À Toi NOTRE PÈRE par les Saints Cœurs de JÉSUS, MARIE et JOSEPH..

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 Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !

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Lumen
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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Dim 5 Nov 2017 - 10:34

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Le plus grand parmi vous sera votre serviteur.


Homélie :


"Alors Jésus s’adressa aux foules et à ses disciples, et il déclara : « Les scribes et les pharisiens enseignent dans la chaire de Moïse. Donc, tout ce qu’ils peuvent vous dire, faites-le et observez-le."

Mais n’agissez pas d’après leurs actes, car ils disent et ne font pas. A Jérusalem, nous sommes dans une atmosphère lourde de conflits entre Jésus, les scribes et les Pharisiens. Jésus sait qu’il va à sa Passion et que ses disciples seront bientôt seuls. Un nouveau style de vie doit se constituer entre eux pour qu’ils puissent être fidèles à la nouveauté de Jésus. Ils auront à s’ouvrir au Royaume des Cieux. Trouver un nouvel art de vivre ensemble s’impose, de nouveaux rapports entre les croyants en Jésus sont à découvrir. Si nous voulons entrer dans la nouveauté de la Vie de Jésus, il nous faut retrouver la fidélité à son Père. Jésus est scandalisé par l’attitude des scribes et les pharisiens qui se sont assis dans la chaire de Moïse. Là, ils sont revêtus d’autorité et de prestige ! Les petites gens crédules se laissent prendre par cet « extérieur, » ils sont perdus à cause de cette hypocrisie. Ce divorce entre le dire et le faire est désastreux ! C’est la caricature de la Vérité du Dieu qui « dit et cela fut. » Il reste cependant une parole qui continue à dire un message sur Dieu ! Le nouveau rapport que propose Jésus est celui de fraternité. Elle naît à partir de la liberté de chacun et d’une manière nouvelle de se rapporter les uns aux autres.[/b]

"Ils attachent de pesants fardeaux, difficiles à porter, et ils en chargent les épaules des gens ; mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt.

Toutes leurs actions, ils les font pour être remarqués des gens : ils élargissent leurs phylactères et rallongent leurs franges ; ils aiment les places d’honneur dans les dîners, les sièges d’honneur dans les synagogues et les salutations sur les places publiques ; ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi. Jésus démasque le « paraître » qui se déploie dans ces manières de vivre, de parler et d’agir. La chaire de Moïse est fermée, elle est occupée par de la publication, par le fait que l’action soit vue. Jésus annonce une tout autre manière basée sur le secret d’une intériorité, d’un Amour qui se transmet par la limpidité de la vie en accord avec le message d’Amour annoncé. La chaire de Moïse devait normalement être vide. Elle signifiait, par là, cette volonté pour le Peuple Juif de se livrer à la Parole reçue au-delà de ceux qui pouvaient la transmettre ou l’interpréter. Cette place vide renvoyait au surgissement toujours possible du prophète rappelant ponctuellement chacun à sa finalité. Les scribes et les pharisiens s’arrogent donc une position qu’ils n’ont aucun droit à occuper. Ils se coupent et coupent les autres du surgissement de la Parole de Dieu. Quand à l’intériorité, la relation vivante avec le Dieu vivant, elle s’est éclipsée ! Jésus met en garde ses disciples :

"Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi, car vous n’avez qu’un seul maître pour vous enseigner, et vous êtes tous frères.

Ne donnez à personne sur terre le nom de père, car vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux cieux. Ne vous faites pas non plus donner le titre de maîtres, car vous n’avez qu’un seul maître, le Christ. Le plus grand parmi vous sera votre serviteur. Qui s’élèvera sera abaissé, qui s’abaissera sera élevé. Jésus rappelle ainsi le début du discours sur la Montagne qui a commencé par la proclamation des béatitudes. Tel un nouveau Moïse, à même le sol, Jésus était assis lui aussi lors de son enseignement. Il marchera ensuite avec ses disciples humblement, incarnant de tout son être ce qu’il a annoncé. Il nous faut laisser un espace vide entre ce qui est dit et celui qui le dit pour permettre à chacun de pouvoir faire silence, de pouvoir se situer lui-même, de pouvoir se déterminer. La tendance à être vus des hommes, à vouloir occuper les places d’honneur, signifient une incapacité à se tenir sur soi, dans le silence et la solitude, en intimité avec Celui qui nous fait vivre. La tentation est grande de se récupérer dans une extériorité où chacun reçoit de l’autre son identité dans un charivari de salutations. C’est toute la vie et l’action de Jésus qui est ici décrite ! Il sera le serviteur souffrant annoncé par Isaïe ! Humilié, il n’ouvrira pas la bouche. Abaissé, il nous donne le remède face à un tel mal. Mais la place à nouveau sera ouverte à l’action du Père de qui vient toute paternité : Vous, vous êtes tous frères. La fraternité et le respect de l’autre pourra enfin être réintroduit dans l’humanité.


Citation :
Nous demandons la grâce d’écouter la Parole et de la mettre en pratique.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Hilaire (v. 315-367), évêque de Poitiers et docteur de l'Église
Commentaire sur l'évangile de Matthieu, 6, 4-5 ; PL 9, 952-953 (trad. Orval rev.)


« Ils disent et ne font pas »

Le Seigneur nous avertit que les paroles flatteuses et les allures douces doivent être jugées aux fruits qu'elles produisent. Il nous faut donc apprécier quelqu'un, non pas tel qu'il se propose en paroles mais tel qu'il est réellement dans ses actes. Car bien souvent sous des dehors de brebis se dissimule une rage de loup (Mt 7,15). Et de même que les épines ne produisent pas de raisin ni les ronces de figues..., ainsi, nous dit Jésus, ce n'est pas en ces belles paroles que consiste la réalité des bonnes œuvres ; tous les hommes doivent être jugés d'après leurs fruits (v. 16-18).

     Non, un service qui se limiterait à de belles paroles ne suffit pas pour obtenir le Royaume des cieux ; ce n'est pas celui qui dit : « Seigneur, Seigneur » qui en sera l'héritier (v. 21)... À quoi rimerait une sainteté qui se limiterait à l'invocation d'un nom, puisque le chemin du Royaume des cieux se trouve dans l'obéissance à la volonté de Dieu ?...

     Il faut donc y mettre du sien, si on veut parvenir à la béatitude éternelle. Il faut donner quelque chose de notre propre fonds : vouloir le bien, éviter le mal et obéir de tout cœur aux préceptes divins. Une telle attitude nous vaudra d'être reconnus par Dieu comme siens. Conformons donc nos actes à sa volonté au lieu de nous glorifier de sa puissance. Car il repoussera et rejettera ceux qui se seront détournés eux-mêmes de lui par l'injustice de leurs actes.
















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Dim 5 Nov 2017 - 22:51

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



heureux seras-tu, parce qu’ils n’ont rien à te donner en retour


Homélie :


Jésus disait aussi à celui qui l’avait invité : « Quand tu donnes un déjeuner ou un dîner, n’invite pas tes amis, ni tes frères, ni tes parents, ni de riches voisins ; sinon, eux aussi te rendraient l’invitation et ce serait pour toi un don en retour."

Nos relations sont à base d’échange, l’une des parties prend l’initiative libre du don, l’autre partie accuse réception puis entreprendra plus tard le contre-don. C’est ainsi que chacun peut s’ouvrir à l’autre, le reconnaître, et faire croître l’échange. Pour bâtir un avenir commun, nous ne minimisons pas l’importance de la réciprocité qui constitue un premier niveau de relations, d’échanges. Jésus nous invite bien au-delà, en donnant librement, sans la moindre perspective de retour. L’expérience d’une gratuité faite à notre égard, qui se fonde sur la gratuité de Dieu notre Père, est déterminante dans l’Evangile. Le geste que nous posons est un témoignage de reconnaissance envers ce que nous avons reçu de Dieu. Donner gratuitement, parce que nous avons reçu gratuitement. C’est bien ce que Jésus a vécu dans sa vie terrestre, un don sans retour à la générosité de son Père. Pierre et Jean disent à l’infirme de la Belle Porte au début des Actes des Apôtres : « D’or et d’argent nous n’en avons point, mais ce que nous avons, nous te le donnons : Au nom de Jésus Christ lève-toi et marche. »

"Au contraire, quand tu donnes une réception, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles ;"

Pour entrer dans cette perspective tracée par Jésus dans l’Evangile, il nous faut d’abord réaliser tous les bienfaits que Dieu nous a faits et qu’il ne cesse de nous faire. De cette reconnaissance, pourra émerger une générosité véritable envers nos frères. Il s’agit d’être pleinement reconnaissant de tous les bienfaits reçus, afin de pouvoir aimer et servir en tout nos frères. Partager la table avec les pauvres nous remet en effet à un niveau humain fondamental, sinon nous restons au niveau de la politesse, un niveau très extérieur. Notre condition humaine est révélée en face du pauvre, de l’estropié, du boiteux et de l’aveugle. L’humanité est ignorante de cela car elle est esclave de ses passions et de son orgueil, c’est sa souffrance. Les souffrants qui connaissent leurs infirmités n’ont qu’un seul recours qui est Dieu. Jésus dit : « Invite-les à ta table. » Nous pouvons comprendre que la compagnie du « pauvre extérieur » à nous, permet par effet de miroir, de nous reconnaître dans notre pauvreté et notre misère. Nous accueillir ainsi, c’est déjà être sauvés et être invités à la table de Dieu ! Nous sommes émerveillés devant les « profondeurs de la richesse et de la science de Dieu ! Ses décisions sont insondables, ses chemins sont impénétrables. »

"heureux seras-tu, parce qu’ils n’ont rien à te donner en retour : cela te sera rendu à la résurrection des justes. »

Jésus, le Fils unique du Père, a été au-delà de tout Don. A la suite du Père : « Ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, il les aima jusqu’au bout, » Jésus prendra le pain et dira : « C’est mon Corps livré pour vous », il prendra le vin et dira : « C’est mon Sang qui est versé pour vous. » C’est au moment où Jésus prend sur Lui nos pauvretés, notre péché, nos blessures avec nos aveuglements. Il fait d’un lieu de douleurs un lieu de bénédictions. C’est un renversement fondamental, nous sauver à tout prix. Jésus énonce l’expérience d’une béatitude : « Tu seras heureux, parce qu’ils n’ont rien à te rendre. » Il s’agit d’une grande fête, un festin de noces ! « Si tu invites à ta table des pauvres, tu seras béni. » C’est pour les pauvres et les malades que Jésus est venu. La fréquentation des pauvres nous réintroduit au plus profond de nos vies. Nous sommes dans la joie parce que Dieu est notre seule lumière, notre salut. Si le pauvre est à ma table, il exulte, il est heureux, il est joyeux, il est un lien avec le Royaume de Dieu qui est gratuit ! L’attitude du pauvre nous fait entrer dans la résurrection de Jésus, dans le salut. L’expérience de la pauvreté nous fait entrer dans la joie de Dieu ! Pour avoir accès à notre cœur, il nous faut être dans la vérité. Le Père qui nous invite à sa table est plein d’amour.


Citation :
Nous demandons la grâce d’entrevoir ce mystère au festin eucharistique pour faire de notre vie un chemin d’amour.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Discours sur le psaume 121


« Cela te sera rendu à la résurrection des justes »

L'amour est d'une grande puissance ; il est notre force. Si nous n'en avons pas, tout le reste ne nous servira de rien. « J'aurais beau parler toutes les langues de la terre et du ciel, dit l'apôtre Paul, s'il me manque l'amour, je ne suis qu'un cuivre qui résonne, une cymbale retentissante » (1Co 13,1). Écoutez ensuite cette parole magnifique : « J'aurais beau distribuer toute ma fortune aux affamés, me faire brûler vif, s'il me manque l'amour, cela ne me sert de rien » (v. 3). Si tu n'as que l'amour, même si tu ne peux rien distribuer aux pauvres, aime. Ne donnerais-tu qu' « un verre d'eau fraîche » (Mt 10,42), cela te vaudrait la même récompense que Zachée, qui avait distribué la moitié de sa fortune (Lc 19,8.). Comment cela ? L'un donne peu, l'autre beaucoup et leurs gestes ont le même prix ? Eh oui ‒ ; les ressources sont inégales mais égal est l'amour...

     Le psalmiste dit : « Nous irons dans la maison du Seigneur » (121,4). À nous de voir si nous y allons. Ce ne sont pas nos pieds, mais nos cœurs qui nous y portent. Voyez si nous y allons ; que chacun de vous s'interroge : Que fais-tu pour le pauvre fidèle, pour l'indigent ton frère ou le mendiant qui tend la main ? Vois si ton cœur n'est pas étroit... « Recherchez ce qui fait la paix de Jérusalem » (v. 6). Qu'est-ce qui fait la paix de Jérusalem ? « L'abondance pour ceux qui t'aiment » (Vulg). Le psalmiste adresse la parole à Jérusalem : « Ceux qui t'aiment seront dans l'abondance » ‒ ; l'abondance après le dénuement. Ici-bas, la misère, là-haut l'abondance ; ici la faiblesse, là, la force ; ceux qui sont pauvres ici, là-haut sont riches. D'où vient leur richesse ? De ce qu'ils ont donné ici les biens qu'ils avaient pour un temps reçus de Dieu ; là ils reçoivent ce que Dieu leur donne pour l'éternité.

     Mes frères, ici les riches sont des pauvres ; il est bon que le riche découvre sa pauvreté. Se croit-il rempli ? C'est enflure, non plénitude. Qu'il reconnaisse son vide afin de pouvoir être comblé. Que possède-t-il ? De l'or. Que lui manque-t-il encore ? La vie éternelle. Qu'il regarde bien ce qu'il a et reconnaisse ce qui lui manque. Frères, qu'il donne de ce qu'il possède, afin de recevoir ce qu'il n'a pas.













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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Lun 6 Nov 2017 - 21:14

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Va sur les routes et dans les sentiers, et fais entrer
les gens de force, afin que ma maison soit remplie.


Homélie :

En entendant parler Jésus, un des convives lui dit : « Heureux celui qui participera au repas dans le royaume de Dieu ! »

Jésus nous offre une image de l’éternité représentée par un banquet. C’est le lieu où la famille et les amis se retrouvent, se réjouissent autour de la table. Cette image nous parle de l’intimité avec Dieu Amour et du plaisir de nous retrouver au ciel. Jésus veut faire avancer vers le Royaume de Dieu ! Il était invité chez un chef des Pharisiens. Un malade s’est présenté et Jésus l’a guéri malgré les soupçons posés sur lui. Aujourd’hui encore, à ce repas, on l’observe. Jésus avait fait une recommandation aux convives de ne pas choisir les premières places. Il s’adresse ensuite à son hôte sur le choix des invités. Ceux que Jésus aimait particulièrement sont en marge de la société. Tous sont invités, les hommes, les femmes, les enfants, les riches, les pauvres, ceux en bonne santé et les malades, personne n’est exclu. Si ce sont des gens qui ne peuvent pas lui rendre son invitation comme les pauvres, les estropiés, les boiteux, les aveugles, il sera heureux puisque ce sera Dieu qui le lui rendra lors de la résurrection des justes.

Jésus lui dit : « Un homme donnait un grand dîner, et il avait invité beaucoup de monde. À l’heure du dîner, il envoya son serviteur dire aux invités : “Venez, tout est prêt.”

Mais ils se mirent tous, unanimement, à s’excuser. Le premier lui dit : “J’ai acheté un champ, et je suis obligé d’aller le voir ; je t’en prie, excuse-moi.” Le ciel est notre demeure éternelle qui dépasse les aspirations humaines les plus nobles. Quand nous laissons passer l’offre que Dieu nous fait, quelle responsabilité nous prenons ! Nous prions le Maître de la moisson d’envoyer des ouvriers à sa moisson. Les bœufs, les champs, le mariage, toutes nos possessions ne peuvent pas devenir des obstacles au don de Dieu. Jésus ressuscité dit à ses apôtres d’aller dans le monde entier et de proclamer la Bonne Nouvelle. Souvent nous revenons frustré par l’échec apparent de nos actions. Il est important de ne pas permettre au découragement de gagner du terrain en nous. La grâce de Dieu et le pouvoir de la vérité porteront leur fruit.

Le maître dit alors au serviteur : “Va sur les routes et dans les sentiers, et fais entrer les gens de force, afin que ma maison soit remplie.

Car, je vous le dis, aucun de ces hommes qui avaient été invités ne goûtera de mon dîner.” » Chacun d’entre nous est appelé au banquet de grâce de Dieu, dans cette vie et la celle qui est à venir. Que notre réponse à l’invitation divine soit toujours un oui, plein de reconnaissance et d’admiration. Le maître envoie encore son serviteur en dehors de la ville, sur les routes et les sentiers de la campagne pour en ramener d’autres qui sont encore plus loin que les marginaux de la ville. L’unité de l’Amour nous prépare aux noces de l’Agneau : Heureux les invités au festin des noces de l’Agneau. Dieu prend l’initiative, il vient vers nous, il est très intéressé par notre salut. Jésus en croix dira au bon larron : En vérité, je te le dis, aujourd’hui tu seras avec moi dans le Paradis. Dans le Christ, nous ne formons qu’un seul corps. L’épouse fête les noces de son Époux, son Bien-aimé. Nous entrons en communion d’Amour avec Dieu et avec nos frères.


Citation :
Nous demandons à Jésus la grâce de nous disposer aux noces de l’Agneau en participant au mystère de l’Eucharistie.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Bonaventure (1221-1274), franciscain, docteur de l'Église
De la vie parfaite, ch. VIII, §2-4 (Œuvres spirituelles, rev.)


Le Pain des Noces

Si vous avez quelques vertus, sources de bonnes œuvres, ou plutôt parce que vous êtes riche en vertus, persévérez dans leur pratique, progressez-y toujours, et, par elles, menez le combat du Christ jusqu'à la mort, afin qu'au dernier jour, au terme de votre vie, vous receviez pour salaire et récompense de votre travail la couronne de gloire et d'honneur. C'est pourquoi Jésus-Christ, votre unique amour, vous dit dans l'Apocalypse : « Soyez fidèle jusqu'à la mort, et je vous donnerai la couronne de vie. » (Ap 2,10) Cette couronne n'est pas autre chose que la récompense de la vie éternelle, dont la possession doit enflammer de désir tous les chrétiens. Levez-vous donc, amie de Dieu, épouse de Jésus-Christ, colombe du Roi éternel, venez, hâtez-vous aux noces du Fils de Dieu, car toute la cour céleste vous attend, « tout est préparé » (Cf. Mt 22,4 ; Lc 14,17b).

     Un serviteur beau et noble est prêt à vous servir ; un mets précieux et délectable est préparé pour vous restaurer ; une société douce et très aimable est prête à partager votre joie. Levez-vous donc et hâtez-vous !

     Courez à ces noces, puisqu'un serviteur d'une grande beauté est prêt à vous servir. Ce serviteur, c'est l'assemblée des anges, que dis-je ? c'est le propre Fils du Dieu éternel ! Ne se donne-t-il pas lui-même pour tel dans le Saint Évangile ? « En vérité, je vous le dis, il se ceindra, les fera asseoir à table, et passant devant eux, il les servira » (Cf. Lc 12, 37). Oh ! que la gloire des pauvres et des méprisés sera grande quand ils seront servis par le Fils de Dieu, du souverain Roi, et par toute l'armée réunie du Royaume céleste.

     Un aliment précieux et délectable est aussi préparé pour vous nourrir. Le Fils de Dieu, lui-même, dressera la table de ses propres mains. il l'affirme dans le Saint Évangile : « Et moi, je vous prépare le Royaume, comme mon Père me l'a préparé, afin que vous mangiez et buviez à ma table dans mon royaume » (Lc 22,29-30a). Oh ! Qu'il est suave et délicieux cet aliment, que Dieu dans sa bonté a préparé pour le pauvre ! Oh ! Comme il est heureux celui qui doit manger au Ciel ce pain préparé dans le sein de la Vierge par le feu du Saint-Esprit ! « Si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement » (Jn 6,58b). Le Roi céleste nourrit et restaure ses élus de ce pain, de cet aliment, comme il est dit au Livre de la Sagesse : « Vous avez nourri votre peuple de la nourriture des Anges » (Sg 16,20).













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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Jeu 9 Nov 2017 - 11:51

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



celui d’entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient
ne peut pas être mon disciple.

Homélie :

De grandes foules faisaient route avec Jésus ; il se retourna et leur dit : « Si quelqu’un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple.

L’amour de Dieu doit être si grand pour nous que nous ne lui préférions rien, ni personne, en priorité. L’affection naturelle de la famille est ainsi surpassée par le lien qui nous unit à Dieu. Jésus nous entraîne à vivre dans un au-delà plus grand de l’amour de Dieu. Jésus ne préconise pas l’abandon des responsabilités familiales, au contraire, elles seront animées par cet Amour nouveau. Il s’agit d’aimer Dieu par-dessus tout, au point que toutes les autres personnes ou toutes les autres choses deviennent secondaires par rapport à lui. Si nous voulons bâtir avec le Christ le Royaume de Dieu, nous ne pouvons le faire que dans la Passion de Jésus et la compassion du cœur de Marie. Cet amour nouveau qui nous est manifesté, nous y entrons par grâce. Avec les dons de Dieu qui nous unissent, nous suivons Jésus dans son combat pour le salut du monde. Dieu est amour, Marie a porté Jésus dans son sein et cet Amour a marché sur nos chemins. La Bonne Nouvelle, c’est que toutes nos relations soient régénérées. L’amour de notre famille, l’amour de nos compagnons de travail est complètement transfiguré. L’amour infini de Dieu doit tout brûler dans nos vies.

Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher à ma suite ne peut pas être mon disciple.

Quel est celui d’entre vous qui, voulant bâtir une tour, ne commence par s’asseoir pour calculer la dépense et voir s’il a de quoi aller jusqu’au bout ? Car, si jamais il pose les fondations et n’est pas capable d’achever, tous ceux qui le verront vont se moquer de lui :
“Voilà un homme qui a commencé à bâtir et n’a pas été capable d’achever !”
Quel embarras pour cet homme qui n’a pas su calculer le coût de sa démarche. Il aurait pourtant dû savoir qu’on n’entreprend pas une construction sans s’assurer d’avoir les moyens de la compléter. Il en est de même pour nous, avant de faire profession d’être un disciple de Jésus, il nous faut savoir si nous aurons les moyens d’abandonner entièrement notre vie à Jésus. Jésus nous donne d’accueillir de lui une vie fondamentalement nouvelle. Nous demandons la grâce d’entrer dans la parole de Dieu qui nous remet devant l’authenticité de notre vocation chrétienne, au niveau de l’Incarnation, de la venue de Jésus dans la chair humaine. Il veut nous emmener plus loin, lui qui est le fils de Marie, est vrai Dieu et vrai homme. Nous avons été baptisés en Lui, plongés dans sa passion et sa résurrection jusque dans l’amour infini de Dieu. Nous sommes devenus des créatures nouvelles. Il nous faut d’abord croire, il nous faut ensuite prendre les moyens de réaliser ce nouvel Amour. Notre cœur vit maintenant au rythme divin, il assume dans cet Amour le rythme humain ! Le Saint-Esprit vient à notre secours car que nous ne pouvons pas bâtir la communauté sans le Christ.


Et quel est le roi qui, partant en guerre contre un autre roi, ne commence par s’asseoir pour voir s’il peut, avec dix mille hommes, affronter l’autre qui marche contre lui avec vingt mille ? S’il ne le peut pas, il envoie, pendant que l’autre est encore loin, une délégation pour demander les conditions de paix.

Ainsi donc, celui d’entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple. Le combat avec le monde est disproportionné. Seul l’Esprit Saint, au cœur de notre cœur, peut accomplir l’œuvre de Jésus qui ne veut pas de disciples au cœur partagé. C’est comme la situation de ce roi qui doit décider s’il fera la guerre à un autre roi avec une armée inférieure à celle de son adversaire. En fait, il n’a que la moitié des forces de son adversaire : "Dix mille contre vingt mille." Il doit donc évaluer consciencieusement ses chances de remporter la bataille. S’il est clair qu’il ne peut pas gagner, il lui vaut mieux rester en paix plutôt que de s’exposer à un honteux massacre. Il en est de même de celui qui désire suivre Jésus. La décision de le suivre ne peut pas être prise à la légère. Il nous faut nous asseoir, nous recueillir, car Jésus nous invite à le suivre sur un chemin d’Amour total. Il nous faut bâtir le Corps du Christ en mettant tout en œuvre pour laisser l’amour divin être vainqueur. "Voyez comme ils s’aiment," est le témoignage de toujours que nous voulons encore rendre à Dieu.


Citation :
Nous demandons la grâce d’entendre cette parole pour vivre au rythme de Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Basile (v. 330-379), moine et évêque de Césarée en Cappadoce, docteur de l'Église
Grandes Règles monastiques ; question 8 (trad. Brésard, 2000 ans C, p. 224 et Lèbe, Maredsous)


Ne rien préférer au Christ

Notre Seigneur Jésus Christ a dit à tous, à plusieurs reprises et en donnant diverses preuves : « Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il se renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix et qu'il me suive » ; et encore : « Celui d'entre vous qui ne renonce pas à tout ce qu'il a ne peut être mon disciple ». Il nous paraît donc exiger le renoncement le plus complet... « Où est ton trésor, dit-il ailleurs, là est ton cœur » (Mt 6,21). Si donc nous nous réservons des biens terrestres ou quelque provision périssable, notre esprit y demeure enlisé comme dans de la boue. Il est alors inévitable que notre âme soit incapable de contempler Dieu, et devienne insensible aux désirs des splendeurs du ciel et des biens qui nous sont promis. Nous ne pourrons obtenir ces biens que si nous les demandons sans cesse, avec un ardent désir qui, du reste, nous rendra léger l'effort pour les atteindre.

Se renoncer, c'est donc délier les liens qui nous attachent à cette vie terrestre et passagère, se libérer des contingences humaines, afin d'être plus à même de marcher dans la voie qui conduit à Dieu. C'est se libérer des entraves afin de posséder et user de biens qui sont « beaucoup plus précieux que l'or et que l'argent » (Ps 18,11). Et pour tout dire, se renoncer, c'est transporter le cœur humain dans la vie du ciel, en sorte qu'on puisse dire : « Notre patrie est dans les cieux » (Ph 3,20). Et surtout, c'est commencer à devenir semblable au Christ, qui pour nous s'est fait pauvre, de riche qu'il était (2Co 8,9). Nous devons lui ressembler si nous voulons vivre conformément à l'Évangile.













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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Jeu 9 Nov 2017 - 15:11

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



« Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai. »

Homélie :

"Comme la Pâque juive était proche, Jésus monta à Jérusalem. Dans le Temple, il trouva installés les marchands de bœufs, de brebis et de colombes, et les changeurs. »

Il fit un fouet avec des cordes, et les chassa tous du Temple, ainsi que les brebis et les bœufs ; il jeta par terre la monnaie des changeurs, renversa leurs comptoirs, et dit aux marchands de colombes : « Enlevez cela d’ici. Cessez de faire de la maison de mon Père une maison de commerce. Nous fêtons aujourd’hui la dédicace de la basilique de saint Jean de Latran, la Cathédrale de l’évêque de Rome, successeur de Pierre. Un temple est un lieu de beauté où l’on rencontre Dieu, un lieu où Dieu se fait proche, et où nous acceptons de nous approcher de lui. Le temple de Salomon à Jérusalem avait été rebâti pour la communauté de pauvres, au retour d’un exil de quarante ans. L’Évangile de la purification du Temple est toujours très actuel : Cessez de faire de la maison de mon Père une maison de commerce ! Le commerce des hommes gêne la rencontre avec le Seigneur Dieu dans le Temple. Trop d’intermédiaires veulent servir à la fois Dieu et Mamôn. Durant les siècles qui ont suivi la Mort et la Résurrection de Jésus, à Rome les chrétiens étaient persécutés. C’était le temps des premiers Martyrs. Dans cette épreuve, ils se sont réfugié dans les « caves, » les Catacombes. Les saints Mystères étaient célébrés dans ces lieux secrets, l’annonce de la Bonne Nouvelle se faisait ainsi en Secret. Dans ce contexte, le « Mystère » et « l’intériorité » étaient favorisés.

Ses disciples se rappelèrent qu’il est écrit : L’amour de ta maison fera mon tourment. »

Sous le règne de Constantin, l’Église reçoit des bâtiments, une cathédrale, avec la possibilité de célébrer les Saints Mystères à ciel ouvert ! Quand le Culte chrétien devient public, reconnu, ouvert au monde. Il lui faut une intériorité plus grande car la tentation sera de faire en Église ce qui se fait dans le monde. La nouvelle épreuve sera que « l’esprit du monde », en matière de pouvoir, de savoir, d’avoir, entre dans les mœurs de l’Église. Nous supplions Jésus que le Père nous trouve chaque jour ouverts à cette rencontre, en attente de ce dialogue où il va nous promouvoir dans notre liberté filiale. Quand nous nous approchons de Dieu pour la prière, notre cœur demeure encombré de marchandises et de calculs, comme un temple profané. Mais nous désirons sincèrement les rendez-vous d’alliance avec notre Père qui nous appelle. Nous sommes avec le Christ, le temple où habite l’Esprit de Dieu. Tous nous entrons, comme autant de pierres vivantes, dans la construction d’une vivante maison de Dieu, l’Église sainte. Jésus nous donne de vivre Dieu, déjà sur la terre, dans des relations d’amour toutes nouvelles : « Voyez comme ils s’aiment, » disait-on des premiers chrétiens.

Des Juifs l’interpellèrent : « Quel signe peux-tu nous donner pour agir ainsi ? »

Jésus leur répondit : « Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai. » Les Juifs lui répliquèrent : « Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce sanctuaire, et toi, en trois jours tu le relèverais ! » Mais lui parlait du sanctuaire de son corps. Aussi, quand il se réveilla d’entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu’il avait dit cela ; ils crurent à l’Écriture et à la parole que Jésus avait dite. Jésus, pour toute justification, renvoie ces Juifs à l’œuvre suprême de Dieu. Jésus répond cette phrase qui pèsera si lourd dans son procès : « Détruisez ce temple, et en trois jours je le relèverai. » Jean commente : « Mais lui parlait du temple de son corps. » Le corps de Jésus, c’est sa Personne vivante, le seul lieu de la rencontre entre Dieu et les hommes, entre Dieu et ceux qui l’adorent en vérité. Jésus est en effet pour nous le Temple de la nouvelle alliance. C’est par lui et en lui que nous avons accès auprès du Père. C’est lui qui, conjointement avec le Père, nous envoie chaque jour l’Esprit Saint qui fait vivre. L’Église a reçu la possibilité de célébrer les Mystères du Christ en public. Le Mystère du Dieu vivant est célébré au milieu des hommes, alors qu’il était jusqu’alors célébré dans le Secret. Mais c’est aussi l’ouverture à des possibilités de dérives !


Citation :
Nous demandons la grâce d’édifier l’Église de Dieu, de vivre de sa Bonne Nouvelle.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Lansperge le Chartreux (1489-1539), religieux, théologien
Sermon sur la dédicace de l'église ; Opera omnia, 1, 702s (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 520)


« Vous êtes le temple de Dieu, et l'Esprit de Dieu habite en vous » (1Co 3,16)

La dédicace que nous commémorons aujourd'hui concerne, en réalité, trois maisons. La première est le sanctuaire matériel... Il faut certes prier en tout lieu et il n'y a vraiment aucun lieu où l'on ne puisse prier. Pourtant, c'est une chose très convenable que d'avoir consacré à Dieu un lieu particulier où nous tous, chrétiens qui formons cette communauté, puissions nous réunir, louer et prier Dieu ensemble, et obtenir ainsi plus facilement ce que nous demandons, grâce à cette prière commune, selon la parole : « Si deux ou trois d'entre vous sur la terre se mettent d'accord pour demander quelque chose, ils l'obtiendront de mon Père » (Mt 18,19)...

La deuxième maison de Dieu, c'est le peuple, la sainte communauté qui trouve son unité dans cette église, c'est-à-dire vous qui êtes guidés, instruits et nourris par un seul pasteur ou évêque. C'est la demeure spirituelle de Dieu dont notre église, cette maison de Dieu matérielle, est le signe. Le Christ s'est construit ce temple spirituel pour lui-même... Cette demeure est formée des élus de Dieu passés, présents et futurs, rassemblés par l'unité de la foi et de la charité, en cette Église, une, fille de l'Église universelle, et qui ne fait d'ailleurs qu'un avec l'Église universelle. Considérée à part des autres Églises particulières, elle n'est qu'une partie de l'Église, comme le sont toutes les autres Églises. Ces églises forment cependant toutes ensemble l'unique Église universelle, mère de toutes les Églises...

La troisième maison de Dieu est toute âme sainte vouée à Dieu, consacrée à lui par le baptême, devenue le temple de l'Esprit Saint et la demeure de Dieu... Lorsque tu célèbres la dédicace de cette troisième maison, tu te souviens simplement de la faveur que tu as reçue de Dieu quand il t'a choisi pour venir habiter en toi par sa grâce.













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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Dim 12 Nov 2017 - 17:01

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



“Voici l’époux ! Sortez à sa rencontre.”


Homélie :


« Alors, le royaume des Cieux sera comparable à dix jeunes filles invitées à des noces, qui prirent leur lampe pour sortir à la rencontre de l’époux. »

Cinq d’entre elles étaient insouciantes, et cinq étaient prévoyantes : les insouciantes avaient pris leur lampe sans emporter d’huile, tandis que les prévoyantes avaient pris, avec leurs lampes, des flacons d’huile. Comme l’époux tardait, elles s’assoupirent toutes et s’endormirent.
Au milieu de la nuit, il y eut un cri : “Voici l’époux ! Sortez à sa rencontre.”
Nous arrivons à la fin de l’année liturgique, un temps qui nous rappelle la fidélité au don reçu. Comment vivre de sa Présence, en l’absence du Seigneur Jésus ? La passion ne cesse d’approcher, elle s’impose à Jésus et à ses disciples. « Jésus parlait à ses disciples de sa venue. » Il faut recentrer l’échange sur les liens d’amour, sur l’intime, sur la suite de la relation entre les disciples quand Jésus ne sera plus là. En effet, Jésus parle du temps où les disciples devront vivre seuls. La célébration de l’Eucharistie, annonce la rencontre avec l’époux. Notre vie est un grand désir de le rencontrer et d’être uni à lui. Quand nous rencontrerons Jésus au ciel, notre désir de lui apparaîtra en grande lumière dans la flamme de notre cœur. Nous célébrerons dans l’ardeur de notre cœur, Jésus, le bien aimé, dont témoigne la lampe constamment allumée de notre cœur. La délicatesse de Jésus nous prévient pour nous préparer à célébrer les noces de l’Agneau. Un grand jour se prépare, notre cœur a besoin d’être préparé pour fêter l’Amour de Dieu qui se donne dans la foi depuis si longtemps.


"Alors toutes ces jeunes filles se réveillèrent et se mirent à préparer leur lampe.

Les insouciantes demandèrent aux prévoyantes : “Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent.” Les prévoyantes leur répondirent : “Jamais cela ne suffira pour nous et pour vous, allez plutôt chez les marchands vous en acheter.” Pendant qu’elles allaient en acheter, l’époux arriva. Celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte fut fermée. Jésus met en scène, dans cette parabole du Royaume, l’attitude de la fidélité dans l’attente, qui rendra possible l’accès au Royaume. Il s’agit d’être présent et disponible au moment venu, qui est imprévisible. Ces dix vierges, cinq insensées et cinq prévoyantes, vivront sensiblement la même chose. Mais certaines prendront assez d’huile dès le départ et d’autres rateront le rendez-vous parce qu’elles devront aller chercher l’huile qui leur manque au moment de la venue de l’Epoux. L’huile de nos vies, l’huile que nous ne pouvons nous échanger, c’est la fidélité au cœur de Jésus dans la liberté qui conduit à la vie. C’est le désir de notre cœur pour Jésus. Avec beaucoup de finesse et de délicatesse, Jésus nous demande cette prévoyance. Nourris de son Corps et de son Sang, notre désir est d’aller vers le Père pour célébrer les noces de l’Agneau avec toute l’humanité. Marie, au ciel, rayonne le visage de l’humanité conviée aux noces. Toute sa vie a été prévoyance dans la foi pour courir à la rencontre de Jésus.

"Plus tard, les autres jeunes filles arrivèrent à leur tour et dirent : “Seigneur, Seigneur, ouvre-nous !”

Il leur répondit : “Amen, je vous le dis : je ne vous connais pas.” Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure. Jésus nous appelle à une attitude de veille et d’attente qui va informer toute notre vie. Attendre quand l’autre n’est pas là, ne peut se vivre qu’en aimant. Aimer dans l’absence, c’est attendre, c’est accepter le travail de ce manque, savoir que là, mystérieusement, l’amour est présent sous la forme de l’absence. C’est apprendre à le recevoir en se quittant pour creuser en nous cette aptitude à le recevoir lorsqu’il surgira. Là est le secret du temps de laisser grandir l’amour en nous. Être prêts pour accueillir l’époux qui nous introduit aux noces, symbole d’épousailles et de joie. Les vierges sages, même si elles se sont endormies, ont pris soin de garder toujours la flamme de leur cœur allumée. Elles ont veillé à la qualité de leur attente, leur désir est prompt à recevoir celui qui vient. Elles ont mis une garde à leur cœur, la lampe représente cette capacité de rester éveillé tandis que l’huile est l’attitude de la prière qui nourrit le vrai désir. La bonne huile qui alimente notre lampe, c’est notre cœur attentif, mû par l’Esprit Saint. Nous avançons vers le Christ, par lui, avec lui, pour lui et en lui.


Citation :
Nous demandons la grâce d’entendre la parole et de modeler notre vie dans le Christ pour nous garder vigilants pour sa venue.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermon 93


« Au milieu de la nuit »

Les dix vierges ont toutes voulu aller au-devant de l'époux. Que signifie aller au-devant de l'époux ? C'est y aller de cœur, c'est vivre dans l'attente de son arrivée. Mais il tardait de venir, et « toutes elles s'endormirent »... Que signifient ces paroles : « Elles sommeillèrent toutes » ? Il y a un sommeil auquel personne ne peut échapper. Souvenez-vous de ces paroles de l'apôtre Paul : « Nous ne voulons pas, mes frères, que vous ignoriez ce qui regarde ceux qui dorment » (1Th 4,12), c'est-à-dire ceux qui sont morts... Elles se sont donc toutes endormies. Croyez-vous que la vierge prudente puisse échapper à la mort ? Non, qu'elles soient prudentes ou folles, toutes doivent passer par le sommeil de la mort...

     « Et voici qu'au milieu de la nuit un cri se fit entendre. » Qu'est-ce à dire ? C'est au moment où personne n'y pense, où personne ne s'y attend... Il viendra au moment où vous y penserez le moins. Pourquoi viendra-t-il de la sorte ? « Parce que, dit-il, ce n'est pas à vous de connaître les temps ou les moments que le Père a fixés de sa seule autorité. » (Ac 1,7) « Le jour du Seigneur, dit l'apôtre Paul, viendra comme un voleur en pleine nuit. » (1Th 5,2) Veillez donc pendant la nuit pour ne pas être surpris par le voleur. Car que vous le vouliez ou non, le sommeil de la mort viendra nécessairement.

     Et pourtant, cela n'arrivera que lorsqu'un cri se sera fait entendre au milieu de la nuit. Quel est ce cri, sinon celui dont l'apôtre Paul dit : « En un instant, en un clin d'œil, au son de la dernière trompette. Car la trompette sonnera, et les morts ressusciteront incorruptibles, et nous serons transformés » (1Co 15,52). Après ce cri qui retentira au milieu de la nuit : « Voilà que l'époux vient », qu'arrivera-t-il donc ? « Toutes elles se sont levées. »
















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Lun 13 Nov 2017 - 15:41

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



« Augmente en nous la foi ! »

Homélie :

"Jésus disait à ses disciples : « Il est inévitable que surviennent des scandales, des occasions de chute ; mais malheureux celui par qui cela arrive ! »

Il vaut mieux qu’on lui attache au cou une meule en pierre et qu’on le précipite à la mer, plutôt qu’il ne soit une occasion de chute pour un seul des petits que voilà. En marche vers Jérusalem avec Jésus, nous prenons conscience de l’amour infini de Dieu qui nous est donné dans le combat de Jésus. Il nous faut entrer dans cet amour pour devenir amour. L’adversaire va s’abattre sur nous comme il s’est abattu sur Jésus. Il nous faut consentir au réel, quitter notre représentation des choses pour dire oui à une vie renouvelée et plus pauvre. Des évènements cruels peuvent surgir entre notre aspiration au bien, ce qui compte pour nous, et la réalité. La souffrance dans laquelle nous sommes peut atteindre notre capacité à croire, à espérer, à nous ouvrir à l’autre. Nous nous sentons près à défaillir en notre être, niés, bafoués en notre être. Il s’agit d’accueillir la réalité et de voir comment avancer de nouveau sur la terre des vivants. Quand nous avons rencontré Jésus dans son amour vivant, nous supplions l’Esprit Saint de devenir amour en nous pour pardonner sans cesse.

"Prenez garde à vous-mêmes ! Si ton frère a commis un péché, fais-lui de vifs reproches, et, s’il se repent, pardonne-lui."

Même si sept fois par jour il commet un péché contre toi, et que sept fois de suite il revienne à toi en disant : “Je me repens”, tu lui pardonneras. » Il nous faut, avec Jésus, entrer dans une attitude qui dépasse nos propres capacités humaines, et qui nous appelle à nous situer autrement dans la réalité. Cela nécessite une vigilance dans l’orientation de notre volonté. Il nous faut être attentifs à tout. Jésus nous appelle à l’attention envers notre propre cœur pour contribuer à rendre possible la construction de l’unité entre nos frères. Parler, dire les choses, et si c’est nécessaire offrir le pardon à l’autre. Jésus nous invite à prendre le point de vue de Dieu notre Père qu’il va manifester dans sa Passion. Des sources surabondantes de grâce vont nous être données dans le pardon ainsi exercé. Nous assumons les combats venant de l’extérieur comme les combats venant de l’intérieur. Rester vulnérable, doux et humble, en toute circonstance empêche notre imaginaire de prendre le pas sur la réalité.

"Les Apôtres dirent au Seigneur : « Augmente en nous la foi ! »

Le Seigneur répondit : « Si vous aviez de la foi, gros comme une graine de moutarde, vous auriez dit à l’arbre que voici : “Déracine-toi et va te planter dans la mer”, et il vous aurait obéi. Jésus nous projette loin. Il nous a sauvé sur l’arbre de la Croix, planté dans la mer du péché, de la trahison pour que la vie s’impose par sa splendeur. Le reconnaître, c’est vivre à partir du Don de son Amour immense. Que tout soit Eucharistie, que notre action ne soit plus qu’action de grâce. Chaque épreuve est un appel à rejoindre le Christ de la Croix où surgit en nous le frère de Jésus. La présence de Jésus, l’amour de Dieu, la Lumière dont nous avons besoin ne nous manquera jamais. Un véritable amour s’édifie dans la vérité. La foi est notre plus grand combat dans la nuit de notre vie, nous ne voyons pas Dieu, nous croyons en lui. L’Esprit Saint qui avait conduit Jésus au désert est notre force et notre lumière. Il est celui qui imprime dans notre vie, la vie de Jésus. Il faut que nous ayons le courage de nous dire les uns aux autres ce qui nous fait mal, ce qui nous blesse pour ne pas entrer dans le scandale. L’autre a ainsi la possibilité de pardonner et de se rectifier, même si c’est sept fois par jour.


Citation :
Nous demandons la grâce de grandir dans la foi qui est un don de Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916), ermite et missionnaire au Sahara
Lettre du 15/07/1916 (Œuvres Spirituelles, Seuil 1958, p. 777)


« Pardonne-lui » (1Co 3,16)

L'amour consiste non à sentir qu'on aime, mais à vouloir aimer. Quand on veut aimer, on aime ; quand on veut aimer par-dessus tout, on aime par-dessus tout. S'il arrive qu'on succombe à une tentation, c'est que l'amour est trop faible, ce n'est pas qu'il n'existe pas. Il faut pleurer, comme saint Pierre, se repentir comme saint Pierre..., mais comme lui aussi, dire par trois fois : « Je vous aime, je vous aime, vous savez que malgré mes faiblesses et mes péchés, je vous aime » (Jn 21,15s).

Quant à l'amour que Jésus a pour nous, il nous l'a assez prouvé pour que nous y croyions sans le sentir. Sentir que nous l'aimons et qu'il nous aime, ce serait le ciel ; le ciel n'est, sauf rares moments et rares exceptions, pas pour ici-bas.

Racontons-nous souvent la double histoire des grâces que Dieu nous a faites personnellement depuis notre naissance et celle de nos infidélités ; nous y trouverons...de quoi nous perdre dans une confiance sans bornes en son amour. Il nous aime parce qu'il est bon, non parce que nous sommes bons ; les mères n'aiment-elles pas leurs enfants dévoyés ? Et nous trouverons de quoi nous enfoncer dans l'humilité et la défiance de nous. Cherchons à racheter un peu nos péchés par l'amour du prochain, par le bien fait au prochain. La charité envers le prochain, les efforts pour faire du bien aux autres sont un excellent remède à opposer aux tentations : c'est passer de la simple défense à la contre-attaque.













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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Mar 14 Nov 2017 - 13:19

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



« Nous sommes de simples serviteurs :
nous n’avons fait que notre devoir. »

Homélie :

« Lequel d’entre vous, quand son serviteur aura labouré ou gardé les bêtes, lui dira à son retour des champs : “Viens vite prendre place à table” ?

Nous sommes devant la réalité de tant d’hommes et de femmes qui cherchent du travail aujourd’hui dans un tel désarroi ! Les serviteurs de l’Évangile qui sont au travail, au service des frères, sont heureux ! Pour que notre vie soit plus belle, toute livrée à l’amour, nous prenons la mesure du don de soi total. Nous recevons tout de Dieu, la vie et le pouvoir de servir. Nous ne pouvons donner que ce que nous avons d’abord reçu. Le service le plus fidèle rendu à Dieu ne donne aucun droit à la reconnaissance. Notre service manifeste que Dieu est à la source de tout don. C’est dans ce don sans limite, qu’il nous est donné de pouvoir donner. En actualisant la générosité de Dieu dans notre vie, nous révélons que nous sommes créés à son image et à sa ressemblance. L’expérience de la réalité, vécue dans un amour si grand de Dieu, nous prépare à vivre humblement. La Parole de Jésus nous entraîne beaucoup plus loin. Nous contemplons la Vierge Marie à l’Annonciation, à l’invitation de Dieu, elle répond par un don total et absolu d’elle-même, que nous pouvons réaliser librement si nous le voulons.

Ne lui dira-t-il pas plutôt : “Prépare-moi à dîner, mets-toi en tenue pour me servir, le temps que je mange et boive. Ensuite tu mangeras et boiras à ton tour.”

Va-t-il être reconnaissant envers ce serviteur d’avoir exécuté ses ordres ? Au delà des conditions de travail difficiles, nous comprenons qu’entrer dans la dynamique de Jésus, c’est entrer dans le mystère de l’amour infini de Dieu, de l’amour qui n’aura pas de fin, de l’amour sans mesure, du don de soi le plus total, le plus absolu qui soit. En Jésus, lavant les pieds de ses disciples, Dieu nous révèle que c’est vraiment lui qui est à nos genoux. Dans ce geste, le Christ se révèle à la fois Dieu au service de l’homme, et l’homme au service de Dieu, par le service de ses frères. Le lavement des pieds est un lieu privilégié ou Dieu nous est montré « passant de l’un à l’autre en servant ses serviteurs. » Tel est le réalisme de la charité : « Celui qui dit qu’il sert Dieu, et qui ne sert pas ses frères, est un menteur. » Jésus confirme pleinement ce qu’il fait à ses disciples, après leur avoir lavé les pieds : « Si votre Seigneur, votre Maître, vous lave les pieds, c’est que vous aussi, vous devez vous laver les pieds les uns les autres. » Jésus ne nous demande pas quelque chose qu’il n’ai pas Lui-même réalisé.

« De même vous aussi, quand vous aurez exécuté tout ce qui vous a été ordonné, dites : “Nous sommes de simples serviteurs : nous n’avons fait que notre devoir.”

Nous reconnaissons qu’il nous faut une grande foi pour vivre de cet amour là, infiniment aimé, infiniment aimant. Ceux qui aiment vraiment sont prêts à tout donner, à vivre à l’intérieur de l’aimé. Dieu est plus intime à nous-mêmes que nous ne le sommes nous-mêmes. L’amour de Dieu est un Amour infini ! C’est à travers nos gestes d’amour et de service, les plus modestes soient-ils, que nos frères peuvent découvrir qu’ils sont aimés de Dieu. Il nous est révélé que par nous, l’amour de Dieu pour tout homme se concrétise et prend corps. Nous pouvons être des chemins de l’amour de Dieu, si nous sommes irrigués par un amour sans limite. Jésus, l’Envoyé du Père, est totalement donné, il est celui dont la vie est au service de toute personne. C’est par là même, qu’il glorifie le Père. Dans sa Passion, Jésus glorifie le Père qui nous donne tout en nous donnant son Unique. Ce que Jésus nous demande dans l’Évangile est pour notre plus grand bonheur. Jésus, par nous, continue ainsi à donner sa Vie jusqu’au bout. Pour le signifier, Jésus prend le pain et il dit : "Prenez et mangez, ceci est mon corps," il est totalement donné.


Citation :
Nous demandons la grâce d’entrer dans cet amour infini de Dieu pour réaliser au quotidien ce qu’il attend de nous.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Sainte Teresa de Calcutta (1910-1997), fondatrice des Sœurs Missionnaires de la Charité
A Simple Path (trad. Un Chemin tout simple, Plon Mame 1995, p. 106)


« Nous sommes des serviteurs quelconques » (1Co 3,16)

Ne vous souciez pas de chercher la cause des grands problèmes de l'humanité ; contentez-vous de faire ce que vous pouvez faire pour les résoudre en apportant votre aide à ceux qui en ont besoin. Certains me disent qu'en faisant la charité aux autres, nous dédouanons les États de leurs responsabilités envers les nécessiteux et les pauvres. Je ne me tracasse pas pour autant, car ce n'est généralement pas l'amour qu'offrent les États. Je fais simplement tout ce que je peux faire, le reste n'est pas de mon ressort.

     Dieu a été si bon avec nous ! Travailler dans l'amour est toujours un moyen de se rapprocher de lui. Regardez ce que le Christ a fait durant sa vie sur terre ! Il l'a passée à faire le bien (Ac 10,38). Je rappelle à mes sœurs qu'il a passé les trois ans de sa vie publique à soigner les malades, les lépreux, les enfants et d'autres encore. C'est exactement ce que nous faisons en prêchant l'Évangile par nos actions.

     Nous considérons que servir les autres est un privilège et nous essayons à chaque instant de le faire de tout notre cœur. Nous savons bien que notre action n'est qu'une goutte d'eau dans l'océan, mais sans notre action cette goutte manquerait.













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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Mer 15 Nov 2017 - 16:53

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

Jésus, marchant vers Jérusalem, traversait la région située entre la Samarie et la Galilée.
Comme il entrait dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre. Ils s’arrêtèrent à distance
et lui crièrent : « Jésus, maître, prends pitié de nous. »


Avoir la lèpre, c’est être condamné à vivre en marge de la communauté humaine. C’est à l’entrée d’un village, que Jésus entend : « Jésus, maître, prends pitié de nous ! » Dix lépreux sont là, compagnons de misère, mais décidés à saisir la chance de leur vie, car ils sont rejetés des hommes. Ils se tiennent à distance, par habitude, par crainte. Dans notre relation à Jésus, nous croyons aussi que notre situation de pécheurs nous éloigne de l’amour de Dieu. Nous avons peur de nous approcher tels que nous sommes. Jésus marche vers sa mort et sa résurrection, il marche vers Jérusalem. Ces « Dix lépreux » rassemblés, constituent une assemblée de prières. Ils crient : « Jésus, maître, prends pitié de nous. » Ils sont le symbole de l’humanité, ils sont représentatifs du peuple de Dieu qui a besoin d’être guéri. Nous supplions encore comme ces lépreux : « Jésus aie pitié de nous, viens à notre secours. » Remplis nous de ton amour, mets en notre cœur les sentiments qui sont dans ton cœur. Ces cris de supplication et d’action de grâce sont notre vie de prière. Jésus marche pour accomplir notre purification et notre sanctification. Il ne brusque rien, il respecte la gêne de ces lépreux, qui se sentent si laids et si peu agréables.

« A cette vue, Jésus leur dit : « Allez vous montrer aux prêtres. » En cours de route, ils furent purifiés.

L’un d’eux, voyant qu’il était guéri, revint sur ses pas, en glorifiant Dieu à pleine voix. Il se jeta face contre terre aux pieds de Jésus en lui rendant grâce. Or, c’était un Samaritain. Nous croyons qu’une distance nous sépare de Jésus. Or, jamais Jésus n’est plus proche de nous, que lorsque nous souffrons, lorsque nous sentons le poids de la solitude, et que nous nous croyons coupés de tout secours humain. D’après la Loi, il revenait aux prêtres de faire le constat officiel de la guérison, puis d’offrir des sacrifices. En cours de route, ces lépreux furent purifiés. L’un d’eux, revient sur ses pas et il glorifie Dieu. Cet ancien lépreux se jette la face contre terre aux pieds de Jésus en lui rendant grâce. Un nouveau dialogue, plus riche, s’établit avec Jésus qui lui dit : « ta foi t’a sauvé. » Jésus donne le sens final de la guérison, il lui offre d’entrer dans le salut, dans la vie en plénitude. Il y a aussi dans notre vie des événements qui surgissent et dont il nous faut trouver le sens véritable. Nous entrons alors dans la louange, Jésus nous donne sa réponse d’amour : « Ta foi t’a sauvé ! » Rien n’échappe à l’action purifiante et bienfaisante de Jésus. Dieu rend justice aux faibles, à l’orphelin, à l’indigent, au malheureux.

Alors Jésus prit la parole en disant : « Tous les dix n’ont-ils pas été purifiés ? Les neuf autres, où sont-ils ?

Il ne s’est trouvé parmi eux que cet étranger pour revenir sur ses pas et rendre gloire à Dieu ! » Jésus lui dit : « Relève-toi et va : ta foi t’a sauvé. » Jésus nous demande un acte de foi total. Se mettre en route pour le constat de la guérison de la lèpre est l’obéissance à la parole de Jésus. Devant la guérison, subite, complète, pour les dix en même temps, ils ont cru, mais un seul est venu remercier Jésus. Les neuf ont reçu le cadeau de Jésus, et cela leur a semblé normal. La bonté de Dieu ne les a pas tirés de leur torpeur ; ils ont saisi le bienfait. Ils n’ont pas compris qu’à travers cette guérison, Jésus leur faisait signe. Dieu les libérait pour la louange et le service. Le samaritain, lui, est revenu, fou de joie, parlant tout haut et ne cessant pas de remercier Dieu. Il a pris conscience que Jésus l’aimait au point de le guérir. Il se prosterne aux pieds de Jésus pour lui dire avec son corps guéri, avec son cœur adouci par la joie, le merci qui n’est dû qu’à Dieu. Devenir un vrai disciple de Jésus reconnaissant, nous donne sa réponse d’amour : « Ta foi t’a sauvé ! » Nous rendons grâce à Dieu, et nous nous souvenons de nos frères. Dieu rend justice aux faibles, à l’orphelin, à l’indigent, au malheureux.


Citation :
Nous demandons la grâce de devenir de plus en plus des êtres d’action de grâce.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Vie de saint François d'Assise dite « Compilation de Pérouse » (v. 1311)
§ 43 (trad. Debonnets et Vorreux, Documents, 1968, p. 924)


« Rendre gloire à Dieu » (1Co 3,16)

Deux ans avant sa mort, le bienheureux François était déjà bien malade, souffrant surtout des yeux... Il a été cinquante jours et plus sans pouvoir supporter pendant la journée la lumière du soleil, ni pendant la nuit la clarté du feu. Il demeurait constamment dans l'obscurité à l'intérieur de la maison, dans sa cellule... Une nuit, comme il réfléchissait à toutes les tribulations qu'il endurait, il a eu pitié de lui-même et a dit intérieurement : « Seigneur, secours-moi dans mes infirmités, pour que j'aie la force de les supporter patiemment ! » Et soudain il a entendu en esprit une voix : « Dis-moi, frère : si, en compensation de tes souffrances et tribulations, on te donnait un immense et précieux trésor..., ne te réjouirais-tu pas ? ... Réjouis-toi et sois dans l'allégresse au milieu de tes infirmités et tribulations : dès maintenant vis en paix comme si tu partageais déjà mon Royaume. »

     Le lendemain il a dit à ses compagnons... : « Dieu m'a donné une telle grâce et bénédiction que, dans sa miséricorde, il a daigné m'assurer, à moi son pauvre et indigne serviteur vivant encore ici-bas, que je partagerais son Royaume. C'est pourquoi, pour sa gloire, pour ma consolation et l'édification du prochain, je veux composer une nouvelle « Louange du Seigneur » pour ses créatures. Chaque jour, celles-ci servent à nos besoins, sans elles nous ne pourrions pas vivre, et par elles le genre humain offense beaucoup le Créateur. Chaque jour aussi nous méconnaissons un si grand bienfait en ne louant pas comme nous le devrions le Créateur et Dispensateur de tous ces dons »...

     Ces « Louanges du Seigneur » qui commencent par : « Très haut, tout puissant et bon Seigneur », il les appela « Cantique de frère Soleil ». C'est, en effet, la plus belle de toutes les créatures, celle que l'on peut, mieux que toute autre, comparer à Dieu. Et il disait : « Au lever du soleil, tout homme devrait louer Dieu d'avoir créé cet astre qui pendant le jour donne aux yeux leur lumière ; le soir, quand vient la nuit, tout homme devrait louer Dieu pour cette autre créature, notre frère le feu qui, dans les ténèbres, permet à nos yeux de voir clair. Nous sommes tous comme des aveugles, et c'est par ces deux créatures que Dieu nous donne la lumière. C'est pourquoi, pour ces créatures et pour les autres qui nous servent chaque jour, nous devons louer tout particulièrement leur glorieux Créateur. »

     Lui-même le faisait de tout son cœur, qu'il soit malade ou bien portant, et volontiers il conviait les autres à chanter la gloire du Seigneur. Quand il a été terrassé par la maladie, il entonnait souvent ce cantique et le faisait continuer par ses compagnons ; il oubliait ainsi, en considérant la gloire du Seigneur, la violence de ses douleurs et de ses maux. Il a agi ainsi jusqu'au jour de sa mort.













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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Ven 17 Nov 2017 - 11:50

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

Comme cela s’est passé dans les jours de Noé, ainsi en sera-t-il dans les jours du Fils de l’homme.

On mangeait, on buvait, on prenait femme, on prenait mari, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche et où survint le déluge qui les fit tous périr. Il en était de même dans les jours de Loth : on mangeait, on buvait, on achetait, on vendait, on plantait, on bâtissait ; mais le jour où Loth sortit de Sodome, du ciel tomba une pluie de feu et de soufre qui les fit tous périr ; cela se passera de la même manière le jour où le Fils de l’homme se révélera.
Nous avançons dans l’année liturgique, le retour de Jésus est proposé à notre méditation. L'Évangile nous manifeste les différentes étapes qui nous mènent au salut, le terme de notre histoire individuelle et collective. Jésus veut nous rassurer, il bannit de notre cœur toute fausse crainte. La joie de sa rencontre est première en tout. Chercher à sauver ses biens ou essayer d’échapper à cette venue serait une grave erreur. Il nous faut reconnaître nos « idoles » et choisir Dieu, en vérité. Tout ce que Dieu nous donne est si merveilleux que cela nous conduit à la contemplation de son Amour. Dieu est éminemment beau, mais le diable-séducteur a les apparences du beau, la véritable beauté est subtile à saisir. « Et pourtant, ces hommes ne méritent qu’un blâme léger ; car ils ne s’égarent peut-être qu’en cherchant Dieu avec le désir de le trouver. » Il faut beaucoup de douceur et d’humilité pour être en relation avec Dieu. Dieu qui nous a fait nous attire, mais notre attachement à nos idées propres fait que nous ne pensons pas à Dieu qui vient au moment où nous ne l’attendons pas ! Nous demandons la grâce d’un état de vigilance, un état de prière.


En ce jour-là, celui qui sera sur sa terrasse, et aura ses affaires dans sa maison, qu’il ne descende pas pour les emporter ; et de même celui qui sera dans son champ, qu’il ne retourne pas en arrière.

Rappelez-vous la femme de Loth. Qui cherchera à conserver sa vie la perdra. Et qui la perdra la sauvegardera. En évoquant l’histoire de Noé et de Loth, Jésus ne stigmatise pas la perversion des gens mais il nous reproche de vivre immergés dans le monde présent sans aucun souci du Royaume. Le concile Vatican II nous demande de prêter grande attention aux signes des temps. Si notre grand bonheur est de servir Dieu, celui qui est sur la terrasse, habité par le désir de Dieu le suit immédiatement. Il ne rumine ni son chagrin ni quelques contrariétés. S’il prévoit de bonnes affaires, il ne sera pas concerné par le passage de Dieu. Être disponible à la volonté de Dieu, ne vouloir que lui seul est notre but. « Qui cherchera à conserver sa vie la perdra. » L’intelligence de l’Évangile nous dit la différence entre « l’icône, » qui en tout nous oriente vers Dieu et « l’idole, » qui retourne tout ce qu’elle touche sur elle même. Notre nature est bonne et tout ce que Dieu nous donne peut servir la grâce pour devenir meilleure. Un bon pain peut être transsubstantié et devenir le Corps de Jésus. Si nous sommes icône de Dieu, nous sommes appel de Dieu, désir de Dieu.

Je vous le dis : Cette nuit-là, deux personnes seront dans le même lit : l’une sera prise, l’autre laissée. Deux femmes seront ensemble en train de moudre du grain : l’une sera prise, l’autre laissée.

Prenant alors la parole, les disciples lui demandèrent : « Où donc, Seigneur ? » Il leur répondit : « Là où sera le corps, là aussi se rassembleront les vautours. » Beaucoup d’événements nous rappellent que notre vie sur terre ne se prolongera pas indéfiniment. Les maladies et les épreuves, nous montrent notre fragilité et nous signalent que notre fin peut survenir à chaque instant. Jésus nous engage à nous montrer responsables, sans aucune peur, dans notre pèlerinage. La routine quotidienne peut voiler notre vue. La vigilance s’accorde bien avec la confiance de la foi : « Mon âme te désire, mon Dieu. Quand viendras-tu vers moi ? » L’Esprit de Dieu souffle pour une envolée plus grande vers Dieu, pour être en attente du Dieu qui vient. Tout dépend en effet de la disposition de notre cœur, si nous n’avons qu’un seul souci, la gloire de Dieu, la volonté de Dieu, alors tout est brûlé à l’autel de Jésus. Nous ne nous laissons pas affecter par les contraintes qui se succèdent au cours d’une journée, mais nous revenons toujours à l’essentiel.


Citation :
Nous demandons la grâce que Dieu fasse en nous sa volonté.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Sainte Faustine Kowalska (1905-1938), religieuse
Petit journal, § 1230 (trad. Parole et dialogue 2002, p. 102)


« Qui perdra sa vie la sauvegardera » (1Co 3,16)

Ô jour éternel, jour tant désiré,
Je te guette avec nostalgie et impatience,
Et très bientôt l'amour déchirera les voiles,
Et tu deviendras mon salut.

Jour merveilleux, moment incomparable,
Où pour la première fois je verrai mon Dieu,
L'époux de mon âme et le Seigneur des Seigneurs,
Je sens que l'épouvante n'étreindra point mon âme.

Jour très solennel, jour de clarté,
Où l'âme connaîtra son Dieu dans sa puissance,
Et tout entière sombrera dans son amour,
Et connaîtra que les misères de l'exil sont passées.

Jour bienheureux, jour béni
Où pour toi mon cœur flambera d'un feu éternel :
Car je te pressens déjà même si ce n'est qu'à travers des voiles,
Toi Jésus, dans la vie et la mort, tu m'es ravissement et enchantement.

Jour que j'espère toute ma vie durant :
Et je t'attends avec impatience, Seigneur,
Car toi tu es le seul que je désire,
Toi, l'Unique en mon cœur ; le reste ne m'est rien.

Jour de délice, d'infinies douceurs :
Mon époux, Dieu de grande majesté,
Tu sais que rien ne saurait contenter le cœur d'une vierge,
Sur ton doux Cœur j'appuie mon front.












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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Sam 18 Nov 2017 - 14:13

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

Voilà sans doute une des paraboles les plus controversées de l’Evangile ! Qui d’entre nous ne s’est pas plaint un jour ou l’autre de ne pas avoir été exaucé, malgré une supplication insistante et persévérante ? Mais avant d’accuser le Seigneur de ne pas agir selon sa promesse, relisons d’abord à quoi il s’est engagé.

Dans le verset introductif, l’évangéliste nous donne la clé de lecture de la parabole : Jésus veut « montrer à ses disciples qu’il faut toujours prier sans se décourager ». Et la question du Seigneur qui clôture ce passage, nous montre la condition de l’exaucement de notre prière instante : « Le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur terre ? ». Il s’agit donc de faire monter vers Dieu une prière de foi persévérante. Reste à préciser l’objet de cette prière ; or c’est probablement sur ce point que notre lecture est habituellement un peu trop rapide. Le Seigneur ne s’engage pas à exaucer toutes nos prières, mais seulement celle dont le contenu est précisé dans la promesse qui conclut la parabole : « Dieu ne fera-t-il pas justice à ses élus qui crient vers lui jour et nuit ? Je vous le déclare : sans tarder, il leur fera justice ». Dieu ne nous promet donc pas de répondre sans délai aux requêtes concernant nos intérêts personnels - même les plus légitimes - mais à la demande qui porte sur notre justification, car lui seul peut « nous faire justice », étant le seul à pouvoir pardonner nos fautes. Tel est en effet le sens biblique de l’expression utilisée par Jésus : « faire justice ».

Pour nous inciter à « crier vers Dieu jour et nuit » en le suppliant de nous réconcilier avec lui, Jésus met en scène deux personnages, qui dans les Ecritures représentent le type même de l’oppresseur et de l’opprimé, à savoir le juge inique, et la veuve sans défense ni recours. Le juge d’une bourgade quelque peu retirée était un notable tout-puissant qui n’avait pratiquement de compte à rendre à personne ; le nôtre n’en rend même pas à Dieu. Face à cet homme, une veuve : lorsqu’on sait le peu de poids de la parole d’une femme dans la société juive de l’époque, on devine que le juge ne s’inquiète guère de ses lamentations. Pourtant, dans le bras de fer qui s’engage, c’est cette dernière qui l’emporte : elle parvient à « user » l’arrogance du juge, qui cède pour échapper aux insistances de la plaignante.

Rebondissant sur l’effet provoqué par la parabole sur son auditoire, Jésus s’élève au niveau spirituel, par une argumentation a fortiori qu’il affectionne particulièrement : si cet homme mauvais finit par exaucer le vœu de cette pauvre femme qui lui « casse la tête », d’autant plus Dieu qui est bon, « fera-t-il justice à ses élus, et sans tarder ».

Mais alors, pourquoi faut-il « prier sans se décourager », si l’exaucement est immédiat ? Pourquoi faut-il frapper avec insistance à la porte de la miséricorde, si le Seigneur répond positivement sans nous faire attendre ?

Si la nécessité d’une prière ininterrompue - « il faut prier toujours» - n’est pas due au manque de disponibilité de notre interlocuteur divin, il reste qu’elle s’impose en raison de la rapidité avec laquelle nous retombons dans le péché ! Autrement dit : Notre-Seigneur nous exhorte à ne pas nous décourager, non pas devant la lenteur du pardon de Dieu, mais devant la promptitude avec laquelle, à peine relevés, nous trébuchons à nouveau…

« Le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur terre ? » Trouvera-t-il un homme assez humble pour persévérer, sans se décourager, dans l’aveu de sa faute et la confession de la miséricorde de son Sauveur ? « Jésus, Fils de Dieu, Sauveur, aie pitié de moi, pécheur » : la prière dite « de Jésus », résume bien cette attitude de componction qui attire sur nous la miséricorde divine. Si les moines du désert - ces géants dans la foi - ne se lassaient pas d’implorer le Seigneur au moyen de cette oraison jaculatoire qui exprime l’attitude intérieure de l’homme devant son Dieu, peut-être aurions-nous intérêt à en approfondir le sens et en pratiquer la méditation ?

Entre la voie de l’oubli de Dieu, sur laquelle se sont engagées nos cultures sécularisées qui exaltent l’autosuffisance de l’homme, et la voie de l’humble reconnaissance de notre besoin impérieux et constant de salut, le choix s’impose. Jésus nous adresse cette invitation à prier avec persévérance au moment où lui-même s’avance courageusement vers Jérusalem pour y offrir en notre nom le sacrifice rédempteur - cette suprême prière d’intercession au cours de laquelle il va remettre notre vie à tous entre les mains de son Père dans un irrésistible élan d’amour. La Croix où le Christ s’est fait péché pour nous, est la Parole de vérité qui nous révèle dans un même regard, le poids de notre faute, et la toute-puissance de la miséricorde divine. Mais « le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur terre ? »



Père Philippe
Source :





Saint Jean Climaque (v. 575-v. 650), moine au Mont Sinaï
L'Échelle sainte (trad. Bellefontaine 1993, coll. Spiritualité orientale n°24, pp. 290.299-300 rev.)


Dieu, seul maître de prière (1Co 3,16)

La prière est, quant à sa nature, la conversation et l'union de l'homme avec Dieu, et quant à son efficacité, la conservation du monde et sa réconciliation avec Dieu, un pont élevé par-dessus les tentations, un rempart contre les tribulations, l'extinction des guerres, la joie future, l'activité qui ne cesse jamais, la source des grâces, le pourvoyeur des charismes, un progrès invisible, l'aliment de l'âme, l'illumination de l'esprit, la hache qui retranche le désespoir, le bannissement de la tristesse, la réduction de la colère, le miroir du progrès, la manifestation de notre mesure, le test de l'état de notre âme, la révélation des choses futures, la sûre annonce de la gloire.

     Aie un grand courage, et tu auras Dieu lui-même pour maître de prière. Il est impossible d'apprendre à voir au moyen de paroles, parce que voir est un effet de la nature. Il est tout aussi impossible d'apprendre la beauté de la prière par l'enseignement d'autrui. La prière ne s'apprend que dans la prière et elle a Dieu pour maître, lui qui enseigne à l'homme la science..., qui accorde le don de la prière à celui qui prie, et qui bénit les années des justes.












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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Dim 19 Nov 2017 - 14:53

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


"« C’est comme un homme qui partait en voyage : il appela ses serviteurs et leur confia ses biens. À l’un il remit une somme de cinq talents, à un autre deux talents, au troisième un seul talent, à chacun selon ses capacités. Puis il partit."

Jésus marche vers Jérusalem, bientôt il sera élevé au ciel pour nous y préparer une place. La parabole que nous entendons dit quelque chose de notre passage vers le Royaume. Il pourrait arriver bientôt ! Jésus veut nous stimuler dans notre attente. La Parole de Dieu nous invite à une la vigilance active pour ne pas manquer le rendez-vous ! Nous sommes invités à une vigilance confiante et non à une inquiétude peureuse et paralysante. Dans cette situation de Pâques, la liturgie nous fait entrer dans le circuit de la vie qui nous est donnée. Il y a pour nous une urgence à nous laisser interroger pour entendre la Parole de Dieu. Il nous faut entrer dans le rayonnement d’Amour de la Trinité sainte. Dans l’attente du Seigneur, il ne s’agit pas seulement de rester actif, mais de nous préparer pour accueillir la rencontre d’amour. Les talents que nous recevons sont significatifs d’un enrichissement ! Un talent représente quinze années de travail, c’est une somme importante ! Le terme de "serviteur" qui est utilisé signifie que nous ne sommes pas des propriétaires sur cette terre. Jésus nous laisse le temps de faire fructifier les dons qu’il nous a obtenus par sa Passion et par sa Croix. Nous ne sommes pas propriétaires de notre vie, elle ne nous appartient pas, elle appartient au Seigneur. Mais nous pouvons l’enrichir de tous les dons qui nous sont donnés et qui viennent du ciel.

"Aussitôt, celui qui avait reçu les cinq talents s’en alla pour les faire valoir et en gagna cinq autres. De même, celui qui avait reçu deux talents en gagna deux autres. Mais celui qui n’en avait reçu qu’un alla creuser la terre et cacha l’argent de son maître."

Nous recevons notre vie humaine de Dieu, avec beaucoup de capacités ! Cette vie nous est offerte comme un cadeau très merveilleux. Jésus nous constitue gérant de son amour. Ce qu’il nous donne gratuitement, il nous invite à le lui redonner enrichi de la manière dont nous lui avons répondu avec amour. La confiance et la gratuité sont le climat fécond de l’amour : « Celui qui a recevra encore, il sera dans l’abondance. » Les talents enrichissent donc notre vie humaine d’une manière surprenante ! Le capital a doublé, c’est une façon de s’exprimer en parlant de la vie divine. Le don s’est décuplé à l’infini. Ce sont toutes les possibilités qui nous sont données dans notre vie humaine qui peuvent être divinisée.

"…Celui qui avait reçu un seul talent s’approcha aussi et dit : “Seigneur, je savais que tu es un homme dur : tu moissonnes là où tu n’as pas semé, tu ramasses là où tu n’as pas répandu le grain. J’ai eu peur, et je suis allé cacher ton talent dans la terre. Le voici. Tu as ce qui t’appartient."

Son maître lui répliqua : “Serviteur mauvais et paresseux, tu savais que je moissonne là où je n’ai pas semé, que je ramasse le grain là où je ne l’ai pas répandu. Alors, il fallait placer mon argent à la banque ; et, à mon retour, je l’aurais retrouvé avec les intérêts. Le serviteur qui est blâmé au retour du maître a vécu dans l’inquiétude et dans la crainte. Les deux autres serviteurs, après le départ de leur maître, se mettent tout simplement au travail, sans plus de préoccupations. Comme ce troisième serviteur, nous pouvons garder au cœur la mémoire de Jésus, en étant paralysé par la peur et la crainte. Nous pouvons aussi garder au cœur la mémoire de Jésus, libéré, avec des énergies et une grande confiance. Chacun agit selon l’image de Dieu qu’il porte en son cœur. Si nous gardons au cœur la mémoire du Seigneur Jésus dans la pensée de sa miséricorde qui résonne en nous, c’est un espace ouvert à notre liberté et à notre responsabilité pour faire fructifier nos dons, pour préparer la venue du Royaume qui nous est donné. Thérèse de Lisieux disait : "C’est la confiance et rien que la confiance qui nous conduit à l’amour." Cette rencontre est une rencontre d’amour, celle du bien-aimé avec sa bien-aimée. Cette bien-aimée, c’est chacun de nous identifié à son Bien-aimé. Nous comprenons le talent comme le don de Dieu qui nous est donné, et qui est encore plus précieux que notre vie, puisqu’il est enrichi à l’infini.


Citation :
Nous demandons la grâce de comprendre le cadeau que Dieu nous fait en nous donnant la vie divine.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église
Homélies sur l'évangile de Matthieu, n°78, 2-3


La parabole des talents

L'un des serviteurs dit : « Seigneur, tu m'as confié cinq talents » ; un autre en indique deux. Ils reconnaissent qu'ils ont reçu de lui le moyen de bien faire ; ils lui témoignent une grande reconnaissance et lui rendent leurs comptes. Que leur répond le maître ? « C'est bien, serviteur bon et fidèle (car le propre de la bonté, c'est de voir le prochain) ; tu as été fidèle en peu de chose, je t'établirai sur beaucoup ; entre dans la joie de ton Seigneur. » Jésus désigne ainsi une béatitude complète.

     Quant à celui qui n'avait reçu qu'un talent, il est allé l'enfouir. « Ce propre-à-rien de serviteur, jetez-le dehors, dans les ténèbres ; là seront les pleurs et les grincements de dents. » Tu le vois, ce n'est pas seulement le voleur, l'homme qui cherche toujours à s'enrichir, celui qui fait le mal qui est puni à la fin ; c'est aussi celui qui ne fait pas le bien... Que sont ces talents, en effet ? C'est la puissance de chacun, l'autorité dont on jouit, la fortune que l'on possède, l'enseignement que l'on peut donner et tout autre chose de même genre. Que personne ne vienne donc dire : je n'ai qu'un talent, je ne peux rien faire. Car tu peux, même avec un seul talent, agir de manière louable.
















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Lun 20 Nov 2017 - 12:57

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



"Alors que Jésus approchait de Jéricho, un aveugle mendiait, assis au bord de la route. Entendant la foule passer devant lui, il s’informa de ce qu’il y avait."

On lui apprit que c’était Jésus le Nazaréen qui passait. Il s’écria : « Jésus, fils de David, prends pitié de moi ! » Ce mendiant aveugle évolue sous les regards paralysants de la foule. Il lui faut l’intervention de Jésus pour qu’il arrive jusqu’à lui. Nous admirons l’attention que lui porte Jésus. Il sera transformé par sa rencontre avec lui. Malgré les regards négatifs, ce mendiant aveugle avance avec persévérance vers Jésus qui peut le sauver. Nous témoignons de la reconnaissance à cet aveugle guéri ! Cet homme appelle, il crie ! L’Esprit Saint agit au profond de son cœur : « Jésus, Fils de David, aie pitié de moi. » Cet homme a Foi en sa guérison. La foi lui donne de devenir d’un homme nouveau, qui se convertit, qui se tourne librement vers Jésus qu’il vient de découvrir comme Sauveur. Comme la foule, nous ne sommes pas toujours ajustés aux sentiments du cœur de Jésus ! Nous aussi nous voulons mettre notre confiance en lui et nous engager dans une alliance avec lui, pour « le suivre. » Cette décision transforme notre manière d’être et d’agir, il devient impossible de vivre sans cette relation vitale avec Jésus.

Ceux qui marchaient en tête l’interpellaient pour le faire taire. Mais lui criait de plus belle : « Fils de David, aie pitié de moi ! » Jésus s’arrêta et il ordonna qu’on le lui amène.

Quand il se fut approché, Jésus lui demanda : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? Seigneur, que je voie ! » Jésus nous dit encore aujourd’hui : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » Nous avons la possibilité de lui dire notre cri : « Seigneur, fais que je voie ! » Aujourd’hui nous rencontrons Jésus dans son Église, dans les sacrements, et de multiples manières par son Évangile. La foi est une lumière d’en haut qui éclaire notre intelligence et aussi une force divine qui dynamise notre volonté pour l’engager dans notre vie. Cette vertu de la foi vient de Jésus, mais elle a besoin de notre réponse pour être vivante. Si nous l’accueillons, la foi nous permet de vivre heureux au milieu d’un monde matérialisé et indifférent. En effet, Jésus nous aime, il nous guérit et nous donne le courage de dire aux souffrants : Courage, il t’appelle ! Lorsque nous lisons la vie des saints, nous sommes marqués par le récit de leur conversion. C’est toujours une rencontre avec Jésus. Chaque chrétien reçoit au baptême, la vertu de la foi, avec l’espérance et la charité. Mais ces vertus ne sont efficaces que dans la mesure où nous en prenons conscience et que nous les utilisons pour le service de nos frères et pour rendre grâce à Dieu.

Quand il se fut approché, Jésus lui demanda : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » Il répondit : « Seigneur, que je retrouve la vue. » Et Jésus lui dit : « Retrouve la vue ! Ta foi t’a sauvé. »

À l’instant même, il retrouva la vue, et il suivait Jésus en rendant gloire à Dieu. Et tout le peuple, voyant cela, adressa une louange à Dieu. Jésus répond au désir profond de son cœur. Il lui dit : « Vois. » Le regard de bienveillance de Jésus va opérer le changement de l’aveugle et de la communauté. La transformation opérée par Jésus est très mystérieuse, elle est dans ce changement de regard. Cette conversion instantanée, due à la foi, est un signe pour nous, aujourd’hui. La transformation des cœurs s’opére après un moment de recherche. Croire, c’est reconnaître la Présence de Jésus le Ressuscité en son Église. Celle-ci nous donne la Parole de Vie, la Grâce du Ressuscité qui nous met en relation avec le Père, le Fils et l’Esprit Saint. L’Église nous soutient dans la prière et dans notre relation quotidienne avec Jésus. Notre foi peut toujours grandir, pour cela, il faut l’alimenter par l’écoute de la Parole de Dieu et l’exprimer aux autres avec les mots de notre culture. Ainsi, grâce à ce nouveau regard, s’opère la transformation du corps social dans lequel nous vivons.


Citation :
Nous demandons la Grâce de prier pour le monde, d’être ce pauvre qui demeure avec Jésus le Sauveur du monde.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Odes de Salomon (texte chrétien hébraïque du début du 2e siècle)
§ 21 (trad. Hamman, DDB 1981, p.43)


« Il suivait Jésus en rendant gloire à Dieu » (1Co 3,16)

J'ai levé les bras au ciel,
vers la grâce du Seigneur.
Il a jeté mes chaînes loin de moi ;
mon protecteur m'a élevé
selon sa grâce et son salut.

J'ai dépouillé l'obscurité
et revêtu la lumière.
J'ai trouvé des membres qui ne connaissaient
ni peine ni angoisse ni douleur.

La pensée du Seigneur m'a beaucoup secouru,
ainsi que sa communion incorruptible.
Sa lumière m'a exalté,
j'ai marché en sa présence,
et m'approcherai de lui,
le louant et le glorifiant.
Mon cœur a débordé,
il a envahi ma bouche,
il a jailli sur mes lèvres.
L'exultation du Seigneur et sa louange
épanouissent mon visage.

Alléluia !












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Dernière édition par Lumen le Jeu 23 Nov 2017 - 14:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Mar 21 Nov 2017 - 16:23

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



"Comme Jésus parlait encore aux foules, voici que sa mère et ses frères se tenaient au-dehors, cherchant à lui parler."

Quelqu’un lui dit : « Ta mère et tes frères sont là, dehors, qui cherchent à te parler. » célébrer la fête de la présentation de Marie au Temple de Jérusalem, l’Évangile nous donne une telle foule autour de Jésus que sa mère et « ses frères » ne peuvent le rejoindre. Nous sommes heureux de nous présenter au Seigneur Jésus dans la lumière de la présentation de Marie. La mère de Jésus a environ trois ans quand elle se présentée au Temple dit la Tradition. L’Immaculée est rachetée par le Christ avant les siècles. Elle a ce privilège unique d’être la Mère du Fils unique du Père, du Verbe de Dieu fait chair. Marie, comme une mère, comme une éducatrice, nous demande de faire silence pour entendre la Parole. Elle nous aide à ouvrir notre cœur à l’attirance du Père. Dans le silence, Marie est dans l’attirance du Père. Elle a entendu l’appel, elle est située dans la volonté d’amour de Dieu : « Nul ne vient à moi si le Père ne l’attire. » Cette attirance, pour elle, sera encore bien plus forte à la croix : « Quand je serai élevé de terre, j’attirerai tout à Moi, dit Jésus. » Pour nous, qui, après le jeudi saint, mangeons le Corps du Seigneur, quand nous buvons son Sang, nous sommes véritablement un seul Esprit et une seule Chair avec Lui, le Consacré, l’Oint, l’Envoyé du Père.

"Jésus lui répondit : « Qui est ma mère, et qui sont mes frères ?"

Jésus cache la beauté de Marie, et en même temps, il manifeste le mystère de la Création nouvelle qu’il est venu établir. Dieu habite au milieu de nous avec tendresse, il nous attire avec des liens d’amour. Il reste parmi nous et nous appelle afin que nous prenions le chemin du ciel pour habiter avec lui. Nous quittons notre demeure passagère pour choisir notre demeure dans le Paradis. En Jésus, Dieu a habité au milieu de nous pour que nous puissions le rencontrer. Aux Noces de Cana, Marie était présente ainsi que les "frères." Jésus répond à la question de Marie qui décèle le manque. « Quoi entre moi et toi, femme, lui dit Jésus ? » Dans l’usage courant de l’époque, le mot “femme,” n’a pas le côté dur qu’il peut avoir à notre oreille. Jésus acquiesce à la demande de Marie, il voit sa mère comme la disciple par excellence. Jésus redit le mystère le plus profond de Marie : "Faire la volonté du Père qui est aux cieux." C’est la femme de l’Apocalypse qui est dans les douleurs de l’enfantement d’un Peuple nouveau. En Église, toujours animé par la Brise légère de l’Esprit Saint, nous faisons advenir dans la divine Eucharistie le Corps du Christ, tissé du corps et du sang de la Vierge Marie. Dans ce grand mystère, nous refaisons ce que Jésus a fait, nous devenons ce que nous sommes : Enfant du Père, sœurs et frères de Jésus.

"Puis, étendant la main vers ses disciples, il dit : « Voici ma mère et mes frères."

Car celui qui fait la volonté de mon Père qui est aux cieux, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère. » L’Évangile nous redit l’importance de faire la volonté du Père. Jésus, le Sauveur du monde, qui a pris chair de la Vierge Marie, vient inaugurer un Peuple nouveau. Nous devenons « la mère, le frère, la sœur de Jésus, » par l’obéissance à la volonté du Père. Lors de sa passion, Jésus dira à Marie sa mère, face au disciple bien-aimé : « Voici ton fils, » et au disciple il dit : « Voici ta mère » ; Marie devient la mère de ce disciple à partir de cette heure là. Nous répondons avec Marie « oui » au Saint Esprit qui nous donne force et lumière. L’Esprit de Dieu qui a couvert Marie de son ombre l’a rendue libre, il l’enveloppe depuis l’origine de sa Vie. La réponse de Marie est libre parce que Dieu est Amour et que seul l’Amour rend libre. Nous retrouvons notre liberté dans ce Souffle divin qui vient toucher les voiles de notre cœur pour nous rendre libres. Nous ne sommes jamais aussi libres que quand nous répondons oui à Dieu. Pour Jésus, nous sommes une mère, des frères et des sœurs. C’est la volonté du Père de donner au Verbe de Dieu un Corps : « Voici, tu m’as formé un Corps, alors, je viens pour faire ta volonté. » Nous sommes faits pour être unis à Jésus, pour le représenter, pour communier à son Être, nous sommes le Corps du Christ.


Citation :
Nous demandons la grâce d’être mus par l’Esprit Saint pour faire la Volonté du Père.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermon 25 sur St Matthieu ; PL 46, 937 (trad. bréviaire 21/11)


« Celui-là est mon frère, ma sœur, ma mère »

Faites attention, je vous en supplie, à ce que dit le Christ Seigneur, étendant la main vers ses disciples : « Voici ma mère et mes frères ». Et ensuite : « Celui qui fait la volonté de mon Père, qui m'a envoyé, c'est lui mon frère, ma sœur, ma mère ». Est-ce que la Vierge Marie n'a pas fait la volonté du Père, elle qui a cru par la foi, qui a conçu par la foi, qui a été élue pour que le salut naisse d'elle en notre faveur, qui a été créée dans le Christ avant que le Christ soit créé en elle ? Sainte Marie a fait, oui, elle a fait la volonté du Père, et par conséquent, il est plus important pour Marie d'avoir été disciple du Christ que d'avoir été mère du Christ ; il a été plus avantageux pour elle d'avoir été disciple du Christ que d'avoir été sa mère. Donc, Marie était bienheureuse, parce que, avant même d'enfanter le Maître, elle l'a porté dans son sein...

   Sainte Marie, heureuse Marie ! Et pourtant l'Église vaut mieux que la Vierge Marie. Pourquoi ? Parce que Marie est une partie de l'Église, un membre éminent, un membre supérieur aux autres, mais enfin un membre du corps entier... Donc, mes très chers, regardez vous-mêmes : vous êtes les membres du Christ, et vous êtes le corps du Christ (1Co 12,27). Comment l'êtes-vous ? Faites attention à ce qu'il dit : « Voici ma mère et mes frères ». Comment serez-vous la mère du Christ ? « Celui qui entend, celui qui fait la volonté de mon Père, qui est aux cieux, celui-là est mon frère, ma sœur, ma mère ».













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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Mer 22 Nov 2017 - 18:08

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



"En effet, le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu."

Comme on l’écoutait, Jésus ajouta une parabole : il était près de Jérusalem et ses auditeurs pensaient que le royaume de Dieu allait se manifester à l’instant même. Voici donc ce qu’il dit : « Un homme de la noblesse partit dans un pays lointain pour se faire donner la royauté et revenir ensuite. Il appela dix de ses serviteurs, et remit à chacun une somme de la valeur d’une mine ; puis il leur dit : “Pendant mon voyage, faites de bonnes affaires.” A quelques jours de la fête du Christ-Roi de l’univers, cette parole de Dieu nous concerne particulièrement. La liturgie, de jours en jours, nous propose de faire fructifier les dons que nous avons reçus. Dans cette parabole, chacun reçoit une pièce d’or. Dieu donne des dons à tous, que seuls, certains feront fructifier. Au baptême nous recevons tous le don de la foi, de l’espérance et de la charité. Il nous appartient de faire en sorte que ces dons grandissent, s’épanouissent et portent du fruit. Enfants de Dieu et héritiers du Royaume du ciel, nous nous efforçons de développer ces dons en maintenant notre cœur fixé sur les choses du ciel. Nous mettons notre confiance dans la divine Providence, en aimant Dieu et en montrant cet amour par la charité envers notre prochain. C’est vers la Passion de son amour que Jésus nous entraine ! Près de Jérusalem, à quelques jours des Rameaux, certains crieront : "Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur." Le lendemain nous entendrons aussi : "À mort, crucifie-le !" Ainsi tout ce qui est donné à vivre nous entraine vers le Royaume de Dieu et le fait advenir si nous consentons à accomplir en nous l’œuvre de Dieu.

"Mais ses concitoyens le détestaient, et ils envoyèrent derrière lui une délégation chargée de dire : “Nous ne voulons pas que cet homme règne sur nous.”

Quand il fut de retour après avoir reçu la royauté, il fit convoquer les serviteurs auxquels il avait remis l’argent, afin de savoir ce que leurs affaires avaient rapporté. Le premier se présenta et dit : “Seigneur, la somme que tu m’avais remise a été multipliée par dix.” Le roi lui déclara : “Très bien, bon serviteur ! Puisque tu as été fidèle en si peu de chose, reçois l’autorité sur dix villes.” Le second vint dire : “La somme que tu m’avais remise, Seigneur, a été multipliée par cinq.” À celui-là encore, le roi dit : “Toi, de même, sois à la tête de cinq villes.” Dieu fait don du même salut, de la même Parole, du même Esprit Saint, sans parler des grâces variées qu’il dispense à chacun. Mais tous n’ont pas le même zèle pour faire valoir ces dons à la gloire de leur Maître absent. Car le secret du service, c’est l’amour éprouvé pour Celui que l’on sert. Plus cet amour est grand, plus grand est le dévouement. Nous sommes le Corps du Christ, devenir ce que nous sommes est notre appel. C’est Jésus lui-même, dans son mystère, qui est le "Moyen" de réaliser notre vie, pour devenir l’enfant du Père par adoption. Une mine a été confiée à chacun, sa valeur est proportionnelle à notre "activité" dans l’Amour.

"Le dernier vint dire : “Seigneur, voici la somme que tu m’avais remise ; je l’ai gardée enveloppée dans un linge."

En effet, j’avais peur de toi, car tu es un homme exigeant, tu retires ce que tu n’as pas mis en dépôt, tu moissonnes ce que tu n’as pas semé.” Le roi lui déclara : “Je vais te juger sur tes paroles, serviteur mauvais : tu savais que je suis un homme exigeant, que je retire ce que je n’ai pas mis en dépôt, que je moissonne ce que je n’ai pas semé ; alors pourquoi n’as-tu pas mis mon argent à la banque ? À mon arrivée, je l’aurais repris avec les intérêts.”… Après avoir ainsi parlé, Jésus partit en avant pour monter à Jérusalem. Servir le Roi de gloire dans l’Esprit Saint, c’est porter un fruit qui demeure dans la charité, à la suite de Jésus. Il nous offre sa vie dans le mystère de la Croix ! Jésus est envoyé par le Père, fortifié dans l’Esprit Saint, encouragé par Marie pour que nous ayons la vie. En attendant qu’il revienne, nous voulons vivre en fidélité aux valeurs du royaume et témoigner qu’il est notre Roi dès maintenant. Marie est un modèle pour nous, elle accompagne Jésus jusqu’à la croix, elle est la banque dont parle Jésus. Elle était préfigurée par la mère des martyrs d’Israël qui accompagne ses fils qui vont donner leur vie. "Je suis incapable de dire comment vous vous êtes formés dans mes entrailles. Ce n’est pas moi qui vous ai donné l’esprit et la vie, qui ai organisé les éléments dont chacun de vous est composé. C’est le Créateur du monde qui façonne l’enfant à l’origine. Et elle dit pour le dernier : Je t’ai porté neuf mois dans mon sein, je t’ai allaité pendant trois ans, je t’ai nourri. Je t’en conjure, regarde le ciel". Cette belle méditation nous est proposée pour que nous devenions une bonne terre qui va donner un bon fruit, pour que nous conformions notre visage au visage de Jésus dans notre marche vers le Père.


Citation :
Nous demandons la grâce de faire fructifier en nous le don de Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Bernard (1091-1153), moine cistercien et docteur de l'Église
Sermons divers, n°42 « Les Cinq Négoces » (trad. rev. Tournay)


Un commerce bien précieux (1Co 3,16)

Le Verbe du Père, le Fils unique de Dieu, le Soleil de justice (Ml 3,20), est le grand négociant nous a apporté le prix de notre rédemption. C'est un commerce bien précieux, qu'on n'estimera jamais assez, que celui où un Roi, le fils du Roi suprême, est devenu le change, où l'or a payé le plomb, le juste est donné pour le pécheur. Miséricorde vraiment gratuite, amour parfaitement désintéressé, bonté surprenante..., commerce tout à fait disproportionné où le Fils de Dieu est livré pour le serviteur, le Créateur est mis à mort pour celui qu'il a créé, le Seigneur est condamné pour son esclave.

     Ô Christ, ce sont là tes œuvres, toi qui es descendu de la clarté du ciel dans nos ténèbres d'enfer pour illuminer notre prison obscure. Tu es descendu de la droite de la majesté divine dans notre misère humaine, pour racheter le genre humain ; tu es descendu de la gloire du Père dans la mort de la croix, pour triompher de la mort et de son auteur. Tu es le seul, et il n'y en a pas d'autre que toi qui ait été attiré par sa propre bonté à nous racheter...

     Que tous les négociants de Téman (Ba 3,23) se retirent de ce lieu... : ce n'est point eux que [tu as] choisis, mais Israël [ton] bien-aimé, toi qui caches ces mystères aux sages et aux prudents, et les révèles à tes petits et humbles serviteurs (Lc 10,21)... Seigneur, volontiers j'embrasse ce commerce, car c'est là mon affaire ! Je me rappellerai tout ce que tu as fait, toi qui veux que je m'en entretienne... Je ferai donc profiter ce talent que tu m'as remis jusqu'à ton retour, et j'irai avec grande joie au-devant de toi. Dieu veuille que j'entende alors ces douces paroles : « Courage, bon serviteur ! Entre dans la joie de ton Maître » (Mt 25,21).













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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Jeu 23 Nov 2017 - 15:51

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




"Lorsque Jésus fut près de Jérusalem, voyant la ville, il pleura sur elle, en disant : « Ah ! si toi aussi, tu avais reconnu en ce jour ce qui donne la paix ! Mais maintenant cela est resté caché à tes yeux."

Nous contemplons Jésus pleurant devant Jérusalem. Cette manifestation de tendresse nous émeut plus que sa « force » qui relève les morts. Il est rare de voir un homme pleurer, surtout en public, il faut pour cela qu’il soit sous le coup d’un chagrin immense. Certes, Jésus perçoit l’enthousiasme des disciples qui l’acclament dans la descente du Mont des Oliviers : « Béni soit celui qui vient ! » Mais il voit devant lui Jérusalem, splendide, puissante, mais raidie dans ses remparts et dans son refus, Jérusalem qui ne reconnaît pas l’Envoyé de Dieu, et Jésus pleure sur sa ville. Dieu essaie de nous rejoindre, de nous toucher de toutes manières. « Aujourd’hui écouterez-vous ma voix ? » Elle est mystérieuse « l’impuissance » de Dieu qui respecte notre liberté ! Il voit l’endurcissement de notre cœur ! Mystère de notre liberté, de notre amour-propre, de cette volonté propre qui manifeste notre « moi ! » Nous exprimons de multiples manières cette résistance farouche qui tient Dieu en échec.

"Oui, viendront pour toi des jours où tes ennemis construiront des ouvrages de siège contre toi, t’encercleront et te presseront de tous côtés ;"

Peu de temps avant la première ruine de Jérusalem et le premier exil, Jérémie, lui aussi, rejeté par les siens, a pleuré sur leur aveuglement : « Si vous n’écoutez pas, en secret va pleurer mon âme, à cause de votre orgueil. Pleurant, pleurant, mon œil laissera couler des pleurs, car le troupeau du Seigneur part en captivité. » Jérémie, voudrait provoquer la contrition du peuple. Les larmes de Jésus prennent leur sens à la fois comme une prière personnelle et comme une prédication prophétique. Jésus pleure ce que Jérusalem devrait pleurer : l’occasion perdue de rencontrer son Dieu. Nous entendons quelquefois les réflexions d’un parent à son enfant : « Mais, enfin écoute ce que je te dis ! » Et l’enfant, qui n’écoute pas, va au désastre. C’est mystérieux que Dieu puisse être mis en échec. Saint Ignace de Loyola, le maitre du discernement, dira que « c’est l’ennemi de la nature humaine qui est à l’œuvre derrière notre mauvaise volonté. » Nous laissons si peu de prise à Jésus doux et humble. Jésus sera vainqueur dans son Amour, il le manifestera sur la croix. Nous sommes remis devant le désir de Dieu pour nous, Dieu est Amour. Jésus a des paroles fortes, il a des gestes de puissance quand il chasse les vendeurs du Temple. Dans nos vies il y a aussi des lieux où il agit avec force.

« ils t’anéantiront, toi et tes enfants qui sont chez toi, et ils ne laisseront pas chez toi pierre sur pierre, parce que tu n’as pas reconnu le moment où Dieu te visitait. »

La paix n’est pas seulement la concorde, la sécurité matérielle ou l’absence d’ennuis ; elle englobe toujours un achèvement et une plénitude qui ne peuvent être reçus que dans l’harmonie avec Dieu. Jésus est venu avec son message de paix, avec ses mains tendues pour la guérison, et sa propre ville n’a pas reconnu en lui la paix de Dieu offerte. Elle a détourné son regard de ce que Dieu lui donnait à voir ; et elle a manqué le moment favorable qu’elle espérait depuis des siècles. Le temps de la conversion, pour nous est aujourd’hui, l’accusateur des frères, celui qui les accuse jour et nuit ne dort pas ! Notre pauvre nature pécheresse peut laisser toutes sortes de prises au menteur. Travailler pour la paix dans le monde, dans nos familles, dans nos cœurs, c’est prendre une attitude de reconnaissance du passage de Dieu. Dieu passe, il nous avertit de mille manières de sa présence, nous pouvons encore lui ouvrir notre cœur. Un temple nouveau peut alors surgir qui fera de nous des pierres vivantes, un Temple auquel l’Esprit Saint donnera lui-même élan et cohésion.


Citation :
Nous demandons la grâce d’entendre les larmes de Jésus, d’entrer dans la connaissance de l’Amour infini de Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Origène (v. 185-253), prêtre et théologien
Homélie 38 sur Luc, PG 13, 1896-1898 (trad. Thèmes et figures, DDB 1984, p146)


« En voyant la ville, Jésus pleura sur elle »

Quand notre Seigneur et Sauveur était proche de Jérusalem, à sa vue, il a pleuré sur elle : « Ah, si en ce jour tu avais compris, toi aussi, le message de paix ! Mais maintenant encore il demeure caché à tes yeux. Oui, des jours vont fondre sur toi où tes ennemis t'environneront de retranchements »... Quelqu'un dira peut-être : « Le sens de ces paroles est clair ; de fait, elles se sont réalisées au sujet de Jérusalem ; l'armée romaine l'a assiégée et dévastée jusqu'à l'extermination, et le temps viendra où il n'en restera plus pierre sur pierre. »

     Je ne le nie pas, Jérusalem a été détruite à cause de son aveuglement, mais je pose la question : ces pleurs ne concernaient-ils pas notre Jérusalem à nous ? Car nous sommes la Jérusalem sur laquelle Jésus a pleuré, nous qui imaginons avoir un regard si pénétrant. Si, une fois instruit des mystères de la vérité, après avoir reçu la parole de l'Évangile et l'enseignement de l'Église..., l'un de nous pèche, il provoquera lamentations et pleurs, car on ne pleure sur aucun des païens, mais sur celui qui après avoir fait partie de Jérusalem a cessé d'en être.

     Des pleurs sont versés sur notre Jérusalem parce qu'en raison de ses péchés « les ennemis vont l'entourer », c'est-à-dire les forces adverses, les esprits mauvais. Ils dresseront autour d'elle un retranchement ; ils l'assiègeront, et « ils n'en laisseront pas pierre sur pierre »... Voilà donc la Jérusalem sur laquelle des pleurs sont versés.













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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Ven 24 Nov 2017 - 14:39

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Entré dans le Temple, Jésus se mit à en expulser les vendeurs.

Jésus est scandalisé en ayant sous les yeux le marchandage qui se fait dans le temple de Jérusalem. Il est profondément affecté de ce repaire de brigands ! « Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi, » disait déjà le prophète. Nous savons tous, par expérience, que dans notre vie chrétienne, les dangers d’appropriation du Don de Dieu sont réels. Le projet de Dieu est contesté, alors il n’oriente plus dans la vérité notre vécu communautaire, familial. Notre maison doit devenir la maison de prière de Jésus, une maison de prière pour tous, pour que nous y portions, dans le silence, le souci de la mission de l’Église. La communauté chrétienne est le lieu d’une perpétuelle conversion. C’est là ou travaille l’Esprit Saint qui la rajeunit sans cesse. Si nos pas sont illuminés par l’Esprit Saint, consolés par lui, nous n’avons pas de difficultés à être fervents malgré les épreuves et la nuit de la foi. Sous le souffle de l’Esprit Saint, tout ce qui ne va pas de soi verra la lumière. Mais, comme dans la première alliance, le rite peut devenir très extérieur à notre vie, il nous faut réagir car le marchandage n’est pas loin. La conversion permanente est une grande grâce. Si elle n’est pas là, la situation peut se dégrader grandement !

Il leur déclarait : « Il est écrit : Ma maison sera une maison de prière. Or vous, vous en avez fait une caverne de bandits. »

C’est là que l’on rend un culte à Dieu. Le grand prêtre, les lévites et les pharisiens ont pourvu à tout, pour les sacrifices : il y a des bœufs, des moutons, il y a le change de l’argent, on peut tout y faire ! Ce constat est celui de tous les temps, il est toujours valable. Il est aussi valable pour nous, jusqu’à ce que Jésus revienne : « Quand je reviendrai, est-ce que je trouverai encore la foi sur terre ? » L’engagement de Dieu perdure et se renforce dans la nouvelle Alliance. C’est dans le Christ que toute l’humanité rencontre Dieu, c’est par le Christ que montent vers Dieu toutes les prières et toutes les offrandes. Nous sommes le temple de Dieu qui n’est pas fait de main d’hommes. Chaque communauté est le lieu d’où montent louanges et sacrifices, « pour la gloire de Dieu et le salut du monde. » Nous sommes appelés à devenir l’accueil de Dieu, le lieu où Dieu œuvre pour l’unité et le salut de l’humanité. Le Corps du Christ ressuscité est en effet pour tous les hommes, le lieu de Dieu.

Et il était chaque jour dans le Temple pour enseigner. Les grands prêtres et les scribes, ainsi que les notables, cherchaient à le faire mourir,

mais ils ne trouvaient pas ce qu’ils pourraient faire ; en effet, le peuple tout entier, suspendu à ses lèvres, l’écoutait. Jésus, en expulsant tout ce qui prenait la place du culte véritable, redonne à Dieu sa place, et le Peuple de Dieu entre en jubilation. Nous ne retrouverons jamais l’adoration si nous ne commençons pas à chasser le marchandage du Temple dans notre vie. « Jésus entra dans le Temple, et se mit à expulser les marchands. » Jésus veut expulser de chez nous tout ce qui n’est pas d’abord « adoration en esprit et en vérité. » Par le fait même, il enlève tout ce qui n’est pas amour du Dieu véritable. Il s’agit d’une conversion dans sa racine qui est l’adoration du Dieu vivant. Chacun pour sa part, en son corps et en son cœur, devient la maison de prière du Dieu de miséricorde. Chacun, uni à la prière du Christ, Fils de Dieu, exerce au nom de toute l’humanité la fonction de prière de l’Église Epouse. Nous sommes conviés au rassemblement universel de toute l’humanité dans l’unique Corps du Christ. Toute la communauté, à partir des pierres vivantes que nous sommes, « grandit en un temple saint, dans le mystère du Seigneur Jésus. » La Parole de Dieu est si vraie : « cherchez d’abord le Royaume et sa justice, et le reste vous sera donné par surcroît. »


Citation :
Nous demandons la grâce d’entendre cette parole et d’entrer dans le mystère de Jésus qui nous sauve.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Le Missel romain
Préface de la fête de la dédicace d'une église


« Ma maison sera une maison de prière » (Is 56,7)

Vraiment, il est juste et bon de te rendre gloire,
de t'offrir notre action de grâce, toujours et en tout lieu,
à toi, Père très bon, Dieu éternel et tout-puissant.

Dans ta bonté pour ton peuple,
tu veux habiter cette maison de prière,
afin que ta grâce toujours offerte
fasse de nous un temple de l'Esprit (1Co 3,16)
resplendissant de ta sainteté.
De jour en jour, tu sanctifies l'Épouse du Christ,
l'Église dont nos églises d'ici-bas sont l'image,
jusqu'au jour où elle entrera dans la gloire du ciel,
heureuse de t'avoir donné tant d'enfants.

C'est pourquoi, avec les anges et tous les saints,
nous chantons et proclamons : Saint ! Saint ! Saint !..












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Dernière édition par Lumen le Sam 25 Nov 2017 - 16:07, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Sam 25 Nov 2017 - 15:26

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


Quelques sadducéens – ceux qui soutiennent qu’il n’y a pas de résurrection – s’approchèrent de Jésus et l’interrogèrent : « Maître, Moïse nous a prescrit : Si un homme a un frère qui meurt en laissant une épouse mais pas d’enfant, il doit épouser la veuve pour susciter une descendance à son frère.

« Donner une descendance à son frère » est une manière de « survivre » selon le « monde » quand on a pas la joie de croire, à la suite de Jésus en la Résurrection des morts ! En suivant Jésus, celui qui croit ouvre son cœur à l’amour infini de Dieu qui ne meurt pas. Ainsi le pauvre de la première alliance qui croyait déjà en la résurrection des morts n’est pas oublié pour toujours à sa solitude, jamais ne périt l’espoir du malheureux. Il y a un bonheur selon Dieu qui peut-être vécu comme malheur pour le monde qui ne connait pas Dieu comme le manifestent les sadducéens ! Cette interprétation du sens de la vie est très mystérieuse, elle fera dire à Saint Augustin : "Deux amours mènent le monde, l’amour de Dieu jusqu’à « l’oubli » de soi ; et l’amour de soi jusqu’au mépris de Dieu." « L’oubli » de soi est bonheur selon Dieu car il ouvre à l’infini de l’amour.

"Or, il y avait sept frères : le premier se maria et mourut sans enfant ; de même le deuxième,

puis le troisième épousèrent la veuve, et ainsi tous les sept : ils moururent sans laisser d’enfants. Finalement la femme mourut aussi. Eh bien, à la résurrection, cette femme-là, duquel d’entre eux sera-t-elle l’épouse, puisque les sept l’ont eue pour épouse ? » « Les sept ! » ce chiffre contient le sens d’une plénitude ! Mais dans cette perspective elle est vide, sans fécondité ! La compréhension de l’énigme de la vie se réalise dans un mystère de foi en la vie et dans l’amour qui est à renouveler chaque jour. Devenus pauvres, nous pouvons nous appuyer sur Dieu seul, et aujourd’hui il nous est possible de croire en Jésus qui par sa Résurrection d’entre les morts devient notre espérance, une espérance totale et absolue : « Je sais en qui j’ai mis ma confiance. » Tenir bon dans le Christ, nous pouvons le faire à l’école de Marie, la mère de Jésus, la femme éprouvée dans sa foi, éprouvée dans son espérance, éprouvée dans son amour ; Elle a tenu bon envers et contre tout.

"Jésus leur répondit : « Les enfants de ce monde prennent femme et mari. Mais ceux qui ont été jugés dignes d’avoir part au monde à venir et à la résurrection d’entre les morts ne prennent ni femme ni mari,",

car ils ne peuvent plus mourir : ils sont semblables aux anges, ils sont enfants de Dieu et enfants de la résurrection. Que les morts ressuscitent, Moïse lui-même le fait comprendre dans le récit du buisson ardent, quand il appelle le Seigneur le Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob. Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants. Tous, en effet, vivent pour lui. » Alors certains scribes prirent la parole pour dire : « Maître, tu as bien parlé. » Et ils n’osaient plus l’interroger sur quoi que ce soit. Le Dieu d’Abraham, c’est le Dieu de l’homme qui a cru envers et contre tout. Le Dieu d’Isaac préfigure Jésus quand son père va l’offrir en sacrifice pour que nous ayons la vie. Le Dieu de Jacob, c’est le Dieu de celui qui combat avec Dieu, il est plein d’espérance mais demeurera blessé à la hanche. Après ce combat, son équilibre est en Dieu et non plus en l’homme. Le Dieu vivant est le Dieu des vivants, le Dieu ce ceux pour lesquels la mort est un passage vers la vie.


Citation :
Nous demandons la grâce d’une espérance inconditionnelle en Dieu qui nous aime, en Jésus qui nous sauve.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Pacien de Barcelone (?-v. 390), évêque
Sermon sur le baptême, 6 ; PL 13,1093 (trad. Orval ; cf bréviaire 19e sam. )


« Vivre, c'est le Christ » (Is 56,7)

Nous ne mourrons plus désormais. Même si nous sommes détruits en notre corps, nous vivrons dans le Christ, comme lui-même l'a dit : « Celui qui croit en moi, même s'il meurt, vivra » (Jn 11,25). Nous pouvons être certains ; le Seigneur lui-même en témoigne ; qu'Abraham, Isaac, Jacob et tous les saints de Dieu sont en vie. C'est justement de ceux-là que le Seigneur a dit : « Ils sont tous vivants ; car Dieu est le Dieu des vivants et non des morts ». Et l'apôtre Paul dit de lui-même : « Pour moi, vivre c'est le Christ, et mourir m'est un gain ; mon souhait, c'est de m'en aller pour être avec le Christ » (Ph 1,21-23)...

     Voilà bien ce que nous croyons, mes frères, et « si nous mettons nos espoirs en ce siècle-ci, nous sommes les plus malheureux des hommes » (1Co 15,19). La vie de ce monde, pour les animaux domestiques ou sauvages et pour les oiseaux, est ; comme vous pouvez le constater ; plus ou moins longue que la nôtre. Ce qui est propre à l'homme, c'est ce que le Christ lui a donné par son Esprit : c'est-à-dire la vie éternelle, mais à condition que nous renoncions désormais au péché. Car la mort résulte du péché et est évitée par la vertu ; la vie est détruite par le péché et conservée par la vertu. « Le salaire du péché, c'est la mort, tandis que le don de Dieu, c'est la vie éternelle par notre Seigneur Jésus Christ » (Rm 6,23).













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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Dim 26 Nov 2017 - 16:05

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Dimanche 26 novembre 2017 : Fête de la Solennité de Jésus Christ, Roi de l'Univers (visible et invisible).


Les saints du jour (Dimanche 26 novembre)


Saint Conrad, Évêque de Constance en Allemagne (900-† 975).

Saint Humble de Bisignano, Frère Franciscain (1582-1637).

Saint Jean Berchmans Jésuite belge (+ 1621)

Saint Léonard de Port-Maurice, Prêtre Franciscain (1676-1751).

Bienheureuse Delphine de Sabran, épouse de Saint Elzéar (1283-1360).

Bienheureuse Gaetana Sterni, Fondatrice des Filles de la Divine Volonté (1827-1889).

Bienheureux Jacques (Giacomo) Alberione, Prêtre et Fondateur
de la « Famille Paulinienne » (1884-1971).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 






Homélie :


« Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siégera sur son trône de gloire. Toutes les nations seront rassemblées devant lui ; »

il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des boucs : il placera les brebis à sa droite, et les boucs à gauche. Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : “Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde. Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi !” Nous célébrons, en ce dernier dimanche de l’année liturgique, la solennité du Christ Roi de l’univers. Il donne un sens concret à notre vie chrétienne. Le Christ est le roi de l’univers, toute chose est créée en lui et pour lui, sa royauté est manifestée sur toute la terre. Par la foi, nous pouvons dire : notre demeure, c’est lui ; notre vie, c’est de vivre en sa présence ; servir, c’est le servir. Il y a ainsi ceux qui ont vécu une vie toute ordinaire dans le Christ sans regarder le bien qu’ils ont fait autour d’eux ! « Seigneur quand sommes-nous venus jusqu’à toi ? » La véritable vie est de montrer l’importance de l’enjeu accroché à cette vie unique que Dieu nous a donnée. Le Seigneur sait qui nous sommes, il connaît ses brebis chacune par son nom. Le Christ Jésus nous rappelle une vérité claire et essentielle : L’amour est d’une importance première et dernière. La charité est le noeud de la perfection, celui qui aime accomplit toute la loi.

"Alors les justes lui répondront : “Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu… ?

tu avais donc faim, et nous t’avons nourri ? tu avais soif, et nous t’avons donné à boire ? tu étais un étranger, et nous t’avons accueilli ? tu étais nu, et nous t’avons habillé ? tu étais malade ou en prison… Quand sommes-nous venus jusqu’à toi ?” Et le Roi leur répondra : “Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.” Par nous, le Christ vient lui-même au secours de ces petits qui sont ses frères. La volonté du Père est que tous ses petits soient sauvés par Jésus et par les amis de Jésus. Cet Évangile met en œuvre une attitude mariale. Il nous rappelle la réflexion de Marie à l’Annonciation : "Qu’il me soit fait selon ta parole." La parole de Dieu n’est pas une parole humaine, c’est Dieu qui nous parle, c’est Dieu qui fait son œuvre en nous et avec nous, même si nous n’en avons pas conscience. Édifier le Corps du Christ qui est l’Eglise ne peut pas se faire sans le Christ dans son Eucharistie : "C’est mon Corps, c’est mon Sang livré pour vous" dit-il. C’est la nourriture véritable qui nous donne la vie. Nous avons besoin de nous laisser transformer par Jésus, par son Corps et par son Sang, pour avoir cette sensibilité divine et reconnaître « ces petits » qui sont ses frères.

Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche : “Allez-vous-en loin de moi, vous les maudits, dans le feu éternel préparé pour le diable et ses anges.

Car j’avais faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ; j’avais soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ; j’étais un étranger, et vous ne m’avez pas accueilli ; j’étais nu, et vous ne m’avez pas habillé ; j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.” Alors ils répondront, eux aussi : “Seigneur, quand t’avons-nous vu avoir faim, avoir soif, être nu, étranger, malade ou en prison, sans nous mettre à ton service ?” Il leur répondra : “Amen, je vous le dis : chaque fois que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous ne l’avez pas fait.” Et ils s’en iront, ceux-ci au châtiment éternel, et les justes, à la vie éternelle. » Dieu est amour, quiconque se refuse à aimer se met de lui-même en-dehors de Dieu. Il se jette hors de sa Lumière et, par là même, se plonge dans les ténèbres extérieures. Celui qui n’aime pas demeure dans la mort, écrit saint Jean. L’Evangile énonce que ce sera à l’amour que nous aurons manifesté sur cette terre aux petits qui sont les frères de Jésus que nous serons examinés. La parabole est une représentation imagée qui reprend la figure du pasteur triant son troupeau, tel qu’en parle le prophète Ezéchiel. L’enseignement dans l’Esprit est donné, l’alternative est bel et bien posée. Le Royaume de Dieu est l’offre d’un don sans partage, et le fruit d’un choix qui s’adresse à notre liberté d’enfant de Dieu. Ou l’on pénètre à l’intérieur de cet Amour et c’est pour toujours, ou l’on choisit de se maintenir dehors ! Notre merveilleuse et terrible liberté peut nous conduire jusque là, à tout jamais. Par nous, c’est Dieu lui-même qui prend soin de ses petits.


Nous demandons la grâce de nous laisser déranger par la Parole de Dieu.

Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Concile Vatican II 
Constitution sur l'Église « Lumen gentium », § 13


Roi et Seigneur (Is 56,7)

Tous les hommes sont appelés à former en Jésus Christ le nouveau peuple de Dieu. En conséquence, ce peuple doit, sans cesser d'être un et unique, s'étendre au monde entier et à tous les siècles afin que s'accomplisse le dessein de Dieu..., qui a voulu rassembler en un seul corps ses enfants dispersés (Jn 11,52). À cette fin, Dieu a envoyé son Fils qu'il a constitué héritier de toutes choses (He 1,2) pour être Maître, Roi et Prêtre de l'univers, chef du peuple nouveau et universel des fils de Dieu. À cette fin aussi, Dieu a envoyé l'Esprit de son Fils, qui est Seigneur et qui donne la vie (Credo) et qui est, pour toute l'Église et pour chacun des croyants, principe de rassemblement et d'unité dans « l'enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain et les prières » (Ac 2,42). 

En toutes les nations de la terre subsiste l'unique Peuple de Dieu, puisque c'est de toutes les nations qu'il tire ses membres, citoyens d'un royaume dont le caractère n'est pas terrestre mais bien céleste. Car tous les fidèles dispersés à travers le monde sont en communion les uns avec les autres dans l'Esprit Saint... Mais comme « le Royaume du Christ n'est pas de ce monde » (Jn 18,36), l'Église, peuple de Dieu, en introduisant ce royaume, n'enlève rien au bien temporel des peuples, quels qu'ils soient. Au contraire, elle favorise et assume, dans la mesure où ces choses sont bonnes, les talents, les richesses, les coutumes des peuples, et en les assumant, les purifie, les renforce et les élève. 

L'Église sait en effet qu'il lui faut resserrer ses rangs autour de ce Roi, car c'est à lui que les nations ont été données en héritage (Ps 2,8.), c'est vers son royaume qu'afflueront richesses et présents (Ps 71,10 ; Is 60,4 ; Ap 21,24). Ce caractère d'universalité qui distingue le peuple de Dieu est un don du Seigneur lui-même qui porte l'Église catholique à s'employer sans arrêt à rassembler toute l'humanité et la totalité de ses biens sous le Christ Chef, en l'unité de son Esprit.














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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Lun 27 Nov 2017 - 17:19

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Lundi 27 novembre 2017 : Le lundi de la 34e semaine du temps ordinaire


Fête de Notre-Dame de la Médaille Miraculeuse (1830).


Les saints du jour (Lundi 27 novembre)


Saint Jacques l'Intercis Officier supérieur perse martyr (+ v. 421)

Saint Maxime de Lérins (ou de Riez), Évêque de Riez († v. 460).

Saint Virgile, Abbé et Évêque de Salzbourg (✝ 784).


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


Levant les yeux, il vit les gens riches qui mettaient leurs offrandes dans le Trésor.

Jésus porte à notre attention des gens importants qui apportent de riches offrandes. Et deux piécettes tombent dans un tronc, Jésus ne voit plus alors que cette femme, il n’entend que ces deux piécettes. L’enseignement de la Parole est très important pour notre vie ! « Cette pauvre veuve a mis plus que tout le monde, » affirme Jésus qui n’a pas le même regard que nous. Nous évaluons ce que nous donnons en fonction de ce que cela nous a coûté, de ce à quoi nous avons renoncé. Notre don dit notre valeur, nos qualités, notre générosité à nos propres yeux. Jésus ne parle pas de ce que nous donnons, mais ce que nous gardons. C’est la différence entre cette femme et les riches qui déposent leur offrande dans le trésor : elle n’a rien gardé. « Aimer, c’est tout donner » chante Thérèse de Lisieux. Nous voulons porter beaucoup d’attention, être réceptifs à ce que Jésus nous dit pour être particulièrement disponible à l’œuvre de Dieu. Nous ajustons notre marche dans la foi et la prudence, tenant compte de la part divine et de la part humaine de notre être, ce qui relève de la foi et ce qui relève de la prudence.

Il vit aussi une veuve misérable y mettre deux petites pièces de monnaie.

Alors il déclara : « En vérité, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis plus que tous les autres. On ne peut tout donner dans notre vie que lorsque nous avons rencontré Dieu dans sa providence. Nous préparons nos cœurs à sa rencontre, pour découvrir la source de tout amour qui se livre à nous sans rien attendre en retour et sans rien retenir pour soi. Jésus doit régner dans nos vies comme dans celle de cette femme qui fait tomber dans le tronc toute sa richesse, ces deux piécettes. Jésus nous dit qu’elle a donné plus que tous les autres, cela nous fait réfléchir sur la place du Don dans notre vie. Sommes-nous en train de calculer, de donner de notre superflu, cela dit quelque chose du don de Dieu pour nous, sur notre manière de le mettre en œuvre. Certes il convient d’être prudent, mais nous pouvons nous mettre au centre de la situation et ne pas nous mettre dans une attitude de foi. Jésus nous dit : « Soyez candides comme des colombes, et prudents comme des serpents. » Si la nature humaine a des lois que nous respectons, nous participons aussi à la vie divine qui a ses propres repères. Il n’y a pas là de contradictions, mais des paradoxes. Il faut que la foi et la grâce l’emportent, ce qui n’est pas toujours facile pour nous.

Car tous ceux-là, pour faire leur offrande, ont pris sur leur superflu mais elle, elle a pris sur son indigence : elle a mis tout ce qu’elle avait pour vivre.

Une petite pièce prise sur peu de bien, l’emporte sur un trésor tiré de l’abondance ! Nous ne calculons pas ce qui est donné mais ce qui reste, personne n’a donné davantage que celle qui n’a rien gardé pour elle. Nous avons la certitude absolue que Dieu ne peut pas nous lâcher. Saint Ambroise commente : "Le Seigneur enseigne comme il convient d’être miséricordieux et généreux envers les pauvres, sans s’arrêter à la pensée de sa pauvreté ; car la générosité ne se calcule pas d’après l’abondance du patrimoine, mais d’après la disposition à donner. C’est pourquoi la parole du Seigneur fait préférer à tous cette veuve dont il est dit : « Cette veuve a donné plus que tous. » Marie est la pauvre veuve qui a tout donné à la Croix, tout ce qu’elle avait pour vivre. En donnant Jésus, icône du Père, elle a tout donné. Nous avons en elle un exemple étonnant. L’apôtre reprendra cette parole : Le Père, en nous donnant son Fils, nous a tout donné, il a tout donné en nous donnant Jésus. Jésus quand il nous donne son corps et son sang, et qu’il nous donne Marie, a tout donné, il nous invite à tout lui donner pour être heureux.


Nous demandons la grâce d’une foi toute renouvellée pour que notre vie soit de plus en plus belle.

Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église
Sermon sur le diable tentateur (trad. bréviaire)


« Elle a pris sur son indigence » (Is 56,7)

Voici cinq chemins de la conversion : d'abord la condamnation de nos péchés, puis le pardon accordé aux offenses du prochain ; le troisième consiste dans la prière ; le quatrième dans l'aumône ; le cinquième dans l'humilité. Ne reste donc pas inactif, mais chaque jour emprunte tous ces chemins ; ce sont des chemins faciles et tu ne peux pas prétexter ta misère.

     Car, même si tu vis dans la plus grande pauvreté, tu peux abandonner ta colère, pratiquer l'humilité, prier assidûment et condamner tes péchés ; ta pauvreté ne s'y oppose nullement. Alors que sur ce chemin de la conversion il s'agit de donner ses richesses, même la pauvreté ne nous empêche pas d'accomplir le commandement. Nous le voyons chez la veuve qui donnait ses deux piécettes.

     Voilà donc comment soigner nos blessures ; appliquons ces remèdes. Revenus à la vraie santé, nous nous approcherons hardiment de la table sainte et avec beaucoup de gloire nous irons à la rencontre du roi de gloire, le Christ. Obtenons les biens éternels par la grâce, la miséricorde et la bonté de Jésus Christ notre Seigneur.














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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Mar 28 Nov 2017 - 14:01

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Mardi 28 novembre 2017 : Le mardi de la 34e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Mardi 28 novembre)


Saint Hilaire et Quieta Epoux à Dijon (+ 450)

Saint Etienne le Jeune moine et martyr à Constantinople (+ 764)

Saint Jacques de la Marche, Frère Mineur à Naples (1391-1476).

Sainte Catherine Labouré, Vierge, Religieuse des Filles de la Charité (1806-1876).


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


"Comme certains parlaient du Temple, des belles pierres et des ex-voto qui le décoraient, Jésus leur déclara : « Ce que vous contemplez, des jours viendront où il n’en restera pas pierre sur pierre : tout sera détruit. »

Au lendemain de la fête du Christ Roi, la liturgie nous fait méditer longuement sur l’avenir. Jésus le fait dans le langage traditionnel des apocalypses et dans un cadre qui englobe la terre et le ciel, le soleil, la lune et les étoiles. Certes Jésus a en vue des événements proches : la ruine du Temple de Jérusalem, il fait aussi allusion aux épreuves et aux persécutions qui frapperont les disciples. Jésus nous dit l’illusion qu’il pourrait y avoir à bâtir le Royaume de Dieu à l’extérieur du mystère de son amour infini ! Nous voulons toujours bâtir quelque chose de beau, selon nos vues, être généreux ! C’est ainsi, que progressivement, nous entrons dans l’illusion que nous pourrions bâtir ainsi le Royaume de Dieu par nous-même. Jésus nous a dit : "Mon Royaume n’est pas de ce monde." Il nous faut nous rappeler qu’une seule chose demeure, l’union de notre cœur au Cœur de Dieu. C’est dans la pauvreté et dans la petitesse, dans une union d’amour que s’établit un lien d’amour les uns avec les autres. Tout ce qui est ainsi tissé tiendra bon, tout le reste s’évanouira.

« Ils lui demandèrent : « Maître, quand cela arrivera-t-il ? Et quel sera le signe que cela est sur le point d’arriver ? » Jésus répondit : « Prenez garde de ne pas vous laisser égarer, car beaucoup viendront sous mon nom, et diront : “C’est moi”, ou encore : “Le moment est tout proche.” Ne marchez pas derrière eux !

Quand vous entendrez parler de guerres et de désordres, ne soyez pas terrifiés : il faut que cela arrive d’abord, mais ce ne sera pas aussitôt la fin. » Derrière la destruction du Temple se profilent les signes de la fin du monde, l’histoire du monde est entrée dans sa phase définitive avec la venue de Jésus. Derrière le jugement de Jérusalem, nous discernons la venue du Fils de l’Homme. Il faut espérer, il faut veiller, inutile de prévoir. Une transformation fondamentale est à réaliser dans le monde et dans notre vie. C’est le « passage » d’un temple de pierre à un « Temple » tout intérieur qui est notre cœur. L’Esprit Saint est l’Acteur principal de la civilisation de l’Amour qui annonce le Royaume de Dieu. C’est Jésus qui opère notre conversion : « Que nous mangions, que nous buvions, » nous le faisons "dans le Christ Jésus." Nous sommes unis au Christ et à Marie dans une unité toute nouvelle qui nous fait réaliser le Corps du Christ.

« Alors Jésus ajouta : « On se dressera nation contre nation, royaume contre royaume. Il y aura de grands tremblements de terre et, en divers lieux, des famines et des épidémies ; des phénomènes effrayants surviendront, et de grands signes venus du ciel.

Jésus annonce la ruine du Temple en donnant une consigne valable en tout temps d’épreuve : Prenez garde de ne pas vous laisser abuser par les faux messies. L’avenir n’appartient qu’à Dieu seul, mais nous avons le temps du jour pour le servir et l’aimer, nous avons l’espace de notre cœur pour accueillir la parole de Jésus. Dans la violence du monde qui ne reçoit pas cet amour, au sommet de la Croix Jésus s’écriera : "J’ai soif !" C’est un cri pour la réalisation d’une Humanité nouvelle. Le Royaume de Dieu relève les défis de la violence pour bâtir la civilisation de l’amour. Unis à Jésus dans sa Passion et à l’Esprit Saint, nous voulons bâtir le Corps du Christ en priant sans cesse. Dans la vie des baptisés le règne de Dieu s’élabore dans le nouvel amour qui nous habite. Dans le Corps du Christ nous tissons des liens d’amour qui permettent au Christ d’étendre son règne de Paix à travers tout l’univers. Jésus bénit le Père d’avoir révélé ce mystère aux pauvres et aux tout-petits.


Nous demandons la grâce de trouver une grande joie dans le Christ qui nous fait déjà vivre divinement sur la terre.

Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Jean-Paul II (1920-2005), pape
Message aux catholiques d'Autriche, juin 1982
(trad. DC 1835, 15/8/82 , p. 753)  - Copyright © Libreria Editrice Vaticana


« On se dressera nation contre nation » (Is 56,7)

Vu les multiples dangers et menaces contre l'existence de l'humanité, les chrétiens luttent de toute la force de leur espérance en union avec tous les hommes de bonne volonté pour un avenir plus sûr, digne d'être vécu. De plus, ce qui nous anime ce n'est pas seulement une espérance purement terrestre, mais aussi et surtout cette espérance qui provient de la foi, dont le fondement et le but sont en définitive Dieu lui-même : Dieu qui, dans le Christ Jésus, a dit son oui définitif à l'homme. Avec sa croix et sa résurrection, le Christ a vaincu toute souffrance et toute calamité du monde, devenant ainsi pour nous tous le signe de l'espérance.

     L'espérance est une vertu divine ; elle est foncièrement un don que vous obtiendrez déjà... à force de prier Dieu avec les autres et pour les autres... Nous, les chrétiens, nous avons également le devoir de manifester publiquement notre espérance et de la donner en partage à autrui. Par nos paroles et actions, riches d'espérance, nous aiderons les autres à vaincre la peur de vivre, la résignation et l'indifférence, et à avoir confiance en Dieu et dans les hommes. Comme disciples du Christ..., vous offrirez à l'homme d'aujourd'hui, environné de mille menaces et plein de confusion, la parole et l'espérance qui rendent libres.














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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Mer 29 Nov 2017 - 14:24

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Mercredi 29 novembre 2017 : Le mercredi de la 34e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Mercredi 29 novembre)


Saint Sernin (ou Saturnin), Évêque et martyr († vers 250).

Saint Radboud évêque d'Utrecht aux Pays-Bas (+ 917)

Saint François-Antoine Fasani, Prêtre de l’Ordre des Mineurs conventuels (1681-1742).

Bienheureux Denis de la Nativité (Pierre Berthelot) et Rédempt de la Croix (Thomas
Rodriguez de Cusna), martyrs.



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.[/size]


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


"Mais avant tout cela, on portera la main sur vous et l’on vous persécutera ; on vous livrera aux synagogues et aux prisons, on vous fera comparaître devant des rois et des gouverneurs, à cause de mon nom. Cela vous amènera à rendre témoignage."

Le Dieu tout puissant, créateur du ciel et de la terre, est venu habiter notre humanité ! Conçu en la Vierge Marie, né d’elle, Jésus est le Sauveur du monde. Nous contemplons ce mystère de Dieu présent qui se donne à nous. Non seulement Jésus s’est fait chair, mais il s’est fait Pain de vie ! La persécution surgit lorsque nous agissons selon la manière du Christ, dans toutes les situations de notre vie. Jésus est le Roi vainqueur de la vie et de la mort par son Amour victorieux. C’est ainsi qu’il a rendu témoignage de l’Amour infini de Dieu pour nous. Nous sommes dans le rayonnement cet amour. Des liens nouveaux apparaissent alors dans notre vie, faisant surgir cette nouvelle réalité de l’Amour. Une opposition se fait jour entre l’Esprit de Dieu, et celui du prince de ce monde. C’est à travers les événements et les affrontements de notre vie que nous percevons cette adversité qui prend forme sous nos yeux. Pour nous libérer, Jésus a pris un chemin d’humilité, le chemin de l’humanité. L’amour est au-delà de la vie et de la mort !

"Mettez-vous donc dans l’esprit que vous n’avez pas à vous préoccuper de votre défense."

C’est moi qui vous donnerai un langage et une sagesse à laquelle tous vos adversaires ne pourront ni résister ni s’opposer. La Parole qui naîtra en nous sera inspirée par l’Esprit Saint. Cette parole dit ce que notre cœur éprouve, ce qu’il ressent. Notre cœur aspire à la Vie en recevant l’Esprit Saint qui se donne à lui. Nous entrons ainsi dans le mystère de l’humanité divine qui nous régénère à la suite de Jésus, en prenant son chemin d’amour : « On portera la main sur vous, on vous persécutera. » Il est si « mystérieux » ce rejet de Jésus par l’humanité. Ce rejet de l’amour du Christ est impossible à saisir avec notre intelligence. C’est le mystère d’iniquité qui se manifeste. Nous demandons à Marie un regard d’amour pour Jésus qui ne s’est pas défendu dans ses épreuves. Nous pouvons imaginer sa souffrance devant le rejet de son enfant ! « On vous persécutera. On vous livrera aux synagogues, on vous jettera en prison. » Chaque fois que Jésus rencontrait la contradiction, elle habitait cet Amour infini. La parole vient du plus profond du cœur pour offrir cet Amour.

"Vous serez livrés même par vos parents, vos frères, votre famille et vos amis, et ils feront mettre à mort certains d’entre vous."

Vous serez détestés de tous, à cause de mon nom.
Mais pas un cheveu de votre tête ne sera perdu. C’est par votre persévérance que vous garderez votre vie.
L’Esprit Saint réalise à partir de l’humanité de Jésus, le salut de tous. Jésus nous invite ardemment à prendre le même chemin que lui. Il nous prie de croire que nous lui ressemblerons à l’heure où notre chemin de foi ne sera pas facile. Il nous faut comprendre qu’un humanisme nouveau est en train de naitre. « Pas un cheveu de votre tête ne sera perdu. » Cette communion d’amour est notre sanctification. La terre est inadéquate à l’amour infini de Dieu. Toutes nos puissances de vie et d’amour, notre intelligence et notre cœur sont un don reçu de Dieu. Plus la fin de notre vie approche, plus nous voulons correspondre à Jésus, lui devenir semblables. Jésus vient pour nous rassurer devant le chemin exigeant d’être ses ambassadeurs, de lui rendre témoignage. Un jour du temps, il est sorti de son Père pour nous assurer de sa prière lorsque se présentera à nous des temps difficiles. "Mettez-vous dans la tête que vous n’avez pas à vous soucier de votre défense. Il ne nous faut pas nous laisser toucher par le mal et le mensonge."



Nous demandons la grâce de participer à cette royauté d’amour.

Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
2ème Discours sur le psaume 26


« Pas un cheveu de votre tête ne sera perdu.
C'est par votre persévérance que vous obtiendrez la vie »

« Contre moi se sont levés de faux témoins qui soufflent la violence » (Ps 26,12)... Le psalmiste se débat entre les mains de ceux qui le poursuivent et le tourmentent ; il perd le souffle, il peine, mais il tient bon ; il garde assurance car Dieu le soutient, Dieu l'aide, Dieu le conduit, Dieu le guide. À la fois transporté de joie par ce qu'il a pu admirer et chanter, et accablé de gémissements par ce qu'il a dû souffrir, à la fin il respire et s'écrie : « Je le crois, je verrai la bonté du Seigneur sur la terre des vivants » (v.13). Oh, qu'elle est douce la bonté du Seigneur, immortelle, incomparable, éternelle, immuable ! Et quand te verrai-je, ô bonté du Seigneur ? « Je le crois, je te verrai », mais non sur la terre des mortels, « sur la terre des vivants ». Le Seigneur me fera sortir de la terre des mortels, lui qui a daigné pour moi accepter cette terre des mortels et mourir entre les mains des mortels...

     Écoutons, nous aussi, la voix du Seigneur qui d'en haut nous exhorte, nous console ; écoutons la voix de celui que nous avons pour père et pour mère (cf v. 10). Car il a entendu nos gémissements, il a vu nos soupirs, il a sondé les désirs de notre cœur, « la seule chose que nous demandons » (v. 4). Grâce à l'intercession du Christ, il a accueilli favorablement notre unique prière, notre unique demande. Et tandis que nous achevons notre pèlerinage en ce monde, même si la route est longue, il ne refusera pas ce qu'il a promis. Il nous dit : « Espère dans le Seigneur ». Il est tout-puissant celui qui a promis, il est véridique, il est fidèle. « Espère dans le Seigneur, agis avec courage » (v.14). Ne te laisse donc pas troubler.














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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Jeu 30 Nov 2017 - 12:42

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Jeudi 30 novembre 2017 : Le jeudi de la 34e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Jeudi 30 novembre)


Samson Ancien Testament : Dernier grand juge d'Israël

Saint André, Apôtre et martyr († v. 62).

Saint Tugdual Evêque de Tréguier (+ 558)

Saint Joseph Marchand, Prêtre, Missionnaire des Missions étrangères de Paris (m.e.p.) et martyr († 1835).


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


"Comme il marchait le long de la mer de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et son frère André, qui jetaient leurs filets dans la mer ; car c’étaient des pêcheurs."

En fêtant saint André, le frère de Simon Pierre, nous sommes remis devant notre appel : Venez. Jésus commence sa prédication par un appel. Il prend l’initiative, c’est lui qui appelle ces deux hommes « à sa suite. » Le oui de ces hommes implique un changement de vie radical, ils deviendront ‘pêcheur d’hommes,’ dans un don de soi total. Aussitôt ! Ils répondent immédiatement à l’exigence radicale de Jésus, ils quittent tout. Nous assistons ainsi à une nouvelle naissance de l’Eglise. Alors que ces hommes étaient en plein travail, Jésus les appelle au cœur de leur vie quotidienne. C’est pour eux une révolution qui change la face de leur vie. Un chemin nouveau s’ouvre pour toujours devant eux. Deux pêcheurs qui faisaient leur travail de tous les jours sont appelés à construire le Royaume de Dieu. Nous acceptons, nous aussi, de vivre cette aventure avec le courage d’une réponse inconditionnelle. Nous remettons notre désir dans le désir de Dieu, habités par le désir de faire sa volonté. Le désir de Dieu est amour pour nos lieux de vie. Dans l’humilité, nous contemplons le chemin de Dieu en nous, en chaque communauté. C’est la reconnaissance de l’autre pour un plus grand amour, là, nous réalisons l’œuvre de Dieu,

"Jésus leur dit : « Venez à ma suite, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. » Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent."

André est avec Jean le Baptiste, dans l’Evangile de Jean, quand Jésus passe, il entend Jean le Baptiste dire qu’il est l’Agneau de Dieu. Il demande ou le Maître demeure, « Venez et voyez, » dit Jésus. Sans hésiter, et avec beaucoup de simplicité, il se met à suivre Jésus. Jean, raconte comment André invite son frère, Simon, pour le rapprocher de Jésus, il lui dit : « Nous avons trouvé le Messie, » et il l’amène à lui. Il est le premier à confesser Jésus comme Messie. Sans attendre, il gagne son frère Simon pour Jésus. C’est Simon qui deviendra le premier Pape de l’histoire de l’Eglise. Nous sommes témoins de la hâte des apôtres. « Aussitôt, laissant leurs filets, laissant leur barque et leur père, ils le suivirent. » Dès que nous avons entendu l’appel qui vient de Dieu, nous voulons l’accueillir. Notre fidélité donne du sens à tout ce que nous faisons. Nous achevons en Dieu le mystère de la création. Dans notre foi, nous recevons le monde en transformation, en marche vers Dieu. Là, nous trouvons la finalité et les raisons de notre nouveau travail. C’est ainsi que nous bâtissons la civilisation de l’amour.

"De là, il avança et il vit deux autres frères, Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient dans la barque avec leur père, en train de réparer leurs filets. Il les appela."

Aussitôt, laissant la barque et leur père, ils le suivirent. Nous avons entendu nous aussi la voix de Jésus, et nous voulons le suivre pour demeurer dans le désir de Dieu. Nous savons que travailler à l’unité de nos familles, de nos foyers, de nos communautés, nous oblige à chaque instant de « tout laisser, » pour suivre Jésus. André est toujours nommé en relation avec son frère Pierre, il est le frère de Pierre. Nous voulons, dans cette fraternité nouvelle, prier pour demander la réalisation de l’unité des Églises « Orthodoxes » et « Catholique. » Que ces Églises-sœurs réalisent la volonté de Dieu qui est l’unité de l’Église. Ainsi l’Eglise du Christ vivra de ces « deux poumons. » C’est la victoire de l’amour dans toutes les dimensions de notre vie. André emmène à Jésus les Grecs qui veulent rencontrer le Messie. Comme lui, nous avons une mission à accomplir, nous sommes les premiers appelés à la nouvelle évangélisation. Toutes les occasions nous sont données pour faire connaître Jésus autour de nous. Les apôtres ont tout quitté pour suivre Jésus. Il ont donné leur vie pour l’annonce de l’Evangile.


Citation :
Nous demandons en cette fête de saint André, la grâce de l’unité pour l’Eglise.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Benoît XVI, pape de 2005 à 2013
Audience générale du 14/06/06 (trad. DC 2362, p. 663 © Libreria Editrice Vaticana)


Saint André, apôtre du monde grec

La première caractéristique qui frappe chez André, le frère de Simon Pierre, c'est son nom ; il n'est pas hébraïque, comme on aurait pu s'y attendre, mais grec, signe non négligeable d'une certaine ouverture culturelle de sa famille... À Jérusalem, peu avant la Passion, des Grecs étaient venus dans la ville sainte...pour adorer le Dieu d'Israël en la fête de la Pâque. André et Philippe, les deux apôtres aux noms grecs, servent d'interprètes et de médiateurs auprès de Jésus à ce petit groupe... Jésus dit aux deux disciples, et par leur intermédiaire au monde grec : « L'heure est venue pour le Fils de l'homme d'être glorifié. Amen, amen, je vous le dis, si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul, mais s'il meurt, il donne beaucoup de fruit » (Jn 12,23-24). Que signifient ces paroles dans ce contexte ? Jésus veut dire : oui, la rencontre entre moi-même et les Grecs aura lieu, mais non pas comme un entretien simple et bref entre moi et d'autres personnes, poussées surtout par la curiosité. Avec ma mort, comparable à la chute en terre d'un grain de blé, viendra l'heure de ma glorification. De ma mort sur la croix viendra la grande fécondité. Le grain de blé mort, symbole de moi-même crucifié, deviendra dans la résurrection pain de vie pour le monde ; il sera lumière pour les peuples et les cultures... En d'autres mots, Jésus prophétise l'Église des Grecs, l'Église des païens, l'Église du monde comme fruit de sa pâque.

     Des traditions très anciennes voient en André... l'apôtre des Grecs dans les années qui ont suivi la Pentecôte ; elles nous font goûter que, dans le reste de sa vie, il a été annonciateur et interprète de Jésus pour le monde grec. Pierre, son frère, de Jérusalem en passant par Antioche, est parvenu à Rome pour y exercer sa mission universelle ; André a été au contraire l'apôtre du monde grec. Ils apparaissent ainsi, dans la vie et dans la mort, comme de vrais frères — une fraternité qui s'exprime symboliquement dans le rapport spécial entre les Sièges de Rome et de Constantinople, Églises vraiment sœurs.














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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Ven 1 Déc 2017 - 16:34

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Vendredi 01 décembre 2017 : Le vendredi de la 34e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Vendredi 01 décembre)


Sainte Florence, convertie par Saint Hilaire, recluse à Comblé († 367).

Saint Airy, Évêque de Verdun (+ 591).

Saint Éloi, Évêque de Noyon (590-660).

Saint Edmond Campion Jésuite, martyr en Angleterre (+ 1581)

Sainte Maria Rosa Pellesi (1917-1972)

Bienheureux Charles de Foucauld, Ermite, Prêtre, Missionnaire
et Martyr (1858-1916).


Bienheureuse Lidwine (Elisa Angela Meneguzzi), Religieuse de
l’Institut de Saint-François de Sales (1901-✝ 1941).


Bienheureuse Marie-Clémentine Anwarite Nengapeta, Religieuse Zaïroise (1939-✝ 1964).


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


"Et il leur dit cette parabole : « Voyez le figuier et tous les autres arbres. Regardez-les : dès qu’ils bourgeonnent, vous savez que l’été est tout proche."

L’image sereine du figuier qui bourgeonne nous ramène à la joie paisible du triomphe de la vie de Jésus ressuscité. Au cœur de la description des « signes » qui affoleront les nations, Jésus annonçait : « Alors on verra le Fils de l’homme venir dans la nuée, avec grande puissance et grande gloire. » C’est le soleil levant, l’astre d’en haut qui vient nous visiter et qui chasse les ténèbres de notre nuit, et réchauffe notre cœur. Nous pouvons être rassurés, chacun peut se préparer à l’heure de la venue de Jésus. Il est inutile de scruter les prophéties de la fin des temps pour travailler à notre conversion. Jésus vient pour l’humanité entière. L’Esprit Saint donne le discernement à notre intelligence pour l’éclairer dans le combat qui se vit dans le monde. Nous ne faisons l’œuvre de Dieu qu’avec la grâce de Dieu. Origène disait : « Bois l’eau de tes sources et de tes puits, et que ta source soit bien à toi. » Essaie, toi qui m’écoutes, d’avoir un puit à toi et une source à toi ; de la sorte, quand tu prendras le livre des Écritures, tu arriveras à découvrir toi aussi, de ton propre chef, quelque interprétation. Oui, d’après ce que tu as appris dans l’Église, essaie de boire, toi aussi, à la source de ton esprit…Car si tu as reçu en toi la parole de Dieu, si tu as reçu de Jésus l’eau vive, et si tu l’as reçue avec foi, elle deviendra en toi « source d’eau jaillissant pour la vie éternelle. »

"De même, vous aussi, lorsque vous verrez arriver cela, sachez que le royaume de Dieu est proche."

Nous mettons à profit le temps qui nous est donné pour nous convertir. Un jour nous verrons « le ciel nouveau et la terre nouvelle, » car le premier ciel et la première terre auront disparu, et il n’y aura plus de mer. Et nous verrons descendre du ciel, d’auprès de Dieu, la cité sainte, la Jérusalem nouvelle, toute prête, comme une fiancée parée pour son époux. Daniel, après avoir montrer une grande discordance, prophétise la vision d’un vieillard harmonieux ! Au milieu de la vision, le Fils de l’homme ! Jésus est venu apporter à l’humanité douceur et tendresse dans nos relations humaines. Le figuier dans la vigne est la représentation de la Parole de Dieu ! Quand il fleurit, il annonce le printemps tout proche. C’est ainsi que la Parole de Dieu travaille dans le peuple de Dieu. Ces rameaux tendres, ces fleurs qui commencent à éclore sont le signe de toutes ces bonnes actions, ces pensées, ces paroles qui jaillissent d’un cœur bon. Nous pouvons bâtir un monde nouveau, le monde de l’amour. « Je regardais… Et je voyais venir avec les nuées du ciel comme un Fils d’homme. » Le visage humain est le lieu de la présence de Dieu la plus authentique.

"Amen, je vous le dis : cette génération ne passera pas sans que tout cela n’arrive. Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas."

Jésus ne laisse place à aucune hésitation. La promesse concerne notre humanité, elle s’accomplira en temps voulu pour celui qui sait attendre dans la foi et persévérer dans l’espérance. « Le Seigneur ne tarde pas à tenir sa promesse, alors que certains prétendent qu’il a du retard, confirme saint Pierre, mais il fait preuve de patience envers vous, ne voulant pas que quelques-uns périssent mais que tous parviennent à la conversion. » La Parole s’accomplit, nous sommes témoins de l’action libératrice et guérissante de la grâce dans nos vies. C’est le Fils d’homme qui a été crucifié. Le Roi de l’univers est victorieux par son amour, par sa douceur et par son humilité. Plus le monde déploie de la violence et de la haine, plus Jésus, dans le mystère de son amour, répond par la douceur et par l’humilité. Il s’agit pour nous d’entourer les souffrants avec une grande tendresse, qu’en leur cœur jaillisse un amour. Progressivement, l’amour sera victorieux et la Résurrection sera à l’œuvre : « Jésus, viens ! L’Esprit et l’épouse disent : viens. » Que la victoire de l’amour, qui s’est exercée dans la passion de Jésus, continue de vivre dans l’humanité.


Citation :
Nous demandons la grâce de vivre du mystère de Jésus, de son agonie pour être présent à l’humanité souffrante.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Bienheureux Guerric d'Igny (v. 1080-1157), abbé cistercien  
1er Sermon pour l'Avent (trad. SC 166, p.101 rev.)


« Sachez que le Royaume de Dieu est tout proche »

Seigneur Jésus, grâces te soient rendues ! Nous sommes devant toi, nous t'attendons... « Encore un peu de temps, et encore un peu de temps » : ainsi fais-tu promesse sur promesse ; mais moi, une fois pour toutes, j'ai fait confiance à tes promesses. Pourtant, « viens en aide à mon incrédulité » pour que, demeurant là, je t'attende, je t'attende encore, jusqu'à ce qu'enfin je voie ce que je crois. Oui, je le crois, « je verrai les biens du Seigneur, sur la terre des vivants ».

     Et toi, frère, le crois-tu ? Alors, « attends le Seigneur, agis avec courage, que ton cœur se fortifie, qu'il attende avec patience le Seigneur »... S'il prescrit une longue patience, il promet cependant de venir bientôt. C'est que tantôt il nous forme à la patience, et tantôt il réconforte les découragés ; il effraie les négligents, il active les paresseux. « Voici que je viens bientôt, dit-il ; ma récompense est avec moi, je vais rendre à chacun selon ses œuvres ». Et parlant à Jérusalem, il ajoute : « Bientôt viendra ton salut ; pourquoi te laisser consumer par la douleur ? »

     C'est vrai, le temps est court, surtout pour chacun d'entre nous, bien qu'il semble long à qui se consume soit de peine, soit d'amour... Il viendra, il viendra certainement, ce Seigneur, l'objet de notre crainte et de notre désir, le repos et la récompense de ceux qui peinent, tendresse et embrassement de ceux qui aiment, la béatitude de tous, Jésus Christ, notre Sauveur.


(Références bibliques : Jn 16,16; Mc 9,24; Ps 26,13-14; Ap 22,12; 1Co 7,29)














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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Sam 2 Déc 2017 - 15:33

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Samedi 02 décembre 2017 : Le samedi de la 34e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Samedi 02 décembre)


Sainte Myropée Martyre née à Ephèse (3ème s.)

Sainte Bibiane, Vierge et Martyre († 363).

Saint Chromace d'Aquilée Evêque d'Aquilée (+ v. 407)

Saint Silvère, Pape (58e) de 536 à 537 et Martyr († 537)

Bienheureux Jan Van Ruysbroeck Chanoine régulier de Saint Augustin (+ 1381)


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


« Tenez-vous sur vos gardes, de crainte que votre cœur ne s’alourdisse dans les beuveries, l’ivresse et les soucis de la vie, et que ce jour-là ne tombe sur vous à l’improviste comme un filet ; il s’abattra, en effet, sur tous les habitants de la terre entière. »

« On verra le Fils de l’homme venir dans la nuée. » La Bonne Nouvelle de Jésus vient retentir en nous, elle vient nous rejoindre. S’amorce alors le temps d’une attente devenue plus vraie au cœur de nos situations difficiles. Nous tentons de percevoir notre vie en sa profondeur, de la comprendre, pour nous l’approprier et vivre ce qui nous est demandé. Nous entrons déjà dans l’esprit de l’Avent ! Un Fils d’homme apparaît, qui se tient sur les nuées, en ce monde qui s’effondre. Jésus tient debout, parce qu’il ne dépend pas de ce monde, il vient dans l’Esprit Saint en ce monde, à partir de la nuée. Il prend son appui sur le Père, il tient par lui, il est libre par rapport au monde. Il vient avec puissance et gloire. Il se manifeste, il manifeste ce à quoi il tient, ce qui le tient, la relation vivante avec son Dieu. Notre vie évolue au fil des jours, des mois, des années, elle décline par le vieillissement, mais bien d’autres causes peuvent agir encore ! Jésus parlait à ses disciples de sa venue à la veille de sa passion, pour nous soutenir dans les tentations qui nous attendent. Il nous manifeste la tendresse de son cœur, nous ne pouvons pas mettre son amour en échec, car il nous a aimés jusque la fin. Nous restons debout au pied de la croix du monde comme Marie, dans la persévérance et dans la prière. Nous ne prenons pas prétexte de nos fautes pour fuir puisque Jésus est venu nous sauver. Nous prenons appui sur Jésus, le médecin divin qui vient nous guérir, dans toutes nos difficultés.

« Restez éveillés et priez en tout temps : ainsi vous aurez la force d’échapper à tout ce qui doit arriver, et de vous tenir debout devant le Fils de l’homme. »

La crainte peut s’emparer de nous devant les malheurs arrivant sur le monde en ces jours de grave crise, nous comprenons mieux notre histoire commune et ce que veut dire : « les puissances des cieux soient ébranlées. »] Nous comprenons alors qu’une grande peur puisse nous saisir lorsque nos repères s’effondrent. Dans cette situation, nous nous ouvrons d’une nouvelle manière à la Bonne Nouvelle, en regardant aussi autrement notre situation. Jésus vient nous révéler ce qui compte vraiment en nos vies. Nous ne nous laissons pas impressionner par les malheurs du monde, mais en solidarité avec Jésus, nous prions à l’école de Marie. Nous demandons la grâce d’être debout, de faire ce que nous pouvons faire ! Jésus est venu nous donner la victoire de son amour : « Je suis venu répandre un feu sur la terre et quel est mon désir jusqu’à ce qu’il s’enflamme. » Devant les soucis de la vie, la tentation de ne pas demeurer dans la prière nous assaille pour nous faire entrer dans le divertissement. Nous prenons conscience que cela ne fait que rajouter du vide au vide du monde.

"Il passait ses journées dans le Temple à enseigner ; mais ses nuits, il sortait les passer en plein air, à l’endroit appelé mont des Oliviers."

Et tout le peuple, dès l’aurore, venait à lui dans le Temple pour l’écouter. Nous sommes appelés à demeurer vigilants dans la prière, signe en nous du désir de Dieu. Cette prière nous maintient dans la vérité de notre situation d’attente qui finira par être comblée. Pour supporter notre état de pauvreté, nous n’avons que la prière. Ainsi, nous restons libres par rapport à toute situation, lorsque Jésus viendra, nous pourrons aller à lui, parce que nous n’aurons pas cessé de l’attendre en ce monde, sans être du monde. L’effondrement du monde ne nous abattra pas, au contraire, il nous donnera de manifester ce sur quoi nous tenons, l’attente de la venue de Jésus. Le feu souterrain de l’Amour de Dieu travaille au secret dans les cœurs. Les transformations les plus profondes ne sont pas apparentes à l’extérieur, c’est le mystère de l’Amour caché dans les cœurs. Ce mystère est révélé à Jean et à l’Église entière. Dans son agonie Jésus demandait aux apôtres de « restez avec lui et de prier. » Il est l’homme fort qui remet les choses à leur place. L’effondrement du monde et le surgissement du Fils de l’homme manifestent la vérité profonde de notre situation, la possibilité qui nous est offerte, d’être pleinement nous-mêmes, de nous tenir debout, déjà ressuscités.


Citation :
Nous demandons la grâce de prier à chaque instant pour que Dieu nous fasse miséricorde.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église   
Les Discours sur les psaumes, Ps 95, 14-15 ; CCL 39, 1351


« Que la terre exulte...à la face du Seigneur, car il vient » (Ps 95,11)

« Tous les arbres des forêts bondiront de joie » (Ps 95,12). Il est venu une première fois et les arbres des forêts ont bondi de joie. Il viendra de nouveau « pour juger la terre » (v. 13), et il trouvera bondissant de joie, « car il est venu », ceux qui ont cru à son premier avènement... « Il jugera le monde avec justice, et les peuples selon sa vérité. » Parce que tu es injuste, le juge ne sera pas juste ? Parce que tu es menteur, la vérité ne sera pas véridique ? Mais si tu veux rencontrer un juge miséricordieux, sois miséricordieux avant qu'il vienne. Pardonne, si l'on t'a offensé ; donne les biens que tu possèdes en abondance.

     Et avec quoi donneras-tu, sinon avec ce que tu tiens de lui ? Si tu donnais de ton bien, ce serait de la générosité. Puisque tu donnes ce que tu tiens de lui, c'est de la restitution. « Que possèdes-tu que tu n'aies reçu ? » (1Co 4,7) Voilà les sacrifices qui sont très agréables à Dieu : miséricorde, humilité, reconnaissance, paix, charité. Si c'est cela que nous apportons, nous attendrons avec assurance l'avènement du juge, lui qui « jugera le monde avec justice, et les peuples selon sa vérité ».














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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Dim 3 Déc 2017 - 12:25

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Dimanche 03 décembre 2017 : Premier Dimanche de l'Avent.


Les saints du jour (Dimanche 03 décembre)


Saint Sophonie Prophète de l'ancien testament (7ème s. av JC.)

Saint Sabas de Zvenigorod (+ 1407)

Saint François-Xavier, Jésuite, Co-Patron des Missions,
Apôtre des Indes et du Japon (1506-1552).


Bienheureux Johann Nepomuceno, Évêque de Trente (1777-1860)

Bienheureux Władysław Bukowiński, Prêtre missionnaire dans les pays
de l'Asie soviétique (1904-1974)



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


"Prenez garde, restez éveillés : car vous ne savez pas quand ce sera le moment".

Nous entrons dans le temps de l’Avent comme avènement, comme venue, comme arrivée ! Veillez, dit Jésus par quatre fois, il nous invite à la vigilance. Notre vie chrétienne est sous le signe de sa venue : « Marana tha ! » Viens Seigneur Jésus ! A Noël il vient, mais avec sa Passion, il nous a promis de revenir en gloire, un jour qui sera la fin des temps. Alors il essuiera toute larme et rassemblera dans l’unité l’humanité de tous les temps. Nous sommes des êtres de désir, quelqu’un va arriver, et il nous faut être prêt. Il avait fallu des générations pour qu’une jeune fille, au sein du Peuple d’Israël, puisse offrir à Dieu l’espace de pauvreté, d’amour et de foi où il puisse s’incarner. Il y a un écart incommensurable entre « ce qui était attendu de l’homme, » et ce que Dieu a réalisé : Lui-même est venu comme un homme. Il a fallu que l’humanité, dans la vierge Marie, se prépare, ouvre son cœur à Dieu. Cependant, ce n’est pas l’effort de l’homme qui fait naître Dieu dans le sein de Marie. L’homme ne peut que s’ouvrir à l’accueil inouï de Dieu. A Noël, il sera capable de faire émerger une réalité bonne et nouvelle au sein d’une humanité pagailleuse et surprise. Cet accomplissement sera sans proportion avec ce qu’aura fait l’homme pour s’y préparer. Dieu fera toute chose nouvelle. Mais le délai, le temps qui nous est donné dit que quelque chose qui doit s’accomplir par les hommes pour que puisse advenir enfin la fin heureuse et glorieuse.

"C’est comme un homme parti en voyage : en quittant sa maison, il a donné tout pouvoir à ses serviteurs, fixé à chacun son travail, et demandé au portier de veiller."

L’amour gracieux, gratuit, infini de Dieu Époux, situe notre veille. Nous sommes, dans toutes nos relations, des messagers de paix au cœur du monde. Dans le Christ, nous attendons le Royaume. Ce mystère nous enveloppe et nous attendons la révélation du visage de Dieu. La Vierge Marie s’est laissé transformer par le tout petit Jésus qu’elle portait, son visage en était illuminé. Dans le Christ nous sommes transformés, riches de tant de dons : « Merveille que je suis ! Merveilles que tes œuvres ! » Une richesse étonnante nous est donnée par Dieu, nous sommes en communion avec les pauvres et les petits. Ainsi la Parole de Dieu éclaire notre vie et en elle nous accomplissons le quotidien qui nous donne la connaissance de Dieu. Dieu est Amour, nous sommes créés dans cet Amour et dans cet Amour nous sommes recréés. Sa venue ne peut se réaliser qu’avec la connivence de notre liberté. C’est la volonté de notre Père que nous soyons dans son Amour et dans sa Paix. Il veille amoureusement sur nous et d’autant plus fortement que nous pouvons être dans l’épreuve ou dans la difficulté.

"Veillez donc, car vous ne savez pas quand vient le maître de la maison, le soir ou à minuit, au chant du coq ou le matin ; s’il arrive à l’improviste, il ne faudrait pas qu’il vous trouve endormis. »

Ce que je vous dis là, je le dis à tous : Veillez ! » Notre vie va vers son accomplissement. Nous sommes l’humanité qui est le « Corps du Christ, » qui vient et advient sans cesse, progressivement, jusqu’au jour du Christ. Notre vigilance est simple : « Maranatha : viens Seigneur Jésus ! » une seule parole sur nos lèvres, un seul désir dans nos cœurs, une ouverture sur chaque inspiration de notre souffle. Cette attente est le combat de la foi, nous tenons bon dans l’action de grâce ! Nous avons besoin d’être vivifiés dans la grâce de Dieu pour nourrir notre attente que Dieu. Pour vivre ces combats, « aucun don spirituel ne nous manque. » Notre vigilance est de demeurer dans la grâce de Dieu, dans son amour infini. La manifestation de Dieu dans le mystère du Christ est toute intérieure. C’est Lui qui nous fera tenir solidement jusqu’au bout. Dans le Christ, nous attendons Noël, ce mystère dans lequel nous sommes déjà enveloppés totalement. C’est le mystère de la révélation du visage de Dieu qui est Amour. L’amour infini de Dieu est au plus profond de notre vie et de nos relations ! Le Seigneur Jésus, Christ Roi de l’univers, est vainqueur ! Il se rend à nouveau présent parmi nous, petit enfant de Marie qui va naître à Noël. Il se rend présent comme le Pain de Vie offert à chaque Eucharistie. En Lui nous prenons force et vigueur pour attendre et affronter le quotidien.


Citation :
Nous demandons la grâce de nous situer en vérité face à la surabondance d’amour du cœur de notre Père.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Grégoire de Nysse (v. 335-395), moine et évêque
Sermons sur le Cantique des Cantiques, n°11, 1


« Veillez donc, car vous ne savez pas quand le maître de la maison reviendra »


Voici un des grands préceptes du Seigneur : que ses disciples secouent comme une poussière tout ce qui est terrestre..., pour se laisser emporter dans un grand élan vers le ciel. Il nous exhorte à vaincre le sommeil, à rechercher les réalités d'en haut (Col 3,1), à tenir sans cesse notre esprit en éveil, à chasser de nos yeux l'assoupissement séducteur. Je veux parler de cette torpeur et de cette somnolence qui rivent l'homme à l'erreur et forgent des images de rêves : honneur, richesse, puissance, grandeur, plaisir, succès, profit ou prestige...

      Pour oublier de tels songes, le Seigneur nous demande de surmonter ce sommeil pesant : ne laissons pas échapper le réel dans une poursuite effrénée du néant. Il nous appelle donc à veiller : « Tenez vos reins ceints et vos lampes allumées » (Lc 12,35). La lumière qui éblouit nos yeux chasse le sommeil ; la ceinture qui enserre nos reins tient notre corps en alerte ; elle exprime un effort qui ne tolère aucune torpeur.

     Que le sens de cette image est clair ! Ceindre ses reins de tempérance, c'est vivre dans la lumière d'une conscience pure. La lampe allumée de la franchise éclaire le visage, fait éclater la vérité, tient l'âme en éveil, la rend imperméable à la fausseté et étrangère à la futilité de nos pauvres songes. Vivons selon l'exigence du Christ et nous partagerons la vie des anges. En effet, c'est à eux qu'il nous unit dans ce précepte : « Soyez semblables à ceux qui attendent leur maître à son retour de noces, afin de lui ouvrir dès qu'il viendra et frappera » (Lc 12,36). Ce sont eux qui sont assis près des portes du ciel, l'œil en éveil, pour que le Roi de gloire (Ps 23,7) y passe à son retour des noces.



















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Lun 4 Déc 2017 - 15:05

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Lundi 04 décembre 2017 : Le lundi de la 1ère semaine de l'Avent


Les saints du jour (Lundi 04 décembre)


Saint Clément d'Alexandrie, Père de l'Église († v. 215)
Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :
>>> Clément d'Alexandrie

Sainte Barbe (ou Barbara), vierge et martyre (273-290).

Saint Jean Damascène (Jean de Damas), Prêtre et Docteur de l'Église († 749).

Saint Osmond Evêque d'Old Sarum (+ 1099)

Saint Jean Calabria, Prêtre et Fondateur des Congrégations des Pauvres
serviteurs et des Pauvres servantes de la Divine Providence (1873-1954).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


"Comme Jésus était entré à Capharnaüm, un centurion s’approcha de lui et le supplia :
« Seigneur, mon serviteur est couché, à la maison, paralysé, et il souffre terriblement. » Jésus lui dit : « Je vais aller moi-même le guérir. »


Cet Evangile nous donne de vivre l’espoir de l’Avent avec grande espérance : Espoir de salut et de vie, de réconciliation et de paix. Seul peut espérer celui qui reconnaît sa pauvreté et se rend compte que le sens de sa vie ne se trouve pas en lui-même, mais en Dieu. Approchons-nous de Jésus avec confiance, et que la prière du centurion soit aussi la nôtre. Nous admirons l’audace de cet homme, centurion de l’armée romaine, qui demande à Jésus la guérison de son serviteur. C’est ainsi qu’à nouveau la conversion se profile devant nous dans l’intercession pour nos frères. Tout ce qui est force de vie, force de combat, nous allons le mettre en œuvre pour construire la communauté ou les pauvres auront la première place. Nous disons à Jésus : Seigneur, viens, je sais que tu feras quelque chose pour nous sauver, je veux vraiment le croire. Que ce soit dans notre famille, dans le village et dans l’Église, nous avons besoin d’être guéri. Notre foi en Dieu se traduit par une confiance en Jésus qui est en agonie dans ses frères jusqu’à la fin des temps. Jésus nous dit encore de porter secours à nos frères : « Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. »

"Le centurion reprit : « Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri."

Moi-même qui suis soumis à une autorité, j’ai des soldats sous mes ordres ; à l’un, je dis : “Va”, et il va ; à un autre : “Viens”, et il vient, et à mon esclave : “Fais ceci”, et il le fait. » Ce qui frappe d’abord chez ce centurion, c’est la conscience de sa petitesse. Il crie sa peine, il a besoin d’être aidé : il tend la main vers Jésus. Il sent qu’il n’a pas le moindre droit sur Jésus, qu’il ne peut même pas exiger sa visite. Centurion, cet homme est maître de cent soldats. Il se tient à la toute dernière place, à peine sur le seuil, et confesse sa petitesse devant Jésus : "Seigneur, je ne suis pas digne que tu viennes sous mon toit." Le centurion de Capharnaüm n’oublie pas son serviteur souffrant au lit, parce qu’il l’aime. Même s’il est plus puissant que son serviteur placé sous son autorité, il lui est reconnaissant par toutes ces années de service ; il l’estime profondément. Poussé par son amour, il s’adresse à Jésus, et il fait une extraordinaire confession de foi, que la liturgie eucharistique recueille : Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri. » "Tu peux guérir mon serviteur," dit-il à Jésus.

"À ces mots, Jésus fut dans l’admiration et dit à ceux qui le suivaient : « Amen, je vous le déclare, chez personne en Israël, je n’ai trouvé une telle foi."

Aussi je vous le dis : Beaucoup viendront de l’orient et de l’occident et prendront place avec Abraham, Isaac et Jacob au festin du royaume des Cieux. La confession de foi concrète de ce centurion s’appuie sur son espérance ; elle jaillit de la confiance mise en Jésus, ainsi que de son sentiment d’indignité personnelle. C’est ce qui lui permet de reconnaître son propre dénuement dans cette situation si difficile pour lui. Nous ne pouvons approcher Jésus que dans une démarche humble, comme celle du centurion. Jésus vient encore dans notre "Capharnaüm," ce "chez nous," symboliquement le grenier, la cave ou une pièce où nous avons entassé toutes sortes de choses. Là Jésus apporte sa lumière ! Capharnaüm, c’est aussi notre peuple, avec ses malades. Nous voulons encore offrir à Jésus tous nos souffrants pour qu’il les guérisse. A la communion eucharistique, depuis deux mille ans, nous redisons encore à Jésus : « Seigneur je ne suis pas digne que tu viennes sous mon toit, mais dis seulement une parole et je serai guéri ! » Cette phrase est devenue la prière des croyants qui s’approchent du Corps du Christ. Nous sommes heureux de célébrer ensemble l’Eucharistie, d’entendre la Parole de Dieu, de recevoir le Corps et le Sang de Jésus pour nous laisser transformer en Lui !


Citation :
Nous demandons la grâce de grandir dans la foi en Dieu qui peut nous sauver.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Eusèbe de Césarée (v. 265-340), évêque, théologien, historien
Démonstration évangélique, II, 3, 35 (trad. Sr Isabelle de la Source,
Lire la Bible, t. 6, p. 197 ; cf SC 228)


« Beaucoup viendront de l'orient et de l'occident et prendront place...
au festin du Royaume des cieux »


Nombreux sont les témoignages de l'Écriture montrant que les nations païennes n'ont pas reçu moins de grâces que le peuple juif. Si les juifs...participent à la bénédiction d'Abraham, l'ami de Dieu, parce qu'ils sont ses descendants, rappelons que Dieu s'était engagé à donner aux païens une bénédiction semblable non seulement à celle d'Abraham, mais encore à celles d'Isaac et de Jacob. Il a prédit explicitement, en effet, que toutes les nations seront bénies pareillement et il invite tous les peuples à une seule et même joie avec ces bienheureux amis de Dieu : « Nations, réjouissez-vous avec son peuple » (Dt 32,43) et encore : « Les princes des peuples se sont rassemblés avec le Dieu d'Abraham » (Ps 46,10).

     Si Israël se glorifie du Royaume de Dieu, en disant qu'il est son héritage, les oracles divins lui montrent que Dieu régnera aussi sur les autres peuples : « Allez dire aux nations : Le Seigneur est roi » (Ps 95,10) et encore : « Dieu règne sur les païens » (Ps 46,9). Si les juifs ont été choisis pour être les prêtres de Dieu et pour lui rendre un culte..., la parole de Dieu a promis de communiquer aux nations le même ministère : « Rendez au Seigneur, famille des peuples, rendez au Seigneur la gloire et l'honneur. Présentez des offrandes, entrez dans ses parvis » (Ps 95,7-8.)...

     Et si jadis, dans un premier temps, « le lot du Seigneur fut Jacob, son peuple, et sa part d'héritage Israël » (Dt 32,9 LXX), dans un deuxième temps, l'Écriture affirme que tous les peuples seront donnés en héritage au Seigneur, selon la parole du Père : « Demande-moi, et je te donnerai en héritage les nations » (Ps 2,8.). La prophétie annonce encore qu'il « dominera » non seulement en Judée, mais « de la mer à la mer et jusqu'aux extrémités de la terre ; tous les pays le serviront et en lui seront bénies toutes les tribus de la terre » (Ps 71,8-11). C'est ainsi que le Dieu de l'univers « a fait connaître son salut devant toutes les nations » (Ps 97,2).














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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Mar 5 Déc 2017 - 13:54

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Mardi 05 décembre 2017 : Le mardi de la 1ère semaine de l'Avent


Les saints du jour (Mardi 05 décembre)


Saint Sabas, Abbé en Palestine (439-531).

Bienheureux Philippe Rinaldi, Prêtre de la Société de Saint-François de Sales
et 3ème successeur de Don Bosco (1856-1931).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


"À l’heure même, Jésus exulta de joie sous l’action de l’Esprit Saint, et il dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance."

« Dans ta bonté ! » Voilà bien ce qui caractérise Dieu dans son action envers chacun nous. Dieu est bon, il veut notre croissance. Jésus révèle le plan divin dans toute sa splendeur, dans l’humilité. Jésus a envoyé soixante douze disciples dans les localités où lui-même devait se rendre. Ils reviennent exultant de joie devant l’action de Dieu. La joie est le rayonnement de l’humilité. La venue du Messie chez les hommes provoque notre espérance. Le Royaume fera fleurir la justice et la paix pour le monde. Notre monde a tant besoin de paix et d’unité, de justice et d’amour. L’espérance des chrétiens est un rayon de lumière et une source de chaleur pour le monde. Elle appartient à ceux qui sont simples et humbles de cœur. Ce n’est qu’en adorant et en aimant Dieu par-dessus tout que l’humanité peut se réaliser pleinement elle-même. Les pauvres et les tout-petits, animés par l’Esprit Saint, sont dans la joie. Déjà nous percevons la présence de Jésus parmi nous. Que la Vierge Marie nous aide à préparer Noël, afin que nous recevions Jésus, le sauveur du monde.

"Tout m’a été remis par mon Père. Personne ne connaît qui est le Fils, sinon le Père ; et personne ne connaît qui est le Père, sinon le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler."

La joie, Don du Saint Esprit, est l’attitude qui accompagne l’espérance. Cette espérance n’a pas ses origines dans l’optimisme humain ou dans une fausse illusion. Elle nous vient de Dieu lui-même. Une personne qui espère est heureuse comme les touts petits qui éprouvent le besoin d’exprimer leur reconnaissance. Nous sommes appelés, rempli de l’Esprit Saint, à partager la joie de Jésus. Le Père, vers lequel Jésus se tourne, est le Père des tout-petits : « Oui tu l’as voulu ainsi dans ta bonté. » Notre espérance est un rayon de lumière, une source de chaleur pour le monde. Elle appartient à celui qui est simple et humble de cœur et qui exulte sous l’action de l’Esprit Saint. L’espérance est soumise à de rudes épreuves, elle est cachée à ceux qui méconnaissent le mystère de l’amour du Royaume de Dieu.

"Puis il se tourna vers ses disciples et leur dit en particulier : « Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez !"

Car, je vous le déclare : beaucoup de prophètes et de rois ont voulu voir ce que vous-mêmes voyez, et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu. » Nous devenons capables de percevoir l’action de Dieu : « Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez ! » La louange peut surgir de nos lèvres, c’est une bonne manière de préparer les chemins du Seigneur Jésus. La période de l’Avent est précisément de cultiver l’humilité et la simplicité pour nous ouvrir au don de Dieu. Nous espérerons la venue du Messie. Dans son Royaume fleurira notre chemin, une réalité nouvelle. Ensemble nous voulons vivre la Parole de Jésus qui attire notre attention sur le combat que nous menons pour vivre dans la paix. Jésus vit dans l’écoute aimante, plein d’admiration envers son Père. L’action de Jésus est mue par la joie qu’il reçoit de la contemplation. Il nous encourage à nous ouvrir à cette joie.


Citation :
Nous demandons la grâce de devenir ces tout-petits qui continuent le chemin de Jésus.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Bienheureux Guerric d'Igny (v. 1080-1157), abbé cistercien
2ème Sermon pour l'Avent (trad. SC 166, p. 109)


« Beaucoup de prophètes et de rois ont voulu voir ce que vous voyez »


Viens, ô Seigneur, « sauve-moi et je serai sauvé » ! (Jr 17,14) Viens, « montre-nous ta face, et nous serons sauvés » (Ps 79,4). C'est toi que nous avons attendu ; « sois notre salut au temps de la tribulation » (Is 33,2). Ainsi les prophètes et les justes allaient à la rencontre du Christ avec un tel désir, un tel élan d'amour, qu'ils auraient voulu, si cela avait été possible, voir de leurs yeux ce que déjà ils voyaient en esprit. C'est pourquoi le Seigneur disait à ses disciples : « Bienheureux les yeux qui voient ce que vous voyez ! Car je vous le dis, bien des prophètes et des justes ont voulu voir ce que vous voyez et ne l'ont pas vu ». Abraham aussi, notre père, « a exulté à la pensée de voir le jour » du Christ ; « il l'a vu », mais dans le séjour des morts, « et il s'en est réjoui » (Jn 8,56).

     Il y a bien là de quoi nous faire rougir de la tiédeur et de la dureté de notre cœur, si nous n'attendons pas dans la joie spirituelle le jour anniversaire de la naissance du Christ que l'on nous promet de voir bientôt, s'il plaît au Seigneur. De fait, l'Écriture semble exiger que notre joie soit si grande que notre esprit, s'élevant au-dessus de lui-même, brûle de s'élancer à la rencontre du Christ qui vient, et que, se portant en avant par le désir, sans supporter aucun retard, il s'efforce de voir déjà ce qui est à venir.














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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Mer 6 Déc 2017 - 17:39

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Mercredi 06 décembre 2017 : Le mercredi de la 1ère semaine de l'Avent


Les saints du jour (Mercredi 06 décembre)


Saint Nicolas, Archevêque de Myre († 345).

Saint Pierre Pascal, Religieux de l'Ordre Notre-Dame de la Merci,
Évêque de Jaën en Espagne, martyr (1227-1300).


Saint Grégoire Péradze prêtre orthodoxe et martyr (+ 1942)

Bienheureux János Scheffler Évêque roumain de Satu Mare et Martyr du communisme


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


"Jésus partit de là et arriva près de la mer de Galilée. Il gravit la montagne et là, il s’assit.
De grandes foules s’approchèrent de lui, avec des boiteux, des aveugles, des estropiés, des muets, et beaucoup d’autres encore ; on les déposa à ses pieds et il les guérit."


Alors la foule était dans l’admiration en voyant des muets qui parlaient, des estropiés rétablis, des boiteux qui marchaient, des aveugles qui voyaient ; et ils rendirent gloire au Dieu d’Israël. Cet Évangile nous manifeste la si belle compassion de Jésus qui donne à des hommes de conduire leurs frères vers lui. Des hommes et des femmes ont besoin de Jésus, des aveugles, des boiteux et beaucoup d’autres infirmes et ceux qui les accompagnent sont émerveillés, et cela étonne la foule. Nous aussi, nous avons besoin du Christ Jésus, de sa tendresse, de son pardon, de sa lumière, de sa miséricorde, car en Lui nous trouvons la plénitude de tout ce qui est humain. Ceux qui amènent les infirmes à Jésus pour qu’Il les guérisse sont l’image de tous ceux qui savent que la plus grande preuve de charité envers le prochain c’est de l’approcher de Jésus, source de toute Vie. Que de situations tourmentées dans notre monde, que de misère et de désespoir au milieu de nous ! Jésus voit cette foule et sa misère.

Jésus appela ses disciples et leur dit : « Je suis saisi de compassion pour cette foule, car depuis trois jours déjà ils restent auprès de moi, et n’ont rien à manger. Je ne veux pas les renvoyer à jeun, ils pourraient défaillir en chemin. »

Les disciples lui disent : « Où trouverons-nous dans un désert assez de pain pour rassasier une telle foule ? » Jésus leur demanda : « Combien de pains avez-vous ? » Ils dirent : « Sept, et quelques petits poissons. » Alors il ordonna à la foule de s’asseoir par terre. Nous demandons la grâce d’avoir les mêmes dispositions que Jésus, il ne peut pas les abandonner car ils sont affamés et fatigués. Jésus cherche l’homme qui est dans le besoin et il est bon pour lui ! En effet, nous sommes importants à ses yeux ! Notre cœur se dilate alors rempli d’admiration et d’un désir sincère de conversion. Jésus reçoit notre bonne volonté, le peu que nous avons il le prend avec ce que nous sommes, et il accomplit son œuvre d’amour pour tous ! Aujourd’hui encore il veut opérer le salut du monde par nos cœurs et par nos mains. Dans cet immense désert ou les besoins des hommes sont si disproportionnés, Jésus nous dit encore de lui donner nos petits pains et nos quelques petits poissons, pour nourrir notre Peuple.

Il prit les sept pains et les poissons ; rendant grâce, il les rompit, et il les donnait aux disciples, et les disciples aux foules.

Tous mangèrent et furent rassasiés. On ramassa les morceaux qui restaient : cela faisait sept corbeilles pleines. Jésus nous aime passionnément, et il a aussi, paradoxalement, besoin de nous. Telle est la signification des sept pains et des quelques petits poissons dont il se sert pour nourrir une grande foule. Jésus s’appuie sur nous, et avec aussi peu que ce soit, nous lui montrons notre entière reconnaissance. Dans l’Eucharistie que nous célébrons s’opère le salut du monde. Quand nous célébrons la Passion, la mort, la Résurrection de Jésus, le Salut arrive jusqu’à nous. Nos communautés deviennent des communautés de ressuscités à l’image du Seigneur de Gloire. Jésus, Pain de vie au milieu de nous, continue son œuvre. Cette œuvre de salut commence dans nos propres vies. Et tous rendaient gloire au Dieu d’Israël.


Citation :
Nous demandons la grâce de redire notre confiance au Christ dans une grande Charité.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 





Saint Gaudence de Brescia (?-après 406), évêque
Sermon 2 ; PL 20, 859 (trad. Orval)


Pain pour la route : « Chaque fois que vous mangez ce pain...
vous proclamez la mort du Seigneur jusqu'à ce qu'il vienne »
(1Co 11,26)

La nuit où il a été livré pour être crucifié, Jésus nous a légué comme héritage de la nouvelle Alliance le gage de sa présence. C'est le viatique de notre voyage. Nous en sommes nourris et fortifiés jusqu'au moment où nous parviendrons à lui, lorsque nous quitterons ce monde.

C'est pourquoi le Seigneur disait : « Si vous ne mangez pas ma chair et ne buvez pas mon sang, vous n'aurez pas la vie en vous » (Jn 6,53).

Il a voulu laisser parmi nous le sacrement de sa Passion. Et pour cela il ordonne à ses fidèles disciples, les premiers prêtres qu'il a institués pour son Église, de célébrer sans fin ces mystères de la vie éternelle, qui doivent être accomplis par tous les prêtres dans les Églises du monde entier jusqu'au jour où le Christ reviendra du ciel.

Ainsi nous tous, les prêtres et le peuple des fidèles, nous avons chaque jour l'exemple de la Passion du Christ devant les yeux, nous le tenons entre nos mains, nous le portons à notre bouche et dans notre poitrine... « Goutez et voyez comme le Seigneur est bon » (Ps 33,9).














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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Jeu 7 Déc 2017 - 16:28

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Jeudi 07 décembre 2017 : Le jeudi de la 1ère semaine de l'Avent


Les saints du jour (Jeudi 07 décembre)


Saint Ambroise, Évêque de Milan et Docteur de l'Église († 397).

Sainte Fare, Abbesse au pays de Meaux († 657).

Saint Charles Garnier Prêtre s.j. et martyr au Canada  (+ 1942)

Sainte Marie-Josèphe religieuse italienne fondatrice
des Filles de Notre Dame de la Miséricorde ([1811 – 1880)



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


"Ce n’est pas en me disant : “Seigneur, Seigneur !” qu’on entrera dans le royaume des Cieux, mais c’est en faisant la volonté de mon Père qui est aux cieux."

La Parole de Dieu nous invite à méditer sur la distance qui sépare le simple “écouter,” du “faire,” la volonté de Dieu. Lorsqu’il s’agit du message et de la personne de Jésus, nous avons compris qu’il nous faut mettre en pratique sa Parole. Jésus est Amour, si je demeure dans l’Amour, je mettrai sa Parole en pratique. Nous pouvons avoir un grand cœur et beaucoup de sentiments, mais cela ne suffit pas ! Nous pouvons dire : "Seigneur, pour toi je ferais tout ce que tu voudras !" En fait cela ne sert à rien si nous ne laissons pas notre vie être transformée par lui. Il nous faut écouter et accomplir ; C’est ainsi que nous parviendrons à bâtir notre maison sur le roc et non sur le sable. Pour accomplir la volonté du Père, il ne nous faut pas nous faire illusion. C’est notre foi qui nous donne de comprendre et d’accomplir la Parole de Dieu ! Il faut laisser notre vie s’écouler dans la vie de Dieu qui est Amour. En effet si quelqu’un a besoin de quelque chose, je vais aller à son secours. Si je vis dans la communauté des relations sont difficiles, c’est avec Jésus que je vais faire tout ce qui est en mon pouvoir pour être artisan de Paix. Organiser ainsi notre vie de telle manière qu’elle soit bâtie en Jésus, avec lui, et pour lui, c’est bâtir notre maison sur le roc.

"Ce jour-là, beaucoup me diront : “Seigneur, Seigneur, n’est-ce pas en ton nom que nous avons prophétisé, en ton nom que nous avons expulsé les démons, en ton nom que nous avons fait beaucoup de miracles ?"

Alors je leur déclarerai : “Je ne vous ai jamais connus. Écartez-vous de moi, vous qui commettez le mal ! Jésus nous demande de recevoir ce qu’il nous dis comme des Paroles de la plus haute importance. Ce sont les Paroles de la vie éternelle. Non seulement nous écoutons Jésus en l’admirant et en le contemplant, mais nous voulons mettre ses Paroles en pratique. Le tonnerre peut gronder, l’orage peut éclater, le Seigneur est le rempart et l’avant-mur de notre maison. Si Jésus est la porte, notre maison est en sécurité. C’est une grande conversion que Jésus nous propose pour que nous bâtissions notre maison en lui. Bâtir notre maison dans le Christ, c’est la vouloir soudée, unie, cimentée dans l’Esprit Saint. Jésus est alors le garant de notre vie. Son assise provient de ce que nous mettons en pratique ses enseignements d’où nous tirons notre joie. En suivant Jésus aujourd’hui, nous commençons, avec beaucoup de joie, à obtenir de petites victoires sur nous-mêmes ! C’est un entraînement pour d’autres batailles, demain. La force ne nous manquera pas, avec la grâce de Dieu, pour persévérer jusqu’au bout.

"Ainsi, celui qui entend les paroles que je dis là et les met en pratique est comparable à un homme prévoyant qui a construit sa maison sur le roc.

La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, les vents ont soufflé et se sont abattus sur cette maison ; la maison ne s’est pas écroulée, car elle était fondée sur le roc. Et celui qui entend de moi ces paroles sans les mettre en pratique est comparable à un homme insensé qui a construit sa maison sur le sable.
La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, les vents ont soufflé, ils sont venus battre cette maison ; la maison s’est écroulée, et son écroulement a été complet.
Jésus prononce ces paroles à la fin du « sermon sur la montagne, » c’est ce qui lui donne un sens encore profond. Jésus, la Parole vivante de Dieu, nous enseigne à poser le fondement solide pour bâtir notre vie. « Bâtir sa maison sur le sable, » c’est l’image qui décrit le comportement insensé qui ne mène à aucun résultat. Nous pouvons faire un long et pénible effort pour construire quelque chose par nous-même, cela aboutit à l’échec de notre vie. C’est avec Jésus que nous avançons pour qu’au moment de l’épreuve et des tempêtes, il soit notre secours. Jésus nous entraîne dans sa miséricorde, sur un chemin de confiance et d’abandon à la volonté divine. L’Esprit Saint nous est donné sur ce chemin pour que nous bâtissions notre maison en vue du Royaume de Dieu. Nous sommes rejoints par Dieu dans le concret de la vie quotidienne. Dieu, en Jésus, est venu dans la chair humaine pour habiter notre propre vie de son amour infini. Il est le roc, c’est lui qui bâtit son Église. C’est Jésus lui-même qui bâtit la communauté, il est la Parole vivante de Dieu



Citation :
Nous demandons la grâce d’écouter la Parole de Dieu et de réaliser la volonté de Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 





Origène (v. 185-253), prêtre et théologien
Homélies sur St Luc, n° 26, 4-5 (trad. SC 87, p. 341 rev. Delhougne)


Fondé sur le roc, le Christ

Quand vous affrontez courageusement les tentations, ce n'est pas la tentation qui vous rend fidèles et constants ; elle révèle seulement les vertus de constance et de courage qui étaient déjà en vous, mais de façon cachée. « Penses-tu, dit le Seigneur, que j'avais un autre but, en parlant ainsi, que de faire apparaître ta justice ? » (Jb 40,3 LXX) Et il dit ailleurs : « Je t'ai affligé et je t'ai fait sentir la faim pour manifester ce que tu avais dans le cœur » (Dt 8,3-5).

     De la même manière, la tempête ne rend pas solide l'édifice bâti sur le sable. Si tu veux bâtir, que ce soit sur la pierre. Alors, quand la tempête se lèvera, elle ne renversera pas ce qui est fondé sur la pierre ; mais pour ce qui vacille sur le sable, elle montre aussitôt que ses fondations ne valent rien. C'est pourquoi, avant que s'élève la tempête, que se déchaînent les rafales de vent, que débordent les torrents, tandis que tout demeure encore en silence, tournons toute notre attention sur le fondement de l'édifice, construisons notre demeure avec les pierres variées et solides des commandements de Dieu. Et quand la persécution se déchaînera et qu'une tourmente cruelle s'élèvera contre les chrétiens, nous pourrons montrer que notre édifice est fondé sur la pierre, le Christ Jésus (1Co 3,11).














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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Sam 9 Déc 2017 - 14:38

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Samedi 09 décembre 2017 : Le samedi de la 1ère semaine de l'Avent


Les saints du jour (Samedi 09 décembre)


La Conception de SAINTE ANNE, mère de la Très Sainte Mère de Dieu (1er s.)

Sainte Léocadie, Vierge et martyre à Tolède (+ 303).

Saint Budoc, Fondateur d'une école monastique sur l'Île Lavrec (Lavret)  (7ème s.)

Saint Juan Diego Cuauhtlatoatzin, Témoin des apparitions de Notre-Dame de Guadalupe,
Mexicain et Indien de la tribu des Chichimeca (1474-1548).


Saint Pierre Fourier, Fondateur de la Congrégation de Notre-Dame (1565-1640).

Saint Francois Fasani, Prêtre, Grand prédicateur, confesseur et théologien (1681 - 1742)

Bienheureux Bernard-Marie de Jésus (Silvestrelli), Prêtre Passioniste (1831-1911).


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


"Jésus parcourait toutes les villes et tous les villages, enseignant dans leurs synagogues, proclamant l’Évangile du Royaume et guérissant toute maladie et toute infirmité."

Voyant les foules, Jésus fut saisi de compassion envers elles parce qu’elles étaient désemparées et abattues comme des brebis sans berger. Voyant les foules amassées devant lui, Jésus se sent « remué aux entrailles. » Il se trouve devant le désarroi et la fatigue des gens de son temps, abattus, désabusés, déboussolés. Un combat se livre au cœur de chaque personne, il s’agit de savoir si oui ou non nous allons laisser Dieu entrer dans notre vie. Ce que Jésus désire, c’est le salut de l’homme. Des Pharisiens choisissent délibérément de s’éloigner de Jésus plutôt que de le placer au centre de leur vie. C’est ainsi qu’il ne peut pas les atteindre, ni les guérir, ni les racheter. A la suite de Jésus, en grande douceur et humilité, nous voulons ouvrir un chemin de Salut aux souffrants que nous rencontrons. Nous suivons le Chemin de la Vie, et la même puissance d’amour de Dieu qui animait Jésus nous est donnée. C’est avec Lui, par Lui, et en Lui que nous œuvrons, comme lui agissait par le Père. Jésus a été plongé dans un monde de violence et d’obscurités. La réalité de la Croix est déjà présente à Noël. Plongés dans la tendresse et la bonté de notre Père, nous sommes solidaires de notre Peuple. Nous ressentons pour lui le même besoin de libération que celui qu’éprouvait Jésus afin que son peuple entre dans la joie de Dieu.

« Il dit alors à ses disciples : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. »

Jésus appela ses douze disciples : Allez vers les brebis perdues de la maison d’Israël. Sur votre route, proclamez que le Royaume des cieux est tout proche. Dans un monde en désarroi, où rien ne semble tenir debout longtemps, Jésus rappelle la présence de Celui qui est le fondement de tout. La vocation première des Douze sera la prière. Il faut tout d’abord restaurer le lien personnel et explicite avec le cœur de Dieu : « Priez donc le Maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. » Nous demandons de voir avec les yeux du Christ. Nombreux sont celles et ceux qui attendent que nous annoncions Jésus. La Mission que le Père lui a confiée et pour laquelle il a été envoyé nous est transmise. Jésus passe encore avec nous sur nos chemins désolés, comme il y est passé naguère avec ses disciples. Il nous invite à prêter main forte à la moisson pour nous assurer que les bergers ne manquent pas. Aujourd’hui encore, il nous donne son Esprit Saint, comme il l’a donné à ses apôtres pour que nous réalisions une œuvre de Paix. Ainsi, Jésus continue son Chemin de vie avec nous.

"Alors Jésus appela ses douze disciples et leur donna le pouvoir d’expulser les esprits impurs et de guérir toute maladie et toute infirmité."

Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël. Sur votre route, proclamez que le royaume des Cieux est tout proche.
Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons. Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement.
Jésus a choisi douze hommes sans influence, d’origines variées qui se sont laissés attirer par sa Parole et qui marchent avec lui sur la route. Il en fera des pasteurs selon le cœur de Dieu. Il les envoie. La qualité de l’envoyé est le désintéressement. L’annonce des paroles qui peuvent guérir se fera d’abord par la vie des envoyés. Elle est issue d’un don et d’une réponse à un appel qui est devenu le fondement d’une civilisation plus humaine. Jésus reste une référence toujours nouvelle pour éveiller la générosité dans nos cœurs, susciter un esprit de gratuité. C’est le seul comportement qui peut déplacer le centre d’intérêt de l’homme ailleurs qu’en lui-même. Jésus nous donne d’être lumineux de sa vie en nous donnant le bonheur qui vient de Dieu. Nous avions nous aussi été plongés dans la détresse de notre Peuple, mais l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs pour que nous réalisions une communauté fraternelle ou le pauvre aura la première place. Dieu ne veut pas d’une humanité oppressée qui soit la proie de la haine, il veut pour elle le bonheur.



Citation :
Nous demandons la grâce de devenir ce que nous recevons dans l’Eucharistie, le Corps du Christ.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 





Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sur l'avènement du Christ, sermon 19, 7.8 (Œuvres complètes de saint Augustin,
6e série, 4e supplément ; trad. Bardot et Aubert, rev.)


«Proclamez que le Royaume des cieux est tout proche. Guérissez les malades»

Frères, j'entends quelqu'un murmurer aujourd'hui contre Dieu : « Seigneur, que les temps sont durs ; quelle époque difficile à traverser ! » ... Homme qui ne te corrige pas, n'es-tu pas mille fois plus dur que le temps que nous vivons ? Toi qui soupires après le luxe, après ce qui n'est que vanité, toi dont la cupidité est toujours insatiable, toi qui veux faire un mauvais usage de ce que tu désires, tu n'obtiendras rien...

     Guérissons-nous, frères ! Corrigeons-nous ! Le Seigneur va venir. Parce qu'il n'apparaît pas encore on se moque de lui ; pourtant il ne va pas tarder à venir, et alors ce ne sera plus le moment de s'en moquer. Frères, corrigeons-nous ! Un temps meilleur va venir, mais non pas pour ceux qui vivent mal. Déjà le monde vieillit, il tourne à la décrépitude ; et nous, allons-nous redevenir jeunes ? Qu'espérons-nous donc ? Frères, n'espérons plus d'autres temps que ceux dont nous parle l'Évangile. Ils ne sont point mauvais car le Christ vient ! S'ils nous semblent durs, difficiles à traverser, Christ vient nous réconforter...

     Frères, il faut que les temps soient durs. Pourquoi donc ? Pour qu'on ne cherche pas le bonheur en ce monde. C'est là notre remède : il faut que cette vie soit agitée, pour qu'on s'attache à l'autre vie. Comment ? Écoutez... Dieu voit les hommes s'agiter misérablement sous l'étreinte de leurs désirs et des soucis de ce monde qui donnent la mort à leur âme ; alors le Seigneur vient à eux comme un médecin qui apporte le remède.(1Co 3,11).














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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Dim 10 Déc 2017 - 16:14

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Dimanche 10 décembre 2017 : Deuxième dimanche de l'Avent


Notre Dame de Lorette, Translation de la Sainte Maison de la Sainte Vierge
de Nazareth en Dalmatie et de Dalmatie à Lorette. 1294.



Les saints du jour (Dimanche 10 décembre)


Sainte Eulalie, Vierge et martyre à Mérida († 304).

Saint Thomas Defournikos (10ème s.)

Bienheureux Marcantonio Durando, Prêtre Lazariste et Fondateur de l’Institut des
Filles de la Charité et de la Compagnie de la Passion de Jésus de Nazareth (1801-1880).


Bienheureux Anton Durcovici, Évêque de Iași (Moldavie) et Martyr
de la foi († 10/12/1951)



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


"Commencement de l’Evangile de Jésus, Christ, le Fils de Dieu."

Il est écrit dans Isaïe, le prophète : Voici que j’envoie mon messager en avant de toi, pour ouvrir ton chemin. Voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers. Parait le prophète Jean-Baptiste, et tout le monde vient à lui de toute la Judée, tous se faisaient baptiser ! Jean-Baptiste annonce la bonne nouvelle du sauveur qui vient : « Voici venir derrière moi celui qui est plus puissant que moi. » Marc amorce son Evangile en disant qu’il est une bonne nouvelle pour aujourd’hui, pour maintenant, et c’est un secret d’Amour. C’est la raison pour laquelle son récit commence avec celui qu’on appelle Jean Baptiste, le précurseur. Il faut quelqu’un dont le rôle est de préparer les gens à comprendre Jésus et son message. Il faudra une certaine évolution du cœur pour nous ouvrir à ce qu’il propose. Cette proclamation fait écho à la parole du prophète Isaïe : « Voici que j’envoie mon messager devant toi pour préparer ta route. » Un temps nouveau est annoncé, celui de la venue d’un homme envoyé par Dieu pour libérer les captifs. Nous retrouvons, aujourd’hui encore, ces « déserts de Dieu » et nous savons les graves injustices que le monde colporte. Le décalage entre les pays riches et les pays pauvres ou certains sont privilégiés et d’autres ont si peu, est la préparation d’un incendie de haine ! Le Prophète annonce qu’il faut que tout cela finisse, l’amour infini de Dieu doit être annoncé à nouveau.

Alors Jean, celui qui baptisait, parut dans le désert. Il proclamait un baptême de conversion pour le pardon des péchés.

Toute la Judée, tous les habitants de Jérusalem se rendaient auprès de lui, et ils étaient baptisés par lui dans le Jourdain, en reconnaissant publiquement leurs péchés. Jean était vêtu de poil de chameau, avec une ceinture de cuir autour des reins ; il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage. Jean-Baptiste annonce que Jésus va venir dans l’amour et la tendresse. L’attente de Dieu est toujours aussi forte pour notre peuple dans les difficultés du monde. Tant de personnes sont dans la détresse. Mais nous ne sommes pas seuls, nous sommes habités par une présence qui nous donne force et vie. C’est notre grandeur et la nouvelle extraordinaire que nous avons encore à découvrir. Dans l’amour de Dieu nous devenons plus justes et nous pouvons partager en nous aimant les uns les autres. Chacun de nous possède au plus intime de lui-même la présence du Dieu vivant. Nous attendons avec patience la venue du jour de Dieu. Aujourd’hui encore, deux milles ans plus tard, nous nous ouvrons à cette même Parole. Un même amour nous habite, nous sommes les fils et les filles bien aimés de Dieu. Dans cette attente, nous devenons reflets de Dieu, pour tous ceux qui nous entourent.

"Il proclamait : « Voici venir derrière moi celui qui est plus fort que moi ; je ne suis pas digne de m’abaisser pour défaire la courroie de ses sandales."

Moi, je vous ai baptisés avec de l’eau ; lui vous baptisera dans l’Esprit Saint. » Nos vies sont devenues arides, le sens de Dieu a comme disparu ! La prophétie est aujourd’hui consolation pour l’homme. Ce baptême dans l’Esprit Saint est l’Amour même de Dieu répandu dans nos cœurs. Cet Amour est sans condition, il est sans limite. C’est cet amour qui accompagne Jésus tout au long de sa vie. Il l’amène à remettre les gens debout et à les guérir. L’annonce de la grandeur de l’homme dans le regard de Dieu c’est préparer, à travers son cœur, le chemin de Jésus. Dieu est là, mais l’humanité ne le sait plus. C’est au cœur des détresses les plus grandes, des larmes et des meurtrissures, qu’émergera le visage de l’Enfant de Dieu. Nous voudrions un Messie qui vient avec force transformer ce monde en un temps record. Noel nous aide à apprendre beaucoup d’un Enfant. L’Amour sera vainqueur, mais par un autre chemin que celui que nous voulions. Dans la foi nous allons comprendre le secret de l’Amour de Dieu. Il nous faut nous ouvrir aux derniers moments de la vie de Jésus, à ses humiliations, à sa solitude, à son rejet, à ses souffrances et à sa mort. Jésus est demeuré fidèle à l’amour jusqu’au bout, malgré la haine et la souffrance. Cet amour est une Source de vie si féconde qu’elle est vraiment en mesure de transformer le monde.


Citation :
Nous demandons la grâce d’être des témoins d’espérance pour annoncer les merveilles de Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 





Saint François de Sales (1567-1622), évêque de Genève et docteur de l'Église
Sermon pour le 4e dimanche de l'Avent


« Préparez le chemin du Seigneur, aplanissez sa route »

Lorsque le peuple d'Israël fut mené en servitude par les païens et envoyé captif parmi les Perses et les Mèdes, après une longue captivité, le bon roi Cyrus se résolut de les tirer de cette servitude et de les ramener en Terre Promise. Avec une divine poésie, le prophète Isaïe entonna ces belles paroles : « Peuple d'Israël, consolez-vous, consolez-vous, dit le Seigneur notre Dieu ; votre consolation ne sera ni vaine ni inutile. Parlez au cœur de Jérusalem car sa malice est accomplie. Et parce que son iniquité est arrivée à son comble, elle lui sera pardonnée. » Et pour cela, disait ce grand prophète au peuple d'Israël, « aplanissez vos voies et redressez vos chemins » (cf 40,1s)...

     Pourquoi est-ce que Dieu dit qu'il pardonnera au peuple d'Israël leurs iniquités, parce qu'ils sont venus au comble de leur malice ? Les anciens Pères enseignent que ces paroles peuvent s'entendre comme si Dieu disait : « Lorsqu'ils sont au plus fort de leurs afflictions, et qu'ils sentent vivement le fardeau de leurs iniquités en cet esclavage et cette servitude, après les avoir punis de leur méchanceté, je les ai regardés et en ai eu compassion. Arrivés au plus mauvais de leurs jours, je me suis contenté de ce qu'ils ont souffert ; et pour cela, maintenant leurs iniquités leur seront pardonnées... Lorsqu'ils sont venus au comble de leur ingratitude, lorsqu'ils ne semblent plus avoir aucun souvenir ni mémoire de Dieu et de ses bienfaits, leur iniquité leur sera pardonnée »... Quand la Providence de Dieu a voulu montrer aux hommes sa bonté, cela a été une chose admirable, car il n'a voulu qu'aucun motif ne l'induise à le faire. Sans être poussé d'autre cause que sa seule bonté, il s'est communiqué à eux d'une façon tout à fait merveilleuse.

     Lorsqu'il est venu en ce monde, c'était au temps où les hommes étaient arrivés au comble de leur malice ; lorsque les lois étaient entre les mains d'Anne et de Caïphe, lorsque Hérode régnait et que Ponce Pilate présidait en Judée, ce fut en ce temps-là que Dieu est venu au monde pour nous racheter et nous délivrer de la tyrannie du péché et de la servitude de notre ennemi.














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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Lun 11 Déc 2017 - 14:20

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Lundi 11 décembre 2017 : Le lundi de la 2e semaine de l'Avent


Les saints du jour (Lundi 11 décembre)


Saint Damase I, Pape (37ème) de 366 à 384 († 384).

Saint Daniel le Stylite, Prêtre à Constantinople († 493).

Sainte María de las Maravillas de Jesús, Carmélite déchaussée
et Fondatrice (1891-1974).


Bienheureux Franco Lippi, Ermite de l’Ordre du Carmel (✝ 1291).

Bienheureux Martin et Melchior, Prêtres et martyrs (+ 1632).


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 





Homélie :


"Un jour que Jésus enseignait, il y avait dans l’assistance des pharisiens et des docteurs de la Loi, venus de tous les villages de Galilée et de Judée, ainsi que de Jérusalem ; et la puissance du Seigneur était à l’œuvre pour lui faire opérer des guérisons."

La guérison est un enseignement, mais plus encore le pardon. Entrer dans le monde de Dieu et de son agir envers l’homme, c’est entrer dans un univers qui dépasse notre compréhension humaine. Jésus fait route avec nous, il nous enseigne et nous fortifie. En lui est une issue qui nous mène à notre vérité, à notre liberté. Jésus vient nous mener à la plénitude de notre être humain. Il nous apprend comment retrouver notre Source, être relié au Père. Assumer notre humanité jusqu’au bout, c’est remplir notre condition d’enfant de Dieu en nous laissant habiter par l’Esprit Saint. L’Évangile de la miséricorde manifeste la compassion de Jésus pour l’humanité. Il fait ce qu’il dit, il annonce la venue du Royaume. C’est à partir de la foi de ceux qui arrivent, portant cet homme malade, que Jésus agit. Cette foi a pu se communiquer à ce paralysé : "Crois, aie confiance, espère." En cette période de l’Avent, nous sommes dans l’attente de Jésus, le Sauveur du monde. Le pardon et la guérison sont un relèvement, une recréation, une participation à la force de vie du Christ. Cet homme retrouve son autonomie, la possibilité de gagner sa vie, il ne sera plus dépendant.

"Arrivent des gens, portant sur une civière un homme qui était paralysé ; ils cherchaient à le faire entrer pour le placer devant Jésus. »

Mais, ne voyant pas comment faire à cause de la foule, ils montèrent sur le toit et, en écartant les tuiles, ils le firent descendre avec sa civière en plein milieu devant Jésus. Voyant leur foi, il dit : « Homme, tes péchés te sont pardonnés. » Quatre hommes portent cette civière, Marc a signalé par ailleurs que Jésus a déjà appelé quatre disciples. Ces quatre hommes pourraient être les quatre disciples de Jésus qui ont été chercher leur ami paralysé pour que Jésus exerce sur lui cette œuvre de puissance : « Voyant leur foi. » Dieu se fait homme pour sauver l’humanité de sa principale maladie : le péché qui est l’éloignement de Dieu, l’incapacité d’aimer. C’est sous le signe de la guérison que Jésus commence son ministère. Les guérisons sont le signe de la venue du Royaume de Dieu et du salut de l’homme. Jésus commence par l’essentiel, il va guérir cet homme paralytique intérieurement. Jésus ne guérit pas d’abord le handicap, mais il pardonne les péchés. Toutes les guérisons sont à la fois la conséquence et le signe de la guérison fondamentale opérée par le pardon de Dieu.

« Les scribes et les pharisiens se mirent à raisonner : « Qui est-il celui-là ? Il dit des blasphèmes ! Qui donc peut pardonner les péchés, sinon Dieu seul ? »

Mais Jésus, saisissant leurs pensées, leur répondit : « Pourquoi ces pensées dans vos cœurs ? Qu’est-ce qui est le plus facile ? Dire : “Tes péchés te sont pardonnés”, ou dire : “Lève-toi et marche” ? Eh bien ! Afin que vous sachiez que le Fils de l’homme a autorité sur la terre pour pardonner les péchés, – Jésus s’adressa à celui qui était paralysé – je te le dis, lève-toi, prends ta civière et retourne dans ta maison. » À l’instant même, celui-ci se releva devant eux, il prit ce qui lui servait de lit et s’en alla dans sa maison en rendant gloire à Dieu. Tous furent saisis de stupeur et ils rendaient gloire à Dieu. Remplis de crainte, ils disaient : « Nous avons vu des choses extraordinaires aujourd’hui ! » Les pharisiens et les scribes sont choqués par les paroles de Jésus : Dieu seul peut pardonner les péchés. Jésus précise que pardonner les péchés et permettre au paralytique de se lever découlent de la même force divine de guérison. La foi de l’ensemble du groupe incite Jésus à intervenir, mais la foi du paralytique agit. Cet homme paralytique s’est éveillé et il s’est relevé, c’est une grâce de Résurrection. Il naît à une vie nouvelle, une vie d’homme libre. Cet homme ne laisse pas là sa civière, il l’emporte avec lui. Guéri, nous emportons avec nous des traces de notre maladie, des cicatrices qui feront encore mal. Jésus, après sa résurrection, s’est montré avec les plaies de sa passion. "Ils glorifièrent Dieu qui a donné un tel pouvoir aux hommes ” L’action de grâce est fondamentale à la Communauté des vivants. La guérison du paralytique est le signe de ce qu’est réellement le miracle : un pardon.


Citation :
Nous demandons la grâce d’une grande foi en Jésus.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 






Saint Pierre Chrysologue (v. 406-450), évêque de Ravenne, docteur de l'Église  
Sermon 50 ; PL 52, 339 (trad. Matthieu commenté, DDB 1985, p. 72)


« Pourquoi tenir ces raisonnements ? »

Grâce à la foi d'autrui, l'âme du paralytique allait être guérie avant son corps. « Voyant la foi de ces gens » dit l'évangile. Remarquez ici, frères, que Dieu ne se soucie pas de ce que veulent les hommes déraisonnables, qu'il ne s'attend pas à trouver de la foi chez les ignorants..., chez les mal portants. Par contre, il ne refuse pas de venir au secours de la foi d'autrui. Cette foi est un cadeau de la grâce et elle s'accorde avec la volonté de Dieu... Dans sa divine bonté, ce médecin qu'est le Christ essaie d'attirer au salut malgré eux ceux qu'atteignent les maladies de l'âme, ceux que le poids de leurs péchés et de leurs fautes accable jusqu'au délire. Mais eux ne veulent pas se laisser faire.

Ô mes frères, si nous voulions, si nous voulions tous voir jusqu'en son fond la paralysie de notre âme ! Nous remarquerions que, privée de ses forces, elle gît sur un lit de péchés. L'action du Christ en nous serait source de lumière. Nous comprendrions qu'il regarde chaque jour notre manque de foi si nuisible, qu'il nous entraîne vers les remèdes salutaires et presse vivement nos volontés rebelles. « Mon enfant, dit-il, tes péchés te sont remis. »
















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Mar 12 Déc 2017 - 14:35

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Mardi 12 décembre 2017 : Le mardi de la 2e semaine de l'Avent


Fête de Notre Dame de Guadalupe, Patronne du Mexique,
de l'Amérique Latine et du continent américain (1531).



Les saints du jour (Mardi 12 décembre)


Saint Spyridon le Thaumaturge évêque de Trimythonte (+ 348)

Saint Corentin, 1er Évêque de Quimper (5ème s.).

Bienheureux Calixte II Pape (162éme) de 1119 à 1124 (+ 1124)

Bienheureux Jacques de Viterbe, Évêque de Naples (✝ 1308).


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 





Homélie :


« Quel est votre avis ? Si un homme possède cent brebis et que l’une d’entre elles s’égare, ne va-t-il pas laisser les quatre-vingt-dix-neuf autres dans la montagne pour partir à la recherche de la brebis égarée ? »

Jésus insiste sur la place centrale qui revient aux « petits » et aux pauvres : « Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits, car, je vous le dis, leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux. » Il est donc de la plus grande importance de ne pas provoquer la chute ou l’égarement de l’un de ces pauvres. L’adversaire est à l’œuvre à l’intérieur même de la communauté. Le Menteur peut faire miroiter toutes sortes d’illusions au cœur de l’enfant de Dieu qui risque de se perdre. Nous contemplons Jésus partant à la recherche de sa petite brebis perdue. A sa suite, dans un Amour de compassion, nous soutenons par notre prière, le retour au « bercail » de ceux qui s’en sont trouvé éloignés. Si par malheur, « un de ces petits, » était égaré à cause du contre-témoignage de la communauté, Jésus partirait sans tarder à sa recherche pour le retrouver et le ramener dans la communauté. Cette brebis qui appartient à son Père le reconnaîtra. Jésus, Lumière du monde, va éclairer le cœur de la communauté en recherchant lui-même cette brebis qui est égarée. L’amour est vainqueur, « Comme un berger il conduit son troupeau, son bras rassemble les agneaux, il les porte sur son cœur, il prend soin des brebis qui allaitent leurs petits. »

"Et, s’il arrive à la retrouver, amen, je vous le dis : il se réjouit pour elle plus que pour les quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas égarées."

Dieu nous a créé à son image, comme un reflet de sa Beauté, un réceptacle de sa gloire. Il nous a faits pour lui, pour que nous puissions trouver en lui notre bonheur. Le Père a confiées à son Fils Jésus les brebis qui lui appartiennent. En Jésus, Dieu nous cherche avec passion, jusqu’au tréfonds de nos égarements. L’attitude de Jésus, l’Envoyé du Père, est la seule attitude qui convienne. Il sait ce qu’il y a dans l’homme. Voyant notre égarement et notre impuissance à revenir à lui par nos propres forces, Dieu accourt. « Il vient avec puissance, » pour sauver ses brebis dispersées et il les console. Nous sommes ces « tout-petits, » ces nouveau-nés, sur lesquels Jésus veille avec une infinie compassion. Nous pouvons entrer dans la Joie du Royaume de Dieu. « Car notre Père qui est aux cieux ne veut pas qu’un seul de ces petits ne soit perdu. » Les quatre vingt dix neuf « justes » saisis par l’amour de ce Bon Pasteur se convertiront. Alors il y a de la joie pour la brebis qui revient. Porter la Bonne Nouvelle de la Résurrection implique que nous soyons entrés dans ce Mystère de compassion, que nous soyons déjà ressuscités.

« Ainsi, votre Père qui est aux cieux ne veut pas qu’un seul de ces petits soit perdu. »

L’amour de Dieu est pour nous, il est vécu dans notre cœur. La Bonne Nouvelle de la venue du Sauveur est annoncée dans la douceur et dans l’humilité. Telle est la Parole d’espérance que l’Evangile nous propose pour accueillir ce temps de l’Avent. Nous sommes les ministres de la Consolation. Nous nous hâtons à la rencontre du Seigneur Jésus. Pour revenir à Dieu, il nous faut beaucoup de Compassion. Nous préparons le chemin à travers le désert de nos vies, nous abaissons nos montagnes d’orgueil, nous rectifions nos comportements tortueux, et nous traçons dans les terres arides une route aplanie pour notre Dieu. La reconnaissance de nos limites et de nos fautes nous fait entrer dans un chemin d’humilité. La parole du prophète retentit : « Consolez, consolez mon peuple. Parlez au cœur de Jérusalem. » Marie a accueilli la Bonne Nouvelle. Elle a donné un Corps, un Cœur, à Jésus venu dans notre chair humaine. Il nous cherche, et nous voulons modeler notre attitude sur la sienne, le Bon Pasteur. Déjà « la gloire du Seigneur se révèle en nous, » nous pouvons goûter « le fruit de sa victoire. »


Citation :
Nous demandons la grâce d’être des artisans de consolation et de Paix.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 





Saint Bernard (1091-1153), moine cistercien et docteur de l'Église
Sermon 1 pour l'Avent, 7-8 (trad. Orval)


« Votre Père qui est aux cieux ne veut pas qu'un seul de ces petits soit perdu »

« Voici que le nom du Seigneur vient de loin » dit le prophète (Is 30,27). Qui pourrait en douter ? Il fallait à l'origine quelque chose de grand pour que la majesté de Dieu daigne descendre de si loin en un séjour si indigne d'elle. Oui, effectivement, il y avait là quelque chose de grand : sa grande miséricorde, son immense compassion, sa charité abondante. En effet, dans quel but croyons-nous que le Christ est venu ? Nous le trouverons sans peine puisque ses propres paroles et ses propres œuvres nous dévoilent clairement la raison de sa venue. Il est venu en toute hâte des montagnes pour chercher la centième brebis égarée.

     Il est venu à cause de nous pour que les miséricordes du Seigneur apparaissent avec plus d'évidence, ainsi que ses merveilles à l'égard des enfants des hommes (Ps 106,8.). Admirable condescendance de Dieu qui nous cherche, et grande dignité de l'homme ainsi recherché ! Si celui-ci veut s'en glorifier, il peut le faire sans folie, non que de lui-même il puisse être quelque chose, mais parce que celui qui l'a créé l'a fait si grand. En effet, toutes les richesses, toute la gloire de ce monde et tout ce qu'on peut y désirer, tout cela est peu de chose et même n'est rien en comparaison de cette gloire-là. « Qu'est-ce donc que l'homme, Seigneur, pour en faire si grand cas, pour fixer sur lui ton attention ? » (Jb 7,17)
















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Ven 15 Déc 2017 - 19:34

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Samedi 16 décembre 2017 : Le samedi de la 2e semaine de l'Avent


Les saints du jour (Samedi 16 décembre)


Saint Aggée Prophète (6ème s. av JC.)

Saints Ananias, Azarias et Misaël (+ 348) A lire aussi :
Cantique d'Azarias dans la fournaise (Lecture:  Dn 3, 26-27.29.39.41)

Saint Modeste Archevêque de Jérusalem (+ 634)

Saint Adon de Vienne, Évêque († 875).

Sainte Adélaïde (ou Alice), veuve et Impératrice du Saint Empire (931-999).

Bienheureuse Marie des Anges (Marianna Fontanella), Vierge Moniale du Carmel (1661-1717)

Bienheureux Honoré de Biala Podlaska Kozminski, Prêtre o.f.m. cap. († 1916)

Les Bienheureux 17 Martyrs du Laos, (6 prêtres, 6 religieux, 5 laïcs) († entre 1954 et 1970)


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LECTURES DE LA MESSE:
 





Homélie :


"Les disciples interrogèrent Jésus : « Pourquoi donc les scribes disent-ils que le prophète Élie doit venir d’abord ? » Jésus leur répondit : « Élie va venir pour remettre toute chose à sa place."

La venue de Jésus dans le monde provoque chez les hommes de la contestation et de la révolte. Ils sont déconcertés, il leur faudrait avoir une confiance et une foi absolue en lui. En descendant de la montagne Jésus discute avec ses disciples. Ils ne comprennent pas que le Messie soit venu avant le prophète Élie qui doit tout préparer. Jean-Baptiste s’est manifesté comme le précurseur du Juge qu’il devait précéder. Il préfigurait jusqu’où irait l’abaissement de celui qu’il annonçait, comme le Messie. Il prépare les chemins de Jésus jusque dans le mystère de sa mort. Par toute sa vie, Jean a prophétisé le Fils de l’homme souffrant, qui allait mourir en donnant librement sa vie. Jésus annonce sa Passion par trois fois : « Il faut que le Fils de l’homme souffre beaucoup. » La souffrance de Dieu est « souffrance de compassion » dit Saint Bernard. Paul parlera du « mystère d’iniquité » qui sévit dans le monde. Aujourd’hui encore dans le monde, tant de personnes sont victimes de grandes violences. Pierre Jacques et Jean ont été témoin de la Transfiguration de Jésus pour supporter la défiguration de l’Envoyé de Dieu.

"Mais, je vous le déclare : Élie est déjà venu ; au lieu de le reconnaître, ils lui ont fait tout ce qu’ils ont voulu. Et de même, le Fils de l’homme va souffrir par eux." »

Répondre avec générosité et allégresse à l’appel exigeant des envoyés de Dieu demande un cœur à cœur avec lui. La préparation a sa venue a déjà eu lieu dit Jésus : « Je vous le déclare, Élie est déjà venu ; Ils en ont fait tout ce qu’ils ont voulu. » Mais on n’a pas reconnu Jean-Baptiste. Il a fait l’expérience de l’intimité avec Jésus en le prophétisant par son martyre. Il faut un regard neuf, un cœur nouveau, pour reconnaître les voies de Dieu. Jean-Baptiste, par sa prédication de feu et son jeûne au désert, s’est employé à ramener le cœur des fils vers leurs pères. Ces pères étaient des hommes de foi et de fidélité envers le Seigneur, le Dieu d’Israël. Exposés à l’épreuve, jusque dans la souffrance même, il nous faut prolonger ce cœur à cœur avec Jésus jusque dans la mort. Nous sommes invités à marcher délibérément à la suite de Jésus. Déjà, il nous saisit par son chemin d’abaissement. Le petit enfant de la Crèche qui repose dans les bras de Marie, nous fait proches de Dieu. Nous voulons nous abaisser jusqu’à lui, nous mettre à genoux devant le petit enfant de Noel. Nous pouvons percevoir que le partage de l’intimité du Seigneur Jésus n’est jamais aussi profond que lorsque nous souffrons avec lui.

« Alors les disciples comprirent qu’il leur parlait de Jean le Baptiste.

Il nous faut découvrir l’intense amour qui guide les desseins de Dieu sur nous. L’humanité est aimée de Dieu et nous voulons entrer dans ce nouvel amour avec Jésus. Nous demandons à Marie, la Reine des Apôtres, d’intercéder pour que des prophètes annoncent la Bonne Nouvelle du salut, la naissance de Jésus. Il s’est rendu solidaire de l’humanité souffrante. Seule la miséricorde infinie de Dieu peut « supporter » la souffrance de Jésus venu dans la chair humaine ! Il nous faut brûler du feu de l’Amour de l’Esprit Saint quand la souffrance nous touche. Les mauvais traitements, la diffamation et les persécutions reçus par flots successifs, ne nous surprendront pas. Être sur le bon chemin ne nous épargne pas les difficultés de l’existence et Jésus nous invite à aller de l’avant en dépit de la souffrance, il nous rencontre sur cette route. Il nous faut faire en sorte que Noël soit vécu profondément dans la joie.


Citation :
Nous demandons la grâce d’entrer dans l’Amour infini de Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 





Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermons sur l'évangile de St Jean, n° 4


« Il marchera devant le Seigneur avec l'esprit et la puissance d'Elie » (Lc 1,17)

« Pourquoi donc les scribes, c'est-à-dire les docteurs de la Loi, disent-ils qu'il faut qu'Élie vienne d'abord ? » Le Seigneur leur répond : « Élie est déjà venu, et ils lui ont fait souffrir tout ce qu'ils ont voulu, et si vous voulez le comprendre, c'est Jean le Baptiste. » Ainsi notre Seigneur Jésus Christ dit expressément : « Élie est déjà venu » et qu'il s'agit de Jean Baptiste. Mais quand on interroge Jean, il déclare qu'il n'est pas plus Élie qu'il n'est le Christ (Jn 1,20s)... Pourquoi donc affirme-t-il : « Je ne suis pas Élie » tandis que le Seigneur dit à ses disciples qu'il est Élie ? Notre Seigneur voulait parler symboliquement de son avènement à venir et dire que Jean était venu dans l'esprit d'Élie. Ce que Jean a été pour le premier avènement, Élie le sera pour le second. Il y a deux avènements pour le Juge, il y a aussi deux précurseurs. Le juge est le même dans les deux avènements, mais il y a deux précurseurs... Le juge devait d'abord venir pour être jugé ; il a envoyé devant lui un premier précurseur, et il l'a appelé Élie, parce qu'Élie sera pour le second avènement ce que Jean a été pour le premier.

     Considérez, frères bien-aimés, combien cette explication est fondée sur la vérité. Au moment où Jean a été conçu...le Saint Esprit avait fait cette prédiction qui devait s'accomplir en lui : « Il sera le précurseur du Très-Haut, dans l'esprit et la puissance d'Élie » (Lc 1,17)... Qui pourra comprendre ces choses ? Celui qui aura imité l'humilité du précurseur et connu la majesté du juge. Personne n'a été plus humble que ce saint précurseur. Cette humilité de Jean constitue son plus grand mérite ; il aurait pu tromper les hommes, passer pour le Christ, être regardé comme le Christ, tant était grandes sa grâce et sa vertu, et cependant il déclare ouvertement : « Je ne suis pas le Christ. —Es-tu Élie ? —Je ne suis pas Élie. »
















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Sam 16 Déc 2017 - 19:08

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Dimanche 17 décembre 2017 : Troisième Dimanche de l'Avent


O SAPIENTIA, quae ex ore Altissimi prodiisti,
attingens a fine usque ad finem fortiter suaviterque disponens omnia:
veni ad docendum nos viam prudentiae.


O Sagesse, qui es issue de la bouche du Très-Haut (Ecclésiastique 24, 3),
tu déploies ta force d’un bout du monde à l’autre et tu régis l’univers avec force et douceur (Sagesse 8, 1):
viens nous enseigner la voie de la prudence (Proverbes 9, 6).



Les saints du jour (Dimanche 17 décembre)


Saint Daniel, un des quatre grands prophètes de l'Ancien Testament.

Saint Judicaël Roi de Bretagne puis moine (+ 650)

Sainte Begge Veuve à Andenne, en Belgique (+ 693)

Sainte Wivine Bénédictine, vierge dans le Brabant (+ 1170)

Saint Jean De Matha, Prêtre et Fondateur des Trinitaires (1160-1213)

Sainte Yolande de Vianden, Fille de Marguerite de Courtenay, Dominicaine, Prieure
du Monastère de Marienthal au Luxembourg (+ 1283).


Saint Denys d'Egine (+ 1622)

Saint Joseph Manyanet y Vives, Prêtre et Fondateur des Congrégations : « Fils de la
Sainte Famille Jésus, Marie et Joseph » et « Missionnaires Filles de la Sainte Famille
de Nazareth » (1833-1901).


Bienheureuse Matilde del Sagrado Corazón (Tellez Robles), vierge et Fondatrice
des « Filles de Marie Mère de l'Église » (1841-1902).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 





Homélie :


Il y eut un homme envoyé par Dieu ; son nom était Jean. Il est venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière, afin que tous croient par lui.

Cet homme n’était pas la Lumière, mais il était là pour rendre témoignage à la Lumière. Jean Baptiste est le reflet de la lumière, il a été visité dès le sein de sa mère par Jésus, il est mû par l’Esprit Saint. « Je suis la voix qui crie, dans le désert : Aplanissez le chemin du Seigneur. » Une voix ! Il devait être d’une grande douceur, cet homme vêtu de poils de chameau. Il devait être d’une immense tendresse, cet homme qui mangeait des sauterelles et du miel sauvage. Il devait être d’une douce bonté, le précurseur, qui montre Jésus du doigt. Il est sensible a l’Envoyé de Dieu dont la croix est déjà annoncée dans la rencontre du Jourdain. « Au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas ! » Inlassablement, Jean le Baptiste renvoie au plus grand qui vient derrière lui et qui va « se manifester à Israël » : « Au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas ! » Comment découvrir celui qui se cache ? Jean le Baptiste suggère une attitude fondamentale, celle de l’humilité. Dans nos vies c’est aussi bien souvent comme cela. Cette parole a été accomplie d’une manière très étonnante par Jean-Baptiste. Si nous voulons devenir « ce que nous sommes, » des « prophètes, » il faudra passer par ce chemin d’appauvrissement. Alors, l’Esprit Saint, l’esprit de prophétie, sera sur nous. Il est le plus fort, encore faut-il que nous croyions en lui. De tout temps, les prophètes ont lu le présent du peuple de Dieu en se référant aux événements fondateurs et aux promesses du Maître de l’histoire.

"Voici le témoignage de Jean, quand les Juifs lui envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des lévites pour lui demander : « Qui es-tu ? »

Il ne refusa pas de répondre, il déclara ouvertement : « Je ne suis pas le Christ. » Ils lui demandèrent : « Alors qu’en est-il ? Es-tu le prophète Élie ? » Il répondit : « Je ne le suis pas. – Es-tu le Prophète annoncé ? » Il répondit : « Non. » Alors ils lui dirent : « Qui es-tu ? Il faut que nous donnions une réponse à ceux qui nous ont envoyés. Que dis-tu sur toi-même ? » Il répondit : « Je suis la voix de celui qui crie dans le désert : Redressez le chemin du Seigneur, comme a dit le prophète Isaïe. » Jean Baptiste répondit : Moi, je baptise dans l’eau. Le témoignage de Jean le Baptiste a d’autant plus d’impact qu’il répond à des prêtres et à des lévites mandatés par les autorités religieuses de Jérusalem. Les questions sont précises elles amènent Jean Baptiste à récuser successivement trois rôles : Il n’est pas le Messie ; Il n’est pas Élie revenu qui doit inaugurer les derniers temps. Il n’est pas le prophète. Dans le temps de l’Église, l’Esprit Paraclet réalisera à l’intime de nos cœurs une anamnèse actualisant des paroles de Jésus et un réveil de l’espérance dans ses promesses.

"Or, ils avaient été envoyés de la part des pharisiens. Ils lui posèrent encore cette question : « Pourquoi donc baptises-tu, si tu n’es ni le Christ, ni Élie, ni le Prophète ? » Jean leur répondit : « Moi, je baptise dans l’eau. Mais au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas ; c’est lui qui vient derrière moi, et je ne suis pas digne de délier la courroie de sa sandale. »

Cela s’est passé à Béthanie, de l’autre côté du Jourdain, à l’endroit où Jean baptisait. Ces « visiteurs » ne sont pas situés au niveau de l’accueil de l’amour de Dieu, ils sont au « niveau » d’un contrôle d’identité. Ils doivent rendre un bilan à ceux qui les ont envoyés. Alors ils vont passer à coté de l’essentiel et ils ne rencontreront pas le Précurseur de Jésus ! Jean-Baptiste fait face à ce rejet, il sait que ces envoyés qui viennent de Jérusalem, décideront la préparation du rejet de Jésus. La réponse de Jean-Baptiste : « Je suis la voix, » n’a pas été entendue par les prêtres et les lévites. Cette Parole est si belle, ils auraient pu la reconnaître. Je ne suis pas la Parole, je ne suis pas le Verbe, « je suis la voix », j’émets des cris. Je suis une voix qui crie. Qui crie pour la bonté, la tendresse, la justice. Ce cri est celui des pauvres, des prisonniers, des captifs, comme l’ont crié tous les prophètes. C’est par son « être » que Jean Baptiste a rendu témoignage. Que l’Esprit Saint nous donne de relire notre passé dans sa lumière, afin de revitaliser l’espérance que Jésus a mise au cœur de nos vies en nous appelant à sa suite.


Citation :
Nous demandons à l’Esprit Saint la grâce de conforter notre esprit afin que toute votre vie soit une action de grâce et une supplication.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 





Liturgie latine
Antiennes du Magnificat, 17-23 décembre
(trad. Liturgie chorale du peuple de Dieu)


« Comme Jean-Baptiste voyait Jésus venir vers lui, il dit... :
' C'est de lui que j'ai dit : derrière moi vient un homme qui a sa place
devant moi, car avant moi il était ' »
(Jn 1,29-30)

Ô Sagesse, sortie de la bouche du Très-Haut, toi qui embrasses l'univers et qui disposes toutes choses dans la force et la tendresse, viens, Seigneur, nous enseigner les chemins du salut.

     Ô Adonaï, guide et Seigneur de la maison d'Israël, toi qui as manifesté ton nom dans la flamme du buisson et qui as donné la loi sur la montagne, viens, Seigneur, nous racheter par la puissance de ton bras.

     Ô Rameau de la tige de Jessé, signe dressé pour tous les peuples, devant toi les rois se tiennent en silence et les peuples se prosternent, viens, Seigneur, libère nous, ne tarde plus.

     Ô Clef de David et sceptre de la maison d'Israël, toi qui ouvres et nul ne ferme, tu fermes et personne n'ouvrira ; viens, Seigneur, pour délivrer ceux qui habitent les ténèbres.

     Ô Soleil levant, splendeur de la lumière éternelle et soleil de justice, viens illuminer les ténèbres de ceux qui sont assis à l'ombre de la mort.

     Ô Roi des nations, désiré des peuples et des rois, pierre angulaire, qui des païens et d'Israël fait un seul peuple, viens sauver celui que tu as formé du limon de la terre.

     Ô Emmanuel, roi qui portes la loi nouvelle, espérance des nations et Sauveur de tous les peuples, toi notre Dieu, viens, ne tarde plus.


(Références bibliques : Dt 8,3, Pr 8,22s, He 1,3 / Ex 3, Ex 20 / Is 11,10, 52,15 / Is 22,22, 42,7 / Ag 2,7Vlg, Ma 3,20 / Lc 10,24, Is 28,16, Ep 2,14, Gn 2,6 / Is 7,14)
















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Dim 17 Déc 2017 - 20:58

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Lundi 18 décembre 2017 : Férie de l'Avent : semaine avant Noël


O ADONAI, dux domus Israel,
qui Moysi in igne flammae rubi apparuisti, et in Sina legem dedisti:
veni ad redimendum nos in brachio extenso.


O Seigneur (Exode 6, 2 Vulgate), guide de la maison d’Israël,
qui es apparu à Moïse dans le feu du buisson ardent (Exode 3, 2)
et lui as donné tes commandements sur le mont Sinaï (Exode 20):
viens nous sauver avec ton bras puissant (Exode 15, 12-13).



Les saints du jour (Lundi 18 décembre)


Saint Sébastien et ses compagnons (+ 288)

Saint Gatien, Premier Évêque de Tours (IIIe siècle).

Bienheureuse Nemesia (Giulia) Valle, Sœur de la Charité de
Sainte Jeanne-Antide Thouret (1847-1916).


Vénérable Attilio Luciano Giordano, laïc, coopérateur de
la Congrégation Salésienne (✝ 1972).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 





Homélie :


"Or, voici comment fut engendré Jésus Christ : Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ; avant qu’ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint."

Jésus vient au monde dans la grande famille d’Abraham et de David. Il est le Messie attendu. C’est le sens de la longue généalogie qui ouvre l’évangile : D’Abraham, au roi David. « Mattan engendra Jacob, Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie. » L'Évangile nous donne une lumière admirable pour que notre intelligence comprenne l’initiative merveilleuse de Dieu. La Parole éclaire notre expérience devant les difficultés que nous éprouvons quand Dieu nous entraîne plus avant dans son Amour. Mais Joseph est dans l’angoisse car Marie est enceinte et il ne sais comment faire, dans la nuit de son épreuve, il ne voit pas d’issue. Il prie son Dieu, car l’épreuve dans laquelle il se trouve est une épreuve de foi. Joseph ne doute aucunement de Marie, il sait que ce qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint. Mais il ne se considère pas digne de recevoir un tel mystère, de recevoir Marie qui lui a été donnée. Il est un homme juste, il reconnaît que Dieu est à l’œuvre, mais il veut s’écarter. Joseph était un croyant cohérent avec sa foi, un homme disposé, par sa sainteté, à entrer dans le dessein de Dieu, mais totalement « ajusté » au vouloir de Dieu. Mathieu a voulu éclairer les faits de la conception de Jésus et en tirer une catéchèse pour les chrétiens.

« Joseph, son époux, qui était un homme juste, et ne voulait pas la dénoncer publiquement, décida de la renvoyer en secret. Comme il avait formé ce projet, voici que l’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ;

elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » Joseph sait qu’une dénonciation de Marie aurait des conséquences terribles pour elle et pour l’enfant. Il se décide pour la solution la plus discrète, la plus respectueuse des personnes, la plus proche possible de Dieu. Joseph ne veut pas s’approprier le don de Dieu : « Il décida de la renvoyer en secret. » Qu’aurait pu répondre ce juste aux gens toujours prêts à contester l’œuvre de Dieu ? Il est convaincu de la pureté de sa fiancée. Joseph ne voulait ni mentir ni diffamer. Mais l’ange lui dit : « Ne crains pas ! Ce qui est né en elle vient de l’Esprit Saint. » Joseph est confirmé, par l’intermédiaire de l’ange, d’adopter légalement comme fils l’enfant de Marie. Nous reconnaissons que nous ne sommes pas dignes de recevoir Jésus dans la communion eucharistique car nous avons perdu le sens du divin, le sens de Dieu ! Joseph nous montre comment demeurer dans l’adoration. Comme Joseph, nous avons besoin d’être éclairé dans notre appel, nous devons faire face au Dieu vivant, savoir que nous avons une mission à accomplir.

"Tout cela est arrivé pour que soit accomplie la parole du Seigneur prononcée par le prophète : Voici que la Vierge concevra, et elle enfantera un fils ; on lui donnera le nom d’Emmanuel, qui se traduit : « Dieu-avec-nous »"

Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui son épouse, mais il ne s’unit pas à elle, jusqu’à ce qu’elle enfante un fils, auquel il donna le nom de Jésus. L’Elu de Dieu, rempli de l’Esprit Saint, réalisera sa mission au milieu des hommes. Jésus sera : « le Seigneur qui sauve, » il sera celui qui libérera son peuple de ses péchés. Joseph est remit dans sa vocation devant la société. Il accepte le service de la paternité de Jésus, et il lui donnera son nom, signe qu’il le reconnaît. Il lui donnera la reconnaissance sociale qui lui sera nécessaire : « Tu l’appelleras du nom de Jésus. » Il doit aussi protéger Marie, sa mère. Ainsi nous est donnée la mission de Joseph. Nous demandons à Marie de nous accompagner vers Jésus. Nous lui demandons la grâce de réaliser son œuvre en nous pour être sauvé par Lui. Dieu ne cesse pas de venir dans nos histoires humaines pour les ouvrir à la nouveauté de Dieu. Il ouvre les portes du Royaume pour que nous y trouvions notre place véritable. C’est Jésus lui-même qui nous dira : « Prenez ceci est mon corps, Prenez ceci est mon sang, » nous remettant ainsi devant notre vocation de vivre de lui et avec lui !


Citation :
Nous demandons la grâce d’accueillir Jésus comme Marie l’a accueilli.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 





Saint Bède le Vénérable (v. 673-735), moine, docteur de l'Église
Homélie 5 ; CCL 122,36 (trad. Solesmes rev.)


« Tu lui donneras le nom de Jésus »

En hébreu « Jésus » veut dire « salut » ou « Sauveur », un nom qui désignait pour les prophètes une vocation très déterminée. D'où ces paroles chantées dans un grand désir de le voir : « Mon âme exultera dans le Seigneur et se réjouira dans son salut ; mon âme se consume après ton salut » (Ps 12,6 ;34,9 ;118,81). « Je me glorifierai dans le Seigneur, je me réjouirai en Dieu mon Sauveur » (Ha 3,18). Et surtout : « Mon Dieu, en ton nom, sauve-moi » (Ps 54,3). C'est comme si on disait : « Toi qui t'appelles Sauveur, en me sauvant, manifeste la gloire de ton nom ». Donc le nom du fils qui est né de la Vierge Marie est Jésus, selon l'explication de l'ange : « C'est lui qui sauve son peuple de ses péchés »...

     Le mot «Christ », lui, désigne la dignité sacerdotale ou royale. En effet, les prêtres et les rois étaient « chrismés », c'est-à-dire oints d'huile sainte ; par là ils étaient des signes de celui qui, apparaissant dans le monde comme le vrai roi et grand prêtre, a reçu l'onction de « l'huile de la joie, premier de ceux qui y ont part avec lui » (Ps 44,8.). C'est à cause de cette onction qu'il est appelé Christ, et que ceux qui ont part à cette même onction, celle de la grâce spirituelle, sont appelés chrétiens. Que, par son nom de Sauveur, il daigne nous sauver de nos péchés ! Que par son onction de grand-prêtre, il daigne nous réconcilier avec Dieu le Père. Que par son onction de roi, il nous donne le royaume éternel de son Père.
















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Lun 18 Déc 2017 - 20:57

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Mardi 19 décembre 2017 : Férie de l'Avent : semaine avant Noël


O RADIX Iesse,
qui stas in signum populorum,
super quem continebunt reges os suum,
quem gentes deprecabuntur:
veni ad liberandum nos, iam noli tardare.


O Rejeton de Jessé,
qui te dresses comme un étendard pour les peuples (Isaïe 11, 10),
devant toi les rois de la terre gardent le silence (Isaïe 52, 15)
et les nations t’adressent leurs prières:
viens nous délivrer, ne tarde plus (Habacuc 2, 3).



Les saints du jour (Mardi 19 décembre)


Saint Boniface Esclave romain (4ème s.)

Saint Anastase Ier, pape (39e) de 399 à 401

Saints Martyrs du Tonkin (+ 1839).

Bienheureux Urbain V, Pape (200ème) de 1362 à 1370.


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 





Homélie :


Il y avait, au temps d’Hérode le Grand, roi de Judée, un prêtre du groupe d’Abia, nommé Zacharie. Sa femme aussi était descendante d’Aaron ; elle s’appelait Élisabeth.

Ils étaient l’un et l’autre des justes devant Dieu : ils suivaient tous les commandements et les préceptes du Seigneur de façon irréprochable. Ils n’avaient pas d’enfant, car Élisabeth était stérile et, de plus, ils étaient l’un et l’autre avancés en âge. La venue de Jésus qui sauve son peuple est située historiquement dans notre histoire sainte. L’événement qui va bouleverser le monde se prépare dans le Temple de Jérusalem. Avec Zacharie, nous disons à Dieu nos supplications et celles de notre monde. Dieu va réveiller le cœur de Zacharie ! Avec lui, il nous faut reprendre ce que le Seigneur a déjà fait pour nous. Les consolations, le pardon, le soutien, ce en quoi il a répondu à nos supplications. Il nous faut l’obéissance du cœur réelle, une recherche constante de la volonté de Dieu. Avons-nous une confiance absolue dans le Seigneur ou doutons-nous ? Nous voulons comme Marie, accomplir la volonté de Dieu, de tout notre cœur, de toute notre âme, de tout notre esprit et de toutes nos forces. Nous nous préparons à fêter Noel dans la grande famille humaine qui continue sa route avec les imprévus et les déconvenues de la vie. « Aide-nous Seigneur à célébrer le mystère de l’Incarnation avec une foi sans défaut, » prions-nous.

"Or, tandis que Zacharie, durant la période attribuée aux prêtres de son groupe, assurait le service du culte devant Dieu, il fut désigné par le sort, suivant l’usage des prêtres, pour aller offrir l’encens dans le sanctuaire du Seigneur…

L’ange lui dit : « Sois sans crainte, Zacharie, car ta supplication a été exaucée : ta femme Élisabeth mettra au monde pour toi un fils, et tu lui donneras le nom de Jean. Tu seras dans la joie et l’allégresse, et beaucoup se réjouiront de sa naissance, car il sera grand devant le Seigneur. Quelle n’a pas été la surprise de Zacharie devant une telle annonce qui supprimait la honte de sa vie ! Avec Elisabeth, ils auraient un enfant ! Mais Zacharie s’est éloigné de la confiance totale en Dieu ! Il n’a pas cru au dire de l’ange qui lui annonçait la réalisation du mystère de Dieu qui nous sauve. Nous sommes invités à ouvrir largement nos cœurs, nos yeux, nos mains pour accueillir l’inattendu de Dieu. Maintenant Zacharie se tait, il écoutera Élisabeth qui relève le défi d’un peuple stérile. Déjà elle annonce Marie qui consentira à l’œuvre de Dieu de tout son être. Le don de Dieu est un secret d’amour qu’il nous faut découvrir de l’intérieur. La parole de Dieu nous manifeste comment nous devons nous préparer à recevoir le mystère du Fils Éternel du Père venu dans notre chair.

"…Alors Zacharie dit à l’ange : « Comment vais-je savoir que cela arrivera ? »

Moi, en effet, je suis un vieillard et ma femme est avancée en âge. » L’ange lui répondit : « Je suis Gabriel et je me tiens en présence de Dieu. J’ai été envoyé pour te parler et pour t’annoncer cette bonne nouvelle. Mais voici que tu seras réduit au silence et, jusqu’au jour où cela se réalisera, tu ne pourras plus parler, parce que tu n’as pas cru à mes paroles ; celles-ci s’accompliront en leur temps. » Le désir profond que Dieu avait mis au cœur de Zacharie était pris d’une manière trop humaine. S’il apparaissait extérieurement irréprochable, Zacharie avait perdu l’espérance que Dieu l’exaucerait. Très conscient de son état de vieillesse, il « sait » que c’est fini, qu’il ne pourra plus avoir d’enfant. Au fond de son cœur, il est déçu. Cette déception va faire barrage à l’œuvre de Dieu. Il devra garder le silence. Cependant le Dieu de tendresse réalisera son œuvre d’amour dans la vérité. Si Dieu révèle la profondeur du cœur l’homme par sa parole, son pardon est toujours à l’œuvre. Pour Elisabeth qui a cru, la réponse de Dieu sera un cadeau merveilleux. Dieu voit large, à travers un Enfant il va venir nous sauver. Il nous donne la joie, la réconciliation, la présence du Saint-Esprit, et l’espérance renait.


Citation :
Nous demandons la grâce de méditer la Parole de Dieu et d’obtenir l’obéissance du cœur.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 





Origène (v. 185-253), prêtre et théologien
Homélies sur l'évangile de Luc, n°3 ; SC 87 (trad. SC p.129s)


« Grand aux yeux du Seigneur »

Zacharie a été bouleversé à la vue de l'ange. De fait, quand une figure inconnue s'offre aux regards humains, elle trouble l'intelligence et met le cœur dans l'effroi. C'est pourquoi l'ange, sachant ce qu'est la nature humaine, porte d'abord remède à son trouble par ces mots : « Ne crains pas, Zacharie ». Il réconforte son âme effrayée et la remplit de joie par ce message nouveau : « Ta prière a été exaucée : ta femme Élisabeth t'enfantera un fils, tu l'appelleras Jean et il t'apportera joie et allégresse »... Maintenant encore la naissance de Jean est pour tout le monde l'annonce d'une joyeuse nouvelle. Et celui qui...consent à avoir des enfants et à assumer cette responsabilité doit supplier Dieu que son fils soit capable de faire une pareille entrée dans le monde, et cette naissance lui procurera aussi une grande joie.

     Il est écrit de Jean : « Il sera grand aux yeux du Seigneur ». Ces paroles révèlent la grandeur de l'âme de Jean, la grandeur qui apparaît aux regards de Dieu. Mais il y a aussi une certaine petitesse dans l'âme. C'est ainsi, du moins, que je comprends ce passage de l'Évangile : « Ne méprisez pas un de ces tout-petits qui sont dans l'Église » (Mt 18,10)... On ne me demande pas de ne pas mépriser celui qui est grand, parce que celui qui est grand ne peut pas être méprisé ; mais on me dit : « Ne méprise pas un de ces tout-petits »... « Tout-petit » et « petit » ne sont pas des mots pris au hasard.
















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Mar 19 Déc 2017 - 21:31

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Mercredi 20 décembre 2017 : Férie de l'Avent : semaine avant Noël


O CLAVIS David et sceptrum domus Israel,
qui aperis, et nemo claudit; claudis, et nemo aperit:
veni et educ vinctum de domo carceris,
sedentem in tenebris et umbra mortis


Ô Clé de David (Isaïe 22, 22), sceptre de la maison d’Israël (Genèse 49, 10),
tu ouvres et personne ne peut fermer; tu fermes et personne ne peut ouvrir:
viens, fais sortir de prison le captif plongé dans les ténèbres
et dans l’ombre de la mort (Psaume 107, 10.14).



Les saints du jour (Mercredi 20 décembre)



Isaac Patriarche du peuple juif

Saint Jacob Patriarche du peuple juif, Ancien Testament

Sainte Esther
Lire aussi :
Livre d'Esther

Saint Zéphirin, Pape (15e) de 199 à 217

Saint Dominique de Silos, Abbé Bénédictin à Silos (1000-1073).

Saint Jean de Cronstadt, Prêtre Orthodoxe Russe (1829-1908).

Bienheureux Vincent Romano, Curé de paroisse (1751-1831).


Prière avant la lecture

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LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


Le sixième mois, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, à une jeune fille vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie.

L’œuvre de salut du monde s’est donné dans un échange entre Dieu représenté par l’ange Gabriel et une jeune fille, Marie. « Voilà le mystère qui est maintenant révélé : il était resté dans le silence depuis toujours, mais aujourd’hui il est manifesté. » Dieu fait le premier pas, il a pris l’initiative en envoyant l’Ange Gabriel à Marie. C’est lui qui se déplace pour venir demander l’accord de sa créature. De manière inattendue, il fait irruption chez la jeune fille de son choix. L’Annonciation n’est pas le début de l’œuvre de Dieu en Marie, il l’avait déjà préparée dans sa conception immaculée. Marie est toute entière objet de la miséricorde divine. En comblant de grâce la vierge Marie, Dieu s’est préparé une demeure digne de lui. Le récit de l’Annonciation nous plonge dans le mystère de Jésus venu dans le monde. Le monde est en attente d’un Sauveur, c’est l’attente des Peuples qu’aucun homme, par sa seule bonne volonté, ne pouvait devancer. Dans la réponse de Marie est contenu le salut du monde ! Ainsi nous prenons la mesure du « oui » de Marie qui va changer le cours de l’humanité.

…L’ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus.

Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. » Le cœur de Marie est rempli de crainte face à celui qui peut combler un désir qui la dépasse. Mais l’Ange la rassure : « Soit sans crainte Marie. » C’est un projet inouï qui résonne aux oreilles tout étonnées de Marie, devenir la mère de Jésus, fils du Très-Haut, héritier de David et du Royaume de Dieu. L’attente de Dieu qui tend la main, se cristallise dans le respect de la liberté de sa créature rétablie dans la grâce. Une question monte au cœur de Marie : Comment cela va-t-il se faire ? Alors se dévoilent la puissance et la délicatesse de Dieu : « L’Esprit Saint viendra sur toi. » La promesse de mariage que Marie à donner à Joseph est respectée. La délicatesse de Dieu propose son dessein avant que Marie et Joseph ne soient mariés définitivement. Chacun est libre d’accepter la mission proposée. L’amour ne met jamais devant un fait accompli. Si Marie et Joseph acceptent, alors Jésus pourra être tenu pendant des années pour le fils de ce couple. Marie et Joseph garderont secrète l’œuvre de Dieu. Marie a offert son consentement qui jaillit du fond de son être, et auquel Dieu lui-même était suspendu.

…Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » Alors l’ange la quitta.

Le salut de l’humanité annoncé par un Sauveur est désormais acquis. Désormais nos « oui » sont contenus dans le « Oui » de Marie. l’Apôtre Paul dira : « Si la faute d’un seul a plongé l’humanité dans les ténèbres, le oui d’un seul, Jésus, remettra l’humanité dans la lumière. » Ce Oui de Marie, contenu dans le Oui de Jésus, fait basculer l’humanité dans la grâce. L’humanité qui était dans les ténèbres du péché, est comblée à nouveau du Don de Dieu. Nous glorifions Marie qui a dit « oui » en notre nom. La vie nous est rendue, en espérance, nous sommes sauvés. Le Oui de Marie, dans liberté respectée par le Seigneur, se donne dans la pauvreté et l’humilité de celle qui fait confiance. Que Noël soit pour nous le temps d’exprimer notre désir pour nous ouvrir à l’œuvre de Dieu.


Citation :
Nous demandons à l’Esprit Saint de nous faire contempler et imiter le « oui » de Marie.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 





Saint Bernard (1091-1153), moine cistercien et docteur de l'Église
Louanges de la Vierge Marie, 4,11 (trad. Beguin, Seuil 1953, p. 956)


« Qu'il me soit fait selon ta parole »

Écoutons tous la réponse de celle qui a été choisie pour être la Mère de Dieu et qui cependant n'a pas perdu son humilité : « Voici la servante du Seigneur, qu'il me soit fait selon ta parole »... En disant ces mots, Marie exprime la vivacité de son désir plutôt qu'elle n'en demande la réalisation à la façon de quelqu'un qui garderait des doutes. Rien n'interdit toutefois de voir une prière dans ce « fiat », ce « qu'il me soit fait ». Car...Dieu veut que nous lui demandions même les choses qu'il nous promet. C'est sans doute pourquoi il commence par nous promettre bien des choses qu'il a résolu de nous donner : la promesse éveille notre ferveur, et la prière nous fait mériter ce que nous allions recevoir gratuitement...

     La Vierge l'a compris, puisqu'au don de la promesse gratuite elle joint le mérite de sa prière : « ‘Qu'il me soit fait selon ta parole.’ Que la Parole éternelle fasse de moi ce que dit ta parole aujourd'hui. Que la Parole qui dès l'origine était auprès de Dieu (Jn 1,1) se fasse chair de ma chair selon ta parole... Que cette Parole ne soit pas seulement perceptible à mes oreilles, mais visible à mes yeux, palpable à mes mains, et que je puisse la porter dans mes bras. Que ce soit non une parole écrite et muette, mais la Parole incarnée et vivante ; non pas ces signes inertes tracés sur un parchemin desséché, mais une Parole à forme humaine, imprimée vivante dans mes entrailles... ‘Jadis, Dieu a parlé souvent et de bien des manières aux patriarches et aux prophètes’ (He 1,1) ; sa parole leur a été donnée à entendre, à proclamer ou à pratiquer... Quant à moi je demande qu'elle soit mise dans mes entrailles... J'appelle la Parole insufflée en moi dans le silence, incarnée dans une personne, corporellement mêlée à ma chair... Qu'elle se fasse en moi pour le monde tout entier ».
















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Mer 20 Déc 2017 - 20:17

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Jeudi 21 décembre 2017 : Férie de l'Avent : semaine avant Noël


O ORIENS,
splendor lucis aeternae et sol iustitiae :
veni et illumina sedentem
in tenebris et umbra mortis.


Ô Astre montant,
splendeur de la lumière éternelle et soleil de justice
viens éclairer ceux qui se trouvent dans les ténèbres
et dans l’ombre de la mort



Les saints du jour (Jeudi 21 décembre)


Saint Michée, Prophète (8ème s. av JC.)

Saint Thémistocle (3ème s.)

Saint Pierre Canisius, Prêtre s.j. (Jésuite) et Docteur de l'Église, deuxième
Apôtre de l'Allemagne (1521-1597).


Bienheureux Peter Friedhofen, ancien ramoneur, Fondateur des
“Frères de la Miséricorde de Marie Auxiliatrice” (1819-† 1860).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit avec empressement vers la région montagneuse, dans une ville de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth.

Marie franchit en grande vitesse une région de montagnes. C’est la hâte de l’amour de son Enfant qui l’attire de l’intérieur et la pousse plus avant. Marie gravit ce chemin portant en elle le Fils du Père, son fils tendrement chéri. Elle atteint le village du sud du pays. C’est avec un grand désir que nous recevons cet Evangile. Le bonheur d’accueillir Marie chez nous est grand, car elle emmène avec elle Jésus, le Seigneur. Quand Marie vient dans notre cœur, l’Esprit Saint entre avec elle dans une nouvelle Alliance d’amour. C’est réconfortant quand nous vivons une époque difficile ! Que de constats d’échec dans nos milieux de travail, dans nos communautés. L’atmosphère est devenue difficile à assumer partout. Pourtant, l’Esprit Saint fait encore son œuvre d’amour. C’est le mystère de l’enfant de Dieu qui sommeille en chacun de nous. Visités par Dieu à Noel, nous prenons le temps de vivre ces sentiments d’Amour. Recevant Marie qui franchit les obstacles avec énergie, nous pouvons faire comme Élizabeth qui voit l’œuvre de Dieu se réaliser autour d’elle. Nous sommes comblés au delà de toute mesure par un Dieu tendre et miséricordieux.

Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint, et s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ?

Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en moi. Marie entre dans la maison de Zacharie et salue Élisabeth. La parole de Marie réveille l’enfant de sa vieille cousine Élisabeth, qui, en la voyant crie sa joie. Dieu donne le « secret » de Marie à Élisabeth qui réalise son mystère : Remplie de l’Esprit Saint, Élisabeth s’écrie d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes… Heureuse es-tu, toi qui as cru ! » Le récit de ce jour est un choc ! Nous voyons des choses tellement merveilleuses se produire devant nous. Avec Elisabeth, c’est tout un peuple qui voit son avenir s’ouvrir avec la venue d’un Messie. Nous sommes à l’image de l’unique Enfant du Père et de Marie. Ce qui se passe en Élisabeth peut encore se passer en nous. Croire, c’est voir l’invisible, nous portons au fond de nous un mystère de vie, un amour qui nous dépasse. Seule la foi permet de « voir » Jésus, elle lui permet d’agir dans l’Esprit Saint. Nous portons le même mystère d’amour invisible que Marie.

Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. »

Avec Noël, nous prenons conscience que Jésus est à naître au fond de chacun de nous. Tous les espoirs sont permis, Jésus donnera suite à toutes les paroles qu’il a dites, jusqu’à leur plein accomplissement. Aujourd’hui encore, il s’agit pour nous d’accueillir Marie dans notre cœur, Dieu fait désormais toutes choses nouvelles. Cette union d’amour forme Jésus en chacun de nous. Quand Marie nous salue, Jésus présent réveille l’enfant de Dieu qui est en nous, et le Saint-Esprit travaille pour que cet enfant grandisse. Accueillir le Royaume de Dieu c’est croire comme Marie à l’Annonciation. La foi en Jésus « met en œuvre » l’Esprit Saint qui réalise en nous une humanité nouvelle. Nous faisons partie des générations qui disent Marie bienheureuse. Dieu notre Père a voulu passer par le chemin de Marie, petite fille d’Israël, pour nous donner Jésus. Dieu vient dans notre chair humaine, son Amour va prendre en nous toute sa place. Ainsi, nous devenons ce que nous sommes, son enfant bien-aimé. Aujourd’hui l’Église nous donne Jésus dans l’Eucharistie. Le mystère de la Parole réveille en nous le don de Dieu. Marie a boulangé le Pain, dit Saint Bernard. Qu’elle prépare encore nos cœurs à la venue de son fils Jésus.


Citation :
Nous demandons la grâce de déborder d’action de grâce.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 





Saint Jean de Damas (v. 675-749), moine, théologien, docteur de l'Église
1er sermon sur la Dormition (trad. SC 80, p. 101s)


« Comment ai-je ce bonheur que la mère de mon Seigneur vienne jusqu'à moi ? »

« Tu es bénie entre les femmes et le fruit de ton sein est béni... » Voici, en effet, que les générations te disent bienheureuse comme tu l'as déclaré (Lc 1,42). Les filles de Jérusalem, c'est-à-dire de l'Église, t'ont vue et ont proclamé ton bonheur... Tu es, en effet, le trône royal près duquel se tenaient les anges contemplant leur Maître et Créateur qui y était assis (Dn 7,9). Tu es devenue l'Éden spirituel, plus sacré et plus divin que l'ancien. Dans le premier habitait l'Adam terrestre ; en toi, c'est le Seigneur venu du ciel (1Co 15,47). L'arche de Noé t'a préfigurée, elle qui a sauvé le germe de la seconde création, car tu as enfanté le Christ, le salut du monde, qui a submergé le péché et apaisé les flots.

     D'avance, c'est toi que le buisson ardent a dépeinte, que les tables écrites par Dieu ont dessinée (Ex 31,18), que l'arche de l'alliance a racontée ; c'est toi que l'urne d'or, le candélabre..., et le rameau d'Aaron qui avait fleuri (Nb 17,23) ont manifestement préfigurée... J'allais omettre l'échelle de Jacob. Comme Jacob a vu le ciel réuni à la terre par les extrémités de l'échelle, et par elle les anges descendre et monter, et celui qui est réellement le fort et l'invincible engager avec lui une lutte symbolique, ainsi toi-même tu es devenue la médiatrice et l'échelle par laquelle Dieu est descendu vers nous et a pris sur lui la faiblesse de notre substance, l'embrassant et se l'unissant étroitement.
















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Jeu 21 Déc 2017 - 19:49

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Vendredi 22 décembre 2017 : Férie de l'Avent : semaine avant Noël


" O Rex gentium "

O Rex gentium, et desideratus earum,
Lapisque angularis, qui facis utraque unum :
Veni, et salva hominem quem de limo formasti."


" Ô Roi des nations, objet de leurs désirs !
Pierre angulaire qui réunissez en vous les deux peuples !
Venez et sauvez l'homme que vous avez formé du limon."



Les saints du jour (Vendredi 22 décembre)


Sainte Anastasie (4ème s.)

Sainte Françoise-Xavière Cabrini, Vierge et Fondatrice des «Sœurs Missionnaires du Sacré-Cœur »,
Sainte Patronne des émigrés (1850-1917)


Bienheureux Thomas Holland, Prêtre s.j. et Martyr (1600-1642)

Bienheureuse Marie Mancini (+ 1431)


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


"Marie dit alors : « Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur ! Il s’est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse. Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom !"

Le mystère de Dieu nous est donné, il peut se vivre en chacun de nous. Dieu rayonne en Marie, la plus humble et la plus disponible de toutes les créatures. Consciente de sa « bassesse, » la Vierge de Nazareth, dans sa rencontre avec Élisabeth, reconnaît les Merveilles qui se sont accomplies en elle ! Le Magnificat est le chant de la victoire de l’Amour de Dieu qui vient. Marie s’engage toute entière dans le salut annoncé. Première disciple, elle va témoigner par sa vie. Marie est la mère de compassion, elle est la compagne qui suivra Jésus jusqu’au bout. L’espace pour Dieu, dans l’intime de notre cœur, peut ainsi se réveiller, se dégager. Jésus fait de nous les enfants du Père. Celui qui est déjà venu, est toujours là, dans la foi. Il est notre contemplation et notre bonheur, « Jésus vient. » Il est en état de naissance en chacun de nous. Et c’est encore un événement à venir : « Il reviendra, et nous attendons sa venue dans la gloire, » chantons-nous au cœur du Mystère Pascal. Chacun de nous est invité à participer à son œuvre de Salut. Il veut que nous nous reposions entièrement sur Lui, dans la puissance de son amour infini.

"Sa miséricorde s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent. Déployant la force de son bras, il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles. Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides."

Marie nous permet de comprendre qu’aujourd’hui, Dieu, avec Sa Grâce et avec notre consentement, peut encore opérer des Merveilles en nous, car « rien ne Lui est impossible » ! C’est à cet « impensable » que Marie de Nazareth a cru de tout son Cœur. Par son « Oui, » elle a permis au Ciel de « toucher » la terre. Tous les âges la proclament « Bienheureuse » ! C’est la puissance de l’Amour infini de Dieu qui élève les humbles, qui comble de biens les affamés. C’est la merveille qu’énonce Marie en s’unissant profondément à l’œuvre de Dieu, en coopérant avec lui. « Le Puissant fit pour moi des merveilles ! » C’est le même Seigneur qui vient se loger au cœur de notre vie sous la forme d’un petit morceau de Pain dans l’Eucharistie. Il élargit notre tente afin que Dieu prenne place en chacun de nous. Quand nous allons le recevoir dans la communion, il va se pencher sur nous et se fondre dans l’intime de notre cœur pour transformer notre vie. Nous voulons vivre cet Avènement avec Marie, dans son « intérieur. »

"Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour, de la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et sa descendance à jamais."

Marie resta avec Élisabeth environ trois mois, puis elle s’en retourna chez elle. Dans son cantique d’ action de Grâce, Marie proclame que « la Miséricorde du Seigneur s’ étend d’âge en âge. » Nous propageons autour de nous cette Miséricorde dont nous sommes tous bénéficiaires ! Le temps de Noël est propice à la réconciliation des uns avec les autres. Nous pacifions nos relations qui sont parfois tumultueuses. Nous voulons organiser un « programme de Charité » qui nous rend plus cordial, plus bienveillant, moins agressif et superficiel, en un mot, qui nous rend plus aimant, plus miséricordieux ! L’humilité est le remède à tous nos maux. La crainte Dieu est un don du Saint-Esprit qui nous est donné pour que nous laissions Dieu faire son œuvre en nous. Son amour s’étend d’âge en âge, il vient au secours de notre faiblesse et de notre misère. La fatigue peut s’installer, la routine peut prendre place, nous pouvons être tentés de lassitude, le Magnificat de Marie vient à notre aide. L’Église a fait de lui son cantique du soir pour nous élever vers Dieu et Lui rendre grâce en tout. C’est le chant des plus petits et les plus pauvres qui sont un chemin pour le Dieu vivant.


Citation :
Nous demandons la grâce d’entrer dans la Louange et l’action de grâce.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 





Saint Ambroise (v. 340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église
Commentaire de St Luc, 2, 26-27 (trad. SC 45, p.83 rev.)


« Exaltons tous ensemble son nom » (Ps 33,4)

Qu'en tous réside l'âme de Marie pour glorifier le Seigneur ; qu'en tous réside l'esprit de Marie pour exulter en Dieu. S'il n'y a physiquement qu'une seule Mère du Christ, par la foi le Christ est le fruit de tous, car toute âme reçoit le Verbe de Dieu, à condition de rester sans tache, préservée du mal et du péché, gardant la chasteté dans une pureté inaltérée. Toute âme donc qui parvient à cet état exalte le Seigneur, comme l'âme de Marie a exalté le Seigneur et comme son esprit a tressailli dans le Dieu Sauveur.

     Le Seigneur est en effet magnifié, ainsi que vous l'avez lu ailleurs : « Magnifiez le Seigneur avec moi » (Ps 33,4). Non que la parole humaine puisse ajouter quelque chose au Seigneur, mais parce qu'il grandit en nous. Car « le Christ est l'image de Dieu » (2Co 4,4), et alors l'âme qui fait quelque chose de juste et religieux magnifie cette image de Dieu, à la ressemblance de qui elle a été créée. Alors aussi, en la magnifiant, elle participe en quelque sorte à sa grandeur et s'en trouve élevée ; elle semble reproduire en elle cette image par les brillantes couleurs de ses bonnes œuvres et la copier en quelque sorte par ses vertus.
















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Ven 22 Déc 2017 - 21:39

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Samedi 23 décembre 2017 : Férie de l'Avent : semaine avant Noël


" O EMMANUEL "

O EMMANUEL, rex et legifer noster,
expectatio gentium et salvator earum:
veni ad salvandum nos, Dominus Deus noster.


" Ô Emmanuel ! Notre Roi et notre Législateur !
L'attente des nations et leur sauveur !
Venez nous sauver, Seigneur notre Dieu !"



Les saints du jour (Samedi 23 décembre)


Saint Servule, infirme et mendiant († 590).

Saint Jean de Kęnty, Prêtre et théologien, Patron de la Pologne et Lituanie (1397-1473)

Sainte Marguerite-Marie d'Youville, veuve et Fondatrice de la Congrégation des Sœurs de la Charité au Canada (1701-1771).

BBx Enrique Cañal Gómez et compagnons, Prêtres et religieux dominicains, Martyrs († 1936)


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


Quand fut accompli le temps où Élisabeth devait enfanter, elle mit au monde un fils.

Nous comprenons la joie d’Élisabeth : « Dieu a enlevé ma honte, » disait-elle. La naissance de Jean-Baptiste prépare la Naissance de Jésus. « Voici que je vais vous envoyer Élie le prophète, avant que vienne le jour du Seigneur. Le voilà, il est pareil au feu du fondeur, il est pareil à la lessive des blanchisseurs, et il s’installera pour fondre et purifier. » Tout le voisinage et les amis sont aux aguets ! Alors qu’il officiait au cœur du Temple de Jérusalem, Zacharie reçoit de l’ange Gabriel la promesse d’un enfant à venir, et l’ange précise : « Tu lui donneras le nom de Jean. » Mais Zacharie s’est mis à douter, et il se retrouva privé de l’usage de la parole. Sa liberté intérieure est respectée, il va se fier à Elisabeth. Nous accueillons Jean Baptiste, le prophète qui vient et qui annonce Jésus. La Beauté de la naissance de Jean le Baptiste annonce la naissance de Jésus. Il nous est bon de rendre grâce pour cette naissance. C’est une joie toute humaine pour les parents de l’enfant avec leur famille, et pour le voisinage. Cependant la bonne nouvelle va plus loin, elle nous entraine, elle nous sort de nous-même et nous conduit vers la vie véritable.

"Ses voisins et sa famille apprirent que le Seigneur lui avait montré la grandeur de sa miséricorde, et ils se réjouissaient avec elle."

Le huitième jour, ils vinrent pour la circoncision de l’enfant. Ils voulaient l’appeler Zacharie, du nom de son père. Mais sa mère prit la parole et déclara : « Non, il s’appellera Jean. » On lui dit : « Personne dans ta famille ne porte ce nom-là ! » On demandait par signes au père comment il voulait l’appeler. Il se fit donner une tablette sur laquelle il écrivit : « Jean est son nom. » Et tout le monde en fut étonné. La volonté des hommes face à la volonté de Dieu est une épreuve qui traverse toute vie. Le nom de l’enfant, qui vient d’un souffle intérieur entre Elisabeth et Zacharie, fait rupture. En imposant un Nom nouveau à l’enfant, une liberté surgit, car cela ne se passe pas comme prévu. Ce fils, dont l’énergie et l’influence vont être étonnantes, annonce un monde nouveau. En effet cet enfant annonce un autre enfant, celui de Marie ! Dans la Bible, le nom d’un être le représente tout entier, il est bien plus qu’une simple appellation. Donner un nom à quelqu’un, c’est dire qui il est, et plus encore, avoir prise sur lui. C’est donc un choix essentiel. Le Nom de Jean est le mystère qui annonce la naissance d’un Nouvel Amour. Il nous faut réapprendre l’identité la plus profonde de notre être. Que nous devenions ce que nous sommes : l’enfant tendrement aimé de notre Père.

"À l’instant même, sa bouche s’ouvrit, sa langue se délia : il parlait et il bénissait Dieu."

La crainte saisit alors tous les gens du voisinage et, dans toute la région montagneuse de Judée, on racontait tous ces événements. Tous ceux qui les apprenaient les conservaient dans leur cœur et disaient : « Que sera donc cet enfant ? » En effet, la main du Seigneur était avec lui. Zacharie et Elisabeth représentent l’histoire passée du Peuple de Dieu, et toute la contrée est là ! Aujourd’hui, Dieu fait des choses admirables, il renouvelle toutes choses, « Dieu fait grâce. » Zacharie avec Elisabeth ouvrent une voie nouvelle. Dieu agit, il répond à notre appel véritable. Jean est l’annonce d’une nouvelle naissance pour nous. Nous sommes concernés comme les voisins et les gens de la parenté d’Élisabeth qui apprirent que le Seigneur avait fait preuve envers elle d’une grande compassion. Et ils se réjouirent avec elle ! Nous aussi, nous entrons déjà dans une joie nouvelle. Dans le Christ, nous renaissons à une vie nouvelle. En portant le beau nom de « Chrétien, » nous retrouvons notre identité véritable. Jésus nous fait entrer dans une filiation nouvelle, il fait de nous ce que nous sommes.


Citation :
Nous demandons la grâce de nous laisser purifier par cette naissance pour renaître.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 





Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermon 293,3 ; pour la nativité de Jean Baptiste ; PL 38, 1327 (trad. cf bréviaire 24/06)


« Sa langue se délia : il parlait et il bénissait Dieu »

Enfin Jean naît, il reçoit son nom, et voici que la langue de son père est déliée... Rapprochez cet événement de la réalité profonde qu'il symbolise et contemplez un grand mystère : Zacharie se tait et demeure muet jusqu'à la naissance de Jean, le précurseur du Seigneur, qui lui ouvre la bouche. Que signifie ce silence de Zacharie, sinon le voile qui s'étendait sur les prophéties et en quelque sorte les cachait et les scellait avant l'annonce de la Bonne Nouvelle du Christ ? À son avènement elles se découvrent ; elles deviennent claires lorsque vient celui dont elles parlaient.

     La naissance de Jean donc délie la langue de Zacharie. Cet événement a le même sens que le déchirement du voile du Temple au moment de la mort du Christ en croix (Mt 27,51). Si Jean n'avait pas annoncé la venue d'un autre, la bouche de Zacharie ne se serait pas ouverte ; sa langue se délie parce que la naissance de son fils est la naissance de la voix. Jean ne dira-t-il pas plus tard : « Je suis la voix de celui qui crie dans le désert » ? (Jn 1,23)
















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Sam 23 Déc 2017 - 21:20

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Dimanche 24 décembre 2017 : Quatrième Dimanche de l'Avent


Les saints du jour (Dimanche 24 décembre)


Saint Jacob, Patriarche du peuple juif

Sainte Eugénie et ses compagnons

Sainte Paule Élisabeth Cerioli, Fondatrice de la « Congrégation de la Sainte Famille » (1816-1865).

Saint Charbel Makhlouf, Prêtre et Moine Maronite (1828-1898).


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 





Homélie :


En plaçant le mystère de l’Annonciation dans le temps de l’Avent, l’Eglise souligne qu’elle n’est pas une simple fête mariale, mais qu’elle est l’un des moments fondamentaux de l’Incarnation rédemptrice.


LA DEMEURE DE DIEU PARMI LES HOMMES

Dieu assume l’humanité en l’une d’entre nous. Marie, une femme de notre humanité, reçoit comme révélation que la puissance du Très-Haut reposera sur elle. Ce qui l’identifie à la « Demeure », la tente dans laquelle les Israélites abritaient l’Arche d’Alliance de la Parole de Dieu, au long des étapes de leur marche dans le désert. (Livre des Nombres 9. 17 – Deutéronome 31. 15 – Exode 40. 36)

Depuis la prise de Jérusalem en 598 av. J.C., l’arche avait disparu, mais pas ce qu’elle représentait : la proximité de Dieu qui fait vivre son Peuple. En Marie, la proximité se fait Incarnation.

« Rien n’est impossible à Dieu ». Marie et l’ange s’accordent sur cette évidence de la foi. Ainsi parlait déjà le livre de la Genèse à propos de la naissance d’Isaac (Genèse 18. 14). Ainsi parle Jésus quand ses auditeurs auront compris que le salut est impossible à l’homme seul (Luc 18. 27). La naissance du Fils de Dieu parmi les hommes et la nouvelle naissance des fils que nous sommes sont l’œuvre de l’Esprit-Saint.


PAR DELÀ L’ATTENTE

L’Annonce faite à Marie, située dans le temps, est le mystère qui réalise l’attente séculaire du Peuple de Dieu. C’est tout cela que désormais Marie devra vivre et qui lui demande un acte de foi dont, aujourd’hui, nous avons peine à mesurer la profondeur et l’intensité des exigences quotidienne. Nous connaissons Jésus au travers du déroulement de sa vie. Marie devait faire un « saut » dans un avenir inconnu.

Il lui est demandé un acte de foi qui exige d’elle un abandon total et dont elle ne découvrira l’immensité qu’au fur et à mesure de son union d’amour au cours de la vie humaine qu’elle partage désormais avec son fils, le Fils de Dieu fait homme.

Grâce à sa mémoire biblique, Marie vivra la personnalité et la mission du Messie telles que la tradition davidique les a esquissées, telles que la tradition prophétique les a précisées, telles que les lui commentait la synagogue de Nazareth.


SITUEE DANS SA VIE QUOTIDIENNE

Car, dans le même temps, sa méditation quotidienne et sa prière les enrichiront au contact même de cette présence humano-divine du Christ. Cette contemplation d’amour, nous la découvrons au travers de son questionnement à l’ange-messager de Dieu, au travers de son « Magnificat », au travers de son silence lorsque son fils lui rappelle qu’il doit être « aux affaires » de son Père. « Elle conservait toutes ces choses en son cœur. »

Le texte grec est plus fort que nos traductions destinées à la lecture publique : « Elle gardait avec soi … » Ce n’est pas un archivage égoïste. Le verbe grec est un verbe actif qui ajoute une plus grande expression aux mots qui suivent : « en son cœur », non pas dans sa mémoire, mais dans son amour. Car, selon l’expression courante, c’est du cœur que partent toute action et tout comportement de notre existence, toute connaissance réelle de ce que nous vivons.

Chacun de nous reçoit aussi, chaque jour, l’Annonciation, par la grâce de Dieu. Comment l’accueillons-nous ? Accueillir, c’est se laisser quelqu’un prendre place dans notre propre vie. Et là, c’est laisser Dieu prendre place, dans le silence, la crainte parfois, la joie aussi.

Marie n’est plus seule avec elle-même quand l’ange la quitte. Dieu est désormais en sa virginité, elle est en-ceinte, ceinte par Dieu lui-même. Celle qui avait offert l’abandon de sa fécondité, reçoit, en toute liberté, le don de la vie qui se féconde en elle au rythme des jours : « Que tout se passe pour moi selon ta parole. »


LA PLÉNITUDE DES TEMPS

« Voilà le mystère qui nous est révélé, ce mystère qui est porté à la connaissance de toutes les nations. » Pour saint Paul (Romains 16. 26) l’Evangile nous place « sur un autre registre » si nous pouvons parler ainsi. Ce n’est pas seulement celui d’Abraham, de David et des prophètes qui avaient annoncé ce mystère dans l’avenir du Peuple de Dieu.

Dieu ne s’enferme plus dans un peuple. En Marie, il se donne à tous les hommes. Le mystère du salut des Nations, dont parle Isaïe, devient une réalité. Nous rejoignons non pas un simple royaume terrestre, mais la plénitude divine.

« Dieu seul est sage ». C’est Dieu qui est Sagesse. Cette sagesse qui nous est destinée passe par Jésus-Christ qui est la Parole qui a rompu le silence de toujours, pour nous révéler maintenant et aujourd’hui ce mystère.

La liturgie, en citant le texte de la lettre de saint Paul aux Romains, le souligne en encadrant ce texte par « Gloire à Dieu », au début et à la fin de la citation. En fait, la gloire de Dieu « qui a le pouvoir de nous rendre forts par l’Evangile que je vous ai prêché…Gloire à Dieu le seul sage, par Jésus-Christ. »


PLUS QU’UNE PROXIMITÉ

Ce mystère de la Nativité que nous allons fêter dans quelques jours, n’est donc pas seulement « Dieu avec nous. » C’est tout autant « nous avec Dieu et Dieu en nous ». Nous retrouvons là l’immensité du message que Marie a entendu « Le Seigneur est avec toi … pleine de grâce… La puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre. » Comme dans l’Ancienne Alliance, la nuée de Dieu l’absorbe.

La nuée de Dieu nous absorbe en l’Esprit-Saint. L’homme a toujours cherché et cherche encore la proximité de Dieu. Depuis l’Incarnation révélée en Marie, c’est plus qu’une proximité. Il est avec nous et nous sommes avec Lui. Il peut être connu au travers de la dimension qui est la nôtre. L’Infiniment Autre a pris notre mesure en Jésus-Christ. A nous de prendre désormais la sienne.

Comme Marie, il nous faut adorer ce mystère sans trop en parler avec des mots humains, car il ne peut s’exprimer en plénitude au travers de nos paroles humaines. « Marie gardait tout cela, avec soin, en son cœur ».


L’HOMME DIVINISE

Quand Dieu prend Marie en son sein trinitaire en la couvrant de son ombre, il vient dans le sein de la Vierge Mère. Chaque chrétien, devenu temple de l’Esprit-Saint par le baptême, est désormais aussi demeure de Dieu.

Le mystère de l’Incarnation n’est pas un jour anniversaire, celui que nous fêtons à Noël. Au travers des millénaires, c’est la réalité de Dieu fait homme pour toujours. C’est la réalité de l’homme divinisé. Non pas seulement la possibilité d’atteindre un Dieu qui se fait proche, mais lui resterait extérieur. C’est la possibilité pour l’homme de partager la vie même de Dieu.

Nous avons à accueillir Dieu en nous, l’Emmanuel, au travers des péripéties de notre vie comme au travers de nos évidences humaines qui se transforment en évidences de la Foi.



Père Jacques Fournier
» Approfondir sa foi » Célébrer » Le dimanche
Source :






Liturgie byzantine
Hymne acathiste à la Mère de Dieu (7e siècle)


« Je te salue, comblée-de-grâce »

Du ciel un archange éminent a été envoyé pour dire à la Mère de Dieu : « Réjouis-toi ! » Et te voyant, Seigneur, prendre corps à sa voix, il clame sa surprise et son ravissement :


Réjouis-toi, en qui brille la joie du salut,
Réjouis-toi, par qui le mal a disparu,
Réjouis-toi, car tu relèves Adam de sa chute,
Réjouis-toi, car Ève aussi ne pleure plus.
Réjouis-toi, montagne inaccessible aux pensées des hommes,
Réjouis-toi, abîme insondable même aux anges,
Réjouis-toi, car tu deviens le trône et le palais du Roi,
Réjouis-toi, toi qui portes Celui qui porte tout.
Réjouis-toi, étoile qui annonce le lever du Soleil,
Réjouis-toi, dans ton sein Dieu prend notre chair,
Réjouis-toi, par toi toute la création est renouvelée,
Réjouis-toi, par toi le Créateur devient petit enfant.
Réjouis-toi, Épouse inépousée.

     La Toute-pure, connaissant son état virginal, répondit à l'ange Gabriel avec confiance : « Quelle étrange merveille que ta parole ! Elle paraît incompréhensible à mon âme ; comment concevrai-je sans semence pour enfanter comme tu le dis ? » Alléluia, alléluia, alléluia !
     Pour comprendre ce mystère inconnu, La Vierge s'adresse au serviteur de Dieu et demande comment en ses entrailles chastes un Fils serait conçu. Plein de respect l'ange l'acclame :


Réjouis-toi, à toi Dieu révèle ses desseins ineffables,
Réjouis-toi, confiance de ceux qui prient en silence,
Réjouis-toi, tu es la première des merveilles du Christ,
Réjouis-toi, en toi sont récapitulées les doctrines divines.
Réjouis-toi, échelle par qui Dieu descend du ciel,
Réjouis-toi, pont qui nous conduit de la terre vers le ciel,
Réjouis-toi, inépuisable admiration des anges,
Réjouis-toi, blessure inguérissable pour les démons.
Réjouis-toi, tu enfantes la lumière de manière inexprimable,
Réjouis-toi, tu n'en révèles à personne le comment,
Réjouis-toi, tu surpasses le savoir des savants,
Réjouis-toi, tu éclaires l'intelligence des croyants.
Réjouis-toi, Épouse inépousée.

     La puissance du Très-Haut couvrit alors de son ombre la Vierge inépousée pour la mener à concevoir. Et son sein fécondé devint un jardin délicieux pour ceux qui veulent y moissonner le salut en chantant : « Alléluia, alléluia, alléluia ! »















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Dim 24 Déc 2017 - 20:55

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



" Joie au ciel ! Exulte la terre ! La campagne toute entière est en fête. Les arbres des forêts dansent de joie devant la face du Seigneur, car il vient, car il vient pour juger la terre. Il jugera le monde avec justice, et les peuples selon sa vérité. " (ps 95(96),11-13)

"Dieu notre Père, plus haut que la voix des prophètes, s'élève aujourd'hui le silence d'un Enfant qui dort : ton Amour a percé nos ténèbres. Dans cet Enfant nouveau-né, fais-nous reconnaître en vérité ta Parole vivante, reflet resplendissant de ta Gloire pour les siècles des siècles, amen."


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


’"Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu.

Il était au commencement auprès de Dieu. C’est par lui que tout est venu à l’existence, et rien de ce qui s’est fait ne s’est fait sans lui. En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes ; la lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée. Nous contemplons le Verbe qui n’est pas créé, qui existe de toute éternité. ’’Auprès de Dieu,’’ Il est tourné vers Dieu, il se reçoit de Dieu en même temps qu’il se donne à lui. Le Verbe est le maître d’œuvre de la création. Tout a été fait par lui et rien ne subsiste en dehors de lui. Jésus est la ’’Lumière du monde’’ qui brille dans les ténèbres, elles ne l’ont pas arrêtée. C’est la force et la victoire du tout petit Enfant de la crèche qui libère l’humanité. Dieu s’est fait homme pour que l’homme devienne Dieu par participation. Nous sommes dans la contemplation d’un si grand mystère. Dieu se révèle, Il est Amour. Il nous parle par ce Fils, héritier de toutes choses, Reflet resplendissant de son être ! Nous trouvons le bonheur à partir du tout petit enfant de Marie qui transpire la joie et la paix de Dieu. Annoncé sur toute la terre, le ciel est en fête.

« Le Verbe était la vraie Lumière, qui éclaire tout homme en venant dans le monde. »

Il était dans le monde, et le monde était venu par lui à l’existence, mais le monde ne l’a pas reconnu. Il est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas reçu. Le Verbe est venu dans la chair, le Fils unique est la gloire du Père. Le Verbe, qui existe depuis toujours et par qui tout subsiste, est entré dans l’histoire des hommes. Lui, le Fils unique, il a pris notre chair, et ’’nous avons vu sa gloire, la gloire qu’il tient de son Père.’’ La Parole de Dieu a retenti. A la crèche, les bergers voient Jésus avec Marie et Joseph. Le Secret de Jésus se propage maintenant dans l’Église. Les messagers annoncent la Bonne Nouvelle du Seigneur venu chez les siens. Quelle que soit notre race, notre appartenance sociale, nous pouvons rejoindre l’Enfant-Dieu de Noël. Dieu met son plaisir avec les enfants des hommes, il trouve là son bonheur. Il est au plus intime de notre vie, nous le rejoignions pour vivre par lui, pour nous élever jusqu’à lui. De la Crèche au Crucifiement, Il est déjà offert en Sacrifice d’amour. Celui qui naît dans une mangeoire, devient le Pain de la Vie.

Mais à tous ceux qui l’ont reçu, il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu, eux qui croient en son nom.

Ils ne sont pas nés du sang, ni d’une volonté charnelle, ni d’une volonté d’homme : ils sont nés de Dieu. Et le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire, la gloire qu’il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité. En Jésus, le Christ, Dieu a livré à l’humanité la plénitude de sa grâce. Le Père s’est fait connaître, pour que nous découvrions son visage. La création est saisie et transfigurée par celui qui est à l’origine de tout. Nous reconnaissions en chaque être humain la lumière divine. Qu’ils sont beaux les pieds de ceux qui annoncent la bonne nouvelle, les messagers de paix ! Nous devenons les messagers de Jésus après l’avoir contemplé sur la terre. Dans ce prodigieux mystère, l’humanité et la divinité sont indissolublement unies. Nous parlons de Dieu avec le langage même de Dieu. A tous ceux qui l’ont reçu, il a donné le pouvoir de devenir enfant de Dieu.


Citation :
Nous demandons à Marie la grâce de cheminer avec nous et de nous donner de renaitre en Jésus.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :







Vénérable Pie XII, pape de 1939 à 1958
Encyclique « Mystici Corporis Christi » (trad. © Libreria Editrice Vaticana, rev.)


Et le Verbe s'est fait chair

C’est dès avant l’origine du monde que le Fils unique de Dieu nous a embrassés de sa connaissance éternelle et infinie et de son amour sans fin. Et c’est afin de manifester cet amour d’une manière visible et vraiment admirable qu’il s’est uni notre nature dans l’unité de sa personne ; faisant ainsi - comme le remarquait avec une certaine candeur Maxime de Turin - que « dans le Christ, c’est notre propre chair qui nous aime ».

     Une telle connaissance toute aimante dont le divin Sauveur nous a poursuivis dès le premier instant de son Incarnation dépasse l’effort le plus ardent de tout esprit humain : par la vision bienheureuse dont Il jouissait déjà, à peine conçu dans le sein de sa divine Mère, Il se rend constamment et perpétuellement présents tous les membres de son Corps mystique et il les embrasse de son amour rédempteur.

     Ô admirable condescendance envers nous de la divine tendresse ! Et dessein inconcevable de l’immense charité ! Dans la crèche, sur la Croix, dans la gloire éternelle du Père, le Christ connaît et se tient unis tous les membres de son Église, d’une façon infiniment plus claire et plus aimante qu’une mère ne fait de son enfant pressé sur son sein, et que chacun ne se connaît et ne s’aime soi-même.
















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Lun 25 Déc 2017 - 23:46

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Mardi 26 décembre 2017 : Le Mardi du Temps de Noël


Les saints du jour (Mardi 26 décembre)


Synaxe de la très sainte Mère de Dieu

Saint Étienne, le Protomartyr (Ier s.)

Saint Denys de Rome 25e pape de 260 à 268 (+ 268)

Saint Zozime Pape (41 ème) de 417 à 418 (+ 418)

Saint Nicodème de Tismana Moine athonite en Roumanie (+ 1404)


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


"Méfiez-vous des hommes : ils vous livreront aux tribunaux et vous flagelleront dans leurs synagogues. Vous serez conduits devant des gouverneurs et des rois à cause de moi : il y aura là un témoignage pour eux et pour les païens.

Jésus sait vers où le conduit la fidélité à Dieu son Père. Il annonce à ses disciples ce qu’ils vivront à sa suite, il sait ce qu’il y a dans le cœur de l’homme. Dans un contexte de division et de haine, il fait l’expérience de ce qu’il annonce. Jésus décrit à ses disciples sa Passion, et il leur propose de le suivre. Son action est de témoigner de son Père jusqu’au bout, avec la force de l’Esprit Saint. Jésus a dit : « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie. » Il a pris notre nature humaine et il nous propose de vivre de l’Esprit Saint, de sa Divinité. Saint Étienne, le premier Martyr de l’Église, est le témoin de cet Amour infini de Dieu. Le premier martyr reçoit l’Esprit Saint « au Nom de Jésus. » L’Esprit du Christ en Lui est l’Esprit du Père. Etienne a les mêmes sentiments, les mêmes attitudes que Jésus avait envers son Père. C’est l’Esprit du Fils qui parle en lui, qui lui donne sa forme de martyr. Par sa venue à Noël, Jésus, nous rejoint au plus intime de nous-mêmes, dans notre humanité. Il nous redonne à la fois le sens de notre origine et le sens de notre vie. L’Esprit du Père parle en Etienne, il vit au quotidien ce que Jésus vivait dans sa mission.

Quand on vous livrera, ne vous inquiétez pas de savoir ce que vous direz ni comment vous le direz : ce que vous aurez à dire vous sera donné à cette heure-là. Car ce n’est pas vous qui parlerez, c’est l’Esprit de votre Père qui parlera en vous.

Jésus propose à ses disciples de prendre le même chemin que Lui. Étienne s’est laissé envahir par la divinité. « Étienne rempli de l’Esprit Saint regardait vers le ciel. » Jésus avait dit : « C’est l’Esprit de votre Père qui parlera en vous. » Jésus le vivra d’une manière parfaite au moment de sa Passion. L’Esprit Saint du Père se révélera être l’Esprit qui anime Etienne. C’est le seul chemin pour demeurer dans la fidélité au Dieu de l’Alliance. Ce qui arrive à Jésus, c’est ce qui arrivera aux disciples, c’est aussi ce qui arrivait aux prophètes. Vivre, au milieu des hommes sous la mouvance de l’Esprit Saint, c’est suivre Jésus sous l’action du même Esprit Saint, celui du Père, dans le même contexte conflictuel. C’est la Vie de Dieu, la Lumière de Dieu et son Amour qui nous seront donnés. Étienne, « Plein de la grâce et de la puissance de Dieu » est comme Jésus qui a revêtu notre humanité.

"Le frère livrera son frère à la mort, et le père, son enfant ; les enfants se dresseront contre leurs parents et les feront mettre à mort."

Vous serez détestés de tous à cause de mon nom ; mais celui qui aura persévéré jusqu’à la fin, celui-là sera sauvé. Quand Étienne regarde vers le ciel, il voit la victoire de l’Amour. « Voici que je contemple les cieux ouverts, le Fils de l’homme debout. » Étienne est configuré à Jésus qui dans sa passion, regarde vers le Père. Étienne est tourné vers Jésus : « Seigneur Jésus reçoit mon esprit. Seigneur ne leur compte pas ce péché. » Nous voyons, par petites touches, que s’exprime en cette scène du martyr d’Etienne toute la dynamique du Mystère de l’Amour infini de Dieu auquel nous accédons. Étienne témoigne du mystère qui se révèle pleinement à la Passion de Jésus. Au lendemain de Noël, nous demandons la grâce de recevoir l’amour de nos ennemis. C’est impossible pour nous, mais ce n’est pas impossible pour Dieu. L’adversité nous guette, nous avons à l’accueillir comme Étienne, pour laisser agir en nous le Sauveur de l’humanité. C’est la révélation de la Gloire de Dieu qui s’ébauche dès la naissance de Jésus et qui nous ouvre à la vie de Jésus.


Citation :
Nous demandons la grâce de laisser l’Esprit Saint s’emparer de nous pour que notre vie soit en Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :







Saint Aelred de Rievaulx (1110-1167), moine cistercien
Sermon pour la fête de St Étienne, PL 184, 845-850 (trad. Bouchet, Lectionnaire, p. 537 rev)


« À cause de mon Nom »

Nous avons encore en nos bras le fils de la Vierge..., les anges chantent encore la gloire de Dieu et les bergers se réjouissent... Qui détournerait les yeux d'une telle naissance ? Or, tandis que nous restons émerveillés, Étienne, plein de grâce et de vérité, « accomplit signes et prodiges au milieu du peuple » (Ac 6,8.). Devrions-nous nous éloigner du roi pour jeter les yeux sur le soldat ?   Le roi lui-même qui nous y invite ; le fils du roi assiste, dans la douleur de son cœur, au combat de son soldat victorieux...

     Étienne, « rempli de grâce et de puissance », revêtu de grâce et protégé par le bouclier de la puissance divine, « accomplissait de grands signes et des prodiges dans le peuple ». « Alors, certains se sont levés » contre ce témoin (Ac 6,8.). Mais la voix de l'homme libre se lève ; à partir de leurs livres, il leur présente la parole de vérité. L'Esprit de Dieu s'empare du martyr... ; il regarde le ciel mais ne voit plus le ciel ; « il voit, dit-il, les cieux ouverts, et Jésus se tenant à la droite de la puissance de Dieu » (Ac 7,58)... Le Seigneur se tient debout avec celui qui est debout, il combat avec celui qui lutte, il est lapidé en celui qu'on lapide... Oui, à bon droit il mérite la première place parmi les martyrs, celui qui exprime de façon si admirable la ressemblance avec le Seigneur pendu à la croix. Étienne crie d'une voix forte : « Seigneur, ne leur impute pas cela comme un péché ! » (Ac 7,60 ; Lc 23,34). Grand est son cri, car grand est son amour. Il s'endort dans le Seigneur...et repose entre les bras de Dieu.
















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Mar 26 Déc 2017 - 20:45

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Mercredi 27 décembre 2017 : Le Mercredi du Temps de Noël


Les saints du jour (Mercredi 27 décembre)


Saint Jean, Apôtre et Évangéliste († v. 101).

Bienheureuse Sára Salkaházi, Religieuse, martyre à Budapest (1899-✝ 1944).

Bienheureux Odoardo Focherini, journaliste et martyr (1907-1944).

Bienheureux Francesco Spoto, Prêtre et martyr au Congo (1924-1964).


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


"Marie de Magdala court donc trouver Simon-Pierre et l’autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a déposé. »"

Pierre partit donc avec l’autre disciple pour se rendre au tombeau. Marie de Magdala est témoin de la disparition de Jésus. En cette fête de Saint Jean, l’autre disciple, celui que Jésus aimait, nous le voyons courir avec Pierre pour prendre la mesure des paroles de Marie de Magdala. « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a mis. » Jean aime profondément Jésus, il court très vite. Il nous aide à retrouver l’ardeur même de Jésus pour la faire grandir encore en nous. Il est l’exemple d’une grande humilité, en sachant s’effacer devant Pierre. Nous chantons à Noël « de la crèche au crucifiement. » Avec la fête de Jean, nous sommes déjà devant l’annonce de la Résurrection de Jésus ! Sa naissance s’est manifestée pour faire advenir la Lumière dans un monde de guerre. Toutes les puissances du mal tremblent devant ce tout petit enfant. Il manifeste la beauté de la fragilité dans un monde de mensonge ou le mystère d’iniquité se déchaîne. Jésus, par sa venue, établit la lumière de son amour vainqueur dans le monde nouveau qui vient. A la Résurrection, la vérité de son Amour vainqueur est là, la lumière brille dans les ténèbres.

Ils couraient tous les deux ensemble, mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau.

En se penchant, il s’aperçoit que les linges sont posés à plat ; cependant il n’entre pas. Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau ; il aperçoit les linges, posés à plat, ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé à part à sa place. Celui qui court le plus vite attend Pierre pour entrer dans le tombeau. Jean s’efface devant lui. Pierre prend la mesure des morceaux de tissus funéraires sans pouvoir en comprendre la signification. Deux tempéraments différents s’expriment, l’un plus intuitif et rapide, l’autre plus attentif aux détails qui repère le dispositif. Nous sommes encore dans la contemplation du mystère de Noël. Malgré l’hostilité du monde, Dieu vient chez les siens qui ne l’ont pas reçus. La Croix en sera la manifestation la plus douloureuse ! Nous demeurons avec l’apôtre Jean dans cet amour nouveau que Jésus est venu apporter. Avec Marie, nous avons reçu l’Esprit Saint pour vivre de ce nouvel Amour. L’Esprit Saint a été répandu dans nos cœurs. L’apôtre Jean nous donnera la révélation ultime du mystère de Dieu : « Dieu est Amour. » Dieu est amour, nous sommes ses enfants bien-aimés, créés à son image et à sa ressemblance. Nous allons progressivement entrer dans le monde de l’amour. Dieu, personne ne l’a jamais vu, mais si nous demeurons dans cet Amour, il devient « visible » aux yeux des hommes. Si nous nous aimons les uns les autres, alors, nous « voyons » Dieu dans la nuit de la foi.

« Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau ; il aperçoit les linges, posés à plat, ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé à part à sa place. »

C’est alors qu’entra l’autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut. Arrivé au tombeau, Pierre est saisi par disposition des linges. Jean entre à son tour, il saisit en un instant la signification de cet évènement : « Il vit, et il crut. » C’est Pierre qui porte l’autorité. A partir de l’Amour nouveau de Jésus s’opère pour lui tout un discernement. Jean voit en profondeur la signification de la situation. Il a compris les Paroles et l’intention de Jésus. Il demeure en relation avec Pierre dont il respecte la préséance. Sinon sa compréhension du mystère ne vaudrait pas. Pierre et Jean se reconnaissent comme membres d’un même corps, ils acceptent leurs différences, ils font par là œuvre commune. Jean, tout au long de sa vie, est pleinement lui-même, il sera respectueux des dons propres à chacun. Demeurant en relation profonde avec Pierre et les autres évangélistes, il réalise une œuvre ecclésiale commune. Ce grand mystère de l’incarnation, de la venue de Dieu dans la chair humaine se prolonge dans le corps du Christ qui est l’Église. Avec le Christ, nous continuons l’œuvre d’amour de Dieu.


Citation :
Nous demandons la grâce d’être l’amour dans le cœur de l’Église.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :







Saint Thomas d'Aquin (1225-1274), théologien dominicain, docteur de l'Église
Commentaire sur Jean, (Prologue de saint Thomas ; Tome I, 11 p. 67 ; Ed. Les amis des Frères de Saint Jean, rev.)


La lumière de l'immuable Vérité

Le symbole de Jean est l’aigle. Voici pourquoi : les trois autres évangélistes se sont occupés de ce que le Christ a accompli dans la chair et ils sont désignés par des vivants qui marchent sur la terre, à savoir par l’homme, le bœuf et le lion ; Jean, lui, volant comme un aigle au-dessus des nuages de la faiblesse humaine, contemple la lumière de  l’immuable Vérité avec les yeux du cœur, du regard le plus pénétrant et le plus ferme qui soit possible à l’homme. Attentif à la divinité même de Notre Seigneur Jésus-Christ, par laquelle Il est égal au Père ; Jean s’est efforcé principalement, dans son Évangile, de la manifester autant que, homme parmi les hommes, il l’a cru nécessaire. De ce vol de Jean, il est dit au Livre de Job : « L’aigle – c’est-à-dire Jean – s’élèvera-t-il en haut » (Jb 38,27), et encore : « ses yeux perçants voient de loin » (Jb 39,29), car, du regard de l’esprit, il contemple le Verbe même de Dieu dans le sein du Père.

     Le privilège de Jean fut d’être parmi tous les disciples du Seigneur, celui qui fut le plus aimé par le Christ : Jean fut en effet « le disciple que Jésus aimait » (Jn 21,20) comme lui-même l’a dit sans se nommer. Le Christ a donc révélé ses secrets de façon toute spéciale à ce disciple très spécialement aimé. C’est lui qui, voyant plus parfaitement la lumière du Verbe, nous la manifeste en disant : « Il était la lumière, la vraie, qui illumine tout homme venant en ce monde » (Jn 1,9).
















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Mer 27 Déc 2017 - 20:20

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Jeudi 28 décembre 2017 : Le Jeudi du Temps de Noël


Les saints du jour (Jeudi 28 décembre)


Saints Innocents, Martyrs, massacrés par Hérode (Ier s.).

Saint Simon le Myroblite (3ème s.)

Saint François de Sales, Évêque et Docteur de l'Église, Co-Fondateur
de l’Ordre de la Visitation (1567-1622).


Saint Gaspard (Gaspare) del Bufalo, Prêtre et Fondateur des
« Missionnaires du Précieux Sang » (1786-1837).


Sainte Caterina Volpicelli, Vierge et fondatrice des ‘Servantes
du Sacré Cœur’ (1839-1894)


Vénérable Benoîte Rencurel, messagère de la réconciliation (1647-1718)


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


"Après leur départ, voici que l’ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit : « Lève-toi ; prends l’enfant et sa mère, et fuis en Égypte. Reste là-bas jusqu’à ce que je t’avertisse, car Hérode va rechercher l’enfant pour le faire périr."

La violence s’attaque à la racine de la vie, au germe, là où elle naît. Elle s’attaque toujours là où se trouve l’espérance dans notre vie. Le Seigneur Jésus appelle son bon serviteur Joseph. Et comme les Hébreux avaient fui en Egypte pour y subsister, Joseph et Marie rejoignent la vallée du Nil. Cette action permet à la promesse de se développer. Jésus devient un réfugié qui attend l’accueil qui lui sera réservé. Un nouveau départ s’opère. Pour beaucoup aujourd’hui, l’histoire de l’humanité rassemble à cet enfant. Hérode, qui veut dominer le monde, exerce un pouvoir sans limite. Cela entraine un océan de violences sans nom. Le fruit de son enfermement sera le massacre des saints innocents. La naissance de Jésus apportait au monde un nouvel Amour, une nouvelle Innocence. Jésus sera « sauvé » de la mort par Joseph et par Marie, afin qu’il puisse accomplir sa mission. C’est ainsi que la Parole s’accomplit : « D’Égypte j’ai appelé mon fils. » Cet épisode rappelle la sortie d’Égypte. Joseph est le serviteur qui manifeste sa totale obéissance à ce qui lui était révélé dans le songe. En Marie résonnent les cris de douleur des mères meurtries par la mort de leurs enfants. La souffrance de Jésus est à son comble ! De la crèche au crucifiement !

"Joseph se leva ; dans la nuit, il prit l’enfant et sa mère, et se retira en Égypte, où il resta jusqu’à la mort d’Hérode, pour que soit accomplie la parole du Seigneur prononcée par le prophète : D’Égypte, j’ai appelé mon fils."

C’est après le départ des mages, que l’histoire de la relation entre Dieu et l’homme connaît une avancée significative. Depuis la naissance de Jésus le monde qui cherche un sens à la vie, attend et espère. La venue des mages annonçait un rassemblement de l’humanité dans l’adoration de Celui qui vient pour tous. Jésus est le seul Innocent, il est le « prince de la Paix. Son Cœur déborde de l’Amour dont Il est aimé infiniment par le Père. C’est en Dieu que nous devenons « innocents. » La violence que nous reconnaissons en nous vient de ce que nous n’avons pas l’expérience d’être « l’unique. » Nous vivons avec l’impression d’avoir manqué d’amour. Le développement de notre vie humaine passe par des efforts qui consistent à développer notre vouloir et notre pouvoir en vue du bien. La vie véritable advient dans la conciliation entre ce que je veux, et ce qui s’impose à moi dans la volonté de Dieu. Concilier ces deux sommets conduit à la Passion de Jésus qui nous ouvre à la vie véritable.

"Alors Hérode, voyant que les mages s’étaient moqués de lui, entra dans une violente fureur. Il envoya tuer tous les enfants jusqu’à l’âge de deux ans à Bethléem et dans toute la région, d’après la date qu’il s’était fait préciser par les mages."

Alors fut accomplie la parole prononcée par le prophète Jérémie : Un cri s’élève dans Rama, pleurs et longue plainte : c’est Rachel qui pleure ses enfants et ne veut pas être consolée, car ils ne sont plus. La scène des Saints Innocents nous touche, la violence s’y explose dans une barbarie qui nous rejoint dans notre temps présent actuel. Jésus apporte la réponse véritable à la violence qui habite notre humanité. Nous sommes saisis de stupeur et d’horreur devant le déferlement de la violence aujourd’hui encore. Que d’endroits en ce monde où de tels drames se produisent. Nous découvrons, chez les « bourreaux » d’aujourd’hui, des personnes qui ont vécu des choses atroces, des réalités abominables. Ils reproduisent ce manque de respect qu’ils ont subi. Ils n’ont pas été cet « unique » qui rayonne la paix dans un rayonnement d’amour. Si l’amour habite notre cœur, cet amour rejoint la plénitude d’amour à laquelle nous sommes appelés. Il y a un lien entre l’innocence et le fait d’être unique dans le cœur de l’autre. Nous sommes l’unique du cœur de Dieu nous dit Jésus. « Dieu est lumière, Dieu est amour. »


Citation :
Nous demandons à Jésus de libérer notre cœur de toute violence, de toute injustice, de tout mal.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :







Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix [Édith Stein] (1891-1942), carmélite, martyre, copatronne de l'Europe
Méditation pour le 6 janvier 1941 (trad. Source cachée, p. 271)


Les Saints Innocents, pauvres comme le Christ pauvre

Non loin d'Étienne, le premier des martyrs, se tiennent les « flores martyrum », les fleurs des martyrs, les tendres bourgeons arrachés avant d'être mûrs pour s'offrir eux-mêmes. Selon une pieuse tradition, la grâce a devancé le développement naturel de ces enfants innocents et leur a donné la compréhension de ce qui leur arrivait afin de les rendre capables d'un don libre d'eux-mêmes et de leur assurer la récompense réservée aux martyrs. Mais même ainsi, ils ne ressemblent guère au confesseur de la foi parvenu à l'âge d'homme qui s'engage avec un courage héroïque pour la cause du Christ. Livrés sans défense, ils ressemblent bien plus aux « agneaux conduits à l'abattoir » (Is 53,7 ; Ac 8,32).

     C'est ainsi qu'ils sont l'image de la plus extrême pauvreté. Ils ne possèdent nul autre bien que leur vie. Et maintenant elle leur est prise aussi et cela s'accomplit sans qu'ils résistent. Ils entourent la crèche pour nous montrer de quelle nature est la myrrhe que nous devons offrir à l'Enfant divin : celui qui veut lui appartenir totalement doit se livrer à lui dans un total dessaisissement de soi-même et s'abandonner au bon vouloir divin comme ces enfants.
















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Jeu 28 Déc 2017 - 20:52

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Vendredi 29 décembre 2017 : 5e jour dans l'Octave de Noëll


Les saints du jour (Vendredi 29 décembre)


Saint Roi David, fils de Jessé le Bethléémite, IIe roi d'Israël (Xe av JC).
Voir aussi :
Saint David Fils de Jessé, roi de Juda et d'Israël, ancien testament (10ème s. av JC.)

Saint Evroult Abbé au pays d'Ouche, en Normandie (+ 707

Saint Thomas Becket, Archevêque de Cantorbéry, Martyr (1117-1170).


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


"Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur,"

selon ce qui est écrit dans la Loi : Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur. Ils venaient aussi offrir le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur : un couple de tourterelles ou deux petites colombes. Le vieillard Siméon, mû par l’Esprit Saint, attend la consolation d’Israël. Par ailleurs, « Joseph et Marie portèrent Jésus à Jérusalem, pour le présenter au Seigneur, suivant ce qui est écrit dans la loi du Seigneur : ‘Tout mâle premier-né sera consacré au Seigneur’. » Dans l’éternel “aujourd’hui” du Fils de Dieu, l’Ancienne Alliance reçoit son accomplissement et sa plénitude. L’Enfant-Jésus est présenté au Temple par ses parents, pour accomplir la Loi ancienne prévue par la loi de Moïse. "L’Esprit avait révélé au vieillard Siméon qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Messie du Seigneur." Cette scène évangélique nous manifeste deux aspects plein de sens pour notre existence. Siméon attendait dans la patience et la confiance, comme en secret, la consolation d’Israël. Marie accomplit la Loi ancienne : « Quand arriva le jour fixé par la loi de Moïse. » Avec la naissance de Jésus, le don de Dieu est donné à notre monde.

« Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon. C’était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d’Israël, et l’Esprit Saint était sur lui. Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur. »

Sous l’action de l’Esprit, Syméon vint au Temple. Au moment où les parents présentaient l’enfant Jésus pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait, Syméon reçut l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant : « Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu le salut que tu préparais à la face des peuples : lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël. » Le père et la mère de l’enfant s’étonnaient de ce qui était dit de lui. C’est dans notre quotidien que nous pouvons vivre l’exceptionnel de Dieu. Jésus et ses parents rencontrent Syméon dans la reconnaissance et le respect de la vie liturgique. La nouveauté est donnée sur un fond de la tradition vivante d’Israël. La fidélité est une attitude qui nous ouvre à la vraie vie. Marie a reçu dans sa chair le Fils éternel du Père, et c’est l’Esprit Saint qui montre à Syméon ce qui convient. Il prévoit les difficultés et les douleurs de Marie dans son peuple. Syméon va bientôt quitter ce monde d’obscurité pour entrer dans la vision de la Lumière éternelle : "Maintenant, Seigneur, tu laisses ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole." Ce vieillard saisit la beauté du mystère proposé à ce tout-petit, son cœur est averti du chemin de douleur qui sera celui de la mère et de l’enfant.

"Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère : « Voici que cet enfant provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de contradiction – et toi, ton âme sera traversée d’un glaive –"

:ainsi seront dévoilées les pensées qui viennent du cœur d’un grand nombre. » Syméon entre en exultation : Jésus sera « la lumière qui éclaire les nations païennes, et la gloire d’Israël son peuple ! » En même temps, il sera la traversée d’une déréliction : Il sera un signe de division. Il nous faut concilier dans nos vies, à la suite de Jésus et de Marie, cette exaltation et cet abaissement. C’est un bel équilibre qui nous vient de Dieu car nous sommes le Temple de Dieu dans l’Esprit Saint. Soyons attentifs à ce que le vieil homme meurt en nous et que l’homme nouveau naisse dans tout notre être. Nous sommes les nouveaux prophètes qui annoncent au monde entier la présence du Dieu trois fois saint, Père, Fils, et Saint-Esprit ! La bénédiction de Dieu nous est donnée par le Saint-Esprit, et nous recevons Jésus en nous. Nous demandons à Marie, d’intercéder pour nous auprès de son Fils pour que soyons les prophètes sur qui repose l’Esprit Saint.


Citation :
Nous demandons à Dieu la grâce de la douceur et de l’humilité pour nous mettre à l’école de l’Esprit Saint.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :







Saint Bonaventure (1221-1274), franciscain, docteur de l'Église
L'Arbre de Vie, n°7 (Œuvres Spirituelles, tome III, p.73 ; Sté S. François d'Assise, Paris, 1932)


Reçois l'Enfant dans tes bras

Le Maître de la parfaite humilité ne se contenta pas, Lui, l'égal en tout de son Père, de se soumettre à la plus humble des Vierges ; il se soumit encore à la Loi, afin de racheter et de libérer de l'esclavage de la corruption « ceux qui étaient sous la Loi, et de leur donner part à la liberté glorieuse des enfants de Dieu » (Gal. 4, 5 et Rom. 8, 21). Il voulut aussi que sa Mère, bien que toute pure, observât la loi de la purification. Rédempteur de tous, il voulut être racheté lui-même comme premier-né, présenté dans le temple de Dieu et il voulut qu'une victime fût offerte pour lui en présence des justes exultant de joie.

     Exulte donc toi aussi avec ce saint vieillard et avec Anne si âgée. Cours au-devant de la Mère et de l'Enfant et que l'amour triomphe de la honte, que l'affection chasse la crainte. Reçois l'Enfant dans tes bras, toi aussi, et dis avec l’épouse  ;: « je le tiens et ne le laisserai point aller » (Cant. 3,4). Sois dans les transports avec le très saint vieillard et chante avec lui : « Maintenant, Seigneur, laissez aller en paix votre serviteur, selon votre parole ».
















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Ven 29 Déc 2017 - 20:50

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Samedi 30 décembre 2017 : 6e jour dans l'Octave de Noël


Les saints du jour (Samedi 30 décembre)


Saint Félix Ier Pape (26 ème) de 269 à 274 (+ 274)

Saint Roger Saint légendaire, vénéré à Barletta, dans les Pouilles (2ème s.)

Saint Perpet ou Perpetuus, Évêque de Tours  († 494)

Saint Gédéon martyr (+ 1818)

Bienheureuse Eugénie Ravasco, Fondatrice de l’Institut des Filles des
Sacrés-Cœurs de Jésus et Marie (1845-1900).


Bienheureux Jean-Marie Boccardo, Prêtre et Fondateur des
« Sœurs de Saint-Gaétan » (1848-1913).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


Il y avait aussi une femme prophète, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser. Elle était très avancée en âge ;

après sept ans de mariage, demeurée veuve, elle était arrivée à l’âge de quatre-vingt-quatre ans. Elle ne s’éloignait pas du Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière. Pour revivifier notre espérance, l’Eglise rapproche le Bébé de Noel à deux merveilleux vieillards, Syméon et Anne. Habituellement nous voyons des signes d’espérance dans la présence d’êtres jeunes tout en promesse. Les jeunes traversent le temps, ils assurent la survie de la communauté. Quand il s’agit des réalités de l’au-delà, de l’amitié avec Dieu dans la vie éternelle, le soir est un beau signe d’espérance. Anne proclame la louange de Dieu, elle cherche sa présence. Elle vient quotidiennement au Temple assurer l’humanité de sa prière, de jour et de nuit : « Servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière. » Elle avait acquis une patience et une sensibilité si forte dans l’Esprit Saint qu’il pouvait s’approcher d’elle et se manifester à elle. Quand Jésus et Marie avec Joseph arrivent au Temple, elle s’approche d’eux et elle chante les louanges de Dieu, elle les suit tout simplement, comme on suit celui qui est la lumière.

"Survenant à cette heure même, elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l’enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem."

C’est toute une vie de recueillement pour un instant de témoignage prophétique, à l’heure que Dieu avait choisie pour elle : « survenant à ce moment, elle se mit à célébrer Dieu et à parler de l’Enfant à tous ceux qui attendaient la libération de Jérusalem. » Anne vivait dans l’essentiel : « elle ne s’écartait pas du Temple, participant au culte, nuit et jour, par le jeûne et la prière. » Son chemin d’espérance est un grand amour vécu avec des petits moyens. Elle s’effaçait, grandissant devant l’œuvre de Dieu, dans un dévouement sans faille à la louange et dans l’action de grâce. Anne, dans le peuple de Jérusalem, attend la délivrance d’Israël et elle parle de l’enfant autour d’elle. Nous contemplons ce travail de douceur et de tendresse qui donne un enthousiasme nouveau ! Dans ce temps de Noël, une nouvelle plénitude est exprimée. Notre vie est désormais guidée par l‘Esprit Saint. Anne court annoncer l’enfant Jésus à tous ceux qui attendent la délivrance. Elle parle de ce qu’elle lit dans les yeux de ce tout-petit, dans les yeux de Marie et dans les yeux de Joseph. Ce message est pour nous, qui attendons d’être délivrés de la nuit.

"Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth."

L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui. Dieu visite le monde. La grâce de Noël est une grâce de « tout-petit. » Cette toute petitesse est comblée par Dieu, cette grande pauvreté est accueil de Dieu. Jésus nous donne de devenir enfants de Dieu ! Anne est devenue une toute nouvelle créature ! Il faut que l’enfant qui sommeille en nous grandisse, se fortifie grâce à Jésus le Sauveur de l’humanité. Conduits par Marie nous avançons remplis d’Esprit Saint en demandant que la grâce de Dieu soit continuellement sur nous. L’enfance spirituelle nous aide à dépasser les défauts de l’enfance. Nous voulons demeurer dans cette transformation qu’apporte Noël. « Alors qu’un profond silence enveloppait toutes choses et que la nuit en était au milieu de son cours, ta Parole toute-puissante, Seigneur, est venue du ciel. » Dès que nous allons à l’essentiel, nous nous rapprochons de la jeunesse de Dieu. Quand nous marchons dans la prière, nous anticipons le nouvel ordre des choses qui accomplit le quotidien éternel du Royaume.


Citation :
Nous demandons la grâce d’un renouvellement, d’un désir de demeurer dans l’Amour nouveau apporté par Jésus.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :







Saint Pierre Chrysologue (v. 406-450), évêque de Ravenne, docteur de l'Église
Sermon 147, sur le mystère de l'Incarnation (trad. coll. Icthus, vol. 8, p. 114)


Anne voit enfin Dieu dans son Temple

Ce Dieu que le monde ne peut étreindre, comment l'homme au regard si limité peut-il le cerner ? L'amour ne se soucie pas de savoir si une chose est sûre, convenable ou possible. L'amour... ignore la mesure. Il ne se console pas sous prétexte que c'est impossible ; la difficulté ne l'arrête pas... L'amour ne peut pas ne pas voir ce qu'il aime... Comment se croire aimé de Dieu sans le contempler ? Ainsi, l'amour qui désire voir Dieu, même s'il n'est pas raisonné, est inspiré par l'intuition du cœur. C'est pourquoi Moïse a osé dire : « Si j'ai trouvé grâce devant toi, montre-moi ta face » (Ex 33,13s), et le psalmiste : « Montre-moi ton visage » (cf 79,4)...

     Dieu donc, connaissant le désir des hommes de le voir, a choisi un moyen pour se rendre visible qui soit un grand bienfait pour les habitants de la terre, sans être pour autant une déchéance vis-à-vis du ciel. La créature que Dieu avait faite sur terre semblable à lui pouvait-elle passer au ciel pour peu honorable ? « Faisons l'homme à notre image et ressemblance » avait-il dit (Gn 1,26)... Si Dieu avait emprunté au ciel la forme d'un ange, il serait demeuré tout autant invisible ; par contre, si sur terre il s'était incarné dans une nature inférieure à celle de l'homme, il aurait fait injure à la divinité et rabaissé l'homme au lieu de l'élever. Que personne donc, frères très chers, ne considère comme une injure portée à Dieu le fait qu'il soit venu aux hommes par un homme, et qu'il ait trouvé chez nous ce moyen d'être vu de nous.
















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Sam 30 Déc 2017 - 20:30

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Dimanche 31 décembre 2017 : Fête de la Sainte Famille de Jésus, Marie et Joseph.


Fête de la Célébration du « Te Deum » d'action de Grâce pour la fin de l’année.





Les saints du jour (Dimanche 31 décembre)


Sainte Colombe, vierge et martyre à Sens (vers 257-† 274).

Saint Sylvestre I, Pape (33e) de 314 à 335.

Sainte Mélanie la Jeune Fondatrice de monastères, recluse
au mont des Oliviers (+ 439)


Saint Odilon de Cluny Cinquième abbé de Cluny (+ 1048)

Saint Jean François Régis, Jésuite - apôtre du Vivarais, Patron
des Jésuites de France (1597-1640)


Sainte Catherine Labouré, Vierge, Religieuse des Filles de
la Charité (1806-1876).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


"Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur,"

Nous fêtons la Sainte Famille, elle est Sagesse pour nos familles. Dans la foule du Temple, Joseph apporte l’offrande des pauvres, deux jeunes colombes. Marie serre dans ses bras l’offrande du monde, Jésus, le Fils de Dieu. Siméon est poussé par l’Esprit Saint, « ajusté » au vouloir de Dieu. Il reçoit l’Enfant, c’est la nouvelle alliance dans les bras de l’ancienne. En Jésus, la Lumière est venue dans le monde. Jésus est la splendeur divine de celui qui vient, qui inonde le monde de la lumière éternelle en repoussant les ténèbres. L’Esprit Saint nous est donné. Nous vénérons ce mystère avec ferveur, dans l’enthousiasme du nouvel Amour qui nous est offert. Anne proclame la louange de Dieu, elle court annoncer l’Enfant Jésus à tous ceux qui attendent la délivrance d’Israel. Elle parle de ce qu’elle lit dans les yeux de ce tout-petit, dans les yeux de Marie et dans les yeux de Joseph. Dans ce temps de Noël, une nouvelle plénitude nous est donnée, une nouvelle fécondité s’exprime. Marie, accompagnée de Joseph a porté dans ses bras la véritable lumière au Temple de Jérusalem. Nous sommes illuminés par ses rayons pour illuminer le monde.

"Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth."

Siméon bénit Dieu. L’Esprit, illuminant sa prière, dévoile le destin de l’Enfant et celui de sa Mère. Le vieillard parle de départ et de paix, il peut s’en aller puisqu’il il a vu et touché celui que Dieu donne pour la vie du monde. Le salut que Dieu a préparé à la face de tous les peuples est aussi la recréation de la famille qui a été abimée à l’origine par le mensonge de l’accusateur des frères. Grâce au Christ, nous sommes délivrés de la nuit de l’antique péché. En embrassant la foi en Jésus venu de Bethléem, nous sommes ce peuple de Dieu qui témoigne de la Lumiere. Nous avons vu de nos yeux, en Jésus, Dieu qui s’est fait chair dans le petit enfant de Noel. Il faut que l’enfant qui sommeille en nous se fortifie grâce à Jésus, le Sauveur de l’humanité. Conduits par Marie, nous avançons tout remplis d’Esprit Saint. « A tous ceux qui croient en lui, qui ne sont pas nés de la chair, ni du sang, ni d’un désir de l’homme, » Jésus donne de devenir enfants de Dieu ! Cette enfance spirituelle nous aide à dépasser les défauts de l’enfance. C’est la transformation qu’apporte la Sainte Famille pour nos familles.

"L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui."

C’est une grande purification pour l’humanité. Cette lumière éclaire les nations qui peuvent sortir de la nuit. Jésus purifie le désir de puissance qui est à vaincre dans la famille. Le bonheur que Dieu nous donne nous purifie de l’accaparement et du désir de jouissance qui ne respecte pas l’autre. Jésus délivre nos familles de ses éclatements intérieurs. Nous voulons sortir de ce cœur partagé entre le don et le refus, entre l’abandon et l’inquiétude. A Noel, Marie nous prête un instant Jésus, elle nous le donne chaque jour dans l’Eucharistie. Le Père de la lumière nous donne la sainte famille de Jésus, Marie et Joseph pour nous illuminer. Ainsi nous avançons tous ensemble éclairés par Jésus. Avec lui, nous exultons de tout notre cœur en chantant des hymnes d’action de grâce à Dieu. Nous pouvons être assurés que Dieu qui est avec nous nous sauve. La Sagesse de Dieu attend que nous soyons enracinés dans la volonté du Père.


Citation :
Nous demandons la grâce d’un renouvellement pour nos familles afin de demeurer dans l’Amour nouveau apporté par Jésus.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :







Saint Jean-Paul II (1920-2005), pape
Angélus du 28/12/1980 ; § 1,2


Le mystère de la Sainte Famille

Frères, quand nous nous sommes rendus en esprit à Bethléem le jour de Noël, là où le Verbe divin s'est fait chair, nous avions sous les yeux de notre foi le mystère insondable du Dieu incarné pour nous les hommes et pour notre salut. Mais ce mystère revêt en même temps la forme, à nous bien connue, de la famille, de la famille humaine. En effet dès cette nuit où la Vierge Marie, épouse de Joseph, a mis au monde Jésus, s'est révélée cette famille que l'Église vénère aujourd'hui avec dévotion...

     Partant de cette sainte famille de Bethléem et de Nazareth dont le Christ, le Fils même du Dieu vivant, est devenu le fils, l'Église pense aujourd'hui à chaque famille du monde ; elle s'adresse à chacune et prie pour chacune... Cette fête est la Journée de la Famille. Comme la famille de Nazareth a été le lieu privilégié de l'amour, le milieu particulier où a régné le respect mutuel des personnes les unes pour les autres et pour leur vocation, comme elle a été également la première école où le message chrétien a été vécu intensément, ainsi la famille chrétienne est et doit être une communauté d'amour et de vie, ses deux valeurs fondamentales.

     En ce jour, je vous invite tous à méditer et à vivre consciemment ce que Dieu, l'Église, l'humanité entière attendent aujourd'hui de la famille. Je vous invite à vous unir à ma prière pour toutes les familles : « Dieu, ‘de qui vient toute paternité au ciel et sur la terre’ (Ep 3,15), toi Père, qui es Amour et Vie, fais que sur cette terre, par ton Fils Jésus Christ, né d'une femme, et par l'Esprit Saint, source de charité divine, chaque famille devienne un vrai sanctuaire de la vie et de l'amour, pour les générations qui se renouvellent sans cesse. Que ta grâce oriente les pensées et les actions des époux vers le plus grand bien de leurs familles... que l'amour, affermi par la grâce du sacrement, soit plus fort que toutes les faiblesses et les crises.. Et que l'Église puisse accomplir sa mission avec fruit dans et par la famille ».
















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Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   

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Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !
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