À Toi NOTRE PÈRE par les Saints Cœurs de JÉSUS, MARIE et JOSEPH..

Forum Catholique sous la protection de Saint Michel, faisant mémoire de Sylvie la fondatrice, Prières, Dévotions au Sacré Coeur, au Coeur Immaculé de Marie, au Coeur Chaste de Joseph et autres, Fidélité aux 3 Blancheurs et au Magistère de l'Eglise...
 
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 Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*

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Lumen
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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Dim 31 Déc 2017 - 22:32

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Lundi 01 janvier 2018 : Fête de Sainte Marie, Mère de Dieu.





Les saints du jour (Lundi 01 janvier)


Saint Père BASILE le GRAND, Archevêque de Césarée en Cappadoce (329-379 ?)

Saint Guillaume de Cluny Moine bénédictin à Cluny (+ 1031)

Sainte Zdislava de Lemberk tertiaire dominicaine (+ 1252)

Saint Vincent-Marie Strambi, Religieux Passioniste et Évêque (1745-1824).

Saint Zygmunt Gorazdowski, Prêtre et fondateur de la congrégation des
« Sœurs de Saint-Joseph » (1845-1920)



Prière avant la lecture

Sainte Marie, Mère de Dieu,
gardez moi un coeur d'enfant,
pur et transparent comme une source ;
obtenez moi un coeur simple,
qui ne savoure pas les tristesses ;
un coeur magnifique à se donner,
tendre à la compassion ;
un coeur fidèle et généreux,
qui n'oublie aucun bien et ne tienne rancune d'aucun mal.
Faites moi un coeur doux et humble aimant sans demander de retour,
joyeux de s'effacer dans un autre coeur devant votre divin Fils.
Un coeur grand et indomptable qu'aucune ingratitude ne ferme,
qu'aucune indifférence ne lasse ;
un coeur tourmenté de la gloire de Jésus Christ,
blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu'au ciel. Léonce de Grandmaison


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


« Ils se hâtèrent d’y aller, et ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans la mangeoire. »

Après avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant. Ces bergers sont illuminés par les anges, ils entrent dans le mystère de Dieu. Ils trouvent un nourrisson dans une mangeoire, en le découvrant comme on le leur avait annoncé, ils voient la confirmation de la Parole de Dieu. Que pouvait signifier le mot de « Sauveur » pour ces bergers ? Ils aperçoivent dans cet Enfant qu’ils sont rejoints et comblés de joie. Ils étaient de pauvres gens mal vus des autres, en marge de la communauté des hommes ! Ils sont devant une réalité divine très étonnante. Le ciel s’est mis à chanter ce tout-petit, ils le contemplent avec Marie et avec Joseph ! Cet Enfant les regarde avec une tendresse, un amour unique. Ils voient le reflet de cet Amour sur le visage de Marie. Ce reflet rayonne sur le visage de Joseph qui regarde Marie. Ce reflet de l’amour divin rayonne sur leur propre visage. Moment d’une intensité unique, le Ciel est venu sur la terre. La vie de ces bergers va être transformée par Jésus. La contemplation de Marie et de Joseph nous fait entrer dans la contemplation de Jésus. Aujourd’hui le Sauveur se donne à nous dans l’Eucharistie, dans le Pain de vie. Avec Marie, il nous faut méditer ces événements qui sont pour nous.

Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur.

Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur. Marie accueille tous ces événements et accepte de les porter jusqu’au jour ou elle entrera dans la gloire avec Jésus. Le mystère de l’Amour qui se vit en Dieu depuis toujours, se révèle à l’humanité. Le Père « engendre » son Fils de toute éternité ; Le Père et le Fils dans une Spiration d’amour se donnent l’Esprit Saint. Ce mystère de l’Amour infini de Dieu se « réalise, » prend corps, dans l’humanité. Marie vit dans la souffrance car son Enfant n’est pas accueilli à Bethleem. C’est avec lui qu’il nous faut comprendre les Voies de Dieu et continuer notre chemin de la recherche de Dieu. Marie garde la ferme conviction que son Enfant est la source de la lumière et de l’amour en ce monde. C’est la révélation d’un Mystère incroyable, le Dieu tout-puissant révèle son mystère d’Amour ! Le Fils Unique du Père est engendré éternellement dans la chair humaine ! « Tu es mon Fils, Moi aujourd’hui, je t’ai engendré. » Marie « tisse » dans l’Esprit Saint qui s’unit à elle, ce « Chef d’œuvre inouï » qui est le Corps du Christ, Jésus, venu dans la chair humaine. Désormais notre nature humaine est unie à la Nature Divine. Dans le mystère de Jésus nous « participons » au Mystère de Dieu, à sa Vie, à son Amour.

Les bergers repartirent ; ils glorifiaient et louaient Dieu pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu, selon ce qui leur avait été annoncé.

Quand fut arrivé le huitième jour, celui de la circoncision, l’enfant reçut le nom de Jésus, le nom que l’ange lui avait donné avant sa conception. C’est dans la prière que nous rejoignons Marie : « Dieu tout-puissant, par la maternité virginale de la bienheureuse Marie, tu as offert au genre humain les trésors du salut éternel. » L’Esprit Saint nous est donné pour que nous prions le Père : « Abba, Papa chéri. » Nous voulons nous rendre prêts à tout, avec des mains ouvertes, pour vivre dans la maternité de Marie. C’est ainsi que la Bénédiction du Dieu vivant est sur nous : « Que le Seigneur te bénisse et te garde. Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage, qu’il se penche vers toi. » Quand le Verbe de Dieu s’incarne en elle, Marie devient la Mère de Dieu, la mère d’une humanité nouvelle. Avec Marie nous sommes porteurs du mystère de Dieu qui relève pour nous le défi de l’espérance. C’est en annonçant ce mystère que Jésus forme l’Église qui prend « corps » en nous.


Citation :
Nous demandons à Marie, Mère de Dieu, de nous faire rayonner la joie de Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :







Saint Amédée de Lausanne (1108-1159), moine cistercien, puis évêque
4ème Homélie mariale (trad. Pain de Cîteaux rev. ; cf SC 72, p. 129s)


« Marie retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur »

En prenant dans ses bras pour la première fois son petit enfant, l'Emmanuel, Marie a discerné en lui une lumière incomparablement plus belle que le soleil, elle a ressenti un feu qu'aucune eau n'aurait pu éteindre. Elle a reçu, voilée par ce petit corps qui venait de naître d'elle, l'éclatante lumière qui illumine toute chose, et elle a mérité de porter dans ses bras le Verbe de Dieu qui porte tout ce qui existe (He 1,3). Comment ne serait-elle pas envahie par la connaissance de Dieu, comme par les eaux débordantes de la mer (Is 11,9), et ravie hors d'elle-même, emportée dans les hauteurs, dans une admirable contemplation ? Comment ne s'étonnerait-elle pas de se voir devenue mère, elle qui est vierge, et, toute joyeuse, de se voir devenue Mère de Dieu ? Elle comprend qu'en elle sont accomplis les promesses faites aux patriarches et les oracles des prophètes, les désirs de ses pères anciens qui l'attendaient de tous leurs vœux.

     Elle voit que le Fils de Dieu lui est remis ; elle se réjouit de se voir confier le salut du monde. Elle entend le Seigneur Dieu lui dire au fond du cœur : « Je t'ai choisie parmi tout ce que j'ai créé ; je t'ai bénie entre toutes les femmes (Lc 1,42) ; je t'ai remis mon Fils entre les mains ; je t'ai confié mon Unique. N'aie pas peur d'allaiter celui que tu as enfanté, ni d'élever Celui que tu as mis au monde. Sache qu'Il n'est pas seulement ton Dieu, mais encore ton Fils. Il est mon Fils et il est ton Fils, mon Fils par la divinité, ton Fils par l'humanité qu'Il a assumée en toi. » Avec quelle affection et avec quel zèle, avec quelle humilité et quel respect, avec quel amour et quel dévouement Marie a répondu à cet appel ! Les hommes ne peuvent le savoir, mais Dieu le sait, Lui qui scrute les reins et les cœurs (Ps 7,10)... Heureuse celle à qui il a été donné d'élever Celui qui protège et nourrit tout, de porter Celui qui porte l'univers.
















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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Lun 1 Jan 2018 - 22:31

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Mardi 02 janvier 2018 : Le mardi du temps de férie  de Noël


Les saints du jour (Mardi 02 janvier)


Saint Basile le Grand, Moine, Évêque de Césarée de Cappadoce,
Docteur de l'Église (329-✝ 379)


Saint Grégoire de Nazianze, Évêque, Patriarche de Constantinople,
Docteur de l'Église (329-390)


Saint Macaire Ermite en Egypte (+ 395)

Saint Adélard de Corbie Abbé (+ 826)

Saint Séraphin (ou Séraphim) de Sarov, Hiéromoine en Russie (1759- ✝1833)

Bienheureuse Stéphanie Quinzani, Vierge du tiers-ordre de
saint Dominique (1457-1530)


Bienheureuse Marie-Anne Blondin, vierge, Fondatrice des Sœurs
de Sainte-Anne (1809-✝ 1890)



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


« Ils se hâtèrent d’y aller, et ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans la mangeoire. »

Il ne refusa pas de répondre, il déclara ouvertement : « Je ne suis pas le Christ. » Jean-Baptiste répond aux questions des prêtres et des lévites envoyés par les Juifs de Jérusalem. Il commence par affirmer qu’il n’est pas le Messie. Jean s’efface devant celui qui doit venir : « Il faut que lui grandisse et que moi je décroisse. » Dans le dialogue qui l’affronte aux prêtres et aux lévites, Jean le Baptiste se montre très modeste vis-à-vis de lui-même. Il n’est ni Elie, ni le Prophète. Il est un homme humble, qui refuse de désirer quelque chose pour lui-même, encore moins d’usurper une place qui ne serait pas voulue par Dieu pour lui. Il n’est pas digne de dénouer la courroie des sandales de celui qui vient après lui. Il le sait, et il remet d’avance toute sa volonté dans celle de son Seigneur dont il se proclame le serviteur. Jean le Baptiste comme Elie est saisi d’une ardeur jalouse pour son Dieu. Sa réponse, par la douceur et son humilité, est étonnante de clarté.

« Ils lui demandèrent : « Alors qu’en est-il ? Es-tu le prophète Élie ? » Il répondit : « Je ne le suis pas. Es-tu le Prophète annoncé ? » Il répondit : « Non. »

Alors ils lui dirent : « Qui es-tu ? Il faut que nous donnions une réponse à ceux qui nous ont envoyés. Que dis-tu sur toi-même ? » Il répondit : « Je suis la voix de celui qui crie dans le désert : Redressez le chemin du Seigneur, comme a dit le prophète Isaïe. » Jean Baptiste cite Isaïe : « Je suis la voix qui crie à travers le désert. » Jean fait cheminer ses interrogateurs, il répond à leurs questions et les rejoint dans leurs préoccupations. Il fait un pas en avant en leur dévoilant le sens des écritures. C’est aujourd’hui que la prophétie d’Isaïe s’accomplit. Jean est simplement une voix qui transmet la lumière dont tout homme a besoin. Il est celui qui rend témoignage par son regard de prophète. Son rôle est de parler, il est une voix qui obéit à Dieu, et il sera fidèle jusqu’au bout. Les envoyés de Jérusalem n’ont pas compris la « Voix » de Jean le Baptiste. Ils n’ont pas reçu le message de l’Esprit Saint. Jean-Baptiste sait qu’il n’a pas été entendu, cependant il va continuer sa mission. Demain il montrera du doigt « l’Agneau de Dieu. » Celui qui écoutent selon l’Esprit va comprendre.

« Or, ils avaient été envoyés de la part des pharisiens. ».

Ils lui posèrent encore cette question : « Pourquoi donc baptises-tu, si tu n’es ni le Christ, ni Élie, ni le Prophète ? » Jean leur répondit : « Moi, je baptise dans l’eau. Mais au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas ; c’est lui qui vient derrière moi, et je ne suis pas digne de délier la courroie de sa sandale. » Cela s’est passé à Béthanie, de l’autre côté du Jourdain, à l’endroit où Jean baptisait. Le baptême dans l’eau est donné comme un baptême de purification afin que celui qui le reçoit soit prêt au jour de la venue du Messie. Cela implique une démarche de repentir, reconnaître que nous avons besoin d’être purifié. Jean témoigne d’un temps de grâce, la venue de l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde. Le Christ est présent au milieu de nous et en nous, c’est notre vie qui va le manifester. Nous apprenons de Jean-Baptiste comment témoigner. C’est à partir de notre vie que nous continuons notre Mission de prophète. Notre chemin est d’être la « Voix » de l’Amour, l’intonation de l’Esprit Saint, qui « utilise » ce que nous sommes, pour témoigner du mystère de Dieu. Nous sommes devenus enfants de Dieu par le baptême, dans le mystère de la Passion et de la Résurrection du Christ. Nous continuons l’œuvre de Dieu en demeurant dans l’Amour de Jésus, vainqueur de la mort. L’Amour infini de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous est donné.


Citation :
Nous demandons la grâce d’être instruit dans l’Onction de l’Esprit Saint.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :







Saint Grégoire le Grand (v. 540-604), pape et docteur de l'Église
Homélies sur l'Évangile, n°7 (trad. Le Barroux rev.)


« Au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas :
c'est lui qui vient derrière moi »

« Moi, je baptise dans l'eau ; mais au milieu de vous se trouve quelqu'un que vous ne connaissez pas. » Ce n'est pas dans l'esprit, mais dans l'eau que Jean baptise. Impuissant à pardonner les péchés, il lave par l'eau le corps des baptisés, mais ne lave pas l'esprit par le pardon. Pourquoi donc baptise-t-il, s'il ne remet pas les péchés par son baptême ? Pourquoi, sinon pour rester dans son rôle de précurseur ? De même qu'en naissant, il avait précédé le Seigneur qui allait naître, il précédait aussi, en baptisant, le Seigneur qui allait baptiser. Précurseur du Christ par sa prédication, il le devenait également en donnant un baptême qui était l'image du sacrement à venir.

     Jean a annoncé un mystère lorsqu'il a déclaré que le Christ se tenait au milieu des hommes et qu'il ne leur était pas connu, puisque le Seigneur, quand il s'est montré dans la chair, était à la fois visible en son corps et invisible en sa majesté. Et Jean ajoute : « Celui qui vient après moi a passé devant moi » (Jn 1,15)... ; il explique les causes de la supériorité du Christ lorsqu'il précise : « Car il était avant moi », comme pour dire clairement : « S'il l'emporte sur moi, alors qu'il est né après moi, c'est que le temps de sa naissance ne le resserre pas dans des limites. Né d'une mère dans le temps, il est engendré par le Père hors du temps ».

     Jean manifeste quel humble respect il lui doit, en poursuivant : « Je ne suis pas digne de dénouer la courroie de sa sandale ». Il était de coutume chez les anciens que si quelqu'un refusait d'épouser une jeune fille qui lui était promise, il dénouait la sandale de celui à qui il revenait d'être son époux. Or le Christ ne s'est-il pas manifesté comme l'Époux de la sainte Église ?... Mais parce que les hommes ont pensé que Jean était le Christ — ce que Jean lui-même nie — il se déclare indigne de dénouer la courroie de sa sandale. C'est comme s'il disait clairement... : « Je ne m'arroge pas à tort le nom d'époux » (cf Jn 3,29).
















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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Mar 2 Jan 2018 - 21:48

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Mercredi 03 janvier 2018 : Le mercredi du temps de férie  de Noël









Prière avant la lecture

Répandez sur nous, Seigneur,
l'esprit d'intelligence et d'amour
dont vous avez rempli sainte Geneviève, votre servante,
pour qu'attentifs à vous servir et cherchant à lui ressembler,
nous obtentions par son intercession dans le ciel,
de vous plaire sur la terre par notre foi, et toute notre vie.
Par Jésus-Christ, votre Fils unique, notre Seigneur et notre Dieu
qui vit et règne avec vous, dans l'unité du Saint-Esprit.
Pour les siècles des siècles.
- Amen






Homélie :

Le lendemain, voyant Jésus venir vers lui, Jean déclara : « Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde ; c’est de lui que j’ai dit : L’homme qui vient derrière moi est passé devant moi, car avant moi il était.

Et moi, je ne le connaissais pas ; mais, si je suis venu baptiser dans l’eau, c’est pour qu’il soit manifesté à Israël.Nous fêtons le Saint Nom de Jésus et nous demandons à Marie d’entrer dans la connaissance de ce Saint Nom. C’est par lui que nous sommes sauvés, que les Apôtres reçurent la grâce et la Sagesse. Personne n’a jamais vu Dieu et Jean Baptiste déclare : "Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde." Dieu habite une lumière inaccessible, que nul d’entre les hommes n’a vue, ni ne peut voir. Jésus, en parlant des petits et des pauvres dira : "Leurs anges voient sans cesse la face de mon Père." A la Résurrection, les hommes verront l’Agneau de Dieu, lorsqu’Il apparaîtra, et alors nous Lui serons semblables, parce que nous le verrons tel qu’Il est. Fêter le Saint Nom de Jésus, c’est, dans l’Esprit Saint, être introduit dans l’intimité de Dieu comme Marie. Selon un mode éminent, par grâce, elle entre dans une lumière unique de contemplation : Tu l’appelleras "Jésus", Dieu sauve. Dans son cœur de mère, elle entre dans l’intelligence d’un Amour totalement nouveau.

Alors Jean rendit ce témoignage : « J’ai vu l’Esprit descendre du ciel comme une colombe et il demeura sur lui. »

Et moi, je ne le connaissais pas, mais celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau m’a dit : “Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer, celui-là baptise dans l’Esprit Saint.” Jean Baptiste voyait toutes les réalités créées, toutes les personnes de son entourage, il voit Jésus maintenant, et il en est étonné, "je ne le connaissais pas." Jean Baptiste désire maintenant le connaître, "lui qui doit être manifesté à Israël." Dieu se cache derrière toutes les réalités et l’intelligence recherche comment le connaître. Son désir naturel reste insatisfait tant qu’il ne voit pas et ne connaît pas qui est Dieu. A Noel, Marie verra Jésus corporellement. Cette vision corporelle lui donne de saisir Dieu qui est incorporel et immatériel ; Dieu est esprit, ceux qui l’adorent, "c’est en esprit et en vérité qu’ils doivent l’adorer." "Bienheureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu," dit Jésus. Marie entre dans le "rayonnement de la gloire de Dieu." Jésus, son enfant divin, l’introduit dans le mystère de Dieu telle qu’elle peut l’accueillir. Si Jean Baptiste dit qu’il "ne le connaissait pas," en elle-même, Marie, sa mère, le connaît comme une mère connaît son enfant. Elle est Immaculée, elle est purifiée des passions corporelles et libérée des affections terrestres, elle peut s’élever dans la Contemplation de la vérité et goûter combien le Seigneur est doux.

Moi, j’ai vu, et je rends témoignage : c’est lui le Fils de Dieu. »

Jean le Baptiste voit l’Esprit descendre du ciel, comme une colombe, et demeurer sur Jésus. Il "comprend" la réalité de Jésus par un Autre, l’Esprit Saint. Dieu, infini dans la puissance de son Amour est "connu" par Marie sa mère d’une manière unique, comme une mère connaît son enfant. "L’Esprit Saint viendra sur toi," lui est-il dit à l’Annonciation. Dieu est grand, Il surpasse tout et il vient nous sauver par Jésus qui nous enseigne la Sagesse. Jésus, étant le Fils unique, connaît le Père : "Le Seigneur m’a dit : Tu es mon fils d’une manière unique, avant tous les autres, aujourd’hui je t’ai engendré." Marie entre dans le secret du Père avec Jésus qui transcende toute puissance et toute connaissance. Dieu, infiniment cachée dans son Amour est donné à Marie pour qu’il soit notre Sauveur. Dépassant la capacité de l’intelligence créée de Marie, l’Esprit Saint qui connaît les choses de Dieu le manifeste à Marie. "Nul ne connaît le Fils si ce n’est le Père, et nul ne connaît le Père si ce n’est le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler." Jésus Sauveur, vrai Dieu et vrai homme, apporte la guérison à l’humanité par la connaissance de son Nom.


Citation :
Nous demandons la grâce d’entrer dans la connaissance du Nom de Jésus.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Sainte Thérèse Bénédicte de la Croix (Edith Stein] (1891-1942),
carmélite, martyre, copatronne de l'Europe

Les Noces de l'Agneau, 14/9/1940 (trad. Source cachée, Cerf 1999, p. 259


« Voici l'Agneau de Dieu »

Dans l'Apocalypse, l'apôtre Jean voit « un Agneau ; il se tenait debout et il était comme immolé » (Ap 5,6)... Au bord du Jourdain, Jean le Baptiste avait désigné Jésus comme « l'Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde ». L'apôtre Jean avait alors compris cette parole, et il comprenait maintenant cette image. Celui qui marchait autrefois sur les bords du Jourdain et qui s'était maintenant montré à lui « en vêtement blanc, avec des yeux de flamme » et avec l'épée du juge, lui « le Premier et le Dernier » (Ap 1,13-17), il avait accompli en vérité tout ce qu'esquissaient en symbole les rites de l'ancienne Alliance.

   Lorsque au jour le plus saint et le plus solennel de l'année le grand prêtre pénétrait dans le Saint des Saints, le lieu terriblement saint de la Présence divine, il avait pris auparavant deux boucs : l'un pour le charger des péchés du peuple afin qu'il les emporte au désert, l'autre pour asperger de son sang la tente et l'arche d'alliance (Lv 16). C'était le sacrifice pour le péché offert pour le peuple... Ensuite il sacrifiait un holocauste pour lui et pour tout le peuple et faisait brûler entièrement les restes de la victime d'expiation... C'était un jour solennel et saint que ce jour de la Réconciliation...

   Mais qu'est-ce qui avait donc réalisé la réconciliation ? Ce n'était pas le sang des animaux immolés ni le grand prêtre de la descendance d'Aaron, comme saint Paul l'a dit dans sa lettre aux Hébreux (ch. 8-9). C'était l'ultime sacrifice de réconciliation, celui qui était préfiguré dans tous les sacrifices prescrits par la Loi, et c'était « le grand prêtre selon l'ordre de Melchisédech » (Ps 110,4)... Il était aussi le véritable Agneau pascal à cause duquel l'ange exterminateur passait son chemin devant les maisons des Hébreux alors qu'il frappait les Égyptiens (Ex 12,23). Le Seigneur lui-même l'avait donné à entendre à ses disciples quand il a mangé l'agneau pascal avec eux pour la dernière fois et s'est donné ensuite lui-même à eux en nourriture.














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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Jeu 4 Jan 2018 - 6:13

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Jeudi 04 janvier 2018 : Le jeudi du temps de férie  de Noël

Les saints du jour (Jeudi 04 janvier)

Saints Septante Apôtres

Saint Grégoire évêque de Langres (+ 539)

Saint Ferréol Evêque d'Uzès (+ 581)

Sainte Pharaïlde, Patronne de la ville de Gand ( de 650 à 740).

Saint Onuphre, Moine et Martyr (+ 1818)

Sainte Angèle (Angela) de Foligno, Pénitente italienne, Mystique (v. 1248-1309).

Sainte Élizabeth Ann Seton, mère de famille, veuve puis Religieuse, Fondatrice des « Sœurs de la Charité de Saint-Joseph » (1774-1821).


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

Le lendemain encore, Jean se trouvait là avec deux de ses disciples. Posant son regard sur Jésus qui allait et venait, il dit : « Voici l’Agneau de Dieu. »

Les deux disciples entendirent ce qu’il disait, et ils suivirent Jésus. Cet Évangile est pour nous une grâce d’espérance, car elle garde la fraîcheur des commencements. C’est l’appel des premiers disciples de Jésus. C’est par le regard de Jean le Baptiste que tout commence. Il voit Jésus qui passe, il le suit des yeux, et il dit tout haut : « Voici l’Agneau de Dieu ! » André et l’autre disciple comprennent qu’une page est tournée, que le relais est pris. Jésus, l’Agneau de Dieu, l’Agneau pascal de la vraie délivrance, va enfin faire disparaître le mal dans le monde. Cet Agneau sera vainqueur de tout mal, de la mort et de l’enfer. Le monde a tant besoin de cet amour vainqueur pour être délivré. C’est parce que le Verbe s’est fait chair et que le cœur de Marie l’a reçu que nous sommes sauvés. Le chemin de l’Amour s’est ouvert désormais pour tous. C’est dans la prière qu’il se laisse découvrir ! Un cœur a besoin d’un autre cœur pour se donner et demeurer dans l’Amour. C’est dans le cœur de Jésus que nous trouvons la vie nouvelle. C’est pour nous une joie d’entrer dans ce nouvel Amour et d’y demeurer. Cet Amour de Dieu se donne aussi dans l’amour des frères qui rayonne l’Amour infini de Dieu.

"Se retournant, Jésus vit qu’ils le suivaient, et leur dit : « Que cherchez vous ? » Ils lui répondirent : « Rabbi – ce qui veut dire : Maître –, où demeures-tu ? » Il leur dit : « Venez, et vous verrez. »

Ils allèrent donc, ils virent où il demeurait, et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C’était vers la dixième heure (environ quatre heures de l’après-midi). André et l’autre disciple pressent le pas et se mettent à suivre Jésus qui se retourne. Nous sommes dans l’histoire de toute vocation, de l’appel par lequel un jour ou l’autre, nous avons perçu Jésus qui se donne à rencontrer. Jésus ne s’impose pas, il passe, et les deux disciples ont commencé à le suivre avant de commencer vraiment à l’aimer. Ils ont trouvé sur leur route Jean- Baptiste, un témoin qui est un vrai croyant, inconditionnel, du Royaume de Dieu. Jean- Baptiste a ouvert un « chemin d’Espérance, » il est le « premier » maître qui indique Jésus du doigt. Les deux disciples se sont mis en marche pour aller plus loin et plus profondément à sa suite, Jésus est à l’œuvre dans leur vie. Derrière l’appel de ces disciples se cache notre propre appel à demeurer dans l’amour de Jésus. Jésus leur dit : Venez et vous verrez. C’est de nous maintenant dont il s’agit, notre relation à Dieu s’en trouve revivifiée. Commence alors pour nous un chemin de prière, d’adoration, d’oraison si nécessaire à cette nouvelle Vie. « Ils demeurèrent avec Lui. » Cette école d’oraison, d’adoration, de contemplation a besoin d’un temps réel. « Ils l’accompagnèrent et ils virent ou Il demeurait, et ils restèrent auprès de lui ce jour là. »

André, le frère de Simon-Pierre, était l’un des deux disciples qui avaient entendu la parole de Jean et qui avaient suivi Jésus. Il trouve d’abord Simon, son propre frère, et lui dit : « Nous avons trouvé le Messie » – ce qui veut dire : Christ.

André amena son frère à Jésus. Jésus posa son regard sur lui et dit : « Tu es Simon, fils de Jean ; tu t’appelleras Kèphas ce qui veut dire : Pierre André prend la parole : « Nous avons trouvé le Messie. » Quelque chose se construit à partir de ce qui a été reçu ensemble et qui a été vécu de manière personnelle. Par sa parole, André (avec l’autre disciple) se sent autorisé à proposer une invitation à son frère Simon : « Nous avons trouvé le Messie. » C’est la parole qui conforte ceux qui se risquent dans la nouveauté. Il faudra du temps pour écouter Jésus, il faudra que les rencontres deviennent fréquentes. Que toute la vie devienne rencontre quotidienne avec Jésus. C’est lors du dernier souper, que solennellement Jésus leur dira : « Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés : demeurez dans mon amour. Si vous observez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, tout comme moi, en gardant les commandements de mon Père, je demeure en son amour. »


Citation :
Nous demandons la grâce de retrouver notre premier Amour pour contempler l’Agneau de Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :




Une rencontre avec le Christ qui change une vie

Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église
Homélies sur l'évangile de Jean, n°19

« Jésus posa son regard sur lui et dit : ‘Tu t'appelleras Képha’
(ce qui veut dire : Pierre) »

« Tu es Simon, fils de Jean ; tu t'appelleras désormais Céphas, c'est-à-dire Pierre »... Voilà le nom que le Christ donne à Simon. Quant à Jacques et son frère, il les appellera « Fils du tonnerre » (Mc 3,17). Pourquoi ces changements de nom ? Pour montrer que lui, Jésus, est le même que celui qui avait établi l'ancienne alliance, qui avait déjà changé le nom d'Abram en Abraham, celui de Saraï en Sara, et celui de Jacob en Israël (Gn 17,5s ;32,29). Il avait aussi donné leur nom à plusieurs personnes au moment de leur naissance : Isaac, Samson, les enfants d'Isaïe et d'Osée...

     Aujourd'hui, nous avons un nom bien supérieur à tous les autres ; c'est le nom de « chrétien » ; le nom qui fait de nous enfants de Dieu, amis de Dieu, un même corps avec lui. Y a-t-il un autre nom qui pourrait plus nous rendre ardents dans les vertus, nous remplir de zèle, nous pousser à faire le bien ? Gardons-nous bien de faire quoi que ce soit d'indigne de ce nom si grand et si beau, lié au nom de Jésus Christ lui-même. Ceux qui portent le nom d'un grand chef militaire ou d'un personnage illustre se considèrent honorés et font tout pour en rester dignes. Combien plus, nous qui tirons notre nom non d'un général ou d'un prince de cette terre, ni même d'un ange, mais du roi des anges, combien plus devons-nous être prêts à tout perdre, même notre vie, pour l'honneur de ce saint nom ?











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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Jeu 4 Jan 2018 - 21:03

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Vendredi 5 JANVIER 2018 : Le vendredi du temps de férie  de Noël

Les saints du jour (Vendredi 5 JANVIER)

Saint Télesphore Pape (8 ème) de 125 à 136 et martyr (+ 136)

Sainte Synclétique, Fondatrice du monachisme féminin (4ème s.)

Saint Édouard III le Confesseur, Roi d'Angleterre (1002-1066).

Saint Gerlac Ermite à Houthem (+ 1170)

Saint Charles de Saint André Houben, Prêtre Passionniste (1821-1893).

Sainte Geneviève Torres Morales, Fondatrice de la Congrégation des « Sœurs du Sacré-Cœur de Jésus et des Saints Anges » (1870-1956).


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Le lendemain, Jésus décida de partir pour la Galilée. Il trouve Philippe, et lui dit : « Suis-moi. »

Philippe était de Bethsaïde, le village d’André et de Pierre. Philippe trouve Nathanaël et lui dit : « Celui dont il est écrit dans la loi de Moïse et chez les Prophètes, nous l’avons trouvé : c’est Jésus fils de Joseph, de Nazareth. » Jésus, quand il paraît, provoque et réveille l’attente de Dieu dans le cœur de chacun. « Suis-moi, » avait-il dit à Philippe. Comme il est bon de relire les premiers récits de vocation des apôtres. Chaque détail compte. Par ces récits s’exprime l’essentiel de la relation à Dieu qui ne cesse d’appeler l’humanité à sa suite. Quelque chose de vital bouleverse la vie de Philippe ! Un coup de foudre est l’expression qui dit bien ce qui se passe. C’est un attachement nouveau qui est donné à Philippe qui suivra désormais Jésus ! Philippe rencontre Nathanaël, un homme qui réfléchit. Philippe appelle Nathanaël qui réagit à son affirmation. Philippe s’adresse au futur disciple comme Jésus : « Viens et vois. » C’est avec la fougue d’un conquérant que Philippe appelle son ami. Ce sera ensuite un processus d’intériorisation qui sera à l’œuvre. Un groupe s’est constitué autour de lui qui décide de le suivre.

« Nathanaël répliqua : « De Nazareth peut-il sortir quelque chose de bon ? » Philippe répond : « Viens, et vois. »

Lorsque Jésus voit Nathanaël venir à lui, il déclare à son sujet : « Voici vraiment un Israélite : il n’y a pas de ruse en lui. » Nathanaël lui demande : « D’où me connais-tu ? »Jésus lui répond : « Avant que Philippe t’appelle, quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu. » Jésus a ravivé le désir le plus profond de connaître Dieu dans le cœur de Nathanaël. En présence de Jésus, les objections de Nathanaël tombent : « Seigneur, tu es le Fils de Dieu, c’est toi le roi d’Israël. » Nathanaël vit une rencontre avec le Maître. C’est un regard porté au plus profond de l’être de Nathanaël par Jésus : « Comment me connais-tu ? lui dit-il. » La réponse de Jésus est essentielle ; « Quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu. » Un nouvel espace relationnel se crée entre eux. Jésus, visage de Dieu au milieu de nous, transfigure le visage de l’humanité. Pour l’humanité qui était dans la nuit et le froid, il y a désormais une possibilité de se réchauffer, de se réjouir. Aujourd’hui encore se reproduit le don de la vie dans les communautés. L’Esprit Saint unit et transforme les « frères » qui témoignent de Jésus.

« Nathanaël lui dit : « Rabbi, c’est toi le Fils de Dieu ! C’est toi le roi d’Israël ! »

Jésus reprend : « Je te dis que je t’ai vu sous le figuier, et c’est pour cela que tu crois ! Tu verras des choses plus grandes encore. » Et il ajoute : « Amen, amen, je vous le dis : vous verrez le ciel ouvert, et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme. » Le désir le plus profond de la nature humaine, c’est de voir et de connaître son Créateur, d’entrer en relation avec lui. Avec Jésus, une nouvelle promesse de vie est faite à l’humilité. L’appel de l’Ange à Marie, celui des premiers disciples, le nôtre est dans cette humilité. Une Parole suffit et le feu de l’Amour prend, il se répand. Le début de la prédication commence aussi par la reconnaissance du ciel venu sur la terre. Marie, après sa rencontre avec l’ange, a été la première à reconnaître Jésus et à édifier avec lui la communauté de la sainte famille où l’on s’aime en vérité. Jésus qui aime est dans la vie éternelle, il nous fera passer de la mort à la vie par sa Passion. Il donne sa vie pour nous sauver. Il nous permet encore de donner notre vie pour nos frères. Avec lui, nous reconnaissons que nous sommes dans la vérité de Dieu à l’amour que nous avons les uns aux autres.


Citation :
Nous demandons à Jésus de nous convertir à l’Amour pour nous aimer les uns les autres.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Romanos le Mélode (?-v. 560), compositeur d'hymnes
2e Hymne pour l'Épiphanie, § 15-18 (trad. SC 110, p. 289s. rev.)

Jésus, Sauveur

Levons tous les yeux vers le Seigneur qui est aux cieux, en nous écriant comme le prophète : « Celui qui a été vu sur la terre, celui-là est notre Dieu qui, par un effet de sa volonté, a conversé avec les hommes » (Ba 3,38)... Celui qui s'est montré aux prophètes sous diverses apparences, celui qu'Ézéchiel a contemplé sous un aspect d'homme sur un char de feu (1,26), et que Daniel a vu Fils d'homme et Ancien des jours, vieux et jeune à la fois (7,9.13), proclamant en lui un seul Seigneur, c'est lui qui est apparu et qui a tout illuminé.

     Il a dissipé la nuit sinistre ; grâce à lui tout est midi. Sur le monde a resplendi la lumière sans soir, Jésus notre sauveur. Le pays de Zabulon est dans l'abondance et imite le paradis, car « le torrent des délices l'abreuve » (Ps 35,9) et sourd en lui un courant d'eau toujours vive... Dans la Galilée nous contemplons « la source d'eau vive » (v. 10), celui qui est apparu et qui a tout illuminé.

     Moi aussi, je te verrai donc, Jésus, illuminer mon esprit et dire à mes pensées : « Vous qui avez toujours soif, venez à moi et buvez » (Jn 7,37). Arrose ce cœur humilié que ma course errante a brisé. Elle l'a consumé de faim et de soif : faim non de nourriture, soif non de boisson, mais d'écouter la parole de l'Esprit (Am 8,11)... C'est pourquoi il gémit tout bas, en attendant ton jugement, toi qui es apparu et qui as tout illuminé...

     Donne-moi un signe clair, purifie mes fautes cachées, car mes blessures secrètes me minent... Je tombe à tes genoux, Sauveur, comme la femme avec des pertes de sang. Moi aussi, je saisis ta frange en disant : « Si seulement j'arrive à la toucher, je serai sauvé » (Mc 5,28). Ne rends pas vaine ma foi, toi le médecin des âmes ; je te trouverai pour mon salut, toi qui es apparu et qui as tout illuminé.












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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Ven 5 Jan 2018 - 21:03

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Samedi 6 JANVIER 2018 : Le samedi du temps de férie  de Noël

Les saints du jour (Samedi 6 JANVIER)

Saint André Corsini, Carme italien, Évêque de Fiesole (1302-1373).

Saint Charles (Carlo) de Sezze, Frère Lai Franciscain o.f.m., stigmatisé, Patron de la ville de Sezze (1613- † 1670).

Sainte Raphaëlle-Marie Porras y Ayllon, Vierge et Fondatrice de la
Congrégation « Ancelles du Sacré-Cœur » (1850-1925).


Saint André Bessette Frère convers canadien (1845 - + 1937)


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Jean proclamait : « Voici venir derrière moi celui qui est plus fort que moi ; je ne suis pas digne de m’abaisser pour défaire la courroie de ses sandales."

Moi, je vous ai baptisés avec de l’eau ; lui vous baptisera dans l’Esprit Saint. » La prédication de Jean Baptiste suscite en Israël un formidable élan de conversion. Tous ceux et celles qui se décidaient à changer de vie, et à faire à Dieu toute sa place, venaient se plonger dans les eaux du Jourdain en signe de renouveau intérieur. Jésus a voulu rejoindre son peuple dans sa foi et sa confiance en Dieu. Bien que sans péché, il est venu se faire baptiser par Jean. Il a inauguré sa vie publique par cet acte d’humilité et de solidarité avec l’humanité qu’il venait sauver. Le baptême de Jésus annonce notre baptême. Dans sa mort et sa Résurrection, il nous donnera la vie. Devenir croyants dans le Christ, c’est croire que Dieu existe et qu’il agi par son Fils Jésus Christ venu parmi nous. « C’est lui, dit Jean, qui est venu par l’eau et le sang, Jésus Christ, non pas avec l’eau seulement, mais avec l’eau et le sang. » Jean Baptiste a exulté sous le souffle de l’Esprit Saint, dés le sein de sa mère. Marie, la mère de Jésus, est la première créature de Dieu a être baptisée intérieurement dans l’Esprit Saint. Par avance, dans son Immaculée Conception, elle a reçu de Dieu un Don incomparable, pour être la Mère du Verbe Incarné.

"En ces jours-là, Jésus vint de Nazareth, ville de Galilée, et il fut baptisé par Jean dans le Jourdain."

Jésus est venu par l’eau de son Baptême, nous montrer sa solidarité avec nous, pauvres pécheurs, et nous prouver son amour par l’eau et le sang qui ont jailli sur la croix de son côté ouvert par la lance du soldat. Cette eau et ce sang n’ont été versés qu’une fois. Ils continuent de jaillir chaque jour dans l’Église, car ils préfiguraient l’eau de notre baptême et le sang de la coupe de nos Eucharisties. L’Esprit Saint témoigne que tout le mystère de Jésus nous sauve, de Noël au Cénacle, du Baptême à la Croix. Le nouveau Jourdain dans lequel nous sommes baptisés, c’est le Fleuve d’eau vive qui a jailli pour nous du coté de Jésus mort. Baptisés dans le Feu de l’Esprit Saint, nous devenons saints, irréprochables sous son regard. Le mal, la mort, la haine, sont engloutis par la Vie d’Amour du Cœur de notre Dieu. Jésus, descendant au plus profond de nos ténèbres, nous sauve en mourant sur la Croix. C’est le mouvement même dans lequel Il rend gloire à Dieu, car le péché de l’humanité est le rejet de Dieu. L’humanité est introduite dans la demeure de Dieu alors que nous sommes encore pécheurs. Nous retrouvons ce mystère dans l’Eucharistie, mystère de Jésus qui nous a aimés jusqu’à donner sa vie pour nous. Il a versé la dernière goutte de son Sang pour nous sauver.

"Et aussitôt, en remontant de l’eau, il vit les cieux se déchirer et l’Esprit descendre sur lui comme une colombe. Il y eut une voix venant des cieux : « Tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie. »

Jésus descend dans les ténèbres de notre péché, pour nous régénérer. C’est la venue de Jésus dans notre chair humaine, grâce à l’Immaculée. Le même Esprit Saint qui a couvert Marie de son ombre, forme une humanité nouvelle par le baptême. Jésus entend le Père lui parler, l’Esprit Saint descend sur lui, c’est la Trinité sainte qui se manifeste à nous. Le mystère de Jésus, vrai Dieu et vrai homme, commence à se révéler. Nous vivons cette grâce filiale dés que nous nous laissons faire par Dieu. Cherchons la route de l’humilité, et vivons une vraie solidarité avec nos frères. La colombe est le symbole de la Paix qui est redonnée à l’humanité. Pour que Dieu prenne Corps dans notre humanité, Marie a été « plongée » dans l’Amour Infini de Dieu dés l’origine de son existence. L’Esprit Saint continue à venir chez nous pour que l’Amour infini de Dieu règne dans notre cœur.


Citation :
Nous demandons la grâce de contempler le Mystère du baptême de Jésus et de rendre grâce pour cette régénération de l’humanité.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Léon le Grand (?-v. 461), pape et docteur de l'Église
Lettre 31 ; PL 54, 791 (trad. Orval)

« Table des origines de Jésus Christ »

Il ne sert à rien de dire que notre Seigneur, fils de la Vierge Marie, est vraiment homme, si on ne croit pas qu'il l'est de la manière que proclame l'Évangile. Lorsque Matthieu nous parle de la « généalogie de Jésus Christ, fils de David, fils d'Abraham », il dessine, à partir de l'origine de l'humanité, la lignée des générations jusqu'à Joseph à qui Marie était fiancée. Luc, au contraire, remonte les degrés successifs pour aboutir au commencement du genre humain, et il montre ainsi que le premier et le dernier Adam sont de la même nature (3,23s).

     Il était possible, certes, à la Toute-puissance du Fils de Dieu de se manifester pour l'instruction et la justification des hommes de la même manière qu'il était apparu aux patriarches et aux prophètes sous une forme charnelle ; par exemple, lorsqu'il luttait avec Jacob (Gn 32,25) ou qu'il engageait une conversation avec Abraham, acceptant le service de son hospitalité au point de prendre la nourriture qu'il lui présentait (Gn 18). Mais ces apparitions n'étaient que des signes, des images de l'homme dont elles annonçaient la réalité puisée aux racines de ces ancêtres.

     Le mystère de notre rédemption, disposé dès avant le temps, depuis l'éternité, aucune image ne pouvait l'accomplir. L'Esprit n'était pas encore descendu en la Vierge, et la puissance du Très-Haut ne l'avait pas encore couverte de son ombre (Lc 1,35). La Sagesse ne s'était pas encore construit une demeure pour que le Verbe s'y incarne et que, la nature de Dieu et celle de l'esclave s'unissant en une seule personne, le Créateur du temps naisse dans le temps, et celui par qui tout a été fait soit engendré parmi toutes les créatures. Si l'homme nouveau ne s'était assimilé à la chair du péché et chargé de notre vieillesse, s'il n'avait daigné, lui, consubstantiel au Père, prendre substance de sa mère et assumer notre nature –- hormis le péché –, l'humanité serait maintenue prisonnière à la merci du démon, et nous ne pourrions jouir de la victoire triomphale du Christ, car elle aurait eu lieu en dehors de notre nature. C'est donc de l'admirable participation du Christ à notre nature que jaillit sur nous la lumière du sacrement de la régénération.












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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Sam 6 Jan 2018 - 21:53

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Dimanche 7 JANVIER 2018 : Solennité de l'Épiphanie
de Notre Seigneur Jésus Christ


Les saints du jour (Dimanche 7 JANVIER)

Saint Raymond de Peñafort, Prêtre, Maître général
des Dominicains (1175-1275).


Saint André Bessette, Frère de la Congrégation de
la Sainte-Croix (1845-1937).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son étoile à l’orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui. »"

En apprenant cela, le roi Hérode fut bouleversé, et tout Jérusalem avec lui. Il réunit tous les grands prêtres et les scribes du peuple, pour leur demander où devait naître le Christ. Ils lui répondirent : « À Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète : Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n’es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Juda, car de toi sortira un chef, qui sera le berger de mon peuple Israël. » Melchior, Balthazar et Gaspard se sont mis en route pour offrir à Jésus l’or, l’encens et la myrrhe. Ces mages font escale à Jérusalem, là ils auront des indications quant au Roi des Juifs qu’ils cherchent, pour l’adorer et lui remettre leurs présents. Les prêtres et les scribes, à partir de l’écriture, donnent l’indication du lieu où devait naître cet enfant. Ils ne sont pas impressionnés ni retenus par cette annonce. L’Enfant Jésus ne parle pas, il est Parole vivante qui demeure emmaillotée, disponible et vulnérable. Il est le Roi des Juifs qui sera reconnu lors de sa Passion par le centurion. Il pourra alors attirer toute l’humanité et être en lien avec elle, reconnue par lui. Maintenant, Jésus est en croissance, il ne retient pas les Mages. L'Épiphanie nous ouvre à l’universalité du salut offert en Jésus-Christ, à la crèche. Les mages sont les prémices de tous les peuples de la terre pour qui s’ouvre le royaume de Dieu. Ils s’ouvrent à l’inconnu, ils savent avancer, prendre des risques. Ils donnent et ils adorent, ils connaissent la joie.

« Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l’étoile était apparue ; puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez vous renseigner avec précision sur l’enfant. Et quand vous l’aurez trouvé, venez me l’annoncer pour que j’aille, moi aussi, me prosterner devant lui. »

Dieu se manifeste aux Rois Mages, la Lumière les conduit jusqu’à l’enfant de Bethléem. Les chefs des prêtres et les scribes d’Israël sont enfermés dans leur certitude et dans leur conviction ! Ils évoquent l’intelligence humaine dans leur recherche de Vérité. Hérode, jaloux de ses prérogatives, s’oppose. La manifestation de Dieu sur la terre est vécue pour lui comme une agression. Il possède le pouvoir, ou plutôt, le pouvoir le possède. Aujourd’hui encore des hommes font un long chemin pour découvrir le mystère de la Présence de Jésus. Pour en saisir le sens, la Parole de Dieu nous est donnée. Le Fils de Dieu fait son entrée dans le monde, petit Enfant de la Vierge Marie. Il est la manifestation du nouvel Amour dont nous avons besoin et que la lumière de la Foi nous fera découvrir. Celui qui rassasie notre soif de sagesse quand nous cherchons Dieu dans le quotidien de nos existences nous éclaire.

"Après avoir entendu le roi, ils partirent. Et voici que l’étoile qu’ils avaient vue à l’orient les précédait, jusqu’à ce qu’elle vienne s’arrêter au-dessus de l’endroit où se trouvait l’enfant."

Quand ils virent l’étoile, ils se réjouirent d’une très grande joie. Ils entrèrent dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à ses pieds, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe. Mais, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin. Les Mages discernent le Roi de monde devant un enfant et sa mère. Ils sont témoins de l’Amour qui habite le cœur de cet Enfant, qui habite le cœur de Marie, sa mère. Ils sont invités à entrer dans l’Amour de Jésus et de Marie. Ils offrent ce qu’ils avaient emmené pour lui. L’Adoration est un mouvement d’amour qui part d’un cœur aimant, profond, qui donne sa place à Dieu. Entrer dans cet Amour qui se propage est une expérience unique. Cet Amour veut se propager à l’univers tout entier pour y instaurer la Civilisation de l’Amour. C’est ce Nouvel Amour qui Seul peut régénérer l’humanité, nous sommes tous invités à découvrir ce Nouvel Amour dans l’Adoration. Si le feu de l’Amour Nouveau prend corps en nous, si nous brûlons comme un grand feu, notre entourage en sera illuminé, cet Amour, la Lumière de Dieu, sera manifesté au monde. Une attitude d’amour permanente nous remet à Dieu sans cesse.


Citation :
Nous demandons la grâce d’être convertis par la lumière de la Parole de Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix [Édith Stein] (1891-1942), carmélite, martyre, copatronne de l'Europe
Vie cachée et Epiphanie (trad. Source cachée, Cerf 1999, p. 245)

« Le Christ est notre paix : d'Israël et des païens il a fait un seul peuple ; par sa chair il a fait tomber le mur de la haine qui les séparait » (Ep 2,14)

Les personnes réunies autour de la crèche nous offrent déjà une image de l'Église et de son déploiement. Les représentants de l'ancienne lignée royale à qui était promis le Sauveur du monde et les représentants du peuple croyant font le lien entre l'ancienne et la nouvelle Alliance. Les rois du lointain Orient figurent les peuples païens qui devaient recevoir le salut de Juda (Jn 4,22). Ainsi, « l'Église issue des Juifs et des païens » est déjà présente ici.

     À la crèche, les rois mages sont les représentants des chercheurs de Dieu de tous pays et de toutes nations. La grâce les a conduits avant même qu'ils n'appartiennent à l'Église visible. Un pur désir de la vérité les habitait, qui ne s'en tenait pas aux limites des enseignements et des traditions de leurs pays. Parce que Dieu est vérité et qu'il veut se laisser trouver par ceux qui le cherchent de tout leur cœur (Jr 29,13), l'étoile devait tôt ou tard briller aux yeux de ces sages pour leur indiquer le chemin vers la vérité. C'est ainsi qu'ils se sont retrouvés devant la Vérité faite homme, qu'ils se prosternent en l'adorant et déposent à ses pieds leur couronne car, comparées à elle, toutes les richesses du monde ne sont qu'un peu de poussière.












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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Dim 7 Jan 2018 - 19:35

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Lundi 8 janvier 2018 : Fête du Baptême de Notre Seigneur Jésus Christ

Les saints du jour (Lundi 8 janvier)

Saint Claude Apollinaire Évêque d'Hiéraple († v. 180)

Saint Attique, patriarche de Constantinople  (+ 425).

Saint Séverin de Norique Abbé en Autriche (+ 482)

Saint Georges de Choziba (+ 614)

Sainte Gudule Vierge, patronne de Bruxelles (+ 712)

Sainte Adèle de Messines bénédictine (+ 1079)

Saint Laurent Justinien, Patriarche de Venise
(1381-1455)


Bienheureuse Eurosia Fabris, mère de famille (1866-1932).


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

« Jean proclamait : « Voici venir derrière moi celui qui est plus fort que moi ; je ne suis pas digne de m’abaisser pour défaire la courroie de ses sandales. Moi, je vous ai baptisés avec de l’eau ; lui vous baptisera dans l’Esprit Saint. »

La prédication de Jean Baptiste suscite un formidable élan de conversion en Israël. Tous ceux qui se décident à changer de vie pour laisser à Dieu sa place, viennent se plonger dans les eaux du Jourdain en signe de renouveau intérieur. Jésus a voulu rejoindre son peuple dans sa foi et sa confiance en Dieu. Bien que sans péché, il est venu se faire baptiser par Jean. Il a inauguré sa vie publique par un acte d’humilité et de solidarité avec les hommes qu’il venait sauver. Le monde vit encore des désastres qui s’étalent quotidiennement sous nos regards et qui sont opérés par le « péché » des hommes. En regardant la violence des massacres, la nature abimée par les tornades et les tempêtes, nous comprenons ce qui se passe au cœur de l’humanité quand le péché fait son ravage. Il ravage, dans le cœur de l’homme, tout ce qui s’y trouve de meilleur. Nous contemplons Jésus marchant avec les pécheurs sur les rives du Jourdain. Par son Incarnation, Jésus appartient à notre humanité qui cherche la paix, il prend sur lui la souffrance de l’homme blessé. Dieu notre Père manifeste l’unité avec son Fils Unique qui nous sauve.

« En ces jours-là, Jésus vint de Nazareth, ville de Galilée, et il fut baptisé par Jean dans le Jourdain. »

Nous contemplons Jésus, le Sauveur du monde, baptisé par Jean-Baptiste, descendant dans les eaux du Jourdain. La Passion de Jésus, symbolisées par les eaux du Jourdain, est préfigurée. A partir de son Baptême, nous pouvons déjà le contempler à Gethsémani, vivant dans l’agonie. Jésus s’humilie, il se fait un « frère » parmi ses frères. Quand Jésus est immergé dans les eaux du Jourdain, nous le contemplons descendant dans la mort même, meurtri de toutes manières sur la croix. Cette immersion de Jésus dans le courant du Jourdain en fait un fleuve d’Amour pour notre propre Baptême. Dieu notre Père confirme son Fils Bien Aimé, il est celui en qui il se reconnaît et se complaît. Dès que nous prenons la route de l’humilité, nous vivons une vraie solidarité avec nos frères. C’est de la grâce filiale que nous vivons, quand nous laissons Dieu établir sa vie en nous. Il nous resitue dans la profondeur de notre réalité humaine et il la régénère. Jésus vient à notre secours, il descend dans la « nuit » du monde, il lui apporte la Lumière. Nous voulons le laisser descendre dans toutes les épaisseurs de notre vie. Si Jésus a pris notre nature humaine, c’est pour nous délivrer de tout mal, de tout péché.

"Et aussitôt, en remontant de l’eau, il vit les cieux se déchirer et l’Esprit descendre sur lui comme une colombe. Il y eut une voix venant des cieux : « Tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie. »"

Cette voix partie de Dieu, situe le baptême de Jésus à la lumière de sa mort et de sa Résurrection qui nous donne la vie. Non seulement Jésus est venu à nous par l’eau de son Baptême, mais il vient encore à nous par l’eau et le sang qui ont jailli de son côté ouvert par la lance, sur la croix, il nous prouve ainsi son amour. Cette eau et ce sang qui n’ont été versés qu’une fois, continuent à jaillir chaque jour en Église. Ils préfigurent l’eau du baptême et le sang de l’Eucharistie. Jésus entend cette Voix du Père qui parle pour nous, l’Esprit descend ainsi nous manifester son mystère, il est vrai Dieu et vrai homme. Nous sommes délivrés de la peur de la mort quand Jésus se relève et sort de l’eau. Nous le contemplons déjà ressuscité, lui qui nous donne une Vie nouvelle, car nous avons besoin d’être renouvelés dans notre vie. Le ciel s’ouvre et nous donne la réconciliation avec Dieu notre Père. L’Esprit Saint témoigne du mystère de Jésus qui nous sauve. De Noël au Cénacle, du Baptême à la Croix, c’est le fleuve d’eau vive, c’est l’Esprit Saint qui a jailli pour nous de la mort glorifiante de Jésus. En fêtant le Baptême de Jésus dans le Jourdain, c’est la manifestation du Salut dans le Christ qui nous est donnée. « Tu es mon Fils, mon Bien-aimé. »


Citation :
Nous demandons la grâce de devenir « semblables » à Jésus.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Jérôme (347-420), prêtre, traducteur de la Bible, docteur de l'Église
Homélies sur l’évangile de Marc 1C, SC 494 (trad. SC, rév.)

Le baptême de Jésus

« Et il fut baptisé dans le Jourdain par Jean. » Grande est sa miséricorde : celui qui n’avait pas commis de péché est baptisé comme un pécheur. Dans le baptême du Seigneur tous les péchés sont remis. Mais Il n'est qu’une sorte de préfiguration du baptême du Sauveur, car la vraie rémission des péchés est dans le sang du Christ, dans le mystère de la Trinité.

     « Et ressortant de l’eau, il vit les cieux ouverts. » Tout cela est écrit pour nous. Donc avant de recevoir le baptême, nous avons les yeux fermés, nous ne voyons pas les réalités célestes.

     « Il vit l’Esprit-Saint descendre comme une colombe et demeurer sur lui. Et il y eut une voix du haut du ciel : tu es mon Fils bien-aimé en qui j’ai mis toute ma faveur ». Nous voyons le mystère de la Trinité : Jésus est baptisé, l’Esprit-Saint descend  sous l’apparence d’une colombe, le Père parle du haut du ciel.

     « Il vit les cieux ouverts.» L’expression « il vit » montre que les autres n’avaient pas vu. Que l’on n’aille pas s’imaginer les cieux simplement et matériellement ouverts : nous-mêmes qui maintenant sommes en ce lieu, selon la diversité de nos mérites, nous voyons les cieux ouverts ou fermés. Une foi totale voit les cieux ouverts, mais une foi qui doute les voit fermés.

     « Il vit les cieux ouverts, et l’Esprit comme une colombe descendre et demeurer sur lui. » (Jn 1,32) Voyez ce que dit l’Écriture : demeurer, c’est-à-dire ne pas s’en aller. Sur le Christ, l’Esprit-Saint est descendu et est demeuré ; tandis que sur les hommes, il descend mais ne demeure pas. En effet espérons-nous que l’Esprit-Saint demeure en nous quand nous haïssons notre frère ou que nous avons des pensées mauvaises ? Si donc nous avons de bonnes pensées, sachons que l’Esprit-Saint habite en nous, mais si nous en avons de mauvaises, c’est le signe que l’Esprit-Saint s’est retiré de nous. C’est pourquoi il est dit du Sauveur : « Celui sur qui tu verras l’Esprit Saint descendre et demeurer, c’est lui. » (Jn 1,33)











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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Lun 8 Jan 2018 - 20:53

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Mardi 9 janvier 2018 : Le mardi de la 1re semaine du temps ordinaire

Les saints du jour (Mardi 9 janvier)

Saint Polyeucte, Saint Arménien et riche officier romain (3ème s.)

Bienheureuse Alix Le Clerc, Co-Fondatrice de la Congrégation
de Notre-Dame « Chanoinesses de Saint-Augustin » (1576-1622).


Vénérable Pauline Jaricot Laïque, Fondatrice de l'OEuvre Catholique
de la Propagation de la Foi (1799 - + 1862).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

Ils entrèrent à Capharnaüm. Aussitôt, le jour du sabbat, Jésus se rendit à la synagogue, et là, il enseignait.

On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes. C’est au cœur de la liturgie, à la synagogue, que Jésus lit un passage des écritures. Jésus inaugure un Royaume de paix, d’amour, de lumière et de justice. Il enseigne avec autorité et il guérit les malades avec une grande bonté. Il est la réponse que le peuple qui crie vers Dieu attend. La parole de Dieu a prit chair de la Vierge Marie et le Verbe s’est fait homme, il est au milieu de nous. Jésus est le Dieu qui s’est manifesté au Sinaï, abordable et mêlé à la foule. Nous le contemplons quand il établit son Royaume en chacun de nous. Il est le Sauveur de l’humanité et nous attendons de lui ce dont nous avons besoin pour nos vies, nos familles et nos communautés. Nous croyons qu’il peut vraiment nous sauver comme il a sauvé cet homme possédé de l’Évangile. Nous reprenons courage et confiance car l’action divine de Jésus ne nous manquera pas. Par sa simple présence, Jésus rayonne l’amour et la lumière qui instaure le Royaume de Dieu.

"Or, il y avait dans leur synagogue un homme tourmenté par un esprit impur, qui se mit à crier : « Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : tu es le Saint de Dieu. » Jésus l’interpella vivement : « Tais-toi ! Sors de cet homme. »

L’esprit impur le fit entrer en convulsions, puis, poussant un grand cri, sortit de lui. Jésus de Nazareth prend la Parole parmi les hommes, son autorité provient du mystère même de sa personne. À peine Jésus a-t-il ouvert la bouche, que sa parole touche et frappe à mort la présence du mal. L’esprit mauvais se rebiffe et crie à travers l’homme qu’il tient lié pour tenter de contester la parole de Dieu manifestée en Jésus. La personne de Jésus, sa Parole devenue chair, est comme une explosion, un retentissement qui bouleverse tous ceux, qui de près ou de loin, en sont touchés. Jésus est la Parole de Dieu, et son visage est la face de Dieu qui s’est rendue visible à nos yeux. Son regard est chargé d’une tendresse qu’aucun homme n’a encore pu exprimer. Tout le monde est bouleversé par son enseignement. Par sa seule présence, Jésus fait reculer les ténèbres, la haine et le mensonge. « Sors de cet homme ! » dit Jésus à l’esprit mauvais. Cet homme est délivré des ténèbres et de la misère qui empoisonnaient sa vie.

"Ils furent tous frappés de stupeur et se demandaient entre eux : « Qu’est-ce que cela veut dire ? Voilà un enseignement nouveau, donné avec autorité ! Il commande même aux esprits impurs, et ils lui obéissent. »

Sa renommée se répandit aussitôt partout, dans toute la région de la Galilée. Cette force de la parole de Dieu en Jésus, est toujours avec nous. Nous sommes appelés à recevoir cette force de l’amour qui peut transformer nos cœurs et nos vies. Toute l’activité de l’Église est l’expression d’un amour qui cherche le bien intégral de l’homme. Nous vivons de cet Amour pour aller au-devant de la souffrance et des besoins matériels et spirituels des hommes. Nous voulons nous remettre sans cesse devant l’action de Jésus notre Sauveur. La Parole de Dieu est efficace, elle fait advenir le Royaume de Dieu. Elle dit la confusion, les mélanges, les ambiguïtés dans lesquels nous sommes engagés. Nous pouvons annoncer le salut de Jésus au cœur de nos vies en criant vers Dieu qui nous délivre.


Citation :
Nous demandons à Dieu la grâce de la conversion, qu’il nous libère.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Catéchisme de l'Église catholique
§ 2851-2854

« Es-tu venu pour nous perdre ? »

« Mais délivre-nous du Mal » : dans cette demande du Notre Père, le Mal n'est pas une abstraction, mais il désigne une personne, Satan, le Mauvais, l'ange qui s'oppose à Dieu. Le « diable » (dia-bolos) est celui qui « se jette en travers » du dessein de Dieu et de son œuvre de salut accomplie dans le Christ. « Homicide dès l'origine, menteur et père du mensonge » (Jn 8,44), « le Satan, le séducteur du monde entier » (Ap 12,9), c'est par lui que le péché et la mort sont entrés dans le monde et c'est par sa défaite définitive que la création toute entière sera « libérée du péché et de la mort » (PE IV). « Nous le savons : l'homme qui est né de Dieu ne commet pas le péché ; le Fils qui est né de Dieu le protège et le Mauvais ne peut pas l'atteindre. Nous savons que nous appartenons à Dieu, alors que le monde entier est dominé par le Mauvais » (1Jn 5,18-19)...

     La victoire sur le « prince de ce monde » (Jn 14,30) est acquise, une fois pour toutes, à l'heure où Jésus se livre librement à la mort pour nous donner sa vie. C'est le jugement de ce monde et le prince de ce monde est « jeté bas » (Jn 12,31). « Il se lance à la poursuite de la Femme », mais il n'a pas de prise sur elle : la nouvelle Ève, « pleine de grâce » de l'Esprit Saint, est libérée du péché et de la corruption de la mort... « Alors, furieux de dépit contre la Femme, il s'en va guerroyer contre le reste de ses enfants » (Ap 12,13.17). C'est pourquoi l'Esprit et l'Église prient : « Viens, Seigneur Jésus » (Ap 22,17.20) puisque sa venue nous délivrera du Mauvais.

     En demandant d'être délivrés du Mauvais, nous prions également pour être libérés de tous les maux, présents, passés et futurs, dont il est l'auteur ou l'instigateur. Dans cette ultime demande, l'Église porte toute la détresse du monde devant le Père. Avec la délivrance des maux qui accablent l'humanité elle implore le don précieux de la paix et la grâce de l'attente persévérante du retour du Christ. En priant ainsi, elle anticipe dans l'humilité de la foi la récapitulation de tous et de tout en celui qui « détient la clef de la mort et de l'Hadès », « le Maître de tout, Il est, Il était et Il vient » (Ap 1,18.8.)












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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Mer 10 Jan 2018 - 11:00

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Mercredi 10 janvier 2018 : Le mercredi de la 1re semaine du temps ordinaire

Les saints du jour (Mercredi 10 janvier)


Saint Miltiade Pape (32 ème) de 311 à 314 (+ 314)

Saint Grégoire de Nysse, Évêque, frère de saint Basile le Grand (4ème s.)
Pour approfondir les Catéchèses du Pape Benoît XVI :
>>> Saint Grégoire de Nysse (1)
>>> Saint Grégoire de Nysse (2)

Saint Pierre Orseolo Doge de Venise (+ 997)

Saint Guillaume, Évêque de Bourges  (+ 1209)

Sainte Léonie Françoise de Sales Aviat, Fondatrice des Sœurs
« Oblates de Saint-François de Sales » (1844-1914).


Bienheureuse María Dolores Rodríguez Sopeña, Fondatrice de
l'Institut Catéchétique "Dolores Sopeña" (1848-1918).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

"Aussitôt sortis de la synagogue, ils allèrent, avec Jacques et Jean, dans la maison de Simon et d’André. Or, la belle-mère de Simon était au lit, elle avait de la fièvre. Aussitôt, on parla à Jésus de la malade. Jésus s’approcha, la saisit par la main et la fit lever."

La fièvre la quitta, et elle les servait. La ‘journée’ de Jésus nous manifeste la tendresse de Dieu dans son action et dans son être. Nous contemplons ce quotidien de Jésus, de la synagogue, il est invité dans la maison de Simon et d’André. On lui présente la belle-mère de Pierre qui est malade, il s’approche, lui saisit la main. Il la relève avec grande délicatesse et la fièvre quitte cette femme. La tendresse de Dieu se fait proche de nous quand Jésus est là. En étant proche de lui, nous devenons proches les uns des autres, dans l’amour de Dieu. Dans la première lecture cette tendresse de Dieu se manifeste au jeune Samuel par la voix du prêtre Eli. A l’appel de Dieu, c’est lui que le jeune Samuel va voir car il est avec lui, au service de Dieu. Par trois fois Dieu appelle l’enfant, Eli comprend. Il dit à Samuel : « Tu diras : « Parle Seigneur, ton serviteur écoute. » Samuel va se coucher. « Le Seigneur vint se placer près de lui et il l’appela comme les autres fois : Samuel ! Samuel répondit : ‘parle Seigneur ton serviteur écoute’. »

« Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous ceux qui étaient atteints d’un mal ou possédés par des démons. La ville entière se pressait à la porte. Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies, et il expulsa beaucoup de démons ; il empêchait les démons de parler, parce qu’ils savaient, eux, qui il était."

Le soir venu, il guérissait chacun comme cette femme qui s’est mise à son service. Jésus se met au service de tous ces gens qui lui montrent leurs maladies. Il est contagieux de santé psychique et spirituelle, c’est pourquoi il peut guérir. Jésus ne laisse pas parler les démons car ils « savent » qui il est, mais leur savoir est un refus. Ils savent mais ils rejettent, agissent contre, leur savoir est faux. Le vrai savoir est engagement à le suivre. Jésus instaure un Royaume de paix où transpire la tendresse de Dieu. Il nous faut longuement contempler cette tendresse de Dieu, pour l’habiter. Aujourd’hui encore, Jésus appelle, il passe par nos cœurs et par nos mains. Tout ce que nous sommes manifeste son amour, il nous est donné là une lumière nouvelle ! Jésus qui a la vie en lui-même, prie son Père. Il est toujours en lien avec son Père : « Le Père et moi, nous sommes un, » dira-t-il. Jésus nous encourage à la prière, notre vie chrétienne est un lien constant et permanent avec Jésus. Nous sommes du Christ : « Pour moi vivre, c’est le Christ, » disait l’apôtre Paul. Ces temps de prière dans nos vies sont si importants.

« Le lendemain, Jésus se leva, bien avant l’aube. Il sortit et se rendit dans un endroit désert, et là il priait."

Simon et ceux qui étaient avec lui partirent à sa recherche. Ils le trouvent et lui disent : « Tout le monde te cherche. » Jésus leur dit : « Allons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame l’Évangile ; car c’est pour cela que je suis sorti. »  Et il parcourut toute la Galilée, proclamant l’Évangile dans leurs synagogues, et expulsant les démons. Jésus continue de nous sauver, il achève son œuvre de guérison, de transformation de l’humanité, il accomplit la volonté du Père, dans l’Esprit Saint, il prie ! Il nous est bon de contempler Jésus prier, il se donne des moments de solitude dans un espace permanent à son Père. C’est une nécessité vitale pour lui et pour nous. Partant de Capharnaüm, il va parcourir la Galilée, car ailleurs aussi on doit entendre la Parole et faire l’expérience de la tendresse de Dieu. Jésus vient nous délivrer par sa Vie, sa Passion et par sa Résurrection, il remet l’humanité à son Père. A la suite de Jésus, nous arrivons à chaque Eucharistie avec tous ceux que nous avons rencontré dans la journée, nous venons lui apporter tous nos accablements, toutes nos souffrances et toutes les maladies. Nous les apportons dans l’offrande de Jésus sur l’autel, en sa Présence. Nous voulons aussi être tournés vers les autres pour qu’ils aient la vie en abondance.


Citation :
Nous demandons à Jésus la grâce de l’Esprit Saint pour que la Vie rayonne en nous et que notre vie soit offerte.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Discours sur le psaume 85, CCL 30, 1176

« Dans un endroit désert, il priait »

Dieu n'aurait pas pu faire aux hommes un plus grand don que son Verbe, sa Parole, par qui il a créé toutes choses. Il l'a fait leur chef, c'est-à-dire leur tête, et d'eux il fait ses membres (Ep 5,23.30), pour que lui il soit à la fois Fils de Dieu et Fils de l'homme : un seul Dieu avec le Père, un seul homme avec les hommes. Il nous a fait ce don pour qu'en parlant à Dieu dans la prière nous ne séparions pas de lui son Fils, et pour qu'en priant, le corps du Fils ne se sépare pas de son chef — pour que ce soit l'unique sauveur de son corps, notre Seigneur Jésus Christ, Fils de Dieu, qui en même temps prie pour nous, prie en nous et est prié par nous.

     Il prie pour nous comme notre prêtre, il prie en nous comme notre chef, la tête du corps, il est prié par nous comme notre Dieu. Reconnaissons donc nos paroles en lui et ses paroles en nous... Il n'a pas hésité à s'unir à nous. Toute la création lui est assujettie parce que toute la création a été faite par lui : « Au commencement était le Verbe, la Parole de Dieu, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu. Par lui, tout s'est fait et rien de ce qui s'est fait ne s'est fait sans lui » (Jn 1,1s)... Mais par la suite, si dans les Écritures nous entendons la voix du même Christ gémissant, priant, confessant, n'hésitons pas à lui attribuer ces paroles. Que nous contemplions celui « qui était dans la condition de Dieu » prendre « la condition de serviteur, se faire semblable aux hommes et s'abaisser, en devenant obéissant jusqu'à mourir » (Ph 2,6s). Que nous l'entendions, suspendu sur la croix, faire sienne la prière d'un psaume... Nous prions le Christ donc dans sa condition de Dieu, et lui il prie dans sa condition de serviteur ; d'un côté, le Créateur, de l'autre, un homme uni à la création, formant un seul homme avec nous — la tête et le corps. Nous le prions donc, et nous prions par lui et en lui.













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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Jeu 11 Jan 2018 - 9:27

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Jeudi 11 janvier 2018 : Le jeudi de la 1re semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Jeudi 11 janvier)


Saint Théodose le Cénobiarque Moine près de Bethléem (+ 529)

Saint Paulin d'Aquilée Patriarche d'Aquilée (+ 804)

Saint Thomas de Cori Placidi, Prêtre o.f.m. († 1729).

Bienheureuse Ana Maria Janer Anglarill, vierge et Fondatrice (1800-1885).


Prière avant la lecture

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LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

« Un lépreux vient auprès de lui ; il le supplie et, tombant à ses genoux, lui dit : « Si tu le veux, tu peux me purifier. »

Saisi de compassion, Jésus étendit la main, le toucha et lui dit : « Je le veux, sois purifié. » À l’instant même, la lèpre le quitta et il fut purifié. Jésus nous donne le Don de la vie qui est en lui. Il veut notre guérison. Il portera toutes les conséquences de notre salut. Il en connaît le prix et il s’avance vers nous. C’est ainsi qu’il nous sauvera et nous rendra libres pour que nous soyons capable d’être responsables à notre tour devant nos frères. Lorsqu’une bonne nouvelle nous arrive, elle change tout dans notre vie. Nous recevons une joie intérieure liée à cet heureux évènement. Nous entrons dans une foi, dans une espérance reliée à la source de cet amour. Jésus nous appelle à grandir en toute liberté, à aimer davantage pour nous donner aux autres. C’est ainsi qu’advient le Royaume des Cieux. Nous avons besoin de témoigner de l’espérance et de la foi d’un amour renouvelé en nous. C’est ainsi que nous nous mettons en action devant la misère du monde. Cette espérance et cette grande confiance en l’amour de Dieu transforme le monde. C’est dans l’adoration que nous nous préparons et attendons dans la paix. Dieu qui vient à bout des obstacles de nos cœurs obstinés.

"Avec fermeté, Jésus le renvoya aussitôt en lui disant : « Attention, ne dis rien à personne, mais va te montrer au prêtre, et donne pour ta purification ce que Moïse a prescrit dans la Loi : cela sera pour les gens un témoignage. »

Jésus s’adresse avec fermeté à cet homme qui vient de retrouvrer la santé. Il faut qu’il récupère la pleine capacité de renouer avec ses semblables apres cette maladie. Jésus lui demande de rester dans la discrétion, de faire appel à sa liberté interieure. Il le situe à sa place, comme membre actif de communauté humaine. Notre agir dans la societé nous demande d’intégrer les actes posés par Jésus. Notre guérison entraine la guérison des autres. Notre liberté se joue au travers les évenements qui nous arrivent. Mais cet homme se met à proclamer et à répandre la nouvelle malgré la recommandation faite par Jésus. Jésus sera obligé d’éviter les lieux habités ! Comment retenir sa joie devant l’Amour de Dieu ! C’est dans la discrétion que nous sommes les acteurs du grand combat pour la justice et la paix qui se joue dans le monde.

Une fois parti, cet homme se mit à proclamer et à répandre la nouvelle, de sorte que Jésus ne pouvait plus entrer ouvertement dans une ville, mais restait à l’écart, dans des endroits déserts. De partout cependant on venait à lui."

La vraie Vie attire l’inimitié des adversaires et Jésus ne se dérobe pas. Il a répondu à la demande de ce lépreux en le guérissant. La vérité de Jésus et l’action de son Amour sont retournées contre lui. Il est devenu lui-meme ce lépreux, ce condamné à mort qui nous cherchera au plus profond de nos enfers. Il criera du haut de la Croix : « Mon Dieu, mon Dieu pourquoi m’as-tu abandonné ? » La Vie de Jésus est un secret d’amour qui nous rend vainqueur de toute adversité, de toute maladie et de toute mort. Il nous veux libre, bien au-delà de ce que nous attendons. En notre cœur naît alors une grande reconnaissance envers lui. Devant la lèpre du mal, nous reconnaissons notre fuite, notre manque d’amour et d’intériorité. Nous voulons nous offrir pour vivre comme Jésus a vécu, libérant la misère des autres. Par le mystère pascal, nous sommes au cœur du grand combat qui se vit dans le monde pour la vie et la justice. Nous sommes traversés par le désir que Dieu soit victorieux en nous par le salut de Jésus.


Citation :
Nous demandons à Dieu la grâce de nous laisser purifier, que Dieu ait pitié de notre peuple.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Jean de la Croix (1542-1591), carme, docteur de l'Église
La Vive Flamme d'amour, strophe 2 (trad. Grégoire de Saint Joseph,
Seuil 1947,1995, rev Tournay)


« Jésus étendit la main et le toucha »

Ô Vie divine, tu ne touches pas pour tuer, mais pour donner la vie ; tu ne blesses pas, sinon afin de guérir. Quand tu châties, tu touches légèrement, et cela suffit pour consumer le monde. Quand tu caresses, tu poses ta main fort à propos, la douceur de ta caresse n'a point de mesure. Ô Main divine, tu m'as blessé pour me guérir ; tu fais mourir en moi ce qui me prive de la vie de Dieu, en qui maintenant je me vois vivant. Et tu fais cela par ta grâce généreuse, moyennant la touche de celui qui est « la splendeur de ta gloire, la figure de ta substance » (He 1,3), ton Fils unique, ta Sagesse en qui « tu atteins puissamment d'un bout du monde à l'autre » (Sg 8,1). Lui, ton Fils unique, Main miséricordieuse du Père, il est la touche délicate avec laquelle tu m'as touché, blessé et brûlé intérieurement.

     Ô touche délicate, Verbe Fils de Dieu, tu pénètres subtilement notre âme par la délicatesse de ton être divin ; tu la touches si délicatement que tu l'absorbes toute entière en toi, d'une manière si divine et si douce « qu'on n'en a jamais entendu parler en Canaan, qu'on ne l'a jamais vu au pays de Témân » (Ba 3,22). Ô touche délicate du Verbe, d'autant plus délicate à mon égard qu'ayant renversé les montagnes et brisé les rochers de la montagne de l'Horeb par l'ombre de ta puissance qui allait devant toi, tu t'es fait sentir si doucement, si fortement au prophète Élie « dans le délicat murmure de l'air » (1R 19,12). Comment es-tu brise légère et subtile ? Dis-moi comment tu touches si légèrement et si délicatement, ô Verbe, Fils de Dieu, toi qui es si puissant et si terrible ? Heureuse, mille fois heureuse l'âme que tu touches si délicatement ! ... « Tu les caches dans le secret de la face, c'est-à-dire ton Verbe, ton Fils, à l'abri du trouble des hommes. » (Ps 30,21)













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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Ven 12 Jan 2018 - 9:53

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Vendredi 12 janvier 2018 : Le vendredi de la 1re semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Vendredi 12 janvier)


Sainte Tatiana de Rome, Martyre (✝ 226).

Saint Benoît Biscop, abbé en Angleterre. 690.

Saint Bernard de Corleone, Frère o.f.m. Capucin (1605-1667).

Sainte Marguerite Bourgeoys, Fondatrice de la Congrégation des Sœurs de Notre-Dame, « Mère de la Colonie » et Co-Fondatrice de l'Église du Canada (1620-1700).

Bienheureux Pierre François Jamet, Prêtre à Caen († 1845).


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

« Quelques jours plus tard, Jésus revint à Capharnaüm, et l’on apprit qu’il était à la maison.
Tant de monde s’y rassembla qu’il n’y avait plus de place, pas même devant la porte, et il leur annonçait la Parole. »


Arrivent des gens qui lui amènent un paralysé, porté par quatre hommes. Comme ils ne peuvent l’approcher à cause de la foule, ils découvrent le toit au-dessus de lui, ils font une ouverture, et descendent le brancard sur lequel était couché le paralysé. Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé : « Mon enfant, tes péchés sont pardonnés. » Avec délicatesse, Jésus rejoint d’abord l’intimité de cet homme : "Mon enfant." Il atteint le plus profond de son être avec douceur, pour toucher et guérir ce qu’il y a de plus fondamental dans le cœur de ce paralysé. La libération de cet homme paralysé jaillit du Cœur de Jésus, de l’amour vivifiant de Dieu qui circule en lui. Ce paralysé a la chance extraordinaire d’être guéri par Jésus d’un mal moral. Jésus avait déjà choisi ses quatre premiers disciples ! "Voyant leur foi," dit Jésus. Les disciples savent que Jésus peut faire cela, que Dieu vient à notre secours. Aujourd’hui encore, nous pouvons emmener à Jésus toute la détresse du monde. Sa présence agissante nous invite à entrer dans l’espérance du salut. Nous sommes invités à tourner les yeux vers lui, comme cette foule pressée autour de lui de tout coté.

« Or, il y avait quelques scribes, assis là, qui raisonnaient en eux-mêmes : « Pourquoi celui-là parle-t-il ainsi ? Il blasphème. Qui donc peut pardonner les péchés, sinon Dieu seul ? »

Percevant aussitôt dans son esprit les raisonnements qu’ils se faisaient, Jésus leur dit : Pourquoi tenez-vous de tels raisonnements ? Qu’est-ce qui est le plus facile ? Dire à ce paralysé : “Tes péchés sont pardonnés”, ou bien lui dire : “Lève-toi, prends ton brancard et marche” ? Eh bien ! Pour que vous sachiez que le Fils de l’homme a autorité pour pardonner les péchés sur la terre… – Jésus s’adressa au paralysé – je te le dis, lève-toi, prends ton brancard, et rentre dans ta maison. » Jésus adresse une parole qui sème le trouble dans son auditoire. Il dit très clairement : « Pour que vous sachiez que le Fils de l’homme a le pouvoir de pardonner les péchés ! » Il nous invite à passer de la constatation du miracle annoncé, à la foi au pardon des péchés qu’il réalise. La réconciliation de cet homme avec Dieu demeure invisible, mais elle est digne de foi, puisqu’elle est réalisée par cette même Parole qui a accompli la guérison miraculeuse. En guérissant le paralytique, Jésus apporte la « preuve » de son pouvoir de pardonner les péchés. Guérir le corps est une chose, libérer l’âme de son péché en est une autre. Jésus remet les choses dans le bon ordre, la guérison intérieure, avant la guérison physique. Ce tel pouvoir donné « aux hommes, » est à la fois le pouvoir de réconciliation de nos frères dont nous avons tant besoin, et le pouvoir du pardon sacramentel donné par le prêtre.

"Il se leva, prit aussitôt son brancard, et sortit devant tout le monde.

Tous étaient frappés de stupeur et rendaient gloire à Dieu, en disant : « Nous n’avons jamais rien vu de pareil. » La démonstration porte son fruit : « Tous étaient stupéfaits et rendaient gloire à Dieu en disant : “Nous n’avons jamais rien vu de pareil.” C’est pour une œuvre de re-création que Jésus est venu parmi nous. Il est venu nous réconcilier avec Dieu son Père. Jésus s’est d’abord situer d’emblée au niveau de l’essentiel. Nous disons à Jésus à chaque Eucharistie : "Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde," nous confessons que nous ne sommes pas dignes de le recevoir, mais qu’il suffit qu’il dise seulement une parole pour que nous soyons guéris. Cette Parole manifeste pour nous aujourd’hui la hâte de Jésus de guérir notre cœur ! La bonté merveilleuse de Dieu va d’abord à l’essentiel. A notre cœur, elle est la plus belle des libérations. Jésus libère toutes les dimensions de notre être ! Nous rendons gloire à Dieu, et nous demeurons dans son Amour. Restons dans la liberté des enfants de Dieu.


Citation :
Nous demandons la grâce d’amener à Jésus dans l’Eucharistie tous ceux qui sont défigurés dans le monde.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église
Homélies détachées, Sur le paralytique

« Voyant leur foi »

Ce paralytique avait foi en Jésus Christ. Ce qui le prouve c'est la manière dont on l'a présenté au Christ. On l'a descendu par le toit de la maison... Vous savez que les malades sont dans un abaissement si grand et de si mauvaise humeur, que souvent les bons offices qu'on leur rend les chagrinent sur leur lit... Mais ce paralytique est content d'être tiré de sa chambre et livré en spectacle au public, en traversant sur son grabat les places et les rues...

     Ce paralytique ne souffre pas d'amour-propre. La foule entoure la maison où est le Sauveur, tous les passages sont fermés, l'entrée encombrée. Peu importe ! On l'introduira par le toit, il en est content : l'amour est tellement habile, la charité tellement ingénieuse ! « Celui qui cherche trouve ; à celui qui frappe, on ouvre la porte. » (Mt 7,8.) Ce malade ne dira pas à ses amis qui le portent : « Qu'allez-vous faire ? Pourquoi tant de trouble ? Pourquoi cet empressement ? Attendons que la maison soit libre et que tout le monde soit parti. Alors nous pourrons nous présenter à Jésus laissé presque seul... » Non, le paralytique ne pense rien de semblable ; c'est une gloire pour lui que d'avoir un grand nombre de témoins de sa guérison.













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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Sam 13 Jan 2018 - 9:58

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Samedi 13 janvier 2018 : Le samedi de la 1re semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Samedi 13 janvier)


Saint Hilaire, Évêque de Poitiers et Docteur de l'Église (v. 310 -367).

Saint Kentigern, Évêque de Glasgow († 603).

Saint Bernon de Cluny Premier abbé de Cluny (+ 927)

Saint Maxime Originaire de Lampsaque (+ 1365)

Bienheureuse Véronique de Binasco, Religieuse chez
les Augustines à Milan (1445-1497)



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

"Jésus sortit de nouveau le long de la mer ; toute la foule venait à lui, et il les enseignait."

En passant, il aperçut Lévi, fils d’Alphée, assis au bureau des impôts. Il lui dit : « Suis-moi. » Dans la surabondance de l’amour miséricordieux de son cœur, Jésus, venu dans notre chair humaine, donnera sa Vie, afin que nous retrouvions la vie. Mathieu, qui le voit agir, le suit immédiatement. Jésus sait, qu’au fond du cœur des hommes et des femmes qu’il est venu rencontrer, il y a un désir de Dieu. C’est ce désir de Dieu qu’il est venu réveiller, saisir, dans notre humanité. Ceux que l’on qualifie de pécheurs, sont des enfants du Père ; Guéris par Jésus, ils deviendront des enfants de lumière. Nous savons, le combat, l’agonie et la Croix, que Jésus vit pour nous. Il nous donne sa lumière et son amour en nous accueillant dans notre situation, comme Lévi, fils d’Alphée, assis à son bureau de publicain. Nous sommes tous pris par notre vie que personne ne peut réaliser pour nous. C’est là que Jésus vient nous sauver, il nous accompagne, notre liberté est enchâssée dans la sienne. Il nous délivre et nous guérit. Au contact du Médecin divin, nous touchons la miséricorde du cœur de Dieu qui nous redonne une bonne Santé.

"Comme Jésus était à table dans la maison de Lévi, beaucoup de publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts) et beaucoup de pécheurs vinrent prendre place avec Jésus et ses disciples, car ils étaient nombreux à le suivre."

Les scribes du groupe des pharisiens, voyant qu’il mangeait avec les pécheurs et les publicains, disaient à ses disciples : « Comment ! Il mange avec les publicains et les pécheurs ! » Jésus est invité par Matthieu à une réception pour fêter cet événement si important dans sa vie. Il fait un grand repas ou il invite tous ses amis publicains. Voyant Jésus avec les pécheurs, avec les publicains, les scribes du groupe des pharisiens sont scandalisés. Comme eux, nous sommes des êtres mélangés, quand une partie obscure en nous se réveille, nous sommes scandalisés. Mystérieusement, ces zones de ténèbres se révoltent devant la lumière et la miséricorde de Jésus. Mathieu se lève, il se tient debout, et il prend possession du monde nouveau offert par Jésus. Une si belle dignité est offerte à tous, elle donne le pouvoir de suivre Jésus, de nous en remettre à lui avec une grande humilité. C’est la liberté de Jésus qui réveille la liberté de Mathieu, elle l’invite à une nouvelle vie. Jésus vient guérir nos cœurs partagés, le combat que Jésus provoque chez les pharisiens qui se révoltent est tout intérieur. C’est le combat de la foi et de l’espérance en Dieu bon et miséricordieux que les pharisiens n’ont pas compris ! Pourtant, c’est un avenir lumineux qui s’ouvre avec Jésus, dans la relation à l’autre.

"Jésus, qui avait entendu, leur déclara : « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. »

Le pécheur qui est en nous aspire à vivre autrement, il laisse en lui ouverte une brèche, une possibilité de devenir meilleur. Le pécheur pardonné donne à la joie de s’incarner en lui, de se célébrer. Il désire rencontrer d’autres sur son chemin, il est renouvelé dans sa vie. Ce renouvellement donne satisfaction, la vie appelle à la vie. Mais les scribes du parti des pharisiens disent : « Comment cet homme peut-il manger avec ces pécheurs et ces publicains ; » Comment peut-il être à cette table, avec beaucoup de ses disciples ! Partout où Jésus passe, la réalité devient transparente, et l’on se retrouve resplendissant de l’amour infini de Dieu. Jésus est écouté par tous les pécheurs dont le cœur est encore partagé, il les écoute et il les aime. Il révèle son cœur plein d’amour pour tous, bien-portants comme malades ! Seuls ces derniers le reconnaissent. Jésus, tout-puissant dans son amour, est lumière en nous, partout où nous passons, nous apportons la lumière de son amour.


Citation :
Nous demandons la grâce de vivre du message d’amour de Jésus pour être plein de bonté et de lumière.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Alphonse-Marie de Liguori (1696-1787), évêque et docteur de l'Église
6e Discours pour la neuvaine de Noël (trad. Éds Saint-Paul 1993, p. 94 rev.)

« L'homme se leva et le suivit »

Mon bien-aimé Rédempteur, voici mon cœur, je te le donne tout entier ; il n'est plus à moi, il est à toi. En entrant dans le monde, tu as offert au Père Éternel, offert et donné toute ta volonté, comme tu nous l'apprends par la bouche de David : « Il est écrit de moi dans le rouleau du livre de la Loi, que je ferai ta volonté. C'est ce que j'ai toujours voulu, mon Dieu » (Ps 39,8-9). De même, mon bien-aimé Sauveur, je t'offre aujourd'hui toute ma volonté. Autrefois elle t'a été rebelle, c'est par elle que je t'offensais. Maintenant je regrette de tout mon cœur l'usage que j'en ai fait, toutes les fautes qui m'ont misérablement privé de ton amitié. Je m'en repens profondément, et cette volonté je te la consacre sans réserve.

     « Seigneur, que veux-tu que je fasse ? » (Ac 22,10) Seigneur, dis-moi ce que tu demandes de moi : je suis prêt à faire tout ce que tu désires. Dispose de moi et de ce qui m'appartient comme il te plaira : j'accepte tout, je consens à tout. Je sais que tu cherches mon plus grand bien : « Je remets donc entièrement mon âme entre tes mains » (Ps 30,6). Par miséricorde, aide-la, conserve-la, fais qu'elle soit toujours à toi, et toute à toi, puisque « tu l'as rachetée, Seigneur, Dieu de vérité », au prix de ton sang (Ps 30,6).













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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Dim 14 Jan 2018 - 10:35

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Dimanche 14 janvier 2018 : Deuxième dimanche du temps ordinaire


Les saints du jour (Dimanche 14 janvier)


Saint Sabas de Serbie Moine au mont Athos, archevêque d'Ipeck (+ 1271)

Sainte Ninon, vénérée en Géorgie († IVe siècle)

Bienheureux Pierre Donders, Religieux Rédemptoriste
au Surinam (1809-1887).


Vénérable Anne de Guigné (1911-1922).


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

"Le lendemain encore, Jean se trouvait là avec deux de ses disciples. Posant son regard sur Jésus qui allait et venait, il dit : « Voici l’Agneau de Dieu."

Les deux disciples entendirent ce qu’il disait, et ils suivirent Jésus. Jean, qui nous partage cet évènement, ne l’oubliera plus. C’était, dit l’apôtre, vers quatre heures du soir que Jean-Baptiste le prophète a indiqué où était le Messie. Il se souvient de cette première rencontre d’amour qui a véritablement transformé sa vie. Ces hommes sont des chercheurs de Dieu. Ils ont cherché auprès de Jean-Baptiste quel était le véritable chemin pour rejoindre Dieu. Ils avaient suivi le prophète Jean-Baptiste, désormais ils cherchent Dieu. Si le regard de Jean-Baptiste s’est posé sur Jésus, le regard de Jésus se pose sur les deux disciples. Regarder, entendre, suivre, demeurer, voila qui résume bien ce qui s’est joué à ce commencement de l’histoire dont nous faisons partie par la Foi. L’Église a été marquée par ce mystère. Chaque jour, en célébrant l’eucharistie, elle reprend la phrase même de Jean-Baptiste : « Voici l’Agneau de Dieu, celui qui enlève le péché du monde. » Désormais, tout ce que nous sommes peut rayonner Dieu. Jésus est descendu dans la chair humaine qui peut porter le mystère de Dieu.

"Se retournant, Jésus vit qu’ils le suivaient, et leur dit : « Que cherchez-vous ? » Ils lui répondirent : « Rabbi – ce qui veut dire : Maître –, où demeures-tu ? »

Il leur dit : « Venez, et vous verrez. » Ils allèrent donc, ils virent où il demeurait, et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C’était vers la dixième heure (environ quatre heures de l’après-midi). André, le frère de Simon-Pierre, était l’un des deux disciples qui avaient entendu la parole de Jean et qui avaient suivi Jésus. La grandeur de Jean-Baptiste était de poser son regard sur Jésus et de le nommer. Le regard du prophète est pénétrant, il plonge véritablement dans le cœur de Jésus et ses deux disciples ne s’y trompent pas. Le voilà l’Agneau de Dieu, celui qui porte le péché du monde. La parole de Jean-Baptiste déclare le sens de ce qu’elle voit surgir. Elle risque la relation qu’elle a avec ses disciples. Entendant « Voici l’Agneau de Dieu, » ils suivent Jésus. La question de Jésus : « Qui cherchez-vous ? » ouvre à un dialogue, à une rencontre. C’est la question que s’adressent mutuellement des personnes qui désirent vivre ensemble, proches. C’est la question de celui qui se risque dans la foi. Les disciples s’orientent vers la rencontre d’un autre, ils vont devenir disciples de Jésus.

"André trouve d’abord Simon, son propre frère, et lui dit : « Nous avons trouvé le Messie » – ce qui veut dire : Christ. André amena son frère à Jésus."

Jésus posa son regard sur lui et dit : « Tu es Simon, fils de Jean ; tu t’appelleras Kèphas » – ce qui veut dire : Pierre. Pierre est amené à Jésus par son frère André, le premier appelé. Jésus lui donne une mission et un nom nouveau. Cette parole conforte Simon qui se risque maintenant dans la nouveauté. Les deux disciples qui avaient entendu Jean Baptiste ont vu l’amour de Dieu cohabiter avec la recherche humaine de Dieu. Jésus est venu annoncer le grand mystère de la miséricorde de Dieu pour nous. Nous voulons demeurer avec Dieu, c’est la finalité de notre vie. Nous savons que notre bonheur est de demeurer en Dieu et lui demeure en nous. Le Dieu saint s’est fait tout proche de nous, il est le Dieu intérieur qui rayonne au cœur de l’homme. C’est la parole de la proclamation de la foi dans les communautés chrétiennes. Le Fils unique de Dieu, celui qui demeure dans le sein du Père, s’est fait connaître dira l’Apôtre Jean.


Citation :
Nous demandons à Dieu la grâce de rayonner sa présence.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Basile de Séleucie (?-v. 468), évêque
Sermon à la louange de saint André, 4  ; PG 28,1105 (trad. Orval rev.)

« Nous avons trouvé le Messie »

Prenant Pierre avec lui, André conduit au Seigneur son frère selon la nature et le sang pour qu'il devienne disciple comme lui ; c'est le premier exploit d'André. Il fait croître le nombre des disciples ; il y introduit Pierre, en qui le Christ trouvera le chef de ses disciples. C'est si vrai que lorsque, plus tard, Pierre aura une conduite admirable, il la devra à ce qu'André avait semé. La louange adressée à l'un rejaillit également sur l'autre, car les biens de l'un appartiennent à l'autre, et l'un se glorifie des mérites de l'autre.

     Quelle joie Pierre a procurée à tous lorsqu'il a répondu tout de suite à la question du Seigneur, rompant le silence embarrassé des disciples ! ... Pierre seul a prononcé ces paroles : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant » (Mt 16,16). Il parlait au nom de tous ; en une phrase, il proclamait le Sauveur et son dessein de salut. Comme cette proclamation s'accorde bien avec celle d'André ! Les paroles qu'André avait dites à Pierre lorsqu'il l'avait conduit au Christ –- « Nous avons trouvé le Messie » — le Père céleste les confirme lorsqu'il les inspire lui-même à Pierre (Mt 16,17) : « Tu es le Messie, le Christ, le fils du Dieu vivant. »













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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Mar 16 Jan 2018 - 12:39

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Mardi 16 janvier 2018 : Le mardi de la 2e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Mardi 16 janvier)


Saint Marcel I, Pape  (30 ème) de 308 à 309 et martyr († 310)

Saint Honorat, Fondateur et Abbé de Lérins puis Évêque d'Arles (+ 430).

Saint Fursy abbé (+ v. 650)

Bienheureux Joseph Vaz prêtre oratorien indien (+ 1711)

Bienheureuse Juana María Condesa Lluch, Vierge et Fondatrice de
la Congrégation : « Servantes de l'Immaculée Conception » (1862-1916).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

"Un jour de sabbat, Jésus marchait à travers les champs de blé ; et ses disciples, chemin faisant, se mirent à arracher des épis.

Les pharisiens lui disaient : « Regarde ce qu’ils font le jour du sabbat ! Cela n’est pas permis. » Nous rejoignons Jésus qui marche avec ses disciples à travers les champs. Jésus est infatigable, il poursuit sa route accompagné de ses disciples qui ont faim ! Le climat est à la joie de l’annonce du Royaume de Dieu. Ils prennent des épis de blé qu’ils froissent dans leur main pour prendre un peu de nourriture. Les pharisiens sont scandalisés, ils interpellent Jésus et ils lui disent : "Pourquoi font–ils ce qui n’est pas permis un jour de sabbat ? Mais les apôtres traversent le champ de blé avec le « Pain de la vie » descendu du ciel. L’allusion de Jésus aux « pains de l’offrande » est une tentative pour préparer les esprits et les cœurs au grand mystère de l’Eucharistie. Nous savons que la charité divine se manifeste au cœur de l’Eucharistie : l’amour de Dieu pour nous est si grand qu’il désire nous nourrir avec sa propre chair et son propre sang. Le Christ nous nourrit spirituellement avec son vrai corps, son sang, son âme et sa divinité à chaque célébration Eucharistique. Nous le recevons dans la communion ou par désir de la communion.

"Et Jésus leur dit : « N’avez-vous jamais lu ce que fit David, lorsqu’il fut dans le besoin et qu’il eut faim, lui-même et ceux qui l’accompagnaient ?

Au temps du grand prêtre Abiatar, il entra dans la maison de Dieu et mangea les pains de l’offrande que nul n’a le droit de manger, sinon les prêtres, et il en donna aussi à ceux qui l’accompagnaient. » Trop souvent nous jugeons selon des critères humains et non pas selon les critères de Dieu, dans l’Esprit Saint. L’homme juge par les apparences, mais le Seigneur Dieu examine le cœur. Jésus voit dans le cœur des Pharisiens comme il examine notre cœur pour y trouver la charité, la compassion, et une véritable ardeur pour sa mission. Il cite le passage de l’Écriture dans lequel Dieu a jugé avec compassion et bonté David : N’avez–vous jamais lu ce que fit David ? David est le roi, comme roi, il a des prérogatives. Le Roi pouvait prendre, de grande liberté, les pains et personne n’allait le contester. Il entra dans la maison de Dieu, mangea les pains offerts et en donna à ceux qui étaient avec lui ? Jésus soulève ainsi le voile de son identité, il est plus grand que David ! Jésus est plus grand que David qui avait les prérogatives du roi pour lui et pour ses compagnons. Jésus manifeste ainsi son autorité aux Pharisiens.

« Il leur disait encore : « Le sabbat a été fait pour l’homme, et non pas l’homme pour le sabbat. »

Voilà pourquoi le Fils de l’homme est maître, même du sabbat. » Tandis que les disciples de Jésus font la cueillette du blé, les Pharisiens cherchent la querelle, leur cœur est sans amour. Nous nous plaignons au sujet des défauts des autres, pourtant nous ne voyons pas nos propres faiblesses et nos défauts. Jésus nous parle au cœur en nous faisant découvrir la grandeur de son amour. Il ouvre nos oreilles pour écouter sa Parole. Bien souvent pour nous, la loi extérieure passe avant l’attitude intérieure du cœur. Il nous faut éliminer ce qui rétrécit notre cœur d’enfant de Dieu, tout ce qui est « extériorité, » et qui nous emprisonne dans notre agir pour Dieu. C‘est le choix de Dieu qui importe, il regarde le cœur. "Le sabbat a été fait pour l’homme, et non l’homme pour le sabbat ! Le Fils de l’homme est maître du sabbat. » Nous sommes dans l’amour de Dieu et nous devons y demeurer sans cesse. Cela implique une vie d’adoration véritable pour que l’œuvre de Dieu puisse se réaliser dans la docilité à l’Esprit de Dieu.


Citation :
Nous demandons la grâce de vivre de l’amour infini de Dieu et de nos frères.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Benoît XVI, pape de 2005 à 2013
Exhortation apostolique « Sacramentum caritatis »
§72 (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana rev.)


« Le maître du sabbat » : la libération apportée par le Christ

La nouveauté radicale que l'eucharistie introduit dans la vie de l'homme s'est révélée à la conscience chrétienne dès les origines. Les fidèles ont immédiatement perçu l'influence profonde que la célébration eucharistique exerçait sur leur style de vie. Saint Ignace d'Antioche (?-v. 110) exprimait cette vérité en appelant les chrétiens « ceux qui sont venus à la nouvelle espérance » ; il les présentait comme ceux qui vivent « selon le dimanche ». Cette formule du grand martyr d'Antioche met clairement en lumière le lien entre la réalité eucharistique et l'existence chrétienne dans son caractère quotidien. L'habitude caractéristique des chrétiens de se réunir le premier jour après le sabbat pour célébrer la résurrection du Christ – selon le récit de saint Justin martyr (v. 100-160) – définit également une forme d'existence renouvelée par la rencontre avec le Christ.

     La formule de saint Ignace – « vivre selon le dimanche » – souligne aussi la valeur de modèle que possède ce jour saint par rapport à tout autre jour de la semaine. En effet, il ne se distingue pas par la simple interruption des activités habituelles, comme une sorte de parenthèse dans le rythme normal des jours. Les chrétiens ont toujours ressenti ce jour comme le premier de la semaine, parce qu'en lui on fait mémoire de la nouveauté radicale apportée par le Christ. Le dimanche est donc le jour où le chrétien retrouve la forme eucharistique de son existence, selon laquelle il est appelé à vivre constamment. « Vivre selon le dimanche » signifie vivre dans la conscience de la libération apportée par le Christ et accomplir notre existence comme l'offrande de nous-mêmes à Dieu, pour que sa victoire se manifeste pleinement à tous les hommes à travers un comportement profondément renouvelé.













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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Mer 17 Jan 2018 - 12:35

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Mercredi 17 janvier 2018 : Le mercredi de la 2e semaine du temps ordinaire


Fête de l’anniversaire des Apparitions de la Vierge Marie
à Pontmain (le 17 Janvier 1871).



Les saints du jour (Mercredi 17 janvier)


Saint Antoine le Grand, Ermite en Égypte (251-356).

Saint Théodose Ier Empereur romain d'Orient et d'Occident (+ 395)

Saint Sulpice le Pieux Evêque de Bourges (+ 647)

Sainte Roseline de Villeneuve, Prieure, Chartreuse
en Provence (1263-1329).



Prière avant la lecture

« Très douce Vierge Marie, Tu as dans ton Apparition à Pontmain, rappelé l’importance de la prière, fortifié en nos cœurs l’Espérance et apporté la Paix. Daigne accueillir favorablement aujourd’hui la prière ardente que nous T’adressons pour que s’établisse dans nos cœurs, nos familles, notre Nation et toutes les Nations, la Paix, fruit de la justice, de la vérité, de la charité. Augmente en nos âmes le désir de vivre pleinement notre foi, sans aucune compromission, dans toutes les circonstances de notre vie. Aide-nous à toujours comprendre les autres et à les aimer profondément en Dieu. Amen. »

Notre Dame de Pontmain, priez pour nous !



LECTURES DE LA MESSE:
 



Sommaire du texte de l’évangile

Jésus est dans une synagogue, un jour de sabbat. Il y a là un homme avec la main desséchée. Les Pharisiens l’épient pour voir s’il fera la guérison et leur fournira ainsi une occasion de l’accuser de violation de la Loi. Jésus demande au malade de se lever et de se tenir au milieu de l’assemblée. Il pose alors la question: Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien, ou de faire le mal? de sauver une vie, ou de tuer? Les Pharisiens gardent le silence. Cet endurcissement remplit Jésus de colère et de tristesse. De son regard il fait le tour de l’assemblée. D’une parole, Étends la main, il guérit le malade. Une fois sortis de la synagogue, les Pharisiens s’associent aux Hérodiens pour comploter sur la façon de perdre Jésus.


"Réflexion

C’est ici la dernière de cinq controverses ou confrontations entre Jésus et les Pharisiens. On peut considérer dans notre texte deux parties qui s’entrecroisent. Il y a d’un côté l’opposition à Jésus et de l’autre, Jésus et sa mission.

La controverse précédente s’est terminée sur la déclaration de Jésus qui affirmait qu’il était le maître, même du sabbat. Contre cette position unique de Jésus, l’opposition va se durcir de façon définitive. Dans la synagogue, le jour du sabbat, les Pharisiens ne sont là que pour l’observer: ils cherchent une action de Jésus qui pourrait servir à l’accuser de violation du sabbat. À cette question de Jésus qui semble avoir une réponse bien évidente, ils ne veulent pas répondre: ils attendent pour voir ce qu’il va faire. Après la guérison, ils peuvent quitter la synagogue: ils ont ce qui, dans leurs interprétations raffinées, peut servir d’accusation. D’après ces interprétations, on ne peut violer le sabbat et aider un malade seulement s’il est en danger de mort. Leur opposition est maintenant définitive: ils veulent faire disparaître Jésus. C’est l’annonce du jugement final par le sanhédrin. Ils se cherchent des alliés et rencontrent des Hérodiens. Hérode Antipas est le gouverneur (tétrarque) de la Galilée. C’est lui qui a fait arrêter Jean Baptiste. Il représente avec ses fonctionnaires et ses partisans le pouvoir politique qui a le pouvoir de la peine capitale. Les Pharisiens sont sortis de la synagogue pour comploter. A la dernière Cène, Judas sortira du cénacle pour entrer dans la nuit (Jean 13,30) et aller dénoncer Jésus.

On peut voir dans la question de Jésus une façon de parler de sa mission, de ce qu’il offre. En mentionnant le sabbat, il se trouve à insister sur le vrai sens de celui-ci. C’était une fête pour rappeler la libération d’Égypte. C’était grâce à cette libération que la vie d’Israël avait commencé. L’interdit du travail était pour rappeler à l’Israélite qu’à cause de cette libération il n’était pas prisonnier de son travail. On fêtait donc la vie qui avait été donnée, la vie qui rendait libre. Quand Jésus pose la question de faire le bien le jour du sabbat, à quel bien pense-t-il? Évidemment au bien de libérer la vie de ce qui l’emprisonne. C’est le sens des guérisons qui sont des signes de ce qu’il est venu faire. Il dira: Moi, je suis venu pour qu’on ait la vie, et qu’on l’ait surabondante. (Jean 10,10)

Ce qu’il offre réalise ce que commençait le sabbat. C’est le bien qu’il offre et que les Pharisiens refusent. On comprend sa colère lorsqu’il regarde-tout-autour, c’est-à-dire des deux côtés de la synagogue où sont assis les auditeurs; en d’autres mots, il les regarde un à un, navré de l’endurcissement de leurs coeurs.



Père Jean Gobeil SJ
1962-2017
55 années de service de la communauté

Source :





Sainte Gertrude d'Helfta (1256-1301), moniale bénédictine
Les Exercices, n° 7, Tierce ; SC 127 (trad. SC p. 269 rev.)

« On observait Jésus...pour l'accuser »

À l'heure de la prière, mets-toi en présence de la paix et de l'amour... : ô paix de Dieu qui surpasses tout sentiment (Ph 4,7), plaisante et agréable, douce et préférable à tout, partout où tu pénètres règne une sécurité imperturbable. Toi seule as le pouvoir de mettre un frein à la colère du souverain ; tu ornes le trône du roi par la clémence ; tu illumines le royaume de la gloire par la pitié et la miséricorde. De grâce, prends en main ma cause, à moi le coupable et l'indigent... Voici que déjà le créancier se tient à la porte... il n'est pas prudent pour moi de lui parler, puisque je n'ai pas de quoi payer ma dette. Très doux Jésus, ma paix, combien de temps garderas-tu le silence ?... De grâce, maintenant du moins parle pour moi, disant ce mot charitable : « Moi, je la rachèterai ». Toi, tu es assurément le refuge de tous les pauvres. Tu ne passes auprès de personne sans lui donner le salut. Toi, jamais tu n'as laissé partir celui qui s'était réfugié près de toi, sans qu'il soit réconcilié...

     De grâce, mon amour, mon Jésus, à cette heure de la journée tu as été flagellé pour moi, couronné d'épines, abreuvé pitoyablement de souffrances. Tu es mon vrai roi, hors de toi je ne connais personne. Tu t'es fait l'opprobre des hommes, abject et repoussant comme un lépreux (Is 53,3) jusqu'à ce que la Judée refuse de te reconnaître comme son roi (Jn 19,14-15). Par ta grâce, que moi au moins je te reconnaisse comme mon roi ! Mon Dieu, donne-moi cet innocent, si tendrement aimé, mon Jésus, qui pour moi « a payé » si pleinement « ce qu'il n'avait pas dérobé » (Ps 68,5) ; donne-le-moi pour être l'appui de mon âme. Que je le reçoive dans mon cœur ; que par l'amertume de ses douleurs et de sa Passion il réconforte mon esprit...













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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Jeu 18 Jan 2018 - 12:01

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Jeudi 18 janvier 2018 : Le jeudi de la 2e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Jeudi 18 janvier)


Saint Desle Fondateur d'un monastère non loin de Luxeuil (+ 625)

Sainte Marguerite de Hongrie, Princesse hongroise, Moniale Dominicaine (✝ 1270).


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

"Jésus se retira avec ses disciples près de la mer, et une grande multitude de gens, venus de la Galilée, le suivirent."

De Judée, de Jérusalem, d’Idumée, de Transjordanie, et de la région de Tyr et de Sidon vinrent aussi à lui une multitude de gens qui avaient entendu parler de ce qu’il faisait. Les pauvres savent reconnaitre leur Bon Berger. Cependant, dans la foule se glisse « l’Adversaire, » l’ennemi de la nature humaine. Cet ennemi le reconnait, il voudrait déjouer le plan d’amour de Dieu. Dans son orgueil, il se fait provoquant : « Tu es le Fils de Dieu ! » Dans la première Alliance, les foules chantaient la gloire de David, elles s’enthousiasmaient de ses exploits. David avait sauvé la nation, abattu finement l’invincible Philistin. Pourtant Saül faisait des pro­jets pour se débarrasser de David, ce rival encombrant. Jonathan s’efforçait de le protéger. L’un prenait le parti de l’élu, l’autre le rejetait. De tout temps, adhésion et rejet, enthousiasme et condamnation, accord et incompréhensi­on, acceptation et refus forment la trame de l’histoire de nos vies. Tout en nous, et autour de nous, semble se situer entre des choix qui soulèvent tension et dé­tente, jubilation et angoisse. C’est par Amour que Jésus est venu parmi nous, c’est avec un immense amour qu’il annonce le Père. Il annonce la bonne nouvelle de cet Amour pour tous !

"Jésus dit à ses disciples de tenir une barque à sa disposition pour que la foule ne l’écrase pas."

Car il avait fait beaucoup de guérisons, si bien que tous ceux qui souffraient de quelque mal se précipitaient sur lui pour le toucher. La parole de Jésus frappe, elle atteint les cœurs. De Jésus se dégage une puissance de salut, une force inédite d’Amour qui atteste son origine. Sa présence oblige le Mal a quit­ter ses victimes. Le cri affolé des possédés dévoile le mystère de violence et de mort qui éclate des menaces de l’adversaire. Le menteur est à l’origine de cette déchéance humaine, il ne supporte plus l’action de Jésus. Jésus se faufile entre l’adhésion et le rejet du peuple, son enthousiasme et sa condam­nation. Avec ses disciples, il se retire vers la mer et une grande multitude le suit. Jésus a pitié de cette foule qui le cherche pour être guérie. Il se penche sur chacun avec une si grande tendresse. Une communion d’amour s’établit avec une grande confiance en Dieu.

"Et lorsque les esprits impurs le voyaient, ils se jetaient à ses pieds et criaient : « Toi, tu es le Fils de Dieu ! »

Mais il leur défendait vivement de le faire connaître. Avec Jésus, le Royaume de Dieu s’est approché de nous. C’est le temps de la nouveauté de l’Amour pour nous, c’est l’irruption de cette nouveauté dans le monde. Le Royaume de Dieu est un Royaume de lumière et d’Amour. L’action du Mauvais n’est que violence et mensonge. Jésus enjoignait avec force aux esprits mauvais de ne pas le faire connaître. Dés l’origine, le menteur a introduit la confusion dans le cœur de la femme et de l’homme. La Parole de Vérité de Jésus est clarté, elle est sans aucune ambiguïté. La foule demeure fidèle à Jésus, elle cherche à être guérie par lui. Jésus, depuis la barque, avec les siens, annonce la Bonne Nouvelle du Royaume. Aujourd’hui comme hier, l’incompréhension devant la souffrance provoque notre cœur à adhérer à Jésus, à chercher Dieu. Nous sommes envoyés par lui pour construire une humanité nouvelle telle qu’il la désire dans le secret de son Cœur. Cette humanité, à l’image du cœur de Marie, est sans ambivalence. Son oui à la Parole est un oui à l’image du Oui de Jésus.


Citation :
Nous demandons la grâce du discernement pour qu’avec Jésus, nous puissions toujours reconnaitre ce qui vient de Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Alphonse-Marie de Liguori (1696-1787), évêque et docteur de l'Église
5ème Discours pour la neuvaine de Noël (trad. Éds Saint-Paul 1993, p. 76 rev.)

Tous ceux qui souffraient de quelque mal se précipitaient sur lui pour le toucher

« Dites à ceux qui ont le cœur troublé : Prenez courage et soyez sans crainte... Dieu viendra lui-même et vous sauvera » (Is 35,4). Cette prophétie s'est réalisée : qu'il me soit donc permis de m'écrier maintenant dans l'allégresse : Réjouissez-vous, enfants d'Adam, réjouissez-vous ; arrière tout découragement ! À la vue de votre faiblesse et de votre impuissance à résister à tant d'ennemis, « bannissez toute frayeur, Dieu lui-même viendra et vous sauvera ». Comment est-il venu lui-même, et vous a-t-il sauvés ? En vous donnant la force nécessaire pour affronter et surmonter tous les obstacles à votre salut. Et comment le Rédempteur vous a-t-il procuré cette force ? En se faisant faible, de fort et tout-puissant qu'il était ; il a pris sur lui notre faiblesse, et nous a communiqué sa force...

Dieu est tout-puissant : « Seigneur, s'écriait Isaïe, qui donc résisterait à la force de ton bras ? » (40,10)... Mais les blessures faites à l'homme par le péché l'avaient tellement affaibli qu'il était incapable de résister à ses ennemis. Qu'est-ce que le Verbe éternel, la Parole de Dieu, a fait ? De fort et tout-puissant, il s'est rendu faible ; il s'est revêtu de la faiblesse corporelle de l'homme pour procurer à l'homme par ses mérites la force d'âme nécessaire...; il s'est fait enfant... Enfin, au terme de sa vie, dans le jardin des Oliviers, il est chargé de liens, dont il ne peut pas se dégager. Dans le prétoire, il est attaché à la colonne pour être flagellé. Puis, la croix sur ses épaules, il tombe souvent sur le chemin, faute de forces. Cloué à la croix, il ne peut pas se délivrer... Sommes-nous faibles ? Mettons notre confiance en Jésus Christ et nous pourrons tout : « Je peux tout en Celui qui me rend fort » disait l'apôtre Paul (Ph 4,13). Je peux tout, non par mes propres forces, mais par celles que m'ont obtenues les mérites de mon Rédempteur.













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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Ven 19 Jan 2018 - 12:05

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Vendredi 19 janvier 2018 : Le vendredi de la 2e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Vendredi 19 janvier)

Saint Marius Et ses compagnons, Marthe, Audifax et Abachum,
Martyrs à Rome († 270)


Saint Remi Evêque de Rouen (+ 772)

Saint Knud le Saint Roi du Danemark, martyr (+ 1086)

Saint Marc d'Ephèse Professeur à l'école patriarcale de
Constantinople (+ 1444)


Joseph-Sébastien Pelczar, Évêque en Pologne, Fondateur de la
Congrégation des Servantes du Sacré-Cœur de Jésus (✝ 1924).


Bienheureux Marcelo Spinola y Maestre, Archevêque et
cardinal (1835-1906)



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

"Puis, il gravit la montagne, et il appela ceux qu’il voulait."

C’est dans le calme de la prière que Jésus gravit pas à pas la montagne, vient alors l’appel de ceux qu’il veut. Viendra ensuite leur propre montée, leur rassemblement auprès de lui. L’institution d’un groupe de « douze, » ne devra plus s’arrêter jusqu’à la fin des temps, il a quelque chose de nouveau. Ce n’est pas simplement un groupe, c’est douze personnes en tout, « les Douze », une unité. Jésus nous dit la douce pitié du cœur de Dieu, il est son regard d’amour attentif aux besoins de l’humanité : « Voyant les foules il eut pitié d’elles parce qu’elles étaient abattues comme des brebis sans berger. » Le regard de Dieu, dans la chair du Fils de l’homme, vient au secours de l’humanité. C’est dans le regard bienveillant de l’amour infini de Dieu que nous aussi, nous sommes tous appelés par notre nom. Dieu nous appelle et nous envoie en mission, il nous dit combien il est présent au milieu de nous. C’est tout l’amour de Dieu qui nous est ainsi révélé. Cet amour est d’une force incroyable. Déjà Moïse sur la montagne entendait la voix de Dieu : « Vous avez vu ce que j’ai fait à l’Égypte, comment je vous ai portés comme sur les ailes d’un aigle pour vous amener jusqu’à moi. » L’aigle est d’une grande puissance quand il prend son envol ! La parole de Dieu nous emporte, elle nous rejoint dans notre vie quotidienne, dans ce que nous sommes au plus intime.

" Ils vinrent auprès de lui,"

et il en institua douze pour qu’ils soient avec lui et pour les envoyer proclamer la Bonne Nouvelle avec le pouvoir d’expulser les démons. La mission de ces hommes sera d’être avec lui, de prêcher de manière active une parole qui passera de l’un à l’autre, une parole qui porte et ranime la vie. C’est un appel à être en vérité, en transmettant quelque chose du Seigneur, quelque chose que Jésus porte de plus loin que lui. Ainsi une nouvelle manière de vivre s’inaugure, elle s’offre encore à nous, aujourd’hui. Jésus appelle les douze apôtres, ils ont été saisis par l’amour infini de Dieu, ils ont été appelés par leur nom, Jésus leur donne une mission. Nous aussi nous sommes guéris, sauvés par cet Amour, pour devenir à notre tour sauveur. Il nous faut avoir été relevés nous-même de la détresse pour relever nos frères. Nous comptons sur Dieu, nous savons que notre prière est exaucée. Avec Jésus nous n’avons plus peur, nous nous remettons dans l’amour infini de Dieu, dans le regard de Dieu. Dans cette espérance que Jésus nous aime vraiment, nous pouvons venir au secours de nos frères ! C’est un appel à la gratuité qui est le signe de l’amour de Dieu révélé en Jésus Christ. Il est celui qui nous sauve dans un surcroît d’amour, il nous aime et nous donne sa vie « alors que nous étions encore pécheurs. »

"Donc, il établit les Douze : Pierre – c’est le nom qu’il donna à Simon –,"

Jacques, fils de Zébédée, et Jean, le frère de Jacques – il leur donna le nom de « Boanerguès », c’est-à-dire : « Fils du tonnerre » –, André, Philippe, Barthélemy, Matthieu, Thomas, Jacques, fils d’Alphée, Thaddée, Simon le Zélote, et Judas Iscariote, celui-là même qui le livra. Jésus choisit et envoie ses apôtres qui le suivront tout au long de son ministère de prédication. « Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église » dit Jésus à Simon. La volonté d’amour de Dieu se manifeste à Simon : « Tu t’appelleras Pierre, » c’est le nom nouveau que Dieu lui donne. Ce n’est pas Pierre qui a revendiqué d’être là, c’est Dieu qui l’a positionné ainsi. De même ce n’est pas nous qui déterminons notre mission, c’est Dieu ! Nous allons y adhérer et la choisir dans un mouvement d’adoration. Jésus choisit aussi Jacques et Jean, celui qu’il aimait. Ce n’est pas selon notre volonté que nous bâtissons la communauté mais selon la volonté de Dieu. Tous les mots de Jésus portent, dans cette liste, les noms défilent, un à un, jusqu’à douze, avec aussi celui qui le livrera au bout du chemin : Judas Iscariote. Nous ne pouvons pas mettre notre orgueil dans nos qualités, mais dans l’amour de Dieu qui « a réconcilié tous les hommes dans son Fils. » Les apôtres sont ainsi les messagers des promesses de la vie donnée en Jésus qui est le don de Dieu qui sauve.


Citation :
Nous demandons la grâce d’entendre cette parole et dans l’Esprit-Saint de réaliser l’œuvre de Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Concile Vatican II
Constitution dogmatique sur l'Église, « Lumen Gentium », § 18-19

« Il appela ceux qu'il voulait »

Ce saint synode, à l'exemple du Concile Vatican I, enseigne avec lui et déclare que Jésus Christ, Pasteur éternel, a édifié la sainte Église en envoyant les apôtres comme lui-même avait été envoyé par le Père et a voulu que leurs successeurs, c'est-à-dire les évêques, soient dans son Église pasteurs jusqu'à la fin des temps. Et afin que l'épiscopat lui-même soit un et sans fissure, il a mis à la tête des autres apôtres le bienheureux Pierre qu'il a établi comme principe et fondement perpétuel autant que visible de l'unité de la foi et de la communion...

     Le Seigneur Jésus, après avoir prié le Père, a appelé à lui ceux qu'il voulait et en a nommé douze qu'il prendrait avec lui et qu'il enverrait prêcher le Royaume de Dieu ; et ces apôtres il les a constitués en collège ou corps stable, à la tête duquel il a mis Pierre, choisi parmi eux. Il les a envoyés d'abord aux enfants d'Israël et puis à toutes les nations afin que, revêtus de son autorité, ils fassent de tous les peuples ses disciples, les sanctifient et les gouvernent. Ainsi ils propagent l'Église et, sous la conduite du Seigneur, ils en sont les ministres et les pasteurs, tous les jours jusqu'à la fin du monde. Ils ont été pleinement confirmés dans cette mission le jour de la Pentecôte selon la promesse du Seigneur  : « Vous recevrez une force, celle du Saint-Esprit qui viendra sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre ».

     Les apôtres, donc, prêchant partout l'Évangile, qui a été accueilli par les auditeurs sous la motion du Saint-Esprit, ont rassemblé l'Église universelle que le Seigneur avait fondée dans les apôtres et qu'il avait édifiée sur le bienheureux Pierre, leur chef, Jésus Christ étant lui-même la suprême pierre angulaire. La mission divine confiée par le Christ aux apôtres durera jusqu'à la fin des temps, puisque l'Évangile qu'ils doivent prêcher est de tout temps pour l'Église le principe de sa vie entière.



Références bibliques : Jn 20,21 ; Mc 3,13-19 ; Mt 10,1-42 ; Lc 6,13 ; Jn 21,15-17 ; Rm 1,16 ; Mt 28,16-20 ; Mc 16,15 ; Lc 24,45-48 ; Jn 20,21-23 ; Mt 28,20 ; Ac 2,1-36 ; Ac 1,8 ; Mc 16,20 ; Ap 21,14 ; Mt 16,18 ; Ep 2, 20 ; Mt 28,20.












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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Sam 20 Jan 2018 - 13:23

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Samedi 20 janvier 2018 : Le samedi de la 2e semaine du temps ordinaire



Les saints du jour (Samedi 20 janvier)

Saint Fabien, Pape (20e) de 236 à 250 et martyr.

Saint Sébastien, Martyr à Rome (✝ v. 284).

Saint Euthyme le Grand Anachorète dans le désert de Juda (377-473)

Saint Henri Martyr et patron de la Finlande (+ v. 1157)

Sainte Maria Cristina dell’Immacolata Concezione, Religieuse et
fondatrice des “Sœurs victimes expiatrices de Jésus-Sacrement” (1856-1906)


Bienheureux Cyprien Michael Iwene Tansi moine cistercien africain (1903 - + 1964)

Bienheureux Basile-Antoine Marie Moreau, Prêtre et Fondateur des «
Congrégation de Sainte-Croix » et des « Marianites de Sainte-Croix » (1799-1873).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

Alors Jésus revient à la maison, où de nouveau la foule se rassemble. »

Nous contemplons Jésus dans le don qu’il fait de lui-même. De partout on vient à lui. Il ne refuse jamais personne, toujours il a une Parole pour chacun. La vie de Jésus, plus encore que sa Parole, abonde en contraste merveilleux. Il est Roi, et il naît dans une étable. Il est le Maître, et il lave les pieds de ses apôtres. Pour perpétuer son message, il choisit non des savants, mais des ignorants et des timides. Jésus est déconcertant. Il dérange ses proches qui le regardent comme le fils de Joseph et de Marie. Quand il prend la parole dans la synagogue, ils ne le reconnaissent pas. Jésus est tellement proche de nous que nous croyons connaître ses origines, mais nous ignorons son identité. En devenant l’un de nous, entre dans la chaumière de Zachée et de Lévi. Il entre dans l’angoisse des conflits humains et se heurte à de vives oppositions qu’il vit dans la sérénité. La folie de l’Amour de Dieu sera toujours déroutante pour nous, ce sera une incompréhension pour ses proches.

si bien qu’il n’était même pas possible de manger.

Jésus n’a pas le temps de manger du pain, lui, qui nous apprendra qu’il est le Pain de vie ! Il est identique au don qu’il fait de lui-même : « Je suis le Pain vivant, celui qui me mange n’aura plus jamais faim, » dira-t-il au moment de donner sa vie pour que nous ayons la vraie Vie. Avec l’auteur de l’imitation de Jésus-Christ nous pouvons dire : "Je sais que deux choses me sont ici-bas absolument nécessaires, sans lesquelles cette misérable vie me deviendrait insupportable. Lié aux servitudes de mon corps, j’ai besoin d’aliments et de lumière. C’est pourquoi tu m’as donné ton corps sacré pour soutenir mon corps et mon âme malades, et « ta parole comme une lampe pour éclairer mes pas. » Sans cela, je ne pourrais pas vivre dignement, car la Parole de Dieu est la lumière de l’âme, et ton sacrement le Pain de vie. Marie, la mère de Jésus, qui est nourrie de la Parole de Dieu fait confiance à Jésus, mais sa parenté n’a pas la même connaissance de lui ! Nous comprenons que humblement, elle accompagne les siens sur le chemin de Jésus. Oui, il a perdu la tête jusqu’à supporter toutes les épreuves pour porter secours à ceux qui subissent l’épreuve.

"Les gens de chez lui, l’apprenant, vinrent pour se saisir de lui, car ils affirmaient : « Il a perdu la tête."

Aujourd’hui encore, le monde est dans la même attitude que la parenté de Jésus et comme les scribes, ils nous posent des questions. Nous voulons suivre le chemin des saints, entrer dans un grand mouvement de compassion pour les autres. Jésus a tellement perdu la tête qu’il se donne en nourriture, qu’il se livre entre nos mains, c’est le seul moyen pour qu’il fasse en nous sa demeure. Et les siens, l’ayant appris, partirent pour se saisir de lui, car ils disaient : « Il a perdu le sens. » Cela nous fait exulter de joie parce que Jésus a changé notre deuil en une danse. La Passion et la Résurrection de Jésus nous ouvre un chemin de lumière. Parce que Jésus a été au bout du don de lui-même, nous pouvons suivre son chemin. Avec Marie, nous gardons toutes ces choses dans notre cœur. Nous voulons entrer dans le mystère de Jésus et exprimer une immense action de grâce devant lui qui est la cause de notre Salut. Il nous a libéré des tortures de ce monde de violence comme l’agneau innocent venu porter le péché du monde. Avec un beau cri de reconnaissance nous voulons suivre ceux qui accepte de vivre comme Jésus.


Citation :
Nous demandons au Saint Esprit de nous éclairer dans le chemin de notre vie.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





L'Imitation de Jésus Christ, traité spirituel du 15e siècle
Livre IV, ch. 11 (trad. Ravinaud/Driot, Médiaspaul 1984, p. 237)

Livré aux hommes et à son Père, le Christ nous nourrit de la Parole et du Pain de vie.

Tu m'es témoin, mon Dieu, que rien ne peut me satisfaire, que personne ne peut m'apaiser ; c'est toi seul, mon Dieu, que je désire contempler éternellement. Mais cela n'est pas possible tant que je serai dans ce corps mortel... En attendant, les livres saints seront mes guides, le miroir de ma vie ; et par-dessus tout, ton corps sacré sera mon remède et mon refuge.

     Je sais que deux choses me sont ici-bas absolument nécessaires, sans lesquelles cette misérable vie me deviendrait insupportable. Lié aux servitudes de mon corps, j'ai besoin d'aliments et de lumière. C'est pourquoi tu m'as donné ton corps sacré pour soutenir mon corps et mon âme malades, et « Ta parole comme une lampe pour éclairer mes pas » (Ps 118,105). Sans cela, je ne pourrais pas vivre dignement, car la parole de Dieu est la lumière de l'âme, et ton sacrement le pain de vie.

     On peut dire aussi que ce sont deux tables dressées parmi les trésors de la sainte Église. L'une est la table de l'autel, qui porte le pain sacré, c'est-à-dire le corps précieux de Jésus Christ ; l'autre est la table de la loi divine, contenant la doctrine éternelle, celle qui enseigne la vraie foi et conduit avec sûreté vers le repos de Dieu.

     Je te remercie, ô Créateur et Rédempteur des hommes, qui, pour manifester ton amour au monde entier, nous as préparé ce grand banquet au cours duquel tu donnes en nourriture, non pas le symbole de l'agneau, mais la réalité de ton corps et de ton sang. Banquet sacré où tous les fidèles boivent avec allégresse au calice du salut qui renferme toutes les joies du paradis.













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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Dim 21 Jan 2018 - 12:43

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Dimanche 21 janvier 2018 : Troisième dimanche du temps ordinaire



Les saints du jour (Dimanche 21 janvier)

Sainte Agnès de Rome, Martyre (290 -✝ v. 303).

Saint Maxime le Confesseur, Moine, Père de l'Église d’Orient,
Confesseur de la Foi (580-662).


BBx Jean-Baptiste Curpin du Cormier et ses treize compagnons,
Prêtres et martyrs à Laval († 21 Janvier 1794).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

« Après l’arrestation de Jean, Jésus partit pour la Galilée proclamer l’Évangile de Dieu ; il disait : « Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. »

Jean Baptiste demandait à chacun de rectifier sa vie en vue du Royaume de Dieu, il a été arrêté. Jésus apparaît dans l’histoire humaine, il déploie son projet d’Alliance avec l’humanité. Il manifeste l’Amour infini de Dieu avec une présence d’autorité. La bonne nouvelle prend forme dans un peuple qui chemine, suscité par une parole qui le met en marche. Jésus appelle ses premiers disciples dans un contexte de conversion. « Les temps sont accomplis, le règne de Dieu est tout proche, convertissez-vous et croyez à la bonne nouvelle. » Croyez possible une bonne nouvelle, un tout nouvel Amour. Jésus va beaucoup plus loin que Jean le Baptiste dans la conversion, il demande une conversion du cœur, une conversion à l’amour. Ce n’est plus une conversion morale, qui certes demeure nécessaire, mais c’est une conversion à l’amour de Dieu qui assume toutes les épaisseurs de notre humanité et la fait rayonner. Croire possible cette bonne nouvelle, c’est entrer dans un tout nouvel Amour. Voilà la Bonne Nouvelle : le Jour de Dieu vient, le Royaume s’approche de nous, nous n’avons qu’à l’accueillir. Il nous faut croire à la gratuité du don de Dieu.

"Passant le long de la mer de Galilée, Jésus vit Simon et André, le frère de Simon, en train de jeter les filets dans la mer, car c’étaient des pêcheurs. Il leur dit : « Venez à ma suite. Je vous ferai devenir pêcheurs d’hommes. »

Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent. A sa suite, Jésus donne à chacun une place : « Je ferai de vous des pêcheurs d’hommes. » Se mettre en mouvement à la suite de Jésus, c’est partir, et manifester une conversion. La conversion à laquelle Jésus nous invite consiste à croire que le don de Dieu est actuel et qu’il est gratuit. Personne n’est abandonné, personne n’est laissé au bord du chemin. C’est dans cette ambiance que Jésus appelle ses premiers Apôtres. l’Amour de Dieu resplendit dans les cœurs et sur les visages. La conversion proposée est efficace quand le oui de notre cœur ouvre une porte à l’Amour infini de Dieu. C’est une conversion fondamentale à l’amour de Dieu qui va transformer tous nos amours. Jésus annonce cette Bonne Nouvelle : Dieu est Amour. Désormais nous pouvons vivre de l’Amour infini de Dieu.

"Jésus avança un peu et il vit Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient dans la barque et réparaient les filets. Aussitôt, Jésus les appela."

Alors, laissant dans la barque leur père Zébédée avec ses ouvriers, ils partirent à sa suite. C’est pour faire du nouveau, qu’en lien avec Jésus, Jacques et Jean ont entrepris cette conversion. Ces Apôtres assumaient leurs responsabilités dans leur lieu de travail, dans leur quotidien. Jésus est là, ils ne sont plus seuls dans leur recherche de Dieu. Nous sommes tous appelés, nous quittons nos manières d’être selon le monde, non pas pour l’abandonner, mais pour lui apporter une espérance nouvelle en suivant Jésus et en vivant dans un nouvel amour. Jésus accomplit l’œuvre du Dieu d’Amour en chacun de nous. Mu par ce très grand Amour, la transformation de notre être pourra se réaliser. Il nous faudra lui donner notre consentement. Dieu nous transformera et nous situera dans son Amour. La Bonne Nouvelle annoncée s’active et se vit dans cet appel à vivre de l’Amour infini de Dieu.


Citation :
Nous demandons à Jésus la grâce de convertir notre cœur en un cœur brûlant d’amour pour nos frères.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Jérôme (347-420), prêtre, traducteur de la Bible, docteur de l'Église
Homélies sur l'évangile de St Marc ; PL 52, 125-171 (trad. Marc commenté, DDB 1986, p.42s)

« Ils partirent derrière lui »

« Jésus leur dit : Venez à ma suite, et je vous ferai devenir pêcheurs d'hommes. » Heureuse mutation de la pêche : Simon et André sont la pêche de Jésus... Ces hommes sont assimilés à des poissons, pêchés par le Christ, avant d'aller eux-mêmes pêcher d'autres hommes. « Et aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent. » Une foi véritable ne connaît pas de délai ; dès qu'ils l'ont entendu, ils ont cru, l'ont suivi et sont devenus pêcheurs. « Aussitôt, laissant leurs filets. » Je pense qu'à travers ces filets, ce sont tous les vices de la vie de ce monde qu'ils ont quittés...

     « Et quelques pas plus loin, il vit Jacques, le fils de Zébédée, et Jean, son frère... Aussitôt, il les appela ; et, laissant leur père dans la barque avec ses employés, ils partirent à sa suite. » On me dira : la foi est audacieuse. Quel indice avaient-ils, quelle marque sublime avaient-ils remarquée pour le suivre dès qu'il les a appelés ? Nous réalisons que de toute évidence quelque chose de divin émanait du regard de Jésus, de l'expression de son visage, qui incitait ceux qui regardaient Jésus à se tourner vers lui... Pourquoi dis-je tout cela ? C'est pour vous montrer que la parole du Seigneur agissait, et qu'à travers le moindre de ses mots, il travaillait à son œuvre : « Lui commanda, eux furent créés » (Ps 148,5) ; avec la même simplicité, lui a appelé, eux ont suivi... : « Écoute, ma fille, regarde et tend l'oreille, oublie ton peuple et la maison de ton père ; alors le roi désirera ta beauté » (Ps 44,11-12).

     Écoute bien, frère, et suis la trace des apôtres ; écoute la voix du Sauveur, ignore ton père par la chair, et vois le Père véritable de ton âme et de ton esprit... Les apôtres quittent leur père, quittent leur barque, quittent toutes leurs richesses d'alors ; ils abandonnent le monde et ses innombrables richesses ; ils renoncent à tout ce qu'ils possèdent. Mais ce n'est pas la masse des richesses que Dieu considère, c'est l'âme de celui qui y renonce. Eux qui ont quitté peu de chose auraient tout aussi bien renoncé, le cas échéant, à une grande fortune.













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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Mar 23 Jan 2018 - 12:20

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Mardi 23 janvier 2018 : Le mardi de la 3e semaine du temps ordinaire



Les saints du jour (Mardi 23 janvier)

Saint Jean l'Aumônier Patriarche d'Alexandrie (+ 619)

Saint Barnard Archevêque de Vienne, en Isère (+ 841)

Sainte Marianne Cope, Américaine, membre des Sœurs de Saint François
de Syracuse, évangélisatrice des lépreux à Molokai (1838-1918).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

Alors arrivent sa mère et ses frères. Restant au-dehors, ils le font appeler.

Une foule était assise autour de lui ; et on lui dit : « Voici que ta mère et tes frères sont là dehors : ils te cherchent. » Nous contemplons Jésus, dans la vie quotidienne, entouré d’une foule de gens. Tous ceux que Jésus touche, sont transformés par sa parole et par son regard. Jésus est le lieu de la paix, le lieu où la Parole de Dieu se donne. Il regarde chacun de ceux qui l’entourent, il leur donne la beauté de son visage et le sens de leur vie. La volonté du Père qui est dans les cieux, est, que par Jésus, la régénération du monde s’accomplisse. Ses proches, ses cousins et ses cousines, sont arrivés de Nazareth à Capharnaüm. Jésus est dans une maison ou Il enseigne, Marie, et sa famille sont dehors. Vu la quantité de gens présents, ils le font appeler. La réponse de Jésus est pour nous d’une grande sagesse car faire la volonté de Dieu est la perfection de notre vie. Le message de Jésus est merveilleux. Il nous voit nous aussi, pratiquant son amour, comme Marie sa mère. Il nous montre qu’il est imitable, et que sa parole est praticable pour ceux qui demeurent en lui. Comme la perfection de Jésus est de faire la volonté de son Père, notre perfection est d’être trouvés dans la volonté de Jésus, alors nous sommes pour lui un frère, une sœur, une mère. Même si nous ne l’avons pas connu selon la chair, nous le connaissons d’une connaissance plus pénétrante qu’une simple connaissance selon la chair, c’est une connaissance selon l’Esprit.

Mais il leur répond : « Qui est ma mère ? qui sont mes frères ? »

Jésus avait quitté sa famille humaine pour suivre la volonté de son Père. Il vit de l’Amour divin avec lequel il aime chacun de ses frères. Il n’y a ni froideur ni mépris de Jésus pour ses liens familiaux. Il appartient totalement à Dieu son Père, et il réalise en lui un nouvel Amour qu’il offre à tous. Jésus, qui a pris notre nature humaine, commence avec Marie une nouvelle famille spirituelle. Il jette un regard d’amour sur les gens assis autour de Lui et il dit : « Voici ma mère et mes frères. Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est mon frère, ma sœur, ma mère. » Jésus nous dit que seuls, ceux qui l’écoutent et accomplissent la volonté de Dieu sont ses frères, sa sœur, et sa mère. Il exhorte ceux qui se trouvent là, et tous les autres, à entrer en communion avec Lui au moyen de l’accomplissement de la volonté divine. Quelque soit ce qu’il nous demande, c’est ainsi que nous trouvons notre joie. Dans ces paroles de Jésus, nous lisons l’éloge de sa mère Marie, bienheureuse pour toujours pour avoir cru en lui. Jésus nous donne ainsi tout ce qu’Il a reçu de son Père.

Et parcourant du regard ceux qui étaient assis en cercle autour de lui, il dit : « Voici ma mère et mes frères. »

Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère. » Marie, entendant cette parole de Jésus est glorifiée, elle est toute à la joie, parce que c’est toute sa vie. Tout ce qu’elle vit dans la foi, c’est d’obéir à la Parole ! « Qu’il me soit fait selon ta Parole » dit-elle à l’Annonciation. Sa vie correspond toujours à la volonté du Père. Le mystère de son Amour va désormais se propager pour la gloire de Dieu. Éclairés par La Parole, nous devenons ses sœurs et ses frères, sa mère. Marie nous garde tous dans son cœur car nous sommes devenus ses enfants à la Croix : « Voici ta mère, » dit Jésus à Jean, et à sa suite, à chacun d’entre nous. C’est ainsi que l’Église nous enfante à la vie divine par les sacrements. Quand nous célébrons l’Eucharistie nous faisons la volonté de notre Père. Nous faisons advenir ici et maintenant le salut de Jésus-Christ pour nous aujourd’hui. À tous ceux qui l’ont reçu, il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu. Pour accomplir cette volonté de Dieu trois nourritures nous sont nécessaires : La Parole de Dieu, l’Eucharistie, et la Volonté de notre Père. En nous nous nourrissant du Corps et du Sang de Jésus, nous réalisons en nous son mystère qui se perpétue grâce à l’Eglise.


Citation :
Nous demandons la grâce d’accomplir la volonté de Dieu. »


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Bienheureux Columba Marmion (1858-1923), abbé
L'union à Dieu dans le Christ d'après les lettres de direction de
Dom Marmion (Dom R. Thibaut, Eds DDB, p. 19, rev.)


Faire la volonté de Dieu

Vous savez que quand nous sommes en état de grâce, Jésus demeure toujours dans notre cœur. Son grand désir est d'être tout pour nous. Il semble que ce soit un rêve trop beau pour être vrai que Jésus si Bon, si Puissant, si Tendre, veuille être notre frère, et cependant, c'est Lui-même qui nous le dit : « Quiconque fait la Volonté de mon Père qui est au Ciel, Je serai pour lui un frère, une sœur, une mère.  » Ce sont les paroles mêmes de Jésus.

     Donc, pour arriver au bonheur d’avoir Jésus comme notre frère, notre ami le plus intime, il faut faire la Volonté de son Père. Eh bien ! Quelle est cette Volonté ? D'abord éviter le péché, et, si nous y tombons par faiblesse, en demander pardon aussitôt. Ensuite, faire toutes nos actions pour Lui. Il est si bon qu'Il accepte nos moindres actions faites pour Lui. Vous connaissez vos devoirs ; il reste de les sanctifier en les consacrant à Dieu.













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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Mer 24 Jan 2018 - 11:34

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Mercredi 24 janvier 2018 : Le mercredi de la 3e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Mercredi 24 janvier)

Saint Néophyte le Reclus (+ 1183)

Saint François de Sales, Évêque et Docteur de l'Église, Co-Fondateur
de l’Ordre de la Visitation (1567-1622).


Bienheureuse Marie Poussepin, Vierge et Fondatrice des
« Sœurs Dominicaines de la Présentation » (1653-1744).



Prière avant la lecture

Avec cette prière de saint Augustin, entrons dans l’écoute de la Parole de Dieu : « Que vos Écritures soient mes délices. Que je n'y trouve ni à m'égarer, ni à égarer les autres. Voyez, Seigneur ; ayez pitié, Seigneur mon Dieu, lumière des aveugles, vertu des faibles. Faites-moi largesse de temps pour méditer les secrets de votre loi ; ne la fermez pas à ceux qui frappent. Car ce n'est pas en vain que vous avez dicté tant de pages mystérieuses. Seigneur, amenez-moi à votre perfection ; révélez-moi ces mystères. Oh ! Votre parole est ma joie ! »


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

Il n’y a qu’un seul semeur. Le semeur, c’est le Christ. Nous, l’Église, nous ne sommes que des auxiliaires du semeur. Ce n’est pas notre propre grain que nous semons ; c’est la Parole de Dieu. Ce n’est pas nous qui sommes sortis pour semer ; c’est le Fils du Père qui est sorti d’auprès de Dieu pour venir parmi les hommes répandre la Parole de Dieu. Tous nos actes missionnaires sont une petite participation à l’action du semeur. Le semeur continue de semer, aujourd’hui. Par son Église, il répand la Parole à travers les cinq continents du monde.

Le semeur, le Christ, dans l’Évangile, ne choisit pas son public. Il ne dit pas d’avance : « Celui-ci va m’entendre, celui ne va pas m’entendre ; celui-là va comprendre ; celui-là ne va pas comprendre ; celui-là a envie de me suivre, celui-là n’a pas envie de me suivre ». Comme si d’avance nous savions qui va ouvrir ses oreilles pour entendre ! Le Christ ne dit pas d’avance : « Les pécheurs ne peuvent pas me suivre ; les publicains ne peuvent pas me suivre ; les païens ne peuvent pas me suivre ». Il répand sa parole sur toute chair, sur toute vie, sur toute humanité, et c’est la liberté de l’homme qui définit ceux qui entendent et ceux qui comprennent. Et nous, pas davantage que Jésus, nous ne pouvons définir qui va nous entendre ni choisir à qui nous voulons parler. Comme Jésus, habités par son Esprit, envoyés pour sa mission, nous semons sans compter et sans mettre d’avance des filtres pour empêcher la semence de se répandre.

Aujourd’hui, l'Esprit Saint nous envoie, comme «une lettre du Christ», pour proclamer dans chacun de nos lieux de vie les œuvres de Dieu et pour être des témoins ardents de l'Évangile du Christ parmi les hommes de bonne volonté, jusqu'aux limites de la terre. L'Esprit de Dieu nous envoie, pour que nous devenions les bâtisseurs d'une civilisation réconciliée, fondée sur l'amour fraternel. Soyons attentifs à la voix et aux signes de la présence et de l'action de l'Esprit Saint dans l'Église et dans le monde. Accueillons le feu de l'Esprit du Seigneur pour devenir une terre fertile qui reçoit l’Evangile, et d'ardents hérauts de cette Bonne Nouvelle !



Citation :
Esprit de Dieu, rends-nous docile à ton action, fais grandir en nous la foi en la Parole qui sauve. Sois la source vive de l'espérance qui germe en nos vies. Sois en nous le souffle d'amour qui nous transforme et le feu de charité qui nous pousse à nous donner nous-mêmes à travers le service de nos frères. Toi que le Père nous a envoyé, enseigne-nous toute chose et fais-nous saisir la richesse de la parole du Christ. Affermis en nous l'homme intérieur, fais-nous passer de la crainte à la confiance, afin que jaillisse en nous la louange de ta gloire.


Père Philippe
ÉVANGILE, PSAUME ET SAINT DU JOUR
Source :





Saint Josémaria Escriva de Balaguer (1902-1975), prêtre, fondateur
Homélie du 28 mai 1964, jour de la Fête-Dieu (Es Cristo que pasa ;
trad. Quand le Christ passe, Le Laurier 1989, p.269)


Semer dans le monde entier

« Voici que le semeur est sorti pour semer. » La scène est d'actualité. Aujourd'hui le semeur divin sème encore sa semence à la volée. L'œuvre de salut continue de se réaliser, et le Seigneur veut se servir de nous ; il désire que nous, les chrétiens, nous ouvrions à son amour tous les chemins de la terre ; il nous invite à propager son message divin, par la doctrine et par l'exemple, jusqu'aux confins du monde. Il nous demande, à nous, citoyens de la société qu'est l'Église, et citoyens de la société civile, d'être chacun un autre Christ dans l'accomplissement fidèle de ses devoirs, en sanctifiant son travail professionnel et les obligations de son état.

     Si nous considérons ce monde qui nous entoure, et que nous aimons parce qu'il est l'œuvre de Dieu, nous y verrons se réaliser la parabole : la parole de Jésus est féconde, elle suscite en de nombreuses âmes la soif de se donner et d'être fidèles. La vie et le comportement de ceux qui servent Dieu ont modifié l'histoire, et même beaucoup de ceux qui ne connaissent pas le Seigneur sont mus, peut-être sans le savoir, par des idéaux dont l'origine se trouve dans le christianisme.

     Nous voyons aussi qu'une partie de la semence tombe dans la terre stérile, ou parmi les épines et les broussailles ; qu'il y a des cœurs qui se ferment à la lumière de la foi. Si les idéaux de paix, de réconciliation, de fraternité sont acceptés et proclamés, ils sont trop souvent démentis par les faits. Quelques-uns s'acharnent en vain à bâillonner la voix de Dieu, en ayant recours, pour empêcher sa diffusion, soit à la force brutale, soit à une arme moins bruyante mais peut-être plus cruelle parce qu'elle insensibilise l'esprit : l'indifférence.













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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Sam 27 Jan 2018 - 13:24

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Jeudi 25 janvier 2018 : Fête de la Conversion de Saint Paul, Apôtre.


Les saints du jour (Jeudi 25 janvier)

Saint Ananie, Compagnon de Saint Paul (✝ 60).

Saint Grégoire de Nazianze, le Théologien (4ème s.)

Saint Poppon Abbé de Stavelot (+ 1048)

Bienheureux Henri Suso, Dominicain de Constance (✝ 1366).

Bienheureuse Marie-Antonie (Teresa Grillo), veuve, Fondatrice de la "Congrégation des
Petites Sœurs de la Divine Providence" (1855-1944).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

"Puis il leur dit : « Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile à toute la création."

Nous fêtons aujourd’hui la Conversion de l’apôtre Paul qui a cru dans le mystère de Jésus. L’apôtre découvre que tout frère, sauvé dans le Sang du Christ, est « ’partie’ de Jésus lui-même. » Le mystère de Dieu est un mystère d’amour débordant qui a pris chair de la Vierge Marie. Il revit son mystère dans les pauvres. Les persécuteurs d’hier peuvent devenir les Apôtres de demain. Paul, dans la menace des juifs, se rappelle le martyre d’Étienne. Il faisait partie des persécuteurs. Il gardait les vêtements de ceux qui lapidaient Étienne. Ananie, dans sa peur de Saul, s’en souvient, mais Jésus lui dit : « Je lui ferai découvrir tout ce qu’il lui faudra souffrir pour mon Nom. » L’apôtre est identifié au Christ qu’il sert. C’est une tâche si belle d’annoncer le mystere de l’unité de l’Amour au sein de l’humanité. « Jésus ressuscité » désire que cet Amour se répande dans toute l’humanité. C’est un mystère de relations personnelles. Nous affirmons qu’il nous faut continuellement sortir de nous-mêmes pour rencontrer Dieu. C’est précisément comme Abraham et comme Marie qui sortent de leur quotidien pour apporter, dans la réalité quotidienne du monde, la certitude de la présence de Dieu. Cette Présence de Dieu nous donne vie et salut. Elle nous ouvre un avenir avec lui, à une plénitude de vie divine.

« Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ; celui qui refusera de croire sera condamné. »

Paul, par sa conversion après la résurrection de Jésus, se trouve dans une nouvelle situation. Jésus est le Seigneur de tout l’univers, il est son Roi véritable. Il agit dans notre monde par les premiers témoins de sa Résurrection. Par une foi nouvelle, avec eux, nous entrons dans un chemin qui se poursuit. Jésus ressuscité dit aux onze apôtres : « Allez dans le monde entier, proclamez la Bonne Nouvelle. » Cette bonne nouvelle est un amour nouveau qui déloge du cœur de l’homme les germes d’égoïsme, de domination et de violence. Demeurer dans le Christ, dans cet Amour infini est notre appel. Nous contemplons cette unité de l’Amour réalisé dans la vie de la Vierge Marie. Nous sommes appelés à ressembler à Jésus, à le porter comme Marie l’a porté. Ainsi nous sommes les témoins de cet Amour infini qui réalise les cieux nouveaux et la terre nouvelle. L’univers est invité à vivre de cet Amour que nous pouvons déjà contempler en Église. C’est le grand amour que nous contemplons dans le mystère de la « Trinité sainte. »

« Voici les signes qui accompagneront ceux qui deviendront croyants : en mon nom, ils expulseront les démons ; ils parleront en langues nouvelles ; ils prendront des serpents dans leurs mains et, s’ils boivent un poison mortel, il ne leur fera pas de mal ; ils imposeront les mains aux malades, et les malades s’en trouveront bien. »

C’est l’Esprit Saint qui réalise en nous le mystère du Christ, la régénération de l’humanité dans l’amour. Des fleuves d’eau vive coulent du sein Jésus présent et agissant dans son Église. C’est dans ces fleuves d’eau que l’humanité est régénérée. L’apôtre Paul est rejeté par ses concitoyens, il comprend le mystère du Christ rejeté. C’est pour lui une bonne nouvelle qui porte en elle la possibilité d’une véritable évolution personnelle et communautaire pour tous. C’est une invitation à entrer dans la foi, porté par la Parole des témoins. Cette entrée dans le corps du Christ Ressuscité nous fait appartenir au Corps du Christ qui est l’Église. Une nouvelle vie d’amour s’offre à nous, portée par le Christ Ressuscité qui a traversé la mort et qui nous conduit à un ailleurs véritable. C’est en perdant tout que nous débouchons sur la vie en plénitude.


Citation :
Nous demandons à Dieu la grâce de comprendre la beauté de notre appel et d’y être fidèle.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Fulgence de Ruspe (467-532), évêque en Afrique du Nord
Un sermon attribué, n° 59 Appendice ; PL 65, 929 (trad. En Calcat)

« Paul était en route et approchait de Damas ;
une lumière venant du ciel l'enveloppa soudain de sa clarté »
(Ac 9,3)

Saul est envoyé sur le chemin de Damas pour devenir aveugle, car s'il est aveuglé, c'est pour voir le vrai Chemin (Jn 14,6)... Il perd la vue corporelle, mais son cœur est illuminé pour que la vraie lumière brille à la fois aux yeux de son cœur et à ceux de son corps... Il est envoyé au-dedans de lui-même, pour se chercher lui-même. Il errait en sa propre compagnie, voyageur inconscient, et il ne se trouvait pas car intérieurement il avait perdu le chemin.

C'est pourquoi il a entendu une voix qui lui disait... : « Détourne tes pas du chemin de Saul, pour trouver la foi de Paul. Enlève la tunique de ton aveuglement et revêts-toi du Sauveur (Ga 3,27)... J'ai voulu manifester dans ta chair l'aveuglement de ton cœur, afin que tu puisses voir ce que tu ne voyais pas, et que tu ne sois pas semblable à ‘ceux qui ont des yeux et ne voient pas, des oreilles et n'entendent pas’ (Ps 113,5-6). Que Saul s'en retourne avec ses lettres inutiles (Ac 22,5), pour que Paul écrive ses épîtres si nécessaires. Que Saul l'aveugle disparaisse... pour que Paul devienne la lumière des croyants »...

Paul, qui t'a transformé ainsi ? « Vous voulez savoir qui a fait cela ? Cet homme qu'on appelle le Christ... Il a oint mes yeux et il m'a dit : ‘Va à la piscine de Siloé, lave-toi, et vois’. J'y suis allé, je me suis lavé, et maintenant je vois (Jn 9,11). Pourquoi cet étonnement ? Celui qui m'a créé, voici qu'il m'a recréé ; avec la puissance dont il m'a créé, maintenant il m'a guéri ; moi j'avais péché, mais lui m'a purifié. »

Viens donc, Paul, laisse-là le vieux Saul, bientôt tu vas voir Pierre aussi... Ananie, touche Saul et donne-nous Paul ; chasse au loin le persécuteur, envoie en mission le prédicateur : les agneaux n'auront plus peur, les brebis du Christ seront dans la joie. Touche le loup qui poursuivait le Christ pour que maintenant, avec Pierre, il mène paître les brebis.













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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Sam 27 Jan 2018 - 14:28

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Vendredi 26 janvier 2018 : Mémoire des saints Timothée et Tite,
Évêques, Compagnons de saint Paul



Les saints du jour (Vendredi 26 janvier)

Saints Timothée et Tite, Évêques, Disciples et compagnons de Saint Paul (1er s.)

Sainte Paule Veuve romaine, disciple de saint Jérôme (+ 404)

Saint Robert de Molesme Abbé, fondateur de Citeaux (+ 1110)

Bienheureux Gabriele Maria Allegra, Missionnaire Franciscain o.f.m.,
traducteur de la 1ère Bible en chinois (1907-1976).




Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

Il disait : « Il en est du règne de Dieu comme d’un homme qui jette en terre la semence : nuit et jour, qu’il dorme ou qu’il se lève, la semence germe et grandit, il ne sait comment. D’elle-même, la terre produit d’abord l’herbe, puis l’épi, enfin du blé plein l’épi. Et dès que le blé est mûr, il y met la faucille, puisque le temps de la moisson est arrivé."

L’image de la croissance du blé, rend compte du Royaume qui surgit et qui se manifeste en nous. Les dimensions le temps et de l’espace sont nécessaires à la croissance de notre vie spirituelle qui se développe dans la douceur et dans l’humilité de la « terre. » Alors que nous croyions posséder notre propre vie, cette réalité nous dépasse. Jésus, le Verbe de Dieu, est le seul qui possède sa propre vie et qui la sème comme un Amour. Il voit pousser le Royaume qu’il a semé par sa Parole. Reçue, elle devient la semence qui anime la vie d’autres personnes. Elles en sont façonnées et d’elles-mêmes propagent la Bonne Nouvelle de l‘Évangile en croissance. La terre qui porte le blé produit l’herbe, puis l’épi, puis du blé plein l’épi, dans la croissance de la semence. Au terme, c’est le temps de la moisson. Cette croissance a une finalité, elle n’a pas de sens en elle-même. La finalité de cette croissance pour nous est l’amour partagé universellement. L’espérance glorieuse de l’amour de Dieu qui se vit dans notre vie dés le matin, annonce le soir, elle manifeste l’amour infini du Père pour tous, le Royaume des cieux.

Il disait encore : « À quoi allons-nous comparer le règne de Dieu ? Par quelle parabole pouvons-nous le représenter ? Il est comme une graine de moutarde : quand on la sème en terre, elle est la plus petite de toutes les semences. Mais quand on l’a semée, elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères ; et elle étend de longues branches, si bien que les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid à son ombre."

Jésus prend la comparaison de la semence la plus petite ! Elle va devenir un arbre immense dans lequel les oiseaux du ciel viendront faire leur nid. Il nous faut respecter le temps et l’espace pour que le grain pousse, que nous dormions ou que nous soyons éveillés, que nous y pensions ou que nous n’y pensions pas, la croissance s’opère. L’image de la graine de moutarde qui dépasse toutes les plantes potagères, et qui donne refuge aux « oiseaux du ciel » est déjà l’annonce de l’arbre de la Croix ou se vivra la Passion de Jésus. Il deviendra passage vers la vie pour beaucoup après lui. C’est ainsi que la miséricorde de Dieu reprend tout sans cesse. Si nous sommes dans la volonté de Dieu, le Règne de Dieu va s’accomplir en nous. Il nous donne de vivre librement, gracieusement en paix et de nous réjouir du bonheur de Dieu.

"Par de nombreuses paraboles semblables, Jésus leur annonçait la Parole, dans la mesure où ils étaient capables de l’entendre. Il ne leur disait rien sans parabole, mais il expliquait tout à ses disciples en particulier."

Jésus, le plus petit des enfants des hommes, va grandir en nous. C’est le mystère du Verbe de Dieu incarné qui s’est fait chair de la Vierge Marie qui est énoncé. Des semences du Verbe vont se développer dans notre vie si nous n’y mettons pas d’obstacle. La pâte de notre existence va être transformée, il nous faut demeurer sous le soleil de Dieu. Jésus sait le chemin qu’il nous propose. Il le donne à comprendre à ses disciples, « dans la mesure où ils étaient capables de comprendre. » Jésus nous offre de prendre son chemin. A son école, notre désir de paix, d’unité, de vie se vit dans l’humilité car nous portons aussi en nous le mensonge, la faiblesse de la haine ! C’est humblement que nous perdons notre vie comme le grain qui meurt. Nous comprenons la promesse de vie qui nous a été faite. Le passage par la Croix s’effectue en nous. Nous la recevons dans cette promesse de vie. Le « oui » fait de nous des grains de blé offerts pour l’Eucharistie. Nous voulons demeurer dans l’adoration et la vigilance, rechercher constamment la volonté du Père pour que la vie de Dieu progresse en nous.


Citation :
Nous demandons la grâce d’accomplir la volonté du Père, que dans notre vie grandisse le Règne de Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Catéchisme de l'Église catholique
§ 863-865

Timothée et Tite, successeurs des apôtres

Toute l'Église est apostolique en tant qu'elle demeure, à travers les successeurs de saint Pierre et des apôtres, en communion de foi et de vie avec son origine. Toute l'Église est apostolique en tant qu'elle est « envoyée » dans le monde entier ; tous les membres de l'Église, toutefois de diverses manières, ont part à cet envoi. « La vocation chrétienne est aussi par nature vocation à l'apostolat. » On appelle « apostolat » « toute activité du Corps mystique » qui tend à « étendre le règne du Christ à toute la terre » (Vatican II: AA – Apostolicam actuositatem, Apostolat des laïcs – 2).

     « Le Christ envoyé par le Père étant la source et l'origine de tout l'apostolat de l'Église », il est évident que la fécondité de l'apostolat, celui des ministres ordonnés comme celui des laïcs, dépend de leur union vitale avec le Christ. Selon les vocations, les appels du temps, les dons variés du Saint Esprit, l'apostolat prend les formes les plus diverses. Mais c'est toujours la charité, puisée surtout dans l'eucharistie, « qui est comme l'âme de tout apostolat » (AA 3).

     L'Église est une, sainte, catholique et apostolique dans son identité profonde et ultime, parce que c'est en elle qu'existe déjà et sera accompli à la fin des temps « le Royaume des cieux », « le Règne de Dieu », advenu dans la personne du Christ et grandissant mystérieusement au cœur de ceux qui lui sont incorporés, jusqu'à sa pleine manifestation eschatologique. Alors tous les hommes rachetés par lui, rendus en lui « saints et immaculés en présence de Dieu dans l'Amour » (Ep 1,4), seront rassemblés comme l'unique Peuple de Dieu, « l'Épouse de l'Agneau », « la cité sainte descendant du ciel, de chez Dieu, avec en elle la gloire de Dieu » ; et « le rempart de la ville repose sur les douze assises portant chacune le nom de l'un des douze apôtres de l'Agneau » (Ap 21,9-11.14).  













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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Sam 27 Jan 2018 - 15:39

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Samedi 27 janvier 2018 : Le samedi de la 3e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Samedi 27 janvier 2018)

Saint Julien du Mans Évêque (+ 250)

Saint Vitalien Pape (76 ème) de 657 à 672 (+ 672)

Sainte Dévote, Vierge et martyre, Patronne de la
Principauté de Monaco, Patronne principale de la Corse (✝ 304).


Sainte Angèle Merici, Vierge, Fondatrice de la
« Congrégation des Ursulines » (1474-1540).


Bienheureux Paul Josef Nardini, Fondateur de la Congrégation
des Sœurs Franciscaines de la Sainte-Famille (1821-✝1862).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

"Ce jour-là, le soir venu, il dit à ses disciples : « Passons sur l’autre rive. » Quittant la foule, ils emmenèrent Jésus, comme il était, dans la barque, et d’autres barques l’accompagnaient. »

Jésus entraîne les foules vers le règne de l’amour infini de Dieu. Il demande à ses disciples de monter dans la barque et d’aller vers l’autre rive. Les disciples obéissent à Jésus qui s’allonge dans le fond de la barque, il a une confiance totale en ses disciples, ils sont des pêcheurs affermis qui connaissent la mer, il est avec eux et ils n’ont pas peur. Ils emmènent donc Jésus, « comme il était, » lui qui dort maintenant dans la barque. Nous admirons dans cette contemplation, Jésus exténué, et nous nous laissons transformer par lui. C’est dans la tempête qu’on reconnaît les pêcheurs, et c’est dans l’épreuve que se fortifie la foi des baptisés qui vivent le mystère pascal de Jésus. Les tempêtes inattendues dévoilent brutalement nos limites et notre fragilité, elles viennent détruire sans ménagements nos illusions et l’image que nous nous faisions de notre fidélité. Mais Jésus nous défend de céder à la peur car la charité nous presse, et le seul danger serait de n’être plus le sel de la terre, la lumière du monde.

"Survient une violente tempête. Les vagues se jetaient sur la barque, si bien que déjà elle se remplissait. Lui dormait sur le coussin à l’arrière. Les disciples le réveillent et lui disent : « Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? »

La violente tempête qui éclate surprend les disciples, les vagues se jettent sur la barque qui se remplit d’eau. Les forces adverses sont à l’œuvre et les disciples crient. Jésus arrête la tempête et le vent, il calme la mer. Il est tout étonné de leur manque de foi. Comme il est important de nous rendre compte à quel point Jésus compte sur nous, sur notre foi. « Non, il ne dort ni ne sommeille, le Gardien d’Israël. » Nous sommes en Paix parce que le Fils de Dieu a promis qu’Il serait avec nous tous les jours jusqu’à la fin des temps. Jamais les forces du mal ne feront chavirer notre barque. L’Esprit Saint nous habite, il renouvelle chaque jour notre jeunesse. Il nous mène avec force et douceur jusqu’à la vérité tout entière, selon la promesse de Jésus. Des tempêtes s’élèvent dans l’Eglise, tempêtes silencieuses ou contrecoup des conflits d’idées qui agitent le monde. Jésus est là, il veille malgré le malaise collectif. Dans la foi et l’espérance nous tenons bon lorsque le sol tremble sous nos pieds, et que les groupes sentent leurs certitudes mises en question.

"Réveillé, il menaça le vent et dit à la mer : « Silence, tais-toi ! » Le vent tomba, et il se fit un grand calme. Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? »

Saisis d’une grande crainte, ils se disaient entre eux : « Qui est-il donc, celui-ci, pour que même le vent et la mer lui obéissent ? » Quand Jésus est là, sa vérité est éclatante. Elle illumine tout. Jésus ne veut pas de peur dans sa barque. Il nous demande de bien manœuvrer ensemble, et d’affronter les vagues bien en face, l’une après l’autre. L’amour parfait bannit la peur. Le monde que l’Esprit Saint est en train de renouveler, exige des apôtres et de tous les témoins de l’Évangile, qu’ils soient forts dans la foi, adultes dans l’espérance, et qu’ils se réconcilient avec l’insécurité. C’est alors que monte de notre cœur une vraie prière : « Des profondeurs de ma misère je crie vers toi, Seigneur ! » La voix du Christ nous parvient dans notre détresse : « Pourquoi as-tu peur, homme de peu de foi ? » La paix de Jésus est exigeante, c’est une paix à faire et à bâtir. Elle est un engagement dans l’histoire du salut, avec la force de Dieu. Nous comprenons la délicatesse de Jésus et de l’Esprit-Saint qui agissent à travers de chacun de nous. Dans notre vie, quand nous sommes proches de Jésus, nous sommes plus proches les uns des autres !


Citation :
Nous demandons la grâce de connaître les sentiments du cœur de Jésus pour entrer dans le mystère de Dieu en vérité.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Jean-Marie Vianney (1786-1859), prêtre, curé d'Ars
Pensées choisies du Curé d'Ars (J. Frossard, Eds Téqui, p. 48)

Du bon usage des tentations

Comme le bon soldat n'a pas peur du combat, de même le bon chrétien n'a pas peur de la tentation [...] La plus grande tentation est de n'en point avoir ! On peut presque dire qu'on est heureux d'avoir des tentations : c'est le moment de la récolte spirituelle où nous amassons pour le ciel [...]. Si nous étions bien pénétrés de la sainte Présence de Dieu, il nous serait très facile de résister à l'ennemi. Avec cette pensée : Dieu te voit ! nous ne pécherions jamais.

     Il y avait une sainte qui se plaignait à notre Seigneur après la tentation et Lui disait : « Où étiez-vous donc, mon Jésus tout aimable, pendant cette horrible tempête ? ». Notre Seigneur lui répondit : « J'étais au milieu de ton cœur... ».













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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Dim 28 Jan 2018 - 17:15

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Dimanche 28 janvier 2018 : Quatrième dimanche du temps ordinaire


Les saints du jour (Dimanche 28 janvier)

Saint Ephrem le Syrien Diacre et Docteur de l'Eglise (+ 373)

Saint Isaac Docteur de la vie mystique et évêque de Ninive (7ème s.)

Saint Thomas d'Aquin, Prêtre Dominicain, Docteur de l'Église (1225-1274).

Saint Joseph Freinademetz, Prêtre de la Société du Verbe Divin,
Missionnaire en Chine (1852-1908).


Bienheureuse Gentile Giusti Épouse d'un tailleur de Ravenne (+ 1530)


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

"Ils entrèrent à Capharnaüm. Aussitôt, le jour du sabbat, Jésus se rendit à la synagogue, et là, il enseignait. On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes."

Nous découvrons la manière d’agir de Jésus, et nous voulons le comprendre en profondeur pour entrer dans son mystère. L’action de Jésus nous révèle à nous-mêmes, elle nous appelle à prendre conscience de notre chemin, de notre manière de considérer les choses, et tout spécialement par rapport à nous-même. Notre façon de voir et de comprendre la réalité qui nous entoure est marquée par notre passé et par nos expériences. Cela est bien souvent inconscient ! Dès que des forces d’opposition entrent en mouvement, elles vont révéler ce que nous sommes. Ces forces d’opposition peuvent rendre impossible l’accès à l’œuvre de Jésus. Jésus est dans la synagogue de Capharnaüm, il enseigne avec autorité. Il y a dans l’assistance un homme tourmenté par un esprit mauvais qui se met à crier : « Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ; Es-tu venu pour nous perdre. » Le cri de cet homme, sous le joug du menteur, exprime le cri d’une humanité sous le joug d’un monde d’iniquité, et qui ne reconnaît plus ce joug. Seule, la vie de Dieu en nous, peut nous faire sortir de cet esclavage et nous purifier. Le combat spirituel dans lequel nous sommes engagés est rude, mais la lumière pointe à l’horizon, avec Jésus le Sauveur du monde.

« Or, il y avait dans leur synagogue un homme tourmenté par un esprit impur, qui se mit à crier : « Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : tu es le Saint de Dieu. » Jésus l’interpella vivement : « Tais-toi ! Sors de cet homme. »

L’esprit impur le fit entrer en convulsions, puis, poussant un grand cri, sortit de lui.  Nous sommes tous tourmentés par des esprits qui sommeillent dans notre existence. Il ne faut pas grand-chose pour les réveiller, que quelqu’un de plus fort que nous vienne nous agiter et le combat naît aussitôt. L’action de Jésus consiste à nous rendre à nous-même. Il nous donne d’agir à partir de notre liberté. Jésus peut alors s’adresser à notre liberté renouvelée pour une union véritable avec lui. Cet homme tourmenté par un esprit mauvais crie : « Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre. » Le pluriel indique la connivence entre cet homme et l’esprit mauvais qui lui fait dire « nous. » Les deux sont confondus ! C’est ainsi qu’est manifesté l’esclavage de cet homme. Qui parle ? l’esprit mauvais ? l’homme esclave de l’esprit mauvais ? La violence qui s’exprime, exprime cette difficulté d’identité la rendant manifeste : « L’esprit mauvais le secoua avec violence et sortit de lui en poussant un grand cri. »

"Ils furent tous frappés de stupeur et se demandaient entre eux : « Qu’est-ce que cela veut dire ? Voilà un enseignement nouveau, donné avec autorité ! Il commande même aux esprits impurs, et ils lui obéissent. »

Sa renommée se répandit aussitôt partout, dans toute la région de la Galilée. Nous sommes appelés à ne pas juger trop vite les autres, à prendre le temps de les recevoir comme Jésus, de les comprendre dans ce qu’ils vivent, pour réaliser la parole qui nous est adressée à travers ce qui nous arrive. Le chemin que Jésus nous propose est le vrai chemin par lequel nous nous disposons à pouvoir lui répondre vraiment. La profondeur de l’esclavage de l’humanité est telle qu’il nous faut un Sauveur. Jésus est ce Sauveur au milieu de ses frères qui interpelle vivement cet homme mu par le menteur : « Silence, sors de cet homme. » Jésus fait la lumière en cet homme, il fait advenir en lui la liberté et l’amour. A la suite de Jésus, nous prions pour la libération du monde, nous voulons entendre ce qui nous est dit pour que nous puissions cheminer, à partir des capacités que Dieu nous donne, et dont nous usons librement. Nous connaissons la grandeur et la beauté de notre baptême. Nous avons été soustraits au monde d’iniquité dans lequel nous vivions, comme Moïse qui intercède sur la montagne pour son peuple, nous voulons nous tenir dans la prière, pour que le règne de l’amour de Dieu se manifeste encore.


Citation :
Nous demandons la grâce de la prière et de l’adoration pour avoir pour tout homme une vraie charité.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Jérôme (347-420), prêtre, traducteur de la Bible, docteur de l'Église
Commentaire sur l'évangile de Marc, 2 ; PLS 2, 125s (trad. DDB 1986, p. 49)

« Voilà un enseignement nouveau »

« Le secouant avec violence, l'esprit impur sortit de lui en poussant un grand cri. » C'est là sa façon d'exprimer sa douleur : en le secouant avec violence. Puisqu'il ne pouvait pas altérer l'âme de l'homme, le démon a exercé sa violence sur son corps. Ces manifestations physiques étaient d'ailleurs le seul moyen à sa disposition pour signifier qu'il était en train de sortir. L'esprit pur ayant manifesté sa présence, l'esprit impur bat en retraite...

     « Tous furent saisis de frayeur et s'interrogeaient : ‘Qu'est-ce que cela veut dire ?’ » Regardons les Actes des Apôtres et les signes que les premiers prophètes ont donnés. Que disent les magiciens du Pharaon face aux prodiges de Moïse ? « C'est le doigt de Dieu » (Ex 8,15). C'est Moïse qui les accomplit, mais ils reconnaissent la puissance d'un autre. Plus tard, les apôtres ont fait d'autres prodiges : « Au nom de Jésus, lève-toi et marche ! » (Ac 3,6) ; « Et Paul ordonna à l'esprit de sortir de cette femme au nom de Jésus Christ » (Ac 16,18). Le nom de Jésus est toujours cité. Mais ici, que dit-il lui-même ? « Sors de cet homme », sans autre précision. C'est en son nom propre qu'il donne l'ordre à l'esprit de sortir. « Tous furent saisis de frayeur et s'interrogeaient : ‘Qu'est-ce que cela veut dire ? Voilà un enseignement nouveau.’ » L'expulsion du démon n'avait en soi rien de nouveau : les exorcistes des Hébreux le faisaient couramment. Mais que dit Jésus ? Quel est cet enseignement nouveau ? Où donc est la nouveauté ? C'est qu'il commande par sa propre autorité aux esprits impurs. Il ne cite personne d'autre : il donne lui-même les ordres ; il ne parle pas au nom d'un autre, mais de sa propre autorité.













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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Lun 29 Jan 2018 - 14:20

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Lundi 29 janvier 2018 : Le lundi de la 4e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Lundi 29 janvier)

Saint Savinien Martyr à Rilly, près de Troyes en Champagne (+ 275)

Saint Aphraate, le Sage persan, anachorète († v. 378)

Saint Gildas, Abbé en Bretagne (✝ 570).

Saint Dallan Forgaill martyr (+ 598)

Bienheureuse Villana de Botti, Tertiaire Dominicaine (✝ 1360).

Bienheureux Bronisław Markiewicz, Prêtre polonais, Fondateur de
la Congrégation de Saint Michel Archange (✝ 1912).


Bienheureuse Bolesława Maria Lament, Vierge et fondatrice des
« Sœurs missionnaires de la Sainte-Famille » (1862-1946)



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"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

Ils arrivèrent sur l’autre rive, de l’autre côté de la mer de Galilée, dans le pays des Géraséniens.

Comme Jésus sortait de la barque, aussitôt un homme possédé d’un esprit impur s’avança depuis les tombes à sa rencontre ; il habitait dans les tombeaux et personne ne pouvait plus l’attacher, même avec une chaîne ; en effet on l’avait souvent attaché avec des fers aux pieds et des chaînes, mais il avait rompu les chaînes, brisé les fers, et personne ne pouvait le maîtriser. Sans arrêt, nuit et jour, il était parmi les tombeaux et sur les collines, à crier, et à se blesser avec des pierres. Voyant Jésus de loin, il accourut, se prosterna devant lui et cria d’une voix forte : « Que me veux-tu, Jésus, fils du Dieu Très-Haut ? Je t’adjure par Dieu, ne me tourmente pas ! » Jésus et ses disciples passe sur l’autre côté du lac, dans un pays païen. La foi nous dit que notre Dieu créateur est bon, sans ombre de mal et que tout être créé, comme tel, est bon. Mais vient un mystère d’obscurité, de nuit. Le mal ne vient pas de la source de l’être lui-même, il n’est pas originel. Le mal vient d’une liberté créée, d’une liberté mal utilisée. Obscur, le mal n’est pas logique. Jésus se trouve face à une humanité disloquée, éclatée. Nous retrouvons mystérieusement ce dont souffre beaucoup de nos contemporains : « J’étais comme un puzzle dont les pièces étaient toutes répandues par terre, progressivement les pièces se sont rapprochées et j’ai retrouvé mon unité, » témoignait un jeune ! Nous avons là comme l’extrême de la souffrance humaine à l’œuvre dans la vie d’un homme, le « mystère d’iniquité, » comme l’appelle l’apôtre Paul. Tout ce qui peut être infligé à l’humanité par la méchanceté, la perfidie du menteur, est intolérable ! Jésus, le Sauveur du monde, est venu nous en libérer.

Jésus lui disait en effet : « Esprit impur, sors de cet homme ! »

Et il lui demandait : « Quel est ton nom ? » L’homme lui dit : « Mon nom est Légion, car nous sommes beaucoup. » Et ils suppliaient Jésus avec insistance de ne pas les chasser en dehors du pays. Or, il y avait là, du côté de la colline, un grand troupeau de porcs qui cherchait sa nourriture. Alors, les esprits impurs supplièrent Jésus : « Envoie-nous vers ces porcs, et nous entrerons en eux. » Il le leur permit. Ils sortirent alors de l’homme et entrèrent dans les porcs. Du haut de la falaise, le troupeau se précipita dans la mer : il y avait environ deux mille porcs, et ils se noyaient dans la mer.  La puissance du mal dans le cœur de cet homme est intolérable. Ce mal vient d’une source subordonnée à Dieu qui est plus fort. Avec sa lumière, l’humanité peut être guérie. Dieu a introduit la guérison dans l’humanité, il est entré en personne dans l’histoire, cet homme qui souffre sera guéri. Cette dissolution de la personnalité, l’éclatement intérieur de ce pauvre homme dit bien sa souffrance. Cet homme hurle sa vie comme beaucoup de personnes aujourd’hui dans les hôpitaux psychiatriques ou dans les lieux de l’humanité les plus reculés ou femmes et hommes sont à la torture ! Jésus fait face à l’ennemi de la nature humaine, il vient nous donner la paix. Le Christ crucifié et ressuscité, nouvel Adam, oppose au fleuve pollué du mal un fleuve de lumière. Et ce fleuve est présent dans l’histoire, le fleuve de lumière qui vient du Christ est présent, il est puissant.

Ceux qui les gardaient prirent la fuite, ils annoncèrent la nouvelle dans la ville et dans la campagne, et les gens vinrent voir ce qui s’était passé.

Ils arrivent auprès de Jésus, ils voient le possédé assis, habillé, et revenu à la raison, lui qui avait eu la légion de démons, et ils furent saisis de crainte. Ceux qui avaient vu tout cela leur racontèrent l’histoire du possédé et ce qui était arrivé aux porcs. Alors ils se mirent à supplier Jésus de quitter leur territoire. Comme Jésus remontait dans la barque, le possédé le suppliait de pouvoir être avec lui. Il n’y consentit pas, mais il lui dit : « Rentre à la maison, auprès des tiens, annonce-leur tout ce que le Seigneur a fait pour toi dans sa miséricorde. » Alors l’homme s’en alla, il se mit à proclamer dans la région de la Décapole ce que Jésus avait fait pour lui, et tout le monde était dans l’admiration Cet évangile manifeste la souffrances de l’humanité qui fait corps avec le mal-être, la douleur qui l’étreint : "Si vous saviez comme je suis moche ! Est- ce que je pourrais vous dire jusqu’où va ma misère ? est-ce que vous pourriez l’entendre ? disent beaucoup de jeunes. Cette souffrance est répandue dans le monde, c’est la coupe de malédiction que Jésus absorbera dans l’agonie et la Passion ! Dieu, en Jésus, fera surgir de là une coupe de bénédiction : le sang du Christ qui nous purifie et qui nous pacifie. Aujourd’hui, c’est dans la célébration de l’Eucharistie qu’aboutit sur l’autel toute la souffrance du monde. Avec Jésus, en lui et par lui, les tourmentés de la terre reçoivent la lumière du Christ ressuscité qui va leur permettre de retrouver la Paix.


Citation :
Nous demandons la grâce d’être libéré et de demeurer en Jésus.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916), ermite et missionnaire au Sahara
Méditations sur les évangiles, n°194 (Œuvres Spirituelles, Seuil 1958, p. 214)

« Comme Jésus remontait dans la barque, le possédé le suppliait
de pouvoir être avec lui. Il n'y consentit pas »

La vraie, la seule perfection, ce n'est pas de mener tel ou tel genre de vie, c'est de faire la volonté de Dieu ; c'est de mener le genre de vie que Dieu veut, où il veut, et de le mener comme il l'aurait mené lui-même. Lorsqu'il nous laisse le choix à nous-mêmes, alors oui, cherchons à le suivre pas à pas le plus exactement possible, à partager sa vie telle qu'elle a été, comme l'ont fait ses apôtres pendant sa vie et après sa mort : l'amour nous pousse à cette imitation. Si Dieu nous laisse ce choix, cette liberté, c'est précisément parce qu'il veut que nous tendions nos voiles au vent du pur amour et que, poussés par lui, nous « courions à sa suite à l'odeur de ses parfums » (Ct 1,4 LXX) dans une exacte imitation, comme saint Pierre et saint Paul...

     Et si un jour Dieu veut nous tirer, ou pour un temps ou pour toujours, de cette voie si belle et si parfaite, ne nous troublons ni ne nous étonnons pas. Ses desseins sont impénétrables : il peut faire pour nous, au milieu ou à la fin de la carrière, ce qu'il a fait pour le Gérasénien aux débuts. Obéissons, faisons sa volonté..., allons où il voudra, menons le genre de vie que sa volonté nous désignera. Mais partout rapprochons-nous de lui de toutes nos forces et soyons dans tous les états, dans toutes les conditions, comme lui-même y aurait été, s'y serait conduit, si la volonté de son Père l'y avait mis comme elle nous y met.













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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Mar 30 Jan 2018 - 13:55

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Mardi 30 janvier 2018 : Le mardi de la 4e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Mardi 30 janvier)

Sainte Martine, vierge et martyre († 226).

Saint Jean Chrysostome Evêque de Constantinople, Docteur de l'Eglise (+ 407)
Pour approfondir lire aussi :
Saint Jean Chrysostome , Docteur de l'Eglise catholique (345 - 407)

Sainte Bathilde, reine de France et Moniale à Chelles (vers 630-✝ 680).

Saint Mutien Marie Wiaux, Frère des Écoles Chrétiennes (✝ 1917).

Bienheureuse Maria Bolognesi, Laïque et Mystique (1924-1980)


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

"Jésus regagna en barque l’autre rive, et une grande foule s’assembla autour de lui. Il était au bord de la mer.

Arrive un des chefs de synagogue, nommé Jaïre. Voyant Jésus, il tombe à ses pieds et le supplie instamment : « Ma fille, encore si jeune, est à la dernière extrémité. Viens lui imposer les mains pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive. » Jésus partit avec lui, et la foule qui le suivait était si nombreuse qu’elle l’écrasait. Jésus est littéralement envahi par les demandes de guérison. Comme il est beau de regarder la foi de Jaïre. C’est dans le quotidien que Jésus est sollicité, qu’il se révèle et qu’il se manifeste. A chaque rencontre, Jésus propose à son partenaire de faire un pas de plus à partir de là où il se trouve ! Cet homme désespéré tombe aux pieds de Jésus et le supplie de venir guérir sa petite fille. Jésus part avec lui. Il sauve chacun de l’épreuve car il "travaille" sans cesse avec son Père qui agit. Comme il est en route, une femme vient l’agripper, elle se disait : Si je touche son vêtement, je serai guérie ! Tout cela surprend. Pour nous aussi, il s’agit pour notre vie concrète, de la foi en l’amour infini de Dieu. Nous voulons être aimé, être reconnu et nous nous heurtons a un manque de foi. Il nous faut aimer pour avoir foi dans l’amour. Dieu est capable de nous donner un amour qui dépasse toutes les épreuves. Jésus agit pour nous d’une manière étonnante si nous croyons en lui.

Or, une femme, qui avait des pertes de sang depuis douze ans… – elle avait beaucoup souffert du traitement de nombreux médecins, et elle avait dépensé tous ses biens sans avoir la moindre amélioration ; au contraire, son état avait plutôt empiré –… cette femme donc, ayant appris ce qu’on disait de Jésus, vint par-derrière dans la foule et toucha son vêtement.

Elle se disait en effet : « Si je parviens à toucher seulement son vêtement, je serai sauvée. » À l’instant, l’hémorragie s’arrêta, et elle ressentit dans son corps qu’elle était guérie de son mal. Aussitôt Jésus se rendit compte qu’une force était sortie de lui. Il se retourna dans la foule, et il demandait : « Qui a touché mes vêtements ? » Ses disciples lui répondirent : « Tu vois bien la foule qui t’écrase, et tu demandes : “Qui m’a touché ?” » Mais lui regardait tout autour pour voir celle qui avait fait cela. Alors la femme, saisie de crainte et toute tremblante, sachant ce qui lui était arrivé, vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité. Jésus lui dit alors : « Ma fille, ta foi t’a sauvée. Va en paix et sois guérie de ton mal. » On se moque de Jésus quand il demande qui l’a touché ! "Tu demandes qui t’a touché dans cette foule qui te presse !" La femme trouve alors le courage de parler de sa situation, elle qui était mis au rebut de la société à cause de sa maladie ! Jésus peut alors lui parler d’une parole qui les relie où ils se reconnaissent l’un, l’autre. Cette femme sait que Jésus l’a rejointe : "C’est moi," dit-elle. Jésus lui dit : "Va, ta foi t’a sauvée." La foi est reconnue publiquement, elle est appelée à grandir, à être connue , elle donne de pouvoir reprendre place parmi les siens. Cette femme, marquée par cette rencontre, peut aller plus loin, poursuivre son chemin de vie. Jésus ne se rétracte pas à l’annonce de la mort de la jeune fille du chefs de synagogue.

Ils arrivent à la maison du chef de synagogue. Jésus voit l’agitation, et des gens qui pleurent et poussent de grands cris.

Il entre et leur dit : « Pourquoi cette agitation et ces pleurs ? L’enfant n’est pas morte : elle dort. » Mais on se moquait de lui. Alors il met tout le monde dehors, prend avec lui le père et la mère de l’enfant, et ceux qui étaient avec lui ; puis il pénètre là où reposait l’enfant. Il saisit la main de l’enfant, et lui dit : « Talitha koum », ce qui signifie : « Jeune fille, je te le dis, lève-toi ! » Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher – elle avait en effet douze ans. Ils furent frappés d’une grande stupeur. Et Jésus leur ordonna fermement de ne le faire savoir à personne ; puis il leur dit de la faire manger. La nouvelle de la mort de la fillette lui donne d’interpeller cet homme, il l’invite à dépasser le renoncement, et de croire à un possible au-delà, « Ne crains pas, crois seulement. » Alors un chemin de vérité se dessine pour ce chef de synagogue. Savoir vivre, lui aussi, fidèle à ce qui lui advient. Jésus instruit, il se laisse aussi toucher par les gens. Sa parole et ses gestes ouvrent à un dialogue qui entraîne une marche en avant. Il se donne tout entier, avec tout ce qui le constitue. La foi à laquelle Jésus nous appelle, n’est pas une foi qui nous fait sortir de notre quotidien. C’est une foi qui nous donne de l’habiter pleinement, comme pour cet homme, d’aller au-delà de la perte de la mort. Cette femme et cet homme croient encore bien plus en Jésus qui a opéré ces guérisons.


Citation :
Nous demandons à Dieu la grâce de la foi pour que Jésus puisse nous sauver.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Origène (v. 185-253), prêtre et théologien
Homélie 4 sur le Lévitique, PG 12,442-443 (trad. cf SC 286)

« Si je parviens à toucher seulement son vêtement,
je serai sauvée »

À propos de l'offrande des premiers fruits de la terre, la Loi disait : « Tout ce qui y touche se trouvera consacré » (Lv 6,11). Le Christ immolé est le sacrifice unique et parfait, dont tous les sacrifices de l'ancienne Loi étaient le symbole et la préfiguration. Celui qui touche la chair de ce sacrifice est immédiatement sanctifié : s'il est impur, il est purifié ; s'il est blessé, sa blessure est guérie. C'est bien ainsi que l'a compris la femme qui souffrait d'un flux de sang... Parce qu'elle a compris qu'il y avait là en vérité la chair du Saint des Saints, elle s'est approchée. Elle n'ose pas toucher la chair même, car elle n'avait pas encore saisi ce qui est parfait ; mais elle a touché la frange du vêtement qui touchait cette chair très sainte. Et parce qu'elle touchait avec foi, « une force est sortie » de l'humanité du Christ, pour la purifier de son impureté et la guérir de sa maladie...

     Ne crois-tu pas donc que ce texte de la Loi doit s'entendre ainsi : Si quelqu'un touche la chair de Jésus avec les dispositions que nous venons de dire, si avec toute sa foi, toute son obéissance, il s'approche de Jésus comme du Verbe fait chair, celui-là a touché la vraie chair du sacrifice et il est sanctifié.













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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Jeu 1 Fév 2018 - 12:58

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Mercredi 31 janvier 2018 : Le mercredi de la 4e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Mercredi 31 janvier)

Saint Tobie ou Tobias Fils de Tobit, ancien testament


Saints Martyrs et Anargyres CYR et JEAN, et des Saintes Martyres ATHANASIE
et ses filles: THÉODOTE, THÉOCTISTE et EUDOXIE   (4ème s.)


Saint Géminien Evêque de Modène en Italie ( (Cognento, 312 – Modène, 397)

Sainte Ulphe, Ermite (8ème s.)

Saint François-Xavier-Marie Bianchi, Prêtre Barnabite
« Apôtre de Naples » (1743-1815).


Saint Jean (Giovanni) Bosco, Prêtre et Fondateur de la « Congrégation
Salésienne (SDB) » et de l'Institut des « Filles de Marie-Auxiliatrice (FMA) » (1815-1888).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

Sorti de là, Jésus se rendit dans son lieu d’origine, et ses disciples le suivirent.

Le jour du sabbat, il se mit à enseigner dans la synagogue. De nombreux auditeurs, frappés d’étonnement, disaient : « D’où cela lui vient-il ? Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée, et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains ? Jésus revient à Nazareth, dans le berceau de son enfance. Il est le fils de Marie, ses frères et ses sœurs, c’est à dire ses cousins, cousines, sa famille éloignée sont là. Le jour du sabbat, il se rend à la synagogue. Nous pouvons imaginer la joie de Marie sa mère ! Ses compatriotes l’accueillent aussi avec une grande joie. Mais dès que Jésus se met à enseigner, leur étonnement se transforme en rejet. Ils sont « profondément choqués à cause de Lui. » Pour eux, Jésus n’est que le charpentier du village, le fils de Marie… Comment regarder Jésus qui vient dans notre quotidien. Le recevoir dans sa mission d’évangélisation dans notre vie n’est pas aisé ! Sa Parole change notre vie, elle actualise le Don de Dieu pour aujourd’hui. Si Jésus n’est pas reçu, Dieu est absent de notre quotidien, c’est comme avant. Là, « Jésus ne pouvait accomplir aucun miracle. » Pour que Dieu puisse agir, il faut nous mettre à l’école de l’Esprit Saint, et grandir dans la foi. Si nous manquons de Foi, Jésus ne peut pas agir. L’œuvre de Dieu est proportionnée à notre foi ; Nous prions alors : « Je crois Seigneur, mais viens au secours de mon peu de Foi ! » Cette prière est toujours très actuelle.

N’est-il pas le charpentier, le fils de Marie, et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon ? Ses sœurs ne sont-elles pas ici chez nous ? » Et ils étaient profondément choqués à son sujet.

A l’étonnement, au rejet des nazaréens, répond un autre étonnement, celui de Jésus devant leur manque de foi. Deux attitudes humaines étonnent Jésus, la foi sans faille du centurion, le manque de foi manifesté ici. Si nous défendons une vérité de foi qui va à l’encontre de l’opinion générale, nous rencontrons mépris et critique au sein de notre propre communauté. Regarder le passé comme immuable, alors que tout a changé autour de nous, nous établi dans une fausse sécurité. Des lors plus rien ne bougera, la mort sera installée. Nous entendons quelquefois : « Cela fait quinze ans que je vis avec cette personne, c’est toujours la même chose, rien ne peut bouger ! » Il nous faut grandir dans l’Esprit Saint qui fait toute chose nouvelle. Alors nous allons pouvoir nous émerveiller ! La parole de Dieu ouvre nos yeux pour la construction du Royaume de Dieu.

Jésus leur disait : « Un prophète n’est méprisé que dans son pays, sa parenté et sa maison. » Et là il ne pouvait accomplir aucun miracle ; il guérit seulement quelques malades en leur imposant les mains.

Et il s’étonna de leur manque de foi. Jésus parcourait les villages d’alentour en enseignant. Dieu se sert souvent des personnes de notre entourage pour nous transmettre l’Evangile. Il nous est difficile d’accepter leur témoignage. Dieu nous parle par nos proches à des moments importants de notre vie, il nous faut l’accueillir. Lorsque nous écoutons un inconnu, « venu d’ailleurs, » nous annoncer une chose extraordinaire, même si ce qu’il dit ne repose pas sur un fondement réel, nous l’écoutons ! Les égarements de notre nature arrêtent l’action de Dieu. Nous trouvons nous aussi dans notre vie le doute et le manque de foi. Nos actions sont le fruit de nos pensées et non de l’Esprit Saint. Jésus nous donne son Esprit Saint pour ouvrir notre cœur. Aimés, choisis de Dieu, nous sommes comblés par Dieu qui veut que nous lui fassions une confiance infinie. Dans sa miséricorde infinie il nous donne les moyens de progresser dans notre vie pour hâter la venue du Règne. Mû par l’Esprit, nous sommes en constante progression, l’Esprit-Saint agit sans cesse au milieu de nous et à travers nous.


Citation :
Nous demandons la grâce d’une grande foi pour nous laisser renouveler par la parole de Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Traité sur l'Évangile de saint Jean 25, fin 15.16 (tr. alt. Tournay)

« N'est-il pas le charpentier ? »

Si l'orgueil nous a fait sortir, l'humilité nous fera rentrer... Comme le médecin, après avoir établi un diagnostic, traite le mal dans sa cause, toi, guéris la source du mal, guéris l'orgueil ; alors il n'y aura plus de mal en toi. Pour guérir ton orgueil le Fils de Dieu est descendu ; il s'est fait humble. Pourquoi t'enorgueillir ? Pour toi Dieu s'est fait humble. Tu rougirais peut-être d'imiter l'humilité d'un homme ; imite au moins l'humilité de Dieu. Le Fils de Dieu s'est fait humble ; il est venu dans l'homme. On t'ordonne, à toi, d'être humble ; on ne te demande pas de devenir une bête. Dieu, lui, s'est fait homme. Toi, homme, connais que tu es homme ; toute ton humilité consiste à te connaître.

     Écoute Dieu qui t'enseigne l'humilité : « Je ne suis pas venu faire ma volonté, mais la volonté de celui qui m'a envoyé » (Jn 6,38). Je suis venu, humble, enseigner l'humilité, comme un maître d'humilité. Celui qui vient à moi s'incorpore à moi ; il devient humble. Celui qui adhère à moi sera humble ; il ne fait pas ma volonté, mais celle de Dieu. Aussi ne sera-t-il pas jeté dehors (Jn 6,37), comme lorsqu'il était orgueilleux.













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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Jeu 1 Fév 2018 - 14:14

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Jeudi 01 février 2018 : Le jeudi de la 4e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Jeudi 01 février)

Saintes Perpétue et Félicité, Martyres d'Afrique du Nord († 203).

Saint Tryphon, Martyr (244)

Sainte Brigitte de Kildare, Abbesse en Irlande, Co-Patronne de l'Irlande (✝ 523).

Saint Sigebert III Fils de Dabogert I (+ 656)

Bienheureux Louis (Luigi) Variara, Prêtre et Fondateur de la Congrégation
des « Filles des Très Saints Cœurs de Jésus et de Marie » (1875-1923).


Bienheureuse Candelaria de San José (Susana Paz Castillo Ramírez), Religieuse et
Co-Fondatrice des « Hermanas Carmelitas Venezolanas » (1863-1940).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

« Il appela les Douze ; alors il commença à les envoyer en mission deux par deux. Il leur donnait autorité sur les esprits impurs, »

et il leur prescrivit de ne rien prendre pour la route, mais seulement un bâton ; pas de pain, pas de sac, pas de pièces de monnaie dans leur ceinture. « Mettez des sandales, ne prenez pas de tunique de rechange. » Pour « la première fois, » Jésus envoie les Apôtres en Mission. Celui qui reçoit cet « envoi » est d’abord appelé. C’est un appelé avec ses frères car ils sont envoyé « deux par deux, » annoncer l’amour infini du Père. Dieu nous a fait connaître « le mystère de sa volonté, » le plan d’amour longtemps caché et maintenant dévoilé dans le Christ Jésus. Pour que soit annoncé cet amour, il faut que nous le vivions comme Jésus l’a vécu. Dieu nous fait don de sa grâce, il nous fait entrer dans son amitié, alors que nous sommes pécheurs. Notre Père nous offre, en son Fils Bien Aimé, le pardon de nos fautes. Quel que soit le fardeau de nos misères, quels que soient l’échec ou la fragilité de notre vie spirituelle, il est là. Quelles que soient les ombres de notre vie familiale et communautaire, il nous sauve. Ce projet de salut pour chacun de ses enfants, pour le monde, c’est Dieu qui l’a formé, et nous sommes concernés par cet envoi des Apôtres en mission.

Il leur disait encore : « Quand vous avez trouvé l’hospitalité dans une maison, restez-y jusqu’à votre départ.

Si, dans une localité, on refuse de vous accueillir et de vous écouter, partez et secouez la poussière de vos pieds : ce sera pour eux un témoignage. » Le message de l’amour infini de Dieu est annoncé par les Apôtres. Il leur donne le pouvoir de l’amour infini de Dieu. Cet amour est lumière pour la vie de ceux qui le reçoivent. Partout où la lumière arrive, les ténèbres se dispersent. Là où la vie se répand, la mort recule. Partout où l’amour se donne la haine perd du terrain. Cet envoi est l’actualisation de la victoire de l’amour de Jésus sur la Croix. « Ils partirent et proclamèrent qu’il fallait se convertir… » Au baptême, l’Esprit du Seigneur nous a marqué d’un sceau invisible à nos yeux de chair. L’Esprit Saint reconnaîtra toujours son empreinte en nous. Il atteste à l’intime de nous-mêmes que nous sommes l’enfant de Dieu, que nous héritons de Dieu la vie qu’il donne. L’Esprit Saint est en nous, il imprime l’élan notre existence. C’est notre foi, nous savons d’où nous venons, et nous savons où Dieu nous mène. Ainsi, toute assurance nous est permise, l’amour infini de Dieu s’incarne en chacun et prend corps dans la communauté en ayant pris cœur dans notre vie.

"Ils partirent, et proclamèrent qu’il fallait se convertir.

Ils expulsaient beaucoup de démons, faisaient des onctions d’huile à de nombreux malades, et les guérissaient. Le missionnaire du Christ est un homme léger, qui n’a pas le temps de s’installer, pressé, parce qu’il est porteur pour le monde d’un message de conversion. C’est donc un croyant, qui a accepté pour toujours la loi de l’exode. La foi est une sécurité, pour ceux qui acceptent le projet de Dieu qui assure la paix. Les Apôtres sont devenus une « créature nouvelle » grâce à Jésus, l’Envoyé de Dieu. Ils ont revêtus le Christ et désormais ils annoncent le Christ et son amour infini. Ce travail de conversion est toujours à faire pour nous ! Un changement fondamental est ainsi annoncé et proposé à l’humanité. C’est le mystère de tout notre être qui reçoit le message, qui s’en nourrit et qui devient message. La nouvelle alliance est une relation d’amour, c’est un cœur qui accueille un autre cœur. Ce mystère de transformation se produit dans l’intimité la plus grande, dans la nuit de la foi. C’est le mystère de notre origine dans le Christ. Nous sommes les serviteurs du Fils et de l’Esprit-Saint, envoyés par le Père et nous sommes à l’œuvre dans le monde pour annoncer la Bonne Nouvelle de notre salut.


Citation :
Nous demandons la grâce de vivre de ce renouvellement en Dieu. »


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Vénérable François Libermann (1802-1852), fondateur de la Congrégation du Saint-Esprit
Lettres spirituelles (tome IV, p. 458-462)

Exhortation à des missionnaires : « Ne rien emporter pour la route »

Pour vivre de la vie d'hommes apostoliques, vous avez besoin d'une bien grande abnégation de vous-mêmes... Ce qu'il faut, c'est de conserver son âme dans la paix, dans la gaieté, au milieu des privations continuelles et fortement senties, non seulement dans les privations corporelles qui sont assez faciles à supporter, mais dans les privations spirituelles ou morales. Celles-ci sont bien plus pénibles, attristent, troublent, découragent une âme faible et attachée à elle-même ; elles donnent un courage, une sérénité et une vigueur toute nouvelle à une âme forte, par une solide abnégation à elle-même et par un attachement parfait à Dieu seul...

     Si vous saviez quelle est la valeur de la patience parmi les vertus apostoliques, vous vous emploieriez de toutes les puissances de votre âme pour l'obtenir. Si vous savez maintenant patienter, vous êtes sûrs du succès et d'un succès solide et stable... Les herbes qui croissent vite acquièrent peu de développement et se détruisent promptement. Les arbres dont la croissance est lente, deviennent grands et puissants et durent des siècles. S'il vous arrive jamais d'avoir dans une mission un succès prompt et facile, tremblez pour cette mission ; lorsque, au contraire, elle demande du temps et offre des difficultés, augurez-en bien, si vous sentez en vous-mêmes la force et la persévérance d'une sainte patience... Si vous avez la patience, vous êtes sûrs d'acquérir cette prudence, cette sagesse de Dieu dans votre conduite et vos entreprises.  













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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Ven 2 Fév 2018 - 15:46

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Vendredi 02 février 2018 : Fête de la Présentation du Seigneur au Temple.


Les saints du jour (Vendredi 02 février )

Saint Corneille le centurion (Ier siècle)

Saint Laurent de Cantorbery Premier successeur de saint Augustin
de Cantorbery (+ 619)


Sainte Catherine de Ricci, Vierge, Mystique, Prieure des Dominicaines
de Prato (1522-1590).


Sainte Jeanne de Lestonnac, Fondatrice de la Compagnie
de Marie Notre-Dame (✝ 1640).


Saint Jean-Théophane Vénard Missionnaire, martyr au Tonkin (+ 1861)

Bienheureuse Maria Domenica Mantovani, Vierge, Co-Fondatrice de
l'Institut des « Petites Sœurs de la Sainte-Famille » (1862-1934).


Vénérable François Libermann, Juif converti, Prêtre, Fondateur de la Société
du Saint Cœur de Marie fusionnant ensuite avec la Congrégation du Saint-Esprit (1802✝ 1852).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

« Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, selon ce qui est écrit dans la Loi : Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur. »

Ils venaient aussi offrir le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur : un couple de tourterelles ou deux petites colombes. Dans la foule anonyme du Temple, un vieillard et un tout jeune foyer se retrouvent. Marie serre Jésus dans ses bras, et Joseph apporte l’offrande des pauvres : deux jeunes colombes. Siméon, un homme de foi, d’amour et d’espérance est envoyé par l’Esprit au-devant du Messie. C’est un homme d’Esprit, pleinement « ajusté » au vouloir de Dieu. Il reçoit l’Enfant Jésus : C’est la nouvelle alliance dans les bras de l’ancienne. Marie et Joseph suivent les exigences du premier testament, mus par l’Esprit Saint. Voilà réalisée la première rencontre de Jésus avec son peuple. Cette rencontre se réalise dans la Liturgie d’une manière surprenante. Marie porte l’enfant, comme nous portons nos « cierges allumés, » signes de notre Baptême. Jésus est la Lumière du monde. Marie, habitée par l’Esprit Saint, le serre sur son cœur. Il est ce « petit » qu’elle aime plus que tout, qui vient à la rencontre de son Peuple qui attendait la consolation d’Israël. L’Esprit Saint, par l’intermédiaire de Siméon, est donné à son Peuple qui en est transformé, illuminé, à la grande surprise de Marie et de Joseph. Tous sont dans l’émerveillement.

« Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon. C’était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d’Israël, et l’Esprit Saint était sur lui. »

Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur. Sous l’action de l’Esprit, Syméon vint au Temple. Siméon, l’enfant au creux du bras, se met à bénir Dieu. L’Esprit, illuminant sa prière, dévoile le destin de l’Enfant et celui de sa Mère. Pour lui-même, le vieillard parle de départ et de paix. Pour l’Enfant, Siméon annonce un destin universel : il sera le salut de tous les peuples. Tous les hommes seront éclairés par la lumière qui émane de cet Enfant. L’irruption de cette lumière tracera une frontière entre l’assentiment et le refus de Dieu. Face à Jésus vrai Dieu et vrai homme, un discernement s’imposera à tout homme à qui se révélera le fond de son cœur, la pente secrète de sa liberté. Le contact avec cet Enfant transforme le vieillard ; « Mes yeux ont vu ton salut. » Ce vieillard, mu par l’Esprit Saint, a découvert le Secret. Quand nous entrons dans l’Église avec notre petit cierge allumé, nous nous souvenons de notre Baptême. Jésus est cette lumière que nous resplendissons. Nous nous réchauffons à sa chaleur, elle illumine notre visage.

« Au moment où les parents présentaient l’enfant Jésus pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait, Syméon reçut l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant : Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole."

Car mes yeux ont vu le salut que tu préparais à la face des peuples : lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël. » Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère : « Voici que cet enfant provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de contradiction et toi, ton âme sera traversée d’un glaive : ainsi seront dévoilées les pensées qui viennent du cœur d’un grand nombre. Un grand étonnement passe dans le regard de Marie, un glaive traversera sa vie ; l’épreuve révélera le fond des cœurs. Le sort de la mère, est lié à l’Enfant, le sort de l’épouse, est lié à l’Époux. Marie, entre dans les mystères douloureux de Jésus, elle va le chérir plus encore. Elle aime Celui-là qui va l’entraîner avec Lui, au salut du monde. Elle est la Mère de Compassion qui le suivra partout, comme l’épouse suit l’Agneau partout où il va. Nous nous sentons si fragile, entre le don et le refus, entre l’abandon et l’inquiétude. Nous avons trouvé la lumière pour nos pas et la paix que Dieu nous demande de porter au monde. Gardons et portons l’Enfant Jésus, c’est lui qui nous conduit. Jésus présenté au Temple, ouvre un chemin de libération au monde, il vient nous sauver.


Citation :
Nous demandons la grâce de suivre Jésus et l’aimer.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Sophrone de Jérusalem (?-639), moine, évêque
Homélie pour la fête des lumières ; PG 87c, 3291
(trad. bréviaire 2 février, rev. ; cf Orval)


« Moi qui suis la lumière, je suis venu dans le monde pour que
celui qui croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres »
(Jn 12,46)

Allons à la rencontre du Christ, nous tous qui honorons et vénérons son mystère avec ferveur, avançons vers lui de tout notre cœur. Que tous sans exception participent à cette rencontre, que tous y portent leurs lumières. Si nos cierges donnent un tel éclat, c'est d'abord pour montrer la splendeur divine de celui qui vient, celui qui fait resplendir l'univers et l'inonde d'une lumière éternelle qui repousse les ténèbres du mal. C'est aussi et surtout pour manifester avec quelle splendeur de notre âme, nous-mêmes devons aller à la rencontre du Christ. De même, en effet, que la Mère de Dieu, la Vierge très pure, a porté dans ses bras la lumière véritable à la rencontre de « ceux qui gisaient dans les ténèbres » (Is 9,1 ;Lc 1,79), de même, illuminés par ses rayons et tenant en mains une lumière visible pour tous, hâtons-nous à la rencontre du Christ.

     C'est évident : puisque « la lumière est venue dans le monde » (Jn 1,9) et l'a illuminé alors qu'il baignait dans les ténèbres, puisque « le Soleil levant qui vient d'en haut nous a visités » (Lc 1,78), ce mystère est le nôtre... Courons donc ensemble, allons tous à la rencontre de Dieu... Soyons-en tous illuminés, mes frères, soyons-en tous resplendissants. Que nul d'entre nous ne demeure à l'écart de cette lumière, comme un étranger ; que nul ne s'obstine à rester plongé dans la nuit. Avançons plutôt vers la clarté ; marchons, illuminés, à sa rencontre et recevons avec le vieillard Syméon cette lumière glorieuse et éternelle. Avec lui, exultons de tout notre cœur et chantons une hymne d'action de grâce à Dieu, Père de la lumière (Jc 1,17), qui nous a envoyé la clarté véritable pour nous tirer des ténèbres et nous rendre resplendissants.

     Le salut de Dieu, « qu'il a préparé à la face de tous les peuples » et qu'il a manifesté pour notre gloire de nouvel Israël, voilà que « nous l'avons vu » à notre tour (Lc 2,30s), grâce au Christ. Et aussitôt nous avons été délivrés de la nuit de notre péché, comme Syméon a été délivré des liens de la vie présente en voyant le Christ.













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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Sam 3 Fév 2018 - 17:58

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Samedi 03 février 2018 : Le samedi de la 4e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Samedi 03 février )

Sainte Anne de Jérusalem Nouveau Testament : Prophétesse,
fille de Phanuel


Saint Syméon le Théodoque (1er s.)

Saint Blaise de Sébaste, Évêque et martyr en Arménie († v. 320).

Saint Anschaire, Évêque de Hambourg et de Brême (801-✝ 865).

Sainte Claudine Thévenet, Fondatrice de la Congrégation
des Sacrés-Cœurs de Jésus et de Marie (1774-✝ 1837).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

"Les Apôtres se réunirent auprès de Jésus, et lui annoncèrent tout ce qu’ils avaient fait et enseigné."

Il leur dit : « Venez à l’écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu. » De fait, ceux qui arrivaient et ceux qui partaient étaient nombreux, et l’on n’avait même pas le temps de manger. Les apôtres se réunirent auprès de Jésus après leur mission. Ils ont contemplé comment Jésus agissait, comment son amour débordait en acte de guérison. Ils ont fait comme Jésus, l’amour est sorti de leurs mains et de leurs cœurs, leur joie déborde ! Ils pouvaient être fatigués, mais l’Esprit Saint passait par eux, et ils étaient donnés aux foules. Ils guérissaient comme Jésus, ils chassaient les démons comme lui. Le repos des disciples sera de faire comme Jésus, de dire comme lui et d’être comme Jésus. Le fait de voir Jésus ému de pitié pour cette foule et de l’enseigner repose les apôtres. C’est une source qui jaillit dans le désert, qui fait tout refleurir. Ils reviendront toujours auprès de Jésus après leur mission, ils le contempleront agissant en eux et faisant des guérisons. Nous rendons grâce à Dieu d’être ses envoyés dans le monde. Le lieu du repos de Dieu, c’est l’expérience de son amour. Faire l’expérience de l’amour infini du cœur de notre Père comme Jésus, est le plus grand repos.

Alors, ils partirent en barque pour un endroit désert, à l’écart.

Les gens les virent s’éloigner, et beaucoup comprirent leur intention. Alors, à pied, de toutes les villes, ils coururent là-bas et arrivèrent avant eux. Jésus annonce la parole à partir de notre bouche aujourd’hui encore ! Nous devenons sa parole. Jésus va soigner et guérir par nos mains. Il sera le salut par nous, continuant son œuvre d’amour par nous ! C’est ainsi que nous demeurons dans son repos. Le repos des disciples, c’est Jésus lui-même, qui vit pleinement de son Amour infini. Vivre de foi, d’espérance et d’amour, demeurer dans le Christ est le repos du disciple. Jésus, entouré de tout le peuple des affamés, des assoiffés, des gens qui souffrent, monte sur la montagne pour contempler son Père. Les apôtres aussi sont entourés par un peuple d’affamés, d’assoiffés et de souffrants qui viennent à Jésus. Le Peuple a vraiment pris sa place dans le cœur de Jésus. Cette place leur est donnée par Dieu pour qu’il y resplendisse de sa lumière et de son amour.

"En débarquant, Jésus vit une grande foule."

Il fut saisi de compassion envers eux, parce qu’ils étaient comme des brebis sans berger. Alors, il se mit à les enseigner longuement. Les gens qui les virent s’éloigner, ont devancé la barque ! La foule est immense et ses besoins sont grands. Jésus instruit cette foule, c’est le repos des disciples ; Jésus donnant à manger à cette foule, c’est le repos des disciples. La gloire de Dieu c’est Jésus qui nous sauve. Dans le même mouvement d’amour où il nous sauve, Jésus rend gloire à son Père. La gloire des disciples est de faire la même œuvre que Jésus. Au cœur du mystère Pascal, le repos de Jésus se donne : « Par lui, avec lui et en lui, à toi Dieu le Père, tout honneur et toute gloire. » Près de Jésus, nous chantons les merveilles de Dieu. Le septième jour, Dieu se reposa. Il fait éclater son amour sur toutes les œuvres qu’il avait faites. « Tu les regardas, et tu les enveloppas de beauté, » dit saint Jean de la Croix. Entrer dans le regard de Dieu, dans la contemplation du Dieu vivant, est le plus grand repos.


Citation :
Nous demandons la grâce d’être saisis de pitié comme Jésus.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Jean-Marie Vianney (1786-1859), prêtre, curé d'Ars
Pensées choisies du saint Curé d'Ars (J. Frossard, Eds Téqui, p. 21-23, rev.)

D'abord s'instruire (Jn 12,46)

Mes enfants, ce n'est pas peu de chose que la Parole de Dieu ! Les premiers mots de notre Seigneur à ses Apôtres furent ceux-ci : « Allez et instruisez » pour nous faire voir que l'instruction passe avant tout. Qu'est-ce qui nous a fait connaître notre religion ? Ce sont les instructions que nous avons entendues. Qu'est-ce qui nous donne l'horreur du péché, nous fait percevoir la beauté de la vertu, nous inspire le désir du ciel ? Les instructions.

     Mes enfants pourquoi est-on si aveugle et si ignorant ? Parce qu'on ne fait point cas de la Parole de Dieu. Avec une personne instruite, il y a toujours de la ressource. Elle a beau s'égarer dans toutes sortes de mauvaises voies, on peut toujours espérer qu'elle reviendra au Bon Dieu tôt ou tard, quand ce ne serait qu'à l'heure de la mort. Au lieu qu'une personne qui n'est pas instruite de sa religion est comme un malade à l'agonie ; elle ne connaît ni la grandeur du péché, ni la beauté de son âme, ni le prix de la vertu ; elle se traîne de péché en péché. Une personne instruite a toujours deux guides qui marchent devant elle : le conseil et l'obéissance.













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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Sam 3 Fév 2018 - 18:57

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Dimanche 04 février 2018 : Cinquième dimanche du temps ordinaire


Les saints du jour (Dimanche 04 février )

Sainte Véronique, femme ayant essuyé le visage du Christ
montant au Golgotha (1er s.).


Saint Isidore de Peluse (+ 449)

Saint Raban Maur, Abbé de Fulda et Archevêque de Mayence (✝ 856).

Saint Gilbert de Sempringham Fondateur de l'ordre des Gilbertins (+ 1189)

Sainte Jeanne de Valois, reine et Fondatrice de l’Ordre des Annonciades († 1505).

Bienheureux Marie-Eugène de l'Enfant-Jésus (Henri Grialou), Prêtre et
Fondateur de l'Institut séculier Carmélitain Notre-Dame de Vie (1894-1967).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

« Aussitôt sortis de la synagogue, ils allèrent, avec Jacques et Jean, dans la maison de Simon et d’André. »

Or, la belle-mère de Simon était au lit, elle avait de la fièvre. Aussitôt, on parla à Jésus de la malade. Jésus s’approcha, la saisit par la main et la fit lever. La fièvre la quitta, et elle les servait.  C’est parce qu’il se livre totalement au Père, dans sa prière silencieuse, que Jésus se laisse prendre par tous ceux et toutes celles qui le réclament. C’est parce qu’il vit dans le Père qu’il peut, sans lassitude, s’en aller ailleurs chaque jour. Dans la mesure où grandit notre union de vie avec le Christ vivant, il remodèle notre vie et notre cœur selon cette double communion qui était pour lui l’expression spontanée de son être de Médiateur : la communion avec le Père et la communion avec les frères et les sœurs. Avec ardeur, Jésus prend la main de la Belle-Mère de Simon pour la remettre debout. C’est l’Évangile, la Bonne Nouvelle pour cette femme qui reprend ses occupations dans la joie, dans la santé retrouvée, heureuse de faire à nouveau son service. Nous contemplons le visage de Jésus, son regard d’Amour pour tous, nous laissons son visage se refléter sur notre visage. Nous avons été baptisés dans le Christ, nous sommes habités par son Esprit Saint, notre souhait le plus intime est de devenir son disciples.

"Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous ceux qui étaient atteints d’un mal ou possédés par des démons."

La ville entière se pressait à la porte. Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies, et il expulsa beaucoup de démons ; il empêchait les démons de parler, parce qu’ils savaient, eux, qui il était. Dans la paix de Dieu, dans la rumeur du monde : notre solitude, comme celle du Christ, est « solitude sonore, » toute en écho du silence de Dieu, toute en résonance du monde à sauver. Et c’est le même Esprit, qui nous fait à tout instant, retomber en prière et qui ranime la flamme des charismes de notre confirmation, nous donnant de grandir comme fils et filles de l’Eglise. Nous aussi, nous sommes avec Jésus, partout où Jésus va pour sauver : C’est l’ailleurs de la mission universelle que l’on rejoint par une vie toute livrée à l’Amour. Jésus est mis en présence des malades, des hommes possédés par des esprits mauvais, il les guérit et il les sauve. Notre humanité vit des situations difficiles : Pour beaucoup, le soir n’en finit pas, nous sommes envahis de cauchemars jusqu’à l’aube. « A peine couché je me dis quand pourrai-je me lever. Et à l’aube, la journée est une corvée, nous n’y gagnons que du néant. » Jésus porte cette humanité dans sa prière et dans son cœur. Toute la vie de Jésus est enveloppée du regard du Père qui a vu la misère de son peuple. Le Père envoie Jésus dans son peuple et Jésus nous envoie au milieu de son peuple, nourris de son Corps et de son Sang pour « Le » devenir, le resplendir au milieu du monde. Jésus veut nous remettre debout pour que nous puissions marcher sur ses chemins.

« Le lendemain, Jésus se leva, bien avant l’aube. Il sortit et se rendit dans un endroit désert, et là il priait."

Simon et ceux qui étaient avec lui partirent à sa recherche. Ils le trouvent et lui disent : « Tout le monde te cherche. » Jésus leur dit : « Allons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame l’Évangile ; car c’est pour cela que je suis sorti. » Et il parcourut toute la Galilée, proclamant l’Évangile dans leurs synagogues, et expulsant les démons. Authentiquement homme lorsqu’il est seul devant Dieu ; réelle­ment Fils de Dieu lorsqu’il est perdu dans la foule des hommes, c’est le même Jésus de Nazareth qui se retire, très tôt le matin, dans un lieu désert, pour éveiller l’aurore, pour accueillir, tourné vers Dieu, la lumière du nouveau jour, et qui élargit chaque jour le champ de sa mission et de son témoignage. C’est le rythme du Fils de Dieu, c’est ainsi qu’il vit intensément son union avec le Père qui l’envoie et la solidarité avec les hommes qu’il vient sauver. Apres une activité harassante au service des malades et des possédés, Jésus vit une longue prière en solitude. Nous savons combien la prière de Jésus est importante. Là, il reflète le visage du Père, l’amour infini de son cœur pour l’humanité dans la douleur. Pour lui, se lever bien avant l’aube, c’est servir l’humanité avec tellement d’amour. Ce service d’amour de Jésus, ce service de la prière, il nous demande de l’accomplir, il est fondamental. La vie de Jésus est toute intérieure, c’est une réalité d’amour. Jésus est passé comme un feu : « Je suis venu allumer un feu sur la terre et quelle n’est pas mon ardeur jusqu’à ce qu’il brûle ! » Nous sommes devenus ses enfants de lumière qui avec lui brûlent d’Amour. « Partons ailleurs dans les villages voisins. »


Citation :
Nous demandons la grâce de contempler Jésus enflammé d’amour pour nous.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Bernard (1091-1153), moine cistercien et docteur de l'Église
Sermon 1 pour l'Avent, 7-8 (trad. Orval)

« Jésus la prit par la main et la fit lever »

Quelle condescendance de Dieu qui nous cherche, et quelle dignité de l'homme ainsi recherché ! ... « Qu'est-ce donc que l'homme, Seigneur, pour en faire si grand cas, pour fixer sur lui ton attention ? » (Jb 7,17) Je voudrais bien savoir pourquoi Dieu a voulu venir lui-même à nous et pourquoi ce n'est pas plutôt nous qui sommes allés à lui. Car c'est notre intérêt qui est en cause.

Ce n'est pas l'habitude des riches d'aller chez les pauvres, même quand ils ont l'intention de leur faire du bien. C'était à nous qu'il convenait d'aller vers Jésus. Mais un double obstacle nous en empêchait : nos yeux étaient aveugles et lui habite une lumière inaccessible ; nous gisions paralysés sur notre grabat, incapables d'atteindre la grandeur de Dieu. C'est pourquoi notre très bon Sauveur et le médecin de nos âmes est descendu de sa hauteur et a tempéré pour nos yeux malades l'éclat de sa gloire. Il s'est revêtu comme d'une lanterne, je veux dire de ce corps lumineux et pur de toute souillure qu'il a assumé.













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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Dim 4 Fév 2018 - 20:10

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Lundi 05 février 2018 : Le lundi de la 5e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Lundi 05 février )

Le Patriarche Jacob

Sainte Agathe de Catane, vierge et martyre en Sicile (✝ 251).

Saint Jésus Mendez Montoya, Prêtre et martyr au Mexique (1880-✝ 1928).


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

"Après la traversée, abordant à Génésareth, ils accostèrent."

Jésus parcourt les villes et les villages guérissant les malades et expulsant les démons. Il voit l’urgence de secourir ces personnes. Il se met à leur service, en s’oubliant lui-même. Sa mission est de redonner aux malades la santé du corps et de l’âme. Il cherche à rétablir en chacun l’équilibre perdu à cause du péché. Quiconque s’approche de lui expérimente comme une création nouvelle de tout son être. C’est la merveilleuse réalité de celui qui expérimente Jésus en sa personne, à travers la grâce. Il est nécessaire chaque jour, de nous approcher de lui, la source de la vie, afin de ne pas nous laisser gagner par la routine, la lassitude et le désespoir. Ce sont les pauvres et les petits qui entrent les premiers dans le Royaume de Dieu. Nous sommes heureux de cette révolution incroyable que Jésus est venu apporter au monde. Dieu est l’ami des pauvres et des petits, des malades et des pécheurs. Jésus réveille notre vie et nous lui rendons grâce pour ses merveilles. Nous sortons du tourbillon quotidien et nous contemplons tout ce qui nous est donné. La variété de tout ce que Jésus fait est impressionnante.

"Ils sortirent de la barque, et aussitôt les gens reconnurent Jésus : ils parcoururent toute la région, et se mirent à apporter les malades sur des brancards là où l’on apprenait que Jésus se trouvait."

Toucher Jésus aujourd’hui, consiste à le toucher par sa Parole, par les sacrements, dans la foi, comme on le touchait physiquement alors. Aujourd’hui, nous avons les mêmes possibilités de toucher Jésus que les foules qui le suivaient en Palestine. Nous jouissons des dons de Dieu qui nous permettent de le toucher avec une intimité et une proximité que n’avaient pas les disciples d’alors. La présence de Dieu pour nous est la présence consolatrice de Jésus dans l’Eucharistie, par la grâce sacramentelle. Tous les malheureux dont l’Évangile nous parle n’avaient pas accès au Temple à cause de leurs infirmités ! Dans le rayonnement de Jésus, toute personne se sent reconnue, aimée. Au cœur de la création, « l’homme et la femme » sont la réalité la plus merveilleuse que Dieu a faite dans cet univers si beau. Quand nous sommes passés par l’épreuve et le manque, nous sommes plus présents à la création et nous sommes plus présents les uns aux autres, à l’essentiel ! Seigneur Jésus, je sais que Tu es proche de moi, que Tu es présent dans ma vie, et que Tu peux me guérir, de mes faiblesses, de mes complexes, de tous mes maux. Donne-moi une foi simple et spontanée qui cherche sans cesse à te toucher par tous les moyens que Tu nous as donnés.

"Et dans tous les endroits où il se rendait, dans les villages, les villes ou les campagnes, on déposait les infirmes sur les places. Ils le suppliaient de leur laisser toucher ne serait-ce que la frange de son manteau. Et tous ceux qui la touchèrent étaient sauvés."

Il nous faut toucher au moins la frange de son manteau pour être guéri. Il est dit clairement : « Tous ceux qui le touchaient étaient sauvés. » Nous rendons grâce au Créateur, et à Jésus qui nous le manifeste, devant toutes les merveilles de la Création. L’action de grâce ne finit plus. Jésus nous fait savoir que le Temple Saint est désormais son Corps, et nous savons que nous sommes le temple de Dieu. Nous demandons la grâce de retrouver et de contempler en Jésus la Force de Dieu qui nous sauve. La manière de toucher Jésus, c’est la prière, la méditation, le contact assidu avec lui dans les sacrements. Aujourd’hui, Jésus nous donne son Corps et son Sang pour que nous ayons la Vie. La personne humaine, nourrie de l’Eucharistie, est devenue Présence de Dieu. Les moments difficiles de notre existence sont reconnus comme précieux, car ils nous mettent devant la Passion de Jésus, la réalité de l’amour infini qui nous est donnée. Dieu, en nous guérissant, nous remet au cœur de la création qui est si merveilleuse.


Citation :
Nous demandons la grâce de contempler Jésus enflammé d’amour pour nous.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Sainte Thérèse d'Avila (1515-1582), carmélite, docteur de l'Église
Le Chemin de la perfection, ch. 34 (trad. Seuil 1961, p. 201 ; cf OC, Cerf 1995, p. 833)

« Tous ceux qui le touchaient étaient sauvés »

Quand Jésus était en ce monde, le simple contact de ses vêtements guérissait les malades. Pourquoi douter, si nous avons la foi, qu'il ne fasse encore des miracles en notre faveur quand il est si intimement uni à nous dans la communion eucharistique ? Pourquoi ne nous donnera-t-il pas ce que nous lui demandons puisqu'il est dans sa propre maison ? Sa Majesté n'a pas coutume de mal payer l'hospitalité qu'on lui donne en notre âme, si on lui fait bon accueil. Éprouvez-vous de la peine de ne pas contempler notre Seigneur avec les yeux du corps ? Dites-vous que ce n'est pas ce qui vous convient actuellement...

     Mais dès que notre Seigneur voit qu'une âme va profiter de sa présence, il se découvre à elle. Elle ne le verra pas, certes, des yeux du corps, mais il se manifestera à elle par de grands sentiments intérieurs ou par bien d'autres moyens. Restez donc avec lui de bon cœur. Ne perdez pas une occasion aussi favorable pour traiter de vos intérêts que l'heure qui suit la communion.













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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Lun 5 Fév 2018 - 18:58

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Mardi 06 février 2018 : Le mardi de la 5e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Mardi 06 février )

Sainte Dorothée (vierge) et Saint Théophile (avocat), Martyrs († 304).

Saint Amand d'Elnone Evêque de Maastricht (+ 679)

Saint Photios le Grand, le Confesseur, Patriarche de Constantinople (+ 891).

Saint Paul Miki et ses compagnons martyrs au Japon (✝ 1597).

Bienheureuse Maria Theresia Bonzel, Religieuse et Fondatrice des :
« Sœurs Franciscaines de l'Adoration Perpétuelle » (1830-1905).


Vénérable Marthe Robin, vierge, Mystique stigmatisée et Fondatrice
de l'Association des Foyers de Charité, « victime » offerte pour l’Amour de Dieu (1902-1981).




Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

"Jésus leur dit : Isaïe a bien prophétisé de vous, hypocrites, ainsi qu’il est écrit : Ce peuple m’honore des lèvres ; mais leur cœur est loin de moi."

"Les Pharisiens et quelques scribes venus de Jérusalem se rassemblèrent auprès de lui," et voyant quelques-uns de ses disciples prendre leur repas avec des mains impures, c’est-à-dire non lavées, les Pharisiens, en effet, et tous les Juifs ne mangent pas sans s’être lavé les bras jusqu’au coude, conformément à la tradition des anciens, et ils ne mangent pas au retour de la place publique avant de s’être aspergés d’eau, et il y a beaucoup d’autres pratiques qu’ils observent par tradition : lavages de coupes, de cruches et de plats d’airain." Les pratiques dénoncées par Jésus, éclairent la relation de l’amour de Dieu avec son Peuple. Ces « pratiques religieuses » sont devenues des règles d’hygiène. Nous vivons dans le mensonge, dans notre existence d’hommes et de femmes responsables, c’est ce qui nous empêche d’être heureux. De ce mensonge-là, le Christ Jésus veut en délivrer notre vie, en éclairant avec insistance l’extérieur et l’intérieur de notre personne. L’extérieur, ce sont tous nos masques, et cette image idéale de nous-mêmes que nous poursuivons plus ou moins consciemment, et que nous projetons sur tout ce que nous faisons ou disons. L’intérieur, c’est la zone du vrai et de l’authentique, c’est ce que nous sommes devant Dieu, lorsque nous lui donnons un droit de regard sur nous-mêmes, lorsque « nous accueillons humblement la parole semée en nous qui est capable de nous sauver. » C’est le lieu des choix décisifs, de la fidélité quotidienne. Dans une action de grâce puissante, nous nous émerveillons devant le sommet de toute la création, l’homme et la femme créés à l’image et à la ressemblance de Dieu.

"Les Pharisiens et les scribes interrogent Jésus : Pourquoi tes disciples ne se comportent-ils pas suivant la tradition des anciens,"

mais prennent-ils leur repas avec des mains impures ? Il leur dit : Isaïe a bien prophétisé de vous, hypocrites, ainsi qu’il est écrit : Ce peuple m’honore des lèvres ; mais leur cœur est loin de moi. Vain est le culte qu’ils me rendent, les doctrines qu’ils enseignent ne sont que préceptes humains. Vous mettez de côté le commandement de Dieu pour vous attacher à la tradition des hommes." Dieu est un mystère d’amour qui se donne dans des Relations personnelles ! Il ne suffit pas, pour nous, amis du Christ Jésus, de saupoudrer notre existence de quelques moments de prière, comme les Pharisiens s’aspergeaient d’eau en revenant de la place publique. Ce que Dieu aime, c’est le dedans, le cœur. L’ami de Dieu, c’est « l’homme caché au cœur pur, » crée à son image et à sa ressemblance. Dans la Genèse Dieu dit : « faisons l’homme à notre image et à notre ressemblance. » "Faisons !" Ce mystère de Dieu Amour nous est révélé explicitement à l’Annonciation de l’ange à Marie, nous entrons dans la perspective de ce « faisons. » En proposant à Marie de devenir la mère de son Fils, Dieu nous donne de contempler Jésus, le Verbe éternel de Dieu, qui se fait chair. Il est le Fils de Dieu, « l’Esprit Saint te couvrira de son ombre, » est-il répondu à Marie qui se demande comment cela peut-il se faire ? Non seulement nous contemplons le mystère du Père et du Fils, mais aussi le mystère de leur Amour qui nous est donné comme une Personne à contempler.

"Jésus dit : vous annulez ainsi la parole de Dieu par la tradition que vous vous êtes transmise. Et vous faites bien d’autres choses du même genre."

Dieu veut sauver tout l’homme et tout homme pour le mener à sa gloire. Il veut venir en nous dans ce creux le plus secret d’où partent toute compréhension, tout amour, tout choix et toute décision. Jésus, le Fils du Père, nous donne de contempler le Père invisible car il est possible de refléter le Dieu vivant. Nous sommes alors loin de ces pratiques hygiéniques des Pharisiens et les scribes. C’est dans cet extérieur de nous-mêmes que bouillonnent l’agressivité et la rancœur, et que se glissent le mépris et l’égoïsme, qui fait utiliser les autres à notre profit. « Ce qui sort du cœur, dit Jésus, voilà ce qui rend l’homme impur. » Marie manifeste la tendresse infinie du cœur de notre Père. Elle la mère de Jésus, le miroir limpide qui nous donne de contempler l’image et la ressemblance du Dieu vivant en elle. Prototype d’un monde nouveau, elle a reçu de Jésus la Parole vivante de Dieu. Le Père nous donne son Fils unique, Marie nous donnera aussi Jésus, ce Fils unique. Nous aussi nous sommes capables de donner tout ce que nous avons reçu, comme Marie ! C’est l’Esprit Saint qui nous fait entrer dans ce Don au delà de tout Don. Jésus seul peut réconcilier en nous l’être et le paraître, lui seul est capable d’ôter nos masques sans nous laisser découragés, lui seul peut nous guérir de l’illusion et faire de nous des créatures nouvelles enfin capables d’aimer.


Citation :
Nous demandons à Marie de nous aider à réaliser dans notre vie la parole de Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Les Discours sur les psaumes, Ps 99, §5

« Ce peuple m'honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi »

Qui a créé toute chose ? Qui t'a créé toi-même ? Que sont toutes ces créatures ? Qu'es-tu ? Et comment dire ce qu'est celui qui a créé tout cela ? Pour le dire, il faut que ta pensée le conçoive... : que ta pensée se porte donc vers lui, approche-toi de lui. Pour bien voir quelque chose, tu t'en approches... Mais Dieu n'est aperçu que par l'esprit, il n'est saisi que par le cœur. Et où est-il ce cœur par lequel on peut voir Dieu ? « Heureux les cœurs purs, ils verront Dieu » (Mt 5,8.)...

     On lit dans un psaume : « Approchez-vous de lui et vous serez éclairés » (Ps 33,6 Vulg). Pour approcher et être éclairé, il faut que tu détestes les ténèbres... Tu es pécheur, tu dois devenir juste ; mais tu ne pourras pas recevoir la justice si le mal te plaît encore. Détruis-le en ton cœur et purifie-le ; chasse le péché de ton cœur où veut venir habiter Celui que tu veux voir. L'âme humaine, notre « homme intérieur » (Ep 3,16), s'approche de Dieu autant qu'elle le peut, notre homme intérieur qui est recréé à l'image de Dieu, lui qui a été créé à l'image de Dieu (Gn 1,26) mais qui s'est éloigné de Dieu dans la dissemblance.

     Certes, ce n'est pas dans l'espace qu'on se rapproche de Dieu ou qu'on s'en éloigne : si tu ne lui ressembles plus, tu t'écartes de Dieu ; si tu lui ressembles, tu t'approches de lui. Regarde donc comment le Seigneur veut que nous nous approchions de lui : il nous rend d'abord semblables à lui pour que nous puissions être près de lui. Il nous dit : « Soyez comme votre Père qui est dans les cieux, lui qui fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et tomber la pluie sur les justes et sur les injustes ». Apprends donc à aimer ton ennemi (Mt 5,44-45). À mesure que cette charité grandit en toi, elle te ramène et te reforme à la ressemblance de Dieu...; et plus tu t'approches de cette ressemblance en avançant en amour, plus tu commences à sentir la présence de Dieu. Mais qui sens-tu ? Celui qui vient à toi ou celui auquel tu reviens ? Il ne s'est jamais éloigné de toi ; c'est toi qui t'es retiré loin de lui.













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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Jeu 8 Fév 2018 - 12:19

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Mercredi 07 février 2018 : Le mercredi de la 5e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Mercredi 07 février)

Sainte Colette de Corbie, Réformatrice des Clarisses (1380-1447).

Saint Égide Marie de St Joseph, Religieux o.f.m. (1729-1812).

Bienheureuse Rosalie Rendu, Sœur de Saint-Vincent-de-Paul (✝ 1856).

Bienheureuse Eugénie Smet (Marie de la Providence), Fondatrice des Auxiliatrices
des Âmes du Purgatoire (✝ 1871).


Bienheureux Pie IX, Pape (255ème) de 1846 à 1878 (✝ 1878).

Bienheureuse Clara Ludmilla Szczesna, Religieuse polonaise, Co-Fondatrice de
la Congrégation des Servantes du Sacré Cœur de Jésus (1863-✝ 1916).




Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

"Et ayant appelé de nouveau la foule près de lui, il leur disait : « Écoutez moi tous et comprenez !"

Il n’est rien d’extérieur à l’homme qui, pénétrant en lui, puisse le souiller, mais ce qui sort de l’homme, voilà ce qui souille l’homme. Si quelqu’un a des oreilles pour entendre, qu’il entende ! » Quand il fut entré dans la maison, à l’écart de la foule, ses disciples l’interrogeaient sur la parabole." Jésus nous propose d’entrer dans l’émerveillement et dans l’action de grâce pour sorti d’un ritualisme désintégrant. Avec la création de Dieu manifestée en Jésus, nous rendons grâce à Dieu pour tout ce qu’il a fait. « Tout cela était très bon. » L’homme et de la femme, créés à l’image et à la ressemblance de Dieu ont la capacité étonnante de resplendir l’amour infini de Dieu. Nous contemplons cette œuvre merveilleuse et nous chantons la gloire de Dieu en lui rendant grâce. Nous avons besoin de revenir à l’origine de l’humanité pour sortir d’un enfermement dans lequel nous pouvons nous être enfermés ! C’est le meilleur remède pour sortir d’un repli mortifère sur soi qui s’exprime par un ritualisme aliénant qui est combattu par Jésus car il avilit l’homme à qui Jésus redonne sa liberté.

"Et Jésus dit aux disciples : « Vous aussi, vous êtes à ce point sans intelligence ?

Ne comprenez-vous pas que rien de ce qui pénètre du dehors dans l’homme ne peut le souiller, parce que cela ne pénètre pas dans le cœur, mais dans le ventre, puis s’en va aux lieux d’aisance » ainsi il déclarait purs tous les aliments." Dieu prend véritablement soin de nous ! Au commencement, dans le jardin de la Création, le Seigneur Dieu donne à l’homme la nourriture et la parole qui lui convient. Dieu dit aussi ce vers quoi il ne faut pas aller, sinon il pourrait arriver du mal à l’homme. C’est « l’interdit » qui nous permet de nous structurer psychologiquement. Dieu nous donne de nous situer dans la confiance, de faire confiance dans celui dont nous dépendons totalement, Dieu qui connaît toutes les possibilités de son enfant. Il lui propose de travailler ce jardin, de le garder. Il veut que nous gardions avec ce jardin, le lien de filiation, ce lien d’amour avec le Créateur, cette parole est si rassurante.

"Jésus disait : « Ce qui sort de l’homme, voilà ce qui souille l’homme.

Car c’est du dedans, du cœur des hommes, que sortent les desseins pervers : débauches, vols, meurtres, adultères, cupidités, méchancetés, ruse, impudicité, envie, diffamation, orgueil, déraison. Toutes ces mauvaises choses sortent du dedans et souillent l’homme. » Si Jésus nous propose d’entrer dans l’émerveillement, c’est pour que nous évitions le « retour » sur soi qui est dévastateur et que nous cultivions l’action de grâce pour sorti d’un ritualisme désintégrant et pervers. Revenir au Dieu de l’origine qu’il faut aimer plus que ses don est le remède à tant de maux. Notre liberté est en acte, l’enjeu de notre vie est dans le choix de Dieu que nous faisons, dans la relation d’amour avec notre Créateur, la filiation et la fraternité avec le prochain. Ce lien, cette dépendance d’amour est structurante. Nous savons que dépendre d’un plus grand que soi est libérant. Le frère qui est à côté de moi est plus grand que moi puisqu’il dépend directement de Dieu, créé à son image et à sa ressemblance. Dépendre amoureusement de Dieu, c’est garder la beauté de notre être de créature. Le souhait de Dieu devant son enfant bien-aimé, c’est qu’il demeure dans ce lien d’amour qui le fait exister.


Citation :
Nous demandons la grâce de demeurer dans l’amour infini de Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Jean de la Croix (1542-1591), Carme, Docteur de l'Église
Avis et maximes (161-168 in trad. Seuil 1945, p. 1202)

« Dieu, crée pour moi un cœur pur » (Ps 50,12)

La pureté du cœur correspond au degré d'amour et de grâce de Dieu ; aussi quand notre Sauveur appelle bienheureux ceux qui ont le cœur pur (Mt 5,8.), il parle de ceux qui sont remplis d'amour, car la béatitude nous est donnée selon le degré de notre amour.
Celui qui aime vraiment Dieu ne rougit point devant le monde de ce qu'il fait pour Dieu, et il ne le cache pas avec confusion, alors même que le monde entier viendrait à le condamner.
Celui qui aime vraiment Dieu regarde comme un gain et une récompense la perte de toutes les choses créées, et la perte de lui-même par amour pour Dieu...

Celui qui travaille pour Dieu avec un amour pur, non seulement ne s'inquiète pas d'être vu des hommes, mais n'agit même pas pour être vu de Dieu...
C'est une grande chose que de s'exercer beaucoup dans le saint amour, car l'âme arrivée à la perfection et à la consommation de l'amour, ne tarde pas, soit en cette vie, soit en l'autre, à voir la face de Dieu.
Celui qui a le cœur pur profite également de l'élévation et de l'abaissement pour devenir toujours plus pur, tandis que le cœur impur ne s'en sert que pour produire encore des fruits d'impureté.
Le cœur puise en toutes choses une connaissance de Dieu savoureuse, chaste, pure, spirituelle, pleine de joie et d'amour.













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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Jeu 8 Fév 2018 - 13:14

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Jeudi 08 février 2018 : Le jeudi de la 5e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Jeudi 08 février)

Zacharie, le prophète « fils de Barachie » (6ème s. av JC.)

Saint Théodore le Conscrit, Martyr (+ 303)

Saint Airy évêque de Verdun (+ 591)
ou Agéric ou Aguy.


Saint Jean de Matha, Fondateur des trinitaires (+ 1213)

Saint Jérôme Émilien, Prêtre et Fondateur des
« Clercs réguliers de Somasque » (1481-1537).


Sainte Joséphine Bakhita, esclave soudanaise puis Religieuse
Canossienne (1869-1947)


Bienheureuse Speranza di Gesù, Fondatrice des Servantes de l'Amour
Miséricordieux et des Fils de l'Amour Miséricordieux (1893-✝ 1983).




Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

"En partant de là, Jésus se rendit dans le territoire de Tyr. Il était entré dans une maison, et il ne voulait pas qu’on le sache.  »

La mission de Jésus vers les païens est annoncée. Les récits qui concernent le pain partagé enrichit la réflexion sur le Pain eucharistique partagé dans les communautés chrétiennes. Une femme païenne, de nationalité syro-phénicienne aborde Jésus. Cette étrangère fait preuve d’une bien grande audace en venant aborder un rabbi juif. Cette femme souhaite la délivrance de sa fille soumise à des comportements incontrôlés : « Viens expulser le démon hors de ma fille. » Jésus va opérer une libération mais avant il situe les raisons de sa venue dans le monde ! Dans notre vie, quel que soit les évènements heureux ou douloureux que nous avons à vivre, ils sont enracinés dans un contexte à respecter. Ce sera ensuite le temps de l’exultation dans l’action de grâce.

Mais il ne put rester inaperçu : une femme entendit aussitôt parler de lui ; elle avait une petite fille possédée par un esprit impur ; elle vint se jeter à ses pieds.

Cette femme était païenne, syro-phénicienne de naissance, et elle lui demandait d’expulser le démon hors de sa fille. Il lui disait : « Laisse d’abord les enfants se rassasier, car il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens. » Le dialogue entre la femme et Jésus est important dans ce passage, au-delà de la guérison de la jeune fille à distance ! La femme fait preuve d’une admirable confiance qui montre à Jésus que les étrangers savent recueillir, fût-ce des miettes, de la nourriture offerte au peuple élu. Au début, Jésus refuse d’accéder à la demande de cette mère. Mais Jésus voit dans ce propos une véritable profession de foi, et il n’hésite pas à donner un signe que le Royaume de Dieu est là. La Parole de Dieu est importante pour nous, elle nous permet de fonder l’action de grâce au cœur de notre existence. Cette femme grecque demeure l’enfant bien aimé du Père qu’elle ne connait pas encore et elle attend tout de lui car Dieu nous donne toujours tout ce dont nous avons besoin.

Mais elle lui répliqua : « Seigneur, les petits chiens, sous la table, mangent bien les miettes des petits enfants ! » Alors il lui dit : « À cause de cette parole, va : le démon est sorti de ta fille. »

Elle rentra à la maison, et elle trouva l’enfant étendue sur le lit : le démon était sorti d’elle. Si Jésus nous propose d’entrer dans l’émerveillement, c’est pour que nous évitions le « retour »  Jésus renverse les barrières qui séparaient deux mondes, juif et païen. Il laisse entendre que le pain dont il veut rassasier les foules, s’il est d’abord destiné à Israël, sera un jour partagé à tous, même à ceux qui viennent de loin. La foi des étrangers, leur accueil de la Bonne Nouvelle, leur donne le droit de prendre part au banquet messianique. Cette Parole nous révèle que nous sommes tous créés à l’image de Dieu. Cette femme a eu une confiance illimitée en Jésus. Dieu se communique à elle dans une communion nouvelle de personne à personne ! Dieu notre Père envoie Jésus son Fils qui, avec le Saint-Esprit, est communion des Personnes, nous rendons grâce pour cette merveille. Par cette guérison, nous entrons dans l’émerveillement du Dieu vivant qui agit sans cesse et partout. Nous contemplons la puissance d’amour de Jésus qui nous est manifestée en Jésus et nous demeurons dans la joie et l’harmonie de cette femme dont « l’enfant » est guérie.


Citation :
Nous demandons la grâce de devenir ce que nous sommes : l’enfant bien aimé du Père.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Concile Vatican II
Déclaration sur les relations de l’Église avec les religions
non-chrétiennes « Nostra Aetate », 1-2


« Cette femme était païenne »

À notre époque où le genre humain devient de jour en jour plus étroitement uni et où les relations entre les divers peuples augmentent, l'Église examine plus attentivement quelles sont ses relations avec les religions non-chrétiennes. Dans sa tâche de promouvoir l'unité et la charité entre les hommes, et même entre les peuples, elle examine ici d'abord ce que les hommes ont en commun et qui les pousse à vivre ensemble leur destinée.

     Tous les peuples forment, en effet, une seule communauté ; ils ont une seule origine, puisque Dieu a fait habiter toute la race humaine sur la face de la terre, ils ont aussi une seule fin dernière : Dieu, dont la providence, les témoignages de bonté et les desseins de salut s'étendent à tous, jusqu'à ce que les élus soient réunis dans la Cité sainte, que la gloire de Dieu illuminera et où tous les peuples marcheront à sa lumière.

     Les hommes attendent des diverses religions la réponse aux énigmes cachées de la condition humaine, qui, hier comme aujourd'hui, troublent profondément le cœur humain... De façons diverses, elles s'efforcent d'aller au-devant de l'inquiétude du cœur humain en proposant des voies, c'est-à-dire des doctrines, des règles de vie et des rites sacrés.

     L'Église catholique ne rejette rien de ce qui est vrai et saint dans ces religions. Elle considère avec un respect sincère ces manières d'agir et de vivre, ces règles et ces doctrines qui, quoiqu'elles diffèrent en beaucoup de points de ce qu'elle-même tient et propose, cependant apportent souvent un rayon de la Vérité qui illumine tous les hommes. Toutefois, elle annonce, et elle est tenue d'annoncer sans cesse, le Christ qui est « la voie, la vérité et la vie » dans lequel les hommes doivent trouver la plénitude de la vie religieuse et dans lequel Dieu s'est réconcilié toutes choses.


Références bibliques : Ac 17,26 ; Sg 8,1 ; Ac 14,17 ; 1Tm 2,4 ; Ap 21,23 ; Jn 14,6 ; 2Co 5,18-19]











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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Jeu 8 Fév 2018 - 18:23

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Vendredi 09 février 2018 : Le vendredi de la 5e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Vendredi 09 février)

Sainte Apolline, vierge et martyre à Alexandrie († 249).

Saint Nicéphore d'Antioche, Martyr (+ 260)

Saint Maron, Moine au Liban, Père de l'Église Maronite, Patron du Liban (✝ 410).

Saint Ansbert Bénédictin, évêque et confesseur (629-694)

Sainte Austreberthe Abbesse de Parilly (née en 630 à Thérouanne, Pas-de-Calais
- morte le 10 février 704 à l'abbaye de Pavilly)


Bienheureuse Anna Katharina Emmerick « Mystique du Land de Münster » (1774-1824).


Prière avant la lecture

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LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

Jésus quitta le territoire de Tyr ; passant par Sidon, il prit la direction de la mer de Galilée et alla en plein territoire de la Décapole.

Des gens lui amènent un sourd qui avait aussi de la difficulté à parler et supplient Jésus de poser la main sur lui. Les liens qui unissent la foule et Jésus sont admirables ! Une complicité unit les pauvres et la miséricorde infinie de Dieu. Alors tout heureux de ce que Jésus va faire, « on » lui amène cette personne souffrante. Déjà « on » sait qu’il va agir, communiquant ainsi la foi à cet homme qui ne connaissait peut-être pas Jésus. Jésus va lier un lien unique avec lui ! Les détails sont si important, Jésus met deux doigts dans les oreilles de ce sourd et il lui touche la langue avec un doigt humecté de salive. Ces gestes un peu étranges étaient courants dans la médecine du temps, non seulement en Israël, mais dans tout le monde gréco-romain. Mais surtout, Jésus regarde longuement le ciel, pour bien signifier à ce pauvre homme d’où va venir la guérison : c’est la puissance de Dieu qui va se manifester. Jésus soupire ; non pas qu’il soit fatigué d’opérer des miracles en réponse à la foi des petites gens, mais pour reprendre à son compte le gémissement de l’humanité souffrante, la longue plainte des malades et des handicapés.

"Jésus l’emmena à l’écart, loin de la foule, lui mit les doigts dans les oreilles, et, avec sa salive, lui toucha la langue. Puis, les yeux levés au ciel, il soupira et lui dit : « Effata ! », c’est-à-dire : « Ouvre-toi ! »

Ses oreilles s’ouvrirent ; sa langue se délia, et il parlait correctement. « Effata ! » est la parole qui accomplit la guérison, une parole si mystérieuse que Marc a conservée telle quelle dans l’araméen populaire que parlait Jésus : Ouvre-toi : c’est un ordre et un programme de vie. Cette parole de Jésus guérit le corps, ouvre les oreilles et délie la langue de cet homme. « Ouvre-toi ! » sors de la solitude qui portes toute souffrance comme une rancœur. Ouvre-toi à la nouveauté que Jésus te propose par sa parole qui vient te donner la force et la liberté. Jésus refait les « gestes » de l’acte créateur de Dieu. Cet homme consent à l’Amour infini de Dieu évoqué par Jésus quand il lève les yeux et demande au Père la guérison ! Il peut devenir l’enfant bien-aimé du Père.

"Alors Jésus leur ordonna de n’en rien dire à personne ; mais plus il leur donnait cet ordre, plus ceux-ci le proclamaient.

Extrêmement frappés, ils disaient : « Il a bien fait toutes choses : il fait entendre les sourds et parler les muets. » Nous comprenons l’enthousiasme de cette foule tellement est grand son désir. Jésus guérit à la fois la surdité de l’homme et sa langue embarrassée. Ainsi en va-t-il de nous-mêmes devant Dieu dans la prière. Faute d’entendre la parole de Dieu, nous ne trouvons plus de mots pour lui parler ou pour parler de lui. C’est dans cet Amour de Dieu que nous pouvons nous aimer les uns les autres comme Dieu nous aime. Cet Amour va réaliser en nous le désir puisque nous sommes faits à l’image de Dieu pour un amour infini. Nous avons été créés dans une relation d’amour avec Dieu et avec nos frères. Cette relation filiale nous ouvre à un Amour encore plus grand, à une harmonie encore plus belle. Les désirs en attente de cet homme guéri par Jésus prennent corps au rythme de l’Amour infini de Dieu.


Citation :
Nous demandons la grâce que Jésus ouvre nos yeux et nos oreilles et que nous soyons attentifs à la Parole de Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Les Discours sur les psaumes, 4e sur le psaume 103, §17

« Ils proclamaient : ‘Tout ce qu’il fait est admirable :
il ouvre la bouche des muets’ »

« Je chanterai le Seigneur tant que je vis » (Ps 103,33). Que chantera le psalmiste ? Tout ce que Dieu est, il le chantera. Chantons la gloire du Seigneur durant toute notre vie. Notre vie actuelle n'est qu'une espérance ; notre vie à venir sera l'éternité. La vie de cette vie mortelle est l'espérance de la vie immortelle : « Je chanterai le Seigneur pendant toute ma vie ; je jouerai pour Dieu tant que je suis. » Et parce que je vivrai en lui sans fin, tant que je vivrai, je chanterai à mon Dieu.

     Lorsque nous aurons commencé à chanter au Seigneur dans la cité du ciel, ne nous imaginons pas que nous devons y faire autre chose ; toute notre vie sera alors de chanter à la gloire de Dieu. Si, ici-bas, l'objet de nos louanges nous cause de l'ennui, nos chants de louange peuvent nous en causer aussi. Mais, si nous l'aimons éternellement, éternellement aussi nous le louerons : « Je chanterai pour mon Dieu tant que je vivrai ! »













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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Ven 9 Fév 2018 - 21:11

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Samedi 10 février 2018 : Le samedi de la 5e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Samedi 10 février)

Saint Charalampos, Prêtre et Martyr (194-211).

Sainte Scholastique, Moniale, sœur de Saint Benoît (480-543).

Sainte Anne de Kiev, Princesse de Novgorod (+ 1056)

Saint Guillaume de Malavalle Ermite en Toscane, fondateur
de l'ordre des Guillemites (+ 1157)


Saint José Luis Sánchez del Río, martyr (1913-1928)

Bienheureuse Eusebia Palomino Yenes, Fille de Marie Auxiliatrice (1899-1935).

Bienheureux Alojzije Stépinac, cardinal et martyr (1898-1960)

Vénérable Madeleine de Jésus, Religieuse Passioniste italienne (1888-✝ 1960).


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

En ces jours-là, comme il y avait de nouveau une grande foule, et que les gens n’avaient rien à manger, Jésus appelle à lui ses disciples et leur dit : « J’ai de la compassion pour cette foule, car depuis trois jours déjà ils restent auprès de moi, et n’ont rien à manger.

Si je les renvoie chez eux à jeun, ils vont défaillir en chemin, et certains d’entre eux sont venus de loin. » Jésus rencontre des personnes qui sont blessées par la vie. Elles sont dans le manque et dans la souffrance. Jésus aime ce peuple et il se reconnaît dans cette humanité qui le reconnait. Un grand mystère de connivence est là dans cette humanité partagée avec Jésus le fils de l’homme, fils de Dieu. La multiplication des pains a lieu après trois jours ou Jésus creuse la faim de ces foules qui le suivent. Le désert est le lieu de la rencontre avec Dieu. C’est Jésus qui nourrit la foule. Jésus interroge ses apôtres. « Où prendre de quoi rassasier de pains ces gens ici dans un désert ? » Et il leur demande : « Combien avez-vous de pains ? » « Sept », dirent-ils.

Ses disciples lui répondirent : « Où donc pourra-t-on trouver du pain pour les rassasier ici, dans le désert ? »

Il leur demanda : « Combien de pains avez-vous ? » Ils lui dirent : « Sept. » Alors il ordonna à la foule de s’asseoir par terre. Puis, prenant les sept pains et rendant grâce, il les rompit, et il les donnait à ses disciples pour que ceux-ci les distribuent ; et ils les distribuèrent à la foule. Ils avaient aussi quelques petits poissons, que Jésus bénit et fit aussi distribuer. Il a seulement sept pains, mais c’est Jésus lui-même qui vient nourrir les enfants de Dieu. Nous cheminons avec Jésus et nous cherchons vraiment Dieu dans sa Parole. C’est lui-même qui viendra nous nourrir. C’est son Eucharistie qui nous rend forts sur des chemins semés d’embûches ou désertiques que nous empruntons. Les disciples, malgré leur fatigue, servent ces gens qui leur paraissaient d’abord encombrants. Ils regardent et voient combien Jésus est bon. Il entretient un véritable cœur à cœur avec ses disciples qui regarde l’humanité dans la faim, il établit des liens ! Les disciples avaient bien vu que les provisions s’épuisaient, cela faisait trois jours qu’ils étaient là avec Jésus et ils ont du mal à imaginer ce qui se passe.

Les gens mangèrent et furent rassasiés.

On ramassa les morceaux qui restaient : cela faisait sept corbeilles. Or, ils étaient environ quatre mille. Puis Jésus les renvoya. Aussitôt, montant dans la barque avec ses disciples, il alla dans la région de Dalmanoutha. Tous ces gens sont semblables aux affamés du désert qui se retrouvent devant un petit peu d’eau fraîche qui purifie tout ce qu’elle touche. Jésus sait qu’Il va donner sa vie pour son Peuple, aussi il demande la coopération de ses apôtres. Quand Jésus plonge son regard dans la foule des hommes il les aime et les sauve. Il est descendu dans le fleuve du Jourdain, au cœur de l’humanité blessée, pour la sauver. Le miracle de la multiplication des pains annonce la nouvelle Création ou Dieu sera tout en tous. L’Eucharistie est déjà profilée à l’horizon. La Parole de Dieu est nourriture vivifiante pour tout homme qui cherche la Vérité. Jésus lui-même a nourri les païens, il nous envoie en Mission partout, vers tous ceux que nous croiserons. Jésus a toujours pitié de la foule qui le suit, au long des jours. Elle est là, écoutant sa parole, recevant de lui une régénération si nécessaire pour son cœur fatigué.


Citation :
Nous demandons la grâce de nous laisser convertir par Jésus pour être envoyé dans l’humanité comme messagers de la bonne nouvelle.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Ambroise (v. 340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église
Commentaire sur l'évangile de Luc, VI, 73-88 (trad. SC 45, p. 254s rev.)

« Si je les renvoie chez eux à jeun, ils vont défaillir en route »

Seigneur Jésus, je sais bien que tu ne veux pas laisser à jeun ces gens ici avec moi, mais les nourrir des aliments que tu distribues ; ainsi, fortifiés par ta nourriture, ils n'auront pas à redouter de défaillir de faim. Je sais bien que nous aussi tu ne veux pas nous renvoyer à jeun... Tu l'as dit : tu ne veux pas qu'ils défaillent en chemin, c'est-à-dire qu'ils défaillent dans le parcours de cette vie, avant de parvenir au terme de la route, avant de parvenir au Père et de comprendre que tu viens du Père...

     Le Seigneur a donc pitié, pour que nul ne défaille en chemin... Comme il fait pleuvoir sur les justes autant que sur les injustes (Mt 5,45), il nourrit aussi bien les justes que les injustes. N'est-ce pas grâce à la force de la nourriture que le saint prophète Élie, défaillant en chemin, a pu marcher quarante jours ? (1R 19,8.) Cette nourriture, c'est un ange qui la lui a donnée ; mais vous, c'est le Christ lui-même qui vous nourrit. Si vous conservez la nourriture ainsi reçue, vous marcherez non pas quarante jours et quarante nuits..., mais pendant quarante ans, depuis votre sortie des confins de l'Égypte jusqu'à votre arrivée dans la terre d'abondance, dans la terre où coulent le lait et le miel (Ex 3,8.)...

     Le Christ partage donc les vivres, et il veut, sans aucun doute, donner à tous. Il ne refuse à personne, car il fournit tous. Cependant, quand il rompt les pains et qu'il les donne aux disciples, si vous ne tendez pas les mains pour recevoir votre nourriture, vous défaillirez en chemin... Ce pain que rompt Jésus, c'est le mystère de la parole de Dieu : lorsqu'elle est distribuée, elle augmente. À partir de quelques paroles seulement, Jésus a fourni à tous les peuples un aliment surabondant. Il nous a donné ses discours comme des pains, et tandis que nous les goûtons, ils se multiplient encore dans notre bouche... Alors que les foules mangent, les morceaux augmentent encore, en se multipliant, si bien que les restes, à la fin, sont encore plus abondants que les quelques pains partagés.













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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Sam 10 Fév 2018 - 21:18

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Dimanche 11 février 2018 : Sixième dimanche du temps ordinaire


Fête de Notre-Dame de Lourdes, Première apparition (1858). Journée Mondiale du Malade.


Les saints du jour (Dimanche 11 février)


Saint Séverin, Abbé de Saint Maurice d'Agaune en Valais († 508).

Saint Grégoire II Pape (89 ème) de 715 à 731 (+ 731)

Saint Pascal Ier Pape (98 ème) de 817 à 824 (+ 824)

Sainte Théodora Impératrice Byzantine (+ 867)

Saint Pedro de Jésus Maldonado Lucero, Prêtre et martyr (1892- † 1937).


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

Un lépreux vient auprès de lui ; il le supplie et, tombant à ses genoux, lui dit : « Si tu le veux, tu peux me purifier. »

Saisi de compassion, Jésus étendit la main, le toucha et lui dit : « Je le veux, sois purifié. » À l’instant même, la lèpre le quitta et il fut purifié. Combien de personnes aujourd’hui, non seulement sont rejetées par la communauté humaine, mais aussi, dans le même mouvement, se sentent rejetées de Dieu. Il y a une détresse que nous ne pouvons percevoir que dans les témoignages des personnes souffrants de ce rejet. Que faire face aux difficultés qui nous sont données à vivre ? Elles sont telles que nous pouvons nous sentir rejetés des hommes, et rejetés de Dieu même. Alors nous crions : « Dieu compatissant, Dieu miséricordieux. » Ce cri attire le cœur du Sauveur Jésus qui nous manifeste la tendresse de notre Père : « il est pris de pitié devant cet homme. » Cette communion d’amour est salutaire pour celui qui vit le rejet, qui se sent comme un lépreux. C’est jusque dans notre propre famille que ce rejet peut être vécu par ceux dont on s’attendait plutôt à être reçu. L’homme de l’Evangile se jette aux pieds de Jésus : « Si tu le veux, tu peux me purifier » ! Jésus va étendre la main et le toucher. Le visage de Dieu se manifeste dans l’Amour infini de Jésus pour cet homme.

"Avec fermeté, Jésus le renvoya aussitôt en lui disant : « Attention, ne dis rien à personne, mais va te montrer au prêtre, et donne pour ta purification ce que Moïse a prescrit dans la Loi : cela sera pour les gens un témoignage. »"

Le désir de silence de Jésus exprime un mouvement secret, tout intérieur. Jésus veut faire l’œuvre de Dieu sans éclats, sans propagande. Le cri des pauvres fait émerger en Jésus le visage de Dieu compatissant, tendre et bon dont nous avons besoin. Le jugement bienveillant de Dieu rejaillit sur les hommes qui en deviennent le signe ! C’est d’abord le signe du jugement de Dieu miséricordieux, présent au milieu de son peuple. Cette bienveillance éloigne le trop plein de douleur du à la maladie ou au péché. Le message de Jésus va manifester au monde l’amour tendre, compatissant, miséricordieux du Cœur de Dieu. Toute pauvreté, qu’elle soit affective, physique, psychologique, appelle le don de Dieu. C’est le mystère de la venue de Jésus dans la chair humaine pour nous guérir, pour nous sauver. Dans ce toucher divin, cet homme est guéri. Nous savons que ce touché par Dieu de la misère humaine, de la violence des hommes, se retrouvera d’une manière incroyable sur la croix, là, Jésus sera touché à mort.

"Une fois parti, cet homme se mit à proclamer et à répandre la nouvelle, de sorte que Jésus ne pouvait plus entrer ouvertement dans une ville, mais restait à l’écart, dans des endroits déserts. De partout cependant on venait à lui."

Ce lépreux, tenu à l’écart, fait éclater toute sa joie au risque de contrarier l’œuvre de Jésus. Dieu est là, Il veut nous libérer dans le silence. Aujourd’hui encore, nous sommes invités à habiter le fond de notre cœur pour le donner à Jésus. Habiter notre vie dans toute sa profondeur, là ou règne l’Amour de Dieu, est notre joie. Nous avons du mal à reconnaître notre misère, à nous accepter tels que nous sommes. Jésus surabonde de la tendresse et de l’amour de Dieu pour nous ! C’est le cri de l’humanité : « Si tu le veux, tu peux me guérir : » Ce cri s’adresse toujours à Jésus qui a pitié des hommes, qui les guérit, et qui garde la discrétion parce qu’il veut faire l’œuvre de Dieu sans éclats, sans propagande, comme le Serviteur de Yahweh qui ne crie pas sur les places. Jésus est touché par la misère de l’humanité, il va la vaincre par son immense Amour.


Citation :
Nous demandons comme cet homme la grâce de crier : « Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier. »


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Sainte Thérèse d'Avila (1515-1582), carmélite, docteur de l'Église
Vie écrite par elle-même, ch. 25 (trad. OC, Cerf 1995, p. 189 rev.)

« Si tu le veux, tu peux »

Mon tendre maître, tu es bien l'ami véritable ! Étant tout-puissant, ce que tu veux, tu le peux. Et jamais tu ne manques de vouloir, envers ceux qui t'aiment. Que tout ce qui est ici-bas te loue, Seigneur ! Comment faire retentir ma voix dans tout l'univers, pour annoncer combien tu es fidèle à tes amis ? Toutes les créatures peuvent nous manquer : toi qui en es le maître, tu ne nous manques jamais.

     Que tu laisses souffrir peu de temps ceux qui t'aiment ! Ô mon maître, quelle délicatesse, quelle attention, quelle tendresse tu montres envers eux ! Oui, heureux celui qui n'a jamais rien aimé hors de toi ! Il est vrai, tu traites tes amis avec rigueur, mais c'est, je crois, pour mieux faire éclater dans l'excès de la souffrance, l'excès plus grand encore de ton amour. Mon Dieu, que n'ai-je de l'intelligence, du talent, que n'ai-je un langage nouveau, pour parler de tes œuvres telles que mon âme les conçoit ! Tout me fait défaut, mon Seigneur. Mais pourvu que tu ne m'abandonnes pas, moi je ne t'abandonnerai jamais...

     Je sais par expérience avec quels avantages tu fais sortir de l'épreuve ceux qui ne mettent qu'en toi leur confiance. Tandis que j'étais dans [une] affliction amère..., ces seules paroles que j'ai entendues... ont suffi pour dissiper ma peine et me mettre dans une tranquillité parfaite : « Ne crains rien, ma fille ; c'est moi, je ne t'abandonnerai pas. Ne crains rien »... Et voici qu'à ces seules paroles, le calme se fait en moi, je me trouve forte, courageuse, rassurée ; je sens renaître la paix et la lumière. En un instant mon âme est transformée.  













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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Dim 11 Fév 2018 - 21:20

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Lundi 12 février 2018 : Le lundi de la 6e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Lundi 12 février)


La Vierge Marie En Son Icône Iverskaia

Sainte Eulalie de Barcelone, vierge et martyre à Barcelone (✝ 304).

Commémoraison des Saints martyrs d’Abitène, Saint Saturnin et ses compagnons († 304).

Saint Mélèce d'Antioche Evêque d'Antioche de Syrie (+ 381)

Saint Benoît d'Aniane, Abbé et réformateur († 821).

Saint Antoine Patriarche de Constantinople (+ 901)

Saint Alexis de Moscou Traducteur des évangiles en russe (+ 1378)

Bienheureux Réginald, Frère Prêcheur (✝ 1220).


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 





Homélie :

« Qu’a cette génération à demander un signe ? En vérité, je vous le dis, il ne sera pas donné de signe à cette génération. »

"Les pharisiens survinrent et se mirent à discuter avec Jésus : pour le mettre à l’épreuve, ils lui demandaient un signe venant du ciel." Jésus vient restaurer notre relation avec Dieu. Au lieu d’être reçu, il est suspecté ! Cette attitude détériore toute relation qui demande à priori la confiance, surtout dans la relation avec Dieu. Les Pharisiens ne se sont-ils pas approprier le monopole de la relation à Dieu et des dons de Dieu ? Nous nous recevons de Dieu, la meilleure attitude est l’action de grâce qui déborde en supplication ou en reconnaissance. Dieu est si bon qu’il nous donne ce qu’il a de meilleur. La Vierge Marie, en présentant Jésus au Temple a donné ce qu’elle avait reçu de plus merveilleux : Jésus, elle l’a remis à Dieu. N’est-ce pas la meilleure manière de garder le don en Dieu ? Le consacrer, le mettre au service de Dieu au lieu de nous approprier les dons de Dieu !

"Jésus soupira au plus profond de lui-même et dit : « Pourquoi cette génération demande-t-elle un signe ? Amen, je vous le déclare : aucun signe ne sera donné à cette génération. »

Notre vie est remplie des signes de la tendresse de Dieu ! Faut-il que nous cherchons à l’extérieur ce que nous ne voyons pas à l’intérieur ? Nous n’avons pas besoin de demander des signes comme les pharisiens de l’Evangile. Jésus a beaucoup parlé, Il a fait des signes étonnants, mais les Pharisiens ne croient pas en Lui. Alors Jésus soupire au plus profond de lui-même, Il est meurtri. Il remonte dans la barque, et il s’en va, montrant ainsi son désaccord. Il est en droit d’attendre une relation d’amour réciproque qui se donne dans la reconnaissance car Dieu attend que nous demeurions dans cette relation d’amour.

"Et les laissant là, il s’embarqua de nouveau et partit pour l’autre rive."

Nous demandons la grâce de rejoindre la Vierge Marie dans son offrande : Nous voulons rendre grâce à Dieu pour tout ce qu’il nous donne et cultiver le don de Dieu. Si Dieu nous a fait un don et que nous demeurons dans l’action de grâce, nous demeurons dans la grâce du don qu’il nous a fait. Le don qu’il nous a fait, n’est pas fait à un moment précis et pour un temps qui finirait. Le don que Dieu nous fait est infini, il est de toujours à toujours. Nous demeurons dans le don de Dieu, ainsi il demeure et nous nous réjouissons de ce don. Nous n’avons pas besoin de demander des signes puisque nous recevons les dons de Dieu avec action de grâce et nous célébrons les merveilles de Dieu. Les merveilles que Dieu fait sont innombrables ! Le signe de l’Amour infini de Dieu est à l’intérieur de notre relation à Dieu.


Citation :
Nous demandons la grâce de dire merci à Dieu de tout ce qu’il nous donne.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Catéchisme de l'Église catholique
§  156-159

Ceux qui croient voient les signes

Les caractéristiques de la foi. La foi et l'intelligence : le motif de croire n'est pas le fait que les vérités révélées apparaissent comme vraies et intelligibles à la lumière de notre raison naturelle. Nous croyons « à cause de l'autorité de Dieu même qui révèle et qui ne peut ni se tromper ni nous tromper ». « Néanmoins, pour que l'hommage de notre foi soit conforme à la raison, Dieu a voulu que les secours intérieurs du Saint Esprit soient accompagnés des preuves extérieures de sa révélation » (Vatican I). C'est ainsi que les miracles du Christ et des saints, les prophéties, la propagation et la sainteté de l'Église, sa fécondité et sa stabilité « sont des signes certains de la révélation, adaptés à l'intelligence de tous », des « motifs de crédibilité » qui montrent que l'assentiment de la foi n'est « nullement un mouvement aveugle de l'esprit » (Vatican I).

     La foi est certaine, plus certaine que toute connaissance humaine, parce qu'elle se fonde sur la Parole même de Dieu, qui ne peut pas mentir. Certes, les vérités révélées peuvent paraître obscures à la raison et à l'expérience humaines, mais « la certitude que donne la lumière divine est plus grande que celle que donne la lumière de la raison naturelle » (S. Thomas d'Aquin). « Dix mille difficultés ne font pas un seul doute » (Bx J. H. Newman). « La foi cherche à comprendre » (S. Anselme) : il est inhérent à la foi que le croyant désire mieux connaître celui en qui il a mis sa foi, et mieux comprendre ce qu'il a révélé...

     Foi et science : « Bien que la foi soit au-dessus de la raison, il ne peut jamais y avoir de vrai désaccord entre elles. Puisque le même Dieu qui révèle les mystères et communique la foi a fait descendre dans l'esprit humain la lumière de la raison, Dieu ne pourrait se nier lui-même ni le vrai contredire jamais le vrai » (Vatican I). « C'est pourquoi la recherche méthodique, dans tous les domaines du savoir, si elle est menée d'une manière vraiment scientifique et si elle suit les normes de la morale, ne sera jamais réellement opposée à la foi : les réalités profanes et celles de la foi trouvent leur origine dans le même Dieu. Bien plus, celui qui s'efforce, avec persévérance et humilité, de pénétrer les secrets des choses, celui-là, même s'il n'en a pas conscience, est comme conduit par la main de Dieu, qui soutient tous les êtres et les fait ce qu'ils sont » (Vatican II).













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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Lun 12 Fév 2018 - 20:48

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Mardi 13 février 2018 : Le mardi de la 6e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Mardi 13 février)


Sainte Gertrude de Nivelles Abbesse (+ 659)

Saint Fulcran de Lodève, Évêque et Confesseur (✝ 1006).

Saint Syméon le Myroblite (+ 1200)

Saint Sava de Serbie Archevêque de Serbie (1169 - + 1236.)

Bienheureux Jourdain de Saxe, premier successeur
de Saint Dominique (vers 1190-1237).


Bienheureux Ange Tancrède, Frère Mineur (✝ 1257).

Bienheureuse Eustochium de Padoue, Religieuse Bénédictine (✝ 1468).


Prière avant la lecture

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LECTURES DE LA MESSE:
 





Homélie :

"Les disciples avaient oublié d’emporter des pains ; ils n’avaient qu’un seul pain avec eux dans la barque."

Or Jésus leur faisait cette recommandation : « Attention ! Prenez garde au levain des pharisiens et au levain d’Hérode ! » Mais ils discutaient entre eux sur ce manque de pains. Jésus connaît le cœur humain qui n’a pas de secrets pour Lui. Il sait tout ce dont nous avons besoin, il connaît nos désirs et nos attentes. Nous sommes toujours à la recherche de quelque chose qui s’avère nécessaire sur le plan matériel. Les disciples raisonnaient entre eux, alors que Jésus leur disait combien il leur faut demeurer en lui, dans son amour pour ne pas faire comme les pharisiens ! Les disciples sont obnubilés par le fait qu’ils n’ont pas emmené suffisamment de pain. Jésus les entraînait à s’en remettre à Dieu devant leurs propres difficultés. Or nous reconnaissons qu’il en est souvent ainsi dans nos vies. Nous semons des difficulté dans nos cœurs et cela, à partir d’une réflexion de Jésus ! Le psalmiste déjà se mettait en prière à ce niveau des difficultés personnelles. « Quand j’ai dit : je vais perdre pied, ton amour Seigneur m’a soutenu. »

Jésus s’en rend compte et leur dit : « Pourquoi discutez-vous sur ce manque de pains ?

Vous ne saisissez pas ? Vous ne comprenez pas encore ? Vous avez le cœur endurci ? Vous avez des yeux et vous ne voyez pas, vous avez des oreilles et vous n’entendez pas ! Vous ne vous rappelez pas ? Les signes et les miracles de Jésus peuvent soutenir notre foi. Pour les comprendre, il nous faut une grande vision de foi. Celui qui n’a pas la foi a du mal à les reconnaître. Nous apprenons à vivre tous les événements avec foi, à regarder la vie avec les yeux de la foi. L’Évangile nous manifeste le décalage entre la parole de Jésus et la compréhension qu’en ont les Apôtres. Ils « culpabilisent » à propos d’une réflexion : « Méfiez-vous du levain des Pharisiens. » Nous sommes quelquefois surpris par un événement difficile et nous disons : « je vais perdre pied. » Nous faisons alors l’expérience que le Seigneur nous a soutenu. En fait, jamais l’amour de Dieu ne nous avait quitté. Or nous croyions que c’était à cause de Dieu qui nous étions éprouvé. Dieu n’a jamais tenté personne. Jésus, dans le « Notre Père, » nous enseigne, il a voulu nous avertir par cette phrase : « Ne nous laisse pas entrer dans la tentation. »

Quand j’ai rompu les cinq pains pour cinq mille personnes, combien avez-vous ramassé de paniers pleins de morceaux ? » Ils lui répondirent : « Douze.

Et quand j’en ai rompu sept pour quatre mille, combien avez-vous rempli de corbeilles en ramassant les morceaux ? » Ils lui répondirent : « Sept. » Il leur disait : « Vous ne comprenez pas encore ? » Nous comprenons qu’il faut nous convertir au Dieu d’Amour. Un Dieu qui nous entoure toujours de sa tendresse. Chaque fois que nous quittons l’amour de Dieu, que nous ne sommes pas suffisamment baignés dans cet amour, nous sommes en danger. Jésus nous a enseigné certes par sa parole, mais aussi et surtout par ce qu’il était : Tourné constamment vers son Père, son mystère est d’être l’enfant bien-aimé du Père. Il est toujours « branché » vers son Dieu. Nous avons besoin nous aussi comme Lui, d’être toujours trouvés dans son amour. Or c’est si facile de nous extraire de cet amour. Nous nous posons des questions par rapport à Dieu, par rapport à nous-mêmes, alors qu’il nous faudrait d’abord demeurer en Dieu. Nous trouvons là la source de beaucoup de nos difficultés par rapport aux autres et par rapport à Dieu. « Méfiez-vous du levain des Pharisiens. » Jésus est le Sauveur qui nous manifeste progressivement quelles sont nos difficultés. Nous voulons Lui laisser la possibilité de nous parler, de nous attirer sur son cœur.


Citation :
Nous demandons la grâce de dire merci à Dieu de tout ce qu’il nous donne.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Anselme (1033-1109), moine, évêque, docteur de l'Église
Proslogion, ch.16

« Vous ne voyez pas ? Vous ne comprenez pas encore ? »

Je ne peux pas voir ta lumière : elle est trop éclatante pour ma vue. Et pourtant, tout ce que je vois, c'est grâce à ta lumière que je le distingue, comme notre œil fragile voit, grâce au soleil, tout ce qu'il aperçoit, sans pouvoir cependant regarder le soleil lui-même.

     Mon intelligence demeure impuissante devant ta lumière ; elle est trop éclatante. L'œil de mon âme est incapable de la recevoir, et il ne supporte même pas de rester longtemps fixé sur elle. Mon regard est blessé par son éclat, dépassé par son étendue ; il se perd dans son immensité et reste confondu devant sa profondeur.

     Ô lumière souveraine et inaccessible ! Vérité totale et bienheureuse ! Que tu es donc loin de moi, et pourtant je suis si près de toi ! Tu échappes presque entièrement à ma vue, tandis que je suis, moi, tout entier sous ton regard. En tout lieu rayonne la plénitude de ta présence, et je ne te vois pas. C'est en toi que j'agis et que j'ai l'existence, pourtant je ne peux pas atteindre jusqu'à toi. Tu es en moi, tu es tout alentour de moi, et pourtant je ne peux pas te saisir du regard.













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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Mar 13 Fév 2018 - 20:25

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Mercredi 14 février 2018 : Le mercredi des Cendres


Les saints du jour (Mercredi 14 février)


Saint Valentin, Évêque et martyr († v. 273).

Saints Cyrille et Méthode, Apôtres des Slaves, Co-Patrons
de l'Europe (IXe siècle).


Bienheureux Nicola (Nicolas) Paglia, Prêtre o.p. († 1256)


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 





Homélie :

« Ce que vous faites pour devenir des justes, évitez de l’accomplir devant les hommes pour vous faire remarquer. Sinon, il n’y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux.

Ainsi, quand tu fais l’aumône, ne fais pas sonner la trompette devant toi, comme les hypocrites qui se donnent en spectacle dans les synagogues et dans les rues, pour obtenir la gloire qui vient des hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite, afin que ton aumône reste dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra. Jésus est venu nous sauver de l’abîme du désespoir qui est en nous. Le « secret du cœur, » nous établit dans le cœur de Dieu dans lequel nous allons demeurer sans cesse. Vouloir réaliser le bien est inhérent à notre être. La sainteté est au cœur de toute personne comme une aspiration. « Ton Père qui voit dans le secret, est là. » Cette aspiration s’intensifie à l’appel de Jésus qui devient notre chemin. Il nous propose, pour y arriver, la base de l’aumône, de la prière et du jeûne. Notre chemin de sainteté s’ouvre avec Jésus qui connaît l’épaisseur de notre vie en interaction avec la vie les autres. C’est dans le silence intérieur que s’offre à chacun de nous, le choix de changer notre manière de vivre. Dans la foi, à l’école du cœur de Jésus, de son amour miséricordieux, nous retrouvons notre liberté. Ce qui y est caché dans notre cœur et que nous ne connaissons pas, ce qui y est caché a nous-mêmes, nous pouvons le trouver et le sentir. Cet Amour et cette Lumière de Dieu nous rend libre. C’est pour nous un mouvement de lâcher prise, un retrait de nos illusions et de notre culpabilité. Ne plus chercher notre « gloire. » Il nous faut faire les choses pour elles-mêmes, dans le respect de leur réalité. Nous retrouvons alors l’authenticité de nos gestes en ne cherchant plus à être considéré à propos du jeune, de la prière, et du partage. Si nous voulons trouver un objet caché, nous devons pénétrer jusqu’à la profondeur où il se cache, et alors nous le trouverons.

« Et quand vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites : ils aiment à se tenir debout dans les synagogues et aux carrefours pour bien se montrer aux hommes quand ils prient. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense."

Mais toi, quand tu pries, retire-toi dans ta pièce la plus retirée, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra. Le secret est le lieu où notre être s’exprime autrement. Jésus nous propose de vivre hors du regard des autres. Il nous propose de vivre en dehors de notre propre regard. Alors notre cœur peut agir en étant sans cesse dans la perspective de notre Père des cieux. Devenu sensible à lui, il se met à agir à partir de lui seul. Ainsi notre cœur trouve un espace où il peut se permettre d’être autrement. Découvrir l’intimité d’Amour de Dieu, nous ouvre à ce qui nous est promis. C’est au désert de notre cœur que Dieu demeure. Dans le secret du Père, je suis là, il me parle dans le silence de son Amour. Nous nous ouvrons à la parole de Jésus qui nous indique une nouvelle attitude, aller dans le secret du Père pour y découvrir la vraie Source de notre identité. Notre identité naît dans le Secret de notre relation avec Dieu.

« Et quand vous jeûnez, ne prenez pas un air abattu, comme les hypocrites : ils prennent une mine défaite pour bien montrer aux hommes qu’ils jeûnent. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense."

Mais toi, quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage ; ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement de ton Père qui est présent au plus secret ; ton Père qui voit au plus secret te le rendra. Nous prenons la mesure de ce nouvel espace ou nous distinguons la présence respectueuse d’un Autre. Lorsque nous arrivons dans un lieu obscur, nos yeux discernent, peu à peu, les contours d’une autre réalité. Nous faisons l’expérience unique de la relation avec un autre infiniment délicat qui nous redit la Parole d’Amour déjà entendue. C’est la promesse d’Amour qui prend corps en nous. Il nous faut alors fermer la porte sur soi, renoncer par la volonté à toutes choses qui ne serait pas ce secret d’Amour. Le secret de l’infini d’Amour du cœur de Dieu notre Père est manifesté en Jésus. Nous pouvons nous réconcilier avec Dieu et lui présenter les abîmes de souffrances de notre humanité. Nous sommes désormais les « ambassadeurs » du Christ pour ceux qui sont dans ces abîmes de désespoir. A une extrémité de notre vie nous vivons la détresse du monde, à l’autre extrémité nous vivons l’Amour infini de Dieu. Déjà nous tressaillons de joie pour ces quarante jours qui nous sont donnés pour entrer plus avant dans l’Amour dont nous sommes aimés. Cet Amour qui nous rejoint nous donne de pouvoir toucher la détresse de nos frères en humanité. Ainsi nous prenons la mesure de l’Amour infini de Dieu qui nous sauve. Nous entrons dans la victoire de l’Amour sur la mort, sur la haine et sur le péché du Sauveur du monde.


Citation :
Nous demandons la grâce d’entrer en témoins de l’Amour infini de Dieu dans la Passion de Jésus.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Léon le Grand (?-v. 461), pape et docteur de l'Église
10e homélie pour le carême, 10,2-4 (trad. bréviaire, 3e dimanche du Carême ; SC 49 rev)

Les exercices du carême : « Déchirez vos cœurs et
non vos vêtements ; revenez au Seigneur votre Dieu »
(Jl 2,13)

Le Seigneur a dit : « Je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs » (Mt 9,13). Il n'est donc permis à aucun chrétien de haïr qui que ce soit, car personne n'est sauvé autrement que grâce au pardon des péchés... Que le peuple de Dieu soit donc saint, et qu'il soit bon : saint pour se détourner de ce qui est défendu, bon pour accomplir ce qui est commandé. C'est une grande chose, certes, d'avoir une foi droite et une doctrine sainte ; il est très louable de réprimer la gloutonnerie, d'avoir une douceur et une chasteté irréprochable, mais toutes ces vertus ne sont rien sans la charité...

     Mes bien-aimés, tous les temps conviennent pour réaliser ce bien de la charité, mais le carême nous y invite plus spécialement. Ceux qui désirent accueillir la Pâque du Seigneur avec la sainteté de l'esprit et du corps doivent s'efforcer avant tout d'acquérir ce don qui contient l'essentiel des vertus et qui « couvre la multitude des péchés » (1P 4,8.). C'est pourquoi, au moment de célébrer le mystère qui surpasse tous les autres, celui par lequel le sang de Jésus Christ a effacé nos fautes, préparons en premier lieu les sacrifices de la miséricorde. Ce que la bonté de Dieu nous a accordé, accordons-le à ceux qui ont péché contre nous. Que les injustices soient jetées dans l'oubli, que les fautes n'entraînent pas le châtiment, et que tous ceux qui nous ont offensés ne craignent plus d'être payés de retour...

     Chacun doit bien savoir qu'il est lui-même pécheur et, pour recevoir lui-même le pardon, il doit se réjouir d'avoir trouvé quelqu'un à qui pardonner. Ainsi, lorsque nous dirons, selon l'enseignement du Seigneur : « Pardonne-nous nos offenses comme nous avons nous-mêmes pardonné à ceux qui nous ont offensés » (Mt 6,12), nous pouvons être sûrs que nous obtiendrons la miséricorde de Dieu.













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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Mer 14 Fév 2018 - 19:15

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Jeudi 15 février 2018 : Le jeudi après les Cendres


Les saints du jour (Jeudi 15 février)


Saint Faustin et son compagnon Jovite, martyrs près de Brescia (+ 122)

Saint Onésime, converti par Saint Paul († 95).

Saint Claude La Colombière, Jésuite, Confesseur de Sainte
Marguerite-Marie Alacoque (1641- ✝ 1682).


Bienheureux Michał Sopoćko, Fondateur de la Congrégation des
Sœurs de Jésus Miséricordieux (1888- ✝ 1975).


Vénérable Anne-Madeleine Rémuzat, Religieuse
à Marseille (1696-✝ 1730).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 





Homélie :

"Jésus déclara : « Il faut que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes, qu’il soit tué, et que, le troisième jour, il ressuscite."

Le Carême nous introduit dans un temps sacré de quarante jours. Jésus nous montre la voie qu’il nous faut parcourir à sa suite. Le Chemin de Croix et de mort qui sera le sien est aussi celui de sa glorification. Notre chemin ne diffère pas de celui de Jésus que nous voulons suivre. Jésus annonce que les prophètes avaient prédit sa mort qui devait avoir lieu à Jérusalem. « Il fallait que le Christ souffre sa Passion pour entrer dans sa gloire. » En effet, Jésus est venu pour sauver son peuple, en renonçant à « la gloire qu’il avait auprès du Père avant le commencement du monde. » Durant ce temps favorable, la Parole de Dieu est précieuse pour notre vie. Dans une civilisation qui provoque beaucoup de souffrance et de mort, nous désirons, avec Jésus, bâtir la civilisation de l’amour. Le combat pour la vie passe à travers nos cœurs, à l’intérieur de notre vie. Nous suivons Jésus en prière, tourné vers le Père et tendu vers Jérusalem. Il est venu dans le monde mu par l’Esprit Saint, le plus grand Amour. Son acte d’offrande à son Père est total. Il vient nous sauver, il se livre pour que nous ayons la vie.

"Il leur disait à tous : « Celui qui veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix chaque jour et qu’il me suive."

En embrassant sa Croix, Jésus fait la Volonté du Père, il vient nous délivrer du mal. Nous qui l’accompagnons, il nous prend sur ses épaules. Le chemin de Croix de Jésus s’exprime par sa souffrance, sa mort et sa résurrection. Il se traduit par la renonciation à nous-mêmes pour l’accompagner dans l’Amour, avec Marie. C’est le meilleur chemin qui nous unit à Dieu, et qui nous conduit à Lui, par Jésus. Jésus annonce à ses disciples que le troisième jour il va ressusciter, mais c’est une incompréhensible pour eux. Ils ne savent pas ce que cela veut dire, ils le comprendront plus tard. Quand nous faisons de l’escalade, il nous est bon d’avoir quelqu’un devant nous qui connait le chemin, sinon nous risquons de nous égarer. Ainsi nous marchons derrière Jésus qui nous ouvre le chemin. Nous nous recevons de Dieu qui n’est qu’amour et tendresse, qui ne veut que notre bonheur. Pas un cheveu de notre tête ne tombe sans qu’il ne le sache. Marcher derrière Jésus, c’est recevoir de Lui la vie dans tout ce qui nous arrive en chemin. Nous recevons notre vie de lui, nous lui présentons toute notre détresse, il nous en délivre.

"Car celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi la sauvera."

Quel avantage un homme aura-t-il à gagner le monde entier, s’il se perd ou se ruine lui-même ? Si nous voulons sauver notre vie, nous la perdons. En revanche, si à cause de Jésus, nous ne cherchons pas à éviter la souffrance, nous sauvons notre vie. La Parole de Jésus nous aide à nous convertir. Elle nous propose d’entrer dans la victoire de l’Amour, ce que Jésus appelle sa Gloire. C’est pourquoi Jésus prie avant de subir la croix, demandant au Père de lui donner cette « gloire qu’il avait auprès de lui avant le commencement du monde. » La vie de Jésus va s’écouler le regard fixé vers le Père. Il peut ainsi nous rassurer quand les ténèbres sont grandes. Jésus sait combien nous risquons d’être scandalisés par la Croix ! Nous avons été livrés au néant par le menteur. Nous sommes le Peuple qui marche dans les ténèbres et l’ombre de la mort. Pour nous délivrer de la souffrance, de la mort, de l’enfermement produit par ce mensonge, Jésus passe par ce chemin de mort pour nous sauver. Il vient nous donner les moyens d’en sortir. C’est lorsque tout va mal et que nous tombons que Jésus est là pour nous aider : « Jésus, souviens-toi de moi dans ton Royaume ».


Citation :
Nous demandons la grâce de suivre Jésus le Roi d’amour.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Isaac le Syrien (7e siècle), moine près de Mossoul
Discours ascétiques, 1ère série, 71/74 (trad. Alfeyev, Bellefontaine 2001, p.62)

« Qu'il me suive »

Le Seigneur Dieu a livré son propre Fils à la mort sur la croix, à cause de son ardent amour pour la création... Non pas qu'il n'aurait pas pu nous racheter d'une autre façon, mais il a voulu manifester ainsi son amour débordant, comme un enseignement pour nous. Et par la mort de son Fils unique, il nous a rapprochés de lui. Oui, s'il avait possédé quelque chose de plus précieux, il nous l'aurait donné, afin que nous lui appartenions pleinement.

     À cause de son grand amour pour nous, il n'appartenait pas à son bon plaisir de faire violence à notre liberté, bien qu'il aurait été capable de le faire, mais il a préféré que nous nous rapprochions de lui par amour de ce que nous pouvions comprendre.

     À cause de son amour pour nous et par obéissance à son Père, le Christ a accepté joyeusement les insultes et la détresse... De la même façon, lorsque les saints deviennent parfaits, ils atteignent cette même perfection et ainsi, en déversant abondamment leur amour et leur compassion sur tous les hommes, ils ressemblent à Dieu.












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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Jeu 15 Fév 2018 - 21:20

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Vendredi 16 février 2018 : Le vendredi après les Cendres


Les saints du jour (Vendredi 16 février)


Sainte Julienne de Nicomédie, Martyre en Bithynie (4ème s.).

Saint Maruthas Evêque aux frontières de la Perse et de l'Arménie (+ 420)

Saint Flavien de Constantinople Patriarche, malmené lors du brigandage d'Ephèse (+ 449)

Bienheureux Mariano Arciero, Prêtre (1707-1788).

Bienheureux Joseph Allamano, Prêtre et Fondateur de deux Congrégations :
« Missionnaires de la Consolata » et « Sœurs Missionnaires de la Consolata » (1851-1926).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 





Homélie :

"Alors les disciples de Jean le Baptiste s’approchent de Jésus en disant : « Pourquoi, alors que nous et les pharisiens, nous jeûnons, tes disciples ne jeûnent-ils pas ?"

Les disciples de Jean le Baptiste n’imaginent pas que Dieu puisse attendre autre chose de ses fidèles que l’offrande et le sacrifice. C’est ainsi qu’ils aiment le Dieu Souverain du ciel et de la terre. Dans la première Alliance, le peuple de Dieu est considéré comme l’épouse, et Yahvé vient à lui comme l’Epoux. Dieu a dit : C’est la miséricorde que j’aime, l’amour sincère, et non les sacrifices. Jésus, le Fils de Dieu, est venu parmi les hommes comme le Bien Aimé. L’amour de Dieu provoque l’ouverture du cœur pour les frères. Le Fils de Dieu venu parmi les hommes vit dans l’Amour de Dieu et le souci des frères. Le Peuple de Dieu est aimé par lui d’un amour véritable. Il ne peut comprendre cet Amour qu’en se mettant dans une attitude d’adoration. Jésus est l’Époux de son Peuple, il éveille en lui des capacités d’amour qui sont cachées dans son cœur. Il touche ainsi et guérit l’humanité blessée. Le cœur humain est porteur de souffrances, de blocages et de brisures qui doivent être libérés pour entrer dans le mystère des noces de l’Agneau. En voyant notre Dieu, nous lui serons semblables, dit l’apôtre Jean.

"Jésus leur répondit : « Les invités de la noce pourraient-ils donc être en deuil pendant le temps où l’Époux est avec eux ?"

Jésus se présente comme l’Epoux. Par lui, la tendresse de Dieu nous enveloppe. Jésus manifeste combien Dieu est bon, il fait refleurir notre visage. Nous avons encore besoin d’être purifiés. Il est bon d’être proche de Jésus qui fait surgir de notre être la tendresse. Le jeûne que Jésus annonce est totalement transformé. Il est d’une grande fécondité ! Nous le trouvons dans la nuit de la foi, à la suite de Jésus, en attendant le ciel ! La femme qui a touché le manteau de Jésus a été guérie avant que Jésus ne lui ait adressé une parole libératrice ! Quand elle verra Jésus vivre sa Passion, elle comprendra la source de cette vie nouvelle qui lui fut donnée. Lors de la résurrection de la fillette du centurion, Jésus n’a pas montrer son pouvoir souverain de Fils de Dieu, il est demeuré dans l’humilité. Nous demeurons dans l’humilité nous aussi, en mettant à profit les temps d’illumination et de joie qui annoncent les noces ! Dans l’amour de Dieu, vécu dans la nuit de la foi, nous nous mettons au service des autres. L’amour des frères est le signe de l’amour de Dieu qui agit en nous.

"Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors ils jeûneront. "

Nous sommes sur la terre. L’époux est enlevé au ciel par sa Passion et son Ascension. « Un temps viendra ou l’époux leur sera enlevé, dit Jésus. » Cet « Enlèvement » de l’époux, du bien aimé, a des expressions très variées dans l’Evangile : Quand Lazare est malade, ses sœurs le pleurent et vont le prévenir : « Celui que tu aimes est malade. » Mais Jésus demeure au dehors, loin de la maison de Lazare, pour former ses apôtres à la vraie vie. Ces femmes, avec son absence, vont entrer dans un vrai « jeûne ! » Jésus les achemine dans la perspective de la résurrection des morts ! Marthe et Marie diront combien elles ont souffert de l’absence de Jésus : « Seigneur si tu avais été là mon frère ne serait pas mort. » Dans la résurrection de Lazare, elles vont s’apercevoir de la véritable action de Jésus, de la raison de son retard : Il est la Résurrection et la vie ! Le temps du jeûne annoncé est bien là ! Mais les pauvres sont toujours avec nous, ils nous révèlent que nous pourrons toujours servir Jésus dans ses plus petits : « Tout ce que vous aurez fait au plus petit des miens, c’est à moi que vous l’aurez fait. » Ce nouveau jeûne se révèle d’une grande fécondité spirituelle.


Citation :
Nous demandons la grâce d’entendre la Parole de Dieu et d’être renouvelés dans la tendresse de notre Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Pierre Chrysologue (v. 406-450), évêque de Ravenne, docteur de l'Église
Homélie sur la prière, le jeûne et l'aumône ; PL 52, 320 (trad. bréviaire, 3e mercredi de Carême)

« Quel est le jeûne qui me plaît ?... N'est-ce pas partager
ton pain avec celui qui a faim ? »
(Is 58,6-7)

Celui qui pratique le jeûne doit comprendre le jeûne : il doit sympathiser avec l'homme qui a faim s'il veut que Dieu sympathise avec sa propre faim ; il doit faire miséricorde, celui qui espère obtenir miséricorde. Ce que nous avons perdu par le mépris, nous devons le conquérir par le jeûne ; immolons nos vies par le jeûne, parce qu'il n'est rien que nous puissions offrir à Dieu de plus important, comme le prouve le prophète lorsqu'il dit : « Le sacrifice qui plaît à Dieu, c'est un esprit brisé ; le cœur qui est broyé et abaissé, Dieu ne le méprise pas » (Ps 50,19). Offre donc à Dieu ta vie, offre l'oblation du jeûne pour qu'il y ait là une offrande pure, un sacrifice saint, une victime vivante qui insiste en ta faveur.

     Mais pour que ces dons soient agréés, il faut que vienne ensuite la miséricorde. Le jeûne ne porte pas de fruit s'il n'est pas arrosé par la miséricorde ; le jeûne devient moins aride par la miséricorde ; ce que la pluie est pour la terre, la miséricorde l'est pour le jeûne. Celui qui jeûne peut bien cultiver son cœur, purifier sa chair, arracher les vices, semer les vertus : s'il n'y verse pas les flots de la miséricorde, il ne recueille pas de fruit.

     Toi qui jeûnes, ton champ jeûne aussi s'il est privé de miséricorde ; toi qui jeûnes, ce que tu répands par ta miséricorde rejaillira dans ta grange. Pour ne pas gaspiller par ton avarice, recueille par tes largesses. En donnant au pauvre, tu donnes à toi-même ; car ce que tu n'abandonnes pas à autrui, tu ne l'auras pas.












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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Ven 16 Fév 2018 - 20:03

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Samedi 17 février 2018 : Le samedi après les Cendres


Les saints du jour (Samedi 17 février)


Saint Polychrone, évêque de Babylone, et ses compagnons, martyrs. 251.

Saint Théodore le Conscrit Martyr (+ 303)

Saint Alexis Falconieri (1200 - 1310). Fête des 7 Saints Fondateurs
de l’Ordre « Servîtes de Marie »


Bienheureuse Élisabetta Sanna, veuve italienne du Tiers-Ordre des Minimes (✝ 1857).

Bienheureux Frédéric de Berga et XXV compagnons, martyrs († 17 février 1937)

Bx Antoni Leszczewicz, prêtre et martyr (1890-1943)


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 





Homélie :

"Après cela, Jésus sortit et remarqua un publicain (c’est-à-dire un collecteur d’impôts) du nom de Lévi assis au bureau des impôts. Il lui dit : « Suis-moi. » Abandonnant tout, l’homme se leva ; et il le suivait."

Levi abandonne tout, c’est une expérience si belle ! Il accueille la vie offerte à partir de l’appel de Jésus. Le suivre sera une si belle aventure. Cette relation nouvelle entraine aussitôt Jésus chez Lévi qui invite ses amis. Les publicains exercent leur métier au service de l’étranger qui occupe le pays, des païens. Jésus a regardé Mathieu qui demeure dans ce regard, il l’appelle. Jésus voit Lévi en profondeur, tel qu’il est, tel qu’il est capable de devenir encore. Son regard ne juge pas mais voit le réel et il lui dit : « Suis-moi. » Levi (Mathieu) qui était « traité » de pécheur et de voleur, le suit aussitôt. L’amour de Jésus rayonne la lumière de Dieu ! Cette lumière est passée dans la vie de Mathieu qui s’en trouve éblouie. Non seulement Mathieu reçoit la lumière, mais il redonne la lumière ! Cela surprend son entourage. La tendresse de Dieu réveille l’amour qui sommeille en attente dans le cœur de Matthieu.

"Lévi donna pour Jésus une grande réception dans sa maison ; il y avait là une foule nombreuse de publicains et d’autres gens attablés avec eux. Les pharisiens et les scribes de leur parti récriminaient en disant à ses disciples : « Pourquoi mangez-vous et buvez-vous avec les publicains et les pécheurs ? »

Jésus est heureux de cette relation qui marque l’évolution de Lévi à partir d’un regard d’Amour. Lévi se surprend à ne plus regarder ses collègues de travail de la même manière, un amour s’est éveillé dans son cœur. Jésus est attentif, il observe chacun. Il voit cet homme en profondeur, tel qu’il est devenu, et tel qu’il est capable de devenir encore, tel qu’il aspire à être. Son regard ne juge pas mais voit le réel de nos vies avec bienveillance. Lévi ouvre sa table à Jésus et Jésus s’assoit avec lui, à la table des pécheurs. Avec Jésus, nous entrons dans une relation de profondeur avec Lui. Dans sa Lumière, personne n’essaye de faire bonne figure mais demeure avec ses failles et ses détresses. C’est une belle révélation dans notre nuit souvent privée d’étoiles. Un miroir dans la nuit reste opaque, mais si le soleil se lève, le miroir reçoit la lumière et la renvoie. Jésus met sa Lumière dans nos ténèbres, il met l’amour dans un monde de haine, sa Vérité dans un monde de mensonge. Nous voulons être rencontrés comme Mathieu, être rayonnants de cet amour et de cette lumière.

"Jésus leur répondit : « Ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je ne suis pas venu appeler des justes mais des pécheurs, pour qu’ils se convertissent."

Cette Parole s’adresse à chacun de nous, dans la foi. Nous voulons entendre la déclaration de Jésus qui exprime le meilleur de lui-même, sa tendresse miséricordieuse. Entrer en profondeur avec lui, avec tout ce que nous sommes, est indépassable. Nous sommes pauvres, mais disponibles pour vivre de sa parole, celle qui nous recevons de lui. Lévi s’est assis avec Jésus, c’est vraiment une Bonne nouvelle. Mais quel scandale pour les pharisiens et les scribes. Dieu répand au cœur de tout homme son Esprit d’amour. Jésus s’est fait homme, la grâce l’emporte sur le péché. Lévi quitte son métier pour Jésus, il accueille la vie à partir de cet appel. Pour nous aussi, en abandonnant tout, nous voulons suivre Jésus, nous nous abandonnons à lui pour une relation qui va nous faire évoluer et nous changer. Si nous sommes touchés par l’Amour de Dieu, toutes nos relations en seront transformées. Cet Amour prend corps en nous faisant naître de nouveau, nous rebâtirons l’œuvre de Dieu sur les ruines anciennes !


Citation :
Nous demandons la grâce de « rayonner » l’Amour de Dieu à l’école de Jésus.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Jean-Paul II (1920-2005), Pape
Message pour le Carême 1997 (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana rev.)

« Suis-moi »

Le temps du Carême rappelle les quarante ans qu'Israël a passés dans le désert quand il était en marche vers la Terre Promise. Pendant cette période, le peuple a appris ce que signifiait vivre sous la tente, sans domicile fixe, dans une absence totale de sécurité. Bien des fois, il a été tenté de retourner en Égypte : là, au moins, il était sûr d'avoir à manger, même si c'était une nourriture d'esclaves. Dans la précarité du désert, c'est Dieu lui-même qui a fourni l'eau et la nourriture à son peuple et qui l'a protégé de tous les dangers. Ainsi l'expérience de dépendre totalement de Dieu s'est transformée pour les Hébreux en marche pour se libérer de l'esclavage et de l'idolâtrie des biens matériels.

     Le temps du Carême aide les croyants à revivre, dans un effort de purification personnelle, ce même itinéraire spirituel en prenant conscience de la pauvreté et de la précarité de l'existence, et en redécouvrant l'intervention providentielle du Seigneur, qui invite à ouvrir les yeux sur les besoins de nos frères les plus nécessiteux. De cette façon, le Carême devient aussi le temps de la solidarité avec les individus et les peuples des nombreuses parties du monde qui se trouvent en situation précaire...

     C'est de l'amour de Dieu que le chrétien apprend à secourir celui qui est dans le besoin...; il existe en effet une dimension plus élevée, indiquée par l'exemple du Christ lui-même : « Le Fils de l'homme n'a pas d'endroit où reposer sa tête » (Mt 8,20). Il voulait exprimer ainsi sa disponibilité totale envers son Père du ciel, dont il voulait accomplir la volonté sans se laisser entraver par la possession de biens terrestres... Le Christ nous précède sur cette route. Sa présence est une force et un encouragement : il nous rend libres et nous fait devenir des témoins de son amour.












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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Sam 17 Fév 2018 - 23:04

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Dimanche 18 février 2018 : Premier dimanche de Carême


Les saints du jour (Dimanche 18 février 2018)


Saint Siméon Evêque et martyr à Jérusalem (+ 107).

Saint Angilbert Confesseur (+ 814)

Saint François-Régis Clet, Lazariste, martyr en Chine (✝ 1820).

Sainte Bernadette Soubirous (Sœur Marie-Bernard), voyante de Lourdes, vierge,
Religieuse des Sœurs de la Charité de Nevers (1844-1879).


Bienheureux Fra Angelico, Frère Prêcheur italien et peintre,
Patron Universel des artistes (✝ 1455).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 





Homélie :

"Aussitôt l’Esprit pousse Jésus au désert. Et dans le désert il resta quarante jours, tenté par Satan."

Il vivait parmi les bêtes sauvages, et les anges le servaient. » Nous sommes introduits dans le temps du Carême par Jésus, mus par l’Esprit Saint, et vivant sous le regard du Père. C’est l’Esprit qui pousse Jésus au désert. L’envoi au désert est riche de sens car il est tout autant le lieu de l’épreuve, que celui de la rencontre avec Dieu. Jésus restera 40 jours au désert non seulement pour y être tenté, mais aussi pour célébrer l’alliance avec son Père. Ainsi, avec le Messie, s’instaure une nouvelle harmonie. Notre conversion va se poursuivre encore : Convertissez-vous et croyez à la Bonne nouvelle. Nous voulons faire de notre vie un véritable acte de foi en l’Amour infini de Dieu. Entrés dans le mystère par la foi, nous allons grandir jusqu’à ce que notre foi célébrée dans la Foi de l’Église, devienne une foi personnelle. Baptisés nous participons déjà à la Résurrection du Christ. Ayant reçu le don de l’Esprit Saint à la Confirmation, nous approfondissons cette Vie nouvelle qui nous est donnée. Nourris du Corps et du Sang du Christ Jésus, nous vivons sans cesse en « Ressuscités. » Vivre de la résurrection de Jésus, c’est participer à la victoire de son Amour. Croire en vérité que la victoire de Jésus est notre victoire, c’est avancer plus avant dans la Vie du Royaume de Dieu.

"Après l’arrestation de Jean Baptiste, Jésus partit pour la Galilée proclamer la Bonne Nouvelle de Dieu ;"

il disait : « Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche." Ce temps de désert nous est donné pour descendre dans nos profondeurs et pour y rencontrer Jésus. Marqués du sceau de l’Esprit Saint, nous pouvons entrer dans le combat de la foi. Jésus a pris notre condition humaine pour nous conduire à la plénitude de l’amour de Dieu. Jésus affronte le mal victorieusement et il annonce la Bonne Nouvelle. Dans ce temps favorable, nous demandons la grâce d’être victorieux de toutes les oppositions à l’amour. Notre humanité pécheresse ne cesse de rompre l’alliance avec Dieu. Jésus intervient sans cesse dans la puissance de l’Esprit Saint. Nous savons par expérience, que le « monde » est soumis au pouvoir du néant et du mensonge. L’humanité crie dans les douleurs d’un enfantement qui dure encore. Pris par nos activités nous n’y pensons plus, mais dès que nous prenons un peu de solitude, nous nous trouvons face à ces foyers de guerre et de douleurs. Ces choses difficiles à supporter sont en nous, et hors de nous.

"Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. »

Avec Jésus, menés par l’Esprit Saint, nous avançons dans l’attitude de l’enfant bien-aimé du Père sur un chemin de douceur et de tendresse. Dans toutes les tentations, nous passons en dessous des obstacles, humblement dans la douceur. Avec Jésus, par Lui et en Lui, pour nous retrouvons dans la tendresse de Dieu. Convertis, nous entrons dans la puissance d’Amour de l’Esprit Saint. L’écoute de notre conscience nous emmène à reconnaître et à nommer ce qui n’est pas ajusté à l’Amour du Père pour nous. Dans ce combat contre tout ce qui nous oppose à la vie divine, la lumière de l’Esprit Saint nous a donnée. L’ennemi se trouve à l’intérieur de nous, il s’exprime par notre « moi égoïste, orgueilleux, jouisseur, » soumis à des puissances obscures. Nous aurons le courage d’affronter l’adversité avec une demande d’aide de Jésus, humblement ! Nous ne sommes jamais seuls dans ce combat mené sous l’action de l’Esprit Saint. « Dieu Notre Père qui produit le vouloir et le faire, selon son dessein bienveillant, » nous rend victorieux.


Citation :
Nous demandons la grâce de suivre Jésus dans l’humilité et la douceur.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Les Discours sur les Psaumes, Ps 60 ; CCL 39, 766 (trad. Brésard, 2000 ans C,
p. 88 ; cf bréviaire, 1er dimanche de Carême)


« En toutes choses, il a connu l'épreuve comme nous,
et il n'a pas péché »
(He 4, 15)

« Écoute, ô Dieu, ma plainte, sois attentif à ma prière... Des confins de la terre je crie vers toi ; mon cœur est dans l'angoisse » (Ps 60,2-3). Des confins de la terre, c'est-à-dire de partout... Ce n'est donc pas une seule personne qui parle ainsi ; et pourtant si, c'est une seule personne, car il n'y a qu'un seul Christ dont nous sommes les membres (Ep 5,23)... Celui qui crie des confins de la terre est dans l'angoisse, mais il n'est pas abandonné. Car c'est nous, c'est-à-dire son corps, que le Seigneur a voulu préfigurer en son propre corps...

     Il nous a symbolisés en sa personne quand il a voulu être tenté par Satan. On lit dans l'Évangile que notre Seigneur, le Christ Jésus, a été tenté au désert par le diable. Dans le Christ, c'est toi qui étais tenté, car le Christ avait pris de toi sa chair pour te donner son salut, de toi il prenait sa mort pour te donner sa vie, de toi il subissait ses outrages pour te donner son honneur. C'est donc de toi qu'il prenait aussi les tentations, pour te donner sa victoire. Si nous sommes tentés en lui, en lui aussi nous triomphons du diable.

     Tu remarques bien que le Christ a été tenté, et tu ne remarques pas qu'il a remporté la victoire ? Reconnais-toi comme tenté en lui, reconnais-toi comme vainqueur en lui. Il aurait pu empêcher le diable de s'approcher de lui ; mais s'il n'avait pas été tenté, comment t'aurait-il enseigné la manière de vaincre dans la tentation ? C'est pourquoi ce n'est pas étonnant si, harcelé de tentations, il crie des confins de la terre selon ce psaume. Mais pourquoi n'est-il pas vaincu ? Le psaume continue : « Tu m'as établi sur le roc »... Souvenons-nous de l'Évangile : « Sur ce roc je bâtirai mon Église » (Mt 16,18). C'est donc l'Église, qu'il a voulue bâtir sur le roc, qui crie des confins de la terre. Mais qui est devenu rocher pour que l'Église puisse être bâtie sur le roc ? Écoutons saint Paul nous le dire : « Le rocher c'était le Christ » (1Co 10,4). C'est donc sur lui que nous sommes bâtis. Et voilà pourquoi ce roc sur lequel nous sommes bâtis a été le premier à être battu par les vents, les torrents et les pluies lorsque le Christ a été tenté par le diable (Mt 7,25). Voilà la fondation inébranlable sur laquelle il a voulu t'établir.












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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Dim 18 Fév 2018 - 23:24

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Lundi 19 février 2018 : Le lundi de la 1re semaine de Carême


Les saints du jour (Lundi 19 février)


Saint Quodvultdeus, Évêque de Carthage (+ 454)

Saint Béatus, Moine au monastère Saint-Martin à Liebana (+ 789)

Saint Boniface de Lausanne, Évêque et Théologien (+ 1265)

Saint Conrad de Plaisance, Ermite Tertiaire Franciscain en Sicile (1290 -✝ 1351)

Sainte Philothée d'Athènes Martyre (+ 1589)

Bienheureuxx Álvaro de Córdoba, Prêtre dominicain “Apôtre
de l’Andalousie” (1360-1430).


Bienheureuse Elisabetta Picenardi, servite de Marie († 1468)

Vénérable Romano Bottegal, Moine Cistercien,
Ermite italien au Liban (✝ 1978).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 





Homélie :

"Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siégera sur son trône de gloire."

« Recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la création du monde. » Le monde est en attente du Royaume des cieux qui se laisse déjà voir dans notre existence par l’Amour de nos frères. Les liens tissés dans notre vie sont un grand bonheur. Ainsi s’ouvre à nous une vie si belle, ensemble, avec tout le poids d’amour qui donne sa vraie valeur à tout ce que nous sommes. Au-delà de tout ce que nous construisons, se profile le Royaume. C’est un grand bonheur qui s’ouvre à nous, donnant du poids à tout ce que nous vivons. Jésus nous a manifesté un si grand Amour que nous voulons le suivre. C’est lui qui reçoit toute notre vie, lui donnant sa vraie valeur. L’Esprit Saint nous appelle a réaliser des choses formidables. Il nous donne de ne pas reculer lorsqu’elles deviennent plus difficiles. Etre là simplement, accepter de pâtir avec les autres, sans savoir, dans la confiance, envers et contre tout. Nous traversons ainsi notre vie, ouverts, et recevant ce qui s’offre à nous, ce qui nous est donné. Avec Jésus nous voulons être là, tout simplement, offrant notre vie comme un don qui ne cesse de s’offrir aux autres.

"…Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : “Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde. Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger."

C’est la vie de Jésus qui nous appelle, qui nous sollicite sans cesse, pour que nous entrions dans son plus grand amour. Chaque personne est plus grande que ses projets, plus grande que ses soucis. Le Seigneur Jésus reste auprès de nous, auprès de chaque personne blessée. C’est ainsi que nous le rejoignons dans la foi, il se cache dans le visage du frère et de la sœur que nous rencontrons. Nous ne pouvons pas lui manifester de l’indifférence ! Si nous ne pouvons pas subvenir à ses besoins, nous retrouvons ce frère dans l’adoration. Là, dans la grâce, nous faisons l’expérience de la communion d’Amour que Jésus est venu établir entre nous. S’il y a de l’amour et de l’affection pour le prochain, nous manifestons que l’Amour de Dieu agit dans notre vie. Nous entrons en relation avec l’autre, sans attente, simplement parce qu’il est là, qu’il est vivant comme nous. Donner et recevoir cette joie de vivre nous fait entrer déjà dans le Royaume.

"…Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait."

Avec Jésus, nous voulons écouter le cœur de notre frère. Dans l’Esprit Saint, nous pouvons limiter colère et haine, donner une chance à l’autre qui est souvent si petit. C’est ainsi que nous voulons traverser la vie, ouvert, recevant tout ce qui s’offre à nous. Etre là, tout simplement, vivre la vie comme un don qui ne cesse de s’offrir. Quelle joie de contempler Jésus dans chacun de nos frères ! Les frères de Jésus, surtout les plus souffrants, sont une manifestation authentique de l’image de Dieu. Il s’agit du lien entre le Seigneur Jésus dans son Incarnation et notre humanité. Jésus dit que le prochain est celui qui est le plus proche de nous, à côté de nous. Nous entrons en relation avec l’autre sans attente, simplement parce qu’il est là, parce qu’il est vivant comme nous. Nous nous donnons ainsi pour tisser ensemble le Royaume pour tous. La vie de Jésus nous appelle, elle nous sollicite pour que nous entrions avec lui dans une perspective plus grande que nos projets et que nos soucis. Nous voulons être comme Jésus, le berger qui veille sur chacune de ses brebis, attentifs à ce que murmurent leurs cœurs.


Citation :
Nous demandons la grâce de discerner dans les petits et les pauvres les frères de Jésus.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Césaire d'Arles (470-543), Moine et Évêque
Sermon 25 (trad. SC 243, p. 75)

« Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage
le royaume préparé pour vous »

Si nous faisons bien attention, frères, le fait que le Christ a faim dans les pauvres nous est profitable... Regarde : un sou d'un côté et le Royaume de l'autre. Quelle comparaison y a-t-il ? Tu donnes un sou au pauvre et du Christ tu reçois le Royaume ; tu donnes un morceau de pain et du Christ tu reçois la vie éternelle ; tu donnes un vêtement et du Christ tu reçois la rémission de tes péchés.

     Ne méprisons donc pas les pauvres, mais désirons-les plutôt et hâtons-nous d'aller au-devant d'eux, parce que la misère des pauvres est le médicament des riches, comme le Seigneur lui-même l'a dit : « Donnez plutôt en aumônes ce que vous avez, et tout sera pur pour vous », et encore : « Vendez ce que vous possédez et donnez-le en aumônes » (Lc 11,41 ;12,33). Et l'Esprit Saint s'écrie par le prophète : « Comme l'eau éteint le feu, ainsi l'aumône éteint le péché » (Si 3,30)... Faisons donc miséricorde, frères, et avec l'aide du Christ, tenons le lien de sa garantie, celle surtout que je vous ai rappelée quand il dit : « Donnez et on vous donnera » (Lc 6,38) et encore : « Bienheureux les miséricordieux, car eux-mêmes obtiendront miséricorde » (Mt 5,7).

     Que chacun s'applique, selon ses moyens, à ne pas venir à l'église les mains vides : celui qui désire recevoir doit en effet offrir quelque chose. Que celui qui le peut couvre le pauvre d'un vêtement neuf ; que celui qui ne le peut pas en offre au moins un vieux. Quant à celui qui ne se juge pas assez à l'aise pour cela, qu'il offre un morceau de pain, qu'il accueille un voyageur, qu'il lui prépare un lit, qu'il lui lave les pieds, pour mériter d'entendre le Christ lui dire : « Venez, les bénis, prenez possession du Royaume ; car j'ai eu faim et vous m'avez donné à manger ; j'étais étranger et vous m'avez accueilli. » Personne, frères très chers, ne pourra s'excuser de ne pas faire l'aumône, quand le Christ a promis de donner une récompense en échange d'un verre d'eau fraîche (Mt 10,42).












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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Lun 19 Fév 2018 - 21:51

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Mardi 20 février 2018 : Le mardi de la 1re semaine de Carême


Les saints du jour (Mardi 20 février)


Saint Eleuthère Ami de saint Médard de Noyon*(+ 531)

Saint Eucher d'Orléans Évêque d'Orléans (+ 738)

Saint Léon le Thaumaturge, Évêque de CATANE et Confesseur (+ 787)

Sainte Jacinthe (Hyacinthe) Marto et de Saint Francisco Marto, son frère,
deux des enfants auxquels la Sainte Vierge apparut à Fatima (✝ 1920).


Bienheureuse Julie Rodzinska, Religieuse Dominicaine de
l’Immaculée-Conception, polonaise, martyre du nazisme (1899-✝ 1945).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 





Homélie :

"Lorsque vous priez, ne rabâchez pas comme les païens : ils s’imaginent qu’à force de paroles ils seront exaucés. Ne les imitez donc pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant même que vous l’ayez demandé."

« Ne rabâchez pas, » dit Jésus ! Quand nous sommes dans l’angoisse, nous répétons nos prières pour apaiser notre cœur. Certes, nous comprenons que nous ne savons pas prier. Nous sommes souvent dans une sorte de malaise, ne sachant pas quoi faire, ne rien demander ou tout demander. Nous savons que notre peu de foi est notre ennemi. C’est alors un cri : « Seigneur sauve nous ! » Pour avancer, nous écoutons les Paroles de Jésus. Jésus attend de notre bouche une parole vraie, confiante, jaillissant de notre cœur. Cette prière est apaisante. Jésus ne dit rien de la possibilité de demander plusieurs fois. Il s’agit, pour lui de ne pas « rabâcher. » Jésus nous donne le désir d’entrer dans une relation vraie. Le contact véritable avec nos frères nous aide à retrouver un lien véritable avec Dieu. Alors nous nous tournons à nouveau vers Jésus, en lui demandant d’être sauvés pour naître à une vie nouvelle. La Parole de Dieu féconde notre vie, elle lui fait porter des fruits, si nous la laissons faire, elle accomplit sa mission. Alors nous sommes prêts à écouter Jésus qui nous donne une prière extraordinaire : Le Notre Père. Nous n’allons plus seul vers « Notre » Père, c’est une grande joie que d’y aller tous ensemble. Nous allons vers Lui avec la terre et le Ciel !

« Vous donc, priez ainsi : Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel."

Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour. Remets-nous nos dettes, comme nous-mêmes nous remettons leurs dettes à nos débiteurs. Et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du Mal. Nous sommes tous contenus dans le Cœur de notre Père des cieux. Il nous indique la règle d’or pour vivre ensemble : « Faites aux autres ce que vous voudriez qu’on fasse pour vous. » Jésus nous donne l’exemple d’une prière que nous reprenons sans cesse, le « Notre Père. » Ainsi Dieu peut réaliser son action de Paix et d’Amour dans notre vie. Jésus se donne Lui-même, il est notre pardon, il nous propose, en lui, le pardon des offenses. La première chose qui compte, c’est la relation avec notre Père. Elle peut s’exprimer dans un temps silencieux d’adoration, de considérations très précises pour notre vie. Ce qui compte, c’est la dimension filiale de la prière qui monte de nos cœurs. Jésus nous porte dans sa propre prière, l’Esprit Saint vient habiter notre cœur pour cela. Nous sommes le resplendissement du visage de Dieu, qui va s’épanouir dans la tendresse de son amour sur notre visage. Tous les dons d’en haut doivent s’épanouir dans notre cœur, ils manifestent la royauté universelle de Dieu. Règne de douceur, d’humilité, d’amour, de paix, de bonté, de justice.

« Car, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi. Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père non plus ne pardonnera pas vos fautes. »

Oui, si vous remettez aux hommes leurs manquements votre Père céleste vous remettra aussi ! Nous voulons que Dieu nous pardonne et qu’il pardonne aussi aux autres leur péché. Le pardon nous coûte, et il nous est difficile de demander pardon. Si nous sommes vraiment humbles, ce ne sera pas si difficile, car c’est l’orgueil qui rend les choses pénibles. Plus l’orgueil est grand, plus grande est la difficulté du pardon. Plus grande est notre humilité, plus grande est la facilité du pardon. Nous voulons avancer dans la relation avec les autres pour approfondir la relation avec notre Père. Que Marie, la Mère de la miséricorde, nous aide à comprendre la bonté de Dieu. Toute personne qui vit de la grâce de Dieu fait resplendir sur son visage les dons merveilleux que Dieu lui donne. Nous implorons le cœur de Jésus avec ferveur pour qu’il nourrisse l’humanité. Nous demandons de ne pas céder à la tentation de la violence et de la domination dans ces temps si durement tourmentés. Dans le Christ, l’humanité est victorieuse du mal. Que Marie, la Mère de la miséricorde, nous aide à comprendre les autres et à leur pardonner avec générosité.


Citation :
Nous demandons à Jésus la grâce, qu’ensemble, nous nous tournions vers notre Père.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Bonaventure (1221-1274), franciscain, docteur de l'Église
Commentaire de l’Évangile selon Saint Luc, ch. VII (Études franciscaines,
2008, pp.26-28, trad. d'André Ménard, rev.)


Invoquer le nom du Père

Jésus dit à ses Apôtres : « Lorsque vous priez, dites : Père ». C'est-à-dire, premièrement invoquez le Père ; dites, non seulement avec la voix , mais aussi avec le cœur, de peur qu'il ne soit dit de vous comme en Isaïe : « Ce peuple m'honore des lèvres mais leur cœur est loin de moi » (Is 29,13). Dites non seulement avec le cœur mais aussi avec la bouche car la prière vocale est reçue par Dieu selon le psaume : « je glorifierai le Seigneur de toute la puissance de ma voix » (Ps 108, 30). Et cela, parce qu'elle vaut à la fois pour réveiller la mémoire, exciter la somnolence, enflammer le désir, disposer à l'obéissance, exprimer la joie, et donner l'exemple.

     Invoquons donc le nom du Père. Il est Père, en effet, en raison de la condition de nature selon Éphésiens : « De qui toute paternité tire son nom au ciel et sur terre » (Ep 3,15). D'où, en Malachie : « Est-ce que nous n'avons pas tous un Père unique ? » (Ml 2,10) . Il est Père, aussi, en raison de la donation de la grâce ; en Romains : « Vous avez tous reçu l'esprit d'adoption des fils dans lequel nous crions : Abba, Père » (Rm 8,15) ; et en Galates : « Et parce que vous êtes fils, Dieu a envoyé l'esprit de son Fils criant : Abba, Père » (Ga 4,6). Il est Père, aussi, en raison de la réalisation de la gloire, selon Jérémie : « tu m'appelleras Père, et tu ne cesseras pas de marcher avec moi » (Cf. Jr 3,19).

     Puisque donc, dans le nom du Père, Dieu est saisi comme fondateur de la nature, donneur de la grâce et réalisateur de la gloire, par là-même, il est donné de saisir qu'il est celui à qui seul nous devons demander.

     Matthieu et Luc s'accordent sur l'invocation du nom de Père, afin qu'en ce seul nom, l'homme soit excité à la révérence et à la confiance, ces deux ailes sans lesquelles la prière n'a pas d'efficacité.












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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Mar 20 Fév 2018 - 21:46

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Mercredi 21 février 2018 : Le mercredi de la 1ère semaine de Carême


Les saints du jour (Mercredi 21 février)


Saint Eustathe d'Antioche, Patriarche d'Antioche, Évêque et
confesseur (+ 338)


Saint Jean de Constantinople Confesseur et patriarche de
Contantinople (+ 577)


Saint Pépin de Landen Maire du palais d'Austrasie sous Clotaire II
et Dagobert I (+ 640)


Saint Pierre Damien, Cardinal-Évêque d'Ostie, Légat du Pape, Docteur
de l'Église (1007-✝ 1072).


Bienheureux Noël Pinot, Prêtre et martyr à Angers (1747-✝ 1794).


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Comme les foules s’amassaient, Jésus se mit à dire : « Cette génération est une génération mauvaise : elle cherche un signe, mais en fait de signe il ne lui sera donné que le signe de Jonas."

Car Jonas a été un signe pour les habitants de Ninive ; il en sera de même avec le Fils de l’homme pour cette génération. Jonas est connu comme le prophète récalcitrant, et Jésus le mentionne comme signe aux autorités religieuses ! Jonas n’apprécie pas la mission que Dieu lui confie et il tente d’y échapper. Mais la tempête se déchaîne et le renvoie à sa mission. Jésus nous indique que le signe qu’il va donner, c’est lui-même, comme le “signe de Jonas.” Jonas s’est laissé jeter dans la mer pour apaiser la tempête et sauver les marins, Jésus s’est laissé crucifier pour apaiser les tempêtes du péché et nous redonner la vie d’enfant de Dieu. Comme Jonas a vécu trois jours dans le ventre de la baleine, Jésus a aussi vécu dans le ventre de la terre, avant de marcher, Ressuscité, hors du tombeau vide. Cela nous demande un travail d’interprétation ! Le signe que Jésus donne est celui de sa mort et de sa résurrection. Sa mort, librement acceptée, est le signe de l’incroyable amour de Dieu pour nous : Jésus donne sa vie pour sauver la nôtre. Sa résurrection d’entre les morts est le signe du pouvoir de l’Amour infini de Dieu.

"Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que les hommes de cette génération, et elle les condamnera. En effet, elle est venue des extrémités de la terre pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici bien plus que Salomon."

La reine de Saba a pris la sagesse de Salomon au sérieux et elle a fait un long et dangereux voyage pour aller l’écouter. Nous recevons le signe de Jonas et celui de la reine de Saba comme un encouragement à cheminer patiemment à la suite de Jésus, malgré notre faiblesse. Jésus conduit notre histoire, il annonce le Royaume. Il apaise nos cœurs blessés, il libère nos consciences culpabilisées. Jésus nous relève, il accueille les rejetés. Si la conversion est une décision personnelle, elle est aussi une sagesse communautaire. La Parole de Dieu est notre Sagesse, elle nous renouvelle comme elle renouvelle la vie de nos Communautés. Le Carême nous est donné pour ouvrir nos cœurs en cheminant vers Pâques. Nous nous laissons plonger dans la Vie de Jésus, dans sa Passion et dans sa Résurrection. Nous avons besoin d’un surcroît d’humanité ! Tellement de nos freres se trouvent dans une situation de vide, de manque de l’essentiel !

"Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront en même temps que cette génération, et ils la condamneront ; en effet, ils se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas, et il y a ici bien plus que Jonas.

Toute l’humanité est appelée à la conversion. Dieu exprime sa bonté miséricordieuse envers tous et envers chacun. Cette miséricorde sauvera le monde qui accueille Jésus. Le signe qui nous est donné aujourd’hui, c’est Jésus, le Sauveur. Notre vie est le lieu de notre sainteté. Notre chemin de vie avec Dieu est la voie de notre salut. Jésus nous appelle à l’ouverture et à l’accueil de Dieu qui est passionné de l’humanité pour lui faire partager sa divinité ! Laissons-nous surprendre par Dieu qui veut pour nous la vie. Pendant ces quarante jours de Carême, Jésus est lui-même notre signe ! Il est venu, il a aimé notre monde, il a souffert pour lui, pour chacun de nous ! Il a donné sa vie pour que le monde ait la Vie. Jésus nous transforme car nous sommes « vide » de Dieu. En nous donnant le Pain de Vie Jésus dit : « Prenez, mangez c’est mon Corps ! » En prenant la Coupe : « Prenez, buvez c’est mon sang ! » Nous recevons cette Vie nouvelle pour vivre humblement au service les uns des autres.


Citation :
Nous demandons la grâce de croire plus profondément que Jésus nous aime !


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Jérôme (347-420), prêtre, traducteur de la Bible, docteur de l'Église
Sur Jonas, II 2,5,6,11 (SC 43, trad vulgate et SC, rev.)

Jonas, une figure du Christ

Si Jonas est une figure du Seigneur, et évoque par son séjour de trois jours et de trois nuits dans les entrailles du cétacé la Passion du Sauveur, sa prière aussi doit être une expression de la prière du Seigneur.

     « Je suis rejeté de devant tes yeux. Mais je reverrai ton saint Temple. » (Jon 2,5) Quand j’étais avec toi, jouissant de ta lumière, je ne disais pas : je suis rejeté. Mais, une fois au fond de la mer, et enveloppé de la chair d’un homme, je prends les sentiments d'un homme, et je dis : je suis rejeté de devant tes yeux. Cela, je l’ai dit en tant qu’homme ; et la suite, je le dis comme Dieu, Moi qui, étant dans ta condition, ne me suis pas prévalu de mon égalité avec toi (cf Phil 1,6), parce que je voulais élever à toi le genre humain. « Mais je reverrai ton saint Temple ». Ainsi le texte de l’Évangile dit-il : « Père, glorifie-moi auprès de toi en m’accordant la gloire que j’avais avant que le monde existât. » (Jn 17,5) et le Père répond : « Je l’ai glorifié et je le glorifierai » (Jn 12,28). L’unique et même Seigneur demande en tant qu’homme, promet en tant que Dieu, et il est sûr de la possession qui fut toujours la sienne.

     « Les eaux m’avaient entouré jusqu'à l’âme, l’abîme me cernait » (Jon 2,6) Que l’enfer ne m’emprisonne pas ! Qu’il ne me refuse pas la sortie ! Librement j’ai fait la descente, que librement je fasse l’ascension. Je suis venu captif volontaire, je dois libérer les captifs pour que soit accompli ce verset : « montant dans les hauteurs, il a emmené les captifs. »(Ps 68,19 ; Ep 4,8.) Ceux-là en effet qui auparavant étaient captifs dans la mort, lui les a conquis à la vie.

     « Et le Seigneur commanda au poisson, qui rejeta Jonas sur la terre sèche. » (Jon 2,11) Il est donc commandé à ce grand cétacé, aux abîmes et aux enfers de restituer le Sauveur à la terre ; ainsi Celui qui était mort pour libérer les détenus dans les liens de la mort, peut emmener avec lui une foule vers la vie.












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Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
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