À Toi NOTRE PÈRE par les Saints Cœurs de JÉSUS, MARIE et JOSEPH..

Forum Catholique sous la protection de Saint Michel, faisant mémoire de Sylvie la fondatrice, Prières, Dévotions au Sacré Coeur, au Coeur Immaculé de Marie, au Coeur Chaste de Joseph et autres, Fidélité aux 3 Blancheurs et au Magistère de l'Eglise...
 
AccueilPortailS'enregistrerConnexion
Derniers sujets
» Prières
par Lumen Hier à 21:05

» ROSAIRE PERPÉTUEL
par Raphaël de l'Enfant Jésus Hier à 20:59

» Santé : le pape invite le personnel soignant à vivre la « compassion »
par Raphaël de l'Enfant Jésus Hier à 20:54

» Journée mondiale des pauvres : passeports pour le paradis
par Raphaël de l'Enfant Jésus Hier à 20:44

» Pensée du jour: Mon enfant, demande-Moi de venir couper tes attaches au monde...
par Raphaël de l'Enfant Jésus Hier à 20:17

» Chapelet du mardi 21 novembre 2017 à Lourdes
par Raphaël de l'Enfant Jésus Hier à 20:06

» Prions le chapelet avec les témoins de la foi
par Lumen Hier à 20:00

» Prions pour et avec les malades
par Lumen Hier à 19:14

» Prier le "nouveau" Notre-Père
par Lumen Hier à 18:36

» Fraternels dans la ville
par Lumen Hier à 18:10

» Pour l'Avent: "Avec S. Augustin, désirer la venue du Seigneur"
par Lumen Hier à 17:45

» Les OUI offerts en ce jour, les nôtres et les vôtres, ont une dimension trinitaire
par Lumen Hier à 17:33

» Avec les doigts du coeur
par Lumen Hier à 17:03

» Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*
par Lumen Hier à 16:23

» Neuvaine de la Présentation de Marie au Temple
par Lumen Hier à 13:29

» Neuvaine au Christ Roi de l'Univers : Du 16 au 26 novembre
par Lumen Hier à 13:03

» !!! INFORMATIONS TRÈS IMPORTANTES PAR RAPPORT AU FORUM!!!
par Lumen Hier à 12:54

» Jésus disait...qu'il faut toujours prier
par Lumen Lun 20 Nov 2017 - 20:44

» La « sincère admiration » du pape pour le défunt cardinal Montezemolo
par Raphaël de l'Enfant Jésus Lun 20 Nov 2017 - 20:31

» Police routière et ferroviaire : une « mission » de grande valeur
par Raphaël de l'Enfant Jésus Lun 20 Nov 2017 - 20:18

» « Dans la tempête, je dors très bien. »
par Lumen Lun 20 Nov 2017 - 20:13

» Culture : tout ce qui est techniquement faisable n’est pas éthiquement acceptable
par Raphaël de l'Enfant Jésus Lun 20 Nov 2017 - 20:10

» Chapelet du lundi 20 novembre 2017 à Lourdes
par Raphaël de l'Enfant Jésus Lun 20 Nov 2017 - 19:56

» Prier le Notre Père avec saint Thomas d'Aquin
par Lumen Lun 20 Nov 2017 - 19:35

» Retraite de l'Avent du 2 au 25 décembre 2017 : Jésus, Lumière des nations
par Lumen Lun 20 Nov 2017 - 14:48

» Le vent souffle où il veut
par Lumen Lun 20 Nov 2017 - 13:37

» Ce miracle impensable a bel et bien eu lieu !
par Raphaël de l'Enfant Jésus Lun 20 Nov 2017 - 9:46

» Pensée du jour: Mon enfant, tu es sur le chemin de la grande transformation qui te conduit à la sainteté...
par Raphaël de l'Enfant Jésus Lun 20 Nov 2017 - 9:25

» Angélus : Dieu n’est pas un maître intolérant, mais un père plein d’amour
par Raphaël de l'Enfant Jésus Dim 19 Nov 2017 - 17:35

» Le chapelet, la prière que Notre Dame a le plus recommandée
par Raphaël de l'Enfant Jésus Dim 19 Nov 2017 - 17:22

» Notre Dieu est Dieu de Vie, et Il nous veut féconds.
par Lumen Dim 19 Nov 2017 - 16:29

» Une seule chandelle suffit
par Lumen Dim 19 Nov 2017 - 16:15

» Pensée du jour: Mon enfant, l'Amour que J'ai pour toi dépasse de beaucoup tes imperfections...
par Raphaël de l'Enfant Jésus Dim 19 Nov 2017 - 9:31

» Chapelet du samedi 18 novembre 2017 à Lourdes
par Raphaël de l'Enfant Jésus Sam 18 Nov 2017 - 18:51

» Prions aux intentions du Pape, défis de l'humanité
par Lumen Sam 18 Nov 2017 - 15:55

» Je bénirai le Seigneur ...
par Lumen Sam 18 Nov 2017 - 15:12

» Jésus nous livre un grand secret : prier sans se décourager...
par Lumen Sam 18 Nov 2017 - 14:50

» La vision du Ciel de Saint André le fol en Christ
par Raphaël de l'Enfant Jésus Sam 18 Nov 2017 - 11:54

» 56 apparitions de Marie pour demander d’une manière nouvelle l’Esprit Saint (II)
par Raphaël de l'Enfant Jésus Sam 18 Nov 2017 - 10:24

» Pensée du jour: En acceptant Mon Amour, le mal et la souffrance sont vaincus.
par Raphaël de l'Enfant Jésus Sam 18 Nov 2017 - 10:03

Qui est en ligne ?
Il y a en tout 21 utilisateurs en ligne :: 0 Enregistré, 0 Invisible et 21 Invités :: 2 Moteurs de recherche

Aucun

Le record du nombre d'utilisateurs en ligne est de 264 le Jeu 27 Mar 2014 - 20:02

Partagez | 
 

 Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1 ... 9 ... 15, 16, 17, 18  Suivant
AuteurMessage
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4268
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mer 15 Mar 2017 - 15:19

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Mercredi 15 mars 2017 : Le mercredi de la 2e semaine de Carême


Les saints du jour (Mercredi 15 mars)


Saint Longin, Centurion romain (1er s.). Voir aussi : Saint Longin, soldat et martyr. Ier siècle.

Sainte Louise de Marillac, veuve et Co-Fondatrice des « Filles de la Charité » (1591-1660).

Saint Zacharie, Pape de 741 à 752 (+ 752)

Saint Klemens Maria Hofbauer, prêtre c.ss.r. (1751-1820)

Bienheureux Jan Adalbert Balicki, Prêtre en Pologne (1869-1948)

Bienheureux Artémide Zatti, Religieux Salésien italien (1880- ✝ 1951)


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 


Homélie :

"Montant alors à Jérusalem, Jésus prit à part les Douze disciples et, en chemin, il leur dit : « Voici que nous montons à Jérusalem. Le Fils de l’homme sera livré aux grands prêtres et aux scribes, ils le condamneront à mort et le livreront aux nations païennes pour qu’elles se moquent de lui, le flagellent et le crucifient ; le troisième jour, il ressuscitera."

Jésus, vrai Dieu et vrai homme, vit la montée vers Jérusalem, vers sa Passion, d’une manière tellement humaine. Il n’y va pas seul, aux Douze disciples il parle de ce qui va lui arriver. Il associe ses disciples à son propre chemin, avec prudence. Il partage ce qui va lui arriver à ses proches en disant ce qui est. Cette montée vers Jérusalem, inspirée par le Saint Esprit, va opérer un changement de mentalité très fondamental chez ses disciples. Jésus leur demande de faire disparaître leurs vues trop humaines sur le Salut que lui, vient opérer au milieu du monde. Nos inclinations naturelles nous portent à dominer, à commander et à ordonner. Si Jésus annonce que le chemin du Royaume est resserré, nous pourrons l’y rejoindre. Il ouvre une porte par laquelle nous pourrons sortir de l’enfermement et de la mort pour retrouver la vie. Le chemin de Jésus est un service, il est Vie. Jésus est le “Serviteur” de chacun de nous. Par le Don de lui-même dans l’Eucharistie, il nous donne d’entrer en contact avec la réalité du “serviteur.” Le Chemin de Jésus est notre chemin d’Amour.

"Alors la mère des fils de Zébédée s’approcha de Jésus avec ses fils Jacques et Jean, et elle se prosterna pour lui faire une demande. Jésus lui dit : « Que veux-tu ? » Elle répondit : « Ordonne que mes deux fils que voici siègent, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche, dans ton Royaume. »

ésus répondit : « Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire ? » Ils lui disent : « Nous le pouvons. » Jésus va à l’essentiel de la question que lui pose la mère des fils de Zébédée. Il lui donne d’exprimer son désir et il y répond. Chacun doit avancer dans son chemin en communion avec tous les autres. La mère des fils de Zébédée veut que ses fils entrent dans une plénitude de vie avec Jésus. Le service et le don désintéressé d’eux-mêmes relève de leur liberté. Jésus a présenté à ses disciples ce qui va lui arriver, sa Passion. Il nous prépare à le comprendre de l’intérieur. Le suivre et témoigner de son Amour infini du Père pour l’humanité sera notre Mission. Jésus nous donnera la lumière et la force pour le suivre : Il répond aux disciples : "Soit, vous boirez à ma coupe" ! La Bonne Nouvelle est ainsi annoncée en Église. Dans ce Corps du Christ, l’humanité souffre avec son Seigneur, elle prie en communion avec lui : « L’Epouse suit l’Agneau partout où Il va. »

« Il leur dit : « Ma coupe, vous la boirez ; quant à siéger à ma droite et à ma gauche, ce n’est pas à moi de l’accorder ; il y a ceux pour qui cela est préparé par mon Père. »

Les dix autres, qui avaient entendu, s’indignèrent contre les deux frères. Jésus les appela et dit : « Vous le savez : les chefs des nations les commandent en maîtres, et les grands font sentir leur pouvoir. Parmi vous, il ne devra pas en être ainsi : celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur ; et celui qui veut être parmi vous le premier sera votre esclave. Ainsi, le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude. » Jésus précise les conditions de son appel. Il nous donne de pouvoir aller à lui en créant un espace de liberté où chacun pourra le suivre. Jésus renonce à tout pouvoir sur ses disciples, il leur donne une parole libre. Il ouvre une nouvelle manière d’être ensemble, à partir de la parole échangée. Il donne à chacun d’éprouver son propre désir. Nous supplions le Père de miséricorde de donner l’Esprit Saint à tous ceux et celles qui vivent aujourd’hui la Passion de Jésus dans le monde. Beaucoup sont sur le chemin de Jésus et vivent la réalité de sa Croix dans ce monde. Cela est impossible pour nous sans la Lumière et la Force de l’Esprit Saint. Jésus nous nourrit de l’Eucharistie, ainsi il nous prépare à la Passion qui arrive sans prévenir ! Le oui, de Jacques et de Jean, nous le disons à la suite de Jésus. C’est en lui que nous donnons notre vie en vérité, nous trouvons alors notre propre vie, pour le servir.


Citation :
Nous demandons à l’Esprit Saint la grâce de suivre Jésus dans sa Passion d’Amour pour le Père et pour nous


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Bienheureux Titus Brandsma, Carme néerlandais, Martyr (1881-1942)
La Mystique de la souffrance (trad. Itinéraire spirituel, Parole et Silence 2003, p. 159)


« Voici que nous montons à Jérusalem »

Jésus s'est déclaré lui-même la tête du Corps mystique dont nous sommes les membres. La vigne, c'est lui ; les sarments, c'est nous (Jn 15,5). Il s'est étendu sur le pressoir et s'est mis à le fouler ; il nous a donné ainsi le vin pour qu'en le buvant, nous puissions vivre de sa vie et partager ses souffrances. « Celui qui veut faire ma volonté, qu'il prenne chaque jour sa croix. Celui qui me suit a la lumière de la vie. Je suis le chemin. Je vous ai donné l'exemple afin que vous fassiez, vous aussi, comme j'ai fait pour vous » (Lc 9,23; Jn 8,12; 14,6; 13,15). Et comme ses disciples eux-mêmes ne comprenaient pas que son chemin devait être un chemin de souffrance, il le leur expliquait en disant : « Ne fallait-il pas que le Christ souffrît tout cela pour entrer dans sa gloire ? » (Lc 24,26)

     Alors le cœur des disciples brûlait en eux-mêmes (v. 32). La Parole de Dieu les enflammait. Et quand l'Esprit Saint est descendu sur eux comme une flamme divine pour les embraser (Ac 2), ils étaient alors heureux de souffrir mépris et persécution (Ac 5,41), car ainsi ils ressemblaient à celui qui les avait précédés sur le chemin de la souffrance. Les prophètes avaient déjà annoncé ce chemin de souffrance du Christ, et les disciples comprenaient enfin qu'il ne l'avait pas évité. De la mangeoire au supplice de la croix, pauvreté et manque de compréhension avaient été son lot. Il avait passé sa vie à enseigner aux hommes que le regard de Dieu sur la souffrance, la pauvreté, l'absence de compréhension humaine, est différent de la folle sagesse du monde (1Co 1,20)... Dans la croix est le salut. Dans la croix est la victoire. Dieu l'a voulu ainsi.



Source :  









_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4268
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Jeu 16 Mar 2017 - 18:21

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Jeudi 16 mars 2017 : Le jeudi de la 2e semaine de Carême


Les saints du jour (Jeudi 16 mars)


Sainte Eusébie, Abbesse, fille de Sainte Rictrude (✝ v. 680)

Saint Héribert, Archevêque de Cologne (✝ 1021)

Saint Christodule (1021-1093).

Saint Jean de Brébeuf, Prêtre s.j. et martyr  (1593-1649)
Pour un approfondissement biographique : >>> Jean de Brébeuf (En anglais)

Saint Klemens Maria Hofbauer, prêtre c.ss.r. (1751-1820)

Saint José Gabriel del Rosario Brochero, Prêtre (1840-1914)


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

« Il y avait un homme riche, vêtu de pourpre et de lin fin, qui faisait chaque jour des festins somptueux. Devant son portail gisait un pauvre nommé Lazare, qui était couvert d’ulcères. Il aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table du riche ; mais les chiens, eux, venaient lécher ses ulcères."

Jésus fait allusion à une histoire connue, celle du pauvre scribe et du riche publicain Bar Mayan. Il s’agit d’un riche qui ne s’occupe ni des hommes ni de Dieu. Ce riche, qui n’a pas de Nom, n’est pas "établi" dans son être intérieur et spirituel. Jésus donne un nom au pauvre : Lazare, « Dieu est venu en aide. » Cette parabole du riche sans nom et de Lazare nous fait réaliser les personnages qui se jouent en nous. Il y a en effet deux chemins, l’un de lumière et l’autre de ténèbres, qui sont entrelacés en nous, il nous faut sortir de cette confusion et de cet enfermement. La Parole de Jésus nous demande de faire notre vie plus belle. A un moment notre vie, à partir de la parole ou de la vie d’un autre, s’opère un changement qui va l’éclairer. « Le cœur de l’homme est compliqué et malade, » dit la Parole. Nous nous faisons le centre de tout, et nous faisons tourner le monde autour de nous, nous sommes véritablement enfermés. Par les pauvres, Dieu nous ouvre un chemin qui peut nous conduire à une voie de lumière et de bonheur.

"Or le pauvre mourut, et les anges l’emportèrent auprès d’Abraham. Le riche mourut aussi, et on l’enterra. Au séjour des morts, il était en proie à la torture ; levant les yeux, il vit Abraham de loin et Lazare tout près de lui. Alors il cria : “Père Abraham, prends pitié de moi et envoie Lazare tremper le bout de son doigt dans l’eau pour me rafraîchir la langue, car je souffre terriblement dans cette fournaise."

Mon enfant, répondit Abraham, rappelle-toi : tu as reçu le bonheur pendant ta vie, et Lazare le malheur pendant la sienne. Maintenant, lui, il trouve ici la consolation, et toi, la souffrance. Et en plus de tout cela, un grand abîme a été établi entre vous et nous, pour que ceux qui voudraient passer vers vous ne le puissent pas, et que, de là-bas non plus, on ne traverse pas vers nous.” La mort est une limite absolue. Que l’on ait vécu dans le lin et la pourpre, ou couvert d’ulcères, mendiant à la porte des autres, à la mort, les choses prennent leur vraie valeur. Ce moment doit éclairer toute la vie. Si la mort totalise toutes les fidélités d’une existence, elle fixe aussi l’homme dans ses choix. C’est donc avant qu’il faut choisir et ouvrir les yeux, qu’il faut se convertir. Le riche n’a pas vu le besoin qu’il avait de Dieu et de son pardon ; Il n’a pas vu Lazare. Lazare meurt, dans l’oubli général. Le riche meurt à son tour, et toute la ville est là pour le porter en terre. Mais au-delà, tout change. Dieu est l’infiniment bon. Sur les lèvres d’Abraham, il nous donne de sortir de l’enfermement de notre "moi égoïste dominateur et jouisseur," qui s’enferme dans un monde sans issue.

« Le riche répliqua : “Eh bien ! père, je te prie d’envoyer Lazare dans la maison de mon père. En effet, j’ai cinq frères : qu’il leur porte son témoignage, de peur qu’eux aussi ne viennent dans ce lieu de torture !"

Abraham lui dit : “Ils ont Moïse et les Prophètes : qu’ils les écoutent ! Non, père Abraham, dit-il, mais si quelqu’un de chez les morts vient les trouver, ils se convertiront.” Abraham répondit : “S’ils n’écoutent pas Moïse ni les Prophètes, quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts : ils ne seront pas convaincus.” » L’allusion aux frères nous rappelle l’exigence de la conversion. S’il est trop tard pour le frère mort, il est encore temps pour les cinq survivants. Ce qui convertit, c’est la décision d’accueillir la Parole de l’Envoyé de Dieu. Nous croyons que Jésus nous ouvre la route de la conversion, et que son Évangile donne du sens à notre vie. Les pauvres sont les envoyés de Dieu qui deviennent pour nous un chemin qui nous libère. Dans la prière, nous mettons ensemble notre espérance en Dieu, pour nous ouvrir à la vie qu’il nous donne. Jésus nous invite à sa table pour un avant-goût du banquet de l’au-delà. Nous demandons la grâce d’être attentifs aux "Lazare" affligés qui demeurent à notre porte, dans notre entourage.


Citation :
Nous demandons à Dieu la grâce de nous guérir pour accueillir nos frères.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Augustin (354-430), Évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et Docteur de l'Église
Les Discours sur les psaumes, Ps 85, 3 ; CCL 39, 1178 (trad. Orval)


La vraie richesse et la vraie pauvreté

Quand je dis que Dieu n'incline pas son oreille vers le riche, n'allez pas en déduire, mes frères, que Dieu n'exauce pas ceux qui possèdent or et argent, domestiques et domaines. S'ils sont nés dans cet état et occupent ce rang dans la société, qu'ils se souviennent de cette parole de l'apôtre Paul : « Recommande aux riches de ce monde de ne pas céder à l'orgueil » (1Tm 6,17). Ceux qui ne cèdent pas à l'orgueil sont pauvres devant Dieu, qui incline son oreille vers les pauvres et les nécessiteux (Ps 85,1). Ils savent, en effet, que leur espérance n'est pas dans l'or ou l'argent ni dans ces choses dont on les voit regorger pour un temps. Il suffit que les richesses ne causent pas leur perte et que, si elles ne peuvent rien pour leur salut, elles n'y soient du moins pas un obstacle... Quand donc un homme méprise tout ce qui sert d'aliment à son orgueil, il est un pauvre de Dieu ; et Dieu incline vers lui son oreille, car il sait le tourment de son cœur.

     Sans doute, frères, ce pauvre Lazare couvert d'ulcères, qui gisait à la porte du riche, a été porté par les anges dans le sein d'Abraham ; voilà ce que nous lisons et croyons. Quant au riche qui était vêtu de pourpre et de lin fin et festoyait splendidement chaque jour, il a été précipité dans les tourments de l'enfer. Est-ce vraiment le mérite de son indigence qui a valu au pauvre d'être emporté par les anges ? Et le riche a-t-il été livré aux tourments par la faute de son opulence ? Il faut le reconnaître : en ce pauvre c'est l'humilité qui a été honorée, et ce qui a été puni dans le riche, c'est l'orgueil.



Source :  










_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4268
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Ven 17 Mar 2017 - 18:49

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Vendredi 17 mars 2017 : Le vendredi de la 2e semaine de Carême


Les saints du jour (Vendredi 17 mars)


Saint Joseph d'Arimathie Membre du Sanhédrin (1er s.)

Saint PATRICK, Évêque « Apôtre de l'Irlande », Co-Patron de l’Irlande (385-461)
Voir aussi :
Saint Patrick, apôtre de l'Irlande. 464.

Saint Gabriel Lalemant, Martyr au Canada (1610-1649)
Pour un approfondissement : Saint Gabriel Lalemant, Prêtre s.j. missionnaire et Martyr (†1649)

Bienheureux Juan Nepomuceno Zegrí y Moreno, Prêtre et Fondateur de la Congrégation des « Sœurs Mercédaires de la Charité. » (1831-1905)


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

« Écoutez une autre parabole : Un homme était propriétaire d’un domaine ; il planta une vigne, l’entoura d’une clôture, y creusa un pressoir et bâtit une tour de garde. Puis il loua cette vigne à des vignerons, et partit en voyage."

Par cette parabole des vignerons homicides, Jésus s’adresse aux chefs des prêtres et aux pharisiens. Ils n’ont pas compris, en s’identifiant aux vignerons, qu’ils attestent que Jésus est le Fils de Dieu : "Mon bien-aimé avait une vigne, il y bâtit un plant de choix," ce choix de Dieu, c’est d’Israël. Jésus compare Israël à la vigne et les chefs infidèles du peuple élu aux vignerons. C’est à eux et à toute la descendance d’Abraham que le Royaume de Dieu avait été confié, mais ils ont perverti l’héritage en se l’appropriant. Dans la première Alliance, le peuple élu a pour mission d’annoncer le salut à toutes les nations. Jésus, le Sauveur de la Nouvelle Alliance, réunira autour de lui les douze apôtres, symboles du “nouvel” Israël, appelé à porter des fruits de charité fraternelle. C’est à nous tous que Jésus adresse cette Parole. La vie éternelle est annoncée à tous les peuples. Les gestes et les paroles de Jésus annoncent la cohérence nécessaire du culte avec la vie de foi. Ainsi est annoncé le mystère de Jésus qui portera le Salut du monde dans sa Passion au milieu d’un Peuple qui le rejette. Jésus a regardé un figuier sans fruits, symbole du peuple élu, il était desséché. Cette parabole nous dit le mystère de l’Amour de Dieu bafoué par son Peuple.

"Quand arriva le temps des fruits, il envoya ses serviteurs auprès des vignerons pour se faire remettre le produit de sa vigne.

Mais les vignerons se saisirent des serviteurs, frappèrent l’un, tuèrent l’autre, lapidèrent le troisième… Comprenant qu’ils sont visés, les grands prêtres et les pharisiens cherchent à arrêter Jésus. Dieu voudrait contempler le reflet de son Amour dans les yeux de ses petites créatures, or il n’y rencontre que jalousie et division, dispersion et de la haine ! La jalousie est meurtrièrement perfide, elle désunit et elle tue ! Le Peuple de Dieu est semblable à la tunique tissée sans couture de Jésus, elle sera partagée par les soldats, cela en est un signe. Nous avons reçu, en la personne de Jésus et de son message, un présent unique que nous devons faire fructifier. Il nous faut le communiquer et en faire don à chaque personne qui s’approche de nous. Le premier fruit de cette Parole est la chaleur de la Parole d’Amour qui est à vivre dans notre foi, en famille, et en communauté. Jésus, par sa mort et sa Résurrection, rétablit l’humanité dans l’Amour infini de Dieu. C’est un Amour qui dépasse tout.

"…Finalement, il leur envoya son fils, en se disant : “Ils respecteront mon fils."

Mais, voyant le fils, les vignerons se dirent entre eux : “Voici l’héritier : venez ! tuons-le, nous aurons son héritage !” Les grands prêtres et les pharisiens cherchent la réponse à leur question sur l’autorité de Jésus, mais leur cœur est incapable de l’accueillir. C’est à eux, à toute la descendance d’Abraham, que le Royaume de Dieu avait été confié. Ils ont perverti l’héritage. Jésus est l’envoyé du Maître de la vigne qui envoie son Fils. Au moment des vendanges, il rencontrera la jalousie du grand prêtre et l’accaparement des serviteurs ! Dieu n’en finit jamais de prendre soin de son peuple, nous sommes ce peuple qui a besoin que Jésus prenne soin de lui. Nous travaillons à la vigne de Jésus en invoquant sa miséricorde pour qu’il nous établisse dans des liens d’amour. Il s’agit aussi de nous, de la communauté chrétienne doit restée ouverte, c’est-à-dire missionnaire. Nous sommes ce nouveau peuple de Dieu qui va porter des fruits pour le Royaume, c’est l’amour surabondant de Dieu qui se traduit par l’accueil et le partage. Par la force et la beauté du Ressuscité “au milieu de nous”, la communauté doit être attirante dans tous ses faits et gestes. L’Esprit Saint donne ses dons, comme un secret d’amour. Jésus nous rétablit dans une relation filiale avec notre Père des cieux et dans une relation fraternelle avec nos frères.


Citation :
Nous demandons à Dieu la grâce de nous guérir pour accueillir nos frères.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Bernard (1091-1153), Moine cistercien et Docteur de l'Église
Sermon 30 sur le Cantique des Cantiques (trad. Beguin, Seuil 1953, p. 362 rev.)


Le mystère de la vigne de Dieu

Frères, si dans la vigne du Seigneur nous voyons l'Église, ce n'est pas une mince prérogative de l'Église que d'avoir étendu ses limites sur toute la terre...

     J'entends par là cette foule des premiers croyants dont il est dit « qu'ils n'étaient tous ensemble qu'un cœur et qu'une âme » (Ac 4,32)... Car la persécution ne l'a pas si brutalement déracinée quelle n'ait pu être replantée ailleurs et louée à d'autres vignerons, qui, la saison venue, lui ont fait porter des fruits. Elle n'a pas péri, elle a changé de sol ; mieux, elle y a gagné en force ainsi qu'en étendue, comme la vigne bénie du Seigneur. Frères, levez donc les yeux, et vous verrez « que son ombre a couvert les collines, que ses pampres sont des cèdres de Dieu, qu'elle a étendu ses sarments jusqu'à la mer et ses rejetons jusqu'au fleuve » (Ps 79,11-12).

     Ce n'est pas surprenant : elle est l'édifice de Dieu, le champ de Dieu (1Co 3,9). C'est lui qui la féconde, qui la propage, la taille et l'émonde, afin qu'elle produise davantage. Il ne va pas laisser sans soins une vigne que sa main droite a plantée (Ps 79,16) ; il ne va pas abandonner une vigne dont les pampres sont les apôtres, dont le cep est Jésus Christ, et dont lui, le Père, est le vigneron (Jn 15,1-5). Plantée dans la foi, elle plonge ses racines dans la charité ; labourée par l'obéissance, fertilisée des larmes du repentir, arrosée par la parole des prédicateurs, elle regorge d'un vin qui inspire la joie et non l'inconduite, vin de toute douceur, qui réjouit vraiment le cœur de l'homme (Ps 103,15)... Fille de Sion, console-toi en contemplant ce grand mystère ; ne pleure pas ! Ouvre ton cœur pour accueillir toutes les nations de la terre !



Source :  










_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4268
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Sam 18 Mar 2017 - 16:34

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Samedi 18 mars 2017 : Le samedi de la 2e semaine de Carême


Les saints du jour (Samedi 18 mars)


Saint Cyrille de Jérusalem, Évêque, Docteur de l'Église (315-386)
Voir aussi :
Saint Cyrille de Jérusalem, Évêque de Jérusalem, Docteur de l'Eglise. 386.

Saint Édouard, Roi d'Angleterre et Martyr (vers 962 – 18 Mars 978).

Bienheureuse Marthe Aimée le Bouteiller, Sœur des Écoles Chrétiennes de
la Miséricorde (✝ 1883)


Bienheureuse Celestina Donati, Vierge et Fondatrice de la Congrégation des
Filles pauvres de Saint Joseph de Calasanz « Sœurs Calasanctiennes » (1848-1925)


Vénérable María Rosa Gay Tibau, Fondatrice de l'Institut des Sœurs de
Saint Joseph de Gérone (✝ 1884)


Vénérable Eladio Mozas Santamera, Fondateur des Sœurs Joséphines de
la Sainte Trinité (✝ 1897)


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

…Jésus dit encore : « Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père : “Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.” Et le père leur partagea ses biens.

Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait, et partit pour un pays lointain où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre. Comme le Père de la parabole, nous demandons la grâce de la douceur, pour demeurer avec lui dans l’Amour. Ce jeune fils qui demande sa part d’héritage, dit à son père de manière cachée : « Je te considère comme mort pour moi. » Aujourd’hui, dans notre civilisation de consommation, la culture ambiante s’établit comme si Dieu était mort. Quand nous sommes passés ainsi dans ces coutumes étrangères, il est difficile de ne pas les adopter. L’image de Dieu en nous s’estompe et disparaît de notre esprit. C’est alors que survient la famine pour cet homme qui voudrait manger ce que mangent les porcs ! Le jeune homme de l’évangile est passé par un chemin de douleur. Comme cet homme, nous essayons de trouver une issue à nos questions. Il nous faut découvrir en nous cette partie cassée, qui a brisé l’unité de notre être car nous avons du mal a considérer en nous la dynamique de la vie, là où retenti la joie du rassemblement, la joie de la réconciliation. Cette Parole porte en elle une plénitude de joie car la maison paternelle est remplie de la joie du père qui retrouvera son fils cadet.

"…Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait, et partit pour un pays lointain où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre. Il avait tout dépensé, quand une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin. …

Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Traite-moi comme l’un de tes ouvriers.” Il se leva et s’en alla vers son père. Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de compassion ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers. Finalement, rentrant en lui-même, il se dit qu’il y a des ouvriers, des mercenaires chez son père qui sont mieux traités que lui ! Avant de rentrer à la maison, que de souffrance pour cet homme ! Il s’est dévalorisé, il se tient de côté, et il est prêt maintenant à tout accepter pourvu qu’il puisse vivre encore ! Quelle est sa surprise quand il s’aperçoit qu’il est resté vivant dans le cœur de son père, comme son unique. Il découvre dans cet accueil cette partie qui est la plus profonde en lui, silencieuse, qui ne cesse d’attendre, d’espérer, de croire que tout est possible malgré tout. Cette partie à la fois profonde et douce, patiente, au long des jours, nous maintient en vie ! C’est alors qu’il nous faut rebondir dans l’espérance. La maison paternelle est remplie de joie, celui qui était parti et revenu, il doit retrouver sa vraie place. Cette dynamique en attente est en chacun de nous. Nous sommes désireux de la joie des retrouvailles, de la joie du rassemblement, de la joie de la réconciliation.


"…Or le fils aîné était aux champs. Quand il revint et fut près de la maison, il entendit la musique et les danses. Appelant un des serviteurs, il s’informa de ce qui se passait. Celui-ci répondit : “Ton frère est arrivé, et ton père a tué le veau gras, parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé."

Alors le fils aîné se mit en colère, et il refusait d’entrer. Il nous faut découvrir cette partie de nous qui s’est échappée, pour tenter d’être pleinement elle-même, et qui dans son excès de recherche de soi s’est perdue, a brisé l’unité. Il y a à découvrir aussi en nous cette partie plus profonde, silencieuse, qui ne cesse d’attendre, d’espérer l’union, de croire que tout est possible malgré tout. C’est cette partie à la fois profonde et douce, patiente, qui, au long des jours, nous maintient en vie. Nous découvrons encore en nous cette partie victime du départ de l’autre. Nous avons à retrouver l’unité de nous-même, où chacun peut vivre et reconnaître l’autre. Jésus nous rejoint en épousant notre nature humaine, il nous aide à revenir en nous-mêmes, comme l’enfant du Père qui nous aime gracieusement. L’Esprit Saint nous donne de nous reconnaître pour vivre en bonne intelligence, dans la joie. Dieu respecte nos choix, il se tient à la porte et ouvre plein de tendresse à son enfant qui est là. Cette Parole porte en elle la plénitude de la joie du Père qui voudrait que la maison paternelle soit remplie par la joie de ses enfants retrouvés et rassemblés.

Citation :
Nous demandons la grâce de la virginité du regard et la simplicité de l’amour.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint André de Crète (660-740), Moine et Évêque
Grand canon de la liturgie orthodoxe pour le carême, 1ère ode (trad. Clément, DDB 1982, p. 111s)


« Ici, je meurs de faim ! Je vais retourner chez mon père »

Par où commencer à pleurer les œuvres de ma vie ?
Quels seront les premiers accents de ce chant de deuil ?
Accorde-moi, ô Christ, dans ta miséricorde, le pardon de mes péchés...

Tel le potier pétrissant l'argile,
tu m'as donné, mon Créateur, chair et os, souffle et vie.
Seigneur qui m'as créé, mon juge et mon Sauveur,
aujourd'hui ramène-moi vers toi.

Ô mon Sauveur, devant toi je confesse mes fautes.
Je suis tombé sous les coups de l'Ennemi,
Voici les plaies dont mes pensées meurtrières,
comme des brigands, ont meurtri mon âme et mon corps (Lc 10,30s).

J'ai péché, Sauveur, mais je sais que tu aimes l'homme.
C'est ta tendresse qui nous châtie
et ta miséricorde est ardente.
Tu me vois pleurer et tu viens à moi
comme le Père accueille le fils prodigue.

Dès ma jeunesse, ô mon Sauveur, j'ai méprisé tes commandements.
J'ai passé ma vie dans les passions et l'inconscience.
Je crie vers toi : avant que vienne la mort,
sauve-moi...

Dans le vide j'ai dissipé le patrimoine de mon âme.
Je n'ai pas les fruits de la ferveur, et j'ai faim.
Je crie : Père, plein de tendresse, viens à moi,
prends moi dans ta miséricorde.

Celui que les voleurs ont assailli (Lc 10,30s),
c'est moi au milieu de l'égarement de mes pensées.
Elles me frappent, elles me blessent.
Mais penche-toi sur moi, Christ Sauveur, et guéris-moi.

Le prêtre me vit et se détourna.
Le lévite me vit, nu et souffrant, mais passa outre.
Mais toi, Jésus né de Marie,
Tu t'arrêtes et tu me secours...

Je me jette à tes pieds, Jésus,
j'ai péché contre ton amour.
Décharge-moi de ce fardeau trop lourd
et dans ta miséricorde, accueille-moi.

N'entre pas eu jugement avec moi,
ne dévoile pas mes actions,
ne scrute pas motifs et désirs.
Mais dans ta compassion, ô Tout Puissant,
ferme les yeux sur mes fautes et sauve-moi.

Voici le temps du repentir. Je viens à toi.
Décharge-moi du lourd fardeau de mes péchés
et, dans ta tendresse, donne-moi les larmes du repentir.



Source :  









_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4268
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Dim 19 Mar 2017 - 17:35

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Dimanche 19 mars 2017 : Troisième dimanche de Carême


Les saints du jour (Dimanche 19 mars)


Saint Joseph, père nourricier de Jésus, époux de la Vierge Marie, Patron de l'Église universelle et Patron principal du Canada.
Voir aussi :
Saint Joseph, Epoux de la très sainte Vierge Marie, Mère de Notre Seigneur Jésus-Christ.
Saint Joseph est l'un des patrons de la Belgique, de l'Espagne, de Naples, de la Westphalie et de la ville de Verdun.
Les missions de Chine sont confiées à sa puissante tutèle. Ier siècle.


Saint Chrysanthe (+ 283) et DARIA son épouse, et de leurs compagnow CLAUDE le tribun, son épouse HILARIA
avec leurs fils MAUR et JASON, ainsi que Saint DIODORE, Prêtre, Saint MARIEN, diacre,
et d'autres pieux Chrétiens qui accomplirent leur martyre en étant enfermés dans une grotte.


Bienheureux Marcel Callo, Jeune ouvrier et martyr (1921-1945)
Pour approfondissement biographique :
Biographie de Marcel CALLO, Jeune ouvrier et Martyr (1921-1945)


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Jésus arrive donc à une ville de Samarie, appelée Sykar, près du terrain que Jacob avait donné à son fils Joseph. Là se trouvait le puits de Jacob.

Jésus, fatigué par la route, s’était donc assis près de la source. C’était la sixième heure, environ midi. Arrive une femme de Samarie, qui venait puiser de l’eau. Jésus lui dit : « Donne-moi à boire. » Jésus a connu ces jours où nous nous sentons las, il dit à la samaritaine : « J’ai soif. » Il demande un service qui va lui rendre des forces, un peu d’eau fraîche. Ces moments de vraie gratuité, de prière, coïncident avec le vouloir du Père qui veut nous réconforter. La femme de Samarie ne pensait qu’à son eau. Elle n’a pas fui la rencontre ni esquiver le regard de Jésus dans la solitude. Cette femme a peut-être pressenti la transformation de sa vie, une conversion du cœur, un retournement. Jésus fatigué ne provoque pas de crainte chez elle ! Il a soif.

"…La Samaritaine lui dit : « Comment ! Toi, un Juif, tu me demandes à boire, à moi, une Samaritaine ? » – En effet, les Juifs ne fréquentent pas les Samaritains. Jésus lui répondit : « Si tu savais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : “Donne-moi à boire”, c’est toi qui lui aurais demandé, et il t’aurait donné de l’eau vive. »

Jésus sait ce qu’il y a en chacun de nous. Il connaît notre histoire et l’espérance que nous portons dans notre fragilité. Malgré nos lassitudes et nos compromissions, il a décidé que rien au monde ne peut trahir son amitié. Il nous visite aujourd’hui encore, il veut nous sanctifier, et il nous rappelle notre passé pour que nous lui donnions. S’il met en lumière nos blessures, c’est pour nous ouvrir un chemin de liberté. Jésus nous conduit au dialogue, au niveau de la vérité, « en cela tu dis vrai ! » C’est déjà vivre avec lui que d’être vrai, sans dénégations, face à son regard de miséricorde. Cette femme de Samarie peut laisser descendre la vérité au fond de son être. Elle porte la souffrance de la division des religions dans son cœur. Elle s’écrie : « Seigneur, donne-moi cette eau, afin que je n’aie plus soif et ne vienne plus ici pour puiser. »


…Jésus lui dit : « Va, appelle ton mari, et reviens. » La femme répliqua : « Je n’ai pas de mari. » Jésus reprit : « Tu as raison de dire que tu n’as pas de mari : des maris, tu en as eu cinq, et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari ; là, tu dis vrai. »

La femme lui dit : « Seigneur, je vois que tu es un prophète !… Eh bien ! Nos pères ont adoré sur la montagne qui est là, et vous, les Juifs, vous dites que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem. » Jésus lui dit : « Femme, crois-moi : l’heure vient où vous n’irez plus ni sur cette montagne ni à Jérusalem pour adorer le Père. Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs. Mais l’heure vient – et c’est maintenant – où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et vérité : tels sont les adorateurs que recherche le Père. Dieu est esprit, et ceux qui l’adorent, c’est en esprit et vérité qu’ils doivent l’adorer. »  Aujourd’hui, Jésus vient à nous comme à la femme de Samarie. Avant d’être totalement convertis, nous recevons une mission de lui. Cette Mission est difficile à réaliser sans un retournement dans notre vie. Nous allons avancer dans une clarification de ce qui nous habite. La Samaritaine dit : « Venez voir ! » Elle apporte un témoignage et une question : « Il m’a dit tout ce que j’ai fait ! » Nous croisons Jésus qui restaure notre confiance et nous répondons sans crainte à son amitié. Nous devenons alors témoin de sa grâce. Cette rencontre illustre bien le Salut apporté par Jésus. C’est ainsi que nous retrouvons notre identité et notre bonheur. Jésus est nourri par cette rencontre qui donne la vie : Les disciples se disaient entre eux : « Quelqu’un lui aurait-il apporté à manger ? » Jésus leur dit : « Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé et de mener son œuvre à bonne fin.»

Citation :
Nous demandons la Grâce de la Simplicité de Jésus.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Augustin (354-430), Évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et Docteur de l'Église
Sermons sur l'évangile de Jean, n°15, 6-7 (trad. AELF rev.)


Il a tout donné pour toi

Jésus fatigué par la route s'assit sur la margelle du puits ; c'était environ la sixième heure. Là commencent les mystères ; ce n'est pas sans raison que Jésus est fatigué, lui la Force de Dieu... C'est pour toi que Jésus s'est fatigué en chemin. Nous trouvons Jésus, qui est la force même ; nous trouvons Jésus qui est faible ; Jésus fort et faible. Fort parce que « Au commencement était le Verbe et le Verbe était auprès de Dieu et le Verbe était Dieu »... Veux-tu voir la force de Dieu ? « Tout a été fait par lui et sans lui rien n'a été fait » (Jn 1,1-2), et il a tout fait sans peine. Qui de plus fort que celui qui a fait tout l'univers sans effort ? Veux-tu connaître sa faiblesse ? « Le Verbe s'est fait chair et il a habité parmi nous » (Jn 1,14).

     La force du Christ t'a créé ; la faiblesse du Christ t'a recréé. La force du Christ a donné l'existence à ce qui n'était pas ; la faiblesse du Christ a fait que ce qui était ne périsse pas. Il nous a créés par sa force, il nous a recherchés par sa faiblesse. C'est par sa faiblesse qu'il nourrit ceux qui sont faibles, comme la poule nourrit ses petits : « Combien de fois, dit-il à Jérusalem, ai-je voulu rassembler tes enfants comme la poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et tu ne l'as pas voulu ? » (Lc 13,34)...

     Telle est l'image de la faiblesse de Jésus fatigué de la route. Sa route c'est la chair qu'il a prise pour nous. Quel autre chemin prendrait-il, celui qui est partout, qui est partout présent ? Où va-t-il et d'où vient-il, sinon habiter parmi nous et pour cela il a pris chair ? En effet, il a daigné venir à nous pour se manifester dans la forme de serviteur, et le chemin qu'il a choisi, c'est de prendre notre chair. C'est pourquoi « la fatigue du chemin » n'est rien d'autre que la faiblesse de la chair. Jésus est faible dans sa chair, mais toi, ne te laisse pas aller à la faiblesse. Toi, sois fort dans sa faiblesse à lui. Parce que « ce qui est faiblesse de Dieu est plus fort que les hommes » (1Co 1,25). La faiblesse du Christ est notre force.



Source :  










_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !


Dernière édition par Lumen le Jeu 13 Avr 2017 - 16:54, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4268
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Lun 20 Mar 2017 - 16:01

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Lundi 20 mars 2017 : Solennité de Saint Joseph, Époux de la Vierge Marie, Patron de l'Église universelle


Les saints du jour (Dimanche 19 mars)


Saint Joseph, père nourricier de Jésus, époux de la Vierge Marie, Patron de l'Église universelle et
Patron principal du Canada.

Voir aussi :
Saint Joseph, Epoux de la très sainte Vierge Marie, Mère de Notre Seigneur Jésus-Christ.
Saint Joseph est l'un des patrons de la Belgique, de l'Espagne, de Naples, de la Westphalie et de la ville de Verdun.
Les missions de Chine sont confiées à sa puissante tutèle. Ier siècle.


Saint Wulfran (ou Vulfran), archevêque de Sens, apôtre des Frisons, patron d'Abbeville. 720.

Saint Jean Népomucène, Prêtre et martyr (1340-1393)

Sainte Marie du Cœur de Jésus (Marie-Josèphe de Sancho de Guerra), Fondatrice de la Congrégation
des Servantes de Jésus (✝ 1912)


Saint Józef Bilczewski, Archevêque de Lviv des Latins (1860-1923)

Bienheureux François Palau y Quer, Fondateur des Instituts des Sœurs et des Frères du Carmel († 1872)


Prière avant la lecture

Mon âme exalte le Seigneur,
Pour le choix qu’il a fait de Joseph en son Cœur

C’est l’époux de la Vierge Marie,
C’est le père virginal de Jésus, conçu par l’Esprit.

Plein d’amour pour Jésus, pour Marie,
Travaillant durement, les protège et les nourrit.

Sa tendresse est de tous les instants,
Pour Marie, pour Jésus et pour nous, ses enfants.

Silencieux, il adore le Seigneur,
Tout son être est rempli de lumière intérieure.

Dieu le Père l’a rendu tout puissant,
Protecteur de l’Église établie dans le temps.

Son cœur est un vrai cœur de père,
Secours des malheureux qui souffrent sur la terre.

Saint Joseph, exauce nos prières,
Tes enfants te supplient du fond de leur misère.

Dans la paix du Seigneur tu t’endors,
Sois-là près de nous à l’heure de la mort.

Gloire au Père, au Fils, au Saint-Esprit,
Pour les siècles des Siècles. Amen.



LECTURES DE LA MESSE:
 


Homélie :

"Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus, que l’on appelle Christ.

Or, voici comment fut engendré Jésus Christ : Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ; avant qu’ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint. Nous célébrons la solennité de Saint Joseph, époux de Marie. Nous sommes dans la joie de Joseph élevant son regard sur Marie, et s’efforçant de s’adapter au plan d’amour de Dieu. Nous sommes avec lui sur le chemin de notre conversion. Joseph nous conduit à nous élever en regardant les autres, pour interpréter toutes leurs actions dans le bon sens, afin de sauvegarder leur bonne renommée. Marie nous fait entrer dans le mystère de Jésus, et Joseph entre dans une très rude épreuve. C’est le choix du Père qui a choisi Marie de toute éternité pour être la mère de son Fils unique. Joseph aussi l’avait choisie comme épouse. Or avant qu’ils aient habité ensemble, Marie est enceinte ! Joseph connaît la qualité de cœur de Marie, il n’a aucun doute par rapport à elle, c’est l’œuvre du Saint Esprit. Marie vit Dieu au plus intime de son être de femme, le Fils unique du Père prend chair en elle. Après Élisabeth, Joseph sera le premier à entrer dans ce mystère, ce nouvel amour l’unit à Dieu et qui l’unit à Marie. Mais Joseph ne se sent pas digne d’accueillir le Mystère de Dieu qui se passe en Marie, il fait le choix de rentrer chez lui, en renvoyant Marie secrètement.

"Joseph, son époux, qui était un homme juste, et ne voulait pas la dénoncer publiquement, décida de la renvoyer en secret."

Dieu a un plan d’amour sur chacun de nous car « Dieu est amour. » Les difficultés de notre vie font que, parfois, nous ne savons pas le découvrir. Alors nous pouvons nous plaindre et refuser la « croix » qui nous est envoyée. C’est difficile pour Saint Joseph d’entrer dans l’action de l’Esprit Saint. Le mystère de l’Annonciation a été une épreuve de foi pour Marie. C’était aussi une épreuve de charité. Son amour pour Joseph est grand, mais son amour pour Dieu est infini. Elle devient si proche du mystère de Dieu qu’elle garde le silence et se recueille dans son cœur. Elle a consenti à ce que Dieu lui demande et ni Joseph, ni ses parents, ni son peuple ne peut pas comprendre ce mystère. Marie a été épousée par le Dieu-Trinité, toute la vie de Dieu qui circule en elle vient de l’Esprit Saint. C’est ainsi qu’advient un monde nouveau dans lequel Dieu se rend si proche de l’humanité. Marie est seule, marchant dans la foi la plus obscure en Dieu. "Bienheureuse, toi qui as cru, lui dira Élisabeth qui a pénétré son secret : [/i]« Comment m’est il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? »[/i] Marie peut faire confiance plus encore.


"Comme il avait formé ce projet, voici que l’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ; elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »"

Tout cela est arrivé pour que soit accomplie la parole du Seigneur prononcée par le prophète : Voici que la Vierge concevra, et elle enfantera un fils ; on lui donnera le nom d’Emmanuel, qui se traduit : « Dieu-avec-nous » Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui son épouse,  Il est mystérieux pour Saint Joseph de voir que Marie, « avant qu’ils aient habité ensemble, fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint. » L’ange du Seigneur lui apparut en songe, lui dévoilant qu’il devait devenir le père légal de cet Enfant. Il accepte immédiatement « et il prend chez lui son épouse. » Le temps du Carême est un temps privilégié pour découvrir ce que Dieu attend de nous. Nous lui demandons de renforcer notre désir d’être fidèle. Qu’Il nous fasse avancer dans notre chemin de conversion en imitant Saint Joseph dans l’acceptation de la volonté de Dieu. Entrer dans la foi de Marie, c’est entrer dans la foi chrétienne, c’est laisser advenir le Fils unique de Dieu dans notre propre vie humaine. C’est pour Joseph un bouleversement fondamental, il s’agit d’accueillir la vie nouvelle qui lui est donnée. Cette vie toute nouvelle nous est aussi offerte, elle nous situe les uns vis-à-vis dans autres, comme Marie et Joseph, dans une toute autre dimension où l’Esprit Saint lui-même est le roi d’amour. L’Esprit Saint nous invite à son propre mystère d’Amour, il nous propose de vivre en enfant de Dieu !

Citation :
Nous demandons la grâce de devenir ce que nous sommes, l’enfant de Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 


Saint Jean-Paul II (1920-2005), Pape
Exhortation apostolique « Redemptoris custos », 4 (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana)


« Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l'Ange du Seigneur lui avait prescrit »

Au début de son pèlerinage de foi, la foi de Marie rencontre la foi de Joseph. Si Élisabeth a dit de la Mère du Rédempteur : « Bienheureuse celle qui a cru » (Lc 1,45), on peut en un sens attribuer aussi cette béatitude à Joseph, car il a répondu affirmativement à la Parole de Dieu quand elle lui a été transmise en ce moment décisif. Joseph, il est vrai, n'a pas répondu à l'annonce de l'ange comme Marie, mais il « fit ce que l'Ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui son épouse ». Ce qu'il a fait est pure « obéissance de la foi » (Rm 1,5).

     On peut dire que ce qu'a fait Joseph l'unit d'une manière toute spéciale à la foi de Marie ; il a accepté comme une vérité venant de Dieu ce qu'elle avait déjà accepté lors de l'Annonciation. Le Concile Vatican II dit : « À Dieu qui révèle est due l'obéissance de la foi par laquelle l'homme s'en remet tout entier et librement à Dieu dans un complet hommage d'intelligence et de volonté à Dieu qui révèle et dans un assentiment volontaire à la révélation qu'il fait » (Dei Verbum, 5). Cette phrase, qui touche à l'essence même de la foi, s'applique parfaitement à Joseph de Nazareth.

     Il est devenu donc d'une façon singulière le dépositaire du mystère « tenu caché depuis les siècles en Dieu » (Ep 3,9), de même que Marie l'est devenue en ce moment décisif appelé par l'apôtre Paul « la plénitude du temps », lorsque « Dieu envoya son Fils, né d'une femme... afin de racheter les sujets de la Loi, pour leur conférer l'adoption filiale » (Ga 4,4-5)... Joseph est, avec Marie, le premier dépositaire de ce mystère divin... En ayant devant les yeux le texte des deux évangélistes Matthieu et Luc, on peut dire également que Joseph est le premier à participer à la foi de la Mère de Dieu et qu'ainsi il soutient son épouse dans la foi à l'Annonciation divine ; il est placé le premier par Dieu sur le chemin du pèlerinage de foi de Marie... Le chemin personnel de Joseph, son pèlerinage de foi, se conclura le premier... ; cependant, le chemin de foi de Joseph suit la même direction.



Source :  






_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4268
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mar 21 Mar 2017 - 14:30

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Mardi 21 mars 2017 : Le mardi de la 3e semaine de Carême


Les saints du jour (Mardi 21 mars)


Saint Benoît de Nursie, Père des Moines d'Occident, Fondateur de l’Ordre de Bénédictins, Patriarche (Père) des Moines d'Occident, Co-Patron de l’Europe (480-547)

Saint Robert de Molesmes, Abbé, Fondateur de Cîteaux (✝ 1110)

Saint Nicolas de Flüe, Patron de la Suisse (1417-1487)

Sainte Benedetta Cambiagio, épouse, Religieuse et Fondatrice des « Sœurs Bénédictines de la Providence » (1791-1858)


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

"Alors Pierre s’approcha de Jésus pour lui demander : « Seigneur, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu’à sept fois ? » Jésus lui répondit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois. »

Jésus proclame la parabole de la remise des dettes. Dieu nous a pardonné afin que nous puissions, nous aussi, entrer dans la démarche du pardon pour retrouver une vie filiale avec notre Père et une vie fraternelle avec nos frères. C’est la réalité que la communauté des amis de Jésus doit vivre. Pierre va devenir l’intendant des biens de Jésus, de son amour infini, il pose à Jésus la question de savoir combien de fois il devra pardonner ! Il y a un lien entre le trésor immense de l’amour infini de Dieu qui nous est donné et les rapports que nous avons les uns avec les autres. Libérés de nos fautes, nous pouvons marcher sur un chemin de pardon et de miséricorde. La pitié situe chacun de nous à notre juste place, le pardon offert met en lumière la beauté de l’humanité. Jésus veut nous faire entrer dans sa compassion. Il prend en pitié chacun de nous et il nous demande de faire ainsi pour pouvoir vivre ensemble. Bien souvent, nous sommes sollicités à prendre un frère en pitié ou nous demandons à quelqu’un de nous pardonner. Sur la croix, tous nos refus d’aimer sont tombé dans le cœur de Jésus : "Il est devenu péché pour nous, lui qui n’a jamais péché". Il a donné sa vie pour nous et Dieu notre Père a accepté son offrande pour nous réconcilier.

"Ainsi, le royaume des Cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs.

Il commençait, quand on lui amena quelqu’un qui lui devait dix mille talents (c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent). Comme cet homme n’avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de sa dette. Alors, tombant à ses pieds, le serviteur demeurait prosterné et disait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout.” Saisi de compassion, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette. Dieu nous remet dans la vérité de son amour annoncé dans le mystère pascal. Cette parole est précieuse, elle nous invite à mesurer la grâce à laquelle nous sommes appelé pour qu’advienne le Royaume de Dieu. Bénéficiant de l’échange d’amour avec Dieu, vivant de la foi en Jésus, nous réalisons les merveilles que Dieu a faites pour nous. Il manifeste le Maitre « Saisi de pitié » devant l’indigence de l’humanité qui mendie son Amour. C’est rempli de miséricorde que Dieu aime et nous voulons nous comporter ainsi dans nos rapports fraternels. Quand nous prions, nous voulons que Dieu nous écoute et nous aimons sentir sa Présence pour avancer dans l’intimité avec lui. Or, c’est dans l’amour fraternel et le pardon, que la communion avec Dieu se construit.

"Mais, en sortant, ce serviteur trouva un de ses compagnons qui lui devait cent pièces d’argent. Il se jeta sur lui pour l’étrangler, en disant : “Rembourse ta dette !” Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai.” Mais l’autre refusa et le fit jeter en prison jusqu’à ce qu’il ait remboursé ce qu’il devait.

Seul le pardon ouvre un horizon nouveau, une reconnaissance qui redonne la vie en apprenant à dire merci. Le reconnaître, c’est laisser notre cœur se dilater de reconnaissance. Celui qui n’a pas pardonné, comme celui n’a pas reçu la remise de sa dette, est emprisonné. L’appel à la pitié nous touche vraiment. Notre cœur est compatissant et nous sommes proches de celui qui nous a remis notre dette. C’est ainsi que le Royaume de Dieu habite notre terre et que de bonnes choses nous sont données chaque jour. Le pardon vient de l’amour infini de Dieu pour nous et de son amour pour les autres. Nous avons conscience de l’amour infini dont nous sommes aimés, c’est notre joie, elle est parfaite ! Dans cet amour incroyable, nous voulons accueillir nos frères avec le même amour dont nous sommes aimés. Cette parole est précieuse, nous pouvons la dire quand nous l’appliquons à nous-mêmes. Jésus est Celui qui pardonne à tous ses frères, de tout son cœur. Nous sommes invités à contempler la grâce à laquelle nous sommes appelé. Pardonner pour que vienne le Royaume offert est le moyen royal et concret d’y entrer.


Citation :
Nous demandons la grâce de comprendre cette parole de Dieu pour la mettre en pratique.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Isaac le Syrien (7e siècle), Moine près de Mossoul
Discours spirituels, 1ère série, no. 58 (trad. Touraille, DDB 1981, p. 312)


« Ne devais-tu pas avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j'avais eu pitié de toi ? »

La compassion, d'un côté, et le jugement de simple équité, de l'autre, s'ils demeurent dans une même âme, sont comme un homme adorant Dieu et les idoles dans une même maison. La compassion est le contraire du jugement de simple justice. Le jugement strictement équitable implique l'égale répartition d'une mesure semblable pour tous. Il donne à chacun ce qu'il mérite, pas plus ; il ne penche ni d'un côté ni de l'autre, ne discerne pas dans la rétribution. Mais la compassion est suscitée par la grâce, elle se penche sur tous les êtres avec une même affection, elle se garde de la simple rétribution envers ceux qui sont dignes du châtiment, et elle comble au-delà de toute mesure ceux qui sont dignes du bien.

     La compassion est donc du côté de la justice, le jugement simplement équitable est du côté du mal... Comme un grain de sable ne pèse pas autant que beaucoup d'or, la justice équitable de Dieu ne pèse pas autant que sa compassion. Comme une poignée de sable tombant dans le grand océan sont les fautes de toute chair en comparaison de la providence et de la pitié de Dieu. De même qu'une source qui coule d'abondance ne saurait être bouchée par une poignée de poussière, de même la compassion du Créateur ne saurait être vaincue par la malice des créatures. Celui qui garde le ressentiment quand il prie est comme un homme qui sème dans la mer et espère moissonner.



Source :  




>





_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4268
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mer 22 Mar 2017 - 14:02

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Mercredi 22 mars 2017 : Le mercredi de la 3e semaine de Carême


Les saints du jour (Mercredi 22 mars)


Saint Basile d'Ancyre (+ 362)

Sainte Léa, Dame romaine, disciple de Saint Jérôme († v. 384)

Bienheureux Clemens August Graf von Galen, Cardinal, surnommé « Le Lion de Münster » (1878-1946)


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

[b« Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir.[/b]

Les Apôtres ont vu apparaître Moïse et Elie sur le mont Thabor aux côtés de Jésus transfiguré. Moïse représente la Loi, et Elie les prophètes qui rendent témoignage à Jésus. Ils ont préparé le chemin de la venue de Jésus, c’est en Jésus que la Loi et les Prophètes sont récapitulés. Jésus accomplit, mène à son achèvement, tout ce qui était contenu dans la première Alliance. Il est le Nouvel Adam, le Nouveau Moïse, le Prophète par excellence, le Roi qui a reçu l’onction dans la lignée de David, le grand-prêtre parfait. Il y a bien continuité entre la Première et la Nouvelle Alliance. Jésus nous enseigne, il nous guide et nous sanctifie. Jésus a observé les lois de son temps, il est entré dans sa Mission de conduire le peuple de Dieu. Jésus propose une synthèse harmonieuse entre la sage tradition des anciens et ce que l’Esprit Saint réalise. Jésus est la Parole vivante de Dieu au milieu de nous. Par sa vie, il nous enseigne ce qu’il convient d’être et de faire ! Il nous donne les moyens d’accomplir cette Parole pour notre épanouissement. La gloire de Dieu, l’épanouissement de son amour, va se donner à voir, Jésus l’accomplit dans sa propre chair. Nous contemplons cette gloire quand il nous sauve sur la croix.

"Amen, je vous le dis : Avant que le ciel et la terre disparaissent, pas un seul iota, pas un seul trait ne disparaîtra de la Loi jusqu’à ce que tout se réalise."

Jésus nous dit de ne rejeter aucun petit commandement de la Loi. Il lutte contre ses interprétations fausses, contre toute étroitesse. Jésus vient sauver la Loi, l’améliorer, la mener à son achèvement. Le but de la Loi, c’est de libérer l’amour et la vie dans le cœur de l’homme. Jésus est la Vie et son cœur n’est qu’amour. En Jésus, la Loi est parachevée. Sous le souffle de l’Esprit Saint, la sève fait éclater les écorces mortes et les rejette. Jésus nous aide à entrer dans une perspective toute renouvelée, avec un sens nouveau donné aux plus petites choses. En Jésus nous avons la plénitude de la Révélation. L’amour requiert des œuvres d’amour. Il requiert de vivre le double précepte de la charité de Dieu et du prochain. Tout ce qui nous est donné, dans la nature ou dans la Loi, l’est pour l’épanouissement de notre cœur. Dieu veut que nous soyons resplendissants d’amour et de sainteté. Jésus accomplira tout dans sa mort et dans sa résurrection : Il nous a aimé jusqu’à la fin et nous sommes libérés.

"Donc, celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le royaume des Cieux. Mais celui qui les observera et les enseignera, celui-là sera déclaré grand dans le royaume des Cieux."

La Pâque du Christ et le Don de l’Esprit Saint, ont répandu la l’amour dans notre cœur. Au plus profonds de nous retenti la voix de Dieu qui fait sa demeure en nos cœurs. La loi extérieure nous amene à l’écoute de l’Esprit Saint, de la loi d’Amour déposée en nous. Elle est accomplie quand nous sommes totalement dociles à l’Esprit Saint. C’est l’attitude du cœur, de l’esprit, de l’âme et du corps, qui éclaire tout, commande tout, informe tout, unifie tout. Les petites choses qui constituent notre quotidien, prennent une valeur d’éternité quand elles sont accomplie avec amour. Notre cœur n’est pas loin de Dieu, vivre d’Amour est le plus grand bonheur. C’est dans l’Eucharistie que Jésus nous donne d’ajuster notre cœur à son cœur. Que nous soyons en Lui et que son amour prenne tout en nous.


Citation :
Nous demandons la grâce d'être entraînés dans l’infini de l’amour de Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Catéchisme de l'Église catholique
§ 1961-1967


« Je ne suis pas venu abolir la Loi, mais l'accomplir »

Dieu, notre Créateur et notre Rédempteur, s'est choisi Israël comme son peuple et lui a révélé sa Loi, préparant ainsi la venue du Christ... La Loi ancienne est le premier état de la loi révélée. Ses prescriptions morales sont résumées dans les dix commandements, qui posent les fondements de la vocation de l'homme, façonné à l'image de Dieu ; ils interdisent ce qui est contraire à l'amour de Dieu et du prochain, et prescrivent ce qui lui est essentiel. Le décalogue est une lumière offerte à la conscience de tout homme pour lui manifester l'appel et les voies de Dieu, et le protéger contre le mal : « Dieu a écrit sur les tables de la Loi ce que les hommes ne lisaient pas dans leurs cœurs » (S. Augustin).

Selon la tradition chrétienne, la Loi sainte, spirituelle et bonne (Rm 7,12s) est encore imparfaite. Comme un pédagogue (Ga 3,24) elle montre ce qu'il faut faire, mais ne donne pas de soi la force, la grâce de l'Esprit pour l'accomplir. À cause du péché qu'elle ne peut enlever, elle reste une loi de servitude... Elle est une préparation à l'Évangile.

La Loi nouvelle ou Loi évangélique est la perfection ici-bas de la loi divine, naturelle et révélée. Elle est l'œuvre du Christ et s'exprime particulièrement dans le Sermon sur la Montagne. Elle est aussi l'œuvre de l'Esprit Saint et, par lui, elle devient la loi intérieure de la charité : « Je conclurai avec la maison d'Israël une alliance nouvelle... Je mettrai mes lois dans leur pensée, je les graverai dans leur cœur, et je serai leur Dieu et ils seront mon peuple » (He 8,8-10).

La Loi nouvelle est la grâce du Saint-Esprit donnée aux fidèles par la foi au Christ... Elle « accomplit », affine, dépasse et mène à sa perfection la Loi ancienne. Dans les Béatitudes (Mt 5,3s), elle accomplit les promesses divines en les élevant et les ordonnant au « Royaume des cieux ». Elle s'adresse à ceux qui sont disposés à accueillir avec foi cette espérance nouvelle : les pauvres, les humbles, les affligés, les cœurs purs, les persécutés à cause du Christ, traçant ainsi les voies surprenantes du Royaume.



Source :  










_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4268
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Jeu 23 Mar 2017 - 14:48

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Jeudi 23 mars 2017 : Le jeudi de la 3e semaine de Carême


Les saints du jour (Jeudi 23 mars)


Saint Nicon (+ 251) et de ses 199 disciples

Saint Victorien de Carthage et ses saints compagnons, martyrs. 484.

Saint Turibio de Mogrovejo, Archevêque de Lima. Il est le protecteur des Évêques Missionnaires et le patron du Pérou (✝ 1606).

Sainte Rafqa Pietra Choboq Ar-Rayès, Moniale Religieuse de l’Ordre Libanais Maronite. 1ère Sainte libanaise (1832-1914).


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

"Jésus expulsait un démon qui rendait un homme muet. Lorsque le démon fut sorti, le muet se mit à parler, et les foules furent dans l’admiration."

Mais certains d’entre eux dirent : « C’est par Béelzéboul, le chef des démons, qu’il expulse les démons. » Jésus seul peut rejeter ce mal, il fait sortir le menteur de cet homme possédé de mutisme. Il lui permet enfin de s’exprimer et de vivre. Alors que la foule était dans l’admiration de ce que Jésus venait d’accomplir, « certains se mirent à dire : "C’est par Béelzéboul, le chef des démons, qu’il expulse les démons". » Face à la proclamation de la parole de Jésus, le menteur se manifeste. Jésus est venu pour combattre les forces du mal, du démon. Le mal a des racines si profondes en nous, que nous ne pouvons pas les éliminer. Le mauvais "singe" Dieu qui “travaille” tout le temps. Le mal calomnie et il accuse Jésus. Nous recourons vite à Jésus quand le mensonge sévit autour de nous et qu’il met le trouble par la confusion du bien et du mal. Jésus nous donne l’Esprit Saint, qui nous permet de demeurer dans l’Amour. C’est un amour éclairé, juste, qui donne la Paix. Les Apôtres sont guéris par Jésus qui subit toutes sortes d’humiliations. C’est dans sa Passion et dans sa Résurrection que Jésus nous libère du mal.

"D’autres, pour le mettre à l’épreuve, cherchaient à obtenir de lui un signe venant du ciel. Jésus, connaissant leurs pensées, leur dit : « Tout royaume divisé contre lui-même devient désert, ses maisons s’écroulent les unes sur les autres."

Si Satan, lui aussi, est divisé contre lui-même, comment son royaume tiendra-t-il ? Vous dites en effet que c’est par Béelzéboul que j’expulse les démons. Nous devons nous interroger sur notre manière d’agir. Jésus nous propose une radicale nouveauté de regard. Il rappelle que toute bonne action prend appui sur l’Esprit Saint qui nous est donné. Jésus nous propose d’entrer dans son action, là où est le Règne de Dieu. Pour entrer dans ce Règne, nous devons accepter de renaître. La réponse de Jésus montre l’absurdité des arguments de ses contradicteurs. Cette réponse est un appel à l’unité, à la force dans l’union. Jésus est là, amour et bonté pour nous, il nous ouvre un chemin par son agonie : "Mon Père, éloigne ce calice" dit-il devant ce mal, mais Il continue : "Non pas ma volonté, mais ta volonté." Jésus nous donne L’Esprit Saint, pour que nous soyons délivrés du mal jusque dans les profondeurs de notre être. Il transforme toute notre vie de l’intérieur. Jésus accomplit un miracle, la foule admire cet homme guéri, tandis que certains se mettent à douter et à critiquer.

"Mais si c’est par Béelzéboul que moi, je les expulse, vos disciples, par qui les expulsent-ils ? Dès lors, ils seront eux-mêmes vos juges."

En revanche, si c’est par le doigt de Dieu que j’expulse les démons, c’est donc que le règne de Dieu est venu jusqu’à vous. Quand l’homme fort, et bien armé, garde son palais, tout ce qui lui appartient est en sécurité. Mais si un plus fort survient et triomphe de lui, il lui enlève son armement auquel il se fiait, et il distribue tout ce dont il l’a dépouillé. Celui qui n’est pas avec moi est contre moi ; celui qui ne rassemble pas avec moi disperse.Nous savons que le menteur domine sauvagement l’humanité, il est réduit au silence par Jésus. En lui, nos faiblesses et toutes nos situations de fragilité deviennent un chemin de victoire. Il ne nous faut pas prendre les armes de division et de mensonge du menteur quand nous traversons un paroxysme de lutte. Jésus nous accompagne sans cesse, nous le contemplons quand il nous sauve. C’est dans la communion à son Père que Jésus vainc toutes ténèbres. Jésus, le "plus fort" sera crucifié pour vaincre le menteur par son humilité. Il dira du haut de la croix : "Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?" C’est ainsi qu’il rejoint tous les abandonnés du monde. La Résurrection manifeste la victoire de l’amour. Marie intercède auprès de Jésus, son Fils aimé, pour qu’il expulse de notre cœur tous les maux. La Mère de l’Église est Reine de la Paix, elle prie pour nous ! Ami de Jésus, il nous rejoint dans le mystère du salut que nous vivons dans l’Esprit Saint qui nous est donné.


Citation :
Nous demandons la grâce d’entendre cette parole pour contempler le Christ dans son mystère.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Catéchisme de l'Église catholique
§ 547 – 550


« Le règne de Dieu est survenu pour vous »

Jésus accompagne ses paroles par de nombreux « miracles, prodiges et signes » (Ac 2,22) qui manifestent que le Royaume est présent en lui. Ils attestent que Jésus est le Messie annoncé. Les signes accomplis par Jésus témoignent que le Père l'a envoyé. Ils invitent à croire en lui. À ceux qui s'adressent à lui avec foi, il accorde ce qu'ils demandent. Alors les miracles fortifient la foi en Celui qui fait les œuvres de son Père : ils témoignent qu'il est le Fils de Dieu. Mais ils peuvent aussi être « occasion de chute » (Mt 11,6). Ils ne veulent pas satisfaire la curiosité et les désirs magiques. Malgré ses miracles si évidents, Jésus est rejeté par certains ; on l'accuse même d'agir par les démons.

En libérant certains hommes des maux terrestres de la faim, de l'injustice, de la maladie et de la mort, Jésus a posé des signes messianiques ; il n'est cependant pas venu pour abolir tous les maux ici-bas, mais pour libérer les hommes de l'esclavage le plus grave, celui du péché, qui les entrave dans leur vocation de fils de Dieu et cause tous leurs asservissements humains.

La venue du Royaume de Dieu est la défaite du royaume de Satan : « Si c'est par l'Esprit de Dieu que j'expulse les démons, c'est qu'alors le Royaume de Dieu est arrivé pour vous » (Mt 12,28). Les exorcismes de Jésus libèrent des hommes de l'emprise des démons. Ils anticipent la grande victoire de Jésus sur « le prince de ce monde » (Jn 12,31). C'est par la croix du Christ que le Royaume de Dieu sera définitivement établi : « Dieu a régné du haut du bois. »



Source :  










_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4268
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Ven 24 Mar 2017 - 16:03

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Vendredi 24 mars 2017 : Le vendredi de la 3e semaine de Carême


Les saints du jour (Vendredi 24 mars)


Saint Artémon, Evêque de Seleucie

Sainte Catherine de Suède, Fille de Sainte Brigitte, Moniale
à Vadstena (1330-1381)


Bienheureux Diègo-Joseph Lopez de Cadix, Prêtre o.f.m. cap. (1743-1801)

Bienheureuse Marie-Séraphine du Sacré-Cœur, Fondatrice de l'Institut des Sœurs
des Anges (✝ 1911)


Bienheureuse Marie Karłowska, Vierge et Fondatrice des « Sœurs du Bon Pasteur
de la Divine Providence » (1865-1935).


Bienheureux Oscar Arnulfo Romero, Archevêque de San Salvador, Martyr de la Foi (1917-1980)

Vénérable Scolastica Rivata, première supérieure des Disciples du Divin Maître (✝ 1987)


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 

Homélie :

"« Quel est le premier de tous les commandements ? » Jésus lui fit cette réponse : « Voici le premier : Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force. »

L’amour de Dieu et l’amour des frères est lié dans la réalité même de notre vie qui est une. Ces deux amours sont si liés qu’ils ne font qu’un et valent plus que tout le reste. Ces deux commandements sont semblables, parce que l’amour pour Dieu et l’amour pour le prochain doit mobiliser toute notre personne et toutes nos forces. On ne peut pas vraiment s’approcher de Dieu, sans commencer par aimer tout ce que Dieu aime. Plus on est près de Dieu, plus on se rend proche des enfants de Dieu. En ce temps du carême, nous ajustons notre marche vers Pâques à la Parole de Dieu. Dieu développe en chacun de ses enfants un cœur profond, aimant de plus en plus la communauté humaine, pour qu’en elle fleurisse le désir de Dieu. Jésus nous invite à observer les commandements de Dieu, il vient bâtir le royaume de Dieu. Le scribe écoute la réponse de Jésus, il reconnaît que le second commandement, toujours inséparable du premier, est pourtant toujours distinct. Car l’amour pour autrui ne peut pas remplacer l’amour pour Dieu, pas plus que le prochain ne peut remplacer Dieu.

"Et voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là.

Jésus confirme que le premier commandement est agrémenté par le second pour ne plus faire qu’un seul commandement : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. » L’amour de Dieu et l’amour des frères se réalise dans le même amour. Non seulement il part de la même source, mais c’est le même amour qui s’exprime de façon différente. « La charité, c’est tout sur la terre, disait Thérèse de Lisieux, et l’on est sainte dans la mesure où on la pratique. » L’Evangéliste Marc donne à cet entretien un aspect très positif : Quel est donc le premier commandement ? Cette parole est très actuelle que ce soit au niveau mondial, dans l’Église, dans la communauté ou la famille. Jésus opère une très grande révolution, le commandement de l’amour est un, voilà la grande nouveauté.

« Le scribe reprit : « Fort bien, Maître, tu as dit vrai : Dieu est l’Unique et il n’y en a pas d’autre que lui. L’aimer de tout son cœur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toute offrande d’holocaustes et de sacrifices. » Jésus, voyant qu’il avait fait une remarque judicieuse, lui dit : « Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. » Et personne n’osait plus l’interroger.

Nous savons que la tentation est forte de cloisonner les amours de notre vie ; le spirituel d’un côté, et de l’autre le temporel ! D’un côté l’acte de foi, et de l’autre l’engagement social ; D’un côté l’Eglise, de l’autre le politique ; D’un côté la contemplation, de l’autre l’action. Ces fausses oppositions sont nocives. Ce sont des murs que nous édifions entre les amours divins et humains que Jésus nous invite à briser. La demande de simplification est saisissante, elle nécessite l’articulation de deux amours indissociables. La conversion que Jésus nous demande revient à ne pas séparer l’amour de Dieu de l’amour du prochain. Nous cherchons la vérité, nous voulons donner un sens à notre vie, réaliser une vie joyeuse, donnée, efficace pour le Royaume de Dieu. En aimant notre frère et en aimant Dieu, nous glorifions le Dieu d’amour qui en est la Source et dans lequel nous voulons nous retrouver sans cesse. Jésus prend toute notre vie dans son cœur et nous ouvre un chemin royal, le chemin de l’Amour.


Citation :
Nous demandons la grâce de l’Esprit Saint pour que nous puissions nous aimer comme Jésus lui-même nous a aimés.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Césaire d'Arles (470-543), Moine et Évêque
Sermon 22 ; SC 243 (trad. cf SC p. 33)


Amour de Dieu, amour du prochain

L'apôtre Paul écrit : « Le but de cette injonction, c'est l'amour qui vient d'un cœur pur, d'une conscience droite et d'une foi sincère » (1 Tm 1,5)... Quoi de plus doux, frères très chers, que l'amour, que la charité ? Que ceux qui ne le connaissent pas « goûtent et voient ». Qu'est-ce qu'il faut goûter pour savourer la douceur de la charité ? « Goûtez et voyez combien le Seigneur est doux » (Ps 33,9), car « Dieu est amour, et celui qui demeure dans l'amour demeure en Dieu et Dieu en lui » (1Jn 4,16)...

     Si tu possèdes la charité, tu possèdes Dieu, et si tu possèdes Dieu, que te manque-t-il ? Que possède le riche s'il n'a pas l'amour ? Que manque-t-il au pauvre s'il possède l'amour ? Peut-être penses-tu que celui dont le coffre est plein d'or est riche ?... Tu as tort, car c'est celui en qui Dieu daigne habiter qui est vraiment riche. Que pourras-tu ignorer des Écritures si la charité, c'est-à-dire Dieu, a commencé à te posséder ? Quelle bonne œuvre ne pourras-tu pas accomplir si tu es digne de porter en ton cœur la source de toutes les bonnes œuvres ? Quel adversaire craindras-tu si tu mérites d'avoir Dieu en toi comme roi ?

     Gardez donc et conservez, frères bien-aimés, le lien doux et salutaire de la charité (cf Col 3,14). Mais avant tout, gardez le vrai amour -– non pas celui que l'on promet en paroles et que l'on n'observe pas dans son cœur (1Jn 3,18), mais celui qui s'exprime en paroles parce qu'il demeure toujours en notre cœur... Car la racine de tous les biens, c'est la charité, comme aussi « la racine de tous les maux c'est l'amour de l'argent » (1Tm 6,10).



Source :










_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4268
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Dim 26 Mar 2017 - 1:42

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Samedi 25 mars 2017 : SOLENNITÉ DE L'ANNONCIATION DU SEIGNEUR


Les saints du jour (Samedi 25 mars)


Saint Dismas, le Bon Larron qui, en Croix, reconnut Jésus comme le Messie (1er s.)

Sainte Marie Alphonsine Danil Ghattas, Co-Fondatrice de la Congrégation des Sœurs du Rosaire (1843-1927).

Bienheureux Diègo-Joseph Lopez de Cadix, Prêtre o.f.m. cap. (1743-1801)

Sainte Marie Alphonsine Danil Ghattas, Co-Fondatrice de la Congrégation des Sœurs du Rosaire (1843-1927).

Bienheureux Omeljan (Émilien) Kovč, Prêtre ukrainien et martyr (1884-1944).


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

"Le sixième mois, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, à une jeune fille vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie."

Le salut du monde s’est déroulé dans un échange entre l’Ange Gabriel et une jeune fille, nommée Marie. Ce dialogue, dans lequel Dieu prend l’initiative, par l’Ange Gabriel, est toujours bouleversant. Dieu fait le premier pas, c’est lui qui se déplace pour demander le oui de sa créature. De manière inattendue, il fait irruption chez la jeune fille de son choix. L’Annonciation n’est pas le début de l’œuvre de Dieu en Marie, déjà il l’avait comblée de grâce dans sa conception immaculée. Marie est toute entière objet de la miséricorde divine. En comblant de grâce la vierge Marie, Dieu se prépare une demeure digne de lui. L’Ange est émerveillé devant la beauté de celle qui rayonne la grâce de Dieu. Marie à son tour est dans l’étonnement, elle pressent un mystère qui la dépasse. Elle s’inquiète et s’interroge, elle se trouble. Lorsque l’homme rencontre Dieu, son cœur est rempli de crainte et de fascination. Fascination face à celui qui peut tellement combler son désir, et crainte née du respect dans un face à face qui le dépasse. Si c’est à Marie que l’Ange s’adresse, c’est nous que Dieu rejoint dans son mystère. Il nous est demandé d’avoir confiance en nous, l’œuvre de salut du monde se révèle. Dieu prend l’initiative, c’est lui qui fait le premier pas.

"L’ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. »

À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation. L’ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. » L’Ange rassure Marie devant le projet inouï qui résonne à ses oreilles. Devenir la mère de Jésus. Le oui de Marie est prononcé dans la pauvreté et dans l’humilité. C’est un mystère de fécondité et de joie ou Dieu se donne dans un Amour infini. Il réveille en nous ce qu’il a caché, les possibilités d’amour enfouies dans le secret de notre cœur. Le mystère resté dans le silence depuis toujours est aujourd’hui manifesté. La promesse de mariage que Marie à donner à Joseph sera respectée. Ainsi la délicatesse de Dieu s’exprime, il propose son dessein avant que Marie et Joseph ne soient mariés. Chacun est libre d’accepter la mission proposée. L’amour ne met jamais devant le fait accompli. Marie et Joseph acceptent, Jésus sera tenu pendant des années pour le fils de ce couple. Il est la garde du secret de l’œuvre de Dieu. Comblée de grâce, Marie est émerveillée par la réalisation des promesses faites à son peuple. C’est dans cette liberté que l’Amour divin ne cesse de créer le Royaume de Dieu.

Marie dit à l’ange : « Comment cela va-t-il se faire puisque je ne connais pas d’homme ? » L’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu.

Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile. Car rien n’est impossible à Dieu. » Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » Alors l’ange la quitta. La vierge Marie, au nom de toute l’humanité en attente du sauveur, donne son consentement. Il jaillit du fond de son être provoquant la plus grande joie de Dieu. Ainsi est donnée la possibilité au Seigneur d’agir en nous, de répandre sur nous sa grâce. L’Ange est émerveillé devant la beauté de celle qui rayonne de la grâce de Dieu. En disant un Oui inconditionné à Dieu, Marie ouvre un nouvel espace de liberté à l’humanité. Un chemin est ouvert pour collaborer à la grâce de Dieu en nous. Le récit de l’Annonciation est exemplaire pour nous aider à préparer la venue du Seigneur Jésus et réaliser le dessein d’amour de Dieu sur nous. Le mystère de l’Esprit Saint et la puissance du Très-Haut nous sont révélés. A nous aussi il est donné de dire notre propre « oui, » pour entrer dans une alliance profonde avec Jésus. Cet amour renouvelle notre vie et nous entraîne bien au delà de nos espérances. Notre oui, dans le oui de Marie, nous ouvre une réponse à l’amour infini de Dieu.


Citation :
Nous demandons la grâce d’un oui sans repentance pour notre vie à Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Sainte Claire (1193-1252), Moniale franciscaine
3e Lettre à Agnès de Prague, 18-26 (Sainte Claire d’Assise, trad. Père Vorreux, O.F.M. Éd. Franciscaines)


Demeure de Dieu

Attache-toi à cette très douce Mère qui a mis au monde cet enfant que les cieux ne pouvaient contenir ; elle, pourtant, l'a contenu dans le petit cloître de son ventre et l'a porté dans son sein virginal.

     Qui ne se détournerait avec horreur de l'ennemi du genre humain et de ses ruses ; il fait miroiter à nos yeux le prestige de gloires éphémères et trompeuses, et s'efforce par là de réduire à néant ce qui est plus grand que le ciel. Car l'âme d'un fidèle, qui est la plus digne de toutes les créatures, est évidemment rendue par la grâce de Dieu plus grande que le ciel : ce créateur, que les cieux immenses et toutes les autres créatures ne peuvent contenir, l'âme fidèle à elle seule devient son séjour et sa demeure ; il suffit pour cela de posséder ce que refusent les impies : la charité. Celui qui est la vérité même en témoigne : « Celui qui m'aime, mon Père l'aimera ; moi aussi je l'aimerai, et nous viendrons à lui et nous ferons en lui notre demeure » (Jn 14,21.23).

     De même donc que la glorieuse Vierge des vierges l'a porté matériellement, de même toi tu pourras toujours le porter spirituellement dans ton corps chaste et virginal si tu suis ses traces, et particulièrement son humilité et sa pauvreté ; tu pourras contenir en toi Celui qui te contient, toi et tout l'univers ; tu le posséderas de façon bien plus réelle et plus concrète que tu ne pourrais posséder les biens périssables de ce monde.



Source :











_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4268
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Dim 26 Mar 2017 - 10:54

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Dimanche 26 mars 2017 : Quatrième dimanche de Carême (Laetare)


Les saints du jour (Dimanche 26 mars)


Saint Gabriel Pour les Eglises d'Orient

Sainte Larissa et ses compagnes, martyres en Crimée (4ème s.)

Saint Jean de Dalyatha moine mystique syro-oriental (8ème s.)

Saint Liudger (Ludger) von Münster, Ier Évêque de Munster (v. 745-809)

Bienheureuse Maddalena Caterina Morano, Religieuse de l’Institut des Filles de Marie Auxiliatrice (1847-1908)


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

"En passant, Jésus vit un homme aveugle de naissance. Ses disciples l’interrogèrent : « Rabbi, qui a péché, lui ou ses parents, pour qu’il soit né aveugle ? » Jésus répondit : « Ni lui, ni ses parents n’ont péché. Mais c’était pour que les œuvres de Dieu se manifestent en lui.

Il nous faut travailler aux œuvres de Celui qui m’a envoyé, tant qu’il fait jour ; la nuit vient où personne ne pourra plus y travailler. La question du mal est abordée par les Apôtres à l’occasion de l’existence de cet aveugle. Jésus leur donne de regarder avec les yeux de la foi. C’est afin que soient manifestées en lui les œuvres de Dieu. L’aveugle-né évolue dans une situation relationnelle extrêmement tendue, conflictuelle. Cet homme est pris dans l’opposition de multiples personnages qui sont en tension entre eux. Il va retrouver avec Jésus une belle liberté. Il fait un chemin d’approfondissement spirituel merveilleux dans sa rencontre avec Jésus. Conforté intérieurement, il tire profit des événements avec un solide bon sens. Jésus regarde la douleur de cet homme aveugle et il manifeste en lui l’œuvre d’amour de Dieu ! Il y a un aveugle qui m’habite ! Vais-je croire plus au mal qui l’habite, ou croire à Jésus dans un acte d’humilité qui déclenche une ouverture vers l’autre. Jésus touche les lieux blessés de l’humanité. Il prend de la boue et refait un geste créateur. La tendresse infinie du Père réalise ce toucher d’amour qui guérit.

…« L’homme qu’on appelle Jésus a fait de la boue, il me l’a appliquée sur les yeux et il m’a dit : “Va à Siloé et lave-toi.” J’y suis donc allé et je me suis lavé ; alors, j’ai vu. »

Dans ce récit, si Jésus éclaire l’aveugle-né, il éclaire aussi notre propre chemin. Il nous faut découvrir, en chacune de nos situations le chemin de liberté intérieure qui nous est offert. Nous pourrons alors marcher vers la vie véritable. Reconnaissons les premiers rayons de lumière en notre vie et suivons-les, ils nous mènent vers une vérité plus grande ! "Voilà bien ce qui est étonnant dit cet aveugle né : "Vous ne savez pas d’où il est, et pourtant il m’a ouvert les yeux." Sur son chemin, il nomme peu à peu ce qu’il discerne jusqu’à pouvoir confesser sereinement sa foi : « Je crois, Seigneur ! » Dans la simplicité de son cœur cet homme a obéi à Jésus, il a cru en sa parole. L’acte de foi commence en effet par un acte d’ouverture et d’obéissance à celui qui annonce la Parole de Dieu. C’est un acte qu’il nous faut refaire souvent ! Dieu s’adresse à ce qui est blessé en nous pour le sauver. Notre adhésion à l’action de Dieu porte en elle la lumière dont nous avons besoin pour avancer.

…Jésus apprit qu’ils l’avaient jeté dehors. Il le retrouva et lui dit : « Crois-tu au Fils de l’homme ? »

Il répondit : « Et qui est-il, Seigneur, pour que je croie en lui ? » Jésus lui dit : « Tu le vois, et c’est lui qui te parle. » Il dit : « Je crois, Seigneur ! » Et il se prosterna devant lui. Ce don surabondant d’Amour établit avec nous une nouvelle relation d’amour. Dieu s’adresse au cœur de l’homme, il le fait dans une gratuité totale. L’action de Dieu a réveillé cet homme aveugle qui peut bondir ! Il voit la vie sous un tout autre angle : Il voit la vie dans la lumière, dans la beauté, dans l’amour de celui qui l’a guéri. Telle est notre foi en Dieu qui réalise toute chose nouvelle. Cette vision nouvelle va provoquer autour de cet ancien aveugle une grande contestation. L’entourage est bousculé. Cet homme interrogé donne de belles réponses. Nous voulons nous mettre à l’école de cet homme qui affronte les pharisiens, ses propres parents, sa propre solitude. Jésus lui a apporté une relation toute renouvelée à lui-même, au Dieu-Amour qui nous manifeste combien il est un Dieu de tendresse qui regarde le cœur. Nous voulons renaître sans cesse à ce nouvel amour.


Citation :
Nous demandons la grâce de comprendre que Dieu est Amour et qu’il n’agit que dans l’amour.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Irénée de Lyon (v. 130-v. 208), évêque, théologien et martyr
Contre les Hérésies V,15,2-4 (trad. SC 153, p. 205-211)


« Il est l'image du Dieu invisible...; c'est en lui que tout a été créé...;
tout a été créé par lui et pour lui » (Col 1,15-16)

Lorsqu'il a eu affaire à l'aveugle-né, ce n'était plus seulement par une parole, mais par une action que le Seigneur lui a rendu la vue. Il n'agit pas ainsi sans raison ni au hasard, mais afin de faire connaître la Main de Dieu qui, au commencement, avait modelé l'homme. Et c'est pourquoi, lorsque ses disciples lui ont demandé par la faute de qui, de lui-même ou de ses parents, cet homme était né aveugle, le Seigneur a déclaré : « Ni lui n'a péché, ni ses parents, mais c'est afin que les œuvres de Dieu soient manifestées en lui ». Ces « œuvres de Dieu », c'est d'abord la création de l'homme, car l'Écriture nous le décrit bien comme une action : « Et Dieu prit du limon de la terre, et il modela l'homme » (Gn 2,7). C'est pour cela que le Seigneur a craché à terre, a fait de la boue et en a enduit les yeux de l'aveugle. Il montrait par là de quelle façon avait eu lieu le modelage originel, et, pour ceux qui étaient capables de comprendre, il manifestait la Main de Dieu qui avait pétri l'homme à partir du limon...

     Et parce que, dans cette chair modelée selon Adam, l'homme était tombé dans la transgression et avait besoin du bain de la nouvelle naissance (Tt 3,5), le Seigneur a dit à l'aveugle-né, après lui avoir enduit les yeux de boue : « Va te laver à la piscine de Siloé ». Il lui accordait ainsi à la fois le remodelage et la régénération opérée par le bain. Aussi, après s'être lavé, « il s'en revint, voyant clair », afin de reconnaître celui qui l'avait remodelé et d'apprendre en même temps quel était le Seigneur qui lui avait rendu la vie...

     Ainsi celui qui, au commencement, avait modelé Adam et à qui le Père avait dit : « Faisons l'homme à notre image et à notre ressemblance » (Gn 1,26), celui-là même s'est manifesté aux hommes à la fin des temps et a remodelé les yeux de ce descendant d'Adam.



Source :











_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4268
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Lun 27 Mar 2017 - 22:27

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Lundi 27 mars 2017 : Le lundi de la 4e semaine de Carême


Les saints du jour (Lundi 27 mars)


Sainte Matrone de Thessalonique, martyre (+ 304)

Saint Rupert, Évêque de Salzbourg († v. 718).

Bienheureux François Faà Di Bruno, Officier d'état-major, mathématicien, physicien, astronome,
musicien et compositeur, Prêtre et Fondateur des “Sœurs Minimes de Notre-Dame
du Suffrage” (1825-1888)



Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

« Deux jours après, Jésus partit de là pour la Galilée. Lui-même avait témoigné qu’un prophète n’est pas considéré dans son propre pays. Il arriva donc en Galilée ; les Galiléens lui firent bon accueil, car ils avaient vu tout ce qu’il avait fait à Jérusalem pendant la fête de la Pâque, puisqu’ils étaient allés eux aussi à cette fête.

Jésus se mani­feste en accomplissant un certain nombre de « signes, » c’est-à-dire de miracles. C’est à Cana en Galilée qu’il fait une guérison à distance. Ce signe réalise les « dons » que Jésus vient apporter au monde. Par ce nouveau miracle, il vient au secours d’un fonctionnaire royal, il va guérir son fils. Ainsi en va-t-il aujourd’hui encore pour nous, nous vivons tous un itinéraire de rencontre avec Dieu au travers de nos souffrances, à travers nos combats contre toutes sortes de morts qui nous menacent. Nous sommes invisiblement portés par la foi de tant de personnes que nous ne connaissons pas. Nous nous souvenons de la victoire sur la mort que Jésus a remportée dans notre cœur. Nous la devons à la prière de quelqu’un qui véritablement a cru à la puissance de la Parole de Dieu. A d’autres moments, c’est l’assurance de notre témoignage de foi qui est source de salut pour d’autres personnes. Jésus nous rappelle que nous pouvons faire beaucoup de bien à distance, à ceux qui sont confrontées au danger de la vie. La vie de communion avec Dieu sollicite notre générosité pour nos frères. Nous pouvons donner à distance, une grande joie, à beaucoup de gens qui sont loin de nous. Dieu ne cesse de faire par nous des signes et des prodiges auxquels nous croyions !

"Ainsi donc Jésus revint à Cana de Galilée, où il avait changé l’eau en vin. Or, il y avait un fonctionnaire royal, dont le fils était malade à Capharnaüm. Ayant appris que Jésus arrivait de Judée en Galilée, il alla le trouver ; il lui demandait de descendre à Capharnaüm pour guérir son fils qui était mourant.

Jésus lui dit : « Si vous ne voyez pas de signes et de prodiges, vous ne croirez donc pas ! » Le fonctionnaire royal lui dit : « Seigneur, descends, avant que mon enfant ne meure ! » Jésus lui répond : « Va, ton fils est vivant. » L’homme crut à la parole que Jésus lui avait dite et il partit.C’est grâce à la foi que Jésus réalise les merveilles de Dieu. C’est dans notre quotidien que Jésus nous invite à le rejoindre pour y accueillir son salut. Le premier don que Jésus avait fait à Cana était le don de la joie à travers le don du vin à des noces. C’était le premier signe qu’il manifestait. Le signe de changer l’eau en vin manifestait le désir de Jésus que ces noces s’accomplis­sent dans la joie. La venue du Christ sur la terre est de réaliser les noces entre Dieu et l’humanité. Notre vie est le pays de Jésus qui fait chez nous une œuvre de guérison. Jésus ne s’est pas rendu à Capharnaüm pour guérir le malade, il lui redonne la santé à distance, en demeurant à Cana. Nous croyons que Jésus est présent dans notre vie, qu’il nous appelle. Nous éveillons ainsi notre vie spirituelle d’enfant de Dieu. La joie profonde qui vient de notre foi émerge en nous, c’est une joie qui ne passe pas.

"Pendant qu’il descendait, ses serviteurs arrivèrent à sa rencontre et lui dirent que son enfant était vivant.

Il voulut savoir à quelle heure il s’était trouvé mieux. Ils lui dirent : « C’est hier, à la septième heure, (au début de l’après-midi), que la fièvre l’a quitté. » Le père se rendit compte que c’était justement l’heure où Jésus lui avait dit : « Ton fils est vivant. » Alors il crut, lui, ainsi que tous les gens de sa maison. Tel fut le second signe que Jésus accomplit lorsqu’il revint de Judée en Galilée. La distance n’est pas un problème pour ce père qui croit. Il est rejoint par tous les gens de sa maison. Nous croyons que les merveilles de Dieu se réalisent dans notre vie. Si nous sommes dans l’impossibilité d’être physiquement présents dans des lieux où il y a des nécessités urgentes, Jésus peut faire le miracle. Le mystère pascal nous est donné pour que nous trouvions chaque jour la vie de Jésus ressuscité ! Nous voulons revenir à la source de notre vie pour reprendre cœur, pour reprendre des forces au contact de la Parole de Dieu. La conversion s’étend alors à toute la communauté. Chacun vient s’abreuver aux sources du salut et la communauté s’en trouve réconfortée. La foi de ses membres donne à la communauté un renouvellement des dons d’espérance et d’Amour.


Citation :
Nous demandons à Jésus la grâce d’augmenter notre foi.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Grégoire de Narek (v. 944-v. 1010), Moine et Poète arménien
Le Livre de prières, 12,1 (trad. SC 78, p.102 rev.)


« Vous ne pourrez donc croire à moins d'avoir vu des signes et des prodiges ? »


« Celui qui invoquera le Nom du Seigneur,
celui-là sera sauvé » (Jl 3,5 ; Rm 10,13).
Quant à moi non seulement je l'invoque
mais avant tout je crois à sa grandeur.

Ce n'est pas pour ses présents
que je persévère dans mes supplications,
mais parce qu'il est la Vie véritable
et qu'en lui je respire ;
sans lui il n'y a ni mouvement ni progrès.

Ce n'est pas tant par les liens de l'espérance
que par les liens de l'amour que je suis attiré.
Ce n'est pas des dons,
mais du Donateur dont j'ai toujours la nostalgie.
Ce n'est pas à la gloire que j'aspire,
mais c'est le Seigneur glorifié que je veux embrasser.
Ce n'est pas la soif de la vie qui toujours je me consume,
mais le souvenir de celui qui donne la vie.

Ce n'est pas après le désir du bonheur que je soupire,
que du plus profond de mon cœur j'éclate en sanglots,
mais c'est par désir de celui qui le prépare.
Ce n'est pas le repos que je cherche,
mais c'est le visage de celui qui apaisera mon cœur suppliant.
Ce n'est pas pour le festin nuptial que je languis,
mais c'est du désir de l'Époux.

Dans l'attente certaine de sa puissance
malgré le fardeau de mes péchés,
je crois avec une espérance inébranlable
et en me confiant dans la main du Tout Puissant,
que non seulement j'obtiendrai le pardon
mais que je le verrai lui en personne,
grâce à sa miséricorde et à sa pitié
et, bien que je mérite parfaitement d'être proscrit,
que j'hériterai du ciel.



Source :











_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4268
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mar 28 Mar 2017 - 21:17

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Mardi 28 mars 2017 : Le mardi de la 4e semaine de Carême


Les saints du jour (Mardi 28 mars)


Saint Gontran Roi de Bourgogne (+ 592)

Saint Etienne Harding Abbé de Citeaux (+ 1134)

Saint Joseph-Sébastien Pelczar, Évêque en Pologne, Fondateur de la Congrégation
des Servantes du Sacré-Cœur de Jésus (✝ 1924)


Bienheureuse Jeanne-Marie de Maillé, Veuve, Tertiaire Franciscaine, Pénitente
à Tours (✝ 1414).



Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

"Après cela, il y eut une fête juive, et Jésus monta à Jérusalem. Or, à Jérusalem, près de la porte des Brebis, il existe une piscine qu’on appelle en hébreu Bethzatha. Elle a cinq colonnades, sous lesquelles étaient couchés une foule de malades, aveugles, boiteux et impotents."

Il y avait là un homme qui était malade depuis trente-huit ans. Jésus, le voyant couché là, et apprenant qu’il était dans cet état depuis longtemps, lui dit : « Veux-tu être guéri ? » Le malade lui répondit : « Seigneur, je n’ai personne pour me plonger dans la piscine au moment où l’eau bouillonne ; et pendant que j’y vais, un autre descend avant moi. » Jésus lui dit : « Lève-toi, prends ton brancard, et marche. »
Quand Jésus monte à Jérusalem," nous admirons son courage, il sait que là, il va beaucoup souffrir, être crucifié. Il se tourne alors vers les plus démunis. Cet homme qui était malade depuis trente-huit ans, n’a aucune force en lui-même pour prendre les moyens de se sauver. Jésus le guéri ! Le Sauveur intervient dans la vie de cet homme qui a vécu trente-huit ans de paralysie. Ce passage de la Parole nous apprend à avoir confiance totale en Dieu. Jésus dit à cet homme : Veux-tu guérir ? Cet homme n’y pense même plus ! Il est tellement confirmé dans la négation de lui-même qu’il lui paraît étrange de pouvoir être guéri : Un autre passe toujours devant moi, dit-il ! Jésus le guérira parce qu’il n’a aucune force pour se sauver. Nous pouvons aussi éprouver que la délivrance est pour les autres, pour qui tout va bien ! Mais Jésus est venu pour nous sauver tous, la grandeur de Dieu est infinie, les chemins de Dieu sont bien différents des nôtres.


"Et aussitôt l’homme fut guéri. Il prit son brancard : il marchait ! Or, ce jour-là était un jour de sabbat."

Les Juifs dirent donc à cet homme que Jésus avait remis sur pieds : « C’est le sabbat ! Il ne t’est pas permis de porter ton brancard. » Il leur répliqua : « Celui qui m’a guéri, c’est lui qui m’a dit : “Prends ton brancard, et marche !” » Ils l’interrogèrent : « Quel est l’homme qui t’a dit : “Prends ton brancard, et marche” ? » Certains juifs réagissent de manière inadaptée. Ils réprimandent cet homme parce qu’il porte son grabat devenu inutile, comme le lui avait commandé Jésus. Pour cet homme, la grâce tant attendue est arrivée, il lui faut témoigner. Il est passé tant d’années de défaites en défaites. Il est sauvé parce que Jésus a fait le premier pas. Seule l’expérience de la guérison peut changer son attitude intérieure. Dans notre humanité blessée, l’homme qui a fait l’expérience de la guérison, il devient un signe pour les autres. Notre guérison est de savoir marcher avec nos blessures, sans qu’elles nous empêchent de vivre ! Tout ce qui lui servait d’appui pour l’installer dans un refus de la vie a disparu, enfin il peut vivre !

"Mais celui qui avait été rétabli ne savait pas qui c’était ; en effet, Jésus s’était éloigné, car il y avait foule à cet endroit. »

Plus tard, Jésus le retrouve dans le Temple et lui dit : « Te voilà guéri. Ne pèche plus, il pourrait t’arriver quelque chose de pire. » L’homme partit annoncer aux Juifs que c’était Jésus qui l’avait guéri. Et ceux-ci persécutaient Jésus parce qu’il avait fait cela le jour du sabbat. Le monde est installé dans le doute, mais cet homme guéri est témoin que le salut de Dieu est bien actuel, il porte son grabat, signe que son cœur est délivré, son handicap a disparu. Il peut manifester que le Salut est à l’œuvre. Avant cette libération, cet homme n’avait pas la capacité de voir Dieu agir dans sa vie. Maintenant il contemple Dieu agissant en Jésus. Cet homme a compris que désormais le Sauveur est là. Le mystère de Dieu est insondable. Jésus est mort sur la croix pour nous racheter. Nos actions sont sous le Souffle de l’Esprit Saint, elles dépendent de nous, et nous pouvons venir au secours de ceux qui souffrent. La « résurrection » est à l’œuvre dans le secret du cœur, en chacun de nous. Il nous faut, aujourd’hui encore, resplendir le salut opéré par Jésus du plus profond de nos cœurs. Avec douceur et humilité, nous pouvons agir avec Jésus, venir au secours de ceux qui souffrent.


Citation :
Nous demandons à Jésus la grâce de nous conduire dans le cœur du Père.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Ambroise (v. 340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église
Sur les mystères, 24s (trad. bréviaire rev.)


« Est-ce que tu veux retrouver la santé ? »

Le paralytique de la piscine de Bézatha attendait un homme [pour l'aider à descendre dans la piscine]. Lequel, sinon le Seigneur Jésus, né de la Vierge ? Avec sa venue, il n'y avait plus seulement une simple préfiguration qui guérissait quelques individus, mais la vérité elle-même qui guérissait tous les hommes. C'est donc lui dont on attendait qu'il descende, lui de qui Dieu le Père a dit à Jean Baptiste : « Celui sur qui tu verras l'Esprit descendre du ciel et demeurer, c'est celui-là qui baptise dans l'Esprit Saint » (Jn 1,32)... Pourquoi l'Esprit est-il descendu alors comme une colombe, sinon pour que tu voies, pour que tu reconnaisses que la colombe envoyée hors de l'arche par Noé le juste était l'image de cette colombe-là, et pour que tu y reconnaisses la préfiguration du sacrement du baptême ? ...

     Est-ce que tu peux encore hésiter dans le doute, alors que le Père proclame pour toi de façon indubitable dans l'Évangile : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé ; en lui j'ai mis tout mon amour » (Mt 3,17) ; alors que le Fils le proclame, lui sur qui l'Esprit Saint s'est manifesté sous la forme d'une colombe ; alors que l'Esprit Saint le proclame aussi, lui qui est descendu sous la forme d'une colombe ; alors que David le proclame : « La voix du Seigneur sur les eaux, le Dieu de gloire a tonné, le Seigneur sur les eaux innombrables » (Ps 28,3) ? L'Écriture atteste aussi qu'aux prières de Gédéon, le feu est descendu du ciel et, de nouveau, à la prière d'Élie, le feu a été envoyé pour consacrer le sacrifice (Jg 6,21 ; 1R 18,38).

     Ne considère pas le mérite personnel des prêtres, mais leur fonction... Crois donc que le Seigneur Jésus est là, invoqué par la prière des prêtres, lui qui a dit : « Quand deux ou trois sont réunis, je suis là, moi aussi » (Mt 18,20). À plus forte raison, là où est l'Église, là où sont les mystères, c'est là qu'il daigne nous accorder sa présence. Tu es donc descendu dans le baptistère. Rappelle-toi ce que tu as dit : que tu crois au Père, que tu crois au Fils, que tu crois en l'Esprit Saint... Par un même engagement de ta parole, tu es tenu de croire au Fils de la même manière que tu crois au Père, de croire en l'Esprit Saint de la même manière que tu crois au Fils, avec cette seule différence que tu professes qu'il faut croire en la croix du seul Seigneur Jésus.



Source :











_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4268
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mer 29 Mar 2017 - 19:53

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Mercredi 29 mars 2017 : Le mercredi de la 4e semaine de Carême


Les saints du jour (Mercredi 29 mars)


Sainte Gladys, princesse, veuve, Ermite († Ve s.).

Saint Eustase Disciple de saint Colomban, abbé à Luxeuil puis en Bavière (+ 625)

Saint Etienne IX, Pape. Moine du Mont-Cassin,  (+ 1058)

Saint Berthold, soldat puis Fondateur de la première Communauté érémitique
du Mont Carmel en Palestine. (✝ 1188)


Bienheureux Jean Hambley, Prêtre et Martyr à Salisbury († 1587)


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

"Jésus leur déclara : « Mon Père est toujours à l’œuvre, et moi aussi, je suis à l’œuvre. »

C’est pourquoi, de plus en plus, les Juifs cherchaient à le tuer, car non seulement il ne respectait pas le sabbat, mais encore il disait que Dieu était son propre Père, et il se faisait ainsi l’égal de Dieu. Apres avoir guéri le paralysé, Jésus déclara aux juifs : « Mon Père, jusqu’à maintenant, est toujours à l’œuvre, et moi aussi je suis à l’œuvre. » De plus en plus, de Juifs cherchaient à le faire mourir. Jésus reprit la parole : Celui qui ne rend pas honneur au Fils ne rend pas non plus honneur au Père, qui l’a envoyé. Jésus, le Verbe de Dieu fait chair, est venu rejoindre l’humanité dans les lieux ou elle est le plus dévastée, là où nous croyions qu’il n’est plus que désolation. Jésus régénère l’humanité, il donne à chacun l’expérience qu’il est aimé de Dieu et que c’est Lui-même qui le guide dans le secret de son cœur. Les pauvres et les petits deviennent une bénédiction pour Jésus dans l’accueil qu’il leur fait. Jésus vient au secours des humiliés, des rejetés, des exclus, des pauvres, de ceux qui ne sont pas considérés, il accomplit la Parole de Dieu : « Cieux criez de joie, que la terre exulte ! Montagnes éclatez en cris de joie ! Le Seigneur console son peuple. »

"Jésus reprit donc la parole. Il leur déclarait : « Amen, amen, je vous le dis : le Fils ne peut rien faire de lui-même, il fait seulement ce qu’il voit faire par le Père ; ce que fait celui-ci, le Fils le fait pareillement."

Car le Père aime le Fils et lui montre tout ce qu’il fait. Il lui montrera des œuvres plus grandes encore, si bien que vous serez dans l’étonnement. Comme le Père, en effet, relève les morts et les fait vivre, ainsi le Fils, lui aussi, fait vivre qui il veut. Comme le Père en effet ressuscite les morts et leur redonne vie, ainsi le Fils donne vie à qui il veut. Toute créature subsiste par la puissance d’Amour du Créateur, la force du Tout-Puissant. Jésus révèle l’amour du Père, il propose un chemin de régénération pour toute l’humanité. Nous suivons Jésus qui accomplit notre délivrance. Jésus sera condamné par les juifs parce qu’il accomplit le bien de la part de son Père. Ce sera le motif de sa condamnation : « Il dit que Dieu est son propre Père. » Jésus ne dément pas cette affirmation. « Amen, amen, je vous le dis, le fils ne peut rien faire de lui-même. » L’œuvre de Dieu se manifestera à la Résurrection, dans la victoire de l’Amour sur la mort. Alors la lumière de Jésus Ressuscité resplendira comme en plein jour : « Je t’ai mis à part, je t’ai destiné à être l’homme de mon alliance pour reconstruire. »

« Car le Père ne juge personne : il a donné au Fils tout pouvoir pour juger, afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père."

Celui qui ne rend pas honneur au Fils ne rend pas non plus honneur au Père, qui l’a envoyé. Comme le Père a la vie en lui-même, ainsi a-t-il donné au Fils d’avoir la vie en lui-même ; et il lui a donné le pouvoir de prononcer le Jugement, parce qu’il est le Fils de l’homme. « Moi, je ne peux rien faire de moi-même ; je rends mon jugement d’après ce que j’entends, et ce jugement est juste, parce que je ne cherche pas à faire ma propre volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé. » Nous contemplons Jésus arrivant à Jérusalem dans une solitude immense. Il accomplit le Salut de l’humanité en la guérissant de la discorde. Il transforme le monde en prenant sur lui son immense solitude. C’est alors qu’on se méfie de lui comme d’un imposteur, c’est alors qu’il va être écarté et qu’il sera crucifié, lui le Sauveur du monde. Seules quelques femmes, dont Marie sa mère et Jean, seront avec lui au pieds de la Croix. Jésus est la lumière qui a libéré l’humanité paralysée par la peur de la mort. Il redonne au Sabbat son sens originel de délivrance. Nous demandons la grâce de l’Esprit Saint pour suivre Jésus sur le chemin de Jérusalem.


Citation :
Nous demandons la grâce de découvrir avec Jésus la souffrance de l’humanité pour y apporter le salut par la Croix de Jésus.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Augustin (354-430), Évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et Docteur de l'Église
La Genèse au sens littéral, 4, 11-13 [21-24] (trad. Bibliothèque Augustinienne, t. 48, DDB 1972, p. 307s rev.)


« Mon Père, jusqu'à maintenant, est toujours à l'œuvre, et moi aussi, je suis à l'œuvre »

Nous voudrions expliquer comment sont également vrais deux textes : celui de la Genèse où il est écrit que Dieu se reposa le septième jour de toutes ses œuvres et celui de l'Évangile où le Seigneur, par qui toutes choses ont été faites, dit : « Mon Père est à l'œuvre jusqu'à maintenant, et moi aussi je suis à l'œuvre »... L'observation du sabbat a été prescrite aux juifs pour préfigurer le repos spirituel que Dieu promettait aux fidèles qui feraient de bonnes œuvres. Repos dont le Seigneur Jésus Christ... a confirmé le mystère par sa sépulture. Car c'est le jour du sabbat qu'il a reposé dans le tombeau... lorsqu'il avait consommé toutes ses œuvres...

     On peut penser que Dieu s'est reposé d'avoir créé les divers genres de créatures, parce qu'il n'a plus créé ensuite de nouveaux genres, mais... que, même en ce septième jour, il n'a pas cessé de gouverner le ciel, la terre et tous les autres êtres qu'il avait créés ; sinon, ils auraient aussitôt sombré dans le néant. Car la puissance du Créateur, la force du Tout-Puissant, est la cause par laquelle subsiste toute créature... Il n'en est pas en effet de Dieu comme d'un architecte : la maison est achevée, celui-ci s'en va et... l'œuvre subsiste ; au contraire, le monde ne pourrait subsister, ne serait-ce l'instant d'un clin d'œil, si Dieu lui retirait son appui...

     C'est ce que dit l'apôtre Paul quand il est venu annoncer Dieu aux Athéniens : « En lui nous avons la vie, le mouvement et l'être » (Ac 17,28)... En effet, nous ne sommes pas en Dieu comme sa propre substance, au sens où il est dit qu'« il a la vie en lui-même » ; mais, puisque nous sommes autre chose que lui, nous ne pouvons être en lui que parce qu'il agit ainsi : « Sa Sagesse s'étend avec force d'un bout du monde à l'autre et elle gouverne l'univers » (Sg 8,1)...

     Les œuvres bonnes que Dieu a faites (Gn 1,31), nous les voyons ; son repos, nous le verrons après avoir accompli nos bonnes œuvres.



Source :











_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4268
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Jeu 30 Mar 2017 - 11:22

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Jeudi 30 mars 2017 : Le jeudi de la 4e semaine de Carême


Les saints du jour (Jeudi 30 mars)


Saint Rieul, évêque d'Arles et de Senlis. 130.

Saint Jean Climaque, Anachorète, higoumène et Grand écrivain de
l’Église d’Orient († 649)


Saint Antoine Daveluy Avec 103 autres martyrs coréens (+ 1866)

Saint Léonard Murialdo, Prêtre et Fondateur de la Société de
Saint-Joseph (1828-1900).


Bienheureuse Marie-Restitute Kafka, Religieuse Franciscaine
autrichienne, Martyre (✝ 1943).


Vénérable María Rocío de Jesús, Religieuse espagnole (✝ 1956).


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Si c’est moi qui me rends témoignage, mon témoignage n’est pas vrai ; c’est un autre qui me rend témoignage, et je sais que le témoignage qu’il me rend est vrai.

Les adversaires de Jésus se cachent derrière Moïse. Progressivement, Jésus énonce les mystères qu’il accomplit. Sa Parole, qui est reçue par les pauvres et les petits, est difficile à entendre « par les Juifs. » Lorsque Jésus vient, il éclaire la Parole de Moïse. Aujourd’hui encore, cette Lumière nous éclaire. Le mystère caché derrière le voile est arrivé à l’heure de sa proclamation, au grand jour. Le Père a manifesté à Moïse son visage dans la nuit. Lorsque Moïse parlait, c’était de Jésus que parlait sa bouche. Quand Jésus est venu, la prophétie a dévoilé son visage, la voix de Dieu est proclamée au Peuple de Dieu. C’est à la lumière de Jésus que la Parole nous fait entrevoir la vie éternelle. Si nous sommes en lui, nous faisons par lui et pour lui les œuvres de Dieu. Jésus dit : « Le Père qui m’a envoyé, c’est lui qui me rend témoignage. » Cet amour parle le plus fort. Jésus dit : Je suis Celui dont parle toute l’écriture et vous ne me reconnaissez pas ! En effet, Jésus se reconnaît par la Présence qu’il exerce au cœur de notre vie. Il se reconnaît à ses œuvres de paix, d’amour, de joie, de bonté, de douceur, d’humilité et de tendresse en nous.

"Vous avez envoyé une délégation auprès de Jean le Baptiste, et il a rendu témoignage à la vérité."

Moi, ce n’est pas d’un homme que je reçois le témoignage, mais je parle ainsi pour que vous soyez sauvés. Jean était la lampe qui brûle et qui brille, et vous avez voulu vous réjouir un moment à sa lumière. Jésus met en lumière le témoignage que Jean le Baptiste lui a rendu. Il souligne aussi qu’un témoignage humain n’est pas assez fort. Il n’y a que le témoignage de Dieu qui soit adéquat à la Présence de Dieu. En passant, Jésus loue Jean Baptiste, en le décrivant comme une lampe qu’on allume et qui brille. Il rappelle que beaucoup de Juifs ont reçu son baptême de son vivant. Plus grand que le témoignage de Jean Baptiste est celui des œuvres de Jésus : ses miracles attestent qu’il est l’envoyé du Père. C’est par notre vie, bien plus que nos paroles que nous annonçons le mystère de Dieu. Jean Baptiste, comme une lampe qui éclaire annonçait Jésus ! Si notre geste est un geste d’amour, il montre le Dieu vivant au plus intime de ma vie.

"Mais j’ai pour moi un témoignage plus grand que celui de Jean : ce sont les œuvres que le Père m’a donné d’accomplir ; les œuvres mêmes que je fais témoignent que le Père m’a envoyé."

Et le Père qui m’a envoyé, lui, m’a rendu témoignage. Vous n’avez jamais entendu sa voix, vous n’avez jamais vu sa face, et vous ne laissez pas sa parole demeurer en vous, puisque vous ne croyez pas en celui que le Père a envoyé. Le témoignage du Père atteste que la Parole de Jésus est véridique. Mais pour que ce témoignage soit perçu, il faut savoir écouter la Parole de Dieu. Jésus dénonce l’incroyance des Juifs. La parole de Dieu ne peut demeurer en celui qui ne croit pas en Jésus comme l’envoyé du Père. Les adversaires de Jésus ne peuvent recevoir la vie éternelle. Jésus a guéri un paralysé le jour de Sabbat et il est accusé pour cette bonne action, « le jour du Sabbat. » Mais Jésus renvoie simplement au Père le Maitre du Sabbat : « Si je me rendais témoignage à moi-même, mon témoignage ne serait pas vrai. » Il y a donc Quelqu’un, qui est le Père invisible, qui prend sa défense. Jésus demeure en effet dans le Père et il nous donne son Esprit Saint. C’est pour qu’il vienne au secours de notre faiblesse, afin que nous reconnaissions Jésus, et que nous appelions Dieu, notre Père. Ce sera Moïse qui sera l’accusateur des Juifs. Ils ont scruté les écrits, et le vrai sens de la Loi oriente vers la révélation qui se fait en Jésus.


Citation :
Nous demandons la grâce d’être inspirés par l’Esprit Saint pour avec Jésus rendre gloire à notre Père.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Ephrem (v. 306-373), Diacre en Syrie, Docteur de l'Église
Commentaire de l'Évangile concordant, 1, 18-19 ; SC 121 (trad. SC, p. 52-53)


« Vous scrutez les Écritures... ; or ce sont elles qui me rendent témoignage »

La parole de Dieu est un arbre de vie qui, de toutes parts, te tend des fruits bénis ; elle est comme ce rocher ouvert dans le désert, qui devient pour tout homme, de toutes parts, une boisson spirituelle : « Ils ont mangé un aliment spirituel, et ils ont bu un breuvage spirituel » (1Co 10,3 ; Ex 17,1s).

     Que celui qui obtient en partage une de ces richesses n'aille pas croire qu'il n'y a dans la parole de Dieu que ce qu'il y trouve ; qu'il se rende compte plutôt qu'il n'a été capable d'y découvrir qu'une seule chose parmi bien d'autres. Enrichi par la parole, qu'il ne croie pas que celle-ci est appauvrie ; incapable d'épuiser sa richesse, qu'il rende grâces pour sa grandeur. Réjouis-toi, parce que tu es rassasié, mais ne t'attriste pas de ce que la richesse de la parole te dépasse.

     Celui qui a soif se réjouit de boire, mais il ne s'attriste pas de son impuissance à épuiser la source. Mieux vaut que la source apaise ta soif, plutôt que ta soif n'épuise la source. Si ta soif est étanchée sans que la source soit tarie, tu pourras y boire à nouveau, chaque fois que tu auras soif. Si, au contraire, en te rassasiant, tu épuisais la source, ta victoire deviendrait ton malheur. Rends grâces pour ce que tu as reçu et ne murmure pas pour ce qui demeure inutilisé. Ce que tu as pris et emporté est ta part ; mais ce qui reste est aussi ton héritage.



Source :












_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4268
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Ven 31 Mar 2017 - 13:09

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Vendredi 31 mars 2017 : Le vendredi de la 4e semaine de Carême


Les saints du jour (Vendredi 31 mars)


Saint Amos, Prophète (-785 av JC.)

Saint Osée, Prophète (-785 av JC.)

Saint Hypatios de Gangres (4ème s.)

Sainte Marie de Paris, intellectuelle, Moniale et martyre (✝ 1945)…Sainte Orthodoxe.

Bienheureuse Natalia Tułasiewicz, Laïque et Martyre (1906-1945).

Vénérable Clément Fuhl, Prêtre allemand, Ermite de Saint-Augustin (✝ 1935).


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

"Lorsque ses frères furent montés à Jérusalem pour la fête, il y monta lui aussi, non pas ostensiblement, mais en secret."

Après cela, Jésus parcourait la Galilée : il ne voulait pas parcourir la Judée car les Juifs cherchaient à le tuer. La fête juive des Tentes était proche. Jésus est traqué, détesté, haï, condamné à mort, recherché par la police, il se tourne toujours vers le Père. Il reconnaît qu’il vient du Père et qu’il est aimé par lui d’un amour infini. Alors qu’on parle de le faire mourir, Jésus parle de sa relation au Père, de l’amour dont il est comblé. Ses adversaires qui connaissent l’origine humaine de Jésus sont fixés sur lui, nous savons d’où il est, disent-ils : il est le fils de Joseph, le fils de Marie ! Ils butent sur la connaissance de Celui qui l’a envoyé. En accueillant la révélation du Père et le dessein de salut qu’il apporte, nous pouvons apprendre à connaître Jésus. Il est l’envoyé du Père, qui, à sa ressemblance poursuit son œuvre de Salut. Jésus porte en lui-même un mystère que personne ne connaît, hormis sa mère et Joseph. Sur lui repose la puissance de l’Esprit Saint, l’amour infini de Dieu, il est le Fils bien aimé du Père. Sa mère, Marie, sait la foi qu’elle a puisée en Dieu pour donner son oui à la conception de l’Envoyé de Dieu. Joseph a choisi de l’accueillir en accueillant Marie.

"…On était déjà au milieu de la semaine de la fête quand Jésus monta au Temple ; et là il enseignait."

Quelques habitants de Jérusalem disaient alors : « N’est-ce pas celui qu’on cherche à tuer ? Le voilà qui parle ouvertement, et personne ne lui dit rien ! Nos chefs auraient-ils vraiment reconnu que c’est lui le Christ ? Mais lui, nous savons d’où il est. Or, le Christ, quand il viendra, personne ne saura d’où il est. » Les adversaires de Jésus savent d’où, humainement, il est, mais ils ne saisissent pas son Etre. « Vraiment tu es un Dieu caché. » Le lieu caché du Fils de Dieu dans le Fils de l’homme « c’est le sein du Père. » Jésus, « qui ne fut engendrée ni du sang, ni d’un vouloir de chair, ni d’un vouloir d’homme, mais de Dieu, » est inconnu de tout regard mortel, impénétrable à toute intelligence humaine. Dieu, pour assumer l’humanité pècheresse, s’est fait homme pour lui redonner sa dignité retrouvée. Il est celui en qui le Père et l’Esprit Saint habitent, il vient pour nous donner la vie. Les adversaires de Jésus sont dans l’incompréhension annoncée par le prophète : « Voyons si ses paroles sont vraies, regardons où il aboutira. Il dit qu’il est fils de Dieu, que Dieu l’assistera ? Eh bien, soumettons-le à des outrages, à des tourments, nous saurons ce qu’est sa douceur. » Dans l’épreuve, il nous faut regarder vers Jésus assailli de toutes parts, et qui dira sur la Croix : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » Mais le Père lui dit : « Tu es mon Fils, tu es mon Bien-Aimé. » Jésus sortira victorieux de cette épreuve pour nous rendre la vie de Dieu et nous soutenir dans notre combat pour la vie.

"Jésus, qui enseignait dans le Temple, s’écria : « Vous me connaissez ? Et vous savez d’où je suis ? Je ne suis pas venu de moi-même : mais il est véridique, Celui qui m’a envoyé, lui que vous ne connaissez pas."

Moi, je le connais parce que je viens d’auprès de lui, et c’est lui qui m’a envoyé. » On cherchait à l’arrêter, mais personne ne mit la main sur lui parce que son heure n’était pas encore venue. La tension augmente, le conflit devient dramatique. Jésus est tourné vers le Père, envoyé par lui, il ne fait qu’un avec lui dans la profondeur de la paix. Malgré cette haine sans raison, Jésus donnera sa vie pour tous ceux qui le font mourir. Mu par l’Esprit Saint, Jésus gagnera le combat de l’Amour, le combat de la Lumière sur les ténèbres. Il demeurera en son Père envers et contre tout. Pierre, Jacques et Jean l’ont vu transfiguré, Jésus a levé le voile un instant. Plus tard, Pierre regardera Jésus Ressuscité, et il s’en remettra à lui : « Seigneur, tu sais tout, tu sais bien que je t’aime. » Nous aussi, au milieu de nos difficultés, nous restons unis à Jésus. Nous vivons comme Lui dans l’intimité du Père, dans une confiance éperdue en son amour qui nous transforme. En lui, notre cœur s’ancre dans nos « Gethsémani » comme dans nos « Thabor. » Nous n’attendons rien d’autre que de vivre en sa présence dans la foi. Marie accompagne Jésus, son fils bien-aimé, dans l’épreuve, elle est le visage maternel plein de la douceur que Dieu le Père lui donne pour le soutenir. Elle est la petite colombe « cachée » dans l’anfractuosité du roc. Ce Roc qui est maintenant le Cœur blessé de Jésus. Avec Marie, nous tiendrons bon dans l’amour.


Citation :
Nous demandons la grâce d’être inspirés par l’Esprit Saint pour avec Jésus rendre gloire à notre Père.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Augustin (354-430), Evêque d'Hippone (Afrique du Nord), Docteur de l'Église
Sermons sur Saint Jean, n° 28


« Son heure n'était pas encore venue »

« La fête juive des Tentes approchait. Les frères de Jésus lui dirent : Ne reste pas ici, va en Judée, pour que tes disciples là-bas voient les œuvres que tu fais... Jésus leur dit : Mon temps n'est pas encore venu, tandis que pour vous le temps est toujours bon » (Jn 7,2-6)... Jésus répond ainsi à ceux qui lui conseillaient de rechercher la gloire : « le temps de ma gloire n'est pas encore venu ». Voyez la profondeur de cette pensée : ils le poussent à rechercher la gloire, mais lui veut que l'humiliation précède l'élévation ; c'est par l'humilité qu'il veut se frayer un chemin à la gloire. Les disciples qui voulaient être assis l'un à sa droite et l'autre à sa gauche (Mc 10,37) recherchaient la gloire humaine eux aussi : ils ne voyaient que le terme du chemin, sans considérer le chemin qui devait y conduire. Le Seigneur les a donc rappelés à la véritable route, pour qu'ils parviennent à la patrie comme on doit le faire. La patrie est élevée mais la route est humble. La patrie, c'est la vie du Christ ; la route, c'est sa mort. La patrie, c'est la demeure du Christ, la route, c'est sa Passion...

     Ayons donc le cœur droit ; le temps de notre gloire n'est pas encore arrivé. Écoutons dire à ceux qui aiment ce monde, comme les frères du Seigneur : « Votre temps est toujours bon, le nôtre n'est pas encore venu ». Osons le dire, nous aussi. Nous qui sommes le Corps de notre Seigneur Jésus Christ, nous qui sommes ses membres, nous qui le reconnaissons avec joie comme notre chef, redisons ces paroles, puisque c'est pour nous qu'il a daigné les dire le premier. Quand ceux qui aiment le monde insultent notre foi, disons-leur : « Votre temps est toujours bon, le nôtre n'est pas encore venu. » L'apôtre Paul, en effet, nous a dit : « Vous êtes morts, et votre vie est désormais cachée avec le Christ en Dieu ». Quand viendra notre temps ? « Quand le Christ, notre vie, apparaîtra, alors vous apparaîtrez, vous aussi, avec lui dans la gloire » (Col 3,3).

     « Notre vie est cachée en Dieu avec le Christ ». On pourrait bien dire pendant l'hiver : cet arbre est mort, par exemple un figuier, un poirier ou tout autre arbre fruitier ; pendant tout l'hiver, il semble privé de vie. Mais l'été sert de preuve et permet de juger s'il est vivant. Notre été à nous, c'est la révélation du Christ.



Source :











_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4268
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Sam 1 Avr 2017 - 13:24

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Samedi 01 avril 2017 : Le samedi de la 4e semaine de Carême


Les saints du jour (Samedi 01 avril)


Sainte Marie l'Egyptienne Pénitente en Egypte (5ème s.)

Saint Hugues, Évêque de Grenoble (1053-1132) Voir aussi :
Saint Hugues, évêque de Grenoble. 1132.


Saint Ludovic Pavoni, Prêtre et Fondateur de l'Institut des fils de Marie Immaculée (✝ 1849)

Bienheureux Charles 1er d'Autriche, empereur (1887-1922).

Bx  Giuseppe (Joseph) Girotti, Prêtre dominicain et Martyr du nazisme († 1945)


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

"Dans la foule, on avait entendu ses paroles, et les uns disaient : « C’est vraiment lui, le Prophète annoncé ! »

D’autres disaient : « C’est lui le Christ ! » Mais d’autres encore demandaient : « Le Christ peut-il venir de Galilée ? L’Écriture ne dit-elle pas que c’est de la descendance de David et de Bethléem, le village de David, que vient le Christ ? » C’est ainsi que la foule se divisa à cause de lui. Nous sommes devans les différentes réactions que produisent les paroles de Jésus. Certains pensent qu’Il est prophète, d’autres disent « C’est lui le Messie ! » Jésus est le signe de contradiction que Siméon a annoncé à Marie. Il ne laisse pas indifférents ceux qui l’entendent. La réponse des gardes montre la force de ses paroles : « Jamais un homme n’a parlé comme cet homme ! » Il est la “Vérité” et sa façon de parler le reflète. Nous sommes toujours dans le combat engagé par Jésus pour nous sauver. Nous sommes concernés par la résistance implacable des pharisiens actuels qui détruisent l’œuvre de Dieu. C’est la bienveillance de Dieu qui nous sauve, elle passe par le regard des pauvres et des petits qui avancent dans la confiance. Ils reflètent l’image et la ressemblance de Dieu dans l’humanité. C’est à partir de la vulnérabilité et de la pauvreté de notre humanité que la vie nous est donnée. « C’est le grand prophète ! » disait-on de Jésus ; « C’est lui le Messie ! » Un sursaut d’espérance jaillit au cœur des pauvres, c’est le lieu de la présence du Dieu dans la nuit de la foi.

"Quelques-uns d’entre eux voulaient l’arrêter, mais personne ne mit la main sur lui."

Certains d’entre eux voulaient le saisir, mais personne ne porta la main sur lui. Les gardes revinrent donc trouver les grands prêtres et les Pharisiens. Ceux-ci leur dirent : « Pourquoi ne l’avez-vous pas amené ? » Les gardes répondirent : « Jamais homme n’a parlé comme cela ! » Les Pharisiens répliquèrent : « Vous aussi, vous êtes-vous laissé égarer ? Est-il un des notables qui ait cru en lui ? ou un des Pharisiens ? Mais cette foule qui ne connaît pas la Loi, ce sont des maudits ! » Aujourd’hui encore la Parole de Jésus provoque l’étonnement et l’admiration mais aussi la critique, les bavardages et la haine ! Nous avons un profond amour pour la personne de Jésus, et le sentiment inébranlable que sa Parole est une parole de justice et de vérité. Mais nous savons aussi que l’opposition des sages et des savants trouve un écho à l’intérieur de notre psychologie meurtrie par les épreuves. Nous entendons "les autres" exprimer ce sentiment de rejet qui rejoint la négation de soi, le rejet de nous-mêmes que nous portons à l’intérieur. Quand nous sommes devant les contre-témoignages qui nous déroutent, nous crions vers lui : Jésus, viens à notre secours. Jésus parle le “langage de l’amour.” Ses œuvres et ses paroles manifestent l’amour profond qu’Il a pour toute l’humanité. Les gardes de l’Evangile, sont restés dans la Présence de Dieu, avec les pauvres et les petits. Pour venir à notre secours Dieu, nous a donné tout son amour. Il nous a donné Jésus qui manifeste un visage d’amour face à la haine de l’adversaire.

"Nicodème, l’un d’entre eux, celui qui était allé précédemment trouver Jésus, leur dit : « Notre Loi permet-elle de juger un homme sans l’entendre d’abord pour savoir ce qu’il a fait ? »

Ils lui répondirent : « Serais-tu, toi aussi, de Galilée ? Cherche bien, et tu verras que jamais aucun prophète ne surgit de Galilée ! » Puis ils s’en allèrent chacun chez soi. Nicodème est demeuré dans la Parole de Jésus. Les gardes demeurent dans cette Parole qui a une telle force dans ce monde devenu comme une vallée de larmes. La parole de Jésus le transfigure, elle est en cohérence profonde avec ses actes d’Amour. Jésus parle comme personne n’a jamais parlé. Sa parole est réalisée dans sa vie quotidienne. Il révèle aux petits, la compassion, le pardon et la guérison. Aujourd’hui encore, comme au temps de Jésus, les chrétiens sont des “signes de discorde” ! Nous agissons en ce monde en imitant Jésus et en le suivant. Avec le langage et la réalité de l’amour, nous pouvons toucher l’humanité capable de comprendre. Nicodème est le regard bienveillant qui nous aide à persévérer dans la lutte pour la lumière. Dieu vient nous libérer de l’enfermement et de l’enfer, il nous propose une aide dans laquelle nous trouvons l’intelligence de l’Amour qui peut nous sauver. Cette lumière est celle de l’espérance, c’est un remède qui peut nous guérir, dans un monde si bouleversé.


Citation :
Nous demandons à Dieu la grâce de la confiance dans le Mystère de Jésus Sauveur.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Théophile d'Antioche (?-v. 186), Évêque
À Autolycus,1, 2.7 (trad. bréviaire 3e mercredi de Carême ; cf SC 20, p. 58s)


« La foule se divisa à son sujet »

Avec les yeux du corps, nous observons ce qui se passe dans la vie et sur la terre ; nous discernons la différence entre la lumière et l'obscurité, le blanc et le noir, le laid et le beau... ; il en est de même pour ce qui tombe sous le sens de l'ouïe : sons aigus, graves, agréables. Mais nous avons aussi des oreilles du cœur et des yeux de l'âme, et il leur est possible de saisir Dieu. En effet, Dieu est aperçu par ceux qui peuvent le voir, après que les yeux de leur âme se sont ouverts.

     Tous nous avons bien des yeux physiques, mais certains ne les ont que voilés et ne voient pas la lumière du soleil. Si les aveugles ne voient pas, ce n'est pas parce que la lumière du soleil ne brille pas. C'est à eux-mêmes, et à leurs yeux, que les aveugles doivent s'en prendre. De même toi : les yeux de ton âme sont voilés par tes fautes et tes actions mauvaises... ; lorsqu'il y a une faute dans l'homme, cet homme ne peut plus voir Dieu...

     Mais, si tu le veux, tu peux guérir. Confie-toi au médecin et il opérera les yeux de ton âme et de ton cœur. Qui est ce médecin ? C'est Dieu, qui guérit et vivifie par son Verbe et sa Sagesse. C'est par son Verbe et sa Sagesse que Dieu a fait toutes choses... Si tu comprends cela et si ta vie est pure, pieuse et juste, tu peux voir Dieu. Avant tout, que la foi et la crainte de Dieu entrent les premières dans ton cœur, et alors tu comprendras cela. Quand tu auras dépouillé la condition mortelle et revêtu l'immortalité (1Co 15,53), alors tu verras Dieu selon ton mérite. C'est ce Dieu qui ressuscitera ta chair, immortelle, en même temps que ton âme. Et alors, devenu immortel, tu verras le Dieu immortel, à condition d'avoir cru en lui maintenant.



Source :











_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4268
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Dim 2 Avr 2017 - 15:14

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Dimanche 02 avril 2017 : Cinquième dimanche de Carême


Les saints du jour (Dimanche 02 avril)


Saint François de Paule, Ermite et Fondateur de l'Ordre des Minimes (1416-1507)
Voir aussi :
Saint François de Paule, fondateur de l'Ordre des Minimes. 1507.


aint François Coll, Prêtre et Fondateur de la Congrégation des Sœurs Dominicaines
de l’Annonciation (1812-1875)..


Bienheureux Guillaume Apor (ou Vilmos), Évêque et martyr (✝ 1945).

Vénérable Jean-Jacques Olier Fondateur de l'ordre des Sulpiciens (+ 1657)


Prière avant la lecture

" Apôtre de la Pénitence, François de Paule, vous êtes entré au bonheur éternel par la Croix, et durant toute votre vie vous avez eu présente à la pensée cette parole de Jésus ressuscité aux disciples d'Emmaüs :
" Il fallait que le Christ souffrît et qu'il entrât ainsi dans sa gloire."
Il vous a semblé que la loi du Maître devait être aussi la loi du disciple, et le jour est venu où le disciple a été glorifié en vous comme le Maître. Votre triomphe sur la terre fut illuminé des splendeurs de la résurrection de Jésus, et vous êtes l'un de nos protecteurs au Temps pascal. Daignez donc bénir le peuple fidèle qui implore vos suffrages, et confirmer en lui par votre intercession puissante le principe de vie qu'il a puisé dans le festin sacré de l'Agneau. Conservez les restes précieux du saint Ordre que vous avez fondé.

Notre patrie eut l'honneur de vous posséder, Ô François ! C'est de son sein que votre âme bénie s'éleva vers les cieux, laissant à la piété de nos pères sa dépouille mortelle, qui devint bientôt pour la France une source de faveurs et un gage de votre protection. Mais, hélas ! Ce corps sacré, temple de l'Esprit-Saint, nous ne le possédons plus ; la rage des hérétiques le poursuivit, il y a trois siècles, et un bûcher sacrilège le réduisit en cendres. Homme de mansuétude et de paix, pardonnez aux fils ce crime de leurs pères. Vous qui contemplez au ciel les miséricordes divines, soyez-nous propice, et ne vous souvenez des iniquités anciennes que pour appeler sur la génération présente ces faveurs célestes qui convertissent les peuples,et font revivre chez eux la foi et la piété."



LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

Il y avait quelqu’un de malade, Lazare, de Béthanie, le village de Marie et de Marthe, sa sœur. Or Marie était celle qui répandit du parfum sur le Seigneur et lui essuya les pieds avec ses cheveux. C’était son frère Lazare qui était malade.

Donc, les deux sœurs envoyèrent dire à Jésus : « Seigneur, celui que tu aimes est malade. » En apprenant cela, Jésus dit : « Cette maladie ne conduit pas à la mort, elle est pour la gloire de Dieu, afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié. » Jésus aimait Marthe et sa sœur, ainsi que Lazare. Marthe et Marie, dans une même affection pour leur frère Lazare tombé gravement mala­de, envoient un message à Jésus : « Seigneur, celui que tu aimes est malade. » Les deux sœurs prennent Jésus par le cœur. Il aime cette famille, son amour est fidèle, il le manifeste dans la proximité qu’il entretient avec chacun. L’intimité et la chaleur de l’amour qui règne dans la maison de Béthanie est merveilleuse. Devant cette souffrance de la maladie de Lazare, il faut vite chercher Jésus pour qu’il le guérisse. C’est un combat pour la vie. L’agonie des sœurs de Lazare commence quand Jésus semble ignorer leur souffrance, le cœur de ces femmes est meurtri ! Jésus ose un malentendu par le mystère de son silence, « pour que les disciples croient. » C’est pour Marthe et Marie insupportable. La vie et la mort restent deux énigmes pour notre intelligence et pour notre cœur. C’est dans l’existence de cette douleur que se posent les vraies questions ! Surtout quand la maladie nous menace ou qu’elle frappe ceux que nous aimons. L’Évangile nous donne de regarder la vie et la mort dans la paix de l’espéran­ce. Là, nous célébrons déjà la victoire de l’Amour infini de Dieu sur la mort.

"Quand il apprit que celui-ci était malade, Jésus demeura deux jours encore à l’endroit où il se trouvait. »

Puis, après cela, il dit aux disciples : « Revenons en Judée. » Les disciples lui dirent : « Rabbi, tout récemment, les Juifs, là-bas, cherchaient à te lapider, et tu y retournes ? » Jésus répondit : « N’y a-t-il pas douze heures dans une journée ? Celui qui marche pendant le jour ne trébuche pas, parce qu’il voit la lumière de ce monde ; mais celui qui marche pendant la nuit trébuche, parce que la lumière n’est pas en lui. » Après ces paroles, il ajouta : « Lazare, notre ami, s’est endormi ; mais je vais aller le tirer de ce sommeil. » Les disciples lui dirent alors : « Seigneur, s’il s’est endormi, il sera sauvé. » Retiré au-delà du Jourdain, Jésus revient à Jérusalem malgré le danger, et toute son attitude révèle l’authenticité de son amour. « Lazare est mort » et « il faut que les disciples croient. » Ces femmes ont pâti, le cœur des disciples est travaillé. C’est un grand mystère avec lequel nous avons beaucoup de difficultés. Nous ne voulons pas de ces lieux douloureux dans nos vies, et nous cherchons de toutes manières à les fuir. Or ces lieux sont ceux de l’enfantement à une Vie nouvelle. Marthe arrive au-devant du Maître, elle lui dit : « Seigneur, si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort ! » Tu l’aurais empêché de mourir ! De loin, tu n’y pouvais rien, et maintenant qu’il est mort, tu ne peux plus rien. Marthe qui est peinée et gênée dit à sa sœur, tout bas : « Le Maître est là, et il t’appelle. » Les deux sœurs lui disent la même phrase, pas sur le même ton !

"…Lorsque Marthe apprit l’arrivée de Jésus, elle partit à sa rencontre, tandis que Marie restait assise à la maison. Marthe dit à Jésus : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort.

Mais maintenant encore, je le sais, tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. » Jésus lui dit : « Ton frère ressuscitera. » Marthe reprit : « Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection, au dernier jour. » Jésus lui dit : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ?" Elle répondit : « Oui, Seigneur, je le crois : tu es le Christ, le Fils de Dieu, tu es celui qui vient dans le monde. » Ayant dit cela, elle partit appeler sa sœur Marie, et lui dit tout bas : « Le Maître est là, il t’appelle. » Marie, dès qu’elle l’entendit, se leva rapidement et alla rejoindre Jésus. Il n’était pas encore entré dans le village, mais il se trouvait toujours à l’endroit où Marthe l’avait rencontré. Les Juifs qui étaient à la maison avec Marie et la réconfortaient, la voyant se lever et sortir si vite, la suivirent ; ils pensaient qu’elle allait au tombeau pour y pleurer. Marie arriva à l’endroit où se trouvait Jésus. Dès qu’elle le vit, elle se jeta à ses pieds et lui dit : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. » Quand il vit qu’elle pleurait, et que les Juifs venus avec elle pleuraient aussi, Jésus, en son esprit, fut saisi d’émotion, il fut bouleversé. Nous entrons dans le regard de Jésus sur la mort quand il dit aux disciples : « Lazare notre ami, s’est endormi. » Jésus l’a accompagné sur ce chemin à la manière d’un enfant qui s’endort, il faut donc attendre le réveil. Les disciples ne comprennent pas encore que Jésus vient pour sauver l’humanité, la réveiller, la ressusciter ! C’est quand il s’écrie d’une voix forte : « Lazare, viens dehors ! » et que le mort sort les pieds et les mains liés de bandelettes, avec son visage enveloppé d’un suaire, ils comprennent qu’il vient afin de la remettre debout. La mort n’est qu’un sommeil dont Jésus vient nous réveiller. Notre vie traverse la mort corporelle, le Fils de Dieu qui nous a fait vivre avant, nous fera vivre après notre mort, dans sa Résurrection. Notre corps de joie et de misère, aura part à la vie éternelle, au bonheur sans rivage, que Jésus, le Ressuscité, nous donnera au dernier jour.


Citation :
Nous demandons la grâce d’une foi plus profonde en la Résurrection de Jésus.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Jean de Damas (v. 675-749), Moine, Théologien, Docteur de l'Église
Triode des Matines du Samedi de Lazare, Odes 6-9 (trad. Bouchet, Lectionnaire, p. 148 rev.)


« Jésus pleura. Les Juifs se dirent : Voyez comme il l'aimait »

Étant Dieu véritable, tu connaissais, Seigneur, le sommeil de Lazare et tu l'as prédit à tes disciples... Étant dans la chair, toi qui es pourtant sans limite, tu viens à Béthanie. Vrai homme, tu pleures sur Lazare ; vrai Dieu, par ta volonté tu ressuscites ce mort de quatre jours. Aie pitié de moi, Seigneur ; nombreuses sont mes transgressions. De l'abîme des maux, je t'en supplie, ramène-moi. C'est vers toi que j'ai crié ; écoute-moi, Dieu de mon salut.

Pleurant sur ton ami, dans ta compassion tu as mis fin aux larmes de Marthe, et par ta Passion volontaire tu as essuyé toute larme du visage de ton peuple (Is 25,Cool. « Dieu de nos Pères, tu es béni. » (Esd 7,27) Gardien de la vie, tu as appelé un mort comme s'il dormait. Par une parole tu as déchiré le ventre des enfers et tu as ressuscité celui qui s'est mis à chanter : « Dieu de nos Pères, tu es béni ». Moi, étranglé par les liens de mes péchés, relève-moi aussi et je chanterai : « Dieu de nos Pères, tu es béni »...

Dans sa reconnaissance Marie t'apporte, Seigneur, un vase de myrrhe comme un dû pour son frère (Jn 12,3), et elle te chante dans tous les siècles. Comme mortel, tu invoques le Père ; comme Dieu, tu réveilles Lazare. C'est pourquoi nous te chantons, ô Christ, pour les siècles des siècles... Tu réveilles Lazare, un mort de quatre jours ; tu le fais surgir du tombeau, le désignant ainsi comme témoin véridique de ta résurrection le troisième jour. Tu marches, tu pleures, tu parles, mon Sauveur, montrant ta nature humaine ; mais en réveillant Lazare tu révèles ta nature divine. De manière indicible, Seigneur mon Sauveur, selon tes deux natures, souverainement, tu as accompli mon salut.



Source :











_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4268
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Lun 3 Avr 2017 - 13:59

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Lundi 03 avril 2017 : Le lundi de la 5e semaine de Carême


Les saints du jour (Lundi 03 avril)


Saint Sixte Ier, pape. 117, 127.

Saint Joseph l'Hymnographe (+ 886)

Saint Richard de Wyche, Évêque de Chichester (1197-1253). 
Voir aussi :
Saint Richard de Wyche, évêque de Chichester. 1253.

Saint Louis Scrosoppi, Prêtre italien, Fondateur des Sœurs de la Divine Providence (1804-1884).


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 





Homélie :

"Quant à Jésus, il s’en alla au mont des Oliviers. Dès l’aurore, il retourna au Temple. Comme tout le peuple venait à lui, il s’assit et se mit à enseigner.

Les scribes et les pharisiens lui amènent une femme qu’on avait surprise en situation d’adultère. Ils la mettent au milieu, et disent à Jésus : « Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d’adultère. Or, dans la Loi, Moïse nous a ordonné de lapider ces femmes-là. Et toi, que dis-tu ? » Ils parlaient ainsi pour le mettre à l’épreuve, afin de pouvoir l’accuser. Mais Jésus s’était baissé et, du doigt, il écrivait sur la terre. Jésus qui enseigne est interrompu par un groupe de scribes et de Pharisiens qui poussent, sans ménagement, une femme apeurée. Pour le mettre à l’épreuve, ils l’opposent à Moïse, le piège est bien monté. Jésus se baisse et il trace des traits sur le sol, alors que les Pharisiens s’énervent. Jésus leur dit : « Que celui d’entre vous qui n’a jamais péché lui jette la première pierre ! » Cette réponse de Jésus prend les scribes à contre‑pied, en citant un précepte de la Loi. Jésus remet ces scribes et ces Pharisiens devant leur propre responsabilité, et de nouveau, il se baisse pour écrire sur le sol. Jésus est venu pour nous, pauvres pécheurs que nous sommes tous. Il est venu pour les malades. Jésus est face à la malheureuse misère de l’humanité qui se trouve face à la miséricorde infinie de Dieu.

"Comme on persistait à l’interroger, il se redressa et leur dit : « Celui d’entre vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à lui jeter une pierre. »

Il se baissa de nouveau et il écrivait sur la terre. Jésus cite à ses accusateurs des Paroles les concernant, alors, ils se retirèrent l’un après l’autre. Il renvoit les Pharisiens à la Parole vivante et vivifiante de Dieu. La grâce est absolue car Dieu est bon envers tous. La Parole de Dieu est une thérapie puissante, le salut qui nous est offert. Jésus use d’une si grande miséricorde en face de ces Pharisiens qui voulaient le prendre au piège. Derrière leurs belles manières et leurs déguisements, se cachent de pauvres hommes pécheurs, l’humanité hypocrite, qui a double visage. Notre cœur doit se convertir pour devenir un cœur plein de tendresse, de compassion et de miséricorde. Etre adultère, c’est se considérer « adulte, » sachant ce que nous avons à faire, sans Dieu. « Adulte, » "Aller au-delà."

"Eux, après avoir entendu cela, s’en allaient un par un, en commençant par les plus âgés. Jésus resta seul avec la femme toujours là au milieu.

Il se redressa et lui demanda : « Femme, où sont-ils donc ? Personne ne t’a condamnée ? » Elle répondit : « Personne, Seigneur. » Et Jésus lui dit : « Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus. » Jésus manifeste gratuitement son amour à cette femme. Il refuse de l’identifier ou de la réduire au péché. Il la considère dans sa dignité de femme. Ce n’est qu’après lui avoir d’abord manifesté gratuitement son amour sans condition qu’il lui dit : « Va, et désormais ne pèche plus. » Parce qu’il aime cette femme, parce qu’il sait sa valeur, il l’appelle à renoncer à un chemin de mort. Face à cette femme il y a le Sauveur, le Miséricordieux, le Compatissant. Il nous faut revêtir les sentiments qui habitent son cœur. La femme échappe à la mort, elle revient à la fidélité de tous les jours. Le vrai moteur de sa conversion, c’est le souvenir de la bonté de Jésus. C’est la merveille de notre salut. Jésus voit en nous beaucoup plus que ce que nous sommes, il voit ce que nous pouvons devenir. Jésus accueille chaque personne telle qu’elle est, il l’aime gratuitement et sans condition. Dieu l’appelle à choisir la vie de l’amour, il nous annonce la Bonne Nouvelle du salut.



Citation :
Citation :Nous demandons la grâce de prendre comme modèle la tendresse et la miséricorde de Jésus.



Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 







Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église 
Sermons sur l'évangile de Jean, n°33, 4-6 ; CCL 36, 308 (trad. cf Orval)
 


Justice et miséricorde


Les Pharisiens se dirent entre eux à propos de Jésus : « Il a réputation d'être vrai, il respire la douceur ; c'est sur la justice qu'il nous faut l'attaquer. Amenons-lui une femme prise en flagrant délit d'adultère et disons-lui ce que la Loi ordonne à son sujet »... Que répond le Seigneur Jésus ? Que répond la Vérité (Jn 14,6) ? Que répond la Sagesse (1Co 1,24) ? Que répond la Justice elle-même ainsi mise en cause ? Jésus de ne dit pas : « Qu'elle ne soit pas lapidée », car il ne veut pas avoir l'air de parler contre la Loi. Cependant, il se garde bien de dire : « Qu'elle soit lapidée », car il est venu non pour perdre ce qu'il a retrouvé mais pour « chercher ce qui est perdu » (Lc 19,10). Alors, que répond-il ? Voyez comme il est rempli à la fois de justice, de douceur et de vérité : « Que celui d'entre vous qui est sans péché, dit-il, lui jette la première pierre »

     Réponse de sagesse ! Comme il les fait rentrer en eux-mêmes ! Leurs manœuvres étaient extérieures, mais ils ne regardaient pas au fond de leur propre cœur ; ils voyaient l'adultère, mais ils ne s'observaient pas eux-mêmes... Pharisiens, docteurs de la Loi, vous avez entendu les gardiens de la Loi, mais vous n'avez pas compris Celui qui donne la Loi. En effet, la Loi a été écrite par le doigt de Dieu, mais à cause de la dureté des cœurs elle a été écrite sur la pierre (Ex 31,18; 34,1) ; maintenant le Seigneur écrit sur la terre, parce qu'il cherche le fruit de la Loi... « Que chacun s'examine soi-même, rentre en lui-même, se place devant le tribunal de son âme... Chacun qui s'observe attentivement se découvre inévitablement pécheur. Laissez donc aller cette femme, ou soumettez-vous avec elle au châtiment de la Loi »... 

     Voilà la voix de la justice : « Que la coupable soit punie, mais non par des coupables. Que la Loi soit mise à exécution, mais non par ceux qui violent la Loi »... Frappés par cette justice comme par un fer de lance, ils rentrent en eux-mêmes et, se découvrant pécheurs, « ils se retirèrent l'un après l'autre ».



Source :  












_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4268
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mar 4 Avr 2017 - 13:33

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Mardi 04 avril 2017 : Le mardi de la 5e semaine de Carême


Les saints du jour (Mardi 04 avril)


Saint Isidore de Séville, Docteur de l'Église, Évêque et Confesseur (✝ 636) 
Voir aussi :
Saint Isidore de Séville, Archevêque de Séville, Docteur de l'Eglise. 639.

Saint Benoît l'Africain, Frère Lai Franciscain (✝ 1589).

Saint Gaétan Catanoso, Prêtre et Fondateur de la Congrégation des :
« Sœurs Véroniques de la Sainte Face » (1879-1963)


Bienheureuse Alèthe de Montbard, Mère de Saint Bernard (✝ 1105)


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

« Jésus leur dit encore : « Je m’en vais ; vous me chercherez, et vous mourrez dans votre péché. Là où moi je vais, vous ne pouvez pas aller. »

Les Juifs disaient : « Veut-il donc se donner la mort, puisqu’il dit : “Là où moi je vais, vous ne pouvez pas aller” ? » Il leur répondit : « Vous, vous êtes d’en bas ; moi, je suis d’en haut. Vous, vous êtes de ce monde ; moi, je ne suis pas de ce monde. C’est pourquoi je vous ai dit que vous mourrez dans vos péchés. En effet, si vous ne croyez pas que moi, JE SUIS, vous mourrez dans vos péchés. » Quelle profondeur donne à notre quotidien cette page de l’Evangile qui nous invite à prendre de la hauteur, « d’être d’en haut, » de vivre des « choses d’en haut. » L’émerveillement nous donne de vivre, il nous conduit à la connaissance. Notre foi commence et s’achève dans l’émerveillement, le regard qui nous élève jusqu’au Père. Notre regard sur le Christ, élevé sur la Croix, s’élève jusqu’à la résurrection. Jésus nous redit sans cesse que le mystère de Dieu est un mystère d’amour. Mais nous sommes comme le peuple d’Israël déporté en Égypte qui récrimine contre Dieu. Cet esclavage "extérieur" est le signe d’un esclavage plus profond qui est celui du péché. Jésus n’a fait que du bien, dans la douceur et la tendresse de Dieu. Devant la dureté du cœur de ceux qui se sont appropriés la loi et qui croient servir Dieu dans la contestation, Jésus dit : "Je m’en vais," vous me chercherez et vous mourrez dans votre péché. Entendre de Jésus ce message d’amour, de paix et de douceur, c’est déjà être déjà guéri.

Alors, ils lui demandaient : « Toi, qui es-tu ? » Jésus leur répondit : « Je n’ai pas cessé de vous le dire.

À votre sujet, j’ai beaucoup à dire et à juger. D’ailleurs Celui qui m’a envoyé dit la vérité, et ce que j’ai entendu de lui, je le dis pour le monde. » Ils ne comprirent pas qu’il leur parlait du Père. Jésus a le cœur blessé par ces juifs qui ne comprennent pas ses paroles. La Pâque est une œuvre plus merveilleuse encore que la création au commencement du monde. Notre émerveillement passe par le détournement de notre regard de nous-même pour rejoindre la réalité du monde et de notre Salut. Marie est présente quand Jésus est dans la faiblesse de l’agonie, là, elle nous rejoint dans notre faiblesse. Elle sera encore présente quand son fils sera crucifié pour nous. Jésus nous sauve par sa Croix. Marie perçoit le combat de Jésus pour son peuple, elle souffre de la violence et de la haine contre son fils, contre le Fils unique du Père ! Elle en a le cœur brisé. "Dieu est Amour," cet amour n’est reçu que par un désir et une attente d’être sauvé. Quand le soldat ouvrit le côté de Jésus, "Il jaillit de l’eau et du sang." Cette eau et ce sang sont le symbole du baptême et de l’Eucharistie. L’Église est née par le bain du Baptême issu du côté transpercé de Jésus. Le Christ a formé l’Église à partir de son côté, comme il a formé Ève à partir du côté d’Adam. Jésus libére l’humanité de l’esclavage du menteur pour qu’elle retrouve la soif du Dieu vivant.

"Jésus leur déclara : « Quand vous aurez élevé le Fils de l’homme, alors vous comprendrez que moi, JE SUIS, et que je ne fais rien de moi-même ; ce que je dis là, je le dis comme le Père me l’a enseigné. »

Celui qui m’a envoyé est avec moi ; il ne m’a pas laissé seul, parce que je fais toujours ce qui lui est agréable. » Sur ces paroles de Jésus, beaucoup crurent en lui. L’émerveillement nourrit notre vie quotidienne de la Croix qui fait de nous des Chrétiens. Si la Passion de Jésus nous affecte, nous voulons l’imiter en portant nos croix avec Lui. Du ciel, le Seigneur s’est penché, il entend la plainte des captifs, il veut libérer son peuple de la mort. Dieu se laisse toucher par la vulnérabilité de sa créature, il deviendra l’agonisant qui veut nous rejoindre pour nous sortir de la détresse. La venue de Jésus nous offre la délivrance. Marie a cru en lui, elle s’est laisser toucher par Dieu, elle a crié sa soif d’aimer, sa soif d’être aimée. L’humanité a son avenir est en Dieu. Jésus lui donne l’aliment qui la fait naître, son Corps Ressuscité. Ainsi que la femme engendre de son propre sang et nourrit de son lait ses enfants, de même le Christ nourrit constamment de son Corps et de son Sang celle qu’il a engendrée.


Citation :
Nous demandons la grâce de rejoindre la bonté du Cœur de Jésus.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Augustin (354-430), Évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et Docteur de l'Église 
Sermons sur l'évangile de Jean, n°12 (trad. Bibliothèque augustinienne, DDB 1969, t. 71, p. 655 rev.)


« Quand vous aurez élevé le Fils de l'homme, alors vous comprendrez que moi, Je suis »

Le Christ a pris la mort, il l'a attachée à la croix, et les hommes mortels ont été délivrés de la mort. Ce qui était arrivé symboliquement autrefois, le Seigneur le rappelle : « De même que Moïse a élevé le serpent dans le désert, il faut que le Fils de l'Homme soit élevé, afin que tous ceux qui croient en lui ne périssent pas, mais qu'ils aient la vie éternelle » (Jn 3,14). Mystère profond !... Le Seigneur ordonna en effet à Moïse de fabriquer un serpent d'airain, de l'élever sur un bois au milieu du désert et d'avertir le peuple d'Israël que, si quelqu'un était mordu par un serpent, il regarde le serpent élevé sur le bois. Ils regardaient et ils étaient guéris (Nb 21,6-9).

     Que représentent les serpents qui mordent ? Les péchés qui proviennent de la mortalité de la chair. Et quel est le serpent qui est élevé ? La mort du Seigneur en croix. En effet, comme la mort est venue par le serpent (Gn 3), elle a été symbolisée par l'effigie d'un serpent. La morsure du serpent donne la mort ; la mort du Seigneur donne la vie. Qu'est-ce à dire ? Pour que la mort n'ait plus aucun pouvoir, on regarde la mort. Mais la mort de qui ? La mort de la Vie, si on peut parler de la mort de la Vie, et comme on peut le dire, l'expression est merveilleuse. Est-ce que je vais hésiter à dire ce que le Seigneur a daigné faire pour moi ? Le Christ n'est-il pas la Vie ? Et pourtant le Christ a été crucifié. Le Christ n'est-il pas la Vie ? Et pourtant le Christ est mort. Dans la mort du Christ, la mort a trouvé la mort... ; la plénitude de la Vie a englouti la mort, la mort a été anéantie dans le corps du Christ. C'est ce que nous dirons à la résurrection quand, triomphants, nous chanterons : « Mort, où est ta puissance ? Mort, où est ton aiguillon ? » (1Co 15,55).



Source :  












_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4268
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mer 5 Avr 2017 - 10:57

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Mercredi 05 avril 2017 : Le mercredi de la 5e semaine de Carême


Les saints du jour (Mercredi 05 avril)


Sainte Julienne de Cornillon, Religieuse Augustine, Prieure du Monastère du Mont-Cornillon (1192-1258)

Saint Vincent Ferrier, Frère Dominicain, Missionnaire (1350-1419). 
Voir aussi :
Saint Vincent Ferrier, de l'Ordre de Saint-Dominique, confesseur. 1419.

Vénérable Rosalie Cadron-Jetté, Fondatrice des Sœurs de la Miséricorde (✝ 1864).

Vénérable Jesús María Echevarría y Aguirre, Évêque mexicain (✝ 1954).


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

"Jésus disait à ceux des Juifs qui croyaient en lui : « Si vous demeurez fidèles à ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; alors vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres. »"

Ils lui répliquèrent : « Nous sommes la descendance d’Abraham, et nous n’avons jamais été les esclaves de personne. Comment peux-tu dire : “Vous deviendrez libres” ? » Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : qui commet le péché est esclave du péché. L’esclave ne demeure pas pour toujours dans la maison ; le fils, lui, y demeure pour toujours. Si donc le Fils vous rend libres, réellement vous serez libres. Nous ne pouvons pas invoquer la descendance d’Abraham pour nous justifier de nos ténèbres. C’est dans l’épreuve que nous démasquons les ambiguïtés et les ambivalences de ce monde. La parole prononcée par Jésus est efficace. Entendue, elle produit un effet de conversion. Suivre Jésus, c’est affronter avec lui la situation de violence qui se vit aujourd’hui encore au sein de notre peuple. Si certains suivent Jésus, d’autres le haïssent. Les adversaires de Jésus s’acharnent beaucoup contre ceux qui entourent Jésus et l’interrogent ! Nous "détectons" les ennemis de Jésus à leur haine. A la suite de Jésus, il nous faut rejeter les ténèbres pour devenir amour. Jésus révèle aux Juifs le mystère de la vérité qu’ils ne connaissent pas ! Au contact de Jésus, une liberté profonde est retrouvée pour ceux qui sont guéris par lui. Nous sommes concernés aujourd’hui encore. La vérité de l’amour infini de Dieu doit prendre tout notre être. Nous voulons découvrir les amis de Jésus ! Les véritables amis de Jésus l’accompagnent dans le grand combat qu’il mène jusqu’à la croix. Tout ce qui n’est pas amour en nous a besoin d’être purifié.

"Je sais bien que vous êtes la descendance d’Abraham, et pourtant vous cherchez à me tuer, parce que ma parole ne trouve pas sa place en vous."

Je dis ce que moi, j’ai vu auprès de mon Père, et vous aussi, vous faites ce que vous avez entendu chez votre père. » Ils lui répliquèrent : « Notre père, c’est Abraham. » Jésus leur dit : « Si vous étiez les enfants d’Abraham, vous feriez les œuvres d’Abraham. Mais maintenant, vous cherchez à me tuer, moi, un homme qui vous ai dit la vérité que j’ai entendue de Dieu. Cela, Abraham ne l’a pas fait. Jésus dit à ses interlocuteurs leur situation de pécheurs qu’ils n’acceptent pas de reconnaître. Ce qui pourrait les sauver, ce serait de s’ouvrir à lui et de se convertir. Jésus sait qu’il n’a pas de prise sur eux. Dès lors que l’erreur nous tient dans le mensonge, et que le mensonge nous alourdit, nous demeurons dans les ténèbres. Nous sommes mus par nos peurs, nos intérêts propres, nous sommes ligotés et nous ne sommes pas libres. Il y a tant de manières d’adhérer aux idoles intérieures ou extérieures, elles empêchent Jésus de nous rejoindre et de nous purifier. Jésus le Sauveur du monde nous libère. Nous demandons à Dieu la grâce de nous sortir de nos ténèbres et dans nos enfermements. Jésus est le Fils de Dieu qui descend dans nos enfers il vient à bout de nos ténèbres. Avec notre liberté retrouvée il peut nous sortir de notre rétrécissement. Dès que nous venons à sa lumière, grâce à la Parole de Dieu, nous pouvons rayonner de son amour et nous devenons les témoins de la Vérité. Pour demeurer dans la lumière, il nous faut résister franchement à tout mensonge.

"Vous, vous faites les œuvres de votre père. » Ils lui dirent : « Nous ne sommes pas nés de la prostitution ! Nous n’avons qu’un seul Père : c’est Dieu. »"

Jésus leur dit : « Si Dieu était votre Père, vous m’aimeriez, car moi, c’est de Dieu que je suis sorti et que je viens. Je ne suis pas venu de moi-même ; c’est lui qui m’a envoyé. Jésus ne renonce pas à mettre ses adversaires dans la lumière. Etre dans une filiation implique de se comporter en cohérence avec elle. C’est ce que Jésus vit en profondeur, il en témoignera par sa Croix. La grandeur de la parole de l’Homme, c’est qu’elle dit la vérité. Le salut consiste à se fier à la parole de l’autre, il consiste à avoir foi en l’autre. Jésus leur manifeste l’enfermement de ses adversaires, il ouvre ainsi la possibilité d’un changement. Le doute émit sur Jésus est grave : "Nous ne sommes pas nés de la prostitution !" L’Esprit Saint nous éclaire pour que nous ayons la certitude que Dieu vient nous purifier du mensonge au plus profond de notre être. Purifiés, nous devenons alors « sauveurs avec Jésus, » pour être soutiens de nos frères. La Vérité de Jésus travaille en nous et l’Esprit Saint nous empêche de laisser le menteur avoir prise sur nous. Si nous passons par le feu de l’Amour, nous ne serons pas brûlés par l’Amour ! Le Christ est vainqueur, en vaillant sauveur, il se tient dans le cœur de tout croyant et il le sauve !


Citation :
Nous supplions Jésus de nous donner la liberté intérieure qui vient à bout de nos incrédulités.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Philoxène de Mabboug (?-v. 523), Évêque en Syrie 
Homélie n° 4, Sur la simplicité, 75-76 (trad. Sr Isabelle de la Source, Lire la Bible, t.1, Médiaspaul 1988, p. 48 ; cf SC 44)


« Si vous êtes des enfants d'Abraham, vous devriez agir comme Abraham »

Au premier appel, Abraham est sorti à la suite de Dieu. Il ne s'est pas fait juge de la parole qui s'adressait à lui. Son attachement pour sa famille et ses proches ne l'a pas retenu, ni l'amour de son pays et de ses amis, ni aucun autre lien humain. Mais dès qu'il a entendu la parole et qu'il a su qu'elle était de Dieu, il l'a écoutée avec simplicité, sa foi l'a tenue pour vraie. Méprisant tout le reste, il s'est mis en route avec l'innocence de la nature qui ne cherche pas à ruser ni à faire le mal. Il a couru vers la parole de Dieu comme un enfant court vers son père...

     Dieu lui avait dit : « Sors de ton pays et de ta famille, et viens dans le pays que je te montrerai » (Gn 12,1). C'est pour faire triompher la foi d'Abraham et rendre éclatante sa simplicité que Dieu ne lui a pas révélé le pays où il l'appelait ; il semblait le conduire vers Canaan, et pourtant la promesse lui parlait d'un autre pays, celui de la vie qui est dans les cieux. Saint Paul l'atteste : « Il attendait la ville aux fondements solides, celle dont Dieu lui-même est l'architecte et le bâtisseur » (He 11,10)... Bien mieux, afin de nous montrer plus clairement que cette promesse ne concernait pas une patrie terrestre, Dieu, après avoir fait sortir Abraham de sa patrie, Ur des Chaldéens, ne l'a pas conduit aussitôt au pays de Canaan, il l'a fait demeurer d'abord à Harrane. Il ne lui a pas révélé non plus tout de suite le nom du pays où il le conduisait ; Abraham ainsi ne sortirait pas de Chaldée sur le seul attrait d'une récompense.

     Considère donc cette sortie d'Abraham, ô disciple, et que la tienne ressemble à la sienne ! Ne tarde pas à répondre à la voix vivante du Christ qui t'appelle. Autrefois il ne s'adressait qu'à Abraham ; aujourd'hui, par son Évangile, il appelle tous ceux qui le veulent, il les invite à sortir à sa suite, car son appel concerne tous les hommes... Autrefois il a choisi le seul Abraham ; aujourd'hui il demande à tous d'imiter Abraham.



Source :  












_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4268
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Jeu 6 Avr 2017 - 15:10

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Jeudi 06 avril 2017 : Le jeudi de la 5e semaine de Carême


Les saints du jour (Jeudi 06 avril)


Saint Célestin Ier Pape (43 ème) de 422 à 432 (+ 432)

Saint Eutyches, Patriarche de Constantinople (+ 565). 

Saint Guillaume de Paris (Guillaume d'Æbelholt, Guillaume du Paraclet,
Guillaume d'Eskil), Abbé à Eskill, au Danemark (1105 - 1202


Saint Pierre de Vérone, Prêtre Dominicain martyr (✝ 1252).

Bienheureux Zéphyrin Agostini, Prêtre Fondateur des Ursulines Filles de
Marie Immaculée (1813-1896)



Bienheureux Michel Rua, 1er successeur de Don Bosco (1837-1910).


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 


Homélie :

"Amen, amen, je vous le dis : si quelqu’un garde ma parole, jamais il ne verra la mort. »

Les Juifs lui dirent : « Maintenant nous savons bien que tu as un démon. Abraham est mort, les prophètes aussi, et toi, tu dis : “Si quelqu’un garde ma parole, il ne connaîtra jamais la mort.” Es-tu donc plus grand que notre père Abraham ? Il est mort, et les prophètes aussi sont morts. Pour qui te prends-tu ? » Jésus promet la victoire sur la mort pour ceux qui gardent sa Parole. Les Juifs, ne croyant pas, veulent avoir raison dans leur discussion pour déshonorer Jésus. Ils ne croient pas que Jésus peut les sauver du péché et de la mort. Ils préparent des arguments pour ne pas voir la lumière à l’intérieur d’eux-mêmes. Il leur faudrait changer de regard pour garder la parole de Jésus. Dieu a conclu une alliance avec Abraham par laquelle il a promit le salut à toute sa descendance. Tous le savaient mais ils ignoraient l’étendue de la lumière et de la puissance de Dieu. Jésus leur révèle qu’Abraham a vu le Messie dans le jour de Yahvé, et il a appelé ce jour, son jour, il se l’est donc approprié ! "Abraham avait contemplé le jour de Sa venue et s’était réjoui de le voir." En avançant vers Pâques, c’est dans cette lutte à mort contre Jésus, le Sauveur du monde, que nous entrons. Nous renouvelons notre foi en Jésus qui nous délivre des idoles et qui nous sauve de « l’image » que nous nous fabriquons de Dieu.

Jésus répondit : « Si je me glorifie moi-même, ma gloire n’est rien ; c’est mon Père qui me glorifie, lui dont vous dites : “Il est notre Dieu,” alors que vous ne le connaissez pas. »

Moi, je le connais et, si je dis que je ne le connais pas, je serai comme vous, un menteur. Ces hommes, qui se réclament d’Abraham, ne veulent pas être délogés dans leur compréhension de l’Ecriture. Abram a entendu : « Quitte ton pays, ta culture, ta parenté, et va. » Il leur faudrait entrer dans une démarche d’espérance. Jésus leur dit : "Abraham n’a jamais fait comme vous !" Nous avons de la peine, nous aussi, à nous laisser déloger de nos idées et de nos petites certitudes ! C’est par sa tendresse et sa miséricorde que Jésus nous aide à dépasser la vision étriquée de Dieu et des hommes que nous pouvons avoir. Jésus, avec toute la puissance de sa divinité, glorifie le Père en accomplissant parfaitement sa volonté. Il dit : « Je connais le Père et je garde sa parole ». Le Père connaît le Fils et le Fils connaît le Père, leur connaissance dans l’Esprit Saint est totale. Elle est complète et parfaite, elle se donne à nous si nous sommes pauvres et petits. Comme Jésus garde la Parole du Père, nous gardons la Parole de Jésus. Nous rendons grâce à Dieu pour son immense gloire qui se trouve encore en chacun de nous.

"Abraham votre père a exulté, sachant qu’il verrait mon Jour. Il l’a vu, et il s’est réjoui. »

Les Juifs lui dirent alors : « Toi qui n’as pas encore cinquante ans, tu as vu Abraham ! » Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : avant qu’Abraham fût, moi, JE SUIS. » Alors ils ramassèrent des pierres pour les lui jeter. Mais Jésus, en se cachant, sortit du Temple. Quand nous sommes dérangés et que nous résistons au dérangement, nous croyons être dans notre bon droit et nous pouvons devenir violents. C’est l’attitude de ces hommes qui ne "supportent" plus que Jésus les dérange. Son Amour pour les pauvres est dérangeant, son accueil de la misère humaine est provoquant. Maintenant, dans cette révélation, Jésus montre qu’Il possède la vision de Dieu. Ce sera le motif de sa condamnation. Il se manifeste à eux comme présence préexistante au temps d’Abraham : « Avant qu’Abraham ait existé, moi, je suis ». C’est une proclamation éclatante de sa divinité que les Juifs pourraient comprendre à cause de ses œuvres ! Ils auraient pu croire en Lui s’ils avaient eu plus de connaissance du Père. Jésus donne une manifestation glorieuse de sa divinité, il utilise les mêmes termes par lesquels Dieu a révélé son nom à Moïse : « Je suis celui qui suis. » De toute éternité, j’existe, dit Jésus. Il se tient devant eux, et donne le témoignage de son existence divine. Quand nous sommes dans l’épreuve, « furieux » contre quelqu’un, contre Dieu, notre colère procède bien souvent du même mouvement. Le même « mensonge » est à l’œuvre qui nous fait nous mentir à nous-mêmes, à Dieu, et aux autres. La mort est vaincue par la Passion de Jésus, il est vrai Dieu et vrai Homme, il est l’Amour parfait qui est le pardon.


Citation :
Nous demandons la grâce d’être dépouillés de nous mêmes pour suivre Jésus qui nous donne sa Vie.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Ambroise (v. 340-397), Evêque de Milan et Docteur de l'Église  
Abraham, livre I, 19-20 (trad. coll. Pères dans la foi 74, Migne 1999, p. 49)


« Abraham a vu mon jour »

Considérons la récompense qu'Abraham réclame au Seigneur. Il ne demande pas des richesses comme un avare, ni une longue vie comme celui qui craint la mort, ni la puissance, mais il demande un digne héritier de son travail : « Que me donneras-tu, dit-il ? Je m'en vais sans enfants » (Gn 15,2)... Agar a mis au monde un fils, Ismaël, mais Dieu lui dit : « Ce ne sera pas lui ton héritier, mais un autre issu de toi » (Gn 15,4). De quel autre parle-t-il ? Il ne s'agit pas d'Ismaël mais de saint Isaac... Mais dans le fils légitime Isaac, nous pouvons voir le véritable fils légitime, le Seigneur Jésus Christ qui, au début de l'évangile de saint Matthieu, est appelé fils d'Abraham (Mt 1,1). Il s'est montré vrai fils d'Abraham en faisant resplendir la descendance de son ancêtre ; c'est grâce à lui qu'Abraham a regardé vers le ciel et a pu voir sa postérité briller comme les étoiles (Gn 15,5). L'apôtre Paul dit : « Une étoile diffère en éclat d'une autre étoile ; il en est ainsi pour la résurrection des morts » (1Co 15,41). En associant à sa résurrection les hommes que la mort gardait en terre, le Christ leur a donné part au royaume du ciel.

     La filiation d'Abraham s'est propagée uniquement par l'héritage de la foi, qui nous prépare au ciel, nous rapproche des anges, nous élève jusqu'aux étoiles. « Dieu dit : 'Telle sera ta descendance' et Abraham crut en Dieu » (Gn 15,6). Il a cru que le Christ par son incarnation serait son héritier. Pour te le faire savoir, le Seigneur a dit : « Abraham a vu mon jour et s'est réjoui ». Dieu l'a considéré comme juste parce qu'il n'a pas demandé d'explication mais a cru sans la moindre hésitation. Il est bon que la foi devance les explications, sinon nous aurions l'air d'en demander au Seigneur notre Dieu, comme à un homme. Quelle inconvenance de croire des hommes quand ils témoignent au sujet d'un autre, et de ne pas croire Dieu quand il parle de lui ! Imitons donc Abraham pour hériter le monde par la justification de la foi, qui l'a fait hériter de la terre.



Source :  












_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4268
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Ven 7 Avr 2017 - 14:36

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Vendredi 07 avril 2017 : Le vendredi de la 5e semaine de Carême


Les saints du jour (Vendredi 07 avril)


Saint Calliope Martyr à Pompeiopolis (Cilicie) (4ème s.)

Saint Hermann-Joseph, Prêtre Prémontré (✝ 1241) Voir aussi :
Le Bienheureux Hermann de Steinfeld, dit Joseph, Prémontré. 1230.

Saint Jean-Baptiste de La Salle, Fondateur des Frères des Écoles Chrétiennes (1651-1719). 

Bienheureux Edouard Oldcorne, Martyr (✝ 1606)


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"De nouveau, des Juifs prirent des pierres pour lapider Jésus. »

Celui-ci reprit la parole : « J’ai multiplié sous vos yeux les œuvres bonnes qui viennent du Père. Pour laquelle de ces œuvres voulez-vous me lapider ? » Ils lui répondirent : « Ce n’est pas pour une œuvre bonne que nous voulons te lapider, mais c’est pour un blasphème : tu n’es qu’un homme, et tu te fais Dieu. » Jésus continue à parler de l’enjeu de la situation qui se vit au sein du peuple juif. Comment apporter la nouveauté du Royaume, la vérité sur sa personne qui rend libre. Pour que cette promesse s’accomplisse, il faut entrer dans une évolution, s’ouvrir à la possibilité d’un changement à son contact, le Fils, qui accomplit les œuvres du Père. Ces œuvres sont incomprises par ses adversaires. Les seuls qui comprennent le sens de ces Paroles sont les simples et les petits qui ont bénéficiés du Salut apporté par lui. Le père du mensonge est à l’œuvre dans cette discordance qui manifeste la volonté propre de ses adversaires, en opposition à la volonté de Dieu. Le Royaume des cieux est caché aux grands et aux savants. L’expression "Je suis Fils de Dieu," est insupportable pour les juifs ! Ce sera le point déterminant de sa condamnation. Or Jésus montre la vérité de son Etre de Fils de Dieu, mais les juifs le tiennent pour un blasphémateur et ils le condamnent à être lapidé.

"Jésus leur répliqua : « N’est-il pas écrit dans votre Loi : J’ai dit : Vous êtes des dieux ? Elle les appelle donc des dieux, ceux à qui la parole de Dieu s’adressait, et l’Écriture ne peut pas être abolie."

Or, celui que le Père a consacré et envoyé dans le monde, vous lui dites : “Tu blasphèmes,” parce que j’ai dit : “Je suis le Fils de Dieu”. Jésus ne renonce pas, il continue à les éclairer. Il les prend aux mots à partir de ce qui est écrit dans la Loi à propos de la filiation qui implique une cohérence. C’est ce que Jésus vit en profondeur et dont il témoigne. Mais eux refusent ces paroles qui viennent d’un Autre, son Père. Le salut consiste à se fier à la parole de l’autre, en voyant que ce qu’il dit, il le fait. Jésus manifeste leur enfermement et il ouvre la possibilité d’un changement en eux. Jésus n’a pas cessé de créer des liens d’amour, de faire le bien, et le mal se déchaîne contre Lui ! Nous faisons aussi cette expérience, c’est quand nous apportons de l’amour dans certaines situations, que la haine se décuple. C’est le combat spirituel dans lequel nous sommes engagés. Le Dieu Amour, plus fort que la mort, est notre victoire sur tout ce qui s’oppose à l’amour. Jésus lance un appel à la conversion mais cet appel est rejeté. Il est le visage inconnu de Dieu qui fonde une nouvelle fraternité, mais qui sera abandonné. On crachera sur Lui car Jésus dérange, et cette révolte exprime notre péché ! Il en est ainsi parce que nous ne connaissons pas le Dieu d’amour.

"Si je ne fais pas les œuvres de mon Père, continuez à ne pas me croire. Mais si je les fais, même si vous ne me croyez pas, croyez les œuvres. Ainsi vous reconnaîtrez, et de plus en plus, que le Père est en moi, et moi dans le Père."

Eux cherchaient de nouveau à l’arrêter, mais il échappa à leurs mains. Il repartit de l’autre côté du Jourdain, à l’endroit où, au début, Jean baptisait ; et il y demeura. Beaucoup vinrent à lui en déclarant : « Jean n’a pas accompli de signe ; mais tout ce que Jean a dit de celui-ci était vrai. » Et là, beaucoup crurent en lui. Jésus les pousse dans leur retranchement, il voudrait qu’ils reconnaissent qu’ils sont agis par le père du mensonge. L’agressivité va s’abattre farouchement sur Lui. Jésus mourra pour avoir dit la vérité sur lui-même, pour être fidèle à son identité, à sa mission et à sa Personne. Il leur explique pourquoi il se nomme “Fils de Dieu.” Mais tout est vain : ce que Jésus dit est d’une telle ampleur qu’ils n’arrivent pas à le saisir. Nous contemplerons la douceur de Jésus et son humilité dans sa Passion les Jours Saints. Jésus doit fuir, et tout ceux qui croient en Lui le rejoignent, ils sont prêts à l’écouter et à le suivre. C’est à cette profondeur que le baptême nous atteint pour nous remettre dans le jaillissement de la vie. Le premier fruit de ce don est une fraternité renouvelée. Pour rétablir ces liens fraternels il nous faut d’abord rétablir les liens filiaux avec notre Père des cieux. Nous sommes frères et sœurs parce que nous avons le même Père. Devenons les enfants tendrement aimés de Dieu. Nous approchons des jours saints et la Parole de Jésus nous provoque à le contempler, à nous convertir. A nouveau la Croix de Jésus se profile à l’horizon quand il dit la vérité qui le mène au désastre relationnel avec eux. Amour et vérité sont ensemble pour Jésus, il donnera sa vie pour que cette réconciliation puisse être reçue.


Citation :
Nous demandons la grâce de méditer cette Parole si actuelle.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Méliton de Sardes (?-v. 195), Évêque  
Homélie pascale, 57-67 (trad. coll. Icthus vol. 10, p. 35 rev ; cf SC 123)


Le mystère de la Pâque du Seigneur

Le mystère de la Pâque s'est accompli dans le corps du Seigneur. Mais déjà il avait annoncé ses propres souffrances dans les patriarches, les prophètes et tout son peuple ; il les avait confirmées par un sceau dans la Loi et les prophètes. Ce futur inouï et grandiose a été préparé de longue date ; préfiguré depuis longtemps, le mystère du Seigneur a été rendu visible aujourd'hui, car ancien et nouveau est le mystère du Seigneur...

     Veux-tu donc voir le mystère du Seigneur ? Regarde Abel comme lui assassiné, Isaac comme lui enchaîné, Joseph comme lui vendu, Moïse comme lui exposé, David comme lui traqué, les prophètes comme lui malmenés au nom du Christ. Regarde enfin la brebis immolée sur la terre d'Égypte, qui frappa l'Égypte et sauva Israël par son sang.

     Par la voix des prophètes aussi s'annonçait le mystère du Seigneur. Moïse dit au peuple : « Vous verrez votre vie suspendue sous vos yeux, nuit et jour, et vous ne croirez pas à votre vie » (Dt 28,66). Et David : « Pourquoi les nations en tumulte et ce vain grondement des peuples ? Les rois de la terre se sont soulevés, les princes ont ensemble conspiré contre le Seigneur et son Oint » (Ps 2,1). Et Jérémie : Le mystère de la Pâque s'est accompli dans le corps du Seigneur. Mais déjà il avait annoncé ses propres souffrances dans les patriarches, les prophètes et tout son peuple ; il les avait confirmées par un sceau dans la Loi et les prophètes. Ce futur inouï et grandiose a été préparé de longue date ; préfiguré depuis longtemps, le mystère du Seigneur a été rendu visible aujourd'hui, car ancien et nouveau est le mystère du Seigneur...

     Bien d'autres événements ont été annoncés par de nombreux prophètes touchant le mystère de la Pâque, qui est le Christ... C'est lui qui nous a délivrés de la servitude du monde comme de la terre d'Égypte, et nous a arrachés à l'esclavage du démon comme de la main de Pharaon.



Source :  










_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4268
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Lun 10 Avr 2017 - 16:39

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Dieu et suivez ce fil depuis longtemps.
J'interromps mes postes de la façon que je l'ai effectué jusqu'au sept avril dernier, du moins jusqu'à Pâques. Cela me prends du temps (beaucoup plus que les autres postes, de l'énergie et autre...). Cependant je le fais avec joie car tout pour moi est occasion d'offrir à Dieu et de servir ! Je souhaite durant la Semaine Sainte qui est sacré pour tous les chrétiens me consacrer entièrement à ce qui se fait dans la Cité du Sacré Cœur. Je posterai des vidéos si possible.

Que Dieu vous bénisse tous et que cette Semaine Sainte soit l'occasion pour nous tous de nous sanctifier par la grâce d'un bon fin de Carême, la pénitence et les prières !



Voici la vidéo de la Bénédiction et Messe des Rameaux et de la Passion célébrée par le Pape François  :







Marie-Noëlle Thabut lit et commente l'intégralité des lectures du dimanche des Rameaux et de la Passion, année A. :







Lundi Saint : Le Messie (1/5) / En marche vers Dimanche











Source :  

_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4268
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mar 11 Avr 2017 - 15:34

Mardi Saint : Le Messie (2/5)   / En marche vers Dimanche












Source :  


_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4268
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mer 12 Avr 2017 - 17:44

Mercredi Saint : Le Messie (3/5)   / En marche vers Dimanche





En cette Semaine Sainte, Marie-Noëlle Thabut nous met en marche vers Pâques,
en nous proposant un éclairage sur la notion de "MESSIE".








Source :  

_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4268
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Jeu 13 Avr 2017 - 12:33

Jeudi Saint : Le Messie (4/5) / En marche vers Dimanche





En cette Semaine Sainte, Marie-Noëlle Thabut nous met en marche vers Pâques,
en nous proposant un éclairage sur la notion de "MESSIE".








Source :  


_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !


Dernière édition par Lumen le Ven 14 Avr 2017 - 20:16, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4268
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Jeu 13 Avr 2017 - 20:04

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Jeudi 13 avril 2017 : Jeudi-Saint. Fête du Triduum Pascal. Fête le 13 Avril 2017. Voir aussi : 13 avril 2017. Le jeudi Saint.


Les saints du jour (Jeudi 13 avril)


St Hermenegild, fils du roi Léovigild et martyr († 586)

Saint Martin Ier Pape (74 ème) de 649 à 656 et martyr (+ 656)

Saint Joseph Moscati, saint médecin de Naples (1880-1927).

Bienheureux Jacques de Certaldo, Religieux Camaldule (✝ 1292).

Bienheureux Rolando Rivi, Jeune séminariste et martyr « Modèle de Foi pour les jeunes de 14 ans » (1931-1945)


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Avant la fête de la Pâque, sachant que l’heure était venue pour lui de passer de ce monde à son Père, Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout.

Au cours du repas, alors que le diable a déjà mis dans le cœur de Judas, fils de Simon l’Iscariote, l’intention de le livrer, Jésus, sachant que le Père a tout remis entre ses mains, qu’il est sorti de Dieu et qu’il s’en va vers Dieu, se lève de table, dépose son vêtement, et prend un linge qu’il se noue à la ceinture ; puis il verse de l’eau dans un bassin. Alors il se mit à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge qu’il avait à la ceinture. Nous entrons dans le premier jour du "triduum pascal," Jésus manifeste l’amour et l’humilité qui sont les deux ailes nous permettent d’avancer vers le Royaume éternel de Dieu notre Père avec lui. Jésus annonce le don total de sa personne pour le salut de l’humanité et la gloire de son Père. Il donne en partage son Corps et son Sang, prémices de l’acte d’amour suprême de sa crucifixion. Jésus lave les pieds de ses apôtres, les faisant ainsi entrer dans la grande vertu de l’humilité. Il quitte son vêtement, nous annonçant déjà le dépouillement de ses vêtements avant la crucifixion et le dépouillement de son corps de chair pour ressusciter en corps de gloire. Si ce geste était normal à l’époque de Jésus, cette tâche revenait à un serviteur de la maison. C’est l’étonnement de Pierre, Jésus se fait le serviteur, par ce geste ingrat et humiliant, il se baisse, s’abaisse et lave les pieds poussiéreux, et il les essuye. Jésus n’hésite pas, toute sa vie est orientée en ce sens. Il nous prépare, comme ses disciples, au don de l’Eucharistie qui nous sera donnée, pour que nous ayons le courage d’entrer dans sa Passion.

"Il arrive donc à Simon-Pierre, qui lui dit : « C’est toi, Seigneur, qui me laves les pieds ? » Jésus lui répondit : « Ce que je veux faire, tu ne le sais pas maintenant ; plus tard tu comprendras. »

Pierre lui dit : « Tu ne me laveras pas les pieds ; non, jamais ! » Jésus lui répondit : « Si je ne te lave pas, tu n’auras pas de part avec moi. » Simon-Pierre lui dit : « Alors, Seigneur, pas seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête ! » Jésus lui dit : « Quand on vient de prendre un bain, on n’a pas besoin de se laver, sinon les pieds : on est pur tout entier. Vous-mêmes, vous êtes purs, mais non pas tous. » Nous voyons Pierre refuser le geste de Jésus et qui finit par l’accepter quand Jésus lui dit clairement qu’il n’aurait point de part avec lui. Jésus, par ce geste du lavement des pieds, invite ses disciples à entrer dans l’humilité grâce à laquelle ils seront prêts à entrer au Royaume de Dieu. Nous voulons nous dépouiller de nos complexes d’infériorité et de supériorité pour accepter avec joie de servir les autres ou d’être servi par eux dans un acte d’humilité réciproque. Au cours de ce dernier repas, Jésus gratifie ses disciples de sa présence par le mystère de l’Eucharistie. Quand il leur lave les pieds, il bouleverse nos conceptions de service pour nous transformer de fond en comble. Jésus par cet acte de lavement des pieds nous révèle que la plus haute humilité consiste à nous vider de nous même pour toucher la grâce ineffable de Dieu.


"Il savait bien qui allait le livrer ; et c’est pourquoi il disait : « Vous n’êtes pas tous purs. »

Quand il leur eut lavé les pieds, il reprit son vêtement, se remit à table et leur dit : « Comprenez-vous ce que je viens de faire pour vous ? Vous m’appelez “Maître” et “Seigneur”, et vous avez raison, car vraiment je le suis. Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi, vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. C’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous.  Jésus a fait ce geste non pas avant le repas, mais pendant le repas. Il nous montre ainsi comme ce dernier repas revêt une importance véritable. En lavant les pieds de tous ses disciples, y compris de Judas, Jésus veut les faire entrer dans cet amour du Père qu’il est venu révéler. Le geste du lavement des pieds donne aux disciples d’entrer dans le mystère de la Croix qui approche et lui donne son sens. Nous entrons dans la nouvelle Alliance avec Jésus dans une ouverture d’amour incroyable. C’est dans le prolongement du lavement des pieds que Jésus prend du pain, prononce la bénédiction et dit : « Prenez et mangez en tous ceci est mon corps livré pour vous. » Jésus va nous sauver par sa Passion, par sa mort et par sa Résurrection, par la victoire de son amour infini sur toute violence. Jésus ressuscitera en corps de gloire, dans le Corps que Marie lui a tissé. Il nous invite à nous laisser laver « les pieds » par lui, à nous mettre à son écoute, à le regarder, à nous laisser servir. C’est lui qui agit dans nos vies, nous le contemplons jusque sur la Croix, là où son amour va jusqu’au bout.

Citation :
Nous demandons la grâce de comprendre l’amour du cœur de Jésus, d’être proches de nos frères.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Thomas More (1478-1535), Homme d'État anglais, Martyr
Traité sur la Passion, 1 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 199 rev.)


« Il les aima jusqu'au bout »

« Avant la fête de la Pâque, sachant que l'heure était venue pour lui de passer de ce monde à son Père, Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu'au bout »... Dans l'Évangile Jean a été appelé spécialement « le disciple que Jésus aimait ». C'est ce disciple qui met ici en lumière par ses paroles combien notre Sauveur, qui aimait tellement Jean, était fidèle dans son amour.

     Car ces paroles sont suivies aussitôt par le récit de la Passion amère du Christ, en commençant par la dernière Cène, et d'abord par l'humble service du lavement des pieds rendu par Jésus à ses disciples, et par l'envoi du traître au dehors. Viennent ensuite l'enseignement de Jésus, sa prière, son arrestation, son procès, sa flagellation, sa crucifixion et toute la douloureuse tragédie de sa Passion très amère.

     C'est avant tout cela que saint Jean cite les paroles rappelées à l'instant, pour faire comprendre que le Christ a accompli tous ces actes par pur amour. Cet amour, il l'a bien montré à ses disciples lors de la dernière Cène, lorsqu'il leur a affirmé qu'en s'aimant les uns les autres, ils suivraient son exemple (Jn 13,34). Car ceux qu'il aimait, il les a aimés jusqu'au bout, et il souhaitait qu'ils fassent de même. Il n'était pas inconstant, comme tant de gens qui aiment de façon passagère, abandonnent à la première occasion, et d'amis deviennent ennemis, comme l'a fait le traître Judas. Jésus, lui, a persévéré dans l'amour jusqu'au bout, jusqu'à ce que, précisément par cet amour, il en soit venu à cette extrémité douloureuse. Et pas seulement pour ceux qui étaient déjà ses amis, mais pour ses ennemis, afin d'en faire des amis, non pour son avantage, mais pour le leur.



Source :  










_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4268
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Ven 14 Avr 2017 - 13:39

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Vendredi 14 avril 2017 : Fête du Vendredi-Saint : Chemin de Croix et Office de la Passion. Voir aussi : 14 avril 2017. Le vendredi Saint.


Les saints du jour (Vendredi 14 avril)


Saint Bénezet (Benoît), jeune berger, constructeur du Pont d'Avignon (1165-1184).

Saint Pierre Gonzalez , Prêtre Dominicain (1190-1246)

Sainte Lidwine de Schiedam, Laïque et Mystique (1380-1433). Voir aussi : Sainte Lydwine de Schiedam, vierge. 1433.


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Voici l’homme !"

Jésus est arrêté dans un jardin au-delà du Cédron. Deux groupes s’affrontent dans ce jardin : Judas, la cohorte et les gardes d’un côté, Jésus et ses disciples de l’autre. Judas disparaît tout de suite dans l’anonymat. La cohorte et les gardes sont venus avec « des lanternes et des torches, » qui ne leur permettent pas de voir celui qui est la « lumière du monde. » Quand Jésus est flagellé, couronné d’épines et humilié, il est présenté comme « l’homme » à la foule dans le récit de la Passion de Saint Jean. Jésus est libre face à Pilate quand il est condamné comme le « roi des Juifs. » Il est « ligoté » par des gardes du Temple et des soldats romains. A l’ensevelissement, à nouveau Jésus est « ligoté » dans les bandelettes, dans un jardin. Jésus montre la vérité, mais les juifs le tiennent pour un blasphémateur et le condamnent à être lapidé. Nous ne détournons pas les yeux du visage de Jésus en agonie : "Voici l’homme ! » dit Pilate. C’est le triste état de l’humanité plongée dans le non-amour, avec son insupportable couronne d’orgueil qui vient déchirer si douloureusement le visage de Jésus, car l’homme n’a plus visage humain. Jésus est notre Roi d’Amour qui vit une Passion d’Amour pour son peuple. Jésus mourra pour avoir dit la vérité sur lui-même, pour avoir été fidèle à sa personne, à son identité et à sa mission.  Il est le Roi d’Amour dont la vérité parle d’elle-même, si nous voulons bien l’écouter.

« Je suis venu rendre témoignage à la vérité, dit Jésus. »

Jésus est celui qui parle en style direct, il a parlé publiquement au monde, et il a toujours enseigné dans les synagogues et dans le Temple, là où tous les Juifs se réunissent. Sa parole a une dimension universelle, elle s’étend dans l’espace et s’adresse à tous. Jésus exprime deux « Pourquoi ? » en s’adressant à un garde et au grand prêtre, mais il n’obtient aucune réponse de leur part. Aucune accusation n’est formulée contre Jésus pour justifier la violence qui lui est infligée, c’est un innocent qui sera condamné. Jésus est conduit de chez Caïphe au prétoire par ceux qui n’entrèrent pas eux-mêmes pour de ne pas se souiller, et pouvoir manger la Pâque ! C’est donc Pilate qui sort pour aller à eux. Pilate rentra dans le prétoire, appela Jésus, et lui dit : « Es-tu le roi des Juifs ? » Jésus répondit : « Est-ce de toi-même que tu dis cela, ou d’autres te l’ont-ils dit de moi ? » Pilate lui dit : « Tu es donc roi ? ». Jésus répondit : « Tu le dis, je suis roi. Je suis né et je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma voix. » Jésus est interrogé, et Pierre l’est aussi par la servante et les gardes, il perd son identité, avec un « Je ne le suis pas. » Derrière la douleur de l’envoyé de Dieu, ce qui transparaît et nous inonde, c’est l’amour fou de Dieu, le visage de Notre Père, qui du haut de la Croix dit encore dans le silence : « Celui-ci est mon Fils, mon Bien aimé en qui j’ai mis tout mon amour » ! Jésus, le Sauveur du monde, combat pour nous sauver, il est à l’origine d’une Humanité toute nouvelle. Derrière le visage défiguré de Jésus, la plus grande tendresse de Dieu nous est donnée.

« Quand je serai élevé de terre, j’attirerai tout à moi avait dit Jésus."

Si Pierre nie être disciple de Jésus, le Disciple aimé entend les dernières paroles de Jésus, il reçoit sa mère comme mère et il est le témoin de tous ces événements. Nous pouvons contempler le jugement du monde et le pouvoir du Crucifié, Jésus attire à lui toutes choses. Dans les souffrances de Jésus crucifié, le coup de lance du soldat, nous sommes dans le sommet de l’Amour infini de Dieu qui sauve le monde. Ce Cœur ouvert de Jésus est le mystère qui sera reçu par Jean et par Marie au pied de la Croix, comme la plus brutale des violences de l’humanité. Quand le cœur de Jésus sera transpercé, il coulera le sang et l’eau qui donneront une nouvelle Vie divine à l’humanité en proie à la douleur. Nous sommes ainsi rejoints, et sauvés de la violence, grâce à Jésus qui vainc le mal par le bien : « Ils regarderont celui qu’ils ont transpercé. » Jésus, dans un grand cri, donnera encore son souffle, le Saint-Esprit. Par son cœur ouvert, l’eau du baptême, et le sang de l’Eucharistie nous célébrons cette vie nouvelle. Au delà de son aspect défiguré dans sa Passion, Jésus est déjà glorifié, il manifeste une beauté qui est toute intérieure. Désormais, ce sont les pauvres que nous côtoyons qui nous la manifestent, car la beauté vient de l’intérieur.


Citation :
Nous demandons la grâce d’entrer plus avant dans le mystère de Jésus pauvre, qui resplendit de la vie divine.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Maxime de Turin (?-v. 420), Évêque
Sermon 38 ; PL 57, 341s ; CCL 23, 149s (trad. L'Année en fêtes, Migne 2000, p.261 rev)


Le signe du salut

Dans sa Passion, le Seigneur a assumé tous les torts du genre humain afin qu'il n'y ait plus rien par la suite qui porte du tort à l'homme. La croix est donc un grand mystère, et si nous essayons de le comprendre, par ce signe le monde entier est sauvé. En effet quand les marins prennent la mer, ils dressent d'abord l'arbre du mât et tendent la voile pour que s'ouvrent les flots ; ils forment ainsi la croix du Seigneur, et en sécurité grâce à ce signe du Seigneur, ils gagnent le port du salut et échappent au péril de la mort. La voile suspendue au mât est en effet l'image de ce signe divin, comme le Christ a été élevé sur la croix. Voilà pourquoi, à cause de la confiance venant de ce mystère, ces hommes ne s'inquiètent pas des bourrasques du vent et arrivent au bon port souhaité. Pareillement, de même que l'Église ne peut pas rester debout sans la croix, de même un navire est affaibli sans son mât. Le diable en effet la tourmente et le vent frappe le navire, mais quand se dresse le signe de la croix, l'injustice du diable est repoussée, la bourrasque tombe aussitôt...

     L'agriculteur aussi n'entreprend pas son travail sans le signe de la croix : en assemblant les éléments de sa charrue il imite l'image d'une croix... Le ciel aussi est disposé comme une image de ce signe, avec ses quatre directions, l'Orient, l'Occident, le Midi et le Nord. La forme de l'homme lui-même, quand il élève les mains, représente une croix ; surtout quand nous prions les mains levées, nous proclamons par notre corps la Passion du Seigneur... C'est de cette façon que Moïse, le Saint, a été vainqueur quand il faisait la guerre contre les Amalécites, non pas par les armes, mais les mains levées vers Dieu (Ex 17,11)...

     Par ce signe du Seigneur donc, la mer est ouverte, la terre cultivée, le ciel gouverné, les hommes sont sauvés. Et même, je l'affirme, par ce signe du Seigneur, les profondeurs du séjour des morts sont ouvertes. Car l'homme Jésus, le Seigneur, lui qui portait la vraie croix, a été enseveli en terre, et la terre qu'il avait profondément labourée, qu'il avait pour ainsi dire brisée de toutes parts, a fait germer tous les morts qu'elle retenait.



Source :  










_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !


Dernière édition par Lumen le Dim 16 Avr 2017 - 8:43, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4268
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Ven 14 Avr 2017 - 20:21

Vendredi Saint : Le Messie (5/5) / En marche vers Dimanche





En cette Semaine Sainte, Marie-Noëlle Thabut nous met en marche vers Pâques,
en nous proposant un éclairage sur la notion de "MESSIE".








Source :  


_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4268
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Sam 15 Avr 2017 - 13:56

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Samedi 15 avril 2017 : Samedi-Saint. Fête du Triduum Pascal. Fête le 15 Avril 2017.
Voir aussi : 15 avril 2017. Le samedi Saint.


Les saints du jour (Samedi 15 avril)


Saint Patern, Évêque de Vannes (5ème s.).

Saint Ortaire, Abbé de l'Abbaye de Landelle (6ème s.)

Saint César de Bus Prêtre en Avignon (+ 1607)

Saint Damien de Molokai (Joseph de Veuster) Prêtre - Religieux Picpus (+ 1889)


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

Après le sabbat, à l’heure où commençait à poindre le premier jour de la semaine, Marie Madeleine et l’autre Marie vinrent pour regarder le sépulcre.

Et voilà qu’il y eut un grand tremblement de terre ; l’ange du Seigneur descendit du ciel, vint rouler la pierre et s’assit dessus. Il avait l’aspect de l’éclair, et son vêtement était blanc comme neige. Les gardes, dans la crainte qu’ils éprouvèrent, se mirent à trembler et devinrent comme morts. Nous sommes au cœur de la lumineuse veillée pascale dans l’espérance et dans la joie. "Il est vraiment ressuscité." Nous vivons cet instant extraordinaire de l’ouverture du tombeau de Jésus et de l’apparition de l’ange du Seigneur devant ces deux femmes. Le jardin où Jésus avait été enseveli après sa crucifixion est encore dans la demi obscurité du jour naissant. La terre se met à trembler et un ange du Seigneur blanc comme la neige et lumineux comme l’éclair descend du ciel. Après les souffrances de sa passion, après sa mort par amour pour les hommes, Jésus est ressuscité. Le fardeau du péché qui oppressait l’humanité depuis la première désobéissance d’Adam est retiré. Jésus, dans un acte d’obéissance inconditionnelle à Dieu, délivre le monde de l’aveuglement. Par la Résurrection de Jésus, nous entrons dans la recréation, nous rejoignons Dieu dans son Amour invincible. Jésus veut nous transformer en cette nuit de Pâque, c’est la libération de tout ce qui n’est pas amour dans notre vie !

"L’ange prit la parole et dit aux femmes : « Vous, soyez sans crainte ! Je sais que vous cherchez Jésus le Crucifié. Il n’est pas ici, car il est ressuscité, comme il l’avait dit. Venez voir l’endroit où il reposait.

Puis, vite, allez dire à ses disciples : “Il est ressuscité d’entre les morts, et voici qu’il vous précède en Galilée ; là, vous le verrez.” Voilà ce que j’avais à vous dire. » Les femmes, à l’annonce de la résurrection de Jésus, courent tremblantes et joyeuses pour le dire aux disciples. Elles ne tremblent pas de peur, mais de l’émotion engendrée par la joie. Après l’ensevelissement dans le sein de la terre, Jésus ressuscité rejoint à nouveau le sein de Marie et l’entraîne dans la danse de l’Amour qui n’aura pas de fin ! Il ressuscite en celle qui l’a conçu mystérieusement d’abord dans la foi, l’entraînant dans la joie de la Résurrection. Le mystère de la résurrection de Jésus se réalise de manière toute intérieure, dans le secret du Corps mystique de l’Eglise. Désormais le Ciel s’est ouvert à tous ! Le Fils unique de Dieu qui a pris chair de la Vierge Marie se donne de façon mystérieuse à toute l’Eglise. La Joie de Marie, est pour nous. Sa grande foi, son espérance invincible et son immense amour sur le chemin de la Résurrection de Jésus nous sont donné ! C’est dans la force de l’Esprit Saint que nous accueillons la Bonne nouvelle de la Résurrection.

"Vite, elles quittèrent le tombeau, remplies à la fois de crainte et d’une grande joie, et elles coururent porter la nouvelle à ses disciples. Et voici que Jésus vint à leur rencontre et leur dit : « Je vous salue. »

Elles s’approchèrent, lui saisirent les pieds et se prosternèrent devant lui. Alors Jésus leur dit : « Soyez sans crainte, allez annoncer à mes frères qu’ils doivent se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront. » Elles se mettent alors à courir prenant ainsi le rôle d’apôtres du Christ. Alors, c’est Jésus en personne qui vient à leur rencontre, il leur dit : “ je vous salue,” des paroles simples qui vont droit au cœur. Cet instant de rencontre entre Jésus et ces deux simples femmes est d’une grandeur inégalables. Les deux femmes ne prononcent aucune parole mais se jettent à ses pieds, elles sont l’exemple même de la foi totale en Dieu. Après avoir reçu la bonne nouvelle, elles ressentent le besoin de la diffuser. Le trésor d’une telle joie nécessite d’être partagé. Nous demeurons aux pieds de Jésus, il nous sort de nos blessures envenimées. Touchées par la flamme de son Amour infini, ces blessures deviennent des blessures d’amour. Jésus connait les sentiments profonds de notre cœur. Il va tout renouveler par son immense Amour.


Citation :
Nous demandons la grâce d’entrer plus avant dans le mystère de Jésus pauvre, qui resplendit de la vie divine.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Hésychius (?-v. 451), moine, prêtre
1ère homélie pour Pâques, 1.5-6 (trad. cf SC 187, p. 63s ; rev.)


« Voici la nuit où le Christ, brisant les liens de la mort, s'est relevé, victorieux » (Exultet)

Le ciel brille quand il est éclairé par le chœur des étoiles, et l'univers brille plus encore quand se lève l'étoile du matin. Mais cette nuit resplendit maintenant moins de l'éclat des astres que de sa joie devant la victoire de notre Dieu et Sauveur. « Gardez courage, dit-il en effet, moi, je suis vainqueur du monde » (Jn 16,33). Après cette victoire de Dieu sur l'ennemi invisible, nous aussi nous remporterons certainement la victoire sur les démons. Demeurons donc près de la croix de notre salut, afin de cueillir les premiers fruits des dons de Jésus. Célébrons cette nuit sainte avec des flambeaux sacrés ; faisons monter une musique divine, chantons une hymne céleste. Le « Soleil de justice » (Ml 3,20), notre Seigneur Jésus Christ, a illuminé ce jour pour le monde entier, il s'est levé au moyen de la croix, il a sauvé les croyants...

     Notre assemblée, mes frères, est une fête de victoire, la victoire du Roi de l'univers, fils de Dieu. Aujourd'hui le diable a été défait par le Crucifié et toute l'humanité est remplie de joie par le Ressuscité... Ce jour crie : « Aujourd'hui, j'ai vu le Roi du ciel, ceint de lumière, monter au-dessus de l'éclair et toute clarté, au-dessus du soleil et des eaux, au-dessus des nuées »... Il a été caché d'abord dans le sein d'une femme, puis au sein de la terre, sanctifiant d'abord ceux qui sont engendrés, ensuite rendant la vie par sa résurrection à ceux qui sont morts, car « voilà que souffrance, douleur d'enfantement et gémissement se sont enfuis » (Is 35,10)...

     Aujourd'hui, par ce Ressuscité, le paradis est ouvert, Adam est rendu à la vie, Ève est consolée, l'appel est entendu, le Royaume est préparé, l'homme est sauvé, le Christ est adoré. Il a foulé aux pieds la mort, a fait prisonnier ce tyran, a dépouillé le séjour des morts. Il monte aux cieux, victorieux comme un roi, glorieux comme un chef..., et il dit à son Père : « Me voici, ô Dieu, avec les enfants que tu m'as donnés » (He 2,13). Gloire à lui, maintenant et dans les siècles des siècles.



Source :  









_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4268
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Dim 16 Avr 2017 - 10:39

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Dimanche 16 avril 2017 :  Dimanche de Pâques : Saint Jour de Pâques,
la Résurrection du Seigneur, solennité des solennités



Les saints du jour (Dimanche 16 avril)


Saint Benoît-Joseph Labre, Pèlerin, mendiant (1748-1783)

Sainte Bernadette Soubirous (Sœur Marie-Bernard), vierge, Religieuse
des Sœurs de la Charité de Nevers (1844-1879).



Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ; c’était encore les ténèbres. Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau.

Elle court donc trouver Simon-Pierre et l’autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a déposé. » Pierre partit donc avec l’autre disciple pour se rendre au tombeau. Nous sommes le premier jour de la semaine, Marie Madeleine va poser les gestes du respect religieux envers celui qu’elle aimait, après l’attente due au Sabbat. Mais, elle perçoit de loin l’anormal de la situation, elle voit que la pierre a été enlevée du tombeau. Elle part informer Pierre et Jean pour qu’ils constatent la situation. Marie Madeleine est là avec cette surprise qui la rejoint dans son cœur de femme. La Résurrection n’est pas seulement celle de Jésus, c’est déjà la nôtre. Croire au Christ ressuscité, c’est aussi croire que je ressuscite avec Lui. Ce grand matin est le germe d’une immense espérance qui prend corps dans l’humanité. Évangile nous enseigne à regarder le tombeau comme une présence et une plénitude en ce jour de Résurrection, c’est le passage permanent de la mort à la vie, de la tristesse à la joie, du vide à l’espérance et de la solitude à la présence paisible de Dieu. C’est le Christ mort et vivant, « pour nous les hommes, et pour notre salut, » qui commence son œuvre de rassemblement.

Ils couraient tous les deux ensemble, mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau. En se penchant, il s’aperçoit que les linges sont posés à plat ; cependant il n’entre pas.

Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau ; il aperçoit les linges, posés à plat, ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé à part à sa place. Simon-Pierre, va à son rythme, en route avec l’autre disciple, il se fait distancer par Jean. Arrivé, il entre d’autorité dans le tombeau ouvert et vide. Il ne voit pas plus que ce qui est. Un spectacle affligeant, il ne comprend pas. Jean accepte de recevoir cette nouveauté inouïe. L’autre disciple, qui a attendu au seuil du tombeau, voit les linges, roulés d’une certaine manière, et il croit. Il relie ce qui est arrivé à ce qui était annoncé. Un temps nouveau s’implante dans l’humanité. La Vie se donne, et se laisse trouver, toucher. Elle entraîne déjà avant même d’être reconnue. Nous avons, ici, les faits et gestes des tout premiers témoins. A leur suite, un jour ou l’autre, nous aurons à faire ce saut dans la nouveauté qui nous attend. Leur manière est précieuse pour guider notre propre chemin pour découvrir et suivre Jésus qui est la Vie.

C’est alors qu’entra l’autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut.

Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas compris que, selon l’Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts. Pâques, c’est la fête de la Foi ! Jean a encore dans les yeux les scènes tragiques du vendredi, ces images de souffrance et de mort se mêlent aux souvenirs des trois années vécues avec le Maître, partageant ses repas, ses fatigues, sa mission. Chaque événement se gravait dans ses yeux et dans son cœur. Le disciple bien-aimé, à la suite de l’Unique « Bien-Aimé, » passe de la mort à la vie avec lui. Jésus n’a jamais été aussi présent pour Jean dont la foi jaillit comme un cri de triomphe au plus profond de son cœur : « Le Seigneur est ressuscité ! » La joie qui l’envahit agrandit son cœur, il découvre sa mission, au cœur de la communauté, il sera le témoin de sa présence. La joie de Pâques nous attend, là où nous sommes, dans la pesanteur de nos existences, avec les mensonges de notre cœur, avec nos lassitudes et avec la petite flamme de notre espérance. La joie du Ressuscité nous est promise, mais c’est lui qui la donne, c’est Jésus qui nous l’offre, et c’est pourquoi elle peut tout envahir. Le tombeau vide de Jésus est plein à nouveau, il ne désemplira pas. Pierre et l’autre disciple viennent d’accomplir un geste qu’une parole va bientôt accompagner : l’annonce du Christ mort et ressuscité. C’est par la foi que nous allons annoncer le passage de la mort à la vie.


Citation :
Nous demandons la grâce d’être renouvelés au matin de Pâques, pour avancer joyeux vers Jésus ressuscité.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Homélie attribuée à saint Jean Chrysostome (v. 345-407), Prêtre à Antioche puis Évêque de Constantinople, Docteur de l'Église
Liturgie orthodoxe de Pâques


« Entre dans la joie de ton Maître » (Mt 25,23)

Que tout homme pieux et ami de Dieu jouisse de cette belle et lumineuse fête ! Que tout serviteur fidèle entre avec allégresse dans la joie de son Seigneur ! (Mt 25,23) Celui qui a porté le poids du jeûne, qu'il vienne maintenant toucher sa récompense. Celui qui a travaillé depuis la première heure, qu'il reçoive aujourd'hui le juste salaire (Mt 20,1s). Celui qui est venu après la troisième heure, qu'il célèbre cette fête dans l'action de grâces. Celui qui est arrivé après la sixième heure, qu'il n'ait aucune crainte, il ne sera pas lésé. Si quelqu'un a tardé jusqu'à la neuvième heure, qu'il approche sans hésiter. S'il en est un qui a traîné jusqu'à la onzième heure, qu'il n'ait pas honte de sa tiédeur, car le Maître est généreux, il reçoit le dernier comme le premier..., il fait miséricorde à celui-là, et comble celui-ci. Il donne à l'un, il fait grâce à l'autre...

     Ainsi donc, entrez tous dans la joie de votre Maître ! Premiers et derniers..., riches et pauvres..., les vigilants comme les oisifs..., vous qui avez jeûné et vous qui n'avez pas jeûné, réjouissez-vous aujourd'hui. Le festin est prêt, venez donc tous (Mt 22,4). Le veau gras est servi, que personne ne s'en aille affamé. Jouissez tous du banquet de la foi, venez puiser au trésor de la miséricorde. Que nul ne déplore sa pauvreté, car le Royaume est apparu pour tous ; que nul ne se lamente de ses fautes, car le pardon a jailli du tombeau ; que nul ne craigne la mort, car la mort du Sauveur nous en a libérés. Il a détruit la mort, celui que la mort avait étreint, il a dépouillé l'enfer, celui qui est descendu aux enfers...

     Isaïe l'avait prédit en disant : « L'enfer fut consterné lorsqu'il t'a rencontré » (14,9). L'enfer est rempli d'amertume..., car il a été terrassé ; humilié, car il a été mis à mort ; effondré, car il a été anéanti. Il s'est emparé d'un corps et s'est trouvé devant Dieu ; il a saisi la terre et a rencontré le ciel ; il a pris ce qu'il voyait, et il est tombé à cause de l'Invisible. « Ô mort, où est ton aiguillon ? Enfer, où est ta victoire ? » (1Co 15,55). Christ est ressuscité et tu as été terrassé ! Christ est ressuscité et les démons sont tombés ! Christ est ressuscité et les anges sont dans la joie ! Christ est ressuscité et voici que règne la vie ! Christ est ressuscité et il n'est plus de morts dans les tombeaux, car le Christ, ressuscité des morts, est devenu les prémices de ceux qui se sont endormis. À lui gloire et puissance dans les siècles des siècles ! Amen.



Source :  









_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !


Dernière édition par Lumen le Dim 7 Mai 2017 - 12:51, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4268
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Lun 17 Avr 2017 - 14:09

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Lundi 17 avril 2017 :  Lundi dans l'Octave de Pâques - Solennité du Seigneur


Les saints du jour (Lundi 17 avril)


Saint Anicet Pape (11 ème) de 155 à 166, Martyr (+ 166)

Sainte Kateri Tekakwitha, Indienne du continent nord-américain.
1ère Sainte amérindienne (1656-1680)


Bienheureuse Claire (Chiara) Gambacorti, Dominicaine (1362-1420).


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Après le sabbat, à l’heure où commençait à poindre le premier jour de la semaine, Marie Madeleine et l’autre Marie vinrent pour regarder le sépulcre."

Et voilà qu’il y eut un grand tremblement de terre ; l’ange du Seigneur descendit du ciel, vint rouler la pierre et s’assit dessus. Il avait l’aspect de l’éclair, et son vêtement était blanc comme neige. Les gardes, dans la crainte qu’ils éprouvèrent, se mirent à trembler et devinrent comme morts. Nous contemplons Marie Madeleine et l’autre Marie dans leur vision de l’ange du Seigneur qui descendit du ciel, qui vient rouler la pierre et qui s’assit dessus. Nous laissons la joie de Pâques nous envahir dans la résurrection de Jésus. Les femmes expriment notre attitude la plus profonde, celle de l’adoration. Leurs vies était brisées par la crucifixion de Jésus. L’ange montre l’imprenable bonté de l’action de Dieu, signe de sa beauté. Avec Marie Madeleine et l’autre Marie nous voulons grandir dans la foi. Sans cette foi en la Résurrection, nous sommes perdus. Sans elle, nous ne pouvons pas voir, ni suivre Jésus. Nous plaçons notre confiance en sa promesse de vie éternelle. Jésus est le même, pour nous commence une nouvelle manière de lui être présents.

L’ange prit la parole et dit aux femmes : « Vous, soyez sans crainte ! Je sais que vous cherchez Jésus le Crucifié. Il n’est pas ici, car il est ressuscité, comme il l’avait dit. Venez voir l’endroit où il reposait.

Puis, vite, allez dire à ses disciples : “Il est ressuscité d’entre les morts, et voici qu’il vous précède en Galilée ; là, vous le verrez.” Voilà ce que j’avais à vous dire. » Vite, elles quittèrent le tombeau, remplies à la fois de crainte et d’une grande joie, et elles coururent porter la nouvelle à ses disciples. Et voici que Jésus vint à leur rencontre et leur dit : « Je vous salue. » Elles s’approchèrent, lui saisirent les pieds et se prosternèrent devant lui. Alors Jésus leur dit : « Soyez sans crainte, allez annoncer à mes frères qu’ils doivent se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront. » La joie de la résurrection fait de Marie Madeleine et de l’autre Marie de courageuses messagères du Christ. Elles sont « toutes joyeuses » dans leur cœur, à cause de l’annonce de Jésus ressuscité. Elles quittent le tombeau “et courent” porter la nouvelle aux disciples. Jésus vient à leur rencontre et il les remercie de leur audace. Dans sa Résurrection, Jésus s’uni à chacun de nous, il réveille notre cœur chargé d’annoncer sa Résurrection. Il révèle son grand désir d’être annoncé au monde pour l’attirer à lui et le sauver. Le désir de l’épouse correspond au désir l’Epoux, le mystère de l’amour divin pourra se réaliser. Chacun de nous, aujourd’hui encore, annonce la bonne nouvelle de la Résurrection.

"Tandis qu’elles étaient en chemin, quelques-uns des gardes allèrent en ville annoncer aux grands prêtres tout ce qui s’était passé. Ceux-ci, après s’être réunis avec les anciens et avoir tenu conseil, donnèrent aux soldats une forte somme en disant : « Voici ce que vous direz : “Ses disciples sont venus voler le corps, la nuit pendant que nous dormions.”

Et si tout cela vient aux oreilles du gouverneur, nous lui expliquerons la chose, et nous vous éviterons tout ennui. » Dans la trahison de Judas, l’argent et le mensonge étaient à l’œuvre pour la condamnation de Jésus. C’est encore avec de l’argent que le menteur fait œuvre de mensonge pour cacher la Résurrection de Jésus. Les gardes ont obéi aux chefs des prêtres en échange d’une somme d’argent. Le regard de Jésus se porte sur nos souffrances de devoir mener une vie si douloureuse dans ce monde. Il apporte la guérison, il nous sort du mensonge et il nous montre comment vivre ensemble, en Lui. Les femmes courent vers les disciples et Jésus surgit pour elles dans une apparition toute humble. La Parole vivante et vivifiante de Dieu est à l’œuvre. Nous avons besoin de l’amour de l’Esprit Saint pour entrer dans le mystère de la résurrection de Jésus. Aujourd’hui ce mystère est annoncé par les femmes aux disciples afin qu’ils puissent voir Jésus.


Citation :
Nous demandons à Dieu la grâce de travailler à l’annonce de la Bonne Nouvelle.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Pierre Chrysologue (v. 406-450), Évêque de Ravenne, Docteur de l'Église
Sermon 80 ; CCL 24A, 490s (trad. Matthieu commenté, DDB 1985, p.152s rev.)


« Soyez sans crainte »

« Je sais que vous cherchez Jésus le crucifié. Il n'est pas ici. » Ainsi parlait l'ange aux femmes, lui qui a ouvert le tombeau pour cette raison. Ce n'était pas pour en faire sortir le Christ, qui déjà n'y était plus, mais pour faire savoir que le Christ n'y était plus. « Il est ressuscité comme il l'avait dit... Venez voir l'endroit où le Seigneur avait été déposé » (Mt 28,5-6). Venez, femmes, venez. Voyez l'endroit où vous aviez déposé Adam, où le genre humain avait été enseveli. Comprenez qu'aussi grand a été son pardon que grande a été l'injustice faite au Seigneur... Quand les femmes entrent dans le sépulcre, elles prennent leur part de l'ensevelissement, elles font cause commune avec la Passion. Sortant du sépulcre, elles se relèvent dans la foi avant de ressusciter dans la chair. « Elles quittèrent le tombeau, tremblantes et toutes joyeuses »... L'Écriture dit : « Servez le Seigneur avec crainte et jubilez pour lui avec tremblement » (Ps 2,11).

     « Et Jésus vint à leur rencontre et il leur dit : 'Je vous salue !' » Le Christ vient à la rencontre de ceux qui courent avec foi, pour qu'ils reconnaissent de leurs yeux ce qu'ils avaient cru par la foi. Il veut conforter par sa présence celles que l'ouïe jusqu'alors avait laissées tremblantes... Il vient à leur rencontre comme un maître, il les salue comme un parent, il leur redonne la vie par l'amour, il les préserve par la crainte. Il les salue pour qu'elles le servent amoureusement, pour que la crainte ne les mette pas en fuite. « Je vous salue ! » « Elles s'approchèrent et lui saisirent les pieds »... « Je vous salue ! », c'est-à-dire : Touchez-moi. Il a voulu être pris, lui qui a supporté qu'on jette les mains sur lui...

     Il leur dit : « Soyez sans crainte ». Ce que l'ange avait dit, le Seigneur le dit aussi. L'ange les avait affermies, le Christ va les rendre plus fortes encore. « Soyez sans crainte. Allez annoncer à mes frères qu'ils doivent s'en aller en Galilée. C'est là qu'ils me verront. » Se relevant des morts, le Christ a ressaisi l'homme, il ne l'a pas abandonné. Il les appelle donc ses frères, ceux que par le corps il a rendu ses frères germains ; il les appelle frères, ceux qu'il a adoptés comme fils de son Père. Il les appelle frères, ceux que, héritier plein de bonté, il a rendu ses cohéritiers.



Source :  









_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4268
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mar 18 Avr 2017 - 11:37

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Mardi 18 avril 2017 :  Mardi dans l'Octave de Pâques - Solennité du Seigneur


Les saints du jour (Mardi 18 avril)


Saint Parfait de Cordoue, Prêtre et martyr à Cordoue (✝ 850)

Bienheureuse Marie de l'Incarnation, veuve, Religieuse Carmélite (✝ 1618)

Bienheureux Luca Passi, Prêtre et Fondateur des : « Œuvre Laïque Sainte-Dorothée »
« Sœurs enseignantes de Sainte-Dorothée » (1789-1866).



Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Marie Madeleine se tenait près du tombeau, au-dehors, tout en pleurs. Et en pleurant, elle se pencha vers le tombeau.

Elle aperçoit deux anges vêtus de blanc, assis l’un à la tête et l’autre aux pieds, à l’endroit où avait reposé le corps de Jésus. Ils lui demandent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? » Elle leur répond : « On a enlevé mon Seigneur, et je ne sais pas où on l’a déposé. » Le premier jour de la semaine, alors qu’il fait encore sombre, Marie de Magdala va seule au tombeau. Elle voit que la pierre a été enlevée, le soleil ne s’est pas encore levé, le passage de la nuit à la lumière ne s’est pas effectué. Marie n’entre pas dans le tombeau, le corps de celui qu’elle aime a été enlevé. Elle finit quand même par se pencher et elle entend des anges qui lui parlent, mais ils ne l’aident pas dans sa recherche. Marie est toute douleur, seule dans la recherche de celui qu’elle aime. Avec des yeux myopes, elle répond aux deux anges vêtus de blanc comme à ceux qui ne s’intéressent pas à son désarroi. Le temps est nécessaire pour entrer dans le mystère de l’humanité ressuscitée de Jésus. Le nouvel amour apporté par Jésus fait son chemin, et il va s’étayer solidement en elle. Dieu veut sauver ses enfants avec leur aide et par leur amour les uns envers les autres. C’est en nous aimant et en nous entraidant que nous sommes délivrés du mal, que nous sommes protégés de la souffrance. Toute souffrance vient d’un manque d’amour. Nous voulons que la volonté de Dieu soit faite dans ce nouvel amour qui se réalise en nous.

"…Ayant dit cela, elle se retourna ; elle aperçoit Jésus qui se tenait là, mais elle ne savait pas que c’était Jésus.

Jésus lui dit : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Le prenant pour le jardinier, elle lui répond : « Si c’est toi qui l’as emporté, dis-moi où tu l’as déposé, et moi, j’irai le prendre. » Jésus lui dit alors : « Marie ! » S’étant retournée, elle lui dit en hébreu : « Rabbouni ! », c’est-à-dire : Maître. Personne ne peut reconnaître Jésus ressuscité s’il n’est d’abord reconnu et appelé par lui. Chacun a un nom nouveau aux yeux de Dieu : « Marie. » « Je connais mes brebis et mes brebis me connaissent » dit-il. C’est Jésus ressuscité, qui, au matin de Pâques, s’adresse à Marie Madeleine et entre en relation avec elle. Il est là aussi pour nous et il nous appelle par notre nom. La bonne nouvelle de Jésus transporte « Marie » dans le domaine de la foi dans le Ressuscité. Ayant retrouvé son Maître, elle est invitée par lui à l’accueillir, dans la nuit de la foi ! Marie-Madeleine s’est attachée à lui, qui est crucifié par amour pour nous. Elle le recherche au-delà de la mort, enseveli et disparu. La bonne nouvelle de la Résurrection dépasse tout, infiniment. Jésus, dans son mystère de Résurrection, nous transporte dans le domaine de la foi. Le Ressuscité, est le Vivant pour toujours. Marie Madeleine est frappée au point d’entrer dans la résurrection et la vie, en Jésus Lui-même, le Ressuscité, le Vivant pour toujours.

…Jésus reprend : « Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père. Va trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. »

Marie Madeleine s’en va donc annoncer aux disciples : « J’ai vu le Seigneur ! », et elle raconta ce qu’il lui avait dit. Madeleine, croyante et apôtre, « s’en va annoncer aux disciples : ’J’ai vu le Seigneur, et voilà ce qu’il m’a dit’. » C’est dans le grand désir de son cœur et de sa prière fervente que lui est adressé ce cri d’amour : « Marie ! » Elle est appelée par son nom, elle est reconnue. Jésus remet Marie-Madeleine debout à jamais. La Résurrection de Jésus lui fait vivre le mystère de sa propre résurrection. Elle ressuscite avec lui, à la fois c’est fait, et pourtant, c’est encore à venir. A la suite de Marie-Madeleine, nous accueillons la Résurrection de Jésus à travers la Parole de Dieu. Nous entrons alors dans une tension vivante et vivifiante dans l’expérience des mystères du Christ qui donnent la vie. Comme l’amante du Cantique des Cantiques elle a fini par retrouver son amour dans le jardin. Ce maître n’est la propriété de personne, on ne peut pas mettre la main sur lui. Marie-Madeleine devient le premier apôtre auprès de ses frères, elle est chargée d’évangéliser Simon Pierre et les autres apôtres. Elle nous rappelle que l’Église est bâtie sur ceux que le Seigneur Jésus ressuscité appelle par leur nom et envoie proclamer la Bonne Nouvelle. Dieu veut sauver ses enfants avec leur aide, et par leur amour nous sauver les uns les autres.


Citation :
Nous demandons à Jésus la grâce d’être vraiment ressuscités, d’être transformés en Pierre vivante au milieu des hommes.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Anselme (1033-1109), Moine, Evêque, Docteur de l'Église
74ème oraison, PL 158, 1010-1012


« Pourquoi pleures-tu ? »

« Femme, pourquoi pleures-tu ? » Seigneur très aimant, comment cherches-tu à savoir pourquoi elle pleure ? Ne t'avait-elle pas vu immolé cruellement, percé de clous, suspendu au gibet comme un brigand, livré aux railleries des impies ? Comment donc peux-tu lui dire : « Femme, pourquoi pleures-tu ? » Elle n'avait pas pu t'arracher à la mort, et elle voudrait au moins embaumer ton corps, pour le garder le plus longtemps possible de toute corruption... Et voilà que, pour comble, elle croit perdu ce corps qu'elle avait la joie de posséder encore. Avec lui tout espoir s'est évanoui pour elle, si elle n'a plus ce qu'elle voulait garder en souvenir de toi. Comment peux-tu donc lui demander à cet instant : « Femme pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? »

     Ô bon Seigneur, c'est ta disciple fidèle, rachetée par ton sang, qui est tourmentée du désir de te voir. Vas-tu permettre longtemps une telle peine ? Maintenant que tu échappes à la corruption, as-tu perdu toute compassion ? Parvenu à l'immortalité, as-tu oublié la miséricorde ? Non, ta douce bonté, Ami, te fait intervenir sans retard, pour que celle qui pleure son Seigneur ne cède pas à l'amertume du cœur.

     « Marie ! » Ô Seigneur, tu as appelé ta servante par son nom familier, et elle reconnaît tout de suite la voix familière de son Seigneur. « Marie. » Parole si douce, si débordante de tendresse et d'amour ! Il t'est impossible, Maître, de dire plus bref et plus fort : « Marie ! Je sais qui tu es. Je sais ce que tu veux. Me voici ! Ne pleure plus. Me voici, moi que tu cherches. » Aussitôt, les larmes changent de nature : comment pourraient-elles s'arrêter, maintenant qu'elles jaillissent d'un cœur en fête ?



Source :  











_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4268
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mer 19 Avr 2017 - 10:46

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Mercredi 19 avril 2017 :  Mercredi dans l'Octave de Pâques - Solennité du Seigneur


Les saints du jour (Mercredi 19 avril)

Saint Expédit, commandant de la légion Fulminante et martyr. 303.

Saint Elphège, Évêque de Winchester puis Archevêque de Cantorbéry et martyr (954-1012)

Sainte Emma de Sangau Veuve à Gürk (+ 1045)

Saint Léon IX Pape (150 ème) de 1049 à 1054 (+ 1054)

Saint Vernier, Martyr (✝ 1287). Voir aussi : Saint Vernier, ou Verny, Garnier, Warner, Werner, Wherner ou encore
Vherner, martyr. Patron des vignerons. 1287.



Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Le même jour, deux disciples faisaient route vers un village appelé Emmaüs, à deux heures de marche de Jérusalem, et ils parlaient entre eux de tout ce qui s’était passé.

Or, tandis qu’ils s’entretenaient et s’interrogeaient, Jésus lui-même s’approcha, et il marchait avec eux. Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître. Ces deux hommes nous ressemblent, ils sont déçus, et comme nous, ils ont des raisons de l’être. En effet, les disciples d’Emmaüs avaient mis en Jésus une grande espérance. Ils avaient été séduits en le voyant accomplir de si grandes et belles choses ! Mais le mystère de la souffrance et de la mort atroce de Jésus les a fixés dans la nuit, ils ont pris de la distance, leur vie leur échappe, ils sont dans la détresse. A l’inverse, Marie, la mère de Jésus, dans sa souffrance, ne s’est pas éloignée de Jésus son amour. Elle n’a pas douter de Lui, elle l’a suivi partout, jusqu’à la Croix ! Elle n’a pas le cœur empêché de communier avec lui, elle demeure dans l’Amour malgré la souffrance. Quand Jésus est ressuscité, elle qui est restée proche de lui, elle ressuscite avec lui, et le reçoit dans son cœur. Quand notre espérance est à rude épreuve, il faut une initiative de Jésus pour retrouver la Paix ! Notre lecture des événements doit se faire avec le discernement de Jésus. C’est de lui dont il s’agit, quand nous aussi, nous sommes dans l’épreuve.

"Jésus leur dit alors : « Esprits sans intelligence ! Comme votre cœur est lent à croire tout ce que les prophètes ont dit ! Ne fallait-il pas que le Christ souffrît cela pour entrer dans sa gloire ? »

Et, partant de Moïse et de tous les Prophètes, il leur interpréta, dans toute l’Écriture, ce qui le concernait. L’inconnu qui les a rejoint ne les aveugle pas de sa gloire. Il ne leur montre pas ses mains et ses pieds, mais il les invite à écouter la Parole de Dieu. Elle commente divinement l’histoire de Jésus le Nazaréen, et elle révèle le sens de ce qui s’est passé à Jérusalem ; Il a plu à Dieu de sauver le monde par la folie de la Croix, en réservant à Jésus le destin mystérieux du Serviteur souffrant. La folie de Dieu est sagesse suprême pour le salut des hommes. Désormais la souffrance humaine, au lieu d’être source de révolte, peut devenir chemin de rédemption. Cette initiative d’amour prise par Jésus rend possible la reconnaissance progressive du vécu de ces deux hommes. Cette compréhension confirme l’appel à se mettre en route. Le chemin d’Emmaüs s’offre à chacun de nous, pour recevoir dans la vie et dans la Passion de Jésus un nouveau sens à nos propres expériences. Les disciples sont avec Jésus, déjà ils amorcent le chemin du retour car Jésus ouvre leur cœur à la Parole de Dieu.

"…Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient, Jésus fit semblant d’aller plus loin. Mais ils s’efforcèrent de le retenir : « Reste avec nous, car le soir approche et déjà le jour baisse. » Il entra donc pour rester avec eux.

Quand il fut à table avec eux, ayant pris le pain, il prononça la bénédiction et, l’ayant rompu, il le leur donna. Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut à leurs regards. La catéchèse de Jésus a transformé le regard de ces deux disciples. Ils se rendent compte maintenant de la « brûlure de leur cœur. » Ils ont suffisamment soif de la lumière pour retenir celui qui l’apporte. Ils vont le reconnaître au moment de la fraction du pain. Ce moment de Présence est aussi celui de la séparation. Ils étaient partis, tournant le dos à la ville de l’échec, abandonnant les frères à leur solitude. Ayant rencontré Jésus dans la fraction du pain, ils reviennent à la communauté. Ils avaient fuis, désemparés, fixés sur le souvenir d’un mort. Mais maintenant qu’ils ont rencontré le Vivant, ils se veulent à jamais solidaires de ceux qui croient en lui. « Se levant, à cette heure même ils revinrent à Jérusalem, et ils trouvèrent réunis les Onze et ceux qui étaient avec eux. » Jésus réchauffe le cœur de ses disciples qui ne le reconnaissent pas ! C’est ainsi pour nous, il ne nous faut pas seulement la Parole, mais encore le geste d’amour de Jésus joint à la parole. Les sacrements sont la réalisation du geste qui se joint à la parole !


Citation :
Nous demandons la grâce de lire la Parole de Dieu et de recevoir le Pain rompu pour inviter Jésus dans notre vie.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Grégoire le Grand (v. 540-604), Pape et Docteur de l'Église
Homélie 23 sur l'Évangile (trad. Le Barroux rev.)


« Leurs yeux étaient aveuglés, et ils ne le reconnaissaient pas »

Vous venez de l'entendre, frères très chers : deux disciples de Jésus marchaient sur la route et, tout en ne croyant pas en lui, parlaient pourtant de lui. Le Seigneur est apparu, sans toutefois se montrer à eux sous une forme qu'ils puissent reconnaître. Le Seigneur a donc réalisé à l'extérieur, aux yeux du corps, ce qui en eux s'accomplissait à l'intérieur, aux yeux du cœur. À l'intérieur d'eux-mêmes, les disciples aimaient et doutaient tout à la fois ; à l'extérieur, le Seigneur leur était présent sans cependant manifester qui il était. À ceux qui parlaient de lui, il offrait sa présence ; mais à ceux qui doutaient de lui, il cachait son aspect familier, qui leur aurait permis de le reconnaître. Il a échangé quelques paroles avec eux, leur a reproché leur lenteur à comprendre, leur a expliqué les mystères de l'Écriture Sainte qui le concernaient. Et pourtant, dans leur cœur il demeurait un étranger, par manque de foi ; il a donc fait semblant d'aller plus loin... La Vérité, qui est simple, n'a rien fait avec duplicité, mais elle s'est simplement manifestée aux disciples dans son corps telle qu'elle était dans leur esprit.

     Par cette épreuve, le Seigneur voulait voir si ceux qui ne l'aimaient pas encore comme Dieu étaient du moins capables de l'aimer comme voyageur. La Vérité cheminait avec eux ; ils ne pouvaient donc pas demeurer étrangers à l'amour : ils lui ont proposé l'hospitalité, comme on le fait pour un voyageur. Pourquoi d'ailleurs disons-nous qu'ils lui ont proposé, alors qu'il est écrit : « Ils le pressèrent. » Cet exemple nous montre bien que nous ne devons pas seulement offrir l'hospitalité aux voyageurs, mais le faire de façon pressante.

     Les disciples mettent donc la table, offrent de quoi manger ; et Dieu, qu'ils n'avaient pas reconnu à l'explication de l'Écriture Sainte, ils le reconnaissent à la fraction du pain. Ce n'est donc pas en entendant les commandements de Dieu qu'ils ont été éclairés, mais en les mettant en pratique.




Source :  










_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4268
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Jeu 20 Avr 2017 - 13:05

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Jeudi 20 avril 2017 :  Jeudi dans l'Octave de Pâques - Solennité du Seigneur


Les saints du jour (Jeudi 20 avril)

Saint Marcellin, évêque d'Embrun. 374.

Sainte Agnès de Montepulciano, Abbesse Dominicaine (1268-1317)

Saint Athanase des Météores Confesseur (+ 1380

Bienheureux Simon Rinalducci, Prêtre de l’Ordre des Ermites de Saint-Augustin (✝ 1322)

Bienheureux Anastazy Pankiewicz, prêtre o.f.m. et martyr († 1942)


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"À leur tour, ils racontaient ce qui s’était passé sur la route, et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain.

Comme ils en parlaient encore, lui-même fut présent au milieu d’eux, et leur dit : « La paix soit avec vous ! » Jésus ressuscité apparaît à ses amis, mais ils ont bien du mal à le reconnaître. Il faut que les apôtres osent croire en la résurrection de Jésus pour sortir de leurs peurs, de leur repliement. C’est difficile pour eux de croire, et Jésus doit appeler sur eux la Paix pour tenter de les convaincre, et leur faire dépasser leurs peurs. Ce n’est pas facile de croire à la victoire de l’amour après avoir constaté son échec apparent sur la croix. Notre foi s’appuie sur la foi de ceux qui ont vu Jésus, « comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain ! » Nous constatons combien cette foi est difficile à être intégrée dans notre vie, Jésus doit encore revenir. Jésus ne demande pas d’abord de comprendre la Résurrection, mais de la constater et de se laisser interpeller par elle. La rencontre de Jésus vivant est la manifestation de sa présence. C’est lui qui a l’initiative et qui se manifeste vivant, au milieu de nous. La fraction du pain n’abolit pas l’impression d’absence, car entre le sacrement visible et la réalité invisible, un espace reste ouvert, qui est celui de la foi.

"Saisis de frayeur et de crainte, ils croyaient voir un esprit. Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous bouleversés ? Et pourquoi ces pensées qui surgissent dans votre cœur ? Voyez mes mains et mes pieds : c’est bien moi ! Touchez-moi, regardez : un esprit n’a pas de chair ni d’os comme vous constatez que j’en ai. »

Après cette parole, il leur montra ses mains et ses pieds. Jésus nous aide à le reconnaître, il leur montra ses mains et ses pieds. Il est vraiment vivant, tout ce qu’il a dit s’est réalisé, il est un chemin d’amour. La Parole insiste sur le fait que Jésus ressuscité a un corps de chair. Pour effectuer le retournement de la peur à la foi, les apôtres constatent la réalité corporelle de la résurrection de Jésus. C’est bien Jésus qu’ils ont rencontré hier, qui était mort, et qui aujourd’hui est vivant. Cela n’a pas été facile pour les disciples de croire que c’était bien le même qui était mort puis qui est ressuscité. Jésus ressuscité donne des signes et nous sommes bouleversés par son amour empreint de tendresse. Il leur a fallu constater en touchant ce corps, en entendant sa voix, que c’était bien lui.

"Dans leur joie, ils n’osaient pas encore y croire, et restaient saisis d’étonnement. Jésus leur dit : « Avez-vous ici quelque chose à manger ? » Ils lui présentèrent une part de poisson grillé qu’il prit et mangea devant eux.

Puis il leur déclara : « Voici les paroles que je vous ai dites quand j’étais encore avec vous : Il faut que s’accomplisse tout ce qui a été écrit à mon sujet dans la loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes. » Alors il ouvrit leur intelligence à la compréhension des Écritures. Il leur dit : « Ainsi est-il écrit que le Christ souffrirait, qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour, et que la conversion serait proclamée en son nom, pour le pardon des péchés, à toutes les nations, en commençant par Jérusalem. À vous d’en être les témoins. Jésus qui a traversé la mort est resté le même. Il souligne le lien qui existe entre sa vie passée toute d’humilité et de souffrance, et la Résurrection que nous célébrons dans le mystère pascal. La reconnaissance de Jésus ressuscité nous permet, à sa suite, la reconnaissance de nous-mêmes comme des serviteurs souffrants promis à la résurrection. Le mystère de la résurrection est un mystère de l’espérance. Il faut que l’Esprit Saint nous soit donné pour que nous entrions dans ce mystère, tout ce que Jésus a fait, nous essayons de le refaire. C’est une communion de vie, une présence à son mystère et une intégration de notre être à son Mystère. En grandissant dans la foi, nous devenons des témoins d’espérance. Jésus prend « corps » en nous et nous sommes ses témoins.


Citation :
Nous demandons la grâce de croire vraiment en la Résurrection de Jésus pour que nous nous recevions de Lui et que nous vivions par Lui.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Jean-Paul II (1920-2005), Pape
Entrez dans l'espérance, "N'ayez pas peur !" (trad. Plon/Mame 1994, p. 320)


« Lui-même était là au milieu d'eux, et il leur dit : ' La paix soit avec vous ' »

Nous avons plus que jamais besoin d'entendre cette parole du Christ ressuscité : « N'ayez pas peur ! » (Mt 28,10) C'est une nécessité pour l'homme d'aujourd'hui...qui ne cesse pas d'avoir peur en son for intérieur et non sans raisons... C'est également une nécessité pour tous les peuples et toutes les nations du monde entier. Il faut que, dans la conscience de chaque être humain, se fortifie la certitude qu'il existe Quelqu'un qui tient dans ses mains le sort de ce monde qui passe, Quelqu'un qui détient les clefs de la mort et des enfers (Ap 1,18), Quelqu'un qui est l'Alpha et l'Oméga de l'histoire de l'homme (Ap 22,13), qu'elle soit individuelle ou collective ; et surtout la certitude que ce Quelqu'un est Amour, l'Amour fait homme, l'Amour crucifié et ressuscité, l'Amour sans cesse présent au milieu des hommes ! Il est l'Amour eucharistique. Il est source inépuisable de communion. Il est le seul que nous puissions croire sans la moindre réserve quand il nous demande : « N'ayez pas peur ! »


Source :  



>






_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4268
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Ven 21 Avr 2017 - 13:40

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Vendredi 21 avril 2017 :  Vendredi dans l'Octave de Pâques - Solennité du Seigneur


Les saints du jour (Vendredi 21 avril)


Saint Anastase d'Antioche (+ 599)

Saint Anastase Higoumène au Mont-Sinaï (7ème s.)

Saint Anselme d'Aoste, Archevêque de Cantorbéry et Docteur de l'Église (1033)-1109).
Voir aussi : Saint Anselme, archevêque de Cantorbéry, Docteur de l'Eglise. 1109.

Saint Conrad de Porzham, Frère Capucin († 1894).


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Après cela, Jésus se manifesta encore aux disciples sur le bord de la mer de Tibériade, et voici comment.

Il y avait là, ensemble, Simon-Pierre, avec Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), Nathanaël, de Cana de Galilée, les fils de Zébédée, et deux autres de ses disciples. Simon-Pierre leur dit : « Je m’en vais à la pêche. » Ils lui répondent : « Nous aussi, nous allons avec toi. » Ils partirent et montèrent dans la barque ; or, cette nuit-là, ils ne prirent rien. Pierre annonce qu’il va à la pêche, et c’est là que Jésus les rejoint, au moment de l’effort infructueux. C’est Jésus Ressuscité qui prend l’initiative d’une nouvelle rencontre avec ses apôtres. C’est sur la grève du lac de Galilée, l’endroit qui leur est familier car c’est leur lieu de travail. Jésus, dans sa nouvelle condition d’existence et dans une humilité très étonnante va les rencontrer. Les apôtres ne sont pas familiers avec la personne de Jésus Ressuscité. Ils ont de la peine à le reconnaître dans sa simplicité. Pierre et les disciples sont encore sous le choc de la Passion de Jésus et leur foi dans le Ressuscité demeure encore bien timide. Jésus a préparé un petit déjeuner à ces hommes qui ont peiné toute la nuit sans rien prendre. Progressivement les flots de l’Amour infini de Dieu recouvrent l’incrédulité qui s’oppose à la foi. L’amour infini de Dieu qui va se révéler encore.

"Au lever du jour, Jésus se tenait sur le rivage, mais les disciples ne savaient pas que c’était lui.

Jésus leur dit : « Les enfants, auriez-vous quelque chose à manger ? » Ils lui répondirent : « Non. » Il leur dit : « Jetez le filet à droite de la barque, et vous trouverez. » Ils jetèrent donc le filet, et cette fois ils n’arrivaient pas à le tirer, tellement il y avait de poissons. Alors, le disciple que Jésus aimait dit à Pierre : « C’est le Seigneur ! » Tous voient le fruit de la pêche, et Jean s’écrie : « C’est le Seigneur ! » Le disciple que Jésus aimait a été le premier à « voir » Jésus et à le dire ; Mais Pierre a été le seul à se jeter à l’eau, comme pour s’y laver de ses reniements avant de rencontrer le regard de Jésus. Pierre se découvre pardonné, transfiguré, recréé par un amour plus puissant que toutes les morts spirituelles. C’est ainsi que Jésus emmène son peuple sur le rivage de la résurrection ! C’est pour nous aussi, qui avons une vie remplie d’activités et d’occupations de toutes sortes. Souvent, nous avons l’impression de revenir les mains vides, dans notre vie à la recherche de celui qui peut nous rendre heureux. Avec Jésus, c’est la victoire de l’Amour qui prend corps en chacun de nous, Victoire sur la mort, sur la haine, sur tout ce qui s’oppose à l’amour. Jésus, invisiblement, passe devant nos difficultés et son œuvre s’accomplit. Il conduit l’Église de Dieu menée par l’Esprit Saint, c’est lui, dans son Église, qui va continuer son œuvre de grâce dans l’humanité.

" Quand Simon-Pierre entendit que c’était le Seigneur, il passa un vêtement, car il n’avait rien sur lui, et il se jeta à l’eau.

Les autres disciples arrivèrent en barque, traînant le filet plein de poissons ; la terre n’était qu’à une centaine de mètres. Une fois descendus à terre, ils aperçoivent, disposé là, un feu de braise avec du poisson posé dessus, et du pain. Jésus leur dit : « Apportez donc de ces poissons que vous venez de prendre. » Simon-Pierre remonta et tira jusqu’à terre le filet plein de gros poissons : il y en avait cent cinquante-trois. Et, malgré cette quantité, le filet ne s’était pas déchiré. Jésus leur dit alors : « Venez manger. » Aucun des disciples n’osait lui demander : « Qui es-tu ? » Ils savaient que c’était le Seigneur. Jésus s’approche ; il prend le pain et le leur donne ; et de même pour le poisson. C’était la troisième fois que Jésus ressuscité d’entre les morts se manifestait à ses disciples. Jésus, le Ressuscité, a demandé aux apôtres de retourner pêcher, avec l’ordre de jeter le filet à droite de la barque, c’est là qu’ils ont trouvé une grande quantité de poissons. Lorsque la vie nous paraît terne, décevante, insatisfaisante, Jésus nous demande de revisiter ces situations, de jeter un nouveau regard sur notre quotidien, le regard de la foi. C’est à l’aide de ce regard que nous pouvons reconnaître les signes de la présence active de Jésus Ressuscité, dans le déroulement de nos journées. Pierre, avec les apôtres, est décontenancé devant la Présence de Jésus. Il recevra l’Esprit Saint de Pentecôte, et Jésus l’enverra sur les rivages du monde. La résurrection de Jésus fait son « travail » de sanctification dans l’Église. Elle se réalise au cœur des Apôtres qui sont chargés de proclamer les merveilles de Dieu. Nous sommes appelés à vivre l’aventure de la foi, c’est une expérience partagée avec d’autres. La résurrection de Jésus se révèle maintenant dans la résurrection des Apôtres.


Citation :
Nous demandons la grâce de comprendre le message de Jésus ressuscité, que le feu de son Amour brûle en nous.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Grégoire de Narek (v. 944-v. 1010), Moine et Poète arménien
Le Livre de prières, n°66 (trad. SC 78, p. 411 rev.)(trad. Plon/Mame 1994, p. 320)


« Au lever du jour, Jésus était là, sur le rivage »

Dieu miséricordieux, très compatissant, ami des hommes (Sg 1,6)..., lorsque tu parles, rien n'est impossible, même ce qui paraît impossible à notre esprit : c'est toi qui donnes un fruit savoureux en échange des dures épines de cette vie...

     Seigneur Christ, souffle de nos narines (Lm 4,20) et splendeur de notre beauté..., lumière et donateur de la lumière, tu ne prends pas plaisir au mal, tu ne veux la perdition de personne, tu ne souhaites jamais la mort (Ez 18,32). Tu n'es pas agité par le trouble, ni assujetti à la colère ; tu n'es pas intermittent en ton amour, ni changeant en ta compassion ; tu ne varies jamais dans ta bonté. Tu ne tournes pas le dos, tu ne détournes pas la face, mais tu es totalement lumière et volonté de salut. Quand tu veux pardonner, tu le peux ; quand tu veux guérir, tu es puissant ; quand tu veux vivifier, tu en es capable ; quand tu veux accorder ta grâce, tu es généreux ; quand tu veux rendre à la santé, tu es habile... Quand tu veux rénover tu es créateur ; quand tu veux ressusciter, tu es Dieu... Quand, avant même que nous le demandions, tu veux étendre la main, tu ne manques de rien... Si tu veux m'affermir, moi qui suis ébranlé, tu es rocher ; si tu veux me donner à boire, à moi l'assoiffé, tu es source ; si tu veux révéler ce qui est caché, tu es lumière...

     Toi qui pour mon salut as combattu avec force..., tu as pris sur ton corps innocent toute la souffrance des châtiments que nous avions mérités, afin que, en devenant exemple, tu manifestes en acte la compassion que tu nous portes.



Source :  










_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4268
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Sam 22 Avr 2017 - 12:34

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Samedi 22 avril 2017 :  Samedi dans l'Octave de Pâques - Solennité du Seigneur


Les saints du jour (Samedi 22 avril)


Saints Épipode et Alexandre, Martyrs à Lyon († 178).

Saint Léonide, Père d'Origène et Martyr († 202)

Saint Soter et saint Caïus, Papes et martyrs. 170 et 295.
Voir aussi : Saint Caïus Pape (28 ème) de 283 à 296 et martyr (+ 296).
Saint Soter, Pape (12e) de 166 à 175 et Martyr

Saint Agapit Ier Pape (57 ème) de 535 à 536 (+ 536)


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Ressuscité le matin, le premier jour de la semaine, Jésus apparut d’abord à Marie Madeleine, de laquelle il avait expulsé sept démons.

Celle-ci partit annoncer la nouvelle à ceux qui, ayant vécu avec lui, s’affligeaient et pleuraient. Jésus fait le choix délibéré de se montrer ressuscité à Marie de Magdala, elle le reconnaît et elle croit. Depuis longtemps elle l’a suivi sur les routes, écouté sa prédication, et elle sait les merveilles qu’il a accomplies en elle. Elle a confiance en lui vivant, elle aura aussi confiance en lui ressuscité. Elle annonce la merveilleuse nouvelle de la résurrection aux disciples de Jésus, ses plus proches amis. Elle voudrait les réjouir par cette bonne nouvelle, mais ils ne la croient pas. Nous pourrions prendre l’image d’un fer trempé pour entrer dans le cheminement difficile des apôtres. Le fer « trempé, » n’est pas seulement rougi au feu du scandale, il est blanchi par l’épreuve impossible à surmonter. Il lui faudra être plongé dans l’eau glacée pour qu’il devienne incassable. Après cette « trempe, » le fer ne faiblira plus ! L’image est inversée car c’est la chaleur de la Résurrection qui va nous transformer ! Les disciples de Jésus étaient, dans un premier temps, tout ouvert à Jésus, mais il y eu la trahison de Judas, le reniement de Pierre, le délaissement des neuf, l’abandon ! Apres ces épreuves, les disciples seront plongé dans le feu de l’amour infini de Jésus ressuscité, ce feu d’amour fera d’eux des disciples ressuscités.

"Quand ils entendirent que Jésus était vivant et qu’elle l’avait vu, ils refusèrent de croire.

Après cela, il se manifesta sous un autre aspect à deux d’entre eux qui étaient en chemin pour aller à la campagne. Ceux-ci revinrent l’annoncer aux autres, qui ne les crurent pas non plus. Jésus poursuit son action d’Amour dans le cœur de ses disciples. Il se montre « sous un aspect inhabituel » aux disciples d’Emmaüs, mais leurs yeux sont aveugles à la gloire du ressuscité, leurs esprits refusent de croire à la résurrection, ils ne le reconnaîtront qu’au signe de la fraction du pain. La conduite des disciples peut nous étonner, ils ont connu personnellement Jésus, ils ont apprécié ses dons, son cœur, les qualités incomparables de sa prédication. Mais, alors que Jésus est déjà ressuscité, et que l’une des femmes du groupe leur annonce la Nouvelle, que les disciples d’Emmaüs font leur témoignage, ils choisissent de ne pas la croire. Marie, la mère de Jésus, est devenue Mère de notre Foi. Elle a reçu son Amour d’une manière de plus en plus forte ; Dés que le Christ est ressuscité, elle est remise debout, elle est réchauffée de l’intérieur. Marie est entrée dans le Mystère de Jésus ressuscité, la foi de l’annonciation est passée au feu de la Passion et de la Résurrection comme une Pâque, un passage tout intérieur.




"Enfin, il se manifesta aux Onze eux-mêmes pendant qu’ils étaient à table : il leur reprocha leur manque de foi et la dureté de leurs cœurs parce qu’ils n’avaient pas cru ceux qui l’avaient contemplé ressuscité.

Puis il leur dit : « Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile à toute la création. De nos jours, rien n’a vraiment changé, la foi en la Résurrection a été commentée, attestée par les fidèles, arrosée du sang des martyrs. Les successeurs des disciples de Jésus aiment à s’identifier à eux. Mais nous sommes dans la situation des disciples de Jésus qui sont face, en eux, au refus de croire. Il nous faut nous jeter aux pieds de Jésus, car l’humanité, immergée dans l’ignorance et dans le manque de vie spirituelle, peut encore être plongée dans le feu de l’Amour infini de Dieu. Jésus nous a fait sortir du doute pour mettre en nos cœurs une foi inflexible dont nous ne sortiront plus. Nous contemplons la transformation opérée dans les « onze ! » Pierre et Jean, ces hommes sans instruction répliquent au grand prêtre : « À vous de juger, il vaut mieux obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes. Faites de nous ce que vous voudrez, nous ne pouvons plus cacher ce que nous avons vu. »


Citation :
Nous demandons la grâce de ressusciter avec Jésus pour proclamer la Bonne Nouvelle qui vient de Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Jean de la Croix (1542-1591), Carme, Docteur de l'Église
La Montée du Carmel, 3,31 (trad. OC, Cerf 1990, p. 869 rev.)


« Il leur reprocha leur incrédulité »

Là où il y a une abondance de signes et de témoignages, il y a moins de mérite à croire... C'est pourquoi Dieu n'opère des œuvres merveilleuses que lorsqu'elles sont absolument nécessaires pour amener les hommes à croire. Pour ce motif et afin que ses disciples ne soient pas privés du mérite de la foi s'ils avaient expérimenté par eux-mêmes sa résurrection, avant de leur apparaître, il a disposé les choses pour qu'ils croient sans le voir lui-même.

     À Marie-Madeleine il a montré d'abord le tombeau vide ; ensuite il l'a fait instruire par les anges, parce que « la foi naît de ce qu'on entend » comme dit saint Paul (Rm 10,17). Ainsi, il voulait qu'elle croie en entendant et avant de voir ; et quand elle l'a vu, c'était sous la forme d'un jardinier, afin d'achever de l'instruire dans la foi.

     Aux disciples il a envoyé d'abord les saintes femmes pour leur dire qu'il était ressuscité. Aux pèlerins d'Emmaüs, il a enflammé d'abord le cœur par la foi avant de se découvrir à eux. Finalement, il a repris tous ses disciples de n'avoir pas cru. Quant à Thomas, qui avait voulu toucher ses plaies, il lui a dit : « Bienheureux ceux qui n'ont pas vu et qui ont cru » (Jn 20,29).



Source :  










_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4268
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Dim 23 Avr 2017 - 15:22

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Dimanche 23 avril 2017 :  Deuxième dimanche de Pâques - Dimanche de la miséricorde - Solennité


Les saints du jour (Dimanche 23 avril)


Saint Georges, tribun militaire et martyr († v. 303) Voir aussi : Saint Georges, officier, martyr. 303.

Saint Adalbert de Prague Evêque de Prague, martyr (+ 997)

Bienheureux Gilles, un des six premiers compagnons de Saint François d'Assise (✝ 1262)..

Bienheureuse Marie-Gabrielle Sagheddu (Sœur Marie-Gabrielle de l’Unité), Religieuse Trappistine au Monastère de Grottaferrata (✝ 1939).


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

Le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! »

Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint. À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. » Jésus Ressuscité, nous donne l’Esprit Saint pour fortifier notre responsabilité, pour éclairer notre foi en la Résurrection. Croire que l’amour de Dieu est plus fondamental que notre capacité à réussir notre vie par nos propres forces. Croire à la résurrection, c’est croire à la valeur unique de notre personne. La résurrection dit la dignité et l’importance de toute vie humaine, elle affirme la primauté de l’amour gratuit de Dieu pour nous. L’expérience des onze apôtres rejoint la nôtre et éclaire notre vie. Jésus est vivant, il est ressuscité et il donne un sens nouveau à notre vie. Nous devons intérioriser le pardon de Dieu. Les blessures qui nous sont infligées et celles que nous avons données nous marquent au plus profond de notre être. Ces germes de mort seront transformés en germes de vie dans le mystère de la résurrection de Jésus. La haine est morte, les séparations sont levées, les brisures sont réconciliées. Il ne reste plus qu’un amour que nous devons intégrer pour prendre corps, pour devenir amour comme Jésus est amour.

"Or, l’un des Douze, Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), n’était pas avec eux quand Jésus était venu. Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! »

Thomas a besoin de faire, lui aussi, l’expérience du Ressuscité. Il veut un contact immédiat avec Jésus. Quel chemin a été parcouru par les apôtres ! Malgré toutes les apparitions que Jésus a déjà prodiguées, les apôtres sont dans la crainte, « ils ont verrouillé les portes, ils ont peur des Juifs. » Nous aussi, nous avons rencontré Jésus petit à petit ! Une première rencontre, puis une seconde et encore d’autres fois Jésus s’est rendu présent et nous sommes enfin convertis ! Il y a en nous des épaisseurs d’incrédulité, de doute, de non foi : « Non, je n’y croirai pas ! » Cette parole de Thomas, nous en faisons l’expérience à certaines heures de notre vie. Jésus revient à nous, dans sa vie qui ne meurt plus et qu’il peut transmettre par son Esprit Saint. Cette vie se répand, elle anime le corps de toute l’humanité pour la ramener au Père. Cette vie a traversé la mort, l’abandon, elle a vaincu toute résistance, tout péché, toute peur, toute contradiction. Elle porte avec elle, joie, pardon, énergie, espérance, foi, charité, elle nous entraine pour une nouvelle existence.




"Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d’eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! »

Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. » Alors Thomas lui dit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. » Il y a encore beaucoup d’autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas écrits dans ce livre. Mais ceux-là ont été écrits pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom. Jésus réapparaît à Thomas en lui montrant ses mains percées, ses pieds qui ont été traversés par les clous. « Mon Seigneur et mon Dieu ! » dit Thomas. Dès qu’il perçoit la présence du Ressuscité, il proclame sa foi. Thomas nous aide, notre foi nous relie directement à Jésus. Dieu veut redonner à l’humanité le sens du corps. Jésus manifeste son cœur à jamais ouvert. De Lui couleront les trésors de l’amour de Dieu : L’eau du baptême, le Sang de l’Eucharistie. Dans le resplendissement de ces plaies, l’amour de Jésus triomphe de la mort, de toutes les violences et de l’enfer. Dieu manifeste ainsi tout l’amour qu’il porte à l’humanité. Jésus ressuscité établit avec chacun de nous une relation personnelle, une relation d’amour. C’est à partir de cet Amour, que nous vivons ensemble. L’Eucharistie que nous célébrons nous donne cette foi, ce nouvel Amour ! Dans ce nouveau toucher d’amour « Jésus vivant » apparaît. Il nous donne une dimension nouvelle qui part du plus secret de son cœur. L’Esprit Saint est devenu notre lumière et notre amour ! Il nous donne de partager la vie divine et d’espérer la pleine réalisation des promesses de Jésus.


Citation :
Nous demandons la grâce de nous laisser transformer par un si grand mystère, comme Jésus, nous sommes envoyés au monde.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Thomas de Villeneuve (v. 1487-1555), Ermite de Saint Augustin, puis Évêque
Sermon pour le dimanche in Albis (in Homiliarius Breviarii Romani, Card. Vivès, p. 901-902 ; trad. Orval rev.)


« Mon Seigneur et mon Dieu ! »

« Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, dit Thomas, si je ne mets pas mon doigt à la place des clous et ma main dans son côté, je ne croirai pas. » Endurcissement étonnant chez ce disciple : le témoignage de tant de frères et la vue même de leur joie ne suffisent pas à lui donner la foi. Et voilà que pour prendre soin de celle-ci le Seigneur apparaît. Le bon Pasteur ne supporte pas la perte de sa brebis (Mt 18,12), lui qui avait dit à son Père : « Ceux que tu m'as donnés, je n'en ai laissé se perdre aucun » (Jn 17,12). Que les pasteurs apprennent donc quelle sollicitude ils doivent manifester à l'égard de leurs brebis, puisque le Seigneur est apparu pour une seule. Toute sollicitude et tout labeur sont peu de chose en comparaison de l'importance d'une seule âme...

     « Avance ici ton doigt et vois mes mains, mets la main dans mon côté, et ne sois pas incrédule mais croyant. » Heureuse main qui a scruté les secrets du cœur du Christ ! Quelles richesses n'y a-t-elle pas trouvées ? C'est en reposant sur ce cœur que Jean y avait puisé les mystères du ciel (Jn 13,25) ; en le scrutant, Thomas y découvre de grands trésors : admirable école qui forme de tels disciples ! Grâce à elle, le premier a exprimé sur la divinité des merveilles plus hautes que les astres lorsqu'il dit : « Au commencement était le Verbe et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu » (Jn 1,1), et l'autre, touché par la lumière de la Vérité, a poussé ce cri sublime : « Mon Seigneur et mon Dieu ! »



Source :  










_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !


Dernière édition par Lumen le Dim 30 Avr 2017 - 13:39, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4268
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Lun 24 Avr 2017 - 12:27

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Lundi 24 avril 2017 :  Le lundi de la 2e semaine de Pâques


Les saints du jour (Lundi 24 avril)


Sainte Elisabeth (5ème s.)

Saint Fidèle de Sigmaringen, Prêtre Capucin et martyr (1577-1622) Voir aussi : Saint Fidèle de Sigmaringen, Capuçin, martyr. 1622.

Sainte Marie-Euphrasie Pelletier, Fondatrice de l'Institut des « Sœurs du Bon-Pasteur » (1796-1868).

Benoît Menni, Prêtre et Fondateur des Sœurs Hospitalières du Sacré-Cœur de Jésus (✝ 1914).

MARTYRS DU GÉNOCIDE ARMÉNIEN (1915-1918)


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Il y avait un homme, un pharisien nommé Nicodème ; c’était un notable parmi les Juifs. Il vint trouver Jésus pendant la nuit."

Il lui dit : « Rabbi, nous le savons, c’est de la part de Dieu que tu es venu comme un maître qui enseigne, car personne ne peut accomplir les signes que toi, tu accomplis, si Dieu n’est pas avec lui. » Le fait que Nicodème vienne durant la nuit dénote qu’il avait peur d’être jugé par ses proches. La nuit démontre aussi le combat entre les ténèbres et la Lumière. Pas facile de mourir à ses idées préconçues, à toute une éducation. Nicodème, comme chacun de nous, reçois les paroles de Jésus d’une façon matérielle ! Il n’est pas facile, pour nous qui cheminons dans la nuit comme Nicodème, de comprendre ce que veut dire Jésus ! "Comment est-il possible de naître quand on est déjà vieux ? Cependant Nicodème est attentif à ce que Dieu fait par Jésus, il cherche la vérité de ses paroles. Nicodème s’interroge sur le message de Jésus qui est venu ouvrir une brèche dans son cœur. Nous le retrouverons fidèlement à la suite de Jésus qui marche vers sa Passion. Il a vécu un grand combat pour passer de la Loi à l’Amour inconditionnel. Avec lui, nous avons reconnu que Jésus vient de Dieu, qu’il nous entraîne dans sa Passion et sa Résurrection : « Personne, à moins de renaître de l’eau et de l’Esprit Saint, ne peut avoir la Vie. »

"Jésus lui répondit : « Amen, amen, je te le dis : à moins de naître d’en haut, on ne peut voir le royaume de Dieu. »

Nicodème lui répliqua : « Comment un homme peut-il naître quand il est vieux ? Peut-il entrer une deuxième fois dans le sein de sa mère et renaître ? » Pour renaître, il nous faut vivre une mort à nos idées propres, à notre propre volonté. Il faut consentir à nous abandonner à l’action de l’Esprit Saint. Si nous raisonnons seulement avec nos acquis, notre façon de voir les choses, nous pouvons difficilement renaître ; Il nous faut croire et accepter que Dieu n’est comme nous, qu’il peut accomplir de grandes choses en nous et par nous. Jésus dit à Nicodème : « Il faut naître d’en haut, » de l’Esprit Saint, pour voir le Royaume de Dieu. Nous sommes invités à rejoindre Dieu par le baptême, à naitre à cet amour, pour devenir amour, comme Jésus est amour pour son Père. Baptisés, nous entrons dans une naissance nouvelle, librement, à la manière du vent : « Le vent souffle où il veut : tu entends le bruit qu’il fait, mais tu ne sais pas d’où il vient ni où il va. » Nous demandons à Dieu d’étendre la main sur nous dans les moments de nuit et de souffrance car aucun moment de notre vie ne lui est indifférent. Tous ensemble, peuple de baptisés dans le Christ, nous cheminons vers la source. Dans la tendresse de Dieu nos pas se pressent vers le Royaume de Dieu.

"Jésus répondit : « Amen, amen, je te le dis : personne, à moins de naître de l’eau et de l’Esprit, ne peut entrer dans le royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair est chair ; ce qui est né de l’Esprit est esprit. Ne sois pas étonné si je t’ai dit : il vous faut naître d’en haut.

Le vent souffle où il veut : tu entends sa voix, mais tu ne sais ni d’où il vient ni où il va. Il en est ainsi pour qui est né du souffle de l’Esprit. » Ne t’étonne pas, si je t’ai dit : Il vous fait naître d’en haut. Renaître, c’est aimer, être branché sur la source. Le jaillissement de la source redit sans cesse « Je t’aime, » comme les battements du cœur de Dieu. Jésus nous indique la condition requise pour que le Seigneur Dieu nous envahisse, nous comble de sa lumière, de ses grâces. Qu’il nous guide pour que nous parvenions peu à peu à nous laisser envahir par l’Esprit Saint pour renaître ! Cet amour est une renaissance permanente, il est le renouvellement total et complet de notre être. Notre vie qui vient de Dieu est un mystère d’amour dans le Don de Dieu. Mystère du Père, mystère du Fils, dans un amour absolument incomparable : L’Esprit Saint. Marie, dans l’Esprit Saint, a formé un corps à Jésus, elle lui a formé un cœur humain. C’est ainsi qu’il a épousé l’humanité. Mystère ou Dieu nous donne une nouvelle naissance à la vie divine. Dieu fait à notre cœur un don d’amour qui en fait un cœur nouveau. Dieu est amour, nous demeurons dans l’amour pour demeurer dans la vie.


Citation :
Nous demandons la grâce de connaitre le cœur de Dieu qui est amour pour que notre vie devienne amour avec le Christ.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Justin (v. 100-160), Philosophe, martyr
Première apologie (trad. cf. bréviaire, 3e mercredi de Pâques)


Le premier témoignage historique du baptême chrétien, à Rome au milieu du deuxième siècle

Nous allons vous exposer comment, après avoir été renouvelés par le Christ, nous nous consacrons à Dieu... Ceux qui croient à la vérité de notre doctrine et de notre parole promettent de vivre selon cette loi. Nous leur enseignons à prier et à demander à Dieu, en jeûnant, le pardon de leurs péchés passés, et nous-mêmes nous prions et nous jeûnons avec eux. Ensuite nous les conduisons en un endroit où il y a de l'eau et là, de la même manière que nous avons été régénérés nous-mêmes, ils sont régénérés à leur tour. Au nom de Dieu le Père, maître de l'univers, de notre Sauveur Jésus Christ et de l'Esprit Saint, ils sont alors lavés dans l'eau.

     Le Christ a dit en effet : « Si vous ne renaissez pas, vous n'entrerez pas dans Le Royaume des cieux ». Il est évident pour tout le monde que ceux qui sont nés une fois ne peuvent pas rentrer dans le sein de leur mère. Le prophète Isaïe a enseigné comment les pécheurs convertis effaceront leurs péchés ; il a parlé ainsi : « Lavez-vous, purifiez-vous, enlevez la méchanceté de vos âmes, apprenez à faire le bien... Venez et discutons, dit le Seigneur. Et si vos péchés sont comme l'écarlate, je vous rendrai blancs comme la laine » (Is 1,16s)... Voici la doctrine que les apôtres nous ont transmise à ce sujet. Nous avons reçu la première naissance sans le savoir et par nécessité, par suite de l'union de nos parents... Pour que nous ne demeurions pas les enfants de la nécessité et de l'ignorance, mais du libre choix et de la connaissance, et pour que nous obtenions dans l'eau le pardon de nos péchés passés, sur celui qui veut renaître et se convertir de ses péchés, on invoque dans l'eau le nom du Père de l'univers, notre Dieu et Maître. Il ne lui donne pas d'autre nom, celui qui conduit le candidat au baptême, car personne n'est capable d'attribuer un nom au Dieu qui est au-dessus de toute parole...

     Ce bain du baptême est appelé « illumination » parce que ceux qui reçoivent cette doctrine ont l'esprit rempli de lumière. C'est aussi au nom de Jésus Christ, crucifié sous Ponce Pilate, et au nom de l'Esprit Saint qui a proclamé d'avance par les prophètes tout ce qui se rapporte à Jésus, c'est en leur nom qu'est baptisé celui qui reçoit la lumière.



Source :  










_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4268
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mar 25 Avr 2017 - 14:17

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Mardi 25 avril 2017 : Fête de saint Marc, évangéliste


Les saints du jour (Mardi 25 avril)


Sainte Elisabeth (5ème s.)

Saint Marc, Évangéliste, Évêque d’Alexandrie, Martyr († v. 75)
Voir aussi : Saint Marc l'Evangéliste. 68.

Saint Anien, Évêque d'Alexandrie qui succéda à Saint Marc († v. 83)

Saint Phébade Evêque d'Agen (+ 393)

Saint Héribald Evêque d'Auxerre (+ 857)

Saint Pierre de Betancur religieux du Tiers-Ordre de
Saint-François (+ 1667)



Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Puis il leur dit : « Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile à toute la création. Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ; celui qui refusera de croire sera condamné."

Nous manifestons la diversité en même temps que l’unité de l’Église, en fêtant l’évangéliste Saint Marc. Nous recevons la Bonne Nouvelle, nous la vivons pour la transmettre à toute la création. L’Évangile est d’une finesse et d’une tendresse incroyable. Jésus le Seigneur est enlevé au ciel, ayant achevé chez nous l’œuvre du Père. Le Premier-né est dans le repos de Dieu. Jésus s’est assis à la droite de Dieu, il nous donne sa paix. Les Apôtres restent seuls. Dans le temps d’épreuves et d’incertitudes que nous traversons avec eux, nous expérimentons la Bonté de Dieu qui est porteuse d’un message de sérénité et d’espérance. Jésus demande aux Apôtres d’assumer leur mission à partir de ce qu’ils ont vécu avec lui. Ils vont, comme lui, traverser l’échec qui leur donnera de vivre pleinement en lui. Ils pourront proclamer que la mort n’est pas une fatalité, que la Bonté de Dieu est là. Cette Bonté de Dieu est active et bienveillante, elle est toute présence auprès de chacun de nous. Ce que Jésus a fait, il donne aux Apôtres de le faire avec lui. Jésus et l’Esprit Saint travaillent avec eux. C’est moyennant la foi, dans l’effacement d’eux-mêmes, que Jésus peut agir : « Et le Seigneur travaillait avec eux. »

"Voici les signes qui accompagneront ceux qui deviendront croyants : en mon nom, ils expulseront les démons ; ils parleront en langues nouvelles ; ils prendront des serpents dans leurs mains et, s’ils boivent un poison mortel, il ne leur fera pas de mal ; ils imposeront les mains aux malades, et les malades s’en trouveront bien."

A travers la Mort et la Résurrection de Jésus, nous accédons au pardon de Dieu et à la liberté véritable. Les croyants ont la capacité de parler pleinement de Jésus, en son Nom, pour le révéler : « Ils parleront un langage nouveau. » Ce que nous avons reçu de Jésus, nous le transmettons en lui. C’est la relation à Jésus qui nous donne, dans la liberté, de l’annoncer dans l’Amour infini de Dieu. La sérénité que nous héritons des apôtres s’enracine dans le fait que nous ne sommes pas seuls. Le souci d’accomplir le dessein du Père est la victoire complète de Jésus en nous. Dieu a livré son Fils Jésus pour nous sauver, il a scellé avec nous une Alliance d’Amour éternel qui se renouvelle chaque jour. Le monde du refus de Dieu peut nous bousculer, nous angoisser, nous persécuter, l’œuvre de Dieu se fait de manière inattendue, et non pas comme nous l’avions pensé ! Au printemps, la nature, alors que nous la croyions morte, éclate de toute manière, elle est très vivante, à l’image de notre vie.

"Le Seigneur Jésus, après leur avoir parlé, fut enlevé au ciel et s’assit à la droite de Dieu. Quant à eux, ils s’en allèrent proclamer partout l’Évangile. Le Seigneur travaillait avec eux et confirmait la Parole par les signes qui l’accompagnaient."

Jésus est présent en chacun de nous, il trouve une nouvelle relation avec l’humanité. C’est progressivement que le monde s’en trouve transformé. Notre humanité agit désormais dans le Christ et c’est dans l’unité d’un Corps nouveau que chacun opère selon la grâce qui lui est donnée. La Parole retentit et Dieu confirme ce que nous entreprenons. Il est assez puissant pour agir avec nous qui sommes des serviteurs inutiles. Nous demandons que Jésus fasse son œuvre d’amour en nous et pour tous. Comme les Apôtres, nous sommes témoins de la victoire de l’Amour, et nous la prêchons par notre vie. Le Seigneur Jésus ressuscité, est « assis à la droite du Père, » il agit avec nous ; il confirme la parole de notre témoignage. Le Père, suscite en notre cœur l’Esprit Saint, dans lequel nous tenons bon, car rien ne nous séparera de l’Amour du Père et du Fils dans leur gloire.


Citation :
Nous demandons la grâce de abandon et de la confiance en Dieu qui fait son œuvre au milieu de nous.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Bruno de Segni (v. 1045-1123), Évêque  
Commentaire sur l'évangile de Marc (trad. Solesmes, Lectionnaire, t. 3, p. 881)


« Le Seigneur travaillait avec eux et confirmait la Parole »

Le Seigneur dit aux Onze : « Voici les signes qui accompagneront ceux qui croient : en mon nom, ils chasseront les esprits mauvais ; ils parleront un langage nouveau ; ils prendront des serpents dans leurs mains et, s'ils boivent un poison mortel, il ne leur fera pas de mal ; ils imposeront les mains aux malades, et les malades s'en trouveront bien ». Dans l'Église primitive, tous ces signes que le Seigneur énumère ici, non seulement les apôtres, mais bien d'autres saints les ont accomplis à la lettre. Les païens n'auraient pas abandonné le culte des idoles si la prédication évangélique n'avait pas reçu confirmation de tant de signes et de miracles. En effet, les disciples du Christ ne prêchaient-ils pas « un Messie crucifié, scandale pour les juifs et folie pour les païens », selon l'expression de saint Paul ? (1Co 1,23)...

     Quant à nous désormais, signes et prodiges ne nous sont plus nécessaires : il nous suffit de lire ou d'écouter le récit de ceux qui ont eu lieu. Car nous croyons à l'Évangile, nous croyons aux Écritures qui les racontent. Et cependant, des signes, il s'en produit encore tous les jours ; et, si l'on veut bien y prêter attention, on reconnaîtra qu'ils ont bien plus de valeur que les miracles matériels d'autrefois.

     Chaque jour, les prêtres administrent le baptême et appellent à la conversion : n'est-ce pas là chasser les démons ? Chaque jour ils parlent un langage nouveau, lorsqu'ils expliquent la sainte Écriture en remplaçant la lettre vieillie par la nouveauté du sens spirituel. Ils mettent en fuite les serpents, lorsqu'ils débarrassent les cœurs des pécheurs de leurs attaches au mal par une douce exhortation...; ils guérissent les malades, lorsqu'ils réconcilient à Dieu par leurs prières les âmes infirmes. Tels étaient les signes que le Seigneur avait promis à ses saints : tels ils les réalisent encore aujourd'hui.



Source :  










_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4268
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mer 26 Avr 2017 - 13:17

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Mercredi 26 avril 2017 : Le mercredi de la 2e semaine de Pâques


Les saints du jour (Mercredi 26 avril)


Notre Dame du Bon Conseil. 1467.

Saint Anaclet Pape (3 ème) de 76? à 88 (+ 88)  

Saint Riquier Prêtre dans le Ponthieu (+ 645)

Saint Jean-Baptiste Piamarta (Giovanni Battista Piamarta), Prêtre et Fondateur de
la Congrégation de la Sainte Famille de Nazareth (✝ 1913).


Saint Ráfael Arnáiz Barón, Cistercien Trappiste (1911-1938).

Bienheureux Stanislas Kubista, Prêtre et Martyr  (+ 1940)

ORIGÈNE (env. 185-254) Prêtre et Martyr


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle."

Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. Nicodème est venu trouver Jésus de nuit pour lui demander comment posséder la vie éternelle. Jésus est à son écoute, mais il faudra du temps à Nicodème pour comprendre Jésus. Il lui parle d’une naissance nouvelle, pour être introduit dans le monde de l’amour venu d’en haut. Nous sommes dans la douleur dans laquelle les disciples ont été confrontés. Discerner entre lumière et ténèbres n’est pas aisé. La Lumière de Dieu est venue dans le monde en la personne de Jésus. Jésus apporte au monde la Bonne Nouvelle de la réconciliation et de la paix. Mais cette annonce n’est pas reçue, elle est méconnue et rejetée. Le passage du monde « d’en bas », au monde « d’en haut », se fait par la nouvelle naissance en Jésus Christ dans le baptême. Celui-ci donne la foi en Dieu qui vient nous sortir des ténèbres. Les œuvres que Jésus accomplit sont des œuvres bonnes qui guérissent. Il porte son attention aux plus petits, il guérit des malades, il éloigne les démons. La prédication de Jésus est un message d’espérance, un message plein de vérité qui est exigeant. Dieu, compatissant aux faiblesses de l’humanité, est présent dans sa Parole.

"Celui qui croit en lui échappe au Jugement ; celui qui ne croit pas est déjà jugé, du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu."

Et le Jugement, le voici : la lumière est venue dans le monde, et les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises. Il nous est difficile de proclamer la foi en Jésus. Nous sommes invités à la discrétion, voire au silence, car la vérité est devenue taboue. Nous entendons répéter avec force : « Il n’y a pas une vérité, mais des vérités. » Seule la puissance de l’amour infini de Dieu peut nous apporter la libération à nos frères. Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde mais pour le sauver. Nous cherchons le bonheur dans une foi véritable, et nous nous trouvons devant une multitude de d’opinions. Avec Nicodème nous comprenons que Jésus fait le lien entre le ciel et le monde d’en-bas, il nous libère par sa Passion. Nous sommes heureux quand nous reconnaissons en l’autre une foi sincère au Dieu éternel, et un désir de vivre dans la Vérité et le respect de l’autre.

"Celui qui fait le mal déteste la lumière : il ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient dénoncées ;"

mais celui qui fait la vérité vient à la lumière, pour qu’il soit manifeste que ses œuvres ont été accomplies en union avec Dieu. » La Bonne Nouvelle de Jésus est confirmée par les innombrables témoignages des saints. Avec eux, nous luttons contre les faux-témoignages qui ternissent la Parole de Jésus. Chaque personne doit être respectée dans le choix de sa conscience. Elle peut alors s’approcher de la vérité, et reconnaître Jésus comme la lumière qui éclaire le monde. La liberté religieuse est constitutive de la dignité de la personne humaine qui cherche Dieu. C’est dans cette liberté que la foi se révèle véritable. Nicodème sera au tombeau pour recevoir le corps de Jésus et pour l’ensevelir. A la Résurrection de Jésus, il comprendra la naissance nouvelle dont Jésus lui parlait. En accueillant Jésus, il entre dans une connaissance nouvelle, un amour qui n’aura pas de fin. Jésus sera toujours présent pour lui désormais. Nous aussi, nous agirons dans la vérité en désirant le Royaume avec un grand amour qui nous fera demeurer dans la lumière de la Résurrection.


Citation :
Nous demandons à l’Esprit Saint la grâce de cette lumière que Jésus est venu nous apporter.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Jean-Paul II (1920-2005), Pape
Encyclique « Dives in misericordia », § 7 (trad. © Libreria Editrice Vaticana)


« Ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle »

Que nous dit la croix du Christ, qui est le dernier mot, pour ainsi dire, de son message et de sa mission messianiques ? Certes, elle n'est pas encore la parole ultime du Dieu de l'Alliance, qui ne sera prononcée qu'aux lueurs de cette aube où les femmes d'abord puis les apôtres, venus au tombeau du Christ crucifié, le trouveront vide et entendront pour la première fois cette annonce : « Il est ressuscité ». Ils la rediront à leur tour, et ils seront les témoins du Christ ressuscité.

     Toutefois, même dans la glorification du Fils de Dieu, la croix ne cesse d'être présente, cette croix qui  ; à travers tout le témoignage messianique de l'Homme-Fils qui a subi la mort sur elle  ; parle et ne cesse jamais de parler de Dieu-Père, qui est toujours fidèle à son amour éternel envers l'homme. Car « Il a tellement aimé le monde  ; donc l'homme dans le monde  ; qu'il a donné son Fils unique, afin que tout homme qui croit en lui ne périsse pas, mais ait la vie éternelle ».

     Croire dans le Fils crucifié signifie « voir le Père » (Jn 14,9), signifie croire que l'amour est présent dans le monde, et que cet amour est plus puissant que les maux de toutes sortes dans lesquels l'homme, l'humanité et le monde sont plongés. Croire en un tel amour signifie croire dans la miséricorde. Celle-ci en effet est la dimension indispensable de l'amour. Elle est comme son deuxième nom, et elle est en même temps la manière propre dont il se révèle et se réalise pour s'opposer au mal qui est dans le monde, qui tente et assiège l'homme, s'insinue jusque dans son cœur et peut « le faire périr dans la géhenne » (Mt 10,28).



Source :  









_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4268
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Jeu 27 Avr 2017 - 11:51

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Jeudi 27 avril 2017 : Le jeudi de la 2e semaine de Pâques


Les saints du jour (Jeudi 27 avril)


Saint Jean le Confesseur, higoumène (✝ 837)

Sainte Zita, Vierge, servante, Patronne de Lucques (1218-1278)

Saint Pierre Armengol (+ 1304)  

Bienheureux Humbert III de Savoie Comte de Savoie (+ 1189)

Bienheureux Nicolas Roland, Prêtre et fondateur de la Congrégation des « Sœurs du Saint Enfant Jésus » (1911-1938).


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

« Celui qui vient d’en haut est au-dessus de tous. Celui qui est de la terre est terrestre, et il parle de façon terrestre.

Jésus témoigne du ciel, de cet au-delà, de tout ce que personne n’a jamais vu, à part Celui qui vient d’en haut. Jésus vient du ciel, il est l’unique source de connaissance d’en haut. Entre le ciel et la terre, il n’y a pas de commune mesure. Le témoignage de Jésus est celui de la vérité. Celui qui accepte son témoignage certifie que Dieu dit la vérité. La réception du témoignage de Jésus est liée à la vie du témoin. À tout moment et en toutes circonstances, il faut nous efforcer d’avoir la pensée de Dieu. Avoir les sentiments de Jésus et aspirer à regarder l’humanité du même regard que lui, le Verbe devenu chair. Si nous agissons comme “celui qui vient d’en haut,” nous pourrons découvrir les choses positives qui arrivent autour de nous. L’amour de Dieu et son action continuent en faveur de l’homme. En accueillant le Don de l’amour que Dieu nous fait en surabondance, nous devenons les enfants bien aimés du Père, les frères et sœurs de Jésus qui s’aiment. C’est ainsi que nous vivons de la Vie même de Dieu, de son Amour infini. Etre édifié dans la vérité, c’est être édifié en Dieu.

" Celui qui vient du ciel est au-dessus de tous, il témoigne de ce qu’il a vu et entendu, et personne ne reçoit son témoignage."

Mais celui qui reçoit son témoignage certifie par là que Dieu est vrai. En effet, celui que Dieu a envoyé dit les paroles de Dieu, car Dieu lui donne l’Esprit sans mesure. Dieu aime son Fils et il nous aime. Il nous fait participer à son Amour et nous appelle à être dans la communion de son Fils bien-aimé, dans l’Esprit Saint. Dieu a tout remis entre les mains de Jésus son Fils. Ainsi sont reliés les deux extrêmes du Fils du Père du ciel, et des enfants d’adoption de la terre. La distance infinie qui subsistait depuis toujours entre le monde d’en haut et le monde d’en bas est conciliée dans un rapport d’amour. Tout homme qui croit au Fils obtiendra la vie éternelle. Accepter le témoignage de Jésus, c’est se tourner vers Dieu comme un enfant se tourne vers son père. Devenir le témoin de Jésus, c’est surmonter ses peurs, les menaces et les réels obstacles qui peuvent mener au martyre. Le menteur, l’accusateur des frères, l’adversaire, attise la colère de l’homme, il domine et opprime l’humanité. Dominer et imposer ses idées aux autres, n’est pas compatible avec l’amour de Dieu. Nous faisons chaque jour l’expérience de l’incompréhension entre nous car nous sommes terrestres. Laissons la place à l’autre, vivons nos relations en vérité, dans le Christ Jésus.

« Le Père aime le Fils et il a tout remis dans sa main. »

Celui qui croit au Fils a la vie éternelle ; celui qui refuse de croire le Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui. » À tout moment et en toutes circonstances, nous nous efforçons de servir, sans rien attendre en retour. C’est ainsi que nous créons une communion profondément humaine, dans le respect de chacun, dans une grande gratuité. A la suite de Jésus, servir et témoigner vont toujours de pair, notre monde a besoin de témoins authentiques. Croire en Jésus c’est adhérer à son amour infini, et par cette vie nouvelle lui rendre témoignage. Jésus vient du ciel, il rend témoignage de ce qu’il a vu. Jésus vient du Père, il est le seul qui puisse parler de Dieu et des hommes. « Celui qui accepte son témoignage certifie que Dieu est véritable. » La vérité de Dieu c’est l’amour qu’il propose, il n’y a pas d’autre vérité qu’une vie d’amour qui est une vie de lumière. La terre et le ciel, en Jésus, se sont rencontrés. A la suite de Jésus, les Apôtres, en donnant leur vie comme lui, rendent témoignage, ils manifestent que Jésus est le Messie, Celui qui vient de Dieu.


Citation :
Nous demandons la grâce de nous laisser former par la parole de Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Syméon le Nouveau Théologien (v. 949-1022), Moine grec
Catéchèses, 3 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 293 rev ; cf SC 96, p. 305)


« Celui que Dieu a envoyé dit les paroles de Dieu »

Le Seigneur nous a dit : « Scrutez les Écritures » (Jn 5,39). Scrutez-les donc et retenez avec beaucoup d'exactitude et de foi tout ce qu'elles disent. Ainsi, connaissant clairement la volonté de Dieu..., vous serez capables de distinguer, sans vous tromper, le bien du mal, au lieu de prêter l'oreille à n'importe quel esprit et d'être emportés par des pensées nuisibles.

     Soyez certains, mes frères, que rien n'est aussi favorable à notre salut que l'observance des divins préceptes du Seigneur... Il nous faudra toutefois beaucoup de crainte, de patience et de persévérance dans la prière pour que nous soit révélé le sens d'un seul mot du Maître, pour que nous connaissions le grand mystère caché dans ses moindres paroles, et que nous soyons prêts à donner notre vie pour un seul petit trait des commandements de Dieu (cf Mt 5,18).

     Car la parole de Dieu est comme une épée à deux tranchants (He 4,12) qui taille et coupe l'âme de toute convoitise et de tout instinct de la chair. Plus que cela, elle devient aussi comme un feu brûlant (Jr 20,9) lorsqu'elle ranime l'ardeur de notre âme, lorsqu'elle nous fait mépriser toutes les tristesses de la vie et considérer les épreuves comme une joie (Jc 1,2), lorsque, devant la mort que redoutent les autres hommes, elle nous fait désirer et embrasser la vie, en nous donnant le moyen d'y parvenir.(Mt 10,28).



Source :  










_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4268
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Ven 28 Avr 2017 - 14:06

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Vendredi 28 avril 2017 : Le vendredi de la 2e semaine de Pâques


Les saints du jour (Vendredi 28 avril)


Saint Louis-Marie Grignion de Montfort, Prêtre et Fondateur de la Compagnie de Marie
(les Pères Montfortains), des Frères de l’instruction Chrétienne de Saint Gabriel et
des Filles de la Sagesse, Docteur de la médiation de Marie (1673-1716).

Voir aussi : Saint Louis-Marie Grignion de Montfort, prêtre, missionaire apostolique, instituteur des prêtres missionaires de la compagnie de Marie et de la congrégation des Filles de la Sagesse. 1716.
Pour approfondir : Saint Louis-Marie Grignion de Montfort (1673-1716)

Saint Pierre-Louis-Marie Chanel, Prêtre Mariste et premier martyr en Océanie,
Patron de l’Océanie (1803-1841)


Sainte Gianna (Jeanne) Beretta Molla, Mère de famille, médecin exemplaire (1922-1962).  

Vénérable Théophanius-Léo (Adolphe Chatillon), Frère des Écoles Chrétiennes (✝ 1929).


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

« Après cela, Jésus passa de l’autre côté de la mer de Galilée, le lac de Tibériade. Une grande foule le suivait, parce qu’elle avait vu les signes qu’il accomplissait sur les malades. Jésus gravit la montagne, et là, il était assis avec ses disciples.

Or, la Pâque, la fête des Juifs, était proche. Jésus leva les yeux et vit qu’une foule nombreuse venait à lui. Il dit à Philippe : « Où pourrions-nous acheter du pain pour qu’ils aient à manger ? »
Jésus a pitié de ses brebis, il les conduit sur de verts pâturages, il les rassasie, et il va chercher celle qui est perdue. Le discours sur le Pain de vie prend ses racines dans ce miracle de la multiplication des pains : À partir de cinq pains et de deux poissons, Jésus nourrit une foule nombreuse. Ce signe que Jésus accomplit nous montre qu’il a un pouvoir sur la nature. Le chemin de la vie divine est ouvert, c’est la vie du Père qui est donnée et nous comprenons mieux la Parole de Jésus. Nous entrons dans son mystère pour prendre corps en lui, comme l’enfant bien aimé du Père. Jésus qui a rejoint son Père dans le royaume est encore plus proche de nous, il est plus intime à nous-mêmes que nous ne le sommes à nous-mêmes. Il nous fait exister en lui, par lui et pour Lui. Cette transformation se fait par la puissance de l’amour de Dieu qui opère aujourd’hui dans la multiplication des pains.


"Il disait cela pour le mettre à l’épreuve, car il savait bien, lui, ce qu’il allait faire. Philippe lui répondit : « Le salaire de deux cents journées ne suffirait pas pour que chacun reçoive un peu de pain. »

Un de ses disciples, André, le frère de Simon-Pierre, lui dit : « Il y a là un jeune garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons, mais qu’est-ce que cela pour tant de monde ! » Jésus dit : « Faites asseoir les gens. » Il y avait beaucoup d’herbe à cet endroit. Ils s’assirent donc, au nombre d’environ cinq mille hommes. La foule pouvait survivre à une nuit de jeûne, mais la faim est le signe d’une nécessité plus haute. La faim, comme la soif, renvoient à des nécessités naturelles : manger, boire, sans quoi on meurt. Mais elles renvoient aussi à des nécessités vitales d’ordre spirituel, elles révèlent le sens de notre existence humaine devant Dieu. Dans le discours sur le pain de vie qui suit la multiplication des pains, Jésus dira : « Je suis le pain de la vie. Qui vient à moi n’aura jamais faim, qui croit en moi n’aura jamais soif. » Après la multiplication des pains, Jésus reprochera à la foule de ne pas avoir compris le sens du miracle : « En vérité, en vérité je vous le dis, vous me cherchez non pas parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé du pain et avez été rassasiés. » Jésus est celui qui comble de biens les affamés, mais la multiplication des pains est signe d’une réalité plus haute : Jésus vient apporter une autre nourriture. Il est celui qui vient combler la faim existentielle de l’être humain ; celui qui vient désaltérer sa soif d’aimer et d’être aimé. La perspective de la communion fraternelle s’annonce, la lumière du don et du partage est donnée.

"Alors Jésus prit les pains et, après avoir rendu grâce, il les distribua aux convives ; il leur donna aussi du poisson, autant qu’ils en voulaient.

Quand ils eurent mangé à leur faim, il dit à ses disciples : « Rassemblez les morceaux en surplus, pour que rien ne se perde. » Ils les rassemblèrent, et ils remplirent douze paniers avec les morceaux des cinq pains d’orge, restés en surplus pour ceux qui prenaient cette nourriture. À la vue du signe que Jésus avait accompli, les gens disaient : « C’est vraiment lui le Prophète annoncé, celui qui vient dans le monde. » Mais Jésus savait qu’ils allaient venir l’enlever pour faire de lui leur roi ; alors de nouveau il se retira dans la montagne, lui seul. Les miracles proclament le Royaume de Dieu qui vient, ils accompagnent la Parole, l’éclairent et la confirment. Nous recevons dans ce signe l’amitié de Jésus pour nous, une promesse. Nous découvrons un chemin à parcourir ensemble au cours duquel l’amitié s’épanouira, s’approfondira, il montre une direction, un sens à notre vie. La vie que Jésus nous donne, c’est la vie éternelle, la guérison qu’il nous procure, c’est le salut éternel, et le Pain dont il nous nourrit, c’est lui-même. A partir du don des cinq pains et des deux poissons de l’enfant, nous percevons la nourriture qui va nourrir la foule pour la transformer en action de grâce. A partir de cette nourriture pour la vie terrestre, Jésus nous entraine à sa vie divine, il demeure avec nous pour toujours. Il nous rassemble tous ensemble pour former un Peuple nouveau que l’Esprit Saint anime.


Citation :
Nous demandons la grâce d’être ressuscites avec Jésus.