À Toi NOTRE PÈRE par les Saints Cœurs de JÉSUS, MARIE et JOSEPH..

Forum Catholique sous la protection de Saint Michel, faisant mémoire de Sylvie la fondatrice, Prières, Dévotions au Sacré Coeur, au Coeur Immaculé de Marie, au Coeur Chaste de Joseph et autres, Fidélité aux 3 Blancheurs et au Magistère de l'Eglise...
 
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 Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*

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Lumen
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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Jeu 12 Avr 2018 - 20:42

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Vendredi 13 avril 2018 : Le vendredi de la 2e semaine de Pâques


Les saints du jour (Vendredi 13 avril)


Saint Hermenegild Prince wisigoth, martyr (+ 586)

Saint Martin Ier Pape (74 ème) de 649 à 656 et martyr (+ 656)

Sainte Ida de Louvain Femme du Comte de Boulogne (+ 1113)

Bienheureux Jacques de Certaldo, Religieux Camaldule (✝ 1292).

Bienheureuse Marguerite de Metola, Dominicaine du Tiers Ordre
de la pénitence (1287-1320).


Bienheureux Rolando Rivi, Jeune séminariste et martyr
« Modèle de Foi pour les jeunes de 14 ans » (1931-1945).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

« Après cela, Jésus passa de l’autre côté de la mer de Galilée, le lac de Tibériade. Une grande foule le suivait, parce qu’elle avait vu les signes qu’il accomplissait sur les malades. Jésus gravit la montagne, et là, il était assis avec ses disciples.

Or, la Pâque, la fête des Juifs, était proche. Jésus leva les yeux et vit qu’une foule nombreuse venait à lui. Il dit à Philippe : « Où pourrions-nous acheter du pain pour qu’ils aient à manger ? » Jésus a pitié de ses brebis, il les conduit sur de verts pâturages, il les rassasie, et il va chercher celle qui est perdue. Le discours sur le Pain de vie prend ses racines dans le miracle de la multiplication des pains : À partir de cinq pains et de deux poissons, Jésus nourrit une foule nombreuse. Ce signe que Jésus accomplit nous montre qu’il a un pouvoir sur la nature. Le chemin de la vie divine est ouvert, c’est la vie du Père qui est donnée et nous comprenons mieux la Parole de Jésus. Nous entrons dans son mystère pour prendre corps en lui, comme l’enfant bien aimé du Père. Jésus qui a rejoint son Père dans le royaume est encore plus proche de nous, il est plus intime à nous-mêmes que nous ne le sommes. Il nous fait exister en lui, par lui et pour Lui. Cette transformation se fait par la puissance de l’amour de Dieu qui opère aujourd’hui dans la multiplication des pains.


"Il disait cela pour le mettre à l’épreuve, car il savait bien, lui, ce qu’il allait faire. Philippe lui répondit : « Le salaire de deux cents journées ne suffirait pas pour que chacun reçoive un peu de pain. »

Un de ses disciples, André, le frère de Simon-Pierre, lui dit : « Il y a là un jeune garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons, mais qu’est-ce que cela pour tant de monde ! » Jésus dit : « Faites asseoir les gens. » Il y avait beaucoup d’herbe à cet endroit. Ils s’assirent donc, au nombre d’environ cinq mille hommes. La foule pouvait survivre à une nuit de jeûne, mais la faim est le signe d’une nécessité plus haute. La faim, comme la soif, renvoient à des nécessités naturelles : manger, boire, sans quoi nous mourrons. Mais elles renvoient aussi à des nécessités vitales d’ordre spirituel, elles révèlent le sens de notre existence humaine devant Dieu. Dans le discours sur le pain de vie qui suit la multiplication des pains, Jésus dira : « Je suis le pain de la vie. Qui vient à moi n’aura jamais faim, qui croit en moi n’aura jamais soif. » Après la multiplication des pains, Jésus reprochera à la foule de ne pas avoir compris le sens du miracle : « En vérité, en vérité je vous le dis, vous me cherchez non pas parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé du pain et avez été rassasiés. » Jésus comble de biens les affamés, la multiplication des pains est signe d’une réalité plus haute : Jésus vient apporter une autre nourriture. Il est celui qui vient combler la faim existentielle de l’être humain ; celui qui vient désaltérer sa soif d’aimer et d’être aimé. La perspective de la communion fraternelle s’annonce, la lumière du don et du partage est donnée.


"Alors Jésus prit les pains et, après avoir rendu grâce, il les distribua aux convives ; il leur donna aussi du poisson, autant qu’ils en voulaient.

Quand ils eurent mangé à leur faim, il dit à ses disciples : « Rassemblez les morceaux en surplus, pour que rien ne se perde. » Ils les rassemblèrent, et ils remplirent douze paniers avec les morceaux des cinq pains d’orge, restés en surplus pour ceux qui prenaient cette nourriture. À la vue du signe que Jésus avait accompli, les gens disaient : « C’est vraiment lui le Prophète annoncé, celui qui vient dans le monde. » Mais Jésus savait qu’ils allaient venir l’enlever pour faire de lui leur roi ; alors de nouveau il se retira dans la montagne, lui seul. Les miracles proclament le Royaume de Dieu qui vient, ils accompagnent la Parole, l’éclairent et la confirment. Nous recevons dans ce signe l’amitié de Jésus pour nous, une promesse. Nous découvrons un chemin à parcourir ensemble au cours duquel l’amitié s’épanouira, s’approfondira, il montre une direction, un sens à notre vie. La vie que Jésus nous donne, c’est la vie éternelle, la guérison qu’il nous procure, c’est le salut éternel, et le Pain dont il nous nourrit, c’est lui-même. A partir du don des cinq pains et des deux poissons de l’enfant, nous percevons la nourriture qui va nourrir la foule pour la transformer en action de grâce. A partir de cette nourriture pour la vie terrestre, Jésus nous entraîne à sa vie divine, il demeure avec nous pour toujours. Il nous rassemble tous ensemble pour former un Peuple nouveau que l’Esprit Saint anime.


Citation :
Nous demandons la grâce d’être ressuscites avec Jésus.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermons sur l'évangile de Jean, n°25, 2.

« Jésus se rendit compte qu'ils allaient venir le prendre de force pour le faire roi ;
alors il s'enfuit à nouveau dans la montagne, tout seul »

Pourquoi le faire roi ? N'était-il pas roi, lui qui craignait de le devenir ? Oui, il l'était. Mais pas un roi comme en font les hommes ; il était un roi qui donne aux hommes le pouvoir de régner. Peut-être Jésus veut-il, là aussi, nous donner une leçon, lui dont les actions sont des enseignements... Peut-être que « le prendre de force » c'était vouloir devancer le moment de son règne. En effet, il n'était pas venu pour régner à ce moment-là, comme il le fera, ainsi que nous le disons : « Que ton Règne vienne ! » Comme Fils de Dieu, comme Verbe de Dieu, le Verbe par qui tout a été fait, il règne toujours avec le Père. Mais les prophètes ont prédit aussi son règne en tant qu'il est le Christ fait homme et qu'il a fait de ses fidèles des chrétiens. Il y aura donc un royaume des chrétiens, qui se forme actuellement, qui se prépare, qu'achète le sang du Christ.

     Plus tard ce royaume se manifestera, lorsque la splendeur des saints rayonnera, après le jugement prononcé par le Christ. De ce royaume, l'apôtre a dit : « Il remettra la royauté à Dieu le Père. » (1Co 15,24) Et lui-même en a parlé en disant : « Venez les bénis de mon Père ; recevez le royaume qui vous a été préparé dès le commencement du monde. » (Mt 25,34) Mais les disciples et les foules qui croyaient en lui ont pensé qu'il était venu pour régner dès ce moment-là. C'était vouloir devancer son temps, qu'il cachait en lui-même pour le faire connaître et le faire éclater au bon moment, à la fin des siècles.




















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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Ven 13 Avr 2018 - 21:05

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Samedi 14 avril 2018 : Le samedi de la 2e semaine de Pâques


Les saints du jour (Samedi 14 avril)


Saint Aristarque, disciple de saint Paul avec Saint Pudens et Saint Trophime (1er s.)

Saints Valérien, Tiburce et Maxime Martyrs à Rome (+ 260)

Saint Bénezet (Benoît), jeune berger, constructeur du Pont d'Avignon (1165-1184).

Saint Pierre Gonzalez, Prêtre dominicain (1190-1246).

Sainte Lidwine de Schiedam, Laïque et Mystique (1380-1433).


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Quand le soir fut venu, ses disciples descendirent à la mer, et, montant en bateau, ils se rendaient de l’autre côté de la mer, à Capharnaüm. Il faisait déjà nuit ;

Jésus n’était pas encore venu les rejoindre ; et la mer, comme soufflait un grand vent, se soulevait." La scène est déroutante, les disciples traversent la mer pour rejoindre l’autre rive, et la tempête fait rage, ce qui est toujours un phénomène impressionnant. Les disciples sont de bons navigateurs, cependant ils ont peur, Jésus n’est pas là, il fait déjà nuit. Ce manque de la présence de Jésus dans notre avancée, nous la vivons toujours dans les grandes tempêtes, quand notre monde est tourmenté ! Dans de nombreux endroits de notre univers, les tourmentes sont sanglantes, et Jésus, Lumière du monde, semble absent ! Cependant il vient sauver l’humanité à notre demande. Dieu est le maître de notre vie et malgré tout, nous demeurons craintifs. Ces prières résonnent dans nos cœurs avec une force spéciale, car ce sont les paroles d’une expérience de ce que nous vivons actuellement. C’est un appel à ouvrir notre cœur à Jésus, afin qu’avec Lui, nous n’ayons plus peur devant les coups de l’ennemi du Christ qui se manifestent de différentes manières dans notre vie et dans le monde.


"Ils avaient ramé environ vingt-cinq ou trente stades, quand ils voient Jésus marcher sur la mer et s’approcher du bateau. Ils eurent peur.

Mais il leur dit : « C’est moi. N’ayez pas peur. » Les regards des disciples convergent vers Jésus qui marche sur les eaux. Ils ont peur parce qu’ils voient Jésus, marchant à leur rencontre. Jésus, le Sauveur, nous déconcerte toujours, quand il marche sur les eaux, il n’hésite pas a avoir recours à son pouvoir divin, comme à la multiplication des pains et des poissons, quand il a nourrit la foule affamée. Ce nouveau miracle déconcerte les disciples qui voient Jésus marcher sur la mer. Ils comprennent qu’il a pouvoir sur les choses crées et pouvoir sur le Malin représenté par un lac houleux, dans la nuit. Les eaux démontées ne sont pas un adversaire dont il faudrait venir à bout, elles sont un chemin par lequel Dieu nous conduit. Jésus guide notre voyage, et grâce à lui, l’eau qui sépare les deux rives devient le chemin qui réunit, qui mène à la vraie vie. C’est la nouvelle Pâque qui s’accomplit. Par ce signe, Jésus nous révèle que Dieu agit en personne, il dévoile sa présence, il bannit toute peur. Par le témoignage des Apôtres, nous connaissons la victoire de Jésus sur les ennemis de l’humanité, le péché et la mort. Jésus vient habiter notre monde avec toute la tendresse de son cœur. Nous accueillons Jésus et nous nous engageons avec lui. Il nous a sauvés du péché et de la mort par sa croix, et par sa simple présence, il nous donne la paix.


"Ils étaient disposés à le prendre dans le bateau, mais aussitôt le bateau toucha terre là où ils se rendaient."

La Pâque nous manifeste que Jésus, proche de nous, est glorieux, déjà auprès du Père. C’est ce que reconnaissent les disciples quand ils veulent le prendre avec eux dans la barque, dans un geste de coopération confiante, alors que la barque touche déjà terre. Ils s’attendaient à ce que Jésus parcourt ce qu’il reste du chemin avec eux, mais de chemin, il n’y en a plus. La présence de Jésus Ressuscité dans nos vies, une fois que nous lâchons prise et que nous laissons le don de sa paix porter son fruit de confiance et d’abandon, nous met sur la terre ferme qui prend la place de la mer démontée. Vouloir prendre Jésus dans notre barque, c’est lui demander d’établir en nous son règne de paix, d’être le berger de nos vies, est de faire le voyage de la foi avec nous. Quand Jésus est présent, nous touchons au terme de notre vie. Devant notre fragilité, pour mener à bien la mission que Jésus nous confie, nous sommes rassurés, Jésus vient toujours dans notre monde, de multiples manières, il y fait renaître son Amour et nous donne la Paix.


Citation :
Nous demandons à Jésus la grâce d’être attentif aux détresses de notre temps, d’être des artisans de Paix.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Pierre Chrysologue (v. 406-450), évêque de Ravenne, docteur de l'Église
Sermon 50, 1.2.3 ; PL 52, 339-340 (trad Bouchet, Lectionnaire, p. 324 rev.)

« Aussitôt, la barque atteignit le rivage où ils se rendaient »

Le Christ monte dans une barque : n'est-ce pas lui qui a découvert le lit de la mer après avoir rejeté ses eaux, afin que le peuple d'Israël passe à pied sec comme en une vallée ? (Ex 14,29) N'est-ce pas lui qui a affermi les vagues de la mer sous les pieds de Pierre, de sorte que l'eau fournisse à ses pas un chemin solide et sûr ? (Mt 14,29)

     Il monte dans la barque. Pour traverser la mer de ce monde jusqu'à la fin des temps, le Christ monte dans la barque de son Église pour conduire ceux qui croient en lui jusqu'à la patrie du ciel par une traversée paisible, et faire citoyens de son Royaume ceux avec qui il communie en son humanité. Certes, le Christ n'a pas besoin de la barque, mais la barque a besoin du Christ. Sans ce pilote venu du ciel, en effet, la barque de l'Église agitée par les flots n'arriverait jamais au port.
















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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Sam 14 Avr 2018 - 22:11

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Dimanche 15 avril 2018 : Troisième dimanche de Pâques


Les saints du jour (Dimanche 15 avril)


Saint Soukias et ses compagnons martyrs, princes arméniens, convertis
par Saint Voskeank, disciple de l'Apôtre Thaddée (2ème s.)


Saint Patern, Évêque de Vannes (5ème s.).

Saint Ortaire, Abbé de l'Abbaye de Landelle (6ème s.).

Saint Mstislav, Confesseur, Fils du Grand Prince russe Vladimir Monomaque (+ 1132)

Saint Damien de Molokai (Joseph de Veuster) Prêtre - Religieux Picpus (+ 1889)

Bienheureux César de Bus, Un homme de la Bible, un homme d’Eglise
Fondateur des “Pères de la doctrine chrétienne” (+ 1607).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"À leur tour, ils racontaient ce qui s’était passé sur la route, et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain.

Comme ils en parlaient encore, lui-même fut présent au milieu d’eux, et leur dit : « La paix soit avec vous ! » Saisis de frayeur et de crainte, ils croyaient voir un esprit. Jésus ressuscité apparaît à ses amis pour les sortir de leurs peurs, de leur repliement, mais ils ont bien du mal à le reconnaître. Il lui faut beaucoup insister pour que les apôtres osent croire en la résurrection, c’est pour eux si difficile que leur premier mouvement est de croire qu’il s’agit d’un esprit ! Jésus appelle sur eux la paix, se laisse toucher, puis mange avec eux pour tenter de les convaincre, de leur faire dépasser leurs peurs. Mais ce n’est pas si facile de croire à la victoire de l’amour après avoir constaté son échec apparent sur la croix, c’est pourquoi, même après tout cela, l’Évangile nous dit encore que « dans leur joie, ils n’osaient pas encore y croire, et restaient saisis d’étonnement. » Nous avions cru, « mais après tout ce qui est arrivé ! » Jésus leur dit : « Il fallait que s’accomplisse tout ce qui a été écrit de moi dans la loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes. » Cette mémoire biblique nous est donnée pour que nous en fassions mémoire sans cesse dans notre vie. Jésus nous donne d’exister en Lui, de le reconnaître par la foi au milieu de nous. Aujourd’hui, dans les difficultés, l’Église peut être frappée de stupeur et de crainte. Dans le combat spirituel il nous faut resserrer les liens qui nous unissent. « C’est bien ce qui était annoncé par l’écriture : les souffrances du Messie… »


"Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous bouleversés ? Et pourquoi ces pensées qui surgissent dans votre cœur ?"

Voyez mes mains et mes pieds : c’est bien moi ! Touchez-moi, regardez : un esprit n’a pas de chair ni d’os comme vous constatez que j’en ai. » Ce long travail de persuasion aboutira à faire des apôtres les colonnes bien solides de l’Eglise sur lesquelles s’appuie depuis vingt siècles, la foi chrétienne. Notre foi s’appuie sur celle de ceux qui l’ont vu, qui l’ont touché, et qui ont mangé et bu avec lui après sa résurrection. Jésus demande de constater et de se laisser interpeller par sa Résurrection : « Pourquoi êtes-vous bouleversés ? Et pourquoi ces pensées qui surgissent en vous ? » Aujourd’hui encore, nous ne nous laissons pas scandaliser par les détresses et les misères du monde après celles de Jésus. Pascal disait : « Le Christ est en agonie jusqu’à la fin du monde. » Jésus est crucifié dans ses membres, il vit désormais dans la communauté des frères. Il se donne dans sa Parole, dans chacun de ses membres, il est présent dans les pauvres qui nous manifestent un visage crucifié de Jésus. Jésus est donné dans le pain partagé, la sainte liturgie nous donne le visage glorifié de Jésus, son amour, sa force et sa lumière : Jésus est venu, Il a souffert, Il est mort, Il est ressuscité et nous l’annonçons. C’est dans cet « être ensemble » que nous vivons déjà de sa résurrection. Il continue son œuvre dans l’Église. La présence de Jésus est discrète, remplie d’humilité et de douceur.


"Alors il ouvrit leur intelligence à la compréhension des Écritures."

Il leur dit : « Ainsi est-il écrit que le Christ souffrirait, qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour, et que la conversion serait proclamée en son nom, pour le pardon des péchés, à toutes les nations, en commençant par Jérusalem. À vous d’en être les témoins. La Pâque nous manifeste que Jésus, proche de nous, est glorieux, déjà auprès du Père. C’est ce que reconnaissent les disciples quand ils veulent le prendre avec eux dans la barque, dans un geste de coopération confiante, alors que la barque touche déjà terre. Ils s’attendaient à ce que Jésus parcourt ce qu’il reste du chemin avec eux, mais de chemin, il n’y en a plus. La présence de Jésus Ressuscité dans nos vies, une fois que nous lâchons prise et que nous laissons le don de sa paix porter son fruit de confiance et d’abandon, nous met sur la terre ferme qui prend la place de la mer démontée. Vouloir prendre Jésus dans notre barque, c’est lui demander d’établir en nous son règne de paix, d’être le berger de nos vies, est de faire le voyage de la foi avec nous. Quand Jésus est présent, nous touchons au terme de notre vie. Devant notre fragilité, pour mener à bien la mission que Jésus nous confie, nous sommes rassurés, Jésus vient toujours dans notre monde, de multiples manières, il y fait renaître son Amour et nous donne la Paix.


Citation :
Nous demandons de vivre en vérité dans le Christ, de témoigner de Jésus comme Il a témoigné du Père avec humilité et douceur.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :







Saint Cyrille d'Alexandrie (380-444), évêque et docteur de l'Église
Commentaire sur l'évangile de Jean, 12; PG 74, 704 (trad. Delhougne,
Les Pères commentent, p. 59 rev.)


« Voyez mes mains et mes pieds : c'est bien moi »

En entrant dans le Cénacle alors que toutes les portes étaient verrouillées, le Christ a montré une fois de plus qu'il est Dieu par nature, et pourtant qu'il n'est pas différent de celui qui vivait auparavant avec les disciples. En découvrant son côté et en montrant la marque des clous, il manifestait à l'évidence qu'il a relevé le temple de son corps qui avait été suspendu à la croix (cf Jn 2,19), en détruisant la mort physique, puisque par nature il est la vie et il est Dieu...

     Même si le Christ avait voulu déployer la gloire de son corps devant les disciples, avant de monter vers le Père, nos yeux n'auraient pas pu en supporter la vue. Vous le comprendrez facilement si vous vous rappelez la transfiguration qui avait été montrée jadis sur la montagne (Mt 17,1s)... C'est pourquoi, afin d'observer exactement le plan divin, au Cénacle notre Seigneur Jésus apparaissait encore sous la forme qu'il avait auparavant, et non pas selon la gloire qui est due et qui convient à son temple transfiguré. Il ne voulait pas que la foi en la résurrection se porte sur un aspect et sur un corps différents de ceux qu'il avait reçu de la sainte Vierge et dans lesquels il est mort après avoir été crucifié selon les Écritures...

     Le Seigneur salue ses disciples en disant : « La paix soit avec vous ». Il déclare ainsi qu'il est lui-même la paix, car ceux qui jouissent de sa présence jouissent aussi d'un esprit parfaitement apaisé. C'est bien cela que saint Paul souhaitait aux disciples quand il disait : « Que la paix du Christ, qui dépasse tout ce qu'on peut imaginer, garde votre cœur et votre intelligence dans le Christ Jésus » (Ph 4,7). Pour saint Paul, la paix du Christ, qui dépasse tout ce qu'on peut imaginer, n'est autre que son Esprit (cf Jn 20,21-22) ; celui qui participe à son esprit sera rempli de tout bien..
















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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Dim 15 Avr 2018 - 21:14

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Lundi 16 avril 2018 : Le lundi de la 3e semaine de Pâques


Les saints du jour (Lundi 16 avril)


Saintes Agape, Irene, Chionie et leurs compagnons ( + 304)

Saint Fructueux de Braga Evêque (+ 665)

Saint Druon Ermite à Sebourg, près de Valenciennes (+ 1189)

Saint Benoît-Joseph Labre, Pèlerin, mendiant (1748-1783).

Bienheureux Joachim de Sienne, tertiaire de l'Ordre des Servites de Marie (+ 1303)


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Le lendemain, la foule qui se tenait de l’autre côté de la mer vit qu’il n’y avait eu là qu’une barque et que Jésus n’était pas monté dans le bateau avec ses disciples, mais que seuls ses disciples s’en étaient allés."

Cependant, de Tibériade des bateaux vinrent près du lieu où l’on avait mangé le pain. Quand donc la foule vit que Jésus n’était pas là, ni ses disciples non plus, les gens s’embarquèrent et vinrent à Capharnaüm à la recherche de Jésus." Après la multiplication des pains, la foule se met à la recherche de Jésus jusqu’à Capharnaüm. Elle voudrait l’utiliser à des fins politiques. Jésus n’est pas dupe, il sait qu’ils n’ont pas été capables de lire le signe du pain multiplié. Il annonce que ce qui nourrit l’homme est une nourriture spirituelle qui lui permet de vivre éternellement. Cette nourriture, c’est lui qui la donne, il veut faire grandir la foi. Aujourd’hui encore, François notre Pape, nous incite à sortir de la manière mondaine de servir la foi chrétienne, pour travailler à une évangélisation véritable du monde, selon l’Evangile. Il nous faut être convaincus du bien-être spirituel qu’apporte Jésus pour le donner au monde. Jésus qui multiplie le pain, n’est pas reçu au bon niveau, celui de la nourriture qui donne la Vie qui vient du ciel. C’est ainsi que la multiplication des pains provoque la foule à désirer que Jésus soit leur roi ! Nous sommes toujours en recherche de sécurité !


"L’ayant trouvé de l’autre côté de la mer, les gens dans la foule lui dirent : « Rabbi, quand es-tu arrivé ici ? »

Jésus leur répondit : « En vérité, en vérité, je vous le dis, vous me cherchez, non pas parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé du pain et avez été rassasiés. Travaillez non pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui demeure en vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l’homme, car c’est lui que le Père, Dieu, a marqué de son sceau." Jésus nous appelle mystérieusement vers le Royaume de Dieu. Il nous aide dans nos choix, pour qu’ils contribuent à nous rendre heureux en profondeur. Jésus nous interroge sur les aspirations qui nous font du bien. Il nous entraine vers un au delà qui nous rend meilleur pour le service de nos frères. S’il nous nourrit, ce n’est pas pour que nous abandonnions notre travail et nos maisons, c’est pour nous parler de Dieu. Jésus qui a multiplié les pains, est venu donner la foi dans le Royaume de Dieu. Il est venu nous dire que l’essentiel de la vie se trouve ailleurs. Il ne faut pas épuiser nos forces dans le provisoire mais dans une réalité durable, qui peut nous combler. Jésus annonce le mystère du Pain de vie, de l’œuvre de Dieu. Il nous prépare ainsi à recevoir le mystère de l’Eucharistie qui est une nourriture pour notre foi.


"Ils lui dirent alors : « Que devons-nous faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? »

Jésus leur répondit : « L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé. » Jésus attire notre attention sur le risque de nous laisser envahir par le souci quotidien. Il oppose ce qui est périssable, voué à la destruction, à ce qui est porteur de vie, à tout jamais, ce qui est durable pour « l’éternité. » Il y a une nourriture qui nourrit, qui satisfait, qui ne nous laisse pas sur notre faim. La foule comprend cela et demande alors à Jésus : Comment faire ? Jésus répond qu’il n’y a rien à faire, il nous faut être dans une relation de confiance avec Dieu ! Jésus nous invite à être nous même, sous le regard bienveillant de notre Père, dans un état de confiance. Un chemin nous est ouvert vers la paix, Jésus nous invite à être en sa présence, pour soi et pour ceux qui nous entourent. Entendre l’appel de Jésus, c’est « l’œuvre de Dieu, » c’est que nous croyons. C’est la foi qui nous fait adhérer au mystère de Jésus qui donne sa vie. Dieu est vraiment venu jusqu’à nous, il nous a parlé, il nous a touché. Il nous entraîne désormais dans une vie toute nouvelle qui est essentiellement une vie d’amour. Vivre de la vie du Christ, être plongé dans sa mort et dans sa résurrection, c’est vivre de son Amour, en nous, par l’Esprit Saint. Notre foi trouve sa plénitude dans le Christ, Dieu est un amour qui engage toute la vie. Suivre Jésus dans tout ce qu’il nous dit, c’est le suivre jusqu’à la résurrection qui nous conduit à la Pentecôte.


Citation :
Nous demandons la grâce de suivre le Christ et de ne désirer que la volonté du Père.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :







Sainte Faustine Kowalska (1905-1938), religieuse
Petit Journal, § 1323 (trad. Parole et dialogue 2002, p. 449)

« L'œuvre de Dieu, c'est que vous croyiez en celui qu'il a envoyé »

Je m'incline devant toi, Pain des anges (Ps 78,25),
Avec une foi profonde, espoir, amour,
Et du plus profond de mon âme, je t'adore
Bien que je sois néant.

Je m'incline devant toi, Dieu caché,
Et de tout mon cœur, je t'aime.
Les voiles du mystère ne me gênent pas ;
Je t'aime comme les élus au ciel.

Je m'incline devant toi, Agneau de Dieu,
Qui effaces les péchés de mon âme,
Que je reçois en mon cœur, chaque matin,
Et toi, tu m'aides à mon salut.
















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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Lun 16 Avr 2018 - 21:10

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Mardi 17 avril 2018 : Le mardi de la 3e semaine de Pâques


Les saints du jour (Mardi 17 avril)


Saint Robert de Molesme, fondateur de Cîteaux (vers l'an 1028 - 1111)
Pour approfondir : Saint Robert, abbé de Molesme, fondateur de Cîteaux

Saint Etienne Harding Abbé de Citeaux (+ 1134)
Pour approfondir : La Bible d’Étienne Harding et les origines de Cîteaux

Sainte Kateri Tekakwitha, Indienne du continent nord-américain. 1ère Sainte
amérindienne (1656-1680).


Bse Claire (Chiara) Gambacorti, Dominicaine (1362-1420).


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

« Ils lui dirent alors : « Quel signe vas-tu accomplir pour que nous puissions le voir, et te croire ? Quelle œuvre vas-tu faire ? Au désert, nos pères ont mangé la manne ; comme dit l’Écriture : Il leur a donné à manger le pain venu du ciel. »

La foule demande à Jésus un signe ! C’est étrange, cette même foule de milliers de personnes a été nourrie la veille à partir de cinq pains et deux poissons. Comment ont-ils oublié si vite ce qu’ils avaient vu la veille ? Ils ont reçu tout ce qu’il faut pour croire en Jésus, mais ils demandent encore un autre signe. Parfois, nous agissons de même, Jésus a fait pour nous une abondance de choses, nous les recevons avec joie, mais, le lendemain, nous avons oublié la joie de la veille. Comment est-il possible que nous soyons si oublieux des signes de l’amour de Dieu ? Nous recherchons des bénéfices matériels et nous voulons que Jésus accomplisse de nouveaux signes. Dans la révélation de son amour, Jésus rencontre des forces de résistance qui lui font obstacle. Il invitera les juifs à comprendre, qu’en multipliant les pains, il n’a pas donné une manne nouvelle, mais que c’est lui-même qui est le véritable Pain de vie. Nous voulons avancer dans la connaissance du mystère du Pain de vie et nous demandons à Jésus l’humilité. C’est sa Passion qui nous rendra victorieux dans tous nos combats. Jésus, Pain de vie, nous est donné pour que nous passions l’épreuve et demeurions dans la victoire de son amour, qui se donne, pour nous guérir.


" Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : ce n’est pas Moïse qui vous a donné le pain venu du ciel ; c’est mon Père qui vous donne le vrai pain venu du ciel.

Car le pain de Dieu, c’est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde. » Jésus nous donne toujours plus que ce que nous lui demandons. La foule demande du pain ordinaire et Jésus promet quelque chose de bien plus grand en proposant du Pain pour nous nourrir entièrement. Jésus commence son message à partir d’une expérience ordinaire, et il élève la conversation à des réalités plus spirituelles. Jésus nous aide à voir ce dont nous avons besoin pour nous nourrir spirituellement. Il va au-delà d’un pain matériel pour annoncer un pain qui nous nourrira spirituellement afin que nous n’ayons jamais faim. Il nous donne beaucoup mieux que ce que nous demandons : il nous donne son propre corps en nourriture. La multiplication des pains donnait à manger un pain ordinaire. Jésus redit que la manne donnée par Moïse était une nourriture matérielle qui annonçait la seule nourriture vraiment céleste que le Père veut donner aux hommes. Il faut nous laisser aller à la contemplation de ce que ces mots nous suggèrent. Nous sommes faits pour Dieu, notre vraie faim est une faim de Dieu, notre seule nourriture, c’est celle qui vient de Dieu.


"Ils lui dirent alors : « Seigneur, donne-nous toujours ce pain-là. »

Jésus leur dit : « Je suis le pain de vie. Qui vient à moi n’aura jamais faim ; qui croit en moi n’aura jamais soif." C’est dans la douceur et dans l’humilité que Jésus se donne comme le Pain de Dieu, le véritable, celui qui descend du ciel et donne la vie au monde. La veille de sa passion Jésus prendra le pain et le vin, Il bénira son Père et nous manifestera comment il va transformer les événements douloureux de sa Passion dans la gloire de sa Résurrection. L’Eucharistie nous soutient pour le grand combat dans lequel nous sommes engagés. Jésus nous donne une alliance nouvelle et éternelle qui dit combien Dieu est Amour. La Parole de Jésus est un bon Pain pour le cœur. Le vrai pain, c’est Jésus lui-même, sa personne dont on se nourrit par la foi en croyant en Lui. “J’ai à manger une nourriture que vous ne connaissez pas, ma nourriture, c’est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé.” Jésus vient du Père, il demeure en son Père et sera fidèle dans son amour. Il demeure debout, il mourra sur la croix debout, Il descendra jusque dans la mort pour nous sortir victorieux de l’enfer. C’est à sa personne que nous adhérons en mangeant le Pain de vie. Quand nous recevons "ce Pain," la présence cachée de Dieu, la toute puissance de l’amour infini de Dieu nous est donnée pour que nous fassions « corps » avec Jésus.


Citation :
Nous demandons la grâce d’entrer dans le mystère de Jésus pain de vie.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :







Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église
Homélies sur l'évangile de Jean, n°45

Le vrai pain venu du ciel

Les juifs disent : « Nos pères ont mangé la manne dans le désert ». Le Sauveur aurait pu leur répondre : « Je viens de faire un plus grand miracle que celui de Moïse : moi, je n'ai eu besoin ni de bâton, ni de prière (cf Ex 9,23; 17,9s) ; j'ai tout fait par moi-même, par ma propre autorité. Vous rappelez le prodige de la manne ; moi, ne vous ai-je pas donné du pain en abondance ? » Mais ce n'était pas le temps alors de parler de cette manière. Jésus ne pensait qu'à une chose : les attirer à lui pour qu'ils lui demandent une nourriture spirituelle... : « Moïse ne vous a pas donné le pain du ciel ; c'est mon Père qui donne le vrai pain du ciel »...

     Ce pain que le Père donne, Jésus Christ l'appelle le pain véritable. Non que le miracle de la manne ait été faux ; mais la manne était une préfiguration d'un pain supérieur et plus merveilleux... : « Le pain de Dieu, c'est le pain qui est descendu du ciel et qui donne la vie au monde » — au monde entier et non seulement aux juifs. Ce pain n'est pas seulement une nourriture mais une vie, une vie différente de celle-ci, une vie complètement autre : ce pain donne la vraie vie... Jésus est lui-même ce pain parce qu'il est le Verbe, la Parole de Dieu, de même qu'ici, en nos églises, il devient le pain du ciel par la descente du Saint Esprit.















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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Mar 17 Avr 2018 - 22:11

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Mercredi 18 avril 2018 : Le mercredi de la 3e semaine de Pâques


Les saints du jour (Mercredi 18 avril)


Saint Parfait de Cordoue, Prêtre et martyr à Cordoue (✝ 850).

Bienheureuse Marie de l'Incarnation, veuve, Religieuse Carmélite (✝ 1618).

Bienheureux Luca Passi, Prêtre et Fondateur des : « Œuvre Laïque Sainte-Dorothée »
« Sœurs enseignantes de Sainte-Dorothée » (1789-1866)


Bienheureuse Marie-Anne Blondin, vierge, Fondatrice des Sœurs
de Sainte-Anne (1809-✝ 1890)


Bse Savina Petrilli, Vierge et fondatrice de la Congrégation :
“Sœurs des pauvres de Ste Catherine de Sienne” († 1923)



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Jésus leur dit : « Je suis le pain de vie. Qui vient à moi n’aura jamais faim ; qui croit en moi n’aura jamais soif.

Mais je vous l’ai dit : vous me voyez et vous ne croyez pas." Dieu vient combler toutes nos attentes de la manière la plus merveilleuse qui soit. Pour entrer dans cette Parole de Dieu qui nous est donnée, il nous faut être attentif, car Dieu nous parle de multiples manières. Il nous parle par la maternité divine de Marie qui est d’abord un acte de foi en Dieu qui réalise des merveilles. Marie nous donne son tout-petit, Jésus, qui a donné son cœur à sa mère. Elle lui a donné sa personne, Jésus est pour elle son Pain de vie, le Verbe éternel préexistant depuis toujours. Jésus est venu sauver l’humanité, lui apporter le plus grand amour de Dieu. Les apôtres éprouveront de la difficulté pour entrer dans ce mystère ! La multiplication des pains était préfigurée par la manne au désert, mais les apôtres n’ont pas compris qu’elle annonçait le mystère du Pain de Vie. Nous contemplons combien Jésus se préoccupe de notre faim et de notre soif. Nous pouvons témoigner de sa sollicitude pour nous, il n’est pas indifférent devant nos souffrances. Il nous faut croire, bien plus encore, au tendre amour que Dieu notre Père a pour chacun de nous, en nous donnant Jésus. En se cachant Lui même dans l’Eucharistie, Jésus montre la distance incroyable qu’Il parcourt pour rassasier notre soif et notre faim.


"Tout ce que me donne le Père viendra à moi, et celui qui vient à moi, je ne le jetterai pas dehors ;

car je suis descendu du ciel pour faire non pas ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé. Or c’est la volonté de celui qui m’a envoyé que je ne perde rien de tout ce qu’il m’a donné, mais que je le ressuscite au dernier jour." Jésus vient combler notre soif de « vie éternelle. » La faim et la soif physiques sont un pâle reflet d’un désir plus profond, caché en chacun, de la vie divine que seul Jésus, le Christ, peut nous donner. « C’est la volonté de mon Père : que quiconque voit le Fils et croit en Lui, ait la vie éternelle. » Nous devons nous présenter à Lui, aller à Lui en aspirant au don d’amour infini de Dieu qui vient. Il nous faut le reconnaître et le recevoir dans la foi quand il se révèle. Marie a été rassasiée par la présence de son Fils, elle a compris le Don d’Amour que Dieu faisait à l’humanité. Quand Jésus nous donne son Corps et son Sang en nourriture, nous revenons à cette origine par qui nous est venu ce Don si précieux. Marie lui a donné son corps et son sang, tout son être, il nous faut revenir à ce don personnel, alors nous sommes rétablis dans la vie véritable. Le Pain de vie nous est donné pour nous transformer, nous rendre à nous-mêmes, vivants en Lui. Jésus vient se loger au plus intime de notre cœur pour le changer, pour que nous connaissions le Père et que nous entrions dans une communion d’amour personnelle avec Dieu.


"Oui, telle est la volonté de mon Père, que quiconque voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle, et je le ressusciterai au dernier jour. »

Ces Paroles de Jésus nous stimulent à nous rapprocher de Lui chaque jour dans la prière pour recevoir son Corps et pour posséder cette vie nouvelle. Jésus, Sauveur de son peuple, nous nourrit et nous défend. Nous passons ainsi des soucis de la nourriture matérielle, au souci unique de faire la volonté de notre Père des cieux. Dans ce don de la multiplication des pains se cache la relation à celui qui donne le pain. « Je suis le Pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura plus jamais faim. » Le vrai Pain, c’est celui qui demeure pour la vie éternelle. A la résurrection, Jésus est présent au milieu du peuple qui croit en Lui, il est présent dans la communauté qui le célèbre. En célébrant l’Eucharistie, nous recevons sacramentellement, dans une petite hostie, le Corps qui a été tissé dans le sein de Marie. Mendiant d’amour, Jésus provoque en elle un amour bien plus grand que tout ce qu’elle pouvait porter dans son cœur. Quand Marie portait Jésus, elle le faisait communier à son propre sang, Jésus comblait toute les aspirations de Marie sa mère. Le Pain de vie est véritablement le Fils du Père qui nous dit : « Celui qui vient à moi n’aura plus jamais faim. »


Citation :
Nous demandons la grâce d’être attentif à Jésus pour accomplir la volonté du Père.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :







Saint Jean XXIII (1881-1963), pape
OR 20/09/59

« Celui qui vient à moi n'aura plus jamais faim »

Le problème économique est l'inconnu terrible de notre époque tourmentée. Le problème du pain quotidien, du bien-être, c'est l'incertitude angoissante qui nous opprime au milieu des foules agitées et insatisfaites, et parfois, hélas, affamées. C'est pour nous un devoir d'unir nos efforts, de faire les sacrifices nécessaires selon la doctrine catholique issue de l’Évangile et les instructions claires et solennelles de l'Église, pour contribuer à la recherche d'une solution équitable pour tous. Mais c'est en vain que nous nous efforcerons de remplir les estomacs de pain et de satisfaire les autres désirs parfois effrénés, si l'on ne parvient pas à nourrir les âmes du pain de vie, vrai, substantiel, divin ; à les nourrir de ce Christ dont elles ont faim et grâce auquel, seulement, on pourra reprendre le chemin « jusqu'à la montagne du Seigneur » (1R 19,8.).

   C'est en vain que nous demanderons aux économistes et aux législateurs de nouvelles formes de vie sociale si l'on soustrait aux yeux du peuple le doux et maternel sourire de Marie dont les bras sont ouverts pour accueillir tous ses fils. Sur son sein, l'orgueil s'abaisse, les cœurs s'apaisent dans la sainte poésie de la paix chrétienne et de l'amour. Conjuguons nos efforts afin que l'on ne sépare jamais du cœur de l'homme ce que Dieu, dans la doctrine catholique et dans l'histoire du monde, a si merveilleusement uni : l'eucharistie et la Vierge.


















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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Mer 18 Avr 2018 - 21:36

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Jeudi 19 avril 2018 : Le jeudi de la 3e semaine de Pâques


Les saints du jour (Jeudi 19 avril)


Saint Théodore de Perge Martyr et sa mère sainte Philippa (2ème s.)

Saint Mappalique, martyr à Carthage (✝ 250)

Saint Elphège, Évêque de Winchester puis Archevêque de Cantorbéry et martyr (954-1012).

Saint Léon IX Pape (150 ème) de 1049 à 1054 (+ 1054)

Saint Vernier, Martyr (✝ 1287).

Bienheureux Isnardo (Isnard) de Chiampo, Prêtre o.p. († 1244)

Bienheureux Conrad d'Ascoli, o.f.m. (1234-1289).


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LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire, et moi, je le ressusciterai au dernier jour."

Il est écrit dans les prophètes : Ils seront tous instruits par Dieu lui-même. Quiconque a entendu le Père et reçu son enseignement vient à moi. Nous rendons grâce à Dieu par Jésus qui vient au secours de notre faiblesse, lui qui vient nous libérer. Il nous donne de tout récapituler en lui, pour que l’univers entier participe à sa plus grande gloire, à son plus grand amour. Dieu comble toute notre vie, tout ce que nous sommes, pour que nous soyons régénérés en lui. La Parole de Jésus retentit encore dans notre humanité, dans nos misères. Elle est toujours porteuse de la Victoire de Jésus. Jésus lance à la foule une invitation à croire. Après avoir multiplié les pains, Jésus s’adresse à nous de telle manière que nous puissions adhérer à sa parole. Sa mort et sa résurrection, sa vie, éclaire la Cène partagée avec ses disciples. Son Corps et son Sang sont là, donnés, pour que nous ayons la vie. Notre humanité, attirée par le Père, est transformée fondamentalement par Jésus Eucharistie. Au cœur de l’humanité en recherche, l’attirance du Père, l’Esprit Saint, rassemble toute personne attirée par Dieu. Il est à l’œuvre pour bâtir la civilisation de l’Amour. La bienveillance qui nous est donnée par lui, transforme l’univers. Au cœur même de la création, par l’Eucharistie, le blé et le raisin, le pain et le vin opèrent la transformation de l’univers.


Certes, personne n’a jamais vu le Père, sinon celui qui vient de Dieu : celui-là seul a vu le Père.

Amen, amen, je vous le dis : il a la vie éternelle, celui qui croit. Moi, je suis le pain de la vie. Au désert, vos pères ont mangé la manne, et ils sont morts ; mais le pain qui descend du ciel est tel que celui qui en mange ne mourra pas. Traverser la mort ne pouvait être que le fait de Dieu. Seule, la puissance de son Amour infini, le pouvait. Nous sommes instruits par Dieu lui-même. L’Eucharistie nous donne de pouvoir aller contre la mort qui nous hantes. Reçu dans la foi, le sacrifice du Christ pacifie toute l’humanité, mais surtout celles et ceux qui ont le plus besoin d’être réconfortés. La misère du monde est transformée par la Passion de Jésus qui régénère toute chose. Il n’est pas facile de croire, comme il n’est pas simple de faire confiance dans la vie quotidienne. Le chemin de la Résurrection posé par Dieu, consiste à traverser la vie naturelle pour aller au-delà. Avec Jésus, une perspective étonnante se donne à contempler ! Jésus, « dans son corps et dans son sang, » se donne à nous pour vaincre le mystère d’iniquité, le mystère du mal répandu dans le monde. Ainsi transformé, le monde est récapitulé dans le Corps eucharistique du Christ. La Passion du Christ dans l’Eucharistie se vit pour toute l’humanité, et surtout celle des plus souffrants qui peuvent offrir leur vie en union avec le Christ.


Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement.

Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. » Nous sommes introduits dans le mystère du don de Jésus. L’Église célèbre ce mystère dans une humanité en guerre, elle y infuse un nouvel Amour. Ce mystère est célébré en mémorial pour le salut du monde. Jésus, la veille de sa passion, prit du pain et dit : « Prenez, mangez, c’est mon corps, Jésus prend du vin et dit : « Prenez, buvez, c’est mon sang. » C’est bien le sang du Christ qui a été répandu sur la croix une fois pour toute, et pour le salut de tous. C’est bien sa chair meurtrie et ressuscitée qui sera donnée pour que le monde ne vive plus d’une passion meurtrière mais d’une passion d’amour. Jésus, venu du ciel, nous entraîne dans la vie même de Dieu qui est de toujours à toujours. Tout ce que nous voyons, tout ce que nous contemplons peut nous mener au Christ ! Jésus a pris notre humanité pour que nous ayons part à sa divinité. Jésus, Pain descendu du ciel, attend notre réponse de foi sans laquelle rien n’est possible. La personne de Jésus, ses actes et ses paroles sont la nourriture nécessaire à notre vie. Croire en Jésus, c’est accueillir ses gestes et ses paroles qui transforment le monde.


Citation :
Nous demandons la grâce de devenir l’enfant bien aimé du Père dans l’Amour infini de Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :







Concile Vatican II
Constitution sur la Sainte Liturgie « Sacrosanctum Concilium », § 47-48

« Le pain que je donnerai, c'est ma chair, donnée pour que le monde ait la vie »

Notre Sauveur, à la dernière Cène, la nuit où il était livré, institua le sacrifice eucharistique de son Corps et de son Sang pour perpétuer le sacrifice de la croix au long des siècles, jusqu'à ce qu'il vienne, et en outre pour confier à l'Église, son Épouse bien-aimée, le mémorial de sa mort et de sa résurrection : sacrement de l'amour, signe de l'unité, lien de la charité, banquet pascal dans lequel le Christ est mangé, l'âme est comblée de grâce, et le gage de la gloire future nous est donné.

     C'est pourquoi l'Église a le souci d'obtenir que les fidèles n'assistent pas à ce mystère de la foi comme des spectateurs étrangers ou muets, mais que, le comprenant bien dans ses rites et ses prières, ils participent consciemment, pieusement et activement à l'action sacrée, soient formés par la parole de Dieu, se restaurent à la table du Corps du Seigneur, et rendent grâce à Dieu. Qu'en offrant la victime sans tache, non seulement par les mains du prêtre, mais aussi ensemble avec lui, ils apprennent à s'offrir eux-mêmes et, de jour en jour, soient consommés par la médiation du Christ dans l'unité avec Dieu et entre eux pour que, finalement, « Dieu soit tout en tous » (1Co 15,28).

















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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Jeu 19 Avr 2018 - 21:01

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Vendredi 20 avril 2018 : Le vendredi de la 3e semaine de Pâques


Les saints du jour (Vendredi 20 avril)


Saint Marcellin d'Embrun, Evêque qui combattit l'arianisme (+ 374)

Sainte Hildegonde (+ 1188) ou Frère Joseph, Vierge.

Sainte Agnès de Montepulciano, Abbesse Dominicaine (1268-1317).

Saint Athanase des Météores Confesseur (+ 1380)

Bienheureux Simon Rinalducci, Prêtre de l’Ordre des Ermites de
Saint-Augustin (✝ 1322).


Bienheureux Anastazy Pankiewicz, Prêtre o.f.m. et Martyr  
du nazisme († 1942)



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

"Les Juifs se querellaient entre eux : « Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger ? »

Jésus leur dit alors : « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n’avez pas la vie en vous. Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi, je demeure en lui. Les Paroles de Jésus heurtent, elles choquent les Juifs qui se mettent à discuter fort. Pour nous, deux mille ans plus tard, ces Paroles de Jésus risquent de ne plus nous émerveiller en provoquant notre reconnaissance et notre adoration. Nous croyons « savoir ! » et la routine nous menace ! Les saints se sont toujours émerveillés du Mystère de l’Eucharistie : ils l’ont adoré ne doutant pas des Paroles de Jésus : « Nous aimant comme une mère, le Christ nous nourrit de sa propre Chair. Il a placé devant nous le Pain et le Vin, Son Corps et Son Sang, nourriture d’Immortalité. En les mangeant, nous recevons la grâce de l’Esprit-Saint qui s’écoule vers nous et nous rend immortels et incorruptibles en espérance, » dira Théodore de Mopsueste. Il nous faut revenir au mystère de Marie pour entrer dans ce mystère de Jésus. A l’Annonciation il a été dit à Marie : « L’Esprit Saint viendra sur toi. » Le corps que Marie a tissé dans sa chair à Jésus va régénérer le monde entier. Marie est la créature immaculée, renouvelée totalement à l’avance dans la Passion et la Résurrection de Jésus. Une humanité plus belle naît, créée dans l’amour infini de Dieu et régénérée dans l’Esprit Saint et dans le don du Corps et du sang de Jésus. C’est du « coté ouvert » du nouvel Adam que naît une Femme, la nouvelle Ève.


"De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même celui qui me mange, lui aussi vivra par moi.

Jésus-Hostie prend possession de chacun de nous, pour recréer, au Nom de Son Père, une humanité nouvelle. Jésus, nous manifestant le plus grand Amour, nous parle avec tendresse. Marie accueille Jésus dans notre cœur, le Saint-Esprit l’enveloppe encore de Son ombre pour former avec nous un Peuple nouveau. Elle nous entraîne, en hâte, vers nos frères qui ont besoin de lumière. C’est par petites touches que nous entrons dans le mystère de Dieu : « Le Verbe s’est fait chair », le Verbe de Dieu a pris notre humanité avec toute sa faiblesse. Jésus dit : « le Père, qui est vivant, m’a envoyé » ! Le Père est source de la vie que donne le Fils, il est à l’origine de notre foi en la personne du Fils. Jésus nous donne sa chair, il nous donne tout lui-même pour que nous ayons la vie. Il nous faut passer par cette nouvelle « Incarnation, » devenue Sacrement, pour retrouver la vie qui nous nourrit et nous transforme fondamentalement en nous rendant bienheureux.


« Tel est le pain qui est descendu du ciel : il n’est pas comme celui que les pères ont mangé. Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra éternellement. »

Voilà ce que Jésus a dit, alors qu’il enseignait à la synagogue de Capharnaüm. « Il est grand le Mystère de la Foi, » chantons-nous en célébrant le Mystère de la Sainte Eucharistie qui nous donne réellement Jésus le Christ ! Nous le prions de nous aider à comprendre toujours plus profondément ce Mystère merveilleux, et de l’aimer toujours mieux. Ô Jésus, nous Te rendons grâce d’avoir « inventé » ce Moyen divin pour rester toujours avec nous, jusqu’à ton retour en Gloire ! Tu nous ouvres la possibilité de demeurer avec toi dans la vie que tu tiens de ton Père de toujours à toujours. Communier au corps et au sang du Christ Jésus, c’est demeurer en relation étroite avec lui qui va jusqu’au sacrifice total de lui-même et qui nous entraîne à faire de même. Jésus fait toutes choses nouvelles : Il redonne vie, il guérit les boiteux, il ressuscite les morts. Jésus est venu dans notre chair, il est venu dans notre humanité concrète pour que tout ce qui va se vivre dans sa chair soit en harmonie avec Dieu. Nous sommes introduits ainsi dans une toute nouvelle perspective ! Jésus communique sa vie dans son Corps et dans son Sang livré pour notre salut ! La Passion et la Résurrection de Jésus nous donne ainsi la vraie Vie.


Citation :
Nous demandons la grâce de comprendre ces paroles de Jésus qui nous invitent au réalisme de l’Incarnation.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Saint Jean-Marie Vianney (1786-1859), prêtre, curé d'Ars
Pensées choisies du saint Curé d'Ars (J. Frossard, Éds Tequi 2007, p. 75, rev.)

Ce Don de Dieu : la Messe

Toutes les bonnes œuvres réunies n'équivalent pas au saint Sacrifice de la Messe, parce qu'elles sont les œuvres des hommes, et la Messe est l’œuvre de Dieu. Le martyre n'est rien en comparaison : c'est le sacrifice que l'homme fait à Dieu de sa vie ; la Messe est le Sacrifice que Dieu fait à l'homme de son Corps et de son Sang.

     À la voix du prêtre, Notre Seigneur descend du ciel et se renferme dans une petite hostie. Dieu arrête ses regards sur l'autel. « C'est là, dit-il, mon Fils bien-aimé, en qui J'ai mis toutes mes complaisances » (Cf. Mt 3,17 ; Mt 17,5). Aux mérites de l'offrande de cette Victime, Il ne peut rien refuser.

     Que c'est beau ! Après la consécration, le Bon Dieu est là comme dans le ciel !... Si l'homme connaissait bien ce mystère, il mourrait d'amour. Dieu nous ménage à cause de notre faiblesse.

     Oh ! si on avait la foi, si l'on comprenait le prix du saint Sacrifice, on aurait bien plus de zèle à y assister !
















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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Ven 20 Avr 2018 - 23:02

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Samedi 21 avril 2018 : Le samedi de la 3e semaine de Pâques


Les saints du jour (Samedi 21 avril)


Saint Apollinaire de Rome (ou Apollonius), apologiste de la religion
chrétienne, Martyr (+ v. 186)


Saint Anastase d'Antioche, palestinien d'origine et moine du Sinaï (+ 599)

Saint Anastase Higoumène au Mont-Sinaï,  (7ème s.)

Saint Anselme d'Aoste, Archevêque de Cantorbéry et Docteur
de l'Église (1033 (ou 1034)-1109).


Saint Conrad de Porzham, Frère Capucin († 1894).

Saint Román Adame Rosales, prêtre et martyr mexicain (+ 1927)

Bienheureux Bartolomeo Cerveri, Prêtre o.p. et martyr († 1466)


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

Beaucoup de ses disciples, qui avaient entendu, déclarèrent : « Cette parole est rude ! Qui peut l’entendre ? »

Jésus savait en lui-même que ses disciples récriminaient à son sujet. Il leur dit : « Cela vous scandalise ? Et quand vous verrez le Fils de l’homme monter là où il était auparavant !… C’est l’esprit qui fait vivre, la chair n’est capable de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et elles sont vie. La parole de Jésus est d’un réalisme surprenant pour qui adhère au mystère de l’Incarnation. Jésus, né de la Vierge Marie, vient du Père, Il a pris la chair humaine et il vit de l’Esprit Saint, l’amour infini de Dieu. Jésus va jusqu’au bout de l’Incarnation à la fois dans le concret de la vie humaine et par le Don de lui-même. Il est le Pain du Père, le Pain de Vie. « C’est l’Esprit qui vivifie, la chair ne sert de rien. » L’Eucharistie nous offre vraiment le Corps du Christ né de la Vierge Marie ; La coupe de vin est vraiment le Sang du Christ donné pour que nous ayons la vie. La vérité de Jésus nous ouvre un quotidien nouveau ou nous pouvons comprendre que l’homme ne vit pas que du pain, mais de ce qui sort de bouche de Dieu. La vie nous est donnée, elle nous donne de nous rencontrer dans la foi en la vie, la foi en Dieu. La foi est un lâcher prise, elle est la naissance à l’autre. Jésus sait déjà qui est celui qui ne croit pas. Mystérieusement Jean signale la trahison de Judas !


"Mais il y en a parmi vous qui ne croient pas. » Jésus savait en effet depuis le commencement quels étaient ceux qui ne croyaient pas, et qui était celui qui le livrerait."

Il ajouta : « Voilà pourquoi je vous ai dit que personne ne peut venir à moi si cela ne lui est pas donné par le Père. » Le mystère de la vie peut advenir en nous sans que nous recevions l’Auteur de cette vie ! Mais rien n’est durable dans notre vie sans un abandon réel à la volonté de notre Père. Quelque soit notre tempérament, nous avons à vivre une dépossession de nous même, dans l’espérance que Dieu nous donne de l’avenir. C’est une ouverture de pauvre, l’attente de quelqu’un qui nous sauve, une acceptation de ne pas vivre seul, de ne pas faire seul, mais avec un autre, à partir d’un autre. Jésus a insisté jusqu’au bout sur ce réalisme de la foi. Il s’agit de la réalité de Jésus venu dans la chair humaine. Si j’accepte de recevoir l’Auteur de ma vie, je me reconnais fils, existant de lui. « Cela lui est donné par le Père, » dit Jésus. Il y va de la réalité de Jésus à la croix qui réalise le don de son corps et de son sang, le don de sa vie. L’apôtre Jean qui a reçu Marie chez lui, nous annonce ce Don par sa vie. La foi eucharistique ne sera pas entamée dans le reniement de Pierre qui a manqué d’espérance. Après le reniement, Jésus croisera le regard de Pierre qui se mettra à pleurer. Pierre dont la foi eucharistique est inébranlable, a été nourri le Jeudi Saint du corps et du sang de Jésus, il se référera sans cesse à ce que Jésus a fait dans sa vie : « Seigneur, à qui irions-nous, tu as les paroles de la vie éternelle. »


"À partir de ce moment, beaucoup de ses disciples s’en retournèrent et cessèrent de l’accompagner."

Alors Jésus dit aux Douze : « Voulez-vous partir, vous aussi ? » Simon-Pierre lui répondit : « Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle. Quant à nous, nous croyons, et nous savons que tu es le Saint de Dieu. » La certitude de Pierre est ouverture au Mystère de Dieu qui se laisse accueillir pauvrement en Jésus. Au matin de la résurrection, au soir d’Emmaüs, c’est avec le pain partagé que nous sommes appelés à l’action de grâce. La puissance de l’amour infini de Dieu en Jésus est désormais à l’œuvre dans le cœur de l’Église, dans le cœur des Apôtres. La puissance de l’Esprit Saint agit dans l’Église qui continue l’œuvre de Jésus. C’est ainsi que nous voulons nous remettre à Dieu de tout notre être pour entrer dans le mystère de l’Eucharistie, le mystère du don de nous-mêmes à la suite de Jésus. C’est le lieu de notre foi. Nous recevons tout, nous n’avons plus rien, mais nous espérons tout du Christ qui nous fait entrer dans un nouvel univers.


Citation :
Nous demandons la grâce d’être confortés dans notre foi eucharistique pour reconnaître Jésus qui vient à nous et qui nous donne son Esprit Saint.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :



Je suis le pain vivant descendu du Ciel
Celui qui mange ce Pain vivra éternellement



Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermons sur l'évangile de Jean, n°25, 14-16

« Voulez-vous partir vous aussi ? »

« Je suis le pain de vie, le vrai pain, celui qui descend du ciel et donne la vie au monde » (Jn 6,32-33)... Vous désirez ce pain du ciel, vous l'avez devant vous, et vous ne mangez pas. « Mais je vous l'ai dit : parce que vous m'avez vu, vous ne croyez pas » (Jn 6,36). Pour autant je ne vous rejette pas : votre infidélité a-t-elle annulé la fidélité de Dieu ? (Rm 3,3) Vois donc : « Tout ce que mon Père me donne viendra à moi et celui qui viendra à moi, je ne le jetterai pas dehors » (Jn 6,37). Quelle est cette intériorité d'où l'on ne sort pas ? Un grand recueillement, un doux secret. Secret qui ne lasse pas, pur de l'amertume des pensées mauvaises, exempt du tourment des tentations et des douleurs. N'est-ce pas dans un tel secret qu'entrera ce serviteur fidèle qui s'entendra dire : « Entre dans la joie de ton Seigneur » (Mt 25,21) ?...

     Celui-là, tu ne le jetteras pas dehors, car tu es descendu du ciel non pour faire ta volonté, mais la volonté de celui qui t'a envoyé (Jn 6,38). Mystère profond !... Oui, pour guérir la cause de tous les maux, c'est à dire l'orgueil, le Fils de Dieu est descendu et il s'est fait humble. Pourquoi t'enorgueillir, ô homme ? Dieu s'est fait humble à cause de toi. Tu rougirais peut-être d'imiter l'humilité d'un homme ; imite l'humilité de Dieu... Dieu, lui, s'est fait homme ; toi, ô homme, reconnais que tu es homme : toute ton humilité consiste à te connaître. C'est donc parce que Dieu enseigne l'humilité qu'il a dit : « Je ne suis venu que pour faire la volonté de celui qui m'a envoyé... Je suis venu, humble, enseigner l'humilité comme un maître d'humilité. Celui qui vient à moi devient membre de mon Corps ; celui qui vient à moi devient humble... Il ne fait pas sa volonté, mais celle de Dieu ; c'est pourquoi il ne sera pas jeté dehors, comme quand il était orgueilleux » (cf Gn 3,24)

















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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Sam 21 Avr 2018 - 22:53

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Dimanche 22 avril 2018 : Quatrième dimanche de Pâques


Les saints du jour (Dimanche 22 avril)


Saint Soter Pape (12 ème) de 166 à 175 et martyr (+ 175)

Saints Épipode et Alexandre, Martyrs à Lyon († 178).

Saint Léonide, Père d'Origène et Martyr († 202)

Saint Caïus Pape (28 ème) de 283 à 296 et martyr (+ 296)

Saint Théodore le Sicéote, Confesseur (+ 613).

Sainte Opportune Abbesse bénédictine (+ 770)


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Le voleur ne vient que pour voler, égorger et détruire. Moi je suis venu pour que les hommes aient la vie, pour qu’ils l’aient en abondance."

Je suis le bon pasteur, le vrai berger. Le vrai berger donne sa vie pour ses brebis. Le berger mercenaire, lui, n’est pas le pasteur, car les brebis ne lui appartiennent pas : s’il voit venir le loup, il abandonne les brebis et s’enfuit ; le loup s’en empare et les disperse. Ce berger n’est qu’un mercenaire, et les brebis ne comptent pas vraiment pour lui." Jésus aime ceux et celles qui viennent à lui, qu’ils soient égarés, ou encore que ce soit ses brebis choisies, il se compare au « bon berger » qui est prêt à donner sa vie pour elles. La mission de Jésus est une prise au sérieux de notre vie, ainsi nous nous rendons compte de l’amour de Dieu pour nous. « Mes bien-aimés, voyez comme il est grand l’amour dont le Père nous a comblés : il a voulu que nous soyons appelés enfants de Dieu ». Jésus est le vrai berger qui s’est engagé jusqu’au bout, prenant « sur lui le péché du monde, » il rejoint aussi les plus pauvres dans leur faiblesse. Fils de Dieu, il meurt sur la Croix afin de nous rejoindre et de nous sauver, alors que nous refusions de nous laisser aimer par Dieu ! La parole d’Amour résonne, nous l’entendons comme une provocation de l’Amour infini de Dieu qui est à recevoir. Nous laisser aimer par Dieu, nous laisser transformer par lui pour avoir la Vie, « que nous soyons appelés enfants de Dieu, » et nous le sommes ! Le Père a donné son Fils Jésus pour nous sauver.


"Moi, je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent, comme le Père me connaît, et que je connais le Père ; et je donne ma vie pour mes brebis.

J’ai encore d’autres brebis, qui ne sont pas de cette bergerie : celles-là aussi, il faut que je les conduise. Elles écouteront ma voix : il y aura un seul troupeau et un seul pasteur." Face au danger, Jésus ne fuira pas comme un mercenaire, il en mourra de nous aimer, sa mort sera une victoire d’amour. Vivant, Ressuscité, il rassemblera ses brebis dispersées. Le vrai berger « connaît ses brebis, et les brebis le connaissent », cette réciprocité d’amour est analogue à celle qui unit Jésus à son Père. Assurée d’avoir du prix aux yeux du Pasteur, chaque brebis sera sans cesse réinsérée par lui dans le troupeau. Comme nous, Pierre suivait Jésus quand tout allait bien ! Quand Jésus est emmené par le grand prêtre, qu’il porte sa Croix, c’en est trop pour Pierre : « Je ne le connais pas cet Homme, » dira-t-il, comme chacun de nous à certains moments ! Après son reniement, Pierre contemple le regard de Jésus, c’est le regard du bon pasteur, le regard de celui qui est blessé par le rejet et qui garde toujours le même amour. Pierre dira plus tard de Jésus, « son nom donné aux hommes est le seul qui puisse nous sauver. » Nous sommes ce peuple guéri par l’Amour du cœur de Dieu manifesté en Jésus.


"Le Père m’aime parce que je donne ma vie pour la reprendre ensuite. Personne n’a pu me l’enlever : je la donne de moi-même."

J’ai le pouvoir de la donner, et le pouvoir de la reprendre : voilà le commandement que j’ai reçu de mon Père. » Jésus est le berger universel, si nous suivons ce berger, il nous faut sans cesse l’accueillir, le rejoindre dans le don de lui-même. « Ma vie, personne ne me la prend : c’est moi qui la donne ». Nous pouvons désormais entrer dans la mission du Bon Berger, à la suite de Jésus. Dans cet amour de compassion pour nos frères, nous prenons place avec lui pour la mission. « J’ai encore d’autres brebis qui ne sont pas de cette bergerie : celles-là aussi, il faut que je les conduise, dit Jésus. » Je veux bien me laisser aimer par Dieu pour suivre Jésus, et je veux bien regarder jusqu’à quel point Jésus m’aime. Comme Pierre, nous poursuivons un chemin de guérison car nous sommes pauvres et blessés comme lui ! Nous entrons dans la blessure du cœur de Dieu ouvert pour nous. Guéris par cet amour, transformés, nous devenons guérissant pour notre peuple ! « Celui qui a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive, de son cœur jailliront des sources d’eaux vives. » Nous annonçons dans la joie le mystère de Jésus le Bon Pasteur qui est venu défendre les brebis, les plus petites et les plus pauvres.


Citation :
Nous demandons la grâce de comprendre le cœur blessé de Jésus pour entrer dans l’amour fou de Dieu pour nous.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Basile de Séleucie (?-v. 468), évêque
Homélie 26, sur le Bon Pasteur ; PG 85, 299 (trad. Bouchet, Lectionnaire, p. 220 rev.)

Le Bon Pasteur donne sa vie pour ses brebis

« Je suis le bon pasteur. Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis. » Pilate a vu ce pasteur ; les juifs l'ont vu, conduit à la croix pour son troupeau, comme le chœur des prophètes l'avait annoncé clairement bien avant la Passion : « Comme un agneau, il est conduit à l'abattoir, comme une brebis muette devant les tondeurs » (Is 53,7). Il ne refuse pas la mort, il ne fuit pas le jugement, il ne repousse pas ceux qui le crucifient.

     Il n'a pas subi la Passion : il l'a voulue pour ses brebis. « J'ai le pouvoir de déposer ma vie, dit-il, et le pouvoir de la reprendre. » Il détruit la souffrance par la souffrance de sa Passion, la mort par sa mort. Par son tombeau, il ouvre les tombeaux. Il ébranle le séjour des morts, il en fait sauter les verrous. Les tombeaux sont scellés et la prison fermée tant que le Berger ne descend dans la mort pour y annoncer la libération à celles de ses brebis qui sont endormies (cf 1P 3,19). On le voit au séjour des morts : il donne l'ordre d'en sortir, on le voit renouveler même là l'appel à la vie. « Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis » : c'est ainsi qu'il cherche l'amour de ses brebis. Celui qui aime le Christ, c'est celui qui sait entendre sa voix.















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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Dim 22 Avr 2018 - 23:38

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Lundi 23 avril 2018 : Le lundi de la 4e semaine de Pâques


Les saints du jour (Lundi 23 avril)


Saints Félix, Fortunat et Achillée martyrs (+ 212)

Saint Gérard de Toul Evêque (+ 994)

Saint Adalbert de Prague Evêque de Prague, martyr (+ 997)

Saint Georges, tribun militaire et martyr († v. 303).

Bienheureux Gilles, un des six premiers compagnons de
Saint François d'Assise (✝ 1262).


Bienheureuse Thérèse-Marie de la Croix fondatrice de la Congrégation des
Carmélites de Sainte-Thérèse (+ 1910)


Bienheureuse Marie-Gabrielle Sagheddu (Sœur Marie-Gabrielle de l’Unité),
Religieuse Trappistine au Monastère de Grottaferrata (✝ 1939).



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LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Le berger mercenaire n’est pas le pasteur, les brebis ne sont pas à lui : s’il voit venir le loup, il abandonne les brebis et s’enfuit ; le loup s’en empare et les disperse. Ce berger n’est qu’un mercenaire, et les brebis ne comptent pas vraiment pour lui.

Jésus, en invoquant le berger mercenaire, manifeste le risque représenté par le loup. Jésus nous parle simplement, il ne force rien en nous. Sa parole est simple et douce. S’il y a des bons pasteurs, il y a aussi des mercenaires pour qui la bergerie n’est qu’un lieu de profit. Ce que Jésus met en œuvre, c’est une manière d’être face aux brebis. Il y a nécessité pour les brebis d’être protégées de la dégradation opérée par le mercenaire. Jésus, le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis. Un lien unique le relie à elles. Leur rencontre se révèle vraie, elle se fait dans la douceur. Dès que le bon berger arrive, de loin, les brebis le reconnaissent, elles viennent à sa rencontre. Jésus est l’Agneau de Dieu qui révèle le vrai Berger, le Père invisible ! C’est l’Esprit Saint qui ouvre notre cœur fidèle. Il habite en nous, il nous donne d’écouter la Parole de Dieu. Pour que l’Amour nouveau apporté par Jésus soit reçu, il nous faut le laisser entrer dans notre vie, pour qu’il épouse toute notre existence.


"Moi, je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent, comme le Père me connaît, et que je connais le Père ; et je donne ma vie pour mes brebis.

J’ai encore d’autres brebis, qui ne sont pas de cet enclos : celles-là aussi, il faut que je les conduise. Elles écouteront ma voix : il y aura un seul troupeau et un seul pasteur. Jésus rassemble les brebis du Père. L’unité du troupeau repose sur la capacité propre à chacune des brebis d’écouter la voix du bon berger. Jésus nous apprend la beauté du lien qui l’unit à chacun de nous. Nous sommes sommes impliqués dans l’unité de son Amour pour tous. La Parole qu’il nous adresse ne nous violente pas, elle nous donne d’aller et venir à notre gré. Jésus nous dit comment nous pouvons nous disposer intérieurement pour le recevoir. Dans le oui de l’Annonciation, Marie a donné sa vie pour Jésus, elle l’a accueilli. Elle a reconnu l’Agneau de Dieu dans sa faiblesse. Elle a découvert le mystère de sa vulnérabilité pendant toute sa vie. Elle nous accompagne comme elle accompagnait Jésus. Comme le bon pasteur, elle donne sa vie pour ses brebis, elle nous aide encore à revivre le mystère de Jésus dans sa Passion et sa Résurrection en nous. A la Passion de Jésus, le bon berger l’a conduite aux sources de l’eau vive, il nous a donné à elle. Elle donne sa vie comme le Bon Pasteur, et elle nous apprend la petitesse et l’humilité.


Voici pourquoi le Père m’aime : parce que je donne ma vie, pour la recevoir de nouveau. Nul ne peut me l’enlever : je la donne de moi-même.

J’ai le pouvoir de la donner, j’ai aussi le pouvoir de la recevoir de nouveau : voilà le commandement que j’ai reçu de mon Père. » Le Christ Ressuscité étend son règne d’amour dans les cœurs qui le choisissent. Nous le suivons dans le grand mouvement d’Amour qui nous conduit vers son Père. Un lien unique s’établit entre lui, le Bon Pasteur, et nous, par le don qu’il fait de lui-même. Ainsi s’établit une relation d’Amour entre nous et Dieu qui nous aime. Jésus nous ouvre à la liberté de sa propre vie, une vie qu’il donne généreusement pour que la Vie véritable soit en nous. Il manifeste l’Amour du Père qui donne son Fils à Marie. Elle le reconnait dans la nuit de la foi. Il est son bon « Pasteur » et elle lui fait une confiance infinie. Ce qui nous fait avancer ensemble, c’est la voix, la parole de Jésus, avec sa dimension incarnée qui est là présente, unissant le corps de ceux qui le suivent. La vie que Jésus nous donne généreusement est sa Vie pour qu’elle soit en nous. Marie a reçu de Dieu la vie de l’Esprit Saint en plénitude. A sa suite, nous marchons dans la foi en Jésus, nous laissant toucher dans notre cœur.


Citation :
Nous demandons la grâce d’entendre la voix de Dieu dans notre cœur, qu’elle nous transforme en enfants bien-aimés du Père.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Saint Thomas d'Aquin (1225-1274), théologien dominicain, docteur de l'Église
Commentaire de l'évangile de Jean, 10,3 (trad. cf bréviaire)

« Si quelqu'un entre en passant par moi, il sera sauvé »

« Moi, je suis le bon pasteur. » Il est évident que le titre de pasteur convient au Christ. Car de même qu'un berger mène paître son troupeau, ainsi le Christ restaure les fidèles par une nourriture spirituelle, son propre corps et son propre sang... D'autre part, le Christ a dit que le pasteur entre par la porte et qu'il est lui-même cette porte ; il faut donc comprendre que c'est lui qui entre, et par lui-même. C'est bien vrai : c'est bien par lui-même qu'il entre ; il se manifeste lui-même et il montre qu'il connaît le Père par lui-même, tandis que nous, nous entrons par lui, et c'est lui qui nous donne le bonheur parfait.

     Personne d'autre que lui n'est la porte, parce que personne d'autre n'est « la vraie lumière, qui éclaire tous les hommes » (Jn 1,9)... C'est pourquoi aucun homme ne dit qu'il est la porte ; le Christ s'est réservé ce nom comme lui appartenant en propre. Mais le titre de pasteur, il l'a communiqué à d'autres, il l'a donné à certains de ses membres. En effet, Pierre l'a été aussi (Jn 21,15), et les autres apôtres, ainsi que tous les évêques. « Je vous donnerai des pasteurs selon mon cœur » dit l'Écriture (Jr 3,15)... Aucun pasteur n'est bon s'il n'est uni au Christ par la charité, devenant ainsi membre du pasteur véritable.

     Car le service du bon pasteur, c'est la charité. C'est pourquoi Jésus dit qu'il « donne sa vie pour ses brebis » (Jn 10,11)... Le Christ nous a montré l'exemple : « Il a donné sa vie pour nous. Nous devons, nous aussi, donner notre vie pour nos frères » (1Jn 3,16).















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Lumen
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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Lun 23 Avr 2018 - 23:35

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Mardi 24 avril 2018 : Le mardi de la 4e semaine de Pâques


Les saints du jour (Mardi 24 avril)


Saints Félix, Fortunat et Achillée martyrs (+ 212)

Sainte Elisabeth (5ème s.)

Saint Mellitus Evêque de Cantorbéry (+ 624)

Saint Robert de la Chaise-Dieu, Fondateur de l'abbaye de
la Chaise-Dieu (+ 1067)


Saint Fidèle de Sigmaringen, Prêtre Capucin et martyr (1577-1622).

Sainte Marie-Euphrasie Pelletier, Fondatrice de l'Institut des
« Sœurs du Bon-Pasteur » (1796-1868).


Saint Benoît Menni, Prêtre et Fondateur des Sœurs Hospitalières
du Sacré-Cœur de Jésus (✝ 1914).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

"Alors arriva la fête de la dédicace du Temple à Jérusalem. C’était l’hiver. Jésus allait et venait dans le Temple, sous la colonnade de Salomon. Les Juifs firent cercle autour de lui ; ils lui disaient : « Combien de temps vas-tu nous tenir en haleine ? Si c’est toi le Christ, dis-le nous ouvertement ! »

Dieu veut que toute l’humanité croie et soit sauvée, mais seuls les humbles et les pauvres sont capables d’accueillir ce don. La foi nous rend capable de reconnaître Jésus dans son mystère. Pour comprendre cette “révélation,” la connaissance du Père est nécessaire. Quand Pierre dit à Jésus : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant, » Jésus lui dit qu’il lui a fallu la grâce de Dieu. C’est un message d’espérance tellement important qui nous est donné quand les temps sont durs et que chacun de nous se retrouve avec son lot d’épreuves personnelles, familiales, ecclésiales. Ce qui donne la force de vivre en disciple de Jésus, c’est la certitude qu’il est vainqueur de ce qui nous oppresse. Il existe une connivence entre les brebis et le Berger, la voix du berger parle. Dans l’orage du monde qui gronde autour de Jésus, l’enjeu, ce sont les brebis du Christ. Devant l’incrédulité de ceux qui l’entourent, Jésus parle de ses œuvres. Son plus bel ouvrage sera la Passion, l’œuvre de son amour, en vue de tout rétablir dans la vie.


" Jésus leur répondit : « Je vous l’ai dit, et vous ne croyez pas. Les œuvres que je fais, moi, au nom de mon Père, voilà ce qui me rend témoignage. Mais vous, vous ne croyez pas, parce que vous n’êtes pas de mes brebis.

Dans le grand combat livré par l’incroyance, Jésus parle d’arrachement à nous même. Nous ne périrons pas, nous serons défendus. Notre berger nous tient et il nous protège. Jésus connaît ses brebis et ses brebis écoutent sa voix. La foi nous entraîne à rechercher Jésus dans la prière. Il nous emmène vers le Père. L’intimité de Jésus nous donne la vie éternelle, la connaissance du Père. Ceux qui se confient en Lui sont gardés par la main du tout petit enfant Jésus, ou par la main du Crucifié. Jésus garde les brebis que le Père lui a confiées. En se faisant homme, il s’est apparenté à toute l’humanité en vertu de sa chair humaine. Jésus livre un grand combat pour notre vie, à Jérusalem, avant d’être arrêté. La vraie sagesse consiste à se confier à lui. Le mystère de Marie, celui de la nouvelle humanité, éclaire le mystère de l’attachement à Dieu, de l’amour que Dieu nous porte. Nul n’arrachera pas de la main du Père l’humanité qui choisit Dieu.


"Mes brebis écoutent ma voix ; moi, je les connais, et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle : jamais elles ne périront, et personne ne les arrachera de ma main. »

Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tout, et personne ne peut les arracher de la main du Père. Le Père et moi, nous sommes UN. » Les signes de Jésus Ressuscité sont là, l’action bienveillante du Père est à l’œuvre. Il faut un acte d’accueil pleinement libre de notre part. Cet acte qui nous engage constitue notre personne. Nous sommes devant la transmission de la foi qui s’opère en tous ceux qui se mettent à croire en Jésus. Il parle et il agit auprès de ceux qui croient en lui en révélant la présence bienveillante du Père. Des brebis adhèrent, d’autres refusent de croire, c’est tout comme aujourd’hui. Jésus connaît ses brebis et ses brebis écoutent sa voix. Nous n’avons rien à craindre même si l’orage fait rage autour de nous. Nous sommes porteur du message de Jésus, le plus merveilleux qui soit. Jésus est là, tout lui est offert dans notre vie. Nous avons seulement à marcher, à le suivre dans la grande épreuve. C’est lui, par sa Passion, qui a été jusqu’au bout de l’Amour. La tendresse de Dieu aura le dernier mot. C’est la confiance infinie en Jésus ressuscité, l’abandon total à la volonté de Dieu qui est à l’œuvre. L’amour de Jésus, l’Esprit Saint qui nous est donné, est un Amour si grand, si beau et si total.


Citation :
Nous demandons la grâce d’une grande foi pour tenir bon dans la grande détresse du monde.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Saint Aelred de Rievaulx (1110-1167), moine cistercien
Prière d'un pasteur, 1.7 (trad cf coll. Pain de Cîteaux, n°24, p. 261s)

« Mes brebis écoutent ma voix ; je les connais et elles me suivent »

Bon Pasteur, Jésus, pasteur vraiment bon, pasteur plein de bienveillance et de tendresse, vers toi monte le cri d'un pasteur pauvre et misérable : pasteur fragile, pasteur maladroit, pasteur quelconque (cf Lc 17,10), mais malgré tout, pasteur de tes brebis. Oui, vers toi, Bon Pasteur, monte le cri de ce pasteur qui est loin d'être bon ; vers toi il crie, inquiet pour lui-même, inquiet pour tes brebis... Tu connais mon cœur, Seigneur : tu sais que mon souhait est de dépenser entièrement pour ceux que tu m'a confiés tout ce que tu as donné à ton serviteur..., et plus que tout, me dépenser pour eux sans compter (2Co 12,15)...

     Toi-même, tu n'as pas dédaigné de te dépenser pour eux. Apprends-moi donc, Seigneur, à moi ton serviteur, apprends-moi, par ton Esprit Saint, comment me dépenser pour eux... Donne-moi, Seigneur, par ta grâce inexprimable, de supporter avec patience leurs faiblesses, d'y compatir avec bonté, de les secourir avec discrétion. Que l'enseignement de ton Esprit m'apprenne à consoler les affligés, à fortifier les craintifs, à relever ceux qui tombent, à être faible avec les faibles, à partager la brûlure de ceux qui trébuchent, à me faire tout à tous pour les gagner tous (2Co 11,29; 1Co 9,19.22). Mets sur mes lèvres une parole vraie, une parole droite, une parole juste, afin qu'ils grandissent dans la foi, l'espérance et l'amour, en chasteté et en humilité, en patience et en obéissance, en ferveur d'esprit et pureté de cœur. Puisque c'est toi qui leur as donné ce guide aveugle (Mt 15,14), cet enseignant ignorant, ce chef incapable, enseigne celui que tu as établi comme enseignant, conduis celui à qui tu as ordonné de conduire les autres.
















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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Aujourd'hui à 1:55

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Mercredi 25 avril 2018 : Le mercredi de la 4e semaine de Pâques


Les saints du jour (Mercredi 25 avril)


Saint Marc, Évangéliste, Évêque d’Alexandrie, Martyr († v. 75).

Saint Anien, Évêque d'Alexandrie qui succéda à Saint Marc († v. 83).

Saint Phébade Evêque d'Agen, Confesseur, premier Évêque indiscuté d'Agen (+ 393)

Saint Héribald Evêque d'Auxerre (+ 857)

Saint Pierre de Betancur religieux du Tiers-Ordre de Saint-François (+ 1667)

Bienheureux Paul Thoj Xyooj, Catéchiste et martyr
(*Kiukatiam, Laos, vers 1941- † Laos, 25 avril 1960)


Bienheureux Mario Borzaga, Prêtre OMI et martyr
(*Trento, 27 août 1932 - † Kiucatian, Luang Prabang, Laos, 25 avril 1960)



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

Alors, Jésus s’écria : « Celui qui croit en moi, ce n’est pas en moi qu’il croit, mais en Celui qui m’a envoyé ; et celui qui me voit voit Celui qui m’a envoyé.

Moi qui suis la lumière, je suis venu dans le monde pour que celui qui croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres. L’Evangile nous donne la Lumière de Dieu dans toute sa beauté. Jésus attend que Sa Parole, transcrite dans nos cœurs, s’incarne dans nos vies. Cette Parole vivante et vivifiante ne change pas, elle est éternelle. C’est devant elle que nous paraîtrons devant le Père, le moment venu. Chaque conscience sera confrontée à la Parole, dans ce qu’elle aura fait, en conformité avec les commandements de Jésus. Dans l’examen de conscience, nous laissons advenir la tendresse de Dieu qui nous dit la fidélité de notre vie à la parole du Christ. Notre Dieu est riche en miséricorde. Il prend plaisir à nous ouvrir les bras et à pardonner nos fautes. La Parole de Dieu est féconde, elle agit dans l’Église qui prie, elle illumine la communauté. « Détachez pour moi Barnabé et Saul en vue de l’œuvre à laquelle je les ai appelés, est-il dit aux fidèles qui prient ! » Dans la communion des frères, le message de Dieu est révélé dans la paix, c’est ainsi que se réalise l’œuvre de Dieu. De notre fidélité à Jésus va dépendre notre fidélité envers Dieu et envers la communauté.


« Si quelqu’un entend mes paroles et n’y reste pas fidèle, moi, je ne le juge pas, car je ne suis pas venu juger le monde, mais le sauver.

Celui qui me rejette et n’accueille pas mes paroles aura, pour le juger, la parole que j’ai prononcée : c’est elle qui le jugera au dernier jour. Le mystère de la Parole de Dieu, c’est sa fécondité, elle porte du fruit. « La parole de Dieu était féconde et se multipliait. » La Parole de Dieu travaille nos cœurs pour que nous fassions de la communauté un lieu fidèle à l’Esprit Saint. Ce mystère de la Présence de Dieu s’est révélé à l’Annonciation de l’ange à Marie d’une manière unique. La Parole de Dieu a pris « Corps » dans le sein de la Vierge ! La femme a donné sa chair pour que la parole faite chair nous soit donnée. Cette Parole de Dieu continue son œuvre en nous. En chacun de nous, elle devient « Parole vivante de Dieu. » Au baptême, nous avons reçu la parole de Dieu accompagnée d’un bain d’eau, nous avons accueilli le Don de Dieu et nous avons fait l’expérience d’un grand amour. Ce mystère est reçu en Église. En écoutant ceux que Dieu nous donnent, les messagers de la Parole, nous écoutons Dieu. Nous prions pour ceux qui nous dirigent.


"Car ce n’est pas de ma propre initiative que j’ai parlé : le Père lui-même, qui m’a envoyé, m’a donné son commandement sur ce que je dois dire et déclarer ; et je sais que son commandement est vie éternelle.

Donc, ce que je déclare, je le déclare comme le Père me l’a dit. » Ma parole, est la parole du Père, mes œuvres, sont les œuvres du Père, dit Jésus. La Parole de Dieu est amour, elle fait de notre vie le « Corps du Christ » sur la terre. L’important est la manière dont notre cœur adhère au plan d’amour de Dieu dans le monde. C’est la manière dont notre cœur dit « oui » à l’œuvre de Dieu. Les saints nous devancent dans le Royaume de Dieu car ils se sont livrés totalement à l’Esprit Saint, sans aucun partage ni calcul, pour réaliser l’œuvre de Dieu. Nous le reconnaissons humblement, et nous nous efforçons de nous mettre à leur suite pour poursuivre notre route plus conformément à l’Evangile. Par la grâce du Christ immolé pour nous, nous réalisons l’œuvre invisible du Dieu vivant.


Citation :
Nous demandons la grâce d’être fidèles à Jésus pour qu’en tout se réalise l’œuvre de Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :







Saint Irénée de Lyon (v. 130-v. 208), évêque, théologien et martyr
Contre les hérésies, III 1,1 ; 10,6

« Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création »

Après que notre Seigneur a été ressuscité d'entre les morts et que les apôtres ont été revêtus de la force d'en haut par la venue de l'Esprit Saint (Lc 24,49), ils ont été remplis de certitude au sujet de tout et ont eu la connaissance parfaite. Alors ils s'en allèrent jusqu'aux extrémités de la terre (Ps 18,5), proclamant la bonne nouvelle qui nous vient de Dieu, et annonçant aux hommes la paix du ciel, eux qui possédaient tous également et chacun en particulier l'Évangile de Dieu.

Ainsi Matthieu, chez les Hébreux, dans leur propre langue, a publié une forme écrite d'Évangile alors que Pierre et Paul évangélisaient Rome et y fondaient l'Église. Après leur mort, Marc, le disciple de Pierre et son interprète (1P 5,13), nous a transmis lui aussi par écrit la prédication de Pierre. De son côté Luc, le compagnon de Paul, a consigné en un livre l'Évangile prêché par celui-ci. Enfin, Jean le disciple du Seigneur, le même qui avait reposé sur sa poitrine, a publié lui aussi l'Évangile, pendant son séjour à Éphèse...

Marc, interprète et compagnon de Pierre, a présenté ainsi le début de sa rédaction de l'Évangile : « Commencement de l'Évangile de Jésus Christ, Fils de Dieu. Selon qu'il est écrit dans les prophètes : Voici que j'envoie mon messager devant toi pour préparer ton chemin »... On le voit, Marc fait des paroles des saints prophètes le commencement de l'Évangile, et celui que les prophètes ont proclamé Dieu et Seigneur, Marc le met en tête comme Père de notre Seigneur Jésus Christ... À la fin de son Évangile, Marc dit : « Et le Seigneur Jésus, après leur avoir parlé, fut enlevé aux cieux et s'assit à la droite de Dieu ». C'est la confirmation de la parole du prophète : « Oracle du Seigneur à mon maître : Siège à ma droite, tes ennemis j'en ferai ton marchepied » (Ps 109,1).
















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