À Toi NOTRE PÈRE par les Saints Cœurs de JÉSUS, MARIE et JOSEPH..

Forum Catholique sous la protection de Saint Michel, faisant mémoire de Sylvie la fondatrice, Prières, Dévotions au Sacré Coeur, au Coeur Immaculé de Marie, au Coeur Chaste de Joseph et autres, Fidélité aux 3 Blancheurs et au Magistère de l'Eglise...
 
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 Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !

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Lumen
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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Mer 21 Fév 2018 - 20:06

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Jeudi 22 février 2018 : Le jeudi de la 1ère semaine de Carême


L'Eglise fête : La Chaire de Saint Pierre, Apôtre.


Les saints du jour (Jeudi 22 février)


Saint Télesphore Pape (8 ème) de 125 à 136 et martyr (+ 136)

Saint Papias Evêque en Phrygie (+ 163)

Sainte Marguerite de Cortone Pénitente laïque italienne (+ 1297)

Bienheureuse Isabelle de France, vierge et Fondatrice des
« Clarisses Urbanistes », sœur de Saint Louis (1225-1270).


Bienheureuse Marie de Jésus (Émilie d’Oultremont), Religieuse
et Fondatrice de la société de Marie Réparatrice (1818- ✝ 1878).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Jésus, arrivé dans la région de Césarée-de-Philippe, demandait à ses disciples : « Au dire des gens, qui est le Fils de l’homme ? » Ils répondirent : « Pour les uns, Jean le Baptiste ; pour d’autres, Élie ; pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes. »

Nous fêtons aujourd’hui « la chaire de Pierre. » C’est après une nuit entière passée en prière que Jésus désigne ses disciples. Cette prière s’exerce dans l’humilité, c’est la prière du Fils bien-aimé du Père. Elle est faite par Celui qui ne fait qu’un avec son Père. A Césarée de Philippe, Jésus demande à ses apôtres ce que les gens disent de lui. Il ne semble pas être surpris par les opinions des gens, il ne s’attarde pas à les démentir. Un saut qui ne vient pas de la chair ni du sang, mais qui est un don de Dieu, sera à réaliser par les disciples. Nous avons conscience que la foi est une réalité toute intérieure, une fidélité à ce que nous dit l’Esprit Saint. Il nous faut aussi l’accueillir avec une lumière intérieure qui naît de la foi. Ceux qui ont fait ce saut de la foi sont surpris d’avoir pu vivre aussi longtemps sans la lumière et la force qui proviennent de la foi en Jésus. Elle nous donne une relation personnelle avec Dieu. Chacun découvre Jésus par des voies bien différentes. Jésus demande aux disciples : « Pour vous, qui suis-je ? » C’est à partir de sa pauvreté que Pierre reconnaît Jésus.

"Jésus leur demanda : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Alors Simon-Pierre prit la parole et dit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! » Prenant la parole à son tour, Jésus lui dit : « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux.

Jésus corrige en profondeur l’idée de Messie considéré comme un chef politique. Jésus de Nazareth est le Messie attendu. Une assurance étonnante est donnée à Pierre. Quelles que soient les tempêtes, nous aurons en lui un roc inébranlable. Pierre sera témoin de la Passion du Christ, il communiera à la gloire qui va se révéler. Il comprendra que la conversion de l’humanité se fait à partir de « l’intérieur. » Il nous faut, à la suite de Jésus et dans son Amour, convertir nos forces de mort en forces de vie. La tendresse de Jésus transparaît à travers les paroles pleines de miséricorde qu’il adresse à Pierre. La foi est un Don de Dieu qui demeure et Pierre aura la mission d’affermir ses frères. Les gens ont encore les opinions les plus diverses au sujet de Jésus : un prophète, un grand maître, une grande personnalité. La situation n’a pas changé. Le fondement de la primauté de Pierre est bâti sur la faiblesse.

Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle. »

Je te donnerai les clés du royaume des Cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. » La confession de sa foi en Jésus sera un trait particulier qui valut à Symon le surnom de Pierre. La foi de Pierre, qui est la foi de l’Église, est un Don de Dieu qui demeurera. Pierre a cette mission d’affermir ses frères, d’établir la communion de l’Amour vainqueur de toutes peurs. Au bord du lac, à nouveau, Pierre sera devant la tendresse du cœur de Jésus. Devant la quantité de poisson prise, il se jettera à la mer pour rejoindre Jésus plus vite. Jésus lui dira : « M’aimes-tu plus que ceux-ci ? Pais mes agneaux, pais mes brebis. » La transformation de l’amour se fait dans l’humilité du cœur. La communion va s’exprimer dans la différence des apôtres unis à Simon. Jésus invite le pêcheur de Galilée à devenir le Rocher sur lequel sera fondée l’Eglise. C’est à Pierre, si défaillant à certaines heures que Jésus confie son Eglise. Quelles que soient les tempêtes il sera un roc inébranlable. L’Eglise sera dans une assurance étonnante. « J’ai prié pour toi pour que ta foi ne sombre pas. » Pierre est témoin de la Passion du Christ, il communiera à la gloire qui va se révéler.


Citation :
Nous demandons la grâce d’une foi de plus en plus vivante et confiante, adhésion à l’Amour infini.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Concile Vatican II
Constitution dogmatique sur l'Église « Lumen gentium » §22

« Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église »

C'est par une disposition semblable que saint Pierre et les autres apôtres constituent, par ordre du Seigneur, un seul collège apostolique, et que le pontife romain, successeur de Pierre, et les évêques, successeurs des apôtres, sont unis entre eux. Déjà la règle très ancienne selon laquelle les évêques du monde entier communiaient entre eux et avec l'évêque de Rome dans le lien de l'unité, de la charité et de la paix, et aussi les conciles rassemblés pour statuer en commun, après mûre délibération, sur certains points de grande importance, indiquent le caractère et la nature collégiale de l'ordre épiscopal. D'ailleurs, les conciles œcuméniques réunis au cours des siècles le confirment jusqu'à l'évidence. C'est ce même caractère que révèle déjà l'usage, introduit très tôt, de convoquer plusieurs évêques pour les faire participer à l'élévation du nouvel élu au ministère du sacerdoce suprême. On est constitué membre du corps épiscopal en vertu de la consécration sacramentelle et par la communion hiérarchique avec le chef du collège et avec les membres.

     Le collège ou corps épiscopal n'a cependant d'autorité que si on le conçoit comme uni à son chef, le pontife romain, successeur de Pierre, qui conserve intégralement sa primauté sur tous, tant pasteurs que fidèles. En effet, le pontife romain, en vertu de son office qui est celui de Vicaire du Christ et de Pasteur de toute l'Église, a sur celle-ci un pouvoir plénier, suprême et universel, qu'il peut toujours exercer en toute liberté. D'autre part, l'ordre des évêques, qui succède au collège des apôtres dans le magistère et le gouvernement pastoral, en qui même se perpétue le corps apostolique, uni à son chef le pontife romain et jamais sans ce chef, est également sujet du pouvoir suprême et plénier sur toute l'Église. Ce pouvoir ne peut être exercé qu'avec le consentement du pontife romain. C'est le seul Simon que le Seigneur a établi comme rocher et porteur des clefs de l'Église et qu'il a fait pasteur de tout son troupeau (Jn 21,15s) ; mais la charge de lier et de délier qui a été confiée à Pierre (Mt 16,19), on la voit également impartie au collège des apôtres uni à son chef (Mt 18,18 ; 28,16-20). Ce collège, en tant qu'il est composé de plusieurs membres, reflète la variété et l'universalité du Peuple de Dieu ; et en tant qu'il est rassemblé sous un seul chef, il signifie l'unité du troupeau du Christ.












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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Jeu 22 Fév 2018 - 20:50

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Vendredi 23 février 2018 : Le vendredi de la 1ère semaine de Carême


Les saints du jour (Vendredi 23 février)


Saint Polycarpe, Évêque de Smyrne et martyr (✝ 167)

Saint Lazare le Confesseur, Moine restaurateur d'icônes détruitess (+ 827)

Bienheureuse Giovannina Franchi, Religieuse et Fondatrice des “Suore infermiere
dell’Addolorata” (Sœurs Hospitalières de Notre-Dame-des-Douleurs) (1807-1872)



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Je vous le dis en effet : Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux.

« Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens : Tu ne commettras pas de meurtre, et si quelqu’un commet un meurtre, il devra passer en jugement. Eh bien ! moi, je vous dis : Tout homme qui se met en colère contre son frère devra passer en jugement. Si quelqu’un insulte son frère, il devra passer devant le tribunal. Si quelqu’un le traite de fou, il sera passible de la géhenne de feu. Jésus nous invite à grandir dans l’amour fraternel ! Nous voulons répondre à cette parole que nous recevons dans ce temps de Carême. Nous nous hâtons vers la lumière du temps pascal qui arrive. La Mort et la Résurrection de Jésus sont pour aujourd’hui, ne cessant de nous renvoyer au quotidien de notre vie. L’accomplissement de la justice est dans la bonté des rapports avec nos frères. Nous voulons passer d’une loi par trop humaine à une loi nouvelle toute marquée de la grâce divine. Jésus est un Maître qui nous aide à discerner les mouvements de notre cœur ! Il veut que nous découvrions la bonté d’un cœur à l’image et à la ressemblance du cœur de Dieu ! A cause de la dureté de notre cœur, en pensant du mal de notre frère, nous lui faisons un tort qui donne prise au menteur. Alors nous abandonnons notre confiance en Dieu et nos pensées ne sont plus en harmonie avec les pensées de Dieu. Dans son amour infini, Dieu ne pense du mal de personne, il aime tout ce qu’il a créé.

"Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande à l’autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton offrande, là, devant l’autel, va d’abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande.

La grâce de voir le monde comme Dieu le voit, comme Jésus le vit, est essentiel. Il nous faut découvrir que notre identité véritable est dans la réponse à l’appel du Dieu qui nous aime. Notre justice ne s’appuie pas sur nos activités mais sur la construction de la civilisation de l’Amour en lui. Dans nos Eucharisties, nous croyons que Jésus réalise un monde nouveau. Nous le laissons animer davantage encore nos vies en lui remettant tout ce qui est en notre pouvoir. C’est la gratuité de l’Amour qui nous anime pour que le Royaume survienne pour tous. Nous prenons appui sur le Seigneur Jésus pour donner notre vie pour les autres. Jésus a fait œuvre de justice véritable en ne s’isolant pas du monde mais en assumant toute l’humanité. C’est ainsi que nous assumons en lui, la situation dans laquelle nous nous trouvons, comme le Fils de Dieu fait homme a fait. Jésus nous dit de ne pas nous mettre en colère, de ne pas tomber dans l’insulte, ne pas nous laisser aller à la malédiction. Il nous faut attaquer le mal à sa racine pour l’empêcher de proliférer. La colère ressentie et consentie poussera à l’insulte ; l’insulte proférée, appelant sans doute une riposte, à la malédiction. Et la malédiction, une fois lancée, peut-être à l’affrontement irréparable ! Cette colère, nous pouvions l’apaiser par le silence, par la prière, par un seul mouvement du cœur. La Parole de Dieu est une Lumière qui nous aide à opérer une conversion en profondeur.

Mets-toi vite d’accord avec ton adversaire pendant que tu es en chemin avec lui, pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge, le juge au garde, et qu’on ne te jette en prison. Amen, je te le dis : tu n’en sortiras pas avant d’avoir payé jusqu’au dernier sou.

Dieu nous propose d’aimer nos persécuteurs afin que nos cœurs soient immaculés, à l’image du Cœur de Jésus. Une grande partie de nos frères dans le monde vivent la persécution, nous voulons les soutenir en devenant des frères et des sœurs qui s’aiment. Nous les soutiendrons alors par une prière vraie, car Dieu fait de nous les enfants bien-aimés du Père. C’est dans cet amour que nous édifions le dessein d’amour de Dieu. Aux yeux de Jésus, il ne suffit pas de limiter les conséquences du mal, il faut l’empêcher de s’étendre en visant la conversion profonde du cœur, des lèvres, et de l’intention. La loi du Seigneur est une loi d’amour et par là même, elle devient une loi parfaite. C’est l’amour qui donne le calme, la bienveillance, la bénédiction. Cela revient à dire qu’il faut tout mettre en œuvre pour aimer. La contemplation elle-même est ordonnée au premier commandement qui reste à jamais celui de l’amour de charité. Jésus demeure dans l’amour pour ceux qui le crucifient pour les sauver, et avec eux pour toute l’humanité ! Jésus nous aime, et il meurt sur la croix de nous aimer, pour rendre notre cœur semblable au cœur de Dieu. Il nous prend par la main et nous entraîne à sa suite dans l’amour. Demander un cœur bon comme le cœur de Jésus est une nécessité pour demeurer dans l’amour.


Citation :
Nous demandons la grâce de comprendre de quel amour nous sommes aimés.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Cyprien (v. 200-258), évêque de Carthage et martyr
La Prière du Seigneur, 23

« Va d'abord te réconcilier avec ton frère »

Dieu a ordonné que les hommes soient pacifiques et en bon accord, qu'ils vivent « unanimes dans sa maison » (Ps 67,7 Vulg). Il veut que nous persévérions, une fois régénérés par le baptême, dans la condition où nous a mis cette seconde naissance. Il veut, puisque nous sommes enfants de Dieu, que nous demeurions dans la paix de Dieu et, puisque nous avons reçu un même Esprit, que nous vivions dans l'unité du cœur et des pensées.

     C'est ainsi que Dieu ne reçoit pas le sacrifice de l'homme qui vit dans la dissension. Il ordonne que l'on s'éloigne de l'autel pour se réconcilier d'abord avec son frère, afin que Dieu puisse agréer des prières présentées dans la paix. Le plus grand sacrifice que l'on puisse offrir à Dieu, c'est notre paix, c'est la concorde fraternelle, c'est le peuple rassemblé par cette unité qui existe entre le Père, le Fils et le Saint Esprit.












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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Ven 23 Fév 2018 - 20:37

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Samedi 24 février 2018 : Le samedi de la 1ère semaine de Carême


Les saints du jour (Samedi 24 février)


Saint Prétextat Evêque de Rouen, martyr (+ 586)

Saint Ethelbert Roi du Kent, premier souverain anglo-saxon à
se convertir au christianisme. (+ 616)


Sainte Adèle de Normandie, princesse anglaise, fut régente
de la principauté de Blois-Chartres (+ 1137)


Bse Ascensión del Corazón de Jesús (Florentina Nicol Goñi),
Vierge et Co-Fondatrice des « Missionnaires Dominicaines du
Très Saint Rosaire » (1868-1940).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

« Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi.

Eh bien ! moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, il fait tomber la pluie sur les justes et sur les injustes. Sans Jésus, le savoir se reproduit comme un savoir perdu car il n’est pas relié à sa Source. Jésus est la Parole vivante, prononcée avec un grand désir de nous donner la Vie. Dès lors, nous pouvons retrouver le dynamisme dans un monde fragilisé. Le commandement d’aimer nos ennemis va directement à l’encontre de notre nature pécheresse. Jésus, qui nous demande d’aimer nos ennemis, nous donne par le baptême une nouvelle naissance. La foi en Jésus implique une transformation radicale de notre nature humaine qui devient bonne. Jésus nous convie à une révolution de notre personne. Tout cela s’accomplit dans une intervention divine. Convertis, nous célébrons la vie nouvelle de Jésus en nous nourrissant de son Corps et de son Sang, de sa Vie. Avec lui, nous pouvons vivre l’aujourd’hui de Dieu, au milieu du monde qui nous est donné. Dans son amour infini pour nous, Jésus nous demande de faire tout avec amour : « Faites ceci en mémoire de moi ! »

En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ?

Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Jésus parle de son Amour de Fils du Père ; Vous « êtes les enfants de votre Père, » nous dit-il. Dans sa Parole, il énonce la Parole du Père. C’est lui, la Source qui irrigue son cœur et son action. C’est la Parole qui l’engendre, elle est vivante, elle est créatrice. La Vie de Jésus se transmet, au-delà de notre raison, c’est l’œuvre de Dieu en nous. Jésus nous invite à aimer, sans mesure, car c’est vraiment la compassion qui est la mesure de l’amour vrai. Dieu est Amour, « Il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons et tomber la pluie sur les justes et sur les injustes. » L’homme, image de Dieu, doit lutter afin de Lui ressembler de plus en plus, « afin d’être vraiment « l’enfant » du Père céleste. » Dans une grande pureté, nous demeurons en Jésus, il est pour nous l’Amour infini ! Nous voulons demeurer dans cette certitude que Dieu se « joint » à nous dans notre prière. Ainsi s’accomplissement en nous, les actes de tendresse et de miséricorde de notre Dieu.

Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait.

Le renouvellement de notre intelligence nous rend vivants et implique une transformation de notre personne. Nous faisons l’expérience qu’une Parole qui oriente notre vie la sort de son enfermement. Nous rejoignons la Parole créatrice de Dieu en son origine, c’est un don de Vie sans cesse renouvelé. Nous découvrons qu’il y a en nous une capacité d’Amour en transmettant cette Vie comme les enfants de notre Père. Aimer, sans rien attendre en retour, c’est la perfection d’aimer sans mesure. C’est là que Jésus nous convoque. Marie, la Mère de Dieu, aux noces de Cana, s’aperçoit que les invités n’ont plus de vin, elle demande à Jésus de faire quelque chose. Avec elle, nous voulons raviver l’Alliance que Jésus a créée avec nous. Le « faire mémoire » de l’Eucharistie nous donne de rendre grâce à Jésus qui nous a dit de faire « Cela en mémoire de lui. » "Cela," c’est son Sacrifice sur la Croix, le Don de sa Vie pour nous ; « Cela, » c’est notre salut où il nous guérit et nous sauve. « Cela, » c’est sa résurrection des morts qui nous donne la vie pour toujours. Chaque fois que nous célébrons l’Eucharistie, nous ravivons cette mémoire de notre Salut. Nous nous mettons à l’école de Jésus, notre Sauveur, par Lui, avec Lui, et en Lui, toute notre vie peut s’actualiser.


Citation :
Nous demandons la grâce d’être conscients de ce que nous célébrons quand nous célébrons l’Eucharistie.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Jérôme (347-420), prêtre, traducteur de la Bible, docteur de l'Église
Commentaire de l’Épître aux Galates, L3 ch 6 (Œuvres complètes de Saint Jérôme,
Tome 10, trad.abbé J. Bareille, rev.)


L'amour du prochain : support mutuel et bienveillance ; puiser à la source de la Bonté divine

« Ainsi donc, tant que nous en avons le temps, pratiquons le bien à l’égard de tous, et surtout de nos frères dans la Foi. » (Ga 6, 10) Le temps présent, celui du cours de la vie, est le temps des semailles. Durant cette vie, nous pouvons semer ce que nous voulons. Quand cette vie sera écoulée, le temps d’agir nous sera ôté. C’est pourquoi le Sauveur dit : « Travaillez tant qu’il fait jour. La nuit viendra, où nul ne pourra plus travailler. » (Jn 9, 4)

     Que nous soyons malades ou bien-portants, humbles ou puissants, pauvres ou riches, affamés ou rassasiés, faisons tout au nom du Seigneur, avec patience et égalité d’âme ; alors s’accomplira en nous ce que dit l’Écriture : « Toutes choses coopèrent au bien de ceux qui aiment Dieu. » (Rm 8, 28). La colère elle-même, la passion, l’outrage reçu qui demande vengeance, deviennent pour moi, si je me maîtrise, si je garde le silence pour Dieu, si à travers chaque piqûre blessante et sous la pression des vices, je pense à Dieu qui me regarde d’En-Haut, autant d’occasions de triomphe.

    Ne disons-pas, lorsque nous distribuons des dons : celui-ci est un ami, celui-là, je l’ignore ; celui-ci a droit à recevoir, celui-là doit être méprisé. Imitons notre Père, « qui fait lever son soleil sur les bons et sur les méchants, et tomber la pluie sur les justes et sur les injustes. » (cf. Mt 5, 45) La source de sa Bonté est ouverte à tous. Esclave et homme libre, plébéien et roi, riche et pauvre, tous y boivent pareillement. La lampe allumée dans la maison éclaire tous sans distinction.

     Saint Jean l’Évangéliste à la fin de sa vie, alors qu’il ne pouvait exprimer sa pensée par un discours suivi, ne proférait d’autre parole que celle-ci : « Mes petits enfants, aimez-vous les uns les autres. » (Cf. Jn 13,34) À la fin, ses disciples lui dirent : « Maître, pourquoi nous dîtes-vous toujours cela ? » Jean répondit par cette sentence digne de lui : « Parce que c’est le précepte du Seigneur ; que seulement on l’accomplisse, et cela suffit. »












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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Sam 24 Fév 2018 - 20:47

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Dimanche 25 février 2018 : 2e dimanche de Carême


Les saints du jour (Dimanche 25 février)


Saint Réginos Martyr dans l'île de Skopelos en Grèce (+ 362)

Saint Taraise Patriarche de Constantinople (+ 806)

Saint Turibio Romo González, Prêtre mexicain et martyr (1900-1928).

Saints Louis Versiglia et Calliste Caravario, s.d.b. et martyrs (✝ 1930).

Bienheureux Robert d'Arbrissel, prêtre et fondateur de l'ordre
de Fontevrault (v. 1047-1117)


Bienheureuse Maria Ludovica De Angelis, Religieuse, Fille de
Notre-Dame de la Miséricorde (1880-1962)



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Six jours après, Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean, et les emmène, eux seuls, à l’écart sur une haute montagne. Et il fut transfiguré devant eux."

Ses vêtements devinrent resplendissants, d’une blancheur telle que personne sur terre ne peut obtenir une blancheur pareille. Élie leur apparut avec Moïse, et tous deux s’entretenaient avec Jésus. Jésus emmène sur la montagne Pierre, le premier des frères qui dans l’Église présidera à la charité, Jacques, le premier Apôtre martyr à Jérusalem et Jean qui recevra Marie à la Croix. Soudain ils se retrouvent sur la montagne devant Jésus resplendissant ! La Transfiguration de Jésus nous redonne courage quand nous sommes dans des temps douloureux. Dieu se manifeste dans l’Alliance que le Père a conclue avec nous par son Fils unique, le Bien Aimé. N’ayons pas peur, Jésus est vainqueur du monde, c’est avec lui que nous traverserons les épreuves et les difficultés de cette vie. Comme pour Marie, c’est l’illumination qui la bouleverse, quand elle reçoit le message de l’ange annonçant Jésus. Marie a accueilli Jésus dans la vulnérabilité. La Transfiguration nous est donnée, pour que nous attendions, dans la patience, le don de Dieu ! Après la défiguration de Jésus viendra sa glorification ! Il en est de même pour nous. Il nous faut regarder Jésus, comme Jésus regardait son Père. Comment il accomplit la parole du Père, lui le Fils bien-aimé.

"Pierre alors prend la parole et dit à Jésus : « Rabbi, il est bon que nous soyons ici ! Dressons donc trois tentes : une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. »"

De fait, Pierre ne savait que dire, tant leur frayeur était grande. Survint une nuée qui les couvrit de son ombre, et de la nuée une voix se fit entendre : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé : écoutez-le ! » Soudain, regardant tout autour, ils ne virent plus que Jésus seul avec eux. Cette manifestation de Dieu, s’inscrit dans la montée de Jésus vers Jérusalem. Elle manifeste déjà la nouveauté de la Nouvelle Alliance. Jésus s’entretient avec Moïse et Élie : la loi et les prophètes. Ces deux figures de la première alliance entourent Jésus et s’entretiennent avec lui. Jésus apparaît alors comme dans une nouvelle étape de la Révélation. La voix du Père se fait entendre : « Celui-ci est mon Fils, celui que j’ai choisi, écoutez-le. » La parole que le Seigneur Dieu nous adresse est une personne : « Celui-ci est mon fils. » Avec Jésus, la Nouvelle alliance consiste à croire en l’œuvre de grâce manifestée en lui. Nous sommes dans le mystere du Christ. L’enfant bien aimé du Père nous sauve. L’Esprit Saint habite en nous pour que nous demeurions dans l’Amour. Quand nous sommes dans un passage difficile de notre vie, nous regardons les témoignages de la tendresse de Dieu. Dieu qui transfigure Jésus, peut « se servir » de ce qui est douloureux dans sa vie et dans nos vies, pour nous transformer. Il nous faudra admettre que le Fils bien-aimé du Père passe par la souffrance !

"Ils descendirent de la montagne, et Jésus leur ordonna de ne raconter à personne ce qu’ils avaient vu, avant que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts. »

Et ils restèrent fermement attachés à cette parole, tout en se demandant entre eux ce que voulait dire : « ressusciter d’entre les morts. » La Bonne Nouvelle est l’événement de la victoire de Jésus sur la mort. La vie de Jésus manifeste la véritable voie pour être sauvé, pour vivre en communion avec Dieu. La crucifixion de Jésus démontrait par son horreur qu’il était un réprouvé : maudit soit celui qui est pendu au bois de la croix. Paul nous dira que Dieu l’avait, pour nous, identifié au péché. Mais, après la passion, Dieu, le Père de Jésus, l’a ressuscité d’entre les morts. A la question de Jésus sur son identité, Pierre avait répondu : « Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant ! » Aujourd’hui la voix du Père se fait entendre : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le. » Les disciples vont garder le secret de cette vision sur la montagne.


Citation :
Nous demandons la grâce d’entendre cette parole : « Tu es mon Fils, mon bien-aimé, en toi j’ai mis tout mon amour ! »


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Jérôme (347-420), prêtre, traducteur de la Bible, docteur de l'Église
Homélies sur Marc, n°6, SC 494 (p. 165,167,161,172, trad. SC)

Le Christ, annoncé par la Loi et les Prophètes,
unique Sauveur du genre humain.

« Et Pierre répondit à Jésus : Rabbi il est bon que nous soyons ici. » Quand je lis les Écritures et que je comprends spirituellement quelque enseignement sublime, moi aussi je ne veux pas descendre de là, je ne veux pas descendre à des réalités plus humbles : je veux faire dans mon cœur une tente pour le Christ, la Loi et les Prophètes. Mais Jésus qui est venu pour sauver ce qui était perdu, qui n’est pas venu pour sauver ceux qui sont saints mais ceux qui se portent mal, sait que, s’Il reste sur la montagne, s’Il ne redescend sur terre, le genre humain ne sera pas sauvé.

     « Et aussitôt regardant tout autour d’eux, ils ne virent personne. » Quand je lis l’Évangile et que j’y vois des témoignages de la Loi et des Prophètes, c’est le Christ seul que je considère : je n’ai vu Moïse, je n’ai vu les Prophètes, que pour comprendre qu’ils parlaient du Christ. Lorsqu’enfin j’arrive à la Splendeur du Christ et que j’aperçois en quelque sorte la lumière resplendissante du soleil éclatant, je ne peux voir la lumière d’une lanterne. Si l’on allume une lanterne en plein jour, peut-elle éclairer ? SI le soleil brille, la lumière d’une lanterne est invisible : ainsi, en présence du Christ, la Loi et les Prophètes, en comparaison, sont totalement invisibles. Je ne critique pas la Loi et les Prophètes, bien plutôt je les loue parce qu’ils annoncent le Christ ; mais je lis la Loi et les Prophètes sans vouloir m’enfermer dans la Loi et les Prophètes, mais afin de parvenir, à travers la Loi et les Prophètes, au Christ. À Lui, avec le Père et l’Esprit Saint, Gloire et Majesté pour l’infinité des siècles des siècles. Amen.











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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Dim 25 Fév 2018 - 21:13

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Lundi 26 février 2018 : Le lundi de la 2e semaine de Carême


Les saints du jour (Lundi 26 février)


Sainte Photine ou Svetlana, Martyre (1er s.)

Saint Porphyre de Gaza Evêque de Gaza, en Palestine (+ 420)

Sainte Paule de Saint Joseph de Calasanz Montal Fornés, Religieuse et Fondatrice
de l’Institut des Filles de Marie des Écoles Religieuses (✝ 1889).


Bienheureuse Philippa de Gheldre, duchesse douairière de Lorraine et de Bar (+ 1547)

Bienheureuse Piedad de la Cruz Ortíz Real, vierge et Fondatrice des
Sœurs Salésiennes du Sacré-Cœur de Jésus (1842-1916).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés."

Dans notre marche vers Pâques, nous mettons nos pas dans les pas de Jésus, nous acquérons ainsi les sentiments qui étaient dans son cœur. Le jugement est implicite en nous, dans un regard, on ne peut pas observer, écouter, vivre, sans juger. Le venin qui vient de notre jugement négatif doit être ôter de notre cœur. L’apôtre Paul écrivait aux Romains : Mais toi, pourquoi juges ton frère ? Et toi, pourquoi méprises ton frère ? Le jugement est délicat et complexe et il manque de réalisme s’il n’est pas mené jusqu’au bout, dans une connaissance aimante de la personne. Il nous faudrait en finir avec les jugements négatifs des uns sur les autres. « Ne jugez pas et vous ne serez pas jugés, » est immédiatement suivi par le commandement de Jésus : « Ne condamnez pas et vous ne serez pas condamnés. » L’action de juger est neutre, le jugement peut se terminer par une condamnation ou par une justification. Nous voulons regarder les réalités de la vie et du monde à travers le regard de Jésus, à travers son œuvre de Salut pour l’humanité. Quand nous avons conscience de notre misère, nous n’émettons plus de jugement sur l’autre mais nous demandons pour tous la miséricorde.

"Donnez, et l’on vous donnera : c’est une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante, qui sera versée dans le pan de votre vêtement ;"

La charité sincère nous lie d’affection entre nous. Pour aimer notre frère, il nous faut nous aimer nous-même sans nous surestimer. Nous ne minimisons pas nos défauts, mais nous les remettons à la miséricorde de Dieu. C’est dans la douce Lumière de Jésus qui nous sauve que nous parvenons à voir nos frères dans la lumières et dans leurs valeurs. Pour estimer son frère, il ne faut pas s’estimer trop soi-même, il ne faut pas être trop sûr de soi. Jésus, dans sa vie sur la terre n’a pas retenu le rang qui l’égalait à Dieu. Quand il fut baptisé par Jean, il se trouvait dans la foule avec les pécheurs, lui l’unique juste. Dieu qui nous sauve nous demande une attitude semblable à la sienne. L’attitude que nous avons pour nos frères est l’attitude que nous avons avec Dieu lui-même. La mesure avec laquelle nous bâtissons la communauté sera débordante pour nous.

"Car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira de mesure aussi pour vous. »

Les commérages sont l’une des choses qui empoisonnent le plus la vie commune. Il ne nous suffit pas de ne pas dire du mal des autres, il faut aussi empêcher que les autres le fassent en notre présence. L’ambiance d’une communauté est tellement différente quand on prend au sérieux l’amour des frères. Nous voulons nous montrer compatissants, comme notre Père est compatissant. Le cœur de Dieu est rempli de tendresse, il nous suffit de nous tourner vers Lui et dans notre misère nous sommes illuminés par son visage plein d’amour pour nous. Nous avons besoin d’une grande compassion ! « Misère » et « cœur » sont inscrits dans le mot « miséricorde. » L’attitude de miséricorde est guérissante pour nous qui nous reconnaissons pécheurs dans un peuple de pécheurs. Nous demandons le pardon de Dieu. Par son humilité Jésus donne un remède à notre misère et à notre faiblesse. C’est par son amour que Jésus nous sauve et nous lui demandons la grâce de lui devenir semblable. Quand nous sommes touchés dans notre propre chair par la misère de nos frères, nous recevons de Dieu pour eux une attitude nouvelle de miséricorde.


Citation :
Nous nous tournons vers notre Père plein de miséricorde et nous lui demandons que le Saint Esprit nous soit donné.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Sainte Teresa de Calcutta (1910-1997), fondatrice des Sœurs Missionnaires de la Charité
No Greater Love (trad. Il n'y a pas de plus grand amour, Lattès 1997, p. 65)

« Soyez miséricordieux comme votre Père »

Je suis habitée par le sentiment que sans cesse, partout, est revécue la Passion du Christ. Sommes-nous prêts à participer à cette Passion ? Sommes-nous prêts à partager les souffrances des autres, non seulement là où domine la pauvreté mais aussi partout sur la terre ? Il me semble que la grande misère et la souffrance sont plus difficiles à résoudre en Occident. En ramassant quelqu'un d'affamé dans la rue, en lui offrant un bol de riz ou une tranche de pain, je peux apaiser sa faim. Mais celui qui a été battu, qui ne se sent pas désiré, aimé, qui vit dans la crainte, qui se sait rejeté par la société, celui-là éprouve une forme de pauvreté bien plus profonde et douloureuse. Et il est bien plus difficile d'y trouver un remède.

     Les gens ont faim de Dieu. Les gens sont avides d'amour. En avons-nous conscience ? Le savons-nous ? Le voyons-nous ? Avons-nous des yeux pour le voir ? Si souvent, notre regard se promène sans se poser. Comme si nous ne faisions que traverser ce monde. Nous devons ouvrir nos yeux, et voir.












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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Lun 26 Fév 2018 - 19:35

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Mardi 27 février 2018 : Le mardi de la 2e semaine de Carême


Les saints du jour (Mardi 27 février)


Sainte Honorine Vénérée dans les évêchés de Bayeux et de Rouen (4ème s.)

Saint Léandre Evêque de Séville (+ 599)

Saint Grégoire de Narek, moine, docteur de l'église († v. 1005)
pour en savoir plus :
Saint Grégoire de Narek proclamé docteur de l’Eglise

Saint Gabriel de l'Addolorata, Passioniste italien (1838-1862)

Bienheureuse Marie de Jésus (Marie Deluil-Martiny), Fondatrice de la
Congrégation des Filles du Cœur de Jésus, Martyre (1841- ✝ 1884)


Bienheureuse Marie Caritas de l’Amour du Saint-Esprit, Fondatrice de
la Congrégation des Sœurs Franciscaines de Marie Immaculée (1860- ✝ 1943)



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Alors Jésus s’adressa aux foules et à ses disciples, et il déclara : « Les scribes et les pharisiens enseignent dans la chaire de Moïse. Donc, tout ce qu’ils peuvent vous dire, faites-le et observez-le. Mais n’agissez pas d’après leurs actes, car ils disent et ne font pas."

A Jérusalem, dans une atmosphère de conflits, Jésus combat les attitudes religieuses hypocrites de ceux qui disent et ne font pas car elles font des ravages auprès des petits et des pauvres qui ne comprennent pas. Le climat est tendu entre les scribes, les pharisiens, et Jésus. Il leur fait remarquer que leur vie n’est pas en accord avec leurs paroles. Jésus démasque une attitude religieuse qui peut porter à confusion. Ils disent et ne font pas, en oubliant que Dieu voit ce qu’il y a dans le cœur de chacun. Jésus a mangé plusieurs fois à la table de ces dignitaires. La conversion est toujours possible, pour tous, Jésus dénonce les pièges de l’autoritarisme. Etre très attachés à la loi de Moïse nous rend très estimables. Vu de l’extérieur, je peux paraître un homme juste et raisonnable, mais à l’intérieur les sentiments de discorde et de ténèbres envahissent mon cœur. Jésus sait qu’il va vers sa Passion et que ses disciples seront bientôt seuls. Ses disciples doivent être fidèles au message qu’il instaure et qu’ils auront à transmettre. Il faut vivre de nouveaux rapports entre les croyants pour s’ouvrir au Royaume des Cieux. Nous devons nous disposer à toujours nous trouver dans la fidélité aux Paroles de Jésus si nous voulons entrer dans sa nouveauté. La Parole de Jésus nous donne de reprendre vigueur, car nous avons besoin de reprendre des forces pour remettre notre être tout entier dans la Lumière de Dieu.

« Ils attachent de pesants fardeaux, difficiles à porter, et ils en chargent les épaules des gens ; mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt."

Toutes leurs actions, ils les font pour être remarqués des gens : ils élargissent leurs phylactères et rallongent leurs franges ; ils aiment les places d’honneur dans les dîners, les sièges d’honneur dans les synagogues et les salutations sur les places publiques ; ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi. Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi, car vous n’avez qu’un seul maître pour vous enseigner, et vous êtes tous frères. C’est sous un masque de justice que peut se cacher l’hypocrisie. Jésus combat l’état d’esprit de pharisaïsme, l’attachement à la loi pour la loi, sans remonter jusqu’à Dieu. La lettre qui tue l’esprit génère le mépris des petits et des pauvres. Notre orgueil peut nous amener à mépriser les autres que nous jugeons pécheurs et ignorants. En agissant ainsi, nous sommes loin de Celui qui est venu chercher et sauver ceux qui étaient perdus. Nous avons là un avertissement très clair et une mise en garde très forte. Cette Parole s’adresse maintenant à tous ceux qui ont pour mission d’annoncer l’Evangile.

"Ne donnez à personne sur terre le nom de père, car vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux cieux."

Ne vous faites pas non plus donner le titre de maîtres, car vous n’avez qu’un seul maître, le Christ. Le plus grand parmi vous sera votre serviteur. Qui s’élèvera sera abaissé, qui s’abaissera sera élevé. Nous nous tournons vers Jésus, notre merveilleux guide. Il s’est donné sur la Croix pour le salut du monde. Il nous faut imiter l’enfant qui se blottit contre sa mère. Il sait qu’il doit tout à son Père. Nous mettre au service des autres avec douceur et humilité est le meilleur remède. Ainsi nous nous éloignons du risque de prendre le pouvoir de Dieu et de dominer nos frères. En lavant les pieds de ses disciples, le soir du Jeudi Saint, Jésus nous apprend à nous aimer et à nous mettre au service les uns des autres. En s’offrant à nous dans l’Eucharistie il nous aime jusqu’à la fin. C’est une véritable conversion à laquelle nous sommes tous appelés. Nous voulons abandonner tout sentiment de supériorité pour nous attacher à la loi d’amour avec un cœur tendre et généreux. Ce qui fait la valeur d’une vie, c’est l’amour que nous avons pour Dieu et pour le prochain. « Que le plus grand soit votre serviteur ! »


Citation :
Nous demandons la grâce de nous mettre à l’école de Jésus et d’être attentifs à notre prochain.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Isaac le Syrien (7e siècle), moine près de Mossoul  
Discours ascétiques, 1ère série n°49 (trad. DDB 1981, p.273)

« Qui s'abaissera sera élevé »

La providence de Dieu, qui veille à donner à chacun de nous ce qui lui est bon, a mené à nous toutes choses pour nous porter à l'humilité. Car si tu t'enorgueillis des grâces de la providence, celle-ci t'abandonne, et tu retombes... Sache donc qu'il ne t'appartient pas, ni à toi ni à ta vertu, de résister aux tendances mauvaises, mais que seule la grâce te tient dans sa main, pour que tu ne craignes pas... Gémis, pleure, souviens-toi de tes fautes au temps de ton épreuve afin d'être délivré de l'orgueil et d'acquérir l'humilité. Cependant ne désespère pas. Prie Dieu humblement de pardonner tes péchés.

     L'humilité, même sans les œuvres, efface beaucoup de fautes. Mais au contraire les œuvres sans elle ne servent à rien ; elles nous préparent même bien des maux. Obtiens donc par l'humilité le pardon de tes injustices. Ce que le sel est à toute nourriture, l'humilité l'est à toute vertu. Elle peut briser la force de nombreux péchés... Si nous la possédons, elle fait de nous des fils de Dieu, et elle nous mène à Dieu sans même le secours des œuvres bonnes. C'est pourquoi en dehors d'elle toutes nos œuvres sont vaines, sont vaines toutes les vertus, et sont vaines toutes les peines.












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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Mar 27 Fév 2018 - 19:55

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Mercredi 28 février 2018 : Le mercredi de la 2e semaine de Carême


Les saints du jour (Mercredi 28 février)


Saint Romain, Abbé de Condat, Fondateur de Monastères,
frère de Saint Lupicin (✝ 460).


Saint Hilaire Pape (46 ème) de 461 à 468 et confesseur (+ 468)

Saint Oswald Evêque de Worcester puis d'York (+ 992)

Saint Guillaume Firmat Ermite à Laval, puis en Palestine (+ 1103)

Saint Nicolas de Pskov Fol en Christ à l'époque du tsar Ivan le Terrible (+ 1576)

Sainte Kyranna Martyre (+ 1751)

Bienheureux Daniel Brottier, Prêtre, Missionnaire Spiritain,
« Père des Apprentis d'Auteuil » (1876- ✝ 1936).


Vénérable William Gagnon, Religieux Missionnaire canadien
de l’Ordre Hospitalier de Saint Jean de Dieu, mort à Saïgon (1905 ✝ 1972).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

Montant alors à Jérusalem, Jésus prit à part les Douze disciples et, en chemin, il leur dit : Voici que nous montons à Jérusalem. Le Fils de l’homme sera livré aux grands prêtres et aux scribes, ils le condamneront à mort et le livreront aux nations païennes pour qu’elles se moquent de lui, le flagellent et le crucifient ; le troisième jour, il ressuscitera."

Jésus, vrai Dieu et vrai homme vit la montée vers Jérusalem de manière humaine et toute divine. Il n’y va pas seul, il associe ses disciples à son propre chemin. Jésus parle aux Douze disciples de ce qui va lui arriver. Il propose un chemin qui nous libère de la tentation du pouvoir. C’est lorsque notre faiblesse et notre fragilité ne sont pas gommées, qu’elles sont assumées. Le travail est tout intérieur, c’est un travail sur soi. Les deux frères sont libres de devenir ce qu’ils sont en vérité. Nos inclinations naturelles nous portent à dominer, à commander et à ordonner. La montée vers Jérusalem va opérer un changement de mentalité très fondamental chez les disciples. Si Jésus annonce que le chemin du Royaume est resserré, il ouvre une porte par laquelle nous pourrons sortir de l’enfermement et de la mort pour retrouver la vie. Le chemin de Jésus est un service, il est Vie. Jésus demande Douze disciples de faire disparaître leurs vues trop humaines sur le Salut qu’il vient opérer au milieu du monde. Il est le “Serviteur” de chacun de nous. Le Chemin de Jésus est notre chemin d’Amour. Par le Don de lui-même, il nous donne d’entrer en contact avec la réalité du serviteur.

"Alors la mère des fils de Zébédée s’approcha de Jésus avec ses fils Jacques et Jean, et elle se prosterna pour lui faire une demande. Jésus lui dit : « Que veux-tu ? » Elle répondit : « Ordonne que mes deux fils que voici siègent, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche, dans ton Royaume. »

Jésus répondit : « Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire ? » Ils lui disent : « Nous le pouvons. » Jésus précise les conditions de son appel. Il nous donne de pouvoir aller à lui en créant un espace de liberté. Boire à la coupe est une évocation de la future coupe eucharistique. C’est une expression de la solidarité réciproque entre Jésus et ses disciples, une manifestation du chemin pascal que devra suivre le disciple à la suite de son maître. C’est un appel qui se manifeste dans le dialogue entre Jésus, les fils de Zébédée et leur mère. C’est eux qui demandent des places, avec insistance. La mère se prosterne, elle s’impose à Jésus mais, au bout du compte, il y a bien un appel dans le « pouvez-vous » que Jésus adresse aux deux frères. Chacun doit avancer dans son chemin en communion avec tous les autres. La mère des fils de Zébédée veut que ses fils entrent dans une plénitude de vie avec Jésus. Le service et le don désintéressé d’eux-mêmes relève de leur liberté. Jésus a présenté à ses disciples ce qui va lui arriver, sa Passion. Le suivre et témoigner de son Amour infini du Père pour l’humanité sera notre Mission. Jésus nous donnera la lumière et la force pour le suivre : Il répond aux disciples : "Soit, vous boirez à ma coupe" ! La Bonne Nouvelle est ainsi annoncée. Dans ce Corps du Christ, l’humanité souffre avec son Seigneur, elle prie en communion avec lui : « L’Épouse suit l’Agneau partout où Il va. »

« Il leur dit : « Ma coupe, vous la boirez ; quant à siéger à ma droite et à ma gauche, ce n’est pas à moi de l’accorder ; il y a ceux pour qui cela est préparé par mon Père. »

Les dix autres, qui avaient entendu, s’indignèrent contre les deux frères. Jésus les appela et dit : « Vous le savez : les chefs des nations les commandent en maîtres, et les grands font sentir leur pouvoir. Parmi vous, il ne devra pas en être ainsi : celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur ; et celui qui veut être parmi vous le premier sera votre esclave. Ainsi, le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude. » Le « oui » généreux de Jacques et de Jean va devenir un vrai oui que les dix suivront eux aussi. Jésus renonce à tout pouvoir sur ses disciples, il leur donne une parole libre. Il ouvre une nouvelle manière d’être ensemble, à partir de la parole échangée. Il donne à chacun d’éprouver son propre désir. Nous supplions le Père de miséricorde de donner l’Esprit Saint à tous ceux et celles qui vivent aujourd’hui la Passion de Jésus dans le monde. Jésus nous nourrit de l’Eucharistie, ainsi il nous prépare à la Passion qui arrive sans prévenir ! Le oui, de Jacques et de Jean, nous le disons à la suite de Jésus. C’est en lui que nous donnons notre vie en vérité, nous trouvons alors notre propre vie, pour le servir.


Citation :
Nous demandons à l’Esprit Saint la grâce de suivre Jésus dans sa Passion d’Amour pour le Père et pour nous .


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Les Confessions, XIII, 9

« Voici que nous montons à Jérusalem »

Donne-toi à moi, mon Dieu, donne-toi toujours à moi... Nous nous reposons dans le don de ton Esprit ; là nous jouissons de toi, là est notre bien et notre repos. L'amour nous y élève, et ton Esprit qui est bon exalte notre bassesse, la retirant des portes de la mort (Ps 9,14). Dans la bonne volonté nous trouvons la paix.

     Un corps, de par son poids, tend vers son lieu propre ; le poids ne va pas nécessairement en bas, mais à son lieu propre. Le feu tend vers le haut, la pierre vers le bas..., chacun vers son propre lieu ; l'huile monte au-dessus de l'eau, l'eau descend sous l'huile. Si quelque chose n'est pas à sa place, elle est sans repos ; mais quand elle a trouvé sa place, elle reste en repos.

     Mon poids, c'est mon amour : c'est lui qui m'emporte, où qu'il m'emporte. Ton don nous enflamme et nous emporte en haut ; il nous embrase et nous partons... Ton feu, ton bon feu, nous fait brûler et nous allons, nous montons vers la paix de la Jérusalem céleste – car j'ai trouvé ma joie quand on m'a dit : « Allons dans la maison du Seigneur ! » (Ps 121,1) C'est là où la bonne volonté nous conduira pour être à notre place, là où nous ne désirerons rien de plus que d'y demeurer pour l'éternité.












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Lumen
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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Mer 28 Fév 2018 - 21:08

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Jeudi 1er mars 2018 : Le jeudi de la 2e semaine de Carême


Les saints du jour (Jeudi 1er mars)


Saint Jonathan Ancien Testament : fils de Saül et ami de David

Sainte Eudoxie Martyre à la "vie" romancée... (+ 114)

Saint Félix III Pape (48 ème) de 483 à 492 (+ 492)

Saint Aubin, Évêque d'Angers (469-549).

Saint Divy Abbé-évêque au Pays de Galles (+ v. 569)

Saint David Archevêque au pays de Galles (+ v. 601)

Saint Siviard Confesseur (+ 687)

Saint Léon Archevêque de Rouen (+ 900)

Bienheureuse Jeanne-Marie Bonomo, Abbesse en Vénétie,
Mystique Bénédictine († 1670).


Bienheureux Christophe de Milan, prêtre o.p. († 1484)


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

« Il y avait un homme riche, vêtu de pourpre et de lin fin, qui faisait chaque jour des festins somptueux. Devant son portail gisait un pauvre nommé Lazare, qui était couvert d’ulcères."

Jésus fait allusion à une histoire connue, celle du pauvre scribe et du riche publicain Bar Mayan. Il s’agit d’un riche qui ne s’occupe ni des hommes ni de Dieu. Ce riche, qui n’a pas de Nom, n’est pas "établi" dans son être intérieur et spirituel. Jésus donne un nom au pauvre : Lazare, « Dieu est venu en aide. » Cette parabole du riche sans nom et de Lazare nous fait réaliser les personnages qui se jouent en nous. Il y a en effet deux chemins qui sont entrelacés en nous, l’un de lumière et l’autre de ténèbres. Il nous faut sortir de cette confusion et de cet enfermement. La Parole de Jésus nous demande de faire notre vie plus belle. A partir de la parole ou de la vie d’un autre, s’opère un changement qui va l’éclairer. « Le cœur de l’homme est compliqué et malade, » dit la Parole. Nous nous faisons le centre de tout, et nous faisons tourner le monde autour de nous, nous sommes véritablement enfermés. Par les pauvres, Dieu nous ouvre un chemin qui peut nous conduire à une voie de lumière et de bonheur.

"Or le pauvre mourut, et les anges l’emportèrent auprès d’Abraham. Le riche mourut aussi, et on l’enterra."

…Mon enfant, répondit Abraham, rappelle-toi : tu as reçu le bonheur pendant ta vie, et Lazare le malheur pendant la sienne. Maintenant, lui, il trouve ici la consolation, et toi, la souffrance.” La mort est une limite absolue. Que l’on ait vécu dans le lin et la pourpre ou couvert d’ulcères, mendiant à la porte des autres, à la mort, les choses prennent leur vraie valeur. La mort totalise toutes les fidélités d’une existence, elle fixe aussi l’homme dans ses choix. Ce moment doit éclairer toute la vie. C’est donc avant de mourir qu’il faut choisir et ouvrir les yeux, qu’il faut se convertir. Le riche n’a pas vu le besoin qu’il avait de Dieu et de son pardon ; Il n’a pas vu Lazare. Lazare meurt, dans l’oubli général. Le riche meurt à son tour, et toute la ville est là pour le porter en terre. Mais au-delà, tout change. Dieu est l’infiniment bon. Sur les lèvres d’Abraham, il nous donne de sortir de l’enfermement de notre "moi égoïste dominateur et jouisseur," qui s’enferme dans un monde sans issue.

« …Le riche répliqua : “Eh bien ! père, je te prie d’envoyer Lazare dans la maison de mon père. En effet, j’ai cinq frères : qu’il leur porte son témoignage, de peur qu’eux aussi ne viennent dans ce lieu de torture !"

Abraham lui dit : “Ils ont Moïse et les Prophètes : qu’ils les écoutent ! ” » L’allusion aux frères nous rappelle l’exigence de la conversion. S’il est trop tard pour le frère mort, il est encore temps pour les cinq survivants. Ce qui convertit, c’est la décision d’accueillir la Parole de l’Envoyé de Dieu. Nous croyons que Jésus nous ouvre la route de la conversion, et que son Évangile donne du sens à notre vie. Les pauvres sont les envoyés de Dieu qui deviennent pour nous un chemin qui nous libère. Dans la prière, nous mettons ensemble notre espérance en Dieu, pour nous ouvrir à la vie qu’il nous donne. Jésus nous invite à sa table pour un avant-goût du banquet de l’au-delà. Nous demandons la grâce d’être attentifs aux "Lazare" affligés qui demeurent à notre porte, dans notre entourage.


Citation :
Nous demandons à Dieu la grâce de nous guérir pour accueillir nos frères.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Grégoire de Nazianze (330-390), évêque et docteur de l'Église
14e homélie sur l'amour des pauvres, 38.40 (trad. bréviaire, 3e samedi de Carême, rev.)

« Un pauvre était couché devant sa porte »

« Heureux les miséricordieux, dit le Seigneur, ils obtiendront miséricorde. » (Mt 5,7) La miséricorde n'est pas la moindre des béatitudes : « Heureux qui comprend le pauvre et le faible », et aussi : « L'homme bon compatit et partage », ailleurs encore : « Tout le jour, le juste a pitié, il prête » (Ps 71,13 ;111,5 ;36,26). Faisons nôtre donc cette béatitude : sachons comprendre, soyons bons.

     Même la nuit ne doit pas arrêter ta miséricorde ; « ne dis pas : Reviens demain matin et je te donnerai » (Pr 3,28). Qu'il n'y ait pas d'hésitation entre ta première réaction et ta générosité... « Partage ton pain avec celui qui a faim, recueille chez toi le malheureux sans abri » (Is 58,7) et fais-le de bon cœur. « Celui qui exerce la miséricorde, dit saint Paul, qu'il le fasse avec joie » (Rm 12,8.). Ton mérite est doublé par ton empressement ; un don fait avec chagrin et par contrainte n'a ni grâce ni éclat. C'est avec un cœur en fête, non en se lamentant, qu'il faut faire le bien... « Alors ta lumière jaillira comme l'aurore, et tes forces reviendront rapidement » (Is 58,8.). Y a-t-il quelqu'un qui ne désire pas la lumière et la guérison ? ...

     C'est pourquoi, serviteurs du Christ, ses frères et ses cohéritiers (Ga 4,7), tant que nous en avons l'occasion, visitons le Christ, nourrissons le Christ, habillons le Christ, recueillons le Christ, honorons le Christ (cf Mt 25,31s). Non seulement en l'invitant à table, comme quelques-uns l'ont fait, ou en le couvrant de parfums, comme Marie Madeleine, ou en participant à sa sépulture, comme Nicodème... Ni avec l'or, l'encens et la myrrhe, comme les mages... Le Seigneur de l'univers « veut la miséricorde et non le sacrifice » (Mt 9,13), notre compassion plutôt que « des milliers d'agneaux engraissés » (Mi 6,7). Présentons-lui donc notre miséricorde par les mains de ces malheureux gisant aujourd'hui sur le sol, afin que, le jour où nous partirons d'ici, ils nous « introduisent aux demeures éternelles » (Lc 16,9), dans le Christ lui-même, notre Seigneur.












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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Jeu 1 Mar 2018 - 20:29

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Vendredi 2 mars 2018 : Le vendredi de la 2e semaine de Carême


Les saints du jour (Vendredi 2 mars)


Sainte Agnès de Bohème, princesse et clarisse († 1282)

Sainte Angèle de la Croix, Religieuse, Fondatrice de l'Institut des Sœurs de la Compagnie de la Croix (1846-1932).

Saint Nicolas Planas (Papa Planas) (1932)

Bienheureux Charles le Bon Comte de Flandre Martyr (+ 1127)

Bienheureux Engelmar (Hubert) Unzeitig, prêtre et martyr († 1945)


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

« Écoutez une autre parabole : Un homme était propriétaire d’un domaine ; il planta une vigne, l’entoura d’une clôture, y creusa un pressoir et bâtit une tour de garde. Puis il loua cette vigne à des vignerons, et partit en voyage."

Par cette parabole des vignerons homicides, Jésus s’adresse aux chefs des prêtres et aux pharisiens qui le contestent. Ils n’ont pas compris, en s’identifiant aux vignerons, qu’ils attestent que Jésus est le Fils de Dieu : "Mon bien-aimé avait une vigne, il y bâtit un plant de choix." Ce choix de Dieu, c’est le Peuple d’Israël. Jésus compare Israël à la vigne et ces chefs infidèles du peuple élu aux vignerons. C’est à eux et à toute la descendance d’Abraham que le Royaume de Dieu avait été confié, mais ils ont perverti l’héritage en se l’appropriant. Dans la première Alliance, le peuple élu avait pour mission d’annoncer le salut à toutes les nations. Jésus, le Sauveur de la Nouvelle Alliance, réunira autour de lui les douze apôtres, symboles du “nouvel” Israël, appelé à porter des fruits de charité fraternelle. C’est à nous tous que Jésus adresse cette Parole. La vie éternelle est annoncée à tous les peuples. Les gestes et les paroles de Jésus annoncent la cohérence nécessaire du culte avec la vie de foi. Le mystère de Jésus qui portera le Salut du monde dans sa Passion au milieu d’un Peuple qui le rejette est annoncé. Jésus a regardé un figuier sans fruits, symbole de ceux qui le rejette, il était desséché. Cette parabole nous dit le mystère de l’amour de Dieu bafoué par une partie de son Peuple.

"Quand arriva le temps des fruits, il envoya ses serviteurs auprès des vignerons pour se faire remettre le produit de sa vigne.

Mais les vignerons se saisirent des serviteurs, frappèrent l’un, tuèrent l’autre, lapidèrent le troisième… Comprenant qu’ils sont visés, les grands prêtres et les pharisiens cherchent à arrêter Jésus. Dieu voudrait contempler le reflet de son amour dans les yeux de ses petites créatures, or il n’y rencontre que jalousie et division, dispersion et de la haine ! La jalousie est meurtrièrement perfide, elle désunit et elle tue ! Le Peuple de Dieu est semblable à la tunique tissée sans couture de Jésus, elle sera tirée au sort par les soldats. Nous avons reçu, en la personne de Jésus et de son message, un présent unique que nous devons faire fructifier. Il nous faut le communiquer et en faire don à chaque personne qui s’approche de nous. Le premier fruit de cette Parole est la chaleur de la Parole d’Amour qui est à vivre dans notre foi, en famille, et en communauté. Jésus, par sa mort et par sa Résurrection, rétablit l’humanité dans l’amour infini de Dieu. C’est un amour qui dépasse tout.

"…Finalement, il leur envoya son fils, en se disant : “Ils respecteront mon fils."

Mais, voyant le fils, les vignerons se dirent entre eux : “Voici l’héritier : venez ! tuons-le, nous aurons son héritage !” Ces grands prêtres et ces pharisiens cherchent la réponse à leur question sur l’autorité de Jésus, mais leur cœur est incapable de l’accueillir. C’est à eux que le Royaume de Dieu avait été confié. Jésus est l’envoyé du Maître de la vigne qui envoie son Fils. Au moment des vendanges, il rencontrera la jalousie du grand prêtre et l’accaparement des serviteurs ! Mais Dieu n’en finit jamais de prendre soin de son peuple. Nous sommes ce peuple qui a besoin que Jésus prenne soin de lui. Nous travaillons à la vigne de Jésus en invoquant sa miséricorde pour qu’il nous établisse dans des liens d’amour. Nous sommes ce nouveau peuple de Dieu qui va porter des fruits pour le Royaume, c’est l’amour surabondant de Dieu qui se traduit par l’accueil et le partage. Par la force et la beauté du Ressuscité “au milieu de nous”, la communauté doit être attirante dans tous ses faits et gestes. L’Esprit Saint donne ses dons, comme un secret d’amour. Jésus nous rétablit dans une relation filiale avec notre Père des cieux et dans une relation fraternelle avec nos frères.


Citation :
Nous demandons la grâce de rendre grâce à Dieu pour tout l’amour dont nous sommes comblés.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Bonaventure (1221-1274), franciscain, docteur de l'Église
La Vigne mystique, ch. 3, § 5-10

« Ils se saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent »

« Je suis la vraie vigne, » dit Jésus (Jn 15,1)… On creuse des tranchées autour de cette vigne, c'est-à-dire on creuse des embûches par la ruse. Quand on complote pour faire tomber quelqu'un dans un piège, c'est comme si on creusait une fosse devant lui. C'est pourquoi il s'en lamente en disant : « Ils ont creusé une fosse devant moi » (Ps 56,7)… Voici un exemple de ces pièges : « Ils ont amené une femme adultère » au Seigneur Jésus « en disant : ‘Moïse nous a ordonné de lapider ces femmes-là. Et toi, qu'en dis-tu ?' » (Jn 8,3s)… Et un autre : « Est-il permis, oui ou non, de payer l'impôt à l'empereur ? » (Mt 22,17)

     Mais ils ont découvert que ces embûches ne nuisaient pas à la vigne ; au contraire, en creusant ces fosses, ce sont eux-mêmes qui sont tombés dedans (Ps 56,7)… Alors, ils ont encore creusé : non seulement les mains et les pieds (Ps 21,17), mais ils ont percé son côté avec une lance (Jn 19,34) et ont mis à découvert l'intérieur de ce cœur très saint, qui avait déjà été blessé par la lance de l'amour. Dans le cantique de son amour, l'Époux dit : « Tu as blessé mon cœur, ma sœur, mon épouse » (Ct 4,9 Vulg). Seigneur Jésus, ton cœur a été blessé d'amour par ton épouse, ton amie, ta sœur. Pourquoi donc fallait-il que tes ennemis le blessent encore ? Que faites-vous, ennemis ?... Ne saviez-vous pas que ce cœur du Seigneur Jésus, déjà frappé, est déjà mort, déjà ouvert, et ne peut plus être atteint par une autre souffrance ? Le cœur de l'Époux, du Seigneur Jésus, a déjà reçu la blessure de l'amour, la mort de l'amour. Quel autre mort pourrait l'atteindre ?... Les martyrs aussi rient quand on les menace, se réjouissent quand on les frappe, triomphent quand on les tue. Pourquoi ? Parce qu'ils sont déjà morts par amour dans leur cœur, « morts au péché » (Rm 6,2) et au monde…

     Le cœur de Jésus donc a été blessé et mis à mort pour nous… ; la mort physique a triomphé un moment, mais pour être vaincue à jamais. Elle a été anéantie quand le Christ est ressuscité des morts, parce que « sur lui la mort n'a plus aucun pouvoir » (Rm 6,9).











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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Sam 3 Mar 2018 - 23:42

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Samedi 3 mars 2018 : Le samedi de la 2e semaine de Carême


Les saints du jour (Samedi 3 mars)


Saint Cléonique Martyr, et ses compagnons martyrs, Eutrope et Basilisque (+ 308)

Saint Guénolé Fondateur de l'abbaye de Landévennec (+ 504)

Sainte Cunégonde, impératrice, veuve, Religieuse, Co-Patronne
du Luxembourg (née vers 975, morte le 03 Mars 1033 ou 1039)


Sainte Thérèse Eustochium, Fondatrice de l'Institut
des Filles du Sacré-Cœur (✝ 1852).


Sainte Catherine Marie Drexel, Fondatrice de la Congrégation
des Sœurs du Saint-Sacrement (✝ 1955).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

…Jésus dit encore : « Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père : “Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.” Et le père leur partagea ses biens.

Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait, et partit pour un pays lointain où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre. Aujourd’hui, dans une civilisation de consommation, la culture ambiante s’établit comme si Dieu était mort. Ce jeune fils qui demande sa part d’héritage, dit à son père de manière cachée : « Je te considère comme mort pour moi. » Quand nous sommes passés ainsi dans ces coutumes étrangères, il est difficile de ne pas les adopter. L’image de Dieu en nous s’estompe et disparaît de notre esprit. C’est alors que survient la famine pour cet homme qui voudrait manger ce que mangent les porcs ! Le jeune homme de l’Evangile est passé par un chemin de douleur. Comme lui, nous essayons de trouver une issue à nos questions existentielles. Il nous faut découvrir, en nous, cette partie cassée, qui a brisé l’unité de notre être. Nous avons du mal a considérer en nous la dynamique de la vie, là où retenti la joie du rassemblement, la joie de la réconciliation. Cette Parole de l’Evangile porte une plénitude de joie. La maison paternelle est remplie de la joie du père qui retrouvera son fils cadet. Nous demandons la grâce de la douceur, pour demeurer dans l’Amour.

"… Il avait tout dépensé, quand une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin.

…Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Traite-moi comme l’un de tes ouvriers.” Il se leva et s’en alla vers son père. Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de compassion ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers. Avant de rentrer à la maison, que de souffrance pour cet homme ! Il s’est dévalorisé, il se tient de côté, et il est prêt maintenant à tout accepter pourvu qu’il puisse vivre encore ! Quelle est sa surprise quand il s’aperçoit qu’il est resté vivant dans le cœur de son père, comme son unique. Il découvre dans cet accueil cette partie qui est la plus profonde en lui, silencieuse, qui ne cesse d’attendre, d’espérer, de croire que tout est possible malgré tout. Cette partie à la fois profonde et douce, patiente, au long des jours, nous maintient en vie ! C’est alors qu’il nous faut rebondir dans l’espérance devant l’epreuve. La maison paternelle est remplie de joie, celui qui était parti et revenu, il doit retrouver sa vraie place. Cette dynamique en attente est en chacun de nous. Nous sommes désireux de la joie des retrouvailles, de la joie du rassemblement, de la joie de la réconciliation.

"…Or le fils aîné était aux champs. Quand il revint et fut près de la maison, il entendit la musique et les danses. Appelant un des serviteurs, il s’informa de ce qui se passait. Celui-ci répondit : “Ton frère est arrivé, et ton père a tué le veau gras, parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé."

Alors le fils aîné se mit en colère, et il refusait d’entrer. Pour tenter d’être pleinement lui-même, et dans un excès de recherche de soi, le fils ainé s’est perdu, il a brisé l’unité de la vie. Dieu respecte notre choix, il se tient à la porte et ouvre son cœur plein de tendresse à son enfant qui est là. Il nous faut découvrir cette partie de nous qui s’est échappée de la communion. Nous découvrons alors en nous cette partie victime du départ de l’autre. Nous avons à retrouver l’unité de nous-même, où chacun peut vivre et reconnaître l’autre. Jésus nous rejoint en épousant notre nature humaine, il nous aide à revenir en nous-mêmes, comme l’enfant du Père qui aime gracieusement. Il nous rejoint dans cette partie qui, au long des jours attend. Cette partie douloureuse ne cesse pas de croire que tout est possible. C’est l’Esprit Saint nous donnera de nous reconnaître en profondeur pour vivre en bonne intelligence, dans la joie. Cette Parole porte en elle la plénitude de la joie du Père qui voudrait que la maison paternelle soit remplie par la joie de ses enfants retrouvés et rassemblés.


Citation :
Nous demandons la grâce de la virginité du regard et la simplicité de l’amour.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Isaac de l'Étoile (?-v. 1171), moine cistercien
2ème sermon pour la Toussaint § 13-20 (trad. Brésard, 2000 ans A, p. 84)

« Rentrant alors en lui-même, il se dit...: 'Ici je meurs de faim. Je vais retourner chez mon père' »

« Bienheureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés » (Mt 5,5). Par cette parole le Seigneur veut nous faire comprendre que le chemin de la joie, c'est les pleurs. Par la désolation on va à la consolation ; c'est en perdant sa vie qu'on la trouve, en la rejetant qu'on la possède, en la haïssant qu'on l'aime, en la méprisant qu'on la garde (cf Lc 9,23s). Si tu veux te connaître toi-même et te maîtriser, entre en toi-même et ne te cherche pas au-dehors... Rentre donc en toi-même, pécheur, rentre là où tu existes vraiment : en ton cœur. À l'extérieur, tu es un animal, à l'image du monde...; au-dedans, tu es un homme, à l'image de Dieu (Gn 1,26), et donc capable d'être déifié.

     C'est pourquoi, frères, l'homme qui rentre en lui-même, ne se découvrira-t-il pas au loin, comme le fils prodigue, dans une région de dissemblance, dans une terre étrangère, où il s'assied et pleure au souvenir de son père et de sa patrie ?... « Adam, où es-tu ? » (Gn 3,9) Peut-être encore dans l'ombre pour ne pas te voir toi-même : tu couds ensemble des feuilles de vanité pour couvrir ta honte (Gn 3,7), regardant ce qui est autour de toi et ce qui est à toi, car tes yeux sont grand ouverts sur de telles choses. Mais regarde au-dedans, regarde-toi : c'est là que se trouve le plus grand sujet de honte...

     Il est évident, frères : nous vivons en dehors de nous-mêmes... C'est pourquoi la Sagesse a toujours à cœur d'inviter à la maison du deuil plutôt qu'à la maison du banquet (Eccl 7,3), c'est-à-dire de rappeler en lui-même l'homme qui était au-dehors de lui-même, en disant : « Bienheureux ceux qui pleurent » et dans un autre passage : « Malheur à vous qui riez maintenant » (Lc 6,25)... Mes frères, gémissons en présence du Seigneur : que sa bonté le porte à nous pardonner... Bienheureux ceux qui pleurent, non parce qu'ils pleurent, mais parce qu'ils seront consolés. Les pleurs sont le chemin ; la consolation c'est la béatitude.












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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Sam 3 Mar 2018 - 23:43

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Dimanche 4 mars 2018 : Troisième dimanche de Carême


Les saints du jour (Dimanche 4 mars)


Saint Pierre de Cluny, neuvième Abbé de Cluny (+ 1123)

Bienheureux Humbert III de Savoie Comte de Savoie, dit
« le Bienheureux » ou « le Saint » (+ 1189)


Saint Casimir, fils de Casimir IV de Pologne. Saint patron de la Lituanie et de la Pologne (1458 - 1484)

Bienheureux Roméo, Frère Convers Carme, pèlerin parti
pour la Terre Sainte avec Saint Avertain, Prêtre Carme du même Monastère (✝ 1380).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Comme la Pâque juive était proche, Jésus monta à Jérusalem. »

Dans le Temple, il trouva installés les marchands de bœufs, de brebis et de colombes, et les changeurs. Il fit un fouet avec des cordes, et les chassa tous du Temple, ainsi que les brebis et les bœufs ; il jeta par terre la monnaie des changeurs, renversa leurs comptoirs, et dit aux marchands de colombes : « Enlevez cela d’ici. Cessez de faire de la maison de mon Père une maison de commerce. Le Temple est le lieu de la beauté où Dieu se fait proche et où l’homme accepte de s’approcher de Dieu. Jésus, dans un geste inattendu, renvoie les Juifs à l’œuvre suprême de Dieu : « La maison de mon Père ! » Il fallait passer à travers un réseau de marchands et de marchandages pour rendre un culte à Dieu. Les Juifs avaient prévu tout ce qu’il fallait pour le culte, même les changeurs de monnaie ! La beauté et la richesse du Temple flattaient l’orgueil des hommes ! Ils sont scandalisés quand Jésus chasse les vendeurs du Temple. Jésus annonce que pour la gloire de Dieu, il faut une conversion. Nous préférons aujourd’hui encore maîtriser toute chose. Etre de bons moralistes et avoir une spiritualité bien ordonnée, nous inscrit dans la domination du culte. C’est l’adoration de Dieu qui est le fondement du culte divin, c’est lui le Seigneur Dieu.

"Ses disciples se rappelèrent qu’il est écrit : L’amour de ta maison fera mon tourment."

Des Juifs l’interpellèrent : « Quel signe peux-tu nous donner pour agir ainsi ? » Jésus leur répondit : « Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai. » Les Juifs lui répliquèrent : « Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce sanctuaire, et toi, en trois jours tu le relèverais ! » Mais lui parlait du sanctuaire de son corps. Le monde ignore tout de Dieu qui créa l’homme à son image, comme sa ressemblance. C’est une purification profonde que Jésus manifeste. Jésus révèle la grandeur de notre être qui est temple de Dieu car nous sommes créé à l’image de Dieu. Avec lui nous sommes liés pour devenir ce que nous sommes, pour réaliser notre être par nous-même. Jésus est le Temple de la nouvelle alliance, c’est par lui et en lui que nous avons accès auprès du Père et que le Père vient au-devant de nous. Ce sera la résurrection de Jésus qui donnera le sens de cette phrase qui pèsera si lourd dans son procès : « Détruisez ce temple, et en trois jours je le relèverai. » Tel est bien le mystère central de ce passage, le Corps de Jésus, sa Personne vivante est bien concrète. Le seul lieu de la rencontre entre Dieu et les hommes, entre Dieu et ceux qui l’adorent en vérité, est bien lui, Jésus.

"Aussi, quand il se réveilla d’entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu’il avait dit cela ; ils crurent à l’Écriture et à la parole que Jésus avait dite."

Pendant qu’il était à Jérusalem pour la fête de la Pâque, beaucoup crurent en son nom, à la vue des signes qu’il accomplissait. Jésus, lui, ne se fiait pas à eux, parce qu’il les connaissait tous et n’avait besoin d’aucun témoignage sur l’homme ; lui-même, en effet, connaissait ce qu’il y a dans l’homme. Le Temple de Dieu n’est pas fait de main d’homme. L’Apocalypse le contemple comme la Jérusalem d’en haut. Déjà nous avons le pressentiment d’un immense bonheur à venir. Dieu lui-même essuiera toute larme de nos yeux, et il n’y aura plus de mort, plus de pleurs, de cris ni de détresse, car la première création aura disparu. Il nous transporte en pensée quand Dieu aura fait toutes choses nouvelles, alors la communauté des rachetés rejoindra le Christ, comblée de joie, comme une jeune épousée. Dieu a mis dans notre cœur sa loi d’amour pour nous entraîner à aimer. Dès que nous quittons Dieu, notre cœur se durcit, il se sclérose, jusqu’à devenir « un cœur de pierre. » Un cœur de chair est un cœur qui va s’attacher, qui va souffrir. Dieu nous donne sa loi d’Amour pour nous faire entrer dans une explosion d’amour et de vie. Il veut que son Amour infini, l’Esprit Saint, nous guide sans cesse, que notre esprit lui-même soit en harmonie avec l’Esprit Saint.


Citation :
Nous demandons la grâce de nous convertir, de mettre notre cœur à l’école de l’Esprit Saint


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Léon le Grand (?-v. 461), pape et docteur de l'Église
Sermon 48, 1 ; PL 54, 298 (trad. Orval)

« Le temple dont il parlait, c'était son corps »

Si nous considérons ce que le monde entier a reçu par la croix du Seigneur, nous reconnaîtrons que pour célébrer Pâques il est juste de nous préparer par un jeûne de quarante jours...

     Ce ne sont pas seulement les évêques ou les prêtres ou les seuls ministres des sacrements, mais c'est le corps entier de l'Église, c'est tout l'ensemble des fidèles qui doit se purifier de tout ce qui l'entache, pour que le temple de Dieu, dont le fondement est son fondateur lui-même (1Co 3,11.16), soit beau dans toutes ses pierres et lumineux dans toutes ses parties... Sans doute on ne peut pas entreprendre ni achever la purification de ce temple sans son bâtisseur ; et pourtant celui qui l'a édifié lui a encore accordé de pouvoir rechercher son accroissement par son propre travail. Car c'est un matériau vivant et intelligent qui a servi à la construction de ce temple, et c'est l'Esprit de grâce qui l'incite à s'assembler volontairement en un seul édifice...

     Donc, puisque tous les fidèles ensemble et chacun en particulier forment un seul et même temple de Dieu, celui-ci doit être parfait en chacun comme il doit l'être dans l'ensemble. Car même si la beauté ne peut pas être identique pour tous les membres, ni les mérites pareils dans une si grande diversité de parties, le lien de la charité obtient cependant la communion dans la beauté. Même s'ils n'ont pas reçu les mêmes dons de la grâce, ceux qui sont unis par un saint amour se réjouissent ensemble de leurs biens ; et ce qu'ils aiment chez les autres ne peut pas leur être étranger puisqu'ils accroissent eux-mêmes leurs richesses en trouvant leur joie dans le progrès des autres.












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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Dim 4 Mar 2018 - 23:53

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Lundi 5 mars 2018 : Le lundi de la 3e semaine de Carême


Les saints du jour (Lundi 5 mars)


Saint Marc l'Ascète, Disciple de saint Jean Chrysostome (+ 430)

Saint Gérasime, Fondateurs de monastères en Palestine (+ 475)

Saint Virgile, Moine de Lérins et consacré évêque d'Arles (+ 610)

Saint Jean-Joseph de la Croix, Prêtre o.f.m. (1654-1734).

Saint Nicolas de Jitcha et d'Ochrid, évêque de Jitcha puis d'Ochrid (1956)

Bienheureux Lazër Shantoja, Prêtre et martyr († Tirana, 5 mars 1945)


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Puis il ajouta : « Amen, je vous le dis : aucun prophète ne trouve un accueil favorable dans son pays.

En vérité, je vous le dis : Au temps du prophète Élie, lorsque pendant trois ans et demi le ciel retint la pluie, et qu’une grande famine se produisit sur toute la terre, il y avait beaucoup de veuves en Israël ; pourtant Élie ne fut envoyé vers aucune d’entre elles, mais bien dans la ville de Sarepta, au pays de Sidon, chez une veuve étrangère. Jésus n’est pas bien reçu parmi les siens. Pleins de colère, ils "veulent le jeter hors de la ville." C’est ainsi que toutes les prophéties s’accomplissent en Lui. Jésus est le prophète, il est le Sauveur attendu. Écoutant la Parole de Jésus avec un cœur sincère, nous la laissons toucher notre vie et nous nous consacrons à cette Parole. Nous sommes appelés "prophètes" du fait de notre baptême, et nous annonçons encore la Bonne Nouvelle. Saint Ambroise, à propos de l’accueil de cette veuve dit : "Qu’elle est parfaite, cette veuve ! Accablée par une grande famine, elle continuait pourtant à vénérer Dieu. Elle ne gardait pas ses provisions pour elle seule : elle partageait avec son fils. Bel exemple de tendresse, mais plus bel exemple encore de foi ! Elle ne devait préférer personne à son fils : voilà qu’elle met le prophète de Dieu au-dessus de sa propre vie. Croyez bien qu’elle n’a pas seulement donné un peu de nourriture, mais toute sa subsistance ; elle n’a rien gardé pour elle ; comme son hospitalité l’a amenée à un don total, sa foi l’a conduite à une confiance totale."

"Au temps du prophète Élisée, il y avait beaucoup de lépreux en Israël ; et aucun d’eux n’a été purifié, mais bien Naaman le Syrien. »"

Jésus est désarmant ! Si nous voulons connaitre Jésus, nous suivrons le même chemin que lui. L’histoire du Roi d’Israël qui voit arriver Naaman le Syrien pour être délivré de sa lèpre est éclairante. Il croit à une provocation ! Il entre dans une grande colère et il déchire ses vêtements. Il s’écrie : « Est-ce que je suis Dieu, maître de la vie et de la mort ? Vous le voyez, c’est une provocation ! » Ce n’est pas seulement le Roi d’Israël qui manifeste de réelles difficultés, mais encore Naaman le Syrien qui demande la guérison. « Il se disait en lui-même, il va m’imposer les mains et je vais être guéri. » Quand il entend l’ordre d’aller se baigner dans le Jourdain, il le prend mal ! L’orgueil tapi dans le cœur de l’homme se révèle ainsi. Nous sommes tous et toujours dans une réelle difficulté de croire. Jésus ouvre nos yeux sur le fait qu’être membre du “Peuple élu” n’offre aucune garantie de salut, ou de purification.

"À ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux."

Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline où leur ville est construite, pour le précipiter en bas. Mais lui, passant au milieu d’eux, allait son chemin. Tous ceux qui sont dans l’attente de Dieu et qui le cherchent sont touchés par la grâce qui émane de lui ! Nous pouvons imaginer la joie de Marie devant la perspective de la venue de Jésus dans son pays. Très vite, elle doit vivre une grande déception, en très peu de temps Jésus est rejeté de chez lui. Il connait le rejet et la colère de son Peuple. Il a été chassé de chez lui. C’est à Nazareth, là où il avait grandi, que Jésus vit ce rejet ! La certitude que Dieu nous aime, que Jésus nous a sauvés, que son amour durera toujours est si nécessaire. Au travail, en famille, ou dans notre entourage, nous devons prendre nos décisions à la lumière de l’Évangile. Marie a accueilli son fils bien aimé Jésus, le prophète, le Sauveur attendu. Nous laissons sa Parole nous toucher dans notre vie et nous consacrons du temps à la prière. Marie, Reine des prophètes, nous guide sur ce chemin !


Citation :
Nous demandons la grâce de suivre Jésus, de demeurer dans l’amour infini de Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Ambroise (v. 340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église
Les Mystères, § 16-21 (trad. SC 25, p. 112)

Le Carême conduit à la résurrection du baptême

Naaman était Syrien, il avait la lèpre et ne pouvait être purifié par personne. Alors une jeune captive dit qu'il y avait un prophète en Israël qui pourrait le purifier du fléau de la lèpre... Apprends maintenant qui est cette jeune fille d'entre les captifs : la jeune assemblée d'entre les nations, c'est-à-dire l'Église du Seigneur, humiliée auparavant par la captivité du péché, alors qu'elle ne possédait pas encore la liberté de la grâce. C'est à son conseil que ce vain peuple des nations a écouté la parole des prophètes dont il avait douté longtemps. Ensuite, dès qu'il a cru qu'il fallait obéir, il a été lavé de toute l'infection de ses méfaits. Naaman avait douté avant d'être guéri ; toi, tu es déjà guéri, c'est pourquoi tu ne dois pas douter.

     C'est pour cela qu'on t'a déjà dit de ne pas croire seulement ce que tu voyais en t'approchant du baptistère, de peur que tu ne dises : « C'est là 'le grand mystère que l'œil n'a pas vu ni l'oreille entendu et qui n'est pas monté au cœur de l'homme' ? (1Co 2,9) Je vois de l'eau, que je voyais tous les jours ; peuvent-elles me purifier, ces eaux dans lesquelles je suis souvent descendu sans être jamais purifié ? » Apprends par là que l'eau ne purifie pas sans l'Esprit. C'est pour cela que tu as lu que « trois témoins au baptême ne font qu'un : l'eau, le sang et l'Esprit » (1Jn 5,7-8.). Car si tu en retires un, il n'y a plus de sacrement du baptême. En effet, qu'est-ce que l'eau sans la croix du Christ ? Un élément ordinaire sans aucun effet sacramentel. Et de même, sans eau il n'y a pas de mystère de la régénération. « À moins d'être né de nouveau de l'eau et de l'Esprit, on ne peut pas entrer dans le royaume de Dieu » (Jn 3,5). Le catéchumène croit en la croix du Seigneur Jésus dont il est marqué ; mais s'il n'a pas été baptisé au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, il ne peut pas recevoir la rémission de ses péchés ni puiser le don de la grâce spirituelle.

     Donc ce Syrien s'est plongé sept fois dans la Loi ; toi, tu as été baptisé au nom de la Trinité. Tu as confessé le Père..., tu as confessé le Fils, tu as confessé l'Esprit Saint... Tu es mort au monde et ressuscité pour Dieu et, en quelque sorte, enseveli en même temps dans cet élément du monde ; mort au péché, tu es ressuscité pour la vie éternelle (Rm 6,4).













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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Lun 5 Mar 2018 - 20:04

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Mardi 6 mars 2018 : Le mardi de la 3e semaine de Carême



L'INVENTION DE LA SAINTE CROIX
Invention de La Croix



Les saints du jour (Mardi 6 mars)


Saint Chrodegang, 37ème Évêque de Metz (✝ 766).

Sainte Agnès de Bohème, Princesse, Clarisse à Prague.
Sainte Patronne de la Bohême (1211- ✝ 1282).


Sainte Colette de Corbie, Réformatrice des Clarisses (1380-1447).

Bienheureuse Rose De Viterbe, Vierge du Tiers-Ordre de Saint François († v. 1251).


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Alors Pierre s’approcha de Jésus pour lui demander : « Seigneur, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu’à sept fois ? » Jésus lui répondit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois. »

Pierre va devenir l’intendant des biens de Jésus, de son amour infini, il pose à Jésus la question de savoir combien de fois il devra pardonner ! Jésus proclame la parabole de la remise des dettes. Dieu nous a pardonné afin que nous puissions, nous aussi, entrer dans la démarche du pardon pour retrouver une vie filiale avec notre Père et une vie fraternelle avec nos frères. C’est la réalité que la communauté des amis de Jésus doit vivre. Il y a un lien entre le trésor immense de l’amour infini de Dieu qui nous est donné et les rapports que nous avons les uns avec les autres. Libérés de nos fautes, nous pouvons marcher sur un chemin de pardon et de miséricorde. La pitié situe chacun de nous à notre juste place, le pardon offert met en lumière la beauté de l’humanité. Jésus veut nous faire entrer dans sa compassion. Il prend en pitié chacun de nous et il nous demande de faire ainsi pour pouvoir vivre ensemble. Bien souvent nous demandons à quelqu’un de nous pardonner. Sur la croix, tous nos refus d’aimer sont tombés dans le cœur de Jésus : "Il est devenu péché pour nous, lui qui n’a jamais péché." Il a donné sa vie pour nous et Dieu notre Père a accepté son offrande pour nous réconcilier.

"Ainsi, le royaume des Cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs.

Il commençait, quand on lui amena quelqu’un qui lui devait dix mille talents (c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent). Comme cet homme n’avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de sa dette. Alors, tombant à ses pieds, le serviteur demeurait prosterné et disait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout.” Saisi de compassion, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette. JDieu nous remet dans la vérité de son amour annoncé dans le mystère pascal. Cette parole est précieuse, elle nous invite à mesurer la grâce à laquelle nous sommes appelé pour qu’advienne le Royaume de Dieu. Bénéficiant de l’échange d’amour avec Dieu, vivant de la foi en Jésus, nous réalisons les merveilles que Dieu a faites pour nous. Il manifeste le Maître « Saisi de pitié » devant l’indigence de l’humanité qui mendie son Amour. C’est rempli de miséricorde que Dieu aime et nous voulons nous comporter ainsi dans nos rapports fraternels. Quand nous prions, nous voulons que Dieu nous écoute et nous aimons sentir sa Présence pour avancer dans l’intimité avec lui. Or, c’est dans l’amour fraternel et le pardon, que la communion avec Dieu se construit.




"Mais, en sortant, ce serviteur trouva un de ses compagnons qui lui devait cent pièces d’argent. Il se jeta sur lui pour l’étrangler, en disant : “Rembourse ta dette !” Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai.” Mais l’autre refusa et le fit jeter en prison jusqu’à ce qu’il ait remboursé ce qu’il devait.

Seul le pardon ouvre un horizon nouveau, une reconnaissance qui redonne la vie en apprenant à dire merci. Le reconnaître, c’est laisser notre cœur se dilater de reconnaissance. Celui qui n’a pas pardonné, comme celui n’a pas reçu la remise de sa dette, est emprisonné. L’appel à la pitié nous touche vraiment. Notre cœur est compatissant et nous sommes proches de celui qui nous a remis notre dette. C’est ainsi que le Royaume de Dieu habite notre terre et que de bonnes choses nous sont données chaque jour. Le pardon vient de l’amour infini de Dieu pour nous et de son amour pour les autres. Nous avons conscience de l’amour infini dont nous sommes aimés, c’est notre joie, elle est parfaite ! Dans cet amour incroyable, nous voulons accueillir nos frères avec le même amour dont nous sommes aimés. Cette parole est précieuse, nous nous l’appliquons à nous-mêmes. Jésus est Celui qui pardonne à tous ses frères, de tout son cœur. Nous sommes invités à contempler la grâce à laquelle nous sommes appelé. Pardonner pour que vienne le Royaume offert est le moyen royal et concret d’y entrer.


Citation :
Nous demandons la grâce de comprendre cette parole de Dieu pour la mettre en pratique.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint François de Sales (1567-1622), évêque de Genève et docteur de l'Église
Sermon pour le Vendredi saint, 25/03/1622 (français modernisé)

Pardonner à notre frère de tout notre cœur

La première parole que notre Seigneur prononça sur la croix fut une prière pour ceux qui le crucifiaient ; et c'est alors qu'il fit ce qu'écrit Saint Paul : « Aux jours où il vivait dans la chair, il offrit prières et sacrifices » (He 5,7). Certes, ceux qui crucifiaient notre divin Sauveur ne le connaissaient pas..., car s'ils l'avaient connu ils ne l'auraient pas crucifié (1Co 2,8.). Notre Seigneur donc, voyant l'ignorance et la faiblesse de ceux qui le tourmentaient, commença à les excuser et à offrir pour eux ce sacrifice à son Père céleste, car la prière est un sacrifice... : « Mon Père, pardonne-leur parce qu'ils ne savent ce qu'ils font » (Lc 23,34). Combien grande était la flamme d'amour qui brûlait dans le cœur de notre doux Sauveur, puisqu'au plus fort de ses douleurs, au temps où la véhémence de ses tourments semblait lui ôter même le pouvoir de prier pour lui-même, il vint par la force de sa charité à s'oublier soi-même, mais non ceux qu'il avait créés...

     Il voulait par là nous faire comprendre l'amour qu'il nous portait, lequel ne pouvait être diminué par aucune sorte de souffrance, et nous apprendre aussi quel doit être notre cœur à l'endroit de notre prochain...

     Or, ce divin Seigneur s'étant employé à demander pardon pour les hommes, il est tout certain que sa demande lui fut accordée, car son divin Père l'honorait trop pour lui refuser quelque chose de ce qu'il lui demandait.













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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Mar 6 Mar 2018 - 19:48

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Mercredi 7 mars 2018 : Le mercredi de la 3e semaine de Carême


Les saints du jour (Mercredi 7 mars)


Saint Nathan prophète (Ancien Testament)

Saintes Perpétue et Félicité, Martyres d'Afrique du Nord († 203).
Perpétue est la Sainte Patronne de Vierzon.


Saint Thomas d'Aquin, Prêtre Dominicain, Docteur de l'Église (1225-1274)

Sainte Thérèse-Marguerite du Sacré-Cœur de Jésus (née Anna Maria Redi), vierge,
Religieuse Carmélite italienne (1747-1770).


Bienheureuse María Antonia de San José (“Mamá Antula”) Laïque consacrée et fondatrice
de la ‘Santa Casa de Exercicios Espirituales’


Bienheureux José Olallo Valdés, Frère Hospitalier de Saint Jean
de Dieu (1820-1889).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

« Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir.

Jésus accomplit, mène à son achèvement, tout ce qui était contenu dans la première Alliance. Il est le Nouvel Adam, le Nouveau Moïse, le Prophète par excellence, le Roi qui a reçu l’onction dans la lignée de David, le grand-prêtre parfait. Les Apôtres ont vu apparaître Moïse et Elie sur le mont Thabor au côté de Jésus transfiguré. Moïse représente la Loi, et Elie les prophètes qui rendent témoignage à Jésus. Ils ont préparé le chemin de la venue de Jésus, c’est en Jésus que la Loi et les Prophètes sont récapitulés. Il y a bien continuité entre la Première et la Nouvelle Alliance. Jésus nous enseigne, il nous guide et nous sanctifie. Jésus a observé les lois de son temps, il est entré dans sa Mission de conduire le peuple de Dieu. Jésus propose une synthèse harmonieuse entre la sage tradition des anciens et ce que l’Esprit Saint réalise. Jésus est la Parole vivante de Dieu au milieu de nous. Par sa vie, il nous enseigne ce qu’il convient d’être et de faire ! Il nous donne les moyens d’accomplir cette Parole pour notre épanouissement. La gloire de Dieu, l’épanouissement de son amour, va se donner à voir, Jésus l’accomplit dans sa propre chair. Nous contemplons cette gloire quand il nous sauve sur la croix.

"Amen, je vous le dis : Avant que le ciel et la terre disparaissent, pas un seul iota, pas un seul trait ne disparaîtra de la Loi jusqu’à ce que tout se réalise."

Jésus est la Vie et son cœur n’est qu’amour. Il nous dit de ne rejeter aucun petit commandement de la Loi. Il lutte contre ses interprétations fausses, contre toute étroitesse. Jésus vient sauver la Loi, l’améliorer, la mener à son achèvement. Le but de la Loi, c’est de libérer l’amour et la vie dans le cœur de l’homme. En Jésus, la Loi est parachevée. Sous le souffle de l’Esprit Saint, la sève fait éclater les écorces mortes et les rejette. Jésus nous aide à entrer dans une perspective toute renouvelée, avec un sens nouveau donné aux plus petites choses. En Jésus nous avons la plénitude de la Révélation. L’amour requiert des œuvres d’amour. Il requiert de vivre le double précepte de la charité de Dieu et du prochain. Tout ce qui nous est donné, dans la nature ou dans la Loi, l’est pour l’épanouissement de notre cœur. Dieu veut que nous soyons resplendissants d’amour et de sainteté. Jésus accomplira tout dans sa mort et dans sa résurrection : Il nous a aimé jusqu’à la fin et nous sommes libérés.


"Donc, celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le royaume des Cieux. Mais celui qui les observera et les enseignera, celui-là sera déclaré grand dans le royaume des Cieux."

La Pâque du Christ et le Don de l’Esprit Saint ont répandu l’amour dans notre cœur. Au plus profond de nous retenti la voix de Dieu qui fait sa demeure en nos cœurs. La loi extérieure nous amène à l’écoute de l’Esprit Saint, à l’écoute de la loi d’Amour déposée en nous. Elle est accomplie quand nous sommes totalement dociles à l’Esprit Saint. C’est l’attitude du cœur, de l’esprit, de l’âme et du corps, qui éclaire tout, qui commande tout, qui informe tout, qui unifie tout. Les petites choses qui constituent notre quotidien, prennent une valeur d’éternité quand elles sont accomplie avec amour. Notre cœur n’est pas loin de Dieu, vivre d’Amour est le plus grand bonheur. C’est dans l’Eucharistie que Jésus nous donne d’ajuster notre cœur à son cœur, que nous soyons en Lui et que son amour prenne tout en nous.


Citation :
Nous demandons la grâce d’être entraînés dans l’infini de l’amour de Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Hilaire (v. 315-367), évêque de Poitiers et docteur de l'Église
Commentaire sur l'évangile de Matthieu, 4, 14-15 ; PL 9, 936-937

Le Christ est l'accomplissement des Écritures.

« Je ne suis pas venu abolir, mais accomplir. » La force et la puissance de ces paroles du Fils de Dieu enferment un profond mystère.

     La Loi, en effet, prescrivait des œuvres, mais toutes ces œuvres, elle les orientait vers la foi aux réalités qui seraient manifestées dans le Christ : car l'enseignement et la Passion du Sauveur sont le dessein grand et mystérieux de la volonté du Père. La Loi, sous le voile des paroles inspirées, a annoncé la naissance de notre Seigneur Jésus Christ, son incarnation, sa Passion, sa résurrection ; les prophètes aussi bien que les apôtres nous enseignent à maintes reprises que de toute éternité, tout le mystère du Christ a été disposé pour être révélé en notre temps...

     Le Christ n'a pas voulu que nous pensions que ses propres œuvres contenaient autre chose que les prescriptions de la Loi. C'est pourquoi il a affirmé lui-même : « Je ne suis pas venu abolir, mais accomplir ». Le ciel et la terre...doivent disparaître, mais pas le moindre commandement de la Loi, car dans le Christ toute la Loi et tous les prophètes trouvent leur achèvement. Au moment de sa Passion...il a déclaré : « Tout est accompli » (Jn 19 30). À ce moment-là, toutes les paroles des prophètes ont reçu leur confirmation.

     C'est pourquoi le Christ affirme que même le plus petit des commandements de Dieu ne peut être aboli sans offense pour Dieu... Rien ne peut être plus humble que la chose la plus petite. Et la plus humble de toutes a été la Passion du Seigneur et sa mort sur la croix.













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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Mer 7 Mar 2018 - 21:35

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Jeudi 8 mars 2018 Le jeudi de la 3e semaine de Carême


Les saints du jour (Jeudi 8 mars)


Saint Jean de Dieu, Fondateur des Frères de la Charité
(Ordre Hospitalier de Saint Jean de Dieu) (1495-1550).


Saint Just Ranfer de Bretenières prêtre MEP martyr en Corée (1838 - +1866)

Saint Pierre Henri Dorie (+ 1866), Prêtre des Missions Etrangères de Paris (1839 - +1866)

Bx Faustino Míguez, Prêtre scolope et fondateur de la Congrégation
“Hijas de la Divina Pastora” (Filles de la Divine Bergère) (1831-1925)



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Jésus expulsait un démon qui rendait un homme muet. Lorsque le démon fut sorti, le muet se mit à parler, et les foules furent dans l’admiration."

Mais certains d’entre eux dirent : « C’est par Béelzéboul, le chef des démons, qu’il expulse les démons. » Jésus seul peut rejeter le mal, il fait sortir le menteur de l’homme possédé de mutisme. Il lui permet enfin de s’exprimer et de vivre. Alors que la foule est dans l’admiration de ce que Jésus venait d’accomplir. Mais « certains se mirent à dire : "C’est par Béelzéboul, le chef des démons, qu’il expulse les démons". » Furieux de la proclamation de la parole de Jésus, le menteur se manifeste. Jésus est venu pour combattre les forces du mal, du démon. Le mal a des racines si profondes en nous, que nous ne pouvons pas les éliminer. Le mauvais "singe" Dieu qui “travaille” tout le temps. Le mal calomnie et il accuse Jésus. Nous recourons vite à Jésus quand le mensonge sévit autour de nous et qu’il met le trouble par la confusion du bien et du mal. Jésus nous donne l’Esprit Saint, qui nous permet de demeurer dans l’Amour. C’est un amour éclairé, juste, qui donne la Paix. Les Apôtres sont guéris par Jésus qui subit toutes sortes d’humiliations. C’est dans sa Passion et dans sa Résurrection que Jésus nous libère du mal.

"D’autres, pour le mettre à l’épreuve, cherchaient à obtenir de lui un signe venant du ciel. Jésus, connaissant leurs pensées, leur dit : « Tout royaume divisé contre lui-même devient désert, ses maisons s’écroulent les unes sur les autres."

Si Satan, lui aussi, est divisé contre lui-même, comment son royaume tiendra-t-il ? Vous dites en effet que c’est par Béelzéboul que j’expulse les démons. Mais si c’est par Béelzéboul que moi, je les expulse, vos disciples, par qui les expulsent-ils ? Dès lors, ils seront eux-mêmes vos juges. Jésus accomplit un miracle, la foule admire l’homme guéri, mais certains se mettent à douter et à critiquer. Nous devons nous interroger sur notre manière d’agir. Jésus nous propose une radicale nouveauté de regard. Il rappelle que toute bonne action prend appui dans l’Esprit Saint qui nous est donné. Jésus nous propose d’entrer dans son action, là où est le Règne de Dieu. Pour entrer dans ce Règne, nous devons accepter de renaître. La réponse de Jésus montre l’absurdité des arguments de ses contradicteurs. Cette réponse est un appel à l’unité, à la force dans l’union. Jésus est là, amour et bonté pour nous, il nous ouvre un chemin par son agonie : "Mon Père, éloigne ce calice" dit-il devant ce mal, mais Il continue : "Non pas ma volonté, mais ta volonté." Jésus nous donne L’Esprit Saint, pour que nous soyons délivrés du mal jusque dans les profondeurs de notre être. Il transforme toute notre vie de l’intérieur.


"En revanche, si c’est par le doigt de Dieu que j’expulse les démons, c’est donc que le règne de Dieu est venu jusqu’à vous."

Quand l’homme fort, et bien armé, garde son palais, tout ce qui lui appartient est en sécurité. Mais si un plus fort survient et triomphe de lui, il lui enlève son armement auquel il se fiait, et il distribue tout ce dont il l’a dépouillé. Celui qui n’est pas avec moi est contre moi ; celui qui ne rassemble pas avec moi disperse. Le menteur domine sauvagement l’humanité, il est réduit au silence par Jésus. En lui, nos faiblesses et toutes nos situations de fragilité deviennent un chemin de victoire. Quand nous traversons un paroxysme de lutte, il ne nous faut pas prendre les armes de division et de mensonge du menteur. Jésus nous accompagne sans cesse, nous le contemplons quand il nous sauve. C’est dans la communion à son Père que Jésus vainc toutes ténèbres. Jésus, le "plus fort," sera crucifié pour vaincre le menteur par son humilité. Il dira du haut de la croix : "Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?" C’est ainsi qu’il rejoint tous les abandonnés du monde. La Résurrection manifestera la victoire de son amour. Aujourd’hui encore Marie intercède auprès de Jésus pour qu’il expulse de notre cœur tous les maux. La Mère de l’Église est Reine de la Paix, elle prie pour nous dans le mystère du salut qui nous est donné pour que nous vivons dans l’Esprit Saint.


Citation :
Nous demandons la grâce d’entendre cette parole pour contempler le Christ dans son mystère.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Origène (v. 185-253), prêtre et théologien
Homélies sur Josué, n° 15 (trad. SC 71, p. 345s rev.)

« Celui qui ne rassemble pas avec moi, disperse »

Dans la guerre contre les Moabites et les Ammonites, Josué [qui porte le même nom que Jésus] « tua tous leurs rois par le glaive » (Jos 11,12). Nous étions tous « sous le règne du péché » (Rm 6,12) ; tous, nous étions sous le règne des passions mauvaises... En chacun pourtant, se tenait un roi particulier qui régnait en lui et dominait en lui. Par exemple, dans l'un c'était l'avarice qui occupait le royaume, dans un autre c'était l'orgueil, dans un autre encore le mensonge ; l'un était dominé par les désirs charnels, l'autre subissait le règne de la colère... Il y avait donc en chacun de nous un royaume de péché avant que nous ayons la foi.

     Mais lorsque Jésus est venu, il a tué tous les rois qui détenaient en nous des royaumes de péché, il nous a appris à les tuer tous et à n'en laisser échapper aucun. Si l'on en conserve un seul en vie, on ne pourra pas appartenir à l'armée de Jésus... Car le Seigneur Jésus nous a purifiés de toutes les sortes de péchés ; il les a tous détruits. En effet, tous « nous étions insensés, rebelles, égarés, esclaves d'une foule de convoitises, vivant dans la malice et l'envie, odieux et nous haïssant les uns les autres » (Tt 3,3), avec tous les genres de péchés qui se trouvent chez les hommes avant qu'ils croient. On a raison de dire que Jésus a tué tous ceux qui sortirent pour faire la guerre ; car il n'est pas de péché si grand que Jésus ne puisse avoir le dessus, lui qui est le Verbe et la « Sagesse de Dieu » (1Co 1,24). Il triomphe de tout, il est vainqueur de tout.

     Ne croyons-nous pas que les péchés de toutes sortes nous sont ôtés quand nous venons au baptême ? C'est ce que dit l'apôtre Paul qui, après avoir énuméré tous les genres de péchés, ajoute finalement : « Voilà ce que vous étiez, mais vous avez été lavés, vous avez été sanctifiés, vous avez été justifiés, au nom de notre Seigneur Jésus Christ » (1Co 6,11).













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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Jeu 8 Mar 2018 - 20:41

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Vendredi 9 mars 2018 : Le vendredi de la 3e semaine de Carême


Les saints du jour (Vendredi 9 mars)


Les 40 Saints Martyrs de Sébaste (+320).

Sainte Françoise Romaine, Pénitente romaine (✝ 1440).

Sainte Catherine de Bologne, Clarisse, Mystique et artiste (1413-1463).

Saint Dominique Savio, Disciple de Saint Jean Bosco (1842-1857).


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"« Quel est le premier de tous les commandements ? » Jésus lui fit cette réponse : « Voici le premier : Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force. »

En ce temps du carême, nous ajustons notre marche vers Pâques à la Parole de Dieu. Dieu développe en chacun de ses enfants un cœur profond, aimant de plus en plus la communauté humaine, pour qu’en elle fleurisse le désir de Dieu. Jésus nous invite à observer les commandements de Dieu, il vient bâtir le royaume de Dieu. Le scribe écoute la réponse de Jésus, il reconnaît que le second commandement, toujours inséparable du premier, est pourtant distinct. Car l’amour pour autrui ne peut pas remplacer l’amour pour Dieu, pas plus que le prochain ne peut remplacer Dieu. L’amour de Dieu et l’amour des frères est lié dans la réalité même de notre vie qui est une. Ces deux amours sont si liés qu’ils ne font qu’un et valent plus que tout le reste. Ces deux commandements sont semblables, parce que l’amour pour Dieu et l’amour pour le prochain doit mobiliser toute notre personne et toutes nos forces. On ne peut pas vraiment s’approcher de Dieu, sans commencer par aimer tout ce que Dieu aime. Plus on est près de Dieu, plus on se rend proche des enfants de Dieu.

"Et voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là.

Jésus confirme que le premier commandement est agrégé au second pour ne plus faire qu’un seul commandement : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. » L’amour de Dieu et l’amour des frères se réalise dans le même amour. Non seulement il part de la même source, mais c’est le même amour qui s’exprime de façon différente. « La charité, c’est tout sur la terre, disait Thérèse de Lisieux, et l’on est sainte dans la mesure où on la pratique. » L’Evangéliste Marc donne à cet entretien un aspect très positif : Quel est donc le premier commandement ? Cette parole est très actuelle que ce soit au niveau mondial, dans l’Église, dans la communauté ou la famille. Jésus opère une très grande révolution, le commandement de l’amour est un, voilà la grande nouveauté.


« Le scribe reprit : « Fort bien, Maître, tu as dit vrai : Dieu est l’Unique et il n’y en a pas d’autre que lui. L’aimer de tout son cœur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toute offrande d’holocaustes et de sacrifices. » Jésus, voyant qu’il avait fait une remarque judicieuse, lui dit : « Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. » Et personne n’osait plus l’interroger.

Nous savons que la tentation est forte de cloisonner les amours de notre vie ; le spirituel d’un côté, et de l’autre le temporel ! D’un côté l’acte de foi, et de l’autre l’engagement social ; D’un côté l’Eglise, de l’autre le politique ; D’un côté la contemplation, de l’autre l’action. Ces fausses oppositions sont nocives. Jésus nous invite à briser les murs que nous édifions entre l’amour divin et l’amour humain. La demande de simplification est saisissante, elle nécessite l’articulation de deux amours indissociables. La conversion que Jésus nous demande revient à ne pas séparer l’amour de Dieu de l’amour du prochain. Nous cherchons la vérité, nous voulons donner un sens à notre vie, réaliser une vie joyeuse, donnée, efficace pour le Royaume de Dieu. En aimant notre frère et en aimant Dieu, nous glorifions le Dieu d’amour qui en est la Source et dans lequel nous voulons nous retrouver sans cesse. Jésus prend toute notre vie dans son cœur et nous ouvre un chemin royal, le chemin de l’Amour.


Citation :
Nous demandons la grâce de l’Esprit Saint pour que nous puissions nous aimer comme Jésus lui-même nous a aimés.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint François de Sales (1567-1622), évêque de Genève et docteur de l'Église
De l’Amour envers les créatures – Entretiens spirituels (Entretiens publiés par la Visitation d’Annecy ;
édition 1933 ; p.147-149 ; français modernisé ; rev.)


L'amour vrai

Il y a certains amours qui semblent extrêmement grands et parfaits aux yeux des créatures, qui devant Dieu se trouveront petits et de nulle valeur. La raison est que ces amitiés ne sont point fondées en la vraie charité, qui est envers Dieu, mais seulement en certaines ententes et inclinations naturelles.

     Au contraire, il y en a d’autres qui semblent extrêmement minces et vides aux yeux du monde, qui devant Dieu se trouveront pleines et fort excellentes parce qu’elles se font seulement pour Dieu et en Dieu, sans mélange de notre propre intérêt. Les actes de charité que nous faisons envers ceux que nous aimons de cette sorte sont mille fois plus parfaits, d’autant que tout est purement pour Dieu, mais les services et autres aides que nous faisons à ceux que nous aimons par inclination sont beaucoup moindres en mérite, à cause de la grande complaisance et satisfaction que nous avons à les faire, et que, pour l’ordinaire, nous les faisons plus par ce mouvement que pour l’amour de Dieu.

     Il y a encore une autre raison qui rend ces premières amitiés dont nous avons parlé moindres que les dernières : c’est qu’elles ne durent pas, parce que la cause en étant si frêle, dès qu’il arrive quelque traverse, elles viennent à se refroidir et altérer ; ce qui n’arrive pas à celles qui sont seulement en Dieu, parce que la cause en est solide et permanente.

     Les signes d’amitié que nous faisons contre notre propre inclination aux personnes envers lesquelles nous avons de l’antipathie, sont meilleurs et plus agréables à Dieu que ceux que nous faisons attirés par l’affection sensible. Et cela ne se doit pas appeler duplicité ou dissimulation, car si j’ai un sentiment contraire, il n’est qu’en la partie inférieure, et les actes que je fais, je les fais avec la force de la raison, qui est la partie principale de mon âme.

     Ainsi ceux qui n’ont rien d’aimable sont heureux, car l’amour qu’on leur porte est excellent, puisqu’il est en Dieu.













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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Ven 9 Mar 2018 - 20:31

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Samedi 10 mars 2018 : Le samedi de la 3e semaine de Carême


Les saints du jour (Samedi 10 mars)


Les 40 Saints Martyrs de Sébaste (+320). (Fêté aujourd'hui par les orthodoxes).

Saint Macaire de Jérusalem Patriarche de Jérusalem (+ 334)

Sainte Anastasie Ermite à Scété, en Egypte (+ 567)

Saint Jean Ogilvie Jésuite écossais, martyr (+ 1615)

Sainte Marie-Eugénie Milleret, Fondatrice des Religieuses de
l'Assomption (1817-1898).


Bienheureux Jean-Joseph Lataste, Dominicain et Fondateur des Sœurs
Dominicaines de Béthanie (1832- ✝ 1869).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

« À l’adresse de certains qui étaient convaincus d’être justes et qui méprisaient les autres, Jésus dit la parabole que voici :

« Deux hommes montèrent au Temple pour prier. L’un était pharisien, et l’autre, publicain (c’est-à-dire un collecteur d’impôts).» Le voyage de la prière n’est pas toujours facile, mais il est toujours passionnant. Dieu nous accompagne, il aime que nous fassions le premier pas, que nous marchions vers lui pour nous retrouver nous-mêmes. Ce chemin de la priere, nous le parcourons à l’aide de Jésus. Seule la prière du Pauvre ouvre un chemin de la paix. Elle nous situe devant Dieu dans notre vérité de créature, dans notre responsabilité de pécheurs. La certitude de la victoire du Christ nous prépare à l’espérance. Nous pouvons nous retrouver dans les deux personnages évoqués par Jésus dans l’Évangile. Conscients à l’excès de notre misère, nous pouvons nous traduire vers Dieu en lamentations. Or Dieu nous propose une relation plus profonde avec lui. Le Pharisien, supérieur aux autres, demeure bien masqué en nous-même : La brume du matin est cette auto-suffisance qui fait disparaître bien vite le don de Dieu : "Ton amour est fugitif comme la brume du matin," dit la Parole.

« Le pharisien se tenait debout et priait en lui-même : “Mon Dieu, je te rends grâce parce que je ne suis pas comme les autres hommes – ils sont voleurs, injustes, adultères –, ou encore comme ce publicain.

Je jeûne deux fois par semaine et je verse le dixième de tout ce que je gagne.” Pour ce pharisien, la prière va vers un moi satisfait et sécurisé. Cet homme est à ses yeux, le seul qui est intact, le seul qui est digne. Il est content de ne pas être comme les voleurs, les injustes, les adultères. Les autres sont affreux, lui, dit-il, est génial. Il est l’artisan de sa propre perfection. « Les autres » se laissent compromettre avec l’argent, les aventures, tandis que lui, le « séparé, » l’homme à part, est demeuré inattaquable. Il n’a jamais su « être-avec » les autres, devant Dieu. Pour se sentir vivre, il lui faut se percevoir comme en dehors de la destinée commune. Il a mis Dieu à son service. Il dit toujours « je. » Je rend grâce, je ne suis pas comme les autres humains, je jeûne, je paie la dîme. Il ne regardent les autres que pour les juger, en dire du mal et revenir à lui-même afin de pouvoir à nouveau se remplir de lui-même. Toute l’assurance du Pharisien repose sur ses œuvres. Ses comptes pour le Temple sont en règle, et, une fois la dîme versée, il se sent tranquille pour user de tout le reste comme bon lui semble.

« Le publicain, lui, se tenait à distance et n’osait même pas lever les yeux vers le ciel ; mais il se frappait la poitrine, en disant : “Mon Dieu, montre-toi favorable au pécheur que je suis !”

Je vous le déclare : quand ce dernier redescendit dans sa maison, c’est lui qui était devenu un homme juste, plutôt que l’autre. Qui s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé. » Nous nous retrouvons aussi dans cet autre personnage de l’Évangile ! Comme lui, conscients de notre misère, nous nous tournons vers Dieu avec des lamentations. Dieu nous invite à une relation plus profonde avec lui. Ce publicain prie en ne s’inquiétant pas du regard des autres. Il prie devant Dieu dans la préoccupation et dans l'inquiétude. Il n’ose pas même le regarder et il n’ose pas lever les yeux vers le ciel. Il fait une demande à Dieu dans son cœur. Il reconnaît qu’il doit avancer, il en a besoin, c’est un pécheur, le mensonge s’est installé dans sa vie. Il reconnaît avec une sorte d’évidence qu’il a perdu la hâte du Royaume. C’est alors que peut monter la vraie prière qui exprime la conversion, l’authentique retournement vers Dieu : « Mon Dieu, aie pitié du pécheur que je suis ! »


Citation :
Nous demandons à Dieu la grâce d’unifier en nous la prière de supplication et d’action de grâce pour qu’un reflet de son amour resplendisse dans notre cœur.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Bonaventure (1221-1274), franciscain, docteur de l'Église
Du gouvernement de l'âme (Œuvres spirituelles de Saint Bonaventure, tome II, De la vie parfaite,
Société S. François d'Assise, Paris, 1931) (rev.)


Les larmes et le désir

Ô âme qui pleurez vos péchés, craignez les jugements divins, qui sont un abîme profond. Craignez, dis-je, craignez vivement, bien que vous soyez déjà quelque peu pénitente, de déplaire encore à Dieu. Craignez plus encore, même maintenant, d'offenser Dieu à nouveau. Craignez par dessus tout d'être finalement séparée de Dieu, privée pour toujours de lumière, toujours brûlée par le feu et rongée par le ver qui ne périra point. Craignez tout cela, si une pénitence vraie ne vous obtient de mourir dans la grâce finale, et chantez avec le Prophète : « Transpercez ma chair par votre crainte. Je redoute vos jugements. » (Cf. Ps 118, 120)

     Néanmoins, désirez les dons célestes. Élevez-vous par la flamme du divin amour jusqu'en Dieu, qui vous a si patiemment supportée dans le péché, vous a attendue avec tant de longanimité, et ramenée à la pénitence avec tant de miséricorde, par le pardon, l'infusion de la grâce et la promesse de la couronne éternelle. Il vous demande seulement de Lui offrir, ou plutôt de recevoir de Lui-même pour le Lui offrir, « le sacrifice d'un esprit accablé, d'un cœur contrit et humilié » (Ps 50, 19) par une amère componction, par une confession sincère et une juste satisfaction.

     Désirez avec ardeur que Dieu vous prouve son amour par une large communication du Saint-Esprit. Désirez avec plus d'ardeur de Lui être conforme par une fidèle imitation de Jésus crucifié. Mais, par-dessus tout, désirez de posséder Dieu dans la claire vision du Père Éternel afin que, en toute vérité, vous puissiez chanter avec le prophète : « Mon âme a soif du Dieu fort et vivant ; quand viendrai-je et paraîtrai-je devant la face de Dieu ? » (Ps 41, 3)













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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Dim 11 Mar 2018 - 7:35

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Dimanche 11 mars 2018 : Quatrième dimanche de Carême (Laetare)


Les saints du jour (Dimanche 11 mars 2018)


Saint Sophrone, Évêque de Jérusalem († 639.

Saint Euloge, Archevêque de Cordoue, Martyr († 859).

BBx José Aparicio Sanz et ses 232 compagnons Martyrs de la Guerre
Civile Espagnole (1936-1939)


Vénérable Concetta Bertoli, Laïque italienne Tertiaire
Franciscaine (✝ 1956).


Vénérable Claudia Russo, Religieuse italienne, Fondatrice de l'Institut
des 'Pauvres Filles de la Visitation de Marie' (✝ 1964).



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"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

« De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, »

afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle. Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. Dieu veut faire de nous un brasier d’Amour, il vient nous chercher dans notre misère. C’est une nécessité, car nous ne pouvons pas nous relever tout seul. Le torrent d’amour de Dieu va emporter la marée de détresse de l’humanité. L’amour infini de Dieu est riche en miséricorde. Quelle joie d’accueillir la miséricorde de Jésus qui nous rejoint. Les prophètes, envoyés pour manifester la lumière, sont tournés en dérision. Ils sont méprisés dans leurs paroles et on se moquent d’eux. Envoyé à leur suite, Jésus nous invite à croire en lui, à accueillir gratuitement le nouvel Amour qu’il nous offre. Il nous manifeste qu’il lui faudra beaucoup souffrir à Jérusalem. Il prend alors l’image du serpent de bronze élevé par Moïse, « il faut que le Fils de l’homme soit élevé. » C’est l’annonce de la manifestation de la croix. Nous demandons la grâce de pénétrer dans les sentiments du cœur de Jésus pour comprendre l’amour infini de son cœur toujours offert.




« Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé.

Celui qui croit en lui échappe au Jugement ; celui qui ne croit pas est déjà jugé, du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. Et le Jugement, le voici : la lumière est venue dans le monde, et les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises. Nous sommes sauvés par une foi confiante en Jésus. Il a « accueilli » notre humanité qui s’était détournée de son cœur et il l’a « reprise » dans un amour encore plus grand. La misère de notre peuple est face à l’amour infini de Dieu qui est riche en miséricorde. Il nous donne de recevoir l’Esprit Saint qui illumine notre cœur. Nous sommes alors ajustés à Dieu par la grâce qu’il déverse en nous. L’Esprit Saint accomplit une œuvre de recréation pour façonner en nous l’homme nouveau, à l’image de Jésus. Par la foi, en accueillant l’Esprit Saint, nous participons à la vie divine. Cette vie divine nous anime au plus intime de nous-mêmes pour se manifester à l’extérieur. Dieu dans sa bonté veut montrer la richesse infinie de sa grâce.

« Celui qui fait le mal déteste la lumière : il ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient dénoncées ; mais celui qui fait la vérité vient à la lumière, pour qu’il soit manifeste que ses œuvres ont été accomplies en union avec Dieu. »

Nous constatons notre incapacité à réaliser le bien que nous désirons. Pour entrer dans le salut offert en Jésus, nous reconnaissons que nous sommes blessés, meurtris. Cette souffrance creuse en nous un creux qui se déploie dans un espace où la grâce de Dieu pourra venir habiter. Lever les yeux vers Jésus, le crucifié nous permet de recevoir le salut de Dieu et la grâce du pardon. Alors nous pouvons célébrer la miséricorde de Dieu qui nous rejoint. Jésus crucifié par amour pour nous devient le signe et la Croix prend tout son sens : « Il faut que le Fils de l’homme soit élevé. » C’est en faisant une œuvre de vérité dans notre vie, que nous venons à la lumière. Alors nos vies rayonnent de la douce présence de l’Esprit qui nous habite.


Citation :
Nous demandons la grâce de contempler la croix de Jésus et de l’accueillir dans notre vie.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint François de Sales (1567-1622), évêque de Genève et docteur de l'Église
OC Annecy, t. 10, p. 363 (in Desjardins, Le Livre des quatre amours, p. 44 ; français modernisé)

« Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique »

Dieu ne pouvait-il pas fournir au monde un autre remède que celui de la mort de son Fils ?... Assurément, et il pouvait nous racheter par mille autres moyens que celui de la mort de son Fils ; mais il ne l'a pas voulu, car ce qui était suffisant à notre salut ne l'était pas à assouvir son amour. Et pour nous montrer combien il nous aimait, ce divin Fils est mort de la mort la plus rude et ignominieuse qui est celle de la croix.

     Que reste-il donc, et quelle conséquence pourrons-nous tirer de cela, sinon que, puisqu'il est mort d'amour pour nous, nous mourions aussi d'amour pour lui, ou, si nous ne pouvons mourir d'amour, que du moins nous ne vivions autrement que pour lui ?... C'est de quoi se plaignait le grand saint Augustin : « Seigneur, disait-il, est-il possible que l'homme sache que vous êtes mort pour lui et qu'il ne vive pas pour vous ? » Et ce grand amoureux, saint François : « Ah, disait-il en sanglotant, vous êtes mort d'amour et personne ne vous aime ! »...

     Il n'y a pas d'autre rédemption qu'en cette croix. Ô Dieu, quelle grande utilité et quel profit pour nous que de contempler la croix et la Passion ! Est-il possible de contempler cette humilité de notre Sauveur sans devenir humble et sans aimer les humiliations ? Peut-on voir son obéissance sans être obéissant ? Oh non, certes, nul n'a jamais regardé notre Seigneur crucifié et est resté mort ou malade. Et au contraire, tous ceux qui meurent, c'est parce qu'ils refusent de le regarder, comme ceux d'entre les enfants d'Israël qui n'avaient pas voulu regarder le serpent que Moïse avait fait dresser sur la colonne.














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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Dim 11 Mar 2018 - 20:57

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Lundi 12 mars 2018 : Le lundi de la 4e semaine de Carême


Les saints du jour (Lundi 12 mars)


Saint Grégoire le Grand, Pape et Docteur de l'Église (540-604).
(pour les Églises d’Orient)


Saint Syméon le Nouveau Théologien Moine et higoumène à Constantinople (+ 1022)
Pour approfondir :
BENOÎT XVI : Syméon le Nouveau Théologien

Saint Louis Orione, Prêtre et Fondateur de nombreuses Congrégations
Religieuses (1872-1940).


Bienheureux Denys le Chartreux (+ 1471)

Bienheureuse Angela Salawa, vierge, Tertiaire Franciscaine à Cracovie (1881- ✝ 1922).


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

« Deux jours après, Jésus partit de là pour la Galilée. Lui-même avait témoigné qu’un prophète n’est pas considéré dans son propre pays.

Il arriva donc en Galilée ; les Galiléens lui firent bon accueil, car ils avaient vu tout ce qu’il avait fait à Jérusalem pendant la fête de la Pâque, puisqu’ils étaient allés eux aussi à cette fête. Jésus nous invite à le rejoindre dans notre quotidien, la Galilée. C’est grâce à notre foi et à la prière que Jésus réalise les merveilles de Dieu. Le premier don que Jésus a fait à Cana était le don de la joie, à travers la transformation de l’eau en vin à des noces. Le signe de changer l’eau en vin mani­feste le désir de Jésus que ces noces s’accomplis­sent dans la joie. La venue de Jésus sur la terre réalise les noces entre Dieu et l’humanité. Il accomplit ce mystère par sa victoire sur la mort remportée dans notre cœur. C’était le premier signe qu’il réalisait, pour que nous puissions accueillir son salut. Jésus se mani­feste en accomplissant un grand nombre de « signes. » Il ne cesse de faire des signes et des prodiges pour que nous croyions ! Nous vivons un itinéraire de rencontre avec Dieu au travers de nos souffrances. C’est à travers nos combats contre toutes sortes de morts qui nous menacent que Jésus vient. Nous croyons que Jésus est présent dans notre vie, qu’il nous appelle. Nous réveillons ainsi notre vie spirituelle d’enfant de Dieu. La joie profonde qui vient de notre foi émerge en nous, c’est une joie qui ne passe pas. L’assurance de notre témoignage de foi est source de salut pour tant de personnes.

"Ainsi donc Jésus revint à Cana de Galilée, où il avait changé l’eau en vin.

Or, il y avait un fonctionnaire royal, dont le fils était malade à Capharnaüm. Ayant appris que Jésus arrivait de Judée en Galilée, il alla le trouver ; il lui demandait de descendre à Capharnaüm pour guérir son fils qui était mourant. Jésus lui dit : « Si vous ne voyez pas de signes et de prodiges, vous ne croirez donc pas ! » Le fonctionnaire royal lui dit : « Seigneur, descends, avant que mon enfant ne meure ! » Jésus lui répond : « Va, ton fils est vivant. » L’homme crut à la parole que Jésus lui avait dite et il partit. A Cana en Galilée, Jésus fait une guérison à distance. Ce signe réalise les « dons » que Jésus vient apporter au monde. Par ce nouveau miracle, il vient au secours d’un fonctionnaire royal, il va guérir son fils. Jésus ne s’est pas rendu à Capharnaüm pour guérir le malade. Il lui redonne la santé à distance, en demeurant à Cana. Ainsi en va-t-il aujourd’hui encore pour nous. Nous sommes aussi, par lui, portés à distance par la foi de tant de personnes que nous ne connaissons pas. Nous devons ainsi notre espérance à la prière de quelqu’un qui a cru véritablement à la puissance de la Parole de Dieu. Nous pouvons nous aussi donner une grande joie, à beaucoup de gens qui sont loin de nous, à distance. C’est la vie de communion avec Dieu qui sollicite notre générosité pour nos frères. Il nous rappelle que nous pouvons faire beaucoup de bien à ceux qui sont confrontées au danger de la vie.

"Pendant qu’il descendait, ses serviteurs arrivèrent à sa rencontre et lui dirent que son enfant était vivant.

Il voulut savoir à quelle heure il s’était trouvé mieux. Ils lui dirent : « C’est hier, à la septième heure, (au début de l’après-midi), que la fièvre l’a quitté. » Le père se rendit compte que c’était justement l’heure où Jésus lui avait dit : « Ton fils est vivant. » Alors il crut, lui, ainsi que tous les gens de sa maison. Tel fut le second signe que Jésus accomplit lorsqu’il revint de Judée en Galilée. La distance n’est pas un problème pour ce père qui croit. Il est rejoint dans sa foi par tous les gens de sa maison. Nous croyons que les merveilles de Dieu se réalisent dans notre vie. Si nous sommes dans l’impossibilité d’être physiquement présents dans des lieux où il y a des nécessités urgentes, Jésus peut faire des miracles. Le mystère pascal nous est donné pour que nous retrouvions chaque jour la vie de Jésus ressuscité ! Nous voulons revenir à la source de notre vie pour reprendre cœur au contact de la Parole de Dieu. Chacun vient s’abreuver aux sources du salut et la communauté s’en trouve réconfortée. La foi de ses membres donne à la communauté un renouvellement des dons d’espérance et d’Amour. Notre vie est le pays de Jésus qui fait chez nous son œuvre de guérison.


Citation :
Nous demandons à Jésus la grâce d’augmenter notre foi.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Baudouin de Ford (?-v. 1190), abbé cistercien, puis évêque
Homélie sur la lettre aux Hébreux 4,12 ; PL 204, 451-453

« L'homme crut à la parole que Jésus lui avait dite »

« La parole de Dieu est vivante » (He 4,12). Toute la grandeur, la force et la sagesse de la parole de Dieu, voilà ce que par ces mots l'apôtre montre à ceux qui cherchent le Christ, parole, force et sagesse de Dieu. Cette parole était au commencement auprès du Père, éternelle avec lui (Jn 1,1). Elle a été révélée en son temps aux apôtres, annoncée par eux et reçue humblement par le peuple des croyants...

     Elle est vivante cette parole à qui le Père a donné d'avoir la vie en elle-même, comme lui la possède en lui-même (Jn 5,26). Elle est donc non seulement vivante, mais elle est la vie, comme il est écrit : « Moi, je suis le chemin, la vérité, et la vie » (Jn 14,6). Et puisqu'elle est la vie, elle est vivante et vivifiante, car tout « comme le Père relève les morts et leur donne la vie, le Fils, lui aussi, donne la vie à qui il veut » (Jn 5,21). Elle est vivifiante lorsqu'elle appelle Lazare hors du tombeau et lui dit : « Lazare, viens dehors ! » (Jn 11,43) Lorsque cette parole est proclamée, la voix qui la prononce résonne à l'extérieur avec une force qui, perçue à l'intérieur, fait revivre les morts, et en éveillant la foi, suscite de vrais fils à Abraham (Mt 3,9). Oui, elle est vivante cette parole, vivante dans le cœur du Père, dans la bouche de celui qui la proclame, dans le cœur de celui qui croit et qui aime.














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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Mar 13 Mar 2018 - 8:19

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Mardi 13 mars 2018 : Le mardi de la 4e semaine de Carême


Les saints du jour (Mardi 13 mars)


Sainte Euphrasie de Constantinople Vierge (+ 412)

Saint Léandre Evêque de Séville (+ 599)

Saints Rodrigue et Salomon, Martyrs à Cordoue († 857).

Bienheureuse Irmã Dulce, Religieuse brésilienne « Bon Ange de la Bahia » (1914-1992).


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Après cela, il y eut une fête juive, et Jésus monta à Jérusalem. Or, à Jérusalem, près de la porte des Brebis, il existe une piscine qu’on appelle en hébreu Bethzatha. Elle a cinq colonnades, sous lesquelles étaient couchés une foule de malades, aveugles, boiteux et impotents. [ 3b- 4] Il y avait là un homme qui était malade depuis trente-huit ans."

Jésus, le voyant couché là, et apprenant qu’il était dans cet état depuis longtemps, lui dit : « Veux-tu être guéri ? » Le malade lui répondit : « Seigneur, je n’ai personne pour me plonger dans la piscine au moment où l’eau bouillonne ; et pendant que j’y vais, un autre descend avant moi. » Jésus lui dit : « Lève-toi, prends ton brancard, et marche. » Et aussitôt l’homme fut guéri. Il prit son brancard : il marchait ! Or, ce jour-là était un jour de sabbat. "Quand Jésus monte à Jérusalem," nous admirons son courage. Il sait que là il va beaucoup souffrir, être crucifié. Il se tourne toujours vers les plus démunis. Un homme qui était malade depuis trente-huit ans, n’a aucune force en lui-même pour prendre les moyens d’être sauvé. Le Sauveur intervient dans la vie de cet homme qui a vécu trente-huit ans de paralysie. Ce passage de la Parole nous apprend à avoir confiance totale en Dieu. Jésus dit à cet homme : Veux-tu guérir ? Cet homme n’y pense même plus ! Il est tellement confirmé dans la négation de lui-même qu’il lui paraît étrange de pouvoir être guéri : "Un autre passe toujours devant moi, dit-il !" Jésus le guérira parce qu’il n’a aucune force pour se sauver. Nous pouvons aussi éprouver que la délivrance est pour les autres pour qui tout va bien ! Mais Jésus est venu pour nous sauver tous, la grandeur de Dieu est infinie, les chemins de Dieu sont bien différents des nôtres.

"Les Juifs dirent donc à cet homme que Jésus avait remis sur pieds : « C’est le sabbat ! Il ne t’est pas permis de porter ton brancard. » Il leur répliqua : « Celui qui m’a guéri, c’est lui qui m’a dit : “Prends ton brancard, et marche !"

Ils l’interrogèrent : « Quel est l’homme qui t’a dit : “Prends ton brancard, et marche” ? Mais celui qui avait été rétabli ne savait pas qui c’était ; en effet, Jésus s’était éloigné, car il y avait foule à cet endroit. Certains juifs réprimandent cet homme parce qu’il porte son grabat devenu inutile, comme le lui avait commandé Jésus. Pour cet homme la grâce tant attendue est arrivée, il lui faut témoigner. Il est passé tant d’années de défaites en défaites. Jésus a fait le premier pas. Seule l’expérience de la guérison peut changer son attitude intérieure. Dans notre humanité blessée, l’homme qui a fait l’expérience de la guérison devient un signe pour les autres. Notre guérison est de savoir marcher avec nos blessures, sans qu’elles nous empêchent de vivre ! Tout ce qui lui servait d’appui pour l’installer dans un refus de la vie a disparu, enfin il peut vivre !

"Plus tard, Jésus le retrouve dans le Temple et lui dit : « Te voilà guéri. Ne pèche plus, il pourrait t’arriver quelque chose de pire. »

L’homme partit annoncer aux Juifs que c’était Jésus qui l’avait guéri. Et ceux-ci persécutaient Jésus parce qu’il avait fait cela le jour du sabbat. Le monde est installé dans le doute. Cet homme guéri est témoin que le salut de Dieu est bien actuel. Il porte son grabat, signe que son cœur est délivré, son handicap a disparu. Il peut manifester que le Salut est à l’œuvre. Avant cette libération, cet homme n’avait pas la capacité de voir Dieu agir dans sa vie. Maintenant il contemple Dieu agissant en Jésus. Cet homme a compris que désormais le Sauveur est là. Le mystère de Dieu est insondable. Jésus est mort sur la croix pour nous racheter. Nos actions sont sous le Souffle de l’Esprit Saint, elles dépendent de nous, et nous pouvons venir au secours de ceux qui souffrent. La « résurrection » est à l’œuvre dans le secret du cœur, en chacun de nous. Il nous faut, aujourd’hui encore, resplendir le salut opéré par Jésus du plus profond de nos cœurs. Avec douceur et humilité, nous pouvons agir avec Jésus, venir au secours de ceux qui souffrent.


Citation :
Nous demandons à Jésus la grâce de nous conduire dans le cœur du Père.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Saint Grégoire de Nysse (v. 335-395), moine et évêque
La Vie de Moïse, II, 121s ; SC 1 (trad. SC p. 181 rev.)

Sauvés par l'eau

Tout homme qui entend le récit de la traversée de la Mer Rouge comprend quel est ce mystère de l'eau, dans laquelle on descend avec toute l'armée des ennemis et de laquelle on émerge seul, laissant l'armée des ennemis engloutie dans l'abîme. Qui ne voit que cette armée des Égyptiens..., ce sont les diverses passions de l'âme auxquelles l'homme est asservi : sentiments de colère, impulsions diverses de plaisir, de tristesse ou d'avarice ?... Toutes ces choses et toutes celles qui sont à leur origine, avec le chef qui mène l'attaque haineuse, se précipitent dans l'eau à la suite de l'Israélite.

     Mais l'eau, par la force du bâton de la foi et la puissance de la nuée lumineuse (Ex 14,16.19), devient source de vie pour ceux qui y cherchent un refuge — et source de mort pour ceux qui les poursuivent... Cela signifie, si l'on en dégage le sens caché, que tous ceux qui passent par l'eau sacramentelle du baptême doivent faire mourir dans l'eau toutes les inclinations mauvaises qui leur font la guerre — l'avarice, les désirs impurs, l'esprit de rapine, les sentiments de vanité et d'orgueil, les élans de colère, la rancune, l'envie, la jalousie...

     Il en est comme du mystère de la Pâque juive : on appelait « pâque » l'agneau dont le sang préservait de la mort ceux qui en faisaient usage (Ex 12,21.23). Dans ce mystère, la Loi ordonne de manger avec la pâque du pain azyme, sans vieux levain, c'est à dire sans qu'aucun reste de péché soit mêlé à la vie nouvelle (1Co 5,7-8.)... De même on doit engloutir toute l'armée égyptienne, c'est à dire toute forme de péché, dans le bain du salut comme dans l'abîme de la mer et en émerger seul, sans rien qui nous soit étranger.














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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Mar 13 Mar 2018 - 20:31

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Mercredi 14 mars 2018 : Le mercredi de la 4e semaine de Carême


Les saints du jour (Mercrerdi 14 mars)


Benoît de Nurcie, Moine (+547 ) dans l'Eglise orthodoxe.

Saint Lubin, Évêque de Chartres (✝ 556).

Sainte Mathilde (ou Maud) de Ringelheim, reine d'Allemagne (896 ✝ 968).

Bienheureux Giacomo (Jacques) Cusmano, Prêtre, Fondateur de l’Institut
des Missionnaires servants et servantes des pauvres (1834 ✝ 1888).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Jésus leur déclara : « Mon Père est toujours à l’œuvre, et moi aussi, je suis à l’œuvre. »

C’est pourquoi, de plus en plus, les Juifs cherchaient à le tuer, car non seulement il ne respectait pas le sabbat, mais encore il disait que Dieu était son propre Père, et il se faisait ainsi l’égal de Dieu. Apres avoir guéri le paralysé, Jésus déclara aux juifs : « Mon Père, jusqu’à maintenant, est toujours à l’œuvre, et moi aussi je suis à l’œuvre. » De plus en plus, de Juifs cherchaient à le faire mourir. Jésus reprit la parole : Celui qui ne rend pas honneur au Fils ne rend pas non plus honneur au Père qui l’a envoyé. Jésus, le Verbe de Dieu fait chair, est venu rejoindre l’humanité dans les lieux ou elle est le plus dévastée, là où nous croyions qu’il n’est plus que désolation. Jésus régénère l’humanité, il donne à chacun l’expérience qu’il est aimé de Dieu et que c’est Lui-même qui le guide dans le secret de son cœur. Les pauvres et les petits deviennent une bénédiction pour Jésus dans l’accueil qu’il leur fait. Jésus vient au secours des humiliés, des rejetés, des exclus, des pauvres, de ceux qui ne sont pas considérés. Il accomplit la Parole de Dieu : « Cieux criez de joie, que la terre exulte ! Montagnes éclatez en cris de joie ! Le Seigneur console son peuple. »

"Jésus reprit donc la parole. Il leur déclarait : « Amen, amen, je vous le dis : le Fils ne peut rien faire de lui-même, il fait seulement ce qu’il voit faire par le Père ; ce que fait celui-ci, le Fils le fait pareillement."

Car le Père aime le Fils et lui montre tout ce qu’il fait. Il lui montrera des œuvres plus grandes encore, si bien que vous serez dans l’étonnement. Comme le Père, en effet, relève les morts et les fait vivre, ainsi le Fils, lui aussi, fait vivre qui il veut. Comme le Père en effet ressuscite les morts et leur redonne vie, ainsi le Fils donne vie à qui il veut. Toute créature subsiste par la puissance d’Amour du Créateur, la force du Tout-Puissant. Jésus révèle l’amour du Père, il propose un chemin de régénération pour toute l’humanité. Nous suivons Jésus qui accomplit notre délivrance. Jésus sera condamné par les juifs parce qu’il accomplit le bien de la part de son Père. Ce sera le motif de sa condamnation : « Il dit que Dieu est son propre Père. » Jésus ne dément pas cette affirmation. « Amen, amen, je vous le dis, le fils ne peut rien faire de lui-même. » L’œuvre de Dieu se manifestera à la Résurrection, dans la victoire de l’Amour sur la mort. Alors la lumière de Jésus Ressuscité resplendira comme en plein jour : « Je t’ai mis à part, je t’ai destiné à être l’homme de mon alliance pour reconstruire. »

« Car le Père ne juge personne : il a donné au Fils tout pouvoir pour juger, afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père."

Celui qui ne rend pas honneur au Fils ne rend pas non plus honneur au Père, qui l’a envoyé. Nous contemplons Jésus arrivant à Jérusalem dans une solitude immense. Il accomplit le Salut de l’humanité en la guérissant de la discorde. Il transforme le monde en prenant sur lui son immense solitude. C’est alors qu’on se méfie de lui comme d’un imposteur, c’est alors qu’il va être écarté et qu’il sera crucifié, lui, le Sauveur du monde. Seules quelques femmes, dont Marie sa mère et Jean, seront avec lui au pieds de la Croix. Jésus est la lumière qui a libéré l’humanité paralysée par la peur de la mort. Il redonne au Sabbat son sens originel de délivrance. Nous demandons la grâce de l’Esprit Saint pour suivre Jésus sur le chemin de Jérusalem. Comme le Père a la vie en lui-même, ainsi a-t-il donné au Fils d’avoir la vie en lui-même ; et il lui a donné le pouvoir de prononcer le Jugement, parce qu’il est le Fils de l’homme. « Moi, je ne peux rien faire de moi-même ; je rends mon jugement d’après ce que j’entends, et ce jugement est juste, parce que je ne cherche pas à faire ma propre volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé. »


Citation :
Nous demandons la grâce de découvrir avec Jésus la souffrance de l’humanité pour y apporter le salut par la Croix de Jésus.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





La Lettre à Diognète (v. 200)
§ 9 (trad. Orval ; cf SC 33 bis, p. 73)

« Ils cherchaient à le faire mourir car... il disait que Dieu était son propre Père »

Jusqu'à ces temps, qui sont les derniers (He 1,2), Dieu nous a permis de nous laisser emporter au gré de nos penchants désordonnés, entraînés par les plaisirs et les passions. Non qu'il ait pris le moins du monde plaisir à nos péchés ; il tolérait seulement ce temps d'iniquité, sans y consentir. Il préparait le temps actuel de la justice, afin que, convaincus d'avoir été indignes de la vie durant cette période à cause de nos fautes, nous en devenions dignes maintenant par l'effet de la bonté divine...

     Il ne nous a pas haïs ; il ne nous a pas repoussés... Nous prenant en pitié, il s'est chargé lui-même de nos fautes, et il a livré son propre Fils en rançon pour nous : le saint pour les impies, l'innocent pour les méchants, « le juste pour les injustes » (1P 3,18), l'incorruptible pour les corrompus, l'immortel pour les mortels. Quoi d'autre que sa justice à lui aurait pu couvrir nos péchés ? En qui pourrions-nous être justifiés..., sinon par le seul Fils de Dieu ? Doux échange, œuvre insondable, bienfaits inattendus ! Le crime d'un grand nombre est recouvert par la justice d'un seul, et la justice d'un seul justifie de nombreux coupables. Dans le temps passé, il a convaincu notre nature de son incapacité à obtenir la vie ; maintenant il nous a montré le Sauveur capable de sauver ce qui ne pouvait pas l'être. De ces deux manières, il a voulu nous donner la foi en sa bonté et nous faire voir en lui le nourricier, le père, le maître, le conseiller, le médecin, l'intelligence, la lumière, l'honneur, la gloire, la force et la vie.














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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Mer 14 Mar 2018 - 21:12

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Jeudi 15 mars 2018 : Le jeudi de la 4e semaine de Carême


Les saints du jour (Jeudi 15 mars)


Saint Longin, Centurion romain (1er s.).

Saint Zacharie, Pape (+ 752)

Sainte Louise de Marillac, veuve et Co-Fondatrice des « Filles de la Charité » (1591-1660).

Saint Clément-Marie Hofbauer, Rédemptoriste (+ 1820)

Bienheureux Jan Adalbert Balicki, Prêtre en Pologne (1869-1948).

Bienheureux Artémide Zatti, Religieux Salésien italien (1880- ✝ 1951).


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LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Si c’est moi qui me rends témoignage, mon témoignage n’est pas vrai ; c’est un autre qui me rend témoignage, et je sais que le témoignage qu’il me rend est vrai.

Les adversaires de Jésus se cachent derrière Moïse. Progressivement, Jésus énonce les mystères qu’il accomplit. Sa Parole, qui est reçue par les pauvres et les petits, est difficile à entendre « par les Juifs. » Lorsque Jésus vient, il éclaire la Parole de Moïse. Aujourd’hui encore, cette Lumière nous illlumine. Le mystère caché derrière le voile de la Révélation de Dieu est arrivé à l’heure de sa proclamation au grand jour. Le Père a manifesté à Moïse son visage dans la nuit de la foi. Lorsque Moïse parlait, c’était de Jésus que parlait sa bouche. Quand Jésus est venu, la prophétie a dévoilé son visage. La Voix de Dieu est proclamée au Peuple de Dieu. C’est à la lumière de Jésus que la Parole nous fait entrevoir la vie éternelle. Si nous sommes en lui, nous faisons par lui et pour lui les œuvres de Dieu. Jésus dit à ses adversaires : Je suis Celui dont parle toute l’écriture et vous ne me reconnaissez pas ! En effet, Jésus se reconnaît par la Présence qu’il exerce au cœur de notre vie. Il se reconnaît à ses œuvres de paix, d’amour, de joie, de bonté, de douceur, d’humilité et de tendresse en nous.

« Vous avez envoyé une délégation auprès de Jean le Baptiste, et il a rendu témoignage à la vérité. »

Moi, ce n’est pas d’un homme que je reçois le témoignage, mais je parle ainsi pour que vous soyez sauvés. Jean était la lampe qui brûle et qui brille, et vous avez voulu vous réjouir un moment à sa lumière. Jésus met en lumière le témoignage que Jean le Baptiste lui a rendu. Mais il souligne aussi qu’un témoignage humain n’est pas assez fort. Il n’y a que le témoignage de Dieu qui soit adéquat à la Présence de Dieu. Jésus loue Jean le Baptiste, en le décrivant comme une lampe qu’on allume et qui brille. Il rappelle que beaucoup de Juifs ont reçu de son vivant le baptême. Plus grand que le témoignage de Jean Baptiste est celui des œuvres de Jésus : ses miracles attestent qu’il est l’envoyé du Père. C’est par notre vie, bien plus que nos paroles que nous annonçons le mystère de Dieu. Jean Baptiste, comme une lampe qui éclaire, annonçait Jésus ! Si notre geste est un geste d’amour, il montre le Dieu vivant au plus intime de ma vie.

« Mais j’ai pour moi un témoignage plus grand que celui de Jean : ce sont les œuvres que le Père m’a donné d’accomplir ; les œuvres mêmes que je fais témoignent que le Père m’a envoyé. »

Et le Père qui m’a envoyé, lui, m’a rendu témoignage. Vous n’avez jamais entendu sa voix, vous n’avez jamais vu sa face, et vous ne laissez pas sa parole demeurer en vous, puisque vous ne croyez pas en celui que le Père a envoyé. Le témoignage du Père atteste que la Parole de Jésus est véridique. Mais pour que ce témoignage soit perçu, il faut savoir écouter la Parole de Dieu. Jésus dénonce l’incroyance des Juifs. La parole de Dieu ne peut demeurer en celui qui ne croit pas en lui comme l’envoyé du Père. Les adversaires de Jésus ne peuvent recevoir la vie éternelle. Jésus renvoie ses adversaires au Père, le Maître du Sabbat. Il y a Quelqu’un, qui est le Père invisible, qui prend sa défense. Jésus demeure en effet dans le Père et il nous donne son Esprit Saint pour venir à notre secours afin que nous le reconnaissions et que nous appelions Dieu notre Père. Moïse sera l’accusateur des Juifs, car ils ont scruté les écritures, et leur révélation fait connaitre Jésus.


Citation :
Nous demandons la grâce d’être inspirés par l’Esprit Saint pour avec Jésus rendre gloire à notre Père.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Aphraate (?-v. 345), moine et évêque près de Mossoul
Les Exposés, n° 21 (trad. SC 359, p. 822)

« Si vous croyiez en Moïse, vous croiriez aussi en moi »

Moïse a été persécuté, comme Jésus a été persécuté. On le dissimula à sa naissance pour qu'il ne soit pas tué par ses persécuteurs ; Jésus, on le fit fuir en Égypte à sa naissance, pour qu'Hérode, son persécuteur, ne le tue pas. Au jour où naquit Moïse, on noyait les petits enfants dans le fleuve ; à la naissance de Jésus, on tua les petits enfants de Bethléem et des alentours. À Moïse, Dieu dit : « Ils sont morts, les gens qui en veulent à ta vie » (Ex 4,19), et l'ange dit à Joseph en Égypte : « Lève-toi, prends le petit et va-t’en au pays d'Israël, car ils sont morts, ceux qui en veulent à la vie de l'enfant » (Mt 2,20). Moïse fit sortir son peuple de la servitude de Pharaon ; Jésus sauva tous les peuples de la servitude de Satan... Quand Moïse immola l'agneau, les premiers-nés des Égyptiens furent tués ; Jésus devint l'agneau véritable quand on le crucifia... Moïse fit descendre la manne pour son peuple ; Jésus donna son corps aux peuples. Moïse adoucit les eaux amères par le bois ; Jésus adoucit notre amertume en étant crucifié sur le bois. Moïse fit descendre la Loi pour le peuple ; Jésus donna des Testaments aux peuples. Moïse vainquit les Amalécites en étendant les mains ; Jésus vainquit Satan par le signe de la croix.

     Moïse fit sortir l'eau de la pierre pour le peuple ; Jésus envoya Simon Pierre porter son enseignement chez les peuples. Moïse ôtait le voile de son visage pour parler avec Dieu ; Jésus ôta le voile qui était sur le visage des peuples, pour qu'ils entendent et reçoivent son enseignement (2Co 3,16). Moïse imposa la main aux anciens et ils reçurent le sacerdoce ; Jésus imposa la main à ses apôtres et ils reçurent l'Esprit saint. Moïse monta sur la montagne et il y mourut ; Jésus monta aux cieux et s'assit à la droite de son Père.














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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Jeu 15 Mar 2018 - 21:01

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Vendredi 16 mars 2018 : Le vendredi de la 4e semaine de Carême


Les saints du jour (Vendredi 16 mars)


Sainte Eusébie, Abbesse, fille de Sainte Rictrude (✝ v. 680).

Saint Héribert, Archevêque de Cologne (✝ 1021).

Saint Christodule, ermite (1591-1660).

Saint Jean de Brébeuf, Prêtre s.j. et martyr au Canada (1593-1649).

Saint José Gabriel del Rosario Brochero, Prêtre (1840-1914).


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Lorsque ses frères furent montés à Jérusalem pour la fête, il y monta lui aussi, non pas ostensiblement, mais en secret."

Après cela, Jésus parcourait la Galilée : il ne voulait pas parcourir la Judée car les Juifs cherchaient à le tuer. La fête juive des Tentes était proche. Jésus est traqué, détesté, haï, condamné à mort, recherché par la police, il se tourne toujours vers le Père. Il reconnaît qu’il vient du Père et qu’il est aimé par lui d’un amour infini. Alors qu’on parle de le faire mourir, Jésus parle de sa relation au Père, de l’amour dont il est comblé. Ses adversaires qui connaissent l’origine humaine de Jésus sont fixés sur lui, nous savons d’où il est, disent-ils : il est le fils de Joseph, le fils de Marie ! Ils butent sur la connaissance de Celui qui l’a envoyé. En accueillant la révélation du Père et le dessein de salut qu’il apporte, nous pouvons apprendre à connaître Jésus. Il est l’envoyé du Père, qui, à sa ressemblance poursuit son œuvre de Salut. Jésus porte en lui-même un mystère que personne ne connaît, hormis sa mère et Joseph. Sur lui repose la puissance de l’Esprit Saint, l’amour infini de Dieu, il est le Fils bien aimé du Père. Sa mère, Marie, sait la foi qu’elle a puisée en Dieu pour donner son oui à la conception de l’Envoyé de Dieu. Joseph a choisi de l’accueillir en accueillant Marie.

"…On était déjà au milieu de la semaine de la fête quand Jésus monta au Temple ; et là il enseignait."

Quelques habitants de Jérusalem disaient alors : « N’est-ce pas celui qu’on cherche à tuer ? Le voilà qui parle ouvertement, et personne ne lui dit rien ! Nos chefs auraient-ils vraiment reconnu que c’est lui le Christ ? Mais lui, nous savons d’où il est. Or, le Christ, quand il viendra, personne ne saura d’où il est. » Les adversaires de Jésus savent d’où, humainement, il est, mais ils ne saisissent pas son Etre. « Vraiment tu es un Dieu caché. » Le lieu caché du Fils de Dieu dans le Fils de l’homme, « c’est le sein du Père. » Jésus, « qui ne fut engendrée ni du sang, ni d’un vouloir de chair, ni d’un vouloir d’homme, mais de Dieu, » est inconnu de tout regard mortel, impénétrable à toute intelligence humaine. Dieu, pour assumer l’humanité pécheresse, s’est fait homme pour lui redonner sa dignité retrouvée. Il est celui en qui le Père et l’Esprit Saint habitent, il vient pour nous donner la vie. Les adversaires de Jésus sont dans l’incompréhension annoncée par le prophète : « Voyons si ses paroles sont vraies, regardons où il aboutira. Il dit qu’il est fils de Dieu, que Dieu l’assistera ? Eh bien, soumettons-le à des outrages, à des tourments, nous saurons ce qu’est sa douceur. » Dans l’épreuve, il nous faut regarder vers Jésus assailli de toutes parts, et qui dira sur la Croix : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » Mais le Père lui dit : « Tu es mon Fils, tu es mon Bien-Aimé. » Jésus sortira victorieux de cette épreuve pour nous rendre la vie de Dieu et nous soutenir dans notre combat pour la vie.

"Jésus, qui enseignait dans le Temple, s’écria : « Vous me connaissez ? Et vous savez d’où je suis ? Je ne suis pas venu de moi-même : mais il est véridique, Celui qui m’a envoyé, lui que vous ne connaissez pas."

Moi, je le connais parce que je viens d’auprès de lui, et c’est lui qui m’a envoyé. » On cherchait à l’arrêter, mais personne ne mit la main sur lui parce que son heure n’était pas encore venue. La tension augmente, le conflit devient dramatique. Jésus est tourné vers le Père, envoyé par lui, il ne fait qu’un avec lui dans la profondeur de la paix. Malgré cette haine sans raison, Jésus donnera sa vie pour tous ceux qui le font mourir. Mu par l’Esprit Saint, Jésus gagnera le combat de l’Amour, le combat de la Lumière sur les ténèbres. Il demeurera en son Père envers et contre tout. Pierre, Jacques et Jean l’ont vu transfiguré, Jésus a levé le voile un instant. Plus tard, Pierre regardera Jésus Ressuscité, et il s’en remettra à lui : « Seigneur, tu sais tout, tu sais bien que je t’aime. » Nous aussi, au milieu de nos difficultés, nous restons unis à Jésus. Nous vivons comme Lui dans l’intimité du Père, dans une confiance éperdue en son amour qui nous transforme. En lui, notre cœur s’ancre dans nos « Gethsémani » comme dans nos « Thabor. » Nous n’attendons rien d’autre que de vivre en sa présence dans la foi. Marie accompagne Jésus, son fils bien-aimé, dans l’épreuve, elle est le visage maternel plein de la douceur que Dieu le Père lui donne pour le soutenir. Elle est la petite colombe « cachée » dans l’anfractuosité du roc. Ce Roc qui est maintenant le Cœur blessé de Jésus. Avec Marie, nous tiendrons bon dans l’amour.


Citation :
Nous demandons la grâce de l’humilité pour être au service de la tendresse et de la miséricorde de Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Origène (v. 185-253), prêtre et théologien
Commentaire de Saint Jean, 19,12 ; PG 14, 548
(trad. cf. Jean expliqué, DDB 1985, p. 85)


« On cherchait à l'arrêter, mais personne ne mit la main sur lui
parce que son heure n'était pas encore venue »

Chercher Jésus est souvent un bien, car c'est la même chose que de chercher le Verbe, la vérité et la sagesse. Mais vous allez dire que les mots « chercher Jésus » sont parfois prononcés à propos de ceux qui lui veulent du mal. Par exemple : « Ils cherchaient à le saisir, mais personne ne porta la main sur lui, parce que son heure n'était pas encore venue ». « Je sais que vous êtes la descendance d'Abraham ; mais vous cherchez à me tuer parce que ma parole ne pénètre pas en vous » (Jn 8,37). « Maintenant vous cherchez à me tuer, moi un homme qui vous ai dit la vérité que j'ai entendue de mon Père » (Jn 8,40).

     Ces paroles... ne s'opposent pas à cette autre parole : « Quiconque cherche trouve » (Mt 7,8.). Il existe toujours des différences entre ceux qui cherchent Jésus : tous ne le cherchent pas sincèrement pour leur salut et pour obtenir son aide. Il est des hommes qui le cherchent pour d'innombrables raisons fort éloignées du bien. C'est pourquoi seuls ceux qui l'ont cherché en toute droiture ont trouvé la paix, ceux dont on peut vraiment dire qu'ils cherchent le Verbe qui est auprès de Dieu (Jn 1,1), afin qu'il les amène à son Père...

     Il menace de s'en aller s'il n'est pas accueilli : « Je m'en vais et vous me chercherez » (Jn 8,21)... Il sait de qui il s'éloigne et auprès de qui il reste sans être encore trouvé, afin que si on le cherche on le trouve au temps favorable.














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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Ven 16 Mar 2018 - 19:59

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Samedi 17 mars 2018 : Le samedi de la 4e semaine de Carême


Les saints du jour (Samedi 17 mars)


Saint Joseph d'Arimathie Membre du Sanhédrin (1er s.)

Saint Patrick, Évêque « Apôtre de l'Irlande », Co-Patron de l’Irlande (385-461).
Pour approfondir : Saint Patrick et la christianisation de l'Irlande

Sainte Gertrude de Nivelles Abbesse (+ 659)

Saint Gabriel Lalemant, Martyr au Canada (1610-1649).

Bienheureux Juan Nepomuceno Zegrí y Moreno, Prêtre et Fondateur de
la Congrégation des « Sœurs Mercédaires de la Charité. » (1831-1905).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Dans la foule, on avait entendu ses paroles, et les uns disaient : « C’est vraiment lui, le Prophète annoncé ! »

D’autres disaient : « C’est lui le Christ ! » Mais d’autres encore demandaient : « Le Christ peut-il venir de Galilée ? L’Écriture ne dit-elle pas que c’est de la descendance de David et de Bethléem, le village de David, que vient le Christ ? » C’est ainsi que la foule se divisa à cause de lui. Nous sommes toujours dans le combat engagé par Jésus pour nous sauver. Certains pensent qu’Il est prophète, d’autres disent « C’est lui le Messie ! » Jésus est le signe de contradiction que Siméon a annoncé à Marie. Il ne laisse pas indifférents ceux qui l’entendent. La réponse des gardes montre la force de ses paroles : « Jamais un homme n’a parlé comme cet homme ! » Il est la “Vérité” et sa façon de parler le reflète. Nous sommes concernés par la résistance implacable des pharisiens actuels qui détruisent l’œuvre de Dieu. C’est la bienveillance de Dieu qui nous sauve, elle passe par le regard des pauvres et des petits qui avancent dans la confiance. Ils reflètent l’image et la ressemblance de Dieu dans l’humanité. C’est à partir de la vulnérabilité et de la pauvreté de notre humanité que la vie nous est donnée. « C’est le grand prophète ! » disait-on de Jésus ; « C’est lui le Messie ! » Un sursaut d’espérance jaillit au cœur des pauvres, c’est le lieu de la présence du Dieu dans la nuit de la foi.

"Certains d’entre eux voulaient le saisir, mais personne ne porta la main sur lui."

Les gardes revinrent donc trouver les grands prêtres et les Pharisiens. Ceux-ci leur dirent : « Pourquoi ne l’avez-vous pas amené ? » Les gardes répondirent : « Jamais homme n’a parlé comme cela ! » Les Pharisiens répliquèrent : « Vous aussi, vous êtes-vous laissé égarer ? Est-il un des notables qui ait cru en lui ? ou un des Pharisiens ? Mais cette foule qui ne connaît pas la Loi, ce sont des maudits ! » Aujourd’hui encore la Parole de Jésus provoque l’étonnement et l’admiration mais aussi la critique, les bavardages et la haine ! Nous avons un profond amour pour la personne de Jésus, et le sentiment inébranlable que sa Parole est une parole de justice et de vérité. Mais nous savons aussi que l’opposition des sages et des savants trouve un écho à l’intérieur de notre psychologie meurtrie par les épreuves. Nous entendons "les autres" exprimer ce sentiment de rejet qui rejoint la négation de soi, le rejet de nous-mêmes que nous portons dans notre intérieur. Quand nous sommes devant les contre-témoignages qui nous déroutent, nous crions vers Jésus : Viens à notre secours. Pour venir à notre secours, Dieu nous a donné tout son amour. Il nous a donné Jésus qui manifeste un visage d’amour face à la haine de l’adversaire. Jésus parle le “langage de l’amour.” Ses œuvres et ses paroles manifestent l’amour profond qu’Il a pour toute l’humanité. Les gardes de l’Évangile sont restés dans la Présence de Dieu, avec les pauvres et les petits.

"Nicodème, l’un d’entre eux, celui qui était allé précédemment trouver Jésus, leur dit : « Notre Loi permet-elle de juger un homme sans l’entendre d’abord pour savoir ce qu’il a fait ? »

Ils lui répondirent : « Serais-tu, toi aussi, de Galilée ? Cherche bien, et tu verras que jamais aucun prophète ne surgit de Galilée ! » Puis ils s’en allèrent chacun chez soi. Nicodème est demeuré dans la Parole de Jésus. Les gardes demeurent dans cette Parole qui a une telle force dans ce monde devenu comme une vallée de larmes. La parole de Jésus le transfigure, elle est en cohérence profonde avec ses actes d’Amour. Sa parole est réalisée dans sa vie quotidienne. Il révèle aux petits, la compassion, le pardon et la guérison. Aujourd’hui encore, comme au temps de Jésus, les chrétiens sont des “signes de discorde” ! Nous agissons en ce monde en imitant Jésus et en le suivant. Avec le langage et la réalité de l’amour, nous pouvons toucher l’humanité capable de comprendre. Nicodème est le regard bienveillant qui nous aide à persévérer dans la lutte pour la lumière. Dieu vient nous libérer de l’enfermement et de l’enfer, il nous propose une aide dans laquelle nous trouvons l’intelligence de l’Amour qui peut nous sauver. Cette lumière est celle de l’espérance, c’est un remède qui peut nous guérir, dans un monde si bouleversé.


Citation :
Nous demandons à Dieu la grâce de la confiance dans le Mystère de Jésus Sauveur.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Jean-Paul II (1920-2005), Pape
Encyclique « Dives in misericordia », 7 (trad. © Libreria Editrice Vaticana)

« C'est lui le Messie »

La signification véritable de la miséricorde ne consiste pas seulement dans le regard tourné vers le mal, fût-il chargé de compassion... : la miséricorde se manifeste quand elle... tire le bien de toutes les formes de mal qui existent dans le monde et dans l'homme. Ainsi entendue, elle constitue le contenu fondamental du message messianique du Christ... [Ce] message et l'activité du Christ parmi les hommes s'accomplissent avec la croix et la résurrection... La dimension divine de la rédemption nous dévoile... la profondeur de l'amour qui ne recule pas devant l'extraordinaire sacrifice du Fils pour satisfaire la fidélité du Créateur et Père à l'égard des hommes...

     Les événements du Vendredi Saint, et auparavant encore la prière à Gethsémani, introduisent un changement fondamental dans tout le déroulement de la révélation de l'amour et de la miséricorde de Dieu, dans la mission messianique du Christ. Celui qui « est passé en faisant le bien et en rendant la santé », « en guérissant toute maladie et toute langueur » (Ac 10,38; Mt 9,35), semble maintenant être lui-même digne de la plus grande miséricorde, et faire appel à la miséricorde, quand il est arrêté, outragé, condamné, flagellé, couronné d'épines, quand il est cloué à la croix et expire dans des tourments atroces. C'est à ce moment-là qu'il est particulièrement digne de la miséricorde des hommes qu'il a comblés de bienfaits, et il ne la reçoit pas. Même ceux qui lui sont les plus proches ne savent pas le protéger et l'arracher aux mains des oppresseurs. Dans cette étape finale de la fonction messianique, s'accomplissent dans le Christ les paroles des prophètes, et surtout celles d'Isaïe, au sujet du Serviteur du Seigneur : « Dans ses blessures, nous trouvons la guérison » (53,5)...

    « Celui qui n'avait pas connu le péché, Dieu l'a fait péché pour nous », écrira saint Paul (2Co 5,21), résumant en peu de mots toute la profondeur du mystère de la croix et en même temps la dimension divine de la réalité de la rédemption. Or cette rédemption est la révélation ultime et définitive de la sainteté de Dieu, qui est la plénitude absolue de la perfection.














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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Sam 17 Mar 2018 - 21:11

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Dimanche 18 mars 2018 : Cinquième dimanche de Carême


Les saints du jour (Dimanche 18 mars)


Saint Cyrille de Jérusalem, Évêque, Docteur de l'Église (315-386).

Saint Édouard, roi d'Angleterre et martyr (vers 962 – 18 Mars 978).

Bienheureuse Marthe Aimée le Bouteiller, Sœur des Écoles
Chrétiennes de la Miséricorde (✝ 1883).


Bienheureuse Celestina Donati, vierge et Fondatrice de la Congrégation des Filles
pauvres de Saint Joseph de Calasanz « Sœurs Calasanctiennes » (1848-1925).


Vénérable María Rosa Gay Tibau, Fondatrice de l'Institut des Sœurs
de Saint Joseph de Gérone (✝ 1884).


Vénérable Eladio Mozas Santamera, Fondateur des Sœurs Joséphines
de la Sainte Trinité (✝ 1897).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Il y avait quelques Grecs parmi ceux qui étaient montés à Jérusalem pour adorer Dieu pendant la fête de la Pâque. Ils abordèrent Philippe, qui était de Bethsaïde en Galilée, et lui firent cette demande : « Nous voudrions voir Jésus. »

Philippe va le dire à André, et tous deux vont le dire à Jésus. Alors Jésus leur déclare : "L’heure est venue où le Fils de l’homme doit être glorifié." La mort est librement consentie pour Jésus. « Ma vie, personne ne me la prend ; c’est moi qui la donne, dit-il. » Cette mort sera une victoire sur la mort. « Ma vie, j’ai pouvoir de la livrer et j’ai pouvoir de la reprendre. C’est le commandement que j’ai reçu du Père. » Jésus va laisser venir sur lui la mort que les hommes lui préparent. Il accomplit le dessein du Père qui est de sauver toute l’humanité. La croix est folie pour les païens, scandale pour les juifs, mais elle est sagesse pour les croyants. Jésus nous libère de l’égoïsme de celui qui ne vit que pour soi. Il nous fait entrer dans la vie des uns pour les autres. Le printemps, la nature, est comme une préparation pour la compréhension de la fête de Pâque. Quelle joie pour une maman de donner la vie à son petit enfant nouveau né !

"Amen, amen, je vous le dis : si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit. »

Qui aime sa vie la perd ; qui s’en détache en ce monde la gardera pour la vie éternelle. Si quelqu’un veut me servir, qu’il me suive ; et là où moi je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu’un me sert, mon Père l’honorera. Nous pouvons connaître des tourments pour suivre Jésus ! Nous comprenons alors son combat qui donne la vie. Jésus va se laisser tomber en terre. Du tombeau de Jésus, Dieu notre Père fera surgir la Vie. Il attire à lui l’humanité de tous les lieux et de tous les temps. Celui que les hommes ont élevé sur la croix, Dieu l’élève dans la gloire. Nous prenons la mesure de l’Amour qui donne à chacune de nos actions une grande fécondité. Que de dépassements dans ce chemin de vie, nous croyons que notre vie peut porter du fruit comme le chemin de Jésus, un fruit qui demeure en vie éternelle. Chaque fois que nous nous dépassons, que nous accueillons la vie avec amour, nous préparons le Royaume qui vient. Le petit acte que nous faisons, l’accueil d’une petite contrariété, sera une « étoile » qui brillera au ciel pour l’éternité.

"Maintenant mon âme est bouleversée. Que vais-je dire ? “Père, sauve-moi de cette heure” ? – Mais non ! C’est pour cela que je suis parvenu à cette heure-ci !"

Père, glorifie ton nom ! » Alors, du ciel vint une voix qui disait : « Je l’ai glorifié et je le glorifierai encore. » En l’entendant, la foule qui se tenait là disait que c’était un coup de tonnerre. D’autres disaient : « C’est un ange qui lui a parlé. » Mais Jésus leur répondit : « Ce n’est pas pour moi qu’il y a eu cette voix, mais pour vous. Maintenant a lieu le jugement de ce monde ; maintenant le prince de ce monde va être jeté dehors ; et moi, quand j’aurai été élevé de terre, j’attirerai à moi tous les hommes. » Il signifiait par là de quel genre de mort il allait mourir. Nous sommes entraînés dans le tourbillon de l’amour divin. Jésus entre pleinement, filialement, dans les vues de Dieu. Sa prière spontanée est aussi la nôtre, puisque Dieu nous a d’avance destinés à reproduire l’image de son Fils bien-aimé. Le disciple de Jésus, passera par la mort comme Jésus, pour gagner la vie. Jésus donne naissance à un amour infini, la vie divine en nous. Cette vie divine nous entraîne à une générosité, un accueil, un don de nous-mêmes toujours plus grand ! Jésus a aimé la vie humaine, mais il a voulu l’amener plus loin, pour nous montrer que le chemin que nous parcourons nous donne vie éternelle. Nous avançons vers Pâques. Nous savons que cette fête doit avoir pour nous un rayonnement à la suite de Jésus. Nous le laissons prendre possession de toute notre vie. A Gethsémani Jésus choisit la volonté du Père : « Non pas ce que je veux, moi, mais ce que tu veux. »


Citation :
Nous demandons la grâce de comprendre le cri de Jésus, son véritable sens et sa fécondité.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermon 305, 4e pour la fête de saint Laurent

« Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie
pour ceux qu'on aime »
(Jn 15,13)

Votre foi reconnaît quel est ce grain de blé tombé en terre et qui y meurt avant de porter beaucoup de fruit ; il habite en votre âme ; aucun chrétien ne doute que le Christ n'ait parlé de lui-même... Écoutez-moi, grains de blé sacrés qui sont ici, je n'en ai aucun doute..., ou plutôt écoutez par moi le premier grain de blé, qui vous dit : n'aimez pas votre vie en ce monde ; ne l'aimez pas si vous l'aimez vraiment, car c'est en ne l'aimant pas que vous la sauverez... « Celui qui aime sa vie en ce monde la perdra. »

     C'est le grain tombé en terre qui parle ainsi, celui qui est mort pour porter beaucoup de fruit. Écoutez-le, parce que ce qu'il dit, il l'a fait. Il nous instruit, et il nous montre le chemin par son exemple. Le Christ, en effet, n'a pas revendiqué sa vie en ce monde — il est venu pour la perdre, la livrer pour nous, et pour la reprendre quand il le voulait... : « J'ai le pouvoir de donner ma vie, et le pouvoir de la reprendre. Personne ne me l'enlève mais c'est moi qui la donne » (Jn 10,18).

     Alors comment, avec une telle puissance divine, a-t-il pu dire : « Maintenant, mon âme est troublée » ? Comment, avec une telle puissance, cet Homme-Dieu est-il troublé, sinon qu'il porte l'image de notre faiblesse ? Quand il dit : « J'ai le pouvoir de donner ma vie, et le pouvoir de la reprendre », le Christ se montre tel qu'il est en lui-même. Mais quand il est troublé à l'approche de la mort, le Christ se montre tel qu'il est en toi.














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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Dim 18 Mar 2018 - 20:11

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Lundi 19 mars 2018 : Le lundi de la 5è semaine de Carême



Solennité de saint Joseph, Époux de la Vierge Marie,
Patron de l'Église universelle



Les saints du jour (Lundi 19 mars)


Saint Chrysanthe, Martyr (+ 283).

Bienheureux Jean de Parme, prêtre de l’Ordre des Mineurs (1209 - 1289).

Bienheureux Marcel Callo, Jeune ouvrier et martyr (1921-1945).


Prière avant la lecture

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LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus, que l’on appelle Christ.

Or, voici comment fut engendré Jésus Christ : Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ; avant qu’ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint. Nous célébrons la solennité de Saint Joseph, époux de Marie. Marie nous fait entrer dans le mystère de Jésus, et Joseph entre dans une très rude épreuve. C’est le choix du Père qui a choisi Marie de toute éternité pour être la mère de son Fils unique. Joseph aussi l’avait choisie comme épouse. Or avant qu’ils aient habité ensemble, Marie est enceinte ! Joseph connaît la qualité de cœur de Marie, il n’a aucun doute par rapport à elle, c’est l’œuvre du Saint Esprit. Marie vit Dieu au plus intime de son être de femme, le Fils unique du Père prend chair en elle. Mais Joseph ne se sent pas digne d’accueillir le Mystère de Dieu qui se passe en Marie, il fait le choix de rentrer chez lui, en renvoyant Marie secrètement. Nous sommes avec Joseph sur le chemin de notre conversion. Il nous conduit à nous élever, en regardant les autres pour interpréter toutes leurs actions dans le bon sens, afin de sauvegarder leur bonne renommée. Après Élisabeth, Joseph sera le premier à entrer dans ce mystère, ce nouvel amour l’unit à Dieu et qui l’unit à Marie.

"Joseph, son époux, qui était un homme juste, et ne voulait pas la dénoncer publiquement, décida de la renvoyer en secret."

C’est difficile pour Saint Joseph d’entrer dans l’action de l’Esprit Saint. Le mystère de l’Annonciation a été une épreuve de foi pour Marie. C’était aussi une épreuve de charité. Son amour pour Joseph est grand, mais son amour pour Dieu est infini. Elle devient si proche du mystère de Dieu qu’elle garde le silence et se recueille dans son cœur. Elle a consenti à ce que Dieu lui demande et ni Joseph, ni ses parents, ni son peuple ne peut pas comprendre ce mystère. Marie a été épousée par le Dieu-Trinité, toute la vie de Dieu qui circule en elle vient de l’Esprit Saint. C’est ainsi qu’advient un monde nouveau dans lequel Dieu se rend si proche de l’humanité. Dieu a un plan d’amour sur chacun de nous car « Dieu est amour. » Les difficultés de notre vie font que, parfois, nous ne savons pas le découvrir. Alors nous pouvons nous plaindre et refuser la « croix » qui nous est envoyée. Marie est seule, marchant dans la foi la plus obscure en Dieu. Marie peut faire confiance plus encore. Nous sommes dans la joie de Joseph élevant son regard sur Marie, et s’efforçant de s’adapter au plan d’amour de Dieu sur eux.

"Comme il avait formé ce projet, voici que l’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ; elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »"

Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit. Il est mystérieux pour Saint Joseph de voir que Marie, « avant qu’ils aient habité ensemble, fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint. » L’ange du Seigneur lui apparut en songe, lui dévoilant qu’il devait devenir le père légal de cet Enfant. Il accepte immédiatement « et il prend chez lui son épouse. » C’est pour Joseph un bouleversement fondamental, il s’agit d’accueillir la vie nouvelle qui lui est donnée. Cette vie toute nouvelle nous est aussi offerte, elle nous situe les uns vis-à-vis dans autres, comme Marie et Joseph, dans une toute autre dimension où l’Esprit Saint lui-même est le roi d’amour. L’Esprit Saint nous invite à son propre mystère d’Amour, il nous propose de vivre en enfant de Dieu ! Le temps du Carême est un temps privilégié pour découvrir ce que Dieu attend de nous. Nous lui demandons de renforcer notre désir d’être fidèle. Qu’Il nous fasse avancer dans notre chemin de conversion en imitant Saint Joseph dans l’acceptation de la volonté de Dieu. Entrer dans la foi de Marie, c’est entrer dans la foi chrétienne, c’est laisser advenir le Fils unique de Dieu dans notre propre vie humaine. "Bienheureuse, toi qui as cru, dira Élisabeth qui a pénétré le secret de Marie : « Comment m’est il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? »


Citation :
Nous demandons la grâce de devenir ce que nous sommes, l’enfant de Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Claude la Colombière (1641-1682), jésuite
1er Panégyrique de saint Joseph

« Ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse »

Nous ne savons que fort peu de choses de la vie de saint Joseph. L'Évangile ne rapporte que trois ou quatre de ses actions ; et un ancien auteur a remarqué qu'on n'y trouve pas une de ses paroles. C'est peut-être que... le Saint Esprit a voulu par là nous marquer le silence et l'humilité de saint Joseph, son amour pour la solitude et la vie cachée. Quoi qu'il en soit, nous avons fait en cela une grande perte. Si le Seigneur eût permis qu'on eût su le détail de la vie de ce grand saint, on y aurait trouvé sans doute de beaux exemples, de belles règles, surtout pour ceux qui vivent dans l'état du mariage...

     Toute la vie de saint Joseph peut se diviser en deux parties : la première est celle qui a précédé son mariage ; la seconde est celle qui l'a suivi. Nous ne savons rien du tout de la première et nous ne savons que très peu de choses de la seconde. Je prétends néanmoins que l'une et l'autre ont été très saintes : la première puisqu'elle a été couronnée d'un mariage si avantageux ; la seconde a été encore plus sainte puisqu'elle s'est toute passée dans ce mariage...

     Quel profit doit avoir tiré saint Joseph de tant d'années de conversation qu'il a eue presque continuellement avec la Sainte Vierge !... Je ne doute nullement que le silence même de Marie ne fût extrêmement édifiant et que ce ne fût assez de la regarder pour se sentir porté à aimer Dieu et à mépriser tout le reste. Mais quels devaient être les discours d'une âme où le Saint Esprit habitait, où Dieu avait versé la plénitude des grâces, qui avait plus d'amour que tous les séraphins ensemble ! Quel feu ne sortait point de cette bouche, lorsqu'elle s'ouvrait pour exprimer les sentiments de son cœur ! Quelles froideurs, quelles glaces ce feu n'aurait-il point dissipées ! Mais quel effet ne produisait-il point sur Joseph qui avait déjà tant de disposition à être enflammé !... Ce grand feu, capable d'embraser toute la terre, n'a eu que le cœur de Joseph à échauffer et à consumer durant un si grand nombre d'années... Si elle a cru que le cœur de saint Joseph était une partie du sien, quel soin ne doit-elle pas avoir pris de l'enflammer de l'amour de Dieu !














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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Lun 19 Mar 2018 - 21:07

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Mardi 20 mars 2018 : Le mardi de la 5è semaine de Carême


Les saints du jour (Mardi 20 mars)


Saint Wulfran, Évêque de Sens (7ème s.)

Les Martyrs de Sabas (+ 796)

Saint Jean Népomucène, Prêtre et martyr (1340-1393).

Sainte Marie du Cœur de Jésus (Marie-Josèphe de Sancho de Guerra), Fondatrice
de la Congrégation des Servantes de Jésus (✝ 1912).


Saint Józef Bilczewski, Archevêque de Lviv des Latins (1860-1923).

Bienheureux François Palau y Quer, Fondateur des Instituts des Sœurs
et des Frères du Carmel († 1872).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

« Jésus leur dit encore : « Je m’en vais ; vous me chercherez, et vous mourrez dans votre péché. Là où moi je vais, vous ne pouvez pas aller. »

Les Juifs disaient : « Veut-il donc se donner la mort, puisqu’il dit : “Là où moi je vais, vous ne pouvez pas aller” ? » Il leur répondit : « Vous, vous êtes d’en bas ; moi, je suis d’en haut. Vous, vous êtes de ce monde ; moi, je ne suis pas de ce monde. C’est pourquoi je vous ai dit que vous mourrez dans vos péchés. En effet, si vous ne croyez pas que moi, JE SUIS, vous mourrez dans vos péchés. » Quelle profondeur donne à notre quotidien cette page de l’Evangile qui nous invite à prendre de la hauteur, « d’être d’en haut, » de vivre des « choses d’en haut. » L’émerveillement nous donne de vivre, il nous conduit à la connaissance. Notre foi commence et s’achève dans l’émerveillement, un regard qui nous élève jusqu’au Père. Notre regard sur le Christ élevé sur la Croix, s’élève jusqu’à la résurrection. Jésus nous redit sans cesse que le mystère de Dieu est un mystère d’amour. Mais nous sommes comme le peuple d’Israël déporté en Égypte qui récrimine contre Dieu. Cet esclavage "extérieur" est le signe d’un esclavage plus profond qui est celui du péché. Jésus n’a fait que du bien dans la douceur et la tendresse de Dieu. Devant la dureté du cœur de ceux qui se sont appropriés la loi et qui croient servir Dieu dans la contestation, Jésus dit : "Je m’en vais," vous me chercherez et vous mourrez dans votre péché. Entendre de Jésus ce message d’amour, de paix et de douceur, c’est déjà être déjà guéri.

Alors, ils lui demandaient : « Toi, qui es-tu ? » Jésus leur répondit : « Je n’ai pas cessé de vous le dire.

À votre sujet, j’ai beaucoup à dire et à juger. D’ailleurs Celui qui m’a envoyé dit la vérité, et ce que j’ai entendu de lui, je le dis pour le monde. » Ils ne comprirent pas qu’il leur parlait du Père. Jésus a le cœur blessé par ces juifs qui ne comprennent pas ses paroles. La Pâque est une œuvre plus merveilleuse encore que la création au commencement du monde. Notre émerveillement passe par le détournement de notre regard de nous-mêmes pour rejoindre la réalité du monde et de notre Salut. Marie est présente quand Jésus est dans la faiblesse de l’agonie, là, elle nous rejoint dans notre faiblesse. Elle sera encore présente quand son fils sera crucifié pour nous. Jésus nous sauve par sa Croix. Marie perçoit le combat de Jésus pour son peuple, elle souffre de la violence et de la haine contre son fils, contre le Fils unique du Père ! Elle en a le cœur brisé. "Dieu est Amour," cet amour n’est reçu que par un désir et une attente d’être sauvé. Quand le soldat ouvrit le côté de Jésus, "Il jaillit de l’eau et du sang." Cette eau et ce sang sont le symbole du baptême et de l’Eucharistie. L’Église est née par le bain du Baptême issu du côté transpercé de Jésus. Le Christ a formé l’Église à partir de son côté, comme il a formé Ève à partir du côté d’Adam. Jésus libère l’humanité de l’esclavage du menteur pour qu’elle retrouve la soif du Dieu vivant.

"Jésus leur déclara : « Quand vous aurez élevé le Fils de l’homme, alors vous comprendrez que moi, JE SUIS, et que je ne fais rien de moi-même ; ce que je dis là, je le dis comme le Père me l’a enseigné. »

Celui qui m’a envoyé est avec moi ; il ne m’a pas laissé seul, parce que je fais toujours ce qui lui est agréable. » Sur ces paroles de Jésus, beaucoup crurent en lui. Si la Passion de Jésus nous affecte, nous voulons l’imiter en portant nos croix avec Lui. Du ciel, le Seigneur s’est penché, il entend la plainte des captifs, il veut libérer son peuple de la mort. Dieu se laisse toucher par la vulnérabilité de sa créature, il deviendra l’agonisant qui veut nous rejoindre pour nous sortir de la détresse. La venue de Jésus nous offre la délivrance. L’émerveillement devant l’œuvre de Dieu nourrit notre vie quotidienne traversée par la Croix de Jésus. Marie s’est laissée toucher par Dieu, elle a crié sa soif d’aimer, sa soif d’être aimée. L’humanité a son avenir en Dieu. Jésus lui donne l’aliment qui la fait vivre, son Corps Ressuscité. Ainsi que la femme engendre de son propre sang et nourrit de son lait ses enfants, de même le Christ nourrit constamment de son Corps et de son Sang celle qu’il a engendrée.


Citation :
Nous demandons la grâce de rejoindre la bonté du cœur de Jésus.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Philoxène de Mabboug (?-v. 523), évêque en Syrie
Lettre sur la vie monastique (trad. Graffin, Orient chrétien VI 1961,
p. 339 rev. ; cf En Calcat)


« Élevé de terre, j'attirerai à moi tous les hommes » (Jn 12,32)

Sache et comprends bien, frère..., qu'il y a beaucoup de serpents dans le désert qui mordent la multitude de tes pensées, c'est à dire des injures, des médisances, des angoisses, des murmures, des disputes, des calomnies qui sont lancées contre toi... Mais si tu veux leur échapper, fais ce que faisaient les Israélites... : ils regardaient le serpent d'airain que Moïse avait dressé sur le sommet de la montagne, et tous ceux qui obéissaient et le regardaient était guéri. Toi aussi, lorsque tu te vois mordu par un de ces serpents, regarde notre Seigneur Jésus Christ suspendu à la croix... Comme le dit l'apôtre Paul : « Fixe les yeux sur Jésus, qui est à l'origine et au terme de notre foi. Renonçant à la joie qui lui était proposée, il a enduré l'humiliation de la croix » (He 12,2)...

     Voici en peu de mots comment il te faut avoir les yeux fixée sur lui quand tu es mordu par les serpents : quand tu es déshonoré, fixe les yeux sur lui ; lui aussi a été déshonoré pour toi, il a été traité de démon et de Samaritain (Jn 8,48)..., on l'a bafoué et giflé, on lui a craché au visage, on lui a donné à boire du vinaigre et du fiel, on lui a frappé la tête avec un roseau. Si tu es mordu par une pensée de vanité, parce qu'on te confie des services importants, souviens-toi de la parole de notre Seigneur : « Quand vous aurez fait tout ce qu'on vous a commandé, dites : Nous sommes des serviteurs quelconques » (Lc 17,10). Si tu as envie de mépriser ton frère à cause de sa faiblesse, fixe les yeux sur celui qui montrait plus de sollicitude pour les pécheurs, les publicains et les prostituées, pour les convertir par sa rencontre, plutôt que pour justes qui n'avaient pas besoin de conversion (Lc 5,30-32). Et lorsque les penchants naturels et les démons t'accablent, fixe les yeux sur lui, étendu sur la croix, les mains et les pieds fixés par les clous...

     Sans cesse médite sur ces choses en ton cœur, et le venin des serpents disparaîtra de ton cœur. Car par sa crucifixion, Jésus est plus proche de toi que le serpent d'airain ne l'était des Hébreux : il habite ton cœur, et dans les replis secrets de ton âme la lumière de son visage glorieux resplendit.














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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Mar 20 Mar 2018 - 20:28

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Mercrerdi 21 mars 2018 : Le mercredi de la 5è semaine de Carême


Les saints du jour (Mercrerdi 21 mars)


Saint Sérapion d'Arsinoé Ermite près d'Arsinoé, évêque de Thmuis (+ 362)

Saint Benoît de Nursie, Fondateur de l’Ordre de Bénédictins, Patriarche
des Moines d'Occident, Co-Patron de l’Europe (480-547).


Saint Robert de Molesmes, Abbé, Fondateur de Cîteaux (✝ 1110).

Saint Nicolas de Flüe, Patron de la Suisse (1417-1487).

Sainte Benedetta Cambiagio, épouse, Religieuse et Fondatrice des
« Sœurs Bénédictines de la Providence » (1791-1858).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Jésus disait à ceux des Juifs qui croyaient en lui : « Si vous demeurez fidèles à ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; alors vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres. »"

Ils lui répliquèrent : « Nous sommes la descendance d’Abraham, et nous n’avons jamais été les esclaves de personne. Comment peux-tu dire : “Vous deviendrez libres” ? » Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : qui commet le péché est esclave du péché. L’esclave ne demeure pas pour toujours dans la maison ; le fils, lui, y demeure pour toujours. Si donc le Fils vous rend libres, réellement vous serez libres. La parole prononcée par Jésus est efficace. Entendue, elle produit en nous un effet de conversion. Suivre Jésus, c’est affronter avec lui la situation de violence qui se vit aujourd’hui encore au sein de notre peuple. Nous ne pouvons pas invoquer la descendance d’Abraham pour nous justifier de nos ténèbres. C’est dans l’épreuve que nous démasquons les ambiguïtés et les ambivalences de ce monde. Si certains suivent Jésus, d’autres le haïssent. Les adversaires de Jésus s’acharnent contre ceux qui entourent Jésus. Nous "détectons" les ennemis de Jésus à leur haine. Jésus révèle aux Juifs le mystère de la vérité qu’ils ne connaissent pas ! Au contact de Jésus, une liberté profonde est retrouvée pour ceux qui sont guéris par lui. Nous sommes concernés aujourd’hui encore. La vérité de l’amour infini de Dieu doit prendre tout notre être. Les véritables amis de Jésus l’accompagnent dans le grand combat qu’il mène jusqu’à la croix.

"Je sais bien que vous êtes la descendance d’Abraham, et pourtant vous cherchez à me tuer, parce que ma parole ne trouve pas sa place en vous."

Je dis ce que moi, j’ai vu auprès de mon Père, et vous aussi, vous faites ce que vous avez entendu chez votre père. » Ils lui répliquèrent : « Notre père, c’est Abraham. » Jésus leur dit : « Si vous étiez les enfants d’Abraham, vous feriez les œuvres d’Abraham. Mais maintenant, vous cherchez à me tuer, moi, un homme qui vous ai dit la vérité que j’ai entendue de Dieu. Cela, Abraham ne l’a pas fait. Dès lors que l’erreur nous tient dans le mensonge, nous demeurons dans les ténèbres. Nous sommes mus par nos peurs, nos intérêts propres, nous sommes ligotés et nous ne sommes pas libres. Il y a tant de manières d’adhérer aux idoles intérieures ou extérieures ! Elles empêchent Jésus de nous rejoindre et de nous purifier. Jésus dit à ses interlocuteurs leur situation de pécheurs qu’ils n’acceptent pas de reconnaître. Ce qui pourrait les sauver, ce serait de s’ouvrir à lui et de se convertir. Jésus sait qu’il n’a pas de prise sur eux. Nous demandons à Dieu la grâce de nous sortir des ténèbres et de l’enfermement. Jésus est le Fils de Dieu qui descend dans nos enfers pour venir à bout de nos ténèbres. Dès que nous venons à sa lumière, grâce à la Parole de Dieu, nous pouvons rayonner de son amour et nous devenons les témoins de la Vérité. Pour demeurer dans la lumière, il nous faut résister à tout mensonge.

"Vous, vous faites les œuvres de votre père. » Ils lui dirent : « Nous ne sommes pas nés de la prostitution ! Nous n’avons qu’un seul Père : c’est Dieu. »"

Jésus leur dit : « Si Dieu était votre Père, vous m’aimeriez, car moi, c’est de Dieu que je suis sorti et que je viens. Je ne suis pas venu de moi-même ; c’est lui qui m’a envoyé. Etre dans la filiation de Dieu implique de se comporter en cohérence avec elle. C’est ce que Jésus vit en profondeur, il en témoignera par sa Croix. Jésus veut mettre ses adversaires dans la lumière. Il leur manifeste leur enfermement et il ouvre la possibilité d’un changement. L’Esprit Saint nous éclaire pour que nous ayons la certitude que Jésus vient nous purifier du mensonge au plus profond de notre être. Le doute émit sur Jésus est grave : "Nous ne sommes pas nés de la prostitution !" La Vérité de Jésus travaille en nous et l’Esprit Saint nous empêche de laisser le menteur avoir prise sur nous. Si nous passons par le feu de l’Amour, nous sommes brûlés par l’Amour ! Purifiés, nous devenons « sauveurs avec Jésus, » pour être les soutiens de nos frères. Le Christ est vainqueur, il se tient en vaillant sauveur dans le cœur de tout croyant !


Citation :
Nous supplions Jésus de nous donner la liberté intérieure qui vient à bout de nos incrédulités.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermons sur l'évangile de Jean,  n°41, 8

« Alors vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres »

« L'esclave ne demeure pas toujours dans la maison. » Cette maison, c'est l'Église, et l'esclave, c'est le pécheur. Les pécheurs entrent en grand nombre dans l'Église. Le Seigneur ne dit donc pas : l'esclave « n'est pas » mais « ne demeure pas dans la maison pour toujours »... Lorsque le roi de toute justice sera assis sur son trône, comme le dit l'Écriture (Mt 25,31), qui pourra se glorifier d'avoir un cœur pur ? Qui pourra se glorifier de ne pas être souillé par le péché ?... Où est donc notre espérance, à nous qui ne sommes pas sans péché ?

     Écoute ton espérance : « Mais le Fils y demeure pour toujours ; si donc le Fils vous rend libres, vous serez réellement libres »... Nous étions esclaves de notre égoïsme ; libérés, nous serons les serviteurs de l'amour. C'est ce que dit l'apôtre Paul : « Vous, mes frères, vous avez été appelés à la liberté ; mais que cette liberté ne soit pas un prétexte pour satisfaire votre égoïsme ; au contraire, mettez-vous, par amour, au service les uns des autres » (Ga 5,13). Un chrétien ne peut pas dire : « Je suis libre, j'ai été appelé à la liberté ; j'étais esclave, mais j'ai été racheté et suis donc sans entraves et je peux faire ce que je veux. Que personne ne s'oppose à ma volonté, je suis libre ! » Non, si tu te sers de cette volonté pour commettre le péché, tu deviens esclave du péché. N'abuse donc pas de ta liberté...; au contraire, sers-toi d'elle pour éviter le péché. Tu seras libre si tu deviens serviteur, affranchi du péché si tu deviens serviteur de la droiture.














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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Mer 21 Mar 2018 - 21:13

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Jeudi 22 mars 2018 : Le mercredi de la 5è semaine de Carême


Les saints du jour (Jeudi 22 mars)


Sainte Léa, Dame romaine, disciple de Saint Jérôme († v. 384).

Sainte Renelde et ses compagnons martyrs (+ v. 680)

Bienheureux Clemens August Graf von Galen, Cardinal, surnommé
« Le Lion de Münster » (1878-1946).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Amen, amen, je vous le dis : si quelqu’un garde ma parole, jamais il ne verra la mort. »

Les Juifs lui dirent : « Maintenant nous savons bien que tu as un démon. Abraham est mort, les prophètes aussi, et toi, tu dis : “Si quelqu’un garde ma parole, il ne connaîtra jamais la mort.” Es-tu donc plus grand que notre père Abraham ? Il est mort, et les prophètes aussi sont morts. Pour qui te prends-tu ? » Jésus promet la victoire sur la mort pour ceux qui gardent sa Parole. Les Juifs, ne croyant pas, veulent avoir raison dans leur discussion pour déshonorer Jésus. Ils ne croient pas que Jésus peut les sauver du péché et de la mort. Ils préparent des arguments pour ne pas voir la lumière à l’intérieur d’eux-mêmes. Il leur faudrait changer de regard pour garder la parole de Jésus. Dieu a conclu une alliance avec Abraham par laquelle il a promit le salut à toute sa descendance. Tous le savaient mais ils ignoraient l’étendue de la lumière et de la puissance de Dieu. Jésus leur révèle qu’Abraham a vu le Messie dans le jour de Yahvé, et il a appelé ce jour, son jour, il se l’est donc approprié ! "Abraham avait contemplé le jour de Sa venue et s’était réjoui de le voir." En avançant vers Pâques, c’est dans cette lutte à mort contre Jésus, le Sauveur du monde, que nous entrons. Nous renouvelons notre foi en Jésus qui nous délivre des idoles et qui nous sauve de « l’image » que nous nous fabriquons de Dieu.

Jésus répondit : « Si je me glorifie moi-même, ma gloire n’est rien ; c’est mon Père qui me glorifie, lui dont vous dites : “Il est notre Dieu,” alors que vous ne le connaissez pas. »

Moi, je le connais et, si je dis que je ne le connais pas, je serai comme vous, un menteur. Ces hommes, qui se réclament d’Abraham, ne veulent pas être délogés dans leur compréhension de l’Ecriture. Abram a entendu : « Quitte ton pays, ta culture, ta parenté, et va. » Il leur faudrait, à la suite d’Abram, entrer dans une démarche d’espérance. Jésus leur dit : "Abraham n’a jamais fait comme vous !" Nous avons de la peine, nous aussi, à nous laisser déloger de nos idées et de nos petites certitudes ! C’est par sa tendresse et sa miséricorde que Jésus nous aide à dépasser la vision étriquée de Dieu et des hommes que nous pouvons avoir. Jésus, avec toute la puissance de sa divinité, glorifie le Père en accomplissant parfaitement sa volonté. Il dit : Je connais le Père et je garde sa Parole. Le Père connaît le Fils et le Fils connaît le Père, leur connaissance dans l’Esprit Saint est totale. Elle est complète et parfaite, elle se donne à nous si nous sommes pauvres et petits. Comme Jésus garde la Parole du Père, nous gardons la Parole de Jésus.

"Abraham votre père a exulté, sachant qu’il verrait mon Jour. Il l’a vu, et il s’est réjoui. »

Les Juifs lui dirent alors : « Toi qui n’as pas encore cinquante ans, tu as vu Abraham ! » Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : avant qu’Abraham fût, moi, JE SUIS. » Quand nous sommes dérangés et que nous résistons au dérangement, nous croyons être dans notre bon droit et nous pouvons devenir violents. C’est l’attitude de ces hommes qui ne "supportent" plus que Jésus les dérange. Son Amour pour les pauvres est dérangeant, son accueil de la misère humaine est provoquant. Maintenant, dans cette révélation, Jésus montre qu’Il possède la vision de Dieu. Ce sera le motif de sa condamnation. Il se manifeste à eux comme présence préexistante au temps d’Abraham : « Avant qu’Abraham ait existé, moi, je suis. » C’est une proclamation éclatante de sa divinité que les Juifs pourraient comprendre à cause de ses œuvres ! Ils auraient pu croire en Lui s’ils avaient eu plus de connaissance du Père. Jésus donne une manifestation glorieuse de sa divinité, il utilise les termes mêmes par lesquels Dieu a révélé son nom à Moïse : « Je suis celui qui suis. » De toute éternité, j’existe, dit Jésus. Il se tient devant eux, et donne le témoignage de son existence divine. Quand nous sommes dans l’épreuve, « furieux » contre quelqu’un, contre Dieu, notre colère procède bien souvent du même mouvement de la colère. Le même « mensonge » est à l’œuvre qui nous fait nous fait mentir à nous-mêmes, à Dieu, et aux autres. La mort est vaincue par la Passion de Jésus, il est vrai Dieu et vrai Homme, il est l’amour parfait qui est le pardon.


Citation :
Nous supplions Jésus de nous donner la liberté intérieure qui vient à bout de nos incrédulités.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Cyrille de Jérusalem (313-350), évêque de Jérusalem et docteur de l'Église
Catéchèses baptismales, n° 5 (trad. Brésard, 2000 ans C, p. 232)

« Es-tu donc plus grand que notre père Abraham ? »

Il y aurait beaucoup à dire sur la foi. Il nous suffira de jeter un coup d'œil sur l'un des modèles que l'Ancien Testament nous donne, sur Abraham, puisque nous sommes ses fils par la foi. Celui-ci n'a pas été justifié seulement par les œuvres, mais aussi par la foi. Il avait fait bien des bonnes actions, mais il n'a été appelé ami de Dieu qu'après avoir fait preuve de sa foi ; toutes ses œuvres ont tiré leur perfection de sa foi. C'est par la foi qu'il a quitté ses parents ; c'est par la foi qu'il a laissé patrie, pays, maison. De la manière dont il a été justifié, toi aussi, deviens juste ! Par la suite, son corps est devenu incapable d'être père, car il était devenu fort âgé. Sara à qui il s'était uni, était vieille elle aussi ; ils n'avaient donc aucun espoir de postérité. Or Dieu annonce à ce vieillard qu'il deviendrait père, et la foi d'Abraham n'a pas fléchi. Considérant que son corps était déjà bien près de la mort, il ne table pourtant pas sur son impuissance physique, mais sur la puissance de celui qui avait promis, car il jugeait digne de foi celui qui lui avait fait cette promesse. C'est ainsi que de deux corps déjà marqués, en quelque sorte, par la mort, un enfant est né merveilleusement...

     C'est l'exemple de la foi d'Abraham qui nous rend tous enfants d'Abraham. De quelle manière ? Les hommes considèrent comme incroyable une résurrection des morts, tout comme il est incroyable que des vieillards déjà marqués par la mort, engendrent une postérité. Mais lorsqu'on nous annonce la bonne nouvelle du Christ, crucifié sur le bois, mort et ressuscité, nous le croyons. C'est donc par la ressemblance de sa foi que nous entrons dans la filiation d'Abraham. Et alors, avec la foi, nous recevons comme lui le sceau spirituel, circoncis dans le baptême par le Saint-Esprit.














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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Jeu 22 Mar 2018 - 19:56

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Vendredi 23 mars 2018 : Le vendredi de la 5è semaine de Carême


Les saints du jour (Vendredi 23 mars)


Saint Nicon , Prêtre (+ 251).

Saint Turibio de Mogrovejo, Archevêque de Lima. Il est le protecteur
des Évêques Missionnaires et le patron du Pérou (✝ 1606).


Saint Joseph Oriol Prêtre catalan (+ 1702)

Sainte Rafqa Pietra Choboq Ar-Rayès, Moniale Religieuse de
l’Ordre Libanais Maronite. 1ère Sainte libanaise (1832-1914).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"De nouveau, des Juifs prirent des pierres pour lapider Jésus. »

Celui-ci reprit la parole : « J’ai multiplié sous vos yeux les œuvres bonnes qui viennent du Père. Pour laquelle de ces œuvres voulez-vous me lapider ? » Ils lui répondirent : « Ce n’est pas pour une œuvre bonne que nous voulons te lapider, mais c’est pour un blasphème : tu n’es qu’un homme, et tu te fais Dieu. » Jésus continue à parler de l’enjeu de la situation qui se vit au sein du peuple juif. Comment apporter la nouveauté du Royaume, la vérité sur sa personne qui rend libre ? Pour que cette promesse s’accomplisse, il faut entrer dans une évolution, s’ouvrir à la possibilité d’un changement à son contact, le Fils, qui accomplit les œuvres du Père. Ces œuvres sont incomprises par ses adversaires. Les seuls qui comprennent le sens de ces Paroles sont les simples et les petits qui ont bénéficié du Salut apporté par lui. Le père du mensonge est à l’œuvre dans cette discordance qui manifeste la volonté propre de ses adversaires de garder le pouvoir, en opposition à la volonté de Dieu. Le Royaume des cieux est caché aux grands et aux savants. L’expression "Je suis Fils de Dieu," est insupportable pour les juifs ! Ce sera le point déterminant de sa condamnation. Or Jésus montre la vérité de son Etre de Fils de Dieu, mais les juifs le tiennent pour un blasphémateur et ils le condamnent à être lapidé.

"Jésus leur répliqua : « N’est-il pas écrit dans votre Loi : J’ai dit : Vous êtes des dieux ? Elle les appelle donc des dieux, ceux à qui la parole de Dieu s’adressait, et l’Écriture ne peut pas être abolie."

Or, celui que le Père a consacré et envoyé dans le monde, vous lui dites : “Tu blasphèmes,” parce que j’ai dit : “Je suis le Fils de Dieu”. Jésus ne renonce pas à la vérité, il continue à les éclairer les Juifs. Il les prend aux mots à partir de ce qui est écrit dans la Loi à propos de la filiation qui implique une cohérence. C’est ce que Jésus vit en profondeur et dont il témoigne. Mais eux refusent ces paroles qui viennent d’un Autre, de son Père. Le salut consiste à se fier à la parole de l’Autre, qui fait ce qu’il dit. Jésus manifeste leur enfermement et il ouvre la possibilité d’un changement en eux. Il n’a pas cessé de créer des liens d’amour, de faire le bien, et le mal se déchaîne contre Lui ! Nous faisons aussi cette expérience que la haine se décuple quand nous apportons de l’amour dans certaines situations. C’est le combat spirituel dans lequel nous sommes engagés. Le Dieu Amour, plus fort que la mort, est notre victoire sur tout ce qui s’oppose à l’amour. Jésus lance un appel à la conversion mais cet appel est rejeté. Il est le visage inconnu de Dieu qui sera abandonné, mais qui fonde une nouvelle fraternité. On crachera sur Lui, Jésus, car il dérange. Cette révolte exprime notre péché ! Il en est ainsi parce que nous ne connaissons pas le Dieu d’amour.

"Si je ne fais pas les œuvres de mon Père, continuez à ne pas me croire. Mais si je les fais, même si vous ne me croyez pas, croyez les œuvres. Ainsi vous reconnaîtrez, et de plus en plus, que le Père est en moi, et moi dans le Père."

Eux cherchaient de nouveau à l’arrêter, mais il échappa à leurs mains. Il repartit de l’autre côté du Jourdain, à l’endroit où, au début, Jean baptisait ; et il y demeura. Beaucoup vinrent à lui en déclarant : « Jean n’a pas accompli de signe ; mais tout ce que Jean a dit de celui-ci était vrai. » Et là, beaucoup crurent en lui. Jésus pousse les juifs dans leur retranchement. Il voudrait qu’ils reconnaissent qu’ils sont agis par le père du mensonge. Mais c’est l’agressivité qui va s’abattre farouchement sur Jésus. Il mourra pour avoir dit la vérité sur lui-même, pour être fidèle à son identité, à sa mission et à sa Personne. Il leur explique pourquoi il se nomme “Fils de Dieu.” Mais tout est vain : ce que Jésus dit est d’une telle ampleur qu’ils n’arrivent pas à le saisir. Nous contemplerons la douceur de Jésus et son humilité dans sa Passion les Jours Saints. Jésus doit fuir, et tout ceux qui croient en Lui le rejoignent, ils sont prêts à l’écouter et à le suivre. C’est à cette profondeur que le baptême nous atteint pour nous remettre dans le jaillissement de la vie. Le premier fruit de ce don est une fraternité renouvelée. Pour rétablir ces liens fraternels il nous faut d’abord rétablir les liens filiaux avec notre Père des cieux. Nous sommes frères et sœurs parce que nous avons le même Père. Devenons les enfants tendrement aimés de Dieu. Nous approchons des jours saints et la Parole de Jésus nous provoque à le contempler, à nous convertir. A nouveau la Croix de Jésus se profile à l’horizon quand il dit la vérité qui le mène au désastre relationnel avec eux. Amour et vérité sont ensemble pour Jésus, il donnera sa vie pour que cette réconciliation puisse être reçue.


Citation :
Nous demandons la grâce de méditer cette Parole si actuelle.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Bernard (1091-1153), moine cistercien et docteur de l'Église
Sermons divers, n° 22, 5-6 (trad. Brésard, 2000 ans, p.104 rev)

« J'ai multiplié sous vos yeux les œuvres bonnes de la part du Père.
Pour laquelle voulez-vous me lapider ? »

Au Christ Jésus tu dois toute ta vie, puisqu'il a donné sa vie pour ta vie, et qu'il a supporté des tourments amers pour que tu ne supportes pas de tourments éternels... Qu'est-ce qui ne te semblera pas doux, lorsque tu auras rassemblé dans ton cœur toutes les amertumes de ton Seigneur ? ... Comme les cieux sont plus hauts que la terre (Is 55,9), ainsi sa vie est plus haute que notre vie, et pourtant elle a été donnée pour notre vie. Comme le néant ne peut être comparé à nulle autre chose, de même notre vie n'a pas de proportion avec la sienne...

     Lorsque je lui aurai consacré tout ce que je suis, tout ce que je peux, ce sera comme une étoile comparée au soleil, une goutte d'eau à un fleuve, une pierre à une tour, un grain de sable à une montagne. Je n'ai rien sinon deux petites choses, et même très menues : mon corps et mon âme, ou plutôt une seule petite chose : ma volonté. Et je ne la donnerais pas à celui qui a prévenu de tant de bienfaits un être aussi petit que moi, à celui qui, en se donnant tout entier, m'a racheté tout entier ? Autrement, si je garde pour moi ma volonté, avec quel visage, avec quels yeux, avec quel esprit, avec quelle conscience irais-je me réfugier près du cœur de la miséricorde de notre Dieu ? Oserais-je percer ce rempart très fort qui garde Israël, et faire couler pour prix de mon rachat, non pas quelques gouttes, mais les flots de ce sang qui coule des cinq parties de son corps ?














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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Ven 23 Mar 2018 - 19:37

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Samedi 24 mars 2018 : Le samedi de la 5è semaine de Carême


Les saints du jour (Samedi 24 mars)


Sainte Catherine de Suède, Fille de Sainte Brigitte, Moniale à Vadstena (1330-1381).

Bienheureux Diego-Joseph Lopez de Cadix, Prêtre o.f.m. cap. (1743-1801).

Bienheureuse Marie-Séraphine du Sacré-Cœur, Fondatrice de l'Institut
des Sœurs des Anges (✝ 1911).


Bienheureuse Marie Karłowska, Vierge et Fondatrice des « Sœurs
du Bon Pasteur de la Divine Providence » (1865-1935).


Bienheureux Oscar Arnulfo Romero, Archevêque de San Salvador,
Martyr de la Foi (1917-1980).


Vénérable Scolastica Rivata, première supérieure des Disciples
du Divin Maître (✝ 1987).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie et avaient donc vu ce que Jésus avait fait, crurent en lui. Mais quelques-uns allèrent trouver les pharisiens pour leur raconter ce qu’il avait fait.

Les grands prêtres et les pharisiens réunirent donc le Conseil suprême ; ils disaient : Qu’allons-nous faire ? Cet homme accomplit un grand nombre de signes. Si nous le laissons faire, tout le monde va croire en lui, et les Romains viendront détruire notre Lieu saint et notre nation." Alors, l’un d’entre eux, Caïphe, qui était grand prêtre cette année-là, leur dit : « Vous n’y comprenez rien ; vous ne voyez pas quel est votre intérêt : il vaut mieux qu’un seul homme meure pour le peuple, et que l’ensemble de la nation ne périsse pas. » Ce qu’il disait là ne venait pas de lui-même ; mais, étant grand prêtre cette année-là, il prophétisa que Jésus allait mourir pour la nation ; et ce n’était pas seulement pour la nation, c’était afin de rassembler dans l’unité les enfants de Dieu dispersés. Les pharisiens auraient dû être les premiers à reconnaître Jésus par le témoignage des miracles qu’Il accomplissait. Mais dans leur jalousie et leur haine, ils cherchent comment ils pourront se débarrasser de Lui. Le but qu’ils poursuivent est de se débarrasser de Celui qui les dérange de plus en plus, allant à l’encontre de leurs intérêts. Jésus qui se sait poursuivi, traqué, condamné d’avance, monte courageusement vers Jérusalem. Il donne sa vie pour réaliser le plan du Père, « rassembler dans l’unité les enfants de Dieu dispersés ». Nous voulons prendre le chemin de Jésus, découvrir les sentiments de son cœur. C’est avec Marie, la mère de Jésus, que nous entrons dans cette Parole, elle est avec lui, le condamné !

"À partir de ce jour-là, ils décidèrent de le tuer. C’est pourquoi Jésus ne se déplaçait plus ouvertement parmi les Juifs ; il partit pour la région proche du désert, dans la ville d’Éphraïm où il séjourna avec ses disciples."

Or, celui que le Père a consacré et envoyé dans le monde, vous lui dites : “Tu blasphèmes,” parce que j’ai dit : “Je suis le Fils de Dieu”. Les mauvais bergers dispersent le troupeau tandis que Jésus le rassemble. Jésus est venu donner sa vie pour ses brebis. Caïphe, emporté par sa haine, élimine Jésus. Dieu le Père, au contraire, en envoyant son Fils par amour pour nous, réalise une chose merveilleuse : nous convertir à son amour. Pour Dieu le Père, chaque homme vaut tout son Amour qui va s’exprimer dans la vie donnée de Jésus ! Mais Jésus ne circule plus ouvertement parmi les juifs. Il est maintenant condamné. Il part pour la région proche du désert. Et il séjourne là avec ses disciples. Il est avec nous aujourd’hui encore. Plus nous avançons vers cette grande semaine sainte, plus nous voulons que Jésus soit avec nous, plus nous voulons être avec lui. Nous le suivons pour être sauvés, demeurant fidèles à la Parole de Dieu, à son œuvre de Recréation de l’humanité. Marie vit profondément de la promesse de Dieu, dans sa fidélité, elle permet à cette promesse de se réaliser : « Il sera grand, il règnera sur la maison de David, et son règne n’aura pas de fin. »

"Or, la Pâque juive était proche, et beaucoup montèrent de la campagne à Jérusalem pour se purifier avant la Pâque. Ils cherchaient Jésus et, dans le Temple, ils se disaient entre eux : « Qu’en pensez-vous ? Il ne viendra sûrement pas à la fête ! »"

Les grands prêtres et les pharisiens avaient donné des ordres : quiconque saurait où il était devait le dénoncer, pour qu’on puisse l’arrêter. Nous voici arrivés à la veille de la grande semaine de notre salut. Nous nous réfugions près de Marie, la Femme de Compassion qui accompagne Jésus. Grâce à elle, il nous est possible de suivre Jésus dans son chemin de Croix, c’est grâce à elle que l’Apôtre Jean et quelques femmes l’accompagneront dans sa Passion. Nous savons l’Amour qui se vit dans le cœur de Marie, sa Passion va retentir dans son cœur immaculé. Dieu tient tout dans sa main, les hommes pensent diriger les événements, mais c’est l’œuvre de Dieu qui s’accomplit. C’est une folie pour l’homme que de s’élever contre Dieu et de s’opposer à Lui ! Jésus s’en va au désert et y séjourne avec ses disciples. Bientôt, le pouvoir des ténèbres va se déchaîner contre Celui qui est la lumière du monde.


Citation :
Nous demandons à Marie la grâce de nous accompagner à la suite de Jésus.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Robert Bellarmin (1542-1621), jésuite, évêque et docteur de l'Église
La Montée de l'âme vers Dieu (trad. rev. Tournay)

« À partir de ce jour-là, le grand conseil fut décidé à le faire mourir »

Ô Seigneur, tout ce que tu nous enseignes pourrait sembler trop difficile, trop lourd, si tu parlais d'une autre tribune ; mais puisque tu nous instruis plus par l'exemple que par la parole, toi qui es « Seigneur et Maître » (Jn 13,14), comment oserons-nous dire le contraire, nous qui sommes les serviteurs et les élèves ? Ce que tu dis est parfaitement vrai, ce que tu ordonnes parfaitement juste ; cette croix d'où tu parles l'atteste. Ce sang qui coule à flots témoigne aussi ; il crie de toutes ses forces (Gn 4,10). Et enfin, cette mort même : si elle a pu déchirer à distance le voile du Temple et fendre les pierres les plus dures (Mt 27,51), comment ne ferait-elle pas de même, et plus encore, pour le cœur des croyants ; comment ne les amènerait-elle pas à se soumettre ?

     Seigneur, nous voulons te rendre amour pour amour ; et si le désir de te suivre ne procède pas encore de notre amour pour toi, car il est bien faible, qu'il vienne du moins de notre amour de ton amour. Si tu nous attires après toi, « nous courrons à l'odeur de tes parfums » (Ct 1,4 LXX) : nous ne désirons pas seulement t'aimer, te suivre, mais nous sommes résolus à mépriser ce monde... lorsque nous voyons que toi, notre chef, tu n'as pas accaparé les joies de cette vie. Nous te voyons affronter la mort, non dans un lit, mais sur le bois qui rend la justice ; bien que roi, tu ne veux pas avoir d'autre trône que ce gibet... Entraînés par ton exemple de roi plein de sagesse, nous repoussons l'appel de ce monde et de son luxe, et prenant ta croix sur nos épaules, nous nous proposons de te suivre, toi seul... Accorde-nous seulement l'aide nécessaire ; rends-nous assez forts pour te suivre.














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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Sam 24 Mar 2018 - 20:15

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Dimanche 25 mars 2018 : Fête du Dimanche des Rameaux et de La Passion du Seigneur.


Les saints du jour (Dimanche 25 mars)


Saint Dismas, le Bon Larron qui, en Croix, reconnut Jésus comme le Messie (1er s.).

Saint Tykhon Patriarche de Moscou et de toute la Russie (+ 1925)

Sainte Marie Alphonsine Danil Ghattas, Co-Fondatrice de la Congrégation
des Sœurs du Rosaire (1843-1927).


Bienheureux Omeljan (Émilien) Kovč, Prêtre ukrainien et martyr (1884-1944).

Bienheureux Hilary Januszewski, Prêtre o.c.d. et martyr du nazisme († 1945)


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

Jésus qui était dans la condition de Dieu, il n’a pas jugé bon de revendiquer son droit d’être traité à l’égal de Dieu ; mais au contraire, il se dépouilla lui-même en prenant la condition de serviteur."

Devenu semblable aux hommes et reconnu comme un homme à son comportement. Les disciples qui entouraient Jésus depuis le début se dispercent ! C’est la grande fête des Rameaux : Ceux qui criaient hier « gloire à Dieu… » crient aujourd’hui : « A mort crucifie le ! » Judas trahit dans un baiser. Un disciple utilise maladroitement son épée. Un autre s’enfuit tout nu. Les paroles citées par Jésus s’accomplissent : « Je frapperai le berger et les brebis seront dispersées. » Lors du procès les faux témoignages se succèdent. La beauté des paroles et du comportement de Jésus tranche avec la conduite de certains juges et des gardes. Nous ne pouvons pas par nous-mêmes, entrer dans un si grand mystère. C’est une grâce que de pouvoir vivre la Passion et la Résurrection de Jésus, il nous faut la demander. Combien de frères et de sœurs condamnés injustement, torturés, bafoués, flagellés, mis a mort, aujourd’hui encore ! Quelquefois ce sont des peuples entiers qui subissent la violence. Jésus a tout récapitulé dans sa Passion. Pour dévoiler l’amour divin qui est plus grand que la haine des hommes, Dieu en Jésus, s’est abaissé. Nous voulons nous aussi accepter d’être abaissé sur le chemin de notre vie, non pour souffrir par masochisme, mais pour devenir riche en Dieu, source de l’amour.

« Jésus s’est abaissé lui-même, en devenant obéissant jusqu’à mourir, et à mourir sur une croix."

C’est pourquoi Dieu l’a élevé au-dessus de tout ; il lui a conféré le Nom qui surpasse tous les noms." Combien de pauvres aujourd’hui vivent cette passion ! Dans l’Église, le Corps du Christ, nous venons au secours de nos frères qui n’en peuvent plus. Jésus puisera toute sa force et son ardeur de son Père pour sauver l’humanité et l’introduire dans le cœur : « Vous me laisserez seul et cependant, je ne suis jamais seul : le Père est avec moi. » Les soldats l’emmènent pour le crucifier et ils réquisitionnent, pour porter le croix, un passant, Simon de Cyrène, qui revenait des champs. Ce mot est si fort, « réquisitionné. » Simon a fait le travail de sa journée, il ne demande rien à personne. Combien de frères et de sœurs, d’une manière qui reste vraiment mystérieuse, sont comme « réquisitionnés » par la nature, par l’épreuve ; Ils sont réquisitionnés pour porter la croix de Jésus, nous essayons de cheminer avec eux, jour après jour, nous voulons les accompagner. Avec Marie nous nous trouvons dans le mystère de Compassion tel que Marie, la Mère de Jésus, a pu le vivre.

"Afin qu’au Nom de Jésus, aux cieux, sur terre et dans l’abîme, tout être vivant tombe à genoux,"

et que toute langue proclame : « Jésus Christ est le Seigneur », pour la gloire de Dieu le Père." Les heures se succèdent : neuf heures, midi, trois heures, période des moqueries et du crucifiement. Les injures, les moqueries et les insultes accablent le Sauveur qui est mis au défi de se sauver lui-même. A midi, alors que le soleil devrait briller sur la terre, celle-ci se drape de noir. La terre est plus clairvoyante que les humains, en se voilant la face devant le crime qui est en train d’être commis. Les Saints ont demandé la grâce d’être introduits dans ce Mystère. Ils se sont mis au service des pauvres. Marie est demeurée à l’ombre de la Croix, donnée avec Jésus. Elle a été donnée à Jean, pour que nous puissions soutenir avec elle ce grand combat de Jésus pour la Justice et la Paix. Nous soutenons avec elle le grand combat de Jésus : « Qui est ma mère, qui sont mes frères ? Ce sont ceux qui font la volonté de Dieu. » Quand Simon de Cyrène arrive au sommet du Golgotha, après avoir porté sa croix avec Jésus, il est transformé. Le contact de Jésus crucifié l’a bouleversé et il est totalement changé. Nous sommes aussi transformés par ceux avec lesquels nous entrons en Compassion, avec ceux qui portent la croix de Jésus avec Marie, dans le mystère de la Compassion.


Citation :
Nous demandons la force de l’Esprit Saint pour tous ceux qui aujourd’hui encore sont réquisitionnés pour porter la croix avec Jésus.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint André de Crète (660-740), moine et évêque
Sermon pour les Rameaux ; PG 97, 1002 (trad. Orval)

« Hosanna ! béni soit celui qui vient au nom du Seigneur, le roi d'Israël » (Jn 12,13)

Courage, fille de Sion, ne crains pas : « Ton roi s'avance vers toi ; il est humble, et monté sur un âne, le petit d'une ânesse ». Il vient, lui qui est partout présent et remplit l'univers, il s'avance pour accomplir en toi le salut de tous. Il vient, « lui qui n'est pas venu appeler les justes mais les pécheurs à la conversion », pour faire sortir du péché ceux qui s'y sont fourvoyés. Ne crains donc pas : « Dieu est au milieu de toi, tu es inébranlable ». Accueille en élevant les mains celui dont les mains ont dessiné tes murailles. Accueille celui qui a accepté en lui-même tout ce qui est nôtre, sauf le péché, pour nous assumer en lui... Réjouis-toi, fille de Jérusalem, chante et danse de joie... « Resplendis, car voici ta lumière, et la gloire du Seigneur se lève sur toi. »

     Quelle est cette lumière ? « Celle qui illumine tout homme qui vient au monde » : la lumière éternelle... apparue dans le temps ; lumière manifestée dans la chair et cachée par cette nature humaine ; lumière qui a enveloppé les bergers et conduit les mages ; lumière qui était dans le monde dès le commencement, par qui le monde a été fait et que le monde n'a pas connue ; lumière qui est venue chez les siens et que les siens n'ont pas reçue.

     Et la gloire du Seigneur, quelle est-elle ? C'est sans aucun doute la croix sur laquelle a été glorifié le Christ, lui, la splendeur de la gloire du Père. Lui-même le disait à l'approche de sa Passion : « Maintenant, dit-il, le Fils de l'homme est glorifié et Dieu est glorifié en lui, et il le glorifiera bientôt ». La gloire dont il parle ici, c'est sa montée sur la croix. Oui, la croix est la gloire du Christ et son exaltation. Il l'a dit : « Quand je serai élevé de terre, j'attirerai tout à moi ».


(Références bibliques : Za 9,9 ; Lc 5,32 ; Ps 45,6 ; Is 60,1 ; Jn 1,9-11 ; He 1,3 ; Jn 13,31-32 ; Jn 12,32)













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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Dim 25 Mar 2018 - 20:46

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Lundi 26 mars 2018 : Lundi Saint


Les saints du jour (Lundi 26 mars)


Sainte Larissa et ses compagnes, martyres en Crimée (4ème s.)

Saint Jean de Dalyatha moine mystique syro-oriental (8ème s.)

Saint Liudger (Ludger) von Münster, Ier évêque de Munster (v. 745-809)

Bienheureuse Maddalena Caterina Morano, Religieuse de l’Institut des
Filles de Marie Auxiliatrice (1847-1908).


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LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Six jours avant la Pâque, Jésus vint à Béthanie où habitait Lazare, qu’il avait réveillé d’entre les morts. On donna un repas en l’honneur de Jésus. Marthe faisait le service, Lazare était parmi les convives avec Jésus."

Or, Marie avait pris une livre d’un parfum très pur et de très grande valeur ; elle versa le parfum sur les pieds de Jésus, qu’elle essuya avec ses cheveux ; la maison fut remplie de l’odeur du parfum. Marie brise le vase de parfum « de grande foi. » La qualité de ce parfum de grande confiance va se vérifier non pas quand on l’achète, mais lorsqu’on aura brisé le vase ! Cette signification mystérieuse du parfum de grande foi est la porte d’entrée de la grande semaine sainte. En ce lundi saint, l’Eglise médite le récit du geste de Marie de Béthanie qui apporte un vase de parfum précieux, signe de son amour pour Jésus. Ainsi, c’est avec grande Foi que nous entrons dans la Semaine Sainte, pour fêter bientôt le mystère pascal. Ce parfum qui embaume le corps du Bien Aimé en est le signe. L’onction de Marie manifeste l’entrée de Jésus dans sa Passion. Son geste est prophétique, c’est le geste de l’Amour qu’elle accomplit et qui révèle déjà le drame qui va bientôt arriver. Jésus sera crucifié et mis au tombeau. A l’avance, elle embaume le corps de son Bien Aimé. L’Époux va « entrer dans sa gloire. » Il ne s’y avance pas sans son Épouse à ses côtés. Marie, la mère de Jésus, s’efface devant Marie de Magdala qui surviendra encore au matin de Pâques.

"Judas Iscariote, l’un de ses disciples, celui qui allait le livrer, dit alors : « Pourquoi n’a-t-on pas vendu ce parfum pour trois cents pièces d’argent, que l’on aurait données à des pauvres ? »

Il parla ainsi, non par souci des pauvres, mais parce que c’était un voleur : comme il tenait la bourse commune, il prenait ce que l’on y mettait. Judas l’Iscariote dénonce durement le geste de Marie, sans même faire mention d’elle. Ses propos illustrent une accusation inacceptable. Il cache une immense jalousie derrière des motifs « religieux et humanitaires ! » En ce début de semaine sainte, un homme et une femme manifestent comment l’humanité traverse l’accusation et la férocité du monde pour rejoindre l’éternelle beauté de l’humanité donnée en Jésus. La foi chrétienne est une connaissance amoureuse du Christ Jésus, qui dans sa mort, nous révèle l’amour du Père pour toute l’humanité. Jésus, le jeudi saint, lavera les pieds de ses disciples. Celui qui se laisse saisir par l’amour du Christ et lui donne tout son amour, lave les pieds de ses frères. C’est ce refus qu’exprime Judas qui, après sa trahison, ira se pendre. Il refuse de s’ouvrir à l’Amour de Jésus. Nourris de la Parole de Dieu, nous entrons avec une foi nouvelle, d’un grand prix, qu’on ne peut pas trafiquer, à la suite de Jésus.

"Jésus lui dit : « Laisse-la observer cet usage en vue du jour de mon ensevelissement ! Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous, mais moi, vous ne m’aurez pas toujours. »"

Or, une grande foule de Juifs apprit que Jésus était là, et ils arrivèrent, non seulement à cause de Jésus, mais aussi pour voir ce Lazare qu’il avait réveillé d’entre les morts. Les grands prêtres décidèrent alors de tuer aussi Lazare, parce que beaucoup de Juifs, à cause de lui, s’en allaient, et croyaient en Jésus. Nous sommes devant le désir de Marie et de Marthe d’aller à la suite de Jésus qui nous sauve. Ce désir correspond au désir de l’humanité pour son Dieu, elle le suit avec tout l’amour qui est contenu dans ce désir. Toute femme est appelée à rejoindre l’Époux qui vient, à témoigner de son amour pour lui en venant en aide aux pauvres ! Marie de Béthanie oriente notre attention sur la personne humaine, corps et âme. Elle est évoquée par des gestes forts, l’onction du corps de Jésus au moyen de l’huile parfumée. Elle baigne de parfum les pieds de Jésus pour magnifier son corps de Fils, d’Époux et de Christ. Jésus lavera les pieds des siens afin qu’ils « aient part » à toute la joie du matin de Pâque. S’il y tant de souffrances dans le monde, tant de guerres, c’est parce que l’humanité a perdu la joie de sa tendresse, la joie d’aimer Dieu. La tendresse de l’amour de Dieu pour nous est vraiment extraordinaire ! Elle nous aide à garder nos cœurs purs et à demeurer dans l’amour des autres. Quand nous regardons le tabernacle dans lequel Jésus rayonne, nous comprenons combien il nous aime. Il accomplit le Salut en nous sauvant sur sa Croix. Il sera élevé dans la gloire du Père. Marie, la Mère de Jésus, porte tout cela dans le silence de son cœur.


Citation :
Nous demandons la grâce d’entrer dans le désir de Jésus et de le suivre comme Marie avec un amour tout renouvelé.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Bernard (1091-1153), moine cistercien et docteur de l'Église
10ème sermon sur le Cantique des Cantiques, 4-6 (trad. Beguin,
Seuil 1953, p. 152 rev)


« La maison fut remplie par l'odeur du parfum »

« L'arôme de tes parfums est exquis » lit-on dans le Cantique des Cantiques (1,3). J'en distingue plusieurs espèces... Il y a le parfum de la contrition, et celui de la piété ; il y a aussi celui de la compassion... Il y a donc un premier parfum que l'âme compose à son propre usage lorsque, prise au filet de nombreuses fautes, elle commence à réfléchir sur son passé. Elle rassemble alors dans le mortier de sa conscience, pour les agglomérer et les broyer, les multiples péchés qu'elle a commis ; et dans la marmite de son cœur brûlant, elle les fait cuire au feu de la pénitence et de la douleur... Tel est le parfum dont l'âme pécheresse doit couvrir les débuts de sa conversion et oindre ses plaies récentes ; car le premier sacrifice qu'il faut offrir à Dieu, c'est celui d'un cœur repentant. Tant que l'âme, pauvre et misérable, ne possède pas de quoi composer un onguent plus précieux, elle ne doit pas négliger de préparer celui-là, même s'il se fait avec des matières bien viles. Dieu ne méprisera pas un cœur qui s'humilie dans la contrition (Ps 50,19)...

     Ce parfum invisible et spirituel ne pourra pas d'ailleurs nous sembler vulgaire, si nous comprenons qu'il est symbolisé par le parfum que, selon l'Évangile, la pécheresse a répandu sur les pieds du Seigneur. Nous lisons, en effet, que « toute la maison fut remplie de cette odeur »... Souvenons-nous du parfum qui envahit toute l'Église par la conversion d'un seul pécheur ; tout pénitent qui se repent devient pour une foule d'autres une odeur de vie qui les éveille à la vie. L'arôme de la pénitence monte jusqu'aux demeures célestes puisque, selon l'Écriture, « le repentir d'un seul pécheur est une grande joie pour les anges de Dieu » (Lc 15,10).














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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Lun 26 Mar 2018 - 21:17

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Mardi 27 mars 2018 : Mardi Saint


Les saints du jour (Mardi 27 mars)


Sainte Matrone, Martyre (+ 304)

Saint Rupert, Évêque de Salzbourg († v. 718).

Bx Louis-Édouard Cestac, Prêtre et fondateur des ‘Servantes
de Marie’ et des ‘Bernardines’ (1801-1868)


Bienheureux François Faà Di Bruno, Prêtre et Fondateur des
“Sœurs Minimes de Notre-Dame du Suffrage” (1825-1888).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

Après avoir ainsi parlé, Jésus fut bouleversé en son esprit, et il rendit ce témoignage : Amen, amen, je vous le dis : l’un de vous me livrera.

Les disciples se regardaient les uns les autres avec embarras, ne sachant pas de qui Jésus parlait. Il y avait à table, appuyé contre Jésus, l’un de ses disciples, celui que Jésus aimait. Simon-Pierre lui fait signe de demander à Jésus de qui il veut parler. Le disciple se penche donc sur la poitrine de Jésus et lui dit : « Seigneur, qui est-ce ? » Jésus lui répond : « C’est celui à qui je donnerai la bouchée que je vais tremper dans le plat. » Il trempe la bouchée, et la donne à Judas, fils de Simon l’Iscariote. Et, quand Judas eut pris la bouchée, Satan entra en lui. Jésus lui dit alors : « Ce que tu fais, fais-le vite. » Les disciples de Jésus sont percutés quand il leur dit qu’il va être livré, qu’il va être trahi. Jésus en est bouleversé, mais il ne se replie pas sur lui-même, il en parle à ses apôtres. A vue humaine, son œuvre d’Amour et d’unité semble ruinée. La trahison, le reniement, la fuite sont les signes d’un lourd échec de son action ! Tout ce qu’il a fait abouti en inquiétudes, en suspicions, en désunions. Déjà le drame qui débouchera sur la croix du vendredi saint se prépare. Cependant Jésus accepte la situation, il trempe la bouchée, et il la donne à Judas. Jésus fait confiance en Celui qui l’a envoyé, il lui donne toute son action, tout ce qu’il a entrepris, tout ce qu’il a espéré. Il continue à bénir, à vouloir, au-delà de sa réalisation, l’union du ciel et de la terre, du Père et de ses frères.


« Les disciples se regardaient les uns les autres et se demandaient de qui il parlait. Mais aucun des convives ne comprit pourquoi il lui avait dit cela. Comme Judas tenait la bourse commune, certains pensèrent que Jésus voulait lui dire d’acheter ce qu’il fallait pour la fête, ou de donner quelque chose aux pauvres. Judas prit donc la bouchée, et sortit aussitôt. Or il faisait nuit. »

Quand il fut sorti, Jésus déclara : « Maintenant le Fils de l’homme est glorifié, et Dieu est glorifié en lui. Si Dieu est glorifié en lui, Dieu aussi le glorifiera ; et il le glorifiera bientôt. Petits enfants, c’est pour peu de temps encore que je suis avec vous. Vous me chercherez, et, comme je l’ai dit aux Juifs : “Là où je vais, vous ne pouvez pas aller,” je vous le dis maintenant à vous aussi. Jésus est bouleversé par le comportement de Judas. Il était l’un des douze qui était toujours avec lui, qui jouissaient de toute son intimité. Jésus a pour Judas une parole d’amitié : "Fais vite ce que tu fais !" La réponse de Judas sera : "Celui que j’embrasserai, c’est lui !" C’est par un baiser qu’il met fin à l’Amour dans son cœur ! Mais le péché n’aura pas le dernier mot. Jésus a pris notre humanité qui en lui, renonce à elle-même. A l’heure de l’épreuve, de la désolation, du risque de la désespérance, Jésus nous précède. Il nous offre un chemin nouveau qui devient un chemin de vie. Nous pouvons mettre nos pas dans ses pas, être porté par lui dans toute détresse. Nous nous laissons imprégner par ce mouvement d’humanité qu’il nous donne. La vie divine peut passer par la nature humaine qui manifeste la gloire du Fils et la gloire du Père. La vie en plénitude relie l’humanité au mystère de Dieu. La Vie de Dieu va pouvoir se répandre chez tous désormais.


"Simon-Pierre lui dit : « Seigneur, où vas-tu ? » Jésus lui répondit : « Là où je vais, tu ne peux pas me suivre maintenant ; tu me suivras plus tard. » Pierre lui dit : « Seigneur, pourquoi ne puis-je pas te suivre à présent ? Je donnerai ma vie pour toi ! » Jésus réplique : « Tu donneras ta vie pour moi ? Amen, amen, je te le dis : le coq ne chantera pas avant que tu m’aies renié trois fois."

Jésus est en danger, son amour est en danger, Marie qui l’a reçu a été touchée par Lui, elle va être entraînée à sa suite, dans son mystère d’amour. Jésus qui demeure dans le sein du Père nous entraîne dans ce mystère d’amour. A Simon-Pierre, Jésus répond plein d’une tendresse douloureuse, que pardonné il pourra le suivre dans l’amour. La bonté de Jésus ne force pas la liberté de l’homme. Jésus s’est livré entre nos mains, il est venu pour nous sauver. Le Verbe de Dieu est descendu pour se faire petit enfant dans le cœur de Marie. Il a grandi, il a dit l’amour incroyable du Père : Il n’est pas reçu. Déjà, nous sommes entraînés, dans la résurrection de Jésus. L’humanité entre ainsi dans le mystère de Dieu.


Citation :
Nous demandons la grâce d’être fidèle et de vivre l’aujourd’hui de Jésus.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Léon le Grand (?-v. 461), pape et docteur de l'Église
Sermon 58, 7ème sur la Passion, § 3-4 ; SC 74 bis

« Maintenant le Fils de l'homme est glorifié, et Dieu est glorifié en lui »

Quand le Seigneur a déclaré : « En vérité, je vous le dis, l'un de vous va me livrer », il a démontré qu'il pénétrait la conscience de celui qui devait le trahir. Il n'a pas déjoué le malfaiteur par des reproches sévères et publics, mais il cherchait à l'atteindre par un avertissement tendre et voilé : ainsi le repentir pourrait mieux redresser celui qu'aucun interdit n'avait destitué.

     Pourquoi, malheureux Judas, ne profites-tu pas de tant de bonté ? Vois, le Seigneur est tout prêt à pardonner ta démarche, le Christ ne te dénonce à personne, sauf à toi-même. Ni ton nom, ni ta personne ne sont indiqués  mais par cette parole de vérité et de miséricorde, seul le secret de ton cœur est touché. Ni l'honneur de ton titre d'apôtre, ni la participation au sacrement ne te sont refusés. Retourne en arrière, abandonne ta folie et repens-toi. La douceur t'invite, le salut t'incite, la Vie te rappelle. Vois, tes compagnons qui sont purs et sans péché s'épouvantent à l'annonce du crime, et comme l'auteur d'une tel mal n'a pas été dévoilé, chacun craint pour soi. Ils sont plongés dans la tristesse, non parce que leur conscience les accuse, mais parce que l'inconstance humaine les inquiète : ils redoutent que ce que chacun sait de soi-même soit moins vrai que ce que la Vérité en personne voit à l'avance. Et toi, au milieu de cette angoisse des saints, tu abuses de la patience du Seigneur, tu crois que ton audace te cache...

     Voyant alors que toute la pensée de Judas restait fixée sur son projet misérable, le Seigneur lui dit : « Ce que tu fais, fais le vite ». En parlant ainsi, il ne donne pas un ordre, il laisse faire  c'est la parole non d'un homme qui tremble, mais qui est prêt. Lui qui tient tous les temps en son pouvoir montre qu'il ne cherche pas à retarder le traître et qu'il entre dans la volonté de son Père pour la rédemption du monde, sans provoquer ni redouter le crime que préparent ses persécuteurs.














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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Mar 27 Mar 2018 - 21:38

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Mercredi 28 mars 2018 : Mercredi Saint


Les saints du jour (Mercredi 28 mars)


Saint Gontran Roi de Bourgogne (+ 592)

Saint Etienne Harding Abbé de Citeaux (+ 1134)

Saint Joseph-Sébastien Pelczar, Évêque en Pologne, Fondateur de
la Congrégation des Servantes du Sacré-Cœur de Jésus (✝ 1924).


Bienheureuse Jeanne-Marie de Maillé, Veuve, Tertiaire Franciscaine,
Pénitente à Tours (✝ 1414).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

« Alors, l’un des Douze, nommé Judas Iscariote, se rendit chez les grands prêtres et leur dit : « Que voulez-vous me donner, si je vous le livre ? » Ils lui remirent trente pièces d’argent. »

Depuis, Judas cherchait une occasion favorable pour le livrer. Judas va vers les chefs des prêtres, il livre Jésus pour trente pièces d’argent. Il se rend le jouet des forces extérieures, et au fond il ne se respecte pas lui-même. Il va subir les événements, attendant une occasion favorable pour livrer Jésus. Judas mène ses tractations en secret et Jésus révèle au grand jour le complot : « L’un de vous va me livrer. » Jésus livre sa vie gratuitement : « L’heure est venue : voici que le Fils de l’homme va être livré aux mains des pécheurs. » Les hommes pensent saisir Jésus à l’improviste, mais ils n’ont aucun pouvoir sur lui si cela ne leur a pas été donné d’en haut. Judas compose avec les ennemis de Jésus, il entre en dialogue avec eux. Depuis la faute de l’origine, nous ne pouvons pas entrer en dialogue avec l’ennemi ! Ève a été entraînée dans un tourbillon que nous ne pouvons plus maîtriser : « La vie et la mort s’affrontèrent dans un duel prodigieux. Le maître de la vie mourut. Vivant il règne. » Nous entrons dans la compréhension du mystère de notre salut, de l’amour infini de Dieu qui nous sauve de l’enfermement et du mensonge pour que nous soyons arrachés au pouvoir du Satan et de la mort.


Le premier jour de la fête des pains sans levain, les disciples s’approchèrent et dirent à Jésus : « Où veux-tu que nous te fassions les préparatifs pour manger la Pâque ? » Il leur dit : « Allez à la ville, chez un tel, et dites-lui : “Le Maître te fait dire : Mon temps est proche ; c’est chez toi que je veux célébrer la Pâque avec mes disciples.” » Les disciples firent ce que Jésus leur avait prescrit et ils préparèrent la Pâque. »

Jésus oriente ses disciples chez "un tel," en lui disant « le Maître te fait dire. » Il est habité par une volonté qui exprime l’ouverture aux autres. Jésus habite sa mission, il donne à chacun la possibilité de coopérer avec lui. Jésus est libre et il se donne librement. Il doit avertir ses apôtres de ce qui se prépare pour les prévenir des ruses de l’ennemi qui rôde comme un lion rugissant, cherchant qui dévorer. Il y a tant de manières de trahir Jésus aujourd’hui encore ! Nous pouvons diluer son message, consentir à des compromissions. Nous pouvons aussi mélanger l’Evangile avec d’autres traditions en les mettant sur le même pied. Par le lavement des pieds, Jésus signifie qu’il est libre, il se donne librement à la Cène. Il ne retire pas son amour à Judas, c’est du nom « d’ami » qu’il l’accueille à la trahison.


« Le soir venu, Jésus se trouvait à table avec les Douze. Pendant le repas, il déclara : Amen, je vous le dis : l’un de vous va me livrer. »

Profondément attristés, ils se mirent à lui demander, chacun son tour : « Serait-ce moi, Seigneur ? » Prenant la parole, il dit : « Celui qui s’est servi au plat en même temps que moi, celui-là va me livrer. Le Fils de l’homme s’en va, comme il est écrit à son sujet ; mais malheureux celui par qui le Fils de l’homme est livré ! Il vaudrait mieux pour lui qu’il ne soit pas né, cet homme-là ! » Judas, celui qui le livrait, prit la parole : « Rabbi, serait-ce moi ? » Jésus lui répond : « C’est toi-même qui l’as dit ! » Jésus parle sans haine de celui qui le livre. Il décrit la situation en connaissant le cœur de l’homme : "malheureux l’homme par qui le Fils de l’homme est livré ! Il vaudrait mieux que cet homme-là ne soit pas né ! » Juda prend la parole : « Rabbi, serait-ce moi ? » Jésus lui répond aussitôt : « C’est toi qui l’as dit ! » Jésus le confirme dans son être, c’est bien toi qui le dis, tu existes avec ce que tu fais. Judas pourrait renouer, Jésus lui en donne la capacité. L’angoisse des apôtres se manifeste alors, ils interrogent Jésus du fond de leur cœur : Serait-ce moi ? Jésus assume pleinement la situation, il assume ce qui s’impose à lui. C’est au cours de la dernière Pâque qu’il institue l’Eucharistie. Elle est pénétrée d’une profonde joie et d’un recueillement empreint de tristesse. Jésus s’apprête à sauver le monde, mais c’est la tristesse à la pensée que son départ va causer du désarroi dans le groupe des disciples.


Citation :
Nous demandons la grâce de demeurer sur le cœur de Jésus et de ne pas quitter la communion fraternelle.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Benoît XVI, pape de 2005 à 2013
Audience générale du 18/10/06 (trad. DC n° 2368
© Libreria Editrice Vaticana)


« L'un de vous va me livrer »

Pourquoi Judas a-t-il trahi Jésus ? La question est l'objet de diverses hypothèses. Certains recourent au fait de sa cupidité  d'autres soutiennent une explication d'ordre messianique : Judas aurait été déçu de voir que Jésus n'insérait pas dans son programme la libération politico-militaire de son pays. En réalité, les textes évangéliques insistent sur un autre aspect : Jean dit expressément que « le démon a inspiré à Judas Iscariote, fils de Simon, l'intention de le livrer » (Jn 13,2). Luc écrit de manière analogue : « Satan entra en Judas, appelé Iscariote, qui était au nombre des Douze » (Lc 22,3). De cette manière, on va au-delà des motivations historiques et on explique l'affaire d'après la responsabilité personnelle de Judas, qui céda misérablement à une tentation du Malin. La trahison de Judas demeure en tout cas un mystère. Jésus l'a traité d'ami (Mt 26,50) mais, dans ses invitations à le suivre sur la voie des Béatitudes, il n'a pas forcé les volontés et ne les a pas prémunies contre les tentations de Satan, respectant la liberté humaine...

     Rappelons-nous que Pierre voulut lui aussi s'opposer à Jésus et à ce qui l'attendait à Jérusalem, mais il reçut un très vif reproche : « Tes pensées ne sont pas celles de Dieu mais celles des hommes ! » (Mc 8,32-33). Après sa chute, Pierre s'est repenti et a trouvé pardon et grâce. Judas s'est lui aussi repenti, mais son repentir a dégénéré en désespoir et est ainsi devenu autodestruction... Gardons bien présentes deux choses. La première : Jésus respecte notre liberté. La seconde : Jésus attend notre disponibilité au repentir et à la conversion  il est riche en miséricorde et en pardon.

     Du reste, quand nous pensons au rôle négatif joué par Judas, nous devons l'insérer dans la conduite supérieure des événements de la part de Dieu. Sa trahison a conduit Jésus à la mort, mais celui-ci a transformé cet horrible supplice en un espace d'amour salvifique et en remise de soi à son Père (Ga 2,20 Ep 5,2.25). Le verbe « trahir » est la traduction d'un mot grec qui signifie « remettre, livrer ». Parfois son sujet est même Dieu en personne : c'est lui qui par amour a « livré » Jésus pour nous tous (Rm 8,32). Dans son mystérieux projet salvifique, Dieu saisit le geste inexcusable de Judas comme une occasion de don total du Fils pour la rédemption du monde.














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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Mer 28 Mar 2018 - 22:59

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Jeudi 29 mars 2018 : Jeudi Saint


Fête du Triduum Pascal : Jeudi-Saint.


Les saints du jour (Jeudi 29 mars)


Sainte Gladys, princesse, veuve, Ermite († Ve s.).

Saint Eustase Disciple de saint Colomban, abbé à Luxeuil puis
en Bavière (+ 625)


Saint Etienne IX, Pape. Moine du Mont-Cassin (✝ 1058).

Saint Berthold, Fondateur de la première Communauté érémitique
du Mont Carmel en Palestine (✝ 1188).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Avant la fête de la Pâque, sachant que l’heure était venue pour lui de passer de ce monde à son Père, Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout.

Au cours du repas, alors que le diable a déjà mis dans le cœur de Judas, fils de Simon l’Iscariote, l’intention de le livrer, Jésus, sachant que le Père a tout remis entre ses mains, qu’il est sorti de Dieu et qu’il s’en va vers Dieu, se lève de table, dépose son vêtement, et prend un linge qu’il se noue à la ceinture ; puis il verse de l’eau dans un bassin. Alors il se mit à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge qu’il avait à la ceinture. Nous entrons dans le premier jour du "triduum pascal." Jésus lave les pieds de ses apôtres, les faisant ainsi entrer dans la grande vertu de l’humilité. Il quitte son vêtement, nous annonçant déjà le dépouillement de ses vêtements avant la crucifixion et le dépouillement de son corps de chair pour ressusciter en Corps de gloire. Jésus annonce le don total de sa personne pour le salut de l’humanité et la gloire de son Père. Si ce geste était normal à l’époque de Jésus, cette tâche revenait à un serviteur de la maison. Jésus manifeste l’amour et l’humilité qui sont les deux ailes nous permettent d’avancer vers le Royaume éternel de Dieu notre Père avec lui. Jésus n’hésite pas, toute sa vie est orientée en ce sens. Il nous prépare, comme ses disciples, au don de l’Eucharistie qui nous sera donnée, pour que nous ayons le courage d’entrer dans sa Passion. Il donne en partage son Corps et son Sang, prémices de l’acte d’amour suprême de sa crucifixion.




"Il arrive donc à Simon-Pierre, qui lui dit : « C’est toi, Seigneur, qui me laves les pieds ? » Jésus lui répondit : « Ce que je veux faire, tu ne le sais pas maintenant ; plus tard tu comprendras. »

Pierre lui dit : « Tu ne me laveras pas les pieds ; non, jamais ! » Jésus lui répondit : « Si je ne te lave pas, tu n’auras pas de part avec moi. » Simon-Pierre lui dit : « Alors, Seigneur, pas seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête ! » Jésus lui dit : « Quand on vient de prendre un bain, on n’a pas besoin de se laver, sinon les pieds : on est pur tout entier. Vous-mêmes, vous êtes purs, mais non pas tous. »
Pierre est dans l’étonnement, Jésus se fait le serviteur, par ce geste ingrat et humiliant, il se baisse, s’abaisse et lave les pieds poussiéreux, et il les essuie. Pierre refuse ce geste de Jésus, mais il finira par l’accepter quand Jésus lui dira clairement qu’il n’aura point de part avec lui. Jésus, par ce geste du lavement des pieds, invite ses disciples à entrer dans l’humilité, grâce par laquelle ils entreront dans le Royaume de Dieu. Nous voulons nous dépouiller de nos complexes pour accepter avec joie de servir les autres ou d’être servi par eux dans un acte d’humilité réciproque. Quand il leur lave les pieds, il bouleverse nos conceptions de service pour nous transformer de fond en comble. Jésus par cet acte de lavement des pieds nous révèle que la plus haute humilité consiste à nous vider de nous même pour toucher la grâce ineffable de Dieu. Au cours de ce dernier repas, Jésus gratifie ses disciples d’une nouvelle présence par le mystère de l’Eucharistie.



"Il savait bien qui allait le livrer ; et c’est pourquoi il disait : « Vous n’êtes pas tous purs. »

Quand il leur eut lavé les pieds, il reprit son vêtement, se remit à table et leur dit : « Comprenez-vous ce que je viens de faire pour vous ? Vous m’appelez “Maître” et “Seigneur”, et vous avez raison, car vraiment je le suis. Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi, vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. C’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous. Jésus a fait ce geste non pas avant le repas, mais pendant le repas. Il nous montre ainsi comme ce dernier repas revêt une importance véritable. En lavant les pieds de tous ses disciples, y compris de Judas, Jésus veut les faire entrer dans cet amour du Père qu’il est venu révéler. Le geste du lavement des pieds donne aux disciples d’entrer dans le mystère de la Croix qui approche et lui donne son sens. Nous entrons dans la nouvelle Alliance avec Jésus dans une ouverture d’amour incroyable. C’est dans le prolongement du lavement des pieds que Jésus prend du pain, prononce la bénédiction et dit : « Prenez et mangez en tous ceci est mon corps livré pour vous. » Jésus va nous sauver par sa Passion, par sa mort et par sa Résurrection, par la victoire de son amour infini sur toute violence. Jésus ressuscitera en Corps de gloire, dans le Corps que Marie lui a tissé. Il nous invite à nous laisser laver « les pieds » par lui, à nous mettre à son écoute, à le regarder, à nous laisser servir. C’est lui qui agit dans nos vies, nous le contemplons jusque sur la Croix, là où son amour va jusqu’au bout.


Citation :
Nous demandons la grâce de comprendre l’amour du cœur de Jésus, d’être proches de nos frères.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :




Saint Bonaventure (1221-1274), franciscain, docteur de l'Église
L'Arbre de Vie, §16 (Œuvres spirituelles, t.III, Sté S. François d'Assise,
Paris, 1932, pp. 81-82, rev.)


Jésus, pain consacré

Entre tous les souvenirs du Christ les plus dignes d'être rappelés, se place évidemment ce repas final de la très sainte Cène, où non seulement l'agneau pascal est donné à manger mais où l'Agneau immaculé, qui efface les péchés du monde, est lui-même offert en nourriture sous l'espèce d'un pain « renfermant toutes les délices et la suavité de toutes les saveurs » (cf. Sg 16,20).

     En ce festin, la douceur de la bonté du Christ brille admirable : il soupe à la même table et au même plat, avec ces petits pauvres, ses disciples, et Judas, le traître.

     Un admirable exemple d'humilité y resplendit lorsque le Roi de gloire, ceint d'un linge, lave avec beaucoup de soin les pieds de ces pêcheurs et même de celui qui le trahit.

     Admirable aussi la générosité de sa magnificence lorsqu'il donne son Corps très saint en nourriture et son Sang véritable en breuvage à ses premiers prêtres et par suite à toute l'Église et au monde entier, afin que ce qui allait bientôt devenir un sacrifice agréable à Dieu et le prix inestimable de notre rédemption soit notre viatique et notre soutien.

     Enfin l'admirable excès de son amour y brille plus que tout dans cette tendre exhortation que, « aimant les siens jusqu'au bout » (Jn 13,1), il leur adresse pour les affermir dans le bien, avertissant spécialement Pierre pour fortifier sa foi et offrant sa poitrine à Jean pour un suave et saint repos.

     Que toutes ces choses sont donc admirables et remplies de douceur ! Du moins pour l'âme appelée à un repas aussi excellent et qui accourt de toute l'ardeur de son esprit, de façon à pouvoir jeter ce cri du prophète : « Comme le cerf aspire aux fontaines d'eau, ainsi mon âme soupire vers vous, ô mon Dieu ! » (Ps 41,2).














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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Jeu 29 Mar 2018 - 19:48

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Vendredi 30 mars 2018 : Le vendredi saint : Célébration de la Passion du Seigneur


Fête du Vendredi-Saint : Chemin de Croix et Office de la Passion


Les saints du jour (Vendredi 30 mars)


Saint Mamertin , Converti par saint Germain d'Auxerre (+ 462).

Saint Jean Climaque Higoumène des moines du Sinaï (+ 605)
Pour approfondir : L'échelle sainte de Saint Jean Climaque

Saint Antoine Daveluy Avec 103 autres martyrs coréens (+ 1866)

Saint Léonard Murialdo, Prêtre et Fondateur de la Société de
Saint-Joseph (1828-1900).


Bienheureux Amédée, 3e duc de Savoie, (1435 - † 1472)

Bienheureuse Marie-Restitute Kafka, Religieuse Franciscaine
autrichienne, Martyre (✝ 1943).


Vénérable María Rocío de Jesús, Religieuse espagnole (✝ 1956).


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LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

« Je suis venu rendre témoignage à la vérité, dit Jésus. »

Jésus a parlé publiquement au monde, là où les Juifs se réunissent, dans les synagogues et dans le Temple. Il a été arrêté dans le jardin du Cédron par la cohorte et les gardes menés par Judas. Judas disparaît de suite dans l’anonymat. La cohorte et les gardes qui sont venus avec « des lanternes et des torches » n’ont pas vu celui qui est la « lumière du monde. » Jésus exprime un « Pourquoi ? » en s’adressant à un garde, mais il n’obtient aucune réponse. Aucune accusation n’est formulée contre Jésus pour justifier la violence qui lui est infligée. C’est un innocent qui est condamné. Jésus est conduit de chez Caïphe au prétoire par ceux qui n’entrent pas pour de ne pas se souiller, et pouvoir manger la Pâque ! C’est donc Pilate qui sort pour aller à eux. Pilate appela Jésus et lui dit : « Es-tu le roi des Juifs ? » Jésus répondit : « Est-ce de toi-même que tu dis cela, ou d’autres te l’ont-ils dit de moi ? » Pilate lui dit : « Tu es donc roi ? » Jésus répondit : « Tu le dis, je suis roi. Je suis né et je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma voix. » Ce qui transparaît derrière la douleur de l’envoyé de Dieu, c’est son Amour infini de Dieu. Notre Père dit encore dans le silence : « Celui-ci est mon Fils, mon Bien aimé en qui j’ai mis tout mon amour » ! Jésus, le Sauveur du monde, combat pour nous sauver, il est à l’origine d’une Humanité toute nouvelle. Derrière le visage défiguré de Jésus, la plus grande tendresse de Dieu nous est donnée.


"Voici l’homme !"

Quand Jésus est flagellé, couronné d’épines et humilié, il est présenté à la foule comme « l’homme » dans le récit de la Passion de Saint Jean. Jésus est libre face à Pilate quand il est condamné comme le « roi des Juifs. » Il est « ligoté » par des gardes du Temple et des soldats romains. A l’ensevelissement, à nouveau Jésus est « ligoté » dans les bandelettes, dans un jardin. Jésus montre la vérité, mais les juifs le tiennent pour un blasphémateur et le condamnent à être lapidé. Nous ne détournons pas les yeux du visage de Jésus en agonie qui n’a plus visage humain : « Voici l’homme ! » dit Pilate. C’est le triste état de l’humanité plongée dans le non-amour. Le visage de Jésus, avec son insupportable couronne d’épines est si douloureusement déchiré. Jésus est notre Roi d’Amour qui vit une Passion d’Amour pour son peuple. Il mourra pour avoir dit la vérité sur lui-même, pour avoir été fidèle à sa personne, à son identité et à sa mission. Il est le Roi d’Amour dont la vérité parle d’elle-même, si nous voulons bien l’écouter.


« Quand je serai élevé de terre, j’attirerai tout à moi avait dit Jésus. »

Si Pierre nie être disciple de Jésus. Le Disciple aimé entend les dernières paroles de Jésus, il reçoit sa mère comme mère et il est le témoin de tous ces événements. Nous pouvons contempler le pouvoir d’Amour de Jésus Crucifié et le jugement du monde. Dans les souffrances de Jésus crucifié, avec le coup de lance du soldat, nous sommes dans le sommet de l’Amour infini de Dieu qui sauve le monde. Ce Cœur ouvert de Jésus est le mystère qui sera reçu par Jean et par Marie au pied de la Croix, comme la plus brutale des violences de l’humanité. Quand le cœur de Jésus sera transpercé, il coulera le sang et l’eau qui donneront une nouvelle Vie divine à l’humanité en proie à la douleur. Jésus attire à lui toutes choses : « Ils regarderont celui qu’ils ont transpercé. » Jésus, dans un grand cri, donnera encore son souffle, le Saint-Esprit. Par son cœur ouvert, l’eau du baptême, et le sang de l’Eucharistie nous célébrons cette vie nouvelle. Au delà de son aspect défiguré dans sa Passion, Jésus est déjà glorifié, il manifeste une beauté qui est toute intérieure. Désormais, ce sont les pauvres que nous côtoyons qui nous la manifestent, car la beauté vient de l’intérieur.


Citation :
Nous demandons la grâce d’entrer plus avant dans le mystère de Jésus pauvre, en qui resplendit de la vie divine.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Bienheureux Guerric d'Igny (v. 1080-1157), abbé cistercien
4ème sermon pour les Rameaux ; SC 202 (trad. cf SC, p. 211s)

« Heureux ceux qui cherchent refuge en lui » (Ps 2,12)

Béni soit celui qui, pour me permettre de « faire mon nid dans le creux du rocher » (Ct 2,14), s'est laissé percer les mains, les pieds et le côté. Béni soit celui qui s'est ouvert à moi tout entier pour que je pénètre dans le sanctuaire admirable (Ps 41,5) et que je « me cache dans le secret de sa tente » (Ps 26,5). Ce rocher est un refuge..., doux lieu de séjour pour les colombes, car les trous béants de ces plaies sur tout ce corps offrent le pardon aux pécheurs et accordent la grâce aux justes. C'est une demeure sûre, frères, « une tour forte devant l'ennemi » (Ps 60,4), que d'habiter par une méditation aimante et constante les plaies du Christ notre Seigneur, de chercher dans la foi et l'amour envers le Crucifié un abri sûr pour notre âme, un abri contre la véhémence de la chair, les tempêtes de ce monde, les assauts du démon. La protection de ce sanctuaire l'emporte sur tout le prestige de ce monde...

     Entre donc dans ce rocher, cache-toi..., prends refuge dans le Crucifié... Qu'est-ce que la plaie dans le côté du Christ, sinon la porte ouverte de l'arche pour ceux qui seront préservés du déluge ? Mais l'arche de Noé était seulement un symbole ; ici, c'est la réalité ; il ne s'agit plus ici de sauver la vie mortelle, mais de recevoir l'immortalité...

     Il est donc bien juste que la colombe du Christ, sa toute belle (Ct 2,13-14)..., chante aujourd'hui ses louanges avec joie. Du souvenir ou de l'imitation de la Passion, de la méditation des saintes plaies, comme des creux du rocher, sa voix très douce retentit aux oreilles de l'Époux (Ct 2,14).














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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Ven 30 Mar 2018 - 20:45

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Samedi 31 mars 2018 : Le samedi saint (Veillée Pascale)


Fête du Samedi-Saint. : Vigile Pascale


Les saints du jour (Samedi 31 mars)


Le prophète Amos , Prophète en Terre Sainte, Ancien Testament (-785 av JC.)

Le prophète Osée , Prophète en Terre Sainte, Ancien Testament (-785 av JC.)

Saint Hypatios de Gangres, Martyr et évêque à Cankiri  (4ème s.)

Saint Innocent Métropolite de Moscou (+ 1879)

Sainte Marie de Paris, intellectuelle, Moniale et martyre (✝ 1945)…Sainte Orthodoxe.

Bienheureuse Natalia Tułasiewicz, laïque et martyre (1906-1945).

Vénérable Clément Fuhl, Prêtre allemand, Ermite de
Saint-Augustin (✝ 1935).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

" Le sabbat terminé, Marie Madeleine, Marie, mère de Jacques, et Salomé achetèrent des parfums pour aller embaumer le corps de Jésus."

De grand matin, le premier jour de la semaine, elles se rendent au tombeau dès le lever du soleil. Elles se disaient entre elles : « Qui nous roulera la pierre pour dégager l’entrée du tombeau ? » Lorsque les femmes arrivent au tombeau de grand matin, le tombeau est ouvert, il est vide. Il y a là un mystérieux jeune homme vêtu de blanc, qui leur annonce une nouvelle inouïe : « Jésus est ressuscité. » La nouvelle est tellement incroyable, que les femmes sont saisies, bouleversées. Jésus a choisi de ressusciter dans ce tombeau fermé, qui symbolise notre cœur enfermé dans le péché, qui est comme un tombeau vide, cœur de pierre d’où la lumière de la Vie s’est éteinte. Ces femmes se demandaient comment elles allaient rouler la pierre pour embaumer le corps mort de Jésus. Non seulement on n’a pas respecté Jésus dans son message d’amour, mais qu’on ne l’a pas respecté dans son tombeau. Nous avons un itinéraire de foi à refaire ! Dans la veillée de la Résurrection de Jésus, la Parole de Dieu restitue tout le mystère : Dieu a envoyé son Fils pour qu’il soit notre Rédempteur, la puissance de l’amour infini de Dieu délivre son peuple annonce une vie nouvelle : "Je mettrai en vous un cœur nouveau, je mettrai un esprit nouveau en vous". La Parole de Dieu ne descend pas sur la terre sans y faire son travail : Ton Époux, dit Dieu, c’est ton Créateur. Marie-Madeleine était témoin de cette régénération !


"Levant les yeux, elles s’aperçoivent qu’on a roulé la pierre, qui était pourtant très grande."

En entrant dans le tombeau, elles virent, assis à droite, un jeune homme vêtu de blanc. Elles furent saisies de frayeur. Mais il leur dit : « Ne soyez pas effrayées ! Vous cherchez Jésus de Nazareth, le Crucifié ? Il est ressuscité : il n’est pas ici. Voici l’endroit où on l’avait déposé. Le ciel témoigne de l’événement le plus extraordinaire de l’humanité ! Marie, la mère de Jésus, qui n’a pas quitté celui que son cœur aime, a mis en lui toute son espérance. C’est elle qui nous ouvre le chemin. Du moment où Jésus est venu dans son sein jusqu’à celui où il est plongé dans la mort, elle ne le quitte pas dans son cœur. Elle l’a suivi à la croix, elle a su, en lui, que l’amour dépassait la souffrance, que la souffrance décuplait l’amour. En lui, elle a compris la parole du Cantique des cantiques : "L’amour est plus fort que la mort." Certes cela n’a supprimé sa souffrance, quand il est descendu aux enfers elle a vécu véritablement l’agonie de la séparation d’avec Jésus. Mais elle l’a vécue en lui, par lui et pour lui. C’est l’itinéraire de la femme qui n’a jamais cessé de croire et dont le fruit de la foi est la résurrection qui s’est engouffrée dans son cœur avec une explosion de vie que nous voulons vivre. En accueillant la Résurrection de Jésus, le pardon de notre Père du Ciel, nous accueillons à nouveau la Lumière de la Vie au plus profond de notre être. Nous sommes renouvelés comme au premier jour de notre baptême. Nous entrons toujours plus dans la joie des enfants de Dieu réconciliés.


"Et maintenant, allez dire à ses disciples et à Pierre : “Il vous précède en Galilée. Là vous le verrez, comme il vous l’a dit.” »

Elles sortirent et s’enfuirent du tombeau, parce qu’elles étaient toutes tremblantes et hors d’elles-mêmes. Elles ne dirent rien à personne, car elles avaient peur. Nous traversons, dans l’histoire de l’humanité, une crise d’une ampleur sans précédent à la fois par son étendue et sa complexité. La cause principale du malheur des hommes est le refus de Dieu qui nous fait entrer dans une présomption qui s’obstine à croire qu’on s’en sortira seul. La désespérance du monde n’a plus rien à proposer. Face à cette culture de mort et de désespérance, la seule annonce véritablement « révolutionnaire » est la Résurrection. C’est ce que l’Eglise ne cesse d’annoncer contre vents et marées depuis deux milles ans. La résurrection du Christ prendra corps lentement car elle est d’abord un mystère personnel tout intérieur. Le chemin de foi de Marie, la mère de Jésus, deviendra notre chemin de foi ouvert dans la nuit de Pâques. Quand Jean arrive au tombeau, « Il vit et il crut. » Jean a reçu Marie à la croix, il l’a pris en lui, il a été témoin de son agonie, de sa plongée dans la mort. Il a été témoin du réchauffement de son cœur, dans la nuit de la foi la plus grande et dans le secret de l’Amour, quelque chose est changé en elle. Nous pouvons aujourd’hui encore faire de même, laisser notre cœur se gonfler de l’Amour infini de Dieu.


Citation :
En cette nuit de Pâques, nous demandons la grâce d’être renouvelé dans notre chemin de foi.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Chromace d'Aquilée (?-407), évêque
Sermon 17, 2ème pour la Grande Nuit ; SC 154 (trad. SC p. 269 rev.)

« Voici que je fais l'univers nouveau » (Ap 21,5)

Le monde entier, qui célèbre la veillée pascale tout au long de cette nuit, témoigne de la grandeur et de la solennité de cette nuit. Et à juste titre : en cette nuit la mort a été vaincue, la Vie est vivante, le Christ est ressuscité des morts. Jadis Moïse avait dit au peuple, à propos de cette Vie : « Vous verrez votre vie suspendue au bois de jour et de nuit » (Dt 28,66 Vulg)... Qu'il s'agit là du Christ Seigneur, c'est lui-même qui nous le montre dans l'Évangile quand il dit : « Je suis la Voie, la Vérité et la Vie » (Jn 14,6). Il se dit la voie, parce qu'il conduit au Père ; la vérité, parce qu'il condamne le mensonge ; et la vie, parce qu'il commande à la mort... : « Mort, où est ton aiguillon ? Mort, où est ta victoire ? » (1Co 15,55) Car la mort, qui était toujours victorieuse, a été vaincue par la mort de son vainqueur. La Vie a accepté de mourir pour mettre la mort en déroute. De même qu'au lever du jour les ténèbres disparaissent, ainsi la mort a été anéantie lorsque s'est levée la Vie éternelle...

     Voici donc le temps de Pâques. Jadis, Moïse en a parlé au peuple en disant : « Ce mois sera pour vous le premier des mois de l'année » (Ex 12,2)... Le premier mois de l'année n'est donc pas celui de janvier, où tout est mort, mais le temps de Pâques, où tout revient à la vie. Car c'est maintenant que l'herbe des prés, en quelque sorte, ressuscite de la mort, maintenant qu'il y a des fleurs aux arbres, et que les vignes bourgeonnent, maintenant que l'air lui-même semble heureux du début d'une année nouvelle... Ce temps de Pâques est donc le premier mois, le temps nouveau..., et en ce jour le genre humain aussi est renouvelé. Car aujourd'hui, dans le monde entier, des peuples innombrables ressuscitent par l'eau du baptême pour une vie nouvelle... Nous donc, qui croyons que le temps de Pâques est vraiment l'année nouvelle, nous devons célébrer ce saint jour en toute allégresse, exultation, et joie spirituelle, afin de pouvoir dire en toute vérité ce refrain du psaume : « Voici le jour que le Seigneur a fait ; vivons-le dans la joie et l'allégresse » (117,24).















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Sam 31 Mar 2018 - 20:24

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Dimanche 1er avril 2018 : Dimanche de Pâques : Résurrection de Notre Seigneur,
Solennité des Solennités.



Les saints du jour (Dimanche 1er avril)


Sainte Marie l’Égyptienne Pénitente en Egypte (5ème s.)

Saint Valéry Ermite à Leuconay, Confesseur (+ 619)

Saint Hugues, Évêque de Grenoble (1053-1132).

Saint Ludovic Pavoni, Prêtre et Fondateur de l'Institut
des fils de Marie Immaculée (✝ 1849).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ; c’était encore les ténèbres. Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau.

Elle court donc trouver Simon-Pierre et l’autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a déposé. » Pierre partit donc avec l’autre disciple pour se rendre au tombeau. Nous sommes le premier jour de la semaine, Marie Madeleine va poser les gestes du respect religieux envers celui qu’elle aimait, après l’attente due au Sabbat. Mais, elle perçoit de loin l’anormal de la situation, elle voit que la pierre a été enlevée du tombeau. Elle part informer Pierre et Jean pour qu’ils constatent la situation. Marie Madeleine est là avec cette surprise qui la rejoint dans son cœur de femme. La Résurrection n’est pas seulement celle de Jésus, c’est déjà la nôtre. Croire au Christ ressuscité, c’est aussi croire que je ressuscite avec Lui. Ce grand matin est le germe d’une immense espérance qui prend corps dans l’humanité. L'Évangile nous enseigne à regarder le tombeau comme une présence et une plénitude en ce jour de Résurrection, c’est le passage permanent de la mort à la vie, de la tristesse à la joie, du vide à l’espérance et de la solitude à la présence paisible de Dieu. C’est le Christ mort et vivant, « pour nous les hommes, et pour notre salut, » qui commence son œuvre de rassemblement.


Ils couraient tous les deux ensemble, mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau. En se penchant, il s’aperçoit que les linges sont posés à plat ; cependant il n’entre pas.

Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau ; il aperçoit les linges, posés à plat, ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé à part à sa place « Simon-Pierre, » va à son rythme, en route avec l’autre disciple, il se fait distancer par Jean. Arrivé, il entre d’autorité dans le tombeau ouvert et vide. Il ne voit pas plus que ce qui est. Un spectacle affligeant, il ne comprend pas. Jean accepte de recevoir cette nouveauté inouïe. « L’autre disciple, » qui a attendu au seuil du tombeau, voit les linges, roulés d’une certaine manière, et il croit. Il relie ce qui est arrivé à ce qui était annoncé. Un temps nouveau s’implante dans l’humanité. La Vie se donne et se laisse trouver, toucher. Elle entraîne déjà avant même d’être reconnue. Nous avons, ici, les faits et gestes des tout premiers témoins. A leur suite, un jour ou l’autre, nous aurons à faire ce saut dans la nouveauté qui nous attend. Leur manière est précieuse pour guider notre propre chemin pour découvrir et suivre Jésus qui est la Vie.




C’est alors qu’entra l’autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut.

Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas compris que, selon l’Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts.  Pâques, c’est la fête de la Foi ! Jean a encore dans les yeux les scènes tragiques du vendredi, ces images de souffrance et de mort se mêlent aux souvenirs des trois années vécues avec le Maître, partageant ses repas, ses fatigues, sa mission. Chaque événement se gravait dans ses yeux et dans son cœur. Le disciple bien-aimé, à la suite de l’Unique « Bien-Aimé, » passe de la mort à la vie avec lui. Jésus n’a jamais été aussi présent pour Jean dont la foi jaillit comme un cri de triomphe au plus profond de son cœur : « Le Seigneur est ressuscité ! » La joie qui l’envahit agrandit son cœur, il découvre sa mission, au cœur de la communauté, il sera le témoin de sa présence. La joie de Pâques nous attend, là où nous sommes, dans la pesanteur de nos existences, avec les mensonges de notre cœur, avec nos lassitudes et avec la petite flamme de notre espérance. La joie du Ressuscité nous est promise, mais c’est lui qui la donne, c’est Jésus qui nous l’offre, et c’est pourquoi elle peut tout envahir. Le tombeau vide de Jésus est plein à nouveau, il ne désemplira pas. Pierre et l’autre disciple viennent d’accomplir un geste qu’une parole va bientôt accompagner : l’annonce du Christ mort et ressuscité. C’est par la foi que nous allons annoncer le passage de la mort à la vie.


Citation :
Nous demandons la grâce d’être renouvelés au matin de Pâques, pour avancer joyeux vers Jésus ressuscité.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Auteur : José Antonio Pagola. Traducteur : Père Carlos Orduna, csv
Méditation du dimanche 1 avril 2018 - Pâques

MYSTÈRE D’ESPÉRANCE

Croire au Ressuscité c’est refuser d’accepter que notre vie n’est qu’une petite parenthèse entre deux immenses vides. Prenant appui sur Jésus, ressuscité par Dieu, nous avons l’intuition, nous désirons et nous croyons que c’est Dieu qui conduit vers son véritable accomplissement le désir de vie, de justice et de paix caché dans le cœur de l’humanité et de la création tout entière.

Croire au Ressuscité c’est nous opposer de toutes nos forces à ce que cette grande majorité d’hommes, de femmes et d’enfants qui n’ont connu dans leur vie que la misère, l’humiliation et la souffrance, ne restent à jamais oubliés.

Croire au Ressuscité c’est avoir la certitude qu’une vie est possible, où il n’y aura plus de pauvreté et de douleur, où personne ne sera plus triste, ni n’aura plus à pleurer. Nous pourrons voir enfin, ceux qui viennent sur des embarcations de fortune, arriver dans leur véritable patrie.

Croire au Ressuscité c’est se rapprocher avec espérance de tant de personnes qui souffrent: malades chroniques, handicapés physiques ou psychiques, personnes plongées dans la dépression, fatiguées de vivre et de lutter. Elles sauront un jour ce que veut dire vivre dans la paix et en pleine santé. Elles entendront le Père leur dire : « Entre pour toujours dans la joie de ton Seigneur ».

Croire au Ressuscité c’est ne pas se résigner à ce que Dieu reste pour toujours un « Dieu caché », sans qu’il nous soit possible de connaître son regard, sa tendresse et ses étreintes. Nous le trouverons incarné glorieusement pour toujours en Jésus.

Croire au Ressuscité c’est avoir la confiance que nos efforts pour un monde plus humain et plus heureux ne seront pas perdus dans le vide. Il arrivera ce jour heureux où les derniers seront les premiers et où les prostituées nous devanceront dans le royaume.

Croire au Ressuscité c’est savoir que tout ce qui est resté à moitié fait ici-bas, ce qui n’a pas pu se réaliser, ce que nous avons abîmé avec nos maladresses et notre péché, tout cela trouvera en Dieu sa plénitude. Rien de ce que nous aurons vécu avec amour ou rien de ce à quoi nous aurons renoncé avec amour ne sera perdu.

Croire au Ressuscité c’est attendre que les heures joyeuses et les expériences amères, les « traces » que nous avons laissées sur les personnes et sur les choses, ce que nous avons construit ou ce dont nous avons joui généreusement, tout sera transfiguré. On ne connaîtra plus l’amitié qui finit, la fête qui s’achève, ni les adieux qui rendent triste. Dieu sera tout en tous.

Croire au Ressuscité c’est croire qu’un jour nous entendrons ces paroles incroyables que le livre de l’Apocalypse met sur les lèvres de Dieu: « Je suis le commencement et la fin de tout. A celui qui a soif je donnerai gratuitement à boire de la source de l’eau vive (…) De mort, il n’y en aura plus ; de pleurs, de cris et de peines, il n’y en aura plus, car l’ancien monde s’en est allé ».












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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Dim 1 Avr 2018 - 22:55

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Lundi 2 avril 2018 : Le lundi de Pâques


Les saints du jour (Lundi 2 avril)


Saint François de Paule, Ermite et Fondateur de l'Ordre
des Minimes (1416-1507).


Saint Pedro Calungsod, Jeune catéchiste philippin et Martyr à 18 ans (1654-1672).

Saint François Coll, Prêtre et Fondateur de la Congrégation des Sœurs
Dominicaines de l’Annonciation (1812-1875).


Bienheureux Guillaume Apor (ou Vilmos), Évêque et martyr (✝ 1945).

Vénérable Jean-Jacques Olier Fondateur de l'ordre des Sulpiciens (+ 1657)


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Vite, elles quittèrent le tombeau, remplies à la fois de crainte et d’une grande joie, et elles coururent porter la nouvelle à ses disciples."

Et voici que Jésus vint à leur rencontre et leur dit : « Je vous salue. » Elles s’approchèrent, lui saisirent les pieds et se prosternèrent devant lui. Les femmes viennent de recevoir la première annonce de la Résurrection. « Tremblantes et toutes joyeuses », elles courent porter la nouvelle aux disciples, comme l’Ange le leur a ordonné. C’est sur ce chemin de l’humble obéissance et de la foi partagée que Jésus vient à leur rencontre et se fait reconnaître. Jésus confirme les paroles de l’Ange ainsi que leur mission. L’annonce de la Résurrection est un appel à rejoindre Jésus afin de le contempler, là où il se donne à « voir. » Dieu est « avec nous, pour toujours, jusqu’à la fin du monde. » Nous laissons la joie de Pâques nous envahir dans la résurrection de Jésus. Les femmes expriment notre attitude la plus profonde, celle de l’adoration. Avec Marie Madeleine et l’autre Marie nous voulons grandir dans la foi en la Résurrection, nous plaçons notre confiance en la promesse de vie éternelle. Jésus est le même, pour nous commence une nouvelle manière de lui être présents.


Alors Jésus leur dit : « Soyez sans crainte, allez annoncer à mes frères qu’ils doivent se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront. »

La joie de la résurrection fait de Marie Madeleine et de l’autre Marie, de courageuses messagères du Christ. Dans sa Résurrection, Jésus s’uni à chacun de nous, il réveille notre cœur chargé d’annoncer sa Résurrection. Il révèle son grand désir d’être annoncé au monde pour l’attirer à lui et le sauver. Le cœur débordant de reconnaissance, sachons redire notre amour à celui qui veut établir en nous sa demeure. Nous lui offrons les paroles que l’Esprit lui-même met sur nos lèvres. Le désir de l’épouse correspond au désir de l’Epoux, le mystère de l’amour divin pourra se réaliser. Chacun de nous, aujourd’hui encore, annonce la bonne nouvelle de la Résurrection. Le regard de Jésus se porte sur les souffrances de devoir mener une vie si douloureuse dans ce monde. Il apporte la guérison. La Parole vivante et vivifiante de Dieu est à l’œuvre. Nous avons besoin de l’amour de l’Esprit Saint pour entrer dans le mystère de la résurrection de Jésus. Aujourd’hui ce mystère est annoncé par les femmes aux disciples afin qu’ils puissent voir Jésus.


"Tandis qu’elles étaient en chemin, quelques-uns des gardes allèrent en ville annoncer aux grands prêtres tout ce qui s’était passé.”

Ceux-ci, après s’être réunis avec les anciens et avoir tenu conseil, donnèrent aux soldats une forte somme en disant : « Voici ce que vous direz : “Ses disciples sont venus voler le corps, la nuit pendant que nous dormions.” Et si tout cela vient aux oreilles du gouverneur, nous lui expliquerons la chose, et nous vous éviterons tout ennui. » Les soldats prirent l’argent et suivirent les instructions. Et cette explication s’est propagée chez les Juifs jusqu’à aujourd’hui. Tandis que les femmes se mettent en chemin, un cortège d’hommes portent l’information qui pour eux n’est pas bonne. Les femmes quittent la ville, symbole d’un monde ancien désormais dépassé. Ces hommes retournent dans la cité dans la fébrilité et le trouble de ceux qui ont condamné à mort le Vivant. Pour sauver la face, ils vont s’enfoncer dans le mensonge en soudoyant des faux témoins. Ces hommes s’enfoncent dans les ténèbres du mensonge. Dans la trahison de Judas, l’argent et le mensonge étaient à l’œuvre pour la condamnation de Jésus. C’est encore avec de l’argent que le menteur fait œuvre de mensonge pour masquer la Résurrection de Jésus. Les gardes ont obéi aux chefs des prêtres en échange d’une somme d’argent. Sachons rendre grâce à Jésus de nous avoir jugés dignes de croire en lui et de nous envoyer témoigner de sa Résurrection malgré notre tiédeur et notre médiocrité. Comment ne pas nous émerveiller d’entendre Jésus nous appeler « ses frères, » alors que nous avons, chacun pour notre part, contribué aux souffrances de sa Passion par nos si nombreuses trahisons ?


Citation :
Nous demandons à Dieu la grâce de travailler à l’annonce de la Bonne Nouvelle.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Syméon le Nouveau Théologien (v. 949-1022), moine grec
Catéchèse 13 (trad. cf SC 104, p. 199)

« Voici que Jésus vint à leur rencontre »

Beaucoup de gens croient en la résurrection du Christ, mais peu en ont la claire vision. Et comment ceux qui ne l'ont pas vue peuvent-ils adorer le Christ Jésus comme Saint et comme Seigneur ? En effet, il est écrit : « Personne ne peut dire 'Jésus est le Seigneur' sinon dans l'Esprit Saint » (1Co 12,3), et aussi : « Dieu est Esprit, et ceux qui l'adorent doivent l'adorer en esprit et en vérité » (Jn 4,24)... Comment donc l'Esprit Saint nous pousse-t-il à dire aujourd'hui [à la liturgie] : « Nous avons vu la résurrection du Christ. Adorons le Saint, le Seigneur Jésus, le seul sans péché ». Comment nous invite-t-il à l'affirmer comme si nous l'avions vu ? Le Christ est ressuscité une seule fois, il y a mille ans, et même alors personne ne l'a vu ressusciter. Est-ce que la divine Écriture veut nous faire mentir ?

     Jamais de la vie ! Au contraire, elle nous exhorte à attester la vérité, cette vérité qu'en chacun de nous, ses fidèles, se reproduit la résurrection du Christ, et cela non pas une fois mais quand, à chaque heure pour ainsi dire, le Maître en personne, le Christ, ressuscite en nous, tout vêtu de blanc et fulgurant des éclairs de l'incorruptibilité et de la divinité. Car le lumineux avènement de l'Esprit nous fait entrevoir, comme en son matin, la résurrection du Maître, ou plutôt nous fait la faveur de le voir lui-même, lui le ressuscité. C'est pourquoi nous chantons : « Le Seigneur est Dieu, et il nous est apparu » (Ps 117,27), et par allusion à son second avènement, nous ajoutons : « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur » (v. 26) ... C'est bien spirituellement, pour leur regard spirituel, qu'il se montre et se fait voir. Et lorsque cela se produit en nous par l'Esprit Saint, il nous ressuscite des morts, il nous vivifie et il se donne à voir lui-même, tout entier, vivant en nous, lui l'immortel et l'impérissable. Il nous fait la grâce de le connaître clairement, lui qui nous ressuscite avec lui et nous fait entrer avec lui dans sa gloire.














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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Lun 2 Avr 2018 - 20:30

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Mardi 3 avril 2018 : Le mardi de Pâques


Les saints du jour (Mardi 3 avril)


Saint Sixte Ier Pape (7 ème) de 115 à 125 (+ 125)

Saint Richard de Chichester, Chancelier de l'université d'Oxford,
Évêque de Chichester (1197-1253).


Saint Louis Scrosoppi, Prêtre italien, Fondateur des Sœurs
de la Divine Providence (1804-1884).


Bienheureuse Teresa Casini Religieuse, fondatrice des “Sœurs
Oblates du Sacré-Cœur de Jésus” (✝ 1945).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Marie Madeleine se tenait près du tombeau, au-dehors, tout en pleurs. Et en pleurant, elle se pencha vers le tombeau.

Elle aperçoit deux anges vêtus de blanc, assis l’un à la tête et l’autre aux pieds, à l’endroit où avait reposé le corps de Jésus. Ils lui demandent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? » Elle leur répond : « On a enlevé mon Seigneur, et je ne sais pas où on l’a déposé. » Le premier jour de la semaine, alors qu’il fait encore sombre, Marie de Magdala va seule au tombeau. Elle voit que la pierre a été enlevée, le soleil ne s’est pas encore levé, le passage de la nuit à la lumière ne s’est pas effectué. Marie n’entre pas dans le tombeau, le corps de celui qu’elle aime a été enlevé. Elle finit quand même par se pencher et elle entend des anges qui lui parlent, mais ils ne l’aident pas dans sa recherche. Marie est toute douleur, seule dans la recherche de celui qu’elle aime. Avec des yeux myopes, elle répond aux deux anges vêtus de blanc comme à ceux qui ne s’intéressent pas à son désarroi. Le temps est nécessaire pour entrer dans le mystère de l’humanité ressuscitée de Jésus. Le nouvel amour apporté par Jésus fait son chemin, et il va s’étayer solidement en elle. Dieu veut sauver ses enfants avec leur aide et par leur amour les uns envers les autres. C’est en nous aimant et en nous entraidant que nous sommes délivrés du mal, que nous sommes protégés de la souffrance. Nous voulons que la volonté de Dieu soit faite dans ce nouvel amour qui se réalise en nous.


"…Ayant dit cela, elle se retourna ; elle aperçoit Jésus qui se tenait là, mais elle ne savait pas que c’était Jésus.

Jésus lui dit : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Le prenant pour le jardinier, elle lui répond : « Si c’est toi qui l’as emporté, dis-moi où tu l’as déposé, et moi, j’irai le prendre. » Jésus lui dit alors : « Marie ! » S’étant retournée, elle lui dit en hébreu : « Rabbouni ! », c’est-à-dire : Maître. Personne ne peut reconnaître Jésus ressuscité s’il n’est d’abord reconnu et appelé par lui. Chacun a un nom nouveau aux yeux de Dieu : « Marie. » « Je connais mes brebis et mes brebis me connaissent » dit-il. C’est Jésus ressuscité, qui, au matin de Pâques, s’adresse à Marie Madeleine et entre en relation avec elle. Il est là aussi pour nous et il nous appelle par notre nom. La bonne nouvelle de Jésus transporte « Marie » dans le domaine de la foi dans le Ressuscité. Ayant retrouvé son Maître, elle est invitée par lui à l’accueillir, dans la nuit de la foi ! Marie-Madeleine s’est attachée à lui, qui est crucifié par amour pour nous. Elle le recherche au-delà de la mort, enseveli et disparu. La bonne nouvelle de la Résurrection dépasse tout, infiniment. Jésus, dans son mystère de Résurrection, nous transporte dans le domaine de la foi. Le Ressuscité, est le Vivant pour toujours. Marie Madeleine est frappée au point d’entrer dans la résurrection et la vie, en Jésus Lui-même, le Ressuscité, le Vivant pour toujours.


…Jésus reprend : « Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père. Va trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. »

Marie Madeleine s’en va donc annoncer aux disciples : « J’ai vu le Seigneur ! », et elle raconta ce qu’il lui avait dit. Madeleine, croyante et apôtre, « s’en va annoncer aux disciples : ’J’ai vu le Seigneur, et voilà ce qu’il m’a dit’. » C’est dans le grand désir de son cœur et de sa prière fervente que lui est adressé ce cri d’amour : « Marie ! » Elle est appelée par son nom, elle est reconnue. Jésus remet Marie-Madeleine debout à jamais. La Résurrection de Jésus lui fait vivre le mystère de sa propre résurrection. Elle ressuscite avec lui, à la fois c’est fait, et pourtant, c’est encore à venir. A la suite de Marie-Madeleine, nous accueillons la Résurrection de Jésus à travers la Parole de Dieu. Nous entrons alors dans une tension vivante et vivifiante dans l’expérience des mystères du Christ qui donnent la vie. Comme l’amante du Cantique des Cantiques elle a fini par retrouver son amour dans le jardin. Ce maître n’est la propriété de personne, on ne peut pas mettre la main sur lui. Marie-Madeleine devient le premier apôtre auprès de ses frères, elle est chargée d’évangéliser Simon Pierre et les autres apôtres. Elle nous rappelle que l’Église est bâtie sur ceux que le Seigneur Jésus ressuscité appelle par leur nom et envoie proclamer la Bonne Nouvelle. Dieu veut sauver ses enfants avec leur aide, et par leur amour nous sauver les uns les autres.


Citation :
Nous demandons à Jésus la grâce d’être vraiment ressuscités, d’être transformés en Pierre vivante au milieu des hommes.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Grégoire le Grand (v. 540-604), pape et docteur de l'Église
Homélie 25 sur l'Evangile ; PL 76, 1188 (trad. Quéré,
coll. Icthus, vol. 10, p. 292)


« Pourquoi pleures-tu ? »

Marie, en pleurs, se penche et regarde dans le tombeau. Elle avait pourtant déjà vu qu'il était vide, et elle avait annoncé la disparition du Seigneur. Pourquoi se penche-t-elle encore ; pourquoi désire-t-elle encore voir ? Parce que l'amour ne se contente pas d'un seul regard ; l'amour est une quête toujours plus ardente. Elle l'a déjà cherché, mais en vain ; elle s'obstine et finit par le découvrir... Dans le Cantique des cantiques, l'Église disait du même Époux : « Sur ma couche, la nuit, j'ai cherché celui que mon cœur aime. Je l'ai cherché mais ne l'ai pas trouvé. Je me lèverai et parcourrai la ville ; dans les rues et sur les places, avez-vous vu celui que mon cœur aime ? » (Ct 3,1-2) Deux fois, elle exprime sa déception : « Je l'ai cherché mais ne l'ai pas trouvé ! » Mais le succès vient enfin couronner l'effort : « Les gardes m'ont rencontrée, ceux qui font la ronde dans la ville. Avez-vous vu celui que mon cœur aime ? À peine les avais-je dépassés, j'ai trouvé celui que mon cœur aime. » (Ct 3,3-4)

     Et nous, quand est-ce que, sur nos couches, nous cherchons l'Aimé ? Pendant les brefs repos de cette vie, lorsque nous soupirons en l'absence de notre Rédempteur. Nous le cherchons la nuit, car même si notre esprit veille déjà sur lui, nos yeux ne voient encore que son ombre. Mais puisque nous n'y trouvons pas l’Aimé, levons-nous ; parcourons la ville, c'est-à-dire la sainte assemblée des élus. Cherchons-le de tout notre cœur ; regardons dans les rues et sur les places, c'est-à-dire dans les passages escarpés de la vie ou dans ses voies spacieuses ; ouvrons l'œil, cherchons-y les pas de notre Bien-aimé... Ce désir faisait dire à David : « Mon âme a soif du Dieu de vie. Quand irai-je voir la face de Dieu ? Sans relâche, poursuivez sa face. » (Ps 42,3)














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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Mar 3 Avr 2018 - 20:14

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Mercredi 4 avril 2018 : Le mercredi de Pâques


Les saints du jour (Mercredi 4 avril)


Saint Ambroise évêque de Milan et docteur de l'Eglise (+ 397)
Pour approfondir : Saint Ambroise de Milan

Saint Georges de Maleon Confesseur (6ème s.)

Saint Isidore de Séville, Docteur de l'Église, Évêque et Confesseur (✝ 636).

Saint Benoît l'Africain, Frère Lai Franciscain (✝ 1589).

Saint François Marto, un des enfants auxquels la Sainte Vierge
apparut à Fatima (1908-1919).


Saint Gaétan Catanoso, Prêtre et Fondateur de la Congrégation des :
« Sœurs Véroniques de la Sainte Face » (1879-1963).


Bienheureuse Alèthe de Montbard, Mère de Saint Bernard (✝ 1105).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Le même jour, deux disciples faisaient route vers un village appelé Emmaüs, à deux heures de marche de Jérusalem, et ils parlaient entre eux de tout ce qui s’était passé.

Or, tandis qu’ils s’entretenaient et s’interrogeaient, Jésus lui-même s’approcha, et il marchait avec eux. Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître. Ces deux hommes nous ressemblent, ils sont déçus, et comme nous, ils ont des raisons de l’être. En effet, les disciples d’Emmaüs avaient mis en Jésus une grande espérance. Ils avaient été séduits en le voyant accomplir de si grandes et belles choses ! Mais le mystère de la souffrance et de la mort atroce de Jésus les a fixés dans la nuit. Ils ont pris de la distance, leur vie leur échappe, ils sont dans la détresse. A l’inverse, Marie, la mère de Jésus, dans sa souffrance, ne s’est pas éloignée de Jésus son amour. Elle n’a pas douter de Lui, elle l’a suivi partout, jusqu’à la Croix ! Elle n’a pas le cœur empêché de communier avec lui, elle demeure dans l’Amour malgré la souffrance. Quand Jésus est ressuscité, elle qui est restée proche de lui, elle ressuscite avec lui, et le reçoit dans son cœur. Quand notre espérance est à rude épreuve, il faut une initiative de Jésus pour retrouver la Paix ! Notre lecture des évènements doit se faire avec le discernement de Jésus. C’est de lui dont il s’agit, quand nous aussi, nous sommes dans l’épreuve.


"Jésus leur dit alors : « Esprits sans intelligence ! Comme votre cœur est lent à croire tout ce que les prophètes ont dit ! Ne fallait-il pas que le Christ souffrît cela pour entrer dans sa gloire ? »

Et, partant de Moïse et de tous les Prophètes, il leur interpréta, dans toute l’Écriture, ce qui le concernait. L’inconnu qui les a rejoint ne les aveugle pas de sa gloire. Il ne leur montre pas ses mains et ses pieds, mais il les invite à écouter la Parole de Dieu. Elle commente divinement l’histoire de Jésus le Nazaréen, et elle révèle le sens de ce qui s’est passé à Jérusalem ; Il a plu à Dieu de sauver le monde par la folie de la Croix, en réservant à Jésus le destin mystérieux du Serviteur souffrant. La folie de Dieu est sagesse suprême pour le salut des hommes. Désormais la souffrance humaine, au lieu d’être source de révolte, peut devenir chemin de rédemption. Cette initiative d’amour prise par Jésus rend possible la reconnaissance progressive du vécu de ces deux hommes. Cette compréhension confirme l’appel à se mettre en route. Le chemin d’Emmaüs s’offre à chacun de nous, pour recevoir dans la vie et dans la Passion de Jésus un nouveau sens à nos propres expériences. Les disciples sont avec Jésus, déjà ils amorcent le chemin du retour car Jésus ouvre leur cœur à la Parole de Dieu.


"…Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient, Jésus fit semblant d’aller plus loin. Mais ils s’efforcèrent de le retenir : « Reste avec nous, car le soir approche et déjà le jour baisse. » Il entra donc pour rester avec eux.

Quand il fut à table avec eux, ayant pris le pain, il prononça la bénédiction et, l’ayant rompu, il le leur donna. Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut à leurs regards. La catéchèse de Jésus a transformé le regard de ces deux disciples. Ils se rendent compte maintenant de la « brûlure de leur cœur. » Ils ont suffisamment soif de la lumière pour retenir celui qui l’apporte. Ils le reconnaisse au moment de la fraction du pain. Ce moment de Présence est aussi celui de la séparation. Ils étaient partis, tournant le dos à la ville de l’échec, abandonnant les frères à leur solitude. Ayant rencontré Jésus dans la fraction du pain, ils reviennent à la communauté. Ils avaient fuis, désemparés, fixés sur le souvenir d’un mort. Mais maintenant qu’ils ont rencontré le Vivant, ils se veulent à jamais solidaires de ceux qui croient en lui. « Se levant, à cette heure même ils revinrent à Jérusalem, et ils trouvèrent réunis les Onze et ceux qui étaient avec eux. » Jésus réchauffe le cœur de ses disciples qui ne le reconnaissent pas ! C’est ainsi pour nous, il ne nous faut pas seulement la Parole, mais encore le geste d’amour de Jésus joint à la parole. Les sacrements sont la réalisation du geste qui se joint à la parole !


Citation :
Nous demandons la grâce de lire la Parole de Dieu et de recevoir le Pain rompu pour inviter Jésus dans notre vie.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Léon le Grand (?-v. 461), pape et docteur de l'Église
1er sermon pour l'Ascension ; SC 74 bis (trad. cf SC p. 271)

« Alors leurs yeux s'ouvrirent »

Les jours qui se sont écoulés entre la résurrection du Seigneur et son ascension n'ont pas été dépourvus d'événements : de grands mystères y ont reçu leur confirmation, de grandes vérités y ont été révélées. C'est alors que la crainte d'une mort amère est abolie et que l'immortalité, non seulement de l'âme mais aussi de la chair, est manifestée...

     En ces jours-là, le Seigneur se joint à deux disciples et les accompagne en chemin ; et, afin de dissiper en nous toutes les ténèbres du doute, il reproche à ces hommes apeurés leur lenteur à comprendre. Les cœurs qu'il éclaire voient s'allumer en eux la flamme de la foi ; ils étaient tièdes, et ils deviennent brûlants lorsque le Seigneur leur fait comprendre les Écritures. À la fraction du pain s'ouvrent les yeux de ceux qui sont à table avec lui : ils voient la glorification de leur nature humaine et ils ont un bonheur bien plus grand que nos premiers parents dont les yeux se sont ouverts sur la honte de leur désobéissance (Gn 3,7).

     Parmi ces merveilles et d'autres encore, comme les disciples demeuraient dans l'inquiétude, le Seigneur est apparu au milieu d'eux et leur a dit : « La paix soit avec vous » (Lc 24,36; Jn 20,26). Pour qu'ils ne restent pas dans ces pensées qui les troublaient... il a dévoilé à leurs yeux hésitants les traces de la croix sur ses mains et ses pieds... Ainsi ce ne serait pas d'une foi hésitante, mais d'une conviction certaine qu'ils maintiendraient que le corps qui allait siéger sur le trône de Dieu le Père était bien celui qui avait reposé dans le tombeau. Voilà ce que la bonté de Dieu a enseigné avec tant de soin pendant tout ce temps entre la résurrection et l'ascension, voilà ce qu'elle a montré aux yeux et au cœur de ses amis : le Seigneur Jésus Christ, qui était vraiment né, avait vraiment souffert et est vraiment mort, est vraiment ressuscité.














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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Mer 4 Avr 2018 - 21:17

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Jeudi 5 avril 2018 : Le jeudi de Pâques


Les saints du jour (Jeudi 5 avril)


Sainte Julienne de Cornillon, Religieuse Augustine, Prieure du Monastère
du Mont-Cornillon (1192-1258).


Saint Vincent Ferrier, Frère Dominicain, Missionnaire (1350-1419).

Sainte Marie-Crescence Tertiaire de Saint-François (+ 1744)

Bienheureuse Catherine Thomas (+ 1574)

Vénérable Rosalie Cadron-Jetté, Fondatrice des Sœurs
de la Miséricorde (✝ 1864).


Vénérable Jesús María Echevarría y Aguirre, Évêque mexicain (✝ 1954).


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"À leur tour, ils racontaient ce qui s’était passé sur la route, et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain.

Comme ils en parlaient encore, lui-même fut présent au milieu d’eux, et leur dit : « La paix soit avec vous ! » Jésus ressuscité apparaît à ses amis, mais ils ont bien du mal à le reconnaître. Il faut que les apôtres osent croire en la résurrection de Jésus pour sortir de leurs peurs, de leur repliement. C’est difficile pour eux de croire, et Jésus doit appeler sur eux la Paix pour tenter de les convaincre, et leur faire dépasser leurs peurs. Ce n’est pas facile de croire à la victoire de l’amour après avoir constaté son échec apparent sur la croix. Notre foi s’appuie sur la foi de ceux qui ont vu Jésus, « comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain ! » Jésus ne demande pas d’abord de comprendre la Résurrection, mais de la constater et de se laisser interpeller par elle. La rencontre de Jésus vivant est la manifestation de sa présence. C’est lui qui a l’initiative et qui se manifeste vivant, au milieu de nous. Nous constatons combien cette foi est difficile à être intégrée dans notre vie, Jésus doit encore revenir. La fraction du pain n’abolit pas l’impression d’absence, car entre le sacrement visible et la réalité invisible, un espace reste ouvert, qui est celui de la foi.


"Saisis de frayeur et de crainte, ils croyaient voir un esprit. Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous bouleversés ? Et pourquoi ces pensées qui surgissent dans votre cœur ? Voyez mes mains et mes pieds : c’est bien moi ! Touchez-moi, regardez : un esprit n’a pas de chair ni d’os comme vous constatez que j’en ai. »

Après cette parole, il leur montra ses mains et ses pieds. Jésus nous aide à le reconnaître, il leur montra ses mains et ses pieds. Il est vraiment vivant, tout ce qu’il a dit s’est réalisé, il est un chemin d’amour. La Parole insiste sur le fait que Jésus ressuscité a un corps de chair. Pour effectuer le retournement de la peur à la foi, les apôtres constatent la réalité corporelle de la résurrection de Jésus. C’est bien Jésus qu’ils ont rencontré hier, qui était mort, et qui aujourd’hui est vivant. Cela n’a pas été facile pour les disciples de croire que c’était bien le même qui était mort puis qui est ressuscité. Jésus ressuscité donne des signes et nous sommes bouleversés par son amour empreint de tendresse. Il leur a fallu constater en touchant ce corps, en entendant sa voix, que c’était bien lui.


"Dans leur joie, ils n’osaient pas encore y croire, et restaient saisis d’étonnement. Jésus leur dit : « Avez-vous ici quelque chose à manger ? » Ils lui présentèrent une part de poisson grillé qu’il prit et mangea devant eux.

Puis il leur déclara : « Voici les paroles que je vous ai dites quand j’étais encore avec vous : Il faut que s’accomplisse tout ce qui a été écrit à mon sujet dans la loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes. » Alors il ouvrit leur intelligence à la compréhension des Écritures. Il leur dit : « Ainsi est-il écrit que le Christ souffrirait, qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour, et que la conversion serait proclamée en son nom, pour le pardon des péchés, à toutes les nations, en commençant par Jérusalem. À vous d’en être les témoins. Jésus qui a traversé la mort est resté le même. Il souligne le lien qui existe entre sa vie passée toute d’humilité et de souffrance, et la Résurrection que nous célébrons dans le mystère pascal. La reconnaissance de Jésus ressuscité nous permet, à sa suite, la reconnaissance de nous-mêmes comme des serviteurs souffrants promis à la résurrection. Le mystère de la résurrection est un mystère de l’espérance. Il faut que l’Esprit Saint nous soit donné pour que nous entrions dans ce mystère, tout ce que Jésus a fait, nous essayons de le refaire. C’est une communion de vie, une présence à son mystère et une intégration de notre être à son Mystère. En grandissant dans la foi, nous devenons des témoins d’espérance. Jésus prend « corps » en nous et nous sommes ses témoins.


Citation :
Nous demandons la grâce de croire vraiment en la Résurrection de Jésus pour que nous nous recevions de Lui et que nous vivions par Lui.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :




Père Jean-Marie Fornerod, LC
Méditations: Regnum Christi

Reconnaître Jésus ressuscité

Jésus est ressuscité.
Il l’avait annoncé aux apôtres, avant. Mais ils ne l’avaient pas cru, ou alors ils ne l’avaient pas vraiment pris au sérieux. Et même après, alors que certains l’ont vu, ils n’y croient pas encore. Les disciples d’Emmaüs ont beau expliquer qu’il était là avec eux sur la route et dans l’auberge, quand Jésus vient dans la maison où ils se trouvent, ils croient voir un esprit. Jésus doit insister : « Voyez (…) Touchez (…) regardez (…) ».

La difficulté qu’ont eu les apôtres à croire que Jésus était ressuscité, qu’il était bien vivant, présent avec eux, est compréhensible. Jésus avait bien fait revivre des morts, Lazare par exemple. Mais là, c’est lui qui était mort, qui pouvait le faire revivre ? Pourtant Jésus est là, avec son corps, même s’il est différent d’avant : parfois on le reconnaît, parfois non. Or cette difficulté à croire nous la vivons nous aussi. Peut-être pas tellement sur le fait de la Résurrection en lui-même, mais sur la présence de Jésus au milieu de nous. Ce qui, au fond, se rejoint.

Car même si Jésus ne nous apparaît pas de la même manière qu’il le faisait avec ses apôtres, il continue à être présent avec nous. Après sa Résurrection, il n’a pas disparu, mais il se manifeste de manière différente. Dans l’Eucharistie Jésus est là, si nous avons la foi pour reconnaître sa présence. Jésus est présent dans ses prêtres, qui, malgré tous leurs défauts, sont bien un signe visible de la présence du Christ, surtout quand ils célèbrent les sacrements. Et Jésus est là dans mes frères et sœurs qui ont reçu le baptême, qui ont communié au corps du Christ, leur présence devient aussi une présence du Christ. Il est enfin présent chez tous ces petits, ceux dont Jésus disait : « Et le Roi leur répondra : “Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait.” » (Mt 25, 40) Ne soyons donc pas si faciles à rire doucement des apôtres qui ne savaient pas reconnaître Jésus ressuscité. Ne nous arrive-t-il pas bien souvent de ne pas savoir le faire non plus ?


Seigneur, ouvre mon cœur à ta présence. Tu es souvent près de moi, et je ne sais pas te reconnaître. Ouvre les yeux de mon âme, donne-moi le regard de la foi, pour que je puisse te voir. Merci, Jésus, d’être resté avec nous.











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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Jeu 5 Avr 2018 - 23:29

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Vendredi 6 avril 2018 : Le vendredi de Pâques


Les saints du jour (Vendredi 6 avril)


Saint Célestin Ier Pape (43 ème) de 422 à 432 (+ 432)

Saint Eutyches, Patriarche de Constantinople (+ 565).

Saint Notker le Bègue Ecolâtre de Saint-Gall (+ 912)

Saint Guillaume Eskill Abbé à Eskill, au Danemark (+ 1202)

Saint Pierre de Vérone, Prêtre Dominicain martyr (✝ 1252).

Bienheureux Zéphyrin Agostini, Prêtre Fondateur des Ursulines
Filles de Marie Immaculée (1813-1896).


Bienheureux Michel Rua, 1er successeur de Don Bosco (1837-1910).

Bienheureuse Pierina Morosini, Vierge laïque, Martyre 1931-1957


Prière avant la lecture

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LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Après cela, Jésus se manifesta encore aux disciples sur le bord de la mer de Tibériade, et voici comment.

ensemble, Simon-Pierre, avec Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), Nathanaël, de Cana de Galilée, les fils de Zébédée, et deux autres de ses disciples. Simon-Pierre leur dit : « Je m’en vais à la pêche. » Ils lui répondent : « Nous aussi, nous allons avec toi. » Ils partirent et montèrent dans la barque ; or, cette nuit-là, ils ne prirent rien. Pierre et les disciples sont encore sous le choc de la Passion de Jésus et leur foi dans le Ressuscité demeure encore bien timide. Pierre annonce qu’il va à la pêche. C’est là que Jésus les rejoint, au moment ou leur effort est infructueux. Jésus Ressuscité qui prend l’initiative d’une rencontre avec ses apôtres. C’est sur la grève du lac de Galilée. Cet endroit leur est familier, c’est leur lieu de travail. Les apôtres ne sont pas familiers avec la personne de Jésus Ressuscité. Jésus, dans une humilité très étonnante et dans sa nouvelle condition d’existence va les rencontrer. Ils ont de la peine à le reconnaître dans sa simplicité. Jésus a préparé le petit déjeuner pour ces hommes qui ont peiné toute la nuit sans rien prendre. Progressivement les flots de l’Amour infini de Dieu recouvrent l’incrédulité qui s’oppose à la foi. L’amour infini de Dieu va se révéler encore.


"Au lever du jour, Jésus se tenait sur le rivage, mais les disciples ne savaient pas que c’était lui.

Jésus leur dit : « Les enfants, auriez-vous quelque chose à manger ? » Ils lui répondirent : « Non. » Il leur dit : « Jetez le filet à droite de la barque, et vous trouverez. » Ils jetèrent donc le filet, et cette fois ils n’arrivaient pas à le tirer, tellement il y avait de poissons. Alors, le disciple que Jésus aimait dit à Pierre : « C’est le Seigneur ! » Tous voient le fruit de la pêche, et Jean s’écrie : « C’est le Seigneur ! » Le disciple que Jésus aimait a été le premier à « voir » Jésus ressuscité et à le dire ; Pierre se jette à l’eau, comme pour y laver ses reniements avant de rencontrer le regard de Jésus ressuscité. Pierre se découvre pardonné, transfiguré, recréé par un amour plus puissant que toutes les morts spirituelles. C’est ainsi que Jésus emmène son peuple sur le rivage de la résurrection ! C’est pour nous aussi, qui avons une vie remplie d’activités et d’occupations de toutes sortes. Souvent, nous avons l’impression de revenir les mains vides, dans notre vie à la recherche de celui qui peut nous rendre heureux. Avec Jésus, c’est la victoire de l’Amour qui prend corps en chacun de nous, Victoire sur la mort, sur la haine, sur tout ce qui s’oppose à l’amour. Jésus, invisiblement, passe devant nos difficultés et son œuvre de Résurrection s’accomplit. Il conduit l’Église de Dieu menée par l’Esprit Saint. C’est lui, dans son Église, qui va continuer son œuvre de grâce dans l’humanité.


" Quand Simon-Pierre entendit que c’était le Seigneur, il passa un vêtement, car il n’avait rien sur lui, et il se jeta à l’eau.

Les autres disciples arrivèrent en barque, traînant le filet plein de poissons ; la terre n’était qu’à une centaine de mètres. Une fois descendus à terre, ils aperçoivent, disposé là, un feu de braise avec du poisson posé dessus, et du pain. Jésus leur dit : « Apportez donc de ces poissons que vous venez de prendre. » Simon-Pierre remonta et tira jusqu’à terre le filet plein de gros poissons : il y en avait cent cinquante-trois. Et, malgré cette quantité, le filet ne s’était pas déchiré. Jésus leur dit alors : « Venez manger. » Aucun des disciples n’osait lui demander : « Qui es-tu ? » Ils savaient que c’était le Seigneur. Jésus s’approche ; il prend le pain et le leur donne ; et de même pour le poisson. C’était la troisième fois que Jésus ressuscité d’entre les morts se manifestait à ses disciples. La résurrection de Jésus fait son « travail » de sanctification dans l’humanité. Jésus ressuscité a demandé aux apôtres de repartir pêcher, avec l’ordre de jeter le filet à droite de la barque. C’est là qu’ils ont trouvé une grande quantité de poissons. Lorsque la vie nous paraît terne, décevante, insatisfaisante, Jésus nous demande de revisiter ces situations, de jeter un nouveau regard sur notre quotidien, le regard de la foi. C’est à l’aide de ce regard que nous pouvons reconnaître les signes de la présence active de Jésus ressuscité, dans le déroulement de nos journées. Pierre, avec les apôtres, est décontenancé devant la Présence de Jésus. Il recevra l’Esprit Saint de Pentecôte, et Jésus l’enverra sur les rivages du monde pour proclamer les merveilles de Dieu. Nous sommes appelés à vivre l’aventure de la foi, c’est une expérience partagée avec d’autres. La résurrection de Jésus se révèle maintenant dans la résurrection des Apôtres.


Citation :
Nous demandons la grâce de comprendre le message de Jésus ressuscité, que le feu de son Amour brûle en nous.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Bienheureux John Henry Newman (1801-1890), cardinal, théologien, fondateur de l'Oratoire en Angleterre
PPS vol. 8, n°2 (trad. Saleilles, 1906, p. 97-98 rev)

« C'est le Seigneur ! »

Nous sommes lents à nous rendre compte de cette grande et sublime vérité que le Christ marche encore, en quelque sorte, au milieu de nous, et de sa main, de son regard ou de sa voix, nous fait signe de le suivre. Nous ne comprenons pas que cet appel du Christ est une chose qui se réalise tous les jours, aujourd'hui comme autrefois. Nous en sommes à croire que c'était bon au temps des apôtres, mais aujourd'hui nous n'y croyons plus à notre égard, nous ne sommes pas attentifs à le rechercher à notre sujet. Nous n'avons plus des yeux pour voir le Maître — bien différents en cela de l'apôtre bien-aimé qui a reconnu le Christ, même quand tous les autres disciples ne le reconnaissaient pas. Il était là, cependant, debout sur le rivage ; c'était après sa résurrection, quand il ordonnait de jeter le filet dans la mer ; c'est alors que le disciple que Jésus aimait dit à Pierre : « C'est le Seigneur ! »

     Ce que je veux dire, c'est que les hommes qui mènent une vie de croyant aperçoivent de temps en temps des vérités qu'ils n'avaient pas encore vues, ou sur lesquelles leur attention n'avait jamais été appelée. Et tout d'un coup, elles se dressent devant eux comme un appel irrésistible. Or, il s'agit de vérités qui engagent notre devoir, qui prennent la valeur de préceptes, et qui demandent l'obéissance. C'est de cette façon, ou par d'autres encore, que le Christ nous appelle maintenant. Il n'y a rien de miraculeux ou d'extraordinaire dans cette façon de faire. Il agit par l'intermédiaire de nos facultés naturelles et au moyen des circonstances mêmes de la vie.















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Ven 6 Avr 2018 - 20:43

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Samedi 7 avril 2018 : Le samedi de Pâques


Les saints du jour (Samedi 7 avril)


Saint Calliope Martyr à Pompeiopolis (Cilicie) (4ème s.)

Saint Henri Walpole prêtre et martyr (+ 1595) et le bienheureux Alexandre Rawlings.

Saint Hermann-Joseph, Prêtre Prémontré (✝ 1241).

Saint Jean-Baptiste de La Salle, Fondateur des Frères
des Écoles Chrétiennes (1651-1719).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 





Homélie :

"Ressuscité le matin, le premier jour de la semaine, Jésus apparut d’abord à Marie Madeleine, de laquelle il avait expulsé sept démons.

Celle-ci partit annoncer la nouvelle à ceux qui, ayant vécu avec lui, s’affligeaient et pleuraient. Jésus ressuscité fait le choix délibéré de se montrer à Marie de Magdala. Elle le reconnaît et elle croit en lui. Depuis longtemps, elle l’a suivi sur les routes, elle a écouté sa prédication, elle sait les merveilles qu’il a accomplies en elle. Elle a eu confiance en lui, vivant sur notre terre, elle aura maintenant confiance en lui ressuscité. Elle part annoncer la merveilleuse nouvelle de la résurrection aux disciples de Jésus, ses plus proches amis. Elle voudrait les réjouir par cette bonne nouvelle, mais ils ne la croient pas. Pour entrer dans cet Évangile nous pourrions prendre l’image d’un fer « trempé, » pour entrer dans le cheminement difficile des apôtres. Le fer « trempé, » n’est pas seulement rougi au feu du scandale, il est blanchi par l’épreuve impossible à surmonter. Il lui faudra être plongé dans l’eau glacée pour qu’il devienne incassable. Après cette « trempe, » le fer ne faiblira plus ! L’image est limitée, c’est la chaleur de la Résurrection qui va nous transformer de cette façon ! Les disciples de Jésus étaient, dans un premier temps, tout ouvert à Jésus, mais il y eu la trahison de Judas, le reniement de Pierre, le délaissement des neuf, l’abandon ! Après ces épreuves, les disciples seront plongés dans le feu de l’amour infini de Jésus ressuscité, ce feu d’amour fera d’eux des disciples ressuscités.


"Quand ils entendirent que Jésus était vivant et qu’elle l’avait vu, ils refusèrent de croire.

Après cela, il se manifesta sous un autre aspect à deux d’entre eux qui étaient en chemin pour aller à la campagne. Ceux-ci revinrent l’annoncer aux autres, qui ne les crurent pas non plus. Jésus poursuit son action d’Amour dans le cœur de ses disciples. Il se montre « sous un aspect inhabituel » aux disciples d’Emmaüs, mais leurs yeux sont aveugles, leurs esprits refusent de croire à la résurrection, ils ne le reconnaîtront qu’au signe de la fraction du pain. La conduite des disciples peut nous étonner, ils ont connu personnellement Jésus, ils ont apprécié ses dons, son cœur, les qualités incomparables de sa prédication. Mais, alors que Jésus est déjà ressuscité, et que l’une des femmes du groupe leur annonce la Nouvelle, que les disciples d’Emmaüs font leur témoignage, ils choisissent de ne pas la croire. Marie, la mère de Jésus, est devenue Mère de notre Foi. Elle a reçu son Amour d’une manière de plus en plus forte ; Dés que le Christ est ressuscité, progressivement, elle est remise debout, elle est réchauffée de l’intérieur. Marie est entrée dans le Mystère de Jésus ressuscité, la foi de l’annonciation est passée au feu de la Passion et de la Résurrection comme une Pâque, un passage tout intérieur.


"Enfin, il se manifesta aux Onze eux-mêmes pendant qu’ils étaient à table : il leur reprocha leur manque de foi et la dureté de leurs cœurs parce qu’ils n’avaient pas cru ceux qui l’avaient contemplé ressuscité.

Puis il leur dit : « Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile à toute la création. De nos jours, rien n’a vraiment changé, la foi en la Résurrection a été commentée, attestée par les fidèles, arrosée du sang des martyrs. Les successeurs des disciples de Jésus aiment à s’identifier à eux. Mais nous sommes dans la situation des disciples de Jésus qui sont face au refus de croire. Il nous faut nous jeter aux pieds de Jésus, car l’humanité, immergée dans l’ignorance et dans le manque de vie spirituelle, peut encore être plongée dans le feu de l’Amour infini de Dieu. Jésus nous a fait sortir du doute pour mettre en nos cœurs une foi inflexible dont nous ne sortiront plus. Nous contemplons la transformation opérée dans les « onze ! » Pierre et Jean, ces hommes sans instruction répliquent au grand prêtre : « À vous de juger, il vaut mieux obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes. Faites de nous ce que vous voudrez, nous ne pouvons plus cacher ce que nous avons vu. »


Citation :
Nous demandons la grâce de ressusciter avec Jésus pour proclamer la Bonne Nouvelle qui vient de Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Romanos le Mélode (?-v. 560), compositeur d'hymnes
Hymne « La Mission des apôtres » , 13s ; SC 283 (trad. SC p. 107s rev.)

« Proclamez la bonne nouvelle à toute la création »

« Une fois pour toutes je dis à mes saints : allez dans le monde entier, et des nations et des royaumes faites des disciples. Car tout m'a été remis par Celui qui m'a engendré (Mt 28,18-19) , le monde d'en haut comme celui d'en bas, dont j'étais le maître même avant d'avoir pris chair. Maintenant j'ai pris possession de ma royauté sur tout l'univers, et en vous j'ai un conseil des ministres sacré, moi qui seul connais le fond des cœurs.

     « Allez vers toutes les nations. Ayant jeté en terre le grain du repentir, arrosez-le de vos enseignements. » En écoutant ces mots, les apôtres se regardaient les uns les autres en hochant la tête : « D'où nous viendront la voix et la langue pour parler à tous ? Qui nous donnera la force de lutter avec les peuples et les nations comme tu en as donné l'ordre, nous qui n'avons ni lettres ni culture, humbles pêcheurs que nous sommes, toi qui seul connais le fond des cœurs ? »

     « Ne vous tourmentez plus dans vos cœurs, que l'Ennemi ne trouble pas votre esprit. Ne pensez plus comme de petits enfants... Je ne veux pas vaincre par la force, c'est par les faibles que moi je l'emporte. Je ne recherche pas ceux qui philosophent : j'ai choisi 'ce qu'il y a de fou dans le monde' (1Co 1,27), moi qui seul connais le fond des cœurs.

      Allez donc vers toute la création. Arrosez de vos enseignements le grain du repentir que vous avez semé. Veillez à ce que nulle âme repentante ne reste hors de votre filet. Je me complais en ceux qui reviennent à moi, comme vous le savez, vous aussi. Ah, si même celui qui m'a trahi était revenu à moi après m'avoir vendu ! Effaçant son péché, je l'aurais réuni avec vous, moi qui seul connais le fond des cœurs...

     « Dites que je suis Dieu et que moi, l'Inexprimable, j'ai pris la condition d'esclave (Ph 2,7). Montrez comment j'ai fait miennes les blessures de la chair... Enterré parce que j'avais été condamné, j'ai pillé l'enfer parce que je suis Seigneur... » Affermis par ces paroles, les apôtres disaient au Créateur : « Tu es le Dieu qui étais avant les siècles, et tu n'auras pas de fin... Nous te proclamerons comme tu l'as ordonné. Sois avec nous, sois notre défenseur, toi qui seul connais le fond des cœurs »















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Sam 7 Avr 2018 - 23:44

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur






Homélie :

"Le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! »"

Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. Nous fêtons la miséricorde du Seigneur aujourd’hui. Le mystère de la résurrection de Jésus continue son œuvre dans l’Église et dans l’humanité. Notre foi s’appuient sur trois piliers, le témoignage et l’expérience des apôtres, notre propre expérience spirituelle vécue en Église et la lumière de l’Évangile qui illumine notre vie. Pour affermir notre foi au Christ ressuscité, l’Église nous aide dans notre cheminement. Cette foi s’appuie sur l’expérience des apôtres qui ont vu et touché Jésus ressuscité. Cette expérience de foi rejoint l’expérience des générations de chrétiens qui se sont succédé depuis des siècles. La multitude de ceux qui avaient adhéré la foi mettaient tout en commun, nés de Dieu ils forment une nouvelle Communauté. Ils ont cru et reconnu Jésus vivant dans sa résurrection. Dans la foi, nous recevons l’amour infini de Dieu qui nous aime. L’Esprit Saint nous est donné pour la libération de nos péchés.


"Or, l’un des Douze, Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), n’était pas avec eux quand Jésus était venu."

Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! » Nous sommes le Jumeau de Thomas ! Le premier jour de la semaine, Jésus est au milieu d’eux ! Mais « Les disciples avaient verrouillé les portes du lieu où ils étaient, car ils avaient peur. » Jésus agit au cœur de cette peur pour nous en libérer. L’expérience historique des onze apôtres rejoint la nôtre, elle éclaire notre vie, et nous permet de tenir debout dans notre foi en la résurrection de Jésus, promesse de Résurrection pour chacun de nous. La vie de Jésus advient quand l’obstacle de la peur est levé, quand le péché est pardonné. La Résurrection de Jésus continue à interroger notre humanité, elle n’est pas une évidence, mais elle est une expérience. Jésus qui s’est donné dans la tendresse, la douceur et dans l’humilité, donne à chacun l’Esprit Saint, la puissance de l’Amour infini de Dieu en acte. La Résurrection de Jésus est devenue résurrection de ceux qui l’annoncent, elle libère l’humanité.


"Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d’eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! »

Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. » Alors Thomas lui dit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. » Jésus dit à Thomas : « Avance ton doigt, touche mes blessures. » Jésus vient dans la résistance de chacun de nous pour nous en libérer. L’amour de Jésus est vainqueur, il est plus fort que le désespoir, que la souffrance et la mort elle même : « La paix soit avec vous, dit-il ! » L’Eglise est toute à la joie de la miséricorde qui est à l’œuvre, qui passe par nos cœurs. A l’intérieur de la communauté, la communion n’est pas toujours parfaite, il peut y avoir un coin de résistance qui est solide, une voix qui dit non, elle peut être identifiée à « Thomas. » Nous en faisons l’expérience en famille, en Communauté. Le retour à la Vie est le retour à nos propres blessures que Jésus guérit quand il touche notre cœur : « Mon Seigneur, et mon Dieu ! » dit-on alors. Je suis aimé et je retrouve Celui qui est la Source de ma vie et qui me guérit. La résurrection dit la dignité et l’importance de chaque vie humaine. Elle affirme la primauté de l’amour gratuit de Dieu pour chacun de nous. Jésus est vivant, il est ressuscité et il donne un sens nouveau à notre vie.


Citation :
Nous demandons la grâce d’entrer dans le mystère de la résurrection de Jésus, dans la victoire de son Amour.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermon 258 (trad. SC 116, p. 347s)

« Et Dieu dit : ' Que la lumière soit ' » (Gn 1,3)

« Voici le jour que fit le Seigneur » (Ps 117,24). Rappelez-vous l'état du monde à l'origine : « Les ténèbres étaient sur l'abîme et l'Esprit de Dieu planait sur les eaux. Et Dieu dit : Que la lumière soit ! et la lumière fut. Et Dieu sépara la lumière des ténèbres et il appela la lumière Jour et il appela les ténèbres Nuit » (Gn 1,2s)... « Voici le Jour que fit le Seigneur ». C'est le jour dont parle l'apôtre Paul : « Autrefois vous étiez ténèbres, maintenant vous êtes lumière dans le Seigneur » (Ep 5,8.)...

     Thomas n'était-il pas un homme, un des disciples, un homme de la foule pour ainsi dire ? Ses frères lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ». Et lui : « Si je ne touche pas, si je ne mets pas mon doigt dans son côté, je ne croirai pas ». Les évangélistes t'apportent la nouvelle, et toi tu ne crois pas ? Le monde a cru et un disciple n'a pas cru ? ... Il n'était pas encore devenu ce jour qu'a fait le Seigneur ; les ténèbres étaient encore sur l'abîme, dans les profondeurs du cœur humain, qui était ténèbres. Que vienne donc celui qui est le point du jour, qu'il vienne et qu'il dise avec patience, avec douceur, sans colère, lui qui guérit : « Viens. Viens, touche ceci et crois. Tu as déclaré : ‘Si je ne touche pas, si je ne mets pas mon doigt, je ne croirai pas’. Viens, touche, mets ton doigt et ne sois plus incrédule, mais fidèle. Je connaissais tes blessures, j'ai gardé pour toi ma cicatrice ».

     En approchant sa main, le disciple peut pleinement compléter sa foi. Quelle est, en effet, la plénitude de la foi ? De ne pas croire que le Christ est seulement homme, de ne pas croire non plus que le Christ est seulement Dieu, mais de croire qu'il est homme et Dieu... Ainsi le disciple auquel son Sauveur donnait à toucher les membres de son corps et ses cicatrices s'écrie : « Mon Seigneur et mon Dieu ». Il a touché l'homme, il a reconnu Dieu. Il a touché la chair, il s'est tourné vers la Parole, car « la Parole s'est faite chair et elle a habité parmi nous » (Jn 1,14). La Parole a souffert que sa chair soit suspendue au bois... ; la Parole a souffert que sa chair soit mise au tombeau. La Parole a ressuscité sa chair, l'a montrée aux yeux de ses disciples, s'est prêtée à être touchée de leurs mains. Ils touchent, ils crient : « Mon Seigneur et mon Dieu ! »

    Voici le Jour que fit le Seigneur.
















Sang et Eau, qui avez jailli du Cœur de Jésus
comme source de miséricorde pour
nous, j'ai confiance en Vous !






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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Dim 8 Avr 2018 - 22:23

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Lundi 9 avril 2018 : Solennité de l'Annonciation du Seigneur


Solennité de l’Annonciation du Seigneur à la Très Sainte Vierge Marie.


Les saints du jour (Lundi 9 avril 2018)


Saint Liboire Evêque du Mans , guérisseur des maladies 'de la pierre'
(maladies biliaires et "calculs") (+ 1099)


Sainte Waudru, Mère de famille puis Abbesse († c. 688)

Saint Notger Evêque de Liège (vers 930 - + 1008).

Saints RAPHAËL, NICOLAS et IRENE (XVe siècle)

Bienheureuse Marguerite Rutan, Sœur de la Charité, martyre de
la Révolution française (✝ 1794).


Vénérable Marcelle Mallet, Fondatrice des Sœurs
de la Charité de Québec (✝ 1871)



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Le sixième mois, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, à une jeune fille vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie."

Le salut du monde s’est déroulé dans un échange entre l’Ange Gabriel et une jeune fille, nommée Marie. Dieu prend l’initiative de ce dialogue qui demeure toujours aussi bouleversant. Dieu fait le premier pas, c’est lui qui se déplace pour demander le oui de sa créature. De manière inattendue, il fait irruption chez la jeune fille de son choix. L’Annonciation n’est pas le début de l’œuvre de Dieu en Marie. Déjà il l’a comblée de grâce dans sa conception immaculée. Marie est toute entière objet de la miséricorde divine. En comblant de grâce la vierge Marie, Dieu se prépare une demeure digne de lui. L’Ange est émerveillé devant la beauté de celle qui rayonne la grâce de Dieu. Marie à son tour est dans l’étonnement, elle pressent un mystère qui la dépasse. Elle s’inquiète et s’interroge, elle se trouble. Lorsque l’homme rencontre Dieu, son cœur est rempli de crainte et de fascination. Fascination face à celui qui peut tellement combler son désir, et crainte née du respect dans un face à face qui le dépasse. Si c’est à Marie que l’Ange s’adresse, c’est nous que Dieu rejoint dans son mystère. Il nous est demandé d’avoir confiance en nous, l’œuvre de salut du monde se révèle. Dieu prend l’initiative, c’est lui qui fait le premier pas.


"L’ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. »

À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation. L’ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. » L’Ange rassure Marie devant le projet inouï qui résonne à ses oreilles. Devenir la mère de Jésus. Le oui de Marie est prononcé dans la pauvreté et dans l’humilité. C’est un mystère de fécondité et de joie ou Dieu se donne dans un Amour infini. Il réveille en nous ce qu’il a caché, les possibilités d’amour enfouies dans le secret de notre cœur. Le mystère resté dans le silence depuis toujours est aujourd’hui manifesté. La promesse de mariage que Marie à donner à Joseph sera respectée. Ainsi la délicatesse de Dieu s’exprime, il propose son dessein avant que Marie et Joseph ne soient mariés. Chacun est libre d’accepter la mission proposée. L’amour ne met jamais devant le fait accompli. Marie et Joseph acceptent, Jésus sera tenu pendant des années pour le fils de ce couple. Il est la garde du secret de l’œuvre de Dieu. Comblée de grâce, Marie est émerveillée par la réalisation des promesses faites à son peuple. C’est dans cette liberté que l’Amour divin ne cesse de créer le Royaume de Dieu.


Marie dit à l’ange : « Comment cela va-t-il se faire puisque je ne connais pas d’homme ? » L’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu.

Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile. Car rien n’est impossible à Dieu. » Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » Alors l’ange la quitta. La vierge Marie, au nom de toute l’humanité en attente du sauveur, donne son consentement. Il jaillit du fond de son être provoquant la plus grande joie de Dieu. Ainsi est donnée la possibilité au Seigneur d’agir en nous, de répandre sur nous sa grâce. L’Ange est émerveillé devant la beauté de celle qui rayonne de la grâce de Dieu. En disant un Oui inconditionné à Dieu, Marie ouvre un nouvel espace de liberté à l’humanité. Un chemin est ouvert pour collaborer à la grâce de Dieu en nous. Le récit de l’Annonciation est exemplaire pour nous aider à préparer la venue du Seigneur Jésus et réaliser le dessein d’amour de Dieu sur nous. Le mystère de l’Esprit Saint et la puissance du Très-Haut nous sont révélés. A nous aussi il est donné de dire notre propre « oui, » pour entrer dans une alliance profonde avec Jésus. Cet amour renouvelle notre vie et nous entraîne bien au delà de nos espérances. Notre oui, dans le oui de Marie, nous ouvre une réponse à l’amour infini de Dieu.


Citation :
Nous demandons la grâce d’un oui sans repentance pour notre vie à Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Jean-Paul II (1920-2005), pape  
Lettre apostolique « Mulieris dignatatem », § 3 (trad. copyright
© Libreria Editrice Vaticana)


« Quand vint la plénitude des temps, Dieu envoya son Fils, né d'une femme » (Ga 4,4)

[En réponse aux] aspirations de l'esprit humain en recherche de Dieu... la « plénitude du temps » met en relief la réponse de Dieu lui-même... L'envoi de son Fils, consubstantiel au Père, comme homme « né d'une femme » (Ga 4,4), constitue l'étape culminante et définitive de la révélation que Dieu fait de lui-même à l'humanité... La femme se trouve au cœur de cet événement salvifique. La révélation que Dieu fait de lui-même, à savoir l'unité insondable de la Trinité, est contenue pour l'essentiel dans l'Annonciation de Nazareth. « Voici que tu concevras dans ton sein et enfanteras un fils, et tu l'appelleras du nom de Jésus. Il sera grand et sera appelé Fils du Très-Haut. —Comment cela sera-t-il, puisque je ne connais pas d'homme ? —L'Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c'est pourquoi l'être saint qui naîtra sera appelé Fils de Dieu... Car rien n'est impossible à Dieu. »

     Il est facile de comprendre cet événement dans la perspective de l'histoire d'Israël, le peuple élu dont Marie est la fille, mais il est facile aussi de le comprendre dans la perspective de tous les chemins sur lesquels l'humanité cherche depuis toujours une réponse aux questions fondamentales et en même temps définitives qui l'obsèdent le plus. Ne trouve-t-on pas dans l'Annonciation de Nazareth le début de la réponse définitive par laquelle Dieu lui-même va au-devant de l'inquiétude du cœur humain ? Il ne s'agit pas seulement ici de paroles de Dieu révélées par les prophètes, mais, au moment de cette réponse, le Verbe se fait réellement chair (Jn 1,14). Marie atteint ainsi une telle union à Dieu qu'elle dépasse toutes les attentes de l'esprit humain. Elle dépasse même les attentes de tout Israël et, en particulier, des filles de ce peuple élu, qui, en vertu de la promesse, pouvaient espérer que l'une d'entre elles deviendrait un jour la mère du Messie. Qui parmi elles, toutefois, pouvait supposer que le Messie promis serait le « Fils du Très-Haut » ? À partir de la foi monothéiste au temps de l'Ancien Testament c'était difficilement envisageable. Ce n'est que par la force de l'Esprit Saint « venu sur elle » que Marie pouvait accepter ce qui est « impossible aux hommes mais possible à Dieu » (Mc 10,27).













Je vous salue Marie, pleine de grâces ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus le fruit de vos entrailles est béni.

Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs
Maintenant et à l’heure de notre mort. Amen



Ave Maria Gracia plena
Dominus tecum
Benedicta tu in mulieribus
Et benedictus fructus ventris tui Jesus

Sancta Maria Mater dei
Ora pro nobis peccatoribus
Nunc et in hora mortis nostrae – Amen







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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Lun 9 Avr 2018 - 21:42

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Mardi 10 avril 2018 : Le mardi de la 2e semaine de Pâques


Les saints du jour (Mardi 10 avril)


Saint Ezéchiel Fils de Buzi, prêtre de Jérusalem, Ancien Testament (5ème s. av JC.)
Pour approfondir :  Livre d'Ézéchiel

Saint Terence et ses compagnons martyrs en Afrique(3ème s.)

Saint Fulbert Evêque de Chartres (+ 1028)

Saint Michel des Saints, Trinitaire Déchaussé (1591-1625).

Sainte Madeleine de Canossa, Religieuse et Fondatrice des « Fils et Filles de la Charité » (1774-1835).

Bienheureux Antonio Neyrot, prêtre o.p. et martyr (1425-1460)

Six Mille Martyrs, en Géorgie (+ 1615)


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Nicodème reprit : « Comment cela peut-il se faire ? » Jésus lui répondit : « Toi, tu es chargé d’instruire Israël, et tu ne connais pas ces choses-là ?

Amen, amen, je te le dis : nous parlons de ce que nous savons, nous témoignons de ce que nous avons vu, et vous n’acceptez pas notre témoignage. Si vous ne croyez pas lorsque je vous parle des choses de la terre, comment croirez-vous quand je vous parlerai des choses du ciel ? La démarche de Nicodème est d’une grande beauté, la réponse de Jésus est plus merveilleuse encore. Nicodème cherche le mystère de Dieu, il prie, il éprouve un profond besoin de vie spirituelle. Jésus lui indique un chemin de renaissance. Il lui faut descendre dans ses profondeurs. Le Saint- Esprit « souffle où il veut » il faut renaître. Une nouvelle vie régénérée par l’action de l’Esprit de Dieu est nécessaire pour que Nicodème entre dans la Vie Éternelle. Rien ne doit rester en dehors du renouvellement que Dieu opère par l’Esprit Saint, ce sont les « choses » du ciel. L’Amour infini de Dieu se réalise maintenant chez les hommes. Nicodème qui ne comprend pas, sera fidèle à Jésus, il sera à la Croix ou Jésus prendra sur lui notre égoïsme, notre péché, notre mort. Nous croyons que Jésus remis debout nous ressuscite avec lui, cette expérience est vraiment extraordinaire. Le Christ ressuscité prend possession de l’humanité nouvelle qui est l’Église, il donne sa vie pour nous et nous donnons notre vie pour nos frères.


"Ne sois pas étonné si je t’ai dit qu’il vous faut renaître. Le vent souffle où il veut : tu entends le bruit qu’il fait, mais tu ne sais pas d’où il vient ni où il va. Il en est ainsi de tout homme qui est né du souffle de l’Esprit. »

Jésus propose à Nicodème une sortie de la perception d’un Dieu extérieur à lui, pour le rencontrer en lui, dans une nouvelle naissance. Venu du ciel, Jésus nous communique la vie du ciel, l’amour infini de Dieu. Plus j’aime Dieu, plus je me découvre moi-même et plus j’aime les personnes avec lesquelles je vis. Nous reconnaissons que nous sommes, comme Nicodème, des gens vieillis tant nous vivons hors de nous-mêmes. Nous voyons tout de l’extérieur, nous observons le visage et le comportement de l’autre, mais nous ne voyons pas ce que Dieu opère en lui. Le chemin que Jésus nous propose est en fait une renaissance par l’intérieur. Il nous propose un voyage au pays de l’intériorité. Trop souvent nous cherchons Dieu en dehors, dans un ciel inaccessible. Pâques est un éveil intérieur. La victoire du Christ Jésus est en nous. Une pierre est roulée dans notre cœur qui nous fait respirer un esprit nouveau, dont nous ne savons pas d’où il vient mais dont nous pressentons l’existence. Dans la profondeur de notre vie humaine se trouve une vie qui n’est pas de nous, une Présence qui appelle à entrer en conversation avec Dieu.


"Car nul n’est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme."

De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, afin que tout homme qui croit obtienne par lui la vie éternelle." Nicodème, pour naître en Dieu, doit entrer en lui-même, c’est un mouvement de retournement vers l’intérieur. Jésus l’invite à tourner le dos à la recherche d’un Dieu extérieur, car il peut trouver Dieu en lui. Jésus suggère à Nicodème une plongée dans ses origines, là ou il n’y a pas de regard extérieur. Il va le contempler, quand élevé sur la Croix, Jésus nous sauve, et il nous ressuscite. L’Esprit Saint nous est donné, et grâce à lui, nous renaissons à une vie nouvelle et nous obtenons l’adoption filiale. La participation à la grâce du Christ nous donne de participer à la vie éternelle, à la gloire éternelle. Nicodème comprendra que naître du souffle de l’Esprit, c’est faire mourir le vieil homme en soi, ne pas être préoccupé de soi-même. C’est à la Croix que cette transformation lui sera donnée par Jésus ! Cette unification de son être, Nicodème la comprendra à la Résurrection, il en sera régénéré dans tout ce qu’il est. Nicodème qui sera au tombeau avec le Christ, le regardera vivre, donné pour les autres. Jésus lui propose de le contempler et d’entrer dans sa propre expérience avec son Père.


Citation :
Nous demandons la grâce d’être des témoins de Jésus ressuscité.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix [Édith Stein] (1891-1942), carmélite, martyre, copatronne de l'Europe
Poésie Pentecôte 1942 (trad. Malgré la nuit, Ad solem 2002, p. 121)

« Tu ne sais pas d'où il vient ni où il va »


Qui es-tu, douce lumière qui me combles
et illumines les ténèbres de mon cœur ?
Tu me guides comme la main d'une mère,
et si tu me lâchais,
je ne pourrais plus faire un seul pas.

Tu es l'espace
qui enveloppe mon être et l'abrite en toi.
Abandonné de toi, il sombrerait dans le gouffre du néant
d'où tu l'as tiré pour l'élever vers la lumière.
Toi, plus proche de moi
que je ne le suis de moi-même,
plus intime que le tréfonds de mon âme,
et cependant insaisissable et ineffable,
au-delà de tout nom,
Esprit Saint, Amour éternel !

N'es-tu pas la douce manne
qui du cœur du Fils
déborde dans le mien,
la nourriture des anges et des bienheureux ?
Lui qui s'est relevé de la mort à la vie
m'a éveillée moi aussi du sommeil de la mort à une vie nouvelle.
Et jour après jour
il continue de me donner une nouvelle vie,
dont un jour la plénitude m'inondera tout entière,
vie issue de ta vie, oui, toi-même,
Esprit Saint, Vie éternelle !
















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Mar 10 Avr 2018 - 20:47

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Mercredi 11 avril 2018 : Le mercredi de la 2e semaine de Pâques


Les saints du jour (Mercredi 11 avril)


Seulement à l'Eglise Orthodoxe : La Sainte Lumière à Jérusalem


Saint Antipas de Pergame (1er s.)

Sainte Godeberte, Religieuse (✝ 695).

Saint Guthlac, soldat puis moine (+ 714)

Saint Stanisłas, Évêque de Cracovie, martyr (1030-1079).

Sainte Gemma Galgani, vierge stigmatisée, Passioniste († 1903.

Bienheureuse Elena Guerra, Vierge et fondatrice de la Congrégation des
« Oblates du Saint-Esprit »


Vénérable Olga Gugelmo de la Mère de Dieu, Religieuse italienne de
la Congrégation des Filles de l'Église (1910-1943).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle."

Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. Nicodème est venu trouver Jésus de nuit pour lui demander comment posséder la vie éternelle. Jésus est à son écoute, mais il faudra du temps à Nicodème pour le comprendre. Il lui parle d’une naissance nouvelle, pour être introduit dans le monde de l’amour venu d’en haut. Discerner entre lumière et ténèbres n’est pas aisé. Nous sommes dans la douleur même dans laquelle les disciples ont été confrontés. La Lumière de Dieu est venue dans le monde en la personne de Jésus. Jésus apporte au monde la Bonne Nouvelle de la réconciliation et de la paix. Mais cette annonce n’est pas reçue, elle est méconnue et rejetée. Le passage du monde « d’en bas », au monde « d’en haut », se fait par le baptême, la nouvelle naissance en Jésus Christ. Celui-ci donne la foi en Dieu qui vient nous sortir des ténèbres. Les œuvres que Jésus accomplit sont des œuvres bonnes qui guérissent. Il porte son attention aux plus petits, il guérit des malades, il éloigne les démons. La prédication de Jésus est un message d’espérance, un message plein de vérité qui est exigeant. Dieu, compatissant aux faiblesses de l’humanité, est présent dans sa Parole.


"Celui qui croit en lui échappe au Jugement ; celui qui ne croit pas est déjà jugé, du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu."

Et le Jugement, le voici : la lumière est venue dans le monde, et les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises. Avec Nicodème nous comprenons que Jésus fait le lien entre le ciel et le monde d’en-bas. Il nous libère par sa Passion. Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde mais pour le sauver. Nous sommes invités à la discrétion, voire au silence, car la vérité est devenue taboue. Il nous est difficile de proclamer la foi en Jésus. Nous entendons répéter avec force : « Il n’y a pas une vérité, mais des vérités. » Seule la puissance de l’amour infini de Dieu peut nous apporter la libération à nos frères. Nous cherchons le bonheur dans une foi véritable, et nous nous trouvons devant une multitude de d’opinions. Nous sommes heureux quand nous reconnaissons en l’autre une foi sincère au Dieu éternel, un désir de vivre dans la Vérité et le respect de l’autre.


"Celui qui fait le mal déteste la lumière : il ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient dénoncées ;"

mais celui qui fait la vérité vient à la lumière, pour qu’il soit manifeste que ses œuvres ont été accomplies en union avec Dieu. » La Bonne Nouvelle de Jésus est confirmée par les innombrables témoignages des saints. Avec eux, nous luttons contre les faux-témoignages qui ternissent la Parole de Jésus. Chaque personne doit être respectée dans le choix de sa conscience. Elle peut alors s’approcher de la vérité, et reconnaître Jésus comme la lumière qui éclaire le monde. La liberté religieuse est constitutive de la dignité de la personne humaine qui cherche Dieu. C’est dans cette liberté que la foi se révèle véritable. Nicodème sera au tombeau pour recevoir le corps de Jésus et pour l’ensevelir. A la Résurrection de Jésus, il comprendra la naissance nouvelle dont Jésus lui parlait. En accueillant Jésus, il entre dans une connaissance nouvelle, un amour qui n’aura pas de fin. Jésus sera toujours présent pour lui désormais. Nous aussi, nous agirons dans la vérité en désirant le Royaume avec un grand amour qui nous fera demeurer dans la lumière de la Résurrection.


Citation :
Nous demandons à l’Esprit Saint la grâce de cette lumière que Jésus est venu nous apporter.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Saint Jacques de Saroug (v. 449-521), moine et évêque syrien
Hexaméron : Homélies pour le premier et le deuxième jour (trad. Sœur Isabelle de la Source,
Lire la Bible, Médiaspaul 1988, vol.1, p.14)


« Dieu sépara la lumière et les ténèbres » (Gn 1,4)

Pendant que les anges, dans l'étonnement, n'osaient rien demander, l'ordre de Dieu a retenti : « Que la lumière soit ! » (Gn 1,3) Et la lumière a chassé les ténèbres... Ce fut le dimanche, le premier des jours, le premier-né d'entre ses frères, le jour porteur de mystères et de symboles. Dieu avait créé deux jumeaux qui ne se ressemblaient en rien : la nuit tout obscure, et le jour si clair. La nuit était l'aînée, mais le jour l'a chassée et a pris sa place.

     Ce premier jour, ce fondement de la création, ne s'est pas écoulé heure après heure ; la lumière ne s'est pas levée à l'Orient, pour se coucher à l'Occident... Elle n'a subi aucun changement, mais elle fut, selon ce qui est écrit : « Et la lumière fut ». Un jour est né ainsi, formé de nuit et de lumière ; le soir et le matin se sont succédés... Alors Dieu a retiré le premier jour et il a appelé le deuxième. Il a placé les soirs et les matins sur leurs gonds pour que tourne le grand portail qui, chaque jour, s'ouvre et se ferme.











Tu es la vraie lumière jaillie dans notre nuit.
Printemps de notre terre, c'est toi qui nous conduis.
Tu es le beau visage, clarté dans le matin.
D'un radieux message, nous sommes les témoins.

Victoire qui délivre des marques du péché,
Ta Pâques nous fait vivre en vrais ressuscités.
Parole vivifiante, tu viens pour notre faim;
dans notre longue attente, ton corps est notre pain

Tu fais de nous des frères rassemblés par ta croix.
Enfants d'un même Père, nous partageons ta joie.
Merveille de ta grâce, tu viens nous libérer.
Qu'en ton amour se fasse, Seigneur, notre unité...





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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Mer 11 Avr 2018 - 20:21

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Jeudi 12 avril 2018 : Le jeudi de la 2e semaine de Pâques


Les saints du jour (Jeudi 12 avril)


Saint Jules Ier Pape (35 ème) de 337 à 352 (+ 352)

Saint Sabas le Goth, Martyr (334-372)

Saint Erkembode, Confesseur et évêque de Thérouanne (+ 742).

Saint Basile de Riazan,  Confesseur (+ 1295)

Sainte Thérèse des Andes (Jeanne Fernandez Solar), en Religion
Thérèse de Jésus, Carmélite (+ 1920).


Saint Joseph Moscati, saint médecin de Naples (1880-1927).


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

« Celui qui vient d’en haut est au-dessus de tous. Celui qui est de la terre est terrestre, et il parle de façon terrestre.

Jésus témoigne du ciel, de cet au-delà de tout ce que personne n’a jamais vu, à part Celui qui vient d’en haut. Jésus vient du ciel, il est l’unique source de connaissance d’en haut. Entre le ciel et la terre, il n’y a pas de commune mesure. Le témoignage de Jésus est celui de la vérité. Celui qui accepte son témoignage certifie que Dieu dit la vérité. La réception du témoignage de Jésus est liée à la vie du témoin. À tout moment et en toutes circonstances, il faut nous efforcer d’avoir la pensée de Dieu. Avoir les sentiments de Jésus et aspirer à regarder l’humanité du même regard que lui, le Verbe devenu chair. Si nous agissons comme “celui qui vient d’en haut,” nous pourrons découvrir les choses positives qui arrivent autour de nous. L’amour de Dieu et son action continuent en faveur de l’homme. En accueillant le Don de l’amour que Dieu nous fait en surabondance, nous devenons les enfants bien aimés du Père, les frères et sœurs de Jésus qui s’aiment. C’est ainsi que nous vivons de la Vie même de Dieu, de son Amour infini. Etre édifié dans la vérité, c’est être édifié en Dieu.


" Celui qui vient du ciel est au-dessus de tous, il témoigne de ce qu’il a vu et entendu, et personne ne reçoit son témoignage."

Mais celui qui reçoit son témoignage certifie par là que Dieu est vrai. En effet, celui que Dieu a envoyé dit les paroles de Dieu, car Dieu lui donne l’Esprit sans mesure. Dieu aime son Fils et il nous aime. Il nous fait participer à son Amour et nous appelle à être dans la communion de son Fils bien-aimé, dans l’Esprit Saint. Dieu a tout remis entre les mains de Jésus son Fils. Ainsi sont reliés les deux extrêmes du Fils du Père du ciel, et des enfants d’adoption de la terre. La distance infinie qui subsistait depuis toujours entre le monde d’en haut et le monde d’en bas est conciliée dans un rapport d’amour. Tout homme qui croit au Fils obtiendra la vie éternelle. Accepter le témoignage de Jésus, c’est se tourner vers Dieu comme un enfant se tourne vers son père. Devenir le témoin de Jésus, c’est surmonter ses peurs, les menaces et les réels obstacles qui peuvent mener au martyre. Le menteur, l’accusateur des frères, l’adversaire, attise la colère de l’homme, il domine et opprime l’humanité. Dominer et imposer ses idées aux autres, n’est pas compatible avec l’amour de Dieu. Nous faisons chaque jour l’expérience de l’incompréhension entre nous car nous sommes terrestres. Laissons la place à l’autre, vivons nos relations en vérité, dans le Christ Jésus.


« Le Père aime le Fils et il a tout remis dans sa main. »

Celui qui croit au Fils a la vie éternelle ; celui qui refuse de croire le Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui. » À tout moment et en toutes circonstances, nous nous efforçons de servir, sans rien attendre en retour. C’est ainsi que nous créons une communion profondément humaine, dans le respect de chacun, dans une grande gratuité. A la suite de Jésus, servir et témoigner vont toujours de pair, notre monde a besoin de témoins authentiques. Croire en Jésus c’est adhérer à son amour infini, et par cette vie nouvelle, lui rendre témoignage. Jésus vient du ciel, il rend témoignage de ce qu’il a vu. Jésus vient du Père, il est le seul qui puisse parler de Dieu et des hommes. « Celui qui accepte son témoignage certifie que Dieu est véritable. » La vérité de Dieu, c’est l’amour qu’il propose, il n’y a pas d’autre vérité qu’une vie d’amour qui est une vie de lumière. La terre et le ciel, en Jésus, se sont rencontrés. A la suite de Jésus, les Apôtres, en donnant leur vie comme lui, rendent témoignage, ils manifestent que Jésus est le Messie, Celui qui vient de Dieu.


Citation :
Nous demandons la grâce de nous laisser former par la parole de Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Vincent de Paul (1581-1660), prêtre, fondateur de communautés religieuses
Entretien spirituel du 19/01/1642 (Seuil 1960, p. 50)

« Celui que Dieu a envoyé dit les paroles de Dieu,
car Dieu lui donne l'Esprit sans compter »

Dieu nous donne ses grâces suivant les besoins que nous en avons. Dieu est une fontaine dans laquelle chacun puise de l'eau suivant les besoins qu'il en a. Comme une personne qui a besoin de six seaux d'eau en puise six ; de trois, trois ; un oiseau qui n'en a besoin que d'une becquetée ne fait que becqueter ; un pèlerin, avec le creux de sa main pour se désaltérer : il en est de même de nous à l'égard de Dieu.

     Nous devons avoir grande émotion à nous rendre fidèles à la lecture d'un chapitre du Nouveau Testament et à en produire, au commencement, les actes : d'adoration, adorant la parole de Dieu et sa vérité ; entrer dans les sentiments avec lesquels notre Seigneur les a prononcées et consentir à ces vérités ; se résoudre à la pratique de ces mêmes vérités... Surtout il faut se donner garde de lire par étude, disant : « Ce passage me servira pour telle prédication », mais seulement lire pour notre avancement.

     Il ne faut pas se décourager, si, l'ayant lu plusieurs fois, un mois, deux mois, six mois, on n'en est pas touché. Il arrivera qu'une fois nous aurons une petite lumière, un autre jour une plus grande, et encore plus grande lorsque nous en aurons besoin. Une seule parole est capable de nous convertir ; il n'en faut qu'une.

















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   

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Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !
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