À Toi NOTRE PÈRE par les Saints Cœurs de JÉSUS, MARIE et JOSEPH..

Forum Catholique sous la protection de Saint Michel, faisant mémoire de Sylvie la fondatrice, Prières, Dévotions au Sacré Coeur, au Coeur Immaculé de Marie, au Coeur Chaste de Joseph et autres, Fidélité aux 3 Blancheurs et au Magistère de l'Eglise...
 
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 Capsule de réflexion de la semaine

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Lumen
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MessageSujet: Re: Capsule de réflexion de la semaine   Mer 6 Avr 2016 - 22:23

Le ménage mental...

Quevedo





Un jour, j'ai fait passer une annonce pour trouver une aide ménagère. Je n'avais pas toujours le temps nécessaire pour m'occuper de la maintenance de mon appartement.

Madame Chantal s'est présentée à ma porte: sa jovialité et son entrain naturel m'ont convaincu. En une matinée, elle a abattu un travail incroyable: les étagères n'avaient jamais été aussi propres et le sol reluisait. Elle venait trois fois par semaine et, tout en sifflant, elle mettait de l'ordre dans mon petit monde désordonné. À un moment, j'ai eu un passage à vide. Je me remettais en question chaque jour, je me morfondais sur mon passé, je dormais beaucoup et je sombrais, sans m'en rendre compte, dans un état dépressif.






Un jour que je remuais de mauvais souvenirs, seul dans mon bureau, Madame Chantal a frappé doucement à ma porte et a demandé de passer l'aspirateur. Une fois rentrée, elle a déposé l'appareil à mes pieds et m'a dit: - " Aujourd'hui, c'est vous qui allez nettoyer ! " Je n'ai pas saisi tout de suite, mais, docile, je me suis exécuté. Au bout d'une demi-heure, mon bureau respirait la propreté... Et sans comprendre pourquoi, je me sentais mieux... Madame Chantal est venue constater le résultat et m'a livré son secret: - "Prendre soin de son intérieur, ce n'est pas seulement valable pour votre appartement. Il y a des endroits dans votre cœur et dans votre tête que vous ne pouvez pas faire nettoyer par les autres..."

Depuis ce jour, je consacre au moins une heure quotidienne à "faire mon ménage intérieur" et à me débarrasser des peurs et des souvenirs indésirables qui m'encombrent.

Et vous, avez-vous déjà songé à faire votre ménage?... À descendre les poubelles?... À régler vos comptes?... À payer ce que vous devez à autrui?... Commencez dès maintenant: il n'est jamais trop tard pour se sentir mieux.
"Qui s'embarrasse à regretter le passé perd le présent et risque l'avenir!



Source: http:://www.club-positif.com




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MessageSujet: Re: Capsule de réflexion de la semaine   Ven 8 Avr 2016 - 0:39

Évangéliser...





Le Seigneur nous a envoyés évangéliser les hommes.

Évangéliser un homme, c'est lui dire:
"Toi aussi, tu es aimé de Dieu dans le Seigneur Jésus."

Et pas seulement le lui dire, mais le penser réellement.

Et pas seulement le penser, mais se comporter avec cet homme de telle manière qu'il sente et découvre qu'il y a en lui quelque chose de sauvé, quelque chose de plus grand et de plus noble que ce qu'il pensait, et qu'il s'éveille ainsi à une nouvelle conscience de soi. C'est cela lui annoncer la Bonne Nouvelle.

On ne peut le faire qu'en lui offrant son amitié. Une amitié réelle, désintéressée, sans condescendance, faite de confiance et d'estime profondes.

Il nous faut aller vers les hommes. La tâche est délicate. Le monde des hommes est un immense champ de lutte pour la richesse et la puissance. Et trop de souffrances et d'atrocités leur cachent le visage de Dieu.

Il ne faut surtout pas qu'en allant vers eux nous leur apparaissions comme une nouvelle espèce de compétiteurs.

Nous devons être au milieu d'eux les témoins pacifiés du Tout-Puissant, des personnes sans convoitises et sans mépris, capables de devenir réellement leurs amis.

C'est notre amitié qu'ils attendent, une amitié qui leur fasse sentir qu'ils sont aimés de Dieu et sauvés en Jésus-Christ.




Texte extrait de: Sagesse d'un Pauvre, Éloi Leclerc, Éditions franciscaines, p.150; Collection "Présence de saint François"
Image: Nouvelles de France





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MessageSujet: Re: Capsule de réflexion de la semaine   Mer 13 Avr 2016 - 21:05

Qui nous roulera la pierre?



"Qui nous roulera la pierre ?"
se demandaient les femmes à l’aube de Pâques.



Nous dressons des pierres pour nos morts,
des pierres-abris pour eux, pierres-séparations pour les survivants.
Des pierres qui inscrivent dans l’espace la distance creusée par la mort, l’absence, le silence. Nos parcours sont jalonnés de ces pierres, de plus en plus d’amitiés ou d’amours perdus au fil de notre vieillissement.
Qui nous roulera la mort ?

Il est des pierres dressées et scellées de mains d’hommes, pierres-remparts, pierres-murs, qui écrasent, enferment, pétrifient la volonté et paralysent le courage. Et des pierres-projectiles qui atteignent autrui, blessent, détruisent. Et des pierres charriées par la vie, de plus en plus d’alluvions de souffrance, de deuils, d’échecs, qui engloutissent l’espoir et noient l’avenir.
Qui nous roulera le désespoir ?

Il nous arrive de devenir pierre à notre tour, pierre-boule, intouchable, pierre-mousse, incognito, qui s’installe à demeure et se couvre de terre, pour éviter d’être roulée par d’autres. Pierre immobile et indifférente aux autres, pierre végétative, sans autre désir, que celui de ne pas souffrir ou de ne pas manquer.
Qui nous roulera la mort ?

Au matin de Pâques, l’inconcevable se fait jour : la pierre n’a pas rempli son office, elle n’a pas retenu le mort. Le mort s’est relevé. La pierre est roulée. La mort est roulée par la résurrection.

La mort est roulée, mais nos yeux peinent à le voir, et nos cœurs incrédules restent figés. Les disciples, au matin de Pâques, ont eu le bonheur de rencontrer le Vivant. Pour nous, il ne reste que la pierre roulée comme fragile et ambigu témoignage que l’impossible n’existe pas. Avec, parfois, l’impression fugitive d’avoir rencontré le Vivant et d’avoir vu roulées des pierres que l’on disait immuables...

La mort est roulée, et pourtant subsiste la petite, dernière ennemie, qui distille le doute et les angoisses. Jésus a vaincu la mort. Vaincra-t-il notre peur ?
Qui nous roulera la peur?



Élisabeth Parmentier est Pasteur dans l’Église luthérienne, maître de conférence à la faculté de théologie protestante de Strasbourg.
Sur divers thèmes --Amitié et Amour;--Bonheur;--Contes d'aujourd'hui;--Famille;--Message évangélique;--Planète Terre;--Souffrance, Mort;--Spiritualité;--Temps liturgique





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MessageSujet: Re: Capsule de réflexion de la semaine   Jeu 14 Avr 2016 - 16:34

La FOI, comme une FLEUR ...





Celui qui n'a pas la patience de préparer le terrain et de jeter la semence en terre ne connaîtra jamais la joie d'assister au spectacle de la germination et de la croissance...

Il ne connaîtra pas la joie du premier bourgeon... Il pourra acheter des fleurs artificielles, en plastique ou en tissu, mais elles ne remplaceront jamais les vraies...

Sans doute s'épargnera-t-il les sueurs du bêchage et du jardinage... Sans doute s'épargnera-t-il la peine de voir un jour sa fleur faner et mourir... Mais il se privera aussi de la joie de voir sa fleur s'épanouir, fière et belle comme une reine... Il se privera de sa beauté et de son parfum... Il pourra encore décider de vivre sans fleur, se condamnant lui-même au macadam!

Celui qui laisse son cœur en friche et qui ne sait pas accueillir la Parole de Dieu comme une semence ne connaîtra jamais la joie de voir la foi naître dans son cœur pour s'y épanouir et porter du fruit...

Il pourra chercher ailleurs comment combler le vide de son cœur... Il pourra chercher dans la direction des « paradis artificiels »... Il pourra aller magasiner au « supermarché des nouvelles religions » pour s'enquérir des dernières modes... Sans doute s'épargnera-t-il la rude montée à la suite du Christ... Sans doute s'épargnera-t-il le défi quotidien de se renoncer et de porter sa croix... Sans doute s'épargnera-t-il la souffrance et la mort du terrible Vendredi Saint... Mais il se privera aussi de la joie d'avancer à la lumière des Béatitudes... Il se privera surtout de la joie du matin de Pâques...
Il ne goûtera pas la vie en abondance et il ne sera pas comblé de joie... «Je suis venu pour que vous ayez la vie et que vous l'ayez en abondance...» « Je vous ai dit tout cela pour que ma joie soit en vous et que vous soyez comblés de joie...»






C'est la semence que le Christ a jetée en nos cœurs... Comment ne pas tout mettre en œuvre pour que nos cœurs deviennent la bonne terre où la semence pourra germer et où les promesses d'aujourd'hui deviendront les fleurs de demain ?


Fr. Yvon Moreau, cistercien, Chanteclerc, juillet-août 1994





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MessageSujet: Re: Capsule de réflexion de la semaine   Sam 16 Avr 2016 - 15:55

La parabole du partage

Si on pouvait réduire la population du monde en un village de 100 personnes, tout en maintenant les proportions de tous les peuples qui existent sur la terre, ce village serait ainsi composé :





Il y aurait :

* 50 femmes et 48 hommes;
* 30 blancs et 70 non blancs;
* 30 chrétiens et 70 non chrétiens;
* 89 hétérosexuels et 11 homosexuels;

De plus, sur les 100 personnes :

* 6 personnes posséderaient 59% de la richesse totale et toutes les six seraient originaires des États-Unis;
* 80 vivraient dans des mauvaises maisons;
* 70 seraient analphabètes;
* 50 souffriraient de malnutrition; 1 serait en train de mourir;
* 1 serait en train de naître;
* 1 posséderait un ordinateur;
* 1, oui 1 seulement, posséderait un diplôme universitaire.

Si on considère le monde de cette manière, le besoin d'accepter et de comprendre devient évident. Prenons en considération aussi ceci :

* Si je me suis levé ce matin, avec plus de santé que de maladie, je suis plus chanceux que 1 000 000 (un million) de personnes qui ne verront pas la semaine prochaine.
* Si je n'ai jamais été dans le danger d'une bataille, la solitude de l'emprisonnement, l'agonie de la torture, l'étau de la faim, je suis mieux que 500 000 000 (cinq cent millions) de personnes.
* Si je peux aller à l'église sans peur d'être menacé, torturé ou tué, j'ai plus de chance que 3 000 000 000 (trois milliards) de personnes.
* Si j'ai de la nourriture dans mon frigo, des habits sur moi, un toit sur ma tête et un endroit pour dormir, je suis plus riche que 75%< des habitants de la terre.
* Si j'ai de l'argent à la banque, dans mon portefeuille et de la monnaie dans une petite boîte, je fais partie des 8% les plus privilégiés du monde.
* Si mes parents sont encore vivants et toujours mariés, je suis une personne réellement rare.
* Si vous, comme moi, avez lu ce message, nous venons alors de recevoir une double bénédiction, parce que quelqu'un a pensé à nous et parce que nous ne faisons pas partie des 2 000 000 000 (deux milliards) de personnes qui ne savent pas lire sur la planète!...

ALORS :
travaillons comme si nous n'avions pas d'argent; aimons comme si personne ne nous avait jamais fait souffrir; dansons comme si personne ne nous regardait; chantons comme si personne ne nous écoutait; vivons comme si le paradis était sur terre...
Oui, en effet, de quoi je me plains, dites-moi ? ...



Adaptation d'un texte d'auteur inconnu





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MessageSujet: Re: Capsule de réflexion de la semaine   Lun 18 Avr 2016 - 14:48

Nous avons besoin de Pâques

Jules Beaulac





S'il fallait aligner en rangs d'oignons les malheurs de cette terre, nous n'en finirions plus de creuser des sillons dans le jardin de l'humanité! Guerres, famines, tortures, violations de droits... Il y a de quoi sombrer dans la déprime !

Et si l'on ajoutait à cette liste nos malheurs personnels, alors le jardin s'étendrait encore! Décidément, c'est vrai que notre terre est une vallée de larmes !

Mais il y a Jésus... et Jésus ressuscité. Il y a Pâques! S'il y a l'hiver, il y a le printemps! S'il y a la déprime, il y a l'espoir! S'il y a la mort, il y a la vie !

Nous avons besoin de Pâques, comme le voyageur a besoin de la lumière au bout du tunnel, comme le baigneur a besoin de l'échelle au flanc du bateau, comme l'acrobate a besoin du trépied au bout du trapèze.

Qu'au cœur de nos doutes, il y ait Jésus, la Vérité! Qu'au cœur de nos égarements, il y ait Jésus, la Voie! Qu'au cœur de nos nuits, il y ait Jésus, la Lumière! Qu'au cœur de nos morts, il y ait Jésus, la Vie !



Couleurs d'Évangile, Médiaspaul 1997




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MessageSujet: Re: Capsule de réflexion de la semaine   Mar 19 Avr 2016 - 15:20

Les anges arrivent toujours à temps





Citation :
Stefano Redaelli est titulaire d’une maîtrise en physique et depuis 1997 il vit et travaille à Varsovie, où il s’occupe des changements climatiques et du vent solaire dans un centre de recherche spatiale. Dans cet entretien accordé à ZENIT, il explique que ses collègues scientifiques n’ont jamais vu d’ange dans leurs recherches spatiales, mais « peut-être faut-il chercher les anges sur la terre et non parmi les nuages ou les étoiles » ?

Zénit:
" Qui sont les anges gardiens?

Stefano Redaelli:
"Ce sont des créatures spirituelles qui nous accompagnent sur ce chemin extraordinaire et ardu que nous appelons vie, avec un devoir précis: nous montrer la route quand nous l’avons perdue, nous offrir un point d’appui si nous glissons, une main pour nous relever, pour nous soutenir."

Zenit :
"La Bible nous parle des anges. Aujourd’hui sont-ils oubliés, ou y a-t-il un regain d’intérêt pour ces figures angéliques ? "

S. Redaelli :
" Les anges ne passent jamais de mode, parce que l’âme ne passe pas de mode. Elle peut être empoussiérée, sale, malade, atrophiée, on peut la mettre dans un tiroir; elle ne sera jamais désuète. Il existe à notre époque une soif de lumière : une soif silencieuse, dissimulée par des petites gorgées de vie qui n’étanchent pas la soif. Et il existe un besoin de signes. Les anges sont cela: ils montrent une lumière, un signe, ils sont un pont entre le ciel et la terre…. L’ange est reconnu comme symbole d’une spiritualité à laquelle tous aspirent. Il y a ceux qui, face à la Parole de Dieu, éprouvent une crainte étrange, un sens de transcendance et de distance. L’ange en revanche, est plus facile à accepter. Je ne pense pas que Dieu s’offense de cela. L’ange est un médiateur entre Dieu et l’homme. Si nous sommes attentifs et disponibles, l’ange nous portera à Dieu. Et portera Dieu jusqu’à nous.

Zenit :
"Vous croyez que les anges arrivent toujours à temps. Comment peut-on «sentir» leur présence ?"

S. Redaelli :
"Il faut aiguiser les sens de l’âme : la vue, l’ouïe, l’odorat, le goût, le toucher. Il faut réapprendre à sentir le monde de l’esprit. La science enseigne la méthode expérimentale. On croit à ce que l’on voit à travers l’expérience directe, on croit à ce qui est quantifiable, reproductible. Ce critère peut, je crois, d’une certaine manière, être étendu au monde immatériel. Pour faire l’expérience des réalités spirituelles, il faut activer l’amour dans son cœur. «Je me manifesterai à celui qui m’aime», lit-on dans l’Évangile. Les anges sont une manifestation de l’amour personnel de Dieu pour nous. Il suffit parfois d’un tout petit geste d’amour pour ouvrir grand le ciel. Ceux qui en ont fait l’expérience le savent. On peut arriver à se familiariser avec ce genre d’expériences.

Zenit :
"Vous travaillez dans le domaine de la physique dans un centre de recherche spatiale : que disent vos collègues à propos des anges ?"

S. Redaelli :
"Dans leurs recherches spatiales, mes collègues n’ont pas rencontré d’ange. Youri Gagarine, quand il vola dans le cosmos, ne trouva pas Dieu non plus (affirma-t-il). Certains d’entre eux m’ont toutefois confié: «Tu sais, Stefano, il m’est arrivé des choses comme celles que tu racontes dans ton livre. Je ne pensais pas que les anges pouvaient exister… ». Peut-être faut-il chercher les anges sur la terre, et non parmi les nuages, ou les étoiles? "



Entretien de Zenit avec Stefano Redaelli, auteur d’un ouvrage sur les anges gardiens





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MessageSujet: Re: Capsule de réflexion de la semaine   Mer 20 Avr 2016 - 19:54

Il y a des épreuves...


Chaque jour est une épreuve, mais il y a des épreuves qui durent plus d'un jour,
plus d'une semaine, plus d'un mois, plus d'un an...

Il y a des épreuves que l'on surmonte facilement en faisant un petit effort,
mais il y a des efforts forts comme des montagnes,
qui restent impuissants face à certaines épreuves.






Il y a des épreuves que l'on écrase du pied parce qu'elles nous paraissent ridicules,
mais il y en a d'autres qui nous tombent dessus sans que nous les ayons imaginées,
et qui nous empêchent de nous lever et d'avancer, tellement elles sont lourdes à porter.

Il y a des épreuves qui ne changent rien à notre vie,
mais il y en d'autres qui nous modifient en profondeur.
Ces épreuves bousculent tout sur leur passage, brisant les liens que nous avons tissés,
détruisant les systèmes de valeurs que nous avions mis des années à bâtir.

Il y a des épreuves qui nous font affronter la mort pour accéder à la vie.
Il y a des épreuves qui nous montrent la voie à suivre: celle de l'Amour.

Il y a des épreuves qui nous font reconnaître notre petitesse, et qui en même temps,
nous donnent le courage, la force, l'espérance d'aller rencontrer l'autre là où il est
et non d'attendre qu'il vienne à nous.






Il y a des épreuves qui nous font découvrir que pour être homme ou femme,
Il faut accepter de donner mais aussi de s'abandonner. Il y a des épreuves qui,
transformées positivement, se révèlent une chance et une force de croissance
qui dépasse nos propres limites, ou plutôt les limites que nous nous étions fixées,
et qui nous amènent sur le chemin de la découverte, de l'étonnement, de l'espoir.

Il y a des épreuves que l'on croyait insurmontables seul, mais qui, une fois
que l'on a accepté de l'aide, se révèlent surmontables.

Il y a des épreuves qui cassent les liens que l'on croyait très forts,
et qui en tissent d'autres que l'on croyait faibles.
Il y a des épreuves qui nous obligent à nous accepter nous-mêmes tels que nous sommes,
avant d'aller vers les autres et de les accepter tels qu'ils sont.

Personne ne souhaite l'épreuve, mais une fois qu'elle est présente,
il faut l'accepter en tant que telle et se laisser guider par elle;
elle connaît le chemin, ce chemin qui est en vous...

Alors, laissez-vous guider...!



Dominick, 12 août 1993

Source des images: http://www.adheos.org/solidarites; tvanouvelles.ca








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MessageSujet: Re: Capsule de réflexion de la semaine   Jeu 21 Avr 2016 - 18:13

Réflexion chrétienne sur l'Évangile de dimanche prochain :
5e dimanche de Pâques - C



"Ce qui montrera à tous les hommes que vous êtes mes disciples,
c’est l’amour que vous aurez les uns pour les autres"






L’évangile de dimanche prochain nous vient du chapitre 13 de S. Jean. La première partie de ce chapitre nous montre Jésus lavant les pieds de ses disciples. Il leur donne un exemple d’amour et de service. Cet amour mutuel, qu’ils doivent exercer les uns envers les autres, devient le signe distinctif des chrétiens. « Si je vous ai lavé les pieds… vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns les autres. C’est un exemple que je vous ai donné, pour que vous fassiez, vous aussi, comme moi j’ai fait pour vous ». (Jean 13, 14)

Comment savoir si nous sommes de véritables disciples du Christ ? La dernière phrase de l’Évangile d’aujourd’hui nous donne la réponse : « ce qui montrera à tous les hommes que vous êtes mes disciples, c’est l’amour que vous aurez les uns pour les autres ». Voilà notre marque distinctive. Les rites, les institutions, les sacrements, sont subordonnés à cela et n’ont d’autre fonction que d’entretenir et d’exprimer l’amour que nous avons les uns envers les autres.

Le commandement de l’amour n’est pas nouveau en soi. Il constitue l’un des éléments fondamentaux de la tradition biblique : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Lévitique 19, 18). Ce qui est nouveau, c’est la façon d’exprimer cet amour : « aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés ».

L’amour fraternel au sein de nos communautés n’est pas évident. L’histoire nous enseigne que les chrétiens ont été violemment déchirés au sujet de questions plus ou moins importantes de théologie, de dogme, de liturgie, de politique, etc. Dès les premiers schismes (le mot schisme veut dire déchirure), dès les premiers conflits sur la conception de la vérité, les chrétiens se sont battus entre eux et ces disputes durent encore aujourd’hui. Il y a eu les conflits entre Rome et Constantinople, il y a eu les croisades, les guerres de religions, les nombreuses excommunications, la chasse aux sorcières, les abus de pouvoir, les meurtres et les génocides de la colonisation, les mésententes tragiques entre Orthodoxes, Catholiques et Protestants. Les pays d’Europe se sont déchirés au nom de la religion, ce qui a causé la mort de millions de personnes. Le fanatisme religieux a conduit à des atrocités terribles... au nom de Dieu.

Sur le plan individuel, le même genre de divisions nous accablent et nous déchirent. Nos amours sont fragiles et risquent de ne pas tenir dans les moments difficiles. Des frères et sœurs qui s’entendaient bien, tout à coup ne se parlent plus, des couples de plusieurs années se séparent et souvent se poursuivent devant les tribunaux, des amis de longue date se brouillent et ne se visitent plus. L’indifférence, l’égoïsme, la haine, la vengeance, la violence, font parti de nos comportements.

L’amour dont parle le Christ ce matin est une source d’eau vive qui fait jaillir un nouveau printemps. C’est un baume qui guérit les blessures. Cet amour est difficile, profond, fidèle, un amour plus fort que la haine, plus fort que l’injustice et plus fort que la mort. Il est nouveau parce qu’il va jusqu’au bout : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés ».

Ce commandement constitue l’unique obligation de la nouvelle alliance. Tout le reste est secondaire et en fonction de cette mission qui nous est confiée par le Christ. «Ils sauront que vous êtes mes disciples, si vous vous aimez les uns les autres».

Ce qui prime dans l’Église ne sont pas les lois, les institutions, les mécanismes d’organisation, les dogmes, les traditions. Ce ne sont pas non plus les prières, la dîme, l’aumône, la croix sur le mur de la maison ou la statue de la Vierge. Tout cela est important, mais ce qui est absolument essentiel c’est l’amour que nous avons les uns pour les autres. C’est là le signe distinctif par lequel les chrétiens peuvent être reconnus! C’est le commandement nouveau que le Christ nous a laissé en héritage.

Chaque dimanche, après la consécration, nous prions pour que cet amour nouveau se réalise en nous : « Quand nous serons nourris de ton corps et de ton sang, et remplis de l’Esprit Saint, accorde-nous d’être un seul corps et un seul esprit dans le Christ.»

Ce genre d’amour est possible et il existe vraiment dans notre monde d’aujourd’hui. Chacun et chacune d’entre nous pourrait en donner des exemples.

Nous connaissons tous :
- des parents qui pendant des années entourent d’amour et d’affection un enfant handicapé incapable de prendre soin de lui-même;
- des enfants qui s’occupent et se préoccupent de leurs vieux parents, qui les visitent de façon régulière et les aident financièrement;
- des personnes qui consacrent une partie de leur temps à faire du bénévolat, à visiter les malades, à accompagner les personnes âgées, à aider les handicapés;
- des gens qui acceptent de vivre avec les plus démunis dans notre pays et dans d’autres pays du globe;
- des bénévoles qui travaillent avec Amnistie internationale, la Croix rouge, Médecins sans frontières,
- des volontaires qui donnent du temps et de l’argent pour aider les sinistrés, un peu partout dans le monde; etc.

Cet amour mutuel se traduit de mille façons dans la vie quotidienne : l’écoute, l’accueil, l’attention à l'autre, le service des plus faibles, la compassion, le pardon, la miséricorde, etc. Il se traduit dans des actes simples de la vie de tous les jours et dans des actions communautaires en faveur du bien commun, des droits de la personne, de la justice sociale, d'une meilleure répartition des biens, d'un environnement de qualité supérieure, de la lutte contre le racisme, contre le sexisme, contre toute discrimination, etc.

En nous aimant les uns les autres comme le Christ nous a aimés, nous participons à la construction de la cité nouvelle, la cité où « il n’y aura ni mort, ni deuil, ni pleurs, ni douleurs, ni violence, ni guerre, ni exploitation ».

«Je vous donne un commandement nouveau : aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés.»




Yvon-Michel Allard, s.v.d., directeur du Centre biblique des Missionnaires du Verbe Divin, Granby, QC, Canada






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MessageSujet: Re: Capsule de réflexion de la semaine   Ven 22 Avr 2016 - 19:29

Le Nazaréen





Il est né dans un petit village inconnu, fils d’une paysanne.
Jusqu’à l’âge de 30 ans, il travailla dans un atelier de menuiserie puis, pendant 3 ans, il fut un prédicateur itinérant.
Quand la marée de l’opinion publique tourna contre lui,
tous ses amis l’abandonnèrent et il fut livré à ses ennemis.
On le fit passer en justice et on le condamna à être cloué sur une croix entre deux voleurs.
Après sa mort, il fut mis dans un tombeau emprunté.

Il n’a jamais écrit un livre.
Il n’a jamais tenu de bureau.
Il n’a jamais possédé de maison.
Il n’a jamais fréquenté de collège.
Il n’a jamais voyagé plus de 200 kilomètres de son village natal.
En somme, il n’a jamais fait la moindre chose que l’on associe d’ordinaire à la grandeur.

Pourtant, toutes les armées qui ont défilé depuis le début du monde,
tous les gouvernements qui ont siégé, et tous les rois qui ont régné,
n’ont jamais eu une influence aussi grande sur le monde entier
que cette humble vie solitaire !


Auteur inconnu






Dans la JOIE de ta PROMESSE *

Mgr François Thibodeau

Ô Emmanuel,
au milieu de nos combats,
de nos peines et de nos joies,
notre cœur est rempli d’espérance :
sois béni d’être venu chez nous
partager notre vie quotidienne.
Tu es vraiment le Fils de Dieu et fils de Marie.

Au milieu des tumultes
et des guerres d’aujourd’hui,
tu te fais présence :
sois béni de demeurer parmi nous par ta parole,
tes sacrements et ton Église.
Tu es la Lumière des nations.

Dans ton grand amour pour l’humanité,
tu répands ta bienveillance :
sois béni de faire de nous
des baptisés missionnaires,
des messagers et messagères qui, au fils des jours,
apportent la Bonne Nouvelle
ici et ailleurs.

Dans un monde marqué par la peur,
le vide spirituel et la terreur,
tu nous invites à la confiance :
sois béni d’enflammer notre cœur
de la joie de la promesse de ton retour,
d’une terre nouvelle et de cieux nouveaux.

Viens, Seigneur Jésus ! Oui, viens !


_____________
* Thème de l'Avent 2015 au Canada




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MessageSujet: Re: Capsule de réflexion de la semaine   Sam 23 Avr 2016 - 15:41

Merci Claire, j'ai plaisir à utiliser les "images". Dans mon travail, j'ai pu me rendre compte de l'impacte qu'elles avaient auprès de ceux qui avaient difficultés à parler ou qui étaient muets ou mutiques. Nous les aidions à communiquer et ainsi sortir de leur isolement à travers des pictogrammes, images ou/et photos. Pour moi c'était une des tâches éducatives qui me tenait le plus à coeur.


Le collier de Perles





Ceci est une histoire vraie et vraiment belle !

Une belle petite fille enjouée avec des boucles blondes de presque 5 ans,
en attendant avec sa maman près de la caisse, aperçoit:
Un collier de perles toutes brillantes en nacre dans une boite en aluminium rose!

"Oh s'il te plaît, maman, est-ce que je peux les avoir?
Maman je t'en supplie, s'il te plaît?"

Vivement la maman regarda à l'arrière de la boite rose et se tourna
vers ces petits yeux bleus qui lui suppliaient avec sa petite frimousse tournée vers le haut.

"$1.85. C'est presque 2 dollars. Tu sais, si tu les veux vraiment,
tu peux faire des choses extra à la maison et en un rien de temps tu auras assez d'argent pour les acheter toi-même.
Et ton anniversaire est seulement dans une semaine,
tu auras sûrement des sous de ta grand-maman aussi."

Aussitôt que Jenny retourna à la maison, elle vida sa petite tirelire en forme de cochon..
elle calcule 17 cents. Après le dîner, elle a fait plus que demander pour aider à la maison
et ensuite elle a été chez la voisine Mme. Mc James en lui demandant
si elle pouvait arracher ses mauvaises herbes pour 10 cents?

À son anniversaire, sa grand maman lui donna un autre dollar et
enfin elle avait assez d'argent pour s'acheter le collier.

Oh, Jenny adorait ses perles. Ça la faisait sentir madame et grande fille.
Elle les portait partout à l'église le dimanche, à la garderie, même au lit!

Les seules fois qu'elles les enlevaient c'était pour nager ou prendre un bain.
Car sa maman lui avait dit que si elles étaient trempées, elles tourneraient peut-être son cou vert.

Jenny avait un père qui l'aimait beaucoup et à chaque soir
quand il était temps de la mettre au dodo, il arrêtait tout ce qu'il faisait pour aller lui raconter une belle histoire.

Un soir, après avoir terminé son histoire, il demanda a Jenny,
"Est-ce que tu m'aimes?"

"Oh que oui papa, tu le sais que je t'aime"

"Alors, donne-moi tes perles." " Oh, papa, pas mes perles.
Mais tu peux avoir ma Princesse le cheval blanc de ma collection.
Celle avec la queue rose. Tu te souviens papa? C'est toi qui me l'a offerte.
C'est ma préférée."

"C'est ok, ma puce. Papa t'aime. Bonne nuit" et comme toujours lui effleura la joue avec un bécot.

Environ une semaine plus tard, après le conte du soir, le papa de Jenny lui demanda encore,
"Est-ce que tu m'aimes?"
"Papa, tu sais que je t'aime"
"Alors, donne-moi tes perles." "Oh papa, pas mes perles.
Mais tu sais tu peux avoir ma poupée, la nouvelle, elle est toute neuve,
celle que j'ai reçue pour mon anniversaire, elle est si belle
et tu peux même avoir la petite couverture jaune qui est appareillée à ses souliers."
"C'est ok. Dors bien. Que Dieu te bénisse, ma puce. Papa t'aime."
Et comme toujours, il lui caressa la joue tendrement avec un bécot.

Quelques soirs passèrent, et un soir quand son papa est entré dans la chambre,
Jenny était assise comme une indienne au pied du lit.
Comme il s'approchait d'elle, il remarqua son petit menton tout tremblant
et une larme silencieuse qui coulait sur sa petite joue.

"Mais qu'as-tu Jenny? Qu'est-ce qui se passe?"
Jenny ne dit rien mais leva ses petites mains menues vers son papa.
Et quand elle les ouvra, le collier de perles y était.
Avec une voix tremblante elle lui dit, "Voilà papa, c'est pour toi."

Avec ses propres larmes qui coulaient sur son visage,
le gentil papa de Jenny pris les fausses perles d'une main et de l'autre sorti de sa poche,
un étui en velours bleu avec un collier en perles véritables et lui donna.






Il les avaient depuis le début.
Il attendait seulement qu'elle lui donne les fausses perles
pour qu'il puisse lui donner le vrai trésor.

Comme Dieu, il attend de nous qu'on lui donne les choses fausses à quoi on tient dans notre vie,
pour les remplacer par un trésor magnifique.

Tenez-vous à quelque chose que Dieu veut que vous vous débarrassiez?

Avez-vous des compagnons qui ne sont pas nécessaire et vous font mal?
Des habitudes, des activités, auxquelles vous êtes si habitué et attaché
qu'il semble impossible de se débarrasser?

Parfois c'est difficile de voir ce que l'autre main retient, mais croyez en une chose...
.Dieu ne prendra jamais quelque chose à quoi vous tenez
sans le remplacer par quelque chose de mieux !



Adaptation d'un texte d'auteur inconnu




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MessageSujet: Re: Capsule de réflexion de la semaine   Lun 25 Avr 2016 - 17:54

« Je crois en l’Eglise une, sainte,
catholique et apostolique »



« C’est là l’unique Église du Christ, dont nous professons dans le symbole qu’elle est une, sainte,
catholique et apostolique " (LG 8.). Le CEC (811) nous précise : « Ces quatre attributs,
inséparablement liés entre eux, indiquent des traits essentiels de l’Église et de sa mission. L’Église
ne les tient pas d’elle-même ; c’est le Christ qui, par l’Esprit Saint, donne à son Église d’être une,
sainte, catholique et apostolique, et c’est Lui encore qui l’appelle à réaliser chacune de ces
qualités. »


Nous accueillons le mystère du Dieu Trinitaire, présent dans ces quatre notes de l’Église. Nous nous engageons à prier et travailler pour maintenir et renforcer la réalisation des dons que Dieu a faits à son Église.

Nous vous invitons, pour chaque note, à répondre à deux questions :

 - Qu’est-ce que chaque note révèle de la présence du Dieu trinitaire ?

- Comment l’aumônerie, cellule d’Église, est appelée par le Christ à vivre comme une exigence l’unité, la sainteté, la catholicité et l’apostolicité ?



1 - L’Église est une


# La présence de Dieu trinitaire dans l’unité :

- L’Église est une de par sa source : l’Église est « un peuple qui tire son unité de l’unité du Père et du Fils et de l’Esprit Saint » écrit saint Cyprien de Carthage.

- L’Église est une de par son fondateur : Jésus Christ qui rétablit l’unité de tous en un seul peuple et un seul Corps (Gaudium et Spes 78§3).

- L’Église est une de par son âme : tout comme l’âme est le principe de vie dans le corps humain, l’Esprit est, dans l’Église, le principe qui vivifie le corps, l’unifie et le meut. (LG 7). Il est le lien d’amour qui unit ses membres : « Aimez-vous les uns, les autres »

Jésus ne cesse de prier son Père pour l’unité de son Église :
« Que tous, ils soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. » (Jn 17, 21)
À la suite des premiers chrétiens qui « n’avaient qu’un seul cœur et qu’une seule âme », l’Église a vocation de vivre cette unité et de la faire advenir. Aujourd’hui, elle se tourne vers le Père dans sa prière eucharistique : « Humblement, nous te demandons qu’en ayant part au corps du Christ, nous soyons rassemblés par l’Esprit Saint en un seul corps. Souviens-Toi, Seigneur, de ton Eglise répandue à travers le monde : fais la grandir dans ta charité… » (Prière Eucharistique 2)
Cette prière traduit pleinement le mouvement trinitaire qui fait l’unité et nous appelle à y participer.

# Une exigence à vivre pour l’aumônerie ?

- Les divers tempéraments et charismes sont-ils une chance, un objet d’action de grâce ? Comment
tirer profit du partage des richesses spirituelles et matérielles ?

- Comment professe-t-on une seule foi, reçue des apôtres?

- La charité est le lieu de l’unité : comment est-elle vécue entre animateurs, entre jeunes, entre
aumôneries d’un même doyenné, avec notre prêtre référent, avec la paroisse, avec les parents?

- La vie sacramentelle est-elle le socle de l’unité ?

- L’accueil des catéchumènes : source d’unité ?

- Comment les temps forts et autres projets témoignent-ils de notre amour de l’Église, de notre désir
d’œuvrer en son sein et avec elle ?

-Quels rapports entretenons-nous avec les chrétiens d’autres confessions ?



2 - L’Église est sainte


#La présence de Dieu trinitaire dans la Sainteté : « Soyez saint comme moi je suis saint » (Lv 19,2)

L’Église est sainte, voulue par Dieu, mais aussi constituée de pécheurs en route vers la sainteté.

La sainteté est un attribut essentiel de Dieu que l’on ne peut associer à une réalité qu’en référence à Lui. Les apôtres disent à Jésus : « Nous savons que tu es le saint de Dieu » (Jn 6,69). Dans la liturgie, nous nous tournons vers le Seigneur en ces termes : « Toi qui es la source de toute sainteté » (prière
eucharistique 2), lui demandant ainsi de participer à sa sainteté.

L’Eglise est sanctifiée par le don que le Christ fait de lui-même sur la croix. Il vient parachever l’œuvre du Père en offrant son Esprit :
« Le Christ s'est livré pour l‘Église, afin de la sanctifier en la purifiant par le bain d'eau qu'une parole accompagne afin de se la présenter à lui-même […] sainte et irréprochable".(Ep 5, 26-27)

# Une exigence à vivre pour l’aumônerie ?

- Comment parle-t-on de la sainteté à l’aumônerie ? La présente-t-on comme la vocation de tout baptisé ?

- Comment s’appuie-t-on sur le témoignage et la prière des saints patrons de l’aumônerie, de la paroisse ?

- Comment confie-t-on nos projets à l’Esprit Saint pour qu’il fasse grandir en nous notre amour de Dieu ?

- Comment prie-t-on l’Esprit Saint avec les jeunes ? Quelle est sa place dans nos temps forts ?

« La sainteté est notre vocation première de baptisé, elle ne repose pas sur les œuvres humaines mais sur l’amour pour Dieu. Ce que les saints ont le plus aimé ce ne sont pas les œuvres mais le Dieu trois fois saint » (Dom Lécuru, Le Credo, Editions de l’Emmanuel, 2008).

Les saints proclamés par l’Église sont des témoins de la sainteté de l’Église, de la « puissance de l’Esprit de sainteté qui est en elle » (CEC 828).



3 - L’Église est catholique


#La présence de Dieu trinitaire dans la catholicité : « C’est le commandement que le Seigneur nous a donné : J’ai fait de toi la lumière des nations pour que, grâce à toi le salut parvienne jusqu'aux extrémités de la terre » (Ac 13, 47).

Le mot catholique signifie universel dans le sens de "selon la totalité" ou "selon l’intégralité ". L’Église est catholique à double titre :

- Elle est catholique parce qu’en elle le Christ est présent. " Là où est le Christ Jésus, là est l’Église Catholique " (S. Ignace d’Antioche). En elle subsiste la plénitude du Corps du Christ uni à sa Tête ce qui implique qu’elle reçoive de lui " la plénitude des moyens de salut ‘’ qu’Il a voulus : confesser la foi
tout entière de l’Eglise, recevoir et donner les sacrements, proclamer la Bonne Nouvelle à la suite des apôtres (CEC 830).

- « Elle est catholique parce qu’elle est envoyée en mission par le Christ à l’universalité du genre
humain» (CEC 831). Elle est au service de l’homme, de tout homme et de tout l’homme.

#Une exigence à vivre pour l’aumônerie ?

- Comment rend-on visible la présence du Christ dans l’aumônerie ?

- Comment propose-t-on les moyens de salut ? La totalité de la foi et pas uniquement notre sélection personnelle ?

- Comment éduquer à l’ouverture aux autres, si proches et si différents ?

- A-t-on le souci des jeunes dans leur totalité ? Est-on au service de leurs souffrances et difficultés, de leurs désirs, de leur intériorité et de leur construction physique ?



4 - L’Église est apostolique


La présence de Dieu trinitaire dans l’apostolicité : « Allez donc ! De toutes les nations faites des disciples, baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit ; […]. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde. » (Mt 28 ,19-20)

L’Église fondée sur la foi des apôtres est missionnaire c’est-à-dire porteuse de la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ mort et ressuscité pour le salut de tout homme.
« Les évêques en vertu de l’institution divine, succèdent aux apôtres comme pasteurs de l’Eglise, en sorte que, qui les écoute, écoute le Christ, qui les rejette, rejette le Christ et celui qui a envoyé le Christ » (Lumen Gentium 20). "Recevez le bâton de pasteur, signe de votre charge : prenez soin de tout
le troupeau du Seigneur, dans lequel l’Esprit Saint vous a établi comme évêque pour gouverner l’Eglise de Dieu": extrait du rituel de l’ordination épiscopale au moment de la remise du bâton épiscopal.

Les fidèles sont tenus de professer qu'il existe une continuité historique — fondée sur la succession apostolique— entre l'Église instituée par le Christ et l'Église catholique:

« C'est là l'unique Église du Christ [...] que notre sauveur, après sa résurrection, remit à Pierre pour qu'il en soit le pasteur (cf. Jn 21,17), qu'il lui confia, à lui et aux autres apôtres, pour la répandre et la diriger (cf. Mt 28,18ss.), et dont il a fait pour toujours la “colonne et le fondement de la vérité” (1 Tm 3,15). Cette Église comme société constituée et organisée en ce monde, c'est dans l'Église catholique qu'elle se trouve, gouvernée par le successeur de Pierre et les évêques qui sont en communion avec lui » (LG8).

L’ordination épiscopale, plénitude du sacrement de l’ordre, nous est donnée pour rendre visible la continuité de la mission confiée par le Christ à ses apôtres.


#Une exigence à vivre pour l’aumônerie ?

- Comment est-on uni à l’Eglise diocésaine, à l’écoute de l’enseignement des évêques, et particulièrement de Mgr Aumonier, du Pape ?

- Comment se sent-on appelé à se former pour mieux servir la mission de transmission de la foi des
apôtres ?

- Comment propose-t-on les différentes vocations particulières au service de la mission comme chemin de vie possible ?

- Comment l’Esprit Saint, les sacrements, la Parole de Dieu sont-ils la source et la nourriture des missionnaires que nous sommes ?



Conclusion

« Edifier. Edifier l’Eglise. On parle de pierres : les pierres ont une consistance ; mais des pierres vivantes, des pierres ointes par l’Esprit saint. Édifier l’Eglise, l’Epouse du Christ, sur cette pierre angulaire qui est le Seigneur lui-même » nous enjoignait le pape François le 15 mars 2013.


Aimer l’Église, c’est aimer le Dieu trinitaire qui se donne en Elle, c’est vivre en priant et travaillant à sa propre construction.



SOURCE : http://aep.catholique78.org/sites/default/files/theme/theme_dio_2013-fiche_4_eglise_usca.pdf


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MessageSujet: Re: Capsule de réflexion de la semaine   Jeu 28 Avr 2016 - 13:47

Le revêtement d'argent...





Un homme dont la richesse avait endurci le cœur et qui se sentait malheureux
s'en vint trouver un rabbin dans l'espoir de retrouver la joie.
Le rabbin lui dit:
«Regarde par la fenêtre et dis-moi ce que tu vois."
L'homme répondit:
"Je vois des personnes dans la rue qui vont et viennent."






Alors, le rabbin lui tendit un miroir et demanda:
"Regarde dans ce miroir et dis-moi ce que tu vois."
L'homme reprit: "Je me vois moi-même."
Et le rabbin de répliquer:
"Et tu ne vois plus les autres?

Songe que la fenêtre et le miroir sont tous deux faits de la même matière:
le verre;
mais le miroir ayant été recouvert d'argent par derrière,
tu n'y vois plus que toi-même,
tandis que tu vois les autres à travers la vitre transparente de la fenêtre.
Je déplore d'avoir à te comparer à ces deux pièces de verre.
Pauvre, tu voyais les autres, et tu en avais compassion.
Couvert d'argent, tu ne vois plus que toi-même.
Sans doute vaut-il mieux gratter le revêtement d'argent
pour qu'à nouveau tu puisses voir les autres."



Michel Fortin




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MessageSujet: Re: Capsule de réflexion de la semaine   Ven 29 Avr 2016 - 16:14

Dieu nous parle-t-il encore ?





Un jeune homme avait participé, dans la soirée, à une session sur la Bible.
L’enseignement portait sur l’importance d’écouter Dieu
et d’obéir à la voix du Seigneur.
Le jeune homme ne pouvait s’empêcher de se demander :
«Dieu nous parle-t-Il encore ?»
Il sortit alors avec des amis et discutèrent du message.
Plusieurs parlèrent des différentes façons
que Dieu avait choisies pour les guider.

Il était environ dix heures du soir
quand le jeune homme décida de rentrer chez lui.
S’asseyant dans sa voiture, il commença à prier :
«Seigneur … si Tu parles toujours aux hommes, parle moi, j’écouterai.
Je ferai de mon mieux pour obéir.»
Se trouvant alors sur la rue principale de la ville,
une pensée des plus étranges lui vint à l’esprit :
«Arrête-toi et achète un litre de lait.»
Il secoua la tête et dit : «Seigneur, est-ce Toi ?»
N’obtenant pas de réponse, il continua sa route.
Mais, de nouveau, la même pensée lui vint : «Achète un litre de lait.»
«D’accord, Seigneur, au cas où ce serait Toi, je vais acheter du lait.»
Cela ne paraissait pas être un test d’obéissance bien compliqué,
et puis, il pourrait toujours utiliser le lait le cas échéant.

Il s’arrêta, acheta un litre de lait
et repartit dans sa voiture dans l’intention de rentrer chez lui.

Alors qu’il dépassait le 7ème rue,
il entendit de nouveau un appel pressant :
«Fais demi-tour et prends la prochaine rue».
C’est fou, pensa-t-il.
Il n’obéit pas et continua tout droit.
Mais, de nouveau, il sentit qu’il devait tourner.
Il fit alors demi-tour à l’intersection suivante
et se dirigea vers la rue en question.
Mi-souriant, il dit : «D’accord, Seigneur, je le ferai.»
Il dépassa plusieurs immeubles quand soudain,
il eut l’impression qu’il devait s'arrêter.
Il se gara le long du trottoir et regarda autour de lui.
Il se trouvait dans une zone de la ville
qui n’était pas des plus sûres mais qui n’était pas la pire non plus.
Les magasins étaient fermés et la plupart des maisons n’étaient pas éclairées,
comme si les gens étaient déjà couchés.

De nouveau, un appel se fit sentir :
«Va donner le lait aux personnes
qui se trouvent dans la maison de l’autre côté de la rue.»
La maison en question était sombre
et il semblait que ses occupants étaient absents ou bien qu’ils dormaient déjà.
Il commença à ouvrir la portière de sa voiture
puis, se ravisant, se rassit au fond du siège.
«Seigneur, c’est du délire !
Ces gens dorment et si je les réveille
ils vont être furieux contre moi et j’aurai l’air stupide.»

Mais il sentit qu’il devait y aller.
Il ouvrit finalement la portière de sa voiture.
«D’accord, Seigneur. Si c’est Toi, j’irai leur donner le lait.
Si tu veux que j’aie l’air d’un fou, d’accord ! Je veux être obéissant.
J’imagine que cela comptera pour quelque chose,
mais s’ils ne répondent pas de suite, je me sauve !»
Il traversa la rue et sonna à la porte.
Il entendit du bruit à l’intérieur de la maison.
Un homme cria : «Qui est-ce ? Que voulez-vous ?»
et la porte s’ouvrit avant que le jeune homme n’ait pu s’en aller.
L’homme se tenait devant lui, en jeans et en t-shirt.
Il avait l’air de sortir de son lit.
Il avait un regard étrange et ne semblait pas très heureux
de voir un étranger se tenir sur le seuil de sa porte.
Le jeune homme brandit le litre de lait qu’il tenait à la main «Voilà !
Je vous ai apporté ceci.»
L’homme prit le lait et se précipita au fond du couloir, parlant très fort en espagnol.
Alors, une femme apparut portant le lait vers la cuisine.
L’homme la suivait, un bébé dans les bras.
Le bébé pleurait. L’homme versait des larmes.

Tout en pleurant, il dit :
«Nous avons eu de grosses factures à payer ce mois-ci
et nous manquions d’argent.
Nous n’avions plus de lait pour notre enfant.
J’étais justement en train de prier en demandant à Dieu
comment faire pour trouver du lait quand vous avez frappé à la porte.»
Depuis la cuisine, son épouse cria :
«Je Lui ai demandé d’envoyer un ange avec du lait !
Etes-vous un ange ?»

Le jeune homme ouvrit alors son portefeuille,
prit tout l’argent qu’il contenait, le donna à l’homme,
puis il fit demi-tour et se dirigea vers sa voiture, le visage inondé de larmes.

Il venait d’obtenir la preuve que Dieu exauçait encore les prières !




Source: Anonyme...www.lespasseurs.com

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MessageSujet: Re: Capsule de réflexion de la semaine   Sam 30 Avr 2016 - 22:56

L'île aux sentiments







Il était une fois, une île où tous les différents sentiments vivaient : le Bonheur, la Tristesse, le Savoir, ainsi que tous les autres, l'Amour y compris.
Un jour on annonça aux sentiments que l'île allait couler. Ils préparèrent donc tous leurs bateaux et partirent. Seul l'Amour resta. L'Amour voulait rester jusqu'au dernier moment.


Quand l'île fut sur le point de sombrer, l'Amour décida d'appeler à l'aide. La Richesse passait à côté de l'Amour dans un luxueux bateau. L'Amour lui dit: - "Richesse, peux-tu m'emmener?"
- "Non, car il y a beaucoup d'argent et d'or sur mon bateau. Je n'ai pas de place pour toi."


L'Amour décida alors de demander à l'Orgueil, qui passait aussi dans un magnifique vaisseau: - "Orgueil, aide-moi, je t'en prie !"
- "Je ne puis t'aider, Amour. Tu es tout mouillé et tu pourrais endommager mon bateau."


La Tristesse étant à côté, l'Amour lui demanda: - "Tristesse, laisse-moi venir avec toi."
"Ooh... Amour, je suis tellement triste que j'ai besoin d'être seule !"


Le Bonheur passa aussi à côté de l'Amour, mais il était si heureux qu'il n'entendît même pas l'Amour l'appeler !

Soudain, une voix dit: - "Viens Amour, je te prends avec moi."
C'etait un vieillard qui avait parlé. L'Amour se sentit si reconnaissant et plein de joie qu'il en oublia de demander son nom au vieillard.


Lorsqu'ils arrivèrent sur la terre ferme, le vieillard s'en alla. L'Amour réalisa combien il lui devait et demanda au Savoir: - "Qui m'a aidé ?"
- "C'était le Temps" répondit le Savoir.
- "Le Temps?" s'interrogea l'Amour.  
- "Mais pourquoi le Temps m'a-t-il aidé?"  
Le Savoir, sourit, plein de sagesse, et répondit :

"C'est parce que Seul le Temps est capable de comprendre
combien l'Amour est important dans la Vie."






Histoire proposée par Christian Boucher, pour Club Positif





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MessageSujet: Re: Capsule de réflexion de la semaine   Sam 7 Mai 2016 - 19:23

Il est temps d'aimer

Père Guy Gilbert




La terre se racornit. Notre terre se dessèche. Non pas à cause de l'ozone, non pas à cause des déchets qui s'accumulent mais à cause de nous qui, par fragments entiers, détruisons notre face d'humanité !

Ne le voyez-vous pas, gens de mon peuple? La tristesse nous enterre car nos rêves s'éteignent dans les objets.

Les plaisirs individuels deviennent les seuls pivots de nos existences. La graisse de la consommation enveloppe nos cœurs. Aux objets perdus nous avons remisé l'Évangile.
Ne dites pas, gens de mon peuple, qu'il faut regarder le bon côté des choses et que cela s'arrangera! Parler est inutile. Prier ne suffit pas. Prêcher ne sert plus.
Il faut renaître! Il faut retourner à notre Humanité.
Il faut renouveler notre cœur, l'intérieur de notre cœur, puisque de l'intérieur de notre cœur naissent les décisions et les actions qui mettent notre Humanité au monde!

C'est l'amour qui nous manque!
Il est temps d'aimer, gens de mon peuple, car seul l'amour porte en lui la démesurée puissance de féconder notre terre et de susciter notre Humanité!
L'amour, toujours agit pour ensemencer la terre de fraternité.
L'amour, toujours, donne sans calcul et sans condition.
L'amour toujours cherche la vérité enfouie et la beauté ensevelie.






L'amour, toujours, croit à la miséricorde multipliée pour tous.
L'amour, toujours, vit, obstiné et patient, à travers de longues nuits.
L'amour, toujours, se dépouille, se vidant jusqu'à l'ultime déchirure.
L'amour, toujours, espère!
Il chante l'aurore.
Il repousse les pierres de mort.

L'amour, toujours, ressuscite la jubilation de la vie!
Qui nous donnera l'amour ? Qui nous déposera dans l'amour ? Qui nous sauvera d'amour ? Qui nous donnera l'amour qui sauve ?






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MessageSujet: Re: Capsule de réflexion de la semaine   Mer 11 Mai 2016 - 17:59

Soliloque d'une allumette




Je fus tirée d’un bois très doux, d’un reste d’éclat de branche jugée impropre à la menuiserie. Je me trouvais aussi petite qu’une brindille. Qu’allait-on faire de moi ?

Après maintes transformations, je naquis allumette… Allumette de bois! Je ne me sentais pas grosse. J’avais un beau petit nez rouge. À défaut de force, j’avais la beauté.

On m’emballa avec d’autres et on me vendit. Un homme m’acheta. Celui-ci m’installa sur la cheminée, près d’une corde de bois. J’ai bien essayé de faire la conversation avec mes consœurs, mais celles-ci étaient plutôt éteintes.





Imaginez : elles avaient peur de bouger de peur de s’enflammer. Tu parles d’une angoisse pour une allumette. Après tout, ne sommes-nous pas faites pour mettre le feu? Mettre le feu? Mais à quoi au juste? Je ne connaissais pas encore ma puissance.

J’interrogeai donc les bûches. Celles-ci ne semblaient pas tellement m’apprécier. « Pourquoi ne m’aimez-vous pas»? leur dis-je. « Parce que tu nous consumeras un jour », répondirent-elles. « Oui, mais vous allez réchauffer le monde! Il a froid, il grelotte de désespoir. Il a grand besoin d’être réchauffé, sinon il va mourir.»





« Oui, mais on s’en fout, nous autres, les bûches. On est bien cordées ici. Pourquoi devenir «cendre» pour les humains? On ne leur doit rien! Au contraire : ils nous ont coupées… Tout comme ils l’ont fait pour toi d’ailleurs. Qu’est-ce qui te prend de vouloir les réchauffer ?... »

«Je ne sais pas trop! Mais il me semble que si Dieu les a créés, c’est pour qu’il ressemble à son Fils. Et moi, je ne veux pas que les fils de Dieu s’éteignent, car ils ont une dimension d’éternité. Cela vaut la peine de leur
révéler cette dignité. »

Plus l’allumette parlait, plus elle découvrait sa mission : une mission d’allumeuse. Mais en s’allumant, elle disparaîtrait en même temps que la braise. Était-elle prête à un tel sacrifice? Il lui fallait mourir pour donner la vie : allumer puis s’éteindre. Provoquer un grand feu, pour ensuite disparaître dans la nuit!

Quelle mission! Il y avait quelque chose de gratuit dans ce don de soi. «Oserais-je? se dit-elle?» Après un long silence, elle dit : « Oui…, oui, car autrement je deviendrais peureuse comme mes consœurs et égoïste comme ces bûches. Je n’aurai jamais l’occasion de remplir ma mission ».

Un soir d’hiver, durant une panne d’électricité, l’homme prit la boîte d’allumettes. Notre allumette s’offrit de tout cœur, présentant ses lèvres rouges au papier rugueux. Elle scintilla d’un seul coup et chassa l’obscurité.
Elle s’étonna de chanter à l’unisson avec les bûches devenues complices de lumière.





Dans les yeux de l’homme naquit une lueur. Et, d’allumette de bois qu’elle était, elle devint flamme qui danse dans le cœur de cet enfant de Dieu. À travers lui, elle goûta à l’Éternité de Celui qu’on nomme Amour.

D’allumeuse, elle devint allumée.  Être étoile divine dans le cœur d’un humain valait bien mieux qu’être brindille dans une boîte d’allumettes. Vous qui m’écoutez, que décidez-vous?...  Voulez-vous être un feu pour vos semblables ?



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MessageSujet: Re: Capsule de réflexion de la semaine   Dim 22 Mai 2016 - 18:15

Le ciel


Un certain nombre de gens qui n'ont rencontré le Seigneur ni dans sa Parole, ni dans le pardon, ni dans sa foi, surhumaine, ni dans le prochain, trop humain, ni dans leur vie, trop profane, gardent un ultime espoir de Le rencontrer… au ciel !

Il nous reste une dernière tâche : détromper cet espoir, dissiper au plus tôt ce quiproquo qui risque de Le leur faire rater à jamais.

Si vous n'avez pas rencontré Dieu sur terre, vous ne Le rencontrerez pas au ciel. Le ciel n'est pas un autre monde où s'évader. Le royaume des cieux est déjà en nous, et nous avons à le construire avec les grâces que Dieu nous donne.






La terre est le lieu où le ciel se construit. Dieu ne nous invite pas à passer dans l'autre monde. Dieu s'est invité dans notre monde. Il l'a aimé. Il y a lancé des forces infinies, à nous confiées, pour que nous les transformions, et Il couronnera Son œuvre et la nôtre, un jour, en l'éternisant.

Nous sommes dans ce monde pour toujours. Prenons-le à cœur. Hâtons-nous de l'améliorer. Le ciel ne sera que la fixation et l'épanouissement de ce que nous aurons réalisé avec les dons que Dieu nous a faits.

Un homme " édifiant " n'est pas celui qui fait des mômeries : c'est un bâtisseur.

Il n'y a pas à choisir entre Dieu et le monde : il faut L'y reconnaître et L'y manifester. Ce que sera cette vision face-à-face, nous ne pouvons l'imaginer, ni le décrire.
Mais ce que sera son retentissement humain nous importe dès maintenant. La résurrection de la chair nous avertit que notre bonheur céleste sera aussi un bonheur humain.

Dieu ne siège pas dans un autre monde. Dieu e st entré dans ce monde et n'en est jamais sorti. Le Christ n'a pas pris sa retraite. Il reste avec nous tous les jours.
À l'Ascension, Il n'est pas parti : Il a disparu. Le seul moyen de faire de l'Ascension une fête, c'est de bien comprendre la différence entre une disparition et un départ. Un départ cause une absence. Une disparition inaugure une présence cachée.

Vous aimez Dieu dans son ciel ? Vous vous adressez à Dieu en regardant le ciel étoilé ? Regardez de plus près. Il est là quelque part à côté de vous.

Peut-être regarde-t-il comme vous le ciel étoilé, parce que c'est beau...






Peut-être a-t-il tellement faim,
tellement froid et tellement mal
qu'il n'a plus la force de lever la tête!
Et si vous ne nous occupez pas
de le réchauffer et de le consoler,
vous êtes en train de rater Dieu.

Magistralement. " Mais Seigneur… quand ? "
(Matthieu 25,44).



Louis Évely





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MessageSujet: Re: Capsule de réflexion de la semaine   Mar 24 Mai 2016 - 20:26

La fragilité de la flûte





Un peu comme l'ont fait les premiers chrétiens à leur époque, nous redécouvrons aujourd'hui combien nous sommes fragiles, combien notre situation économique est fragile, combien la vie est fragile.

Devant cette fragilité, deux attitudes sont possibles. Une première attitude consiste à dire : la vie, c'est tellement fragile, il faut la protéger le plus possible. Et alors, on se donne des règlements, on se met des armures.

L'autre attitude, qui me paraît plus près de l'Évangile, consiste à dire que notre fragilité ressemble à la fragilité de la flûte.
Une flûte, c'est plein de trous!
Pourtant, avec le souffle que j'y fais passer et le jeu des doigts, je suis capable d'en faire jaillir de la musique.
Pour revenir à la fragilité humaine, nous sommes pleins de trous comme une flûte, mais cela ne nous empêche pas d'être capables, avec le souffle de l'Esprit qui est en nous, d'entendre une musique ou de la laisser jaillir, et de la partager avec d'autres.






Au lieu de nous enfermer sur nous-mêmes comme une huître, notre fragilité devient alors une ouverture pour rejoindre la fragilité de l'autre, et établir des passerelles.

C'est ça que les chrétiens ont fait au deuxième siècle, ils étaient fragiles, ils n'étaient pas nombreux, n'étaient pas puissants, mais ils se savaient aimés de Dieu, habités par le souffle de l'Esprit, du Dieu vivant ressuscité. Ils ont été capables de voir leurs frères fragiles, et puis de bâtir des ponts avec eux, d'établir des passerelles, des fraternités concrètes.

C'est ainsi que, dans un monde compliqué, inhumain, la foi dans le Dieu vivant est demeurée vivante.



L'Église canadienne - Volume 30, numéro 9 - Octobre 1997




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MessageSujet: Re: Capsule de réflexion de la semaine   Ven 27 Mai 2016 - 18:56

Un grain de blé nommé QUISUISJE?





Depuis l’automne dernier, QUISUISJE, un grain de blé, est parfaitement heureux dans son grenier.

« Comme il fait bon vivre ici, il ne pleut pas, il n’y a pas d’humidité, et mes petits copains sont bien gentils; il n’y a pas de bagarre entre nous. Comme je suis heureux, très heureux. Je voudrais que ma vie soit toujours ainsi…»

« Est-ce cela qu’on appelle le bonheur? Je suis en santé, je ne manque de rien, tout est calme, oui, je crois que je vis le parfait bonheur. Mais, vous serez d’accord avec moi, c’est un petit bonheur de grain de blé dans un grenier. Je le dis doucement parce qu’il ne faut pas mépriser le bonheur humain. J’ai le droit de travailler à ma santé, à mon aisance, à ma tranquillité. Rien de méprisable en tout cela. Qu’en pensez-vous ? Ai-je été créé pour passer le reste de ma vie dans un grenier? Si c’est pour ça, c’est un bien petit bonheur, et je commence à m’ennuyer … »

« Qu’est-ce que je pourrais faire pour que ma vie goûte meilleur ? »

« Oh! Seigneur, pardonne-moi, comme je suis ingrat de me plaindre ainsi! Non, je veux te dire merci pour ce que je suis aujourd’hui. Seigneur, je te remercie pour toutes tes grâces : tu prends soin de moi, je ne manque de rien, je suis bien tranquille, c’est parfait. Merci Seigneur.»

Les jours passent, et QUISUISJE commence à penser que son Dieu est bien bizarre d’être le père et le garant d’un petit bonheur dans un grenier.

«Hou... Hou… Dieu, es-tu là ? Est-ce bien ce que tu attends de moi, de rester ainsi dans un grenier pour le reste de mes jours?... J’ai beau être en santé, tranquille, et ne manquer de rien, il me semble que c’est un bien petit bonheur que le mien, tu ne crois pas? »

Voilà qu’aux premiers jours du printemps, un camion arrive et les ouvriers chargent le tas de blé dans une grande charrette et le transportent dans la campagne. QUISUISJE a le cœur à chanter :

« Comme c’est merveilleux, les oiseaux, les fleurs, le ciel bleu… merci, Seigneur, tu es grand; que la vie est belle, bien plus que je ne le pensais !… À toi, toutes les louanges de la terre ! »

Les jours passent, et QUISUISJE est de moins en moins emballé :

«Qu’est-ce qui m’arrive ? Hier, j’éclatais de joie, et aujourd’hui, me revoilà encore triste : pourquoi ? Je n’ai toujours pas de réponse à ma question existentielle : - qui suis-je, et pourquoi ai-je été créé ? - Grain j’ai été, et grain je resterai jusqu’à la fin, est-ce vraiment cela que tu attends de moi, Seigneur? »






Deux jours plus tard, les ouvriers transportent la charrette sur une terre fraîchement labourée, versent le tas de blé sur le sol et l’enfoncent dans la terre.

QUISUISJE étouffe, et se met à crier :

« Non, pas ça, je manque d’air, l’humidité me ronge les os, et il fait noir, Seigneur, j’ai peur, est-ce ma mort que tu veux ?... Je regrette vraiment de m’être plaint de mon petit bonheur tranquille dans le grenier, c’était tellement plus simple et plus sécuritaire. Je ne voudrais pas blasphémer, mais je commence à me demander quelle sorte de Dieu tu es pour permettre qu’une telle chose arrive, moi, je pense que la vie est tout simplement absurde, pas toi ? »

Et dans cette plainte étouffée, QUISUISJE s’endort…






On raconte que des gens sont passés par ce champ à la fin du mois de juin, et ils ont entendu la voix de QUISUISJE qui chantait : « Si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul…» Et les épis dorés se balançaient au gré du vent !


Cette réflexion est inspirée de: Vivre le christianisme, François Varillon




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MessageSujet: Re: Capsule de réflexion de la semaine   Ven 3 Juin 2016 - 21:13

Le petit garçon et les ballons





Un petit enfant noir regarde un marchand de ballons dans la rue.
Ses yeux brillent. Il y a des ballons de toutes les couleurs, rouges, bleus, blancs, noirs, jaunes...

Le vieux monsieur qui vend les ballons voit le garçon qui
hésite, puis prend son courage à deux mains et s'approche de lui.

"Dis Monsieur, est-ce que les ballons noirs volent aussi haut
que les autres ?"

Le vieux Monsieur a presque la larme à l'oeil. Il prend le garçon
dans les bras, l'installe sur un muret et lui dit :

"Regarde"

Il lâche tous ses ballons qui s'envolent en grappe et montent,
montent, montent dans le ciel jusqu'à disparaître tous tellement
ils sont hauts.






"Tu as vu ?"

"Oui"

"Est-ce que les ballons noirs sont montés aussi haut que les
autres ?"

"Oui Monsieur"

"Tu vois, mon garçon, les ballons, c'est comme les hommes.
L'important ce n'est pas leur couleur, ce n'est pas l'extérieur.
Non, l'important, c'est CE QU'IL Y A EN EUX. C'est ce qu'il y a
en toi qui fera toute la différence dans ta vie."



Auteur inconnu




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MessageSujet: Re: Capsule de réflexion de la semaine   Lun 6 Juin 2016 - 17:11

Evangéliser, oui, mais comment ?




Différentes manières d’évangéliser

Evangéliser, c’est aimer, aller à la rencontre de l’autre qui ne connaît pas Dieu pour l’aimer. L’évangélisation n’est pas une technique, c’est une attitude du cœur. Elle peut donc prendre de multiples formes dont il est impossible de dresser une liste exhaustive.

On peut d’abord distinguer l’évangélisation directe : une annonce explicite et le plus souvent rapide de Jésus à des personnes que l’on ne connaît pas et que l’on ne reverra sans doute jamais.

Cette évangélisation peut se faire personnellement.

* L’évangélisation de rue : Ii est souvent pratique d’avoir une église toute proche, où les missionnaires peuvent prier et inviter pour un temps de prière.
* Une première manière est quand, rassemblés autour d’une icône, le groupe chante et prie. Une personne du groupe peut lire un passage de la Bible et le commenter. En parallèle, deux par deux, on va parler à ceux qui marquent un intérêt, tout en évitant l’argumentation. Il n’est pas question d’agresser les gens, mais plutôt de leur proposer un témoignage.
* Une autre possibilité est simplement que quelques uns des missionnaires partent deux par deux à la rencontre des gens. Pour faciliter le contact, on peut utiliser un tract pour initier une discussion… on invite les personnes pour un temps de prière.
* L’accueil à l’intérieur des églises : De nombreux touristes visitent nos églises. Cela peut être l’occasion pour témoigner de notre foi ou leur proposer une démarche de prière. On peut les accompagner pour déposer une intention devant le Saint Sacrement et prier avec eux.
* Les rencontres de quartier : une autre manière d’évangéliser est d’inviter chez soi les voisins qui le souhaitent pour un temps fraternel et d’échange gratuit sur la foi et les questions de la vie.
* Les missions paroissiales : ces missions ont pour objectif non seulement de renouveler le dynamisme de la vie paroissiale, mais surtout de permettre une prise de conscience pour tous les paroissiens de l’importance de la nouvelle évangélisation à laquelle le pape Jean-Paul II a invité l’Eglise. Nous pouvons proposer pendant une semaine de rencontrer les habitants de la paroisse par porte-à-porte, des réunions d’évangélisation à domicile, des eucharisties, des adorations, des veillées, des animations dans les écoles, dans les maisons pour personnes âgées, dans les cafés, la bénédiction des maisons, des soirées à thème…
* Le porte-à-porte : lors d’une mission paroissiale, on avertit au préalable les personnes qu’elles recevront la visite de la paroisse par un dépliant dans les boîtes aux lettres. Dans un deuxième temps, par deux, on visite chaque maison de la paroisse pour informer les personnes, les inviter, répondre à leurs questions, témoigner et parler de Dieu si les personnes le souhaitent.
* En donnant notre témoignage : on a l’exemple de Saint Paul (Actes 26, 1-29) : avant la rencontre avec Jésus la vie de Paul était… Comment il a rencontré Jésus… Après sa rencontre avec Jésus…
* Témoigner par notre vie et en paroles : les gens d’aujourd’hui sont à la recherche du vrai. Séparer le témoignage de vie du témoignage en paroles est une erreur. Si nous témoignons seulement par nos bonnes actions, les non-croyants seront impressionnés par la qualité de notre vie, nos valeurs élevées, mais on oubliera le plus important : le salut.
* Il y a beaucoup plus : conversation entre amis, parcours Alpha, catéchèse pour enfants, pour adultes, lettres, articles, livres, la liturgie…
A côté de cela, il y a l’évangélisation indirecte, par laquelle les personnes sont amenées à se poser des questions, qui peuvent ensuite les mener à Dieu, au Christ et à son Eglise.

Il y a aussi le témoignage de vie, qui se fait là où on voit vivre les personnes qui suivent le Christ, rayonner l’Amour que le Seigneur nous enseigne. Un des points marquants de l’évangélisation implicite est la vie des prêtres, des religieux, religieuses et des consacrés. Cela vaut encore plus pour les “héros de la foi” comme Mère Teresa, le pape Jean Paul II… Mais c’est le rôle de tout chrétien dans son travail, en famille, etc. d’être témoin par sa vie, son témoignage et ses paroles au jour le jour de l’Amour du Christ pour lui-même et pour chaque homme.





Se lancer n’est pas toujours évident…

Parler de l’évangélisation est une chose, faire de l’évangélisation en est une autre. La peur de l’évangélisation concerne presque tous les chrétiens. Mais quelles sont ces peurs ?

* On n’est pas sûr de quoi partager avec les autres.
* On ne se sent pas assez à l’aise ou assez confiant dans sa foi pour en parler aux autres.
* On veut le faire, mais on ne sait pas comment le faire.
* On a peur de la réaction de l’autre, peur de déranger, peur du regard que l’on porte sur moi, peur de se faire rejeter, etc.
* Toutes ces peurs sont réelles et normales. Elles traduisent la difficulté que l’on a d’exprimer publiquement ce qu’habituellement on garde pour soi. Ces peurs révèlent aussi les blessures qui nous paralysent. Aller à la rencontre d’un inconnu, c’est prendre un risque: celui de ne pas être accueilli, de ne pas être compris, finalement… de ne pas être aimé de cet inconnu.
Or s’il en est Un qui m’aime, et qui me pousse à le partager au monde, c’est bien le Seigneur. En partant de cet amour de Dieu et aidés par l’Esprit Saint dans l’évangélisation, la crainte fait place à la joie et l’excitation. Elle fait naître une joie profonde, le coeur s’ouvre et se remplit d’espérance. L’évangélisation nous fait grandir dans la foi et nous aide dans notre conversion personnelle. Quand j’évangélise, je suis le premier évangélisé.

Reste à dire que le seul remède contre la peur, c’est l’audace de se jeter à l’eau !





Petits ‘trucs’ concrets…

Gardons en tête qu’en évangélisant, nous répondrons à la demande du Christ formulée dans l’évangile de Saint Marc (16,15) « Allez dans le monde entier, proclamez l’Evangile à toute la création ».

Nous évangélisons parce que nous aimons nos frères les hommes, et nous avons le désir de leur partager le bonheur extraordinaire de connaître le Christ, de découvrir la miséricorde de Dieu. Le monde a besoin d’entendre qu’Il est présent à nos côtés dans la vie de tous les jours et qu’Il ne cesse de nous aimer.

L’important est donc de proposer ce bonheur. Sainte Bernadette disait : « Je ne suis pas chargée de vous convaincre mais de vous le dire. »

Lors d’une discussion avec quelqu’un, l’objectif n’est pas de débiter un discours tout prêt ! Tout au contraire, si la personne est disponible, ouverte à la discussion à un moment donné, nous pouvons l’engager et la poursuivre aussi loin qu’il nous le sera donné. Si au contraire la personne que nous avons en face de nous n’est pas prête à nous écouter, rien ne sert de forcer la discussion, prions simplement pour elle.
On peut saisir l’occasion de lieux ou de circonstances ou les gens ne demandent qu’à entendre parler de Dieu ou de l’Eglise comme par exemple dans des églises « touristiques ».

Quand j’arrive dans un lieu, me poser la question, quel est le besoin des personnes à cet endroit ? Exemple : En hiver, dans la rue, les gens rêvent d’un café chaud. Belle introduction. Il est bien plus facile de commencer par “on est de la paroisse et on vous propose de prendre une pose café”. Puis autour du café, la discussion se développe.

On peut également repartir des fêtes religieuses comme la Toussaint ou Noël : je peux aborder les gens en expliquant que c’est bientôt Noël, Pâques etc et que pour ça on sort dans la rue.
Ne pas oublier de donner des lieux de rendez-vous, comme des activités paroissiales, des groupes de prières etc.







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MessageSujet: Re: Capsule de réflexion de la semaine   Jeu 23 Juin 2016 - 13:10

Être père...


La fête des Pères prend une couleur et une signification différente au fil des ans. Pour les tout-petits, il y a ce dessin qu’ils préparent en classe, un gâteau, peut-être un cadeau que maman achète en cachette.





Si on demandait aux enfants : « Mais qu’est-ce qu’un père? », on entendrait peut-être :

« Le père, c’est celui qui est gentil, celui qui comprend, celui qui donne, celui qui achète, celui qui joue, celui qui enseigne, celui qui nourrit, celui qui initie, celui qui est avec la mère, celui qui vient chercher l’enfant à l’école, celui qui le conduit chez un ami, au cinéma, celui qui est présent, celui qui donne des bisous, celui qui couche l’enfant le soir en faisant le cheval ou l’avion, celui qui protège, celui qui explique, celui qui travaille fort pour que l’enfant se sente en sécurité, celui qui est rassurant, celui qui tond le gazon, celui qui répare la maison, l’auto.

Il y a aussi celui qui punit, celui qui crie, celui qui impose, celui qui domine, celui qui exige, celui qui oblige, celui qui est l’autorité, celui qui se dispute avec maman…»


C’est un gros mandat, la paternité… On attend beaucoup du père. Être père, c’est une « job » à temps plein. Or, certains n’ont pas eu la force d’y travailler toute leur vie…

Certains ont surestimé leur capacité d’être père… D’autres ont donné ce qu’ils ont pu, ce qu’ils ont reçu. Mon père, c’était un être sensible qui a voulu réussir là où son père avait échoué. Mon père m’a donné la sécurité financière, l’abondance matérielle. Mon père ne m’a pas donné de câlins et ne m’a pas dit : « C’est beau ma fille » ou « Je t’aime ». Car comme il a souffert de la pauvreté, il m’a donné ce dont il avait le plus besoin. Il m’a donné ce qu’il a attendu de son père. Et la roue tourne.






La fête des Pères, c’est l’occasion de souligner l’amour, l’attachement et la reconnaissance que j’ai pour cet homme : de qui je viens, celui pour qui j’ai voulu devenir quelqu’un, celui qui me donne une histoire de vie. Celui dont je suis l’enfant.


La fête des Pères, quand Papa n’est plus là…





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MessageSujet: Re: Capsule de réflexion de la semaine   Jeu 30 Juin 2016 - 16:47

Attendons l'inattendu...




Un jour, quelqu'un murmura:
" Seigneur, parle-moi !"
Et un oiseau chanta.
Mais la personne n'a pas entendu.

Alors elle cria:
" Seigneur, parle-moi !"
Et le tonnerre roula dans le ciel.
Mais cette personne n'a pas écouté.

Elle regarda autour et dit:
" Seigneur, laisse-moi te voir !"
Et une étoile scintilla dans le ciel.
Mais elle n'a pas vu.

Et elle s'écria:"Seigneur, montre-moi un miracle !"
Et une vie est née! Mais cette même personne
n'a pas remarqué.

Alors, ELLE cria désespérément:

"Touche-moi Seigneur, et laisse-moi voir que tu es là." Sur ce,
Dieu la rejoignit et la toucha.
Mais elle écarta le papillon et s'en alla...

Cela me rappelle grandement que Dieu est toujours près de nous dans les petites choses simples
que nous prenons pour acquises même à l'âge électronique. Alors j'aimerais en ajouter une autre:

Puis, elle cria encore:
"Seigneur, j'ai besoin de Toi!"
Et un courriel lui arriva avec de bonnes nouvelles d'encouragement.
Et elle le supprima et continua à crier et à brailler...

Ne ratons pas une bénédiction parce qu'elle n'est pas enveloppée de la façon que nous l'attendions.
Et attendons l'inattendu...


Auteur inconnu

Source de l'image: Tout Regard
RAIMON PANIKAR- L'EXPERIENCE DE DIEU






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MessageSujet: Re: Capsule de réflexion de la semaine   Mar 4 Oct 2016 - 15:54

Allo, ici Dieu… J’écoute




Veux-tu téléphoner à Dieu ?


1 - Choisis le bon numéro. Ne compose pas à l’aveuglette.
2 - Si tu tombes sur un répondeur, c'est que tu t’es trompé de numéro... Dieu est toujours là
3 - Une conversation téléphonique avec Dieu n'est pas un monologue. Ne parle pas sans arrêt, mais écoute celui qui te parle à l'autre bout du fil.
4 - Si cela sonne « occupé », c'est que ton désir de parler à Dieu n'était pas sincère.
3 - Si la communication est interrompue, vérifie si ce n'est pas toi qui a coupé le contact.
4 - Ne prends pas l'habitude d'appeler Dieu uniquement en cas d'urgence.
5 - Ne téléphone pas seulement à Dieu aux heures du « tarif réduit », c'est-à-dire en fin de semaine. Un court appel devrait être possible régulièrement.
6 - Prends note que les appels auprès de Dieu sont sans frais. C’est un numéro vert !
7 - N'oublie pas de rappeler Dieu qui te laisse sans cesse des messages sur ton répondeur.

N.B. :

a. Si malgré l'observance de ces règles, la communication s'avère difficile, adresse-toi en toute confiance à l'Esprit-Saint : il rétablira la communication.

b. Si ton appareil ne fonctionne plus du tout, apporte-le à l'atelier de réparation qu'on appelle également le sacrement du pardon. Tout appareil est garanti à vie et sera remis à neuf par un traitement gratuit.

Caecilia (revue des chorales d’Alsace



La Bible et le téléphone portable


Pouvez-vous imaginer ce qui se passerait
Si nous traitions la Bible de la même manière que nous traitons notre téléphone portable ?
Si nous transportions la Bible dans notre porte-documents, dans notre mallette, à la ceinture ou dans la poche de notre veste ?
Si nous y jetions un coup d’œil plusieurs fois par jour ?
Si nous retournions la chercher quand nous l’avons oubliée à la maison ou au bureau ?
Si nous l’utilisons pour envoyer des messages à nos amis ?
Si nous la traitions comme si nous ne pouvions plus vivre sans elle ?
Si nous l’emmenions en voyage, au cas où nous aurions besoin d’aide ou de secours ?
Si nous y mettions la main en cas d’urgence ?
Contrairement au téléphone portable,
la Bible a toujours du réseau.
Nous pouvons nous y connecter
dans n’importe quel endroit.
Nous n’avons pas besoin de nous soucier du manque de crédit,
parce que Jésus a déjà payé la facture, et les crédits sont illimités.
Encore mieux : la communication n’est jamais coupée,
et la batterie est chargée pour la vie entière.
« Cherchez le Seigneur tant qu’il se laisse trouver,
invoquez-le tant qu’il est proche. » (Is 55,6)

Anonyme



Numéros d’urgence


- Si vous êtes triste, composez : Jean 14. « Que votre coeur ne se trouble pas ! »
- Si les gens parlent contre vous, composez : Psaume 27. « Le Seigneur est le rempart de ma vie »
- Si vous êtes énervé, composez : Psaume 51. « Rends-moi le son de la joie et de la fête »
- Si vous êtes inquiet, composez : Matthieu 6, 19-24. « Ne vous amassez point de trésors sur la terre, amassez-vous des trésors dans le ciel »
- Si vous êtes en danger, composez : Psaume 91. « Mon abri, ma forteresse, mon Dieu sur qui je compte ! »
- Si Dieu vous semble loin, composez : Psaume 63 « Dieu, c’est toi mon Dieu, je te cherche »
- Si votre foi a besoin d’être fortifiée, composez : Hébreux 11. L’exemple de la foi de nos ancêtres : Abraham, Moïse, etc…
- Si vous êtes solitaire et apeuré, composez : Psaume 22. « Mon Dieu, ne sois pas loin, vite à mon aide »
- Si vous êtes dur et critique, composez : 1 Corinthiens 13. L’hymne à l’amour
- Pour connaître le secret du bonheur, composez : Colossiens 3,12-17 « Revêtez des sentiments de tendre compassion, de bienveillance, d’humilité, de douceur, de patience… »
- Si vous vous sentez triste et seul, composez : Romains 8,31-39 « Qui nous séparera de l’amour du Christ ? »
- Si vous désirez la paix et le repos, composez : Matthieu11, 25-30 « Venez à moi, vous tous qui ployez sous le fardeau, moi, je vous soulagerai. »
- Si le monde vous semble plus grand que Dieu, composez : Psaume 90. « Mille ans sont à tes yeux comme le jour d’hier gui passe"

Anonyme



Les numéros verts


La Bible n’est pas un superordinateur qui aurait réponse à tout. Mais bien des situations humaines ont été vécues, dans l’histoire du peuple de Dieu, par des hommes qui les ont portées dans la prière. Si tu vis l’une de ces situations, peut-être la lecture d’un des textes qui te sont ici proposés peut t’accompagner sur ce chemin… Accueille-les comme des « Numéros Verts » !

Si tu veux savoir ce qu’il y’a de plus important, appelle 1 Co  13,13
Quand tu cherches des formules de bénédiction, appelle Ep 1, 2-3 ; Ep 6, 23-24 ; 2 Co  13, 13-14 ; 1 Th 3, 12 ; 2 Jn 1, 3 ; Jude 1,2
Si tu as envie de louer Dieu, appelle 1 Ch 16, 34 ; Ps 99 (100), 5
Si tu veux savoir ce qu’est l’amour de Dieu, appelle Jn 3, 16-17 ; Jn 15, 12-13 ; 1 Jn 4, 10
Quand tu veux entendre la tendresse de Dieu, appelle Os  11, 4
Pour savoir le secret de Paul concernant le bonheur, appelle Col  3, 12-17
Pour mieux comprendre ce qu’est la vie nouvelle dans le Christ, appelle 2 Co 5, 15-19
Pour mieux comprendre ce que Dieu attend de toi appelle Mi 6,8 ; Ex 20, 1-17 ; Jn 13, 34-35 ; Mt 5-7
Pour savoir ce que produit l’Esprit-Saint en toi, appelle Ga 5, 22 ; Ep 5, 2 ; Rm 8, 14-16 ; 2 Tm 1, 7
Pour porter du fruit, appelle Jn 15, 1-17
Pour avoir du cœur à l’ouvrage, appelle Jos 1, 1-9
Si tu te sens poussé à plus de générosité, appelle Mt 10, 7 ; Mt 6, 1-4 ; Lc 6, 36-38
Si tu te sens poussé au service, appelle Mt 25, 34-40 ; Jn 13, 12,17
Si tu penses que Dieu t’appelle à donner plus, appelle Mt 19, 16-22 ; Lc 9, 23-27
Pour rester dans l’amour de Dieu, appelle Jn 15, 12-17
Quand tu veux être en vérité, appelle Jn 8, 32 ; Jn 16,13
Si tu te sens appelé à la liberté, appelle Ga  5, 13 ; 1 P 2, 16
Si tu veux des paroles sur la confiance, appelle Ps 36 (37), 5 ; Pr 22, 15, Is 30, 15

MAIS…

Quand on a du mépris pour ton jeune âge, appelle 1 Tm 4, 12
Quand tu es inquiet, appelle Ps 45 (46), 1-8 ; Mt 6, 19-34 ; Ph 4, 6-7 ; 2 Tm 4, 16-18, 1 P 5,7 ; 1 Jn 3, 18-20
Quand tu as peur, appelle Ps 4 ; Mc 4, 35-41 ; He 13, 5-8 ; Mt 17,7
Quand tu te sens seul et effrayé, appelle Ps 22 (23) ; So 3, 16-17 ; Ps 55 (56)
Quand tu es en difficulté, appelle Ps 15 (16) ; Jn 14, 1-4 ; He 7, 25-28
Quand tu te sens harcelé ou haï, appelle Ps 26 (27), 1-16 ; Ps 139 (140) ; Jn 15, 18-25
Quand tu es en danger, appelle Ps 90 (91).
Quand tu te sens abattu, appelle Ps 26 (27), 7-14.
Quand tu es découragé, appelle Ps 6 ; 1 Co 15, 57-58 ; 1 P 4, 12-13 ; 1 Jn 3, 1-3 ; Rm 8, 28-29
Quand tu es las ou triste, appelle Mt 11, 28-30 ; Jn 14, 1-4 ; Rm 8, 31-39 ; He 12, 6-13
Quand tu es malade ou souffrant, appelle Is 38, 10-16 ; Is 61, 1-3 ; Ps 102 (103), 3-5 ; 14-18 ; Mt 11, 25-30 ; Jn 9, 1-7 ; Rm 8, 18-39 ; Ap 21, 1-7
Quand tu es troublé par l’épreuve, appelle Jn 14 ; Jc 1, 12
Quand tu as des craintes au sujet de la mort, appelle Jn 11, 25-26 ; 1 Co 15, 12-20 ; Jn 14, 1-6
Quand ta foi baisse, appelle He 11 ; Mc 9,24
Quand Dieu te semble bien loin, appelle Ps 138 (139)
Quand tu cherches Dieu, appelle Ps 41 (42) ; Ps 62 (63)
Quand tu doutes que tu es enfant de Dieu, appelle Rm 8, 15-17 ; Ep 1, 4-5 ; 1 Jn 3, 1-3 ; 1 Jn 4, 7
Quand tu doutes de l’amour de Dieu envers toi, appelle Dt 4, 31 ; Ps 144 (145), 9 ; So 3, 17 ; Ep 3, 16-19 ; Is 63, 9
Si tu as peur d’être séparé de l’amour de Dieu, appelle Rm 8, 35-39 ; 1 Jn 4, 16-17
Quand tu as du mal à prier, appelle Lc 11, 1-13 ; Jn 16, 24-28
Quand tes prières semblent te devenir mesquines et égoïstes, appelle Ps 67 (66)
Quand tu as des doutes, appelle Jn 20, 24-29 ; 1 P 1, 6-9 ; Ep 3, 16-19
Quand tu t’interroges sur l’intérêt de la lecture de la Bible, appelle Jn 5, 38 ; Mt 24, 35 ; Is 55, 6-11 ; He 4, 12-13 ; 2 P 1, 19-21

Quand tu as des problèmes avec l’amour fraternel, appelle Jn 13, 34-35 ; Mt 18, 15-22
Quand tu ne sais plus comment aimer, appelle 1 Co 13, 1-8
Quand tu sens monter en toi la haine ou le désir de vengeance, appelle Mt 5, 43-48
Quand tu es en colère, appelle Pr 15, 1 ; Mt 5, 22-24 ; Ep 4, 25-32 ; Col 3,12
Quand tu as des difficultés à pardonner, appelle Mt 18, 21-35 ; Mc 11, 25-26, Jn 8, 1-11 ; Ep 4, 29 - 5, 2
Quand tu penses que le monde est médiocre et petit, appelle Ps 18 (19)
Quand tu as besoin de compassion, appelle Lc 10, 30-37 ; Ps 102 (103)
Quand tu as besoin de repos, appelle Ps 36 (37) ; Ps 62 (63) ; Mt 11, 25-30 ; Jn 14 ; 1-14 ; Rm 5, 1-5
Quand tu as besoin de confiance, appelle Is 30, 15 ; Jr 29, 11
Quand tu as besoin de paix, appelle, Jn 14, 25-27 ; Rm 14,17
Quand tu as besoin de joie, appelle Jn 15,11 ; Ga 5, 22 ; Ph 4, 4-7
Quand tu te sens reconnaissant, appelle Ps 83 (84) ; Ps 91 (92) ; Ps 99 (100) ; Ps 102 (103)
Quand tu te sens exposé à la tentation, appelle Ps 1 ; Ps 72 (73) ; Jc 1, 12 ; Mt 26, 41
Quand tu es tenté par les richesses et la puissance, appelle Mc 10, 17-31 ou Lc 12, 13-21
Quand la cupidité te tente, appelle Mt 6, 19-21, Lc 12, 17-21
Quand tu as des problèmes avec l’honnêteté, appelle Mt 3, 12, 14
Quand tu as des problèmes avec la droiture, appelle Mt 5, 20 ; Jn 3, 13,21
Quand la vengeance te tente, appelle Mt 5, 10.43-48
Quand l’extravagance te tente, appelle Lc 12, 16-31
Quand la tromperie te tente, appelle Mt 23, 27-28 ; Mt 5, 22-23
Quand la vanité te tente, appelle Lc 18, 9-14, Mt 23, 12
Quand l’intempérance te gagne, appelle Lc 21, 34-36
Quand tu es tenté par la médisance, appelle Mt 15, 11.17.19
Quand tu te sens querelleur, appelle Mt 5, 1-11, 1 Co 13, Ep 4, 2
Quand tu te sens l’âme à la critique, appelle Mt 7, 1-5 ; Pr 10, 19
Si tu as des problèmes avec le respect dû aux parents, appelle Mt 15, 4 ; Mc 10, 19, Ex 20, 12 ; Si 3, 1-16 ; Pr 18, 24
Quand tu prends le mariage à la légère, appelle Mc 10, 2-12 ; Mt 5, 32 ; Mt 19, 1-12 ; Lc 16, 18
Quand tu t’apprêtes au péché, appelle Mt 26, 33-35 et Mt 26, 69-75, puis Jn 21, 15-22 ; He 12, 1-4 ; Sir 21, 1-2
Quand tu as péché, appelle Ps 21 (32) ; Ps 50 (51) ; Lc 15 ; Jn 3, 16
Quand tu veux être délivré du péché, appelle Ps 31 (32) ; Jn 8, 34-36 ; Rm 7, 15 – 8,2

Extrait de « Le portable, Allô, j’ai une bonne nouvelle », Diocèse de Nanterre



Téléphone mobile


Ils nous agacent bien un peu, ces téléphonistes de la rue,
dans le monde et pourtant hors du monde,
l’oreille collée au portable, parlant, riant, pleurant et gesticulant,
Ailleurs, tellement ailleurs…

Pourtant, Seigneur, n’est ce pas Toi qui as inventé le « portable » ?
Toi qui as offert un téléphone mobile à chacun des baptisés,
qui t’es connecté à eux par les antennes de la prière ?
Toi qui recharges leurs batteries par la grâce des sacrements ?
Toi qu’on peut appeler n’importe quand et de n’importe où,
pour te dire « Je t’aime » « Conseille moi » « Aide moi »
« Que Ton nom soit sanctifié », « Que ta volonté soit faite » ?
Toi qui nous appelles, pour peu qu’on ait gardé la veille,
et qui nous signales le pauvre qu’on ne voit pas,
le cri qu’on n’entend pas, le mal qu’on ne veut pas voir ?
Seigneur, si je pouvais sentir ta présence aussi chaude et réelle,
que celle qui me parle à des milliers de kilomètres.
Si je savais t’appeler et t’écouter aussi simplement
que je passe un coup de fil...
Si, à mon réveil, j’avais la simplicité de lever les yeux au ciel,
pour te dire « Allô, Seigneur, la journée sera belle,
Tu peux m’appeler quand Tu veux ! »
Si, au milieu de la journée, je savais décrocher,
pour répondre, comme le font les autres, à un appel que j’attends,
et m’évader un instant, ailleurs, tellement ailleurs,
pour parler, rire et prier avant de retourner à ce monde !

C’est vrai que je t’entendrais tellement mieux,
si j’éliminais tous les parasites de mon incrédulité.
Il suffirait que je te dise :
« Seigneur, j’ai tout mon temps... parle, ton serviteur écoute »

Jean Gauci



Tiens, un appel de Dieu sur mon portable ?


L'autre jour mon téléphone s'est mis à vibrer au fond de la poche et – quelle surprise ! – c'était Dieu lui-même (en trois personnes) au bout du fil. Enfin, « au bout du fil », façon de parler... Parce qu'Il m'a fait la leçon sur le portable.
« Allô, oui c'est bien Moi. Cela t'étonne ? Je suis ton Père ; mais je suis aussi un Dieu jaloux de ton mobile. Autrefois j'avais les cloches qui sonnaient au moins trois fois par jour pour Me rappeler à ton bon souvenir. Mais aujourd'hui l'angélus a beau sonner, plus personne ne pense à moi. C'est le vent qui répond à mon appel !

Je suis jaloux de vos portables, dit Dieu. Dès qu'ils se mettent à sonner, vous quittez tout pour vous précipiter et répondre. Même en plein milieu d'une conversation. Et mes cloches qui font retentir vainement leurs sonneries... Faudrait-il que je me mette à vous envoyer des SMS pour attirer votre attention ?

Tu passes des heures chaque jour devant les écrans de ton ordi. et de la télé, mais tu dis n'avoir pas 10 minutes pour prier. Tu connais par cœur les numéros d'urgence, le 112 ou les 118, mais pourquoi ne m'appelles-tu jamais ?  Moi par exemple c'est le 50 (49) 15 : « En cas de détresse, appelle-moi... » Retrouve moi donc dans ces Psaumes. En plus l'appel est gratuit 7 jours sur 7, ne te limite pas aux heures creuses du Dimanche !
« Je suis Dieu le Verbe, ce Jésus qui chemine avec vous sur le chemin d'Emmaüs. Tu n'arrives pas à me reconnaître ou à penser à Moi dans la journée. Peut-être est-ce que parce que tu te trompes de numéro ? On joue un peu avec ces portables. Chacun a son numéro, mais les touches sont petites. On se trompe, et chacun joue un peu son numéro au répondeur. Prends de bonnes habitudes et enregistre mes coordonnées. Tu me reconnaîtras bien.

Ne t'inquiète pas, avec Moi tu ne tomberas jamais sur une boîte vocale, il n'y a plus d'appel en absence pour le Ressuscité. Mais ne parle pas sans arrêt. Ecoute ! Comment veux-tu m'entendre si tu ne fais que des monologues ?  N'oublie pas qu'il y a quelqu'un au bout du fil pour dialoguer.
Je suis Dieu Esprit-Saint, qui t'a offert ce merveilleux présent. Un appareil de Nième génération, garanti à vie. En cas de chute, il sera remis à neuf gratuitement. Ne me dis pas que tu ne connais pas l'adresse de l'atelier de réparation, ce service après-vente fait partie des 7 engagements que Je t'ai laissés sur le contrat...

Et puis, si on ne s'entend plus, vérifie donc que ce n'est pas toi qui as interrompu la conversation, rétablis vite la communication. Je n'arrête pas de t'appeler avec ma sonnerie. Est-ce que tu ne capterais pas ? Problème de parabole ; rapproche toi donc de l'église, son clocher est bien l'antenne qui montre le ciel !

Alors à bientôt. On se rappelle avant ce soir, n'est-ce pas ? »

(Découvert par hasard sur le net)



Dieu au téléphone


Moi j'croyais que Dieu, c'tait un papa-gâteau
Une idole pour les faibles, de l'opium pour le peuple.
J'm'étais trompé de dieu, j'm'étais trompé de dieu.
Moi j'croyais que Dieu, c'était un père fouettard
Qui me casserait la gueule à mon premier faux-pas
J'm'étais trompé de dieu, j'm'étais trompé de dieu.

Mon Dieu à moi, c'étais juste un fantôme,
Toujours en voyage, jamais là.
La Bible n'était qu'un répondeur standard,
T'façons quand j'téléphonais, c'était occupé, occupé...

Ces dieux ne répondent jamais quand on les appelle,
Figés sur leurs nuages de poussière.
J'ai cru en des dieux fabriqués par les hommes,
Combien de fric s'est on fait sur ma pomme ?

Faut encore que je paie la note de téléphone.
J'tais tell'ment occupé à poursuivre des rêves
Que chez moi, ça sonnait occupé.
Et le jour où j'ai raccroché, ça s'est mis à sonner.

Y'avait au bout de fil une voix qui me disait :
« Je t'aime et je te cherche, je veux te rencontrer.
Je suis à ta porte, je sonne, j'ai un portable
Mais c'est directement que je veux te parler, te parler »

Il m'a parlé d'amour, il m'a parlé de paix,
Tout ce que les autres dieux ne pouvaient me dire.
Et c'est lui qui a payé ma note de téléphone.

Paroles d'une chanson de Gaël Cosendai










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Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
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MessageSujet: Re: Capsule de réflexion de la semaine   Mer 30 Nov 2016 - 20:52

LE JOUR OÙ JE ME SUIS AIMÉ POUR DE VRAI


Vous l’avez probablement déjà lu, ce magnifique poème de Kim et Alison Mc Millen
de 2001 intitulé « Le jour où je me suis aimé pour de vrai »




Déjà célèbre et promise à une carrière plus grande encore,
sa silhouette est reconnaissable entre toutes et devint rapidement une icône;
l’icône emblématique de l’art dramatique.

Enfant de la scène

Le 16 avril 1889, Charles Spencer Chaplin naît dans un foyer miséreux de Londres. Le père est la plupart du temps absent du foyer et sa mère, qui a mille peines à joindre les deux bouts, sera internée en hôpital psychiatrique, alors qu’il n’a tout juste que 14 ans. Cependant, Charles est un enfant de la balle : Hannah (sa mère), était artiste de music-hall qui avait du mal à vivre de son art et son père, Charles Sr., chanteur populaire…souffrant de problèmes d’alcohol.

Le dernier film réalisé et interprété par Charlie Chaplin avec le costume de Charlot est aussi son premier réalisé en ‘parlant’. « Le Dictateur » sortit en 1940, alors qu’Hitler venait de déclencher la Seconde guerre mondiale et occupait la France.



Voici un poème remarquable:

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai compris qu’en toutes circonstances,
j’étais à la bonne place, au bon moment.
Et alors, j’ai pu me relaxer.
Aujourd’hui je sais que cela s’appelle … l’Estime de soi.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai pu percevoir que mon anxiété et ma souffrance émotionnelle
n’étaient rien d’autre qu’un signal
lorsque je vais à l’encontre de mes convictions.
Aujourd’hui je sais que cela s’appelle … l’Authenticité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai cessé de vouloir une vie différente
et j’ai commencé à voir que tout ce qui m’arrive
contribue à ma croissance personnelle.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… la Maturité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai commencé à percevoir l’abus
dans le fait de forcer une situation ou une personne,
dans le seul but d’obtenir ce que je veux,
sachant très bien que ni la personne ni moi-même
ne sommes prêts et que ce n’est pas le moment…
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… le Respect.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai commencé à me libérer de tout ce qui n’était pas salutaire,
personnes, situations, tout ce qui baissait mon énergie.
Au début, ma raison appelait cela de l’égoïsme.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… l’Amour propre.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai cessé d’avoir peur du temps libre
et j’ai arrêté de faire de grands plans,
j’ai abandonné les méga-projets du futur.
Aujourd’hui, je fais ce qui est correct, ce que j’aime
quand cela me plaît et à mon rythme.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… la Simplicité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai cessé de chercher à avoir toujours raison,
et je me suis rendu compte de toutes les fois où je me suis trompé.
Aujourd’hui, j’ai découvert … l’Humilité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai cessé de revivre le passé et de me préoccuper de l’avenir.
Aujourd’hui, je vis au présent, là où toute la vie se passe.
Aujourd’hui, je vis une seule journée à la fois.
Et cela s’appelle… la Plénitude.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai compris que ma tête pouvait me tromper et me décevoir.
Mais si je la mets au service de mon cœur,
elle devient une alliée très précieuse !
Tout ceci, c’est… le Savoir vivre.

Nous ne devons pas avoir peur de nous confronter.
Du chaos naissent des étoiles.


* * * * * * *




Ce poème a été attribué à tort à Charlie Chaplin, car il l’aurait récité
lors d’un de ses anniversaires. En fait il a été écrit par Kim McMillen,
une femme, écrivain, et sa fille l’a publié en 2001.


https://unproductivepoetry.wordpress.com/2010/10/19/charlie-chaplin-le-jour-ou-je-me-suis-aime-pour-de-vrai/#comment-542

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Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !


Dernière édition par Lumen le Lun 25 Sep 2017 - 2:06, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Capsule de réflexion de la semaine   Mar 13 Déc 2016 - 20:44

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 
Bonjour Nicolas, Merci !




Mardi 13 décembre 2016 Le mardi de la 3e semaine de l'Avent


“Mon enfant, va travailler aujourd’hui à la vigne.”


Sainte Lucie de Syracuse, Vierge et martyre en Sicile (+ 305).
Voir aussi :
Sainte Lucie de Syracuse, vierge et martyre. 303.

Saint Aubert de Cambrai, Évêque († 870).

Sainte Jeanne-Françoise de Chantal, Co-Fondatrice de la Visitation avec
Saint François de Sales (1572-1641).


Bienheureuse Marie Madeleine de la Passion, Fondatrice des Sœurs Compassionistes
Servites de Marie (1845-1921).


Bienheureux Antonio Grassi, Prêtre de l’Oratoire († 1671).

Monika Timar (1937-1962).

Les saints du jour (Mardi 13 décembre)


Prière avant la lecture

"O Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. O notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen." Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


Lectures du jour :
Voir / Textes du jour




Homélie :

"Quel est votre avis ? Un homme avait deux fils. Il vint trouver le premier et lui dit : “Mon enfant, va travailler aujourd’hui à la vigne.”

Celui-ci répondit : “Je ne veux pas.” Mais ensuite, s’étant repenti, il y alla. Cet homme s’adresse à ses deux fils, nous voyons Dieu, derrière cette parabole, qui ne cesse de nous dire à tous, tous les jours : « Mon enfant, va travailler aujourd’hui à ma vigne ! »
La vigne, c’est l’avènement du Royaume des cieux. Travailler à la vigne du Seigneur, c’est agir selon la volonté de notre Père du Ciel afin que nous portions de beaux fruits pour la plus grande joie de notre Créateur. Travailler à la vigne de notre Père céleste, c’est se reconnaître pleinement dans son Fils Jésus, et donc se montrer digne de lui par notre réponse d’amour, devenir son héritier.
Dans la parabole, le premier fils entend la volonté de son Père, mais il refuse le travail. Ensuite, il change ensuite d’avis, car « s’étant repenti, il y alla » nous dit Jésus. "Le Seigneur regarde les justes, il écoute, attentif à leurs cris, le Seigneur entend ceux qui l’appelle, de toutes leurs angoisses il les délivre. Le Seigneur est proche du cœur brisé, il sauve l’esprit abattu. Le Seigneur rachètera ses serviteurs."
A l’approche de Noël, nous contemplons le oui de Marie à l’Annonciation, il restera à jamais notre modèle. Nous voulons demeurer, envers et contre tout, dans un chemin de confiance et d’abandon envers Dieu notre Père.
En fait, ce premier fils a choisi, après coup, de quitter ce qui l’empêchait d’obéir à Dieu, ce qui l’empêchait d’être fils, il a choisi de revenir librement vers son Père, et donc de redevenir son fils.


"Puis le père alla trouver le second et lui parla de la même manière. Celui-ci répondit : “Oui, Seigneur !” et il n’y alla pas."

Lequel des deux a fait la volonté du père ? » Ils lui répondent : « Le premier. » Jésus leur dit : « Amen, je vous le déclare : les publicains et les prostituées vous précèdent dans le royaume de Dieu. Nous connaissons les difficultés de l’Evangile par expérience : « Oui Seigneur, dit-on ! » et nous ne faisons pas. Le deuxième fils commence par dire qu’il est d’accord pour aller au travail, pour faire la volonté de son père, mais il ne bouge pas, incapable de se mettre en mouvement. Il ne quitte rien de ses habitudes, il ne se remet pas en cause, il ne cherche pas à savoir ce qui le paralyse, ce qui peut faire obstacle en lui à l’accomplissement de la volonté de son Père. Il n’obéit pas à son père parce qu’il ne le reconnaît pas comme tel.
Cette ‘dissociation’ entre dire et faire fut provoquée à l’origine. La division fut introduite par le Menteur après qu’Ève fut imprudente, elle ne demeure pas dans la décision de l’Amour. Elle n’obéit pas à Dieu en révélant ce que le menteur ne connaissait pas : "C’est de ‘cet arbre-ci’ dont Dieu a dit : « Vous n’en mangerai pas, sinon vous mourrez ! » La réplique est immédiate : Ce n’est pas vrai rétorqua le menteur, au contraire ! "Vous serez comme des dieux connaissant le bien et le mal !"
Au-delà des réponses opposées de ces deux fils, il y a le temps d’un changement d’avis, le temps d’une réflexion personnelle qui fait que quelque chose bouge, quelque chose se transforme en négatif. Ce temps pour le bien est absent chez le second fils qui a une attitude qui trouve des résonances en chacun de nous !


"Car Jean le Baptiste est venu à vous sur le chemin de la justice, et vous n’avez pas cru à sa parole ; mais les publicains et les prostituées y ont cru."

Tandis que vous, après avoir vu cela, vous ne vous êtes même pas repentis plus tard pour croire à sa parole. Les récriminations des pharisiens traduisent des sentiments de jalousie et le désir de s’approprier les biens du Maître.
Jusqu’alors, il y avait unité entre la Parole de Dieu et le cœur de la petite créature. Cette unité entraînait une unité dans l’être et dans le faire. L’homme est devenu la proie du mensonge, avec la difficulté de reconnaître le vrai du faux, le bien et le mal, le dire et le faire.
Le Royaume de Dieu est ouvert à tous et nous devons accueillir la conversion que Jésus provoque en nous mettant devant notre cohérence intérieure. Nous voulons demeurer dans la communion de Jésus pour accomplir son œuvre, ou prendre la parole. Si nous quittons l’adoration, la communion avec la volonté de Dieu, nous nous trouvons divisés en nous même.
Pour accomplir la volonté de Dieu, le Saint Esprit nous est donné. Nous comprenons alors combien nous avons besoin de rester dans un cœur à cœur avec Jésus. Etre fidèle à l’Esprit Saint nous permet de faire la Volonté de notre Père.



Citation :
Nous demandons la grâce d’être fidèle à la Volonté de Dieu et d’écouter attentivement sa Parole.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit

Source :



Isaac de l'Étoile (?-v. 1171), moine cistercien
1er Sermon pour le 2e dimanche de carême (trad. cf SC 207, p. 225s)


Se repentir et croire à la parole de Dieu

Frères, c'est le moment de sortir, chacun de nous pour sa part, du lieu de notre péché. Sortons de notre Babylone pour rencontrer Dieu notre Sauveur, comme nous en avertit le prophète : « Sois prêt, Israël, pour aller à la rencontre du Seigneur, car il vient » (Am 4,12). Sortons de l'abîme de notre péché et acceptons de partir vers le Seigneur qui a assumé « une chair semblable à celle du péché » (Rm 8,3). Sortons de la volonté du péché et partons faire pénitence de nos péchés. Alors nous trouverons le Christ : lui-même a expié le péché qu'il n'avait absolument pas commis. Alors, celui qui sauve les pénitents nous accordera le salut... : « Il fait miséricorde à ceux qui se convertissent » (Si 12,3 Vulg).

     Vous allez me dire : ... « Qui donc par lui-même peut sortir du péché ? » Oui, en vérité, le plus grand péché c'est l'amour du péché, le désir de pécher. Sors donc de ce désir..., hais le péché et te voilà sorti du péché. Si tu hais le péché, tu as rencontré le Christ là où il se trouve. A ceux qui haïssent le péché..., le Christ pardonne la faute en attendant d'ôter à la racine nos habitudes mauvaises.

     Mais vous dites que même cela est beaucoup pour vous et que sans la grâce de Dieu il est impossible à l'homme de haïr son péché, de désirer la justice et de vouloir se repentir : « Que le Seigneur soit loué pour ses miséricordes, pour ses merveilles pour les fils des hommes ! » (Ps 106,8.)... Seigneur, sauve-moi de la lâcheté d'esprit et de la tempête... Ô Seigneur à la main puissante, Jésus tout-puissant, tu as libéré ma raison du démon de l'ignorance et arraché ma volonté malade de la peste de ses convoitises, libère maintenant ma capacité d'agir afin qu'avec tes saints anges..., je puisse moi aussi « accomplir ta parole, attentif à tout ce que tu dis » (Ps 102,20).



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MessageSujet: Re: Capsule de réflexion de la semaine   Mer 14 Déc 2016 - 16:03

Des scientifiques découvrent que les yeux sont le miroir de l’âme




Les yeux sont le miroir de l’univers, et certains diront même qu’ils sont également le miroir de notre âme… Nous avons toujours entendu : « Les yeux sont le miroir de l’âme. » Les gens disent souvent cela quand ils peuvent voir la douleur, la colère ou une autre émotion dans les yeux de quelqu’un d’autre. Mais de nouvelles recherches donnent un tout nouveau sens à cette expression. Les yeux ne sont pas seulement le miroir des émotions, les yeux sont le miroir de l’âme.

Comment ? La réponse a un rapport avec le globe oculaire lui-même. Tout le monde a une structure différente de lignes, de points et de couleurs à l’intérieur de l’iris de l’œil. Certaines personnes peuvent avoir des yeux de couleur similaire, mais les lignes et les points de l’iris sont aussi uniques qu’une empreinte digitale.

Bien qu’ils varient d’une personne à l’autre, il y a certains schémas dans l’iris qui sont très répandus, et des scientifiques de l’Université d’Örebro en Suède voulaient voir si ces schémas étaient liés à des traits de personnalité spécifiques.

Ils se sont concentrés sur les schémas des cryptes (ce sont des petits creux) et des sillons de contraction (lignes courbes autour du bord extérieur) qui se forment lorsque la pupille est dilatée. Ils ont étudié les yeux de 428 sujets pour voir si les schémas des cryptes et des sillons de contraction reflétaient leurs traits de caractère.





Ce qu’ils ont découvert

Leurs résultats ont révélé que ceux avec des cryptes denses étaient plus chaleureux, tendres confiants et avaient tendance à sympathiser avec les autres. En comparaison, ceux avec plus de sillons de contraction étaient plus névrotiques, impulsifs et avaient plus tendance à laisser place aux envies. C’est fou d’imaginer à quel point les marques sur le globe oculaire d’une personne peuvent révéler les traits de caractère les plus profonds d’un individu.

Il y avait une très forte corrélation entre l’iris d’une personne et ses traits de personnalité. Mais la corrélation n’implique pas la causalité n’est-ce pas ? C’est vrai. Mais il semble que les détails des yeux et les traits de caractère d’une personne peuvent être causés par la même chose.

Les chercheurs ont déclaré que la structure de l’œil et la personnalité pourraient être liés car les séquences des gènes responsables de l’iris contribuent également au développement du lobe frontal du cerveau, qui est la carte mère de la personnalité.



Citation :
« Nos résultats suggèrent que les personnes avec différentes caractéristiques de l’iris ont tendance à se développer selon différents traits de personnalité », a déclaré Matt Larsson, un spécialiste du comportement qui a dirigé l’étude à l’Université d’Örebro. « Ces résultats soutiennent l’idée que les gens avec avec des configurations différentes de l’iris ont tendance à se développer selon différentes trajectoires en ce qui concerne la personnalité. Les différences dans les iris peuvent être utilisées comme un biomarqueur qui reflète les différences entre les gens. »


Les scientifiques ont également mentionné quelque chose de très intéressant concernant un gène appelé PAX6, qui contrôle la formation de l’œil dans les premiers stades du développement embryonnaire. La recherche a montré que la mutation des gènes entraîne de faibles compétences sociales, de l’impulsivité, et des difficultés à communiquer.


La couleur des yeux en révèle encore davantage

Selon des chercheurs de l’Université de Pittsburg, les femmes avec des yeux de couleur claire éprouvent moins de douleur pendant l’accouchement par rapport aux femmes avec des yeux foncés. Les gens avec des yeux plus clairs consomment également plus d’alcool, car les personnes aux yeux foncés ont besoin de moins d’alcool pour s’enivrer.

La cause serait génétique Un maître de conférences en sciences à l’Université de Liverpool John Moores  a déclaré : « Ce que nous savons, c’est que la couleur des yeux est basée sur 12-13 variations individuelles dans les gènes des personnes … Ces gènes ont d’autres fonctions dans le corps. »

Prenez la mélanine, le pigment qui rend les yeux plus foncés. La mélanine peut également rendre les gens plus sensibles à l’alcool. Lorsque des psychologues à l’Université d’Atlanta en Géorgie ont fait une étude sur plus de 12 000 hommes et femmes, ils ont trouvé que ceux qui ont les yeux clairs consomment beaucoup plus d’alcool que ceux avec des yeux foncés. La raison pour laquelle les personnes aux yeux bruns boivent moins, et ont moins de risques d’être alcooliques, est parce qu’ils ont besoin de moins d’alcool pour s’enivrer.

La mélanine ne détermine pas seulement la couleur des yeux, il y a également la neuromélanine (un type de mélanine) qui sert d’isolant pour les connexions entre les cellules cérébrales. Plus il y a de neuromélanine dans le cerveau, plus le cerveau peut travailler rapidement et avec sensibilité, ont rapporté les chercheurs dans la revue Personality and Individual Differences. Donc la mélanine est non seulement responsable de la couleur des yeux mais également de l’efficacité du cerveau.

Les yeux sont littéralement le miroir de la plupart des aspects internes de nos traits de personnalité et de caractère. Si vous regardez dans les yeux de quelqu’un, vous pouvez facilement savoir s’il est effrayé, triste ou blasé. Mais si vous regardez encore de plus près, vous pourrez également voir quel genre de psychologie et de personnalité a cette personne. Les yeux sont littéralement le miroir de l’âme des gens.






Les yeux de l'âme




Deux hommes, les deux sérieusement malades, occupaient la même chambre d'hôpital. Un des deux hommes pouvait s'asseoir dans son lit pendant une heure chaque après-midi afin d'évacuer les fluides de ses poumons. Son lit était à côté de la seule fenêtre de la chambre. L'autre homme devait passer des journées couché sur son dos.
Les hommes parlaient pendant des heures. Ils parlaient de leurs épouses et familles, leurs maisons, leurs emplois, leur participation dans le service militaire et où ils avaient été en vacances. Et chaque après-midi, quand l'homme dans le lit près de la fenêtre pouvait s'asseoir, il passait le temps à décrire à son compagnon de chambre tout ce qu'il pouvait voir dehors. L'homme dans l'autre lit commença à vivre pour ces périodes d'une heure où son monde était élargi et égayé par toutes les activités et couleurs du  monde extérieur.

De la chambre, la vue donnait sur un parc avec un beau lac. Les canards et les cygnes jouaient sur l'eau tandis que les enfants naviguaient leurs bateaux modèles. Les jeunes amoureux marchaient bras sous bras parmi des fleurs de chaque couleur de l'arc-en-ciel. De grands arbres décoraient le paysage et une belle vue de la ville pouvait être vue dans la distance. Pendant que l'homme près de la  fenêtre décrivait tout ceci dans le détail exquis, l'homme de l'autre côté de la chambre fermait ses yeux et imaginait la scène pittoresque. Lors d'un bel après-midi, l'homme près de la fenêtre décrit une parade qui passait par là. Bien que l'autre homme ne pouvait pas entendre l'orchestre, il pouvait la voir avec l'oeil de son imagination tellement son compagnon l'a dépeint avec des mots descriptifs.

Les jours et les semaines passèrent. Un matin, l'infirmière de jour est arrivée pour apporter l'eau pour leurs bains et trouva le corps sans vie de l'homme près de la fenêtre, qui est mort paisiblement dans son sommeil. Elle était attristée et appela les préposés pour prendre son corps. Dès qu'il senti que le temps était approprié, l'autre homme demanda s'il pouvait être déplacé à côté de la fenêtre. L'infirmière était  heureuse de le transférer et après s'être assurée qu'il était confortable, elle le laissa seul.

Lentement, péniblement, il se monta vers le haut sur un coude pour jeter son premier coup d'oeil dehors. Enfin il aurait la joie de le voir lui-même. Il s'étira pour se tourner lentement vers la fenêtre près du lit. Tout ce qu'oeil vu, fut un mur. L'homme demanda à l'infirmière pourquoi son compagnon de chambre décédé avait décrit de si merveilleuses choses. L'infirmière répondit que l'homme était aveugle et ne pouvait même pas voir le mur. Elle dit: "Peut-être, il a juste voulu vous encourager."



Epilogue...

Il y a un bonheur énorme à rendre d'autres heureux, en dépit de nos propres situations. La peine partagée est la moitié de la douleur, mais le bonheur une fois partagé, est doublé. Si vous voulez vous sentir riche, vous n'avez qu'à compter toutes les choses que vous avez que l'argent ne peut pas acheter. Aujourd'hui est un cadeau, c'est pourquoi il s'appelle le présent.


http://www.bonheurpourtous.com/

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MessageSujet: Re: Capsule de réflexion de la semaine   Mer 4 Jan 2017 - 20:03

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Mercredi 04 janvier 2017 : Férie du temps de Noël : L'Octave des Saints Innocents..


« Rabbi, ce qui veut dire : Maître, où demeures-tu ? »
Il leur dit : « Venez, et vous verrez. »



Saint Grégoire évêque de Langres (+ 539)

Sainte Angèle (Angela) de Foligno, Pénitente italienne, Mystique (v. 1248-1309)  

Sainte Élizabeth Ann Seton, mère de famille, veuve puis Religieuse, Fondatrice des « Sœurs de la Charité de Saint-Joseph » (1774-1821).

Saint Onuphre (+ 1818)

Les saints du jour (Mardi 03 janvier)


Prière avant la lecture

" Nous vous quittons aujourd'hui, Ô fleurs des Martyrs ! Mais votre protection demeure sur nous. Dans tout le cours de cette année de la sainte Liturgie, vous veillerez sur nous, vous parlerez pour nous à l'Agneau dont vous êtes les fidèles amis. Nous plaçons sous votre garde les fruits que nos âmes ont produits pendant ces jours de grâce. Nous sommes devenus enfants avec Jésus ; nous recommençons avec lui notre vie : priez, afin que nous croissions comme lui en âge et en sagesse, devant Dieu et devant les hommes. Par votre suffrage, assurez notre persévérance ; et pour cela, maintenez en nous la simplicité chrétienne, qui est la vertu des enfants du Christ.

Vous êtes innocents, et nous sommes coupables ; aimez-nous cependant d'un amour de frères. Vous fûtes moissonnés à l'aurore de la Loi de Grâce ; nous sommes les fils de ces derniers temps dans lesquels le monde envieilli a laissé refroidir la Charité. Tendez vers nous vos palmes victorieuses, souriez à nos combats; demandez que bientôt notre repentir obtienne cette couronne qui vous fut octroyée par une si divine largesse.

Enfants Martyrs ! Souvenez-vous des jeunes générations qui s'élèvent aujourd'hui sur la terre. Dans cette gloire où vous êtes arrivés avant l'âge d'homme, vous ne sauriez oublier les petits enfants. Ces tendres rejetons de la race humaine dorment aussi dans leur innocence. La grâce du Baptême est entière en eux ; et leurs âmes pures réfléchissent comme un miroir la sainteté du Dieu qui les habite par sa grâce. Hélas ! De terribles périls les attendent, ces nouveau-nés ; beaucoup d'entre eux seront souillés ; leurs robes sans tache perdront bientôt, peut-être, cette blancheur dont elle resplendit. La corruption du cœur et de l'esprit les infectera ; et qui pourra les soustraire à d'affreuses influences ? La voix des mères retentit encore dans Rama ; Rachel chrétienne pleure ses fils immolés ; et rien ne peut la consoler de la perte de leurs âmes. Innocentes victimes du Christ ! priez pour les enfants. Obtenez-leur des temps meilleurs : qu'ils puissent un jour entrer dans la vie, sans avoir à redouter d'y rencontrer la mort dès le premier pas."



Lectures du jour :
Voir / Textes du jour



Homélie :

Le lendemain encore, Jean se trouvait là avec deux de ses disciples. Posant son regard sur Jésus qui allait et venait, il dit : « Voici l’Agneau de Dieu. »

Les deux disciples entendirent ce qu’il disait, et ils suivirent Jésus.
Cet Évangile est pour nous une grâce d’espérance, car elle garde la fraîcheur des commencements. C’est l’appel des premiers disciples de Jésus. C’est par le regard de Jean le Baptiste que tout commence. Il voit Jésus qui passe, il le suit des yeux, et il dit tout haut : « Voici l’Agneau de Dieu ! »
André et l’autre disciple comprennent qu’une page est tournée, que le relais est pris.
Jésus, l’Agneau de Dieu, l’Agneau pascal de la vraie délivrance, va enfin faire disparaître le mal dans le monde. Cet Agneau sera vainqueur de tout mal, de la mort et de l’enfer.
Le monde a tant besoin de cet amour vainqueur pour être délivré.
C’est parce que le Verbe s’est fait chair et que le cœur de Marie l’a reçu que nous sommes sauvés.
Le chemin de l’Amour s’est ouvert désormais pour tous.
C’est dans la prière qu’il se laisse découvrir ! Un cœur a besoin d’un autre cœur pour se donner et demeurer dans l’Amour. C’est dans le cœur de Jésus que nous trouvons la vie nouvelle. C’est pour nous une joie d’entrer dans ce nouvel Amour et d’y demeurer.
Cet Amour de Dieu se donne aussi dans l’amour des frères qui rayonne l’Amour infini de Dieu.


"Se retournant, Jésus vit qu’ils le suivaient, et leur dit : « Que cherchez-vous ? » Ils lui répondirent : « Rabbi, ce qui veut dire : Maître, où demeures-tu ? » Il leur dit : « Venez, et vous verrez. »

Ils allèrent donc, ils virent où il demeurait, et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C’était vers la dixième heure (environ quatre heures de l’après-midi).
André et l’autre disciple pressent le pas et se mettent à suivre Jésus qui se retourne.
Nous sommes dans l’histoire de toute vocation, de l’appel par lequel un jour ou l’autre, nous avons perçu Jésus qui se donne à rencontrer. Jésus ne s’impose pas, il passe, et les deux disciples ont commencé à le suivre avant de commencer vraiment à l’aimer.
Ils ont trouvé sur leur route Jean- Baptiste, un témoin qui est un vrai croyant, inconditionnel, du Royaume de Dieu. Jean- Baptiste a ouvert un « chemin d’Espérance, » il est le « premier » maître qui indique Jésus du doigt.
Les deux disciples se sont mis en marche pour aller plus loin et plus profondément à sa suite : « Maître, où demeures-tu ? » Désormais, Jésus est à l’œuvre dans leur vie. Derrière l’appel de ces disciples se cache notre propre appel à demeurer dans l’amour de Jésus. "Jésus leur dit : Venez et vous verrez". C’est de nous maintenant dont il s’agit, notre relation à Dieu s’en trouve revivifiée. Commence alors pour nous un chemin de prière, d’adoration, d’oraison si nécessaire à cette nouvelle Vie. « Ils demeurèrent avec Lui. » Cette école d’oraison, d’adoration, de contemplation a besoin d’un temps réel. « Ils l’accompagnèrent et ils virent ou Il demeurait, et ils restèrent auprès de lui ce jour là. »


"André, le frère de Simon-Pierre, était l’un des deux disciples qui avaient entendu la parole de Jean et qui avaient suivi Jésus."

Il trouve d’abord Simon, son propre frère, et lui dit : « Nous avons trouvé le Messie, » ce qui veut dire : Christ. André amena son frère à Jésus. Jésus posa son regard sur lui et dit : « Tu es Simon, fils de Jean ; tu t’appelleras Képhas, » ce qui veut dire : Pierre.
André prend la parole : « Nous avons trouvé le Messie, » dit-il à son frère. Quelque chose se construit à partir de ce qui a été reçu ensemble et qui a été vécu de manière personnelle. Par sa parole, André (avec l’autre disciple) se sent autorisé à proposer une invitation à son frère Simon : « Nous avons trouvé le Messie. »
C’est la parole qui conforte ceux qui se risquent dans la nouveauté. C’est la parole de la proclamation de la foi dans la communauté chrétienne. La Parole de notre vrai repos peut accompagner notre vie, elle conforte nos engagements. J
ésus n’a pas « où reposer sa tête. » Il faudra du temps pour écouter Jésus, il faudra que les rencontres deviennent fréquentes. Jean, dans son Évangile, nous demande de « demeurer. » Que toute leur vie devienne rencontre quotidienne avec Jésus. C’est lors du dernier souper, que solennellement il leur dira : « Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés : demeurez dans mon amour. Si vous observez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, tout comme moi, en gardant les commandements de mon Père, je demeure en son amour. »



Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit

Source :


Saint Romanos le Mélode (?-v. 560), compositeur d'hymnes
Hymne XVII, § 12-13 (trad. cf SC 110, p. 285)


« Venez, et vous verrez »

Le péché est effacé ; l'incorruptibilité nous a été donnée (1Co 15,53) ; le Précurseur nous a manifesté notre rentrée en grâce, en disant : « Voici l'Agneau de Dieu qui prend sur lui les péchés du monde. » Il a montré l'acte d'annulation à ceux qui avaient contracté une lourde dette. Celui qui avait tressailli dès le sein maternel l'a proclamé aujourd'hui et a fait connaître celui qui nous est apparu et qui a tout illuminé.

Le Baptiste proclame le mystère ; il appelle agneau le pasteur, et non pas simplement agneau, mais agneau qui efface toutes nos fautes. « Voici l'agneau », dit-il, plus besoin désormais de bouc émissaire (Lv 16,21). Levez vos mains vers lui, vous tous, en reconnaissant vos péchés, car il est venu pour ôter, avec ceux du peuple, les péchés du monde entier. Du haut du ciel, le Père nous a envoyé à tous ce don : celui qui est apparu et qui a tout illuminé...

Il a dissipé la nuit funeste ; grâce à lui tout est midi. Sur le monde a resplendi la lumière sans déclin, Jésus notre sauveur. Dans l'abondance, le pays de Zabulon imite le paradis, car le torrent des délices l'abreuve et un courant d'eau toujours vive jaillit en lui... Dans la Galilée, nous contemplons aujourd'hui la source d'eau vive, celui qui est apparu et qui a tout illuminé (cf Mt 4,15-16 ; Ps 35,9-10).(1Co 15,55)



Source :









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MessageSujet: Re: Capsule de réflexion de la semaine   Lun 16 Jan 2017 - 1:20

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Dimanche 15 janvier 2017 : Le samedi de la 1re semaine du temps ordinaire


Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde


 Saint Paul, premier ermite. 342.
pour approfondir :
Saint Paul l'Ermite Ermite en Thébaïde (+ 345)

Saint Macaire d'Egypte Fondateur de Scété (+ 390)

 Saint Rémi, Archevêque de Reims, apôtre des Francs, Co-Patron secondaire de la France (438-533)

 Saint Arnold Janssen, Prêtre et Fondateur de la Congrégation du Verbe Divin (1837-1909).
pour approfondir :
>>> Biographie (site du Vatican)

Les saints du jour (Dimanche 15 janvier)  


Prière avant la lecture

Saint Remy,
Toi qui permis à la France d’accomplir sa mission divine par le sacre de Clovis,
Toi qui permis au peuple Franc de sceller cette alliance avec Dieu,
Reviens nous aider.
Reviens vers ton peuple Franc et guide-nous vers cette nouvelle alliance,
L’alliance que Jésus nous a promise depuis tant de temps.

Saint Remy,
Il est l’heure à présent pour le réveil du peuple Franc.
Tu peux réveiller l’amour de la France pour le Bon Dieu, pour notre Seigneur Jésus-Christ.

Reviens Saint Remy,
le peuple Franc est prêt à entendre ta parole,  prêts à être guidés par toi.
Guide-nous et réveille en nous l’ardeur au combat de Clovis,
Pour la défense de L’Eglise et de la France,
Et pour la Gloire de Notre Seigneur Jésus-Christ.

Saint Remy,
Réveille notre foi, notre ferveur et notre amour pour notre seigneur Jésus-Christ, Vrai Roi de France, et pour notre Mère et notre Reine, Sainte Marie.

Saint Remy,
Nous nous agenouillons devant toi, prêts à recevoir de nouveau le baptême.
Guide le Lieutenant du Christ vers son sacre.
Protège-le et aide-le à instaurer le Règne Social de Notre Seigneur Jésus Christ sur Terre.

Saint Remy, nous t’implorons à genoux.
Daigne nous guider afin que nous soyons de dignes héritiers de ton testament,
Afin que la France puisse enfin accomplir sa mission divine tant attendue et prévue depuis si longtemps.
Ainsi soit-il.



Lectures du jour :
Voir / Textes du jour


Homélie :


"Le lendemain, voyant Jésus venir vers lui, Jean déclara : « Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde ;"

C’est de lui que j’ai dit : L’homme qui vient derrière moi est passé devant moi, car avant moi il était.
Le témoignage du Baptiste nous donne un regard de foi sur la personne de Jésus.
La figure de L’Agneau de Dieu éclaire l’histoire de l’Alliance en évoquant l’agneau pascal de l’Exode, la nuit de la délivrance du Peuple de Dieu.
C’est aussi le Serviteur souffrant du prophète Isaïe, mené à la boucherie. "Tel un agneau," à cause des péchés de son peuple.
Il est aussi l’Agneau vainqueur des apocalypses qui détruit le mal dans le monde. Sa préexistence confirme ce que Jésus dira aux Pharisiens : « Avant qu’Abraham fût, moi, je suis. »
L’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde, c’est l’enfant qui a pris chair de la Vierge Marie.
Il est l’Amour qui prend Corps dans l’humanité. Le Christ Jésus, mystère du Dieu vivant, nous donne la Parole de Vie et il nous remet dans la dignité de notre être.
En lui, la personne humaine retrouve son origine dans le mystère de Dieu.
L’expérience de l’amour de la femme pour son enfant nous donne de comprendre l’amour surabondant de Dieu qui est en nous par l’Esprit Saint.
Jean, le Précurseur, tourne notre regard vers Jésus. C’est lui que le Père a sanctifié et envoyé dans le monde.
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"Et moi, je ne le connaissais pas ; mais, si je suis venu baptiser dans l’eau, c’est pour qu’il soit manifesté à Israël. »

Alors Jean rendit ce témoignage : « J’ai vu l’Esprit descendre du ciel comme une colombe et il demeura sur lui.
Jean-Baptiste est le pauvre qui se tient devant Celui qui est encore plus "pauvre" que lui, le Christ Jésus. "Voici l’Agneau de Dieu, dit-il, Celui qui enlève le péché du monde." C’est le point de départ de la foi en Jésus, le Messie, le Fils de Dieu.
L’Esprit, descendu sur Jésus au baptême, est demeuré sur lui, Jésus possède en permanence l’Esprit Saint.
Le livre d’Isaïe annonçait déjà que l’Esprit du Seigneur reposerait sur le Messie, issu du tronc de Jessé.
Dieu met son l’Esprit sur son serviteur, l’Élu qui a toute sa faveur.
Jésus attend son « Heure, » l’heure de la Passion et de la Glorification, pour transmettre l’Esprit Saint aux hommes venus à lui, par la foi. Nous voulons nous abreuver à la Source même de l’Amour infini. « Le Seigneur m’a dit : Tu es mon serviteur Israël, en toi je me glorifierai. »
Le mystère de Dieu, dans son amour surabondant se cache. Il fait de nous une source. "En toi je me glorifierai." En toi, je manifesterai mon amour.
Nous venons humblement vers lui, doux et humble de cœur.
Demandons la grâce de devenir source à notre tour, Dieu s’efface devant sa créature.


"Et moi, je ne le connaissais pas, mais celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau m’a dit : “Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer, celui-là baptise dans l’Esprit Saint.”

Moi, j’ai vu, et je rends témoignage : c’est lui le Fils de Dieu. »
Nous avons du prix aux yeux du Seigneur, il a donné sa vie pour rassembler l’humanité en Lui.
L’adoration nous permet de reconnaître que tout vient de Dieu et que tout retourne vers Lui.
C’est parce que Jésus nous aime tellement que nous l’aimons et que nous pouvons nous aimer.
En célébrant l’Eucharistie, le prêtre, montrant le Corps du Christ, reprend les paroles mêmes du Précurseur : « Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde. »
Là, l’amour de Jésus pour nous, se montre si fort, il nous rejoint avec le pardon au milieu de notre misère. Cette victoire sur le mal nous remet debout. La communauté dans laquelle Jésus vient unir les frères triomphe de toutes les indifférences. Tout est pour Lui.
Nous voulons demeurer dans cette origine, dans la Source de l’amour, pour tenir bon dans l’espérance et devenir les serviteurs de l’Amour infini de Dieu.



Citation :
Nous demandons au Seigneur Jésus la grâce d’être fidèles à la Source de Vie, de devenir une source au milieu du monde.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit

Source :


Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église
Homélie sur le baptême de Jésus Christ et sur l'Épiphanie


« J'ai vu, et je rends ce témoignage : c'est lui le Fils de Dieu »

Le Christ s'est manifesté à tous non pas au moment de sa naissance mais au moment de son baptême. Jusqu'à ce jour-là, peu le connaissaient ; presque tous ignoraient qu'il existait et qui il était. Jean Baptiste disait : « Il y a parmi vous quelqu'un que vous ne connaissez pas »(Jn 1,26). Jean lui-même partageait cette ignorance du Christ jusqu'à son baptême : « Je ne le connaissais pas, mais celui qui m'a envoyé baptiser dans l'eau m'a dit : 'Celui sur qui tu verras l'Esprit descendre et demeurer c'est celui-là qui baptise dans l'Esprit Saint' »...

     En effet, quelle est la raison que Jean donne pour ce baptême du Seigneur ? C'était, dit-il, pour le faire connaître à tous. Saint Paul le dit aussi : « Jean donnait un baptême de conversion, disant au peuple de croire en celui qui devait venir après lui » (Ac 19,4). Voici pourquoi Jésus reçoit le baptême de Jean.
Aller de maison en maison en présentant le Christ et dire que c'était le Fils de Dieu, voilà qui rendait le témoignage de Jean bien difficile ; le conduire à la synagogue et le désigner comme le Sauveur aurait rendu son témoignage peu crédible. Mais qu'au milieu d'une grande foule rassemblée au bord du Jourdain, Jésus reçoive le témoignage clairement exprimé du haut du ciel, que l'Esprit Saint soit descendu sur lui sous la forme d'une colombe, voilà ce qui confirmait le témoignage de Jean sans aucun doute possible.

     « Moi-même, je ne le connaissais pas » disait Jean.
Qui donc te l'a fait connaître ? « C'est celui qui m'a envoyé baptiser ». Et qu'est-ce qu'il t'a dit ? « Celui sur qui tu verras l'Esprit descendre et reposer, c'est lui qui baptise dans l'Esprit Saint ». C'est donc l'Esprit Saint qui révèle à tous celui dont Jean avait proclamé les merveilles, en descendant le désigner, pour ainsi dire, de son aile.



Source :










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MessageSujet: Re: Capsule de réflexion de la semaine   Sam 11 Fév 2017 - 10:11

La patience de Dieu




Supporter patiemment les personnes ennuyeuses


« Supportez-vous les uns les autres, et si quelqu’un a quelque grief contre l’autre, pardonnez-vous mutuellement ; comme le Seigneur vous a pardonné, faites de même, vous aussi. Et par-dessus tout, revêtez l’amour : c’est le lien parfait » 1 Col 3, 13-14.


Le verbe « supporter » est la plupart du temps une invitation à faire bonne figure dans les difficultés. Avec le sentiment que nous ne pouvons rien faire pour changer notre propre situation ou celle des autres. Les enfants du voisin sont bruyants. Qu’y puis-je ? En famille, en communauté, dans la paroisse, il y a des impasses, des lassitudes. On se connaît depuis si longtemps, il n’y a plus rien à découvrir. La fatalité pèse sur nos épaules.

Il y a des casse-pieds, des gêneurs, des insupportables. Comme chacun, ils ont droit de mener aussi une existence, leur vie. Au minimum, on les tolère. Sachant qu’il faut aller plus loin, les reconnaître positivement, quelquefois en y passant beaucoup de temps.

Supporter, c’est aussi assumer une charge, un risque, soit familial, soit professionnel, soit social. C’est endurer, ne pas faiblir, encaisser. Admettre que je n’ai pas la vérité entièrement et qu’il me faut écouter, comprendre les autres.

En Afrique, au Cameroun, on « supporte » une équipe de football. Dans le langage sportif français, on est « supporter », selon la langue anglaise. On encourage, on donne son appui ; on est fan d’un sportif d’une équipe, d’un parti, d’un coureur, d’un candidat.

Et Dieu dans tout cela. Il est le plus patient, d’une patience inusable, inaltérable. « Tu es ma patience, Seigneur » Ps 9, 19. Mon espérance. La patience de Dieu est inaltérable et inusable. Et cela parce que Dieu est amour et qu’il croit en nous.

Dieu, qui est Père, veut que nous nous fassions un cœur comme le sien, un cœur libre pour tous les dons et toutes les gratuités. Un cœur neuf tous les jours, qui ne se lasse pas de chercher à comprendre, à garder un cœur ouvert à toute détresse, à toute joie. Il sait que nos qualités sont ce qui fait notre véritable valeur. Nous valons plus que ce que nous croyons être.

« J’associe souvent la sainteté et la patience : pas seulement comme patience (supporter le poids des événements et des circonstances de la vie), mais aussi comme constance dans le fait d’aller de l’avant, jour après jour. » (Entretien du pape François avec le P. Antoine Spadaro, le 19 août 2013.)




fr Maurice Billet – op.
Couvent de Lille






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MessageSujet: Re: Capsule de réflexion de la semaine   Dim 5 Mar 2017 - 19:28

La Bible et le téléphone portable







Pouvez-vous imaginer ce qui se passerait si nous traitions la Bible de la même manière que nous traitons notre téléphone portable ?

> … Si nous transportions la Bible dans notre porte-documents, dans notre mallette, à la ceinture ou dans la poche de notre veste ?

> … Si nous y jetions un coup d’oeil plusieurs fois par jour ?

> … Si nous retournions la chercher quand nousl’avons oubliée à la maison ou au bureau ?

> … Si nous l’utilisons pour envoyer des messages à nos amis ?

> … Si nous la traitions comme si nous ne pouvions plus vivre sans elle ?

> … Si nous l’emmenions en voyage, au cas où nous aurions besoin d’aide ou de secours ?

> … Si nous y mettions la main en cas d’urgence ?

Contrairement au téléphone portable, la Bible a toujours du réseau.

> Nous pouvons nous y connecter dans n’importe quel endroit.

> Nous n’avons pas besoin de nous soucier du manque de crédit, parce que Jésus a déjà payé la facture, et les crédits sont illimités.

> Encore mieux : la communication n’est jamais coupée, et la batterie est chargé pour la vie entière.

> « Cherchez le seigneur tant qu’il se laisse trouver, invoquez- le tant qu’il est proche. » (Is 55,6)>

Numéros d’urgence

> Si vous êtes triste, composez *Jean 14

> Si les gens parlent contre vous, composez * Psaume 27

> Si vous êtes énervé, composez * psaume 51

> Si vous êtes inquiet, composez * Matthieu 6,19-24

> Si vous êtes en danger, composez * Psaume 91

> Si Dieu vous semble loin, composez * Psaume 63

> Si votre foi a besoin d’être fortifiée, Composez * Hébreux 11

> Si vous êtes solitaire et apeuré, Composez * Psaume 22

> Si vous êtes dur et critique, composez * 1 Corinthiens 13

> Pour connaître le secret du bonheur, composez * Colossiens 3, 12-17

> Si vous vous sentez triste et seul, composez * Romains 8, 31-39

> Si vous désirez la paix et le repos, composez * Matthieu11, 25-30

> Si le monde vous semble plus grand que Dieu, composez * psaume 90.

> Notez ces numéros dans votre agenda ! Ils seront peut-être importants pour vous à un moment de votre vie !!!!!

“ Cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans le monde entier, pour servir de témoignage à toutes les nations.” Matthieu 24, 14.





Dessin d’Alain Auderset (voir www.auderset.com)



Pour aller plus loin : visitez le site www.labonnenouvelle.fr


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MessageSujet: Re: Capsule de réflexion de la semaine   Lun 25 Sep 2017 - 2:23

ÉCOUTE-MOI




Quand je te demande de m'écouter
et que tu commences à me donner des conseils,
je ne me sens pas entendu.

Quand je te demande de m'écouter
et que tu me poses des questions,
quand tu argumentes,
quand tu tentes de m'expliquer ce que je ressens
ou ne devrais pas ressentir,
je me sens agressé.

Quand je te demande de m'écouter
et que tu t'empares de ce que je dis
pour tenter de résoudre ce que tu crois être mon problème
aussi étrange que cela puisse paraître,
je me sens encore plus en perdition.

Quand je te demande ton écoute,
je te demande d'être là, au présent,
dans cet instant si fragile où je me cherche
dans une parole parfois maladroite,
inquiétante, injuste ou chaotique.
J'ai besoin de ton oreille, de ta tolérance,
de ta patience pour me dire au plus difficile comme au plus léger.
Oui simplement m'écouter… sans explication ou accusation,
sans dépossession de ma parole.

Écoute, écoute-moi.

Tout ce que je te demande, c'est de m'écouter.
Au plus proche de moi.
Simplement accueillir ce que je tente de te dire,
ce que j'essaie de me dire.
Ne m'interromps pas dans mon murmure,
n'aie pas peur de mes tâtonnements ou de mes imprécations.
Mes contradictions comme mes accusations,
aussi injustes soient-elles, sont importantes pour moi.

Par ton écoute je tente de dire ma différence,
j'essaie de me faire entendre surtout de moi-même.
J'accède ainsi à une parole propre,
celle dont j'ai été longtemps dépossédé.
Oh non, je n'ai pas besoin de conseils.
Je peux agir par moi-même et aussi me tromper.
Je ne suis pas impuissant,
parfois démuni, découragé, hésitant, pas toujours impotent.
Si tu veux faire pour moi,
tu contribues à ma peur,
tu accentues mon inadéquation et
peut-être renforce ma dépendance.

Quand je me sens écouté, je peux enfin m'entendre.
Quand je me sens écouté, je peux entrer en alliance.
Établir des ponts, des passerelles incertaines
entre mon histoire et mes histoires.
Relier des évènements, des situations,
des rencontres ou des émotions pour en faire la trame de mes interrogations.
Pour tisser ainsi l'écoute de ma vie.

Oui ton écoute est passionnante.
S'il te plaît écoute et entends-moi.
Et si tu veux parler à ton tour, attends juste un instant
que je puisse terminer et je t'écouterai à mon tour,
mieux, surtout si je me suis senti entendu.



Jacques Salomé.




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