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 Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU

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Lumen
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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mar 11 Avr - 16:34

Mardi Saint : Le Messie (2/5)   / En marche vers Dimanche












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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mer 12 Avr - 18:44

Mercredi Saint : Le Messie (3/5)   / En marche vers Dimanche





En cette Semaine Sainte, Marie-Noëlle Thabut nous met en marche vers Pâques,
en nous proposant un éclairage sur la notion de "MESSIE".








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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Jeu 13 Avr - 13:33

Jeudi Saint : Le Messie (4/5) / En marche vers Dimanche





En cette Semaine Sainte, Marie-Noëlle Thabut nous met en marche vers Pâques,
en nous proposant un éclairage sur la notion de "MESSIE".








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Dernière édition par Lumen le Ven 14 Avr - 21:16, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Jeu 13 Avr - 21:04

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Jeudi 13 avril 2017 : Jeudi-Saint. Fête du Triduum Pascal. Fête le 13 Avril 2017. Voir aussi : 13 avril 2017. Le jeudi Saint.


Les saints du jour (Jeudi 13 avril)


St Hermenegild, fils du roi Léovigild et martyr († 586)

Saint Martin Ier Pape (74 ème) de 649 à 656 et martyr (+ 656)

Saint Joseph Moscati, saint médecin de Naples (1880-1927).

Bienheureux Jacques de Certaldo, Religieux Camaldule (✝ 1292).

Bienheureux Rolando Rivi, Jeune séminariste et martyr « Modèle de Foi pour les jeunes de 14 ans » (1931-1945)


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Avant la fête de la Pâque, sachant que l’heure était venue pour lui de passer de ce monde à son Père, Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout.

Au cours du repas, alors que le diable a déjà mis dans le cœur de Judas, fils de Simon l’Iscariote, l’intention de le livrer, Jésus, sachant que le Père a tout remis entre ses mains, qu’il est sorti de Dieu et qu’il s’en va vers Dieu, se lève de table, dépose son vêtement, et prend un linge qu’il se noue à la ceinture ; puis il verse de l’eau dans un bassin. Alors il se mit à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge qu’il avait à la ceinture. Nous entrons dans le premier jour du "triduum pascal," Jésus manifeste l’amour et l’humilité qui sont les deux ailes nous permettent d’avancer vers le Royaume éternel de Dieu notre Père avec lui. Jésus annonce le don total de sa personne pour le salut de l’humanité et la gloire de son Père. Il donne en partage son Corps et son Sang, prémices de l’acte d’amour suprême de sa crucifixion. Jésus lave les pieds de ses apôtres, les faisant ainsi entrer dans la grande vertu de l’humilité. Il quitte son vêtement, nous annonçant déjà le dépouillement de ses vêtements avant la crucifixion et le dépouillement de son corps de chair pour ressusciter en corps de gloire. Si ce geste était normal à l’époque de Jésus, cette tâche revenait à un serviteur de la maison. C’est l’étonnement de Pierre, Jésus se fait le serviteur, par ce geste ingrat et humiliant, il se baisse, s’abaisse et lave les pieds poussiéreux, et il les essuye. Jésus n’hésite pas, toute sa vie est orientée en ce sens. Il nous prépare, comme ses disciples, au don de l’Eucharistie qui nous sera donnée, pour que nous ayons le courage d’entrer dans sa Passion.

"Il arrive donc à Simon-Pierre, qui lui dit : « C’est toi, Seigneur, qui me laves les pieds ? » Jésus lui répondit : « Ce que je veux faire, tu ne le sais pas maintenant ; plus tard tu comprendras. »

Pierre lui dit : « Tu ne me laveras pas les pieds ; non, jamais ! » Jésus lui répondit : « Si je ne te lave pas, tu n’auras pas de part avec moi. » Simon-Pierre lui dit : « Alors, Seigneur, pas seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête ! » Jésus lui dit : « Quand on vient de prendre un bain, on n’a pas besoin de se laver, sinon les pieds : on est pur tout entier. Vous-mêmes, vous êtes purs, mais non pas tous. » Nous voyons Pierre refuser le geste de Jésus et qui finit par l’accepter quand Jésus lui dit clairement qu’il n’aurait point de part avec lui. Jésus, par ce geste du lavement des pieds, invite ses disciples à entrer dans l’humilité grâce à laquelle ils seront prêts à entrer au Royaume de Dieu. Nous voulons nous dépouiller de nos complexes d’infériorité et de supériorité pour accepter avec joie de servir les autres ou d’être servi par eux dans un acte d’humilité réciproque. Au cours de ce dernier repas, Jésus gratifie ses disciples de sa présence par le mystère de l’Eucharistie. Quand il leur lave les pieds, il bouleverse nos conceptions de service pour nous transformer de fond en comble. Jésus par cet acte de lavement des pieds nous révèle que la plus haute humilité consiste à nous vider de nous même pour toucher la grâce ineffable de Dieu.


"Il savait bien qui allait le livrer ; et c’est pourquoi il disait : « Vous n’êtes pas tous purs. »

Quand il leur eut lavé les pieds, il reprit son vêtement, se remit à table et leur dit : « Comprenez-vous ce que je viens de faire pour vous ? Vous m’appelez “Maître” et “Seigneur”, et vous avez raison, car vraiment je le suis. Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi, vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. C’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous.  Jésus a fait ce geste non pas avant le repas, mais pendant le repas. Il nous montre ainsi comme ce dernier repas revêt une importance véritable. En lavant les pieds de tous ses disciples, y compris de Judas, Jésus veut les faire entrer dans cet amour du Père qu’il est venu révéler. Le geste du lavement des pieds donne aux disciples d’entrer dans le mystère de la Croix qui approche et lui donne son sens. Nous entrons dans la nouvelle Alliance avec Jésus dans une ouverture d’amour incroyable. C’est dans le prolongement du lavement des pieds que Jésus prend du pain, prononce la bénédiction et dit : « Prenez et mangez en tous ceci est mon corps livré pour vous. » Jésus va nous sauver par sa Passion, par sa mort et par sa Résurrection, par la victoire de son amour infini sur toute violence. Jésus ressuscitera en corps de gloire, dans le Corps que Marie lui a tissé. Il nous invite à nous laisser laver « les pieds » par lui, à nous mettre à son écoute, à le regarder, à nous laisser servir. C’est lui qui agit dans nos vies, nous le contemplons jusque sur la Croix, là où son amour va jusqu’au bout.

Citation :
Nous demandons la grâce de comprendre l’amour du cœur de Jésus, d’être proches de nos frères.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Thomas More (1478-1535), Homme d'État anglais, Martyr
Traité sur la Passion, 1 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 199 rev.)


« Il les aima jusqu'au bout »

« Avant la fête de la Pâque, sachant que l'heure était venue pour lui de passer de ce monde à son Père, Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu'au bout »... Dans l'Évangile Jean a été appelé spécialement « le disciple que Jésus aimait ». C'est ce disciple qui met ici en lumière par ses paroles combien notre Sauveur, qui aimait tellement Jean, était fidèle dans son amour.

     Car ces paroles sont suivies aussitôt par le récit de la Passion amère du Christ, en commençant par la dernière Cène, et d'abord par l'humble service du lavement des pieds rendu par Jésus à ses disciples, et par l'envoi du traître au dehors. Viennent ensuite l'enseignement de Jésus, sa prière, son arrestation, son procès, sa flagellation, sa crucifixion et toute la douloureuse tragédie de sa Passion très amère.

     C'est avant tout cela que saint Jean cite les paroles rappelées à l'instant, pour faire comprendre que le Christ a accompli tous ces actes par pur amour. Cet amour, il l'a bien montré à ses disciples lors de la dernière Cène, lorsqu'il leur a affirmé qu'en s'aimant les uns les autres, ils suivraient son exemple (Jn 13,34). Car ceux qu'il aimait, il les a aimés jusqu'au bout, et il souhaitait qu'ils fassent de même. Il n'était pas inconstant, comme tant de gens qui aiment de façon passagère, abandonnent à la première occasion, et d'amis deviennent ennemis, comme l'a fait le traître Judas. Jésus, lui, a persévéré dans l'amour jusqu'au bout, jusqu'à ce que, précisément par cet amour, il en soit venu à cette extrémité douloureuse. Et pas seulement pour ceux qui étaient déjà ses amis, mais pour ses ennemis, afin d'en faire des amis, non pour son avantage, mais pour le leur.



Source :  










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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Ven 14 Avr - 14:39

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Vendredi 14 avril 2017 : Fête du Vendredi-Saint : Chemin de Croix et Office de la Passion. Voir aussi : 14 avril 2017. Le vendredi Saint.


Les saints du jour (Vendredi 14 avril)


Saint Bénezet (Benoît), jeune berger, constructeur du Pont d'Avignon (1165-1184).

Saint Pierre Gonzalez , Prêtre Dominicain (1190-1246)

Sainte Lidwine de Schiedam, Laïque et Mystique (1380-1433). Voir aussi : Sainte Lydwine de Schiedam, vierge. 1433.


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Voici l’homme !"

Jésus est arrêté dans un jardin au-delà du Cédron. Deux groupes s’affrontent dans ce jardin : Judas, la cohorte et les gardes d’un côté, Jésus et ses disciples de l’autre. Judas disparaît tout de suite dans l’anonymat. La cohorte et les gardes sont venus avec « des lanternes et des torches, » qui ne leur permettent pas de voir celui qui est la « lumière du monde. » Quand Jésus est flagellé, couronné d’épines et humilié, il est présenté comme « l’homme » à la foule dans le récit de la Passion de Saint Jean. Jésus est libre face à Pilate quand il est condamné comme le « roi des Juifs. » Il est « ligoté » par des gardes du Temple et des soldats romains. A l’ensevelissement, à nouveau Jésus est « ligoté » dans les bandelettes, dans un jardin. Jésus montre la vérité, mais les juifs le tiennent pour un blasphémateur et le condamnent à être lapidé. Nous ne détournons pas les yeux du visage de Jésus en agonie : "Voici l’homme ! » dit Pilate. C’est le triste état de l’humanité plongée dans le non-amour, avec son insupportable couronne d’orgueil qui vient déchirer si douloureusement le visage de Jésus, car l’homme n’a plus visage humain. Jésus est notre Roi d’Amour qui vit une Passion d’Amour pour son peuple. Jésus mourra pour avoir dit la vérité sur lui-même, pour avoir été fidèle à sa personne, à son identité et à sa mission.  Il est le Roi d’Amour dont la vérité parle d’elle-même, si nous voulons bien l’écouter.

« Je suis venu rendre témoignage à la vérité, dit Jésus. »

Jésus est celui qui parle en style direct, il a parlé publiquement au monde, et il a toujours enseigné dans les synagogues et dans le Temple, là où tous les Juifs se réunissent. Sa parole a une dimension universelle, elle s’étend dans l’espace et s’adresse à tous. Jésus exprime deux « Pourquoi ? » en s’adressant à un garde et au grand prêtre, mais il n’obtient aucune réponse de leur part. Aucune accusation n’est formulée contre Jésus pour justifier la violence qui lui est infligée, c’est un innocent qui sera condamné. Jésus est conduit de chez Caïphe au prétoire par ceux qui n’entrèrent pas eux-mêmes pour de ne pas se souiller, et pouvoir manger la Pâque ! C’est donc Pilate qui sort pour aller à eux. Pilate rentra dans le prétoire, appela Jésus, et lui dit : « Es-tu le roi des Juifs ? » Jésus répondit : « Est-ce de toi-même que tu dis cela, ou d’autres te l’ont-ils dit de moi ? » Pilate lui dit : « Tu es donc roi ? ». Jésus répondit : « Tu le dis, je suis roi. Je suis né et je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma voix. » Jésus est interrogé, et Pierre l’est aussi par la servante et les gardes, il perd son identité, avec un « Je ne le suis pas. » Derrière la douleur de l’envoyé de Dieu, ce qui transparaît et nous inonde, c’est l’amour fou de Dieu, le visage de Notre Père, qui du haut de la Croix dit encore dans le silence : « Celui-ci est mon Fils, mon Bien aimé en qui j’ai mis tout mon amour » ! Jésus, le Sauveur du monde, combat pour nous sauver, il est à l’origine d’une Humanité toute nouvelle. Derrière le visage défiguré de Jésus, la plus grande tendresse de Dieu nous est donnée.

« Quand je serai élevé de terre, j’attirerai tout à moi avait dit Jésus."

Si Pierre nie être disciple de Jésus, le Disciple aimé entend les dernières paroles de Jésus, il reçoit sa mère comme mère et il est le témoin de tous ces événements. Nous pouvons contempler le jugement du monde et le pouvoir du Crucifié, Jésus attire à lui toutes choses. Dans les souffrances de Jésus crucifié, le coup de lance du soldat, nous sommes dans le sommet de l’Amour infini de Dieu qui sauve le monde. Ce Cœur ouvert de Jésus est le mystère qui sera reçu par Jean et par Marie au pied de la Croix, comme la plus brutale des violences de l’humanité. Quand le cœur de Jésus sera transpercé, il coulera le sang et l’eau qui donneront une nouvelle Vie divine à l’humanité en proie à la douleur. Nous sommes ainsi rejoints, et sauvés de la violence, grâce à Jésus qui vainc le mal par le bien : « Ils regarderont celui qu’ils ont transpercé. » Jésus, dans un grand cri, donnera encore son souffle, le Saint-Esprit. Par son cœur ouvert, l’eau du baptême, et le sang de l’Eucharistie nous célébrons cette vie nouvelle. Au delà de son aspect défiguré dans sa Passion, Jésus est déjà glorifié, il manifeste une beauté qui est toute intérieure. Désormais, ce sont les pauvres que nous côtoyons qui nous la manifestent, car la beauté vient de l’intérieur.


Citation :
Nous demandons la grâce d’entrer plus avant dans le mystère de Jésus pauvre, qui resplendit de la vie divine.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Maxime de Turin (?-v. 420), Évêque
Sermon 38 ; PL 57, 341s ; CCL 23, 149s (trad. L'Année en fêtes, Migne 2000, p.261 rev)


Le signe du salut

Dans sa Passion, le Seigneur a assumé tous les torts du genre humain afin qu'il n'y ait plus rien par la suite qui porte du tort à l'homme. La croix est donc un grand mystère, et si nous essayons de le comprendre, par ce signe le monde entier est sauvé. En effet quand les marins prennent la mer, ils dressent d'abord l'arbre du mât et tendent la voile pour que s'ouvrent les flots ; ils forment ainsi la croix du Seigneur, et en sécurité grâce à ce signe du Seigneur, ils gagnent le port du salut et échappent au péril de la mort. La voile suspendue au mât est en effet l'image de ce signe divin, comme le Christ a été élevé sur la croix. Voilà pourquoi, à cause de la confiance venant de ce mystère, ces hommes ne s'inquiètent pas des bourrasques du vent et arrivent au bon port souhaité. Pareillement, de même que l'Église ne peut pas rester debout sans la croix, de même un navire est affaibli sans son mât. Le diable en effet la tourmente et le vent frappe le navire, mais quand se dresse le signe de la croix, l'injustice du diable est repoussée, la bourrasque tombe aussitôt...

     L'agriculteur aussi n'entreprend pas son travail sans le signe de la croix : en assemblant les éléments de sa charrue il imite l'image d'une croix... Le ciel aussi est disposé comme une image de ce signe, avec ses quatre directions, l'Orient, l'Occident, le Midi et le Nord. La forme de l'homme lui-même, quand il élève les mains, représente une croix ; surtout quand nous prions les mains levées, nous proclamons par notre corps la Passion du Seigneur... C'est de cette façon que Moïse, le Saint, a été vainqueur quand il faisait la guerre contre les Amalécites, non pas par les armes, mais les mains levées vers Dieu (Ex 17,11)...

     Par ce signe du Seigneur donc, la mer est ouverte, la terre cultivée, le ciel gouverné, les hommes sont sauvés. Et même, je l'affirme, par ce signe du Seigneur, les profondeurs du séjour des morts sont ouvertes. Car l'homme Jésus, le Seigneur, lui qui portait la vraie croix, a été enseveli en terre, et la terre qu'il avait profondément labourée, qu'il avait pour ainsi dire brisée de toutes parts, a fait germer tous les morts qu'elle retenait.



Source :  










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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Ven 14 Avr - 21:21

Vendredi Saint : Le Messie (5/5) / En marche vers Dimanche





En cette Semaine Sainte, Marie-Noëlle Thabut nous met en marche vers Pâques,
en nous proposant un éclairage sur la notion de "MESSIE".








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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Sam 15 Avr - 14:56

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Samedi 15 avril 2017 : Samedi-Saint. Fête du Triduum Pascal. Fête le 15 Avril 2017.
Voir aussi : 15 avril 2017. Le samedi Saint.


Les saints du jour (Samedi 15 avril)


Saint Patern, Évêque de Vannes (5ème s.).

Saint Ortaire, Abbé de l'Abbaye de Landelle (6ème s.)

Saint César de Bus Prêtre en Avignon (+ 1607)

Saint Damien de Molokai (Joseph de Veuster) Prêtre - Religieux Picpus (+ 1889)


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

Après le sabbat, à l’heure où commençait à poindre le premier jour de la semaine, Marie Madeleine et l’autre Marie vinrent pour regarder le sépulcre.

Et voilà qu’il y eut un grand tremblement de terre ; l’ange du Seigneur descendit du ciel, vint rouler la pierre et s’assit dessus. Il avait l’aspect de l’éclair, et son vêtement était blanc comme neige. Les gardes, dans la crainte qu’ils éprouvèrent, se mirent à trembler et devinrent comme morts. Nous sommes au cœur de la lumineuse veillée pascale dans l’espérance et dans la joie. "Il est vraiment ressuscité." Nous vivons cet instant extraordinaire de l’ouverture du tombeau de Jésus et de l’apparition de l’ange du Seigneur devant ces deux femmes. Le jardin où Jésus avait été enseveli après sa crucifixion est encore dans la demi obscurité du jour naissant. La terre se met à trembler et un ange du Seigneur blanc comme la neige et lumineux comme l’éclair descend du ciel. Après les souffrances de sa passion, après sa mort par amour pour les hommes, Jésus est ressuscité. Le fardeau du péché qui oppressait l’humanité depuis la première désobéissance d’Adam est retiré. Jésus, dans un acte d’obéissance inconditionnelle à Dieu, délivre le monde de l’aveuglement. Par la Résurrection de Jésus, nous entrons dans la recréation, nous rejoignons Dieu dans son Amour invincible. Jésus veut nous transformer en cette nuit de Pâque, c’est la libération de tout ce qui n’est pas amour dans notre vie !

"L’ange prit la parole et dit aux femmes : « Vous, soyez sans crainte ! Je sais que vous cherchez Jésus le Crucifié. Il n’est pas ici, car il est ressuscité, comme il l’avait dit. Venez voir l’endroit où il reposait.

Puis, vite, allez dire à ses disciples : “Il est ressuscité d’entre les morts, et voici qu’il vous précède en Galilée ; là, vous le verrez.” Voilà ce que j’avais à vous dire. » Les femmes, à l’annonce de la résurrection de Jésus, courent tremblantes et joyeuses pour le dire aux disciples. Elles ne tremblent pas de peur, mais de l’émotion engendrée par la joie. Après l’ensevelissement dans le sein de la terre, Jésus ressuscité rejoint à nouveau le sein de Marie et l’entraîne dans la danse de l’Amour qui n’aura pas de fin ! Il ressuscite en celle qui l’a conçu mystérieusement d’abord dans la foi, l’entraînant dans la joie de la Résurrection. Le mystère de la résurrection de Jésus se réalise de manière toute intérieure, dans le secret du Corps mystique de l’Eglise. Désormais le Ciel s’est ouvert à tous ! Le Fils unique de Dieu qui a pris chair de la Vierge Marie se donne de façon mystérieuse à toute l’Eglise. La Joie de Marie, est pour nous. Sa grande foi, son espérance invincible et son immense amour sur le chemin de la Résurrection de Jésus nous sont donné ! C’est dans la force de l’Esprit Saint que nous accueillons la Bonne nouvelle de la Résurrection.

"Vite, elles quittèrent le tombeau, remplies à la fois de crainte et d’une grande joie, et elles coururent porter la nouvelle à ses disciples. Et voici que Jésus vint à leur rencontre et leur dit : « Je vous salue. »

Elles s’approchèrent, lui saisirent les pieds et se prosternèrent devant lui. Alors Jésus leur dit : « Soyez sans crainte, allez annoncer à mes frères qu’ils doivent se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront. » Elles se mettent alors à courir prenant ainsi le rôle d’apôtres du Christ. Alors, c’est Jésus en personne qui vient à leur rencontre, il leur dit : “ je vous salue,” des paroles simples qui vont droit au cœur. Cet instant de rencontre entre Jésus et ces deux simples femmes est d’une grandeur inégalables. Les deux femmes ne prononcent aucune parole mais se jettent à ses pieds, elles sont l’exemple même de la foi totale en Dieu. Après avoir reçu la bonne nouvelle, elles ressentent le besoin de la diffuser. Le trésor d’une telle joie nécessite d’être partagé. Nous demeurons aux pieds de Jésus, il nous sort de nos blessures envenimées. Touchées par la flamme de son Amour infini, ces blessures deviennent des blessures d’amour. Jésus connait les sentiments profonds de notre cœur. Il va tout renouveler par son immense Amour.


Citation :
Nous demandons la grâce d’entrer plus avant dans le mystère de Jésus pauvre, qui resplendit de la vie divine.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Hésychius (?-v. 451), moine, prêtre
1ère homélie pour Pâques, 1.5-6 (trad. cf SC 187, p. 63s ; rev.)


« Voici la nuit où le Christ, brisant les liens de la mort, s'est relevé, victorieux » (Exultet)

Le ciel brille quand il est éclairé par le chœur des étoiles, et l'univers brille plus encore quand se lève l'étoile du matin. Mais cette nuit resplendit maintenant moins de l'éclat des astres que de sa joie devant la victoire de notre Dieu et Sauveur. « Gardez courage, dit-il en effet, moi, je suis vainqueur du monde » (Jn 16,33). Après cette victoire de Dieu sur l'ennemi invisible, nous aussi nous remporterons certainement la victoire sur les démons. Demeurons donc près de la croix de notre salut, afin de cueillir les premiers fruits des dons de Jésus. Célébrons cette nuit sainte avec des flambeaux sacrés ; faisons monter une musique divine, chantons une hymne céleste. Le « Soleil de justice » (Ml 3,20), notre Seigneur Jésus Christ, a illuminé ce jour pour le monde entier, il s'est levé au moyen de la croix, il a sauvé les croyants...

     Notre assemblée, mes frères, est une fête de victoire, la victoire du Roi de l'univers, fils de Dieu. Aujourd'hui le diable a été défait par le Crucifié et toute l'humanité est remplie de joie par le Ressuscité... Ce jour crie : « Aujourd'hui, j'ai vu le Roi du ciel, ceint de lumière, monter au-dessus de l'éclair et toute clarté, au-dessus du soleil et des eaux, au-dessus des nuées »... Il a été caché d'abord dans le sein d'une femme, puis au sein de la terre, sanctifiant d'abord ceux qui sont engendrés, ensuite rendant la vie par sa résurrection à ceux qui sont morts, car « voilà que souffrance, douleur d'enfantement et gémissement se sont enfuis » (Is 35,10)...

     Aujourd'hui, par ce Ressuscité, le paradis est ouvert, Adam est rendu à la vie, Ève est consolée, l'appel est entendu, le Royaume est préparé, l'homme est sauvé, le Christ est adoré. Il a foulé aux pieds la mort, a fait prisonnier ce tyran, a dépouillé le séjour des morts. Il monte aux cieux, victorieux comme un roi, glorieux comme un chef..., et il dit à son Père : « Me voici, ô Dieu, avec les enfants que tu m'as donnés » (He 2,13). Gloire à lui, maintenant et dans les siècles des siècles.



Source :  









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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Dim 16 Avr - 11:39

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Dimanche 16 avril 2017 :  Dimanche de Pâques : Saint Jour de Pâques,
la Résurrection du Seigneur, solennité des solennités



Les saints du jour (Dimanche 16 avril)


Saint Benoît-Joseph Labre, Pèlerin, mendiant (1748-1783)

Sainte Bernadette Soubirous (Sœur Marie-Bernard), vierge, Religieuse
des Sœurs de la Charité de Nevers (1844-1879).



Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ; c’était encore les ténèbres. Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau.

Elle court donc trouver Simon-Pierre et l’autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a déposé. » Pierre partit donc avec l’autre disciple pour se rendre au tombeau. Nous sommes le premier jour de la semaine, Marie Madeleine va poser les gestes du respect religieux envers celui qu’elle aimait, après l’attente due au Sabbat. Mais, elle perçoit de loin l’anormal de la situation, elle voit que la pierre a été enlevée du tombeau. Elle part informer Pierre et Jean pour qu’ils constatent la situation. Marie Madeleine est là avec cette surprise qui la rejoint dans son cœur de femme. La Résurrection n’est pas seulement celle de Jésus, c’est déjà la nôtre. Croire au Christ ressuscité, c’est aussi croire que je ressuscite avec Lui. Ce grand matin est le germe d’une immense espérance qui prend corps dans l’humanité. Évangile nous enseigne à regarder le tombeau comme une présence et une plénitude en ce jour de Résurrection, c’est le passage permanent de la mort à la vie, de la tristesse à la joie, du vide à l’espérance et de la solitude à la présence paisible de Dieu. C’est le Christ mort et vivant, « pour nous les hommes, et pour notre salut, » qui commence son œuvre de rassemblement.

Ils couraient tous les deux ensemble, mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau. En se penchant, il s’aperçoit que les linges sont posés à plat ; cependant il n’entre pas.

Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau ; il aperçoit les linges, posés à plat, ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé à part à sa place. Simon-Pierre, va à son rythme, en route avec l’autre disciple, il se fait distancer par Jean. Arrivé, il entre d’autorité dans le tombeau ouvert et vide. Il ne voit pas plus que ce qui est. Un spectacle affligeant, il ne comprend pas. Jean accepte de recevoir cette nouveauté inouïe. L’autre disciple, qui a attendu au seuil du tombeau, voit les linges, roulés d’une certaine manière, et il croit. Il relie ce qui est arrivé à ce qui était annoncé. Un temps nouveau s’implante dans l’humanité. La Vie se donne, et se laisse trouver, toucher. Elle entraîne déjà avant même d’être reconnue. Nous avons, ici, les faits et gestes des tout premiers témoins. A leur suite, un jour ou l’autre, nous aurons à faire ce saut dans la nouveauté qui nous attend. Leur manière est précieuse pour guider notre propre chemin pour découvrir et suivre Jésus qui est la Vie.

C’est alors qu’entra l’autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut.

Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas compris que, selon l’Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts. Pâques, c’est la fête de la Foi ! Jean a encore dans les yeux les scènes tragiques du vendredi, ces images de souffrance et de mort se mêlent aux souvenirs des trois années vécues avec le Maître, partageant ses repas, ses fatigues, sa mission. Chaque événement se gravait dans ses yeux et dans son cœur. Le disciple bien-aimé, à la suite de l’Unique « Bien-Aimé, » passe de la mort à la vie avec lui. Jésus n’a jamais été aussi présent pour Jean dont la foi jaillit comme un cri de triomphe au plus profond de son cœur : « Le Seigneur est ressuscité ! » La joie qui l’envahit agrandit son cœur, il découvre sa mission, au cœur de la communauté, il sera le témoin de sa présence. La joie de Pâques nous attend, là où nous sommes, dans la pesanteur de nos existences, avec les mensonges de notre cœur, avec nos lassitudes et avec la petite flamme de notre espérance. La joie du Ressuscité nous est promise, mais c’est lui qui la donne, c’est Jésus qui nous l’offre, et c’est pourquoi elle peut tout envahir. Le tombeau vide de Jésus est plein à nouveau, il ne désemplira pas. Pierre et l’autre disciple viennent d’accomplir un geste qu’une parole va bientôt accompagner : l’annonce du Christ mort et ressuscité. C’est par la foi que nous allons annoncer le passage de la mort à la vie.


Citation :
Nous demandons la grâce d’être renouvelés au matin de Pâques, pour avancer joyeux vers Jésus ressuscité.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Homélie attribuée à saint Jean Chrysostome (v. 345-407), Prêtre à Antioche puis Évêque de Constantinople, Docteur de l'Église
Liturgie orthodoxe de Pâques


« Entre dans la joie de ton Maître » (Mt 25,23)

Que tout homme pieux et ami de Dieu jouisse de cette belle et lumineuse fête ! Que tout serviteur fidèle entre avec allégresse dans la joie de son Seigneur ! (Mt 25,23) Celui qui a porté le poids du jeûne, qu'il vienne maintenant toucher sa récompense. Celui qui a travaillé depuis la première heure, qu'il reçoive aujourd'hui le juste salaire (Mt 20,1s). Celui qui est venu après la troisième heure, qu'il célèbre cette fête dans l'action de grâces. Celui qui est arrivé après la sixième heure, qu'il n'ait aucune crainte, il ne sera pas lésé. Si quelqu'un a tardé jusqu'à la neuvième heure, qu'il approche sans hésiter. S'il en est un qui a traîné jusqu'à la onzième heure, qu'il n'ait pas honte de sa tiédeur, car le Maître est généreux, il reçoit le dernier comme le premier..., il fait miséricorde à celui-là, et comble celui-ci. Il donne à l'un, il fait grâce à l'autre...

     Ainsi donc, entrez tous dans la joie de votre Maître ! Premiers et derniers..., riches et pauvres..., les vigilants comme les oisifs..., vous qui avez jeûné et vous qui n'avez pas jeûné, réjouissez-vous aujourd'hui. Le festin est prêt, venez donc tous (Mt 22,4). Le veau gras est servi, que personne ne s'en aille affamé. Jouissez tous du banquet de la foi, venez puiser au trésor de la miséricorde. Que nul ne déplore sa pauvreté, car le Royaume est apparu pour tous ; que nul ne se lamente de ses fautes, car le pardon a jailli du tombeau ; que nul ne craigne la mort, car la mort du Sauveur nous en a libérés. Il a détruit la mort, celui que la mort avait étreint, il a dépouillé l'enfer, celui qui est descendu aux enfers...

     Isaïe l'avait prédit en disant : « L'enfer fut consterné lorsqu'il t'a rencontré » (14,9). L'enfer est rempli d'amertume..., car il a été terrassé ; humilié, car il a été mis à mort ; effondré, car il a été anéanti. Il s'est emparé d'un corps et s'est trouvé devant Dieu ; il a saisi la terre et a rencontré le ciel ; il a pris ce qu'il voyait, et il est tombé à cause de l'Invisible. « Ô mort, où est ton aiguillon ? Enfer, où est ta victoire ? » (1Co 15,55). Christ est ressuscité et tu as été terrassé ! Christ est ressuscité et les démons sont tombés ! Christ est ressuscité et les anges sont dans la joie ! Christ est ressuscité et voici que règne la vie ! Christ est ressuscité et il n'est plus de morts dans les tombeaux, car le Christ, ressuscité des morts, est devenu les prémices de ceux qui se sont endormis. À lui gloire et puissance dans les siècles des siècles ! Amen.



Source :  









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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Lun 17 Avr - 15:09

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Lundi 17 avril 2017 :  Lundi dans l'Octave de Pâques - Solennité du Seigneur


Les saints du jour (Lundi 17 avril)


Saint Anicet Pape (11 ème) de 155 à 166, Martyr (+ 166)

Sainte Kateri Tekakwitha, Indienne du continent nord-américain.
1ère Sainte amérindienne (1656-1680)


Bienheureuse Claire (Chiara) Gambacorti, Dominicaine (1362-1420).


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Après le sabbat, à l’heure où commençait à poindre le premier jour de la semaine, Marie Madeleine et l’autre Marie vinrent pour regarder le sépulcre."

Et voilà qu’il y eut un grand tremblement de terre ; l’ange du Seigneur descendit du ciel, vint rouler la pierre et s’assit dessus. Il avait l’aspect de l’éclair, et son vêtement était blanc comme neige. Les gardes, dans la crainte qu’ils éprouvèrent, se mirent à trembler et devinrent comme morts. Nous contemplons Marie Madeleine et l’autre Marie dans leur vision de l’ange du Seigneur qui descendit du ciel, qui vient rouler la pierre et qui s’assit dessus. Nous laissons la joie de Pâques nous envahir dans la résurrection de Jésus. Les femmes expriment notre attitude la plus profonde, celle de l’adoration. Leurs vies était brisées par la crucifixion de Jésus. L’ange montre l’imprenable bonté de l’action de Dieu, signe de sa beauté. Avec Marie Madeleine et l’autre Marie nous voulons grandir dans la foi. Sans cette foi en la Résurrection, nous sommes perdus. Sans elle, nous ne pouvons pas voir, ni suivre Jésus. Nous plaçons notre confiance en sa promesse de vie éternelle. Jésus est le même, pour nous commence une nouvelle manière de lui être présents.

L’ange prit la parole et dit aux femmes : « Vous, soyez sans crainte ! Je sais que vous cherchez Jésus le Crucifié. Il n’est pas ici, car il est ressuscité, comme il l’avait dit. Venez voir l’endroit où il reposait.

Puis, vite, allez dire à ses disciples : “Il est ressuscité d’entre les morts, et voici qu’il vous précède en Galilée ; là, vous le verrez.” Voilà ce que j’avais à vous dire. » Vite, elles quittèrent le tombeau, remplies à la fois de crainte et d’une grande joie, et elles coururent porter la nouvelle à ses disciples. Et voici que Jésus vint à leur rencontre et leur dit : « Je vous salue. » Elles s’approchèrent, lui saisirent les pieds et se prosternèrent devant lui. Alors Jésus leur dit : « Soyez sans crainte, allez annoncer à mes frères qu’ils doivent se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront. » La joie de la résurrection fait de Marie Madeleine et de l’autre Marie de courageuses messagères du Christ. Elles sont « toutes joyeuses » dans leur cœur, à cause de l’annonce de Jésus ressuscité. Elles quittent le tombeau “et courent” porter la nouvelle aux disciples. Jésus vient à leur rencontre et il les remercie de leur audace. Dans sa Résurrection, Jésus s’uni à chacun de nous, il réveille notre cœur chargé d’annoncer sa Résurrection. Il révèle son grand désir d’être annoncé au monde pour l’attirer à lui et le sauver. Le désir de l’épouse correspond au désir l’Epoux, le mystère de l’amour divin pourra se réaliser. Chacun de nous, aujourd’hui encore, annonce la bonne nouvelle de la Résurrection.

"Tandis qu’elles étaient en chemin, quelques-uns des gardes allèrent en ville annoncer aux grands prêtres tout ce qui s’était passé. Ceux-ci, après s’être réunis avec les anciens et avoir tenu conseil, donnèrent aux soldats une forte somme en disant : « Voici ce que vous direz : “Ses disciples sont venus voler le corps, la nuit pendant que nous dormions.”

Et si tout cela vient aux oreilles du gouverneur, nous lui expliquerons la chose, et nous vous éviterons tout ennui. » Dans la trahison de Judas, l’argent et le mensonge étaient à l’œuvre pour la condamnation de Jésus. C’est encore avec de l’argent que le menteur fait œuvre de mensonge pour cacher la Résurrection de Jésus. Les gardes ont obéi aux chefs des prêtres en échange d’une somme d’argent. Le regard de Jésus se porte sur nos souffrances de devoir mener une vie si douloureuse dans ce monde. Il apporte la guérison, il nous sort du mensonge et il nous montre comment vivre ensemble, en Lui. Les femmes courent vers les disciples et Jésus surgit pour elles dans une apparition toute humble. La Parole vivante et vivifiante de Dieu est à l’œuvre. Nous avons besoin de l’amour de l’Esprit Saint pour entrer dans le mystère de la résurrection de Jésus. Aujourd’hui ce mystère est annoncé par les femmes aux disciples afin qu’ils puissent voir Jésus.


Citation :
Nous demandons à Dieu la grâce de travailler à l’annonce de la Bonne Nouvelle.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Pierre Chrysologue (v. 406-450), Évêque de Ravenne, Docteur de l'Église
Sermon 80 ; CCL 24A, 490s (trad. Matthieu commenté, DDB 1985, p.152s rev.)


« Soyez sans crainte »

« Je sais que vous cherchez Jésus le crucifié. Il n'est pas ici. » Ainsi parlait l'ange aux femmes, lui qui a ouvert le tombeau pour cette raison. Ce n'était pas pour en faire sortir le Christ, qui déjà n'y était plus, mais pour faire savoir que le Christ n'y était plus. « Il est ressuscité comme il l'avait dit... Venez voir l'endroit où le Seigneur avait été déposé » (Mt 28,5-6). Venez, femmes, venez. Voyez l'endroit où vous aviez déposé Adam, où le genre humain avait été enseveli. Comprenez qu'aussi grand a été son pardon que grande a été l'injustice faite au Seigneur... Quand les femmes entrent dans le sépulcre, elles prennent leur part de l'ensevelissement, elles font cause commune avec la Passion. Sortant du sépulcre, elles se relèvent dans la foi avant de ressusciter dans la chair. « Elles quittèrent le tombeau, tremblantes et toutes joyeuses »... L'Écriture dit : « Servez le Seigneur avec crainte et jubilez pour lui avec tremblement » (Ps 2,11).

     « Et Jésus vint à leur rencontre et il leur dit : 'Je vous salue !' » Le Christ vient à la rencontre de ceux qui courent avec foi, pour qu'ils reconnaissent de leurs yeux ce qu'ils avaient cru par la foi. Il veut conforter par sa présence celles que l'ouïe jusqu'alors avait laissées tremblantes... Il vient à leur rencontre comme un maître, il les salue comme un parent, il leur redonne la vie par l'amour, il les préserve par la crainte. Il les salue pour qu'elles le servent amoureusement, pour que la crainte ne les mette pas en fuite. « Je vous salue ! » « Elles s'approchèrent et lui saisirent les pieds »... « Je vous salue ! », c'est-à-dire : Touchez-moi. Il a voulu être pris, lui qui a supporté qu'on jette les mains sur lui...

     Il leur dit : « Soyez sans crainte ». Ce que l'ange avait dit, le Seigneur le dit aussi. L'ange les avait affermies, le Christ va les rendre plus fortes encore. « Soyez sans crainte. Allez annoncer à mes frères qu'ils doivent s'en aller en Galilée. C'est là qu'ils me verront. » Se relevant des morts, le Christ a ressaisi l'homme, il ne l'a pas abandonné. Il les appelle donc ses frères, ceux que par le corps il a rendu ses frères germains ; il les appelle frères, ceux qu'il a adoptés comme fils de son Père. Il les appelle frères, ceux que, héritier plein de bonté, il a rendu ses cohéritiers.



Source :  









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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mar 18 Avr - 12:37

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Mardi 18 avril 2017 :  Mardi dans l'Octave de Pâques - Solennité du Seigneur


Les saints du jour (Mardi 18 avril)


Saint Parfait de Cordoue, Prêtre et martyr à Cordoue (✝ 850)

Bienheureuse Marie de l'Incarnation, veuve, Religieuse Carmélite (✝ 1618)

Bienheureux Luca Passi, Prêtre et Fondateur des : « Œuvre Laïque Sainte-Dorothée »
« Sœurs enseignantes de Sainte-Dorothée » (1789-1866).



Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Marie Madeleine se tenait près du tombeau, au-dehors, tout en pleurs. Et en pleurant, elle se pencha vers le tombeau.

Elle aperçoit deux anges vêtus de blanc, assis l’un à la tête et l’autre aux pieds, à l’endroit où avait reposé le corps de Jésus. Ils lui demandent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? » Elle leur répond : « On a enlevé mon Seigneur, et je ne sais pas où on l’a déposé. » Le premier jour de la semaine, alors qu’il fait encore sombre, Marie de Magdala va seule au tombeau. Elle voit que la pierre a été enlevée, le soleil ne s’est pas encore levé, le passage de la nuit à la lumière ne s’est pas effectué. Marie n’entre pas dans le tombeau, le corps de celui qu’elle aime a été enlevé. Elle finit quand même par se pencher et elle entend des anges qui lui parlent, mais ils ne l’aident pas dans sa recherche. Marie est toute douleur, seule dans la recherche de celui qu’elle aime. Avec des yeux myopes, elle répond aux deux anges vêtus de blanc comme à ceux qui ne s’intéressent pas à son désarroi. Le temps est nécessaire pour entrer dans le mystère de l’humanité ressuscitée de Jésus. Le nouvel amour apporté par Jésus fait son chemin, et il va s’étayer solidement en elle. Dieu veut sauver ses enfants avec leur aide et par leur amour les uns envers les autres. C’est en nous aimant et en nous entraidant que nous sommes délivrés du mal, que nous sommes protégés de la souffrance. Toute souffrance vient d’un manque d’amour. Nous voulons que la volonté de Dieu soit faite dans ce nouvel amour qui se réalise en nous.

"…Ayant dit cela, elle se retourna ; elle aperçoit Jésus qui se tenait là, mais elle ne savait pas que c’était Jésus.

Jésus lui dit : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Le prenant pour le jardinier, elle lui répond : « Si c’est toi qui l’as emporté, dis-moi où tu l’as déposé, et moi, j’irai le prendre. » Jésus lui dit alors : « Marie ! » S’étant retournée, elle lui dit en hébreu : « Rabbouni ! », c’est-à-dire : Maître. Personne ne peut reconnaître Jésus ressuscité s’il n’est d’abord reconnu et appelé par lui. Chacun a un nom nouveau aux yeux de Dieu : « Marie. » « Je connais mes brebis et mes brebis me connaissent » dit-il. C’est Jésus ressuscité, qui, au matin de Pâques, s’adresse à Marie Madeleine et entre en relation avec elle. Il est là aussi pour nous et il nous appelle par notre nom. La bonne nouvelle de Jésus transporte « Marie » dans le domaine de la foi dans le Ressuscité. Ayant retrouvé son Maître, elle est invitée par lui à l’accueillir, dans la nuit de la foi ! Marie-Madeleine s’est attachée à lui, qui est crucifié par amour pour nous. Elle le recherche au-delà de la mort, enseveli et disparu. La bonne nouvelle de la Résurrection dépasse tout, infiniment. Jésus, dans son mystère de Résurrection, nous transporte dans le domaine de la foi. Le Ressuscité, est le Vivant pour toujours. Marie Madeleine est frappée au point d’entrer dans la résurrection et la vie, en Jésus Lui-même, le Ressuscité, le Vivant pour toujours.

…Jésus reprend : « Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père. Va trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. »

Marie Madeleine s’en va donc annoncer aux disciples : « J’ai vu le Seigneur ! », et elle raconta ce qu’il lui avait dit. Madeleine, croyante et apôtre, « s’en va annoncer aux disciples : ’J’ai vu le Seigneur, et voilà ce qu’il m’a dit’. » C’est dans le grand désir de son cœur et de sa prière fervente que lui est adressé ce cri d’amour : « Marie ! » Elle est appelée par son nom, elle est reconnue. Jésus remet Marie-Madeleine debout à jamais. La Résurrection de Jésus lui fait vivre le mystère de sa propre résurrection. Elle ressuscite avec lui, à la fois c’est fait, et pourtant, c’est encore à venir. A la suite de Marie-Madeleine, nous accueillons la Résurrection de Jésus à travers la Parole de Dieu. Nous entrons alors dans une tension vivante et vivifiante dans l’expérience des mystères du Christ qui donnent la vie. Comme l’amante du Cantique des Cantiques elle a fini par retrouver son amour dans le jardin. Ce maître n’est la propriété de personne, on ne peut pas mettre la main sur lui. Marie-Madeleine devient le premier apôtre auprès de ses frères, elle est chargée d’évangéliser Simon Pierre et les autres apôtres. Elle nous rappelle que l’Église est bâtie sur ceux que le Seigneur Jésus ressuscité appelle par leur nom et envoie proclamer la Bonne Nouvelle. Dieu veut sauver ses enfants avec leur aide, et par leur amour nous sauver les uns les autres.


Citation :
Nous demandons à Jésus la grâce d’être vraiment ressuscités, d’être transformés en Pierre vivante au milieu des hommes.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Anselme (1033-1109), Moine, Evêque, Docteur de l'Église
74ème oraison, PL 158, 1010-1012


« Pourquoi pleures-tu ? »

« Femme, pourquoi pleures-tu ? » Seigneur très aimant, comment cherches-tu à savoir pourquoi elle pleure ? Ne t'avait-elle pas vu immolé cruellement, percé de clous, suspendu au gibet comme un brigand, livré aux railleries des impies ? Comment donc peux-tu lui dire : « Femme, pourquoi pleures-tu ? » Elle n'avait pas pu t'arracher à la mort, et elle voudrait au moins embaumer ton corps, pour le garder le plus longtemps possible de toute corruption... Et voilà que, pour comble, elle croit perdu ce corps qu'elle avait la joie de posséder encore. Avec lui tout espoir s'est évanoui pour elle, si elle n'a plus ce qu'elle voulait garder en souvenir de toi. Comment peux-tu donc lui demander à cet instant : « Femme pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? »

     Ô bon Seigneur, c'est ta disciple fidèle, rachetée par ton sang, qui est tourmentée du désir de te voir. Vas-tu permettre longtemps une telle peine ? Maintenant que tu échappes à la corruption, as-tu perdu toute compassion ? Parvenu à l'immortalité, as-tu oublié la miséricorde ? Non, ta douce bonté, Ami, te fait intervenir sans retard, pour que celle qui pleure son Seigneur ne cède pas à l'amertume du cœur.

     « Marie ! » Ô Seigneur, tu as appelé ta servante par son nom familier, et elle reconnaît tout de suite la voix familière de son Seigneur. « Marie. » Parole si douce, si débordante de tendresse et d'amour ! Il t'est impossible, Maître, de dire plus bref et plus fort : « Marie ! Je sais qui tu es. Je sais ce que tu veux. Me voici ! Ne pleure plus. Me voici, moi que tu cherches. » Aussitôt, les larmes changent de nature : comment pourraient-elles s'arrêter, maintenant qu'elles jaillissent d'un cœur en fête ?



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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mer 19 Avr - 11:46

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Mercredi 19 avril 2017 :  Mercredi dans l'Octave de Pâques - Solennité du Seigneur


Les saints du jour (Mercredi 19 avril)

Saint Expédit, commandant de la légion Fulminante et martyr. 303.

Saint Elphège, Évêque de Winchester puis Archevêque de Cantorbéry et martyr (954-1012)

Sainte Emma de Sangau Veuve à Gürk (+ 1045)

Saint Léon IX Pape (150 ème) de 1049 à 1054 (+ 1054)

Saint Vernier, Martyr (✝ 1287). Voir aussi : Saint Vernier, ou Verny, Garnier, Warner, Werner, Wherner ou encore
Vherner, martyr. Patron des vignerons. 1287.



Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Le même jour, deux disciples faisaient route vers un village appelé Emmaüs, à deux heures de marche de Jérusalem, et ils parlaient entre eux de tout ce qui s’était passé.

Or, tandis qu’ils s’entretenaient et s’interrogeaient, Jésus lui-même s’approcha, et il marchait avec eux. Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître. Ces deux hommes nous ressemblent, ils sont déçus, et comme nous, ils ont des raisons de l’être. En effet, les disciples d’Emmaüs avaient mis en Jésus une grande espérance. Ils avaient été séduits en le voyant accomplir de si grandes et belles choses ! Mais le mystère de la souffrance et de la mort atroce de Jésus les a fixés dans la nuit, ils ont pris de la distance, leur vie leur échappe, ils sont dans la détresse. A l’inverse, Marie, la mère de Jésus, dans sa souffrance, ne s’est pas éloignée de Jésus son amour. Elle n’a pas douter de Lui, elle l’a suivi partout, jusqu’à la Croix ! Elle n’a pas le cœur empêché de communier avec lui, elle demeure dans l’Amour malgré la souffrance. Quand Jésus est ressuscité, elle qui est restée proche de lui, elle ressuscite avec lui, et le reçoit dans son cœur. Quand notre espérance est à rude épreuve, il faut une initiative de Jésus pour retrouver la Paix ! Notre lecture des événements doit se faire avec le discernement de Jésus. C’est de lui dont il s’agit, quand nous aussi, nous sommes dans l’épreuve.

"Jésus leur dit alors : « Esprits sans intelligence ! Comme votre cœur est lent à croire tout ce que les prophètes ont dit ! Ne fallait-il pas que le Christ souffrît cela pour entrer dans sa gloire ? »

Et, partant de Moïse et de tous les Prophètes, il leur interpréta, dans toute l’Écriture, ce qui le concernait. L’inconnu qui les a rejoint ne les aveugle pas de sa gloire. Il ne leur montre pas ses mains et ses pieds, mais il les invite à écouter la Parole de Dieu. Elle commente divinement l’histoire de Jésus le Nazaréen, et elle révèle le sens de ce qui s’est passé à Jérusalem ; Il a plu à Dieu de sauver le monde par la folie de la Croix, en réservant à Jésus le destin mystérieux du Serviteur souffrant. La folie de Dieu est sagesse suprême pour le salut des hommes. Désormais la souffrance humaine, au lieu d’être source de révolte, peut devenir chemin de rédemption. Cette initiative d’amour prise par Jésus rend possible la reconnaissance progressive du vécu de ces deux hommes. Cette compréhension confirme l’appel à se mettre en route. Le chemin d’Emmaüs s’offre à chacun de nous, pour recevoir dans la vie et dans la Passion de Jésus un nouveau sens à nos propres expériences. Les disciples sont avec Jésus, déjà ils amorcent le chemin du retour car Jésus ouvre leur cœur à la Parole de Dieu.

"…Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient, Jésus fit semblant d’aller plus loin. Mais ils s’efforcèrent de le retenir : « Reste avec nous, car le soir approche et déjà le jour baisse. » Il entra donc pour rester avec eux.

Quand il fut à table avec eux, ayant pris le pain, il prononça la bénédiction et, l’ayant rompu, il le leur donna. Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut à leurs regards. La catéchèse de Jésus a transformé le regard de ces deux disciples. Ils se rendent compte maintenant de la « brûlure de leur cœur. » Ils ont suffisamment soif de la lumière pour retenir celui qui l’apporte. Ils vont le reconnaître au moment de la fraction du pain. Ce moment de Présence est aussi celui de la séparation. Ils étaient partis, tournant le dos à la ville de l’échec, abandonnant les frères à leur solitude. Ayant rencontré Jésus dans la fraction du pain, ils reviennent à la communauté. Ils avaient fuis, désemparés, fixés sur le souvenir d’un mort. Mais maintenant qu’ils ont rencontré le Vivant, ils se veulent à jamais solidaires de ceux qui croient en lui. « Se levant, à cette heure même ils revinrent à Jérusalem, et ils trouvèrent réunis les Onze et ceux qui étaient avec eux. » Jésus réchauffe le cœur de ses disciples qui ne le reconnaissent pas ! C’est ainsi pour nous, il ne nous faut pas seulement la Parole, mais encore le geste d’amour de Jésus joint à la parole. Les sacrements sont la réalisation du geste qui se joint à la parole !


Citation :
Nous demandons la grâce de lire la Parole de Dieu et de recevoir le Pain rompu pour inviter Jésus dans notre vie.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Grégoire le Grand (v. 540-604), Pape et Docteur de l'Église
Homélie 23 sur l'Évangile (trad. Le Barroux rev.)


« Leurs yeux étaient aveuglés, et ils ne le reconnaissaient pas »

Vous venez de l'entendre, frères très chers : deux disciples de Jésus marchaient sur la route et, tout en ne croyant pas en lui, parlaient pourtant de lui. Le Seigneur est apparu, sans toutefois se montrer à eux sous une forme qu'ils puissent reconnaître. Le Seigneur a donc réalisé à l'extérieur, aux yeux du corps, ce qui en eux s'accomplissait à l'intérieur, aux yeux du cœur. À l'intérieur d'eux-mêmes, les disciples aimaient et doutaient tout à la fois ; à l'extérieur, le Seigneur leur était présent sans cependant manifester qui il était. À ceux qui parlaient de lui, il offrait sa présence ; mais à ceux qui doutaient de lui, il cachait son aspect familier, qui leur aurait permis de le reconnaître. Il a échangé quelques paroles avec eux, leur a reproché leur lenteur à comprendre, leur a expliqué les mystères de l'Écriture Sainte qui le concernaient. Et pourtant, dans leur cœur il demeurait un étranger, par manque de foi ; il a donc fait semblant d'aller plus loin... La Vérité, qui est simple, n'a rien fait avec duplicité, mais elle s'est simplement manifestée aux disciples dans son corps telle qu'elle était dans leur esprit.

     Par cette épreuve, le Seigneur voulait voir si ceux qui ne l'aimaient pas encore comme Dieu étaient du moins capables de l'aimer comme voyageur. La Vérité cheminait avec eux ; ils ne pouvaient donc pas demeurer étrangers à l'amour : ils lui ont proposé l'hospitalité, comme on le fait pour un voyageur. Pourquoi d'ailleurs disons-nous qu'ils lui ont proposé, alors qu'il est écrit : « Ils le pressèrent. » Cet exemple nous montre bien que nous ne devons pas seulement offrir l'hospitalité aux voyageurs, mais le faire de façon pressante.

     Les disciples mettent donc la table, offrent de quoi manger ; et Dieu, qu'ils n'avaient pas reconnu à l'explication de l'Écriture Sainte, ils le reconnaissent à la fraction du pain. Ce n'est donc pas en entendant les commandements de Dieu qu'ils ont été éclairés, mais en les mettant en pratique.




Source :  










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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Jeu 20 Avr - 14:05

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Jeudi 20 avril 2017 :  Jeudi dans l'Octave de Pâques - Solennité du Seigneur


Les saints du jour (Jeudi 20 avril)

Saint Marcellin, évêque d'Embrun. 374.

Sainte Agnès de Montepulciano, Abbesse Dominicaine (1268-1317)

Saint Athanase des Météores Confesseur (+ 1380

Bienheureux Simon Rinalducci, Prêtre de l’Ordre des Ermites de Saint-Augustin (✝ 1322)

Bienheureux Anastazy Pankiewicz, prêtre o.f.m. et martyr († 1942)


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"À leur tour, ils racontaient ce qui s’était passé sur la route, et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain.

Comme ils en parlaient encore, lui-même fut présent au milieu d’eux, et leur dit : « La paix soit avec vous ! » Jésus ressuscité apparaît à ses amis, mais ils ont bien du mal à le reconnaître. Il faut que les apôtres osent croire en la résurrection de Jésus pour sortir de leurs peurs, de leur repliement. C’est difficile pour eux de croire, et Jésus doit appeler sur eux la Paix pour tenter de les convaincre, et leur faire dépasser leurs peurs. Ce n’est pas facile de croire à la victoire de l’amour après avoir constaté son échec apparent sur la croix. Notre foi s’appuie sur la foi de ceux qui ont vu Jésus, « comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain ! » Nous constatons combien cette foi est difficile à être intégrée dans notre vie, Jésus doit encore revenir. Jésus ne demande pas d’abord de comprendre la Résurrection, mais de la constater et de se laisser interpeller par elle. La rencontre de Jésus vivant est la manifestation de sa présence. C’est lui qui a l’initiative et qui se manifeste vivant, au milieu de nous. La fraction du pain n’abolit pas l’impression d’absence, car entre le sacrement visible et la réalité invisible, un espace reste ouvert, qui est celui de la foi.

"Saisis de frayeur et de crainte, ils croyaient voir un esprit. Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous bouleversés ? Et pourquoi ces pensées qui surgissent dans votre cœur ? Voyez mes mains et mes pieds : c’est bien moi ! Touchez-moi, regardez : un esprit n’a pas de chair ni d’os comme vous constatez que j’en ai. »

Après cette parole, il leur montra ses mains et ses pieds. Jésus nous aide à le reconnaître, il leur montra ses mains et ses pieds. Il est vraiment vivant, tout ce qu’il a dit s’est réalisé, il est un chemin d’amour. La Parole insiste sur le fait que Jésus ressuscité a un corps de chair. Pour effectuer le retournement de la peur à la foi, les apôtres constatent la réalité corporelle de la résurrection de Jésus. C’est bien Jésus qu’ils ont rencontré hier, qui était mort, et qui aujourd’hui est vivant. Cela n’a pas été facile pour les disciples de croire que c’était bien le même qui était mort puis qui est ressuscité. Jésus ressuscité donne des signes et nous sommes bouleversés par son amour empreint de tendresse. Il leur a fallu constater en touchant ce corps, en entendant sa voix, que c’était bien lui.

"Dans leur joie, ils n’osaient pas encore y croire, et restaient saisis d’étonnement. Jésus leur dit : « Avez-vous ici quelque chose à manger ? » Ils lui présentèrent une part de poisson grillé qu’il prit et mangea devant eux.

Puis il leur déclara : « Voici les paroles que je vous ai dites quand j’étais encore avec vous : Il faut que s’accomplisse tout ce qui a été écrit à mon sujet dans la loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes. » Alors il ouvrit leur intelligence à la compréhension des Écritures. Il leur dit : « Ainsi est-il écrit que le Christ souffrirait, qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour, et que la conversion serait proclamée en son nom, pour le pardon des péchés, à toutes les nations, en commençant par Jérusalem. À vous d’en être les témoins. Jésus qui a traversé la mort est resté le même. Il souligne le lien qui existe entre sa vie passée toute d’humilité et de souffrance, et la Résurrection que nous célébrons dans le mystère pascal. La reconnaissance de Jésus ressuscité nous permet, à sa suite, la reconnaissance de nous-mêmes comme des serviteurs souffrants promis à la résurrection. Le mystère de la résurrection est un mystère de l’espérance. Il faut que l’Esprit Saint nous soit donné pour que nous entrions dans ce mystère, tout ce que Jésus a fait, nous essayons de le refaire. C’est une communion de vie, une présence à son mystère et une intégration de notre être à son Mystère. En grandissant dans la foi, nous devenons des témoins d’espérance. Jésus prend « corps » en nous et nous sommes ses témoins.


Citation :
Nous demandons la grâce de croire vraiment en la Résurrection de Jésus pour que nous nous recevions de Lui et que nous vivions par Lui.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Jean-Paul II (1920-2005), Pape
Entrez dans l'espérance, "N'ayez pas peur !" (trad. Plon/Mame 1994, p. 320)


« Lui-même était là au milieu d'eux, et il leur dit : ' La paix soit avec vous ' »

Nous avons plus que jamais besoin d'entendre cette parole du Christ ressuscité : « N'ayez pas peur ! » (Mt 28,10) C'est une nécessité pour l'homme d'aujourd'hui...qui ne cesse pas d'avoir peur en son for intérieur et non sans raisons... C'est également une nécessité pour tous les peuples et toutes les nations du monde entier. Il faut que, dans la conscience de chaque être humain, se fortifie la certitude qu'il existe Quelqu'un qui tient dans ses mains le sort de ce monde qui passe, Quelqu'un qui détient les clefs de la mort et des enfers (Ap 1,18), Quelqu'un qui est l'Alpha et l'Oméga de l'histoire de l'homme (Ap 22,13), qu'elle soit individuelle ou collective ; et surtout la certitude que ce Quelqu'un est Amour, l'Amour fait homme, l'Amour crucifié et ressuscité, l'Amour sans cesse présent au milieu des hommes ! Il est l'Amour eucharistique. Il est source inépuisable de communion. Il est le seul que nous puissions croire sans la moindre réserve quand il nous demande : « N'ayez pas peur ! »


Source :  



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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Ven 21 Avr - 14:40

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Vendredi 21 avril 2017 :  Vendredi dans l'Octave de Pâques - Solennité du Seigneur


Les saints du jour (Vendredi 21 avril)


Saint Anastase d'Antioche (+ 599)

Saint Anastase Higoumène au Mont-Sinaï (7ème s.)

Saint Anselme d'Aoste, Archevêque de Cantorbéry et Docteur de l'Église (1033)-1109).
Voir aussi : Saint Anselme, archevêque de Cantorbéry, Docteur de l'Eglise. 1109.

Saint Conrad de Porzham, Frère Capucin († 1894).


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Après cela, Jésus se manifesta encore aux disciples sur le bord de la mer de Tibériade, et voici comment.

Il y avait là, ensemble, Simon-Pierre, avec Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), Nathanaël, de Cana de Galilée, les fils de Zébédée, et deux autres de ses disciples. Simon-Pierre leur dit : « Je m’en vais à la pêche. » Ils lui répondent : « Nous aussi, nous allons avec toi. » Ils partirent et montèrent dans la barque ; or, cette nuit-là, ils ne prirent rien. Pierre annonce qu’il va à la pêche, et c’est là que Jésus les rejoint, au moment de l’effort infructueux. C’est Jésus Ressuscité qui prend l’initiative d’une nouvelle rencontre avec ses apôtres. C’est sur la grève du lac de Galilée, l’endroit qui leur est familier car c’est leur lieu de travail. Jésus, dans sa nouvelle condition d’existence et dans une humilité très étonnante va les rencontrer. Les apôtres ne sont pas familiers avec la personne de Jésus Ressuscité. Ils ont de la peine à le reconnaître dans sa simplicité. Pierre et les disciples sont encore sous le choc de la Passion de Jésus et leur foi dans le Ressuscité demeure encore bien timide. Jésus a préparé un petit déjeuner à ces hommes qui ont peiné toute la nuit sans rien prendre. Progressivement les flots de l’Amour infini de Dieu recouvrent l’incrédulité qui s’oppose à la foi. L’amour infini de Dieu qui va se révéler encore.

"Au lever du jour, Jésus se tenait sur le rivage, mais les disciples ne savaient pas que c’était lui.

Jésus leur dit : « Les enfants, auriez-vous quelque chose à manger ? » Ils lui répondirent : « Non. » Il leur dit : « Jetez le filet à droite de la barque, et vous trouverez. » Ils jetèrent donc le filet, et cette fois ils n’arrivaient pas à le tirer, tellement il y avait de poissons. Alors, le disciple que Jésus aimait dit à Pierre : « C’est le Seigneur ! » Tous voient le fruit de la pêche, et Jean s’écrie : « C’est le Seigneur ! » Le disciple que Jésus aimait a été le premier à « voir » Jésus et à le dire ; Mais Pierre a été le seul à se jeter à l’eau, comme pour s’y laver de ses reniements avant de rencontrer le regard de Jésus. Pierre se découvre pardonné, transfiguré, recréé par un amour plus puissant que toutes les morts spirituelles. C’est ainsi que Jésus emmène son peuple sur le rivage de la résurrection ! C’est pour nous aussi, qui avons une vie remplie d’activités et d’occupations de toutes sortes. Souvent, nous avons l’impression de revenir les mains vides, dans notre vie à la recherche de celui qui peut nous rendre heureux. Avec Jésus, c’est la victoire de l’Amour qui prend corps en chacun de nous, Victoire sur la mort, sur la haine, sur tout ce qui s’oppose à l’amour. Jésus, invisiblement, passe devant nos difficultés et son œuvre s’accomplit. Il conduit l’Église de Dieu menée par l’Esprit Saint, c’est lui, dans son Église, qui va continuer son œuvre de grâce dans l’humanité.

" Quand Simon-Pierre entendit que c’était le Seigneur, il passa un vêtement, car il n’avait rien sur lui, et il se jeta à l’eau.

Les autres disciples arrivèrent en barque, traînant le filet plein de poissons ; la terre n’était qu’à une centaine de mètres. Une fois descendus à terre, ils aperçoivent, disposé là, un feu de braise avec du poisson posé dessus, et du pain. Jésus leur dit : « Apportez donc de ces poissons que vous venez de prendre. » Simon-Pierre remonta et tira jusqu’à terre le filet plein de gros poissons : il y en avait cent cinquante-trois. Et, malgré cette quantité, le filet ne s’était pas déchiré. Jésus leur dit alors : « Venez manger. » Aucun des disciples n’osait lui demander : « Qui es-tu ? » Ils savaient que c’était le Seigneur. Jésus s’approche ; il prend le pain et le leur donne ; et de même pour le poisson. C’était la troisième fois que Jésus ressuscité d’entre les morts se manifestait à ses disciples. Jésus, le Ressuscité, a demandé aux apôtres de retourner pêcher, avec l’ordre de jeter le filet à droite de la barque, c’est là qu’ils ont trouvé une grande quantité de poissons. Lorsque la vie nous paraît terne, décevante, insatisfaisante, Jésus nous demande de revisiter ces situations, de jeter un nouveau regard sur notre quotidien, le regard de la foi. C’est à l’aide de ce regard que nous pouvons reconnaître les signes de la présence active de Jésus Ressuscité, dans le déroulement de nos journées. Pierre, avec les apôtres, est décontenancé devant la Présence de Jésus. Il recevra l’Esprit Saint de Pentecôte, et Jésus l’enverra sur les rivages du monde. La résurrection de Jésus fait son « travail » de sanctification dans l’Église. Elle se réalise au cœur des Apôtres qui sont chargés de proclamer les merveilles de Dieu. Nous sommes appelés à vivre l’aventure de la foi, c’est une expérience partagée avec d’autres. La résurrection de Jésus se révèle maintenant dans la résurrection des Apôtres.


Citation :
Nous demandons la grâce de comprendre le message de Jésus ressuscité, que le feu de son Amour brûle en nous.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Grégoire de Narek (v. 944-v. 1010), Moine et Poète arménien
Le Livre de prières, n°66 (trad. SC 78, p. 411 rev.)(trad. Plon/Mame 1994, p. 320)


« Au lever du jour, Jésus était là, sur le rivage »

Dieu miséricordieux, très compatissant, ami des hommes (Sg 1,6)..., lorsque tu parles, rien n'est impossible, même ce qui paraît impossible à notre esprit : c'est toi qui donnes un fruit savoureux en échange des dures épines de cette vie...

     Seigneur Christ, souffle de nos narines (Lm 4,20) et splendeur de notre beauté..., lumière et donateur de la lumière, tu ne prends pas plaisir au mal, tu ne veux la perdition de personne, tu ne souhaites jamais la mort (Ez 18,32). Tu n'es pas agité par le trouble, ni assujetti à la colère ; tu n'es pas intermittent en ton amour, ni changeant en ta compassion ; tu ne varies jamais dans ta bonté. Tu ne tournes pas le dos, tu ne détournes pas la face, mais tu es totalement lumière et volonté de salut. Quand tu veux pardonner, tu le peux ; quand tu veux guérir, tu es puissant ; quand tu veux vivifier, tu en es capable ; quand tu veux accorder ta grâce, tu es généreux ; quand tu veux rendre à la santé, tu es habile... Quand tu veux rénover tu es créateur ; quand tu veux ressusciter, tu es Dieu... Quand, avant même que nous le demandions, tu veux étendre la main, tu ne manques de rien... Si tu veux m'affermir, moi qui suis ébranlé, tu es rocher ; si tu veux me donner à boire, à moi l'assoiffé, tu es source ; si tu veux révéler ce qui est caché, tu es lumière...

     Toi qui pour mon salut as combattu avec force..., tu as pris sur ton corps innocent toute la souffrance des châtiments que nous avions mérités, afin que, en devenant exemple, tu manifestes en acte la compassion que tu nous portes.



Source :  










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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Sam 22 Avr - 13:34

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Samedi 22 avril 2017 :  Samedi dans l'Octave de Pâques - Solennité du Seigneur


Les saints du jour (Samedi 22 avril)


Saints Épipode et Alexandre, Martyrs à Lyon († 178).

Saint Léonide, Père d'Origène et Martyr († 202)

Saint Soter et saint Caïus, Papes et martyrs. 170 et 295.
Voir aussi : Saint Caïus Pape (28 ème) de 283 à 296 et martyr (+ 296).
Saint Soter, Pape (12e) de 166 à 175 et Martyr

Saint Agapit Ier Pape (57 ème) de 535 à 536 (+ 536)


Prière avant la lecture

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LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Ressuscité le matin, le premier jour de la semaine, Jésus apparut d’abord à Marie Madeleine, de laquelle il avait expulsé sept démons.

Celle-ci partit annoncer la nouvelle à ceux qui, ayant vécu avec lui, s’affligeaient et pleuraient. Jésus fait le choix délibéré de se montrer ressuscité à Marie de Magdala, elle le reconnaît et elle croit. Depuis longtemps elle l’a suivi sur les routes, écouté sa prédication, et elle sait les merveilles qu’il a accomplies en elle. Elle a confiance en lui vivant, elle aura aussi confiance en lui ressuscité. Elle annonce la merveilleuse nouvelle de la résurrection aux disciples de Jésus, ses plus proches amis. Elle voudrait les réjouir par cette bonne nouvelle, mais ils ne la croient pas. Nous pourrions prendre l’image d’un fer trempé pour entrer dans le cheminement difficile des apôtres. Le fer « trempé, » n’est pas seulement rougi au feu du scandale, il est blanchi par l’épreuve impossible à surmonter. Il lui faudra être plongé dans l’eau glacée pour qu’il devienne incassable. Après cette « trempe, » le fer ne faiblira plus ! L’image est inversée car c’est la chaleur de la Résurrection qui va nous transformer ! Les disciples de Jésus étaient, dans un premier temps, tout ouvert à Jésus, mais il y eu la trahison de Judas, le reniement de Pierre, le délaissement des neuf, l’abandon ! Apres ces épreuves, les disciples seront plongé dans le feu de l’amour infini de Jésus ressuscité, ce feu d’amour fera d’eux des disciples ressuscités.

"Quand ils entendirent que Jésus était vivant et qu’elle l’avait vu, ils refusèrent de croire.

Après cela, il se manifesta sous un autre aspect à deux d’entre eux qui étaient en chemin pour aller à la campagne. Ceux-ci revinrent l’annoncer aux autres, qui ne les crurent pas non plus. Jésus poursuit son action d’Amour dans le cœur de ses disciples. Il se montre « sous un aspect inhabituel » aux disciples d’Emmaüs, mais leurs yeux sont aveugles à la gloire du ressuscité, leurs esprits refusent de croire à la résurrection, ils ne le reconnaîtront qu’au signe de la fraction du pain. La conduite des disciples peut nous étonner, ils ont connu personnellement Jésus, ils ont apprécié ses dons, son cœur, les qualités incomparables de sa prédication. Mais, alors que Jésus est déjà ressuscité, et que l’une des femmes du groupe leur annonce la Nouvelle, que les disciples d’Emmaüs font leur témoignage, ils choisissent de ne pas la croire. Marie, la mère de Jésus, est devenue Mère de notre Foi. Elle a reçu son Amour d’une manière de plus en plus forte ; Dés que le Christ est ressuscité, elle est remise debout, elle est réchauffée de l’intérieur. Marie est entrée dans le Mystère de Jésus ressuscité, la foi de l’annonciation est passée au feu de la Passion et de la Résurrection comme une Pâque, un passage tout intérieur.




"Enfin, il se manifesta aux Onze eux-mêmes pendant qu’ils étaient à table : il leur reprocha leur manque de foi et la dureté de leurs cœurs parce qu’ils n’avaient pas cru ceux qui l’avaient contemplé ressuscité.

Puis il leur dit : « Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile à toute la création. De nos jours, rien n’a vraiment changé, la foi en la Résurrection a été commentée, attestée par les fidèles, arrosée du sang des martyrs. Les successeurs des disciples de Jésus aiment à s’identifier à eux. Mais nous sommes dans la situation des disciples de Jésus qui sont face, en eux, au refus de croire. Il nous faut nous jeter aux pieds de Jésus, car l’humanité, immergée dans l’ignorance et dans le manque de vie spirituelle, peut encore être plongée dans le feu de l’Amour infini de Dieu. Jésus nous a fait sortir du doute pour mettre en nos cœurs une foi inflexible dont nous ne sortiront plus. Nous contemplons la transformation opérée dans les « onze ! » Pierre et Jean, ces hommes sans instruction répliquent au grand prêtre : « À vous de juger, il vaut mieux obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes. Faites de nous ce que vous voudrez, nous ne pouvons plus cacher ce que nous avons vu. »


Citation :
Nous demandons la grâce de ressusciter avec Jésus pour proclamer la Bonne Nouvelle qui vient de Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Jean de la Croix (1542-1591), Carme, Docteur de l'Église
La Montée du Carmel, 3,31 (trad. OC, Cerf 1990, p. 869 rev.)


« Il leur reprocha leur incrédulité »

Là où il y a une abondance de signes et de témoignages, il y a moins de mérite à croire... C'est pourquoi Dieu n'opère des œuvres merveilleuses que lorsqu'elles sont absolument nécessaires pour amener les hommes à croire. Pour ce motif et afin que ses disciples ne soient pas privés du mérite de la foi s'ils avaient expérimenté par eux-mêmes sa résurrection, avant de leur apparaître, il a disposé les choses pour qu'ils croient sans le voir lui-même.

     À Marie-Madeleine il a montré d'abord le tombeau vide ; ensuite il l'a fait instruire par les anges, parce que « la foi naît de ce qu'on entend » comme dit saint Paul (Rm 10,17). Ainsi, il voulait qu'elle croie en entendant et avant de voir ; et quand elle l'a vu, c'était sous la forme d'un jardinier, afin d'achever de l'instruire dans la foi.

     Aux disciples il a envoyé d'abord les saintes femmes pour leur dire qu'il était ressuscité. Aux pèlerins d'Emmaüs, il a enflammé d'abord le cœur par la foi avant de se découvrir à eux. Finalement, il a repris tous ses disciples de n'avoir pas cru. Quant à Thomas, qui avait voulu toucher ses plaies, il lui a dit : « Bienheureux ceux qui n'ont pas vu et qui ont cru » (Jn 20,29).



Source :  










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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Dim 23 Avr - 16:22

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Dimanche 23 avril 2017 :  Deuxième dimanche de Pâques - Dimanche de la miséricorde - Solennité


Les saints du jour (Dimanche 23 avril)


Saint Georges, tribun militaire et martyr († v. 303) Voir aussi : Saint Georges, officier, martyr. 303.

Saint Adalbert de Prague Evêque de Prague, martyr (+ 997)

Bienheureux Gilles, un des six premiers compagnons de Saint François d'Assise (✝ 1262)..

Bienheureuse Marie-Gabrielle Sagheddu (Sœur Marie-Gabrielle de l’Unité), Religieuse Trappistine au Monastère de Grottaferrata (✝ 1939).


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

Le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! »

Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint. À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. » Jésus Ressuscité, nous donne l’Esprit Saint pour fortifier notre responsabilité, pour éclairer notre foi en la Résurrection. Croire que l’amour de Dieu est plus fondamental que notre capacité à réussir notre vie par nos propres forces. Croire à la résurrection, c’est croire à la valeur unique de notre personne. La résurrection dit la dignité et l’importance de toute vie humaine, elle affirme la primauté de l’amour gratuit de Dieu pour nous. L’expérience des onze apôtres rejoint la nôtre et éclaire notre vie. Jésus est vivant, il est ressuscité et il donne un sens nouveau à notre vie. Nous devons intérioriser le pardon de Dieu. Les blessures qui nous sont infligées et celles que nous avons données nous marquent au plus profond de notre être. Ces germes de mort seront transformés en germes de vie dans le mystère de la résurrection de Jésus. La haine est morte, les séparations sont levées, les brisures sont réconciliées. Il ne reste plus qu’un amour que nous devons intégrer pour prendre corps, pour devenir amour comme Jésus est amour.

"Or, l’un des Douze, Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), n’était pas avec eux quand Jésus était venu. Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! »

Thomas a besoin de faire, lui aussi, l’expérience du Ressuscité. Il veut un contact immédiat avec Jésus. Quel chemin a été parcouru par les apôtres ! Malgré toutes les apparitions que Jésus a déjà prodiguées, les apôtres sont dans la crainte, « ils ont verrouillé les portes, ils ont peur des Juifs. » Nous aussi, nous avons rencontré Jésus petit à petit ! Une première rencontre, puis une seconde et encore d’autres fois Jésus s’est rendu présent et nous sommes enfin convertis ! Il y a en nous des épaisseurs d’incrédulité, de doute, de non foi : « Non, je n’y croirai pas ! » Cette parole de Thomas, nous en faisons l’expérience à certaines heures de notre vie. Jésus revient à nous, dans sa vie qui ne meurt plus et qu’il peut transmettre par son Esprit Saint. Cette vie se répand, elle anime le corps de toute l’humanité pour la ramener au Père. Cette vie a traversé la mort, l’abandon, elle a vaincu toute résistance, tout péché, toute peur, toute contradiction. Elle porte avec elle, joie, pardon, énergie, espérance, foi, charité, elle nous entraine pour une nouvelle existence.




"Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d’eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! »

Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. » Alors Thomas lui dit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. » Il y a encore beaucoup d’autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas écrits dans ce livre. Mais ceux-là ont été écrits pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom. Jésus réapparaît à Thomas en lui montrant ses mains percées, ses pieds qui ont été traversés par les clous. « Mon Seigneur et mon Dieu ! » dit Thomas. Dès qu’il perçoit la présence du Ressuscité, il proclame sa foi. Thomas nous aide, notre foi nous relie directement à Jésus. Dieu veut redonner à l’humanité le sens du corps. Jésus manifeste son cœur à jamais ouvert. De Lui couleront les trésors de l’amour de Dieu : L’eau du baptême, le Sang de l’Eucharistie. Dans le resplendissement de ces plaies, l’amour de Jésus triomphe de la mort, de toutes les violences et de l’enfer. Dieu manifeste ainsi tout l’amour qu’il porte à l’humanité. Jésus ressuscité établit avec chacun de nous une relation personnelle, une relation d’amour. C’est à partir de cet Amour, que nous vivons ensemble. L’Eucharistie que nous célébrons nous donne cette foi, ce nouvel Amour ! Dans ce nouveau toucher d’amour « Jésus vivant » apparaît. Il nous donne une dimension nouvelle qui part du plus secret de son cœur. L’Esprit Saint est devenu notre lumière et notre amour ! Il nous donne de partager la vie divine et d’espérer la pleine réalisation des promesses de Jésus.


Citation :
Nous demandons la grâce de nous laisser transformer par un si grand mystère, comme Jésus, nous sommes envoyés au monde.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Thomas de Villeneuve (v. 1487-1555), Ermite de Saint Augustin, puis Évêque
Sermon pour le dimanche in Albis (in Homiliarius Breviarii Romani, Card. Vivès, p. 901-902 ; trad. Orval rev.)


« Mon Seigneur et mon Dieu ! »

« Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, dit Thomas, si je ne mets pas mon doigt à la place des clous et ma main dans son côté, je ne croirai pas. » Endurcissement étonnant chez ce disciple : le témoignage de tant de frères et la vue même de leur joie ne suffisent pas à lui donner la foi. Et voilà que pour prendre soin de celle-ci le Seigneur apparaît. Le bon Pasteur ne supporte pas la perte de sa brebis (Mt 18,12), lui qui avait dit à son Père : « Ceux que tu m'as donnés, je n'en ai laissé se perdre aucun » (Jn 17,12). Que les pasteurs apprennent donc quelle sollicitude ils doivent manifester à l'égard de leurs brebis, puisque le Seigneur est apparu pour une seule. Toute sollicitude et tout labeur sont peu de chose en comparaison de l'importance d'une seule âme...

     « Avance ici ton doigt et vois mes mains, mets la main dans mon côté, et ne sois pas incrédule mais croyant. » Heureuse main qui a scruté les secrets du cœur du Christ ! Quelles richesses n'y a-t-elle pas trouvées ? C'est en reposant sur ce cœur que Jean y avait puisé les mystères du ciel (Jn 13,25) ; en le scrutant, Thomas y découvre de grands trésors : admirable école qui forme de tels disciples ! Grâce à elle, le premier a exprimé sur la divinité des merveilles plus hautes que les astres lorsqu'il dit : « Au commencement était le Verbe et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu » (Jn 1,1), et l'autre, touché par la lumière de la Vérité, a poussé ce cri sublime : « Mon Seigneur et mon Dieu ! »



Source :  










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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Lun 24 Avr - 13:27

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Lundi 24 avril 2017 :  Le lundi de la 2e semaine de Pâques


Les saints du jour (Lundi 24 avril)


Sainte Elisabeth (5ème s.)

Saint Fidèle de Sigmaringen, Prêtre Capucin et martyr (1577-1622) Voir aussi : Saint Fidèle de Sigmaringen, Capuçin, martyr. 1622.

Sainte Marie-Euphrasie Pelletier, Fondatrice de l'Institut des « Sœurs du Bon-Pasteur » (1796-1868).

Benoît Menni, Prêtre et Fondateur des Sœurs Hospitalières du Sacré-Cœur de Jésus (✝ 1914).

MARTYRS DU GÉNOCIDE ARMÉNIEN (1915-1918)


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Il y avait un homme, un pharisien nommé Nicodème ; c’était un notable parmi les Juifs. Il vint trouver Jésus pendant la nuit."

Il lui dit : « Rabbi, nous le savons, c’est de la part de Dieu que tu es venu comme un maître qui enseigne, car personne ne peut accomplir les signes que toi, tu accomplis, si Dieu n’est pas avec lui. » Le fait que Nicodème vienne durant la nuit dénote qu’il avait peur d’être jugé par ses proches. La nuit démontre aussi le combat entre les ténèbres et la Lumière. Pas facile de mourir à ses idées préconçues, à toute une éducation. Nicodème, comme chacun de nous, reçois les paroles de Jésus d’une façon matérielle ! Il n’est pas facile, pour nous qui cheminons dans la nuit comme Nicodème, de comprendre ce que veut dire Jésus ! "Comment est-il possible de naître quand on est déjà vieux ? Cependant Nicodème est attentif à ce que Dieu fait par Jésus, il cherche la vérité de ses paroles. Nicodème s’interroge sur le message de Jésus qui est venu ouvrir une brèche dans son cœur. Nous le retrouverons fidèlement à la suite de Jésus qui marche vers sa Passion. Il a vécu un grand combat pour passer de la Loi à l’Amour inconditionnel. Avec lui, nous avons reconnu que Jésus vient de Dieu, qu’il nous entraîne dans sa Passion et sa Résurrection : « Personne, à moins de renaître de l’eau et de l’Esprit Saint, ne peut avoir la Vie. »

"Jésus lui répondit : « Amen, amen, je te le dis : à moins de naître d’en haut, on ne peut voir le royaume de Dieu. »

Nicodème lui répliqua : « Comment un homme peut-il naître quand il est vieux ? Peut-il entrer une deuxième fois dans le sein de sa mère et renaître ? » Pour renaître, il nous faut vivre une mort à nos idées propres, à notre propre volonté. Il faut consentir à nous abandonner à l’action de l’Esprit Saint. Si nous raisonnons seulement avec nos acquis, notre façon de voir les choses, nous pouvons difficilement renaître ; Il nous faut croire et accepter que Dieu n’est comme nous, qu’il peut accomplir de grandes choses en nous et par nous. Jésus dit à Nicodème : « Il faut naître d’en haut, » de l’Esprit Saint, pour voir le Royaume de Dieu. Nous sommes invités à rejoindre Dieu par le baptême, à naitre à cet amour, pour devenir amour, comme Jésus est amour pour son Père. Baptisés, nous entrons dans une naissance nouvelle, librement, à la manière du vent : « Le vent souffle où il veut : tu entends le bruit qu’il fait, mais tu ne sais pas d’où il vient ni où il va. » Nous demandons à Dieu d’étendre la main sur nous dans les moments de nuit et de souffrance car aucun moment de notre vie ne lui est indifférent. Tous ensemble, peuple de baptisés dans le Christ, nous cheminons vers la source. Dans la tendresse de Dieu nos pas se pressent vers le Royaume de Dieu.

"Jésus répondit : « Amen, amen, je te le dis : personne, à moins de naître de l’eau et de l’Esprit, ne peut entrer dans le royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair est chair ; ce qui est né de l’Esprit est esprit. Ne sois pas étonné si je t’ai dit : il vous faut naître d’en haut.

Le vent souffle où il veut : tu entends sa voix, mais tu ne sais ni d’où il vient ni où il va. Il en est ainsi pour qui est né du souffle de l’Esprit. » Ne t’étonne pas, si je t’ai dit : Il vous fait naître d’en haut. Renaître, c’est aimer, être branché sur la source. Le jaillissement de la source redit sans cesse « Je t’aime, » comme les battements du cœur de Dieu. Jésus nous indique la condition requise pour que le Seigneur Dieu nous envahisse, nous comble de sa lumière, de ses grâces. Qu’il nous guide pour que nous parvenions peu à peu à nous laisser envahir par l’Esprit Saint pour renaître ! Cet amour est une renaissance permanente, il est le renouvellement total et complet de notre être. Notre vie qui vient de Dieu est un mystère d’amour dans le Don de Dieu. Mystère du Père, mystère du Fils, dans un amour absolument incomparable : L’Esprit Saint. Marie, dans l’Esprit Saint, a formé un corps à Jésus, elle lui a formé un cœur humain. C’est ainsi qu’il a épousé l’humanité. Mystère ou Dieu nous donne une nouvelle naissance à la vie divine. Dieu fait à notre cœur un don d’amour qui en fait un cœur nouveau. Dieu est amour, nous demeurons dans l’amour pour demeurer dans la vie.


Citation :
Nous demandons la grâce de connaitre le cœur de Dieu qui est amour pour que notre vie devienne amour avec le Christ.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Justin (v. 100-160), Philosophe, martyr
Première apologie (trad. cf. bréviaire, 3e mercredi de Pâques)


Le premier témoignage historique du baptême chrétien, à Rome au milieu du deuxième siècle

Nous allons vous exposer comment, après avoir été renouvelés par le Christ, nous nous consacrons à Dieu... Ceux qui croient à la vérité de notre doctrine et de notre parole promettent de vivre selon cette loi. Nous leur enseignons à prier et à demander à Dieu, en jeûnant, le pardon de leurs péchés passés, et nous-mêmes nous prions et nous jeûnons avec eux. Ensuite nous les conduisons en un endroit où il y a de l'eau et là, de la même manière que nous avons été régénérés nous-mêmes, ils sont régénérés à leur tour. Au nom de Dieu le Père, maître de l'univers, de notre Sauveur Jésus Christ et de l'Esprit Saint, ils sont alors lavés dans l'eau.

     Le Christ a dit en effet : « Si vous ne renaissez pas, vous n'entrerez pas dans Le Royaume des cieux ». Il est évident pour tout le monde que ceux qui sont nés une fois ne peuvent pas rentrer dans le sein de leur mère. Le prophète Isaïe a enseigné comment les pécheurs convertis effaceront leurs péchés ; il a parlé ainsi : « Lavez-vous, purifiez-vous, enlevez la méchanceté de vos âmes, apprenez à faire le bien... Venez et discutons, dit le Seigneur. Et si vos péchés sont comme l'écarlate, je vous rendrai blancs comme la laine » (Is 1,16s)... Voici la doctrine que les apôtres nous ont transmise à ce sujet. Nous avons reçu la première naissance sans le savoir et par nécessité, par suite de l'union de nos parents... Pour que nous ne demeurions pas les enfants de la nécessité et de l'ignorance, mais du libre choix et de la connaissance, et pour que nous obtenions dans l'eau le pardon de nos péchés passés, sur celui qui veut renaître et se convertir de ses péchés, on invoque dans l'eau le nom du Père de l'univers, notre Dieu et Maître. Il ne lui donne pas d'autre nom, celui qui conduit le candidat au baptême, car personne n'est capable d'attribuer un nom au Dieu qui est au-dessus de toute parole...

     Ce bain du baptême est appelé « illumination » parce que ceux qui reçoivent cette doctrine ont l'esprit rempli de lumière. C'est aussi au nom de Jésus Christ, crucifié sous Ponce Pilate, et au nom de l'Esprit Saint qui a proclamé d'avance par les prophètes tout ce qui se rapporte à Jésus, c'est en leur nom qu'est baptisé celui qui reçoit la lumière.



Source :  










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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mar 25 Avr - 15:17

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Mardi 25 avril 2017 : Fête de saint Marc, évangéliste


Les saints du jour (Mardi 25 avril)


Sainte Elisabeth (5ème s.)

Saint Marc, Évangéliste, Évêque d’Alexandrie, Martyr († v. 75)
Voir aussi : Saint Marc l'Evangéliste. 68.

Saint Anien, Évêque d'Alexandrie qui succéda à Saint Marc († v. 83)

Saint Phébade Evêque d'Agen (+ 393)

Saint Héribald Evêque d'Auxerre (+ 857)

Saint Pierre de Betancur religieux du Tiers-Ordre de
Saint-François (+ 1667)



Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Puis il leur dit : « Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile à toute la création. Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ; celui qui refusera de croire sera condamné."

Nous manifestons la diversité en même temps que l’unité de l’Église, en fêtant l’évangéliste Saint Marc. Nous recevons la Bonne Nouvelle, nous la vivons pour la transmettre à toute la création. L’Évangile est d’une finesse et d’une tendresse incroyable. Jésus le Seigneur est enlevé au ciel, ayant achevé chez nous l’œuvre du Père. Le Premier-né est dans le repos de Dieu. Jésus s’est assis à la droite de Dieu, il nous donne sa paix. Les Apôtres restent seuls. Dans le temps d’épreuves et d’incertitudes que nous traversons avec eux, nous expérimentons la Bonté de Dieu qui est porteuse d’un message de sérénité et d’espérance. Jésus demande aux Apôtres d’assumer leur mission à partir de ce qu’ils ont vécu avec lui. Ils vont, comme lui, traverser l’échec qui leur donnera de vivre pleinement en lui. Ils pourront proclamer que la mort n’est pas une fatalité, que la Bonté de Dieu est là. Cette Bonté de Dieu est active et bienveillante, elle est toute présence auprès de chacun de nous. Ce que Jésus a fait, il donne aux Apôtres de le faire avec lui. Jésus et l’Esprit Saint travaillent avec eux. C’est moyennant la foi, dans l’effacement d’eux-mêmes, que Jésus peut agir : « Et le Seigneur travaillait avec eux. »

"Voici les signes qui accompagneront ceux qui deviendront croyants : en mon nom, ils expulseront les démons ; ils parleront en langues nouvelles ; ils prendront des serpents dans leurs mains et, s’ils boivent un poison mortel, il ne leur fera pas de mal ; ils imposeront les mains aux malades, et les malades s’en trouveront bien."

A travers la Mort et la Résurrection de Jésus, nous accédons au pardon de Dieu et à la liberté véritable. Les croyants ont la capacité de parler pleinement de Jésus, en son Nom, pour le révéler : « Ils parleront un langage nouveau. » Ce que nous avons reçu de Jésus, nous le transmettons en lui. C’est la relation à Jésus qui nous donne, dans la liberté, de l’annoncer dans l’Amour infini de Dieu. La sérénité que nous héritons des apôtres s’enracine dans le fait que nous ne sommes pas seuls. Le souci d’accomplir le dessein du Père est la victoire complète de Jésus en nous. Dieu a livré son Fils Jésus pour nous sauver, il a scellé avec nous une Alliance d’Amour éternel qui se renouvelle chaque jour. Le monde du refus de Dieu peut nous bousculer, nous angoisser, nous persécuter, l’œuvre de Dieu se fait de manière inattendue, et non pas comme nous l’avions pensé ! Au printemps, la nature, alors que nous la croyions morte, éclate de toute manière, elle est très vivante, à l’image de notre vie.

"Le Seigneur Jésus, après leur avoir parlé, fut enlevé au ciel et s’assit à la droite de Dieu. Quant à eux, ils s’en allèrent proclamer partout l’Évangile. Le Seigneur travaillait avec eux et confirmait la Parole par les signes qui l’accompagnaient."

Jésus est présent en chacun de nous, il trouve une nouvelle relation avec l’humanité. C’est progressivement que le monde s’en trouve transformé. Notre humanité agit désormais dans le Christ et c’est dans l’unité d’un Corps nouveau que chacun opère selon la grâce qui lui est donnée. La Parole retentit et Dieu confirme ce que nous entreprenons. Il est assez puissant pour agir avec nous qui sommes des serviteurs inutiles. Nous demandons que Jésus fasse son œuvre d’amour en nous et pour tous. Comme les Apôtres, nous sommes témoins de la victoire de l’Amour, et nous la prêchons par notre vie. Le Seigneur Jésus ressuscité, est « assis à la droite du Père, » il agit avec nous ; il confirme la parole de notre témoignage. Le Père, suscite en notre cœur l’Esprit Saint, dans lequel nous tenons bon, car rien ne nous séparera de l’Amour du Père et du Fils dans leur gloire.


Citation :
Nous demandons la grâce de abandon et de la confiance en Dieu qui fait son œuvre au milieu de nous.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Bruno de Segni (v. 1045-1123), Évêque  
Commentaire sur l'évangile de Marc (trad. Solesmes, Lectionnaire, t. 3, p. 881)


« Le Seigneur travaillait avec eux et confirmait la Parole »

Le Seigneur dit aux Onze : « Voici les signes qui accompagneront ceux qui croient : en mon nom, ils chasseront les esprits mauvais ; ils parleront un langage nouveau ; ils prendront des serpents dans leurs mains et, s'ils boivent un poison mortel, il ne leur fera pas de mal ; ils imposeront les mains aux malades, et les malades s'en trouveront bien ». Dans l'Église primitive, tous ces signes que le Seigneur énumère ici, non seulement les apôtres, mais bien d'autres saints les ont accomplis à la lettre. Les païens n'auraient pas abandonné le culte des idoles si la prédication évangélique n'avait pas reçu confirmation de tant de signes et de miracles. En effet, les disciples du Christ ne prêchaient-ils pas « un Messie crucifié, scandale pour les juifs et folie pour les païens », selon l'expression de saint Paul ? (1Co 1,23)...

     Quant à nous désormais, signes et prodiges ne nous sont plus nécessaires : il nous suffit de lire ou d'écouter le récit de ceux qui ont eu lieu. Car nous croyons à l'Évangile, nous croyons aux Écritures qui les racontent. Et cependant, des signes, il s'en produit encore tous les jours ; et, si l'on veut bien y prêter attention, on reconnaîtra qu'ils ont bien plus de valeur que les miracles matériels d'autrefois.

     Chaque jour, les prêtres administrent le baptême et appellent à la conversion : n'est-ce pas là chasser les démons ? Chaque jour ils parlent un langage nouveau, lorsqu'ils expliquent la sainte Écriture en remplaçant la lettre vieillie par la nouveauté du sens spirituel. Ils mettent en fuite les serpents, lorsqu'ils débarrassent les cœurs des pécheurs de leurs attaches au mal par une douce exhortation...; ils guérissent les malades, lorsqu'ils réconcilient à Dieu par leurs prières les âmes infirmes. Tels étaient les signes que le Seigneur avait promis à ses saints : tels ils les réalisent encore aujourd'hui.



Source :  










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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mer 26 Avr - 14:17

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Mercredi 26 avril 2017 : Le mercredi de la 2e semaine de Pâques


Les saints du jour (Mercredi 26 avril)


Notre Dame du Bon Conseil. 1467.

Saint Anaclet Pape (3 ème) de 76? à 88 (+ 88)  

Saint Riquier Prêtre dans le Ponthieu (+ 645)

Saint Jean-Baptiste Piamarta (Giovanni Battista Piamarta), Prêtre et Fondateur de
la Congrégation de la Sainte Famille de Nazareth (✝ 1913).


Saint Ráfael Arnáiz Barón, Cistercien Trappiste (1911-1938).

Bienheureux Stanislas Kubista, Prêtre et Martyr  (+ 1940)

ORIGÈNE (env. 185-254) Prêtre et Martyr


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle."

Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. Nicodème est venu trouver Jésus de nuit pour lui demander comment posséder la vie éternelle. Jésus est à son écoute, mais il faudra du temps à Nicodème pour comprendre Jésus. Il lui parle d’une naissance nouvelle, pour être introduit dans le monde de l’amour venu d’en haut. Nous sommes dans la douleur dans laquelle les disciples ont été confrontés. Discerner entre lumière et ténèbres n’est pas aisé. La Lumière de Dieu est venue dans le monde en la personne de Jésus. Jésus apporte au monde la Bonne Nouvelle de la réconciliation et de la paix. Mais cette annonce n’est pas reçue, elle est méconnue et rejetée. Le passage du monde « d’en bas », au monde « d’en haut », se fait par la nouvelle naissance en Jésus Christ dans le baptême. Celui-ci donne la foi en Dieu qui vient nous sortir des ténèbres. Les œuvres que Jésus accomplit sont des œuvres bonnes qui guérissent. Il porte son attention aux plus petits, il guérit des malades, il éloigne les démons. La prédication de Jésus est un message d’espérance, un message plein de vérité qui est exigeant. Dieu, compatissant aux faiblesses de l’humanité, est présent dans sa Parole.

"Celui qui croit en lui échappe au Jugement ; celui qui ne croit pas est déjà jugé, du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu."

Et le Jugement, le voici : la lumière est venue dans le monde, et les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises. Il nous est difficile de proclamer la foi en Jésus. Nous sommes invités à la discrétion, voire au silence, car la vérité est devenue taboue. Nous entendons répéter avec force : « Il n’y a pas une vérité, mais des vérités. » Seule la puissance de l’amour infini de Dieu peut nous apporter la libération à nos frères. Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde mais pour le sauver. Nous cherchons le bonheur dans une foi véritable, et nous nous trouvons devant une multitude de d’opinions. Avec Nicodème nous comprenons que Jésus fait le lien entre le ciel et le monde d’en-bas, il nous libère par sa Passion. Nous sommes heureux quand nous reconnaissons en l’autre une foi sincère au Dieu éternel, et un désir de vivre dans la Vérité et le respect de l’autre.

"Celui qui fait le mal déteste la lumière : il ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient dénoncées ;"

mais celui qui fait la vérité vient à la lumière, pour qu’il soit manifeste que ses œuvres ont été accomplies en union avec Dieu. » La Bonne Nouvelle de Jésus est confirmée par les innombrables témoignages des saints. Avec eux, nous luttons contre les faux-témoignages qui ternissent la Parole de Jésus. Chaque personne doit être respectée dans le choix de sa conscience. Elle peut alors s’approcher de la vérité, et reconnaître Jésus comme la lumière qui éclaire le monde. La liberté religieuse est constitutive de la dignité de la personne humaine qui cherche Dieu. C’est dans cette liberté que la foi se révèle véritable. Nicodème sera au tombeau pour recevoir le corps de Jésus et pour l’ensevelir. A la Résurrection de Jésus, il comprendra la naissance nouvelle dont Jésus lui parlait. En accueillant Jésus, il entre dans une connaissance nouvelle, un amour qui n’aura pas de fin. Jésus sera toujours présent pour lui désormais. Nous aussi, nous agirons dans la vérité en désirant le Royaume avec un grand amour qui nous fera demeurer dans la lumière de la Résurrection.


Citation :
Nous demandons à l’Esprit Saint la grâce de cette lumière que Jésus est venu nous apporter.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Jean-Paul II (1920-2005), Pape
Encyclique « Dives in misericordia », § 7 (trad. © Libreria Editrice Vaticana)


« Ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle »

Que nous dit la croix du Christ, qui est le dernier mot, pour ainsi dire, de son message et de sa mission messianiques ? Certes, elle n'est pas encore la parole ultime du Dieu de l'Alliance, qui ne sera prononcée qu'aux lueurs de cette aube où les femmes d'abord puis les apôtres, venus au tombeau du Christ crucifié, le trouveront vide et entendront pour la première fois cette annonce : « Il est ressuscité ». Ils la rediront à leur tour, et ils seront les témoins du Christ ressuscité.

     Toutefois, même dans la glorification du Fils de Dieu, la croix ne cesse d'être présente, cette croix qui  ; à travers tout le témoignage messianique de l'Homme-Fils qui a subi la mort sur elle  ; parle et ne cesse jamais de parler de Dieu-Père, qui est toujours fidèle à son amour éternel envers l'homme. Car « Il a tellement aimé le monde  ; donc l'homme dans le monde  ; qu'il a donné son Fils unique, afin que tout homme qui croit en lui ne périsse pas, mais ait la vie éternelle ».

     Croire dans le Fils crucifié signifie « voir le Père » (Jn 14,9), signifie croire que l'amour est présent dans le monde, et que cet amour est plus puissant que les maux de toutes sortes dans lesquels l'homme, l'humanité et le monde sont plongés. Croire en un tel amour signifie croire dans la miséricorde. Celle-ci en effet est la dimension indispensable de l'amour. Elle est comme son deuxième nom, et elle est en même temps la manière propre dont il se révèle et se réalise pour s'opposer au mal qui est dans le monde, qui tente et assiège l'homme, s'insinue jusque dans son cœur et peut « le faire périr dans la géhenne » (Mt 10,28).



Source :  









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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Jeu 27 Avr - 12:51

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Jeudi 27 avril 2017 : Le jeudi de la 2e semaine de Pâques


Les saints du jour (Jeudi 27 avril)


Saint Jean le Confesseur, higoumène (✝ 837)

Sainte Zita, Vierge, servante, Patronne de Lucques (1218-1278)

Saint Pierre Armengol (+ 1304)  

Bienheureux Humbert III de Savoie Comte de Savoie (+ 1189)

Bienheureux Nicolas Roland, Prêtre et fondateur de la Congrégation des « Sœurs du Saint Enfant Jésus » (1911-1938).


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

« Celui qui vient d’en haut est au-dessus de tous. Celui qui est de la terre est terrestre, et il parle de façon terrestre.

Jésus témoigne du ciel, de cet au-delà, de tout ce que personne n’a jamais vu, à part Celui qui vient d’en haut. Jésus vient du ciel, il est l’unique source de connaissance d’en haut. Entre le ciel et la terre, il n’y a pas de commune mesure. Le témoignage de Jésus est celui de la vérité. Celui qui accepte son témoignage certifie que Dieu dit la vérité. La réception du témoignage de Jésus est liée à la vie du témoin. À tout moment et en toutes circonstances, il faut nous efforcer d’avoir la pensée de Dieu. Avoir les sentiments de Jésus et aspirer à regarder l’humanité du même regard que lui, le Verbe devenu chair. Si nous agissons comme “celui qui vient d’en haut,” nous pourrons découvrir les choses positives qui arrivent autour de nous. L’amour de Dieu et son action continuent en faveur de l’homme. En accueillant le Don de l’amour que Dieu nous fait en surabondance, nous devenons les enfants bien aimés du Père, les frères et sœurs de Jésus qui s’aiment. C’est ainsi que nous vivons de la Vie même de Dieu, de son Amour infini. Etre édifié dans la vérité, c’est être édifié en Dieu.

" Celui qui vient du ciel est au-dessus de tous, il témoigne de ce qu’il a vu et entendu, et personne ne reçoit son témoignage."

Mais celui qui reçoit son témoignage certifie par là que Dieu est vrai. En effet, celui que Dieu a envoyé dit les paroles de Dieu, car Dieu lui donne l’Esprit sans mesure. Dieu aime son Fils et il nous aime. Il nous fait participer à son Amour et nous appelle à être dans la communion de son Fils bien-aimé, dans l’Esprit Saint. Dieu a tout remis entre les mains de Jésus son Fils. Ainsi sont reliés les deux extrêmes du Fils du Père du ciel, et des enfants d’adoption de la terre. La distance infinie qui subsistait depuis toujours entre le monde d’en haut et le monde d’en bas est conciliée dans un rapport d’amour. Tout homme qui croit au Fils obtiendra la vie éternelle. Accepter le témoignage de Jésus, c’est se tourner vers Dieu comme un enfant se tourne vers son père. Devenir le témoin de Jésus, c’est surmonter ses peurs, les menaces et les réels obstacles qui peuvent mener au martyre. Le menteur, l’accusateur des frères, l’adversaire, attise la colère de l’homme, il domine et opprime l’humanité. Dominer et imposer ses idées aux autres, n’est pas compatible avec l’amour de Dieu. Nous faisons chaque jour l’expérience de l’incompréhension entre nous car nous sommes terrestres. Laissons la place à l’autre, vivons nos relations en vérité, dans le Christ Jésus.

« Le Père aime le Fils et il a tout remis dans sa main. »

Celui qui croit au Fils a la vie éternelle ; celui qui refuse de croire le Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui. » À tout moment et en toutes circonstances, nous nous efforçons de servir, sans rien attendre en retour. C’est ainsi que nous créons une communion profondément humaine, dans le respect de chacun, dans une grande gratuité. A la suite de Jésus, servir et témoigner vont toujours de pair, notre monde a besoin de témoins authentiques. Croire en Jésus c’est adhérer à son amour infini, et par cette vie nouvelle lui rendre témoignage. Jésus vient du ciel, il rend témoignage de ce qu’il a vu. Jésus vient du Père, il est le seul qui puisse parler de Dieu et des hommes. « Celui qui accepte son témoignage certifie que Dieu est véritable. » La vérité de Dieu c’est l’amour qu’il propose, il n’y a pas d’autre vérité qu’une vie d’amour qui est une vie de lumière. La terre et le ciel, en Jésus, se sont rencontrés. A la suite de Jésus, les Apôtres, en donnant leur vie comme lui, rendent témoignage, ils manifestent que Jésus est le Messie, Celui qui vient de Dieu.


Citation :
Nous demandons la grâce de nous laisser former par la parole de Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Syméon le Nouveau Théologien (v. 949-1022), Moine grec
Catéchèses, 3 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 293 rev ; cf SC 96, p. 305)


« Celui que Dieu a envoyé dit les paroles de Dieu »

Le Seigneur nous a dit : « Scrutez les Écritures » (Jn 5,39). Scrutez-les donc et retenez avec beaucoup d'exactitude et de foi tout ce qu'elles disent. Ainsi, connaissant clairement la volonté de Dieu..., vous serez capables de distinguer, sans vous tromper, le bien du mal, au lieu de prêter l'oreille à n'importe quel esprit et d'être emportés par des pensées nuisibles.

     Soyez certains, mes frères, que rien n'est aussi favorable à notre salut que l'observance des divins préceptes du Seigneur... Il nous faudra toutefois beaucoup de crainte, de patience et de persévérance dans la prière pour que nous soit révélé le sens d'un seul mot du Maître, pour que nous connaissions le grand mystère caché dans ses moindres paroles, et que nous soyons prêts à donner notre vie pour un seul petit trait des commandements de Dieu (cf Mt 5,18).

     Car la parole de Dieu est comme une épée à deux tranchants (He 4,12) qui taille et coupe l'âme de toute convoitise et de tout instinct de la chair. Plus que cela, elle devient aussi comme un feu brûlant (Jr 20,9) lorsqu'elle ranime l'ardeur de notre âme, lorsqu'elle nous fait mépriser toutes les tristesses de la vie et considérer les épreuves comme une joie (Jc 1,2), lorsque, devant la mort que redoutent les autres hommes, elle nous fait désirer et embrasser la vie, en nous donnant le moyen d'y parvenir.(Mt 10,28).



Source :  










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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Ven 28 Avr - 15:06

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Vendredi 28 avril 2017 : Le vendredi de la 2e semaine de Pâques


Les saints du jour (Vendredi 28 avril)


Saint Louis-Marie Grignion de Montfort, Prêtre et Fondateur de la Compagnie de Marie
(les Pères Montfortains), des Frères de l’instruction Chrétienne de Saint Gabriel et
des Filles de la Sagesse, Docteur de la médiation de Marie (1673-1716).

Voir aussi : Saint Louis-Marie Grignion de Montfort, prêtre, missionaire apostolique, instituteur des prêtres missionaires de la compagnie de Marie et de la congrégation des Filles de la Sagesse. 1716.
Pour approfondir : Saint Louis-Marie Grignion de Montfort (1673-1716)

Saint Pierre-Louis-Marie Chanel, Prêtre Mariste et premier martyr en Océanie,
Patron de l’Océanie (1803-1841)


Sainte Gianna (Jeanne) Beretta Molla, Mère de famille, médecin exemplaire (1922-1962).  

Vénérable Théophanius-Léo (Adolphe Chatillon), Frère des Écoles Chrétiennes (✝ 1929).


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

« Après cela, Jésus passa de l’autre côté de la mer de Galilée, le lac de Tibériade. Une grande foule le suivait, parce qu’elle avait vu les signes qu’il accomplissait sur les malades. Jésus gravit la montagne, et là, il était assis avec ses disciples.

Or, la Pâque, la fête des Juifs, était proche. Jésus leva les yeux et vit qu’une foule nombreuse venait à lui. Il dit à Philippe : « Où pourrions-nous acheter du pain pour qu’ils aient à manger ? »
Jésus a pitié de ses brebis, il les conduit sur de verts pâturages, il les rassasie, et il va chercher celle qui est perdue. Le discours sur le Pain de vie prend ses racines dans ce miracle de la multiplication des pains : À partir de cinq pains et de deux poissons, Jésus nourrit une foule nombreuse. Ce signe que Jésus accomplit nous montre qu’il a un pouvoir sur la nature. Le chemin de la vie divine est ouvert, c’est la vie du Père qui est donnée et nous comprenons mieux la Parole de Jésus. Nous entrons dans son mystère pour prendre corps en lui, comme l’enfant bien aimé du Père. Jésus qui a rejoint son Père dans le royaume est encore plus proche de nous, il est plus intime à nous-mêmes que nous ne le sommes à nous-mêmes. Il nous fait exister en lui, par lui et pour Lui. Cette transformation se fait par la puissance de l’amour de Dieu qui opère aujourd’hui dans la multiplication des pains.


"Il disait cela pour le mettre à l’épreuve, car il savait bien, lui, ce qu’il allait faire. Philippe lui répondit : « Le salaire de deux cents journées ne suffirait pas pour que chacun reçoive un peu de pain. »

Un de ses disciples, André, le frère de Simon-Pierre, lui dit : « Il y a là un jeune garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons, mais qu’est-ce que cela pour tant de monde ! » Jésus dit : « Faites asseoir les gens. » Il y avait beaucoup d’herbe à cet endroit. Ils s’assirent donc, au nombre d’environ cinq mille hommes. La foule pouvait survivre à une nuit de jeûne, mais la faim est le signe d’une nécessité plus haute. La faim, comme la soif, renvoient à des nécessités naturelles : manger, boire, sans quoi on meurt. Mais elles renvoient aussi à des nécessités vitales d’ordre spirituel, elles révèlent le sens de notre existence humaine devant Dieu. Dans le discours sur le pain de vie qui suit la multiplication des pains, Jésus dira : « Je suis le pain de la vie. Qui vient à moi n’aura jamais faim, qui croit en moi n’aura jamais soif. » Après la multiplication des pains, Jésus reprochera à la foule de ne pas avoir compris le sens du miracle : « En vérité, en vérité je vous le dis, vous me cherchez non pas parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé du pain et avez été rassasiés. » Jésus est celui qui comble de biens les affamés, mais la multiplication des pains est signe d’une réalité plus haute : Jésus vient apporter une autre nourriture. Il est celui qui vient combler la faim existentielle de l’être humain ; celui qui vient désaltérer sa soif d’aimer et d’être aimé. La perspective de la communion fraternelle s’annonce, la lumière du don et du partage est donnée.

"Alors Jésus prit les pains et, après avoir rendu grâce, il les distribua aux convives ; il leur donna aussi du poisson, autant qu’ils en voulaient.

Quand ils eurent mangé à leur faim, il dit à ses disciples : « Rassemblez les morceaux en surplus, pour que rien ne se perde. » Ils les rassemblèrent, et ils remplirent douze paniers avec les morceaux des cinq pains d’orge, restés en surplus pour ceux qui prenaient cette nourriture. À la vue du signe que Jésus avait accompli, les gens disaient : « C’est vraiment lui le Prophète annoncé, celui qui vient dans le monde. » Mais Jésus savait qu’ils allaient venir l’enlever pour faire de lui leur roi ; alors de nouveau il se retira dans la montagne, lui seul. Les miracles proclament le Royaume de Dieu qui vient, ils accompagnent la Parole, l’éclairent et la confirment. Nous recevons dans ce signe l’amitié de Jésus pour nous, une promesse. Nous découvrons un chemin à parcourir ensemble au cours duquel l’amitié s’épanouira, s’approfondira, il montre une direction, un sens à notre vie. La vie que Jésus nous donne, c’est la vie éternelle, la guérison qu’il nous procure, c’est le salut éternel, et le Pain dont il nous nourrit, c’est lui-même. A partir du don des cinq pains et des deux poissons de l’enfant, nous percevons la nourriture qui va nourrir la foule pour la transformer en action de grâce. A partir de cette nourriture pour la vie terrestre, Jésus nous entraine à sa vie divine, il demeure avec nous pour toujours. Il nous rassemble tous ensemble pour former un Peuple nouveau que l’Esprit Saint anime.


Citation :
Nous demandons la grâce d’être ressuscites avec Jésus.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Catéchisme de l'Église catholique
§ 1333-1335


« C'était un peu avant la Pâque, qui est la grande fête des juifs »

Au cœur de la célébration de l'eucharistie il y a le pain et le vin qui, par les paroles du Christ et par l'invocation de l'Esprit Saint, deviennent le Corps et le Sang du Christ. Fidèle à l'ordre du Seigneur l'Église continue de faire, en mémoire de lui, jusqu'à son retour glorieux, ce qu'il a fait la veille de sa Passion : « Il prit du pain... », « Il prit la coupe remplie de vin... » En devenant mystérieusement le Corps et le Sang du Christ, les signes du pain et du vin continuent à signifier aussi la bonté de la création. Ainsi, dans l'Offertoire, nous rendons grâce au Créateur pour le pain et le vin, fruit « du travail des hommes », mais d'abord « fruit de la terre » et « de la vigne », dons du Créateur. L'Église voit dans le geste de Melchisédech, roi et prêtre, qui « apporta du pain et du vin » (Gn 14,18) une préfiguration de sa propre offrande (cf Prière eucharistique I).

     Dans l'Ancienne Alliance, le pain et le vin sont offerts en sacrifice parmi les prémices de la terre, en signe de reconnaissance au Créateur. Mais ils reçoivent aussi une nouvelle signification dans le contexte de l'Exode : les pains azymes qu'Israël mange chaque année à la Pâque commémorent la hâte du départ libérateur d'Égypte ; le souvenir de la manne du désert rappellera toujours à Israël qu'il vit du pain de la Parole de Dieu (Dt 8,3). Enfin, le pain de tous les jours est le fruit de la Terre promise, gage de la fidélité de Dieu à ses promesses. La « coupe de bénédiction » (1Co 10,16) à la fin du repas pascal des juifs ajoute à la joie festive du vin une dimension eschatologique, celle de l'attente messianique du rétablissement de Jérusalem. Jésus a institué son eucharistie en donnant un sens nouveau et définitif à la bénédiction du pain et de la coupe.

     Les miracles de la multiplication des pains, lorsque le Seigneur dit la bénédiction, rompt et distribue les pains par ses disciples pour nourrir la multitude, préfigurent la surabondance de cet unique pain de son eucharistie. Le signe de l'eau changé en vin à Cana annonce déjà l'Heure de la glorification de Jésus (Jn 2,4.11). Il manifeste l'accomplissement du repas des noces dans le Royaume du Père, où les fidèles boiront le vin nouveau (Mc 14,25) devenu le Sang du Christ.



Source :  










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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Sam 29 Avr - 16:56

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Samedi 29 avril 2017 : Fête de sainte Catherine de Sienne, vierge, docteur de l'Eglise, copatronne de l'Europe


Les saints du jour (Samedi 29 avril 2017)


St Hugues de Cluny, 6e abbé de Cluny (1024-1109)

Sainte Catherine de Sienne, vierge, tertiaire Dominicaine, Docteur de l'Église,
Co-Patronne de l'Europe (1347-1380).
Voir aussi :
Sainte Catherine de Sienne. Vierge de l'Ordre de Saint-Dominique. 1380.

Saint Basile d'Ostrog (+ 1671)

Vénérable Élisabeth Bergeron, Fondatrice des Sœurs de Saint-Joseph (1851-1936).


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LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

« En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. »

Nous fêtons aujourd’hui Catherine de Sienne qui vient en aide aux pauvres et aux malades de Sienne. L’Évangile choisi pour la fête de Catherine la fait exulter en étroite union avec Jésus. Là, elle trouve force et lumière pour faire face aux réalités de la vie. Jésus exulte de joie, dans l’espérance, il crie vers son Père sa louange. Ce qui provoque son admiration et son étonnement joyeux, c’est la pédagogie mise en œuvre par son Père pour le salut des hommes. Jésus a rencontré le refus des scribes, de tous ceux qui s’imaginent posséder la vérité. Au contraire, les petits et les pauvres acceptent de bon cœur de s’ouvrir à l’espérance qu’il leur apporte. Jésus laisse éclater sa joie de voir les humbles se laisser faire par Dieu et se rallier à son dessein d’amour. Cette simplicité du cœur est une richesse de l’esprit et une clarté du regard, c’est la « science d’amour, » qui est à base de fidélité et de grandeur d’âme. La contemplation de Dieu dans la foi, est là, pour nous permettre de pénétrer dans le mystère de la Parole. C’est ainsi que nous pouvons apprendre la vraie charité. Le service envers l’autre a besoin de l’affection de notre cœur, de la lumière de Dieu. Jésus trouvait sa joie et son bonheur dans la soumission à son Père, dans leur unité d’Amour. Le principal souci de Catherine était l’unité d’Amour, l’unité de l’Église. Sans complexe, elle écrit au Pape, alors en Avignon, une lettre brûlante où elle le presse de revenir à Rome. La spiritualité de Catherine, la sainte de Sienne, se manifestait par le don des larmes, signe d’une grande sensibilité et tendresse. Elle invitait les prêtres et le Pape, qu’elle appelait le doux Christ sur terre, à être fidèles à leur responsabilités, dans un constant amour de l’Église.

« Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance. Tout m’a été remis par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler. »

S’il n’y a qu’un seul salut, et que ce salut vient par la foi au Christ vivant, les chrétiens sont de différents niveaux de culture. C’est la réalité de ce qui s’inscrit, jour après jour, dans le livre de notre vie que Dieu seul peut ouvrir ou fermer. Quel que soit le degré de notre culture, le brillant ou l’obscurité de notre situation, la vie quotidienne est faite de petites choses ou pèse le poids de notre amour, de notre charité. Le bon plaisir de notre Père, c’est que les plus humbles gardent toutes leurs chances face au Règne de Dieu qui vient sur terre. Aux yeux de Jésus, le savoir-faire doit se mettre au service d’une réponse de foi, il doit devenir le service d’un croyant qui aime. Il nous faut dire aujourd’hui notre foi et rendre compte de l’espérance qui est en nous. Les moments de prière, d’écoute de Dieu dans l’activité quotidienne exerce notre charité. L’Eglise annonce la Parole, et réalise cette Parole qui est charité et vérité. Il nous faut être dépouillés de nous mêmes pour suivre pauvrement le Christ pauvre. Le Royaume de Dieu est cet amour de Dieu reçu dans la pauvreté qui nous désapproprie de nous-mêmes. Nous nous préparons à la venue de Jésus, il vient « à notre table », il s’invite, « Pain de Vie. » Nous préparons notre cœur pour lui, par la prière et le désir de le rencontrer.

« « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »

Jésus nous donne humblement de le connaître, car nul ne connaît le Fils si ce n’est le Père, et c’est le Père qui révèle son Fils en nous. Il nous le révèle comme le Serviteur qui a souffert, comme le crucifié qui est glorifié. Personne ne connaît le Père, si ce n’est le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler. Nous ne pouvons regarder le Père qu’avec les yeux de Jésus ; nous ne pouvons parler au Père qu’avec les paroles révélées par le Fils. C’est ce regard qui touche Dieu, ce sont ces paroles qui le rejoignent. Les humbles et les hommes de bonne volonté sont ceux qui acceptent de se mettre à l’école de Jésus. Il pose un joug sur nos épaules, mais en nous soumettant à sa loi d’Amour. Il nous donne la joie du Royaume, l’allégresse de ceux qui se savent aimer et pardonnés. Le joug de Jésus ne blesse pas, son fardeau semble léger parce qu’il nous libère progressivement du poids de notre égoïsme et de notre agressivité. Nous passons notre vie à chercher le repos, nous pouvons le trouver en servant et en aimant. Entrer dans le repos de Jésus, dans l’humilité et la douceur de la croix. Catherine de Sienne est pour nous un modèle d’harmonie, sa priorité est toujours la fidélité au Saint Esprit.


Citation :
Nous demandons la grâce de nous unir au cœur de Jésus afin d’aimer Dieu et le prochain comme le Christ.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Sainte Catherine de Sienne (1347-1380), Tertiaire Dominicaine, Docteur de l'Église, Copatronne de l'Europe
Les Dialogues 167, 2-3 (trad. Cartier)


« Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange »

Ô Père, je vous remercie de ce que vous n’avez pas méprisé votre créature. Vous n’avez pas détourné de moi votre visage, et vous n’avez pas repoussé mes désirs. Vous, la Lumière, vous n’avez pas considéré mes ténèbres ; vous, la Vie, vous ne vous êtes pas éloigné de moi, qui suis la mort ; vous, le Médecin suprême, vous avez regardé ma grande infirmité ; vous, l’éternelle Pureté, vous ne vous êtes pas détourné de mes souillures et de mes misères ; vous, l’Infini ; moi, le néant ; vous, la Sagesse ; moi, la folie. Malgré les fautes et les vices innombrables qui sont en moi, vous ne m’avez pas méprisée : oui, vous, la Sagesse, la Bonté, la Clémence ; vous, le Bien suprême et infini. Dans votre lumière j’ai trouvé la lumière ; dans votre sagesse, la vérité ; dans votre clémence, la charité et l’amour du prochain. Qui vous a déterminé ? Ce ne sont pas mes vertus, c’est votre seule charité. L’amour vous a porté à éclairer l’œil de mon intelligence par la lumière de la foi, pour me faire connaître et comprendre votre Vérité qui se manifestait à moi.

Faites, Seigneur, que ma mémoire puisse retenir vos bienfaits ; que ma volonté s’embrase, du feu de votre charité ; que ce feu me fasse répandre tout mon sang, et qu’avec ce sang donné pour l’amour du Sang et avec la clef de l’obéissance, je puisse ouvrir la porte du ciel. Je vous demande du fond de mon cœur cette grâce pour toutes les créatures raisonnables, en général et en particulier, et pour le corps mystique de l’Église. Je confesse et je ne nie pas que vous m’avez aimée avant ma naissance, et que vous m’aimez jusqu’à la folie de l’amour.



Source :  










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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Dim 30 Avr - 17:40

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Dimanche 30 avril 2017 :  Troisième dimanche de Pâques


Les saints du jour (Dimanche 30 avril)


Saint Robert de Molesme Abbé, fondateur de Citeaux (+ 1110)

Saint Pie V, Pape (226 ème) de 1566 à 1572 (✝ 1572).

Sainte Marie de l'Incarnation (Marie Guyart), Ursuline au Canada (1599-1672)

Saint Joseph-Benoît Cottolengo, Prêtre et Fondateur de la « Petite maison de la Providence » (1786-1842).

Saint Ignace Briantchaninov (+ 1867)


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

Le même jour, deux disciples faisaient route vers un village appelé Emmaüs, à deux heures de marche de Jérusalem, et ils parlaient entre eux de tout ce qui s’était passé.

Or, tandis qu’ils s’entretenaient et s’interrogeaient, Jésus lui-même s’approcha, et il marchait avec eux. Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître. Ces hommes qui vont vers Emmaus évoquent les souvenirs qu’ils ont vécus avec Jésus et surtout sa crucifixion ! Ils sont désespérés ! « Ça fait le troisième jour qui passe, » disent-ils. Comme ces jours ont été très longs après ce scandale, des jours de longue épreuve. « De quoi causiez-vous donc, tout en marchant, » dit l’inconnu qui marche avec eux. « Comment ! Tu ne sais pas disent-ils tout tristes ! » Jésus de Nazareth a été cloué au bois ! Cet homme juste en qui nous avions mis notre espérance ! Nous croyions vraiment que c’était lui qui allait sauver Israël. Après ce qui s’est passé, notre espérance est finie. Les disciples sont dans une grande souffrance ! Nous le comprenons bien, combien de personnes se révoltent à cause des guerres, de la torture des innocents dans le monde ! C’est véritablement une objection sérieuse pour l’acte de foi en un Dieu bon.

« Jésus leur dit : « De quoi discutez-vous en marchant ? » Alors, ils s’arrêtèrent, tout tristes. L’un des deux, nommé Cléophas, lui répondit : « Tu es bien le seul étranger résidant à Jérusalem qui ignore les événements de ces jours-ci. »

Il leur dit : « Quels événements ? » Ils lui répondirent : « Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth, cet homme qui était un prophète puissant par ses actes et ses paroles devant Dieu et devant tout le peuple : comment les grands prêtres et nos chefs l’ont livré, ils l’ont fait condamner à mort et ils l’ont crucifié. Nous, nous espérions que c’était lui qui allait délivrer Israël. Mais avec tout cela, voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c’est arrivé. L’homme qui chemine avec eux prend soin de les écouter, il a de l’espérance au cœur. Quand ils ont fini de parler, ils commencent à retrouver une petite espérance. Sa présence empêche l’angoisse d’une prochaine nuit. C’est vrai disent-ils, nous avons été bouleversés par quelques femmes qui sont allées au tombeau ! Il était ouvert, mais lui, Jésus, elles ne l’ont pas vu. On dit même que les apôtres ont été voir et qu’ils ont trouvé les choses comme les femmes l’ont dit. Alors Jésus prend la parole : « Vous n’avez donc pas compris ! Comme votre cœur est lent à croire tout ce qu’ont dit les prophètes, et Il leur expliqua, dans toutes les Écritures… ce qui le concernait. »

« …Il leur dit alors : « Esprits sans intelligence ! Comme votre cœur est lent à croire tout ce que les prophètes ont dit ! Ne fallait-il pas que le Christ souffrît cela pour entrer dans sa gloire ? »

Et, partant de Moïse et de tous les Prophètes, il leur interpréta, dans toute l’Écriture, ce qui le concernait. Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient, Jésus fit semblant d’aller plus loin. Mais ils s’efforcèrent de le retenir : « Reste avec nous, car le soir approche et déjà le jour baisse. » Il entra donc pour rester avec eux. Quand il fut à table avec eux, ayant pris le pain, il prononça la bénédiction et, l’ayant rompu, il le leur donna. Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut à leurs regards. Ils se dirent l’un à l’autre : « Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous, tandis qu’il nous parlait sur la route et nous ouvrait les Écritures ? » À l’instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem. Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons, qui leur dirent : « Le Seigneur est réellement ressuscité : il est apparu à Simon-Pierre. » À leur tour, ils racontaient ce qui s’était passé sur la route, et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain. Pierre qui affirmera la résurrection de Jésus reprendra ce qui s’est passé : Jésus est venu en faisant le bien ; Il a fait parler les muets ; Il a fait voir les aveugles ; Il a ressuscité Lazare, et on l’a mis sur la croix ! Mais il a été remis debout ! Il est ressuscité et la mort est vaincue, la haine est dépassée, Dieu, dans son amour est victorieux. La victoire de l’amour agit désormais dans nos vies ! A la suite des disciples d’Emmaüs, nous reconnaissons Jésus dans la fraction du pain. Nous sommes vainqueurs par l’amour de Jésus qui nous sauve, désormais Jésus est ressuscité dans nos cœurs.


Citation :
Nous demandons la grâce d’écouter Jésus et de lui répondre par un amour qui donne la vie.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Grégoire le Grand (v. 540-604), Pape et Docteur de l'Église
Homélie 23 ; PL 76, 1182 (trad. Orval rev.)


« N'oubliez pas l'hospitalité » (Mt 25,23)

Deux disciples faisaient route ensemble. Ils ne croyaient pas, et cependant ils parlaient du Seigneur. Soudain celui-ci est apparu, mais sous des traits qu'ils n'ont pas pu reconnaître... Ils l'invitent à partager leur gîte, comme on le fait avec un voyageur... Ils apprêtent donc la table, ils présentent la nourriture, et Dieu, qu'ils n'avaient pas reconnu dans l'explication de l'Écriture, ils le découvrent dans la fraction du pain. Ce n'est donc pas en écoutant les préceptes de Dieu qu'ils ont été illuminés, mais en les accomplissant : « Ce ne sont pas ceux qui écoutent la Loi qui seront justes devant Dieu, mais ceux qui mettent la Loi en pratique qui seront justifiés » (Rm 2,13). Si quelqu'un veut comprendre ce qu'il a entendu, qu'il se hâte de mettre en pratique ce qu'il en a déjà pu saisir. Le Seigneur n'a pas été reconnu pendant qu'il parlait ; il a daigné se manifester lorsqu'on lui a offert à manger.

     Aimons donc l'hospitalité, frères très chers ; aimons pratiquer la charité. Paul affirme à ce sujet : « Persévérez dans la charité fraternelle. N'oubliez pas l'hospitalité, car c'est grâce à elle que quelques-uns, à leur insu, ont reçu chez eux des anges » (He 13,1 ;Gn 18,1s). Pierre dit aussi : « Pratiquez l'hospitalité les uns envers les autres, sans murmurer » (1P 4,9). Et la Vérité elle-même nous déclare : « J'étais un étranger, et vous m'avez recueilli »... « Ce que vous avez fait au plus petit d'entre les miens, nous dira le Seigneur au jour du jugement, c'est à moi que vous l'avez fait » (Mt 25,35.40)... Et malgré cela, nous sommes si paresseux devant la grâce de l'hospitalité ! Mesurons, mes frères, la grandeur de cette vertu. Recevons le Christ à notre table, afin de pouvoir être reçus à son festin éternel. Donnons maintenant l'hospitalité au Christ présent dans l'étranger, afin qu'au jugement nous ne soyons pas comme des étrangers qu'il ne connaît pas (Lc 13,25), mais nous reçoive comme des frères dans son Royaume.



Source :  










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Dernière édition par Lumen le Dim 14 Mai - 15:58, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Lun 1 Mai - 17:28

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Lundi 01 mai 2017 : Le lundi de la 3e semaine de Pâques


L'Eglise fête : Saint Joseph travailleur (mémoire) - lectures propres


Les saints du jour (Lundi 01 mai)


Saint Joseph, Artisan, Époux de la Vierge Marie (1er s.).

Jérémie, le prophète (6ème s. av JC.)

Saint Andéol, Martyr dans le Vivarais (✝ 208)

Saint Brieuc, Évêque et Abbé en Bretagne († VIe s.).

Saint Pérégrin Laziosi, Religieux Servite de Marie (o.s.m.) à Forlì en Italie (✝ 1345).

Saint Richard Pampuri, Frère de l'Ordre Hospitalier de Saint Jean de Dieu (✝ 1930).

Vénérable Giuseppe Girelli, Prêtre italien (✝ 1978).


Prière avant la lecture

“Ô glorieux patriache Saint Joseph, humble et juste artisan de Nazareth, qui avez  donné à tous les chrétiens, mais spécialement à nous, l’exemple d’une vie parfaite dans le travail constant et dans l’admirable union à Marie et à Jésus, assistez-nous dans notre tâche quotidienne, afin que, nous aussi, artisans catholiques, nous puissions trouver en elle le moyen efficace de glorifier le Seigneur, de nous sanctifier et d’être utiles à la société dans laquelle nous vivons, idéals suprêmes de toutes nos actions.

Obtenez-nous du Seigneur, ô notre très aimé protecteur, humilité et simplicité du coeur, goût du travail et bienveilance envers ceux qui sont nos compagnons de labeur, conformité aux divines volontés dans les peines inévitables de cette vie et joie dans leur support; conscience de notre mission sociale particulière, et sentiment de notre responsabilité, esprit de discipline et de prière, docilité et respect à l’égard de nos supérieurs, fraternité envers les égaux, charité et indulgence pour nos subordonnés. Soyez avec nous dans nos moments de prospérité, quand tout nous invite à goûter les fruits de nos fatigues; mais soutenez-nous dans les heures de tristesse, alors que le Ciel semble se fermer pour nous et que les instruments du travail eux-mêmes paraissent se rebeller dans nos mains.

Faites que, à votre exemple, nous tenions les yeux fixés sur notre Mère Marie, votre très douce épouse, qui, dans un coin de votre modeste atelier, filait silencieusement, laissant errer sur ses lèvres le plus gracieux sourire; faites aussi que nous n’éloignions pas notre regard de Jésus qui peinait à votre établi de menuisier, afin que nos puissions ainsi mener sur terre une vie pacifique et sainte, prélude de celle éternellement heureuse qui nous attend dans le Ciel, durant les siècles des siècles. Ainsi soit-il.”composée et indulgenciée en 1958 par Pie XII, en faveur des artisans qui la récitent avec contrition et dévotion.




Homélie :

Il se rendit dans son lieu d’origine, et il enseignait les gens dans leur synagogue, de telle manière qu’ils étaient frappés d’étonnement et disaient : « D’où lui viennent cette sagesse et ces miracles ?

A trente ans, quand Jésus revient au village, il surprend par son annonce de la parole de ,Dieu ! C’est à partir du quotidien, que Jésus enracine l’amour nouveau que Dieu est venu nous apporter par lui. Mais encore nous faut-il le recevoir ! Aujourd’hui comme hier, il nous est difficile de parler de Dieu à ceux qui croient tout savoir sur Dieu. Dans le cas de Jésus, Saint Jean Chrysostome, disait : « Les gens de Nazareth l’admirent, mais cette admiration au lieu de leur inspirer la foi, leur inspire la jalousie, c’est comme s’ils se disaient ‘pourquoi Lui et pas moi ?’ ». Jésus connaissait bien ceux qui, au lieu de l’écouter, se scandalisaient de ses paroles. C’était des parents, des amis, des voisins qui lui étaient chers. Mais c’est justement à eux qu’Il ne réussira pas à faire entendre son message de salut. Les gens de Nazareth sont interrogés par lui, ils connaissaient son père Joseph, le charpentier, l’époux de Marie. Ce bon artisan devait être très apprécié, il gardait son cœur uni au cœur de Dieu et de ses frères dans son travail. Il avait du cœur à l’ouvrage parce qu’il était pris par son amour de Jésus et de Marie, il trouvait là toute son énergie. Par le cœur de Marie, son amour allait jusqu’au cœur du Père dans l’Esprit Saint, l’amour nouveau de Jésus qui anime Joseph. Jésus, le Fils bien Aimé du Père donne un visage humain à l’amour infini de Dieu.

N’est-il pas le fils du charpentier ? Sa mère ne s’appelle-t-elle pas Marie, et ses frères : Jacques, Joseph, Simon et Jude ? Et ses sœurs ne sont-elles pas toutes chez nous ? Alors, d’où lui vient tout cela ? »

Nous ne pouvons pas faire de miracles et nous n’avons pas la sainteté de Jésus, mais nous pouvons susciter de la jalousie. Comme pour Jésus, il peut nous arriver que ceux que nous aimons, et qui nous sont chers, ne nous écoutent pas quand nous parlons de l’Evangile. Ceux qui peuvent être très proches de nous, peuvent se dire que nous n’avons rien à leur apprendre. Un secret habite chaque famille, Joseph s’était trouvé devant l’incompréhensible à l’Annonciation faite à Marie ! Il faudra un Ange qui lui dise : « Ne crains pas, Joseph de prendre Marie ton épouse, l’enfant qu’elle porte vient de l’Esprit Saint. » Ne crains pas, demeure dans le cœur de Dieu. Quand Jésus a douze ans et qu’il demeure à Jérusalem après la fête, ses parents le recherchent ! Jésus dira à Joseph et à Marie : « Ne saviez-vous pas que je dois être aux affaires de mon Père ? » Dans ces moments difficiles s’approfondit la vie contemplative de Joseph, le travailleur. La foi de Joseph et de Marie nous fait entrer dans une perspective nouvelle. Joseph, l’homme « ajusté sur le cœur de Dieu » plonge ses racines au cœur de la Sainte Trinité. Ce bon travailleur est porteur, à la suite de Jésus d’un amour nouveau.

Et ils étaient profondément choqués à son sujet. Jésus leur dit : « Un prophète n’est méprisé que dans son pays et dans sa propre maison. »

Et il ne fit pas beaucoup de miracles à cet endroit-là, à cause de leur manque de foi. Parler de Dieu aux personnes de notre famille est difficile, mais lorsque Jésus rentre chez lui, la renommée de ses paroles et de ses miracles le précèdent. Saint Jean Chrysostome ajoute : « Je t’en prie, regarde l’amabilité du Maître : il ne les punit pas parce qu’ils ne l’écoutent pas, mais au contraire il leur dit avec douceur : ‘Un prophète n’est méprisé que dans sa patrie et dans sa propre maison’ ». Il est évident que Jésus s’en alla de là très triste, mais Il prie son Père pour que son message de salut parvienne à ceux de son village. Nous devons aussi prier pour que le message de Jésus parvienne à ceux qui nous sont chers. Quand notre cœur rencontre Jésus, il est transformé par son amour ! Dans notre vie, tout peut alors concourir à l’épanouissement de cet amour. Jésus parait comme le fils de Joseph le charpentier. Sa mère s’appelle Marie, petite servante toujours effacée. Jésus était devenu pour le village de Nazareth une cause de chute. L’amour doit être au-dessus de tout dans notre vie, la paix doit régner dans nos cœurs, alors nous sommes heureux et nous rendons heureux nos frères par notre vie et notre travail.


Citation :
Nous demandons à saint Joseph la grâce de nous obtenir l’amour qui sommeillait et brûle dans son cœur.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Francis JAMMES. Cité par Mgr VILLEPELET
“Le Livre de Saint Joseph”


Joseph, Saint Patron Bien-aimé

“...J’ai ce tourment de vous louer, ce tourment et cette impuissance. J’ai plus d’une fois déchiré mes feuilles comme un enfant dépité mord un bouquet. Il est évident que ce n’est pas moi qui devais prétendre à ceci! Mais d’en être incapable, la honte m’envahissait. Et alors j’allais, de droite et de gauche, comme un pèlerin qui a faim et soif, mendier pour obtenir ce génie qu’il me faut, les prières des curés de campagne, des religieuses illettrées et des Princes de l’Église. Tellement qu’à certains jours j’en avais honte! Et j’attendais le souffle de l’ange. Et il ne venait point. Et je vous cherchais en vain, ô patriarche, dans cette contrée d’Orient où il y a tant de parfums et de verdure, là même où vous avez vécu! Mais il ne me semblait pas que vous convinssent tant de tableaux que j’ébauchais. Sitôt que j’essayais de les peindre, les fleurs et les pelouses se fanaient au soleil du sobre Évangile. Ah! Il me fallait redescendre dans mon cœur.

Joseph! Rapprochez-vous de tous les solitaires dont le cœur est près de défaillir. Adoptez-les! Recevez-les dans votre Sainte Famille. Il est si dur d’être dans l’abandon, sans mère, sans femme et sans enfants! Il est si humiliant de comprendre que l’on ennuie les autres avec sa souffrance! Ranimez ceux qui sont dans le désert que l’égoïsme fait autour d’eux!...

Ah! Je ne vous ai pas accueilli dans mon âme avec une assez grande charité, père des nécessiteux!... Heureux vos vrais disciples qui, dans l’humble auberge, se privent d’une part de leur nourriture pour la donner en souriant à leurs petits!...

Vous m’êtes témoin, ô Saint Joseph! que les seules vraies joies que j’ai goûtées, c’est dans l’ombre quand je me sens avec vous. Lorqu’on est privé d’honneurs, combien il est doux d’aimer son métier, de se dire que l’on travaille sur votre établi et que notre famille contemple notre oeuvre du moins avec l’oeil bienveillant de la foi...

Vous, Patron bien-aimé, vous avez déposé dans le cœur des ouvriers de bonne volonté, à qui ne vont point les faveurs des passants de ce monde, cette graine cachée qui s’appelle l’amour et qui ne se vend ni ne s’achète. Cette graine, vous la faites si fructifier en moi, et embaumer, que ma bouche ne sait vous dire mon allégresse.”











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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mar 2 Mai - 17:21

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Mardi 02 mai 2017 : Le mardi de la 3e semaine de Pâques


Les saints du jour (Mardi 02 mai)


Saint Athanase, Évêque et Docteur de l'Église, Patriarche d'Alexandrie, Père de l'Église (v. 295-373).
Voir aussi : Saint Athanase, patriarche d'Alexandrie, docteur de l'Eglise. 373.

Saint Joseph-Marie Rubio Peralta, Prêtre Jésuite « l'apôtre de Madrid » (1864-1929).


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

« Ils lui dirent alors : « Quel signe vas-tu accomplir pour que nous puissions le voir, et te croire ? Quelle œuvre vas-tu faire ? Au désert, nos pères ont mangé la manne ; comme dit l’Écriture : Il leur a donné à manger le pain venu du ciel. »

La foule demande à Jésus un signe ! C’est étrange, cette même foule de milliers de personnes a été nourrie la veille à partir de cinq pains et deux poissons. Comment ont-ils oublié si vite ce qu’ils avaient vu la veille ? Ils ont reçu tout ce qu’il faut pour croire en Jésus, mais ils demandent encore un autre signe. Parfois, nous agissons de même, Jésus a fait pour nous une abondance de choses, nous les recevons avec joie, mais, le lendemain, nous avons oublié la joie de la veille. Comment est-il possible que nous soyons si oublieux des signes de l’amour de Dieu ? Nous recherchons des bénéfices matériels et nous voulons que Jésus accomplisse de nouveaux signes. Dans la révélation de son amour, Jésus rencontre des forces de résistance qui lui font obstacle. Il invitera les juifs à comprendre, qu’en multipliant les pains, il n’a pas donné une manne nouvelle, mais que c’est lui-même qui est le véritable Pain de vie. Nous voulons avancer dans la connaissance du mystère du Pain de vie et nous demandons à Jésus l’humilité. C’est sa Passion qui nous rendra victorieux dans tous nos combats. Jésus, Pain de vie, nous est donné pour que nous passions l’épreuve et demeurions dans la victoire de son amour, qui se donne, pour nous guérir.

" Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : ce n’est pas Moïse qui vous a donné le pain venu du ciel ; c’est mon Père qui vous donne le vrai pain venu du ciel.

Car le pain de Dieu, c’est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde. » Jésus nous donne toujours plus que ce que nous lui demandons. La foule demande du pain ordinaire et Jésus promet quelque chose de bien plus grand en proposant du Pain pour nous nourrir entièrement. Jésus commence son message à partir d’une expérience ordinaire, et il élève la conversation à des réalités plus spirituelles. Jésus nous aide à voir ce dont nous avons besoin pour nous nourrir spirituellement. Il va au-delà d’un pain matériel pour annoncer un pain qui nous nourrira spirituellement afin que nous n’ayons jamais faim. Il nous donne beaucoup mieux que ce que nous demandons : il nous donne son propre corps en nourriture. La multiplication des pains donnait à manger un pain ordinaire. Jésus redit que la manne donnée par Moïse était une nourriture matérielle qui annonçait la “seule nourriture vraiment céleste” que le Père veut donner aux hommes. Il faut nous laisser aller à la contemplation de ce que ces mots nous suggèrent. Nous sommes faits pour Dieu, notre vraie faim est une faim de Dieu, notre seule nourriture, c’est celle qui vient de Dieu.

"Ils lui dirent alors : « Seigneur, donne-nous toujours ce pain-là. »

Jésus leur dit : « Je suis le pain de vie. Qui vient à moi n’aura jamais faim ; qui croit en moi n’aura jamais soif." C’est dans la douceur et dans l’humilité que Jésus se donne comme le Pain de Dieu, le véritable, celui qui descend du ciel et donne la vie au monde. La veille de sa passion Jésus prendra le pain et le vin, Il bénira son Père et nous manifestera comment il va transformer les événements douloureux de sa Passion dans la gloire de sa Résurrection. L’Eucharistie nous soutient pour le grand combat dans lequel nous sommes engagés. Jésus nous donne une alliance nouvelle et éternelle qui dit combien Dieu est Amour. La Parole de Jésus est un bon Pain pour le cœur. Le vrai pain, c’est Jésus lui-même, sa personne dont on se nourrit par la foi en croyant en Lui. “J’ai à manger une nourriture que vous ne connaissez pas, ma nourriture, c’est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé.” Jésus vient du Père, il demeure en son Père et sera fidèle dans son amour. Il demeure debout, il mourra sur la croix debout, Il descendra jusque dans la mort pour nous sortir victorieux de l’enfer. C’est à sa personne que nous adhérons en mangeant le Pain de vie. Quand nous recevons "ce Pain," la présence cachée de Dieu, la toute puissance de l’amour infini de Dieu nous est donnée pour que nous fassions « corps » avec Jésus".


Citation :
Nous demandons la grâce d’entrer dans le mystère de Jésus pain de vie.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Catéchisme de l'Église catholique
§ 1337-1341


« Ce n'est pas Moïse qui vous a donné le pain venu du ciel ; c'est mon Père qui vous donne le vrai pain venu du ciel »

« Le Seigneur, ayant aimé les siens, les aima jusqu'à la fin. Sachant que l'heure était venue de partir de ce monde pour retourner à son Père, au cours d'un repas », il leur lava les pieds et leur donna le commandement de l'amour (Jn 13,1s). Pour leur laisser un gage de cet amour, pour ne jamais s'éloigner des siens et pour les rendre participants de sa Pâque, il institua l'Eucharistie comme mémorial de sa mort et de sa résurrection, et il ordonna à ses apôtres de le célébrer jusqu'à son retour, « les établissant alors prêtres du Nouveau Testament » (Concile de Trente)...

     En célébrant la dernière Cène avec ses apôtres au cours du repas pascal, Jésus a donné son sens définitif à la Pâque juive. En effet, le passage de Jésus à son Père par sa mort et sa résurrection, la Pâque nouvelle, est anticipée dans la Cène et célébrée dans l'eucharistie qui accomplit la Pâque finale de l'Église dans la gloire du Royaume.

     Le commandement de Jésus de répéter ses gestes et ses paroles « jusqu'à ce qu'il vienne » (1Co 11,26), ne demande pas seulement de se souvenir de Jésus et de ce qu'il a fait. Il vise la célébration liturgique, par les apôtres et leurs successeurs, du mémorial du Christ, de sa vie, de sa mort, de sa résurrection et de son intercession auprès du Père.



Source :  










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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mer 3 Mai - 12:08

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Mercredi 03 mai 2017 : Fête de St Philippe et St Jacques (le mineur), Apôtres


Les saints du jour (Mercredi 03 mai)


Saint Jacques le Mineur, un des 12 apôtres du Christ (1er s.).

Saint Philippe, un des 12 apôtres du Christ (1er s.).

Voir aussi : Saint Jacques le Mineur & saint Philippe, Apôtres. Ier siècle.

Saint Alexandre Ier Pape (6 ème) de 105 à 115 et martyr (+ 115)

Saint Théodose de Kiev (+ 1074)

Bienheureuse Marie Léonie Paradis, Fondatrice de la Congrégation
des Petites Sœurs de la Sainte Famille (1840-1912).



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LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

« Jésus lui répond : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi. Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père. Dès maintenant vous le connaissez, et vous l’avez vu. »

Chaque fois que nous célébrons un Apôtre, un aspect du mystère de l’Église se dévoile pour nous. Dans une humanité qui a besoin de chemin, de vérité et de vie, la rencontre de Jésus apporte une intuition profonde, une vérité incontournable qui est dans la personne de Jésus. Avec lui, nous demeurons dans le mystère de Dieu, dans l’attirance du Père, nous allons vers le Père. C’est l’Esprit Saint qui suscite en nous le Chemin qu’il veut réaliser. Le chemin de Jésus est un service d’humanité : Il guérit des malades, il sauve tant de personnes de la peur et de la mort. C’est ainsi qu’il accomplissait la volonté du Père et qu’il recherche Sa gloire. Dans nos joies comme dans nos peines, nous allons vers un même but : Voir Dieu. Notre désir est de suivre Jésus dans son Mystère, nous sommes confiants, dans la foi, que c’est déjà accompli ! Le but de notre pèlerinage, à la suite de Jésus, c’est de voir le Visage de Dieu qui est Amour. La prière de l’Église : « Accorde-nous d’être associés à la passion et à la résurrection de Jésus, afin de parvenir à la contemplation de ta gloire, » oriente notre pèlerinage.

"Philippe lui dit : « Seigneur, montre-nous le Père ; cela nous suffit. » Jésus lui répond : « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ! Celui qui m’a vu a vu le Père. Comment peux-tu dire : “Montre-nous le Père” ?

Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ! Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; le Père qui demeure en moi fait ses propres œuvres. « Qui me voit, voit le Père, » dit Jésus à Philippe. Comme cet Evangile est éclairant ! Il nourrit le roc de notre foi dans notre perception de Jésus. Jésus n’attendait de Philippe que ce saut dans la confiance de la foi, cette reconnaissance intime et profonde de sa personne. Mais Jésus veut que cela vienne de nous, par sa simple Présence, sans aucune contrainte, que nous puissions confesser, du plus profond de notre cœur : C’est bien Toi. Tu Es. En reconnaissant Jésus vivant et ressuscité, nous le reconnaissons comme Fils du Père, et nous retrouve le Père. Nous pouvons nous jeter dans ses bras comme l’enfant prodigue, le Père est là qui m’attend avec toute sa tendresse. La question de Philippe est la recherche permanente de l’Église. Celui que nous cherchons sans le voir, c’est Jésus, nous le connaissons. C’est un mémorial, comme une Eucharistie qui nous tient en attente, en éveil « jusqu’à ce qu’il revienne. » Nous risquons d’oublier, Jésus est sans cesse avec nous, nous attirant à lui. Notre vie peut se vivre dans son mystère d’agonie, de passion, mais c’est toujours en vue de la résurrection.

"Croyez-moi : je suis dans le Père, et le Père est en moi ; si vous ne me croyez pas, croyez du moins à cause des œuvres elles-mêmes.

Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi fera les œuvres que je fais. Il en fera même de plus grandes, parce que je pars vers le Père, et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Quand vous me demanderez quelque chose en mon nom, moi, je le ferai.En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera, lui aussi, les œuvres que je fais ; et il en fera même de plus grandes, parce que je vais vers le Père. Quand Jésus se donne, dans un cœur à cœur, il a pour nous tant de grâces. "Nul ne vient à moi si le Père ne l’attire," dit-il. Nous sommes en lui, et par Jésus nous glorifions le Père. Le « Notre Père » nous unit à lui, c’est une prière que nous disons chaque jour avec le plus grand amour. Dans le moment même où il nous sauve, Jésus glorifie le Père. C’est dans le mystère même ou nous sommes sauvés que le Père est glorifié. Il en va de même pour nous : C’est par toute notre vie, soit que nous peinions où que nous soyons heureux, que nous glorifions Jésus. Notre communion à Jésus est là, dans notre prière, c’est notre être et notre vie qui est offerte à lui. Quand nous vivons une agonie, un combat, une passion c’est déjà un germe de résurrection.


Citation :
Nous demandons la grâce d’entendre la parole de Dieu pour revenir au fondement de notre appel.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Hilaire (v. 315-367), Evêque de Poitiers et Docteur de l'Église
La Trinité VII, 41 (trad. coll. Pères dans la foi, n°20, p. 110 rev.)


« Philippe lui dit : ' Seigneur, montre-nous le Père ; cela nous suffit ' »

« Croyez-moi : Je suis dans le Père et le Père est en moi. » Que veut donc dire : « Croyez-moi » ? Assurément cette parole est à rapprocher de cette autre : « Montre-nous le Père ». Le Christ ordonne à ses apôtres de le croire pour raffermir leur foi, cette foi qui avait demandé à voir le Père. Car il n'avait pas suffi au Seigneur de dire : « Qui m'a vu a vu aussi le Père »... Le Seigneur veut que nous croyions en lui, pour que la conviction intime de notre foi ne risque pas de chanceler... Croyons au moins sur le témoignage de ses œuvres que le Fils est Dieu en Dieu, qu'il est né de Dieu et que le Père et le Fils sont un : l'un est dans l'autre par la puissance de leur nature divine, et aucun d'eux n'existe sans l'autre. Par ailleurs, le Père ne renonce à rien de ce qu'il possède du fait qu'il est dans le Fils, tandis que celui-ci reçoit du Père tout ce par quoi il est Fils.

     Être réciproquement l'un dans l'autre, posséder l'unité parfaite d'une nature essentielle, que le Fils unique et éternel soit inséparable de la vraie nature divine du Père : une telle manière d'être n'appartient pas à tout ce qui a une nature matérielle. Non, il s'agit là d'un caractère propre à Dieu, le Fils unique..., cet état de fait qu'une personne habitant l'autre le fait exister. Car chacun des deux existe du fait que l'une n'est pas sans l'autre, puisque la nature de l'être qui existe est la même, qu'il s'agisse de celui qui engendre ou de celui qui naît.

     Tel est le sens de ces textes : « Moi et le Père, nous sommes un » (Jn 10,30), « Celui qui m'a vu a vu le Père », et « Je suis dans le Père et le Père est en moi ». Le Fils n'est pas différent ni inférieur au Père...;  le Fils de Dieu, naissant en Dieu, manifeste en lui la nature du Dieu qui l'engendre.



Source :  











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