À Toi NOTRE PÈRE par les Saints Cœurs de JÉSUS, MARIE et JOSEPH..

Forum Catholique sous la protection de Saint Michel, faisant mémoire de Sylvie la fondatrice, Prières, Dévotions au Sacré Coeur, au Coeur Immaculé de Marie, au Coeur Chaste de Joseph et autres, Fidélité aux 3 Blancheurs et au Magistère de l'Eglise...
 
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 Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*

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Lumen
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MessageSujet: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Lun 10 Juil 2017 - 18:39

Rappel du précédent fil :


Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

"Tandis que Jésus leur parlait ainsi, voilà qu’un notable s’approcha. »

Il se prosternait devant lui en disant : « Ma fille est morte à l’instant ; mais viens lui imposer la main, et elle vivra. » Jésus se leva et le suivit, ainsi que ses disciples. La douleur de ce chef de synagogue est immense ! Son espérance est dans la guérison de sa petite fille qui est morte à l’instant. Il court vers Jésus qui la relèvera. La douleur des épreuves personnelles et communautaires est évoquée à Jésus : « Ma fille est morte à l’instant ; mais viens lui imposer la main, et elle vivra. » Ce chef de synagogue va découvrir que Dieu l’enveloppe de sa tendresse ! La Parole nous invite à admirer les merveilleuses manifestations de foi qui émeuvent le cœur de Jésus et provoque son action immédiate. Il nous l’a dit, une foi ferme “oblige” Dieu à agir. Jésus n’aime pas que nous le tentions par notre manque de foi. En traversant les épreuves de la foi, nous augmentons notre confiance en Dieu. Dieu attend de nous que tenions bon dans l’épreuve. Zacharie demanda une preuve à l’archange Gabriel : « Zacharie dit à l’ange : ‘A quoi connaîtrai-je cela ?’ » L’archange ne recula pas : « Moi je suis Gabriel, qui me tiens devant Dieu, et voici que tu vas être réduit au silence et sans pouvoir parler jusqu’au jour où ces choses arriveront, parce que tu n’as pas cru à mes paroles, lesquelles s’accompliront en leur temps. » Et c’est ce qu’il advint.

"Et voici qu’une femme souffrant d’hémorragies depuis douze ans s’approcha par-derrière et toucha la frange de son vêtement. Car elle se disait en elle-même : « Si je parviens seulement à toucher son vêtement, je serai sauvée. »

Jésus se retourna et, la voyant, lui dit : « Confiance, ma fille ! Ta foi t’a sauvée. » Et, à l’heure même, la femme fut sauvée. Cette femme qui souffre de perte de sang est allée voir tous les médecins, elle a dépensé tous ses biens sans aucun résultat ! De plus, sa situation de femme souffrant d’hémorragies la rend impure. Dans son désarroi, il ne lui reste plus que Jésus en qui elle a mis toute son espérance. Elle a une telle foi en lui ! Elle se dit : "Si j’arrive à toucher son manteau, je serai guérie !" Jésus comprend la douleur de cette femme, il répond sans tarder à celle qui lui fait confiance : "Prends courage à présent, femme. Sois donc désormais en bonne santé." Dieu se laisse saisir de bon gré par notre foi. Beaucoup ont touché la frange du vêtement de Jésus, mais sans obtenir la guérison, parce qu’ils n’avaient pas assez de foi. Jésus nous demande de le toucher avec beaucoup de foi pour recevoir la santé.

"Jésus, arrivé à la maison du notable, vit les joueurs de flûte et la foule qui s’agitait bruyamment. Il dit alors : « Retirez-vous. La jeune fille n’est pas morte : elle dort. » Mais on se moquait de lui. Quand la foule fut mise dehors, il entra, lui saisit la main, et la jeune fille se leva. »

Et la nouvelle se répandit dans toute la région. Il nous faut souvent passer par l’épreuve de la souffrance pour obtenir une grande espérance. L’épreuve que nous traversons, les doutes que nous éprouvons font partie des épreuves de notre vie. Nous demandons à Dieu une espérance invincible, un amour sans cesse renouvelé. Jésus “se lie” à nous par notre foi. Il ne peut rien refuser à ceux qui lui manifeste leurs demandes avec simplicité. C’est ensemble que nous pouvons porter du fruit. C’est ensemble, en communauté, que nous pouvons relever le grand défi de l’espérance. Nous rencontrons encore Jésus dans l’Eucharistie, nous recevons son Corps et son Sang pour être guéris, pour être transformés par lui. Nous bâtissons des communautés de foi pour nous laisser travailler par l’Esprit Saint de Dieu.



Citation :
Nous demandons la grâce d’une grande confiance pour tous ceux qui désespèrent.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Hilaire (v. 315-367), évêque de Poitiers et docteur de l'Église
Commentaire de l'évangile de Matthieu, 9, 5-8 (trad. cf SC 254, p 209s)


« La jeune fille n'est pas morte, elle dort »

Ce chef [de synagogue] peut être compris comme représentant la Loi de Moïse qui, priant à l'intention de la foule qu'elle avait nourrie pour le Christ en prêchant l'attente de sa venue, demande au Seigneur de rendre la vie à une morte... Le Seigneur lui a promis son aide et pour la lui assurer, l'a suivi.

     Mais d'abord, la foule des païens pécheurs est sauvée avec les apôtres. Le don de la vie revenait en premier lieu à l'élection prédestinée par la Loi, mais au préalable, dans l'image de la femme, le salut est rendu aux publicains et aux pécheurs. Voilà pourquoi cette femme a confiance qu'en venant sur le passage du Seigneur, elle sera guérie de son flux de sang par le contact du vêtement du Seigneur... Elle a hâte dans sa foi de toucher la frange du vêtement, c'est-à-dire d'atteindre en compagnie des apôtres le don de l'Esprit Saint qui sort du corps du Christ à la manière d'une frange. En peu de temps elle est guérie. Ainsi, la santé destinée à l'une est rendue aussi à une autre, dont le Seigneur a loué la foi et la persévérance, parce que ce qui était préparé pour Israël a été accueilli par les peuples des nations... La puissance guérissante du Seigneur, contenue dans son corps, gagnait jusqu'aux franges de ses vêtements. En effet, Dieu n'était pas divisible ni saisissable pour être enfermé dans un corps ; il divise lui-même ses dons dans l'Esprit, mais n'est pas divisé dans ses dons. Sa puissance est atteinte par la foi partout, parce qu'elle est partout et n'est absente nulle part. Le corps qu'il a pris n'a pas enfermé sa puissance, mais sa puissance a pris la fragilité d'un corps pour le racheter. Et cette puissance est si illimitée et si généreuse que l'œuvre du salut des hommes était présente jusque dans les franges du vêtement du Christ.

     Le Seigneur entre ensuite dans la maison du chef, autrement dit dans la synagogue..., et beaucoup se moquent de lui. En effet ils n'ont pas cru en Dieu dans un homme ; ils ont ri d'entendre prêcher la résurrection d'entre les morts. Prenant la main de la jeune fille, le Seigneur a ramené à la vie celle dont la mort n'était auprès de lui qu'un sommeil.



Source :









_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !


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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Lun 10 Juil 2017 - 23:27

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

« Alors Pierre prit la parole et dit à Jésus : « Voici que nous avons tout quitté pour te suivre : quelle sera donc notre part ? »

Saint Benoît, patron de l’Europe et ses moines, ont mis à l’œuvre l’Amour de Jésus. Pierre a suivi Jésus avec ses compagnons, il est perplexe sur son devenir. Ils ont tout laissé : travail, famille, et ils se sont engagés à la suite du Christ. Quel sera le signe de leur réussite puisqu’ils n’ont ni argent, ni puissance, ni les satisfactions du monde. Jésus répond en parlant de l’accomplissement du monde et de l’avènement du Règne de Dieu. Pierre et les Douze vivront à l’écart entre le présent du monde, et le futur du Règne de Dieu où Jésus les comblera. Nous vivons dans cette espérance, avec la joie d’être dès maintenant tout donnés au Christ Jésus. « Ce qu’il y a pour nous, » c’est de continuer l’œuvre d’Amour de Jésus. Le Visage de Jésus est donné à Marie sa mère, elle resplendit les merveilles de Dieu. L’Amour infini de Jésus est inscrit dans l’épanouissement de notre visage humain. Jésus, l’envoyé du Père, descendra jusqu’au tréfonds des détresses humaines, dans l’enfer et dans la mort pour nous en libérer. Surabondant d’amour, Dieu nous fait participer à son Amour infini, jusqu’à ce que Jésus revienne dans la Gloire.

"Jésus leur déclara : « Amen, je vous le dis : lors du renouvellement du monde, lorsque le Fils de l’homme siégera sur son trône de gloire, vous qui m’avez suivi, vous siégerez vous aussi sur douze trônes pour juger les douze tribus d’Israël."

Le génie de Benoît a été de se donner tout entier au Christ à la suite des Apôtres et d’apporter aux hommes une nouvelle forme d’existence. Benoît fonde une nouvelle famille religieuse fondée sur l’abandon de tout, et sur l’accueil de la grâce de Dieu. C’est cette grâce qui noue entre les membres de la communauté un nouveau mode de relations qui n’est pas fondé sur la richesse, la puissance ou la satisfaction de soi. Cette famille rend peu à peu visible l’action de l’amour de Dieu qui transforme le monde. Le Saint-Esprit nous éclaire quand nous demeurons dans les liens de charité. Les apôtres, qui vivent la fatigue et la tentation, se réfugient dans le cœur de Jésus. Là, en Jésus, ils intercèdent auprès du Père qui n’est que tendresse et bonté. Ils tiennent bon dans ce combat pour établir dans l’Amour le monde nouveau. Dieu nous appelle à garder notre cœur dans la vérité en demeurant en lui. Pierre qui demande à Jésus ce qu’il y aura pour eux qui le suivent entend cette réponse : Ils recevront beaucoup plus, et ils auront en héritage la vie éternelle.

"Et celui qui aura quitté, à cause de mon nom, des maisons, des frères, des sœurs, un père, une mère, des enfants, ou une terre, recevra le centuple, et il aura en héritage la vie éternelle."

La miséricorde surabondante du cœur de Dieu passe dans nos vies données. Jésus nous donne de vivre notre foi dans la fécondité de l’amour, avec la sérénité de Saint Benoit. Notre espérance, c’est que l’Amour infini du cœur de Dieu transforme le cœur des hommes. Par l’offrande de notre cœur, par le sacrifice de notre vie, nous voulons faire en sorte que le monde vive. Nous demeurons dans le cœur de Jésus, portés par la prière de l’Église. Par l’adoration, nous entrons dans le mystère de Jésus, et nous y demeurerons d’autant plus fortement que le combat est terrible. La recherche de Dieu dans la lecture attentive de sa Parole, dans la louange, nous aide à persévérer. Dans le combat spirituel, nous faisons l’expérience que chacun de nous, dans sa faiblesse, est signe d’espérance. En nous appuyant sur la communion avec chacun, nous progressons dans la conversion. Portés par l’Evangile qui nous rend heureux, nous vivons à la suite de Jésus qui a déjà accompli toutes choses en donnant sa vie sur la Croix, en ressuscitant, et en nous envoyant son Esprit-Saint !


Citation :
Nous demandons la grâce d’une grande confiance pour tous ceux qui désespèrent.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Vénérable Pie XII, pape de 1939 à 1958
Homélie à Saint-Paul-Hors-les-Murs, 18 septembre 1947


Saint Benoît, père de l'Europe

Saint Benoît est le père de l'Europe. Lorsque l'Empire romain s'est effondré, consumé de vétusté et de vices, et que les barbares se sont rués sur ses provinces, cet homme, que l'on a appelé le dernier des grands Romains (selon l'expression de Tertullien), alliant à la fois la romanité et l'Évangile, a puisé en ces deux sources le secours et la force pour unir puissamment les peuples de l'Europe sous l'étendard et l'autorité du Christ... Car de la mer Baltique à la Méditerranée, de l'océan Atlantique aux plaines de Pologne, des légions de moines bénédictins se sont répandues, adoucissant les nations rebelles et sauvages par la croix, les livres et la charrue.

     « Prie et travaille » : cette devise des bénédictins ne contient-elle pas, dans sa brièveté majestueuse, ce qui est la loi principale de l'humanité et de sa règle de vie... ? C'est un précepte divin de prier ; c'en est un aussi de travailler : nous devons accomplir l'un et l'autre pour la gloire de Dieu et le perfectionnement de nos esprits et de nos corps... Maintenant, l'Europe gémit sur des calamités et des misères... Au milieu de cette tempête qui fait tomber l'Europe dans le désastre et le malheur, il n'est pas inopportun ou inutile de se rappeler que des forces intérieures puissantes, une longue excellence de civilisation... s'étaient établies dans l'Europe comme sur un fondement d'une très grande solidité.



Source :










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Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Mar 11 Juil 2017 - 22:39

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

"Alors Jésus appela ses douze disciples et leur donna le pouvoir d’expulser les esprits impurs et de guérir toute maladie et toute infirmité."

L’appel des Douze apôtres et leur envoi en mission est surprenant dans l’Évangile de Mathieu ! Les apôtres ne partiront pas en mission, ils restent avec Jésus ! Cette mission commencera en réalité à la fin de l’Évangile, quand Jésus sera ressuscité. Jésus les envoie alors, leur ayant donné l’Esprit Saint. Ce sera sauvés par la Passion et la Résurrection de Jésus, qu’ils partiront annoncer la Bonne Nouvelle de la Résurrection : le Royaume des cieux est tout proche. Les douze disciples forment le “Collège Apostolique.” Dans sa pérégrination terrestre, l’Église est une communauté missionnaire, elle a son origine dans l’accomplissement de la mission de Jésus et du Saint Esprit selon le dessein de Dieu le Père. Saint Pierre et les autres Apôtres constituent, de par l’institution du Seigneur Jésus, un seul Collège Apostolique. Le Pape François, successeur de Pierre, et les évêques, successeurs des apôtres, forment entre eux un ensemble qui a la mission d’annoncer l’Évangile par toute la terre. Il n’y a pas de mission en dehors du Christ Jésus ressuscité. Pour être envoyé en mission, il faut avoir bénéficié du Salut opéré par sa Passion et sa Résurrection de Jésus. Transformés par le mystère pascal, les Apôtres sont alors envoyés. Célébrant le Mystère Pascal dans l’Eucharistie, nous sommes aussi envoyés en Mission. Notre vie est semblable à celle des disciples qui nous précèdent dans le Royaume.

"Voici les noms des douze Apôtres : le premier, Simon, nommé Pierre ; André son frère ; Jacques, fils de Zébédée, et Jean son frère ; Philippe et Barthélemy ; Thomas et Matthieu le publicain ; Jacques, fils d’Alphée, et Thaddée ; Simon le Zélote et Judas l’Iscariote, celui-là même qui le livra."

Parmi les disciples envoyés en mission nous trouvons ceux que Jésus a placé en grande responsabilité, comme Pierre. D’autres, sont comme Thaddée, nous n’en savons que peu de choses. Judas l’Iscariote, celui-là même qui le livra, est aussi mentionné ! La Passion de Jésus sera dans la vie de chacun. Ce "Corps" nouveau que Jésus institue sera d’une grande importance pour l’Église ! Éclairée à la lumière de la Passion et de la Résurrection de Jésus, notre vie aussi deviendra l’œuvre de son amour, un bon grain pour le monde. Jésus ressuscité nous nourrit de son Corps et de son Sang. Il nous fortifie par son Esprit Saint pour que nous tenions bon dans le combat quotidien. En vivant de son amour nous annonçons la Bonne Nouvelle. C’est Jésus le Sauveur qui fait de nous un Peuple nouveau. L’Évangile dit la Bonne Nouvelle qui nous transforme tous. C’est ainsi que nos vies donnent sens au monde.

"Ces douze, Jésus les envoya en mission avec les instructions suivantes : « Ne prenez pas le chemin qui mène vers les nations païennes et n’entrez dans aucune ville des Samaritains."

Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël. Sur votre route, proclamez que le royaume des Cieux est tout proche. Cette proximité de Jésus manifeste à l’humanité qu’il en sera toujours le Défenseur. Les disciples de Jésus devront être les plus petits et les plus pauvres. Dans la mission, ils seront passés au crible de la Passion qui éclaire la vie de Jésus. C’est alors que sera révélé le cœur de l’apôtre envoyé vers les brebis perdues de la maison d’Israël. C’est la Mission de Jésus qui se trouve là annoncée ! Mystère ou Dieu se fait si proche de notre vie. Dans la lumière de l’Esprit Saint, l’Israël de Dieu contient toute l’humanité, nous sommes plein de miséricorde pour le Peuple qui appartient à Dieu. Jésus cherche des disciples disponibles et prêts à Le suivre jusqu’à la fin. Partout ou les Apôtres se rendent, Jésus est à l’œuvre. Nous pouvons porter secours à toutes les détresse de l’humanité en véritable apôtre de Jésus.


Citation :
Nous demandons la grâce de proclamer que le Royaume de Dieu est tout proche.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Concile Vatican II
Message aux gouvernants


« Sur votre route, proclamez que le Royaume des cieux est tout proche »

À vous les dépositaires du pouvoir temporel, que vous demande l'Église aujourd'hui ?... Elle ne vous demande que la liberté. La liberté de croire et de prêcher sa foi, la liberté d'aimer son Dieu et de le servir, la liberté de vivre et de porter aux hommes son message de vie. Ne le craignez pas : elle est à l'image de son Maître, dont l'action mystérieuse n'empiète pas sur vos prérogatives, mais guérit tout l'humain de sa caducité fatale, le transfigure, le remplit d'espérance, de vérité et de beauté.

     Laissez le Christ exercer cette action purifiante sur la société ! Ne le crucifiez pas à nouveau : ce serait sacrilège, car il est Fils de Dieu ; ce serait suicide, car il est Fils de l'homme. Et nous, ses humbles ministres, laissez-nous répandre partout sans entraves la « bonne nouvelle » de l'Évangile de la paix, que nous avons méditée pendant ce Concile. Vos peuples en seront les premiers bénéficiaires, car l'Église forme pour vous des citoyens loyaux, amis de la paix sociale et du progrès.

     En ce jour solennel où elle clôt les assises de son 21ème Concile œcuménique, l'Église vous offre par notre voix son amitié, ses services, ses énergies spirituelles et morales. Elle vous adresse à tous son message de salut et de bénédiction. Accueillez-le, comme elle vous l'offre, d'un cœur joyeux et sincère, et portez-le à tous vos peuples !



Source :










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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Mer 12 Juil 2017 - 22:55

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

"Sur votre route, proclamez que le royaume des Cieux est tout proche."

Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, expulsez les démons. Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement. Il n’est pas facile d’entrer dans le mystère de l’amour gratuit de Dieu. L’Évangile nous invite à annoncer la bonne nouvelle de Jésus, le mystère du royaume de Dieu. Notre Père a envoyé dans le monde Jésus, notre sauveur, qui veut nous régénérer de l’intérieur et changer le monde dans lequel nous vivons. Jésus annonce que « le Règne des Cieux est proche. » Il progresse entre les hommes au fur et à mesure que le bien avance et que le mal recule. L’amour est gratuit, c’est un don gracieux de Dieu. Le don de Dieu manifeste l’amour unique du Père. Thérèse de l’enfant Jésus a compris cet Amour, elle a transformé le carmel de Lisieux grâce aux liens d’amour reçus dans sa famille et repris par le Saint Esprit. Ces liens de cœur à cœur qui existaient dans sa famille ont été transformés pour le Royaume. Sous l’inspiration de l’Esprit Saint, Thérèse s’est appuyée sur ces liens de famille pour transformer, grâce à cet Amour divin, les liens d’amour vécu au carmel. Elle a reconnu ces liens l’amour offert par Jésus lui - même, comme un Don, pour réchauffer son cœur assoiffé d’amour.

"Ne vous procurez ni or ni argent, ni monnaie de cuivre à mettre dans vos ceintures, ni sac pour la route, ni tunique de rechange, ni sandales, ni bâton. L’ouvrier, en effet, mérite sa nourriture."

Dans chaque ville ou village où vous entrerez, informez-vous pour savoir qui est digne de vous accueillir, et restez là jusqu’à votre départ. La « culture du rejet » rend insensible aux pauvres qui manquent de tout. Nos grands-parents veillaient scrupuleusement à ce qu’aucun reste de nourriture ne soit jeté. Jeter un aliment revient à le voler de la table du pauvre, de celui qui a faim ! Jésus veut le salut total de l’homme, dans son corps et dans son esprit ; Un discernement s’impose pour accomplir l’œuvre de Dieu, « savoir qui est digne de nous accueillir. » Ce mystère de « l’unique, » manifeste le choix de Dieu. Dans le Secret de l’Amour, nous nous découvrons l’unique de Dieu. Chacun de nous est « unique » aux yeux de Dieu. Jésus est l’Unique du Père, il est l’unique de Marie. Les liens d’amour naturel sont une icône des liens nouveaux que Dieu veut créer pour un monde nouveau. Nous sommes appelés à la résurrection et à la Vie pour tous. Celui qui est un mort vivant à cause du péché, peut expérimenter une nouvelle vie quand il retrouve la grâce. C’est un grand mystère que nous expérimentons à notre baptême, quand nous vivons de la résurrection.

"En entrant dans la maison, saluez ceux qui l’habitent."

Si cette maison en est digne, que votre paix vienne sur elle. Si elle n’en est pas digne, que votre paix retourne vers vous. Si l’on ne vous accueille pas et si l’on n’écoute pas vos paroles, sortez de cette maison ou de cette ville, et secouez la poussière de vos pieds. Amen, je vous le dis : au jour du Jugement, le pays de Sodome et de Gomorrhe sera traité moins sévèrement que cette ville. C’est la Paix de Jésus que nous voulons apporter au monde ! Jésus nous demande d’être des messagers de la paix. La paix d’un bonheur étonnant, c’est le bonheur de l’Amour infini de Dieu. Pour recevoir les dons du royaume de Dieu, il faut être dans une bonne disposition intérieure. Cet amour nouveau de Jésus est une entrée dans l’amour mystérieux de Dieu. Cet amour est reçu dans la foi, il est l’Amour Unique du Père pour son Fils dans lequel nous sommes aimés. Il nous faut une véritable expérience d’amour pour annoncer la Parole d’amour. L’amour de Dieu est tellement grand et fort qu’il nous dépasse. Il nous met en adoration devant l’œuvre que Dieu accomplit : « Vous avez reçu gratuitement, donner gratuitement. » Cet Amour est générateur de Paix. Nous ne pouvons pas cesser d’annoncer l’Évangile car nous le vivons, et nous voulons que d’autres personnes le vivent aussi.


Citation :
Nous demandons à Jésus la grâce de nous faire grandir dans son Amour.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Liturgie byzantine
Les Divines Liturgies eucharistiques de saint Jean Chrysostome et de saint Basile :
Grande litanie de paix et Litanie de communion


« Que votre paix vienne sur cette maison »

Diacre : En paix, prions le Seigneur. Tous : Kyrie eleison.
Pour la paix d'en haut et le salut de nos âmes, prions le Seigneur. – Kyrie eleison.
Pour la paix du monde entier, la stabilité des saintes Églises de Dieu et l'union de tous, prions le Seigneur. – Kyrie eleison.
Pour cette sainte maison, ceux qui y pénètrent avec foi, piété et crainte de Dieu, prions le Seigneur. – Kyrie eleison.
Pour notre père et bienheureux patriarche N., notre évêque N., l'ordre vénérable des prêtres, le diaconat en Christ, pour tout le clergé et le peuple, prions le Seigneur. – Kyrie eleison.
Pour notre pays et ceux qui le gouvernent et en particulier pour les serviteurs de Dieu NN..., prions le Seigneur. – Kyrie eleison.
Pour cette ville (ou « ce village » ou « ce saint monastère »), pour toute ville et contrée et les fidèles qui y demeurent, prions le Seigneur. – Kyrie eleison.
Pour un temps favorable, l'abondance des fruits de la terre et des jours de paix, prions le Seigneur. – Kyrie eleison.
Pour ceux qui sont en mer et dans les airs, pour les voyageurs, les malades, les affligés, les prisonniers, pour tous ceux qui peinent et pour le salut de tous, prions le Seigneur. – Kyrie eleison.
Pour qu'il nous délivre de toute affliction, colère, péril et nécessité, prions le Seigneur. – Kyrie eleison.
Secours-nous, sauve-nous, aie pitié de nous et garde-nous, ô Dieu par ta grâce. – Kyrie eleison.

**********
Ayant fait mémoire de tous les saints, encore et encore en paix prions le Seigneur. – Kyrie eleison...
Que ce jour entier soit parfait, saint, paisible et sans péché, demandons au Seigneur. – Accorde-le, Seigneur.
Un ange de paix, guide fidèle, gardien de nos âmes et de nos corps, demandons au Seigneur. –- Accorde-le, Seigneur.
Pardon et rémission de nos péchés et de nos transgressions, demandons au Seigneur. – Accorde-le, Seigneur.
Ce qui est bon et utile à nos âmes et la paix pour le monde, demandons au Seigneur. – Accorde-le, Seigneur.
Pour achever le reste de notre vie dans la paix et la pénitence, demandons au Seigneur. – Accorde-le, Seigneur.
Une fin chrétienne, sans douleur, sans honte, paisible, et notre justification devant son trône redoutable, demandons au Seigneur. – Accorde-le, Seigneur.
Ayant demandé l'unité de la foi et la communion du Saint Esprit, confions-nous nous-mêmes, les uns les autres, et toute notre vie au Christ notre Dieu. – À toi, Seigneur.



Source :










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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Sam 15 Juil 2017 - 2:15

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

"Le disciple n’est pas au-dessus de son maître, ni le serviteur au-dessus de son seigneur."

Il suffit que le disciple soit comme son maître, et le serviteur, comme son seigneur. Si les gens ont traité de Béelzéboul le maître de maison, ce sera bien pire pour ceux de sa maison. Ne craignez donc pas ces gens-là ; rien n’est voilé qui ne sera dévoilé, rien n’est caché qui ne sera connu. Se prononcer pour Jésus devant les hommes, c’est revêtir les sentiments qui étaient dans le cœur de Jésus. Revêtir les sentiments qui étaient dans le cœur de Jésus, c’est conformer notre vie à la sienne. Pour ce faire, nous célébrons la sainte Liturgie qui nous donne sa vie divine. Tous les aspects de la Vie de Jésus sont célébrés ! Nous célébrons le rejet qu’il a subi de la part des hommes, la descente aux enfers. Nous célébrons aussi sa mort et sa résurrection. C’est par son Sacrifice que nous sommes debout. Se prononcer pour lui devant les hommes, c’est faire, avec sa force et sa lumière, tout ce que est en notre pouvoir pour accomplir sa volonté. C’est un effort volontaire, une détermination de tous les instants. Nous revenons à la source de l’Amour sans nous lasser, comme des pauvres qui ont conscience que tout vient de Dieu.

"Ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le en pleine lumière ; ce que vous entendez au creux de l’oreille, proclamez-le sur les toits.

Ne craignez pas ceux qui tuent le corps sans pouvoir tuer l’âme ; craignez plutôt celui qui peut faire périr dans la géhenne l’âme aussi bien que le corps. Habitant le don de Dieu, nous voulons être présent au monde comme des pauvres, conscients du Trésor confié par Dieu. C’est une conversion permanente car il faut que notre vie puisse rejoindre nos paroles et qu’elle devienne pardon, parole vivante. En refaisant les gestes de Jésus dans la célébration des saints mystères, nous redisons les Paroles du Christ Jésus qui allait être crucifié. Il a pris le pain et Il a dit : « c’est mon corps. » Ses disciples ne sont pas au-dessus du Maître, Lui s’est fait le serviteur de tous. Le disciple doit se contenter d’être comme son maître. Si Jésus a été traité de diable, ne soyons pas étonnés que l’on puisse dire du mal de nous ! Jésus dit : « ne craignez pas les hommes. » On ne peut pas tuer votre âme. Notre âme, c’est notre vie unie à la Vie de Jésus qui resplendit d’autant plus intérieurement qu’elle peut être extérieurement attaquée. Notre vie demeure dans la vie de Jésus, elle rejoint la vie de Jésus.

"Deux moineaux ne sont-ils pas vendus pour un sou ? Or, pas un seul ne tombe à terre sans que votre Père le veuille. Quant à vous, même les cheveux de votre tête sont tous comptés."

Soyez donc sans crainte : vous valez bien plus qu’une multitude de moineaux. Quiconque se déclarera pour moi devant les hommes, moi aussi je me déclarerai pour lui devant mon Père qui est aux cieux. Mais celui qui me reniera devant les hommes, moi aussi je le renierai devant mon Père qui est aux cieux. Jésus se présente à nous dans l’Eucharistie comme un « petit morceau de Pain. » Il nous faut nous mettre alors à l’école de Marie, car elle a reçu Jésus tout petit. De plus elle s’est dite l’esclave du Seigneur avec grande joie. « Il s’est penché sur son humble servante. » « Ne craignez pas ceux qui tuent le corps, ne craignez pas ceux qui vous persécutent, » n’en soyez pas malheureux. Au contraire, soyez heureux dit Jésus dans les Béatitudes. « Est-ce qu’on ne vend pas deux moineaux pour un sou ? » Or dit Jésus, « pas un moineaux ne tombe sans la permission de votre Père. » Nous sommes précieux aux yeux de Dieu, nous voulons demeurer dans son amour infini. Notre vie doit retrouver son origine car nous sommes des être voués à la mort, il nous faut revenir à la source. Rencontrer le Dieu que nous aimons, voir Jésus que nous célébrons.


Citation :
Nous demandons la grâce de témoigner de Jésus, par une vie identique à la sienne, grâce à l’Esprit Saint qui réalise cette Vie dans notre vie.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916), ermite et missionnaire au Sahara
Méditations sur l'évangile de saint Luc, 1898 (Œuvres spirituelles, Seuil 1958, p.130)


« Moi, je vous dis : aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent » (Mt 5,44)

« Dès que vous vous déclarerez pour mes serviteurs, il faut vous attendre à la persécution. J'ai été persécuté toute ma vie. À ma naissance, Hérode veut me faire mourir ; à peine commencé-je à prêcher, que mes concitoyens veulent me tuer ; à peine suis-je sorti de leurs mains que je me vois en butte aux embûches des pharisiens et d'Hérode [Antipas] qui me poursuivent de ville en ville et me tendent chaque jour de nouveaux pièges, pendant trois ans, pour me faire mourir...

     « Il faudra recevoir les persécutions avec joie, comme des marques précieuses de ressemblance avec moi, comme une imitation de votre Bien-aimé ; les supporter avec calme, sachant que si elles vous arrivent, c'est que je les permets et qu'elles ne vous atteindront que dans la mesure où je le permettrai, moi sans la permission de qui pas un cheveu de votre tête ne peut tomber. Les accepter... en souhaitant la bienvenue à tout ce qui arrive, puisque tout ce qui arrive produit, d'une manière ou de l'autre, la gloire de Dieu. Les souffrir avec courage en offrant à Dieu vos souffrances comme un sacrifice en holocauste pour sa gloire... Les souffrir en priant pour vos persécuteurs puisqu'ils sont enfants de Dieu, que Dieu veut leur salut et que je donnerai mon sang pour les sauver. Moi-même je vous ai donné l'exemple de prier pour tous les hommes, pour nos persécuteurs et nos ennemis ».



Source :











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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Dim 16 Juil 2017 - 1:35

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

"Ce jour-là, Jésus était sorti de la maison, et il était assis au bord de la mer. Auprès de lui se rassemblèrent des foules si grandes qu’il monta dans une barque où il s’assit ; toute la foule se tenait sur le rivage."

Il leur dit beaucoup de choses en paraboles : « Voici que le semeur sortit pour semer. Comme il semait, des grains sont tombés au bord du chemin, et les oiseaux sont venus tout manger. D’autres sont tombés sur le sol pierreux, où ils n’avaient pas beaucoup de terre ; ils ont levé aussitôt, parce que la terre était peu profonde. Le soleil s’étant levé, ils ont brûlé et, faute de racines, ils ont séché. D’autres sont tombés dans les ronces ; les ronces ont poussé et les ont étouffés. D’autres sont tombés dans la bonne terre, et ils ont donné du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un. Jésus, le Verbe de Dieu a « quitté » le sein du Père pour habiter le sein de la femme ! Elle mit au monde un fils ! Le Verbe de Dieu. Jésus, le fils de Marie, était le « Grain de blé » qui vient dans le monde pour y apporter la paix de sa présence, de son amour. De la barque des hommes, il fait résonner la parole de Dieu dans un monde d’iniquité, un monde orageux. La Parole de Dieu est la semence de vie qui a porté du fruit au centuple. Elle est reçue au nom de toute l’humanité par Marie. Non seulement Marie a entendu la Parole, mais elle l’a comprise, elle la gardait et la méditait en son cœur. Nous surabondons de joie, parce que nous savons que Jésus est avec nous, et qu’il nous introduit dans son Royaume.

«  Celui qui a des oreilles, qu’il entende ! »

Les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent : « Pourquoi leur parles-tu en paraboles ? » Il leur répondit : « À vous il est donné de connaître les mystères du royaume des Cieux, mais ce n’est pas donné à ceux-là. À celui qui a, on donnera, et il sera dans l’abondance ; à celui qui n’a pas, on enlèvera même ce qu’il a. Si je leur parle en paraboles, c’est parce qu’ils regardent sans regarder, et qu’ils écoutent sans écouter ni comprendre.
Nous pouvons, nous aussi, avoir tellement de soucis avec les richesses de ce monde que nous en oublions l’essentiel. Le cœur humain rencontre en lui bien des obstacles face à la Parole : Dispersion, agitation, paresse, dureté, qui l’assaillent. Cependant Dieu veille et sème, il donne sa grâce en abondance. En mourant sur la croix, Jésus va porter du fruit pour la multitude. Toute l’humanité pourra le recevoir et elle en sera régénérée ! Elle peut alors devenir un immense champ de blé moissonné pour les noces de l’Agneau.


"Ainsi s’accomplit pour eux la prophétie d’Isaïe : Vous aurez beau écouter, vous ne comprendrez pas. Vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas."

Le cœur de ce peuple s’est alourdi : ils sont devenus durs d’oreille, ils se sont bouché les yeux, de peur que leurs yeux ne voient, que leurs oreilles n’entendent, que leur cœur ne comprenne, qu’ils ne se convertissent, – et moi, je les guérirai. Mais vous, heureux vos yeux puisqu’ils voient, et vos oreilles puisqu’elles entendent ! Amen, je vous le dis : beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu. La vie du croyant grandit en paix, joie et douceur si la terre de son cœur est disposée à se laisser faire par la Parole de Dieu. Le cœur du peuple de Dieu s’éclaircit, il comprend la parole par cette expérience qui est donnée. Chacun est témoin que là ou se trouve la sécheresse rien ne pousse. Il suffit qu’arrive la pluie qui est la bénédiction de Dieu ! Alors on chante et on danse, la vie est devant nous. Ainsi la parole de Dieu est dans son peuple et elle portera du fruit. Nous nous retrouvons dans cette foule qui a porté un « fruit » au-delà de toute espérance en Jésus. Beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez et ne l’on pas entendu. »


Citation :
Nous demandons la grâce de ne pas étouffer les paroles que Dieu nous adresse, mais de les faire grandir dans la prière quotidienne.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Sainte Thérèse d'Avila (1515-1582), carmélite, docteur de l'Église
Exclamations, n° 8 (trad. OC, Cerf 1995, p.881 rev.)


« Les soucis du monde et les séductions de la richesse étouffent la Parole »

Ô Seigneur mon Dieu, tes paroles sont des paroles de vie où tous les mortels trouveront ce qu'ils désirent, pourvu qu'ils acceptent de l'y chercher. Mais quoi d'étonnant, mon Dieu, que nous oubliions tes paroles, frappés comme nous le sommes de folie et de langueur par suite de nos mauvaises actions ? Ô mon Dieu..., auteur de tout ce qui est créé, que serait cette création si tu voulais, Seigneur, créer plus encore ? Tu es tout-puissant, tes œuvres sont incompréhensibles. Fais, Seigneur, que tes paroles ne s'éloignent jamais de ma pensée.

     Tu dis : « Venez à moi, vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau, et moi je vous soulagerai » (Mt 11,28). Que voulons-nous de plus, Seigneur ? Que demandons-nous ? Que cherchons-nous ? Pourquoi les gens du monde s'égarent-ils, sinon parce qu'ils sont en quête de bonheur ? Ô Dieu..., quel aveuglement profond ! Nous le cherchons, ce bonheur, là où il est impossible de le trouver.

     Ô Créateur, prends pitié de tes créatures ! Vois, nous ne nous comprenons pas nous-mêmes, nous ne savons pas ce que nous désirons, et ce que nous demandons nous échappe. Donne-nous la lumière, Seigneur ! Vois, elle nous est plus nécessaire qu'à l'aveugle né. Lui désirait voir la lumière et ne le pouvait pas, et maintenant, Seigneur, on refuse de voir. Est-il un mal plus incurable ? C'est ici, mon Dieu, qu'éclatera ta puissance, ici que brillera ta miséricorde... Je te prie d'aimer ceux qui ne t'aiment pas, d'ouvrir à ceux qui ne frappent pas, de donner la santé à ceux qui prennent plaisir à être malades... Tu as dit, ô mon Maître, que tu venais chercher les pécheurs (Mt 9,13) ; les voilà, Seigneur ! Et toi, mon Dieu, oublie notre aveuglement, considère uniquement le sang que ton Fils a répandu pour nous. Que ta miséricorde resplendisse au sein d'un tel malheur ; souviens-toi, Seigneur, que nous sommes ton œuvre, et sauve-nous par ta bonté, par ta miséricorde.



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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Dim 16 Juil 2017 - 21:48

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

Ne pensez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre : je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive.

Oui, je suis venu séparer l’homme de son père, la fille de sa mère, la belle-fille de sa belle-mère : on aura pour ennemis les gens de sa propre maison. Jésus prépare ses disciples à leur mission. Il nous offre une suite de recommandations, de conseils profonds, difficiles à entendre. Ils sont destinés à notre formation. Jésus révèle les difficultés de notre mission : « On aura pour ennemis les gens de sa propre maison. » Il nous est bon d’être éclairés et de refaire nos forces à la lumière de la Parole. Nous sommes faits pour Dieu et notre cœur ne trouve le repos qu’en Dieu. La création nous prédispose à ce mystère d’amour. Tout ce qui nous est donné sur la terre est un chemin qui nous fait entrevoir de quel amour nous sommes aimés. Jésus nous demande de le placer au plus haut niveau de l’amour : « Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi, celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi. » Il nous accompagne par sa Présence et par la Parole de Dieu.

Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi ;

celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n’est pas digne de moi. Qui a trouvé sa vie la perdra ; qui a perdu sa vie à cause de moi la gardera. Qui vous accueille m’accueille ; et qui m’accueille accueille Celui qui m’a envoyé. Vivre accompagné par Jésus, c’est jouir de sa présence et de son Amour. Il nous faut le courage d’aller au fond de ce qui nous constitue pour demeurer en Dieu. Nous sommes les enfants de notre Père des cieux, des sœurs et frères qui s’aiment. Tous les amours qui sont en nous et que Dieu nous donne, Dieu va les épanouir à l’infini. Nous avons l’expérience de nous approprier les dons de Dieu d’une manière cachée. C’est pourquoi Jésus dit : « Ne croyez pas que je suis venu apporter la paix sur la terre. Non je suis venu apporter non la paix, mais le glaive. Je suis venu séparer l’homme de son père, la fille de sa mère » Les psychologues ont parlé des mères ou des pères captateurs qui ne laissent pas de liberté à leurs enfants. C’est subtil, et si ce n’est pas « travaillé, » il y aura des difficultés pour que la vie divine s’épanouisse. L’épreuve serait de nous arrêter au don de Dieu plus qu’à Dieu lui-même. Posséder la terre en vue de dominer Dieu et ses frères est une orientation de violence.

Qui accueille un prophète en sa qualité de prophète recevra une récompense de prophète ; qui accueille un homme juste en sa qualité de juste recevra une récompense de juste.

Et celui qui donnera à boire, même un simple verre d’eau fraîche, à l’un de ces petits en sa qualité de disciple, amen, je vous le dis : non, il ne perdra pas sa récompense. » Lorsque Jésus eut terminé les instructions qu’il donnait à ses douze disciples, il partit de là pour enseigner et proclamer la Parole dans les villes du pays. Les conseils de Jésus nous donne la responsabilité et le respect d’autrui. Nous prenons conscience que celui qui vit en Dieu doit être considéré comme Jésus, l’enfant de Dieu. Jésus, d’une manière délicate, est venu séparer, remettre de la liberté et de l’espace là où il en manquait. La terre est une préparation aux noces qui célèbrent le mystère du plus grand amour de Jésus pour le monde. Il nous faut suivre le chemin de libération que Jésus est venu nous offrir. Nous sommes crées pour un amour au-delà de l’amour. Dans l’Eucharistie nous apportons le pain et le vin, c’est l’offrande des liens que Dieu a établis entre nous et que nous remettons dans le Lien unique de Jésus et de son Père. Dans le Cœur de Jésus et de Marie, le centuple nous est alors donné. Ces liens d’amour, ces relations ou Dieu lui-même demeure et se donne obtiennent le centuple, une surabondance de vie et un amour infini déjà sur cette terre.


Citation :
Nous demandons la grâce de vivre de l’amour infini de Dieu pour faire de notre vie une vie d’amour.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église
Homélie 45 sur les Actes des Apôtres ; PG 60, 318-320 (trad. Brésard, 2000 ans A, p. 184)


« Celui qui donnera à boire, même un simple verre d'eau fraîche...ne perdra pas sa récompense »

« J'étais un étranger, dit le Christ, et vous m'avez accueilli » (Mt 25,35). Et encore : « Chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces petits, c'est à moi que vous l'avez fait » (Mt 25,40). Puisqu'il s'agit d'un croyant et d'un frère, même s'il s'agit du plus petit, c'est le Christ qui entre avec lui. Ouvre ta maison, reçois-le. « Qui reçoit un prophète en sa qualité de prophète, recevra une récompense de prophète »... Voici les sentiments qu'on doit avoir en recevant les étrangers : l'empressement, la joie, la générosité . L'étranger est toujours timide et honteux. Si son hôte ne le reçoit pas avec joie, il se retire en se sentant méprisé, car il est pire d'être reçu de la sorte que de ne pas être reçu du tout.

     Aie donc une maison où le Christ trouve sa demeure. Dis : « Voici la chambre du Christ. Voici la demeure qui lui est réservée ». Même si elle est très simple, il ne la dédaignera pas. Le Christ est nu, étranger ; il ne lui faut qu'un toit. Donne-lui au moins cela ; ne sois pas cruel et inhumain. Toi qui montres tant d'ardeur pour les biens matériels, ne reste pas froid pour les richesses de l'esprit... Tu as un local pour ta voiture, et tu n'en aurais aucun pour le Christ vagabond ? Abraham recevait les étrangers là où il demeurait (Gn 18). Sa femme les traitait comme si elle était la servante, et eux, les maîtres. Ni l'un ni l'autre ne savaient qu'ils recevaient le Christ, qu'ils accueillaient des anges. S'ils l'avaient su, ils se seraient dépouillés de tout. Nous qui savons reconnaître le Christ, montrons encore plus d'empressement qu'eux qui croyaient ne recevoir que des hommes.



Source :










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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Lun 17 Juil 2017 - 23:27

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Mardi 18 juillet 2017 :  Fête de Notre-Dame de Bonne Délivrance.


Les saints du jour (Mardi 18 juillet)


Saint Philastre évêque de Brescia (+ 397)

Saint Arnoul de Metz, Évêque (+ 641)

Saint Simon de Lipnica, Prêtre o.f.m., de l’Ordre des Frères Mineurs (+ 1482).





Prière avant la lecture

Prière à Notre-Dame de bonne délivrance

Je vous supplie,
ô très sainte et sacrée Vierge Marie,
digne Mère de Dieu !
d'avoir pitié de moi, pauvre, pécheur,
de m'obtenir de votre très cher Fils, notre Sauveur Jésus-Christ
la sainteté et la santé du corps et de l'esprit,
ainsi qu'il sera convenable
pour sa plus grande gloire et pour mon salut ;
car souvent sa divine Majesté,
par une bonté et miséricorde infinie,
permet qu'il nous arrive des infirmités et des maladies,
afin de nous faire rentrer en nous-mêmes,
et de nous exciter à nous corriger et à nous convertir à lui :
Et comme sa divine Providence a ordonné
que nous vous honorions et invoquions sous divers titres,
et principalement sous celui de
Notre-Dame de Bonne-Délivrance ;
cela fait que j'ai recours à vous, pour vous supplier,
avec toute l'humilité et la confiance qu'il m'est possible,
de me secourir en cette extrême nécessité,
et de m'obtenir principalement une véritable douleur,
contrition et rémission de tous mes péchés,
car ils sont la seule cause de mes infirmités ;
Et ensuite je serai obligé de publier toute ma vie
le crédit et le pouvoir absolu
que vous avez dans le Ciel auprès de Dieu.
A combien de pécheurs désespérés de leur salut
avez-vous obtenu la conversion !
A combien de personnes affligées de maladies incurables
avez-vous rendu la santé !
A combien de justes
avez-vous obtenu le don de persévérance en la grâce !
Et enfin, on n'a jamais entendu dire
que vous eussiez rejeté aucun de ceux qui, avec confiance,
vous ont humblement invoquée,
quelque misérable qu'il ait été.
J'espère aussi, ô Vierge !
que vous m'accorderez la grâce que je vous demande,
et que vous m'obtiendrez le remède
de toutes mes misères spirituelles et corporelles,
et que vous m'assisterez durant ma vie,
et principalement à l'heure de ma mort,
qui peut-être arrivera bientôt.
Amen.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

"Alors Jésus se mit à faire des reproches aux villes où avaient eu lieu la plupart de ses miracles, parce qu’elles ne s’étaient pas converties."

Jésus, par ses reproches, nous manifeste la marque de son amour véritable. Il n’aime pas la destruction provoquée par le manque de foi et d’amour. Jésus est troublé par l’idée que ceux qu’il est venu sauver ne répondent pas à la Parole de son cœur. La « non-réponse » est le signe d’une humanité qui n’est plus vraiment libre, elle pas capable de s’ouvrir à l’autre. Jésus veut remédier à cette perte de vie à laquelle il ne peut se résoudre. Cette humanité se précipite dans la mort. Nous prions avec Marie, Notre Dame d’espérance, quand la parole de Dieu est difficile à entendre ! Il nous suffit de regarder certains endroits du monde où la guerre se décuple, où l’injustice est inacceptable, pour se rendre compte du réalisme des Paroles de Jésus. Il parle d’une conversion qui nous est si nécessaire. Corazine est un peuple florissant, mais rempli d’égoïsme et plein d’orgueil, de domination en tous genres. Jésus sait que si nous ne se convertissons pas, la dynamique de mort qui est en place ira jusqu’au bout de sa trajectoire de mort. Il parle des situations impossible, car déjà le « ver » est à l’intérieur la pomme, elle va pourrir !

"« Malheureuse es-tu, Corazine ! Malheureuse es-tu, Bethsaïde ! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon, ces villes, autrefois, se seraient converties sous le sac et la cendre.

Aussi, je vous le déclare : au jour du Jugement, Tyr et Sidon seront traitées moins sévèrement que vous. Cette expérience de Jésus, ces appels à la conversion sont toujours là ! Jésus parle encore avec sincérité aux gens de nos bourgades. Il pose les signes de leurs attentes. Nous ne semblons plus habiter nos attentes. Il s’agit de reconnaître Jésus et de retrouver en lui le chemin de notre propre identité. C’est le chemin de la foi qui donne sa consistance à notre existence humaine. C’est l’adaptation de notre vie à la volonté de Dieu ! Nous sommes faits pour l’amour et nous avons le choix entre un amour qui mène à Dieu ou un chemin qui va vers le monde ! C’est devant ce choix que Pascal dira : « Le Christ est en agonie jusqu’à la fin du monde ! » car il porte dans sa Passion notre chemin de vérité.

"Et toi, Capharnaüm, seras-tu donc élevée jusqu’au ciel ? Non, tu descendras jusqu’au séjour des morts ! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez toi avaient eu lieu à Sodome, cette ville serait encore là aujourd’hui.

Aussi, je vous le déclare : au jour du Jugement, le pays de Sodome sera traité moins sévèrement que toi. » Nous avons du mal à assumer notre identité. Cela se ressent quand la mère n’arrive plus à retrouver un de ses enfants, quand nous ne savons pas garder des liens stables avec notre entourage. Une diminution de notre être s’effectue quand nous ne recevons plus la parole qui nous appelle. Nous découvrons l’exigence d’un véritable amour qui nous veut libre, autonome et responsable. Puisons dans cet appel, la ressource pour rebondir, pour nous réveiller. Le « combat » de Jésus se continue dans son corps qui est l’Église. Une « passion » pour plus de Vie de Justice et d’Amour se vit en chacun de nous. Jésus est avec les persécutés et les « crucifiés » du monde, il est en agonie. Tous ceux qui sont violentés, bafoués, qui vivent de la détresse et la mort sont présents à Jésus qui est avec eux. Non seulement Jésus veut réveiller la conscience de l’homme, mais il donne la vie à cette terre aride qui ne donne que des chardons. Au milieu de son peuple il suscite une espérance. Un retour sur soi, une conversion est encore possible, Dieu est véritablement à l’œuvre, il manifeste une espérance.


Citation :
Nous demandons la grâce de la lumière pour le monde, que Notre Dame de la Délivrance nous aide à donner la vie dans la lumière.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Jérôme (347-420), prêtre, traducteur de la Bible, docteur de l'Église
Commentaire sur le prophète Joël ; PL 25,967 (trad. bréviaire 21e vendredi, rev.)


Jésus appelle les villes de Galilée à la conversion

« Le Seigneur est bon et miséricordieux », préférant à la mort le repentir des péchés (Jl 2,13). « Il est patient et riche en miséricorde » ; il n'imite pas l'impatience des hommes, mais il attend longuement notre repentir. « Il est prêt à arrêter le mal » ou à s'en repentir. C'est-à-dire que si nous nous repentons de nos péchés, lui-même se repentira de ses menaces et ne nous infligera pas les maux dont il nous avait menacés ; si nous changeons d'avis, lui aussi en changera...

     Cependant le prophète qui vient de dire : « Le Seigneur est bon et miséricordieux, patient et riche en miséricorde, prêt à arrêter le mal ou à s'en repentir » ajoute pour que cette grande clémence ne nous rende pas négligents : « Qui sait ? il pourrait revenir, il pourrait renoncer au châtiment et nous combler de ses bienfaits » (v. 14). Moi, dit-il, je vous exhorte de mon mieux à la pénitence, et je sais que la clémence de Dieu est inexprimable. Comme l'a dit David : « Pitié pour moi, mon Dieu, dans ta grande miséricorde ; dans l'abondance de tes pardons, efface mes péchés » (Ps 50,3). Mais, parce que nous ne pouvons pas connaître la profondeur des richesses de la sagesse et de la science de Dieu (Rm 11,33), je m'exprimerai de façon plus nuancée, je formulerai seulement un souhait en disant : « Qui sait si Dieu ne se ravisera pas et ne pardonnera pas ? » Ce « qui sait » doit être compris comme désignant une chose difficile.



Source :










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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Mer 19 Juil 2017 - 0:49

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Mercredi 19 juillet 2017 : Le mercredi de la 15e semaine du temps ordinaire 


Les saints du jour (Mercredi 19 juillet)


Sainte Macrine la Jeune, Fille aînée d'une étonnante famille de Saints ! (+ 379).

Saint Symmaque, Pape (51e) de 498 à 514

Saint Ambroise Autpert, Moine († 784)

Vénérable Jacques Sevin, Prêtre Jésuite, Fondateur des Scouts de France et des Sœurs de la Sainte Croix de Jérusalem (✝ 1951)


Prière avant la lecture

la "Prière scoute"

Seigneur Jésus,
Apprenez-nous à être généreux,
À Vous servir comme Vous le méritez,
À donner sans compter,
À combattre sans soucis de blessures,
À travailler sans chercher le repos,
À nous dépenser sans attendre
D’autre récompense que celle de savoir
Que nous faisons Votre Sainte Volonté.
Amen.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

"En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits."

Jésus nous révèle quelques traits du mystère de Dieu : « Seigneur du ciel et de la terre. » Dieu est connu parce qu’il se révèle, et dans sa manière de se révéler, mais il continue à demeurer cacher. Il apparaît toujours autre que ce que nous ne le pensions, et que ce que nous croyons découvrir de lui. Il est le Seigneur du ciel et de la terre qui manifeste sa richesse, sa prodigalité, sa générosité, la richesse de son cœur. Mais cela n’épuise pas l’expression de son être, il est aussi au-delà de cette richesse, au-delà de cette beauté qui se répand. Nous acceptons de changer nos angles d’approche car il n’est pas que celui que nous pouvons seulement connaître à travers sa création, il est aussi un Dieu personnel qui se laisse rencontrer. Pour le rencontrer, il nous demande un cœur de pauvre, un cœur de tout petit. Marie est la petite fille bien aimée de Dieu. Par Jésus, elle est entrée dans la « compréhension » du mystère de la Trinité Sainte ! Elle est devenue la mère de Jésus, le Verbe éternel de Dieu. Le Bonheur de Jésus est d’être le fils bien aimé du Père éternel, il en est la révélation, et c’est sa plus grande joie. Fils du Père, Jésus reçoit tout de Lui, il est la totale réceptivité du mystère du Père. Cette contemplation de Jésus pour son Père est donnée à ceux qui le reçoivent, sa mère et ses frères qui écoutent la parole de Dieu et qui la gardent. Le Sauveur du monde traversera de grandes luttes, face à ceux qui ne veulent pas le reconnaître.

« Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance."

Par Marie, l’humanité est entrée dans ce lien d’Amour du Père et du Fils ! Il y a entre ce Fils éternel et ce Père éternel un mystère insondable, le mystère du plus grand Amour. C’est le mystère de Dieu : « Dieu est Amour. » Dans un surcroît d’amour, Jésus nous fait entrer dans son mystère de Fils de Dieu, dans une filiation des enfants de Dieu. « Dans ta bonté » dit Jésus à son Père, la bonté de Dieu se manifeste comme une vraie force qui conduit chacune de ses créatures libres à se développer, à croître pour aller vers Lui. La Bonté de Dieu donne la croissance. Le plus petit est celui qui est appelé à croître de par sa petitesse même. Chacun de nous doit trouver le chemin pour renouer avec la petitesse. Par l’humilité, nous nous recevons de Dieu comme un don de son Amour. C’est encore de la bonté de Dieu que nous recevons le chemin de la croissance véritable. Jésus, le Fils du Père, rend grâce à Dieu son Père. Il en proclame la louange dans le « retentissement » de son Amour qui rayonne dans le cœur des tous petits qui l’accueillent.

"Tout m’a été remis par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler."

Une nouvelle beauté du Père nous est révélée. Jésus ne fait rien par lui-même, il s’en remet à son Père pour tout. Que le Père fasse ainsi avec son Fils nous dit que Tout lui a été confié par le Père. Il ouvre pour nous un nouvel univers de relations pour et avec les autres frères et sœurs du Christ. C’est dans ce contexte trinitaire, que nous pouvons être vraiment nous-mêmes. Dieu sait se retirer pour que nous advenions à la vie. Il se révèle ainsi comme celui que nous pouvons aimer parfaitement, tant il nous aime délicatement. Marie est la fille de son Fils avant d’en être la mère ! Entrée dans le mystère de la filiation divine, elle entre dans la connaissance mystérieuse du Père et du Fils. Elle est la seule mère qui ait choisi son fils avant de le porter dans son sein. A l’Annonciation, elle reçoit le Verbe éternel du Père et le conçoit comme son fils. Le seul « enfant » qui ait choisi sa mère est le Fils éternel du Père. Nous n’avons pas choisi notre mère mais nous pouvons la choisir après notre naissance. « Père, je te bénis, je proclame ta louange ! » Grâce à Marie, la première en chemin, nous avons accès à ce mystère comme des tous petits. Grâce à la maternité divine de Marie, nous sommes devenus « enfants de Dieu. » La joie de Jésus d’être le Fils du Père est désormais notre joie, celle d’être « enfant » de ce Père.


Citation :
Nous rendons grâce à Dieu et nous demeurons dans la bénédiction et la louange de Dieu notre Père.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Jean Tauler (v. 1300-1361), dominicain à Strasbourg
Sermon 29 (trad. Cerf 1991, p. 214)


« Personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler »

Il nous est impossible de trouver des termes appropriés pour parler de la glorieuse Trinité, et cependant il faut bien en dire quelque chose... Il est absolument impossible à toute intelligence de comprendre comment la haute et essentielle unité est unité simple quant à l'essence, et triple quant aux Personnes, comment les Personnes se distinguent, comment le Père engendre son Fils, comment le Fils procède du Père et demeure cependant en lui ; et comment, de la connaissance qui sort de lui, jaillit un torrent d'amour inexprimable qui est le Saint Esprit ; comment ces épanchements merveilleux refluent dans l'ineffable complaisance de la Trinité en elle-même et dans la jouissance que la Trinité a d'elle-même et dans une unité essentielle... Mieux vaut sentir tout cela que d'avoir à l'exposer...

     Cette Trinité, nous devons la considérer en nous-mêmes, nous rendre compte comment nous sommes vraiment faits à son image (Gn 1,26), car on trouve dans l'âme, en son état naturel, la propre image de Dieu, image vraie, nette, quoiqu'elle n'ait pas cependant toute la noblesse de l'objet qu'elle représente. Les savants disent qu'elle réside dans les facultés supérieures de l'âme, dans la mémoire, l'intelligence, la volonté... Mais d'autres maîtres disent, et cette opinion est de beaucoup supérieure, que l'image de la Trinité résiderait dans le plus intime, au plus secret, dans le tréfonds de l'âme... C'est sûrement dans ce fond de l'âme que le Père du ciel engendre son Fils unique... Si quelqu'un veut sentir cela, qu'il se tourne vers l'intérieur, bien au-dessus de toute l'activité de ses facultés extérieures et intérieures, au-dessus des images et de tout ce qui lui a jamais été apporté du dehors, et qu'il se plonge et s'écoule dans le fond de son âme. La puissance du Père vient alors, et le Père appelle l'homme en lui-même par son Fils unique, et tout comme le Fils naît du Père et reflue dans le Père, ainsi l'homme lui aussi, dans le Fils, naît du Père et reflue dans le Père avec le Fils, devenant un avec lui. Le Saint Esprit se répand alors dans une charité et une joie inexprimables et débordantes. Il inonde et il pénètre le fond de l'homme avec ses dons aimables.



Source :










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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Jeu 20 Juil 2017 - 16:17

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Jeudi 20 juillet 2017 : Le jeudi de la 15e semaine du temps ordinaire 


Les saints du jour (Jeudi 20 juillet 2017)


Saint Élie, Prophète, Père des Contemplatifs, guide et inspirateur
de l’Ordre du Carmel (9e s. av JC).


Saint Apollinaire de Ravenne, Évêque et Martyr, premier Évêque
de Ravenne († c. 87).


Sainte Marguerite (ou Marine) d’Antioche, Vierge, Martyre (284-305).

Saint Wulmer (ou saint Wilmer ou encore saint Wilmar), fondateur de l'abbaye
de Samer au diocèse d'Arras. 689.


Bienheureux Luigi Novarese « Apôtre des malades », Prêtre et Fondateur des :
« Ouvriers silencieux de la Croix » (SODC) et du « Centre des volontaires de la souffrance » (CVS) (1914-1984).



Prière avant la lecture

Notre Dieu, dans la première alliance, par Élie et tous les prophètes, tu as parlé à ton peuple, tu as admonesté les puissants, tu as défendu les pauvres et les faibles et tu as annoncé la venue du Messie : accorde à ton Église, par la puissance de ton Esprit saint, le don de nouveaux prophètes qui puissent annoncer avec force les exigences du Royaume et rappeler le jour de la venue glorieuse de Jésus Christ Seigneur, vivant dans les siècles des siècles.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

« Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos.

Jésus est avec nous dans le combat de notre vie et dans le combat actuel du salut du monde. Il nous propose de venir à lui. C’est dans son cœur en effet que résonnent tous nos combats et les combats de toute l’humanité ! Il ouvre une brèche dans notre enfermement en nous demandant de le suivre. Dieu avait déjà dit à Moïse : « J’ai vu, oui, j’ai vu la misère de mon peuple… Tu le feras sortir d’Égypte. » L’Égypte préfigure le dur esclavage du travail auquel était soumis Israël ! Cet esclavage est aussi le notre ! C’est un esclavage qui est aujourd’hui beaucoup plus intérieur, l’esclavage de nos passions et de nos préjugés qui sont des montagnes qui nous séparent les uns des autres. Dieu avait encore dit à Moïse : « Je sais que le roi d’Égypte ne vous laissera pas partir s’il n’y est pas forcé. » Il en est ainsi pour nous, il faut que nous soyons dans des situations extrêmes pour que nous comprenions que Dieu seul est le Maître et que c’est à lui que nous appartenons, que c’est de lui que nous recevons ce qu’il nous faut pour vivre.

"Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme."

Ce repos est le repos d’une bonne volonté accordée à la volonté de Dieu. Jésus, qui est venu nous libérer de nous mêmes nous ouvre le ciel et c’est ainsi que de la terre germe le Salut. Alors que nous n’avions plus de quoi être en communion les uns avec les autres, Jésus nous invite à le regarder ! « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, » nous dit-il. Dans ce regard de Dieu, et dans un mouvement d’adoration, nous effectuons une remise totale de nous-mêmes à Dieu. Avec lui, nous pouvons envisager de nouveau que tout est possible. Nous contemplons Jésus qui sait la douleur de son peuple. Dans le combat de chacun de nous et dans le combat de tous pour plus de justice et plus d’amour, il est là. Jésus voit la misère dans laquelle nous sommes emportés, il connaît notre cœur et lui seul y discerne le bien et le mal. C’est dans ce même acte d’amour par lequel Jésus nous aime qu’il nous sauve et qu’il glorifie le Père.

« Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »

Sur la Croix Jésus dit : « Tout est accompli. » L’unité de l’Amour de son Père et de ses frères dans son cœur est notre bonheur. Jésus nous a fait sortir de la douleur des angoisses et des souffrances : « Moi, je vous procurerai le repos. » Il nous donne de discerner là ou est le jeu du Mauvais, du Tentateur. Il nous montre où se cache l’accusateur des frères. « Je te rends grâce Père parce que tu as caché cela aux sages et aux savants. » Dans ce regard, Jésus nous donne le commandement de nous aimer les uns les autres pour être vainqueur dans la lutte ! Quand nous accueillons la Passion de Jésus qui nous sauve, nous devenons ses disciples. Des femmes et des hommes qui étaient opposés les uns contre les autres sont unit dans sa passion et dans sa Résurrection. « Prenez sur vous mon joug. » C’est le mystère de l’Église donnée aux nations. Les nations vivent dans les déchirements, elles peuvent encore trouver une espérance. « Apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur. »


Citation :
Nous demandons la grâce de tenir bon dans le Christ Jésus.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sur la virginité, 35-36 ; PL 40,416 (trad. Bouchet, Lectionnaire, p. 511)


« Devenez mes disciples ; apprenez de moi »

Je te vois, ô bon Jésus, avec les yeux de la foi que tu as ouverts en moi, je te vois criant et disant à tout le genre humain : « Venez à moi et mettez-vous à mon école. » Quelle est la leçon…, toi par qui tout a été fait…, quelle est la leçon que nous venons apprendre à ton école ? « Que je suis doux et humble de cœur. » Voilà donc à quoi se réduisent « tous les trésors de sagesse et de connaissance » cachés en toi — à apprendre cette leçon capitale : que tu es « doux et humble de cœur »

     Que ceux qui recherchent ta miséricorde et ta vérité écoutent, qu'ils viennent à toi, qu'ils apprennent de toi à être doux et humbles, en vivant pour toi et non pour eux-mêmes. Qu'il entende cela, celui qui peine et qui est chargé, qui ploie sous son fardeau jusqu'à ne pas oser lever les yeux vers le ciel, le pécheur qui se frappe la poitrine et n'approche que de loin. Qu'il entende, le centurion qui n'était pas digne que tu entres sous son toit. Qu'il entende, Zachée, le chef des publicains, quand il rend au quadruple le fruit de ses péchés. Qu'elle entende, la femme qui avait été pécheresse dans la ville et qui répandait d'autant plus de larmes à tes pieds qu'elle avait été plus éloignée de tes pas. Qu'ils entendent, les femmes de mauvaise vie et les publicains qui précèdent les scribes et les pharisiens dans le Royaume des cieux. Qu'ils entendent, les malades de toute sorte dont on t'accusait d'avoir été le convive...

     Tous ceux-là, quand ils se tournent vers toi, deviennent facilement doux et humbles devant toi, au souvenir de leur vie pleine de péchés et de ta miséricorde pleine de pardon, car « là où le péché a abondé, la grâce a surabondé ».



Source :








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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Ven 21 Juil 2017 - 12:52

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Vendredi 21 juillet 2017 : Le vendredi de la 15e semaine du temps ordinaire 


Les saints du jour (Vendredi 21 juillet)


Saint Daniel prophète

Sainte Praxède, Vierge romaine. 164.

Saint Victor de Marseille, Martyr à Marseille (✝ v. 303).

Saint Syméon le Fou (6ème s.)

Saint Arbogaste, Évêque de Strasbourg (6ème s.).

Saint Albéric Crescitelli, Prêtre, Missionnaire en Chine, Martyr († 1900).

Saint Laurent de Brindisi, Prêtre Capucin et Docteur de l'Église, nommé « Docteur apostolique » (1559-1619)


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

« En ce temps-là, un jour de sabbat, Jésus vint à passer à travers les champs de blé, ; ses disciples eurent faim et ils se mirent à arracher des épis et à les manger. »

Voyant cela, les pharisiens lui dirent : « Voilà que tes disciples font ce qu’il n’est pas permis de faire le jour du sabbat ! » Jésus répondit ; « Si vous aviez compris ce que signifie : ‘c’est la miséricorde que je veux, et non le sacrifice’, vous n’auriez pas condamné des gens qui sont sans faute. » Cette citation prophétique d’Osée donne à Jésus de « justifier » les disciples. L’Incarnation, la venue de Jésus dans la chair, l’accueil de Jésus fait par Marie, signifie que toute l’humanité entre dans un nouvel amour. Jésus, qui a révolutionné le cœur de Marie, n’a qu’un souci, que son amour bouillonne aussi dans notre cœur et que nous nous aimions les uns les autres. L’amour infini de Dieu prend tout, désormais, il brûle de son feu dans nos vies. Face au besoin humain, l’observance littérale des prescriptions sabbatiques doit céder la place à la miséricorde. La citation d’Osée est éloquente parce qu’elle nous ramène à la volonté de Dieu, à ce qui est agréable à Dieu : la miséricorde. Le plus grand désir de Jésus est que cet amour qui est l’Esprit Saint se répande dans nos vies. Jésus n’abroge pas le sabbat, mais il l’observe en se conformant à la volonté même de Dieu, lorsqu’il a fait le don du sabbat à son peuple. Cette volonté se donne le mieux dans sa miséricorde, dans l’amour réciproque, dans la compassion. L’observance du sabbat est inconciliable avec le manque de miséricorde.

"Mais il leur dit : « N’avez-vous pas lu ce que fit David, quand il eut faim, lui et ceux qui l’accompagnaient ? Il entra dans la maison de Dieu, et ils mangèrent les pains de l’offrande ; or, ni lui ni les autres n’avaient le droit d’en manger, mais seulement les prêtres.""

Ou bien encore, n’avez-vous pas lu dans la Loi que le jour du sabbat, les prêtres, dans le Temple, manquent au repos du sabbat sans commettre de faute ? C’est à partir de l’autorité de David que Jésus manifeste son autorité ! David préfigurait déjà ce renversement ! La réponse de Jésus aux pharisiens sur les épis arrachés soumet l’observance du sabbat au primat du commandement de l’amour. Il affirme que la véritable violation du sabbat est d’offenser la charité, de refuser de faire miséricorde. Il ajoute « qu’il est permis de faire une bonne action le jour du sabbat. « Si vous aviez compris ce que signifie : ‘c’est la miséricorde que je veux, et non le sacrifice’, vous n’auriez pas condamné des gens qui sont sans faute. » Nous retrouvons la même réflexion toujours adressée par Jésus aux pharisiens qui lui reprochent de partager ses repas avec des pécheurs et des publicains. En effet, jusqu’alors on offrait à Dieu des sacrifices, le Sabbat pouvait être contraignant ! Jésus annonce des temps nouveaux. Le renversement est total, c’est Dieu désormais qui vient à notre secours.

"Or, je vous le dis : il y a ici plus grand que le Temple."

Si vous aviez compris ce que signifie : Je veux la miséricorde, non le sacrifice, vous n’auriez pas condamné ceux qui n’ont pas commis de faute. En effet, le Fils de l’homme est maître du sabbat. »
L’annonce du Temple préfigure le mystère du cœur de Jésus ouvert sur la Croix d’où coulera l’eau et le sang. La Pâque est préfigurée, et désormais, l’humanité de Marie va faire corps en Jésus pour une toute nouvelle relation d’amour avec Dieu et avec les frères. « Il y a ici plus grand que le Temple, » dit Jésus. L’amour infini de Dieu prend corps dans l’Agneau pascal, dans la chair du Christ offerte et dans son sang répandu, versé pour nous. Nous sommes désormais invités au banquet des noces de l’Agneau où l’époux lui-même s’offre en nourriture. « Comment rendrais-je au Seigneur tout le bien qu’il m’a fait ? J’élèverai la coupe du salut et j’invoquerai le nom de Seigneur. » Ce sera pour vous un mémorial. Nous le faisons désormais dans chaque Eucharistie : Élever la coupe du salut ! Cette coupe remplie de toute la douleur du monde est plongée dans le cœur du Christ qui a porté toute la douleur du monde. Cette coupe de « malédiction » est transformée en coupe de bénédiction et elle devient le Don de la vie. Nous sommes au Christ et le Christ est à Dieu : « Le temple véritable c’est le Christ, » et à la suite du Christ, chacun de nos cœurs. Que rendrai-je au Seigneur pour cet amour infini ? Ce n’est plus l’homme qui fait des sacrifices à Dieu, c’est Dieu qui se « sacrifie », qui fait de lui, pour nous, une offrande sacrée. Le sablier se retourne. Quand le feu de l’Amour de Dieu prend tout dans notre vie, nous sommes les enfants du Dieu vivant qui vivent en Église. Face à cette communauté nouvelle on pourra s’exclamer :  Voyez comme ils s’aiment !



Citation :
Nous demandons à Jésus la grâce d’entrer dans l’amour infini de Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Origène (v. 185-253), prêtre et théologien
Homélies sur le livre des Nombres, n° 23 (trad. Sr Isabelle de la Source, Lire la Bible, t. 2, p. 87)


« Le Fils de l'homme est maître du sabbat »

Le sabbat a été institué comme un jour sacré ; tous les saints et tous les justes doivent célébrer le sabbat... Voyons donc en quoi consiste pour le chrétien l'observance du sabbat : le jour du sabbat, il ne faut accomplir aucune œuvre d'ici-bas ; il faut s'abstenir de toutes les œuvres terrestres, ne rien faire qui relève de ce monde, s'adonner aux œuvres spirituelles, venir à l'église, être attentif à la lecture de l'Écriture et aux explications qu'on en donne, penser aux choses du ciel, s'occuper de l'espérance de la vie future, avoir devant les yeux le jugement à venir, méditer, non les réalités visibles et présentes, mais les réalités futures et invisibles.

     Les juifs aussi doivent observer tout cela. Et chez eux, les forgerons, les maçons, tous les travailleurs manuels restent sans rien faire le jour du sabbat. Mais en ce jour, les lecteurs qui proclament la Sainte Écriture, les docteurs qui expliquent la Loi de Dieu, n'interrompent pas leurs fonctions et cependant ils ne profanent pas le sabbat. Mon Seigneur lui-même l'a reconnu : « N'avez-vous pas lu, leur dit-il, que les prêtres dans le Temple manquent au repos du sabbat sans commettre aucune faute ? » C'est donc celui qui s'abstient des œuvres de ce monde et se rend libre pour les activités spirituelles, c'est celui-là qui offre le sacrifice du sabbat et sanctifie le sabbat comme un jour de fête...

     Pendant le sabbat, chacun reste dans sa demeure et n'en sort pas. Quelle est donc cette demeure de l'âme spirituelle ? Cette demeure, c'est la justice, la vérité, la sagesse, la sainteté ; tout cela, c'est le Christ, lui, la demeure de l'âme. De cette demeure, il ne faut pas sortir, si l'on veut garder le vrai sabbat et célébrer par des sacrifices ce jour de fête, selon la parole du Seigneur : « Celui qui demeure en moi, moi aussi je demeure en lui » (Jn 15,5).



Source :









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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Sam 22 Juil 2017 - 4:51

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Samedi 22 juillet 2017 : Fête de Sainte Marie-Madeleine, Pénitente, disciple du Christ,
appelée l’Apôtre des apôtres (1er s.)
 Voir aussi :
Sainte Marie-Madeleine, pénitente, surnommée la pécheresse de l'Evangile. Ier siècle. 
Pour approfondir :  
22 juillet Sainte Marie-Madeleine (de Magdala)  


Les saints du jour (Samedi 22 juillet)


Saint Wandrille, Abbé à Fontenelle (✝ 668).

Sts Anne, Lucie, André et Marie martyrs en Chine (1900)

Bienheureuse María Inés Teresa du Très Saint Sacrement, vierge
et Fondatrice (1904-1981)..



Prière avant la lecture

Seigneur Notre Dieu, c’est à Marie Madeleine que Ton Fils Bien-Aimé a confié la première annonce de la Joie Pascale ; accorde-nous, à sa Prière et à son exemple, la grâce d’annoncer Le Christ Ressuscité et de la contempler un jour dans la Gloire. Lui qui vit et règne dans les siècles des siècles.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

"Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ; c’était encore les ténèbres. Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau."

Marie Madeleine se tenait près du tombeau, au-dehors, tout en pleurs. Et en pleurant, elle se pencha vers le tombeau. Elle aperçoit deux anges vêtus de blanc, assis l’un à la tête et l’autre aux pieds, à l’endroit où avait reposé le corps de Jésus. Ils lui demandent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? » Elle leur répond : « On a enlevé mon Seigneur, et je ne sais pas où on l’a déposé. » Marie-Madeleine s’est attachée à Jésus de tout son être. Au lendemain de la grande épreuve de la Croix, Marie Madeleine continue à chercher Jésus. Avant de le rencontrer, elle avait essayé de combler son cœur de toutes sortes de manières, et elle s’était trompée de chemin. Quand elle rencontre Jésus, Il lui révèle le véritable Amour. C’est ce que cherchait son cœur. Jésus est passé par la Croix, elle y est passée avec lui. Il était devenu sa vie et sa vie est maintenant crucifiée. Nous sommes devant l’expérience de la mort et de la résurrection de Jésus. Marie Madeleine est triste, elle pleure. Lorsqu’elle arrive au tombeau, sa tristesse se transforme au cauchemar car le corps de Jésus n’y est plus. Sa douleur est accentuée par l’ignorance du lieu où se trouve Jésus, il fait encore sombre, la pierre a été enlevée, et le tombeau est vide. Marie Madeleine se penche vers l’intérieur et elle aperçoit deux anges, mais ce n’est pas Jésus ! Marie-Madeleine est le modèle de la persévérance dans notre vie spirituelle. Dans son cheminement, elle nous donne de rechercher le Dieu vivant.

"Ayant dit cela, elle se retourna ; elle aperçoit Jésus qui se tenait là, mais elle ne savait pas que c’était Jésus."

Jésus lui dit : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Le prenant pour le jardinier, elle lui répond : « Si c’est toi qui l’as emporté, dis-moi où tu l’as déposé, et moi, j’irai le prendre. » Jésus lui dit alors : « Marie ! » S’étant retournée, elle lui dit en hébreu : « Rabbouni ! », c’est-à-dire : Maître. Jésus reprend : « Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père. Va trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. » Jésus vient lui-même sans se faire reconnaître, elle ne le reconnaît pas. Il l’appelle par son Nom : « Marie ! » À cet instant, la joie, le bonheur, la paix refluent dans son cœur et dans son corps. Elle veut le saisir. Une joie immense la comble et l’illumine : « J’ai vu le Seigneur, et voilà ce qu’Il m’a dit ! » Avec les yeux et les oreilles de la foi, son cœur peut bondir de joie. Elle devient, après Marie la Mère de Jésus, le modèle de ceux qui cherchent Dieu. « Entraîne-moi, nous courrons, » dit le Cantique des cantiques. Dieu veut être le tout de notre vie. Il faudra progressivement que toutes les médiations s’effacent pour que nous nous trouvions face à face avec le Dieu vivant.

"Marie Madeleine s’en va donc annoncer aux disciples : « J’ai vu le Seigneur ! », et elle raconta ce qu’il lui avait dit. »

Alors se réveille l’ardeur du cœur de Marie Madeleine, plus encore qu’elle était au premier jour. Après être passée par des nuits d’orages, par toutes sortes d’épreuves, elle est réveillée. Jésus est réaliste, il ne nous laisse pas seuls pour combattre le malin, le monde, et notre propre égoïsme. Marie Madeleine est réveillée dans un immense amour. Elle a retrouvé Celui que son cœur aime. Elle ne le lâchera plus, il est devenu plus intime à elle-même qu’elle n’est intime à elle-même. Il rejoint l’origine de sa vie, l’origine même de son bonheur. Elle en est devenue sa messagère. Mystère de notre humanité que Jésus a épousée. Cette humanité tissée dans le sein de Marie, a pris place à l’Ascension, au sein même de la Trinité sainte. Le Verbe de Dieu a assumé toute chair humaine, Jésus entraîne notre humanité vers le Père. Nous sommes en chemin, nous demandons aujourd’hui la persévérance. Mystérieusement, dans l’humanité tissée dans le sein de Marie, Jésus est Dieu, « Dieu né de Dieu, Lumière née de la Lumière. » Créateur du ciel et de la terre, et Il est notre Dieu, le Dieu d’amour, le Dieu qui nous sauve.


Citation :
Nous demandons la grâce de cheminer vers Dieu, d’entrer dans le Mystère de la Résurrection de Jésus.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Romanos le Mélode (?-v. 560), compositeur d'hymnes
Hymne 40 (trad. SC 128, p. 397s rev.)


Marie Madeleine, envoyée annoncer la résurrection

Celui qui sonde les cœurs et les reins (Ps 7,10), sachant que Marie reconnaîtrait sa voix, appelait son agneau en vrai pasteur (Jn 10,4) disant : « Marie ! » Elle dit aussitôt : « Oui, c'est bien mon bon pasteur qui m'appelle pour me compter désormais avec les quatre-vingt-dix-neuf brebis (Lc 15,4). Je vois derrière lui des légions de saints, des armées de justes... Je sais bien qui il est, celui qui m'appelle ; je l'avais dit, c'est mon Seigneur, c'est celui qui offre aux hommes déchus la résurrection ».

     Emportée par la ferveur de l'amour, la jeune femme voulut saisir celui qui remplit toute la création... Mais le Créateur...l'éleva vers le monde divin en disant :  Ne me touche pas ; me prendrais-tu seulement pour un mortel ? Je suis Dieu, ne me touche pas... Lève là-haut tes yeux et regarde le monde céleste ; c'est là que tu dois me chercher. Car je monte vers mon Père, que je n'ai pas quitté. J'ai toujours été en même temps que lui, je partage son trône, je reçois le même honneur, moi qui offre aux hommes déchus la résurrection.

     « Que ta langue désormais proclame ces choses et les explique aux fils du Royaume qui attendent que je m'éveille, moi, le Vivant. Va vite, Marie, rassemble mes disciples. J'ai en toi une trompette à la voix puissante ; sonne un chant de paix aux oreilles craintives de mes amis cachés, éveille-les tous comme d'un sommeil, afin qu'ils viennent à ma rencontre. Va dire : 'L'époux s'est éveillé, sortant de la tombe. Apôtres, chassez la tristesse mortelle, car il s'est levé, celui qui offre aux hommes déchus la résurrection' »...

     Marie s'exclame : « Tout d'un coup mon deuil s'est changé en liesse, tout m'est devenu joie et allégresse. Je n'hésite pas à le dire : j'ai reçu la même gloire que Moïse (Ex 33,18s). J'ai vu, oui, j'ai vu, non sur la montagne, mais dans le sépulcre, voilé non par la nuée, mais par un corps, le maître des êtres incorporels et des nuées, leur maître hier, maintenant et à jamais. Il m'a dit : 'Marie, hâte-toi ! Comme une colombe portant un rameau d'olivier, va annoncer la bonne nouvelle aux descendants de Noé (Gn 8,11). Dis-leur que la mort est détruite et qu'il est ressuscité, celui qui offre aux hommes déchus la résurrection' »



Source :










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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Dim 23 Juil 2017 - 3:33

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Dimanche 23 juillet 2017 : Seizième dimanche du temps ordinaire


Les saints du jour (Dimanche 23 juillet)


Saint Ézéchiel Fils de Buzi, prêtre de Jérusalem, Ancien Testament (5ème s. av JC.)
Pour approfondir : Livre d'Ezéchiel Chapitre 1

Saint Jean Cassien, Moine, Prêtre, Docteur de l’Église et Fondateur de 2 Communautés Monastiques à Marseille († 435) Voir aussi : Saint Jean Cassien, ermite en Egypte, puis prêtre, fondateur de l'abbaye Saint-Victor à Marseille. 433.

Sainte Brigitte de Suède, veuve, Fondatrice de l'Ordre du Saint-Sauveur, Co-Patronne de l'Europe (1303-1373). Voir aussi : Les Révélations de Sainte Brigitte et Prière.

Saint Apollinaire de Ravenne Premier évêque de Ravenne (2ème s.)

Bienheureux Martyrs de Daimiel, Martyrs de la guerre civile espagnole (✝ 1936).


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

"Il leur proposa une autre parabole : « Le royaume des Cieux est comparable à un homme qui a semé du bon grain dans son champ.

Or, pendant que les gens dormaient, son ennemi survint ; il sema de l’ivraie au milieu du blé et s’en alla. Quand la tige poussa et produisit l’épi, alors l’ivraie apparut aussi. Les serviteurs du maître vinrent lui dire : “Seigneur, n’est-ce pas du bon grain que tu as semé dans ton champ ? D’où vient donc qu’il y a de l’ivraie ?” Il leur dit : “C’est un ennemi qui a fait cela.” Les serviteurs lui disent : “Veux-tu donc que nous allions l’enlever ?” Il répond : “Non, en enlevant l’ivraie, vous risquez d’arracher le blé en même temps. Il y a de l’ivraie dans le champ du Seigneur de l’univers ! Ce n’est pas lui qui l’a semée. Jésus est venu semer la Parole de Dieu, il dit à propos de l’ivraie : « C’est un ennemi qui a fait cela. » Mais comment a-t-il pu faire cela ? Parce que « les gens dormaient. » Ils auraient fallu une vigilance, car l’ennemi fait vite, et s’en va. La mauvaise graine va pousser sans lui, dans la bonne terre préparée pour le bon grain. La mauvaise herbe ressemble au bon blé tant que l’herbe est verte. Il en est de même dans la terre de notre cœur. L’ennemi sème ses graines d’égoïsme, de tristesse. C’est après un certain temps que nous constatons le désastre des germes de mort. L’ivraie a déjà produit ses épis quand on peut la reconnaître. Jésus nous dit de patienter jusqu’à la moisson car Dieu patiente jusqu’au jugement. Il nous donne le temps de la conversion. C’est une invitation au discernement que nous donne l’Esprit Saint.

Il leur proposa une autre parabole : « Le royaume des Cieux est comparable à une graine de moutarde qu’un homme a prise et qu’il a semée dans son champ.

C’est la plus petite de toutes les semences, mais, quand elle a poussé, elle dépasse les autres plantes potagères et devient un arbre, si bien que les oiseaux du ciel viennent et font leurs nids dans ses branches. » Le Royaume de Dieu pousse de lui-même dit la parabole du grain de moutarde. Cette croissance s’impose à tous et Jésus ne cesse de contempler l’action du Père. Il nous faut considérer la longue transformation de notre vie. Il nous faut l’admirer et la respecter. S’aimer et se respecter en ne faisant que ce qui convient dans nos efforts de perfection, permet de nous laisser toucher par la Bonté de Dieu qui nous attend. Nous avons à accueillir la transformation qui nous est donnée. Répondre à l’appel de Dieu, c’est recevoir simplement ce qui nous est donné, recevoir la Bonté de Dieu. Cette graine de moutarde aux aspects si petits a des effets si grands ! Elle devient « un arbre sur lequel les oiseaux font leurs nids. » Elle produit la joie des enfants qui s’émerveillent devant la nature. Jésus est un admirable pédagogue. Il nous donne une invitation à la foi et à la confiance devant la vie qui nous est donnée. Il veut la croissance de notre vie et de notre être dans la communauté pour l’édification de son Royaume.

« Il leur dit une autre parabole : « Le royaume des Cieux est comparable au levain qu’une femme a pris et qu’elle a enfoui dans trois mesures de farine, jusqu’à ce que toute la pâte ait levé. »

Une bonne ménagère sait qu’il ne faut pas beaucoup de levain pour que le gâteau ou le pain lève. Ainsi, cette troisième parabole décrit l’action du levain qui fait lever la pâte et lui donne sa forme définitive. Dieu nous invite à nous laisser transformer par la grâce pour devenir véritablement nous-même. L’Esprit Saint vient au secours de notre faiblesse, il intervient en nous par des cris inexprimables. Dieu, qui voit le fond des cœurs, connaît les intentions de l’Esprit : il sait qu’en intervenant pour les fidèles, l’Esprit veut ce que Dieu veut. » Pour édifier un monde plus humain, nous nous référons à l’Esprit Saint qui nous fait entrer dans la bienveillance de Dieu. Dieu nous aime tellement et avec un tel respect qu’il suffit simplement que nous nous mettions dans son souffle d’Amour. Ce que Jésus nous dit sous forme de parabole, est si respectueux de notre être. Tout vient de Dieu, tout est pour lui, notre faiblesse humaine devient une force quand elle est mue par l’Esprit Saint. Nous pouvons alors devenir débordants de bonté et de miséricorde en nous laissant conduire par l’Esprit Saint.


Citation :
Nous demandons la grâce de l’Esprit Saint pour faire grandir en nous la vie.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Homélie attribuée à saint Macaire d'Égypte (?-390), moine
Homélies spirituelles, n° 51 (trad. Bellefontaine 1984, coll. Spi. Or. 40, p.367 rev.)


« C'est un ennemi qui a fait cela »

Je vous écris, frères bien-aimés, pour que vous sachiez que depuis le jour où Adam a été créé jusqu'à la fin du monde, le Malin fera la guerre aux saints sans se donner de repos (Ap 13,7)... Ils sont cependant peu nombreux, ceux qui se rendent comptent que le ravageur des âmes cohabite avec eux dans leur corps, tout près de l'âme. Ils sont dans la tribulation, et il n'y a personne sur terre pour les réconforter. C'est pourquoi, ils regardent vers le ciel et y placent leur attente, afin d'en recevoir quelque chose au-dedans d'eux-mêmes. Et par cette force, et grâce à cette armure de l'Esprit (Ep 6,13), ils vaincront. C'est du ciel, en effet, qu'ils reçoivent une force, qui demeure cachée aux yeux de la chair. Tant qu'ils chercheront Dieu de tout leur cœur, la force de Dieu vient secrètement à leur aide à tout moment... C'est précisément parce qu'ils touchent du doigt leur faiblesse, parce qu'ils sont incapables de vaincre, qu'ils sollicitent ardemment l'armure de Dieu, et ainsi revêtus de l'équipement de l'Esprit pour le combat (Ep 6,13), ils deviennent victorieux...

     Sachez donc, frères bien-aimés, qu'en tous ceux qui ont préparé leur âme à devenir une bonne terre pour la semence céleste, l'ennemi se hâte de semer son ivraie... Sachez aussi que ceux qui ne cherchent pas le Seigneur de tout leur cœur ne sont pas tentés par Satan de façon aussi évidente ; c'est plutôt en cachette plus par des ruses qu'il essaie...de les écarter loin de Dieu.

     Mais maintenant, frères, prenez courage et ne craignez rien. Ne vous laissez pas effrayer par des imaginations suscitées par l'ennemi. Dans la prière, ne vous livrez pas à une agitation confuse, en multipliant des cris déplacés, mais accueillez la grâce du Seigneur dans la contrition et le repentir... Prenez courage, réconfortez-vous, tenez bon, souciez-vous de vos âmes, persévérez avec zèle dans la prière... Car tous ceux qui cherchent Dieu en vérité recevront une force divine en leur âme, et en recevant cette onction céleste, tous ceux-là sentiront en eux-mêmes le goût et la douceur du monde à venir. Que la paix du Seigneur, celle qui a été avec tous les saints pères et les a gardés de toute tentation, demeure aussi avec vous.



Source :









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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Lun 24 Juil 2017 - 2:55

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Lundi 24 juillet 2017 : Le lundi de la 16e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Lundi 24 juillet)


Sainte Christine de Rome (ou de Bolsena), vierge et martyre († c. 300).
Voir aussi :
Sainte Christine, vierge et martyre. 300.
Pour approfondir : Récit des visions de l'Enfer, du Purgatoire, et du Ciel

Sainte Euphrasie, Vierge († c. 412). 

Saints Boris et Gleb, Princes Russes, fils de Saint Vladimir,
grand prince de Kiev (+ 1015)


Sainte Kinga (Cunégonde), Reine de Pologne, vierge, Sœur de l'Ordre de Sainte Claire (1234-1293)

Saint Charbel Makhlouf, Ermite, Prêtre et Moine Maronite, Patron du Liban (1828-1898) 
Pour approfondir : 24 juillet Saint Charbel Makhlouf

Bienheureux Cristóbal de Santa Catalina, Prêtre et fondateur de la Congrégation :
Sœurs hospitalières de Jésus Nazaréen) (1638-1690)



Prière avant la lecture

Dieu, infiniment Saint et glorifié dans tes Saints, qui as inspiré au Saint Moine et Ermite Charbel de vivre et de mourir dans une parfaite ressemblance avec Jésus, lui accordant la force de se détacher du monde afin de faire triompher, dans son ermitage, l'héroїsme des vertus Monastiques : la Pauvreté, l'Obéissance et la Chasteté, nous te supplions de nous accorder la grâce de t'aimer et de te servir à son exemple.
Seigneur Tout-Puissant, qui a manifesté le pouvoir de l'intercession de Saint Charbel par de nombreux miracles et faveurs, accorde-nous la grâce que nous implorons par son intercession. Amen.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

"Quelques-uns des scribes et des pharisiens lui adressèrent la parole : « Maître, nous voudrions voir un signe venant de toi. »

Jésus ne repousse pas les signes, mais il refuse le genre de signe que demande « cette génération. » Jésus promet et donne son signe à lui, la véritable certitude, Jésus lui-même, la personne de Jésus, dans sa parole et dans l’ensemble de sa personnalité, tel est le signe pour toutes les générations. C’est une réponse très profonde dont il nous faut sans cesse reprendre la méditation. « Qui m’a vu a vu le Père, » affirme Jésus à Philippe qui demandait : « Montre-nous le Père. » « Cette génération » qui réclame un signe risque de se trouver dans un cercle « vicieux » ! Quand un nouveau signe sera donné, il faudra encore en redemander un autre, et encore un autre, alors qu’il faudrait poser un acte de foi. Nous sommes comme ces scribes et ces pharisiens, nous avons du mal à poser un véritable acte de foi ! Marie, la mère de Jésus a cru, elle n’est jamais revenue sur sa décision de foi ! Nous aussi nous vivons de foi, mais c’est progressivement que la foi se fortifie. Quand la lumière de la foi s’éclipse dans la nuit, et que nous sommes dans l’épreuve, il nous faut croire. Cette foi dans l’amour que Dieu nous donne est la foi qui nous fait marcher envers et contre tout, surtout dans les difficultés. Mais quand la lumière s’éclipse et que nous redemandons encore un signe, nous entrons dans une contestation sans espérance.

« Il leur répondit : « Cette génération mauvaise et adultère réclame un signe, mais, en fait de signe, il ne lui sera donné que le signe du prophète Jonas.

En effet, comme Jonas est resté dans le ventre du monstre marin trois jours et trois nuits, le Fils de l’homme restera de même au cœur de la terre trois jours et trois nuits. Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront en même temps que cette génération, et ils la condamneront ; en effet, ils se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas, et il y a ici bien plus que Jonas. Se convertir, signifie de ne pas vivre comme le monde vit, de ne pas faire tout ce que tout le monde fait, de ne pas se sentir justifié en accomplissant des actions ambiguës ou mauvaises, par le fait que les autres font de même. Nous voulons voir et ainsi acquérir la certitude. Mais c’est dans le Fils que le Père s’est rendu visible, voir Jésus dans la foi est la réponse. En lui, nous recevons le signe, la réalité qui se démontre d’elle-même. C’est le signe extraordinaire de la présence de Jésus en toutes les générations, cette force de sa personne qui attire toute l’humanité. Nous voulons avancer en regardant Jésus, le maître du combat pour la Vérité, dans un cœur à cœur avec lui, dans la nuit de la foi. Nous nous trouvons dans des situations ou nous sommes à bout et nous n’en pouvons plus. C’est le moment où Dieu, en Jésus crucifié, nous donne la victoire. Il nous faut tenir bon jusqu’au bout, dans la joie d’avoir un Maître comme Jésus. Quand nous sommes dans l’angoisse et que nous ne savons plus où regarder, dans la souffrance ou dans l’agonie, nous regardons vers Jésus et nous sommes sauvés. Nous faisons corps avec lui, il vit en nous et nous remportons la victoire.

"Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que cette génération, et elle la condamnera ; en effet, elle est venue des extrémités de la terre pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici bien plus que Salomon.

Voir Jésus dans la foi, apprendre à le voir, est un recommencement toujours à faire de nouveau. C’est là, le Signe qu’il nous faut redécouvrir sans cesse. Voir Jésus, le contempler dans ses paroles inépuisables, dans les mystères de la nativité, dans le mystère de la vie cachée, dans les mystères de la vie publique, dans le mystère pascal, dans les sacrements, dans l’histoire de l’Église. Nous regardons Marie qui a prononcé le nom de Jésus avec tant d’amour. Nous écoutons l’Apôtre nous dire avec force : « Au nom de Jésus Christ, que tout être vivant tombe à genoux, au ciel, sur terre et dans l’abîme. » Il nous faut entretenir l’espérance dans notre vie car Jésus a gagné le combat pour l’humanité entière, Il nous a sauvé sur la Croix. Notre vie spirituelle est souvent dans la bourrasque, notre pauvre nacelle est bien bousculée ! Nous voulons rester fermement enracinés dans le cœur de Jésus, tenir bon dans le combat quand l’adversaire veut cribler notre maison de toutes parts. Nous suivons le Dieu vivant sans baisser les bras car c’est le moment de la victoire.


Citation :
Nous demandons la grâce contempler Jésus le Sauveur du monde.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Rupert de Deutz (v. 1075-1130), moine bénédictin
De la Trinité et de ses œuvres, 42, 4 ; PL 167, 1130 (trad. Sr Isabelle de la Source, Lire la Bible, t. 4, p.122)


« Il y a ici bien plus que Salomon »

Le prophète Nathan s'étant concerté avec Bethsabée, ils ont plaidé tous deux leur projet devant le vieillard, le sage roi David qui allait mourir (1R 1). C'est alors que Salomon dont le nom signifie « seigneur pacifique » a reçu l'onction royale. Puis tout le peuple est remonté à sa suite ; la foule jouait du cor et se livrait à une joie si grande que les clameurs faisaient vibrer la terre, car le roi avait déclaré : « C'est Salomon que j'institue comme roi sur Israël et sur Juda » (v. 35.40). Cette intronisation préfigure sans aucun doute le mystère dont parle Daniel : « Tandis que le tribunal siégeait et que les livres étaient ouverts voici venant avec les nuées comme un Fils d'homme. Il parvint jusqu'au vieillard et on le fit avancer devant lui. Il lui fut donné domination, gloire et royauté » (Dn 7,10-14).

     C'est donc à l'initiative d'un prophète que Salomon est établi roi, comme c'est en accomplissant les prophéties dans leur sens spirituel que le Christ, Fils de Dieu, est reconnu Roi pacifique, Roi de la gloire du Père, attirant tout à lui. Salomon est devenu roi du vivant de son père, comme le Christ est établi roi par Dieu le Père qui ne peut mourir. Oui, assurément, il le fait roi, « héritier de toutes choses »(He 1,2), celui qui ne meurt pas et ne mourra jamais. Et, chose admirable et unique, le Christ, héritier d'un Père toujours vivant et ne devant jamais mourir, est mort, lui, une fois pour toutes ; il est revenu à la vie et ne connaîtra plus jamais la mort.

     Alors Salomon « s'assit sur la mule du roi » (1R 1,38). Bien mieux c'est sur le trône de son Père, c'est-à-dire sur toute l'Église..., « au-dessus des principautés et des puissances, des trônes et des dominations » (Ep 1,21), que le Christ est assis maintenant « à la droite de la Majesté dans les cieux » (He 1,3). Voilà pourquoi toute la multitude monte à sa suite, peuple qui chante et se réjouit. Et la terre frémit de leurs clameurs. Nous aussi nous avons entendu la grande joie de ceux qui proclamaient cette gloire, c'est-à-dire l'allégresse des apôtres parlant les langues de tous (Ac 2) puisque « par toute la terre a retenti le son de leurs voix » et que « leurs paroles sont allées jusqu'aux confins du monde » (Ps 18,5).



Source :










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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Mar 25 Juil 2017 - 2:33

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Mardi 25 juillet 2017 : Fête de saint Jacques (le majeur), apôtre
Voir aussi :
Saint Jacques le Majeur, Apôtre, surnommé " Enfant du tonnerre ".
Ier siècle.
Pour approfondir : 25 juillet Saint Jacques le Majeur


Les saints du jour (Mardi 25 juillet)


Saint Christophe, Martyr en Lycie (3ème s.).
Pour approfondir :
PRIÈRES À SAINT CHRISTOPHE

Sainte Olympiade Veuve, diaconese à Constantinople (+ v. 410)

Sainte Glossinde, Abbesse à Metz (✝ 609). 

Bienheureux Ángel Darío Acosta Zurita, Prêtre et Martyr (1908-1931).

BBx José Luis Palacio Muñiz et 3 compagnons, martyrs († 1936)


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

Alors la mère des fils de Zébédée s’approcha de Jésus avec ses fils Jacques et Jean, et elle se prosterna pour lui faire une demande. Jésus lui dit : « Que veux-tu ? » Elle répondit : « Ordonne que mes deux fils que voici siègent, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche, dans ton Royaume.

L’Apôtre Saint Jacques, à la prière de sa mère, veut être près de Jésus ! Abandonnant ses biens, sa maison et ses filets de pêche, il suit Jésus. Il a entendu le message de Jésus annonçant son Royaume, et offrant la vie éternelle. La mère des deux frères demande à Jésus quelque chose de bon pour ses fils, mais cela reste au niveau des aspirations humaines. Cependant, la réalité merveilleuse du Royaume est annoncée ! L’appel de Jacques est une libre initiative de Jésus qui lui donne l’aide nécessaire pour y répondre. Viendra ensuite pour Jacques l’engagement qui se manifeste dans la réponse de Jésus, l’ouverture à la configuration au Christ Jésus qui appelle. Jésus transforme cette demande en un appel, dans le « pouvez-vous, » adressé aux deux frères Jésus énonce qu’il Lui faut d’abord aller à Jérusalem, souffrir et mourir pour ressusciter dans le Royaume. Les Apôtres, avant d’entrer dans le Royaume, vivront la Passion de Jésus. Pour partager sa part, il nous faut partager son chemin, il nous faut partager sa vie. C’est ainsi que s’annonce la place que nous occuperons près de Jésus.

"Jésus répondit : « Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire ? » Ils lui disent : « Nous le pouvons. »

Il leur dit : « Ma coupe, vous la boirez ; quant à siéger à ma droite et à ma gauche, ce n’est pas à moi de l’accorder ; il y a ceux pour qui cela est préparé par mon Père. » Jésus ne rompt pas le dialogue avec la mère et les frères, au contraire, il interroge les fils en les mettant en avant. Jésus clarifie la situation en s’adressant à eux directement : « Pouvez-vous boire à la coupe que je vais boire ? » La lumière est faite après la réponse large et généreuse des deux frères : « Nous le pouvons. » « Ma coupe, dit Jésus, vous y boirez. » Boire à la coupe est une évocation de la future coupe eucharistique. C’est une expression de la solidarité entre Jésus et ses disciples, une manifestation du chemin pascal que devra suivre le disciple à la suite de son maître. Le « oui » généreux de Jacques et de Jean va devenir un véritable « amen » qui assume la faiblesse et la fragilité des disciples. Nous pouvons obtenir la gloire que nous propose Jésus en acceptant d’abord la Croix. La réponse de Jésus met l’accent sur l’importance d’accepter de boire à la même « coupe » que lui. Il nous faut être prêts à donner notre vie pour l’amour de Dieu en nous consacrant au service de nos frères, avec la même attitude miséricordieuse que Lui. En suivant Jésus, nous nous donnons entièrement à lui, avec confiance.

« Les dix autres, qui avaient entendu, s’indignèrent contre les deux frères. Jésus les appela et dit : « Vous le savez : les chefs des nations les commandent en maîtres, et les grands font sentir leur pouvoir. Parmi vous, il ne devra pas en être ainsi : celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur ; et celui qui veut être parmi vous le premier sera votre esclave.

Ainsi, le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude. » Boire à la coupe de Jésus, c’est être très proche de lui : « Ma coupe, vous y boirez, » et vous pourrez entrer dans une glorification étonnante, la victoire de l’Amour, dans son épanouissement total. Jésus nous demande si nous voulons le suivre dans l’amour par lequel il va vous sauver, et en même temps glorifier le Père. Nous sommes dans la barque de l’Église qui vogue en pleine mer, affrontée à la tempête. Nous tenons bon parce que Jésus est là, vivant en nous sa Passion et sa Résurrection. Suivre Jésus, exige une grande humilité. Depuis le baptême, nous avons été appelés à être ses témoins pour transformer le monde. Soumis à nos limites, à nos péchés, nous commençons à boire la coupe d’amertume de Jésus. « À tout moment, nous subissons l’épreuve, mais nous ne sommes pas écrasés, dira Jacques. » Dans notre vie, la puissance de l’Amour infini de Dieu s’exerce par de petits ajustements à son cœur qui s’imposent toujours si nous voulons le suivre. Les dix suivront le même chemin, eux aussi en buvant à la même coupe, pleinement.


Citation :
Nous demandons la grâce de comprendre que nous sommes appelés à partager la Vie du Seigneur Jésus !


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Eusèbe de Césarée (v. 265-340), évêque, théologien, historien
Histoire ecclésiastique, II, 3, 9 ; SC 31 (trad. SC p. 54s rev.)


Le martyre de saint Jacques, apôtre

C'était sans doute grâce à une force et à une aide du ciel que la doctrine du salut, comme un rayon de soleil, a éclairé soudainement toute la terre. En effet, suivant les divines Écritures, la voix des évangélistes et des apôtres a retenti sur toute la terre : « leurs paroles jusqu'aux limites du monde » (Ps 18,5). Et vraiment dans chaque ville, dans chaque village, comme dans une aire pleine de blé, des Églises fortes de milliers d'hommes se sont constituées en masse, remplies de fidèles...

     Mais sous le règne de l'empereur Claude, « le roi Hérode se mit à maltraiter certains membres de l'Église ; c'est ainsi qu'il a fait périr Jacques, frère de Jean, par le glaive » (Ac 12,1-2). Concernant Jacques, Clément [d'Alexandrie] rapporte un récit digne de mémoire tel qu'il le tenait de la tradition de ses prédécesseurs : celui qui l'avait amené au tribunal a été ému en le voyant donner son témoignage, et il a confessé que lui aussi était chrétien. Tous deux, dit-il, ont été amenés ensemble au supplice, et le long du chemin, celui-ci a demandé à Jacques de lui pardonner. Jacques a réfléchi un instant et il l'a embrassé en disant : « Que la paix soit avec toi ! » Et ainsi tous deux ont été décapités en même temps.

     Alors, dit la sainte Écriture, voyant que ce qu'il avait fait par la mort de Jacques avait plu à certains, Hérode s'est attaqué également à Pierre et l'a jeté en prison. Il a failli le faire mourir aussi. Mais, grâce à une manifestation divine, un ange s'est présenté à l'apôtre pendant la nuit et l'a délivré miraculeusement de ses liens ; il a été relâché pour le ministère de la prédication (Ac 12,4-17).



Source :









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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Mer 26 Juil 2017 - 15:06

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Mercredi 26 juillet 2017 : Le mercredi de la 16e semaine du temps ordinaire


Fête de Sainte Anne et Saint Joachim, mère et père de la Vierge Marie.
Sainte Anne est la patronne de la province de Québec et de la Bretagne...

Voir aussi :
Sainte Anne et saint Joachim, parents de Notre Dame la très sainte Vierge Marie. Ier siècle. Pour approfondir : 26 juillet Saints Anne et Joachim


Les saints du jour (Mercredi 26 juillet)


Sainte Parascève de Rome (2ème s.)

Saint Georges Preca, Prêtre et Fondateur de la Société de la Doctrine Chrétienne  (✝ 1962).

Bienheureux Titus Brandsma, Prêtre, Carme, Martyr (1881-1942). 


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

"Mais vous, heureux vos yeux puisqu’ils voient, et vos oreilles puisqu’elles entendent !"

Anne et Joachim, les parents de Marie, sont avec leur fille la dernière préparation à la venue de Jésus. Nous voulons entrer dans cette préparation. « À vous, il est donné de connaître les mystères du Royaume des cieux. » Cette parole de l’Évangile s’adresse bien à chacun de nous, parce que nous connaissons Marie, la mère de Jésus. Dans la première lecture reprise par le Sage, nous regardons bon nombre de patriarches vertueux et généreux. Anne et Joachim sont de ceux là. Ils nous sont donnés aujourd’hui pour notre édification. La Parole de Dieu nous a déjà donné la généalogie de Jésus ! Il y a là beaucoup de brisures, de ruptures, de désastres, des lieux douloureux et difficiles dans cette généalogie. Mais tout reprend sens dans le mystère de Marie. À la fois tout l’univers s’y préparait, et au cœur de l’univers, l’homme et la femme dans leur mystère. C’est l’histoire de l’humanité à la fois glorieuse et douloureuse, en vue de la venue de la petite Marie, la mère de Jésus. Sainte Anne et saint Joachim n’étaient pas immaculés, ils étaient pécheurs, tout comme nous. Nous nous émerveillons devant l’homme et la femme donnés par Dieu dans leur mystère. Le point culminant de la création sera la venue de Marie qui sera la mère de Jésus.

"heureux vos yeux parce qu’ils voient, et vos oreilles parce qu’elles entendent !"

En fêtant sainte Anne et saint Joachim nous contemplons la manière dont Dieu conduit chacune de nos vies. Nous chantons l’harmonie merveilleuse de la nature et de la grâce. Des l’origine, le diable mêle le mensonge à la vérité en lui donnant l’apparence du bien pour mieux nous tromper et nous briser. Nous prions que Dieu guérisse les brisures et les déchirures de l’humanité. En fêtant Sainte Anne et saint Joachim, nous contemplons l’histoire à la fois glorieuse et douloureuse de l’humanité, à cause de son péché. Dieu respecte profondément les lois de la nature. Il est d’une liberté totale par rapport à ces lois, et il est souverainement libre de tous les conditionnements de la nature. Dieu prépare d’une manière admirable la venue de son Fils. Tout l’univers matériel prépare cette venue de Jésus. Quand nous célébrons l’Eucharistie, tout est récapitulé dans le Christ, nous sommes pris dans le Christ avec Marie sa mère. En participant au mystère pascal, nous recevons comment Dieu se donne à nous, « nos yeux sont heureux », « nos oreilles jubilent de ce qu’elles entendent ». En effet, Jésus, qui est venu pour chacun d’entre nous, nous place au cœur du mystère de la régénération de l’humanité avec Marie l’Immaculée. L’Esprit Saint est à l’œuvre dés l’origine.

"entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu."

L’Esprit Saint qui est à l’œuvre dés l’origine, est à l’œuvre dans la conception de la Vierge Marie. Si Dieu respecte profondément l’univers et les lois de la nature qu’il crée, et s’il est souverainement respectueux et libre des conditionnements de la nature humaine, il réalise des merveilles. Marie, dans son mystère d’Immaculée, est totalement prise dans le mystère de la Rédemption du Christ Jésus. L’harmonie de l’univers, tel que Dieu la veut, va être redonnée avec le mystère de Jésus et de Marie. Pour le comprendre, il nous donne la parabole de la bonne terre. Nous avons la grâce de connaître Marie, pleine de grâce, la mère de Jésus qui donne naissance à l’unique Bon Grain. Avec lui nous entrons dans un discernement pour une vie étonnante, vécue sous le regard de Dieu. Nous prions que Dieu guérisse nos brisures et nos déchirures pour que nous chantions l’harmonie merveilleuse de tout ce que Dieu fait. Jésus est venu pour chacun d’entre nous, pour tout récapituler dans le Christ. Il nous faut attendre le moment favorable, patienter pour sortir des ténèbres. En fêtant sainte Anne et saint Joachim nous contemplons la manière dont Dieu conduit l’univers.


Citation :
Nous rendons grâce à Dieu pour Anne et Joachim, les parents de la Vierge Marie.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église
Homélie sur Lazare, 2 (trad. En Calcat rev.)


« Celui qui a des oreilles, qu'il entende ! »

Un semeur est sorti semer son grain, et une partie est tombée le long du chemin, une autre sur la bonne terre. Trois parts ont été perdues, une seule a fructifié. Mais le semeur n'a pas cessé de cultiver son champ ; il lui suffit qu'une partie soit conservée pour ne pas abandonner ses travaux. En ce moment, il est impossible que le grain que je lance au milieu d'un auditoire si nombreux ne germe pas. Si tous n'écoutent pas, un tiers écoutera ; si ce n'est pas un tiers, ce sera la dixième partie ; si même la dixième partie n'écoutait pas, pourvu qu'un seul membre de cette nombreuse assemblée écoute, je ne cesserai pas de parler.

     Ce n'est pas peu de chose que le salut même d'une seule brebis. Le Bon Pasteur a laissé les quatre-vingt-dix-neuf autres pour courir après la brebis qui s'était égarée (Lc 15,4). Je ne pourrais jamais mépriser qui que ce soit. Même s'il n'y en a qu'un, c'est toujours un homme, cet être si cher à Dieu. Même si c'est un esclave, je ne le dédaignerai pas, car je cherche, non la condition sociale, mais la valeur personnelle, non la puissance ou la servitude, mais un homme. Même s'il n'y en a qu'un, c'est toujours l'homme, celui pour qui le soleil, l'air, les sources et la mer ont été créés, les prophètes envoyés, la Loi donnée. Il est toujours cet être pour qui le Fils unique de Dieu s'est fait homme. Mon Maître a été immolé, son sang a été versé pour l'homme, et j'oserais mépriser qui que ce soit ?…

     Non, je ne cesserai pas de semer la parole, même si personne ne m'écoutait. Je suis médecin, j'offre mes remèdes. Je dois enseigner, ordre m'a été donné d'instruire, car il est écrit : « Je t'ai établi comme sentinelle sur la maison d'Israël » (Ez 3,17).



Source :










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Dernière édition par Lumen le Lun 4 Sep 2017 - 21:40, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Jeu 27 Juil 2017 - 17:10

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Jeudi 27 juillet 2017 : Le mercredi de la 16e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Jeudi 27 juillet)


des Sept Saints Dormants d'Éphèse, frères, martyrs (+ vers 250) 
Voir aussi :
Les sept dormants d'Ephèse, frères, martyrs. 250. 

Saint Pantaléon, Médecin, martyr († v. 303)
Voir aussi :
Saint Pantaléon, médecin, martyr à Nicomédie. 303. 

Saint Siméon Stylite l'Ancien Ascète en Syrie (+ 459)

Saint Clément d'Ochrid, Archevêque, 1er Évêque de Bulgarie, Apôtre des Bulgares (+ 916). 

Bse Marie de la Passion Tarallo, Mystique, Religieuse italienne de l'institut 
des Sœurs Crucifiées Adoratrices de l'Eucharistie (1866-1912).


Bienheureux martyrs de la guerre civile espagnole prêtres et
religieux martyrs de la guerre civile espagnole (+ 1936)
 


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



Première lecture : « En présence de tout le peuple, le Seigneur descendra sur la montagne du Sinaï »...

Lecture du livre de l’Exode
Le troisième mois qui suivit la sortie d’Égypte, jour pour jour, les fils d’Israël arrivèrent dans le désert du Sinaï.    C’est en partant de Rephidim qu’ils arrivèrent dans ce désert,et ils y établirent leur camp juste en face de la montagne. Le Seign...

Cantique (Dn 3, 52, 53, 54, 55, 56)

Refrain psalmique : (Dn 3, 52)
À toi, louange et gloire éternellement ! Béni sois-tu, Seigneur, Dieu de nos pères : R/Béni soit le nom très saint de ta gloire : R/Béni sois-tu dans ton saint temple de gloire : R/Béni sois-tu sur le trône de ton règne : R/Bén...

Évangile : « À vous il est donné de connaître les mystères du royaume des Cieux, mais ce n’est pas ...

Acclamation :

Alléluia. Alléluia. Tu es béni, Père,Seigneur du ciel et de la terre,
tu as révélé aux tout-petits les mystères du Royaume !
Alléluia. (cf. Mt 11, 25)
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu ...





Homélie :

"Les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent : « Pourquoi leur parles-tu en paraboles ? » Il leur répondit : « À vous il est donné de connaître les mystères du royaume des Cieux, mais ce n’est pas donné à ceux-là. »"

À celui qui a, on donnera, et il sera dans l’abondance ; à celui qui n’a pas, on enlèvera même ce qu’il a.
Le Mystère du Royaume des cieux, c’est la venue inouïe de Jésus en notre chair humaine. Toute l’humanité est invitée à entrer en relation avec Jésus. Nous pouvons vivre déjà ce mystère de l’Amour de Jésus et de Marie. La réalité de cet immense Amour demeure toujours à découvrir plus avant. Jésus nous donne de nous ouvrir plus encore à la dimension mystérieuse de notre vie qui prend corps dans le mystère du Nouvel Adam et de la nouvelle Eve. Nous demandons un cœur en éveil, capable de recevoir Dieu pleinement, capable d’entrer dans une nouvelle alliance avec Lui. Jésus annonce le Royaume de Dieu en parabole. « Bâtir le Royaume, » c’est le reconnaître au milieu de nous ! C’est ce qui nous est donné à vivre qui rend grâce à Dieu. Notre vie rendra gloire plus encore si nous restons unis à Jésus. Il nous faut apprendre de Lui à vivre en « homme » « debout » pour bâtir le Royaume de Dieu dans la résurrection du Christ.


"Si je leur parle en paraboles, c’est parce qu’ils regardent sans regarder, et qu’ils écoutent sans écouter ni comprendre." 

Ainsi s’accomplit pour eux la prophétie d’Isaïe : Vous aurez beau écouter, vous ne comprendrez pas. Vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas. Le cœur de ce peuple s’est alourdi : ils sont devenus durs d’oreille, ils se sont bouché les yeux, de peur que leurs yeux ne voient, que leurs oreilles n’entendent, que leur cœur ne comprenne, qu’ils ne se convertissent, – et moi, je les guérirai. « Pourquoi leur parles-tu en paraboles, » demandent les disciples. Et Jésus répond en faisant une distinction entre eux et la foule. Les disciples, se sont déjà décidés pour lui, il peut parler du Royaume de Dieu ouvertement. En revanche, il doit l’annoncer aux autres en paraboles pour stimuler leur décision, la conversion de leur cœur. En effet, les paraboles, du fait de leur nature, requièrent un effort d’interprétation, interpellent l’intelligence, mais aussi la liberté. Lorsque Dieu commence à se révéler, à se laisser connaître, il nous révèle son projet d’alliance avec nous. Notre cœur doit être rejoint par la Présence de Dieu. L’Évangile, la bonne nouvelle de la liberté de l’Amour, implique une réponse libre et volontaire. Dieu nous invite à le rejoindre dans son mystère d’Amour. Tout ce qui nous est donné à vivre par Dieu se vit dans son amour. Tout cela se redonne dans une vie fraternelle, Dieu se trouve ainsi dans notre vie.

"Mais vous, heureux vos yeux puisqu’ils voient, et vos oreilles puisqu’elles entendent !"

Amen, je vous le dis : beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu. Nous nous servons de tout ce qui est donné pour y discerner les signes de Dieu. Alors, toute notre vie est parsemée de merveilles ! « Merveille que je suis, merveilles que tes œuvres ». Il n’y a rien de ce qui nous est donné qui empêcherait notre cœur d’aimer. Jésus dit : « Heureux vos yeux, parce qu’ils voient ». L’annonce du Royaume retentit dans le cœur de chacun. En devenant l’un de nous, Jésus s’inscrit dans toutes les générations. Il se laisse toucher, il se laisse voir, il se laisse entendre. La réalité se maintient ainsi mystérieusement dans une histoire, car il y a eu un commencement, une transformation qui se révèle gracieuse. Il nous est offert de marcher dans une nouvelle réalité, d’entrer dans l’alliance. Oui heureux ceux qui entendent aussi bien avant, pendant, qu’après la présence selon la chair de Jésus. Il va faire une œuvre tout intérieure, la maison bâtie sur le roc : le Christ. Notre lumière quotidienne est le Royaume de l’Amour déjà là. Pleins d’espérance, nous pouvons exulter et nous pouvons chanter en demeurant dans la Foi.


Citation :
Nous rendons grâce à Dieu pour la parole qui nous est donnée, elle est notre espérance.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source : 





Saint Pierre Chrysologue (v. 406-450), évêque de Ravenne, docteur de l'Église 
 Sermon 147 ; PL 52, 594-596 (trad. Orval)


« Beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez »

Dès que Dieu a vu le monde bouleversé par la crainte, il a mis en œuvre son amour pour le rappeler à lui, sa grâce pour l'inviter, son affection pour l'embrasser. Lors du déluge... il appelle Noé à engendrer un monde nouveau, l'encourage par de douces paroles, lui donne sa confiance familière, l'instruit avec bonté sur le présent et le console par sa grâce au sujet de l'avenir... Il prend part à son labeur et enferme dans l'arche le germe du monde entier, pour que l'amour de son alliance bannisse la crainte... 

Ensuite Dieu appelle Abraham du milieu des nations, il magnifie son nom et le fait père des croyants. Il l'accompagne en chemin, le protège à l'étranger, le comble de richesses, l'honore de victoires, l'assure de ses promesses, l'arrache aux injustices, le console dans son hospitalité et l'émerveille par une naissance inespérée afin que attiré par la grande douceur de l'amour divin, il apprenne à... adorer Dieu en l'aimant et non plus en tremblant. 

Plus tard Dieu console par des rêves Jacob en fuite. À son retour, il le provoque au combat et, dans la lutte, il l'étreint dans ses bras afin qu'il aime le père des combats et ne le craigne plus. Puis il appelle Moïse et lui parle avec l'amour d'un père pour l'inviter à délivrer son peuple. 

Dans tous ces événements, la flamme de la charité divine a embrasé le cœur des hommes..., et ceux-ci, l'âme blessée, ont commencé à désirer voir Dieu avec leurs yeux de chair... L'amour n'admet pas ne pas voir ce qu'il aime. Tous les saints n'ont-ils pas considéré comme peu de chose tout ce qu'ils obtenaient tant qu'ils ne voyaient pas Dieu ? ... Que personne donc ne pense que Dieu a eu tort de venir aux hommes par un homme. Il a pris chair parmi nous pour être vu de nous.



Source :










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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Ven 28 Juil 2017 - 16:26

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Vendredi 28 juillet 2017 : Le vendredi de la 16e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Vendredi 28 juillet)


Saints Nazaire et Celse, Martyrs († vers 56) 

Saint Samson, Évêque de Dol en Bretagne (490-565). 
Voir aussi :
Saint Samson (1/2), évêque de Dol-de-Bretagne, confesseur. vers 565.
Saint Samson (2/2), évêque de Dol-de-Bretagne, confesseur. vers 565.

Sainte Irène de Cappadoce (9ème s.).
Voir aussi :
28 juillet Sainte Irène de Cappadoce (Chrysosvalante) 

Saint Melchor Garcia Sanpedro, Évêque dominicain et martyr († 1858)

Saint Pedro Poveda Castroverde, Prêtre et martyr (1874-1936) 

Sainte Alphonsine de l'Immaculée Conception, (Anne Muttathupadathu),
Vierge, Clarisse (1910-1946).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. 
" Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

Vous donc, écoutez ce que veut dire la parabole du semeur.

Quand quelqu’un entend la parole du Royaume sans la comprendre, le Mauvais survient et s’empare de ce qui est semé dans son cœur : celui-là, c’est le terrain ensemencé au bord du chemin. Jésus s’adresse à la foule avec la parabole du Semeur. Il s’identifie au semeur qui sème la bonne semence de la Parole de Dieu. Il se rend compte des différents effets obtenus par cette annonce. L’homme qui a reçu la semence dans la bonne terre est celui qui reçoit le don de Dieu en plénitude. Cette semence semée en chacun de nous, c’est le Verbe de Dieu. Il nous est donné pour que le Christ prenne toute sa place en nous. Nous sommes le corps du Christ. L’homme qui a reçu la semence dans la bonne terre, c’est l’homme, « homme et femme, » créés à l’image de Dieu, qui entend la parole et qui en vit. Alors il porte un fruit qui est l’amour surabondant du cœur de Dieu qui prend cœur. L’amour de Dieu passe par notre cœur pour aimer dans un débordement qui va transformer le monde qui est autour de nous. Les obstacles à cette parole sont commentés par Jésus lui-même. Ce sont toutes les différentes façons de ne pas recevoir la parole de Dieu.

Celui qui a reçu la semence sur un sol pierreux, c’est celui qui entend la Parole et la reçoit aussitôt avec joie ; mais il n’a pas de racines en lui, il est l’homme d’un moment : quand vient la détresse ou la persécution à cause de la Parole, il trébuche aussitôt.

Celui qui a reçu la semence dans les ronces, c’est celui qui entend la Parole ; mais le souci du monde et la séduction de la richesse étouffent la Parole, qui ne donne pas de fruit. Celui qui a reçu la semence dans les ronces est celui dont les soucis du monde et les séductions de la richesse sont trop importants dans sa vie. Qui va vaincre ces ronces sinon l’amour de Dieu qui va mettre à jour ce monde de mensonge. Alors la bonne terre donnera un bon fruit. Le manque de racines ne donnera pas un bon fruit sinon dans l’amour surabondant de Dieu. Cette bonne terre en attente va alors développer les racines pour porter du fruit ! Cela sera encore par le débordement de l’amour de Dieu en nous. Quand viendra la persécution, ce sera l’amour qui nous aidera à nous élever pour dépasser l’épreuve. C’est la Résurrection de Jésus qui roulera la pierre de notre tombeau par la force de l’amour de Dieu.

Celui qui a reçu la semence dans la bonne terre, c’est celui qui entend la Parole et la comprend : il porte du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un. »

Demandons à Dieu de nous donner la grâce, les capacités, de recevoir sa Parole, de l’écouter et de la mettre en pratique. Donnons à Dieu la place qui lui revient, la première place dans notre cœur. Que la Vierge Marie nous aide à être « la bonne terre » où la semence puisse porter beaucoup de fruit. C’est à partir de l’amour de Dieu que notre vie prend tout son sens. Quand la parole de Dieu arrive à la profondeur de notre vie, elle rejete tout ce qui empêche l’amour infini de Dieu d’y prendre corps. Nous sommes un peuple de bienheureux en marche. L’amour de Dieu aboutit dans notre cœur pour y faire sa demeure. La Parole de Dieu, Jésus lui-même en sa personne, cache en même temps qu’il révèle sa divinité, sous le signe de l’humanité. Dieu ne nous oblige pas à croire en lui, mais il nous attire à lui par la vérité et la bonté de son Fils incarné. L’amour infini de Dieu respecte toujours notre liberté.


Citation :
Nous demandons la grâce de demeurer dans cet amour surabondant de Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source : 





Saint Césaire d'Arles (470-543), moine et évêque 
 Sermons au peuple, n° 7, 1 (trad. cf SC 175, p.338s)


Recevoir la Parole dans la bonne terre

Que le Christ vous aide, frères très chers, à toujours accueillir la lecture de la parole de Dieu avec un cœur avide et assoiffé ; ainsi votre obéissance très fidèle vous remplira de joie spirituelle. Mais si vous voulez que les saintes Écritures aient pour vous de la douceur et que les préceptes divins vous profitent autant qu'il le faut, soustrayez-vous pendant quelques heures à vos préoccupations matérielles. Relisez dans vos maisons les paroles de Dieu, consacrez-vous entièrement à sa miséricorde. Ainsi vous réussirez à réaliser en vous ce qui est écrit de l'homme bienheureux : « Il méditera jour et nuit la loi du Seigneur » (Ps 1,2) et aussi : « Heureux ceux qui scrutent ses commandements, ceux qui le cherchent de tout leur cœur » (Ps 118,2).

     Les commerçants ne cherchent pas à faire des bénéfices sur une seule marchandise mais sur plusieurs. Les cultivateurs cherchent un meilleur rendement en semant différentes sortes de semences. Vous qui cherchez des bénéfices spirituels, ne vous contentez pas seulement d'entendre les textes sacrés à l'église. Lisez les textes sacrés à la maison ; quand les jours sont courts, profitez des longues soirées. Et ainsi vous pourrez amasser un froment spirituel dans le grenier de votre cœur et ranger dans le trésor de vos âmes les perles précieuses des Écritures.



Source :










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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Sam 29 Juil 2017 - 6:21

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Samedi 29 juillet 2017 : Le samedi de la 16e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Samedi 29 juillet)


Sainte Marthe, Vierge, Disciple de Jésus, sœur de Lazare et de Marie-Madeleine († vers l'an 81). 
Voir aussi :
Sainte Marthe, vierge, hôtesse de Notre Seigneur Jésus-Christ. 84.

Saint Lazare, disciple de Jésus, frère de Marthe et Marie-Madeleine,
Ressuscité par Jésus(Ier s.).

Voir aussi :
Saint Lazare de Béthanie, Ier évêque de Marseille et martyr. Ier siècle. 

Saint Callinique de Gangres (3e. s) 

Saint Loup de Troyes Evêque (+ 478)

Saint Guillaume Pinchon évêque (+ 1234) 

Bienheureux Lucio Martínez Mancebo et 6 compagnons
Prêtres et religieux o.p. et martyrs († 29 juillet 1936)


Bienheureux Urbain II, Pape (157ème) de 1088 à 1099 (✝ 1099).


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. 
" Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

"Beaucoup de Juifs étaient venus réconforter Marthe et Marie au sujet de leur frère.

Lorsque Marthe apprit l’arrivée de Jésus, elle partit à sa rencontre, tandis que Marie restait assise à la maison. Marthe dit à Jésus : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. Mais maintenant encore, je le sais, tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. » Jésus n’a pas ignoré la souffrance de ces deux femmes dont le cœur est meurtri ! Il a osé un malentendu, le mystère de son silence, « pour que les disciples croient. » Marthe est confrontée au mystère de la mort de son frère Lazare : « Seigneur, si tu avais été là, dit-elle ! » Jésus est demeuré là ou il était, et trois jours plus tard, il s’est mis en route. Marthe croyaient, tout comme beaucoup de Juifs, en la résurrection des morts au dernier jour. Cette parole nous prépare à célébrer la victoire de l’Amour infini de Dieu sur la mort. « Jésus aime Marthe et sa sœur, ainsi que Lazare. » Dieu aime notre humanité concrètement, son amour n’est jamais vague, il est de toujours à toujours. Ces lieux d’enfantement à une Vie nouvelle sont un grand mystère, avec lequel nous avons beaucoup de difficultés, et nous cherchons à les fuir.

Jésus lui dit : « Ton frère ressuscitera. » Marthe reprit : « Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection, au dernier jour. »

Marthe, selon ce qu’elle a entendu des Pharisiens, dit à Jésus : « Je sais qu’il ressuscitera lors de la résurrection, » mais il faudra attendre jusqu’au dernier jour. Jésus reprend : « Je suis la résurrection et la vie. » Tout cela est recouvert par le voile du mystère : « Celui qui croit en moi, même s’il meurt vivra, » dit Jésus. Marthe ne comprend pas encore que Jésus vient pour sauver l’humanité, la ressusciter, la remettre enfin debout. Marthe dans son deuil se disait : « Il est trop tard, » il aurait fallu que Jésus fût présent avant la mort, qu’il intercède. Quand Jésus lui parle de résurrection, elle dit « plus tard, » et renvoie tout à la fin du monde. Jésus l’aurait voulue tout ardente dans sa foi, et accueillant déjà en Lui toute vie et toute résurrection. Il trouve notre foi encore bien timide. Certes, nous croyons que notre corps ressuscitera ! « Nous savons, » comme Marthe. Mais Jésus voudrait que notre regard s’attache à Lui, et que dès aujourd’hui nous trouvions en Lui la force de ressusciter. Ce dont nous vivons et ce que nous expérimenterons, la vie nouvelle et la résurrection de notre corps, sont déjà en Lui, prêtes à être reçues et chantées :"Je suis la résurrection et la vie ; crois-tu cela ?" la vie de Jésus sera manifestée dans notre chair mortelle.

"Jésus lui dit : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? »

Elle répondit : « Oui, Seigneur, je le crois : tu es le Christ, le Fils de Dieu, tu es celui qui vient dans le monde. » Nous avons donné notre vie à Jésus et il s’agit de croire et d’aimer, il s’agit de tout attendre de lui. Aujourd’hui, par la foi, nous pouvons rejoindre Jésus dans son mystère de Résurrection et puiser en Lui la vie éternelle. Par la foi, nous pouvons vivre au présent ce que nous vivrons dans le futur. L’extraordinaire profession de foi de Marthe : « Je crois que tu es le Christ, » ressemble à celle de Pierre : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. » Jésus le vivant délivre Lazare de la mort, il « cria d’une voix forte : "Lazare, viens dehors ! » Marthe doit nous aider à réintégrer notre cœur, le lieu de notre amour. Si notre amour est vrai, nous vivrons au lieu de notre amour. Si nous vivons dans notre amour plus qu’en nous-mêmes, nous vivons d’abord en ceux que nous aimons, la résurrection de Jésus est à l’œuvre.


Citation :
Nous demandons à Sainte Marthe de prier pour que nous vivions avec elle du Christ Ressuscité et que nous demeurions en lui.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source : 






« Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi ne mourra jamais »

Le récit de la résurrection de Lazare est un évangile dont le but est de nous présenter Jésus comme vainqueur de la mort. Jésus, le Vivant, plus fort que la mort. Jésus, capable même de réveiller un mort de quatre jours. Le sommet de notre page d’Évangile est sans doute dans cette affirmation : « Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi ne mourra jamais ». Ainsi, il nous est dit que par la foi, nous pouvons prendre part à la victoire de Jésus sur la mort. C’est d’ailleurs le but clairement avoué par Jésus : « Père, je te rends grâce parce que tu m’as exaucé…si j’ai parlé, c’est pour cette foule qui est autour de moi, afin qu’ils croient que tu m’as envoyé. »

Que Dieu soit le vainqueur de la mort, cette idée avait déjà fait du chemin dans l’ancien Testament. Dans son apocalypse, Isaïe attend de Dieu qu’il fasse disparaître la mort à tout jamais, qu’il essuie les pleurs sur les visages (Is 25, 8.). Dans le même sens, le livre de Daniel prévoit que les morts se réveilleront pour la vie ou pour la mort éternelle (Dn 12, 2). Mais c’est surtout la vision d’Ézéchiel entendue en première lecture sur les ossements desséchés qui nous intéresse car elle apporte le plus à notre propos. Le prophète comprend que ces ossements représentent le moral du peuple qui est au plus bas. Les gens disent : « Notre espérance est détruite, c’en est fait de nous ». Alors la promesse de Dieu leur est adressée : « Je vais ouvrir vos tombeaux et je vous en ferai sortir... Je mettrai en vous mon esprit, et vous vivrez ». Cette image magnifique est celle du rétablissement d’Israël après la catastrophe de l’exil en Babylone. En clair, c’est une image du peuple d’Israël qui recommence à espérer après l’exil. Plus qu’une annonce de la résurrection des corps, cette image est signe de la « résurrection du cœur ».
Il est certain que l’histoire de Lazare a été écrite dans le même sens pour nous dire à peu près ceci : il y a une résurrection du corps mais il y a aussi une résurrection du cœur. La résurrection du corps aura lieu « au dernier jour ». Mais la résurrection du cœur peut se produire chaque jour !

« Moi je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même si il meurt, vivra ; et tout homme qui vit et qui croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? » Elle répondit : « oui Seigneur, tu es le Messie, je le crois ; tu es le Fils de Dieu, celui qui vient dans le monde ». Ayant dit cela, elle s’en alla appeler sa sœur Marie, et lui dit tout bas : « Le Maître est là, il t’appelle. »

Aujourd’hui Dieu se propose à nous. Il veut faire alliance avec chacun personnellement. C’est une alliance d’amour. La foi est proposée ; elle est ce qui dispose à entrer dans l’alliance. Et la récompense promise, c’est la vie éternelle au-delà du dernier jour et l’espérance certaine déjà ici et maintenant d’être uni à Dieu en toutes choses.

L’histoire de Lazare devrait être entendue comme le son anticipé des cloches de Pâques. Elle est une hymne à l’espérance. Alors que d’ordinaire les paroles d’encouragement laissent derrière elles le même terrain qu’elles ont trouvé, ici, le fait d’appeler Jésus, comme le firent les sœurs de Lazare, change tout : le mort retrouve la vie, le désespoir s’efface et fait place à l’espérance. Ce retournement radical a été rendu possible par la présence de Jésus et par le consentement dans la foi à son action.

Seigneur, Tu es de Dieu de la vie, le Dieu des vivants. Tu poses des signes extraordinaires pour nous disposer à la foi. Je veux te prier pour tous ceux qui désespèrent et qui sont incapables de prier. Je veux te prier pour tous les Lazare enfouis dans la nuit de la tombe. Il faut faire quelque chose pour eux. On ne peut pas les laisser ainsi. Que leur cœur ressuscite ! Seigneur, Rien ne t’est impossible.



Source :














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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Dim 30 Juil 2017 - 2:35

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

"Le royaume des Cieux est comparable à un trésor caché dans un champ ; l’homme qui l’a découvert le cache de nouveau. Dans sa joie, il va vendre tout ce qu’il possède, et il achète ce champ."

La rencontre de Dieu est un bonheur caché au plus intime de notre être, mais nous ne savons pas le trouver. Trois paraboles nous orientent pour désirer ce bonheur qui vient de Dieu. « Donne à ton serviteur un cœur attentif pour qu’il sache discerner le bien », disait déjà Salomon préoccupé par l’essentiel, il demande la sagesse pour y parvenir. Le bonheur du Royaume de Dieu est la valeur sans pareille. Nous cherchons tous le bonheur et nous ne le trouvons pas, car nos pas s’égarent. En effet, le Royaume des Cieux est au milieu de nous, non seulement il n’a pas de prix, mais il vaut plus que toutes les richesses de la terre.

"Ou encore : Le royaume des Cieux est comparable à un négociant qui recherche des perles fines. Ayant trouvé une perle de grande valeur, il va vendre tout ce qu’il possède, et il achète la perle."

La perle la plus précieuse est la conscience que le Royaume est un don gratuit de Dieu ! « Ceux qu’il a justifiés, Dieu leur a donné sa gloire. » L’homme doit dépasser les biens « apparents » pour chercher et discerner la présence de Dieu dans sa vie quotidienne et dans les sacrements de l’Eglise. Nous sommes invités à vivre une vie spirituelle authentique ou l’amour du prochain a une place de choix. Pour cela, nous avons besoin de la Parole de Dieu et des Sacrements, nous découvrirons ainsi dans notre vie, la présence bienveillante et agissante de Dieu et le don de son amour sans cesse offert.

" Le royaume des Cieux est encore comparable à un filet que l’on jette dans la mer, et qui ramène toutes sortes de poissons. Quand il est plein, on le tire sur le rivage, on s’assied, on ramasse dans des paniers ce qui est bon, et on rejette ce qui ne vaut rien."

Ainsi en sera-t-il à la fin du monde : les anges sortiront pour séparer les méchants du milieu des justes et les jetteront dans la fournaise : là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. » « Avez-vous compris tout cela ? » Ils lui répondent : « Oui ». Jésus ajouta : « C’est pourquoi tout scribe devenu disciple du royaume des Cieux est comparable à un maître de maison qui tire de son trésor du neuf et de l’ancien. » La troisième parabole est comme l’image de notre vie, elle est la découverte de cet aboutissement. Le filet jeté dans la mer est « rempli » des choix déterminants que nous avons vécus. Notre bonheur est de découvrir qu’ils ont été faits dans l’Amour de Jésus. Sur le rivage de notre quotidien sera rassembler ce qui est bon. Jésus ajouta : « C’est ainsi que tout scribe devenu disciple du Royaume des cieux est comparable à un maître de maison qui tire de son trésor du neuf et de l’ancien. » Le don gratuit de Dieu, c’est son Royaume en nous !


Citation :
Nous demandons à Dieu la grâce de ne pas rechercher les richesses, mais de discerner en toutes choses ce qui est bien.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Thomas d'Aquin (1225-1274), théologien dominicain, docteur de l'Église
Homélie sur le Credo (trad. bréviaire 33e samedi ; rev.)


« Le Royaume des cieux est comparable à un trésor »

Il est logique que la fin de tous nos désirs, c'est-à-dire la vie éternelle, soit indiquée à la fin de tout ce qui nous est donné à croire dans le Credo avec ces paroles : « La vie éternelle. Amen »... Dans la vie éternelle, il y a l'union de l'homme avec Dieu..., la louange parfaite..., et le rassasiement parfait de nos désirs, car chaque bienheureux y possédera encore plus qu'il ne désirait et n'espérait. En cette vie personne ne peut combler son désir ; jamais rien de créé ne pourra rassasier le désir de l'homme. Dieu seul rassasie, et à l'infini. C'est pourquoi nous ne nous reposons qu'en Dieu, comme le dit saint Augustin : « Tu nous as faits pour toi, Seigneur, et notre cœur est sans repos jusqu'à ce qu'il se repose en toi ».

     Puisque dans la patrie les saints posséderont Dieu parfaitement, il est évident que non seulement leur désir sera rassasié mais qu'en outre il débordera de gloire. C'est pourquoi le Seigneur dit : « Entre dans la joie de ton Seigneur » (Mt 25,21). Et saint Augustin dit à ce propos : « Ce n'est pas toute la joie qui entrera en ceux qui se réjouissent, mais ceux qui se réjouissent entreront tout entiers dans la joie. » On dit dans un psaume : « Je serai rassasié lorsque se manifestera ta gloire » (62,3), et dans un autre : « Il comble de biens ton désir » (Ps 37,4)... Car si l'on désire les délices, c'est là que se trouvera la délectation suprême et parfaite, parce qu'elle consistera dans le souverain bien qui est Dieu lui-même : « À ta droite, délices éternelles » (Ps 15,11).



Source :










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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Lun 31 Juil 2017 - 1:27

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

« A quoi pouvons-nous comparer le règne de Dieu ? »

En faisant de ses auditeurs les complices de son questionnement, c’est nous tous que le Christ veut impliquer dans une réflexion sur le royaume : à quoi donc le comparer ? Nous prions souvent le Père en lui disant : « que ton règne vienne », mais qu’appelons-nous réellement de nos vœux par ces paroles ?

Définir le royaume de Dieu par des concepts est une chose bien difficile ; Jésus sait que nous ne pouvons saisir toute la profondeur des réalités divines à partir de nos seuls concepts de la terre. Il choisit donc de les exprimer par des images, des paraboles : ici, la croissance d’une plante et la germination d’une graine.

Ainsi pouvons-nous percevoir que le règne de Dieu, s’il trouvera son accomplissement total au Ciel, est déjà commencé sur la terre, comme un grain qui perce le sol, comme une plante qui se développe. Mais nous saisissons également que ce règne n’est pas seulement une réalité à percevoir : il est un événement à vivre – et, plus encore : une relation à vivre.

Car le règne que le Christ annonce, c’est en fait lui-même ; il est la présence de Dieu en personne, il est le salut en personne, il est le chemin, la vérité et la vie. Il est la résurrection, la consolation, le sens ultime de l’existence. Il est le vrai bonheur, le Prince de la paix, le Soleil de justice.

Le règne de Dieu, c’est la personne de Jésus-Christ.


* * *

C’est ainsi que nous pouvons aborder les paraboles du royaume. La graine de moutarde, d’abord si petite,c’est le Christ lui-même. C’est le Verbe éternel qui se fait petit, quand il prend chair de la Vierge Marie. Le Tout-puissant devient le plus faible, et toute sa vie sera choix de la petitesse : depuis l’agenouillement pour laver les pieds de ses disciples jusqu’à l’abaissement ultime de la croix.

Cet abaissement du grain qui meurt en terre permettra la germination d’un fruit nouveau. C’est ce que le Seigneur vient de nous dire dans la parabole de la graine de moutarde : « quand on la sème en terre, elle est la plus petite de toutes les semences du monde. Mais quand on l’a semée, elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères ».


* * *

Oui, le Fils de Dieu, par son incarnation et sa passion, dépasse toutes les plantes potagères, c’est-à-dire qu’il dépasse toutes les nourritures que notre monde peut nous apporter, car lui seul peut nous rassasier vraiment. Nous pourrions trouver tous les biens de la terre succulents, le Christ les dépasse largement ! Nous le savons, mais il est nécessaire d’en reprendre fréquemment conscience, car la séduction des fruits de la terre peut nous faire oublier le fruit bien plus sublime qu’est le règne de Dieu.

La graine de moutarde, l’abaissement du Christ, devient un arbre qui « étend de longues branches », dit encore la parabole ; des branches étendues qui ne sont pas sans nous faire penser aux bras de la croix.

L’art chrétien ne manquera d’ailleurs pas de représenter la croix du Christ comme un arbre aux grandes branches. On peut penser à la magnifique mosaïque de la basilique Saint-Clément de Rome. On peut aussi voir, ici au Laus, un écho à cette représentation dans la chapelle du Précieux-Sang. En ce lieu où repose la croix sur laquelle le Crucifié apparut cinq fois à Benoîte, les vitraux présentent une végétation luxuriante ; c’est un clin d’œil au métier de botanistes des constructeurs de cette chapelle, mais c’est aussi sans doute un écho à la croix source de vie, la croix qui déploie ses branches sur le monde entier : elle est le plus grand de tous les arbres de la terre.

Sur les branches de la croix, « les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid », dit encore le Christ. Les oiseaux du ciel peuvent nous faire penser à la vie du Paradis, la vie des saints : à l’ombre de la croix, nous sommes appelés à avancer en sainteté, à « faire notre nid » dans le Christ.

Pas d’autre nid pour nous que l’ombre de la croix. Il existe bien des nids douillets que nous cherchons, souvent légitimement, à nous construire avec soin : nid d’un amour conjugal, nid d’un foyer familial, nid d’une maison ou d’un appartement que nous aménageons pour nous y sentir bien. Tous ces nids sont précieux, mais ils sont toujours provisoires.

Ils nous appellent donc à reconnaître le seul nid qui fonde tous les autres et qui n’aura pas de fin : le nid des oiseaux du ciel, nid de la sainteté où nous sommes appelés à résider pour l’éternité. Et ce nid, c’est à l’ombre de la croix qu’il nous faut l’installer. « Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit », dira le Christ à ses disciples.

Mais ce nid n’est pas à attendre passivement pour la vie du Ciel, après notre pèlerinage terrestre. La
première parabole nous renvoie au quotidien de notre existence, quand le Christ enseigne : « il en est du règne de Dieu comme d’un homme qui jette le grain dans son champ : nuit et jour, qu’il dorme ou qu’il se lève, la semence germe et grandit, il ne sait comment ». Le Christ est le règne de Dieu à l’œuvre dans nos vies, que nous dormions ou que nous nous levions. Il n’attend pas que nous soyons dans un état particulier de conscience pour agir en nous et entre nous.

Souvent, nous faisons trop dépendre l’agir de Dieu de notre état de conscience ; et nous mesurons la
vérité d’une prière à partir de notre concentration, de notre éveil ; alors que le Christ agit efficacement, que l’on dorme ou que l’on sommeille.

Cette parabole nous invite donc à d’abord penser le règne de Dieu comme une pure grâce, et non comme le fruit de nos petits efforts. Nous avons sans doute encore à nous convertir à cette réalité : tout est donné par grâce. Souvent, nous ne sommes pas encore assez chrétiens, nous pensons encore que Dieu va se gagner à coup d’efforts ; qu’il faut le rejoindre en gravissant une échelle, alors que c’est lui qui descend vers nous pour nous sauver.

Notre pratique religieuse, notre prière et notre conception de Dieu sont peut-être encore trop « d’avant le Christ » : avant son incarnation, avant le salut par la croix. Nous pensons encore qu’il va s’agir de conquérir Dieu, de le mériter. Mais avec le Christ, il faut laisser le grain germer ; nous avons bien sûr une responsabilité, mais elle consiste à laisser le Seigneur agir en nous, à lui confier la barre, à ne pas faire obstacle à l’Esprit-Saint.

C’est ainsi que saint Paul pourra dire : « ce n’est plus moi qui vit, c’est le Christ qui vit en moi ». L’Apôtre a laissé la graine divine germer en lui, jusqu’à ce qu’elle se déploie et prenne toute la place. En nous, plus de place pour le Christ, et moins pour notre ego : voilà la clé d’une vie chrétienne.


* * *

Pour demeurer dans le Christ et faire notre nid à l’ombre de la croix, il nous faut accepter une autre réalité révélée par les paraboles de la semence ou de la graine : c’est la nécessité d’un temps d’enfouissement. La germination et la croissance passent par un temps caché, apparemment inutile, en tous cas bien peu rentable à nos yeux.

Ici encore, le Christ se révèle comme un grain semé en terre : il a passé trente ans de vie cachée avant trois années de ministère public. Pourquoi ces trente ans de vie cachée ? Pourquoi ne pas avoir « rentabilisé » son temps ? Il aurait pu, dès le début de sa vie adulte, partir annoncer le règne de Dieu et appeler à la conversion ; il aurait alors touché davantage de monde. Le Christ aurait pu, sur une quinzaine d’années, guérir bien plus de malades qu’il ne l’a fait en seulement trois ans. Alors pourquoi ce temps d’enfouissement ? Pourquoi avoir attendu trente ans ? C’est le mystère de la graine déposée en terre, qui n’apparaît pas aux yeux des observateurs avant d’avoir percé le sol pour s’élever vers le ciel.

Ce mystère du grain enfoui interroge donc notre manière d’accueillir l’agir de Dieu : son efficacité n’est pas comme la nôtre, dans la suractivité et dans l’urgence. Les trente années du Christ avant de se montrer au monde doivent peut-être éclairer certaines réalités de notre vie et de notre foi : quand nous voulons que Dieu agisse tout de suite, quand nous attendons un changement pour « maintenant », quand nous sommes soumis au dictat de la précipitation, n’oublions pas le mystère des trente années d’enfouissement du Christ.


* * *

Dans la germination du grain en terre, il y a une puissance de vie et de guérison, un mystère de victoire sur le mal et sur la mort. C’est tout le mystère du Christ, si exaltant et si déconcertant à la fois. Un mystère que nous sommes appelés à faire nôtre. C’est ainsi que le Seigneur donne l’orientation fondamentale de toute notre vie en comparant cette fois-ci non plus le règne de Dieu mais l’existence humaine à un grain de blé, comme si les deux devaient devenir une seule et même réalité : « si le grain de blé ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit. Celui qui veut garder sa vie pour lui-même la perd. Mais celui qui s’en détache en ce monde la garde pour la vie éternelle ». Oui, pour être utile au monde et s’ouvrir à l’éternité, le grain doit mourir à lui-même et s’ouvrir. Mystère du Christ, mystère de nos vies. Amen.


Père Ludovic
Frère, recteur du sanctuaire
Source :
 




Saint Pierre Chrysologue (v. 406-450), évêque de Ravenne, docteur de l'Église
Sermon 99 (trad. coll. Icthus, vol. 11, p. 286 rev.)


Le levain qui fait lever toute l'humanité

Le Christ comparait tout à l'heure son royaume à une graine de moutarde ; il l'identifie maintenant à du levain. Il racontait que l'homme avait semé une petite graine et qu'il en était sorti un grand arbre ; à présent la femme enfouit une pincée de levain pour faire gonfler toute sa pâte. En vérité, comme dit l'apôtre Paul : « Dans le Seigneur, la femme ne va pas sans l'homme ni l'homme sans la femme » (1Co 11,11)... Dans ces paraboles, Adam, le premier homme, et Ève, la première femme, sont conduits de l'arbre de la connaissance du bien et du mal à la saveur brûlante de cet arbre de moutarde de l'Évangile...

     Ève avait reçu du démon le levain de la mauvaise foi ; voici que cette femme reçoit de Dieu le levain de la foi... Ève, par le levain de la mort, avait gâté en la personne d'Adam toute la pâte du genre humain ; une autre femme renouvellera dans la personne du Christ, par le levain de la résurrection, toute la pâte humaine. Après Ève, qui a brassé le pain des gémissements et de la sueur (Gn 3,19), celle-ci cuira le pain de la vie et du salut. Après celle qui a été en Adam la mère de tous les morts, celle-ci sera dans le Christ la véritable « mère de tous les vivants » (Gn 3,20). Car si le Christ a voulu naître, c'est pour que dans cette humanité où Ève avait semé la mort, Marie ramène la vie. Marie nous offre la parfaite image de ce levain, elle nous en propose la parabole, quand en son sein elle reçoit du ciel le levain du Verbe, et le répand en son sein virginal sur la chair humaine, que dis-je ? sur une chair qui, en son sein virginal, est toute céleste et qu'elle fait ainsi lever.



Source :











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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Mar 1 Aoû 2017 - 2:02

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

Alors, laissant la foule, il vint à la maison. Ses disciples s’approchèrent et lui dirent : « Explique-nous clairement la parabole de l’ivraie dans le champ. »

Les disciples de Jésus sont dans le trouble, ils lui disent : ’Seigneur, n’est-ce pas du bon grain que tu as semé dans ton champ ? D’où vient donc qu’il y a de l’ivraie ? Jésus leur dit : ’C’est un ennemi qui a fait cela !’ Nous sommes devant le mystère du mal, face à l’ennemi. Les serviteurs lui disent : ’Alors, veux-tu que nous allions l’enlever ? Jésus répond : ’Non, de peur qu’en enlevant l’ivraie, vous n’arrachiez le blé en même temps. Nous avons la volonté de comprendre ce qui nous arrive, ce qui nous est expliqué pour saisir la visée de ces choses, et l’enjeu qu’elles représentent. Jésus nous donne la possibilité de comprendre comment ses paraboles s’organisent, se structurent, se relient entre elles, comment elles sont fondées. La demande des disciples sonne comme une question sérieuse envers Jésus « Dis nous ce que nous devons faire et nous le ferons, non comme nous le pensons, mais comme tu veux. » Cette parabole de Jésus préfigure déjà sa Passion qui seule viendra à bout de l’ennemi de la nature humaine ! C’est en chacun de nous que se livre le combat pour la vérité et pour l’amour. Jésus nous montre l’importance de la patience, d’attendre le temps du murissement, de la moisson, pour faire le tri dans notre vie entre ce qui est bon et ce qui est mauvais !

Il leur répondit : « Celui qui sème le bon grain, c’est le Fils de l’homme ; le champ, c’est le monde ; le bon grain, ce sont les fils du Royaume ; l’ivraie, ce sont les fils du Mauvais.

L’ennemi qui l’a semée, c’est le démon ; la moisson, c’est la fin du monde ; les moissonneurs, ce sont les anges. De même que l’on enlève l’ivraie pour la jeter au feu, ainsi en sera-t-il à la fin du monde. Cette parabole de Jésus nous dit que c’est aux petits et aux pauvres qu’est assurée la victoire car il nous faut nous en remettre totalement à Dieu. C’est une invitation à la foi et à la confiance pour approfondir la connaissance de Dieu en nous. Ainsi nous allons nous laisser conduire par l’Esprit Saint. Notre identité véritable « de fils du Royaume, » celle qui constitue ce que chacun de nous est en vérité. Nous la recevons du Royaume dans lequel nous pouvons nous développer et nous mettre à exister. Toute notre existence va évoluer dans la relation entre la liberté de Dieu et notre liberté propre. Dieu veut la croissance de la vie et de l’être pour chacun de nous, et de nos frères. L’édification de la communauté humaine et du Royaume est à Dieu, car tout vient de lui, et tout est pour lui. Considérant notre faiblesse, l’Esprit Saint devient notre force quand nous lui demandons son aide et que nous devenons miséricordieux.

Le Fils de l’homme enverra ses anges, et ils enlèveront de son Royaume toutes les causes de chute et ceux qui font le mal ; ils les jetteront dans la fournaise : là, il y aura des pleurs et des grincements de dents.

Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père. Celui qui a des oreilles, qu’il entende ! Jésus exprime ainsi le mystère de l’accomplissement de la vie que Dieu donne à l’humanité. Il réalise son œuvre bien au-delà de nos mots, de nos demandes, des choses à faire. La réalité de l’Amour que Dieu nous donne est par elle-même appelante. Cet Amour est au-delà de ce que nous pouvons faire. Ce qui compte dans notre vie, c’est d’être appelé par notre nom par notre Dieu-Amour pour que le blé pousse jusqu’à la moisson. Dieu ne veut pas la mort du pécheur, mais qu’il vive et grandisse dans la joie. Il prend patience. Dieu invite ainsi l’homme à se laisser transformer par la grâce pour être véritablement lui-même. Pour édifier un monde plus humain, nous nous référons à l’Esprit Saint qui nous fait entrer dans la bienveillance de Dieu. Dieu nous aime tellement et avec un tel respect qu’il suffit simplement que nous nous mettions dans son souffle.


Citation :
Nous demandons la grâce du discernement pour repérer en nous ce qui vient de Dieu et ce qui vient du menteur


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Hilaire (v. 315-367), évêque de Poitiers et docteur de l'Église
La Trinité, XI, 39-40 (trad. Brésard, 2000 ans A, p. 268)


« Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le Royaume de leur Père »

« Le Christ remettra le Royaume à son Père », dit saint Paul (1Co 15,24), non pas en ce sens qu'il renoncerait à sa puissance en lui remettant son Royaume, mais parce que c'est nous qui serons le Royaume de Dieu, lorsque nous aurons été rendus conformes à la gloire de son corps..., constitués Royaume de Dieu par la glorification de son corps. C'est nous qu'il remettra au Père, en tant que Royaume, selon ce qui est dit dans l'Évangile : « Venez, les bénis de mon Père, prenez possession du Royaume qui vous a été préparé dès la création du monde » (Mt 25,34).

     « Les justes brilleront alors comme le soleil dans le Royaume de leur Père. » Car le Fils livrera à Dieu, comme étant son Royaume, ceux qu'il a conviés à son Royaume, ceux à qui il a promis la béatitude propre à ce mystère par ces mots : « Bienheureux les cœurs purs, car ils verront Dieu » (Mt 5,8.)... Voici que ceux qu'il remet à son Père comme étant son Royaume voient Dieu.

     Le Seigneur lui-même a déclaré à ses apôtres en quoi consiste ce Royaume : « Le Royaume de Dieu est au-dedans de vous » (Lc 17,21). Et si quelqu'un cherche à savoir qui est celui qui remet le Royaume, qu'il écoute : « Le Christ est ressuscité d'entre les morts, pour être parmi les morts le premier ressuscité. Car la mort étant venue par un homme, c'est par un homme aussi que vient la résurrection » (1Co 15,20-21). Tout cela concerne le mystère du Corps, car le Christ est le premier ressuscité d'entre les morts... C'est donc pour le progrès de l'humanité assumée par le Christ que « Dieu sera tout en tous » (1Co 15,28).



Source :









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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Mar 1 Aoû 2017 - 22:23

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

« Le Royaume des Cieux est semblable à un trésor qui était caché dans un champ et qu’un homme vient à trouver : il le recache, s’en va ravi de joie vendre tout ce qu’il possède, et achète ce champ."

Nous contemplons cette paraboles que Jésus raconte à ses disciples et qui parlent d’un trésor. La chasse au trésor, la découverte d’un trésor, fait partie de notre « imaginaire ». Nous gardons dans son cœur la nostalgie de trouver un trésor. Si une cave n’a pas été visitée depuis longtemps ou bien un grenier, nous sommes heureux de le nettoyer, nous y découvrirons peut-être un trésor ! Cela correspond à quelque chose qui nous habite. Sur les plages, nous croisons les chasseurs de trésor avec des détecteurs de métaux, mais s’ils trouvent quelque chose d’une grande valeur, ils doivent le rendre à l’Etat. Jésus, dans sa prédication, utilise toutes les cordes qui peuvent vibrer dans notre cœur ! Si nous faisons une chasse au trésor nous ne savons jamais, si pour finir, nous allons gagner. Il nous faut aller plus loin à propos du trésor. Une maman dans un excès d’amour appelle son enfant « mon trésor ! » L’enfant est heureux parce que cela correspond à la réalité, il est bien cet « unique. » Cette parabole nous parlent de la manière dont nous entrons dans le Royaume de Dieu, et la nature de ce royaume qui est un trésor. C’est le royaume que Jésus annonce, qui est proche et dans lequel nous entrons.

« Le Royaume des Cieux est encore semblable à un négociant en quête de perles fines,

Chacune de ces deux paraboles commence de la même façon : « Le royaume des cieux est encore semblable à, » c’est une histoire simple qui montre la réalité spirituelle. Le royaume des cieux est une « chose » spirituelle, hors de notre compréhension humaine qui est limitée. Jésus parle ainsi du Royaume de Dieu comparable à une perle fine, la découverte de ce trésor est une surprise. En fait, c’est le cœur de Dieu qui est vraiment notre trésor, la perle fine. La première lecture le manifeste d’une manière étonnante. « Lorsque Moïse redescendit de la montagne du Sinaï, les deux tables du Témoignage étaient dans la main de Moïse quand il descendit de la montagne, et Moïse ne savait pas que la peau de son visage rayonnait parce qu’il avait parlé avec lui. » L’homme au cœur doux, qui combat pour son peuple et pour son Dieu, rayonne de sa lumière. A regarder Dieu et à le contempler dans la foi, notre visage se met à le rayonner. « Quand nous le verrons tel qu’il est, nous lui deviendrons semblables, » dit l’apôtre Jean.

en ayant trouvé une de grand prix, il s’en est allé vendre tout ce qu’il possédait et il l’a achetée."

C’est ainsi que fait l’homme qui a trouvé un trésor caché, il s’en va, ravi de joie, vendre tout ce qu’il possède et achète ce champ. Le « mystère de notre transfiguration » nous fait rayonner comme Jésus sur la montagne ! Il rayonne de tout l’amour qui l’habite, de toute la gloire de Dieu qui est le mystère auquel nous sommes tous appelés. Si Dieu est notre trésor et que nous sommes le trésor de Dieu, nous devenons aussi le trésor les uns des autres. Nous reconnaissons que cette expérience est plus difficile à émerger dans notre esprit. Toute personne est une perle précieuse, elle est un trésor pour Dieu. Il nous faut, avec la grâce de Dieu, progressivement découvrir en l’autre, l’enfant chéri du cœur de notre Père, comme le chercheur de perles fines. Nous ne savons pas bien l’expliquer, mais il a une différence rencontrée chez la personne avec laquelle nous avons partagé, et nous voulons en savoir plus. La découverte est faite souvent par hasard, nous n’avions rien cherché. Dans le courant de la vie quotidienne, nous pouvons nous trouver face à la réalité du salut dans la rencontre de chacun. C’est comme une lumière qui se met à briller, une nouvelle compréhension de la vie de nos frères.


Citation :
Nous demandons la grâce d’entendre la Parole de Dieu avec tous ses accents de tendresse.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus (1873-1897), carmélite, docteur de l'Église
Lettre 145 (OC, Cerf DDB 1992, p. 470)


Un trésor caché

L'épouse [du Cantique] des Cantiques dit...qu'elle se leva de son lit pour chercher son Bien-aimé dans la ville, mais ce fut en vain ; après être sortie de la cité elle trouva Celui que son cœur aimait (Ct 3,1-4). Jésus ne veut pas que nous trouvions dans le repos sa présence adorable, il se cache... Oh, quelle mélodie pour mon cœur que ce silence de Jésus. Il se fait pauvre afin que nous puissions lui faire la charité, il nous tend la main comme un mendiant afin qu'au jour radieux du jugement, alors qu'il paraîtra dans sa gloire, il puisse nous faire entendre ces douces paroles : « Venez, les bénis de mon Père, car j'ai eu faim et vous m'avez donné à manger, j'ai eu soif et vous m'avez donné à boire, je ne savais où loger et vous m'avez donné un asile, j'étais en prison, malade, et vous m'avez secouru » (Mt 25,34-36). C'est Jésus lui-même qui a prononcé ces mots, c'est lui qui veut notre amour, qui le mendie. Il se met pour ainsi dire à notre merci, il ne veut rien prendre sans que nous le lui donnions...

     Jésus est un trésor caché, un bien inestimable que peu d'âmes savent trouver car il est caché et le monde aime ce qui brille. Ah, si Jésus avait voulu se montrer à toutes les âmes avec ses dons ineffables, sans doute il n'en est pas une seule qui l'aurait dédaigné, mais il ne veut pas que nous l'aimions pour ses dons, c'est lui-même qui doit être notre récompense.

     Pour trouver une chose cachée, il faut se cacher soi-même ; notre vie doit donc être un mystère, il nous faut ressembler à Jésus, à Jésus dont le visage était caché (Is 53,3)... Jésus t'aime d'un amour si grand que si tu le voyais tu serais dans une extase de bonheur..., mais tu ne le vois pas et tu souffres. Bientôt Jésus « se lèvera pour sauver tous les doux et les humbles de la terre » (Ps 75,10).



Source :









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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Mer 2 Aoû 2017 - 22:10

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

"Le Royaume des cieux est encore comparable à un filet qu’on jette dans la mer, et qui ramène toutes sortes de poissons."

Quand il est plein, on le tire sur le rivage, on s’assied, on ramasse dans des paniers ce qui est bon, et on rejette ce qui ne vaut rien." L’homme créé à l’image et à la ressemblance de Dieu est le chef-d’œuvre de toute la Création. C’est l’entrée dans le Royaume de Dieu qui met en évidence la ressemblance de l’homme avec Dieu qui est Amour. Le filet, jeté dans la mer qui rassemble toute sorte de poissons, montre la diversité de nos actions qui manifestent les grandes différences de nos vies. Chacun va a Jésus par son chemin et nous puisons dans la Parole de Dieu ce qui rejoint notre cœur. L’Amour de Dieu est le plus fort, le notre qui est fragile, est la participation du sien. Il vient encore de Lui ! Plus nous avançons dans la vie plus nous remontons à la Source. Les événements de notre enfance remontent alors à notre conscience. La miséricorde infinie de Dieu est un Don d’amour total qui nous aide à être à son service ! « Nous sommes comme l’argile dans la main du potier. » C’est Dieu qui est le Maitre d’œuvre, il nous faut nous laisser faire et Dieu agit librement parce qu’il est Amour. Dieu nous a créés librement pour faire librement ce qu’il attend de nous dans son amour et avec notre consentement.

"Ainsi en sera-t-il à la fin du monde : les anges viendront séparer les méchants des justes"

et les jetteront dans la fournaise : là il y aura des pleurs et des grincements de dents. Celui qui se donne à la prière se dispose à accueillir Dieu en se mettant en sa présence. Il lui parle comme à quelqu’un qui est là, et qui l’écoute. Les anges nous accompagnent dans notre pèlerinage de la terre. Ils sont témoins de notre bonne volonté et de notre faiblesse. Ils peuvent nous apaiser si notre âme en colère est troublée. Dieu leur donne de séparer les mauvais du milieu des justes et de les jeter dans la fournaise ardente ! Comprendre cette action de Dieu avec nous, c’est entrer dans notre fragilité. Nous sommes dans le cœur de Dieu pour la réalisation de son plan d‘Amour. Dieu nous demande de coopérer à son œuvre bien que nous soyons pauvres et fragiles. Nous entrons alors dans la confiance pour faire humblement ce que Dieu veut. Plein d’amour nous reprenons courage sans inquiétude, car tout commence aujourd’hui. Ainsi la patience de Dieu pour nous est la plus forte. Fort de cette expérience, nous allons avec Dieu faire une œuvre merveilleuse.

"Avez-vous compris tout cela ? Oui » lui répondent-ils."

Jésus ajouta : « C’est ainsi que tout scribe devenu disciple du Royaume des cieux est comparable à un maître de maison qui tire de son trésor du neuf et de l’ancien. » Jésus acheva ainsi de proposer des paraboles, puis il s’éloigna de là." Dieu qui agit avec un immense amour envers nous, nous emmène plus loin pour que nous coopérions à son œuvre d’Amour. Non seulement il prend sur lui toutes nos défaillances, mais Il attend de nous une réponse d’amour qui est toujours possible. Notre liberté s’édifie dans cette confiance, elle va grandir, à la condition que nous demeurions dans l’amour. Pour édifier le Règne de Dieu nous nous trouvons devant un choix de faire confiance, de reprendre force et courage en lui qui est Amour. Nous demandons la grâce de manifester un grand respect pour la Parole de Dieu. Le Christ est Parole de Dieu. Nous demandons à Dieu la grâce de nous accorder un si grand Amour pour le Corps du Christ présent dans l’Eucharistie. Elle est notre nourriture. Dieu est le Maitre de notre vie, en demeurant dans son amour, nous trouvons la liberté de coopérer à son œuvre. Dans cet amour nouveau, nous sommes libérés de nous mêmes et nous pouvons entrer dans l’Amour.


Citation :
Nous demandons la grâce de demeurer dans l’Amour infini de Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Concile Vatican II
Constitution sur l'Église dans le monde de ce temps « Gaudium et spes », § 39, 2-3


« Le Royaume des cieux est comparable à un filet qu'on jette dans la mer »

Certes, nous savons bien qu'il ne sert de rien à l'homme de gagner l'univers s'il vient à se perdre lui-même (Lc 9,25), mais l'attente de la nouvelle terre, loin d'affaiblir en nous le souci de cultiver cette terre, doit plutôt le réveiller : le corps de la nouvelle famille humaine y grandit, et il offre déjà une ébauche du monde à venir. C'est pourquoi, s'il faut soigneusement distinguer le progrès terrestre de la croissance du Règne du Christ, ce progrès a cependant beaucoup d'importance pour le Royaume de Dieu, dans la mesure où il peut contribuer à une meilleure organisation de la société humaine.

     Car les valeurs de dignité, de communion fraternelle et de liberté, tous les fruits excellents de notre nature et de notre activité que nous aurons propagés sur terre selon le commandement du Seigneur et dans son Esprit, nous les retrouverons plus tard, mais purifiés de toute souillure, illuminés, transfigurés, lorsque le Christ remettra à son Père « un Royaume éternel et universel : royaume de vérité et de vie, royaume de sainteté et de grâce, royaume de justice, d'amour et de paix » (Missel romain). Mystérieusement, le Royaume est déjà présent sur cette terre ; il atteindra sa perfection à l'avènement du Seigneur.



Source :









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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Ven 4 Aoû 2017 - 1:36

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



Dieu de puissance et de bonté, tu as fait de saint Jean-Marie Vianney un prêtre admirable, passionnément dévoué à son ministère ; accorde-nous, par sa prière et à son exemple, d’avoir pour nos frères une charité qui les gagne au Christ, et d’obtenir avec eux l’éternelle gloire. Par Jésus Christ .


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

Il se rendit dans son lieu d’origine, et il enseignait les gens dans leur synagogue, de telle manière qu’ils étaient frappés d’étonnement et disaient : « D’où lui viennent cette sagesse et ces miracles ?

Cette Parole de Jésus est un enseignement précieux pour notre vie spirituelle. « Jésus est venu chez les siens et les siens ne l’ont pas reconnu ! » Pour ces gens de Nazareth, comment regarder Jésus qui revient après avoir commencé sa mission ? Il est le fils de Marie, ses frères et ses sœurs, c’est à dire ses cousins, cousines, sa famille éloignée est là ! Il leur aurait fallu croire aux œuvres merveilleuses qu’il accomplissait. A cause de leur refus de croire en lui, il n’y aura pas de miracles pour le pays de Jésus. « Jésus s’étonna de leur manque de foi. » Il n’est pas reçu et on le regarde comme avant, comme si rien ne pouvait changer, comme si sa Mission n’était pas commencée. « Jésus ne pouvait accomplir aucun miracle. » Cet enseignement est si important pour nous qui devons comprendre que si l’Esprit Saint n’est pas le Maitre de notre vie, Jésus ne peut pas agir en nous. Cette Parole est toujours très actuelle. L’œuvre de Dieu est proportionnée à notre foi. Alors nous prions encore : « je crois Seigneur mais viens au secours de mon peu de Foi ! »

N’est-il pas le fils du charpentier ? Sa mère ne s’appelle-t-elle pas Marie, et ses frères : Jacques, Joseph, Simon et Jude ? Et ses sœurs ne sont-elles pas toutes chez nous ? Alors, d’où lui vient tout cela ? »

C’est à partir de ce qu’ils connaissent de lui, Jésus, l’enfant de Nazareth, que ses concitoyens le jugent. « Sa mère ne s’appelle–t–elle pas Marie. » Ils se rassurent à partir de leur propre jugement selon un « extérieur » qui les sécurisent ! La parenté de Jésus, les cousins et cousines sont évoqués comme preuve qu’ils sont dans la vérité. « Ses sœurs ne sont–elles pas toutes parmi nous ? » Nous aussi nous regardons souvent le passé comme immuable alors que tout a changé autour de nous. Un regard nouveau nous serait nécessaire ! Cependant une question demeure : D’où lui vient donc tout cela ? « Les nombreux auditeurs étaient frappés d’étonnement. » Il nous faut grandir dans l’Esprit Saint qui fait naître toute chose nouvelle.

Et ils étaient profondément choqués à son sujet. Jésus leur dit : « Un prophète n’est méprisé que dans son pays et dans sa propre maison. »

Et il ne fit pas beaucoup de miracles à cet endroit-là, à cause de leur manque de foi.« Il était pour eux une cause de chute. » Pour que Jésus pour nous soit Bonne Nouvelle, il nous faut le laisser nous rejoindre. Ouvrir notre cœur, aller outre à ce nous connaissons car Dieu se présente comme le « tout autre. » C’est dans la foi, à partir de ce qui est juste et vrai, que nous pouvons discerner sa Présence. Croire que Dieu nous rejoint et qu’il et toujours plus grand que ce que nous concevions de lui. Il nous faut entrer dans une disposition nouvelle, celle de la foi ! Aimé, choisi de Dieu, nous sommes comblés par Dieu qui veut que nous lui fassions une confiance infinie. Dans sa miséricorde infinie Dieu nous donne les moyens de progresser dans notre vie pour hâter la venue du Règne. L’Esprit-Saint agit sans cesse au milieu de nous et à travers nous. Je peux m’établir dans la sécurité, alors plus rien ne bougera, la mort sera installée. Nous entendons quelquefois : « Cela fait quinze ans que je vis avec cette personne, c’est toujours la même chose, rien ne peut bouger ! » La parole de Dieu est importante pour nous ouvrir les yeux dans la vie fraternelle comme pour la construction du Royaume.


Citation :
Nous demandons la grâce de nous laisser surprendre par Dieu comme Marie la mère de Jésus.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Jean-Paul II (1920-2005), pape
Exhortation apostolique « Redemptoris custos », 27 (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana)


« N'est-il pas le fils du charpentier ? »

La communion de vie entre Joseph et Jésus nous amène à considérer le mystère de l'Incarnation sous l'aspect de l'humanité du Christ, instrument efficace de la divinité pour la sanctification des hommes : « En vertu de la divinité, les actions humaines du Christ ont été salutaires pour nous, produisant en nous la grâce tant en raison du mérite que par une certaine efficacité » (S. Thomas d'Aquin).

     Parmi ces actions, les évangélistes privilégient celles qui concernent le mystère pascal, mais ils n'omettent pas de souligner l'importance du contact physique avec Jésus... Le témoignage apostolique n'a pas omis de décrire la naissance de Jésus, la circoncision, la présentation au Temple, la fuite en Égypte et la vie cachée à Nazareth, et cela en raison du mystère de grâce contenu dans de tels gestes, tous salvifiques, parce qu'ils participent de la même source d'amour : la divinité du Christ. Si cet amour, par son humanité, rayonnait sur tous les hommes, les premiers bénéficiaires en étaient bien évidemment ceux que la volonté divine avait placés dans son intimité la plus étroite : Marie, sa mère, et Joseph, son père putatif.

     Puisque l'amour paternel de Joseph ne pouvait pas ne pas influer sur l'amour filial de Jésus et que, réciproquement, l'amour filial de Jésus ne pouvait pas ne pas influer sur l'amour paternel de Joseph, comment arriver à connaître en profondeur cette relation tout à fait singulière ? Les âmes les plus sensibles aux impulsions de l'amour divin voient à juste titre en Joseph un exemple lumineux de vie intérieure.



Source :








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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Ven 4 Aoû 2017 - 23:51

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



Dieu de puissance et de bonté, tu as fait de saint Jean-Marie Vianney un prêtre admirable, passionnément dévoué à son ministère ; accorde-nous, par sa prière et à son exemple, d’avoir pour nos frères une charité qui les gagne au Christ, et d’obtenir avec eux l’éternelle gloire. Par Jésus Christ .


LECTURES DE LA MESSE:
 


Homélie :

"En ce temps-là, Hérode, prince de Galilée, apprit la renommée de Jésus et dit à ses serviteurs : « Cet homme, c’est Jean le Baptiste, il est ressuscité d’entre les morts, et voilà pourquoi il a le pouvoir de faire des miracles. »

Car Hérode avait fait arrêter Jean, l’avait fait enchaîner et mettre en prison, à cause d’Hérodiade, la femme de son frère Philippe. En effet, Jean lui avait dit : « Tu n’as pas le droit de vivre avec elle. » Hérode cherchait à le mettre à mort, mais il eut peur de la foule qui le tenait pour un prophète. Lorsque arriva l’anniversaire d’Hérode, la fille d’Hérodiade dansa devant tout le monde, et elle plut à Hérode." A la suite de Jean le Baptiste, nous sommes un peuple de prophètes qui ne pactise pas avec le mensonge. Hérode, prince de Galilée, ne connait pas ce qu’est un peuple de rois ! Nous sommes « Royal » par l’amour qui brûle en nos cœurs. La dimension royale de notre vie, c’est l’amour infini que Dieu y a déposé et qui y brûle. Peuple de prêtres, nous intercédons par toute notre vie, pour le monde et pour nous-mêmes. Jean Baptiste dans sa mort précède Jésus pour préparer ses chemins, il le devance. Il devait d’abord se présenter pour que Jésus soit présenté à son tour et être baptisé par lui. Jean va mourir avant que Jésus s’avance sur le chemin de Jérusalem pour y être crucifié.

"Aussi Hérode s’engagea-t-il par serment à lui donner tout ce que la fille d’Hérodiade lui demanderait.

Poussée par sa mère, elle dit : Donne-moi ici, sur un plat, la tête de Jean le Baptiste. » Vigilants dans la prière, il nous est nécessaire, à la suite du « Prophète, » de demeurer dans la lumière. Notre chemin est un chemin de lumière et de discernement qui dit où est le mensonge et ou est la vérité dans le monde. C’est un chemin de lumière parce qu’il est un chemin d’amour. Prophètes nous avons mission, partout où nous sommes, d’être la lumière de la parole de Jésus. La Passion de Jésus est annoncé par celle de Jean Baptiste dans cette exécution. La mort de Jean le Baptiste annonce que Jésus connaîtra la mort des prophètes. Face aux scribes et aux pharisiens Jésus dira : « C’est pourquoi, voici que j’envoie vers vous des prophètes, des sages et des scribes : vous en tuerez, vous en mettrez en croix. » Jusque dans sa mort, Jean Baptiste sera resté fidèle à sa mission de précurseur. Jean-Baptiste, dans sa prison, est dans la tourmente, mais Jésus le fortifie : « Je fais de toi une ville fortifiée, une colonne de fer, un rempart de bronze. »

"Le roi fut contrarié, mais à cause de son serment et des convives, il commanda de la lui donner. Il envoya décapiter Jean dans la prison.

La tête de celui-ci fut apportée sur un plat et donnée à la jeune fille, qui l’apporta à sa mère. Les disciples de Jean arrivèrent pour prendre son corps, l’ensevelirent et allèrent en informer Jésus." Jean, par ses souffrances et par sa mort, annonce la passion du Seigneur Jésus. Peuple de prêtres, de prophètes et de rois, c’est en Dieu que nous trouvons la lumière et la force pour accomplir notre mission. La sainteté, est notre vocation. Nous savons que le menteur essaie d’annihiler l’œuvre de Dieu en chacune de nos vies. Mais nous sommes un chemin de lumière et de vie les uns pour les autres. Nous sommes dans un lien d’amour avec notre Dieu : « Mon amour et ma fidélité sont avec lui et mon nom accroît ta vigueur. » Peuple de ressuscités, à la suite de Jésus nous sommes un. Notre cœur veille pour que l’œuvre de Dieu se fasse dans notre vie. Nos frères ont besoin de cette fidélité pour trouver la force pour marcher vers Dieu. Matthieu précise qu’Hérode « avait tué Jean, mais il avait craint la foule parce qu’on le tenait pour un prophète. »


Citation :
Nous demandons la grâce d’être fidèles à la dimension prophétique de notre vie.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Pierre Damien (1007-1072), ermite puis évêque, docteur de l'Église
Sermon 24 ; PL 144, 857 (trad. cf Bouchet, Lectionnaire, p. 441)


Précurseur par sa vie et par sa mort

Précurseur du Christ, Jean l'a été par sa naissance, par sa prédication, par son baptême et par sa mort... Peut-on trouver une seule vertu, un seul genre de sainteté, que le Précurseur n'ait possédé au plus haut degré ? Parmi les saints ermites, lequel s'est jamais imposé cette règle de n'avoir pour nourriture que du miel sauvage ou ce mets immangeable : des sauterelles ! Certains renoncent au monde et fuient les hommes pour vivre saintement, mais Jean n'est encore qu'un enfant... quand il s'enfonce dans le désert et choisit résolument d'habiter dans la solitude. Il a renoncé à succéder à son père dans la charge de prêtre, afin de pouvoir annoncer en toute liberté le Prêtre véritable et souverain. Les prophètes ont prédit à l'avance la venue du Sauveur, les apôtres et les autres enseignants de l'Église attestent que cette venue a réellement eu lieu, mais Jean le montre présent parmi les hommes. Beaucoup ont gardé la virginité et n'ont pas souillé la blancheur de leur vêtement (cf Ap 14,4), mais Jean renonce à toute compagnie humaine afin d'arracher les convoitises de la chair jusqu'à leurs racines, et, plein de ferveur spirituelle, il habite parmi les bêtes sauvages.

     Jean préside même au sein du chœur écarlate des martyrs, comme leur maître à tous : il a combattu vaillamment pour la vérité, et il est mort pour elle. Il est devenu le chef de tous ceux qui combattent pour le Christ, et, le premier de tous, il est allé planter au ciel l'étendard triomphal du martyre.



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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Sam 5 Aoû 2017 - 22:38

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Dimanche 6 août 2017 :  Fête de la Transfiguration de Notre Seigneur Jésus-Christ.


Les saints du jour (Dimanche 6 août )


Saint Sixte II Pape (24 ème) de 257 à 258 (+ 258) et les diacres :
Felicissime, Agapit, Janvier, Vincent et Etienne.


Saints Just et Pasteur martyrs (+ 304)

Saint Hormisdas Pape (52 ème) de 514 à 523 (+ 523)

Bienheureux Paul VI, Pape (262ème) de 1963 à 1978 (✝ 1978).


Prière avant la lecture

Ô Christ notre Dieu, tu t’es transfiguré sur la montagne pour manifester ta gloire à tes disciples, autant que faire se peut. Fais resplendir aussi sur nous qui sommes pécheurs ta lumière éternelle, par les prières de la Mère de Dieu ; ô toi qui donnes la lumière, gloire à toi !
Sur la montagne tu t’es transfiguré et tes disciples, dans la mesure où ils le pouvaient, virent ta gloire, ô Christ notre Dieu ; pour que, quand il t’auront vu crucifié, ils comprennent que ta passion était un acte volontaire et qu’ils prêchent au monde que tu es vraiment la splendeur du Père.
Dans la lumière de la gloire de ton visage, ô Seigneur, nous cheminerons éternellement.
(Liturgie orthodoxe, Tropaire et Kontakion)



LECTURES DE LA MESSE:
 


Homélie :

Six jours après, Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère, et il les emmène à l’écart, sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux ; son visage devint brillant comme le soleil, et ses vêtements, blancs comme la lumière.

La gloire de Dieu est l’épanouissement de son amour en nous, Jésus est heureux d’être la gloire du Père. La Transfiguration est un mystere de bonheur divin, elle s’exprime déjà quand Jésus descend dans le sein de la Vierge Marie pour prendre part à notre humanité. C’est grâce à sa nature humaine que Jésus, dans son mystère ignoré du démon, vaincra l’enfer. Jésus, accablé de toute part ne cédera pas à la tristesse, Il demeurera invisiblement dans la gloire de Dieu. Le rayonnement de l’Amour infini de Dieu qui demeure au plus profond de lui transparait aujourd’hui au grand jour ! Jésus est transfiguré devant les disciples Pierre, Jacques et Jean pour qu’ils puissent affronter les épreuves qui viennent. « Aujourd’hui le Seigneur est vraiment apparu sur la montagne. Aujourd’hui la nature humaine, créée autrefois semblable à Dieu mais obscurcie par les figures informes des idoles, a été transfigurée en l’ancienne beauté de l’homme créé « à l’image et à la ressemblance de Dieu » (Gn 1,26)… Aujourd’hui sur la montagne, l’homme, qui était vêtu de tuniques de peau sombres et tristes (Gn 3,21), a endossé le vêtement divin, « drapé de lumière comme d’un manteau » (Ps 103,2) dit Anastase du Sinaï. »

Voici que leur apparurent Moïse et Élie, qui s’entretenaient avec lui.

Pierre alors prit la parole et dit à Jésus : « Seigneur, il est bon que nous soyons ici ! Si tu le veux, je vais dresser ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. » Il parlait encore, lorsqu’une nuée lumineuse les couvrit de son ombre, et voici que, de la nuée, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie : écoutez-le ! » Quand ils entendirent cela, les disciples tombèrent face contre terre et furent saisis d’une grande crainte. Pierre, ébloui par cette lumière, manifeste la difficulté de cheminer dans la nuit de la foi ! Le Fils bien-aimé du Père accueille un instant ses amis dans sa vie intime avec le Père. Les apôtres seront témoins de l’agonie ou Jésus vivra la défiguration, ce ne sera pas facile pour les disciples d’accueillir ce mystère. La gloire de Dieu, manifestée dans la victoire de l’Amour sur tout mal, rayonne sur tout son être à la Transfiguration ! Jésus l’avait révélé : « Le Fils de l’homme va souffrir, Il va être bafoué, être crucifié comme un maudit. » Jésus qui vivra la défiguration, sera entouré de ces mêmes apôtres Pierre Jacques et Jean. Les autres Apôtres seront un peu plus loin. Pierre peine à supporter ce spectacle de l’agonie comme celui de la transfiguration ! Jésus est glorifié devant lui, le Fils bien-aimé du Père resplendit la gloire de Dieu, de son Amour infini. Des rayons de soleil autour de la tête, ses vêtements d’une blancheur éclatante. Pierre dit à Jésus : « Seigneur, il est heureux que nous soyons ici ; si tu le veux, je vais faire ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse et une pour Élie. » A la Transfiguration il est manifesté que Jésus, le Crucifié, ressuscitera. Jésus le Fils éternel du Père, l’enfant de Marie immaculée, unit en lui le ciel et la terre.

Jésus s’approcha, les toucha et leur dit : « Relevez-vous et soyez sans crainte ! »

Levant les yeux, ils ne virent plus personne, sinon lui, Jésus, seul. En descendant de la montagne, Jésus leur donna cet ordre : « Ne parlez de cette vision à personne, avant que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts. » Ce temps de transfiguration est déjà une manifestation de la glorification de Jésus. Elle est nécessaire pour comprendre la défiguration de Jésus. Illuminés, nous avançons enveloppés de la parole du Père : « Tu es mon Enfant, tu es mon Bien-aimé, en toi j’ai mis tout mon Amour. » Dans la nuit de la foi, chaque jour, nous pouvons vivre de cet Amour dans le Saint-Esprit, Rayonnement de la gloire de Dieu qui est à l’œuvre en nous. Avec Jésus nous sommes sur un chemin de glorification. Le rayonnement de l’Amour, lumière intense de la gloire de Dieu rayonne au plus profond de notre vie. Notre transfiguration est de vivre de cet amour quand, avec Jésus, nous gardons dans l’adversité le sourire, l’amour de Dieu est alors vainqueur. Anastase du Sinaï dit « Toi qui m’as dit sur le Sinaï : ‘ Un être humain ne peut pas me voir et rester en vie ’ (v. 20), comment peut-on te contempler maintenant face à face sur la terre, dans la chair ? Comment habites-tu parmi les hommes ? Toi qui es la vie et qui donnes la vie, comment te hâtes-tu vers la mort ? Toi qui demeures parmi les êtres au plus haut des cieux, comment avances-tu plus bas que les êtres les plus délaissés, vers ceux qui sont morts ?… Car tu veux apparaître aussi à ceux qui se sont endormis depuis des siècles, visiter les patriarches dans le séjour des morts, descendre délivrer Adam de ses douleurs »… Car c’est ainsi que « resplendiront les justes lors de la résurrection » (Mt 13,43) ; c’est ainsi qu’ils seront glorifiés, ainsi qu’ils seront transfigurés.


Citation :
Nous demandons la grâce de recevoir à l’intime de notre cœur le mystère de la transfiguration du Seigneur Jésus


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermon 78, 2-6; PL 38, 490-493 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 501)


« Cette voix venant du ciel, nous l'avons entendue quand nous étions avec lui
sur la montagne sainte » (2P 1,18)

« Seigneur, il nous est bon d'être ici ! » Las de vivre au milieu de la foule, Pierre avait trouvé la solitude sur la montagne, où son âme se nourrissait du Christ. Pourquoi quitter ce lieu pour aller vers les fatigues et les peines, puisqu'il brûlait pour Dieu d'un saint amour et, par le fait même, sanctifiait sa vie ? Il voulait ce bonheur pour lui, si bien qu'il ajouta : « Si tu le veux, faisons ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse et une pour Élie »...

     Pierre désirait trois tentes : la réponse venue du ciel a montré que nous n'en avons qu'une : le Verbe de Dieu est le Christ, le Verbe de Dieu est dans la Loi, le Verbe de Dieu est dans les prophètes... Au moment où la nuée les enveloppa tous, et forma pour ainsi dire une seule tente au-dessus d'eux, une voix en sortit... Celui que la voix révélait est celui dont la Loi et les prophètes se glorifiaient : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis tout mon amour ; écoutez-le ». Car vous l'avez écouté dans les prophètes, vous l'avez écouté dans la Loi, et où ne l'avez-vous pas entendu ? À ces mots, les disciples tombèrent à terre...

     En tombant à terre, les apôtres symbolisent notre mort..., mais en les relevant, le Seigneur symbolise la résurrection. Et, après la résurrection, à quoi sert la Loi ? À quoi sert la prophétie ? Dès lors Élie disparaît, et Moïse disparaît. Ce qui te reste, c'est : « Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu » (Jn 1,1). Le Verbe te reste pour que Dieu soit tout en tous (1Co 15,28)...

     Descends, Pierre. Tu désirais te reposer sur la montagne... ; voici que le Seigneur lui-même te dit : « Descends pour peiner et servir en ce monde, pour être méprisé et crucifié en ce monde. » La vie est descendue pour être mise à mort, le pain est descendu pour endurer a faim, la voie est descendue pour se fatiguer sur le chemin, la source est descendue pour endurer la soif, et toi, tu refuses de souffrir ? Ne cherche pas ton profit. Pratique la charité, annonce la vérité. Tu parviendras alors à l'immortalité, et avec elle tu trouveras la paix.



Source :











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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Mar 8 Aoû 2017 - 22:59

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 


]


Homélie :

Femme, ta foi est grande, que tout se fasse pour toi comme tu le veux

Ecouter la parole de Dieu, doit aider chacun de nous à développer dans la durée une connaissance plus intérieure du Seigneur pour mieux l’aimer, mieux comprendre sa manière à lui de vivre et ainsi pour pouvoir nous orienter plus justement dans notre propre vie. Jésus, le Fils de Dieu, vit parfaitement et pleinement son être homme, il apprend ainsi à chacun d’entre nous qui le contemplons à être davantage humain. Ce qui importe donc dans les scènes évangéliques plus que la morale abstraite que nous pourrions en tirer pour savoir ce qu’il faut faire ou ne pas faire, c’est bien au contraire de se rendre sensible à la manière dont les choses se font, se disent, se décident… à travers cela nous apprenons à recevoir notre propre existence, à y être attentif et ainsi, à vivre plus pleinement, à aimer plus profondément. Aussi, aujourd’hui, je vous propose de simplement jeter le projecteur sur quelques moments de la rencontre entre Jésus et cette femme syro-phénicienne, ce n’est pas qu’une guérison de plus, c’est une rencontre unique singulière qui mobilise chacun des deux protagonistes dans la situation ; où chacun se révèle dans l’interaction avec l’autre. Qu’apprenons-nous de Jésus aujourd’hui ?

« Jésus s'était retiré vers la région de Tyr et de Sidon »

Jésus vit ce moment significatif de nos vies, celui où nous prenons du repos par rapport à notre travail, à notre tâche, à notre mission, où nous existons autrement, en dehors du cadre habituel de notre existence. Là, dans ce vide extérieur, se révèle ce qui tient en nos vies. Notre manière de considérer Jésus doit envisager l’ensemble de sa vie : sa Passion certes, où Jésus est pris totalement, mais aussi tout ce qui l’a précédée. Jésus a vécu une vie tournée vers le Père, recevant de lui dans le quotidien, le pain du jour constitué aussi bien par le travail de la Mission que le repos ou le retrait. Jésus n’a pas vécu sa vie toujours sur la brèche. Même dans sa période apostolique, il y avait ces temps de retrait comme nous pouvons l’imaginer pour la vie secrète à Nazareth… Jésus a ainsi reçu sa vie, son existence. Il ne lui a pas imposé de forme a priori, comme s’il avait du suivre un programme tout tracé. Il accueillait ce qui venait, il agissait et réagissait, il prenait du repos, il cherchait, il se reposait, il contemplait...  Il était disponible à ce qui advenait… il se laissait devenir dans sa vie…

« Je n'ai été envoyé qu'aux brebis perdues d'Israël »

Là aussi, la réponse de Jésus signe surtout un refus de la toute puissance qui consisterait à faire tout, partout, tout le temps comme un super-héros, sans aucun vis-à-vis personnel à la mise en œuvre de sa puissance. Il a reçu une mission qui, comme telle, a sa mesure, son cadre, ses limites et donne ainsi place à l’autre : annoncer aux gens de son peuple la bonne nouvelle du Royaume de Dieu, spécialement à ceux qui sont en difficultés, en annonçant de telle manière qu’ils puissent répondre eux-mêmes. Cette mission est reçue, de Dieu son Père, il ne se la donne pas, il n’en dispose pas non plus à sa guise, à la différence des disciples prêts à se l’approprier et aussi à s’en défaire pour leur propre confort. « Donne-lui satisfaction » disent-ils à Jésus.  Cela va, peut-être, contre notre image d’un Jésus hyper-donnant, hyper-serviable, hyper-généreux… Mais réfléchissons : que serait une personne qui répondrait tout le temps, à tout, parfaitement, automatiquement… aurions-nous envie de le rencontrer, de la découvrir, de comprendre ce qui l’anime… aurait-elle quelque chose à nous dire ? Jésus est sur son chemin, en dialogue avec le Père, cherchant seulement à nouer de vraies et justes relations avec les autres, laissant surgir la liberté en lui et en l’autre. Son style signe la manière dont le Royaume peut avancer… Il est ouvert à de vraies rencontres qui doivent donner à chacun de progresser, aussi bien lui que ceux qu’il rencontre…

« Que tout se fasse pour toi comme tu le veux ! »

Jésus rencontre cette femme dans un vrai dialogue, loin du bruit causé par les disciples. A travers l’échange, en tenant justement sa propre position, [il n’est pas là pour tout faire, dire amen à tout], Jésus permet à l’autre de s’exprimer et de dire combien ce qu’elle veut [la guérison de sa fille] qui lui donne de mettre en œuvre ce qu’elle peut [une simple demande à ce Jésus étranger] se fait en étant bien consciente de ce qui s’impose à elle [elle s’adresse au fils de David, un étranger pour elle, et elle le fait comme le petit chien sous la table de ses maîtres]. Elle se tient ainsi dans le fondamental de l’être humain en habitant ce triangle aux trois sommets qui sont le « ce que je veux », le « ce que je peux », et le « ce qui s’impose à moi ». Dès lors Jésus peut lui dire : « ta foi est grande ». La foi de cette femme est grande car justement, humainement située, pleinement ouverte vers l’autre, respectueuse, reconnaissante. Etant ainsi justement située, le miracle peut s’opérer de lui-même : « Que tout se fasse pour toi comme tu le veux ! ». Car la volonté juste de la femme peut déplacer celle de Jésus.

A travers cette scène qui se situe à la marge de la Mission de Jésus : dans le pays de Tyr et de Sidon hors d’Israël, qui est celle du retrait de Jésus à une demande : je ne suis envoyé qu’aux brebis perdues d’Israël, qui est celle de la rencontre par Jésus d’une personne de l’ailleurs : une femme syro-phénicienne, nous mesurons bien l’espace où Jésus désire nous rencontrer, nous donner d’être, celui de notre juste solitude en notre triangle propre où notre parole, située, pèse pleinement de son poids et peut réaliser avec Jésus ce qu’elle veut justement



père Jean-Luc Fabre
Jardinier de Dieu
Source :
 




Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix [Édith Stein] (1891-1942), carmélite, martyre, copatronne de l'Europe
La Femme et sa destinée (trad. Amiot-Dumont 1956, p. 124, rev.)


« Voici l'époux ! Sortez à sa rencontre »

L'union de l'âme avec le Christ est autre chose que la communion entre deux personnes terrestres : commencée par le baptême et constamment renforcée par les autres sacrements, elle est une intégration et une poussée de sève – comme nous le dit déjà le symbole de la vigne et du cep (Jn 15). Cet acte d'union avec le Christ entraîne un rapprochement de membre à membre entre tous les chrétiens. Ainsi l'Église prend la figure du corps mystique du Christ. Ce corps est un corps vivant et l'esprit qui l'anime est l'esprit du Christ qui, partant de la tête, s'écoule vers tous les membres ; l'esprit qui émane du Christ est le Saint-Esprit et l'Église est donc le temple du Saint-Esprit (cf. 1Co 6,19).

     Mais, malgré la réelle unité organique de la tête et du corps, l'Église se tient à côté du Christ comme une personne indépendante. En tant que Fils du Père éternel, le Christ vivait avant le commencement des temps et avant toute existence humaine. Par l'acte de la création, l'humanité vivait avant que le Christ ne prenne sa nature et ne soit intégré à elle. Par son incarnation, il lui a apporté sa vie divine. Par son œuvre de rédemption, il l'a rendu capable de recevoir la grâce... La cellule primitive de cette humanité rachetée, c'est Marie : c'est en elle que s'accomplit pour la première fois la purification et la sanctification par le Christ, c'est elle la première qui a été remplie de l'Esprit Saint. Avant que le Fils de Dieu soit né de la Sainte Vierge, il a créé cette Vierge pleine de grâce et, en elle et avec elle, l'Église. C'est pourquoi, créature distincte de lui, elle se tient à ses côtés bien qu'indissolublement liée à lui.

     Toute âme purifiée par le baptême et élevée à l'état de grâce est, par là même, créée par le Christ et née pour le Christ. Mais elle est créée dans l'Église et elle naît par l'Église... Ainsi l'Église est la mère de tous ceux à qui s'adresse la rédemption. Elle l'est par son union intime avec le Christ, et parce qu'elle se tient à ses côtés en qualité de ‘Sponsa Christi’, Épouse du Christ, pour collaborer à son œuvre de rédemption.



Source :









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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Jeu 10 Aoû 2017 - 1:48

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 


Homélie :

"Amen, amen, je vous le dis : si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit."

Aujourd’hui, nous fêtons St Laurent, martyr. Au service de l’Eglise, St Laurent s’est offert lui-même à la suite de Jésus. Jésus nous révèle le sens de la vie véritable, elle est relation et don de soi. Ce qu’il attend de notre part, c’est que nous mourions à nous-mêmes. Aimer sa vie et la garder jalousement pour soi peut vraiment nous perdre. Comme une graine, notre cœur est invité à faire mourir en lui tout égoïsme en brisant ses enveloppes d’individualisme, d’autosatisfaction. La vraie nature de notre humanité ne se déploie qu’en s’ouvrant à l’autre, en se donnant. Si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas ! Le processus de la germination du grain de blé, de la croissance des jeunes plants nous éclaire. Le grain traverse une période noire, sans lumière, il n’est plus lui-même. Mais pendant cette période, il reçoit une autre nourriture qui l’aide à se transformer pour entrer dans la phase de croissance, de la floraison. Quelques jours avant sa mort, Jésus avait annoncé à ses disciples son départ, en utilisant l’image du grain de blé tombé en terre. La Parole de Dieu nous redit, avec l’image du grain de blé, combien le don de notre vie portera du fruit dans la patience. Saint Laurent était au service des pauvres, il les a situé comme la richesse de l’Église.

"Qui aime sa vie la perd ; qui s’en détache en ce monde la gardera pour la vie éternelle."

A la suite de Jésus qui a donné sa vie, nous reconnaissons qu’aimer notre vie, c’est la perdre. Les martyrs de Jésus sont les témoins qui manifestent le courage d’être tout entier au service de Jésus ! C’est au service de nos frères et de nos sœurs, que nous vérifions notre intention. Jésus nous attire à sa suite, par son exemple et par sa Parole vivante. La vie de Jésus, le Verbe fait chair, est Parole de Dieu. En célébrant l’Eucharistie nous faisons mémoire du Don total de Jésus lui-même, et nous puisons là notre lumière et notre force. St Laurent, martyr, a témoigné du plus grand amour de Jésus. Dieu a le pouvoir de nous combler de toutes sortes de grâces, afin que, disposant toujours à tous égards de tout le nécessaire, nous ayons encore en abondance pour toute œuvre bonne ainsi qu’il est écrit : « Il a répandu ses bienfaits, il a donné aux pauvres ; sa justice demeure pour toujours. »

"Si quelqu’un veut me servir, qu’il me suive ; et là où moi je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu’un me sert, mon Père l’honorera."

Jésus donne sa vie pour nous sauver, pour nous amener au Père, pour que notre vie soit vie éternelle. Il nous aide à quitter nos manières individuelles de penser pour nous écouter les uns les autres. Nous demandons la grâce de le suivre en changeant nos cœurs. Le Père nous donne l’Esprit Saint, la force et la lumière de Dieu pour vaincre la haine et les ténèbres du monde qui nous renferment sur nous-mêmes. Il nous donne tout ce qui est nécessaire pour que notre vie soit, comme celle de Jésus, une surabondance. « Celui qui fournit de la semence au semeur et du pain pour la nourriture, vous fournira la semence, la multipliera et fera croître le produit de votre justice. » Jésus nous aide à accepter notre enfouissement en vue du bonheur des autres. Il nous donne la grâce de le suivre dans le quotidien, il change nos cœurs et nous aide à devenir les sarments de la vigne dont il est le cep. Que nous soyons ces sarments qui portent beaucoup de « fruits d’amour, » afin de glorifier notre Père qui est aux cieux.


Citation :
Nous demandons la grâce d’être fidèles à la Parole de Jésus.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Ambroise (v. 340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église
Des Offices des ministres I,84 ; II,28 ; PL 16,84 (trad. Bouchet, Lectionnaire, p. 468)


« S'il meurt, il donne beaucoup de fruit »

Lorsque saint Laurent a vu que l'on conduisait l'évêque Sixte au martyre, il s'est mis à pleurer. Ce n'était pas la souffrance de son évêque qui lui arrachait des larmes, mais le fait qu'il parte au martyre sans lui. C'est pourquoi il s'est mis à l'interpeller en ces termes : « Où vas-tu, Père, sans ton fils ? Vers quoi te hâtes-tu, prêtre saint, sans ton diacre ? Tu avais pourtant l'habitude de ne jamais offrir le sacrifice sans ministre ! ... Fais donc la preuve que tu as choisi un bon diacre : celui à qui tu as commis le ministère du sang du Seigneur, celui avec lequel tu partages les sacrements, refuserais-tu de communier avec lui dans le sacrifice du sang ? »...

     Le pape Sixte a répondu à Laurent : « Je ne t'oublie pas, mon fils, ni ne t'abandonne. Mais je te laisse des combats plus grands à soutenir. Je suis vieux et je ne peux soutenir qu'une lutte légère. Quant à toi, tu es jeune et il te reste un triomphe bien plus glorieux à obtenir contre le tyran. Tu viendras bientôt. Sèche tes larmes. Dans trois jours, tu me suivras... »

     Trois jours après, Laurent est arrêté. On lui demande d'amener les biens et les trésors de l'Église. Il promet d'obéir. Le lendemain, il revient avec des pauvres. On lui demande où étaient ces trésors qu'il devait amener. Il a montré les pauvres en disant : « Voilà les trésors de l'Église. Quels trésors meilleurs aurait le Christ, que ceux dont il a dit : 'Ce que vous aurez fait à l'un de ces petits, c'est à moi que vous l'avez fait' » (Mt 25,40) ? Laurent a montré ces trésors-là et a été vainqueur car le persécuteur n'a eu aucune envie de les lui ôter. Mais dans sa rage, il l'a fait brûler vif.



Source :









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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Ven 11 Aoû 2017 - 2:17

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 


Homélie :

"Alors Jésus dit à ses disciples : « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive."

Car celui qui veut sauver sa vie la perdra, mais qui perd sa vie à cause de moi la trouvera. Ce « derrière moi » de Jésus est très important, si nous voulons mettre notre foi en pratique pour donner la vie. Quand nous sommes en haute montagne, nous sommes derrière le premier de cordée. Nous ne le quittons pas des yeux. Il est celui que nous regardons bien plus que le chemin. Il est le chemin et tout dépend de lui. Jésus est le premier de cordée dans notre vie chrétienne. Nous sommes derrière lui, nous regardons vers lui sans cesse pour arriver au but ! Il n’est pas seulement le chemin, il est la vie. Marcher à la lumière de sa parole, de son Évangile, nous met dans la vérité, et cette vérité nous libère de nous mêmes. Suivre Jésus, c’est le reconnaître dans ses Paroles et dans ce qu’il est. Jésus exprime l’amour de son Père qui anime sa vie. C’est le même Amour qui doit animer notre vie. Nous avons reçu le baptême et nous sommes engagés avec le Christ. C’est pour la gloire de notre Père des cieux, pour le rayonnement de son Amour.

"Quel avantage, en effet, un homme aura-t-il à gagner le monde entier, si c’est au prix de sa vie ? Et que pourra-t-il donner en échange de sa vie ?"

Jésus ne nous demande pas des « choses » qui dépassent nos capacités. Il a mis en nous ce désir d’infini, ce désir de rejoindre notre Père. Nous discernerons la volonté de Dieu si nous vivons simplement avec notre entourage, en observant ce qui est en nous et autour de nous. Jésus nous a laissé ses commandements. Nous demandons la grâce de les appliquer dans notre vie quotidienne, en marchant toujours avec Dieu. Jésus insiste, car il nous faut toujours agir dans son amour infini. On ne passe pas devant Jésus, car passer par un autre chemin serait se perdre, s’égarer, et rencontrer la mort. Il n’y a pas d’autre chemin que Jésus pour nous qui l’avons revêtus dans le baptême. Nous avons été immergés dans le Christ, libérés du chemin de la mort. Si nous le quittons des yeux, nous perdons le chemin. Au moment de la venue de Jésus nous vivrons tellement de lui que le royaume sera là. Car la « suite de Jésus » sur la terre est pour l’éternité, en vue du royaume qui est déjà là.

"Car le Fils de l’homme va venir avec ses anges dans la gloire de son Père ; alors il rendra à chacun selon sa conduite."

Amen, je vous le dis : parmi ceux qui sont ici, certains ne connaîtront pas la mort avant d’avoir vu le Fils de l’homme venir dans son Règne. » Nous demandons sans cesse à Dieu de nous donner son Esprit Saint. Qu’il éclaire notre esprit, car il nous faut discerner notre chemin avec la Présence de Dieu et la lecture de la Parole de Dieu. Marcher derrière Jésus n’est pas prendre un autre chemin que le sien pour arriver vers le Père. Le chemin que Jésus a pris est le chemin du plus grand amour, le chemin de la victoire de l’amour. C’est ce que représente la Croix de Jésus : La victoire de l’amour envers tout ce qui s’oppose à l’amour. Marcher derrière Jésus, c’est marcher sur les routes escarpées du combat spirituel. C’est faire face à l’adversité de l’Adversaire. Il ne nous faut pas quitter le chemin de l’amour, et avec Jésus, prendre sa croix pour agir en fonction de son Amour infini. Nous demandons à l’Esprit Saint d’être toujours en nous pour que nous marchions à la suite de Jésus.


Citation :
Nous demandons la grâce de l’Esprit Saint pour suivre Jésus jusqu’au bout de son chemin.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Paulin de Nole (355-431), évêque
Lettre 38, 3-4.6 ; PL 61, 359 (trad. Orval rev.


« Qu'il prenne sa croix et qu'il me suive »

Accomplissant le dessein mystérieux de sa bonté, le Seigneur assume la condition de serviteur et consent à s'abaisser pour nous jusqu'à la mort de la croix (Ph 2,8.). Par cet abaissement visible, il réalise notre élévation jusqu'au ciel, qui est intérieure et invisible. Regarde où nous étions tombés dès le commencement ; comprends-le bien, c'est par le dessein de la sagesse et de la bonté de Dieu que nous sommes rendus à la vie. Avec Adam nous étions tombés par orgueil ; c'est pourquoi nous nous abaissons dans le Christ afin d'effacer l'ancienne faute par la pratique de la vertu opposée. Nous avons offensé le Seigneur par orgueil, nous lui plaisons maintenant par notre humilité.

     Réjouissons-nous, glorifions-nous dans le Seigneur qui a fait nôtres son combat et sa victoire en nous disant : « Courage, car j'ai vaincu le monde » (Jn 16,33)... Lui, l'invincible, combattra pour nous et il vaincra en nous. Alors le prince des ténèbres sera jeté dehors (cf Jn 12,31), car s'il n'est pas chassé du monde où il est partout, il est chassé du cœur de l'homme : la foi, lorsqu'elle pénètre en nous, le repousse pour faire place au Christ dont la présence jette le péché dehors...

     Que les orateurs gardent leur éloquence, les philosophes leur sagesse, les rois leurs royaumes : pour nous, la gloire, les richesses et le royaume, c'est le Christ ; pour nous la sagesse, c'est la folie de l'Évangile ; pour nous la force, c'est la faiblesse de la chair, et la gloire, c'est le scandale de la croix (1Co 1,18-23).



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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Sam 12 Aoû 2017 - 0:49

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 


Homélie :

Quand ils eurent rejoint la foule, un homme s’approcha de lui, et tombant à ses genoux, il dit : « Seigneur, prends pitié de mon fils. Il est épileptique et il souffre beaucoup. Souvent il tombe dans le feu et, souvent aussi, dans l’eau.

Je l’ai amené à tes disciples, mais ils n’ont pas pu le guérir. » Jésus a emmené avec lui, sur la montagne, Pierre, Jacques et Jean. Devant eux, il a été transfiguré, et les trois apôtres ont entr’aperçu la gloire de Jésus, leur compagnon de chaque jour. En redescendant de la montagne, ils retrouvent la foule et les autres disciples dans une grande confusion. En l’absence de leur maître, les disciples ont voulu guérir en son nom un enfant souffrant, mais ils n’ont pas réussi. Quand la foule voit Jésus, elle est stupéfaite ! Un homme dans la foule dit à Jésus : « Maître, je t’ai amené mon fils, il est possédé par un esprit qui le rend muet. » Pour obtenir cette guérison, il aurait fallu une relation intense à Dieu ! Cette relation qui nous est donnée nous transfigure pour que nous agissions au Nom de Dieu. Si les disciples avaient eu de la foi « gros comme une graine de moutarde », ils transporteraient les montagnes dans la mer et auraient obtenu la guérison. Nous avons une foi bien plus petite que la graine de moutarde, et nous demandons à Jésus d’augmenter notre foi. La foi est un don de Dieu. Baptisés dans le Christ, nous avons reçu ce don. La foi a été semée en nous, elle est déjà à l’œuvre dans notre vie. En croissant par la prière, les sacrements, et la charité, elle deviendra un grand arbre, qui s’enracinera et en grandissant nous configurera à Jésus.

"Prenant la parole, Jésus dit : « Génération incroyante et dévoyée, combien de temps devrai-je rester avec vous ? Combien de temps devrai-je vous supporter ? Amenez-le-moi. »

Jésus menaça le démon, et il sortit de lui. À l’heure même, l’enfant fut guéri. A la demande de Jésus, on amène l’enfant auprès de lui. Jésus remet un climat de confiance, d’abandon et de foi qui va permettre à Dieu de faire son œuvre. Jésus pénètre la souffrance de cet homme, la porte est ouverte à l’action de Dieu. Jésus interpelle l’esprit mauvais : « Esprit qui rend muet et sourd, sors de cet enfant je te l’ordonne et n’y rentre plus jamais. » C’est alors la délivrance des infections diaboliques et la guérison de la maladie de l’enfant : Jésus le prend par la main et le remet debout, il nous demande de nous mettre à son école. La question de savoir comment venir en aide à l’humanité tourmentée est toujours posée. C’est en étant guéris nous-mêmes que nous pouvons entrer en harmonie avec le don de Dieu. La Passion et la Résurrection de Jésus qui sauve le monde est toujours efficace, moyennant notre Foi. Mais il nous manque cette foi là ! "Ce peu de foi" nous permettrait, à l’aide de Jésus et dans sa Passion, de changer des situations si difficiles. Dans une foi confiante, nous demandons la grâce de la prière, la grâce d’être les amis de Jésus qui peuvent accomplir en lui, son œuvre de guérison.

Alors les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent en particulier : « Pour quelle raison est-ce que nous, nous n’avons pas réussi à l’expulser ? »

Jésus leur répond : « En raison de votre peu de foi. Amen, je vous le dis : si vous avez de la foi gros comme une graine de moutarde, vous direz à cette montagne : “Transporte-toi d’ici jusque là-bas”, et elle se transportera ; rien ne vous sera impossible. » Il n’y a pas de duplicité ni de complicité avec le mal en Jésus qui interpelle vivement l’esprit mauvais ! Nous voulons croire à l’immensité du don que Dieu nous a fait afin de pouvoir en vivre. Tout nous est donné par Dieu ! L’humanité ne peut pas suivre le plan d’amour de Dieu et en même temps entrer dans des discussions humaines vaines. C’est la foi qui nous fait devenir « sauveurs » avec Jésus, l’unique Sauveur. La foi se fortifie en faisant des expériences de foi, des actes de foi. Nous avons du mal à voir la main de Dieu, nous avons peur de ce qui peut nous arriver, nous ne nous sentons pas capables de vivre et de dire à Jésus que nous voulons avoir confiance en Lui ! Nous savons qu’Il nous aime, et si nous avons confiance, que tout se passera bien, Jésus permet ces épreuves pour qu’il en surgisse un bien meilleur. Notre foi est expérience de vie, fortifiée, elle deviendra une manière d’affronter la vie mieux encore et elle approfondira notre relation avec Dieu.


Citation :
Nous demandons la grâce de savoir comment venir en aide à l’humanité tourmentée.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Thomas More (1478-1535), homme d'État anglais, martyr
Dialog of Comfort against Tribulation, I, 2


« Je crois ! Viens au secours de mon incroyance » (Mc 9,24)

Personne ne peut se donner à lui-même la vertu de la foi… ; la foi est le don gratuit de Dieu. Comme le dit saint Jacques : « Les dons les meilleurs, les présents merveilleux, viennent d'en haut ; ils descendent tous d'auprès du Père de toutes les lumières » (1,17). Quand nous ressentons donc que notre foi est bien faible, prions celui qui nous la donne de la fortifier… : « Je crois ! Viens au secours de mon incroyance » (Mc 9,24), et avec les apôtres : « Seigneur, augmente notre foi » (Lc 17,5). Et puis méditons les paroles du Christ quand il dit que, si nous ne voulons pas permettre à notre foi de tiédir et même de se refroidir complètement, ou de perdre sa force par la dispersion de notre esprit dans les futilités de ce monde, il faut nous retirer dans une petite pièce au fond de notre maison (Mt 6,6) et y ramasser notre foi, en cessant d'accorder de l'importance aux illusions de ce monde.

     Et comme la graine de moutarde, qui par sa nature est brûlante, il faut semer la foi dans le jardin de notre cœur, après en avoir arraché toutes les mauvaises herbes. Elle grandira tellement que les oiseaux du ciel, c'est-à dire les saints anges, viendront demeurer en notre âme et qu'elle portera le fruit des vertus sur ses branches (Mt 13,31s). Alors, confiants en la parole de Dieu, nous aurons une assurance ferme en ses promesses et nous pourrons chasser de notre cœur une montagne d'afflictions (Mt 17,20), tandis que si notre foi est faible et chancelante, elle ne déplacera même pas une taupinière.



Source :









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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Sam 12 Aoû 2017 - 23:59

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

"Aussitôt Jésus obligea les disciples à monter dans la barque et à le précéder sur l’autre rive, pendant qu’il renverrait les foules."

Quand il les eut renvoyées, il gravit la montagne, à l’écart, pour prier. Le soir venu, il était là, seul Les Apôtres ont cédés aux apparences, avec la foule, ils se sont laissés prendre au piège du pouvoir. Jésus les invite à partir pour l’autre rive. Il leur faut dépasser le visible et le corporel, ces réalités temporaires, pour arriver vers l’invisible et l’éternel qu’annonce Jésus. Les disciples ne peuvent pas précéder Jésus sur l’autre rive ! Ils doivent apprendre par l’expérience que sans Jésus il n’était pas possible d’y arriver. Quelle est donc cette barque dans laquelle Jésus oblige les disciples à monter ? Ne serait-ce pas la lutte contre les tentations et les circonstances difficiles ? dit Origène. Il faut que Jésus devienne le roi de leur cœur ! Il y a de l’orage, pas seulement sur le lac de Galilée, mais aussi dans le cœur des apôtres. Ils n’ont pas compris le signe de la multiplication des pains, ils ont suivi la foule dans son désir de proclamer Jésus roi ! Ils ont peur maintenant et ils pressentent combien le monde est tourmenté ! Nous sommes comme les disciples qui ont peur de l’orage, et qui sont tout craintifs. Jésus vient, et par sa simple présence il donne la paix. Aujourd’hui encore dans de nombreux endroits de l’univers les tourmentes sont sanglantes. Jésus, Lumière du monde, vient pour sauver l’humanité, pour la nourrir de sa vie.

La barque était déjà à une bonne distance de la terre, elle était battue par les vagues, car le vent était contraire. Vers la fin de la nuit, Jésus vint vers eux en marchant sur la mer.

En le voyant marcher sur la mer, les disciples furent bouleversés. Ils dirent : « C’est un fantôme. » Pris de peur, ils se mirent à crier. Mais aussitôt Jésus leur parla : « Confiance ! c’est moi ; n’ayez plus peur ! » Jésus a gravi la montagne, à l’écart, pour prier. Il prie pour les foules qui ont mangé les pains. Jésus sait les vagues et le vent contraire sur la mer. Grâce à sa prière adressée à son Père, les disciples n’ont subi aucun dommage, alors que la mer, les vagues et le vent s’acharnaient contre eux. Passer d’une rive à l’autre du lac, c’est accepter de traverser nos peurs, nos doutes personnels face à la conduite de Jésus dans notre vie. Pierre doit encore passer par une confiance renouvelée, il n’a pas encore expérimenté combien Jésus est présent. Par la Parole et par la multiplication des pains, Jésus annonce un don plus merveilleux encore, l’Eucharistie. Il est en effet le Pain d’une vie toute nouvelle. L’Église sera cette grande famille qui prend soin de ses membres les plus petits. Les plus pauvres, se sont la veuve et de l’orphelin. La veuve est la femme qui a perdu son mari, l’orphelin a perdu ses parents ! L’Église veut être attentive comme Jésus à toute situation de détresse.

"Pierre prit alors la parole : « Seigneur, si c’est bien toi, ordonne-moi de venir vers toi sur les eaux. » Jésus lui dit : « Viens ! » Pierre descendit de la barque et marcha sur les eaux pour aller vers Jésus."

Mais, voyant la force du vent, il eut peur et, comme il commençait à enfoncer, il cria : « Seigneur, sauve-moi ! » Aussitôt, Jésus étendit la main, le saisit et lui dit : « Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? » Et quand ils furent montés dans la barque, le vent tomba. Alors ceux qui étaient dans la barque se prosternèrent devant lui, et ils lui dirent :  « Vraiment, tu es le Fils de Dieu ! » Apres cette panique, grâce à Jésus, tous passe sur l’autre rive. Pour les Apôtres, Jésus est devenu le maître de la vie. C’est important aujourd’hui pour nous qui sommes aux prises avec des tentations redoutables. Jésus nous conduit vers des passages difficiles et il nous oblige à nous embarquer. Il ne nous est pas possible de parvenir à l’autre rive sans supporter l’épreuve des vagues et du vent contraire. Vers la fin de la nuit, Jésus arrive près de nous afin de nous rendre la mer bienveillante. Il vient de multiples manières pour faire naître son Amour en nous, et nous donner sa Paix. Avec lui et par lui nous sommes devenus une création nouvelle pour un monde nouveau. Quand nous choisissons Jésus, nous nous engageons avec lui dans l’avenir car il n’y a pas de plus grand amour que le sien.


Citation :
Nous demandons la grâce de savoir comment venir en aide à l’humanité tourmentée.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Origène (v. 185-253), prêtre et théologien
Commentaire sur l'évangile de Matthieu 11, 6 ; PG 13, 919 (trad. Orval rev.; cf SC 162, p. 299)


« Vraiment, tu es le Fils de Dieu »

     Lorsque nous aurons tenu bon durant les longues heures de la nuit obscure qui règne dans les moments d'épreuve, quand nous aurons lutté de notre mieux..., soyons sûrs que vers la fin de la nuit, « lorsque la nuit sera avancée et que poindra le jour » (Rm 13,12), le Fils de Dieu viendra près de nous, en marchant sur les flots. Lorsque nous le verrons apparaître ainsi, nous serons saisis de trouble jusqu'au moment où nous comprendrons clairement que c'est le Sauveur qui est venu parmi nous. Croyant encore voir un fantôme, nous crierons de frayeur, mais lui nous dira aussitôt : « Ayez confiance, c'est moi, n'ayez pas peur ».

     Peut-être que ces mots rassurants feront surgir en nous un Pierre en route vers la perfection, qui descendra de la barque, certain d'avoir échappé à l'épreuve qui le secouait. Tout d'abord, son désir d'aller au-devant de Jésus le fera marcher sur les eaux. Mais sa foi étant encore peu assurée et lui-même dans le doute, il remarquera la « force du vent », il prendra peur et commencera à couler. Pourtant il échappera à ce malheur car il lancera vers Jésus ce grand cri : « Seigneur, sauve-moi ! » Et à peine cet autre Pierre aura-t-il fini de dire « Seigneur sauve-moi ! » que le Verbe étendra la main pour lui porter secours, et le saisira au moment où il commencera à couler, lui reprochant son peu de foi et ses doutes. Note cependant qu'il n'a pas dit : « Incrédule » mais « homme de peu de foi », et qu'il est écrit : « Pourquoi as-tu douté ? », c'est-à-dire : « Tu avais bien un peu de foi, mais tu t'es laissé entraîner dans le sens contraire ». Et là-dessus, Jésus et Pierre remonteront dans la barque, le vent se calmera et les passagers, comprenant à quels dangers ils ont échappé, adoreront Jésus en disant : « Vraiment, tu es le Fils de Dieu ». Ces paroles-là, ce ne sont que les disciples proches de Jésus dans la barque qui les disent
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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Lun 14 Aoû 2017 - 0:41

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



Dieu qui as mis au cœur de Saint Maximilien un amour filial envers la Vierge Immaculée et une ardente Charité pour le prochain, accorde-nous par son intercession de travailler pour Ta Gloire et de nous mettre au service des hommes à la suite de Ton Fils Jésus-Christ, lui qui vit et règne avec Toi dans l'unité du Saint Esprit, pour les siècles et les siècles. Amen.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

"Comme ils étaient réunis en Galilée, Jésus leur dit : « Le Fils de l’homme va être livré aux mains des hommes ; ils le tueront et, le troisième jour, il ressuscitera."

Et ils furent profondément attristés. Le « Fils de l’homme » est l’appellation que Jésus aime prendre quand il parle de lui ! Le message qu’il livre est éprouvant : « être livré, » "ils le tueront." Après avoir entendu cette annonce, les disciples sont tristes. Mais la douceur de Jésus est beaucoup plus forte que la violence de ses ennemis. C’est quand nous sommes dans une expérience de rejet que nous comprenons mieux les Paroles de Jésus ! Nous savons le trouble et la peur que provoque en nous toute condamnation. Quand elle est injustifiée, nous éprouvons une indignation profonde contre l’injustice. Jésus fait simplement la volonté de son Père en aimant tous ceux que Dieu lui donne. C’est lui qui se livre ! Il se révèle aux disciples au fur à mesure ce qui arrive dans sa vie. Les gens vont le tuer, mais grâce à sa mort, ceux qui croient en lui seront sauvés. Dans le cœur de Jésus il n’y a aucune manifestation d’adversité. Au contraire Jésus va manifester que c’est tout « librement » qu’il va traverser cette épreuve pour travailler à notre libération.

"Comme ils arrivaient à Capharnaüm, ceux qui perçoivent la redevance des deux drachmes pour le Temple vinrent trouver Pierre et lui dirent : « Votre maître paye bien les deux drachmes, n’est-ce pas ? »

Il répondit : « Oui. » Jésus apprend à ses disciples comment vivre en enfant de Dieu dans la société. Fils de Dieu, il est aussi le fils de l’homme qui accepte tout ce qui s’impose à la vie humaine, sauf le péché. Les fils sont libres dit-il ! Nous sommes dans les préfigurations de l’entrée dans le Royaume. Jésus va coopérer avec le pouvoir en place qui lui réclame les deux drachmes pour l’entrée dans le Temple. C’est un signe de l’entrée du Royaume à venir ou Jésus offrira la nature humaine que lui a tissé la Vierge Marie pour nous remettre dans la liberté des enfants de Dieu ! Jésus donnera sa vie ! Le poisson est resté longtemps le signe de ralliement des Chrétiens ! C’est à la Résurrection de Jésus que nous comprendrons que nous sommes libérés de tout esclavage. Nous demandons sans cesse à Dieu de nous donner un esprit de discernement. Nous ne renonçons pas aux obligations par peur, et nous effectuons « nos devoirs légitimes » en vue de contribuer pour notre part aux « besoins » des autres.

"Quand Pierre entra dans la maison, Jésus prit la parole le premier : « Simon, quel est ton avis ? Les rois de la terre, de qui perçoivent-ils les taxes ou l’impôt ? De leurs fils, ou des autres personnes ? »

Pierre lui répondit : « Des autres. » Et Jésus reprit : « Donc, les fils sont libres. Mais, pour ne pas scandaliser les gens, va donc jusqu’à la mer, jette l’hameçon, et saisis le premier poisson qui mordra ; ouvre-lui la bouche, et tu y trouveras une pièce de quatre drachmes. Prends-la, tu la donneras pour moi et pour toi. » Le sujet des impôts est une réalité délicate. Jésus n’est pas obligé de payer un impôt pour la maison de son Père. Cette taxe n’est pas une obligation, mais il la paie de plein gré en pensant à son peuple. Il ne souhaite pas alimenter la haine de ses ennemis. Jésus continue à enseigner ses disciples par son obéissance. C’est dans sa Passion qu’il va nous réintroduire dans la dignité des enfants du Père, qu’il nous ouvre le Royaume. Il nous regarde comme ses frères. Nous comprenons sa demande « d’éviter d’être pour les gens une occasion de chute ! » Il ne faut pas d’occasion de chute pour les enfants de Dieu dans l’Église qui préfigure le Royaume déjà sur la terre. Dans ce combat pour la vie, Jésus nous dit comment nous allons être dispersés ! C’est la Paix de Jésus qui nous permet en toute circonstance d’être des artisans de son Amour.


Citation :
Nous demandons la grâce de l’humilité dans l’Esprit Saint.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Ambroise (v. 340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église
Commentaire du Psaume 48, 14-15 ; CSEL 64, 368 (trad. cf Orval et bréviaire 20e sam)


Par sa Passion le Christ a payé pour nous nos dettes

     Quel homme pourrait se racheter par son propre sang, alors que le Christ a versé son sang pour le rachat de tous ? Y a-t-il un seul homme dont le sang puisse être comparé à celui du Christ...qui, à lui seul, a réconcilié le monde avec Dieu par son sang ? Y a-t-il une offrande plus noble, un sacrifice plus noble, un avocat meilleur que celui qui s'est fait supplication pour les péchés de tous et qui a donné sa vie en rédemption pour nous ?

     Il n'y a donc pas à chercher une expiation ou une rédemption individuelle, parce que le sang versé en rançon pour tous est celui du Christ. C'est par ce sang que le Seigneur Jésus nous a rachetés, lui qui, seul, nous a réconciliés avec le Père. Et il a accompli son labeur jusqu'au bout, car il a pris sur lui notre labeur, lui qui dit : « Venez à moi, vous tous qui peinez, et moi je vous soulagerai » (Mt 11,28)... L'homme ne donnera donc rien en expiation pour sa rédemption, car il a été lavé une fois pour toutes du péché par le sang du Christ, mais il n'est pas pour autant dispensé de peiner pour observer les préceptes de la vie et pour ne pas s'écarter des commandements du Seigneur. Tant qu'il vivra, il sera dans le labeur et y persévérera pour vivre éternellement, de peur qu'il ne meure de mort alors qu'il a déjà été racheté à la mort.
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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Lun 14 Aoû 2017 - 22:44

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



Nous te saluons, ô Immaculée, Marie, comblée de grâce
toi qui, dès le premier instant de ton existence,
dès ta conception, a été préservée de tout péché,
car tu allais devenir la Mère du Sauveur.

Aide-nous à nous tourner vers ton Fils Jésus
et à nous détourner du péché.
Apprends-nous à prier pour les pécheurs comme tu l’as enseigné à Bernadette,
car tu es la Mère du Rédempteur et notre Mère.

Nous te saluons, ô Marie, lumière de foi bienheureuse,
par ta glorieuse Assomption
le Père des Miséricordes t’a revêtue en ton âme et en ton corps
de la splendeur du jour unique de la Résurrection.

Fortifie notre foi, qu’elle imprègne de sa lumière et de sa vérité
notre intelligence, nos actions et notre service en ce monde,
car tu es la Mère du plus beau des enfants des hommes et notre Mère.

Nous te saluons, Vierge Sainte,
toi que l’Esprit de sainteté a comblé de charité et rempli de toutes grâces.
Apprends-nous la docilité à l’Esprit d’Amour, pour être comblés d’une vraie charité.

Donne-nous la compassion pour toute souffrance
et une prière instante pour la paix,
car tu es Mère de Miséricorde et notre Mère.

Nous te saluons, Mère au pied de la Croix,
Vierge fidèle, Mère de l’Église.

Apprends-nous à l’aimer et à la servir
comme le Corps même de ton Fils livré pour nous et le salut du monde,
car tu es la Mère de l’Agneau et du Pasteur et notre Mère.

Nous te saluons, Aurore radieuse du Salut,
par ta glorieuse Assomption,
tu annonces et précèdes la gloire dans leur âme et dans leur corps de tous tes enfants,
car tu es la Mère du Monde qui vient et notre Mère.

Monseigneur de Monléon, évêque de Meaux pour
les 150 ans du dogme de l’Immaculée Conception
.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

"En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit avec empressement vers la région montagneuse, dans une ville de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth.

Marie et Élisabeth se saluent au seuil de la Nouvelle Alliance : l’une est vieillissante, l’autre est encore toute jeune. "Marie partit en hâte," c’est la hâte de l’amour. Le secret de Marie est un secret d’amour. A elles deux, elles résument toute l’histoire sainte. Les longs siècles de préparation se profilent derrière Élisabeth, Marie, rayonnante, sans tache ni ride, annonce une humanité nouvelle. Ces deux femmes ont en commun leur espérance et leur maternité qui les engage toutes entières dans le plan de Dieu. Si Marie témoigne que rien n’est impossible à Dieu, son Fils est le propre Fils de Dieu. Elle est dans un silence amoureux, car le mystère qui l’habite la reclus de ce monde, qui ne peut pas comprendre un tel mystère. Élisabeth est la première qui est introduite dans ce secret du plan d’Amour de Dieu. Dès que le son de la voix de Marie parvient aux oreilles d’Élisabeth, celle-ci sent que son enfant tressaille dans son sein. L’Esprit Saint fait irruption en elle, lui dévoilant la portée de l’enfant que porte Marie. Dans un grand cri, elle annonce ce que l’Esprit vient de lui révéler. Son cri est une double bénédiction : « Bénie es-tu entre les femmes. Béni le fruit de ton sein ! » Elle a compris en un éclair, le temps d’un cri. Elle s’efface devant la jeune mère du Messie : « Comment m’est-il donné que vienne à moi la Mère de mon Seigneur ? »

"Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint, et s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ?"

Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en moi. Le face à face des deux mères transcrit la rencontre invisible des deux enfants. Jésus revêt sa mère de sa dignité de reine ; Jean éveille sa mère à l’accueil du mystère des œuvres de Dieu. L’Esprit Saint veut que l’espérance du monde fût portée par ces de deux femmes enceintes, images de l’attente du bonheur : « Bienheureuse celle qui a cru qu’il y aurait un accomplissement pour ce qui lui a été dit de la part du Seigneur ! » Le secret de Marie est l’enfant Dieu qu’elle porte dans le secret de son être. C’est le trésor qui est révélé à Élisabeth ! Voila un monde nouveau qui prend corps. Jésus, que Marie porte, est le Sauveur du monde. Il annonce une ère nouvelle ou l’amour de Dieu est vainqueur de tout ce qui s’oppose à lui. Cette chair humaine qu’il a sanctifiée est désormais promise à la vie éternelle, à l’amour infini de Dieu. La terre est désormais le marche pieds du ciel

"Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. »

Marie dit alors : « Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur ! La bonheur de Marie s’enracine dans la foi. C’est la béatitude de tous ceux qui ont bâti leur vie sur la promesse de Dieu. Il y a un accomplissement pour ce qui a été dit de la part du Seigneur. Tout s’accompli selon la promesse, le Christ est venu, il vient, et il viendra. Il est venu dans l’humilité de Noel, il vient dans l’intimité de l’Eucharistie, il viendra dans l’immense clarté de sa gloire. Marie, aujourd’hui, vient encore nous visiter parce que la foi est difficile, et que l’espérance retombe vite dans notre cœur. C’est à nous de redire : « D’où me vient ce bonheur que vienne jusqu’à moi la Mère de mon Seigneur ? » Marie est le chemin d’une humanité nouvelle qui vit pleinement de l’amour infini de Dieu. Elle est le modèle du dépouillement de soi-même devant le choix aimant de Dieu. Elle entre au diapason de l’amour infini de Dieu par sa réponse de foi. Marie permet à la Vie de se répandre par Jésus qu’elle annonce à Élisabeth. Nous sommes de toutes ces générations qui la déclarent bienheureuse !


Citation :
Nous demandons la grâce de demeurer dans ce nouvel amour qui s’épanouira pleinement au ciel.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Germain de Constantinople (?-733), évêque
Homélie 1 pour la Dormition de la Mère de Dieu ; PG 98, 346 (trad. Orval)


« Montée jusqu'à la gloire du ciel, avec son âme et son corps » (Collecte de la fête)

     Temple vivant de la divinité très sainte du Fils unique, Mère de Dieu, vraiment, je le redis avec action de grâces, ton assomption ne t'a nullement éloignée des chrétiens. Tu vis impérissable et pourtant tu ne demeures pas loin de ce monde périssable ; au contraire, tu es proche de ceux qui t'invoquent et ceux qui te cherchent avec foi te trouvent. Il convenait que ton esprit reste toujours fort et vivant et que ton corps soit immortel. En effet, comment la dissolution de la chair aurait-elle pu te réduire en cendre et en poussière, toi qui as délivré l'homme de la ruine de la mort par l'incarnation de ton Fils ? ...

     Un enfant cherche et désire sa mère, et la mère aime vivre avec son enfant ; de même, puisque tu avais dans ton cœur un amour maternel pour ton Fils et pour ton Dieu, tu devais normalement pouvoir retourner auprès de lui, et Dieu, à cause de son amour filial envers toi devait très justement t'accorder de partager sa condition. Ainsi, morte aux choses qui finissent, tu as émigré vers les demeures impérissables de l'éternité où réside Dieu dont tu partages désormais la vie...

     Tu as été corporellement sa demeure ; et maintenant c'est lui qui, en retour, est devenu le lieu de ton repos. « Voici, disait-il, mon repos pour les siècles des siècles » (Ps 131,14). Ce lieu de repos, c'est la chair qu'il a revêtue après l'avoir prise de toi, Mère de Dieu, la chair dans laquelle, nous le croyons, il s'est montré dans le monde présent et se manifestera dans le monde futur lorsqu'il viendra juger les vivants et les morts. Puisque tu es la demeure de son éternel repos, il t'a retirée de la corruption et il t'a prise avec lui, voulant te garder en sa présence et son affection. Voilà pourquoi, tout ce que tu lui demandes il te l'accorde comme à une mère soucieuse de ses enfants ; et tout ce que tu souhaites, il l'accomplit avec sa divine puissance, lui qui est béni pour l'éternité.
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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Mer 16 Aoû 2017 - 0:44

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge..


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

Si ton frère a commis un péché, va lui parler seul à seul et montre-lui sa faute. S’il t’écoute, tu auras gagné ton frère.

L’amour de Dieu se concrétise en nous par notre désir d’accueillir toute l’humanité et de lui offrir le salut. C’est notre responsabilité individuelle et collective vis-à-vis de Jésus qui est de répondre à son invitation à la vie éternelle. Aimer Jésus, c’est nous aimer les uns les autres, et entrer ensemble dans la communion à la vie divine. Dieu nous aime parce que nous sommes ouvert à son Amour éternel. C’est ainsi qu’il permet au petit et au faible, limité et pécheur de communier à l’éternité de l’Amour. Nous répondons à l’Amour de Dieu de tout notre être pour demeurer en lui et le rayonner. « Jésus disait à ses disciples : là où deux ou trois sont rassemblés pour mon nom, je suis au milieu d’eux. » C’est la Présence de Jésus qui nous permet de nous situer les uns et les autres dans la lumière. « Si ton frère a péché contre toi, va et reprends–le seul à seul. S’il t’écoute, tu as gagné ton frère. » Ce « seul à seul » est l’expression de la Présence, de la confiance en Dieu. Elle est nécessaire à toute rencontre de charité fraternelle car c’est cette Présence qui permet à l’œuvre de Dieu de se réaliser.

S’il ne t’écoute pas, prends encore avec toi une ou deux personnes afin que toute l’affaire soit réglée sur la parole de deux ou trois témoins.

S’il refuse de les écouter, dis-le à la communauté de l’Église ; s’il refuse encore d’écouter l’Église, considère-le comme un païen et un publicain. Aimer à la manière de Dieu se vérifie dans une volonté de mise en œuvre de tout notre être pour le bien, le bonheur, l’intérêt vital de l’autre. Aimer comme Dieu aime, c’est vouloir et agir dans l’intérêt de l’autre, pour son salut ; c’est nous tourner et croître ensemble vers l’Amour véritable qui vient du cœur de Dieu. Il y a toujours, pour nous, un grand risque de pervertir l’amour dans notre solidarité et notre marche vers le salut en dehors de Dieu. La Parole nous invite à veiller sur le bien de nos frères, à les avertir pour chercher ensemble la volonté de Dieu. La Présence de charité va ainsi s’amplifier par l’autre, qui est l’ami de Dieu ! La participation humaine à l’œuvre de Dieu, avec ses limites et ses pesanteurs, peut empêcher l’œuvre de réconciliation de se réaliser, alors nous faisons appel à l’autre pour une ouverture nouvelle. L’autre, surtout s’il est choisi, ou ami de la personne en difficulté, va aider le processus de la rencontre. Amen, je vous le dis, tout ce que vous lierez sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous délierez sur la terre sera délié dans le ciel. A tout prix, il nous faut essayer de délier les nœuds de notre vie, tant que nous sommes en chemin, pour éviter un enfermement durable.

Amen, je vous le dis : tout ce que vous aurez lié sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous aurez délié sur la terre sera délié dans le ciel.

Encore une fois, je vous le dis : si deux d’entre vous sur la terre se mettent d’accord pour demander quelque chose, ils l’obtiendront de mon Père qui est aux cieux. Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux. » Jésus, dans l’Évangile, nous dit que nous n’avons pas à intervenir s’il n’y a pas de véritable faute qui amène un amoindrissement de la communion avec Dieu. Il nous faut toujours entrer en relation, en dialogue avec la personne en difficulté pour connaître ses intentions, la manière dont elle a vécu les événements dans le Christ, avant de l’accuser. Jésus nous demande de vivre dans cette correction fraternelle en Église, à plusieurs, de façon à ce que, par la multiplicité des points de vue, dans le dialogue, soit effectué dans une démarche de prière. Nous sommes en chemin vers l’Amour, à l’œuvre en Église qui est le lieu de la charité du Christ Jésus ! L’Église et le Christ Jésus sont si liés, le poids d’amour de la Passion et de la Résurrection mis en œuvre dans la mystère pascal, devient alors plus évident.


Citation :
Nous demandons la grâce d’écouter la Parole de Dieu et de la mettre en pratique.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Ephrem (v. 306-373), diacre en Syrie, docteur de l'Église
Hymne inédite (citée dans A. Louf, « Apprends-nous à prier, Eds Foyer ND 1972, p. 158)


« Je suis là, au milieu d'eux »

     
Celui qui célèbre tout seul au cœur du désert,
il est une assemblée nombreuse.
Si deux s'unissent pour célébrer parmi les rochers,
des milliers, des myriades sont là, présents.
S'il y en a trois qui se rassemblent,
un quatrième est parmi eux.
S'il y en a six ou sept,
douze mille milliers sont rassemblés.
S'ils se mettent en rang,
ils remplissent le firmament de prière.

Sont-ils crucifiés sur le roc, et marqués d'une croix de lumière,
l'Église est fondée.
Sont-ils réunis,
l'Esprit plane sur leurs têtes.
Et quand ils terminent leur prière,
le Seigneur se lève et sert ses serviteurs (Lc 12,37 ; Jn13,4).
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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Jeu 17 Aoû 2017 - 2:26

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge..


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

"Alors Pierre s’approcha de Jésus pour lui demander : « Seigneur, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu’à sept fois ? »

Jésus lui répondit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois. Pierre va devenir l’intendant des biens du Seigneur Jésus, de son amour infini, il lui pose la question de savoir combien de fois il devra pardonner ! Il y a un lien entre le trésor immense de l’amour infini de Dieu et le rapport que nous avons les uns avec les autres. Sept est un chiffre parfait. Jésus répondit à Pierre : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois ! » La manière avec laquelle nous nous comportons dans nos rapports fraternels, est celle avec laquelle nous nous comportons avec Dieu. Quand nous prions dans le Notre Père : « Pardonne nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés, » il n’est pas question de mesure. La mesure dont nous nous servons dans nos rapports fraternels est la mesure que nous donnons à Dieu pour nous : « Seigneur pour l’amour de ton nom, réponds à notre appel, pardonne nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés. » Nous voudrions que Dieu nous écoute, nous aimons sentir sa Présence, or c’est dans l’amour fraternel que la communion avec Dieu se construit

"Ainsi, le royaume des Cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs.

Il commençait, quand on lui amena quelqu’un qui lui devait dix mille talents (c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent). Comme cet homme n’avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de sa dette. Alors, tombant à ses pieds, le serviteur demeurait prosterné et disait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout.” Saisi de compassion, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette. Cet Evangile est éloquent et nous pouvons facilement faire des transpositions. Vis-à-vis de Dieu nous sommes insolvables. Il nous a pardonné nos péchés, et nous devons pardonner à ceux qui nous ont fait du tord ou qui nous ont blessés. Le terme employé par Jésus évoque une forme de miséricorde vis-à-vis de celui qui nous a offensés. Jésus, dans la parabole de la remise de dettes, manifeste le Maitre qui est « Saisi de pitié » devant l’indigence de cet homme, manifestant par là l’Amour infini de Dieu pour nous. « Saisi de pitié le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette. »

"Mais, en sortant, ce serviteur trouva un de ses compagnons qui lui devait cent pièces d’argent. Il se jeta sur lui pour l’étrangler, en disant : “Rembourse ta dette !”

Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai.” Mais l’autre refusa et le fit jeter en prison jusqu’à ce qu’il ait remboursé ce qu’il devait. L’homme gracié maltraite un de ses « redevant » oubliant la miséricorde qui lui avait été faite ! La manière dont nous traitons nos frères est la mesure que Dieu prend pour nous. Nous avons conscience de l’amour infini dont nous sommes aimés, c’est notre joie, elle est parfaite ! Dans cet amour incroyable, nous accueillions nos frères. Avec le même amour dont nous sommes aimés, nous voulons nous aimer. De même que l’on peut aimer une personne handicapée et l’aimer telle qu’elle est avec son handicap, de même nous devons nous aimer les uns les autres avec nos propres handicaps. Il nous faut raisonner en nous disant que l’intention était peut-être bonne et qu’il nous faut passer au dessus de nos susceptibilités froissées. Ce qui compte, c’est de maintenir ou de rétablir au plus vite la relation personnelle malgré nos maladresses : « Ne perdons pas de temps par peu d’amour."


Citation :
Nous demandons la grâce d’être renouvelés par les merveilles de Dieu lui-même.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Cyprien (v. 200-258), évêque de Carthage et martyr
La Prière du Seigneur, 23-24 (trad. bréviaire et DDB 1982, p.56)


« Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés »

     
Le Seigneur nous oblige à remettre nous-mêmes les dettes de nos débiteurs, comme nous, nous demandons qu'on nous remette les nôtres (Mt 6,12). Nous devons savoir que nous ne pouvons pas obtenir ce que nous demandons à propos de nos péchés, si nous n'en faisons pas autant pour ceux qui ont péché envers nous. C'est pourquoi le Christ dit ailleurs : « C'est la mesure dont vous vous servirez qui servira de mesure pour vous » (Mt 7,2). Et le serviteur qui, après avoir été libéré de toute sa dette, n'a pas voulu à son tour remettre celle de son compagnon de service est jeté en prison. Parce qu'il n'avait pas voulu faire grâce à son compagnon, il a perdu ce dont son maître lui avait fait grâce. Cela, le Christ l'établit avec plus de force encore dans ses préceptes, lorsqu'il décrète... : « Quand vous êtes debout en prière, si vous avez quelque chose contre quelqu'un, pardonnez, pour que votre Père qui est aux cieux vous pardonne vos fautes. Mais si vous ne pardonnez pas, votre Père qui est aux cieux ne vous pardonnera pas non plus vos fautes » (Mc 11,25-26)...

     Lorsque Abel et Caïn, les premiers, ont offert des sacrifices, ce n'est pas leurs offrandes que Dieu regardait mais leur cœur (Gn 4,3s). Celui dont l'offrande lui plaisait, c'est celui dont le cœur lui plaisait. Abel, pacifique et juste, en offrant le sacrifice à Dieu dans l'innocence, enseignait aux autres à venir avec la crainte de Dieu pour offrir leur présent à l'autel, avec un cœur simple, le sens de la justice, la concorde et la paix. En offrant avec de telles dispositions le sacrifice à Dieu, il a mérité de devenir lui-même une offrande précieuse et de donner le premier témoignage du martyre. Il a préfiguré, par la gloire de son sang, la Passion du Seigneur, parce qu'il possédait la justice et la paix du Seigneur. Ce sont des hommes semblables qui sont couronnés par le Seigneur, et qui, au jour du jugement, obtiendront justice avec lui.
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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Jeu 17 Aoû 2017 - 23:06

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge..


LECTURES DE LA MESSE:
 


Homélie :

"Des pharisiens s’approchèrent de lui pour le mettre à l’épreuve ; ils lui demandèrent : « Est-il permis à un homme de renvoyer sa femme pour n’importe quel motif ? »

Il répondit : « N’avez-vous pas lu ceci ? Dès le commencement, le Créateur les fit homme et femme, et dit : À cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux deviendront une seule chair. Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Donc, ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ! » Les pharisiens posent des questions à Jésus pour le mettre à l’épreuve. Jésus répond en donnant le sens aussi bien du mariage que du célibat. Il exprime le sens véritable de la vie humaine. Ce sens se joue dans notre manière d’être au quotidien, dans le choix de notre état de vie. La relation de foi vivante à notre Créateur s’exprime dans le mariage et dans le célibat pour le Royaume. Sainte Jeanne de Chantal l’a admirablement montré en vivant en sainteté successivement comme jeune fille, femme mariée, mère, veuve, religieuse, fondatrice. Dans l’émerveillement de l’origine, Adam s’est écrié face à Eve : « c’est l’os de mes os, c’est la chair de ma chair. » Ce face-à-face nous permet d’aller vers le seul vis-à-vis qui est Dieu. C’est cette unité de l’amour de l’homme et de la femme qui est remise en cause par les pharisiens à cause de leur endurcissement de cœur.

"Les pharisiens lui répliquent : « Pourquoi donc Moïse a-t-il prescrit la remise d’un acte de divorce avant la répudiation ? »

Jésus leur répond : « C’est en raison de la dureté de votre cœur que Moïse vous a permis de renvoyer vos femmes. Mais au commencement, il n’en était pas ainsi. Au delà de cette épreuve tendue à Jésus, il s’agit, dans nos relations, de l’unité de l’amitié et de l’amour. Dans la dureté de cœur des Pharisiens, nous sommes face à l’accusation et au doute qui ont été introduits dés l’origine dans l’humanité par le menteur. C’est encore la même accusation qui est à l’œuvre : « C’était pour le mettre à l’épreuve ! » Jésus dit avec tristesse : « C’est en raison de votre endurcissement de cœur. » La perspective que pose Jésus ne fait pas fi des aléas de la vie. Les situations difficiles de notre vie sont bien souvent les conséquences de l’endurcissement de notre cœur. La violence des hommes entre eux, les blessures reçues sont signe de cette dureté. Jésus accueille en lui toutes nos difficultés de vies pour les guérir. Notre vie est appelée à manifester le secret qu’elle porte, nous sommes tous, enfants de Dieu. C’est dans l’union de nos vies que nous façonnons notre existence comme signe de la vie de Dieu. Nous participons à l’amour infini de Dieu en nous aimant d’une manière unique. Il y a en nous un amour filial, paternel, maternel comme il y a aussi un amour de feu : L’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, l’amour du Saint-Esprit nous est donné en plénitude. En chacun de nous il y a cette capacité merveilleuse de vivre un amour unique. La Création de l’Homme (homme et femme) commence par un émerveillement de l’homme devant la créature que Dieu a fait à son image et à sa ressemblance.

Or je vous le dis : si quelqu’un renvoie sa femme – sauf en cas d’union illégitime – et qu’il en épouse une autre, il est adultère. »

Ses disciples lui disent : « Si telle est la situation de l’homme par rapport à sa femme, mieux vaut ne pas se marier. » Il leur répondit : « Tous ne comprennent pas cette parole, mais seulement ceux à qui cela est donné. Il y a des gens qui ne se marient pas car, de naissance, ils en sont incapables ; il y en a qui ne peuvent pas se marier car ils ont été mutilés par les hommes ; il y en a qui ont choisi de ne pas se marier à cause du royaume des Cieux. Celui qui peut comprendre, qu’il comprenne ! » L’image de lui-même que Dieu a placée dans l’Homme passe à travers la complémentarité des sexes. L’homme et la femme, qui s’unissent dans le mariage, reflètent l’image de Dieu et sont en quelque sorte la révélation de son amour. Non seulement l’amour de Dieu nourrit l’être humain, mais la mystérieuse communion des trois Personnes divines se reflète en nous. Il nous est demandé d’aimer, d’être ouvert à nos frères et de marcher humblement à la suite du Christ Jésus. Nous exprimons dans notre quotidien le mystère d’amour que nous vivons, et que nous recevons de Dieu notre Père. Au soir de notre vie, nous serons jugés sur l’amour. Nous sommes « l’unité » de notre père et de notre mère, et nous ne sommes ni l’un ni l’autre, nous sommes un autre, et pourtant nous sommes « quelque chose » de leur unité ! C’est Dieu lui-même, le Saint-Esprit, qui donne à chacun d’être dans le Christ. Il nous unit dans son amour infini. Vivre selon cet émerveillement dans la foi provoque une confiance dans l’Amour de Dieu.


Citation :
Nous demandons à Dieu la grâce de renouveler les liens qu’il nous donne pour entrer dans la confiance.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Le Missel romain
Bénédiction des époux lors d'un mariage


« Tous deux ne feront plus qu'un »

     
Seigneur notre Dieu,
afin de révéler le dessein de ta grâce
tu as voulu que l'amour de l'homme et de la femme
soit déjà un signe de l'Alliance
que tu as conclue avec ton peuple,
et tu veux que dans le sacrement de mariage
l'union des époux exprime le mystère
des noces du Christ et de l'Église (Ep 5,32).

Nous te prions de bénir N. et N.
et de les prendre sous ta protection.
Fais que tout au long de leur vie commune
sanctifiée par ce sacrement,
ils se donnent la grâce de ton amour,
et qu'en étant l'un pour l'autre
un signe de ta présence,
ils deviennent un seul cœur et un seul esprit.
Accorde-leur
de pouvoir assurer par leur travail la vie de leur foyer
et d'élever leurs enfants selon l'Évangile
pour qu'ils fassent partie de ta famille éternellement.

Accorde à N. (l'épouse) la plénitude de ta bénédiction :
qu'elle réponde à sa vocation d'épouse et de mère,
qu'elle soit par sa tendresse et sa pureté
la joie de sa maison.
Accorde aussi ta bénédiction à N. (l'époux)
pour qu'il se dévoue à toutes ses tâches
d'époux fidèle et de père attentif.
Et puisqu'ils vont maintenant
partager le repas de ton eucharistie,
Père très saint,
donne-leur à tous deux
la joie d'être un jour tes convives
au festin de ton Royaume.
Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.













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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Ven 18 Aoû 2017 - 23:39

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge..


LECTURES DE LA MESSE:
 


Homélie :

"Ensuite, on présenta des enfants à Jésus pour qu’il leur impose les mains en priant. Mais les disciples les écartèrent vivement."

Jésus nous enrichi dans cette rencontre. Il traverse des incompréhensions communes et nous ouvre à la foi en la petitesse. C’est avec cette foi que nous avançons vers la vie. Dieu étend les mains sur nous, et sur notre réalité de pauvreté, pour que nous entrions dans la soumission à la volonté du Père. Jésus allume le feu de l’Amour dans notre cœur, il sème le bon grain de la Parole, il enfouit le levain dans notre pate humaine. En nous offrant à son action, nous découvrons que le don de Dieu est toujours un appel à la liberté. S’il travaille avec nous, il a besoin du travail de notre foi pour nous donner d’agir. Le Royaume de Dieu que Jésus établit sur la terre est pur don de Dieu, c’est l’enfant qui est le plus apte à l’accueillir. Sa docilité, sa bonne foi, son bon sens pour la justice et la vérité coopèrent à l’œuvre de Dieu. Adultes, nous risquons de nous endurcir dans nos propres jugements en ce qui concerne le Royaume ! Nous pouvons nous l’approprier par la force, comme on accumule un certain pouvoir sur des personnes. Il nous revient de nous affranchir de ces traces de péché, pour ressembler aux enfants et recevoir en héritage le Royaume.

"Jésus leur dit : « Laissez les enfants, ne les empêchez pas de venir à moi, car le royaume des Cieux est à ceux qui leur ressemblent. »

Les disciples n’ont pas compris la tendresse infinie qui habite le cœur de Jésus. Ce mystère d’enfance et de petitesse évangélique leur fait défaut, il leur faudrait l’apprendre des enfants eux-mêmes ! Jésus, dans sa réponse aux parents, se fait clair et rassurant, ils en sont réconfortés. Ils ont compris le message d’amour de Jésus et ce mystère ne leur sera pas enlevé. L’attitude de vie véritable pour tout être humain nous fait entrer dans la gratuité. Nous entrons dans l’échange par l’accueil, l’offrande de nous-mêmes. Ce que nous recevons, nous pouvons le redonner à notre tour, et ce que nous redonnons, peut être de nouveau reçu et à nouveau offert. Ainsi s’engendre la vie nouvelle, les relations nouvelles, le Royaume des Cieux. L’œuvre la plus malicieuse du menteur est de vouloir nous approprier les merveilles de Dieu dans un amour possessif. Jésus aime les enfants et il les comprend, il modifie le regard des disciples ! Comme nous comprenons « ces gens » qui amenèrent à Jésus leurs enfants ! La joie de ces mamans et de ces papas se traduit par une confiance encore plus grande dans le cœur de ces petits qui regardent vers Jésus. C’est de ce regard dont les disciples ont besoin !

"Il leur imposa les mains, puis il partit de là."

Jésus, en imposant les mains, dans un geste fondamental de bénédiction, ouvre ces enfants à la vie. C’est ce geste qu’attendent les parents qui présente ces enfants à Jésus, un geste que posera Jésus avec tant de bonheur. Ce geste précède tous les autres gestes d’accueil et de service et il les porte. Lorsque nous entrons sous la bénédiction de l’imposition des mains, tout devient possible. Cela est vrai pour une personne, comme c’est vrai pour un couple, pour une famille, comme c’est vrai pour une communauté. L’imposition des mains est un langage d’amour paternel, c’est celui de l’autorité éducative. Il comporte d’une part l’exigence parentale au nom de Dieu et d’autre part la consécration à la mission. Sanctifier l’état d’enfance implique l’obéissance à Dieu, l’effort de l’apprentissage dans l’Esprit Saint, le respect de ceux qui ont donné la vie et qui en prennent soin. L’exigence juste des parents donne une orientation juste à la vie de l’enfant ! Jésus partit de là, il incite, il encourage, il suscite mais il ne s’impose pas. Que Marie, la Mère de Jésus intercède auprès de Dieu pour nous, pauvres pécheurs, afin que nous soyons plus simples et que nous lui rendions gloire. Qu’elle nous donne de suivre Jésus sur le chemin de la foi, de l’espérance et de l’amour filial.


Citation :
Nous demandons à Jésus la grâce de la toute petitesse évangélique.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Maxime de Turin (?-v. 420), évêque
Homélie 58, sur la Pâque ; PL 57, 363 (trad. coll. Icthus vol. 10, p. 259)


« Le Royaume des cieux est à ceux qui leur ressemblent »

     
Quel don grand et admirable Dieu nous fait, mes frères ! Dans sa Pâque..., la résurrection du Christ fait renaître dans l'innocence des tout-petits ce qui hier dépérissait dans le péché. La simplicité du Christ fait sienne l'enfance. L'enfant est sans rancœur, il ne connaît pas la fraude, il n'ose pas frapper. Ainsi cet enfant qu'est devenu le chrétien ne s'emporte pas si on l'insulte, il ne se défend pas si on le dépouille, il ne rend pas les coups si on le frappe. Le Seigneur exige même de prier pour ses ennemis, d'abandonner tunique et manteau aux voleurs, de présenter l'autre joue (Mt 5,39s).

     Cette enfance dans le Christ dépasse l'enfance simplement humaine. Celle-ci ignore le péché, celle-là le déteste. Celle-ci doit son innocence à sa faiblesse ; celle-là à sa vertu. Elle est digne de plus d'éloges encore : sa haine du mal vient de sa volonté, non de son impuissance... Bien sûr, on peut rencontrer la sagesse d'un vieillard chez un enfant et l'innocence de la jeunesse chez des personnes âgées. Et l'amour droit et vrai peut mûrir des jeunes : « La vieillesse honorable, dit le prophète, n'est pas celle que donnent les jours ; elle ne se mesure pas au nombre des années... mais par l'intelligence » (Sg 4,8.). Mais à des apôtres déjà mûrs et âgés, le Seigneur dit : « Si vous ne faites retour sur vous-mêmes, si vous ne vous rendez pas semblables à cet enfant, vous n'entrerez pas dans le Royaume des cieux » (Mt 18,3). Il les renvoie à la source même de leur vie ; il les incite à retrouver l'enfance, afin que ces hommes dont les forces déclinent déjà, renaissent à l'innocence du cœur. « A moins de renaître d'eau et d'Esprit, nul ne peut entrer dans le Royaume des cieux » (Jn 3,5).














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Dernière édition par Lumen le Mar 22 Aoû 2017 - 20:35, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Sam 19 Aoû 2017 - 23:02

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge..


LECTURES DE LA MESSE:
 


Homélie :

"Partant de là, Jésus se retira dans la région de Tyr et de Sidon.

Voici qu’une Cananéenne, venue de ces territoires, disait en criant : « Prends pitié de moi, Seigneur, fils de David ! Ma fille est tourmentée par un démon. » Mais il ne lui répondit pas un mot. Les disciples s’approchèrent pour lui demander : « Renvoie-la, car elle nous poursuit de ses cris ! » Ce cri qui dérange le silence et le repos est insupportable pour les apôtres ! Il résonne au plus profond des entrailles de miséricorde de Jésus. Avec le regard des apôtres, l’humanité est remise devant ses responsabilités. Nous nous détournons vite des cris qui nous rappellent notre propre cri que nous n’aimons pas regarder. Ecouter la Parole de Dieu nous aide à développer une connaissance de Jésus plus intérieure, pour mieux comprendre sa manière de vivre. Jésus nous apprend à être davantage humain, ainsi nous pouvons mieux réagir dans notre vie. Dieu veut notre bonheur, il veux nous rendre heureux, c’est ce bonheur que cherche cette femme qui a compris Jésus ! Elle voudrait que Jésus prenne soin d’elle et de sa fille. Connaissant la bonté de Jésus et son accueil du don de Dieu, elle cherche une manifestation de bonté de Dieu pour sa fille. Alors elle crie de plus belle : « Aie pitié de moi, Seigneur, fils de David !»

"Jésus répondit : « Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël. »

Mais elle vint se prosterner devant lui en disant : « Seigneur, viens à mon secours ! » Il répondit : « Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens. » Elle reprit : « Oui, Seigneur ; mais justement, les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. » Jésus s’est retiré vers la région de Tyr et de Sidon pour apprendre à ses disciples le repos dans la mission. Dans ce vide extérieur, se révèle ce qui tient bon dans nos vies. Regarder Jésus nous donne d’envisager notre vie à sa suite. Jésus vit tourné vers le Père, recevant tout de lui dans le quotidien. Jésus a ainsi reçu de lui toute sa vie, son existence. Il accueillait ce qui venait, il agissait et réagissait, il prenait du repos, il cherchait, il se reposait, il contemplait, il était disponible à ce qui advenait. La rencontre entre Jésus et cette femme syro-phénicienne est une rencontre unique qui mobilise chacun des deux dans la situation. Cette femme sait qu’elle n’est pas une enfant d’Israël, qu’elle n’a aucun droit, mais elle crie dans une confiance totale ! Cet Évangile nous manifeste la tendresse et l’obéissance de Jésus. Il est envoyé au Peuple d’Israël. C’est l’Amour manifesté à ce peuple qui dit à tous les peuples la tendresse de Dieu pour eux. La volonté du Père va se manifester à Jésus par ses frères. Il accomplit ainsi sa Mission de Sauveur du monde.

"Jésus répondit : « Femme, grande est ta foi, que tout se passe pour toi comme tu le veux ! » Et, à l’heure même, sa fille fut guérie.

Devant la foi de cette femme, Jésus est attendri. La fille de l’étrangère est guérie. Jésus accomplit le miracle de la guérison de sa fille, il lui donne ainsi d’être à la table de la miséricorde de Dieu, comme l’enfant du Père. Jésus a reçu la mission d’annoncer aux gens de son peuple la bonne nouvelle du Royaume de Dieu. Jésus est sur son chemin, en dialogue avec le Père, cherchant à nouer de vraies et justes relations avec les autres, laissant surgir la liberté de l’autre. Jésus rencontre cette femme dans un vrai dialogue. Il lui permet de s’exprimer et de dire combien la guérison de sa fille lui tient à cœur. Elle se tient dans l’essentiel de l’être humain, sa foi est grande. Elle est située humainement, pleinement ouverte à l’autre, respectueuse et reconnaissante. Jésus désire nous rencontrer nous aussi, nous donner d’être pleinement pour réaliser avec lui notre appel. Nous sommes les invités du Père au festin des noces de l’Agneau, Jésus est le Pain des enfants de Dieu. Que nous en ayons le pouvoir grace à notre foi, quelle beauté, quelle dignité que celle des enfants de Dieu pour porter des fruits d’Amour et de compassion par toute notre vie.


Citation :
Nous demandons la grâce de la foi pour vivre de l’amour de compassion qui nous donne d’être du Christ dans un monde qui cherche Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Bède le Vénérable (v. 673-735), moine, docteur de l'Église
Homélie sur les Évangiles, I, 22 : CCL 122, 156-160 ; PL 94, 102-105 (trad. Orval)


« Femme, grande est ta foi ; que tout se fasse pour toi comme tu le veux »

     
L'Évangile nous montre la grande foi, la patience, la persévérance et l'humilité de la Cananéenne... Cette femme était douée d'une patience vraiment peu commune. À sa première demande le Seigneur ne répond pas un mot. Malgré cela, loin de cesser un instant de prier, elle implore avec une insistance accrue le secours de sa bonté... Voyant l'ardeur de notre foi et la ténacité de notre persévérance dans la prière, le Seigneur finira par prendre pitié de nous et nous accordera ce que nous souhaitons.

     La fille de la Cananéenne était « tourmentée par un démon ». Une fois expulsée la mauvaise agitation de nos pensées et dénoués les nœuds de nos péchés, la sérénité de l'esprit nous reviendra ainsi que la possibilité d'agir correctement... Si, à l'exemple de la Cananéenne, nous persévérons dans la prière avec une fermeté inébranlable, la grâce de notre Créateur nous sera présente ; elle corrigera en nous toutes les erreurs, elle sanctifiera tout ce qui est impur, elle pacifiera toute agitation. Car le Seigneur est fidèle et juste. Il nous pardonnera nos péchés et nous purifiera de toute souillure, si nous crions vers lui avec la voix attentive de notre cœur.













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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Lun 21 Aoû 2017 - 14:27

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge..


LECTURES DE LA MESSE:
 


Homélie :

Et voici que quelqu’un s’approcha de Jésus et lui dit : « Maître, que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle ? » Jésus lui dit : « Pourquoi m’interroges-tu sur ce qui est bon ? Celui qui est bon, c’est Dieu, et lui seul ! »

Nous sommes créés pour accomplir des choix définitifs et irrévocables qui donnent tout leur sens à notre existence. Nous retrouvons alors les commandements énoncés par Jésus. A sa suite nous voudrions que nos expériences soient belles et nous comblent d’un bonheur qui n’aura pas de fin. Dieu nous a créés en vue d’un bonheur « pour toujours. » Il a mis dans notre cœur la semence d’une vie éternelle qui réalise quelque chose de beau et de grand dans notre vie. Nous demandons la grâce des choix courageux et définitifs qui sont vécus dans la fidélité ! C’est progressivement que Jésus va se laisser découvrir à ce jeune homme. Il lui donne de nouvelles lumières pour son avenir. La monde exalte la liberté ! « Changer » n’est plus de l’ordre de la conversion, mais c’est devenu le mot d’ordre de l’adaptation. Aujourd’hui on nous dit qu’il n’est rien de définitif. Tout change très vite, il n’est pas facile de parler de vie éternelle. Saint Ignace de Loyola met en lumière comment les joies momentanées, petites et fugaces, nous laissent dans amertume ; alors que le vrai bien, celui qui nous rend heureux, demeure et il nous construit dans la joie.

Il lui dit : « Lesquels ? » Jésus reprit : « Tu ne commettras pas de meurtre. Tu ne commettras pas d’adultère. Tu ne commettras pas de vol. Tu ne porteras pas de faux témoignage. Honore ton père et ta mère. Et aussi : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. »

Le jeune homme lui dit : « Tout cela, je l’ai observé : que me manque-t-il encore ? » Dans le dialogue avec cet homme qui possède de grandes richesses, Jésus indique que la richesse la plus importante et la plus grande de notre vie est l’Amour. Le mot « amour »] est sujet à diverses interprétations et revêt des significations différentes. Or il s’agit d’aimer Dieu et d’aimer les autres de toute notre personne. Jésus nous en indique la réalité la plus authentique dans sa Passion. Son sens le plus profond nous guide vers la Source de l’amour et de la vie. « Dieu est Amour, » dit Saint Jean. « Amour » est le nom propre de Dieu. C’est dans la rencontre avec Jésus, dans l’amour réciproque, que nous faisons l’expérience de la vie même de Dieu. Il demeure en nous, avec son Don parfait, total, et éternel. Il n’y a rien de plus grand pour nous, mortels et limités, que de participer à la vie même de l’amour de Dieu. Le cœur de l’homme est sensible à l’amour vrai. Certes, il n’est pas facile à faire de notre vie une réalité belle et grande, c’est exigeant, cependant, avec le Christ, tout est possible !

Jésus lui répondit : « Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux. Puis viens, suis-moi. »

À ces mots, le jeune homme s’en alla tout triste, car il avait de grands biens. L’amour de Jésus pour ce jeune homme de l’Evangile est le même que celui qu’il a pour chacun de nous. Nous rencontrons cet amour et nous faisons l’expérience de toute sa fécondité. Dans les yeux de Jésus, qui fixe son regard avec amour sur ce jeune homme, nous saisissons tout le désir de Dieu d’être avec nous, d’être proche de nous. Il y a en nous un désir de Dieu, pour un « oui » à l’Amour vrai. Jésus veut être notre ami, notre frère dans la vie, le maître qui nous indique le chemin à parcourir pour atteindre le bonheur. Il nous aime pour ce que nous sommes, dans notre fragilité et notre faiblesse. Touchés par son amour, nous savons que nous allons être transformé. Vivre de la rencontre de l’amour avec Jésus, dans une profonde relation personnelle avec Lui, est le vrai bonheur ! Jésus nous accueille avec toutes nos limites pour nous donner un cœur nouveau, capable d’aimer comme Lui. Par la suite, Jésus commencera à montrer à ses disciples qu’il lui faudra aller à Jérusalem, souffrir beaucoup de la part des anciens, des grands prêtres et des scribes, être tué et se réveiller le troisième jour. Il faudra que Pierre passe par l’épreuve du reniement avant de penser comme Dieu et non comme les humains. Le chemin de Jésus deviendra le modèle pour ses disciples qui ne pourront « tenir » que dans cet amour !


Citation :
Nous demandons la grâce de savoir lire la Parole qui nous parle de Jésus et de sa mission.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Sainte Claire (1193-1252), moniale franciscaine
2e Lettre à Agnès de Prague, 3-14 (Sainte Claire d’Assise, trad. Père Vorreux, O.F.M. Éd. Franciscaines)


La seule chose nécessaire

Je rends grâce à l'Auteur de la grâce, à Celui de qui proviennent tout bien et toute perfection, de ce qu'il t'a ornée de tant de vertus et parée de tant de perfection, que tu es devenue imitatrice attentive et parfaite du Père qui est parfait, au point même que ses yeux ne peuvent discerner en toi rien d'imparfait. La voilà, cette perfection qui, dans les palais des cieux, scellera ton union avec le Roi lui-même qui siège dans la gloire sur un trône étoilé : cette perfection a consisté pour toi à mépriser les grandeurs d'un royaume terrestre ; à juger indignes, en comparaison, les propositions d'un mariage avec l'empereur ; à pratiquer la très sainte pauvreté et, avec tout l'élan de ton amour et de ton humilité, à suivre les traces de Celui aux noces duquel tu as mérité d'être conviée.

     Je te sais parée de vertus, mais je ne veux pas t'importuner en t'accablant de louanges superflues, bien que, pour toi, rien ne soit superflu si tu peux en retirer quelque consolation. Or donc, puisqu'une seule chose est nécessaire (Cf. Lc 10,42), je m'y bornerai et je t'y exhorterai pour l'amour de Celui à qui tu t'es offerte comme une hostie sainte et agréable : souviens-toi de ta vocation et, comme une seconde Rachel, remets-toi toujours en mémoire les principes de base qui te font agir : ce que tu as acquis, conserve-le soigneusement ; ce que tu fais, fais-le bien ; ne recule jamais ; hâte-toi au contraire et cours d'un pas léger, sans achopper aux pierres du chemin, sans même soulever la poussière qui souillerait tes pieds ; va confiante, allègre et joyeuse. Avance avec précaution cependant sur le chemin du bonheur : ne te fie pas et ne te livre pas à quiconque voudrait te détourner de ta vocation, entraver ta course, et t'empêcher d'être fidèle au Très-Haut dans l'état de perfection où l'Esprit du Seigneur t'a appelée.













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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Mar 22 Aoû 2017 - 22:22

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge..


LECTURES DE LA MESSE:
 


Homélie :

« En effet, le royaume des Cieux est comparable au maître d’un domaine qui sortit dès le matin afin d’embaucher des ouvriers pour sa vigne. Il se mit d’accord avec eux sur le salaire de la journée : un denier, c’est-à-dire une pièce d’argent, et il les envoya à sa vigne.

En effet, le Royaume des cieux est comparable au maître d’un domaine qui sortit au petit jour afin d’embaucher des ouvriers pour sa vigne. Nous sommes la vigne nouvelle du Seigneur que Jésus, que le Verbe incarné, est venu régénérer. Pour la rétablir il a besoin de nous, de notre consentement. A partir du Don de la Création, Jésus va refaire toutes choses nouvelles. En été, la journée commençait à environ 6 heures du matin. Les employeurs arrivaient sur la place pour chercher des ouvriers. Avec cette parabole, Jésus nous montre la compassion de Dieu. Il est toujours à notre recherche. Dieu veut sauver toute l’humanité, il ne veut perdre personne. Nous faisons aujourd’hui encore l’expérience de tous ceux qui aimeraient travailler à l’œuvre de Dieu, mais que personne n’a embauché. Travailler à l’œuvre de Dieu c’est entrer dans la gratuité de l’amour ! C’est un tel bonheur de travailler à l’œuvre de Dieu par la foi ! Le salut peut arriver tôt dans notre vie. Un enfant peut se convertir et suivre Jésus de bonne heure. Pour quelqu’un d’autre, le salut peut arriver tard dans la vie, à la onzième heure, au dernier moment même. C’est l’œuvre de sa Passion avec la "troisième heure." Il sortit vers la troisième heure, en vit d’autres qui étaient sur la place sans rien faire et leur dit : « Allez dans la vigne, vous aussi, et je vous donnerai ce qui est juste. »

"Sorti vers neuf heures, il en vit d’autres qui étaient là, sur la place, sans rien faire. Et à ceux-là, il dit : “Allez à ma vigne, vous aussi, et je vous donnerai ce qui est juste.” Ils y allèrent."

Il sortit de nouveau vers midi, puis vers trois heures, et fit de même. Vers cinq heures, il sortit encore, en trouva d’autres qui étaient là et leur dit : “Pourquoi êtes-vous restés là, toute la journée, sans rien faire ?” Ils lui répondirent : “Parce que personne ne nous a embauchés.” Il leur dit : “Allez à ma vigne, vous aussi.” La compassion de Dieu s’étend jusqu’au dernier moment, jusqu’à la onzième heure. Un des malfaiteurs sur la croix à côté de Jésus s’est tourné vers lui en disant "Souviens-toi de moi, quand tu viendras dans ton règne." Jésus lui a répondu "Je te le dis en vérité, aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis." Qu’a donc fait le larron, pour recevoir en partage le paradis ? Alors que Pierre reniait le Christ, le larron, du haut de la croix lui rendait témoignage. Ce larron, alors que toute une populace se tenait autour de lui, grondant, vociférant, les abreuvant de blasphèmes et de sarcasmes, ne tint pas compte d’eux. Il n’a même pas considéré l’état misérable de la crucifixion qui était en évidence devant lui. Il se tourna vers Jésus, et se remettant à lui, il dit : « Souviens-toi de moi, Seigneur, quand tu iras dans ton Royaume. » L’exemple de ce larron est pour nous plein d’enseignement. Il n’est jamais trop tard !

"Le soir venu, le maître de la vigne dit à son intendant : “Appelle les ouvriers et distribue le salaire, en commençant par les derniers pour finir par les premiers.”

Ceux qui avaient commencé à cinq heures s’avancèrent et reçurent chacun une pièce d’un denier. Quand vint le tour des premiers, ils pensaient recevoir davantage, mais ils reçurent, eux aussi, chacun une pièce d’un denier. En la recevant, ils récriminaient contre le maître du domaine : “Ceux-là, les derniers venus, n’ont fait qu’une heure, et tu les traites à l’égal de nous, qui avons enduré le poids du jour et la chaleur !” Mais le maître répondit à l’un d’entre eux : “Mon ami, je ne suis pas injuste envers toi. N’as-tu pas été d’accord avec moi pour un denier ? Prends ce qui te revient, et va-t’en. Je veux donner au dernier venu autant qu’à toi : n’ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mes biens ? Ou alors ton regard est-il mauvais parce que moi, je suis bon ?” C’est ainsi que les derniers seront premiers, et les premiers seront derniers. » Le maître a pris ces chômeurs et il leur a donné un travail. Il a cherché ceux qu’il a voulu et il leur a donné ce qu’il a décidé de donner. A la fin de la journée les ouvriers qui ont travaillé pendant la plus grande partie de la journée n’étaient pas très contents. Ils voyaient que ceux qui avaient commencé plus tard avaient reçu le même salaire qu’eux. Personne d’entre eux n’a mérité d’être choisi, donc, personne d’entre eux n’a une raison de se plaindre : "Ne m’est-il pas permis de faire de mon bien ce que je veux ?" Nous ne méritions rien de Dieu, et c’est là que se trouve la grâce. Nous risquons toujours de réintroduire dans le Don de Dieu les règles du jeu humain ! "En le recevant, ils se mirent à maugréer contre le maître de maison et dirent : « Ces derniers venus n’ont fait qu’une heure, et tu les traites à l’égal de nous, qui avons supporté le poids du jour et la chaleur ! » Jésus n’a rien dit du Royaume, ni de la géhenne au larron. Et pourtant il lui a rendu témoignage devant tous, et il a reçu en héritage le Royaume. C’est ainsi que les derniers seront premiers et les premiers derniers.


Citation :
Nous demandons la grâce d’entrer dans la gratuité de l’amour infini de Dieu !


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Grégoire le Grand (v. 540-604), pape et docteur de l'Église
Homélies sur l'Évangile, n°19 (trad. Le Barroux)


« Pourquoi êtes-vous restés là toute la journée sans rien faire ? »

     
Nous pouvons répartir ces diverses heures du jour entre les âges de la vie de chaque homme. Le petit jour, c'est l'enfance de notre intelligence. La troisième heure peut s'entendre de l'adolescence, car le soleil y prend alors déjà, pour ainsi dire, de la hauteur, en ce que les ardeurs de la jeunesse commencent à s'y échauffer. La sixième heure, c'est l'âge de la maturité : le soleil y établit comme son point d'équilibre, puisque l'homme est alors dans la plénitude de sa force. La neuvième heure désigne la vieillesse, où le soleil descend en quelque sorte du haut du ciel, parce que les ardeurs de l'âge mûr s'y refroidissent. Enfin, la onzième heure est cet âge qu'on nomme extrême vieillesse... Puisque les uns sont conduits à une vie honnête dès l'enfance, d'autres durant l'adolescence, d'autres à l'âge mûr, d'autres dans la vieillesse, d'autres enfin dans l'âge très avancé, c'est comme s'ils étaient appelés à la vigne aux différentes heures du jour.

     Examinez donc votre façon de vivre, frères, et voyez si vous avez commencé à agir comme les ouvriers de Dieu. Réfléchissez bien, et considérez si vous travaillez à la vigne du Seigneur... Celui qui a négligé de vivre pour Dieu jusqu'en son dernier âge est comme l'ouvrier resté sans rien faire jusqu'à la onzième heure... « Pourquoi êtes-vous là toute la journée sans rien faire ? » C'est comme si l'on disait clairement : « Si vous n'avez pas voulu vivre pour Dieu durant votre jeunesse et votre âge mûr, repentez-vous du moins en votre dernier âge... Venez quand même sur les chemins de la vie »...

     N'est-ce pas à la onzième heure que le larron est venu ? (Lc 23,39s) Ce n'est pas par son âge avancé, mais par son supplice qu'il s'est trouvé arrivé au soir de sa vie. Il a confessé Dieu sur la croix, et il a rendu son dernier souffle presque au moment où le Seigneur rendait sa sentence. Et le Maître du domaine, admettant le larron avant Pierre dans le repos du paradis, a bien distribué le salaire en commençant par le dernier. (Jn 3,5).















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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Jeu 24 Aoû 2017 - 1:05

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge..


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