À Toi NOTRE PÈRE par les Saints Cœurs de JÉSUS, MARIE et JOSEPH..

Forum Catholique sous la protection de Saint Michel, faisant mémoire de Sylvie la fondatrice, Prières, Dévotions au Sacré Coeur, au Coeur Immaculé de Marie, au Coeur Chaste de Joseph et autres, Fidélité aux 3 Blancheurs et au Magistère de l'Eglise...
 
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 Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !

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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Jeu 12 Avr 2018 - 20:42

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Vendredi 13 avril 2018 : Le vendredi de la 2e semaine de Pâques


Les saints du jour (Vendredi 13 avril)


Saint Hermenegild Prince wisigoth, martyr (+ 586)

Saint Martin Ier Pape (74 ème) de 649 à 656 et martyr (+ 656)

Sainte Ida de Louvain Femme du Comte de Boulogne (+ 1113)

Bienheureux Jacques de Certaldo, Religieux Camaldule (✝ 1292).

Bienheureuse Marguerite de Metola, Dominicaine du Tiers Ordre
de la pénitence (1287-1320).


Bienheureux Rolando Rivi, Jeune séminariste et martyr
« Modèle de Foi pour les jeunes de 14 ans » (1931-1945).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

« Après cela, Jésus passa de l’autre côté de la mer de Galilée, le lac de Tibériade. Une grande foule le suivait, parce qu’elle avait vu les signes qu’il accomplissait sur les malades. Jésus gravit la montagne, et là, il était assis avec ses disciples.

Or, la Pâque, la fête des Juifs, était proche. Jésus leva les yeux et vit qu’une foule nombreuse venait à lui. Il dit à Philippe : « Où pourrions-nous acheter du pain pour qu’ils aient à manger ? » Jésus a pitié de ses brebis, il les conduit sur de verts pâturages, il les rassasie, et il va chercher celle qui est perdue. Le discours sur le Pain de vie prend ses racines dans le miracle de la multiplication des pains : À partir de cinq pains et de deux poissons, Jésus nourrit une foule nombreuse. Ce signe que Jésus accomplit nous montre qu’il a un pouvoir sur la nature. Le chemin de la vie divine est ouvert, c’est la vie du Père qui est donnée et nous comprenons mieux la Parole de Jésus. Nous entrons dans son mystère pour prendre corps en lui, comme l’enfant bien aimé du Père. Jésus qui a rejoint son Père dans le royaume est encore plus proche de nous, il est plus intime à nous-mêmes que nous ne le sommes. Il nous fait exister en lui, par lui et pour Lui. Cette transformation se fait par la puissance de l’amour de Dieu qui opère aujourd’hui dans la multiplication des pains.


"Il disait cela pour le mettre à l’épreuve, car il savait bien, lui, ce qu’il allait faire. Philippe lui répondit : « Le salaire de deux cents journées ne suffirait pas pour que chacun reçoive un peu de pain. »

Un de ses disciples, André, le frère de Simon-Pierre, lui dit : « Il y a là un jeune garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons, mais qu’est-ce que cela pour tant de monde ! » Jésus dit : « Faites asseoir les gens. » Il y avait beaucoup d’herbe à cet endroit. Ils s’assirent donc, au nombre d’environ cinq mille hommes. La foule pouvait survivre à une nuit de jeûne, mais la faim est le signe d’une nécessité plus haute. La faim, comme la soif, renvoient à des nécessités naturelles : manger, boire, sans quoi nous mourrons. Mais elles renvoient aussi à des nécessités vitales d’ordre spirituel, elles révèlent le sens de notre existence humaine devant Dieu. Dans le discours sur le pain de vie qui suit la multiplication des pains, Jésus dira : « Je suis le pain de la vie. Qui vient à moi n’aura jamais faim, qui croit en moi n’aura jamais soif. » Après la multiplication des pains, Jésus reprochera à la foule de ne pas avoir compris le sens du miracle : « En vérité, en vérité je vous le dis, vous me cherchez non pas parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé du pain et avez été rassasiés. » Jésus comble de biens les affamés, la multiplication des pains est signe d’une réalité plus haute : Jésus vient apporter une autre nourriture. Il est celui qui vient combler la faim existentielle de l’être humain ; celui qui vient désaltérer sa soif d’aimer et d’être aimé. La perspective de la communion fraternelle s’annonce, la lumière du don et du partage est donnée.


"Alors Jésus prit les pains et, après avoir rendu grâce, il les distribua aux convives ; il leur donna aussi du poisson, autant qu’ils en voulaient.

Quand ils eurent mangé à leur faim, il dit à ses disciples : « Rassemblez les morceaux en surplus, pour que rien ne se perde. » Ils les rassemblèrent, et ils remplirent douze paniers avec les morceaux des cinq pains d’orge, restés en surplus pour ceux qui prenaient cette nourriture. À la vue du signe que Jésus avait accompli, les gens disaient : « C’est vraiment lui le Prophète annoncé, celui qui vient dans le monde. » Mais Jésus savait qu’ils allaient venir l’enlever pour faire de lui leur roi ; alors de nouveau il se retira dans la montagne, lui seul. Les miracles proclament le Royaume de Dieu qui vient, ils accompagnent la Parole, l’éclairent et la confirment. Nous recevons dans ce signe l’amitié de Jésus pour nous, une promesse. Nous découvrons un chemin à parcourir ensemble au cours duquel l’amitié s’épanouira, s’approfondira, il montre une direction, un sens à notre vie. La vie que Jésus nous donne, c’est la vie éternelle, la guérison qu’il nous procure, c’est le salut éternel, et le Pain dont il nous nourrit, c’est lui-même. A partir du don des cinq pains et des deux poissons de l’enfant, nous percevons la nourriture qui va nourrir la foule pour la transformer en action de grâce. A partir de cette nourriture pour la vie terrestre, Jésus nous entraîne à sa vie divine, il demeure avec nous pour toujours. Il nous rassemble tous ensemble pour former un Peuple nouveau que l’Esprit Saint anime.


Citation :
Nous demandons la grâce d’être ressuscites avec Jésus.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermons sur l'évangile de Jean, n°25, 2.

« Jésus se rendit compte qu'ils allaient venir le prendre de force pour le faire roi ;
alors il s'enfuit à nouveau dans la montagne, tout seul »

Pourquoi le faire roi ? N'était-il pas roi, lui qui craignait de le devenir ? Oui, il l'était. Mais pas un roi comme en font les hommes ; il était un roi qui donne aux hommes le pouvoir de régner. Peut-être Jésus veut-il, là aussi, nous donner une leçon, lui dont les actions sont des enseignements... Peut-être que « le prendre de force » c'était vouloir devancer le moment de son règne. En effet, il n'était pas venu pour régner à ce moment-là, comme il le fera, ainsi que nous le disons : « Que ton Règne vienne ! » Comme Fils de Dieu, comme Verbe de Dieu, le Verbe par qui tout a été fait, il règne toujours avec le Père. Mais les prophètes ont prédit aussi son règne en tant qu'il est le Christ fait homme et qu'il a fait de ses fidèles des chrétiens. Il y aura donc un royaume des chrétiens, qui se forme actuellement, qui se prépare, qu'achète le sang du Christ.

     Plus tard ce royaume se manifestera, lorsque la splendeur des saints rayonnera, après le jugement prononcé par le Christ. De ce royaume, l'apôtre a dit : « Il remettra la royauté à Dieu le Père. » (1Co 15,24) Et lui-même en a parlé en disant : « Venez les bénis de mon Père ; recevez le royaume qui vous a été préparé dès le commencement du monde. » (Mt 25,34) Mais les disciples et les foules qui croyaient en lui ont pensé qu'il était venu pour régner dès ce moment-là. C'était vouloir devancer son temps, qu'il cachait en lui-même pour le faire connaître et le faire éclater au bon moment, à la fin des siècles.



















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Ven 13 Avr 2018 - 21:05

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Samedi 14 avril 2018 : Le samedi de la 2e semaine de Pâques


Les saints du jour (Samedi 14 avril)


Saint Aristarque, disciple de saint Paul avec Saint Pudens et Saint Trophime (1er s.)

Saints Valérien, Tiburce et Maxime Martyrs à Rome (+ 260)

Saint Bénezet (Benoît), jeune berger, constructeur du Pont d'Avignon (1165-1184).

Saint Pierre Gonzalez, Prêtre dominicain (1190-1246).

Sainte Lidwine de Schiedam, Laïque et Mystique (1380-1433).


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Quand le soir fut venu, ses disciples descendirent à la mer, et, montant en bateau, ils se rendaient de l’autre côté de la mer, à Capharnaüm. Il faisait déjà nuit ;

Jésus n’était pas encore venu les rejoindre ; et la mer, comme soufflait un grand vent, se soulevait." La scène est déroutante, les disciples traversent la mer pour rejoindre l’autre rive, et la tempête fait rage, ce qui est toujours un phénomène impressionnant. Les disciples sont de bons navigateurs, cependant ils ont peur, Jésus n’est pas là, il fait déjà nuit. Ce manque de la présence de Jésus dans notre avancée, nous la vivons toujours dans les grandes tempêtes, quand notre monde est tourmenté ! Dans de nombreux endroits de notre univers, les tourmentes sont sanglantes, et Jésus, Lumière du monde, semble absent ! Cependant il vient sauver l’humanité à notre demande. Dieu est le maître de notre vie et malgré tout, nous demeurons craintifs. Ces prières résonnent dans nos cœurs avec une force spéciale, car ce sont les paroles d’une expérience de ce que nous vivons actuellement. C’est un appel à ouvrir notre cœur à Jésus, afin qu’avec Lui, nous n’ayons plus peur devant les coups de l’ennemi du Christ qui se manifestent de différentes manières dans notre vie et dans le monde.


"Ils avaient ramé environ vingt-cinq ou trente stades, quand ils voient Jésus marcher sur la mer et s’approcher du bateau. Ils eurent peur.

Mais il leur dit : « C’est moi. N’ayez pas peur. » Les regards des disciples convergent vers Jésus qui marche sur les eaux. Ils ont peur parce qu’ils voient Jésus, marchant à leur rencontre. Jésus, le Sauveur, nous déconcerte toujours, quand il marche sur les eaux, il n’hésite pas a avoir recours à son pouvoir divin, comme à la multiplication des pains et des poissons, quand il a nourrit la foule affamée. Ce nouveau miracle déconcerte les disciples qui voient Jésus marcher sur la mer. Ils comprennent qu’il a pouvoir sur les choses crées et pouvoir sur le Malin représenté par un lac houleux, dans la nuit. Les eaux démontées ne sont pas un adversaire dont il faudrait venir à bout, elles sont un chemin par lequel Dieu nous conduit. Jésus guide notre voyage, et grâce à lui, l’eau qui sépare les deux rives devient le chemin qui réunit, qui mène à la vraie vie. C’est la nouvelle Pâque qui s’accomplit. Par ce signe, Jésus nous révèle que Dieu agit en personne, il dévoile sa présence, il bannit toute peur. Par le témoignage des Apôtres, nous connaissons la victoire de Jésus sur les ennemis de l’humanité, le péché et la mort. Jésus vient habiter notre monde avec toute la tendresse de son cœur. Nous accueillons Jésus et nous nous engageons avec lui. Il nous a sauvés du péché et de la mort par sa croix, et par sa simple présence, il nous donne la paix.


"Ils étaient disposés à le prendre dans le bateau, mais aussitôt le bateau toucha terre là où ils se rendaient."

La Pâque nous manifeste que Jésus, proche de nous, est glorieux, déjà auprès du Père. C’est ce que reconnaissent les disciples quand ils veulent le prendre avec eux dans la barque, dans un geste de coopération confiante, alors que la barque touche déjà terre. Ils s’attendaient à ce que Jésus parcourt ce qu’il reste du chemin avec eux, mais de chemin, il n’y en a plus. La présence de Jésus Ressuscité dans nos vies, une fois que nous lâchons prise et que nous laissons le don de sa paix porter son fruit de confiance et d’abandon, nous met sur la terre ferme qui prend la place de la mer démontée. Vouloir prendre Jésus dans notre barque, c’est lui demander d’établir en nous son règne de paix, d’être le berger de nos vies, est de faire le voyage de la foi avec nous. Quand Jésus est présent, nous touchons au terme de notre vie. Devant notre fragilité, pour mener à bien la mission que Jésus nous confie, nous sommes rassurés, Jésus vient toujours dans notre monde, de multiples manières, il y fait renaître son Amour et nous donne la Paix.


Citation :
Nous demandons à Jésus la grâce d’être attentif aux détresses de notre temps, d’être des artisans de Paix.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Pierre Chrysologue (v. 406-450), évêque de Ravenne, docteur de l'Église
Sermon 50, 1.2.3 ; PL 52, 339-340 (trad Bouchet, Lectionnaire, p. 324 rev.)

« Aussitôt, la barque atteignit le rivage où ils se rendaient »

Le Christ monte dans une barque : n'est-ce pas lui qui a découvert le lit de la mer après avoir rejeté ses eaux, afin que le peuple d'Israël passe à pied sec comme en une vallée ? (Ex 14,29) N'est-ce pas lui qui a affermi les vagues de la mer sous les pieds de Pierre, de sorte que l'eau fournisse à ses pas un chemin solide et sûr ? (Mt 14,29)

     Il monte dans la barque. Pour traverser la mer de ce monde jusqu'à la fin des temps, le Christ monte dans la barque de son Église pour conduire ceux qui croient en lui jusqu'à la patrie du ciel par une traversée paisible, et faire citoyens de son Royaume ceux avec qui il communie en son humanité. Certes, le Christ n'a pas besoin de la barque, mais la barque a besoin du Christ. Sans ce pilote venu du ciel, en effet, la barque de l'Église agitée par les flots n'arriverait jamais au port.
















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Sam 14 Avr 2018 - 22:11

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Dimanche 15 avril 2018 : Troisième dimanche de Pâques


Les saints du jour (Dimanche 15 avril)


Saint Soukias et ses compagnons martyrs, princes arméniens, convertis
par Saint Voskeank, disciple de l'Apôtre Thaddée (2ème s.)


Saint Patern, Évêque de Vannes (5ème s.).

Saint Ortaire, Abbé de l'Abbaye de Landelle (6ème s.).

Saint Mstislav, Confesseur, Fils du Grand Prince russe Vladimir Monomaque (+ 1132)

Saint Damien de Molokai (Joseph de Veuster) Prêtre - Religieux Picpus (+ 1889)

Bienheureux César de Bus, Un homme de la Bible, un homme d’Eglise
Fondateur des “Pères de la doctrine chrétienne” (+ 1607).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"À leur tour, ils racontaient ce qui s’était passé sur la route, et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain.

Comme ils en parlaient encore, lui-même fut présent au milieu d’eux, et leur dit : « La paix soit avec vous ! » Saisis de frayeur et de crainte, ils croyaient voir un esprit. Jésus ressuscité apparaît à ses amis pour les sortir de leurs peurs, de leur repliement, mais ils ont bien du mal à le reconnaître. Il lui faut beaucoup insister pour que les apôtres osent croire en la résurrection, c’est pour eux si difficile que leur premier mouvement est de croire qu’il s’agit d’un esprit ! Jésus appelle sur eux la paix, se laisse toucher, puis mange avec eux pour tenter de les convaincre, de leur faire dépasser leurs peurs. Mais ce n’est pas si facile de croire à la victoire de l’amour après avoir constaté son échec apparent sur la croix, c’est pourquoi, même après tout cela, l’Évangile nous dit encore que « dans leur joie, ils n’osaient pas encore y croire, et restaient saisis d’étonnement. » Nous avions cru, « mais après tout ce qui est arrivé ! » Jésus leur dit : « Il fallait que s’accomplisse tout ce qui a été écrit de moi dans la loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes. » Cette mémoire biblique nous est donnée pour que nous en fassions mémoire sans cesse dans notre vie. Jésus nous donne d’exister en Lui, de le reconnaître par la foi au milieu de nous. Aujourd’hui, dans les difficultés, l’Église peut être frappée de stupeur et de crainte. Dans le combat spirituel il nous faut resserrer les liens qui nous unissent. « C’est bien ce qui était annoncé par l’écriture : les souffrances du Messie… »


"Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous bouleversés ? Et pourquoi ces pensées qui surgissent dans votre cœur ?"

Voyez mes mains et mes pieds : c’est bien moi ! Touchez-moi, regardez : un esprit n’a pas de chair ni d’os comme vous constatez que j’en ai. » Ce long travail de persuasion aboutira à faire des apôtres les colonnes bien solides de l’Eglise sur lesquelles s’appuie depuis vingt siècles, la foi chrétienne. Notre foi s’appuie sur celle de ceux qui l’ont vu, qui l’ont touché, et qui ont mangé et bu avec lui après sa résurrection. Jésus demande de constater et de se laisser interpeller par sa Résurrection : « Pourquoi êtes-vous bouleversés ? Et pourquoi ces pensées qui surgissent en vous ? » Aujourd’hui encore, nous ne nous laissons pas scandaliser par les détresses et les misères du monde après celles de Jésus. Pascal disait : « Le Christ est en agonie jusqu’à la fin du monde. » Jésus est crucifié dans ses membres, il vit désormais dans la communauté des frères. Il se donne dans sa Parole, dans chacun de ses membres, il est présent dans les pauvres qui nous manifestent un visage crucifié de Jésus. Jésus est donné dans le pain partagé, la sainte liturgie nous donne le visage glorifié de Jésus, son amour, sa force et sa lumière : Jésus est venu, Il a souffert, Il est mort, Il est ressuscité et nous l’annonçons. C’est dans cet « être ensemble » que nous vivons déjà de sa résurrection. Il continue son œuvre dans l’Église. La présence de Jésus est discrète, remplie d’humilité et de douceur.


"Alors il ouvrit leur intelligence à la compréhension des Écritures."

Il leur dit : « Ainsi est-il écrit que le Christ souffrirait, qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour, et que la conversion serait proclamée en son nom, pour le pardon des péchés, à toutes les nations, en commençant par Jérusalem. À vous d’en être les témoins. La Pâque nous manifeste que Jésus, proche de nous, est glorieux, déjà auprès du Père. C’est ce que reconnaissent les disciples quand ils veulent le prendre avec eux dans la barque, dans un geste de coopération confiante, alors que la barque touche déjà terre. Ils s’attendaient à ce que Jésus parcourt ce qu’il reste du chemin avec eux, mais de chemin, il n’y en a plus. La présence de Jésus Ressuscité dans nos vies, une fois que nous lâchons prise et que nous laissons le don de sa paix porter son fruit de confiance et d’abandon, nous met sur la terre ferme qui prend la place de la mer démontée. Vouloir prendre Jésus dans notre barque, c’est lui demander d’établir en nous son règne de paix, d’être le berger de nos vies, est de faire le voyage de la foi avec nous. Quand Jésus est présent, nous touchons au terme de notre vie. Devant notre fragilité, pour mener à bien la mission que Jésus nous confie, nous sommes rassurés, Jésus vient toujours dans notre monde, de multiples manières, il y fait renaître son Amour et nous donne la Paix.


Citation :
Nous demandons de vivre en vérité dans le Christ, de témoigner de Jésus comme Il a témoigné du Père avec humilité et douceur.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :







Saint Cyrille d'Alexandrie (380-444), évêque et docteur de l'Église
Commentaire sur l'évangile de Jean, 12; PG 74, 704 (trad. Delhougne,
Les Pères commentent, p. 59 rev.)


« Voyez mes mains et mes pieds : c'est bien moi »

En entrant dans le Cénacle alors que toutes les portes étaient verrouillées, le Christ a montré une fois de plus qu'il est Dieu par nature, et pourtant qu'il n'est pas différent de celui qui vivait auparavant avec les disciples. En découvrant son côté et en montrant la marque des clous, il manifestait à l'évidence qu'il a relevé le temple de son corps qui avait été suspendu à la croix (cf Jn 2,19), en détruisant la mort physique, puisque par nature il est la vie et il est Dieu...

     Même si le Christ avait voulu déployer la gloire de son corps devant les disciples, avant de monter vers le Père, nos yeux n'auraient pas pu en supporter la vue. Vous le comprendrez facilement si vous vous rappelez la transfiguration qui avait été montrée jadis sur la montagne (Mt 17,1s)... C'est pourquoi, afin d'observer exactement le plan divin, au Cénacle notre Seigneur Jésus apparaissait encore sous la forme qu'il avait auparavant, et non pas selon la gloire qui est due et qui convient à son temple transfiguré. Il ne voulait pas que la foi en la résurrection se porte sur un aspect et sur un corps différents de ceux qu'il avait reçu de la sainte Vierge et dans lesquels il est mort après avoir été crucifié selon les Écritures...

     Le Seigneur salue ses disciples en disant : « La paix soit avec vous ». Il déclare ainsi qu'il est lui-même la paix, car ceux qui jouissent de sa présence jouissent aussi d'un esprit parfaitement apaisé. C'est bien cela que saint Paul souhaitait aux disciples quand il disait : « Que la paix du Christ, qui dépasse tout ce qu'on peut imaginer, garde votre cœur et votre intelligence dans le Christ Jésus » (Ph 4,7). Pour saint Paul, la paix du Christ, qui dépasse tout ce qu'on peut imaginer, n'est autre que son Esprit (cf Jn 20,21-22) ; celui qui participe à son esprit sera rempli de tout bien..
















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Dim 15 Avr 2018 - 21:14

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Lundi 16 avril 2018 : Le lundi de la 3e semaine de Pâques


Les saints du jour (Lundi 16 avril)


Saintes Agape, Irene, Chionie et leurs compagnons ( + 304)

Saint Fructueux de Braga Evêque (+ 665)

Saint Druon Ermite à Sebourg, près de Valenciennes (+ 1189)

Saint Benoît-Joseph Labre, Pèlerin, mendiant (1748-1783).

Bienheureux Joachim de Sienne, tertiaire de l'Ordre des Servites de Marie (+ 1303)


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Le lendemain, la foule qui se tenait de l’autre côté de la mer vit qu’il n’y avait eu là qu’une barque et que Jésus n’était pas monté dans le bateau avec ses disciples, mais que seuls ses disciples s’en étaient allés."

Cependant, de Tibériade des bateaux vinrent près du lieu où l’on avait mangé le pain. Quand donc la foule vit que Jésus n’était pas là, ni ses disciples non plus, les gens s’embarquèrent et vinrent à Capharnaüm à la recherche de Jésus." Après la multiplication des pains, la foule se met à la recherche de Jésus jusqu’à Capharnaüm. Elle voudrait l’utiliser à des fins politiques. Jésus n’est pas dupe, il sait qu’ils n’ont pas été capables de lire le signe du pain multiplié. Il annonce que ce qui nourrit l’homme est une nourriture spirituelle qui lui permet de vivre éternellement. Cette nourriture, c’est lui qui la donne, il veut faire grandir la foi. Aujourd’hui encore, François notre Pape, nous incite à sortir de la manière mondaine de servir la foi chrétienne, pour travailler à une évangélisation véritable du monde, selon l’Evangile. Il nous faut être convaincus du bien-être spirituel qu’apporte Jésus pour le donner au monde. Jésus qui multiplie le pain, n’est pas reçu au bon niveau, celui de la nourriture qui donne la Vie qui vient du ciel. C’est ainsi que la multiplication des pains provoque la foule à désirer que Jésus soit leur roi ! Nous sommes toujours en recherche de sécurité !


"L’ayant trouvé de l’autre côté de la mer, les gens dans la foule lui dirent : « Rabbi, quand es-tu arrivé ici ? »

Jésus leur répondit : « En vérité, en vérité, je vous le dis, vous me cherchez, non pas parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé du pain et avez été rassasiés. Travaillez non pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui demeure en vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l’homme, car c’est lui que le Père, Dieu, a marqué de son sceau." Jésus nous appelle mystérieusement vers le Royaume de Dieu. Il nous aide dans nos choix, pour qu’ils contribuent à nous rendre heureux en profondeur. Jésus nous interroge sur les aspirations qui nous font du bien. Il nous entraine vers un au delà qui nous rend meilleur pour le service de nos frères. S’il nous nourrit, ce n’est pas pour que nous abandonnions notre travail et nos maisons, c’est pour nous parler de Dieu. Jésus qui a multiplié les pains, est venu donner la foi dans le Royaume de Dieu. Il est venu nous dire que l’essentiel de la vie se trouve ailleurs. Il ne faut pas épuiser nos forces dans le provisoire mais dans une réalité durable, qui peut nous combler. Jésus annonce le mystère du Pain de vie, de l’œuvre de Dieu. Il nous prépare ainsi à recevoir le mystère de l’Eucharistie qui est une nourriture pour notre foi.


"Ils lui dirent alors : « Que devons-nous faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? »

Jésus leur répondit : « L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé. » Jésus attire notre attention sur le risque de nous laisser envahir par le souci quotidien. Il oppose ce qui est périssable, voué à la destruction, à ce qui est porteur de vie, à tout jamais, ce qui est durable pour « l’éternité. » Il y a une nourriture qui nourrit, qui satisfait, qui ne nous laisse pas sur notre faim. La foule comprend cela et demande alors à Jésus : Comment faire ? Jésus répond qu’il n’y a rien à faire, il nous faut être dans une relation de confiance avec Dieu ! Jésus nous invite à être nous même, sous le regard bienveillant de notre Père, dans un état de confiance. Un chemin nous est ouvert vers la paix, Jésus nous invite à être en sa présence, pour soi et pour ceux qui nous entourent. Entendre l’appel de Jésus, c’est « l’œuvre de Dieu, » c’est que nous croyons. C’est la foi qui nous fait adhérer au mystère de Jésus qui donne sa vie. Dieu est vraiment venu jusqu’à nous, il nous a parlé, il nous a touché. Il nous entraîne désormais dans une vie toute nouvelle qui est essentiellement une vie d’amour. Vivre de la vie du Christ, être plongé dans sa mort et dans sa résurrection, c’est vivre de son Amour, en nous, par l’Esprit Saint. Notre foi trouve sa plénitude dans le Christ, Dieu est un amour qui engage toute la vie. Suivre Jésus dans tout ce qu’il nous dit, c’est le suivre jusqu’à la résurrection qui nous conduit à la Pentecôte.


Citation :
Nous demandons la grâce de suivre le Christ et de ne désirer que la volonté du Père.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :







Sainte Faustine Kowalska (1905-1938), religieuse
Petit Journal, § 1323 (trad. Parole et dialogue 2002, p. 449)

« L'œuvre de Dieu, c'est que vous croyiez en celui qu'il a envoyé »

Je m'incline devant toi, Pain des anges (Ps 78,25),
Avec une foi profonde, espoir, amour,
Et du plus profond de mon âme, je t'adore
Bien que je sois néant.

Je m'incline devant toi, Dieu caché,
Et de tout mon cœur, je t'aime.
Les voiles du mystère ne me gênent pas ;
Je t'aime comme les élus au ciel.

Je m'incline devant toi, Agneau de Dieu,
Qui effaces les péchés de mon âme,
Que je reçois en mon cœur, chaque matin,
Et toi, tu m'aides à mon salut.















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Lun 16 Avr 2018 - 21:10

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Mardi 17 avril 2018 : Le mardi de la 3e semaine de Pâques


Les saints du jour (Mardi 17 avril)


Saint Robert de Molesme, fondateur de Cîteaux (vers l'an 1028 - 1111)
Pour approfondir : Saint Robert, abbé de Molesme, fondateur de Cîteaux

Saint Etienne Harding Abbé de Citeaux (+ 1134)
Pour approfondir : La Bible d’Étienne Harding et les origines de Cîteaux

Sainte Kateri Tekakwitha, Indienne du continent nord-américain. 1ère Sainte
amérindienne (1656-1680).


Bse Claire (Chiara) Gambacorti, Dominicaine (1362-1420).


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

« Ils lui dirent alors : « Quel signe vas-tu accomplir pour que nous puissions le voir, et te croire ? Quelle œuvre vas-tu faire ? Au désert, nos pères ont mangé la manne ; comme dit l’Écriture : Il leur a donné à manger le pain venu du ciel. »

La foule demande à Jésus un signe ! C’est étrange, cette même foule de milliers de personnes a été nourrie la veille à partir de cinq pains et deux poissons. Comment ont-ils oublié si vite ce qu’ils avaient vu la veille ? Ils ont reçu tout ce qu’il faut pour croire en Jésus, mais ils demandent encore un autre signe. Parfois, nous agissons de même, Jésus a fait pour nous une abondance de choses, nous les recevons avec joie, mais, le lendemain, nous avons oublié la joie de la veille. Comment est-il possible que nous soyons si oublieux des signes de l’amour de Dieu ? Nous recherchons des bénéfices matériels et nous voulons que Jésus accomplisse de nouveaux signes. Dans la révélation de son amour, Jésus rencontre des forces de résistance qui lui font obstacle. Il invitera les juifs à comprendre, qu’en multipliant les pains, il n’a pas donné une manne nouvelle, mais que c’est lui-même qui est le véritable Pain de vie. Nous voulons avancer dans la connaissance du mystère du Pain de vie et nous demandons à Jésus l’humilité. C’est sa Passion qui nous rendra victorieux dans tous nos combats. Jésus, Pain de vie, nous est donné pour que nous passions l’épreuve et demeurions dans la victoire de son amour, qui se donne, pour nous guérir.


" Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : ce n’est pas Moïse qui vous a donné le pain venu du ciel ; c’est mon Père qui vous donne le vrai pain venu du ciel.

Car le pain de Dieu, c’est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde. » Jésus nous donne toujours plus que ce que nous lui demandons. La foule demande du pain ordinaire et Jésus promet quelque chose de bien plus grand en proposant du Pain pour nous nourrir entièrement. Jésus commence son message à partir d’une expérience ordinaire, et il élève la conversation à des réalités plus spirituelles. Jésus nous aide à voir ce dont nous avons besoin pour nous nourrir spirituellement. Il va au-delà d’un pain matériel pour annoncer un pain qui nous nourrira spirituellement afin que nous n’ayons jamais faim. Il nous donne beaucoup mieux que ce que nous demandons : il nous donne son propre corps en nourriture. La multiplication des pains donnait à manger un pain ordinaire. Jésus redit que la manne donnée par Moïse était une nourriture matérielle qui annonçait la seule nourriture vraiment céleste que le Père veut donner aux hommes. Il faut nous laisser aller à la contemplation de ce que ces mots nous suggèrent. Nous sommes faits pour Dieu, notre vraie faim est une faim de Dieu, notre seule nourriture, c’est celle qui vient de Dieu.


"Ils lui dirent alors : « Seigneur, donne-nous toujours ce pain-là. »

Jésus leur dit : « Je suis le pain de vie. Qui vient à moi n’aura jamais faim ; qui croit en moi n’aura jamais soif." C’est dans la douceur et dans l’humilité que Jésus se donne comme le Pain de Dieu, le véritable, celui qui descend du ciel et donne la vie au monde. La veille de sa passion Jésus prendra le pain et le vin, Il bénira son Père et nous manifestera comment il va transformer les événements douloureux de sa Passion dans la gloire de sa Résurrection. L’Eucharistie nous soutient pour le grand combat dans lequel nous sommes engagés. Jésus nous donne une alliance nouvelle et éternelle qui dit combien Dieu est Amour. La Parole de Jésus est un bon Pain pour le cœur. Le vrai pain, c’est Jésus lui-même, sa personne dont on se nourrit par la foi en croyant en Lui. “J’ai à manger une nourriture que vous ne connaissez pas, ma nourriture, c’est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé.” Jésus vient du Père, il demeure en son Père et sera fidèle dans son amour. Il demeure debout, il mourra sur la croix debout, Il descendra jusque dans la mort pour nous sortir victorieux de l’enfer. C’est à sa personne que nous adhérons en mangeant le Pain de vie. Quand nous recevons "ce Pain," la présence cachée de Dieu, la toute puissance de l’amour infini de Dieu nous est donnée pour que nous fassions « corps » avec Jésus.


Citation :
Nous demandons la grâce d’entrer dans le mystère de Jésus pain de vie.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :







Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église
Homélies sur l'évangile de Jean, n°45

Le vrai pain venu du ciel

Les juifs disent : « Nos pères ont mangé la manne dans le désert ». Le Sauveur aurait pu leur répondre : « Je viens de faire un plus grand miracle que celui de Moïse : moi, je n'ai eu besoin ni de bâton, ni de prière (cf Ex 9,23; 17,9s) ; j'ai tout fait par moi-même, par ma propre autorité. Vous rappelez le prodige de la manne ; moi, ne vous ai-je pas donné du pain en abondance ? » Mais ce n'était pas le temps alors de parler de cette manière. Jésus ne pensait qu'à une chose : les attirer à lui pour qu'ils lui demandent une nourriture spirituelle... : « Moïse ne vous a pas donné le pain du ciel ; c'est mon Père qui donne le vrai pain du ciel »...

     Ce pain que le Père donne, Jésus Christ l'appelle le pain véritable. Non que le miracle de la manne ait été faux ; mais la manne était une préfiguration d'un pain supérieur et plus merveilleux... : « Le pain de Dieu, c'est le pain qui est descendu du ciel et qui donne la vie au monde » — au monde entier et non seulement aux juifs. Ce pain n'est pas seulement une nourriture mais une vie, une vie différente de celle-ci, une vie complètement autre : ce pain donne la vraie vie... Jésus est lui-même ce pain parce qu'il est le Verbe, la Parole de Dieu, de même qu'ici, en nos églises, il devient le pain du ciel par la descente du Saint Esprit.















Pour les enfants (petits et grands)











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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Mar 17 Avr 2018 - 22:11

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Mercredi 18 avril 2018 : Le mercredi de la 3e semaine de Pâques


Les saints du jour (Mercredi 18 avril)


Saint Parfait de Cordoue, Prêtre et martyr à Cordoue (✝ 850).

Bienheureuse Marie de l'Incarnation, veuve, Religieuse Carmélite (✝ 1618).

Bienheureux Luca Passi, Prêtre et Fondateur des : « Œuvre Laïque Sainte-Dorothée »
« Sœurs enseignantes de Sainte-Dorothée » (1789-1866)


Bienheureuse Marie-Anne Blondin, vierge, Fondatrice des Sœurs
de Sainte-Anne (1809-✝ 1890)


Bse Savina Petrilli, Vierge et fondatrice de la Congrégation :
“Sœurs des pauvres de Ste Catherine de Sienne” († 1923)



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Jésus leur dit : « Je suis le pain de vie. Qui vient à moi n’aura jamais faim ; qui croit en moi n’aura jamais soif.

Mais je vous l’ai dit : vous me voyez et vous ne croyez pas." Dieu vient combler toutes nos attentes de la manière la plus merveilleuse qui soit. Pour entrer dans cette Parole de Dieu qui nous est donnée, il nous faut être attentif, car Dieu nous parle de multiples manières. Il nous parle par la maternité divine de Marie qui est d’abord un acte de foi en Dieu qui réalise des merveilles. Marie nous donne son tout-petit, Jésus, qui a donné son cœur à sa mère. Elle lui a donné sa personne, Jésus est pour elle son Pain de vie, le Verbe éternel préexistant depuis toujours. Jésus est venu sauver l’humanité, lui apporter le plus grand amour de Dieu. Les apôtres éprouveront de la difficulté pour entrer dans ce mystère ! La multiplication des pains était préfigurée par la manne au désert, mais les apôtres n’ont pas compris qu’elle annonçait le mystère du Pain de Vie. Nous contemplons combien Jésus se préoccupe de notre faim et de notre soif. Nous pouvons témoigner de sa sollicitude pour nous, il n’est pas indifférent devant nos souffrances. Il nous faut croire, bien plus encore, au tendre amour que Dieu notre Père a pour chacun de nous, en nous donnant Jésus. En se cachant Lui même dans l’Eucharistie, Jésus montre la distance incroyable qu’Il parcourt pour rassasier notre soif et notre faim.


"Tout ce que me donne le Père viendra à moi, et celui qui vient à moi, je ne le jetterai pas dehors ;

car je suis descendu du ciel pour faire non pas ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé. Or c’est la volonté de celui qui m’a envoyé que je ne perde rien de tout ce qu’il m’a donné, mais que je le ressuscite au dernier jour." Jésus vient combler notre soif de « vie éternelle. » La faim et la soif physiques sont un pâle reflet d’un désir plus profond, caché en chacun, de la vie divine que seul Jésus, le Christ, peut nous donner. « C’est la volonté de mon Père : que quiconque voit le Fils et croit en Lui, ait la vie éternelle. » Nous devons nous présenter à Lui, aller à Lui en aspirant au don d’amour infini de Dieu qui vient. Il nous faut le reconnaître et le recevoir dans la foi quand il se révèle. Marie a été rassasiée par la présence de son Fils, elle a compris le Don d’Amour que Dieu faisait à l’humanité. Quand Jésus nous donne son Corps et son Sang en nourriture, nous revenons à cette origine par qui nous est venu ce Don si précieux. Marie lui a donné son corps et son sang, tout son être, il nous faut revenir à ce don personnel, alors nous sommes rétablis dans la vie véritable. Le Pain de vie nous est donné pour nous transformer, nous rendre à nous-mêmes, vivants en Lui. Jésus vient se loger au plus intime de notre cœur pour le changer, pour que nous connaissions le Père et que nous entrions dans une communion d’amour personnelle avec Dieu.


"Oui, telle est la volonté de mon Père, que quiconque voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle, et je le ressusciterai au dernier jour. »

Ces Paroles de Jésus nous stimulent à nous rapprocher de Lui chaque jour dans la prière pour recevoir son Corps et pour posséder cette vie nouvelle. Jésus, Sauveur de son peuple, nous nourrit et nous défend. Nous passons ainsi des soucis de la nourriture matérielle, au souci unique de faire la volonté de notre Père des cieux. Dans ce don de la multiplication des pains se cache la relation à celui qui donne le pain. « Je suis le Pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura plus jamais faim. » Le vrai Pain, c’est celui qui demeure pour la vie éternelle. A la résurrection, Jésus est présent au milieu du peuple qui croit en Lui, il est présent dans la communauté qui le célèbre. En célébrant l’Eucharistie, nous recevons sacramentellement, dans une petite hostie, le Corps qui a été tissé dans le sein de Marie. Mendiant d’amour, Jésus provoque en elle un amour bien plus grand que tout ce qu’elle pouvait porter dans son cœur. Quand Marie portait Jésus, elle le faisait communier à son propre sang, Jésus comblait toute les aspirations de Marie sa mère. Le Pain de vie est véritablement le Fils du Père qui nous dit : « Celui qui vient à moi n’aura plus jamais faim. »


Citation :
Nous demandons la grâce d’être attentif à Jésus pour accomplir la volonté du Père.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :







Saint Jean XXIII (1881-1963), pape
OR 20/09/59

« Celui qui vient à moi n'aura plus jamais faim »

Le problème économique est l'inconnu terrible de notre époque tourmentée. Le problème du pain quotidien, du bien-être, c'est l'incertitude angoissante qui nous opprime au milieu des foules agitées et insatisfaites, et parfois, hélas, affamées. C'est pour nous un devoir d'unir nos efforts, de faire les sacrifices nécessaires selon la doctrine catholique issue de l’Évangile et les instructions claires et solennelles de l'Église, pour contribuer à la recherche d'une solution équitable pour tous. Mais c'est en vain que nous nous efforcerons de remplir les estomacs de pain et de satisfaire les autres désirs parfois effrénés, si l'on ne parvient pas à nourrir les âmes du pain de vie, vrai, substantiel, divin ; à les nourrir de ce Christ dont elles ont faim et grâce auquel, seulement, on pourra reprendre le chemin « jusqu'à la montagne du Seigneur » (1R 19,8.).

   C'est en vain que nous demanderons aux économistes et aux législateurs de nouvelles formes de vie sociale si l'on soustrait aux yeux du peuple le doux et maternel sourire de Marie dont les bras sont ouverts pour accueillir tous ses fils. Sur son sein, l'orgueil s'abaisse, les cœurs s'apaisent dans la sainte poésie de la paix chrétienne et de l'amour. Conjuguons nos efforts afin que l'on ne sépare jamais du cœur de l'homme ce que Dieu, dans la doctrine catholique et dans l'histoire du monde, a si merveilleusement uni : l'eucharistie et la Vierge.


















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Mer 18 Avr 2018 - 21:36

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Jeudi 19 avril 2018 : Le jeudi de la 3e semaine de Pâques


Les saints du jour (Jeudi 19 avril)


Saint Théodore de Perge Martyr et sa mère sainte Philippa (2ème s.)

Saint Mappalique, martyr à Carthage (✝ 250)

Saint Elphège, Évêque de Winchester puis Archevêque de Cantorbéry et martyr (954-1012).

Saint Léon IX Pape (150 ème) de 1049 à 1054 (+ 1054)

Saint Vernier, Martyr (✝ 1287).

Bienheureux Isnardo (Isnard) de Chiampo, Prêtre o.p. († 1244)

Bienheureux Conrad d'Ascoli, o.f.m. (1234-1289).


Prière avant la lecture

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LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire, et moi, je le ressusciterai au dernier jour."

Il est écrit dans les prophètes : Ils seront tous instruits par Dieu lui-même. Quiconque a entendu le Père et reçu son enseignement vient à moi. Nous rendons grâce à Dieu par Jésus qui vient au secours de notre faiblesse, lui qui vient nous libérer. Il nous donne de tout récapituler en lui, pour que l’univers entier participe à sa plus grande gloire, à son plus grand amour. Dieu comble toute notre vie, tout ce que nous sommes, pour que nous soyons régénérés en lui. La Parole de Jésus retentit encore dans notre humanité, dans nos misères. Elle est toujours porteuse de la Victoire de Jésus. Jésus lance à la foule une invitation à croire. Après avoir multiplié les pains, Jésus s’adresse à nous de telle manière que nous puissions adhérer à sa parole. Sa mort et sa résurrection, sa vie, éclaire la Cène partagée avec ses disciples. Son Corps et son Sang sont là, donnés, pour que nous ayons la vie. Notre humanité, attirée par le Père, est transformée fondamentalement par Jésus Eucharistie. Au cœur de l’humanité en recherche, l’attirance du Père, l’Esprit Saint, rassemble toute personne attirée par Dieu. Il est à l’œuvre pour bâtir la civilisation de l’Amour. La bienveillance qui nous est donnée par lui, transforme l’univers. Au cœur même de la création, par l’Eucharistie, le blé et le raisin, le pain et le vin opèrent la transformation de l’univers.


Certes, personne n’a jamais vu le Père, sinon celui qui vient de Dieu : celui-là seul a vu le Père.

Amen, amen, je vous le dis : il a la vie éternelle, celui qui croit. Moi, je suis le pain de la vie. Au désert, vos pères ont mangé la manne, et ils sont morts ; mais le pain qui descend du ciel est tel que celui qui en mange ne mourra pas. Traverser la mort ne pouvait être que le fait de Dieu. Seule, la puissance de son Amour infini, le pouvait. Nous sommes instruits par Dieu lui-même. L’Eucharistie nous donne de pouvoir aller contre la mort qui nous hantes. Reçu dans la foi, le sacrifice du Christ pacifie toute l’humanité, mais surtout celles et ceux qui ont le plus besoin d’être réconfortés. La misère du monde est transformée par la Passion de Jésus qui régénère toute chose. Il n’est pas facile de croire, comme il n’est pas simple de faire confiance dans la vie quotidienne. Le chemin de la Résurrection posé par Dieu, consiste à traverser la vie naturelle pour aller au-delà. Avec Jésus, une perspective étonnante se donne à contempler ! Jésus, « dans son corps et dans son sang, » se donne à nous pour vaincre le mystère d’iniquité, le mystère du mal répandu dans le monde. Ainsi transformé, le monde est récapitulé dans le Corps eucharistique du Christ. La Passion du Christ dans l’Eucharistie se vit pour toute l’humanité, et surtout celle des plus souffrants qui peuvent offrir leur vie en union avec le Christ.


Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement.

Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. » Nous sommes introduits dans le mystère du don de Jésus. L’Église célèbre ce mystère dans une humanité en guerre, elle y infuse un nouvel Amour. Ce mystère est célébré en mémorial pour le salut du monde. Jésus, la veille de sa passion, prit du pain et dit : « Prenez, mangez, c’est mon corps, Jésus prend du vin et dit : « Prenez, buvez, c’est mon sang. » C’est bien le sang du Christ qui a été répandu sur la croix une fois pour toute, et pour le salut de tous. C’est bien sa chair meurtrie et ressuscitée qui sera donnée pour que le monde ne vive plus d’une passion meurtrière mais d’une passion d’amour. Jésus, venu du ciel, nous entraîne dans la vie même de Dieu qui est de toujours à toujours. Tout ce que nous voyons, tout ce que nous contemplons peut nous mener au Christ ! Jésus a pris notre humanité pour que nous ayons part à sa divinité. Jésus, Pain descendu du ciel, attend notre réponse de foi sans laquelle rien n’est possible. La personne de Jésus, ses actes et ses paroles sont la nourriture nécessaire à notre vie. Croire en Jésus, c’est accueillir ses gestes et ses paroles qui transforment le monde.


Citation :
Nous demandons la grâce de devenir l’enfant bien aimé du Père dans l’Amour infini de Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :







Concile Vatican II
Constitution sur la Sainte Liturgie « Sacrosanctum Concilium », § 47-48

« Le pain que je donnerai, c'est ma chair, donnée pour que le monde ait la vie »

Notre Sauveur, à la dernière Cène, la nuit où il était livré, institua le sacrifice eucharistique de son Corps et de son Sang pour perpétuer le sacrifice de la croix au long des siècles, jusqu'à ce qu'il vienne, et en outre pour confier à l'Église, son Épouse bien-aimée, le mémorial de sa mort et de sa résurrection : sacrement de l'amour, signe de l'unité, lien de la charité, banquet pascal dans lequel le Christ est mangé, l'âme est comblée de grâce, et le gage de la gloire future nous est donné.

     C'est pourquoi l'Église a le souci d'obtenir que les fidèles n'assistent pas à ce mystère de la foi comme des spectateurs étrangers ou muets, mais que, le comprenant bien dans ses rites et ses prières, ils participent consciemment, pieusement et activement à l'action sacrée, soient formés par la parole de Dieu, se restaurent à la table du Corps du Seigneur, et rendent grâce à Dieu. Qu'en offrant la victime sans tache, non seulement par les mains du prêtre, mais aussi ensemble avec lui, ils apprennent à s'offrir eux-mêmes et, de jour en jour, soient consommés par la médiation du Christ dans l'unité avec Dieu et entre eux pour que, finalement, « Dieu soit tout en tous » (1Co 15,28).
















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Jeu 19 Avr 2018 - 21:01

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Vendredi 20 avril 2018 : Le vendredi de la 3e semaine de Pâques


Les saints du jour (Vendredi 20 avril)


Saint Marcellin d'Embrun, Evêque qui combattit l'arianisme (+ 374)

Sainte Hildegonde (+ 1188) ou Frère Joseph, Vierge.

Sainte Agnès de Montepulciano, Abbesse Dominicaine (1268-1317).

Saint Athanase des Météores Confesseur (+ 1380)

Bienheureux Simon Rinalducci, Prêtre de l’Ordre des Ermites de
Saint-Augustin (✝ 1322).


Bienheureux Anastazy Pankiewicz, Prêtre o.f.m. et Martyr  
du nazisme († 1942)



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

"Les Juifs se querellaient entre eux : « Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger ? »

Jésus leur dit alors : « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n’avez pas la vie en vous. Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi, je demeure en lui. Les Paroles de Jésus heurtent, elles choquent les Juifs qui se mettent à discuter fort. Pour nous, deux mille ans plus tard, ces Paroles de Jésus risquent de ne plus nous émerveiller en provoquant notre reconnaissance et notre adoration. Nous croyons « savoir ! » et la routine nous menace ! Les saints se sont toujours émerveillés du Mystère de l’Eucharistie : ils l’ont adoré ne doutant pas des Paroles de Jésus : « Nous aimant comme une mère, le Christ nous nourrit de sa propre Chair. Il a placé devant nous le Pain et le Vin, Son Corps et Son Sang, nourriture d’Immortalité. En les mangeant, nous recevons la grâce de l’Esprit-Saint qui s’écoule vers nous et nous rend immortels et incorruptibles en espérance, » dira Théodore de Mopsueste. Il nous faut revenir au mystère de Marie pour entrer dans ce mystère de Jésus. A l’Annonciation il a été dit à Marie : « L’Esprit Saint viendra sur toi. » Le corps que Marie a tissé dans sa chair à Jésus va régénérer le monde entier. Marie est la créature immaculée, renouvelée totalement à l’avance dans la Passion et la Résurrection de Jésus. Une humanité plus belle naît, créée dans l’amour infini de Dieu et régénérée dans l’Esprit Saint et dans le don du Corps et du sang de Jésus. C’est du « coté ouvert » du nouvel Adam que naît une Femme, la nouvelle Ève.


"De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même celui qui me mange, lui aussi vivra par moi.

Jésus-Hostie prend possession de chacun de nous, pour recréer, au Nom de Son Père, une humanité nouvelle. Jésus, nous manifestant le plus grand Amour, nous parle avec tendresse. Marie accueille Jésus dans notre cœur, le Saint-Esprit l’enveloppe encore de Son ombre pour former avec nous un Peuple nouveau. Elle nous entraîne, en hâte, vers nos frères qui ont besoin de lumière. C’est par petites touches que nous entrons dans le mystère de Dieu : « Le Verbe s’est fait chair », le Verbe de Dieu a pris notre humanité avec toute sa faiblesse. Jésus dit : « le Père, qui est vivant, m’a envoyé » ! Le Père est source de la vie que donne le Fils, il est à l’origine de notre foi en la personne du Fils. Jésus nous donne sa chair, il nous donne tout lui-même pour que nous ayons la vie. Il nous faut passer par cette nouvelle « Incarnation, » devenue Sacrement, pour retrouver la vie qui nous nourrit et nous transforme fondamentalement en nous rendant bienheureux.


« Tel est le pain qui est descendu du ciel : il n’est pas comme celui que les pères ont mangé. Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra éternellement. »

Voilà ce que Jésus a dit, alors qu’il enseignait à la synagogue de Capharnaüm. « Il est grand le Mystère de la Foi, » chantons-nous en célébrant le Mystère de la Sainte Eucharistie qui nous donne réellement Jésus le Christ ! Nous le prions de nous aider à comprendre toujours plus profondément ce Mystère merveilleux, et de l’aimer toujours mieux. Ô Jésus, nous Te rendons grâce d’avoir « inventé » ce Moyen divin pour rester toujours avec nous, jusqu’à ton retour en Gloire ! Tu nous ouvres la possibilité de demeurer avec toi dans la vie que tu tiens de ton Père de toujours à toujours. Communier au corps et au sang du Christ Jésus, c’est demeurer en relation étroite avec lui qui va jusqu’au sacrifice total de lui-même et qui nous entraîne à faire de même. Jésus fait toutes choses nouvelles : Il redonne vie, il guérit les boiteux, il ressuscite les morts. Jésus est venu dans notre chair, il est venu dans notre humanité concrète pour que tout ce qui va se vivre dans sa chair soit en harmonie avec Dieu. Nous sommes introduits ainsi dans une toute nouvelle perspective ! Jésus communique sa vie dans son Corps et dans son Sang livré pour notre salut ! La Passion et la Résurrection de Jésus nous donne ainsi la vraie Vie.


Citation :
Nous demandons la grâce de comprendre ces paroles de Jésus qui nous invitent au réalisme de l’Incarnation.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Saint Jean-Marie Vianney (1786-1859), prêtre, curé d'Ars
Pensées choisies du saint Curé d'Ars (J. Frossard, Éds Tequi 2007, p. 75, rev.)

Ce Don de Dieu : la Messe

Toutes les bonnes œuvres réunies n'équivalent pas au saint Sacrifice de la Messe, parce qu'elles sont les œuvres des hommes, et la Messe est l’œuvre de Dieu. Le martyre n'est rien en comparaison : c'est le sacrifice que l'homme fait à Dieu de sa vie ; la Messe est le Sacrifice que Dieu fait à l'homme de son Corps et de son Sang.

     À la voix du prêtre, Notre Seigneur descend du ciel et se renferme dans une petite hostie. Dieu arrête ses regards sur l'autel. « C'est là, dit-il, mon Fils bien-aimé, en qui J'ai mis toutes mes complaisances » (Cf. Mt 3,17 ; Mt 17,5). Aux mérites de l'offrande de cette Victime, Il ne peut rien refuser.

     Que c'est beau ! Après la consécration, le Bon Dieu est là comme dans le ciel !... Si l'homme connaissait bien ce mystère, il mourrait d'amour. Dieu nous ménage à cause de notre faiblesse.

     Oh ! si on avait la foi, si l'on comprenait le prix du saint Sacrifice, on aurait bien plus de zèle à y assister !
















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Ven 20 Avr 2018 - 23:02

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Samedi 21 avril 2018 : Le samedi de la 3e semaine de Pâques


Les saints du jour (Samedi 21 avril)


Saint Apollinaire de Rome (ou Apollonius), apologiste de la religion
chrétienne, Martyr (+ v. 186)


Saint Anastase d'Antioche, palestinien d'origine et moine du Sinaï (+ 599)

Saint Anastase Higoumène au Mont-Sinaï,  (7ème s.)

Saint Anselme d'Aoste, Archevêque de Cantorbéry et Docteur
de l'Église (1033 (ou 1034)-1109).


Saint Conrad de Porzham, Frère Capucin († 1894).

Saint Román Adame Rosales, prêtre et martyr mexicain (+ 1927)

Bienheureux Bartolomeo Cerveri, Prêtre o.p. et martyr († 1466)


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

Beaucoup de ses disciples, qui avaient entendu, déclarèrent : « Cette parole est rude ! Qui peut l’entendre ? »

Jésus savait en lui-même que ses disciples récriminaient à son sujet. Il leur dit : « Cela vous scandalise ? Et quand vous verrez le Fils de l’homme monter là où il était auparavant !… C’est l’esprit qui fait vivre, la chair n’est capable de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et elles sont vie. La parole de Jésus est d’un réalisme surprenant pour qui adhère au mystère de l’Incarnation. Jésus, né de la Vierge Marie, vient du Père, Il a pris la chair humaine et il vit de l’Esprit Saint, l’amour infini de Dieu. Jésus va jusqu’au bout de l’Incarnation à la fois dans le concret de la vie humaine et par le Don de lui-même. Il est le Pain du Père, le Pain de Vie. « C’est l’Esprit qui vivifie, la chair ne sert de rien. » L’Eucharistie nous offre vraiment le Corps du Christ né de la Vierge Marie ; La coupe de vin est vraiment le Sang du Christ donné pour que nous ayons la vie. La vérité de Jésus nous ouvre un quotidien nouveau ou nous pouvons comprendre que l’homme ne vit pas que du pain, mais de ce qui sort de bouche de Dieu. La vie nous est donnée, elle nous donne de nous rencontrer dans la foi en la vie, la foi en Dieu. La foi est un lâcher prise, elle est la naissance à l’autre. Jésus sait déjà qui est celui qui ne croit pas. Mystérieusement Jean signale la trahison de Judas !


"Mais il y en a parmi vous qui ne croient pas. » Jésus savait en effet depuis le commencement quels étaient ceux qui ne croyaient pas, et qui était celui qui le livrerait."

Il ajouta : « Voilà pourquoi je vous ai dit que personne ne peut venir à moi si cela ne lui est pas donné par le Père. » Le mystère de la vie peut advenir en nous sans que nous recevions l’Auteur de cette vie ! Mais rien n’est durable dans notre vie sans un abandon réel à la volonté de notre Père. Quelque soit notre tempérament, nous avons à vivre une dépossession de nous même, dans l’espérance que Dieu nous donne de l’avenir. C’est une ouverture de pauvre, l’attente de quelqu’un qui nous sauve, une acceptation de ne pas vivre seul, de ne pas faire seul, mais avec un autre, à partir d’un autre. Jésus a insisté jusqu’au bout sur ce réalisme de la foi. Il s’agit de la réalité de Jésus venu dans la chair humaine. Si j’accepte de recevoir l’Auteur de ma vie, je me reconnais fils, existant de lui. « Cela lui est donné par le Père, » dit Jésus. Il y va de la réalité de Jésus à la croix qui réalise le don de son corps et de son sang, le don de sa vie. L’apôtre Jean qui a reçu Marie chez lui, nous annonce ce Don par sa vie. La foi eucharistique ne sera pas entamée dans le reniement de Pierre qui a manqué d’espérance. Après le reniement, Jésus croisera le regard de Pierre qui se mettra à pleurer. Pierre dont la foi eucharistique est inébranlable, a été nourri le Jeudi Saint du corps et du sang de Jésus, il se référera sans cesse à ce que Jésus a fait dans sa vie : « Seigneur, à qui irions-nous, tu as les paroles de la vie éternelle. »


"À partir de ce moment, beaucoup de ses disciples s’en retournèrent et cessèrent de l’accompagner."

Alors Jésus dit aux Douze : « Voulez-vous partir, vous aussi ? » Simon-Pierre lui répondit : « Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle. Quant à nous, nous croyons, et nous savons que tu es le Saint de Dieu. » La certitude de Pierre est ouverture au Mystère de Dieu qui se laisse accueillir pauvrement en Jésus. Au matin de la résurrection, au soir d’Emmaüs, c’est avec le pain partagé que nous sommes appelés à l’action de grâce. La puissance de l’amour infini de Dieu en Jésus est désormais à l’œuvre dans le cœur de l’Église, dans le cœur des Apôtres. La puissance de l’Esprit Saint agit dans l’Église qui continue l’œuvre de Jésus. C’est ainsi que nous voulons nous remettre à Dieu de tout notre être pour entrer dans le mystère de l’Eucharistie, le mystère du don de nous-mêmes à la suite de Jésus. C’est le lieu de notre foi. Nous recevons tout, nous n’avons plus rien, mais nous espérons tout du Christ qui nous fait entrer dans un nouvel univers.


Citation :
Nous demandons la grâce d’être confortés dans notre foi eucharistique pour reconnaître Jésus qui vient à nous et qui nous donne son Esprit Saint.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :



Je suis le pain vivant descendu du Ciel
Celui qui mange ce Pain vivra éternellement



Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermons sur l'évangile de Jean, n°25, 14-16

« Voulez-vous partir vous aussi ? »

« Je suis le pain de vie, le vrai pain, celui qui descend du ciel et donne la vie au monde » (Jn 6,32-33)... Vous désirez ce pain du ciel, vous l'avez devant vous, et vous ne mangez pas. « Mais je vous l'ai dit : parce que vous m'avez vu, vous ne croyez pas » (Jn 6,36). Pour autant je ne vous rejette pas : votre infidélité a-t-elle annulé la fidélité de Dieu ? (Rm 3,3) Vois donc : « Tout ce que mon Père me donne viendra à moi et celui qui viendra à moi, je ne le jetterai pas dehors » (Jn 6,37). Quelle est cette intériorité d'où l'on ne sort pas ? Un grand recueillement, un doux secret. Secret qui ne lasse pas, pur de l'amertume des pensées mauvaises, exempt du tourment des tentations et des douleurs. N'est-ce pas dans un tel secret qu'entrera ce serviteur fidèle qui s'entendra dire : « Entre dans la joie de ton Seigneur » (Mt 25,21) ?...

     Celui-là, tu ne le jetteras pas dehors, car tu es descendu du ciel non pour faire ta volonté, mais la volonté de celui qui t'a envoyé (Jn 6,38). Mystère profond !... Oui, pour guérir la cause de tous les maux, c'est à dire l'orgueil, le Fils de Dieu est descendu et il s'est fait humble. Pourquoi t'enorgueillir, ô homme ? Dieu s'est fait humble à cause de toi. Tu rougirais peut-être d'imiter l'humilité d'un homme ; imite l'humilité de Dieu... Dieu, lui, s'est fait homme ; toi, ô homme, reconnais que tu es homme : toute ton humilité consiste à te connaître. C'est donc parce que Dieu enseigne l'humilité qu'il a dit : « Je ne suis venu que pour faire la volonté de celui qui m'a envoyé... Je suis venu, humble, enseigner l'humilité comme un maître d'humilité. Celui qui vient à moi devient membre de mon Corps ; celui qui vient à moi devient humble... Il ne fait pas sa volonté, mais celle de Dieu ; c'est pourquoi il ne sera pas jeté dehors, comme quand il était orgueilleux » (cf Gn 3,24)
















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Sam 21 Avr 2018 - 22:53

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Dimanche 22 avril 2018 : Quatrième dimanche de Pâques


Les saints du jour (Dimanche 22 avril)


Saint Soter Pape (12 ème) de 166 à 175 et martyr (+ 175)

Saints Épipode et Alexandre, Martyrs à Lyon († 178).

Saint Léonide, Père d'Origène et Martyr († 202)

Saint Caïus Pape (28 ème) de 283 à 296 et martyr (+ 296)

Saint Théodore le Sicéote, Confesseur (+ 613).

Sainte Opportune Abbesse bénédictine (+ 770)


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Le voleur ne vient que pour voler, égorger et détruire. Moi je suis venu pour que les hommes aient la vie, pour qu’ils l’aient en abondance."

Je suis le bon pasteur, le vrai berger. Le vrai berger donne sa vie pour ses brebis. Le berger mercenaire, lui, n’est pas le pasteur, car les brebis ne lui appartiennent pas : s’il voit venir le loup, il abandonne les brebis et s’enfuit ; le loup s’en empare et les disperse. Ce berger n’est qu’un mercenaire, et les brebis ne comptent pas vraiment pour lui." Jésus aime ceux et celles qui viennent à lui, qu’ils soient égarés, ou encore que ce soit ses brebis choisies, il se compare au « bon berger » qui est prêt à donner sa vie pour elles. La mission de Jésus est une prise au sérieux de notre vie, ainsi nous nous rendons compte de l’amour de Dieu pour nous. « Mes bien-aimés, voyez comme il est grand l’amour dont le Père nous a comblés : il a voulu que nous soyons appelés enfants de Dieu ». Jésus est le vrai berger qui s’est engagé jusqu’au bout, prenant « sur lui le péché du monde, » il rejoint aussi les plus pauvres dans leur faiblesse. Fils de Dieu, il meurt sur la Croix afin de nous rejoindre et de nous sauver, alors que nous refusions de nous laisser aimer par Dieu ! La parole d’Amour résonne, nous l’entendons comme une provocation de l’Amour infini de Dieu qui est à recevoir. Nous laisser aimer par Dieu, nous laisser transformer par lui pour avoir la Vie, « que nous soyons appelés enfants de Dieu, » et nous le sommes ! Le Père a donné son Fils Jésus pour nous sauver.


"Moi, je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent, comme le Père me connaît, et que je connais le Père ; et je donne ma vie pour mes brebis.

J’ai encore d’autres brebis, qui ne sont pas de cette bergerie : celles-là aussi, il faut que je les conduise. Elles écouteront ma voix : il y aura un seul troupeau et un seul pasteur." Face au danger, Jésus ne fuira pas comme un mercenaire, il en mourra de nous aimer, sa mort sera une victoire d’amour. Vivant, Ressuscité, il rassemblera ses brebis dispersées. Le vrai berger « connaît ses brebis, et les brebis le connaissent », cette réciprocité d’amour est analogue à celle qui unit Jésus à son Père. Assurée d’avoir du prix aux yeux du Pasteur, chaque brebis sera sans cesse réinsérée par lui dans le troupeau. Comme nous, Pierre suivait Jésus quand tout allait bien ! Quand Jésus est emmené par le grand prêtre, qu’il porte sa Croix, c’en est trop pour Pierre : « Je ne le connais pas cet Homme, » dira-t-il, comme chacun de nous à certains moments ! Après son reniement, Pierre contemple le regard de Jésus, c’est le regard du bon pasteur, le regard de celui qui est blessé par le rejet et qui garde toujours le même amour. Pierre dira plus tard de Jésus, « son nom donné aux hommes est le seul qui puisse nous sauver. » Nous sommes ce peuple guéri par l’Amour du cœur de Dieu manifesté en Jésus.


"Le Père m’aime parce que je donne ma vie pour la reprendre ensuite. Personne n’a pu me l’enlever : je la donne de moi-même."

J’ai le pouvoir de la donner, et le pouvoir de la reprendre : voilà le commandement que j’ai reçu de mon Père. » Jésus est le berger universel, si nous suivons ce berger, il nous faut sans cesse l’accueillir, le rejoindre dans le don de lui-même. « Ma vie, personne ne me la prend : c’est moi qui la donne ». Nous pouvons désormais entrer dans la mission du Bon Berger, à la suite de Jésus. Dans cet amour de compassion pour nos frères, nous prenons place avec lui pour la mission. « J’ai encore d’autres brebis qui ne sont pas de cette bergerie : celles-là aussi, il faut que je les conduise, dit Jésus. » Je veux bien me laisser aimer par Dieu pour suivre Jésus, et je veux bien regarder jusqu’à quel point Jésus m’aime. Comme Pierre, nous poursuivons un chemin de guérison car nous sommes pauvres et blessés comme lui ! Nous entrons dans la blessure du cœur de Dieu ouvert pour nous. Guéris par cet amour, transformés, nous devenons guérissant pour notre peuple ! « Celui qui a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive, de son cœur jailliront des sources d’eaux vives. » Nous annonçons dans la joie le mystère de Jésus le Bon Pasteur qui est venu défendre les brebis, les plus petites et les plus pauvres.


Citation :
Nous demandons la grâce de comprendre le cœur blessé de Jésus pour entrer dans l’amour fou de Dieu pour nous.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Basile de Séleucie (?-v. 468), évêque
Homélie 26, sur le Bon Pasteur ; PG 85, 299 (trad. Bouchet, Lectionnaire, p. 220 rev.)

Le Bon Pasteur donne sa vie pour ses brebis

« Je suis le bon pasteur. Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis. » Pilate a vu ce pasteur ; les juifs l'ont vu, conduit à la croix pour son troupeau, comme le chœur des prophètes l'avait annoncé clairement bien avant la Passion : « Comme un agneau, il est conduit à l'abattoir, comme une brebis muette devant les tondeurs » (Is 53,7). Il ne refuse pas la mort, il ne fuit pas le jugement, il ne repousse pas ceux qui le crucifient.

     Il n'a pas subi la Passion : il l'a voulue pour ses brebis. « J'ai le pouvoir de déposer ma vie, dit-il, et le pouvoir de la reprendre. » Il détruit la souffrance par la souffrance de sa Passion, la mort par sa mort. Par son tombeau, il ouvre les tombeaux. Il ébranle le séjour des morts, il en fait sauter les verrous. Les tombeaux sont scellés et la prison fermée tant que le Berger ne descend dans la mort pour y annoncer la libération à celles de ses brebis qui sont endormies (cf 1P 3,19). On le voit au séjour des morts : il donne l'ordre d'en sortir, on le voit renouveler même là l'appel à la vie. « Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis » : c'est ainsi qu'il cherche l'amour de ses brebis. Celui qui aime le Christ, c'est celui qui sait entendre sa voix.














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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Dim 22 Avr 2018 - 23:38

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Lundi 23 avril 2018 : Le lundi de la 4e semaine de Pâques


Les saints du jour (Lundi 23 avril)


Saints Félix, Fortunat et Achillée martyrs (+ 212)

Saint Gérard de Toul Evêque (+ 994)

Saint Adalbert de Prague Evêque de Prague, martyr (+ 997)

Saint Georges, tribun militaire et martyr († v. 303).

Bienheureux Gilles, un des six premiers compagnons de
Saint François d'Assise (✝ 1262).


Bienheureuse Thérèse-Marie de la Croix fondatrice de la Congrégation des
Carmélites de Sainte-Thérèse (+ 1910)


Bienheureuse Marie-Gabrielle Sagheddu (Sœur Marie-Gabrielle de l’Unité),
Religieuse Trappistine au Monastère de Grottaferrata (✝ 1939).



Prière avant la lecture

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LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Le berger mercenaire n’est pas le pasteur, les brebis ne sont pas à lui : s’il voit venir le loup, il abandonne les brebis et s’enfuit ; le loup s’en empare et les disperse. Ce berger n’est qu’un mercenaire, et les brebis ne comptent pas vraiment pour lui.

Jésus, en invoquant le berger mercenaire, manifeste le risque représenté par le loup. Jésus nous parle simplement, il ne force rien en nous. Sa parole est simple et douce. S’il y a des bons pasteurs, il y a aussi des mercenaires pour qui la bergerie n’est qu’un lieu de profit. Ce que Jésus met en œuvre, c’est une manière d’être face aux brebis. Il y a nécessité pour les brebis d’être protégées de la dégradation opérée par le mercenaire. Jésus, le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis. Un lien unique le relie à elles. Leur rencontre se révèle vraie, elle se fait dans la douceur. Dès que le bon berger arrive, de loin, les brebis le reconnaissent, elles viennent à sa rencontre. Jésus est l’Agneau de Dieu qui révèle le vrai Berger, le Père invisible ! C’est l’Esprit Saint qui ouvre notre cœur fidèle. Il habite en nous, il nous donne d’écouter la Parole de Dieu. Pour que l’Amour nouveau apporté par Jésus soit reçu, il nous faut le laisser entrer dans notre vie, pour qu’il épouse toute notre existence.


"Moi, je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent, comme le Père me connaît, et que je connais le Père ; et je donne ma vie pour mes brebis.

J’ai encore d’autres brebis, qui ne sont pas de cet enclos : celles-là aussi, il faut que je les conduise. Elles écouteront ma voix : il y aura un seul troupeau et un seul pasteur. Jésus rassemble les brebis du Père. L’unité du troupeau repose sur la capacité propre à chacune des brebis d’écouter la voix du bon berger. Jésus nous apprend la beauté du lien qui l’unit à chacun de nous. Nous sommes sommes impliqués dans l’unité de son Amour pour tous. La Parole qu’il nous adresse ne nous violente pas, elle nous donne d’aller et venir à notre gré. Jésus nous dit comment nous pouvons nous disposer intérieurement pour le recevoir. Dans le oui de l’Annonciation, Marie a donné sa vie pour Jésus, elle l’a accueilli. Elle a reconnu l’Agneau de Dieu dans sa faiblesse. Elle a découvert le mystère de sa vulnérabilité pendant toute sa vie. Elle nous accompagne comme elle accompagnait Jésus. Comme le bon pasteur, elle donne sa vie pour ses brebis, elle nous aide encore à revivre le mystère de Jésus dans sa Passion et sa Résurrection en nous. A la Passion de Jésus, le bon berger l’a conduite aux sources de l’eau vive, il nous a donné à elle. Elle donne sa vie comme le Bon Pasteur, et elle nous apprend la petitesse et l’humilité.


Voici pourquoi le Père m’aime : parce que je donne ma vie, pour la recevoir de nouveau. Nul ne peut me l’enlever : je la donne de moi-même.

J’ai le pouvoir de la donner, j’ai aussi le pouvoir de la recevoir de nouveau : voilà le commandement que j’ai reçu de mon Père. » Le Christ Ressuscité étend son règne d’amour dans les cœurs qui le choisissent. Nous le suivons dans le grand mouvement d’Amour qui nous conduit vers son Père. Un lien unique s’établit entre lui, le Bon Pasteur, et nous, par le don qu’il fait de lui-même. Ainsi s’établit une relation d’Amour entre nous et Dieu qui nous aime. Jésus nous ouvre à la liberté de sa propre vie, une vie qu’il donne généreusement pour que la Vie véritable soit en nous. Il manifeste l’Amour du Père qui donne son Fils à Marie. Elle le reconnait dans la nuit de la foi. Il est son bon « Pasteur » et elle lui fait une confiance infinie. Ce qui nous fait avancer ensemble, c’est la voix, la parole de Jésus, avec sa dimension incarnée qui est là présente, unissant le corps de ceux qui le suivent. La vie que Jésus nous donne généreusement est sa Vie pour qu’elle soit en nous. Marie a reçu de Dieu la vie de l’Esprit Saint en plénitude. A sa suite, nous marchons dans la foi en Jésus, nous laissant toucher dans notre cœur.


Citation :
Nous demandons la grâce d’entendre la voix de Dieu dans notre cœur, qu’elle nous transforme en enfants bien-aimés du Père.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Saint Thomas d'Aquin (1225-1274), théologien dominicain, docteur de l'Église
Commentaire de l'évangile de Jean, 10,3 (trad. cf bréviaire)

« Si quelqu'un entre en passant par moi, il sera sauvé »

« Moi, je suis le bon pasteur. » Il est évident que le titre de pasteur convient au Christ. Car de même qu'un berger mène paître son troupeau, ainsi le Christ restaure les fidèles par une nourriture spirituelle, son propre corps et son propre sang... D'autre part, le Christ a dit que le pasteur entre par la porte et qu'il est lui-même cette porte ; il faut donc comprendre que c'est lui qui entre, et par lui-même. C'est bien vrai : c'est bien par lui-même qu'il entre ; il se manifeste lui-même et il montre qu'il connaît le Père par lui-même, tandis que nous, nous entrons par lui, et c'est lui qui nous donne le bonheur parfait.

     Personne d'autre que lui n'est la porte, parce que personne d'autre n'est « la vraie lumière, qui éclaire tous les hommes » (Jn 1,9)... C'est pourquoi aucun homme ne dit qu'il est la porte ; le Christ s'est réservé ce nom comme lui appartenant en propre. Mais le titre de pasteur, il l'a communiqué à d'autres, il l'a donné à certains de ses membres. En effet, Pierre l'a été aussi (Jn 21,15), et les autres apôtres, ainsi que tous les évêques. « Je vous donnerai des pasteurs selon mon cœur » dit l'Écriture (Jr 3,15)... Aucun pasteur n'est bon s'il n'est uni au Christ par la charité, devenant ainsi membre du pasteur véritable.

     Car le service du bon pasteur, c'est la charité. C'est pourquoi Jésus dit qu'il « donne sa vie pour ses brebis » (Jn 10,11)... Le Christ nous a montré l'exemple : « Il a donné sa vie pour nous. Nous devons, nous aussi, donner notre vie pour nos frères » (1Jn 3,16).















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Lun 23 Avr 2018 - 23:35

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Mardi 24 avril 2018 : Le mardi de la 4e semaine de Pâques


Les saints du jour (Mardi 24 avril)


Saints Félix, Fortunat et Achillée martyrs (+ 212)

Sainte Elisabeth (5ème s.)

Saint Mellitus Evêque de Cantorbéry (+ 624)

Saint Robert de la Chaise-Dieu, Fondateur de l'abbaye de
la Chaise-Dieu (+ 1067)


Saint Fidèle de Sigmaringen, Prêtre Capucin et martyr (1577-1622).

Sainte Marie-Euphrasie Pelletier, Fondatrice de l'Institut des
« Sœurs du Bon-Pasteur » (1796-1868).


Saint Benoît Menni, Prêtre et Fondateur des Sœurs Hospitalières
du Sacré-Cœur de Jésus (✝ 1914).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

"Alors arriva la fête de la dédicace du Temple à Jérusalem. C’était l’hiver. Jésus allait et venait dans le Temple, sous la colonnade de Salomon. Les Juifs firent cercle autour de lui ; ils lui disaient : « Combien de temps vas-tu nous tenir en haleine ? Si c’est toi le Christ, dis-le nous ouvertement ! »

Dieu veut que toute l’humanité croie et soit sauvée, mais seuls les humbles et les pauvres sont capables d’accueillir ce don. La foi nous rend capable de reconnaître Jésus dans son mystère. Pour comprendre cette “révélation,” la connaissance du Père est nécessaire. Quand Pierre dit à Jésus : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant, » Jésus lui dit qu’il lui a fallu la grâce de Dieu. C’est un message d’espérance tellement important qui nous est donné quand les temps sont durs et que chacun de nous se retrouve avec son lot d’épreuves personnelles, familiales, ecclésiales. Ce qui donne la force de vivre en disciple de Jésus, c’est la certitude qu’il est vainqueur de ce qui nous oppresse. Il existe une connivence entre les brebis et le Berger, la voix du berger parle. Dans l’orage du monde qui gronde autour de Jésus, l’enjeu, ce sont les brebis du Christ. Devant l’incrédulité de ceux qui l’entourent, Jésus parle de ses œuvres. Son plus bel ouvrage sera la Passion, l’œuvre de son amour, en vue de tout rétablir dans la vie.


" Jésus leur répondit : « Je vous l’ai dit, et vous ne croyez pas. Les œuvres que je fais, moi, au nom de mon Père, voilà ce qui me rend témoignage. Mais vous, vous ne croyez pas, parce que vous n’êtes pas de mes brebis.

Dans le grand combat livré par l’incroyance, Jésus parle d’arrachement à nous même. Nous ne périrons pas, nous serons défendus. Notre berger nous tient et il nous protège. Jésus connaît ses brebis et ses brebis écoutent sa voix. La foi nous entraîne à rechercher Jésus dans la prière. Il nous emmène vers le Père. L’intimité de Jésus nous donne la vie éternelle, la connaissance du Père. Ceux qui se confient en Lui sont gardés par la main du tout petit enfant Jésus, ou par la main du Crucifié. Jésus garde les brebis que le Père lui a confiées. En se faisant homme, il s’est apparenté à toute l’humanité en vertu de sa chair humaine. Jésus livre un grand combat pour notre vie, à Jérusalem, avant d’être arrêté. La vraie sagesse consiste à se confier à lui. Le mystère de Marie, celui de la nouvelle humanité, éclaire le mystère de l’attachement à Dieu, de l’amour que Dieu nous porte. Nul n’arrachera pas de la main du Père l’humanité qui choisit Dieu.


"Mes brebis écoutent ma voix ; moi, je les connais, et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle : jamais elles ne périront, et personne ne les arrachera de ma main. »

Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tout, et personne ne peut les arracher de la main du Père. Le Père et moi, nous sommes UN. » Les signes de Jésus Ressuscité sont là, l’action bienveillante du Père est à l’œuvre. Il faut un acte d’accueil pleinement libre de notre part. Cet acte qui nous engage constitue notre personne. Nous sommes devant la transmission de la foi qui s’opère en tous ceux qui se mettent à croire en Jésus. Il parle et il agit auprès de ceux qui croient en lui en révélant la présence bienveillante du Père. Des brebis adhèrent, d’autres refusent de croire, c’est tout comme aujourd’hui. Jésus connaît ses brebis et ses brebis écoutent sa voix. Nous n’avons rien à craindre même si l’orage fait rage autour de nous. Nous sommes porteur du message de Jésus, le plus merveilleux qui soit. Jésus est là, tout lui est offert dans notre vie. Nous avons seulement à marcher, à le suivre dans la grande épreuve. C’est lui, par sa Passion, qui a été jusqu’au bout de l’Amour. La tendresse de Dieu aura le dernier mot. C’est la confiance infinie en Jésus ressuscité, l’abandon total à la volonté de Dieu qui est à l’œuvre. L’amour de Jésus, l’Esprit Saint qui nous est donné, est un Amour si grand, si beau et si total.


Citation :
Nous demandons la grâce d’une grande foi pour tenir bon dans la grande détresse du monde.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Saint Aelred de Rievaulx (1110-1167), moine cistercien
Prière d'un pasteur, 1.7 (trad cf coll. Pain de Cîteaux, n°24, p. 261s)

« Mes brebis écoutent ma voix ; je les connais et elles me suivent »

Bon Pasteur, Jésus, pasteur vraiment bon, pasteur plein de bienveillance et de tendresse, vers toi monte le cri d'un pasteur pauvre et misérable : pasteur fragile, pasteur maladroit, pasteur quelconque (cf Lc 17,10), mais malgré tout, pasteur de tes brebis. Oui, vers toi, Bon Pasteur, monte le cri de ce pasteur qui est loin d'être bon ; vers toi il crie, inquiet pour lui-même, inquiet pour tes brebis... Tu connais mon cœur, Seigneur : tu sais que mon souhait est de dépenser entièrement pour ceux que tu m'a confiés tout ce que tu as donné à ton serviteur..., et plus que tout, me dépenser pour eux sans compter (2Co 12,15)...

     Toi-même, tu n'as pas dédaigné de te dépenser pour eux. Apprends-moi donc, Seigneur, à moi ton serviteur, apprends-moi, par ton Esprit Saint, comment me dépenser pour eux... Donne-moi, Seigneur, par ta grâce inexprimable, de supporter avec patience leurs faiblesses, d'y compatir avec bonté, de les secourir avec discrétion. Que l'enseignement de ton Esprit m'apprenne à consoler les affligés, à fortifier les craintifs, à relever ceux qui tombent, à être faible avec les faibles, à partager la brûlure de ceux qui trébuchent, à me faire tout à tous pour les gagner tous (2Co 11,29; 1Co 9,19.22). Mets sur mes lèvres une parole vraie, une parole droite, une parole juste, afin qu'ils grandissent dans la foi, l'espérance et l'amour, en chasteté et en humilité, en patience et en obéissance, en ferveur d'esprit et pureté de cœur. Puisque c'est toi qui leur as donné ce guide aveugle (Mt 15,14), cet enseignant ignorant, ce chef incapable, enseigne celui que tu as établi comme enseignant, conduis celui à qui tu as ordonné de conduire les autres.
















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Mer 25 Avr 2018 - 1:55

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Mercredi 25 avril 2018 : Le mercredi de la 4e semaine de Pâques


Les saints du jour (Mercredi 25 avril)


Saint Marc, Évangéliste, Évêque d’Alexandrie, Martyr († v. 75).

Saint Anien, Évêque d'Alexandrie qui succéda à Saint Marc († v. 83).

Saint Phébade Evêque d'Agen, Confesseur, premier Évêque indiscuté d'Agen (+ 393)

Saint Héribald Evêque d'Auxerre (+ 857)

Saint Pierre de Betancur religieux du Tiers-Ordre de Saint-François (+ 1667)

Bienheureux Paul Thoj Xyooj, Catéchiste et martyr
(*Kiukatiam, Laos, vers 1941- † Laos, 25 avril 1960)


Bienheureux Mario Borzaga, Prêtre OMI et martyr
(*Trento, 27 août 1932 - † Kiucatian, Luang Prabang, Laos, 25 avril 1960)



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

Alors, Jésus s’écria : « Celui qui croit en moi, ce n’est pas en moi qu’il croit, mais en Celui qui m’a envoyé ; et celui qui me voit voit Celui qui m’a envoyé.

Moi qui suis la lumière, je suis venu dans le monde pour que celui qui croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres. L’Evangile nous donne la Lumière de Dieu dans toute sa beauté. Jésus attend que Sa Parole, transcrite dans nos cœurs, s’incarne dans nos vies. Cette Parole vivante et vivifiante ne change pas, elle est éternelle. C’est devant elle que nous paraîtrons devant le Père, le moment venu. Chaque conscience sera confrontée à la Parole, dans ce qu’elle aura fait, en conformité avec les commandements de Jésus. Dans l’examen de conscience, nous laissons advenir la tendresse de Dieu qui nous dit la fidélité de notre vie à la parole du Christ. Notre Dieu est riche en miséricorde. Il prend plaisir à nous ouvrir les bras et à pardonner nos fautes. La Parole de Dieu est féconde, elle agit dans l’Église qui prie, elle illumine la communauté. « Détachez pour moi Barnabé et Saul en vue de l’œuvre à laquelle je les ai appelés, est-il dit aux fidèles qui prient ! » Dans la communion des frères, le message de Dieu est révélé dans la paix, c’est ainsi que se réalise l’œuvre de Dieu. De notre fidélité à Jésus va dépendre notre fidélité envers Dieu et envers la communauté.


« Si quelqu’un entend mes paroles et n’y reste pas fidèle, moi, je ne le juge pas, car je ne suis pas venu juger le monde, mais le sauver.

Celui qui me rejette et n’accueille pas mes paroles aura, pour le juger, la parole que j’ai prononcée : c’est elle qui le jugera au dernier jour. Le mystère de la Parole de Dieu, c’est sa fécondité, elle porte du fruit. « La parole de Dieu était féconde et se multipliait. » La Parole de Dieu travaille nos cœurs pour que nous fassions de la communauté un lieu fidèle à l’Esprit Saint. Ce mystère de la Présence de Dieu s’est révélé à l’Annonciation de l’ange à Marie d’une manière unique. La Parole de Dieu a pris « Corps » dans le sein de la Vierge ! La femme a donné sa chair pour que la parole faite chair nous soit donnée. Cette Parole de Dieu continue son œuvre en nous. En chacun de nous, elle devient « Parole vivante de Dieu. » Au baptême, nous avons reçu la parole de Dieu accompagnée d’un bain d’eau, nous avons accueilli le Don de Dieu et nous avons fait l’expérience d’un grand amour. Ce mystère est reçu en Église. En écoutant ceux que Dieu nous donnent, les messagers de la Parole, nous écoutons Dieu. Nous prions pour ceux qui nous dirigent.


"Car ce n’est pas de ma propre initiative que j’ai parlé : le Père lui-même, qui m’a envoyé, m’a donné son commandement sur ce que je dois dire et déclarer ; et je sais que son commandement est vie éternelle.

Donc, ce que je déclare, je le déclare comme le Père me l’a dit. » Ma parole, est la parole du Père, mes œuvres, sont les œuvres du Père, dit Jésus. La Parole de Dieu est amour, elle fait de notre vie le « Corps du Christ » sur la terre. L’important est la manière dont notre cœur adhère au plan d’amour de Dieu dans le monde. C’est la manière dont notre cœur dit « oui » à l’œuvre de Dieu. Les saints nous devancent dans le Royaume de Dieu car ils se sont livrés totalement à l’Esprit Saint, sans aucun partage ni calcul, pour réaliser l’œuvre de Dieu. Nous le reconnaissons humblement, et nous nous efforçons de nous mettre à leur suite pour poursuivre notre route plus conformément à l’Evangile. Par la grâce du Christ immolé pour nous, nous réalisons l’œuvre invisible du Dieu vivant.


Citation :
Nous demandons la grâce d’être fidèles à Jésus pour qu’en tout se réalise l’œuvre de Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :







Saint Irénée de Lyon (v. 130-v. 208), évêque, théologien et martyr
Contre les hérésies, III 1,1 ; 10,6

« Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création »

Après que notre Seigneur a été ressuscité d'entre les morts et que les apôtres ont été revêtus de la force d'en haut par la venue de l'Esprit Saint (Lc 24,49), ils ont été remplis de certitude au sujet de tout et ont eu la connaissance parfaite. Alors ils s'en allèrent jusqu'aux extrémités de la terre (Ps 18,5), proclamant la bonne nouvelle qui nous vient de Dieu, et annonçant aux hommes la paix du ciel, eux qui possédaient tous également et chacun en particulier l'Évangile de Dieu.

     Ainsi Matthieu, chez les Hébreux, dans leur propre langue, a publié une forme écrite d'Évangile alors que Pierre et Paul évangélisaient Rome et y fondaient l'Église. Après leur mort, Marc, le disciple de Pierre et son interprète (1P 5,13), nous a transmis lui aussi par écrit la prédication de Pierre. De son côté Luc, le compagnon de Paul, a consigné en un livre l'Évangile prêché par celui-ci. Enfin, Jean le disciple du Seigneur, le même qui avait reposé sur sa poitrine, a publié lui aussi l'Évangile, pendant son séjour à Éphèse...

     Marc, interprète et compagnon de Pierre, a présenté ainsi le début de sa rédaction de l'Évangile : « Commencement de l'Évangile de Jésus Christ, Fils de Dieu. Selon qu'il est écrit dans les prophètes : Voici que j'envoie mon messager devant toi pour préparer ton chemin »... On le voit, Marc fait des paroles des saints prophètes le commencement de l'Évangile, et celui que les prophètes ont proclamé Dieu et Seigneur, Marc le met en tête comme Père de notre Seigneur Jésus Christ... À la fin de son Évangile, Marc dit : « Et le Seigneur Jésus, après leur avoir parlé, fut enlevé aux cieux et s'assit à la droite de Dieu ». C'est la confirmation de la parole du prophète : « Oracle du Seigneur à mon maître : Siège à ma droite, tes ennemis j'en ferai ton marchepied » (Ps 109,1).















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Mer 25 Avr 2018 - 21:43

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Jeudi 26 avril 2018 : Le jeudi de la 4e semaine de Pâques


Fête de Notre Dame du Bon Conseil.(le 26 Avril)


Les saints du jour (Jeudi 26 avril)


Saint Anaclet Pape (3 ème) de 76? à 88 (+ 88)

Saint Origène, prêtre et martyr (env. 185 -† 254).

Saint Riquier, Prêtre dans le Ponthieu (+ 645)

Saint Paschase Radbert Abbé à Corbie, bénédictin (+ 865)

Saints Dominique et Grégoire d’Aragon, Prêtres o.p. († v. XIIIe s.)

Saint Jean-Baptiste Piamarta (Giovanni Battista Piamarta), Prêtre et Fondateur
de la Congrégation de la Sainte Famille de Nazareth (✝ 1913).


Saint Ráfael Arnáiz Barón, Cistercien Trappiste (1911-1938).


Prière à Notre-Dame du Bon Conseil :

Ô très glorieuse Vierge Marie, choisie par le Conseil éternel pour être la Mère du Verbe Incarné, la Trésorière des grâces divines et l’Avocate des pécheurs, moi, le plus indigne de vos serviteurs, je recours à Vous, afin que Vous daigniez être mon guide et mon conseil dans cette vallée de larmes. Obtenez-moi par le très précieux Sang de votre divin Fils le pardon de mes péchés, le salut de mon âme et les moyens nécessaires pour l’acquérir. Obtenez à la sainte Eglise le triomphe sur ses ennemis et la propagation du règne de Jésus-Christ sur la terre.

Ainsi soit-il.



LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

"Amen, amen, je vous le dis : un serviteur n’est pas plus grand que son maître, ni un envoyé plus grand que celui qui l’envoie.

Sachant cela, heureux êtes-vous, si vous le faites. Il n’y a aucune limite à l’humilité de Jésus, il s’abaisse, jusqu’à faire par amour le travail du lavement des pieds de l’esclave. Jésus fait preuve d’une grande confiance envers ses disciples, il les appelle ses amis. C’est la raison pour laquelle nous pouvons le suivre en grande confiance. C’est devant l’humilité de Jésus que nous sommes renouvelés dans notre service pour les autres, pour être un instrument d’Amour efficace ! Travailler pour Jésus, et pour l’Eglise de Jésus, nous demande de l’humilité pour être totalement docile à l’Esprit Saint. Nous apprenons de Jésus que nous le laissons nous aimer dans la proportion de notre humilité. Jésus, après avoir lavé les pieds de ses disciples, commente par deux fois son geste. D’abord il dit à Pierre : « Ce que je fais, tu le comprendras plus tard. » Et ensuite en s’adressant à tous : « Comprenez-vous ce que je vous ai fait ? » Jésus est venu, il a revêtu notre humanité. Il est Dieu avec nous, et il veut maintenant agir par nous. Prenant notre nature humaine, Jésus descend plus bas encore ! Il lave les pieds de Judas qui le livre, il lui donne une possibilité de revenir : « Mon ami, fait ta besogne. » Ce sont les trahisons des amis sont les plus rudes à vivre. Jésus exprime à l’avance son humiliation, elle sera extrême dans sa passion et sa mort sur la Croix. Cet abaissement préfigure le don total de sa vie dans l’Eucharistie. Nous nous laissons purifier par lui afin d’avoir part à l’héritage du Royaume.


"Ce n’est pas de vous tous que je parle. Moi, je sais quels sont ceux que j’ai choisis, mais il faut que s’accomplisse l’Écriture : Celui qui mange le pain avec moi m’a frappé du talon."

Je vous dis ces choses dès maintenant, avant qu’elles n’arrivent ; ainsi, lorsqu’elles arriveront, vous croirez que moi, JE SUIS. Jésus, après avoir lavé les pieds de ses disciples, leur fait ses confidences. Les disciples jouissent d’une intimité avec Jésus qui nous fait, aujourd’hui encore, la même confiance. Il désire ardemment établir avec nous la même relation d’intimité qu’avec eux, car il nous appelle à continuer son œuvre. Nous reconnaissons notre faiblesse et nous renouvelons notre fidélité à Jésus. Comme Pierre, nous ne le comprenons que « plus tard. » Jésus est la paix, il nous offre toutes les possibilités de son amour pour que nous puissions aller, à sa suite, jusqu’au bout de l’amour. Tout ce que Dieu veut réaliser en nous, il le fait avec nous. Jésus nous donne l’exemple d’une charité concrète, efficace. Il nous annonce que « le serviteur n’est pas plus grand que son maître, ni l’envoyé plus grand que celui qui l’envoie. » Le service de nos frères va nous identifier à Jésus notre Maître, nous conformer à lui dans son abaissement jusqu’au don total : « Bienheureux êtes-vous, si, sachant cela, vous le mettez en pratique. »


"Amen, amen, je vous le dis : si quelqu’un reçoit celui que j’envoie, il me reçoit moi-même ; et celui qui me reçoit, reçoit Celui qui m’a envoyé. »

Jésus nous fait entrer dans une grande humilité. Le Père a tout remis entre ses mains. « Ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, il les aima jusqu’au bout. » Jésus a reçu tout pouvoir du Père et il aime les siens jusqu’au bout. Dieu n’échoue pas quand Jésus meurt sur la Croix, car il nous délivre de la mort et de l’enfer. Le Père prend le Fils dans sa gloire, avec l’humanité que Marie lui a tissée. Jésus donne sa vie pour nous. « Je donne ma vie, personne ne me la prend, mais je la donne de moi-même. » Il est capable, par son amour infini, de vaincre tout le mal du monde. Ainsi, nous pouvons en tout, accomplir la volonté de Dieu. Il nous donne la garantie qu’à sa suite, le bien triomphera toujours. Nous agirons en son nom, et nous l’honorerons si nous agissons avec une véritable humilité de cœur, Dieu poursuit ainsi son œuvre d’amour dans le monde. En nous soumettant humblement à la réalité quotidienne de notre vie, nous savons que Dieu construit la Paix. Le Saint-Esprit qui nous est donné, nous dispose à le faire, à nous mettre à l’école de l’amour par l’humilité. C’est un chemin privilégié pour nous offrir à Dieu et pour mourir à nous-même. Si nous mourrons à nous-mêmes, Dieu vivra en nous.


Citation :
Nous demandons la grâce de comprendre les paroles de Jésus et de les mettre en pratique.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Pape François
Exhortation apostolique « Evangelii Gaudium / La Joie de l’Évangile »
§ 24 (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana)


« Le messager n'est pas plus grand que celui qui l'envoie »

L'Église « en sortie » est la communauté des disciples missionnaires qui prennent l'initiative, qui s'impliquent, qui accompagnent, qui portent des fruits et qui fêtent... La communauté évangélisatrice fait l'expérience que le Seigneur a pris l'initiative, il l'a précédée dans l'amour (1Jn 4,19). Et en raison de cela, elle sait aller de l'avant, elle sait prendre l'initiative sans crainte, aller à la rencontre, chercher ceux qui sont loin et arriver aux croisées des chemins pour inviter les exclus (Lc 14,23). Pour avoir fait l'expérience de la miséricorde du Père et sa force de diffusion, elle vit un désir inépuisable d'offrir la miséricorde. Osons un peu plus prendre l'initiative !

     En conséquence, l'Église sait « s'impliquer ». Jésus a lavé les pieds de ses disciples. Le Seigneur s'implique et implique les siens, en se mettant à genoux devant les autres pour les laver. Mais tout de suite après il dit à ses disciples : « Heureux êtes-vous, si vous le mettez en pratique. » La communauté évangélisatrice, par ses œuvres et ses gestes, se met dans la vie quotidienne des autres, elle raccourcit les distances, elle s'abaisse jusqu'à l'humiliation si c'est nécessaire, et assume la vie humaine, touchant la chair souffrante du Christ dans le peuple. Les évangélisateurs ont ainsi « l'odeur des brebis » et les brebis écoutent leur voix (Jn 10,3)
















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Jeu 26 Avr 2018 - 21:09

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Vendredi 27 avril 2018 : Le vendredi de la 4e semaine de Pâques


Les saints du jour (Vendredi 27 avril)


Saint Syméon,  évêque de Jérusalem (+ 111)

Saint Théodore de Tabenne Abbé (+ v. 368)

Sainte Zita, Vierge, servante, Patronne de Lucques (1218-1278).

Saint Pierre Armengol (+ 1304)

Bienheureux Alleaume, Fondateur du monastère de
Notre Dame d'Etival (+ 1152)


Bienheureux Humbert III de Savoie Comte de Savoie (+ 1189)

Bienheureux Nicolas Roland, Prêtre et fondateur de la Congrégation des
« Sœurs du Saint Enfant Jésus »


Bienheureux Noël Tenaud, prêtre MEP et martyr (*Rocheservière, France,
11 novembre 1904 - Phalane, Laos, 27 avril 1961)



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

« Que votre cœur ne soit pas bouleversé : vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi.

Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures ; sinon, vous aurais-je dit : “Je pars vous préparer une place” ? Quel bonheur lorsque, perdu en chemin, la personne à qui nous demandons la route nous répond aimablement : ‘Suivez-moi ! Je vous y emmène.’ C’est l’Évangile d’aujourd’hui. À la question de Thomas, "Comment pourrions-nous savoir le chemin ?" Jésus se donne en réponse. Désormais, nous connaissons le chemin avec une précision infaillible. Une relation personnelle et passionnée avec Jésus est la voie sûre tracée pour nous. Nous gardons toujours à notre cœur d’améliorer et d’approfondir notre relation avec Jésus. Jésus nous dit encore : « Ne soyez donc pas bouleversés. » Depuis la venue de Jésus sur notre terre, l’humanité est enrichie d’un Amour tout nouveau, elle est enrichie du mystère de la divinité de Jésus. Il nous faut entrer dans la paix qui vient de Dieu, grâce à une conversion, qui est un passage nécessaire pour accomplir la volonté de Dieu. Que votre cœur ne se trouble pas. Mettez votre foi en Dieu, mettez aussi votre foi en moi, il y a beaucoup de demeures dans la maison de mon Père. Sinon, vous aurais–je dit que je vais vous préparer une place ?


"Quand je serai parti vous préparer une place, je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi, afin que là où je suis, vous soyez, vous aussi.

Pour aller où je vais, vous savez le chemin. » Jésus nous donne une vérité solide comme le roc que rien ne pourra ébranler. Tout comme il est le Chemin, Jésus est aussi la Vérité. Avec la Vérité de Jésus, nous avons la réponse à tant de questions que nous nous posons. Avoir Jésus comme Vérité c’est demeurer sur le roc sur lequel nous pouvons nous appuyer en toutes circonstances. Quand l’ange Gabriel est venu à Marie, elle a compris dans sa foi, que rien n’est impossible à Dieu. Grâce à son oui, à son acceptation du message de l’ange, le Père a engendré son fils dans notre humanité. « Tu es mon fils, tu es mon bien-aimé » aujourd’hui, je t’engendre pour toujours. Ainsi Jésus épouse notre humanité dans le sein de Marie. Il est le Fils bien-aimé du Père, Il est l’engendré du Père, Celui qui vit de chaque battement du cœur du Père. Ce jaillissement d’amour permanent, cet instant d’amour éternel se répand dans le cœur de Marie et prend corps en elle.


"Thomas lui dit : « Seigneur, nous ne savons pas où tu vas. Comment pourrions-nous savoir le chemin ? »

Jésus lui répond : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi. La vie débordante de Jésus, son Amour et sa Lumière nous sont donnés. Chrétiens, nous sommes dans une relation intense avec Jésus, nous sommes comblés et nous voulons partager cette immense joie avec tous nos proches, dans une relation toute personnelle avec le Christ. Dès l’instant où Jésus habite en Marie, elle vit en Dieu d’une manière toute nouvelle. Jésus prend chair en elle, et désormais, toute chair verra le salut de Dieu. C’est dans ce mystère de vie nouvelle que l’Église prend Corps dans l’humanité. Aujourd’hui, Jésus vient à nous sous mode sacramentel, dans l’Hostie et dans le précieux Sang donné à l’Autel ! Sa Vie nous est donnée pour que nous la recevions du Père et que nous devenions son enfant bien-aimé. Par son Fils, le Père répand l’embrasement de son Amour dans l’humanité. Ce baiser de lumière nous fait devenir enfants de lumière. Ce baiser d’amour nous donne d’être recréés dans le mystère de Dieu, c’est un don de Dieu sans repentir. « Je pars vous préparer une place. » Cette place existe déjà dans le cœur de Dieu : « Là où je suis, vous y serez aussi ; Je reviendrai vous prendre avec moi." Là où, moi, je vais, vous en savez le chemin." Marie connait ce Chemin nouveau de l’amour infini de Dieu.


Citation :
Nous demandons à notre Père la grâce d’entrer dans cette parole étonnante : « Tu es mon enfant, tu es mon bien-aimé, en toi j’ai mis tout mon amour. Aujourd’hui, je t’ai engendré. »


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Vénérable Pie XII, pape de 1939 à 1958
Pie XII Radio message 23 Mars 1952 (Documentation Catholique n°1119, 20 Avril 1952, rev.)

Le Christ, Voie, Vérité et Vie, est la lumière de la conscience

La conscience est le noyau le plus intime et secret de l’homme. C’est là qu’il se réfugie avec ses facultés spirituelles dans une solitude absolue : seul avec soi-même, ou plutôt, seul avec Dieu, dont la voix se fait entendre à la conscience. C’est là qu’il se détermine pour le bien ou pour le mal ; c’est là qu’il choisit le chemin de la victoire ou celui de la défaite. Même s'il le voulait, l'homme ne réussirait pas à s'en débarrasser ; avec elle, soit qu’elle l’approuve, soit qu’elle le condamne, il parcourra tout le chemin de la vie, et avec elle encore, témoin véridique et incorruptible, il se présentera au jugement de Dieu.

     La conscience est donc un sanctuaire, sur le seuil duquel tous doivent s’arrêter ; tous, même le père ou la mère, lorsqu’il s’agit d’un enfant. Seul, le prêtre y entre comme médecin des âmes ; mais la conscience ne cesse pas pour autant d’être un sanctuaire jalousement gardé, dont Dieu Lui-même veut que le secret soit préservé sous le sceau du plus sacré des silences. En quel sens peut-on parler de l’éducation de la conscience ? Le divin Sauveur a apporté à l’homme ignorant et faible sa vérité et sa grâce : la vérité pour lui indiquer la voie qui conduit au but ; la grâce pour lui conférer la force de pouvoir l’atteindre. Le Christ est la Voie, la Vérité et la Vie, non seulement pour tous les hommes pris ensemble, mais pour chacun pris individuellement.















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Ven 27 Avr 2018 - 23:26

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Samedi 28 avril 2018 : Le samedi de la 4e semaine de Pâques


Les saints du jour (Samedi 28 avril)


Saint Cyrille de Tourov Confesseur de la région de Minsk (+ 1183)

Saint Louis-Marie Grignion de Montfort, Prêtre et Fondateur de la Compagnie de Marie
(les Pères Montfortains), des Frères de l’instruction Chrétienne de Saint Gabriel
et des Filles de la Sagesse, Docteur de la médiation de Marie (1673-1716).

Pour approfondir :
Ses Oeuvres complètes et Prières...

Saint Pierre-Louis-Marie Chanel, Prêtre Mariste et premier martyr en Océanie,
Patron de l’Océanie (1803-1841).


Sainte Gianna (Jeanne) Beretta Molla, Mère de famille,
médecin exemplaire (1922-1962).


Bienheureux Joseph Cebula Prêtre et Martyr (+ 1941)

Vénérable Théophanius-Léo (Adolphe Chatillon), Frère des Écoles Chrétiennes (✝ 1929).


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père. Dès maintenant vous le connaissez, et vous l’avez vu.

Nous savons l’importance de connaître Jésus intimement ! Il y va de notre vie qui est configurée à la sienne. La lecture personnelle de la Parole dans la prière est un vrai dialogue d’amour avec lui. Connaître Jésus Amour nous révèle le Père qui est l’Origine comme Vie jaillissante, comme don, qui sans cesse, renouvelle toutes choses. Nous portons en nous le désir profond de retrouver Dieu, de retrouver la maison de notre Père pour y demeurer. C’est là que nous trouvons tous les biens que nous désirons, la vie, la lumière, l’amour, la paix. Nous avons besoin de découvrir ce qu’il y a de divin dans notre vie quotidienne, de trouver l’empreinte de Dieu dans tout ce qui nous entoure. Jésus nous ouvre un accès auprès du Père : « Dès maintenant vous le connaissez, et vous l’avez vu. » Jésus, le Fils unique, est tout relatif au Père, toutes les paroles de Jésus sont les paroles du Père. « Je ne fais rien que le Père ne fasse lui-même. » Philippe nous ouvre la voie, même si, comme nous, il ne comprend pas.


"Philippe lui dit : « Seigneur, montre-nous le Père ; cela nous suffit. » Jésus lui répond : « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ! Celui qui m’a vu a vu le Père."

Comment peux-tu dire : “Montre-nous le Père” ? Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ! Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; le Père qui demeure en moi fait ses propres œuvres. Croyez-moi : je suis dans le Père, et le Père est en moi ; si vous ne me croyez pas, croyez du moins à cause des œuvres elles-mêmes. Nous sommes invités à reconnaître en Jésus le Père qui se révèle à nous. Philippe exprime une intuition très juste : « Montre-nous le Père ; cela nous suffit ! » Saint Ignace d’Antioche disait : « Il y a en moi une eau vive qui murmure et dit au-dedans de moi : ’Viens vers le Père !’ » Jésus nous fait envisager l’intimité si profonde qu’il y a entre lui et son Père. La source de Jésus est le Père, et le Père s’exprime pleinement en Jésus. Tout ce que le Père veut accomplir en notre faveur, il le fait à travers Jésus. Croire en lui nous donne d’avoir un accès auprès du Père. Nous sommes invités à connaître intimement Jésus par les sacrements et en particulier par l’Eucharistie. L’œuvre la plus merveilleuse de Jésus, c’est sa mère Marie qui entre dans son nouvel Amour. Il se donne en Église et dans l’humanité toute entière. Quand nous proclamons Marie "immaculée" dans sa conception, nous annonçons quelle est le fruit de la Croix de Jésus, son œuvre. Le mystère de l’Incarnation est le mystère de Dieu qui prend un visage humain. Dieu prend pour nous le visage de l’enfant, celui de l’agonisant, le visage de l’humanité dans sa souffrance. C’est là qu’il déverse surabondamment son amour.


"Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi fera les œuvres que je fais. Il en fera même de plus grandes, parce que je pars vers le Père, et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils.

Quand vous me demanderez quelque chose en mon nom, moi, je le ferai. La foi humble en Jésus, le choix de lui obéir, nous établit dans un contact mystérieux avec le mystère de Dieu lui-même. C’est ainsi que notre Père continue son œuvre de grâce à travers nous. Nous découvrons le divin dans nos tâches quotidiennes, l’empreinte de Dieu dans tout ce qui nous entoure. Lorsque nous sommes malades, nous sommes identifiés à Jésus qui souffre. Tout ce qui nous arrive est pour notre sanctification. Dieu est notre Père, il veille sur nous et rien de mauvais ne peut nous arriver. Marie devient le « sein » de la Femme ou Dieu « engendre » son enfant dans l’Esprit Saint. Ce mystère d’amour nous est donné en Marie qui s’est laissé envahir par l’amour infini de Dieu. Avec Marie, nous annonçons cet amour à l’humanité entière. En faisant le don de Jésus à Marie, le Père introduit Marie dans de nouvelles relations d’amour. En effet, pour Marie, entrer dans la foi en relation avec Jésus, l’Enfant bien-aimé du Père, c’est toucher le cœur du Père. Nous sommes introduits dans la grandeur de l’amour de Dieu.


Citation :
Nous demandons la grâce de nous laisser entraîner dans le mystère insondable de l’amour infini de Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Saint Vincent de Paul (1581-1660), prêtre, fondateur de communautés religieuses
Conférence du 02/05/1659 (Entretiens, Seuil 1960, p. 639)

« Celui qui croit en moi accomplira les mêmes œuvres que moi.
Il en accomplira même de plus grandes »

Notre Seigneur a dit : « Bienheureux sont les pauvres d'esprit » (Mt 5,3) ; en quoi cette Sagesse éternelle montre combien les ouvriers évangéliques doivent éviter la magnificence des actions et des paroles, et prendre une manière d'agir et de parler humble, facile et commune. C'est le démon qui nous livre à cette tyrannie de vouloir réussir, et qui, nous voyant portés à aller simplement en besogne, nous dit : « Voilà qui est bas ; cela est trop plat et très indigne de la majesté chrétienne ». Ruse du démon ! Prenez-y garde, Messieurs, renoncez à ces vanités... Ayez devant les yeux la manière de notre Seigneur tout humble et tout contraire.

     Il pouvait donner un grand éclat à ses œuvres et une souveraine vertu [puissance] à ses paroles, mais il ne l'a pas fait. « Vous ferez, disait-il à ses disciples, ce que je fais, et bien davantage. » Mais, Seigneur, pourquoi voulez-vous qu'en faisant ce que vous avez fait, ils fassent plus que vous ? C'est que notre Seigneur se veut laisser surmonter dans les actions publiques, pour exceller dans les humbles et les secrètes ; il veut les fruits de l'Évangile et non pas les bruits du monde ; et pour cela il a plus fait par ses serviteurs que par lui-même.

     Il a voulu que saint Pierre ait converti, une fois, trois mille et, une autre fois, cinq mille personnes (Ac 2,41; 4,4), et que toute la terre ait été éclairée par les apôtres. Et quant à lui, bien qu'il fût la lumière du monde (Jn 8,12), il n'a prêché qu'à Jérusalem et aux environs, et il a prêché là, sachant qu'il y réussirait moins qu'ailleurs... Il a donc fait peu de chose, et ses pauvres disciples ignorants et grossiers, animés de sa vertu [force], en ont fait plus que lui. Pourquoi ? C'est qu'il a voulu être humble en cela.















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Sam 28 Avr 2018 - 22:18

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Dimanche 29 avril 2018 : Cinquième dimanche de Pâques


Les saints du jour (Dimanche 29 avril)


Saint Hugues de Cluny, 6e abbé de Cluny (1024 - † 1109)

Saint Achard évêque d'Avranches (+ 1172)

Sainte Catherine de Sienne, vierge, tertiaire Dominicaine, Docteur
de l'Église, Co-Patronne de l'Europe (1347-1380).

Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :
>>>  Catherine de Sienne
Et : >>> Les œuvres de Sainte Catherine de Sienne

Vénérable Élisabeth Bergeron, Fondatrice des Sœurs de
Saint-Joseph (1851-1936).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron. Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l’enlève ; tout sarment qui donne du fruit, il le nettoie, pour qu’il en donne davantage."

Sur les coteaux de Palestine, les conditions favorables sont remplies pour que la vigne donne un bon fruit. La première Alliance déjà parlait de la vigne et du vigneron « amoureux » qui plante un merveilleux plant. Il creuse une tour de garde pour que les bêtes sauvages ne viennent pas la détruire. Il l’entoure d’amour et de tendresse. Il attendait un bon raisin ! Le prophète ajoute : Il n’a obtenu qu’un mauvais vinaigre ! Cette image de la vigne est très parlante pour les disciples de Jésus. Dans chacune de nos vies, nous trouvons comme pour la vigne, des moments ou des choix qui ont été stériles pour notre foi et desséchants pour notre cœur. Certes tout n’est pas perdu, plus la vigne est touffue, moins elle est féconde. Nous n’y trouvons que quelques grappes chétives et amères. Nous brûlons nos mauvaises actions au grand feu de la miséricorde de Dieu. Si nous sommes prêts à aimer davantage, nous nous offrons au travail de Dieu. Nous sommes alors ce nouveau Plant qui a été greffés sur le Christ, nous sommes la vigne de Jésus. C’est la sève du Christ, sa présence quand nous le recevons dans l’Eucharistie qui nous renouvelle. Jésus nous donne un amour tout renouvelé en lui notre vie donnera un fruit « nouveau. » Cette parole vivifie la vie divine que Dieu a semée dans notre cœur.


"Philippe lui dit : « Seigneur, montre-nous le Père ; cela nous suffit. » Jésus lui répond : « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ! Celui qui m’a vu a vu le Père."

"Mais vous, déjà vous voici nets et purifiés grâce à la parole que je vous ai dite : Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas porter du fruit par lui-même s’il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi. Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là donne beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire." Jésus décrit le croyant qui demeure en lui et en qui il peut demeurer. La Parole de Jésus est coupante, tranchante, c’est la parole de Dieu. Nous sommes devenus ces sarments où la sève circule librement et qui porteront de beaux fruits. Jésus a pris sur lui la coupe du mauvais vinaigre, la coupe de malédiction, Il en a fait un vin de noces ! L’événement de Pâques a ouvert le Ciel, nous rendant possible une relation nouvelle avec le Dieu d’Amour. Le pied de la vigne est caché, mais les sarments jaillissent, ils portent le beau fruit de la charité fraternelle. Depuis notre baptême, nous avons été « greffés » dans le Christ. Jésus vient en nous pour un renouvellement total. Nous tirons notre sève du cœur de Dieu pou être nets et purifiés grâce à la Parole.


« Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est comme un sarment qu’on a jeté dehors, et qui se dessèche. Les sarments secs, on les ramasse, on les jette au feu, et ils brûlent. »

Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voudrez, et vous l’obtiendrez. Ce qui fait la gloire de mon Père, c’est que vous donniez beaucoup de fruit : ainsi, vous serez pour moi des disciples." Quand l’amour et la présence de Dieu est accueillie, en nous, les fruits viennent en abondance dans notre vie. Jésus fait le choix de demeurer en nous. Il demeure en vérité en chacun de nous. Il nous porte, comme la vigne porte le sarment, d’une manière invisible, cachée. Le croyant, disciple de Jésus se fortifie dans les demandes qu’il fait à Jésus. Il vit selon son amour qui est plus fort et plus vrai que tout ce qui peut traverser son cœur. Ses « racines » sont dans le cœur du Père duquel il reçoit toute vie. Nous sommes ainsi portés par son Amour. L’amour exige la réciprocité pour être parfait. Le Père entoure de tendresse son Enfant : « Comme je demeure en vous, vous, demeurez en moi. » C’est en demeurant en Dieu Amour que nous portons du fruit.


Citation :
Nous demandons la grâce de croire en la surabondance d’amour de Dieu qui nous est offerte.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Vénérable Pie XII, pape de 1939 à 1958
Encyclique « Mystici Corporis » Première partie § 2 (trad. Éditions universitaires)

Sans Moi, vous ne pouvez rien faire.

Dans le Christ, il a plu à Dieu de faire habiter toute la plénitude de l’être. (cf. Col 1, 19) Il est orné de tous les dons surnaturels qui accompagnent l’union hypostatique [= union dans le Christ de la nature divine et de la nature humaine] : car le Saint-Esprit habite en lui avec une telle plénitude qu’on ne peut en concevoir de plus grande. Dieu lui a donné autorité sur toute chair. [...] De lui dérivent dans le Corps de l’Église toute lumière par laquelle Dieu illumine les croyants, et toute grâce qui les rend saints comme lui-même est saint. [...]

     C’est lui qui infuse dans les fidèles la lumière de la foi ; lui qui enrichit divinement des dons surnaturels de science, d’intelligence et de sagesse ses Pasteurs et ses Docteurs, en premier lieu son Vicaire sur la terre, afin qu’ils conservent fidèlement le trésor de la foi, qu’ils le défendent énergiquement, qu’ils l’expliquent et le soutiennent avec piété et diligence ; lui qui, enfin, bien qu'invisible, préside aux Conciles de l’Église et les guide par sa lumière.

     Le Christ est l’auteur et l’artisan de la sainteté. Il ne peut y avoir aucun acte salutaire qui ne découle de lui, comme de sa source surnaturelle. « Sans moi, dit-il, vous ne pouvez rien faire. »(cf. Jn 15, 5). Si à cause de nos péchés nous sommes touchés par le repentir et la pénitence, si nous nous tournons vers Dieu avec une crainte et une espérance filiales, c’est toujours grâce à lui que nous le faisons. La grâce et la gloire proviennent de son inépuisable plénitude. [...]

     Et quand les sacrements de l’Église sont administrés extérieurement, c’est lui qui en produit les effets dans les âmes. C’est encore lui qui, nourrissant de sa propre chair et de son sang les hommes rachetés, apaise en eux les mouvements violents et troubles de l’âme ; c’est lui qui augmente la grâce et prépare les âmes et les corps à atteindre la gloire. [...]

     Le Christ Notre Seigneur fait vivre l’Église de sa vie surnaturelle, pénètre tout ce Corps de sa vertu divine et il alimente, il entretient chaque membre selon la place qu’il occupe dans le Corps, à peu près de la même manière que la vigne nourrit les sarments qui lui sont attachés et les rend féconds. (cf. Jn 15, 4-6)















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Dim 29 Avr 2018 - 23:06

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Lundi 30 avril 2018 : Le lundi de la 5e semaine de Pâques


Les saints du jour (Lundi 30 avril)


Saint Pie V, Pape (226 ème) de 1566 à 1572 (✝ 1572).

Saint Eutrope Evêque de Saintes, premier évêque de Saintes et martyr (3ème s)

Saint Pulchrone,  évêque de Verdun et fondateur de la Cathédrale
de Notre Dame (+ 470)


Saint Adjutor, Moine bénédictin puis ermite (+ 1131)

Sainte Marie de l'Incarnation (Marie Guyart), Ursuline au Canada (1599-1672).

Saint Joseph-Benoît Cottolengo, Prêtre et Fondateur de la « Petite maison
de la Providence » (1786-1842).


Saint Ignace Briantchaninov (+ 1867)


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

"Celui qui reçoit mes commandements et les garde, c’est celui-là qui m’aime ; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père ; moi aussi, je l’aimerai, et je me manifesterai à lui."

Nous entrons dans l’Amour de Dieu et de l’humanité révélé par Jésus. En nous manifestant son immense amour, Jésus nous dit son désir que nous participions à la plénitude de son Amour : « Celui qui m’aime, mon Père l’aimera. » Les disciples cherchent où Jésus veut les entraîner. Ils lui restent fidèles à l’intérieur de leur vie quotidienne. Ils actualisent son message d’amour auprès de ceux qu’il leur donne. Celui qui aime ainsi, dit Jésus, « mon Père l’aimera, nous viendrons en lui et nous ferons chez lui notre demeure. » Dieu est au plus profond de notre cœur, dans son amour ! Son désir pour nous est que nous vivons de son Amour. « Dieu est avec toi. Dans ton âme en état de grâce habite la Bienheureuse Trinité, c’est pourquoi, en dépit de tes misères, tu dois être en continuelle conversation avec le Seigneur Jésus », disait Saint Josémaría. Jésus nous assure qu’il sera présent en nous par l’habitation du Dieu, Trinité d’Amour, en nous. Demeurer dans l’amour de Jésus, vrai Dieu et vrai homme, se réalise par le choix du baptême. Participer ainsi à la Vie de Dieu est tout à fait nouveau pour l’humanité. Nous sommes incorporés à Jésus, à la source de la vie divine, dans la Très Sainte Trinité d’Amour, par notre vie de foi.


"Jude – non pas Judas l’Iscariote – lui demanda : « Seigneur, que se passe-t-il ? Est-ce à nous que tu vas te manifester, et non pas au monde ? »

Jésus lui répondit : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure. » Celui qui ne m’aime pas ne garde pas mes paroles. Or, la parole que vous entendez n’est pas de moi : elle est du Père, qui m’a envoyé. Celui qui est fidèle à la manière dont Jésus a été fidèle au Père, c’est lui qui aime Jésus dans une attitude concrète. Nous montrons à Jésus que nous l’aimons quand nous faisons ce qu’il nous dit. « Celui qui a reçu mes commandements et y reste fidèle, c’est celui-là qui m’aime ; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père ; moi aussi je l’aimerai, et je me manifesterai à lui. » Cette pensée nous aide à demeurer en présence de Dieu. Il n’y a pas de place pour d’autres désirs ou d’autres pensées qui nous feraient perdre du temps et nous empêcheraient d’accomplir la volonté divine. Saint Grégoire le Grand disait : « Ne nous laissons pas séduire par la flatterie de la prospérité, car il chemine sottement celui qui voit sur sa route des prés délicieux et en oublie sa destination. » Ce n’est pas un discours, il n’y a pas de mots qui s’entendent ! Cette fidélité est inscrite en chacun de nous, dans l’amour. Avec respect, nous nous adaptons à l’autre, différent, qui est l’enfant du Père. Aimer Dieu d’une manière réaliste, c’est aimer son prochain, celui qui est tout proche, et en l’aimant, c’est Dieu que nous aimons.


"Je vous parle ainsi, tant que je demeure avec vous ; mais le Défenseur, l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit."

Si nous avons cette intimité avec Jésus, nous nous sentons ses amis en tout lieu et à tout instant. La lumière et l’amour divin se déversent sur chacun de nous. La présence de Dieu dans notre cœur nous aide à découvrir et à réaliser dans le monde ce que la Providence nous propose. L’Esprit Saint, le Paraclet, suscite dans nos cœurs des initiatives pour placer Dieu au sommet de toutes nos activités humaines. Marie notre mère, intercède pour que nous pénétrions dans la lumière de la résurrection. Elle comprend les paroles surprenantes de Jésus. Sa mère est la seule à savoir d’où Il vient, le Lien mystérieux qui les unit. Le rappel du lavement des pieds et de l’Eucharistie nous dit la manière d’être présents aux autres avec lui. « Comme je vous ai aimés, aimez-vous les uns les autres. » Chaque jour, nous essayons de mettre en œuvre cette Parole Vivante, une vie nouvelle nous est donnée. Toutes sortes de questions de Jésus se posent encore aux disciples, Jésus, dans sa Passion va nous éclairer, et l’Esprit Saint nous est donné.


Citation :
Nous demandons la grâce de comprendre que Dieu agit dans son amour, et que dans cet amour nous nous retrouvons en lui.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :




Saint Josémaria Escriva de Balaguer (1902-1975), prêtre, fondateur
Homélie du 26/03/1967 in Es Cristo que pasa  (trad. Quand le Christ passe,
Le Laurier 1989, p. 192)


« Mon Père l'aimera, nous viendrons vers lui et nous ferons une demeure chez lui »

Le Christ demeure dans son Église : dans ses sacrements, dans sa liturgie, dans sa prédication, dans toute son activité. D'une manière spéciale, le Christ demeure présent parmi nous dans le don quotidien de la sainte eucharistie. C'est pourquoi la messe est le centre et la racine de la vie chrétienne. Dans toute messe il y a toujours le Christ total, Tête et Corps (Ep 1,22-23). « Par lui, avec lui et en lui. » Car le Christ est le Chemin, le Médiateur : en lui nous trouvons tout ; hors de lui notre vie est vide...

     Le Christ vit dans le chrétien. La foi nous dit que l'homme en état de grâce est divinisé. Nous sommes des hommes et des femmes, non des anges, des êtres en chair et en os, avec un cœur et des passions, des tristesses et des joies, mais la divinisation s'accomplit dans l'homme tout entier, comme une anticipation de la résurrection glorieuse. « Le Christ est ressuscité des morts, prémices de ceux qui se sont endormis. Car, la mort étant venue par un homme, c'est par un homme aussi que vient la résurrection des morts. De même en effet que tous meurent en Adam, tous aussi revivront dans le Christ » (1Co 15,20-22).

     La vie du Christ est notre vie, selon ce qu'il a promis à ses apôtres, le jour de la dernière Cène : « Si quelqu'un m'aime il gardera ma parole, et mon Père l'aimera, et nous viendrons à lui, et nous ferons chez lui notre demeure ». Le chrétien doit, par conséquent, vivre selon la vie du Christ, en faisant siens les sentiments du Christ, de manière à pouvoir s'écrier avec saint Paul : « Je vis, mais ce n'est plus moi, c'est le Christ qui vit en moi » (Ga 2,20).















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Lun 30 Avr 2018 - 23:04

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Mardi 01 mai 2018 : Le mardi de la 5e semaine de Pâques


Les saints du jour (Mardi 01 mai)


Jérémie, le prophète (6ème s. av JC.)

Saint Joseph, Artisan, époux de la Vierge Marie (1er s.).

Saint Andéol, Martyr dans le Vivarais (✝ 208).

Saint Brieuc, Évêque et Abbé en Bretagne († VIe s.).

Saint Pérégrin Laziosi, Religieux Servite de Marie (o.s.m.) à Forlì en Italie (✝ 1345).

Saint Augustin Schoeffler, Martyr au Tonkin (1851).

Saint Richard Pampuri, Frère de l'Ordre Hospitalier de Saint Jean de Dieu (✝ 1930).

Vénérable Giuseppe Girelli, Prêtre italien (✝ 1978).


Prière de Saint Pie X au glorieux Saint Joseph modèle des travailleurs :

Glorieux saint Joseph, modèle de tous ceux qui sont voués au travail, obtenez-moi la grâce de travailler en esprit de pénitence pour l'expiation de mes nombreux péchés ; de travailler en conscience, mettant le culte du devoir au-dessus de mes inclinations ; de travailler avec reconnaissance et joie, regardant comme un honneur d'employer et de développer par le travail les dons reçus de Dieu ; de travailler avec ordre, paix, modération et patience, sans jamais reculer devant la lassitude et les difficultés ; de travailler surtout avec pureté d'intention et avec détachement de moi-même ayant sans cesse devant les yeux la mort et le compte que je devrai rendre du temps perdu, des talents inutilisés, du bien omis et des vaines complaisances dans le succès, si funestes à l'œuvre de Dieu.

Tout pour Jésus, tout pour Marie, tout à votre imitation, patriarche saint Joseph ! Telle sera ma devise à la vie à la mort. Amen



LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

Il se rendit dans son lieu d’origine, et il enseignait les gens dans leur synagogue, de telle manière qu’ils étaient frappés d’étonnement et disaient : « D’où lui viennent cette sagesse et ces miracles ?

A trente ans, quand Jésus revient au village, il surprend par son annonce de la Parole de Dieu ! C’est à partir du quotidien que Jésus enracine l’amour nouveau que Dieu est venu nous apporter par lui. Mais encore nous faut-il le recevoir ! Aujourd’hui comme hier, il nous est difficile de parler de Dieu à ceux qui croient tout savoir sur lui. Dans le cas de Jésus, Saint Jean Chrysostome, disait : « Les gens de Nazareth l’admirent, mais cette admiration au lieu de leur inspirer la foi, leur inspire la jalousie, c’est comme s’ils se disaient ‘pourquoi Lui et pas moi ?’ » Jésus connaissait bien ceux qui, au lieu de l’écouter, se scandalisaient de ses paroles. C’était des parents, des amis, des voisins qui lui étaient chers. C’est à eux qu’Il ne réussira pas à faire entendre son message de salut. Les gens de Nazareth sont interrogés par lui, ils connaissaient son père Joseph, le charpentier, l’époux de Marie. Ce bon artisan devait être très apprécié, il gardait son cœur uni au cœur de Dieu et de ses frères dans son travail. Il avait du cœur à l’ouvrage parce qu’il était pris par son amour de Jésus et de Marie, il trouvait là toute son énergie. Par le cœur de Marie, son amour allait jusqu’au cœur du Père dans l’Esprit Saint, l’amour nouveau de Jésus qui anime Joseph. Jésus, le Fils bien Aimé du Père donne un visage humain à l’amour infini de Dieu.


N’est-il pas le fils du charpentier ? Sa mère ne s’appelle-t-elle pas Marie, et ses frères : Jacques, Joseph, Simon et Jude ? Et ses sœurs ne sont-elles pas toutes chez nous ? Alors, d’où lui vient tout cela ? »

Nous ne pouvons pas faire de miracles et nous n’avons pas la sainteté de Jésus, mais nous pouvons aussi susciter de la jalousie. Comme pour Jésus, il peut nous arriver que ceux que nous aimons et qui nous sont chers, ne nous écoutent pas quand nous parlons de l’Evangile. Ceux qui peuvent être très proches de nous, peuvent dire que nous n’avons rien à leur apprendre. Un secret habite chaque famille, Joseph s’était trouvé devant « l’incompréhensible » à l’Annonciation faite à Marie ! Il faudra qu’un Ange lui dise : « Ne crains pas Joseph de prendre Marie ton épouse, l’enfant qu’elle porte vient de l’Esprit Saint. » Ne crains pas, demeure dans le cœur de Dieu. Quand Jésus a douze ans et qu’il demeure à Jérusalem après la fête, ses parents le recherchent ! Jésus dira à Joseph et à Marie : « Ne saviez-vous pas que je dois être aux affaires de mon Père ? » Dans ces moments difficiles s’approfondit la vie contemplative de Joseph, le travailleur. La foi de Joseph et de Marie nous fait entrer dans une perspective nouvelle. Joseph, l’homme « ajusté sur le cœur de Dieu », plonge ses racines au cœur de la Sainte Trinité. Ce bon travailleur est porteur, à la suite de Jésus d’un amour nouveau.


Et ils étaient profondément choqués à son sujet. Jésus leur dit : « Un prophète n’est méprisé que dans son pays et dans sa propre maison. »

Et il ne fit pas beaucoup de miracles à cet endroit-là, à cause de leur manque de foi. Lorsque Jésus rentre chez lui, la renommée de ses paroles et de ses miracles le précèdent, mais parler de Dieu aux personnes de la famille est difficile. Saint Jean Chrysostome ajoute : « Je t’en prie, regarde l’amabilité du Maître : il ne les punit pas parce qu’ils ne l’écoutent pas, mais au contraire il leur dit avec douceur : ‘Un prophète n’est méprisé que dans sa patrie et dans sa propre maison’ » Il est évident que Jésus s’en alla de là très triste, mais Il prie son Père pour que son message de salut parvienne à ceux de son village. Nous devons aussi prier pour que le message de Jésus parvienne à ceux qui nous sont chers. Quand notre cœur rencontre Jésus, il est transformé par son amour ! Dans notre vie, tout peut alors concourir à l’épanouissement de cet amour. Jésus parait comme le fils de Joseph le charpentier. Sa mère s’appelle Marie, petite servante toujours effacée. Jésus était devenu pour le village de Nazareth une cause de chute. L’amour doit être au-dessus de tout dans notre vie, la paix doit régner dans nos cœurs, alors nous sommes heureux et nous rendons heureux nos frères par notre vie et notre travail.


Citation :
Nous demandons à saint Joseph la grâce de nous obtenir l’amour qui sommeillait et brûle dans son cœur.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Homélie du cardinal Louis-Marie Billet, archevêque de Lyon
prononcée le 1er mai 2006 à Saint-Joseph de Mont-Luzin.

« D’où lui viennent cette sagesse et ces miracles ? N’est-il pas le fils du charpentier ? »


« D’où lui viennent cette sagesse et ces miracles ? N’est-il pas le fils du charpentier ? »

Cette parole, très allusive, à Joseph, ne semble guère autoriser certains des chemins habituels par lesquels on va à sa rencontre. Je pense par exemple au chemin de la psychologie personnelle. Au cœur des événements exceptionnels qui l’ont concerné, comment a-t-il pu réagir ? Que savait-il ? Que ne savait-il pas ? Qu’est-ce que Marie a bien pu lui dire ? Quelles étaient les relations entre Jésus et lui ?

Il faut reconnaître que l’Évangile est là-dessus fort discret. Ce qui n’interdit certes pas, qu’avec les transpositions nécessaires, on puisse s’inspirer pour comprendre, des relations qui existent à l’intérieur de toute famille.

L’Évangile n’est pas moins discret à propos des qualités personnelles qui furent celles de saint Joseph. Je ne sais pourtant s’il est un saint auquel on a attribué autant de vertus qu’à lui. Je mets bien sûr le mot vertus au pluriel. L’Évangile n’en précisant pratiquement aucune, on avait toute liberté pour les lui conférer toutes. Ce qui ne veut évidemment pas dire qu’il n’en avait pas, mais ce qui peut vouloir dire qu’il faut accorder toute la place qu’elles méritent aux rares informations évangéliques du type : « Joseph son époux était un homme juste », ou encore : « Joseph fit ce que l’ange lui avait prescrit ». L’Évangile d’aujourd’hui n’en dit même pas autant. Il se contente de citer deux questions posées par les gens et que je vous propose de reprendre l’une après l’autre.


Commençons par la seconde.

« N’est-il pas le fils du charpentier ? »

Cette page de saint Matthieu manifeste avec clarté que l’humanité de Jésus n’avait rien à voir avec une sorte d’apparence qui aurait masqué la réalité. Jésus est un homme, aussi homme que nous, homme aussi homme que ses contemporains. Un homme qui n’échappe même pas, semble-t-il, à cette donnée de l’expérience qui veut que nul ne soit prophète en son pays. Jésus est un homme et l’on connaît son père, le charpentier. Entendons ici le charpentier du village, l’artisan connu et repéré, à la compétence duquel on a eu l’occasion de faire appel. Nous savons, de par les chapitres du même Évangile selon saint Matthieu, que ce charpentier c’est Joseph. Nous savons pourquoi Jésus est le fils de Joseph. Matthieu nous a montré plus haut comment Jésus est enraciné dans la lignée de David, comment Joseph est le dernier maillon de cette longue chaîne d’êtres humains qui, de génération en génération, ont constitué le peuple de Dieu en marche vers la réalisation de la promesse.

Le rôle de Joseph a été d’insérer Jésus dans sa lignée, dans la descendance de David, selon une paternité légale qui est au cœur de la mission de Joseph. Cette mission a été énoncée par l’Ange du Seigneur : il est revenu à Joseph de donner au nouveau-né son nom d’homme.


Mais une autre question est venue sur les lèvres des gens que Jésus enseignait dans leur synagogue :

« d’où lui viennent cette sagesse et ces miracles ? »

Il y a là en quelque sorte l’expression de ce que nous pouvons, nous, traduire comme un pressentiment. Ce que l’on sait de l’origine humaine de Jésus ne rend pas totalement compte de ce qu’il dit et de ce qu’il fait. Au moment où une telle question est énoncée, cet auteur ignore la raison. À nous qui l’avons reçue du témoignage et de la foi des apôtres, cette réponse a été donnée : le fils de Joseph est le Fils unique du Père. Jésus n’a pas eu, biologiquement parlant, de père terrestre ; il n’est pas un homme qui aurait été adopté comme fils par Dieu, il est le Fils de Dieu qui s’est fait homme. Quand il est venu au monde, il est né de la grâce par le fait de l’Esprit Saint, par l’action de l’Esprit créateur. L’Esprit est alors intervenu à l’aurore du salut comme il était intervenu au premier matin du monde. Le Christ est né de la grâce comme le don de l’amour de Dieu en ce qu’il a de plus inattendu et de plus imprévisible.

Nous retrouvant ainsi devant le mystère même de l’Incarnation, tel que nous le proclamons dans la foi de l’Église : « il a pris chair de la Vierge Marie et s’est fait homme », nous retrouvant ainsi devant le mystère de l’Incarnation, nous pouvons penser maintenant à ce qui caractérise Joseph et son rôle. L’Évangile dit de lui, je le rappelai tout à l’heure, qu’il était un homme juste. C’est ainsi que le livre de la Genèse, comme saint Paul, qualifie par exemple Abraham qui s’en était remis à Dieu de son présent et de son avenir et avait trouvé la solidité de sa vie d’homme dans la promesse que Dieu lui avait faite. Il était juste, et le juste pour l’Écriture, c’est celui en qui la justice de Dieu a fait son œuvre. Dieu est juste, c’est-à-dire qu’il est fidèle à l’amour prévenant qu’il a pour l’homme. Cette fidélité, cet amour, cette prévenance quand ils sont accueillis dans un être humain, mettent celui-ci sur la longueur d’onde de Dieu.


Comment cela s’est-il manifesté chez Joseph ?

Descendant d’Abraham, il a été appelé à la manière d’Abraham, à renoncer au fils de la promesse pour que se manifeste la puissance de Dieu.

Fils de David, appelé pour que par son rôle de père adoptif, l’enfant qui allait naître soit reconnu comme un enfant royal, Joseph a été invité à méconnaître sa généalogie pour recevoir, quand celui-ci viendrait au monde, le descendant de Jessé, le père de David.

Époux de Marie, Joseph a été appelé à vivre avec elle un amour authentique qui se renonçait à lui-même et il est devenu le père d’un enfant qui n’était pas son fils. Il s’est retrouvé responsable d’une famille qui était à la fois une famille comme les autres et une famille différente des autres.

On peut dire qu’en tout cela, Joseph a été appelé à cause de ce qu’en son humanité d’homme il était capable de faire, de vivre, de donner. On peut dire qu’il a été appelé à cause de sa situation personnelle au sein de son peuple et de la famille humaine. Mais, il lui a été demandé de renoncer à ce à quoi il pouvait prétendre, afin que soit manifesté au monde le projet de Dieu, afin que soit révélée la véritable source de tout amour, afin que chacun ou chacune quand il viendrait au monde, puisse devenir fils ou fille de Dieu. Autrement dit, Joseph fut l’homme capable de sa part mais qui accepta de renoncer à cette part, afin que Dieu puisse accomplir son œuvre. Ce qui le caractérise c’est qu’il accepte d’entrer dans un projet divin. Là-dessus son attitude est évidemment proche de celle de la Vierge Marie, il répond à l’appel, il accepte d’ouvrir son désir au désir de Dieu, de faire confiance au possible de Dieu qui est au-delà de l’impossible de l’homme. Quand saint Matthieu disait au début de l’Évangile que « Joseph fit ce que l’Ange du Seigneur lui avait prescrit », il s’agissait évidemment de tout autre chose que de la simple exécution d’un ordre quelconque. Ces mots traduisent ce qu’il y a de plus profond dans le comportement, dans l’attitude, dans la manière d’être de celui qu’à juste titre nous appelons saint Joseph.

C’est ainsi, me semble-t-il, que l’Évangile de ce jour nous ouvre, à travers ce que les gens d’alors percevaient du comportement humain du Fils de Dieu, à travers la contemplation du mystère de l’Incarnation, un chemin vers la compréhension de ce que l’on peut bien appeler le mystère de la vie de Joseph.

Certes, il ne faut pas faire comme si ce mystère avait été vécu par lui en une sorte d’état d’apesanteur. Joseph était un homme, vivant en un temps, issu d’une culture, ayant une personnalité et les réponses qu’il a eu à donner, il les a données dans l’épaisseur de l’humanité singulière qui était la sienne. Mais en même temps, l’Évangile ne nous dit pratiquement rien de tout cela. Il se contente, pour parler de façon paradoxale, de nous donner accès à la profondeur invisible des événements qui pourtant concernaient un homme bien concret.

De cette façon, l’histoire de saint Joseph nous intéresse bien puisque nous aussi nous sommes appelés, chacun et chacune de manière propre, à être justes et cette justice consiste pour nous aussi en ce que nous acceptions d’accueillir un projet divin plus vaste que tous nos projets, une générosité divine qui dépasse la mesure de nos générosités humaines. Cette justice consiste à remettre avec joie notre humanité entre les mains de celui qui nous appelle — je reprends les mots de saint Paul tout à l’heure — pour former en lui un seul corps. Joseph n’aurait évidemment pas pu dire les choses de la même manière que saint Paul, mais ce qu’il a vécu c’est bien ce qu’exprimait la lettre aux Colossiens tout à l’heure et que nous sommes, nous aussi, appelés à vivre : « le maître c’est le Christ, vous êtes à son service ».

















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Mer 2 Mai 2018 - 0:20

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Mercredi 02 mai 2018 : Le mercredi de la 5e semaine de Pâques


Les saints du jour (Mercredi 02 mai)


Saint Athanase, Évêque et Docteur de l'Église, Patriarche d'Alexandrie, Père de l'Église (v. 295-373).

Saint Germain d'Amiens , évêque missionnaire, saint catholique et orthodoxe  (5ème s.).

Saint Valbert ermite, abbé (7ème s.).

Saint Joseph-Marie Rubio Peralta, Prêtre Jésuite « l'apôtre de Madrid » (1864-1929).

Sainte Flamine, Vierge et martyre à Nicomédie († IVe s.).


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

"Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. Que votre cœur ne soit pas bouleversé ni effrayé."

La Paix est là, nouvelle, éternelle, même si le trouble et la frayeur sont au rendez-vous de la Croix. Jésus nous laisse sa paix, il nous parle dans la perspective de son douloureux départ de ce monde. Devant la frayeur des apôtres devant la croix, Jésus annonce la paix qu’il donnera aux disciples. Jésus est déterminé à sauver le monde, à accomplir l’œuvre d’amour du Père. Le désir de Jésus, c’est que le monde sache qu’il aime le Père. Il a toujours fait comme le Père lui a commandé ! Notre chemin consiste à le contempler et à entrer dans la filiation qu’il nous propose. Il nous manifeste ainsi l’union d’amour avec son Père. « Si vous m’aimiez, vous seriez dans la joie puisque je pars vers le Père, car le Père est plus grand que moi. » L’envoyé du Père s’est manifesté, il accomplit une œuvre de Paix. Sur la Croix, par sa mort, Jésus vaincra la peur et la mort. Il nous prouve ainsi son amour miséricordieux pour l’humanité. Dans notre vie, la souffrance est inévitable depuis le jour où le pêché est entré dans le monde. Mais Dieu, dans son amour infini, nous a donné le moyen d’acquérir la paix au milieu de la douleur. « Je m’en vais, et je reviens vers vous. » Nous entrons dans le double mouvement de Jésus qui quitte les disciples et qui va vers le Père. La foi nous met en relation avec Jésus et avec le Père.


"Vous avez entendu ce que je vous ai dit : Je m’en vais, et je reviens vers vous. Si vous m’aimiez, vous seriez dans la joie puisque je pars vers le Père, car le Père est plus grand que moi."

Je vous ai dit ces choses maintenant, avant qu’elles n’arrivent ; ainsi, lorsqu’elles arriveront, vous croirez. Jésus revient à la source qui est son Père, il aime son Père d’une manière totale, inconditionnée. Tout ce que dit le Père, Jésus le fait. Une partie de l’histoire de Jésus parmi nous s’achève, elle engendre un grand silence. La nouvelle création initiée par Jésus répond à nos demandes. Certes, il Lui en coûte de boire à cette coupe : « Seigneur, éloigne cette coupe, mais non pas ce que je veux, ce que tu veux. » Il vient vers les disciples avant de les quitter. Il nous donne sa Parole comme point d’ancrage à notre fidélité. De notre fidélité à sa Parole dépend notre paix. Le double mouvement du Christ, vers son Père et vers nous, établit le lien porteur de la foi. Notre vie humaine, unie à celle de Jésus, devient un sacrifice qui nous sauve du mal et du péché. Toute souffrance humaine, unie à la Croix du Christ, rachète désormais le monde. L’amour de Jésus provoque notre amour de disciple. Dieu Amour suscite en nous un amour inconditionné. Ressuscité, Jésus porte tout, il relie tout.


Désormais, je ne parlerai plus beaucoup avec vous, car il vient, le prince du monde. Certes, sur moi il n’a aucune prise, mais il faut que le monde sache que j’aime le Père, et que je fais comme le Père me l’a commandé."

Le monde passe en Dieu, nous sommes attirés vers le Père. La Paix est là, nouvelle, éternelle. La confiance absolue de Jésus pour son Père est un chemin de Vie. C’est cet amour que nous portons à Jésus. Il répondra toujours à nos demandes. Le chemin qui s’offre à nous consiste à le contempler et à laisser sourdre la parole de filiation qui monte en nous. Ressuscité, Jésus porte tout et une nouvelle création prend naissance. Il s’agit pour nous de le rejoindre dans une adhésion de foi, d’espérance, avec un amour totalement nouveau. Heureux sommes-nous de le découvrir. L’amour inconditionné de Jésus vers son Père et ses disciples est dégagé de toute emprise du menteur. Jésus nous manifeste l’exclusivité absolue de son amour. Notre paix est le fruit de son amour infini. La foi en cet amour est la richesse de notre vie. C’est quand Jésus reviendra du séjour des morts que les apôtres comprendront ce message.


Citation :
Nous demandons la grâce de recevoir l’Esprit Saint, l’Avocat, le consolateur.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Saint Jean XXIII (1881-1963), pape
Discorsi, V, p. 210

« C'est ma paix que je vous donne »

Ô Prince de la paix, Jésus ressuscité, regarde avec bienveillance l'humanité entière. De toi seul, elle attend aide et secours. Comme au temps de ta vie terrestre, toujours tu préfères les petits, les humbles, ceux qui souffrent. Tu vas toujours au-devant des pécheurs. Fais que tous t'invoquent et te trouvent, pour avoir en toi la voie, la vérité et la vie (Jn 14,6). Accorde-nous ta paix, Agneau immolé pour notre salut (Ap 5,6; Jn 1,29) : « Agneau de Dieu qui enlèves le péché du monde, donne-nous la paix ! »

     Voici, Jésus, notre prière : Éloigne du cœur des hommes tout ce qui peut compromettre leur paix, confirme-les dans la vérité, dans la justice et dans l'amour fraternel. Éclaire les dirigeants ; que leurs efforts, en vue du bien-être des peuples, soient unis à l'effort en vue de leur assurer la paix. Enflamme la volonté de tous afin de renverser les barrières qui divisent, afin de renforcer les liens de la charité. Enflamme la volonté de tous afin que tous soient prêts à comprendre, à compatir, à pardonner, afin que tous soient unis dans ton nom, et que triomphe dans les cœurs, les familles, le monde entier, la paix, ta paix.


















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Dernière édition par Admin le Mar 31 Juil 2018 - 0:19, édité 4 fois (Raison : Intervention toujours d'une tierce personne Date ? ou lien tout est bon ! Bravo !)
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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Mer 2 Mai 2018 - 23:49

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Jeudi 03 mai 2018 : Le jeudi de la 5e semaine de Pâques


Les saints du jour (Jeudi 03 mai)


Saint Jacques le Mineur, un des 12 apôtres du Christ (1er s.).

Saint Philippe, un des 12 apôtres du Christ (1er s.).

Saint Alexandre Ier Pape (6 ème) de 105 à 115 et martyr (+ 115)

Saint Théodose de Kiev, un organisateur de génie (+ 1074)

Bienheureux Édouard-Joseph Rosaz, fondateur de la Congrégation
des Sœurs du Tiers-Ordre de Saint-François (+ 1903)


Bienheureuse Marie Léonie Paradis, Fondatrice de la Congrégation
des Petites Sœurs de la Sainte Famille (1840-1912).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

« Jésus lui répond : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi. Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père. Dès maintenant vous le connaissez, et vous l’avez vu. »

Chaque fois que nous célébrons un Apôtre, un aspect du mystère de l’Église se dévoile pour nous. Dans une humanité qui a besoin de chemin, de vérité et de vie, la rencontre de Jésus apporte une intuition profonde, une vérité incontournable qui est dans la personne de Jésus. Avec lui, nous demeurons dans le mystère de Dieu, dans l’attirance du Père, nous allons vers le Père. C’est l’Esprit Saint qui suscite en nous le Chemin qu’il veut réaliser. Le chemin de Jésus est un service d’humanité : Il guérit des malades, il sauve tant de personnes de la peur et de la mort. C’est ainsi qu’il accomplissait la volonté du Père et qu’il recherche sa gloire. Dans nos joies comme dans nos peines, nous allons vers un même but : Voir Dieu. Notre désir est de suivre Jésus dans son Mystère, nous sommes confiants, dans la foi, que c’est déjà accompli ! Le but de notre pèlerinage, à la suite de Jésus, c’est de voir le Visage de Dieu qui est Amour. La prière de l’Église : « Accorde-nous d’être associés à la passion et à la résurrection de Jésus, afin de parvenir à la contemplation de ta gloire, » oriente notre pèlerinage.


"Philippe lui dit : « Seigneur, montre-nous le Père ; cela nous suffit. » Jésus lui répond : « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ! Celui qui m’a vu a vu le Père. Comment peux-tu dire : “Montre-nous le Père” ?

Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ! Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; le Père qui demeure en moi fait ses propres œuvres. « Qui me voit, voit le Père, » dit Jésus à Philippe. Comme cet Évangile est éclairant ! Il nourrit le roc de notre foi dans notre perception de Jésus. Jésus n’attendait de Philippe que ce saut dans la confiance de la foi, cette reconnaissance intime et profonde de sa personne. Mais Jésus veut que cela vienne de nous, par sa simple Présence, sans aucune contrainte, que nous puissions confesser, du plus profond de notre cœur : C’est bien Toi. Tu Es. En reconnaissant Jésus vivant et ressuscité, nous le reconnaissons comme Fils du Père, et nous retrouvons le Père. Nous pouvons nous jeter dans ses bras comme l’enfant prodigue, le Père est là qui nous attend avec toute sa tendresse. La question de Philippe est la recherche permanente de l’Église. Celui que nous cherchons sans le voir, c’est Jésus, nous le connaissons. C’est un mémorial, comme une Eucharistie qui nous tient en attente, en éveil « jusqu’à ce qu’il revienne. » Nous risquons d’oublier, Jésus est sans cesse avec nous, nous attirant à lui. Notre vie peut se vivre dans son mystère d’agonie, de passion, mais c’est toujours en vue de la résurrection.


"Croyez-moi : je suis dans le Père, et le Père est en moi ; si vous ne me croyez pas, croyez du moins à cause des œuvres elles-mêmes.

Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi fera les œuvres que je fais. Il en fera même de plus grandes, parce que je pars vers le Père, et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Quand vous me demanderez quelque chose en mon nom, moi, je le ferai.En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera, lui aussi, les œuvres que je fais ; et il en fera même de plus grandes, parce que je vais vers le Père. Quand Jésus se donne dans un cœur à cœur, il a pour nous tant de grâces. "Nul ne vient à moi si le Père ne l’attire," dit-il. Nous sommes en lui, et par Jésus nous glorifions le Père. Le « Notre Père » nous unit à lui, c’est une prière que nous disons chaque jour avec le plus grand amour. Dans le moment même où il nous sauve, Jésus glorifie le Père. C’est dans le mystère même ou nous sommes sauvés que le Père est glorifié. Il en va de même pour nous : C’est par toute notre vie, soit que nous peinions où que nous soyons heureux, que nous glorifions Jésus. Notre communion à Jésus est là, dans notre prière, c’est notre être et notre vie qui est offerte à lui. Quand nous vivons une agonie, un combat, une passion c’est déjà un germe de résurrection.


Citation :
Nous demandons la grâce d’entendre la parole de Dieu pour revenir au fondement de notre appel.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Saint Vincent de Paul (1581-1660), prêtre, fondateur de communautés
religieuses

Entretiens aux Filles de la Charité, 1/05/1648 (Tome IX, Éd. Gabalda, 1923,
conférence du 1er mai 1648, p.395)


Comment Jésus forma ses apôtres

Vous savez, mes sœurs, que les conférences ont servi à Notre Seigneur pour l'établissement de son Église. Dès le jour où il assembla ses apôtres, il leur en fit ; puis, quand sa Compagnie fut plus grande et eut apôtres et disciples, il tint parfois avec eux des assemblées ; et ce fut dans une conférence comme cela que saint Philippe, dont nous faisons aujourd'hui la fête, dit à Notre Seigneur : « Seigneur, vous nous parlez de votre Père, mais faites-nous voir votre Père » ; et Notre Seigneur lui répondit : « Qui me voit voit mon Père ; mon Père et moi ne sommes qu'un ».

     Les apôtres proposaient leurs difficultés dans ces conférences, et Notre Seigneur leur répondait. Il traitait de l'avancement de l'Église et des moyens dont Dieu se servirait pour la faire fleurir. De sorte, mes chères sœurs, que l'on peut dire, et c'est certain, que Jésus Christ même a institué les conférences et s'en est servi pour le commencement, le progrès et la perfection de son Église ; et après sa mort et son ascension glorieuse il ne se faisait d'autres instructions entre les fidèles par les apôtres et par les prêtres que sous forme de conférence. il n'y avait point de sermon ; quand les chrétiens étaient assemblés, on commençait la conférence.

















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Jeu 3 Mai 2018 - 22:30

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Vendredi 04 mai 2018 : Le vendredi de la 5e semaine de Pâques


Les saints du jour (Vendredi 04 mai)


Sainte Pélagie, Martyre à Tarse (3ème s.).

Saint Sylvain de Gaza, Évêque de Gaza, martyr et ses 39 compagnons (✝ 311).

Saint Grégoire l'Illuminateur Apôtre de l'Arménie (+ v. 325)

Saint Nicéphore, embrassa la vie monastique sur la Sainte Montagne de l'Athos  (+ 813)

Bienheureux Tommaso Acerbis d'Olera, Frère Capucin (✝ 1631).

Bienheureux Jean-Martin Moyë, Prêtre de la Société des Missions étrangères de Paris,
Fondateur des « Sœurs de la Divine Providence » (1730-1793).

Pour approfondir : Site Bienheureux Jean-Martin MOYE (1730-1793).


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés."

Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande. Jésus nous invite à vivre de son amour et à le faire déborder en nous pour qu’il se traduise en amour fraternel : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. » Nous avons vu Jésus nous aimer comme un ami, et nous allons mettre cet Amour unique en œuvre. Jésus nous annonce son Père : le Père t’appelle, il te veut apôtre et il t’envoie pour que tu portes du fruit, un fruit qui se manifeste dans l’amour. Nous intensifions notre prière pour demeurer dans le choix de Dieu, dans l’Esprit Saint. Le Père nous donnera tout ce que nous lui demanderons. Il nous édifie et continue son œuvre en nous : « Tout ce que vous demanderez au Père en mon nom il vous le donnera, dit Jésus. » Les désirs que Dieu a mis au plus profond de notre cœur sont exaucés. C’est ainsi que nous pénétrons dans le mystère de Dieu : « Ce que j’ai appris de mon Père, je vous l’ai fait connaître. » Ce que Jésus nous a fait connaître, c’est le grand amour dont nous sommes aimés.


"Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous l’ai fait connaître."

Aimer comme Jésus, c’est donner sa vie comme le font les époux qui, par amour, donne leur vie et assument la responsabilité de parents. Ils acceptent le sacrifice de leur temps et de leur être en faveur de leur famille : soigner, protéger, éduquer et former leurs enfants comme des personnes. Les missionnaires aussi donnent leur vie pour l’Évangile, avec ce même esprit de sacrifice. Les disciples de Jésus s’engagent dans l’amour qui vient du cœur de notre Père. Si Jésus a pris chair de la Vierge Marie, c’est pour que nous devenions ce que nous sommes, des enfants de Dieu. Jésus est venu pour nous libérer, Il est vraiment le Sauveur. Il est descendu au plus profond de nos ténèbres. En Lui nous pouvons les reconnaître et en être délivré : « Je suis la vigne, vous êtes les sarments. » Il y a une unité totale entre la vigne et les sarments. Mon Père est le vigneron qui prend soin de sa vigne et l’enveloppe d’amour. Personne n’a de plus grand amour que celui qui se défait de sa vie pour ses amis. Établis en Jésus, nous oubliant nous-mêmes ainsi que toutes nos difficultés, nous produisons des fruits merveilleux. Puisant à la sève qui est le Christ, notre vie est transformé dans un cœur à cœur avec Jésus. « Vous êtes mes amis si vous faites ce que, moi, je vous commande. »


"Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis et établis, afin que vous alliez, que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure."

Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera. Voici ce que je vous commande : c’est de vous aimer les uns les autres. Jésus nous donne les conditions pour donner du fruit dans l’amour : « Si le grain de blé ne tombe en terre et ne meurt, il reste seul ; mais s’il meurt, il donne beaucoup de fruit. » Jésus nous invite à perdre notre vie, à la Lui donner et à mourir à nous-même pour que nous puissions aimer nos frère de l’amour du Christ, le véritable amour. A l’agonie il dira : « Père, non pas ce que je veux mais ce que tu veux. » Notre sanctification est contenue dans le mystère de Jésus, c’est lui qui nous a mis à cette place pour que nous nous accueillions dans le mystère de Dieu. Ce que Dieu veut, c’est que nous nous quittions nous-mêmes, pour être libérés de nous-mêmes. « Je vous ai choisis et établis afin que vous partiez. » Je ne vous appelle plus esclaves, parce que l’esclave ne sait pas ce que fait son maître. Je vous ai appelés amis, parce que je vous ai fait connaître tout ce que j’ai entendu de mon Père. Si Jésus a pris un corps humain, conçu de l’Esprit Saint en la Vierge Marie, c’est pour unir la divinité à l’humanité. Baptisés dans le Christ, plongés dans sa mort et dans sa résurrection, nous ne faisons qu’un avec Lui.


Citation :
Nous demandons la grâce d’entrer dans le mystère d’amour de Jésus qui nous sauve.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Saint Jean Climaque (v. 575-v. 650), moine au Mont Sinaï
L'Échelle sainte (trad. Bellefontaine 1993, coll. Spiritualité orientale n°24, p. 323-325 - Lettre au Pasteur)

Extraire le précieux du vil ou aimer son prochain

Il est des hommes qui, par charité spirituelle, se chargent des fardeaux des autres au-delà de leurs propres forces, se souvenant de cette parole : « Personne n'a plus grande charité que celui qui livre sa vie pour ceux qu'il aime » (Jn 15, 13) .

     Et il en est d'autres qui, bien qu'ils aient sans doute reçu de Dieu la force de porter la responsabilité des autres, ne prennent pas volontiers sur eux cette charge pour le salut de leurs frères. Ceux-ci, je les plains, car ils ne possèdent pas la charité.

     Quant aux premiers, je leur applique cette parole : « Celui qui extrait le précieux du vil sera comme ma bouche » (Jr 15,19), et : « Comme tu as fait, il te sera fait » (Abd 1,15).

     J'ai vu un malade guérir par sa foi l'infirmité d'un autre malade, en usant envers Dieu d'une louable impudence en faveur de celui-ci et en donnant son âme pour l'âme de son frère, en toute humilité ; et en le guérissant, il s'était guéri lui-même. Et j'en ai vu un qui agissait de même, mais par orgueil, et qui entendit cette réprimande : « Médecin, guéris-toi toi-même » (Lc 4, 23).

















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Sam 5 Mai 2018 - 0:12

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Samedi 05 mai 2018 : Le samedi de la 5e semaine de Pâques


Les saints du jour (Samedi 05 mai)


Saint Hilaire d'Arles Evêque d'Arles (+ 449)

Saint Godard évêque d’Hildesheim, abbé de Nideraltaich et restaurateur
de monastères (+ 1038).


Saint Ange de Jérusalem, Prêtre carmélite et Martyr à Licata  
(né en Palestine en 1185, mort en 1220 à Licata)


Saint Ephrem (1426), Moine et Martyr (1426).

Bienheureux Nunzio Sulprizio, orphelin, « le petit Saint boiteux » (1817-1836).


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Si le monde a de la haine contre vous, sachez qu’il en a eu d’abord contre moi.

« Le monde, » dans ce message de Jésus, désigne ceux qui s’opposent à l’initiative du Père : c’est le monde du refus de Dieu. Il ne s’agit pas d’une haine secrète, qui reste tapie au fond des cœurs, mais d’une haine active et efficace, qui va jusqu’à la persécution. Ce que le monde ne supporte pas, c’est l’Esprit Paraclet dont nul ne sait ni d’où il vient ni d’où il va. Nous pouvons échapper au monde du refus de Dieu et à son entreprise d’autonomie par rapport à Dieu. Nous adhérons à la liberté filiale dans l’obéissance à Dieu. Le Christ Jésus, notre Sauveur, a extirpé la haine qui peut encore sommeiller en nous. Cette haine peut-être réveillée par la haine du monde qui agit au milieu de nous ! Nous rencontrons en effet des obstacles à la vie divine, et nous faisons l’expérience du « monde » qui est autour de nous, mais aussi en nous. Appartenant au Christ, nous suivons Jésus, heureux de donner sa vie avec Marie, qui était heureuse de donner sa vie à la suite de Jésus.


" Si vous apparteniez au monde, le monde aimerait ce qui est à lui.

Mais vous n’appartenez pas au monde, puisque je vous ai choisis en vous prenant dans le monde ; voilà pourquoi le monde a de la haine contre vous. Parce qu’ils ne connaissaient pas Jésus et n’acceptaient pas Dieu qui l’envoie, les hommes du refus ont persécuté Jésus l’Envoyé du Père. Le procès intenté à Jésus, et qui l’a mené à la croix, se perpétue en procès contre les amis de Jésus, obéissant comme Jésus jusqu’à la mort. De même l’Église servante, épouse tout le destin de son Seigneur : destin de service, destin d’obéissance inconditionnelle. Le vieillard Siméon avait annoncé à Marie : « Un glaive de douleur transpercera ton âme. » Quand Marie portait Jésus en elle, il la protégeait et elle le protégeait. C’est en passant par le cœur de Marie que le cœur de Jésus a été blessé. La haine du monde contre nous est le signe que nous avançons véritablement dans le cœur de Jésus. Nous sommes toujours remis devant l’amour infini de Dieu. Nous vivons dans la foi en Jésus Christ, éclairés par sa Parole et nourrit par les sacrements qui nous donnent la vie de Dieu. Ils nous rendent victorieux de tout mal : « Demeurer dans mon amour comme je demeure dans le Père, demeurez en moi. »


"Rappelez-vous la parole que je vous ai dite : un serviteur n’est pas plus grand que son maître."

Si l’on m’a persécuté, on vous persécutera, vous aussi. Si l’on a gardé ma parole, on gardera aussi la vôtre. Les gens vous traiteront ainsi à cause de mon nom, parce qu’ils ne connaissent pas Celui qui m’a envoyé. En fait, la haine du monde ne fait pas échec à Dieu ni à son dessein de salut, car l’œuvre de haine, la persécution, loin de séparer le croyant de son Sauveur, intensifie sa relation au Fils et au Père. Mieux encore, la persécution nous fait entrer dans la réponse filiale de Jésus à son Père. Marie, qui a donné son consentement pour les mystères de joie à Noël, a donné aussi son consentement pour toute la vie de Jésus. C’est progressivement qu’elle a découvert les mystères douloureux de sa vie. En donnant son consentement aux mystères de douleur, Marie était déjà glorifié en Lui. « Le serviteur n’est pas plus grand que son maître. » Parce que nous sommes infiniment aimés, c’est seulement dans l’amour que nous pourrons affronter les épreuves et la haine qui nous vient du monde. Dans cet amour nous pouvons tout supporter car il nous faut encore être purifiés, pacifiés et illuminés. C’est un travail tout intérieur de Jésus qui nous est donné pour opérer notre libération totale. Quand nous sommes libérés, des fleuves d’eau vive ou l’amour de compassion prend corps, coulent en nous. Nous sommes témoins de la transformation progressive de notre vie en Dieu, il nous donne d’aimer dans l’Esprit Saint.


Citation :
Nous demandons à l’Esprit Saint la grâce de demeurer en Jésus pour vivre profondément du mystère de sa vie.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Saint Athanase (295-373), évêque d'Alexandrie, docteur de l'Église
Sur l'Incarnation du Verbe, 27-29 ; PG 25,143 ; SC 199 (trad. Orval rev.)

« Vous n'appartenez pas au monde, puisque je vous ai choisis en vous prenant dans le monde »

La mort une fois vaincue par le Sauveur et fixée à la croix, comme à un pilori, tous ceux qui marchent dans le Christ la foulent aux pieds. Rendant témoignage au Christ, ils se moquent de la mort, se jouent d'elle et répètent ce qui est écrit à son sujet : « Mort, où est ta victoire ? Enfer, où est ton aiguillon ? » (1Co 15,55; Os 13,14)... Est-ce une pauvre démonstration de la victoire remportée sur elle par le Sauveur, lorsque les chrétiens, enfants et jeunes filles, méprisent la vie présente et se préparent à mourir plutôt que de renier leur foi ? L'homme craint naturellement la mort et la dissolution de son corps ; mais, chose tout à fait extraordinaire, celui qui a revêtu la foi en la croix méprise ce sentiment naturel et, pour le Christ, il ne craint plus la mort...

     Si la mort, autrefois si forte et pour cela si redoutable, est méprisée maintenant après la venue du Sauveur, après sa mort corporelle et sa résurrection, il est évident que c'est par le Christ monté sur la croix que la mort a été anéantie et vaincue. Lorsqu'après la nuit le soleil paraît et illumine toute la surface de la terre, il n'y a absolument pas à douter que le soleil qui répand partout sa lumière est le même qui a chassé les ténèbres et tout illuminé. Ainsi... il est évident que le Sauveur manifesté en son corps est celui-là même qui a détruit la mort et qui chaque jour démontre sa victoire sur elle en ses disciples... Lorsqu'on voit des hommes, des femmes et de jeunes enfants courir et s'élancer à la mort pour la foi au Christ, qui serait assez sot, qui serait assez incrédule, qui aurait l'esprit assez aveugle pour ne pas comprendre et penser que c'est le Christ, auquel ces hommes rendent témoignage, qui procure et donne à chacun la victoire sur la mort en détruisant la puissance de celle-ci en chacun de ceux qui ont foi en lui et portent le signe de sa croix ?

















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Sam 5 Mai 2018 - 22:52

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Dimanche 06 mai 2018 : Sixième dimanche de Pâques


L’Église Célèbre la Fête (propre au Liban) de Notre-Dame du Liban
le 1er Dimanche de Mai.



Les saints du jour (Dimanche 06 mai)


Saint Job, donné dans la Bible comme exemple de Foi

Saint Jean Porte Latine solennité du martyre de l'apôtre
et évangéliste (1er s.)


Saints Marien et ses compagnons, martyrs à Lambèse,
en Numidie (+ 259)


Saint Pierre Nolasque, Prêtre et fondateur de l’Ordre : « Notre-Dame de
la Merci » (1189-1256)


Saint Seraphim de Dombos, Ermite et Fondateur du monastère de Dombos (+ 1602)

Saint François de Montmorency-Laval, Premier Évêque de Québec (1623-1708).
Voir aussi :  François de Montmorency-Laval

Sainte Marie Catherine Troiani (+ 1887)


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

« Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour.

Si vous êtes fidèles à mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi, j’ai gardé fidèlement les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour. Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que vous soyez comblés de joie." Dans son discours d’adieux, alors que s’agitent contre lui Judas et ceux qui le payent, Jésus parle d’amour à ses disciples. Pour eux qui ont tout quitté et qui ont suivi Jésus, la seule chose qui importe est l’amitié de Jésus, le seul qui ait les paroles de la vie éternelle. C’est l’amour de Jésus qui les met à son service comme Jésus est au service du Père : « Si vous êtes fidèles à mes commandements, vous demeurerez dans mon amour. » C’est ainsi qu’en nous entrons dans l’alliance entre Jésus et son Père. C’est dans cette Alliance que nous trouvons la Vie. Nous suivons Jésus dans son humilité. Il a lavé les pieds de ses Apôtres. Judas va le vendre, Pierre le reniera et les neuf vont se disperser. Ainsi se réalisent les Paroles qui annoncent son amour jusqu’au bout. La veille de sa passion, quand Jésus est livré, Il est donné totalement. Il sera mis sur la croix ! Pour accomplir la volonté de Dieu et vivre de cet Amour nouveau, nous avons besoin d’être unit au Père et à Jésus. Nous nous préparons à recevoir l’Esprit Saint à la Pentecôte !


"Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande."

Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ignore ce que veut faire son maître ; maintenant, je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai appris de mon Père, je vous l’ai fait connaître." Jésus, Fils de Dieu, nous dit son amitié pour nous, enfants de Dieu, avec une consigne : « Aimez-vous les uns les autres. » Aimer, c’est vivre pour que l’autre vive, pour qu’il puisse se chercher et se trouver, pour qu’il s’épanouisse. Aimer, c’est faire exister l’autre, malgré nos limites et nos frontières. C’est repartir sans cesse en Église, parce que l’amour du Christ ne nous laisse pas en repos. Il n’y a pas de limite à l’amour que l’amour. Benoît XVI, dans « Dieu est amour » nous dit que le désir humain doit être transformé par l’amour de Dieu : « En réalité, éros et agapè, amour ascendant et amour descendant, ne se laissent jamais séparer complètement l’un de l’autre. Plus ces deux formes d’amour trouvent leur juste unité dans l’unique réalité de l’amour, plus se réalise la véritable nature de l’amour. L’homme, pour devenir une telle source d’amour doit boire à la source première qui est en Jésus Christ, du cœur transpercé d’où jaillit l’amour. » Cet amour va provoquer des luttes non seulement intérieures mais aussi extérieures.


"Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis et établis afin que vous partiez, que vous donniez du fruit, et que votre fruit demeure."

"Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis et établis afin que vous partiez, que vous donniez du fruit, et que votre fruit demeure." Dieu est celui qui ouvre la main sans cesse. Le disciple de Jésus garde la main ouverte, sans jamais la refermer ni sur rien ni sur personne. C’est ainsi que la joie de Jésus trouve écho en nous, en notre vie, qu’elle soit comblée ou douloureuse ! Nous contemplons l’abaissement de Jésus pour entrer dans son amour. Cet abaissement ira jusque dans les enfers : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » Marie, sera là pour Jésus son enfant, elle sera « l’icône » du Père dans sa tendresse et sa fidélité pour le Fils bien-aimé : « Tu es mon enfant, tu es mon bien-aimé, en toi j’ai mis tout mon amour. » Cette parole nous donne de demeurer dans cet amour. Pierre disait à Jésus : « À qui irions-nous, Seigneur, Tu as les paroles de la vie éternelle. » Nous voyons la place qu’un véritable amour tient dans notre vie. Dans l’amour de Jésus, nous pourrons supporter toutes nos épreuves. C’est pourquoi Jean, qui a reçu Marie, insiste : « Demeurez dans mon amour. » Demeurer dans l’amour pour sortir de la violence du monde, recevoir l’Esprit Saint, le mystère de l’amour.


Citation :
Nous demandons à Jésus de nous donner l’Esprit Saint, la grâce de comprendre à quel point nous sommes aimés.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Saint Vincent de Paul (1581-1660), prêtre, fondateur de communautés religieuses
Entretien aux Filles de la Charité, 31/7/1634 (Tome IX, Éd. Gabalda, 1923. Conférence
du 31 juillet 1634, pp.10-11 ; rev.)


Aimez-vous les uns les autres

Le moyen d'observer votre règlement, c'est de vivre en grande cordialité et charité les unes envers les autres. Les personnes qui sont choisies pour un même exercice doivent aussi être unies en toutes choses. Ces filles sont choisies pour l'accomplissement d'un dessein ; mais le bâtiment ne durera pas si vous ne vous entr'aimez pas les unes les autres, et ce lien empêchera qu'il ne se rompe. Notre Seigneur a dit à ses apôtres : « Vous, mes apôtres, si vous voulez le dessein que j'ai eu de toute éternité, soyez en grande charité. »

     Mes filles, vous êtes infirmes, il est vrai, mais supportez les imperfections les unes des autres. Si vous ne le faites, le bâtiment se rompra, et d'autres seront mises en vos places. Et parce qu'il peut y avoir des antipathies, il sera bon que vous changiez, avec la permission des supérieurs, et le bon plaisir des dames supérieures. Saint Pierre et saint Paul et saint Barnabé ont bien eu des différends. C'est pourquoi il ne se faut pas s’étonner si de pauvres filles infirmes en peuvent avoir. Il faut avoir la disposition d'aller partout où on vous ordonnera, et même le demander et dire : « Je ne suis point d'ici ni de là, mais de partout où il plaira à Dieu que je sois. »

















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Dim 6 Mai 2018 - 22:46

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Lundi 07 mai 2018 : Le lundi de la 6e semaine de Pâques


Les saints du jour (Lundi 07 mai)


Sainte Flavia Domitilla Martyre romaine (+ 95)

Saint Céneré moine ermite dans le pays manceau (+ v. 669)

Sainte Rosa Venerini, Vierge et fondatrice des « Maestre Pie Venerini »
(Pieuses Maîtresses) (1656-1728)
Pour un approfondissement biographique :
>>> Rosa Venerini (1656-1728)

Saint Agostino Roscelli, Prêtre et Fondateur de la Communauté des Sœurs
de l'Immaculée (1818-1902).


Bienheureuse Gisèle * Épouse de saint Etienne de Hongrie et mère
de saint Emeric (+ 1060)


Bienheureuse Marie-Louise Trichet, Religieuse française (✝ 1759)


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

Quand viendra le Défenseur, que je vous enverrai d’auprès du Père, lui, l’Esprit de vérité qui procède du Père, il rendra témoignage en ma faveur.

Et vous aussi, vous allez rendre témoignage, car vous êtes avec moi depuis le commencement. Je vous parle ainsi, pour que vous ne soyez pas scandalisés. Jésus dit à ses disciples la haine que le monde va leur manifester quand ils vont marcher à sa suite. Il prépare ses disciples en précisant le rôle du Consolateur pour eux, du Paraclet qui dénonce le péché du monde. Les disciples vont trouver en lui le secours pour témoigner de lui, quand ils seront persécutés par le monde. C’est ainsi que le Paraclet nous est aussi donné par Jésus, lui qui habite en nous, il est notre Défenseur. Jésus est notre soutien, il est le témoin d’amour que le Père nous a donné. Il repart vers son Père et il pourvoit à notre défense dans un monde difficile. Jésus se reporte toujours à son Père, lui qui est toujours sous son regard bienveillant. Nous allons mettre notre vie sous le regard de Dieu notre Père pour qu’il nous garde sous sa protection. Pour demeurer dans l’intimité de Dieu, nous avons besoin de l’Esprit Saint, car notre combat est rude. Nous avons besoin du Paraclet pour être défendu de toutes les accusations contre nous. Baptisés, confirmés et nourris de l’Eucharistie nous trouverons la force de Dieu, du Défenseur, dont nous avons besoin.


On vous exclura des assemblées. Bien plus, l’heure vient où tous ceux qui vous tueront s’imagineront qu’ils rendent un culte à Dieu.

Ils feront cela, parce qu’ils n’ont connu ni le Père ni moi. Quand viendra le Défenseur dit Jésus, Il vous rassurera. L’Esprit-Saint est vraiment le Défenseur des disciples attaqués. Le Paraclet devient l’accusateur du monde et de ses agissements. Nous découvrons aussi que notre cœur est rempli d’orgueil et d’indépendance, il n’y a en nous toutes les misères de la nature pècheresse. Nous avons besoin de l’aide de l’Esprit Saint car nous sommes fait pour la Paix et pour la communion, et l’adversité est pour nous difficile à vivre ! Le témoignage des disciples vis-à-vis de Jésus est conforme au témoignage que l’Esprit de vérité rend à Jésus. Il nous propose de demeurer dans son amour, de demeurer à la source pour avoir la vie. Nous devons vivre comme Jésus, en enfant bien-aimé du Père. L’Esprit Saint crie dans notre cœur : « Abba, Père, » et encore « Jésus, Sauveur. » Si l’Esprit Saint est notre Défenseur face au monde, à l’extérieur, il est aussi notre Défenseur à l’intérieur de nous-mêmes, quand les forces de mort et de dépression nous saisissent. A la Pentecôte, l’Esprit Saint nous est donné pour que nous puissions continuer à vivre la mission de Jésus.


Eh bien, voici pourquoi je vous dis cela : quand l’heure sera venue, vous vous souviendrez que je vous l’avais dit.

L’amour de Jésus est exigeant, c’est ainsi qu’il est authentique. L’Esprit nous communiquera tout ce qui doit venir, une compréhension profonde du message de Jésus, face aux événements. Le Paraclet continue en nous l’œuvre même de Jésus. Comme le Père communique tout à Jésus, le Paraclet nous communique tout ce qui est en Jésus. Il nous révèle tout ce qui vient du Père. Jésus est toujours avec nous dans la foi, il nous envoie le Défenseur qui nous introduit dans une grande vérité face à l’adversité et aux conflits du monde. Le Défenseur nous est donné pour vaincre les ténèbres du monde dans le combat que nous vivons. Jésus est le Chemin qui nous remet debout, c’est le chemin qui nous sauve. Il nous a appris comment nous situer dans l’adversité. A la suite de Jésus, nous avons à vivre face au « mystère » d’iniquité. « L’Esprit de vérité rendra témoignage en ma faveur, » dit Jésus.


Citation :
Nous demandons à l’Esprit Saint la grâce de nous faire renaitre dans sa lumière."


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Saint Jean-Paul II (1920-2005), pape
Lettre apostolique « Salvifici Doloris» , 25

« On vous exclura des assemblées. Bien plus, l'heure vient où tous ceux qui vous tueront s'imagineront qu'il rendent un culte à Dieu. »

L'Évangile de la souffrance parle d'abord en différents endroits de la souffrance « pour le Christ », « à cause du Christ », et cela à travers les paroles mêmes de Jésus ou de ses Apôtres. Le Maître ne cache pas à ses disciples et à ceux qui le suivent la perspective d'une telle souffrance. Au contraire, il la révèle très franchement tout en annonçant les forces surnaturelles qui les accompagneront au milieu des persécutions et des tribulations subies « à cause de son nom ». Celles-ci seront en même temps comme un test particulier de ressemblance au Christ et d'union avec lui. « Si le monde vous hait, sachez que moi, il m'a pris en haine avant vous... ; mais parce que vous n'êtes pas du monde, puisque mon choix vous a tirés du monde, pour cette raison, le monde vous hait... Le serviteur n'est pas plus grand que son maître. S'ils m'ont persécuté, vous aussi, ils vous persécuteront... Mais tout cela, ils le feront contre vous à cause de mon nom, parce qu'ils ne connaissent pas celui qui m'a envoyé » ( Jn 15, 18-21).

     « Je vous ai dit ces choses, pour que vous ayez la paix en moi. Dans le monde vous aurez à souffrir. Mais gardez courage ! J'ai vaincu le monde »( Jn 16, 33). Ce premier chapitre de l'Évangile de la souffrance, qui parle des persécutions, c'est-à-dire des tribulations à cause du Christ, contient en lui-même un appel particulier au courage et à la force, soutenu par le fait éloquent de la Résurrection. Le Christ a vaincu définitivement le monde par sa Résurrection ; toutefois, parce que sa Résurrection est liée à sa passion et à sa mort, il a vaincu en même temps ce monde par sa souffrance. Oui, la souffrance a été insérée de façon particulière dans cette victoire sur le monde, manifestée dans la Résurrection. Le Christ garde dans son corps ressuscité les traces des blessures causées par le supplice de la croix, sur ses mains, sur ses pieds et dans son côté. Par la Résurrection, il manifeste la force victorieuse de la souffrance, il veut enraciner dans le cœur de ceux qu'il a choisis comme Apôtres, et de ceux qu'il continue de choisir et d'envoyer, la conviction que cette force existe. L'Apôtre Paul dira : « Tous ceux qui veulent vivre dans le Christ avec piété seront persécutés »( 2 Tim. 3, 12).

















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Mar 8 Mai 2018 - 1:18

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Mardi 08 mai 2018 : Le mardi de la 6e semaine de Pâques


Les saints du jour (Mardi 08 mai)


Saint Arsène le Travailleur (4ème s.)

Apparition de saint Michel Archange au Mont Gargan. 492.
Pour en savoir + : 8 Mai - L'Apparition de saint Michel au Mont-Gargan (en 492)

Saint Désiré Evêque de Bourges (+ 550)

Saint Boniface IV, Pape (67e) de 608 à 615

Saint Pierre de Tarentaise évêque (+ v. 1174)

Sainte Madeleine de Canossa, Religieuse et fondatrice des
« Fils et Filles de la charité » († 1835)


Bienheureuse Itte de Nivelles bénédictine à Nivelles (+ 652)

Bienheureuse Julienne de Norwich, Religieuse Mystique anglaise
(née aux environs de 1342 et décédée en 1416).


Bienheureuse Marie-Catherine de St Augustin (Catherine Simon de Longpré),
Religieuse Hospitalière de la Miséricorde (✝ 1668).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

" Je m’en vais maintenant auprès de Celui qui m’a envoyé, et aucun de vous ne me demande : “Où vas-tu ?”

Mais, parce que je vous dis cela, la tristesse remplit votre cœur. Jésus nous invite à grandir dans la perspective de sa Résurrection. Il nous provoque à nous tourner vers le Père à sa suite, pauvres et nus. Le temps pascal, dans le parcours des apparitions, nous donne une nouvelle ouverture à la vie, une croissance de tout notre être de croyant. Nous sommes sous la mouvance de l’Esprit Saint qui nous conduit sur des chemins inconnus qui nous identifient à Jésus. « C’est votre intérêt que je parte, » dit-il en nous entraînant vers le Père. Nous suivons le chemin parcouru par Jésus ! Il a pris soin de nos blessures, il nous a donné le pardon, il nous donne une nouvelle croissance de vie. Jésus a dit aux disciples combien ils seront l’objet de la violence du monde car les forces d’orgueil et de violence s’opposent à leur marche en avant. La plus merveilleuse des réponses se trouve dans la Paix intérieure de celui qui fait confiance à Dieu. L’Esprit Saint est à l’œuvre dans le cœur des Apôtres, Dieu brise les entraves des prisons et brûle nos résistances au feu d’amour de son amour. C’est la vérité de Jésus qui s’annonce, il nous a sauvés du mal, il nous donne son Esprit Saint, le Défenseur.


« Pourtant, je vous dis la vérité : il vaut mieux pour vous que je m’en aille, car, si je ne m’en vais pas, le Défenseur ne viendra pas à vous ; mais si je pars, je vous l’enverrai."

Quand il viendra, il établira la culpabilité du monde en matière de péché, de justice et de jugement. Jésus fait appel à notre intelligence éclairée par l’Esprit Saint. Joint à notre esprit, « il dénonce » l’erreur du monde sur le péché, sur le bon droit, et sur la condamnation. L’Esprit Saint, à l’intime de nos cœurs, expose les erreurs du monde, celles qui concernent le péché, la rupture avec Dieu. Il nous propose ce que nous avons à comprendre pour vivre pleinement notre situation présente. « L’erreur du monde » est le mensonge. Jésus, situé dans notre histoire, nous a sauvé du mensonge et de l’erreur. L’Esprit Saint vient nous donner une nouvelle vie qui prend racine dans la vie de Jésus. C’est une vie de fidélité, de croissance, d’amour et de louange ! Nos prisons peuvent devenir des lieux de grâce moyennant une « mort » au péché, une « mort » à nous-mêmes ! C’est l’Esprit Saint qui réalise la conversion de la violence et de la mort, de ce qu’il y a de plus difficile à convertir en nous. La Bonne Nouvelle de Jésus est l’annonce de l’amour nouveau qui prend corps en nous. Le don de l’Esprit Saint nous est donné, et dans cet amour divin, chacun retrouve son visage.


"En matière de péché, puisqu’on ne croit pas en moi. En matière de justice, puisque je m’en vais auprès du Père, et que vous ne me verrez plus. En matière de jugement, puisque déjà le prince de ce monde est jugé."

C’est un nouveau chemin de foi, dans la douceur et dans l’humilité qui s’ouvre devant nous. Jésus nous propose de vivre pleinement de son amour au cœur de notre pour vie. Il est venu apporter le feu de l’Amour sur la terre en nous donnant l’Esprit Saint. Le menteur est terrassé, il ne peut plus nous illusionner. Ce qui n’était pas possible, enténébré par le menteur, devient un chemin déjà parcouru par Jésus le Sauveur. Nous reconnaissons nos limites et nous les donnons à l’Amour infini de Dieu. Elles sont offertes pour devenir des lieux de croissance, à la suite de Jésus. Nous discernons notre origine, là où s’enracine l’Amour dans notre vie. A cette Lumière nouvelle, nous comprenons l’erreur du monde et nous pouvons vivre une vie nouvelle qui prend racine dans la vie de Jésus. L’Esprit Saint nous donne de considérer autrement notre vécu. Nous croyons en l’amour tout puissant de Dieu, et nous laissons l’Amour infini de Dieu travailler en nous. Désormais la peur a perdu son pouvoir et nous demeurons dans l’Amour avec Jésus à jamais Vivant.


Citation :
Nous demandons à l’Esprit Saint la grâce d’intensifier notre prière.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Saint Bernard (1091-1153), moine cistercien et docteur de l'Église
3ème sermon pour la Pentecôte

« C'est votre intérêt que je m'en aille »

L'Esprit Saint a couvert la Vierge Marie de son ombre (Lc 1,35) et, le jour de la Pentecôte, il a fortifié les apôtres ; pour elle, c'était en vue d'adoucir l'effet de la venue de la divinité en son corps virginal et, chez eux, en vue de les « revêtir de la force d'en haut » (Lc 24,49), c'est-à dire de la charité la plus ardente... Comment, dans leur faiblesse, auraient-ils pu remplir leur mission de triompher de la mort sans cet « amour aussi fort que la mort » et de ne pas laisser « les portes de l'enfer prévaloir contre eux » sans cet « amour aussi inflexible que l'enfer » ? (Mt 16,18; Ct 8,6) Or, en voyant ce zèle, certains les croyaient ivres (Ac 2,13). Effectivement, ils étaient ivres, mais d'un vin nouveau..., celui que la « vraie vigne » avait laissé couler du haut du ciel, celui « qui réjouit le cœur de l'homme » (Jn 15,1; Ps 103,15)... C'était un vin nouveau pour les habitants de la terre, mais au ciel il se trouvait en abondance..., il coulait à flot dans les rues et sur les places de la cité sainte, où il répandait la joie du cœur...

     Ainsi, il y avait au ciel un vin particulier que la terre ignorait. Mais la terre avait aussi quelque chose qui lui était propre et qui faisait sa gloire — la chair du Christ -– et les cieux avaient une grande soif de la présence de cette chair. Qui pourrait empêcher cet échange si sûr et si riche en grâce entre le ciel et la terre, entre les anges et les apôtres, de sorte que la terre possède l'Esprit Saint et le ciel la chair du Christ ?... « Si je ne m'en vais pas, dit Jésus, le Défenseur ne viendra pas à vous. » C'est-à-dire, si vous ne laissez pas partir ce que vous aimez, vous n'obtiendrez pas ce que vous désirez. « C'est votre intérêt que je m'en aille » et que je vous transporte de la terre au ciel, de la chair à l'esprit ; car le Père est esprit, le Fils est esprit, et l'Esprit Saint est aussi esprit... Et le Père « qui est esprit, recherche des adorateurs qui l'adorent en esprit et en vérité » (Jn 4,23-24).

















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Mar 8 Mai 2018 - 23:19

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Mercredi 09 mai 2018 : Le mercredi de la 6e semaine de Pâques


Les saints du jour (Mercredi 09 mai)


Saint Prophète Isaïe, prophétisa la Passion du Christ, "le serviteur souffrant",
et la virginité de la Sainte Mère de Dieu, la toujours Vierge Marie.

En savoir + : La mémoire du Saint Prophète ISAIE

Saint Christophe Martyr à Antioche (3ème s.)

Saint Pacôme le Grand, Fondateur du cénobitisme Chrétien (✝ 346).

Saint Nicolas de Myre Evêque de Myre (+ v. 350)

Saint Georges (Ġorġ) Preca, Prêtre et Fondateur à Malte de la :
« Societas Doctrinae Christianae » (1880-1962)


Saint Pierre de Tarentaise évêque (+ v. 1174)

Bienheureux Forte Gabrielli (+ 1040)

Bienheureux Thomas Pickering Martyr en Angleterre (+ 1665)


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais pour l’instant vous ne pouvez pas les porter.

Nous creusons le mystère de Jésus qui nous sauve, pour entrer dans la foi et l’espérance du salut de Jésus qui fait grandir notre charité. Jésus est ressuscité à l’intérieur de chacun de nous, nous pouvons le rayonner dans une vie régénérée. Nous vivons trop à l’extérieur de nous-mêmes, et nous ne trouvons pas Dieu en nous. Il nous faudrait entrer en nous-mêmes pour le découvrir. Dieu seul peut parler de Dieu, seul il peut imprimer son sceau sur notre cœur humain en même temps qu’il se révèle. Mais il nous est difficile, à la suite des apôtres, d’entrer dans la Passion de Jésus qui a porté nos misères. Il nous est plus difficile encore d’entrer dans sa Résurrection. La Résurrection de Jésus nous prépare à la Pentecôte, et nous demandons que l’Esprit Saint nous éclaire. C’est un émerveillement car c’est l’Esprit Saint lui- même qui nous entraîne à chanter que Dieu est Amour.




"Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans la vérité tout entière."

En effet, ce qu’il dira ne viendra pas de lui-même : mais ce qu’il aura entendu, il le dira ; et ce qui va venir, il vous le fera connaître. Créés à l’image et à la ressemblance de Dieu, nous sommes le temple de Dieu, le rayonnement de sa gloire. À partir d’un seul homme, Dieu a fait tous les peuples. Ce peuplement de l’humanité, c’est la merveille de l’univers. L’Esprit Saint est à l’œuvre pour édifier en nous l’homme intérieur, et nous faire devenir ce que nous sommes, « l’enfant de Dieu » tendrement aimé du Père. Cette lumière cachée aux sages et aux intelligents, est révélée aux tout-petits. Les tous petits et les pauvres connaissent le mystère de Jésus. Ils parlent de Dieu avec les mots de Jésus, le Dieu des pauvres. Jésus nous a dit : « Tout ce qu’a le Père est à moi ; c’est pourquoi j’ai dit qu’il prendra de ce qui est à moi pour vous l’annoncer. Encore un peu, et vous ne me verrez plus ; puis encore un peu, et vous me verrez. » Dans l’Eucharistie, Jésus nous donne son Corps et son Sang, il édifie en nous son Corps mystique, l’Eglise, l’humanité nouvelle. C’est la « divinisation » de l’humanité que Jésus est venu opérer sur la terre. Jésus, le fils de Marie, accomplit cette édification intérieure.


"Lui me glorifiera, car il recevra ce qui vient de moi pour vous le faire connaître."

Tout ce que possède le Père est à moi ; voilà pourquoi je vous ai dit : L’Esprit reçoit ce qui vient de moi pour vous le faire connaître. La Parole de Dieu nous invite à une vie intérieure à la suite de Jésus. Dieu, est le Dieu tout intérieur qui nous habite. Dieu n’est pas loin de nous, Il est en nous. Il nous a fait pour que nous le cherchions et que nous le trouvions en vérité. A partir de sa Croix et de sa Résurrection renaît une nouvelle création. Nous vivons dans le Nom de Jésus notre existence de tous les jours. Nous voulons garder notre cœur ouvert au mystère de Dieu qui est plus grand que tout. C’est dans cette expérience filiale que nous voulons nous établir. « L’Esprit lui-même se joint à notre esprit pour attester que nous sommes enfants de Dieu. » Ainsi l’Esprit nous introduit peu à peu dans la vérité tout entière. C’est dans la foi en l’Evangile, dans l’espérance, que nous grandissons dans la charité, à la suite de Jésus. Dans l’Esprit Saint, nous nous laissons édifier dans notre vie profonde, pour être construits divinement. La gloire de Dieu rayonne alors dans les yeux et dans le cœur de chacun. Jésus, qui renouvelle toute chose, nous envoie annoncer cette bonne nouvelle au monde !


Citation :
Nous demandons à l’Esprit Saint la grâce d’intérioriser notre foi.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Syméon le Nouveau Théologien (v. 949-1022), moine grec
Catéchèses, 33 ; SC 113 (trad. SC p. 255s rev. Delhougne, p. 225)

« Quand il viendra, l'Esprit de vérité, il vous guidera vers la vérité tout entière »

La « clé de la connaissance » (Lc 11,52) n'est pas autre chose que la grâce du Saint-Esprit. Elle est donnée par la foi. Par l'illumination, elle produit très réellement la connaissance et même la connaissance plénière. Elle ouvre notre esprit enfermé et obscurci, souvent avec des paraboles et des symboles, mais aussi avec des affirmations plus claires... Faites donc bien attention au sens spirituel de la parole. Si la clé n'est pas bonne, la porte ne s'ouvre pas. Car, dit le Bon Pasteur, « c'est à lui que le portier ouvre » (Jn 10,3). Mais si la porte ne s'ouvre pas, personne n'entre dans la maison du Père, car le Christ a dit : « Personne ne va vers le Père sans passer par moi » (Jn 14,6).

     Or, c'est l'Esprit Saint qui, le premier, ouvre notre esprit et nous enseigne ce qui concerne le Père et le Fils. Le Christ nous dit cela aussi : « Quand il viendra, lui, l'Esprit de vérité qui procède du Père, il rendra témoignage en ma faveur, et il vous guidera vers la vérité tout entière » (Jn 15,26; 16,13). Vous voyez comment, par l'Esprit ou plutôt dans l'Esprit, le Père et le Fils se font connaître, inséparablement...

     Si on appelle le Saint-Esprit une clé, c'est parce que, par lui et en lui d'abord, nous avons l'esprit éclairé. Une fois purifiés, nous sommes illuminés par la lumière de la connaissance. Nous sommes baptisés d'en haut, nous recevons une nouvelle naissance et devenons enfants de Dieu, comme dit saint Paul : « L'Esprit Saint intervient pour nous par des cris inexprimables » (Rm 8,26). Et encore : « Dieu a donné son Esprit en nos cœurs qui crie : ‘Abba, Père’ » (Ga 4,6). C'est donc lui qui nous montre la porte, porte qui est lumière, et la porte nous apprend que celui qui habite dans la maison est lui aussi lumière inaccessible.

















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Mer 9 Mai 2018 - 22:08

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Jeudi 10 mai 2018 : Le jeudi de la 6e semaine de Pâques


Fête de la Solennité de L'Ascension de Notre Seigneur Jésus-Christ.


Les saints du jour (Jeudi 10 mai)


Sainte Solange, Martyre de la Pureté (✝ 880).

Saint Antonino Pierozzi, Archevêque o.p. à Florence (1389-1459)

Saint Jean d'Avila, Prêtre et Docteur de l'Église (1499-1569).

Saint Damien de Molokaï (Joseph de Veuster), Prêtre - Religieux
Picpus (✝ 1889).
Pour un approfondissement biographique :
>>> Saint Joseph Damien De Veuster.

Bienheureux Pierre René Rogue (+ 1796)

Bienheureux Ivan Merz, « Apôtre des jeunes d'aujourd'hui » († 1928)
Pour un approfondissement biographique :
>>> Béatification du Serviteur de Dieu Ivan Merz


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

Jésus leur dit : « Allez dans le monde entier. Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création."

Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ; celui qui refusera de croire sera condamné. Ce que Dieu a fait, garantit pour nous ce qu’Il fera ; s’il a livré son Fils Jésus pour nous, ce n’est pas pour nous ôter maintenant sa faveur ou cesser de nous regarder avec tendresse ! Dieu a scellé avec nous une Alliance éternelle et chaque jour nouvelle, et si Lui est avec nous, qui pourrait imaginer venir à bout de notre fidélité ? Le monde du refus aura beau nous bousculer, nous angoisser, nous persécuter, nous raconter que tout est perdu d’avance, « en tout cela nous n’avons aucune peine à triompher » parce que Celui qui nous a aimés nous aime encore à la droite de Dieu. Jésus, après sa Résurrection, pendant quarante jours, accompagne ses Apôtres. Le jour de l’Ascension, Il remonte auprès du Père. Sa lumière, son amour, sa vie, sont désormais « en acte » dans son Corps qui est l’Église. Nous sommes porteurs d’une source de vie inépuisable dans un monde ou il y en une grande soif de Vérité et d’Amour. Nous croyons en effet à la gloire sans prix de l’héritage que nous partageons avec les fidèles. Jésus nous est donné, Il est à l’œuvre, dans l’Église aujourd’hui. Il est en nous, à la disposition de ceux qui le recherchent dans leur soif d’un Amour infini.


"Voici les signes qui accompagneront ceux qui deviendront croyants : en mon nom, ils chasseront les esprits mauvais ; ils parleront un langage nouveau ;"

ils prendront des serpents dans leurs mains, et, s’ils boivent un poison mortel, il ne leur fera pas de mal ; ils imposeront les mains aux malades, et les malades s’en trouveront bien. » Comme les Apôtres, nous sommes témoins de cette victoire, puisque « nous sommes revêtus de la force d’en haut, » et nous tenons dans l’Esprit le commencement de la vie éternelle. Rien ne pourra nous séparer du Père et du Fils, ni les inquiétudes, ni les critiques, ni les écroulements du présent, ni les menaces sur l’avenir, ni les étroitesses des hommes, ni même nos chutes et nos propres misères. Le Saint Esprit est donné aux apôtres pour assurer ce Service d’Amour : « C’est la force même, le pouvoir, la vigueur, qu’il a mis en œuvre dans le Christ quand il l’a ressuscité d’entre les morts et qu’il l’a fait asseoir à sa droite dans les cieux. » C’est la force du Saint-Esprit que nous attendons, dans ce temps de Pentecôte pour nous laisser renouveler. La puissance de Jésus est à l’œuvre dans le cœur des disciples, la puissance de l’amour infini se déploie en nous.


"Le Seigneur Jésus, après leur avoir parlé, fut enlevé au ciel et s’assit à la droite de Dieu. Quant à eux, ils s’en allèrent proclamer partout la Bonne Nouvelle."

Le Seigneur travaillait avec eux et confirmait la Parole par les signes qui l’accompagnaient. Jésus s’est assis : c’est une image, mais combien riche d’enseignement pour nous ! Il s’est assis, comme celui qui a plein pouvoir. Il s’est assis à la droite de Dieu, parlant au Père d’égal à égal, et intercédant pour nous dans ce dialogue d’amour. Il s’est assis dans la paix, ayant achevé chez nous l’œuvre du Père, et goûtant déjà, lui, le Premier-né, le repos de Dieu. Jésus est le Seigneur partageant le trône de Dieu, et en les temps d’épreuves et d’incertitudes que nous traversons, l’Ascension est pour nous porteuse d’un message de sérénité et d’espérance. Sérénité, parce que nous ne sommes pas seuls et que nous ne serons jamais seuls, tant que notre souci restera d’accomplir le dessein du Père. Nous sommes heureux de vivre dans le Christ ressuscité : il est vivant ! Il est notre joie dans ce pèlerinage terrestre. Aujourd’hui nous sommes en marche animé par l’Esprit Saint, demain sa victoire sera réalisée en nous. Marie Immaculée nous devance, elle est auprès de Lui dans son corps et dans son âme, l’Ascension de son fils est déjà notre victoire. Dans cette Alliance d’Amour qui rejoint toute l’humanité, nous sommes portés par le Christ qui nous donne la responsabilité de bâtir « la civilisation de l’amour. »


Citation :
Nous demandons la grâce de comprendre que notre vie doit annoncer Jésus à tous les pauvres du monde.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Bienheureux Guerric d'Igny (v. 1080-1157), abbé cistercien
Sermon pour l'Ascension (trad. cf. SC 202, p. 275)

« Votre vie est désormais cachée avec le Christ en Dieu » (Col 3,3)

« Père, ceux que tu m'as donnés, je veux qu'ils soient avec moi, là où je suis ; je veux qu'ils voient ma gloire » (Jn 17,24). Heureux ceux qui ont maintenant pour avocat devant Dieu leur juge en personne ; heureux ceux qui ont pour intercesseur celui qu'on doit adorer au même titre que le Père à qui il adresse cette prière ! Le Père ne peut pas refuser de satisfaire ce désir exprimé par ses lèvres (Ps 20,3) car il a avec lui une seule volonté, une seule puissance, étant un seul et même Dieu... « Je veux que là où je suis, ils soient avec moi. » Quelle assurance pour ceux qui ont la foi, quelle confiance pour les croyants ! ... Les saints, dont « la jeunesse se renouvelle comme celle de l'aigle » (Ps 102,5) « déploient leurs ailes comme des aigles » (Is 40,31)...

     En ce jour, le Christ « s'éleva sous le regard de ses disciples et disparut dans une nuée » (Ac 1,9)... Il s'efforçait d'entraîner leur cœur à sa suite en se faisant aimer d'eux, et il leur promettait par l'exemple de son corps que leur corps pourrait s'élever de la même façon... Aujourd'hui, le Christ, en vérité, « monte sur les chérubins et il vole sur les ailes du vent » (Ps 17,11), c'est-à-dire, il dépasse la puissance des anges. Et pourtant, dans sa condescendance pour ta faiblesse « tel un aigle qui veille sur ses petits » il veut « te prendre et te porter sur ses épaules » (Dt 32,11)... Certains volent avec le Christ par la contemplation ; pour toi, que ce soit du moins par l'amour.

     Frère, puisque le Christ, ton trésor, est monté aujourd'hui au ciel, que là aussi soit ton cœur (Mt 6,21). C'est de là-haut que tu tiens ton origine, c'est là que se trouve ta part d'héritage (Ps 16,5), c'est de là que tu attends le Sauveur (Ph 3,20).

















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Jeu 10 Mai 2018 - 20:21

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Vendredi 11 mai 2018 : Le vendredi de la 6e semaine de Pâques


Les saints du jour (Vendredi 11 mai)


Sainte Estelle, Vierge et Martyre(3ème s.)

Saint Mamert Evêque de Vienne, en Dauphiné (le 1er des trois Saints de Glace)(+ 477)

Saints Cyrille et Méthode (9ème s.), Fêtés en Orient

Saint Maïeul de Cluny, Moine et quatrième abbé de Cluny (+ 994)

Saint François De Girolamo, Prêtre s.j. (1642-1716).

Saint Ignace de Laconi, Capucin (1701-1781)


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Amen, amen, je vous le dis : vous allez pleurer et vous lamenter, tandis que le monde se réjouira ; vous serez dans la peine, mais votre peine se changera en joie.

C’est ainsi que nous passons par les douleurs de la femme qui enfante, dans ce grand combat de Marie et de l’Église annoncé dans l’Apocalypse : La femme se trouve face au dragon prêt à dévorer l’enfant dès sa naissance. Nous aussi, nous avons à faire face au « dragon » qui détruit le mystère de l’amour et de la tendresse de notre cœur. Aujourd’hui encore, le même combat se vit dans l’humanité ou Jésus est vainqueur. C’est un Mystère de paix et d’amour, de compassion et de lumière qu’il nous apporte. L’appel de l’Ange à Marie, à l’Annonciation, a conduit l’humanité au merveilleux enfantement de Jésus à Noël ! Le ciel et la terre donnent au monde un Sauveur. Ce mystère provoque la fureur incontrôlable du menteur qui bondit, rugissant de haine, car il s’était approprié la terre. Des l’origine, nous en avons été blessé et nous portons en nous des zones de grandes violences. Mais nous avons la grâce de vivre du mystère de Jésus qui pacifie notre cœur. Nous pouvons plonger la violence qui nous submerge dans l’amour de Dieu, et nous laisser pacifier par le Christ Jésus. Il vient dans chacune de nos vies pour nous sauver. Nous suivons le commandement de Jésus, celui de l’amour mutuel dans la communion avec lui. L’Amour, lien vital du Père et du Fils dans le mystère de l’Esprit Saint, donne au Christ Jésus d’aimer en nous et par nous. Il est le bon Pasteur qui donne sa vie pour ses brebis.


"La femme qui enfante est dans la peine parce que son heure est arrivée. Mais, quand l’enfant est né, elle ne se souvient plus de sa souffrance, tout heureuse qu’un être humain soit venu au monde."

A la Croix, nous sommes devenu l’enfant de la douleur de la femme qui suit l’Agneau qui nous sauve. Il accepte par amour de mourir pour nous. Son acceptation nous fait participer à la liberté souveraine de Dieu. L’Apôtre Jean rapporte dans l’Apocalypse le combat vécu à la Croix par Jésus, en présence de Marie. Il a été témoin des attaques farouches, injustifiées portées sur lui au sommet du Golgotha. Celui qui est entièrement disponible, obéissant, connaît la vérité qui vient de Dieu. Cette vérité libère de l’esclavage du péché et de la mort. Ce mystère se vit encore dans le cœur de l’Église comme il se vit dans le cœur de l’humanité. C’est un enfantement pour une vie nouvelle ! Posté face à la femme, le dragon est prêt à dévorer son enfant, fruit de sa foi, de son espérance et de son amour. Mystère de l’amour et de la souffrance qui se trouve face à face ! Marie, la mère de Jésus, préfigure l’Église, elle lui donne un visage, elle en est le prototype. Jésus a détruit les souffrances de la mort, il a donné naissance à la vie.


« Vous aussi, maintenant, vous êtes dans la peine, mais je vous reverrai, et votre cœur se réjouira ; et votre joie, personne ne vous l’enlèvera.

En ce jour–là, vous ne me demanderez plus rien. Amen, amen, je vous le dis, ce que vous demanderez au Père, il vous le donnera en mon nom." Dans sa prévenance, Jésus fait toujours les premiers pas, et il frappe à notre porte, il appelle et attend patiemment notre réponse. Ce choix, qui découle de son amour, vise à l’épanouissement de notre être, produit des fruits parce que nous sommes unis au Christ. C’est à la suite d’un don gratuit, d’un choix bienveillant, que nous devenons ami de Jésus. Cette vie dans le Christ est, de par sa nature, conquérante ; elle doit s’étendre à la mission des disciples. Le Seigneur Jésus est réconfort de son peuple, monté aux cieux, il siège désormais à la droite du Père dans une puissance d’amour total. Il entoure l’univers de toute sa tendresse et soutient le combat de l’Église. L’amour qui règne à l’intérieur de la communauté chrétienne contredit la haine qui sévit à l’extérieur. Toutes ces souffrances sont unies à la passion de Jésus et à la compassion de Marie, elles deviennent une force de sanctification. Dieu est vainqueur de la haine et de la mort par la Résurrection de Jésus, il provoque l’action de grâce donnée par l’Esprit Saint dans l’Église.


Citation :
Nous demandons la grâce de comprendre que notre vie doit annoncer Jésus à tous les pauvres du monde.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Saint Thomas d'Aquin (1225-1274), théologien dominicain, docteur de l'Église
Commentaire sur Jean, tome II § 2134 p.276 (Ed. du Cerf, trad.
sous la direction du Père Philippe ; rev.)


Joie de la vision du Seigneur ressuscité, joie de la vision de gloire (Col 3,3)

Après avoir appliqué la comparaison (de la femme qui enfante) à la tristesse des Apôtres; le Seigneur l’applique à leur joie future.

     Il leur promet premièrement qu’ils le reverront, lorsqu’il dit : ‘Mais de nouveau je vous verrai’. Toutefois il ne dit pas : ‘vous me verrez’, mais ‘je vous verrai’, parce que le fait de se montrer lui-même provient de sa miséricorde, signifiée par son regard. Il dit donc : ‘Mais de nouveau je vous verrai’, à l’heure de la Résurrection et dans la gloire future : « Tes yeux verront le roi dans sa beauté » (Is 33,17).

     Il leur promet ensuite la joie du cœur et l’exultation, en disant : ‘et votre cœur sera dans la joie’ à savoir celle de me voir à la Résurrection. Aussi l’Église chante-t-elle : « Voici le jour que le Seigneur a fait, exultons et soyons dans l’allégresse » (Ps 117, 24). ‘Et votre cœur sera dans la joie’ également à cause de la vision de la gloire. « Tu m’empliras d’allégresse près de ta face » (Ps 15, 11) Pour tout être, en effet, il est naturel de trouver sa joie dans la contemplation de la réalité aimée. Or personne ne peut voir l’essence divine sans l’aimer. La joie accompagne donc nécessairement cette vision : Vous « le verrez », en le connaissant par l’intelligence, « et votre cœur se réjouira » (Is, 60,5) ; et cette joie elle-même rejaillira jusque sur le corps, lorsqu’il sera glorifié ; aussi Isaïe enchaîne-t-il : « et vos os seront florissants » (Is 66, 14). « Entre dans la joie de ton Seigneur ». (Mt 25, 21)

     Enfin le Seigneur promet une joie qui durera toujours, lorsqu’il dit : ‘et votre joie’, celle que vous aurez à cause de moi à la Résurrection - « Je me réjouirai d’une grande joie dans le Seigneur » (Is 61,10) - ‘nul ne vous l’enlèvera’ puisque « ressuscitant des morts, le Christ ne meurt plus ; la mort n’a plus sur lui d’empire » (Rm 6,9). Ou encore, ‘votre joie’, la joie de jouir de la gloire, ‘nul ne vous l’enlèvera’ puisqu’elle ne peut être perdue et qu’elle est perpétuelle - « Une allégresse éternelle sera sur leur tête » (Is 35,10).

     Cette joie, en effet nul ne se l’enlèvera lui-même par le péché, puisque là, la volonté de chacun aura été confirmée dans le bien ; et personne non plus n’enlèvera cette joie à un autre, puisqu’il n’y aura là aucune violence et que nul ne portera préjudice à un autre.

















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Sam 12 Mai 2018 - 1:16

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Samedi 12 mai 2018 : Le samedi de la 6e semaine de Pâques


Les saints du jour (Samedi 12 mai)


Saint Pancrace, Jeune martyr à Rome († v. 304)

Saints Nérée et Achille, martyrs († v. 304)

Saint Épiphane, Évêque de Salamine (310-403)
Pour un approfondissement biographique :
Saint Epiphane de Salamine, Évêque de Chypre (+ 402)

Sainte Rictrude, Duchesse de Douai, mère de toute une famille
de saints.  (+ 688)


Saint Germain de Constantinople, Patriarche ( v. 635 - †733)

Saint Dominique de la Calzada, Ermite Basque espagnol et Prêtre (+ 1109)

Bienheureuse Imelda Lambertini, vierge, Dominicaine, Patronne
des premiers Communiants (1322-1333).


Bienheureux Álvaro del Portillo, Évêque et 1er succ. de Josemaría Escrivá
alla guida dell’Opus Dei (1914-1994)

Pour un approfondissement biographique :
>>> Opus Dei - Bx Álvaro del Portillo (site multilangues)


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Amen, amen, je vous le dis : ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera.

Jusqu’à présent vous n’avez rien demandé en mon nom ; demandez, et vous recevrez : ainsi votre joie sera parfaite. Dans l’Évangile de Jean, toutes les paroles et toutes les actions de Jésus possèdent souvent une double signification, à la fois humaine et à la fois divine. C’est par ces signes qu’il nous faut découvrir la face cachée de Jésus à travers la réalité sensible. « Vous serez comblés de joie dit Jésus ! » Les disciples de Jésus comprennent que Jésus est étroitement uni au Père : « Moi et le Père, nous sommes un. » La prière faite au nom de Jésus, est comme celle que Jésus adresse au Père. Jésus nous rappelle le cœur de notre foi : Il préexistait en Dieu avant la création du monde, Il s’est incarné en venant dans le monde, Il retourne maintenant dans la gloire du Père. Jésus nous dit des choses d’une si grande intimité au moment ou il part vers le Père que nous sommes dans l’émerveillement. Marie sa mère, est la première qui fut comblée de joie, elle est pour nous le prototype de l’Église ! Dieu notre Père, qui lui a fait le don de ce qu’il a de plus cher, son propre Fils, veut nous combler de joie. C’est la révélation du Père, par l’intermédiaire de Jésus, son Fils incarné dans notre monde.


"En disant cela, je vous ai parlé en images. L’heure vient où je vous parlerai sans images, et vous annoncerai ouvertement ce qui concerne le Père."

Pour les disciples de Jésus, la révélation était énigmatique, parce que leur foi n’était pas parfaite et que la lumière de l’Esprit Saint leur manquait. Mais « l’heure vient » où l’Esprit sera la lumière de tous les disciples du Christ Jésus. L’Esprit Saint leur rappellera et leur expliquera tout ce que Jésus a dit et ce qu’il a fait. Marie a reçu les paroles de Jésus dans son cœur : « Je suis sorti du Père. » C’est dans la foi que Marie connaît Jésus d’une manière étonnante. Le Saint Esprit est à l’œuvre en elle. Elle est cet accueil de Jésus, le Verbe de Dieu fait chair en elle. Grâce à elle, nous comprenons la parole de Jésus et nous entrons dans le mystère incroyable de Dieu qui se révèle au monde. Nous prions avec Marie et nous demandons avec elle la venue de l’Esprit Saint. C’est une si grande joie pour nous. La paternité de Dieu trouve un fondement réel en chacun de nous, car nous sommes créés à l’image et à la ressemblance de Dieu. Elle nous introduit dans une nouvelle naissance, dans la vie de Dieu. La filiation divine de Jésus nous fait entrer dans le secret le plus fondamental de notre vie. Baptisés, nous sommes les enfants de Dieu dans le Christ, par l’Esprit Saint.


"Ce jour-là, vous demanderez en mon nom ; or, je ne vous dis pas que moi, je prierai le Père pour vous, car le Père lui-même vous aime, parce que vous m’avez aimé et vous avez cru que c’est de Dieu que je suis sorti."

En présence de Marie, l’Église va vivre une nouvelle intimité avec Jésus, grâce à l’Esprit Saint. Marie, la mère du Fils de notre Père des cieux, est aussi notre mère. Elle est la mère des pauvres qui sont de race royale. Ils ont besoin de cet Amour nouveau qui est Dieu. La révélation de Jésus, avant de passer de ce monde à son Père est si merveilleuse. Cette vérité ne cesse de résonner dans nos cœurs, vraiment, Jésus est le Fils de Dieu. Dieu ne nous refuse rien, il nous a tout donné en nous donnant Jésus, son propre fils. Si nous lui demandons quelque chose selon son cœur, il nous le donne. « En ce jour-là, vous demanderez en invoquant mon nom ; or, je ne dis pas que c’est moi qui prierai le Père pour vous, car le Père lui-même vous aime. » Nous appelons l’Esprit Saint, pour qu’en lui, nous nous tournions vers notre Père.


Citation :
Nous demandons la grâce que le Saint-Esprit nous soit donné.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Saint Jean-Marie Vianney (1786-1859), prêtre, curé d'Ars
Catéchisme sur la prière (éd. Monnin ; bréviaire : 04/08)

« Si vous demandez quelque chose à mon Père en invoquant mon nom, il vous le donnera »

Mes enfants, vous avez un petit cœur, mais la prière l'élargit et le rend capable d'aimer Dieu. La prière est un avant-goût du ciel, un écoulement du paradis. Elle ne nous laisse jamais sans douceur. C'est un miel qui descend dans l'âme et adoucit tout. Les peines se fondent devant une prière bien faite, comme la neige devant le soleil. La prière fait passer le temps avec une grande rapidité, et si agréablement, qu'on ne s'aperçoit pas de sa durée...

     On en voit qui se perdent dans la prière comme le poisson dans l'eau, parce qu'ils sont tout au bon Dieu. Dans leur cœur, il n'y a pas d'entre-deux. Oh, que j'aime ces âmes généreuses ! Saint François d'Assise et sainte Colette voyaient notre Seigneur et lui parlaient comme nous nous parlons. Tandis que nous, que de fois nous venons à l'église sans savoir ce que nous venons faire et ce que nous voulons demander ! Et pourtant, quand on va chez quelqu'un, on sait bien pourquoi on y va. Il y en a qui ont l'air de dire au bon Dieu : « Je m'en vais vous dire deux mots pour me débarrasser de vous ». Je pense souvent que, lorsque nous venons adorer notre Seigneur, nous obtiendrions tout ce que nous voudrions, si nous le lui demandions avec une foi bien vive et un cœur bien pur.

















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Sam 12 Mai 2018 - 21:53

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Dimanche 13 mai 2018 : Septième dimanche de Pâques



L'Eglise fête : Notre Dame de Fatima (La 1ère apparition, le 13 Mai 1917).


Les saints du jour (Dimanche 13 mai)


Dédicace de l’église de Sainte Marie aux Martyrs

Sainte Glycère, Chrétienne, fille d'un officier romain de haut rang (2ème s.)

Saint Servais, Évêque de Tongres (+ 384)

Sainte Rolende, Fille du roi des Lombards exilé en Gaule,
Vierge (+ 774)


Saints Jean d'Iviron et Euthyme Fondateurs du monastère d'Iveron
au Mont-Athos (+ 1005)


Saint Gabriel l'Ibère, Saint Moine (11ème s.)

Sainte Julienne de Norwich, recluse et mystique (1342-1430)
Pour approfondir, lire la catéchèse du pape émérite Benoît XVI :
>>> Julienne de Norwich
>>> Sainte Julienne de Norwich (PDF)

Saint André-Hubert Fournet, Prêtre et Fondateur des
Filles de la Croix († 1834).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Désormais, je ne suis plus dans le monde ; eux, ils sont dans le monde, et moi, je viens vers toi."

Père saint, garde mes disciples dans la fidélité à ton nom que tu m’as donné en partage, pour qu’ils soient un, comme nous-mêmes. Quand j’étais avec eux, je les gardais dans la fidélité à ton nom que tu m’as donné. J’ai veillé sur eux, et aucun ne s’est perdu, sauf celui qui s’en va à sa perte de sorte que l’Écriture soit accomplie. Et maintenant que je viens à toi, je parle ainsi, en ce monde, pour qu’ils aient en eux ma joie, et qu’ils en soient comblés." Dieu veut unifier l’humanité en lui. L’Église nous propose cette vision d’unité avec Dieu pour que le monde croie que Dieu est un mystère d’amour et d’unité. Cette unité va s’approfondissant sans cesse, nous la retrouvons d’une manière merveilleuse et étonnante dans l’union des Cœurs de Jésus et de Marie. Quand Jésus vient pour consacrer le monde dans la vérité, il réalise, d’une manière personnelle et intérieure, l’unité avec la nature humaine : « Je crois en Jésus Christ, vrai Dieu et vrai homme ». Quand le cœur du « petit Jésus » s’unit au cœur de Marie sa mère, il se réalise alors une unité étonnante entre la nature divine et la créature humaine. Jésus, dans sa Passion, descendra dans nos enfers, dans nos enfermements pour nous libérer du menteur qui voudrait nous séparer de Dieu, nous enfermer dans la mort.


"Je leur ai fait don de ta parole, et le monde les a pris en haine parce qu’ils ne sont pas du monde, de même que moi je ne suis pas du monde."

"Je ne demande pas que tu les retires du monde, mais que tu les gardes du Mauvais. Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde." Jésus est descendu jusqu’au fond de notre être pour nous ouvrir progressivement à lui, car « Dieu est Amour. » Cette parole est le sommet de la Révélation. Nous savons que cette unité de l’humanité passe par chacun de nous, elle passe par notre propre vie. La prière de Jésus hâte cette unité de notre cœur et du cœur de Dieu. « Père saint, garde mes disciples dans la fidélité à mon nom que tu m’as donné en partage, pour qu’ils soient un, comme nous-mêmes. » Le Nom de Dieu, ce nom de Père, c’est Jésus, le Fils bien-aimé qui nous l’a appris. En effet nous trouvons notre unité dans cette unité de Jésus et de son Père. « Quand j’étais avec eux, je les gardais dans la fidélité à ton nom que tu m’as donné. J’ai veillé sur eux et aucun ne s’est perdu. » Il nous est bon de savoir Jésus dans la gloire. Il est puissant pour prier pour nous, Jésus ne cesse pas de veiller sur chacun de nous : « aucun ne s’est perdu ».


"Consacre-les par la vérité : ta parole est vérité."

"De même que tu m’as envoyé dans le monde, moi aussi, je les ai envoyés dans le monde. Et pour eux je me consacre moi-même, afin qu’ils soient, eux aussi, consacrés par la vérité." Maintenant O Père, dit Jésus, je viens à toi, et je veux qu’ils aient en eux ma joie. Entrer dans la joie de l’amour de Jésus pour son Père et du Père pour Jésus. Mystère de l’Esprit Saint, mystère de l’amour qui nous est proposé : « Si nous nous aimons les uns les autres Dieu demeure en nous et son amour atteint en nous sa perfection. » Ces paroles deviennent une vie en nous, cette vie est un don de Dieu. L’Esprit Saint qui fait l’unité du Père et du Fils unit notre cœur d’enfant au Père, il unit notre cœur de pécheur à Jésus le Sauveur. Nous comprenons combien nous avons besoin de l’Esprit Saint. L’unité que Jésus demande, seul l’Esprit Saint peut la réaliser. Nous savons que le monde est en chacun de nous, et Jésus nous défend du Mauvais, il se consacre lui-même, il souligne l’importance d’être « comblé en Dieu » en « demeurant dans l’amour ». La source de la consécration est la fidélité à Jésus, lui le consacré : La consécration signifie que nous voulons vivre à partir de Jésus en lui donnant notre cœur en lui faisant une entière confiance. Jésus nous entraîne jusqu’à réaliser en nous son propre mystère : Mystère de l’enfant bien-aimé du Père. Il nous propose l’Esprit Saint et il nous demande de hâter sa venue par la prière. Que l’unité qui est réalisée entre lui et son Père soit réalisée entre notre cœur et le cœur de Dieu.


Citation :
Nous demandons à Jésus qu’il nous donne cet Esprit Saint qui va nous consacrer à Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Bienheureux John Henry Newman (1801-1890), cardinal, théologien, fondateur de l'Oratoire en Angleterre
PPS, vol. 6, n°15 « Rising with Christ »

« Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde »

Commencez dès maintenant, en ce saint temps de Pâques, votre résurrection avec le Christ. Voyez comme il vous tend la main ! Il ressuscite ; ressuscitez avec lui ! Sortez du tombeau du vieil Adam, abandonnez vos préoccupations, les jalousies, les soucis, les ambitions du monde, l'esclavage de l'habitude, le tumulte des passions, les fascinations de la chair, l'esprit froid, terre à terre et calculateur, la légèreté, l'égoïsme, la mollesse, la vanité et les manies de grandeur. Efforcez-vous désormais de faire ce qui vous paraît difficile, mais qui ne devrait pas, ne doit pas être négligé : veillez, priez et méditez...

     Montrez que votre cœur, vos aspirations et toute votre vie sont avec votre Dieu. Réservez chaque jour un peu de temps pour aller à sa rencontre... Je ne vous demande pas de quitter le monde, ni d'abandonner vos devoirs sur cette terre, mais de reprendre possession de votre temps. Ne consacrez pas des heures entières aux loisirs ou à la vie en société, alors que vous ne consacrez que quelques instants au Christ. Ne priez pas uniquement quand vous êtes fatigués et au bord du sommeil ; n'oubliez pas complètement de le louer ou d'intercéder pour le monde et pour l'Église. Conduisez-vous selon les paroles des Saintes Écritures : « Recherchez les réalités d'en-haut ». Montrez votre appartenance au Christ, car votre cœur « est ressuscité avec lui » et « votre vie est cachée en lui » (Col 3,1-3).

















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Dim 13 Mai 2018 - 23:52

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Lundi 14 mai 2018 :
Fête de Saint Matthias, Apôtre à la place de Judas (1er s.).


Les saints du jour (Lundi 14 mai)


Saint Gall, évêque à Clermont (489 - † 551)

Sainte Julienne de Norwich, Recluse et auteur mystique (1342-1430).

Sainte Théodore Guérin, Religieuse et fondatrice de la Congrégation :
des « Sœurs de la Providence de Saint-Mary-of-the-Woods » (1798-1856)

Pour un approfondissement :
>>> Théodore Guérin

Saint Michel Garicoïts, Prêtre et Fondateur de la société
des Prêtres du Sacré-Cœur (✝ 1863).


Sainte Marie-Dominique Mazzarello, Co-Fondatrice avec Don Bosco des
« Filles de Marie Auxiliatrice » (1837-1881).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Comme le Père m’a aimé, moi aussi, je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour, dit Jésus.

Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi j’ai gardé les commandements de mon Père et je demeure dans son amour." C’est d’amour dont Jésus parle longuement à ses disciples dans son discours d’adieux : « Demeurez dans mon amour. » C’est dans cet amour de Jésus que Pierre, mu par l’Esprit Saint, dit aux onze apôtres : Il faut remplacer Judas, celui qui est parti. C’est alors que se déroule l’élection de Mathias. Dieu appelle les apôtres pour qu’ils conduisent son peuple, ils sont au nombre de douze, il les a choisis pour qu’ils le rejoignent : « Que vous alliez, que vous portiez du fruit. » Ainsi s’exprime la fécondité de la vie de l’Eglise de Dieu en nous, que nous nous portons les uns aux autres dans l’amour. Quand nous célébrons la fête d’un apôtre, la communauté, rassemblée dans la joie, célèbre l’Eucharistie du Seigneur. La Parole de Dieu donne sens à notre vie, elle établit une fraternité nouvelle dans le Christ. Jésus nous dit que c’est son amour qui nous fera agir, il nous poussera à travailler, à nous fatiguer. La seule chose qui puisse donner sens à notre vie, c’est de demeurer dans l’amitié de Jésus, qui seul, a les paroles de la vie éternelle. Jésus a porté sur la croix toutes nos résistances et nos refus d’aimer, il nous accompagne dans toutes nos actions et il nous donne son Esprit Saint pour accomplir l’œuvre de Dieu.


"Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi j’ai gardé les commandements de mon Père et je demeure dans son amour."

Je vous ai parlé ainsi dit Jésus, pour que ma joie soit en vous et que votre joie soit complète. Voici mon commandement : que vous vous aimiez les uns les autres comme je vous ai aimés." L’amour que Jésus a pour nous est toujours une initiative, il n’attend pas pour nous aimer que nous soyons parfaits. Son amour nous prend tout entier et c’est lui qui nous conduira à la perfection. L’amitié entre Jésus et nous se mesure à notre fidélité. Le fruit porté par la fidélité à Jésus est l’amour dont les apôtres s’entourent les uns aux autres pour lui être fidèle. Cet Amour rayonne dans la communauté, devant le témoignage des chrétiens, les merveilles de Dieu se réalisent au milieu du Peuple de Dieu. A la suite de Jésus, chacun donne sa vie, il montre ainsi le réalisme du don de la Vie de Jésus pour nous. L’Église de Jésus célèbre les merveilles de Dieu : « Vous ferez cela en mémoire de moi ! » Jésus a donné sa vie : « Ma vie nul ne la prend, c’est moi qui la donne. »


"Je vous ai appelés amis, parce que je vous ai fait connaître tout ce que j’ai entendu de mon Père.

Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis et institués pour que vous alliez, que vous portiez du fruit et que votre fruit demeure ; afin que le Père vous donne tout ce que vous lui demanderez en mon nom. Ce que je vous commande, c’est que vous vous aimiez les uns les autres." En fait, tout est là, car aimer, c’est faire vivre. Aimer, c’est vivre pour que l’autre vive, pour qu’il puisse se chercher, se trouver, se dire. Pour qu’il se sente le droit d’exister et le devoir de s’épanouir, l’homme a besoin d’Amour. Aimer, c’est faire exister l’autre, à perte de vue, à perte de vie, malgré ses limites et ses handicaps, malgré les frontières sociales et culturelles, malgré les ombres de l’égoïsme ou de l’agressivité. Aimer, c’est repartir sans cesse, à deux, à dix, en communauté, en Église, parce que l’amour de Jésus ne nous laisse pas en repos. Il n’y a pas de plus grand amour, il n’y a pas d’autre limite à l’amour que de donner sa vie. Les liens entre nous sont d’autant plus forts qu’ils sont réalisés dans la chair et le sang de Jésus, sanctifiés pas l’Esprit Saint. Nous nous appartenons les uns aux autres dans le Christ en rendant grâce à Dieu de la fidélité de son Amour au milieu de nous.


Citation :
Nous demandons à Dieu la grâce de l’Esprit Saint Consolateur, qu'Il nous donne la paix de Jésus.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Benoît XVI, pape de 2005 à 2013
Homélie du 14 mai 2010 (Voyage apostolique au Portugal -
trad. © Libreria Editrice Vaticana)


Soyez des témoins !

« Il faut que l’un d’entre eux devienne avec nous témoin de sa résurrection », disait Pierre … Mes frères et sœurs, il faut que vous deveniez … des témoins de la résurrection de Jésus. En effet, si vous, vous n’êtes pas ses témoins dans votre milieu de vie, qui le sera à votre place ? Le chrétien est, dans l’Église et avec l’Église, un missionnaire du Christ envoyé dans le monde. C’est là la mission qu’on ne peut différer de toute communauté ecclésiale : recevoir de Dieu le Père et offrir au monde le Christ ressuscité, afin que toute situation d’affaiblissement et de mort soit transformée, par l’Esprit Saint, en occasion de croissance et de vie.

     Nous n’imposons rien, mais nous proposons toujours, comme Pierre nous le recommande dans une de ses lettres : « Traitez toujours saintement dans vos cœurs le Seigneur Christ, toujours prêts à vous expliquer devant tous ceux qui vous demandent de rendre compte de l’espérance qui est en vous » (1 P 3, 15). Et en définitive, tous le demandent même ceux qui semblent ne pas le demander. Par expérience personnelle et communautaire, nous savons bien que c’est Jésus, celui que tous attendent. En effet, les attentes les plus profondes du monde et les grandes certitudes de l’Évangile se rencontrent dans la mission irrécusable qui nous revient puisque « sans Dieu l’homme ne sait où aller et ne parvient même pas à comprendre qui il est. Face aux énormes problèmes du développement des peuples qui nous pousseraient presque au découragement et au défaitisme, la parole du Seigneur Jésus Christ vient à notre aide en nous rendant conscients de ce fait que : ‘Sans moi, vous ne pouvez rien faire’ (Jn 15, 5) ; elle nous encourage : ‘Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde’ (Mt 28, 20) (Cf. Enc. Caritas in veritate, n° 78)

     Oui ! Nous sommes appelés à servir l’humanité de notre temps, comptant uniquement sur Jésus, en nous laissant éclairer par sa Parole : « Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis et établis, afin que vous partiez, que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure » (Jn, 15, 16). Que de temps perdu, que de travail renvoyé à plus tard sur ce point par inadvertance ! Tout se définit à partir du Christ, quant à l’origine et à l’efficacité de la mission : la mission nous la recevons toujours du Christ, qui nous a fait connaître ce qu’il a entendu de son Père, et nous y sommes engagés par l’Esprit, dans l’Église. Comme l’Église elle-même, œuvre du Christ et de son Esprit, il s’agit de renouveler la face de la terre en partant de Dieu, toujours et seulement de Dieu !

















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Lun 14 Mai 2018 - 22:40

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Mardi 15 mai 2018 : Le mardi de la 7e semaine de Pâques


Les saints du jour (Mardi 15 mai)


Saints Pierre, André, Paul et Denise martyrs († 251)

Saint Isidore, le Laboureur, Patron de la ville de Madrid et des laboureurs (1070-1130).

Sainte Jeanne de Lestonnac, Fondatrice de la Compagnie de Marie Notre-Dame (✝ 1640).
(Fête dans sa Congrégation)


Bienheureux André Abellon, Prêtre dominicain (Saint-Maximin 1375 - † Aix-en-Provence 1450)

Bienheureuse Zofia Czeska Maciejowska, Religieuse et Fondatrice polonaise des
« Vierges de la Présentation de la Bienheureuse Vierge Marie » (1584-1650).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Ainsi parla Jésus, et levant les yeux au ciel, il dit : « Père, l’heure est venue :"

glorifie ton Fils, afin que ton Fils te glorifie et que, selon le pouvoir que tu lui as donné sur toute chair, il donne la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés !" Nous entrons dans la grande prière de Jésus, elle est marquée par un va et vient continuel d’expressions d’amour pour son Père, de supplication pour ses disciples et pour toute l’humanité. Jésus qui sanctifie nos cœurs par sa passion d’amour, par son agonie et par sa croix, se fait de plus en plus insistant. Il travaille au salut de l’homme grâce à son humanité. Après avoir vécu notre condition humaine, prié avec nos mots humains, enseigné de toutes manières, il passe de notre monde à son Père, avec son humanité. Il garde cette humanité que Marie lui a « tissée comme un secret d’amour ! » Il prie : « Père, l’heure est venue, glorifie ton Fils, afin que ton Fils te glorifie. » L’humanité rédemptrice de Jésus va entrer dans la gloire du Père. Il y eu en effet pour le Verbe de Dieu, une « Pâque, » un passage quand il est venu chez nous, dans le sein de la femme, dans le cœur de Marie, tout enveloppé de l’amour et de la tendresse du Père. Dans ce passage, Jésus a préparé l’humanité à vivre de l’Esprit Saint, dans le mystère de Dieu, dans son amour, pour le rejoindre au ciel.


"Et maintenant, Père, glorifie-moi auprès de toi de la gloire que j’avais auprès de toi, avant que fût le monde.

J’ai manifesté ton nom aux hommes, que tu as tirés du monde pour me les donner. Ils étaient à toi et tu me les as donnés et ils ont gardé ta parole." Il nous est bon d’entrer dans la prière de Jésus qui parle de nous à son Père. Il est descendu chez nous, envoyé du Père, pour nous réintroduire dans le secret d’amour de la Trinité Sainte. Jésus nous entraine maintenant à sa suite au ciel par sa Passion et sa Résurrection. Il est notre salut. C’est par l’Amour infini qu’il nous manifeste sur la Croix que Jésus nous donne la vie : « Père, glorifie ton Fils, afin que le Fils te glorifie. » Jésus a reçu de son Père tout pouvoir. Pour notre salut, il accepte de descendre dans notre mort et dans nos enfers afin de nous en délivrer. Jésus prend notre place : « Maudit celui qui meurt sur le bois. » C’est à partir de cette malédiction qu’il nous a béni de toutes sortes de Bénédictions. Nous travaillons pour le Royaume à sa suite, et nous parlons de Dieu à partir de notre vie sauvée par Jésus ! Dans l’épreuve, Jésus nous accompagne et nous donne son Esprit Saint. Nous prenons conscience du rôle de la prière pour accomplir l’œuvre de Dieu.


"C’est pour eux que je prie ; je ne prie pas pour le monde, mais pour ceux que tu m’as donnés, car ils sont à toi

et tout ce qui est à moi est à toi, et tout ce qui est à toi est à moi, et je suis glorifié en eux. Je ne suis plus dans le monde ; eux sont dans le monde, et moi, je viens vers toi. Père saint, garde-les dans ton nom que tu m’as donné, pour qu’ils soient un comme nous." Dieu nous donne un esprit de force ; Pour que nous trouvions un bon équilibre de vie, l’esprit de crainte de Dieu vient à notre aide. Nous nous remettons entre les mains du Père dans un esprit de piété : « Père saint, garde-les dans ton nom que tu m’as donné, pour qu’ils soient un comme nous. » Jésus va conclure sa litanie d’amour en notre faveur dans la volonté du Père : « Ma nourriture c’est de faire la volonté de mon Père, » dira-t-il dans la nuit du jardin des Oliviers. Avec Jésus nous avons la force et la lumière, nous avons la grâce qu’il nous faut pour avancer dans le don de nous-mêmes. « Que ta volonté soit faite et non la mienne », dit-il dans sa prière. C’est une prière pour tous ses disciples présents et à venir. L’esprit d’intelligence nous est donné pour comprendre que Dieu agit sans cesse, pour tenir bon dans l’épreuve qui nous purifie.


Citation :
Nous supplions l’Esprit Saint pour que nous comprenions la beauté de l’œuvre de Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermons sur l'évangile de Jean, n°104-105 (trad. Bouchet, Lectionnaire, p. 227)

« Père, glorifie ton Fils, afin que le Fils te glorifie »

Il y a des gens qui pensent que le Fils a été glorifié par le Père en ce qu'il ne l'a pas épargné, mais qu'il l'a livré pour nous tous (Rm 8,32). Mais s'il a été glorifié en sa Passion, combien plus en sa résurrection ! Dans sa Passion, son humilité apparaît plus que sa splendeur... Afin que « le médiateur entre Dieu et les hommes, l'homme Jésus Christ » (1Tm 2,5) soit glorifié en sa résurrection, il a été d'abord humilié en sa Passion... Aucun chrétien n'en doute : il est évident que le Fils a été glorifié selon la forme d'esclave que le Père a ressuscitée et a fait asseoir à sa droite (Ph 2,7; Ac 2,34).

     Mais le Seigneur ne dit pas seulement : « Père, glorifie ton Fils », il ajoute : « pour que ton Fils te glorifie ». On demande, et avec raison, comment le Fils a glorifié le Père... En effet, la gloire du Père, en elle-même, ne peut ni croître ni diminuer. Elle était, cependant, moindre auprès des hommes lorsque Dieu n'était connu qu'« en Judée » et que « ses serviteurs ne louaient pas le nom du Seigneur du lever au coucher du soleil » (Ps 75,2; 112,1-3). Cela s'est produit par l'Évangile du Christ qui a fait connaître aux nations le Père par le Fils : ainsi le Fils a glorifié le Père.

     Si le Fils n'avait fait que mourir et n'était pas ressuscité, il n'aurait pas été glorifié par le Père ni le Père par lui. Maintenant, glorifié par le Père en sa résurrection, il glorifie le Père par la prédication de sa résurrection. Cela apparaît dans l'ordre même des mots : « Père, glorifie ton Fils pour que ton Fils te glorifie », comme s'il disait : « Ressuscite-moi, afin que par moi tu te fasses connaître à tout l'univers »... Dès cette vie, Dieu est glorifié lorsque la prédication le fait connaître aux hommes et qu'il est prêché par la foi de ceux qui croient en lui.

















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Mar 15 Mai 2018 - 22:37

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Mercredi 16 mai 2018 : Le mercredi de la 7e semaine de Pâques


Les saints du jour (Mercredi 16 mai)


Saint Brendan Abbé de Clonfert, en Irlande (+ 583)

Saint Honoré, le huitième évêque d'Amiens, Patron des boulangers
et de la Picardie (+ 600).


Saint Ubaldo Baldassini, Evêque de Gubbio, Saint Patron de la ville de
Thann en Alsace (+ 1160)


Saint Gens Ermite à Beaucet, est invoqué pour obtenir la pluie en période
de grande sécheresse  (+ 1127)


Saint André Bobola, Jésuite polonais, prédicateur, missionnaire actif
et  martyr (+ 1657).


Bienheureux Simon Stock, Général des Carmes (1164-1265).

Bienheureux Vladimir Ghika, Prince roumain, Prêtre de Paris, martyr à Bucarest :  
« Un apôtre de la Charité et un précurseur de l’œcuménisme » (1873-1954).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Père saint, garde-les unis dans ton nom, le nom que tu m’as donné, pour qu’ils soient un, comme nous-mêmes."

Quand j’étais avec eux, je les gardais unis dans ton nom, le nom que tu m’as donné. J’ai veillé sur eux, et aucun ne s’est perdu, sauf celui qui s’en va à sa perte de sorte que l’Écriture soit accomplie. Et maintenant que je viens à toi, je parle ainsi, dans le monde, pour qu’ils aient en eux ma joie, et qu’ils en soient comblés. La Bonne Nouvelle de Jésus, c’est qu’il veille toujours sur nous. Jésus est le premier Défenseur contre le « fils de perdition, » le Menteur, celui qui ment dés l’origine. Quand Jésus repart vers le Père, la vérité de sa Parole est confirmée par sa vie : « Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimé, » Jésus donne sa vie pour ses brebis. Il manifeste l’Amour infini de Dieu pour nous, dans le don qu’Il fait de Lui-même. Jésus nous donne l’Esprit Saint parce que seul l’Esprit, en s’unissant à notre esprit, peut révéler les mystères de la Foi. Seul l’Esprit du Seigneur rassemble dans l’unité le Peuple de Dieu dispersé. Il constitue, avec les croyants, un Corps dont la tête est le Christ, qui est déjà dans les cieux. Baptisés, nous recherchons Jésus là où il se donne, au plus intime de nous-mêmes. Renais de l’eau et de l’Esprit à une vie nouvelle, nous sommes en lui, dans le Christ. Nous implorons la venue de l’Esprit saint sur nous-mêmes et sur toute l’Eglise. Il nous envoie alors un autre Défenseur, l’Esprit Saint, c’est l’Amour que Jésus a pour son Père, l’Esprit Saint nous rappellera toutes choses.


"Moi, je leur ai donné ta parole, et le monde les a pris en haine parce qu’ils n’appartiennent pas au monde, de même que moi je n’appartiens pas au monde."

Je ne prie pas pour que tu les retires du monde, mais pour que tu les gardes du Mauvais. Ils n’appartiennent pas au monde, de même que moi, je n’appartiens pas au monde. Sanctifie-les dans la vérité : ta parole est vérité. En se révélant à nous par son Incarnation, et en révélant notre destinée finale par son Ascension, Jésus nous invite à proclamer qu’il est Seigneur. Par sa vie sur terre, par sa mort, et par sa descente aux enfers, le Christ Jésus a tout visité, et il entraîne tout vers le Père. Tous ceux qui ont reçu la visite du Fils du Père, sont appelés à reconnaître et à témoigner de lui qui est venu dans la chair. Au ciel, sur terre et aux enfers, toute langue atteste l’œuvre de Dieu pour le salut des hommes. Jésus nous envoie comme des agneaux au milieu des loups. Dans les combats, dans les difficultés que nous allons rencontrer, la Lumière de la Parole de Dieu nous éclaire, elle éclaire tous les événements. Nous ne prenons pas les armes de l’adversaire, le mensonge et la violence. Ils ne nous donneront pas la victoire, ce serait le loup qui l’emporterait. Nous sommes désarmés et nous acceptons de l’être puisque Jésus nous désarme et nous envoie au combat pour la Vérité dans la Charité. C’est Dieu qui est notre Défenseur.


"De même que tu m’as envoyé dans le monde, moi aussi, je les ai envoyés dans le monde."

Et pour eux je me sanctifie moi-même, afin qu’ils soient, eux aussi, sanctifiés dans la vérité. Si à l’Annonciation, par l’Incarnation du Verbe, l’humanité et la divinité sont à jamais liées, par l’Ascension de Jésus, un Homme-Dieu est accueilli au sein même de la Trinité Sainte. Le mouvement descendant de Jésus pour nous chercher ne s’est pas arrêté à la réalité charnelle. Jésus a pris sur lui ce qui blessait l’homme au plus profond de lui-même, le péché et la mort. Le mouvement ascendant du Christ ne se limite pas à la Résurrection de la chair, il donne à notre humanité blessée par le péché, le partage de la vie trinitaire. Jésus a ouvert la porte du ciel à tous ceux qui, par lui, retrouve la communion avec le Père. L’apôtre dira : « Veillez sur vous-mêmes, et sur tout le troupeau où l’Esprit Saint vous a placés comme responsables… Je sais que des loups féroces s’introduiront chez vous. » La victoire est assurée par la douceur, la patience, l’humilité, qui sont les fruits de l’Esprit Saint.


Citation :
Nous demandons la grâce de demeurer dans l’amour de Jésus.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :



Nous sommes le Corps du Christ, Nous sommes le Christ !



Saint Cyrille d'Alexandrie (380-444), évêque et docteur de l'Église
Commentaire de l'évangile de Jean, 11, 11 ; PG 74, 558 (trad. Jean expliqué, DDB 1985, p. 134)

« Pour qu'ils soient un, comme nous-mêmes »

Lorsque le Christ est devenu semblable à nous, c'est-à-dire s'est fait homme, l'Esprit l'a oint et consacré, bien qu'il soit Dieu par nature... Il sanctifie lui-même son propre corps, et tout ce qui dans la création est digne d'être sanctifié. Le mystère qui s'est passé dans le Christ est le principe et l'itinéraire de notre participation à l'Esprit.

     Pour nous unir nous aussi, pour nous fondre dans l'unité avec Dieu et entre nous, bien que séparés par la différence de nos individualités, de nos âmes et de nos corps, le Fils Unique a inventé et préparé un moyen de nous rassembler, grâce à la sagesse qui est la sienne et selon le conseil de son Père. Par un seul corps, son propre corps, il bénit ceux qui croient en lui, dans une communion mystique il en fait un seul corps avec lui et entre eux.

     Qui pourrait donc séparer, qui donc pourrait priver de leur union physique ceux qui, par ce corps sacré et par lui seul, sont unis dans l'unité du Christ ? Si nous partageons un même pain, nous formons tous un seul corps (1Co 10,17). Car le Christ ne peut pas être partagé. C'est pourquoi l'Église elle aussi est appelée corps du Christ, et nous ses membres, selon la doctrine de saint Paul (Ep 5,30). Tous unis au seul Christ par son saint corps, nous le recevons, unique et indivisible, dans nos propres corps. Nous devons considérer nos propres corps comme ne nous appartenant plus.

















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Jeu 17 Mai 2018 - 1:00

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Jeudi 17 mai 2018 : Le jeudi de la 7e semaine de Pâques


Les saints du jour (Jeudi 17 mai)


Sainte Restitute, Vierge et Martyre africaine (+ 583)

Saints Nectaire et Théophane,  deux frères Fondateurs du Monastère
de Barlaam aux Météores en Grèce (+ 1550).


Saint Pascal Baylon, Frère Mineur o.f.m. en Espagne (1540-1592).

Sainte Giulia (Julie) Salzano, Vierge, Fondatrice de la Congrégation des :
« Sœurs catéchistes du Sacré-Cœur » (1846-1929).


Bienheureuse Antonia Mesina, Martyre à Orgolosa en Sardaigne (✝ 1935).

Bienheureux Ivan Ziatyk, Prêtre de la Congrégation du Très Saint Rédempteur
et Martyr (✝ 1952).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là, mais encore pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en moi."

Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu’ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m’as envoyé. Jésus parle de l’unité qui devient une espérance, une promesse, une certitude. Quand nous pensons à l’unité des Chrétiens, elle nous semble lointaine, difficile, improbable à court terme, nous la regardons comme des « coupables, » à l’origine de cette disgrâce ! Or, l’unité vers laquelle nous sommes en marche, existe déjà en Dieu. Jésus l’a dit souvent : « Je suis dans le Père, et le Père est en moi. Le Père et moi, nous sommes un. » Le lien vivant de cette union du Père et du Fils, c’est le Saint-Esprit, depuis toujours et pour toujours. Nous sommes enveloppés par l’Amour de Jésus et par sa prière : « Je prie pour tous ceux qui accueilleront leur parole et croiront en moi. » Le cri de Jésus vers son Père est le cri de l’Evangile, la Bonne Nouvelle qui a fait de nous des disciples : « Que l’Amour dont tu m’as aimé soit en eux. » Nous sommes dans la prière de Jésus, prière pour que nous lui devenions semblables. Jésus, qui s’est fait petit enfant des hommes par la Vierge Marie, était un homme totalement libre, le reflet du Père : Le Fils bien aimé, le Verbe fait chair.


" Et moi, je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, pour qu’ils soient un comme nous sommes UN : moi en eux, et toi en moi. Qu’ils deviennent ainsi parfaitement un, afin que le monde sache que tu m’as envoyé, et que tu les as aimés comme tu m’as aimé.

Père, ceux que tu m’as donnés, je veux que là où je suis, ils soient eux aussi avec moi, et qu’ils contemplent ma gloire, celle que tu m’as donnée parce que tu m’as aimé avant la fondation du monde. Cette intimité, cette réciprocité d’amour du Père et du Fils, Jésus nous l’offre comme modèle pour notre unité fraternelle : « Que tous soient un comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. » L’unité de Jésus avec son Père est mieux qu’un modèle, c’est un espace où Dieu nous accueille pour y vivre notre unité. Quand nous cherchons l’unité, nous venons en quelque sorte habiter ensemble dans l’amour de Dieu ; nous réchauffons notre amour à l’amour même de Dieu. Jésus a marché sur nos chemins, rejeté des hommes il est devenu l’agonisant, le crucifié, le Pain de la vie qui nous permet de le rejoindre dans notre faim de Dieu. Parce qu’il s’est totalement désapproprié de lui-même, Jésus notre sauveur manifeste l’Amour infini du Père. Il désire ce même Amour pour nous, que nous soyons tellement vide de nous-mêmes, que l’Esprit Saint prenne toute sa place en nous. Si nous sommes pauvre de nous-mêmes, Dieu dans son Amour infini, vient en nous et prend toute la place. Nous sommes alors Amour, comme Jésus lui-même est Amour. « Je veux que là où je suis, ils soient eux aussi. » Là où est le Fils bien-aimé du Père, se trouve toute l’humanité son épouse, qui lui est présente. Il veut pour elle, le même amour, la même unité d’Amour qu’avec son Père.


" Père juste, le monde ne t’a pas connu, mais moi je t’ai connu, et ceux-ci ont reconnu que tu m’as envoyé.

Je leur ai fait connaître ton nom, et je le ferai connaître, pour que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux, et que moi aussi, je sois en eux. Dieu est le premier à nous aimer, c’est lui, qui éveille en nous la source de l’amour, et qui l’alimente, parce qu’il nous aime. Nous abordons ceux et celles que Dieu met sur notre route avec des mains qui ne font jamais mal, avec des mots qui ne ferment jamais le cœur, avec un regard qui ouvre toujours l’espérance. Dieu nous aime tels que nous sommes. Avec Dieu on n’est jamais trop loin, parce qu’il vient lui-même pour effacer toute distance, pour écarter toute crainte. Nous pourrons toujours « grandir » en amour à l’école des petits et des pauvres. Jésus a montré les tous petits enfants à ses disciples : « C’est à leurs pareils que sera donné le Royaume de Dieu. » C’est en se faisant le petit enfant de Noël que Dieu a choisi de se révéler, afin que nous n’ayons pas peur de lui. Nous demandons avec Jésus cette unité d’amour en Dieu. Jésus veut travailler à l’unité du genre humain avec nous, il nous demande cet appauvrissement, pour que nourris par le pain de Vie dans l’Eucharistie, ne retenant rien pour nous-mêmes, nous lui devenions semblables ! Que la toute puissance de l’Esprit Saint, à la prière de Jésus, fasse de nous le corps de Jésus : « Je veux que là où je suis, eux soient aussi »


Citation :
Nous demandons au Saint Esprit la grâce de travailler à l’unité de notre vie.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Saint Pierre Damien (1007-1072), ermite puis évêque, docteur de l'Église
Opuscule 11 « Dominus vobiscum », 6 (trad. Migne 1992, p.22 rev. ; cf Orval)

« Que tous, ils soient un, comme toi, Père, tu es en moi et moi en toi »

La sainte Église, bien que diverse dans la multiplicité des personnes, est unifiée par le feu de l'Esprit Saint. Si, matériellement, elle semble répartie en plusieurs familles, le mystère de son unité profonde ne peut rien perdre de son intégrité : « Car l'amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par le Saint Esprit qui nous a été donné », dit saint Paul (Rm 5,5). Cet Esprit, sans nul doute, est un et multiple à la fois, un dans l'essence de sa majesté, multiple dans les dons et charismes accordés à la sainte Église qu'il remplit de sa présence. Et cet Esprit donne à l'Église d'être à la fois une dans son extension universelle et tout entière en chacun de ses membres...

     Si donc ceux qui croient dans le Christ sont un, partout où l'un d'entre eux se trouve physiquement, le corps de l'Église tout entier est là par le mystère sacramentel. Et tout ce qui convient au corps entier semble convenir à chacun des membres... Voilà pourquoi, quand plusieurs fidèles se trouvent ensemble, ils peuvent dire : « Incline, Seigneur, ton oreille et exauce-moi car je suis pauvre et malheureux ; garde mon âme puisque je suis fidèle » (Ps 85,1). Et lorsque nous sommes seuls, nous pouvons bien chanter : « Chantez tous pour Dieu, notre salut, criez de joie en l'honneur du Dieu de Jacob » (Ps 80,2). Il n'est pas déplacé de dire tous ensemble : « Je bénirai le Seigneur en tout temps ; sa louange sera sans cesse sur mes lèvres » (Ps 33,2) ni, quand je me trouve seul, de proclamer : « Magnifiez avec moi le Seigneur, exaltons tous ensemble son nom » (Ps 33,4) et bien d'autres expressions semblables. La solitude n'empêche personne de parler au pluriel, et la multitude des fidèles peut très bien s'exprimer au singulier. La puissance de l'Esprit Saint qui habite chacun des fidèles et les enveloppe tous ensemble fait qu'il y a ici une solitude toute peuplée, et là, une multitude qui ne fait qu'un.

















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Jeu 17 Mai 2018 - 22:22

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Vendredi 18 mai 2018 : Le vendredi de la 7e semaine de Pâques


Les saints du jour (Vendredi 18 mai)


Saint Venant (Venanzio) de Camerino, jeune Martyr († 251 ou 253)

St Jean I, Pape (53e) et Martyr de 523 à 526

Saint Éric IX de Suède, roi et martyr, patron de la Suède († 1160).

Saint Félix de Cantalice, Capucin à Rome (1515-1587).

Saint Léonard Murialdo, Prêtre et fondateur de la : « Congrégation de
Saint-Joseph » († 1900)
Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :
>>> Saint Léonard Murialdo

Bienheureuse Blandine Merten, Religieuse Ursuline
en Allemagne (✝ 1918).



Prière avant la lecture

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LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Quand ils eurent mangé, Jésus dit à Simon-Pierre : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu vraiment, plus que ceux-ci ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le berger de mes agneaux. »

Le questionnement de Jésus à Pierre qui l’a renié résonne aussi chez nous : « Simon fils de Jean m’aimes-tu ? » Pierre, tout comme nous, a souffert de sa faiblesse quand il a renié Jésus ! Mais Jésus le relève. Le « travail » de Dieu est un travail d’enfantement permanent. L’humanité essaye d’avancer selon ses propres forces, elle aboutit souvent à l’échec. Avant d’arriver à son but, elle ne comprend pas ! Avec sa Passion et sa Résurrection, Jésus apporte une espérance nouvelle. « Seigneur ! Tu sais bien, toi, que je suis ton ami ! » On ne peut douter de la foi de Pierre, Jésus est le Verbe de Dieu, le Fils unique, le don que Dieu fait au monde à cause de son grand amour pour l’humanité. Comme tous les autres disciples, Pierre est invité à croire en Jésus, à lui confier sa vie. C’est ce qu’il exprime dans une profession de foi, à la suite du discours sur le pain de vie : « À qui irions-nous, tu as les paroles de la vie. » C’est dans la pauvreté de notre vie que nous reconnaissons Jésus dans son abaissement, dans son humiliation, dans le lieu ou il nous sauve. La naissance de l’Église a été réalisée par la Croix de Jésus et sa Résurrection. Il a fallu la victoire de son amour sur la souffrance et sur la mort pour que prenne corps en nous un nouvel amour.


Il lui dit une deuxième fois : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu vraiment ? » Il lui répond : Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime. Jésus lui dit : « Sois le pasteur de mes brebis. »

Il lui dit, pour la troisième fois : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? » Pierre fut peiné parce que, la troisième fois, Jésus lui demandait : « M’aimes-tu ? » Il lui répond : « Seigneur, toi, tu sais tout : tu sais bien que je t’aime. » Pierre confesse son amour pour Jésus, le Fils de Dieu. Il se voit confier les brebis qui appartiennent au troupeau du Ressuscité. Jésus donne un pouvoir pastoral à Pierre, qui devra l’exercer avec humilité et esprit de service, à la manière du bon pasteur. Pierre se voit remettre une double mission de gardien : garder et affermir ses frères dans la foi en Jésus. Le Christ est le Fils de Dieu, il faut garder la communauté des disciples dans l’amour fraternel. Le « manque » est toujours dans nos vies quand nous oublions la Source de l’amour. Quand nous croyons que tout va bien, nous nous imaginons que Dieu est là. Mais si l’épreuve arrive, avec l’échec, alors c’en est fini de notre illusion et nous perdons l’espérance ! C’est le moment où Dieu travaille, car l’or est purifié dans le creuset d’un feu qui purifie. Il nous faut contempler la Passion et la Résurrection de Jésus. Il nous faut entrer dans ce nouvel Amour, vainqueur de toute souffrance, de toute mort. Pierre, qui est passé par le feu de l’Amour de Jésus vainqueur de toute souffrance, saura réconforter ses frères par l’amour vainqueur de la souffrance et de la mort, dans l’Amour infini de Dieu.


"Jésus lui dit : « Sois le berger de mes brebis. Amen, amen, je te le dis : quand tu étais jeune, tu mettais ta ceinture toi-même pour aller là où tu voulais ; quand tu seras vieux, tu étendras les mains, et c’est un autre qui te mettra ta ceinture, pour t’emmener là où tu ne voudrais pas aller. »

Jésus disait cela pour signifier par quel genre de mort Pierre rendrait gloire à Dieu. Nous recevons l’amour infini de Dieu par l’Esprit Saint qui nous est donné. Nous ne nous faisons pas d’illusion sur nous-mêmes, nous ne pouvons pas arriver au Royaume de Dieu sans le salut de Jésus. Nous sommes toujours dans le combat entre la vie et la mort. Seule la mort du Christ nous donne la vie qui ne peut plus mourir. Les flammes du feu de l’Esprit Saint descendent sur les apôtres ! Elles descendent encore sur l’humanité en recherche de vie. Désormais les apôtres « tiennent » la place de Jésus. C’est à partir de Jésus que se fera le discernement entre la Lumière et les ténèbres dans le monde. Certains diront que Jésus est mort alors que d’autres diront qu’Il est ressuscité. C’est à chacun de nous que Jésus dit : « M’aimes-tu ? » La condition de tout service et de tout ministère dans l’Église est cet amour tendre et miséricordieux de Jésus qui nous dit : « Viens et suis-moi. » Il nous donne l’Esprit Saint qui travaille l’Église de l’intérieur à la Pentecôte .


Citation :
Nous demandons à Jésus la grâce de ce nouvel amour que nous donne l’Esprit Saint.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Saint Jean-Paul II (1920-2005), Pape
Homélie à Paris 30/05/80 (trad. DC 1788, p. 557 © Libreria Editrice Vaticana)

« Pierre, m'aimes-tu ? »

À l'heure de l'épreuve, Pierre a renié son Maître par trois fois. Et sa voix tremblait lorsqu'il a répondu : « Seigneur, tu sais bien que je t'aime ». Cependant, il n'a pas répondu : « Et pourtant, Seigneur, je t'ai déçu », mais : « Seigneur, tu sais bien que je t'aime ». En disant cela, il savait déjà que le Christ est la pierre angulaire (Ac 4,11), sur laquelle, en dépit de toute faiblesse humaine, peut croître en lui, Pierre, cette construction qui aura la forme de l'amour. À travers toutes les situations et toutes les épreuves, jusqu'à la fin. C'est pour cela qu'il écrira un jour...: « Vous aussi vous êtes appelés à devenir comme des pierres vivantes pour la construction d'un édifice spirituel, pour un sacerdoce saint, pour offrir des sacrifices spirituels agréables à Dieu par Jésus Christ » (1P 2,5).

     Tout cela ne signifie rien d'autre que répondre toujours et constamment avec ténacité et de manière conséquente, à cette unique question : « Aimes-tu ? M'aimes-tu ? M'aimes-tu davantage ? » C'est en effet cette réponse, c'est-à-dire cet amour, qui fait que nous sommes « la race élue, le sacerdoce royal, la nation sainte, le peuple que Dieu s'est acquis ». C'est elle qui fait que nous proclamons les œuvres merveilleuses de celui qui nous « a appelés des ténèbres à son admirable lumière » (1P 2,9). Tout cela, Pierre l'a su dans l'absolue certitude de sa foi. Et tout cela, il le sait, et il continue à le confesser aussi dans ses successeurs.

















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Ven 18 Mai 2018 - 23:32

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Samedi 19 mai 2018 : Le samedi de la 7e semaine de Pâques


Les saints du jour (Samedi 19 mai)


Saint Urbain Ier Pape (17 ème) de 222 à 230 (+ 230)
Pour approfondir :
Saint Urbain Ier, pape et martyr

Saint Célestin V, Pape (192e) en 1294 († 1296).

Saint Yves Hélory de Kermartin, Avocat puis Prêtre et Juge en Bretagne (1250-1303).

Saint Crispin de Viterbe, Capucin italien (+ 1750).

Sainte Marie-Bernarde, Fondatrice de la Congrégation des Sœurs
Missionnaires Franciscaines de Marie Auxiliatrice (✝ 1924).


Bienheureuse Pina Suriano, laïque italienne, Fondatrice de
l'association des Filles de Marie (✝ 1950).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

S’étant retourné, Pierre aperçoit, marchant à leur suite, le disciple que Jésus aimait. C’est lui qui, pendant le repas, s’était penché sur la poitrine de Jésus pour lui dire : « Seigneur, quel est celui qui va te livrer ? »

Pierre, voyant donc ce disciple, dit à Jésus : « Et lui, Seigneur, que lui arrivera-t-il ? » Jésus lui répond : « Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe ? Toi, suis-moi. » Jésus ressuscité renouvelle la fidélité, des disciples, particulièrement celle de Pierre. Pierre voudrait s’accorder à la vision de Jésus sur chacun puisqu’il lui donne de guider son Église. Il voudrait entrer dans la connaissance des projets de notre Père des cieux sur chacun des siens. Nous comprenons son désarroi devant la beauté de l’appel de Jean. Jésus est dans la vision du Père pour chacun, elle est unique. Jean, le disciple aimé de Jésus, est une préoccupation pour Pierre. Jésus manifeste le « secret » du disciple bien aimé. « Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe ? » La continuité de l’expérience vécue par les apôtres avec Jésus demeure. Jésus ressuscité réaffirme sa présence aux cotés de ceux qui Le suivent. Son être est glorifié et il donne la vie éternelle par son humanité glorifiée. Il surprendra ses disciples « jusqu’à la fin » ! Il chérit l’humanité que Marie lui a tissée en l’emmenant dans ce retour vers le Père.


Le bruit courut donc parmi les frères que ce disciple ne mourrait pas. Or, Jésus n’avait pas dit à Pierre qu’il ne mourrait pas, mais : « Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe ? »

C’est ce disciple qui témoigne de ces choses et qui les a écrites, et nous savons que son témoignage est vrai. Pierre doit respecter le secret du grand mystère de l’œuvre de Dieu. L’Esprit Saint qui est intervenu auprès de la Vierge Marie pour que se réalise la venue de Jésus dans la chair, continue son œuvre d’amour. Dans l’engendrement du Père, Marie a tissé Jésus dans la chair dans le Saint Esprit. Le mystère de l’Incarnation qui fut progressivement révélé ! L’unité d’amour entre le Père et le Fils s’est retrouvée entre la mère et son enfant, c’est l’unité de l’Esprit Saint. Cette unité ne cessera pas, même dans les moments les plus difficiles de la Passion de Jésus. « Je veux que là où je suis, ils soient eux aussi ! » Jésus, le nouvel Adam, et Marie la nouvelle Ève, se trouvent réunis dans la Passion et la compassion avec Jean qui devient son fils. Ce mystère de l’unité de l’Amour, tel qu’il est réalisé en Dieu doit se réaliser en nous, c’est un secret d’amour que seul l’Esprit Saint va nous révéler.


Il y a encore beaucoup d’autres choses que Jésus a faites ; et s’il fallait écrire chacune d’elles, je pense que le monde entier ne suffirait pas pour contenir les livres que l’on écrirait.

La continuité de l’œuvre de Jésus, dans l’espace et dans le temps se poursuit par le disciple bien-aimé. Il rend témoignage que le Seigneur est avec lui en toute circonstance. C’est la raison pour laquelle il peut l’écrire, et sa parole est véritable. Il rend témoignage en éprouvant la présence continuelle du Christ. Chacun d’entre nous peut devenir ce disciple bien-aimé dans la mesure où il se laisse guider par l’Esprit Saint. C’est l’Esprit Saint qui nous aide à découvrir, à l’intérieur de nous-mêmes, la présence de Jésus. Jésus nous a donné les paroles de la vie qui ne passe pas. Les Apôtres les ont reçues et ils ont cru que le Père les a envoyé. L’Imposition des mains fait de nous les membres vivants du Christ qui tiennent leur unité de l’unité même de la Trinité : « Qu’ils soient un comme toi Père et moi nous sommes un. » Dans cette remontée vers le Père, Jésus nous entraîne dans son amour. Pierre doit entrer dans ce mystère de vie qui le dépasse et ou chacun, selon sa grâce, suit Jésus : « La vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus–Christ. »


Citation :
Nous demandons la grâce d’entrer dans le plan d’amour infini de Dieu notre Père.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Jean-Pierre de Caussade (1675-1751), jésuite
L’Abandon à la Providence divine, ch. 11, § 191s

« Le monde entier ne suffirait pas pour contenir les livres qu’on écrirait »

Dès l'origine du monde, Jésus Christ vit en nous ; il opère en nous tout le temps de notre vie…; il a commencé en soi-même et il continue dans ses saints une vie qui ne finira jamais… Si « le monde entier n'est pas capable de contenir tout ce que l'on pourrait écrire de Jésus », de ce qu'il a fait, ou dit, et de sa vie en lui-même, si l'Évangile ne nous en crayonne que quelques petits traits, si la première heure est si inconnue et si féconde, combien faudrait-il écrire d'évangiles pour faire l'histoire de tous les moments de cette vie mystique de Jésus Christ, qui multiplie les merveilles à l'infini et les multipliera éternellement, puisque tous les temps, à proprement parler, ne sont que l'histoire de l'action divine ? Le Saint-Esprit a fait marquer en caractères infaillibles et incontestables quelques moments de cette vaste durée ; il a ramassé dans les Écritures quelques gouttes de cette mer ; il a fait voir par quelles manières secrètes et inconnues il a fait paraître Jésus Christ au monde…

     Le reste de l'histoire de cette divine action qui consiste dans toute la vie mystique que Jésus mène dans les âmes saintes, jusqu'à la fin des siècles, n'est que l'objet de notre foi… Le Saint-Esprit n'écrit plus d'évangile que dans les cœurs ; toutes les actions, tous les moments des saints sont l'évangile du Saint-Esprit ; les âmes saintes sont le papier, leurs souffrances et leurs actions sont l'encre. Le Saint-Esprit, par la plume de son action, écrit un évangile vivant. Et on ne pourra le lire qu'au jour de la gloire où, après être sorti de la presse de cette vie, on le publiera.

     Ô la belle histoire ! le beau livre que l'Esprit Saint écrit présentement ! Il est sous la presse, âmes saintes, il n'y a point de jour qu'on n'en arrange les lettres, que l'on n'y applique l'encre, que l'on n'en imprime les feuilles. Mais nous sommes dans la nuit de la foi : le papier est plus noir que l'encre…; c'est une langue de l'autre monde, on n'y comprend rien ; vous ne pouvez lire cet évangile que dans le ciel.

















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Dim 20 Mai 2018 - 2:31

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Dimanche 20 mai 2018 : Dimanche de Pentecôte


L'Eglise fête : La Solennité de Pentecôte





Les saints du jour (Dimanche 20 mai)


Sainte Lydie, convertie au Christ par saint Paul (1er s.)

Saint Ethelbert, Roi d'Angleterre et martyr à Cardiff (+ 793)

Saint Bernardin de Sienne, Prêtre o.f.m. Frère Mineur (1380-1444).

Saint Archange Tadini, Prêtre et Fondateur de la Congrégation des « Sœurs Ouvrières
de la Sainte Maison de Nazareth» (1846-1912).


Bienheureux Louis Talamoni, Prêtre et fondateur de la Congrégation des
« Sœurs Miséricordieuses de Saint Gérard » (1848-1926)


Bienheureuse María Crescencia Perez, Religieuse de la congrégation des
« Filles de la Vierge du Jardin »(1897-1932)



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Ce même soir, le premier jour de la semaine, les disciples avaient verrouillé les portes du lieu où ils étaient, car ils avaient peur des Juifs."

Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! » Nous fêtons la Pentecôte, la fête de la descente du Saint-Esprit sur les Apôtres. Les disciples avaient peur de leurs frères de sang, peur de leur propre fragilité car ils manquaient d’espérance. Barricadés dans la maison, voilà que Jésus ressuscité se rend présent au milieu d’eux, les portes étant closes. Les barrières de haine ou de peur, n’arrêtent la volonté de Jésus ressuscité d’apporter la paix au monde. Nous magnifions Dieu pour la première création si belle, déjà l’Esprit de Dieu planait sur les eaux. La création renouvelée est entièrement mue par l’Esprit Saint. « Tu envoies ton souffle, ils sont créés ; tu donnes à la terre un visage nouveau. » De la première création si merveilleuse, malgré le péché de l’homme, jaillit une création nouvelle en Jésus. Mais nous prenons conscience que nous vivons encore dans la peur. « Les disciples avaient verrouillé les portes du lieu où ils étaient car ils avaient peur. » Mais Jésus au milieu d’eux leur dit : « La paix soit avec vous. » L’Esprit Saint vient pour rassembler tout l’univers. Quand nous célébrons cette nouvelle création dans l’Esprit Saint, nous nous souvenons de Marie. « L’Esprit saint te couvrira de son ombre, » lui a dit l’Ange, « Et l’Enfant qui va naître sera appelé Fils de Dieu. »


"Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur."

Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » C’est dans la joie de cette rencontre que Jésus leur confie sa mission, l’unique mission reçue du Père. Il les envoie dans le monde comme lui-même a été envoyé ; Il les envoie avec sa paix pour affronter le monde du péché, du refus et de la division. Jésus leur communique son Esprit Saint, le Paraclet qui témoigne de lui. L’Esprit de vérité atteste à chaque homme qu’il est fils et héritier de Dieu. L’Esprit de sainteté redit en chacun : « Abba, Père. » L’Eucharistie est cette reconnaissance heureuse de la personne de Jésus, de sa divinité et de sa gloire. Quand nous communions au Corps et au Sang du Ressuscité, nous vivons dans la paix et la joie de Jésus. Ce mystère est le mystère de l’Église. Quand sur la croix, le cœur de Jésus a été transpercé, il en sortit du sang et de l’eau. C’est la vie même de Jésus qui est communiquée à l’Église. Baptisés dans la passion et la résurrection de Jésus nous avons reçu l’Esprit Saint. Nous ne vivons pas seulement de manière naturelle, mais de Dieu, en allant vers Dieu. Nous comprenons que si nous avons besoin de l’air du temps pour vivre de la vie naturelle qui est si belle, nous sommes situés dans une création encore plus merveilleuse. Notre vie est la vie de Dieu, l’Esprit Saint nous donne la vie, comme une source jaillissante.


"Ayant ainsi parlé, il répandit sur eux son souffle et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint. Tout homme à qui vous remettrez ses péchés, ils lui seront remis ; tout homme à qui vous maintiendrez ses péchés, ils lui seront maintenus. »

L’Esprit nous donne la vie en transformant de l’intérieur notre existence dans l’amour. Il nous donne la foi, la joie et la paix, la patience et la bonté, l’humilité et la maîtrise de soi, la bienveillance. Il configure notre être personnel à la personne du Christ en lui faisant éprouver ses sentiments de Fils. Jésus envoie son Église pour remettre les péchés, pour que l’humanité retrouve une espérance. Se pardonner à soi-même et pardonner aux autres est le travail de l’Esprit Saint dans le cœur humain. Le jour de la Pentecôte, l’Esprit Saint se donne. C’est l’Esprit de Jésus, Esprit de sainteté, de vérité qui apporte la paix. Nous demandons que la paix, fruit de l’Esprit Saint, soit donné au monde. Jésus a montré ses plaies aux Apotres pour que la rencontre soit référée au passé. Les disciples voient les plaies et ils croient au Seigneur. Aussitôt la joie parfaite que Jésus voulait pour eux entre dans leur vie.


Citation :
Nous demandons à l’Esprit Saint la grâce qu’il soit donné comme il est donné aux Apôtres.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Saint Bonaventure (1221-1274), franciscain, docteur de l'Église
L'Arbre de Vie, n°39 (Œuvres spirituelles, tome 3, Sté S. François d'Assise, 1932, pp.108-109 ;
trad. du P. Jean de Dieu ; rev.)


Le Feu de la Pentecôte

Sept semaines après la résurrection, le cinquantième jour, « les disciples étant réunis avec les femmes et Marie la Mère de Jésus, tout à coup un bruit vint du ciel semblable au bruit d'un vent qui souffle avec force » (Cf. Ac 1,14 ; 2,1-2).

     L’Esprit descendit alors sur cette troupe de cent vingt personnes et apparut sous la forme de langues de feu, parce qu'il allait donner la parole à leur bouche, la lumière à leur intelligence et l’ardeur à leur amour. Tous furent remplis du Saint-Esprit et se mirent à parler en diverses langues selon l'inspiration de ce même Saint-Esprit. Il leur enseigna toute vérité, les enflamma du parfait amour et les confirma en toute vertu. Aussi, aidés de sa grâce, illuminés par sa doctrine et fortifiés par sa puissance, bien que peu nombreux et simples, « ils plantèrent l'Église au prix de leur sang », [Brev. Rom.] dans le monde entier, tantôt par des discours enflammés, tantôt par de parfaits exemples, tantôt par de prodigieux miracles.

     Cette Église purifiée, illuminée et amenée à perfection par la vertu de ce même Esprit-Saint, se rendit aimable à son Époux, si bien qu'elle apparut toute belle, admirable par ses ornements variés, et au contraire terrible, comme une armée rangée en bataille, à Satan et à ses anges.

















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Lun 21 Mai 2018 - 1:08

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Lundi 21 mai 2018 : La bienheureuse Vierge Marie, Mère de l’Eglise  


Les saints du jour (Lundi 21 mai)


Saint Constantin Ier le Grand, Empereur romain (✝ 337).

Saint Patern de Vannes Evêque de Vannes (5ème s.)

Saint Hospice, ermite près de Nice († v. 581)

Saint Eugène de Mazenod, Évêque de Marseille, Fondateur de la Congrégation
des « Oblats de Marie Immaculée » (1782-1861).


Saint Cristóbal Magallanes, Prêtre, et ses 24 compagnons,
Martyrs mexicains (✝ 1927).


Bienheureux Hyacinthe-Marie Cormier, 76ème Maître de l’Ordre
Dominicain (1832 - 1916)


Souvenir des Frères Moines de Tibhirine assassinés en 1996.


Prière à Marie, Mère de l'Église et Mère de notre foi*

Ô Mère, aide notre foi !

Ouvre notre écoute à la Parole, pour que nous reconnaissions la voix de Dieu et son appel.
Éveille en nous le désir de suivre ses pas, en sortant de notre terre et en accueillant sa promesse.
Aide-nous à nous laisser toucher par son amour, pour que nous puissions le toucher par la foi.
Aide-nous à nous confier pleinement à Lui, à croire en son amour,
surtout dans les moments de tribulations et de croix, quand notre foi est appelée à mûrir.
Sème dans notre foi la joie du Ressuscité.
Rappelle-nous que celui qui croit n’est jamais seul.
Enseigne-nous à regarder avec les yeux de Jésus, pour qu’il soit lumière sur notre chemin.
Et que cette lumière de la foi grandisse toujours en nous jusqu’à ce qu’arrive ce jour sans couchant,
qui est le Christ lui-même, ton Fils, notre Seigneur !

*Prière à Marie extraite de l'encyclique Lumen Fidei (29 juin 2013)



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

Or, près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie Madeleine. Jésus, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. »

Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui. La bienheureuse Vierge Marie est fêtée Mère de l’Église ce lundi de Pentecôte, selon le désir de François notre Pape. Il considère avec attention comment la promotion de cette dévotion à Marie peut favoriser, chez les Pasteurs, les religieux et les fidèles, la croissance du sens maternel de l’Eglise et de la vraie piété mariale. L’Évangile nous donne de progresser dans l’amour de Jésus et de Marie sa mère, et de l’Eglise. Marie est la mère des membres du Corps du Christ, et elle coopère par son amour à la renaissance des fidèles dans l’Eglise. La Mère de Jésus était près de la croix, elle accepta son testament d’amour et elle accueillit toute l’humanité, personnifiée par le disciple bien-aimé. Elle devient ainsi la tendre mère de ses enfants qui vont renaître à la vie divine, de l’Eglise, que Jésus a générée sur la croix quand il rendait l’Esprit. A son tour, dans le disciple bien-aimé, Jésus nous choisit tous, nous confiant cette mère bien aimée pour que nous l’accueillons avec une grande affection.


Après cela, sachant que tout, désormais, était achevé pour que l’Écriture s’accomplisse jusqu’au bout, Jésus dit : « J’ai soif. »

Il y avait là un récipient plein d’une boisson vinaigrée. On fixa donc une éponge remplie de ce vinaigre à une branche d’hysope, et on l’approcha de sa bouche. Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit : « Tout est accompli. » Puis, inclinant la tête, il remit l’esprit. Marie a commencé sa mission maternelle au cénacle, priant avec les Apôtres dans l’attente de la venue de l’Esprit Saint. Au cours des siècles, la piété des Chrétiens a honoré Marie avec des titres divers, Mère des disciples, des fidèles, des croyants. Tous ceux qui renaissent dans le Christ, sont confiés à Marie, “Mère de l’Eglise.” Le bienheureux pape Paul VI, en concluant la troisième session du Concile Vatican II, a déclaré la bienheureuse Vierge Marie “Mère de l’Eglise, c’est-à-dire Mère de tout le peuple chrétien, aussi bien des fidèles que des Pasteurs qui l’appellent Mère très aimable.” Il a établi que “le peuple chrétien tout entier honore toujours et de plus en plus la Mère de Dieu par ce nom très doux.”


Comme c’était le jour de la Préparation (c’est-à-dire le vendredi), il ne fallait pas laisser les corps en croix durant le sabbat, d’autant plus que ce sabbat était le grand jour de la Pâque.

Aussi les Juifs demandèrent à Pilate qu’on enlève les corps après leur avoir brisé les jambes. Les soldats allèrent donc briser les jambes du premier, puis de l’autre homme crucifié avec Jésus. Quand ils arrivèrent à Jésus, voyant qu’il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes, mais un des soldats avec sa lance lui perça le côté ; et aussitôt, il en sortit du sang et de l’eau. Jésus, sur la Croix, est plus pauvre que jamais. Il nous a tout donné, sa présence, son amour, ses paroles, sa vie, sa mère. Il a vécu entièrement pour nous et maintenant il nous donne sa mort, son corps épuisé et son sang versé. A la suite de Jésus, nous sommes ancrée dans le mystère de la Croix. C’est dans le Banquet Eucharistique que nous recevons maintenant son Corps et son Sang. Avec Marie, la Mère du Rédempteur, nous faisons mémoire de la Célébration de l’Amour, la plus merveilleuse qui soit.


Citation :
Nous prions que notre Amour de Marie s’intensifie encore.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Bienheureux Paul VI, Pape (262 ème) de 1963 à 1978.
Extrait d’une allocution du pape Paul VI, conclusion du
concile Vatican II (21 novembre 1964)


LA BIENHEUREUSE VIERGE MARIE, MÈRE DE L’ÉGLISE

La réflexion sur ces rapports étroits entre Marie et l’Église, si clairement établis par la Constitution conciliaire, Nous persuade que ce moment est le plus solennel et le plus approprié pour satisfaire un vœu auquel Nous avions fait allusion à la fin de la session précédente, et que de très nombreux Pères conciliaires ont fait leur, demandant instamment que soit explicitement déclaré, pendant ce Concile, la fonction maternelle que la Vierge exerce envers le peuple chrétien. Dans ce but, Nous avons cru opportun de consacrer, dans cette séance publique, un titre en l’honneur de la Vierge, suggéré de divers côtés dans le monde catholique et qui Nous est particulièrement cher, parce qu’il synthétise admirablement la place privilégiée reconnue par ce Concile à la Vierge dans la sainte Église.

C’est donc pour sa gloire et pour notre réconfort que Nous proclamons la Très Sainte Vierge Marie MÈRE DE L’ÉGLISE, c’est-à-dire de tout le peuple de Dieu, aussi bien des fidèles que des pasteurs, que nous l’appelons Mère très aimante; et Nous voulons que, dorénavant, avec ce titre si doux, la Vierge soit encore davantage honorée et invoquée par tout le peuple chrétien. Il s’agit d’un titre, Vénérables Frères, qui n’est pas nouveau pour la piété des chrétiens; c’est même de préférence sous ce nom de Mère que les chrétiens et toute l’Église aiment invoquer Marie. Ce titre, en vérité, appartient à l’authentique substance de la dévotion à Marie, trouvant sa justification dans la dignité même de la Mère du Verbe incarné.

De même que la maternité divine est le fondement de la relation spéciale de Marie avec le Christ et de sa présence dans l’économie du salut opéré par le Christ Jésus, de même elle constitue le fondement principal des rapports entre Marie et l’Église, car elle est Mère de Celui qui, depuis le premier instant de l’Incarnation dans son sein virginal, s’est uni, en tant que chef, son Corps mystique qui est l’Église. Marie, donc, en tant que Mère du Christ, est Mère aussi de tous les pasteurs et fidèles, c’est-à-dire de l’Église.

C’est donc l’âme pleine de confiance et d’amour filial que nous levons les yeux vers elle, malgré notre indignité et notre faiblesse. Elle, qui nous a donné avec Jésus la source de la grâce, ne manquera pas de secourir l’Église alors que, dans l’abondance des dons du Saint-Esprit, elle s’adonne avec un nouvel élan à sa mission de salut.

Et notre confiance est encore ravivée et renforcée lorsque nous considérons les liens très étroits qui lient notre Mère du ciel au genre humain. Dans toute la richesse des prérogatives admirables dont Dieu l’a dotée pour la rendre digne d’être la Mère du Verbe incarné, elle n’en est pas moins toute proche de nous. Fille d’Adam comme nous, et donc notre sœur par le lien de la nature, elle est cependant la créature préservée du péché originel à cause des mérites du Sauveur, et qui, aux privilèges qu’elle a obtenus, joint la vertu personnelle d’une foi totale et exemplaire, méritant l’éloge évangélique : « Bienheureuse, toi qui as cru. »

Durant sa vie terrestre, elle a réalisé la figure parfaite du disciple du Christ, miroir de toutes les vertus, et elle a incarné les béatitudes évangéliques proclamées par le Christ. C’est pourquoi en elle toute l’Église, dans son incomparable variété de vie et d’œuvres, atteint la plus authentique forme de l’imitation parfaite du Christ.












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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Lun 21 Mai 2018 - 23:56

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Mardi 22 mai 2018 : Le mardi de la 7e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Mardi 22 mai)


Sainte Julie, Vierge et martyre en Corse († IVe ou Ve siècle).

Saint Jovan Vladimir, le premier Saint serbe (+ 1015)

Sainte Rita (Marguerita) de Cascia, Veuve puis Religieuse (1381-1457).

Bienheureuse Marie-Dominique Brun Barbantini, Fondatrice de la Congrégation des
Sœurs ministres des malades de Saint-Camille (✝ 1868).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"En partant de là, Jésus traversait la Galilée avec ses disciples, et il ne voulait pas qu’on le sache. Car il les instruisait en disant : « Le Fils de l’homme est livré aux mains des hommes ; ils le tueront et, trois jours après sa mort, il ressuscitera. »

"Mais les disciples ne comprenaient pas ces paroles et ils avaient peur de l’interroger." Jésus annonce que le Messie est livré aux mains des hommes. Cela déclenche une interrogation entre Jésus et ses disciples et entre les disciples eux-mêmes. Ce groupe a du mal à communiquer, à échanger. Jésus enseigne qu’il va souffrir : « Le Fils de l’homme est livré aux mains des hommes ; ils le tueront et, trois jours après sa mort, il ressuscitera. » Mais les disciples ne comprennent pas, ils n’osent plus interroger Jésus, ils se replient sur eux-mêmes. Ils ne se retrouvent qu’entre eux, loin des autres qu’ils rencontraient sur les chemins jadis, ils se retrouvent également loin de Jésus qui les guidait et qu’ils suivaient de bon cœur. Jésus est « livré, » c’est l’expression que nous utilisons dans la célébration eucharistique : « La nuit même ou il fut livré. » Jésus connaît la décision qui est prise à son égard par les gouvernants religieux et civils. Jésus, qui sait ce qu’il y a dans l’homme porte ce rejet, et il est proche de ses disciples : « Il est venu chez les siens et les siens ne l’ont pas reçu. » Nous pouvons imaginer l’angoisse dans laquelle il se trouve. Quand nous sommes dans une situation difficile, nous trouvons des amis avec qui partager ce qui nous habite.


« Ils arrivèrent à Capharnaüm, et, une fois à la maison, Jésus leur demandait : « De quoi discutiez-vous en chemin ? » Ils se taisaient, car, sur la route, ils avaient discuté entre eux pour savoir qui était le plus grand."

S’étant assis, Jésus appela les Douze et leur dit : « Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous. » Jésus connaît notre faiblesse, cette volonté désespérée de survivre par nous-mêmes. De même, dans ce contexte de crise, nous comprenons le surgissement de la question qui habite les disciples : Savoir qui est le plus grand. Les disciples sont désemparés, le groupe recherche ce qui lui permettrait de subsister, de garder sa hiérarchie, c’est une question de survie. En fait, en faisant cela, ils abandonnent Jésus, ils cherchent ailleurs leur salut. La Passion a déjà commencé. Jésus commence à être séparé, à être tué « spirituellement » par les siens. A la maison, lieu reconnu de tout le groupe, où ont été vécues l’amitié, la joie, l’espérance, Jésus reprend ce qui donne la vie à chaque personne et au groupe : « Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous. » Il ouvre un chemin nouveau de service qui permet de sauver toute l’humanité. Le service n’exclut personne, l’offrande libre de soi est la réponse qui sauve, qui arrête la violence. Jésus, le premier, l’unique, le fils du Père, va devenir le dernier de tous, il ira jusqu’à se faire « Pain de vie. »


« Prenant alors un enfant, il le plaça au milieu d’eux, l’embrassa, et leur dit : « Celui qui accueille en mon nom un enfant comme celui-ci, c’est moi qu’il accueille. Et celui qui m’accueille ne m’accueille pas moi, mais Celui qui m’a envoyé. »

Nous comprenons combien Jésus est vulnérable dans sa marche, combien il est sensible. Il se reçoit à la manière d’un enfant sans défense, il reçoit tout ce que l’humanité lui fait subir. Jésus donne ainsi un nouvel enseignement concret : « Prenant alors un enfant, il l’embrasse. » L’enfant est réceptif à l’amour que nous lui portons. Jésus embrasse cet enfant, il l’accueille tendrement, il entre en relation avec lui. Nous aimons la candeur d’un enfant, sa simplicité. Jésus est l’enfant du Père : « Celui qui m’accueille ne m’accueille pas moi, mais accueille celui qui m’a envoyé. » Nous demandons la grâce de nous ouvrir, de nous recevoir de l’autre, de faire confiance. Nous reconnaissons que nous ne pouvons pas nous sauver seul. L’Esprit-Saint, la lumière de Dieu accompagne Jésus vers son Père, il n’a rien à craindre. Jésus veut nous entraîner à sa suite dans cette vulnérabilité, dans cette petitesse de l’Amour infini. Il nous faut accueillir ce que nous sommes. « Ne craignez pas les hommes qui tuent le corps. Craignez plutôt celui qui a le pouvoir de tuer non seulement le corps mais l’âme. » Jésus nous montre ainsi le chemin, il nous indique comment le prendre.


Citation :
Nous demandons la grâce de la petitesse de Jésus, que l’Esprit-Saint nous soit donné pour que nous n’ayons pas peur de le suivre.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :







Saint Grégoire de Nazianze (330-390), évêque et docteur de l'Église
Homélie pour la fête de Pâques ; PG 36, 624 (trad. Homéliaire patristique,
coll. Lex orandi n°8, p. 223 rev.)


« Si quelqu'un veut être le premier, qu'il soit le dernier de tous »

Certains sont plongés dans l'incertitude par les stigmates de la Passion sur le corps du Christ et se posent la question : « Qui est ce Roi de gloire ? » (Ps 23,7) Réponds-leur que c'est le Christ fort et puissant (v. 8.) en tout ce qu'il a toujours fait et qu'il continue de faire... Fais-leur voir la beauté de la robe portée par le corps souffrant du Christ, embelli par la Passion et transfiguré par l'éclat de la divinité, cette robe de gloire qui en fait l'objet le plus beau et le plus digne d'être aimé au monde... Est-il petit du fait qu'il s'est fait humble à cause de toi ? Est-il méprisable du fait que, Bon Berger offrant sa vie pour son troupeau (Jn 10,1), il est venu chercher la brebis égarée, et l'ayant trouvée, la ramène sur ses épaules qui ont porté pour elle la croix, et l'ayant ramenée, l'a mise au nombre des brebis fidèles qui sont restées au bercail ? (Lc 15,4s) Est-ce que tu l'estimes moins grand parce qu'il se ceint d'un linge pour laver les pieds de ses disciples, leur montrant que le plus sûr moyen de s'élever, c'est de s'abaisser ? (Jn 13,4 ;Mt 23,12) parce qu'en inclinant son âme vers la terre il s'abaisse afin de relever avec lui ceux qui plient sous le poids du péché ? Lui reproches-tu d'avoir mangé avec les publicains et les pécheurs pour leur salut ? (Mt 9,10)

     Il a connu la fatigue, la faim, la soif, l'angoisse et les larmes, suivant la loi de notre nature humaine. Mais, comme Dieu, que n'a-t-il pas fait ? ... Nous avions besoin d'un Dieu fait homme, devenu mortel, pour pouvoir vivre. Nous avons partagé sa mort qui nous purifie ; par sa mort, il nous donne de partager sa résurrection ; par sa résurrection, il nous donne de partager sa gloire.

















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Mer 23 Mai 2018 - 5:39

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Mercredi 23 mai 2018 : Le mercredi de la 7e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Mercredi 23 mai)


Saint Didier, Évêque de Vienne et martyr († 606 ou 607).

Saint Jean-Baptiste de Rossi, Prêtre (1698-1764).

Bienheureux Józef Kurzawa et W. Matuszewski, prêtres et martyrs († 1940)

Vénérable Jean-Baptiste Gault évêque de Marseille (+ 1643)

Vénérable Zacarías Salterain di Santa Teresa, Carme espagnol en Inde (✝ 1957).


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

« Jean, l’un des Douze, disait à Jésus : « Maître, nous avons vu quelqu’un chasser des esprits mauvais en ton nom ; nous avons voulu l’en empêcher, car il n’est pas de ceux qui nous suivent. »

Jean disait à Jésus : « Maître, il n’est pas de ceux qui nous suivent ! » Ne l’empêchez pas dit Jésus au « fils du tonnerre. » Il nous est si bon de « toucher » la tendresse miséricordieuse du cœur de Jésus et sa Sagesse. Nous nous souvenons que la mère de Jean plaidait auprès de Jésus pour qu’il soit assis à sa droite ou à sa gauche dans son Royaume. La parole de Dieu nous manifeste le chemin de sainteté de l’Apôtre Jean. Face à cette bonté infinie de Dieu nous retrouvons les limites de la nature humaine. Si nous sommes fidèles à la grâce, Dieu fera de nous des saints, comme il l’a fait avec Jean. Aux fils de Zébédée, Jésus parle de la coupe à boire. Jean, qui sera à la Croix avec Jésus, comprendra cette Parole. Quand nous entendons l’Évangile, les lettres ou l’Apocalypse de Jean maintenant, nous nous rendons compte du chemin parcouru par cet homme étonnant. Être conforme à Jésus, c’est avant tout donner un verre d’eau à celui qui a soif, donner à manger à celui qui a faim. C’est encore enseigner la simplicité et la beauté de la Parole de Dieu, manifester simplement la bonté de l’amour. La gloire de Dieu fait son œuvre en nous, elle nous donne de devenir ce que nous sommes, le resplendissement de la gloire de Dieu.


« Jésus répondit : « Ne l’empêchez pas, car celui qui fait un miracle en mon nom ne peut pas, aussitôt après, mal parler de moi.

C’est avec notre bonne volonté et nos imperfections que nous bâtissons le Royaume de Dieu. Le chemin peut devenir sinueux si nous perdons nos idées pour laisser Dieu nous former et faire son œuvre d’amour avec nous. Il nous faut quitter l’idée de réaliser un chemin de vie par nous mêmes pour suivre Jésus. C’est dans la pauvreté que nous le suivons sur la croix, là, il nous enseigne l’amour jusqu’au bout. Reconnaître l’importance de la vie simple, mue par l’Esprit Saint. Comme dans le désert, il nous faut perdre nos repères pour nous abandonner à Dieu et laisser sa main pleine de douceur nous façonner. C’est une grâce de voir émerger ceux qui œuvrent dans l’ombre pour Jésus, par toute leur vie. Dans l’écoute respectueuse de l’autre, nous continuons le travail de rapprochement avec tous, à la suite de Jésus. La Parole de l’Évangile s’ancre dans les réalités historiques de notre monde, elle est une vie partagée par les pauvres. Ce sont eux qui nous aide à mieux comprendre l’Evangile de Jésus.


"Celui n’est pas contre nous est pour nous."

Si nous voulons correspondre à l’œuvre de Dieu, il nous faut accepter d’être ce que nous sommes, être malléable dans les mains de Dieu. C’est dans l’espérance de son action que nous réalisons notre chemin de vie avec Jésus. Nous n’avons pas à édifier notre sainteté, c’est Dieu le maître d’œuvre, il nous suffit simplement de nous laisser faire et de coopérer à la grâce. Nous sommes situés après la Pâque de Jésus, l’aimer, c’est aimer la vie nouvelle qu’il nous donne par sa Passion et sa Résurrection. Nous lui appartiendrons et nous nous recevons de Dieu avec une confiance infinie. Il réalise en nous son œuvre d’amour infini, et nous parlons au nom de Jésus crucifié et glorifié. Demeurer dans le quotidien avec lui, c’est ne pas le quitter. Jésus nous a manifesté un chemin de vie ! Ce n’était pas le chemin de vie dont nous avions rêvé, mais il est bien plus merveilleux encore. Le disciple de Jésus est accueil de l’autre et du diffèrent, il nous revient de le reconnaître et de lui donner sa place, telle que l’Esprit Saint le donne.


Citation :
Nous demandons la grâce de l’accueil et de l’ouverture à Dieu et aux autres.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :







Concile Vatican II
Constitution dogmatique sur l'Église « Lumen gentium », §16 (trad. cf Winling)

Est-ce qu'ils marchent avec nous ?

Quant à ceux qui n'ont pas encore reçu l'Évangile, eux aussi sont ordonnés de diverses manières au peuple de Dieu. Et en premier lieu, ce peuple qui a reçu les alliances et les promesses, et dont le Christ est issu selon la chair (Rm 9,4-5), peuple très aimé du point de vue de l'élection, « à cause de leurs pères, car les dons et l'appel de Dieu sont irrévocables » (Rm 11,28-29). Mais le dessein de salut embrasse aussi ceux qui reconnaissent le Créateur, en premier lieu les musulmans qui, professant avoir la foi d'Abraham, adorent avec nous le Dieu unique, miséricordieux, qui jugera les hommes au dernier jour.

     Quant aux autres qui cherchent le Dieu inconnu à travers des ombres et des images, Dieu n'est pas loin d'hommes de cette sorte, puisque c'est lui qui donne à tous vie, souffle et toutes choses (Ac 17,25-28) et que, comme Sauveur, il veut que tous les hommes soient sauvés (1Tm 2,4). En effet, ceux qui, sans faute de leur part, ignorent l'Évangile du Christ et son Église et cherchent cependant Dieu d'un cœur sincère et s'efforcent, sous l'influence de sa grâce, d'accomplir dans leurs actions sa volonté telle qu'ils la connaissent par ce que leur dicte leur conscience, eux aussi peuvent arriver au salut éternel. La Providence divine ne refuse pas les secours nécessaires pour le salut à ceux qui, sans faute de leur part, ne sont pas encore parvenus à une connaissance explicite de Dieu, mais cherchent, non sans le secours de la grâce divine, à mener une vie droite. En effet, tout ce qui se trouve de bon et de vrai chez eux est considéré par l'Église comme une préparation à l'Évangile et comme un don de Celui qui illumine tout homme pour qu'il ait finalement la vie.

















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Jeu 24 Mai 2018 - 1:43

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Jeudi 24 mai 2018 : Le jeudi de la 7e semaine du temps ordinaire


L'Eglise fête aujourd'hui : Sainte Marie Auxiliatrice, secours des Chrétiens.


Les saints du jour (Jeudi 24 mai)


Saint Manahène docteur et prophète dans l’Église qui était à Antioche

Saints Donatien et Rogatien, Frères et martyrs († v. 304). Pour approfondir :
Saints Donatien et Rogatien Martyrs à Nantes sous l'empereur Maximin (+ 304)

Saint Vincent de Lérins Moine (+ 445)

Saint Syméon le Stylite prêtre et anachorète (+ 592)

Saints Augustin Yi Kwang-hon, Agathe Kim A-gi et 7 compagnons
martyrs en Corée (+ 1839)


Bienheureux Louis-Zéphyrin Moreau, Évêque et Fondateur des :
Sœurs de Saint-Joseph et Sœurs de Sainte-Marthe (1824-1901).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

Et celui qui vous donnera un verre d’eau au nom de votre appartenance au Christ, amen, je vous le dis, il ne restera pas sans récompense. "

« Celui qui entraînera la chute d’un seul de ces petits qui croient en moi, mieux vaudrait pour lui qu’on lui attache au cou une de ces meules que tournent les ânes, et qu’on le jette à la mer. » Le scandale pour les autres, soit par des paroles, soit par des exemples doit être profondément rejeté de nos attitudes. Il faut éviter toute occasion de pécher et extirper les sentiments les plus intimes de haine ou de vengeance. Rien ne nous est plus cher que les membres de notre corps, la main, le pied, l’œil, mais il faut sacrifier ces membres s’ils étaient occasion de pécher. Les difficultés concrètes de notre vie nous obligent à considérer les enjeux impliqués dans nos relations. Jésus nous rend attentifs à ce que nous vivons. Nous pouvons nous enfermer sur nous mêmes et nous installer dans cet enfermement. Jésus vient nous guérir. C’est avec Jésus que nous regardons la manière dont nous entrons en relations avec les plus pauvres. Sortis de nous-mêmes, nous sommes plus présents aux pauvres et aux petits de notre entourage, à ce qui pourrait provoquer la chute de l’un de ces petits. Notre regard est alors posé sur la réalité de ces petits et de ces pauvres qui s’imposent à nous. Nous devenons plus attentifs à la pauvreté de l’autre.


« Et si ta main t’entraîne au péché, coupe-la. Il vaut mieux entrer manchot dans la vie éternelle que d’être jeté avec tes deux mains dans la géhenne, là où le feu ne s’éteint pas. »

Si ton pied t’entraîne au péché, coupe-le. Il vaut mieux entrer estropié dans la vie éternelle que d’être jeté avec tes deux pieds dans la géhenne. Si ton œil t’entraîne au péché, arrache-le. Il vaut mieux entrer borgne dans le royaume de Dieu que d’être jeté avec tes deux yeux dans la géhenne, là où le ver ne meurt pas et où le feu ne s’éteint pas. Les blessures que nous recevons dans notre histoire peuvent être de puissants moyens pour nous redonner vie quand elles sont gueries par Jésus. A tout âge, un accident de santé, une situation injuste s’est imposée à nous et nous a blessé ! Nous pouvons ainsi devenir handicapés, borgne, boiteux ou manchot. Ces douleurs nous donnent la possibilité de reconsidérer notre vie pour nous sortir de nos rêves pour que nous puissions entrer dans le Royaume de Dieu. La Parole de Dieu nous réveille. C’est à travers ces difficultés qu’il nous est donné de devenir vraiment nous-mêmes, de nous changer nous-mêmes. La parole de Jésus nous donne de choisir la vie pour l’autre : « Quiconque vous donnera à boire un verre d’eau, à cause de mon Nom, en vérité, je vous le dis, il ne perdra pas sa récompense. » « Un verre d’eau, » ce n’est vraiment pas beaucoup ! Il nous faut suivre les désirs de l’Esprit Saint pour venir au secours de l’autre.


« Car tous seront salés par le feu. C’est une bonne chose que le sel ; mais si le sel devient insipide, avec quoi l’assaisonnerez-vous ?

Ayez du sel en vous-mêmes et vivez en paix les uns avec les autres. » Le sel, comme le feu purificateur, sont des moyens de purification pour éviter la gangrene du corps entier. Il faut être consumé par le feu du retranchement qui purifie et qui conserve comme le sel. Il faut donc conserver le sel dans son intégrité. Le sel est l’image de la charité envers Dieu qui s’exerce envers le prochain. Il faut le conserver dans son intégrité. Le sel affadi n’est plus bon à rien. Cela ne peut être réalisé que par la charité envers Dieu qui s’exerce par la charité envers le prochain. Ce choix pour la vie est essentiel. Demeurer en Jésus par nos paroles et par nos exemples nourrit les sentiments d’Amour pour les personne reçues de lui. Jésus nous enseigne sur la terre, la vie du Royaume de Dieu. L’Esprit Saint nous donne de toujours redonner à Dieu ce qu’il nous donne de plus précieux. Donner un verre d’eau à notre frère nous fait entrer dans la communion avec Dieu. L’Esprit Saint nous évite toute occasion de pécher. Avec lui, nous ne risquons pas de tomber dans le scandale, ni d’être pour les autres une occasion de chute. La Parole de Dieu est une lumière véritable ! Elle contribue à faire de nous des adorateurs en esprit et en vérité. Le Saint-Esprit est le lien qui nous fait tenir humblement auprès du Dieu.


Citation :
Nous demandons à Jésus la grâce de demeurer sans cesse dans son amour.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :







Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église
Homélies sur Saint Matthieu, n° 3

Le sel de l'humilité

Si vous voulez être grand, n'en tirez pas orgueil comme le pharisien de la parabole (Lc 18,9s), et alors vous serez vraiment grand. Croyez que vous êtes sans mérite, et alors vous en aurez. Le publicain, lui, s'est reconnu pécheur et ainsi il est devenu juste ; combien plus le juste qui se reconnaît pécheur verra-t-il sa justice et ses mérites s'agrandir ! Car l'humilité fait du pécheur un juste, puisqu'il reconnaît la vérité de sa vie ; et dans l'âme des justes l'humilité véritable agit encore plus puissamment.

     Ne perdez donc pas par la vaine gloire le fruit que vous aurez gagné par vos travaux, le salaire de vos peines, la récompense des labeurs de votre vie. Dieu connaît mieux que vous-même le bien que vous faites. Un simple verre d'eau fraîche sera récompensé. Dieu agrée la plus petite aumône, ou si vous ne pouvez rien donner, même un soupir de compassion. Il accueille tout, se souviendra de tout pour vous le rendre au centuple.

     Cessons donc de compter nos mérites et de les étaler au grand jour. Si nous chantons nos mérites, nous ne serons pas loués par Dieu. Gémissons plutôt sur notre misère, et Dieu nous élèvera aux yeux des autres. Il ne veut pas que le fruit de nos labeurs se perde. Dans son amour ardent il veut couronner nos plus petites actions ; il cherche toutes les occasions pour nous délivrer de la géhenne.

















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Ven 25 Mai 2018 - 5:41

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Vendredi 25 mai 2018 : Le vendredi de la 7e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Vendredi 25 mai)


Saint Zénobe, 1er Évêque de Florence (5ème s.).

Saint Bède le Vénérable, Moine, Docteur de l’Église (673-735).

Saint Grégoire VII, Pape (1021-1085).

Sainte Marie-Madeleine de Pazzi (Catherine de Pazzi ou de Cortone), Carmélite (1566-1607).

Sainte Madeleine-Sophie Barat, Fondatrice de l'Institut des Sœurs
du Sacré-Cœur (✝ 1865).


Bienheureux Mario Vergara et Isidore Ngei Ko Lat, Missionnaire et catéchiste,
martyrs en Birmanie (✝ 1950).


Bienheureux Nicolas Tsehelsky, Prêtre Grec-Catholique et martyr (1896-1951)


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

En partant de là, Jésus arrive en Judée et en Transjordanie. De nouveau, la foule s’assemble près de lui, et de nouveau, il les instruisait comme d’habitude.

Des pharisiens l’abordèrent et pour le mettre à l’épreuve, ils lui demandaient : « Est-il permis à un mari de renvoyer sa femme ? » Jésus dit : « Que vous a prescrit Moïse ? » Ils lui répondirent : « Moïse a permis de renvoyer sa femme à condition d’établir un acte de répudiation. » Les Pharisiens veulent tendre un piège à Jésus et le mettre en contradiction avec Moïse. Ils lui posent une question au sujet du divorce, plus exactement au sujet du renvoi de l’épouse. La réponse de Jésus éclaire, car avant Moïse, il y a Dieu. Il faut donc regarder le dessein de Dieu « au commencement, » au moment de la création. Dieu a voulu la complémentarité de l’homme et de la femme, il les a voulus différents, tout en donnant à l’homme et à la femme une égale dignité. C’est à partir de cette différence qu’il a créé la merveille de l’amour et la merveille de la vie, et il a dit : « Les deux ne feront qu’un seul être. » C’est l’unité de l’homme et de la femme qui est mise en cause ! Il s’agit, dans nos relations, de l’unité de l’amitié et de l’unité de l’amour. Comme l’émerveillement de l’origine de la création a besoin d’être encore approfondi ! La Création de l’Homme (homme et femme) commence par un émerveillement de l’homme devant la créature que Dieu a fait à son image et à sa ressemblance. Les échecs et les déceptions dont nous sommes responsables dans les liens que nous tissons ensemble peuvent amener à une grande colère qui aboutit à l’endurcissement du cœur des Pharisiens.


"Jésus répliqua : « C’est en raison de votre endurcissement qu’il a formulé cette loi.

Mais, au commencement de la création, il les fit homme et femme. A cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux ne feront plus qu’un. Ainsi, ils ne sont plus deux, mais ils ne font qu’un. Donc, ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ! » L’homme et femme demeurent différents, ils rendent compte devant Dieu de leurs choix et de leur liberté. L’amour a lié entre eux un lien irréversible, parce qu’ils sont entrés tous deux librement dans l’œuvre de Dieu. Ce que Dieu a uni, ce que Dieu a voulu un, il n’appartient pas aux humains de le désunir. Personne ne peut défaire ce que Dieu a fait ; personne ne peut dédire ce que Dieu a dit. Dans l’émerveillement de l’origine, Adam s’est écrié : « c’est l’os de mes os, c’est la chair de ma chair, » elle. Dans la dureté de cœur des Pharisiens, nous sommes face à l’accusation et au doute qui ont été introduits dés l’origine dans l’humanité par le Menteur. C’est la même accusation qui est encore à l’œuvre aujourd’hui : « c’était pour le mettre à l’épreuve ! » Jésus dit avec tristesse : « C’est en raison de votre endurcissement. »


"De retour à la maison, les disciples l’interrogeaient de nouveau sur cette question.

Il leur répond : « Celui qui renvoie sa femme pour en épouser une autre est coupable d’adultère envers elle. Si une femme a renvoyé son mari et en épouse un autre, elle est coupable d’adultère. » L’unité de l’amour est en Dieu, elle est le mystère de Dieu Amour : « Père, Fils et Saint-Esprit, » à l’image duquel nous sommes créés. Nous sommes « l’unité » de notre père et de notre mère. Nous ne sommes ni l’un ni l’autre, nous sommes un autre, et pourtant nous sommes quelque chose de leur unité ! Ce que Dieu a uni, l’homme ne doit point le séparer. C’est Dieu lui-même, le Saint-Esprit, qui donne à chacun d’être ce qu’il est. Il nous faut vivre dans l’émerveillement de l’autre retrouvé, dans la foi et la confiance en l’Amour qui nous est proposé par Dieu. Notre conscience de croyants ne peut que s’insurger devant certains comportements qui ôtent à l’être humain toute sa dignité. Il nous faut demander la lumière et le discernement pour tant de chercheurs chrétiens confrontés aux énigmes de la vie. Ils travaillent face à des difficultés que personne avant eux ne s’étaient trouvées. Ils sont face à des pouvoirs que les humains n’ont jamais eu en mains. Ils se demandent : « Qu’est-ce que Dieu a voulu au commencement ? » Qu’ils puisent dans la fidélité à ton Nom le courage de te rester fidèles. Fortifie, Jésus, celles et ceux que tu as unis pour toujours par le sacrement du mariage.


Citation :
Nous demandons la grâce de revenir sans cesse à l’origine de notre vie pour y contempler le Dieu vivant


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :







Saint Jean-Paul II (1920-2005), Pape
Audience générale du 02/04/1980 (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana)

« Au commencement de la création, il les fit homme et femme »

Parce que le Verbe de Dieu s'est fait chair, le corps est entré, dirais-je, par la grande porte dans la théologie… L'incarnation, et la rédemption qui en découle, est devenue la source définitive de la sacramentalité du mariage… Beaucoup d'hommes et de chrétiens cherchent dans le mariage l'accomplissement de leur vocation ; il y en a tant qui veulent trouver en lui la voie du salut et de la sainteté.

     Pour eux, la réponse donnée par le Christ aux pharisiens, défenseurs de l'Ancien Testament, est particulièrement importante… En effet, sur la route de cette vocation, combien la conscience approfondie de la signification du corps dans sa masculinité et dans sa féminité est indispensable ! Combien est nécessaire une conscience précise de la signification sponsale du corps, de sa signification procréatrice — étant donné que tout ce qui forme le contenu de la vie des époux doit constamment trouver sa signification pleine et personnelle dans la convivence, dans le comportement, dans les sentiments. Cela est d'autant plus nécessaire sur le fond d'une civilisation qui demeure sous la pression d'une manière de penser et d'évaluer matérialiste et utilitaire…

     Comme il est significatif que le Christ, dans la réponse à toutes ces questions, ordonne à l'homme de retourner… au seuil de son histoire théologique. Il lui ordonne de se mettre à la frontière entre l'innocence, ce bonheur originel, et l'héritage de la première chute. Ne veut-il pas lui dire… que la voie sur laquelle il conduit l'être humain, homme ou femme, dans le sacrement du mariage, c'est-à-dire la voie de la rédemption du corps, doit consister dans la récupération de cette dignité, dans laquelle s'accomplit en même temps la vraie signification du corps humain, sa signification personnelle et sa signification « de communion » ?

















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Ven 25 Mai 2018 - 22:21

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Samedi 26 mai 2018 : Le samedi de la 7e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Samedi 26 mai)


Saint Éleuthère, Pape (13e)  de 175 à 189 et Martyr (✝ 189).

Saint Lambert de Vence Evêque de Vence (+ 1154)

Saint Philippe Néri, Prêtre, Fondateur de la Société des Prêtres de l'Oratoire
du Divin Amour (1515-1595).


Sainte Marie-Anne de Jésus de Parédès, Vierge (1618-1645).

Saints Jean Doan Trinh Hoan et Matthieu Nguyen Van Phuong martyrs au Vietnam (+ 1861)


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"On présentait des petits enfants à Jésus pour qu’il les touchât, mais les disciples les rabrouèrent."

Au temps de Jésus, les enfants peuvent être objets de mépris de la part des adultes. Alors Jésus donne un enseignement concret sur la manière de devenir ses disciples, il accueille les petits enfants à le rejoindre. Jésus se présente lui-même comme le serviteur de tous. Dans ce message il montre à ses disciples que les enfants sont le modèle de l’accueil du Royaume de Dieu. Le petit enfant est le don le plus merveilleux de Dieu et de l’humanité. Comme nous comprenons ces mamans qui désirent que Jésus bénisse, touche, leur « petit. » Ce petit enfant a un cœur, il règne par son amour sur le cœur de sa maman ! Elle peut se sentir dépassée par la demande de son enfant. Jésus est cet Amour surabondant qui seul peut nous combler. C’est ce cœur qui contient le mystère de Dieu lui-même. Depuis que Jésus a pris chair de la Vierge Marie, l’amour infini de Dieu s’est habitué dans un cœur humain. Le cœur de Jésus bat au rythme de la Trinité sainte. Du cœur de Jésus l’Amour s’est répandu dans le cœur et dans la vie de Marie. Dans la relation qui les unit, Jésus fait battre le cœur de Marie au rythme de son propre cœur. Mais les disciples ne sont pas encore entrés dans cette perspective !


"Ce que voyant, Jésus se fâcha et leur dit : « Laissez les petits enfants venir à moi ; ne les empêchez pas, car c’est à leurs pareils qu’appartient le Royaume de Dieu."

Dans la proximité de Jésus, les familles sont choquées par l’attitude des disciples qui excluent leurs enfants ! Ce mépris à l’égard des enfants heurte profondément Jésus : « Voyant cela, Jésus se fâcha. » Il désigne les enfants et « ceux qui leur ressemblent » comme les bénéficiaires privilégiés de son Règne. Dieu Amour, « Père, Fils et Saint-Esprit, » Amour infini, s’est révélé pour nous quand Jésus prend chair de la Vierge Marie. Dieu, en Jésus, est devenu vrai homme. Il est aimé par Marie dans l’Esprit Saint comme Dieu aime ! Avec Marie, le cœur de toute personne humaine est invité à battre au rythme de l’amour infini de Dieu. C’est au ciel que nous admirerons la beauté de cet amour plénier. Sur la terre, c’est dans la nuit de la foi que nous vivons de ce mystère. Cependant, de petites éclaircies nous sont données de temps en temps. Cet amour, établit désormais dans le cœur humain, se manifeste d’une manière unique dans le tout petit l’enfant.


"En vérité je vous le dis : quiconque n’accueille pas le Royaume de Dieu en petit enfant, n’y entrera pas. » Puis Jésus les embrassa et les bénit en leur imposant les mains."

L’accueil par Jésus de l’enfant manifeste la grandeur de la petitesse, et de la pauvreté. L’enfant est le signe vivant d’une grande capacité d’écoute et de confiance. La disponibilité de l’enfant est un exemple pour les croyants. Jésus l’affirme avec toute la solennité voulue. L’étreinte affectueuse de ces petit est hautement significative. La « bénédiction » qui l’accompagne met en acte le Don de Dieu que Jésus ouvre le Royaume de Dieu aux enfants. Depuis la rupture de l’origine, Dieu a compassion de notre détresse. Il nous aime pauvres et petits, pécheurs, quand nous nous sommes éloignés de Lui. Depuis Noël, le tout petit l’enfant est une « icône » par laquelle nous comprenions l’Amour infini que Dieu a mis dans notre cœur. Les sentiments de son cœur sont ainsi découverts par nous. C’est un reflet de ce Dieu qui a pris notre nature humaine pour nous sauver. L’Esprit Saint nous fait entrer dans cette nouvelle alliance. Ainsi nous pouvons venir en aide aux petits et aux pauvres ! Dans cette nouvelle alliance, c’est à l’école des touts petits et des Pauvres que nous le découvrons.


Citation :
Nous demandons la grâce de la petitesse et la grâce d’une grande pauvreté.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :







Bienheureux Guerric d'Igny (v. 1080-1157), abbé cistercien
1er sermon pour la Nativité (trad. SC 166, p.167 rev.)

Accueillir le Royaume de Dieu à la manière d'un enfant

Un petit enfant est né pour nous : le Dieu de majesté, s'anéantissant lui-même, s'est rendu semblable non seulement au corps terrestre des mortels, mais encore à l'âge des enfants, empreint de faiblesse et de petitesse. Bienheureuse enfance, dont la faiblesse et la simplicité sont plus fortes et plus sages que tous les hommes ! Car, en vérité, la force de Dieu et la sagesse de Dieu accomplissent ici leur œuvre divine à travers nos réalités humaines. Oui, la faiblesse de ce petit enfant triomphe du prince de ce monde ; elle rompt nos liens et nous délivre de notre captivité. La simplicité de cet enfant, laquelle semble muette et privée de parole, rend éloquentes les langues des enfants ; elle leur fait parler les langues des hommes et des anges... Cet enfant semble ignorant mais c'est lui qui enseigne la sagesse aux hommes et aux anges, lui qui est en réalité... la Sagesse de Dieu et son Verbe, sa Parole.

     Ô sainte et douce enfance, toi qui rends aux hommes l'innocence véritable grâce à laquelle tout âge peut faire retour à une bienheureuse enfance et te ressembler, non par la petitesse des membres, mais par l'humilité du cœur et la douceur du comportement ! Assurément, vous les fils d'Adam, vous qui êtes si grands à vos propres yeux..., si vous ne vous convertissez pas et ne devenez pas comme ce petit enfant, vous n'entrerez pas dans le Royaume des cieux. « Je suis la porte du Royaume », dit ce petit enfant. Si la haute taille des hommes ne s'incline pas, cette humble porte ne les laissera pas entrer.

(Références bibliques : Is 9,5 ; 1Co 1,24 ; Jn 12,31 ; Sg 10,21 ; 1Co 13,1 ; Ps 93,10 ; Mt 18,3-4;   Jn 10,9)

















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Dim 27 Mai 2018 - 8:57

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Dimanche 27 mai 2018 : Sainte Trinité, solennité


L'Église fête : Solennité de la Très Sainte Trinité

Les saints du jour (Dimanche 27 mai)


Saint Eutrope Evêque d'Orange (5ème s.)

Saint Augustin de Cantorbéry, Moine Bénédictin et Archevêque (534-605).

Saint Jean le Russe (+ 1730)

Bienheureux Andrea (André) Franchi, Évêque o.p. († 1401)

Bienheureux José Tous y Soler, Prêtre o.f.m. cap et fondateur
de la Congrégation des : Sœurs capucines de la Mère de Dieu
du Divin Pasteur (1811-1871)



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Les onze disciples s’en allèrent en Galilée, à la montagne où Jésus leur avait ordonné de se rendre."

Nous célébrons la fête de la Sainte Trinité, Dieu dans son mystère, Dieu est amour. Il nous faut remonter à la source de la Révélation de ce mystère, là où Dieu s’est manifesté explicitement « Relation d’Amour » pour la première fois à l’Annonciation. La Parole de Dieu et son Amour sont reçus totalement dans l’humanité. Marie, petite fille du peuple d’Israël, médite, à la suite de Moïse et de tous les saints, sur le Don de Dieu créateur du ciel et de la terre. Dieu la rejoint dans l’adoration, Lui qui a fait sortir son peuple de l’esclavage en Égypte. Ce Dieu tout puissant, devant lequel on se met à genoux, nous le rencontrons aussi au plus intime de nous-mêmes. Déjà le prophète l’avait dit : Dieu n’est pas loin de nous : « Il est dans ton cœur, il est sur tes lèvres. » Mais le croyant crie : « Seigneur, montre-moi ton visage ». Marie se reçoit de l’Archange « comblée de grâce, bénie de Dieu ». A l’annonciation, Marie est préparée pour recevoir l’Amour de Dieu à l’intérieur d’elle même. Elle est enveloppée totalement de la grâce, de l’amour gratuit de Dieu. L’Esprit Saint, la personne Amour se manifeste à elle, elle la reçoit dans la Foi. Le Seigneur Don vient à la rencontre de sa petite créature. Cette rencontre de l’humanité et de la divinité dans le « Sein » de Marie se réalise dans la Foi, et dans un embrasement d’Amour incroyable. Là se donne l’Engendrement éternel du Fils par le Père dans l’Esprit Saint. L’Enfant qui va naître de Marie sera Saint, il sera appelé Fils de Dieu.


"Quand ils le virent, ils se prosternèrent, mais certains eurent des doutes. Jésus s’approcha d’eux et leur adressa ces paroles : « Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre."

Peut-on parler de l’Amour en dehors de l’amour ? C’est impossible. L’Esprit Saint viendra sur toi", la Puissance du Très Haut te couvrira de son ombre, est-il dit à Marie. L’Amour infini de Dieu viendra sur l’Église et l’enveloppera de son amour. Ce Dieu, infiniment grand, est infiniment proche et petit. Il s’adapte à notre petitesse, « à notre rien. » Dieu fait exister ce « rien » que nous sommes, dans son Amour infini. L’Esprit Saint, le mystère de l’Amour de Dieu, est celui qui présidait déjà à la création : « L’Esprit planait sur les eaux. » Le Père des lumières qui est Amour n’est pas un père « absent. » Il est le Père présent dans une « absence » qui nous permet de le rejoindre dans la Foi. Le Mystère du Dieu Trinité peut s’inscrire en toute chair : « Baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. » La différence n’est plus une opposition à réduire, elle est nécessaire pour la Vie qui devient aussi bien action que contemplation. Un monde nouveau se crée doucement en œuvrant à la conversion de tous. Le temps de la longue patience commence. Cette douceur conciliera tout par la force de l’Esprit. Aimons d’Amour, allons à l’autre désarmé, ouvrons-nous à la Relation d’Amour.


"Allez donc ! De toutes les nations faites des disciples, baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit ; et apprenez-leur à garder tous les commandements que je vous ai donnés."

Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. » Notre Dieu est profusion d’amour, la mission des disciples rassemblés par Jésus est clairement celle de l’amour. Jésus propose un baptême de conversion au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Il nous invite à être introduits dans l’amour échangé des trois personnes de la Trinité Sainte. C’est en recevant Jésus, le don du Père, le fils bien-aimé de Marie que nous recevons le Dieu trois fois Saint. En étant le fils bien-aimé de Marie, Jésus appartient à notre humanité, et en même temps qu’il est le fils de Marie, il est le Fils bien-aimé du Père. Devant le mystère de l’Incarnation et de la Résurrection, nous comprenons que les disciples soient encore dans le doute. C’est un amour trop prenant, trop exigeant, c’est un amour qui nous dépasse ! Se laisser prendre par cet Amour infini, il faut bien le reconnaître, n’est pas très « raisonnable ». Dieu n’est pas raisonnable. La manière dont l’amour de Dieu se donne, est de se donner sans mesure. L’amour de Dieu est sans limite. Fêter la sainte Trinité, c’est « expérimenter » dans la Foi que nous sommes introduits à l’intérieur même de l’Amour infini de Dieu. A la suite de Marie, avec elle, nous devenons cette humanité nouvelle, immaculée. C’est dans cet amour que nous sommes purifiés. Nous continuons à vivre en Église, ce merveilleux amour que Jésus nous a donné.


Citation :
L’Esprit et l’épouse disent : « Viens. » Oh oui, viens, Seigneur Jésus !


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :







Vénérable Pie XII, pape de 1939 à 1958
Allocution aux curés de Rome et aux prédicateurs de Carême, 17 février 1942

Je suis avec vous pour toujours jusqu'à la fin du monde

Le Christ, notre avocat (1Jn 2,1), siège à la droite du Père. Il n'est plus visible dans sa nature humaine parmi nous. Mais il daigne rester avec nous jusqu'à la consommation des siècles, invisible sous les apparences du pain et du vin dans le sacrement de son amour. C'est le grand mystère d'un Dieu présent et caché, de ce Dieu qui viendra un jour juger les vivants et les morts.

     C'est vers ce grand jour de Dieu que s'avance l'humanité tout entière des siècles écoulés, du présent et de l'avenir. C'est vers ce jour que s'avance l'Église, maîtresse de foi et de morale pour toutes les nations, baptisant au nom du Père, du Fils et de l’Esprit Saint. Et nous, de même que nous croyons au Père, créateur du ciel et de la terre, au Fils, rédempteur du genre humain, ainsi également nous croyons au Saint-Esprit.

     Il est l’Esprit procédant du Père et du Fils, comme leur amour consubstantiel, promis et envoyé par le Christ aux Apôtres au jour de la Pentecôte, vertu d’en-haut qui les remplit. Il est le Paraclet et le Consolateur qui demeure avec eux pour toujours, Esprit invisible, inconnu au monde, qui leur enseigne et rappelle tout ce que Jésus leur a dit.

     Montrez au peuple chrétien la puissance divine infinie de cet Esprit créateur, don du Très-Haut, distributeur de tout charisme spirituel, consolateur très bon, lumière des cœurs, qui, dans nos âmes, lave tout ce qui est souillé, arrose ce qui est aride, guérit ce qui est blessé.

     De lui, amour éternel, descend le feu de cette charité que le Christ veut voir allumé ici-bas ; cette charité qui rend l’Église une, sainte, catholique, qui l’anime et la rend invincible au milieu des assauts de la synagogue de Satan ; cette charité qui unit dans la communion des saints ; cette charité qui renouvelle l’amitié avec Dieu et remet le péché.

















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Lun 28 Mai 2018 - 8:24

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Lundi 28 mai 2018 : Le lundi de la 8e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Lundi 28 mai)


Saint Germain, Abbé puis Évêque de Paris (v. 496 † 576).

Saint Guillaume de Gellone, duc puis moine († 812)

Saint André le Fou, Esclave d'origine scythe (9ème s.)

Bienheureux Lanfranc, archevêque de Cantorbéry († 1089)

Bienheureuse Margaret Pole, comtesse et martyre († 1541)

Bienheureux Luigi Biraghi, Prêtre et fondateur des « Sœurs
de Sainte-Marcelline » (1801-1879)


Vénérable Stefan Wyszyński, Cardinal polonais (1901-1981).


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

« Jésus se mettait en route quand un homme accourut vers lui, se laissa tomber à ses genoux et lui demanda : « Bon Maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? »

La manière dont cet homme a regardé Jésus est vraiment étonnante. Il s’est laissé séduire par lui, il a trouvé une certaine connivence entre lui et ce qu’il avait fait de sa vie jusque là. Jésus opère en lui un dépassement : « Pourquoi m’appelles-tu « bon ? » Il manifeste que si bon, si aimable qu’il soit, il y a quelqu’un d’autre qui est « bon » : le Père. Jésus rejoint cet homme dans son désir : « Tu connais les commandements ! » La joie de cet homme est de répondre à Jésus : Oui Maître ! Il ne dit plus : « bon Maître. » Il retrouve sa joie devant ce que Jésus lui dit. « J’ai observé tous ces commandements depuis ma jeunesse. » Dieu peut conquérir le cœur de cet homme et le pousser à la solidarité et au partage avec ceux qui sont dans le besoin, avec les pauvres, et entrer dans la logique du don. Aujourd’hui encore nous rencontrons ces personnes qui ont eu la grâce de passer à travers les orages du monde en gardant une grande limpidité. Jésus saisit le désir profond qui habite cet homme et il fixe sur lui son regard plein d’amour, le regard de Dieu. Il comprend quel est le point faible de cet homme, son attachement à tous ses biens, c’est pourquoi il lui propose de tout donner aux pauvres.


« Posant son regard sur lui, Jésus se mit à l’aimer. »

Nous aimerions contempler ce regard de Jésus ! Il a une telle intensité d’amour ! Le réveil du don de la création est là, comme une attirance vers un ailleurs. Mais cet homme ne supporte pas ce regard qui l’entraîne déjà trop loin. Il est attiré par la plénitude de la vie, mais il compte sur ses propres richesses, pensant que la vie éternelle peut « s’acquérir » en observant peut-être un commandement particulier. Le regard de Jésus le rejoignait dans des profondeurs qu’il ne connaissait pas encore. Lui veut faire de sa vie quelque chose de bien, sous le mode d’un avoir : « Avoir » une belle vie à offrir à Dieu, « faire » de belles choses pour Dieu. Or Jésus lui montre que la vie éternelle n’est pas dans l’ordre de l’avoir. Cet avoir peut même être l’obstacle majeur à l’union à Dieu, à cette vie nouvelle. « Avoir » une belle vie religieuse, avoir une belle réputation, n’est pas le bon niveau. Jésus lui a fait découvrir qu’il y a un émerveillement, comme un ciel qui est d’une beauté étonnante dans notre cœur.


"Mais lui s’assombrit à cette parole et s’en alla tout triste, car il avait beaucoup de biens."

L’orage gronde dans le cœur de cet homme, les nuages arrivent et le vent commence à souffler dans son intérieur. Pourtant, Jésus s’est penché sur cet homme qui s’est bloqué devant sa proposition. « Une seule chose te manque : va, vends tout ce que tu as. » Ce qui voulait dire, libère le ciel en toi, libère ce regard vers le ciel dés maintenant. Libère ton cœur et puis viens, « Suis-moi, » puisque tu cherches le Royaume, la vie éternelle. Le regard de cet homme se trouble, la joie disparaît progressivement de son cœur et la tristesse prend toute la place. Au lieu d’accueillir avec joie l’invitation de Jésus, il s’en va tout triste, parce qu’il ne parvient pas à se détacher de ses richesses qui ne pourront jamais lui donner le bonheur ni la vie éternelle. Jésus dit alors : « Comme il sera difficile à ceux qui ont des richesses d’entrer dans le Royaume de Dieu ! » En entendant ces paroles, les disciples furent déconcertés, ils le furent encore plus lorsque Jésus eut ajouté : « Il est plus facile à un chameau de passer par le trou de l’aiguille qu’à un riche d’entrer dans le Royaume de Dieu ! » Les voyant surpris, Jésus ajouta : « Pour les hommes, impossible, mais non pour Dieu : car tout est possible pour Dieu. » C’est ainsi que nous pouvons expérimenter à certains moments de notre vie, Jésus qui est en agonie, quand l’amour qui se donne n’est pas reçu. Les disciples, plus ébahis encore, se disaient les uns aux autres : Alors, qui peut être sauvé ?


Citation :
Nous demandons la grâce de demeurer dans le regard d’amour de Jésus.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Saint Clément d'Alexandrie (150-v. 215), théologien
Homélie « Quel riche peut être sauvé ? » (trad. coll. Icthus, t. 6, p. 28 rev.)

« Bon maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? »

Ignorer Dieu, c'est mourir ; le connaître, vivre en lui, l'aimer, essayer de lui ressembler, voilà la seule vie. Si vous désirez la vie éternelle..., cherchez d'abord à le connaître même si « personne ne le connaît, si ce n'est le Fils et celui à qui le Fils veut bien le révéler » (Mt 11,27). Après Dieu, connaissez la grandeur du Rédempteur et sa grâce inestimable ; « la Loi, dit l'apôtre Jean, a été donnée par Moïse, mais la grâce et la vérité nous ont été données par Jésus Christ » (1,17)... Si la Loi de Moïse pouvait nous donner la vie éternelle, pourquoi notre Sauveur serait-il venu au monde et aurait-il souffert pour nous depuis sa naissance jusqu'à la mort, parcourant toute une vie humaine ? Pourquoi le jeune homme qui accomplissait si fidèlement depuis sa jeunesse les commandements de la Loi, se serait-il jeté aux pieds d'un autre pour demander l'immortalité ?

     Ce jeune homme observait toute la Loi, et s'y était attaché dès sa jeunesse... Mais il sent bien que s'il ne manque rien à sa vertu, la vie lui fait encore bien défaut. C'est pourquoi il vient la demander à celui qui seul peut l'accorder ; il est sûr d'être en règle avec la Loi, cependant il implore le Fils de Dieu... Les amarres de la Loi le défendaient mal du roulis ; inquiet, il quitte ce mouillage dangereux et vient jeter l'ancre au port du Sauveur.

     Jésus ne lui reproche pas d'avoir manqué à la Loi, mais il se met à l'aimer, ému par cette application de bon élève. Toutefois il le déclare encore imparfait... : il est bon ouvrier de la Loi, mais paresseux pour la vie éternelle. La sainte Loi est comme un pédagogue qui achemine vers les commandements parfaits de Jésus (Ga 3,24) et vers sa grâce. Jésus est « l'aboutissement de la Loi pour que soit donné la justice à tous ceux qui croient en lui » (Rm 10,4).
















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Mar 29 Mai 2018 - 9:46

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Mardi 29 mai 2018 : Le mardi de la 8e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Mardi 29 mai)


Saint Ortaire, Abbé de l'abbaye de Landelle (v. 482 † 580).

Saint Jean de Thessalonique néomartyr de l'Eglise orthodoxe (+ 1802)

Sainte Ursule Ledochowska, Vierge et Fondatrice des « Ursulines du
Cœur de Jésus Agonisant » (1865-1939).


Bienheureux Joachim de Flore Abbé (env.1130-1202)

Bienheureuse Elia de san Clemente, Religieuse carmélite (1901-1927)


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

Pierre se mit à dire à Jésus : « Voici que nous avons tout quitté pour te suivre. »

Jésus avait posé le regard sur cet homme qui voulait savoir comment obtenir la vie éternelle, il lui avait manifesté son amour. Ce regard de Jésus a impressionné les disciples. Devant ce regard rempli de tendresse, ils s’attendaient à ce que cet homme éprouve le même amour pour lui et lui renvoie ce même regard d’amour. Ils ont été témoins, au contraire, de la tristesse qui s’est emparée du cœur de cet homme qui s’est enfui. La proposition de Jésus de vendre tout ses biens lui a fait peur. Les disciples stupéfaits disent à Jésus : « Qui peut entrer dans le royaume ? » Pour les hommes c’est impossible répondit Jésus, mais pas pour Dieu. Comment alors suivre cet appel séduisant et l’exigence de tout perdre ? Pierre déclare à Jésus : « Voilà que nous avons tout quitté pour te suivre. » Il faut que Pierre comprenne ce que Jésus veut nous dire, à quoi il nous appelle. Jésus nous appelle à un « donner tout » pour se libérer et pour ainsi entrer dans un « recevoir » du Royaume. C’est dans ce mouvement que nous recevons bien au delà de ce nous donnons. Le propos de Jésus s’applique à ce que nous vivons, il nous donne de répondre vraiment à son appel en nous parlant de la pauvreté. Nous sommes devant une promesse, un appel annoncé par cet événement, ou Jésus est attirant, porteur d’une belle promesse de vie.


Jésus déclara : « Amen, je vous le dis : nul n’aura quitté, à cause de moi et de l’Évangile, une maison, des frères, des sœurs, une mère, un père, des enfants ou une terre sans qu’il reçoive, en ce temps déjà, le centuple : maisons, frères, sœurs, mères, enfants et terres, avec des persécutions, et, dans le monde à venir, la vie éternelle.

Les deux listes de Jésus sont quasi identiques, cependant, dans la deuxième, le père n’est plus énoncé, car nous n’avons qu’un seul Père. Si nous nous défaisons de tout, c’est pour aller vers notre « être » qui ne se prend plus sur la base d’un « avoir, » mais sur celui d’un « être avec, » d’un « être pour, » d’un « être qui se lance » vers le Père, à la suite de Jésus. Vous allez recevoir en ce temps déjà le centuple dit Jésus, c’est une abondance d’Amour qui est annoncée là. L’Esprit- Saint met alors une vie nouvelle dans notre cœur, une Vie divine. Jésus ajoute : « Avec des persécutions. » Les persécutions viendront de l’extérieur mais aussi de l’intérieur. Cette vie toute nouvelle est celle que Marie a vécu avec Jésus au milieu de nous. L’Amour unique du cœur de Jésus et du cœur de Marie nous invite à demeurer dans l’Esprit-Saint pour vivre du mystère de vie divine annoncée par les prophètes. Jésus veut pour nous une relation d’Amour avec Lui, dans la vérité et la lumière de l’Amour. Mais que de résistances au plus profond de nos entrailles avant que nous ne nous laissions mouvoir par l’Esprit-Saint.


Beaucoup de premiers seront derniers, et les derniers seront les premiers.

C’est un changement de perspective qui repose sur un autre fondement, que nous allons réaliser qui est celui de l’être avec, et non pas de l’avoir. Cela nous change radicalement, c’est comme une nouvelle naissance. Cette nouvelle naissance nous inscrit dans une nouvelle famille engendrée par une Parole divine vivante. Dès lors, ce que nous avons, nous reconnaissons que nous le recevons. Nous découvrons, dés alors que nous vivons tournés vers une promesse, celle d’être avec Jésus en mouvement vers le Père qui nous appelle. La réalité de l’Amour qui est reçu comme un don, nous donne une nouvelle identité, elle nous fait entrer dans la fraternité universelle. Nous ne sommes plus comme avant avec les autres, nous faisons partie d’une famille qui est irriguée par la Vie éternelle. Cela nous introduit en contradiction possible avec les autres qui sont toujours du « monde, » et qui restent sur leur base. Cette contradiction peut entraîner des persécutions que nous supportons pour que la Bonne Nouvelle de Jésus avance. C’est le bonheur que Jésus promet, ce n’est pas le bonheur de la terre, mais celui du ciel qui est déjà sur la terre. Nous sommes mus par l’Esprit-Saint, et nous voulons laisser l’Esprit-Saint accomplir les merveilles de Dieu.


Citation :
Nous demandons la grâce de choisir le bonheur qui vient de Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Sainte Teresa de Calcutta (1910-1997), fondatrice des Sœurs Missionnaires de la Charité
No Greater Love, p. 95 (trad. Il n’y a pas de plus grand amour, Lattès 1997, p. 102 rev.)

Tout quitter pour le suivre

Les richesses, qu'elles soient matérielles ou spirituelles, peuvent nous asphyxier si on n'en a pas un juste usage. Car Dieu lui-même ne peut rien placer dans un cœur déjà plein à craquer. Un jour ou l'autre, inévitablement, il en ressort un appétit d'argent et une avidité de tout ce que l'argent peut procurer — la recherche du superflu, du luxe pour ce qui est de se nourrir, se vêtir ou s'amuser. Les besoins vont alors croissant, une chose appelant l'autre. Mais au terme on trouve un sentiment incontrôlable d'insatisfaction. Demeurons aussi vides que possible afin que Dieu puisse nous remplir.

     Notre Seigneur en est un vivant exemple : dès le premier jour de son existence humaine, il a connu une pauvreté dont aucun être humain ne fera jamais l'expérience car, « étant riche, il se rendit lui-même pauvre » (2Co 8,9). Le Christ s'est vidé lui-même de toute sa richesse. C'est là que surgit la contradiction : si je veux être pauvre comme le Christ qui est devenu pauvre alors qu'il était riche, que dois-je faire ? Ce serait une honte pour nous d'être plus riches que Jésus qui à cause de nous a enduré la pauvreté.

     Sur la croix, le Christ a été privé de tout. La croix elle-même lui avait été donnée par Pilate ; les clous et la couronne, par les soldats. Il était nu. Quand il est mort, on l'a dépouillé de la croix, on lui a retiré les clous et la couronne. Il a été enveloppé dans un morceau de toile, donné par une âme charitable, et il a été enterré dans un tombeau qui ne lui appartenait pas. Et cela, alors que Jésus aurait pu mourir comme un roi ou même s'épargner la mort. Mais il a choisi la pauvreté car il savait que c'est le vrai moyen de posséder Dieu et d'apporter son amour sur la terre.

















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Mar 29 Mai 2018 - 22:57

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur






Homélie :

« Alors Jésus dit à ses disciples : « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. »

L’heureuse découverte de Jésus, le Crucifié, nous ouvre à une marche, à sa suite, dans le plus grand Amour. Jésus annonce sa Passion, son départ vers Jérusalem, vers sa mort et sa résurrection « le troisième jour. » L’invitation heureuse : « Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il me suive, » est une bénédiction. Jésus ouvre une liberté nouvelle qui est un dépassement dans l’Amour qui n’a d’autre contrainte que la fidélité à son Amour. Chacun se retrouve devant son propre choix. Jésus nous donne la liberté de pouvoir faire ce choix qui est la plus belle attirance. C’est le moyen le plus puissant pour attirer à lui ceux qui le désire. L’Amour que Jésus nous offrent est si grand, qu’il mérite que nous courions de nous-mêmes à sa recherche, que nous le désirions de notre propre mouvement. Nous vérifions la vérité de cette Parole de Dieu avec sainte Jeanne d’Arc. « Mue par ses voix, » Jeanne s’est adaptée à la vérité qui venait de Dieu au risque d’être perçue comme une sorcière, une folle. Elle sera brûlée vive comme une hérétique. Ce qui était important pour elle, c’était d’être fidèle au don de Dieu qui lui était fait, c’était d’être fidèle à l’Esprit Saint qui l’anime. Dans sa mission, elle a été consacrée dans la vérité.


Car celui qui veut sauver sa vie la perdra, mais qui perd sa vie à cause de moi la trouvera."

Quel avantage, en effet, un homme aura-t-il à gagner le monde entier, si c’est au prix de sa vie ? Et que pourra-t-il donner en échange de sa vie ? Si nous marchons derrière Jésus, nous acceptons de prendre des risques par amour pour lui. Jésus marche devant nous, il a assumé le premier l’existence risquée qu’il nous offre, sans autre raison que son amour pour nous. Celui qui prend sa croix, commence à vivre, en suivant Jésus, une étrange folie qui est la plus douce des sagesses. Il va perdre l’avoir, le valoir, le pouvoir, il se perd lui-même des yeux, n’ayant de regard que pour Celui qui marche devant. C’est une grande Sagesse que Jésus vient nous annoncer, il marque jusqu’à quel point nous devons nous renoncer, et mépriser les biens, les plaisirs et la gloire qui ne viendrait pas de Dieu. Nous témoignons du courage de Jésus dans ses souffrances, de l’humilité, de la douceur, et de la modestie de Jésus. Avec Jeanne d’Arc, nous voulons que notre vie soit dans la suite de Jésus, nous laissons résonner en nous sa Parole.


« Car le Fils de l’homme va venir avec ses anges dans la gloire de son Père ; alors il rendra à chacun selon sa conduite."

La suite de Jésus pauvre, implique une nouvelle relation à Dieu. Il s’agit d’insérer notre vie de chaque jour dans son Amour infini, dans le projet de Dieu. Nous trouvons ainsi notre âme, nous nous trouvons nous-­mêmes en Dieu et selon Dieu. Nous voulons creuser un chemin de bonté et aller à Jésus par le chemin de l’amour, dans le don de l’Amour. Consacrés dans la vérité de Jésus, nous sommes envoyés au monde. Pour Jeanne d’Arc, marcher à la suite de Jésus, c’était se renoncer elle-même, et se charger de sa croix, et de le suivre. Tout ce qui pouvait lui être encore « personnel : » amour propre, volonté propre, idée propre, devait éclater, pour être remis dans la vérité qui vient de Dieu. Pour être capables d’affronter l’adversaire dans le combat spirituel, il nous faut être consacrés dans la vérité. Mus par l’Esprit Saint, que nous soyons dans la lumière qui vient du cœur de Dieu. Avec Jeanne d’Arc, nous voulons faire refleurir les déserts par la miséricorde de Jésus.


Citation :
Nous demandons la grâce de la confiance pour demeurer dans les sentiments du cœur de Jésus.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Saint Alphonse-Marie de Liguori (1696-1787), évêque et docteur de l'Église
6ème Discours pour la neuvaine de Noël (trad. Éds Saint-Paul 1993, p. 90)

Le Fils de l'homme est venu pour donner sa vie

Le Seigneur éternel a daigné se présenter à nous d'abord comme un petit enfant dans une étable, puis comme un simple ouvrier dans un atelier, plus tard comme un criminel expirant sur un gibet, enfin comme du pain sur un autel. Aspects nombreux, aspects intentionnels de Jésus, aspects qui n'ont eu qu'un effet : celui de montrer l'amour qu'il nous porte.

     Ah, Seigneur, peux-tu encore inventer quelque chose pour te faire aimer de nous ? « Proclamez parmi les peuples, clamait le prophète Isaïe, proclamez les hauts faits de notre Dieu » (Is 12,4). Âmes rachetées, faites connaître partout les œuvres d'amour de ce Dieu plein d'amour. Il les a conçues et réalisées pour se faire aimer de tous les hommes, lui qui, après les avoir comblés de ses bienfaits, s'est donné lui-même, et de tant de manières !

     « Malade ou blessé, désires-tu guérir ? Jésus est le médecin » : il te guérit par son sang. Es-tu brûlé par la fièvre ? Il est la source rafraîchissante. Es-tu tourmenté par les passions et les troubles de ce monde ? Il est la source des consolations spirituelles et du vrai réconfort. « Crains-tu la mort ? Il est la vie. Aspires-tu au ciel ? Il est la voie » (Jn 14,6) : ainsi parle saint Ambroise. Jésus Christ ne s'est pas donné seulement à tous les hommes en général ; il tient à se donner à chacun en particulier. C'est pourquoi saint Paul dit : « Il m'a aimé et s'est livré lui-même pour moi » (Ga 2,20). Et saint Jean Chrysostome affirme que « Dieu aime autant chacun de nous que toute l'humanité ». Par conséquent, mon cher frère, si tu avais été seul au monde, le divin Rédempteur serait venu, aurait donné son sang et sa vie pour toi seul.

















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Jeu 31 Mai 2018 - 0:26

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur






Homélie :

En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit avec empressement vers la région montagneuse, dans une ville de Judée.

Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. L’extraordinaire de Dieu se dévoile dans l’expérience ordinaire de la maternité de ces deux femmes. Lors de l’Annonciation, Marie a dit ’’oui’’ à une maternité inouïe : mettre au monde le Fils de Dieu lui-même. Cet évenement la met dans un silence provoqué par l’Esprit Saint. Elle part ’’en hâte’’ vers Elisabeth. La vie va naître et grandir chez la jeune fille vierge comme chez la vieille femme stérile qui ont cru à ce qui leur a été dit. Marie prononce ses premiers mots de salutation, et en réponse, l’enfant d’Elisabeth se met à ’’bondir.’’ Marie par son silence et sa présence est Parole vivante de Dieu. Elisabeth en est saisie : « Comment m’est–il accordé que la mère de mon Seigneur vienne me voir ? Car dès que ta salutation a retenti à mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse dans mon ventre. Heureuse celle qui a cru, car ce qui lui a été dit de la part du Seigneur s’accomplira ! » Le prophète qu’elle porte, Jean Baptiste, tressaille d’allégresse en la présence du Sauveur. En contemplant la Vierge Marie, nous rendons grâce à Dieu pour notre vocation chrétienne qui est de donner la Présence de Dieu par notre vie !


"Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint,

et s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? Marie est confirmée dans son silence, c’est Dieu lui-même qui dit la Bonne nouvelle. Le cantique de Marie est l’aboutissement de l’échange des paroles suscitées par l’Esprit Saint. Il éclaire la signification de ces événements. Marie l’Immaculée se présente comme la servante du Seigneur. C’est Dieu lui-même qui relève les humbles. Marie évoque les trois titres divins de Jésus : Seigneur, Dieu mon Sauveur, Puissant, avant de conclure sur la sainteté de son Nom. Marie est une femme de foi qui perçoit les merveilles de Dieu au milieu des difficultés. Elle nous montre, dans l’épreuve de la solitude, comment élever le regard au-dessus des nuages et contempler le soleil qui continue de briller. La joie de la femme, c’est son Seigneur, elle a, en son Seigneur, toute sa joie. Le visage de Marie donne « corps » à l’Église, à la mission de la femme. Toute femme qui regarde vers Marie trouve le modèle nécessaire à la réalisation de sa vocation. L’Eglise reprendra dans sa prière la parole d’Élisabeth.


"Marie dit alors : « Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !

Il s’est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse. C’est l’humilité qui caractérise la vérité et la grandeur de l’humanité. Jésus nous a donné Marie qui crie sa reconnaissance des choses cachées. En reponse à Élisabeth, elle chante la bénédiction qui se prolonge en béatitude, en action de grâce. Ils sont grands aux yeux de Dieu. Il accueille dans sa bonté et dans sa ’’miséricorde’’ Israël le ’’serviteur,’’ tout comme Marie sa ’’servante." L’histoire du peuple de Dieu, dans ce qu’il a de meilleur, est son écoute, sa foi, sa marche confiante vers Dieu. Marie récapitule les drames et les joies de toutes les femmes qui ont bénéficié de la miséricorde divine. Elle est encore pour nous un exemple, un guide, une mère. Jésus, le Sauveur, nous est donné dans les Sacrements qui actualisent aujourd’hui le salut du monde. Il choisira les Apôtres pour célébrer le mystère du salut de l’humanité. Nous nous réjouissons dans cette fête de la Visitation de Marie à sa cousine Elisabeth et nous voulons chanter avec elle : « Toutes les générations te diront bienheureuse. »


Citation :
Nous demandons la grâce de contempler Marie dans son mystère.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Saint Ambroise (v. 340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église
Commentaire sur l'évangile de Luc, 2, 19-27 ; PL 15, 1559 ; SC 45 (trad. Orval rev.)

Magnifier le Seigneur et tressaillir en Dieu.

L'ange avait annoncé à la Vierge Marie des choses mystérieuses. Pour affermir sa foi par un exemple, il lui fait part de la maternité prochaine d'une femme âgée et stérile, preuve que tout ce qui plaît à Dieu lui est possible (Lc 1,37). Dès qu'elle a entendu cela, Marie a gagné les montagnes...dans l'allégresse de son désir, dans sa fidélité à rendre service et dans la hâte de sa joie... : la grâce du Saint Esprit ignore les lenteurs... Tout de suite se manifestent les bienfaits de la venue de Marie et de la présence du Seigneur : « L'enfant tressaillit dans le sein d'Élisabeth, et elle fut remplie de l'Esprit Saint »...

    « Heureuse, dit-elle, toi qui as cru ! » Heureux vous aussi qui avez entendu et cru, car toute âme qui a la foi conçoit et enfante la parole de Dieu et reconnaît son œuvre. Que réside en chacun l'âme de Marie pour glorifier le Seigneur, en chacun l'esprit de Marie pour tressaillir en Dieu ! Si le Christ n'a qu'une mère selon la chair, le Christ est le fruit de tous selon la foi, car toute âme peut recevoir le Verbe de Dieu pourvu du moins qu'elle soit pure et débarrassée du péché. Toute âme parvenue à cet état magnifie le Seigneur comme l'âme de Marie a magnifié le Seigneur et comme son esprit a tressailli dans le Dieu Sauveur. Nous lisons ailleurs : « Magnifiez le Seigneur avec moi » (Ps 33,4).

     Le Seigneur est magnifié non parce que la voix humaine lui ajoute quelque chose, mais parce qu'il grandit en nous. Car le Christ est l'image de Dieu (2Co 4,4; Col 1,15), et c'est pourquoi, si quelqu'un agit avec dévotion et justice, il fait grandir en lui cette image de Dieu — à la ressemblance de qui il a été créé (Gn 1,26) — et en la faisant grandir, il est élevé en une sorte de participation à sa grandeur.



















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Ven 1 Juin 2018 - 0:09

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Vendredi 01 juin 2018 : Le vendredi de la 8e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Vendredi 01 juin)


Saint Justin de Naplouse, Philosophe et martyr († v. 165).

Saint Révérien, Évêque d'Autun (✝ 273).

Saint Ronan, Ermite en Bretagne (6ème s.)

Saint Annibal-Marie Di Francia, Fondateur des Congrégations Religieuses
des Rogationnistes et des Filles du Divin Zèle (1851-1927)


Les Bienheureux Alonso Navarrete et 2 compagnons, martyrs († 1617)

Bienheureux Giovanni Battista Scalabrini, Évêque († 1905)


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Jésus entra à Jérusalem, dans le Temple. Il parcourut du regard toutes choses et, comme c’était déjà le soir, il sortit pour aller à Béthanie avec les Douze."

Le lendemain, quand ils quittèrent Béthanie, il eut faim. Voyant de loin un figuier qui avait des feuilles, il alla voir s’il y trouverait quelque chose ; mais, en s’approchant, il ne trouva que des feuilles, car ce n’était pas la saison des figues. Alors il dit au figuier : « Que jamais plus personne ne mange de tes fruits ! » Et ses disciples avaient bien entendu. Les disciples sont surpris. Jésus nous fait le don de la vérité qui rend libre, la liberté éclaire tout sur son passage. Ce n’est pas la saison des figues, mais l’apparition de feuilles sur cet arbre signifie que des « figues précoces » devraient s’y trouver. Jésus parle en paraboles, il exerce son ministère depuis trois ans. Le figuier représente les trois années de ministère de Jésus, il doit encore être reconnu comme Messie. Jésus annonce par cet événement du figuier stérile, comment le peuple est semblable à ce figuier qui ne porte pas de fruit. Le maître du monde, qui inspecte toutes choses, discerne une stérilité qui est insupportable au Dieu de vie. Jésus, qui descend dans notre cœur, nous donne le courage de prendre position pour que la vie triomphe. Dieu fait de nous des enfants de lumière et de vie.


"Ils arrivèrent à Jérusalem. Entré dans le Temple, Jésus se mit à expulser ceux qui vendaient et ceux qui achetaient dans le Temple. Il renversa les comptoirs des changeurs et les sièges des marchands de colombes, et il ne laissait personne transporter quoi que ce soit à travers le Temple."

Le temple de Jérusalem est rempli de marchands, de changeurs de monnaie, du commerce des animaux. Les gens s’illusionnent en croyant qu’offrir des sacrifices à Dieu, c’est déjà être sauvés. « Allez laver vos mains pleines de sang, le sang de tous les crimes commis par ailleurs » disaient déjà les prophètes. Alors les chefs des prêtres et les scribes, en voyant cela, décidèrent de le faire mourir. Si le figuier représente Jérusalem, le commerce dans le temple manifeste l’incrédulité de ceux qui devraient être des adorateurs. En posant l’histoire du figuier à cet endroit, Marc nous dit que Jésus entre dans son temple, c’est lui le Roi de gloire. Son cœur et plein d’amour pour son Père, il est plein d’amour pour ses frères. Jésus enseigne ainsi aux disciples la nécessité de s’appuyer sur la prière basée sur la foi. Jésus va prendre sur lui toute la misère des hommes, il entre déjà dans sa Passion.


"Apprenant cela, les grands prêtres et les scribes cherchaient comment le faire périr. En effet, ils avaient peur de lui, car toute la foule était frappée par son enseignement."

Et quand le soir tomba, Jésus et ses disciples s’en allèrent hors de la ville. Le lendemain matin, en passant, ils virent le figuier qui était desséché jusqu’aux racines. Pierre, se rappelant ce qui s’était passé, dit à Jésus : « Rabbi, regarde : le figuier que tu as maudit est desséché. » Ceux qui vivent de l’amour de Dieu ne sont pas reçus par les marchands du temple. Ceux qui marchent selon le don de Dieu rencontrent sur leur route de nombreux obstacles. Nous sommes mis à l’épreuve par des événements qui éclatent comme un incendie, dit l’apôtre. « Réjouissez-vous, vous participez aux souffrances du Christ. » « Vous communiez ainsi aux souffrances du Christ. » Immédiatement après que Pierre ait désigné le figuier desséché, Jésus commence à parler de la puissance de la prière basée sur la foi, qui peut déplacer des montagnes. Nous sommes le lieu de la prière et le lieu d’une charité intense. La prière, c’est aimer Dieu et c’est aimer ses frères, cette charité intense couvre une multitude de péchés. Le temple de Dieu, c’est chacun de nous. Ainsi, Jésus qui marche vers le Golgotha, nous indique comment nous allons être sauvés.


Citation :
Nous demandons à Jésus dans sa passion la grâce de remettre en nos cœurs l’ordre de son amour.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Saint Jérôme (347-420), prêtre, traducteur de la Bible, docteur de l'Église
Homélies sur l'évangile de Marc, n°8 ; SC 494 (trad. cf Marc commenté,
DDB 1986, p. 85 et SC, p. 193)


Ce n'était pas encore la saison des figues

« Ce n'était pas encore la saison des figues. » Dans sa lettre aux Romains, l'apôtre Paul donne une interprétation de ce passage : « Je ne veux pas, frères, que vous ignoriez ce mystère : c'est une cécité partielle qui est arrivée à Israël, jusqu'à ce que soit entrée la plénitude des nations. Et ainsi tout Israël sera sauvé » (Rm 11,25-26). Si le Seigneur avait trouvé des fruits sur ce figuier, la totalité des nations ne serait pas entrée. Mais puisque la totalité des nations est entrée, tout Israël finalement sera sauvé... Par ailleurs, on trouve ce passage dans l'Apocalypse de Jean : « De la tribu de Juda douze mille croiront ; de la tribu de Ruben douze mille croiront » et il en est de même des autres tribus (Ap 7,5-8.). Au total, ils étaient cent quarante-quatre mille à croire...

     Si Israël avait cru, notre Seigneur n'aurait pas été crucifié, et si notre Seigneur n'avait pas été crucifié, la foule des païens n'aurait pas été sauvée. Donc les juifs deviendront croyants, mais ils ne croiront qu'à la fin du monde. Pour eux, ce n'était pas la saison de croire en la croix... Leur incroyance, c'est notre foi ; leur chute a permis notre relèvement. Ce n'était pas le moment pour eux, afin que ce soit le nôtre.

















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   

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Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !
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