À Toi NOTRE PÈRE par les Saints Cœurs de JÉSUS, MARIE et JOSEPH..

Forum Catholique sous la protection de Saint Michel, faisant mémoire de Sylvie la fondatrice, Prières, Dévotions au Sacré Coeur, au Coeur Immaculé de Marie, au Coeur Chaste de Joseph et autres, Fidélité aux 3 Blancheurs et au Magistère de l'Eglise...
 
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 Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*

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Lumen
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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Dim 5 Nov 2017 - 10:34

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Le plus grand parmi vous sera votre serviteur.


Homélie :


"Alors Jésus s’adressa aux foules et à ses disciples, et il déclara : « Les scribes et les pharisiens enseignent dans la chaire de Moïse. Donc, tout ce qu’ils peuvent vous dire, faites-le et observez-le."

Mais n’agissez pas d’après leurs actes, car ils disent et ne font pas. A Jérusalem, nous sommes dans une atmosphère lourde de conflits entre Jésus, les scribes et les Pharisiens. Jésus sait qu’il va à sa Passion et que ses disciples seront bientôt seuls. Un nouveau style de vie doit se constituer entre eux pour qu’ils puissent être fidèles à la nouveauté de Jésus. Ils auront à s’ouvrir au Royaume des Cieux. Trouver un nouvel art de vivre ensemble s’impose, de nouveaux rapports entre les croyants en Jésus sont à découvrir. Si nous voulons entrer dans la nouveauté de la Vie de Jésus, il nous faut retrouver la fidélité à son Père. Jésus est scandalisé par l’attitude des scribes et les pharisiens qui se sont assis dans la chaire de Moïse. Là, ils sont revêtus d’autorité et de prestige ! Les petites gens crédules se laissent prendre par cet « extérieur, » ils sont perdus à cause de cette hypocrisie. Ce divorce entre le dire et le faire est désastreux ! C’est la caricature de la Vérité du Dieu qui « dit et cela fut. » Il reste cependant une parole qui continue à dire un message sur Dieu ! Le nouveau rapport que propose Jésus est celui de fraternité. Elle naît à partir de la liberté de chacun et d’une manière nouvelle de se rapporter les uns aux autres.[/b]

"Ils attachent de pesants fardeaux, difficiles à porter, et ils en chargent les épaules des gens ; mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt.

Toutes leurs actions, ils les font pour être remarqués des gens : ils élargissent leurs phylactères et rallongent leurs franges ; ils aiment les places d’honneur dans les dîners, les sièges d’honneur dans les synagogues et les salutations sur les places publiques ; ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi. Jésus démasque le « paraître » qui se déploie dans ces manières de vivre, de parler et d’agir. La chaire de Moïse est fermée, elle est occupée par de la publication, par le fait que l’action soit vue. Jésus annonce une tout autre manière basée sur le secret d’une intériorité, d’un Amour qui se transmet par la limpidité de la vie en accord avec le message d’Amour annoncé. La chaire de Moïse devait normalement être vide. Elle signifiait, par là, cette volonté pour le Peuple Juif de se livrer à la Parole reçue au-delà de ceux qui pouvaient la transmettre ou l’interpréter. Cette place vide renvoyait au surgissement toujours possible du prophète rappelant ponctuellement chacun à sa finalité. Les scribes et les pharisiens s’arrogent donc une position qu’ils n’ont aucun droit à occuper. Ils se coupent et coupent les autres du surgissement de la Parole de Dieu. Quand à l’intériorité, la relation vivante avec le Dieu vivant, elle s’est éclipsée ! Jésus met en garde ses disciples :

"Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi, car vous n’avez qu’un seul maître pour vous enseigner, et vous êtes tous frères.

Ne donnez à personne sur terre le nom de père, car vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux cieux. Ne vous faites pas non plus donner le titre de maîtres, car vous n’avez qu’un seul maître, le Christ. Le plus grand parmi vous sera votre serviteur. Qui s’élèvera sera abaissé, qui s’abaissera sera élevé. Jésus rappelle ainsi le début du discours sur la Montagne qui a commencé par la proclamation des béatitudes. Tel un nouveau Moïse, à même le sol, Jésus était assis lui aussi lors de son enseignement. Il marchera ensuite avec ses disciples humblement, incarnant de tout son être ce qu’il a annoncé. Il nous faut laisser un espace vide entre ce qui est dit et celui qui le dit pour permettre à chacun de pouvoir faire silence, de pouvoir se situer lui-même, de pouvoir se déterminer. La tendance à être vus des hommes, à vouloir occuper les places d’honneur, signifient une incapacité à se tenir sur soi, dans le silence et la solitude, en intimité avec Celui qui nous fait vivre. La tentation est grande de se récupérer dans une extériorité où chacun reçoit de l’autre son identité dans un charivari de salutations. C’est toute la vie et l’action de Jésus qui est ici décrite ! Il sera le serviteur souffrant annoncé par Isaïe ! Humilié, il n’ouvrira pas la bouche. Abaissé, il nous donne le remède face à un tel mal. Mais la place à nouveau sera ouverte à l’action du Père de qui vient toute paternité : Vous, vous êtes tous frères. La fraternité et le respect de l’autre pourra enfin être réintroduit dans l’humanité.


Citation :
Nous demandons la grâce d’écouter la Parole et de la mettre en pratique.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Hilaire (v. 315-367), évêque de Poitiers et docteur de l'Église
Commentaire sur l'évangile de Matthieu, 6, 4-5 ; PL 9, 952-953 (trad. Orval rev.)


« Ils disent et ne font pas »

Le Seigneur nous avertit que les paroles flatteuses et les allures douces doivent être jugées aux fruits qu'elles produisent. Il nous faut donc apprécier quelqu'un, non pas tel qu'il se propose en paroles mais tel qu'il est réellement dans ses actes. Car bien souvent sous des dehors de brebis se dissimule une rage de loup (Mt 7,15). Et de même que les épines ne produisent pas de raisin ni les ronces de figues..., ainsi, nous dit Jésus, ce n'est pas en ces belles paroles que consiste la réalité des bonnes œuvres ; tous les hommes doivent être jugés d'après leurs fruits (v. 16-18).

     Non, un service qui se limiterait à de belles paroles ne suffit pas pour obtenir le Royaume des cieux ; ce n'est pas celui qui dit : « Seigneur, Seigneur » qui en sera l'héritier (v. 21)... À quoi rimerait une sainteté qui se limiterait à l'invocation d'un nom, puisque le chemin du Royaume des cieux se trouve dans l'obéissance à la volonté de Dieu ?...

     Il faut donc y mettre du sien, si on veut parvenir à la béatitude éternelle. Il faut donner quelque chose de notre propre fonds : vouloir le bien, éviter le mal et obéir de tout cœur aux préceptes divins. Une telle attitude nous vaudra d'être reconnus par Dieu comme siens. Conformons donc nos actes à sa volonté au lieu de nous glorifier de sa puissance. Car il repoussera et rejettera ceux qui se seront détournés eux-mêmes de lui par l'injustice de leurs actes.
















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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Dim 5 Nov 2017 - 22:51

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



heureux seras-tu, parce qu’ils n’ont rien à te donner en retour


Homélie :


Jésus disait aussi à celui qui l’avait invité : « Quand tu donnes un déjeuner ou un dîner, n’invite pas tes amis, ni tes frères, ni tes parents, ni de riches voisins ; sinon, eux aussi te rendraient l’invitation et ce serait pour toi un don en retour."

Nos relations sont à base d’échange, l’une des parties prend l’initiative libre du don, l’autre partie accuse réception puis entreprendra plus tard le contre-don. C’est ainsi que chacun peut s’ouvrir à l’autre, le reconnaître, et faire croître l’échange. Pour bâtir un avenir commun, nous ne minimisons pas l’importance de la réciprocité qui constitue un premier niveau de relations, d’échanges. Jésus nous invite bien au-delà, en donnant librement, sans la moindre perspective de retour. L’expérience d’une gratuité faite à notre égard, qui se fonde sur la gratuité de Dieu notre Père, est déterminante dans l’Evangile. Le geste que nous posons est un témoignage de reconnaissance envers ce que nous avons reçu de Dieu. Donner gratuitement, parce que nous avons reçu gratuitement. C’est bien ce que Jésus a vécu dans sa vie terrestre, un don sans retour à la générosité de son Père. Pierre et Jean disent à l’infirme de la Belle Porte au début des Actes des Apôtres : « D’or et d’argent nous n’en avons point, mais ce que nous avons, nous te le donnons : Au nom de Jésus Christ lève-toi et marche. »

"Au contraire, quand tu donnes une réception, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles ;"

Pour entrer dans cette perspective tracée par Jésus dans l’Evangile, il nous faut d’abord réaliser tous les bienfaits que Dieu nous a faits et qu’il ne cesse de nous faire. De cette reconnaissance, pourra émerger une générosité véritable envers nos frères. Il s’agit d’être pleinement reconnaissant de tous les bienfaits reçus, afin de pouvoir aimer et servir en tout nos frères. Partager la table avec les pauvres nous remet en effet à un niveau humain fondamental, sinon nous restons au niveau de la politesse, un niveau très extérieur. Notre condition humaine est révélée en face du pauvre, de l’estropié, du boiteux et de l’aveugle. L’humanité est ignorante de cela car elle est esclave de ses passions et de son orgueil, c’est sa souffrance. Les souffrants qui connaissent leurs infirmités n’ont qu’un seul recours qui est Dieu. Jésus dit : « Invite-les à ta table. » Nous pouvons comprendre que la compagnie du « pauvre extérieur » à nous, permet par effet de miroir, de nous reconnaître dans notre pauvreté et notre misère. Nous accueillir ainsi, c’est déjà être sauvés et être invités à la table de Dieu ! Nous sommes émerveillés devant les « profondeurs de la richesse et de la science de Dieu ! Ses décisions sont insondables, ses chemins sont impénétrables. »

"heureux seras-tu, parce qu’ils n’ont rien à te donner en retour : cela te sera rendu à la résurrection des justes. »

Jésus, le Fils unique du Père, a été au-delà de tout Don. A la suite du Père : « Ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, il les aima jusqu’au bout, » Jésus prendra le pain et dira : « C’est mon Corps livré pour vous », il prendra le vin et dira : « C’est mon Sang qui est versé pour vous. » C’est au moment où Jésus prend sur Lui nos pauvretés, notre péché, nos blessures avec nos aveuglements. Il fait d’un lieu de douleurs un lieu de bénédictions. C’est un renversement fondamental, nous sauver à tout prix. Jésus énonce l’expérience d’une béatitude : « Tu seras heureux, parce qu’ils n’ont rien à te rendre. » Il s’agit d’une grande fête, un festin de noces ! « Si tu invites à ta table des pauvres, tu seras béni. » C’est pour les pauvres et les malades que Jésus est venu. La fréquentation des pauvres nous réintroduit au plus profond de nos vies. Nous sommes dans la joie parce que Dieu est notre seule lumière, notre salut. Si le pauvre est à ma table, il exulte, il est heureux, il est joyeux, il est un lien avec le Royaume de Dieu qui est gratuit ! L’attitude du pauvre nous fait entrer dans la résurrection de Jésus, dans le salut. L’expérience de la pauvreté nous fait entrer dans la joie de Dieu ! Pour avoir accès à notre cœur, il nous faut être dans la vérité. Le Père qui nous invite à sa table est plein d’amour.


Citation :
Nous demandons la grâce d’entrevoir ce mystère au festin eucharistique pour faire de notre vie un chemin d’amour.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Discours sur le psaume 121


« Cela te sera rendu à la résurrection des justes »

L'amour est d'une grande puissance ; il est notre force. Si nous n'en avons pas, tout le reste ne nous servira de rien. « J'aurais beau parler toutes les langues de la terre et du ciel, dit l'apôtre Paul, s'il me manque l'amour, je ne suis qu'un cuivre qui résonne, une cymbale retentissante » (1Co 13,1). Écoutez ensuite cette parole magnifique : « J'aurais beau distribuer toute ma fortune aux affamés, me faire brûler vif, s'il me manque l'amour, cela ne me sert de rien » (v. 3). Si tu n'as que l'amour, même si tu ne peux rien distribuer aux pauvres, aime. Ne donnerais-tu qu' « un verre d'eau fraîche » (Mt 10,42), cela te vaudrait la même récompense que Zachée, qui avait distribué la moitié de sa fortune (Lc 19,8.). Comment cela ? L'un donne peu, l'autre beaucoup et leurs gestes ont le même prix ? Eh oui ‒ ; les ressources sont inégales mais égal est l'amour...

     Le psalmiste dit : « Nous irons dans la maison du Seigneur » (121,4). À nous de voir si nous y allons. Ce ne sont pas nos pieds, mais nos cœurs qui nous y portent. Voyez si nous y allons ; que chacun de vous s'interroge : Que fais-tu pour le pauvre fidèle, pour l'indigent ton frère ou le mendiant qui tend la main ? Vois si ton cœur n'est pas étroit... « Recherchez ce qui fait la paix de Jérusalem » (v. 6). Qu'est-ce qui fait la paix de Jérusalem ? « L'abondance pour ceux qui t'aiment » (Vulg). Le psalmiste adresse la parole à Jérusalem : « Ceux qui t'aiment seront dans l'abondance » ‒ ; l'abondance après le dénuement. Ici-bas, la misère, là-haut l'abondance ; ici la faiblesse, là, la force ; ceux qui sont pauvres ici, là-haut sont riches. D'où vient leur richesse ? De ce qu'ils ont donné ici les biens qu'ils avaient pour un temps reçus de Dieu ; là ils reçoivent ce que Dieu leur donne pour l'éternité.

     Mes frères, ici les riches sont des pauvres ; il est bon que le riche découvre sa pauvreté. Se croit-il rempli ? C'est enflure, non plénitude. Qu'il reconnaisse son vide afin de pouvoir être comblé. Que possède-t-il ? De l'or. Que lui manque-t-il encore ? La vie éternelle. Qu'il regarde bien ce qu'il a et reconnaisse ce qui lui manque. Frères, qu'il donne de ce qu'il possède, afin de recevoir ce qu'il n'a pas.













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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Lun 6 Nov 2017 - 21:14

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Va sur les routes et dans les sentiers, et fais entrer
les gens de force, afin que ma maison soit remplie.


Homélie :

En entendant parler Jésus, un des convives lui dit : « Heureux celui qui participera au repas dans le royaume de Dieu ! »

Jésus nous offre une image de l’éternité représentée par un banquet. C’est le lieu où la famille et les amis se retrouvent, se réjouissent autour de la table. Cette image nous parle de l’intimité avec Dieu Amour et du plaisir de nous retrouver au ciel. Jésus veut faire avancer vers le Royaume de Dieu ! Il était invité chez un chef des Pharisiens. Un malade s’est présenté et Jésus l’a guéri malgré les soupçons posés sur lui. Aujourd’hui encore, à ce repas, on l’observe. Jésus avait fait une recommandation aux convives de ne pas choisir les premières places. Il s’adresse ensuite à son hôte sur le choix des invités. Ceux que Jésus aimait particulièrement sont en marge de la société. Tous sont invités, les hommes, les femmes, les enfants, les riches, les pauvres, ceux en bonne santé et les malades, personne n’est exclu. Si ce sont des gens qui ne peuvent pas lui rendre son invitation comme les pauvres, les estropiés, les boiteux, les aveugles, il sera heureux puisque ce sera Dieu qui le lui rendra lors de la résurrection des justes.

Jésus lui dit : « Un homme donnait un grand dîner, et il avait invité beaucoup de monde. À l’heure du dîner, il envoya son serviteur dire aux invités : “Venez, tout est prêt.”

Mais ils se mirent tous, unanimement, à s’excuser. Le premier lui dit : “J’ai acheté un champ, et je suis obligé d’aller le voir ; je t’en prie, excuse-moi.” Le ciel est notre demeure éternelle qui dépasse les aspirations humaines les plus nobles. Quand nous laissons passer l’offre que Dieu nous fait, quelle responsabilité nous prenons ! Nous prions le Maître de la moisson d’envoyer des ouvriers à sa moisson. Les bœufs, les champs, le mariage, toutes nos possessions ne peuvent pas devenir des obstacles au don de Dieu. Jésus ressuscité dit à ses apôtres d’aller dans le monde entier et de proclamer la Bonne Nouvelle. Souvent nous revenons frustré par l’échec apparent de nos actions. Il est important de ne pas permettre au découragement de gagner du terrain en nous. La grâce de Dieu et le pouvoir de la vérité porteront leur fruit.

Le maître dit alors au serviteur : “Va sur les routes et dans les sentiers, et fais entrer les gens de force, afin que ma maison soit remplie.

Car, je vous le dis, aucun de ces hommes qui avaient été invités ne goûtera de mon dîner.” » Chacun d’entre nous est appelé au banquet de grâce de Dieu, dans cette vie et la celle qui est à venir. Que notre réponse à l’invitation divine soit toujours un oui, plein de reconnaissance et d’admiration. Le maître envoie encore son serviteur en dehors de la ville, sur les routes et les sentiers de la campagne pour en ramener d’autres qui sont encore plus loin que les marginaux de la ville. L’unité de l’Amour nous prépare aux noces de l’Agneau : Heureux les invités au festin des noces de l’Agneau. Dieu prend l’initiative, il vient vers nous, il est très intéressé par notre salut. Jésus en croix dira au bon larron : En vérité, je te le dis, aujourd’hui tu seras avec moi dans le Paradis. Dans le Christ, nous ne formons qu’un seul corps. L’épouse fête les noces de son Époux, son Bien-aimé. Nous entrons en communion d’Amour avec Dieu et avec nos frères.


Citation :
Nous demandons à Jésus la grâce de nous disposer aux noces de l’Agneau en participant au mystère de l’Eucharistie.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Bonaventure (1221-1274), franciscain, docteur de l'Église
De la vie parfaite, ch. VIII, §2-4 (Œuvres spirituelles, rev.)


Le Pain des Noces

Si vous avez quelques vertus, sources de bonnes œuvres, ou plutôt parce que vous êtes riche en vertus, persévérez dans leur pratique, progressez-y toujours, et, par elles, menez le combat du Christ jusqu'à la mort, afin qu'au dernier jour, au terme de votre vie, vous receviez pour salaire et récompense de votre travail la couronne de gloire et d'honneur. C'est pourquoi Jésus-Christ, votre unique amour, vous dit dans l'Apocalypse : « Soyez fidèle jusqu'à la mort, et je vous donnerai la couronne de vie. » (Ap 2,10) Cette couronne n'est pas autre chose que la récompense de la vie éternelle, dont la possession doit enflammer de désir tous les chrétiens. Levez-vous donc, amie de Dieu, épouse de Jésus-Christ, colombe du Roi éternel, venez, hâtez-vous aux noces du Fils de Dieu, car toute la cour céleste vous attend, « tout est préparé » (Cf. Mt 22,4 ; Lc 14,17b).

     Un serviteur beau et noble est prêt à vous servir ; un mets précieux et délectable est préparé pour vous restaurer ; une société douce et très aimable est prête à partager votre joie. Levez-vous donc et hâtez-vous !

     Courez à ces noces, puisqu'un serviteur d'une grande beauté est prêt à vous servir. Ce serviteur, c'est l'assemblée des anges, que dis-je ? c'est le propre Fils du Dieu éternel ! Ne se donne-t-il pas lui-même pour tel dans le Saint Évangile ? « En vérité, je vous le dis, il se ceindra, les fera asseoir à table, et passant devant eux, il les servira » (Cf. Lc 12, 37). Oh ! que la gloire des pauvres et des méprisés sera grande quand ils seront servis par le Fils de Dieu, du souverain Roi, et par toute l'armée réunie du Royaume céleste.

     Un aliment précieux et délectable est aussi préparé pour vous nourrir. Le Fils de Dieu, lui-même, dressera la table de ses propres mains. il l'affirme dans le Saint Évangile : « Et moi, je vous prépare le Royaume, comme mon Père me l'a préparé, afin que vous mangiez et buviez à ma table dans mon royaume » (Lc 22,29-30a). Oh ! Qu'il est suave et délicieux cet aliment, que Dieu dans sa bonté a préparé pour le pauvre ! Oh ! Comme il est heureux celui qui doit manger au Ciel ce pain préparé dans le sein de la Vierge par le feu du Saint-Esprit ! « Si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement » (Jn 6,58b). Le Roi céleste nourrit et restaure ses élus de ce pain, de cet aliment, comme il est dit au Livre de la Sagesse : « Vous avez nourri votre peuple de la nourriture des Anges » (Sg 16,20).













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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Jeu 9 Nov 2017 - 11:51

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



celui d’entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient
ne peut pas être mon disciple.

Homélie :

De grandes foules faisaient route avec Jésus ; il se retourna et leur dit : « Si quelqu’un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple.

L’amour de Dieu doit être si grand pour nous que nous ne lui préférions rien, ni personne, en priorité. L’affection naturelle de la famille est ainsi surpassée par le lien qui nous unit à Dieu. Jésus nous entraîne à vivre dans un au-delà plus grand de l’amour de Dieu. Jésus ne préconise pas l’abandon des responsabilités familiales, au contraire, elles seront animées par cet Amour nouveau. Il s’agit d’aimer Dieu par-dessus tout, au point que toutes les autres personnes ou toutes les autres choses deviennent secondaires par rapport à lui. Si nous voulons bâtir avec le Christ le Royaume de Dieu, nous ne pouvons le faire que dans la Passion de Jésus et la compassion du cœur de Marie. Cet amour nouveau qui nous est manifesté, nous y entrons par grâce. Avec les dons de Dieu qui nous unissent, nous suivons Jésus dans son combat pour le salut du monde. Dieu est amour, Marie a porté Jésus dans son sein et cet Amour a marché sur nos chemins. La Bonne Nouvelle, c’est que toutes nos relations soient régénérées. L’amour de notre famille, l’amour de nos compagnons de travail est complètement transfiguré. L’amour infini de Dieu doit tout brûler dans nos vies.

Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher à ma suite ne peut pas être mon disciple.

Quel est celui d’entre vous qui, voulant bâtir une tour, ne commence par s’asseoir pour calculer la dépense et voir s’il a de quoi aller jusqu’au bout ? Car, si jamais il pose les fondations et n’est pas capable d’achever, tous ceux qui le verront vont se moquer de lui :
“Voilà un homme qui a commencé à bâtir et n’a pas été capable d’achever !”
Quel embarras pour cet homme qui n’a pas su calculer le coût de sa démarche. Il aurait pourtant dû savoir qu’on n’entreprend pas une construction sans s’assurer d’avoir les moyens de la compléter. Il en est de même pour nous, avant de faire profession d’être un disciple de Jésus, il nous faut savoir si nous aurons les moyens d’abandonner entièrement notre vie à Jésus. Jésus nous donne d’accueillir de lui une vie fondamentalement nouvelle. Nous demandons la grâce d’entrer dans la parole de Dieu qui nous remet devant l’authenticité de notre vocation chrétienne, au niveau de l’Incarnation, de la venue de Jésus dans la chair humaine. Il veut nous emmener plus loin, lui qui est le fils de Marie, est vrai Dieu et vrai homme. Nous avons été baptisés en Lui, plongés dans sa passion et sa résurrection jusque dans l’amour infini de Dieu. Nous sommes devenus des créatures nouvelles. Il nous faut d’abord croire, il nous faut ensuite prendre les moyens de réaliser ce nouvel Amour. Notre cœur vit maintenant au rythme divin, il assume dans cet Amour le rythme humain ! Le Saint-Esprit vient à notre secours car que nous ne pouvons pas bâtir la communauté sans le Christ.


Et quel est le roi qui, partant en guerre contre un autre roi, ne commence par s’asseoir pour voir s’il peut, avec dix mille hommes, affronter l’autre qui marche contre lui avec vingt mille ? S’il ne le peut pas, il envoie, pendant que l’autre est encore loin, une délégation pour demander les conditions de paix.

Ainsi donc, celui d’entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple. Le combat avec le monde est disproportionné. Seul l’Esprit Saint, au cœur de notre cœur, peut accomplir l’œuvre de Jésus qui ne veut pas de disciples au cœur partagé. C’est comme la situation de ce roi qui doit décider s’il fera la guerre à un autre roi avec une armée inférieure à celle de son adversaire. En fait, il n’a que la moitié des forces de son adversaire : "Dix mille contre vingt mille." Il doit donc évaluer consciencieusement ses chances de remporter la bataille. S’il est clair qu’il ne peut pas gagner, il lui vaut mieux rester en paix plutôt que de s’exposer à un honteux massacre. Il en est de même de celui qui désire suivre Jésus. La décision de le suivre ne peut pas être prise à la légère. Il nous faut nous asseoir, nous recueillir, car Jésus nous invite à le suivre sur un chemin d’Amour total. Il nous faut bâtir le Corps du Christ en mettant tout en œuvre pour laisser l’amour divin être vainqueur. "Voyez comme ils s’aiment," est le témoignage de toujours que nous voulons encore rendre à Dieu.


Citation :
Nous demandons la grâce d’entendre cette parole pour vivre au rythme de Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Basile (v. 330-379), moine et évêque de Césarée en Cappadoce, docteur de l'Église
Grandes Règles monastiques ; question 8 (trad. Brésard, 2000 ans C, p. 224 et Lèbe, Maredsous)


Ne rien préférer au Christ

Notre Seigneur Jésus Christ a dit à tous, à plusieurs reprises et en donnant diverses preuves : « Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il se renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix et qu'il me suive » ; et encore : « Celui d'entre vous qui ne renonce pas à tout ce qu'il a ne peut être mon disciple ». Il nous paraît donc exiger le renoncement le plus complet... « Où est ton trésor, dit-il ailleurs, là est ton cœur » (Mt 6,21). Si donc nous nous réservons des biens terrestres ou quelque provision périssable, notre esprit y demeure enlisé comme dans de la boue. Il est alors inévitable que notre âme soit incapable de contempler Dieu, et devienne insensible aux désirs des splendeurs du ciel et des biens qui nous sont promis. Nous ne pourrons obtenir ces biens que si nous les demandons sans cesse, avec un ardent désir qui, du reste, nous rendra léger l'effort pour les atteindre.

Se renoncer, c'est donc délier les liens qui nous attachent à cette vie terrestre et passagère, se libérer des contingences humaines, afin d'être plus à même de marcher dans la voie qui conduit à Dieu. C'est se libérer des entraves afin de posséder et user de biens qui sont « beaucoup plus précieux que l'or et que l'argent » (Ps 18,11). Et pour tout dire, se renoncer, c'est transporter le cœur humain dans la vie du ciel, en sorte qu'on puisse dire : « Notre patrie est dans les cieux » (Ph 3,20). Et surtout, c'est commencer à devenir semblable au Christ, qui pour nous s'est fait pauvre, de riche qu'il était (2Co 8,9). Nous devons lui ressembler si nous voulons vivre conformément à l'Évangile.













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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Jeu 9 Nov 2017 - 15:11

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



« Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai. »

Homélie :

"Comme la Pâque juive était proche, Jésus monta à Jérusalem. Dans le Temple, il trouva installés les marchands de bœufs, de brebis et de colombes, et les changeurs. »

Il fit un fouet avec des cordes, et les chassa tous du Temple, ainsi que les brebis et les bœufs ; il jeta par terre la monnaie des changeurs, renversa leurs comptoirs, et dit aux marchands de colombes : « Enlevez cela d’ici. Cessez de faire de la maison de mon Père une maison de commerce. Nous fêtons aujourd’hui la dédicace de la basilique de saint Jean de Latran, la Cathédrale de l’évêque de Rome, successeur de Pierre. Un temple est un lieu de beauté où l’on rencontre Dieu, un lieu où Dieu se fait proche, et où nous acceptons de nous approcher de lui. Le temple de Salomon à Jérusalem avait été rebâti pour la communauté de pauvres, au retour d’un exil de quarante ans. L’Évangile de la purification du Temple est toujours très actuel : Cessez de faire de la maison de mon Père une maison de commerce ! Le commerce des hommes gêne la rencontre avec le Seigneur Dieu dans le Temple. Trop d’intermédiaires veulent servir à la fois Dieu et Mamôn. Durant les siècles qui ont suivi la Mort et la Résurrection de Jésus, à Rome les chrétiens étaient persécutés. C’était le temps des premiers Martyrs. Dans cette épreuve, ils se sont réfugié dans les « caves, » les Catacombes. Les saints Mystères étaient célébrés dans ces lieux secrets, l’annonce de la Bonne Nouvelle se faisait ainsi en Secret. Dans ce contexte, le « Mystère » et « l’intériorité » étaient favorisés.

Ses disciples se rappelèrent qu’il est écrit : L’amour de ta maison fera mon tourment. »

Sous le règne de Constantin, l’Église reçoit des bâtiments, une cathédrale, avec la possibilité de célébrer les Saints Mystères à ciel ouvert ! Quand le Culte chrétien devient public, reconnu, ouvert au monde. Il lui faut une intériorité plus grande car la tentation sera de faire en Église ce qui se fait dans le monde. La nouvelle épreuve sera que « l’esprit du monde », en matière de pouvoir, de savoir, d’avoir, entre dans les mœurs de l’Église. Nous supplions Jésus que le Père nous trouve chaque jour ouverts à cette rencontre, en attente de ce dialogue où il va nous promouvoir dans notre liberté filiale. Quand nous nous approchons de Dieu pour la prière, notre cœur demeure encombré de marchandises et de calculs, comme un temple profané. Mais nous désirons sincèrement les rendez-vous d’alliance avec notre Père qui nous appelle. Nous sommes avec le Christ, le temple où habite l’Esprit de Dieu. Tous nous entrons, comme autant de pierres vivantes, dans la construction d’une vivante maison de Dieu, l’Église sainte. Jésus nous donne de vivre Dieu, déjà sur la terre, dans des relations d’amour toutes nouvelles : « Voyez comme ils s’aiment, » disait-on des premiers chrétiens.

Des Juifs l’interpellèrent : « Quel signe peux-tu nous donner pour agir ainsi ? »

Jésus leur répondit : « Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai. » Les Juifs lui répliquèrent : « Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce sanctuaire, et toi, en trois jours tu le relèverais ! » Mais lui parlait du sanctuaire de son corps. Aussi, quand il se réveilla d’entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu’il avait dit cela ; ils crurent à l’Écriture et à la parole que Jésus avait dite. Jésus, pour toute justification, renvoie ces Juifs à l’œuvre suprême de Dieu. Jésus répond cette phrase qui pèsera si lourd dans son procès : « Détruisez ce temple, et en trois jours je le relèverai. » Jean commente : « Mais lui parlait du temple de son corps. » Le corps de Jésus, c’est sa Personne vivante, le seul lieu de la rencontre entre Dieu et les hommes, entre Dieu et ceux qui l’adorent en vérité. Jésus est en effet pour nous le Temple de la nouvelle alliance. C’est par lui et en lui que nous avons accès auprès du Père. C’est lui qui, conjointement avec le Père, nous envoie chaque jour l’Esprit Saint qui fait vivre. L’Église a reçu la possibilité de célébrer les Mystères du Christ en public. Le Mystère du Dieu vivant est célébré au milieu des hommes, alors qu’il était jusqu’alors célébré dans le Secret. Mais c’est aussi l’ouverture à des possibilités de dérives !


Citation :
Nous demandons la grâce d’édifier l’Église de Dieu, de vivre de sa Bonne Nouvelle.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Lansperge le Chartreux (1489-1539), religieux, théologien
Sermon sur la dédicace de l'église ; Opera omnia, 1, 702s (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 520)


« Vous êtes le temple de Dieu, et l'Esprit de Dieu habite en vous » (1Co 3,16)

La dédicace que nous commémorons aujourd'hui concerne, en réalité, trois maisons. La première est le sanctuaire matériel... Il faut certes prier en tout lieu et il n'y a vraiment aucun lieu où l'on ne puisse prier. Pourtant, c'est une chose très convenable que d'avoir consacré à Dieu un lieu particulier où nous tous, chrétiens qui formons cette communauté, puissions nous réunir, louer et prier Dieu ensemble, et obtenir ainsi plus facilement ce que nous demandons, grâce à cette prière commune, selon la parole : « Si deux ou trois d'entre vous sur la terre se mettent d'accord pour demander quelque chose, ils l'obtiendront de mon Père » (Mt 18,19)...

La deuxième maison de Dieu, c'est le peuple, la sainte communauté qui trouve son unité dans cette église, c'est-à-dire vous qui êtes guidés, instruits et nourris par un seul pasteur ou évêque. C'est la demeure spirituelle de Dieu dont notre église, cette maison de Dieu matérielle, est le signe. Le Christ s'est construit ce temple spirituel pour lui-même... Cette demeure est formée des élus de Dieu passés, présents et futurs, rassemblés par l'unité de la foi et de la charité, en cette Église, une, fille de l'Église universelle, et qui ne fait d'ailleurs qu'un avec l'Église universelle. Considérée à part des autres Églises particulières, elle n'est qu'une partie de l'Église, comme le sont toutes les autres Églises. Ces églises forment cependant toutes ensemble l'unique Église universelle, mère de toutes les Églises...

La troisième maison de Dieu est toute âme sainte vouée à Dieu, consacrée à lui par le baptême, devenue le temple de l'Esprit Saint et la demeure de Dieu... Lorsque tu célèbres la dédicace de cette troisième maison, tu te souviens simplement de la faveur que tu as reçue de Dieu quand il t'a choisi pour venir habiter en toi par sa grâce.













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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Dim 12 Nov 2017 - 17:01

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



“Voici l’époux ! Sortez à sa rencontre.”


Homélie :


« Alors, le royaume des Cieux sera comparable à dix jeunes filles invitées à des noces, qui prirent leur lampe pour sortir à la rencontre de l’époux. »

Cinq d’entre elles étaient insouciantes, et cinq étaient prévoyantes : les insouciantes avaient pris leur lampe sans emporter d’huile, tandis que les prévoyantes avaient pris, avec leurs lampes, des flacons d’huile. Comme l’époux tardait, elles s’assoupirent toutes et s’endormirent.
Au milieu de la nuit, il y eut un cri : “Voici l’époux ! Sortez à sa rencontre.”
Nous arrivons à la fin de l’année liturgique, un temps qui nous rappelle la fidélité au don reçu. Comment vivre de sa Présence, en l’absence du Seigneur Jésus ? La passion ne cesse d’approcher, elle s’impose à Jésus et à ses disciples. « Jésus parlait à ses disciples de sa venue. » Il faut recentrer l’échange sur les liens d’amour, sur l’intime, sur la suite de la relation entre les disciples quand Jésus ne sera plus là. En effet, Jésus parle du temps où les disciples devront vivre seuls. La célébration de l’Eucharistie, annonce la rencontre avec l’époux. Notre vie est un grand désir de le rencontrer et d’être uni à lui. Quand nous rencontrerons Jésus au ciel, notre désir de lui apparaîtra en grande lumière dans la flamme de notre cœur. Nous célébrerons dans l’ardeur de notre cœur, Jésus, le bien aimé, dont témoigne la lampe constamment allumée de notre cœur. La délicatesse de Jésus nous prévient pour nous préparer à célébrer les noces de l’Agneau. Un grand jour se prépare, notre cœur a besoin d’être préparé pour fêter l’Amour de Dieu qui se donne dans la foi depuis si longtemps.


"Alors toutes ces jeunes filles se réveillèrent et se mirent à préparer leur lampe.

Les insouciantes demandèrent aux prévoyantes : “Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent.” Les prévoyantes leur répondirent : “Jamais cela ne suffira pour nous et pour vous, allez plutôt chez les marchands vous en acheter.” Pendant qu’elles allaient en acheter, l’époux arriva. Celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte fut fermée. Jésus met en scène, dans cette parabole du Royaume, l’attitude de la fidélité dans l’attente, qui rendra possible l’accès au Royaume. Il s’agit d’être présent et disponible au moment venu, qui est imprévisible. Ces dix vierges, cinq insensées et cinq prévoyantes, vivront sensiblement la même chose. Mais certaines prendront assez d’huile dès le départ et d’autres rateront le rendez-vous parce qu’elles devront aller chercher l’huile qui leur manque au moment de la venue de l’Epoux. L’huile de nos vies, l’huile que nous ne pouvons nous échanger, c’est la fidélité au cœur de Jésus dans la liberté qui conduit à la vie. C’est le désir de notre cœur pour Jésus. Avec beaucoup de finesse et de délicatesse, Jésus nous demande cette prévoyance. Nourris de son Corps et de son Sang, notre désir est d’aller vers le Père pour célébrer les noces de l’Agneau avec toute l’humanité. Marie, au ciel, rayonne le visage de l’humanité conviée aux noces. Toute sa vie a été prévoyance dans la foi pour courir à la rencontre de Jésus.

"Plus tard, les autres jeunes filles arrivèrent à leur tour et dirent : “Seigneur, Seigneur, ouvre-nous !”

Il leur répondit : “Amen, je vous le dis : je ne vous connais pas.” Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure. Jésus nous appelle à une attitude de veille et d’attente qui va informer toute notre vie. Attendre quand l’autre n’est pas là, ne peut se vivre qu’en aimant. Aimer dans l’absence, c’est attendre, c’est accepter le travail de ce manque, savoir que là, mystérieusement, l’amour est présent sous la forme de l’absence. C’est apprendre à le recevoir en se quittant pour creuser en nous cette aptitude à le recevoir lorsqu’il surgira. Là est le secret du temps de laisser grandir l’amour en nous. Être prêts pour accueillir l’époux qui nous introduit aux noces, symbole d’épousailles et de joie. Les vierges sages, même si elles se sont endormies, ont pris soin de garder toujours la flamme de leur cœur allumée. Elles ont veillé à la qualité de leur attente, leur désir est prompt à recevoir celui qui vient. Elles ont mis une garde à leur cœur, la lampe représente cette capacité de rester éveillé tandis que l’huile est l’attitude de la prière qui nourrit le vrai désir. La bonne huile qui alimente notre lampe, c’est notre cœur attentif, mû par l’Esprit Saint. Nous avançons vers le Christ, par lui, avec lui, pour lui et en lui.


Citation :
Nous demandons la grâce d’entendre la parole et de modeler notre vie dans le Christ pour nous garder vigilants pour sa venue.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermon 93


« Au milieu de la nuit »

Les dix vierges ont toutes voulu aller au-devant de l'époux. Que signifie aller au-devant de l'époux ? C'est y aller de cœur, c'est vivre dans l'attente de son arrivée. Mais il tardait de venir, et « toutes elles s'endormirent »... Que signifient ces paroles : « Elles sommeillèrent toutes » ? Il y a un sommeil auquel personne ne peut échapper. Souvenez-vous de ces paroles de l'apôtre Paul : « Nous ne voulons pas, mes frères, que vous ignoriez ce qui regarde ceux qui dorment » (1Th 4,12), c'est-à-dire ceux qui sont morts... Elles se sont donc toutes endormies. Croyez-vous que la vierge prudente puisse échapper à la mort ? Non, qu'elles soient prudentes ou folles, toutes doivent passer par le sommeil de la mort...

     « Et voici qu'au milieu de la nuit un cri se fit entendre. » Qu'est-ce à dire ? C'est au moment où personne n'y pense, où personne ne s'y attend... Il viendra au moment où vous y penserez le moins. Pourquoi viendra-t-il de la sorte ? « Parce que, dit-il, ce n'est pas à vous de connaître les temps ou les moments que le Père a fixés de sa seule autorité. » (Ac 1,7) « Le jour du Seigneur, dit l'apôtre Paul, viendra comme un voleur en pleine nuit. » (1Th 5,2) Veillez donc pendant la nuit pour ne pas être surpris par le voleur. Car que vous le vouliez ou non, le sommeil de la mort viendra nécessairement.

     Et pourtant, cela n'arrivera que lorsqu'un cri se sera fait entendre au milieu de la nuit. Quel est ce cri, sinon celui dont l'apôtre Paul dit : « En un instant, en un clin d'œil, au son de la dernière trompette. Car la trompette sonnera, et les morts ressusciteront incorruptibles, et nous serons transformés » (1Co 15,52). Après ce cri qui retentira au milieu de la nuit : « Voilà que l'époux vient », qu'arrivera-t-il donc ? « Toutes elles se sont levées. »
















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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Lun 13 Nov 2017 - 15:41

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



« Augmente en nous la foi ! »

Homélie :

"Jésus disait à ses disciples : « Il est inévitable que surviennent des scandales, des occasions de chute ; mais malheureux celui par qui cela arrive ! »

Il vaut mieux qu’on lui attache au cou une meule en pierre et qu’on le précipite à la mer, plutôt qu’il ne soit une occasion de chute pour un seul des petits que voilà. En marche vers Jérusalem avec Jésus, nous prenons conscience de l’amour infini de Dieu qui nous est donné dans le combat de Jésus. Il nous faut entrer dans cet amour pour devenir amour. L’adversaire va s’abattre sur nous comme il s’est abattu sur Jésus. Il nous faut consentir au réel, quitter notre représentation des choses pour dire oui à une vie renouvelée et plus pauvre. Des évènements cruels peuvent surgir entre notre aspiration au bien, ce qui compte pour nous, et la réalité. La souffrance dans laquelle nous sommes peut atteindre notre capacité à croire, à espérer, à nous ouvrir à l’autre. Nous nous sentons près à défaillir en notre être, niés, bafoués en notre être. Il s’agit d’accueillir la réalité et de voir comment avancer de nouveau sur la terre des vivants. Quand nous avons rencontré Jésus dans son amour vivant, nous supplions l’Esprit Saint de devenir amour en nous pour pardonner sans cesse.

"Prenez garde à vous-mêmes ! Si ton frère a commis un péché, fais-lui de vifs reproches, et, s’il se repent, pardonne-lui."

Même si sept fois par jour il commet un péché contre toi, et que sept fois de suite il revienne à toi en disant : “Je me repens”, tu lui pardonneras. » Il nous faut, avec Jésus, entrer dans une attitude qui dépasse nos propres capacités humaines, et qui nous appelle à nous situer autrement dans la réalité. Cela nécessite une vigilance dans l’orientation de notre volonté. Il nous faut être attentifs à tout. Jésus nous appelle à l’attention envers notre propre cœur pour contribuer à rendre possible la construction de l’unité entre nos frères. Parler, dire les choses, et si c’est nécessaire offrir le pardon à l’autre. Jésus nous invite à prendre le point de vue de Dieu notre Père qu’il va manifester dans sa Passion. Des sources surabondantes de grâce vont nous être données dans le pardon ainsi exercé. Nous assumons les combats venant de l’extérieur comme les combats venant de l’intérieur. Rester vulnérable, doux et humble, en toute circonstance empêche notre imaginaire de prendre le pas sur la réalité.

"Les Apôtres dirent au Seigneur : « Augmente en nous la foi ! »

Le Seigneur répondit : « Si vous aviez de la foi, gros comme une graine de moutarde, vous auriez dit à l’arbre que voici : “Déracine-toi et va te planter dans la mer”, et il vous aurait obéi. Jésus nous projette loin. Il nous a sauvé sur l’arbre de la Croix, planté dans la mer du péché, de la trahison pour que la vie s’impose par sa splendeur. Le reconnaître, c’est vivre à partir du Don de son Amour immense. Que tout soit Eucharistie, que notre action ne soit plus qu’action de grâce. Chaque épreuve est un appel à rejoindre le Christ de la Croix où surgit en nous le frère de Jésus. La présence de Jésus, l’amour de Dieu, la Lumière dont nous avons besoin ne nous manquera jamais. Un véritable amour s’édifie dans la vérité. La foi est notre plus grand combat dans la nuit de notre vie, nous ne voyons pas Dieu, nous croyons en lui. L’Esprit Saint qui avait conduit Jésus au désert est notre force et notre lumière. Il est celui qui imprime dans notre vie, la vie de Jésus. Il faut que nous ayons le courage de nous dire les uns aux autres ce qui nous fait mal, ce qui nous blesse pour ne pas entrer dans le scandale. L’autre a ainsi la possibilité de pardonner et de se rectifier, même si c’est sept fois par jour.


Citation :
Nous demandons la grâce de grandir dans la foi qui est un don de Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916), ermite et missionnaire au Sahara
Lettre du 15/07/1916 (Œuvres Spirituelles, Seuil 1958, p. 777)


« Pardonne-lui » (1Co 3,16)

L'amour consiste non à sentir qu'on aime, mais à vouloir aimer. Quand on veut aimer, on aime ; quand on veut aimer par-dessus tout, on aime par-dessus tout. S'il arrive qu'on succombe à une tentation, c'est que l'amour est trop faible, ce n'est pas qu'il n'existe pas. Il faut pleurer, comme saint Pierre, se repentir comme saint Pierre..., mais comme lui aussi, dire par trois fois : « Je vous aime, je vous aime, vous savez que malgré mes faiblesses et mes péchés, je vous aime » (Jn 21,15s).

Quant à l'amour que Jésus a pour nous, il nous l'a assez prouvé pour que nous y croyions sans le sentir. Sentir que nous l'aimons et qu'il nous aime, ce serait le ciel ; le ciel n'est, sauf rares moments et rares exceptions, pas pour ici-bas.

Racontons-nous souvent la double histoire des grâces que Dieu nous a faites personnellement depuis notre naissance et celle de nos infidélités ; nous y trouverons...de quoi nous perdre dans une confiance sans bornes en son amour. Il nous aime parce qu'il est bon, non parce que nous sommes bons ; les mères n'aiment-elles pas leurs enfants dévoyés ? Et nous trouverons de quoi nous enfoncer dans l'humilité et la défiance de nous. Cherchons à racheter un peu nos péchés par l'amour du prochain, par le bien fait au prochain. La charité envers le prochain, les efforts pour faire du bien aux autres sont un excellent remède à opposer aux tentations : c'est passer de la simple défense à la contre-attaque.













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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Mar 14 Nov 2017 - 13:19

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



« Nous sommes de simples serviteurs :
nous n’avons fait que notre devoir. »

Homélie :

« Lequel d’entre vous, quand son serviteur aura labouré ou gardé les bêtes, lui dira à son retour des champs : “Viens vite prendre place à table” ?

Nous sommes devant la réalité de tant d’hommes et de femmes qui cherchent du travail aujourd’hui dans un tel désarroi ! Les serviteurs de l’Évangile qui sont au travail, au service des frères, sont heureux ! Pour que notre vie soit plus belle, toute livrée à l’amour, nous prenons la mesure du don de soi total. Nous recevons tout de Dieu, la vie et le pouvoir de servir. Nous ne pouvons donner que ce que nous avons d’abord reçu. Le service le plus fidèle rendu à Dieu ne donne aucun droit à la reconnaissance. Notre service manifeste que Dieu est à la source de tout don. C’est dans ce don sans limite, qu’il nous est donné de pouvoir donner. En actualisant la générosité de Dieu dans notre vie, nous révélons que nous sommes créés à son image et à sa ressemblance. L’expérience de la réalité, vécue dans un amour si grand de Dieu, nous prépare à vivre humblement. La Parole de Jésus nous entraîne beaucoup plus loin. Nous contemplons la Vierge Marie à l’Annonciation, à l’invitation de Dieu, elle répond par un don total et absolu d’elle-même, que nous pouvons réaliser librement si nous le voulons.

Ne lui dira-t-il pas plutôt : “Prépare-moi à dîner, mets-toi en tenue pour me servir, le temps que je mange et boive. Ensuite tu mangeras et boiras à ton tour.”

Va-t-il être reconnaissant envers ce serviteur d’avoir exécuté ses ordres ? Au delà des conditions de travail difficiles, nous comprenons qu’entrer dans la dynamique de Jésus, c’est entrer dans le mystère de l’amour infini de Dieu, de l’amour qui n’aura pas de fin, de l’amour sans mesure, du don de soi le plus total, le plus absolu qui soit. En Jésus, lavant les pieds de ses disciples, Dieu nous révèle que c’est vraiment lui qui est à nos genoux. Dans ce geste, le Christ se révèle à la fois Dieu au service de l’homme, et l’homme au service de Dieu, par le service de ses frères. Le lavement des pieds est un lieu privilégié ou Dieu nous est montré « passant de l’un à l’autre en servant ses serviteurs. » Tel est le réalisme de la charité : « Celui qui dit qu’il sert Dieu, et qui ne sert pas ses frères, est un menteur. » Jésus confirme pleinement ce qu’il fait à ses disciples, après leur avoir lavé les pieds : « Si votre Seigneur, votre Maître, vous lave les pieds, c’est que vous aussi, vous devez vous laver les pieds les uns les autres. » Jésus ne nous demande pas quelque chose qu’il n’ai pas Lui-même réalisé.

« De même vous aussi, quand vous aurez exécuté tout ce qui vous a été ordonné, dites : “Nous sommes de simples serviteurs : nous n’avons fait que notre devoir.”

Nous reconnaissons qu’il nous faut une grande foi pour vivre de cet amour là, infiniment aimé, infiniment aimant. Ceux qui aiment vraiment sont prêts à tout donner, à vivre à l’intérieur de l’aimé. Dieu est plus intime à nous-mêmes que nous ne le sommes nous-mêmes. L’amour de Dieu est un Amour infini ! C’est à travers nos gestes d’amour et de service, les plus modestes soient-ils, que nos frères peuvent découvrir qu’ils sont aimés de Dieu. Il nous est révélé que par nous, l’amour de Dieu pour tout homme se concrétise et prend corps. Nous pouvons être des chemins de l’amour de Dieu, si nous sommes irrigués par un amour sans limite. Jésus, l’Envoyé du Père, est totalement donné, il est celui dont la vie est au service de toute personne. C’est par là même, qu’il glorifie le Père. Dans sa Passion, Jésus glorifie le Père qui nous donne tout en nous donnant son Unique. Ce que Jésus nous demande dans l’Évangile est pour notre plus grand bonheur. Jésus, par nous, continue ainsi à donner sa Vie jusqu’au bout. Pour le signifier, Jésus prend le pain et il dit : "Prenez et mangez, ceci est mon corps," il est totalement donné.


Citation :
Nous demandons la grâce d’entrer dans cet amour infini de Dieu pour réaliser au quotidien ce qu’il attend de nous.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Sainte Teresa de Calcutta (1910-1997), fondatrice des Sœurs Missionnaires de la Charité
A Simple Path (trad. Un Chemin tout simple, Plon Mame 1995, p. 106)


« Nous sommes des serviteurs quelconques » (1Co 3,16)

Ne vous souciez pas de chercher la cause des grands problèmes de l'humanité ; contentez-vous de faire ce que vous pouvez faire pour les résoudre en apportant votre aide à ceux qui en ont besoin. Certains me disent qu'en faisant la charité aux autres, nous dédouanons les États de leurs responsabilités envers les nécessiteux et les pauvres. Je ne me tracasse pas pour autant, car ce n'est généralement pas l'amour qu'offrent les États. Je fais simplement tout ce que je peux faire, le reste n'est pas de mon ressort.

     Dieu a été si bon avec nous ! Travailler dans l'amour est toujours un moyen de se rapprocher de lui. Regardez ce que le Christ a fait durant sa vie sur terre ! Il l'a passée à faire le bien (Ac 10,38). Je rappelle à mes sœurs qu'il a passé les trois ans de sa vie publique à soigner les malades, les lépreux, les enfants et d'autres encore. C'est exactement ce que nous faisons en prêchant l'Évangile par nos actions.

     Nous considérons que servir les autres est un privilège et nous essayons à chaque instant de le faire de tout notre cœur. Nous savons bien que notre action n'est qu'une goutte d'eau dans l'océan, mais sans notre action cette goutte manquerait.













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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Mer 15 Nov 2017 - 16:53

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

Jésus, marchant vers Jérusalem, traversait la région située entre la Samarie et la Galilée.
Comme il entrait dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre. Ils s’arrêtèrent à distance
et lui crièrent : « Jésus, maître, prends pitié de nous. »


Avoir la lèpre, c’est être condamné à vivre en marge de la communauté humaine. C’est à l’entrée d’un village, que Jésus entend : « Jésus, maître, prends pitié de nous ! » Dix lépreux sont là, compagnons de misère, mais décidés à saisir la chance de leur vie, car ils sont rejetés des hommes. Ils se tiennent à distance, par habitude, par crainte. Dans notre relation à Jésus, nous croyons aussi que notre situation de pécheurs nous éloigne de l’amour de Dieu. Nous avons peur de nous approcher tels que nous sommes. Jésus marche vers sa mort et sa résurrection, il marche vers Jérusalem. Ces « Dix lépreux » rassemblés, constituent une assemblée de prières. Ils crient : « Jésus, maître, prends pitié de nous. » Ils sont le symbole de l’humanité, ils sont représentatifs du peuple de Dieu qui a besoin d’être guéri. Nous supplions encore comme ces lépreux : « Jésus aie pitié de nous, viens à notre secours. » Remplis nous de ton amour, mets en notre cœur les sentiments qui sont dans ton cœur. Ces cris de supplication et d’action de grâce sont notre vie de prière. Jésus marche pour accomplir notre purification et notre sanctification. Il ne brusque rien, il respecte la gêne de ces lépreux, qui se sentent si laids et si peu agréables.

« A cette vue, Jésus leur dit : « Allez vous montrer aux prêtres. » En cours de route, ils furent purifiés.

L’un d’eux, voyant qu’il était guéri, revint sur ses pas, en glorifiant Dieu à pleine voix. Il se jeta face contre terre aux pieds de Jésus en lui rendant grâce. Or, c’était un Samaritain. Nous croyons qu’une distance nous sépare de Jésus. Or, jamais Jésus n’est plus proche de nous, que lorsque nous souffrons, lorsque nous sentons le poids de la solitude, et que nous nous croyons coupés de tout secours humain. D’après la Loi, il revenait aux prêtres de faire le constat officiel de la guérison, puis d’offrir des sacrifices. En cours de route, ces lépreux furent purifiés. L’un d’eux, revient sur ses pas et il glorifie Dieu. Cet ancien lépreux se jette la face contre terre aux pieds de Jésus en lui rendant grâce. Un nouveau dialogue, plus riche, s’établit avec Jésus qui lui dit : « ta foi t’a sauvé. » Jésus donne le sens final de la guérison, il lui offre d’entrer dans le salut, dans la vie en plénitude. Il y a aussi dans notre vie des événements qui surgissent et dont il nous faut trouver le sens véritable. Nous entrons alors dans la louange, Jésus nous donne sa réponse d’amour : « Ta foi t’a sauvé ! » Rien n’échappe à l’action purifiante et bienfaisante de Jésus. Dieu rend justice aux faibles, à l’orphelin, à l’indigent, au malheureux.

Alors Jésus prit la parole en disant : « Tous les dix n’ont-ils pas été purifiés ? Les neuf autres, où sont-ils ?

Il ne s’est trouvé parmi eux que cet étranger pour revenir sur ses pas et rendre gloire à Dieu ! » Jésus lui dit : « Relève-toi et va : ta foi t’a sauvé. » Jésus nous demande un acte de foi total. Se mettre en route pour le constat de la guérison de la lèpre est l’obéissance à la parole de Jésus. Devant la guérison, subite, complète, pour les dix en même temps, ils ont cru, mais un seul est venu remercier Jésus. Les neuf ont reçu le cadeau de Jésus, et cela leur a semblé normal. La bonté de Dieu ne les a pas tirés de leur torpeur ; ils ont saisi le bienfait. Ils n’ont pas compris qu’à travers cette guérison, Jésus leur faisait signe. Dieu les libérait pour la louange et le service. Le samaritain, lui, est revenu, fou de joie, parlant tout haut et ne cessant pas de remercier Dieu. Il a pris conscience que Jésus l’aimait au point de le guérir. Il se prosterne aux pieds de Jésus pour lui dire avec son corps guéri, avec son cœur adouci par la joie, le merci qui n’est dû qu’à Dieu. Devenir un vrai disciple de Jésus reconnaissant, nous donne sa réponse d’amour : « Ta foi t’a sauvé ! » Nous rendons grâce à Dieu, et nous nous souvenons de nos frères. Dieu rend justice aux faibles, à l’orphelin, à l’indigent, au malheureux.


Citation :
Nous demandons la grâce de devenir de plus en plus des êtres d’action de grâce.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Vie de saint François d'Assise dite « Compilation de Pérouse » (v. 1311)
§ 43 (trad. Debonnets et Vorreux, Documents, 1968, p. 924)


« Rendre gloire à Dieu » (1Co 3,16)

Deux ans avant sa mort, le bienheureux François était déjà bien malade, souffrant surtout des yeux... Il a été cinquante jours et plus sans pouvoir supporter pendant la journée la lumière du soleil, ni pendant la nuit la clarté du feu. Il demeurait constamment dans l'obscurité à l'intérieur de la maison, dans sa cellule... Une nuit, comme il réfléchissait à toutes les tribulations qu'il endurait, il a eu pitié de lui-même et a dit intérieurement : « Seigneur, secours-moi dans mes infirmités, pour que j'aie la force de les supporter patiemment ! » Et soudain il a entendu en esprit une voix : « Dis-moi, frère : si, en compensation de tes souffrances et tribulations, on te donnait un immense et précieux trésor..., ne te réjouirais-tu pas ? ... Réjouis-toi et sois dans l'allégresse au milieu de tes infirmités et tribulations : dès maintenant vis en paix comme si tu partageais déjà mon Royaume. »

     Le lendemain il a dit à ses compagnons... : « Dieu m'a donné une telle grâce et bénédiction que, dans sa miséricorde, il a daigné m'assurer, à moi son pauvre et indigne serviteur vivant encore ici-bas, que je partagerais son Royaume. C'est pourquoi, pour sa gloire, pour ma consolation et l'édification du prochain, je veux composer une nouvelle « Louange du Seigneur » pour ses créatures. Chaque jour, celles-ci servent à nos besoins, sans elles nous ne pourrions pas vivre, et par elles le genre humain offense beaucoup le Créateur. Chaque jour aussi nous méconnaissons un si grand bienfait en ne louant pas comme nous le devrions le Créateur et Dispensateur de tous ces dons »...

     Ces « Louanges du Seigneur » qui commencent par : « Très haut, tout puissant et bon Seigneur », il les appela « Cantique de frère Soleil ». C'est, en effet, la plus belle de toutes les créatures, celle que l'on peut, mieux que toute autre, comparer à Dieu. Et il disait : « Au lever du soleil, tout homme devrait louer Dieu d'avoir créé cet astre qui pendant le jour donne aux yeux leur lumière ; le soir, quand vient la nuit, tout homme devrait louer Dieu pour cette autre créature, notre frère le feu qui, dans les ténèbres, permet à nos yeux de voir clair. Nous sommes tous comme des aveugles, et c'est par ces deux créatures que Dieu nous donne la lumière. C'est pourquoi, pour ces créatures et pour les autres qui nous servent chaque jour, nous devons louer tout particulièrement leur glorieux Créateur. »

     Lui-même le faisait de tout son cœur, qu'il soit malade ou bien portant, et volontiers il conviait les autres à chanter la gloire du Seigneur. Quand il a été terrassé par la maladie, il entonnait souvent ce cantique et le faisait continuer par ses compagnons ; il oubliait ainsi, en considérant la gloire du Seigneur, la violence de ses douleurs et de ses maux. Il a agi ainsi jusqu'au jour de sa mort.













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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Hier à 11:50

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

Comme cela s’est passé dans les jours de Noé, ainsi en sera-t-il dans les jours du Fils de l’homme.

On mangeait, on buvait, on prenait femme, on prenait mari, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche et où survint le déluge qui les fit tous périr. Il en était de même dans les jours de Loth : on mangeait, on buvait, on achetait, on vendait, on plantait, on bâtissait ; mais le jour où Loth sortit de Sodome, du ciel tomba une pluie de feu et de soufre qui les fit tous périr ; cela se passera de la même manière le jour où le Fils de l’homme se révélera.
Nous avançons dans l’année liturgique, le retour de Jésus est proposé à notre méditation. L'Évangile nous manifeste les différentes étapes qui nous mènent au salut, le terme de notre histoire individuelle et collective. Jésus veut nous rassurer, il bannit de notre cœur toute fausse crainte. La joie de sa rencontre est première en tout. Chercher à sauver ses biens ou essayer d’échapper à cette venue serait une grave erreur. Il nous faut reconnaître nos « idoles » et choisir Dieu, en vérité. Tout ce que Dieu nous donne est si merveilleux que cela nous conduit à la contemplation de son Amour. Dieu est éminemment beau, mais le diable-séducteur a les apparences du beau, la véritable beauté est subtile à saisir. « Et pourtant, ces hommes ne méritent qu’un blâme léger ; car ils ne s’égarent peut-être qu’en cherchant Dieu avec le désir de le trouver. » Il faut beaucoup de douceur et d’humilité pour être en relation avec Dieu. Dieu qui nous a fait nous attire, mais notre attachement à nos idées propres fait que nous ne pensons pas à Dieu qui vient au moment où nous ne l’attendons pas ! Nous demandons la grâce d’un état de vigilance, un état de prière.


En ce jour-là, celui qui sera sur sa terrasse, et aura ses affaires dans sa maison, qu’il ne descende pas pour les emporter ; et de même celui qui sera dans son champ, qu’il ne retourne pas en arrière.

Rappelez-vous la femme de Loth. Qui cherchera à conserver sa vie la perdra. Et qui la perdra la sauvegardera. En évoquant l’histoire de Noé et de Loth, Jésus ne stigmatise pas la perversion des gens mais il nous reproche de vivre immergés dans le monde présent sans aucun souci du Royaume. Le concile Vatican II nous demande de prêter grande attention aux signes des temps. Si notre grand bonheur est de servir Dieu, celui qui est sur la terrasse, habité par le désir de Dieu le suit immédiatement. Il ne rumine ni son chagrin ni quelques contrariétés. S’il prévoit de bonnes affaires, il ne sera pas concerné par le passage de Dieu. Être disponible à la volonté de Dieu, ne vouloir que lui seul est notre but. « Qui cherchera à conserver sa vie la perdra. » L’intelligence de l’Évangile nous dit la différence entre « l’icône, » qui en tout nous oriente vers Dieu et « l’idole, » qui retourne tout ce qu’elle touche sur elle même. Notre nature est bonne et tout ce que Dieu nous donne peut servir la grâce pour devenir meilleure. Un bon pain peut être transsubstantié et devenir le Corps de Jésus. Si nous sommes icône de Dieu, nous sommes appel de Dieu, désir de Dieu.

Je vous le dis : Cette nuit-là, deux personnes seront dans le même lit : l’une sera prise, l’autre laissée. Deux femmes seront ensemble en train de moudre du grain : l’une sera prise, l’autre laissée.

Prenant alors la parole, les disciples lui demandèrent : « Où donc, Seigneur ? » Il leur répondit : « Là où sera le corps, là aussi se rassembleront les vautours. » Beaucoup d’événements nous rappellent que notre vie sur terre ne se prolongera pas indéfiniment. Les maladies et les épreuves, nous montrent notre fragilité et nous signalent que notre fin peut survenir à chaque instant. Jésus nous engage à nous montrer responsables, sans aucune peur, dans notre pèlerinage. La routine quotidienne peut voiler notre vue. La vigilance s’accorde bien avec la confiance de la foi : « Mon âme te désire, mon Dieu. Quand viendras-tu vers moi ? » L’Esprit de Dieu souffle pour une envolée plus grande vers Dieu, pour être en attente du Dieu qui vient. Tout dépend en effet de la disposition de notre cœur, si nous n’avons qu’un seul souci, la gloire de Dieu, la volonté de Dieu, alors tout est brûlé à l’autel de Jésus. Nous ne nous laissons pas affecter par les contraintes qui se succèdent au cours d’une journée, mais nous revenons toujours à l’essentiel.


Citation :
Nous demandons la grâce que Dieu fasse en nous sa volonté.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Sainte Faustine Kowalska (1905-1938), religieuse
Petit journal, § 1230 (trad. Parole et dialogue 2002, p. 102)


« Qui perdra sa vie la sauvegardera » (1Co 3,16)

Ô jour éternel, jour tant désiré,
Je te guette avec nostalgie et impatience,
Et très bientôt l'amour déchirera les voiles,
Et tu deviendras mon salut.

Jour merveilleux, moment incomparable,
Où pour la première fois je verrai mon Dieu,
L'époux de mon âme et le Seigneur des Seigneurs,
Je sens que l'épouvante n'étreindra point mon âme.

Jour très solennel, jour de clarté,
Où l'âme connaîtra son Dieu dans sa puissance,
Et tout entière sombrera dans son amour,
Et connaîtra que les misères de l'exil sont passées.

Jour bienheureux, jour béni
Où pour toi mon cœur flambera d'un feu éternel :
Car je te pressens déjà même si ce n'est qu'à travers des voiles,
Toi Jésus, dans la vie et la mort, tu m'es ravissement et enchantement.

Jour que j'espère toute ma vie durant :
Et je t'attends avec impatience, Seigneur,
Car toi tu es le seul que je désire,
Toi, l'Unique en mon cœur ; le reste ne m'est rien.

Jour de délice, d'infinies douceurs :
Mon époux, Dieu de grande majesté,
Tu sais que rien ne saurait contenter le cœur d'une vierge,
Sur ton doux Cœur j'appuie mon front.












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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Aujourd'hui à 14:13

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

Voilà sans doute une des paraboles les plus controversées de l’Evangile ! Qui d’entre nous ne s’est pas plaint un jour ou l’autre de ne pas avoir été exaucé, malgré une supplication insistante et persévérante ? Mais avant d’accuser le Seigneur de ne pas agir selon sa promesse, relisons d’abord à quoi il s’est engagé.

Dans le verset introductif, l’évangéliste nous donne la clé de lecture de la parabole : Jésus veut « montrer à ses disciples qu’il faut toujours prier sans se décourager ». Et la question du Seigneur qui clôture ce passage, nous montre la condition de l’exaucement de notre prière instante : « Le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur terre ? ». Il s’agit donc de faire monter vers Dieu une prière de foi persévérante. Reste à préciser l’objet de cette prière ; or c’est probablement sur ce point que notre lecture est habituellement un peu trop rapide. Le Seigneur ne s’engage pas à exaucer toutes nos prières, mais seulement celle dont le contenu est précisé dans la promesse qui conclut la parabole : « Dieu ne fera-t-il pas justice à ses élus qui crient vers lui jour et nuit ? Je vous le déclare : sans tarder, il leur fera justice ». Dieu ne nous promet donc pas de répondre sans délai aux requêtes concernant nos intérêts personnels - même les plus légitimes - mais à la demande qui porte sur notre justification, car lui seul peut « nous faire justice », étant le seul à pouvoir pardonner nos fautes. Tel est en effet le sens biblique de l’expression utilisée par Jésus : « faire justice ».

Pour nous inciter à « crier vers Dieu jour et nuit » en le suppliant de nous réconcilier avec lui, Jésus met en scène deux personnages, qui dans les Ecritures représentent le type même de l’oppresseur et de l’opprimé, à savoir le juge inique, et la veuve sans défense ni recours. Le juge d’une bourgade quelque peu retirée était un notable tout-puissant qui n’avait pratiquement de compte à rendre à personne ; le nôtre n’en rend même pas à Dieu. Face à cet homme, une veuve : lorsqu’on sait le peu de poids de la parole d’une femme dans la société juive de l’époque, on devine que le juge ne s’inquiète guère de ses lamentations. Pourtant, dans le bras de fer qui s’engage, c’est cette dernière qui l’emporte : elle parvient à « user » l’arrogance du juge, qui cède pour échapper aux insistances de la plaignante.

Rebondissant sur l’effet provoqué par la parabole sur son auditoire, Jésus s’élève au niveau spirituel, par une argumentation a fortiori qu’il affectionne particulièrement : si cet homme mauvais finit par exaucer le vœu de cette pauvre femme qui lui « casse la tête », d’autant plus Dieu qui est bon, « fera-t-il justice à ses élus, et sans tarder ».

Mais alors, pourquoi faut-il « prier sans se décourager », si l’exaucement est immédiat ? Pourquoi faut-il frapper avec insistance à la porte de la miséricorde, si le Seigneur répond positivement sans nous faire attendre ?

Si la nécessité d’une prière ininterrompue - « il faut prier toujours» - n’est pas due au manque de disponibilité de notre interlocuteur divin, il reste qu’elle s’impose en raison de la rapidité avec laquelle nous retombons dans le péché ! Autrement dit : Notre-Seigneur nous exhorte à ne pas nous décourager, non pas devant la lenteur du pardon de Dieu, mais devant la promptitude avec laquelle, à peine relevés, nous trébuchons à nouveau…

« Le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur terre ? » Trouvera-t-il un homme assez humble pour persévérer, sans se décourager, dans l’aveu de sa faute et la confession de la miséricorde de son Sauveur ? « Jésus, Fils de Dieu, Sauveur, aie pitié de moi, pécheur » : la prière dite « de Jésus », résume bien cette attitude de componction qui attire sur nous la miséricorde divine. Si les moines du désert - ces géants dans la foi - ne se lassaient pas d’implorer le Seigneur au moyen de cette oraison jaculatoire qui exprime l’attitude intérieure de l’homme devant son Dieu, peut-être aurions-nous intérêt à en approfondir le sens et en pratiquer la méditation ?

Entre la voie de l’oubli de Dieu, sur laquelle se sont engagées nos cultures sécularisées qui exaltent l’autosuffisance de l’homme, et la voie de l’humble reconnaissance de notre besoin impérieux et constant de salut, le choix s’impose. Jésus nous adresse cette invitation à prier avec persévérance au moment où lui-même s’avance courageusement vers Jérusalem pour y offrir en notre nom le sacrifice rédempteur - cette suprême prière d’intercession au cours de laquelle il va remettre notre vie à tous entre les mains de son Père dans un irrésistible élan d’amour. La Croix où le Christ s’est fait péché pour nous, est la Parole de vérité qui nous révèle dans un même regard, le poids de notre faute, et la toute-puissance de la miséricorde divine. Mais « le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur terre ? »



Père Philippe
Source :





Saint Jean Climaque (v. 575-v. 650), moine au Mont Sinaï
L'Échelle sainte (trad. Bellefontaine 1993, coll. Spiritualité orientale n°24, pp. 290.299-300 rev.)


Dieu, seul maître de prière (1Co 3,16)

La prière est, quant à sa nature, la conversation et l'union de l'homme avec Dieu, et quant à son efficacité, la conservation du monde et sa réconciliation avec Dieu, un pont élevé par-dessus les tentations, un rempart contre les tribulations, l'extinction des guerres, la joie future, l'activité qui ne cesse jamais, la source des grâces, le pourvoyeur des charismes, un progrès invisible, l'aliment de l'âme, l'illumination de l'esprit, la hache qui retranche le désespoir, le bannissement de la tristesse, la réduction de la colère, le miroir du progrès, la manifestation de notre mesure, le test de l'état de notre âme, la révélation des choses futures, la sûre annonce de la gloire.

     Aie un grand courage, et tu auras Dieu lui-même pour maître de prière. Il est impossible d'apprendre à voir au moyen de paroles, parce que voir est un effet de la nature. Il est tout aussi impossible d'apprendre la beauté de la prière par l'enseignement d'autrui. La prière ne s'apprend que dans la prière et elle a Dieu pour maître, lui qui enseigne à l'homme la science..., qui accorde le don de la prière à celui qui prie, et qui bénit les années des justes.












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