À Toi NOTRE PÈRE par les Saints Cœurs de JÉSUS, MARIE et JOSEPH..

Forum Catholique sous la protection de Saint Michel, faisant mémoire de Sylvie la fondatrice, Prières, Dévotions au Sacré Coeur, au Coeur Immaculé de Marie, au Coeur Chaste de Joseph et autres, Fidélité aux 3 Blancheurs et au Magistère de l'Eglise...
 
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 Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*

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Lumen
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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Ven 4 Aoû 2017 - 23:51

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



Dieu de puissance et de bonté, tu as fait de saint Jean-Marie Vianney un prêtre admirable, passionnément dévoué à son ministère ; accorde-nous, par sa prière et à son exemple, d’avoir pour nos frères une charité qui les gagne au Christ, et d’obtenir avec eux l’éternelle gloire. Par Jésus Christ .


LECTURES DE LA MESSE:
 


Homélie :

"En ce temps-là, Hérode, prince de Galilée, apprit la renommée de Jésus et dit à ses serviteurs : « Cet homme, c’est Jean le Baptiste, il est ressuscité d’entre les morts, et voilà pourquoi il a le pouvoir de faire des miracles. »

Car Hérode avait fait arrêter Jean, l’avait fait enchaîner et mettre en prison, à cause d’Hérodiade, la femme de son frère Philippe. En effet, Jean lui avait dit : « Tu n’as pas le droit de vivre avec elle. » Hérode cherchait à le mettre à mort, mais il eut peur de la foule qui le tenait pour un prophète. Lorsque arriva l’anniversaire d’Hérode, la fille d’Hérodiade dansa devant tout le monde, et elle plut à Hérode." A la suite de Jean le Baptiste, nous sommes un peuple de prophètes qui ne pactise pas avec le mensonge. Hérode, prince de Galilée, ne connait pas ce qu’est un peuple de rois ! Nous sommes « Royal » par l’amour qui brûle en nos cœurs. La dimension royale de notre vie, c’est l’amour infini que Dieu y a déposé et qui y brûle. Peuple de prêtres, nous intercédons par toute notre vie, pour le monde et pour nous-mêmes. Jean Baptiste dans sa mort précède Jésus pour préparer ses chemins, il le devance. Il devait d’abord se présenter pour que Jésus soit présenté à son tour et être baptisé par lui. Jean va mourir avant que Jésus s’avance sur le chemin de Jérusalem pour y être crucifié.

"Aussi Hérode s’engagea-t-il par serment à lui donner tout ce que la fille d’Hérodiade lui demanderait.

Poussée par sa mère, elle dit : Donne-moi ici, sur un plat, la tête de Jean le Baptiste. » Vigilants dans la prière, il nous est nécessaire, à la suite du « Prophète, » de demeurer dans la lumière. Notre chemin est un chemin de lumière et de discernement qui dit où est le mensonge et ou est la vérité dans le monde. C’est un chemin de lumière parce qu’il est un chemin d’amour. Prophètes nous avons mission, partout où nous sommes, d’être la lumière de la parole de Jésus. La Passion de Jésus est annoncé par celle de Jean Baptiste dans cette exécution. La mort de Jean le Baptiste annonce que Jésus connaîtra la mort des prophètes. Face aux scribes et aux pharisiens Jésus dira : « C’est pourquoi, voici que j’envoie vers vous des prophètes, des sages et des scribes : vous en tuerez, vous en mettrez en croix. » Jusque dans sa mort, Jean Baptiste sera resté fidèle à sa mission de précurseur. Jean-Baptiste, dans sa prison, est dans la tourmente, mais Jésus le fortifie : « Je fais de toi une ville fortifiée, une colonne de fer, un rempart de bronze. »

"Le roi fut contrarié, mais à cause de son serment et des convives, il commanda de la lui donner. Il envoya décapiter Jean dans la prison.

La tête de celui-ci fut apportée sur un plat et donnée à la jeune fille, qui l’apporta à sa mère. Les disciples de Jean arrivèrent pour prendre son corps, l’ensevelirent et allèrent en informer Jésus." Jean, par ses souffrances et par sa mort, annonce la passion du Seigneur Jésus. Peuple de prêtres, de prophètes et de rois, c’est en Dieu que nous trouvons la lumière et la force pour accomplir notre mission. La sainteté, est notre vocation. Nous savons que le menteur essaie d’annihiler l’œuvre de Dieu en chacune de nos vies. Mais nous sommes un chemin de lumière et de vie les uns pour les autres. Nous sommes dans un lien d’amour avec notre Dieu : « Mon amour et ma fidélité sont avec lui et mon nom accroît ta vigueur. » Peuple de ressuscités, à la suite de Jésus nous sommes un. Notre cœur veille pour que l’œuvre de Dieu se fasse dans notre vie. Nos frères ont besoin de cette fidélité pour trouver la force pour marcher vers Dieu. Matthieu précise qu’Hérode « avait tué Jean, mais il avait craint la foule parce qu’on le tenait pour un prophète. »


Citation :
Nous demandons la grâce d’être fidèles à la dimension prophétique de notre vie.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Pierre Damien (1007-1072), ermite puis évêque, docteur de l'Église
Sermon 24 ; PL 144, 857 (trad. cf Bouchet, Lectionnaire, p. 441)


Précurseur par sa vie et par sa mort

Précurseur du Christ, Jean l'a été par sa naissance, par sa prédication, par son baptême et par sa mort... Peut-on trouver une seule vertu, un seul genre de sainteté, que le Précurseur n'ait possédé au plus haut degré ? Parmi les saints ermites, lequel s'est jamais imposé cette règle de n'avoir pour nourriture que du miel sauvage ou ce mets immangeable : des sauterelles ! Certains renoncent au monde et fuient les hommes pour vivre saintement, mais Jean n'est encore qu'un enfant... quand il s'enfonce dans le désert et choisit résolument d'habiter dans la solitude. Il a renoncé à succéder à son père dans la charge de prêtre, afin de pouvoir annoncer en toute liberté le Prêtre véritable et souverain. Les prophètes ont prédit à l'avance la venue du Sauveur, les apôtres et les autres enseignants de l'Église attestent que cette venue a réellement eu lieu, mais Jean le montre présent parmi les hommes. Beaucoup ont gardé la virginité et n'ont pas souillé la blancheur de leur vêtement (cf Ap 14,4), mais Jean renonce à toute compagnie humaine afin d'arracher les convoitises de la chair jusqu'à leurs racines, et, plein de ferveur spirituelle, il habite parmi les bêtes sauvages.

     Jean préside même au sein du chœur écarlate des martyrs, comme leur maître à tous : il a combattu vaillamment pour la vérité, et il est mort pour elle. Il est devenu le chef de tous ceux qui combattent pour le Christ, et, le premier de tous, il est allé planter au ciel l'étendard triomphal du martyre.



Source :








_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !


Dernière édition par Lumen le Mer 9 Aoû 2017 - 23:34, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Sam 5 Aoû 2017 - 22:38

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




Dimanche 6 août 2017 :  Fête de la Transfiguration de Notre Seigneur Jésus-Christ.


Les saints du jour (Dimanche 6 août )


Saint Sixte II Pape (24 ème) de 257 à 258 (+ 258) et les diacres :
Felicissime, Agapit, Janvier, Vincent et Etienne.


Saints Just et Pasteur martyrs (+ 304)

Saint Hormisdas Pape (52 ème) de 514 à 523 (+ 523)

Bienheureux Paul VI, Pape (262ème) de 1963 à 1978 (✝ 1978).


Prière avant la lecture

Ô Christ notre Dieu, tu t’es transfiguré sur la montagne pour manifester ta gloire à tes disciples, autant que faire se peut. Fais resplendir aussi sur nous qui sommes pécheurs ta lumière éternelle, par les prières de la Mère de Dieu ; ô toi qui donnes la lumière, gloire à toi !
Sur la montagne tu t’es transfiguré et tes disciples, dans la mesure où ils le pouvaient, virent ta gloire, ô Christ notre Dieu ; pour que, quand il t’auront vu crucifié, ils comprennent que ta passion était un acte volontaire et qu’ils prêchent au monde que tu es vraiment la splendeur du Père.
Dans la lumière de la gloire de ton visage, ô Seigneur, nous cheminerons éternellement.
(Liturgie orthodoxe, Tropaire et Kontakion)



LECTURES DE LA MESSE:
 


Homélie :

Six jours après, Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère, et il les emmène à l’écart, sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux ; son visage devint brillant comme le soleil, et ses vêtements, blancs comme la lumière.

La gloire de Dieu est l’épanouissement de son amour en nous, Jésus est heureux d’être la gloire du Père. La Transfiguration est un mystere de bonheur divin, elle s’exprime déjà quand Jésus descend dans le sein de la Vierge Marie pour prendre part à notre humanité. C’est grâce à sa nature humaine que Jésus, dans son mystère ignoré du démon, vaincra l’enfer. Jésus, accablé de toute part ne cédera pas à la tristesse, Il demeurera invisiblement dans la gloire de Dieu. Le rayonnement de l’Amour infini de Dieu qui demeure au plus profond de lui transparait aujourd’hui au grand jour ! Jésus est transfiguré devant les disciples Pierre, Jacques et Jean pour qu’ils puissent affronter les épreuves qui viennent. « Aujourd’hui le Seigneur est vraiment apparu sur la montagne. Aujourd’hui la nature humaine, créée autrefois semblable à Dieu mais obscurcie par les figures informes des idoles, a été transfigurée en l’ancienne beauté de l’homme créé « à l’image et à la ressemblance de Dieu » (Gn 1,26)… Aujourd’hui sur la montagne, l’homme, qui était vêtu de tuniques de peau sombres et tristes (Gn 3,21), a endossé le vêtement divin, « drapé de lumière comme d’un manteau » (Ps 103,2) dit Anastase du Sinaï. »

Voici que leur apparurent Moïse et Élie, qui s’entretenaient avec lui.

Pierre alors prit la parole et dit à Jésus : « Seigneur, il est bon que nous soyons ici ! Si tu le veux, je vais dresser ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. » Il parlait encore, lorsqu’une nuée lumineuse les couvrit de son ombre, et voici que, de la nuée, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie : écoutez-le ! » Quand ils entendirent cela, les disciples tombèrent face contre terre et furent saisis d’une grande crainte. Pierre, ébloui par cette lumière, manifeste la difficulté de cheminer dans la nuit de la foi ! Le Fils bien-aimé du Père accueille un instant ses amis dans sa vie intime avec le Père. Les apôtres seront témoins de l’agonie ou Jésus vivra la défiguration, ce ne sera pas facile pour les disciples d’accueillir ce mystère. La gloire de Dieu, manifestée dans la victoire de l’Amour sur tout mal, rayonne sur tout son être à la Transfiguration ! Jésus l’avait révélé : « Le Fils de l’homme va souffrir, Il va être bafoué, être crucifié comme un maudit. » Jésus qui vivra la défiguration, sera entouré de ces mêmes apôtres Pierre Jacques et Jean. Les autres Apôtres seront un peu plus loin. Pierre peine à supporter ce spectacle de l’agonie comme celui de la transfiguration ! Jésus est glorifié devant lui, le Fils bien-aimé du Père resplendit la gloire de Dieu, de son Amour infini. Des rayons de soleil autour de la tête, ses vêtements d’une blancheur éclatante. Pierre dit à Jésus : « Seigneur, il est heureux que nous soyons ici ; si tu le veux, je vais faire ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse et une pour Élie. » A la Transfiguration il est manifesté que Jésus, le Crucifié, ressuscitera. Jésus le Fils éternel du Père, l’enfant de Marie immaculée, unit en lui le ciel et la terre.

Jésus s’approcha, les toucha et leur dit : « Relevez-vous et soyez sans crainte ! »

Levant les yeux, ils ne virent plus personne, sinon lui, Jésus, seul. En descendant de la montagne, Jésus leur donna cet ordre : « Ne parlez de cette vision à personne, avant que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts. » Ce temps de transfiguration est déjà une manifestation de la glorification de Jésus. Elle est nécessaire pour comprendre la défiguration de Jésus. Illuminés, nous avançons enveloppés de la parole du Père : « Tu es mon Enfant, tu es mon Bien-aimé, en toi j’ai mis tout mon Amour. » Dans la nuit de la foi, chaque jour, nous pouvons vivre de cet Amour dans le Saint-Esprit, Rayonnement de la gloire de Dieu qui est à l’œuvre en nous. Avec Jésus nous sommes sur un chemin de glorification. Le rayonnement de l’Amour, lumière intense de la gloire de Dieu rayonne au plus profond de notre vie. Notre transfiguration est de vivre de cet amour quand, avec Jésus, nous gardons dans l’adversité le sourire, l’amour de Dieu est alors vainqueur. Anastase du Sinaï dit « Toi qui m’as dit sur le Sinaï : ‘ Un être humain ne peut pas me voir et rester en vie ’ (v. 20), comment peut-on te contempler maintenant face à face sur la terre, dans la chair ? Comment habites-tu parmi les hommes ? Toi qui es la vie et qui donnes la vie, comment te hâtes-tu vers la mort ? Toi qui demeures parmi les êtres au plus haut des cieux, comment avances-tu plus bas que les êtres les plus délaissés, vers ceux qui sont morts ?… Car tu veux apparaître aussi à ceux qui se sont endormis depuis des siècles, visiter les patriarches dans le séjour des morts, descendre délivrer Adam de ses douleurs »… Car c’est ainsi que « resplendiront les justes lors de la résurrection » (Mt 13,43) ; c’est ainsi qu’ils seront glorifiés, ainsi qu’ils seront transfigurés.


Citation :
Nous demandons la grâce de recevoir à l’intime de notre cœur le mystère de la transfiguration du Seigneur Jésus


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermon 78, 2-6; PL 38, 490-493 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 501)


« Cette voix venant du ciel, nous l'avons entendue quand nous étions avec lui
sur la montagne sainte » (2P 1,18)

« Seigneur, il nous est bon d'être ici ! » Las de vivre au milieu de la foule, Pierre avait trouvé la solitude sur la montagne, où son âme se nourrissait du Christ. Pourquoi quitter ce lieu pour aller vers les fatigues et les peines, puisqu'il brûlait pour Dieu d'un saint amour et, par le fait même, sanctifiait sa vie ? Il voulait ce bonheur pour lui, si bien qu'il ajouta : « Si tu le veux, faisons ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse et une pour Élie »...

     Pierre désirait trois tentes : la réponse venue du ciel a montré que nous n'en avons qu'une : le Verbe de Dieu est le Christ, le Verbe de Dieu est dans la Loi, le Verbe de Dieu est dans les prophètes... Au moment où la nuée les enveloppa tous, et forma pour ainsi dire une seule tente au-dessus d'eux, une voix en sortit... Celui que la voix révélait est celui dont la Loi et les prophètes se glorifiaient : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis tout mon amour ; écoutez-le ». Car vous l'avez écouté dans les prophètes, vous l'avez écouté dans la Loi, et où ne l'avez-vous pas entendu ? À ces mots, les disciples tombèrent à terre...

     En tombant à terre, les apôtres symbolisent notre mort..., mais en les relevant, le Seigneur symbolise la résurrection. Et, après la résurrection, à quoi sert la Loi ? À quoi sert la prophétie ? Dès lors Élie disparaît, et Moïse disparaît. Ce qui te reste, c'est : « Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu » (Jn 1,1). Le Verbe te reste pour que Dieu soit tout en tous (1Co 15,28)...

     Descends, Pierre. Tu désirais te reposer sur la montagne... ; voici que le Seigneur lui-même te dit : « Descends pour peiner et servir en ce monde, pour être méprisé et crucifié en ce monde. » La vie est descendue pour être mise à mort, le pain est descendu pour endurer a faim, la voie est descendue pour se fatiguer sur le chemin, la source est descendue pour endurer la soif, et toi, tu refuses de souffrir ? Ne cherche pas ton profit. Pratique la charité, annonce la vérité. Tu parviendras alors à l'immortalité, et avec elle tu trouveras la paix.



Source :











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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Mar 8 Aoû 2017 - 22:59

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 


]


Homélie :

Femme, ta foi est grande, que tout se fasse pour toi comme tu le veux

Ecouter la parole de Dieu, doit aider chacun de nous à développer dans la durée une connaissance plus intérieure du Seigneur pour mieux l’aimer, mieux comprendre sa manière à lui de vivre et ainsi pour pouvoir nous orienter plus justement dans notre propre vie. Jésus, le Fils de Dieu, vit parfaitement et pleinement son être homme, il apprend ainsi à chacun d’entre nous qui le contemplons à être davantage humain. Ce qui importe donc dans les scènes évangéliques plus que la morale abstraite que nous pourrions en tirer pour savoir ce qu’il faut faire ou ne pas faire, c’est bien au contraire de se rendre sensible à la manière dont les choses se font, se disent, se décident… à travers cela nous apprenons à recevoir notre propre existence, à y être attentif et ainsi, à vivre plus pleinement, à aimer plus profondément. Aussi, aujourd’hui, je vous propose de simplement jeter le projecteur sur quelques moments de la rencontre entre Jésus et cette femme syro-phénicienne, ce n’est pas qu’une guérison de plus, c’est une rencontre unique singulière qui mobilise chacun des deux protagonistes dans la situation ; où chacun se révèle dans l’interaction avec l’autre. Qu’apprenons-nous de Jésus aujourd’hui ?

« Jésus s'était retiré vers la région de Tyr et de Sidon »

Jésus vit ce moment significatif de nos vies, celui où nous prenons du repos par rapport à notre travail, à notre tâche, à notre mission, où nous existons autrement, en dehors du cadre habituel de notre existence. Là, dans ce vide extérieur, se révèle ce qui tient en nos vies. Notre manière de considérer Jésus doit envisager l’ensemble de sa vie : sa Passion certes, où Jésus est pris totalement, mais aussi tout ce qui l’a précédée. Jésus a vécu une vie tournée vers le Père, recevant de lui dans le quotidien, le pain du jour constitué aussi bien par le travail de la Mission que le repos ou le retrait. Jésus n’a pas vécu sa vie toujours sur la brèche. Même dans sa période apostolique, il y avait ces temps de retrait comme nous pouvons l’imaginer pour la vie secrète à Nazareth… Jésus a ainsi reçu sa vie, son existence. Il ne lui a pas imposé de forme a priori, comme s’il avait du suivre un programme tout tracé. Il accueillait ce qui venait, il agissait et réagissait, il prenait du repos, il cherchait, il se reposait, il contemplait...  Il était disponible à ce qui advenait… il se laissait devenir dans sa vie…

« Je n'ai été envoyé qu'aux brebis perdues d'Israël »

Là aussi, la réponse de Jésus signe surtout un refus de la toute puissance qui consisterait à faire tout, partout, tout le temps comme un super-héros, sans aucun vis-à-vis personnel à la mise en œuvre de sa puissance. Il a reçu une mission qui, comme telle, a sa mesure, son cadre, ses limites et donne ainsi place à l’autre : annoncer aux gens de son peuple la bonne nouvelle du Royaume de Dieu, spécialement à ceux qui sont en difficultés, en annonçant de telle manière qu’ils puissent répondre eux-mêmes. Cette mission est reçue, de Dieu son Père, il ne se la donne pas, il n’en dispose pas non plus à sa guise, à la différence des disciples prêts à se l’approprier et aussi à s’en défaire pour leur propre confort. « Donne-lui satisfaction » disent-ils à Jésus.  Cela va, peut-être, contre notre image d’un Jésus hyper-donnant, hyper-serviable, hyper-généreux… Mais réfléchissons : que serait une personne qui répondrait tout le temps, à tout, parfaitement, automatiquement… aurions-nous envie de le rencontrer, de la découvrir, de comprendre ce qui l’anime… aurait-elle quelque chose à nous dire ? Jésus est sur son chemin, en dialogue avec le Père, cherchant seulement à nouer de vraies et justes relations avec les autres, laissant surgir la liberté en lui et en l’autre. Son style signe la manière dont le Royaume peut avancer… Il est ouvert à de vraies rencontres qui doivent donner à chacun de progresser, aussi bien lui que ceux qu’il rencontre…

« Que tout se fasse pour toi comme tu le veux ! »

Jésus rencontre cette femme dans un vrai dialogue, loin du bruit causé par les disciples. A travers l’échange, en tenant justement sa propre position, [il n’est pas là pour tout faire, dire amen à tout], Jésus permet à l’autre de s’exprimer et de dire combien ce qu’elle veut [la guérison de sa fille] qui lui donne de mettre en œuvre ce qu’elle peut [une simple demande à ce Jésus étranger] se fait en étant bien consciente de ce qui s’impose à elle [elle s’adresse au fils de David, un étranger pour elle, et elle le fait comme le petit chien sous la table de ses maîtres]. Elle se tient ainsi dans le fondamental de l’être humain en habitant ce triangle aux trois sommets qui sont le « ce que je veux », le « ce que je peux », et le « ce qui s’impose à moi ». Dès lors Jésus peut lui dire : « ta foi est grande ». La foi de cette femme est grande car justement, humainement située, pleinement ouverte vers l’autre, respectueuse, reconnaissante. Etant ainsi justement située, le miracle peut s’opérer de lui-même : « Que tout se fasse pour toi comme tu le veux ! ». Car la volonté juste de la femme peut déplacer celle de Jésus.

A travers cette scène qui se situe à la marge de la Mission de Jésus : dans le pays de Tyr et de Sidon hors d’Israël, qui est celle du retrait de Jésus à une demande : je ne suis envoyé qu’aux brebis perdues d’Israël, qui est celle de la rencontre par Jésus d’une personne de l’ailleurs : une femme syro-phénicienne, nous mesurons bien l’espace où Jésus désire nous rencontrer, nous donner d’être, celui de notre juste solitude en notre triangle propre où notre parole, située, pèse pleinement de son poids et peut réaliser avec Jésus ce qu’elle veut justement



père Jean-Luc Fabre
Jardinier de Dieu
Source :
 




Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix [Édith Stein] (1891-1942), carmélite, martyre, copatronne de l'Europe
La Femme et sa destinée (trad. Amiot-Dumont 1956, p. 124, rev.)


« Voici l'époux ! Sortez à sa rencontre »

L'union de l'âme avec le Christ est autre chose que la communion entre deux personnes terrestres : commencée par le baptême et constamment renforcée par les autres sacrements, elle est une intégration et une poussée de sève – comme nous le dit déjà le symbole de la vigne et du cep (Jn 15). Cet acte d'union avec le Christ entraîne un rapprochement de membre à membre entre tous les chrétiens. Ainsi l'Église prend la figure du corps mystique du Christ. Ce corps est un corps vivant et l'esprit qui l'anime est l'esprit du Christ qui, partant de la tête, s'écoule vers tous les membres ; l'esprit qui émane du Christ est le Saint-Esprit et l'Église est donc le temple du Saint-Esprit (cf. 1Co 6,19).

     Mais, malgré la réelle unité organique de la tête et du corps, l'Église se tient à côté du Christ comme une personne indépendante. En tant que Fils du Père éternel, le Christ vivait avant le commencement des temps et avant toute existence humaine. Par l'acte de la création, l'humanité vivait avant que le Christ ne prenne sa nature et ne soit intégré à elle. Par son incarnation, il lui a apporté sa vie divine. Par son œuvre de rédemption, il l'a rendu capable de recevoir la grâce... La cellule primitive de cette humanité rachetée, c'est Marie : c'est en elle que s'accomplit pour la première fois la purification et la sanctification par le Christ, c'est elle la première qui a été remplie de l'Esprit Saint. Avant que le Fils de Dieu soit né de la Sainte Vierge, il a créé cette Vierge pleine de grâce et, en elle et avec elle, l'Église. C'est pourquoi, créature distincte de lui, elle se tient à ses côtés bien qu'indissolublement liée à lui.

     Toute âme purifiée par le baptême et élevée à l'état de grâce est, par là même, créée par le Christ et née pour le Christ. Mais elle est créée dans l'Église et elle naît par l'Église... Ainsi l'Église est la mère de tous ceux à qui s'adresse la rédemption. Elle l'est par son union intime avec le Christ, et parce qu'elle se tient à ses côtés en qualité de ‘Sponsa Christi’, Épouse du Christ, pour collaborer à son œuvre de rédemption.



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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Jeu 10 Aoû 2017 - 1:48

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 


Homélie :

"Amen, amen, je vous le dis : si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit."

Aujourd’hui, nous fêtons St Laurent, martyr. Au service de l’Eglise, St Laurent s’est offert lui-même à la suite de Jésus. Jésus nous révèle le sens de la vie véritable, elle est relation et don de soi. Ce qu’il attend de notre part, c’est que nous mourions à nous-mêmes. Aimer sa vie et la garder jalousement pour soi peut vraiment nous perdre. Comme une graine, notre cœur est invité à faire mourir en lui tout égoïsme en brisant ses enveloppes d’individualisme, d’autosatisfaction. La vraie nature de notre humanité ne se déploie qu’en s’ouvrant à l’autre, en se donnant. Si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas ! Le processus de la germination du grain de blé, de la croissance des jeunes plants nous éclaire. Le grain traverse une période noire, sans lumière, il n’est plus lui-même. Mais pendant cette période, il reçoit une autre nourriture qui l’aide à se transformer pour entrer dans la phase de croissance, de la floraison. Quelques jours avant sa mort, Jésus avait annoncé à ses disciples son départ, en utilisant l’image du grain de blé tombé en terre. La Parole de Dieu nous redit, avec l’image du grain de blé, combien le don de notre vie portera du fruit dans la patience. Saint Laurent était au service des pauvres, il les a situé comme la richesse de l’Église.

"Qui aime sa vie la perd ; qui s’en détache en ce monde la gardera pour la vie éternelle."

A la suite de Jésus qui a donné sa vie, nous reconnaissons qu’aimer notre vie, c’est la perdre. Les martyrs de Jésus sont les témoins qui manifestent le courage d’être tout entier au service de Jésus ! C’est au service de nos frères et de nos sœurs, que nous vérifions notre intention. Jésus nous attire à sa suite, par son exemple et par sa Parole vivante. La vie de Jésus, le Verbe fait chair, est Parole de Dieu. En célébrant l’Eucharistie nous faisons mémoire du Don total de Jésus lui-même, et nous puisons là notre lumière et notre force. St Laurent, martyr, a témoigné du plus grand amour de Jésus. Dieu a le pouvoir de nous combler de toutes sortes de grâces, afin que, disposant toujours à tous égards de tout le nécessaire, nous ayons encore en abondance pour toute œuvre bonne ainsi qu’il est écrit : « Il a répandu ses bienfaits, il a donné aux pauvres ; sa justice demeure pour toujours. »

"Si quelqu’un veut me servir, qu’il me suive ; et là où moi je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu’un me sert, mon Père l’honorera."

Jésus donne sa vie pour nous sauver, pour nous amener au Père, pour que notre vie soit vie éternelle. Il nous aide à quitter nos manières individuelles de penser pour nous écouter les uns les autres. Nous demandons la grâce de le suivre en changeant nos cœurs. Le Père nous donne l’Esprit Saint, la force et la lumière de Dieu pour vaincre la haine et les ténèbres du monde qui nous renferment sur nous-mêmes. Il nous donne tout ce qui est nécessaire pour que notre vie soit, comme celle de Jésus, une surabondance. « Celui qui fournit de la semence au semeur et du pain pour la nourriture, vous fournira la semence, la multipliera et fera croître le produit de votre justice. » Jésus nous aide à accepter notre enfouissement en vue du bonheur des autres. Il nous donne la grâce de le suivre dans le quotidien, il change nos cœurs et nous aide à devenir les sarments de la vigne dont il est le cep. Que nous soyons ces sarments qui portent beaucoup de « fruits d’amour, » afin de glorifier notre Père qui est aux cieux.


Citation :
Nous demandons la grâce d’être fidèles à la Parole de Jésus.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Ambroise (v. 340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église
Des Offices des ministres I,84 ; II,28 ; PL 16,84 (trad. Bouchet, Lectionnaire, p. 468)


« S'il meurt, il donne beaucoup de fruit »

Lorsque saint Laurent a vu que l'on conduisait l'évêque Sixte au martyre, il s'est mis à pleurer. Ce n'était pas la souffrance de son évêque qui lui arrachait des larmes, mais le fait qu'il parte au martyre sans lui. C'est pourquoi il s'est mis à l'interpeller en ces termes : « Où vas-tu, Père, sans ton fils ? Vers quoi te hâtes-tu, prêtre saint, sans ton diacre ? Tu avais pourtant l'habitude de ne jamais offrir le sacrifice sans ministre ! ... Fais donc la preuve que tu as choisi un bon diacre : celui à qui tu as commis le ministère du sang du Seigneur, celui avec lequel tu partages les sacrements, refuserais-tu de communier avec lui dans le sacrifice du sang ? »...

     Le pape Sixte a répondu à Laurent : « Je ne t'oublie pas, mon fils, ni ne t'abandonne. Mais je te laisse des combats plus grands à soutenir. Je suis vieux et je ne peux soutenir qu'une lutte légère. Quant à toi, tu es jeune et il te reste un triomphe bien plus glorieux à obtenir contre le tyran. Tu viendras bientôt. Sèche tes larmes. Dans trois jours, tu me suivras... »

     Trois jours après, Laurent est arrêté. On lui demande d'amener les biens et les trésors de l'Église. Il promet d'obéir. Le lendemain, il revient avec des pauvres. On lui demande où étaient ces trésors qu'il devait amener. Il a montré les pauvres en disant : « Voilà les trésors de l'Église. Quels trésors meilleurs aurait le Christ, que ceux dont il a dit : 'Ce que vous aurez fait à l'un de ces petits, c'est à moi que vous l'avez fait' » (Mt 25,40) ? Laurent a montré ces trésors-là et a été vainqueur car le persécuteur n'a eu aucune envie de les lui ôter. Mais dans sa rage, il l'a fait brûler vif.



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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Ven 11 Aoû 2017 - 2:17

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 


Homélie :

"Alors Jésus dit à ses disciples : « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive."

Car celui qui veut sauver sa vie la perdra, mais qui perd sa vie à cause de moi la trouvera. Ce « derrière moi » de Jésus est très important, si nous voulons mettre notre foi en pratique pour donner la vie. Quand nous sommes en haute montagne, nous sommes derrière le premier de cordée. Nous ne le quittons pas des yeux. Il est celui que nous regardons bien plus que le chemin. Il est le chemin et tout dépend de lui. Jésus est le premier de cordée dans notre vie chrétienne. Nous sommes derrière lui, nous regardons vers lui sans cesse pour arriver au but ! Il n’est pas seulement le chemin, il est la vie. Marcher à la lumière de sa parole, de son Évangile, nous met dans la vérité, et cette vérité nous libère de nous mêmes. Suivre Jésus, c’est le reconnaître dans ses Paroles et dans ce qu’il est. Jésus exprime l’amour de son Père qui anime sa vie. C’est le même Amour qui doit animer notre vie. Nous avons reçu le baptême et nous sommes engagés avec le Christ. C’est pour la gloire de notre Père des cieux, pour le rayonnement de son Amour.

"Quel avantage, en effet, un homme aura-t-il à gagner le monde entier, si c’est au prix de sa vie ? Et que pourra-t-il donner en échange de sa vie ?"

Jésus ne nous demande pas des « choses » qui dépassent nos capacités. Il a mis en nous ce désir d’infini, ce désir de rejoindre notre Père. Nous discernerons la volonté de Dieu si nous vivons simplement avec notre entourage, en observant ce qui est en nous et autour de nous. Jésus nous a laissé ses commandements. Nous demandons la grâce de les appliquer dans notre vie quotidienne, en marchant toujours avec Dieu. Jésus insiste, car il nous faut toujours agir dans son amour infini. On ne passe pas devant Jésus, car passer par un autre chemin serait se perdre, s’égarer, et rencontrer la mort. Il n’y a pas d’autre chemin que Jésus pour nous qui l’avons revêtus dans le baptême. Nous avons été immergés dans le Christ, libérés du chemin de la mort. Si nous le quittons des yeux, nous perdons le chemin. Au moment de la venue de Jésus nous vivrons tellement de lui que le royaume sera là. Car la « suite de Jésus » sur la terre est pour l’éternité, en vue du royaume qui est déjà là.

"Car le Fils de l’homme va venir avec ses anges dans la gloire de son Père ; alors il rendra à chacun selon sa conduite."

Amen, je vous le dis : parmi ceux qui sont ici, certains ne connaîtront pas la mort avant d’avoir vu le Fils de l’homme venir dans son Règne. » Nous demandons sans cesse à Dieu de nous donner son Esprit Saint. Qu’il éclaire notre esprit, car il nous faut discerner notre chemin avec la Présence de Dieu et la lecture de la Parole de Dieu. Marcher derrière Jésus n’est pas prendre un autre chemin que le sien pour arriver vers le Père. Le chemin que Jésus a pris est le chemin du plus grand amour, le chemin de la victoire de l’amour. C’est ce que représente la Croix de Jésus : La victoire de l’amour envers tout ce qui s’oppose à l’amour. Marcher derrière Jésus, c’est marcher sur les routes escarpées du combat spirituel. C’est faire face à l’adversité de l’Adversaire. Il ne nous faut pas quitter le chemin de l’amour, et avec Jésus, prendre sa croix pour agir en fonction de son Amour infini. Nous demandons à l’Esprit Saint d’être toujours en nous pour que nous marchions à la suite de Jésus.


Citation :
Nous demandons la grâce de l’Esprit Saint pour suivre Jésus jusqu’au bout de son chemin.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Paulin de Nole (355-431), évêque
Lettre 38, 3-4.6 ; PL 61, 359 (trad. Orval rev.


« Qu'il prenne sa croix et qu'il me suive »

Accomplissant le dessein mystérieux de sa bonté, le Seigneur assume la condition de serviteur et consent à s'abaisser pour nous jusqu'à la mort de la croix (Ph 2,8.). Par cet abaissement visible, il réalise notre élévation jusqu'au ciel, qui est intérieure et invisible. Regarde où nous étions tombés dès le commencement ; comprends-le bien, c'est par le dessein de la sagesse et de la bonté de Dieu que nous sommes rendus à la vie. Avec Adam nous étions tombés par orgueil ; c'est pourquoi nous nous abaissons dans le Christ afin d'effacer l'ancienne faute par la pratique de la vertu opposée. Nous avons offensé le Seigneur par orgueil, nous lui plaisons maintenant par notre humilité.

     Réjouissons-nous, glorifions-nous dans le Seigneur qui a fait nôtres son combat et sa victoire en nous disant : « Courage, car j'ai vaincu le monde » (Jn 16,33)... Lui, l'invincible, combattra pour nous et il vaincra en nous. Alors le prince des ténèbres sera jeté dehors (cf Jn 12,31), car s'il n'est pas chassé du monde où il est partout, il est chassé du cœur de l'homme : la foi, lorsqu'elle pénètre en nous, le repousse pour faire place au Christ dont la présence jette le péché dehors...

     Que les orateurs gardent leur éloquence, les philosophes leur sagesse, les rois leurs royaumes : pour nous, la gloire, les richesses et le royaume, c'est le Christ ; pour nous la sagesse, c'est la folie de l'Évangile ; pour nous la force, c'est la faiblesse de la chair, et la gloire, c'est le scandale de la croix (1Co 1,18-23).



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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Sam 12 Aoû 2017 - 0:49

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 


Homélie :

Quand ils eurent rejoint la foule, un homme s’approcha de lui, et tombant à ses genoux, il dit : « Seigneur, prends pitié de mon fils. Il est épileptique et il souffre beaucoup. Souvent il tombe dans le feu et, souvent aussi, dans l’eau.

Je l’ai amené à tes disciples, mais ils n’ont pas pu le guérir. » Jésus a emmené avec lui, sur la montagne, Pierre, Jacques et Jean. Devant eux, il a été transfiguré, et les trois apôtres ont entr’aperçu la gloire de Jésus, leur compagnon de chaque jour. En redescendant de la montagne, ils retrouvent la foule et les autres disciples dans une grande confusion. En l’absence de leur maître, les disciples ont voulu guérir en son nom un enfant souffrant, mais ils n’ont pas réussi. Quand la foule voit Jésus, elle est stupéfaite ! Un homme dans la foule dit à Jésus : « Maître, je t’ai amené mon fils, il est possédé par un esprit qui le rend muet. » Pour obtenir cette guérison, il aurait fallu une relation intense à Dieu ! Cette relation qui nous est donnée nous transfigure pour que nous agissions au Nom de Dieu. Si les disciples avaient eu de la foi « gros comme une graine de moutarde », ils transporteraient les montagnes dans la mer et auraient obtenu la guérison. Nous avons une foi bien plus petite que la graine de moutarde, et nous demandons à Jésus d’augmenter notre foi. La foi est un don de Dieu. Baptisés dans le Christ, nous avons reçu ce don. La foi a été semée en nous, elle est déjà à l’œuvre dans notre vie. En croissant par la prière, les sacrements, et la charité, elle deviendra un grand arbre, qui s’enracinera et en grandissant nous configurera à Jésus.

"Prenant la parole, Jésus dit : « Génération incroyante et dévoyée, combien de temps devrai-je rester avec vous ? Combien de temps devrai-je vous supporter ? Amenez-le-moi. »

Jésus menaça le démon, et il sortit de lui. À l’heure même, l’enfant fut guéri. A la demande de Jésus, on amène l’enfant auprès de lui. Jésus remet un climat de confiance, d’abandon et de foi qui va permettre à Dieu de faire son œuvre. Jésus pénètre la souffrance de cet homme, la porte est ouverte à l’action de Dieu. Jésus interpelle l’esprit mauvais : « Esprit qui rend muet et sourd, sors de cet enfant je te l’ordonne et n’y rentre plus jamais. » C’est alors la délivrance des infections diaboliques et la guérison de la maladie de l’enfant : Jésus le prend par la main et le remet debout, il nous demande de nous mettre à son école. La question de savoir comment venir en aide à l’humanité tourmentée est toujours posée. C’est en étant guéris nous-mêmes que nous pouvons entrer en harmonie avec le don de Dieu. La Passion et la Résurrection de Jésus qui sauve le monde est toujours efficace, moyennant notre Foi. Mais il nous manque cette foi là ! "Ce peu de foi" nous permettrait, à l’aide de Jésus et dans sa Passion, de changer des situations si difficiles. Dans une foi confiante, nous demandons la grâce de la prière, la grâce d’être les amis de Jésus qui peuvent accomplir en lui, son œuvre de guérison.

Alors les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent en particulier : « Pour quelle raison est-ce que nous, nous n’avons pas réussi à l’expulser ? »

Jésus leur répond : « En raison de votre peu de foi. Amen, je vous le dis : si vous avez de la foi gros comme une graine de moutarde, vous direz à cette montagne : “Transporte-toi d’ici jusque là-bas”, et elle se transportera ; rien ne vous sera impossible. » Il n’y a pas de duplicité ni de complicité avec le mal en Jésus qui interpelle vivement l’esprit mauvais ! Nous voulons croire à l’immensité du don que Dieu nous a fait afin de pouvoir en vivre. Tout nous est donné par Dieu ! L’humanité ne peut pas suivre le plan d’amour de Dieu et en même temps entrer dans des discussions humaines vaines. C’est la foi qui nous fait devenir « sauveurs » avec Jésus, l’unique Sauveur. La foi se fortifie en faisant des expériences de foi, des actes de foi. Nous avons du mal à voir la main de Dieu, nous avons peur de ce qui peut nous arriver, nous ne nous sentons pas capables de vivre et de dire à Jésus que nous voulons avoir confiance en Lui ! Nous savons qu’Il nous aime, et si nous avons confiance, que tout se passera bien, Jésus permet ces épreuves pour qu’il en surgisse un bien meilleur. Notre foi est expérience de vie, fortifiée, elle deviendra une manière d’affronter la vie mieux encore et elle approfondira notre relation avec Dieu.


Citation :
Nous demandons la grâce de savoir comment venir en aide à l’humanité tourmentée.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Thomas More (1478-1535), homme d'État anglais, martyr
Dialog of Comfort against Tribulation, I, 2


« Je crois ! Viens au secours de mon incroyance » (Mc 9,24)

Personne ne peut se donner à lui-même la vertu de la foi… ; la foi est le don gratuit de Dieu. Comme le dit saint Jacques : « Les dons les meilleurs, les présents merveilleux, viennent d'en haut ; ils descendent tous d'auprès du Père de toutes les lumières » (1,17). Quand nous ressentons donc que notre foi est bien faible, prions celui qui nous la donne de la fortifier… : « Je crois ! Viens au secours de mon incroyance » (Mc 9,24), et avec les apôtres : « Seigneur, augmente notre foi » (Lc 17,5). Et puis méditons les paroles du Christ quand il dit que, si nous ne voulons pas permettre à notre foi de tiédir et même de se refroidir complètement, ou de perdre sa force par la dispersion de notre esprit dans les futilités de ce monde, il faut nous retirer dans une petite pièce au fond de notre maison (Mt 6,6) et y ramasser notre foi, en cessant d'accorder de l'importance aux illusions de ce monde.

     Et comme la graine de moutarde, qui par sa nature est brûlante, il faut semer la foi dans le jardin de notre cœur, après en avoir arraché toutes les mauvaises herbes. Elle grandira tellement que les oiseaux du ciel, c'est-à dire les saints anges, viendront demeurer en notre âme et qu'elle portera le fruit des vertus sur ses branches (Mt 13,31s). Alors, confiants en la parole de Dieu, nous aurons une assurance ferme en ses promesses et nous pourrons chasser de notre cœur une montagne d'afflictions (Mt 17,20), tandis que si notre foi est faible et chancelante, elle ne déplacera même pas une taupinière.



Source :









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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Sam 12 Aoû 2017 - 23:59

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

"Aussitôt Jésus obligea les disciples à monter dans la barque et à le précéder sur l’autre rive, pendant qu’il renverrait les foules."

Quand il les eut renvoyées, il gravit la montagne, à l’écart, pour prier. Le soir venu, il était là, seul Les Apôtres ont cédés aux apparences, avec la foule, ils se sont laissés prendre au piège du pouvoir. Jésus les invite à partir pour l’autre rive. Il leur faut dépasser le visible et le corporel, ces réalités temporaires, pour arriver vers l’invisible et l’éternel qu’annonce Jésus. Les disciples ne peuvent pas précéder Jésus sur l’autre rive ! Ils doivent apprendre par l’expérience que sans Jésus il n’était pas possible d’y arriver. Quelle est donc cette barque dans laquelle Jésus oblige les disciples à monter ? Ne serait-ce pas la lutte contre les tentations et les circonstances difficiles ? dit Origène. Il faut que Jésus devienne le roi de leur cœur ! Il y a de l’orage, pas seulement sur le lac de Galilée, mais aussi dans le cœur des apôtres. Ils n’ont pas compris le signe de la multiplication des pains, ils ont suivi la foule dans son désir de proclamer Jésus roi ! Ils ont peur maintenant et ils pressentent combien le monde est tourmenté ! Nous sommes comme les disciples qui ont peur de l’orage, et qui sont tout craintifs. Jésus vient, et par sa simple présence il donne la paix. Aujourd’hui encore dans de nombreux endroits de l’univers les tourmentes sont sanglantes. Jésus, Lumière du monde, vient pour sauver l’humanité, pour la nourrir de sa vie.

La barque était déjà à une bonne distance de la terre, elle était battue par les vagues, car le vent était contraire. Vers la fin de la nuit, Jésus vint vers eux en marchant sur la mer.

En le voyant marcher sur la mer, les disciples furent bouleversés. Ils dirent : « C’est un fantôme. » Pris de peur, ils se mirent à crier. Mais aussitôt Jésus leur parla : « Confiance ! c’est moi ; n’ayez plus peur ! » Jésus a gravi la montagne, à l’écart, pour prier. Il prie pour les foules qui ont mangé les pains. Jésus sait les vagues et le vent contraire sur la mer. Grâce à sa prière adressée à son Père, les disciples n’ont subi aucun dommage, alors que la mer, les vagues et le vent s’acharnaient contre eux. Passer d’une rive à l’autre du lac, c’est accepter de traverser nos peurs, nos doutes personnels face à la conduite de Jésus dans notre vie. Pierre doit encore passer par une confiance renouvelée, il n’a pas encore expérimenté combien Jésus est présent. Par la Parole et par la multiplication des pains, Jésus annonce un don plus merveilleux encore, l’Eucharistie. Il est en effet le Pain d’une vie toute nouvelle. L’Église sera cette grande famille qui prend soin de ses membres les plus petits. Les plus pauvres, se sont la veuve et de l’orphelin. La veuve est la femme qui a perdu son mari, l’orphelin a perdu ses parents ! L’Église veut être attentive comme Jésus à toute situation de détresse.

"Pierre prit alors la parole : « Seigneur, si c’est bien toi, ordonne-moi de venir vers toi sur les eaux. » Jésus lui dit : « Viens ! » Pierre descendit de la barque et marcha sur les eaux pour aller vers Jésus."

Mais, voyant la force du vent, il eut peur et, comme il commençait à enfoncer, il cria : « Seigneur, sauve-moi ! » Aussitôt, Jésus étendit la main, le saisit et lui dit : « Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? » Et quand ils furent montés dans la barque, le vent tomba. Alors ceux qui étaient dans la barque se prosternèrent devant lui, et ils lui dirent :  « Vraiment, tu es le Fils de Dieu ! » Apres cette panique, grâce à Jésus, tous passe sur l’autre rive. Pour les Apôtres, Jésus est devenu le maître de la vie. C’est important aujourd’hui pour nous qui sommes aux prises avec des tentations redoutables. Jésus nous conduit vers des passages difficiles et il nous oblige à nous embarquer. Il ne nous est pas possible de parvenir à l’autre rive sans supporter l’épreuve des vagues et du vent contraire. Vers la fin de la nuit, Jésus arrive près de nous afin de nous rendre la mer bienveillante. Il vient de multiples manières pour faire naître son Amour en nous, et nous donner sa Paix. Avec lui et par lui nous sommes devenus une création nouvelle pour un monde nouveau. Quand nous choisissons Jésus, nous nous engageons avec lui dans l’avenir car il n’y a pas de plus grand amour que le sien.


Citation :
Nous demandons la grâce de savoir comment venir en aide à l’humanité tourmentée.


Père Gilbert Adam
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Source :
 




Origène (v. 185-253), prêtre et théologien
Commentaire sur l'évangile de Matthieu 11, 6 ; PG 13, 919 (trad. Orval rev.; cf SC 162, p. 299)


« Vraiment, tu es le Fils de Dieu »

     Lorsque nous aurons tenu bon durant les longues heures de la nuit obscure qui règne dans les moments d'épreuve, quand nous aurons lutté de notre mieux..., soyons sûrs que vers la fin de la nuit, « lorsque la nuit sera avancée et que poindra le jour » (Rm 13,12), le Fils de Dieu viendra près de nous, en marchant sur les flots. Lorsque nous le verrons apparaître ainsi, nous serons saisis de trouble jusqu'au moment où nous comprendrons clairement que c'est le Sauveur qui est venu parmi nous. Croyant encore voir un fantôme, nous crierons de frayeur, mais lui nous dira aussitôt : « Ayez confiance, c'est moi, n'ayez pas peur ».

     Peut-être que ces mots rassurants feront surgir en nous un Pierre en route vers la perfection, qui descendra de la barque, certain d'avoir échappé à l'épreuve qui le secouait. Tout d'abord, son désir d'aller au-devant de Jésus le fera marcher sur les eaux. Mais sa foi étant encore peu assurée et lui-même dans le doute, il remarquera la « force du vent », il prendra peur et commencera à couler. Pourtant il échappera à ce malheur car il lancera vers Jésus ce grand cri : « Seigneur, sauve-moi ! » Et à peine cet autre Pierre aura-t-il fini de dire « Seigneur sauve-moi ! » que le Verbe étendra la main pour lui porter secours, et le saisira au moment où il commencera à couler, lui reprochant son peu de foi et ses doutes. Note cependant qu'il n'a pas dit : « Incrédule » mais « homme de peu de foi », et qu'il est écrit : « Pourquoi as-tu douté ? », c'est-à-dire : « Tu avais bien un peu de foi, mais tu t'es laissé entraîner dans le sens contraire ». Et là-dessus, Jésus et Pierre remonteront dans la barque, le vent se calmera et les passagers, comprenant à quels dangers ils ont échappé, adoreront Jésus en disant : « Vraiment, tu es le Fils de Dieu ». Ces paroles-là, ce ne sont que les disciples proches de Jésus dans la barque qui les disent
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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Lun 14 Aoû 2017 - 0:41

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



Dieu qui as mis au cœur de Saint Maximilien un amour filial envers la Vierge Immaculée et une ardente Charité pour le prochain, accorde-nous par son intercession de travailler pour Ta Gloire et de nous mettre au service des hommes à la suite de Ton Fils Jésus-Christ, lui qui vit et règne avec Toi dans l'unité du Saint Esprit, pour les siècles et les siècles. Amen.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

"Comme ils étaient réunis en Galilée, Jésus leur dit : « Le Fils de l’homme va être livré aux mains des hommes ; ils le tueront et, le troisième jour, il ressuscitera."

Et ils furent profondément attristés. Le « Fils de l’homme » est l’appellation que Jésus aime prendre quand il parle de lui ! Le message qu’il livre est éprouvant : « être livré, » "ils le tueront." Après avoir entendu cette annonce, les disciples sont tristes. Mais la douceur de Jésus est beaucoup plus forte que la violence de ses ennemis. C’est quand nous sommes dans une expérience de rejet que nous comprenons mieux les Paroles de Jésus ! Nous savons le trouble et la peur que provoque en nous toute condamnation. Quand elle est injustifiée, nous éprouvons une indignation profonde contre l’injustice. Jésus fait simplement la volonté de son Père en aimant tous ceux que Dieu lui donne. C’est lui qui se livre ! Il se révèle aux disciples au fur à mesure ce qui arrive dans sa vie. Les gens vont le tuer, mais grâce à sa mort, ceux qui croient en lui seront sauvés. Dans le cœur de Jésus il n’y a aucune manifestation d’adversité. Au contraire Jésus va manifester que c’est tout « librement » qu’il va traverser cette épreuve pour travailler à notre libération.

"Comme ils arrivaient à Capharnaüm, ceux qui perçoivent la redevance des deux drachmes pour le Temple vinrent trouver Pierre et lui dirent : « Votre maître paye bien les deux drachmes, n’est-ce pas ? »

Il répondit : « Oui. » Jésus apprend à ses disciples comment vivre en enfant de Dieu dans la société. Fils de Dieu, il est aussi le fils de l’homme qui accepte tout ce qui s’impose à la vie humaine, sauf le péché. Les fils sont libres dit-il ! Nous sommes dans les préfigurations de l’entrée dans le Royaume. Jésus va coopérer avec le pouvoir en place qui lui réclame les deux drachmes pour l’entrée dans le Temple. C’est un signe de l’entrée du Royaume à venir ou Jésus offrira la nature humaine que lui a tissé la Vierge Marie pour nous remettre dans la liberté des enfants de Dieu ! Jésus donnera sa vie ! Le poisson est resté longtemps le signe de ralliement des Chrétiens ! C’est à la Résurrection de Jésus que nous comprendrons que nous sommes libérés de tout esclavage. Nous demandons sans cesse à Dieu de nous donner un esprit de discernement. Nous ne renonçons pas aux obligations par peur, et nous effectuons « nos devoirs légitimes » en vue de contribuer pour notre part aux « besoins » des autres.

"Quand Pierre entra dans la maison, Jésus prit la parole le premier : « Simon, quel est ton avis ? Les rois de la terre, de qui perçoivent-ils les taxes ou l’impôt ? De leurs fils, ou des autres personnes ? »

Pierre lui répondit : « Des autres. » Et Jésus reprit : « Donc, les fils sont libres. Mais, pour ne pas scandaliser les gens, va donc jusqu’à la mer, jette l’hameçon, et saisis le premier poisson qui mordra ; ouvre-lui la bouche, et tu y trouveras une pièce de quatre drachmes. Prends-la, tu la donneras pour moi et pour toi. » Le sujet des impôts est une réalité délicate. Jésus n’est pas obligé de payer un impôt pour la maison de son Père. Cette taxe n’est pas une obligation, mais il la paie de plein gré en pensant à son peuple. Il ne souhaite pas alimenter la haine de ses ennemis. Jésus continue à enseigner ses disciples par son obéissance. C’est dans sa Passion qu’il va nous réintroduire dans la dignité des enfants du Père, qu’il nous ouvre le Royaume. Il nous regarde comme ses frères. Nous comprenons sa demande « d’éviter d’être pour les gens une occasion de chute ! » Il ne faut pas d’occasion de chute pour les enfants de Dieu dans l’Église qui préfigure le Royaume déjà sur la terre. Dans ce combat pour la vie, Jésus nous dit comment nous allons être dispersés ! C’est la Paix de Jésus qui nous permet en toute circonstance d’être des artisans de son Amour.


Citation :
Nous demandons la grâce de l’humilité dans l’Esprit Saint.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Ambroise (v. 340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église
Commentaire du Psaume 48, 14-15 ; CSEL 64, 368 (trad. cf Orval et bréviaire 20e sam)


Par sa Passion le Christ a payé pour nous nos dettes

     Quel homme pourrait se racheter par son propre sang, alors que le Christ a versé son sang pour le rachat de tous ? Y a-t-il un seul homme dont le sang puisse être comparé à celui du Christ...qui, à lui seul, a réconcilié le monde avec Dieu par son sang ? Y a-t-il une offrande plus noble, un sacrifice plus noble, un avocat meilleur que celui qui s'est fait supplication pour les péchés de tous et qui a donné sa vie en rédemption pour nous ?

     Il n'y a donc pas à chercher une expiation ou une rédemption individuelle, parce que le sang versé en rançon pour tous est celui du Christ. C'est par ce sang que le Seigneur Jésus nous a rachetés, lui qui, seul, nous a réconciliés avec le Père. Et il a accompli son labeur jusqu'au bout, car il a pris sur lui notre labeur, lui qui dit : « Venez à moi, vous tous qui peinez, et moi je vous soulagerai » (Mt 11,28)... L'homme ne donnera donc rien en expiation pour sa rédemption, car il a été lavé une fois pour toutes du péché par le sang du Christ, mais il n'est pas pour autant dispensé de peiner pour observer les préceptes de la vie et pour ne pas s'écarter des commandements du Seigneur. Tant qu'il vivra, il sera dans le labeur et y persévérera pour vivre éternellement, de peur qu'il ne meure de mort alors qu'il a déjà été racheté à la mort.
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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Lun 14 Aoû 2017 - 22:44

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



Nous te saluons, ô Immaculée, Marie, comblée de grâce
toi qui, dès le premier instant de ton existence,
dès ta conception, a été préservée de tout péché,
car tu allais devenir la Mère du Sauveur.

Aide-nous à nous tourner vers ton Fils Jésus
et à nous détourner du péché.
Apprends-nous à prier pour les pécheurs comme tu l’as enseigné à Bernadette,
car tu es la Mère du Rédempteur et notre Mère.

Nous te saluons, ô Marie, lumière de foi bienheureuse,
par ta glorieuse Assomption
le Père des Miséricordes t’a revêtue en ton âme et en ton corps
de la splendeur du jour unique de la Résurrection.

Fortifie notre foi, qu’elle imprègne de sa lumière et de sa vérité
notre intelligence, nos actions et notre service en ce monde,
car tu es la Mère du plus beau des enfants des hommes et notre Mère.

Nous te saluons, Vierge Sainte,
toi que l’Esprit de sainteté a comblé de charité et rempli de toutes grâces.
Apprends-nous la docilité à l’Esprit d’Amour, pour être comblés d’une vraie charité.

Donne-nous la compassion pour toute souffrance
et une prière instante pour la paix,
car tu es Mère de Miséricorde et notre Mère.

Nous te saluons, Mère au pied de la Croix,
Vierge fidèle, Mère de l’Église.

Apprends-nous à l’aimer et à la servir
comme le Corps même de ton Fils livré pour nous et le salut du monde,
car tu es la Mère de l’Agneau et du Pasteur et notre Mère.

Nous te saluons, Aurore radieuse du Salut,
par ta glorieuse Assomption,
tu annonces et précèdes la gloire dans leur âme et dans leur corps de tous tes enfants,
car tu es la Mère du Monde qui vient et notre Mère.

Monseigneur de Monléon, évêque de Meaux pour
les 150 ans du dogme de l’Immaculée Conception
.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

"En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit avec empressement vers la région montagneuse, dans une ville de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth.

Marie et Élisabeth se saluent au seuil de la Nouvelle Alliance : l’une est vieillissante, l’autre est encore toute jeune. "Marie partit en hâte," c’est la hâte de l’amour. Le secret de Marie est un secret d’amour. A elles deux, elles résument toute l’histoire sainte. Les longs siècles de préparation se profilent derrière Élisabeth, Marie, rayonnante, sans tache ni ride, annonce une humanité nouvelle. Ces deux femmes ont en commun leur espérance et leur maternité qui les engage toutes entières dans le plan de Dieu. Si Marie témoigne que rien n’est impossible à Dieu, son Fils est le propre Fils de Dieu. Elle est dans un silence amoureux, car le mystère qui l’habite la reclus de ce monde, qui ne peut pas comprendre un tel mystère. Élisabeth est la première qui est introduite dans ce secret du plan d’Amour de Dieu. Dès que le son de la voix de Marie parvient aux oreilles d’Élisabeth, celle-ci sent que son enfant tressaille dans son sein. L’Esprit Saint fait irruption en elle, lui dévoilant la portée de l’enfant que porte Marie. Dans un grand cri, elle annonce ce que l’Esprit vient de lui révéler. Son cri est une double bénédiction : « Bénie es-tu entre les femmes. Béni le fruit de ton sein ! » Elle a compris en un éclair, le temps d’un cri. Elle s’efface devant la jeune mère du Messie : « Comment m’est-il donné que vienne à moi la Mère de mon Seigneur ? »

"Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint, et s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ?"

Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en moi. Le face à face des deux mères transcrit la rencontre invisible des deux enfants. Jésus revêt sa mère de sa dignité de reine ; Jean éveille sa mère à l’accueil du mystère des œuvres de Dieu. L’Esprit Saint veut que l’espérance du monde fût portée par ces de deux femmes enceintes, images de l’attente du bonheur : « Bienheureuse celle qui a cru qu’il y aurait un accomplissement pour ce qui lui a été dit de la part du Seigneur ! » Le secret de Marie est l’enfant Dieu qu’elle porte dans le secret de son être. C’est le trésor qui est révélé à Élisabeth ! Voila un monde nouveau qui prend corps. Jésus, que Marie porte, est le Sauveur du monde. Il annonce une ère nouvelle ou l’amour de Dieu est vainqueur de tout ce qui s’oppose à lui. Cette chair humaine qu’il a sanctifiée est désormais promise à la vie éternelle, à l’amour infini de Dieu. La terre est désormais le marche pieds du ciel

"Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. »

Marie dit alors : « Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur ! La bonheur de Marie s’enracine dans la foi. C’est la béatitude de tous ceux qui ont bâti leur vie sur la promesse de Dieu. Il y a un accomplissement pour ce qui a été dit de la part du Seigneur. Tout s’accompli selon la promesse, le Christ est venu, il vient, et il viendra. Il est venu dans l’humilité de Noel, il vient dans l’intimité de l’Eucharistie, il viendra dans l’immense clarté de sa gloire. Marie, aujourd’hui, vient encore nous visiter parce que la foi est difficile, et que l’espérance retombe vite dans notre cœur. C’est à nous de redire : « D’où me vient ce bonheur que vienne jusqu’à moi la Mère de mon Seigneur ? » Marie est le chemin d’une humanité nouvelle qui vit pleinement de l’amour infini de Dieu. Elle est le modèle du dépouillement de soi-même devant le choix aimant de Dieu. Elle entre au diapason de l’amour infini de Dieu par sa réponse de foi. Marie permet à la Vie de se répandre par Jésus qu’elle annonce à Élisabeth. Nous sommes de toutes ces générations qui la déclarent bienheureuse !


Citation :
Nous demandons la grâce de demeurer dans ce nouvel amour qui s’épanouira pleinement au ciel.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Germain de Constantinople (?-733), évêque
Homélie 1 pour la Dormition de la Mère de Dieu ; PG 98, 346 (trad. Orval)


« Montée jusqu'à la gloire du ciel, avec son âme et son corps » (Collecte de la fête)

     Temple vivant de la divinité très sainte du Fils unique, Mère de Dieu, vraiment, je le redis avec action de grâces, ton assomption ne t'a nullement éloignée des chrétiens. Tu vis impérissable et pourtant tu ne demeures pas loin de ce monde périssable ; au contraire, tu es proche de ceux qui t'invoquent et ceux qui te cherchent avec foi te trouvent. Il convenait que ton esprit reste toujours fort et vivant et que ton corps soit immortel. En effet, comment la dissolution de la chair aurait-elle pu te réduire en cendre et en poussière, toi qui as délivré l'homme de la ruine de la mort par l'incarnation de ton Fils ? ...

     Un enfant cherche et désire sa mère, et la mère aime vivre avec son enfant ; de même, puisque tu avais dans ton cœur un amour maternel pour ton Fils et pour ton Dieu, tu devais normalement pouvoir retourner auprès de lui, et Dieu, à cause de son amour filial envers toi devait très justement t'accorder de partager sa condition. Ainsi, morte aux choses qui finissent, tu as émigré vers les demeures impérissables de l'éternité où réside Dieu dont tu partages désormais la vie...

     Tu as été corporellement sa demeure ; et maintenant c'est lui qui, en retour, est devenu le lieu de ton repos. « Voici, disait-il, mon repos pour les siècles des siècles » (Ps 131,14). Ce lieu de repos, c'est la chair qu'il a revêtue après l'avoir prise de toi, Mère de Dieu, la chair dans laquelle, nous le croyons, il s'est montré dans le monde présent et se manifestera dans le monde futur lorsqu'il viendra juger les vivants et les morts. Puisque tu es la demeure de son éternel repos, il t'a retirée de la corruption et il t'a prise avec lui, voulant te garder en sa présence et son affection. Voilà pourquoi, tout ce que tu lui demandes il te l'accorde comme à une mère soucieuse de ses enfants ; et tout ce que tu souhaites, il l'accomplit avec sa divine puissance, lui qui est béni pour l'éternité.
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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Mer 16 Aoû 2017 - 0:44

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge..


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

Si ton frère a commis un péché, va lui parler seul à seul et montre-lui sa faute. S’il t’écoute, tu auras gagné ton frère.

L’amour de Dieu se concrétise en nous par notre désir d’accueillir toute l’humanité et de lui offrir le salut. C’est notre responsabilité individuelle et collective vis-à-vis de Jésus qui est de répondre à son invitation à la vie éternelle. Aimer Jésus, c’est nous aimer les uns les autres, et entrer ensemble dans la communion à la vie divine. Dieu nous aime parce que nous sommes ouvert à son Amour éternel. C’est ainsi qu’il permet au petit et au faible, limité et pécheur de communier à l’éternité de l’Amour. Nous répondons à l’Amour de Dieu de tout notre être pour demeurer en lui et le rayonner. « Jésus disait à ses disciples : là où deux ou trois sont rassemblés pour mon nom, je suis au milieu d’eux. » C’est la Présence de Jésus qui nous permet de nous situer les uns et les autres dans la lumière. « Si ton frère a péché contre toi, va et reprends–le seul à seul. S’il t’écoute, tu as gagné ton frère. » Ce « seul à seul » est l’expression de la Présence, de la confiance en Dieu. Elle est nécessaire à toute rencontre de charité fraternelle car c’est cette Présence qui permet à l’œuvre de Dieu de se réaliser.

S’il ne t’écoute pas, prends encore avec toi une ou deux personnes afin que toute l’affaire soit réglée sur la parole de deux ou trois témoins.

S’il refuse de les écouter, dis-le à la communauté de l’Église ; s’il refuse encore d’écouter l’Église, considère-le comme un païen et un publicain. Aimer à la manière de Dieu se vérifie dans une volonté de mise en œuvre de tout notre être pour le bien, le bonheur, l’intérêt vital de l’autre. Aimer comme Dieu aime, c’est vouloir et agir dans l’intérêt de l’autre, pour son salut ; c’est nous tourner et croître ensemble vers l’Amour véritable qui vient du cœur de Dieu. Il y a toujours, pour nous, un grand risque de pervertir l’amour dans notre solidarité et notre marche vers le salut en dehors de Dieu. La Parole nous invite à veiller sur le bien de nos frères, à les avertir pour chercher ensemble la volonté de Dieu. La Présence de charité va ainsi s’amplifier par l’autre, qui est l’ami de Dieu ! La participation humaine à l’œuvre de Dieu, avec ses limites et ses pesanteurs, peut empêcher l’œuvre de réconciliation de se réaliser, alors nous faisons appel à l’autre pour une ouverture nouvelle. L’autre, surtout s’il est choisi, ou ami de la personne en difficulté, va aider le processus de la rencontre. Amen, je vous le dis, tout ce que vous lierez sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous délierez sur la terre sera délié dans le ciel. A tout prix, il nous faut essayer de délier les nœuds de notre vie, tant que nous sommes en chemin, pour éviter un enfermement durable.

Amen, je vous le dis : tout ce que vous aurez lié sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous aurez délié sur la terre sera délié dans le ciel.

Encore une fois, je vous le dis : si deux d’entre vous sur la terre se mettent d’accord pour demander quelque chose, ils l’obtiendront de mon Père qui est aux cieux. Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux. » Jésus, dans l’Évangile, nous dit que nous n’avons pas à intervenir s’il n’y a pas de véritable faute qui amène un amoindrissement de la communion avec Dieu. Il nous faut toujours entrer en relation, en dialogue avec la personne en difficulté pour connaître ses intentions, la manière dont elle a vécu les événements dans le Christ, avant de l’accuser. Jésus nous demande de vivre dans cette correction fraternelle en Église, à plusieurs, de façon à ce que, par la multiplicité des points de vue, dans le dialogue, soit effectué dans une démarche de prière. Nous sommes en chemin vers l’Amour, à l’œuvre en Église qui est le lieu de la charité du Christ Jésus ! L’Église et le Christ Jésus sont si liés, le poids d’amour de la Passion et de la Résurrection mis en œuvre dans la mystère pascal, devient alors plus évident.


Citation :
Nous demandons la grâce d’écouter la Parole de Dieu et de la mettre en pratique.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Ephrem (v. 306-373), diacre en Syrie, docteur de l'Église
Hymne inédite (citée dans A. Louf, « Apprends-nous à prier, Eds Foyer ND 1972, p. 158)


« Je suis là, au milieu d'eux »

     
Celui qui célèbre tout seul au cœur du désert,
il est une assemblée nombreuse.
Si deux s'unissent pour célébrer parmi les rochers,
des milliers, des myriades sont là, présents.
S'il y en a trois qui se rassemblent,
un quatrième est parmi eux.
S'il y en a six ou sept,
douze mille milliers sont rassemblés.
S'ils se mettent en rang,
ils remplissent le firmament de prière.

Sont-ils crucifiés sur le roc, et marqués d'une croix de lumière,
l'Église est fondée.
Sont-ils réunis,
l'Esprit plane sur leurs têtes.
Et quand ils terminent leur prière,
le Seigneur se lève et sert ses serviteurs (Lc 12,37 ; Jn13,4).
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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Jeu 17 Aoû 2017 - 2:26

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge..


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

"Alors Pierre s’approcha de Jésus pour lui demander : « Seigneur, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu’à sept fois ? »

Jésus lui répondit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois. Pierre va devenir l’intendant des biens du Seigneur Jésus, de son amour infini, il lui pose la question de savoir combien de fois il devra pardonner ! Il y a un lien entre le trésor immense de l’amour infini de Dieu et le rapport que nous avons les uns avec les autres. Sept est un chiffre parfait. Jésus répondit à Pierre : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois ! » La manière avec laquelle nous nous comportons dans nos rapports fraternels, est celle avec laquelle nous nous comportons avec Dieu. Quand nous prions dans le Notre Père : « Pardonne nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés, » il n’est pas question de mesure. La mesure dont nous nous servons dans nos rapports fraternels est la mesure que nous donnons à Dieu pour nous : « Seigneur pour l’amour de ton nom, réponds à notre appel, pardonne nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés. » Nous voudrions que Dieu nous écoute, nous aimons sentir sa Présence, or c’est dans l’amour fraternel que la communion avec Dieu se construit

"Ainsi, le royaume des Cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs.

Il commençait, quand on lui amena quelqu’un qui lui devait dix mille talents (c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent). Comme cet homme n’avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de sa dette. Alors, tombant à ses pieds, le serviteur demeurait prosterné et disait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout.” Saisi de compassion, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette. Cet Evangile est éloquent et nous pouvons facilement faire des transpositions. Vis-à-vis de Dieu nous sommes insolvables. Il nous a pardonné nos péchés, et nous devons pardonner à ceux qui nous ont fait du tord ou qui nous ont blessés. Le terme employé par Jésus évoque une forme de miséricorde vis-à-vis de celui qui nous a offensés. Jésus, dans la parabole de la remise de dettes, manifeste le Maitre qui est « Saisi de pitié » devant l’indigence de cet homme, manifestant par là l’Amour infini de Dieu pour nous. « Saisi de pitié le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette. »

"Mais, en sortant, ce serviteur trouva un de ses compagnons qui lui devait cent pièces d’argent. Il se jeta sur lui pour l’étrangler, en disant : “Rembourse ta dette !”

Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai.” Mais l’autre refusa et le fit jeter en prison jusqu’à ce qu’il ait remboursé ce qu’il devait. L’homme gracié maltraite un de ses « redevant » oubliant la miséricorde qui lui avait été faite ! La manière dont nous traitons nos frères est la mesure que Dieu prend pour nous. Nous avons conscience de l’amour infini dont nous sommes aimés, c’est notre joie, elle est parfaite ! Dans cet amour incroyable, nous accueillions nos frères. Avec le même amour dont nous sommes aimés, nous voulons nous aimer. De même que l’on peut aimer une personne handicapée et l’aimer telle qu’elle est avec son handicap, de même nous devons nous aimer les uns les autres avec nos propres handicaps. Il nous faut raisonner en nous disant que l’intention était peut-être bonne et qu’il nous faut passer au dessus de nos susceptibilités froissées. Ce qui compte, c’est de maintenir ou de rétablir au plus vite la relation personnelle malgré nos maladresses : « Ne perdons pas de temps par peu d’amour."


Citation :
Nous demandons la grâce d’être renouvelés par les merveilles de Dieu lui-même.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Cyprien (v. 200-258), évêque de Carthage et martyr
La Prière du Seigneur, 23-24 (trad. bréviaire et DDB 1982, p.56)


« Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés »

     
Le Seigneur nous oblige à remettre nous-mêmes les dettes de nos débiteurs, comme nous, nous demandons qu'on nous remette les nôtres (Mt 6,12). Nous devons savoir que nous ne pouvons pas obtenir ce que nous demandons à propos de nos péchés, si nous n'en faisons pas autant pour ceux qui ont péché envers nous. C'est pourquoi le Christ dit ailleurs : « C'est la mesure dont vous vous servirez qui servira de mesure pour vous » (Mt 7,2). Et le serviteur qui, après avoir été libéré de toute sa dette, n'a pas voulu à son tour remettre celle de son compagnon de service est jeté en prison. Parce qu'il n'avait pas voulu faire grâce à son compagnon, il a perdu ce dont son maître lui avait fait grâce. Cela, le Christ l'établit avec plus de force encore dans ses préceptes, lorsqu'il décrète... : « Quand vous êtes debout en prière, si vous avez quelque chose contre quelqu'un, pardonnez, pour que votre Père qui est aux cieux vous pardonne vos fautes. Mais si vous ne pardonnez pas, votre Père qui est aux cieux ne vous pardonnera pas non plus vos fautes » (Mc 11,25-26)...

     Lorsque Abel et Caïn, les premiers, ont offert des sacrifices, ce n'est pas leurs offrandes que Dieu regardait mais leur cœur (Gn 4,3s). Celui dont l'offrande lui plaisait, c'est celui dont le cœur lui plaisait. Abel, pacifique et juste, en offrant le sacrifice à Dieu dans l'innocence, enseignait aux autres à venir avec la crainte de Dieu pour offrir leur présent à l'autel, avec un cœur simple, le sens de la justice, la concorde et la paix. En offrant avec de telles dispositions le sacrifice à Dieu, il a mérité de devenir lui-même une offrande précieuse et de donner le premier témoignage du martyre. Il a préfiguré, par la gloire de son sang, la Passion du Seigneur, parce qu'il possédait la justice et la paix du Seigneur. Ce sont des hommes semblables qui sont couronnés par le Seigneur, et qui, au jour du jugement, obtiendront justice avec lui.
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Dernière édition par Lumen le Jeu 24 Aoû 2017 - 23:04, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Jeu 17 Aoû 2017 - 23:06

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge..


LECTURES DE LA MESSE:
 


Homélie :

"Des pharisiens s’approchèrent de lui pour le mettre à l’épreuve ; ils lui demandèrent : « Est-il permis à un homme de renvoyer sa femme pour n’importe quel motif ? »

Il répondit : « N’avez-vous pas lu ceci ? Dès le commencement, le Créateur les fit homme et femme, et dit : À cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux deviendront une seule chair. Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Donc, ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ! » Les pharisiens posent des questions à Jésus pour le mettre à l’épreuve. Jésus répond en donnant le sens aussi bien du mariage que du célibat. Il exprime le sens véritable de la vie humaine. Ce sens se joue dans notre manière d’être au quotidien, dans le choix de notre état de vie. La relation de foi vivante à notre Créateur s’exprime dans le mariage et dans le célibat pour le Royaume. Sainte Jeanne de Chantal l’a admirablement montré en vivant en sainteté successivement comme jeune fille, femme mariée, mère, veuve, religieuse, fondatrice. Dans l’émerveillement de l’origine, Adam s’est écrié face à Eve : « c’est l’os de mes os, c’est la chair de ma chair. » Ce face-à-face nous permet d’aller vers le seul vis-à-vis qui est Dieu. C’est cette unité de l’amour de l’homme et de la femme qui est remise en cause par les pharisiens à cause de leur endurcissement de cœur.

"Les pharisiens lui répliquent : « Pourquoi donc Moïse a-t-il prescrit la remise d’un acte de divorce avant la répudiation ? »

Jésus leur répond : « C’est en raison de la dureté de votre cœur que Moïse vous a permis de renvoyer vos femmes. Mais au commencement, il n’en était pas ainsi. Au delà de cette épreuve tendue à Jésus, il s’agit, dans nos relations, de l’unité de l’amitié et de l’amour. Dans la dureté de cœur des Pharisiens, nous sommes face à l’accusation et au doute qui ont été introduits dés l’origine dans l’humanité par le menteur. C’est encore la même accusation qui est à l’œuvre : « C’était pour le mettre à l’épreuve ! » Jésus dit avec tristesse : « C’est en raison de votre endurcissement de cœur. » La perspective que pose Jésus ne fait pas fi des aléas de la vie. Les situations difficiles de notre vie sont bien souvent les conséquences de l’endurcissement de notre cœur. La violence des hommes entre eux, les blessures reçues sont signe de cette dureté. Jésus accueille en lui toutes nos difficultés de vies pour les guérir. Notre vie est appelée à manifester le secret qu’elle porte, nous sommes tous, enfants de Dieu. C’est dans l’union de nos vies que nous façonnons notre existence comme signe de la vie de Dieu. Nous participons à l’amour infini de Dieu en nous aimant d’une manière unique. Il y a en nous un amour filial, paternel, maternel comme il y a aussi un amour de feu : L’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, l’amour du Saint-Esprit nous est donné en plénitude. En chacun de nous il y a cette capacité merveilleuse de vivre un amour unique. La Création de l’Homme (homme et femme) commence par un émerveillement de l’homme devant la créature que Dieu a fait à son image et à sa ressemblance.

Or je vous le dis : si quelqu’un renvoie sa femme – sauf en cas d’union illégitime – et qu’il en épouse une autre, il est adultère. »

Ses disciples lui disent : « Si telle est la situation de l’homme par rapport à sa femme, mieux vaut ne pas se marier. » Il leur répondit : « Tous ne comprennent pas cette parole, mais seulement ceux à qui cela est donné. Il y a des gens qui ne se marient pas car, de naissance, ils en sont incapables ; il y en a qui ne peuvent pas se marier car ils ont été mutilés par les hommes ; il y en a qui ont choisi de ne pas se marier à cause du royaume des Cieux. Celui qui peut comprendre, qu’il comprenne ! » L’image de lui-même que Dieu a placée dans l’Homme passe à travers la complémentarité des sexes. L’homme et la femme, qui s’unissent dans le mariage, reflètent l’image de Dieu et sont en quelque sorte la révélation de son amour. Non seulement l’amour de Dieu nourrit l’être humain, mais la mystérieuse communion des trois Personnes divines se reflète en nous. Il nous est demandé d’aimer, d’être ouvert à nos frères et de marcher humblement à la suite du Christ Jésus. Nous exprimons dans notre quotidien le mystère d’amour que nous vivons, et que nous recevons de Dieu notre Père. Au soir de notre vie, nous serons jugés sur l’amour. Nous sommes « l’unité » de notre père et de notre mère, et nous ne sommes ni l’un ni l’autre, nous sommes un autre, et pourtant nous sommes « quelque chose » de leur unité ! C’est Dieu lui-même, le Saint-Esprit, qui donne à chacun d’être dans le Christ. Il nous unit dans son amour infini. Vivre selon cet émerveillement dans la foi provoque une confiance dans l’Amour de Dieu.


Citation :
Nous demandons à Dieu la grâce de renouveler les liens qu’il nous donne pour entrer dans la confiance.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Le Missel romain
Bénédiction des époux lors d'un mariage


« Tous deux ne feront plus qu'un »

     
Seigneur notre Dieu,
afin de révéler le dessein de ta grâce
tu as voulu que l'amour de l'homme et de la femme
soit déjà un signe de l'Alliance
que tu as conclue avec ton peuple,
et tu veux que dans le sacrement de mariage
l'union des époux exprime le mystère
des noces du Christ et de l'Église (Ep 5,32).

Nous te prions de bénir N. et N.
et de les prendre sous ta protection.
Fais que tout au long de leur vie commune
sanctifiée par ce sacrement,
ils se donnent la grâce de ton amour,
et qu'en étant l'un pour l'autre
un signe de ta présence,
ils deviennent un seul cœur et un seul esprit.
Accorde-leur
de pouvoir assurer par leur travail la vie de leur foyer
et d'élever leurs enfants selon l'Évangile
pour qu'ils fassent partie de ta famille éternellement.

Accorde à N. (l'épouse) la plénitude de ta bénédiction :
qu'elle réponde à sa vocation d'épouse et de mère,
qu'elle soit par sa tendresse et sa pureté
la joie de sa maison.
Accorde aussi ta bénédiction à N. (l'époux)
pour qu'il se dévoue à toutes ses tâches
d'époux fidèle et de père attentif.
Et puisqu'ils vont maintenant
partager le repas de ton eucharistie,
Père très saint,
donne-leur à tous deux
la joie d'être un jour tes convives
au festin de ton Royaume.
Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.













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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Ven 18 Aoû 2017 - 23:39

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge..


LECTURES DE LA MESSE:
 


Homélie :

"Ensuite, on présenta des enfants à Jésus pour qu’il leur impose les mains en priant. Mais les disciples les écartèrent vivement."

Jésus nous enrichi dans cette rencontre. Il traverse des incompréhensions communes et nous ouvre à la foi en la petitesse. C’est avec cette foi que nous avançons vers la vie. Dieu étend les mains sur nous, et sur notre réalité de pauvreté, pour que nous entrions dans la soumission à la volonté du Père. Jésus allume le feu de l’Amour dans notre cœur, il sème le bon grain de la Parole, il enfouit le levain dans notre pate humaine. En nous offrant à son action, nous découvrons que le don de Dieu est toujours un appel à la liberté. S’il travaille avec nous, il a besoin du travail de notre foi pour nous donner d’agir. Le Royaume de Dieu que Jésus établit sur la terre est pur don de Dieu, c’est l’enfant qui est le plus apte à l’accueillir. Sa docilité, sa bonne foi, son bon sens pour la justice et la vérité coopèrent à l’œuvre de Dieu. Adultes, nous risquons de nous endurcir dans nos propres jugements en ce qui concerne le Royaume ! Nous pouvons nous l’approprier par la force, comme on accumule un certain pouvoir sur des personnes. Il nous revient de nous affranchir de ces traces de péché, pour ressembler aux enfants et recevoir en héritage le Royaume.

"Jésus leur dit : « Laissez les enfants, ne les empêchez pas de venir à moi, car le royaume des Cieux est à ceux qui leur ressemblent. »

Les disciples n’ont pas compris la tendresse infinie qui habite le cœur de Jésus. Ce mystère d’enfance et de petitesse évangélique leur fait défaut, il leur faudrait l’apprendre des enfants eux-mêmes ! Jésus, dans sa réponse aux parents, se fait clair et rassurant, ils en sont réconfortés. Ils ont compris le message d’amour de Jésus et ce mystère ne leur sera pas enlevé. L’attitude de vie véritable pour tout être humain nous fait entrer dans la gratuité. Nous entrons dans l’échange par l’accueil, l’offrande de nous-mêmes. Ce que nous recevons, nous pouvons le redonner à notre tour, et ce que nous redonnons, peut être de nouveau reçu et à nouveau offert. Ainsi s’engendre la vie nouvelle, les relations nouvelles, le Royaume des Cieux. L’œuvre la plus malicieuse du menteur est de vouloir nous approprier les merveilles de Dieu dans un amour possessif. Jésus aime les enfants et il les comprend, il modifie le regard des disciples ! Comme nous comprenons « ces gens » qui amenèrent à Jésus leurs enfants ! La joie de ces mamans et de ces papas se traduit par une confiance encore plus grande dans le cœur de ces petits qui regardent vers Jésus. C’est de ce regard dont les disciples ont besoin !

"Il leur imposa les mains, puis il partit de là."

Jésus, en imposant les mains, dans un geste fondamental de bénédiction, ouvre ces enfants à la vie. C’est ce geste qu’attendent les parents qui présente ces enfants à Jésus, un geste que posera Jésus avec tant de bonheur. Ce geste précède tous les autres gestes d’accueil et de service et il les porte. Lorsque nous entrons sous la bénédiction de l’imposition des mains, tout devient possible. Cela est vrai pour une personne, comme c’est vrai pour un couple, pour une famille, comme c’est vrai pour une communauté. L’imposition des mains est un langage d’amour paternel, c’est celui de l’autorité éducative. Il comporte d’une part l’exigence parentale au nom de Dieu et d’autre part la consécration à la mission. Sanctifier l’état d’enfance implique l’obéissance à Dieu, l’effort de l’apprentissage dans l’Esprit Saint, le respect de ceux qui ont donné la vie et qui en prennent soin. L’exigence juste des parents donne une orientation juste à la vie de l’enfant ! Jésus partit de là, il incite, il encourage, il suscite mais il ne s’impose pas. Que Marie, la Mère de Jésus intercède auprès de Dieu pour nous, pauvres pécheurs, afin que nous soyons plus simples et que nous lui rendions gloire. Qu’elle nous donne de suivre Jésus sur le chemin de la foi, de l’espérance et de l’amour filial.


Citation :
Nous demandons à Jésus la grâce de la toute petitesse évangélique.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Maxime de Turin (?-v. 420), évêque
Homélie 58, sur la Pâque ; PL 57, 363 (trad. coll. Icthus vol. 10, p. 259)


« Le Royaume des cieux est à ceux qui leur ressemblent »

     
Quel don grand et admirable Dieu nous fait, mes frères ! Dans sa Pâque..., la résurrection du Christ fait renaître dans l'innocence des tout-petits ce qui hier dépérissait dans le péché. La simplicité du Christ fait sienne l'enfance. L'enfant est sans rancœur, il ne connaît pas la fraude, il n'ose pas frapper. Ainsi cet enfant qu'est devenu le chrétien ne s'emporte pas si on l'insulte, il ne se défend pas si on le dépouille, il ne rend pas les coups si on le frappe. Le Seigneur exige même de prier pour ses ennemis, d'abandonner tunique et manteau aux voleurs, de présenter l'autre joue (Mt 5,39s).

     Cette enfance dans le Christ dépasse l'enfance simplement humaine. Celle-ci ignore le péché, celle-là le déteste. Celle-ci doit son innocence à sa faiblesse ; celle-là à sa vertu. Elle est digne de plus d'éloges encore : sa haine du mal vient de sa volonté, non de son impuissance... Bien sûr, on peut rencontrer la sagesse d'un vieillard chez un enfant et l'innocence de la jeunesse chez des personnes âgées. Et l'amour droit et vrai peut mûrir des jeunes : « La vieillesse honorable, dit le prophète, n'est pas celle que donnent les jours ; elle ne se mesure pas au nombre des années... mais par l'intelligence » (Sg 4,8.). Mais à des apôtres déjà mûrs et âgés, le Seigneur dit : « Si vous ne faites retour sur vous-mêmes, si vous ne vous rendez pas semblables à cet enfant, vous n'entrerez pas dans le Royaume des cieux » (Mt 18,3). Il les renvoie à la source même de leur vie ; il les incite à retrouver l'enfance, afin que ces hommes dont les forces déclinent déjà, renaissent à l'innocence du cœur. « A moins de renaître d'eau et d'Esprit, nul ne peut entrer dans le Royaume des cieux » (Jn 3,5).














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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Sam 19 Aoû 2017 - 23:02

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge..


LECTURES DE LA MESSE:
 


Homélie :

"Partant de là, Jésus se retira dans la région de Tyr et de Sidon.

Voici qu’une Cananéenne, venue de ces territoires, disait en criant : « Prends pitié de moi, Seigneur, fils de David ! Ma fille est tourmentée par un démon. » Mais il ne lui répondit pas un mot. Les disciples s’approchèrent pour lui demander : « Renvoie-la, car elle nous poursuit de ses cris ! » Ce cri qui dérange le silence et le repos est insupportable pour les apôtres ! Il résonne au plus profond des entrailles de miséricorde de Jésus. Avec le regard des apôtres, l’humanité est remise devant ses responsabilités. Nous nous détournons vite des cris qui nous rappellent notre propre cri que nous n’aimons pas regarder. Ecouter la Parole de Dieu nous aide à développer une connaissance de Jésus plus intérieure, pour mieux comprendre sa manière de vivre. Jésus nous apprend à être davantage humain, ainsi nous pouvons mieux réagir dans notre vie. Dieu veut notre bonheur, il veux nous rendre heureux, c’est ce bonheur que cherche cette femme qui a compris Jésus ! Elle voudrait que Jésus prenne soin d’elle et de sa fille. Connaissant la bonté de Jésus et son accueil du don de Dieu, elle cherche une manifestation de bonté de Dieu pour sa fille. Alors elle crie de plus belle : « Aie pitié de moi, Seigneur, fils de David !»

"Jésus répondit : « Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël. »

Mais elle vint se prosterner devant lui en disant : « Seigneur, viens à mon secours ! » Il répondit : « Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens. » Elle reprit : « Oui, Seigneur ; mais justement, les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. » Jésus s’est retiré vers la région de Tyr et de Sidon pour apprendre à ses disciples le repos dans la mission. Dans ce vide extérieur, se révèle ce qui tient bon dans nos vies. Regarder Jésus nous donne d’envisager notre vie à sa suite. Jésus vit tourné vers le Père, recevant tout de lui dans le quotidien. Jésus a ainsi reçu de lui toute sa vie, son existence. Il accueillait ce qui venait, il agissait et réagissait, il prenait du repos, il cherchait, il se reposait, il contemplait, il était disponible à ce qui advenait. La rencontre entre Jésus et cette femme syro-phénicienne est une rencontre unique qui mobilise chacun des deux dans la situation. Cette femme sait qu’elle n’est pas une enfant d’Israël, qu’elle n’a aucun droit, mais elle crie dans une confiance totale ! Cet Évangile nous manifeste la tendresse et l’obéissance de Jésus. Il est envoyé au Peuple d’Israël. C’est l’Amour manifesté à ce peuple qui dit à tous les peuples la tendresse de Dieu pour eux. La volonté du Père va se manifester à Jésus par ses frères. Il accomplit ainsi sa Mission de Sauveur du monde.

"Jésus répondit : « Femme, grande est ta foi, que tout se passe pour toi comme tu le veux ! » Et, à l’heure même, sa fille fut guérie.

Devant la foi de cette femme, Jésus est attendri. La fille de l’étrangère est guérie. Jésus accomplit le miracle de la guérison de sa fille, il lui donne ainsi d’être à la table de la miséricorde de Dieu, comme l’enfant du Père. Jésus a reçu la mission d’annoncer aux gens de son peuple la bonne nouvelle du Royaume de Dieu. Jésus est sur son chemin, en dialogue avec le Père, cherchant à nouer de vraies et justes relations avec les autres, laissant surgir la liberté de l’autre. Jésus rencontre cette femme dans un vrai dialogue. Il lui permet de s’exprimer et de dire combien la guérison de sa fille lui tient à cœur. Elle se tient dans l’essentiel de l’être humain, sa foi est grande. Elle est située humainement, pleinement ouverte à l’autre, respectueuse et reconnaissante. Jésus désire nous rencontrer nous aussi, nous donner d’être pleinement pour réaliser avec lui notre appel. Nous sommes les invités du Père au festin des noces de l’Agneau, Jésus est le Pain des enfants de Dieu. Que nous en ayons le pouvoir grace à notre foi, quelle beauté, quelle dignité que celle des enfants de Dieu pour porter des fruits d’Amour et de compassion par toute notre vie.


Citation :
Nous demandons la grâce de la foi pour vivre de l’amour de compassion qui nous donne d’être du Christ dans un monde qui cherche Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Bède le Vénérable (v. 673-735), moine, docteur de l'Église
Homélie sur les Évangiles, I, 22 : CCL 122, 156-160 ; PL 94, 102-105 (trad. Orval)


« Femme, grande est ta foi ; que tout se fasse pour toi comme tu le veux »

     
L'Évangile nous montre la grande foi, la patience, la persévérance et l'humilité de la Cananéenne... Cette femme était douée d'une patience vraiment peu commune. À sa première demande le Seigneur ne répond pas un mot. Malgré cela, loin de cesser un instant de prier, elle implore avec une insistance accrue le secours de sa bonté... Voyant l'ardeur de notre foi et la ténacité de notre persévérance dans la prière, le Seigneur finira par prendre pitié de nous et nous accordera ce que nous souhaitons.

     La fille de la Cananéenne était « tourmentée par un démon ». Une fois expulsée la mauvaise agitation de nos pensées et dénoués les nœuds de nos péchés, la sérénité de l'esprit nous reviendra ainsi que la possibilité d'agir correctement... Si, à l'exemple de la Cananéenne, nous persévérons dans la prière avec une fermeté inébranlable, la grâce de notre Créateur nous sera présente ; elle corrigera en nous toutes les erreurs, elle sanctifiera tout ce qui est impur, elle pacifiera toute agitation. Car le Seigneur est fidèle et juste. Il nous pardonnera nos péchés et nous purifiera de toute souillure, si nous crions vers lui avec la voix attentive de notre cœur.













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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Lun 21 Aoû 2017 - 14:27

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge..


LECTURES DE LA MESSE:
 


Homélie :

Et voici que quelqu’un s’approcha de Jésus et lui dit : « Maître, que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle ? » Jésus lui dit : « Pourquoi m’interroges-tu sur ce qui est bon ? Celui qui est bon, c’est Dieu, et lui seul ! »

Nous sommes créés pour accomplir des choix définitifs et irrévocables qui donnent tout leur sens à notre existence. Nous retrouvons alors les commandements énoncés par Jésus. A sa suite nous voudrions que nos expériences soient belles et nous comblent d’un bonheur qui n’aura pas de fin. Dieu nous a créés en vue d’un bonheur « pour toujours. » Il a mis dans notre cœur la semence d’une vie éternelle qui réalise quelque chose de beau et de grand dans notre vie. Nous demandons la grâce des choix courageux et définitifs qui sont vécus dans la fidélité ! C’est progressivement que Jésus va se laisser découvrir à ce jeune homme. Il lui donne de nouvelles lumières pour son avenir. La monde exalte la liberté ! « Changer » n’est plus de l’ordre de la conversion, mais c’est devenu le mot d’ordre de l’adaptation. Aujourd’hui on nous dit qu’il n’est rien de définitif. Tout change très vite, il n’est pas facile de parler de vie éternelle. Saint Ignace de Loyola met en lumière comment les joies momentanées, petites et fugaces, nous laissent dans amertume ; alors que le vrai bien, celui qui nous rend heureux, demeure et il nous construit dans la joie.

Il lui dit : « Lesquels ? » Jésus reprit : « Tu ne commettras pas de meurtre. Tu ne commettras pas d’adultère. Tu ne commettras pas de vol. Tu ne porteras pas de faux témoignage. Honore ton père et ta mère. Et aussi : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. »

Le jeune homme lui dit : « Tout cela, je l’ai observé : que me manque-t-il encore ? » Dans le dialogue avec cet homme qui possède de grandes richesses, Jésus indique que la richesse la plus importante et la plus grande de notre vie est l’Amour. Le mot « amour »] est sujet à diverses interprétations et revêt des significations différentes. Or il s’agit d’aimer Dieu et d’aimer les autres de toute notre personne. Jésus nous en indique la réalité la plus authentique dans sa Passion. Son sens le plus profond nous guide vers la Source de l’amour et de la vie. « Dieu est Amour, » dit Saint Jean. « Amour » est le nom propre de Dieu. C’est dans la rencontre avec Jésus, dans l’amour réciproque, que nous faisons l’expérience de la vie même de Dieu. Il demeure en nous, avec son Don parfait, total, et éternel. Il n’y a rien de plus grand pour nous, mortels et limités, que de participer à la vie même de l’amour de Dieu. Le cœur de l’homme est sensible à l’amour vrai. Certes, il n’est pas facile à faire de notre vie une réalité belle et grande, c’est exigeant, cependant, avec le Christ, tout est possible !

Jésus lui répondit : « Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux. Puis viens, suis-moi. »

À ces mots, le jeune homme s’en alla tout triste, car il avait de grands biens. L’amour de Jésus pour ce jeune homme de l’Evangile est le même que celui qu’il a pour chacun de nous. Nous rencontrons cet amour et nous faisons l’expérience de toute sa fécondité. Dans les yeux de Jésus, qui fixe son regard avec amour sur ce jeune homme, nous saisissons tout le désir de Dieu d’être avec nous, d’être proche de nous. Il y a en nous un désir de Dieu, pour un « oui » à l’Amour vrai. Jésus veut être notre ami, notre frère dans la vie, le maître qui nous indique le chemin à parcourir pour atteindre le bonheur. Il nous aime pour ce que nous sommes, dans notre fragilité et notre faiblesse. Touchés par son amour, nous savons que nous allons être transformé. Vivre de la rencontre de l’amour avec Jésus, dans une profonde relation personnelle avec Lui, est le vrai bonheur ! Jésus nous accueille avec toutes nos limites pour nous donner un cœur nouveau, capable d’aimer comme Lui. Par la suite, Jésus commencera à montrer à ses disciples qu’il lui faudra aller à Jérusalem, souffrir beaucoup de la part des anciens, des grands prêtres et des scribes, être tué et se réveiller le troisième jour. Il faudra que Pierre passe par l’épreuve du reniement avant de penser comme Dieu et non comme les humains. Le chemin de Jésus deviendra le modèle pour ses disciples qui ne pourront « tenir » que dans cet amour !


Citation :
Nous demandons la grâce de savoir lire la Parole qui nous parle de Jésus et de sa mission.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Sainte Claire (1193-1252), moniale franciscaine
2e Lettre à Agnès de Prague, 3-14 (Sainte Claire d’Assise, trad. Père Vorreux, O.F.M. Éd. Franciscaines)


La seule chose nécessaire

Je rends grâce à l'Auteur de la grâce, à Celui de qui proviennent tout bien et toute perfection, de ce qu'il t'a ornée de tant de vertus et parée de tant de perfection, que tu es devenue imitatrice attentive et parfaite du Père qui est parfait, au point même que ses yeux ne peuvent discerner en toi rien d'imparfait. La voilà, cette perfection qui, dans les palais des cieux, scellera ton union avec le Roi lui-même qui siège dans la gloire sur un trône étoilé : cette perfection a consisté pour toi à mépriser les grandeurs d'un royaume terrestre ; à juger indignes, en comparaison, les propositions d'un mariage avec l'empereur ; à pratiquer la très sainte pauvreté et, avec tout l'élan de ton amour et de ton humilité, à suivre les traces de Celui aux noces duquel tu as mérité d'être conviée.

     Je te sais parée de vertus, mais je ne veux pas t'importuner en t'accablant de louanges superflues, bien que, pour toi, rien ne soit superflu si tu peux en retirer quelque consolation. Or donc, puisqu'une seule chose est nécessaire (Cf. Lc 10,42), je m'y bornerai et je t'y exhorterai pour l'amour de Celui à qui tu t'es offerte comme une hostie sainte et agréable : souviens-toi de ta vocation et, comme une seconde Rachel, remets-toi toujours en mémoire les principes de base qui te font agir : ce que tu as acquis, conserve-le soigneusement ; ce que tu fais, fais-le bien ; ne recule jamais ; hâte-toi au contraire et cours d'un pas léger, sans achopper aux pierres du chemin, sans même soulever la poussière qui souillerait tes pieds ; va confiante, allègre et joyeuse. Avance avec précaution cependant sur le chemin du bonheur : ne te fie pas et ne te livre pas à quiconque voudrait te détourner de ta vocation, entraver ta course, et t'empêcher d'être fidèle au Très-Haut dans l'état de perfection où l'Esprit du Seigneur t'a appelée.













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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Mar 22 Aoû 2017 - 22:22

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge..


LECTURES DE LA MESSE:
 


Homélie :

« En effet, le royaume des Cieux est comparable au maître d’un domaine qui sortit dès le matin afin d’embaucher des ouvriers pour sa vigne. Il se mit d’accord avec eux sur le salaire de la journée : un denier, c’est-à-dire une pièce d’argent, et il les envoya à sa vigne.

En effet, le Royaume des cieux est comparable au maître d’un domaine qui sortit au petit jour afin d’embaucher des ouvriers pour sa vigne. Nous sommes la vigne nouvelle du Seigneur que Jésus, que le Verbe incarné, est venu régénérer. Pour la rétablir il a besoin de nous, de notre consentement. A partir du Don de la Création, Jésus va refaire toutes choses nouvelles. En été, la journée commençait à environ 6 heures du matin. Les employeurs arrivaient sur la place pour chercher des ouvriers. Avec cette parabole, Jésus nous montre la compassion de Dieu. Il est toujours à notre recherche. Dieu veut sauver toute l’humanité, il ne veut perdre personne. Nous faisons aujourd’hui encore l’expérience de tous ceux qui aimeraient travailler à l’œuvre de Dieu, mais que personne n’a embauché. Travailler à l’œuvre de Dieu c’est entrer dans la gratuité de l’amour ! C’est un tel bonheur de travailler à l’œuvre de Dieu par la foi ! Le salut peut arriver tôt dans notre vie. Un enfant peut se convertir et suivre Jésus de bonne heure. Pour quelqu’un d’autre, le salut peut arriver tard dans la vie, à la onzième heure, au dernier moment même. C’est l’œuvre de sa Passion avec la "troisième heure." Il sortit vers la troisième heure, en vit d’autres qui étaient sur la place sans rien faire et leur dit : « Allez dans la vigne, vous aussi, et je vous donnerai ce qui est juste. »

"Sorti vers neuf heures, il en vit d’autres qui étaient là, sur la place, sans rien faire. Et à ceux-là, il dit : “Allez à ma vigne, vous aussi, et je vous donnerai ce qui est juste.” Ils y allèrent."

Il sortit de nouveau vers midi, puis vers trois heures, et fit de même. Vers cinq heures, il sortit encore, en trouva d’autres qui étaient là et leur dit : “Pourquoi êtes-vous restés là, toute la journée, sans rien faire ?” Ils lui répondirent : “Parce que personne ne nous a embauchés.” Il leur dit : “Allez à ma vigne, vous aussi.” La compassion de Dieu s’étend jusqu’au dernier moment, jusqu’à la onzième heure. Un des malfaiteurs sur la croix à côté de Jésus s’est tourné vers lui en disant "Souviens-toi de moi, quand tu viendras dans ton règne." Jésus lui a répondu "Je te le dis en vérité, aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis." Qu’a donc fait le larron, pour recevoir en partage le paradis ? Alors que Pierre reniait le Christ, le larron, du haut de la croix lui rendait témoignage. Ce larron, alors que toute une populace se tenait autour de lui, grondant, vociférant, les abreuvant de blasphèmes et de sarcasmes, ne tint pas compte d’eux. Il n’a même pas considéré l’état misérable de la crucifixion qui était en évidence devant lui. Il se tourna vers Jésus, et se remettant à lui, il dit : « Souviens-toi de moi, Seigneur, quand tu iras dans ton Royaume. » L’exemple de ce larron est pour nous plein d’enseignement. Il n’est jamais trop tard !

"Le soir venu, le maître de la vigne dit à son intendant : “Appelle les ouvriers et distribue le salaire, en commençant par les derniers pour finir par les premiers.”

Ceux qui avaient commencé à cinq heures s’avancèrent et reçurent chacun une pièce d’un denier. Quand vint le tour des premiers, ils pensaient recevoir davantage, mais ils reçurent, eux aussi, chacun une pièce d’un denier. En la recevant, ils récriminaient contre le maître du domaine : “Ceux-là, les derniers venus, n’ont fait qu’une heure, et tu les traites à l’égal de nous, qui avons enduré le poids du jour et la chaleur !” Mais le maître répondit à l’un d’entre eux : “Mon ami, je ne suis pas injuste envers toi. N’as-tu pas été d’accord avec moi pour un denier ? Prends ce qui te revient, et va-t’en. Je veux donner au dernier venu autant qu’à toi : n’ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mes biens ? Ou alors ton regard est-il mauvais parce que moi, je suis bon ?” C’est ainsi que les derniers seront premiers, et les premiers seront derniers. » Le maître a pris ces chômeurs et il leur a donné un travail. Il a cherché ceux qu’il a voulu et il leur a donné ce qu’il a décidé de donner. A la fin de la journée les ouvriers qui ont travaillé pendant la plus grande partie de la journée n’étaient pas très contents. Ils voyaient que ceux qui avaient commencé plus tard avaient reçu le même salaire qu’eux. Personne d’entre eux n’a mérité d’être choisi, donc, personne d’entre eux n’a une raison de se plaindre : "Ne m’est-il pas permis de faire de mon bien ce que je veux ?" Nous ne méritions rien de Dieu, et c’est là que se trouve la grâce. Nous risquons toujours de réintroduire dans le Don de Dieu les règles du jeu humain ! "En le recevant, ils se mirent à maugréer contre le maître de maison et dirent : « Ces derniers venus n’ont fait qu’une heure, et tu les traites à l’égal de nous, qui avons supporté le poids du jour et la chaleur ! » Jésus n’a rien dit du Royaume, ni de la géhenne au larron. Et pourtant il lui a rendu témoignage devant tous, et il a reçu en héritage le Royaume. C’est ainsi que les derniers seront premiers et les premiers derniers.


Citation :
Nous demandons la grâce d’entrer dans la gratuité de l’amour infini de Dieu !


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Grégoire le Grand (v. 540-604), pape et docteur de l'Église
Homélies sur l'Évangile, n°19 (trad. Le Barroux)


« Pourquoi êtes-vous restés là toute la journée sans rien faire ? »

     
Nous pouvons répartir ces diverses heures du jour entre les âges de la vie de chaque homme. Le petit jour, c'est l'enfance de notre intelligence. La troisième heure peut s'entendre de l'adolescence, car le soleil y prend alors déjà, pour ainsi dire, de la hauteur, en ce que les ardeurs de la jeunesse commencent à s'y échauffer. La sixième heure, c'est l'âge de la maturité : le soleil y établit comme son point d'équilibre, puisque l'homme est alors dans la plénitude de sa force. La neuvième heure désigne la vieillesse, où le soleil descend en quelque sorte du haut du ciel, parce que les ardeurs de l'âge mûr s'y refroidissent. Enfin, la onzième heure est cet âge qu'on nomme extrême vieillesse... Puisque les uns sont conduits à une vie honnête dès l'enfance, d'autres durant l'adolescence, d'autres à l'âge mûr, d'autres dans la vieillesse, d'autres enfin dans l'âge très avancé, c'est comme s'ils étaient appelés à la vigne aux différentes heures du jour.

     Examinez donc votre façon de vivre, frères, et voyez si vous avez commencé à agir comme les ouvriers de Dieu. Réfléchissez bien, et considérez si vous travaillez à la vigne du Seigneur... Celui qui a négligé de vivre pour Dieu jusqu'en son dernier âge est comme l'ouvrier resté sans rien faire jusqu'à la onzième heure... « Pourquoi êtes-vous là toute la journée sans rien faire ? » C'est comme si l'on disait clairement : « Si vous n'avez pas voulu vivre pour Dieu durant votre jeunesse et votre âge mûr, repentez-vous du moins en votre dernier âge... Venez quand même sur les chemins de la vie »...

     N'est-ce pas à la onzième heure que le larron est venu ? (Lc 23,39s) Ce n'est pas par son âge avancé, mais par son supplice qu'il s'est trouvé arrivé au soir de sa vie. Il a confessé Dieu sur la croix, et il a rendu son dernier souffle presque au moment où le Seigneur rendait sa sentence. Et le Maître du domaine, admettant le larron avant Pierre dans le repos du paradis, a bien distribué le salaire en commençant par le dernier. (Jn 3,5).















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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Jeu 24 Aoû 2017 - 1:05

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge..


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

Philippe trouve Nathanaël et lui dit : « Celui dont il est écrit dans la loi de Moïse et chez les Prophètes, nous l’avons trouvé : c’est Jésus fils de Joseph, de Nazareth. » Nathanaël répliqua : « De Nazareth peut-il sortir quelque chose de bon ? » Philippe répond : « Viens, et vois. »

La fête d’un apôtre de Jésus nous apporte toujours un message unique qui est lié à la grâce de cet apôtre. Le nom de Barthélemy est traditionnellement identifié avec Nathanaël, « Dieu a donné. » Il revient toujours au sein des listes des Douze, mais il ne se trouve au centre d’aucun récit. Barthélémy est l’homme d’une grande culture qui réfléchit en scrutant la Parole de Dieu ! Nous comprenons que Philippe ai été embarrassé devant Nathanaël, mais il lui a proposé de faire l’expérience de la rencontre de Jésus ! Les paroles de Nathanaël mettent en lumière un double aspect complémentaire de l’identité de Jésus : Dans sa confession Nathanaël reconnaît Jésus dans sa relation spéciale avec Dieu le Père, dont il est le Fils unique. Dans sa relation avec le peuple d’Israël, dont Jésus est déclaré le roi, c’est la qualification du Messie attendu. Nous ne perdons jamais de vue ni l’une ni l’autre de ces deux composantes du mystère de Jésus. Les apôtres procureront la terre et parlerons au peuple de Jésus, et du Royaume des Cieux.

Lorsque Jésus voit Nathanaël venir à lui, il déclare à son sujet : « Voici vraiment un Israélite : il n’y a pas de ruse en lui. »

Nathanaël lui demande : « D’où me connais-tu ? » Jésus lui répond : « Avant que Philippe t’appelle, quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu. » Nathanaël lui dit : « Rabbi, c’est toi le Fils de Dieu ! C’est toi le roi d’Israël ! » Nous contemplons la clairvoyance de Jésus en le voyant, il va droit au but et surprend Barthélémy. Jésus évoque son rapport à la Parole de Dieu. Barthélémy éclairé par cette Parole va dépasser ses « connaissances » trop humaines, il se laisse surprendre par la Vérité, par Dieu lui-même. Notre connaissance de Jésus a besoin d’une expérience vivante, d’une relation intime et profonde avec lui. Barthélémy, qui rencontre Jésus, le suivra au cours de sa vie terrestre. Les apôtres aiment Jésus, c’est pourquoi ils ne craignent aucune tribulation à la suite de Jésus, ils aiment l’humanité de cet amour qui enlève toute crainte. Jésus les enverra dans le monde pour éclairer tous les hommes.

Jésus reprend : « Je te dis que je t’ai vu sous le figuier, et c’est pour cela que tu crois ! Tu verras des choses plus grandes encore. »

Et il ajoute : « Amen, amen, je vous le dis : vous verrez le ciel ouvert, et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme. » Nathanaël se sent touché au plus profond du cœur par les paroles de Jésus, il se sent compris et il comprend. Barthélémy est entrainé par Jésus pour aller plus loin ! Notre bonheur est de connaître Jésus, de l’aimer, et dans cet Amour, de connaître la vie éternelle. En priant et en expérimentant l’amour divin, nous aspirons à la rencontre de Dieu. Nous servons le monde par la prière. Elle porte en elle une si grande grâce que les hommes voient l’éclat qui rayonne du Christ Jésus. Nous sommes souvent cachés, mais le monde entre dans l’émerveillement dans la rencontre des serviteurs de Dieu qui ne s’enorgueillissent pas. Ils sont sauvés dans l’humilité et la douceur de Jésus. Jésus va nous donner le Saint Esprit pour que nous découvrions tout le chemin que nous avons à parcourir.


Citation :
Nous demandons la grâce d’être attentif à la manière dont Jésus nous invite à progresser.



Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 





Saint Pierre Damien (1007-1072), ermite puis évêque, docteur de l'Église
Sermon 42, 2ème pour la saint Barthélemy ; PL 144, 726 (trad. Orval)


« Comme la pluie et la neige descendent des cieux...,
ainsi ma parole qui sort de ma bouche » (Is 55,10)

Les apôtres sont ces perles précieuses que saint Jean nous dit avoir contemplées dans l'Apocalypse et dont les portes de la Jérusalem céleste sont construites (Ap 21,21)... En effet, lorsque par des signes ou des miracles les apôtres rayonnent la lumière divine, ils ouvrent l'accès de la gloire céleste de Jérusalem aux peuples convertis à la foi chrétienne. Et quiconque est sauvé grâce à eux entre dans la vie, comme un voyageur franchissant une porte... C'est d'eux encore que le prophète dit : « Qui sont ceux-là, qui volent ainsi que des nuages ? » (Is 60,8.) Ces nuages se condensent en eau lorsqu'ils arrosent la terre de notre cœur avec la pluie de leur enseignement pour la rendre fertile et porteuse des germes de bonnes œuvres.

     Barthélemy, dont c'est la fête aujourd'hui, veut précisément dire en araméen : fils de celui qui porte l'eau. Il est le fils de ce Dieu qui élève l'esprit de ses prédicateurs à la contemplation des vérités d'en haut de sorte qu'ils puissent répandre avec efficacité et en abondance la pluie de la parole de Dieu dans nos cœurs. C'est ainsi qu'ils boivent l'eau à la source pour nous la donner à boire à notre tour














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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Jeu 24 Aoû 2017 - 23:26

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



Dieu Tout-Puissant et éternel,
Qui avez établi l'empire des Francs pour être dans le monde
L'instrument de vos divines volontés,
Le glaive et le bouclier de votre sainte Église,
Nous vous en prions, prévenez toujours et partout de votre céleste lumière,
Les fils suppliants des Francs,
Afin qu'ils voient ce qu'il faut faire pour réaliser votre règne en ce monde,
Et que pour accomplir ce qu'ils ont vu,
Ils soient remplis de charité, de force et de persévérance,
Par Jésus-Christ Notre-Seigneur.
Amen

Oraison tirée d'un missel Carolingien,
Prière favorite du Père de Foucauld,
Prière officielle des scouts de France
.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

Les pharisiens, apprenant qu’il avait fermé la bouche aux sadducéens, se réunirent, et l’un d’entre eux, un docteur de la Loi, posa une question à Jésus pour le mettre à l’épreuve : « Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement ? »

Jésus est interrogé comme un maître dont on veut vérifier l’autorité. Il mène ses interlocuteurs à une interrogation de plus en plus radicale sur la vérité de leur attachement à Dieu et sur le mystère de sa personne. La question du plus grand des commandements revêt une grande importance, étant donné les 613 commandements, répartis en 365 défenses, le nombre des jours d’une année, et en 248 commandements, selon le nombre des composants du corps humain. La question vise moins à établir une hiérarchie de précepte qu’à découvrir l’essence même de l’exigence morale. Jésus, mis à l’épreuve, invite les pharisiens à aimer leurs frères avec l’Amour même de Dieu. Dans la Bible, Dieu se présente comme l’Époux de son peuple. Le chemin de la rencontre avec Dieu est l’Amour, qui se fait aussi Amour fraternel. Jésus, le Fils du Père, nous introduit dans cette filiation nouvelle qui fait de nous des frères et des sœurs qui s’aiment. Dieu attire à lui l’humanité, sa petite créature choisie, aimée comme son enfant qui est l’Unique. En réponse, chacun de nous, librement, peut faire le chemin de confiance en Dieu et s’approcher de lui.

« Jésus lui répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. Voilà le grand, le premier commandement. Et le second lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. »

Dieu fait alliance avec l’homme et lui dévoile sa volonté à travers la loi. Le respect le plus élémentaire vis à vis de Dieu, exige que l’on ne réduise pas la volonté divine à la conception que l’on peut se faire de l’image de Dieu. Une idole est sans souffle, et sans dynamisme, elle n’engage à rien. C’est par l’engagement de toute son existence que Jésus fait la preuve de la vérité de sa réponse : « Ecoute, Israël, le seigneur notre Dieu est le Dieu unique. Tu aimeras le seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de tout ton esprit, » et il y joint aussitôt : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » Par sa réponse au docteur de la Loi, Jésus nous fait avancer dans la rencontre avec le Dieu d’Israël. Il unit l’amour de l’unique Seigneur et l’amour du prochain comme soi même. Dieu est ce Roi d’amour diffusif de lui-même, c’est un feu qui rayonne et qui éclaire, il attire tout à lui et finit par tout consumer dans la tendresse de Dieu. Pour entrer dans cet amour, Jésus nous donne l’Esprit Saint, Communion d’amour du Père et du Fils qui nous invite à la table du Père.

"De ces deux commandements dépend toute la Loi, ainsi que les Prophètes. »

Jésus lie l’amour de Dieu à l’amour du prochain, tout en mettant l’amour de Dieu en avant puisque c’est le second commandement qui est semblable au premier. Cependant, « semblable » attire notre attention et établit une relation étroite entre les deux commandements. Il est difficile de faire une stricte équivalence entre l’amour de celui qui est bon, le miséricordieux, l’être parfait, et l’amour du prochain avec lequel nous entretenons des relations imparfaites marquées par le péché ou par la violence. Il reste que l’équivalence entre les deux commandements de l’amour déroute la conscience chrétienne. Elle se laisse aller facilement à privilégier l’un des deux pour oublier l’autre. Jésus nous invite donc à ne pas opposer l’amour de Dieu et celui des hommes. Les deux commandements sont semblables, aimer Dieu, le créateur et le rédempteur de l’homme, et aimer l’homme, image et ressemblance de Dieu. Jésus en unissant l’Amour de Dieu et l’Amour des frères est le Chemin pour notre vie. Le Commandement de l’Amour nous est donné pour que l’Amour de Dieu prenne tout en nous et que nous puissions nous aimer dans cet Amour même de Dieu. Cet Amour nous fait entrer dans un amour qui est « fusion d’amour » dans la distinction des personnes et qui demeurent unique dans l’Amour infini de Dieu qui les unit. Dieu Amour réalise ce plan d’Amour en invitant sa créature, qui est devenue en Jésus son enfant, à la table de son grand Amour. L’Amour nous transforme pour que nous devenions amour !


Citation :
Nous demandons la grâce de comprendre que Dieu est un feu d’amour qui nous brûle sans nous consumer pour nous rendre amour.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Antoine de Padoue (v. 1195-1231), franciscain, docteur de l'Église
Sermons pour le dimanche et les fêtes (trad. Bayart, Eds. franciscaines 1944, p. 222)


Aimer Dieu, son prochain et soi-même

Aime-toi, tel que Celui qui t'a aimé t'a fait. Méprise-toi, tel que toi tu t'es fait. Soumets-toi à ce qui est au-dessus de toi ; méprise ce qui est au-dessous de toi. Aime-toi de la même manière que t'a aimé Celui qui s'est livré pour toi. Méprise-toi, pour avoir méprisé ce que Dieu a fait et a aimé en toi...

     Veux-tu garder Dieu toujours en ton esprit ? Regarde-toi tel que Dieu t'a fait. Ne va pas chercher un autre toi-même, ne te rends pas autre que ce que Dieu t'a fait. Ainsi tu auras toujours Dieu dans ton esprit.














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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Sam 26 Aoû 2017 - 1:28

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge..


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Alors Jésus s’adressa aux foules et à ses disciples, et il déclara : « Les scribes et les pharisiens enseignent dans la chaire de Moïse. Donc, tout ce qu’ils peuvent vous dire, faites-le et observez-le. Mais n’agissez pas d’après leurs actes, car ils disent et ne font pas."

Le surgissement de la Parole de Dieu était toujours possible par un prophète envoyé de Dieu. La « chaire de Moïse » signifiait la volonté, pour le Peuple Juif, de se livrer à la Parole reçue des Anciens. Jésus a proclamé les Béatitudes sur la Montagne, il marche humblement avec ses disciples incarnant dans tout son être ce qu’il annonce. Nous faisons silence en essayant de nous situer avec lui pour nous déterminer à sa suite. Jésus est scandalisé par l’attitude des scribes et des pharisiens qui se sont assis dans la chaire de Moïse. Là, ils sont revêtus d’autorité et de prestige ! Jésus sait qu’il va vers sa Passion. Les disciples seront bientôt seuls, il leur faudra être fidèles à la nouveauté qu’il instaure et qu’ils auront à transmettre. S’ouvrir au Royaume des Cieux doit ainsi aller jusque là ! Nous sommes aujourd’hui « assis » dans la chaire de Jésus ! Le même risque décrit par Jésus se trouve à notre porte. Il nous faut sans cesse vérifier la cohérence de nos paroles et de nos gestes avec la Parole que nous annonçons ! Les petites gens crédules se laissent prendre par cet « extérieur, » ils sont perdus à cause de l’hypocrisie. Le divorce entre le dire et le faire est désastreux ! C’est la caricature de la Vérité du Dieu qui « dit et cela fut. »

"Ils attachent de pesants fardeaux, difficiles à porter, et ils en chargent les épaules des gens ; mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt.

Toutes leurs actions, ils les font pour être remarqués des gens : ils élargissent leurs phylactères et rallongent leurs franges ; ils aiment les places d’honneur dans les dîners, les sièges d’honneur dans les synagogues et les salutations sur les places publiques ; ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi. La tendance à vouloir être « vus des hommes, » pour occuper une place, signifie une incapacité à se tenir sur soi. C’est dans le silence et dans la solitude que nous demeurons en intimité avec Celui qui nous fait vivre. La tentation est grande de se récupérer dans une extériorité où chacun reçoit de l’autre son identité. C’est l’ancrage dans la mission reçue dans le secret du cœur qui reconnaît en l’autre un frère à aimer. Dans le désir d’authenticité de notre époque, cette Parole résonne fort ! Tout ce qui s’adressait aux juifs, s’adresse aujourd’hui à nous. Les dangers présents dans la première Alliance ressurgissent avec une force plus grande car le message de Jésus est plus divin ! L’intériorité, la relation vivante avec le Dieu vivant, ne doit pas être éclipsée par l’apparence ! Jésus met en garde ses disciples, le remède que propose Jésus est radical !

"Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi, car vous n’avez qu’un seul maître pour vous enseigner, et vous êtes tous frères.

Ne donnez à personne sur terre le nom de père, car vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux cieux. Ne vous faites pas non plus donner le titre de maîtres, car vous n’avez qu’un seul maître, le Christ. Le plus grand parmi vous sera votre serviteur. Qui s’élèvera sera abaissé, qui s’abaissera sera élevé. Le nouveau rapport que propose Jésus à ses frères est celui de fraternité. Elle naît à partir de la liberté de chacun et d’une manière commune de se rapporter aux autres. Alors surgit la merveille de la reconnaissance, de la fraternité. L’action du Père de qui vient toute paternité est ouverte. La fraternité et le respect de l’autre peut être réintroduit dans l’humanité. Dieu est le seul « Roi, » et Jésus qui manifeste le Père, est le seul Maître. C’est dans le secret de la Présence du Père, dans l’intériorité de la vie de l’Esprit Saint que va se poursuivre l’Action de Dieu. Ainsi chacun est en lien direct et personnel avec le Mystère de Dieu. Chacun est appelé à être frère de son prochain, conduit par le seul et unique maître, le Christ.


Citation :
Nous demandons la grâce de l’humilité.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Isaac le Syrien (7e siècle), moine près de Mossoul
Discours 58, 1ère série (trad. Touraille, DDB 1981, p. 313)


« Qui s'abaissera sera élevé »

Il y a une humilité qui vient de la crainte de Dieu, et il y a une humilité qui vient de Dieu lui-même. Il y a celui qui est humble parce qu'il craint Dieu, et il y a celui qui est humble parce qu'il connaît la joie. L'un, celui qui est humble parce qu'il craint Dieu, reçoit la douceur dans son corps, l'équilibre des sens et un cœur brisé en tout temps. L'autre, celui qui est humble parce qu'il connaît la joie, reçoit une grande simplicité et un cœur dilaté que rien ne retient plus.














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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Sam 26 Aoû 2017 - 23:00

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge..


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

" Jésus, arrivé dans la région de Césarée-de-Philippe, demandait à ses disciples : « Au dire des gens, qui est le Fils de l’homme ? »

Ils répondirent : « Pour les uns, Jean le Baptiste ; pour d’autres, Élie ; pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes. »
La question de Jésus : « Au dire des gens, qui est le Fils de l’Homme ? » est un peu comme le bilan du ministère de Jésus en Galilée. Après sa prédication, ses journées remplies de guérisons et de miracles, les gens sont encore divisés à son sujet. L’idée leur vient de le comparer à Jérémie ou Jean-Baptiste, ou encore au prophète Élie. La question de Jésus nous interpelle, il nous faut donner aussi notre réponse. Hérode dira : « C’est Jean-Baptiste que j’ai fait décapiter qui est ressuscité. » D’autres disent : « C’est Elie, » connu comme celui qui opère de grands prodiges. Jésus est perçu comme celui qui arrête la tempête, guérit les infirmes et chasse les démons. « C’est Jérémie, disent encore d’autres ou l’un des prophètes. » Jérémie explique à Israël que la déportation à Babylone est due au fait que le peuple a abandonné les commandements du Seigneur. Celui qui s’éloigne de Dieu, continue à être aimé de lui, mais il perd sa bénédiction. Jésus, à la suite de Jérémie, est donc alors perçu comme celui qui rappelle que l’alliance avec Dieu est une alliance où les deux parties s’engagent. Le Seigneur donne sa Grâce, mais le peuple doit choisir librement de le suivre.


"Jésus leur demanda : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? »

Alors Simon-Pierre prit la parole et dit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! » Prenant la parole à son tour, Jésus lui dit : « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux. La profession de foi de Pierre : « Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant, » est dans la suite de ce que disent les hommes. Jésus manifeste que la réponse de Simon va beaucoup plus loin que la chair et le sang. « La chair et le sang, » c’est l’homme laissé à ses limites, inapte à la nouveauté de Dieu. Simon s’est laissé enseigner par Dieu, il a laissé Dieu le « tirer vers Jésus. » L’Esprit-Saint veut nous accorder la grâce que Pierre a reçue afin de reconnaître en Jésus, le Messie, celui qui nous sauve, car il nous aime. Sa Miséricorde est infinie et sa volonté est que nous le connaissions et que nous l’aimions. Jésus est l’amour, le Sauveur qui nous attire, il nous donne de vivre en joie et en paix. La profession de foi de Pierre marque un grand tournant dans la vie publique de Jésus qui va désormais privilégier la formation de ses disciples. Il va leur annoncer sa passion et sa résurrection. C’est dans cette disposition du cœur que nous nous laissons entrainer avec le secours de l’Esprit Saint en reconnaissant que tout est de Lui, par Lui et pour Lui.

"Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle.

Je te donnerai les clés du royaume des Cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. » Alors, Jésus ordonna aux disciples de ne dire à personne que c’était lui le Christ. Jésus fait de Simon fils de Yonas un « Bienheureux. » C’est le bonheur annoncé à ceux qui font le pas de la foi, et qui osent tout miser sur la parole de l’Ami. Jésus lui donne un nom nouveau, qui sera programme de vie : « Tu es kîfa’, tu es la Pierre, tu es le Rocher. » C’est une parole créatrice, Jésus dit, et il fait. Désormais Simon le pécheur sera rocher de l’édification de l’Église de Jésus. Nous sommes les pierres vivantes, insérées dans la construction, et nous avons à devenir avec Jésus des pierres de fondation dans son œuvre. Il nous faut cesser de tout ramener aux proportions de notre intelligence et de notre cœur, et oser dire à Jésus notre foi. Nous entrons alors dans le bonheur de Jésus notre Sauveur. Il est la plénitude de la Révélation, il suscite le cœur de notre foi, de notre relation à Dieu. Avec Jésus, une espérance et une confiance nous sont données pour avancer dans la grâce, dans la lumière et l’amour de Dieu. Jésus, le fils du Dieu vivant, nous introduit dans la filiation divine grâce au Saint Esprit qui nous est révélé.


Citation :
Nous demandons à l’Esprit Saint la grâce de renouveler notre foi en Jésus qui témoigne de son Père.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Hilaire (v. 315-367), évêque de Poitiers et docteur de l'Église
Commentaire sur Matthieu, 16 (trad. SC 258, p.55 rev.)


« Tu es...le Fils du Dieu vivant »

Le Seigneur avait demandé : « Le Fils de l'homme, qui est-il, d'après ce que disent les hommes ? » Assurément, la vue de son corps manifestait le Fils de l'homme, mais en posant cette question, il faisait comprendre qu'en plus de ce qu'on voyait en lui, il y avait autre chose à discerner... L'objet de la question était un mystère où devait tendre la foi des croyants.

     La confession de Pierre a obtenu pleinement la récompense qu'il méritait pour avoir vu dans l'homme le Fils de Dieu. « Bienheureux » il l'est, loué pour avoir étendu sa vue au-delà des yeux humains, ne regardant pas ce qui venait de la chair et du sang, mais contemplant le Fils de Dieu révélé par le Père céleste. Il a été jugé digne de reconnaître le premier ce qui dans le Christ était de Dieu. Quel fondement qu'il a la chance de donner à l'Église, au titre de son nom nouveau ! Il devient la pierre digne d'édifier l'Église, de façon qu'elle brise les lois de l'enfer... et toutes les prisons de la mort. Bienheureux portier du ciel à qui sont remises les clés de l'accès à l'éternité ; sa sentence sur terre fait d'avance autorité au ciel, en sorte que ce qui a été lié ou délié sur terre l'est aussi au ciel.

     Jésus ordonne encore aux disciples de ne dire à personne qu'il est le Christ, car il fallait que d'autres, c'est-à-dire la Loi et les prophètes, soient témoins de son Esprit, tandis que le témoignage de la résurrection est propre aux apôtres. Et comme la béatitude de ceux qui connaissent le Christ dans l'Esprit a été manifestée, est manifesté à son tour le danger de méconnaître son humilité et sa Passion.















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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Dim 27 Aoû 2017 - 22:54

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



O éternelle Vérité, ô véritable Charité, ô chère éternité ! Vous êtes Mon Dieu, je soupire après vous jour et nuit. Quand je vous ai connu pour la première fois, vous m'avez soulevé vers vous pour me faire voir l'existence de quelque chose que je devrais voir, mais que je ne pourrais pas encore voir moi-même.
Vous avez ébloui la faiblesse de mon regard par la puissance de votre rayonnement, et je frissonnais d'Amour et d'effroi.
J'ai découvert que j'étais loin de vous, dans le pays de l'exil et de la dissemblance, et il me semblait que j'entendais votre voix, venant du haut du Ciel :
« je suis la nourriture des forts : grandis et tu me mangeras. Tu ne me changeras pas en toi, comme la nourriture de ton corps, c'est toi qui seras changé en Moi. »

Je cherchais le moyen d'acquérir la force qui me rendrait capable de vivre uni à vous, et je ne la trouvais pas.
Enfin, j'ai embrassé le Médiateur entre Dieu et les hommes, l'homme Jésus Christ, Lui qui est au-dessus de tout, Dieu Béni éternellement.
C'est Lui qui nous appelle et nous dit : Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie. Il unit à la chair - puisque le Verbe s'est fait Chair - la nourriture que j'étais incapable de prendre, afin que votre Sagesse, par laquelle vous avez tout créé, se transforme en lait pour s'adapter à notre condition d'enfants.

Je vous ai aimée bien tard, Beauté si ancienne et si nouvelle, je vous ai aimée bien tard ! Mais voilà : vous étiez au-dedans de moi quand j'étais au-dehors, et c'est dehors que je vous cherchais ; dans ma laideur, je me précipitais sur la grâce de vos créatures.
Vous étiez avec moi mais je n'étais pas avec vous.

Elles me retenaient loin de vous, ces choses qui n'existeraient pas si elles n'existaient en vous. Vous m'avez appelé, vous avez crié, vous avez vaincu ma surdité vous avez brillé, vous avez resplendi et vous avez dissipé mon aveuglement ; vous avez répandu votre parfum, je l'ai respiré et je soupire maintenant pour vous ; je vous ai goûtée et j'ai faim et soif de vous ; vous m'avez touché et je me suis enflammé pour obtenir la Paix qui est en vous.
Saint Augustin. Des Confessions (VIII 10. 18 & X 27)


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

« Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous fermez à clé le royaume des Cieux devant les hommes ; vous-mêmes, en effet, n’y entrez pas, et vous ne laissez pas entrer ceux qui veulent entrer !

Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous parcourez la mer et la terre pour faire un seul converti, et quand c’est arrivé, vous faites de lui un homme voué à la géhenne, deux fois pire que vous ! "Ton poids c’est ton amour" dira Augustin." Tu vaux ce que vaut ton amour." L’amour est tellement beau et précieux qu’il est toujours en naissance. C’est une expérience que nous faisons dans l’Esprit Saint. Quand nous aimons, nous nous mettons au service de l’aimé, c’est une nécessité interne à l’amour. Il est Impossible dans l’amour de « se donner le titre de rabbi, » le seul maître c’est Dieu. Augustin est cet homme d’une intelligence extraordinaire qui a une puissance de vue étonnante. A l’école de Jésus qui a dit : " Nous reconnaissons que nous demeurons en lui, et lui en nous, à ce qu’il nous donne part à son Esprit." C’est l’Esprit Saint qui vient à notre secours car l’amour même de Dieu nous est donné pour que nous nous aimions les uns les autres. « Voici comment Dieu a manifesté son amour parmi nous : Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde pour que nous vivions par lui." Augustin a prêché la beauté de l’amour de Dieu : " Averti par mes lectures, à faire un retour sur moi-même, dit-il, je suis entré dans le fond de mon cœur, sous ta conduite. Je l’ai pu parce que tu t’es fait mon soutien. J’y suis entré, et j’ai vu, de je ne sais quel œil, plus haut que ma pensée, une lumière immuable. Ce n’était pas la lumière ordinaire que perçoivent les yeux du corps, ni une lumière du même genre mais plus puissante, plus éclatante, remplissant tout de son immensité. Non, ce n’était pas cela, mais une lumière différente, très différente de tout cela."

"Malheureux êtes-vous, guides aveugles, vous qui dites : “Si l’on fait un serment par le Sanctuaire, il est nul ; mais si l’on fait un serment par l’or du Sanctuaire, on doit s’en acquitter.”

Insensés et aveugles ! Qu’est-ce qui est le plus important : l’or ? ou bien le Sanctuaire qui consacre cet or ? La résurrection de Jésus a fait de nous des êtres renouvelés, nous sommes devenus ses frères, tendrement aimés de notre Père. Cet amour nous le recevons comme un bon fils et nous nous efforçons de le mettre en œuvre chaque jour. « Mes bien-aimés, aimons nous les uns les autres puisque l’amour vient de Dieu. » Toute conversion chrétienne est bien là, à l’écoute de la volonté du Père. Saint Augustin le manifeste ainsi : "Cette lumière n’était pas non plus au-dessus de ma pensée comme l’huile surnage au-dessus de l’eau, ni comme le ciel s’étend au-dessus de la terre. Elle était au-dessus parce que c’est elle-même qui m’a fait ; et moi au-dessous, parce que je suis son ouvrage. Pour la connaître, il faut connaître la vérité ; et celui qui la connaît, connaît l’éternité ; c’est la charité qui la connaît. O éternelle vérité, vraie charité, chère éternité ! Tu es mon Dieu, et je soupire après toi jour et nuit." Ce Père de Jésus nous aime d’un amour infini la beauté de ce seul Père Unique qui est aux cieux, Saint Augustin a manifesté sa tendresse avec une parole-choc : « Aime et fais ce que tu veux. » "Mes bien-aimés, puisque Dieu nous a tant aimés, nous devons aussi nous aimer les uns les autres. Voici à quoi se reconnaît l’amour : ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, c’est lui qui nous a aimés, et il a envoyé son Fils qui est la victime offerte pour nos péchés."

Vous dites encore : “Si l’on fait un serment par l’autel, il est nul ; mais si l’on fait un serment par l’offrande posée sur l’autel, on doit s’en acquitter.” Aveugles ! Qu’est-ce qui est le plus important : l’offrande ? ou bien l’autel qui consacre cette offrande ?

Celui donc qui fait un serment par l’autel fait un serment par l’autel et par tout ce qui est posé dessus ; celui qui fait un serment par le Sanctuaire fait un serment par le Sanctuaire et par Celui qui l’habite ; et celui qui fait un serment par le ciel fait un serment par le trône de Dieu et par Celui qui siège sur ce trône. L’humilité est un fruit de la foi au Dieu d’Amour : « Dieu, personne ne l’a jamais vu. Mais si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous. »
"Quand j’ai commencé à te connaître, tu m’as élevé vers toi pour me montrer que j’avais encore bien des choses à comprendre et combien j’en étais encore incapable. Tu m’as fait voir la faiblesse de mes regards, en lançant sur moi ta splendeur, et j’ai frémi d’amour et d’effroi. J’ai découvert que j’étais loin de toi, dans la région de la dissemblance, et ta voix me venait, comme des hauteurs : « Je suis le pain des grands ; grandis, et tu me mangeras. Et ce n’est pas toi qui me changeras en toi, comme cela se passe pour la nourriture de ta chair ; mais toi, tu seras changé en moi. »(Saint Augustin) Nous connaissons bien notre incapacité d’aimer, notre cœur est très fragile dans son amour. L’acte de foi, d’espérance et d’amour, est notre combat spirituel, il nous est bon d’entendre cette parole de foi qui nous fortifie. Dès que nous ne sommes plus dans cet amour, nous sommes en danger. Aimer est une décision, c’est lutter, envers et contre tout, contre tout ce qui pourrait éteindre la petite flamme de notre cœur qui nous donne de nous aimer les uns les autres. C’est là le lieu de notre conversion, c’est le cri de notre résurrection.



Citation :
Nous demandons la grâce d’être entraîné dans cet amour nouveau toujours offert.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




L'Épître dite de Barnabé (vers 130)
§19 (trad. Quéré, Pères apostoliques, Seuil 1980, p. 215 rev)


Le Christ nous appelle à choisir la voie qui conduit à son Royaume (Mt 7,13)

Il existe deux voies d'enseignement et d'action : celle de la lumière et celle des ténèbres. L'écart est grand entre ces deux voies. Sur l'une sont postés les anges de Dieu, porteurs de lumière, sur l'autre, les anges de Satan...

     Voici la voie de la lumière. Que celui qui veut y cheminer jusqu'au but assigné s'applique à sa tâche. Voici la connaissance qui nous a été donnée pour nous diriger dans cette voie : tu aimeras celui qui t'a créé, tu craindras celui qui t'a façonné, tu glorifieras celui qui t'a racheté de la mort, tu seras simple de cœur et riche d'esprit. Tu ne t'attacheras pas à ceux qui foulent le chemin de la mort... Tu ne t'élèveras pas, mais tu seras humble toujours. Tu ne tireras gloire de rien, tu ne trameras pas de mauvais desseins contre ton prochain... Tu ne feras pas acception des personnes en reprenant leurs fautes. Tu resteras doux et paisible, et tu seras dans la crainte devant les paroles que tu as entendues. Tu ne garderas pas rancune à ton frère.

     Tu ne t'interrogeras pas sur ce que demain réserve. Tu n'invoqueras pas en vain le nom du Seigneur ; tu aimeras ton prochain plus que ta vie. Tu ne pratiqueras pas l'avortement, et tu ne feras pas mourir le nouveau-né... Tu accueilleras les événements de ta vie comme des bienfaits, en sachant que rien n'arrive en dehors de Dieu...

     Tu partageras tout avec ton prochain, sans rien appeler ton bien propre (Ac 4,32). Car si vous mettez en commun les biens incorruptibles, combien plus les biens périssables... Jusqu'à la fin, tu haïras le mal... Tu jugeras avec équité. Tu ne créeras pas la division, mais tu rétabliras la paix en réconciliant les adversaires. Tu confesseras tes péchés. Tu ne viendras pas à la prière avec une conscience mauvaise.
















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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Lun 28 Aoû 2017 - 21:43

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Car c’était lui, Hérode, qui avait donné l’ordre d’arrêter Jean et de l’enchaîner dans la prison, à cause d’Hérodiade, la femme de son frère Philippe, que lui-même avait prise pour épouse. En effet, Jean lui disait : « Tu n’as pas le droit de prendre la femme de ton frère. »"

Hérodiade en voulait donc à Jean, et elle cherchait à le faire mourir. Mais elle n’y arrivait pas parce que Hérode avait peur de Jean : il savait que c’était un homme juste et saint, et il le protégeait ; quand il l’avait entendu, il était très embarrassé ; cependant il l’écoutait avec plaisir. Nous fêtons aujourd’hui le martyre de saint Jean Baptiste. Toute sa vie est relative à la Personne de Jésus. Dés les entrailles de sa mère, Jean Baptiste avait senti la proximité de Jésus, le Sauveur. La rencontre de Marie et d’Élisabeth ouvre le dialogue entre les deux enfants. Jésus sanctifie Jean, et celui-ci tressaille d’enthousiasme dans le sein de sa mère. Le Précurseur prépare le chemin de Jésus, il lui aplani les routes. Il l’annonce présent et le signale du doigt comme le Messie : « Voici l’Agneau de Dieu. » Jean-Baptiste est l’homme fidèle envers et contre tout, il tiendra bon. Par son martyre, Jean-Baptiste annonce le martyr de Jésus. Nous avons été consacré dans le Seigneur Jésus et nous voulons lui être fidèle. Comme Jean le Baptiste, Jésus nous enveloppe de sa tendresse et de son amour. Notre vie est une offrande à Jésus, nous marchons à la suite de Jean Baptiste.

"Or, une occasion favorable se présenta quand, le jour de son anniversaire, Hérode fit un dîner pour ses dignitaires, pour les chefs de l’armée et pour les notables de la Galilée.

La fille d’Hérodiade fit son entrée et dansa. Elle plut à Hérode et à ses convives. Le roi dit à la jeune fille : « Demande-moi ce que tu veux, et je te le donnerai. » Et il lui fit ce serment : « Tout ce que tu me demanderas, je te le donnerai, même si c’est la moitié de mon royaume. » Quoiqu’il lui arrive, Jésus enveloppe Jean le Baptiste de sa tendresse et de sa miséricorde. Le combat dans lequel Jean le Baptiste est engagé est celui de la Vérité ! Il annonce déjà la mort de Jésus qui manifestera la Vérité de sa Mission par sa Passion et sa Résurrection. Hérode est mu par ses passions, Jean est incarcéré parce qu’il prêche la liberté ! Le martyre de Jean le Baptiste et sa mort sont un témoignage rendu à Jésus. Il le précède dans la mort.

" Elle sortit alors pour dire à sa mère : « Qu’est-ce que je vais demander ? » Hérodiade répondit : « La tête de Jean, celui qui baptise. »

Aussitôt la jeune fille s’empressa de retourner auprès du roi, et lui fit cette demande : « Je veux que, tout de suite, tu me donnes sur un plat la tête de Jean le Baptiste. » Le roi fut vivement contrarié ; mais à cause du serment et des convives, il ne voulut pas lui opposer un refus. Aussitôt il envoya un garde avec l’ordre d’apporter la tête de Jean. Le garde s’en alla décapiter Jean dans la prison. Il apporta la tête sur un plat, la donna à la jeune fille, et la jeune fille la donna à sa mère. Ayant appris cela, les disciples de Jean vinrent prendre son corps et le déposèrent dans un tombeau. Nous sommes engagés à manifester notre fidélité à l’Esprit Saint au travers des drames et des désastres de la vie de notre Peuple. Nous subissons la violence du monde c’est une épreuve qu’il nous faut traverser avec Jésus. Il a offert sa vie en sacrifice pour le salut du monde, il est venu prendre sur Lui cette violence du monde. A la suite de Jean le Baptiste, nous voulons témoigner avec courage de notre foi en Jésus. Jésus a fait de sa vie un festin de noces, le repas de l’amour pour notre sanctification. Que Dieu nous enveloppe de son amour et fasse de notre vie une Eucharistie, une action de grâce.


Citation :
Nous demandons à Jésus la grâce d’être enveloppés de sa tendresse et de son amour.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Lansperge le Chartreux (1489-1539), religieux, théologien
Sermon pour le martyre de Jean Baptiste, Opera omnia, t. 2, p. 514s (trad. Orval)


« Heureux les persécutés pour la justice » (Mt 5,10)

La mort du Christ est à l'origine d'une foule innombrable de croyants. Par la puissance de ce même Seigneur Jésus, et grâce à sa bonté, la mort précieuse de ses martyrs et de ses saints a fait naître une grande multitude de chrétiens. Jamais, en effet, la religion chrétienne n'a pu être anéantie par la persécution des tyrans et le meurtre injustifiable d'innocents : elle en a plutôt tiré chaque fois un grand accroissement.

     Nous en avons un exemple en saint Jean, qui a baptisé le Christ et dont nous fêtons aujourd'hui le saint martyre. Par fidélité à son serment, Hérode, ce roi infidèle, a voulu effacer complètement de la mémoire des hommes le souvenir de Jean. Or, non seulement Jean n'a pas été anéanti, mais des hommes par milliers, enflammés par son exemple, ont accueilli la mort avec joie pour la justice et la vérité… Aujourd'hui quel chrétien digne de ce nom n'honore pas Jean, celui qui a baptisé le Seigneur ? Partout dans le monde les chrétiens célèbrent sa mémoire, toutes les générations le proclament bienheureux et ses vertus remplissent l'Église de leur bonne odeur. Jean n'a pas vécu pour lui seul et il n'est pas mort pour lui seul.
















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Dernière édition par Lumen le Mar 29 Aoû 2017 - 21:17, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Mar 29 Aoû 2017 - 21:13

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

« Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous ressemblez à des sépulcres blanchis à la chaux : à l’extérieur ils ont une belle apparence, mais l’intérieur est rempli d’ossements et de toutes sortes de choses impures.

Tous les Pharisiens n’étaient évidemment pas hypocrites, mais Jésus dénonce une déformation fréquente dans les chefs religieux, chez ces hommes attachés à leur foi. Jésus utilise le mot “hypocrite” pour désigner le superficiel et celui qui ne prend pas au sérieux les Paroles de Dieu. Les prophètes ont trouvé beaucoup d’adversaires dans le peuple de Dieu, et tout spécialement parmi ses responsables. Nous demandons la grâce de ne pas nous établir dans les ténèbres de l’extériorité. Mais nous voulons demeurer dans l’amour qui brûle sans cesse dans le cœur de notre Père. Dans l’Evangile Jésus déplore ces comportements qui étouffent la vraie vie qui est la lumière de Dieu en nous. Nous avons revêtu le Christ, il est la lumière du monde. Nous devenons ce que nous sommes si nous sommes témoins de la lumière qui nous habite. Cette lumière dont nous sommes témoins est l’amour qui brûle dans nos cœurs. Cet amour nous est communiqué par le cœur de Jésus et il est révélé dans l’Esprit Saint. Jésus a manifesté la lumière de son amour au monde en marchant comme le plus petit des enfants des hommes. Nous pouvions attendre un Dieu éclatant de gloire à l’extérieur ! L’éclatement de la gloire de Dieu se fait dans l’interiorité, dans le cœur de Marie, en Jésus qui va naître comme un tout petit enfant.

C’est ainsi que vous, à l’extérieur, pour les gens, vous avez l’apparence d’hommes justes, mais à l’intérieur vous êtes pleins d’hypocrisie et de mal.

Beaucoup de défenseurs de la foi dans la communauté juive n’étaient pas prêts à écouter Jésus, ce nouveau prophète. Ils avaient à cœur d’honorer les prophètes du passé et de préserver les livres sacrés, mais ils n’acceptaient pas la critique que Dieu leur adressait par la bouche de Jésus le charpentier. Pour accompagner les plus petits qui sont les frères de Jésus, il nous faut entrer dans cette lumière de la toute petitesse. Cette petitesse nous fait être à l’aise là où nous sommes. C’est là que Dieu nous a placés et nous sommes heureux d’accomplir ce que nous avons à faire. C’est la que nous faisons la volonté de Dieu, en étant ce que nous sommes. Les notables juifs laissèrent passer le moment où Dieu les visitait, ils s’enfoncèrent dans la voie qui devait mener leur nation à sa perte. Le monde est bien souvent dans la souffrance et la violence. La tentation de nos communautés et de nos familles serait de se laisser prendre par l’extériorité, la violence ! Mais la lumière qui nous enveloppe est vainqueur des ténèbres. L’œuvre que Dieu nous demande se fait dans la douceur et l’humilité. Alors nous resplendissons la lumière du Christ. Nous ne cédons pas à la tentation de nous situer dans l’extériorité que déplore l’Evangile : "Bienheureux vous les pauvres," dit Jésus.

Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous bâtissez les sépulcres des prophètes, vous décorez les tombeaux des justes, et vous dites : “Si nous avions vécu à l’époque de nos pères, nous n’aurions pas été leurs complices pour verser le sang des prophètes.”

Ainsi, vous témoignez contre vous-mêmes : vous êtes bien les fils de ceux qui ont assassiné les prophètes. Vous donc, mettez le comble à la mesure de vos pères ! Le jugement moral des Pharisiens est déréglé. Leur attention se porte sur les détails de la Loi comme la quantité de travail qu’un homme peut faire le jour du Sabbat, ou combien d’ablutions sont nécessaires avant le repas, et par contre ils négligent ce qu’il y a de plus grave dans la Loi, et ne voient pas ce qu’il y a de bon et de bien dans les autres. Ils sont plus préoccupés à défendre leur autorité et leur position qu’à voir le bien dans leurs frères. Jésus les mets en garde : « Malheureux êtes-vous ! » A l’extérieur ils ont une belle apparence, vus de l’extérieur, les scribes et les Pharisiens ont une apparence de sainteté, de pureté et de vertu. Jésus lui regarde le cœur, il enseignera : ‘Heureux les cœurs purs’, il nous invite à purifier notre intérieur par la grâce et de nous revêtir d’humilité. C’est ainsi que le Christ Jésus nous demande d’avoir une vie pure, transparente, qui reflète la sainteté et l’honnêteté. C’est à partir de cette interiorité que se donnera un temoignage qui sera authentique.


Citation :
Nous demandons la grâce de demeurer dans la lumière pour être les témoins de l’amour du cœur de Dieu .


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Grégoire de Nysse (v. 335-395), moine et évêque
Homélie 6 sur les Béatitudes ; PG 44,1269 (trad. cf bréviaire)


« Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu » (Mt 5,8.) (Mt 5,10)

La santé du corps est un bien pour la vie humaine. Or, on est heureux non seulement de connaître la définition de la santé, mais de vivre en bonne santé... Le Seigneur Jésus ne dit pas qu'on est heureux de savoir quelque chose au sujet de Dieu, mais qu'on est heureux de le posséder en soi-même. En effet, « heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu » (Mt 5,8.). Il ne dit pas que Dieu se laisse voir par quiconque aura purifié le regard de son âme... ; une autre parole l'exprime plus clairement : « Le Royaume de Dieu est au-dedans de vous » (Lc 17,21). Voici ce qu'elle nous enseigne : celui qui a purifié son cœur de toute créature et de tout attachement déréglé voit l'image de la nature divine dans sa propre beauté...

     Il y a en toi, dans une certaine mesure, une aptitude à voir Dieu. Celui qui t'a formé a déposé en ton être une immense force. Dieu, en te créant, a enfermé en toi l'ombre de sa propre bonté, comme on imprime le dessin d'un cachet dans la cire. Mais le péché a dissimulé cette empreinte de Dieu ; elle est cachée sous des souillures. Si par un effort de vie parfaite, tu purifies les souillures attachées à ton cœur, la beauté divine brillera de nouveau en toi. Comme un morceau de fer débarrassé de sa rouille brille au soleil, de même l'homme intérieur, que le Seigneur appelle « cœur », retrouvera la ressemblance de son modèle lorsqu'il aura enlevé les taches de rouille qui détérioraient sa beauté.
















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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Mer 30 Aoû 2017 - 22:02

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



""Refuge Maternel, Ô Reine de l'Univers et Médiatrice entre les hommes et Dieu, Mère d'Amour, de Douleur et de Miséricorde, Consolation et Refuge de tous nos espoirs, qui, bien qu'ayant le Coeur brisé par tant de mépris et d'outrages, daignez encore nous être propice. Obtenez pour nous, fils indignes et ingrats, nous Vous en prions, avec une grande Foi et une filiale confiance, la Grâce d'être délivrés du péché qui tue les âmes et conduit le monde à la ruine.

Ô Clémente et Miséricordieuse Mère, nous reconnaissons avoir couronné d'épines Votre Divin Fils, Jésus, notre Rédempteur, et avoir déchiré par d'innombrables blessures Votre tendre Coeur. De ce fait, nous avons mérité les fléaux de la Justice Divine ; mais, maintenant repentants, nous invoquons Votre protection et Votre aide en nous réfugiant dans Votre Coeur Maternel, seul abri dans le tourbillon qui ravage le monde.

Avec la prière pour notre salut, acceptez avec bienveillance notre fervente supplique de réparation pour les nombreuses offenses que commettent à toutes les heures du jour et de la nuit tant de fils ingrats afin que, éclairés et attirés par Votre Maternel Amour, ils puissent trouver, eux aussi, refuge et salut.

Ô Marie, Reine du Ciel et de la Terre, Mère de Dieu, notre Mère et notre Médiatrice, Vous qui êtes Toute-Puissante auprès de Dieu et qui voulez notre salut, en cette heure triste et sombre qui submerge cette misérable humanité tourmentée, parmi les forces croissantes et menaçantes du mal, faites descendre, nous Vous en prions avec toute notre Foi, la Lumière de Votre Amour Maternel sur le monde entier, et en particulier, dans les cœurs infidèles et endurcis par le péché, afin que tous unis comme en un seul cœur dans la Foi et dans l'amour du Divin Cœur de Jésus, nous puissions chanter sur toute la terre le triomphe de Votre Miséricorde Maternelle. Ainsi soit-il."

(Indulgence 100 jours) Approvaz. Ecc. ca. Curia di Mileto, 21-2-1955.


Dites souvent, avec les bras en croix :

"Reine de l'Univers, Médiatrice des hommes,
Refuge de tous nos espoirs,
faites-nous Miséricorde !"


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Veillez donc, car vous ne savez pas quel jour votre Seigneur vient."

Comprenez-le bien : si le maître de maison avait su à quelle heure de la nuit le voleur viendrait, il aurait veillé et n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison. Tenez-vous donc prêts, vous aussi : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra. Jésus veut pour nous une vie véritable qui soit don, fruit de notre activité. Il nous donne quelques indications pour bien vivre de ce don de nous-même. Sa présence est de toujours à toujours, il veut notre liberté. Parfois sa présence se voile pour nous ouvrir à son retour. Il nous faut donc veiller pour mieux nous situer avec lui dans notre existence. Lorsque nous veillons, nous sommes en attente, ouvert à l’autre et ouvert à lui. Mais la veille peut nous épuiser, et par la fatigue, nous risquons de nous trouver dans la peur. Veiller est un don que nous demandons car nous ne pouvons nous maintenir en lui sans rien faire. Les premiers chrétiens pensaient que Jésus allait revenir bientôt. Ayant attendu toute la journée son retour, au petit matin, comme Jésus n’était pas revenu, ils célébraient l’Eucharistie. Là, ils prenaient des forces neuves, ils le recevaient dans la lumière de la foi pour veiller encore.

"Que dire du serviteur fidèle et sensé à qui le maître a confié la charge des gens de sa maison, pour leur donner la nourriture en temps voulu ? Heureux ce serviteur que son maître, en arrivant, trouvera en train d’agir ainsi !"

Amen, je vous le déclare : il l’établira sur tous ses biens. Jésus nous encourage à être dans un travail d’ouverture qui correspond à notre attente. Sachons reconnaître et trouver ce travail qui est le nôtre, revenir à lui, le remettre sur le chantier patiemment. Cela peut être le travail de la prière régulière, celui du service du proche, celui du maintien de la relation avec autrui ! Nous demandons la grâce de bien désirer et choisir uniquement celui qui nous conduit davantage à la fin pour laquelle nous sommes créés. Nous prions avec ardeur, de jour et de nuit, pour que Jésus nous fasse voir son visage dans la nuit de la foi. Le réconfort nous est donné par l’Esprit Saint qui habite en nous. C’est ensemble que nous tenons bon et que nous nous aimons les uns les autres. L’Amour de Dieu déborde comme un vase d’amour qui se répand et qui se partage. Ce vase d’amour va déborder sur le monde.

« Mais si ce mauvais serviteur se dit en lui-même : “Mon maître tarde”, et s’il se met à frapper ses compagnons, s’il mange et boit avec les ivrognes, alors quand le maître viendra, le jour où son serviteur ne s’y attend pas et à l’heure qu’il ne connaît pas, il l’écartera et lui fera partager le sort des hypocrites ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents."

Notre esprit est volatil, capable de virevolter, d’aller ailleurs, d’envisager d’autres chemins ! Soyons prudents, mesurons combien nous pouvons facilement nous retirer de là où la vie nous appelle, nous laisser entraîner dans un chemin qui nous perd. Prenons l’habitude de revenir à notre travail, de prendre le temps de le considérer, de nous considérer. Bâtissons ce cadre souple qui nous maintient par la présence de nos frères en humanité, qui nous soutiennent. La venue quotidienne de Jésus dans les pauvres, dans la Parole et dans les sacrements prépare sa dernière venue ! Nous avons besoin de nous soutenir les uns les autres, de nous réconforter. Aujourd’hui encore, nous croyons et nous espérons. Nous tenons bon dans l’Amour du Cœur de Jésus. L’amour jaillit sans cesse du don de Dieu qui peut tout. Mais nous croyons et nous espérons avec Jésus qui nous dit : "Tenez vous prêts, c’est à l’heure où vous n’y pensez pas que le Fils de l’homme viendra."


Citation :
Nous demandons la grâce de veiller dans l’attente de Jésus, ensemble et dans une grande espérance..


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 





Homélie attribuée à saint Macaire d'Égypte (?-390), moine
Homélie 31 ; PG 34, 728 (trad. Brésard, 2000 ans A, p. 24)


« Veillez, car vous ne connaissez pas le jour où votre Seigneur viendra » (Mt 5,10)

Dieu est le bien suprême ; rassemble vers lui les pensées de ton esprit et ne songe à rien d'autre qu'à guetter sa venue. Ainsi donc, que l'âme rassemble ses pensées dispersées par le péché, comme si elle rassemblait des enfants qui folâtrent. Qu'elle les ramène à la maison de son corps, et qu'elle attende toujours le Seigneur dans le jeûne et l'amour, jusqu'à ce qu'il vienne et la recueille véritablement...

     Si notre cœur ne s'enfle pas, si nous n'envoyons pas nos pensées pâturer dans les prés aux herbes folles du péché, mais si, au contraire, nous élevons notre esprit et conduisons nos pensées en présence du Seigneur par une fervente volonté, alors, dans son bon vouloir, le Seigneur viendra certainement en nous et nous unira vraiment à lui...

     Empresse-toi donc de plaire au Seigneur, attends-le sans cesse dans ton cœur, cherche-le par tes pensées, incite ta volonté et tes sentiments à tendre à tout instant vers lui. Tu verras alors comme il vient à toi et comme il fait en toi sa demeure.














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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Jeu 31 Aoû 2017 - 22:17

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Alors, le royaume des Cieux sera comparable à dix jeunes filles invitées à des noces, qui prirent leur lampe pour sortir à la rencontre de l’époux."

Cinq d’entre elles étaient insouciantes, et cinq étaient prévoyantes : les insouciantes avaient pris leur lampe sans emporter d’huile, tandis que les prévoyantes avaient pris, avec leurs lampes, des flacons d’huile. Comme l’époux tardait, elles s’assoupirent toutes et s’endormirent. Au milieu de la nuit, il y eut un cri : “Voici l’époux ! Sortez à sa rencontre.” Déjà, Jésus parle de son retour, et donc du temps où les disciples vont vivre seuls. La Passion de Jésus ne cesse d’approcher et elle s’impose aux disciples. Il faut recentrer la relation à la suite de Jésus. Nous sommes appelé à la fidélité du don reçu, dans une nouvelle présence dans la foi, de plus en plus vivante. Le nombre de "dix" est le signe de la communauté. Chacun est aimé d’un amour unique comme Marie, la mère de Jésus, et en même temps, c’est toute la communauté qui est aimée de Dieu. Jésus réalise le mystère de sa présence au milieu de nous par son Amour. Il nous propose d’accueillir le don de son amour et de réfléchir à la manière dont nous répondons à cet amour. L’amour des époux est un amour de choix qui oblige à la réciprocité du don. Cette réciprocité provoque au cœur de Dieu un plus grand amour encore. Jésus nous rappelle cet amour de l’Époux qui est encore différent de l’amour filial et fraternel.

« Alors toutes ces jeunes filles se réveillèrent et se mirent à préparer leur lampe.

Les insouciantes demandèrent aux prévoyantes : “Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent.” Les prévoyantes leur répondirent : “Jamais cela ne suffira pour nous et pour vous, allez plutôt chez les marchands vous en acheter.” Pendant qu’elles allaient en acheter, l’époux arriva. Celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte fut fermée. Jésus met en scène l’attitude de fidélité qui rendra possible l’accès au Royaume. Il s’agit d’être présent et disponible au moment venu, qui est imprévisible. Dans cette attente de Jésus, les jeunes filles prévoyantes prendront de l’huile. La symbolique juive de l’huile est très importante. Cette huile est le signe de la cohérence entre le choix d’amour que nous faisons d’une attente vivante et la transformation que ce choix d’amour opére dans notre cœur. L’huile de nos vies est la symbolique de l’état de veille que nous ne pouvons pas échanger. L’attente du bien- aimé pour accueillir l’époux et la préparation de cette rencontre est personnelle. Ceux qui s’aiment en vérité sont transformés par leur amour. Si véritablement j’aime, ma vie en est transformée. Nous accueillons la réalité de l’amour transformant de Dieu qui nous est donné : "Heureux les invités au festin des noces de l’Agneau." Nous ne cessons de rendre grâce à Dieu pour l’amour qu’il nous porte.

"Plus tard, les autres jeunes filles arrivèrent à leur tour et dirent : “Seigneur, Seigneur, ouvre-nous !”

Il leur répondit : “Amen, je vous le dis : je ne vous connais pas.” Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure. Ce renvoi manifeste notre liberté qui conduit à la vie. Jésus ne nous demande pas un acte particulier, il nous appelle à une attitude de veille et d’attente qui va informer toute notre vie. Attendre, quand l’autre n’est pas là, ne peut se faire qu’en aimant. Aimer dans l’absence, c’est attendre, c’est accepter le travail de ce manque. Nous savons que là, mystérieusement, l’amour est présent sous la forme de l’absence. Il nous est donné d’apprendre à recevoir, de nous quitter pour creuser en nous l’accueil de l’Epoux quand il surgira. Ce temps va travailler mystérieusement en nous, il va nous donner de nous quitter pour nous ouvrir plus profondément encore à sa présence. Là est le secret du temps où nous sommes : laisser l’amour grandir en nous. Chacun de nous est heureux d’être là, pour l’accueil de Jésus qui vient. Ces dix jeunes filles fidèles nous représentent, invités aux noces, invités à l’amour sponsal, à l’amour unique de Jésus pour nous. Nous nous préparons à la rencontre avec le Bien aimé par la fidélité et la vigilance de notre vie.


Citation :
Nous demandons la grâce de la fidélité dans la persévérance qui nous prépare à la rencontre de l’Époux.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 





Saint Grégoire de Nazianze (330-390), évêque et docteur de l'Église
Sur le saint baptême, Discours 40, 46 ; PG 36, 425 (trad. Delhougne,
Les Pères commentent, p. 154)


« Voici l'époux ! » (Mt 5,10)

Aussitôt après ton baptême, tu te tiendras debout devant le grand sanctuaire, pour signifier la gloire du monde à venir. Le chant des psaumes qui t'accueillera est le prélude des louanges célestes. Les lampes que tu allumeras préfigurent ce cortège des lumières qui conduira au-devant de l'Époux nos âmes resplendissantes et vierges, munies des lampes étincelantes de la foi.

     Prenons garde à ne pas nous abandonner au sommeil, par insouciance, de peur que celui que nous attendons ne se présente à l'improviste, sans que nous l'ayons vu venir. Ne restons pas sans provision d'huile et de bonnes œuvres, de crainte d'être exclus de la salle des noces... L'Époux fera son entrée en grande hâte. Les âmes prudentes entreront avec lui. Les autres, tout occupées à préparer leurs lampes, ne trouveront pas le temps d'entrer et seront laissées dehors au milieu des lamentations. Elles se rendront compte trop tard de ce qu'elles auront perdu par leur insouciance...

     Elles ressembleront aussi à ces autres invités des noces qu'un noble père célèbre en l'honneur d'un noble époux, et qui refusent d'y prendre part : l'un, parce qu'il vient de prendre femme ; un autre, parce qu'il vient d'acheter un champ ; un troisième, parce qu'il a acquis une paire de bœufs (Lc 14,18s)... Car il n'y a pas de place dans le ciel pour l'orgueilleux et l'insouciant, pour l'homme sans habit convenable, qui ne porte pas le vêtement de noce (Mt 22,11), même s'il s'est cru, sur terre, digne de la splendeur céleste, et s'est introduit furtivement dans le groupe des fidèles en se berçant de faux espoirs.

     Qu'adviendra-t-il ensuite ? L'Époux connaît ce qu'il nous enseignera quand nous serons au ciel, et il sait quelles relations il entretiendra avec les âmes qui y seront entrées avec lui. Je crois qu'il vivra en leur compagnie, et qu'il leur enseignera les mystères les plus parfaits et les plus purs.













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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Ven 1 Sep 2017 - 21:35

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

« C’est comme un homme qui partait en voyage : il appela ses serviteurs et leur confia ses biens. À l’un il remit une somme de cinq talents, à un autre deux talents, au troisième un seul talent, à chacun selon ses capacités. Puis il partit.

Le "talent" était de grande valeur, et c’est la cause de la popularité de cette parabole. "L’homme" représente le Christ lui-même, les serviteurs sont les disciples et les talents sont les dons que Jésus leur confie. Les talents ne représentent pas seulement les qualités naturelles mais aussi les richesses que Jésus nous a laissées en héritage, afin que nous les fassions fructifier. Ce sont la Parole de Dieu, les sacrements, la prière du "Notre Père," que nous adressons à Dieu en tant que fils unis dans en Jésus, le Fils, qui nous renouvellent dans l’Esprit Saint. Le Royaume de Dieu est présent et vivant au milieu de nous. Cette Parole nous propose de conformer notre vie à la vie de Jésus. Quels que soient les événements joyeux, lumineux, douloureux ou glorieux qui nous sont donnés, nous les vivons avec lui. Nous supplions jusqu’à ce que la joie de la présence de Dieu vienne dans notre cœur. Si nous portons quelque chose de difficile, nous gardons le sourire devant le Christ, vainqueur en nous de tout combat. L’Esprit Saint nous est donné pour réaliser ce que nous sommes. C’est l’Amour de Dieu répandu dans nos cœurs qui nous fait aimer comme Dieu nous aime. Il nous faut grandir en amour, aimer sans limite et sans fin.

Aussitôt, celui qui avait reçu les cinq talents s’en alla pour les faire valoir et en gagna cinq autres. De même, celui qui avait reçu deux talents en gagna deux autres. Mais celui qui n’en avait reçu qu’un alla creuser la terre et cacha l’argent de son maître.

Cette parabole insiste sur l’attitude intérieure avec laquelle il nous faut accueillir et faire fructifier les dons de Dieu. La grâce de chacun est une grâce personnelle qu’il nous faut recevoir de Dieu qui nous a donné des merveilles. Le talent que nous avons reçu, il nous faut l’accepter, avec les qualités que nous avons reçues, tel que nous sommes. C’est le trésor que Jésus nous a confié. Que nous ayons reçu cinq talents, deux talents, ou que nous n’en ayons reçu qu’un seul, le talent est un très grand capital ! C’est de notre vie dont il s’agit, de vivre ce que Dieu « nous propose, » dans l’action de grâce et dans l’amour. Il nous faut entrer dans notre mystère, le découvrir peu à peu, l’habiter, et en vivre. Il nous faut rejeter la peur. Le serviteur qui a peur de son patron et craint son retour, cache la pièce de monnaie sous terre ! Mais celle-ci ne produit aucun fruit. Les dons du Baptême, de la Communion, de la Confirmation, ne peuvent pas être ensevelis sous une couche de préjugés, et sous une fausse image de Dieu. La parabole souligne les bons fruits portés par les disciples qui l’ont fait fructifier en le partageant.

Longtemps après, le maître de ces serviteurs revint et il leur demanda des comptes.

Celui qui avait reçu cinq talents s’approcha, présenta cinq autres talents et dit : “Seigneur, tu m’as confié cinq talents ; voilà, j’en ai gagné cinq autres.” Son maître lui déclara : “Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton seigneur.”… J’ai eu peur, et je suis allé cacher ton talent dans la terre. Le voici. Tu as ce qui t’appartient.”… Enlevez-lui donc son talent et donnez-le à celui qui en a dix. Ce que Jésus nous donne se multiplie en le donnant ! C’est un trésor fait pour être dépensé, investi, partagé avec tous. Le talent de l’homme qui le cache n’a pas été habité dans sa profondeur ! Son mystère n’a pas été découvert. Il lui est impossible de dire :« Merveille que je suis, merveille que tes œuvres. » Chacun est unique, jamais une personne semblable à nous ne naitra sur la terre. Aux yeux de Dieu nous sommes irremplaçables. Encore faut-il que nous habitions ce que Dieu nous donne. Que nous soyons heureux de notre vie, que nous soyons heureux de la situation dans laquelle nous nous trouvons. Dieu, mon Père, m’aime infiniment. Le message de Jésus porte sur la responsabilité avec laquelle nous accueillons le Royaume de Dieu, une responsabilité envers Dieu et envers l’humanité. Marie, en recevant le don le plus précieux de tous, Jésus lui-même, l’a offert au monde avec un immense amour. Nous Lui demandons de nous aider à être des "serviteurs bons et fidèles", afin de pouvoir prendre un jour part "à la joie de Jésus, le Fils Unique".


Citation :
Nous demandons à Dieu la grâce d’habiter ce que nous sommes pour vivre d’amour et d’action de grâce.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 





Concile Vatican II
Lumen gentium, 31-33


Témoins en vertu des dons qu'ils ont reçus (Mt 5,10)

De par leur vocation propre, il revient aux laïcs de chercher le Royaume de Dieu en administrant les choses temporelles de ce monde et en les ordonnant selon Dieu. Ils vivent au cœur de la société, engagés dans toutes et chacune des affaires du monde, plongés dans l'ambiance où se meuvent la vie de famille et la vie sociale dont leur existence est comme tissée. C'est là qu'ils sont appelés par Dieu, jouant ainsi le rôle qui leur est propre et guidés par l'esprit de l'Évangile, à travailler comme de l'intérieur, à la manière d'un ferment (Mt 13,33), à la sanctification du monde et à manifester ainsi le Christ aux autres, principalement par le témoignage de leur propre vie, par le rayonnement de leur foi, de leur espérance et de leur charité. C'est à eux qu'il revient particulièrement d'illuminer et d'ordonner toutes choses dans le domaine séculier auxquelles ils sont étroitement liés, en sorte qu'elles soient toujours accomplies selon le Christ, qu'elles croissent et soient à la louange du Créateur et Rédempteur...

     L'apostolat des laïcs est une participation à la mission salvatrice de l'Église elle-même. Cet apostolat, tous y sont destinés par le Seigneur lui-même en vertu de leur baptême et de leur confirmation. Les sacrements, et en particulier la sainte Eucharistie, communiquent et alimentent cet amour envers Dieu et envers les hommes qui est l'âme de tout l'apostolat. Cependant, les laïcs sont par-dessus tout appelés à rendre l'Église présente et agissante en tout lieu et en toute circonstance où elle ne peut devenir le sel de la terre (Mt 5,13) que par leur intermédiaire. Ainsi tout laïc, en vertu des dons qu'il a reçus, est le témoin et, en même temps, l'instrument vivant de la mission de l'Église « selon la mesure du don du Christ » (Ep 4,7)...

     C'est donc une magnifique tâche qui attend tous les laïcs : celle de travailler à ce que le plan divin du salut se réalise toujours davantage dans chacun des hommes en tous les temps et par toute la terre. Que de toutes parts donc, la voie leur soit ouverte afin que, selon leurs forces et les besoins actuels, ils puissent, eux aussi, travailler avec ardeur à l'œuvre salvatrice de l'Église.












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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Sam 2 Sep 2017 - 21:40

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"À partir de ce moment, Jésus commença à montrer à ses disciples qu’il lui fallait partir pour Jérusalem, souffrir beaucoup de la part des anciens, des grands prêtres et des scribes, être tué, et le troisième jour ressusciter. »

Nous voulons suivre Jésus avec un amour sincère. Il nous faut faire l’expérience de l’adversaire qui se sert de la souffrance et de la peur de la mort pour nous éloigner de l’Amour infini de Dieu notre Père. Jésus va tracer chemin de Pierre qui est au delà de la raison humaine ! Il ne suffit pas de « reconnaître » Jésus « idéalement » dans notre pèlerinage terrestre ! La vie chrétienne est faite de renoncements continuels qu’il nous faut traverser avec lui. Nous croyions avoir compris la Parole de Dieu, avoir suivi Jésus, et au détour du chemin se trouve l’obstacle qui nous fait trébucher ! L’imitation de Jésus Christ dit : « Il n’est pas dans la nature de l’homme de porter la croix, d’aimer la croix… ; si tu ne comptes que sur toi-même, tu ne pourras rien faire de tel. Mais si tu mets ta confiance dans le Seigneur, la force te sera donnée d’en haut, et tu auras pouvoir sur la chair et le monde. Et tu ne craindras pas même le démon, notre ennemi, si tu es armé par la foi et marqué par la croix de Jésus Christ. » Il nous faut marcher derrière Jésus qui nous sauve par un chemin de grande humilité, et faire l’expérience de l’humiliation sur notre chemin, pour entrer dans le « Chemin » qui est Jésus lui-même.

"Pierre, le prenant à part, se mit à lui faire de vifs reproches : « Dieu t’en garde, Seigneur ! cela ne t’arrivera pas. »

Mais lui, se retournant, dit à Pierre : « Passe derrière moi, Satan ! Tu es pour moi une occasion de chute : tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. » Jésus entend la réponse que Pierre vient de proclamer devant les autres disciples : Il est le « Fils du Dieu Vivant, » c’est-à-dire qu’il est Dieu lui-même ! Mais Pierre n’a pas encore compris le chemin d’humilité de Jésus. Le premier des apôtres empêche son Seigneur et son Maitre de révéler son amour pour tous les hommes par sa mort sur la Croix et sa Résurrection ! Il le comprendra plus tard ! Suivre Jésus nous donne d’expérimenter l’amour infini qu’il a pour son Père et pour nous. C’est l’Amour même qui nous sauve qui nous fait découvrir en même temps l’étroitesse de notre pauvre cœur. Jésus est vraiment venu nous sauver de toutes compromissions avec le menteur, avec le prince de ce monde.

"Alors Jésus dit à ses disciples : « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive.

Car celui qui veut sauver sa vie la perdra, mais qui perd sa vie à cause de moi la trouvera. Quel avantage, en effet, un homme aura-t-il à gagner le monde entier, si c’est au prix de sa vie ? Et que pourra-t-il donner en échange de sa vie ? Car le Fils de l’homme va venir avec ses anges dans la gloire de son Père ; alors il rendra à chacun selon sa conduite. Vivre en Dieu signifie lui donner définitivement la première place dans notre vie. Que Dieu soit au début et à la fin de toutes nos pensées, nos paroles et de toutes les actions de notre vie. Cela implique une mort à notre « moi » qui s’oppose toujours à Dieu et aux autres pour vivre dans l’Esprit Saint. C’est l’annonce de la croix par Jésus, le Fils de Dieu, qui montrera l’amour infini du Père dans sa miséricordieuse bonté pour chacun de nous. Pierre apprendra le sens du véritable amour : « Celui qui veut sauver sa vie la perdra, mais qui perd sa vie à cause de moi la gardera. » L’ardeur qui tenaille le cœur de Jésus était déjà préfigurée par le prophète Jérémie, cette ardeur doit habiter notre cœur : « Il y avait en moi un feu dévorant, au plus profond de mon être. » Jésus propose un chemin de vraie vie pour qui veut le suivre, c’est ainsi qu’il accomplit notre salut. Il ne s’agit pas de nier la beauté de la nature humaine et de la vie terrestre, il s’agit de mettre Dieu à la première place dans notre vie.


Citation :
Nous demandons à Jésus la grâce de mettre Dieu à la première place dans notre vie.


Père Gilbert Adam
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Source :
 





Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermon 96 ; PL 38, 584-586 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 132)


« Tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes » (Mt 5,10)

Quand le Seigneur engage l'homme qui veut le suivre à renoncer à soi-même, nous trouvons son commandement difficile et dur à entendre. Mais si celui qui commande nous aide à l'accomplir, son commandement n'est ni difficile ni pénible... Et cette autre parole sortie de la bouche du Seigneur est également vraie : « Mon joug est facile à porter, et mon fardeau léger » (Mt 11,30). L'amour, en effet, adoucit ce que les préceptes peuvent avoir de pénible. Nous connaissons toutes les merveilles que l'amour peut accomplir... Quelles rigueurs les hommes n'ont-ils pas endurées, quelles conditions de vie indignes et intolérables n'ont-ils pas supportées pour arriver à posséder l'objet de leur amour ! ... Pourquoi s'étonner que celui qui aime le Christ et veut le suivre renonce à soi-même pour l'aimer ? Car, si l'homme se perd en s'aimant soi-même, il doit sans aucun doute se trouver en se renonçant...

     Qui refuserait de suivre le Christ jusqu'au séjour du bonheur parfait, de la paix suprême et de la tranquillité éternelle ? Il est bon de le suivre jusque-là ; encore faut-il connaître la voie pour y parvenir... Le chemin te semble couvert d'aspérités, il te rebute, tu ne veux pas suivre le Christ. Marche à sa suite ! Le chemin que les hommes se sont tracé est raboteux, mais il a été aplani quand le Christ l'a foulé en retournant au ciel. Qui donc refuserait d'avancer vers la gloire ?

     Tout le monde aime à s'élever en gloire, mais l'humilité est la marche à gravir pour y arriver. Pourquoi lèves-tu le pied plus haut que toi ? Tu veux donc tomber au lieu de monter ? Commence par cette marche : déjà elle te fait monter. Les deux disciples qui disaient : « Seigneur, accorde-nous de siéger, l'un à ta droite et l'autre à ta gauche, dans ton Royaume », ne prêtaient aucune attention à ce degré d'humilité. Ils visaient le sommet et ne voyaient pas la marche. Mais le Seigneur leur a montré la marche. Eh bien, qu'a-t-il répondu ? « Pouvez-vous boire à la coupe que je vais boire ? » (Mc 10,37-38) « Vous qui désirez parvenir au faîte des honneurs, pouvez-vous boire le calice de l'humilité ? » Voilà pourquoi il ne s'est pas borné à dire d'une manière générale : « Qu'il renonce à lui-même et qu'il me suive », mais il a ajouté : « Qu'il prenne sa croix et qu'il me suive ».













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Dernière édition par Lumen le Sam 9 Sep 2017 - 21:16, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Dim 3 Sep 2017 - 22:12

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

« Il vint à Nazareth, où il avait été élevé. Selon son habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat, et il se leva pour faire la lecture. »

On lui remit le livre du prophète Isaïe. Il ouvrit le livre et trouva le passage où il est écrit : L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux captifs leur libération, et aux aveugles qu’ils retrouveront la vue, remettre en liberté les opprimés, annoncer une année favorable accordée par le Seigneur. La parole de Jésus est une « parole de grâce. » En lui, la grâce et la bienveillance de Dieu se sont rendues visibles avec puissance. Dieu qui avait promis de sauver l’homme parce qu’il l’aime, l’a sauvé en vivant dans la chair humaine en Jésus. Il ne lui a pas suffit de donner son Salut : il s’est donné lui-même comme Sauveur. Nous voulons contempler le Sauveur, avoir le cœur occupé à regarder Jésus ! Alors sa lumière rend notre visage plus lumineux, comme celui de Marie sa mère. Mais les habitants de son village se ferment sur ce qu’ils connaissent de lui. Le message de Jésus le Messie, n’est pas selon la compréhension des habitants de Nazareth. "C’est le fils de Joseph" disent-ils. Ils veulent se saisir de lui pour que Jésus accomplisse leur volonté. Ce qu’ils attendent, c’est un Messie puissant, le souci des pauvres n’est pas leur priorité !

« Jésus referma le livre, le rendit au servant et s’assit. Tous, dans la synagogue, avaient les yeux fixés sur lui. »

Alors il se mit à leur dire : « Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre. » Tous lui rendaient témoignage et s’étonnaient des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche. Ils se disaient : « N’est-ce pas là le fils de Joseph ? » Mais il leur dit : « Sûrement vous allez me citer le dicton : “Médecin, guéris-toi toi-même”, et me dire : “Nous avons appris tout ce qui s’est passé à Capharnaüm ; fais donc de même ici dans ton lieu d’origine !” » Puis il ajouta : « Amen, je vous le dis : aucun prophète ne trouve un accueil favorable dans son pays. Jésus élargit la perspective des habitants de Nazareth en citant les prophètes Élie et Élisée, avec lesquels, déjà cela se passait déjà ainsi. En effet, Jésus vient combler l’intérieur de nos vies, là, il veut grandir encore. Mais il rencontre une incompréhension pour les habitants de Nazareth, comme pour chacun de nous. La Parole de Jésus nous demande une grande disponibilité et une abnégation de nous-mêmes, une renonciation à notre volonté propre. Il faudrait que notre seul désir soit de faire la volonté de Dieu, d’être au diapason de l’Esprit Saint. Nous voulons pour cela nous mettre à l’école de Dieu, que la Parole opère en nous son chemin..

En vérité, je vous le dis : Au temps du prophète Élie, lorsque pendant trois ans et demi le ciel retint la pluie, et qu’une grande famine se produisit sur toute la terre, il y avait beaucoup de veuves en Israël ; pourtant Élie ne fut envoyé vers aucune d’entre elles, mais bien dans la ville de Sarepta, au pays de Sidon, chez une veuve étrangère.

Au temps du prophète Élisée, il y avait beaucoup de lépreux en Israël ; et aucun d’eux n’a été purifié, mais bien Naaman le Syrien. » À ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux. Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline où leur ville est construite, pour le précipiter en bas. Mais lui, passant au milieu d’eux, allait son chemin. Si Jésus trouve la foi à Nazareth il peut apporter le salut. Jésus était rempli d’Esprit Saint, mais les siens sont remplis de colère. Celle-ci les empêche d’accepter le cadeau qu’il veut leur offrir. La dureté de leur cœur, causée par une prétention religieuse, est cruelle. Cependant, Jésus, passant au milieu d’eux, allait son chemin. Il ne reste pas la proie de la méchanceté des hommes. Piégé par le Satan dans le désert, il ne restera pas dans son chemin de mort. L’Esprit Saint fait l’œuvre de Dieu en nous, il a éclairé le chemin de Marie. C’est un présage de la résurrection


Citation :
Demandons la grâce d’être avec Jésus sous la mouvance de l’Esprit Saint pour accomplir la volonté de Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 





Bienheureux Guerric d'Igny (v. 1080-1157), abbé cistercien
4ème sermon pour l'Epiphanie (trad. SC 166, p. 299s)


Reconnaître le Christ dans son humilité et descendre à sa suite (Mt 5,10)

« Mon âme se trouble en moi », ô Dieu, au souvenir de mes péchés ; « alors je me souviens de toi, depuis le pays du Jourdain » (Ps 41,7) — c'est-à-dire en me rappelant comment tu as purifié Naaman le lépreux dans son humble descente... « Il descendit et se lava sept fois dans le Jourdain, comme l'avait prescrit l'homme de Dieu, et il fut purifié » (2R 5,14). Descends toi aussi, ô mon âme, descends du char de l'orgueil dans les eaux salutaires du Jourdain, qui, de la source de la maison de David, coule maintenant sur le monde entier « pour laver tout péché et toute souillure » (Za 13,1). Assurément, cette source c'est l'humilité de la pénitence, qui coule à la fois grâce à un don du Christ et grâce à son exemple, et qui, prêchée désormais sur toute la terre, lave les péchés du monde entier... Notre Jourdain est un fleuve pur ; il sera donc impossible aux superbes de t'accuser, si tu te plonges entièrement en lui, si tu t'ensevelis, pour ainsi dire, dans l'humilité du Christ...

     Bien sûr, notre baptême est unique, mais une telle humilité rebaptise. Elle ne réitère pas la mort du Christ en effet, mais elle accomplit la mortification et la sépulture du péché, et ce qui a été célébré sacramentellement au baptême trouve sous cette nouvelle forme son plein achèvement. Oui, une telle humilité ouvre les cieux, et rend l'esprit d'adoption ; le Père reconnaît son fils, reformé dans l'innocence et la pureté d'un enfant régénéré. C'est pourquoi l'Écriture mentionne à juste titre que la chair de Naaman a été rétablie comme celle d'un enfant nouveau-né... Nous qui avons perdu la grâce de notre premier baptême...voici que nous avons découvert le vrai Jourdain, c'est-à-dire la descente de l'humilité... À nous seulement de ne pas craindre de descendre plus profondément chaque jour... avec le Christ.













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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Lun 4 Sep 2017 - 23:04

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

« Jésus descendit à Capharnaüm, ville de Galilée, et il y enseignait, le jour du sabbat.

On était frappé par son enseignement car sa parole était pleine d’autorité. L’enseignement fut le centre de la mission de Jésus dans sa vie publique. Mais la prédication de Jésus était très différente de celle des autres maîtres de la loi. Cela mettait les gens dans la confusion et dans l’admiration car Jésus déconcertait par son enseignement, Il « parlait avec autorité ». Sa façon de parler avait l’autorité de celui qui est “le Saint de Dieu.” Précisément, cette autorité dans sa façon de parler était ce qui donnait de la force à son langage. Il utilisait des images vives et concrètes ; Paroles et images qu’Il tirait de la nature ou de l’Ecriture Sainte. Jésus était un bon observateur très proche des situations humaines en tous genres. En même temps que nous le voyons enseigner, nous le voyons faire le bien autour de Lui. Il lit dans le livre de la vie de tous les jours, des expériences de tous les jours qu’il utilise pour enseigner. Sa Parole est d’une grande profondeur, toute nouvelle. Il y a en chacun de nous une bonne volonté, mais nous ne maîtrisons pas tout dans notre vie. Il y a des lieux qui nous échappent. Dans un combat pour la lumière et la vérité, Jésus, le Sauveur du monde, vient nous déloger de nos ténèbres. La Parole de Dieu est plus affilée qu’un glaive à deux tranchants, elle est plus incisive que toute autre force ou puissance.

« Or, il y avait dans la synagogue un homme possédé par l’esprit d’un démon impur, qui se mit à crier d’une voix forte : « Ah !que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : tu es le Saint de Dieu. »

Jésus le menaça : « Silence ! Sors de cet homme. » Alors le démon projeta l’homme en plein milieu et sortit de lui sans lui faire aucun mal. Cet homme ne crie pas, c’est l’esprit démoniaque qui crie en lui ! A la présence de Jésus, il réagit : "Que nous veux-tu Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ?" Par la Présence de Jésus nous sommes exposés à sa lumière, à la tendresse de Jésus le médecin divin ! Si nous lui donnons cette possibilité, Jésus mettra le doigt sur ce qui fait mal en nous, car nous portons toutes sortes de blessures, de misères et bon nombre de fardeaux ! Jésus, dans sa lumière, fait reculer les ténèbres. Enfantés sur la croix, nous sommes devenus des enfants de lumière. Notre origine est dans le cœur transpercé de Jésus. Là, naît une source qui ne cesse de jaillir jusqu’à ce qu’il revienne. Créés "homme et femme à l’image et à la ressemblance de Dieu," Père, Fils et Saint Esprit, Jésus nous restitue dans notre intégrité fondamentale face à Dieu et face aux autres. Sa parole, "pleine d’autorité," nous édifie pour que nous puissions travailler à la construction du Royaume de Dieu, en nous édifiant dans tout notre être.

"Tous furent saisis d’effroi et ils se disaient entre eux : « Quelle est cette parole ? Il commande avec autorité et puissance aux esprits impurs, et ils sortent ! »

Et la réputation de Jésus se propageait dans toute la région. Cet homme possédé va se laisser édifier dans le Christ car il se trouve face à Jésus dans une grande confusion. Jésus lumière fait reculer les ténèbres du menteur. Jésus qui est vie, rejette tout ce qui est mort ! Lui qui est amour rejette tout ce qui est haine. Jésus fait de nous l’enfant aimé de son Père afin que notre vie revienne à la lumière. Là, dans la manière de parler de Jésus, sont conciliés l’autorité divine avec la plus incroyable simplicité humaine. Autorité et simplicité étaient possible pour Jésus grâce à sa connaissance de l’humanité. "Il sait ce qu’il y a dans l’homme." Sa relation avec le Père manifeste l’harmonie unique entre la grandeur et l’humilité. Il n’y a en lui aucune concurrence, aucun intérêt personnel ou empressement à se montrer. Son autorité se manifeste tant par le sublime de ses paroles et de ses actions que par son humilité et sa simplicité.


Citation :
Nous demandons la grâce de coopérer avec Jésus à l’œuvre de libération de l’humanité.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Diadoque de Photicé (v. 400-?), évêque 
Cent chapitres sur la connaissance, 78-80, dans La Philocalie
(trad. Bellefontaine 1987, t. 8, p. 159 rev.)


« Silence ! Sors de cet homme ! »

Le baptême, ce bain de la sainteté, enlève la souillure de notre péché, mais il ne change pas maintenant la dualité de notre vouloir et n'empêche pas les esprits du mal de nous combattre ou de nous entretenir dans l'illusion... Mais la grâce de Dieu a sa demeure dans la profondeur même de l'âme, c'est-à-dire dans l'entendement. Il est dit, en effet, que « la gloire de la fille du Roi est au-dedans » (Ps 44,15) : elle ne se montre pas aux démons. C'est pourquoi des profondeurs mêmes de notre cœur nous sentons comme sourdre le désir divin, quand nous nous souvenons ardemment de Dieu. Mais alors les esprits mauvais sautent dans les sens corporels et s'y cachent, profitant du relâchement de la chair... Ainsi donc, notre entendement, selon le divin apôtre Paul, se réjouit toujours de la loi de l'Esprit (Rm 7,22). Mais les sens de la chair veulent se laisser emporter sur la pente des plaisirs... 

« La lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont pas reçue » (Jn 1,5)... : le Verbe de Dieu, la vraie lumière, a jugé bon de se manifester à la création dans sa propre chair, en allumant en nous la lumière de sa connaissance divine dans son incommensurable amour de l'homme. L'esprit du monde n'a pas reçu le dessein de Dieu, c'est-à-dire ne l'a pas connu... ; pourtant le merveilleux théologien, l'évangéliste Jean ajoute : « Il était la vraie lumière, qui éclaire tout homme venant dans le monde... Il était dans le monde, et le monde a été fait par lui, et le monde ne l'a pas connu. Il est venu dans ce qui était à lui, et les siens ne l'ont pas reçu. Mais à ceux qui l'ont reçu, à ceux qui croient en son nom, il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu » (v.10-12)... Ce n'est pas de Satan que l'évangéliste dit qu'il n'a pas reçu la vraie lumière, car dès le commencement il lui est étranger puisqu'elle ne brille pas en lui. Mais il stigmatise justement par cette parole les hommes qui entendent les puissances et les merveilles de Dieu mais qui, à cause de leur cœur enténébré, ne veulent pas s'approcher de la lumière de sa connaissance.














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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Mer 6 Sep 2017 - 0:38

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Jésus quitta la synagogue et entra dans la maison de Simon. Or, la belle-mère de Simon était oppressée par une forte fièvre, et on demanda à Jésus de faire quelque chose pour elle. Il se pencha sur elle, menaça la fièvre, et la fièvre la quitta. À l’instant même, la femme se leva et elle les servait.

L’Évangile nous donne aujourd’hui une « journée » de Jésus pour que nous le contemplions. Nous voulons vivre profondément à son école. Notre vie peut devenir prière pour que l’humanité marche à la suite de Jésus. Jésus va droit au mal qui ronge le cœur de l’homme, l’ennemi de la nature humaine est chassé. Il intervient avec autorité, il s’adresse à l’Ennemi qui ne s’y trompe pas. Le règne du menteur au cœur de l’homme est éphémère, il ne résiste pas à la présence de Jésus. Dieu est plus fort que le mal, au-delà du mal. L’homme reconnaît que son mal a un nom, il s’appelle péché, refus du salut. Le salut l’atteint au plus profond de lui-même. Nous rendons grâce à Dieu pour l’espérance qu’il communique aux apôtres. Jésus guérit les malades, afin que dans le monde entier, sa Parole porte du fruit et que les pécheurs se repentent. Comme le Christ a donné sa vie pour l’humanité, tout instant de notre vie est donné, dans le mystère du Christ, pour que le monde ait la vie.

"Au coucher du soleil, tous ceux qui avaient des malades atteints de diverses infirmités les lui amenèrent. Et Jésus, imposant les mains à chacun d’eux, les guérissait."

Et même des démons sortaient de beaucoup d’entre eux en criant : « C’est toi le Fils de Dieu ! » Mais Jésus les menaçait et leur interdisait de parler, parce qu’ils savaient, eux, que le Christ, c’était lui. Jésus, aujourd’hui encore, chasse toute fièvre de nos vies, fièvre aiguë de l’action désordonnée, fièvre lente de ceux qui ont perdu la fraîcheur du premier don. Jésus guérit à cause de la foi de ses amis proches qui prient. Au coucher du soleil, quand la chaleur est retombée, on transporte les malades, Jésus les guérit tous, les malades physiques et les malades mentaux, des hommes, des femmes, des vieillards, des jeunes, lassés de souffrir ou en proie à leurs démons quotidiens. Jésus, dans la foule, trouve le temps d’aimer chacun, de regarder chacun, d’imposer les mains à chacun comme s’il était l’unique. La vie de Jésus se contenue dans le mystère pascal, elle nous est donnée. Ce mystère conforme notre vie à celle de Jésus que nous célébrons dans la liturgie. Nous aimons célébrer le mystère pascal dans l’aujourd’hui de la Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu. « Il est venu, » « Il a souffert,  « il est mort, » "il est ressuscité et il reviendra." En recevant Jésus dans l’Eucharistie nous lui demandons de prendre possession de notre existence pour que nous vivions en vérité le quotidien de notre vie.

"Quand il fit jour, Jésus sortit et s’en alla dans un endroit désert."

Les foules le cherchaient ; elles arrivèrent jusqu’à lui, et elles le retenaient pour l’empêcher de les quitter. Mais il leur dit : « Aux autres villes aussi, il faut que j’annonce la Bonne Nouvelle du règne de Dieu, car c’est pour cela que j’ai été envoyé. » Et il proclamait l’Évangile dans les synagogues du pays des Juifs. Le désert est le lieu du silence et de la solitude pour Jésus qui s’y retire. Le désert est le lieu de l’absolu, le lieu de la liberté, où nous nous retrouvons confronté à nos ultimes requêtes, c’est le domaine de la grâce. Les grandes choses commencent dans le désert, dans le silence, dans la pauvreté. Nous ne pouvons pas participer à la mission de l’Évangile sans entrer dans l’expérience du désert, du dénuement. Jésus porte l’évangélisation du monde dans sa prière nocturne. La foule le rejoint et voudrait le retenir et c’est aussi notre réflexe quand nous avons rencontré Jésus. Nous voudrions prolonger ces moments de paix, or il nous envoie à la mission, à sa propre mission qui est universelle. Jésus, dans la mission, est à la fois totalement disponible à ceux qui l’entourent et il demeure auprès de son Père qui l’envoie annoncer la Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu. Nous demandons la grâce qu’il en soit ainsi dans notre vie à la suite de Jésus, accueillir sa Parole vivante et vivifiante qui est la résurrection et la vie.


Citation :
Nous demandons la grâce de rayonner l’Amour infini du cœur de notre Père.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Eucher (? - v. 450), évêque de Lyon
L'Éloge du désert (trad. Sœur Isabelle de la Source, Lire la Bible, t. 2, p. 109)


« Il sortit et se retira dans un endroit désert »

Ne peut-on raisonnablement avancer que le désert est le temple sans bornes de notre Dieu ? Car celui qui habite dans le silence doit certainement se plaire dans les lieux retirés. C'est là que souvent il s'est manifesté à ses saints ; c'est à la faveur de la solitude qu'il a daigné rencontrer les hommes.

     C'est dans le désert que Moïse, la face inondée de lumière, voit Dieu... Là, il est admis à converser familièrement avec le Seigneur ; il échange parole contre parole ; il s'entretient avec le Maître du ciel ainsi que l'homme a coutume de s'entretenir avec son semblable. Là, il reçoit le bâton puissant en prodiges ; et après être venu au désert comme pasteur de brebis, il quitte le désert en pasteur de peuples (Ex 3 ; 33,11 ; 34).

     De la même manière, le peuple de Dieu, quand il doit être libéré d'Égypte et délivré des œuvres terrestres, ne gagne-t-il pas des lieux écartés, ne se réfugie-t-il pas dans les solitudes ? Oui, c'est dans le désert qu'il va approcher ce Dieu qui l'a arraché à la servitude... Et le Seigneur se faisait le chef de son peuple en guidant ses pas à travers le désert. Sur la route, de jour et de nuit, il déployait une colonne, flamme ardente ou nuée rayonnante, signe venu du ciel... Les enfants d'Israël obtinrent donc de voir le trône de Dieu et d'entendre sa voix, tandis qu'ils vivaient dans les solitudes du désert...

     Faut-il ajouter qu'ils ne parviennent à la terre de leurs désirs qu'après avoir séjourné au désert ? Pour que le peuple entre un jour en possession d'une contrée où coulaient le lait et le miel, il lui a fallu d'abord passer par des lieux arides et incultes. C'est toujours par des campements au désert que l'on s'achemine vers la véritable patrie. Qu'il habite une terre inhabitable, celui qui veut « voir les biens du Seigneur dans la terre des vivants » (Ps 26,13). Qu'il soit l'hôte du désert, celui qui veut devenir le citoyen des cieux.














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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Mer 6 Sep 2017 - 23:39

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

« Or, la foule se pressait autour de Jésus pour écouter la parole de Dieu, tandis qu’il se tenait au bord du lac de Génésareth.

Il vit deux barques qui se trouvaient au bord du lac ; les pêcheurs en étaient descendus et lavaient leurs filets. Simon lui répondit : « Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur ta parole, je vais jeter les filets. » Et l’ayant fait, ils capturèrent une telle quantité de poissons que leurs filets allaient se déchirer. Ils firent signe à leurs compagnons de l’autre barque de venir les aider. Ceux-ci vinrent, et ils remplirent les deux barques, à tel point qu’elles enfonçaient. Jésus s’était assis dans la barque, à côté de Pierre qui est attentif à son enseignement. Pierre est un pêcheur, il sait ce qu’est la pêche. Malgré l’échec de la nuit, il écoute Jésus : « Sur ton ordre je vais jeter les filets. » Ils prirent une telle quantité de poissons que leurs filets se déchiraient. À cette vue, Pierre tomba à ses pieds en disant : "Seigneur, éloigne-toi de moi, je suis un pécheur ! » Va au large, lui a dit Jésus, avance au-delà de tes sécurités, de tes habitudes, de tes certitudes. Pierre a fait confiance à Jésus car il est éclairé par la Parole de Jésus. Il met ses talents de pêcheur au service de Jésus. C’est une bénédiction pour Pierre que ce jeune rabbi qui enseigne les foules lui demande ce service !

"Quand il eut fini de parler, il dit à Simon : « Avance au large, et jetez vos filets pour la pêche. »

Simon lui répondit : « Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur ta parole, je vais jeter les filets. » Et l’ayant fait, ils capturèrent une telle quantité de poissons que leurs filets allaient se déchirer. Ils firent signe à leurs compagnons de l’autre barque de venir les aider. Ceux-ci vinrent, et ils remplirent les deux barques, à tel point qu’elles enfonçaient. Jésus s’était assis dans la barque, à côté de Pierre qui est attentif à son enseignement. Pierre est un pêcheur, il sait ce qu’est la pêche. Malgré l’échec de la nuit, il écoute Jésus : « Sur ton ordre je vais jeter les filets. » Ils prirent une telle quantité de poissons que leurs filets se déchiraient. À cette vue, Pierre tomba à ses pieds en disant : "Seigneur, éloigne-toi de moi, je suis un pécheur ! » Va au large, lui a dit Jésus, avance au-delà de tes sécurités, de tes habitudes, de tes certitudes. Pierre a fait confiance à Jésus car il est éclairé par la Parole de Jésus. Il met ses talents de pêcheur au service de Jésus. C’est une bénédiction pour Pierre que ce jeune rabbi qui enseigne les foules lui demande ce service !

A cette vue, Simon-Pierre tomba aux genoux de Jésus, en disant : « Éloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur.

En effet, un grand effroi l’avait saisi, lui et tous ceux qui étaient avec lui, devant la quantité de poissons qu’ils avaient pêchés ; et de même Jacques et Jean, fils de Zébédée, les associés de Simon. Jésus dit à Simon : « Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras. » Alors ils ramenèrent les barques au rivage et, laissant tout, ils le suivirent. Les bras de Pierre sentent les poissons qui grouillent dans les filets. Ses muscles se tendent pour les ramener dans la barque. La parole a été efficace, ce qui devait se produire, s’est produit. Pierre éprouve à la fois, attirance et effroi. Jésus le touche au plus profond de lui, et il le rend libre, désirant, pauvre, disponible ! Pierre, se jetant aux pieds de Jésus lui dit « éloigne-toi de moi, pécheur. » Dans cette prostration, Jésus propose à Pierre de le suivre. Jésus transforme le cœur de Pierre, il en fera son ami. Il sait ce qu’il y a de beau dans cet homme, il achèvera de le rendre doux et miséricordieux. C’est le mystère de chacun de nous, de nos échecs et de nos questions dans notre rapport avec Dieu et avec autres. Jésus nous rejoint dans nos profondeurs, là où Dieu nous attend. Il vient établir son règne de paix, de lumière et d’amour. Nous le regardons et nous voulons l’aimer car cette parole de Dieu est pour nous aujourd’hui.


Citation :
Nous demandons la grâce de rayonner l’Amour infini du cœur de notre Père.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Antoine de Padoue (v. 1195-1231), franciscain, docteur de l'Église
Sermons pour le dimanche et les fêtes des saints (trad. Bayart, Eds. franciscaines 1944, p. 187 rev.)


« Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras »

« Sur ta parole, je jetterai le filet. » C'est sur l'ordre de la grâce céleste, de l'inspiration surnaturelle, qu'il faut tendre le filet de la prédication. Sinon, le prédicateur jette en vain les lignes de ses paroles. La foi des peuples est obtenue non par des discours savamment composés, mais par la grâce de la vocation divine... Ô fructueuse humilité ! Quand ceux qui jusque-là n'avaient rien pris se fient à la parole du Christ, ils ramènent une multitude de poissons...

     « Sur ta parole, je jetterai le filet. » Chaque fois que je l'ai jeté de moi-même, j'ai voulu garder pour moi ce qui t'appartient. C'est moi que j'ai prêché, et non toi ; mes paroles et non les tiennes. C'est pourquoi je n'ai rien pris. Ou, si j'ai pris quelque chose, ce n'est pas du poisson, mais des grenouilles, bonnes à bavarder mes louanges...

     « Sur ta parole, je jetterai le filet. » Lâcher le filet sur la parole de Jésus Christ, c'est ne s'attribuer rien à soi-même mais attribuer tout à lui ; c'est vivre conformément à ce qu'on prêche. Alors on prend une énorme quantité de poissons.













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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Jeu 7 Sep 2017 - 23:38

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"GENEALOGIE DE JESUS, CHRIST, fils de David, fils d’Abraham.

Or, voici comment fut engendré Jésus Christ : Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ; avant qu’ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint. Nous fêtons la naissance de Marie, la Reine de la Paix, qui donnera naissance au Prince de la Paix. L’Église, pour cette fête, reprend la généalogie de Jésus ! De génération en génération, la généalogie qui symbolise notre humanité porte la blessure de son péché, envie, jalousie, mensonge, violence. Nous notons un bouleversement et une rupture de rythme dans cette longue généalogie. Apres la génération des hommes, une femme ! Marie apparaît pour un nouveau commencement. Dieu nous déconcerte toujours, il agit dans la pauvreté et dans l’humilité, dans la bassesse de sa créature. Quand l’action de Dieu nous surprend, nous voulons l’accueillir comme un mystère que notre foi nous permettra un jour de comprendre. Ce mystère nous introduit dans la beauté, mais il nous fait entrer dans la nuit, dans les ténèbres. Joseph, l’homme juste, ne comprend pas, il décide de répudier Marie en secret, car il ne comprend pas le chemin de Dieu ! Marie est la Reine de cette histoire sainte qui s’enracine dans l’épaisseur de l’humanité par Joseph, « l’époux de Marie ! »

"Joseph, son époux, qui était un homme juste, et ne voulait pas la dénoncer publiquement, décida de la renvoyer en secret.

Comme il avait formé ce projet, voici que l’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint, elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve,) car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » Le mystère de Marie, petite fille d’Israël enracinée dans son peuple, était annoncée dans la Parole. Après un temps de délaissement, Dieu sauve le monde. Il s’est abaissé en s’incarnant, assumant la condition humaine, dans notre humanité. C’est l’amour infini de Dieu qui se révèle dans son Fils Jésus. Il vient partager notre nature humaine. Joseph va devoir prendre en responsabilité ce mystère. Dans chacune de nos vies, c’est le Mystère de l’intervention du ciel que nous retrouvons ! Nous sommes un petit peuple non reconnu, humilié, bafoué qui poursuit sa marche. Jésus dira : « Vous êtes dans le monde, mais vous n’êtes pas du monde. » Ces changements sont pour nous si difficiles à accueillir ! C’est Dieu qui intervient dans notre vie, et nous la menons avec Jésus ! Il nous donne une Reine pour nous aider à mettre nos pas dans les pas de Jésus, à nous mettre à l’école de l’Esprit Saint.

"Tout cela est arrivé pour que soit accomplie la parole du Seigneur prononcée par le prophète : Voici que la Vierge concevra, et elle enfantera un fils ; on lui donnera le nom d’Emmanuel, qui se traduit : « Dieu-avec-nous. »

Marie est le premier fruit de la Passion de Jésus qui apporte la réconciliation de l’homme avec lui-même et avec son Créateur. Joseph doit accueillir un tel mystère. Alors, dans l’humilité de Nazareth, Marie donnera naissance au Prince de la Paix. Elle accueille la mission de la paix. Elle nous redonne de l’espérance. Avec Joseph, nous accueillons la Reine de la Paix. Marie nous entraîne vers Jésus à la source de la Paix. Nous aurons à parcourir le chemin que parcourt Joseph. Pour cela, nous acceptons notre propre histoire. Sachons nous ouvrir de tout notre être à la nouveauté de Dieu. Nous avons été créés à l’image de Dieu, il nous faut prendre conscience de cet amour qui nous construit jour après jour depuis notre naissance, à cette beauté de l’humanité, malgré le péché. Dieu vient relever les pauvres ! C’est la bonne nouvelle de l’Évangile. Jésus qui vit dans l’intimité de Dieu son Père, nous ouvre à la filiation.


Citation :
Nous demandons la grâce de comprendre que Marie nous donne Jésus qui nous sauve.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Jean de Damas (v. 675-749), moine, théologien, docteur de l'Église
Homélie sur la Nativité de la Vierge, 3 (trad. cf SC 80, p.51)


« Célébrons dans la joie la naissance de la Vierge Marie : par elle nous est venu le Soleil de justice » (Antienne d'ouverture)

Aujourd'hui une porte virginale s'avance ; par elle le Dieu qui est au-delà de tous les êtres doit « venir dans le monde » « corporellement », selon l'expression de Paul (He 1,6 ;Col 2,9). Aujourd'hui de la racine de Jessé une tige est sortie (Is 11,1), d'où s'élèvera pour le monde une fleur unie par sa nature à la divinité. Aujourd'hui, à partir de la nature terrestre, un ciel a été formé sur terre, par celui qui autrefois rendit solide le firmament en le séparant des eaux et en l'élevant dans les hauteurs. Mais c'est un ciel bien plus surprenant que le premier, car celui qui dans le premier créa le soleil s'est levé lui-même de ce nouveau ciel, comme un soleil de justice (Ml 3,20)... La lumière éternelle, née avant les siècles de la lumière éternelle, l'être immatériel et incorporel, prend un corps de cette femme, et comme un époux s'avance hors de la chambre nuptiale (Ps 18,6)...

     Aujourd'hui, « le fils de l'artisan » (Mt 13,55), la Parole partout active de celui qui a tout fait par lui, le bras puissant du Dieu Très-Haut..., s'est construit une échelle vivante, dont la base est plantée en terre et dont le sommet s'élève jusqu'au ciel. Sur elle Dieu repose ; c'est elle dont Jacob a contemplé l'image (Gn 28,12) ; par elle Dieu est descendu dans son immobilité, ou plutôt s'est incliné avec condescendance, et ainsi « s'est rendu visible sur la terre et a conversé avec les hommes » (Ba 3,38). Car ces symboles représentent sa venue ici-bas, son abaissement par pure grâce, son existence terrestre, la vraie connaissance qu'il donne de lui-même à ceux qui sont sur terre. L'échelle spirituelle, la Vierge, est plantée en terre, car de la terre elle tient son origine, mais sa tête s'élève jusqu'au ciel... C'est par elle et par le Saint Esprit que « le Verbe s'est fait chair et qu'il a habité parmi nous » (Jn 1,14). C'est par elle et par le Saint Esprit que s'accomplit l'union de Dieu avec les hommes.













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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Ven 8 Sep 2017 - 22:18

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Un jour de sabbat, Jésus traversait des champs ; ses disciples arrachaient des épis et les mangeaient, après les avoir froissés dans leurs mains.

Quelques pharisiens dirent alors : « Pourquoi faites-vous ce qui n’est pas permis le jour du sabbat ? » La joie de Jésus au milieu de ses disciples est une bonne nouvelle. C’est la joie d’un « groupe » joyeux et heureux. Cette « troupe » joyeuse traversent les champs de blé et les disciples qui ont faim, arrachent des épis, les froissent dans leurs mains et en mangent les grains de blé. Quoi de plus naturel : ils ont faim ! Jésus est attentif à toute détresse et à toute misère des hommes. On l’a reconnu, et dès qu’on l’aperçoit, on accourt vers lui avec tous ceux qui souffrent. Mais les pharisiens disent alors : « Pourquoi faites-vous ce qui n’est pas permis le jour du sabbat ? » Le livre de l’exode dit : « Souviens-toi du jour du sabbat pour le sanctifier, pendant six jours tu travailleras et tu feras tout ton ouvrage ; mais le septième jour est un sabbat pour le Seigneur ton Dieu. Tu n’y feras aucun ouvrage. » L’agir de Dieu est le modèle de l’agir humain. Si Dieu a « repris haleine » le septième jour, l’homme doit aussi « chômer » et laisser les autres, surtout les pauvres, « reprendre souffle. » Le sabbat fait cesser les travaux quotidiens et accorde un répit.

Jésus leur répondit : « N’avez-vous pas lu ce que fit David un jour qu’il eut faim, lui-même et ceux qui l’accompagnaient ? »

Il entra dans la maison de Dieu, prit les pains de l’offrande, en mangea et en donna à ceux qui l’accompagnaient, alors que les prêtres seulement ont le droit d’en manger. » Jésus, mu par l’Esprit Saint, répond : « Un jour de sabbat, David avait faim et ses compagnons aussi. Il entre dans le Temple, prend les pains de l’offrande, et il fait manger chacun. » Les Pharisiens connaissent cette parole. David était le roi d’Israël, et parce qu’il était le roi d’Israël il pouvait faire cela ! Qui est Jésus pour s’autoriser à faire de même ? A nous qui sommes petits et pauvres, Dieu donne le pain de la terre. Si nous nous tournons vers le Soleil, il se reflète en nous comme dans un miroir. Toute la richesse du monde nous est donnée, elle est la vraie grandeur de l’Amour. Jésus nous permet d’entrer dans le mystère de sa compassion et c’est là notre joie. Nous commençons à trouver la guérison en nous soutenant les uns les autres. Jésus nous nourrira de son Pain de vie, c’est la nourriture adaptée à notre appel. Avec cette nourriture, Jésus nous rend semblables à lui, bon et miséricordieux. Chaque Eucharistie nous remet face au don qu’il nous a fait de Lui-même, de sa venue, de sa vie, de son corps et de son sang. Il nous introduit en sa présence, pour que nous devenions saints, irréprochables.

« Il leur disait encore : « Le Fils de l’homme est maître du sabbat. »

Avec compassion, Jésus s’autorise le jour du sabbat, à faire du bien, à nous sauver. Le sabbat est le jour du Seigneur des miséricordes. Jésus, le Verbe de Dieu fait chair, incarné dans le sein de Marie, se présente à l’humanité dans une grande vulnérabilité face à toutes les objections qu’il rencontre. C’est par son obéissance et dans une grande pauvreté qu’il nous sauve. Lui qui contient tout l’univers est le Maitre du monde, il vient nous remettre sur le chemin de l’amour de Dieu. Cet Amour est libérant, Jésus nous fait prendre conscience que si nous avons besoin les uns des autres, nous avons besoin de Dieu bien plus encore. Fils unique du Père, Jésus a revêtu notre humanité dans l’Amour. Il est tourné vers le Père et il annonce que le sabbat est une œuvre de libération. L’Évangile nous rapporte de nombreuses occasions où Jésus est accusé de ne pas respecter la loi du sabbat. Il ne manque jamais à la sainteté de Dieu. Il en donne avec autorité l’interprétation authentique : « Le sabbat a été fait pour l’homme, et non l’homme pour le sabbat. »


Citation :
Nous demandons la Grâce de suivre Jésus, de nous laisser enseigner par Lui, de nous laisser transformer par Lui au plus intime de notre vie.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Aelred de Rievaulx (1110-1167), moine cistercien
Le Miroir de la charité, I, 19.27 ; PL 195,522-530


« Le Fils de l'homme est maître du sabbat »

Chaque jour de la création est grand, admirable, mais nul ne peut se comparer au septième : alors ce n'est pas la création de l'un ou l'autre élément naturel qui est proposée à notre contemplation, mais le repos de Dieu lui-même et la perfection de toutes les créatures. Car nous lisons : « Le septième jour, Dieu acheva son œuvre qu'il avait faite, et il se reposa de toute l'œuvre qu'il avait créée » (Gn 2,2). Grand est ce jour, insondable ce repos, magnifique ce sabbat ! Ah, si tu pouvais comprendre ! Ce jour n'est pas tracé par la course du soleil visible, ne commence pas à son lever, ne finit pas à son couchant ; il n'a ni matin ni soir (cf Gn 1,5)...

     Écoutons celui qui nous invite au repos : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le fardeau ; je restaurerai vos forces » (Mt 11,28). C'est la préparation du sabbat. Quant au sabbat lui-même, écoutons encore : « Prenez sur vous mon joug, et apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur ; alors vous trouverez le repos » (v. 29). Voilà le repos, la tranquillité, voilà le vrai sabbat....

     Car ce joug ne pèse pas, il unit ; ce fardeau a des ailes, non du poids. Ce joug, c'est la charité ; ce fardeau, c'est l'amour fraternel. C'est là où on trouve le repos ; là, on célèbre le sabbat ; là, on est délivré de tout travail d'esclave... Même s'il arrive que quelque péché s'y glisse, à cause de notre faiblesse, la célébration de ce sabbat n'est pas interrompue, car « la charité couvre une multitude de péchés » (1P 4,8.). Il est donc juste que cette libération soit réservée pour le septième jour car « la charité de Dieu a été répandue dans nos cœurs par l'Esprit Saint qui nous a été donné » (Rm 5,5).














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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Sam 9 Sep 2017 - 21:57

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Si ton frère a commis un péché contre toi, va lui faire des reproches seul à seul. S’il t’écoute, tu as gagné ton frère.

S’il ne t’écoute pas, prends en plus avec toi une ou deux personnes afin que toute l’affaire soit réglée sur la parole de deux ou trois témoins. S’il refuse de les écouter, dis-le à l’assemblée de l’Église ; s’il refuse encore d’écouter l’Église, considère-le comme un païen et un publicain. Habituellement nous n’en sommes pas là ! Nous pensons plutôt : « Il m’a fait cela ! Je ne vais rien dire, je n’en parlerai pas. » J’ai peur, il m’a fait mal, comme je le connais, il ne va pas m’écouter ! Et nous ruminons à l’intérieur. Ce n’est pas la solution, car nous allons ajouter au mal ! Un volcan va se déclencher dans notre vie, nous sommes empoisonnés. Que faire alors ? Il m’a fait cela ! Alors : « Œil pour œil, dent pour dent. » Nous savons qu’il va s’établir un fossé, une séparation dans une agressivité, et celui qui m’a blessé va devenir inatteignable ! En fait, avec grande humilité, il nous faut considérer l’autre comme un frère. Jésus nous propose d’aller voir un ami, et de lui en parler. C’est un frère à honorer, créé par Dieu, sauvé par Jésus. J’ai mal, j’ai été blessé, mais je vais demeurer au niveau de la grâce, dire que je souffre, que je viens d’être blessé, tout simplement. Dans cette situation, c’est moi qui suis misérable. Jésus dit : « S’il ne t’écoute pas, prends encore avec toi une ou deux personnes. » Il me faut être ingénieux, trouver son ami, parler à son ami et lui dire la situation dans laquelle je me trouve.

"Amen, je vous le dis : tout ce que vous aurez lié sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous aurez délié sur la terre sera délié dans le ciel."

C’est Jésus lui-même qui nous a sauvés, il vient nous rassembler dans un corps mystérieux, son Corps mystique. Si cette parole est difficile à vivre, elle est nécessaire pour que la communauté chrétienne puisse prendre corps. Nous sommes en situation de « salut, » il s’agit de sauver un frère ! Ce salut que Jésus nous a obtenu par sa passion et par sa croix, doit être pour nous Résurrection. Dans le feu du quotidien, au milieu des douleurs, nous nous blessons. Il nous faut alors mettre en œuvre notre espérance. Le courage et la confiance sont nécessaires ! Nous voulons sauver les liens qui sont entre nous parce que ces liens sont dans l’Esprit Saint qui les tisse. Nous entrons dans la communauté en artisan de Paix pour faire jaillir la vie de la communauté. Nous désirons voir le Christ au milieu de nous. Il ne demeure pas en nous quand nous sommes en lutte les uns contre les autres. Or nous sommes rassemblés en son nom, attentifs à sa voix.

"Et pareillement, amen, je vous le dis, si deux d’entre vous sur la terre se mettent d’accord pour demander quoi que ce soit, ils l’obtiendront de mon Père qui est aux cieux.

En effet, quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux. » Nous sommes toujours redevable les uns vis à vis des autres. Notre dette est la charité, elle est le lieu de notre vigilance. Ce que Jésus nous propose, c’est une attitude de douceur et d’humilité. Pour que la communauté chrétienne prenne corps, il nous faut revêtir les sentiments qui sont dans le cœur de Jésus. Créés par Dieu, sauvés par Jésus, frères et sœurs en humanité, nous savons que l’Evangile nous donne la Paix. Nous sommes les brebis du bon Pasteur. Nous voulons demeurer dans le calme et la tranquillité. Éloignons de nous la critique, l’injure, l’envie, la jalousie ou l’avarice. Dans le respect de Jésus et le Don de sa Vie, nous honorons ensemble la table sainte à laquelle nous communions à sa Vie. Nous voulons joindre tous nos différents dans le sacrifice de l’autel pour l’offrir avec sa Passion. Avoir l’amour qui animait Jésus, est bien supérieur à toutes les œuvres. Jésus nous l’a dit : « Là où deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis au milieu d’eux.


Citation :
Nous demandons au Saint-Esprit la grâce d’accomplir cette parole de Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 





Sainte Teresa de Calcutta (1910-1997), fondatrice des Sœurs Missionnaires de la Charité
No Greater Love (trad. Il n'y a pas de plus grand amour, Lattès 1997, p. 117 rev.)


« Tout ce que vous aurez délié sur la terre sera délié dans le ciel » :
le sacrement de réconciliation

L'autre jour, quelqu'un, un journaliste, m'a posé une question étrange : « Vous-même, allez-vous en confession ? – Oui, je vais en confession chaque semaine, ai-je répondu. – Dieu doit être plus qu'exigeant si vous-même avez à vous confesser ».

     C'était à mon tour de lui dire : « Il arrive parfois à votre propre enfant de mal agir. Que se passe-t-il quand il vous annonce : 'Papa, je suis désolé !' Que faites-vous ? Vous prenez votre enfant dans vos bras et vous l'embrassez. Pourquoi ? Parce que c'est votre façon de lui dire que vous l'aimez. Dieu fait la même chose. Il vous aime tendrement ». Si nous avons péché ou si nous avons commis une faute, faisons en sorte que cela nous aide à nous rapprocher de Dieu. Disons lui humblement : « Je sais que je n'aurais pas dû agir ainsi, mais même cette chute, je te l'offre ».

     Si nous avons péché, si nous avons fauté, allons vers lui et disons-lui : « Je regrette ! Je me repens ! » Dieu est un père qui prend pitié. Sa miséricorde est plus grande que nos péchés. Il nous pardonnera.













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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Lun 11 Sep 2017 - 0:31

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Un autre jour de sabbat, Jésus était entré dans la synagogue et enseignait. Il y avait là un homme dont la main droite était desséchée."

Les scribes et les pharisiens observaient Jésus pour voir s’il ferait une guérison le jour du sabbat ; ils auraient ainsi un motif pour l’accuser. Mais lui connaissait leurs raisonnements, et il dit à l’homme qui avait la main desséchée : « Lève-toi, et tiens-toi debout, là au milieu. » L’homme se dressa et se tint debout. Durant son ministère sur notre terre, Jésus travaille inlassablement en accomplissant des œuvres puissantes pour délivrer l’homme de la maladie, de la souffrance et de la mort. Le sabbat, que le premier Testament avait proposé comme un jour de libération, ne devait pas être observé pour la forme, sinon il était vidé de sa signification authentique. Jésus le réaffirme dans sa valeur originelle : « le sabbat a été fait pour l’homme et non l’homme pour le sabbat. » Il y a dans l’assistance un homme à la main paralysée, Jésus est saisi de compassion pour lui. Sa compassion pour cet homme dérange les scribes et les pharisiens qui ne supportent pas que Jésus fasse de telles œuvres de guérison le jour du Sabbat. Jésus sait qu’ils vont le condamner s’il fait cette guérison le jour du Sabbat ! Nous demandons la grâce de connaître Jésus, connaître la douceur de son amitié, les sentiments de son cœur et le combat pour la vie dans lequel nous sommes engagés avec lui.

"Jésus leur dit : « Je vous le demande : Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien ou de faire le mal ? de sauver une vie ou de la perdre. »

Alors, promenant son regard sur eux tous, il dit à l’homme : « Étends la main. » Il le fit, et sa main redevint normale. Jésus a la détermination de nous sauver, de nous plonger dans son grand amour. Il veut sauver l’humanité de la misère dans laquelle elle se trouve. Jésus dit : « Est-il permis de faire le bien ? Oui répond cet homme dans son intérieur, et il étend sa main et sa main redevient normale. » Jésus et le Peuple exultent de joie devant la guérison, mais les Pharisiens sont furieux devant la liberté de Jésus. Par les guérisons accomplies en ce jour de repos, Jésus veut démontrer que le sabbat est à lui, car il est vraiment le Fils de Dieu et que c’est le jour où l’on doit se consacrer à Dieu et aux autres. Nous vivons, nous aussi, dans des difficultés de toutes sorte, nous avons du mal quand nous sommes avec ces difficultés d’ordre psychologique, d’ordre affectif, d’ordre matériel, que faisons-nous de ces difficultés ? Est-ce que notre vie est toute orientée vers Jésus, pour lui, le croyant vraiment Sauveur quand nous nous trouvons dans des situations difficiles ! Jésus nous enseigne combien l’amour de Dieu est répandu dans notre humanité souffrante, il a épousée cette humanité, il libère le cœur de l’homme en prenant sur Lui sa misère.

« Quant à eux, ils furent remplis de fureur et ils discutaient entre eux sur ce qu’ils feraient à Jésus. »

La douceur de Dieu et son humilité nous font découvrir l’ardeur de Jésus pour nous sauver. Jésus va livrer sa vie pour nous. Nous demandons la grâce de l’amour du Christ pour son peuple. Que nous ayons cet amour les uns pour les autres, de manière à ce que notre vie s’épuise à servir sans cesse nos frères. Cette grâce de Jésus nous remet devant notre appel : Libérer du mal, pratiquer la fraternité et le partage, conférer à notre vie toute sa signification la plus noble. C’est ainsi que Jésus permet à l’humanité de s’acheminer vers le Sabbat éternel, vers le repos qui devient la fête à laquelle l’humanité aspire intérieurement. C’est précisément dans la mesure où Jésus oriente l’humanité à faire l’expérience du sabbat de Dieu et de sa vie conviviale, qu’il inaugure sur la terre la nouvelle création. Tous les liens tissés entre nous, toutes les souffrances offertes, sont pour la plus grande gloire de Dieu et le salut de nos frères. Tout ce qui nous est donné à vivre est pour le Corps du Christ qui est l’Église. Nous demandons à notre Père la grâce de connaître Jésus de manière plus profonde encore !


Citation :
Nous demandons la grâce d’entrer dans la fidélité de Dieu pour nous élever dans le Christ.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 





Saint Ambroise (v. 340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église
Commentaire sur l'évangile de Luc, V, 39 (trad. SC 45, p. 197 rev.)


« Il y avait là un homme dont la main droite était paralysée »


La main qu'Adam avait étendue pour cueillir les fruits de l'arbre défendu, le Seigneur l'a imprégnée de la sève salutaire des bonnes œuvres, afin que, desséchée par la faute, elle soit guérie par les bonnes œuvres. À cette occasion, le Christ prend à partie ses adversaires, qui par leurs fausses interprétations violaient les préceptes de la Loi ; ils jugeaient que le jour du sabbat il fallait faire relâche même des bonnes œuvres, alors que la Loi a préfiguré dans le présent l'aspect de l'avenir où à coup sûr c'est le mal qui ne travaillera plus, non le bien...

     Tu as donc entendu les paroles du Seigneur : « Étends ta main ». Voilà le remède pour tous. Et toi qui crois avoir la main saine, prends garde que l'avarice, prends garde que le sacrilège ne la paralyse. Étends-la souvent : étends-la vers ce pauvre qui t'implore, étends-la pour aider le prochain, pour porter secours à la veuve, pour arracher à l'injustice celui que tu vois soumis à une vexation imméritée ; étends-la vers Dieu pour tes péchés. C'est ainsi qu'on étend la main ; c'est ainsi qu'elle guérit.














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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Lun 11 Sep 2017 - 22:07

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"En ces jours-là, Jésus s’en alla dans la montagne pour prier, et il passa toute la nuit à prier Dieu."

Jésus s’en alla dans la montagne pour prier en vue du choix de ces Douze Apôtres. La prière naît en nous pour écouter Jésus qui nous manifeste la volonté de Dieu. La prière est un don de Dieu qui demande à être accueilli. C’est l’œuvre de Dieu qui nous donne un engagement et une continuité dans notre vie. La prière de Jésus, dans la paternité de Dieu et dans la communion de l’Esprit Saint, s’est prolongée dans un Don fidèle, jusqu’au Jardin des Oliviers et à la Croix. Nous voulons être fidèles à la prière dans un monde fermé à Dieu qui ne nous aide pas. L’espérance de sa rencontre, dans l’amitié avec Jésus, nous conduit à une relation filiale avec notre Père des cieux. Jésus choisit ses apôtres dans cette relation d’amour avec son Père. L’appel de Dieu pour les Apôtres est fait dans une communion d’Amour avec notre Père. Elle manifeste que nous sommes un Peuple d’appelés. Nous demandons la grâce d’être renouvelés fondamentalement dans notre prière et dans notre appel. C’est dans la tendresse, la bonté et la beauté que Dieu nous regarde. Notre corps, notre cœur, notre esprit, toutes les dimensions de notre être, sont créés pour aimer Dieu.

"Le jour venu, il appela ses disciples et en choisit douze auxquels il donna le nom d’Apôtres :

Simon, auquel il donna le nom de Pierre, André son frère, Jacques, Jean, Philippe, Barthélemy, Matthieu, Thomas, Jacques fils d’Alphée, Simon appelé le Zélote, Jude fils de Jacques, et Judas Iscariote, qui devint un traître. Notre liberté humaine honore ou non ce qu’elle éprouve devant l’appel de Jésus. La prière de Jésus sur la montagne nous indique combien est important notre Salut et celui de l’humanité. Jésus nous fait entrer de plus profondément dans la mission reçue du Père. Le jour venu, il va appeler des hommes, pour être avec lui, pour prolonger son action de Salut dans le monde. Un nouvel univers s’ouvre devant nous. Jésus, dans sa liberté, se lie à ces hommes appelés, pour que d’autres personnes soient touchés. Les Apôtres sont remplis de faiblesses et d’incertitudes. Avec Jésus, ils seront capables de porter la bonne nouvelle au monde. Ils descendent de la montagne avec lui, à la rencontre de tous. Ils sont dans le choix posé par Jésus qui a passé la nuit en prière avec son Père. Nous sommes, nous aussi, appelés par Dieu. Notre vie sur la terre se vit dans une grande espérance. Nous portons en nous les germes de la vie éternelle et nous voulons les laisser s’épanouir de plus en plus en nous.

« Jésus descendit de la montagne avec eux et s’arrêta sur un terrain plat. Il y avait là un grand nombre de ses disciples et une grande multitude de gens venus de toute la Judée, de Jérusalem, et du littoral de Tyr et de Sidon. Ils étaient venus l’entendre et se faire guérir de leurs maladies ; ceux qui étaient tourmentés par des esprits impurs retrouvaient la santé."

Et toute la foule cherchait à le toucher, parce qu’une force sortait de lui et les guérissait tous. A la suite de Jésus, nous entrons dans une relation intense avec Dieu. Notre prière va devenir constante, pleine de confiance, capable d’éclairer notre vie. Nous demandons à Jésus la grâce de communiquer avec ceux qui nous sont proches, avec ceux que nous rencontrons sur notre route. Jésus est la lumière de notre existence. Notre vie, donnée par Dieu, nous voulons la vivre avec le Christ Jésus. Il nous a donné sa vie que nous recevons dans l’Eucharistie. C’est une vie d’amour, une « vie divine » sur la terre. Nous ne nous appartenons plus, nous appartenons au Christ. Si nous tombons, nous pouvons nous relever et nous jeter dans le cœur de Jésus qui pardonne tout. Le Christ est dans notre cœur et nous croyons en Lui, Il est dans notre vie et nous espérons en Lui. S’il nous arrive à vivre des situations difficiles, Il est là, déjà victorieux.


Citation :
Nous demandons à Dieu la grâce d’être renouvelés dans notre vocation.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 





Saint Ambroise (v. 340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église
Commentaire sur l'évangile de Luc, 5, 42s (trad. SC 45, p. 198 rev.)


« Il passa la nuit à prier Dieu »


Le Seigneur prie : non afin d'implorer pour lui, mais afin d'obtenir pour moi. Bien que le Père ait mis toutes choses à la disposition du Fils, le Fils cependant, pour réaliser pleinement sa condition d'homme, juge à propos d'implorer le Père pour nous, car il est notre avocat. Ne dressez pas des oreilles insidieuses, vous figurant que le Christ demande par faiblesse, pour obtenir ce qu'il ne peut pas accomplir, lui qui est l'auteur de tout pouvoir. Maître en obéissance, le Christ nous façonne par son exemple aux préceptes de la vertu. « Nous avons, est-il dit, un avocat auprès du Père » (1Jn 2,1) : s'il est avocat, il doit s'interposer pour mes péchés. Ce n'est donc pas par faiblesse mais par bonté qu'il implore. Vous voulez savoir à quel point tout ce qu'il veut, il le peut ? Il est à la fois avocat et juge ; en l'un réside une charge de compassion, en l'autre l'insigne du pouvoir. « Et il passa la nuit à prier Dieu » : il vous donne un exemple, il vous trace un modèle à imiter.

     Que faut-il faire pour votre salut quand pour vous le Christ passe la nuit en prière ? Qu'est-ce qu'il convient de faire quand vous voulez entreprendre un devoir de piété, alors que le Christ, au moment d'envoyer ses apôtres, a prié et a prié seul ? Nulle part ailleurs, si je ne me trompe, on ne trouve qu'il ait prié avec les apôtres ; partout il implore seul. C'est que le dessein de Dieu ne peut pas être saisi par des désirs humains, et personne ne peut avoir part à la pensée intime du Christ. Voulez-vous savoir d'ailleurs que c'est bien pour moi et non pour lui, qu'il a prié ? « Il appela ses disciples et il en choisit douze » pour les envoyer, semeurs de la foi, propager le secours et le salut des hommes dans le monde entier.














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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Mar 12 Sep 2017 - 22:32

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

« Et Jésus, levant les yeux sur ses disciples, déclara : « Heureux, vous les pauvres, car le royaume de Dieu est à vous. »

Heureux, vous qui avez faim maintenant, car vous serez rassasiés. Heureux, vous qui pleurez maintenant, car vous rirez. Tout ce qui fait le malheur des hommes, la déception des humains, la désespérance et la mort, Jésus nous en a libérés. « Le prince de ce monde » est détrôné par Jésus qui a pris sur lui toutes les contradictions, les situations d’échec, les blessures, les brisures, la descente aux enfers, jusqu’à la mort même. Unis à Jésus, tous les événements douloureux de notre vie, les lieux de contradiction continuent l’œuvre de salut. Certes, il nous faut nous défendre de tout ce qui fait souffrir l’humanité et l’avilit, nous le faisons dans le Christ. « La croix est folie pour les Juifs, scandale pour les Grecs, elle est pour nous sagesse de Dieu, » dira l’apôtre Paul ! Elle est sagesse pour celui qui se met à la suite de Jésus. Mais cela restera pour notre raison humaine une folie et un scandale. Suivre Jésus dans son chemin de croix, c’est d’abord demeurer dans son amour. « Heureux, vous les pauvres, » dit Jésus, le Règne de Dieu est à vous. Notre richesse est le règne de l’amour de Dieu qui s’accomplit en nous. La pauvreté nous ouvre le cœur aux dons de Dieu, elle est source de vraie joie. Dans son immense amour pour nous, Jésus est devenu notre Sauveur par sa Croix, nous pouvons le suivre sur le chemin de salut de nos frères ! Notre origine est vraiment dans le cœur de Dieu.

« Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent et vous excluent, quand ils insultent et rejettent votre nom comme méprisable, à cause du Fils de l’homme. Ce jour-là, réjouissez-vous, tressaillez de joie, car alors votre récompense est grande dans le ciel ; c’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les prophètes. »

La paternité du Père enveloppe tous ses enfants de tendresse, il les garde en tout. Jésus qui demeure toujours en son Père accomplit la mission qui lui est donnée. L’Esprit Saint le soutient et lui donne d’accomplir la mission de nous sauver. Jésus descend sur la terre, jusque dans les enfers, pour nous ouvrir le chemin du retour vers son Père. Notre appel rejoint l’appel de Jésus qui vient nous chercher des profondeurs de notre misère. Heureux, si nous savons pleurer avec ceux qui pleurent. Quand le sourire de Dieu aura triomphé de toutes nos peurs, nous goûterons auprès de lui la joie des cœurs libres. La joie de ceux qui aiment et qui se savent aimés célèbre les béatitudes de Jésus. Le chemin de Jésus est un chemin de Croix qui nous ouvre à la vie du Père. Jésus a guéri et illuminé dans notre vie tout ce qui était douloureux. Il est entré dans le mystère d’iniquité du menteur pour nous en libérer par son humanité clouée sur le bois aux yeux de tous ! C’est l’offrande de nous mêmes à Jésus qui lui permet de faire en nous sa volonté.

"Mais quel malheur pour vous, les riches, car vous avez votre consolation !

Quel malheur pour vous qui êtes repus maintenant, car vous aurez faim ! Quel malheur pour vous qui riez maintenant, car vous serez dans le deuil et vous pleurerez ! Quel malheur pour vous lorsque tous les hommes disent du bien de vous ! C’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les faux prophètes. Ils sont malheureux parce qu’ils tiennent déjà leur récompense, dit Jésus. Est « riche du monde, » celui qui n’attend plus rien de Dieu. Il a refermé les mains sur son avoir. Il a mis « toute sa consolation » dans une sécurité matérielle. Le malheur est de n’avoir plus en soi un espace pour le désir que seul Dieu peut combler. Cette blessure de l’espérance n’est guérie que par Dieu seul, en ravivant notre espérance. Jésus avait des amis parmi les gens fortunés : Matthieu et Zachée étaient riches, Marthe et Marie avaient des ressources, et Jeanne, qui suivait la troupe des disciples, était l’épouse de Kouza, l’intendant d’Hérode. Pour nous sauver, Jésus a été considéré « comme » maudit de Dieu même. Il nous invite à prendre à cœur le salut de nos frères. Jésus veut nous donner une surabondance d’amour en nous redonnant une espérance. Si nous demeurons dans l’amour de Jésus, les souffrances offertes, les contradictions acceptées ont du prix aux yeux de Dieu. Elles deviennent un « chemin de croix » qui donne vie. « Bienheureux êtes-vous » dit Jésus !


Citation :
Nous demandons la grâce d’être les amis de la croix de Jésus pour que nous nous portions les uns les autres dans l’amour.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Bienheureux Paul VI, pape de 1963-1978
Exhortation apostolique « Sur la joie chrétienne » (trad. DC 1677 1/6/75, p. 503)


« Regardant ses disciples, Jésus dit : 'Heureux vous les pauvres :
le Royaume de Dieu est à vous' »

Il importe de bien saisir le secret de la joie insondable qui habite Jésus et qui lui est propre... Si Jésus rayonne une telle paix, une telle assurance, une telle allégresse, une telle disponibilité, c'est à cause de l'amour ineffable dont il se sait aimé de son Père. Lors de son baptême sur les bords du Jourdain, cet amour, présent dès le premier instant de son incarnation, est manifesté : « Tu es mon Fils bien-aimé ; tu as toute ma faveur » (Lc 3,22). Cette certitude est inséparable de la conscience de Jésus. C'est une présence qui ne le laisse jamais seul (Jn 16,32). C'est une connaissance intime qui le comble : « Le Père me connaît et je connais le Père » (Jn 10,15). C'est un échange incessant et total : « Tout ce qui est à moi est à toi, et ce qui est à toi est à moi » (Jn 17,10)... « Tu m'as aimé avant la fondation du monde » (Jn 17,24). Il y a là une relation incommunicable d'amour, qui se confond avec son existence de Fils et qui est le secret de la vie trinitaire : le Père y apparaît comme celui qui se donne au Fils, sans réserve et sans intermittence, dans un élan de générosité joyeuse, et le Fils, celui qui se donne de la même façon au Père, avec un élan de gratitude joyeuse, dans l'Esprit Saint.

     Et voilà que les disciples, et tous ceux qui croient dans le Christ, sont appelés à participer à cette joie. Jésus veut qu'ils aient en eux-mêmes sa joie en plénitude (Jn 17,13) : « Je leur ai révélé ton nom et le leur révélerai, pour que l'amour dont tu m'as aimé soit en eux et moi aussi en eux » (Jn 17,26).

     La joie de demeurer dans l'amour de Dieu commence dès ici-bas. C'est celle du Royaume de Dieu. Mais elle est accordée sur un chemin escarpé, qui demande une confiance totale dans le Père et dans le Fils, et une préférence donnée au Royaume. Le message de Jésus promet avant tout la joie, cette joie exigeante ; ne s'ouvre-t-il pas par les Béatitudes ? « Heureux, vous les pauvres, car le royaume des cieux est à vous. Heureux vous qui avez faim maintenant, car vous serez rassasiés. Heureux vous qui pleurez maintenant, car vous rirez ».














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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Mer 13 Sep 2017 - 22:22


Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



Dieu tout puissant qui avez souffert la mort à l'arbre patibulaire pour tous nos péchés, soyez avec moi.
Sainte-Croix de Jésus-Christ, ayez pitié de moi.
Sainte-Croix de Jésus-Christ soyez mon espoir.
Sainte-Croix de Jésus-Christ, repoussez de moi toute arme tranchante.
Sainte-Croix de Jésus-Christ, versez en moi tout bien.
Sainte-Croix de Jésus-Christ, détournez de moi tout mal.
Sainte-Croix de Jésus-Christ, faîtes que je parvienne au chemin du Salut.
Sainte- Croix de Jésus-Christ repoussez de moi toute atteinte de mort.
Sainte-Croix de Jésus Christ préservez moi des accidents corporels et temporels.
Que j'adore la Sainte Croix de Jésus-Christ a jamais.
Jésus de Nazareth crucifié, ayez pitié de moi.
Faites que l'esprit malin et nuisible fuie de moi. dans tous les siècles des siècles, amen.

(Trouvée en l'an 802 dans le tombeau de Jésus-Christ et envoyée par le Saint Pape Léon III (795-816) à l'Empereur Charlemagne quand il partit avec son armée pour combattre les ennemis de Saint Michel en France.)


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Car nul n’est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme."

De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle. La fête de la Croix glorieuse que nous célébrons nous invite à contempler la Croix et la mort de Jésus comme une source de vie, une source de guérison pour chacun de nous. C’est un paradoxe difficilement compréhensible pour beaucoup. La foi nous donne à contempler l’horreur du supplice de la croix pour y découvrir l’étonnante « vie qui surgit de cet arbre qui donnait la mort. » La croix est glorieuse ! Comment peut se faire la transformation d’un instrument qui donne mort, en un lieu où surgit une source de vie ? Car la croix que nous contemplons est un instrument de supplice, le lieu de la souffrance du Christ ! En célébrant « l’exaltation de la Croix, » nous célébrons Jésus qui a été élevé jusqu’à la Gloire du Père par le don total qu’il a fait de lui-même pour notre salut. La « Croix glorieuse » nous fait contempler la victoire de Jésus sur les forces du mal, sur la mort. Elle devient le signe de la réconciliation définitive entre Dieu et l’humanité, le signe de la victoire de la Vie sur la mort. La vie éternelle, c’est l’Amour infini de Dieu que nous accueillons par la foi. C’est dans la nuit de la Foi que se réalise le mystère de la Compassion de Marie que nous rejoignons au pied de la Croix ou Jésus est élevé. Quand nous sommes dans la détresse, nous avons besoin les uns des autres. Nous faisons mémoire de la croix glorieuse de Jésus auprès de tous ceux, qui, de part le monde, subissent la persécution. Nous nous tournons vers ceux qui sont « saisis » par la souffrance et nous demandons pour eux la patience et la persévérance de Jésus !

"Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle."

L’exaltation de Jésus crucifié est la conséquence de son abaissement. Le Verbe de Dieu, qui partageait la gloire du Père, a préféré abandonner cette plénitude, pour se cacher dans notre humanité. Dans l’Incarnation du Verbe se manifeste l’amour de Jésus pour nous, et l’amour de son Père qui nous le donne. La transformation de la mort en vie, de la croix comme supplice en source de Vie, s’opère par l’acte d’amour qui animait Jésus et son Père, alors qu’il traversait les épreuves de sa passion. La fête de l’Exaltation de la Sainte Croix nous invite à méditer sur le lien profond qui unit la célébration Eucharistique et le mystère de la Croix. Chaque messe est la célébration sacramentelle du mystère pascal de Jésus. Elle rend actuel le sacrifice rédempteur du Christ. L’Eucharistie nous rappelle quotidiennement que notre salut jaillit de ce mystérieux échange, dans lequel le Fils de Dieu épouse la mort pour nous donner gratuitement part à sa vie divine. Le processus de transformation du pain et du vin dans le Corps et le Sang de Jésus, la pâque, réalise la transformation de la violence inhumaine en don d’amour. Ce processus de transformation n’a été possible que parce que Jésus est entrer dans le mystère d’amour de son Père et répondre par son amour à la violence qui lui a été faite. Le message de la Croix glorieuse, de la victoire définitive du Christ sur le Mal, sur le péché, le mensonge, et toutes les forces de mort, vient résonner dans notre cœur comme un appel à se dépasser, un appel à croire qu’avec le Christ, tout est possible à Dieu.

"Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé."

C’est « l’explosion intime du bien, » qui est vainqueur du mal, elle peut engendrer la chaîne des transformations qui, peu à peu, changeront le monde. Jésus, dans l’Eucharistie, dit oui à la volonté de Dieu qui lui demande de donner sa vie pour ses frères et sœurs. C’est par amour du Père et de l’humanité que Jésus dit un oui crucifiant. L’obéissance eucharistique, dans l’amour et dans l’action de grâces, est un oui au Père. Par ce oui d’obéissance amoureuse, Jésus nous demande de faire jaillir la vie. Quand Jésus nous dit de faire ceci en mémoire de lui, c’est moins la répétition d’un rite, que l’entrée dans son obéissance confiante envers son Père. Suivre Jésus pour accomplir notre vocation de baptisé peut être crucifiant. Nous devons voir les épreuves que nous traversons comme autant d’occasions à entrer davantage dans la dynamique du don et de l’amour. La vie peut jaillir de nos croix unies à Jésus, comme elle jaillit de la Croix de Jésus, que nous appelons la Croix glorieuse. Nous entrons, par la Croix de Jésus, dans le mystère de l’Amour. La porte d’accès à cet amour constitue un formidable message d’Espérance.


Citation :
Nous demandons la grâce de vivre de l’immense amour de Jésus.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église
Homélie sur « Père, si c'est possible » (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 72)


« Dieu a tant aimé le monde »

C'est la croix qui a réconcilié les hommes avec Dieu, qui a fait de la terre un ciel, qui a réuni les hommes aux anges. Elle a renversé la citadelle de la mort, détruit la puissance du démon, délivré la terre de l'erreur, posé les fondements de l'Église. La croix, c'est la volonté au Père, la gloire du Fils, la jubilation de l'Esprit Saint...

     La croix est plus éclatante que le soleil, plus brillante que ses rayons, car, lorsque le soleil s'obscurcit, c'est alors que la croix scintille (Mt 27,45) ; le soleil s'obscurcit non en ce sens qu'il disparaît, mais qu'il est vaincu par la splendeur de la croix. La croix a déchiré l'acte de notre condamnation (Col 2,14), elle a brisé les chaînes de la mort. La croix est la manifestation de l'amour de Dieu : « Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique afin que tout homme qui croit en lui ne périsse pas ».

     La croix a ouvert le paradis, elle y a introduit le malfaiteur (Lc 23,43) et elle a ramené au Royaume des cieux le genre humain voué à la mort.














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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Jeu 14 Sep 2017 - 22:46

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"Ô Marie, Mère de Jésus et notre mère,
Qui, au Calvaire, avez partagé si courageusement
La Passion de Notre Sauveur,

Ô Marie, qui savez si bien réconforter les âmes douloureuses,
Accueillez maternellement vos enfants
Qui viennent vous implorer.

Mère du bon conseil, guidez-nous
Dans nos résolutions et nos efforts.

Mère sans tache, inspirez-nous l'horreur du péché.
Etoile du matin, fortifiez notre confiance.

Salut des infirmes, soutenez notre faiblesse.
Vierge fidèle, apprenez-nous la vraie charité.

Consolatrice des affligés, aidez-nous
A offrir généreusement toutes nos épreuves.

Secours des chrétiens, faites de tous vos enfants
Une grande famille fraternelle et accueillante.

Reine des apôtres, donnez-nous une âme missionnaire.
Reine des martyrs, soutenez ceux qui donnent leur vie

Pour le règne de Dieu.

Reine de la paix, donnez la paix à notre monde, priez pour nous.

Ainsi soit-il "


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Or, près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie Madeleine."

Après avoir fêté la Croix glorieuse de Jésus, nous vivons la « fête » de Marie, la femme des douleurs. Marie, la mère de Jésus, ne dit pas un mot ! C’est toute sa vie donnée qui est là, dans le silence du Magnificat de l’Immaculée. C’est avec force que s’exprime tout ce qu’elle à dit dans l’Evangile, « faites tout ce qu’il vous dira. » Nous entendons la souffrance de cette mère qui assiste au supplice et à l’agonie de son fils. Marie est démunie, sans prise sur ce qui se passe. Elle est bouleversée au plus profond d’elle-même, au point de ne plus pouvoir exprimer le moindre mot, même à l’égard de celui qui est l’unique de sa pensée. Marie, à la croix, vivra ce que nous-mêmes connaissons, lorsqu’en totale incapacité de changer quoi que ce soit à la situation de l’aimé souffrant, nous ne pouvons qu’un « être là » immobile. Ce vécu de Marie est Évangile, Parole inespérée qui lui est adressée de la part de Jésus pour lequel elle est en souffrance. Si Jésus nous sauve par sa Passion, Marie participe au salut de l’humanité avec Jésus, par sa Compassion. Jésus dans sa Passion, ouvre pour chacun de nous un chemin de salut. Par son immense amour, il a vaincu la mort, il est venu à bout de la haine, il a pris sur lui toute maladie. Marie, Notre-Dame des sept douleurs, participe aux souffrances de Jésus pour le salut du monde. Jésus, dans son amour, a fait don de sa mère au disciple, à l’Eglise et à l’humanité.

"Jésus, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils."

Jésus, s’adressant à sa mère et au disciple qu’il aimait, leur fait un Don si merveilleux, en lui, il leur donne d’aimer. Cette Parole si forte brise l’inacceptable qui serait de ne plus pouvoir aimer. Marie, atteinte dans sa chair par la souffrance, malgré les prétentions de la mort, sera aimée, elle pourra aimer. Nous connaissons ce sentiment, lorsque l’histoire s’arrête et que tout devient solitude, la vie pourra-t-elle être de nouveau habitée ? La maternité de Marie envers l’humanité avait déjà été annoncée, elle est maintenant clairement précisée et établie. Marie, la Mère du Christ, se trouve dans le rayonnement du mystère pascal de Jésus. Le Concile n’hésite pas à appeler Marie « Mère du Christ et Mère des hommes. » Marie, dans ses douleurs, manifeste le mystère du Salut en Jésus Christ, l’enfantement de l’Église ! La femme donne la vie à nouveau, par la maternité de son cœur virginal : « Vois : ton fils qui est là provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. » Il nous faut méditer toutes les souffrances de Marie pour trouver la force de vivre celles qui nous arrivent aujourd’hui, parce que nous ne sommes pas épargnés : « Ton cœur sera transpercé comme par une épée. »

"Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui."

C’est A la croix est vécu le salut pour Marie, elle nous aide à vivre nos souffrances unies aux douleurs de Jésus. C’est l’enfantement d’un monde nouveau. Toutes les douleurs de l’humanité sont contenues dans la Passion de Jésus, elles sont aussi portées par les douleurs de la femme qui enfante avec Lui un monde nouveau. La Croix glorieuse est avant tout un mystère de vie ! C’est aussi le mystère de la Mère des douleurs. Jean, « reçoit parmi ses biens personnels » la Mère de Jésus et l’introduit dans tout l’espace de sa vie : « Il l’accueillit chez lui. » Il entre dans le rayonnement de l’amour maternel avec lequel Marie prend soin de son Fils. Au pied de la Croix s’exerce la maternité de Marie, selon l’Esprit. La naissance d’un monde nouveau est ouverte par le Nouvel Adam et par la nouvelle Eve. Les douleurs du Christ contiennent les douleurs de la mère. Une brèche est ouverte dans nos enfers, ce que nous avons à vivre, de difficile, peut devenir source de vie, enfantement d’un monde nouveau. La présence de Marie dans l’Eglise est l’accueil du don que Jésus fait sur la croix. Marie accomplit l’ultime volonté de Jésus, dans la cohérence du oui de l’Annonciation. Maintenant elle dit oui à la parole de Jésus « voici ton fils, » et elle accomplit la tâche maternelle de veiller sur les disciples avec la grâce nécessaire.


Citation :
Nous demandons la grâce d’accueillir Marie comme Jean l’a accueillie.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Bienheureux Guerric d'Igny (v. 1080-1157), abbé cistercien
4ème Sermon pour l'Assomption (trad. cf. Pain de Cîteaux 8, p. 105 et SC 202, p. 459)


« À partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui »

Quand Jésus s'est mis à parcourir les villes et les villages pour annoncer la Bonne Nouvelle (Mt 9,35), Marie l'accompagnait, inséparablement attachée à ses pas, suspendue à ses lèvres dès qu'il ouvrait la bouche pour enseigner. À tel point que ni la tempête de la persécution ni l'horreur du supplice n'ont pu lui faire abandonner la compagnie de son Fils, l'enseignement de son Maître. « Près de la croix de Jésus se tenait Marie, sa mère ». Vraiment, elle est mère, celle qui n'abandonnait pas son Fils, même dans les terreurs de la mort. Comment aurait-elle pu être effrayée par la mort, elle dont « l'amour était fort comme la mort » (Ct 8,6) et même plus fort que la mort. Oui, elle se tenait debout près de la croix de Jésus et la douleur de cette croix la crucifiait dans son cœur elle aussi ; toutes les plaies dont elle voyait blessé le corps de son Fils étaient autant de glaives qui lui transperçaient l'âme (Lc 2,35). C'est donc à juste titre qu'elle est proclamée Mère ici et qu'un protecteur bien choisi est désigné pour prendre soin d'elle, car c'est ici surtout que se manifestent l'amour parfait de la mère à l'égard du Fils et la vraie humanité que le Fils avait reçue de sa mère...

     Jésus « l'ayant aimée, il l'aima jusqu'à la fin » (Jn 13,1). Non seulement la fin de sa vie a été pour elle, mais aussi ses derniers mots : achevant pour ainsi dire de dicter son testament, Jésus a confié le soin de sa mère à son plus cher héritier... Pierre, pour sa part, a reçu l'Église, et Jean, Marie. Cette part revenait à Jean comme un signe de l'amour privilégié dont il était l'objet, mais aussi à cause de sa chasteté... Car il convenait que personne d'autre ne rende ses services à la mère du Seigneur que le disciple bien-aimé de son Fils... Et par cette disposition providentielle, le futur évangéliste pourrait s'entretenir familièrement de tout avec celle qui savait tout, elle qui, depuis le commencement, observait attentivement tout ce qui concernait son Fils, qui « conservait avec soin toutes ces choses et les méditait dans son cœur » (Lc 2,19).














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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Ven 15 Sep 2017 - 23:07

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



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LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Un bon arbre ne donne pas de fruit pourri ; jamais non plus un arbre qui pourrit ne donne de bon fruit."

Chaque arbre, en effet, se reconnaît à son fruit : on ne cueille pas des figues sur des épines ; on ne vendange pas non plus du raisin sur des ronces. Notre humanité est capable de recevoir et d’agir avec la grâce de Dieu. Mais elle est complexe, car elle est également déchue. Nous pouvons faire de grandes choses mais nous sommes portés au péché qui est le fruit pourri d’un arbre malsain, de par le passé. La création obéit à la nature qui lui a été donnée par Dieu. Nous avons le choix de coopérer dans la direction et la bonté de notre vie. Notre foi exige dans notre vie une action qui soit en vérité et en lumière pour porter de bons fruits. Il nous faut prendre des mesures positives pour porter un bon fruit en participant activement à la grâce de Dieu. Le fond de notre nature est bon, et nous sommes capables de produire de beaux fruits. Habités par la présence de Dieu nous sommes orientés vers le bien. Au cœur même de nos détresses, nous faisons confiance à ce qui surgit en nous, comme un appel à la vie. Notre vie contient une promesse de bénédiction qui nous aide à devenir davantage ce que nous sommes dans le grand projet de Dieu.

"L’homme bon tire le bien du trésor de son cœur qui est bon ; et l’homme mauvais tire le mal de son cœur qui est mauvais : car ce que dit la bouche, c’est ce qui déborde du cœur.

Et pourquoi m’appelez-vous en disant : “Seigneur ! Seigneur !” et ne faites-vous pas ce que je dis ? Le projet de Dieu nous dépasse, nous sommes invités à la confiance. Nous découvrons, en avançant dans la vie, des forces de résistance pour adhérer au mystère de Jésus. La mise en pratique des promesses des béatitudes nous parait parfois bien difficile. Nous pouvons nous trouver sans confiance et sans goût pour avancer. L’expérience nous donne, à travers un cheminement patient et humble, de recevoir la parole, et de la mettre en pratique. La Parole de Jésus nous aide à recommencer sans cesse. Par le baptême, nous avons été greffés en lui et nous avons repris vie. Notre vie reprend alors une réelle consistance qui nous éclaire et nous réconforte. Nous voulons mener avec Jésus une vie cachée aux yeux du monde, une vie en profondeur. Portant le désir de manifester Jésus qui nous a aimé, nous lui rendons grâce pour tout ce qu’il nous a donné. Notre vie reprend Corps dans le Christ et l’amour que Dieu nous donne de porter de bons fruits.

"Quiconque vient à moi, écoute mes paroles et les met en pratique, je vais vous montrer à qui il ressemble."

Il ressemble à celui qui construit une maison. Il a creusé très profond et il a posé les fondations sur le roc. Quand est venue l’inondation, le torrent s’est précipité sur cette maison, mais il n’a pas pu l’ébranler parce qu’elle était bien construite. Mais celui qui a écouté et n’a pas mis en pratique ressemble à celui qui a construit sa maison à même le sol, sans fondations. Le torrent s’est précipité sur elle, et aussitôt elle s’est effondrée ; la destruction de cette maison a été complète. » Nous voulons construire notre vie sur une base solide. Nous ne pouvons pas espérer trouver notre salut en approuvant simplement ce que Jésus nous révèle et attendre qu’il fasse tout pour nous. Nous allons travailler avec lui : « Il a creusé très profond, » par sa Croix. A travers les tribulations, c’est par une succession d’efforts, que peu à peu, nous sommes conduits à une meilleure connaissance de nous-mêmes. Nous demandons d’être sans cesse avec Jésus dans une relation plus simple et plus vraie. C’est le chemin qui nous rend capable d’être simplement ce nous sommes, comme nous sommes, pour marcher en vérité avec lui. Creuser très profond nous fait rejoindre notre pauvreté. Nous laissons notre être se tourner vers Jésus, prendre appui sur notre foi pour pénétrer davantage son mystère. Mu par l’Esprit Saint qui travaille au milieu de nos épreuves nous bâtissons notre maison sur le roc.


Citation :
Nous demandons à Dieu la grâce de grandir en espérance, rendant grâce pour tout ce qu’il a déjà fait et qu’il continue à faire en nous.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Sainte Teresa de Calcutta (1910-1997), fondatrice des Sœurs Missionnaires de la Charité
No Greater Love (trad. Il n'y a pas de plus grand amour, Lattès 1997, p.55)


« Chaque arbre se reconnaît à son fruit »

S'il y a une chose qui nous assurera toujours le Ciel, c'est bien les actes de charité et de générosité dont nous aurons rempli nos existences. Saurons-nous jamais quel bien peut apporter un simple sourire ? Nous proclamons combien Dieu accueille, comprend, pardonne. Mais en sommes-nous la preuve vivante ? Voit-on en nous cet accueil, cette compréhension et ce pardon, vivants ? Soyons sincères dans nos relations les uns avec les autres ; ayons le courage de nous accepter les uns les autres comme nous sommes. Ne soyons pas étonnés ou soucieux de nos échecs ni de ceux des autres ; voyons plutôt le bien qui est en chacun de nous ; trouvons-le, car chacun de nous a été créé à l'image de Dieu.

     N'oublions pas que nous ne sommes pas encore des saints, mais que nous nous efforçons de le devenir. Soyons donc extrêmement patients quant à nos fautes et à nos chutes. Ne te sers de ta langue que pour le bien des autres, « car ce que dit la bouche c'est ce qui déborde du cœur ». Il nous faut avoir quelque chose dans le cœur avant de pouvoir donner ; ceux dont la mission est de donner doivent d'abord grandir dans la connaissance de Dieu.















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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Sam 16 Sep 2017 - 22:48

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 





Homélie :

"Alors Pierre s’approcha de Jésus pour lui demander : « Seigneur, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu’à sept fois ? »

Jésus lui répondit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois. Pierre réfléchit au pardon, pardonner "jusqu’à sept fois," n’était pas si mal ! Il se montre généreux. Jésus, en multipliant le chiffre de Pierre par 10 et par 7, rend ce chiffre illimité. Ainsi le pardon ne peut être restreint par aucune limite. Nous savons que le premier mouvement de celui qui a subi un tort est le plus souvent de se venger. Jésus reprend la fidélité de Dieu : "Un bref instant je t’avais abandonnée mais sans relâche, avec tendresse, je vais te rassembler." (Isaïe). C’est avec une amitié sans fin que Dieu manifeste sa tendresse, qu’il nous rachète. Pour Jésus, l’amitié de Dieu est sans fin et sans limite. Notre malheur est de nous considérer comme les maîtres du monde et de faire tout tourner autour de nous comme si en nous étions le centre. Or le centre du monde c’est Dieu. Il nous faut, avec Pierre, opérer un décentrement pour nous mettre dans une attitude d’adoration fondamentale. Nous recevons tout de Dieu, et nous sommes heureux de nous recevoir nous-même de Dieu. Cet amour de Dieu est transformant, guérissant pour notre vie, il nous apprend le pardon.

"Ainsi, le royaume des Cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs.

Il commençait, quand on lui amena quelqu’un qui lui devait dix mille talents (c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent). Comme cet homme n’avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de sa dette. Alors, tombant à ses pieds, le serviteur demeurait prosterné et disait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout.” Saisi de compassion, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette. Jésus illustre la miséricorde de Dieu par une parabole. Il a dû prendre cette histoire dans les coutumes d’alors. Il s’agit d’un chef oriental ou d’un romain qui gouverne un pays colonisé. Ce ministre avait une dette énorme : 10 000 talents : C’était ce qu’il fallait pour faire vivre une famille pendant 30 millions de jours. Devant le Créateur nous sommes devant le don de la vie et de l’amour, nous sommes toujours en dette. Mais l’amour est un don gratuit que rien ne peut acheter, il n’appelle que la reconnaissance. L’attitude de Dieu envers nous ne se base pas sur la justice, l’amour ne peut être que miséricordieux. Dans le cœur de Dieu, le pardon ne connaît pas d’attente ni de demi-mesure, il est immédiat et total.

"…Alors celui-ci le fit appeler et lui dit : “Serviteur mauvais ! je t’avais remis toute cette dette parce que tu m’avais supplié. Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j’avais eu pitié de toi ?”

Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux jusqu’à ce qu’il eût remboursé tout ce qu’il devait. C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du cœur. » Devant la supplication de son compagnon qui lui devait cent pièces d’argent. "Il se jeta sur lui pour l’étrangler, en disant : “Rembourse ta dette !” Le pardon est un geste d’amour qui nous transforme, il ne s’achète pas. Jésus nous dit que le temps de l’histoire qui nous est donnée est une grande remise des dettes. Ce n’est pas le temps du jugement et du châtiment. Nos dettes sont limitées et elles sont pardonnables. Jésus nous fait dire dans le Notre Père : "Pardonne-nous nos torts envers Toi comme nous-mêmes avons pardonné à ceux qui avaient des torts envers nous." La pitié nous situe à notre juste place devant notre frère qui demande pardon pour pouvoir vivre. Un horizon de reconnaissance s’ouvre devant nous pour savourer les bonnes choses qui nous sont données. Cette parole est infiniment précieuse car celui qui l’a dit ne peut la dire sans se l’appliquer à lui-même. Pierre prend au sérieux le rôle qu’il va jouer dans la communauté. Dieu nous a disposés pour recevoir la grâce d’un tel don ! Il nous transforme à son image afin que nous devenions ce que nous sommes. Nous pouvons le rejoindre dans l’amour et nous répandre en amour en le laissant passer devant, établis dans l’amour.


Citation :
Nous demandons la grâce d’entendre pour que notre cœur soit rempli de bienveillance, de douceur, d’humilité, de tendresse, les uns vis-à-vis des autres.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Jean-Paul II (1920-2005), Pape
Encyclique « Dives in misericordia » ch. 7, §14 (trad. © Libreria Editrice Vaticana)


« Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon ? »

L'Église doit considérer comme un de ses principaux devoirs – à chaque étape de l'histoire, et spécialement à l'époque contemporaine – de proclamer et d'introduire dans la vie le mystère de la miséricorde, révélé à son plus haut degré en Jésus Christ. Ce mystère est, non seulement pour l'Église elle-même comme communauté des croyants, mais aussi en un certain sens pour tous les hommes, source d'une vie différente de celle qu'est capable de construire l'homme exposé aux forces tyranniques de la concupiscence qui sont à l'œuvre en lui. Et c'est au nom de ce mystère que le Christ nous enseigne à toujours pardonner. Combien de fois répétons-nous les paroles de la prière que lui-même nous a enseignée, en demandant : « Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés » (Mt 6,12), c'est-à-dire à ceux qui sont coupables à notre égard.

     Il est vraiment difficile d'exprimer la valeur profonde de l'attitude que de telles paroles définissent et inculquent. Que ne révèlent-elles pas à tout homme, sur son semblable et sur lui-même ! La conscience d'être débiteurs les uns envers les autres va de pair avec l'appel à la solidarité fraternelle que saint Paul a exprimé avec concision en nous invitant à nous « supporter les uns les autres avec charité » (Ep 4,2). Quelle leçon d'humilité est ici renfermée à l'égard de l'homme, du prochain en même temps que de nous-mêmes ! Quelle école de bonne volonté pour la vie en commun de chaque jour, dans les diverses conditions de notre existence !
















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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Dim 17 Sep 2017 - 21:32

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 





Homélie :

"Alors Pierre s’approcha de Jésus pour lui demander : « Seigneur, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu’à sept fois ? »

Jésus lui répondit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois. Pierre réfléchit au pardon, pardonner "jusqu’à sept fois," n’était pas si mal ! Il se montre généreux. Jésus, en multipliant le chiffre de Pierre par 10 et par 7, rend ce chiffre illimité. Ainsi le pardon ne peut être restreint par aucune limite. Nous savons que le premier mouvement de celui qui a subi un tort est le plus souvent de se venger. Jésus reprend la fidélité de Dieu : "Un bref instant je t’avais abandonnée mais sans relâche, avec tendresse, je vais te rassembler." (Isaïe). C’est avec une amitié sans fin que Dieu manifeste sa tendresse, qu’il nous rachète. Pour Jésus, l’amitié de Dieu est sans fin et sans limite. Notre malheur est de nous considérer comme les maîtres du monde et de faire tout tourner autour de nous comme si en nous étions le centre. Or le centre du monde c’est Dieu. Il nous faut, avec Pierre, opérer un décentrement pour nous mettre dans une attitude d’adoration fondamentale. Nous recevons tout de Dieu, et nous sommes heureux de nous recevoir nous-même de Dieu. Cet amour de Dieu est transformant, guérissant pour notre vie, il nous apprend le pardon.

"Ainsi, le royaume des Cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs.

Il commençait, quand on lui amena quelqu’un qui lui devait dix mille talents (c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent). Comme cet homme n’avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de sa dette. Alors, tombant à ses pieds, le serviteur demeurait prosterné et disait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout.” Saisi de compassion, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette. Jésus illustre la miséricorde de Dieu par une parabole. Il a dû prendre cette histoire dans les coutumes d’alors. Il s’agit d’un chef oriental ou d’un romain qui gouverne un pays colonisé. Ce ministre avait une dette énorme : 10 000 talents : C’était ce qu’il fallait pour faire vivre une famille pendant 30 millions de jours. Devant le Créateur nous sommes devant le don de la vie et de l’amour, nous sommes toujours en dette. Mais l’amour est un don gratuit que rien ne peut acheter, il n’appelle que la reconnaissance. L’attitude de Dieu envers nous ne se base pas sur la justice, l’amour ne peut être que miséricordieux. Dans le cœur de Dieu, le pardon ne connaît pas d’attente ni de demi-mesure, il est immédiat et total.

"…Alors celui-ci le fit appeler et lui dit : “Serviteur mauvais ! je t’avais remis toute cette dette parce que tu m’avais supplié. Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j’avais eu pitié de toi ?”

Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux jusqu’à ce qu’il eût remboursé tout ce qu’il devait. C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du cœur. » Devant la supplication de son compagnon qui lui devait cent pièces d’argent. "Il se jeta sur lui pour l’étrangler, en disant : “Rembourse ta dette !” Le pardon est un geste d’amour qui nous transforme, il ne s’achète pas. Jésus nous dit que le temps de l’histoire qui nous est donnée est une grande remise des dettes. Ce n’est pas le temps du jugement et du châtiment. Nos dettes sont limitées et elles sont pardonnables. Jésus nous fait dire dans le Notre Père : "Pardonne-nous nos torts envers Toi comme nous-mêmes avons pardonné à ceux qui avaient des torts envers nous." La pitié nous situe à notre juste place devant notre frère qui demande pardon pour pouvoir vivre. Un horizon de reconnaissance s’ouvre devant nous pour savourer les bonnes choses qui nous sont données. Cette parole est infiniment précieuse car celui qui l’a dit ne peut la dire sans se l’appliquer à lui-même. Pierre prend au sérieux le rôle qu’il va jouer dans la communauté. Dieu nous a disposés pour recevoir la grâce d’un tel don ! Il nous transforme à son image afin que nous devenions ce que nous sommes. Nous pouvons le rejoindre dans l’amour et nous répandre en amour en le laissant passer devant, établis dans l’amour.


Citation :
Nous demandons la grâce d’entendre pour que notre cœur soit rempli de bienveillance, de douceur, d’humilité, de tendresse, les uns vis-à-vis des autres.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Jean-Paul II (1920-2005), Pape
Encyclique « Dives in misericordia » ch. 7, §14 (trad. © Libreria Editrice Vaticana)


« Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon ? »

L'Église doit considérer comme un de ses principaux devoirs – à chaque étape de l'histoire, et spécialement à l'époque contemporaine – de proclamer et d'introduire dans la vie le mystère de la miséricorde, révélé à son plus haut degré en Jésus Christ. Ce mystère est, non seulement pour l'Église elle-même comme communauté des croyants, mais aussi en un certain sens pour tous les hommes, source d'une vie différente de celle qu'est capable de construire l'homme exposé aux forces tyranniques de la concupiscence qui sont à l'œuvre en lui. Et c'est au nom de ce mystère que le Christ nous enseigne à toujours pardonner. Combien de fois répétons-nous les paroles de la prière que lui-même nous a enseignée, en demandant : « Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés » (Mt 6,12), c'est-à-dire à ceux qui sont coupables à notre égard.

     Il est vraiment difficile d'exprimer la valeur profonde de l'attitude que de telles paroles définissent et inculquent. Que ne révèlent-elles pas à tout homme, sur son semblable et sur lui-même ! La conscience d'être débiteurs les uns envers les autres va de pair avec l'appel à la solidarité fraternelle que saint Paul a exprimé avec concision en nous invitant à nous « supporter les uns les autres avec charité » (Ep 4,2). Quelle leçon d'humilité est ici renfermée à l'égard de l'homme, du prochain en même temps que de nous-mêmes ! Quelle école de bonne volonté pour la vie en commun de chaque jour, dans les diverses conditions de notre existence !

















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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Lun 18 Sep 2017 - 0:02

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



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