresse, ayant expérimentéet le salut de Dieu, nous donnons de bonnes choses à ceux qui nous le demandent. Notre Père dans les cieux est bon, il nous donne de bonnes choses quand nous les lui demandons. La bienveillance de Dieu pour notre prière est sa Volonté sainte, il est « Notre Père. » C’est dans cette confiance que rayonne sur notre visage la gloire de Dieu, l’épanouissement de son amour. Il nous faut une grande persévérance pour trouver ce que nous cherchons. La prière n’est pas seulement dans notre bouche, elle jaillit du fond de notre cœur. Si les vents se déchaînent, la prière qui sort du fond du cœur est enracinée, elle monte vers le ciel en toute sûreté. Dans la prière, nous demandons ce qui est réellement bon pour nous.


« Donc, tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux, vous aussi : voilà ce que disent la Loi et les Prophètes.

C’est dans le souci de nos frères que l’assurance en Dieu nous est donnée. Dieu ne manquera pas de répondre à notre appel si nous sommes sensibles aux épreuves qui frappent nos frères, si nous leur apportons quelque soulagement. La brise rafraîchissante de Dieu vient alors soulager nos souffrances, nous apportant consolation et réconfort. Dieu entend nos malheurs, il est toujours disposé à exaucer nos supplications. Dieu donne à qui demande, à celui qui cherche, la porte s’ouvre. Nous demandons à Dieu de rendre notre cœur bon comme celui de Jésus. Nous sommes le pauvre qui n’a que Dieu comme recours. Dieu est attentif à notre demande. C’est cette relation de confiance qui nous purifie. Elle change le monde car c’est ensemble que nous nous tournons vers Dieu en l’implorant les uns pour les autres. L’harmonie entre l’amour de Dieu et celui des hommes manifeste l’Amour infini que Jésus nous donne sur la Croix.


Citation :
Nous demandons à Dieu la grâce de demeurer dans l’amour infini de Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit

Source : 



Saint Benoît (480-547), Moine, Co-patron de l'Europe
Règle de Saint Benoît, XX (trad. Dom Schmitz, Maredsous, p. 86, rev.)


Efficacité de la prière

Si, lorsque nous avons une requête à présenter aux puissants de la terre, nous ne les abordons qu’avec humilité et respect, à plus forte raison faut-il supplier le Seigneur Dieu de l’univers en toute humilité et pureté de dévotion. Sachons bien que ce n’est pas l’abondance des paroles mais la sincérité du cœur et les larmes de la componction qui nous rendront dignes d’être exaucés. La prière doit donc être brève et pure, à moins que, peut-être, la grâce de l’inspiration divine ne nous incline à la prolonger.


Source : 










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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Ven 10 Mar 2017 - 20:54

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Vendredi 10 mars 2017 : Le vendredi de la 1re semaine de Carême


Les saints du jour (Vendredi 10 mars)


Sainte Anastasie Ermite à Scété, en Egypte (+ 567)

Saint Jean Ogilvie, Prêtre s.j. martyr († 1615)
Voir aussi : Saint JEAN OGILVIE, Prêtre et Martyr († 1615)

 Sainte Marie-Eugénie Milleret, Fondatrice des Religieuses de l'Assomption (1817-1898)

 Bienheureux Jean-Joseph Lataste, Dominicain et Fondateur des Sœurs Dominicaines de Béthanie (1832- ✝ 1869).


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 


Homélie :

"Je vous le dis en effet : Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux.

« Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens : Tu ne commettras pas de meurtre, et si quelqu’un commet un meurtre, il devra passer en jugement. Eh bien ! moi, je vous dis : Tout homme qui se met en colère contre son frère devra passer en jugement. Si quelqu’un insulte son frère, il devra passer devant le tribunal. Si quelqu’un le traite de fou, il sera passible de la géhenne de feu.
Jésus nous invite à grandir dans l’amour fraternel ! Nous voulons répondre à cette parole que nous recevons dans ce temps de Carême. Nous nous hâtons vers la lumière du temps pascal qui arrive. La Mort et la Résurrection de Jésus sont pour aujourd’hui, ne cessant de nous renvoyer au quotidien de notre vie. L’accomplissement de la justice est dans la bonté des rapports avec nos frères. Nous voulons passer d’une loi par trop humaine à une loi nouvelle toute marquée de la grâce divine. Jésus est un Maitre qui nous aide à discerner les mouvements de notre cœur ! Il veut que nous découvrions la bonté d’un cœur à l’image et à la ressemblance du cœur de Dieu ! A cause de la dureté de notre cœur, en pensant du mal de notre frère, nous lui faisons un tort qui donne prise au menteur. Alors nous abandonnons notre confiance en Dieu et nos pensées ne sont plus en harmonie avec les pensées de Dieu. Dans son amour infini, Dieu ne pense du mal de personne, il aime tout ce qu’il a créé.


"Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande à l’autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton offrande, là, devant l’autel, va d’abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande.

La grâce de voir le monde comme Dieu le voit, comme Jésus le vit, est essentiel. Il nous faut découvrir que notre identité véritable est dans la réponse à l’appel du Dieu qui nous aime. Notre justice ne s’appuie pas sur nos activités mais sur la construction de la civilisation de l’Amour en lui. Dans nos Eucharisties, nous croyons que Jésus réalise un monde nouveau. Nous le laissons animer davantage encore nos vies en lui remettant tout ce qui est en notre pouvoir. C’est la gratuité de l’Amour qui nous anime pour que le Royaume survienne pour tous. Nous prenons appui sur le Seigneur Jésus pour donner notre vie pour les autres. Jésus a fait œuvre de justice véritable en ne s’isolant pas du monde mais en assumant toute l’humanité. C’est ainsi que nous assumons en lui, la situation dans laquelle nous nous trouvons, comme le Fils de Dieu fait homme a fait. Jésus nous dit de ne pas nous mettre en colère, de ne pas tomber dans l’insulte, ne pas nous laisser aller à la malédiction. Il nous faut attaquer le mal à sa racine pour l’empêcher de proliférer. La colère ressentie et consentie poussera à l’insulte ; l’insulte proférée, appelant sans doute une riposte, à la malédiction. Et la malédiction, une fois lancée, peut-être à l’affrontement irréparable ! Cette colère, nous pouvions l’apaiser par le silence, par la prière, par un seul mouvement du cœur. La Parole de Dieu est une Lumière qui nous aide à opérer une conversion en profondeur.

Mets-toi vite d’accord avec ton adversaire pendant que tu es en chemin avec lui, pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge, le juge au garde, et qu’on ne te jette en prison. Amen, je te le dis : tu n’en sortiras pas avant d’avoir payé jusqu’au dernier sou.

Dieu nous propose d’aimer nos persécuteurs afin que nos cœurs soient immaculés, à l’image du Cœur de Jésus. Une grande partie de nos frères dans le monde vivent la persécution, nous voulons les soutenir en devenant des frères et des sœurs qui s’aiment. Nous les soutiendrons alors par une prière vraie, car Dieu fait de nous les enfants bien-aimés du Père. C’est dans cet amour que nous édifions le dessein d’amour de Dieu. Aux yeux de Jésus, il ne suffit pas de limiter les conséquences du mal, il faut l’empêcher de s’étendre en visant la conversion profonde du cœur, des lèvres, et de l’intention. La loi du Seigneur est une loi d’amour et par là même, elle devient une loi parfaite. C’est l’amour qui donne le calme, la bienveillance, la bénédiction. Cela revient à dire qu’il faut tout mettre en œuvre pour aimer. La contemplation elle-même est ordonnée au premier commandement qui reste à jamais celui de l’amour de charité. Jésus demeure dans l’amour pour ceux qui le crucifient pour les sauver, et avec eux pour toute l’humanité ! Jésus nous aime, et il meurt sur la croix de nous aimer, pour rendre notre cœur semblable au cœur de Dieu. Il nous prend par la main et nous entraîne à sa suite dans l’amour. Demander un cœur bon comme le cœur de Jésus est une nécessité pour demeurer dans l’amour.


Citation :
Nous demandons la grâce de comprendre de quel amour nous sommes aimés.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit

Source : 



Saint Cyprien (v. 200-258), Evêque de Carthage et Martyr
La Prière du Seigneur, 23 (trad. Hamman DDB 1982, p.56 rev.)


« Si tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi... va te réconcilier avec lui »

« La mesure avec laquelle vous mesurez servira pour vous mesurer » (Mt 7,2). Le serviteur à qui le maître avait remis toutes ses dettes mais qui n'a pas voulu agir de même à l'égard d'un de ses compagnons, est jeté en prison. Il n'a pas voulu pardonner à son compagnon, et il perd le pardon déjà acquis de son maître (Mt 18,23s). Dans ses préceptes, le Christ enseigne cette vérité avec une vigueur sévère. « Quand vous êtes debout pour prier, pardonnez si vous avez quelque chose contre quelqu'un, afin que votre Père, qui est dans les cieux, vous remette aussi vos péchés » (Mc 11,25).

     Dieu a ordonné que nous soyons en paix et en bon accord, que nous vivions unanimes dans sa maison. Il veut que, une fois régénérés, nous sauvegardions la condition où nous a mis cette seconde naissance. Puisque nous sommes enfants de Dieu, il veut que nous demeurions dans la paix de Dieu et, puisque nous avons reçu un même Esprit, que nous vivions dans l'unité du cœur et des pensées. C'est ainsi que Dieu ne reçoit pas le sacrifice de ceux qui vivent dans la dissension. Il ordonne que l'on s'éloigne de l'autel pour se réconcilier d'abord avec son frère, afin que Dieu puisse agréer des prières présentées dans la paix. La plus belle offrande que l'on puisse faire à Dieu c'est notre paix, c'est l'entente fraternelle, c'est le peuple rassemblé par cette unité qui existe entre le Père, le Fils et le Saint-Esprit.



Source : 









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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Sam 11 Mar 2017 - 16:30

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Samedi 11 mars 2017 : Le samedi de la 1re semaine de Carême


Les saints du jour (Samedi 11 mars)


Saint Sophrone, Évêque de Jérusalem († 639) Voir aussi : Saint Sophrone de Jérusalem Patriarche (+ 639)

Saint Euloge, Archevêque de Cordoue, Martyr († 859)
Voir aussi : Saint Euloge, Prêtre, et sainte Lucrèce, Vierge, Martyrs à Cordoue. 859.

 BBx José Aparicio Sanz et ses 232 compagnons, Martyrs de
la Guerre Civile Espagnole (1936-1939)


 Vénérable Concetta Bertoli, Laïque italienne Tertiaire Franciscaine (✝ 1956)

 Vénérable Claudia Russo, Religieuse italienne, Fondatrice de l'Institut des
'Pauvres Filles de la Visitation de Marie' (✝ 1964)



Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 


Homélie :

« Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi.

Eh bien ! moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, il fait tomber la pluie sur les justes et sur les injustes.
Au temps de Jésus, le savoir se reproduit, mais c’est un savoir qui est comme perdu, il n’est pas relié à sa Source, il est sans force. Jésus est la Parole vivante, prononcée avec un grand désir de nous donner la Vie. Dès lors, nous pouvons retrouver le dynamisme dans un monde fragilisé. Le commandement d’aimer nos ennemis va directement à l’encontre de notre nature humaine pécheresse. Jésus, qui nous demande d’aimer nos ennemis, nous donne par le baptême une nouvelle naissance qui nous fait devenir une nouvelle créature. La foi en Jésus implique une transformation radicale de notre nature humaine, qui devient bonne. Jésus nous convie à une révolution de notre personne, dans sa totalité. Tout cela ne peut pas s’accomplir sans une intervention divine. Convertis, nous célébrons la vie nouvelle de Jésus en nous nourrissant de son Corps et de son Sang, de sa Vie. Nous contemplons Jésus et nous voulons agir comme lui a agi : « Aimez vos ennemis ! » Avec lui, nous pouvons vivre l’aujourd’hui de Dieu, au milieu du monde qui nous est donné. Dans son amour infini pour nous, Jésus nous demande de faire tout avec amour : « faites ceci en mémoire de moi ! »


En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ?

Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ?
Jésus parle de son expérience d’Amour de Fils du Père ; Vous « êtes les fils de votre Père, » nous dit-il. Dans sa Parole, Jésus énonce la Parole du Père. C’est lui, la Source qui irrigue son cœur et son action. C’est la Parole qui l’engendre. La Parole est vivante, elle est créatrice. La Vie reçue de Jésus se transmet, au-delà de notre raison. C’est l’œuvre de Dieu en nous. La puissance de l’Amour de Dieu vient changer totalement notre vie, au point que nous devenions renouvelés. Jésus nous invite à aimer, sans mesure, car c’est vraiment la compassion qui est la mesure de l’amour vrai. Dieu est Amour, « Il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons et tomber la pluie sur les justes et sur les injustes. » L’homme, image de Dieu, doit lutter afin de Lui ressembler de plus en plus chaque jour, « afin d’être vraiment « l’enfant » du Père céleste. » Dans une pureté et une tempérance parfaite, nous demeurons en Jésus. Il est pour nous l’Amour infini ! Nous voulons demeurer dans cette certitude que Dieu se « joint » à nous, dans notre prière pour que s’accomplissement en nous les actes de tendresse et de miséricorde de notre Dieu.


Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait.

Nous rejoignons la Parole créatrice de Dieu en son origine. C’est un don de Vie sans cesse renouvelé. C’est là que Jésus nous convoque. Nous faisons l’expérience d’une Parole qui oriente notre vie, qui la sort de son enfermement. Nous découvrons qu’il y a en nous une capacité d’Amour. Notre propre parole s’efface, elle est susceptible de laisser passer avant elle la Parole de création, la Parole de la Vie. Nous vivons et transmettons cette Vie comme les enfants de notre Père. Le renouvellement de notre intelligence nous rend vivants et implique une transformation de notre personne. Aimer, sans rien attendre en retour, c’est la perfection d’aimer sans mesure. Marie, la Mère de Dieu, aux noces de Cana, s’aperçoit que les invités n’ont plus de vin, elle demande à Jésus de faire quelque chose. Avec elle, nous voulons raviver l’Alliance que Jésus a créée avec nous. Le « faire mémoire » de l’Eucharistie nous donne de rendre grâce à Jésus qui nous a dit de faire « Cela en mémoire de lui. » "Cela," c’est son Sacrifice sur la Croix, le Don de sa Vie pour nous ; « Cela, » c’est notre salut où il nous guéri et nous sauve. « Cela, » c’est sa résurrection des morts qui nous donne la vie pour toujours. Chaque fois que nous célébrons l’Eucharistie, nous ravivons cette mémoire de notre Salut. Nous nous mettons à l’école de Jésus, notre Sauveur, par Lui, avec Lui, et en Lui, toute notre vie peut s’actualiser.


Citation :
Nous demandons la grâce d’être conscients de ce que nous célébrons quand nous célébrons l’Eucharistie.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit

Source : 



Saint Ambroise (v. 340-397), Évêque de Milan et Docteur de l'Église
Sermon 8 sur le psaume 118 (trad. Eds. Soleil levant, p. 100s ; cf AELF)


« Il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons »

« De ta miséricorde, Seigneur, la terre est remplie ; enseigne-moi tes volontés » (Ps 118,64). Comment la terre est-elle remplie de cette miséricorde du Seigneur sinon par la Passion de notre Seigneur Jésus Christ dont le psalmiste, qui la voyait de loin, célèbre en quelque sorte la promesse ? ... Elle en est remplie, car la rémission des péchés a été donnée à tous. Le soleil a ordre de se lever sur tous, et c'est ce qui arrive chaque jour. C'est pour tous en effet que s'est levé au sens mystique le Soleil de Justice (Ml 3,20) ; il est venu pour tous, il a souffert pour tous, pour tous il est ressuscité. Et s'il a souffert, c'est bien pour « enlever le péché du monde » (Jn 1,29)...

     Mais si quelqu'un n'a pas foi dans le Christ, il se prive lui-même de ce bienfait universel. Si quelqu'un, en fermant ses fenêtres, empêche les rayons du soleil d'entrer, on ne peut pas dire que le soleil s'est levé pour tous, car cette personne s'est dérobée à sa chaleur. Pour ce qui est du soleil, il n'en est pas atteint ; pour celui qui manque de sagesse, il se prive de la grâce d'une lumière proposée à tous.

     Dieu se fait pédagogue ; il illumine l'esprit de chacun, y répandant la clarté de sa connaissance, à condition toutefois que tu ouvres la porte de ton cœur et que tu accueilles la clarté de la grâce céleste. Quand tu doutes, hâte-toi de chercher, car « celui qui cherche trouve et à celui qui frappe, on ouvrira » (Mt 7,8.).



Source : 










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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Dim 12 Mar 2017 - 15:21

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Dimanche 12 mars 2017 : Deuxième dimanche de Carême


Les saints du jour (Dimanche 12 mars)


Saint Grégoire le Grand, Pape et Docteur de l'Église (540-604) (pour les Églises d’Orient)

Saint Théophane le Confesseur Moine et higoumène à Samothrace, exilé par Léon l'Arménien (+ 817)

Saint Syméon le Nouveau Théologien Moine et higoumène à Constantinople (+ 1022)

Saint Louis Orione, Prêtre et Fondateur de nombreuses Congrégations Religieuses (1872-1940)

 Bienheureuse Angela Salawa, vierge, Tertiaire Franciscaine à Cracovie (1881- ✝ 1922).


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 


Homélie :

"Six jours après, Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère, et il les emmène à l’écart, sur une haute montagne.

Il fut transfiguré devant eux ; son visage devint brillant comme le soleil, et ses vêtements, blancs comme la lumière.
Jésus aide ses disciples à mieux le connaître en se retirant à l’écart avec eux. Il veut nourrir leur foi. Pierre avait dit à Jésus : « Tu es le Christ, tu es le Messie. » Jésus lui révélait alors : « Le Fils de l’homme va souffrir, Il va être bafoué, être crucifié comme un maudit. » Pierre, Jacques, et Jean sur la montagne, sont réconfortés car Jésus est transfiguré devant eux ! Pour affronter les épreuves qui vont arriver, nous demeurons dans le rayonnement de Jésus avec Élie et avec Moïse. Jésus fera plus tard un chemin vers une autre montagne, le Golgotha ! Cette fois, il ne sera non plus transfiguré, mais défiguré ! Ce sera son chemin de Croix ! A la transfiguration, Pierre dit à Jésus : « Seigneur, il est heureux que nous soyons ici ; si tu le veux, je vais faire ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse et une pour Élie. » Maintenant, Pierre manifeste que pour nous, cheminer dans la nuit de la foi est une épreuve !


"Voici que leur apparurent Moïse et Élie, qui s’entretenaient avec lui. Pierre alors prit la parole et dit à Jésus : « Seigneur, il est bon que nous soyons ici ! Si tu le veux, je vais dresser ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. »

Il parlait encore, lorsqu’une nuée lumineuse les couvrit de son ombre, et voici que, de la nuée, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie : écoutez-le ! »
Nous découvrons la sincérité, la spontanéité de Pierre. Il ne savait pas ce qu’il disait. Il voulait s’installer dans cette situation privilégiée. Mais ils prirent peur quand ils entendirent la voix du Père. Le rayonnement qui demeure au plus profond de Jésus transparaît au grand jour ! Ce rayonnement manifeste l’Unité de la vie de Jésus. Crucifié, il rayonnera du même Amour dans lequel il triomphera de la mort ! Avec Jésus, nous sommes en route sur un chemin de glorification, dans la nuit de la foi. Le rayonnement de cet Amour, la lumière intense de la gloire de Dieu peut, un instant, nous éblouir ! Jésus rayonne au plus profond de notre vie, dans la nuit de la foi. Un temps de « gestation » sur la terre dans la nuit de la foi est nécessaire avant de vivre éternellement dans le Royaume !


"Quand ils entendirent cela, les disciples tombèrent face contre terre et furent saisis d’une grande crainte. Jésus s’approcha, les toucha et leur dit : « Relevez-vous et soyez sans crainte ! »

Levant les yeux, ils ne virent plus personne, sinon lui, Jésus, seul. En descendant de la montagne, Jésus leur donna cet ordre : « Ne parlez de cette vision à personne, avant que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts. »
La joie laisse place à la peur. Jésus calme ses disciples en leur disant : « n’ayez pas peur. » La présence de Jésus dans notre vie est permanente et réconfortante. Il nous touche pour nous remettre debout, pour nous montrer le chemin qui mène au Père. Le chemin de Jésus sera aussi le nôtre, il a besoin de notre consentement. La présence de Jésus est précieuse, elle et importante dans les « tempêtes » et les turbulences de notre vie. Si nous sommes éblouis par l’Amour de Dieu, il nous faut « redescendre de la montagne, » et reprendre la réalité de la vie quotidienne avec ses tracas et ses dérangements continuels. Les temps de transfiguration nous sont nécessaire pour « comprendre » que ce qui arrivera à Jésus dans sa défiguration qui est déjà sa glorification. Jésus venu dans la chair humaine nous fait participer à son propre rayonnement. Illuminés par lui, nous avançons enveloppés de la parole du Père : « Tu es mon Enfant, tu es mon Bien-aimé, en toi j’ai mis tout mon Amour. » Dans la nuit de la foi, chaque jour nous pouvons vivre de cet Amour par le Saint-Esprit, Rayonnement de la gloire de Dieu, à l’œuvre en nous.



Citation :
Nous demandons à Jésus la grâce d’être marqué par cette parole d’espérance.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit

Source : 



Saint Ephrem (v. 306-373), diacre en Syrie, docteur de l'Église
Sermon sur la Transfiguration (attrib.) 1,3-4 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 37)


« Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis tout mon amour »

Il les emmena sur la montagne pour leur montrer la gloire de sa divinité et leur faire connaître qu'il était le Rédempteur d'Israël, comme il l'avait montré par ses prophètes... Ils l'avaient vu manger et boire, se fatiguer et prendre du repos, s'assoupir et dormir, subir l'effroi jusqu'aux gouttes de sueur, toutes choses qui ne semblaient guère en harmonie avec sa nature divine et ne convenir qu'à son humanité. Voilà pourquoi il les emmena sur la montagne, afin que le Père l'appelle son Fils et leur montre qu'il était vraiment son Fils, et qu'il était Dieu.

     Il les emmena sur la montagne et Il leur montra sa royauté avant de souffrir, sa puissance avant de mourir, sa gloire avant d'être outragé et son honneur avant de subir l'ignominie. Ainsi, lorsqu'Il serait pris et crucifié, ses apôtres comprendraient qu'il ne l'avait pas été par faiblesse, mais par consentement et de plein gré pour le salut du monde.

     Il les emmena sur la montagne et leur montra, avant sa résurrection, la gloire de sa divinité. Ainsi, lorsqu'il ressusciterait d'entre les morts dans la gloire de sa divinité, ses disciples reconnaîtraient qu'il ne recevait pas cette gloire en récompense de sa peine, comme s'il en avait besoin, mais qu'elle lui appartenait bien avant les siècles, avec le Père et auprès du Père, ainsi que lui-même le dit à l'approche de sa Passion volontaire : « Père, glorifie-moi de la gloire que j'avais auprès de toi avant le commencement du monde » (Jn 17,5).



Source : 










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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Lun 13 Mar 2017 - 16:03

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Lundi 13 mars 2017 : Le lundi de la 2e semaine de Carême


Les saints du jour (Lundi 13 mars)


Sainte Euphrasie, vierge dans la Thébaïde. 412.

Saints Rodrigue et Salomon, Martyrs à Cordoue († 857)

Bienheureuse Irmã Dulce, Religieuse brésilienne « Bon Ange de la Bahia » (1914-1992)


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 


Homélie :

"Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés."

L’apôtre Paul écrivait aux Romains : « Mais toi, pourquoi juges ton frère ? Et toi, pourquoi méprises ton frère ? » Il nous faudrait en finir avec les jugements des uns sur les autres. Le jugement est délicat et complexe et il manque de réalisme s’il n’est pas mené jusqu’au bout. Le jugement est implicite en nous, dans un regard, on ne peut pas observer, écouter, vivre, sans juger. Si nous avons une responsabilité nous jugeons. Le venin qui vient de notre jugement doit être ôter de notre cœur : « Ne jugez pas et vous ne serez pas jugés, » est immédiatement suivi par le commandement : « Ne condamnez pas et vous ne serez pas condamnés. » L’action de juger est neutre, le jugement peut se terminer par une condamnation ou par une justification. Les jugements négatifs sont repris et bannis de la Parole de Dieu. Nous voulons regarder les réalités de la vie et du monde à travers le regard de Jésus, à travers son œuvre de Salut pour l’humanité. Quand nous avons conscience de notre misère, nous n’émettons plus de jugement sur l’autre mais nous demandons pour tous la miséricorde. C’est par son amour que Jésus nous sauve et nous lui demandons la grâce de lui devenir semblable. Par son humilité Jésus donne un remède à notre misère et à notre faiblesse : Quand nous sommes touchés dans notre propre chair par la misère des frères, nous recevons de Dieu pour eux une attitude nouvelle de miséricorde.

"Donnez, et l’on vous donnera : c’est une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante, qui sera versée dans le pan de votre vêtement ;"

La charité sincère nous lie d’affection entre nous. Pour aimer notre frère, il nous faut nous aimer nous-même sans nous surestimer. C’est dans la douce Lumière de Jésus qui nous sauve, que nous parvenons à voir les lumières de nos frères, leurs mérites et leurs valeurs. Nous ne minimisons pas nos défauts, mais nous les remettons à la miséricorde de Dieu. « Que l’amour fraternel vous lie d’affection entre vous, » dit Paul. Pour estimer son frère, il ne faut pas s’estimer trop soi-même, il ne faut pas être trop sûr de soi. Dans notre marche vers Pâques, nous mettons nos pas dans les pas de Jésus, nous acquérons ainsi les sentiments qui étaient dans son cœur. Jésus, dans sa vie sur la terre n’a pas retenu le rang qui l’égalait à Dieu. Quand il fut baptisé par Jean, il se trouvait dans la foule avec les pécheurs, lui l’unique juste. Dieu qui nous sauve nous demande une attitude semblable à la sienne. L’attitude que nous avons pour nos frères est l’attitude que nous avons avec Dieu lui-même. La mesure avec laquelle nous bâtissons la communauté sera débordante pour nous.

"Car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira de mesure aussi pour vous. »

Les commérages sont l’une des choses qui empoisonnent le plus la vie commune. Il ne nous suffit pas de ne pas dire du mal des autres, il faut aussi empêcher que les autres le fassent en notre présence. L’ambiance d’une communauté est tellement différente quand on prend au sérieux l’amour des frères. Paul dit à la communauté des Philippiens : « Mettez le comble à ma joie par l’accord de vos sentiments : ayez le même amour, une seule âme, un seul sentiment ; n’accordez rien à l’esprit de parti, rien à la vaine gloire, mais que chacun par l’humilité estime les autres supérieurs à soi ; ne recherchez pas chacun vos propres intérêts, mais plutôt que chacun songe à ceux des autres. Ayez entre vous les mêmes sentiments qui sont dans le Christ Jésus. » Nous voulons nous montrer compatissants, comme notre Père est compatissant. Le cœur de Dieu est rempli de tendresse, il nous suffit de nous tourner vers Lui et dans notre misère nous sommes illuminés par son visage plein d’amour pour nous car nous avons besoin d’une grande compassion ! « Misère » et « cœur » sont inscrits dans le mot « miséricorde. » L’attitude de miséricorde est guérissante pour nous qui nous reconnaissons pécheurs dans un peuple de pécheurs, nous demandons le pardon de Dieu.


Citation :
Nous nous tournons vers notre Père plein de miséricorde et nous lui demandons que le Saint Esprit nous soit donné.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit

Source : 



Youssef Bousnaya (v. 869-979), moine syrien
Vie et doctrine de Rabban Youssef Bousnaya par Jean Bar Kaldoum (trad. Chabot
in Deseille, Evangile au désert, Cerf 1999, p. 325)


« Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux »

La miséricorde est l'image de Dieu, et l'homme miséricordieux est, en vérité, un Dieu habitant sur la terre. De même que Dieu est miséricordieux pour tous, sans distinction aucune, de même l'homme miséricordieux répand ses bienfaits sur tous également.

     Mon fils, sois miséricordieux et répands des bienfaits sur tous, afin de t'élever au degré de la divinité... Prends garde de te laisser séduire par cette pensée que tu pourrais trouver attrayante : « Il vaut mieux que je sois miséricordieux pour celui qui est attaché à la foi que pour celui qui nous est étranger ». Ce n'est pas là la miséricorde parfaite imitant Dieu qui répand ses bienfaits sur tous, sans jalousie, « qui fait également lever son soleil et descendre sa pluie sur les bons et sur les méchants » (Mt 5,45)...

      « Dieu est amour » (1Jn 4,Cool ; son essence est amour, et son amour est son essence même. Par son amour, notre Créateur a été poussé à produire notre création. L'homme qui possède la charité, c'est vraiment Dieu au milieu des hommes.



Source : 










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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mar 14 Mar 2017 - 15:05

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Mardi 14 mars 2017 : Le mardi de la 2e semaine de Carême


Les saints du jour (Mardi 14 mars)


Saint Lubin, Évêque de Chartres (✝ 556)

Sainte Mathilde (ou Maud) de Ringelheim, Reine d'Allemagne (896 ✝ 968)

Bienheureux Giacomo (Jacques) Cusmano, Prêtre, Fondateur de l’Institut des Missionnaires
servants et servantes des pauvres (1834 ✝ 1888)


Chiara Lubich, italienne, Fondatrice des Focolari (1920-2008)


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 

Homélie :

"Alors Jésus s’adressa aux foules et à ses disciples, et il déclara : « Les scribes et les pharisiens enseignent dans la chaire de Moïse. Donc, tout ce qu’ils peuvent vous dire, faites-le et observez-le. Mais n’agissez pas d’après leurs actes, car ils disent et ne font pas."

Entre Jésus, les scribes et les pharisiens, le climat est tendu. Jésus dénonce ce que nous pourrions appeler les pièges de l’autorité. Etre très attachés à la loi de Moïse nous rend très estimables. Jésus a mangé plusieurs fois à la table de ces dignitaires. La conversion est toujours possible, pour tous. A Jérusalem, dans une atmosphère de conflits, Jésus sait qu’il va vers sa Passion et que ses disciples seront bientôt seuls. Il combat les attitudes religieuses hypocrites qui disent et ne font pas, car elles font des ravages auprès des petits et des pauvres qui ne comprennent pas. Les disciples de Jésus doivent être fidèles au message qu’il instaure et qu’ils auront à transmettre. S’ouvrir au Royaume des Cieux doit aller jusqu’à vivre de nouveaux rapports entre les croyants. De l’extérieur je peux paraître un homme juste et raisonnable mais à l’intérieur les sentiments de discorde et de ténèbres envahissent mon cœur. Il y a là une attitude religieuse qui peut porter à confusion et que Jésus démasque. Nous devons nous disposer à toujours nous trouver dans la fidélité, si nous voulons entrer dans la nouveauté de Jésus. La Parole de Jésus nous donne de reprendre vigueur car nous avons besoin de reprendre des forces pour mettre notre être tout entier dans la Lumière de Dieu.

« Ils attachent de pesants fardeaux, difficiles à porter, et ils en chargent les épaules des gens ; mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt."

Toutes leurs actions, ils les font pour être remarqués des gens : ils élargissent leurs phylactères et rallongent leurs franges ; ils aiment les places d’honneur dans les dîners, les sièges d’honneur dans les synagogues et les salutations sur les places publiques ; ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi. Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi, car vous n’avez qu’un seul maître pour vous enseigner, et vous êtes tous frères. Jésus combat l’état d’esprit du pharisaïsme, l’attachement à la loi pour la loi. Sous un masque de justice, se cache l’hypocrisie. C’est la lettre qui tue l’esprit qui génère le mépris des petits et des pauvres qui ne connaissent pas la loi. Jésus leur fait remarquer que leur vie n’est pas en accord avec leurs paroles. Ils disent et ne font pas en oubliant que Dieu voit ce qu’il y a dans le cœur de chacun. Nous avons là un avertissement très clair et une mise en garde très forte. Elle s’adresse à tous ceux qui ont pour mission d’annoncer l’Evangile. Notre orgueil peut nous amener à mépriser les autres que nous jugeons pécheurs et ignorants. En agissant ainsi, nous sommes loin de Celui qui est venu chercher et sauver ceux qui étaient perdus.

"Ne donnez à personne sur terre le nom de père, car vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux cieux."

Ne vous faites pas non plus donner le titre de maîtres, car vous n’avez qu’un seul maître, le Christ. Le plus grand parmi vous sera votre serviteur. Qui s’élèvera sera abaissé, qui s’abaissera sera élevé. Il nous faut imiter l’enfant qui se blottit contre sa mère. Il sait qu’il doit tout à son Père. Nous mettre au service des autres avec douceur et humilité est le meilleur remède. Ainsi nous nous éloignons du risque de prendre le pouvoir de Dieu et de dominer nos frères. Nous nous tournons vers Jésus, notre merveilleux guide. Il s’est donné sur la Croix pour le salut du monde. En lavant les pieds de ses disciples, le soir du Jeudi Saint, il nous apprend à nous aimer et à nous mettre au service les uns des autres. En s’offrant à nous dans l’Eucharistie il nous aime jusqu’à la fin. Il met en pratique son grand commandement : « Que le plus grand soit votre serviteur ! » C’est une véritable conversion à laquelle nous sommes tous appelés. Nous voulons abandonner tout sentiment de supériorité pour nous attacher à la loi d’amour avec un cœur tendre et généreux. Ce qui fait la valeur d’une vie, c’est l’amour que nous avons pour Dieu et pour le prochain.


Citation :
Nous demandons la grâce de nous mettre à l’école de Jésus et d’être attentifs à notre prochain.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 

Saint Paschase Radbert (?-v. 849), Moine bénédictin
Commentaire sur l'évangile de Matthieu, 10, 23 (trad. Delhougne, Les Pères 
commentent, p. 153 rev.)


« Vous n'avez qu'un seul maître, le Christ »

Si quelqu'un trouve bon de désirer une haute charge dans l'Église (cf 1Tm 3,1), qu'il désire l'œuvre que celle-ci permet de réaliser et non l'honneur qui lui est attaché ; qu'il désire aider et servir tous les hommes, plutôt qu'être aidé et servi par tous. Car le désir d'être servi procède de l'orgueil, comme celui des pharisiens, et le désir de servir naît de la sagesse et de l'enseignement du Christ. Ceux qui cherchent les honneurs pour eux-mêmes sont ceux qui s'élèvent, et ceux qui se réjouissent d'apporter leur aide et de servir sont ceux qui s'abaissent pour que le Seigneur les élève. 

Le Christ n'a pas parlé ici de celui que le Seigneur élève, mais il a dit : « Celui qui s'élève lui-même sera abaissé », de toute évidence par le Seigneur. Il n'a pas parlé non plus de celui que le Seigneur abaisse, mais il a dit : « Celui qui s'abaisse volontairement sera élevé », en conséquence, par le Seigneur... Ainsi, à peine le Christ s'est-il réservé tout particulièrement le titre de « maître » qu'il invoque la règle de sagesse en vertu de laquelle « celui qui veut devenir grand doit être le serviteur de tous » (Mc 10,43)... Cette règle, il l'avait exprimée en d'autres termes : « Apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur » (Mt 11,29). 

Dès lors, quiconque veut être son disciple ne doit pas tarder à apprendre cette sagesse du Christ, car « tout disciple accompli sera comme son maître » (Lc 6,40). Au contraire, celui qui aura refusé d'apprendre la sagesse enseignée par le Maître, loin de devenir un maître, ne sera même pas un disciple.



Source :  










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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mer 15 Mar 2017 - 15:19

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Mercredi 15 mars 2017 : Le mercredi de la 2e semaine de Carême


Les saints du jour (Mercredi 15 mars)


Saint Longin, Centurion romain (1er s.). Voir aussi : Saint Longin, soldat et martyr. Ier siècle.

Sainte Louise de Marillac, veuve et Co-Fondatrice des « Filles de la Charité » (1591-1660).

Saint Zacharie, Pape de 741 à 752 (+ 752)

Saint Klemens Maria Hofbauer, prêtre c.ss.r. (1751-1820)

Bienheureux Jan Adalbert Balicki, Prêtre en Pologne (1869-1948)

Bienheureux Artémide Zatti, Religieux Salésien italien (1880- ✝ 1951)


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 


Homélie :

"Montant alors à Jérusalem, Jésus prit à part les Douze disciples et, en chemin, il leur dit : « Voici que nous montons à Jérusalem. Le Fils de l’homme sera livré aux grands prêtres et aux scribes, ils le condamneront à mort et le livreront aux nations païennes pour qu’elles se moquent de lui, le flagellent et le crucifient ; le troisième jour, il ressuscitera."

Jésus, vrai Dieu et vrai homme, vit la montée vers Jérusalem, vers sa Passion, d’une manière tellement humaine. Il n’y va pas seul, aux Douze disciples il parle de ce qui va lui arriver. Il associe ses disciples à son propre chemin, avec prudence. Il partage ce qui va lui arriver à ses proches en disant ce qui est. Cette montée vers Jérusalem, inspirée par le Saint Esprit, va opérer un changement de mentalité très fondamental chez ses disciples. Jésus leur demande de faire disparaître leurs vues trop humaines sur le Salut que lui, vient opérer au milieu du monde. Nos inclinations naturelles nous portent à dominer, à commander et à ordonner. Si Jésus annonce que le chemin du Royaume est resserré, nous pourrons l’y rejoindre. Il ouvre une porte par laquelle nous pourrons sortir de l’enfermement et de la mort pour retrouver la vie. Le chemin de Jésus est un service, il est Vie. Jésus est le “Serviteur” de chacun de nous. Par le Don de lui-même dans l’Eucharistie, il nous donne d’entrer en contact avec la réalité du “serviteur.” Le Chemin de Jésus est notre chemin d’Amour.

"Alors la mère des fils de Zébédée s’approcha de Jésus avec ses fils Jacques et Jean, et elle se prosterna pour lui faire une demande. Jésus lui dit : « Que veux-tu ? » Elle répondit : « Ordonne que mes deux fils que voici siègent, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche, dans ton Royaume. »

ésus répondit : « Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire ? » Ils lui disent : « Nous le pouvons. » Jésus va à l’essentiel de la question que lui pose la mère des fils de Zébédée. Il lui donne d’exprimer son désir et il y répond. Chacun doit avancer dans son chemin en communion avec tous les autres. La mère des fils de Zébédée veut que ses fils entrent dans une plénitude de vie avec Jésus. Le service et le don désintéressé d’eux-mêmes relève de leur liberté. Jésus a présenté à ses disciples ce qui va lui arriver, sa Passion. Il nous prépare à le comprendre de l’intérieur. Le suivre et témoigner de son Amour infini du Père pour l’humanité sera notre Mission. Jésus nous donnera la lumière et la force pour le suivre : Il répond aux disciples : "Soit, vous boirez à ma coupe" ! La Bonne Nouvelle est ainsi annoncée en Église. Dans ce Corps du Christ, l’humanité souffre avec son Seigneur, elle prie en communion avec lui : « L’Epouse suit l’Agneau partout où Il va. »

« Il leur dit : « Ma coupe, vous la boirez ; quant à siéger à ma droite et à ma gauche, ce n’est pas à moi de l’accorder ; il y a ceux pour qui cela est préparé par mon Père. »

Les dix autres, qui avaient entendu, s’indignèrent contre les deux frères. Jésus les appela et dit : « Vous le savez : les chefs des nations les commandent en maîtres, et les grands font sentir leur pouvoir. Parmi vous, il ne devra pas en être ainsi : celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur ; et celui qui veut être parmi vous le premier sera votre esclave. Ainsi, le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude. » Jésus précise les conditions de son appel. Il nous donne de pouvoir aller à lui en créant un espace de liberté où chacun pourra le suivre. Jésus renonce à tout pouvoir sur ses disciples, il leur donne une parole libre. Il ouvre une nouvelle manière d’être ensemble, à partir de la parole échangée. Il donne à chacun d’éprouver son propre désir. Nous supplions le Père de miséricorde de donner l’Esprit Saint à tous ceux et celles qui vivent aujourd’hui la Passion de Jésus dans le monde. Beaucoup sont sur le chemin de Jésus et vivent la réalité de sa Croix dans ce monde. Cela est impossible pour nous sans la Lumière et la Force de l’Esprit Saint. Jésus nous nourrit de l’Eucharistie, ainsi il nous prépare à la Passion qui arrive sans prévenir ! Le oui, de Jacques et de Jean, nous le disons à la suite de Jésus. C’est en lui que nous donnons notre vie en vérité, nous trouvons alors notre propre vie, pour le servir.


Citation :
Nous demandons à l’Esprit Saint la grâce de suivre Jésus dans sa Passion d’Amour pour le Père et pour nous


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Bienheureux Titus Brandsma, Carme néerlandais, Martyr (1881-1942)
La Mystique de la souffrance (trad. Itinéraire spirituel, Parole et Silence 2003, p. 159)


« Voici que nous montons à Jérusalem »

Jésus s'est déclaré lui-même la tête du Corps mystique dont nous sommes les membres. La vigne, c'est lui ; les sarments, c'est nous (Jn 15,5). Il s'est étendu sur le pressoir et s'est mis à le fouler ; il nous a donné ainsi le vin pour qu'en le buvant, nous puissions vivre de sa vie et partager ses souffrances. « Celui qui veut faire ma volonté, qu'il prenne chaque jour sa croix. Celui qui me suit a la lumière de la vie. Je suis le chemin. Je vous ai donné l'exemple afin que vous fassiez, vous aussi, comme j'ai fait pour vous » (Lc 9,23; Jn 8,12; 14,6; 13,15). Et comme ses disciples eux-mêmes ne comprenaient pas que son chemin devait être un chemin de souffrance, il le leur expliquait en disant : « Ne fallait-il pas que le Christ souffrît tout cela pour entrer dans sa gloire ? » (Lc 24,26)

     Alors le cœur des disciples brûlait en eux-mêmes (v. 32). La Parole de Dieu les enflammait. Et quand l'Esprit Saint est descendu sur eux comme une flamme divine pour les embraser (Ac 2), ils étaient alors heureux de souffrir mépris et persécution (Ac 5,41), car ainsi ils ressemblaient à celui qui les avait précédés sur le chemin de la souffrance. Les prophètes avaient déjà annoncé ce chemin de souffrance du Christ, et les disciples comprenaient enfin qu'il ne l'avait pas évité. De la mangeoire au supplice de la croix, pauvreté et manque de compréhension avaient été son lot. Il avait passé sa vie à enseigner aux hommes que le regard de Dieu sur la souffrance, la pauvreté, l'absence de compréhension humaine, est différent de la folle sagesse du monde (1Co 1,20)... Dans la croix est le salut. Dans la croix est la victoire. Dieu l'a voulu ainsi.



Source :  









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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Jeu 16 Mar 2017 - 18:21

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Jeudi 16 mars 2017 : Le jeudi de la 2e semaine de Carême


Les saints du jour (Jeudi 16 mars)


Sainte Eusébie, Abbesse, fille de Sainte Rictrude (✝ v. 680)

Saint Héribert, Archevêque de Cologne (✝ 1021)

Saint Christodule (1021-1093).

Saint Jean de Brébeuf, Prêtre s.j. et martyr  (1593-1649)
Pour un approfondissement biographique : >>> Jean de Brébeuf (En anglais)

Saint Klemens Maria Hofbauer, prêtre c.ss.r. (1751-1820)

Saint José Gabriel del Rosario Brochero, Prêtre (1840-1914)


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

« Il y avait un homme riche, vêtu de pourpre et de lin fin, qui faisait chaque jour des festins somptueux. Devant son portail gisait un pauvre nommé Lazare, qui était couvert d’ulcères. Il aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table du riche ; mais les chiens, eux, venaient lécher ses ulcères."

Jésus fait allusion à une histoire connue, celle du pauvre scribe et du riche publicain Bar Mayan. Il s’agit d’un riche qui ne s’occupe ni des hommes ni de Dieu. Ce riche, qui n’a pas de Nom, n’est pas "établi" dans son être intérieur et spirituel. Jésus donne un nom au pauvre : Lazare, « Dieu est venu en aide. » Cette parabole du riche sans nom et de Lazare nous fait réaliser les personnages qui se jouent en nous. Il y a en effet deux chemins, l’un de lumière et l’autre de ténèbres, qui sont entrelacés en nous, il nous faut sortir de cette confusion et de cet enfermement. La Parole de Jésus nous demande de faire notre vie plus belle. A un moment notre vie, à partir de la parole ou de la vie d’un autre, s’opère un changement qui va l’éclairer. « Le cœur de l’homme est compliqué et malade, » dit la Parole. Nous nous faisons le centre de tout, et nous faisons tourner le monde autour de nous, nous sommes véritablement enfermés. Par les pauvres, Dieu nous ouvre un chemin qui peut nous conduire à une voie de lumière et de bonheur.

"Or le pauvre mourut, et les anges l’emportèrent auprès d’Abraham. Le riche mourut aussi, et on l’enterra. Au séjour des morts, il était en proie à la torture ; levant les yeux, il vit Abraham de loin et Lazare tout près de lui. Alors il cria : “Père Abraham, prends pitié de moi et envoie Lazare tremper le bout de son doigt dans l’eau pour me rafraîchir la langue, car je souffre terriblement dans cette fournaise."

Mon enfant, répondit Abraham, rappelle-toi : tu as reçu le bonheur pendant ta vie, et Lazare le malheur pendant la sienne. Maintenant, lui, il trouve ici la consolation, et toi, la souffrance. Et en plus de tout cela, un grand abîme a été établi entre vous et nous, pour que ceux qui voudraient passer vers vous ne le puissent pas, et que, de là-bas non plus, on ne traverse pas vers nous.” La mort est une limite absolue. Que l’on ait vécu dans le lin et la pourpre, ou couvert d’ulcères, mendiant à la porte des autres, à la mort, les choses prennent leur vraie valeur. Ce moment doit éclairer toute la vie. Si la mort totalise toutes les fidélités d’une existence, elle fixe aussi l’homme dans ses choix. C’est donc avant qu’il faut choisir et ouvrir les yeux, qu’il faut se convertir. Le riche n’a pas vu le besoin qu’il avait de Dieu et de son pardon ; Il n’a pas vu Lazare. Lazare meurt, dans l’oubli général. Le riche meurt à son tour, et toute la ville est là pour le porter en terre. Mais au-delà, tout change. Dieu est l’infiniment bon. Sur les lèvres d’Abraham, il nous donne de sortir de l’enfermement de notre "moi égoïste dominateur et jouisseur," qui s’enferme dans un monde sans issue.

« Le riche répliqua : “Eh bien ! père, je te prie d’envoyer Lazare dans la maison de mon père. En effet, j’ai cinq frères : qu’il leur porte son témoignage, de peur qu’eux aussi ne viennent dans ce lieu de torture !"

Abraham lui dit : “Ils ont Moïse et les Prophètes : qu’ils les écoutent ! Non, père Abraham, dit-il, mais si quelqu’un de chez les morts vient les trouver, ils se convertiront.” Abraham répondit : “S’ils n’écoutent pas Moïse ni les Prophètes, quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts : ils ne seront pas convaincus.” » L’allusion aux frères nous rappelle l’exigence de la conversion. S’il est trop tard pour le frère mort, il est encore temps pour les cinq survivants. Ce qui convertit, c’est la décision d’accueillir la Parole de l’Envoyé de Dieu. Nous croyons que Jésus nous ouvre la route de la conversion, et que son Évangile donne du sens à notre vie. Les pauvres sont les envoyés de Dieu qui deviennent pour nous un chemin qui nous libère. Dans la prière, nous mettons ensemble notre espérance en Dieu, pour nous ouvrir à la vie qu’il nous donne. Jésus nous invite à sa table pour un avant-goût du banquet de l’au-delà. Nous demandons la grâce d’être attentifs aux "Lazare" affligés qui demeurent à notre porte, dans notre entourage.


Citation :
Nous demandons à Dieu la grâce de nous guérir pour accueillir nos frères.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Augustin (354-430), Évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et Docteur de l'Église
Les Discours sur les psaumes, Ps 85, 3 ; CCL 39, 1178 (trad. Orval)


La vraie richesse et la vraie pauvreté

Quand je dis que Dieu n'incline pas son oreille vers le riche, n'allez pas en déduire, mes frères, que Dieu n'exauce pas ceux qui possèdent or et argent, domestiques et domaines. S'ils sont nés dans cet état et occupent ce rang dans la société, qu'ils se souviennent de cette parole de l'apôtre Paul : « Recommande aux riches de ce monde de ne pas céder à l'orgueil » (1Tm 6,17). Ceux qui ne cèdent pas à l'orgueil sont pauvres devant Dieu, qui incline son oreille vers les pauvres et les nécessiteux (Ps 85,1). Ils savent, en effet, que leur espérance n'est pas dans l'or ou l'argent ni dans ces choses dont on les voit regorger pour un temps. Il suffit que les richesses ne causent pas leur perte et que, si elles ne peuvent rien pour leur salut, elles n'y soient du moins pas un obstacle... Quand donc un homme méprise tout ce qui sert d'aliment à son orgueil, il est un pauvre de Dieu ; et Dieu incline vers lui son oreille, car il sait le tourment de son cœur.

     Sans doute, frères, ce pauvre Lazare couvert d'ulcères, qui gisait à la porte du riche, a été porté par les anges dans le sein d'Abraham ; voilà ce que nous lisons et croyons. Quant au riche qui était vêtu de pourpre et de lin fin et festoyait splendidement chaque jour, il a été précipité dans les tourments de l'enfer. Est-ce vraiment le mérite de son indigence qui a valu au pauvre d'être emporté par les anges ? Et le riche a-t-il été livré aux tourments par la faute de son opulence ? Il faut le reconnaître : en ce pauvre c'est l'humilité qui a été honorée, et ce qui a été puni dans le riche, c'est l'orgueil.



Source :  










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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Ven 17 Mar 2017 - 18:49

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Vendredi 17 mars 2017 : Le vendredi de la 2e semaine de Carême


Les saints du jour (Vendredi 17 mars)


Saint Joseph d'Arimathie Membre du Sanhédrin (1er s.)

Saint PATRICK, Évêque « Apôtre de l'Irlande », Co-Patron de l’Irlande (385-461)
Voir aussi :
Saint Patrick, apôtre de l'Irlande. 464.

Saint Gabriel Lalemant, Martyr au Canada (1610-1649)
Pour un approfondissement : Saint Gabriel Lalemant, Prêtre s.j. missionnaire et Martyr (†1649)

Bienheureux Juan Nepomuceno Zegrí y Moreno, Prêtre et Fondateur de la Congrégation des « Sœurs Mercédaires de la Charité. » (1831-1905)


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

« Écoutez une autre parabole : Un homme était propriétaire d’un domaine ; il planta une vigne, l’entoura d’une clôture, y creusa un pressoir et bâtit une tour de garde. Puis il loua cette vigne à des vignerons, et partit en voyage."

Par cette parabole des vignerons homicides, Jésus s’adresse aux chefs des prêtres et aux pharisiens. Ils n’ont pas compris, en s’identifiant aux vignerons, qu’ils attestent que Jésus est le Fils de Dieu : "Mon bien-aimé avait une vigne, il y bâtit un plant de choix," ce choix de Dieu, c’est d’Israël. Jésus compare Israël à la vigne et les chefs infidèles du peuple élu aux vignerons. C’est à eux et à toute la descendance d’Abraham que le Royaume de Dieu avait été confié, mais ils ont perverti l’héritage en se l’appropriant. Dans la première Alliance, le peuple élu a pour mission d’annoncer le salut à toutes les nations. Jésus, le Sauveur de la Nouvelle Alliance, réunira autour de lui les douze apôtres, symboles du “nouvel” Israël, appelé à porter des fruits de charité fraternelle. C’est à nous tous que Jésus adresse cette Parole. La vie éternelle est annoncée à tous les peuples. Les gestes et les paroles de Jésus annoncent la cohérence nécessaire du culte avec la vie de foi. Ainsi est annoncé le mystère de Jésus qui portera le Salut du monde dans sa Passion au milieu d’un Peuple qui le rejette. Jésus a regardé un figuier sans fruits, symbole du peuple élu, il était desséché. Cette parabole nous dit le mystère de l’Amour de Dieu bafoué par son Peuple.

"Quand arriva le temps des fruits, il envoya ses serviteurs auprès des vignerons pour se faire remettre le produit de sa vigne.

Mais les vignerons se saisirent des serviteurs, frappèrent l’un, tuèrent l’autre, lapidèrent le troisième… Comprenant qu’ils sont visés, les grands prêtres et les pharisiens cherchent à arrêter Jésus. Dieu voudrait contempler le reflet de son Amour dans les yeux de ses petites créatures, or il n’y rencontre que jalousie et division, dispersion et de la haine ! La jalousie est meurtrièrement perfide, elle désunit et elle tue ! Le Peuple de Dieu est semblable à la tunique tissée sans couture de Jésus, elle sera partagée par les soldats, cela en est un signe. Nous avons reçu, en la personne de Jésus et de son message, un présent unique que nous devons faire fructifier. Il nous faut le communiquer et en faire don à chaque personne qui s’approche de nous. Le premier fruit de cette Parole est la chaleur de la Parole d’Amour qui est à vivre dans notre foi, en famille, et en communauté. Jésus, par sa mort et sa Résurrection, rétablit l’humanité dans l’Amour infini de Dieu. C’est un Amour qui dépasse tout.

"…Finalement, il leur envoya son fils, en se disant : “Ils respecteront mon fils."

Mais, voyant le fils, les vignerons se dirent entre eux : “Voici l’héritier : venez ! tuons-le, nous aurons son héritage !” Les grands prêtres et les pharisiens cherchent la réponse à leur question sur l’autorité de Jésus, mais leur cœur est incapable de l’accueillir. C’est à eux, à toute la descendance d’Abraham, que le Royaume de Dieu avait été confié. Ils ont perverti l’héritage. Jésus est l’envoyé du Maître de la vigne qui envoie son Fils. Au moment des vendanges, il rencontrera la jalousie du grand prêtre et l’accaparement des serviteurs ! Dieu n’en finit jamais de prendre soin de son peuple, nous sommes ce peuple qui a besoin que Jésus prenne soin de lui. Nous travaillons à la vigne de Jésus en invoquant sa miséricorde pour qu’il nous établisse dans des liens d’amour. Il s’agit aussi de nous, de la communauté chrétienne doit restée ouverte, c’est-à-dire missionnaire. Nous sommes ce nouveau peuple de Dieu qui va porter des fruits pour le Royaume, c’est l’amour surabondant de Dieu qui se traduit par l’accueil et le partage. Par la force et la beauté du Ressuscité “au milieu de nous”, la communauté doit être attirante dans tous ses faits et gestes. L’Esprit Saint donne ses dons, comme un secret d’amour. Jésus nous rétablit dans une relation filiale avec notre Père des cieux et dans une relation fraternelle avec nos frères.


Citation :
Nous demandons à Dieu la grâce de nous guérir pour accueillir nos frères.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Bernard (1091-1153), Moine cistercien et Docteur de l'Église
Sermon 30 sur le Cantique des Cantiques (trad. Beguin, Seuil 1953, p. 362 rev.)


Le mystère de la vigne de Dieu

Frères, si dans la vigne du Seigneur nous voyons l'Église, ce n'est pas une mince prérogative de l'Église que d'avoir étendu ses limites sur toute la terre...

     J'entends par là cette foule des premiers croyants dont il est dit « qu'ils n'étaient tous ensemble qu'un cœur et qu'une âme » (Ac 4,32)... Car la persécution ne l'a pas si brutalement déracinée quelle n'ait pu être replantée ailleurs et louée à d'autres vignerons, qui, la saison venue, lui ont fait porter des fruits. Elle n'a pas péri, elle a changé de sol ; mieux, elle y a gagné en force ainsi qu'en étendue, comme la vigne bénie du Seigneur. Frères, levez donc les yeux, et vous verrez « que son ombre a couvert les collines, que ses pampres sont des cèdres de Dieu, qu'elle a étendu ses sarments jusqu'à la mer et ses rejetons jusqu'au fleuve » (Ps 79,11-12).

     Ce n'est pas surprenant : elle est l'édifice de Dieu, le champ de Dieu (1Co 3,9). C'est lui qui la féconde, qui la propage, la taille et l'émonde, afin qu'elle produise davantage. Il ne va pas laisser sans soins une vigne que sa main droite a plantée (Ps 79,16) ; il ne va pas abandonner une vigne dont les pampres sont les apôtres, dont le cep est Jésus Christ, et dont lui, le Père, est le vigneron (Jn 15,1-5). Plantée dans la foi, elle plonge ses racines dans la charité ; labourée par l'obéissance, fertilisée des larmes du repentir, arrosée par la parole des prédicateurs, elle regorge d'un vin qui inspire la joie et non l'inconduite, vin de toute douceur, qui réjouit vraiment le cœur de l'homme (Ps 103,15)... Fille de Sion, console-toi en contemplant ce grand mystère ; ne pleure pas ! Ouvre ton cœur pour accueillir toutes les nations de la terre !



Source :  










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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Sam 18 Mar 2017 - 16:34

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Samedi 18 mars 2017 : Le samedi de la 2e semaine de Carême


Les saints du jour (Samedi 18 mars)


Saint Cyrille de Jérusalem, Évêque, Docteur de l'Église (315-386)
Voir aussi :
Saint Cyrille de Jérusalem, Évêque de Jérusalem, Docteur de l'Eglise. 386.

Saint Édouard, Roi d'Angleterre et Martyr (vers 962 – 18 Mars 978).

Bienheureuse Marthe Aimée le Bouteiller, Sœur des Écoles Chrétiennes de
la Miséricorde (✝ 1883)


Bienheureuse Celestina Donati, Vierge et Fondatrice de la Congrégation des
Filles pauvres de Saint Joseph de Calasanz « Sœurs Calasanctiennes » (1848-1925)


Vénérable María Rosa Gay Tibau, Fondatrice de l'Institut des Sœurs de
Saint Joseph de Gérone (✝ 1884)


Vénérable Eladio Mozas Santamera, Fondateur des Sœurs Joséphines de
la Sainte Trinité (✝ 1897)


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

…Jésus dit encore : « Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père : “Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.” Et le père leur partagea ses biens.

Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait, et partit pour un pays lointain où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre. Comme le Père de la parabole, nous demandons la grâce de la douceur, pour demeurer avec lui dans l’Amour. Ce jeune fils qui demande sa part d’héritage, dit à son père de manière cachée : « Je te considère comme mort pour moi. » Aujourd’hui, dans notre civilisation de consommation, la culture ambiante s’établit comme si Dieu était mort. Quand nous sommes passés ainsi dans ces coutumes étrangères, il est difficile de ne pas les adopter. L’image de Dieu en nous s’estompe et disparaît de notre esprit. C’est alors que survient la famine pour cet homme qui voudrait manger ce que mangent les porcs ! Le jeune homme de l’évangile est passé par un chemin de douleur. Comme cet homme, nous essayons de trouver une issue à nos questions. Il nous faut découvrir en nous cette partie cassée, qui a brisé l’unité de notre être car nous avons du mal a considérer en nous la dynamique de la vie, là où retenti la joie du rassemblement, la joie de la réconciliation. Cette Parole porte en elle une plénitude de joie car la maison paternelle est remplie de la joie du père qui retrouvera son fils cadet.

"…Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait, et partit pour un pays lointain où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre. Il avait tout dépensé, quand une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin. …

Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Traite-moi comme l’un de tes ouvriers.” Il se leva et s’en alla vers son père. Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de compassion ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers. Finalement, rentrant en lui-même, il se dit qu’il y a des ouvriers, des mercenaires chez son père qui sont mieux traités que lui ! Avant de rentrer à la maison, que de souffrance pour cet homme ! Il s’est dévalorisé, il se tient de côté, et il est prêt maintenant à tout accepter pourvu qu’il puisse vivre encore ! Quelle est sa surprise quand il s’aperçoit qu’il est resté vivant dans le cœur de son père, comme son unique. Il découvre dans cet accueil cette partie qui est la plus profonde en lui, silencieuse, qui ne cesse d’attendre, d’espérer, de croire que tout est possible malgré tout. Cette partie à la fois profonde et douce, patiente, au long des jours, nous maintient en vie ! C’est alors qu’il nous faut rebondir dans l’espérance. La maison paternelle est remplie de joie, celui qui était parti et revenu, il doit retrouver sa vraie place. Cette dynamique en attente est en chacun de nous. Nous sommes désireux de la joie des retrouvailles, de la joie du rassemblement, de la joie de la réconciliation.


"…Or le fils aîné était aux champs. Quand il revint et fut près de la maison, il entendit la musique et les danses. Appelant un des serviteurs, il s’informa de ce qui se passait. Celui-ci répondit : “Ton frère est arrivé, et ton père a tué le veau gras, parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé."

Alors le fils aîné se mit en colère, et il refusait d’entrer. Il nous faut découvrir cette partie de nous qui s’est échappée, pour tenter d’être pleinement elle-même, et qui dans son excès de recherche de soi s’est perdue, a brisé l’unité. Il y a à découvrir aussi en nous cette partie plus profonde, silencieuse, qui ne cesse d’attendre, d’espérer l’union, de croire que tout est possible malgré tout. C’est cette partie à la fois profonde et douce, patiente, qui, au long des jours, nous maintient en vie. Nous découvrons encore en nous cette partie victime du départ de l’autre. Nous avons à retrouver l’unité de nous-même, où chacun peut vivre et reconnaître l’autre. Jésus nous rejoint en épousant notre nature humaine, il nous aide à revenir en nous-mêmes, comme l’enfant du Père qui nous aime gracieusement. L’Esprit Saint nous donne de nous reconnaître pour vivre en bonne intelligence, dans la joie. Dieu respecte nos choix, il se tient à la porte et ouvre plein de tendresse à son enfant qui est là. Cette Parole porte en elle la plénitude de la joie du Père qui voudrait que la maison paternelle soit remplie par la joie de ses enfants retrouvés et rassemblés.

Citation :
Nous demandons la grâce de la virginité du regard et la simplicité de l’amour.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint André de Crète (660-740), Moine et Évêque
Grand canon de la liturgie orthodoxe pour le carême, 1ère ode (trad. Clément, DDB 1982, p. 111s)


« Ici, je meurs de faim ! Je vais retourner chez mon père »

Par où commencer à pleurer les œuvres de ma vie ?
Quels seront les premiers accents de ce chant de deuil ?
Accorde-moi, ô Christ, dans ta miséricorde, le pardon de mes péchés...

Tel le potier pétrissant l'argile,
tu m'as donné, mon Créateur, chair et os, souffle et vie.
Seigneur qui m'as créé, mon juge et mon Sauveur,
aujourd'hui ramène-moi vers toi.

Ô mon Sauveur, devant toi je confesse mes fautes.
Je suis tombé sous les coups de l'Ennemi,
Voici les plaies dont mes pensées meurtrières,
comme des brigands, ont meurtri mon âme et mon corps (Lc 10,30s).

J'ai péché, Sauveur, mais je sais que tu aimes l'homme.
C'est ta tendresse qui nous châtie
et ta miséricorde est ardente.
Tu me vois pleurer et tu viens à moi
comme le Père accueille le fils prodigue.

Dès ma jeunesse, ô mon Sauveur, j'ai méprisé tes commandements.
J'ai passé ma vie dans les passions et l'inconscience.
Je crie vers toi : avant que vienne la mort,
sauve-moi...

Dans le vide j'ai dissipé le patrimoine de mon âme.
Je n'ai pas les fruits de la ferveur, et j'ai faim.
Je crie : Père, plein de tendresse, viens à moi,
prends moi dans ta miséricorde.

Celui que les voleurs ont assailli (Lc 10,30s),
c'est moi au milieu de l'égarement de mes pensées.
Elles me frappent, elles me blessent.
Mais penche-toi sur moi, Christ Sauveur, et guéris-moi.

Le prêtre me vit et se détourna.
Le lévite me vit, nu et souffrant, mais passa outre.
Mais toi, Jésus né de Marie,
Tu t'arrêtes et tu me secours...

Je me jette à tes pieds, Jésus,
j'ai péché contre ton amour.
Décharge-moi de ce fardeau trop lourd
et dans ta miséricorde, accueille-moi.

N'entre pas eu jugement avec moi,
ne dévoile pas mes actions,
ne scrute pas motifs et désirs.
Mais dans ta compassion, ô Tout Puissant,
ferme les yeux sur mes fautes et sauve-moi.

Voici le temps du repentir. Je viens à toi.
Décharge-moi du lourd fardeau de mes péchés
et, dans ta tendresse, donne-moi les larmes du repentir.



Source :  









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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Dim 19 Mar 2017 - 17:35

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Dimanche 19 mars 2017 : Troisième dimanche de Carême


Les saints du jour (Dimanche 19 mars)


Saint Joseph, père nourricier de Jésus, époux de la Vierge Marie, Patron de l'Église universelle et Patron principal du Canada.
Voir aussi :
Saint Joseph, Epoux de la très sainte Vierge Marie, Mère de Notre Seigneur Jésus-Christ.
Saint Joseph est l'un des patrons de la Belgique, de l'Espagne, de Naples, de la Westphalie et de la ville de Verdun.
Les missions de Chine sont confiées à sa puissante tutèle. Ier siècle.


Saint Chrysanthe (+ 283) et DARIA son épouse, et de leurs compagnow CLAUDE le tribun, son épouse HILARIA
avec leurs fils MAUR et JASON, ainsi que Saint DIODORE, Prêtre, Saint MARIEN, diacre,
et d'autres pieux Chrétiens qui accomplirent leur martyre en étant enfermés dans une grotte.


Bienheureux Marcel Callo, Jeune ouvrier et martyr (1921-1945)
Pour approfondissement biographique :
Biographie de Marcel CALLO, Jeune ouvrier et Martyr (1921-1945)


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Jésus arrive donc à une ville de Samarie, appelée Sykar, près du terrain que Jacob avait donné à son fils Joseph. Là se trouvait le puits de Jacob.

Jésus, fatigué par la route, s’était donc assis près de la source. C’était la sixième heure, environ midi. Arrive une femme de Samarie, qui venait puiser de l’eau. Jésus lui dit : « Donne-moi à boire. » Jésus a connu ces jours où nous nous sentons las, il dit à la samaritaine : « J’ai soif. » Il demande un service qui va lui rendre des forces, un peu d’eau fraîche. Ces moments de vraie gratuité, de prière, coïncident avec le vouloir du Père qui veut nous réconforter. La femme de Samarie ne pensait qu’à son eau. Elle n’a pas fui la rencontre ni esquiver le regard de Jésus dans la solitude. Cette femme a peut-être pressenti la transformation de sa vie, une conversion du cœur, un retournement. Jésus fatigué ne provoque pas de crainte chez elle ! Il a soif.

"…La Samaritaine lui dit : « Comment ! Toi, un Juif, tu me demandes à boire, à moi, une Samaritaine ? » – En effet, les Juifs ne fréquentent pas les Samaritains. Jésus lui répondit : « Si tu savais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : “Donne-moi à boire”, c’est toi qui lui aurais demandé, et il t’aurait donné de l’eau vive. »

Jésus sait ce qu’il y a en chacun de nous. Il connaît notre histoire et l’espérance que nous portons dans notre fragilité. Malgré nos lassitudes et nos compromissions, il a décidé que rien au monde ne peut trahir son amitié. Il nous visite aujourd’hui encore, il veut nous sanctifier, et il nous rappelle notre passé pour que nous lui donnions. S’il met en lumière nos blessures, c’est pour nous ouvrir un chemin de liberté. Jésus nous conduit au dialogue, au niveau de la vérité, « en cela tu dis vrai ! » C’est déjà vivre avec lui que d’être vrai, sans dénégations, face à son regard de miséricorde. Cette femme de Samarie peut laisser descendre la vérité au fond de son être. Elle porte la souffrance de la division des religions dans son cœur. Elle s’écrie : « Seigneur, donne-moi cette eau, afin que je n’aie plus soif et ne vienne plus ici pour puiser. »


…Jésus lui dit : « Va, appelle ton mari, et reviens. » La femme répliqua : « Je n’ai pas de mari. » Jésus reprit : « Tu as raison de dire que tu n’as pas de mari : des maris, tu en as eu cinq, et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari ; là, tu dis vrai. »

La femme lui dit : « Seigneur, je vois que tu es un prophète !… Eh bien ! Nos pères ont adoré sur la montagne qui est là, et vous, les Juifs, vous dites que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem. » Jésus lui dit : « Femme, crois-moi : l’heure vient où vous n’irez plus ni sur cette montagne ni à Jérusalem pour adorer le Père. Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs. Mais l’heure vient – et c’est maintenant – où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et vérité : tels sont les adorateurs que recherche le Père. Dieu est esprit, et ceux qui l’adorent, c’est en esprit et vérité qu’ils doivent l’adorer. »  Aujourd’hui, Jésus vient à nous comme à la femme de Samarie. Avant d’être totalement convertis, nous recevons une mission de lui. Cette Mission est difficile à réaliser sans un retournement dans notre vie. Nous allons avancer dans une clarification de ce qui nous habite. La Samaritaine dit : « Venez voir ! » Elle apporte un témoignage et une question : « Il m’a dit tout ce que j’ai fait ! » Nous croisons Jésus qui restaure notre confiance et nous répondons sans crainte à son amitié. Nous devenons alors témoin de sa grâce. Cette rencontre illustre bien le Salut apporté par Jésus. C’est ainsi que nous retrouvons notre identité et notre bonheur. Jésus est nourri par cette rencontre qui donne la vie : Les disciples se disaient entre eux : « Quelqu’un lui aurait-il apporté à manger ? » Jésus leur dit : « Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé et de mener son œuvre à bonne fin.»

Citation :
Nous demandons la Grâce de la Simplicité de Jésus.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Augustin (354-430), Évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et Docteur de l'Église
Sermons sur l'évangile de Jean, n°15, 6-7 (trad. AELF rev.)


Il a tout donné pour toi

Jésus fatigué par la route s'assit sur la margelle du puits ; c'était environ la sixième heure. Là commencent les mystères ; ce n'est pas sans raison que Jésus est fatigué, lui la Force de Dieu... C'est pour toi que Jésus s'est fatigué en chemin. Nous trouvons Jésus, qui est la force même ; nous trouvons Jésus qui est faible ; Jésus fort et faible. Fort parce que « Au commencement était le Verbe et le Verbe était auprès de Dieu et le Verbe était Dieu »... Veux-tu voir la force de Dieu ? « Tout a été fait par lui et sans lui rien n'a été fait » (Jn 1,1-2), et il a tout fait sans peine. Qui de plus fort que celui qui a fait tout l'univers sans effort ? Veux-tu connaître sa faiblesse ? « Le Verbe s'est fait chair et il a habité parmi nous » (Jn 1,14).

     La force du Christ t'a créé ; la faiblesse du Christ t'a recréé. La force du Christ a donné l'existence à ce qui n'était pas ; la faiblesse du Christ a fait que ce qui était ne périsse pas. Il nous a créés par sa force, il nous a recherchés par sa faiblesse. C'est par sa faiblesse qu'il nourrit ceux qui sont faibles, comme la poule nourrit ses petits : « Combien de fois, dit-il à Jérusalem, ai-je voulu rassembler tes enfants comme la poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et tu ne l'as pas voulu ? » (Lc 13,34)...

     Telle est l'image de la faiblesse de Jésus fatigué de la route. Sa route c'est la chair qu'il a prise pour nous. Quel autre chemin prendrait-il, celui qui est partout, qui est partout présent ? Où va-t-il et d'où vient-il, sinon habiter parmi nous et pour cela il a pris chair ? En effet, il a daigné venir à nous pour se manifester dans la forme de serviteur, et le chemin qu'il a choisi, c'est de prendre notre chair. C'est pourquoi « la fatigue du chemin » n'est rien d'autre que la faiblesse de la chair. Jésus est faible dans sa chair, mais toi, ne te laisse pas aller à la faiblesse. Toi, sois fort dans sa faiblesse à lui. Parce que « ce qui est faiblesse de Dieu est plus fort que les hommes » (1Co 1,25). La faiblesse du Christ est notre force.



Source :  










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Dernière édition par Lumen le Jeu 13 Avr 2017 - 16:54, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Lun 20 Mar 2017 - 16:01

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Lundi 20 mars 2017 : Solennité de Saint Joseph, Époux de la Vierge Marie, Patron de l'Église universelle


Les saints du jour (Dimanche 19 mars)


Saint Joseph, père nourricier de Jésus, époux de la Vierge Marie, Patron de l'Église universelle et
Patron principal du Canada.

Voir aussi :
Saint Joseph, Epoux de la très sainte Vierge Marie, Mère de Notre Seigneur Jésus-Christ.
Saint Joseph est l'un des patrons de la Belgique, de l'Espagne, de Naples, de la Westphalie et de la ville de Verdun.
Les missions de Chine sont confiées à sa puissante tutèle. Ier siècle.


Saint Wulfran (ou Vulfran), archevêque de Sens, apôtre des Frisons, patron d'Abbeville. 720.

Saint Jean Népomucène, Prêtre et martyr (1340-1393)

Sainte Marie du Cœur de Jésus (Marie-Josèphe de Sancho de Guerra), Fondatrice de la Congrégation
des Servantes de Jésus (✝ 1912)


Saint Józef Bilczewski, Archevêque de Lviv des Latins (1860-1923)

Bienheureux François Palau y Quer, Fondateur des Instituts des Sœurs et des Frères du Carmel († 1872)


Prière avant la lecture

Mon âme exalte le Seigneur,
Pour le choix qu’il a fait de Joseph en son Cœur

C’est l’époux de la Vierge Marie,
C’est le père virginal de Jésus, conçu par l’Esprit.

Plein d’amour pour Jésus, pour Marie,
Travaillant durement, les protège et les nourrit.

Sa tendresse est de tous les instants,
Pour Marie, pour Jésus et pour nous, ses enfants.

Silencieux, il adore le Seigneur,
Tout son être est rempli de lumière intérieure.

Dieu le Père l’a rendu tout puissant,
Protecteur de l’Église établie dans le temps.

Son cœur est un vrai cœur de père,
Secours des malheureux qui souffrent sur la terre.

Saint Joseph, exauce nos prières,
Tes enfants te supplient du fond de leur misère.

Dans la paix du Seigneur tu t’endors,
Sois-là près de nous à l’heure de la mort.

Gloire au Père, au Fils, au Saint-Esprit,
Pour les siècles des Siècles. Amen.



LECTURES DE LA MESSE:
 


Homélie :

"Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus, que l’on appelle Christ.

Or, voici comment fut engendré Jésus Christ : Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ; avant qu’ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint. Nous célébrons la solennité de Saint Joseph, époux de Marie. Nous sommes dans la joie de Joseph élevant son regard sur Marie, et s’efforçant de s’adapter au plan d’amour de Dieu. Nous sommes avec lui sur le chemin de notre conversion. Joseph nous conduit à nous élever en regardant les autres, pour interpréter toutes leurs actions dans le bon sens, afin de sauvegarder leur bonne renommée. Marie nous fait entrer dans le mystère de Jésus, et Joseph entre dans une très rude épreuve. C’est le choix du Père qui a choisi Marie de toute éternité pour être la mère de son Fils unique. Joseph aussi l’avait choisie comme épouse. Or avant qu’ils aient habité ensemble, Marie est enceinte ! Joseph connaît la qualité de cœur de Marie, il n’a aucun doute par rapport à elle, c’est l’œuvre du Saint Esprit. Marie vit Dieu au plus intime de son être de femme, le Fils unique du Père prend chair en elle. Après Élisabeth, Joseph sera le premier à entrer dans ce mystère, ce nouvel amour l’unit à Dieu et qui l’unit à Marie. Mais Joseph ne se sent pas digne d’accueillir le Mystère de Dieu qui se passe en Marie, il fait le choix de rentrer chez lui, en renvoyant Marie secrètement.

"Joseph, son époux, qui était un homme juste, et ne voulait pas la dénoncer publiquement, décida de la renvoyer en secret."

Dieu a un plan d’amour sur chacun de nous car « Dieu est amour. » Les difficultés de notre vie font que, parfois, nous ne savons pas le découvrir. Alors nous pouvons nous plaindre et refuser la « croix » qui nous est envoyée. C’est difficile pour Saint Joseph d’entrer dans l’action de l’Esprit Saint. Le mystère de l’Annonciation a été une épreuve de foi pour Marie. C’était aussi une épreuve de charité. Son amour pour Joseph est grand, mais son amour pour Dieu est infini. Elle devient si proche du mystère de Dieu qu’elle garde le silence et se recueille dans son cœur. Elle a consenti à ce que Dieu lui demande et ni Joseph, ni ses parents, ni son peuple ne peut pas comprendre ce mystère. Marie a été épousée par le Dieu-Trinité, toute la vie de Dieu qui circule en elle vient de l’Esprit Saint. C’est ainsi qu’advient un monde nouveau dans lequel Dieu se rend si proche de l’humanité. Marie est seule, marchant dans la foi la plus obscure en Dieu. "Bienheureuse, toi qui as cru, lui dira Élisabeth qui a pénétré son secret : [/i]« Comment m’est il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? »[/i] Marie peut faire confiance plus encore.


"Comme il avait formé ce projet, voici que l’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ; elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »"

Tout cela est arrivé pour que soit accomplie la parole du Seigneur prononcée par le prophète : Voici que la Vierge concevra, et elle enfantera un fils ; on lui donnera le nom d’Emmanuel, qui se traduit : « Dieu-avec-nous » Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui son épouse,  Il est mystérieux pour Saint Joseph de voir que Marie, « avant qu’ils aient habité ensemble, fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint. » L’ange du Seigneur lui apparut en songe, lui dévoilant qu’il devait devenir le père légal de cet Enfant. Il accepte immédiatement « et il prend chez lui son épouse. » Le temps du Carême est un temps privilégié pour découvrir ce que Dieu attend de nous. Nous lui demandons de renforcer notre désir d’être fidèle. Qu’Il nous fasse avancer dans notre chemin de conversion en imitant Saint Joseph dans l’acceptation de la volonté de Dieu. Entrer dans la foi de Marie, c’est entrer dans la foi chrétienne, c’est laisser advenir le Fils unique de Dieu dans notre propre vie humaine. C’est pour Joseph un bouleversement fondamental, il s’agit d’accueillir la vie nouvelle qui lui est donnée. Cette vie toute nouvelle nous est aussi offerte, elle nous situe les uns vis-à-vis dans autres, comme Marie et Joseph, dans une toute autre dimension où l’Esprit Saint lui-même est le roi d’amour. L’Esprit Saint nous invite à son propre mystère d’Amour, il nous propose de vivre en enfant de Dieu !

Citation :
Nous demandons la grâce de devenir ce que nous sommes, l’enfant de Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 


Saint Jean-Paul II (1920-2005), Pape
Exhortation apostolique « Redemptoris custos », 4 (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana)


« Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l'Ange du Seigneur lui avait prescrit »

Au début de son pèlerinage de foi, la foi de Marie rencontre la foi de Joseph. Si Élisabeth a dit de la Mère du Rédempteur : « Bienheureuse celle qui a cru » (Lc 1,45), on peut en un sens attribuer aussi cette béatitude à Joseph, car il a répondu affirmativement à la Parole de Dieu quand elle lui a été transmise en ce moment décisif. Joseph, il est vrai, n'a pas répondu à l'annonce de l'ange comme Marie, mais il « fit ce que l'Ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui son épouse ». Ce qu'il a fait est pure « obéissance de la foi » (Rm 1,5).

     On peut dire que ce qu'a fait Joseph l'unit d'une manière toute spéciale à la foi de Marie ; il a accepté comme une vérité venant de Dieu ce qu'elle avait déjà accepté lors de l'Annonciation. Le Concile Vatican II dit : « À Dieu qui révèle est due l'obéissance de la foi par laquelle l'homme s'en remet tout entier et librement à Dieu dans un complet hommage d'intelligence et de volonté à Dieu qui révèle et dans un assentiment volontaire à la révélation qu'il fait » (Dei Verbum, 5). Cette phrase, qui touche à l'essence même de la foi, s'applique parfaitement à Joseph de Nazareth.

     Il est devenu donc d'une façon singulière le dépositaire du mystère « tenu caché depuis les siècles en Dieu » (Ep 3,9), de même que Marie l'est devenue en ce moment décisif appelé par l'apôtre Paul « la plénitude du temps », lorsque « Dieu envoya son Fils, né d'une femme... afin de racheter les sujets de la Loi, pour leur conférer l'adoption filiale » (Ga 4,4-5)... Joseph est, avec Marie, le premier dépositaire de ce mystère divin... En ayant devant les yeux le texte des deux évangélistes Matthieu et Luc, on peut dire également que Joseph est le premier à participer à la foi de la Mère de Dieu et qu'ainsi il soutient son épouse dans la foi à l'Annonciation divine ; il est placé le premier par Dieu sur le chemin du pèlerinage de foi de Marie... Le chemin personnel de Joseph, son pèlerinage de foi, se conclura le premier... ; cependant, le chemin de foi de Joseph suit la même direction.



Source :  






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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mar 21 Mar 2017 - 14:30

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Mardi 21 mars 2017 : Le mardi de la 3e semaine de Carême


Les saints du jour (Mardi 21 mars)


Saint Benoît de Nursie, Père des Moines d'Occident, Fondateur de l’Ordre de Bénédictins, Patriarche (Père) des Moines d'Occident, Co-Patron de l’Europe (480-547)

Saint Robert de Molesmes, Abbé, Fondateur de Cîteaux (✝ 1110)

Saint Nicolas de Flüe, Patron de la Suisse (1417-1487)

Sainte Benedetta Cambiagio, épouse, Religieuse et Fondatrice des « Sœurs Bénédictines de la Providence » (1791-1858)


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

"Alors Pierre s’approcha de Jésus pour lui demander : « Seigneur, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu’à sept fois ? » Jésus lui répondit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois. »

Jésus proclame la parabole de la remise des dettes. Dieu nous a pardonné afin que nous puissions, nous aussi, entrer dans la démarche du pardon pour retrouver une vie filiale avec notre Père et une vie fraternelle avec nos frères. C’est la réalité que la communauté des amis de Jésus doit vivre. Pierre va devenir l’intendant des biens de Jésus, de son amour infini, il pose à Jésus la question de savoir combien de fois il devra pardonner ! Il y a un lien entre le trésor immense de l’amour infini de Dieu qui nous est donné et les rapports que nous avons les uns avec les autres. Libérés de nos fautes, nous pouvons marcher sur un chemin de pardon et de miséricorde. La pitié situe chacun de nous à notre juste place, le pardon offert met en lumière la beauté de l’humanité. Jésus veut nous faire entrer dans sa compassion. Il prend en pitié chacun de nous et il nous demande de faire ainsi pour pouvoir vivre ensemble. Bien souvent, nous sommes sollicités à prendre un frère en pitié ou nous demandons à quelqu’un de nous pardonner. Sur la croix, tous nos refus d’aimer sont tombé dans le cœur de Jésus : "Il est devenu péché pour nous, lui qui n’a jamais péché". Il a donné sa vie pour nous et Dieu notre Père a accepté son offrande pour nous réconcilier.

"Ainsi, le royaume des Cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs.

Il commençait, quand on lui amena quelqu’un qui lui devait dix mille talents (c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent). Comme cet homme n’avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de sa dette. Alors, tombant à ses pieds, le serviteur demeurait prosterné et disait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout.” Saisi de compassion, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette. Dieu nous remet dans la vérité de son amour annoncé dans le mystère pascal. Cette parole est précieuse, elle nous invite à mesurer la grâce à laquelle nous sommes appelé pour qu’advienne le Royaume de Dieu. Bénéficiant de l’échange d’amour avec Dieu, vivant de la foi en Jésus, nous réalisons les merveilles que Dieu a faites pour nous. Il manifeste le Maitre « Saisi de pitié » devant l’indigence de l’humanité qui mendie son Amour. C’est rempli de miséricorde que Dieu aime et nous voulons nous comporter ainsi dans nos rapports fraternels. Quand nous prions, nous voulons que Dieu nous écoute et nous aimons sentir sa Présence pour avancer dans l’intimité avec lui. Or, c’est dans l’amour fraternel et le pardon, que la communion avec Dieu se construit.

"Mais, en sortant, ce serviteur trouva un de ses compagnons qui lui devait cent pièces d’argent. Il se jeta sur lui pour l’étrangler, en disant : “Rembourse ta dette !” Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai.” Mais l’autre refusa et le fit jeter en prison jusqu’à ce qu’il ait remboursé ce qu’il devait.

Seul le pardon ouvre un horizon nouveau, une reconnaissance qui redonne la vie en apprenant à dire merci. Le reconnaître, c’est laisser notre cœur se dilater de reconnaissance. Celui qui n’a pas pardonné, comme celui n’a pas reçu la remise de sa dette, est emprisonné. L’appel à la pitié nous touche vraiment. Notre cœur est compatissant et nous sommes proches de celui qui nous a remis notre dette. C’est ainsi que le Royaume de Dieu habite notre terre et que de bonnes choses nous sont données chaque jour. Le pardon vient de l’amour infini de Dieu pour nous et de son amour pour les autres. Nous avons conscience de l’amour infini dont nous sommes aimés, c’est notre joie, elle est parfaite ! Dans cet amour incroyable, nous voulons accueillir nos frères avec le même amour dont nous sommes aimés. Cette parole est précieuse, nous pouvons la dire quand nous l’appliquons à nous-mêmes. Jésus est Celui qui pardonne à tous ses frères, de tout son cœur. Nous sommes invités à contempler la grâce à laquelle nous sommes appelé. Pardonner pour que vienne le Royaume offert est le moyen royal et concret d’y entrer.


Citation :
Nous demandons la grâce de comprendre cette parole de Dieu pour la mettre en pratique.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Isaac le Syrien (7e siècle), Moine près de Mossoul
Discours spirituels, 1ère série, no. 58 (trad. Touraille, DDB 1981, p. 312)


« Ne devais-tu pas avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j'avais eu pitié de toi ? »

La compassion, d'un côté, et le jugement de simple équité, de l'autre, s'ils demeurent dans une même âme, sont comme un homme adorant Dieu et les idoles dans une même maison. La compassion est le contraire du jugement de simple justice. Le jugement strictement équitable implique l'égale répartition d'une mesure semblable pour tous. Il donne à chacun ce qu'il mérite, pas plus ; il ne penche ni d'un côté ni de l'autre, ne discerne pas dans la rétribution. Mais la compassion est suscitée par la grâce, elle se penche sur tous les êtres avec une même affection, elle se garde de la simple rétribution envers ceux qui sont dignes du châtiment, et elle comble au-delà de toute mesure ceux qui sont dignes du bien.

     La compassion est donc du côté de la justice, le jugement simplement équitable est du côté du mal... Comme un grain de sable ne pèse pas autant que beaucoup d'or, la justice équitable de Dieu ne pèse pas autant que sa compassion. Comme une poignée de sable tombant dans le grand océan sont les fautes de toute chair en comparaison de la providence et de la pitié de Dieu. De même qu'une source qui coule d'abondance ne saurait être bouchée par une poignée de poussière, de même la compassion du Créateur ne saurait être vaincue par la malice des créatures. Celui qui garde le ressentiment quand il prie est comme un homme qui sème dans la mer et espère moissonner.



Source :  




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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mer 22 Mar 2017 - 14:02

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Mercredi 22 mars 2017 : Le mercredi de la 3e semaine de Carême


Les saints du jour (Mercredi 22 mars)


Saint Basile d'Ancyre (+ 362)

Sainte Léa, Dame romaine, disciple de Saint Jérôme († v. 384)

Bienheureux Clemens August Graf von Galen, Cardinal, surnommé « Le Lion de Münster » (1878-1946)


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

[b« Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir.[/b]

Les Apôtres ont vu apparaître Moïse et Elie sur le mont Thabor aux côtés de Jésus transfiguré. Moïse représente la Loi, et Elie les prophètes qui rendent témoignage à Jésus. Ils ont préparé le chemin de la venue de Jésus, c’est en Jésus que la Loi et les Prophètes sont récapitulés. Jésus accomplit, mène à son achèvement, tout ce qui était contenu dans la première Alliance. Il est le Nouvel Adam, le Nouveau Moïse, le Prophète par excellence, le Roi qui a reçu l’onction dans la lignée de David, le grand-prêtre parfait. Il y a bien continuité entre la Première et la Nouvelle Alliance. Jésus nous enseigne, il nous guide et nous sanctifie. Jésus a observé les lois de son temps, il est entré dans sa Mission de conduire le peuple de Dieu. Jésus propose une synthèse harmonieuse entre la sage tradition des anciens et ce que l’Esprit Saint réalise. Jésus est la Parole vivante de Dieu au milieu de nous. Par sa vie, il nous enseigne ce qu’il convient d’être et de faire ! Il nous donne les moyens d’accomplir cette Parole pour notre épanouissement. La gloire de Dieu, l’épanouissement de son amour, va se donner à voir, Jésus l’accomplit dans sa propre chair. Nous contemplons cette gloire quand il nous sauve sur la croix.

"Amen, je vous le dis : Avant que le ciel et la terre disparaissent, pas un seul iota, pas un seul trait ne disparaîtra de la Loi jusqu’à ce que tout se réalise."

Jésus nous dit de ne rejeter aucun petit commandement de la Loi. Il lutte contre ses interprétations fausses, contre toute étroitesse. Jésus vient sauver la Loi, l’améliorer, la mener à son achèvement. Le but de la Loi, c’est de libérer l’amour et la vie dans le cœur de l’homme. Jésus est la Vie et son cœur n’est qu’amour. En Jésus, la Loi est parachevée. Sous le souffle de l’Esprit Saint, la sève fait éclater les écorces mortes et les rejette. Jésus nous aide à entrer dans une perspective toute renouvelée, avec un sens nouveau donné aux plus petites choses. En Jésus nous avons la plénitude de la Révélation. L’amour requiert des œuvres d’amour. Il requiert de vivre le double précepte de la charité de Dieu et du prochain. Tout ce qui nous est donné, dans la nature ou dans la Loi, l’est pour l’épanouissement de notre cœur. Dieu veut que nous soyons resplendissants d’amour et de sainteté. Jésus accomplira tout dans sa mort et dans sa résurrection : Il nous a aimé jusqu’à la fin et nous sommes libérés.

"Donc, celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le royaume des Cieux. Mais celui qui les observera et les enseignera, celui-là sera déclaré grand dans le royaume des Cieux."

La Pâque du Christ et le Don de l’Esprit Saint, ont répandu la l’amour dans notre cœur. Au plus profonds de nous retenti la voix de Dieu qui fait sa demeure en nos cœurs. La loi extérieure nous amene à l’écoute de l’Esprit Saint, de la loi d’Amour déposée en nous. Elle est accomplie quand nous sommes totalement dociles à l’Esprit Saint. C’est l’attitude du cœur, de l’esprit, de l’âme et du corps, qui éclaire tout, commande tout, informe tout, unifie tout. Les petites choses qui constituent notre quotidien, prennent une valeur d’éternité quand elles sont accomplie avec amour. Notre cœur n’est pas loin de Dieu, vivre d’Amour est le plus grand bonheur. C’est dans l’Eucharistie que Jésus nous donne d’ajuster notre cœur à son cœur. Que nous soyons en Lui et que son amour prenne tout en nous.


Citation :
Nous demandons la grâce d'être entraînés dans l’infini de l’amour de Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Catéchisme de l'Église catholique
§ 1961-1967


« Je ne suis pas venu abolir la Loi, mais l'accomplir »

Dieu, notre Créateur et notre Rédempteur, s'est choisi Israël comme son peuple et lui a révélé sa Loi, préparant ainsi la venue du Christ... La Loi ancienne est le premier état de la loi révélée. Ses prescriptions morales sont résumées dans les dix commandements, qui posent les fondements de la vocation de l'homme, façonné à l'image de Dieu ; ils interdisent ce qui est contraire à l'amour de Dieu et du prochain, et prescrivent ce qui lui est essentiel. Le décalogue est une lumière offerte à la conscience de tout homme pour lui manifester l'appel et les voies de Dieu, et le protéger contre le mal : « Dieu a écrit sur les tables de la Loi ce que les hommes ne lisaient pas dans leurs cœurs » (S. Augustin).

Selon la tradition chrétienne, la Loi sainte, spirituelle et bonne (Rm 7,12s) est encore imparfaite. Comme un pédagogue (Ga 3,24) elle montre ce qu'il faut faire, mais ne donne pas de soi la force, la grâce de l'Esprit pour l'accomplir. À cause du péché qu'elle ne peut enlever, elle reste une loi de servitude... Elle est une préparation à l'Évangile.

La Loi nouvelle ou Loi évangélique est la perfection ici-bas de la loi divine, naturelle et révélée. Elle est l'œuvre du Christ et s'exprime particulièrement dans le Sermon sur la Montagne. Elle est aussi l'œuvre de l'Esprit Saint et, par lui, elle devient la loi intérieure de la charité : « Je conclurai avec la maison d'Israël une alliance nouvelle... Je mettrai mes lois dans leur pensée, je les graverai dans leur cœur, et je serai leur Dieu et ils seront mon peuple » (He 8,8-10).

La Loi nouvelle est la grâce du Saint-Esprit donnée aux fidèles par la foi au Christ... Elle « accomplit », affine, dépasse et mène à sa perfection la Loi ancienne. Dans les Béatitudes (Mt 5,3s), elle accomplit les promesses divines en les élevant et les ordonnant au « Royaume des cieux ». Elle s'adresse à ceux qui sont disposés à accueillir avec foi cette espérance nouvelle : les pauvres, les humbles, les affligés, les cœurs purs, les persécutés à cause du Christ, traçant ainsi les voies surprenantes du Royaume.



Source :  










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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Jeu 23 Mar 2017 - 14:48

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Jeudi 23 mars 2017 : Le jeudi de la 3e semaine de Carême


Les saints du jour (Jeudi 23 mars)


Saint Nicon (+ 251) et de ses 199 disciples

Saint Victorien de Carthage et ses saints compagnons, martyrs. 484.

Saint Turibio de Mogrovejo, Archevêque de Lima. Il est le protecteur des Évêques Missionnaires et le patron du Pérou (✝ 1606).

Sainte Rafqa Pietra Choboq Ar-Rayès, Moniale Religieuse de l’Ordre Libanais Maronite. 1ère Sainte libanaise (1832-1914).


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

"Jésus expulsait un démon qui rendait un homme muet. Lorsque le démon fut sorti, le muet se mit à parler, et les foules furent dans l’admiration."

Mais certains d’entre eux dirent : « C’est par Béelzéboul, le chef des démons, qu’il expulse les démons. » Jésus seul peut rejeter ce mal, il fait sortir le menteur de cet homme possédé de mutisme. Il lui permet enfin de s’exprimer et de vivre. Alors que la foule était dans l’admiration de ce que Jésus venait d’accomplir, « certains se mirent à dire : "C’est par Béelzéboul, le chef des démons, qu’il expulse les démons". » Face à la proclamation de la parole de Jésus, le menteur se manifeste. Jésus est venu pour combattre les forces du mal, du démon. Le mal a des racines si profondes en nous, que nous ne pouvons pas les éliminer. Le mauvais "singe" Dieu qui “travaille” tout le temps. Le mal calomnie et il accuse Jésus. Nous recourons vite à Jésus quand le mensonge sévit autour de nous et qu’il met le trouble par la confusion du bien et du mal. Jésus nous donne l’Esprit Saint, qui nous permet de demeurer dans l’Amour. C’est un amour éclairé, juste, qui donne la Paix. Les Apôtres sont guéris par Jésus qui subit toutes sortes d’humiliations. C’est dans sa Passion et dans sa Résurrection que Jésus nous libère du mal.

"D’autres, pour le mettre à l’épreuve, cherchaient à obtenir de lui un signe venant du ciel. Jésus, connaissant leurs pensées, leur dit : « Tout royaume divisé contre lui-même devient désert, ses maisons s’écroulent les unes sur les autres."

Si Satan, lui aussi, est divisé contre lui-même, comment son royaume tiendra-t-il ? Vous dites en effet que c’est par Béelzéboul que j’expulse les démons. Nous devons nous interroger sur notre manière d’agir. Jésus nous propose une radicale nouveauté de regard. Il rappelle que toute bonne action prend appui sur l’Esprit Saint qui nous est donné. Jésus nous propose d’entrer dans son action, là où est le Règne de Dieu. Pour entrer dans ce Règne, nous devons accepter de renaître. La réponse de Jésus montre l’absurdité des arguments de ses contradicteurs. Cette réponse est un appel à l’unité, à la force dans l’union. Jésus est là, amour et bonté pour nous, il nous ouvre un chemin par son agonie : "Mon Père, éloigne ce calice" dit-il devant ce mal, mais Il continue : "Non pas ma volonté, mais ta volonté." Jésus nous donne L’Esprit Saint, pour que nous soyons délivrés du mal jusque dans les profondeurs de notre être. Il transforme toute notre vie de l’intérieur. Jésus accomplit un miracle, la foule admire cet homme guéri, tandis que certains se mettent à douter et à critiquer.

"Mais si c’est par Béelzéboul que moi, je les expulse, vos disciples, par qui les expulsent-ils ? Dès lors, ils seront eux-mêmes vos juges."

En revanche, si c’est par le doigt de Dieu que j’expulse les démons, c’est donc que le règne de Dieu est venu jusqu’à vous. Quand l’homme fort, et bien armé, garde son palais, tout ce qui lui appartient est en sécurité. Mais si un plus fort survient et triomphe de lui, il lui enlève son armement auquel il se fiait, et il distribue tout ce dont il l’a dépouillé. Celui qui n’est pas avec moi est contre moi ; celui qui ne rassemble pas avec moi disperse.Nous savons que le menteur domine sauvagement l’humanité, il est réduit au silence par Jésus. En lui, nos faiblesses et toutes nos situations de fragilité deviennent un chemin de victoire. Il ne nous faut pas prendre les armes de division et de mensonge du menteur quand nous traversons un paroxysme de lutte. Jésus nous accompagne sans cesse, nous le contemplons quand il nous sauve. C’est dans la communion à son Père que Jésus vainc toutes ténèbres. Jésus, le "plus fort" sera crucifié pour vaincre le menteur par son humilité. Il dira du haut de la croix : "Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?" C’est ainsi qu’il rejoint tous les abandonnés du monde. La Résurrection manifeste la victoire de l’amour. Marie intercède auprès de Jésus, son Fils aimé, pour qu’il expulse de notre cœur tous les maux. La Mère de l’Église est Reine de la Paix, elle prie pour nous ! Ami de Jésus, il nous rejoint dans le mystère du salut que nous vivons dans l’Esprit Saint qui nous est donné.


Citation :
Nous demandons la grâce d’entendre cette parole pour contempler le Christ dans son mystère.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Catéchisme de l'Église catholique
§ 547 – 550


« Le règne de Dieu est survenu pour vous »

Jésus accompagne ses paroles par de nombreux « miracles, prodiges et signes » (Ac 2,22) qui manifestent que le Royaume est présent en lui. Ils attestent que Jésus est le Messie annoncé. Les signes accomplis par Jésus témoignent que le Père l'a envoyé. Ils invitent à croire en lui. À ceux qui s'adressent à lui avec foi, il accorde ce qu'ils demandent. Alors les miracles fortifient la foi en Celui qui fait les œuvres de son Père : ils témoignent qu'il est le Fils de Dieu. Mais ils peuvent aussi être « occasion de chute » (Mt 11,6). Ils ne veulent pas satisfaire la curiosité et les désirs magiques. Malgré ses miracles si évidents, Jésus est rejeté par certains ; on l'accuse même d'agir par les démons.

En libérant certains hommes des maux terrestres de la faim, de l'injustice, de la maladie et de la mort, Jésus a posé des signes messianiques ; il n'est cependant pas venu pour abolir tous les maux ici-bas, mais pour libérer les hommes de l'esclavage le plus grave, celui du péché, qui les entrave dans leur vocation de fils de Dieu et cause tous leurs asservissements humains.

La venue du Royaume de Dieu est la défaite du royaume de Satan : « Si c'est par l'Esprit de Dieu que j'expulse les démons, c'est qu'alors le Royaume de Dieu est arrivé pour vous » (Mt 12,28). Les exorcismes de Jésus libèrent des hommes de l'emprise des démons. Ils anticipent la grande victoire de Jésus sur « le prince de ce monde » (Jn 12,31). C'est par la croix du Christ que le Royaume de Dieu sera définitivement établi : « Dieu a régné du haut du bois. »



Source :  










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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Ven 24 Mar 2017 - 16:03

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Vendredi 24 mars 2017 : Le vendredi de la 3e semaine de Carême


Les saints du jour (Vendredi 24 mars)


Saint Artémon, Evêque de Seleucie

Sainte Catherine de Suède, Fille de Sainte Brigitte, Moniale
à Vadstena (1330-1381)


Bienheureux Diègo-Joseph Lopez de Cadix, Prêtre o.f.m. cap. (1743-1801)

Bienheureuse Marie-Séraphine du Sacré-Cœur, Fondatrice de l'Institut des Sœurs
des Anges (✝ 1911)


Bienheureuse Marie Karłowska, Vierge et Fondatrice des « Sœurs du Bon Pasteur
de la Divine Providence » (1865-1935).


Bienheureux Oscar Arnulfo Romero, Archevêque de San Salvador, Martyr de la Foi (1917-1980)

Vénérable Scolastica Rivata, première supérieure des Disciples du Divin Maître (✝ 1987)


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 

Homélie :

"« Quel est le premier de tous les commandements ? » Jésus lui fit cette réponse : « Voici le premier : Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force. »

L’amour de Dieu et l’amour des frères est lié dans la réalité même de notre vie qui est une. Ces deux amours sont si liés qu’ils ne font qu’un et valent plus que tout le reste. Ces deux commandements sont semblables, parce que l’amour pour Dieu et l’amour pour le prochain doit mobiliser toute notre personne et toutes nos forces. On ne peut pas vraiment s’approcher de Dieu, sans commencer par aimer tout ce que Dieu aime. Plus on est près de Dieu, plus on se rend proche des enfants de Dieu. En ce temps du carême, nous ajustons notre marche vers Pâques à la Parole de Dieu. Dieu développe en chacun de ses enfants un cœur profond, aimant de plus en plus la communauté humaine, pour qu’en elle fleurisse le désir de Dieu. Jésus nous invite à observer les commandements de Dieu, il vient bâtir le royaume de Dieu. Le scribe écoute la réponse de Jésus, il reconnaît que le second commandement, toujours inséparable du premier, est pourtant toujours distinct. Car l’amour pour autrui ne peut pas remplacer l’amour pour Dieu, pas plus que le prochain ne peut remplacer Dieu.

"Et voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là.

Jésus confirme que le premier commandement est agrémenté par le second pour ne plus faire qu’un seul commandement : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. » L’amour de Dieu et l’amour des frères se réalise dans le même amour. Non seulement il part de la même source, mais c’est le même amour qui s’exprime de façon différente. « La charité, c’est tout sur la terre, disait Thérèse de Lisieux, et l’on est sainte dans la mesure où on la pratique. » L’Evangéliste Marc donne à cet entretien un aspect très positif : Quel est donc le premier commandement ? Cette parole est très actuelle que ce soit au niveau mondial, dans l’Église, dans la communauté ou la famille. Jésus opère une très grande révolution, le commandement de l’amour est un, voilà la grande nouveauté.

« Le scribe reprit : « Fort bien, Maître, tu as dit vrai : Dieu est l’Unique et il n’y en a pas d’autre que lui. L’aimer de tout son cœur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toute offrande d’holocaustes et de sacrifices. » Jésus, voyant qu’il avait fait une remarque judicieuse, lui dit : « Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. » Et personne n’osait plus l’interroger.

Nous savons que la tentation est forte de cloisonner les amours de notre vie ; le spirituel d’un côté, et de l’autre le temporel ! D’un côté l’acte de foi, et de l’autre l’engagement social ; D’un côté l’Eglise, de l’autre le politique ; D’un côté la contemplation, de l’autre l’action. Ces fausses oppositions sont nocives. Ce sont des murs que nous édifions entre les amours divins et humains que Jésus nous invite à briser. La demande de simplification est saisissante, elle nécessite l’articulation de deux amours indissociables. La conversion que Jésus nous demande revient à ne pas séparer l’amour de Dieu de l’amour du prochain. Nous cherchons la vérité, nous voulons donner un sens à notre vie, réaliser une vie joyeuse, donnée, efficace pour le Royaume de Dieu. En aimant notre frère et en aimant Dieu, nous glorifions le Dieu d’amour qui en est la Source et dans lequel nous voulons nous retrouver sans cesse. Jésus prend toute notre vie dans son cœur et nous ouvre un chemin royal, le chemin de l’Amour.


Citation :
Nous demandons la grâce de l’Esprit Saint pour que nous puissions nous aimer comme Jésus lui-même nous a aimés.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Césaire d'Arles (470-543), Moine et Évêque
Sermon 22 ; SC 243 (trad. cf SC p. 33)


Amour de Dieu, amour du prochain

L'apôtre Paul écrit : « Le but de cette injonction, c'est l'amour qui vient d'un cœur pur, d'une conscience droite et d'une foi sincère » (1 Tm 1,5)... Quoi de plus doux, frères très chers, que l'amour, que la charité ? Que ceux qui ne le connaissent pas « goûtent et voient ». Qu'est-ce qu'il faut goûter pour savourer la douceur de la charité ? « Goûtez et voyez combien le Seigneur est doux » (Ps 33,9), car « Dieu est amour, et celui qui demeure dans l'amour demeure en Dieu et Dieu en lui » (1Jn 4,16)...

     Si tu possèdes la charité, tu possèdes Dieu, et si tu possèdes Dieu, que te manque-t-il ? Que possède le riche s'il n'a pas l'amour ? Que manque-t-il au pauvre s'il possède l'amour ? Peut-être penses-tu que celui dont le coffre est plein d'or est riche ?... Tu as tort, car c'est celui en qui Dieu daigne habiter qui est vraiment riche. Que pourras-tu ignorer des Écritures si la charité, c'est-à-dire Dieu, a commencé à te posséder ? Quelle bonne œuvre ne pourras-tu pas accomplir si tu es digne de porter en ton cœur la source de toutes les bonnes œuvres ? Quel adversaire craindras-tu si tu mérites d'avoir Dieu en toi comme roi ?

     Gardez donc et conservez, frères bien-aimés, le lien doux et salutaire de la charité (cf Col 3,14). Mais avant tout, gardez le vrai amour -– non pas celui que l'on promet en paroles et que l'on n'observe pas dans son cœur (1Jn 3,18), mais celui qui s'exprime en paroles parce qu'il demeure toujours en notre cœur... Car la racine de tous les biens, c'est la charité, comme aussi « la racine de tous les maux c'est l'amour de l'argent » (1Tm 6,10).



Source :










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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Dim 26 Mar 2017 - 1:42

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Samedi 25 mars 2017 : SOLENNITÉ DE L'ANNONCIATION DU SEIGNEUR


Les saints du jour (Samedi 25 mars)


Saint Dismas, le Bon Larron qui, en Croix, reconnut Jésus comme le Messie (1er s.)

Sainte Marie Alphonsine Danil Ghattas, Co-Fondatrice de la Congrégation des Sœurs du Rosaire (1843-1927).

Bienheureux Diègo-Joseph Lopez de Cadix, Prêtre o.f.m. cap. (1743-1801)

Sainte Marie Alphonsine Danil Ghattas, Co-Fondatrice de la Congrégation des Sœurs du Rosaire (1843-1927).

Bienheureux Omeljan (Émilien) Kovč, Prêtre ukrainien et martyr (1884-1944).


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

"Le sixième mois, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, à une jeune fille vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie."

Le salut du monde s’est déroulé dans un échange entre l’Ange Gabriel et une jeune fille, nommée Marie. Ce dialogue, dans lequel Dieu prend l’initiative, par l’Ange Gabriel, est toujours bouleversant. Dieu fait le premier pas, c’est lui qui se déplace pour demander le oui de sa créature. De manière inattendue, il fait irruption chez la jeune fille de son choix. L’Annonciation n’est pas le début de l’œuvre de Dieu en Marie, déjà il l’avait comblée de grâce dans sa conception immaculée. Marie est toute entière objet de la miséricorde divine. En comblant de grâce la vierge Marie, Dieu se prépare une demeure digne de lui. L’Ange est émerveillé devant la beauté de celle qui rayonne la grâce de Dieu. Marie à son tour est dans l’étonnement, elle pressent un mystère qui la dépasse. Elle s’inquiète et s’interroge, elle se trouble. Lorsque l’homme rencontre Dieu, son cœur est rempli de crainte et de fascination. Fascination face à celui qui peut tellement combler son désir, et crainte née du respect dans un face à face qui le dépasse. Si c’est à Marie que l’Ange s’adresse, c’est nous que Dieu rejoint dans son mystère. Il nous est demandé d’avoir confiance en nous, l’œuvre de salut du monde se révèle. Dieu prend l’initiative, c’est lui qui fait le premier pas.

"L’ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. »

À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation. L’ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. » L’Ange rassure Marie devant le projet inouï qui résonne à ses oreilles. Devenir la mère de Jésus. Le oui de Marie est prononcé dans la pauvreté et dans l’humilité. C’est un mystère de fécondité et de joie ou Dieu se donne dans un Amour infini. Il réveille en nous ce qu’il a caché, les possibilités d’amour enfouies dans le secret de notre cœur. Le mystère resté dans le silence depuis toujours est aujourd’hui manifesté. La promesse de mariage que Marie à donner à Joseph sera respectée. Ainsi la délicatesse de Dieu s’exprime, il propose son dessein avant que Marie et Joseph ne soient mariés. Chacun est libre d’accepter la mission proposée. L’amour ne met jamais devant le fait accompli. Marie et Joseph acceptent, Jésus sera tenu pendant des années pour le fils de ce couple. Il est la garde du secret de l’œuvre de Dieu. Comblée de grâce, Marie est émerveillée par la réalisation des promesses faites à son peuple. C’est dans cette liberté que l’Amour divin ne cesse de créer le Royaume de Dieu.

Marie dit à l’ange : « Comment cela va-t-il se faire puisque je ne connais pas d’homme ? » L’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu.

Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile. Car rien n’est impossible à Dieu. » Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » Alors l’ange la quitta. La vierge Marie, au nom de toute l’humanité en attente du sauveur, donne son consentement. Il jaillit du fond de son être provoquant la plus grande joie de Dieu. Ainsi est donnée la possibilité au Seigneur d’agir en nous, de répandre sur nous sa grâce. L’Ange est émerveillé devant la beauté de celle qui rayonne de la grâce de Dieu. En disant un Oui inconditionné à Dieu, Marie ouvre un nouvel espace de liberté à l’humanité. Un chemin est ouvert pour collaborer à la grâce de Dieu en nous. Le récit de l’Annonciation est exemplaire pour nous aider à préparer la venue du Seigneur Jésus et réaliser le dessein d’amour de Dieu sur nous. Le mystère de l’Esprit Saint et la puissance du Très-Haut nous sont révélés. A nous aussi il est donné de dire notre propre « oui, » pour entrer dans une alliance profonde avec Jésus. Cet amour renouvelle notre vie et nous entraîne bien au delà de nos espérances. Notre oui, dans le oui de Marie, nous ouvre une réponse à l’amour infini de Dieu.


Citation :
Nous demandons la grâce d’un oui sans repentance pour notre vie à Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Sainte Claire (1193-1252), Moniale franciscaine
3e Lettre à Agnès de Prague, 18-26 (Sainte Claire d’Assise, trad. Père Vorreux, O.F.M. Éd. Franciscaines)


Demeure de Dieu

Attache-toi à cette très douce Mère qui a mis au monde cet enfant que les cieux ne pouvaient contenir ; elle, pourtant, l'a contenu dans le petit cloître de son ventre et l'a porté dans son sein virginal.

     Qui ne se détournerait avec horreur de l'ennemi du genre humain et de ses ruses ; il fait miroiter à nos yeux le prestige de gloires éphémères et trompeuses, et s'efforce par là de réduire à néant ce qui est plus grand que le ciel. Car l'âme d'un fidèle, qui est la plus digne de toutes les créatures, est évidemment rendue par la grâce de Dieu plus grande que le ciel : ce créateur, que les cieux immenses et toutes les autres créatures ne peuvent contenir, l'âme fidèle à elle seule devient son séjour et sa demeure ; il suffit pour cela de posséder ce que refusent les impies : la charité. Celui qui est la vérité même en témoigne : « Celui qui m'aime, mon Père l'aimera ; moi aussi je l'aimerai, et nous viendrons à lui et nous ferons en lui notre demeure » (Jn 14,21.23).

     De même donc que la glorieuse Vierge des vierges l'a porté matériellement, de même toi tu pourras toujours le porter spirituellement dans ton corps chaste et virginal si tu suis ses traces, et particulièrement son humilité et sa pauvreté ; tu pourras contenir en toi Celui qui te contient, toi et tout l'univers ; tu le posséderas de façon bien plus réelle et plus concrète que tu ne pourrais posséder les biens périssables de ce monde.



Source :











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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Dim 26 Mar 2017 - 10:54

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Dimanche 26 mars 2017 : Quatrième dimanche de Carême (Laetare)


Les saints du jour (Dimanche 26 mars)


Saint Gabriel Pour les Eglises d'Orient

Sainte Larissa et ses compagnes, martyres en Crimée (4ème s.)

Saint Jean de Dalyatha moine mystique syro-oriental (8ème s.)

Saint Liudger (Ludger) von Münster, Ier Évêque de Munster (v. 745-809)

Bienheureuse Maddalena Caterina Morano, Religieuse de l’Institut des Filles de Marie Auxiliatrice (1847-1908)


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

"En passant, Jésus vit un homme aveugle de naissance. Ses disciples l’interrogèrent : « Rabbi, qui a péché, lui ou ses parents, pour qu’il soit né aveugle ? » Jésus répondit : « Ni lui, ni ses parents n’ont péché. Mais c’était pour que les œuvres de Dieu se manifestent en lui.

Il nous faut travailler aux œuvres de Celui qui m’a envoyé, tant qu’il fait jour ; la nuit vient où personne ne pourra plus y travailler. La question du mal est abordée par les Apôtres à l’occasion de l’existence de cet aveugle. Jésus leur donne de regarder avec les yeux de la foi. C’est afin que soient manifestées en lui les œuvres de Dieu. L’aveugle-né évolue dans une situation relationnelle extrêmement tendue, conflictuelle. Cet homme est pris dans l’opposition de multiples personnages qui sont en tension entre eux. Il va retrouver avec Jésus une belle liberté. Il fait un chemin d’approfondissement spirituel merveilleux dans sa rencontre avec Jésus. Conforté intérieurement, il tire profit des événements avec un solide bon sens. Jésus regarde la douleur de cet homme aveugle et il manifeste en lui l’œuvre d’amour de Dieu ! Il y a un aveugle qui m’habite ! Vais-je croire plus au mal qui l’habite, ou croire à Jésus dans un acte d’humilité qui déclenche une ouverture vers l’autre. Jésus touche les lieux blessés de l’humanité. Il prend de la boue et refait un geste créateur. La tendresse infinie du Père réalise ce toucher d’amour qui guérit.

…« L’homme qu’on appelle Jésus a fait de la boue, il me l’a appliquée sur les yeux et il m’a dit : “Va à Siloé et lave-toi.” J’y suis donc allé et je me suis lavé ; alors, j’ai vu. »

Dans ce récit, si Jésus éclaire l’aveugle-né, il éclaire aussi notre propre chemin. Il nous faut découvrir, en chacune de nos situations le chemin de liberté intérieure qui nous est offert. Nous pourrons alors marcher vers la vie véritable. Reconnaissons les premiers rayons de lumière en notre vie et suivons-les, ils nous mènent vers une vérité plus grande ! "Voilà bien ce qui est étonnant dit cet aveugle né : "Vous ne savez pas d’où il est, et pourtant il m’a ouvert les yeux." Sur son chemin, il nomme peu à peu ce qu’il discerne jusqu’à pouvoir confesser sereinement sa foi : « Je crois, Seigneur ! » Dans la simplicité de son cœur cet homme a obéi à Jésus, il a cru en sa parole. L’acte de foi commence en effet par un acte d’ouverture et d’obéissance à celui qui annonce la Parole de Dieu. C’est un acte qu’il nous faut refaire souvent ! Dieu s’adresse à ce qui est blessé en nous pour le sauver. Notre adhésion à l’action de Dieu porte en elle la lumière dont nous avons besoin pour avancer.

…Jésus apprit qu’ils l’avaient jeté dehors. Il le retrouva et lui dit : « Crois-tu au Fils de l’homme ? »

Il répondit : « Et qui est-il, Seigneur, pour que je croie en lui ? » Jésus lui dit : « Tu le vois, et c’est lui qui te parle. » Il dit : « Je crois, Seigneur ! » Et il se prosterna devant lui. Ce don surabondant d’Amour établit avec nous une nouvelle relation d’amour. Dieu s’adresse au cœur de l’homme, il le fait dans une gratuité totale. L’action de Dieu a réveillé cet homme aveugle qui peut bondir ! Il voit la vie sous un tout autre angle : Il voit la vie dans la lumière, dans la beauté, dans l’amour de celui qui l’a guéri. Telle est notre foi en Dieu qui réalise toute chose nouvelle. Cette vision nouvelle va provoquer autour de cet ancien aveugle une grande contestation. L’entourage est bousculé. Cet homme interrogé donne de belles réponses. Nous voulons nous mettre à l’école de cet homme qui affronte les pharisiens, ses propres parents, sa propre solitude. Jésus lui a apporté une relation toute renouvelée à lui-même, au Dieu-Amour qui nous manifeste combien il est un Dieu de tendresse qui regarde le cœur. Nous voulons renaître sans cesse à ce nouvel amour.


Citation :
Nous demandons la grâce de comprendre que Dieu est Amour et qu’il n’agit que dans l’amour.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Irénée de Lyon (v. 130-v. 208), évêque, théologien et martyr
Contre les Hérésies V,15,2-4 (trad. SC 153, p. 205-211)


« Il est l'image du Dieu invisible...; c'est en lui que tout a été créé...;
tout a été créé par lui et pour lui » (Col 1,15-16)

Lorsqu'il a eu affaire à l'aveugle-né, ce n'était plus seulement par une parole, mais par une action que le Seigneur lui a rendu la vue. Il n'agit pas ainsi sans raison ni au hasard, mais afin de faire connaître la Main de Dieu qui, au commencement, avait modelé l'homme. Et c'est pourquoi, lorsque ses disciples lui ont demandé par la faute de qui, de lui-même ou de ses parents, cet homme était né aveugle, le Seigneur a déclaré : « Ni lui n'a péché, ni ses parents, mais c'est afin que les œuvres de Dieu soient manifestées en lui ». Ces « œuvres de Dieu », c'est d'abord la création de l'homme, car l'Écriture nous le décrit bien comme une action : « Et Dieu prit du limon de la terre, et il modela l'homme » (Gn 2,7). C'est pour cela que le Seigneur a craché à terre, a fait de la boue et en a enduit les yeux de l'aveugle. Il montrait par là de quelle façon avait eu lieu le modelage originel, et, pour ceux qui étaient capables de comprendre, il manifestait la Main de Dieu qui avait pétri l'homme à partir du limon...

     Et parce que, dans cette chair modelée selon Adam, l'homme était tombé dans la transgression et avait besoin du bain de la nouvelle naissance (Tt 3,5), le Seigneur a dit à l'aveugle-né, après lui avoir enduit les yeux de boue : « Va te laver à la piscine de Siloé ». Il lui accordait ainsi à la fois le remodelage et la régénération opérée par le bain. Aussi, après s'être lavé, « il s'en revint, voyant clair », afin de reconnaître celui qui l'avait remodelé et d'apprendre en même temps quel était le Seigneur qui lui avait rendu la vie...

     Ainsi celui qui, au commencement, avait modelé Adam et à qui le Père avait dit : « Faisons l'homme à notre image et à notre ressemblance » (Gn 1,26), celui-là même s'est manifesté aux hommes à la fin des temps et a remodelé les yeux de ce descendant d'Adam.



Source :











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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Lun 27 Mar 2017 - 22:27

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Lundi 27 mars 2017 : Le lundi de la 4e semaine de Carême


Les saints du jour (Lundi 27 mars)


Sainte Matrone de Thessalonique, martyre (+ 304)

Saint Rupert, Évêque de Salzbourg († v. 718).

Bienheureux François Faà Di Bruno, Officier d'état-major, mathématicien, physicien, astronome,
musicien et compositeur, Prêtre et Fondateur des “Sœurs Minimes de Notre-Dame
du Suffrage” (1825-1888)



Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

« Deux jours après, Jésus partit de là pour la Galilée. Lui-même avait témoigné qu’un prophète n’est pas considéré dans son propre pays. Il arriva donc en Galilée ; les Galiléens lui firent bon accueil, car ils avaient vu tout ce qu’il avait fait à Jérusalem pendant la fête de la Pâque, puisqu’ils étaient allés eux aussi à cette fête.

Jésus se mani­feste en accomplissant un certain nombre de « signes, » c’est-à-dire de miracles. C’est à Cana en Galilée qu’il fait une guérison à distance. Ce signe réalise les « dons » que Jésus vient apporter au monde. Par ce nouveau miracle, il vient au secours d’un fonctionnaire royal, il va guérir son fils. Ainsi en va-t-il aujourd’hui encore pour nous, nous vivons tous un itinéraire de rencontre avec Dieu au travers de nos souffrances, à travers nos combats contre toutes sortes de morts qui nous menacent. Nous sommes invisiblement portés par la foi de tant de personnes que nous ne connaissons pas. Nous nous souvenons de la victoire sur la mort que Jésus a remportée dans notre cœur. Nous la devons à la prière de quelqu’un qui véritablement a cru à la puissance de la Parole de Dieu. A d’autres moments, c’est l’assurance de notre témoignage de foi qui est source de salut pour d’autres personnes. Jésus nous rappelle que nous pouvons faire beaucoup de bien à distance, à ceux qui sont confrontées au danger de la vie. La vie de communion avec Dieu sollicite notre générosité pour nos frères. Nous pouvons donner à distance, une grande joie, à beaucoup de gens qui sont loin de nous. Dieu ne cesse de faire par nous des signes et des prodiges auxquels nous croyions !

"Ainsi donc Jésus revint à Cana de Galilée, où il avait changé l’eau en vin. Or, il y avait un fonctionnaire royal, dont le fils était malade à Capharnaüm. Ayant appris que Jésus arrivait de Judée en Galilée, il alla le trouver ; il lui demandait de descendre à Capharnaüm pour guérir son fils qui était mourant.

Jésus lui dit : « Si vous ne voyez pas de signes et de prodiges, vous ne croirez donc pas ! » Le fonctionnaire royal lui dit : « Seigneur, descends, avant que mon enfant ne meure ! » Jésus lui répond : « Va, ton fils est vivant. » L’homme crut à la parole que Jésus lui avait dite et il partit.C’est grâce à la foi que Jésus réalise les merveilles de Dieu. C’est dans notre quotidien que Jésus nous invite à le rejoindre pour y accueillir son salut. Le premier don que Jésus avait fait à Cana était le don de la joie à travers le don du vin à des noces. C’était le premier signe qu’il manifestait. Le signe de changer l’eau en vin manifestait le désir de Jésus que ces noces s’accomplis­sent dans la joie. La venue du Christ sur la terre est de réaliser les noces entre Dieu et l’humanité. Notre vie est le pays de Jésus qui fait chez nous une œuvre de guérison. Jésus ne s’est pas rendu à Capharnaüm pour guérir le malade, il lui redonne la santé à distance, en demeurant à Cana. Nous croyons que Jésus est présent dans notre vie, qu’il nous appelle. Nous éveillons ainsi notre vie spirituelle d’enfant de Dieu. La joie profonde qui vient de notre foi émerge en nous, c’est une joie qui ne passe pas.

"Pendant qu’il descendait, ses serviteurs arrivèrent à sa rencontre et lui dirent que son enfant était vivant.

Il voulut savoir à quelle heure il s’était trouvé mieux. Ils lui dirent : « C’est hier, à la septième heure, (au début de l’après-midi), que la fièvre l’a quitté. » Le père se rendit compte que c’était justement l’heure où Jésus lui avait dit : « Ton fils est vivant. » Alors il crut, lui, ainsi que tous les gens de sa maison. Tel fut le second signe que Jésus accomplit lorsqu’il revint de Judée en Galilée. La distance n’est pas un problème pour ce père qui croit. Il est rejoint par tous les gens de sa maison. Nous croyons que les merveilles de Dieu se réalisent dans notre vie. Si nous sommes dans l’impossibilité d’être physiquement présents dans des lieux où il y a des nécessités urgentes, Jésus peut faire le miracle. Le mystère pascal nous est donné pour que nous trouvions chaque jour la vie de Jésus ressuscité ! Nous voulons revenir à la source de notre vie pour reprendre cœur, pour reprendre des forces au contact de la Parole de Dieu. La conversion s’étend alors à toute la communauté. Chacun vient s’abreuver aux sources du salut et la communauté s’en trouve réconfortée. La foi de ses membres donne à la communauté un renouvellement des dons d’espérance et d’Amour.


Citation :
Nous demandons à Jésus la grâce d’augmenter notre foi.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Grégoire de Narek (v. 944-v. 1010), Moine et Poète arménien
Le Livre de prières, 12,1 (trad. SC 78, p.102 rev.)


« Vous ne pourrez donc croire à moins d'avoir vu des signes et des prodiges ? »


« Celui qui invoquera le Nom du Seigneur,
celui-là sera sauvé » (Jl 3,5 ; Rm 10,13).
Quant à moi non seulement je l'invoque
mais avant tout je crois à sa grandeur.

Ce n'est pas pour ses présents
que je persévère dans mes supplications,
mais parce qu'il est la Vie véritable
et qu'en lui je respire ;
sans lui il n'y a ni mouvement ni progrès.

Ce n'est pas tant par les liens de l'espérance
que par les liens de l'amour que je suis attiré.
Ce n'est pas des dons,
mais du Donateur dont j'ai toujours la nostalgie.
Ce n'est pas à la gloire que j'aspire,
mais c'est le Seigneur glorifié que je veux embrasser.
Ce n'est pas la soif de la vie qui toujours je me consume,
mais le souvenir de celui qui donne la vie.

Ce n'est pas après le désir du bonheur que je soupire,
que du plus profond de mon cœur j'éclate en sanglots,
mais c'est par désir de celui qui le prépare.
Ce n'est pas le repos que je cherche,
mais c'est le visage de celui qui apaisera mon cœur suppliant.
Ce n'est pas pour le festin nuptial que je languis,
mais c'est du désir de l'Époux.

Dans l'attente certaine de sa puissance
malgré le fardeau de mes péchés,
je crois avec une espérance inébranlable
et en me confiant dans la main du Tout Puissant,
que non seulement j'obtiendrai le pardon
mais que je le verrai lui en personne,
grâce à sa miséricorde et à sa pitié
et, bien que je mérite parfaitement d'être proscrit,
que j'hériterai du ciel.



Source :











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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mar 28 Mar 2017 - 21:17

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Mardi 28 mars 2017 : Le mardi de la 4e semaine de Carême


Les saints du jour (Mardi 28 mars)


Saint Gontran Roi de Bourgogne (+ 592)

Saint Etienne Harding Abbé de Citeaux (+ 1134)

Saint Joseph-Sébastien Pelczar, Évêque en Pologne, Fondateur de la Congrégation
des Servantes du Sacré-Cœur de Jésus (✝ 1924)


Bienheureuse Jeanne-Marie de Maillé, Veuve, Tertiaire Franciscaine, Pénitente
à Tours (✝ 1414).



Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

"Après cela, il y eut une fête juive, et Jésus monta à Jérusalem. Or, à Jérusalem, près de la porte des Brebis, il existe une piscine qu’on appelle en hébreu Bethzatha. Elle a cinq colonnades, sous lesquelles étaient couchés une foule de malades, aveugles, boiteux et impotents."

Il y avait là un homme qui était malade depuis trente-huit ans. Jésus, le voyant couché là, et apprenant qu’il était dans cet état depuis longtemps, lui dit : « Veux-tu être guéri ? » Le malade lui répondit : « Seigneur, je n’ai personne pour me plonger dans la piscine au moment où l’eau bouillonne ; et pendant que j’y vais, un autre descend avant moi. » Jésus lui dit : « Lève-toi, prends ton brancard, et marche. »
Quand Jésus monte à Jérusalem," nous admirons son courage, il sait que là, il va beaucoup souffrir, être crucifié. Il se tourne alors vers les plus démunis. Cet homme qui était malade depuis trente-huit ans, n’a aucune force en lui-même pour prendre les moyens de se sauver. Jésus le guéri ! Le Sauveur intervient dans la vie de cet homme qui a vécu trente-huit ans de paralysie. Ce passage de la Parole nous apprend à avoir confiance totale en Dieu. Jésus dit à cet homme : Veux-tu guérir ? Cet homme n’y pense même plus ! Il est tellement confirmé dans la négation de lui-même qu’il lui paraît étrange de pouvoir être guéri : Un autre passe toujours devant moi, dit-il ! Jésus le guérira parce qu’il n’a aucune force pour se sauver. Nous pouvons aussi éprouver que la délivrance est pour les autres, pour qui tout va bien ! Mais Jésus est venu pour nous sauver tous, la grandeur de Dieu est infinie, les chemins de Dieu sont bien différents des nôtres.


"Et aussitôt l’homme fut guéri. Il prit son brancard : il marchait ! Or, ce jour-là était un jour de sabbat."

Les Juifs dirent donc à cet homme que Jésus avait remis sur pieds : « C’est le sabbat ! Il ne t’est pas permis de porter ton brancard. » Il leur répliqua : « Celui qui m’a guéri, c’est lui qui m’a dit : “Prends ton brancard, et marche !” » Ils l’interrogèrent : « Quel est l’homme qui t’a dit : “Prends ton brancard, et marche” ? » Certains juifs réagissent de manière inadaptée. Ils réprimandent cet homme parce qu’il porte son grabat devenu inutile, comme le lui avait commandé Jésus. Pour cet homme, la grâce tant attendue est arrivée, il lui faut témoigner. Il est passé tant d’années de défaites en défaites. Il est sauvé parce que Jésus a fait le premier pas. Seule l’expérience de la guérison peut changer son attitude intérieure. Dans notre humanité blessée, l’homme qui a fait l’expérience de la guérison, il devient un signe pour les autres. Notre guérison est de savoir marcher avec nos blessures, sans qu’elles nous empêchent de vivre ! Tout ce qui lui servait d’appui pour l’installer dans un refus de la vie a disparu, enfin il peut vivre !

"Mais celui qui avait été rétabli ne savait pas qui c’était ; en effet, Jésus s’était éloigné, car il y avait foule à cet endroit. »

Plus tard, Jésus le retrouve dans le Temple et lui dit : « Te voilà guéri. Ne pèche plus, il pourrait t’arriver quelque chose de pire. » L’homme partit annoncer aux Juifs que c’était Jésus qui l’avait guéri. Et ceux-ci persécutaient Jésus parce qu’il avait fait cela le jour du sabbat. Le monde est installé dans le doute, mais cet homme guéri est témoin que le salut de Dieu est bien actuel, il porte son grabat, signe que son cœur est délivré, son handicap a disparu. Il peut manifester que le Salut est à l’œuvre. Avant cette libération, cet homme n’avait pas la capacité de voir Dieu agir dans sa vie. Maintenant il contemple Dieu agissant en Jésus. Cet homme a compris que désormais le Sauveur est là. Le mystère de Dieu est insondable. Jésus est mort sur la croix pour nous racheter. Nos actions sont sous le Souffle de l’Esprit Saint, elles dépendent de nous, et nous pouvons venir au secours de ceux qui souffrent. La « résurrection » est à l’œuvre dans le secret du cœur, en chacun de nous. Il nous faut, aujourd’hui encore, resplendir le salut opéré par Jésus du plus profond de nos cœurs. Avec douceur et humilité, nous pouvons agir avec Jésus, venir au secours de ceux qui souffrent.


Citation :
Nous demandons à Jésus la grâce de nous conduire dans le cœur du Père.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Ambroise (v. 340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église
Sur les mystères, 24s (trad. bréviaire rev.)


« Est-ce que tu veux retrouver la santé ? »

Le paralytique de la piscine de Bézatha attendait un homme [pour l'aider à descendre dans la piscine]. Lequel, sinon le Seigneur Jésus, né de la Vierge ? Avec sa venue, il n'y avait plus seulement une simple préfiguration qui guérissait quelques individus, mais la vérité elle-même qui guérissait tous les hommes. C'est donc lui dont on attendait qu'il descende, lui de qui Dieu le Père a dit à Jean Baptiste : « Celui sur qui tu verras l'Esprit descendre du ciel et demeurer, c'est celui-là qui baptise dans l'Esprit Saint » (Jn 1,32)... Pourquoi l'Esprit est-il descendu alors comme une colombe, sinon pour que tu voies, pour que tu reconnaisses que la colombe envoyée hors de l'arche par Noé le juste était l'image de cette colombe-là, et pour que tu y reconnaisses la préfiguration du sacrement du baptême ? ...

     Est-ce que tu peux encore hésiter dans le doute, alors que le Père proclame pour toi de façon indubitable dans l'Évangile : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé ; en lui j'ai mis tout mon amour » (Mt 3,17) ; alors que le Fils le proclame, lui sur qui l'Esprit Saint s'est manifesté sous la forme d'une colombe ; alors que l'Esprit Saint le proclame aussi, lui qui est descendu sous la forme d'une colombe ; alors que David le proclame : « La voix du Seigneur sur les eaux, le Dieu de gloire a tonné, le Seigneur sur les eaux innombrables » (Ps 28,3) ? L'Écriture atteste aussi qu'aux prières de Gédéon, le feu est descendu du ciel et, de nouveau, à la prière d'Élie, le feu a été envoyé pour consacrer le sacrifice (Jg 6,21 ; 1R 18,38).

     Ne considère pas le mérite personnel des prêtres, mais leur fonction... Crois donc que le Seigneur Jésus est là, invoqué par la prière des prêtres, lui qui a dit : « Quand deux ou trois sont réunis, je suis là, moi aussi » (Mt 18,20). À plus forte raison, là où est l'Église, là où sont les mystères, c'est là qu'il daigne nous accorder sa présence. Tu es donc descendu dans le baptistère. Rappelle-toi ce que tu as dit : que tu crois au Père, que tu crois au Fils, que tu crois en l'Esprit Saint... Par un même engagement de ta parole, tu es tenu de croire au Fils de la même manière que tu crois au Père, de croire en l'Esprit Saint de la même manière que tu crois au Fils, avec cette seule différence que tu professes qu'il faut croire en la croix du seul Seigneur Jésus.



Source :











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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mer 29 Mar 2017 - 19:53

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Mercredi 29 mars 2017 : Le mercredi de la 4e semaine de Carême


Les saints du jour (Mercredi 29 mars)


Sainte Gladys, princesse, veuve, Ermite († Ve s.).

Saint Eustase Disciple de saint Colomban, abbé à Luxeuil puis en Bavière (+ 625)

Saint Etienne IX, Pape. Moine du Mont-Cassin,  (+ 1058)

Saint Berthold, soldat puis Fondateur de la première Communauté érémitique
du Mont Carmel en Palestine. (✝ 1188)


Bienheureux Jean Hambley, Prêtre et Martyr à Salisbury († 1587)


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

"Jésus leur déclara : « Mon Père est toujours à l’œuvre, et moi aussi, je suis à l’œuvre. »

C’est pourquoi, de plus en plus, les Juifs cherchaient à le tuer, car non seulement il ne respectait pas le sabbat, mais encore il disait que Dieu était son propre Père, et il se faisait ainsi l’égal de Dieu. Apres avoir guéri le paralysé, Jésus déclara aux juifs : « Mon Père, jusqu’à maintenant, est toujours à l’œuvre, et moi aussi je suis à l’œuvre. » De plus en plus, de Juifs cherchaient à le faire mourir. Jésus reprit la parole : Celui qui ne rend pas honneur au Fils ne rend pas non plus honneur au Père, qui l’a envoyé. Jésus, le Verbe de Dieu fait chair, est venu rejoindre l’humanité dans les lieux ou elle est le plus dévastée, là où nous croyions qu’il n’est plus que désolation. Jésus régénère l’humanité, il donne à chacun l’expérience qu’il est aimé de Dieu et que c’est Lui-même qui le guide dans le secret de son cœur. Les pauvres et les petits deviennent une bénédiction pour Jésus dans l’accueil qu’il leur fait. Jésus vient au secours des humiliés, des rejetés, des exclus, des pauvres, de ceux qui ne sont pas considérés, il accomplit la Parole de Dieu : « Cieux criez de joie, que la terre exulte ! Montagnes éclatez en cris de joie ! Le Seigneur console son peuple. »

"Jésus reprit donc la parole. Il leur déclarait : « Amen, amen, je vous le dis : le Fils ne peut rien faire de lui-même, il fait seulement ce qu’il voit faire par le Père ; ce que fait celui-ci, le Fils le fait pareillement."

Car le Père aime le Fils et lui montre tout ce qu’il fait. Il lui montrera des œuvres plus grandes encore, si bien que vous serez dans l’étonnement. Comme le Père, en effet, relève les morts et les fait vivre, ainsi le Fils, lui aussi, fait vivre qui il veut. Comme le Père en effet ressuscite les morts et leur redonne vie, ainsi le Fils donne vie à qui il veut. Toute créature subsiste par la puissance d’Amour du Créateur, la force du Tout-Puissant. Jésus révèle l’amour du Père, il propose un chemin de régénération pour toute l’humanité. Nous suivons Jésus qui accomplit notre délivrance. Jésus sera condamné par les juifs parce qu’il accomplit le bien de la part de son Père. Ce sera le motif de sa condamnation : « Il dit que Dieu est son propre Père. » Jésus ne dément pas cette affirmation. « Amen, amen, je vous le dis, le fils ne peut rien faire de lui-même. » L’œuvre de Dieu se manifestera à la Résurrection, dans la victoire de l’Amour sur la mort. Alors la lumière de Jésus Ressuscité resplendira comme en plein jour : « Je t’ai mis à part, je t’ai destiné à être l’homme de mon alliance pour reconstruire. »

« Car le Père ne juge personne : il a donné au Fils tout pouvoir pour juger, afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père."

Celui qui ne rend pas honneur au Fils ne rend pas non plus honneur au Père, qui l’a envoyé. Comme le Père a la vie en lui-même, ainsi a-t-il donné au Fils d’avoir la vie en lui-même ; et il lui a donné le pouvoir de prononcer le Jugement, parce qu’il est le Fils de l’homme. « Moi, je ne peux rien faire de moi-même ; je rends mon jugement d’après ce que j’entends, et ce jugement est juste, parce que je ne cherche pas à faire ma propre volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé. » Nous contemplons Jésus arrivant à Jérusalem dans une solitude immense. Il accomplit le Salut de l’humanité en la guérissant de la discorde. Il transforme le monde en prenant sur lui son immense solitude. C’est alors qu’on se méfie de lui comme d’un imposteur, c’est alors qu’il va être écarté et qu’il sera crucifié, lui le Sauveur du monde. Seules quelques femmes, dont Marie sa mère et Jean, seront avec lui au pieds de la Croix. Jésus est la lumière qui a libéré l’humanité paralysée par la peur de la mort. Il redonne au Sabbat son sens originel de délivrance. Nous demandons la grâce de l’Esprit Saint pour suivre Jésus sur le chemin de Jérusalem.


Citation :
Nous demandons la grâce de découvrir avec Jésus la souffrance de l’humanité pour y apporter le salut par la Croix de Jésus.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Augustin (354-430), Évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et Docteur de l'Église
La Genèse au sens littéral, 4, 11-13 [21-24] (trad. Bibliothèque Augustinienne, t. 48, DDB 1972, p. 307s rev.)


« Mon Père, jusqu'à maintenant, est toujours à l'œuvre, et moi aussi, je suis à l'œuvre »

Nous voudrions expliquer comment sont également vrais deux textes : celui de la Genèse où il est écrit que Dieu se reposa le septième jour de toutes ses œuvres et celui de l'Évangile où le Seigneur, par qui toutes choses ont été faites, dit : « Mon Père est à l'œuvre jusqu'à maintenant, et moi aussi je suis à l'œuvre »... L'observation du sabbat a été prescrite aux juifs pour préfigurer le repos spirituel que Dieu promettait aux fidèles qui feraient de bonnes œuvres. Repos dont le Seigneur Jésus Christ... a confirmé le mystère par sa sépulture. Car c'est le jour du sabbat qu'il a reposé dans le tombeau... lorsqu'il avait consommé toutes ses œuvres...

     On peut penser que Dieu s'est reposé d'avoir créé les divers genres de créatures, parce qu'il n'a plus créé ensuite de nouveaux genres, mais... que, même en ce septième jour, il n'a pas cessé de gouverner le ciel, la terre et tous les autres êtres qu'il avait créés ; sinon, ils auraient aussitôt sombré dans le néant. Car la puissance du Créateur, la force du Tout-Puissant, est la cause par laquelle subsiste toute créature... Il n'en est pas en effet de Dieu comme d'un architecte : la maison est achevée, celui-ci s'en va et... l'œuvre subsiste ; au contraire, le monde ne pourrait subsister, ne serait-ce l'instant d'un clin d'œil, si Dieu lui retirait son appui...

     C'est ce que dit l'apôtre Paul quand il est venu annoncer Dieu aux Athéniens : « En lui nous avons la vie, le mouvement et l'être » (Ac 17,28)... En effet, nous ne sommes pas en Dieu comme sa propre substance, au sens où il est dit qu'« il a la vie en lui-même » ; mais, puisque nous sommes autre chose que lui, nous ne pouvons être en lui que parce qu'il agit ainsi : « Sa Sagesse s'étend avec force d'un bout du monde à l'autre et elle gouverne l'univers » (Sg 8,1)...

     Les œuvres bonnes que Dieu a faites (Gn 1,31), nous les voyons ; son repos, nous le verrons après avoir accompli nos bonnes œuvres.



Source :











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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Jeu 30 Mar 2017 - 11:22

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Jeudi 30 mars 2017 : Le jeudi de la 4e semaine de Carême


Les saints du jour (Jeudi 30 mars)


Saint Rieul, évêque d'Arles et de Senlis. 130.

Saint Jean Climaque, Anachorète, higoumène et Grand écrivain de
l’Église d’Orient († 649)


Saint Antoine Daveluy Avec 103 autres martyrs coréens (+ 1866)

Saint Léonard Murialdo, Prêtre et Fondateur de la Société de
Saint-Joseph (1828-1900).


Bienheureuse Marie-Restitute Kafka, Religieuse Franciscaine
autrichienne, Martyre (✝ 1943).


Vénérable María Rocío de Jesús, Religieuse espagnole (✝ 1956).


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Si c’est moi qui me rends témoignage, mon témoignage n’est pas vrai ; c’est un autre qui me rend témoignage, et je sais que le témoignage qu’il me rend est vrai.

Les adversaires de Jésus se cachent derrière Moïse. Progressivement, Jésus énonce les mystères qu’il accomplit. Sa Parole, qui est reçue par les pauvres et les petits, est difficile à entendre « par les Juifs. » Lorsque Jésus vient, il éclaire la Parole de Moïse. Aujourd’hui encore, cette Lumière nous éclaire. Le mystère caché derrière le voile est arrivé à l’heure de sa proclamation, au grand jour. Le Père a manifesté à Moïse son visage dans la nuit. Lorsque Moïse parlait, c’était de Jésus que parlait sa bouche. Quand Jésus est venu, la prophétie a dévoilé son visage, la voix de Dieu est proclamée au Peuple de Dieu. C’est à la lumière de Jésus que la Parole nous fait entrevoir la vie éternelle. Si nous sommes en lui, nous faisons par lui et pour lui les œuvres de Dieu. Jésus dit : « Le Père qui m’a envoyé, c’est lui qui me rend témoignage. » Cet amour parle le plus fort. Jésus dit : Je suis Celui dont parle toute l’écriture et vous ne me reconnaissez pas ! En effet, Jésus se reconnaît par la Présence qu’il exerce au cœur de notre vie. Il se reconnaît à ses œuvres de paix, d’amour, de joie, de bonté, de douceur, d’humilité et de tendresse en nous.

"Vous avez envoyé une délégation auprès de Jean le Baptiste, et il a rendu témoignage à la vérité."

Moi, ce n’est pas d’un homme que je reçois le témoignage, mais je parle ainsi pour que vous soyez sauvés. Jean était la lampe qui brûle et qui brille, et vous avez voulu vous réjouir un moment à sa lumière. Jésus met en lumière le témoignage que Jean le Baptiste lui a rendu. Il souligne aussi qu’un témoignage humain n’est pas assez fort. Il n’y a que le témoignage de Dieu qui soit adéquat à la Présence de Dieu. En passant, Jésus loue Jean Baptiste, en le décrivant comme une lampe qu’on allume et qui brille. Il rappelle que beaucoup de Juifs ont reçu son baptême de son vivant. Plus grand que le témoignage de Jean Baptiste est celui des œuvres de Jésus : ses miracles attestent qu’il est l’envoyé du Père. C’est par notre vie, bien plus que nos paroles que nous annonçons le mystère de Dieu. Jean Baptiste, comme une lampe qui éclaire annonçait Jésus ! Si notre geste est un geste d’amour, il montre le Dieu vivant au plus intime de ma vie.

"Mais j’ai pour moi un témoignage plus grand que celui de Jean : ce sont les œuvres que le Père m’a donné d’accomplir ; les œuvres mêmes que je fais témoignent que le Père m’a envoyé."

Et le Père qui m’a envoyé, lui, m’a rendu témoignage. Vous n’avez jamais entendu sa voix, vous n’avez jamais vu sa face, et vous ne laissez pas sa parole demeurer en vous, puisque vous ne croyez pas en celui que le Père a envoyé. Le témoignage du Père atteste que la Parole de Jésus est véridique. Mais pour que ce témoignage soit perçu, il faut savoir écouter la Parole de Dieu. Jésus dénonce l’incroyance des Juifs. La parole de Dieu ne peut demeurer en celui qui ne croit pas en Jésus comme l’envoyé du Père. Les adversaires de Jésus ne peuvent recevoir la vie éternelle. Jésus a guéri un paralysé le jour de Sabbat et il est accusé pour cette bonne action, « le jour du Sabbat. » Mais Jésus renvoie simplement au Père le Maitre du Sabbat : « Si je me rendais témoignage à moi-même, mon témoignage ne serait pas vrai. » Il y a donc Quelqu’un, qui est le Père invisible, qui prend sa défense. Jésus demeure en effet dans le Père et il nous donne son Esprit Saint. C’est pour qu’il vienne au secours de notre faiblesse, afin que nous reconnaissions Jésus, et que nous appelions Dieu, notre Père. Ce sera Moïse qui sera l’accusateur des Juifs. Ils ont scruté les écrits, et le vrai sens de la Loi oriente vers la révélation qui se fait en Jésus.


Citation :
Nous demandons la grâce d’être inspirés par l’Esprit Saint pour avec Jésus rendre gloire à notre Père.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Ephrem (v. 306-373), Diacre en Syrie, Docteur de l'Église
Commentaire de l'Évangile concordant, 1, 18-19 ; SC 121 (trad. SC, p. 52-53)


« Vous scrutez les Écritures... ; or ce sont elles qui me rendent témoignage »

La parole de Dieu est un arbre de vie qui, de toutes parts, te tend des fruits bénis ; elle est comme ce rocher ouvert dans le désert, qui devient pour tout homme, de toutes parts, une boisson spirituelle : « Ils ont mangé un aliment spirituel, et ils ont bu un breuvage spirituel » (1Co 10,3 ; Ex 17,1s).

     Que celui qui obtient en partage une de ces richesses n'aille pas croire qu'il n'y a dans la parole de Dieu que ce qu'il y trouve ; qu'il se rende compte plutôt qu'il n'a été capable d'y découvrir qu'une seule chose parmi bien d'autres. Enrichi par la parole, qu'il ne croie pas que celle-ci est appauvrie ; incapable d'épuiser sa richesse, qu'il rende grâces pour sa grandeur. Réjouis-toi, parce que tu es rassasié, mais ne t'attriste pas de ce que la richesse de la parole te dépasse.

     Celui qui a soif se réjouit de boire, mais il ne s'attriste pas de son impuissance à épuiser la source. Mieux vaut que la source apaise ta soif, plutôt que ta soif n'épuise la source. Si ta soif est étanchée sans que la source soit tarie, tu pourras y boire à nouveau, chaque fois que tu auras soif. Si, au contraire, en te rassasiant, tu épuisais la source, ta victoire deviendrait ton malheur. Rends grâces pour ce que tu as reçu et ne murmure pas pour ce qui demeure inutilisé. Ce que tu as pris et emporté est ta part ; mais ce qui reste est aussi ton héritage.



Source :












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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Ven 31 Mar 2017 - 13:09

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Vendredi 31 mars 2017 : Le vendredi de la 4e semaine de Carême


Les saints du jour (Vendredi 31 mars)


Saint Amos, Prophète (-785 av JC.)

Saint Osée, Prophète (-785 av JC.)

Saint Hypatios de Gangres (4ème s.)

Sainte Marie de Paris, intellectuelle, Moniale et martyre (✝ 1945)…Sainte Orthodoxe.

Bienheureuse Natalia Tułasiewicz, Laïque et Martyre (1906-1945).

Vénérable Clément Fuhl, Prêtre allemand, Ermite de Saint-Augustin (✝ 1935).


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

"Lorsque ses frères furent montés à Jérusalem pour la fête, il y monta lui aussi, non pas ostensiblement, mais en secret."

Après cela, Jésus parcourait la Galilée : il ne voulait pas parcourir la Judée car les Juifs cherchaient à le tuer. La fête juive des Tentes était proche. Jésus est traqué, détesté, haï, condamné à mort, recherché par la police, il se tourne toujours vers le Père. Il reconnaît qu’il vient du Père et qu’il est aimé par lui d’un amour infini. Alors qu’on parle de le faire mourir, Jésus parle de sa relation au Père, de l’amour dont il est comblé. Ses adversaires qui connaissent l’origine humaine de Jésus sont fixés sur lui, nous savons d’où il est, disent-ils : il est le fils de Joseph, le fils de Marie ! Ils butent sur la connaissance de Celui qui l’a envoyé. En accueillant la révélation du Père et le dessein de salut qu’il apporte, nous pouvons apprendre à connaître Jésus. Il est l’envoyé du Père, qui, à sa ressemblance poursuit son œuvre de Salut. Jésus porte en lui-même un mystère que personne ne connaît, hormis sa mère et Joseph. Sur lui repose la puissance de l’Esprit Saint, l’amour infini de Dieu, il est le Fils bien aimé du Père. Sa mère, Marie, sait la foi qu’elle a puisée en Dieu pour donner son oui à la conception de l’Envoyé de Dieu. Joseph a choisi de l’accueillir en accueillant Marie.

"…On était déjà au milieu de la semaine de la fête quand Jésus monta au Temple ; et là il enseignait."

Quelques habitants de Jérusalem disaient alors : « N’est-ce pas celui qu’on cherche à tuer ? Le voilà qui parle ouvertement, et personne ne lui dit rien ! Nos chefs auraient-ils vraiment reconnu que c’est lui le Christ ? Mais lui, nous savons d’où il est. Or, le Christ, quand il viendra, personne ne saura d’où il est. » Les adversaires de Jésus savent d’où, humainement, il est, mais ils ne saisissent pas son Etre. « Vraiment tu es un Dieu caché. » Le lieu caché du Fils de Dieu dans le Fils de l’homme « c’est le sein du Père. » Jésus, « qui ne fut engendrée ni du sang, ni d’un vouloir de chair, ni d’un vouloir d’homme, mais de Dieu, » est inconnu de tout regard mortel, impénétrable à toute intelligence humaine. Dieu, pour assumer l’humanité pècheresse, s’est fait homme pour lui redonner sa dignité retrouvée. Il est celui en qui le Père et l’Esprit Saint habitent, il vient pour nous donner la vie. Les adversaires de Jésus sont dans l’incompréhension annoncée par le prophète : « Voyons si ses paroles sont vraies, regardons où il aboutira. Il dit qu’il est fils de Dieu, que Dieu l’assistera ? Eh bien, soumettons-le à des outrages, à des tourments, nous saurons ce qu’est sa douceur. » Dans l’épreuve, il nous faut regarder vers Jésus assailli de toutes parts, et qui dira sur la Croix : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » Mais le Père lui dit : « Tu es mon Fils, tu es mon Bien-Aimé. » Jésus sortira victorieux de cette épreuve pour nous rendre la vie de Dieu et nous soutenir dans notre combat pour la vie.

"Jésus, qui enseignait dans le Temple, s’écria : « Vous me connaissez ? Et vous savez d’où je suis ? Je ne suis pas venu de moi-même : mais il est véridique, Celui qui m’a envoyé, lui que vous ne connaissez pas."

Moi, je le connais parce que je viens d’auprès de lui, et c’est lui qui m’a envoyé. » On cherchait à l’arrêter, mais personne ne mit la main sur lui parce que son heure n’était pas encore venue. La tension augmente, le conflit devient dramatique. Jésus est tourné vers le Père, envoyé par lui, il ne fait qu’un avec lui dans la profondeur de la paix. Malgré cette haine sans raison, Jésus donnera sa vie pour tous ceux qui le font mourir. Mu par l’Esprit Saint, Jésus gagnera le combat de l’Amour, le combat de la Lumière sur les ténèbres. Il demeurera en son Père envers et contre tout. Pierre, Jacques et Jean l’ont vu transfiguré, Jésus a levé le voile un instant. Plus tard, Pierre regardera Jésus Ressuscité, et il s’en remettra à lui : « Seigneur, tu sais tout, tu sais bien que je t’aime. » Nous aussi, au milieu de nos difficultés, nous restons unis à Jésus. Nous vivons comme Lui dans l’intimité du Père, dans une confiance éperdue en son amour qui nous transforme. En lui, notre cœur s’ancre dans nos « Gethsémani » comme dans nos « Thabor. » Nous n’attendons rien d’autre que de vivre en sa présence dans la foi. Marie accompagne Jésus, son fils bien-aimé, dans l’épreuve, elle est le visage maternel plein de la douceur que Dieu le Père lui donne pour le soutenir. Elle est la petite colombe « cachée » dans l’anfractuosité du roc. Ce Roc qui est maintenant le Cœur blessé de Jésus. Avec Marie, nous tiendrons bon dans l’amour.


Citation :
Nous demandons la grâce d’être inspirés par l’Esprit Saint pour avec Jésus rendre gloire à notre Père.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Augustin (354-430), Evêque d'Hippone (Afrique du Nord), Docteur de l'Église
Sermons sur Saint Jean, n° 28


« Son heure n'était pas encore venue »

« La fête juive des Tentes approchait. Les frères de Jésus lui dirent : Ne reste pas ici, va en Judée, pour que tes disciples là-bas voient les œuvres que tu fais... Jésus leur dit : Mon temps n'est pas encore venu, tandis que pour vous le temps est toujours bon » (Jn 7,2-6)... Jésus répond ainsi à ceux qui lui conseillaient de rechercher la gloire : « le temps de ma gloire n'est pas encore venu ». Voyez la profondeur de cette pensée : ils le poussent à rechercher la gloire, mais lui veut que l'humiliation précède l'élévation ; c'est par l'humilité qu'il veut se frayer un chemin à la gloire. Les disciples qui voulaient être assis l'un à sa droite et l'autre à sa gauche (Mc 10,37) recherchaient la gloire humaine eux aussi : ils ne voyaient que le terme du chemin, sans considérer le chemin qui devait y conduire. Le Seigneur les a donc rappelés à la véritable route, pour qu'ils parviennent à la patrie comme on doit le faire. La patrie est élevée mais la route est humble. La patrie, c'est la vie du Christ ; la route, c'est sa mort. La patrie, c'est la demeure du Christ, la route, c'est sa Passion...

     Ayons donc le cœur droit ; le temps de notre gloire n'est pas encore arrivé. Écoutons dire à ceux qui aiment ce monde, comme les frères du Seigneur : « Votre temps est toujours bon, le nôtre n'est pas encore venu ». Osons le dire, nous aussi. Nous qui sommes le Corps de notre Seigneur Jésus Christ, nous qui sommes ses membres, nous qui le reconnaissons avec joie comme notre chef, redisons ces paroles, puisque c'est pour nous qu'il a daigné les dire le premier. Quand ceux qui aiment le monde insultent notre foi, disons-leur : « Votre temps est toujours bon, le nôtre n'est pas encore venu. » L'apôtre Paul, en effet, nous a dit : « Vous êtes morts, et votre vie est désormais cachée avec le Christ en Dieu ». Quand viendra notre temps ? « Quand le Christ, notre vie, apparaîtra, alors vous apparaîtrez, vous aussi, avec lui dans la gloire » (Col 3,3).

     « Notre vie est cachée en Dieu avec le Christ ». On pourrait bien dire pendant l'hiver : cet arbre est mort, par exemple un figuier, un poirier ou tout autre arbre fruitier ; pendant tout l'hiver, il semble privé de vie. Mais l'été sert de preuve et permet de juger s'il est vivant. Notre été à nous, c'est la révélation du Christ.



Source :











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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Sam 1 Avr 2017 - 13:24

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Samedi 01 avril 2017 : Le samedi de la 4e semaine de Carême


Les saints du jour (Samedi 01 avril)


Sainte Marie l'Egyptienne Pénitente en Egypte (5ème s.)

Saint Hugues, Évêque de Grenoble (1053-1132) Voir aussi :
Saint Hugues, évêque de Grenoble. 1132.


Saint Ludovic Pavoni, Prêtre et Fondateur de l'Institut des fils de Marie Immaculée (✝ 1849)

Bienheureux Charles 1er d'Autriche, empereur (1887-1922).

Bx  Giuseppe (Joseph) Girotti, Prêtre dominicain et Martyr du nazisme († 1945)


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

"Dans la foule, on avait entendu ses paroles, et les uns disaient : « C’est vraiment lui, le Prophète annoncé ! »

D’autres disaient : « C’est lui le Christ ! » Mais d’autres encore demandaient : « Le Christ peut-il venir de Galilée ? L’Écriture ne dit-elle pas que c’est de la descendance de David et de Bethléem, le village de David, que vient le Christ ? » C’est ainsi que la foule se divisa à cause de lui. Nous sommes devans les différentes réactions que produisent les paroles de Jésus. Certains pensent qu’Il est prophète, d’autres disent « C’est lui le Messie ! » Jésus est le signe de contradiction que Siméon a annoncé à Marie. Il ne laisse pas indifférents ceux qui l’entendent. La réponse des gardes montre la force de ses paroles : « Jamais un homme n’a parlé comme cet homme ! » Il est la “Vérité” et sa façon de parler le reflète. Nous sommes toujours dans le combat engagé par Jésus pour nous sauver. Nous sommes concernés par la résistance implacable des pharisiens actuels qui détruisent l’œuvre de Dieu. C’est la bienveillance de Dieu qui nous sauve, elle passe par le regard des pauvres et des petits qui avancent dans la confiance. Ils reflètent l’image et la ressemblance de Dieu dans l’humanité. C’est à partir de la vulnérabilité et de la pauvreté de notre humanité que la vie nous est donnée. « C’est le grand prophète ! » disait-on de Jésus ; « C’est lui le Messie ! » Un sursaut d’espérance jaillit au cœur des pauvres, c’est le lieu de la présence du Dieu dans la nuit de la foi.

"Quelques-uns d’entre eux voulaient l’arrêter, mais personne ne mit la main sur lui."

Certains d’entre eux voulaient le saisir, mais personne ne porta la main sur lui. Les gardes revinrent donc trouver les grands prêtres et les Pharisiens. Ceux-ci leur dirent : « Pourquoi ne l’avez-vous pas amené ? » Les gardes répondirent : « Jamais homme n’a parlé comme cela ! » Les Pharisiens répliquèrent : « Vous aussi, vous êtes-vous laissé égarer ? Est-il un des notables qui ait cru en lui ? ou un des Pharisiens ? Mais cette foule qui ne connaît pas la Loi, ce sont des maudits ! » Aujourd’hui encore la Parole de Jésus provoque l’étonnement et l’admiration mais aussi la critique, les bavardages et la haine ! Nous avons un profond amour pour la personne de Jésus, et le sentiment inébranlable que sa Parole est une parole de justice et de vérité. Mais nous savons aussi que l’opposition des sages et des savants trouve un écho à l’intérieur de notre psychologie meurtrie par les épreuves. Nous entendons "les autres" exprimer ce sentiment de rejet qui rejoint la négation de soi, le rejet de nous-mêmes que nous portons à l’intérieur. Quand nous sommes devant les contre-témoignages qui nous déroutent, nous crions vers lui : Jésus, viens à notre secours. Jésus parle le “langage de l’amour.” Ses œuvres et ses paroles manifestent l’amour profond qu’Il a pour toute l’humanité. Les gardes de l’Evangile, sont restés dans la Présence de Dieu, avec les pauvres et les petits. Pour venir à notre secours Dieu, nous a donné tout son amour. Il nous a donné Jésus qui manifeste un visage d’amour face à la haine de l’adversaire.

"Nicodème, l’un d’entre eux, celui qui était allé précédemment trouver Jésus, leur dit : « Notre Loi permet-elle de juger un homme sans l’entendre d’abord pour savoir ce qu’il a fait ? »

Ils lui répondirent : « Serais-tu, toi aussi, de Galilée ? Cherche bien, et tu verras que jamais aucun prophète ne surgit de Galilée ! » Puis ils s’en allèrent chacun chez soi. Nicodème est demeuré dans la Parole de Jésus. Les gardes demeurent dans cette Parole qui a une telle force dans ce monde devenu comme une vallée de larmes. La parole de Jésus le transfigure, elle est en cohérence profonde avec ses actes d’Amour. Jésus parle comme personne n’a jamais parlé. Sa parole est réalisée dans sa vie quotidienne. Il révèle aux petits, la compassion, le pardon et la guérison. Aujourd’hui encore, comme au temps de Jésus, les chrétiens sont des “signes de discorde” ! Nous agissons en ce monde en imitant Jésus et en le suivant. Avec le langage et la réalité de l’amour, nous pouvons toucher l’humanité capable de comprendre. Nicodème est le regard bienveillant qui nous aide à persévérer dans la lutte pour la lumière. Dieu vient nous libérer de l’enfermement et de l’enfer, il nous propose une aide dans laquelle nous trouvons l’intelligence de l’Amour qui peut nous sauver. Cette lumière est celle de l’espérance, c’est un remède qui peut nous guérir, dans un monde si bouleversé.


Citation :
Nous demandons à Dieu la grâce de la confiance dans le Mystère de Jésus Sauveur.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Théophile d'Antioche (?-v. 186), Évêque
À Autolycus,1, 2.7 (trad. bréviaire 3e mercredi de Carême ; cf SC 20, p. 58s)


« La foule se divisa à son sujet »

Avec les yeux du corps, nous observons ce qui se