À Toi NOTRE PÈRE par les Saints Cœurs de JÉSUS, MARIE et JOSEPH..

Forum Catholique sous la protection de Saint Michel, faisant mémoire de Sylvie la fondatrice, Prières, Dévotions au Sacré Coeur, au Coeur Immaculé de Marie, au Coeur Chaste de Joseph et autres, Fidélité aux 3 Blancheurs et au Magistère de l'Eglise...
 
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 Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*

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Lumen
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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Ven 1 Juin 2018 - 23:38

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Samedi 02 juin 2018 : Le samedi de la 8e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Samedi 02 juin)


Sainte Blandine (vierge), de Saint Pothin (Évêque de Lyon), et de leurs
46 compagnons, Martyrs à Lyon (✝ 177).


Saint Erasme ou saint Elme, saint patron des marins et Martyr  (253 - 303)

Saints Marcellin et Pierre, Martyrs à Rome (✝ 304).

Saint Eugène Ier Pape (75 ème) de 655 à 657 (+ 657)

Saint Nicéphore Ier Patriarche de Constantinople (+ 829)

Les Bienheureux Sadoc et ses 48 compagnons o.p. Martyrs († 1259)

Bienheureux Joseph Thao Tiến, Prêtre et Martyr (1918-1954)


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

Ils viennent de nouveau à Jérusalem. Et tandis qu’il circule dans le Temple, les grands prêtres, les scribes et les anciens viennent à lui et il lui disaient : « Par quelle autorité fais-tu cela ?

ou qui t’a donné cette autorité pour le faire ? » L’intention de ceux qui vont trouver Jésus n’est pas de découvrir la foi. Les grands prêtres et les chefs du peuple ne veulent pas reconnaître Jésus. Leur décision de le supprimer est arrêtée dans leur cœur, mais ils veulent sauver la face aux yeux des hommes. Si notre cœur n’est pas dans un climat de recherche et de prière, c’est peine perdue. Si notre disposition est bonne, si notre intention est bonne, Dieu nous fera comprendre notre misère pour que nous puissions nous réconcilier avec Lui. Or nous sommes dans le combat entre l’autorité religieuse et Jésus qui a chassé les vendeurs du temple. C’est insupportable pour eux. « Qui t’a donné cette autorité pour le faire ? » Jésus est le Fils du Père, et il lui ressemble, il vient de lui, et il lui est semblable, il accomplit les mêmes œuvres que lui. Il rend témoignage que ce ne sont pas ses propres œuvres, mais celles de son Père. Mais comment ces hommes auraient-ils pu reconnaître en lui le Fils de Dieu, dans le mystère de ce corps qu’il avait assumé, dans cet homme né de Marie ? Nous contemplons Jésus dans le combat spirituel qui nous donne la vie. Nous découvrons sa bienveillance et son écoute ! Il veut entraîner ses contradicteurs plus loin dans la vérité !


Jésus leur dit : « Je vous poserai une seule question. Répondez-moi et je vous dirai par quelle autorité je fais cela.

Le baptême de Jean était-il du Ciel ou des hommes ? Répondez-moi. »  Si notre intention est bonne, et que nous nous adressons à Jésus en vérité, nous découvrons qui Il est, et nous comprenons, quand Il nous demande : « Le baptême de Jean venait-il du ciel ou des hommes ? » Si l’humilité de Jésus semble un obstacle pour croire en sa parole, il nous demande au moins de croire en ses œuvres. Foi et prière vont de pair. Si la foi s’éteint, la prière cesse elle-même d’exister. Par la foi, nous savons que Jésus vient du ciel, et que son autorité lui vient aussi de son Père, qui est Dieu. Chacun de nous est confronté à des exigences d’écoute et d’accueil. Nous croyons, pour être exaucés dans nos prières, et nous prions pour que notre foi grandisse. La foi produit la prière, et la prière affermit notre foi. Nous pouvons rencontrer des attitudes critiques difficiles à supporter, « l’adversité » peut chercher des « adeptes » qui vont critiquer ensemble, et l’obscurité peut aller jusqu’à la destruction de la communauté. Nous reconnaissons humblement que cette attitude de mort nous habite ! Il nous faut rejeter cette attitude de destruction qui nous menace et entrer dans la louange.


« Or ils se faisaient par-devers eux ce raisonnement : « Si nous disons : « Du Ciel », il dira : « Pourquoi donc n’avez-vous pas cru en lui ? » Mais allons-nous dire : « Des hommes ? » Ils craignaient la foule car tous tenaient que Jean avait été réellement un prophète. Et ils font à Jésus cette réponse : « Nous ne savons pas. » Et Jésus leur dit : « Moi non plus, je ne vous dis pas par quelle autorité je fais cela. »

Il nous faut toujours revenir à la source de la Vie, alors l’action de grâce nourrit notre foi, et nous mettons notre espérance dans les pauvres. Dieu réalise d’autant mieux son œuvre que nous sommes des serviteurs inutiles. Nous nous adressons à Marie qui est notre Mère pour accueillir la parole et la vie de Jésus avec une bonne intention et une bonne volonté. Ainsi, nous obtenons la paix et la joie des enfants de Dieu. La parole de Dieu nous resitue et nous réconforte dans notre mission. Au service du Christ Jésus, nous avons confiance que l’Esprit Saint bâtit la communauté. Nous pourrions croire que nos différences sont un obstacle, qu’elle vont nous « auto détruire, » c’est véritablement le contraire, car la différence de ses membres fait la beauté de la communauté. « Si le Seigneur ne bâtit la maison, en vain travaillent les maçons ! » Cette humilité nous remet dans la joie, nous rendons grâce à Dieu.


Citation :
Nous demandons à Dieu la grâce de nous aider à demeurer dans l’action de grâce. »


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Saint Pierre Chrysologue (v. 406-450), évêque de Ravenne, docteur de l'Église
Sermon 167 ; CCL 248, 1025 ; PL 52, 636 (trad. Matthieu commenté, DDB 1985, p. 35 rev.)

« Jean Baptiste est venu à vous..., et vous n'avez pas cru à sa parole » (Mt 21,32)

« Jean Baptiste proclamait : ' Convertissez-vous, car le Royaume des cieux est tout proche ' » (Mt 3,1)... Bienheureux Jean qui a voulu que la conversion précède le jugement, que les pécheurs ne soient pas jugés, mais récompensés, qui a voulu que les impies entrent dans le Royaume et non sous le châtiment... Quand Jean a-t-il proclamé cette imminence du Royaume des cieux ? Le monde était encore en son enfance...; mais pour nous qui proclamons aujourd'hui cette imminence, le monde est extrêmement vieux et fatigué. Il a perdu ses forces ; il perd ses facultés ; les souffrances l'accablent...; il crie sa défaillance ; il porte tous les symptômes de sa fin...

     Nous sommes à la remorque d'un monde qui s'enfuit ; nous oublions les temps à venir. Nous sommes avides d'actualité, mais nous ne tenons pas compte du jugement qui vient déjà. Nous n'accourons pas à la rencontre du Seigneur qui vient...

     Convertissons-nous, frères, convertissons-nous vite... Le Seigneur, du fait qu'il tarde, qu'il attend encore, prouve son désir de nous voir revenir à lui, son désir que nous ne périssions pas. Dans sa grande bonté il nous adresse toujours ces paroles : « Je ne désire pas la mort du pécheur, mais qu'il se détourne de sa voie et qu'il vive » (Ez 33,11). Convertissons-nous, frères ; n'ayons pas peur de ce que le temps se fait court. Son temps à lui, l'Auteur du temps, ne peut pas être rétréci. La preuve en est ce brigand de l'Évangile qui, sur la croix et à l'heure de sa mort, a escamoté le pardon, s'est saisi de la vie et, voleur du paradis avec effraction, a réussi à pénétrer dans le Royaume (Lc 23,43).

















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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Dim 3 Juin 2018 - 8:50

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur






Homélie :

"Le premier jour de la fête des pains sans levain, où l’on immolait l’agneau pascal, les disciples de Jésus lui disent : « Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs pour ton repas pascal ? »

Il envoie deux disciples : « Allez à la ville ; vous y rencontrerez un homme portant une cruche d’eau. Suivez-le. Et là où il entrera, dites au propriétaire : ’Le maître te fait dire : Où est la salle où je pourrai manger la Pâque avec mes disciples ?’ Il vous montrera, à l’étage, une grande pièce toute prête pour un repas. Faites-y pour nous les préparatifs. » Nous fêtons le Saint Sacrement du Corps et du Sang de Jésus, « l’ancienne tradition céde le pas à une nouvelle Alliance. » Dans la Pâque ancienne, on immolait l’agneau pascal, on se préparait pour le souvenir du passage de la mer rouge. La Parole de Dieu retentit dans notre vie quotidienne pour vivre notre « aujourd’hui », dans la perspective de la Pâque du Seigneur Jésus, à laquelle nous participons pour entrer dans la vie trinitaire. « Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs pour ton repas pascal ? » Voilà la question que nous adressons à Jésus en considérant notre propre vie. Où veux-tu que ta présence vienne prendre place ? Où veux-tu que ta présence vienne porter notre existence ? C’est le cœur de notre vie où nous éprouvons le besoin de la présence de Jésus pour qu’il croisse. Que Jésus devienne en nous, le plus grand amour, la plus grande Présence. Jésus institue un nouveau rituel pour un nouveau Passage à son Amour infini.


"Les disciples partirent, allèrent en ville ; tout se passa comme Jésus le leur avait dit ; et ils préparèrent la Pâque."

Pendant le repas, Jésus prit du pain, prononça la bénédiction, le rompit, et le leur donna, en disant : « Prenez, ceci est mon corps. » Puis, prenant une coupe et rendant grâce, il la leur donna, et ils en burent tous. Et il leur dit : « Ceci est mon sang, le sang de l’Alliance, répandu pour la multitude." Ce Sacrement est si important dans notre vie pour supporter notre quotidien de souffrance, de solitude et d’angoisse. Unis au Christ, nous faisons l’expérience que « nous achevons dans notre chair ce qui manque aux souffrances du Christ pour son corps qui est l’Église. » Pour participer à l’œuvre du Christ, nous avons besoin d’être centrés sur le mystère du sang versé, nous avons besoin d’être centrés sur la vie donnée, nous avons besoin d’être nourris du Corps et du Sang de Jésus. Nous voulons vivre du nouvel amour proposé par Jésus. C’est la libération du péché de l’humanité obtenue par le sang de Jésus. C’est d’abord un mystère de foi. C’est l’éclosion d’une nouvelle famille, des frères et des sœurs sauvés par son sacrifice et réunis pour le repas de l’Amour. « Poussé par l’Esprit éternel, Jésus s’est offert lui-même à Dieu, comme une victime sans tache, et son sang purifie notre conscience des actes qui mènent à la mort pour que nous puissions célébrer le culte du Dieu vivant, » dit l’Épître aux Hébreux. C’est un don à recevoir. C’est le don de notre salut, « Jésus, ayant aimé les siens, les aima jusqu’au bout. »


"Amen, je vous le dis : je ne boirai plus du fruit de la vigne, jusqu’à ce jour où je boirai un vin nouveau dans le royaume de Dieu. »

Après avoir chanté les psaumes, ils partirent pour le mont des Oliviers. Jésus nous aide à voir autrement, il nous aide à choisir de partir pour ce qui compte vraiment. Nous le prions toujours : « Donne-nous de vénérer d’un si grand amour, le mystère de ton corps et de ton sang que nous puissions recueillir sans cesse le fruit de ta rédemption : Jésus prit du pain. » Il s’est offert et nous donne la possibilité d’entrer nous-mêmes dans ce mouvement d’offrande de soi. Jésus, au terme de son existence terrestre, a posé ce geste pour se donner à nous, pour nous nourrir. Le Seigneur Jésus reprend ce que Marie lui a apporté, tout ce poids d’humanité pour nous en faire le Don. Nous entrons alors dans la vraie liberté. Depuis le temps du sang versé, nous savons que nous pouvons nous adresser à lui pour toute notre existence. Ce salut offert en Jésus Christ est le fruit d’un immense amour. Jésus vient libérer notre conscience de toutes ces œuvres mortes pour nous remettre debout, dans sa Résurrection.


Citation :
Nous demandons la grâce de correspondre au don de l’amour du Dieu qui nous a tant aimé.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Saint Jean-Marie Vianney (1786-1859), prêtre, curé d'Ars
Esprit du Curé d'Ars dans ses Catéchismes, ses Sermons, ses Conversations
(Abbé Monnin, Éds Tequi 2007, p. 57-58, rev.)


Dieu se donne Lui-même en nourriture

Pour avoir une idée de notre dignité, il faut nous rappeler souvent le ciel, le calvaire et l'enfer. Si nous comprenions ce que c'est qu'être enfant de Dieu, nous ne pourrions pas faire le mal, nous serions comme des anges sur la terre. Être enfant de Dieu, quelle dignité !

     Lorsque les anges se furent révoltés contre Dieu, ce Dieu si bon, voyant qu'ils ne pouvaient jouir du bonheur pour lequel Il les avait créés, fit l'homme et ce petit monde que nous voyons pour nourrir son corps. Mais il fallait bien aussi nourrir son âme ; et comme rien de créé ne peut nourrir l'âme qui est un esprit, Dieu voulut se donner Lui-même pour nourriture.

     Mais le grand malheur est qu'on néglige de recourir à cette divine Nourriture, pour traverser le désert de cette vie. Comme une personne qui meurt de faim à côté d'une table bien servie, il y en a qui restent cinquante, soixante ans sans nourrir leur âme.

     Si les chrétiens pouvaient comprendre ce langage de notre Seigneur qui leur dit : « Malgré ta misère, Je veux voir de près cette belle âme que J'ai créée pour Moi. Je l'ai faite si grande qu'il n'y a que Moi qui puisse la remplir. Je l'ai faite si pure qu'il n'y a que mon Corps qui puisse la nourrir. »










Tantum Ergo

Cette hymne - extraite du Pange Lingua - a été écrite par Saint Thomas d'Aquin (1225-1274)

Elle est par excellence le chant final des saluts et adorations du Très Saint Sacrement.


Ce sacrement est si grand ! Adorons-le prosternés !

Et antíquum documéntum novo cedat rítui :

Et qu'au précepte d'autrefois succède un rite nouveau !

Præstet fides suppleméntum sénsuum défectui.

Que la foi vienne suppléer à nos intelligences leur limite !

Genitóri, Genitóque laus et iubilátio,

Au Père et au Fils, louange et joie débordante

Salus, honor, virtus quoque sit et benedíctio :

Salut, honneur et toute puissance, soit toute bénédiction !

Procedénti ab utróque compar sit laudátio. Amen.

A l'Esprit du Père et du Fils, Égale acclamation de gloire !


V. Panem de cœlo præstitisti eis. (Alléluia, T.P.)
V. Vous leur avez donné un pain descendu du ciel, (Alléluia, T.P.)
R. Omne delectamentum in se habentem. (Alléluia, T.P.)
R. Ayant en lui toutes délices (Alléluia, T.P.).


Oremus : Deus, qui nobis sub sacramento mirabili, passionis tuae memoriam reliquisti: tribue, quaesumus, ita nos corporis et sanguinis tui sacra mysteria venerari, ut redemptionis tuae fructum in nobis iugiter sentiamus. Qui vivis et regnas in sæcula sæculorum. R. Amen.

Seigneur Jésus Christ, dans cet admirable sacrement, vous nous avez laissé le mémorial de votre passion ; donnez-nous de vénérer d’un si grand amour les mystères de votre corps et de votre sang, que nous puissions recueillir sans cesse le fruit de la rédemption. Vous qui vivez et régnez pour les siècles des siècles. R. Ainsi-soit-il.








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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Dim 3 Juin 2018 - 22:23

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Lundi 04 juin 2018 : Le lundi de la 9e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Lundi 04 juin)


Sainte Clotilde, Reine des Francs (476-545)

Saint Pietro (Pierre) de Vérone, Prêtre, 1er martyr dominicain († 1252)

Saint François Caracciolo, Prêtre et co-fondateur des « Clercs réguliers
Mineurs » (1563-1608)


Saint Philippe Smaldone, « Apôtre des sourds-muets », Prêtre et Fondateur des
« Sœurs Salésiennes des Sacrés Cœurs » (1848-1923).


Sainte Maria Elisabeth Hesselblad, Vierge e fondatrice des ‘Brigittines’
“Sœurs du Saint-Sauveur de Sainte-Brigitte” († 1957)



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

« Jésus se mit à leur parler en paraboles : « Un homme planta une vigne, il l’entoura d’une clôture, y creusa un pressoir et y bâtit une tour de garde."

Puis il loua cette vigne à des vignerons, et partit en voyage. Jésus vient de chasser les vendeurs du temple, c’est à la suite de ces événements qu’il raconte cette parabole. Elle est semblable au autre parabole de la vigne du premier Testament. Le maître de la vigne prit la précaution de l’entourer d’une haie qui symbolise la Loi que Dieu a donnée à son peuple pour le protéger de l’idolâtrie. Dieu a tout fait pour son peuple. Il lui a tout donné, l’alliance, la loi, le temple, les sacrifices et le culte. Israël a tout pour se souvenir des grâces de Dieu, persévérer dans la foi et être fidèle à l’alliance conclue. Le propriétaire de la vigne part pour un long voyage, il loue sa vigne à des vignerons. Dieu a confié son peuple à ses vignerons chargés d’en prendre soin et de lui en restituer le produit. Le plant de choix de la vigne, c’est l’humanité. Le même combat revient sans cesse pour nous, nous pouvons accaparer le Don de Dieu. L’appropriation de la création, des biens de l’humanité, de l’humanité elle-même pour soi-même, est toujours actuelle. Or nous ne nous appartenons pas, nous appartenons à Dieu.


"Le moment venu, il envoya un serviteur auprès des vignerons pour se faire remettre par eux ce qui lui revenait des fruits de la vigne."

Mais les vignerons se saisirent du serviteur, le frappèrent, et le renvoyèrent les mains vides.  La parabole illustre la perversité et la méchanceté des vignerons. Dieu leur envoya des serviteurs pour recueillir le produit de sa vigne. Les fruits qu’il voulait recueillir auprès de son peuple étaient la conversion, la foi, l’obéissance, la piété. Le premier serviteur fut renvoyé à vide. Un autre fut frappé et outragé. Un troisième, tué. Jésus dit aux chefs d’Israël ce que leurs prédécesseurs ils avaient fait aux prophètes. Cette parabole illustre l’infinie patience de Dieu et la perversité des chefs du peuple. Cette patience est sans limites. La méchanceté des vignerons augmente avec chaque nouveau serviteur qu’il leur envoie. L’Amour de Dieu dépasse toutes les bornes de l’incrédulité, de l’injustice et de l’ingratitude. Dans une civilisation individualiste qui s’est approprié les dons de Dieu, nous pouvons témoigner du Dieu qui est Amour, grâce à Jésus.


"Il en envoya encore un autre, et celui-là, ils le tuèrent ; puis beaucoup d’autres serviteurs : ils frappèrent les uns et tuèrent les autres."

Il lui restait encore quelqu’un : son fils bien-aimé. Il l’envoya vers eux en dernier, en se disant : “Ils respecteront mon fils.” Mais ces vignerons-là se dirent entre eux : “Voici l’héritier : allons-y ! tuons-le, et l’héritage va être à nous !” Ils se saisirent de lui, le tuèrent, et le jetèrent hors de la vigne. Jésus est envoyé de la même façon que les prophètes, il dévoila aux membres du sanhédrin ce qu’ils vont lui faire, mettant leurs desseins à nu devant la foule des pèlerins réunis dans le temple. Ils vont le tuer, craignant de perdre leur influence auprès du peuple, jaloux de leurs privilèges et surtout fondamentalement hostiles à son enseignement. Ils décident donc de se débarrasser de lui une fois pour toutes, pour garder le produit de la vigne. Jésus affirme que l’histoire du Royaume de Dieu ne s’achève pas avec sa mort et son rejet. Une nouvelle alliance sera conclue et un nouveau temple construit, dont Jésus sera la pierre angulaire. Le Fils que les vignerons ont rejeté, jeté hors de la vigne et tué, est devenu la pierre principale, la pierre angulaire du nouveau temple de Dieu. Sa mort n’a pas été sa fin. Il est ressuscité victorieux, en Rédempteur du monde et Prince de la vie, devenant le fondement de l’Eglise chrétienne. Nous voulons conformer notre vie à la vie de Jésus, reconnaître que tout vient de Lui. Notre foi en Jésus le Sauveur du monde est plus précieuse que l’or le plus pur ! Dieu nous a fait don de si grandes richesses !


Citation :
Nous demandons la grâce de comprendre cette parole pour que la véritable Vigne qui est le Christ donne tout son Fruit.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Saint [Padre] Pio de Pietrelcina (1887-1968), capucin
Ep 3 ; 586,588,62 (trad. Une pensée, Médiaspaul 1991, p. 67)

« Va aujourd'hui travailler à ma vigne » (Mt 21,28)

De tout mon cœur, je bénis Dieu de m'avoir fait connaître des âmes vraiment bonnes. J'ai pu leur annoncer qu'elles sont elles aussi la vigne du Seigneur : la citerne, c'est leur foi ; la tour, c'est leur espérance ; le pressoir, leur charité ; la haie, c'est la loi de Dieu, qui les démarque des enfants des ténèbres.

     Je m'arrête là, parce que la cloche m'appelle ; je vais au pressoir de l'église, à l'autel. C'est là que ruisselle continuellement le vin sacré du sang de ce raisin délicieux et unique dont bien peu ont la chance de pouvoir s'enivrer. Là, vous le savez, car je ne puis agir autrement, je vous présenterai au Père des Cieux, uni à son Fils ; c'est en lui et avec lui que je suis tout entier vôtre dans le Seigneur.

     Seigneur Jésus, sauve-les tous. Je m'offre en victime pour eux tous. Rends-moi plus fort ; prends ce cœur, emplis-le de ton amour, puis demande-moi tout ce que tu veux.

















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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Lun 4 Juin 2018 - 23:26

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Mardi 05 juin 2018 : Le mardi de la 9e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Mardi 05 juin)


Saint Boniface, Apôtre des Germains. Archevêque de Mayence, martyr (✝ 754)

Saint Igor II Prince de Moscovie, devenu Moine (+ 1147)

Saint Franco d'Assergi ermite près d'Assergi en Italie (12ème s.)

Bienheureuse Marguerite Lucie Szewczyk, Religieuse, Fondatrice de la Congrégation
des « Filles de la B.V.M. des Douleurs » (dites Sœurs séraphiques) (1828-1905)



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"On envoya à Jésus des pharisiens et des partisans d’Hérode pour lui tendre un piège en le faisant parler, »

et ceux-ci vinrent lui dire : « Maître, nous le savons : tu es toujours vrai ; tu ne te laisses influencer par personne, car ce n’est pas selon l’apparence que tu considères les gens, mais tu enseignes le chemin de Dieu selon la vérité. Est-il permis, oui ou non, de payer l’impôt à César, l’empereur ? Devons-nous payer, oui ou non ? Ce discours des Pharisiens et les Hérodiens à Jésus recherche comment vivre dans la vérité. Jésus est le maître, « un homme véridique, » qui ne se laisse influencer par personne. Il enseigne « le vrai chemin de Dieu. » Nous avons entrevu le dilemme, si Jésus dit oui, Il est « pris » comme partisan d’Hérode contre Israël ; S’il dit non, il est « pris » comme révolutionnaire contre Hérode. Jésus répondit simplement à ses adversaires avec une grande tendresse. Nous regardons d’abord ceux qui veulent prendre Jésus au piège sans nous y attarder. Nous contemplons longuement comment Jésus réagit. Il est notre exemple, et nous lui demandons de faire de même dans notre vie. Nous portons en nous l’image de Dieu qui est cachée, c’est un secret d’amour. Quand elle est manifestée elle dit le véritable visage de Dieu qui est Amour ! De l’image que nous avons de Dieu va découler l’image que nous avons de l’humanité.


"Mais lui, sachant leur hypocrisie, leur dit : « Pourquoi voulez-vous me mettre à l’épreuve ? Faites-moi voir une pièce d’argent. » Ils en apportèrent une, et Jésus leur dit : « Cette effigie et cette inscription, de qui sont-elles ? – De César, » répondent-ils.

Avec un grand calme Jésus découvre d’abord l’intention malhonnete : « Pourquoi voulez-vous me mettre à l’épreuve ? » Il aide ensuite les pharisiens et des partisans d’Hérode à voir qu’ils ne vivent pas dans la vérité. Tout ceux qui écoutent arrivent à la vérité de la question. Prenant une pièce de monnaie, il leur enseigne l’importance de l’honnêteté, du devoir. Donner à Dieu ce qui appartient à Dieu, notre amour. Cette Parole met fin à la gérance de la cité des hommes au nom de Dieu, elle est d’une grande actualité. Nous sommes redevable de notre vie à l’humanité par nos parents. Nous reconnaissons que notre vie vient de Dieu ! Que donner au monde et que donner à Dieu ? Cette réponse nous invite à manifester le Souffle de l’Esprit Saint qui nous anime en toutes les circonstances ! Quand cette question se présente à nous, il est important de nous resituer face à Dieu. Qui est notre Dieu ? Il y a dans la réponse de Jésus un refus de voir l’un exercer du pouvoir sur l’autre et vice versa. Si le maître a pris un chemin d’écoute, le disciple lui aussi doit prendre un chemin d’ouverture.


"Jésus leur dit : « Ce qui est à César, rendez-le à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. » Et ils étaient remplis d’étonnement à son sujet."

Dieu a donné à chaque personne une conscience. « La conscience est le centre le plus secret de l’homme, le sanctuaire où il est seul avec Dieu et où Sa voix se fait entendre, » dit le Concile Vatican II. L’examen de conscience est un temps privilégié, un moment avec Dieu seul. Dieu, dans son amour et son immense miséricorde, partage avec nous la vérité de notre vie. Il rappelle le pardon à demander, le bien à pratiquer, et la vertu à cultiver sans cesse. Devant Lui, nous apaisons notre cœur, parce que, si notre cœur nous condamne, Dieu est plus grand que notre cœur et il connaît tout. Pierre dira dans sa deuxième lettre : « Mes bien-aimés, Continuez à grandir dans la grâce et la connaissance de Notre-Seigneur Jésus-Christ. » Il ne s’agit pas de vivre dans un autre monde ! « Je ne prie pas de les retirer du monde. » Nous voulons rester avec Jésus, l’écouter, apprendre tout de lui. Tout notre être, toute notre personne alors débordera de la joie de l’Evangile qui est en elle-même annonciatrice de Jésus. Nous posons sur le monde un regard de miséricorde à la suite de Jésus.


Citation :
Nous demandons la grâce de nous abandonner à Dieu en toutes circonstances. »


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Sainte Catherine de Sienne (1347-1380), tertiaire dominicaine, docteur de l'Église, copatronne de l'Europe
Dialogues, ch. 13 (trad. Guignes, Seuil 1953, p. 70 rev.)

« De qui est cette image ? » : en se faisant homme, Dieu
restaure en nous l'image de la Trinité

Éternel Amour..., je te le demande en grâce, fais miséricorde à ton peuple, au nom de la charité éternelle qui t'a poussé à créer l'homme à ton image et à ta ressemblance (Gn 1,26)... Tu n'as fait cela, Trinité éternelle, que parce que tu voulais faire participer l'homme à tout toi-même. C'est pourquoi tu lui as donné la mémoire, afin qu'il se souvienne de tes bienfaits et qu'il participe ainsi à ta puissance, Père éternel. C'est pourquoi tu lui as donné l'intelligence pour qu'il puisse comprendre ta bonté et qu'il participe ainsi à la sagesse de ton Fils unique. C'est pourquoi tu lui as donné la volonté, afin qu'il puisse aimer ce qu'il voit et connaît de ta vérité, et qu'il participe ainsi à l'amour de ton Esprit Saint. Qui t'a poussé à donner une si grande dignité à l'homme ? L'amour inépuisable avec lequel tu as regardé en toi-même ta créature...

      [Mais] à cause du péché, elle a perdu cette dignité... Toi alors, poussé par ce même feu avec lequel tu nous avais créés..., tu nous as donné le Verbe, ton Fils unique... Il a accompli ta volonté, Père éternel, quand tu l'as revêtu de notre humanité, à l'image et ressemblance de notre nature. Ô abîme de charité ! Quel est le cœur qui peut se défendre de ne pas céder à ton amour en voyant le Très-Haut rejoindre la bassesse de notre humanité ? Nous sommes ton image et toi, tu es la nôtre, par cette union que tu as consommée dans l'homme en voilant ta divinité de l'argile d'Adam (Gn 2,7)... Qu'est-ce qui t'a poussé à faire cela ? L'amour ! Toi, Dieu, tu t'es fait homme, et l'homme est devenu Dieu. Par cet amour indicible, je t'en prie, fais miséricorde à tes créatures.


















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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Mar 5 Juin 2018 - 21:59

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Mercredi 06 juin 2018 : Le mercredi de la 9ème semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Mercredi 06 juin)


Saint Claude Evêque du Jura (+ 699)

Saint Agobard Archevêque de Lyon (+ 840)

Saint Norbert de Xanten, Archevêque, Fondateur de
l'Ordre des Prémontrés (1080-1134).


Saint Marcellin Champagnat, Prêtre, Fondateur des Petits Frères de Marie (1789-1840).

Saint Raphaël Guízar Valencia, Évêque de Veracruz au Mexique (1878-1938).


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Des sadducéens – ceux qui affirment qu’il n’y a pas de résurrection – viennent trouver Jésus. Ils l’interrogeaient :

« Maître, Moïse nous a prescrit : Si un homme a un frère qui meurt en laissant une femme, mais aucun enfant, il doit épouser la veuve pour susciter une descendance à son frère. Il y avait sept frères ; le premier se maria, et mourut sans laisser de descendance. L’attente confiante de la résurrection est associé à la vie qui est présente maintenant dit Jésus. Dans son évocation de l’alliance avec Abraham, Isaac, et Jacob, c’est l’éternel présent de cette alliance qui est évoqué. Jésus nous emmène plus loin que les considérations sur la résurrection de la fin des temps. Il dira : « Dieu n’est pas le Dieu des morts mais des vivants, » le présent des vivants est le Don du Dieu vivant, maintenant et toujours. Jésus témoigne en faveur d’une rencontre entre le futur de la résurrection et le présent « ici et maintenant. » Avec douceur et humilité, la prédication de Jésus réaffirme ce qui a déjà été dit à propos de la résurrection et qui inaugure déjà la fin des temps. L’histoire des sadducéens montre combien nos esprits peuvent être limités, elle montre aussi la stérilité de l’humanité quand elle réfléchit en l’absence du Dieu vivant.


"…Jésus leur dit : « N’êtes-vous pas en train de vous égarer, en méconnaissant les Écritures et la puissance de Dieu ?

Nous contemplons la patience de Jésus mis à l’épreuve ! Il redit combien la génération humaine est importante jusqu’à ce que le nombre des élus soit complet. Les sadducéens, dans leur discours, reprennent une conception de la résurrection mal comprise. Ils sont dans l’incapacité de voir advenir ici et maintenant, la vraie vie. Les justes vivent dans l’espérance d’un accomplissement de la promesse de Dieu, ils ont part à cet accomplissement qui s’amorce aujourd’hui. Ils peuvent voir dans l’accomplissement des promesses de Jésus, un accomplissement de leur propre espérance. La vie dans l’amour dont nous avons l’expérience dans la communion des saints, est déjà vécue maintenant. La tendresse de Dieu manifestée par Jésus aujourd’hui, annonce une Vie et un Amour éternel que nous vivons à sa suite. Cette fécondité de vie et d’Amour s’est manifestée dans la maternité de Marie, la Mère de Jésus.


"…Et sur le fait que les morts ressuscitent, n’avez-vous pas lu dans le livre de Moïse, au récit du buisson ardent, comment Dieu lui a dit : Moi, je suis le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob ?"

Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants. Vous vous égarez complètement. » Les temps sont accomplis, le Royaume de Dieu est tout proche. Par la puissance de la tendresse de Dieu et de son Envoyé Jésus Christ, une « naissance » d’amour nous est donnée. L’égarement des sadducéens les met hors de toute espérance, il leur fait ignorer ce que Jésus est venu révéler. C’est un manque d’espérance dans le « jour de Dieu, » dans la résurrection qui fait naître l’homme à la filiation divine. Dans la puissance de l’Amour infini de Dieu, Jésus est entré à Jérusalem comme le messie attendu à la fin des temps. La venue du règne de Dieu est l’accomplissement des Écritures annoncée par les prophètes. Jésus le manifestera par sa Passion, sa mort et sa Résurrection. Dans cette nouvelle génération qui nous prépare le ciel, nous sommes à jamais avec Dieu. Cet Amour tout nouveau annonce une éternité de bonheur : « Le Christ Jésus s’est manifesté en détruisant la mort, en faisant resplendir la vie. » Cette vie, située dans l’Amour infini de Dieu, est là pour qui veut la recevoir. Cette « naissance » d’amour nous est donnée en Église, par l’imposition des mains, dans la puissance de l’Amour infini de Dieu.


Citation :
Nous demandons la grâce d’entrer dans le mystère de l’Amour infini de Dieu, de la Résurrection du Christ.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Saint Justin (v. 100-160), philosophe, martyr
Traité sur la résurrection, 2.4.7-9 (trad. OC, Migne, 1994, p. 345s)

« Je crois à la résurrection de la chair » (Credo)

Ceux qui sont dans l'erreur disent qu'il n'y a pas de résurrection de la chair, qu'il est impossible en effet que celle-ci, après avoir été détruite et réduite en poussière, retrouve son intégrité. Toujours d'après eux, le salut de la chair serait non seulement impossible, mais même nuisible : ils blâment la chair, dénoncent ses défauts, la rendent responsable des péchés ; ils disent donc que si cette chair doit ressusciter, ses défauts aussi ressusciteront... En plus, le Sauveur a dit : « Lorsqu'on ressuscite d'entre les morts, on ne se marie pas, mais on est comme les anges dans les cieux ». Or les anges, disent-ils, n'ont pas de chair, ils ne mangent ni ne s'unissent. Donc, disent-ils, il n'y aura pas de résurrection de la chair...

     Qu'ils sont aveugles, les yeux du seul intellect ! Car ils n'ont pas vu sur terre « les aveugles voir, les boiteux marcher » (Mt 11,5) grâce à la parole du Sauveur..., pour nous faire croire qu'à la résurrection la chair ressuscitera complète. Si sur cette terre il a guéri les infirmités de la chair et il a rendu au corps son intégrité, combien plus le fera-t-il au moment de la résurrection, afin que la chair ressuscite sans défaut, intégralement... Ces gens-là me paraissent ignorer l'action divine dans son ensemble, à l'origine de la création, dans la fabrication de l'homme ; ils ignorent pourquoi les choses terrestres ont été faites.

     Le Verbe a dit : « Faisons l'homme à notre image et ressemblance » (Gn 1,26)... Il est évident que l'homme, modelé à l'image de Dieu, était de chair. Alors quelle absurdité de prétendre méprisable, sans aucun mérite, la chair modelée par Dieu selon sa propre image ! Que la chair soit précieuse aux yeux de Dieu, c'est évident parce que c'est son œuvre. Et parce que là se trouve le principe de son projet pour le reste de la création, c'est ce qu'il y a de plus précieux aux yeux du créateur.

















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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Mer 6 Juin 2018 - 21:54

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Jeudi 07 juin 2018 : Le jeudi de la 9e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Jeudi 07 juin)


Saint Colman, Abbé et Évêque en Irlande († VIe s.)

Saint Mériadec, Évêque de Vannes (7ème s.)

Saint Panaghis enseignait et répandait la grâce de Dieu  (✝ 1888)

Saint Gilbert Religieux prémontré (+ 1152)

Saint Antoine-Marie Gianelli, Évêque de Bobbio, Fondateur de la
Congrégation des Sœurs de Sainte-Marie du Jardin (✝ 1846).


Bienheureuse Anne de Saint-Barthélémy, Carmélite (1549-1626).

Bienheureuse Marie-Thérèse Soubiran, Fondatrice de
la Congrégation de Marie-Auxiliatrice (✝ 1889).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Un scribe qui avait entendu la discussion, et remarqué que Jésus avait bien répondu, s’avança pour lui demander : « Quel est le premier de tous les commandements ? »

Jésus lui fit cette réponse : « Voici le premier : Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force. Et voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. » Selon la tradition des rabbins, la Loi de Moïse comprenait 613 commandements, dont 365 étaient des interdictions, et 213 des préceptes positifs. L’une des règles d’interprétation avait tendance à situer tous les commandements sur le même plan : « Que le commandement léger te soit aussi cher que le commandement grave ! » Cela pouvait partir d’une bonne intention, et exprimer un amour de Dieu très attentif, mais cela pouvait aussi bien virer au légalisme pointilleux, et parfois aboutir à une déformation des consciences. Au temps de Jésus quelques hommes clairvoyants dans leur foi essayaient d’établir une hiérarchie parmi ces multiples obligations de la Loi ; d’où la question de ce spécialiste à Jésus : « Quel commandement est le premier de tous ? » A la réponse de Jésus, l’homme unit les deux commandements de l’amour de Dieu et de l’amour des frères.


"Le scribe reprit : « Fort bien, Maître, tu as dit vrai : Dieu est l’Unique et il n’y en a pas d’autre que lui. L’aimer de tout son cœur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toute offrande d’holocaustes et de sacrifices."

Jésus a répondu en citant d’abord le beau texte que tous avaient en mémoire, que tous les hommes juifs devaient réciter au moins deux fois par jour. « Et voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » La réunion des deux commandements dans l’Amour de Dieu, c’est aimer son frère comme soi-même. Nous sommes confrontés à ce défi d’aimer. Nous avons l’expérience de ce qui s’oppose à l’amour en nous. Saint François d’Assise disait déjà : « L’amour n’est pas aimé. » Jésus nous a rendu vainqueurs de tout ce qui s’oppose à l’amour. Par sa Croix, il a glorifié le Père en nous sauvant de la haine. Jésus est l’amour qui se donne en nourriture pour nous communiquer sa vie. L’Eucharistie, l’Amour infini de Dieu, nous transforme jusqu’à ce que nous devenions amour. Nous célébrons l’Eucharistie pour manger le Pain de vie afin d’obtenir la vie.


"Jésus, voyant qu’il avait fait une remarque judicieuse, lui dit : « Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. » Et personne n’osait plus l’interroger."

Les deux commandements sont semblables, l’amour du prochain comme l’amour pour Dieu doit mobiliser toute la personne et toutes ses forces. On ne peut vraiment s’approcher de Dieu, sans commencer à aimer tout ce que Dieu aime. Plus on est près de Dieu, plus on se rend proche des enfants de Dieu. Tu n’es pas loin, puisque tu cherches la vérité, puisque tu veux la trouver auprès de moi, dit Jésus. Tu n’es pas loin, si tu as entrevu l’importance de la charité, la reconnaissance des autres et l’amitié de Dieu. Tu n’es pas loin, si tu as compris qu’il faut vouloir concrètement pour ton frère ce que tu veux pour toi, une vie joyeuse, donnée, efficace. Jésus est vainqueur par son Amour de tout ce qui s’oppose à l’Amour. Nous le suivons pour mourir à nous-mêmes et pour advenir à la Vie ! Nous sommes invités à participer au salut de nos frères et à entrer ainsi dans le Royaume. Le mystère eucharistique est le grand brasier d’amour qui régénère l’humanité. Quand nous mangeons le Pain de vie et que nous buvons le Vin de noces, nous faisons advenir en nous, comme Marie à l’Annonciation, le mystère du Fils de Dieu.


Citation :
Nous demandons la grâce d’être plongés dans la Source de la vie.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Saint Grégoire le Grand (v. 540-604), pape et docteur de l'Église
Homélies sur l'Évangile, n°30 ; PL 76, 1220 (trad. Le Barroux)

« Il n'y a pas de commandement plus grand que ces deux-là »

On ne peut aimer vraiment Dieu sans aimer le prochain, ni aimer vraiment son prochain sans aimer Dieu. Et c'est pour cela... que l'Esprit a été donné aux disciples à deux reprises : d'abord par le Seigneur quand il vivait sur la terre, puis par le Seigneur quand il régnait au ciel (Jn 20,22; Ac 2). Il nous est donné sur la terre pour aimer le prochain, du ciel pour aimer Dieu. Mais pourquoi d'abord sur la terre et ensuite du ciel, sinon pour nous donner clairement à comprendre cette parole de Jean : « Celui qui n'aime pas son frère qu'il voit, comment peut-il aimer Dieu qu'il ne voit pas ? » (1Jn 4,20)

     Ainsi, mes frères, chérissons bien notre prochain ; aimons celui qui est proche de nous, pour qu'il nous devienne possible d'aimer celui qui est au-dessus de nous. Que notre esprit s'exerce à rendre au prochain ce qu'il doit à son Dieu, afin de mériter de jouir en Dieu d'une joie parfaite avec ce même prochain. C'est alors que nous parviendrons à cette joie des habitants du ciel, dont nous avons déjà reçu le gage par le don du Saint-Esprit. Tendons de tout notre amour vers cette fin où nous nous réjouirons sans fin. Là se trouve la sainte assemblée des citoyens du ciel ; là, une fête certaine ; là, un repos assuré ; là, une paix véritable, qui désormais ne nous sera plus seulement laissée, mais donnée par notre Seigneur Jésus Christ (Jn 14,27)


















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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Jeu 7 Juin 2018 - 23:18

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Vendredi 08 juin 2018 : Fête de la Solennité du Sacré-Cœur de Jésus.


Les saints du jour (Vendredi 08 juin)


Saint Maximin, évêque d'Aix en Provence (Ier s.)

Saint Médard, Évêque de Noyon (v. 457 - v. 545)

Saint Jacques Berthieu, Prêtre, Jésuite martyr à Madagascar (1838-1896).

Bienheureuse Marie-Thérèse (Mariam Thresia) Chiramel Mankidiyan, Carmélite -
Fondatrice de la Congrégation des Sœurs de la Sainte Famille en Inde (✝ 1926).


Bienheureux István Sándor, Religieux Salésien hongrois martyr (✝ 1953).

Bienheureux Nicolas de Gesturi, Prêtre, Religieux o.f.m. Capucin (1882-1958).

Vénérable Anne de Xainctonge, Fondatrice de la Compagnie de Sainte-Ursule (✝ 1621).

Emilien (Emiliano) Tardif, Prêtre, Fondateur d’une Communauté charismatique
de laïcs, Les Serviteurs du Christ Vivant (1928-1999)





Prières au Sacré Coeur de Jésus

Père éternel,
je vous offre le Coeur de Jésus-Christ,
votre Fils bien-aimé,
comme il s’est offert lui-même
en sacrifice pour moi.
Recevez cette offrande que je vous fais,
comme aussi tous les désirs,
tous les sentiments,
toutes les affections,
tous les mouvements,
tous les actes de ce Sacré-Coeur.
Ils sont miens,
puisqu’il s’est immolé lui-même pour moi,
et je veux à l’avenir ne désirer que lui seul.
Recevez-les en satisfaction pour mes péchés,
et en action de grâce pour vos bienfaits.
Recevez-les
et accordez-moi par ses mérites,
toutes les grâces qui me sont nécessaires,
et surtout la grâce de la persévérance finale.
Recevez-les comme autant d’actes d’amour,
d’adoration, de louanges
que j’offre à votre divine majesté,
puisque c’est par le Coeur de Jésus
que vous pouvez être dignement honoré et glorifié.

sainte Marguerite-Marie



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Comme c’était le jour de la Préparation (c’est-à-dire le vendredi), il ne fallait pas laisser les corps en croix durant le sabbat, d’autant plus que ce sabbat était le grand jour de la Pâque."

Aussi les Juifs demandèrent à Pilate qu’on enlève les corps après leur avoir brisé les jambes. Nous célébrons la fête du Sacré Cœur de Jésus. La liturgie du jour rapporte comment le soldat transperce le cœur de Jésus avec sa lance. C’est un spectacle extrêmement éloquent de la violence qui s’est exercée sur Jésus déjà mort. Aujourd’hui encore, ce cœur est transpercé par les péchés de ceux qui ignorent son amour. Mais Dieu, riche en miséricorde, veut le salut de tout homme. Il nous manifeste cet Amour infini par le Cœur de son Fils Unique. "Ils lèveront les yeux vers Celui qu’ils ont transpercé." Le Christ est mort avec un cœur brisé par la douleur. La fête du Sacré-Cœur de Jésus nous redit tout l’amour du cœur de Jésus donné au monde. Le cœur de chair de Jésus formé dans le sein de Marie est le moyen divin par lequel l’amour de Dieu est répandu dans le cœur de Marie sa mère. Ce Fils « qui est dans le sein du Père, » est donné à Marie. L’Esprit Saint, l’Amour infini du Père et du Fils, se révèle dans les « battements » du cœur de Jésus, le fils de Marie qui s’est allié avec l’humanité dans une alliance indissoluble. Marie Immaculée a offert à Jésus un cœur mu par l’Esprit Saint qui pouvait le recevoir dans son Amour.


" Les soldats allèrent donc briser les jambes du premier, puis de l’autre homme crucifié avec Jésus."

Quand ils arrivèrent à Jésus, voyant qu’il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes, mais un des soldats avec sa lance lui perça le côté ; et aussitôt, il en sortit du sang et de l’eau. Le cœur de Jésus ouvert par le soldat, qui avec sa lance lui perça le côté, est un cœur aimant, compatissant et miséricordieux. Parler du cœur d’une personne, c’est parler de ce qu’elle est intérieurement, au plus profond de son être. Le cœur de Jésus révèle le cœur de Dieu, la grandeur de son amour. Jésus est mort pour nous sur la Croix, afin de nous réconcilier avec son Père et faire de nous des fils adoptifs. Le regard fixé sur “le côté transpercé par la lance”, dans lequel resplendit la volonté de Dieu, est l’adoration de l’amour de Dieu. En Jésus, Dieu fait alliance avec nous : "C’est moi qui apprenait à marcher à l’humanité, la soutenant de mes bras. Elle n’a pas compris que je venais à son secours. Je la guidais avec humanité," dit le prophète. Toute l’histoire de l’humanité est contenue dans ces liens d’amour du Cœur de Dieu : "Je la guidais avec des liens de tendresse… Je la traitais comme un nourrisson qu’on soulève tout contre sa joue, je me penchais vers lui pour le faire manger."


"Celui qui a vu rend témoignage, et son témoignage est véridique ; et celui-là sait qu’il dit vrai afin que vous aussi, vous croyiez."

Cela, en effet, arriva pour que s’accomplisse l’Écriture : Aucun de ses os ne sera brisé. Un autre passage de l’Écriture dit encore : Ils lèveront les yeux vers celui qu’ils ont transpercé." Quand nous trouvons la vie difficile, que nous ne sommes pas à la hauteur, et que nous avons tendance à baisser les bras, nous nous rapprochons du Cœur de Jésus. Dieu a ressuscité Jésus, son Fils, il nous ressuscitera également. Nous croyons en Lui et nous nous laissons sauver par son amour qui nous donne une nouvelle liberté. Au cœur de l’Eucharistie, nous annonçons cette alliance nouvelle. Nous regardons Marie qui a désiré le Christ, Dieu venu dans la tendresse de son amour. Elle a porté le Christ dans la foi avant de le porter dans sa chair. Nous pouvons vivre dans le cœur de Marie pour « entrer » dans le cœur de Jésus. C’est dans cette Nouvelle Alliance de Dieu que nous faisons alliance. Cette Alliance est dans la Passion et la Résurrection de Jésus. Si le Christ habite en nos cœurs par la foi, nous demeurons enracinés dans l’amour.


Citation :
Nous demandons la grâce d’être nourris du Corps et du Sang de Jésus pour ne faire qu’un dans le Christ, le bien-aimé.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Saint Bonaventure (1221-1274), franciscain, docteur de l'Église
La Vigne mystique n° 2 (Œuvres Spirituelles, tome III, pp. 131-132 ; Sté S. François d'Assise,
Paris, 1932, rev.)


La blessure du cœur

Les soldats percèrent et transpercèrent non seulement les mains de Jésus mais les pieds ; la lance de leur fureur perça même le côté et, jusqu'au fond, le Cœur sacré déjà percé par la lance de l'amour.

     « Vous avez blessé mon cœur, ô ma sœur, mon épouse ; vous avez blessé mon cœur !  » dit-il (Cant. 4, 9). Ô très aimant Jésus, votre épouse, votre sœur, votre amie ayant blessé votre cœur, était-il donc nécessaire que vos ennemis le blessent à leur tour ? Et vous, ses ennemis, que faites-vous ? S'il est déjà blessé, ou plutôt parce qu'il est blessé, le cœur du très doux Jésus, pourquoi lui infliger une seconde blessure ? Ignorez-vous donc qu'à la première blessure le cœur s'éteint et devient en quelque sorte insensible ?

     Le cœur de mon très doux Seigneur Jésus est mort parce qu'il a été blessé ; une blessure d'amour a envahi le cœur de Jésus notre Époux, une mort d'amour l'a envahi. Comment une seconde mort entrerait-elle ? « Mais l'amour est fort comme la mort »(Cant. 8,6)  ; bien plus, il est en vérité plus fort que la mort même.

      Impossible de chasser la première mort, c'est-à-dire l'amour de tant d'âmes mortes, du cœur qu'elle habite, parce que sa blessure souveraine l'a conquis. De deux adversaires également forts, dont l'un est dans la maison, l'autre dehors, qui doutera en effet que celui qui est dedans remporte la victoire ? Vois donc comme l'amour, qui habite le cœur et le tue d'une blessure d'amour, est fort, et cela est vrai non seulement de Jésus le Seigneur mais encore de ses disciples.

      C'est ainsi que fut d'abord blessé et mourut le cœur du Seigneur Jésus, « égorgé pour nous, tout le jour, traité comme une brebis de tuerie »( Ps 43, 21). La mort corporelle survint cependant et triompha pour un temps mais afin d'être vaincue pour l'éternité.











Sacré Cœur de Jésus, apprenez-moi le parfait oubli de moi-même, puisque c’est la seule voie par où l’on peut entrer en vous. Puisque tout ce que je ferai à l’avenir sera à vous, faites en sorte que je ne fasse rien qui ne soit digne de vous ; enseignez-moi ce que je dois faire pour parvenir à la pureté de votre amour, duquel vous m’avez inspiré le désir. Je sens en moi une grande volonté de vous plaire, et une plus grande impuissance d’en venir à bout sans une lumière et un secours très particuliers que je ne puis attendre que de vous. Faites en moi votre volonté, Seigneur; je m’y oppose, je le sens bien, mais je voudrais bien ne pas m’y opposer : c’est à vous à tout faire, divin Cœur de Jésus-Christ, vous seul aurez toute la gloire de ma sanctification, si je me fais saint ; cela me paraît plus clair que le jour; mais ce sera pour vous une grande gloire, et c’est pour cela seulement que je veux désirer la perfection. Ainsi soit-il. Saint Claude La Colombière






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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Sam 9 Juin 2018 - 1:15

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur






Homélie :

"Chaque année, les parents de Jésus allaient à Jérusalem pour la fête de la Pâque. Quand il eut douze ans, ils firent le pèlerinage suivant la coutume.

Comme ils s’en retournaient à la fin de la semaine, le jeune Jésus resta à Jérusalem sans que ses parents s’en aperçoivent." Marie, dans son mystère d’humilité, s’efface devant l’autre, elle s’efface devant Jésus. Elle s’émerveille sans cesse de lui. « Comment m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? » entend-t-elle de la bouche d’Élisabeth. « Bénie sois-tu, ma fille par le Dieu Très Haut, entre toutes les femmes de la terre, et béni soit le Seigneur qui a créé le ciel et la terre et qui t’a conduite pour blesser à la tête le chef de nos ennemis. Jamais l’espérance dont tu as fait preuve ne s’effacera du souvenir des hommes, mais ils se rappelleront éternellement la puissance de Dieu, » dit la Parole. Marie est la femme confiante, mue par la Parole qui vient de Dieu ! La foi de Marie « attire, » pour ainsi dire, le don de l’Esprit Saint, avant tout dans la conception du Fils de Dieu. L’archange Gabriel lui dit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre. » Le cœur de Marie est le temple de l’Esprit de vérité où chaque parole et chaque événement sont conservés dans la foi, dans l’espérance et dans la charité, elle est en parfaite harmonie avec son Fils divin.


« Pensant que Jésus était avec leurs compagnons de route, ils firent une journée de chemin avant de le chercher parmi leurs parents et connaissances.

Ne le trouvant pas, ils revinrent à Jérusalem en continuant à le chercher. C’est au bout de trois jours qu’ils le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu des docteurs de la Loi : il les écoutait et leur posait des questions, et tous ceux qui l’entendaient s’extasiaient sur son intelligence et sur ses réponses. » Marie ne comprend pas ce qui arrive, elle a besoin de lumière. C’est dans l’abandon à Dieu qu’elle se situe devant l’émerveillement des docteurs de la loi. Cette souffrance dans la confiance, Marie nous l’apprend : C’est le mystère de son Cœur Immaculé et douloureux. Pour réaliser l’œuvre de Dieu, ce Passage par la douleur est important. Dans son angoisse, elle manifeste sa situation, la pauvreté de son être. Marie est la première qui suivra l’Agneau partout ou il va, il l’a préparée pour cela ! Le très saint Cœur de Jésus, pendant toute la période de sa vie cachée à Nazareth, a trouvé dans le Cœur Immaculé de Marie sa Mère, un foyer ardent de prière et d’attention toujours constante à la voix de l’Esprit. Les noces de Cana témoignent de l’harmonie particulière entre mère et le fils pour rechercher la volonté de Dieu. Cela nous conduit directement au Calvaire, où Marie se tient sous la croix avec les autres femmes et avec l’apôtre Jean. La mère et le disciple recueillent spirituellement le testament de Jésus : ses dernières paroles et son dernier souffle, dans lequel il commence à diffuser l’Esprit. Ils recueillent le cri silencieux de son Sang, entièrement versé pour nous. Marie savait d’où venait ce sang : il s’était formé en elle par l’opération de l’Esprit Saint, et elle savait que cette même puissance créatrice allait ressusciter Jésus, comme il l’avait promis.


"En voyant Jésus, ses parents furent stupéfaits, et sa mère lui dit : « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois comme nous avons souffert en te cherchant, ton père et moi ! »

Jésus leur dit : « Comment se fait-il que vous m’ayez cherché ? Ne le saviez-vous pas ? C’est chez mon Père que je dois être. » Mais ils ne comprirent pas ce qu’il leur disait. Il descendit avec eux pour rentrer à Nazareth, et il leur était soumis. Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements." Marie apprend un nouveau Chemin de confiance ! Elle est la première dont le cœur humain a battu au rythme du cœur de Dieu ! Le Cœur du tout petit Jésus, premier formé dans sa chair, est le réceptacle du Don qu’elle fait d’elle même à Dieu. Le cœur Immaculé de Marie est élargi par le cœur de Jésus aux dimensions du monde. C’est à la Croix que ce mystère sera révélé, ce recouvrement nous l’annonce déjà. Ce Cœur que nous fêtons au lendemain du Sacré-Cœur bat en résonance du cœur du Christ, il doit devenir notre propre cœur ! Marie est, pour toutes les générations, l’image et le modèle de l’Église qui, avec l’Esprit, avance dans le temps, en invoquant le retour glorieux du Christ : « Viens, Seigneur Jésus. » Tous les événements de notre vie, heureux et douloureux, sont mis à l’école de Marie. Il faut que notre cœur s’attendrisse et s’élargisse au maximum. Ces trois jours qui paraissent interminables annoncent déjà les trois jours de la Passion de Jésus.


Citation :
Nous demandons pour nos frères souffrants la grâce de la consolation, que le Saint-Esprit agisse en plénitude.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Saint Vincent de Paul (1581-1660), prêtre, fondateur de communautés religieuses  
Entretiens aux Filles de la Charité, 31/07/1634 (Tome IX, Éd. Gabalda, 1923, p.7 et 8. Conférence du 31 juillet 1634)

Et il leur était soumis

Comme l'obéissance perfectionne toutes mes œuvres, il est nécessaire que, parmi vous autres, il y en ait toujours une qui tienne lieu de supérieure. Ce sera tantôt l'une, tantôt l'autre. Nous en usons ainsi dans les missions ; cela ne vous semble-t-il pas nécessaire ?

Que Dieu ait pour agréable la soumission que vous lui faites pour honorer la soumission de son Fils à Saint Joseph et à la Sainte Vierge ! Prenez garde, mes filles, de regarder toujours celle qui vous tiendra lieu de supérieure comme la Sainte Vierge ; voire même voyez Dieu en elle, et vous profiterez plus en un mois, que vous ne feriez en un an sans cela.

En obéissant, vous apprendrez la sainte humilité ; et en commandant par obéissance, vous enseignerez les autres utilement. Je vous veux dire, pour vous exciter à la pratique de la sainte obéissance, que, quand Dieu me mit auprès de Madame la générale, je me proposai de lui obéir comme à la Sainte Vierge ; et Dieu sait combien cela m'a fait de bien !














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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Sam 9 Juin 2018 - 22:24

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Dimanche 10 juin 2018 : Dixième dimanche du temps ordinaire


Les saints du jour (Dimanche 10 juin)


Saint Landry, Évêque de Paris (✝ 656).

Bienheureuse Diane d'Andalo, Directrice de la Communauté des
Dominicaines de Sainte-Agnès à Bologne (✝ 1236).


Bienheureux Edouard Jean Marie POPPE, Prêtre « Apôtre de l'Eucharistie et
de la Mission » (1890-1924).



Prière des deux cœurs d’amour

Jésus ! Marie ! Je vous aime ! Ayez pitié de nous ! Sauvez toutes les âmes !

Ô Cœurs d’Amour ! Ô Cœurs unis pour toujours dans l’Amour !

Donnez-moi la grâce de Vous aimer toujours et aidez-moi à Vous faire aimer.

Recueillez en Vous mon pauvre cœur blessé et rendez-le-moi seulement quand il sera

Devenu un feu ardent de Votre Amour.

Je sais que je ne suis pas digne de venir auprès de vous,

Mais accueillez-moi en Vous et purifiez-moi par les flammes de Votre Amour.

Accueillez-moi en Vous et disposez de moi comme bon vous semble, car je Vous appartiens entièrement. Amen.

Ô Pur Amour ! Ô Divin Amour ! Transperce-moi de Tes flèches et fais couler mon sang

Dans les plaies du Cœur Immaculé !

Ô Cœur Immaculé, uni au Cœur Sacré pour donner vie, consolation, gloire et amour. Amen.

Ô Jésus ! Ô Marie ! Vous êtes les Cœurs de l’Amour ! Je vous aime ! Consumez-moi !

Je suis Votre victime d’Amour ! Amen.

Ô Cœurs d’Amour ! Consumez-moi ! Je suis Votre victime d’Amour ! Amen ! Père Montfort Okaa



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

« Alors Jésus revient à la maison, où de nouveau la foule se rassemble, si bien qu’il n’était même pas possible de manger. »

Les gens de chez lui, l’apprenant, vinrent pour se saisir de lui, car ils affirmaient : « Il a perdu la tête. » Les scribes, qui étaient descendus de Jérusalem, disaient : « Il est possédé par Béelzéboul ; c’est par le chef des démons qu’il expulse les démons. » Les fonctionnaires de la religion attaque Jésus par une accusation terrible : il aurait partie lié avec Béelzeboul, le chef des démons. Jésus invite ses disciples à prendre conscience des liens profonds qui les unissent à lui-même. Ils partagent avec lui la vie la plus précieuse, ils sont entrés dans son intimité, au point qu’il leur révèle ses secrets divins. Ils sont sa famille, celle qui est constituée de ceux avec qui il vit, ceux qui écoutent sa Parole. La véritable grandeur de Jésus réside dans son accomplissement de la volonté de Dieu. Ces quelques mots nous plongent de façon étonnante au tréfonds du Cœur de Jésus. Il a un cœur universel, aux dimensions du monde, ouvert à toute l’humanité, sans exception. Il se sent le frère de toute personne qui fait la « volonté de Dieu. » Cette famille ne connaît pas de limites.


Les appelant près de lui, Jésus leur dit en parabole : « Comment Satan peut-il expulser Satan ? Si un royaume est divisé contre lui-même, ce royaume ne peut pas tenir.

Si les gens d’une même maison se divisent entre eux, ces gens ne pourront pas tenir. Si Satan s’est dressé contre lui-même, s’il est divisé, il ne peut pas tenir ; C’en est fini de lui. Mais personne ne peut entrer dans la maison d’un homme fort et piller ses biens, s’il ne l’a d’abord ligoté. Alors seulement il pillera sa maison. Jésus déconstruit l’accusation des scribes descendus de Jérusalem : le chef des démons ne peut pas se combattre lui-même. Par contre Jésus est en capacité d’entrer dans la maison du fort, de le lier, et de piller sa maison, libérant l’esprit des gens. Pour que Dieu soit le maître en nous, il lui faut avoir ligoté ce qui peut nous déborder et nous empêcher de suivre l’Esprit Saint. Cette parole nous donne de regarder le combat de Jésus qui nous délivre. Nous pouvons alors nous rendre compte que notre propre combat spirituel est situé dans le combat de Jésus. Comme Jésus est vainqueur, déjà nous sommes vainqueurs. Jésus fait une annonce très importante. Marie est doublement sa Mère ! Non seulement elle lui a donné son sang et son lait, mais elle est l’humble servante de Dieu.


« Qui est ma mère ? qui sont mes frères ? »

Et parcourant du regard ceux qui étaient assis en cercle autour de lui, il dit : « Voici ma mère et mes frères. Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère. » Jésus nous introduit dans l’universalisme de son cœur. Ce que Dieu veut, c’est le véritable amour. Cet universalisme rejoint tout homme, toute femme quelque soit sa religion. Nous sommes tous ses frères et sœurs en aimant vraiment. Nous sommes appelés à être unis au Saint Esprit et à écouter les inspirations qu’il met en notre cœur. Notre but est de trouver la volonté de Dieu et de la suivre en ce qu’il nous demande. La sainteté ne vient pas de ce que nous faisons, mais de l’amour avec lequel nous faisons ce que Dieu veut de nous. Nous ressentons une telle joie en entendant Jésus nous dire que nous pouvons faire partie de ses proches, comme de sa propre mère. Jésus, guide-nous toujours à rechercher ta volonté. Ne me permets pas que nous imposions notre volonté dans tous nos combats.


Citation :
Nous demandons la grâce de contempler Jésus dans le combat qu’il mène pour nous sauver. Soumis à l’épreuve, Il est victorieux de toute épreuve et nous entraîne dans la victoire de son amour pour accomplir la volonté de notre Père.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Saint Jean-Paul II (1920-2005), pape
Encyclique « Dominum et vivificantem », § 46 (trad. © Libreria Editrice Vaticana)

Le péché contre l'Esprit Saint

Pourquoi le blasphème contre l'Esprit Saint est-il impardonnable ? En quel sens entendre ce blasphème ? Saint Thomas d'Aquin répond qu'il s'agit d'un péché « irrémissible de par sa nature, parce qu'il exclut les éléments grâce auxquels est accordée la rémission des péchés ». Selon une telle exégèse, ce blasphème ne consiste pas à proprement parler à offenser en paroles l'Esprit Saint ; mais il consiste à refuser de recevoir le salut que Dieu offre à l'homme par l'Esprit Saint agissant en vertu du sacrifice de la croix. Si l'homme refuse la « manifestation du péché », qui vient de l'Esprit Saint (Jn 16,8.) et qui a un caractère salvifique, il refuse en même temps la « venue » du Paraclet (Jn 16,7), cette « venue » qui s'est effectuée dans le mystère de Pâques, en union avec la puissance rédemptrice du Sang du Christ, le Sang qui « purifie la conscience des œuvres mortes » (He 9,14).

     Nous savons que le fruit d'une telle purification est la rémission des péchés. En conséquence, celui qui refuse l'Esprit et le Sang (cf 1Jn 5,8.) demeure dans les « œuvres mortes », dans le péché. Et le blasphème contre l'Esprit Saint consiste précisément dans le refus radical de cette rémission dont il est le dispensateur intime et qui présuppose la conversion véritable qu'il opère dans la conscience. Si Jésus dit que le péché contre l'Esprit Saint ne peut être remis ni en ce monde ni dans l'autre, c'est parce que cette « non-rémission » est liée, comme à sa cause, à la « non-pénitence », c'est-à-dire au refus radical de se convertir...

     Le blasphème contre l'Esprit Saint est le péché commis par l'homme qui présume et revendique le « droit » de persévérer dans le mal — dans le péché quel qu'il soit — et refuse par là même la Rédemption. L'homme reste enfermé dans le péché, rendant donc impossible, pour sa part, sa conversion et aussi, par conséquent, la rémission des péchés, qu'il ne juge pas essentielle ni importante pour sa vie. Il y a là une situation de ruine spirituelle, car le blasphème contre l'Esprit Saint ne permet pas à l'homme de sortir de la prison où il s'est lui-même enfermé.












Acte de consécration aux Cœurs unis de Jésus et de Marie

Cœurs unis de Jésus et de Marie, nous nous consacrons à vous.
Nous voulons vivre en union d'amour avec vous, pour combattre à vos côtés
et sous votre divine protection, toute sorte de mal.
Avec vous et pour vous, nous voulons œuvrer pour le salut du monde
et le triomphe de la Sainte Eglise, Corps mystique du Christ ressuscité.
Acceptez notre désir de nous élever et de déposer en toute humilité,
dans vos cœurs adorables nos faiblesses et nos erreurs,
pour que par la sainte grâce de notre Créateur,
Tout devienne vertus afin de mieux Vous servir,
Vous aimer et devenir de jour en jour
Plus dignes de l'amour que vous nous donnez.

Cœurs Unis de Jésus et de Marie, priez pour nous.
Cœurs Unis de Jésus et de Marie, priez pour nous.
Cœurs Unis de Jésus et de Marie, priez pour nous. Amen

Tout ce qui sera demandé au nom de nos deux Cœurs Unis
et contribuera à votre Sainteté sera exaucé. Amen. Merci Jésus







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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Dim 10 Juin 2018 - 21:42

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Lundi 11 juin 2018 : Fête de Saint Barnabé, Disciple et Compagnon de Saint Paul, Apôtre (1er siècle) - Mémoire


Les saints du jour (Lundi 11 juin)


Sainte Adélaïde Cistercienne à la Cambre (+ 1250)

Saint Jean de Saint-Facond (de Sahagún), Prêtre, Religieux de l’Ordre des Ermites
de Saint-Augustin (o.e.s.a.) à Salamanque (1430-1479).


Sainte Maria-Rosa (Marie-Rose), Fondatrice de la Congrégation des Sœurs
de Notre-Dame de la Consolation en Espagne (✝ 1876).


Bienheureuse Yolande, Princesse hongroise, Clarisse (✝ 1299).

Bienheureuse Hildegarde Burjan, Fondatrice des Sœurs
de la Caritas Socialis (✝ 1933).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Sur votre route, proclamez que le royaume des Cieux est tout proche."

Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, expulsez les démons. Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement. Saint Barnabé nous est connu par le livre des Actes des Apôtres qui le dépeint comme « un homme de valeur, rempli d’ Esprit-Saint et de Foi. » Le prénom Barnabé signifie « fils d’ encouragement. » Il est fêté aujourd’hui en Église, est appelé, avec les apôtres, à la même mission : « Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons. » A sa suite, nous sommes conviés à une sanctification du corps de l’humanité. L’amour de Dieu, les dons de Dieu, sont gratuits, « donnez gratuitement ce que vous avez reçu gratuitement. » Les « Douze » représentent en effet les douze tribus d’Israël. Barnabé mit tous ses biens à la disposition des Apôtres, et il comprit très vite que les païens pouvaient entrer dans l’ Eglise sans autre condition que de croire en Jésus, le Messie de Dieu. C’est lui qui introduisit Paul dans le collège des Douze en l’initiant au travail apostolique. L’Église s’adjoint ceux qui sont nécessaires pour la Mission. C’est dans une rencontre de prière que l’Esprit Saint dira : « Mettez-moi à part Paul et Barnabé, » pour eux, une mission particulière est donnée. Après avoir jeûné, prié, et leur avoir imposé les mains, l’Eglise les envoya.


"Ne vous procurez ni or ni argent, ni monnaie de cuivre à mettre dans vos ceintures, ni sac pour la route, ni tunique de rechange, ni sandales, ni bâton."

L’ouvrier, en effet, mérite sa nourriture. Dans sa pauvreté, l’Eglise laisse Jésus opérer des guérisons en elle. Dieu est fidèle à son plan d’amour infini. L’Église naissante se développe comme un Corps vivant sous l’inspiration du Saint Esprit. En lui, elle se donne les moyens de vivre et de continuer l’œuvre de Jésus. Jésus lui a dit à Pierre : « Tu es Pierre et sur cette pierre, je bâtirai mon Église et les portes de l’enfer ne prévaudront point contre elle. » Dans le collège des Douze, il est porteur de l’unité. l’Eglise de Jésus est vivante, elle ne s’installe pas, elle est animée par la vitalité du Saint-Esprit qui travaille en elle ! Cette Église sainte est composée de pécheurs. Elle demande au Saint-Esprit de faire son œuvre d’Amour. Rendons grâce au Seigneur pour ceux qui nous encouragent à Le suivre, à l’aimer, à le servir. Par eux nous avons été éduqué à une vie de Foi et de la prière. Nous demandons à Jésus, par l’intercession de saint Barnabé, la grâce de Lui rester fidèlement attachés et d’être source d’encouragement pour nos frères.


"Dans chaque ville ou village où vous entrerez, informez-vous pour savoir qui est digne de vous accueillir, et restez là jusqu’à votre départ."

En entrant dans la maison, saluez ceux qui l’habitent. Si cette maison en est digne, que votre paix vienne sur elle. Si elle n’en est pas digne, que votre paix retourne vers vous. A la suite des Apôtres, Barnabé a découvert le Christ comme une force unique, un unique nécessaire. Continuellement l’Église apporte la Paix de Jésus ressuscité au monde. Cest le Trésor sur lequel on peut tout engager et tout sacrifier, à commencer par « l’or et l’ argent. » La fonction libératrice de l’ Eglise consiste dans l’attestation de la Vérité au monde. Dieu nous connaît, il est tel que Jésus nous le manifeste. L’Église de Dieu s’établit là où le Saint Esprit la conduit. Elle va, se désencombrant sans cesse, « pérégrinant », souffrant sur les chemins ou elle annonce son Seigneur. Chacun, en fonction de la grâce qui lui est donnée, annonce le salut ! Jésus est avec nous sur la route des hommes. Nous suivons Jésus dans les angoisses et dans les luttes implacable contre le menteur. C’est ainsi que nous sommes solidaires de tous les combats du monde : « Proclamer que le Royaume de Dieu est là. »


Citation :
Nous demandons à l’Esprit Saint de nous garder vivants et aimants à la suite de Jésus.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Saint Grégoire le Grand (v. 540-604), pape et docteur de l'Église
Homélies sur l'Évangile, n° 30 ; PL 76, 1220 (trad. Le Barroux rev.)

Saint Barnabé, apôtre qui proclame que le Royaume des cieux est tout proche

Pourquoi le blasphème contre l'Esprit Saint est-il impardonnable ? En quel sens entendre ce blasphème ? Saint Thomas d'Aquin répond qu'il s'agit d'un péché « irrémissible de par sa nature, parce qu'il exclut les éléments grâce auxquels est accordée la rémission des péchés ». Selon une telle exégèse, ce blasphème ne consiste pas à proprement parler à offenser en paroles l'Esprit Saint ; mais il consiste à refuser de recevoir le salut que Dieu offre à l'homme par l'Esprit Saint agissant en vertu du sacrifice de la croix. Si l'homme refuse la « manifestation du péché », qui vient de l'Esprit Saint (Jn 16,8.) et qui a un caractère salvifique, il refuse en même temps la « venue » du Paraclet (Jn 16,7), cette « venue » qui s'est effectuée dans le mystère de Pâques, en union avec la puissance rédemptrice du Sang du Christ, le Sang qui « purifie la conscience des œuvres mortes » (He 9,14).

     Nous savons que le fruit d'une telle purification est la rémission des péchés. En conséquence, celui qui refuse l'Esprit et le Sang (cf 1Jn 5,8.) demeure dans les « œuvres mortes », dans le péché. Et le blasphème contre l'Esprit Saint consiste précisément dans le refus radical de cette rémission dont il est le dispensateur intime et qui présuppose la conversion véritable qu'il opère dans la conscience. Si Jésus dit que le péché contre l'Esprit Saint ne peut être remis ni en ce monde ni dans l'autre, c'est parce que cette « non-rémission » est liée, comme à sa cause, à la « non-pénitence », c'est-à-dire au refus radical de se convertir...

     Le blasphème contre l'Esprit Saint est le péché commis par l'homme qui présume et revendique le « droit » de persévérer dans le mal — dans le péché quel qu'il soit — et refuse par là même la Rédemption. L'homme reste enfermé dans le péché, rendant donc impossible, pour sa part, sa conversion et aussi, par conséquent, la rémission des péchés, qu'il ne juge pas essentielle ni importante pour sa vie. Il y a là une situation de ruine spirituelle, car le blasphème contre l'Esprit Saint ne permet pas à l'homme de sortir de la prison où il s'est lui-même enfermé.

















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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Lun 11 Juin 2018 - 23:10

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Mardi 12 juin 2018 : Le mardi de la 10e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Mardi 12 juin)


Saint Onuphre, anachorète en Égypte († v. 400)

Saint Léon III, Pape (96e) de 795 à 816 (+ 816)

Saint Gaspare Bertoni, Fondateur de la Congrégation des Saints Stigmates
de Notre Seigneur Jésus-Christ (1777-1853).


Bienheureux Guy Vignotelli, (Guy de Cortone), Frère Mineur (✝ 1245).

Bienheureuse Antonia Maria Verna, vierge et Fondatrice des « Sœurs
de la Charité de l’Immaculée Conception d’Ivrée » (1773-1838).


Bienheureux Laurent-Marie Salvi, « Le Missionnaire de l'Enfant Jésus » (1782-1856).

Bienheureuse Marie-Candide de l'Eucharistie, Carmélite
«Mystique de l’Eucharistie» (1884-1949).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"C’est vous qui êtes le sel de la terre. Mais si le sel devient fade, avec quoi le salera–t–on ?

Il n’est plus bon qu’à être jeté dehors et foulé aux pieds par les gens." Après les béatitudes, l’enseignement de Jésus à ses disciples se poursuit. Il lance un appel à ses disciples, un appel à sortir de soi vers les autres pour donner de la saveur à la vie, un appel à éclairer l’humanité. Cette demande de Jésus nous invite à vivre le plus humainement possible. En effet, il n’est pas demandé au sel d’être autre chose que du sel, mais d’être vraiment du sel. Nous savons que le sel conserve, qu’il donne de la saveur à ce qu’il touche, à la nourriture que nous mangeons. Il est le signe de l’hospitalité. Dans de nombreuses cultures, nous retrouvons le symbole du partage du pain et du sel. C’est tout comme la lumière, il lui est simplement demandé de remplir son office, d’éclairer. Pour chacun de nous, l’enjeu est d’être simplement soi-même. Ce qui est humain, c’est d’échanger, c’est de recevoir et de donner. Notre vie trouve sa vraie dimension dans ce double mouvement. L’humanité est elle-même, quand elle échange des gestes d’amitié, des paroles de réconfort, des services d’amour, des partages de biens. Jésus est venu nous rendre pleinement capable de vivre le don de soi. L’Eucharistie ravive en nous le goût de l’échange.


"C’est vous qui êtes la lumière du monde.

Une ville située sur une montagne ne peut être cachée. On n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais on la met sur le porte–lampe, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison dit encore Jésus." A partir de ce que nous avons reçu, et dont nous avons conscience, nous pouvons donner, échanger. Il est bon de prendre le temps de recevoir ce qui nous a été donné, d’en prendre conscience, de le goûter, de l’estimer, d’en louer le Seigneur Jésus. Alors du Don jaillit la lumière. Cette prise de conscience nous donne de pouvoir être nous-mêmes en notre vie, d’offrir ce que nous avons reçu. Nous pouvons faire advenir ainsi la lumière. Alors nous pouvons chanter : « La ’ténèbre’ n’est pas ’ténèbre’ devant toi Seigneur. » Tout est revenu dans la lumière à partir du Don que Jésus a fait de lui-même. Par sa venue dans notre humanité, Jésus est la lumière qui donne forme et couleurs à toute la réalité du monde. Notre mission dans le monde est précieuse, nous sommes, à la suite de Jésus, ces femmes et ces hommes de foi et d’espérance qui demeurent dans l’amour de Dieu. Demeurant ainsi continuellement dans la communion à nos frères, nous sommes lumière du monde.


Que votre lumière brille ainsi devant les gens, afin qu’ils voient vos belles œuvres et glorifient votre Père qui est dans les cieux.

Notre prière à Jésus est de vivre avec lui, pour recevoir de sa vie la lumière et pour obtenir son amour. Il nous faut être capable d’aimer et de servir en tout. Alors nous demandons la grâce d’être pleinement reconnaissant de tout le bien que nous avons reçu au cours de notre vie. Cette reconnaissance peut nous accompagner tout au long de nos jours. Chaque jour, nous prenons le temps d’apprécier ce qui nous fait vivre, de le recevoir comme un cadeau qui nous est fait. Nous cherchons comment redonner ce que nous avons reçu à notre tour. C’est ainsi que notre vie demeure vivante, capable de se donner, de respecter l’autre, de dire du bien de lui. Parce que nous prenons le temps de recevoir, et de donner, nous sommes le sel de la terre et la lumière du monde qui manifeste le Dieu de la Vie. Tout vient de Dieu et tout retourne à Dieu avec action de grâce ! La rencontre de deux personnes mues par l’Esprit Saint est signe d’espérance, tout comme Jésus qui s’est fait Pain de vie, qui est la Lumière du monde dans le Don qu’il fait de lui-même.


Citation :
Nous demandons la grâce de faire ce que Dieu veut, que nous soyons dans la foi et l’espérance, plein d’amour pour notre peuple.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Saint Raphaël Arnaiz Baron (1911-1938), Moine Trappiste espagnol.
Écrits spirituels, 12/04/1938 (trad. Cerf 2008, p. 408).

Être lumière du monde parce qu’on a reçu la Lumière du monde (Jn 8,12).

J’ai cherché la vérité, et je ne l’ai pas trouvée ; j’ai cherché la charité, et j’ai seulement vu chez les hommes quelques étincelles qui n’ont pas rempli mon cœur assoiffé d’elle ; j’ai cherché la paix, et j’ai vu qu’il n’y a pas de paix sur Terre.
Cette illusion est passée ; elle est passée doucement, sans que je m’en aperçoive ; Le Seigneur, qui m’avait illusionné pour m’attirer à Lui, m’a ouvert les yeux, et comme je suis heureux maintenant !
« Que cherches-tu parmi les hommes ?, me dit-il. Que cherches-tu sur cette Terre dans laquelle tu es un pèlerin ? Quelle paix désires-tu ? »
Le Seigneur est bon…; je vois maintenant clairement que la Paix véritable se trouve en Dieu ; qu’en Jésus se trouve la véritable Charité ; que Le Christ est l’unique Vérité…

Puisque tu m’as donné la Lumière pour voir et comprendre, donne-moi maintenant, Seigneur, un cœur très grand, très grand, pour aimer ces hommes, qui sont tes enfants, mes frères, et dans lesquels mon énorme orgueil voyait des fautes, sans me voir moi-même par contre.
Si tu avais donné ce que tu m’as donné au dernier d’entre eux ?
Mais tu fais bien toutes choses. Mon âme pleure mes anciennes manies, mes anciennes habitudes ; elle ne cherche plus la perfection dans l’homme ; elle ne pleure plus quand elle ne trouve pas d’endroit « pour se reposer » (Mt 8,20).
Elle possède tout. Toi, Mon Dieu, tu es celui qui remplit mon âme ; tu es ma Joie ; tu es ma Paix et mon réconfort.
Toi, Seigneur, tu es mon refuge, ma forteresse, ma Vie, ma Lumière, ma consolation, mon unique Vérité et mon unique Amour.
Je suis heureux ! Je possède tout !

















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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Mar 12 Juin 2018 - 22:27

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Mercredi 13 juin 2018 : Le mercredi de la 10e semaine du temps ordinaire


L'Église fait Mémoire de : Saint Antoine de Padoue, Religieux de Saint-François,
Docteur de l’Église (1195-1231).

Pour approfondir : Le site de Saint Antoine de Padoue


Les saints du jour (Mercredi 13 juin)


Saint Gérard de Clairvaux Cistercien, frère aîné de Saint Bernard (+ 1138)

Bienheureuse Mariana Biernacka, Mère de famille et martyre (1888-1943).

Chiara Corbella (28 ans).


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

Amen, je vous le dis, en effet, jusqu’à ce que le ciel et la terre passent, pas un seul iota ou un seul trait de lettre de la Loi ne passera, jusqu’à ce que tout soit arrivé.

En Jésus, nous avons la plénitude de la Révélation. Il est le Verbe, la Parole de Dieu devenue chair vivante, qui vient à nous pour nous faire connaître qui est Dieu, et combien Il nous aime. Jésus nous donne d’entrer dans la Révélation divine par la Parole divine de la première Alliance. Il nous faut demeurer dans le mystère de la « création » dans une attitude d’adoration, que nous puissions rencontrer le Dieu créateur, et nous remettre totale entre ses mains. Dieu s’est révélé à l’humanité à travers les prophètes. Il attend de nous une réponse d’amour. C’est la fidélité à l’enseignement de Jésus : « Si vous m’aimez, vous resterez fidèles à mes commandements. » L’enseignement de Jésus nous révèle à la fois ce qui a toujours été enseigné. Le mystère qui s’accomplit par l’Incarnation de Jésus. Tout ce qui à déjà été dit dans le premier Testament est ressaisi par Jésus, comme dans une « assomption de l’humanité ! » A la fois, le passé est respecté, l’amour infini de Dieu est révélé dans le mystère de la Trinité sainte, elle nous emporte plus loin encore. Dieu agit dans le monde et nous le reconnaissons par la foi. Il nous aide dans nos combats et nos luttes dans l’espérance. Emmanuel, « Dieu avec nous, » est un amour infiniment plus grand que nous pourrions l’espérer !


Ne pensez pas que je sois venu pour abolir la Loi ou les Prophètes. Je ne suis pas venu pour abolir, mais pour accomplir.

Garder les commandements de Dieu est la preuve que nous l’aimons avec des œuvres et en vérité. « Car l’amour de Dieu, c’est cela : garder ses commandements. Ses commandements ne sont pas un fardeau, dit Saint Jean. » L’amour n’est pas seulement un sentiment ; il requiert aussi des œuvres, des œuvres d’amour. Il requiert de vivre le double précepte de la charité de Dieu et des frères, c’est là, la sécurité d’une foi vivante. Mais, comme dans le passé, nous quittons le Dieu vivant pour les idoles. Déjà dans le premier Testament, Élie le prophète, fidèle au Dieu de l’Alliance, nous aide à entrer dans une cette perspective de fidélité. Le peuple s’était perverti, il était resté le seul Prophète du Dieu vivant : « Combien de temps plierez-vous le genou des deux côtés ? » disait-il. Le peuple se crée toujours des idoles, et il marche, clopin-clopant, avec ces idoles, comme si ces dieux étaient le vrai Dieu. Élie était face aux quatre cent cinquante prophètes de Baal. Il démontre alors que le « Dieu unique » est enraciné dans la création, qu’Il marche avec son peuple dans la nuit de la foi.


« Donc, celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le Royaume des cieux.

Celui qui les observera et les enseignera sera déclaré grand dans le Royaume des Cieux » La vérité de notre vie montre la fidélité du Saint Esprit en nos cœurs. « Celui qui dit : ‘Je le connais’, et qui ne garde pas ses commandements, est un menteur : la vérité n’est pas en lui, dit saint Jean. » Jésus nous enseigne ainsi la subtilité de la malice qui s’infiltre en nous, en même temps qu’il nous apprend l’importance du bon exemple. Jésus assume en lui toute la révélation de Dieu, dans une simplification de plus en plus grande, et il nous dit : « Mon commandement, l’unique, c’est de vous aimer les uns les autres. » Toute notre existence se construit dans l’amour de Dieu qui se traduit dans l’amour des sœurs et des frères. Il nous faut sans cesse nous remettre fondamentalement entre les mains du Dieu vivant. Il soutient notre nature humaine dans sa fragilité, il accompagne les pauvres et les petits que nous sommes. Le Dieu vivant nous rend proches les uns des autres, dans l’offrande de Jésus, il reprend tout en Lui. Entrons dans une adoration profonde, dans le sacrifice d’action de grâces, là ou le Dieu vivant est reconnu comme le Dieu d’Amour.


Citation :
Nous demandons la grâce d’adorer le Dieu vivant et de déborder d’action de grâce.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Catéchisme de l'Église catholique
§ 577-581

L'accomplissement de la Loi

Jésus a fait une mise en garde solennelle au début du Sermon sur la Montagne où il a présenté la Loi donnée par Dieu au Sinaï lors de la première alliance à la lumière de la grâce de la Nouvelle Alliance : « N'allez pas croire que je sois venu abolir la Loi ou les prophètes : je ne suis pas venu abolir mais accomplir »...

     Jésus, le Messie d'Israël, le plus grand donc dans le Royaume des cieux, se devait d'accomplir la Loi en l'exécutant dans son intégralité jusque dans ses moindres préceptes selon ses propres paroles. Il est même le seul à avoir pu le faire parfaitement... L'accomplissement parfait de la Loi ne pouvait être l'œuvre que du divin Législateur né sujet de la Loi (Ga 4,4) en la personne du Fils. En Jésus, la Loi n'apparaît plus gravée sur des tables de pierre mais « au fond du cœur » (Jr 31,33) du Serviteur qui, parce qu'il « apporte fidèlement le droit » (Is 42,3) est devenu « l'alliance du peuple » (Is 42,6). Jésus accomplit la Loi jusqu'à prendre sur lui « la malédiction de la Loi » (Ga 3,13) encourue par ceux qui ne « pratiquent pas tous les préceptes de la Loi » (Ga 3,10) car « la mort du Christ a eu lieu pour racheter les transgressions de la première alliance » (He 9,15)...

     Jésus « enseignait comme quelqu'un qui a autorité et non pas comme les scribes » (Mt 7,29). En lui, c'est la même Parole de Dieu qui avait retenti au Sinaï pour donner à Moise la Loi écrite et qui se fait entendre de nouveau sur la montagne des Béatitudes. Elle n'abolit pas la Loi mais l'accomplit en fournissant de manière divine son interprétation ultime : « Vous avez appris qu'il a été dit aux ancêtres,... moi je vous dis » (Mt 5,33-34). Avec cette même autorité divine, il désavoue certaines « traditions humaines » des Pharisiens qui « annulent la Parole de Dieu. » (Mc 7,8.13)












Abolir ou accomplir ? Parce que Jésus parlait plus du Royaume de DIEU que de la Loi, les habitants de cette époque pensaient qu’il était venu l’abolir. Ils cherchaient une personne qui viendrait abolir la loi car elle était très compliqué pour eux. Peut être trouves tu aussi les commandements de DIEU difficile à suivre ? Peut être n’arrives tu pas à sortir de tes addictions ou du mensonge ou du manque de pardon ? Trouves tu difficile d’aimer DIEU de TOUT ton cœur ?

Jésus a une bonne nouvelle pour toi. Aujourd’hui il te dit: “Je suis venu, J’ai accompli la loi.
Greffe toi à moi et par moi tu l’accompliras aussi”.

Greffons nous donc à Jésus CHRIST en le reconnaissant comme Seigneur et Sauveur de nos vies.
Et en Lui, par Lui accomplissons la loi. Elle est toujours d’actualité. Elle ne changera pas. Amen !







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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Mer 13 Juin 2018 - 22:20

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Jeudi 14 juin 2018 : Le jeudi de la 10e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Jeudi 14 juin)


Saint Élisée, Prophète de l'Ancien Testament (IXème siècle av. JC).

Saint Méthode le Confesseur (Saint Orthodoxe), Patriarche de Constantinople (vers 787-847).

Saint Richard de Saint-Vanne, Bénédictin, Abbé de Saint-Vanne, à Verdun (+ 1046)

Sainte Lydwine de Schiedam, vierge et mystique néerlandaise (1380-1433)

Bienheureuse Francisca de Paula de Jesus, laïque brésilienne (✝ 1895).


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Vous avez entendu qu’il a été dit aux anciens : Tu ne commettras pas de meurtre ;

celui qui commet un meurtre sera passible du jugement. Mais moi, je vous dis : Quiconque se met en colère contre son frère sera passible du jugement. Celui qui traitera son frère de raka sera passible du sanhédrin. Celui qui le traitera de fou sera passible de la géhenne de feu." Jésus nous appelle à être intègres dans la pratique de la célébration liturgique qui est en lien avec notre façon de vivre au quotidien. Il nous demande de nous réconcilier d’abord avec nos frères. Un premier pas sur ce chemin de réconciliation est de prier pour nos ennemis comme Jésus nous l’a demandé. Si nous avons été sérieusement blessés, prions Jésus de cicatriser ces souvenirs douloureux et de nous obtenir la grâce de pardonner. Nous demandons à Jésus de visiter les temps et les lieux de l’offense pour y mettre son amour, et nous donner de pouvoir pardonner. Jésus, la veille de sa Passion, prend le pain et dit : « Prenez et mangez, ceci est mon Corps ! » Nous comprenons, dans ce contexte de Don que Jésus fait de lui-même, la nécessité de nous réconcilier avec nos frères. Aujourd’hui encore, à tous ceux qui l’ont bafoué, rejeté, humilié, profané, Jésus pardonne : « Père, pardonne leur, ils ne savent pas ce qu’ils font. » A nous qui partageons le Pain de vie, il est demandé de ne pas avoir « quelque chose » contre notre frère.


"Arrange–toi vite avec ton adversaire, pendant que tu es encore en chemin avec lui, de peur que l’adversaire ne te livre au juge, le juge au garde, et que tu ne sois mis en prison."

Jésus nous appelle à aller au-delà de la loi. Le chrétien, instruit par Jésus et rempli du Saint-Esprit, essaye de se surpasser pour arriver au maximum possible de l’amour. « Quand tu viens poser ton offrande sur l’autel ! » Cette Parole est tellement libérante, car avoir quelque chose contre notre frère, du ressentiment, de la jalousie, de la dissension est un contre-témoignage de cette participation à la table de Jésus ! Dans notre désir, dans notre volonté, dans toutes nos actions quotidiennes Dieu agit. « Jésus est venu chez les siens et les siens ne l’ont pas reçu ! » Les Apôtres sont toujours témoins de ce refus donné à Jésus. Nous sommes solidaires de notre Peuple et de Jésus livré, renié, trahi, rejeté, humilié, bafoué de toutes manières dans leurs vies. Cependant nous demeurons dans l’action de grâce devant le mystère de Jésus qui donne sa vie pour nous. Dans cette vie nouvelle que Dieu nous donne, nous sommes transformés.


"Amen, je te le dis, tu ne sortiras pas de là avant d’avoir payé jusqu’au dernier quadrant."

Jésus nous apprend à mettre en avant l’amour de Dieu et des frères. Cet amour nous fait reconnaître humblement nos fautes dans une conversion sincère. Dans la recherche de la réconciliation avec nos frères, nous devons d’abord être réconciliés avec nous mêmes. C’est l’Amour infini de Dieu que nous fêtons quand nous célébrons le mystère pascal. Nous voulons nous approcher de ce mystère avec un grand amour dans le cœur. Marie, la première en chemin, a vécu profondément cette Parole qui a porté du fruit. Elle a reçu Jésus dans sa chair avec un amour infini. C’est l’alliance indissoluble de l’humanité et de la divinité. Marie nous est unie à jamais dans la révélation de cet Amour incroyable. En Marie, l’humanité reçoit Jésus, le don de Dieu qui prend corps en notre humanité. Nous nous laissons transformer par ce mystère de l’Eucharistie qui fait de nous un être nouveau. Nous nous approchons de l’autel, « porteur » de cet amour infini, et nous demandons pardon inlassablement pour notre misère. Il nous faut prendre la résolution de ne garder aucune dissension volontaire. Nous demandons à Dieu de renouveler notre cœur et notre regard pour ne pas permettre que la communauté soit divisée, elle est le Corps du Christ qu’Il a régénéré par son Sang.


Citation :
Nous demandons la grâce de regarder cet Évangile avec beaucoup de sérieux.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église
Homélies sur la 1ère lettre aux Corinthiens, n° 27 (trad. AELF)

« Va d'abord te réconcilier avec ton frère »

L'Église n'existe pas pour que nous restions divisés en y venant, mais bien pour que nos divisions y soient éteintes ; c'est le sens de l'assemblée. Si c'est pour l'eucharistie que nous venons, ne posons donc aucun acte qui contredise l'eucharistie, ne faisons pas de peine à notre frère. Vous venez rendre grâce pour les bienfaits reçus : ne vous séparez pas de votre prochain.

     C'est à tous sans distinction que le Christ offre son corps en disant : « Prenez et mangez en tous ». Pourquoi n'admettez-vous pas tous à votre propre table ? ... Vous faites mémoire du Christ, et vous dédaignez le pauvre ? ... Vous prenez part à ce repas divin ; vous devez être le plus compatissant des hommes. Vous avez bu le sang du Seigneur et vous ne reconnaissez pas votre frère ? Même si vous l'avez méconnu jusque-là, vous devez le reconnaître à cette table. Il nous faut tous être dans l'Église comme dans une commune maison : nous ne formons qu'un seul corps. Nous n'avons qu'un même baptême, une même table, une même source, et aussi un seul Père. (cf Ep 4,5 ;1Co 10,17)

















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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Jeu 14 Juin 2018 - 21:24

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Vendredi 15 juin 2018 : Le vendredi de la 10e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Vendredi 15 juin)


Saint Amos, prophète de l'A.T. (VIIIe s. av JC.)

Saint Bernard de Menton, prêtre († 1081)

Sainte Germaine Cousin, vierge (1579-1601)

Bienheureux Louis-Marie Palazzolo, Prêtre, Fondateur des Congrégations des
« Frères de la Sainte-Famille » et des « Sœurs des pauvres » (1827-1886).


Bienheureuse Albertina Berkenbrock, martyre brésilienne
« Maria Goretti du Brésil » (1919-✝ 1931).


Bienheureux Clément Vismara, Missionnaire en Birmanie
béatifié en 2011 (1897-1988)



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

Vous avez entendu qu’il a été dit : Tu ne commettras pas d’adultère. Mais moi, je vous dis : Quiconque regarde une femme de façon à la désirer a déjà commis l’adultère avec elle dans son cœur.

Jésus approfondit les exigences du sermon des Béatitudes. Il donne à la loi une ampleur toute nouvelle pour que la vie surabonde. C’est la raison pour laquelle son observation consiste à élargir nos conditions de vie. Dieu nous donne la loi de l’amour pour arriver au sommet de la charité. Nous cherchons toujours la loi du moindre effort. Dieu qui nous a donné beaucoup, il nous demande beaucoup. En Jésus, il s’est donné lui-même pour que nous ayons la Vie. Si l’homme se prend comme « mesure, » il devient l’ennemi de Dieu et de ses frères. Le mot d’adultère est constitué par « Ad », aller vers l’ « ultime. » Il s’agit d’une relation de domination avec Dieu et avec les humains et particulièrement entre l’homme et la femme. Pour cet ultime, il convient de se référer à Dieu. Faire « comme je veux, » en excluant Dieu et les autres est mortifère. Si un membre est gangrené le chirurgien « coupe » la partie malade avant que le corps tout entier ne soit gangrené. La parole de Dieu est très réaliste : « Il faut à tous prix en sauver quelques uns. »


"Si ton œil droit doit causer ta chute, arrache–le et jette–le loin de toi.

Car il est avantageux pour toi de perdre seulement une partie de ton corps et que celui–ci ne soit pas jeté tout entier dans la géhenne." Jésus nous veut épanouis, il manifeste son autorité sur l’humanité créée à l’image et à la ressemblance de Dieu. Élie annonçait Jésus dans son désir : « J’éprouve une ardeur jalouse pour toi, Seigneur Dieu de l’univers. » L’Amour qui vient de Dieu est notre mesure. L’alliance avec Dieu nous engage à la pureté du cœur et de la pensée. Nous ne pouvons pas faire des autres, l’objet de notre désir ! Il est nécessaire d’éviter les pensées et les actions idolâtres qui voudraient nous rendre à l’égal à Dieu. Le langage humain de l’amour ne peut pas être banalisé. Jésus est exigent car il veut pour nous le bonheur de l’amour. La relation avec Dieu et entre nous demande de notre part un « cœur » pur, et des « yeux » clairs. C’est dans le même regard d’amour que nous aimons et servons Dieu et que nous aimons et servons nos frères. C’est par le même acte d’Amour que Jésus nous sauve sur la Croix et qu’Il glorifie le Père.


"Il a été dit : Que celui qui répudie sa femme lui donne une attestation de rupture.

Mais moi, je vous dis : Quiconque répudie sa femme, sauf en cas d’inconduite sexuelle, la rend adultère, et celui qui épouse une femme répudiée commet l’adultère." La dignité du mariage fait partie du projet de Dieu pour l’homme et pour la femme, afin que par l’amour et le don mutuel, ils deviennent une seule chair. Nous ne pouvons pas vivre l’alliance de la vie conjugale selon l’ordre du monde. Elle est le signe de l’alliance du Christ et de l’Église. C’est dans l’ardeur de l’amour de Dieu que se construit la fidélité. Marie a épousé la cause de Jésus. Dans sa compassion, elle offre à Dieu tout ce qu’elle est. Elle est unie à l’offrande de Jésus, et de tout son amour, elle offre tout ce que Jésus vit pour ses frères. C’est dans cette alliance nouvelle qui contient tous les amours, c’est dans l’ardeur de l’Amour trinitaire que nous pouvons accomplir le dessein d’amour du cœur de Dieu dans notre vie. Jésus nous donnera « son » commandement nouveau, il est très significatif de cet unique amour : « Mon commandement, le seul, ‘aimez-vous les uns les autres’.


Citation :
Nous demandons la grâce de comprendre la parole de Dieu pour vivre du nouvel amour du Christ.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Bienheureux Paul VI, pape de 1963-1978
Encyclique « Humanae vitae », 8-9 (trad. bréviaire, 6e sam. TO)

« Dieu créa l'humanité à son image, homme et femme il les créa » (Gn 1,27)

L'amour conjugal révèle sa vraie nature et sa vraie noblesse quand on le considère dans sa source suprême, Dieu qui est amour « le Père de qui toute parenté, au ciel et sur la terre, tire son nom » (1Jn 4,8; Ep 3,15). Le mariage n'est donc pas l'effet du hasard ou un produit de l'évolution de forces naturelles inconscientes : c'est une sage institution du Créateur pour réaliser dans l'humanité son dessein d'amour. Par le moyen de la donation personnelle réciproque... les époux tendent à la communion de leurs êtres en vue d'un mutuel perfectionnement personnel, pour collaborer avec Dieu à la génération et à l'éducation de nouvelles vies. De plus, pour les baptisés, le mariage revêt la dignité de signe sacramentel de la grâce, en tant qu'il représente l'union du Christ et de l'Église (Ep 5,32).

     Dans cette lumière apparaissent clairement les notes et les exigences caractéristiques de l'amour conjugal... C'est avant tout un amour pleinement humain, c'est-à-dire à la fois sensible et spirituel. Ce n'est donc pas un simple transport d'instinct et de sentiment, mais aussi et surtout un acte de la volonté libre, destiné à se maintenir et à grandir à travers les joies et les douleurs de la vie quotidienne, de sorte que les époux deviennent un seul cœur et une seule âme et atteignent ensemble leur perfection humaine.

     C'est ensuite un amour total, c'est-à-dire une forme toute spéciale d'amitié personnelle, par laquelle les époux partagent généreusement toutes choses, sans réserves indues ni calculs égoïstes. Qui aime vraiment son conjoint ne l'aime pas seulement pour ce qu'il reçoit de lui, mais pour lui-même, heureux de pouvoir l'enrichir du don de soi.

     C'est encore un amour fidèle et exclusif jusqu'à la mort. C'est bien ainsi, en effet, que le conçoivent l'époux et l'épouse le jour où ils assument librement et en pleine conscience l'engagement du lien matrimonial... C'est enfin un amour fécond, qui ne s'épuise pas dans la communion entre époux, mais qui est destiné à se continuer en suscitant de nouvelles vies.

















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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Ven 15 Juin 2018 - 22:31

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Samedi 16 juin 2018 : Le samedi de la 10e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Samedi 16 juin)


Sainte Lutgarde, Moniale Cistercienne à Aywiers (✝ 1246).

Saint Tykhon de Kalouga (Saint Orthodoxe), Higoumène (✝ 1492).

Saint Jean François Régis, Jésuite - apôtre du Vivarais (1597-1640).

Bienheureuse Maria Theresia Scherer, Vierge Co-Fondatrice des
« Sœurs de Charité de la Sainte-Croix » (1825-1888).


Jean Tauler, Dominicain et auteur Mystique, inspirateur et maître spirituel
de Saint Paul de la Croix (1300-1361).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Vous avez encore appris qu’il a été dit aux anciens : Tu ne manqueras pas à tes serments, mais tu t’acquitteras de tes serments envers le Seigneur."

Nos vies se déroulent dans la présence de Dieu et nos « oui » sont inscrits dans le oui de Jésus. Dans notre vie, tout repose entre les mains de Dieu. Jésus s’intéresse au cœur de l’homme. Il désire que nous ayons un cœur juste, dont la pureté se manifeste dans nos actions. Nous ne possédons pas la puissance de remplir ce que nous promettons, nous dépendons totalement de la volonté de Dieu pour accomplir nos promesses. Nous reconnaissons que Dieu a la puissance de tout faire car il est tout-puissant. Il a une autorité absolue sur l’univers. Dans la présence de Dieu, nous ne faisons appel qu’à Dieu seul. Serviteurs de Dieu, nous agissons sur la base de l’autorité de Dieu. Dieu s’attend à la perfection dans notre engagement à la vérité, être parfaits dans notre authenticité. Cela signifie que nous démontrons une parfaite honnêteté envers Dieu, envers nos semblables et envers nous-mêmes. Ainsi nous provoquons un « non » en nous à tout ce qui est mauvais, méchant et menteur. C’est dans la communion à Jésus que nous trouvons l’amour dont nous avons besoin pour vivre. Aimer Dieu et nous aimer les uns les autres en vérité, suppose que notre oui soit oui.


« Eh bien ! moi, je vous dis de ne pas jurer du tout, ni par le ciel, car c’est le trône de Dieu, ni par la terre, car elle est son marchepied, ni par Jérusalem, car elle est la Ville du grand Roi. Et ne jure pas non plus sur ta tête, parce que tu ne peux pas rendre un seul de tes cheveux blanc ou noir.

Nous nous mettons à l’école de Jésus, il est le Chemin pour que notre visage se profile en Lui. C’est dans le mystère de Jésus que nous voulons habiter de plus en plus. La parole de Dieu nous redit notre dépendance à Dieu seul, ce qui provoque en nous l’attitude d’adoration qui nous remet profondément à Dieu. C’est avec un cœur pur que nous parvenons à connaître les révélations de Dieu et à voir les merveilles de sa sagesse. Tout se passe au niveau profond de votre cœur. Les merveilles et la sagesse de Dieu se révèlent à ceux en qui il trouve un cœur sincère, un cœur qui recherche constamment la vérité. Plus nous avançons dans l’écoute de la Parole de Jésus, plus nous nous apercevons que l’enseignement de Jésus est déterminant pour notre vie.


"Que votre parole soit “oui”, si c’est “oui”, “non”, si c’est “non”. Ce qui est en plus vient du Mauvais.

Le oui à l’adoration nous prépare une vigilance du cœur de tous les instants. Jésus nous demande de faire en sorte que tout ce que nous disons soit fiable. Lorsque nous parlons, nous ne voulons dire que la vérité. Chaque parole que nous disons est exprimée avec authenticité. Nous reconnaissons que la vérité nous lie dans un engagement personnel. La vérité fait appel à un engagement de notre part. Quand une chose est vraie, nous sommes tenus à la suivre et à l’exécuter. Il nous faut obéir à la vérité que la Parole de Dieu nous révèle. La foi s’enracine dans une vérité à laquelle nons croyons et à laquelle nous obéissons. Lorsqu’elle est mélangée avec des demi-vérités, cette vérité devient un mensonge. Jésus nous enseigne à ne rien ajouter à la vérité. Si nous désirons grandir dans la vie chrétienne, nous devons faire preuve d’une authenticité absolue. Nous devons savoir communiquer avec les autres en toute franchise. Nous partageons la vérité lorsque nous exprimons avec amour et sincérité nos pensées et nos sentiments. Plus nous grandissons en maturité et en unité d’esprit, plus la vérité se propage. Lorsque la vérité est en nous, nous devenons une lumière dans le monde.


Citation :
Nous demandons à Dieu la grâce d’entendre cette parole pour que notre oui soit un véritable oui.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Dorothée de Gaza (v. 500-?), moine en Palestine
Instructions, n° 1, 6-8 ; SC 92 (trad. SC p. 155 rev.)

La Loi nouvelle : « Moi, je vous dis »

Dieu nous a donné ses préceptes qui nous purifient…des mauvaises dispositions de notre homme intérieur (Ep 3,16). Il lui donne le discernement du bien et du mal ; il lui fait reprendre conscience et lui montre les causes de son péché. « La Loi disait : ne commets pas d'adultère ; et moi je dis : N'aie pas de mauvais désirs. La Loi disait : Ne tue pas ; et moi je dis : Ne te mets pas en colère » (Mt 5,27.21). Car si tu as de mauvais désirs, bien qu'actuellement tu ne commettes pas d'adultère, ces désirs ne cesseront de te harceler intérieurement jusqu'à ce qu'elles t'entraînent à l'acte. Si tu t'irrites et t'excites contre ton frère, il arrivera un moment où tu diras du mal de lui, puis tu lui dresseras des embûches, et ainsi peu à peu tu en viendras finalement au meurtre.

     La Loi disait encore : « Œil pour œil, dent pour dent » (Ex 21,24). Mais le Seigneur exhorte non seulement à recevoir avec patience le coup de celui qui nous gifle, mais encore à lui présenter humblement l'autre joue(Mt 5,39). Car le but de la Loi était de nous apprendre à ne pas faire ce que nous ne voulions pas souffrir. Elle nous empêchait donc de faire le mal par la peur de souffrir. Mais ce qui est demandé maintenant c'est de rejeter la haine, l'amour du plaisir, l'amour de la gloire et les autres tendances mauvaises.

     En un mot, le dessein du Christ notre Maître est précisément de nous apprendre comment nous en sommes venus à commettre tous ces péchés, comment nous sommes tombés dans tous ces mauvais jours. Il nous a donc d'abord libérés par le saint baptême, en nous accordant la rémission des péchés ; puis il nous a donné le pouvoir de faire le bien, si nous voulons, et de n'être plus entraînés comme par force dans le mal.

















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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Dim 17 Juin 2018 - 9:30

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Dimanche 17 juin 2018 : Onzième dimanche du temps ordinaire


Les saints du jour (Dimanche 17 juin)


Saints Manuel, Sabel (Icône ci-dessous) et Ismaël martyrs à Chalcédoine (+ 362)

Saint Nectan, Ermite et martyr dans le Devon (5ème s.).

St Avit, abbé de Micy-Saint Mesmin († v. 530)

Saint Hervé, Ermite et Abbé en Bretagne (✝ 568).

Saint Rainier, pèlerin pour Le Christ, Prédicateur laïc (✝ 1160).

Sainte Emilie de Vialar, Fondatrice de la congrégation de Saint-Joseph de l'Apparition (✝ 1856)

Bienheureux Marie-Joseph Cassant, Prêtre et Moine Cistercien (1878-1903).


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

Il disait : « Il en est du règne de Dieu comme d’un homme qui jette le grain dans son champ :

nuit et jour, qu’il dorme ou qu’il se lève, la semence germe et grandit, il ne sait comment. D’elle-même, la terre produit d’abord l’herbe, puis l’épi, enfin du blé plein l’épi. Et dès que le grain le permet, on y met la faucille, car c’est le temps de la moisson. » Jésus a semé la Parole et il voit pousser le Royaume. La Parole libérée anime d’autres personnes qui en sont façonnées et qui elles-mêmes, propagent la bonne nouvelle. C’est un aspect merveilleux de la vie qu’une telle énergie qui s’ordonne. Jésus parle de la croissance du Règne de Dieu dans chacun de nos cœurs, dans nos vies. Il prend l’image de la croissance de la graine semée en terre qui se nourrit de la terre. L’Amour infini de Dieu progresse en nous sans que nous le remarquions. C’est le « travail » de Dieu en nous, il nous donne la paix. L’image de la croissance du blé rend compte de la réalité de la vie qui surgit et qui se manifeste, qui nous dépasse et que nous percevons. On ne peut dominer cette réalité mais on peut être en relation avec elle, elle peut nous aider à comprendre le « Règne de Dieu. » Si je sème une graine dans le jardin, je dois d’abord travailler la terre qui doit-être préparée. C’est ainsi que nous préparons notre cœur à accueillir le Royaume de Dieu par l’écoute de la Parole. Jésus annonce un don d’amour tout nouveau. C’est le don de son Amour qui va changer notre vie. Notre conversion sera de vivre de cet Amour nouveau pour devenir la lumière du monde.


Jésus disait encore : « le règne de Dieu est comme une graine de moutarde : quand on la sème en terre, elle est la plus petite de toutes les semences du monde.

Mais quand on l’a semée, elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères ; et elle étend de longues branches, si bien que les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid à son ombre. » L’image de la graine de moutarde qui donne refuge aux « oiseaux du ciel » n’a pas d’autre finalité que de vivre librement, gracieusement en paix et de se réjouir, c’est la plus petite des plantes potagères ! Cet amour est donné gratuitement, il est reçu gratuitement. Cette image met en lumière la préparation du Royaume de Dieu en nous. Cette petite graine deviendra un grand arbre dans lequel les oiseaux du ciel viendront faire leurs nids. Dans la croissance de la semence est annoncée une finalité, un terme, la semence n’a pas de sens en elle-même. La finalité est l’amour partagé universellement qui nécessite l’amour du Père pour tous. C’est l’Amour infini de Dieu qui nous est donné gratuitement. C’est la confiance infinie en Dieu Amour, l’abandon total à sa volonté qui fait advenir cet amour pour qu’il grandisse en son temps. La réconciliation, la reconnaissance de l’autre en est l’application dans notre vie.


Par de nombreuses paraboles semblables, Jésus leur annonçait la Parole, dans la mesure où ils étaient capables de la comprendre.

Il ne leur disait rien sans employer de paraboles, mais en particulier, il expliquait tout à ses disciples. Jésus nous offre de prendre ce chemin. Notre désir de paix, d’unité et de vie va renaitre. Pour qu’il soit renouvellé, nous devons accepter la faiblesse de notre vie. La Parole a commencé son œuvre en nous, nous en connaissons le terme qui est le Royaume. Ce passage vers le Royaume s’effectue depuis le début du chemin. Jésus le donne à comprendre à ses compagnons, « dans la mesure où ils étaient capables de comprendre. » Cet Amour infini est la « Semence divine » qui a germé dans le sein de la Vierge Marie. Elle a donné un fruit merveilleux ! Il sera broyé au pressoir de la croix et enfoui dans le tombeau. En ressuscitant, Jésus est devenu le grand arbre dans lequel tous les humains de la terre peuvent reprendre cœur. Nous entrons dans cet Évangile avec une confiance infinie et un abandon total. Nous accueillions le don de Dieu en comprenant que le Christ tout-puissant s’est fait le petit enfant de Bethléem. Jésus, le Maitre de la vie va descendre dans le tombeau pour nous donner la vie. C’est cette vie nouvelle que nous recevons gratuitement.


Citation :
Nous demandons la grâce d’entrer dans cette nouvelle vie de Jésus qui est son amour.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Saint Pierre Chrysologue (v. 406-450), Évêque de Ravenne, Docteur de l'Église.
Sermon 98, 1-2 ; CCL 24A, 602 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 225 rev.)

« Mais quand on l'a semée, elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères »

Frères, vous avez appris comment le Royaume des Cieux, dans toute sa grandeur, est comparé à une graine de moutarde...
Est-ce là tout ce que les croyants espèrent ? Est-ce là tout ce que les fidèles attendent ?... Est-ce là « ce que l'œil n'a pas vu, ce que l'oreille n'a pas entendu, ce qui n'est pas monté au cœur de l'homme » ? Est-ce là ce que promet l'apôtre Paul et qui est tenu en réserve dans le mystère inexprimable du Salut, pour ceux qui aiment ? (1Co 2,9)
Ne nous laissons pas déconcerter par les paroles du Seigneur. Si, en effet, « la faiblesse de Dieu est plus forte que l'homme, et si la folie de Dieu est plus sage que l'homme » (1Co 1,25), cette toute petite chose, qui est le bien de Dieu, est plus splendide que toute l'immensité du monde.

Puissions-nous seulement semer dans notre cœur cette graine de moutarde, de sorte qu'elle devienne le grand arbre de la connaissance (Gn 2,9), s'élevant de toute sa hauteur pour élever notre pensée jusqu'au Ciel, et déployant toutes les branches de l'intelligence...

Le Christ est le Royaume. A la manière d'une graine de moutarde, il a été jeté dans un jardin, le corps de la Vierge. Il a grandi et est devenu l'arbre de la Croix qui couvre la Terre entière.

Après qu'il eut été broyé par la Passion, son fruit a produit assez de saveur pour donner son bon goût et son arôme à tous les êtres vivants qui le touchent.
Car, tant que la graine de moutarde demeure intacte, ses vertus restent cachées, mais elles déploient toute leur puissance quand la graine est broyée.

De même Le Christ a-t-il voulu que son corps soit broyé pour que sa force ne reste pas cachée...
Le Christ est roi, car il est le principe de toute autorité. Le Christ est le Royaume, car en Lui réside toute la Gloire de son Royaume.

















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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Dim 17 Juin 2018 - 21:01

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Lundi 18 juin 2018 : Le lundi de la 11e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Lundi 18 juin)


Saint Léonce de Tripoli, Martyr (Ier siècle).

Saint Marc et Saint Marcellien, frères jumeaux et Martyrs († v. 304)

Sainte Marine de Bythinie, entrée au Monastère déguisée en garçon (✝ 750).

Sainte Élisabeth de Schönau, Moniale et Mystique († 1164).

Sainte Osanna Andreasi Tertiaire dominicaine à Mantoue (+ 1505)

Saint Grégoire (Gregorio) Barbarigo, Évêque († 1697)

Vénérable Jeanne Mance, Fondatrice de l'hôpital de l'Hôtel-Dieu à Montréal et
Co-Fondatrice de la ville de Montréal au Québec (1606 -✝ 1673).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Vous avez entendu qu’il a été dit : Œil pour œil, et dent pour dent. Mais moi, je vous dis de ne pas vous opposer au mauvais.

Si quelqu’un te frappe sur la joue droite, tends–lui aussi l’autre." Nous savons que la vengeance est à proscrire, qu’il nous faut dialoguer et que nous allons céder notre « droit » si cela en vaut la peine, tant la paix est une valeur importante. Nous apprenons de Jésus, que l’ennemi reste un frère pour qui je peux continuer à vouloir du bien. Il me faut donc être prêt à pardonner, à garder confiance avec la possibilité d’admettre qu’un jour, la vérité se révèle. Cette Parole éclaire ce qui ce qui se cache en secret de violence en nous, et par la même, ce qui alimente la violence dans le monde ! « Eh bien moi je vous dis de ne pas riposter aux méchants, » humainement cela est impossible, mais rien n’est impossible à Dieu. Pour nous convertir, il nous faut regarder vers Jésus. L’Évangile, la Bonne Nouvelle, est une contemplation de Jésus qui nous sauve. Nous avons besoin d’intégrer le mystère du salut de Jésus crucifié qui nous sauve. Nous laisser sauver, c’est nous laisser transformer profondément par le visage de Jésus. C’est par sa mort que Jésus nous a sauvés, c’est pour nous un passage incontournable : Si nous n’acceptons pas de mourir, nous n’entrerons pas dans la vie.


"Si quelqu’un veut te faire un procès pour te prendre ta tunique, laisse– lui aussi ton vêtement."

Jésus nous laisse le soin de trouver la solution, adaptée à nos capacités et aux circonstances de notre vie. Il nous propose de pratiquer la non-violence : « Si on vous pourchasse dans une ville, fuyez dans une autre ! » Cependant, Jésus n’a pas hésité à aller à Jérusalem où il savait qu’il allait être arrêté. Il ne se défend pas au Jardin des Oliviers. Il refuse de répondre aux questions piégées de Caïphe, d’Hérode ou de Pilate, mais, par contre quand on le gifle, il s’insurge : Pourquoi me frappes-tu ? Jésus sait pardonner à Pierre qui l’a renié, et aux bourreaux « qui n’ont pas conscience de ce qu’ils font. » Une manière d’arrêter l’injustice pour celui qui a froid, c’est de lui donner un vêtement, et d’arrêter ainsi toute perspective de violence. Nous pouvons faire cela si nous restons en communion avec Jésus qui nous sauve. « Si quelqu’un te réquisitionne pour faire un mille, fais–en deux avec lui. » Jésus veut que nous allions plus avant dans la compréhension, l’accueil les uns des autres. Nous sommes dans un combat spirituel disproportionné : « Vous ne luttez pas contre des ennemis visibles, mais des forces invisibles, » dira l’apôtre Paul. Une sœur ou un frère n’est pas un ennemi car nous luttons contre des « forces invisibles. » L’adversaire, le véritable ennemi se cache et c’est libérant de le savoir et de tenir bon dans l’épreuve.


"Donne à celui qui te demande, et ne te détourne pas de celui qui veut t’emprunter quelque chose."

Quand il s’agit de lui, Jésus sait renoncer à son droit, mais quand il s’agit de sa mission ou de la dignité du Temple, il n’hésite pas à intervenir très fortement. Ses invectives contre les gavés ou contre les hypocrites sont sans ménagement. Et c’est avec un fouet, qu’il chasse les animaux qui font de la maison de prière un marché, une caverne de voleurs. Ce n’est pas facile de faire un bon visage quand l’agressivité « monte » autour de nous. La progression de la violence serait de croire qu’elle est juste, alors qu’elle est fondée sur le mensonge ! Pour devenir artisan de paix, il nous faut arrêter toute violence ! Jésus dit à la Résurrection : « Je vous donne ma paix, ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. » Cette paix résulte d’un profond changement du cœur, elle est la seule qui peut amener la paix des âmes. Jésus nous transforme de l’intérieur pour nous rendre semblables à lui. Quand nous célébrons la Passion et la Résurrection de Jésus, nous sommes invités aux noces de l’Agneau qui enlève le péché du monde. Grâce à lui nous pouvons arrêter l’injustice et la violence. Ainsi le bonheur immense du règne de Dieu va s’installer progressivement en nous et dans le monde.


Citation :
Nous demandons la grâce d’être des consolateurs les uns pour les autres dans l’Esprit Saint.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Saint Césaire d'Arles (470-543), moine et évêque
Sermons au peuple, n° 23, 4-5, s’inspirant de saint Augustin ; SC 243 (trad. SC p. 51 rev.)

« Moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant »

« Si quelqu'un observe toute la Loi mais s'il est en faute sur un seul point, le voilà en infraction par rapport à l'ensemble de la Loi » (Jc 2,10). Quel est cet unique précepte, sinon le vrai amour, la charité parfaite ? C'est d'elle que l'apôtre Paul a dit aussi : « Une seule formule contient toute la Loi en sa plénitude : tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Ga 5,14)

     Car la vraie charité est patiente dans l'adversité et modérée dans la prospérité. Elle est forte dans les souffrances pénibles, joyeuse dans les bonnes œuvres, parfaitement en sûreté dans la tentation. Elle est très douce entre vrais frères, très patiente parmi les faux. Elle est innocente au milieu des embûches ; elle gémit au milieu des malfaisances ; elle respire dans la vérité. Elle est chaste en Suzanne mariée, en Anne veuve, en Marie vierge (Dn 13,1s; Lc 2,36). Elle est humble dans l'obéissance de Pierre et libre dans l'argumentation de Paul. Elle est humaine dans le témoignage des chrétiens, divine dans le pardon du Christ. Car la vraie charité, frères très chers, est l'âme de toutes les Écritures, la force de la prophétie, la charpente de la connaissance, le fruit de la foi, la richesse des pauvres, la vie des mourants. Gardez-la donc fidèlement ; chérissez-la de tout votre cœur et de toute la force de votre esprit (cf Mc 12,30).

















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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Lun 18 Juin 2018 - 23:03

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Mardi 19 juin 2018 : Le mardi de la 11e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Mardi 19 juin)


Saint Jude, "Thaddée", apôtre (1er s.)
A lire aussi :
Saints Simon et Jude, une catéchèse de Benoît XVI

Saints Gervais et Protais Martyrs à Milan (2ème s.)

Saint Romuald, Anachorète, Fondateur des Camaldules († 1027).

Sainte Julienne Falconieri, Vierge, Nièce d'Alexis Falconieri, Fondatrice
des Mantellates (1270-1341).


Saints Modeste ANDLAUER, Léon MANGIN, Paul DENN et Rémi ISORE,
Prêtres s.j. et Martyrs († Wuyi, Chine, 19 juin 1900)


Bienheureuse Elena Aiello, Vierge, Mystique, Stigmatisée et
Fondatrice des « Sœurs Minimes de la Passion de N.S.J.C.» (1895-1961).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

Eh bien ! moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, il fait tomber la pluie sur les justes et sur les injustes.

Au temps de Jésus, la Parole était devenue un savoir ancien, sans force. Elle ne se réfèrait pas à sa Source comme une Parole vivante qui interpelle. L’humanité fragilisée est entrée dans une rupture avec le Dieu Vivant pour se nourrir de violence. A l’origine, la parole de Dieu est lumineuse ! Jésus la reprend et il nous revivifie : « Aimez vos ennemis. Faites du bien à ceux qui vous persécutent. » C’est salutaire de ne pas transmettre la violence qui ravage le monde ! Jésus nous a sauvé par sa Croix alors que nous étions encore ses ennemis. C’est à cause de nos violences, de nos péchés que Jésus est crucifié. Si je veux véritablement être sauvé, il me faut le reconnaître. Alors la grâce peut m’atteindre et je deviens l’ami de Jésus. Dans une conscience très profonde que nous avons été graciés, et qu’il nous a été fait miséricorde, nous pouvons faire miséricorde : « Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, / selon ta grande miséricorde efface mon péché, / lave moi tout entier de ma faute, / purifie-moi de mon offense. Oui je connais mon péché. Ma faute est toujours devant moi. Contre Toi et Toi seul j’ai péché. Ce qui est mal à tes yeux je l’ai fait. Détourne ta face de mes fautes … »


"En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense aurez–vous ? Et si vous ne saluez que vos frères, que faites–vous d’extraordinaire ? "

La Parole de Jésus agit avec force, il parle à partir de son expérience propre : « Eh bien moi, je vous dis ! » Nous trouvons dans ce qu’il dit, la lumière et la force de résister au menteur et de réaliser ce qu’il énonce : « être les fils de votre Père. » Si je sème l’injustice, je récolte des fruits de violence ! Dans une conscience mal éclairée, Acab accomplit une action qui est en provenance du mauvais : « On n’a jamais vu personne se déshonorer comme Acab, en faisant comme lui ce qui est mal aux yeux du Seigneur. Sous l’influence de sa femme Jézabel, il s’est conduit d’une manière abominable. » En effet, ce que nous semons dans la violence et dans l’obscurité, nous le récoltons dans la violence et dans l’obscurité, car le mal crie vengeance et la violence se réalise à son heure ! Seule, la Parole vivante de Dieu vient à notre secours. La source irrigue le cœur de celui qui reçoit cette Parole. Son action pourra prendre appui sur cette Parole vivante qui l’engendre. Cette parole se justifie par elle-même, et non par des considérations extérieures, elle devient créatrice pour celui qui la reçoit.


"Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Vous serez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait."

La perfection de Dieu, c’est son immense amour et sa miséricorde sans fin. C’est dans cet amour que nous voulons vivre. Si nous nous considérons comme des justes, nous ne pouvons pas faire miséricorde à nos frères. La Parole de Dieu nous rejoint, elle rejoint en nous l’origine, le don de Dieu. Chacun de nous fait l’expérience d’être rejoint par une Parole qui oriente sa vie, qui l’engendre, qui le sort de son enfermement. C’est à ce niveau que Jésus nous convoque. Nous découvrons en nous la capacité d’actualiser la Parole de Création et de Rédemption. Par Lui, avec Lui, et en Lui, nous transmettons cette Vie d’Amour sans conditions. L’Évangile nous propose ainsi un chemin d’humilité. Dans nos familles et dans nos communautés, nous devenons des artisans de Paix. Jésus nous sauve par sa Parole vivante : « Aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent. »


Citation :
Nous demandons la grâce d’être « parfaits comme notre Père des cieux est parfait. »


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






BENOÎT XVI, Pape
ANGÉLUS, Dimanche 20 février 2011

« Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait » (Mt 5, 48)

« Soyez saints, car moi, le Seigneur, votre Dieu, je suis saint » — lit-on dans le livre du Lévitique (19, 1). Par ces paroles, et les préceptes qui en découlent, le Seigneur invitait le peuple choisi à être fidèle à l'alliance avec Lui en marchant sur ses voies et il fondait la législation sociale sur le commandement « tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Lv 19, 18). Et si nous écoutons ensuite Jésus, en qui Dieu a assumé un corps mortel pour se faire proche de tout homme, et a révélé son amour infini pour nous, nous retrouvons ce même appel, cette même audace objective. En effet, le Seigneur dit : « Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait » (Mt 5, 48). Mais qui pourrait devenir parfait ? Notre perfection est de vivre avec humilité en tant qu'enfants de Dieu en accomplissant concrètement sa volonté. Saint Cyprien écrivait qu'« à la paternité de Dieu doit correspondre un comportement d'enfants de Dieu, afin que Dieu soit glorifié et loué pour la bonne conduite de l'homme » (De la jalousie et de l'envie, 15 : CCL 3a, 83).

De quelle façon pouvons-nous imiter Jésus ? Jésus lui-même dit : « Aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d'être vraiment les fils de votre Père qui est dans les cieux » (Mt 5, 44-45). Qui accueille le Seigneur dans sa vie, et l'aime de tout son cœur, est capable d'un nouveau commencement. Il réussit à accomplir la volonté de Dieu : réaliser une nouvelle forme d'existence animée par l'amour et destinée à l'éternité. L'apôtre Paul ajoute : « N'oubliez pas que vous êtes le temple de Dieu et que l'Esprit de Dieu habite en vous » (1 Co 3, 16). Si nous sommes vraiment conscients de cette réalité et que notre vie est profondément façonnée par elle, alors notre témoignage devient clair, éloquent et efficace. Un auteur médiéval a écrit : « Lorsque tout l'être humain s'est pour ainsi dire uni à l'amour de Dieu, alors la splendeur de son âme se reflète aussi dans son aspect extérieur », dans toute sa vie (Jean Climaque, L'échelle sainte, XXX : PG 88, 1157 B). On lit dans le livre de l'Imitation de Jésus Christ : « L'amour est une grande chose ; c'est un bien qui rend léger tout ce qu'il y a de pesant, et supporte tranquillement toute difficulté. L'amour aspire à monter haut, sans être retenu par rien de terrestre. Il naît de Dieu et c'est seulement en Dieu qu'il peut trouver son repos » (III, V, 3).

















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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Mer 20 Juin 2018 - 0:50

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Mercredi 20 juin 2018 : Le mercredi de la 11e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Mercredi 20 juin)


Saint Méthode, évêque d’Olympe et martyr († 311)

Saint Silvère, Pape (58ème) de 536 à 537 et martyr (✝ 537).

Saint Gobain Ermite dans l'Aisne, disciple de Saint Fursy (+ 670)

Saint Adalbert de Magdebourg Archevêque (+ 981)

Saint Nicolas Cabasilas, théologien orthodoxe (✝ 1391)
Pour approfondir :
"L’amour fou" chez Nicolas Cabasilas (Conférence)

Bienheureuse Marguerite Ebner, Mystique Dominicaine allemande (✝ 1351).

Bienheureuse Margaret Ball, veuve irlandaise emprisonnée
à soixante-dix ans, martyre (v. 1515-1584).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Gardez–vous de pratiquer votre justice devant les gens, pour être vus par eux, autrement vous n’aurez pas de récompense auprès de votre Père qui est dans les cieux.

Quand donc tu fais un acte de compassion, ne sonne pas de la trompette devant toi, comme les hypocrites le font dans les synagogues et dans les rues, afin d’être glorifiés par les gens. Amen, je vous le dis, ils tiennent là leur récompense." C’est dès notre plus jeune âge que nous apprenons à être « bien. » Avoir une belle image de soi, être reconnu des autres, de nos parents, de nos maîtres est important, mais ce n’est pas « vivre comme des justes ! » Il y a une aspiration qui est plus profonde au cœur de tout homme. Ce n’est pas de paraître quelqu’un de bien, mais il s’agit d’être quelqu’un de bien. Cette aspiration nous est proposé dans son appel, par Jésus. C’est un chemin vraiment nouveau qui peut alors s’ouvrir pour nous. Il s’agit de rejoindre notre Père qui voit dans le secret. Dieu notre Père se donne dans un secret d’amour, c’est ainsi que tout ce que Dieu touche devient un feu d’amour qui est un secret. La prière, l’aumône, le jeûne en sont le fruit, qui se mue en secours des pauvres pour que la communauté vive.


"Lorsque vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites, qui se plaisent à prier debout dans les synagogues et aux coins des grandes rues, pour se montrer aux gens.

Amen je vous le dis, ils tiennent là leur récompense. Mais toi quand tu pries, entre dans la pièce la plus retirée, ferme la porte et prie ton Père qui est dans le secret ; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra." Jésus nous propose de vivre hors du regard des autres. Le secret est le Cœur de notre Père où je peux vivre autrement, où je peux faire autrement, où mon être s’exprime autrement, où je puis le rencontrer autrement, en vérité. Que mon cœur se mette à agir à partir de lui seul, pour Jésus. Je trouve alors un espace pour être intérieurement en vérité. Le mystère de l’amour infini de Dieu demande une limpidité, une clarté, une pureté étonnante dans le cœur de ceux qui le reçoivent. Cette limpidité ne s’apprend que dans la relation d’amour, dans la prière avec Dieu. L’Esprit Saint est à l’œuvre pour nous donner cet enseignement de Jésus qui nous transforme. Pour nous aider à entrer dans ce mystère, Marie a tout donné à Jésus pour qu’il puisse prendre « corps » en elle, et au milieu de nous. C’est dans cette humilité et cette douceur que Jésus a lavé les pieds de ses disciples, pour nous donner un exemple de sa tendresse. Dans l’Eucharistie, c’est son Corps qu’il nous donne. L’Esprit d’amour nous est ainsi donné, concrètement, pour que nous puissions marcher avec Jésus, dans la volonté du Père.


"Toi quand tu jeûnes, parfume–toi la tête et lave–toi le visage, afin de ne pas montrer que tu jeûnes aux gens, mais à ton Père qui est là, dans le secret,

et ton Père, qui voit, là, dans le secret, te le rendra." C’est dans ce nouvel espace de la préparation aux noces, que peu à peu, nous prenons la mesure de l’intériorité, du secret d’amour qui nous habite. Nous faisons l’expérience unique de la relation avec un autre, infiniment respectueux, qui est notre Père. « Ton Père est présent dans le secret. » C’est dans ce secret de l’Amour du cœur de notre Père. Jésus nous introduit dans la patience et dans l’attente. C’est bien un secret d’amour que de patienter jusqu’au retour de l’Époux. Jésus, dans l’Esprit Saint, est uni à l’épouse humanité préfigurée par Marie. Ses enfants constituent l’Église, Jésus purifie chacun de nous au feu d’amour de sa vie. Le souci de l’épouse est d’être trouvée dans l’Esprit Saint, dans le feu d’amour annoncé dans le buisson ardent qui illumine Moise. Les noces de l’Agneau sont scellées à la Croix. Elles sont des noces de sang qui glorifient Jésus et qui nous font entrer dans sa glorification par le Père : « Qu’ils soient un Père comme toi en moi et moi en toi, » dit Jésus.


Citation :
Nous demandons à Jésus la grâce de nous laisser pacifier afin que nous correspondions à l’amour de Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Méditations
De CATHOLIQUE.org

Votre Père voit dans le secret

« Votre Père qui voit dans le secret » : Dans l’Evangile d’aujourd’hui, le Christ nous expose un défi difficile et en même temps une grande consolation. Son enseignement peut être résumé dans cette simple phrase : dans tout ce que vous faites, agissez toujours pour Dieu seul. A la fin de notre vie, tout ce qui restera sera ce que nous avons fait pour Dieu et notre prochain. Tout le reste, nos vanités, nos recherches de louanges et de l’estime d’autrui, nos désirs d’être aimés et considérés, tout cela disparaîtra au dernier jour comme les nuages sous les rayons du soleil. Le défi est clair : agir devant Dieu avec une absolue pureté d’intention. Mais où est la consolation ? Notre Père du ciel « voit dans le secret ». Ce qui n’est pas perçu, reconnu ou apprécié par le monde sera un jour récompensé dans le ciel.

Entre toi et Dieu Dans un petit poème intitulé : « C’est entre toi et Dieu », la Bienheureuse Mère Teresa fait écho à cet enseignement de l’Evangile :

Les gens sont souvent déraisonnables, illogiques et centrés sur eux-mêmes,
Pardonne les quand même...
Si tu es gentil, les gens peuvent t’accuser d’être égoïste et d’avoir des arrières pensées,
Sois gentil quand même...
Si tu réussis, tu trouveras des faux amis et des vrais ennemis,
Réussis quand même...
Si tu es honnête et franc, il se peut que les gens abusent de toi,
Sois honnête et franc quand même...
Ce que tu as mis des années à construire, quelqu’un pourrait le détruire en une nuit,
Construis quand même...
Si tu trouves la sérénité et la joie, ils pourraient être jaloux,
Sois heureux quand même...
Le bien que tu fais aujourd’hui, les gens l’auront souvent oublié demain,
Fais le bien quand même...
Donne au monde le meilleur que tu as, et il se pourrait que cela ne soit jamais assez,
Donne au monde le meilleur que tu as quand même...
Tu vois, en faisant une analyse finale, c’est une histoire entre toi et Dieu, cela n’a jamais été entre eux et toi.


« Ils ont déjà reçu leur récompense » Par trois fois le Christ répète que les hypocrites qui agissent pour les autres ont déjà reçu leur récompense. Le jour viendra où chacun de nous sera face au Christ. Notre destinée éternelle va dépendre de ce qui résultera de ce moment. Puissions-nous, à notre grand regret, ne pas découvrir que nos mains sont vides parce que nous avons agi secrètement pour s’attirer les louanges des hommes. Puissions-nous plutôt avoir accompli nos bonnes œuvres en secret, ne laissant pas savoir à notre main gauche ce que fait notre main droite. C’est alors que notre Père du ciel qui « voit dans le secret » nous récompensera.

Merci, Seigneur, de toujours voir ce qui est caché, d’être toujours prêt à récompenser ce qui est fait pour toi. Tu es la Vérité et la Justice. Je voudrais tant savoir ne pas chercher la vaine gloire, la richesse, le confort. Mes faiblesses humaines reviennent sans cesse. Pardonne-moi, Seigneur ! De tout mon cœur, je ne désire qu’une chose : ta grâce seule, me suffit, mon Dieu.














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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Hier à 11:43

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Jeudi 21 juin 2018 : Le jeudi de la 11e semaine du temps ordinaire


L'Eglise fait Mémoire de :
Saint Louis de Gonzague, Jésuite (1568-1591).


Les saints du jour (Jeudi 21 juin)


Saint Aubain de Mayence, Martyr (✝ v. 400).

Saint Artchill, Fils du roi Etienne de Géorgie (+ 744).

Saint Raoul Archevêque de Bourges (+ 866)

Saint Luarsab, théologien orthodoxe (✝ 1391)

Saint José Isabel Flores Varela, Prêtre et martyr († 1927)


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

Lorsque vous priez, ne rabâchez pas comme les païens : ils s’imaginent qu’à force de paroles ils seront exaucés.

Ne les imitez donc pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant même que vous l’ayez demandé. Dans le tout petit enfant qui nait il y a, au plus profond de lui-meme, une confiance. Cette confiance est plus profonde que les foyers de guerre qui vont exister par la suite chez nous. Jésus renforce cette confiance en crucifiant en nous par sa Passion, tout ce qui s’oppose à l’Amour. Il nous introduit dans une Filiation nouvelle avec notre Père et une nouvelle fraternité entre nous. Sur la croix Jésus priera : « Père, pardonne leurs, ils ne savent pas ce qu’ils font. » Il est remis totalement entre les mains du Père. En Lui, chacun de nous est rétabli dans la filiation, dans le don de notre Père qui est là, pour nous. Dieu, en nous, va faire une œuvre de réconciliation. Jésus réclame de nous une confiance infinie quand nous nous tournons vers notre Père des cieux. Le « Notre Père » qu’Il nous enseigne est devenu la prière des Chrétiens, c’est la récapitulation de toutes les prières, de toutes les demandes que nous pouvons faire à Dieu. Nous nous préparons, au fil du temps, à dire en vérité le Notre Père. Chacun de nous le récite selon son histoire, de sa propre manière. La Parole de Dieu, chaque jour, nous travaille et notre Père des cieux veille sur tout ce dont nous avons besoin.


Vous donc, priez ainsi :

Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour. Remets-nous nos dettes, comme nous-mêmes nous remettons leurs dettes à nos débiteurs. Les expériences si douloureuses que l’humanité peut infliger à ses semblables nous obligent à nous tourner sans cesse vers la Passion de Jésus. Les paroles du Notre Père « Pardonne-nous nos offenses, » nous précipitent dans le cœur de Jésus pour y puiser de quoi continuer notre prière. Nous ne nous sentons pas le courage de pardonner à ceux qui nous ont fait tant souffrir, mais avec Jésus, avec l’aide de Dieu, c’est possible. Le pardon que Dieu nous octroie est total, il va jusqu’à l’oubli. Nous oublions bien vite les faveurs que l’on nous a faites, mais les offenses, nous les collectionnons. Si les couples savaient oublier les offenses de l’autre, combien de drames familiaux seraient évités ou résolus. Quand nous prions avec cet Évangile, nous affirmons que Dieu notre Père veille sur chacun de nous. Que d’inquiétude à vaincre, que de douleurs à surmonter, que de travail à faire pour arriver, enfin, avec un regard clair et limpide, vers notre Père. Il aime vraiment chacun de ses enfants.


"Et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du Mal.

Car, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi. Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père non plus ne pardonnera pas vos fautes. Que d’hommes, de femmes et d’enfants manquent d’une manière vitale de l’indispensable, de ce qu’il faut pour vivre ! Jésus nous propose de venir au secours les uns des autres, il nous donne un idéal grand et difficile. Pour le pardon des offenses, il fixe une mesure très raisonnable : la nôtre. « Car, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi. Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, à vous non plus votre Père ne pardonnera pas vos fautes » Nous voulons que Dieu nous pardonne et les autres aussi. Mais à nous, le pardon coûte beaucoup. Il est difficile de demander pardon ; mais pardonner coûte encore davantage. Si nous étions vraiment humbles, ce ne serait pas si difficile, mais l’orgueil rend les choses pénible. Nous savons que plus grande sera notre humilité, plus grande sera la facilité de pardonner ; plus l’orgueil est grand, plus grande la difficulté du pardon. Quel travail intérieur il nous faut, pour arriver, tout simplement, devant le regard d’amour de notre Père.


Citation :
Nous demandons à Jésus la grâce de préparer notre cœur au pardon pour travailler à la réconciliation du monde.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Saint Cyprien (v. 200-258), Évêque de Carthage et Martyr
La Prière du Seigneur, 14-15 (trad. Hamman, La Prière en Afrique, DDB 1982, p.50)

« Que ta Volonté soit faite sur la Terre comme dans les Cieux »

Non pas que Dieu fasse ce qu'Il veut, mais que nous nous puissions faire ce qu'Il veut. Qui peut empêcher Dieu de faire ce qu'Il veut ?

Mais nous autres, nous sommes contrecarrés par le démon qui nous empêche d'obéir en toute chose, intérieurement et extérieurement, à la Volonté de Dieu.

Aussi demandons-nous que sa Volonté s'accomplisse en nous ; pour qu'elle s'accomplisse, nous avons besoin de son secours.
Personne n'est fort par ses propres ressources, mais sa force est dans la Bonté et dans la Miséricorde de Dieu...


La Volonté de Dieu est celle que Le Christ a faite et enseignée : l'Humilité dans la conduite, la solidité dans la Foi, la modestie dans les paroles, la justice dans les actes, la miséricorde dans les œuvres, la discipline dans les mœurs.

La Volonté de Dieu, c'est de ne faire de tort à personne, de supporter celui qu'on nous fait, de garder la Paix avec nos frères, d'aimer Dieu de tout notre cœur, l'aimer parce qu'il est Père et le craindre parce qu'il est Dieu.

Ne rien préférer au Christ, puisqu'il nous a préférés à tout, adhérer inviolablement à sa Charité, nous tenir sous la Croix avec courage et confiance.

Quand il s'agit de combattre pour son Nom ou son honneur, montrer de la constance en nos paroles ; faire preuve de confiance dans les difficultés afin de soutenir la lutte, de patience dans la mort afin d'obtenir la couronne.
Voilà ce que signifie vouloir être cohéritier du Christ, accomplir le précepte de Dieu, faire la Volonté de Dieu.


















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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   

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