À Toi NOTRE PÈRE par les Saints Cœurs de JÉSUS, MARIE et JOSEPH..

Forum Catholique sous la protection de Saint Michel, faisant mémoire de Sylvie la fondatrice, Prières, Dévotions au Sacré Coeur, au Coeur Immaculé de Marie, au Coeur Chaste de Joseph et autres, Fidélité aux 3 Blancheurs et au Magistère de l'Eglise...
 
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 Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU

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Lumen
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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Dim 28 Mai 2017 - 16:57

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


"Puis il leva les yeux au ciel et dit : « Père, l’heure est venue. Glorifie ton Fils afin que le Fils te glorifie."

Ainsi, comme tu lui as donné pouvoir sur tout être de chair, il donnera la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés. Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ. Jésus entre dans le moment le plus solennel de sa vie, celui du plus grand amour pour nous, par sa mort et par sa résurrection : « L’heure est venue. » C’est l’heure du plus grand amour pour son Père dont il réalise le projet de sauver l’humanité en lui donnant le pardon par sa Passion d’Amour. Dans ce dialogue d’amour entre Jésus et son Père nous approchons de leur Bonheur. Jésus, vrai homme, est le Fils du Père, le fils chéri de l’humanité que Marie a tissé dans son sein et que l’Esprit Saint anime. Dans ce retour vers le Père, son être de « vrai Dieu et vrai homme » est glorifié dans son humanité : « Glorifie ton Fils. » Jésus est le Grand Prêtre qu’il nous fallait, il nous donne la vie éternelle par son humanité glorifiée. Nous sommes en mesure de comprendre désormais la beauté de notre appel et la joie qui nous attend, la connaissance de notre Père des cieux.

"Moi, je t’ai glorifié sur la terre en accomplissant l’œuvre que tu m’avais donnée à faire. Et maintenant, glorifie-moi auprès de toi, Père, de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde existe."

J’ai manifesté ton nom aux hommes que tu as pris dans le monde pour me les donner. Ils étaient à toi, tu me les as donnés, et ils ont gardé ta parole. Maintenant, ils ont reconnu que tout ce que tu m’as donné vient de toi, car je leur ai donné les paroles que tu m’avais données : ils les ont reçues, ils ont vraiment reconnu que je suis sorti de toi, et ils ont cru que tu m’as envoyé. Le soir du Jeudi Saint, Jésus, dans ses confidences à ses disciples avait dit : « Il faut que le monde sache que j’aime mon Père et que j’agis conformément à ce qu’il attend de moi. » Jésus partage avec son Père sa grande préoccupation, ses disciples sont dans le monde, il lui faut les garder. C’est l’Esprit Saint qui est intervenu auprès de la Vierge Marie pour que se réalise la venue dans la chair du Fils du Père, le Verbe de Dieu. Elle l’a tissé dans sa chair dans l’Esprit Saint ! La même unité d’Amour qui était entre le Père et le Fils, s’est retrouvée entre la mère et son enfant, l’unité de l’Esprit Saint. Cette unité ne cessera pas, même dans les moments les plus difficiles de la Passion de Jésus : « Je veux que là où je suis, ils soient eux aussi ! » Jésus le nouvel Adam et Marie la nouvelle Ève se trouvent réunis dans la Passion et la compassion. Nous sommes en attente de les rejoindre au ciel, après avoir continué le chemin de Jésus dans l’Esprit Saint.

"Moi, je prie pour eux ; ce n’est pas pour le monde que je prie, mais pour ceux que tu m’as donnés, car ils sont à toi."

Tout ce qui est à moi est à toi, et ce qui est à toi est à moi ; et je suis glorifié en eux. Désormais, je ne suis plus dans le monde ; La prière de Jésus est tout entière marquée par ses expressions d’amour pour son Père, et sa supplication pour ses disciples. Il lui demande qu’ils parviennent à l’unité parfaite et qu’ainsi le monde puisse connaître que c’est lui, le Père, qui l’a envoyé, et qu’il les as aimés du même Amour. La prière de Jésus est puissante, en lui, nous avons la joie de l’Amour infini de Dieu. Le monde reste extérieur à cet amour infini de Dieu tant qu’il ne lui ouvre pas son cœur. Ce n’est pas la nature qui réalise le mystère de la grâce, c’est le don gratuit de Dieu. La gloire que Jésus demande est dés le commencement du monde : « Tu m’as aimé avant même la création du monde. » Jésus ayant revêtu la condition humaine, est descendu jusque dans nos enfers pour nous en sortir. « Père donne-moi la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde fut créé. » Dans cette remontée vers le Père, Jésus nous entraîne dans son amour.


Citation :
Nous demandons la grâce d’être introduits dans cet Amour infini du cœur de Dieu manifesté en Jésus Christ.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Bienheureux Guerric d'Igny (v. 1080-1157), abbé cistercien
2ème sermon pour l'Épiphanie (trad. SC 166, p.259)


« J'ai manifesté ton nom aux hommes »

Nous te rendons grâces, Père des lumières (Jc 1,17) de nous avoir « appelés des ténèbres à ton admirable lumière » (1P 2,9). Nous te rendons grâces d'avoir, par ta parole, fait jaillir la lumière des ténèbres, et de l'avoir fait briller dans nos cœurs pour nous éclairer de la connaissance de la face du Christ Jésus (2Co 4,6). Oui, la vraie lumière — bien plus, la vie éternelle — « c'est de te connaître, toi le seul Dieu, et ton envoyé Jésus Christ ».

     Nous te connaissons, puisque nous connaissons Jésus, car le Père et le Fils sont un (Jn 10,30). Nous te connaissons par la foi, c'est vrai, et nous la tenons comme un gage assuré de la connaissance dans la vision. D'ici là, pourtant, augmente notre foi (Lc 17,5), conduis-nous de foi en foi, de clarté en clarté, comme sous la motion de ton Esprit, pour que nous pénétrions plus avant chaque jour dans les profondeurs de la lumière. Ainsi notre foi se développera, notre science s'enrichira, notre charité deviendra plus fervente et plus universelle, jusqu'à ce que la foi nous conduise au face à face.



Source : 













_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !


Dernière édition par Lumen le Sam 17 Juin 2017 - 22:51, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Lun 29 Mai 2017 - 10:54

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


"Ses disciples lui disent : « Voici que tu parles ouvertement et non plus en images. Maintenant nous savons que tu sais toutes choses, et tu n’as pas besoin qu’on t’interroge : voilà pourquoi nous croyons que tu es sorti de Dieu. »"

Dans le monde se joue un grand combat entre tout ce qui donne la vie à l’homme, et tout ce qui le défigure en le « privant » de l’image et de la vie de Dieu. Nous sommes comme les disciples qui disent croire en Jésus mais nous ne le suivons pas toujours. Jésus nous connait bien, et il nous accepte ainsi, il nous aime tels que nous sommes. Il ne veut pas que nous soyons écrasés par le mal qui existe dans le monde ou en nos cœurs. Il a vaincu la mort, il continue à la vaincre. Jésus est avec nous dans ce combat, il nous donne la vie. Sa Parole libère notre cœur chaque jour. Quand nous avons l’impression d’être dans les ténèbres, Jésus à nouveau, nous offre son cœur. C’est à la lumière de sa résurrection que se révèle pour nous le secret de l’Amour d’Amour qui ressuscite Jésus. Nous avons besoin de l’Esprit Saint pour écouter et comprendre les Paroles de Jésus. C’est l’Esprit Saint qui nous rend de lui être fidèle ! Nous avons un besoin urgent de l’Esprit Saint pour entrer dans la Vérité de Jésus.

"Jésus leur répondit : « Maintenant vous croyez ! Voici que l’heure vient – déjà elle est venue – où vous serez dispersés chacun de son côté, et vous me laisserez seul ; mais je ne suis pas seul, puisque le Père est avec moi.

Devant la Passion qui se revit dans nos vies, nous sommes toujours dans un grand désarroi ! Nous vivons dans l’Evangile qui s’actualise encore pour nous : Judas le vend ! Pierre le renie, nous sommes témoins de la fuite des neuf. Aujourd’hui encore, en nous, se revit cet Evangile ! Cependant Jésus dit, « je ne suis pas seul puisque le Père est avec moi. » Il y a aussi Marie et Jean l’apôtre qui seront avec lui au pied de la Croix. Notre vie renouvelle encore l’incohérence des disciples de Jésus. Nous ne pouvons demeurer dans paix que dans son amour. Il nous faut prier car il est nécessaire de nous enraciner dans le cœur de Jésus. Dieu est sans cesse penché sur notre cœur. S’il est calme, il reflète le bonheur de Dieu. La perfection de la Sagesse embrasse toute notre intelligence. Il nous faut toujours chercher, dans ce qui nous heurte comment nous vivons selon l’Evangile. Si nous gardons mémoire du bien, la réalité paraîtra moins laide et le ciel nous sera plus doux.

"Je vous ai parlé ainsi, afin qu’en moi vous ayez la paix. Dans le monde, vous avez à souffrir, mais courage ! Moi, je suis vainqueur du monde. »

Dans l’Apocalypse, Jean nous décrit le monde comme le lieu du grand combat de Dieu pour la vie. Par la grâce de Dieu, le monde devient, ici et maintenant, le lieu de notre sainteté. Dieu nous confie les uns aux autres. L’Evangile est la Parole vivante pour les hommes de notre temps. Le Christ Jésus a gagné ce combat une fois pour toutes, il a vaincu le Monde. Jésus nous donne son amour dans un réalisme étonnant, il nous révèle le mystère de Dieu. Il nous rappelle la victoire de son amour dans la fidélité à son Père. Marie a cru, grâce à elle, la révélation de cet amour arrive jusqu’à nous. Elle a participé au mystère de Jésus avec tout son cœur. Elle a donné son corps, son cœur et son esprit pour que Dieu vienne dans notre chair humaine. C’est dans la fidélité à Jésus, à son Père, que nous expérimentons la fidélité de Dieu, la victoire de son amour pour nous. Marie sera fidèle à Jésus grâce à l’humilité de sa présence dans la petitesse, à Noël, à la Croix. Avec la force de l’Esprit Saint, nous vivons la Passion de Jésus qui est présente à son Église. La fidélité de Marie aura une attraction sur l’apôtre Jean qui sera aussi fidèlement à la Croix. Grâce à notre foi, à l’Esprit Saint qui nous est donné, nous participons encore au mystère du Salut de Jésus.


Citation :
Nous demandons à l’Esprit Saint la grâce de demeurer avec Jésus.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Sainte Teresa de Calcutta (1910-1997), fondatrice des Sœurs Missionnaires de la Charité
A Simple Path (trad. Un Chemin tout simple, Plon Mame 1995, p.163)


« Je vous ai dit cela pour que vous trouviez en moi la paix »

Les œuvres d'amour sont toujours des œuvres de paix. Chaque fois que vous partagez l'amour avec d'autres, vous remarquerez la paix qui vient sur vous et sur eux aussi. Là où il y a la paix, il y a Dieu. C'est en versant la paix et la joie dans nos cœurs que Dieu touche nos vies et nous montre son amour.

Conduis-moi de la mort à la vie,
De l'erreur à la vérité.
Conduis-moi du désespoir à l'espoir,
De la crainte à la confiance.
Conduis-moi de la haine à l'amour,
De la guerre à la paix.
Fais que la paix remplisse nos cœurs,
Notre monde, notre univers :
Paix, paix, paix.



Source : 















_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !


Dernière édition par Lumen le Jeu 1 Juin 2017 - 10:24, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mar 30 Mai 2017 - 15:50

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




ENTRER DANS LE MYSTERE DE L'AMOUR VAINQUEUR

LA PRIERE SACERDOTALE DE JESUS


Chers frères et sœurs,

Dans la catéchèse de ce jour, nous concentrons notre attention sur la prière que Jésus adresse à son Père à l’ « Heure » de son élévation et de sa glorification (cf. Jn17, 1-26). Comme l’affirme le Catéchisme de l’Eglise catholique : « La tradition chrétienne l’appelle à juste titre la prière « sacerdotale »[i] de Jésus. Elle est celle de notre Grand prêtre, elle est inséparable de son Sacrifice, de son [i]« passage » [Pâque] vers le Père où il est « consacré » tout entier au Père » (n. 2747).

Cette prière de Jésus n’est compréhensible dans toute sa richesse que si nous la resituons dans le cadre de la fête juive de l’expiation, le Yom Kippour. Ce jour-là, le Grand prêtre accomplit l’expiation d’abord pour lui-même, puis pour la classe sacerdotale et enfin pour la communauté du peuple tout entier. Le but est de redonner au peuple d’Israël, après les transgressions de l’année écoulée, la conscience de sa réconciliation avec Dieu, la conscience d’être le peuple élu, « un peuple saint » au milieu des autres peuples. La prière de Jésus, qui est présentée au chapitre 17 de l’évangile selon saint Jean, reprend la structure de cette fête. Jésus, cette nuit-là, s’adresse à son Père au moment où il s’offre lui-même. Lui, le prêtre et la victime, prie pour lui-même, pour ses apôtres et pour tous ceux qui croiront en lui, pour l’Eglise de tous les temps (cf. Jn 17, 20).

La prière que Jésus fait pour lui-même est la demande de sa glorification, de son « élévation » en cette « Heure » qui est la sienne. En réalité, c’est bien plus qu’une demande et que la déclaration de sa pleine disponibilité à entrer, librement et généreusement, dans le plan de Dieu le Père qui s’accomplit lorsqu’il est livré, à travers sa mort et sa résurrection. Cette « Heure » commence avec la trahison de Judas (cf. Jn 13, 31) et culmine lorsque Jésus ressuscité monte vers le Père (Jn 20, 17). Lorsque Judas quitte le Cénacle, Jésus prononce ces paroles : « Maintenant, le Fils de l’homme a été glorifié et Dieu a été glorifié en lui » (Jn, 13, 31). Ce n’est pas par hasard qu’il commencera la prière sacerdotale en disant : « Père, l’heure est venue : glorifie ton Fils, afin que ton Fils te glorifie » (Jn 17, 1). La glorification que Jésus demande pour lui-même, comme Grand prêtre, est son entrée dans la pleine obéissance au Père, une obéissance qui le mène à sa pleine condition filiale  : « Et maintenant, Père, glorifie-moi auprès de toi de la gloire que j’avais auprès de toi, avant que fût le monde » (Jn 17, 5). C’est cette disponibilité et cette demande qui constituent le premier acte du sacerdoce nouveau de Jésus, qui est un don total de lui-même sur la croix, et c’est justement sur la croix – l’acte d’amour suprême – qu’il est glorifié, parce que l’amour est la véritable gloire, la gloire divine.

Le second moment de cette prière est l’intercession de Jésus pour ses disciples qui ont été avec lui. Ce sont eux dont Jésus parle lorsqu’il dit au Père : « J’ai manifesté ton nom aux hommes, que tu as tirés du monde pour me les donner. Ils étaient à toi et tu me les as donnés et ils ont gardé ta parole » (Jn 17, 6). « Manifester le nom de Dieu aux hommes » est la réalisation d’une présence nouvelle du Père parmi le peuple, parmi l’humanité. Cette « manifestation » n’est pas seulement une parole, mais c’est la réalité en Jésus ; Dieu est en nous, et ainsi le nom – sa présence avec nous, le fait qu’il soit l’un de nous – est « réalisé ». Et donc cette manifestation se réalise dans l’incarnation du Verbe. En Jésus, Dieu entre dans la chair humaine, il se fait proche, d’une manière nouvelle et unique. Et cette présence culmine dans le sacrifice de Jésus, dans la Pâque de sa mort et de sa résurrection.

Au centre de cette prière d’intercession et d’expiation en faveur des disciples, se trouve la demande de consécration  ; Jésus dit à son Père : « Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde. Sanctifie-les dans la vérité : ta parole est vérité. Comme tu m’as envoyé dans le monde, moi aussi, je les ai envoyés dans le monde. Pour eux, je me sanctifie moi-même, afin qu’ils soient, eux aussi, sanctifiés dans la vérité » (Jn 17, 16-19). Je pose la question : que signifie ici : « consacrer » ? Il faut dire avant tout que les termes de « consacré », « saint », au sens propre, ne s’appliquent qu’à Dieu. Consacrer veut donc dire transférer une réalité – une personne ou une chose – pour en faire la propriété de Dieu. Et là, deux aspects complémentaires sont présents : d’une part, soustraire à ce qui est ordinaire, isoler, « mettre à part » du milieu de vie personnel de l’homme pour être totalement donné à Dieu ; et d’autre part, cette séparation, ce transfert dans la sphère de Dieu, a le sens propre d’ « envoi », de mission : c’est justement parce qu’elle est donnée à Dieu que la personne consacrée existe « pour » les autres, elle est donnée aux autres. Donner à Dieu veut dire ne plus être pour soi-même, mais pour tous. Est consacré celui qui, comme Jésus, est séparé du monde et mis à part pour Dieu, en vue d’une tâche pour laquelle il est pleinement à la disposition de tous. Pour les disciples, il s’agira de continuer la mission de Jésus, d’être donnés à Dieu pour être ainsi en mission pour tous. Le soir de Pâques, le Ressuscité, apparaissant aux disciples, leur dira : « Paix à vous ! Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie » (Jn 20, 21).

Le troisième acte de cette prière sacerdotale élargit le regard jusqu’à la fin des temps. Jésus s’adresse maintenant au Père pour intercéder en faveur de tous ceux qui seront amenés à la foi grâce à la mission inaugurée par ses apôtres et continuée dans l’histoire : « Je ne prie pas pour eux seulement, mais aussi pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en moi ». Jésus prie pour l’Eglise de tous les temps, il prie aussi pour nous (Jn 17, 20). Le Catéchisme de l’Eglise catholique commente ainsi : « Jésus a tout accompli de l’œuvre du Père et sa prière, comme son Sacrifice, s’étend jusqu’à la consommation du temps. La prière de l’Heure emplit les derniers temps et les porte vers leur consommation » (n. 2749).

La demande centrale dans la prière sacerdotale de Jésus, consacrée à ses disciples de tous les temps, est celle de l’unité future de ceux qui croiront en lui. Cette unité n’est pas un phénomène mondain. Elle vient exclusivement de l’unité divine et elle arrive du Père jusqu’à nous par le Fils et dans l’Esprit-Saint. Jésus invoque un don qui vient du ciel, et qui produit son effet – réel et perceptible – sur la terre. Il prie « afin que tous soient un. Comme toi, Père, tu es en moi et moi en toi, qu’eux aussi soient un en nous, afin que le monde croie que tu m’as envoyé » (Jn 17, 21). D’un côté, l’unité des chrétiens est une réalité secrète, présente dans le cœur des personnes croyantes. Mais en même temps, elle doit apparaître dans l’histoire dans toute sa clarté, elle doit apparaître pour que le monde croie, elle a un objectif très pratique et concret et elle doit apparaître pour que tous, nous soyons réellement un. L’unité des futurs disciples étant l’unité avec Jésus – que le Père a envoyé dans le monde -, elle est aussi la source de l’efficacité de la mission chrétienne dans le monde.

« Nous pouvons dire que, dans la prière sacerdotale de Jésus, s’accomplit l’institution de l’Eglise ». C’est justement là, dans l’acte du dernier repas, que Jésus crée l’Eglise. « En effet, qu’est donc l’Eglise, si ce n’est la communauté des disciples qui, par la foi en Jésus-Christ comme envoyé du Père, reçoit son unité et est impliquée dans la mission de Jésus de sauver le monde en le conduisant à la connaissance de Dieu ? L’Eglise naît de la prière de Jésus. Cependant, cette prière n’est pas seulement parole : elle est l’acte par lequel il se consacre lui-même, c’est-à-dire « se sacrifie » pour la vie du monde » (cf. Jésus de Nazareth, II, 124).

Jésus prie pour que ses disciples soient un. Forte de cette unité, reçue et gardée, l’Eglise peut avancer « dans le monde » sans être « du monde » (cf. Jn 17, 16) et vivre la mission qui lui a été confiée pour que le monde croie dans le Fils, et dans le Père qui l’a envoyé. L’Eglise devient alors le lieu où se prolonge la mission même du Christ : faire sortir le monde – et l’homme, qui s’est éloigné de Dieu et de lui-même – du péché, afin qu’il redevienne le monde de Dieu.

Chers frères et sœurs, nous avons saisi quelques éléments de la grande richesse de la prière sacerdotale de Jésus, que je vous invite à lire et à méditer, pour qu’elle nous guide dans un dialogue avec le Seigneur, et qu’elle nous enseigne à prier. Alors nous aussi, dans notre prière, demandons à Dieu de nous aider à entrer plus profondément dans le projet qu’il a sur chacun de nous  ; demandons-lui de nous aider à lui être « consacrés », à lui appartenir de plus en plus, pour pouvoir aimer toujours plus les autres, ceux qui nous sont proches et ceux qui sont éloignés ; demandons-lui de nous rendre capables d’ouvrir toujours notre prière aux dimensions du monde, sans nous refermer sur nos demandes d’aide pour nos problèmes personnels, afin que nous nous souvenions toujours de notre prochain lorsque nous sommes en présence de Dieu et que nous puissions découvrir la beauté de l’intercession pour les autres ; demandons-lui de nous faire le don de l’unité visible entre tous les croyants du monde – nous l’avons invoqué avec force pendant cette semaine de prière pour l’unité des chrétiens – et prions pour être toujours prêts à rendre compte à quiconque nous demande raison de l’espérance qui est en nous (cf. 1 Pi 3, 15). Merci.



Benoît XVI
25 janvier 2012




Saint Irénée de Lyon (v. 130-v. 208), évêque, théologien et martyr
Contre les hérésies, IV, 14 (trad. SC 100, p. 537 rev.)


« Ainsi...il donnera la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés »

Au commencement ce n'était pas parce qu'il avait besoin de l'homme que Dieu a modelé Adam, mais pour avoir quelqu'un en qui déposer ses bienfaits. Car non seulement avant Adam, mais avant même la création, le Verbe glorifiait le Père, tout en demeurant en lui, et il était glorifié par le Père, comme il le dit lui-même : « Père, glorifie-moi de la gloire que j'avais auprès de toi avant le commencement du monde ». Ce n'était pas davantage parce qu'il avait besoin de notre service qu'il nous a commandé de le suivre, mais pour nous procurer le salut. Car suivre le Sauveur c'est avoir part au salut, comme suivre la lumière c'est avoir part à la lumière.

     Lorsque des hommes sont dans la lumière, ce ne sont pas eux qui illuminent la lumière et la font resplendir, mais ils sont illuminés et rendus resplendissants par elle ; loin de lui apporter quoi que ce soit, ils bénéficient de la lumière et en sont illuminés. Ainsi en va-t-il du service envers Dieu ; notre service n'apporte rien à Dieu, car Dieu n'a pas besoin du service des hommes ; mais, à ceux qui le servent et qui le suivent, Dieu donne la vie, l'incorruptibilité et la gloire éternelle...

     Si Dieu sollicite le service des hommes, c'est pour pouvoir, lui qui est bon et miséricordieux, accorder ses bienfaits à ceux qui persévèrent dans son service. Car, si Dieu n'a besoin de rien, l'homme a besoin de la communion de Dieu. La gloire de l'homme, c'est de persévérer dans le service de Dieu. C'est pourquoi le Seigneur disait à ses disciples : « Ce n'est pas vous qui m'avez choisi, mais moi qui vous ai choisis » (Jn 15,16). Il indiquait par là que ce n'étaient pas eux qui le glorifiaient en le suivant, mais que, pour avoir suivi le Fils de Dieu, ils étaient glorifiés par lui. « Père, je veux que là où je suis, eux aussi soient avec moi, afin qu'ils contemplent ma gloire » (Jn 17,24).



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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mer 31 Mai 2017 - 13:26

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



" Ô Marie, très Sainte Mère de Dieu et Mère des hommes, en ce mois où par toute la terre, jusque dans les endroits les plus petits et les plus reculés, vous allez être encore plus louée et priée par toutes les âmes ferventes et chrétiennes, en ce mois où vous allez obtenir de Dieu des bienfaits plus grands et plus nombreux pour tous, nous voulons, nous aussi, vous témoigner davantage notre dévotion et notre amour.

Priez pour nous, Sainte Vierge Marie, obtenez-nous tout ce qui peut faire notre bonheur en ce monde et en l’autre ; inspirez-nous de vous prier, de vous honorer, de vous aimer, pour que toujours, par votre protection, nous soyons bénis et aimés de Dieu, à la vie et à la mort.

Et vous, ô Bienheureuse Jeanne d’Arc, priez aussi pour nous, afin qu’à votre exemple nous ayons de plus en plus de la dévotion pour la Très Sainte Vierge, et qu’ainsi nous méritions plus de grâces pour nous et pour l’Eglise et la France que vous avez tant aimées."



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


L'Esprit Saint dans le récit de la visitation

1. Les textes évangéliques révèlent clairement la vérité sur l'Esprit Saint dans la description de certains moments de la vie et de la mission du Christ. Nous avons déjà réfléchi sur la conception virginale et sur la naissance de Jésus de Marie par l'œuvre de l'Esprit Saint. D'autres pages de l'Évangile de l'enfance méritent toute notre attention car elles mettent particulièrement en relief l'action de l'Esprit Saint.

L'une de ces pages est certainement celle où l'évangéliste Luc raconte la visite de Marie à Elisabeth. Nous lisons qu'en ces jours-là, Marie partit et se rendit en hâte vers la région montagneuse, dans une ville de Juda (I 39). On considère généralement qu'il s'agit de la localité de Aïn-Karim, à six kilomètres à l'ouest de Jérusalem. Marie s'y rend pour être aux côtés de sa parente Elisabeth, plus âgée qu'elle. Elle s'y rend à la suite de l'Annonciation, dont la Visitation devient presque un complément. En effet, l'Ange avait dit à Marie : Et voici qu'Elisabeth, ta parente, vient, elle aussi, de concevoir un fils dans sa vieillesse, et elle en est à son sixième mois, elle qu'on appelait la stérile ; car rien n'est impossible à Dieu. (Luc I 36-37).

Marie partit en hâte pour se rendre chez Elisabeth, certainement poussée par un besoin intérieur, afin de manifester son affection, comme à une sœur, en ce mois de grossesse avancée. Un sentiment de solidarité féminine naît dans son cœur sensible et bon, solidarité propre à cette circonstance. Mais l'expérience d'une communion toute particulière entre elle et Elisabeth à la suite de l'annonce faite par l'ange, se rattache probablement à ce contexte psychologique : le fils qu'attend Elisabeth sera, en effet, le précurseur de Jésus et celui qui le baptisera dans le Jourdain.


2. Cette communion d'esprit explique pourquoi l'évangéliste Luc s'empresse de mettre en lumière l'action de l'Esprit Saint dans la rencontre entre les deux futures mères : Marie entra chez Zacharie et salua Elisabeth. Et il advint, dès qu'Elisabeth eut entendu la salutation de Marie, que l'enfant tressaillit dans son sein et Elisabeth fut remplie d'Esprit Saint (I 40-41).

Cette action de l'Esprit Saint, vécue par Elisabeth d'une manière particulièrement profonde au moment de sa rencontre avec Marie, se rattache au destin mystérieux de l'enfant qu'elle porte dans son sein. Zacharie, le père de l'enfant, en recevant l'annonce de la naissance de son fils au cours de son service sacerdotal dans le temple, s'était entendu dire : il sera rempli d'Esprit Saint dès le sein de sa mère. (Luc I 15). Au moment de la Visitation, quand Marie franchit le seuil de la maison d'Elisabeth, (et avec elle, Celui qui est déjà le fruit de ses entrailles), la présence de l'Esprit Saint est ressentie par Elisabeth d'une manière expérimentale. Elle le témoigne elle-même dans son salut à la jeune mère qui est venue lui rendre visite.


3. Selon l'Évangile de Luc, en effet, Elisabeth poussa un grand cri et dit : Bénie es-tu entre les femmes, et béni le fruit de ton sein ! Et comment m'est-il donné que vienne à moi la mère de mon Seigneur ? Car vois-tu, dès l'instant où ta salutation a frappé mes oreilles, l'enfant a tressailli d'allégresse en mon sein. Oui, bienheureuse celle qui a cru en l'accomplissement de ce qui lui a été dit de la part du Seigneur ! (I 42-45).

En peu de mots, l'évangéliste nous révèle le tressaillement joyeux d'Elisabeth, ainsi que celui de l'enfant dans son sein, l'intuition, tout au moins confuse, de l'identité messianique de l'enfant que porte Marie, la reconnaissance de la foi de Marie dans la révélation que le Seigneur lui a faite. Luc utilise dès cette page le titre divin de Seigneur, non seulement pour parler de Dieu qui révèle et promet (les paroles du Seigneur), mais également du fils de Marie, Jésus, auquel dans le Nouveau Testament, le titre est attribué surtout comme ressuscité (cf. Actes II 36 ; Philippiens II 11). Ici il doit encore naître. Mais Elisabeth perçoit, autant que Marie, sa grandeur messianique.


4. Cela signifie qu'Elisabeth, remplie d'Esprit Saint, est introduite dans la profondeur du mystère de la venue du Messie. L'Esprit Saint opère en elle cette illumination particulière, qui s'exprime dans le salut adressé à Marie. Elisabeth parle comme si elle avait participé à l'Annonciation de Nazareth et comme si elle en avait été témoin. Elle définit par ses paroles l'essence même du mystère qui à ce moment-là s'est opéré en Marie ; en disant la mère de mon Seigneur vient à moi, elle appelle, mon Seigneur l'enfant que Marie attend depuis peu de temps. Ensuite, elle proclame Marie bénie entre les femmes et elle ajoute : bienheureuse celle qui a cru, comme si elle voulait faire allusion au comportement de la servante du Seigneur, qui répondit à l'ange par son fiat : qu'il m'advienne selon ta parole ! (Luc I 38).


5. Le texte du Luc manifeste sa conviction que l'action du Saint-Esprit illumine et inspire aussi bien Marie qu'Elisabeth. De même que l'Esprit a fait pressentir à Marie le mystère de la maternité messianique qui s'est réalisée dans la virginité, il donne à Elisabeth la capacité de découvrir Celui que Marie porte dans son sein et ce qu'elle est appelée à être dans l'économie du salut : la Mère du Seigneur. Il lui donne ainsi ce transport intérieur qui la pousse à proclamer cette découverte dans un grand cri (Luc I 42), avec cet enthousiasme et cette joie qui sont également le fruit de l'Esprit Saint. La mère du futur prédicateur et baptiste du Jourdain attribue cette joie à l'enfant qu'elle attend depuis six mois : l'enfant a tressailli d'allégresse en mon sein. Mais le fils et la mère se trouvent unis dans une sorte de symbiose spirituelle, c'est pourquoi la joie de l'enfant est transmise à celle qui l'a conçu, et voici : Elisabeth laisse éclater le cri qui exprime la joie qui l'unit profondément à son fils, comme le témoigne Luc.


6. Toujours selon le récit de Luc, un chant d'allégresse jaillit du cœur de Marie, le Magnificat, dans lequel elle exprime elle aussi sa joie : mon esprit tressaille de joie en Dieu mon Sauveur (I 47). Elevée comme elle l'était au culte de la Parole de Dieu qu'elle connaissait par la lecture et la méditation de la Sainte Écriture, Marie sentit monter à ce moment-là, du plus profond de son âme, les versets du Cantique d'Anne, mère de Samuel (cf. I Samuel II 1-10) et d'autres paroles de l'Ancien Testament, pour laisser libre cours aux sentiments de la fille de Sion, qui trouvait en elle la plus grande réalisation. C'est ce qu'a bien compris l'évangéliste Luc d'après les confidences reçues directement ou indirectement de Marie.

L'une de celles-ci devait être la joie qui unit les deux mères lors de cette rencontre, comme manifestation du fruit de l'amour vibrant dans leur cœur. Il s'agissait de l'Esprit-Amour trinitaire, qui se révélait au seuil de la plénitude du temps (Galates IV 4), inaugurée dans le mystère de l'Incarnation du Verbe. A ce moment bienheureux, ce que Paul dira plus tard se réalisait déjà : le fruit de l'Esprit Saint... est charité, joie, paix (Galates V 22)



Allocution de S.S. Jean-Paul II,
au cours de l'audience générale hebdomadaire du 13 juin 1990



Source : 




Benoît XVI, Pape de 2005 à 2013
Discours du 31/05/2006 devant la grotte de Lourdes dans les Jardins du Vatican (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana)


Là où arrive Marie, Jésus est présent

En la fête de la Visitation de ce jour, comme dans toutes les pages de l'Évangile, nous voyons Marie docile aux desseins divins et dans une attitude d'amour prévoyant pour ses frères. En effet, l'humble jeune fille de Nazareth, encore surprise de ce que lui a annoncé l'ange Gabriel – c'est-à-dire qu'elle sera la Mère du Messie promis – apprend que sa parente âgée, Élisabeth, attend elle aussi un enfant dans sa vieillesse. Sans hésiter, elle se met en chemin, souligne l'évangéliste (cf. Lc 1, 39), pour arriver « en hâte » à la maison de sa cousine et se mettre à sa disposition dans un moment de nécessité particulière.

     Comment ne pas remarquer que, dans la rencontre entre la jeune Marie et Élisabeth, désormais âgée, le protagoniste caché est Jésus ? Marie le porte dans son sein comme dans un tabernacle sacré et l'offre comme le don le plus grand à Zacharie, à son épouse Élisabeth et également à l'enfant qui se développe dans le sein de celle-ci. « Dès l'instant – dit la mère de Jean-Baptiste – où ta salutation a frappé mes oreilles, l'enfant a tressailli d'allégresse en mon sein » (Lc 1, 44). Là où arrive Marie, Jésus est présent. Celui qui ouvre son cœur à la Mère rencontre et accueille le Fils et il est envahi par sa joie. Jamais la véritable dévotion mariale ne dissimule ni ne diminue la foi et l'amour pour Jésus Christ notre Sauveur, unique médiateur entre Dieu et les hommes. Au contraire, se confier à la Vierge représente une voie privilégiée, vécue par de nombreux saints, pour se placer à la suite du Seigneur de façon plus fidèle. Confions-nous donc à Elle avec un abandon filial !



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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Jeu 1 Juin 2017 - 11:51

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


"Je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là, mais encore pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en moi."

Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu’ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m’as envoyé. Jésus parle de l’unité qui devient une espérance, une promesse, une certitude. Quand nous pensons à l’unité des Chrétiens, elle nous semble lointaine, difficile, improbable à court terme, nous la regardons comme des coupables. Or, l’unité vers laquelle nous sommes en marche, existe déjà en Dieu. Jésus l’a dit souvent : « Je suis dans le Père, et le Père est en moi. Le Père et moi, nous sommes un. » Le lien vivant de cette union du Père et du Fils, c’est le Saint-Esprit, depuis toujours et pour toujours. Nous sommes enveloppés par l’Amour de Jésus et par sa prière : « Je prie pour tous ceux qui accueilleront leur parole et croiront en moi. » Le cri de Jésus vers son Père est le cri de l’Evangile, la Bonne Nouvelle qui a fait de nous des disciples : « Que l’Amour dont tu m’as aimé soit en eux. » Nous sommes dans la prière de Jésus, prière pour que nous lui devenions semblables. Jésus, qui s’est fait petit enfant des hommes par la Vierge Marie, était un homme totalement libre, le reflet du Père : Le Fils bien aimé, le Verbe fait chair.

" Et moi, je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, pour qu’ils soient un comme nous sommes UN : moi en eux, et toi en moi. Qu’ils deviennent ainsi parfaitement un, afin que le monde sache que tu m’as envoyé, et que tu les as aimés comme tu m’as aimé.

Père, ceux que tu m’as donnés, je veux que là où je suis, ils soient eux aussi avec moi, et qu’ils contemplent ma gloire, celle que tu m’as donnée parce que tu m’as aimé avant la fondation du monde. Cette intimité, cette réciprocité d’amour du Père et du Fils, Jésus nous l’offre comme modèle pour notre unité fraternelle : « Que tous soient un comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. » L’unité de Jésus avec son Père est mieux qu’un modèle, c’est comme un espace où Dieu nous accueille pour y vivre notre unité. Quand nous cherchons l’unité, nous venons en quelque sorte habiter ensemble dans l’amour de Dieu ; nous réchauffons notre amour à l’amour même de Dieu. Jésus a marché sur nos chemins, rejeté des hommes il est devenu l’agonisant, le crucifié, le Pain de la vie qui nous permet de le rejoindre dans notre faim de Dieu. Parce qu’il s’est totalement désapproprié de lui-même, Jésus notre sauveur manifeste l’Amour infini du Père. Il désire ce même Amour pour nous, que nous soyons tellement vides de nous-mêmes, que l’Esprit Saint prenne toute sa place en nous. Si nous sommes pauvres de nous-mêmes, Dieu dans son Amour infini, vient en nous et prend toute la place. Nous sommes alors Amour, comme Jésus lui-même est Amour. « Je veux que là où je suis, ils soient eux aussi. » Là où est le Fils bien-aimé du Père, se trouve toute l’humanité son épouse, qui lui est présente. Il veut pour elle, le même amour, la même unité d’Amour qu’avec son Père.

" Père juste, le monde ne t’a pas connu, mais moi je t’ai connu, et ceux-ci ont reconnu que tu m’as envoyé.

Je leur ai fait connaître ton nom, et je le ferai connaître, pour que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux, et que moi aussi, je sois en eux. Dieu est le premier à nous aimer, c’est lui, qui éveille en nous la source de l’amour, et qui l’alimente, parce qu’il nous aime. Nous abordons ceux et celles que Dieu met sur notre route avec des mains qui ne font jamais mal, avec des mots qui ne ferment jamais le cœur, avec un regard qui ouvre toujours l’espérance. Dieu nous aime tels que nous sommes. Avec Dieu on n’est jamais trop loin, parce qu’il vient lui-même pour effacer toute distance, pour écarter toute crainte. Nous pourrons toujours « grandir » en amour à l’école des petits et des pauvres. Jésus a montré les tous petits enfants à ses disciples : « C’est à leurs pareils que sera donné le Royaume de Dieu. » C’est en se faisant le petit enfant de Noël que Dieu a choisi de se révéler, afin que nous n’ayons pas peur de lui. Qui aurait peur d’un petit enfant ? Nous demandons avec Jésus cette unité d’amour en Dieu. Jésus veut travailler à l’unité du genre humain avec nous, il nous demande cet appauvrissement, pour que nourri par le pain de Vie dans l’Eucharistie, ne retenant rien pour nous-mêmes, nous lui devenions semblables ! Que la toute puissance de l’Esprit Saint, à la prière de Jésus, fasse de nous le corps de Jésus : « Je veux que là où je suis, eux soient aussi ».


Citation :
Nous demandons au Saint Esprit la grâce de travailler à l’unité de notre vie.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Ignace d'Antioche (?-v. 110), évêque et martyr
Lettre aux Ephésiens (trad. coll. Icthus, vol. 2, p. 77)


« Que tous, ils soient un, comme toi, tu es en moi et moi en toi »

Vous devez glorifier en toute manière Jésus Christ, qui vous a glorifiés vous-mêmes, afin que, unis dans une même obéissance, soumis à l'évêque et à ses prêtres, vous soyez pleinement sanctifiés. Je ne vous donne pas d'ordres, comme si j'étais un personnage. Je suis bien, il est vrai, chargé de fers pour le nom de chrétien, mais je n'ai pas encore atteint la perfection en Jésus Christ. Je ne fais que débuter à son école, et si je m'adresse à vous, c'est comme à des condisciples. C'est moi plutôt qui aurais eu besoin d'être préparé au combat par votre foi, vos exhortations, votre patience, votre longanimité. Mais puisque la charité ne me permet pas de garder le silence, je prends les devants, et je vous exhorte à marcher d'accord avec l'esprit de Dieu. Car Jésus Christ, l'inséparable Principe de notre vie, est lui-même la pensée du Père, comme les évêques, établis jusqu'aux extrémités du monde, ne sont qu'un avec l'esprit de Jésus Christ.

     Vous ne devez donc avoir avec votre évêque qu'une seule et même pensée ; c'est d'ailleurs ce que vous faites. Vos prêtres, vraiment dignes de Dieu, sont unis à l'évêque comme les cordes à la lyre ; c'est ainsi que, du parfait accord de vos sentiments et de votre charité, s'élève vers Jésus Christ un concert de louanges. Que chacun de vous entre dans ce chœur ; alors dans l'harmonie de la concorde, vous prendrez par votre unité même, le ton de Dieu et vous chanterez tous d'une seule voix, par la bouche de Jésus Christ, les louanges du Père... C'est donc votre avantage de vous tenir dans une unité irréprochable ; c'est par là que vous jouirez d'une constante union avec Dieu lui-même.



Source : 











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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Ven 2 Juin 2017 - 10:31

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


""Quand ils eurent mangé, Jésus dit à Simon-Pierre : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu vraiment, plus que ceux-ci ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le berger de mes agneaux. »

Le questionnement de Jésus à Pierre qui l’a renié résonne aussi chez nous : « Simon fils de Jean m’aimes-tu ? » Pierre, comme nous, a souffert de sa faiblesse quand il a renié Jésus ! Mais Jésus le relève. Le « travail » de Dieu est un travail d’enfantement permanent. L’humanité essaye d’avancer selon ses propres forces, elle aboutit souvent à l’échec. Avant d’arriver à son but, elle ne comprend pas ! Avec sa Passion et sa Résurrection, Jésus apporte une espérance nouvelle. Seigneur ! Tu sais bien, toi, que je suis ton ami ! On ne peut douter de la foi de Pierre, Jésus est le Verbe de Dieu, le Fils unique, le don que Dieu fait au monde à cause de son grand amour pour l’humanité. Comme tous les autres disciples, Pierre est invité à croire en Jésus, à lui confier sa vie. C’est ce qu’il exprime dans une profession de foi, à la suite du discours sur le pain de vie : « À qui irions-nous, tu as les paroles de la vie. » C’est dans la pauvreté de notre vie que nous reconnaissons Jésus dans son abaissement, dans son humiliation, dans le lieu ou il nous sauve. La naissance de l’Église a été réalisée par la Croix de Jésus et sa Résurrection. Il n’a pas fallu moins que la victoire de son amour sur la souffrance et sur la mort pour que prenne corps en nous un nouvel amour.

Il lui dit une deuxième fois : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu vraiment ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le pasteur de mes brebis. »

Il lui dit, pour la troisième fois : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? » Pierre fut peiné parce que, la troisième fois, Jésus lui demandait : « M’aimes-tu ? » Il lui répond : « Seigneur, toi, tu sais tout : tu sais bien que je t’aime. » Pierre confesse son amour pour Jésus, le Fils de Dieu. Il se voit confier les brebis qui appartiennent au troupeau du Ressuscité. Jésus délègue un pouvoir pastoral à Pierre, qui devra l’exercer avec humilité et esprit de service, à la manière du bon pasteur. Pierre se voit remettre une double mission de gardien : garder et affermir ses frères dans la foi en Jésus. Le Christ est le Fils de Dieu, il faut garder la communauté des disciples dans l’amour fraternel. Quand nous croyons que tout va bien, nous nous imaginons que Dieu est là. Mais si l’épreuve arrive, avec l’échec, alors c’en est fini de notre illusion et nous perdons l’espérance ! C’est le moment où Dieu travaille, car l’or est purifié dans le creuset d’un feu qui purifie. Ce « manque » est toujours dans nos vies quand nous oublions la Source de l’amour. Il nous faut contempler la Passion et la Résurrection de Jésus. Il nous faut entrer dans ce nouvel Amour, vainqueur de toute souffrance, de toute mort. Pierre qui est passé par le feu de l’Amour de Jésus vainqueur de toute souffrance, saura réconforter ses frères par l’amour vainqueur de la souffrance et de la mort, dans l’Amour infini de Dieu.

"Jésus lui dit : « Sois le berger de mes brebis. Amen, amen, je te le dis : quand tu étais jeune, tu mettais ta ceinture toi-même pour aller là où tu voulais ; quand tu seras vieux, tu étendras les mains, et c’est un autre qui te mettra ta ceinture, pour t’emmener là où tu ne voudrais pas aller. »

Jésus disait cela pour signifier par quel genre de mort Pierre rendrait gloire à Dieu. Nous recevons l’amour infini de Dieu par l’Esprit Saint qui nous est donné. Nous ne nous faisons plus d’illusion sur nous-mêmes. Nous ne pouvons pas arriver au Royaume de Dieu sans le salut de Jésus. Nous sommes toujours dans le combat entre la vie et la mort. Seule la mort du Christ nous donne la vie qui ne peut plus mourir. Les flammes du feu de l’Esprit Saint descendent sur les apôtres ! Elles descendent encore sur l’humanité en recherche de vie. Désormais les apôtres « tiennent » la place de Jésus. C’est à partir de Jésus que se fera le discernement de la Lumière et des ténèbres dans le monde. Certains diront que Jésus est mort alors que d’autres diront qu’Il est ressuscité. C’est à chacun de nous que Jésus dit : « M’aimes-tu ? » La condition de tout service et de tout ministère dans l’Église est cet amour tendre et miséricordieux de Jésus qui nous dit : « Viens et suis-moi. » Il nous donne l’Esprit Saint qui travaille l’Église de l’intérieur à la Pentecôte .


Citation :
Nous demandons à Jésus la grâce de ce nouvel amour que nous donne l’Esprit Saint.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Jean Climaque (v. 575-v. 650), moine au Mont Sinaï
L'Échelle sainte (trad. Bellefontaine 1993, coll. Spiritualité orientale n°24, p. 314-319, rev.)


Pasteur à la suite du seul Pasteur

Le vrai pasteur est celui qui, par sa bonté, son zèle et sa prière, est capable de chercher et de remettre dans le bon chemin les brebis raisonnables qui se sont perdues. Le pilote est celui qui a obtenu, par la grâce de Dieu et par ses propres labeurs, une force spirituelle qui le rend capable d'arracher le vaisseau non seulement aux flots déchaînés, mais à l'abîme lui-même. Le médecin est celui qui a acquis la santé du corps et de l'âme et qui n'a besoin pour eux d'aucun remède.

     Un bon pilote sauve son vaisseau ; et un bon pasteur vivifie et guérit ses brebis malades. Quand les brebis sont au pâturage, que le pasteur ne cesse pas de se servir de la flûte de la parole, surtout quand le troupeau s'apprête à dormir. Car le loup ne craint rien tant que la flûte pastorale. Autant les brebis auront suivi fidèlement le pasteur et auront fait des progrès, autant celui-ci répondra pour elles devant le Maître de maison.

     C'est la charité qui fait connaître le vrai pasteur, puisque par charité le grand pasteur a voulu être crucifié.



Source : 











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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Sam 3 Juin 2017 - 10:54

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


S’étant retourné, Pierre aperçoit, marchant à leur suite, le disciple que Jésus aimait. C’est lui qui, pendant le repas, s’était penché sur la poitrine de Jésus pour lui dire : « Seigneur, quel est celui qui va te livrer ? »

Pierre, voyant donc ce disciple, dit à Jésus : « Et lui, Seigneur, que lui arrivera-t-il ? » Jésus lui répond : « Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe ? Toi, suis-moi. » Jésus ressuscité se montre à ses disciples, il renouvelle leur fidélité, particulièrement celle de Pierre. Pierre voudrait s’accorder à la vision de Jésus sur chacun puisqu’il lui donne de guider son Église. Il voudrait entrer dans la connaissance des projets de notre Père des cieux sur chacun des siens. Nous comprenons son désarroi devant la beauté de l’appel de Jean. Jésus est dans la vision du Père pour chacun, elle est unique. Jean le disciple aimé de Jésus, est une préoccupation de Pierre. Jésus manifeste le « secret » du disciple bien aimé de Jésus. « Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe ? » La continuité de l’expérience vécue par les apôtres avec Jésus demeure. Jésus ressuscité réaffirme sa présence aux cotés de ceux qui Le suivent. Son être est glorifié et il donne la vie éternelle par son humanité glorifiée. Il surprendra ses disciples, « jusqu’à la fin » ! Il chérit l’humanité que Marie lui a tissée en l’emmenant pour ce retour vers le Père.

Le bruit courut donc parmi les frères que ce disciple ne mourrait pas. Or, Jésus n’avait pas dit à Pierre qu’il ne mourrait pas, mais : « Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe ? »

C’est ce disciple qui témoigne de ces choses et qui les a écrites, et nous savons que son témoignage est vrai. Pierre doit respecter le secret du grand mystère de l’œuvre de Dieu avec un grand respect. L’Esprit Saint, qui est intervenu auprès de la Vierge Marie pour que se réalise la venue de Jésus dans la chair, continue son œuvre d’amour. Dans l’engendrement du Père dans le Saint Esprit, Marie a tissé Jésus dans la chair, le mystère de l’Incarnation qui fut progressivement révélé ! L’unité d’amour entre le Père et le Fils s’est retrouvée entre la mère et son enfant, c’est l’unité de l’Esprit Saint. Cette unité ne cessera pas, même dans les moments les plus difficiles de la Passion de Jésus : « Je veux que là où je suis, ils soient eux aussi ! » Jésus, le nouvel Adam, et Marie, la nouvelle Ève, se trouvent réunis dans la Passion et la compassion avec Jean qui devient son fils. Ce mystère de l’unité de l’Amour, tel qu’il est réalisé en Dieu doit se réaliser en nous, c’est un secret d’amour que seul l’Esprit Saint va nous révéler.

Il y a encore beaucoup d’autres choses que Jésus a faites ; et s’il fallait écrire chacune d’elles, je pense que le monde entier ne suffirait pas pour contenir les livres que l’on écrirait.

La continuité de l’œuvre de Jésus, dans l’espace et dans le temps se poursuit par le disciple bien-aimé. Il rend témoignage que le Seigneur est avec lui en toute circonstance. C’est la raison pour laquelle il peut l’écrire, et sa parole est véritable, car il rend témoignage en éprouvant la présence continuelle du Christ. Chacun d’entre nous peut devenir ce disciple bien-aimé dans la mesure où nous nous laissons guider par l’Esprit Saint. C’est l’Esprit Saint qui nous aide à découvrir, à l’intérieur de nous-mêmes, la présence de Jésus. Jésus nous a donné les paroles de la vie qui ne passe pas. Les Apôtres les ont reçues et ils ont cru que le Père les a envoyé. L’Imposition des mains fait de nous les membres vivants du Christ qui tiennent leur unité de l’unité même de la Trinité : « Qu’ils soient un comme toi Père et moi nous sommes un. » Dans cette remontée vers le Père, Jésus nous entraîne dans son amour. Pierre doit entrer dans ce mystère de vie qui le dépasse et ou chacun selon sa grâce, suit Jésus : « La vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus–Christ. »


Citation :
Nous demandons la grâce d’entrer dans le plan d’amour infini de Dieu notre Père.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermons sur l'évangile de Jean, n° 124 ; CCL 36, 685 (trad. Orval)


Deux apôtres, deux vies, une Église

L'Église connaît deux vies louées et recommandées par Dieu. L'une est dans la foi, l'autre dans la vision ; l'une dans le pèlerinage du temps, l'autre dans la demeure de l'éternité ; l'une dans le labeur, l'autre dans le repos ; l'une sur le chemin, l'autre dans la patrie ; l'une dans l'effort de l'action, l'autre dans la récompense de la contemplation... La première est symbolisée par l'apôtre Pierre, la seconde par Jean... Et ce n'est pas eux seuls, mais toute l'Église, l'Épouse du Christ, qui réalise cela, elle qui doit être délivrée des épreuves d'ici-bas et demeurer dans la béatitude éternelle.

     Pierre et Jean ont symbolisé chacun l'une de ces deux vies. Mais tous deux ont passé ensemble la première, dans le temps, par la foi ; et ensemble ils jouiront de la seconde, dans l'éternité, par la vision. C'est donc pour tous les saints unis inséparablement au corps du Christ, et afin de les piloter au milieu des tempêtes de cette vie, que Pierre, le premier des apôtres, a reçu les clefs du Royaume des cieux avec le pouvoir de retenir et d'absoudre les péchés (Mt 16,19). C'est aussi pour tous les saints, et afin de leur donner accès à la profondeur paisible de sa vie la plus intime, que le Christ a laissé Jean reposer sur sa poitrine (Jn 13,23.25). Car le pouvoir de retenir et d'absoudre les péchés n'appartient pas à Pierre seul, mais à toute l'Église ; et Jean n'est pas seul à boire à la source de la poitrine du Seigneur, le Verbe qui depuis le commencement est Dieu auprès de Dieu (Jn 7,38 ;1,1),... mais le Seigneur lui-même verse son Évangile à tous les hommes du monde entier pour que chacun le boive selon sa capacité.



Source : 











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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Dim 4 Juin 2017 - 13:51

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! »

Pour recevoir cette Paix, nous avons besoin de recevoir les dons du Saint-Esprit ! C’est l’expérience de la bonté de Dieu, de son amour qui nous donne de ne plus vouloir autre chose que son Amour. Face à la merveille de la Résurrection, face à un tel amour de notre Père des cieux, nous voulons revêtir une grande délicatesse les uns vis-à-vis des autres. Le don de science qui nous est donné est cet « instinct divin » qui nous fait comprendre la détresse qui est autour de nous pour que nous cherchions à y remédier. L’esprit de conseil nous fait prendre les bons moyens pour rejoindre Dieu et le servir saintement dans toute notre vie. Nous avons encore besoin de l’esprit d’intelligence qui va nous donner le sens des réalités de la foi. Le don de piété est cette délicatesse de l’amour et le don de sagesse nous fait goûter combien le Seigneur est bon. Nous avons besoin d’être mû par l’Esprit de Dieu, de recevoir les dons du Saint Esprit et l’esprit d’adoration.

"Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur.

Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » Après la mort de Jésus, le souffle de Dieu est répandu sur le monde. Tout ce que l’on pouvait connaître de Dieu, tout ce que les philosophes avaient pu en dire, tout ce que les religions avaient pu manifester de Dieu, tout cela est bouleversé de fond en comble. Jésus avait dit : Il faut que le Fils de l’homme meure pour manifester le don de Dieu, la vraie Vie ! Jésus ressuscité manifeste que Dieu est amour, qu’il ne sera jamais qu’amour. « Ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, Il les aima jusqu’à la fin. » Jésus met en œuvre l’amour infini de Dieu ! L’Esprit Saint est donné par Jésus à son Église qui est son corps, son épouse bien-aimée, le Corps du Christ. A Jérusalem, la révolution de cet incroyable Amour de Dieu est révélée, c’est l’ébranlement d’un coup de vent violent. Les Apôtres qui se trouvaient là furent profondément bouleversés. Une ère nouvelle s’annonce véritablement pour le monde.

"Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint.

À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. » Jésus donne l’Esprit Saint, Dieu, désormais, peut vivre dans notre nature humaine d’une manière unique. Progressivement, nous nous laissons vider de nous-même et la bonne terre en nous va s’imprégner de la rosée divine. Marie était au milieu des apôtres, nous avions tellement besoin qu’elle soit là, car nos lèvres sont impures, notre cœur est mélangé, nos désirs ne sont pas clairs. Or elle n’est qu’une aspiration vers Dieu : « Viens, oh oui viens Seigneur Jésus. » Tous ceux qui étaient à Jérusalem étaient bouleversés car chacun entendait les Apôtres parler dans sa langue. C’est la langue de l’amour, le langage du cœur qui nous donne de nous rejoindre tous, de nous reconnaitre toujours.


Nous demandons à l’Esprit Saint la grâce de préparer en nous un espace pour Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Bonaventure (1221-1274), franciscain, docteur de l'Église 
L'arbre de vie, n° 49 (Œuvres spirituelles de Saint Bonaventure, t.III, 
Le Christ Jésus ; Sté S. François d'Assise, 1932, pp.119-120, rev.)


Prière pour obtenir les sept dons du Saint-Esprit

Ô Jésus, par Vous, le Fils unique, pour nous fait homme, crucifié et glorifié, nous prions le Père très clément de nous accorder de ses trésors la grâce aux sept formes de l'Esprit qui reposa en toute plénitude sur Vous : esprit de sagesse, dis-je, pour goûter le fruit de l'arbre de vie que vous êtes véritablement et savourer ses vivifiantes douceur ; don d'intelligence qui illumine les regards de notre esprit ; don de conseil, qui nous conduise dans les voies étroites sur les traces de vos pas ; don de force, pour que nous puissions réduire à néant la violence des attaques ennemies ; don de science, afin que nous soyons remplis des lumières de votre sainte doctrine pour distinguer le bien du mal ; don de piété, qui nous donne des entrailles miséricordieuses ; don de crainte qui, en nous éloignant de tout mal, nous tienne dans la paix sous le poids du respect pour votre éternelle Majesté. 

C'est là, en effet, ce que vous avez voulu que nous demandions dans cette sainte oraison que vous nous enseignâtes ; aussi, maintenant, nous vous demandons par votre Croix de nous les obtenir pour la gloire de Votre nom très saint, auquel soit avec le Père et le Saint-Esprit, tout honneur, louange, action de grâce, gloire et domination pendant tous les siècles. Ainsi soit-il.



Source : 











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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Lun 5 Juin 2017 - 12:21

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

« Jésus se mit à leur parler en paraboles : « Un homme planta une vigne, il l’entoura d’une clôture, y creusa un pressoir et y bâtit une tour de garde. Puis il la donna en fermage à des vignerons, et partit en voyage."

Le moment venu, il envoya son serviteur auprès des vignerons pour se faire remettre par ceux-ci ce qui lui revenait du produit de la vigne. Mais les vignerons se saisirent du serviteur, le frappèrent, et le renvoyèrent sans rien lui donner. La parole de Dieu chaque jour nous instruit pour que le « monde, » ennemi de Dieu, ne domine pas dans notre vie. L’humanité est un mystère qui est caché en Dieu. Le prophète chantait déjà le chant de la vigne du Seigneur. Le plant de choix de la vigne, c’est l’humanité. Le même combat revient sans cesse pour nous, nous pouvons accaparer le Don de Dieu. L’appropriation de la création, des biens de l’humanité, de l’humanité elle-même pour soi-même, est toujours actuelle. Or nous ne nous appartenons pas, nous appartenons à Dieu.

[b"De nouveau, il leur envoya un autre serviteur ; et celui-là, ils l’assommèrent et l’insultèrent. Il en envoya encore un autre, et celui-là, ils le tuèrent ;"[/b]

puis beaucoup d’autres serviteurs : ils frappèrent les uns et tuèrent les autres. Il lui restait encore quelqu’un : son fils bien-aimé. Il l’envoya vers eux en dernier. Il se disait : ’ils respecteront mon fils.’ Mais ces vignerons-là se dirent entre eux : ’Voici l’héritier : allons-y ! tuons-le, et l’héritage va être à nous !’ Ils se saisirent de lui, le tuèrent, et le jetèrent hors de la vigne. Dans une civilisation individualiste qui s’est approprié les dons de Dieu, nous pouvons témoigner du Dieu qui est Amour grâce à Jésus. Jésus dans sa Passion a rebâti la Vigne véritable en nous donnant l’Esprit Saint. C’est dans ce lien d’Amour qui l’unit au Père que nous sommes reliés les uns aux autres. Nous partageons ainsi les trésors que Dieu a mis entre nos mains. Nous devenons participants de la nature divine, nous surabondons d’amour, de justice et de vie. Nous voulons ajuster notre vie sur Dieu. Jésus bâtit le Royaume de Dieu, celui de l’Amour.

"Que fera le maître de la vigne ? Il viendra, fera périr les vignerons, et donnera la vigne à d’autres. N’avez-vous pas lu ce passage de l’Écriture ? La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre angulaire."

C’est là l’œuvre du Seigneur, une merveille sous nos yeux ! » Les chefs des Juifs cherchaient à arrêter Jésus, mais ils eurent peur de la foule. (Ils avaient bien compris que c’était pour eux qu’il avait dit cette parabole.) Ils le laissèrent donc et s’en allèrent. Pour les Chrétiens qui sont greffés sur le Christ, la connaissance la plus précieuse de la vigne véritable est donnée dans la foi à la Passion de Jésus ressuscité. Simon-Pierre, « serviteur et Apôtre de Jésus-Christ » a connu la tentation de faire sa volonté propre. Il est passé par bien des épreuves, y compris celle du reniement de Jésus. Il avait cru que Jésus ferait « sa » volonté et il a échoué. Revenu, Jésus lui a demandé de confirmer ses frères. Nous voulons conformer notre vie à la vie de Jésus, reconnaître que tout vient de Lui. Notre foi en Jésus le Sauveur du monde est plus précieuse que l’or le plus pur ! Dieu nous a fait don de si grandes richesses !


Nous demandons la grâce de comprendre cette parole pour que la véritable Vigne qui est le Christ donne tout son Fruit.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Sainte Catherine de Sienne (1347-1380), tertiaire dominicaine, docteur de l'Église, copatronne de l'Europe
Le Dialogue, 23 (trad. cf Hurtaud, et Guigues, Seuil 1953)


Le maître de la vigne

[Sainte Catherine a entendu Dieu lui dire] : « Toute créature douée de raison possède en elle-même une vigne, qui est la vigne de son âme. C'est la volonté, par le libre arbitre, qui est l'ouvrier de cette vigne durant le temps de la vie ; passé ce temps, elle n'y peut plus faire aucun travail ni bon ni mauvais, mais pendant la vie, elle peut cultiver sa vigne dans laquelle je l'ai envoyée. Cet ouvrier de l'âme a reçu de moi une telle force qu'il n'est ni démon ni autre créature qui puisse la lui enlever, s'il s'y oppose. C'est dans le baptême qu'il a reçu cette force et en même temps le glaive de l'amour de la vertu et de la haine du péché. C'est pour cet amour et cette haine, pour l'amour de vous et en haine du péché, qu'est mort mon Fils unique, en répandant pour vous tout son sang. Et c'est cet amour de la vertu et cette haine du péché que vous trouvez dans le saint baptême qui vous rend la vie par la force de son sang...

      « Arrachez donc les ronces des péchés mortels et plantez des vertus..., ayez la contrition, le dégoût du péché et l'amour de la vertu ; alors vous recevrez les fruits du sang de mon Fils. Vous ne pourrez pas les recevoir si vous ne vous disposez pas à devenir de bons sarments unis au cep de la vigne, mon Fils, qui a dit : « Moi, je suis la vraie vigne, mon Père est le vigneron, et vous, les sarments » (Jn 15,1.5).

      « Telle est la vérité. C'est bien moi qui suis le vigneron, puisque toute chose qui possède l'être est venue et vient de moi. Ma puissance est insondable et par ma puissance et ma force je gouverne tout l'univers, si bien que rien n'est fait ni ordonné en dehors de moi. Oui, je suis le vigneron ; c'est moi qui ai planté la vraie vigne, mon Fils unique, dans la terre de votre humanité pour que vous, les sarments unis à cette vigne, vous portiez des fruits. »



Source : 












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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mar 6 Juin 2017 - 17:10

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Des pharisiens et des hérodiens envoient auprès de Jésus quelques– uns des leurs afin de le prendre au piège en parole.

Ceux–ci viennent lui dire : Maître, nous savons que tu es franc et que tu ne te soucies de personne ; en effet, tu ne regardes pas à l’apparence des gens, mais tu enseignes la voie de Dieu selon la vérité. Est–il permis de payer la capitation à César ? Devons–nous payer ou ne pas payer ?" Déjà nous avons entrevu le dilemme ; Si Jésus dit oui, Il est « pris » comme partisan d’Hérode contre Israël, s’il dit non, il est « pris » comme révolutionnaire contre Hérode. Jésus répondit simplement à ses adversaires avec une grande tendresse. « Apportez ici une pièce de l’impôt à donner à César ! D’où vient cette effigie ? » Nous regardons d’abord ceux qui veulent prendre Jésus au piège, mais sans nous y attarder. Nous contemplons longuement comment Jésus va réagir. Il est vraiment notre exemple, et nous lui demandons de faire de même dans notre vie. Nous portons en nous l’image de Dieu qui est cachée, c’est un secret d’amour. Quand elle est manifestée elle dit le véritable visage de Dieu qui est Amour ! De l’image que nous avons de Dieu va découler l’image que nous avons de l’humanité.

"Jésus connaissant leur hypocrisie les remet dans la vérité ! Il leur dit : Pourquoi me mettez–vous à l’épreuve ?

Apportez–moi un denier, que je le voie. Ils en apportèrent un. Il leur demande : De qui sont cette image et cette inscription ? De César, lui répondirent–ils." « Donnez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu. » Cette Parole met fin à la gérance de la cité au nom de Dieu. Ce programme est d’une grande actualité. Qui est notre Dieu ? Nous sommes redevable de notre vie à l’humanité par nos parents et nous reconnaissons que tout vient de Dieu ! Que donner au monde ? Que donner à Dieu ? Quand ce dilemme se présente à nous, il est important de nous resituer face à Dieu pour relativiser la situation. Il y a dans cette réponse de Jésus un refus de voir l’un exercer du pouvoir sur l’autre et vice versa. Cette réponse nous invite à manifester le Souffle de l’Esprit Saint qui nous anime en toutes les circonstances, en toute liberté ! Si le maître a pris un chemin d’écoute, le disciple lui aussi doit prendre un chemin d’ouverture.

"Et ils s’étonnaient beaucoup à son sujet."

Le Concile Vatican II, avec beaucoup de sagesse, a redit l’autonomie du monde. Mais ce monde n’est pas en dehors de Dieu : « donnez à Dieu ce qui revient à Dieu ! » Tout revient à Dieu, nous suivons Jésus qui a dit de lui-même : « Rien en moi ne donne prise au menteur, à l’accusateur des frères. » Pierre, pendant la Passion de Jésus, se souvient de son regard sur le Crucifié, il s’est repenti. Ainsi après avoir confié à Dieu notre misère, nous lui redisons que nous lui appartenons totalement. Pierre dira dans sa deuxième lettre : « Mes bien-aimés, Continuez à grandir dans la grâce et la connaissance de Notre-Seigneur Jésus-Christ. » Il ne s’agit pas de vivre dans un autre monde ! « Je ne prie pas de les retirer du monde. » Nous voulons rester avec Jésus, l’écouter, apprendre tout de lui. Tout notre être, toute notre personne alors débordera de la joie de l’Evangile qui est en elle-même annonciatrice de Jésus. Nous posons sur le monde un regard de miséricorde à la suite de Jésus.


Nous demandons la grâce de nous abandonner à Dieu en toutes circonstances. »


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Athanase (295-373), évêque d'Alexandrie, docteur de l'Église
Sur l'incarnation du Verbe, 13 (trad. cf SC 199, p.311s)


Le Christ est l'image du Dieu invisible ; par lui nous sommes rachetés et nos péchés pardonnés (Col 1,15.14)

Puisque les hommes s'étaient rendus déraisonnables et que la tromperie des démons jetait son ombre de tous côtés et cachait la connaissance du vrai Dieu, que devait faire Dieu ? Se taire devant une pareille situation ? Accepter que les hommes soient égarés ainsi et ne connaissent pas Dieu ? ... Dieu ne va-t-il pas épargner à ses créatures d'être égarées loin de lui et assujetties au néant, surtout si cet égarement devient pour elles cause de ruine et de perte, alors que les êtres qui ont participé à l'image de Dieu (Gn 1,26) ne doivent pas périr ? Que fallait-il donc que Dieu fasse ? Que faire, sinon renouveler en eux son image, afin que les hommes puissent de nouveau le connaître ?

     Mais comment cela se fera-t-il, sinon par la présence de l'image de Dieu elle-même (Col 1,15), notre Sauveur Jésus Christ ? Cela n'était pas réalisable par des hommes, puisqu'ils ne sont pas l'image mais ont été créés selon l'image ; ce n'était pas réalisable par des anges non plus, car même eux ne sont pas images. C'est pourquoi le Verbe de Dieu est venu lui-même, lui qui est l'image du Père, afin d'être en mesure de restaurer l'image au fond de l'être des hommes. Par ailleurs, cela ne pouvait pas se produire si la mort et la dégradation qui la suit n'étaient pas anéanties. C'est pourquoi il a pris un corps mortel, afin de pouvoir anéantir la mort et restaurer les hommes faits selon l'image de Dieu. L'image du Père, donc, son Fils très saint, est venue chez nous pour renouveler l'homme fait à sa ressemblance et pour le retrouver, alors qu'il était perdu, par la remise de ses péchés, comme il le dit lui-même : « Je suis venu chercher et sauver ce qui était perdu » (Lc 19,10).



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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mer 7 Juin 2017 - 15:51

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Des sadducéens – ceux qui affirment qu’il n’y a pas de résurrection – viennent trouver Jésus. Ils l’interrogeaient :

« Maître, Moïse nous a prescrit : Si un homme a un frère qui meurt en laissant une femme, mais aucun enfant, il doit épouser la veuve pour susciter une descendance à son frère. Il y avait sept frères ; le premier se maria, et mourut sans laisser de descendance. Jésus dit que l’attente confiante de la résurrection est associé à la vie qui est présente maintenant. Dans son évocation de l’alliance avec Abraham, Isaac, et Jacob, c’est l’éternel présent de cette alliance qui est évoqué. Jésus nous emmène plus loin que les considérations sur la résurrection de la fin des temps. Il dira : « Dieu n’est pas le Dieu des morts mais des vivants, » le présent des vivants est le Don du Dieu vivant, maintenant et toujours. Jésus témoigne en faveur d’une rencontre entre le futur de la résurrection et le présent ici et maintenant. La prédication de Jésus, avec douceur et humilité, réaffirme ce qui est déjà dit à propos de la résurrection aujourd’hui et qui inaugure déjà la fin des temps. L’histoire des sadducéens montre combien nos esprits peuvent être limités, elle montre aussi la stérilité de l’humanité quand elle réfléchit en l’absence du Dieu vivant.

"…Jésus leur dit : « N’êtes-vous pas en train de vous égarer, en méconnaissant les Écritures et la puissance de Dieu ?

Nous contemplons la patience de Jésus mis à l’épreuve ! Il redit combien la génération humaine est importante jusqu’à ce que le nombre des élus soit complet. Les sadducéens, dans leur discours, reprennent une conception de la résurrection mal comprise. Ils sont dans l’incapacité de voir advenir ici et maintenant, la vraie vie. Les justes vivent dans l’espérance d’un accomplissement de la promesse de Dieu, ils ont part à cet accomplissement qui s’amorce aujourd’hui. Ils peuvent voir dans l’accomplissement des promesses de Jésus, un accomplissement de leur propre espérance. La vie dans l’amour, dont nous avons l’expérience dans la communion des saints, est déjà vécue maintenant. La tendresse de Dieu manifestée par Jésus aujourd’hui, annonce une Vie et un Amour éternel que nous vivons à sa suite.

"…Et sur le fait que les morts ressuscitent, n’avez-vous pas lu dans le livre de Moïse, au récit du buisson ardent, comment Dieu lui a dit : Moi, je suis le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob ?"

Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants. Vous vous égarez complètement. » Les temps sont accomplis, le Royaume de Dieu est tout proche. Par la puissance de la tendresse de Dieu et de son Envoyé Jésus Christ, une « naissance » d’amour nous est donnée. Cette fécondité de vie et d’Amour s’est manifestée dans la maternité de Marie, la Mère de Jésus. L’égarement des sadducéens les met hors de toute espérance, il leur fait ignorer ce que Jésus est venu révéler. C’est un manque d’espérance dans le « jour de Dieu, » dans la résurrection qui fait naitre l’homme à la filiation divine. Dans la puissance de l’Amour infini de Dieu, Jésus est entré à Jérusalem comme le messie attendu à la fin des temps. La venue du règne de Dieu est l’accomplissement des Ecritures annoncée par les prophètes. Jésus le manifestera par sa Passion, sa mort et sa Résurrection. Dans cette nouvelle génération qui nous prépare le ciel, nous sommes à jamais avec Dieu. Cet Amour tout nouveau annonce une éternité de bonheur : « Le Christ Jésus s’est manifesté en détruisant la mort, en faisant resplendir la vie. » Cette vie, située dans l’Amour infini de Dieu, est là pour qui veut la recevoir. Cette « naissance » d’amour nous est donnée en Église, par l’imposition des mains, dans la puissance de l’Amour infini de Dieu.


Nous demandons la grâce d’entrer dans le mystère de l’Amour infini de Dieu, de la Résurrection du Christ.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Anselme (1033-1109), moine, évêque, docteur de l'Église
Proslogion, 25-26 (trad. Orval)


La résurrection : plénitude de vie

Pourquoi t'égarer si loin à la recherche des biens de ton âme et de ton corps ? Aime l'unique Bien dans lequel sont tous les biens ; cela suffit... C'est là-haut que se trouve tout ce que l'on peut aimer et désirer.

     Est-ce la beauté que tu aimes ? « Les justes resplendiront comme le soleil » (Mt 13,43). Est-ce l'agilité ou la force d'un corps libre et dégagé de tout obstacle ? « Ils seront comme les anges de Dieu »... Est-ce une vie longue et saine ? Là-haut t'attend la santé éternelle, car « les justes vivront éternellement » (Sg 5,16)... Désires-tu être rassasié ? Tu le seras quand Dieu te montrera son visage dans sa gloire (Ps 16,15). Être enivré ? « Ils s'enivreront de l'abondance de la maison de Dieu » (Ps 35,9). Est-ce un chant mélodieux que tu aimes ? Là-haut, les chœurs angéliques chantent sans fin la louange de Dieu. Cherches-tu de très pures délices ? Dieu t'abreuvera au torrent de ses délices (Ps 35,9). Aimes-tu la sagesse ? La sagesse de Dieu se manifestera en personne. L'amitié ? Ils aimeront Dieu plus qu'eux-mêmes, ils s'aimeront les uns les autres autant qu'eux-mêmes, et Dieu les aimera plus qu'ils pourront jamais aimer... Aimes-tu la concorde ? Ils auront tous une seule volonté, car ils n'auront d'autre volonté que celle de Dieu... Les honneurs et les richesses ? Dieu établira sur beaucoup de biens ses serviteurs bons et fidèles (Mt 25,21) ; bien plus, « ils seront appelés fils de Dieu » (Mt 5,9) et ils le seront réellement, car là où est le Fils, là aussi seront « les héritiers de Dieu et les cohéritiers du Christ » (Rm 8,17).



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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Jeu 8 Juin 2017 - 13:56

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Jeudi 08 juin 2017 :  Le jeudi de la 9e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Jeudi 08 juin)


Saint Tiridate, roi arsacide d’Arménie (+ 317)

Saint Médard de Noyon, Évêque (v. 457 - v. 545).
Voir aussi :
Saint Médard et saint Gildard, frères, évêque de Noyon et archevêque de Rouen. 545.

Saint Jacques Berthieu, Prêtre, Jésuite martyr à Madagascar (1838-1896)

Bienheureuse Marie-Thérèse (Mariam Theresia) Chiramel Mankidiyan, Carmélite - Fondatrice de la Congrégation
des Sœurs de la Sainte Famille en Inde (✝ 1926)


Bienheureux István Sándor, Religieux Salésien hongrois martyr (✝ 1953).

Bienheureux Nicolas de Gesturi, Prêtre, Religieux o.f.m. Capucin (1882-1958).

Vénérable Anne de Xainctonge, Fondatrice de la Compagnie de Sainte-Ursule (✝ 1621)

Emilien (Emiliano) Tardif, Prêtre, Fondateur d’une Communauté charismatique de laïcs, Les Serviteurs du Christ Vivant (1928-1999).


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Un scribe qui avait entendu la discussion, et remarqué que Jésus avait bien répondu, s’avança pour lui demander : « Quel est le premier de tous les commandements ? »

Jésus lui fit cette réponse : « Voici le premier : Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force. Et voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. » Selon la tradition des rabbins, la Loi de Moïse comprenait 613 commandements, dont 365 étaient des interdictions, et 213 des préceptes positifs. L’une des règles d’interprétation avait tendance à situer tous les commandements sur le même plan : « Que le commandement léger te soit aussi cher que le commandement grave ! » Cela pouvait partir d’une bonne intention, et exprimer un amour de Dieu très attentif, mais cela pouvait aussi bien virer au légalisme pointilleux, et parfois aboutir à une déformation des consciences. Au temps de Jésus quelques hommes clairvoyants dans leur foi essayaient d’établir une hiérarchie parmi ces multiples obligations de la Loi ; d’où la question de ce spécialiste à Jésus : « Quel commandement est le premier de tous ? » A la réponse de Jésus, l’homme unit les deux commandements de l’amour de Dieu et de l’amour des frères.

"Le scribe reprit : « Fort bien, Maître, tu as dit vrai : Dieu est l’Unique et il n’y en a pas d’autre que lui. L’aimer de tout son cœur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toute offrande d’holocaustes et de sacrifices."

Jésus a répondu en citant d’abord le beau texte que tous avaient en mémoire, que tous les hommes juifs devaient réciter au moins deux fois par jour. La réunion des deux commandements dans l’Amour de Dieu, c’est aimer son frère comme soi-même. Nous sommes confrontés à ce défi d’aimer. Nous avons l’expérience de ce qui s’oppose à l’amour en nous. Saint François d’Assise disait déjà : « L’amour n’est pas aimé. » Jésus nous a rendu vainqueurs de tout ce qui s’oppose à l’amour. Par sa Croix, il a glorifié le Père en nous sauvant de la haine. Jésus est l’amour qui se donne en nourriture pour nous communiquer sa vie. L’Eucharistie, l’Amour infini de Dieu, nous transforme jusqu’à ce que nous devenions amour. Nous célébrons l’Eucharistie pour manger le Pain de vie afin d’obtenir la vie.

"Jésus, voyant qu’il avait fait une remarque judicieuse, lui dit : « Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. » Et personne n’osait plus l’interroger."

Les deux commandements sont semblables, l’amour du prochain comme l’amour pour Dieu doit mobiliser toute la personne et toutes ses forces. On ne peut vraiment s’approcher de Dieu, sans commencer à aimer tout ce que Dieu aime. Plus on est près de Dieu, plus on se rend proche des enfants de Dieu. Tu n’es pas loin, puisque tu cherches la vérité, puisque tu veux la trouver auprès de moi, dit Jésus. Tu n’es pas loin, si tu as entrevu l’importance de la charité, la reconnaissance des autres et l’amitié de Dieu. Tu n’es pas loin, si tu as compris qu’il faut vouloir concrètement pour ton frère ce que tu veux pour toi, une vie joyeuse, donnée, efficace. Jésus est vainqueur par son Amour, de tout ce qui s’oppose à l’Amour. Nous le suivons pour mourir à nous-mêmes et pour advenir à la Vie ! Nous sommes invités à participer au salut de nos frères et à entrer ainsi dans le Royaume. Le mystère eucharistique est le grand brasier d’amour qui régénère l’humanité. Quand nous mangeons le Pain de vie et que nous buvons le Vin de noces, nous faisons advenir en nous, comme Marie à l’Annonciation, le mystère du Fils de Dieu.


Nous demandons la grâce d’être plongés dans la Source de la vie.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Jean de la Croix (1542-1591), carme, docteur de l'Église
Avis et maximes (121-143 in trad. Seuil 1945, p. 1199)


« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur..., de toute ta force »

La force de l'âme est dans ses puissances, ses passions et ses facultés. Si la volonté les tourne vers Dieu et les tient à l'écart de tout ce qui n'est pas Dieu, l'âme garde pour Dieu toute sa force ; elle l'aime vraiment de tout son pouvoir, comme le Seigneur lui-même le commande.
     Se rechercher soi-même en Dieu, c'est rechercher les douceurs et les consolations de Dieu, et cela est contraire au pur amour de Dieu.
     C'est un grand mal d'avoir en vue les biens de Dieu plutôt que Dieu lui-même, l'oraison et le détachement.

     Il y en a beaucoup qui cherchent en Dieu leurs consolations et leurs goûts, et désirent que sa Majesté les comble de ses faveurs et de ses dons ; mais le nombre de ceux qui prétendent lui plaire et lui donner quelque chose à leurs dépens, en méprisant leur propre intérêt, est très petit.
     Il y a peu d'hommes spirituels, même parmi ceux que l'on regarde comme très avancés dans la vertu, qui acquièrent une parfaite détermination pour le bien. Ils n'arrivent jamais à se renoncer entièrement sur quelque point de l'esprit du monde ou de la nature, ni à mépriser ce qu'on dira ou ce qu'on pensera d'eux, quand il s'agit d'accomplir par amour pour Jésus Christ des œuvres de perfection et de détachement...

     Celui qui ne veut que Dieu seul ne marche pas dans les ténèbres, quelque pauvre et privé de lumière qu'il puisse être à ses propres yeux...
     L'âme qui, au milieu des sécheresses et des délaissements, conserve toujours son attention et sa sollicitude pour servir Dieu, pourra avoir de la peine et craindre de ne pas réussir ; mais, en réalité, elle offrira à Dieu un sacrifice de très agréable odeur (Gn 8,21).



Source : 










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Dernière édition par Lumen le Lun 12 Juin 2017 - 10:37, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Ven 9 Juin 2017 - 15:18

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Alors qu’il enseignait dans le Temple, Jésus, prenant la parole, déclarait : « Comment les scribes peuvent-ils dire que le Messie est le fils de David ?"

Jésus, sous l’inspiration du Saint-Esprit interpelle les Pharisiens. Progressivement il « lève » le voile de son mystère. Il était admis que le Messie serait fils de David, qu’il relèverait la maison de David, et qu’il rétablirait du même coup la royauté. Jésus approfondit le mystère du Christ, fils de David, il poursuit son enseignement qui n’est pas reçu. Jésus déclare que le Messie n’est pas le fils de David comme le disent les scribes, et il s’appuie sur cette affirmation même de David qui nomme le Messie son Seigneur : « Le Seigneur dit à mon Seigneur : "Siège à ma droite jusqu’à ce que j’aie mis tes ennemis sous tes pieds ! » Jésus n’est pas là pour provoquer les scribes, mais pour témoigner de la vérité afin que nous puissions accueillir la foi qu’il vient nous donner par ses œuvres. C’est par cette foi en lui que nous accédons à la vie éternelle en devenant enfants de Dieu. Il nous faut entendre que Jésus était avant David pour être sauvés de notre condition mortelle, avec tout son cortège de division, de violence, de souffrance, d’injustice. Lorsque l’heure est venue selon la volonté du Père, Jésus va de l’avant. C’est merveilleux de penser que Dieu nous porte dans son cœur avant même que nous ayons vu le jour ! Il prépare tout pour nous conduire dans la plénitude de la joie et de la vie.

"David lui-même a dit, inspiré par l’Esprit Saint : Le Seigneur a dit à mon Seigneur : “Siège à ma droite jusqu’à ce que j’aie placé tes ennemis sous tes pieds !”

Comment David lui-même peut-il l’appeler son Seigneur ? S’il est son Seigneur, il n’est pas son fils ! Jésus est bien le fils de notre humanité : Conçu du Saint-Esprit, né de la Vierge Marie. Il s’est fait semblable aux hommes en toutes choses, excepté le péché. Il est le fils du Père, il est le Seigneur. Les scribes et les pharisiens qui cherchent dans la nuit un chemin pour rejoindre Jésus, ont reçu une lumière éclatante. Jésus est en effet fils de notre humanité et Il est le bien aimé du Père. Il est le Seigneur devant lequel David lui-même se prosterne. Nous entendons l’importance qui est mise sur la Parole de Dieu pour mener le bon combat de la foi à l’écoute de cette Parole. Le disciple suit son maître dans la paix. La tentation est grande quand l’orage gronde de douter, de se poser des questions, de passer à autre chose. Or il convient de s’attacher aux grâces fondamentales de Dieu dans notre vie pour ne pas dévier du bon chemin.

« David lui-même le nomme Seigneur. D’où vient alors qu’il est son fils ? » Et la foule nombreuse l’écoutait avec plaisir. »

La Parole est écrite sous l’inspiration de l’Esprit de Dieu. L’Esprit Saint parle dans le texte biblique comme nous le voyons planer sur les eaux dans les premiers versets de la Genèse. Jésus est bien descendant de David par ses origines humaines, le Messie a un caractère divin qui le rend supérieur à David. Il est à la fois le fils et le Seigneur de Marie. Mais les Pharisiens restent muets, car ils ne peuvent pas soupçonner l’origine divine du Messie. Toutefois, la masse du peuple l’écoutait avec plaisir. C’était pendant l’avant-dernière semaine de Jésus, alors qu’il enseignait dans le Temple, quelque jours avant l’Onction à Béthanie. Nous écoutons la Parole de Dieu avec grand bonheur, progressivement cette parole nous transforme. La Parole de Dieu est une Lumière infaillible. De notre fidélité à cette Parole de Dieu dépend notre bonheur. La Parole de Dieu a pris chair, elle se fait "Don de Vie." Pain de vie, Vin de noces, Pardon, elle est la lumière qui donne vie et force. Jésus nous introduit toujours plus loin dans le mystère de la vie de Dieu. Comment comprendre autant d’amour ? Le Cœur Immaculé de Marie est dépassé par autant d’abaissements de la part de Dieu qui nous tire de l’emprise du mal et de la mort.


Nous demandons à Jésus la grâce de devenir lumière au milieu du monde, artisan de paix et de vie.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Léon le Grand (?-v. 461), pape et docteur de l'Église
1er sermon pour la Nativité du Seigneur (trad. bréviaire, 16 juillet)


Fils de David et Seigneur des seigneurs

Une vierge est choisie de la maison royale de David pour porter en elle un enfant saint, fils à la fois divin et humain... Le Verbe, la Parole de Dieu, qui est Dieu lui-même, le Fils de Dieu qui « au commencement était auprès de Dieu, par qui tout a été fait et sans qui rien ne s'est fait » (Jn 1,1-3), s'est fait homme pour délivrer l'homme de la mort éternelle. Il s'est abaissé jusqu'à prendre l'humilité de notre condition sans que sa majesté en soit diminuée. Demeurant ce qu'il était et assumant ce qu'il n'était pas, il a uni une vraie nature de serviteur à la nature selon laquelle il est égal au Père. Il a joint si étroitement ces deux natures que sa gloire ne peut pas anéantir la nature inférieure, ni l'union avec celle-ci avilir la nature supérieure.

     Ce qui est propre à chaque nature demeure intégralement, et se rejoint en une seule personne : l'humilité est accueillie par la majesté, la faiblesse par la force, la mortalité par l'éternité. Pour payer la dette de notre condition, la nature au-dessus de toute atteinte est unie à la nature capable de souffrir ; vrai Dieu et vrai homme s'associent dans l'unité d'un seul Seigneur Jésus. Ainsi, comme il le fallait pour nous guérir, le seul et « unique médiateur entre Dieu et les hommes » (1Tm 2,5) pouvait mourir par l'action des hommes et ressusciter par l'action de Dieu...

     Telle est, mes bien-aimés, la naissance qui convenait au Christ, « puissance de Dieu et sagesse de Dieu » (1Co 1,24). Par elle, il s'accordait à notre humanité tout en gardant la prééminence de sa divinité. S'il n'était pas vrai Dieu, il ne nous apportait pas le remède. S'il n'était pas vrai homme, il ne nous montrait pas l'exemple.



Source : 











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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Sam 10 Juin 2017 - 17:06

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

Dans son enseignement, il disait : « Méfiez-vous des scribes, qui tiennent à se promener en vêtements d’apparat et qui aiment les salutations sur les places publiques, les sièges d’honneur dans les synagogues, et les places d’honneur dans les dîners.

Ils dévorent les biens des veuves et, pour l’apparence, ils font de longues prières : ils seront d’autant plus sévèrement jugés. » Jésus aime chacun, il aime les humbles réalités de la vie qui sont pleines de leçons pour qui sait regarder avec son cœur. Il se passionne pour l’humanité, sur la manière dont nous cherchons Dieu et dont nous le servons. Jésus, dans son enseignement, nous aide à trouver la bonne attitude pour marcher à sa suite, dans une attitude de conversion. S’adressant à celui qui est en chemin, il le met ainsi en garde, « méfiez-vous ! » Le disciple, ne s’approprie pas une nouvelle place sociale ni un profit qui l’enfermerait dans un nouveau statut. La pauvreté nous libère de nous-mêmes, du souci de notre position, elle nous conduits à l’ouverture, pour recevoir notre vie, qui est notre seul bien véritable. Demeurer dans une attitude de pauvreté nous donne d’écouter vraiment et de vivre de cette écoute. A propos du Temple Jésus dira : « il ne restera pas pierre sur pierre. » Il en est de même des robes solennelles, des salutations sur les places publiques, des premiers rangs dans les synagogues, des places d’honneur dans les dîners : Toute cette « considération » humaine dont l’humanité peut se farder, peut la détruire dans ce qu’elle a de meilleure, sa confiance en Dieu, son « intériorité. »

Jésus s’était assis dans le Temple en face de la salle du trésor, et regardait comment la foule y mettait de l’argent. Beaucoup de riches y mettaient de grosses sommes.

Les riches sont regardés par les autres, la comparaison les guette, ils risquent de perdre la pureté du cœur. Jésus s’était assis et regardait, tranquillement. Il appelle ses disciples auprès de lui pour leur communiquer un enseignement important :« Amen, je vous le dis … » Jésus introduit des certitudes à ses disciples. Bien que pauvre, nous pouvons donner malgré notre pauvreté, sans nous décourager. Tous, nous avons quelque chose à donner à Dieu. Donner à Dieu notre dernière assurance, c’est nous en remettre à Dieu pour l’avenir, pour le pain d’aujourd’hui. Affronter le risque de manquer, c’est faire comme la veuve de Sarepta, qui a sacrifié pour Élie sa dernière poignée de farine. Elle n’a pas eu peur de sa pauvreté, ni devant Dieu ni devant les hommes. Dieu accueille avec joie l’offrande d’un pauvre qui reste pauvre, et qui accepte de le rester devant lui et devant les hommes. Jésus, dans ce don inconditionnel, retrouve l’un des réflexes de son propre cœur : « lui qui, de riche qu’il était, s’est fait pauvre, pour nous enrichir par sa pauvreté. » Il y a tant de manières de se sentir démuni : démuni d’atouts pour faire sa route dans la vie, démuni de santé ou de grâce physique, démuni d’appui ou d’amitié. Parce que toutes ces pauvretés nous déprécient à nos propres yeux, nous serions tentés d’en faire reproche aux autres et à Dieu. Les pauvres véritables nous montre le vrai chemin : Nous sommes pauvres, mais nous savons quoi faire de notre pauvreté : la reconnaître, la présenter à Jésus, et nous mettre sans attendre au service du Royaume, tels que nous sommes, tels que Dieu nous voit et nous aime.

Une pauvre veuve s’avança et mit deux petites pièces de monnaie. Jésus appela ses disciples et leur déclara : « Amen, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis dans le Trésor plus que tous les autres.

Car tous, ils ont pris sur leur superflu, mais elle, elle a pris sur son indigence : elle a mis tout ce qu’elle possédait, tout ce qu’elle avait pour vivre. » Non seulement cette femme a su donner, bien que pauvre, mais elle a donné sa pauvreté, voilà ce qui a touché Jésus. Elle savait que son obole allait la rendre plus pauvre encore, mais sa foi toute simple et droite lui disait que Dieu l’aimait ainsi. Elle n’avait pas à devenir riche pour pouvoir donner. Cette pauvre veuve est le signe d’un peuple de pauvres, de l’humanité dépréciée par tous. Jésus « connaît » son cœur, elle n’a plus que deux piécettes pour vivre, pas de quoi acheter son pain. Mais privée de tout bien, dépourvue de tout soutien, elle a le sens des pauvres. Nous recevons des leçons surprenantes des pauvres : Dans une région où véritablement on meurt de faim, si un petit sac de riz arrive dans une famille, la mère de famille divise en deux le don reçu, et va porter la moitié à sa voisine qui fait de même. Après, elle fera manger sa famille.


Nous demandons la grâce de demeurer dans le Corps vivant du Christ.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Benoît XVI, pape de 2005 à 2013
Message pour le Carême 2008 (trad. Libreria Editrice Vaticana)


« Elle a tout donné, tout ce qu'elle avait pour vivre »

Combien significatif est l'épisode évangélique de la veuve qui, dans sa misère, jette dans le trésor du Temple « tout ce qu'elle avait pour vivre ». Sa petite monnaie, insignifiante, est devenue un symbole éloquent : cette veuve a donné à Dieu non de son superflu, et non pas ce qu'elle avait, mais ce qu'elle est ; elle-même, tout entière.

     Cet épisode émouvant s'insère dans la description des jours qui précèdent immédiatement la Passion et la mort de Jésus, « lui qui, comme le note saint Paul, s'est fait pauvre pour nous enrichir de sa pauvreté » (2Co 8,9). Il s'est donné tout entier pour nous... À son école, nous pouvons apprendre à faire de notre vie un don total. En l'imitant, nous réussissons à devenir disposés, non pas tant à donner quelque chose de ce que nous possédons, qu'à nous donner nous-mêmes. L'Évangile tout entier ne se résume-t-il pas dans l'unique commandement de la charité ? La pratique ... de l'aumône devient donc un moyen pour approfondir notre vocation chrétienne. Quand il s'offre gratuitement lui-même, le chrétien témoigne que c'est l'amour et non la richesse matérielle qui dicte les lois de l'existence. C'est donc l'amour qui donne sa valeur à l'aumône, lui qui inspire les diverses formes de don, selon les possibilités et les conditions de chacun.



Source : 










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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Dim 11 Juin 2017 - 15:43

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 





Homélie :


"Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle."

Dieu, dans son mystère, est Amour dit St. Jean. Cela nous est révélé d’une manière unique à l’Annonciation. La Parole de Dieu et son Amour infini sont reçus totalement dans l’humanité par Marie, petite fille du peuple d’Israël. Marie se reçoit de Dieu sans cesse. L’Archange la nomme « comblée de grâce. » Préparée par son Immaculée Conception pour recevoir cet Amour de Dieu, elle est enveloppée totalement de la grâce, de l’amour gratuit de Dieu. L’Esprit Saint, la personne Amour se manifeste à elle, elle la reçoit dans la Foi. C’est ainsi qu’elle devient la mère de Jésus, le Fils unique de Dieu. Dieu s’est ainsi révélé dans des relations d’amour à l’intérieur de son propre mystère, la Sainte Trinité. Parler de l’Amour en dehors de l’amour est impossible. Nous ne pouvons parler correctement de Dieu que si nous aimons. Dieu est Père, Fils et Saint-Esprit, un seul Dieu, Relation d’Amour. Pour l’appréhender, il nous faut remonter à la source, à la Révélation faite à la Vierge Marie.

"Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé."

Le Seigneur Don vient à la rencontre de sa petite créature, l’humanité. Cette rencontre de la divinité avec l’humanité dans le « Sein » de Marie annonce le mystère du salut pour l’humanité. L’Engendrement éternel du Fils par le Père se réalise dans un embrasement d’Amour incroyable en Marie, dans la Foi. L’ange dit à Marie : l’Enfant qui va naître de toi sera Saint, il sera appelé Fils de Dieu. « L’Esprit Saint viendra sur toi, » la Puissance du Très Haut te couvrira de son ombre. L’Amour infini de Dieu enveloppe Marie de son ombre, la femme va donner naissance au « Fils éternel du Père. » Dans son Fils, Dieu est véritablement révélé Père, l’enfant est appelé Fils de Dieu, l’Amour est révélé. C’est pour sauver le monde que Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde. A la suite de Marie, il nous faut le recevoir. C’est dans la réception de Jésus que le Père se dévoile, que l’Amour infini de Dieu, l’Esprit Saint, nous est donné. Ce mystère nous est donné dans la foi.

"Celui qui croit en lui échappe au Jugement ; celui qui ne croit pas est déjà jugé, du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu."

Devant un tel mystère, l’Incarnation du Verbe de Dieu, nous comprenons que l’humanité soit dans le doute. Jésus dans son itinéraire aboutira sur la Croix, car cet Amour n’est pas reçu ! C’est un amour trop prenant, c’est un amour trop exigeant, c’est un amour qui nous dépasse trop ! Se laisser prendre par cet amour, il faut bien le reconnaître, n’est pas très « raisonnable, » c’est se donner sans mesure. La manière dont l’Amour de Dieu se donne n’est pas raisonnable, la raison dont l’amour de Dieu se donne est de se donner sans raison, car l’amour de Dieu est sans limite. L’enfant Jésus entraîne sa mère vers son Père des cieux. Jésus nous dit que nous avons un Père dans les cieux qui est notre origine. L’Esprit Saint lui-même fait surabonder l’Amour infini de Dieu en Marie. Fêter la sainte Trinité, c’est « expérimenter » dans la Foi que nous sommes introduits à l’intérieur même de l’Amour infini de Dieu. A la suite de Marie, avec elle, nous devenons cette humanité nouvelle, immaculée. C’est seulement dans son amour que nous sommes purifiés.


Citation :
Nous demandons la grâce, de recevoir cet amour qui brûlait dans le cœur de Jésus et dans le cœur de Marie.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Petites Soeurs de Marie, Mère du Rédempteur
Entretiens évangiles


La Fête de la Sainte Trinité est comme un "Te Deum"

La fête de la Sainte Trinité est une fête de foi. Mais disons humblement : “Seigneur mon Dieu, je crois, mais augmentez ma foi si faible”. Les Trois Personnes Divines ont coopéré à l’œuvre de la Rédemption. “C’est la volonté de mon Père, que quiconque voit le Fils et croit en Lui, ait la vie éternelle, Je le ressusciterai au dernier jour”.

Dieu le Père nous a créés, Il nous a appelés à la foi. Et le Fils nous a sauvés et faits enfants de Dieu. Il est mort pour nous. Le Saint-Esprit est, après le départ du Seigneur, notre guide et notre consolateur.

La fête de la Sainte Trinité est comme un “Te Deum”. Aussi notre vie commence et s’achève au Nom de la Sainte Trinité. C’est pourquoi nous commençons et achevons nos prières et nos actions par le signe de croix, disant : “Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit”.

Dans les prières de l’Eglise, il y a d’abord le “Gloria Patri”. Nous le disons aussi après chaque psaume de l’office. Quelle puissante Unité ! Quelle grandeur ! Et quelle force pour nous, de trouver ce reflet de la Très Sainte Trinité !

La pensée de la grandeur de la Sainte Trinité doit être l’objet de notre adoration. Mystère de foi, car nul être ne peut l’approfondir, ce grand Mystère qui nous dépasse. Nous ne pouvons que nous incliner humblement, et dire : “Seigneur, nous croyons, mais augmentez notre foi, elle est si faible.” Le Mystère de la Sainte Trinité est la réelle image de toute unité ici-bas, la grâce est la source de la vraie vie.

Le Culte de la Très Sainte Trinité est partout dans la liturgie. C’est au Nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, que commence et s’achève le Saint Sacrifice de la Messe, ainsi que le saint office, les Sacrements également, et toutes prières d’ailleurs. La Sainte Eglise nous fait continuellement louer et adorer la Trinité, qui a exercé sa si grande miséricorde à notre égard, jusqu’à nous donner d’avoir part à sa vie divine.
Allons, revenons toujours à la Très Sainte Vierge Marie comme notre modèle. Elle sera pour nous, le guide le plus sûr dans notre vie d’intimité avec Dieu, avec la Très Sainte Trinité tout entière.



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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Lun 12 Juin 2017 - 12:14

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


Voyant les foules, Jésus gravit la montagne. Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent de lui. Alors, ouvrant la bouche, il les enseignait. Il disait : « Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux.

Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés. Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage. Nous sommes introduits dans les Béatitudes de Jésus. Dieu nous bénit, Il nous enveloppe de sa tendresse, il nous entoure comme la prunelle de son œil et nous demeurons dans son amour. Vivre des Béatitudes c’est entrer dans la Bénédiction de Dieu, habiter le mystère de Dieu et se laissez habiter par lui. Dans sa bénédiction, Dieu dit du bien de nous. Pour nous, bénir Dieu, c’est demeurer dans son amour, quand nous disons du bien de Dieu, nous sommes surpris de dire aussi du bien des autres. Demeurer dans cet amour infini de Dieu est plus que toutes les richesses de la terre. Il faut demeurer dans cet amour pour être « Heureux. » Quand Jésus a douze ans, Marie et Joseph le cherchent tout angoissés. Jésus leur est donné dans son appel, sa vocation : « Il me faut être aux affaires de mon Père. » C’est à la croix que cette Parole sera consolation pour Marie, elle pourra alors supporter, dans l’Amour infini du Père, la déréliction de Jésus. La béatitude des persécutés lui sera donnée à contempler et à vivre. « Heureux ceux qui pleurent. » Jésus n’a jamais cessé de vivre le mystère de la pauvreté que ce soit à Bethléem, à Nazareth ou encore à Jérusalem. Dans un état de pauvreté extrême, Il met toute sa confiance en Dieu son Père. Le Royaume de Dieu nous est donné dans cette pauvreté.

« Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés.

Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde. Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu. Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu. Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des Cieux est à eux. Le cœur qui cherche Dieu aspire à plus de justice, il aspire à ce que nous soyons ajustés sur Dieu et non aux idéologies qui détruisent l’humanité. Nous retrouvons alors le monde des petits et des pauvres qui ont recourt à Dieu. Marie dira la miséricorde de Dieu : « Il a jeté les yeux sur la pauvreté de sa servante ». Elle reçoit les événements sans se laisser accabler et elle rend grâce à Dieu en tout, demeurant toujours dans son amour. Tout lui est donné, elle a tout reçu de la bienveillance de Dieu, elle est dans l’émerveillement. « Heureux les cœurs purs, ils verront Dieu. » Les cœurs purs sont ceux qui n’ont qu’un seul désir, celui de faire la volonté de Dieu en tout, ils demeurent dans l’Amour.

Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi.

Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux ! C’est ainsi qu’on a persécuté les prophètes qui vous ont précédés. L’Amour que Jésus, le Verbe de Dieu, vit dans l’éternité avec son Père, a pris corps dans le temps, en la Vierge Marie sa mère. Elle est la bien-aimée, la compagne des jours joyeux de Jésus comme de ses jours douloureux. Les Béatitudes nous sont données pour nous communiquer cet Amour qui se donne maintenant à nous. Nous pouvons entrer dans la beauté et la grandeur de ce qui se vit, dans la douceur et la petitesse du quotidien. Jésus, avec ses disciples, descend de la montagne, Il s’assoit et Il parle. C’est une nouvelle législation qui se donne ainsi, c’est son cœur qui s’exprime. Nous sommes là au cœur de notre vocation chrétienne, dans un monde ou la tentation de la guerre est grande. Pour bâtir la communauté il est nécessaire d’être sans cesse des « faiseurs de paix, » des fils de Dieu.


Citation :
Nous demandons la grâce de vivre vraiment des béatitudes.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église
Homélie sur la Deuxième lettre aux Corinthiens, 12, 4 ; PG 61, 486 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p.398)


« Réjouissez-vous ; soyez dans l'allégresse car votre récompense sera grande »

Seuls les chrétiens estiment les choses à leur vraie valeur, et ils n'ont pas les mêmes motifs de se réjouir et de s'attrister que le reste des hommes. À la vue d'un athlète blessé, portant sur la tête la couronne du vainqueur, celui qui n'a jamais pratiqué aucun sport considère seulement les blessures qui font souffrir cet homme ; il n'imagine pas le bonheur que lui procure sa récompense. Ainsi font les gens dont nous parlons. Ils savent que nous subissons des épreuves, mais ignorent pourquoi nous les supportons. Ils ne considèrent que nos souffrances. Ils voient les luttes dans lesquelles nous sommes engagés et les dangers qui nous menacent. Mais les récompenses et les couronnes leur restent cachées, non moins que la raison de nos combats. Comme l'affirme saint Paul : « On nous croit démunis de tout, et nous possédons tout » (2Co 6,10)...

     Pour ce qui nous regarde, quand nous sommes soumis à l'épreuve à cause du Christ, supportons-la vaillamment, bien plus, avec joie. Si nous jeûnons, bondissons de joie comme si nous étions dans les délices. Si l'on nous outrage, dansons allègrement comme si nous étions comblés d'éloges. Si nous subissons un dommage, considérons-le comme un gain. Si nous donnons au pauvre, persuadons-nous que nous recevons... Avant tout, rappelle-toi que tu combats pour le Seigneur Jésus. Alors tu entreras de bon cœur dans la lutte et tu vivras toujours dans la joie, car rien ne nous rend si heureux qu'une bonne conscience.



Source :













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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mar 13 Juin 2017 - 14:50

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


« Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel devient fade, comment lui rendre de la saveur ? Il ne vaut plus rien : on le jette dehors et il est piétiné par les gens.

« Vous êtes le sel de la terre. » Le sel est connu dans le monde entier. À toute nourriture, il donne goût et saveur, il assainit, conserve, vivifie. Nous connaissons bien sa symbolique biblique, il figure la sagesse, exprime l’amitié, traduit partout l’animation, la joie fraternelle, la vie. Il nous donne de savoir ce que nous avons à être et à devenir, ce que nous sommes au plus profond de nous. Il parle au monde de l’Amour dont le Père nous aime et il nous envoie : Personne n’avait parlé ainsi aux hommes : Vous êtes le sel de la terre. Marie est ce bon sel, elle est la première en chemin qui nous aide à comprendre que Dieu peut combler notre vie au-delà de toute espérance. Dans son oui total à l’Annonciation, elle accepte que Dieu puisse la ravir totalement, elle est ce sel de la terre. Notre oui, nous le donnons très vite, mais nous pouvons le reprendre car nous pensons que la créature peut combler notre vie. Nous attendons bien souvent des créatures ce que Dieu seul peut nous donner. Le oui de Marie à l’Annonciation est pourtant une épreuve de Foi, d’espérance et surtout d’Amour, mais elle met Dieu à la première place.

Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée. Et l’on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau ; on la met sur le lampadaire, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison.

« Vous êtes la lumière du monde, » est la deuxième image employée par Jésus qui nous ouvre une perspective immense, presque démesurée. La parole qui nous est donnée chaque jour est une lumière. Une lumière est capable d’éclairer le monde entier ! Nous comprenons que c’est par son Amour que Jésus est Lumière du monde. En vérité, c’est par le Oui qu’il a prononcé une fois pour toute à son Père qu’il est cette Lumière. « Le Fils de Dieu, le Christ Jésus … n’a jamais été que oui" dit l’Apôtre Paul. Et toutes les promesses de Dieu ont trouvé leur oui dans sa personne. » On n’allume pas une lumière pour la mettre sous le boisseau, mais bien sur le lampadaire afin qu’elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison. Nous sommes dans le mystère du oui de Jésus, dans le mystère de son Amour infini. Toutes les promesses de Dieu, réalisées dans le Messie, ont trouvé leur accomplissement dans le oui de Marie, dans sa personne. C’est en Jésus que ce oui s’origine et nous aimons magnifier ce oui de Marie. Elle est la mère de celui qui porte tout. Son oui est lumière de toujours à toujours.

De même, que votre lumière brille devant les hommes : alors, voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux.

Cette lumière du monde se trouve dans notre oui à la volonté sainte de Dieu. C’est dans la nuit de la foi qu’il nous faut dire un oui total à la parole vivante de Dieu. Par ce Oui de Jésus au Père, Jésus sera fait le plus petit des enfants des hommes. Caché dans le sein de la femme et il descendra jusqu’à nous. Jésus dit un oui total à son Père sur la croix. Par sa mort, il vaincra la mort. Descendant dans la mort, son oui sera parfait, il nous délivrera de la peur de la mort. Si Jésus a été abaissé si bas, il a été glorifié d’une manière étonnante. Dans cet abaissement il nous relève pour toujours. Pour être lumière du monde avec Jésus, il nous faut être en communion avec Lui, dans sa personne, dans une communion d’amour permanente. Alors, notre oui réalisera les merveilles de Dieu, c’est le oui de la Résurrection. L’Eucharistie que nous célébrons nous le révèle de la manière la plus forte. En venant communier à son Corps et à son Sang, en participons à la Pâque du Seigneur Jésus, nous lui demandons de faire de notre vie un « oui », un oui d’amour. Le oui de Jésus est dans son silence éternel d’amour pour son Père, il est total.


Citation :
Nous demandons la grâce que notre oui soit vraiment oui, quoi qu’il nous en coûte


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église
Sermons sur saint Matthieu, n° 15


Le sel de la terre

« Vous êtes le sel de la terre » dit le Sauveur ; il leur montre par là combien sont nécessaires tous les préceptes qu'il vient d'énoncer. « Ma parole, leur dit-il, ne sera pas seulement pour votre propre vie, mais elle vous est confiée pour le monde entier. Je ne vous envoie pas à deux villes, à dix ou à vingt, ni à un seul peuple, comme autrefois les prophètes. Je vous envoie à la terre, à la mer, à toute la création, partout où abonde le mal. »(Mc 16,15).

     En effet, en leur disant : « Vous êtes le sel de la terre », il leur a indiqué que toute la nature humaine est affadie, corrompue par le péché ; c'est par leur ministère que la grâce de l'Esprit Saint régénèrera et conservera le monde. C'est pourquoi il leur enseigne les vertus des Béatitudes, celles qui sont les plus nécessaires, les plus efficaces chez ceux qui ont la charge de la multitude. Celui qui est doux, modeste, miséricordieux, juste ne renferme pas en lui-même les bonnes actions qu'il accomplit ; il a soin que ces belles sources coulent aussi pour le bien des autres. Celui qui a le cœur pur, qui est artisan de paix, qui souffre persécution pour la vérité, voilà la personne qui consacre sa vie au bien de tous.



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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mer 14 Juin 2017 - 13:02

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


« Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir.

La première Alliance révèle Dieu à l’humanité par les prophètes qui ont semé la Parole dans son Peuple. Jésus, le Verbe de Dieu fait chair, l’enfant bien-aimé du Père, a reçu par Marie, dans l’Esprit Saint, la nature humaine. Partageant notre humanité, Jésus accomplit dans sa chair la Parole de Dieu. La vie de Jésus accomplit cette Parole de Dieu, elle est l’expression du mystère divin qui ressaisit toutes les capacités de l’amour du cœur humain pour les régénérer. Nous qui étions morts à cause de nos fautes, nous avons retrouvé la vie grâce à Jésus qui accomplit par sa Croix, la Parole de Dieu. Plongé dans la détresse humaine, buvant la coupe de toutes nos misères, Jésus crucifié et ressuscité dans l’amour de Dieu nous donne de ressusciter avec lui. Nous avons une grande assurance devant Dieu, non pas à cause d’une capacité personnelle dont nous pourrions nous attribuer le mérite, car toute capacité vient de Dieu. Dans l’Amour réparateur de Dieu, l’Esprit Saint nous est donné, nous avons un abandon total, une confiance absolue, pour accomplir la Parole de Dieu qui est amour.

« Amen, je vous le dis : Avant que le ciel et la terre disparaissent, pas un seul iota, pas un seul trait ne disparaîtra de la Loi jusqu’à ce que tout se réalise.

En Jésus, le Verbe fait chair, la Parole de Dieu nous fait connaître qui est Dieu, combien Il nous aime. Nous avons ainsi la plénitude de la Révélation. Jésus est le Fils de Dieu qui attend une réponse d’amour du cœur de l’homme. Cette réponse est manifestée dans l’accomplissement de son enseignement. « Si vous m’aimez, vous resterez fidèles à mes commandements. » Notre capacité d’amour est vivifiée par l’amour infini de Dieu manifesté en Jésus Christ. Garder les commandements de Dieu manifeste que nous l’aimons en vérité. L’amour infini de Dieu, réalise notre vie en Jésus, c’est la puissance de sa résurrection qui est à l’œuvre en nous. Non seulement l’amour de Dieu nous est donné, mais notre capacité pour le recevoir aussi. Ce ne sont pas nos mérites ni nos efforts qui nous sauvent, mais l’amour infini de Dieu. Tout est grâce, tout est donné gratuitement et gracieusement.

Donc, celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le royaume des Cieux.

Mais celui qui les observera et les enseignera, celui-là sera déclaré grand dans le royaume des Cieux.
Nous acceptons que toute notre vie soit plongée dans la passion et la résurrection de Jésus, qu’elle soit soumise au mystère pascal de Jésus. Par sa Passion, Jésus nous enseigne la malice du mal et il nous guérit de ce mal en profondeur. Il nous faut revêtir l’amour infini de Dieu, nous laisser guérir par la blessure du Cœur de Jésus qui est le sommet de la Révélation. Jésus nous révèle l’importance de la douceur et de l’humilité : « Celui qui observera ces plus petits commandements et les enseignera sera déclaré grand dans le Royaume des Cieux. » La patience et la persévérance sont des qualités si importantes. Du coté ouvert de Jésus, il sortit de l’eau et du sang, dit l’apôtre Jean. Le lieu du Calvaire est le lieu de la vie, c’est ce lieu où toute mort est morte, dépassée à jamais dans la mort du Christ. C’est la Révélation du plus grand amour. Que notre cœur soit vraiment plongé dans le cœur blessé de l’Agneau et qu’il trouve là de quoi vivre.



Citation :
Nous demandons la grâce de demeurer dans la blessure du cœur de Jésus, pour vivre d’amour.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Origène (v. 185-253), prêtre et théologien
Homélies sur les Nombres, n° 9,4 (trad. SC 415, p. 239 rev.)


« Ne pensez pas que je suis venu abolir la Loi... : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir » (Mt 5,17)

Je veux rappeler aux disciples du Christ la bonté de Dieu : que personne d'entre vous ne se laisse ébranler par les hérétiques si, dans la controverse, ils disent que le Dieu de la Loi n'est pas bon mais juste, et que la Loi de Moïse n'enseigne pas la bonté mais la justice. Qu'ils voient, ces détracteurs de Dieu en même temps que de la Loi, comment Moïse lui-même et Aaron ont accompli en devanciers ce que l'Évangile a enseigné plus tard. Considérez comment Moïse « aime ses ennemis et prie pour ceux qui le persécutent » (Mt 5,44)... ; voyez comment, « tombant la face contre terre », tous deux prient pour ceux qui s'étaient rebellés et voulaient les tuer (Nb 17,10s). Ainsi trouve-t-on l'Évangile en puissance dans la Loi et doit-on comprendre que les Évangiles sont appuyés sur le fondement de la Loi.

     Pour moi, je ne donne pas le nom d'Ancien Testament à la Loi, quand je la considère spirituellement ; la Loi ne devient « Ancien Testament » que pour ceux qui ne veulent pas la comprendre selon l'esprit. Pour eux, elle est obligatoirement devenue « ancienne » et elle a vieilli, parce qu'elle ne peut pas conserver sa force. Mais pour nous, qui la comprenons et l'expliquons en esprit et dans la ligne de l'Évangile, elle est toujours nouvelle ; les deux Testaments sont pour nous un nouveau Testament, non par la date, mais par la nouveauté du sens.

     L'apôtre Jean ne pense-t-il pas aussi la même chose quand il dit dans son épître : « Petits enfants, je vous donne un commandement nouveau, c'est de vous aimer les uns les autres » ? (4,7 ; Jn 13,34) Il savait que le précepte de l'amour avait été donné depuis longtemps dans la Loi (1Jn 2,7s ; Lv 19,18). Mais comme « la charité ne disparaît jamais » (1Co 13,8.)..., il affirme l'éternelle nouveauté de ce précepte qui ne vieillit pas... Pour le pécheur et pour ceux qui n'observent pas le pacte de la charité, même les Évangiles vieillissent ; il ne peut pas y avoir de Testament Nouveau pour celui qui « ne dépouille pas le vieil homme et ne revêt pas l'homme nouveau et créé selon Dieu » (Ep 4,22.24).



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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Jeu 15 Juin 2017 - 15:34

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


Je vous le dis en effet : Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux.

« Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens : Tu ne commettras pas de meurtre, et si quelqu’un commet un meurtre, il devra passer en jugement. Eh bien ! moi, je vous dis : Tout homme qui se met en colère contre son frère devra passer en jugement. Si quelqu’un insulte son frère, il devra passer devant le tribunal. Si quelqu’un le traite de fou, il sera passible de la géhenne de feu. « J’écoute, que dira le Seigneur Dieu ? Ce qu’il dit, c’est la paix, son salut est tout proche de ceux qui l’adorent. » Dieu n’a pas d’autre message que la paix. Il nous conduit dans une adoration véritable en esprit et vérité. Alors nous ne pouvons pas garder de rancune ni de colère puisque le Christ est mort pour nous. « Amour et vérité se rencontrent, justice et paix s’embrassent. » Jésus nous a embrassés de telle sorte, que par son amour infini et total, nous ne regardions plus nos fautes. Si elles étaient comme l’écarlate, elles deviennent blanches comme neige ! Chaque jour par le mystère pascal nous sommes rendus présents au mystère de l’amour infini de Dieu par lequel Jésus nous sauve. Quand nous célébrons le mystère de la mort et de la résurrection de Jésus, nous sommes morts avec le Christ pour vivre désormais en lui.

Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande à l’autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton offrande, là, devant l’autel, va d’abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande.

Nous sommes introduits dans le mystère du Christ, dans cette Vérité qui germera de la terre, c’est Jésus qui nous pardonne. L’humanité est appelée à être en lui dans l’amour qui ne peut pas ne pas pardonner. « Nous, les apôtres, nous n’avons pas, comme Moïse, un voile sur le visage, nous reflétons tous la gloire du Seigneur. La gloire du Seigneur, c’est la victoire de son amour, Jésus est vainqueur de la mort et du péché. La victoire de Jésus est notre victoire. Nous sommes transfigurés en son image avec une gloire de plus en plus grande par l’action du Seigneur qui est Esprit.

Mets-toi vite d’accord avec ton adversaire pendant que tu es en chemin avec lui, pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge, le juge au garde, et qu’on ne te jette en prison. Amen, je te le dis : tu n’en sortiras pas avant d’avoir payé jusqu’au dernier sou.

Nous prions ainsi notre Père des cieux : « Dans le mystère pascal de ton Fils, tu as accompli Seigneur la Rédemption du monde . » Notre tache est de rejoindre Jésus, lui qui est amour, lui qui nous a saisi dans notre vie. Par le baptême nous ne sommes plus de ce monde, nous sommes véritablement au Christ. Notre vie de baptisés se passe désormais en lui. L’Esprit Saint nous donne la vie divine. C’est l’esprit vivifiant par lequel Jésus s’est offert au Père pour nous sauver. Cet Esprit Saint est imploré sur le pain et le vin qui, à la parole de Jésus deviennent le Corps et le Sang du Christ : « Ceci est mon Corps, Ceci est mon sang. » L’Esprit de Résurrection est l’Esprit qui vivifie sans cesse le Corps du Christ qui est l’Église afin que notre vie devienne amour et vérité.


Citation :
Nous demandons à Dieu la grâce d’être ressuscités avec le Christ.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint François de Sales (1567-1622), évêque de Genève et docteur de l'Église  
Introduction à la vie dévote, III, 8


« La colère de l'homme n'accomplit pas la justice de Dieu » (Jc 1,20)

Le saint et illustre patriarche Joseph, renvoyant ses frères d'Égypte en la maison de son père, leur donna ce seul avis : « Ne vous courroucez point en chemin » (Gn 45,24). Je vous en dis de même : cette misérable vie n'est qu'un acheminement à la vie bienheureuse ; ne nous courrouçons donc point en chemin les uns avec les autres, marchons avec la troupe de nos frères et compagnons doucement et paisiblement. Mais je vous dis nettement et sans exception, ne vous courroucez point du tout, s'il est possible, et ne recevez aucun prétexte quel qu'il soit pour ouvrir la porte de votre cœur au courroux. Car saint Jacques dit tout court et sans réserve que « la colère de l'homme n'opère point la justice de Dieu » (1,20).

     Il faut vraiment résister au mal et réprimer les vices de ceux que nous avons en charge, constamment et vaillamment, mais doucement et paisiblement... On ne prise pas tant la correction qui sort de la passion, quoique accompagnée de raison, que celle qui n'a aucune autre origine que la raison seule. Que si la colère gagne la nuit et que « le soleil se couche sur notre ressentiment » (Ep 4,26), se convertissant en haine, il n'y a quasi plus moyen de s'en défaire. Car elle se nourrit de mille fausses persuasions, puisque jamais nul homme courroucé ne pensa son courroux être injuste.

     Il est donc mieux d'entreprendre de savoir vivre sans colère que de vouloir user modérément et sagement de la colère, et quand par imperfection et faiblesse nous nous trouvons surpris par elle, il est mieux de la repousser promptement que de vouloir marchander avec elle.



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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Ven 16 Juin 2017 - 16:08

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


« Vous avez appris qu’il a été dit : Tu ne commettras pas d’adultère. Eh bien ! moi, je vous dis : Tout homme qui regarde une femme avec convoitise a déjà commis l’adultère avec elle dans son cœur. »

La misère de l’humanité est là, quand la créature se coupe de ses racines, de sa source, de ce qui la fait marcher et avancer. Elle est là quand nous voulons l’autre pour nous seul. Dieu a donné à l’homme une aide qui lui soit assortie. Il nous fait vivre pour les autres, dans la fécondité. Nous sommes au niveau du Salut de la vie, telle que Jésus veut régénérer, quand la mort de l’égoïsme fait son travail en nous. « J’ai gardé ma foi, alors que je disais vraiment, je suis trop malheureux. » Le psaume nous met en présence du mystère du Calvaire, mystère où Jésus nous sauve et où nous sommes relevés. Face à la misère du monde nous entendons encore : « Dans mon désarroi, j’en venais à dire : Les hommes sont tous menteurs. » Marie expérimente au pied de la croix, la violence de son peuple, celle du pouvoir temporel et du pouvoir religieux qui se sont coalisés pour mettre Jésus à mort.

« Si ton œil droit entraîne ta chute, arrache-le et jette-le loin de toi, car mieux vaut pour toi perdre un de tes membres que d’avoir ton corps tout entier jeté dans la géhenne.

Et si ta main droite entraîne ta chute, coupe-la et jette-la loin de toi, car mieux vaut pour toi perdre un de tes membres que d’avoir ton corps tout entier qui s’en aille dans la géhenne. Le mal qui détruit le « monde » est particulièrement violent. Jésus prend le contre-pied de ce mal perfide par un remède qu’il veut efficace : « Si ton œil droit entraine ta chute, arrache-le et jette le loin de toi ! » Le médecin devant le mal de la gangrène fera de même aujourd’hui. Rompre avec la malice du monde ne se fait pas sans affrontement. En voyant Jésus affligé sur la croix, le cœur de Marie est transpercé comme par une épée comme le lui avait prédit le vieillard Siméon. Marie est témoin du Cœur blessé de Jésus à la croix. Devant le déferlement de violence et de douleur affligé à Jésus, nous pouvons entendre les exigences de l’évangile. « Partout et toujours, nous subissons dans notre corps la mort de Jésus, » dit l’Apôtre. Quand nous sommes dans l’épreuve, nous pouvons aussi nous dire dans l’espérance, que la mort de Jésus continue son œuvre de régénération en nous. En effet, « nous, les vivants, nous sommes continuellement livrés à la mort à cause de Jésus afin que la vie de Jésus elle aussi, soit manifestée dans notre existence mortelle. »

Il a été dit également : Si quelqu’un renvoie sa femme, qu’il lui donne un acte de répudiation. Eh bien ! moi, je vous dis : Tout homme qui renvoie sa femme, sauf en cas d’union illégitime, la pousse à l’adultère ;

et si quelqu’un épouse une femme renvoyée, il est adultère. « Il en coûte au Seigneur de voir mourir les siens. » C’est par la mort que Jésus nous sauve, il fait mourir la mort. La victoire de l’amour est assurée. Marie sait de quel amour elle est aimée. Comme la première Ève avait trouvé vie à partir du côté d’Adam, la nouvelle Ève, Marie, trouve vie dans la blessure du cœur de Jésus. Du Cœur de Jésus ouvert par la lance du soldat, il sortit du sang et de l’eau. Par l’eau du baptême et par le sang de l’Eucharistie nous sommes introduits dans le Christ comme une nouvelle création. L’épouse du Christ est devenue sans tache. « Ton Époux c’est ton créateur, » disait déjà Isaïe. Toute l’humanité se prépare ainsi aux noces du Fils bien aimé du Père. Le mystère pascal que nous célébrons, donne à l’humanité nouvelle de prendre corps. « Je t’offrirai le sacrifice de louange en t’invoquant, Seigneur par ton nom ; je tiendrai mes promesses au Seigneur, oui, devant tout son peuple. » Dans l’épreuve de foi que nous vivons, la plus grande qui n’aura jamais été vécue dans l’humanité, nous pouvons encore rendre grâce.


Citation :
Nous demandons la grâce d’accueillir le mystère de la Croix qui donne la vie au monde.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Jean-Paul II (1920-2005), Pape
Discours aux jeunes du Pays-Bas, 14 mai 1985 (trad. ORf 21)


Les exigences du Christ et la joie du cœur(Jc 1,20)

Chers jeunes, vous m'avez fait savoir que vous considérez souvent l'Église comme une institution qui ne fait que promulguer des règlements et des lois... Et vous en concluez qu'il y a un profond hiatus entre la joie qui émane de la parole du Christ et le sens d'oppression que suscite en vous la rigidité de l'Église... Mais l'Évangile nous présente un Christ très exigeant qui invite à une radicale conversion du cœur, au détachement des biens de la terre, au pardon des offenses, à l'amour envers l'ennemi, à la patiente acceptation des persécutions et même au sacrifice de sa propre vie par amour du prochain. En ce qui concerne le domaine particulier de la sexualité, on connaît la ferme position qu'il a prise en défense de l'indissolubilité du mariage et à la condamnation prononcée même à l'égard du simple adultère commis dans le cœur. Et pourrait-on ne pas être impressionné face au précepte de « s'arracher l'œil » ou de « se tailler la main » si ces membres sont une occasion de « scandale » ? ...

     La licence morale ne rend pas les hommes heureux. De même la société de consommation n'apporte pas la joie du cœur. L'être humain ne se réalise que dans la mesure où il sait accepter les exigences qui proviennent de sa dignité d'être créé « à l'image et à la ressemblance de Dieu » (Gn 1,27). C'est pourquoi, si aujourd'hui l'Église dit des choses qui ne plaisent pas, c'est qu'elle se sent obligée de le faire. Elle le fait par devoir de loyauté...

     Ne serait-ce donc pas vrai que le message évangélique est un message de joie ? Au contraire, c'est absolument vrai ! Et comment est-ce possible ? La réponse se trouve dans un mot, un seul mot, un mot bref, mais au contenu vaste comme la mer. Et ce mot est : amour. La rigueur du précepte et la joie du cœur peuvent parfaitement se concilier. Qui aime ne craint pas le sacrifice. Et même, il cherche dans le sacrifice la preuve plus convaincante de l'authenticité de son amour.



Source :













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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Sam 17 Juin 2017 - 14:44

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


Vous avez encore appris qu’il a été dit aux anciens : Tu ne manqueras pas à tes serments, mais tu t’acquitteras de tes serments envers le Seigneur.

Eh bien ! moi, je vous dis de ne pas jurer du tout, ni par le ciel, car c’est le trône de Dieu, ni par la terre, car elle est son marchepied, ni par Jérusalem, car elle est la Ville du grand Roi.
Apres avoir défendu toute injustice contre le prochain, Jésus défend maintenant toute injustice contre Dieu. Pour cela il redit que si Dieu avait permis de faire les serments en son nom, c’était pour ne pas jurer par les créatures. La loi avait fait cette concession comme un chemin en vue d’une purification. Le parjure est une faute évitée si nous ne jurons pas du tout. Jésus nous dit de ne point jurer. Que votre discours soit : Cela est, cela est ; Cela n’est pas, cela n’est pas ; Il suffit de dire d’une chose qui est, cela est ; et cela n’est pas, d’une chose qui n’est pas. L’affirmation et la négation sont répétées deux fois, pour nous apprendre à prouver par nos œuvres, la vérité de ce que notre bouche affirme. Il n’est nul besoin de serment quand nous vivons dans la simplicité de la foi. Ce qui est vrai l’est toujours, et ce qui ne l’est pas ne l’est pas, c’est ainsi que parole et action sont dans la vérité. Puisque Jésus a pris en lui notre vie et notre mort, tout ce que nous vivons maintenant est vécu en lui. Jésus a pris sur lui tout notre péché, toute notre misère et il en a fait un sacrifice d’amour. C’est le sacrifice pascal que nous célébrons dans chaque Eucharistie. Désormais notre vie est en lui et tout ce que nous vivons vient de lui.


Et ne jure pas non plus sur ta tête, parce que tu ne peux pas rendre un seul de tes cheveux blanc ou noir.

Toute parole du chrétien doit dire la Vérité de Jésus. Celui qui comprend que la vérité seule suffit, impose un frein à sa langue pour ne pas parler trop. La nécessité de jurer vient de la faiblesse de celui qui veux persuader par la force ! Cette faiblesse est un mal. L’autre doit être respecter dans son chemin de vie. C’est par la prière que nous luttons contre la mauvaise disposition que nous pouvons rencontrer. Vivant dans la résurrection de Jésus, nous savons qu’il continue son œuvre en nous. Notre vie lui appartient : "Afin que notre vie ne soit plus à nous-mêmes mais à lui qui est mort est ressuscité pour nous." Si nous sommes dans le Christ, nous sommes une créature nouvelle. Par notre communion au corps et au sang du Christ ressuscité nous vivons de sa vie. Notre vie sur la terre devient comme la vie de Jésus itinérant sur cette terre, pour la régénération du monde. Nous pouvons dire comme l’apôtre Paul : "Pour moi, vivre c’est le Christ." Certes nous pouvons encore être dans l’angoisse, alors nous nous unissons à l’angoisse de Jésus au jardin des oliviers. Nous pouvons encore être dans des situations de « mort, » mais ce « mourir, » sera dans le Christ qui continue sa vie en nous.

« Que votre parole soit “oui”, si c’est “oui”, “non”, si c’est “non”. Ce qui est en plus vient du Mauvais.

Nous voulons marcher dans la vérité et nous comprenons cette Parole : « Quand vous dites « oui » que ce soit un « oui » quand vous dites « non » que ce soit un « non. » Notre vie est transfigurée dans le Christ. Certes nous sommes encore dans un monde de misère, dans le même péché et dans la même mort que nos frères qui ont crucifié Jésus. Cependant, nous sommes dans le Christ, pour annoncer Celui qui est vivant à jamais, puisque sa vie se vit en nous. Dans la vie de Jésus « qui est venu, qui a souffert et qui est ressuscité, » toute vie, toute souffrance, toute mort dans le Christ est rédemptrice. Nous sommes déjà ressuscités en espérance et c’est bien Dieu qui, dans le Christ, se réconcilie le monde avec lui. Nous pouvons apporter au monde une parole de vérité et de réconciliation car nous sommes passés de la mort à la vie dans le Christ. En célébrant le mystère pascal, nous nous plongeons dans le « mémorial » de ce que Jésus a vécu pour nous. Il a souffert et il est ressuscité et nous sommes au service de la réconciliation du monde. Que nous soyons dans la détresse ou dans la joie de la résurrection, l’amour de Dieu prend corps de plus en plus en nous car c’est le Christ qui vit en nous.


Citation :
Nous demandons à l’Esprit Saint d’être trouvé fidèles à cette parole du Christ qui nous sauve.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Une homélie grecque du 4e siècle
Sur la Sainte Pâque, 9 ; PG 59, 743 ; SC 27 (inspiré d'une homélie perdue d'Hippolyte ; trad. Solms, Bible chrétienne)


« Moi, je vous dis » : La Loi ancienne accomplie par celui qui donne la Loi nouvelle

La Loi donnée à Moïse est un recueil d'enseignements variés et impératifs, une collection utile à tous de ce qu'il est bon de faire en cette vie, et un reflet mystique des coutumes de la vie céleste : un flambeau et une lampe, un feu et une lumière, répliques des luminaires d'en haut. La Loi de Moïse était l'itinéraire de la piété, la règle des mœurs honnêtes, le frein du premier péché, l'esquisse de la vérité à venir (Col 2,17)... La Loi de Moïse était pour la piété un maître et pour la justice un guide, pour les aveugles une lumière et pour les insensés une preuve, pour les enfants un pédagogue et pour les imprudents une amarre, pour les nuques raides une bride et pour les impatients un joug contraignant.

     La Loi de Moïse était le messager du Christ, le précurseur de Jésus, le héraut et le prophète du grand Roi, une école de sagesse, une préparation nécessaire et un enseignement universel, une doctrine venue à son heure et un mystère temporaire. La Loi de Moïse était un résumé symbolique et énigmatique de la grâce future, annonçant en images la perfection de la vérité à venir. Par les sacrifices, elle annonçait la Victime, par le sang, le Sang, par l'agneau, l'Agneau, par la colombe, la Colombe, par l'autel le Grand Prêtre, par le Temple le séjour de la divinité, par le feu de l'autel la pleine « Lumière du monde » (Jn 8,12) qui descend d'en haut.



Source :













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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Dim 18 Juin 2017 - 1:13

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


"Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. »

Le pain et le vin sont des images de la nourriture spirituelle dans le livre des Proverbes. C’était une image qui annonçait le pain de l’intelligence, le pain de la foi, la parole qui nous entrouvre le plan d’amour de Dieu. Jésus prononce dans la synagogue de Capharnaüm : « Le pain de Dieu, c’est celui qui descend du ciel et donne la vie au monde. » L’audace de Jésus suscite des murmures dans l’auditoire. L’étonnement des gens de la synagogue frise le scandale et le murmure s’amplifie. Nous avons la grâce de connaître la vraie réponse donnée par Jésus le soir du Jeudi Saint, quand, prenant le pain, puis la coupe, il dira : "Prenez et mangez ; ceci est mon corps livré pour vous… Buvez-en tous, ceci est mon sang." A Capharnaüm, au lendemain de la multiplication des pains, Jésus développe la catéchèse eucharistique. Aujourd’hui, nous comprenons que l’Eucharistie est nécessaire pour nous. Comme est indispensable la nourriture du corps humain, il nous faut développer une vie d’Amour que l’on commence à vivre ici-bas. La vie éternelle est inaugurée dès maintenant dans le quotidien de notre existence par une relation intense, profonde, invisible, avec Jésus.

"Les Juifs se querellaient entre eux : « Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger ?"

Jésus leur dit alors : « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n’avez pas la vie en vous. Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi, je demeure en lui. Demeurer en Jésus est le défi de notre vie. Nous marchons dans le désert comme nos pères au désert du Sinaï. Dieu met au cœur de son peuple le désir de s’approfondir pour découvrir ce qu’il a dans le cœur. La Parole de Dieu donne le sens de notre marche et la nourriture pour le chemin ! Cette marche révèle ce que nous avons dans le cœur. Il le prépare à une nourriture qui donne la vie. Déjà, Dieu veut faire découvrir à l’homme qu’il ne vit pas « seulement de pain mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. » Si nous avons fondamentalement besoin d’une nourriture pour notre corps, il est une autre nourriture encore bien plus nécessaire, celle de notre cœur. C’est Jésus le « Pain vivant, » la Parole faite chair qui rassasie notre cœur. Il est « la vraie nourriture et la vraie boisson » qui donnent la vie éternelle.

"De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même celui qui me mange, lui aussi vivra par moi."

Tel est le pain qui est descendu du ciel : il n’est pas comme celui que les pères ont mangé. Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra éternellement. » Demeurer dans le mystère de Jésus, c’est trouver en lui la lumière, la paix et le pardon. C’est puiser à sa vie la force de vivre dans l’épreuve en essayant de voir les choses, les événements et chaque personne comme lui les voit. Demeurer en lui, c’est lui apporter dans la prière, tout notre cœur en laissant résonner sa Parole au plus profond de notre liberté pour nous imprégner de sa miséricorde. Le partage de cette intimité, Jésus le résume en disant : « Celui qui me mange vivra par moi. » Toute communion à son Corps et à son Sang sera donc une communion à sa vie de Fils de Dieu, d’Envoyé du Père. L’Eucharistie est pour nous le pain du voyage car en mangeant le Corps du Christ, nous venons nous ressourcer à sa vie, comme lui-même, voyageur parmi nous, se ressourçait constamment à l’amour de son Père. Nous vivrons par lui, car l’Eucharistie est en nous un gage de victoire sur les forces du refus, de l’agressivité et de l’isolement, et même sur celles de la maladie et de la mort. Nous vivrons, car Jésus veut éterniser son amitié avec nous, son partage de vie avec tous ceux qui croient en lui, au-delà de la mort qui nous emportera, et dont l’ombre inquiète parfois les êtres fragiles que nous sommes : « Si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Moi, je le ressusciterai au dernier jour. » C’est ce Don de Dieu, cette présence révélée par Jésus que nous contemplons dans cette grande fête du Saint-Sacrement. Ce pain de vie nous rappelle combien Dieu nous aime : il se fait « hostie », offrande, pour être accessible à tous ! Mais Il veut aussi nous rassembler comme les grains d’une même colline. « Puisqu’il y a un seul pain, la multitude que nous sommes est un seul corps. » Jésus, présence d’Amour, nous unit à Lui et nous unit les uns aux autres. Il se fait nourriture pour que nous puissions communier à son corps et à son sang et devenir ainsi un seul Corps. En Lui nous formons un corps parfaitement uni ! La Parole nous dit encore aujourd’hui que l’eucharistie fait l’Église, et l’Église fait l’eucharistie.


Citation :
Nous demandons la grâce d’être enracinés dans l’Église pour recevoir Jésus Pain de vie, « pain vivant descendu du ciel, » et devenir son Corps.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Jean-Marie Vianney (1786-1859), prêtre, curé d'Ars
Pensées choisies du saint Curé d'Ars (J. Frossard, Éds Tequi 2007, p. 83-86, rev.)


L'Eucharistie ouvre la porte du Paradis

Si l'on pouvait bien comprendre tous les biens renfermés dans la sainte Communion, il n'en faudrait pas davantage pour contenter le cœur de l'homme.

     Notre Seigneur a dit : « Tout ce que vous demanderez à mon Père en mon Nom, Il vous l'accordera. » (Jn 16,23b) Jamais nous n'aurions pensé à demander à Dieu son propre Fils. Mais ce que l'homme n'aurait pu imaginer, Dieu l'a fait. Ce que l'homme ne peut pas dire ni concevoir, et qu'il n'eût jamais osé désirer, Dieu, dans son Amour, l'a dit, l'a conçu et l'a exécuté.

     Sans la divine Eucharistie, il n'y aurait point de bonheur en ce monde, la vie ne serait pas supportable. Quand nous recevons la sainte Communion, nous recevons notre joie et notre bonheur. Le Bon Dieu, voulant se donner à nous dans le Sacrement de son Amour, nous a donné un désir vaste et grand que Lui seul peut satisfaire... À côté de ce beau Sacrement, nous sommes comme une personne qui meurt de soif à côté d'une rivière ; elle n'aurait cependant qu'à courber la tête !... Comme une personne qui reste pauvre à côté d'un trésor ; elle n'aurait qu'à tendre la main !

     Si l'on pouvait bien comprendre tous les biens renfermés dans la sainte Communion, il n'en faudrait pas davantage pour contenter le cœur de l'homme.



Source :













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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Lun 19 Juin 2017 - 16:01

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


« Vous avez appris qu’il a été dit : Œil pour œil, et dent pour dent. »

Eh bien ! moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant ; mais si quelqu’un te gifle sur la joue droite, tends-lui encore l’autre. Ce n’est pas si facile de ne pas chercher à se venger si on nous fait du mal. Jésus nous demande de faire quelque chose, de tendre l’autre joue. Voilà qui est plus exigeant que de se contenir et de ne rien faire. Jésus nous entraine, encore et toujours, plus haut dans l’Amour, car c’est de la réalité de l’Amour dont il s’agit. C’est l’ennemi de la nature humaine qui est l’adversaire, l’autre devant moi reste un frère, pour qui je veux du bien. Il nous faut être prêt à pardonner, à garder confiance. Il nous est possible d’admettre un jour, que nous nous sommes trompés. Tel est le changement de mentalité que demande Jésus. Il dira au soldat qui le frappe : « Pourquoi me frappes- tu ? » Il continuera ensuite son chemin d’Amour, dans le don total de lui-même. Nous voulons, nous aussi, suivre Jésus dans sa Passion, Il a été jusqu’au bout de ses forces, Il a été jusqu’à bout du don de lui-même. Nous travaillons avec Dieu, et nous sommes inviter à ne pas laisser sans effet la grâce reçue de Jésus.

"Et si quelqu’un veut te poursuivre en justice et prendre ta tunique, laisse-lui encore ton manteau."

Jésus a expérimenté combien le Père l’enveloppait de sa tendresse lorsqu’il descendait dans les eaux du Jourdain : « Tu es mon enfant, tu es mon bien-aimé. » Jésus qui vit de cette tendresse nous aime, il laisse à chacun, dans le concret des expériences de sa vie, le soin de trouver la meilleure solution, adaptée à son Amour et à ses capacités pour répondre. Jésus dit : « Si on vous pourchasse dans une ville, fuyez dans une autre. » Cependant, il n’a pas hésité à aller à Jérusalem quand il savait qu’il serait arrêté, il ne se défend pas au Jardin des Oliviers. Par contre quand on le gifle, il s’insurge fortement. S’il refuse de répondre aux questions piégées de Caïphe, d’Hérode ou de Pilate, il sait pardonner à Pierre qui l’a renié, aux bourreaux « qui n’ont pas conscience de ce qu’ils font. » Cela se réalise dans la puissance de l’Amour infini de Dieu. La prière est l’offrande de nous-mêmes, quand nous rencontrons les exigences de notre volonté « propre » qui s’approprie le don de nous-mêmes. Nous demandons à Dieu de faire en nous sa volonté. Dieu est toujours présent, quand nous sommes dans la difficulté, nous obtenons par la prière ce que Dieu veut de meilleur pour nous. Il nous demande de travailler à son œuvre par l’offrande de nous-mêmes, pour qu’il réalise en nous son œuvre d’Amour.

« Et si quelqu’un te réquisitionne pour faire mille pas, fais-en deux mille avec lui. À qui te demande, donne ; à qui veut t’emprunter, ne tourne pas le dos ! »

Quand il s’agit de lui, Jésus sait renoncer à son droit, mais quand il s’agit de la mission de son Père, ou de la dignité du Temple, il n’hésite pas à intervenir très fortement. Ses invectives contre ceux qui sont repus ou contre les hypocrites sont sans ménagement. Et c’est avec un fouet, qu’il chasse les gens qui font de la maison de prière un marché, une caverne de voleurs. Jésus nous dira : « Je vous laisse la paix. Ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. » Cette paix vient changer profondément notre cœur, Jésus seul peut apporter la paix dans nos cœurs dans nos vies si complexes. Nous avons l’expérience que Dieu ne nous abandonne jamais. Il cherche à donner plutôt qu’à prendre car il sait qu’il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir. Jésus a renoncé à ses privilèges divins, à la gloire qui lui appartenait, pour s’abaisser à notre niveau et même être humilié par nous dans le but de sauver l’humanité du jugement. Nous sommes capables de pardonner parce que nous savons jusqu’à quel point Dieu nous a pardonné. Par la grâce et la miséricorde de Dieu, nous avons l’occasion de racheter nos fautes.


Citation :
Nous demandons la grâce d’entrer dans le mystère du Christ, de prendre son chemin d’amour.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus (1873-1897), carmélite, docteur de l'Église
Poésies « Vivre d'amour » et « Pourquoi je t'aime, ô Marie » (OC, Cerf DDB 1996, p. 668)


« Laisse-lui encore ton manteau »

Vivre d'Amour, c'est donner sans mesure
Sans réclamer de salaire ici-bas.
Ah ! sans compter je donne, étant bien sûre
Que lorsqu'on aime, on ne calcule pas !
Au Cœur Divin, débordant de tendresse,
J'ai tout donné.... légèrement je cours
Je n'ai plus rien que ma seule richesse :
Vivre d'Amour.

Vivre d'Amour, c'est bannir toute crainte,
Tout souvenir des fautes du passé.
De mes péchés je ne vois nulle empreinte,
En un instant l'amour a tout brûlé !
Flamme divine, ô très douce fournaise,
En ton foyer je fixe mon séjour.
C'est en tes feux que je chante à mon aise (cf Dn 3,51) :
« Je vis d'Amour ! »...

« Vivre d'Amour, quelle étrange folie ! »
Me dit le monde. « Ah ! cessez de chanter,
« Ne perdez pas vos parfums, votre vie :
« Utilement sachez les employer ! »
T'aimer, Jésus, quelle perte féconde !
Tous mes parfums sont à toi sans retour,
Je veux chanter en sortant de ce monde :
« Je meurs d'Amour ! »

Aimer c'est tout donner et se donner soi-même.


Source :













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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mar 20 Juin 2017 - 13:55

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


« Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi. »

Eh bien ! moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, il fait tomber la pluie sur les justes et sur les injustes. Etre les enfants de notre Père, cela veut dire épouser la manière d’être et de faire de Jésus. Dieu est notre Père, il est le Père de tous, il considère tous les hommes sans distinction. Il veut le salut de tous, le cheminement de tous. Il donne tout à ceux qu’il appelle à l’existence, il sert chacun avec bonté et humilité. Avec lui, nous voulons regarder le monde avec des yeux remplis d’amour, être patients, compréhensifs, doux et sages. Faire ainsi, c’est recevoir la vie, c’est entrer dans le mystère du Christ qui fait le Don de Lui-même pour l’humanité entière. Jésus provoque la charité dans notre cœur, l’amour va s’étendre à tous. L’ardeur des uns, leur ferveur peut provoquer notre ardeur. Nous avez reçu largement la foi, la Parole et la connaissance de Dieu, cette ardeur et cet amour que nous avons reçu, nourrit notre générosité.

"En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ?"

Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Pour répondre à l’appel de Jésus, il nous faut être si bienveillant et si joyeux que tous ceux qui nous approchent sentent la présence de Dieu. Fermer les oreilles à toute calomnie, garder notre langue de toute malveillance, que seules les pensées qui bénissent demeurent en notre esprit. C’est revêtir la bonté de Jésus, car Dieu seul est bon et il nous donne sa bonté pour nous adresser à Lui et nous offrir à lui comme Jésus. Dieu vient au secours de son peuple, il lui donne son Amour ! Quand nous sommes devant la misère des autres c’est le Christ qui vient à notre secours. Si nous sommes dans la souffrance et la détresse, allons au secours de ceux qui en ont besoin, et nous trouverons la vie. Faire une visite à un frère dans la misère, c’est s’offrir au Seigneur et lui demander de nous remplir de son amour. La joie trouvée alors est sans mesure, bien au delà du secours prodigué ! L’extrême pauvreté produit d’abondantes richesses de générosité toute simple, bien au-delà de nos espérances, car Dieu vient au secours de son peuple.

"Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait."

Forts de cet appel, nous comprenons combien nous sommes appelés à entrer dans les mœurs de Dieu et nous pardonner les uns aux autres. Nous n’avons de cesse de recevoir sa bonté pour qu’elle nous traverse, et que nous nous rejoignons les uns et les autres. Que nous recevions de nos frères des signes de la bonté de Dieu. L’ouverture à tous est notre marque, notre manière de manifester que nous sommes les enfants bien aimés de Dieu. Tout rétrécissement est le signe que nous manquons d’accueil à la Bonté de Dieu qui veut nous habiter. Dans cet échange, la miséricorde et l’action de grâce surabondent. Dans le don que nous faisons de nous-mêmes, dans le don de nos biens, nous ne sommes pas appauvris, mais nous sommes enrichis. C’est ainsi le mystère du Christ qui se manifeste dans le mystère de la multiplication des pains ! Ce mystère se donne toujours à contempler dans la joie du sacrifice Eucharistique pour la joie de toute l’Église, qui est dans l’action de grâce, dans la joie de Dieu.


Citation :
Nous demandons la grâce de nous offrir à Jésus en communion d’amour avec l’humanité toute entière.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint François d'Assise (1182-1226), fondateur des Frères mineurs
Première Règle, §22 (trad. Desbonnets et Vorreux, Documents, p. 74)


« Moi, je vous dis : aimez vos ennemis »

Nous, tous les frères, considérons attentivement ce que dit le Seigneur : « Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent ». Notre Seigneur Jésus Christ, dont nous devons suivre les traces (1P 2,21), a donné le nom d'ami à celui qui le trahissait (Mt 26,50), et il s'est offert de son plein gré à ceux qui allaient le crucifier.

Ils sont donc nos amis, tous ceux qui nous infligent injustement tribulations et angoisses, affronts et injures, douleurs et tourments, martyre et mort. Nous devons les aimer beaucoup, car les coups qu'ils nous portent nous vaudront la vie éternelle.



Source :














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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mer 21 Juin 2017 - 15:12

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


« Ce que vous faites pour devenir des justes, évitez de l’accomplir devant les hommes pour vous faire remarquer. Sinon, il n’y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux. »

Jésus parle de trois réalités liées pour devenir des justes : l’aumône, la prière et le jeûne. Il nous lance ainsi une belle invitation : trouver la bonne distance avec les autres, c’est le partage ; trouver l’intimité avec Dieu, c’est la prière ; trouver l’unité avec soi-même, c’est le jeûne. La vie qui nous est donnée est avant tout un grand bonheur, un émerveillement devant Dieu, c’est un temps de joie pour s’ouvrir à l’intérieur de soi-même, pour venir vers les autres dans le partage. Le dialogue nous est offert en famille avec nos frères et sœurs, avec nos parents qui veulent nous partager leur expérience et de leur vie. Nos discussions de fond avec nos amis nous enrichissent de nouveaux points de vue, n’est-ce pas la meilleure aumône dans l’immédiat de notre entourage. Ensemble et en vérité nous nous tournerons alors vers les plus déshérités.

…Mais toi, quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite, afin que ton aumône reste dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra.

Et quand vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites : ils aiment à se tenir debout dans les synagogues et aux carrefours pour bien se montrer aux hommes quand ils prient. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Nous tourner vers Dieu dans une prière personnelle et communautaire demande la même ouverture et la même disponibilité qu’avec nos frères. Jésus ne peut agir que dans la vérité d’un cœur qui croit en lui, sa prière est alors immédiatement exaucée. Chacun de nous se conduit en effet selon ce qu’il a décidé dans son cœur, sans contrainte, Dieu aime celui qui croit en Jésus joyeusement, celui qui met sa joie dans le Don de son amour. C’est une détermination profonde inspirée par la foi qui ne se reprends pas. Nous agissons devant Dieu dans le secret d’une belle intériorité. Nous laissons alors le regard de notre Père des cieux nous envahir ! Seul, le don d’amour que Dieu met au fond de notre cœur nous permet d’apprécier la beauté de Jésus qui nous est donnée pour prier notre Père.

« …quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage ;

ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement de ton Père qui est présent au plus secret ; ton Père qui voit au plus secret te le rendra. Quand nous travaillons, nous ne cherchons pas la »gloriole,« ni à obtenir la vaine gloire qui vient des hommes, mais nous cherchons la justice qui vient de Dieu. Quand quelque chose ne va pas comme nous l’aurions voulu, nous avons du mal à retrouver notre cœur profond, alors, nous jeûnons ! Le jeûne commence par le partage des fruits du travail, notre travail fait partie de notre prière. Nous jeûnons quand nous faisons " bon visage " alors que des actions de notre vie peuvent se passer dans le feu des contrariétés ! Agir ainsi nous demande d’être généreusement donnés avec prudence, en demandant la grâce de Dieu. Notre Père voit dans le secret de notre cœur, le mystère de la Passion de Jésus s’y célèbre. Nous retrouvons ainsi Jésus dans son Agonie, acceptant de ne pas vivre tournés sur nous-mêmes pour agir avec l’aide de Dieu, c’est alors que la Volonté de Dieu passe avant la notre.


Citation :
Nous demandons la grâce d’une vie simplement offerte en sacrifice de louange à la suite de Jésus.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix [Édith Stein] (1891-1942), carmélite, martyre, copatronne de l'Europe
La Prière de l'Eglise (trad. Source cachée, Cerf 1999, p. 70)


« Ton Père voit ce que tu fais en secret »

Il n'est pas question de concevoir la prière intérieure, libre de toutes formes traditionnelles, comme une piété simplement subjective et de l'opposer à la liturgie, qui serait la prière objective de l'Église. Toute prière véritable est prière de l'Église ; à travers toute prière véritable, il se passe quelque chose dans l'Église et c'est l'Église elle-même qui prie car c'est l'Esprit Saint vivant en elle qui, en chaque âme unique, « intervient pour nous par des cris inexprimables » (Rm 8,26). Et voilà justement la prière véritable, car « sans le Saint Esprit, personne n'est capable de dire 'Jésus est le Seigneur' » (1Co 12,3). Que serait la prière de l'Église si elle n'était pas l'offrande de ceux qui, brûlant d'un grand amour, se donnent au Dieu qui est amour ?

     Le don de soi à Dieu, par amour et sans limite, et le don divin en retour, l'union pleine et constante, est la plus haute élévation du cœur qui nous soit accessible, le plus haut degré de la prière. Les âmes qui l'ont atteint sont en vérité le cœur de l'Église ; en elles vit l'amour de Jésus grand prêtre. Cachées en Dieu avec le Christ (Col 3,3), elles ne peuvent que rayonner dans d'autres cœurs l'amour divin dont elles sont remplies et concourir ainsi à l'accomplissement de l'unité parfaite de tous en Dieu, ce qui était et demeure le grand désir de Jésus.



Source :














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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Jeu 22 Juin 2017 - 14:25

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


"Lorsque vous priez, ne rabâchez pas comme les païens : ils s’imaginent qu’à force de paroles ils seront exaucés. Ne les imitez donc pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant même que vous l’ayez demandé.

Devant les difficultés de la vie, les disciples disent à Jésus : « Apprends-nous à prier ! » Alors Jésus nous livre son secret : « Dites, Père. » Il manifeste la relation d’Amour qu’il a avec son Père. Il nous apprend le mystère de la filiation, devenir enfant de Dieu. Jésus reçoit tout de son Père et il redonne tout à son Père, dans un mouvement d’Amour qui est la Personne-Amour du Saint Esprit. Nous apprenons ainsi pour nous, que tout ce qui est reçu vient de notre Père du ciel ! Il ne nous serait pas difficile de tout recevoir de Dieu si nous étions vraiment humbles. C’est l’orgueil qui nous rend les choses pénibles, car nous pensons que c’est de « nous » que tout vient. Plus l’orgueil est grand chez nous, plus grande est la difficulté de recevoir. Nous nous sommes accaparé les dons de Dieu ! Nous croyons que nous pouvons tout posséder par nous mêmes. Si nous sommes le centre du monde, nous ne pouvons pas pardonner aux autres qui sont dangereux pour nos biens spirituels et matériels ! Or nous recevons tout de Dieu qui est Amour, et il nous faut recevoir cet Amour de Dieu dans la joie d’un bonheur sans fin, pour être dégagé de nous-mêmes ! Dieu est la source de tout, et cette source, en nous, est encombrée par nous mêmes. Le travail de conversion, en chacun de nous, est un travail de désencombrement.

"Vous donc, priez ainsi : Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour. Remets-nous nos dettes, comme nous-mêmes nous remettons leurs dettes à nos débiteurs. Et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du Mal.

Prier, c’est reconnaître que notre Père est la source de tout, et c’est devenir ensemble des frères en Jésus. Jésus nous propose une réalité grande et difficile pour entrer dans le bonheur : le pardon des offenses. Il nous donne une mesure qu’il ne nous est pas facile à réaliser : le pardon. Jésus indique la règle d’or de la vie humaine ensemble : « Faites aux autres ce que vous voudriez qu’on fasse pour vous. » Par sa Croix et par sa Résurrection, Jésus nous a réconcilié avec nous mêmes, avec Dieu et avec les autres. C’est par le baptême que nous rejoignons le Christ qui est le Jaillissement de la vie en nous. Ce jaillissement d’amour jaillit du cœur blessé de Jésus, de l’Agneau de Dieu qui porte les péchés du monde. Nous rejoignons l’acte sauveur de Dieu dans l’adoration, il nous faut remonter jusqu’à la Source : « Notre Père, notre papa, Abba »

"Car, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi. Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père non plus ne pardonnera pas vos fautes.

Nous voulons que Dieu nous pardonne et qu’il nous libère de ce fardeau de la culpabilité, qu’il nous aide à pardonner aussi aux autres. Mais le pardon nous coûte, il est difficile de demander pardon, et pardonner nous coûte encore davantage, mais c’est possible avec l’aide de Dieu. Le pardon que Dieu nous octroie est total, il va jusqu’à l’oubli. Nous oublions bien vite les faveurs que l’on nous a faites, mais les offenses sont plus difficiles à oublier. Cependant nous sommes les enfants de notre Père des cieux, un frère ne peut pas être un obstacle dans notre marche vers le Royaume. Le combat spirituel est ailleurs dit l’Apôtre : « Vous luttez contre les puissances célestes, » qui vous oppose à votre Père des cieux et à vos frères. « Le mystère d’iniquité répandu dans le monde, » le « faux père, » fait œuvre de division. Quant à nous, nous sommes les enfants de notre Père qui peuvent rivaliser dans l’amour. Le ciel est à l’intérieur de notre cœur, notre Père est la source de notre vie au plus intime de notre être et c’est lui qui nous fait vivre.


Citation :
Nous supplions Jésus le Christ de nous faire la grâce de revenir sans cesse à notre Source.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Sainte Thérèse d'Avila (1515-1582), carmélite, docteur de l'Église
Le Chemin de la perfection, ch. 27/29


« Quand vous priez, dites : 'Père' » (Lc 11,2)

« Notre Père qui es aux cieux. » Ô mon Seigneur, comme il se voit bien que tu es le Père d'un tel Fils, et comme ton Fils manifeste bien qu'il est le Fils d'un tel Père ! Sois-en béni à jamais ! Cette phrase n'aurait-elle pas été une aussi grande faveur, Seigneur, si tu l'avais placée à la fin de cette prière ? Or, c'est dès le début que ta libéralité éclate par le don d'un tel bienfait. Notre esprit devrait en être tellement rempli, et notre volonté tellement pénétrée, qu'il nous soit impossible de proférer une parole. Ô mes filles, que ce serait bien ici le lieu de vous parler de la contemplation parfaite ! Comme il serait juste que l'âme rentre au-dedans d'elle-même pour s'élever au-dessus d'elle-même et apprendre du Fils béni où est ce lieu où, selon sa parole, se trouve son Père qui est dans les cieux ! ...

     Ô Fils de Dieu, doux maître ! Dès cette première parole..., tu t'humilies au point d'unir tes demandes aux nôtres... Ne veux-tu pas que ton Père nous regarde comme ses enfants ? ... Dès lors qu'il est notre Père, il doit nous supporter, malgré la gravité de nos offenses. Il doit nous pardonner lorsque nous revenons à lui comme l'enfant prodigue. Il doit nous consoler dans nos épreuves. Il doit nous nourrir, comme il convient à un tel Père, car il est forcément meilleur que tous les pères qui sont ici-bas, puisqu'il possède nécessairement toute perfection ; et, en plus de tout cela, il doit nous rendre participants et cohéritiers de ses richesses avec toi...

     Ô mon Jésus, je vois bien que tu as parlé comme un Fils chéri et pour toi et pour nous... Et vous, mes filles, n'est-il donc pas juste maintenant qu'en prononçant du bout des lèvres cette parole : « Notre Père », vous y apportiez toute votre attention pour la comprendre, et que votre cœur se brise de voir un si grand amour ?



Source :














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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Ven 23 Juin 2017 - 12:11

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



« Très doux Jésus, vous avez répandu sur les hommes les bienfaits de votre charité.

Leur ingratitude n’y répond que par l’oubli, le délaissement, le mépris.

Nous voici donc prosternés devant votre autel, animés du désir de réparer par un HOMMAGE SPECIAL, leur coupable indifférence et les outrages dont, de toutes parts, ils accablent votre Cœur très aimant.

Nous voudrions expier pour tant de fautes lamentables, réparer chacun d’elles : désordres de la conduite, indécence des modes, scandales corrupteurs des âmes innocentes, profanation des dimanches et des fêtes, blasphèmes exécrables contre Vous et Vos saints, insultes à vos prêtres, péchés publics, révoltes des nations contre les droits et l’autorité de votre Eglise.

Nous Vous présentons cette offrande chaque jour sur l’autel par l’intercession de la Bienheureuse Vierge Marie Réparatrice. Pape Pie XI (Réparation au Cœur de Jésus).



LECTURES DE LA MESSE:
 





Homélie :

"En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits."

Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance. Tout m’a été remis par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler. Le cri de jubilation de Jésus est une louange à son Père. Il est déjà exprimé dans le langage des psalmistes : « Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre ! » Nous entrons dans l’admiration et l’étonnement joyeux de Jésus : « Tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et les as révélées aux tout-petits. » C’est le Père qui révèle Jésus, son Fils, comme le Serviteur qui a souffert, comme un Messie crucifié puis glorifié. Personne ne connaît le Père, si ce n’est Jésus qui veut bien nous le révéler. Nous ne pouvons regarder le Père qu’avec les yeux du Fils, Jésus. Nous ne pouvons parler au Père qu’avec les paroles révélées par Jésus, son Fils. Ce regard qui touche Dieu, ces paroles qui rejoignent Dieu, Jésus les enseigne aux humbles, aux personnes de bonne volonté, à tous ceux qui acceptent de se mettre à son école. Jésus a rencontré le refus d’une partie des scribes et de ceux qui s’imaginent posséder la vérité. Il rencontre l’accueil des petits et des pauvres qui acceptent de bon cœur de s’ouvrir à l’espérance qu’il leur apporte. Jésus laisse éclater sa joie de voir les humbles accueillir la Parole de Dieu et se rallier à son dessein d’amour. Cette simplicité du cœur est une richesse de l’esprit et une clarté du regard transmise par la « science d’amour du cœur. »

"Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos.".

Jésus nous apporte le salut qui vient de la foi en lui. Cette foi se révèle dans la vie quotidienne qui est faite de petites choses, et qui pèse par son poids d’amour. Les plus humbles et les plus pauvres ont accès au Règne de Dieu qui vient sur terre. Notre foi rend compte de l’espérance qui est en nous. L’initiative est toujours la Parole de Dieu qui se donne de multiples manières. La vie selon l’Évangile, est à base de fidélité et de grandeur d’âme, elle suppose une victoire de chacun sur ses mensonges. La fête du Saint Sacrement du Corps et du Sang de Jésus célèbre le mystère inimaginable où Dieu continue son œuvre de salut au milieu de nous dans le mystère pascal ! Marie est associée à cet unique sacrifice, entrainant derrière elle toute l’humanité. Le mystère pascal nous révèle le cœur blessé de l’Agneau d’où surabondent les eaux de la grâce et le Sang de l’Eucharistie. Dans la résurrection de Jésus le monde est consacré à Dieu et le cœur de Jésus nous attire jusqu’à la source, le cœur du Père qui nous donne l’Esprit Saint.

« Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme.

Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. » Le joug de Jésus ne blesse pas, il y a un seul joug pour deux ! Son fardeau est léger parce qu’il nous libère progressivement du poids de notre égoïsme et de notre agressivité. Jésus nous fait entrer dans une école d’Amour exigeante. Sa loi d’Amour nous donne la joie du Royaume, l’allégresse de ceux qui se savent aimer et pardonnés. Nous passons notre vie à courir après le repos, après la stabilité, après des circonstances favorables où nous pourrions entrer dans le repos de Jésus. C’est dans l’humilité, de la douceur et de la croix que nous y pénétrons. Jésus nous apprend la douceur avec nous-mêmes, la douceur avec Dieu, la douceur avec les autres. C’est le chemin d’accès à la consécration que Jésus fait de lui-même au Père. Comme Marie lui a donné son corps, c’est le mystère de son corps donné pour nous. C’est le mystère de son sang versé pour nous comme Marie lui a donné son sang. Nous contemplons Jésus qui se consacre lui-même au Père : « Pour eux, je me consacre moi-même, et maintenant, consacre-les dans ta vérité. Ta parole est vérité. » Nous entrons dans la donation totale de tout notre être au Père.


Citation :
Nous demandons la grâce de nous mettre à l’école du Cœur de Jésus, Doux et Humble de Cœur.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Sainte Gertrude d'Helfta (1256-1301), moniale bénédictine
Les Exercices, 7 (trad. SC 127, p. 285 rev.)


« Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau »

Toi qui as fait pour moi de si grandes et si belles choses que tu m'as obligée à ton service pour toujours, que te rendrai-je pour tant de bienfaits ? Quelles louanges et quelles actions de grâces pourrais-je t'offrir, même si je m'y dépensais mille fois ? Que suis-je moi, pauvre créature, en comparaison de toi, toi ma rédemption abondante ? Donc, mon âme que tu as rachetée, je te l'offrirai tout entière, je te ferai hommage de l'amour de mon cœur. Oui, transporte ma vie en toi, emporte-moi tout entière en toi et, m'enfermant en toi, fais que je ne sois qu'une même chose avec toi.

     Ô Amour, ton ardeur divine m'a ouvert le cœur très doux de mon Jésus. Cœur source de douceur, cœur débordant de bonté, cœur surabondant de charité, cœur d'où coule goutte à goutte la bienveillance, cœur plein de miséricorde..., cœur très cher, je te prie d'absorber mon cœur tout entier en toi. Perle très chère de mon cœur, invite-moi à tes festins qui donnent la vie ; verse pour moi les vins de ta consolation... afin que la ruine de mon esprit soit remplie de ta charité divine, et que l'abondance de ton amour supplée à la pauvreté et à la misère de mon âme.

     Cœur aimé par-dessus tout..., aie pitié de moi. Je t'en supplie, que la douceur de ta charité rende le courage à mon cœur. De grâce, que les entrailles de ta miséricorde s'émeuvent en ma faveur, car hélas, mes démérites sont nombreux, mes mérites sont nuls. Mon Jésus, que le mérite de ta mort précieuse, qui seul a eu le pouvoir d'acquitter la dette universelle, me remette tout ce que j'ai fait de mal... ; qu'il m'attire à toi si puissamment que, transformée totalement par la force de ton amour divin, je trouve grâce à tes yeux... Et donne-moi, cher Jésus, de t'aimer, toi seul en toutes choses et par-dessus toutes choses, de m'attacher à toi avec ferveur, d'espérer en toi, et de ne mettre à mon espérance aucune limite.



Source :












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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Sam 24 Juin 2017 - 13:10

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



Sainte Mère de Dieu, je me consacre, je me donne entièrement, et je me confie pour toujours à votre Cœur Douloureux et Immaculé, en réparation des très graves offenses qui lui sont faites aujourd’hui par les hommes.

Je vous demande que sous sa protection et son aide, mon cœur soit éclairé, purifié et dirigé dans l’amour et la reconnaissance à l’égard de votre Divin Fils.

Faites donc que mon cœur ne soit plus un cœur égaré, mais que rendu fidèle, il soit conduit par la vraie science de Dieu, et embrasé au feu de cet amour si pur de votre Cœur Immaculé, pour ainsi être déterminé jusqu’au dernier soupir, et à travers les maux de cette vie, à aimer et à servir fidèlement votre Divin Fils.
Ainsi soit-il.

Cœur Immaculé de Marie,
priez pour nous maintenant et à l’heure
de notre mort ! (3 fois).



LECTURES DE LA MESSE:
 





Homélie :

"Quand fut accompli le temps où Élisabeth devait enfanter, elle mit au monde un fils."

Ses voisins et sa famille apprirent que le Seigneur lui avait montré la grandeur de sa miséricorde, et ils se réjouissaient avec elle. La nativité de Jean Baptiste nous est donnée comme un événement unique. Il naît d’un couple âgé, stérile. « Elisabeth mit au monde un fils. » Cette expression commune est riche d’un sens profond. Un souffle intérieur, échangé entre Elisabeth et Zacharie dans leur intimité, porte cette décision qui vient d’en haut : « Il s’appellera Jean. » Le monde reçoit celui que personne n’espérait plus. Il se réjouit, mais aussitôt, tend à faire sien cet enfant, à se l’approprier. Alors une rupture surgit à l’énoncé de son Nom : « Il s’appellera Jean, » dit sa mère. La naissance de Jean Baptiste est la Beauté d’un recommencement, d’une promesse. La Bonne Nouvelle nous entraine toujours en avant, elle nous sort de nous-même, elle nous conduit à la vie véritable. C’est dans la faiblesse et la pauvreté de cet enfant que Dieu agira pour le salut du monde ! Il en est ainsi dans notre vie, l’Esprit Saint agit dans notre faiblesse. Jean Baptiste sera cet homme dont la vie, dans l’histoire du salut, marque l’importance de la faiblesse de notre humanité qui va à la rencontre de Dieu.

"Le huitième jour, ils vinrent pour la circoncision de l’enfant. Ils voulaient l’appeler Zacharie, du nom de son père."

Mais sa mère prit la parole et déclara : « Non, il s’appellera Jean. » On lui dit : « Personne dans ta famille ne porte ce nom-là ! » On demandait par signes au père comment il voulait l’appeler. Il se fit donner une tablette sur laquelle il écrivit : « Jean est son nom. » Et tout le monde en fut étonné. À l’instant même, sa bouche s’ouvrit, sa langue se délia : il parlait et il bénissait Dieu. « Que sera donc cet enfant ? » Il ira, jusqu’au péril de sa vie, pour dire le droit. Le bonheur de cette naissance est une perle pour nous tous, la joie d’exister est redonnée à la terre des hommes. Il fait sortir chacun de l’épaisseur du quotidien, de l’habituel pour le projeter dans la volonté de Dieu. Il est la « voix qui crie dans le désert. » Il fait tomber de chacun ce qui l’empêche de voir la beauté de Dieu. A Hérode il dira : « Tu n’as pas le droit de prendre la femme de ton frère pour épouse. » Dés sa conception, Jean Baptiste relance la question de l’existence, il la ramène à Dieu. Par lui, la Liberté intérieure nous est redonnée dans l’Esprit Saint. L’Esprit prophétique est un esprit d’humilité, c’est aussi un esprit de force. Il est un esprit de droiture et de justice. C’est en lui que notre « oui est oui » et que notre « non est non ».

"La crainte saisit alors tous les gens du voisinage et, dans toute la région montagneuse de Judée, on racontait tous ces événements."

Tous ceux qui les apprenaient les conservaient dans leur cœur et disaient : « Que sera donc cet enfant ? » En effet, la main du Seigneur était avec lui. L’enfant grandissait et son esprit se fortifiait. Il alla vivre au désert jusqu’au jour où il se fit connaître à Israël. Jean Baptiste laissera tomber les certitudes provisoires pour être pure attente de « Celui qui vient. » Il ira à la limite de l’humain. L’Esprit Saint qui l’anime au plus profond, le conduira au désert. La vie de Jean le Baptiste est un appel à la vie. A son école, chacun peut redécouvrir son propre chemin. Le prophète annonce Dieu, il ne se met pas en avant, ce qu’il doit dire, il le dit avec la force de la vérité, et il s’efface. « Le plus petit dans le Royaume des cieux est plus grand que lui, » dira Jésus. Et toi, petit enfant, on t’appellera prophète du Très-Haut, car tu marcheras devant le Seigneur pour lui préparer le chemin, pour révéler à son peuple qu’il est sauvé, que ses péchés sont pardonnés. Les pauvres annoncent Jésus sans le savoir !


Citation :
Nous demandons la grâce de demeurer en Dieu et de témoigner de Jésus par notre vie


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Liturgie byzantine
Lucernaire des Grandes Vêpres de la fête de la Nativité de Jean Baptiste


« Il fera revenir de nombreux fils d'Israël au Seigneur, leur Dieu. Il marchera devant lui..., pour préparer au Seigneur un peuple capable de l'accueillir» (Lc 1,16-17)

En ce jour vient au monde le grand Précurseur,
issu de sein stérile d'Élisabeth.
Il est le plus grand parmi les prophètes ;
nul autre n'a surgi comme lui,
car il est la lampe qui précède de peu la clarté suprême
et la voix qui précède la Verbe.
Il conduit au Christ l'Église, sa fiancée,
et prépare pour le Seigneur un peuple choisi,
le purifiant par l'eau en vue de l'Esprit.

De Zacharie naît cette jeune plante,
le plus beau parmi les fils du désert,
le héraut du repentir,
celui qui purifie par l'eau ceux qui s'égaraient,
qui porte en précurseur l'annonce de la résurrection
jusqu'au séjour des morts,
et qui intercède pour nos âmes.
Dès le sein de ta mère, bienheureux Jean,
tu as été le prophète et le précurseur du Christ :
tu as tressailli d'allégresse
en voyant la Reine venir auprès de la servante,
portant devant toi Celui que le Père engendre sans mère de toute éternité,
toi qui est né d'une femme stérile et d'un vieillard,
selon la promesse du Seigneur.
Prie-le de prendre nos âmes en pitié.



(Références bibliques : Mt 11,11 ; Jn 5,35 ; Mt 3,3 ; Jn 3,29 ; Lc 1,17 ; 3,16 ; Mc 6,28 ; Lc 1,40 ; 1,13)


Source :









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Dernière édition par Lumen le Mer 28 Juin 2017 - 20:13, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Dim 25 Juin 2017 - 15:46

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



Prière des deux cœurs d’amour

Jésus ! Marie ! Je vous aime !
Ayez pitié de nous ! Sauvez toutes les âmes !

O Cœurs d’Amour !
O Cœurs unis pour toujours dans l’Amour !
Donnez-moi la grâce de Vous aimer toujours
Et aidez-moi à Vous faire aimer.
Recueillez en Vous mon pauvre cœur blessé
Et rendez-le-moi seulement quand il sera
Devenu un feu ardent de Votre Amour.
Je sais que je ne suis pas digne de venir auprès de vous,
Mais accueillez-moi en Vous et purifiez-moi
Par les flammes de Votre Amour.
Accueillez-moi en Vous et disposez de moi comme bon
Vous semble, car je Vous appartiens entièrement. Amen.
O Pur Amour! O Divin Amour!
Transperce-moi de Tes flèches et fais couler mon sang
Dans les plaies du Cœur Immaculé !
O Cœur Immaculé, uni au Cœur Sacré pour donner vie,
Consolation, gloire et amour. Amen.
O Jésus ! O Marie ! Vous êtes les Cœurs de l’Amour !
Je vous aime ! Consumez-moi !
Je suis Votre victime d’Amour ! Amen.
O Cœurs d’Amour ! Consumez-moi !
Je suis Votre victime d’Amour : Amen ! (Reçue par le père Monfort Okaa)

« Devant toi, Mère du Christ, devant ton Cœur immaculé je veux aujourd'hui, avec toute l'Église m'unir à notre Rédempteur en sa consécration pour le monde et pour les hommes, car c'est seulement dans son Cœur divin qu'elle a le pouvoir d'obtenir le pardon et de procurer la réparation. » (Jean Paul II, 13 mai 1982)


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

"Ne craignez donc pas ces gens-là ; rien n’est voilé qui ne sera dévoilé, rien n’est caché qui ne sera connu."

Notre humanité, si elle n’y prend pas garde, peut se laisser prendre par un « extérieur, » au détriment d’une vie intérieure du cœur et de l’esprit. La crainte d’être rejeté des hommes engendre la peur, elle insinue entre nous un climat de méfiance. La « crainte des hommes » n’a pas sa source en Dieu. Quand la peur prend notre vie humaine, elle devient dangereuse : « Craignez celui qui peut faire périr dans la géhenne l’âme aussi bien que le corps, » dit Jésus. L’Esprit Saint, pour nous guérir, nous donne le don de crainte. Une crainte spirituelle qui aime la beauté de Dieu et reconnaît que Dieu est à l’origine de tout. La « crainte de Dieu » nous libère de l’orgueil de croire que nous serions les seuls maîtres. Le message de Jésus est un message d’amour qui part d’un cœur qui se sait aimé par le Père et qui aime. Nous vivons de l’amour de Dieu dans la nuit de la foi pour soutenir le combat de notre vie. C’est ainsi que l’humanité est enrichie par le mystère de l’amour divin, toujours plus grand, plus bienveillant.

Ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le en pleine lumière ; ce que vous entendez au creux de l’oreille, proclamez-le sur les toits.

Ne craignez pas ceux qui tuent le corps sans pouvoir tuer l’âme ; craignez plutôt celui qui peut faire périr dans la géhenne l’âme aussi bien que le corps. Deux moineaux ne sont-ils pas vendus pour un sou ? Or, pas un seul ne tombe à terre sans que votre Père le veuille. Quant à vous, même les cheveux de votre tête sont tous comptés. Le cœur de Jésus bat au rythme de l’Amour infini de Dieu. Cet amour nous est communiqué par la victoire de l’Amour qui se vit à la Croix. Ce combat s’est vécu dans le cœur de Jésus à l’agonie. Le cœur de Marie était vigilant à la Croix, comme à Cana, pour que nous soyons délivrés. « L’amour de ta maison m’a perdu » dit le psaume. C’est le mystère de celui qui aime vraiment, jusqu’au bout. Le Seigneur Jésus est victorieux de tout mal à la croix, il nous faut vraiment croire à sa victoire. « Si la mort a frappé la multitude des hommes par la faute d’un seul, combien plus la grâce de Dieu a-t-elle comblé la multitude. » Cette grâce qui nous est donnée par Jésus nous comble de tendresse. Le combat qui s’est vécu en Jésus, nous pouvons encore le « sentir » à l’intérieur de nous. Le même Seigneur qui était attaqué dans son amour est encore combattu en nous.

Soyez donc sans crainte : vous valez bien plus qu’une multitude de moineaux.

Quiconque se déclarera pour moi devant les hommes, moi aussi je me déclarerai pour lui devant mon Père qui est aux cieux. Mais celui qui me reniera devant les hommes, moi aussi je le renierai devant mon Père qui est aux cieux. Nous vivons de l’amour infini de Dieu. Cet Amour, c’est le Saint Esprit qui nous est donné pour que l’amour de Dieu « vive » dans notre cœur humain. Ainsi la victoire de l’Amour vainqueur nous est acquise. Nous ne laissons pas la crainte des hommes envahir notre existence et notre cœur. Nous voulons mettre notre confiance en Dieu qui est la source de tout bien. C’est par l’amour infini de Dieu que nous sommes sauvés. Les violences qui sont en nous ont été vaincues. La victoire de l’amour de Dieu prend tout notre cœur, notre esprit, notre vie de baptisé. L’humanité est déjà victorieuse dans le Christ. Nous rendons grâce pour la victoire de l’Amour.


Citation :
Nous demandons que Jésus nous montre combien il est là, doux et humble de cœur, en chacune de nos vies.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Grégoire Palamas (1296-1359), moine, évêque et théologien
Sermon pour le Dimanche de tous les saints ; PG 151, 322-323 (trad. Orval rev.)


« Tout ce qui est voilé sera dévoilé »

Du haut du ciel, Dieu offre à tous les hommes les richesses de sa grâce. Il est lui-même la source de salut et de lumière d'où s'écoulent éternellement la miséricorde et la bonté. Mais tous les hommes ne mettent pas à profit sa force et sa grâce pour l'exercice parfait de la vertu et la réalisation de ses merveilles ; seuls le font ceux qui ont mis leurs résolutions en pratique et qui ont prouvé par des actes leur attachement à Dieu, ceux qui se sont complètement détournés du mal, qui adhèrent fermement aux commandements de Dieu et qui fixent le regard de leur esprit sur le Christ, Soleil de justice (Ml 3,20).

     Du haut du ciel, le Christ offre à ceux qui combattent le secours de son bras, et il les exhorte par ces paroles de l'Évangile : « Quiconque se sera déclaré pour moi devant les hommes, à mon tour je me déclarerai pour lui devant mon Père qui est dans les cieux ». En tant que serviteur de Dieu, chacun d'entre les saints se déclare pour le Christ en cette vie passagère et devant des hommes mortels ; il le fait en un court laps de temps et en présence d'un petit nombre d'hommes. Tandis que notre Seigneur Jésus Christ... se déclarera pour nous dans le monde de l'éternité, devant Dieu son Père, entouré des anges et des archanges et de toutes les puissances du ciel, en présence de tous les hommes, depuis Adam jusqu'à la fin des siècles. Car tous ressusciteront et se tiendront devant le tribunal du Christ. Alors, en présence de tous et à la vue de tous, il fera connaître, il glorifiera et il couronnera ceux qui lui ont prouvé leur foi jusqu'à la fin.




Source :










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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Lun 26 Juin 2017 - 3:50

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

« Ne jugez pas, pour ne pas être jugés ;

La manière bienveillante dont nous jugeons et agissons avec nos voisins, change les relations de notre voisinage. Nous sommes surpris des changements d’attitude que nous obtenons avec de la bienveillance dans notre regard. Jésus nous dit de corriger ce qui est ténébreux dans notre regard et dans notre vie pour mieux voir notre prochain. Si je suis gêné par le « défaut » de l’autre, c’est que ce "défaut" agit puissamment en moi, sinon, le « défaut » de l’autre ne me gênerait pas à ce point ! Nous projetons sur le visage de l’autre ce qui se trouve dans notre cœur, sans nous en apercevoir, dans un processus inconscient ! La seule manière d’être vrai avec nos frères, c’est d’entrer dans la vérité de Dieu. Lui, Dieu, ne cesse pas de nous regarder avec bienveillance. Il nous attire à lui par son amour qui nous faire grandir. Dégagés de tout jugement, nous voyons nos familles, nos communautés et l’Eglise dans une lumière nouvelle. Alors nous pouvons bâtir la civilisation de l’Amour.

de la manière dont vous jugez, vous serez jugés ; de la mesure dont vous mesurez, on vous mesurera.

Jésus nous demande de ne pas juger rapidement et injustement sur un fait ou une personne, mais de réfléchir d’abord à notre attitude en de pareilles circonstances. Si nous avons commis une erreur, sans nous en apercevoir, notre inconscient est à l’œuvre. Cette situation nous rappelle alors que nous sommes fragiles. Nous jugeons souvent avec l’intention de servir Dieu et d’aider nos frères. Ce n’est pas la manière appropriée, car nous jugeons pour nous-mêmes, pour avoir bonne conscience. Lorsque nous voyons les péchés de nos frères, ce sont les nôtres qui apparaissent ! Il nous arrive de vouloir “retirer la paille de l’œil de notre frère alors qu’il y a une poutre dans le nôtre.” Jésus est la bienveillance totale et absolue, il n’y a en Lui aucune accusation. Dans le regard de Jésus, nous contemplons la bienveillance de Dieu. C’est le regard dont nous avons besoin pour nous édifier dans le Christ. Si nous nous regardons les uns et les autres comme aimés de Dieu, nous serons dans le regard de Dieu, et tout changera dans la famille, le couple et les enfants. Tout changera pour la communauté parce que nous nous regarderons autrement. C’est une véritable délivrance que nous demandons dans la prière, car Jésus peut vraiment nous sauver. L’Apocalypse révèle que celui qui accuse est menteur des l’origine. C’est « l’accusateur des frères, celui qui les accuse jour et nuit. »

« Quoi ! tu regardes la paille dans l’œil de ton frère ; et la poutre qui est dans ton œil, tu ne la remarques pas ?

Ou encore : Comment vas-tu dire à ton frère : “Laisse-moi enlever la paille de ton œil”, alors qu’il y a une poutre dans ton œil à toi ? Hypocrite ! Enlève d’abord la poutre de ton œil ; alors tu verras clair pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère. Jésus démasque nos projections pour nous en délivrer. « La mesure dont vous vous servez pour les autres servira aussi pour vous. » Nous aimons un regard bienveillant qui nous encourage et nous aide à grandir. C’est dans la mesure ou nous aimerons, que nous grandirons. Certes, la prudence envers l’autre est nécessaire, elle nous donne de progresser dans l’amour. Face à l’adversaire qui agit avec violence pour détruire l’amour de Jésus, je dois réagir. Cependant un regard encourageant remet debout, il nous permet de nous regarder les uns et les autres dans la vérité de l’amour. Si nous avons le désir de demeurer en Jésus, nous verrons de bonnes et de mauvaises choses. Mais nous demanderons à Jésus de rendre un jugement, et nous lui remettrons notre jugement pour qu’il l’éclaire. Cela nous aidera à demeurer avec lui.


Citation :
Nous demandons la grâce d’être libérés de l’adversaire pour devenir l’ami de Jésus.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




L'Imitation de Jésus Christ, traité spirituel du 15e siècle
Livre II, ch. 2 et 3 (trad. cf bréviaire 3e mar. Avent)


« La poutre qui est dans ton œil, tu ne la remarques pas ? »

Quand un homme reconnaît humblement ses défauts, il apaise facilement les autres et gagne facilement ceux qui sont en colère contre lui.

Dieu protège et délivre l'homme humble ; il l'aime et le console ; il se penche vers lui. À celui qui est humble il accorde sa grâce en abondance ; après son abaissement il l'élève à la gloire.

À celui qui est humble il dévoile ses secrets, il l'attire et l'invite doucement à lui.

Les affronts ne troublent pas la paix de l'homme humble, parce qu'il s'appuie sur Dieu et non pas sur le monde...

Commence par te garder toi-même en paix, et alors tu pourras la donner aux autres.

Un homme pacifique est plus utile qu'un homme instruit.

Un homme passionné change le bien en mal et croit facilement le mal.

Un homme bon et pacifique change tout en bien.

Celui qui est vraiment en paix ne soupçonne personne.

Mais celui qui est mécontent et troublé se laisse agiter par mille soupçons ; il ne se sent jamais tranquille et ne laisse pas non plus les autres en repos. Il dit souvent ce qu'il ne devrait pas dire et néglige ce qu'il a à faire.

Il est attentif aux devoirs des autres et manque à ses propres obligations.

Commence donc par être zélé pour toi-même et alors tu auras le droit d'étendre ton zèle jusqu'à ton prochain.




Source :









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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mar 27 Juin 2017 - 1:56

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



Je te salue, Marie, Mère de Dieu,
trésor vénéré de tout l'univers,
lumière qui ne s'éteint pas,
toi de qui est né le soleil de la justice,
sceptre de la vérité, temple indestructible.
Je te salue, Marie,
demeure de celui qu'aucun lieu ne contient,
toi qui as fait pousser un épi
qui ne se flétrira jamais.
Par toi les bergers ont rendu gloire à Dieu,
par toi est béni, dans l'Évangile,
celui qui vient au nom du Seigneur.
Par toi la Trinité est glorifiée,
par toi la croix est adorée dans l'univers entier.
Par toi exultent les cieux,
par toi l'humanité déchue a été relevée.
Par toi le monde entier a enfin connu la Vérité.
Par toi, sur toute la terre, se sont fondées des églises.
Par toi le Fils unique de Dieu
a fait resplendir sa lumière
sur ceux qui étaient dans les ténèbres,
assis à l'ombre de la mort.
Par toi les apôtres ont pu annoncer
le salut aux nations.
Comment chanter dignement ta louange,
Ô Mère de Dieu,
par qui la terre entière tressaille d'allégresse.
Prière à Marie de Saint Cyrille d'Alexandrie


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

« Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel devient fade, comment lui rendre de la saveur ? Il ne vaut plus rien : on le jette dehors et il est piétiné par les gens.

Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée. Et l’on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau ; on la met sur le lampadaire, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. De même, que votre lumière brille devant les hommes : alors, voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux. En fêtant saint Cyrille d’Alexandrie, nous sommes reportés dans les premiers siècles de l’Église encore indivise. Les premiers siècles sont d’abord des siècles de persécutions. Si l’on se déclarait chrétien, on était assuré d’être martyrs. Jésus a donné sa vie pour nous sur la Croix. Les Chrétiens ont donné de beaux exemples de martyrs, de témoignages d’Amour. L’Église a dû combattre aussi, à l’intérieur de son propre Corps. Saint Cyrille d’Alexandrie s’est levé d’une manière généreuse et amoureuse. Il n’était pas un sel qui s’était affadi ! Avec un tempérament particulièrement prononcé, il s’est fait l’invincible défenseur de Marie, Mère de Dieu. L’Évangile reste discret sur le mystère de la Vierge Marie. Le combat de Cyrille d’Alexandrie, alors que certains disaient que Marie etait la mère de l’homme Jésus, fut d’affirmer que Marie est la Mère de Dieu puisque Jésus est Dieu. Le Père engendre éternellement son Fils dans l’Esprit Saint, c’est le mystère du Dieu Amour, qui, parce qu’il est amour, s’abaisse sans cesse. Dans cet abaissement même, il est élevé dans toute sa grandeur : « Dieu est amour. » L’Esprit Saint recouvre Marie de son ombre à l’Annonciation, Jésus est engendré par l’Esprit Saint dans le sein de Marie.

« Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir.

Amen, je vous le dis : Avant que le ciel et la terre disparaissent, pas un seul iota, pas un seul trait ne disparaîtra de la Loi jusqu’à ce que tout se réalise. Le mystère de l’humanité, en Marie, participe à l’œuvre de Dieu. C’est donc de la maternité divine de Marie dont il s’agit pour saint Cyrille d’Alexandrie. En Dieu, toute paternité est contenue, c’est de Dieu que tout vient, que tout arrive, et c’est en Lui et pour lui que tout s’épanouit. Quand Jésus est donné à Marie à l’Annonciation, l’ange dit à Marie : « L’Esprit Saint viendra sur toi et la Puissance du Très Haut te couvrira de son ombre ». l’Écriture dit l’admiration des bergers quand les anges leur apparaissent : « Allez donc voir un enfant emmailloté, dans une crèche, c’est lui le Sauveur. » Dieu se rend visible à nos yeux, il prend notre nature humaine. Joseph et Marie sont tous deux porteurs d’un mystère incroyable. Marie sait, et Joseph qui a obéi à Dieu, contemple dans cet enfant « quelque chose » d’incomparable. Dieu est une « surabondance » d’amour qui veut se communiquer et donner à sa petite créature les secrets qu’Il porte, selon ce qu’elle peut en saisir. Dieu notre Père engendre éternellement son Unique. L’Esprit Saint, l’Engendrement du Père, « s’accomplit » dans le sein de la Vierge Marie.

Donc, celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le royaume des Cieux.

Mais celui qui les observera et les enseignera, celui-là sera déclaré grand dans le royaume des Cieux. Dieu nous fait participer à la puissance de son amour infini, de sa Vie et de sa Lumière. Par amour, Il nous fait participer à son mystère. Cyrille d’Alexandrie a vu, par une grâce extraordinaire, l’enjeu de la maternité divine de Marie. Certes, au plan humain, il est déjà étonnement beau de donner chair à un petit être qui louera le Seigneur pendant toute son existence. Les parents savent qu’il faudra que ce petit être soit baptisé dans le Christ pour recevoir la vie divine. Derrière la maternité divine de Marie, se révèle la paternité et la maternité spirituelle. Dieu est le seul qui engendre dans son mystère de Dieu, mais Il introduit sa petite créature, malgré sa petitesse, dans un mystère d’enfantement de vie spirituelle. A partir de son consentement, Marie l’Immaculée, dans l’Esprit Saint, sera le lieu où le Fils Unique est engendré. A partir de ce premier engendrement du Fils unique, l’Église enfantera les membres de son Corps mystique à la vie divine, dans l’Esprit Saint. Elle deviendra en effet Mère dans l’Esprit Saint, elle donnera la vie divine dans les Sacrements du Christ. Quand elle célèbre le Sacrement de l’Eucharistie, l’Église fait advenir Jésus, Pain de vie, au milieu de nous. Si Dieu s’est abaissé si bas, c’est pour nous élever si haut, c’est pour nous « diviniser. »


Citation :
Nous demandons la grâce de comprendre et d’aimer le mystère de Marie « Mère de Dieu »


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Jean-Paul II (1920-2005), Pape
Discours à Paris le 30 mai 1980 (DC 1788 du 15/6/80)


« Elle est étroite la porte, il est resserré le chemin qui conduit à la vie »

Je suis venu vous encourager dans la voie de l'Évangile, une voie étroite certes, mais la voie royale, sûre, éprouvée par des générations de chrétiens, enseignée par les saints... C'est la voie sur laquelle, tout comme vous, vos frères dans l'Église universelle s'efforcent de cheminer. Cette voie ne passe pas par la résignation, par les renoncements ou par les abandons. Elle ne se résout pas à l'affadissement du sens moral, et elle souhaiterait que la loi civile elle-même aide à élever l'homme. Elle ne cherche pas à s'enterrer, à demeurer inaperçue, mais elle requiert au contraire l'audace joyeuse des apôtres. Elle bannit donc la pusillanimité, tout en se montrant parfaitement respectueuse à l'égard de ceux qui ne partagent pas le même idéal...

     « Reconnais, ô chrétien, ta dignité ! » disait le grand pape St Léon. Et moi, son indigne successeur, je vous dis à vous, mes frères et mes sœurs : Reconnaissez votre dignité ! Soyez fiers de votre foi, du don de l'Esprit que le Père vous a fait. Je viens parmi vous comme un pauvre, avec la seule richesse de la foi, pèlerin de l'Évangile. Donnez à l'Église et au monde l'exemple de votre fidélité sans faille et de votre zèle missionnaire. Ma visite chez vous veut être...un appel à un élan nouveau devant les tâches nombreuses qui s'offrent à vous.



Source :










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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mer 28 Juin 2017 - 11:09

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Sommaire du texte de l’évangile

Ce passage, toujours dans la conclusion du sermon sur la montagne, est un avertissement à la communauté : il faut se défier des pseudo-prophètes. Ils peuvent bien paraître, déguisés en brebis, mais ils sont en réalité des loups voraces. Leur titre et leur apparence ne sont pas une garantie. Le meilleur critère pour reconnaître ce qu’ils sont vraiment est de voir si leurs actes, leurs fruits, et leur conduite sont en accord avec l’enseignement du Christ. Tout arbre bon donne de beaux fruits.

Réflexion

Le prophète Joël avait prédit qu’avec la venue du Messie et l’ère nouvelle l’Esprit Saint serait répandu dans tous les fidèles : Je répandrai mon Esprit sur toute chair. Vos fils et vos filles prophétiseront, vos anciens auront de songes, vos jeunes gens des visions. (Joël 3,1)

Dans l’évangile de l’enfance de Luc, on voit qu’avec la présence du Verbe la présence de l’Esprit Saint se manifeste dans Marie, dans Élisabeth, au temple dans le vieillard Siméon et la prophétesse Anne. Dans les Actes des apôtres qui décrivent les débuts de l’Église, cette présence se manifeste lors de la Pentecôte où Pierre déclare que la prophétie de Joël est maintenant réalisée. Cette présence continue de se manifester après la Pentecôte de diverses façons. Ce sont les dons ou grâces données aux individus pour servir la communauté. Parmi ces dons, il y a celui de parler sous l’inspiration de l’Esprit Saint : le don de prophétie. Il peut être occasionnel comme après le baptême où souvent le nouveau baptisé est dit “prophétiser”. Occasionnellement, prophétiser implique une prédiction dont l’annonce demande une démarche de la communauté : à Antioche, un prophète annonce une famine et la communauté doit préparer de l’aide pour l’église de Jérusalem (Actes 11,28). Mais une prophétie n’est pas nécessairement une prédiction de l’avenir. Paul décrit l’action de prophétiser comme une action d’ édifier, exhorter, réconforter (1 Corinthiens 14,3).

Ceux qui avaient ce charisme ou ce don qui évidemment était très important pour la communauté étaient considérés comme des prophètes de façon permanente pour les distinguer des autres services comme celui des docteurs (ceux qui enseignaient) ou des prédicateurs comme Apollos qui était un très bon prédicateur mais pourtant n’est pas appelé un prophète.

Paul appréciait le rôle des prophètes dans la communauté ; il recommande aux Thessaloniciens de ne pas déprécier les dons de prophétie (1 Thessaloniciens,5,19-21) mais d’utiliser quand même le discernement qui est aussi un don de l’Esprit. Le même discernement est suggéré aux prophètes de Corinthe (1 Corinthiens 14,29-32). Ceci vaut à l’intérieur d’une communauté. Les difficultés commenceront plus tard quand des gens venus de l’extérieur de la communauté se présenteront en se prétendant prophètes. Le prophétisme pouvait exercer de l’attrait sur des gens qui avaient le goût du prestige, du pouvoir ou du profit. Dès les débuts, Simon le magicien avait essayé d’obtenir le don de prophétie en offrant de l’argent à Pierre (Actes 8.).

C’est donc une invitation au discernement qui est spécialement faite à la communauté à laquelle s’adresse Matthieu. Mais il reste que le discernement est toujours un don de l’Esprit et il doit encore être exercé sérieusement.


Père Jean Gobeil SJ





Jean Tauler (v. 1300-1361), dominicain à Strasbourg
Sermon 7 (trad. Cerf 1991, p. 54)


Porter de beaux fruits

Dans une vigne, on retourne la terre autour des pieds de vigne et on sarcle les mauvaises herbes. L'homme aussi doit se sarcler, profondément attentif à ce qu'il pourrait y avoir encore à arracher dans le fond de son être, pour que le Soleil divin puisse s'en approcher plus immédiatement et y briller. Si tu laisses la force d'en haut faire son œuvre..., le soleil devient éclatant, il darde ses rayons brûlants sur les fruits et les rend de plus en plus transparents. La douceur s'y fixe toujours davantage, les peaux qui les enveloppent deviennent très minces. Ainsi en va-t-il dans le domaine spirituel. Les obstacles intermédiaires deviennent finalement si ténus qu'on reçoit sans cesse les touches divines de tout près. Aussi souvent et aussitôt qu'on se tourne vers lui, on trouve toujours à l'intérieur le divin Soleil brillant avec beaucoup plus d'éclat que tous les soleils qui ont jamais brillé au firmament. Et ainsi tout dans l'homme est déifié à tel point qu'il ne ressent, ne goûte et ne connaît rien aussi vraiment que Dieu, d'une connaissance foncière, et cette connaissance surpasse de beaucoup le mode de connaissance de notre raison.

     Enfin on arrache les feuilles des sarments pour que le soleil puisse se répandre sur les fruits sans rencontrer aucun obstacle. Il en est de même chez ces hommes : tout intermédiaire tombe et ils reçoivent tout d'une façon immédiate. Voici que tombent prières, représentations des saints, pratiques de dévotion, exercices. Mais que l'homme se garde pourtant de rejeter ces pratiques avant qu'elles ne tombent d'elles-mêmes. À ce degré alors, le fruit devient si indiciblement doux qu'aucun raisonnement ne peut le comprendre... On ne fait plus qu'un avec la douceur divine, si bien que notre être est tout pénétré de l'Être divin et qu'il s'y perd comme une goutte d'eau dans un grand fût de vin... Ici les bonnes intentions, l'humilité, ne sont plus qu'une simplicité, un mystère si essentiellement paisible qu'on en peut à peine prendre conscience.



Source :










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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mer 28 Juin 2017 - 23:11

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 





Homélie :

"Jésus, arrivé dans la région de Césarée-de-Philippe, demandait à ses disciples : « Au dire des gens, qui est le Fils de l’homme ? »"

Nous fêtons Pierre et Paul qui sont les deux colonnes de l’Eglise que la liturgie ne sépare pas. Ce sont deux figures complémentaires de l’Eglise dont le témoignage nous éclaire, deux juifs attachés à la religion de leurs pères. L’un est paysan, l’autre citadin, tous deux ont été saisis par le Christ. Simon, fort de sa foi populaire qui lui valut le nom de Pierre. Saul avait suivi une formation plus poussée auprès de maîtres réputés, est en route vers Damas. Il rencontre Jésus qui se révèle à lui comme vivant dans la gloire du Dieu unique. Il est dans le cœur des hommes qui croient en Lui et que Paul persécute. Pierre et Paul ont laissé un témoignage de vie, un modèle de parcours spirituel, pour chacun de nous. Plus que jamais, nous nous inspirons de leur vie si nous voulons, à notre tour, témoigner en vérité de notre foi et porter autour de nous la Bonne Nouvelle. La marche de l’Église vers la vérité et la lumière se poursuit imperturbablement, mais en grande fragilité, sur la mer orageuse du monde. Jésus a dit : « Je te bénis, Père, tu as caché cela aux sages et aux savants, mais tu l’as révélé aux tout-petits. » Nous sommes, ces tout-petits, ces pauvres affrontés à un monde difficile. Avec Jésus, l’espérance et la confiance nous sont données pour avancer dans la grâce.

« Ils répondirent : « Pour les uns, Jean le Baptiste ; pour d’autres, Élie ; pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes. »"

Simon ne revendiquera pas pour lui le monopole d’être devenu Pierre aux Eglises qui connaissent les mêmes tribulations que lui au moment de la passion de Jésus : « Vous aussi, pierres vivantes, prêtez-vous à l’édification d’une communauté animée de l’Esprit, dira-t-il. » La communauté chrétienne est construite sur le Christ qui est le Rocher de Dieu. Pierre s’est exprimé : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. » Ce qu’il dit est la véritable identité de Jésus dans sa relation de Fils avec son Père, c’est la foi de l’Eglise après la résurrection. Cette foi a soutenu les Apôtres jusqu’au martyr. A leur suite, nous accordons notre confiance aux Paroles de Jésus dans l’Evangile, et aux enseignements de l’Eglise. Nous demandons la grâce de l’humilité pour nous remettre entièrement entre les mains de Dieu.

"Jésus leur demanda : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? »

Alors Simon-Pierre prit la parole et dit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! » Prenant la parole à son tour, Jésus lui dit : « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux. Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle. Je te donnerai les clés du royaume des Cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. » La profession de foi de Pierre sera une référence pour les disciples, un point de repère pour tous les temps. Pierre sera la référence pour les croyants, grâce à lui, les croyants pouront affirmer leur foi. Jésus répond à Simon par une béatitude : « Heureux es-tu Simon, » il révèle à Pierre la portée de ce qu’il vient de confesser, il a accueilli en lui la foi que lui donne le Père. C’est en vertu de cet accueil que Pierre est constitué par Jésus comme le roc de son Eglise. Jésus veut que nous ayons conscience que la foi vient d’ailleurs : C’est une fidélité à ce que nous dit l’Esprit Saint. Jésus confie à Pierre le Mystère de son Église, elle sera à la fois crucifiée avec lui et en même temps elle est ressuscitée avec lui. Pierre et Paul ont laissé s’exprimer la chaleur de l’Amour, de la Charité qui irradiait leur cœur. Ils ont laissé parler l’Amour, c’est-à-dire l’Esprit-Saint, et ils l’ont fait non seulement en paroles, mais en actes. Pierre et Paul se sont ainsi retrouvés embrasés par le même Amour divin. Et c’est cet Amour qui les a poussé à se donner entièrement au Christ et à son épouse l’Eglise.


Citation :
Nous demandons à Dieu la grâce de la douceur et de l’humilité, de Jésus ressuscité.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Bernard (1091-1153), moine cistercien et docteur de l'Église
3ème sermon pour la fête des saints apôtres Pierre et Paul, passim


« Je suis le moindre des apôtres ; je ne mérite même pas de porter ce nom » (1Co 15,9)

C'est avec raison, mes frères, que l'Église applique aux saints apôtres Pierre et Paul ces paroles du Sage : « Ce sont des hommes de miséricorde, dont les bienfaits ne tombent pas dans l'oubli ; les biens qu'ils ont laissés à leur postérité subsistent toujours » (Si 44,10-11). Oui, on peut bien les appeler des hommes de miséricorde : parce qu'ils ont obtenu miséricorde pour eux-mêmes, parce qu'ils sont pleins de miséricorde, et que c'est dans sa miséricorde que Dieu nous les a donnés.

     Voyez, en effet, quelle miséricorde ils ont obtenue. Si vous interrogez saint Paul sur ce point..., il vous dira de lui-même : « J'ai commencé par être un blasphémateur, un persécuteur, un insulteur ; mais j'ai obtenu miséricorde de Dieu » (1Tm 1,13). En effet, qui ne sait tout le mal qu'il a fait aux chrétiens de Jérusalem... et même dans la Judée toute entière ?... Pour ce qui est du bienheureux Pierre, j'ai une autre chose à vous dire, mais une chose d'autant plus sublime qu'elle est unique. En effet, si Paul a péché, il l'a fait sans le savoir, car il n'avait pas la foi ; Pierre au contraire avait les yeux grands ouverts au moment de sa chute (Mt 26,69s). Mais « là où la faute a abondé, la grâce a surabondé » (Rm 5,20)... Si saint Pierre a pu s'élever à un tel degré de sainteté après avoir fait une chute si lourde, qui pourra désormais désespérer, pour peu qu'il veuille lui aussi sortir de ses péchés ? Remarquez ce que dit l'Évangile : « Il sortit et pleura amèrement » (v. 75)...

     Vous avez entendu quelle miséricorde les apôtres ont obtenue, et désormais personne parmi vous ne sera accablé de ses fautes passées plus qu'il ne faut... Si tu as péché, Paul n'a-t-il pas péché davantage ? Si tu as fait une chute, Pierre n'en a-t-il pas fait une plus profonde que toi ? Or, l'un et l'autre, en faisant pénitence, non seulement ont obtenu le salut mais sont devenus de grands saints, sont même devenus les ministres du salut, les maîtres de la sainteté. Fais donc de même, mon frère, car c'est pour toi que l'Écriture les appelle « des hommes de miséricorde ».



Source :









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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Ven 30 Juin 2017 - 2:20

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 


Homélie :

"Lorsque Jésus descendit de la montagne, des foules nombreuses le suivirent.

Jésus quitte la montagne, il redescend vers la plaine. Sa Parole travaille chacun, « et voici qu’un lépreux s’approcha. » Cette parole qui retentit nous touche. Dans l’échange entre Jésus et le lépreux, la réconciliation avec Dieu se poursuit. La parole se répandra concrètement devant tous. Le cri de détresse de cet homme est celui de l’humanité malade ! Nous aimons prier Jésus avec cette foi confiante pour toute l’humanité. La parole de Dieu est d’une telle activité ! Devant notre misère et la misère dont nous sommes témoin, nous crions vers Jésus et il nous écoute. Jésus étend la main au risque de devenir lépreux lui-même. Il le deviendra sur la croix pour nous guérir tous. Le toucher de Jésus sauve le monde, mais Jésus deviendra le lépreux sur la croix. Il vient nous libérer de toutes nos détresses et de toutes nos souffrances.

"Et voici qu’un lépreux s’approcha, se prosterna devant lui et dit : « Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier. »

Jésus étendit la main, le toucha et lui dit : « Je le veux, sois purifié. » Et aussitôt il fut purifié de sa lèpre. Ce lépreux est rempli de douleur et conscient de son infirmité, il accourt vers Jésus en lui demandant : « Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier. » Nous qui voyons Jésus si proche, nous pouvons formuler la même demande que le lépreux : « Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier. » Jésus continue de passer près de nous, jour après jour, il attend de nous la même demande. Nous avons besoin d’être défait du passé, des plaies qui infectent notre corps et notre cœur. Nous contemplons ce lépreux qui s’approche de Jésus. Cette lèpre est le signe du péché de l’humanité qui divise et sépare les hommes. C’est le non respect de Dieu et le non respect des hommes qui est ainsi manifesté dans ce signe. Mystérieusement, l’évangile manifeste que les deux vont de pair. Dès que nous ne respectons plus Dieu, nous nous moquons des hommes. Jésus vient au secours de l’humanité qu’il vient toucher de sa main.

"Jésus lui dit : « Attention, ne dis rien à personne, mais va te montrer au prêtre. Et donne l’offrande que Moïse a prescrite : ce sera pour les gens un témoignage. »

Comme il nous faut raviver notre foi et crier vers Jésus qui est l’action de Dieu qui nous sauve. Aujourd’hui encore nous célébrons ce salut de Jésus dans l’Eucharistie. Ainsi sera touchée la lèpre de ce monde de violence que nous côtoyons chaque jour. Nous avons la joie de célébrer l’Eucharistie pour tous ceux qui en sont privés et qui crient dans les prisons et les hôpitaux. Le Corps et le Sang de Jésus vient encore toucher l’humanité et la guérir, il vient encore vivifier notre cœur. C’est sa vie qui triomphe avec son amour infini. Dans la violence du monde, nous prenons la mesure du salut de Jésus-Christ. En célébrant le mémorial du Jeudi-Saint, le Vendredi-Saint est rendu visible, et la victoire de l’amour éclatera le jour de Pâques. Jésus est la parole de Dieu, la main tendue, le geste qui nous sauve par sa passion et sa résurrection.


Citation :
Nous demandons la grâce d’entendre encore cette Parole : « Je le veux, sois purifié ! ».


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Syméon le Nouveau Théologien (v. 949-1022), moine grec
Hymne 30 ; SC 174 (trad. SC p. 357)


« Jésus le toucha et lui dit : 'Je le veux ; sois purifié' »

Avant que brille la lumière divine,
je ne me connaissais pas moi-même.
Me voyant alors dans les ténèbres et en prison,
enfermé dans un bourbier,
couvert de saleté, blessé, ma chair enflée...,
je suis tombé aux pieds de celui qui m'avait illuminé.
Et celui qui m'avait illuminé touche de ses mains
mes liens et mes blessures ;
là où touche sa main et où son doigt s'approche,
aussitôt tombent mes liens,
les blessures disparaissent, et toute saleté.
La souillure de ma chair disparaît...
si bien qu'il la rend semblable à sa main divine.
Merveille étrange : ma chair, mon âme et mon corps
participent à la gloire divine.

Dès que j'ai été purifié et débarrassé de mes liens,
le voici qui me tend une main divine,
il me retire du bourbier entièrement,
il m'embrasse, il se jette à mon cou,
il me couvre de baisers (Lc 15,20).
Et moi qui étais totalement épuisé
et qui avais perdu mes forces,
il me prend sur ses épaules (Lc 15,5),
et il m'emmène hors de mon enfer...

C'est la lumière qui m'emporte et me soutient ;
elle m'entraîne vers une grande lumière...
Il me donne à contempler par quel étrange remodelage
lui-même m'a repétri (Gn 2,7) et m'a arraché notre nature périssable.
Il m'a fait don d'une vie immortelle
et m'a revêtu d'une robe immatérielle et lumineuse
et m'a donné des sandales, un anneau et une couronne
impérissables et éternels (Lc 15,22; 1Co 9,25).



Source :












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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Sam 1 Juil 2017 - 2:28

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



Jésus, mon Seigneur et mon Dieu, je me consacre à la toute puissance de Votre Précieux Sang. Je viens me réfugier dans Vos Saintes Plaies afin que, par Votre Passion et par Votre Croix, je vienne épouser tout de Vous et m'offrir sans retenue à Votre Sainte Volonté, afin que mes blessures se noient en Vos plaies, et que Vos souffrances, Jésus, trouvent apaisement et reconnaissance en mon cœur. Que chaque instant de mon existence et celle de mes proches soit sous la protection de Votre Sang Précieux. Que mes pas s'harmonisent à Vos pas afin que Votre Amour jaillisse de mon cœur comme il a été offert au monde du haut de la Croix.
Seigneur Jésus, je Vous aime, je crois en Vous, j'ai confiance en Vous. Amen ! Prière de Consécration au Précieux Sang de Jésus-Christ



LECTURES DE LA MESSE:
 





Homélie :

Comme Jésus était entré à Capharnaüm, un centurion s’approcha de lui et le supplia : « Seigneur, mon serviteur est couché, à la maison, paralysé, et il souffre terriblement. » Jésus lui dit : « Je vais aller moi-même le guérir. »

Le centurion reprit : « Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri. Moi-même qui suis soumis à une autorité, j’ai des soldats sous mes ordres ; à l’un, je dis : “Va”, et il va ; à un autre : “Viens”, et il vient, et à mon esclave : “Fais ceci”, et il le fait. » À ces mots, Jésus fut dans l’admiration et dit à ceux qui le suivaient : « Amen, je vous le déclare, chez personne en Israël, je n’ai trouvé une telle foi. Nous contemplons la compassion de Jésus : "Il lui répondit : Moi, je viendrai le guérir." Ce qui frappe chez ce centurion, c’est la conscience de sa petitesse. Il est vrai qu’il se trouve dans la position de quelqu’un qui crie sa peine et qui a besoin d’être aidé, il tend la main vers Jésus. Il se tient à la toute dernière place, à peine sur le seuil, et confesse sa petitesse : "Seigneur, je ne suis pas digne que tu viennes sous mon toit." Nous contemplons l’amour, la foi, la confiance et l’humilité de ce centurion qui éprouve une très grande affection pour son serviteur. Cette sollicitude envers les autres, spécialement envers un serviteur lui obtient, de la part de Jésus, une réponse immédiate : « Je vais aller le guérir. » La foi de cet homme est exemplaire ! L’Église a repris cette expression que nous disons avant d’aller recevoir le Corps du Christ dans l’Eucharistie !

"Aussi je vous le dis : Beaucoup viendront de l’orient et de l’occident et prendront place avec Abraham, Isaac et Jacob au festin du royaume des Cieux, mais les fils du Royaume seront jetés dans les ténèbres du dehors ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. »"

Et Jésus dit au centurion : « Rentre chez toi, que tout se passe pour toi selon ta foi. » Et, à l’heure même, le serviteur fut guéri. L’attitude du centurion, sa confiance illimitée en Jésus, n’est possible que parce que le centurion pressent qu’un lien personnel existe déjà entre Jésus et lui. Il a compris que Jésus allait faire cela pour lui. La prière du centurion est pleine d’amour, d’humilité et de confiance. Jésus valorise cet homme qui fait appel à lui, il est heureux de cette foi qui met en œuvre l’amour infini du Père. Jésus dit au centurion : "Va, qu’il t’advienne selon ta foi. Et à ce moment même le serviteur fut guéri." Le centurion est conscient de la puissance qui habite la parole de Jésus : "Dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri." Le centurion est si fort dans l’abandon et l’obéissance de foi à l’égard de la Parole de Jésus qu’il nous est proposé comme exemple. Sa foi est toute confiance en Jésus, abandon total à sa Parole dans l’obéissance.

"Jésus lui dit : « Attention, ne dis rien à personne, mais va te montrer au prêtre. Et donne l’offrande que Moïse a prescrite : ce sera pour les gens un témoignage. »

Le soir venu, on présenta à Jésus beaucoup de possédés. D’une parole, il expulsa les esprits et, tous ceux qui étaient atteints d’un mal, il les guérit, pour que soit accomplie la parole prononcée par le prophète Isaïe : Il a pris nos souffrances, il a porté nos maladies. Jésus nous délivre par le mystère de l’amour divin qui va jusqu’au plus profond de notre souffrance et de notre douleur pour s’en charger Lui-même et ainsi nous guérir, nous sauver et nous donner part à sa résurrection. Les guérisons opérées par Jésus sont une annonce de sa résurrection et de notre propre résurrection. Jésus guérit nos cœurs, il est le Sauveur de l’humanité toute entière. Il a pris sur Lui notre mal, Il a pris sur Lui nos souffrances, nos infirmités, nos maladies. Il a pris sur Lui notre péché : "Il a été fait péché pour nous." Nous nous relèverons tous dans la splendeur de nos corps ressuscités, pour participer avec notre esprit et avec notre chair, au triomphe et à la gloire de Jésus.


Citation :
Nous rendons grâce à Dieu qui réalise tant de merveilles.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Catéchisme de l'Église catholique
§830-835


« Beaucoup viendront de l'Orient et de l'Occident et prendront place... au festin du Royaume des cieux »

L'Église est catholique : le mot « catholique » signifie « universel » dans le sens de « selon la totalité » ou « selon l'intégralité ». L'Église est catholique dans un double sens : elle est catholique parce qu'en elle le Christ est présent. « Là où est le Christ Jésus, là est l'Église catholique » (S. Ignace d'Antioche) ; en elle subsiste la plénitude du Corps du Christ uni à sa Tête (Ep 1,22-23)... L'Église était, en ce sens fondamental, catholique au jour de la Pentecôte et elle le sera toujours jusqu'au jour de la parousie.

     Elle est catholique parce qu'elle est envoyée en mission par le Christ à l'universalité du genre humain (Mt 28,19). « Tous les hommes sont appelés à faire partie du Peuple de Dieu. C'est pourquoi ce peuple, demeurant un et unique, est destiné à se dilater aux dimensions de l'univers entier et à toute la suite des siècles pour que s'accomplisse ce que s'est proposé la volonté de Dieu créant à l'origine la nature humaine dans l'unité, et décidant de rassembler enfin dans l'unité ses fils dispersés » (Vatican II, LG 13)...

     Chaque église particulière est catholique... Ces églises particulières « sont formées à l'image de l'Église universelle ; c'est en elles et à partir d'elles qu'existe l'Église catholique une et unique » (LG 23). Les Églises particulières sont pleinement catholiques par la communion avec l'une d'entre elles : l'église de Rome « qui préside à la charité » (S. Ignace d'Antioche). « Car avec cette église, en raison de son origine plus excellente doit nécessairement s'accorder toute église, c'est-à-dire les fidèles de partout » (S. Irénée)... La riche variété de disciplines ecclésiastiques, de rites liturgiques, de patrimoines théologiques et spirituels propres aux églises locales « montre avec plus d'éclat, par leur convergence dans l'unité, la catholicité de l'Église indivise » (LG 23).



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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Dim 2 Juil 2017 - 2:34

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi ;

Recevoir son père ou sa mère, son fils ou sa fille, dans l’Amour de Dieu, n’est pas spontané et peut nous surprendre. La Parole de Jésus nous demande de grandir dans l’Amour. Jésus, qui nous demande cela, prendra sa croix pour nous montrer son Amour et il nous invite à le suivre. C’est l’Esprit Saint, qui nous fait entrer dans la force intérieure dont Jésus est investi. Cet appel lancé par Jésus est un cri pour qui veut sauver sa vie d’une illusion répandue aujourd’hui. L’humanité prend le chemin de se sauver par elle-même. Nous sommes de plus en plus témoin qu’elle est en train de perdre son cœur, le meilleur d’elle-même. Jésus nous invite à le rejoindre dans le mystère de sa Résurrection, cette puissance de Vie qui est cachée en lui. La Parole : Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de tout ton esprit, revient à dire qu’en nous demandant la préférence de notre amour pour lui, Jésus nous appelle à la vérité de notre foi en lui. Comme il nous a aimé « jusqu’au bout, » il nous demande simplement de l’aimer, lui, davantage, par-dessus tout et plus que tout car il est tout en tous et même tout en tout.

Celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n’est pas digne de moi. Qui a trouvé sa vie la perdra ; qui a perdu sa vie à cause de moi la gardera.

Pour bien comprendre ce que Jésus nous dit, il faut nous souvenir de Pierre qui refuse un moment de suivre Jésus, et qui le renie. Il s’est vite aperçu qu’en voulant ainsi sauver sa vie, il la perdait. Heureusement, Pierre pleura amèrement et ses larmes de repentir l’amenèrent à redonner sa vie au Christ. En la perdant pour lui sur la terre, il l’a sauvée en lui, dans l’éternité du Royaume des cieux. Pour chacun de nous, la question revient donc à savoir quel fondement nous voulons donner à notre vie ; Notre moi périssable, ou Jésus immortel. Pour qui voulons-nous vivre, pour nous-mêmes ou pour Dieu. La pleine lumière nous est révélée quand nous découvrons, émerveillés, qu’il n’y a rien d’auto-destructif de donner sa vie à Dieu, mais qu’au contraire, nous vivons ainsi un heureux échange. Jésus va plus loin encore en appelant chacun à se renoncer et même à se renier lui-même. Nous sommes en face d’une des paroles les plus libératrices de tout l’Évangile.

Qui vous accueille m’accueille ; et qui m’accueille accueille Celui qui m’a envoyé.

Qui accueille un prophète en sa qualité de prophète recevra une récompense de prophète ; qui accueille un homme juste en sa qualité de juste recevra une récompense de juste. Et celui qui donnera à boire, même un simple verre d’eau fraîche, à l’un de ces petits en sa qualité de disciple, amen, je vous le dis : non, il ne perdra pas sa récompense. » C’est ainsi que nous sortons d’un monde où tout passe, pour nous ouvrir à une vie qui ne finira jamais. Nous abandonner ainsi, c’est recevoir chaque jour en notre cœur le centuple de tout, et la Vie éternelle. Baptisés dans la mort de Jésus, nous menons une vie nouvelle. Nous sommes passés par la mort avec le Christ, et nous croyons que nous vivrons aussi avec lui. C’est une si grande joie de se sentir vivants pour Dieu en Jésus Christ. Après nous être initiés à ne préférer rien ni personne à l’amour du Christ Jésus, l’Évangile nous invite à accueillir Jésus dans ses envoyés. Jésus, l’Envoyé du Père, vient à nous avec toute sa bonté. Lui, le Seigneur, s’est fait serviteur nous apprenant qu’il est doux et humble de cœur. D’un amour qui est de toujours à toujours il nous recouvre dans l’infini de sa tendresse. Jésus tient l’hospitalité si chère qu’il n’est rien n’est plus beau que de nous accueillir mutuellement, ne fût-ce qu’autour d’un verre d’eau fraîche, mais avec au cœur un véritable amour fraternel.


Citation :
Nous demandons la grâce de l’accueil et de l’action de grâce.


Père Gilbert Adam
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Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix [Édith Stein] (1891-1942), carmélite, martyre, copatronne de l'Europe
Am Fuss des Kreuzes, 24/11/1934 (trad. La Crèche et la croix, Ad Solem 1995, p. 57)


« Si quelqu'un veut marcher derrière moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix et qu'il me suive »

Sur le chemin de la croix, le Sauveur n'est pas seul, et il n'est pas entouré que d'ennemis qui le harcèlent. Il y a aussi la présence des êtres qui le soutiennent : la Mère de Dieu, modèle de ceux qui, en tout temps, suivent l'exemple de la croix ; Simon de Cyrène, symbole de ceux qui acceptent une souffrance imposée et qui, dans cette acceptation, sont bénis ; et Véronique, image de ceux que l'amour porte à servir le Seigneur. Chaque homme qui, dans la suite des temps, a porté un lourd destin en se souvenant de la souffrance du Sauveur ou qui a librement fait œuvre de pénitence a racheté un peu de l'énorme dette de l'humanité et a aidé le Seigneur à porter son fardeau. Bien plus, c'est le Christ, Tête du Corps mystique, qui accomplit son œuvre d'expiation dans les membres qui se prêtent de tout leur être, corps et âme, à son œuvre de rédemption.

     On peut supposer que la vision des fidèles qui allaient le suivre sur son chemin de souffrance a soutenu le Sauveur au jardin des Oliviers. Et l'appui de ces porteurs de croix lui est un secours à chacune de ses chutes. Ce sont les justes de l'Ancienne Alliance qui l'accompagnent entre la première et la deuxième chute. Les disciples, hommes et femmes, qui se rallièrent à lui pendant sa vie terrestre sont ceux qui l'aident de la deuxième à la troisième station. Les amants de la Croix, qu'il a éveillés et qu'il éveillera encore tout au long des vicissitudes de l'Église combattante, sont ses alliés jusqu'à la fin des temps. C'est à cela que, nous aussi, nous sommes appelées.



Source :










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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Dim 2 Juil 2017 - 23:34

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



" Quand ta main toucha le côté du Seigneur, tu trouvas le comble de tous les biens ; car ainsi qu'une éponge mystique, tu en exprimas de célestes liqueurs, tu y puisas la vie éternelle, bannissant toute ignorance dans les âmes, et faisant couler comme de source les dogmes divins de la connaissance de Dieu.

Par ton incrédulité et par ta foi tu as rendu stables ceux qui étaient dans la tentation , en proclamant le Dieu et Seigneur de toute créature, incarné pour nous sur cette terre, crucifié, soumis à la mort, percé de clous, et dont le côté fut ouvert par une lance, afin que nous y puisions la vie.

Tu as fais resplendir la terre des Indiens d'un vif éclat, Ô très saint Apôtre, contemplateur de la divinité ! Après avoir illuminé ces peuples et les avoir rendus enfants de la lumière et du jour, tu renversas les temples de leurs idoles par la vertu de l'Esprit-Saint, et tu les fis s'élever, Ô très prudent, jusqu'à la charité de Dieu, pour la louange et la gloire de l'Eglise, Ô bienheureux intercesseur de nos âmes !

Ô contemplateur des choses divines, tu fus la coupe mystique de la Sagesse du Christ ! Ô Thomas Apôtre, en qui se réjouissent les âmes des fidèles ! Tu retiras les peuples de l'abime de l'ignorance avec les filets du divin Esprit : c'est pourquoi, tu as coulé, semblable à un fleuve de charité, répandant sur toute créature comme une source d'eau vive les enseignements divins. Percé aussi de la lance en ton propre côté, tu as imité la Passion du Christ, et tu as revêtu l'immortalité : supplie-le d'avoir pitié de nos âmes." Hymne de Saint Thomas



LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

"Or, l’un des Douze, Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), n’était pas avec eux quand Jésus était venu.

Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! » Dans l’histoire de Thomas, nous passons du monde sensible, avec toutes les ambiguïtés qu’il suppose, au monde spirituel. Au début du récit, il s’agit des amis de Jésus qui témoignent de sa vie au-delà de la mort. Avec Thomas, on se trouve dans un régime d’éternité où la foi de l’homme permet de voir « ailleurs » et « autrement. » « Bienheureux ceux qui sans avoir vu ont cru. » Nous nous trouvons dans les mêmes conditions que Thomas quand nous sommes éprouvés. Il nous faut reprendre courage et nous replonger dans la vie avec ses turbulences. Marie-Madeleine était très éprouvée quand Jésus a été crucifié. Elle voulait faire des onctions sur le corps mort de Jésus. Ce touché, ce concret du corps, est précieux pour Jésus qui vient alors vers Marie-Madeleine et qui lui dit : « Marie. » A partir de ce moment, la vie de Marie-Madeleine repart, elle peut, avec un nouveau courage, avancer encore. Nous pourrions penser que la relation à Dieu était du côté du spirituel, entendu comme une sorte de communion d’esprit détachée des réalités terrestres. Thomas apporte son témoignage à l’Église naissante. Nous croyons les témoins oculaires, ceux qui ont vu Jésus, les Apôtres.

Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux.

Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d’eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! » « Huit jours plus tard, » c’est le jour où la communauté célèbre l’Eucharistie, Jésus dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, avance ta main et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant ; » Thomas s’écria : « Mon Seigneur et mon Dieu. » Jésus lui dit : Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. Trois aspects sont présents dans ce récit : la résurrection corporelle de Jésus, la relation entre foi et vision, la confession de foi du disciple. Corps et sens sont nécessaires pour arriver à cette conclusion : « Mon Seigneur et mon Dieu. » Nous aussi, quand nous nous sommes enfermés en nous-mêmes, nous avons besoin de toucher nos plaies pour les faire guérir par la foi, dans la Présence de Jésus. Pour reprendre courage dans nos épreuves, nous sommes devant nos blessures, il nous est nécessaire d’entendre cette Parole : « Avance ici ton doigt, regarde mes mains… ! » Nous sommes au cœur de la foi, il s’agit de la Résurrection. Nous sommes invités à regarder Thomas, et sa foi, à partir des réalités sensibles de Jésus, dans le mystère de son Incarnation. Le sensible devient le lieu de la révélation.

Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. »

Alors Thomas lui dit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. » Dans ce récit de Résurrection, nous repérons un lien entre la foi pascale et la vision de Jésus. Croire, c’est voir et connaître. La rencontre de Thomas avec Jésus Ressuscité est connue dans la réaction de notre langage courant, quand on se réfère à ce disciple qui a besoin de voir et de toucher pour croire. « je ne croirai que si je vois, » dit-on. Thomas a vu le Christ, il a cru en lui, mais sa « vision » dépasse de beaucoup une simple expérience physique. Thomas est le disciple qui fait appel à tous ses sens pour vivre l’expérience de Jésus ressuscité, cette expérience appelle l’intelligence, croire c’est voir. C’est avec tous ses sens que Thomas désire cette connaissance de Jésus. Notre foi s’appuye sur la foi des apôtres qui l’ont vu, qui l’ont touché après sa Résurrection. C’est alors qu’apparaissent la vérité des faits et des gestes de Jésus. Les apôtres ont mangé et bu avec lui. Saint Jean le redit : « Ce que nous avons vu, ce que nous avons touché, » nous vous l’annonçons.


Citation :
Nous demandons la grâce que notre foi en Jésus mort et ressuscité s’intensifie.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Basile de Séleucie (?-v. 468), évêque
Sermon pour la Résurrection, 1-4 (trad. Brésard, 2000 ans B, p. 128 rev.)


« Allez dans le monde entier. Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création » (Mc 16,15)

« Mets ton doigt dans la marque des clous », dit Jésus à Thomas. « Tu me cherchais quand je n'étais pas là, profites-en maintenant. Je connais ton désir malgré ton silence. Avant que tu ne me le dises, je sais ce que tu penses. Je t'ai entendu parler, et quoique invisible, j'étais auprès de toi, auprès de tes doutes, et sans me faire voir, je t'ai fait attendre, pour mieux regarder ton impatience. Mets ton doigt dans la marque des clous. Mets ta main dans mon côté, et ne sois plus incrédule, mais crois. »

     Alors Thomas le touche : toute sa défiance tombe et rempli d'une foi sincère et de tout l'amour que l'on doit à son Dieu, il s'écrie : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Et le Seigneur lui dit : « Parce que tu m'as vu, tu as cru ; heureux ceux qui n'ont pas vu et qui ont cru ! Thomas, porte la nouvelle de ma résurrection à ceux qui ne m'ont pas vu. Entraîne toute la terre à croire non à ses yeux, mais à ta parole. Parcours les peuples et les cités païennes. Apprends-leur à porter la croix sur les épaules au lieu des armes... Dis-leur qu'ils sont appelés par la grâce, et toi, contemple leur foi : heureux, en vérité, ceux qui n'ont pas vu et ont cru ! »

     Telle est l'armée que lève le Seigneur ; tels sont les enfants de la piscine baptismale, les œuvres de la grâce, la moisson de l'Esprit. Ils ont suivi le Christ sans l'avoir vu, ils l'ont cherché et ils ont cru. Ils ont reconnu avec les yeux de la foi, non du corps. Ils n'ont pas mis leurs doigts dans les marques des clous, mais ils se sont attachés à sa croix et ont embrassé ses souffrances. Ils n'ont pas vu le côté du Seigneur, mais par la grâce ils se sont unis à ses membres et ils ont fait leur cette parole du Seigneur : « Heureux ceux qui n'ont pas vu et qui ont cru ! »



Source :










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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mar 4 Juil 2017 - 0:32

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

Comme Jésus montait dans la barque, ses disciples le suivirent.

Et voici que la mer devint tellement agitée que la barque était recouverte par les vagues. Mais lui dormait. Les disciples s’approchèrent et le réveillèrent en disant : « Seigneur, sauve-nous ! Nous sommes perdus. » Dans ce moment important de la vie publique de Jésus, la scène de l’orage est d’une grande vivacité. Nous comprenons l’attitude des disciples de Jésus qui s’affolent. Nous pouvons imaginer l’agitation qui règne sur la barque quand « la mer s’agite violemment, au point que la barque était recouverte par les vagues. » Cette agitation n’est pas suffisante pour réveiller Jésus qui dormait. Ce furent les disciples qui, dans leur désespoir, durent le réveiller : « Seigneur, sauve-nous ! Nous sommes perdus ! » Quand dans nos vies, le vent se met à souffler violemment et que la mer est déchaînée, Jésus est là. Il est là imperturbablement, et il veut que nous agissions. Dieu est présent au cœur de notre vie pour que nous Lui demandions d’agir. Nous savons qu’Il agira par nous. Il nous faut revêtir sa façon d’être, sa manière d’agir. C’est le Saint Esprit qui va nous donner d’agir comme le Christ. Quelles que soient les tempêtes par lesquelles nous pouvons passer, Jésus agira à condition que véritablement, nous croyons en lui. Le Mystère de Jésus se continue dans son Église. Jésus montant dans la barque et les disciples qui le suivent, c’est l’image de l’Église. Le bon pasteur est là, au milieu de ses disciples. Nous savons que la mer est le symbole du monde agité dans lequel Jésus poursuit son œuvre.

"Mais il leur dit : « Pourquoi êtes-vous si craintifs, hommes de peu de foi ? » Alors, Jésus, debout, menaça les vents et la mer, et il se fit un grand calme.

C’est dans cette ambiance dramatique que Jésus nous révéle son Amour. La tempête gronde toujours et les disciples sont encore remplis de crainte. Jésus, simplement et tranquillement, se leve, il « interpelle vivement les vents et la mer, et il se fit un grand calme. » Sur l’ordre de Jésus, la paix revint. Cette paix ne devait pas seulement se réaliser avec l’eau agitée du ciel et de la mer ! La Parole de Jésus avait pour but d’apaiser les cœurs craintifs des disciples. « Pourquoi avoir peur, hommes de peu de foi ? » Car ils criaient : « Seigneur ! Nous sommes en train de périr, sauve-nous. » La réponse de Jésus est pour le moins surprenante : « Pourquoi avez-vous peur, hommes de peu de foi ? » Jésus, debout, interpelle les vents, la mer et il se fait un grand calme, ils sont tous saisis d’étonnement : « Qui est-il donc ? Même la mer et les vents lui obéissent ». La barque de l’Église vogue sur des flots orageux, Jésus est présent au milieu de son Peuple.

Les gens furent saisis d’étonnement et disaient : « Quel est donc celui-ci, pour que même les vents et la mer lui obéissent ? »

Les disciples passèrent du trouble et de la peur à l’admiration de ce qui s’est passé, ils viennent d’assister à quelque chose d’incroyable. La surprise, l’étonnement, l’émerveillement face à un changement aussi radical de situation, suscita en eux une question centrale : « Quel est donc celui pour que même les vents et la mer lui obéissent ? » Qui est celui qui peut calmer les tempêtes du ciel et de la terre et, en même temps, celles du cœur des hommes ? Celui qui « dormant comme un homme dans la barque, peut donner des ordres aux vents et à la mer comme Dieu ! » Quand nous sentons la terre se dérober, n’oublions pas que Jésus est Dieu fait homme, proche de nous. Jésus est présent de manière toute cachée, toute invisible, nous le touchons par la foi. Il est là : « Il ne dort pas le gardien d’Israël ! » Nous nous affolons encore devant la violence du vent, et devant les vagues dans le monde. Mais Jésus est là ! Et quand il est là, peut-on encore avoir peur ? « Hommes de peu de foi, » dit- Il. Jésus continue son œuvre, il veut que ses disciples calment la mer et le vent parce que Lui-même leur en a donné le pouvoir.


Citation :
Nous demandons la grâce que l’Esprit Saint nous soit donné pour qu’il agisse dans nos vies comme Il a agi en Jésus.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Méditations, ch. 37


« Seigneur, sauve-nous ! »(Mc 16,15)

Ô mon Dieu, mon cœur est comme une vaste mer toujours agitée par les tempêtes : qu'il trouve en toi la paix et le repos. Tu as commandé aux vents et à la mer de se calmer, et à ta voix ils se sont apaisés ; viens apaiser les agitations de mon cœur, afin que tout en moi soit calme et tranquille, afin que je puisse te posséder, toi mon unique bien, et te contempler, douce lumière de mes yeux, sans trouble et sans obscurité. Ô mon Dieu, que mon âme, délivrée des pensées tumultueuses de ce monde-ci, « se cache à l'ombre de tes ailes » (Ps 16,8.). Qu'elle trouve près de toi un lieu de rafraîchissement et de paix ; toute transportée de joie, qu'elle puisse chanter : « En toi maintenant je peux m'endormir et me reposer en paix en toi » (Ps 4,9).

     Qu'elle se repose, je te prie, mon Dieu, qu'elle se repose du souvenir de tout ce qui est sous le ciel, éveillée pour toi seul, comme il est écrit : « Je dors, mais mon cœur veille » (Ct 5,2). Mon âme ne peut être en paix et en sûreté, mon Dieu, que sous les ailes de ta protection (Ps 90,4). Qu'elle demeure donc éternellement en toi et qu'elle soit embrasée de ton feu. Que, s'élevant au-dessus d'elle-même, elle te contemple et chante tes louanges dans la joie. Au milieu des troubles qui m'agitent, que tes dons soient ma douce consolation, jusqu'à ce que je vienne à toi, ô toi la paix véritable.



Source :










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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mar 4 Juil 2017 - 23:27

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

Comme Jésus arrivait sur l’autre rive, dans le pays des Gadaréniens, deux possédés sortirent d’entre les tombes à sa rencontre ; ils étaient si agressifs que personne ne pouvait passer par ce chemin.

Nous sommes dans le lieu de la plus grande déshumanisation ! Jésus arrive dans ce pays ou deux personnes sont « enragées. » Ces possédés qui barraient le chemin étaient « violents, » ils avaient été mis du côté du cimetière, là ou la vie était interrompue, n’ayant plus rien à faire avec les vivants. Attachés avec des grosses chaînes qu’ils cassaient, ils étaient dans une violence incroyable, intolérable. Nous connaissons encore aujourd’hui ces lieux qui font frémir tant la violence est grande. Jésus, le Sauveur du monde, est perçu par ces deux possédés ! L’accusateur des frères crie en eux : « Que nous veux-tu, Fils de Dieu ? » Ils étaient allé, d’eux-mêmes, à la rencontre de Jésus, de l’Autre qui vient vers eux. Jésus sait que le sens existe en chacun de nous. Eux, ils attendaient, ne sachant plus que le sens pouvait surgir de leur souffrance intolérable : « Es-tu venu pour nous faire souffrir avant le moment fixé ? » Jésus va changer la vie de ces hommes, et il sera reçu. La Vie prendra la place de la mort ! C’est difficile de regarder en soi quand la violence a tout pris, et que nous sommes en situation de grand scandale. Saint Ignace de Loyola, qui a beaucoup souffert, donne un éclairage utile à l’humanité : Il est toujours possible, en Présence de Dieu, de « regardez en soi, le début des pensées, le milieu des pensées, la fin des pensées, » pour aboutir au bon choix d’un discernement dans la vie devenue si inhumaine. Là, Dieu peut intervenir si nous lui ouvrons la porte, le démon doit fuir.

Et voilà qu’ils se mirent à crier : « Que nous veux-tu, Fils de Dieu ? Es-tu venu pour nous tourmenter avant le moment fixé ? »

Or, il y avait au loin un grand troupeau de porcs qui cherchait sa nourriture. Les démons suppliaient Jésus : « Si tu nous expulses, envoie-nous dans le troupeau de porcs. » Il leur répondit : « Allez. » Ils sortirent et ils s’en allèrent dans les porcs ; et voilà que, du haut de la falaise, tout le troupeau se précipita dans la mer, et les porcs moururent dans les flots. C’est la libération de ces hommes dangereux pour les autres et pour eux-mêmes. Ils étaient parqués dans les périphéries, vers ce qui n’a pas de sens, le cimetière. Les hommes mettent les reclus violents, les forcenés, là ou plus rien ne se passera, dans des cimetières alors qu’ils sont encore « vivants. » Nous savons la gravité de certaines ruptures dans nos familles, dans nos sociétés. Elles laissent des personnes dans un tel désarroi. Que de drames aujourd’hui encore qui mènent à la désespérance. Or Jésus nous donne une Parole de Lumière face à ces situations de violence. Il est le plus fort qui redonne vie, là ou la mort a tout pris. Nous nous mettons à l’école de Jésus, l’Agneau de Dieu. Dans sa douceur et son humilité, il est le plus fort : « Que rien en vous, ne donne prise au menteur, dit-il. » Lui qui est le plus petit et le plus vulnérable, est toujours assisté par l’Esprit Saint, la force de Dieu. Nous contemplons l’intervention de Dieu, le Saint-Esprit Consolateur est à l’œuvre, Il est le « Paraclet », celui qui répond au cri du tout petit, du rejeté.

Les gardiens prirent la fuite et s’en allèrent dans la ville annoncer tout cela, et en particulier ce qui était arrivé aux possédés.

Et voilà que toute la ville sortit à la rencontre de Jésus ; et lorsqu’ils le virent, les gens le supplièrent de partir de leur territoire. Tout revient dans le calme morne du quotidien pour eux, les gens de cette ville prient Jésus de les laisser vaquer à leur quotidien dont le sens a été exclu. Ils préfèrent garder jalousement leur pouvoir et ils renvoient Jésus hors de leur territoire. Dans nos combats quotidiens, nous aussi, nous ne savons que faire ! Le plus exigeant est d’arrêter un processus de violence car « l’ennemi de la nature humaine » est à l’œuvre. Or, plus il y a de violence, moins la Paix peut revenir. Jésus, l’Agneau de Dieu, nous montre une grande détermination de Paix et il va droit au but. Il désarçonne le menteur qui se croit le plus fort. Bâtir la communauté avec Dieu, c’est faire face à toutes les difficultés. La communauté est bâtie avec l’Esprit Saint, dans la volonté du Père. Que de souffrances pourraient être évitées si Jésus pouvait agir en nous dans une meilleure harmonie. Le Saint Esprit est toujours là, prêt à intervenir en notre faveur si nous le lui demandons. Il y a, en chacun de nous, un combat entre le menteur destructeur qui agit invisiblement, qui est l’opposé du Saint-Esprit qui donne l’harmonie. Nous voulons faire l’expérience, dans notre vie, de l’œuvre d’amour de l’Esprit Saint.


Citation :
Nous demandons à l’Esprit Saint de nous aider à comprendre combien la Présence de Jésus assainit les « situations difficiles de nos vies »


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église
Homélie sur le mot 'cimetière' et sur la croix


La libération des captifs (Mc 16,15)

En ce jour Jésus Christ est entré vainqueur dans les abîmes des enfers. En ce jour «  il a brisé les portes d'airain, il a rompu les verrous de fer », comme le dit Isaïe (45,2). Remarquez ces expressions. Il ne dit pas qu'il « a ouvert » les portes d'airain, ni qu'il les a enlevées, mais qu'il les « a brisées », pour faire comprendre qu'il n'y a plus de prison, pour dire que Jésus a anéanti ce séjour des captifs. Une prison où il n'y a plus ni portes ni verrous ne peut plus retenir de prisonniers. Ces portes que le Christ a brisées, qui pourrait les rétablir ? Ces verrous qu'il a rompus, quel homme pourrait les remettre ?

     Quand les princes de la terre relâchent des détenus en envoyant des lettres de grâce, ils laissent subsister les portes et les gardes de la prison, pour montrer à ceux qui sortent qu'ils peuvent y rentrer encore, eux ou d'autres. Le Christ n'agit pas de la sorte. En brisant les portes d'airain, il témoigne qu'il n'y a plus de captivité, plus de mort.

     Pourquoi des portes « d'airain » ?… Parce que la mort était impitoyable, inflexible, dure comme le diamant. Jamais pendant tous les siècles avant Jésus Christ, jamais aucun de ses captifs n'avait pu lui échapper, jusqu'au jour où le Souverain du ciel est descendu dans l'abîme pour lui arracher ses victimes.



Source :










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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Mer 5 Juil 2017 - 22:53

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

"Jésus monta en barque, refit la traversée, et alla dans sa ville de Capharnaüm. Et voici qu’on lui présenta un paralysé, couché sur une civière. Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé : « Confiance, mon enfant, tes péchés sont pardonnés."

C’est « dans sa ville de Capharnaüm », que se réalise l’évènement du pardon et de la guérison. Un paralysé est amené à Jésus qui réagit : « Confiance, mon fils, tes péchés sont pardonnés. » Cette parole qui bénit veut la vie de ce paralysé en totalité. Quelques scribes se disaient : « Cet homme blasphème ! » La foule est saisie de crainte, et elle rend gloire à Dieu qui a donné un tel pouvoir aux hommes. C’est la foi seule qui appréhende ce qui se donne dans l’invisible. Nous sommes devant un invisible qui aujourd’hui encore peut surprendre ! Dans le Sacrifice de la messe, l’action de l’Amour infini de Dieu se réalise dans le pouvoir de transformer le pain et le vin dans le corps et le sang du Seigneur Jésus. Dans la foi nous célébrons le mystère pascal ou l’Agneau donne sa vie en nourriture. L’Esprit Saint, le feu de l’amour infini de Dieu est à l’œuvre et sanctifie toute chose. La guérison de cet homme, le péché pardonné, sont le fruit du Don de Jésus. Il est l’unique Prêtre qui nous donne l’amour infini de Dieu qui nous sauve pour que nous retrouvions la vie. Une vie sainte, concrètement améliorée par une parole qui nous touche. C’est à partir du corps tissé dans le sein de la Vierge Marie que Jésus opère son sacrifice.

"Et voici que certains parmi les scribes se disaient : « Celui-là blasphème. »"

Mais Jésus, connaissant leurs pensées, demanda : « Pourquoi avez-vous des pensées mauvaises ? En effet, qu’est-ce qui est le plus facile ? Dire : “Tes péchés sont pardonnés”, ou bien dire : “Lève-toi et marche” ? Cet homme qui retrouve la santé du corps après avoir reçu la santé du cœur et de l’âme, annonce déjà la guérison opérée par le drame de la Passion de Jésus, pour que nous ayons la vie. Nous savons l’importance d’un « a priori » de la bienveillance dans nos relations. Il nous est bon de nous encourager au positif, de développer une culture de lumière : "Pour que vous sachiez que le Fils de l’homme a le pouvoir, sur la terre, de pardonner les péchés, lève-toi, prends ta civière, et rentre chez toi, » dit Jésus au paralysé. La foule est "saisie de crainte" devant la merveille de l’action de Dieu. Ce pouvoir d’amour merveilleux donné aux hommes, c’est le pouvoir de dire en vérité : "Et moi, je te pardonne tous tes péchés, au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit." Aujourd’hui encore nos péchés confessés sont pardonnés.

"Eh bien ! pour que vous sachiez que le Fils de l’homme a le pouvoir, sur la terre, de pardonner les péchés… – Jésus s’adressa alors au paralysé – lève-toi, prends ta civière, et rentre dans ta maison."

Il se leva et rentra dans sa maison. Voyant cela, les foules furent saisies de crainte, et rendirent gloire à Dieu qui a donné un tel pouvoir aux hommes. C’est l’Amour infini du cœur de notre Père qui sauve le monde en lui envoyant Jésus. Notre délivrance est en effet dans le cœur de notre Père. Depuis le drame du rejet de Dieu dans le cœur de l’homme par le « péché, » la compassion qui se vit dans le cœur de notre Père, s’actualise dans le cœur de Jésus, le Fils de Dieu. Nous apprenons, à la suite de Jésus, à nous aider, à dire du bien, à nous encourager ! Il nous faudrait, chaque soir, lui dire les bonnes choses qui nous sont arrivées. L’amour de Jésus qui redonne vie à cet homme paralysé nous est donné. Mus pas l’amour infini de Dieu, nous nous réconfortons dans une attitude de bienveillance. Le mystère de l’Esprit Saint, l’amour infini de Dieu, se donne pour que nous ayons la vie.


Citation :
Nous demandons la grâce de laisser Dieu faire son œuvre de salut en nous par son amour infini.[/i]


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Isaac de l'Étoile (?-v. 1171), moine cistercien
Homélie 11 ; PL 194, 1728 A – 1729 C (trad. bréviaire 23e vendredi ; cf Orval)


« Qui peut pardonner les péchés, sinon Dieu seul ? » (Mc 2,7)

Il y a deux choses qui reviennent à Dieu seul : l'honneur de recevoir la confession et le pouvoir de pardonner. Nous devons lui faire notre confession et attendre de lui le pardon. À Dieu seul il appartient, en effet, de pardonner les péchés ; c'est donc à lui seul qu'il faut les confesser. Mais le Tout-Puissant, le Très-Haut, ayant pris une épouse faible et insignifiante, a fait de cette servante une reine. Celle qui était en retrait à ses pieds, il l'a placée à côté de lui ; car c'est de son côté qu'elle est sortie et c'est par là qu'il se l'est fiancée (Gn 2,22 ; Jn 19,34). Et de même que tout ce qui est au Père est au Fils et tout ce qui est au Fils est au Père de par leur unité de nature (Jn 17,10), de même l'Époux a donné tous ses biens à l'épouse et il a pris en charge tout ce qui appartient à l'épouse qu'il a unie à lui-même et aussi à son Père...

     C'est pourquoi l'Époux, qui est un avec le Père et un avec l'épouse, a enlevé en celle-ci tout ce qu'il a trouvé chez elle d'étranger, le fixant à la croix où il a porté ses péchés sur le bois et les a détruits par le bois. Ce qui est naturel et propre à l'épouse, il l'a assumé et revêtu ; ce qui lui est propre et divin, il l'a donné à l'épouse... Il partage ainsi la faiblesse de l'épouse ainsi que son gémissement, et tout est commun à l'Époux et à l'épouse : l'honneur de recevoir la confession et le pouvoir de pardonner. C'est la raison de cette parole : « Va te montrer au prêtre » (Mc 1,44).



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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Jeu 6 Juil 2017 - 23:34

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 


Homélie :

Jésus partit de là et vit, en passant, un homme, du nom de Matthieu, assis à son bureau de collecteur d’impôts. Il lui dit : « Suis-moi. » L’homme se leva et le suivit.

Jésus appelle Matthieu, un homme qui marche à sa suite, et qui le suit. La vie de Matthieu bascule sur l’appel de Jésus, elle change de perspective ! C’est le mystère de la liberté, de la reconnaissance d’un nouveau chemin d’espérance possible qui nous échappe. Les amis de Matthieu accueillent les amis de Jésus. Sous le regard de Jésus, chacun se connaît lui-même, reconnaît sa faiblesse, se sait appeler à grandir. Le chemin de Matthieu s’ouvre dans une nouvelle existence qui permet de reconnaître les autres et d’envisager un chemin ensemble. La bonne nouvelle est là, quand Jésus nous appelle, et quand l’atmosphère est à l’accueil et à l’amitié. Tout devient plus léger quand nous nous retrouvons avec Jésus, en croyant en lui. Nous retrouvons quelque chose de la relation qui permettait à Matthieu et à ses amis de prendre autrement leur existence. Nous apprécions les personnes avec lesquelles nous cheminons et nous voulons nous aider à avancer les uns, les autres. Dieu en Jésus a pris notre nature humaine. Il sait de l’intérieur ce qu’il y a dans l’homme. Il est témoin de la misère humaine, de sa grandeur aussi. La grandeur humaine se mesure à la manière dont nous acceptons notre condition de créature pécheresse.

"Comme Jésus était à table à la maison, voici que beaucoup de publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts) et beaucoup de pécheurs vinrent prendre place avec lui et ses disciples. Voyant cela, les pharisiens disaient à ses disciples : « Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs ? »"

Les paroles et les gestes de Jésus constituent la beauté de son enseignement. Il s’assoit à table avec les pécheurs, il parle avec eux et n’a pas honte de se trouver en leur compagnie. Jésus est le Dieu-avec-nous qui sait poser un regard différent sur les personnes autour de lui. Un regard qui n’est pas méprisant, qui n’est pas un reproche ou un rejet, un regard qui ne juge pas et ne condamne pas. Son regard est celui de l’amitié et de la miséricorde. En choisissant cet homme détesté de tous, Jésus fait un geste provocateur. Il ne se contente pas d’appeler un pécheur comme apôtre, il ose « faire table commune » avec lui. Il le fera souvent, ce qui lui vaudra une réputation scandaleuse pour beaucoup de gens : Voici un glouton et un ivrogne, un ami des publicains et des pécheurs. Jésus transgresse les lois et les coutumes de son temps qui s’étaient rigidifiées. Chez Simon le Pharisien, il accepte les marques d’affection d’une prostituée. Chez Zachée, un chef de publicains, il s’invite à loger chez un pécheur ! Il mange chez Simon, le lépreux.

Allez apprendre ce que signifie : Je veux la miséricorde, non le sacrifice. En effet, je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. »

C’est toujours en faveur d’une personne que Jésus agis, c’est pour venir en aide à celui qui souffre ou se trouve dans la difficulté. Nos lois et nos comportements sont souvent injustes. L’important n’est pas dans le passé mais c’est ce que nous ferons dans l’avenir. « C’est la miséricorde que je désire et non les sacrifices. » Les sacrifices peuvent être bon, ils doivent refléter une attitude de miséricorde et de réconciliation. C’est la manière dont nous traitons les autres, surtout ceux qui ont eu moins de chance que nous, qui reflète l’amour que nous avons pour les autres. Dieu veut la tendresse et la miséricorde. C’est dans les petites actions de tous les jours que notre foi se révèle. Le regard de Jésus dévoile le regard de Dieu sur Mathieu. Il va toucher l’image de Dieu en lui, cette beauté est ineffable. C’est la beauté de chacun. Il y a une affinité entre le Cœur miséricordieux de Jésus et le cœur de cet homme. Dieu seul sait regarder dans son désir le plus caché. Jésus est plus intime à nous-mêmes que nous ne le sommes. Témoin bienveillant de nos défaillances, il vient nous manifester la bonté de Dieu.


Citation :
Nous demandons à Jésus la grâce de changer notre regard, de changer notre cœur de pierre en cœur de chair.[/i]


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église  
Commentaire sur la 1ère lettre de Jean, § 8,10


« C'est la miséricorde que je désire »

En aimant ton ennemi, tu souhaites qu'il te soit un frère. Ce n'est pas ce qu'il est que tu aimes en lui, mais ce que tu veux qu'il soit. Imaginons du bois de chêne non taillé. Un artisan habile voit ce bois, coupé dans la forêt ; ce bois lui plaît ; je ne sais pas ce qu'il veut en faire, mais ce n'est pas pour qu'il demeure comme il est que l'artiste aime ce bois. Son art lui fait voir ce que ce bois peut devenir ; son amour ne va pas au bois brut, il aime ce qu'il en fera, non le bois brut.

     C'est ainsi que Dieu nous a aimés quand nous étions pécheurs. Il dit en effet : « Ce ne sont pas les bien portants qui ont besoin du médecin mais les malades ». Nous a-t-il aimés pécheurs pour que nous demeurions pécheurs ? L'Artisan nous a vus comme un bois brut venant de la forêt, et ce qu'il avait en vue, c'est l'œuvre qu'il tirerait de là, non le bois ou la forêt.

     Toi de même : tu vois ton ennemi s'opposer à toi, t'accabler de paroles mordantes, se rendre rude par ses affronts, te poursuivre de sa haine. Mais tu es attentif au fait qu'il est un homme. Tu vois tout ce que cet homme a fait contre toi, et tu vois en lui qu'il a été fait par Dieu. Ce qu'il est en tant qu'homme, c'est l'œuvre de Dieu ; la haine qu'il te porte, c'est son œuvre à lui. Et que dis-tu en toi-même ? « Seigneur, sois bienveillant pour lui, remets-lui ses péchés, inspire-lui ta crainte, change-le. » Tu n'aimes pas en cet homme ce qu'il est, mais ce que tu veux qu'il soit. Donc, quand tu aimes ton ennemi, tu aimes un frère.



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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU   Ven 7 Juil 2017 - 21:42

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


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