À Toi NOTRE PÈRE par les Saints Cœurs de JÉSUS, MARIE et JOSEPH..

Forum Catholique sous la protection de Saint Michel, faisant mémoire de Sylvie la fondatrice, Prières, Dévotions au Sacré Coeur, au Coeur Immaculé de Marie, au Coeur Chaste de Joseph et autres, Fidélité aux 3 Blancheurs et au Magistère de l'Eglise...
 
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 Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !

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Lumen
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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Ven 1 Juin 2018 - 23:38

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Samedi 02 juin 2018 : Le samedi de la 8e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Samedi 02 juin)


Sainte Blandine (vierge), de Saint Pothin (Évêque de Lyon), et de leurs
46 compagnons, Martyrs à Lyon (✝ 177).


Saint Erasme ou saint Elme, saint patron des marins et Martyr  (253 - 303)

Saints Marcellin et Pierre, Martyrs à Rome (✝ 304).

Saint Eugène Ier Pape (75 ème) de 655 à 657 (+ 657)

Saint Nicéphore Ier Patriarche de Constantinople (+ 829)

Les Bienheureux Sadoc et ses 48 compagnons o.p. Martyrs († 1259)

Bienheureux Joseph Thao Tiến, Prêtre et Martyr (1918-1954)


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

Ils viennent de nouveau à Jérusalem. Et tandis qu’il circule dans le Temple, les grands prêtres, les scribes et les anciens viennent à lui et il lui disaient : « Par quelle autorité fais-tu cela ?

ou qui t’a donné cette autorité pour le faire ? » L’intention de ceux qui vont trouver Jésus n’est pas de découvrir la foi. Les grands prêtres et les chefs du peuple ne veulent pas reconnaître Jésus. Leur décision de le supprimer est arrêtée dans leur cœur, mais ils veulent sauver la face aux yeux des hommes. Si notre cœur n’est pas dans un climat de recherche et de prière, c’est peine perdue. Si notre disposition est bonne, si notre intention est bonne, Dieu nous fera comprendre notre misère pour que nous puissions nous réconcilier avec Lui. Or nous sommes dans le combat entre l’autorité religieuse et Jésus qui a chassé les vendeurs du temple. C’est insupportable pour eux. « Qui t’a donné cette autorité pour le faire ? » Jésus est le Fils du Père, et il lui ressemble, il vient de lui, et il lui est semblable, il accomplit les mêmes œuvres que lui. Il rend témoignage que ce ne sont pas ses propres œuvres, mais celles de son Père. Mais comment ces hommes auraient-ils pu reconnaître en lui le Fils de Dieu, dans le mystère de ce corps qu’il avait assumé, dans cet homme né de Marie ? Nous contemplons Jésus dans le combat spirituel qui nous donne la vie. Nous découvrons sa bienveillance et son écoute ! Il veut entraîner ses contradicteurs plus loin dans la vérité !


Jésus leur dit : « Je vous poserai une seule question. Répondez-moi et je vous dirai par quelle autorité je fais cela.

Le baptême de Jean était-il du Ciel ou des hommes ? Répondez-moi. »  Si notre intention est bonne, et que nous nous adressons à Jésus en vérité, nous découvrons qui Il est, et nous comprenons, quand Il nous demande : « Le baptême de Jean venait-il du ciel ou des hommes ? » Si l’humilité de Jésus semble un obstacle pour croire en sa parole, il nous demande au moins de croire en ses œuvres. Foi et prière vont de pair. Si la foi s’éteint, la prière cesse elle-même d’exister. Par la foi, nous savons que Jésus vient du ciel, et que son autorité lui vient aussi de son Père, qui est Dieu. Chacun de nous est confronté à des exigences d’écoute et d’accueil. Nous croyons, pour être exaucés dans nos prières, et nous prions pour que notre foi grandisse. La foi produit la prière, et la prière affermit notre foi. Nous pouvons rencontrer des attitudes critiques difficiles à supporter, « l’adversité » peut chercher des « adeptes » qui vont critiquer ensemble, et l’obscurité peut aller jusqu’à la destruction de la communauté. Nous reconnaissons humblement que cette attitude de mort nous habite ! Il nous faut rejeter cette attitude de destruction qui nous menace et entrer dans la louange.


« Or ils se faisaient par-devers eux ce raisonnement : « Si nous disons : « Du Ciel », il dira : « Pourquoi donc n’avez-vous pas cru en lui ? » Mais allons-nous dire : « Des hommes ? » Ils craignaient la foule car tous tenaient que Jean avait été réellement un prophète. Et ils font à Jésus cette réponse : « Nous ne savons pas. » Et Jésus leur dit : « Moi non plus, je ne vous dis pas par quelle autorité je fais cela. »

Il nous faut toujours revenir à la source de la Vie, alors l’action de grâce nourrit notre foi, et nous mettons notre espérance dans les pauvres. Dieu réalise d’autant mieux son œuvre que nous sommes des serviteurs inutiles. Nous nous adressons à Marie qui est notre Mère pour accueillir la parole et la vie de Jésus avec une bonne intention et une bonne volonté. Ainsi, nous obtenons la paix et la joie des enfants de Dieu. La parole de Dieu nous resitue et nous réconforte dans notre mission. Au service du Christ Jésus, nous avons confiance que l’Esprit Saint bâtit la communauté. Nous pourrions croire que nos différences sont un obstacle, qu’elle vont nous « auto détruire, » c’est véritablement le contraire, car la différence de ses membres fait la beauté de la communauté. « Si le Seigneur ne bâtit la maison, en vain travaillent les maçons ! » Cette humilité nous remet dans la joie, nous rendons grâce à Dieu.


Citation :
Nous demandons à Dieu la grâce de nous aider à demeurer dans l’action de grâce. »


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Saint Pierre Chrysologue (v. 406-450), évêque de Ravenne, docteur de l'Église
Sermon 167 ; CCL 248, 1025 ; PL 52, 636 (trad. Matthieu commenté, DDB 1985, p. 35 rev.)

« Jean Baptiste est venu à vous..., et vous n'avez pas cru à sa parole » (Mt 21,32)

« Jean Baptiste proclamait : ' Convertissez-vous, car le Royaume des cieux est tout proche ' » (Mt 3,1)... Bienheureux Jean qui a voulu que la conversion précède le jugement, que les pécheurs ne soient pas jugés, mais récompensés, qui a voulu que les impies entrent dans le Royaume et non sous le châtiment... Quand Jean a-t-il proclamé cette imminence du Royaume des cieux ? Le monde était encore en son enfance...; mais pour nous qui proclamons aujourd'hui cette imminence, le monde est extrêmement vieux et fatigué. Il a perdu ses forces ; il perd ses facultés ; les souffrances l'accablent...; il crie sa défaillance ; il porte tous les symptômes de sa fin...

     Nous sommes à la remorque d'un monde qui s'enfuit ; nous oublions les temps à venir. Nous sommes avides d'actualité, mais nous ne tenons pas compte du jugement qui vient déjà. Nous n'accourons pas à la rencontre du Seigneur qui vient...

     Convertissons-nous, frères, convertissons-nous vite... Le Seigneur, du fait qu'il tarde, qu'il attend encore, prouve son désir de nous voir revenir à lui, son désir que nous ne périssions pas. Dans sa grande bonté il nous adresse toujours ces paroles : « Je ne désire pas la mort du pécheur, mais qu'il se détourne de sa voie et qu'il vive » (Ez 33,11). Convertissons-nous, frères ; n'ayons pas peur de ce que le temps se fait court. Son temps à lui, l'Auteur du temps, ne peut pas être rétréci. La preuve en est ce brigand de l'Évangile qui, sur la croix et à l'heure de sa mort, a escamoté le pardon, s'est saisi de la vie et, voleur du paradis avec effraction, a réussi à pénétrer dans le Royaume (Lc 23,43).


















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Dim 3 Juin 2018 - 8:50

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !






Homélie :

"Le premier jour de la fête des pains sans levain, où l’on immolait l’agneau pascal, les disciples de Jésus lui disent : « Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs pour ton repas pascal ? »

Il envoie deux disciples : « Allez à la ville ; vous y rencontrerez un homme portant une cruche d’eau. Suivez-le. Et là où il entrera, dites au propriétaire : ’Le maître te fait dire : Où est la salle où je pourrai manger la Pâque avec mes disciples ?’ Il vous montrera, à l’étage, une grande pièce toute prête pour un repas. Faites-y pour nous les préparatifs. » Nous fêtons le Saint Sacrement du Corps et du Sang de Jésus, « l’ancienne tradition céde le pas à une nouvelle Alliance. » Dans la Pâque ancienne, on immolait l’agneau pascal, on se préparait pour le souvenir du passage de la mer rouge. La Parole de Dieu retentit dans notre vie quotidienne pour vivre notre « aujourd’hui », dans la perspective de la Pâque du Seigneur Jésus, à laquelle nous participons pour entrer dans la vie trinitaire. « Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs pour ton repas pascal ? » Voilà la question que nous adressons à Jésus en considérant notre propre vie. Où veux-tu que ta présence vienne prendre place ? Où veux-tu que ta présence vienne porter notre existence ? C’est le cœur de notre vie où nous éprouvons le besoin de la présence de Jésus pour qu’il croisse. Que Jésus devienne en nous, le plus grand amour, la plus grande Présence. Jésus institue un nouveau rituel pour un nouveau Passage à son Amour infini.


"Les disciples partirent, allèrent en ville ; tout se passa comme Jésus le leur avait dit ; et ils préparèrent la Pâque."

Pendant le repas, Jésus prit du pain, prononça la bénédiction, le rompit, et le leur donna, en disant : « Prenez, ceci est mon corps. » Puis, prenant une coupe et rendant grâce, il la leur donna, et ils en burent tous. Et il leur dit : « Ceci est mon sang, le sang de l’Alliance, répandu pour la multitude." Ce Sacrement est si important dans notre vie pour supporter notre quotidien de souffrance, de solitude et d’angoisse. Unis au Christ, nous faisons l’expérience que « nous achevons dans notre chair ce qui manque aux souffrances du Christ pour son corps qui est l’Église. » Pour participer à l’œuvre du Christ, nous avons besoin d’être centrés sur le mystère du sang versé, nous avons besoin d’être centrés sur la vie donnée, nous avons besoin d’être nourris du Corps et du Sang de Jésus. Nous voulons vivre du nouvel amour proposé par Jésus. C’est la libération du péché de l’humanité obtenue par le sang de Jésus. C’est d’abord un mystère de foi. C’est l’éclosion d’une nouvelle famille, des frères et des sœurs sauvés par son sacrifice et réunis pour le repas de l’Amour. « Poussé par l’Esprit éternel, Jésus s’est offert lui-même à Dieu, comme une victime sans tache, et son sang purifie notre conscience des actes qui mènent à la mort pour que nous puissions célébrer le culte du Dieu vivant, » dit l’Épître aux Hébreux. C’est un don à recevoir. C’est le don de notre salut, « Jésus, ayant aimé les siens, les aima jusqu’au bout. »


"Amen, je vous le dis : je ne boirai plus du fruit de la vigne, jusqu’à ce jour où je boirai un vin nouveau dans le royaume de Dieu. »

Après avoir chanté les psaumes, ils partirent pour le mont des Oliviers. Jésus nous aide à voir autrement, il nous aide à choisir de partir pour ce qui compte vraiment. Nous le prions toujours : « Donne-nous de vénérer d’un si grand amour, le mystère de ton corps et de ton sang que nous puissions recueillir sans cesse le fruit de ta rédemption : Jésus prit du pain. » Il s’est offert et nous donne la possibilité d’entrer nous-mêmes dans ce mouvement d’offrande de soi. Jésus, au terme de son existence terrestre, a posé ce geste pour se donner à nous, pour nous nourrir. Le Seigneur Jésus reprend ce que Marie lui a apporté, tout ce poids d’humanité pour nous en faire le Don. Nous entrons alors dans la vraie liberté. Depuis le temps du sang versé, nous savons que nous pouvons nous adresser à lui pour toute notre existence. Ce salut offert en Jésus Christ est le fruit d’un immense amour. Jésus vient libérer notre conscience de toutes ces œuvres mortes pour nous remettre debout, dans sa Résurrection.


Citation :
Nous demandons la grâce de correspondre au don de l’amour du Dieu qui nous a tant aimé.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Saint Jean-Marie Vianney (1786-1859), prêtre, curé d'Ars
Esprit du Curé d'Ars dans ses Catéchismes, ses Sermons, ses Conversations
(Abbé Monnin, Éds Tequi 2007, p. 57-58, rev.)


Dieu se donne Lui-même en nourriture

Pour avoir une idée de notre dignité, il faut nous rappeler souvent le ciel, le calvaire et l'enfer. Si nous comprenions ce que c'est qu'être enfant de Dieu, nous ne pourrions pas faire le mal, nous serions comme des anges sur la terre. Être enfant de Dieu, quelle dignité !

     Lorsque les anges se furent révoltés contre Dieu, ce Dieu si bon, voyant qu'ils ne pouvaient jouir du bonheur pour lequel Il les avait créés, fit l'homme et ce petit monde que nous voyons pour nourrir son corps. Mais il fallait bien aussi nourrir son âme ; et comme rien de créé ne peut nourrir l'âme qui est un esprit, Dieu voulut se donner Lui-même pour nourriture.

     Mais le grand malheur est qu'on néglige de recourir à cette divine Nourriture, pour traverser le désert de cette vie. Comme une personne qui meurt de faim à côté d'une table bien servie, il y en a qui restent cinquante, soixante ans sans nourrir leur âme.

     Si les chrétiens pouvaient comprendre ce langage de notre Seigneur qui leur dit : « Malgré ta misère, Je veux voir de près cette belle âme que J'ai créée pour Moi. Je l'ai faite si grande qu'il n'y a que Moi qui puisse la remplir. Je l'ai faite si pure qu'il n'y a que mon Corps qui puisse la nourrir. »










Tantum Ergo

Cette hymne - extraite du Pange Lingua - a été écrite par Saint Thomas d'Aquin (1225-1274)

Elle est par excellence le chant final des saluts et adorations du Très Saint Sacrement.


Ce sacrement est si grand ! Adorons-le prosternés !

Et antíquum documéntum novo cedat rítui :

Et qu'au précepte d'autrefois succède un rite nouveau !

Præstet fides suppleméntum sénsuum défectui.

Que la foi vienne suppléer à nos intelligences leur limite !

Genitóri, Genitóque laus et iubilátio,

Au Père et au Fils, louange et joie débordante

Salus, honor, virtus quoque sit et benedíctio :

Salut, honneur et toute puissance, soit toute bénédiction !

Procedénti ab utróque compar sit laudátio. Amen.

A l'Esprit du Père et du Fils, Égale acclamation de gloire !


V. Panem de cœlo præstitisti eis. (Alléluia, T.P.)
V. Vous leur avez donné un pain descendu du ciel, (Alléluia, T.P.)
R. Omne delectamentum in se habentem. (Alléluia, T.P.)
R. Ayant en lui toutes délices (Alléluia, T.P.).


Oremus : Deus, qui nobis sub sacramento mirabili, passionis tuae memoriam reliquisti: tribue, quaesumus, ita nos corporis et sanguinis tui sacra mysteria venerari, ut redemptionis tuae fructum in nobis iugiter sentiamus. Qui vivis et regnas in sæcula sæculorum. R. Amen.

Seigneur Jésus Christ, dans cet admirable sacrement, vous nous avez laissé le mémorial de votre passion ; donnez-nous de vénérer d’un si grand amour les mystères de votre corps et de votre sang, que nous puissions recueillir sans cesse le fruit de la rédemption. Vous qui vivez et régnez pour les siècles des siècles. R. Ainsi-soit-il.








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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Dim 3 Juin 2018 - 22:23

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Lundi 04 juin 2018 : Le lundi de la 9e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Lundi 04 juin)


Sainte Clotilde, Reine des Francs (476-545)

Saint Pietro (Pierre) de Vérone, Prêtre, 1er martyr dominicain († 1252)

Saint François Caracciolo, Prêtre et co-fondateur des « Clercs réguliers
Mineurs » (1563-1608)


Saint Philippe Smaldone, « Apôtre des sourds-muets », Prêtre et Fondateur des
« Sœurs Salésiennes des Sacrés Cœurs » (1848-1923).


Sainte Maria Elisabeth Hesselblad, Vierge e fondatrice des ‘Brigittines’
“Sœurs du Saint-Sauveur de Sainte-Brigitte” († 1957)



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

« Jésus se mit à leur parler en paraboles : « Un homme planta une vigne, il l’entoura d’une clôture, y creusa un pressoir et y bâtit une tour de garde."

Puis il loua cette vigne à des vignerons, et partit en voyage. Jésus vient de chasser les vendeurs du temple, c’est à la suite de ces événements qu’il raconte cette parabole. Elle est semblable au autre parabole de la vigne du premier Testament. Le maître de la vigne prit la précaution de l’entourer d’une haie qui symbolise la Loi que Dieu a donnée à son peuple pour le protéger de l’idolâtrie. Dieu a tout fait pour son peuple. Il lui a tout donné, l’alliance, la loi, le temple, les sacrifices et le culte. Israël a tout pour se souvenir des grâces de Dieu, persévérer dans la foi et être fidèle à l’alliance conclue. Le propriétaire de la vigne part pour un long voyage, il loue sa vigne à des vignerons. Dieu a confié son peuple à ses vignerons chargés d’en prendre soin et de lui en restituer le produit. Le plant de choix de la vigne, c’est l’humanité. Le même combat revient sans cesse pour nous, nous pouvons accaparer le Don de Dieu. L’appropriation de la création, des biens de l’humanité, de l’humanité elle-même pour soi-même, est toujours actuelle. Or nous ne nous appartenons pas, nous appartenons à Dieu.


"Le moment venu, il envoya un serviteur auprès des vignerons pour se faire remettre par eux ce qui lui revenait des fruits de la vigne."

Mais les vignerons se saisirent du serviteur, le frappèrent, et le renvoyèrent les mains vides.  La parabole illustre la perversité et la méchanceté des vignerons. Dieu leur envoya des serviteurs pour recueillir le produit de sa vigne. Les fruits qu’il voulait recueillir auprès de son peuple étaient la conversion, la foi, l’obéissance, la piété. Le premier serviteur fut renvoyé à vide. Un autre fut frappé et outragé. Un troisième, tué. Jésus dit aux chefs d’Israël ce que leurs prédécesseurs ils avaient fait aux prophètes. Cette parabole illustre l’infinie patience de Dieu et la perversité des chefs du peuple. Cette patience est sans limites. La méchanceté des vignerons augmente avec chaque nouveau serviteur qu’il leur envoie. L’Amour de Dieu dépasse toutes les bornes de l’incrédulité, de l’injustice et de l’ingratitude. Dans une civilisation individualiste qui s’est approprié les dons de Dieu, nous pouvons témoigner du Dieu qui est Amour, grâce à Jésus.


"Il en envoya encore un autre, et celui-là, ils le tuèrent ; puis beaucoup d’autres serviteurs : ils frappèrent les uns et tuèrent les autres."

Il lui restait encore quelqu’un : son fils bien-aimé. Il l’envoya vers eux en dernier, en se disant : “Ils respecteront mon fils.” Mais ces vignerons-là se dirent entre eux : “Voici l’héritier : allons-y ! tuons-le, et l’héritage va être à nous !” Ils se saisirent de lui, le tuèrent, et le jetèrent hors de la vigne. Jésus est envoyé de la même façon que les prophètes, il dévoila aux membres du sanhédrin ce qu’ils vont lui faire, mettant leurs desseins à nu devant la foule des pèlerins réunis dans le temple. Ils vont le tuer, craignant de perdre leur influence auprès du peuple, jaloux de leurs privilèges et surtout fondamentalement hostiles à son enseignement. Ils décident donc de se débarrasser de lui une fois pour toutes, pour garder le produit de la vigne. Jésus affirme que l’histoire du Royaume de Dieu ne s’achève pas avec sa mort et son rejet. Une nouvelle alliance sera conclue et un nouveau temple construit, dont Jésus sera la pierre angulaire. Le Fils que les vignerons ont rejeté, jeté hors de la vigne et tué, est devenu la pierre principale, la pierre angulaire du nouveau temple de Dieu. Sa mort n’a pas été sa fin. Il est ressuscité victorieux, en Rédempteur du monde et Prince de la vie, devenant le fondement de l’Eglise chrétienne. Nous voulons conformer notre vie à la vie de Jésus, reconnaître que tout vient de Lui. Notre foi en Jésus le Sauveur du monde est plus précieuse que l’or le plus pur ! Dieu nous a fait don de si grandes richesses !


Citation :
Nous demandons la grâce de comprendre cette parole pour que la véritable Vigne qui est le Christ donne tout son Fruit.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Saint [Padre] Pio de Pietrelcina (1887-1968), capucin
Ep 3 ; 586,588,62 (trad. Une pensée, Médiaspaul 1991, p. 67)

« Va aujourd'hui travailler à ma vigne » (Mt 21,28)

De tout mon cœur, je bénis Dieu de m'avoir fait connaître des âmes vraiment bonnes. J'ai pu leur annoncer qu'elles sont elles aussi la vigne du Seigneur : la citerne, c'est leur foi ; la tour, c'est leur espérance ; le pressoir, leur charité ; la haie, c'est la loi de Dieu, qui les démarque des enfants des ténèbres.

     Je m'arrête là, parce que la cloche m'appelle ; je vais au pressoir de l'église, à l'autel. C'est là que ruisselle continuellement le vin sacré du sang de ce raisin délicieux et unique dont bien peu ont la chance de pouvoir s'enivrer. Là, vous le savez, car je ne puis agir autrement, je vous présenterai au Père des Cieux, uni à son Fils ; c'est en lui et avec lui que je suis tout entier vôtre dans le Seigneur.

     Seigneur Jésus, sauve-les tous. Je m'offre en victime pour eux tous. Rends-moi plus fort ; prends ce cœur, emplis-le de ton amour, puis demande-moi tout ce que tu veux.


















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Lun 4 Juin 2018 - 23:26

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Mardi 05 juin 2018 : Le mardi de la 9e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Mardi 05 juin)


Saint Boniface, Apôtre des Germains. Archevêque de Mayence, martyr (✝ 754)

Saint Igor II Prince de Moscovie, devenu Moine (+ 1147)

Saint Franco d'Assergi ermite près d'Assergi en Italie (12ème s.)

Bienheureuse Marguerite Lucie Szewczyk, Religieuse, Fondatrice de la Congrégation
des « Filles de la B.V.M. des Douleurs » (dites Sœurs séraphiques) (1828-1905)



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"On envoya à Jésus des pharisiens et des partisans d’Hérode pour lui tendre un piège en le faisant parler, »

et ceux-ci vinrent lui dire : « Maître, nous le savons : tu es toujours vrai ; tu ne te laisses influencer par personne, car ce n’est pas selon l’apparence que tu considères les gens, mais tu enseignes le chemin de Dieu selon la vérité. Est-il permis, oui ou non, de payer l’impôt à César, l’empereur ? Devons-nous payer, oui ou non ? Ce discours des Pharisiens et les Hérodiens à Jésus recherche comment vivre dans la vérité. Jésus est le maître, « un homme véridique, » qui ne se laisse influencer par personne. Il enseigne « le vrai chemin de Dieu. » Nous avons entrevu le dilemme, si Jésus dit oui, Il est « pris » comme partisan d’Hérode contre Israël ; S’il dit non, il est « pris » comme révolutionnaire contre Hérode. Jésus répondit simplement à ses adversaires avec une grande tendresse. Nous regardons d’abord ceux qui veulent prendre Jésus au piège sans nous y attarder. Nous contemplons longuement comment Jésus réagit. Il est notre exemple, et nous lui demandons de faire de même dans notre vie. Nous portons en nous l’image de Dieu qui est cachée, c’est un secret d’amour. Quand elle est manifestée elle dit le véritable visage de Dieu qui est Amour ! De l’image que nous avons de Dieu va découler l’image que nous avons de l’humanité.


"Mais lui, sachant leur hypocrisie, leur dit : « Pourquoi voulez-vous me mettre à l’épreuve ? Faites-moi voir une pièce d’argent. » Ils en apportèrent une, et Jésus leur dit : « Cette effigie et cette inscription, de qui sont-elles ? – De César, » répondent-ils.

Avec un grand calme Jésus découvre d’abord l’intention malhonnete : « Pourquoi voulez-vous me mettre à l’épreuve ? » Il aide ensuite les pharisiens et des partisans d’Hérode à voir qu’ils ne vivent pas dans la vérité. Tout ceux qui écoutent arrivent à la vérité de la question. Prenant une pièce de monnaie, il leur enseigne l’importance de l’honnêteté, du devoir. Donner à Dieu ce qui appartient à Dieu, notre amour. Cette Parole met fin à la gérance de la cité des hommes au nom de Dieu, elle est d’une grande actualité. Nous sommes redevable de notre vie à l’humanité par nos parents. Nous reconnaissons que notre vie vient de Dieu ! Que donner au monde et que donner à Dieu ? Cette réponse nous invite à manifester le Souffle de l’Esprit Saint qui nous anime en toutes les circonstances ! Quand cette question se présente à nous, il est important de nous resituer face à Dieu. Qui est notre Dieu ? Il y a dans la réponse de Jésus un refus de voir l’un exercer du pouvoir sur l’autre et vice versa. Si le maître a pris un chemin d’écoute, le disciple lui aussi doit prendre un chemin d’ouverture.


"Jésus leur dit : « Ce qui est à César, rendez-le à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. » Et ils étaient remplis d’étonnement à son sujet."

Dieu a donné à chaque personne une conscience. « La conscience est le centre le plus secret de l’homme, le sanctuaire où il est seul avec Dieu et où Sa voix se fait entendre, » dit le Concile Vatican II. L’examen de conscience est un temps privilégié, un moment avec Dieu seul. Dieu, dans son amour et son immense miséricorde, partage avec nous la vérité de notre vie. Il rappelle le pardon à demander, le bien à pratiquer, et la vertu à cultiver sans cesse. Devant Lui, nous apaisons notre cœur, parce que, si notre cœur nous condamne, Dieu est plus grand que notre cœur et il connaît tout. Pierre dira dans sa deuxième lettre : « Mes bien-aimés, Continuez à grandir dans la grâce et la connaissance de Notre-Seigneur Jésus-Christ. » Il ne s’agit pas de vivre dans un autre monde ! « Je ne prie pas de les retirer du monde. » Nous voulons rester avec Jésus, l’écouter, apprendre tout de lui. Tout notre être, toute notre personne alors débordera de la joie de l’Evangile qui est en elle-même annonciatrice de Jésus. Nous posons sur le monde un regard de miséricorde à la suite de Jésus.


Citation :
Nous demandons la grâce de nous abandonner à Dieu en toutes circonstances. »


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Sainte Catherine de Sienne (1347-1380), tertiaire dominicaine, docteur de l'Église, copatronne de l'Europe
Dialogues, ch. 13 (trad. Guignes, Seuil 1953, p. 70 rev.)

« De qui est cette image ? » : en se faisant homme, Dieu
restaure en nous l'image de la Trinité

Éternel Amour..., je te le demande en grâce, fais miséricorde à ton peuple, au nom de la charité éternelle qui t'a poussé à créer l'homme à ton image et à ta ressemblance (Gn 1,26)... Tu n'as fait cela, Trinité éternelle, que parce que tu voulais faire participer l'homme à tout toi-même. C'est pourquoi tu lui as donné la mémoire, afin qu'il se souvienne de tes bienfaits et qu'il participe ainsi à ta puissance, Père éternel. C'est pourquoi tu lui as donné l'intelligence pour qu'il puisse comprendre ta bonté et qu'il participe ainsi à la sagesse de ton Fils unique. C'est pourquoi tu lui as donné la volonté, afin qu'il puisse aimer ce qu'il voit et connaît de ta vérité, et qu'il participe ainsi à l'amour de ton Esprit Saint. Qui t'a poussé à donner une si grande dignité à l'homme ? L'amour inépuisable avec lequel tu as regardé en toi-même ta créature...

      [Mais] à cause du péché, elle a perdu cette dignité... Toi alors, poussé par ce même feu avec lequel tu nous avais créés..., tu nous as donné le Verbe, ton Fils unique... Il a accompli ta volonté, Père éternel, quand tu l'as revêtu de notre humanité, à l'image et ressemblance de notre nature. Ô abîme de charité ! Quel est le cœur qui peut se défendre de ne pas céder à ton amour en voyant le Très-Haut rejoindre la bassesse de notre humanité ? Nous sommes ton image et toi, tu es la nôtre, par cette union que tu as consommée dans l'homme en voilant ta divinité de l'argile d'Adam (Gn 2,7)... Qu'est-ce qui t'a poussé à faire cela ? L'amour ! Toi, Dieu, tu t'es fait homme, et l'homme est devenu Dieu. Par cet amour indicible, je t'en prie, fais miséricorde à tes créatures.


















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du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !


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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Mar 5 Juin 2018 - 21:59

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Mercredi 06 juin 2018 : Le mercredi de la 9ème semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Mercredi 06 juin)


Saint Claude Evêque du Jura (+ 699)

Saint Agobard Archevêque de Lyon (+ 840)

Saint Norbert de Xanten, Archevêque, Fondateur de
l'Ordre des Prémontrés (1080-1134).


Saint Marcellin Champagnat, Prêtre, Fondateur des Petits Frères de Marie (1789-1840).

Saint Raphaël Guízar Valencia, Évêque de Veracruz au Mexique (1878-1938).


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Des sadducéens – ceux qui affirment qu’il n’y a pas de résurrection – viennent trouver Jésus. Ils l’interrogeaient :

« Maître, Moïse nous a prescrit : Si un homme a un frère qui meurt en laissant une femme, mais aucun enfant, il doit épouser la veuve pour susciter une descendance à son frère. Il y avait sept frères ; le premier se maria, et mourut sans laisser de descendance. L’attente confiante de la résurrection est associé à la vie qui est présente maintenant dit Jésus. Dans son évocation de l’alliance avec Abraham, Isaac, et Jacob, c’est l’éternel présent de cette alliance qui est évoqué. Jésus nous emmène plus loin que les considérations sur la résurrection de la fin des temps. Il dira : « Dieu n’est pas le Dieu des morts mais des vivants, » le présent des vivants est le Don du Dieu vivant, maintenant et toujours. Jésus témoigne en faveur d’une rencontre entre le futur de la résurrection et le présent « ici et maintenant. » Avec douceur et humilité, la prédication de Jésus réaffirme ce qui a déjà été dit à propos de la résurrection et qui inaugure déjà la fin des temps. L’histoire des sadducéens montre combien nos esprits peuvent être limités, elle montre aussi la stérilité de l’humanité quand elle réfléchit en l’absence du Dieu vivant.


"…Jésus leur dit : « N’êtes-vous pas en train de vous égarer, en méconnaissant les Écritures et la puissance de Dieu ?

Nous contemplons la patience de Jésus mis à l’épreuve ! Il redit combien la génération humaine est importante jusqu’à ce que le nombre des élus soit complet. Les sadducéens, dans leur discours, reprennent une conception de la résurrection mal comprise. Ils sont dans l’incapacité de voir advenir ici et maintenant, la vraie vie. Les justes vivent dans l’espérance d’un accomplissement de la promesse de Dieu, ils ont part à cet accomplissement qui s’amorce aujourd’hui. Ils peuvent voir dans l’accomplissement des promesses de Jésus, un accomplissement de leur propre espérance. La vie dans l’amour dont nous avons l’expérience dans la communion des saints, est déjà vécue maintenant. La tendresse de Dieu manifestée par Jésus aujourd’hui, annonce une Vie et un Amour éternel que nous vivons à sa suite. Cette fécondité de vie et d’Amour s’est manifestée dans la maternité de Marie, la Mère de Jésus.


"…Et sur le fait que les morts ressuscitent, n’avez-vous pas lu dans le livre de Moïse, au récit du buisson ardent, comment Dieu lui a dit : Moi, je suis le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob ?"

Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants. Vous vous égarez complètement. » Les temps sont accomplis, le Royaume de Dieu est tout proche. Par la puissance de la tendresse de Dieu et de son Envoyé Jésus Christ, une « naissance » d’amour nous est donnée. L’égarement des sadducéens les met hors de toute espérance, il leur fait ignorer ce que Jésus est venu révéler. C’est un manque d’espérance dans le « jour de Dieu, » dans la résurrection qui fait naître l’homme à la filiation divine. Dans la puissance de l’Amour infini de Dieu, Jésus est entré à Jérusalem comme le messie attendu à la fin des temps. La venue du règne de Dieu est l’accomplissement des Écritures annoncée par les prophètes. Jésus le manifestera par sa Passion, sa mort et sa Résurrection. Dans cette nouvelle génération qui nous prépare le ciel, nous sommes à jamais avec Dieu. Cet Amour tout nouveau annonce une éternité de bonheur : « Le Christ Jésus s’est manifesté en détruisant la mort, en faisant resplendir la vie. » Cette vie, située dans l’Amour infini de Dieu, est là pour qui veut la recevoir. Cette « naissance » d’amour nous est donnée en Église, par l’imposition des mains, dans la puissance de l’Amour infini de Dieu.


Citation :
Nous demandons la grâce d’entrer dans le mystère de l’Amour infini de Dieu, de la Résurrection du Christ.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Saint Justin (v. 100-160), philosophe, martyr
Traité sur la résurrection, 2.4.7-9 (trad. OC, Migne, 1994, p. 345s)

« Je crois à la résurrection de la chair » (Credo)

Ceux qui sont dans l'erreur disent qu'il n'y a pas de résurrection de la chair, qu'il est impossible en effet que celle-ci, après avoir été détruite et réduite en poussière, retrouve son intégrité. Toujours d'après eux, le salut de la chair serait non seulement impossible, mais même nuisible : ils blâment la chair, dénoncent ses défauts, la rendent responsable des péchés ; ils disent donc que si cette chair doit ressusciter, ses défauts aussi ressusciteront... En plus, le Sauveur a dit : « Lorsqu'on ressuscite d'entre les morts, on ne se marie pas, mais on est comme les anges dans les cieux ». Or les anges, disent-ils, n'ont pas de chair, ils ne mangent ni ne s'unissent. Donc, disent-ils, il n'y aura pas de résurrection de la chair...

     Qu'ils sont aveugles, les yeux du seul intellect ! Car ils n'ont pas vu sur terre « les aveugles voir, les boiteux marcher » (Mt 11,5) grâce à la parole du Sauveur..., pour nous faire croire qu'à la résurrection la chair ressuscitera complète. Si sur cette terre il a guéri les infirmités de la chair et il a rendu au corps son intégrité, combien plus le fera-t-il au moment de la résurrection, afin que la chair ressuscite sans défaut, intégralement... Ces gens-là me paraissent ignorer l'action divine dans son ensemble, à l'origine de la création, dans la fabrication de l'homme ; ils ignorent pourquoi les choses terrestres ont été faites.

     Le Verbe a dit : « Faisons l'homme à notre image et ressemblance » (Gn 1,26)... Il est évident que l'homme, modelé à l'image de Dieu, était de chair. Alors quelle absurdité de prétendre méprisable, sans aucun mérite, la chair modelée par Dieu selon sa propre image ! Que la chair soit précieuse aux yeux de Dieu, c'est évident parce que c'est son œuvre. Et parce que là se trouve le principe de son projet pour le reste de la création, c'est ce qu'il y a de plus précieux aux yeux du créateur.


















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Mer 6 Juin 2018 - 21:54

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Jeudi 07 juin 2018 : Le jeudi de la 9e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Jeudi 07 juin)


Saint Colman, Abbé et Évêque en Irlande († VIe s.)

Saint Mériadec, Évêque de Vannes (7ème s.)

Saint Panaghis enseignait et répandait la grâce de Dieu  (✝ 1888)

Saint Gilbert Religieux prémontré (+ 1152)

Saint Antoine-Marie Gianelli, Évêque de Bobbio, Fondateur de la
Congrégation des Sœurs de Sainte-Marie du Jardin (✝ 1846).


Bienheureuse Anne de Saint-Barthélémy, Carmélite (1549-1626).

Bienheureuse Marie-Thérèse Soubiran, Fondatrice de
la Congrégation de Marie-Auxiliatrice (✝ 1889).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Un scribe qui avait entendu la discussion, et remarqué que Jésus avait bien répondu, s’avança pour lui demander : « Quel est le premier de tous les commandements ? »

Jésus lui fit cette réponse : « Voici le premier : Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force. Et voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. » Selon la tradition des rabbins, la Loi de Moïse comprenait 613 commandements, dont 365 étaient des interdictions, et 213 des préceptes positifs. L’une des règles d’interprétation avait tendance à situer tous les commandements sur le même plan : « Que le commandement léger te soit aussi cher que le commandement grave ! » Cela pouvait partir d’une bonne intention, et exprimer un amour de Dieu très attentif, mais cela pouvait aussi bien virer au légalisme pointilleux, et parfois aboutir à une déformation des consciences. Au temps de Jésus quelques hommes clairvoyants dans leur foi essayaient d’établir une hiérarchie parmi ces multiples obligations de la Loi ; d’où la question de ce spécialiste à Jésus : « Quel commandement est le premier de tous ? » A la réponse de Jésus, l’homme unit les deux commandements de l’amour de Dieu et de l’amour des frères.


"Le scribe reprit : « Fort bien, Maître, tu as dit vrai : Dieu est l’Unique et il n’y en a pas d’autre que lui. L’aimer de tout son cœur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toute offrande d’holocaustes et de sacrifices."

Jésus a répondu en citant d’abord le beau texte que tous avaient en mémoire, que tous les hommes juifs devaient réciter au moins deux fois par jour. « Et voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » La réunion des deux commandements dans l’Amour de Dieu, c’est aimer son frère comme soi-même. Nous sommes confrontés à ce défi d’aimer. Nous avons l’expérience de ce qui s’oppose à l’amour en nous. Saint François d’Assise disait déjà : « L’amour n’est pas aimé. » Jésus nous a rendu vainqueurs de tout ce qui s’oppose à l’amour. Par sa Croix, il a glorifié le Père en nous sauvant de la haine. Jésus est l’amour qui se donne en nourriture pour nous communiquer sa vie. L’Eucharistie, l’Amour infini de Dieu, nous transforme jusqu’à ce que nous devenions amour. Nous célébrons l’Eucharistie pour manger le Pain de vie afin d’obtenir la vie.


"Jésus, voyant qu’il avait fait une remarque judicieuse, lui dit : « Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. » Et personne n’osait plus l’interroger."

Les deux commandements sont semblables, l’amour du prochain comme l’amour pour Dieu doit mobiliser toute la personne et toutes ses forces. On ne peut vraiment s’approcher de Dieu, sans commencer à aimer tout ce que Dieu aime. Plus on est près de Dieu, plus on se rend proche des enfants de Dieu. Tu n’es pas loin, puisque tu cherches la vérité, puisque tu veux la trouver auprès de moi, dit Jésus. Tu n’es pas loin, si tu as entrevu l’importance de la charité, la reconnaissance des autres et l’amitié de Dieu. Tu n’es pas loin, si tu as compris qu’il faut vouloir concrètement pour ton frère ce que tu veux pour toi, une vie joyeuse, donnée, efficace. Jésus est vainqueur par son Amour de tout ce qui s’oppose à l’Amour. Nous le suivons pour mourir à nous-mêmes et pour advenir à la Vie ! Nous sommes invités à participer au salut de nos frères et à entrer ainsi dans le Royaume. Le mystère eucharistique est le grand brasier d’amour qui régénère l’humanité. Quand nous mangeons le Pain de vie et que nous buvons le Vin de noces, nous faisons advenir en nous, comme Marie à l’Annonciation, le mystère du Fils de Dieu.


Citation :
Nous demandons la grâce d’être plongés dans la Source de la vie.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Saint Grégoire le Grand (v. 540-604), pape et docteur de l'Église
Homélies sur l'Évangile, n°30 ; PL 76, 1220 (trad. Le Barroux)

« Il n'y a pas de commandement plus grand que ces deux-là »

On ne peut aimer vraiment Dieu sans aimer le prochain, ni aimer vraiment son prochain sans aimer Dieu. Et c'est pour cela... que l'Esprit a été donné aux disciples à deux reprises : d'abord par le Seigneur quand il vivait sur la terre, puis par le Seigneur quand il régnait au ciel (Jn 20,22; Ac 2). Il nous est donné sur la terre pour aimer le prochain, du ciel pour aimer Dieu. Mais pourquoi d'abord sur la terre et ensuite du ciel, sinon pour nous donner clairement à comprendre cette parole de Jean : « Celui qui n'aime pas son frère qu'il voit, comment peut-il aimer Dieu qu'il ne voit pas ? » (1Jn 4,20)

     Ainsi, mes frères, chérissons bien notre prochain ; aimons celui qui est proche de nous, pour qu'il nous devienne possible d'aimer celui qui est au-dessus de nous. Que notre esprit s'exerce à rendre au prochain ce qu'il doit à son Dieu, afin de mériter de jouir en Dieu d'une joie parfaite avec ce même prochain. C'est alors que nous parviendrons à cette joie des habitants du ciel, dont nous avons déjà reçu le gage par le don du Saint-Esprit. Tendons de tout notre amour vers cette fin où nous nous réjouirons sans fin. Là se trouve la sainte assemblée des citoyens du ciel ; là, une fête certaine ; là, un repos assuré ; là, une paix véritable, qui désormais ne nous sera plus seulement laissée, mais donnée par notre Seigneur Jésus Christ (Jn 14,27)


















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Jeu 7 Juin 2018 - 23:18

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Vendredi 08 juin 2018 : Fête de la Solennité du Sacré-Cœur de Jésus.


Les saints du jour (Vendredi 08 juin)


Saint Maximin, évêque d'Aix en Provence (Ier s.)

Saint Médard, Évêque de Noyon (v. 457 - v. 545)

Saint Jacques Berthieu, Prêtre, Jésuite martyr à Madagascar (1838-1896).

Bienheureuse Marie-Thérèse (Mariam Thresia) Chiramel Mankidiyan, Carmélite -
Fondatrice de la Congrégation des Sœurs de la Sainte Famille en Inde (✝ 1926).


Bienheureux István Sándor, Religieux Salésien hongrois martyr (✝ 1953).

Bienheureux Nicolas de Gesturi, Prêtre, Religieux o.f.m. Capucin (1882-1958).

Vénérable Anne de Xainctonge, Fondatrice de la Compagnie de Sainte-Ursule (✝ 1621).

Emilien (Emiliano) Tardif, Prêtre, Fondateur d’une Communauté charismatique
de laïcs, Les Serviteurs du Christ Vivant (1928-1999)





Prières au Sacré Coeur de Jésus

Père éternel,
je vous offre le Coeur de Jésus-Christ,
votre Fils bien-aimé,
comme il s’est offert lui-même
en sacrifice pour moi.
Recevez cette offrande que je vous fais,
comme aussi tous les désirs,
tous les sentiments,
toutes les affections,
tous les mouvements,
tous les actes de ce Sacré-Coeur.
Ils sont miens,
puisqu’il s’est immolé lui-même pour moi,
et je veux à l’avenir ne désirer que lui seul.
Recevez-les en satisfaction pour mes péchés,
et en action de grâce pour vos bienfaits.
Recevez-les
et accordez-moi par ses mérites,
toutes les grâces qui me sont nécessaires,
et surtout la grâce de la persévérance finale.
Recevez-les comme autant d’actes d’amour,
d’adoration, de louanges
que j’offre à votre divine majesté,
puisque c’est par le Coeur de Jésus
que vous pouvez être dignement honoré et glorifié.

sainte Marguerite-Marie



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Comme c’était le jour de la Préparation (c’est-à-dire le vendredi), il ne fallait pas laisser les corps en croix durant le sabbat, d’autant plus que ce sabbat était le grand jour de la Pâque."

Aussi les Juifs demandèrent à Pilate qu’on enlève les corps après leur avoir brisé les jambes. Nous célébrons la fête du Sacré Cœur de Jésus. La liturgie du jour rapporte comment le soldat transperce le cœur de Jésus avec sa lance. C’est un spectacle extrêmement éloquent de la violence qui s’est exercée sur Jésus déjà mort. Aujourd’hui encore, ce cœur est transpercé par les péchés de ceux qui ignorent son amour. Mais Dieu, riche en miséricorde, veut le salut de tout homme. Il nous manifeste cet Amour infini par le Cœur de son Fils Unique. "Ils lèveront les yeux vers Celui qu’ils ont transpercé." Le Christ est mort avec un cœur brisé par la douleur. La fête du Sacré-Cœur de Jésus nous redit tout l’amour du cœur de Jésus donné au monde. Le cœur de chair de Jésus formé dans le sein de Marie est le moyen divin par lequel l’amour de Dieu est répandu dans le cœur de Marie sa mère. Ce Fils « qui est dans le sein du Père, » est donné à Marie. L’Esprit Saint, l’Amour infini du Père et du Fils, se révèle dans les « battements » du cœur de Jésus, le fils de Marie qui s’est allié avec l’humanité dans une alliance indissoluble. Marie Immaculée a offert à Jésus un cœur mu par l’Esprit Saint qui pouvait le recevoir dans son Amour.


" Les soldats allèrent donc briser les jambes du premier, puis de l’autre homme crucifié avec Jésus."

Quand ils arrivèrent à Jésus, voyant qu’il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes, mais un des soldats avec sa lance lui perça le côté ; et aussitôt, il en sortit du sang et de l’eau. Le cœur de Jésus ouvert par le soldat, qui avec sa lance lui perça le côté, est un cœur aimant, compatissant et miséricordieux. Parler du cœur d’une personne, c’est parler de ce qu’elle est intérieurement, au plus profond de son être. Le cœur de Jésus révèle le cœur de Dieu, la grandeur de son amour. Jésus est mort pour nous sur la Croix, afin de nous réconcilier avec son Père et faire de nous des fils adoptifs. Le regard fixé sur “le côté transpercé par la lance”, dans lequel resplendit la volonté de Dieu, est l’adoration de l’amour de Dieu. En Jésus, Dieu fait alliance avec nous : "C’est moi qui apprenait à marcher à l’humanité, la soutenant de mes bras. Elle n’a pas compris que je venais à son secours. Je la guidais avec humanité," dit le prophète. Toute l’histoire de l’humanité est contenue dans ces liens d’amour du Cœur de Dieu : "Je la guidais avec des liens de tendresse… Je la traitais comme un nourrisson qu’on soulève tout contre sa joue, je me penchais vers lui pour le faire manger."


"Celui qui a vu rend témoignage, et son témoignage est véridique ; et celui-là sait qu’il dit vrai afin que vous aussi, vous croyiez."

Cela, en effet, arriva pour que s’accomplisse l’Écriture : Aucun de ses os ne sera brisé. Un autre passage de l’Écriture dit encore : Ils lèveront les yeux vers celui qu’ils ont transpercé." Quand nous trouvons la vie difficile, que nous ne sommes pas à la hauteur, et que nous avons tendance à baisser les bras, nous nous rapprochons du Cœur de Jésus. Dieu a ressuscité Jésus, son Fils, il nous ressuscitera également. Nous croyons en Lui et nous nous laissons sauver par son amour qui nous donne une nouvelle liberté. Au cœur de l’Eucharistie, nous annonçons cette alliance nouvelle. Nous regardons Marie qui a désiré le Christ, Dieu venu dans la tendresse de son amour. Elle a porté le Christ dans la foi avant de le porter dans sa chair. Nous pouvons vivre dans le cœur de Marie pour « entrer » dans le cœur de Jésus. C’est dans cette Nouvelle Alliance de Dieu que nous faisons alliance. Cette Alliance est dans la Passion et la Résurrection de Jésus. Si le Christ habite en nos cœurs par la foi, nous demeurons enracinés dans l’amour.


Citation :
Nous demandons la grâce d’être nourris du Corps et du Sang de Jésus pour ne faire qu’un dans le Christ, le bien-aimé.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Saint Bonaventure (1221-1274), franciscain, docteur de l'Église
La Vigne mystique n° 2 (Œuvres Spirituelles, tome III, pp. 131-132 ; Sté S. François d'Assise,
Paris, 1932, rev.)


La blessure du cœur

Les soldats percèrent et transpercèrent non seulement les mains de Jésus mais les pieds ; la lance de leur fureur perça même le côté et, jusqu'au fond, le Cœur sacré déjà percé par la lance de l'amour.

     « Vous avez blessé mon cœur, ô ma sœur, mon épouse ; vous avez blessé mon cœur !  » dit-il (Cant. 4, 9). Ô très aimant Jésus, votre épouse, votre sœur, votre amie ayant blessé votre cœur, était-il donc nécessaire que vos ennemis le blessent à leur tour ? Et vous, ses ennemis, que faites-vous ? S'il est déjà blessé, ou plutôt parce qu'il est blessé, le cœur du très doux Jésus, pourquoi lui infliger une seconde blessure ? Ignorez-vous donc qu'à la première blessure le cœur s'éteint et devient en quelque sorte insensible ?

     Le cœur de mon très doux Seigneur Jésus est mort parce qu'il a été blessé ; une blessure d'amour a envahi le cœur de Jésus notre Époux, une mort d'amour l'a envahi. Comment une seconde mort entrerait-elle ? « Mais l'amour est fort comme la mort »(Cant. 8,6)  ; bien plus, il est en vérité plus fort que la mort même.

      Impossible de chasser la première mort, c'est-à-dire l'amour de tant d'âmes mortes, du cœur qu'elle habite, parce que sa blessure souveraine l'a conquis. De deux adversaires également forts, dont l'un est dans la maison, l'autre dehors, qui doutera en effet que celui qui est dedans remporte la victoire ? Vois donc comme l'amour, qui habite le cœur et le tue d'une blessure d'amour, est fort, et cela est vrai non seulement de Jésus le Seigneur mais encore de ses disciples.

      C'est ainsi que fut d'abord blessé et mourut le cœur du Seigneur Jésus, « égorgé pour nous, tout le jour, traité comme une brebis de tuerie »( Ps 43, 21). La mort corporelle survint cependant et triompha pour un temps mais afin d'être vaincue pour l'éternité.











Sacré Cœur de Jésus, apprenez-moi le parfait oubli de moi-même, puisque c’est la seule voie par où l’on peut entrer en vous. Puisque tout ce que je ferai à l’avenir sera à vous, faites en sorte que je ne fasse rien qui ne soit digne de vous ; enseignez-moi ce que je dois faire pour parvenir à la pureté de votre amour, duquel vous m’avez inspiré le désir. Je sens en moi une grande volonté de vous plaire, et une plus grande impuissance d’en venir à bout sans une lumière et un secours très particuliers que je ne puis attendre que de vous. Faites en moi votre volonté, Seigneur; je m’y oppose, je le sens bien, mais je voudrais bien ne pas m’y opposer : c’est à vous à tout faire, divin Cœur de Jésus-Christ, vous seul aurez toute la gloire de ma sanctification, si je me fais saint ; cela me paraît plus clair que le jour; mais ce sera pour vous une grande gloire, et c’est pour cela seulement que je veux désirer la perfection. Ainsi soit-il. Saint Claude La Colombière






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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Sam 9 Juin 2018 - 1:15

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !






Homélie :

"Chaque année, les parents de Jésus allaient à Jérusalem pour la fête de la Pâque. Quand il eut douze ans, ils firent le pèlerinage suivant la coutume.

Comme ils s’en retournaient à la fin de la semaine, le jeune Jésus resta à Jérusalem sans que ses parents s’en aperçoivent." Marie, dans son mystère d’humilité, s’efface devant l’autre, elle s’efface devant Jésus. Elle s’émerveille sans cesse de lui. « Comment m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? » entend-t-elle de la bouche d’Élisabeth. « Bénie sois-tu, ma fille par le Dieu Très Haut, entre toutes les femmes de la terre, et béni soit le Seigneur qui a créé le ciel et la terre et qui t’a conduite pour blesser à la tête le chef de nos ennemis. Jamais l’espérance dont tu as fait preuve ne s’effacera du souvenir des hommes, mais ils se rappelleront éternellement la puissance de Dieu, » dit la Parole. Marie est la femme confiante, mue par la Parole qui vient de Dieu ! La foi de Marie « attire, » pour ainsi dire, le don de l’Esprit Saint, avant tout dans la conception du Fils de Dieu. L’archange Gabriel lui dit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre. » Le cœur de Marie est le temple de l’Esprit de vérité où chaque parole et chaque événement sont conservés dans la foi, dans l’espérance et dans la charité, elle est en parfaite harmonie avec son Fils divin.


« Pensant que Jésus était avec leurs compagnons de route, ils firent une journée de chemin avant de le chercher parmi leurs parents et connaissances.

Ne le trouvant pas, ils revinrent à Jérusalem en continuant à le chercher. C’est au bout de trois jours qu’ils le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu des docteurs de la Loi : il les écoutait et leur posait des questions, et tous ceux qui l’entendaient s’extasiaient sur son intelligence et sur ses réponses. » Marie ne comprend pas ce qui arrive, elle a besoin de lumière. C’est dans l’abandon à Dieu qu’elle se situe devant l’émerveillement des docteurs de la loi. Cette souffrance dans la confiance, Marie nous l’apprend : C’est le mystère de son Cœur Immaculé et douloureux. Pour réaliser l’œuvre de Dieu, ce Passage par la douleur est important. Dans son angoisse, elle manifeste sa situation, la pauvreté de son être. Marie est la première qui suivra l’Agneau partout ou il va, il l’a préparée pour cela ! Le très saint Cœur de Jésus, pendant toute la période de sa vie cachée à Nazareth, a trouvé dans le Cœur Immaculé de Marie sa Mère, un foyer ardent de prière et d’attention toujours constante à la voix de l’Esprit. Les noces de Cana témoignent de l’harmonie particulière entre mère et le fils pour rechercher la volonté de Dieu. Cela nous conduit directement au Calvaire, où Marie se tient sous la croix avec les autres femmes et avec l’apôtre Jean. La mère et le disciple recueillent spirituellement le testament de Jésus : ses dernières paroles et son dernier souffle, dans lequel il commence à diffuser l’Esprit. Ils recueillent le cri silencieux de son Sang, entièrement versé pour nous. Marie savait d’où venait ce sang : il s’était formé en elle par l’opération de l’Esprit Saint, et elle savait que cette même puissance créatrice allait ressusciter Jésus, comme il l’avait promis.


"En voyant Jésus, ses parents furent stupéfaits, et sa mère lui dit : « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois comme nous avons souffert en te cherchant, ton père et moi ! »

Jésus leur dit : « Comment se fait-il que vous m’ayez cherché ? Ne le saviez-vous pas ? C’est chez mon Père que je dois être. » Mais ils ne comprirent pas ce qu’il leur disait. Il descendit avec eux pour rentrer à Nazareth, et il leur était soumis. Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements." Marie apprend un nouveau Chemin de confiance ! Elle est la première dont le cœur humain a battu au rythme du cœur de Dieu ! Le Cœur du tout petit Jésus, premier formé dans sa chair, est le réceptacle du Don qu’elle fait d’elle même à Dieu. Le cœur Immaculé de Marie est élargi par le cœur de Jésus aux dimensions du monde. C’est à la Croix que ce mystère sera révélé, ce recouvrement nous l’annonce déjà. Ce Cœur que nous fêtons au lendemain du Sacré-Cœur bat en résonance du cœur du Christ, il doit devenir notre propre cœur ! Marie est, pour toutes les générations, l’image et le modèle de l’Église qui, avec l’Esprit, avance dans le temps, en invoquant le retour glorieux du Christ : « Viens, Seigneur Jésus. » Tous les événements de notre vie, heureux et douloureux, sont mis à l’école de Marie. Il faut que notre cœur s’attendrisse et s’élargisse au maximum. Ces trois jours qui paraissent interminables annoncent déjà les trois jours de la Passion de Jésus.


Citation :
Nous demandons pour nos frères souffrants la grâce de la consolation, que le Saint-Esprit agisse en plénitude.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Saint Vincent de Paul (1581-1660), prêtre, fondateur de communautés religieuses  
Entretiens aux Filles de la Charité, 31/07/1634 (Tome IX, Éd. Gabalda, 1923, p.7 et 8. Conférence du 31 juillet 1634)

Et il leur était soumis

Comme l'obéissance perfectionne toutes mes œuvres, il est nécessaire que, parmi vous autres, il y en ait toujours une qui tienne lieu de supérieure. Ce sera tantôt l'une, tantôt l'autre. Nous en usons ainsi dans les missions ; cela ne vous semble-t-il pas nécessaire ?

Que Dieu ait pour agréable la soumission que vous lui faites pour honorer la soumission de son Fils à Saint Joseph et à la Sainte Vierge ! Prenez garde, mes filles, de regarder toujours celle qui vous tiendra lieu de supérieure comme la Sainte Vierge ; voire même voyez Dieu en elle, et vous profiterez plus en un mois, que vous ne feriez en un an sans cela.

En obéissant, vous apprendrez la sainte humilité ; et en commandant par obéissance, vous enseignerez les autres utilement. Je vous veux dire, pour vous exciter à la pratique de la sainte obéissance, que, quand Dieu me mit auprès de Madame la générale, je me proposai de lui obéir comme à la Sainte Vierge ; et Dieu sait combien cela m'a fait de bien !














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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Sam 9 Juin 2018 - 22:24

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Dimanche 10 juin 2018 : Dixième dimanche du temps ordinaire


Les saints du jour (Dimanche 10 juin)


Saint Landry, Évêque de Paris (✝ 656).

Bienheureuse Diane d'Andalo, Directrice de la Communauté des
Dominicaines de Sainte-Agnès à Bologne (✝ 1236).


Bienheureux Edouard Jean Marie POPPE, Prêtre « Apôtre de l'Eucharistie et
de la Mission » (1890-1924).



Prière des deux cœurs d’amour

Jésus ! Marie ! Je vous aime ! Ayez pitié de nous ! Sauvez toutes les âmes !

Ô Cœurs d’Amour ! Ô Cœurs unis pour toujours dans l’Amour !

Donnez-moi la grâce de Vous aimer toujours et aidez-moi à Vous faire aimer.

Recueillez en Vous mon pauvre cœur blessé et rendez-le-moi seulement quand il sera

Devenu un feu ardent de Votre Amour.

Je sais que je ne suis pas digne de venir auprès de vous,

Mais accueillez-moi en Vous et purifiez-moi par les flammes de Votre Amour.

Accueillez-moi en Vous et disposez de moi comme bon vous semble, car je Vous appartiens entièrement. Amen.

Ô Pur Amour ! Ô Divin Amour ! Transperce-moi de Tes flèches et fais couler mon sang

Dans les plaies du Cœur Immaculé !

Ô Cœur Immaculé, uni au Cœur Sacré pour donner vie, consolation, gloire et amour. Amen.

Ô Jésus ! Ô Marie ! Vous êtes les Cœurs de l’Amour ! Je vous aime ! Consumez-moi !

Je suis Votre victime d’Amour ! Amen.

Ô Cœurs d’Amour ! Consumez-moi ! Je suis Votre victime d’Amour ! Amen ! Père Montfort Okaa



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

« Alors Jésus revient à la maison, où de nouveau la foule se rassemble, si bien qu’il n’était même pas possible de manger. »

Les gens de chez lui, l’apprenant, vinrent pour se saisir de lui, car ils affirmaient : « Il a perdu la tête. » Les scribes, qui étaient descendus de Jérusalem, disaient : « Il est possédé par Béelzéboul ; c’est par le chef des démons qu’il expulse les démons. » Les fonctionnaires de la religion attaque Jésus par une accusation terrible : il aurait partie lié avec Béelzeboul, le chef des démons. Jésus invite ses disciples à prendre conscience des liens profonds qui les unissent à lui-même. Ils partagent avec lui la vie la plus précieuse, ils sont entrés dans son intimité, au point qu’il leur révèle ses secrets divins. Ils sont sa famille, celle qui est constituée de ceux avec qui il vit, ceux qui écoutent sa Parole. La véritable grandeur de Jésus réside dans son accomplissement de la volonté de Dieu. Ces quelques mots nous plongent de façon étonnante au tréfonds du Cœur de Jésus. Il a un cœur universel, aux dimensions du monde, ouvert à toute l’humanité, sans exception. Il se sent le frère de toute personne qui fait la « volonté de Dieu. » Cette famille ne connaît pas de limites.


Les appelant près de lui, Jésus leur dit en parabole : « Comment Satan peut-il expulser Satan ? Si un royaume est divisé contre lui-même, ce royaume ne peut pas tenir.

Si les gens d’une même maison se divisent entre eux, ces gens ne pourront pas tenir. Si Satan s’est dressé contre lui-même, s’il est divisé, il ne peut pas tenir ; C’en est fini de lui. Mais personne ne peut entrer dans la maison d’un homme fort et piller ses biens, s’il ne l’a d’abord ligoté. Alors seulement il pillera sa maison. Jésus déconstruit l’accusation des scribes descendus de Jérusalem : le chef des démons ne peut pas se combattre lui-même. Par contre Jésus est en capacité d’entrer dans la maison du fort, de le lier, et de piller sa maison, libérant l’esprit des gens. Pour que Dieu soit le maître en nous, il lui faut avoir ligoté ce qui peut nous déborder et nous empêcher de suivre l’Esprit Saint. Cette parole nous donne de regarder le combat de Jésus qui nous délivre. Nous pouvons alors nous rendre compte que notre propre combat spirituel est situé dans le combat de Jésus. Comme Jésus est vainqueur, déjà nous sommes vainqueurs. Jésus fait une annonce très importante. Marie est doublement sa Mère ! Non seulement elle lui a donné son sang et son lait, mais elle est l’humble servante de Dieu.


« Qui est ma mère ? qui sont mes frères ? »

Et parcourant du regard ceux qui étaient assis en cercle autour de lui, il dit : « Voici ma mère et mes frères. Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère. » Jésus nous introduit dans l’universalisme de son cœur. Ce que Dieu veut, c’est le véritable amour. Cet universalisme rejoint tout homme, toute femme quelque soit sa religion. Nous sommes tous ses frères et sœurs en aimant vraiment. Nous sommes appelés à être unis au Saint Esprit et à écouter les inspirations qu’il met en notre cœur. Notre but est de trouver la volonté de Dieu et de la suivre en ce qu’il nous demande. La sainteté ne vient pas de ce que nous faisons, mais de l’amour avec lequel nous faisons ce que Dieu veut de nous. Nous ressentons une telle joie en entendant Jésus nous dire que nous pouvons faire partie de ses proches, comme de sa propre mère. Jésus, guide-nous toujours à rechercher ta volonté. Ne me permets pas que nous imposions notre volonté dans tous nos combats.


Citation :
Nous demandons la grâce de contempler Jésus dans le combat qu’il mène pour nous sauver. Soumis à l’épreuve, Il est victorieux de toute épreuve et nous entraîne dans la victoire de son amour pour accomplir la volonté de notre Père.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Saint Jean-Paul II (1920-2005), pape
Encyclique « Dominum et vivificantem », § 46 (trad. © Libreria Editrice Vaticana)

Le péché contre l'Esprit Saint

Pourquoi le blasphème contre l'Esprit Saint est-il impardonnable ? En quel sens entendre ce blasphème ? Saint Thomas d'Aquin répond qu'il s'agit d'un péché « irrémissible de par sa nature, parce qu'il exclut les éléments grâce auxquels est accordée la rémission des péchés ». Selon une telle exégèse, ce blasphème ne consiste pas à proprement parler à offenser en paroles l'Esprit Saint ; mais il consiste à refuser de recevoir le salut que Dieu offre à l'homme par l'Esprit Saint agissant en vertu du sacrifice de la croix. Si l'homme refuse la « manifestation du péché », qui vient de l'Esprit Saint (Jn 16,8.) et qui a un caractère salvifique, il refuse en même temps la « venue » du Paraclet (Jn 16,7), cette « venue » qui s'est effectuée dans le mystère de Pâques, en union avec la puissance rédemptrice du Sang du Christ, le Sang qui « purifie la conscience des œuvres mortes » (He 9,14).

     Nous savons que le fruit d'une telle purification est la rémission des péchés. En conséquence, celui qui refuse l'Esprit et le Sang (cf 1Jn 5,8.) demeure dans les « œuvres mortes », dans le péché. Et le blasphème contre l'Esprit Saint consiste précisément dans le refus radical de cette rémission dont il est le dispensateur intime et qui présuppose la conversion véritable qu'il opère dans la conscience. Si Jésus dit que le péché contre l'Esprit Saint ne peut être remis ni en ce monde ni dans l'autre, c'est parce que cette « non-rémission » est liée, comme à sa cause, à la « non-pénitence », c'est-à-dire au refus radical de se convertir...

     Le blasphème contre l'Esprit Saint est le péché commis par l'homme qui présume et revendique le « droit » de persévérer dans le mal — dans le péché quel qu'il soit — et refuse par là même la Rédemption. L'homme reste enfermé dans le péché, rendant donc impossible, pour sa part, sa conversion et aussi, par conséquent, la rémission des péchés, qu'il ne juge pas essentielle ni importante pour sa vie. Il y a là une situation de ruine spirituelle, car le blasphème contre l'Esprit Saint ne permet pas à l'homme de sortir de la prison où il s'est lui-même enfermé.












Acte de consécration aux Cœurs unis de Jésus et de Marie

Cœurs unis de Jésus et de Marie, nous nous consacrons à vous.
Nous voulons vivre en union d'amour avec vous, pour combattre à vos côtés
et sous votre divine protection, toute sorte de mal.
Avec vous et pour vous, nous voulons œuvrer pour le salut du monde
et le triomphe de la Sainte Eglise, Corps mystique du Christ ressuscité.
Acceptez notre désir de nous élever et de déposer en toute humilité,
dans vos cœurs adorables nos faiblesses et nos erreurs,
pour que par la sainte grâce de notre Créateur,
Tout devienne vertus afin de mieux Vous servir,
Vous aimer et devenir de jour en jour
Plus dignes de l'amour que vous nous donnez.

Cœurs Unis de Jésus et de Marie, priez pour nous.
Cœurs Unis de Jésus et de Marie, priez pour nous.
Cœurs Unis de Jésus et de Marie, priez pour nous. Amen

Tout ce qui sera demandé au nom de nos deux Cœurs Unis
et contribuera à votre Sainteté sera exaucé. Amen. Merci Jésus







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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Dim 10 Juin 2018 - 21:42

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Lundi 11 juin 2018 : Fête de Saint Barnabé, Disciple et Compagnon de Saint Paul, Apôtre (1er siècle) - Mémoire


Les saints du jour (Lundi 11 juin)


Sainte Adélaïde Cistercienne à la Cambre (+ 1250)

Saint Jean de Saint-Facond (de Sahagún), Prêtre, Religieux de l’Ordre des Ermites
de Saint-Augustin (o.e.s.a.) à Salamanque (1430-1479).


Sainte Maria-Rosa (Marie-Rose), Fondatrice de la Congrégation des Sœurs
de Notre-Dame de la Consolation en Espagne (✝ 1876).


Bienheureuse Yolande, Princesse hongroise, Clarisse (✝ 1299).

Bienheureuse Hildegarde Burjan, Fondatrice des Sœurs
de la Caritas Socialis (✝ 1933).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Sur votre route, proclamez que le royaume des Cieux est tout proche."

Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, expulsez les démons. Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement. Saint Barnabé nous est connu par le livre des Actes des Apôtres qui le dépeint comme « un homme de valeur, rempli d’ Esprit-Saint et de Foi. » Le prénom Barnabé signifie « fils d’ encouragement. » Il est fêté aujourd’hui en Église, est appelé, avec les apôtres, à la même mission : « Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons. » A sa suite, nous sommes conviés à une sanctification du corps de l’humanité. L’amour de Dieu, les dons de Dieu, sont gratuits, « donnez gratuitement ce que vous avez reçu gratuitement. » Les « Douze » représentent en effet les douze tribus d’Israël. Barnabé mit tous ses biens à la disposition des Apôtres, et il comprit très vite que les païens pouvaient entrer dans l’ Eglise sans autre condition que de croire en Jésus, le Messie de Dieu. C’est lui qui introduisit Paul dans le collège des Douze en l’initiant au travail apostolique. L’Église s’adjoint ceux qui sont nécessaires pour la Mission. C’est dans une rencontre de prière que l’Esprit Saint dira : « Mettez-moi à part Paul et Barnabé, » pour eux, une mission particulière est donnée. Après avoir jeûné, prié, et leur avoir imposé les mains, l’Eglise les envoya.


"Ne vous procurez ni or ni argent, ni monnaie de cuivre à mettre dans vos ceintures, ni sac pour la route, ni tunique de rechange, ni sandales, ni bâton."

L’ouvrier, en effet, mérite sa nourriture. Dans sa pauvreté, l’Eglise laisse Jésus opérer des guérisons en elle. Dieu est fidèle à son plan d’amour infini. L’Église naissante se développe comme un Corps vivant sous l’inspiration du Saint Esprit. En lui, elle se donne les moyens de vivre et de continuer l’œuvre de Jésus. Jésus lui a dit à Pierre : « Tu es Pierre et sur cette pierre, je bâtirai mon Église et les portes de l’enfer ne prévaudront point contre elle. » Dans le collège des Douze, il est porteur de l’unité. l’Eglise de Jésus est vivante, elle ne s’installe pas, elle est animée par la vitalité du Saint-Esprit qui travaille en elle ! Cette Église sainte est composée de pécheurs. Elle demande au Saint-Esprit de faire son œuvre d’Amour. Rendons grâce au Seigneur pour ceux qui nous encouragent à Le suivre, à l’aimer, à le servir. Par eux nous avons été éduqué à une vie de Foi et de la prière. Nous demandons à Jésus, par l’intercession de saint Barnabé, la grâce de Lui rester fidèlement attachés et d’être source d’encouragement pour nos frères.


"Dans chaque ville ou village où vous entrerez, informez-vous pour savoir qui est digne de vous accueillir, et restez là jusqu’à votre départ."

En entrant dans la maison, saluez ceux qui l’habitent. Si cette maison en est digne, que votre paix vienne sur elle. Si elle n’en est pas digne, que votre paix retourne vers vous. A la suite des Apôtres, Barnabé a découvert le Christ comme une force unique, un unique nécessaire. Continuellement l’Église apporte la Paix de Jésus ressuscité au monde. Cest le Trésor sur lequel on peut tout engager et tout sacrifier, à commencer par « l’or et l’ argent. » La fonction libératrice de l’ Eglise consiste dans l’attestation de la Vérité au monde. Dieu nous connaît, il est tel que Jésus nous le manifeste. L’Église de Dieu s’établit là où le Saint Esprit la conduit. Elle va, se désencombrant sans cesse, « pérégrinant », souffrant sur les chemins ou elle annonce son Seigneur. Chacun, en fonction de la grâce qui lui est donnée, annonce le salut ! Jésus est avec nous sur la route des hommes. Nous suivons Jésus dans les angoisses et dans les luttes implacable contre le menteur. C’est ainsi que nous sommes solidaires de tous les combats du monde : « Proclamer que le Royaume de Dieu est là. »


Citation :
Nous demandons à l’Esprit Saint de nous garder vivants et aimants à la suite de Jésus.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Saint Grégoire le Grand (v. 540-604), pape et docteur de l'Église
Homélies sur l'Évangile, n° 30 ; PL 76, 1220 (trad. Le Barroux rev.)

Saint Barnabé, apôtre qui proclame que le Royaume des cieux est tout proche

Pourquoi le blasphème contre l'Esprit Saint est-il impardonnable ? En quel sens entendre ce blasphème ? Saint Thomas d'Aquin répond qu'il s'agit d'un péché « irrémissible de par sa nature, parce qu'il exclut les éléments grâce auxquels est accordée la rémission des péchés ». Selon une telle exégèse, ce blasphème ne consiste pas à proprement parler à offenser en paroles l'Esprit Saint ; mais il consiste à refuser de recevoir le salut que Dieu offre à l'homme par l'Esprit Saint agissant en vertu du sacrifice de la croix. Si l'homme refuse la « manifestation du péché », qui vient de l'Esprit Saint (Jn 16,8.) et qui a un caractère salvifique, il refuse en même temps la « venue » du Paraclet (Jn 16,7), cette « venue » qui s'est effectuée dans le mystère de Pâques, en union avec la puissance rédemptrice du Sang du Christ, le Sang qui « purifie la conscience des œuvres mortes » (He 9,14).

     Nous savons que le fruit d'une telle purification est la rémission des péchés. En conséquence, celui qui refuse l'Esprit et le Sang (cf 1Jn 5,8.) demeure dans les « œuvres mortes », dans le péché. Et le blasphème contre l'Esprit Saint consiste précisément dans le refus radical de cette rémission dont il est le dispensateur intime et qui présuppose la conversion véritable qu'il opère dans la conscience. Si Jésus dit que le péché contre l'Esprit Saint ne peut être remis ni en ce monde ni dans l'autre, c'est parce que cette « non-rémission » est liée, comme à sa cause, à la « non-pénitence », c'est-à-dire au refus radical de se convertir...

     Le blasphème contre l'Esprit Saint est le péché commis par l'homme qui présume et revendique le « droit » de persévérer dans le mal — dans le péché quel qu'il soit — et refuse par là même la Rédemption. L'homme reste enfermé dans le péché, rendant donc impossible, pour sa part, sa conversion et aussi, par conséquent, la rémission des péchés, qu'il ne juge pas essentielle ni importante pour sa vie. Il y a là une situation de ruine spirituelle, car le blasphème contre l'Esprit Saint ne permet pas à l'homme de sortir de la prison où il s'est lui-même enfermé.

















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Lun 11 Juin 2018 - 23:10

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Mardi 12 juin 2018 : Le mardi de la 10e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Mardi 12 juin)


Saint Onuphre, anachorète en Égypte († v. 400)

Saint Léon III, Pape (96e) de 795 à 816 (+ 816)

Saint Gaspare Bertoni, Fondateur de la Congrégation des Saints Stigmates
de Notre Seigneur Jésus-Christ (1777-1853).


Bienheureux Guy Vignotelli, (Guy de Cortone), Frère Mineur (✝ 1245).

Bienheureuse Antonia Maria Verna, vierge et Fondatrice des « Sœurs
de la Charité de l’Immaculée Conception d’Ivrée » (1773-1838).


Bienheureux Laurent-Marie Salvi, « Le Missionnaire de l'Enfant Jésus » (1782-1856).

Bienheureuse Marie-Candide de l'Eucharistie, Carmélite
«Mystique de l’Eucharistie» (1884-1949).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"C’est vous qui êtes le sel de la terre. Mais si le sel devient fade, avec quoi le salera–t–on ?

Il n’est plus bon qu’à être jeté dehors et foulé aux pieds par les gens." Après les béatitudes, l’enseignement de Jésus à ses disciples se poursuit. Il lance un appel à ses disciples, un appel à sortir de soi vers les autres pour donner de la saveur à la vie, un appel à éclairer l’humanité. Cette demande de Jésus nous invite à vivre le plus humainement possible. En effet, il n’est pas demandé au sel d’être autre chose que du sel, mais d’être vraiment du sel. Nous savons que le sel conserve, qu’il donne de la saveur à ce qu’il touche, à la nourriture que nous mangeons. Il est le signe de l’hospitalité. Dans de nombreuses cultures, nous retrouvons le symbole du partage du pain et du sel. C’est tout comme la lumière, il lui est simplement demandé de remplir son office, d’éclairer. Pour chacun de nous, l’enjeu est d’être simplement soi-même. Ce qui est humain, c’est d’échanger, c’est de recevoir et de donner. Notre vie trouve sa vraie dimension dans ce double mouvement. L’humanité est elle-même, quand elle échange des gestes d’amitié, des paroles de réconfort, des services d’amour, des partages de biens. Jésus est venu nous rendre pleinement capable de vivre le don de soi. L’Eucharistie ravive en nous le goût de l’échange.


"C’est vous qui êtes la lumière du monde.

Une ville située sur une montagne ne peut être cachée. On n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais on la met sur le porte–lampe, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison dit encore Jésus." A partir de ce que nous avons reçu, et dont nous avons conscience, nous pouvons donner, échanger. Il est bon de prendre le temps de recevoir ce qui nous a été donné, d’en prendre conscience, de le goûter, de l’estimer, d’en louer le Seigneur Jésus. Alors du Don jaillit la lumière. Cette prise de conscience nous donne de pouvoir être nous-mêmes en notre vie, d’offrir ce que nous avons reçu. Nous pouvons faire advenir ainsi la lumière. Alors nous pouvons chanter : « La ’ténèbre’ n’est pas ’ténèbre’ devant toi Seigneur. » Tout est revenu dans la lumière à partir du Don que Jésus a fait de lui-même. Par sa venue dans notre humanité, Jésus est la lumière qui donne forme et couleurs à toute la réalité du monde. Notre mission dans le monde est précieuse, nous sommes, à la suite de Jésus, ces femmes et ces hommes de foi et d’espérance qui demeurent dans l’amour de Dieu. Demeurant ainsi continuellement dans la communion à nos frères, nous sommes lumière du monde.


Que votre lumière brille ainsi devant les gens, afin qu’ils voient vos belles œuvres et glorifient votre Père qui est dans les cieux.

Notre prière à Jésus est de vivre avec lui, pour recevoir de sa vie la lumière et pour obtenir son amour. Il nous faut être capable d’aimer et de servir en tout. Alors nous demandons la grâce d’être pleinement reconnaissant de tout le bien que nous avons reçu au cours de notre vie. Cette reconnaissance peut nous accompagner tout au long de nos jours. Chaque jour, nous prenons le temps d’apprécier ce qui nous fait vivre, de le recevoir comme un cadeau qui nous est fait. Nous cherchons comment redonner ce que nous avons reçu à notre tour. C’est ainsi que notre vie demeure vivante, capable de se donner, de respecter l’autre, de dire du bien de lui. Parce que nous prenons le temps de recevoir, et de donner, nous sommes le sel de la terre et la lumière du monde qui manifeste le Dieu de la Vie. Tout vient de Dieu et tout retourne à Dieu avec action de grâce ! La rencontre de deux personnes mues par l’Esprit Saint est signe d’espérance, tout comme Jésus qui s’est fait Pain de vie, qui est la Lumière du monde dans le Don qu’il fait de lui-même.


Citation :
Nous demandons la grâce de faire ce que Dieu veut, que nous soyons dans la foi et l’espérance, plein d’amour pour notre peuple.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Saint Raphaël Arnaiz Baron (1911-1938), Moine Trappiste espagnol.
Écrits spirituels, 12/04/1938 (trad. Cerf 2008, p. 408).

Être lumière du monde parce qu’on a reçu la Lumière du monde (Jn 8,12).

J’ai cherché la vérité, et je ne l’ai pas trouvée ; j’ai cherché la charité, et j’ai seulement vu chez les hommes quelques étincelles qui n’ont pas rempli mon cœur assoiffé d’elle ; j’ai cherché la paix, et j’ai vu qu’il n’y a pas de paix sur Terre.
Cette illusion est passée ; elle est passée doucement, sans que je m’en aperçoive ; Le Seigneur, qui m’avait illusionné pour m’attirer à Lui, m’a ouvert les yeux, et comme je suis heureux maintenant !
« Que cherches-tu parmi les hommes ?, me dit-il. Que cherches-tu sur cette Terre dans laquelle tu es un pèlerin ? Quelle paix désires-tu ? »
Le Seigneur est bon…; je vois maintenant clairement que la Paix véritable se trouve en Dieu ; qu’en Jésus se trouve la véritable Charité ; que Le Christ est l’unique Vérité…

Puisque tu m’as donné la Lumière pour voir et comprendre, donne-moi maintenant, Seigneur, un cœur très grand, très grand, pour aimer ces hommes, qui sont tes enfants, mes frères, et dans lesquels mon énorme orgueil voyait des fautes, sans me voir moi-même par contre.
Si tu avais donné ce que tu m’as donné au dernier d’entre eux ?
Mais tu fais bien toutes choses. Mon âme pleure mes anciennes manies, mes anciennes habitudes ; elle ne cherche plus la perfection dans l’homme ; elle ne pleure plus quand elle ne trouve pas d’endroit « pour se reposer » (Mt 8,20).
Elle possède tout. Toi, Mon Dieu, tu es celui qui remplit mon âme ; tu es ma Joie ; tu es ma Paix et mon réconfort.
Toi, Seigneur, tu es mon refuge, ma forteresse, ma Vie, ma Lumière, ma consolation, mon unique Vérité et mon unique Amour.
Je suis heureux ! Je possède tout !

















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Mar 12 Juin 2018 - 22:27

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Mercredi 13 juin 2018 : Le mercredi de la 10e semaine du temps ordinaire


L'Église fait Mémoire de : Saint Antoine de Padoue, Religieux de Saint-François,
Docteur de l’Église (1195-1231).

Pour approfondir : Le site de Saint Antoine de Padoue


Les saints du jour (Mercredi 13 juin)


Saint Gérard de Clairvaux Cistercien, frère aîné de Saint Bernard (+ 1138)

Bienheureuse Mariana Biernacka, Mère de famille et martyre (1888-1943).

Chiara Corbella (28 ans).


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

Amen, je vous le dis, en effet, jusqu’à ce que le ciel et la terre passent, pas un seul iota ou un seul trait de lettre de la Loi ne passera, jusqu’à ce que tout soit arrivé.

En Jésus, nous avons la plénitude de la Révélation. Il est le Verbe, la Parole de Dieu devenue chair vivante, qui vient à nous pour nous faire connaître qui est Dieu, et combien Il nous aime. Jésus nous donne d’entrer dans la Révélation divine par la Parole divine de la première Alliance. Il nous faut demeurer dans le mystère de la « création » dans une attitude d’adoration, que nous puissions rencontrer le Dieu créateur, et nous remettre totale entre ses mains. Dieu s’est révélé à l’humanité à travers les prophètes. Il attend de nous une réponse d’amour. C’est la fidélité à l’enseignement de Jésus : « Si vous m’aimez, vous resterez fidèles à mes commandements. » L’enseignement de Jésus nous révèle à la fois ce qui a toujours été enseigné. Le mystère qui s’accomplit par l’Incarnation de Jésus. Tout ce qui à déjà été dit dans le premier Testament est ressaisi par Jésus, comme dans une « assomption de l’humanité ! » A la fois, le passé est respecté, l’amour infini de Dieu est révélé dans le mystère de la Trinité sainte, elle nous emporte plus loin encore. Dieu agit dans le monde et nous le reconnaissons par la foi. Il nous aide dans nos combats et nos luttes dans l’espérance. Emmanuel, « Dieu avec nous, » est un amour infiniment plus grand que nous pourrions l’espérer !


Ne pensez pas que je sois venu pour abolir la Loi ou les Prophètes. Je ne suis pas venu pour abolir, mais pour accomplir.

Garder les commandements de Dieu est la preuve que nous l’aimons avec des œuvres et en vérité. « Car l’amour de Dieu, c’est cela : garder ses commandements. Ses commandements ne sont pas un fardeau, dit Saint Jean. » L’amour n’est pas seulement un sentiment ; il requiert aussi des œuvres, des œuvres d’amour. Il requiert de vivre le double précepte de la charité de Dieu et des frères, c’est là, la sécurité d’une foi vivante. Mais, comme dans le passé, nous quittons le Dieu vivant pour les idoles. Déjà dans le premier Testament, Élie le prophète, fidèle au Dieu de l’Alliance, nous aide à entrer dans une cette perspective de fidélité. Le peuple s’était perverti, il était resté le seul Prophète du Dieu vivant : « Combien de temps plierez-vous le genou des deux côtés ? » disait-il. Le peuple se crée toujours des idoles, et il marche, clopin-clopant, avec ces idoles, comme si ces dieux étaient le vrai Dieu. Élie était face aux quatre cent cinquante prophètes de Baal. Il démontre alors que le « Dieu unique » est enraciné dans la création, qu’Il marche avec son peuple dans la nuit de la foi.


« Donc, celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le Royaume des cieux.

Celui qui les observera et les enseignera sera déclaré grand dans le Royaume des Cieux » La vérité de notre vie montre la fidélité du Saint Esprit en nos cœurs. « Celui qui dit : ‘Je le connais’, et qui ne garde pas ses commandements, est un menteur : la vérité n’est pas en lui, dit saint Jean. » Jésus nous enseigne ainsi la subtilité de la malice qui s’infiltre en nous, en même temps qu’il nous apprend l’importance du bon exemple. Jésus assume en lui toute la révélation de Dieu, dans une simplification de plus en plus grande, et il nous dit : « Mon commandement, l’unique, c’est de vous aimer les uns les autres. » Toute notre existence se construit dans l’amour de Dieu qui se traduit dans l’amour des sœurs et des frères. Il nous faut sans cesse nous remettre fondamentalement entre les mains du Dieu vivant. Il soutient notre nature humaine dans sa fragilité, il accompagne les pauvres et les petits que nous sommes. Le Dieu vivant nous rend proches les uns des autres, dans l’offrande de Jésus, il reprend tout en Lui. Entrons dans une adoration profonde, dans le sacrifice d’action de grâces, là ou le Dieu vivant est reconnu comme le Dieu d’Amour.


Citation :
Nous demandons la grâce d’adorer le Dieu vivant et de déborder d’action de grâce.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Catéchisme de l'Église catholique
§ 577-581

L'accomplissement de la Loi

Jésus a fait une mise en garde solennelle au début du Sermon sur la Montagne où il a présenté la Loi donnée par Dieu au Sinaï lors de la première alliance à la lumière de la grâce de la Nouvelle Alliance : « N'allez pas croire que je sois venu abolir la Loi ou les prophètes : je ne suis pas venu abolir mais accomplir »...

     Jésus, le Messie d'Israël, le plus grand donc dans le Royaume des cieux, se devait d'accomplir la Loi en l'exécutant dans son intégralité jusque dans ses moindres préceptes selon ses propres paroles. Il est même le seul à avoir pu le faire parfaitement... L'accomplissement parfait de la Loi ne pouvait être l'œuvre que du divin Législateur né sujet de la Loi (Ga 4,4) en la personne du Fils. En Jésus, la Loi n'apparaît plus gravée sur des tables de pierre mais « au fond du cœur » (Jr 31,33) du Serviteur qui, parce qu'il « apporte fidèlement le droit » (Is 42,3) est devenu « l'alliance du peuple » (Is 42,6). Jésus accomplit la Loi jusqu'à prendre sur lui « la malédiction de la Loi » (Ga 3,13) encourue par ceux qui ne « pratiquent pas tous les préceptes de la Loi » (Ga 3,10) car « la mort du Christ a eu lieu pour racheter les transgressions de la première alliance » (He 9,15)...

     Jésus « enseignait comme quelqu'un qui a autorité et non pas comme les scribes » (Mt 7,29). En lui, c'est la même Parole de Dieu qui avait retenti au Sinaï pour donner à Moise la Loi écrite et qui se fait entendre de nouveau sur la montagne des Béatitudes. Elle n'abolit pas la Loi mais l'accomplit en fournissant de manière divine son interprétation ultime : « Vous avez appris qu'il a été dit aux ancêtres,... moi je vous dis » (Mt 5,33-34). Avec cette même autorité divine, il désavoue certaines « traditions humaines » des Pharisiens qui « annulent la Parole de Dieu. » (Mc 7,8.13)












Abolir ou accomplir ? Parce que Jésus parlait plus du Royaume de DIEU que de la Loi, les habitants de cette époque pensaient qu’il était venu l’abolir. Ils cherchaient une personne qui viendrait abolir la loi car elle était très compliqué pour eux. Peut être trouves tu aussi les commandements de DIEU difficile à suivre ? Peut être n’arrives tu pas à sortir de tes addictions ou du mensonge ou du manque de pardon ? Trouves tu difficile d’aimer DIEU de TOUT ton cœur ?

Jésus a une bonne nouvelle pour toi. Aujourd’hui il te dit: “Je suis venu, J’ai accompli la loi.
Greffe toi à moi et par moi tu l’accompliras aussi”.

Greffons nous donc à Jésus CHRIST en le reconnaissant comme Seigneur et Sauveur de nos vies.
Et en Lui, par Lui accomplissons la loi. Elle est toujours d’actualité. Elle ne changera pas. Amen !







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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Mer 13 Juin 2018 - 22:20

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Jeudi 14 juin 2018 : Le jeudi de la 10e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Jeudi 14 juin)


Saint Élisée, Prophète de l'Ancien Testament (IXème siècle av. JC).

Saint Méthode le Confesseur (Saint Orthodoxe), Patriarche de Constantinople (vers 787-847).

Saint Richard de Saint-Vanne, Bénédictin, Abbé de Saint-Vanne, à Verdun (+ 1046)

Sainte Lydwine de Schiedam, vierge et mystique néerlandaise (1380-1433)

Bienheureuse Francisca de Paula de Jesus, laïque brésilienne (✝ 1895).


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Vous avez entendu qu’il a été dit aux anciens : Tu ne commettras pas de meurtre ;

celui qui commet un meurtre sera passible du jugement. Mais moi, je vous dis : Quiconque se met en colère contre son frère sera passible du jugement. Celui qui traitera son frère de raka sera passible du sanhédrin. Celui qui le traitera de fou sera passible de la géhenne de feu." Jésus nous appelle à être intègres dans la pratique de la célébration liturgique qui est en lien avec notre façon de vivre au quotidien. Il nous demande de nous réconcilier d’abord avec nos frères. Un premier pas sur ce chemin de réconciliation est de prier pour nos ennemis comme Jésus nous l’a demandé. Si nous avons été sérieusement blessés, prions Jésus de cicatriser ces souvenirs douloureux et de nous obtenir la grâce de pardonner. Nous demandons à Jésus de visiter les temps et les lieux de l’offense pour y mettre son amour, et nous donner de pouvoir pardonner. Jésus, la veille de sa Passion, prend le pain et dit : « Prenez et mangez, ceci est mon Corps ! » Nous comprenons, dans ce contexte de Don que Jésus fait de lui-même, la nécessité de nous réconcilier avec nos frères. Aujourd’hui encore, à tous ceux qui l’ont bafoué, rejeté, humilié, profané, Jésus pardonne : « Père, pardonne leur, ils ne savent pas ce qu’ils font. » A nous qui partageons le Pain de vie, il est demandé de ne pas avoir « quelque chose » contre notre frère.


"Arrange–toi vite avec ton adversaire, pendant que tu es encore en chemin avec lui, de peur que l’adversaire ne te livre au juge, le juge au garde, et que tu ne sois mis en prison."

Jésus nous appelle à aller au-delà de la loi. Le chrétien, instruit par Jésus et rempli du Saint-Esprit, essaye de se surpasser pour arriver au maximum possible de l’amour. « Quand tu viens poser ton offrande sur l’autel ! » Cette Parole est tellement libérante, car avoir quelque chose contre notre frère, du ressentiment, de la jalousie, de la dissension est un contre-témoignage de cette participation à la table de Jésus ! Dans notre désir, dans notre volonté, dans toutes nos actions quotidiennes Dieu agit. « Jésus est venu chez les siens et les siens ne l’ont pas reçu ! » Les Apôtres sont toujours témoins de ce refus donné à Jésus. Nous sommes solidaires de notre Peuple et de Jésus livré, renié, trahi, rejeté, humilié, bafoué de toutes manières dans leurs vies. Cependant nous demeurons dans l’action de grâce devant le mystère de Jésus qui donne sa vie pour nous. Dans cette vie nouvelle que Dieu nous donne, nous sommes transformés.


"Amen, je te le dis, tu ne sortiras pas de là avant d’avoir payé jusqu’au dernier quadrant."

Jésus nous apprend à mettre en avant l’amour de Dieu et des frères. Cet amour nous fait reconnaître humblement nos fautes dans une conversion sincère. Dans la recherche de la réconciliation avec nos frères, nous devons d’abord être réconciliés avec nous mêmes. C’est l’Amour infini de Dieu que nous fêtons quand nous célébrons le mystère pascal. Nous voulons nous approcher de ce mystère avec un grand amour dans le cœur. Marie, la première en chemin, a vécu profondément cette Parole qui a porté du fruit. Elle a reçu Jésus dans sa chair avec un amour infini. C’est l’alliance indissoluble de l’humanité et de la divinité. Marie nous est unie à jamais dans la révélation de cet Amour incroyable. En Marie, l’humanité reçoit Jésus, le don de Dieu qui prend corps en notre humanité. Nous nous laissons transformer par ce mystère de l’Eucharistie qui fait de nous un être nouveau. Nous nous approchons de l’autel, « porteur » de cet amour infini, et nous demandons pardon inlassablement pour notre misère. Il nous faut prendre la résolution de ne garder aucune dissension volontaire. Nous demandons à Dieu de renouveler notre cœur et notre regard pour ne pas permettre que la communauté soit divisée, elle est le Corps du Christ qu’Il a régénéré par son Sang.


Citation :
Nous demandons la grâce de regarder cet Évangile avec beaucoup de sérieux.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église
Homélies sur la 1ère lettre aux Corinthiens, n° 27 (trad. AELF)

« Va d'abord te réconcilier avec ton frère »

L'Église n'existe pas pour que nous restions divisés en y venant, mais bien pour que nos divisions y soient éteintes ; c'est le sens de l'assemblée. Si c'est pour l'eucharistie que nous venons, ne posons donc aucun acte qui contredise l'eucharistie, ne faisons pas de peine à notre frère. Vous venez rendre grâce pour les bienfaits reçus : ne vous séparez pas de votre prochain.

     C'est à tous sans distinction que le Christ offre son corps en disant : « Prenez et mangez en tous ». Pourquoi n'admettez-vous pas tous à votre propre table ? ... Vous faites mémoire du Christ, et vous dédaignez le pauvre ? ... Vous prenez part à ce repas divin ; vous devez être le plus compatissant des hommes. Vous avez bu le sang du Seigneur et vous ne reconnaissez pas votre frère ? Même si vous l'avez méconnu jusque-là, vous devez le reconnaître à cette table. Il nous faut tous être dans l'Église comme dans une commune maison : nous ne formons qu'un seul corps. Nous n'avons qu'un même baptême, une même table, une même source, et aussi un seul Père. (cf Ep 4,5 ;1Co 10,17)

















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Jeu 14 Juin 2018 - 21:24

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Vendredi 15 juin 2018 : Le vendredi de la 10e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Vendredi 15 juin)


Saint Amos, prophète de l'A.T. (VIIIe s. av JC.)

Saint Bernard de Menton, prêtre († 1081)

Sainte Germaine Cousin, vierge (1579-1601)

Bienheureux Louis-Marie Palazzolo, Prêtre, Fondateur des Congrégations des
« Frères de la Sainte-Famille » et des « Sœurs des pauvres » (1827-1886).


Bienheureuse Albertina Berkenbrock, martyre brésilienne
« Maria Goretti du Brésil » (1919-✝ 1931).


Bienheureux Clément Vismara, Missionnaire en Birmanie
béatifié en 2011 (1897-1988)



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

Vous avez entendu qu’il a été dit : Tu ne commettras pas d’adultère. Mais moi, je vous dis : Quiconque regarde une femme de façon à la désirer a déjà commis l’adultère avec elle dans son cœur.

Jésus approfondit les exigences du sermon des Béatitudes. Il donne à la loi une ampleur toute nouvelle pour que la vie surabonde. C’est la raison pour laquelle son observation consiste à élargir nos conditions de vie. Dieu nous donne la loi de l’amour pour arriver au sommet de la charité. Nous cherchons toujours la loi du moindre effort. Dieu qui nous a donné beaucoup, il nous demande beaucoup. En Jésus, il s’est donné lui-même pour que nous ayons la Vie. Si l’homme se prend comme « mesure, » il devient l’ennemi de Dieu et de ses frères. Le mot d’adultère est constitué par « Ad », aller vers l’ « ultime. » Il s’agit d’une relation de domination avec Dieu et avec les humains et particulièrement entre l’homme et la femme. Pour cet ultime, il convient de se référer à Dieu. Faire « comme je veux, » en excluant Dieu et les autres est mortifère. Si un membre est gangrené le chirurgien « coupe » la partie malade avant que le corps tout entier ne soit gangrené. La parole de Dieu est très réaliste : « Il faut à tous prix en sauver quelques uns. »


"Si ton œil droit doit causer ta chute, arrache–le et jette–le loin de toi.

Car il est avantageux pour toi de perdre seulement une partie de ton corps et que celui–ci ne soit pas jeté tout entier dans la géhenne." Jésus nous veut épanouis, il manifeste son autorité sur l’humanité créée à l’image et à la ressemblance de Dieu. Élie annonçait Jésus dans son désir : « J’éprouve une ardeur jalouse pour toi, Seigneur Dieu de l’univers. » L’Amour qui vient de Dieu est notre mesure. L’alliance avec Dieu nous engage à la pureté du cœur et de la pensée. Nous ne pouvons pas faire des autres, l’objet de notre désir ! Il est nécessaire d’éviter les pensées et les actions idolâtres qui voudraient nous rendre à l’égal à Dieu. Le langage humain de l’amour ne peut pas être banalisé. Jésus est exigent car il veut pour nous le bonheur de l’amour. La relation avec Dieu et entre nous demande de notre part un « cœur » pur, et des « yeux » clairs. C’est dans le même regard d’amour que nous aimons et servons Dieu et que nous aimons et servons nos frères. C’est par le même acte d’Amour que Jésus nous sauve sur la Croix et qu’Il glorifie le Père.


"Il a été dit : Que celui qui répudie sa femme lui donne une attestation de rupture.

Mais moi, je vous dis : Quiconque répudie sa femme, sauf en cas d’inconduite sexuelle, la rend adultère, et celui qui épouse une femme répudiée commet l’adultère." La dignité du mariage fait partie du projet de Dieu pour l’homme et pour la femme, afin que par l’amour et le don mutuel, ils deviennent une seule chair. Nous ne pouvons pas vivre l’alliance de la vie conjugale selon l’ordre du monde. Elle est le signe de l’alliance du Christ et de l’Église. C’est dans l’ardeur de l’amour de Dieu que se construit la fidélité. Marie a épousé la cause de Jésus. Dans sa compassion, elle offre à Dieu tout ce qu’elle est. Elle est unie à l’offrande de Jésus, et de tout son amour, elle offre tout ce que Jésus vit pour ses frères. C’est dans cette alliance nouvelle qui contient tous les amours, c’est dans l’ardeur de l’Amour trinitaire que nous pouvons accomplir le dessein d’amour du cœur de Dieu dans notre vie. Jésus nous donnera « son » commandement nouveau, il est très significatif de cet unique amour : « Mon commandement, le seul, ‘aimez-vous les uns les autres’.


Citation :
Nous demandons la grâce de comprendre la parole de Dieu pour vivre du nouvel amour du Christ.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Bienheureux Paul VI, pape de 1963-1978
Encyclique « Humanae vitae », 8-9 (trad. bréviaire, 6e sam. TO)

« Dieu créa l'humanité à son image, homme et femme il les créa » (Gn 1,27)

L'amour conjugal révèle sa vraie nature et sa vraie noblesse quand on le considère dans sa source suprême, Dieu qui est amour « le Père de qui toute parenté, au ciel et sur la terre, tire son nom » (1Jn 4,8; Ep 3,15). Le mariage n'est donc pas l'effet du hasard ou un produit de l'évolution de forces naturelles inconscientes : c'est une sage institution du Créateur pour réaliser dans l'humanité son dessein d'amour. Par le moyen de la donation personnelle réciproque... les époux tendent à la communion de leurs êtres en vue d'un mutuel perfectionnement personnel, pour collaborer avec Dieu à la génération et à l'éducation de nouvelles vies. De plus, pour les baptisés, le mariage revêt la dignité de signe sacramentel de la grâce, en tant qu'il représente l'union du Christ et de l'Église (Ep 5,32).

     Dans cette lumière apparaissent clairement les notes et les exigences caractéristiques de l'amour conjugal... C'est avant tout un amour pleinement humain, c'est-à-dire à la fois sensible et spirituel. Ce n'est donc pas un simple transport d'instinct et de sentiment, mais aussi et surtout un acte de la volonté libre, destiné à se maintenir et à grandir à travers les joies et les douleurs de la vie quotidienne, de sorte que les époux deviennent un seul cœur et une seule âme et atteignent ensemble leur perfection humaine.

     C'est ensuite un amour total, c'est-à-dire une forme toute spéciale d'amitié personnelle, par laquelle les époux partagent généreusement toutes choses, sans réserves indues ni calculs égoïstes. Qui aime vraiment son conjoint ne l'aime pas seulement pour ce qu'il reçoit de lui, mais pour lui-même, heureux de pouvoir l'enrichir du don de soi.

     C'est encore un amour fidèle et exclusif jusqu'à la mort. C'est bien ainsi, en effet, que le conçoivent l'époux et l'épouse le jour où ils assument librement et en pleine conscience l'engagement du lien matrimonial... C'est enfin un amour fécond, qui ne s'épuise pas dans la communion entre époux, mais qui est destiné à se continuer en suscitant de nouvelles vies.

















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Ven 15 Juin 2018 - 22:31

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Samedi 16 juin 2018 : Le samedi de la 10e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Samedi 16 juin)


Sainte Lutgarde, Moniale Cistercienne à Aywiers (✝ 1246).

Saint Tykhon de Kalouga (Saint Orthodoxe), Higoumène (✝ 1492).

Saint Jean François Régis, Jésuite - apôtre du Vivarais (1597-1640).

Bienheureuse Maria Theresia Scherer, Vierge Co-Fondatrice des
« Sœurs de Charité de la Sainte-Croix » (1825-1888).


Jean Tauler, Dominicain et auteur Mystique, inspirateur et maître spirituel
de Saint Paul de la Croix (1300-1361).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Vous avez encore appris qu’il a été dit aux anciens : Tu ne manqueras pas à tes serments, mais tu t’acquitteras de tes serments envers le Seigneur."

Nos vies se déroulent dans la présence de Dieu et nos « oui » sont inscrits dans le oui de Jésus. Dans notre vie, tout repose entre les mains de Dieu. Jésus s’intéresse au cœur de l’homme. Il désire que nous ayons un cœur juste, dont la pureté se manifeste dans nos actions. Nous ne possédons pas la puissance de remplir ce que nous promettons, nous dépendons totalement de la volonté de Dieu pour accomplir nos promesses. Nous reconnaissons que Dieu a la puissance de tout faire car il est tout-puissant. Il a une autorité absolue sur l’univers. Dans la présence de Dieu, nous ne faisons appel qu’à Dieu seul. Serviteurs de Dieu, nous agissons sur la base de l’autorité de Dieu. Dieu s’attend à la perfection dans notre engagement à la vérité, être parfaits dans notre authenticité. Cela signifie que nous démontrons une parfaite honnêteté envers Dieu, envers nos semblables et envers nous-mêmes. Ainsi nous provoquons un « non » en nous à tout ce qui est mauvais, méchant et menteur. C’est dans la communion à Jésus que nous trouvons l’amour dont nous avons besoin pour vivre. Aimer Dieu et nous aimer les uns les autres en vérité, suppose que notre oui soit oui.


« Eh bien ! moi, je vous dis de ne pas jurer du tout, ni par le ciel, car c’est le trône de Dieu, ni par la terre, car elle est son marchepied, ni par Jérusalem, car elle est la Ville du grand Roi. Et ne jure pas non plus sur ta tête, parce que tu ne peux pas rendre un seul de tes cheveux blanc ou noir.

Nous nous mettons à l’école de Jésus, il est le Chemin pour que notre visage se profile en Lui. C’est dans le mystère de Jésus que nous voulons habiter de plus en plus. La parole de Dieu nous redit notre dépendance à Dieu seul, ce qui provoque en nous l’attitude d’adoration qui nous remet profondément à Dieu. C’est avec un cœur pur que nous parvenons à connaître les révélations de Dieu et à voir les merveilles de sa sagesse. Tout se passe au niveau profond de votre cœur. Les merveilles et la sagesse de Dieu se révèlent à ceux en qui il trouve un cœur sincère, un cœur qui recherche constamment la vérité. Plus nous avançons dans l’écoute de la Parole de Jésus, plus nous nous apercevons que l’enseignement de Jésus est déterminant pour notre vie.


"Que votre parole soit “oui”, si c’est “oui”, “non”, si c’est “non”. Ce qui est en plus vient du Mauvais.

Le oui à l’adoration nous prépare une vigilance du cœur de tous les instants. Jésus nous demande de faire en sorte que tout ce que nous disons soit fiable. Lorsque nous parlons, nous ne voulons dire que la vérité. Chaque parole que nous disons est exprimée avec authenticité. Nous reconnaissons que la vérité nous lie dans un engagement personnel. La vérité fait appel à un engagement de notre part. Quand une chose est vraie, nous sommes tenus à la suivre et à l’exécuter. Il nous faut obéir à la vérité que la Parole de Dieu nous révèle. La foi s’enracine dans une vérité à laquelle nons croyons et à laquelle nous obéissons. Lorsqu’elle est mélangée avec des demi-vérités, cette vérité devient un mensonge. Jésus nous enseigne à ne rien ajouter à la vérité. Si nous désirons grandir dans la vie chrétienne, nous devons faire preuve d’une authenticité absolue. Nous devons savoir communiquer avec les autres en toute franchise. Nous partageons la vérité lorsque nous exprimons avec amour et sincérité nos pensées et nos sentiments. Plus nous grandissons en maturité et en unité d’esprit, plus la vérité se propage. Lorsque la vérité est en nous, nous devenons une lumière dans le monde.


Citation :
Nous demandons à Dieu la grâce d’entendre cette parole pour que notre oui soit un véritable oui.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Dorothée de Gaza (v. 500-?), moine en Palestine
Instructions, n° 1, 6-8 ; SC 92 (trad. SC p. 155 rev.)

La Loi nouvelle : « Moi, je vous dis »

Dieu nous a donné ses préceptes qui nous purifient…des mauvaises dispositions de notre homme intérieur (Ep 3,16). Il lui donne le discernement du bien et du mal ; il lui fait reprendre conscience et lui montre les causes de son péché. « La Loi disait : ne commets pas d'adultère ; et moi je dis : N'aie pas de mauvais désirs. La Loi disait : Ne tue pas ; et moi je dis : Ne te mets pas en colère » (Mt 5,27.21). Car si tu as de mauvais désirs, bien qu'actuellement tu ne commettes pas d'adultère, ces désirs ne cesseront de te harceler intérieurement jusqu'à ce qu'elles t'entraînent à l'acte. Si tu t'irrites et t'excites contre ton frère, il arrivera un moment où tu diras du mal de lui, puis tu lui dresseras des embûches, et ainsi peu à peu tu en viendras finalement au meurtre.

     La Loi disait encore : « Œil pour œil, dent pour dent » (Ex 21,24). Mais le Seigneur exhorte non seulement à recevoir avec patience le coup de celui qui nous gifle, mais encore à lui présenter humblement l'autre joue(Mt 5,39). Car le but de la Loi était de nous apprendre à ne pas faire ce que nous ne voulions pas souffrir. Elle nous empêchait donc de faire le mal par la peur de souffrir. Mais ce qui est demandé maintenant c'est de rejeter la haine, l'amour du plaisir, l'amour de la gloire et les autres tendances mauvaises.

     En un mot, le dessein du Christ notre Maître est précisément de nous apprendre comment nous en sommes venus à commettre tous ces péchés, comment nous sommes tombés dans tous ces mauvais jours. Il nous a donc d'abord libérés par le saint baptême, en nous accordant la rémission des péchés ; puis il nous a donné le pouvoir de faire le bien, si nous voulons, et de n'être plus entraînés comme par force dans le mal.
















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Dim 17 Juin 2018 - 9:30

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Dimanche 17 juin 2018 : Onzième dimanche du temps ordinaire


Les saints du jour (Dimanche 17 juin)


Saints Manuel, Sabel (Icône ci-dessous) et Ismaël martyrs à Chalcédoine (+ 362)

Saint Nectan, Ermite et martyr dans le Devon (5ème s.).

St Avit, abbé de Micy-Saint Mesmin († v. 530)

Saint Hervé, Ermite et Abbé en Bretagne (✝ 568).

Saint Rainier, pèlerin pour Le Christ, Prédicateur laïc (✝ 1160).

Sainte Emilie de Vialar, Fondatrice de la congrégation de Saint-Joseph de l'Apparition (✝ 1856)

Bienheureux Marie-Joseph Cassant, Prêtre et Moine Cistercien (1878-1903).


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

Il disait : « Il en est du règne de Dieu comme d’un homme qui jette le grain dans son champ :

nuit et jour, qu’il dorme ou qu’il se lève, la semence germe et grandit, il ne sait comment. D’elle-même, la terre produit d’abord l’herbe, puis l’épi, enfin du blé plein l’épi. Et dès que le grain le permet, on y met la faucille, car c’est le temps de la moisson. » Jésus a semé la Parole et il voit pousser le Royaume. La Parole libérée anime d’autres personnes qui en sont façonnées et qui elles-mêmes, propagent la bonne nouvelle. C’est un aspect merveilleux de la vie qu’une telle énergie qui s’ordonne. Jésus parle de la croissance du Règne de Dieu dans chacun de nos cœurs, dans nos vies. Il prend l’image de la croissance de la graine semée en terre qui se nourrit de la terre. L’Amour infini de Dieu progresse en nous sans que nous le remarquions. C’est le « travail » de Dieu en nous, il nous donne la paix. L’image de la croissance du blé rend compte de la réalité de la vie qui surgit et qui se manifeste, qui nous dépasse et que nous percevons. On ne peut dominer cette réalité mais on peut être en relation avec elle, elle peut nous aider à comprendre le « Règne de Dieu. » Si je sème une graine dans le jardin, je dois d’abord travailler la terre qui doit-être préparée. C’est ainsi que nous préparons notre cœur à accueillir le Royaume de Dieu par l’écoute de la Parole. Jésus annonce un don d’amour tout nouveau. C’est le don de son Amour qui va changer notre vie. Notre conversion sera de vivre de cet Amour nouveau pour devenir la lumière du monde.


Jésus disait encore : « le règne de Dieu est comme une graine de moutarde : quand on la sème en terre, elle est la plus petite de toutes les semences du monde.

Mais quand on l’a semée, elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères ; et elle étend de longues branches, si bien que les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid à son ombre. » L’image de la graine de moutarde qui donne refuge aux « oiseaux du ciel » n’a pas d’autre finalité que de vivre librement, gracieusement en paix et de se réjouir, c’est la plus petite des plantes potagères ! Cet amour est donné gratuitement, il est reçu gratuitement. Cette image met en lumière la préparation du Royaume de Dieu en nous. Cette petite graine deviendra un grand arbre dans lequel les oiseaux du ciel viendront faire leurs nids. Dans la croissance de la semence est annoncée une finalité, un terme, la semence n’a pas de sens en elle-même. La finalité est l’amour partagé universellement qui nécessite l’amour du Père pour tous. C’est l’Amour infini de Dieu qui nous est donné gratuitement. C’est la confiance infinie en Dieu Amour, l’abandon total à sa volonté qui fait advenir cet amour pour qu’il grandisse en son temps. La réconciliation, la reconnaissance de l’autre en est l’application dans notre vie.


Par de nombreuses paraboles semblables, Jésus leur annonçait la Parole, dans la mesure où ils étaient capables de la comprendre.

Il ne leur disait rien sans employer de paraboles, mais en particulier, il expliquait tout à ses disciples. Jésus nous offre de prendre ce chemin. Notre désir de paix, d’unité et de vie va renaitre. Pour qu’il soit renouvellé, nous devons accepter la faiblesse de notre vie. La Parole a commencé son œuvre en nous, nous en connaissons le terme qui est le Royaume. Ce passage vers le Royaume s’effectue depuis le début du chemin. Jésus le donne à comprendre à ses compagnons, « dans la mesure où ils étaient capables de comprendre. » Cet Amour infini est la « Semence divine » qui a germé dans le sein de la Vierge Marie. Elle a donné un fruit merveilleux ! Il sera broyé au pressoir de la croix et enfoui dans le tombeau. En ressuscitant, Jésus est devenu le grand arbre dans lequel tous les humains de la terre peuvent reprendre cœur. Nous entrons dans cet Évangile avec une confiance infinie et un abandon total. Nous accueillions le don de Dieu en comprenant que le Christ tout-puissant s’est fait le petit enfant de Bethléem. Jésus, le Maitre de la vie va descendre dans le tombeau pour nous donner la vie. C’est cette vie nouvelle que nous recevons gratuitement.


Citation :
Nous demandons la grâce d’entrer dans cette nouvelle vie de Jésus qui est son amour.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Saint Pierre Chrysologue (v. 406-450), Évêque de Ravenne, Docteur de l'Église.
Sermon 98, 1-2 ; CCL 24A, 602 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 225 rev.)

« Mais quand on l'a semée, elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères »

Frères, vous avez appris comment le Royaume des Cieux, dans toute sa grandeur, est comparé à une graine de moutarde...
Est-ce là tout ce que les croyants espèrent ? Est-ce là tout ce que les fidèles attendent ?... Est-ce là « ce que l'œil n'a pas vu, ce que l'oreille n'a pas entendu, ce qui n'est pas monté au cœur de l'homme » ? Est-ce là ce que promet l'apôtre Paul et qui est tenu en réserve dans le mystère inexprimable du Salut, pour ceux qui aiment ? (1Co 2,9)
Ne nous laissons pas déconcerter par les paroles du Seigneur. Si, en effet, « la faiblesse de Dieu est plus forte que l'homme, et si la folie de Dieu est plus sage que l'homme » (1Co 1,25), cette toute petite chose, qui est le bien de Dieu, est plus splendide que toute l'immensité du monde.

Puissions-nous seulement semer dans notre cœur cette graine de moutarde, de sorte qu'elle devienne le grand arbre de la connaissance (Gn 2,9), s'élevant de toute sa hauteur pour élever notre pensée jusqu'au Ciel, et déployant toutes les branches de l'intelligence...

Le Christ est le Royaume. A la manière d'une graine de moutarde, il a été jeté dans un jardin, le corps de la Vierge. Il a grandi et est devenu l'arbre de la Croix qui couvre la Terre entière.

Après qu'il eut été broyé par la Passion, son fruit a produit assez de saveur pour donner son bon goût et son arôme à tous les êtres vivants qui le touchent.
Car, tant que la graine de moutarde demeure intacte, ses vertus restent cachées, mais elles déploient toute leur puissance quand la graine est broyée.

De même Le Christ a-t-il voulu que son corps soit broyé pour que sa force ne reste pas cachée...
Le Christ est roi, car il est le principe de toute autorité. Le Christ est le Royaume, car en Lui réside toute la Gloire de son Royaume.

















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Dim 17 Juin 2018 - 21:01

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Lundi 18 juin 2018 : Le lundi de la 11e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Lundi 18 juin)


Saint Léonce de Tripoli, Martyr (Ier siècle).

Saint Marc et Saint Marcellien, frères jumeaux et Martyrs († v. 304)

Sainte Marine de Bythinie, entrée au Monastère déguisée en garçon (✝ 750).

Sainte Élisabeth de Schönau, Moniale et Mystique († 1164).

Sainte Osanna Andreasi Tertiaire dominicaine à Mantoue (+ 1505)

Saint Grégoire (Gregorio) Barbarigo, Évêque († 1697)

Vénérable Jeanne Mance, Fondatrice de l'hôpital de l'Hôtel-Dieu à Montréal et
Co-Fondatrice de la ville de Montréal au Québec (1606 -✝ 1673).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Vous avez entendu qu’il a été dit : Œil pour œil, et dent pour dent. Mais moi, je vous dis de ne pas vous opposer au mauvais.

Si quelqu’un te frappe sur la joue droite, tends–lui aussi l’autre." Nous savons que la vengeance est à proscrire, qu’il nous faut dialoguer et que nous allons céder notre « droit » si cela en vaut la peine, tant la paix est une valeur importante. Nous apprenons de Jésus, que l’ennemi reste un frère pour qui je peux continuer à vouloir du bien. Il me faut donc être prêt à pardonner, à garder confiance avec la possibilité d’admettre qu’un jour, la vérité se révèle. Cette Parole éclaire ce qui ce qui se cache en secret de violence en nous, et par la même, ce qui alimente la violence dans le monde ! « Eh bien moi je vous dis de ne pas riposter aux méchants, » humainement cela est impossible, mais rien n’est impossible à Dieu. Pour nous convertir, il nous faut regarder vers Jésus. L’Évangile, la Bonne Nouvelle, est une contemplation de Jésus qui nous sauve. Nous avons besoin d’intégrer le mystère du salut de Jésus crucifié qui nous sauve. Nous laisser sauver, c’est nous laisser transformer profondément par le visage de Jésus. C’est par sa mort que Jésus nous a sauvés, c’est pour nous un passage incontournable : Si nous n’acceptons pas de mourir, nous n’entrerons pas dans la vie.


"Si quelqu’un veut te faire un procès pour te prendre ta tunique, laisse– lui aussi ton vêtement."

Jésus nous laisse le soin de trouver la solution, adaptée à nos capacités et aux circonstances de notre vie. Il nous propose de pratiquer la non-violence : « Si on vous pourchasse dans une ville, fuyez dans une autre ! » Cependant, Jésus n’a pas hésité à aller à Jérusalem où il savait qu’il allait être arrêté. Il ne se défend pas au Jardin des Oliviers. Il refuse de répondre aux questions piégées de Caïphe, d’Hérode ou de Pilate, mais, par contre quand on le gifle, il s’insurge : Pourquoi me frappes-tu ? Jésus sait pardonner à Pierre qui l’a renié, et aux bourreaux « qui n’ont pas conscience de ce qu’ils font. » Une manière d’arrêter l’injustice pour celui qui a froid, c’est de lui donner un vêtement, et d’arrêter ainsi toute perspective de violence. Nous pouvons faire cela si nous restons en communion avec Jésus qui nous sauve. « Si quelqu’un te réquisitionne pour faire un mille, fais–en deux avec lui. » Jésus veut que nous allions plus avant dans la compréhension, l’accueil les uns des autres. Nous sommes dans un combat spirituel disproportionné : « Vous ne luttez pas contre des ennemis visibles, mais des forces invisibles, » dira l’apôtre Paul. Une sœur ou un frère n’est pas un ennemi car nous luttons contre des « forces invisibles. » L’adversaire, le véritable ennemi se cache et c’est libérant de le savoir et de tenir bon dans l’épreuve.


"Donne à celui qui te demande, et ne te détourne pas de celui qui veut t’emprunter quelque chose."

Quand il s’agit de lui, Jésus sait renoncer à son droit, mais quand il s’agit de sa mission ou de la dignité du Temple, il n’hésite pas à intervenir très fortement. Ses invectives contre les gavés ou contre les hypocrites sont sans ménagement. Et c’est avec un fouet, qu’il chasse les animaux qui font de la maison de prière un marché, une caverne de voleurs. Ce n’est pas facile de faire un bon visage quand l’agressivité « monte » autour de nous. La progression de la violence serait de croire qu’elle est juste, alors qu’elle est fondée sur le mensonge ! Pour devenir artisan de paix, il nous faut arrêter toute violence ! Jésus dit à la Résurrection : « Je vous donne ma paix, ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. » Cette paix résulte d’un profond changement du cœur, elle est la seule qui peut amener la paix des âmes. Jésus nous transforme de l’intérieur pour nous rendre semblables à lui. Quand nous célébrons la Passion et la Résurrection de Jésus, nous sommes invités aux noces de l’Agneau qui enlève le péché du monde. Grâce à lui nous pouvons arrêter l’injustice et la violence. Ainsi le bonheur immense du règne de Dieu va s’installer progressivement en nous et dans le monde.


Citation :
Nous demandons la grâce d’être des consolateurs les uns pour les autres dans l’Esprit Saint.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Saint Césaire d'Arles (470-543), moine et évêque
Sermons au peuple, n° 23, 4-5, s’inspirant de saint Augustin ; SC 243 (trad. SC p. 51 rev.)

« Moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant »

« Si quelqu'un observe toute la Loi mais s'il est en faute sur un seul point, le voilà en infraction par rapport à l'ensemble de la Loi » (Jc 2,10). Quel est cet unique précepte, sinon le vrai amour, la charité parfaite ? C'est d'elle que l'apôtre Paul a dit aussi : « Une seule formule contient toute la Loi en sa plénitude : tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Ga 5,14)

     Car la vraie charité est patiente dans l'adversité et modérée dans la prospérité. Elle est forte dans les souffrances pénibles, joyeuse dans les bonnes œuvres, parfaitement en sûreté dans la tentation. Elle est très douce entre vrais frères, très patiente parmi les faux. Elle est innocente au milieu des embûches ; elle gémit au milieu des malfaisances ; elle respire dans la vérité. Elle est chaste en Suzanne mariée, en Anne veuve, en Marie vierge (Dn 13,1s; Lc 2,36). Elle est humble dans l'obéissance de Pierre et libre dans l'argumentation de Paul. Elle est humaine dans le témoignage des chrétiens, divine dans le pardon du Christ. Car la vraie charité, frères très chers, est l'âme de toutes les Écritures, la force de la prophétie, la charpente de la connaissance, le fruit de la foi, la richesse des pauvres, la vie des mourants. Gardez-la donc fidèlement ; chérissez-la de tout votre cœur et de toute la force de votre esprit (cf Mc 12,30).
















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Lun 18 Juin 2018 - 23:03

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Mardi 19 juin 2018 : Le mardi de la 11e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Mardi 19 juin)


Saint Jude, "Thaddée", apôtre (1er s.)
A lire aussi :
Saints Simon et Jude, une catéchèse de Benoît XVI

Saints Gervais et Protais Martyrs à Milan (2ème s.)

Saint Romuald, Anachorète, Fondateur des Camaldules († 1027).

Sainte Julienne Falconieri, Vierge, Nièce d'Alexis Falconieri, Fondatrice
des Mantellates (1270-1341).


Saints Modeste ANDLAUER, Léon MANGIN, Paul DENN et Rémi ISORE,
Prêtres s.j. et Martyrs († Wuyi, Chine, 19 juin 1900)


Bienheureuse Elena Aiello, Vierge, Mystique, Stigmatisée et
Fondatrice des « Sœurs Minimes de la Passion de N.S.J.C.» (1895-1961).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

Eh bien ! moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, il fait tomber la pluie sur les justes et sur les injustes.

Au temps de Jésus, la Parole était devenue un savoir ancien, sans force. Elle ne se réfèrait pas à sa Source comme une Parole vivante qui interpelle. L’humanité fragilisée est entrée dans une rupture avec le Dieu Vivant pour se nourrir de violence. A l’origine, la parole de Dieu est lumineuse ! Jésus la reprend et il nous revivifie : « Aimez vos ennemis. Faites du bien à ceux qui vous persécutent. » C’est salutaire de ne pas transmettre la violence qui ravage le monde ! Jésus nous a sauvé par sa Croix alors que nous étions encore ses ennemis. C’est à cause de nos violences, de nos péchés que Jésus est crucifié. Si je veux véritablement être sauvé, il me faut le reconnaître. Alors la grâce peut m’atteindre et je deviens l’ami de Jésus. Dans une conscience très profonde que nous avons été graciés, et qu’il nous a été fait miséricorde, nous pouvons faire miséricorde : « Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, / selon ta grande miséricorde efface mon péché, / lave moi tout entier de ma faute, / purifie-moi de mon offense. Oui je connais mon péché. Ma faute est toujours devant moi. Contre Toi et Toi seul j’ai péché. Ce qui est mal à tes yeux je l’ai fait. Détourne ta face de mes fautes … »


"En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense aurez–vous ? Et si vous ne saluez que vos frères, que faites–vous d’extraordinaire ? "

La Parole de Jésus agit avec force, il parle à partir de son expérience propre : « Eh bien moi, je vous dis ! » Nous trouvons dans ce qu’il dit, la lumière et la force de résister au menteur et de réaliser ce qu’il énonce : « être les fils de votre Père. » Si je sème l’injustice, je récolte des fruits de violence ! Dans une conscience mal éclairée, Acab accomplit une action qui est en provenance du mauvais : « On n’a jamais vu personne se déshonorer comme Acab, en faisant comme lui ce qui est mal aux yeux du Seigneur. Sous l’influence de sa femme Jézabel, il s’est conduit d’une manière abominable. » En effet, ce que nous semons dans la violence et dans l’obscurité, nous le récoltons dans la violence et dans l’obscurité, car le mal crie vengeance et la violence se réalise à son heure ! Seule, la Parole vivante de Dieu vient à notre secours. La source irrigue le cœur de celui qui reçoit cette Parole. Son action pourra prendre appui sur cette Parole vivante qui l’engendre. Cette parole se justifie par elle-même, et non par des considérations extérieures, elle devient créatrice pour celui qui la reçoit.


"Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Vous serez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait."

La perfection de Dieu, c’est son immense amour et sa miséricorde sans fin. C’est dans cet amour que nous voulons vivre. Si nous nous considérons comme des justes, nous ne pouvons pas faire miséricorde à nos frères. La Parole de Dieu nous rejoint, elle rejoint en nous l’origine, le don de Dieu. Chacun de nous fait l’expérience d’être rejoint par une Parole qui oriente sa vie, qui l’engendre, qui le sort de son enfermement. C’est à ce niveau que Jésus nous convoque. Nous découvrons en nous la capacité d’actualiser la Parole de Création et de Rédemption. Par Lui, avec Lui, et en Lui, nous transmettons cette Vie d’Amour sans conditions. L’Évangile nous propose ainsi un chemin d’humilité. Dans nos familles et dans nos communautés, nous devenons des artisans de Paix. Jésus nous sauve par sa Parole vivante : « Aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent. »


Citation :
Nous demandons la grâce d’être « parfaits comme notre Père des cieux est parfait. »


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






BENOÎT XVI, Pape
ANGÉLUS, Dimanche 20 février 2011

« Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait » (Mt 5, 48)

« Soyez saints, car moi, le Seigneur, votre Dieu, je suis saint » — lit-on dans le livre du Lévitique (19, 1). Par ces paroles, et les préceptes qui en découlent, le Seigneur invitait le peuple choisi à être fidèle à l'alliance avec Lui en marchant sur ses voies et il fondait la législation sociale sur le commandement « tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Lv 19, 18). Et si nous écoutons ensuite Jésus, en qui Dieu a assumé un corps mortel pour se faire proche de tout homme, et a révélé son amour infini pour nous, nous retrouvons ce même appel, cette même audace objective. En effet, le Seigneur dit : « Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait » (Mt 5, 48). Mais qui pourrait devenir parfait ? Notre perfection est de vivre avec humilité en tant qu'enfants de Dieu en accomplissant concrètement sa volonté. Saint Cyprien écrivait qu'« à la paternité de Dieu doit correspondre un comportement d'enfants de Dieu, afin que Dieu soit glorifié et loué pour la bonne conduite de l'homme » (De la jalousie et de l'envie, 15 : CCL 3a, 83).

De quelle façon pouvons-nous imiter Jésus ? Jésus lui-même dit : « Aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d'être vraiment les fils de votre Père qui est dans les cieux » (Mt 5, 44-45). Qui accueille le Seigneur dans sa vie, et l'aime de tout son cœur, est capable d'un nouveau commencement. Il réussit à accomplir la volonté de Dieu : réaliser une nouvelle forme d'existence animée par l'amour et destinée à l'éternité. L'apôtre Paul ajoute : « N'oubliez pas que vous êtes le temple de Dieu et que l'Esprit de Dieu habite en vous » (1 Co 3, 16). Si nous sommes vraiment conscients de cette réalité et que notre vie est profondément façonnée par elle, alors notre témoignage devient clair, éloquent et efficace. Un auteur médiéval a écrit : « Lorsque tout l'être humain s'est pour ainsi dire uni à l'amour de Dieu, alors la splendeur de son âme se reflète aussi dans son aspect extérieur », dans toute sa vie (Jean Climaque, L'échelle sainte, XXX : PG 88, 1157 B). On lit dans le livre de l'Imitation de Jésus Christ : « L'amour est une grande chose ; c'est un bien qui rend léger tout ce qu'il y a de pesant, et supporte tranquillement toute difficulté. L'amour aspire à monter haut, sans être retenu par rien de terrestre. Il naît de Dieu et c'est seulement en Dieu qu'il peut trouver son repos » (III, V, 3).
















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Mer 20 Juin 2018 - 0:50

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Mercredi 20 juin 2018 : Le mercredi de la 11e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Mercredi 20 juin)


Saint Méthode, évêque d’Olympe et martyr († 311)

Saint Silvère, Pape (58ème) de 536 à 537 et martyr (✝ 537).

Saint Gobain Ermite dans l'Aisne, disciple de Saint Fursy (+ 670)

Saint Adalbert de Magdebourg Archevêque (+ 981)

Saint Nicolas Cabasilas, théologien orthodoxe (✝ 1391)
Pour approfondir :
"L’amour fou" chez Nicolas Cabasilas (Conférence)

Bienheureuse Marguerite Ebner, Mystique Dominicaine allemande (✝ 1351).

Bienheureuse Margaret Ball, veuve irlandaise emprisonnée
à soixante-dix ans, martyre (v. 1515-1584).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Gardez–vous de pratiquer votre justice devant les gens, pour être vus par eux, autrement vous n’aurez pas de récompense auprès de votre Père qui est dans les cieux.

Quand donc tu fais un acte de compassion, ne sonne pas de la trompette devant toi, comme les hypocrites le font dans les synagogues et dans les rues, afin d’être glorifiés par les gens. Amen, je vous le dis, ils tiennent là leur récompense." C’est dès notre plus jeune âge que nous apprenons à être « bien. » Avoir une belle image de soi, être reconnu des autres, de nos parents, de nos maîtres est important, mais ce n’est pas « vivre comme des justes ! » Il y a une aspiration qui est plus profonde au cœur de tout homme. Ce n’est pas de paraître quelqu’un de bien, mais il s’agit d’être quelqu’un de bien. Cette aspiration nous est proposé dans son appel, par Jésus. C’est un chemin vraiment nouveau qui peut alors s’ouvrir pour nous. Il s’agit de rejoindre notre Père qui voit dans le secret. Dieu notre Père se donne dans un secret d’amour, c’est ainsi que tout ce que Dieu touche devient un feu d’amour qui est un secret. La prière, l’aumône, le jeûne en sont le fruit, qui se mue en secours des pauvres pour que la communauté vive.


"Lorsque vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites, qui se plaisent à prier debout dans les synagogues et aux coins des grandes rues, pour se montrer aux gens.

Amen je vous le dis, ils tiennent là leur récompense. Mais toi quand tu pries, entre dans la pièce la plus retirée, ferme la porte et prie ton Père qui est dans le secret ; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra." Jésus nous propose de vivre hors du regard des autres. Le secret est le Cœur de notre Père où je peux vivre autrement, où je peux faire autrement, où mon être s’exprime autrement, où je puis le rencontrer autrement, en vérité. Que mon cœur se mette à agir à partir de lui seul, pour Jésus. Je trouve alors un espace pour être intérieurement en vérité. Le mystère de l’amour infini de Dieu demande une limpidité, une clarté, une pureté étonnante dans le cœur de ceux qui le reçoivent. Cette limpidité ne s’apprend que dans la relation d’amour, dans la prière avec Dieu. L’Esprit Saint est à l’œuvre pour nous donner cet enseignement de Jésus qui nous transforme. Pour nous aider à entrer dans ce mystère, Marie a tout donné à Jésus pour qu’il puisse prendre « corps » en elle, et au milieu de nous. C’est dans cette humilité et cette douceur que Jésus a lavé les pieds de ses disciples, pour nous donner un exemple de sa tendresse. Dans l’Eucharistie, c’est son Corps qu’il nous donne. L’Esprit d’amour nous est ainsi donné, concrètement, pour que nous puissions marcher avec Jésus, dans la volonté du Père.


"Toi quand tu jeûnes, parfume–toi la tête et lave–toi le visage, afin de ne pas montrer que tu jeûnes aux gens, mais à ton Père qui est là, dans le secret,

et ton Père, qui voit, là, dans le secret, te le rendra." C’est dans ce nouvel espace de la préparation aux noces, que peu à peu, nous prenons la mesure de l’intériorité, du secret d’amour qui nous habite. Nous faisons l’expérience unique de la relation avec un autre, infiniment respectueux, qui est notre Père. « Ton Père est présent dans le secret. » C’est dans ce secret de l’Amour du cœur de notre Père. Jésus nous introduit dans la patience et dans l’attente. C’est bien un secret d’amour que de patienter jusqu’au retour de l’Époux. Jésus, dans l’Esprit Saint, est uni à l’épouse humanité préfigurée par Marie. Ses enfants constituent l’Église, Jésus purifie chacun de nous au feu d’amour de sa vie. Le souci de l’épouse est d’être trouvée dans l’Esprit Saint, dans le feu d’amour annoncé dans le buisson ardent qui illumine Moise. Les noces de l’Agneau sont scellées à la Croix. Elles sont des noces de sang qui glorifient Jésus et qui nous font entrer dans sa glorification par le Père : « Qu’ils soient un Père comme toi en moi et moi en toi, » dit Jésus.


Citation :
Nous demandons à Jésus la grâce de nous laisser pacifier afin que nous correspondions à l’amour de Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Méditations
De CATHOLIQUE.org

Votre Père voit dans le secret

« Votre Père qui voit dans le secret » : Dans l’Evangile d’aujourd’hui, le Christ nous expose un défi difficile et en même temps une grande consolation. Son enseignement peut être résumé dans cette simple phrase : dans tout ce que vous faites, agissez toujours pour Dieu seul. A la fin de notre vie, tout ce qui restera sera ce que nous avons fait pour Dieu et notre prochain. Tout le reste, nos vanités, nos recherches de louanges et de l’estime d’autrui, nos désirs d’être aimés et considérés, tout cela disparaîtra au dernier jour comme les nuages sous les rayons du soleil. Le défi est clair : agir devant Dieu avec une absolue pureté d’intention. Mais où est la consolation ? Notre Père du ciel « voit dans le secret ». Ce qui n’est pas perçu, reconnu ou apprécié par le monde sera un jour récompensé dans le ciel.

Entre toi et Dieu Dans un petit poème intitulé : « C’est entre toi et Dieu », la Bienheureuse Mère Teresa fait écho à cet enseignement de l’Evangile :

Les gens sont souvent déraisonnables, illogiques et centrés sur eux-mêmes,
Pardonne les quand même...
Si tu es gentil, les gens peuvent t’accuser d’être égoïste et d’avoir des arrières pensées,
Sois gentil quand même...
Si tu réussis, tu trouveras des faux amis et des vrais ennemis,
Réussis quand même...
Si tu es honnête et franc, il se peut que les gens abusent de toi,
Sois honnête et franc quand même...
Ce que tu as mis des années à construire, quelqu’un pourrait le détruire en une nuit,
Construis quand même...
Si tu trouves la sérénité et la joie, ils pourraient être jaloux,
Sois heureux quand même...
Le bien que tu fais aujourd’hui, les gens l’auront souvent oublié demain,
Fais le bien quand même...
Donne au monde le meilleur que tu as, et il se pourrait que cela ne soit jamais assez,
Donne au monde le meilleur que tu as quand même...
Tu vois, en faisant une analyse finale, c’est une histoire entre toi et Dieu, cela n’a jamais été entre eux et toi.


« Ils ont déjà reçu leur récompense » Par trois fois le Christ répète que les hypocrites qui agissent pour les autres ont déjà reçu leur récompense. Le jour viendra où chacun de nous sera face au Christ. Notre destinée éternelle va dépendre de ce qui résultera de ce moment. Puissions-nous, à notre grand regret, ne pas découvrir que nos mains sont vides parce que nous avons agi secrètement pour s’attirer les louanges des hommes. Puissions-nous plutôt avoir accompli nos bonnes œuvres en secret, ne laissant pas savoir à notre main gauche ce que fait notre main droite. C’est alors que notre Père du ciel qui « voit dans le secret » nous récompensera.

Merci, Seigneur, de toujours voir ce qui est caché, d’être toujours prêt à récompenser ce qui est fait pour toi. Tu es la Vérité et la Justice. Je voudrais tant savoir ne pas chercher la vaine gloire, la richesse, le confort. Mes faiblesses humaines reviennent sans cesse. Pardonne-moi, Seigneur ! De tout mon cœur, je ne désire qu’une chose : ta grâce seule, me suffit, mon Dieu.













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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Jeu 21 Juin 2018 - 11:43

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Jeudi 21 juin 2018 : Le jeudi de la 11e semaine du temps ordinaire


L'Eglise fait Mémoire de :
Saint Louis de Gonzague, Jésuite (1568-1591).


Les saints du jour (Jeudi 21 juin)


Saint Aubain de Mayence, Martyr (✝ v. 400).

Saint Artchill, Fils du roi Etienne de Géorgie (+ 744).

Saint Raoul Archevêque de Bourges (+ 866)

Saint Luarsab, théologien orthodoxe (✝ 1391)

Saint José Isabel Flores Varela, Prêtre et  martyr († 1927)


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

Lorsque vous priez, ne rabâchez pas comme les païens : ils s’imaginent qu’à force de paroles ils seront exaucés.

Ne les imitez donc pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant même que vous l’ayez demandé. Dans le tout petit enfant qui nait il y a, au plus profond de lui-meme, une confiance. Cette confiance est plus profonde que les foyers de guerre qui vont exister par la suite chez nous. Jésus renforce cette confiance en crucifiant en nous par sa Passion, tout ce qui s’oppose à l’Amour. Il nous introduit dans une Filiation nouvelle avec notre Père et une nouvelle fraternité entre nous. Sur la croix Jésus priera : « Père, pardonne leurs, ils ne savent pas ce qu’ils font. » Il est remis totalement entre les mains du Père. En Lui, chacun de nous est rétabli dans la filiation, dans le don de notre Père qui est là, pour nous. Dieu, en nous, va faire une œuvre de réconciliation. Jésus réclame de nous une confiance infinie quand nous nous tournons vers notre Père des cieux. Le « Notre Père » qu’Il nous enseigne est devenu la prière des Chrétiens, c’est la récapitulation de toutes les prières, de toutes les demandes que nous pouvons faire à Dieu. Nous nous préparons, au fil du temps, à dire en vérité le Notre Père. Chacun de nous le récite selon son histoire, de sa propre manière. La Parole de Dieu, chaque jour, nous travaille et notre Père des cieux veille sur tout ce dont nous avons besoin.


Vous donc, priez ainsi :

Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour. Remets-nous nos dettes, comme nous-mêmes nous remettons leurs dettes à nos débiteurs. Les expériences si douloureuses que l’humanité peut infliger à ses semblables nous obligent à nous tourner sans cesse vers la Passion de Jésus. Les paroles du Notre Père « Pardonne-nous nos offenses, » nous précipitent dans le cœur de Jésus pour y puiser de quoi continuer notre prière. Nous ne nous sentons pas le courage de pardonner à ceux qui nous ont fait tant souffrir, mais avec Jésus, avec l’aide de Dieu, c’est possible. Le pardon que Dieu nous octroie est total, il va jusqu’à l’oubli. Nous oublions bien vite les faveurs que l’on nous a faites, mais les offenses, nous les collectionnons. Si les couples savaient oublier les offenses de l’autre, combien de drames familiaux seraient évités ou résolus. Quand nous prions avec cet Évangile, nous affirmons que Dieu notre Père veille sur chacun de nous. Que d’inquiétude à vaincre, que de douleurs à surmonter, que de travail à faire pour arriver, enfin, avec un regard clair et limpide, vers notre Père. Il aime vraiment chacun de ses enfants.


"Et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du Mal.

Car, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi. Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père non plus ne pardonnera pas vos fautes. Que d’hommes, de femmes et d’enfants manquent d’une manière vitale de l’indispensable, de ce qu’il faut pour vivre ! Jésus nous propose de venir au secours les uns des autres, il nous donne un idéal grand et difficile. Pour le pardon des offenses, il fixe une mesure très raisonnable : la nôtre. « Car, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi. Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, à vous non plus votre Père ne pardonnera pas vos fautes » Nous voulons que Dieu nous pardonne et les autres aussi. Mais à nous, le pardon coûte beaucoup. Il est difficile de demander pardon ; mais pardonner coûte encore davantage. Si nous étions vraiment humbles, ce ne serait pas si difficile, mais l’orgueil rend les choses pénible. Nous savons que plus grande sera notre humilité, plus grande sera la facilité de pardonner ; plus l’orgueil est grand, plus grande la difficulté du pardon. Quel travail intérieur il nous faut, pour arriver, tout simplement, devant le regard d’amour de notre Père.


Citation :
Nous demandons à Jésus la grâce de préparer notre cœur au pardon pour travailler à la réconciliation du monde.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Saint Cyprien (v. 200-258), Évêque de Carthage et Martyr
La Prière du Seigneur, 14-15 (trad. Hamman, La Prière en Afrique, DDB 1982, p.50)

« Que ta Volonté soit faite sur la Terre comme dans les Cieux »

Non pas que Dieu fasse ce qu'Il veut, mais que nous nous puissions faire ce qu'Il veut. Qui peut empêcher Dieu de faire ce qu'Il veut ?

Mais nous autres, nous sommes contrecarrés par le démon qui nous empêche d'obéir en toute chose, intérieurement et extérieurement, à la Volonté de Dieu.

Aussi demandons-nous que sa Volonté s'accomplisse en nous ; pour qu'elle s'accomplisse, nous avons besoin de son secours.
Personne n'est fort par ses propres ressources, mais sa force est dans la Bonté et dans la Miséricorde de Dieu...


La Volonté de Dieu est celle que Le Christ a faite et enseignée : l'Humilité dans la conduite, la solidité dans la Foi, la modestie dans les paroles, la justice dans les actes, la miséricorde dans les œuvres, la discipline dans les mœurs.

La Volonté de Dieu, c'est de ne faire de tort à personne, de supporter celui qu'on nous fait, de garder la Paix avec nos frères, d'aimer Dieu de tout notre cœur, l'aimer parce qu'il est Père et le craindre parce qu'il est Dieu.

Ne rien préférer au Christ, puisqu'il nous a préférés à tout, adhérer inviolablement à sa Charité, nous tenir sous la Croix avec courage et confiance.

Quand il s'agit de combattre pour son Nom ou son honneur, montrer de la constance en nos paroles ; faire preuve de confiance dans les difficultés afin de soutenir la lutte, de patience dans la mort afin d'obtenir la couronne.
Voilà ce que signifie vouloir être cohéritier du Christ, accomplir le précepte de Dieu, faire la Volonté de Dieu.

















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Ven 22 Juin 2018 - 12:30

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Vendredi 22 juin 2018 : Le vendredi de la 11e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Vendredi 22 juin)


Saint Flavius Clemens, martyr († 94)

Saint Alban, soldat et martyr († v. 287).

Saint Paulin, Évêque de Nole (354-431).

Saint John Fisher, Cardinal, Évêque de Rochester, Martyr (1469-1535)
et Saint Thomas More, Chancelier d’Angleterre, Martyr (1478-1535).


Bienheureux Innocent V, pape o.p. (183e) en 1276


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur."

Ne les imitez donc pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant même que vous l’ayez demandé. Jésus nous fait cette offre : « Mais faites-vous des trésors dans le ciel, là où les mites et la rouille ne dévorent pas, où les voleurs ne percent pas les murs pour voler. » Le ciel est le grenier de nos bonnes actions qui constituent un trésor pour toujours. L’intention de notre cœur peut manquer de droiture, par malice, par méchanceté, par manque de sagesse. Nous vivons alors comme si nous étions venu au monde pour accumuler des richesses et nous ne pensons à rien d’autre. Nous voulons susciter l’admiration des autres. Nous nous trompons, et nous souffrons, nous nous chargeons de préoccupations et de déceptions et nous ne trouvons pas le bonheur que nous cherchons. Jésus sait aller à l’essentiel de notre vie. Notre trésor, c’est l’amour infini que nous recevons de Dieu qui nous a fait advenir à la vie. Nous redisons à Jésus combien son amour est notre trésor ! L’amour que nous recevons de Dieu bat dans notre cœur rempli d’amour. Dieu n’en finira jamais de nous aimer ! Cet amour, nous pouvons le donner en retour, à l’infini. Nous sommes alors entraînés dans la danse de l’amour. C’est cet amour qui nous constitue, il nous fait devenir ce que nous sommes.


« L’œil est la lampe du corps. Si ton œil est bon, tout ton corps sera illuminé, mais si ton œil est mauvais, tout ton corps sera dans les ténèbres. Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, combien sont grandes les ténèbres !

Jésus nous dit que « la lampe du corps, c’est l’œil. » En parlant de l’œil, Jésus se réfère à l’intention de l’homme. Lorsque son intention est droite, lucide, dirigée vers Dieu, toutes nos actions sont brillantes et resplendissantes. Par contre, lorsque notre intention n’est pas droite, « qu’elles ténèbres y aura-t-il ! » Nous avons tous entendu cette expression : « avoir un œil mauvais, noir ! » C’est un œil qui n’est pas branché sur l’amour infini de Dieu. Jésus fait le lien entre notre cœur, notre corps, nos yeux. Notre corps peut devenir lumière si notre cœur est dans la lumière. Comment garder ce trésor ? Quand notre petite barque vogue dans l’amour infini de Dieu, dans cet amour véritable, nos yeux sont clairs, tout ce que nous sommes est unifié. Par contre, dans la désolation, dans l’adversité, notre amour se purifie comme l’or au creuset. Il nous faut demeurer dans l’amour ! Le chemin de Jésus, c’est une vie qui n’est qu’amour, un amour qui est lumière.


Amassez–vous plutôt des trésors dans le ciel, là où ni vers ni rouille ne détruisent et où les voleurs ne fracturent ni ne volent. Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur.

Nous sommes de passage en ce monde, et notre vie passe, il nous faut plonger notre regard dans le Cœur de Jésus. Si nous sommes sincères avec nous-mêmes, nous savons en vue de quoi nous employons nos efforts, ce qui nous motive. Certes, nous sommes du Christ, et nous voulons travailler honnêtement, assurer la tranquillité de notre famille, travailler pour aider les autres. Comme Jésus nous l’a demandé, nous célébrons le mystère pascal, le lieu de la victoire de l’amour sur toutes les puissances des ténèbres. Entraînés par Jésus, mû par l’Esprit Saint, nous pouvons passer au travers de toutes les épreuves ! Ceux dont le regard reste sans cesse fixé sur le Père des cieux prennent le chemin des béatitudes : « Méfiez-vous quand on dira toute sorte de bien de vous, c’est ainsi que l’on a traité les faux prophètes. Heureux serez-vous quand on vous insultera, quand on dira du mal de vous, à cause de moi, » alors, soyez dans la joie ! Unis au Sauveur, notre joie est d’être avec Jésus. Là où est notre trésor, là est notre cœur.


Citation :
Nous demandons la grâce que notre seul trésor soit l’amour infini du cœur de Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Saint Louis-Marie Grignion de Montfort (1673-1716), prédicateur, fondateur de communautés religieuses
Le secret de Marie I, 3-4 (Médiaspaul, Paris, 1991, p.15-16 ; rev.))

Appelés à la sainteté

Âme, image vivante de Dieu et rachetée du Sang précieux de Jésus-Christ, la volonté de Dieu sur vous est que vous deveniez sainte comme lui dans cette vie, et glorieuse comme lui dans l'autre.

     L'acquisition de la sainteté de Dieu est votre vocation assurée ; et c'est là que toutes vos pensées, paroles et actions, vos souffrances et tous les mouvements de votre vie doivent tendre ; ou bien vous résistez à Dieu, en ne faisant pas ce pour quoi il vous a créée et vous conserve maintenant.

     Oh ! quel ouvrage admirable ! la poussière changée en lumière, l'ordure en pureté, le péché en sainteté, la créature en le Créateur et l'homme en Dieu ! Ô ouvrage admirable ! je le répète, mais ouvrage difficile en lui-même et impossible à la seule nature ; il n'y a que Dieu qui, par une grâce, et une grâce abondante et extraordinaire, puisse en venir à bout; et la création de tout l'univers n'est pas un si grand chef-d’œuvre que celui-ci...

     Âme, comment feras-tu ? Quels moyens choisiras-tu pour monter où Dieu t'appelle ? Les moyens de salut et de sainteté sont connus de tous, sont marqués dans l'Évangile, sont expliqués par les maîtres de la vie spirituelle, sont pratiqués par les saints et nécessaires à tous ceux qui veulent se sauver et arriver à la perfection ; tels sont : l'humilité du cœur, l'oraison continuelle, la mortification universelle, l'abandon à la divine Providence, la conformité à la volonté de Dieu.


















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Sam 23 Juin 2018 - 13:39

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Samedi 23 juin 2018 : Le samedi de la 11e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Samedi 23 juin)


Saints Martyrs de Nicomédie, († IVe s.)

Sainte Audrey (Etheldrede), Reine, Vierge, Abbesse et
Fondatrice d'Ély (+ 679).


Saints Martyrs de Nicomédie, († IVe s.)

Saint NICETAS de THEBES et de ses trois disciples,
THEODORE, GREGOIRE et DANIEL


Saint Joseph Cafasso, Prêtre à Turin, directeur spirituel
de Don Bosco (1811-1860).


Bienheureuse Marie d'Oignies, recluse et Mystique (1177-1213).

Bienheureuse Maria Raffaella Cimatti, Sœur Hospitalière de
la Miséricorde « Ange des malades » (1861-1945).



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LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

Votre Père céleste sait que vous en avez besoin dit Jésus. Ne vous inquiétez donc pas du lendemain, car le lendemain s’inquiétera de lui–même.

Notre Père crée l’humanité et il lui donne maîtrise sur l’univers, « Dieu vit que tout ce qu’il avait fait était très bon. » Tout était pour l’homme et la femme bonheur et beauté. Mais l’épreuve est passée par là, et ces jours de bonheur sont passés. Dieu nourrit toujours les oiseaux du ciel, il habille toujours l’herbe des champs, mais il nous faut travailler pour subvenir à nos besoins. Cependant, à chaque jour suffit sa peine, dit Jésus ! « Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps de quoi vous le vêtirez. La vie n’est-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement ? Nous choisissons chaque jour la Parole de Dieu qui nous donne une lumière étonnante. La nature, le travail de la terre, les légumes, les fleurs, les fruits poussent, et la vie triomphe toujours. « Ne vous faites pas tant de soucis » pour votre vie, Jésus se répète car ses paroles ont quelque chose de réellement important à recevoir progressivement. Jésus nous dit de ne pas nous faire « tant  de soucis, demain se souciera de lui-même. »


« Qui d’entre vous d’ailleurs peut, en s’en inquiétant, ajouter une seule coudée à la longueur de sa vie ?

Et du vêtement, pourquoi vous inquiéter ? Observez les lis des champs, comme ils poussent : ils ne peinent ni ne filent. Or je vous dis que Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n’a pas été vêtu comme l’un d’eux. » Si nous avons de la peine à vivre chaque jour, c’est le signe que nous allons vers le Royaume. Jésus nous demande de bâtir le Royaume des cieux. C’est la présence de Dieu en nous qui fait notre beauté ! Elle nous permet de demeurer au niveau du cœur, au niveau des relations fraternelles. Avec cette présence de Dieu, nous nous respectons les uns les autres, nous nous accueillons humblement. Avec un cœur de pauvre, nous rendons grâce à Dieu qui continue à nous donner la vie. Jésus nous dit que notre souci et notre peine consistent d’abord à « chercher le royaume de Dieu et sa justice. Tout le reste vous sera donné par surcroît. » Nous peinons à construire le Royaume en dehors des repères de ce monde : « Vous ne pouvez pas servir Dieu et l’Argent. »


Personne ne peut être esclave de deux maîtres ; en effet, ou bien il détestera l’un et il aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et il méprisera l’autre.

Vous ne pouvez être esclaves de Dieu et de Mamon. C’est pourquoi je vous dis : Ne vous inquiétez pas, pour votre vie, de ce que vous mangerez ou de ce que vous boirez, ni, pour votre corps, de ce dont vous serez vêtus. La vie n’est–elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement ? Nous nous laissons emporter par le courant de la vie qui est si belle. Elle nous est donnée pour que nous demeurions à la source de la tendresse de Dieu qui nous donne son amour. Dieu se fait tendresse et bonté, il est toujours débordant d’amour pour nous. Nous voulons être attentifs et fidèles à la vie qui nous est donnée. Dieu présent déverse des flots d’eau vive en notre cœur. La justice du Royaume consiste à refuser de vivre les uns sans les autres. Jésus nous demande de faire passer la justice du Royaume avant celle de ce monde, à faire passer les relations d’amitié et de justice entre tous avant les possessions personnelles. Ce royaume sera à chercher toujours, car il n’est jamais totalement trouvé, tout disciple est appelé à le faire advenir. Certes, nous avons de la peine à construire le Royaume. Nous ne pouvons qu’y tendre, jour après jour, poser le pas que nous pouvons faire aujourd’hui sans nous soucier de celui du lendemain. Nous avons moins de souci quand nous sommes d’abord préoccupés du souci des autres !


Citation :
Nous demandons la grâce d’être trouvés fidèles à la joie de Dieu qui est en nous.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Saint Bonaventure (1221-1274), franciscain, docteur de l'Église
Itinéraire de l'esprit vers Dieu, chap. I (Librairie philosophique J. Vrin, Paris, 1967, pp.41-43 ; trad. H. Duméry, rev.)

Que tes œuvres sont belles, Seigneur !

La beauté des créatures, avec la variété de lumières, de dessins et de couleurs des corps, tels que les astres et les minéraux, les pierres et les métaux, les plantes et les animaux, proclame à l'évidence les attributs de Dieu.

     L'ordre des êtres nous fait découvrir dans le livre de la Création la primauté, la sublimité et la dignité du Premier principe dans son infinie puissance. L'ordre des choses nous mène par la main et de toute évidence jusqu'à l'Être premier et souverain, tout-puissant, absolument sage et parfaitement bon.

     Celui que tant de splendeurs créées n'illumine pas est un aveugle. Celui que tant de cris ne réveille pas est un sourd. Celui que toutes ces œuvres ne poussent pas à louer Dieu est un muet. Celui que tant de signes ne forcent pas à reconnaître le Premier principe est un sot.

     Ouvre les yeux, prête l'oreille de ton âme, délie tes lèvres, applique ton cœur : toutes les créatures te feront voir, entendre, louer, aimer, servir, glorifier et adorer ton Dieu. Sans quoi prends garde que l'univers ne se dresse contre toi. Car pour cet oubli le « monde entier accablera un jour les insensés » (Sag. 5, 21, Vulg.), tandis qu'il sera une source de gloire pour le sage qui peut dire avec le prophète : « Tu m'as rempli de joie, Seigneur, par ta création ; je jubilerai devant les ouvrages de tes mains ! (Ps 91, 5) Quelle magnificence dans tes œuvres, Seigneur ! Tu as tout fait avec sagesse, la terre est remplie de tes dons ! » (Ps 103, 24).


















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Dim 24 Juin 2018 - 18:38

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Dimanche 24 juin 2018 : Fête de la Solennité de la Nativité de saint Jean Baptiste. Fête nationale de la province Canadienne du Québec et Patron des Canadiens français.


Les saints du jour (Dimanche 24 juin 2018)


Saint Gohard de Nantes, Évêque et Martyr († 843).

Sainte María Guadalupe García Zavala, Vierge et Fondatrice de la Congrégation :
« Servantes de Sainte-Marguerite Marie et des Pauvres » (1878-1963).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Quand fut accompli le temps où Élisabeth devait enfanter, elle mit au monde un fils."

Ses voisins et sa famille apprirent que le Seigneur lui avait montré la grandeur de sa miséricorde, et ils se réjouissaient avec elle. La nativité de Jean Baptiste nous est donnée comme un évènement unique. Il nait d’un couple âgé, stérile. « Elisabeth mit au monde un fils. » Cette expression commune est riche d’un sens profond. Le bonheur de cette naissance est une perle pour nous tous, la joie d’exister est redonnée à la terre des hommes. Il fait sortir chacun de l’épaisseur du quotidien, de l’habituel, pour le projeter dans la volonté de Dieu. Il est la « voix qui crie dans le désert. » Il fait tomber de chacun ce qui l’empêche de voir la beauté de Dieu. A Hérode, Jean Baptiste dira : « Tu n’as pas le droit de prendre la femme de ton frère pour épouse. » Dés sa conception, Jean Baptiste relance la question de l’existence, il la ramène à Dieu. Par lui, la Liberté intérieure nous est redonnée dans l’Esprit Saint. Il en est ainsi dans notre vie, l’Esprit Saint agit dans notre faiblesse. Jean Baptiste sera cet homme dont la vie, dans l’histoire du salut, marque l’importance de la faiblesse de l’humanité qui va à la rencontre de Dieu.


"Le huitième jour, ils vinrent pour la circoncision de l’enfant. Ils voulaient l’appeler Zacharie, du nom de son père."

Mais sa mère prit la parole et déclara : « Non, il s’appellera Jean. » On lui dit : « Personne dans ta famille ne porte ce nom-là ! » On demandait par signes au père comment il voulait l’appeler. Il se fit donner une tablette sur laquelle il écrivit : « Jean est son nom. » Et tout le monde en fut étonné. À l’instant même, sa bouche s’ouvrit, sa langue se délia : il parlait et il bénissait Dieu. Un souffle intérieur, échangé entre Elisabeth et Zacharie dans leur intimité, porte cette décision qui vient d’en haut : « Il s’appellera Jean. » Le monde reçoit celui que personne n’espérait plus. Il se réjouit, mais aussitôt, tend à faire sien cet enfant, à se l’approprier. Alors une rupture surgit à l’énoncé de son Nom : « Il s’appellera Jean, » dit sa mère. La naissance de Jean Baptiste est la Beauté d’un recommencement, d’une promesse. La Bonne Nouvelle nous entraîne toujours en avant, elle nous sort de nous-mêmes, elle nous conduit à la vie véritable. C’est dans la faiblesse et la pauvreté de cet enfant que Dieu agira pour le salut du monde ! L’Esprit prophétique est un esprit d’humilité, c’est aussi un esprit de force. Il est un esprit de droiture et de justice. C’est en lui que notre « oui est oui » et que notre « non est non ».


Tous ceux qui les apprenaient les conservaient dans leur cœur et disaient : « Que sera donc cet enfant ? » En effet, la main du Seigneur était avec lui. L’enfant grandissait et son esprit se fortifiait. Il alla vivre au désert jusqu’au jour où il se fit connaître à Israël.

Tous ceux qui les apprenaient les conservaient dans leur cœur et disaient : « Que sera donc cet enfant ? » En effet, la main du Seigneur était avec lui. L’enfant grandissait et son esprit se fortifiait. Il alla vivre au désert jusqu’au jour où il se fit connaître à Israël. La vie de Jean le Baptiste est un appel à la vie. A son école, chacun peut redécouvrir son propre chemin. « Que sera donc cet enfant ? » Il ira, jusqu’au péril de sa vie, pour dire le droit. Jean Baptiste laissera tomber les certitudes provisoires pour être pure attente de « Celui qui vient. » Il ira à la limite de l’humain. L’Esprit Saint qui l’anime au plus profond, le conduira au désert. Le prophète annonce Dieu, il ne se met pas en avant. Ce qu’il doit dire, il le dit avec la force de la vérité, et il s’efface. « Le plus petit dans le Royaume des cieux est plus grand que lui, » dira Jésus. « Et toi, petit enfant, on t’appellera prophète du Très-Haut, car tu marcheras devant le Seigneur pour lui préparer le chemin, pour révéler à son peuple qu’il est sauvé, que ses péchés sont pardonnés. » Les pauvres annoncent Jésus sans le savoir !


Citation :
Nous demandons la grâce de demeurer en Dieu et de témoigner de Jésus par notre vie


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Saint Maxime de Turin (?-v. 420), évêque
Sermon 99 ; PL 57, 535 (trad. Migne 1996, p. 159 rev.)

« Il faut que lui, il grandisse et que moi, je diminue »

À juste titre, Jean le Baptiste peut dire du Seigneur notre Sauveur : « Il faut que lui, il grandisse et que je diminue » (Jn 3,30). Cette assertion se réalise en ce moment même : à la naissance du Christ, les jours augmentent ; à celle de Jean, ils diminuent... Quand paraît le Sauveur, le jour, de toute évidence, grandit ; il recule au moment où naît le dernier prophète, car il est écrit : « La Loi et les prophètes ont régné jusqu'à Jean » (Lc 16,16). Il était inévitable que l'observance de la Loi sombre dans les ténèbres au moment où la grâce de l'Évangile se met à resplendir ; à la prophétie de l'Ancien Testament se succède la gloire du Nouveau...

     L'évangéliste dit à propos du Seigneur Jésus Christ : « Il était la lumière véritable qui éclaire tout homme » (Jn 1,9)... C'est au moment où la longueur de la nuit couvrait presque la journée entière que l'arrivée du Seigneur soudain a jeté tout son éclat. Si sa naissance a chassé les ténèbres des péchés de l'humanité, sa venue a mis fin à la nuit et apporté aux hommes la lumière et le jour...

     Le Seigneur dit que Jean est une lampe : « Il était la lampe qui brûle et qui éclaire » (Jn 5,35). La lumière de la lampe pâlit lorsque brillent les rayons du soleil ; la flamme baisse, vaincue par l'éclat d'une lumière plus radieuse. Quel homme raisonnable se sert d'une lampe en plein soleil ?... Qui viendrait encore pour recevoir le baptême de pénitence de Jean (Mc 1,4), quand le baptême de Jésus apporte le salut ?


















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Lun 25 Juin 2018 - 14:08

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Lundi 25 juin 2018 : Le lundi de la 12e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Lundi 25 juin)


Saint Prosper d'Aquitaine, Théologien laïc († v. 463)

Saint Maxime de Turin, 1er Évêque de Turin (✝ 5ème siècle)

Saint Guillaume de Verceil, Fondateur de la Congrégation des Ermites
du Mont-Vierge, basée sur la règle Bénédictine († 1142).


Sainte Éléonore Reine d'Angleterre, puis moniale bénédictine (+ 1291)

Sainte Dorothée de Montau, Mystique et recluse, Patronne de la Prusse (✝ 1394).

Vénérable Moses Lira Serafin, Fondateur des Missionnaires de
la Charité de Marie Immaculée (✝ 1950).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

« Ne jugez pas, pour ne pas être jugés ;

La manière bienveillante dont nous jugeons et agissons avec nos voisins change les relations de notre voisinage. Nous sommes surpris des changements d’attitude que nous obtenons avec de la bienveillance dans notre regard. Jésus nous dit de corriger ce qui est ténébreux dans notre regard et dans notre vie pour mieux voir notre prochain. Si je suis gêné par le « défaut » de l’autre, c’est que ce "défaut" agit puissamment en moi, sinon, le « défaut » de l’autre ne me gênerait pas à ce point ! Nous projetons sur le visage de l’autre ce qui se trouve dans notre cœur, sans nous en apercevoir, dans un processus inconscient ! La seule manière d’être vrai avec nos frères, c’est d’entrer dans la vérité de Dieu. Lui, Dieu, ne cesse pas de nous regarder avec bienveillance. Il nous attire à lui par son amour qui nous faire grandir. Dégagés de tout jugement, nous voyons nos familles, nos communautés et l’Eglise dans une lumière nouvelle. Alors nous pouvons bâtir la civilisation de l’Amour.


de la manière dont vous jugez, vous serez jugés ; de la mesure dont vous mesurez, on vous mesurera.

Jésus nous demande de ne pas juger rapidement et injustement sur un fait ou une personne, mais de réfléchir d’abord à notre attitude en de pareilles circonstances. Si nous avons commis une erreur, sans nous en apercevoir, notre inconscient est à l’œuvre. Cette situation nous rappelle alors que nous sommes fragiles. Nous jugeons souvent avec l’intention de servir Dieu et d’aider nos frères. Ce n’est pas la manière appropriée, car nous jugeons pour nous-même, pour avoir bonne conscience. Lorsque nous voyons les péchés de nos frères, ce sont les nôtres qui apparaissent ! Il nous arrive de vouloir “retirer la paille de l’œil de notre frère alors qu’il y a une poutre dans le nôtre.” Jésus est la bienveillance totale, il n’y a en Lui aucune accusation. Dans le regard de Jésus, nous contemplons la bienveillance de Dieu. C’est le regard dont nous avons besoin pour nous édifier dans le Christ. Si nous nous regardons les uns et les autres comme aimés de Dieu, nous serons dans le regard de Dieu, et tout changera dans notre famille. Tout changera pour la communauté parce que nous nous regarderons autrement. C’est une véritable délivrance que nous demandons dans la prière, car Jésus peut vraiment nous sauver. L’Apocalypse révèle que celui qui accuse est menteur des l’origine. C’est « l’accusateur des frères, celui qui les accuse jour et nuit. »


« Quoi ! tu regardes la paille dans l’œil de ton frère ; et la poutre qui est dans ton œil, tu ne la remarques pas ?

Ou encore : Comment vas-tu dire à ton frère : “Laisse-moi enlever la paille de ton œil”, alors qu’il y a une poutre dans ton œil à toi ? Hypocrite ! Enlève d’abord la poutre de ton œil ; alors tu verras clair pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère.  Jésus démasque nos difficultés pour nous en délivrer. « La mesure dont vous vous servez pour les autres servira aussi pour vous. » Nous aimons un regard bienveillant qui nous encourage et nous aide à grandir. C’est dans la mesure ou nous aimerons, que nous grandirons. Certes, la prudence envers l’autre est nécessaire, elle nous donne de progresser dans l’amour. Face à l’adversaire qui agit avec violence pour détruire l’amour de Jésus, je dois réagir. Cependant un regard encourageant remet debout, il nous permet de nous regarder les uns et les autres dans la vérité de l’amour. Si nous avons le désir de demeurer en Jésus, nous verrons de bonnes et de mauvaises choses. Mais nous demanderons à Jésus de rendre un jugement, et nous lui remettrons notre jugement pour qu’il l’éclaire. Cela nous aidera à demeurer avec lui.


Citation :
Nous demandons la grâce d’être libérés de l’adversaire pour devenir l’ami de Jésus.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :







Benoît XVI, pape de 2005 à 2013
Encyclique « Caritas in veritate », § 1-5 (trad. copyright © Libreria Editrice Vaticana)

« Enlève d'abord la poutre dans ton œil, alors tu verras clair pour retirer la paille qui est dans l'œil de ton frère »

L'amour – « caritas » – est une force extraordinaire qui pousse les personnes à s'engager avec courage et générosité dans le domaine de la justice et de la paix. C'est une force qui a son origine en Dieu, Amour éternel et Vérité absolue. Chacun trouve son bien en adhérant au projet que Dieu a sur lui, pour le réaliser pleinement ; en effet, il trouve dans ce projet sa propre vérité et c'est en adhérant à cette vérité qu'il devient libre (cf. Jn 8,32)...

     La charité est amour reçu et donné. Elle est grâce. Sa source est l'amour jaillissant du Père pour le Fils, dans l'Esprit Saint. C'est un amour qui, du Fils, descend sur nous. C'est un amour créateur, qui nous a donné l'existence; c'est un amour rédempteur, qui nous a recréés. Un amour révélé et réalisé par le Christ (cf. Jn 13,1) et « répandu dans nos cœurs par l'Esprit Saint qui nous a été donné » (Rm 5,5). Objets de l'amour de Dieu, les hommes sont constitués acteurs de la charité, appelés à devenir eux-mêmes les instruments de la grâce, pour répandre la charité de Dieu et pour tisser des liens de charité.

     La doctrine sociale de l'Église répond à cette dynamique de charité reçue et donnée. Elle est... annonce de la vérité de l'amour du Christ dans la société. Cette doctrine est un service de la charité, mais dans la vérité... Le développement, le bien-être social, ainsi qu'une solution adaptée aux graves problèmes socio-économiques qui affligent l'humanité, ont besoin de cette vérité. Plus encore, il est nécessaire que cette vérité soit aimée et qu'il lui soit rendu témoignage. Sans vérité, sans confiance et sans amour du vrai, il n'y a pas de conscience ni de responsabilité sociale, et l'agir social devient la proie d'intérêts privés et de logiques de pouvoir, qui ont pour effets d’entraîner la désagrégation de la société, et cela d'autant plus dans une société en voie de mondialisation et dans les moments difficiles comme ceux que nous connaissons actuellement.


















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Mar 26 Juin 2018 - 16:50

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Mardi 26 juin 2018 : Le mardi de la 12e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Mardi 26 juin)


Saints Jean et Paul, martyrs († 362).
Pour approfondir : Saints Jean et Paul, Martyrs sous Julien l’apostat en 362 ; culte immédiat.

Saint Anthelme de Chignin, Évêque de Belley (✝ 1178).

Saint Josemaría Escrivá de Balaguer, Prêtre, Fondateur de l’Opus Dei et de
la Société des Prêtres de la Sainte Croix (1902-1975).


Bienheureux André-Hyacinthe Longhin, Évêque de Trévise, Capucin (✝ 1936).

Bienheureux Jacques Ghazir Haddad, Capucin libanais, Fondateur
des Sœurs Franciscaines de la Croix (✝ 1954).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

« Ne donnez pas aux chiens ce qui est sacré ; ne jetez pas vos perles aux pourceaux, de peur qu’ils ne les piétinent, puis se retournent pour vous déchirer.

« Ne donnez pas aux chiens ce qui est sacré ! » Ce qui est sacré, c’est la personne humaine, toute personne est une histoire sacrée. Les perles précieuses sont les dons merveilleux que Dieu a mis en nous. Chacun de nous est rempli de richesses. C’est ainsi que nous pouvons comprendre les recommandations de Jésus. Le collier de perles précieuses se constitue en honorant les dons que nous laissons fructifier, en les offrant à Dieu pour qu’il les fasse grandir encore. C’est ainsi que nous commençons le cheminement de notre vie, en nous respectant nous-mêmes, en considérant l’œuvre de Dieu en nous. Nous voulons laisser grandir la beauté de Dieu qui nous constitue. Elle est ce parfum précieux qu’il nous faut savoir conserver dans le secret. Un flacon bien fermé, pour ne pas le répandre en vain. Un jour viendra où le parfum pourra être répandu, mais pas n’importe comment, pas pour n’importe qui. Nous sommes le miroir de Dieu qui resplendit du Soleil de Justice. « Ce qui est sacré, ne le donnez pas aux chiens, vos perles ne les donnez pas aux pourceaux. » En nous resituant dans l’adoration et la contemplation, les merveilles que Dieu a faites pour nous réalisent notre condition chrétienne !


« Demandez, on vous donnera ; cherchez, vous trouverez ; frappez, on vous ouvrira.

En effet, quiconque demande reçoit ; qui cherche trouve ; à qui frappe, on ouvrira. Ou encore : lequel d’entre vous donnera une pierre à son fils quand il lui demande du pain ? Notre secret, c’est l’amour infini de Dieu qui bat dans notre cœur. C’est en lui, que dans le Christ, sont vaincu tous les obstacles à l’amour. Ce qui est sacré, c’est l’amour de Dieu qui est avant tout un secret, nous le recevons, et nous pouvons le partager. Nous le donnons dans le secret de notre Père des Cieux, de Jésus, du Saint Esprit. Cette discrétion, dans le silence, nous donne d’entrer dans l’action de grâce, dans l’Eucharistie. Si nous cheminons sur un chemin d’humilité, nous rassemblons les trésors que Dieu nous donne. Alors nous pouvons réaliser le travail précieux d’approfondissement et d’intensité de notre être. Nous cherchons à aider les autres sur ce chemin. Notre chemin d’humanisation passe par l’aide de l’autre. En surabondance d’être avec lui, nous cherchons la bonne distance pour le respecter, pour l’aider à devenir lui-même, dans son chemin d'intériorité.


« Donc, tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux, vous aussi : voilà ce que disent la Loi et les Prophètes.

« Entrez par la porte étroite. Elle est grande, la porte, il est large, le chemin qui conduit à la perdition ; et ils sont nombreux, ceux qui s’y engagent. Mais elle est étroite, la porte, il est resserré, le chemin qui conduit à la vie ; et ils sont peu nombreux, ceux qui le trouvent. Dès lors que nous sentons en nous l’épanouissement que Dieu veut, nous nous efforçons à le respecter, à le laisser croître. Notre cheminement n’est plus indifférent, nous ne vagabondons plus, nous marchons à l’écoute de ce qui en nous. La rencontre de l’autre, nous parle vraiment, elle nous donne de nous ouvrir à la promesse de Dieu, pour nous, mais aussi pour tous les autres. Sur ce chemin étroit, nous rencontrons la parole de Jésus et nous réalisons combien elle est vivante, combien elle nous indique la beauté de la Vie qui se donne. Dans l’amour de Dieu, nous nous regardons les uns les autres avec grand respect comme temple de l’Esprit Saint, demeure du Dieu vivant, Père, Fils et Saint-Esprit. Dieu nous a créés avec amour, il nous introduit dans sa surabondance d’amour. Pour demeurer dans cet amour nous veillons sur toutes nos pensées afin qu’elles soient en Jésus-Christ. Alors nous demeurons dans la pensée de Jésus et nous avons les uns pour les autres des pensées favorables, pensées de bénédiction et de bonheur.


Citation :
Nous demandons la grâce de faire du bonheur autour de nous.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :







Saint Vincent de Paul (1581-1660), prêtre, fondateur de communautés religieuses
Entretien du 30/5/1659 (trad. Seuil 1960 p. 682 rev.)

« Tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux »

Quel est le premier acte de la charité ? Quelle production fait un cœur qui en est animé ? Qu'est-ce qui sort de lui, à la différence d'un homme qui en est dépourvu ? C'est de bien faire à chacun comme nous voudrions raisonnablement qu'il nous soit fait ; c'est en cela que consiste le précis de la charité. Est-il vrai que je fais à mon prochain ce que je souhaite de lui ? Ah ! c'est un grand examen à faire...

     Regardons le Fils de Dieu : quel cœur de charité, quelle flamme d'amour ! Mon Jésus, dites-nous un peu, s'il vous plaît, qu'est-ce qui vous a tiré du ciel pour venir souffrir la malédiction de la terre, tant de persécutions et de tourments que vous y avez reçus ? Ô Sauveur, ô source de l'amour, humilié jusqu'à nous, jusqu'à un supplice infâme, qui a plus aimé le prochain que vous-même ? Vous êtes venu vous exposer à toutes nos misères, prendre la forme de pécheur, mener une vie souffrante, et souffrir une mort honteuse pour nous. Y a-t-il un amour pareil ?... Il n'y a que Notre Seigneur qui soit si épris de l'amour des créatures, que de quitter le trône de son Père pour venir prendre un corps sujet aux infirmités.

     Et pourquoi ? Pour établir entre nous par son exemple et sa parole, la charité du prochain... Ô mes amis, si nous avions un peu de cet amour, demeurerions-nous les bras croisés ?... Oh non ! la charité ne peut pas demeurer oisive ; elle nous applique au salut et à la consolation des autres.


















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Mer 27 Juin 2018 - 23:46

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Jeudi 28 juin 2018 : Le jeudi de la 12e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Jeudi 28 juin)


Saint Irénée, Évêque et Martyr (120-202).

Saint Heimrad, Prêtre et Ermite, figure populaire du Moyen Âge (✝ 1019)

Saint Paul Giustiniani, Humaniste vénitien, Ermite, Fondateur des
« Ermites Camaldules de Monte Corona » (1476-1528).


Bienheureuse Maria Pia Mastena, Vierge et fondatrice des :
« Religieuses de la Sainte-Face » (1881-1951)



Prière avant la lecture

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LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

Ce jour-là, beaucoup me diront : “Seigneur, Seigneur, n’est-ce pas en ton nom que nous avons prophétisé, en ton nom que nous avons expulsé les démons, en ton nom que nous avons fait beaucoup de miracles ?”

Alors je leur déclarerai : “Je ne vous ai jamais connus. Écartez-vous de moi, vous qui commettez le mal !” Jésus les instruisait comme quelqu’un qui a de l’autorité, et non pas comme leurs scribes. L’affirmation de Jésus nous éclaire : "Il ne suffit pas de me dire : Seigneur, Seigneur !" Cette affirmation exige de nous la responsabilité dans notre condition chrétienne. Elle nous fait sentir l’urgence de témoigner de notre foi. A l’agonie, moment si difficile, Jésus dira au Père : "Non pas ma volonté, mais la tienne," Jésus expérimente pour nous la difficulté de s’en remettre à un autre dans la nuit de la confiance totale. Accomplir la volonté du Père est toute l’œuvre de Jésus : "Pour que le monde soit sauvé !" La raison de la venue de Jésus dans notre chair humaine est cette possibilité de détermination de notre volonté à la volonté du Père pour devenir l’enfant confiant et chéri de son cœur. Nous pouvons en effet faire des œuvres grandes et belles, mais elles ne sont valables que si elles entrent dans le plan de l’amour infini de Dieu. En effet l’ange de ténèbres peut se changer en ange de lumière et nous faire illusion en accomplissant notre propre volonté. Ce n’est pas l’œuvre de Dieu qui est réalisée : "Alors je leur déclarerai : « Je ne vous ai jamais connus ; éloignez– vous de moi, vous qui faites le mal ! » Il y a là pour nous un enseignement puissant qui s’appuie sur l’expérience que nous avons de l’amour de Jésus !


"Ainsi, celui qui entend les paroles que je dis là et les met en pratique est comparable à un homme prévoyant qui a construit sa maison sur le roc.

La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, les vents ont soufflé et se sont abattus sur cette maison ; la maison ne s’est pas écroulée, car elle était fondée sur le roc. Le Roc, c’est le Christ qui nous est donné dans sa Passion et sa Résurrection. Il a affronté "la volonté propre" de l’homme esclave du menteur, les forces de mort qui minent l’œuvre d’amour du Père, pour les délivrer. C’est la grande œuvre de la Croix qui nous a sauvé et qui nous donne de tenir bon : "La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et se sont précipités sur cette maison." Le Christ a tenu bon, fidèle à la volonté d’amour du cœur de notre Père. Nous sommes cette maison qui n’est pas tombée, nous demeurons fondés sur le Roc. La clarté du message, unie à la force de la charité, manifeste l’autorité de Jésus, qui étonnait ses contemporains. Notre prière et notre contemplation aujourd’hui, doivent être accompagnées d’une réflexion sérieuse. Comment je parle et j’agis dans ma vie, comment je concrétise mon témoignage ? Comment je traduis le commandement de l’amour dans ma vie ? Ce ne sont ni les paroles, ni les prières sans engagement qui comptent, mais l’effort pour vivre selon l’Amour infini de Dieu.


"Et celui qui entend de moi ces paroles sans les mettre en pratique est comparable à un homme insensé qui a construit sa maison sur le sable."

La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, les vents ont soufflé, ils sont venus battre cette maison ; la maison s’est écroulée, et son écroulement a été complet. » Lorsque Jésus eut terminé ce discours, les foules restèrent frappées de son enseignement, car il les enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme leurs scribes. Construire sa maison sur la roche est une image claire qui nous invite à attacher du prix à notre engagement de foi. Il ne peut se limiter à de belles paroles, mais doit se fonder sur l’autorité des œuvres imprégnées de charité. Tout ce que nous faisons doit être imprégné de l’amour infini de Dieu. Si belle que soit notre attitude, elle n’a pas de valeur ni de mérite sans la charité. La pureté sans l’amour est comme une lampe sans huile. Qu’elle est belle la sagesse unie à l’amour ! C’est cet amour dont nous parle l’Apôtre, qui provient d’un cœur pur, d’une conscience droite et d’une foi sincère. C’est par sa Passion, l’expérience du don de soi pour nous et pour la glorification du Père, que Jésus nous enseigne. Nous voulons nous mettre à son école.


Citation :
Nous demandons la grâce de demeurer dans la volonté de Jésus.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :








Sainte Thérèse d'Avila (1515-1582), carmélite, docteur de l'Église
Le Château intérieur, 4èmes demeures, ch. 3

Écouter dans le château construit sur le roc

Quand Dieu nous en accorde la grâce, elle nous aide singulièrement à le chercher en nous-mêmes. En effet, on le trouve mieux et de manière plus profitable en soi que dans les choses créées ; c'est là que saint Augustin l'a trouvé, comme il nous le raconte, après l'avoir cherché en beaucoup d'endroits. N'allez pas croire cependant que vous l'obtiendrez par la simple réflexion, en considérant que Dieu est au-dedans de vous, ou à l'aide de l'imagination, en vous le représentant en vous. Cette méthode est bonne, c'est là une excellente méthode de méditer, elle est fondée sur la vérité, puisque de fait Dieu est au-dedans de nous ; mais il ne s'agit pas de cette façon de faire qui est au pouvoir de chacun, avec le secours de Dieu, bien entendu ! Ce dont je parle est différent : quelquefois on n'a même pas encore commencé à penser à Dieu que déjà on se trouve à l'intérieur de notre « château intérieur » sans savoir comment on y est entré...

     Ce recueillement surnaturel n'a pas lieu quand nous le voulons, mais seulement quand il plaît à Dieu de le donner. Je suis persuadée que si le Seigneur l'accorde, c'est à des personnes qui ont renoncé aux choses de ce monde..., du moins dans leurs désirs. Ces gens-là, Dieu les appelle d'une manière toute particulière à la vie intérieure ; s'ils savent correspondre à ses avances, il ne se bornera pas à leur accorder cette grâce, dès lors qu'il commence à les faire monter.

     Qu'ils louent le Seigneur grandement, car il n'est que trop juste de reconnaître cette grâce, et leur reconnaissance les dispose à recevoir encore mieux. Car ce recueillement est une disposition à écouter Dieu : l'âme doit donc éviter  de discourir pour être attentive à ce que le Seigneur opère en elle... À ce qu'il me semble, dans cette œuvre spirituelle, celui-là fait plus qui est moins porté à penser et à vouloir agir. Ce que nous avons à faire, c'est de nous tenir comme des pauvres très nécessiteux en présence d'un Roi qui est riche et puissant : ils élèvent la voix pour demander, puis ils baissent les yeux et attendent humblement. Quand il nous semble que Dieu, secrètement, nous fait comprendre qu'il nous écoute, il est bon alors de nous taire, dès lors qu'il nous a permis de nous approcher de lui.


















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Jeu 28 Juin 2018 - 22:27

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Vendredi 29 juin 2018 : Saint Pierre et saint Paul, Apôtres, solennité


L'Eglise fête aujourd'hui : La Solennité des Saints Apôtre Pierre et Paul
Lire aussi : 29/06 Sts Pierre et Paul, apôtres - Introibo


Les saints du jour (Vendredi 29 juin)



Sainte Judith, "Une veuve fidèle au Seigneur"  Ancien Testament

Sainte Emma de Sangau Veuve à Gürk (+ 1045)

Bienheureux Raymond Lulle, Tertiaire Franciscain, martyr (✝ 1315).

Vénérable Manuel Herranz Establés, Fondateur des 'Esclavas de la Virgen Dolorosa' à Madrid (✝ 1968).

Don Stephano Gobbi, Prêtre italien, Fondateur du Mouvement Sacerdotal Marial (1930-2011).


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Jésus, arrivé dans la région de Césarée-de-Philippe, demandait à ses disciples : « Au dire des gens, qui est le Fils de l’homme ? »"

Nous fêtons Pierre et Paul qui sont les deux colonnes de l’Eglise et que la liturgie ne sépare pas. Ce sont deux figures complémentaires de l’Eglise dont le témoignage nous éclaire, deux juifs attachés à la religion de leurs pères. L’un est paysan, l’autre citadin, tous deux ont été saisis par le Christ. Simon, fort de sa foi populaire qui lui valut le nom de Pierre. Saul avait suivi une formation plus poussée auprès de maîtres réputés, est en route vers Damas. Il rencontre Jésus qui se révèle à lui comme vivant dans la gloire du Dieu unique. Jésus est dans le cœur des hommes qui croient en Lui, c’est eux que Paul persécute. Pierre et Paul ont laissé un témoignage de vie, un modèle de parcours spirituel pour chacun de nous. Plus que jamais, nous nous inspirons de leur vie si nous voulons à notre tour témoigner en vérité de notre foi, et porter autour de nous la Bonne Nouvelle. La marche de l’Église vers la vérité et la lumière se poursuit imperturbablement, mais en grande fragilité, sur la mer orageuse du monde. Jésus a dit : « Je te bénis, Père, tu as caché cela aux sages et aux savants, mais tu l’as révélé aux tout-petits. » Nous sommes, ces tout-petits, ces pauvres affrontés à un monde difficile. Avec Jésus, l’espérance et la confiance nous sont données pour avancer dans la grâce.


« Ils répondirent : « Pour les uns, Jean le Baptiste ; pour d’autres, Élie ; pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes. »"

Simon ne revendiquera pas pour lui le monopole d’être devenu Pierre aux Eglises qui connaissent les mêmes tribulations que lui au moment de la passion de Jésus : « Vous aussi, pierres vivantes, prêtez-vous à l’édification d’une communauté animée de l’Esprit, dira-t-il. » La communauté chrétienne est construite sur le Christ qui est le Rocher de Dieu. Pierre s’est exprimé : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. » Ce qu’il dit est la véritable identité de Jésus dans sa relation de Fils avec son Père, c’est la foi de l’Eglise après la résurrection. Cette foi a soutenu les Apôtres jusqu’au martyr. A leur suite, nous accordons notre confiance aux Paroles de Jésus dans l’Evangile, et aux enseignements de l’Eglise. Nous demandons la grâce de l’humilité pour nous remettre entièrement entre les mains de Dieu.


"Jésus leur demanda : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? »

Alors Simon-Pierre prit la parole et dit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! » Prenant la parole à son tour, Jésus lui dit : « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux. Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle. Je te donnerai les clés du royaume des Cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. » La profession de foi de Pierre sera une référence pour les disciples, un point de repère pour tous les temps. Pierre sera la référence pour les croyants, grâce à lui, les croyants pouront affirmer leur foi. Jésus répond à Simon par une béatitude : « Heureux es-tu Simon, » il révèle à Pierre la portée de ce qu’il vient de confesser, il a accueilli en lui la foi que lui donne le Père. C’est en vertu de cet accueil que Pierre est constitué par Jésus comme le roc de son Eglise. Jésus veut que nous ayons conscience que la foi vient d’ailleurs : C’est une fidélité à ce que nous dit l’Esprit Saint. Jésus confie à Pierre le Mystère de son Église, elle sera à la fois crucifiée avec lui et en même temps elle est ressuscitée avec lui. Pierre et Paul ont laissé s’exprimer la chaleur de l’Amour, de la Charité qui irradiait leur cœur. Ils ont laissé parler l’Amour, c’est-à-dire l’Esprit-Saint, et ils l’ont fait non seulement en paroles, mais en actes. Pierre et Paul se sont ainsi retrouvés embrasés par le même Amour divin. Et c’est cet Amour qui les a poussé à se donner entièrement au Christ et à son épouse l’Eglise.


Citation :
Nous demandons à Dieu la grâce de la douceur et de l’humilité, de Jésus ressuscité.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :







Bienheureux Paul VI, pape de 1963-1978
Exhortation sur la joie chrétienne, 1975 (trad. DC 1677, p. 509)

« Sur cette pierre je bâtirai mon Église »

En cette Année Sainte nous vous avons invités à accomplir, matériellement ou en esprit et intention, un pèlerinage à Rome, au cœur de l'Église catholique. Mais, c'est trop évident, Rome ne constitue pas le terme de notre pèlerinage dans le temps. Aucune ville sainte d'ici-bas ne constitue ce terme ; celui-ci est caché au-delà de ce monde, au cœur du mystère de Dieu pour nous encore invisible... Ainsi en est-il de Rome, où les saints apôtres Pierre et Paul ont rendu par le sang leur ultime témoignage.

     La vocation de Rome est de provenance apostolique ; le ministère qu'il nous revient d'y exercer est un service au bénéfice de l'Église entière et même de toute l'humanité. Mais c'est un service irremplaçable, car il a plu à la sagesse de Dieu de placer la Rome de Pierre et de Paul sur la route, pour ainsi dire, conduisant à la Cité éternelle, du fait qu'il a choisi de confier les clefs du Royaume des Cieux à Pierre, qui unifie en lui le collège de tous les évêques. Ce qui demeure ici à Rome, non par l'effet de la volonté de l'homme, mais par une bienveillance libre et miséricordieuse du Père, du Fils et de l'Esprit, c'est la « solidité de Pierre » telle que la définit le pape Saint Léon le Grand : « Pierre ne cesse pas de présider de son siège ; il conserve une participation sans fin avec le Christ Souverain Prêtre. La stabilité comme de la pierre qu'il a reçue de la pierre de fondation qu'est le Christ (1Co 3,11), lui, devenu Pierre (Mt 16,16), il la transmet à ses héritiers ».


















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Ven 29 Juin 2018 - 23:35

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Samedi 30 juin 2018 : Le samedi de la 12e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Samedi 30 juin)


Les Douze Apôtres pour les Eglises d'Orient, au lendemain de la fête des saints Pierre et Paul

Saints Premiers Martyrs de l'Église de Rome († 64).

Saint Martial, Évêque à Limoges, Évangélisateur du Limousin († vers 250).

Saint Thibaut de Provins - Prêtre et Ermite (1039 - 1066)

Saint Ladislas, Roi de Hongrie (1031-1095)

Vénérable Wilhelm Janauschek, Prêtre et Religieux autrichien de la Congrégation
du Très Saint Rédempteur (1859-1926).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

Comme Jésus était entré à Capharnaüm, un centurion s’approcha de lui et le supplia : « Seigneur, mon serviteur est couché, à la maison, paralysé, et il souffre terriblement. » Jésus lui dit : « Je vais aller moi-même le guérir. »

Le centurion reprit : « Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri. Moi-même qui suis soumis à une autorité, j’ai des soldats sous mes ordres ; à l’un, je dis : “Va”, et il va ; à un autre : “Viens”, et il vient, et à mon esclave : “Fais ceci”, et il le fait. » À ces mots, Jésus fut dans l’admiration et dit à ceux qui le suivaient : « Amen, je vous le déclare, chez personne en Israël, je n’ai trouvé une telle foi. Nous contemplons la compassion de Jésus : "Il lui répondit : Moi, je viendrai le guérir." Ce qui frappe chez ce centurion, c’est la conscience de sa petitesse. Il est vrai qu’il se trouve dans la position de quelqu’un qui crie sa peine et qui a besoin d’être aidé, il tend la main vers Jésus. Il se tient à la toute dernière place, à peine sur le seuil, et confesse sa petitesse : "Seigneur, je ne suis pas digne que tu viennes sous mon toit." Nous contemplons l’amour, la foi, la confiance et l’humilité de ce centurion qui éprouve une très grande affection pour son serviteur. Cette sollicitude envers les autres, spécialement envers un serviteur lui obtient, de la part de Jésus, une réponse immédiate : « Je vais aller le guérir. » La foi de cet homme est exemplaire ! L’Église a repris cette expression que nous disons avant d’aller recevoir le Corps du Christ dans l’Eucharistie !


"Aussi je vous le dis : Beaucoup viendront de l’orient et de l’occident et prendront place avec Abraham, Isaac et Jacob au festin du royaume des Cieux, mais les fils du Royaume seront jetés dans les ténèbres du dehors ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. »"

Et Jésus dit au centurion : « Rentre chez toi, que tout se passe pour toi selon ta foi. » Et, à l’heure même, le serviteur fut guéri. L’attitude du centurion, sa confiance illimitée en Jésus, il n’est possible que parce que le centurion pressent qu’un lien personnel existe déjà entre Jésus et lui. Il a compris que Jésus allait faire cela pour lui. La prière du centurion est pleine d’amour, d’humilité et de confiance. Jésus valorise cet homme qui fait appel à lui, il est heureux de cette foi qui met en œuvre l’amour infini du Père. Jésus dit au centurion : "Va, qu’il t’advienne selon ta foi. Et à ce moment même le serviteur fut guéri." Le centurion est conscient de la puissance qui habite la parole de Jésus : "Dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri." Le centurion est si fort dans l’abandon et l’obéissance de foi à l’égard de la Parole de Jésus qu’il nous est proposé comme exemple. Sa foi est toute confiance en Jésus, abandon total à sa Parole dans l’obéissance.


"Comme Jésus entrait chez Pierre, dans sa maison, il vit sa belle-mère couchée avec de la fièvre. Il lui toucha la main, et la fièvre la quitta. Elle se leva, et elle le servait."

Le soir venu, on présenta à Jésus beaucoup de possédés. D’une parole, il expulsa les esprits et, tous ceux qui étaient atteints d’un mal, il les guérit, pour que soit accomplie la parole prononcée par le prophète Isaïe : Il a pris nos souffrances, il a porté nos maladies. Jésus nous délivre par le mystère de l’amour divin qui va jusqu’au plus profond de notre souffrance et de notre douleur pour s’en charger Lui-même et ainsi nous guérir, nous sauver, et nous donner part à sa résurrection. Les guérisons opérées par Jésus sont une annonce de sa résurrection et de notre propre résurrection. Jésus guérit nos cœurs, il est le Sauveur de l’humanité toute entière. Il a pris sur Lui notre mal, Il a pris sur Lui nos souffrances, nos infirmités, nos maladies. Il a pris sur Lui notre péché : "Il a été fait péché pour nous." Nous nous relèverons tous dans la splendeur de nos corps ressuscités, pour participer avec notre esprit et avec notre chair, au triomphe et à la gloire de Jésus.


Citation :
Nous rendons grâce à Dieu qui réalise tant de merveilles.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :







Origène (v. 185-253), prêtre et théologien
Homélies sur le Lévitique, n°7 ; PG 12, 476s (trad. Bible chrétienne, I)

« Beaucoup viendront de l'Orient et de l'Occident et prendront place
avec Abraham, Isaac et Jacob au festin du Royaume des cieux »

« Je ne boirai plus du fruit de la vigne, dit le Christ, jusqu'au jour où je le boirai avec vous, nouveau, dans le Royaume de mon Père » (Mt 26,29). Si quelqu'un de vous écoute avec des oreilles purifiées, il peut entrevoir le mystère ineffable... : le Sauveur attend, pour boire du vin avec nous ; il nous attend pour se réjouir. Jusqu'où attendra-t-il ? Jusqu'à ce qu'il ait consommé son œuvre, jusqu'à ce que nous soyons tous soumis au Christ, et le Christ à son Père (1Co 15,28). Puisque tous, nous sommes membres de son Corps, on peut dire qu'en quelque manière il n'est pas soumis, tant que nous ne sommes pas soumis d'une soumission parfaite, tant que moi, dernier des pécheurs, je ne suis pas soumis. Mais quand il aura consommé son œuvre et amené toute créature à son achèvement parfait, alors on pourra dire qu' « il est soumis » en ceux qu'il soumet à son Père, ceux en qui il a consommé l'œuvre que son Père lui avait confiée, pour que Dieu soit tout en toutes choses (1Co 15,28)...

     Et les saints aussi, qui nous ont précédés, nous attendent, lents et paresseux que nous sommes ; leur joie n'est pas parfaite, aussi longtemps qu'il y a lieu de pleurer nos péchés. L'apôtre m'en est témoin, qui dit : « Dieu a voulu qu'ils n'arrivent pas à l'achèvement sans nous » (Hé 11,40). Vois donc : Abraham attend ! Isaac, Jacob et tous les prophètes nous attendent, pour posséder avec nous la béatitude parfaite... Si tu es saint, tu auras la joie en sortant de cette vie, mais cette joie ne sera pleine que quand il ne manquera plus aucun membre du Corps que nous devons former tous ensemble. Toi aussi, tu attendras les autres, comme tu es attendu. Or, si toi, qui n'es qu'un membre, tu ne peux pas avoir la joie parfaite quand un autre membre est absent, combien plus notre Seigneur et Sauveur, qui est à la fois l'auteur et la tête du Corps entier ? ... Alors nous serons parvenus à cette maturité dont l'apôtre Paul dit : « Je vis, mais ce n'est plus moi, c'est le Christ qui vit en moi » (Ga 2,20). Alors notre grand prêtre boira le vin nouveau dans le ciel nouveau, sur la terre nouvelle, dans l'homme nouveau, avec les hommes nouveaux, avec ceux qui chantent le cantique nouveau.


















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Dim 1 Juil 2018 - 12:18

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Dimanche 01 juillet 2018 : Treizième dimanche du temps ordinaire


L'Eglise fête : la Mémoire du Très PRÉCIEUX SANG de Notre Seigneur Jésus-Christ.


Les saints du jour (Dimanche 01 juillet)


Sainte Esther, Reine dans l'Ancien Testament.

Saint Olivier Plunket, Archevêque et martyr (1629 - 1681).

Bienheureux Antonio Rosmini, Prêtre, théologien, philosophe, Fondateur de
l'Institut de la Charité et des Sœurs de la Providence (✝ 1855).


Bienheureux Ignace (Nazju) Falzon, Laïc, Catéchiste (1813-1865).

Bienheureuse Assunta Marchetti, Co-Fondatrice de la Congrégation des
Sœurs Missionnaires de Saint Charles (✝ 1948).






LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Jésus regagna en barque l’autre rive, et une grande foule s’assembla autour de lui. Il était au bord du lac. Arrive un chef de synagogue, nommé Jaïre. Voyant Jésus, il tombe à ses pieds et le supplie instamment : « Ma petite fille est à toute extrémité. Viens lui imposer les mains pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive. »

Jésus partit avec lui, et la foule qui le suivait était si nombreuse qu’elle l’écrasait. La foi se propage quand Jésus intervient. Jaïre, l’homme public, sollicite Jésus qui vit dans la compassion et il appelle les autres à vivre dans la foi. A chaque rencontre, Jésus propose à son partenaire de faire un pas de plus : « Jésus partit avec lui. » Dès lors, le dialogue s’engage, la parole de l’un va entrainer la parole de l’autre, la parole de Jaïre met en mouvement Jésus. La nouvelle de la mort de la fillette invitera Jaïre à se dépasser, à croire à un possible au-delà : « Ne crains pas, crois seulement. » Nous comprenons que pour ce chef de synagogue, selon son entourage, c’est fini. Mais pour cet homme qui suit Jésus, ce n’est pas fini. Il faut que Dieu intervienne pour que nous sortions de cette mort grâce à sa Passion et sa Résurrection. Jésus a alors cette parole étonnante : « La petite fille n’est pas morte, elle dort. » Tout ce qui nous affecte en effet est contenu dans la Passion et dans la Résurrection de Jésus qui nous guérit de toute mort et de toute maladie.


"Or, une femme, avait des pertes de sang depuis douze ans, Elle avait beaucoup souffert du traitement de nombreux médecins, et elle avait dépensé tous ses biens sans aucune amélioration ; au contraire, son état avait plutôt empiré cette femme donc, ayant appris ce qu’on disait de Jésus, vint par derrière dans la foule et toucha son vêtement.

Car elle se disait : « Si je parviens à toucher seulement son vêtement, je serai sauvée. » A l’instant, l’hémorragie s’arrêta, et elle ressentit dans son corps qu’elle était guérie de son mal. Aussitôt Jésus se rendit compte qu’une force était sortie de lui. Il se retourna dans la foule, et il demandait : « Qui a touché mes vêtements ? » Ses disciples lui répondaient : « Tu vois bien la foule qui t’écrase, et tu demandes : ’Qui m’a touché ?’ » Mais lui regardait tout autour pour voir celle qui avait fait ce geste. Alors la femme, craintive et tremblante, sachant ce qui lui était arrivé, vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité. Alors Jésus reprit :« Ma fille, ta foi t’a sauvée. Va en paix et sois guérie de ton mal. » La foi se propage, entre Jésus, Jaïre, la femme qui avait des pertes de sang, les témoins de ces rencontres. Elle touche le vêtement de Jésus, et elle est guérie. Alors, dans ce nouvel état, elle trouve le courage de parler de sa situation, elle qui était mis au rebut de la société. Jésus peut alors lui parler. L’échange est une parole qui les relie, là ils se reconnaissent l’un et l’autre. La foi est reconnue, elle est appelée à grandir, à devenir connue publiquement, elle donne de pouvoir reprendre place parmi les siens. Cette femme qui a beaucoup souffert, c’est la misère dans laquelle notre humanité se trouve toujours face à la maladie. Quelque chose de profondément réaliste nous est donné dans cet Évangile, car nous nous trouvons toujours devant la maladie et la mort, dans l’angoisse.


« Arrivé chez Jaïre Jésus dit : « Talitha koum », ce qui signifie : « Jeune fille, je te le dis, lève-toi ! » Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher, elle avait douze ans. Ils en furent complètement bouleversés.

Mais Jésus leur recommanda avec insistance que personne ne le sache ; puis il leur dit de la faire manger. Nous découvrons la manière dont Jésus sait être vraiment attentif à l’autre, dont il sait prendre soin. Jésus dit aussi ce qu’est la vie, avec la nécessité de se nourrir, de se prendre en charge dans le quotidien de ses jours. La foi à laquelle il appelle, n’est pas une foi qui nous fait sortir de notre quotidien, mais une foi qui nous donne de l’habiter pleinement, dans un simple repas, une simple boisson, un simple regard qui exprime la merveille à laquelle nous avons part à travers ces simples gestes, ces simples moments. Jésus nous demande la foi, ce toucher de Dieu dans l’Amour. Dans l’Eucharistie Il nous donne son Corps et son Sang, il nous donne de le toucher profondément. Le toucher extérieur manifeste un toucher intérieur, toucher du cœur qui provoque une adhésion, une communion. Ayant fait l’expérience de notre faiblesse et de notre misère, nous comptons sur la puissance de Jésus le Christ. La puissance d’amour qui est donnée est une puissance de salut, pour nous qui vivons des excès de douleur qui ne peuvent être vaincus que par un Amour excessif.


Citation :
Nous demandons la grâce de regarder Jésus comme Sauveur du monde.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :







Saint Jérôme (347-420), prêtre, traducteur de la Bible, docteur de l'Église
Commentaire sur l'évangile de Marc, 2 ; PLS 2, 125s (trad. DDB 1986, p. 55)

« Je te le dis, lève-toi »

« Il ne laissa personne l'accompagner, si ce n'est Pierre, Jacques et Jean, le frère de Jacques ». On pourrait se demander pourquoi Jésus emmène toujours ces disciples-là et pourquoi il laisse les autres. Ainsi, lorsqu'il a été transfiguré sur la montagne, ces trois-là l'accompagnaient déjà... Sont choisis Pierre, sur qui l'Église a été bâtie, ainsi que Jacques, le premier apôtre qui ait reçu la palme du martyre, et Jean, le premier à prôner la virginité...

     « Et il pénètre là où était l'enfant, et tenant l'enfant par la main, il lui dit : Talitha koum. Et aussitôt, la fillette se tint debout, et elle marchait. » Souhaitons que Jésus nous touche nous aussi, et aussitôt nous marcherons. Que nous soyons paralytiques ou que nous commettions de mauvaises actions, nous ne pouvons pas marcher ; nous sommes peut-être couchés sur le lit de nos péchés comme sur notre lit véritable. Dès que Jésus nous aura touchés, nous serons aussitôt guéris. La belle-mère de Pierre souffrait de fortes fièvres ; Jésus lui a pris la main, elle s'est relevée et aussitôt elle les servait (Mc 1,31)... « Et il leur dit de lui donner à manger. » De grâce, Seigneur, touche-nous la main, à nous qui sommes couchés, relève-nous du lit de nos péchés, fais-nous marcher. Lorsque nous aurons marché, ordonne qu'on nous donne à manger. Gisants, nous ne pouvons pas marcher, et si nous ne sommes pas debout, nous ne pouvons pas recevoir le corps du Christ, à qui appartient la gloire, avec le Père et le Saint-Esprit, pour les siècles des siècles.


















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Lun 2 Juil 2018 - 14:24

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Lundi 02 juillet 2018 : Le lundi de la 13e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Lundi 02 juillet)


Saints Processus et Martinien, Martyrs (Ier siècle)
Lire aussi :
Saints Processus et Martinien, martyrs - Introibo

Sainte Monégonde, Ermite recluse (✝ 570).

Bienheureux Pierre de Luxembourg, Cardinal, Évêque de Metz (1369-1387).

Bienheureuse Eugénie Joubert, Religieuse de la Sainte-Famille du Sacré-Cœur (1876-1904).


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

Jésus, voyant une foule autour de lui, donna l’ordre de partir vers l’autre rive.

Une grande foule s’est assemblée auprès de Jésus pour écouter ses paroles. Nous sommes émerveillés comme ces foules et nous voulons suivre Jésus. Nous cherchons le salut et un souffle de Vie dans l’agitation du monde. "Jésus donna l’ordre de s’en aller sur l’autre rive." Il nous faut vivre la Pâque, le passage de ce monde au Royaume de l’amour de Dieu. C’est l’autre rive de l’amour de Dieu pour nous, ses enfants, nous sommes tendrement aimés de lui. Opérer cette nouvelle étape dans notre vie, c’est notre vocation chrétienne. Dans le mystère pascal, nous nous nourrissons du Corps et du Sang de Jésus qui nous entraîne sur la rive de l’accueil et de l’amour, pour que notre vie soit en lui. Jésus demeure en nous, notre cœur est sa maison, sa demeure est dans notre vie, c’est là qu’il trouve un abri. L’autre rive est le lieu de la charité, c’est le lieu de l’amour infini de Dieu, c’est le lieu d’une communion d’Amour. Nous sommes bénis en étant appelés à partager l’immense pauvreté de ce grand Dieu, de notre modeste manière. Nous cultivons l’esprit de l’abandon, nous tressaillons de la joie de Dieu.


« Un scribe s’approcha et lui dit : « Maître, je te suivrai partout où tu iras. »

Mais Jésus lui déclara : « Les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l’homme n’a pas d’endroit où reposer la tête. » Jésus, qui a pris chair de la Vierge Marie sa mère, dans l’amour fou du Saint Esprit, manifeste l’amour du Père dans la chair humaine. Le Fils de l’homme n’a pas où reposer la tête quand son amour n’est pas accueilli. « Il est venu chez les siens et les siens ne l’ont pas reconnu ! » L’amour infini de Dieu refusé aboutira au sacrifice de Jésus sur la Croix. C’est vraiment la grande pauvreté de Jésus ! Il nous est nécessaire de savoir renoncer à tout ce qui nous lie à une vie trop matérialiste qui ferme les portes à l’Esprit Saint. Jésus est notre richesse, nous savons qu’il est chez lui chez nous. Le Fils de l’Homme, le Seigneur du ciel et de la terre, celui qui possède tout, mendie le cœur de sa petite créature ! Sa pauvreté est splendide et riche, choisie par amour pour nous, avec l’intention de nous enrichir.


« Un autre de ses disciples lui dit : « Seigneur, permets-moi d’aller d’abord enterrer mon père. »

Jésus lui dit : « Suis-moi, et laisse les morts enterrer leurs morts. » Tous, nous avons besoin de Dieu, nous avons besoin de rassasier notre cœur avec des véritables biens, comme la connaissance et l’amour de Jésus, une vie d’amitié avec Lui. A travers ces différentes étapes de l’humanité, l’amour inconditionné de Dieu pour nous est une révélation constante. Le monde continue à enterrer ses morts, il continue sa course selon ses propres repères qui ne sont pas ceux du Royaume ! Nous pouvons tomber dans le piège des traditions humaines, vouloir remplir notre cœur de faux “dieux” qui ne peuvent pas donner de sens à notre vie. Beaucoup de personnes dans le monde sont prises dans un tourbillon d’habitudes, et si nous n’y prenons garde, il nous advient quelque chose de semblable. Il nous faut demeurer proches les uns des autres, comme Dieu s’est rendu proche de chacun de nous. Nous vivons ce nouvel amour dans le respect de ce que nous sommes : appelés à la vie éternelle. Plus l’humanité avance dans sa course, plus le combat est immense. Suivre Jésus, c’est le suivre dans son combat pour la vie !


Citation :
Nous demandons la grâce d’entrer dans cet amour absolument fou, vrai défi pour l’humanité.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :







Saint Léon le Grand (?-v. 461), pape et docteur de l'Église
Sermon 95, 2-3 ; PL 54, 461-462 (trad. Orval rev.)

La pauvreté qui enrichit

« Heureux les pauvres de cœur : le Royaume des cieux est à eux » (Mt 5,3)... Après le Seigneur, les premiers qui nous ont donné l'exemple de cette pauvreté généreuse, ce sont les apôtres. Laissant là sans hésiter tous leurs biens à l'appel du divin Maître, ils se sont convertis joyeusement et ont abandonné leur pêche de poissons pour devenir pêcheurs d'hommes (Mt 4,18s). Parmi ceux-ci beaucoup leur sont devenus semblables en imitant leur foi ; chez les premiers enfants de l'Église, « tous les croyants n'avaient qu'un cœur et qu'une âme » (Ac 4,32). Dépouillés de toutes leurs possessions, ils étaient enrichis des biens éternels grâce à la sainte pauvreté. Accueillant la prédication des apôtres, ils se réjouissaient de ne rien avoir en ce monde et de tout posséder dans le Christ (cf 2Co 6,10).

     Un jour l'apôtre saint Pierre montait au Temple. Un boiteux lui demande l'aumône : « De l'argent, dit-il, et de l'or, je n'en ai pas ; mais ce que j'ai, je te le donne : au nom de Jésus Christ de Nazareth, lève-toi et marche » (Ac 3,6)... Pierre le guérit d'une parole. N'ayant pas de monnaie à l'effigie de César, il restaure en l'homme l'image du Christ. La richesse de ce trésor a secouru non seulement celui à qui le pourvoir de marcher a été rendu, mais aussi les cinq mille hommes qui ont cru à la prédication de l'apôtre à cause de ce miracle (Ac 4,4). Et Pierre, ce pauvre qui n'avait pas de quoi donner à quelqu'un qui lui demandait l'aumône, a donné si largement la grâce divine que, non content de remettre un homme debout sur ses pieds, il a guéri le cœur de milliers d'hommes en leur donnant la foi.


















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Mar 3 Juil 2018 - 15:28

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Mardi 03 juillet 2018 : Le mardi de la 13e semaine du temps ordinaire


L'Eglise fête : Fête de Saint Thomas, un des 12 Apôtres du Christ (1er s.).





Les saints du jour (Mardi 03 juillet)


Saint Héliodore d'Altino, Évêque (v. 332 - 390)

Pape (80 ème) de 681 à 683 (✝ 683)

Vénérable Antonietta Meo, dite Nennolina (1930-1937).

Vénérable Maria Isabel Picão Caldeira, veuve et Religieuse
portugaise - Fondatrice des Conceptionistes (✝ 1962).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Or, l’un des Douze, Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), n’était pas avec eux quand Jésus était venu.

Les disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! » Nous nous trouvons dans les mêmes questions que Thomas quand nous sommes éprouvés. Il nous faudra reprendre courage et nous replonger dans la vie avec ses épreuves. Marie-Madeleine aussi était très éprouvée quand Jésus fut crucifié. Elle voulait faire des onctions sur le corps mort de Jésus. Ce touché, ce concret du corps est précieux pour Jésus ressuscité qui vient alors vers Marie-Madeleine et qui lui dit : « Marie. » A partir de ce moment, la vie de Marie-Madeleine repart, elle peut avancer encore avec un nouveau courage. La relation à Dieu se réalise avec toute notre personne, dans une communion d’amour au cœur des réalités terrestres. L'expérience de Thomas sera un témoignage pour l’Église naissante. Avec Thomas, nous passons du monde sensible au monde spirituel.


Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux.

Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d’eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! » Trois aspects sont présents dans ce récit : la présence corporelle de Jésus dans sa résurrection, l’activation de la relation entre la foi et vue de Jésus, la confession de foi nouvelle du disciple. Quand nous nous sommes enfermés en nous-mêmes, nous avons besoin de laisser Jésus toucher nos plaies. Dans sa Présence, nous pouvons guérir par la foi. Il nous est nécessaire d’entendre la Parole de Jésus : « Avance ton doigt ici, regarde mes mains, » pour reprendre courage dans les épreuves. Nous sommes invités à regarder Thomas, dans sa démarche de foi, à partir des réalités sensibles de Jésus. Le sensible devient le lieu de la révélation. Quand il s’agit de la Résurrection, nous sommes au cœur de la foi. Les amis de Jésus avaient témoigné de la vie de Jésus après sa mort. « Huit jours plus tard, » c’est pour nous le jour où la communauté célèbre l’Eucharistie.


Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. »

Alors Thomas lui dit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. » Corps et sens sont nécessaires pour arriver à l’affirmation de Thomas : « Mon Seigneur et mon Dieu. » Le lien entre la foi pascale et la vision de Jésus s’explicite. Croire, c’est « voir » et connaître. Thomas a vu le Christ, il a cru en lui, mais sa « vision » dépasse de beaucoup une simple expérience physique. Thomas est le disciple qui fait appel à tous ses sens pour vivre l’expérience de Jésus ressuscité. Cette expérience appelle l’intelligence. C’est avec tous ses sens que Thomas désire cette connaissance de Jésus. Notre foi s’appuie sur la foi des apôtres qui l’ont vu, qui l’ont touché après sa Résurrection. C’est alors qu’apparaissent la vérité des faits et des gestes de Jésus. Les apôtres ont mangé et bu avec lui. Saint Jean le redit : « Ce que nous avons vu, ce que nous avons touché, » nous vous l’annonçons. Avec Thomas, nous entrons dans un régime d’éternité où notre foi nous permet de voir « ailleurs » et « autrement. » « Bienheureux ceux qui sans avoir vu ont cru. »


Citation :
Nous demandons la grâce que notre foi en Jésus mort et ressuscité s'intensifie


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Bienheureux John Henry Newman (1801-1890), cardinal, théologien,
fondateur de l'Oratoire en Angleterre

PPS, vol. 2, n° 2, « Faith without Sight »

La faiblesse de la foi de Thomas, source de grâce pour l'Église

Il ne faut pas croire que saint Thomas était très différent des autres apôtres. Tous, plus ou moins, ils ont perdu confiance dans les promesses du Christ quand ils l'ont vu emmené pour être crucifié. Quand il a été mis au tombeau, leur espérance a été ensevelie avec lui, et quand on leur a apporté la nouvelle qu'il était ressuscité, aucun n'y a cru. Quand il leur est apparu, « il leur reprocha leur incrédulité et leur endurcissement » (Mc 16,14)... Thomas a été convaincu en dernier, parce qu'il a vu le Christ en dernier. Par contre, il est certain que ce n'était pas un disciple réservé et froid : auparavant, il avait exprimé le désir de partager le danger de son Maître et de souffrir avec lui... : « Allons-y nous aussi, pour mourir avec lui ! » (Jn 11,16) C'est à cause de Thomas que les apôtres ont risqué leur vie avec leur Maître.

     Saint Thomas aimait donc son Maître, comme un vrai apôtre, et s'est mis à son service. Mais quand il l'a vu crucifié, il a faibli en sa foi pour un temps, comme les autres... et plus que les autres. Il s'était isolé, refusant le témoignage non d'une seule personne, mais des dix autres, de Marie Madeleine et des autres femmes... Il lui fallait, semble-t-il, une preuve visible de ce qui est invisible, un signe infaillible venu du ciel, comme l'échelle des anges de Jacob (Gn 28,12), pour calmer son angoisse en lui montrant le but du chemin au moment de se mettre en route. Un désir secret de certitude l'habitait et ce désir s'est réveillé à la nouvelle de la résurrection du Christ.

     Notre Sauveur consent à sa faiblesse, répond à son désir, mais lui dit : « Parce que tu m'as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu ». C'est ainsi que tous ses disciples le servent, même dans leur faiblesse, pour qu'il la transforme en paroles d'enseignement et de réconfort pour son Église.


















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Mer 4 Juil 2018 - 12:44

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Mercredi 04 juillet 2018 : Le mercredi de la 13e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Mercredi 04 juillet)


Saints Aggée et Osée, Prophètes (6ème s. av. J.C.)

Sainte Berthe, Veuve, Fondatrice de Monastère (644-725).

Saint Ulrich, évêque à Augsbourg en Souabe († 973)

Sainte Élisabeth (Isabelle d’Aragon), Reine du Portugal (1271-1336).

Saint Andreï Roublev, Moine et iconographe (env.1360-1427).

Saint Antoine Daniel, Prêtre s.j. et Martyr au Canada (1601 - † 1648).

Bienheureux Pier Giorgio Frassati, militant dans l’A.C. (1901-1925).

Bienheureuse Maria Crocifissa Curcio, Fondatrice de la Congrégation :
« Carmélites Missionnaires de Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus » (1877-1957).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

Aussi bien dans l’évangile selon Matthieu, Marc ou Luc, cette scène se déroule juste après que Jésus ait maîtrisé la mer déchaînée. Cet homme qui vient à sa rencontre a un comportement plus que marginal. Il mène une vie solitaire, évite les lieux habités, il a « sa demeure dans les tombes », autrement dit il fréquente le domaine des morts. Le texte mentionne trois fois qu’il habite dans les tombeaux, ce qui équivaut à un superlatif en langage biblique, pour nous faire comprendre l’importance du lien qu’il entretient avec la mort.

Déjà qu’il ne fréquente personne, mais en outre, il n’est manifestement même pas en accord avec lui-même, il n’est pas unifié, et va jusqu’à se taillader avec des pierres, une pratique qui était, du reste, propre, aux serviteurs d’idoles. Pour être plus précis, cet homme est aliéné, car il ne semble même plus être lui-même et ce à un tel point que, lorsque Jésus l’interroge, ce sont les forces du mal, les démons qui l’habitent, qui répondent en son nom. Il est possédé. Comme dirait un de mes anciens voisins : « Moune ta la ni an possédasyon ».

         Si cet homme n’est pas davantage en accord avec lui-même qu’il ne l’est avec les autres, comment pourrait-il être en accord avec Dieu ? Aussi est-il, à mon avis tout au moins, le prototype de l’homme que Jésus est venu sauver, afin de lui permettre de se réconcilier avec Dieu, avec lui-même, et avec les autres. Jésus va le libérer, en introduisant les démons dans les porcs, qui étaient considérés comme des animaux impurs à cette époque. Puis les porcs vont se jeter dans la mer qui était le symbole de l’empire du mal. Aussi, les démons retournent-ils symboliquement dans leur royaume.

Face à de telles histoires, il arrive que nous que nous ne nous situions qu’en tant que spectateurs, ne voyant pas en quoi cela pourrait nous concerner. Néanmoins, nous vivons dans un monde de plus en plus individualiste où il est de plus en plus difficile de faire confiance aux autres. Suite aux claques que nous avons reçues, suite aux déceptions, aux blessures, nous pouvons nous replier sur nous-mêmes.

Nous pouvons aussi réagir de la sorte par timidité. Nous pouvons vivre de fausses libertés qui sont pour nous autant de prisons, autant de manières de mourir à la vraie vie de liberté que Dieu nous propose. Pensons aux drogués qui ne savent même plus qui ils sont, certains faisant des cimetières leurs demeures. Par rapport à ces différentes situations, nous pouvons faire monter vers Dieu cette prière qui est le refrain d’un chant de communion :


« Pain rompu pour un monde nouveau

Gloire à toi Jésus-Christ

Pain de Dieu, viens ouvrir nos tombeaux

Fais-nous vivre de l’Esprit. »


         
Nous avons vu que cet homme était un aliéné. Peut-être que là non plus, nous ne nous sentons pas concernés, et pourtant… Ne nous arrive-t-il pas de dire que nous nous sentons hors de nous-mêmes ? C’est parce-que beaucoup de gens « sortent d’eux-mêmes » qu’ils commettent l’irréparable, parce-qu’entre temps, ils ont laissé la place libre à un autre qui vient accomplir à travers eux les œuvres des ténèbres. Les juges sauront-ils comprendre notre langage lorsque nous essayerons de leur expliquer : « c’est moi qui ai fait ça, mais en même temps, ce n’est pas moi » ?

D’autre part, si nous sommes incapables de penser par nous-mêmes, et que nous nous laissons emporter par des manières d’agir, des courants de pensée, des opinions, est-ce que nous sommes encore nous-mêmes ? Car les opinions ne sont que des points de vue qui peuvent être largement partagés, sans pour autant s’identifier à la vérité.

Je me rappelle la définition de la culture que nous avait donné, en Première, notre professeur de Français : « La culture est une affinité de l’esprit après une accumulation de connaissances. » Ce qui sous-entend que nous devons nous faire une opinion personnelle, et ce, à la lumière de l’Esprit Saint, pour les chrétiens que nous sommes. Si nous sommes esclaves de la mode sous toutes ses formes, sachons que « celui qui veut être dans le vent aura un destin de feuille morte ». Nous pouvons être possédés par la manière de penser et d’agir des autres. Ce qu’il faut alors, pour nous les chrétiens, c’est de passer d’une forme de possession à une forme d’habitation.

Et c’est justement ce que Jésus nous propose car, aussi étrange que cela puisse paraître, plus il occupera une place importante en nous, plus nous serons nous-mêmes. C’est pour cela qu’ il nous dit : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera, et nous viendrons vers lui et nous ferons une demeure chez lui » ( Jean 14, 23 ).  Les choses seront plus précises dans son discours sur le pain de vie : « Qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui. De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé et que je vis par le Père, de même celui qui me mange, lui aussi vivra par moi. » ( Jean 6, 56-57 )

         Nous pouvons alors comprendre, qu’après s’être beaucoup nourri du Christ qui se donne en nourriture dans sa parole et dans le mystère eucharistique, saint Paul ait pu dire : « Ce n’est plus moi qui vis, mais le Christ qui vit en moi. » ( Galates 2, 20 ) Est-ce que nous pouvons en dire autant ?



Père Roger BERTHOL
Le Blog
Source :






Concile Vatican II
Constitution sur l'Église dans le monde de ce temps
(Gaudium et spes), 9-10 - Copyright © Libreria Editrice Vaticana


« Les gens le supplièrent de partir de leur région »

Le monde actuel apparaît à la fois comme puissant et faible, capable du meilleur et du pire ; le chemin qui s'ouvre devant lui est celui de la liberté ou de la servitude, du progrès ou de la régression, de la fraternité ou de la haine. En outre, l'homme découvre qu'il lui appartient de bien diriger les forces qu'il a mises en mouvement et qui peuvent l'écraser ou le servir. C'est pourquoi il s'interroge.

     En vérité, les déséquilibres dont souffre le monde actuel sont liés à un déséquilibre plus fondamental, qui a sa racine dans le cœur même de l'homme. C'est en l'homme lui-même, en effet, que de nombreux éléments se combattent. D'une part, comme créature, il fait l'expérience de ses multiples limites ; d'autre part, il se sent illimité dans ses désirs et appelé à une vie supérieure. Sollicité par tant d'appels, il est sans cesse contraint de choisir entre eux et d'en abandonner quelques-uns. En outre, faible et pécheur, il accomplit souvent ce qu'il ne veut pas et n'accomplit pas ce qu'il voudrait (Rm 7,15). C'est donc en lui-même qu'il souffre division, et c'est de là que naissent au sein de la société des discordes si nombreuses et si profondes...

     Néanmoins, il y a de plus en plus de personnes qui, devant l'évolution présente du monde, se posent les questions les plus fondamentales ou les perçoivent avec une acuité nouvelle : Qu'est-ce que l'homme ? Que signifient la souffrance, le mal, la mort, qui subsistent malgré tant de progrès ? À quoi bon ces victoires payées d'un si grand prix ? Qu'est-ce que l'homme peut apporter à la société ? Que peut-il attendre d'elle ? Qu'arrivera-t-il après cette vie terrestre ?

     L'Église, quant à elle, croit que par son Esprit le Christ, mort et ressuscité pour tous, offre à l'homme lumière et forces pour lui permettre de répondre à sa très haute vocation. Elle croit qu'« il n'est pas sous le ciel d'autre nom donné aux hommes par lequel ils doivent être sauvés » (Ac 4,12). Elle croit aussi que l'on trouve la clé, le centre et la fin de toute histoire humaine en son Maître et Seigneur. Elle affirme en outre qu'à travers tous les changements bien des choses demeurent qui ont leur fondement ultime dans le Christ, « le même hier, aujourd'hui et à jamais » (He 13,8.).


















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Jeu 5 Juil 2018 - 12:56

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Jeudi 5 Juillet 2018 : Le jeudi de la 13e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Jeudi 5 Juillet)


Saint Cyprien le Jeune, Martyr (+ 1679).

Saint Athanase Diacre de l'Anastasis de Jérusalem (+ 451).

Saint Athanase l'Athonite, Fondateur de la Lavra au Mont Athos (+ v. 1004).

Saint Antoine-Marie Zaccaria, Prêtre, Fondateur de la Congrégation
des Clercs réguliers de Saint-Paul, dits Barnabites (1502-1539).


Bienheureux Elie de Bourdeille, Franciscain, Archevêque de Tours,
Cardinal (1423 - 1484).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

Frères et Sœurs,

Vous est-il arrivé d’aller dans la rue pour annoncer l’Evangile ? Lorsque nous allons évangéliser dans la rue, nous ne nous contentons pas de dire bonjour aux personnes que nous rencontrons ; nous essayons de leur dire en quoi l’Evangile est une bonne nouvelle. La parole de Jésus dans l’évangile de ce dimanche – « tes péchés sont pardonnés » - est au cœur de cette bonne nouvelle.

Jésus nous surprend souvent. Ce matin, la première parole de Jésus au paralytique n’est pas : « lève-toi et marche »] mais « tes péchés sont pardonnés ». Beaucoup de nos contemporains, en entendant Jésus dire « tes péchés sont pardonnés », auraient eu envie de dire à Jésus (si vous me permettez le mauvais jeu de mots) : « ça lui fait une belle jambe ».

C’est que notre sens du péché est bien faible. Nous portons beaucoup plus d’intérêt au soulagement de nos souffrances et handicaps, à notre bien-être, à notre réussite, au développement personnel, à notre épanouissement, qu’à l’état de notre cœur, de notre âme. Nous sommes certainement plus empressés à trouver un dentiste quand nous avons un mal de dents qu’à aller trouver un prêtre lorsque nous avons commis une faute grave.

Du coup, la parole de Jésus « tes péchés sont pardonnés » ne résonne peut-être pas à nos oreilles comme une bonne nouvelle. Nous allons donc commencer par voir brièvement ce qui peut nous aider à avoir une conscience plus vive du péché. Cela nous permettra, dans un deuxième temps de mieux accueillir la grâce qui nous est offerte par Jésus.



         Le péché, c’est manquer la cible

  • Décevoir Dieu dans l’ambition qu’il a pour nous

    Nous sommes créés à l’image et à la ressemblance de Dieu. Dieu a voulu faire de nous, non seulement des destinataires de son amour mais des collaborateurs. Il a voulu que chacun d’entre nous soyons ses collaborateurs. Il nous a confié le monde pour que nous en fassions quelque chose de beau, que nous y répandions l’amour. Hélas, comme nous l’entendons dans la première lecture, Dieu a de quoi être déçu.
    Face à de telles histoires, il arrive que nous que nous ne nous situions qu’en tant que spectateurs, ne voyant pas en quoi cela pourrait nous concerner. Néanmoins, nous vivons dans un monde de plus en plus individualiste où il est de plus en plus difficile de faire confiance aux autres. Suite aux claques que nous avons reçues, suite aux déceptions, aux blessures, nous pouvons nous replier sur nous-mêmes.


    Citation :
    « Par tes péchés tu m’as traité comme un esclave, par tes fautes tu m’as fatigué. »

    En effet nous faisons l’expérience que nous nous laissons souvent entraîner par notre convoitise, par nos désirs, sans toujours nous rendre compte à quel point nous pouvons répandre le mal et la souffrance. L’exemple de David qui est attiré par Bethsabée en est un bon exemple : il se laisse entraîner par son désir et finalement se retrouve dans une situation dont il essaie de se sortir par le mensonge et le crime. Quel dégât !

    Sans arriver à une telle extrémité, nous sommes bien obligés de constater que nous sommes souvent bien loin de l’ambition que Dieu avait pour nous. Oui, Dieu a de l’ambition pour chacun de nous, mais pas une ambition à la manière du monde. Dieu nous appelle en effet à être le reflet et les relais de son amour. C’est ce qui nous fait admirer les saints comme saint Vincent de Paul, Mère Térésa et bien d’autres.

    Le péché, c’est en quelque sorte décevoir Dieu dans l’ambition qu’il a pour nous. Vous connaissez certainement des parents qui sont meurtris de voir que leurs enfants ont une situation très en-deçà de celle qu’ils auraient désirée pour eux. Cela peut être en raison de la paresse qui fait qu’ils se contentent d’un petit boulot très en dessous de leurs possibilités. Cela peut être aussi parce qu’ils tournent mal et accumulent bêtise après bêtise au lieu de construire leur vie.
    Le mot italien « peccato » a un double sens : péché et dommage ! Je me rappelle d’une image où l’on voyait Adam et Eve se retrouver à la porte du paradis avec comme légende « peccato ». En effet, c’est trop dommage de se retrouver en dehors de l’amitié de Dieu. Et c’est précisément le péché qui en est la cause.


  • Le péché n’est pas seulement une erreur

    Le péché, ce n’est pas simplement une erreur. Une erreur, ce n’est pas forcément très grave.
    En histoire, sur Napoléon : « Il était capable de dicter cinq lettres à la fois, c’était un très grand dictateur ». « C’était un très grand stratège. Durant la campagne d’Italie, il resta cinq mois sur le pot ». « Il détestait les anglais, car il leur reprochait de l’avoir fait mourir à Sainte Hélène. Il décréta contre eux le blocus sentimental et il prit sa retraite en Russie. »
    En sciences naturelles : « Le cerveau a des capacités tellement étonnantes, qu’aujourd’hui pratiquement tout le monde en a un ».
    Ceci dit, certaines erreurs peuvent être lourdes de conséquences.
    Le péché, ce n’est pas le sentiment d’être nul, d’être moche, … C’est quelque chose de plus profond : je suis responsable du mal. Il est en effet des choses dans nos vies qui sont néfastes, et dont nous portons la responsabilité.
    Les autres peuvent nous aider à prendre conscience de nos manquements. Dans son message pour le carême de 2012, Benoît XVI recommande la correction fraternelle. Le paralytique n’avait plus la force d’aller à Jésus par lui-même. Nous sommes responsables les uns des autres. Dans saint Matthieu, le Maître nous a dit :


    Citation :
    « Si ton frère vient à pécher, va vers lui et reprends-le » (Mt 18, 15)

    Nous pouvons aussi porter les autres à Jésus par notre prière.
    Mais c’est essentiellement l’Esprit Saint qui nous donne de prendre conscience de notre péché. C’est ce qui se passe le matin de la Pentecôte lorsque Pierre dénonce le mal et propose le remède : le pardon des péchés.


    Citation :
    « Comme des lunettes, l’Esprit Saint nous fait voir le bien et le mal en grand » (Saint curé d’Ars)

    Mais Pierre ne laisse pas ses auditeurs dans la tristesse devant le mal qui les habite, il leur offre le remède qui consiste essentiellement en la rémission des péchés.

Le pardon nous est offert

Comment extirper cette méchanceté, cette indifférence qui habite mon cœur, cette propension à faire le mal que je ne voudrais pas faire et à ne pas faire le bien que je voudrais faire ? Nous ne sommes pas condamnés à la médiocrité. Nous sommes faits pour Dieu, pour l’amour. Et même si nous avons péché, cette orientation profonde reste profondément inscrite en nous. La bonne nouvelle, c’est que nous ne sommes pas enfermés pour toujours dans nos errements mais qu’une source de pardon nous est ouverte. Quel est le malade qui, sachant qu’un nouveau médicament a été découvert pour sa maladie (exemple même de parents qui ont un enfant malade), ne se précipiterait pour en bénéficier ! Cette bonté du cœur m’est offerte. Est-ce que je la veux ?

Citation :
« Ne vous souvenez plus d’autrefois, ne songez plus au passé. Voici que je fais un monde nouveau : il germe déjà, ne le voyez-vous pas ? »

La guérison du Paralytique est signe de cette guérison autrement profonde qui doit être celle de chacun de nous et qui est la guérison du péché. L’immobilité que la paralysie entraîne souligne notre incapacité à suivre le Christ, à se mettre en route, à emprunter le chemin de la vie. C’est le sens de la parole que le Christ dit au paralytique : "lève-toi !"
La bonne nouvelle, c’est que nous ne sommes pas condamnés à rester dans la médiocrité.
Tu sens que tu es paralysé dans tes beaux désirs : aller au-devant de quelqu’un qui nous est antipathique, venir en aide à quelqu’un, faire quelque chose qui nous coûte, … Viens déposer ces paralysies devant le Seigneur Jésus.

Pour cette semaine, je vous propose de prendre un temps de prière pour énumérer devant Jésus vos paralysies et à lui demander sa grâce.
Confions-nous à la Vierge Marie qui n’a jamais été paralysée par le péché. Elle sait la beauté de la vie de la grâce, d’une vie où l’ambition de Dieu n’a pas été déçue. Qu’elle nous aide à toujours mieux correspondre à l’ambition de Dieu sur notre vie,

Amen.


Père Éric
Source :






Saint Pierre Chrysologue (v. 406-450)
évêque de Ravenne, docteur de l'Église

Sermon 50 ; CCL 24, 276 ; PL 52, 339 (trad. Matthieu commenté,
DDB 1985, p. 71 rev.)


« Voyant leur foi »

« Il vint dans sa ville ; et voici qu'on lui présentait un paralytique couché sur un lit » (Mt 9,1). Jésus, dit l'Évangile, voyant la foi de ces gens, dit au paralytique : « Courage, mon enfant ! Tes péchés te sont pardonnés ». Le paralytique entend ce pardon et reste muet. Il ne répond par aucun merci. Il désirait la guérison de son corps plutôt que celle de son âme. Il déplorait les maux passagers de son corps malade, mais les maux éternels de son âme, plus malade encore, il ne les pleurait pas. C'est qu'il jugeait la vie présente plus précieuse pour lui que la vie future.

     Le Christ a eu raison de tenir compte de la foi de ceux qui lui présentent le malade et de ne tenir aucun compte de la sottise de celui-ci. À la faveur de la foi d'autrui, l'âme du paralytique allait être guérie avant son corps. « Voyant la foi de ces gens », dit l'Évangile. Remarquez ici, frères, que Dieu ne se soucie pas de ce que veulent les hommes insensés, qu'il ne s'attend pas à trouver de la foi chez les ignorants, qu'il n'analyse pas les sots désirs d'un infirme. Par contre, il ne refuse pas de venir au secours de la foi d'autrui. Cette foi est un cadeau de la grâce et elle s'accorde avec la volonté de Dieu.

















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Ven 6 Juil 2018 - 12:10

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Vendredi 6 Juillet 2018 : Le vendredi de la 13e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Vendredi 6 Juillet)


Saint Isaïe, Prophète de l'Ancien Testament (8ème s. av. J.C.)

Sainte Kyriaquie de Nicomedie, vierge et martyre (287-303).

Saint Goar, Prêtre et Ermite au diocèse de Trèves († 575).

Sainte Godelieve de Ghistelles, Martyre à Ghistelles (Gistel en flamand) (✝ 1070).

Sainte Maria Goretti, Vierge et Martyre de la Pureté (1890-1902).

Bienheureuse Marie-Thérèse Ledóchowska, Fondatrice des Sœurs Missionnaires
de Saint Pierre Claver (✝ 1922).


Bienheureuse Nazaire de Sainte-Thérèse March Mesa, Fondatrice de la Congrégation
des “Sœurs Missionnaires de la Croisade Pontificale” (1889-1943).


Vénérable Mère Catherine-Aurélie du Précieux Sang (Aurélie Caouette), canadienne, Fondatrice
des Sœurs adoratrices du Précieux Sang au Canada (1833-1905).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"L’homme se leva et le suivit. Comme Jésus était à table à la maison, voici que beaucoup de publicains et de pécheurs vinrent prendre place avec lui et ses disciples."

La relation de Jésus et de Matthieu est un secret qui leur appartient. La vie de Matthieu bascule sur l’appel de Jésus. Matthieu invite Jésus à sa table à la maison, c’est un signe de grande ouverture, mystère de la liberté personnelle de chacun. Quelle reconnaissance se joue entre les deux, quel attrait de la nouveauté, quelle certitude du chemin, quelle espérance qui rend possible l’appel et la réponse. Nous ne pouvons le savoir, et il est bon que cela nous échappe. Cela appartient à Jésus et à Matthieu. Mais nous apprenons que cela peut arriver. Jésus appelle un homme à sa suite, et il le suit. Cette rencontre a une dimension sociale. L’appel et la réponse entraînent les uns et les autres : les amis de Matthieu sont appelés pour aller eux aussi, vers Jésus qui les accueille. Les ennemis de Jésus cherchent à détruire ce groupe qui se constitue. Ils sèment un esprit de zizanie entre les disciples et les nouveaux, les publicains et les pécheurs. A la suite de Mathieu, nous demandons à notre Père le regard bienveillant et miséricordieux de Jésus. Son cœur est rempli de douceur et d’humilité, c’est un cœur plein de tendresse et d’amour. Le regard de Jésus sur Mathieu va toucher l’image de Dieu en lui qui est d’une beauté ineffable ! C’est le regard de Dieu sur chacun de nous, au-delà de nos blessures et des misères de nos péchés, qui nous trouve d’une grande beauté, à son image et à sa ressemblance. Le « diamant » de notre cœur a une affinité avec le cœur miséricordieux de Jésus.


"Voyant cela, les pharisiens disaient aux disciples : « Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs ? »

Jésus, dans sa réponse, révèle la communion qui fait tenir ensemble ce groupe. Sous le regard de Jésus, chacun a pu se connaître lui-même, reconnaître sa faiblesse, se savoir aussi appeler à grandir. Le chemin personnel que fait chacun lui permet de reconnaître les autres, d’envisager une nouvelle existence ensemble. Si la bonne nouvelle est pour des personnes qui la désire, elle est aussi pour des personnes en groupe. Jésus nous appelle personnellement, mais, à travers de nous, il cherche à toucher l’autre. Une atmosphère d’accueil se crée et chacun envisage autrement sa vie, en formant une communauté nouvelle. L’accueil et l’amitié donne un climat qui n’est plus au jugement ou à l’exclusion, mais à la communion pour tous. Les pharisiens se sont éloignés de la réalité intérieure du Don de Dieu, ils se croient justes. Ils ne fréquentent pas les publicains et les pécheurs qui à leurs yeux font du mal. Dieu reprend chacun dans un nouvel Amour, il change nos cœurs de pierre en cœurs de chair ! Nous demandons la grâce de nous accueillir les uns les autres comme Dieu nous accueille. Il nous faut changer de regard pour entrer dans le désir de Jésus, dans la miséricorde de Dieu qui absorbe notre misère.


"Jésus, qui avait entendu, déclara : « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades."

Allez apprendre ce que veut dire cette parole : C’est la miséricorde que je désire, et non les sacrifices. Car je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs. » Nous apprécions ces moments où nous nous retrouvons ensemble, dans la diversité des dons de chacun. Nous retrouvons la souplesse de la relation qui permet à Matthieu et à ses amis de prendre autrement leur existence avec Jésus. La beauté de la rencontre avec Jésus provoque Mathieu à faire un grand repas où il invite ses amis pour rendre grâce ! Voici que beaucoup de publicains et de pécheurs vinrent prendre place avec lui et ses disciples. Sa réponse est si belle, elle nous concerne tous. Allez apprendre ce que veut dire cette parole : « C’est la miséricorde que je désire et non le sacrifice. » Mais cela est insupportable pour les pharisiens. Nous savons combien ces sentiments mélangés nous habitent, nous faisons nous aussi des catégories de personnes. Il y a des gens pour lesquels nous excusons tout et d’autres que nous regardons avec mépris, tout autrement. Nous demandons la grâce de l’émerveillement et de la bienveillance.


Citation :
Nous demandons la grâce de changer notre regard pour découvrir la tendresse et l’amour infini de Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Saint Jean Chrysostome (v. 345-407)
Prêtre à Antioche puis Evêque de Constantinople, Docteur de l'Église

Homélies sur saint Matthieu, 30, 1-2 (trad. Véricel, Les Pères commentent, p.104)

« Je suis venu appeler non pas les justes mais les pécheurs »

Pourquoi Jésus n'a-t-il pas appelé Matthieu en même temps que Pierre, Jean et les autres ? De même qu'il est venu sur terre quand il a senti que les hommes étaient disposés à lui obéir, de même il a appelé Matthieu quand il a su qu'il le suivrait. C'est pour la même raison qu'il s'est attaché Paul seulement après la Résurrection (Ac 9). Car, sondant les cœurs, pénétrant au plus intime de l'âme de chacun, il savait bien à quel moment chacun était disposé à le suivre. Si Matthieu n'a pas été appelé au commencement, c'est qu'il avait encore le cœur trop dur ; mais après les nombreux miracles, quand la renommée de Jésus avait grandi, il était plus disposé à écouter le Maître, et Jésus le savait.

     Il convient aussi d'admirer la vertu de cet apôtre, qui ne dissimule pas sa vie passée... Son métier était honteux, sans conscience ; les profits qu'il en tirait n'avaient aucune excuse. Malgré tout cela, Jésus l'a appelé. Il ne rougit pas d'appeler un publicain, comme il n'a pas rougi de parler à une prostituée et lui a même permis de baiser ses pieds et de les arroser de larmes (Lc 7,36s). Car s'il est venu, ce n'est pas seulement pour soigner les corps, mais encore pour guérir les âmes. C'est ce qu'il venait de faire pour le paralytique ; après avoir clairement montré qu'il a la puissance de pardonner les péchés, il vient vers Matthieu, afin que les gens ne soient plus étonnés de le voir choisir un publicain comme disciple.

















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Sam 7 Juil 2018 - 12:08

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Samedi 7 Juillet 2018 : Le samedi de la 13e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Samedi 7 Juillet)


Saint Panthène d'Alexandrie, Patriarche († v. 215).

Sts Antonino Fantosati et Giuseppe Maria Gambaro, Martyrs († 1900)

Bienheureuse Iphigénie de Saint-Mathieu Marie du Saint-Sacrement
(née Françoise-Marie-Suzanne de Gaillard de La Valdène),
Religieuse Sacramentine de Bollène, Martyre de la Révolution française (+ 1794).


Bienheureux Benoît XI Pape (192 ème) de 1303 à 1304 (+ 1304)

Bienheureux Pierre To Rot, laïc, catéchiste et martyr
en Mélanésie (+ 1945).


Bienheureuse María Romero Meneses, Religieuse Salésienne
du Nicaragua (1902-1977)



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Les disciples de Jean Baptiste s’approchent de Jésus en disant : « Pourquoi tes disciples ne jeûnent-ils pas, alors que nous et les pharisiens nous jeûnons ? »

Le jeûne était une obligation nécessaire, tout en étant une discipline qu’on s’imposait librement à soi-même. On imposait aux adultes de jeûner une seule fois par an en la fête du « Grand Pardon », mais les Pharisiens, jeûnaient deux fois par semaine. Dans l’Evangile, il s’agit pour les disciples de Jean Baptiste du jeûne hebdomadaire auquel chacun était libre de souscrire. Jésus montre que le jeûne, ou tout autre pratique spirituelle, n’est bénéfique que si elle est adaptée, en toute liberté à une situation donnée. La Parole de Dieu édifie en nous la vie nouvelle venant de Jésus : "L’épouse suit l’Agneau partout ou Il va. » Jésus nous rejoint dans un monde qui souffre. Il veut que le nombre des élus soit complet dans le Royaume de Dieu ! L’humanité est l’épouse du Christ, elle est emportée dans le chemin des épreuves et de la nuit à la suite de son Bien Aimé. Dans la nuit de la foi, elle connaît un nouveau jeûne, celui de l’absence du Bien aimé : « Quand l’Époux n’est plus avec elle », quand le Christ est crucifié, l’épouse entre dans le « deuil. » Ce moment est difficile pour la bien aimée qui ne « sent » plus la présence de l’Aimé. Le monde qui ne connaît pas le mystère de Jésus, ne comprend pas ces Paroles !


"Jésus leur répondit : « Les invités de la noce pourraient-ils donc faire pénitence pendant le temps où l’Époux est avec eux ?"

Mais un temps viendra où l’Époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront. L’Amour nouveau que Jésus nous propose est à vivre dans la liberté des enfants de Dieu. Il montre que notre attitude a de la valeur quand elle est accomplie librement et volontairement. Pendant la Cène, Jésus a prié pour que ses disciples soient un dans la charité et la foi. Cette unité nouvelle s’applique à l’Eglise qu’il fonde dans son Corps et dans son Sang. L’homme dans sa progression, passe par des étapes de présence et de joie, mais aussi des moments de manque et de pénitence. Alors surgit le nouveau jeune, une capacité à vivre autrement, en recevant différemment, en donnant différemment. C’est un peu comme le vin nouveau et l’outre ancienne. Tout doit changer dans notre manière d’entendre, d’écouter, et celle de parler et de répondre. La présence et l’absence de Jésus vont construire notre être nouveau d’enfant de Dieu. Éclairés par la Parole de Dieu, fortifiés par le Pain de la vie, nous entrons dans un cœur à cœur avec Jésus. C’est une vie toute nouvelle d’amour qui nous est donnée. Comme Jésus, nous devenons de plus en plus délicats, attentifs à notre entourage. « Ne mettez pas du vin nouveau dans de vieilles outres, » dit Jésus. La vie divine qui nous habite régénère notre personne, jusque dans ses profondeurs. L’épouse partage la joie de l’Époux. Dans la Foi, elle est unie à Jésus Pain de vie. Elle vit de sa Parole d’une manière mystérieuse, rejoignant son Époux dans un grand bonheur.


« Et personne ne coud une pièce d’étoffe neuve sur un vieux vêtement ; car le morceau ajouté tire sur le vêtement et le déchire davantage."

Et on ne met pas du vin nouveau dans de vieilles outres ; autrement les outres éclatent, le vin se répand, et les outres sont perdues. Mais on met le vin nouveau dans des outres neuves, et le tout se conserve. » Nous recevons la Parole qui nous est adressée en entrant dans la Promesse de Jésus qui s’adresse à notre liberté. Jésus reconstruit sa créature, son peuple, en le renouvelant. C’est une connaissance plus profonde, plus vraie, plus gratuite du Mystère de Dieu qui s’offre à nous. Heureux sommes-nous d’entendre une Parole à laquelle nous pouvons répondre en vérité. Jésus sauve le monde avec un amour incroyable : « Ayant aimé les siens, il les aima jusqu’au bout ! » En donnant sa vie sur la croix, il a tout donné. L’épouse, l’humanité le suit et elle partage son sort dans des épousailles qui se préparent, à la suite de Jésus crucifié et glorifié. Nous allons vivre dans la nuit de la foi, la perte et le désespoir du manque, pour rejoindre Jésus dans le mystère de l’Amour infini de Dieu. Le véritable jeune est quand Jésus nous est enlevé.


Citation :
Nous demandons la grâce de suivre Jésus le Christ partout ou il va.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Saint Augustin (354-430)
Évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et Docteur de l'Église

Sermon 210 (trad. En Calcat rev.)

« Alors ils jeûneront »

« Des jours viendront où l'Époux leur sera enlevé ; alors ils jeûneront. » Puisque l'Époux nous a été enlevé, c'est pour nous le temps de la tristesse et des pleurs. Cet Époux « est plus beau que tous les enfants des hommes ; la grâce est répandue sur ses lèvres » (Ps 44,3) et pourtant, sous la main de ses bourreaux, il a perdu tout éclat, toute beauté, et il a été retranché de la terre des vivants (Is 53,2.8.). Or notre deuil est juste si nous brûlons du désir de le voir. Heureux ceux qui, avant sa Passion, ont pu jouir de sa présence, l'interroger comme ils le voulaient et l'écouter comme il se devait... Quant à nous, nous voyons maintenant l'accomplissement de ce qu'il a dit : « Le temps viendra où vous désirerez voir un des jours du Fils de l'homme, et vous ne le verrez pas » (Lc 17,22)...

     Qui ne dirait pas avec le roi prophète : « Mes larmes sont devenues ma nourriture jour et nuit, pendant qu'on me dit sans cesse : 'Où est ton Dieu ?' » (Ps 41,4) Nous croyons en lui sans doute, assis déjà à la droite du Père, mais tant que nous sommes dans ce corps, nous voyageons loin de lui (2Co 5,6), et nous ne pouvons pas le montrer à ceux qui doutent de son existence, et même qui la nient en disant : « Où est ton Dieu ? »...

     « Encore un peu de temps, disait le Seigneur à ses disciples, et vous ne me verrez plus, et encore un peu de temps et vous me verrez » (Jn 16,19). Maintenant, c'est l'heure dont il a dit : « Vous serez dans la tristesse, mais le monde sera dans la joie... Mais, ajoute-t-il, je vous verrai de nouveau et votre cœur se réjouira, et nul ne vous enlèvera votre joie » (v. 20). L'espérance que nous donne ainsi celui qui est fidèle dans ses promesses ne nous laisse pas, dès maintenant, sans quelque joie — jusqu'à ce que vienne la joie surabondante du jour où nous lui serons semblables, parce que nous le verrons tel qu'il est (1Jn 3,2)... « Une femme qui enfante, dit notre Seigneur, est dans la peine, parce que son heure est venue. Mais, quand l'enfant est né, elle éprouve une grande joie, parce qu'un être humain est venu dans le monde » (Jn 16,21). C'est cette joie que personne ne pourra nous enlever, et dont nous serons comblés lorsque nous passerons de la conception présente de la foi à la lumière éternelle. Jeûnons donc maintenant, et prions, puisque nous sommes encore au jour de l'enfantement.


















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Dim 8 Juil 2018 - 11:45

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Dimanche 8 Juillet 2018 : Quatorzième dimanche du temps ordinaire


Les saints du jour (Dimanche 8 Juillet)


Saints Aquila et Priscille, Judéo-Chrétiens convertis par Saint Paul à Corinthe (1er s.).

Saint Adrien III Pape (109 ème) de 884 à 885 (+ 885)

Bienheureux Pierre l'Ermite Prédicateur itinérant (+ 1115)

Bienheureux Eugène III, Pape (165 ème) de 1145 à 1153 (+ 1153).

Bienheureux Pierre Vigne, Prêtre en Ardèche et Fondateur de
la Congrégation du Saint-Sacrement (1670-1740).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Jésus est parti pour son pays, et ses disciples le suivent. Le jour du sabbat, il se mit à enseigner dans la synagogue."

Les nombreux auditeurs, frappés d’étonnement, disaient : « D’où cela lui vient-il ? Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée, et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains ? Jésus revient à Nazareth, c’est peut-être la première fois qu’il y retourne depuis le début de sa mission. Nazareth est le berceau de son enfance et de sa jeunesse. Là se trouvent sa famille, ses cousins ou encore ses amis de voisinage. Le jour du sabbat, il se rend à la synagogue. Ses compatriotes l’accueillent, mais dès que Jésus se met à enseigner, ils changent d’attitude. Étonnés par la Sagesse des Paroles qui sortent de sa bouche, ils apprennent les miracles qu’il a accompli en Galilée et leur étonnement se transforme en rejet, car ils sont « profondément choqués à cause de Lui. » Le fait d’avoir été pendant tant d’années les familiers de Jésus leurs donnent l’impression de bien le connaître. A l’étonnement et au rejet des nazaréens, répond un autre étonnement, celui de Jésus devant leur manque de foi : « Nul n’est prophète dans son pays ! » Il est le Fils bien-aimé du Père qui a créé le monde mais le monde ne l’a pas accueilli. Le chemin de Jésus est plus facile à suivre si nous restons dans la simplicité de Dieu : « J’accepte de grand cœur pour le Christ, les faiblesses, les insultes, les contraintes, les persécutions et les situations angoissantes, » dit l’apôtre. La pauvreté est le seul moyen pour vaincre l’orgueil, c’est l’exigence de la nouvelle évangélisation.


N’est-il pas le charpentier, le fils de Marie, et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon ? Ses sœurs ne sont-elles pas ici chez nous ? »

Et ils étaient profondément choqués à cause de lui. Jésus s’adresse à nous d’une manière toute particulière, car quand il revient à notre Nazareth, c’est à dire chez nous, il nous laisse libre. Il propose, mais il n’impose pas ses dons. L’attitude de Jésus nous met face à une grande responsabilité : celle de courir le risque de laisser passer la Grâce divine sans l’accueillir. Jésus pourrait en effet passer sans que je m’en rende compte, passer tout simplement parce que je ne suis pas prêt à l’accueillir. Ne réduisons pas la venue de Jésus qui vient frapper à la porte de nos cœurs, à celle d’un simple charpentier. Le charpentier de Nazareth est vrai Dieu et vrai Homme, il est notre unique Sauveur, l’unique Parole de Vérité qui conduit à la vraie Vie. Sachons le reconnaître, et ne pas le laisser passer sans le reconnaître. La grâce prépare le chemin de réconciliation avec Dieu et dans la famille chrétienne. L’annonce de la bonne nouvelle par Jésus se fait dans la pauvreté. Marie, mêlée à la foule, est là pour le regarder et l’écouter : « N’est-il pas le charpentier, le fils de Marie, » dit-on de lui ! Jésus est Fils de Dieu, c’est son Secret d’Amour, il entre dans sa vie publique par un chemin d’humilité et de pauvreté.


"Jésus leur disait : « Un prophète n’est méprisé que dans son pays, sa famille et sa propre maison. »

Et là il ne pouvait accomplir aucun miracle ; il guérit seulement quelques malades en leur imposant les mains. Il s’étonna de leur manque de foi. Alors il parcourait les villages d’alentour en enseignant." Les personnes de notre entourage peuvent nous transmettre l’Evangile, mais il nous est souvent difficile d’accepter leur témoignage. Lorsque nous écoutons un inconnu, « venu d’ailleurs, » nous sommes semble-t-il plus attentifs. Il arrive souvent que Dieu nous parle par des personnes de notre entourage à des moments importants de notre vie. Il nous faut être prêts à les accueillir dans ce qu’ils ont de vrai et de bon à nous dire ! Les limites et les faiblesses de ceux qui nous transmettent l’Evangile ne doivent pas nous servir de prétexte pour refuser d’écouter le contenu de leur message. C’est le mystère du rayonnement des pauvres, mystère du Dieu amour, qui passe « en dessous » de l’orgueil des sages et des savants. C’est en effet une vérité de toujours, nous sommes en avance sur notre temps et sur son entourage immédiat grâce à l’Esprit Saint qui nous accompagne sans cesse. Au sein de leur propre communauté, les témoins peuvent bien souvent rencontrer mépris et critique.


Citation :
Nous demandons la grâce d’entendre la Parole vivante de Jésus.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Saint Hilaire (v. 315-367)
Évêque de Poitiers et Docteur de l'Église

La Trinité, 12, prière finale (trad. DDB 1981, p. 154)

« Il ne fit pas beaucoup de miracles à cet endroit-là
à cause de leur manque de foi »

Je t'en prie, Père Saint, Dieu tout-puissant, conserve intacte la ferveur de ma foi et, jusqu'à mon dernier souffle, donne-moi de conformer ma voix à ma conviction profonde. Oui, que je garde toujours ce que j'ai affirmé dans le credo proclamé lors de ma nouvelle naissance, lorsque j'ai été baptisé dans le Père, le Fils, et l'Esprit Saint. Accorde-moi de t'adorer, toi notre Père, et ton Fils qui avec toi est un seul Dieu ; fais que j'obtienne ton Esprit Saint qui procède de toi, par ton Fils unique.

    Ma foi a pour elle un excellent témoin : celui qui déclare : « Père, tout ce qui est à moi est à toi, et tout ce qui est à toi est à moi » (Jn 17,10). Ce témoin, c'est mon Seigneur Jésus Christ, lui qui est toujours Dieu, en toi, de toi et avec toi, lui qui est béni dans les siècles des siècles. Amen.


















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du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !


Dernière édition par Admin le Mer 11 Juil 2018 - 11:16, édité 4 fois (Raison : Etrange qu'en 24 h le lien suivant copier coller : https://www.aelf.org/2018-07-08/romain/messe , devienne : https://www.aelf.org/2018-07-07/romain/messe , Bravo !)
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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Lun 9 Juil 2018 - 14:19

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Lundi 9 Juillet 2018 : Le lundi de la 14e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Lundi 9 Juillet)



Saint Jean de Cologne, Prêtre o.p. et dix-huit religieux « Martyrs de Gorcum » († 07 juillet 1572)
Pour Approfondir : Les martyrs de Gorcum - Bibliothèque Saint Libère

Sainte Véronique Giuliani, Vierge, Clarisse, o.f.m. (Ordre des Frères Mineurs) (1660-1727).

Saints Augustin Zhao Rong († 1815) et 119 Compagnons, Martyrs en Chine († 1648 - 1930).

Sainte Pauline du Cœur agonisant de Jésus (Santa Paulina do Coração Agonizante de Jesus),
Fondatrice de la Congrégation des petites Sœurs de l'Immaculée Conception (1865-1942).


Bienheureuse Marija de Jésus Crucifié Petković, vierge et Fondatrice de
la Congrégation des Filles de la Miséricorde (1892-1966).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

" Tandis que Jésus leur parlait ainsi, voilà qu’un notable s’approcha. Il se prosternait devant lui en disant : « Ma fille est morte à l’instant ; mais viens lui imposer la main, et elle vivra. »

Jésus se leva et le suivit, ainsi que ses disciples. Jésus est toujours disponible et chacun est important pour lui. Partout où il passe, il fait le bien. Jésus attend et il nous accueille avec douceur et humilité. Il nous demande d’avoir foi en Lui. Le notable de l’Evangile est pris par l’affolement que provoque en lui sa souffrance. Jésus l’écoute et le suit avec ses disciples. Comme cet homme, nous espérons dans le don de la vie. Cependant que de résistances sont encore chez nous face à l’espérance de la vie apportée par Jésus ! Et pourtant Jésus fait son œuvre de salut en chacun de nous, c’est pourquoi ce chef ne s’arrête pas à la mort de sa fille, il va à la rencontre du Seigneur avec la certitude qu’elle vivra si seulement il lui impose les mains. Aujourd’hui encore nous entrons dans cette démarche de foi qui nous fait toucher Jésus qui nous sauve. Nous croyons qu’il peut nous sauver et qu’il vient encore jusqu’à nous, malgré nos résistances, car nous croyons que Dieu est bon, que nous sommes créés à son image et à sa ressemblance. L’humanité est comme cette pauvre femme qui s’en va, perdant sa vie. Elle souffre, comme cette petite fille déjà morte que Jésus va rencontrer. Jésus continue sa course de salut pour la vie.


"Et voici qu’une femme souffrant d’hémorragies depuis douze ans s’approcha par-derrière et toucha la frange de son vêtement. Car elle se disait en elle-même : « Si je parviens seulement à toucher son vêtement, je serai sauvée. »

Jésus se retourna et, la voyant, lui dit : « Confiance, ma fille ! Ta foi t’a sauvée. » Et, à l’heure même, la femme fut sauvée. Ces deux personnes s’approchent de Jésus avec une grande foi. Toutes deux sont confrontées à des situations difficiles, la mort de sa fille pour l’un, et pour l’autre, une maladie de longue date. Ils viennent à Lui pour demander une grâce, pour trouver auprès de Lui un réconfort. Le plus merveilleux est l’assurance avec laquelle ils demandent à Jésus des choses qui paraissent impossibles. Ils ont la certitude qu’ils seront écoutés et ils misent tout sur la réponse positive de Jésus, ils ont confiance en lui. La mort n’empêche pas l’espérance qui naît de la foi, car Dieu a vaincu la mort, et il est le garant de notre espérance. Jésus veut nous redonner la vie pour que nous soyons vivants d’une nouvelle vie divine. Par le mystère des sacrements, le Christ Jésus nous manifeste son amour, nous pouvons encore le toucher aujourd’hui dans la foi. C’est la foi de cette femme qui est à l’œuvre quand elle se dit : « Si je parviens seulement à toucher son vêtement, je serai sauvée. »


"Jésus, arrivé à la maison du notable, vit les joueurs de flûte et la foule qui s’agitait bruyamment. Il dit alors : « Retirez-vous. La jeune fille n’est pas morte : elle dort. »

Mais on se moquait de lui. Quand la foule fut mise dehors, il entra, lui saisit la main, et la jeune fille se leva. Et la nouvelle se répandit dans toute la région. Jésus trouve encore chez nous la même agitation qu’il va calmer ! C’est après avoir mis toutes nos objections dehors que le maître de la vie reprend notre vie en main et nous remet debout. Après avoir été guérie, la femme hémorroïsse est « sauvée » nous dit l’Évangile. Nous cherchons à « sauver » notre vie et celle des autres en donnant un sens à notre existence. C’est Jésus qui nous sauve de la mort et nous donne la force dans la maladie. Nous avons le devoir de donner un sens à notre vie et à vivre pour donner un sens à celle des autres. Il nous faut toucher Jésus et l’annoncer car Il est la Vie. Nous pouvons apporter la Vie à nos frères avec un témoignage joyeux, en priant pour eux. Voilà le véritable trésor qui demeure, car tout ce que nous faisons pour les autres est fait à Jésus qui nous donne la Vie.


Citation :
Nous demandons la grâce de ne pas résister à Jésus qui nous remet debout.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Saint Athanase (295-373)
Évêque d'Alexandrie et Docteur de l'Église

Sur l'Incarnation du Verbe, 8-9 (trad. bréviaire, 2 mai ;
cf SC 190, p. 288s)


« Il entra et saisit la main de la jeune fille, qui se leva »

Le Verbe, la Parole de Dieu, incorporel, incorruptible et immatériel, est arrivé dans notre région, bien qu'il n'en ait pas été loin auparavant. En effet, il n'avait laissé aucune partie de la création privée de sa présence, car il remplissait tout, lui qui demeure auprès de son Père. Mais il s'est rendu présent en s'abaissant à cause de son amour pour nous, et il s'est manifesté à nous... Il a eu pitié de notre race, il a eu compassion de notre faiblesse, il a condescendu à notre condition périssable. Il n'a pas accepté que la mort domine sur nous ; il n'a pas voulu voir périr ce qui avait commencé, ni échouer ce que son Père avait accompli en créant les hommes. Il a donc pris un corps, et un corps qui n'est pas différent du nôtre. Car il ne voulait pas seulement être dans un corps ou seulement se manifester. S'il avait voulu seulement se manifester, il aurait pu réaliser cette théophanie avec plus de puissance. Mais non : c'est bien notre corps qu'il a pris...

     Le Verbe a pris un corps capable de mourir afin que ce corps, en participant au Verbe qui est au-dessus de tout..., reste impérissable grâce au Verbe qui y demeure, et afin de délivrer de la dégradation définitive tous les hommes par la grâce de la résurrection. Le Verbe a offert donc à la mort le corps qu'il avait pris, comme un sacrifice et une victime sans aucune tache ; et aussitôt il a anéanti la mort en délivrant de la mort tous les hommes ses semblables par l'offrande de ce corps qui leur ressemble.

     Il est juste que le Verbe de Dieu, supérieur à tous, qui offrait son propre temple, son corps, en rançon pour tous, ait payé notre dette par sa mort. Uni à tous les hommes par un corps semblable, il est juste que le Fils incorruptible de Dieu revête tous les hommes d'incorruptibilité, selon la promesse apportée par sa résurrection. Car la corruption elle-même, impliquée dans la mort, n'a plus aucun pouvoir sur les hommes à cause du Verbe qui demeure parmi eux dans un corps unique.


















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Mar 10 Juil 2018 - 11:57

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Mardi 10 Juillet 2018 : Le mardi de la 14e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Mardi 10 Juillet)


Sainte Félicité et ses Sept Fils, Martyrs († 150).
Pour Approfondir : Sainte Félicité et ses sept fils, martyrs à Rome. 150.

Sainte Rufine et Sainte Seconde, Vierges et Martyres (IIIème s.).

Saint Pasquier, Vingtième évêque de Nantes (7ème s.)
Pour Approfondir : Saint Pasquier, ou saint Pasquaire ou encore saint Pascharius,
Évêque de Nantes, Confesseur. VIIe.


Saint Antoine de Kiev Moine reclus de la Laure des Grottes de Kiev (+ 1073)

Saint Ulric * Bénédictin à Zell, près de Fribourg-en-Brisgau (+ 1093)

Saint Knud IV le Saint, Roi du Danemark, Martyr (1040-1086).

Bienheureux Emmanuel Ruiz et ses compagnons, Martyrs(† 1860)

Vénérable Antoine Kowalczyk, Oblat de Marie Immaculée, Missionnaire
dans l’Ouest canadien (1866-1947).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Comme ils s’en allaient, on lui amena un démoniaque muet. Le démon chassé, le muet parla.

Et les foules, étonnées, disaient : Jamais rien de semblable ne s’est vu en Israël. Mais les pharisiens disaient : C’est par le prince des démons qu’il chasse les démons !" Jésus parcourait les villes et les villages, enseignant dans leurs synagogues, proclamant la Bonne Nouvelle du Royaume. Jésus veut le bonheur de l’homme qu’il cherche sans relâche et de tout son cœur. Un combat se livre en chacun de nous et les Pharisiens choisissent de vivre avec le menteur plutôt qu’avec Jésus. Dans nos combats, avec nos faiblesses et nos tentations, nous nous rendons compte que nous serons confrontés aux mêmes choix qu’au temps de Jésus. La Bonne Nouvelle, c’est cet Amour nouveau qui est arrivé jusqu’à nous ! Jésus est l’homme « guérissant toute maladie et toute infirmité » ! C’est merveilleux de découvrir le cœur de Jésus qui annonce l’amour infini du Père. Cet amour du Père nous donne le cœur de Jésus qui délivre tous les souffrants. « Voyant les foules ! » Le regard de Jésus s’étend à l’infini car les foules sont fatiguées, abattues.


"Jésus parcourait toutes les villes et les villages, il enseignait dans leurs synagogues, proclamait la bonne nouvelle du Règne et guérissait toute maladie et toute infirmité.

A la vue des foules, il fut ému, car elles étaient lassées et abattues, comme des moutons qui n’ont pas de berger." Jésus peut rassasier la faim de Dieu des hommes en dépit de leurs misères, de leurs souffrances, de leur indifférence. Les hommes qui sont éloignés de Dieu en ont encore plus besoin. Le regard de Jésus n’est pas un regard extérieur de critique, un discours moralisant, c’est un regard de tendresse, de miséricorde, de compassion. « Voyant les foules ! » Nous pourrions penser que Jésus va envoyer immédiatement ses disciples en mission leur disant : « Allez ! » Non, Jésus dit : « La moisson est abondante, les ouvriers sont peu nombreux ! Priez donc le maître de la moisson. » Le cœur blessé de Jésus s’exprime ainsi devant la blessure de son peuple. Le Prophète Osée l’a annoncé dans la première lecture : Son peuple ne sait plus reconnaître Dieu, ni même les choses de Dieu ! Quand il l’a reconnu et qu’il veut marcher sur le chemin de Dieu, mais très vite ce chemin se perverti. Dans son cœur, ils offrent des sacrifices pour me plaire, dit Dieu mais ce qu’ils ont donné d’une main, ils l’ont récupéré de l’autre main ! Or Dieu est là, attendant que nous revenions à lui.


"La moisson est abondante, les ouvriers sont peu nombreux , Priez donc le maître de la moisson. » !

Jésus voit mon cœur, il me propose de prêter main forte à la moisson par la prière. Nous demandons de regarder avec les yeux du Christ tellement de personnes qui sont prêtes à tomber dans ses bras si seulement quelqu’un les attirait. Le regard de Jésus est un regard de compassion, de tendresse et de miséricorde ! Les vrais ouvriers sont peu nombreux. C’est le Père, le Fils et le Saint-Esprit qui œuvrent au salut du monde. Dieu veut s’adjoindre des ouvriers. Marie est la première ouvrière qui croit que Dieu peut venir prendre corps au milieu de nous. Elle aime Jésus qui lui est donné dans l’Esprit Saint. C’est ainsi que commence le salut du monde. A l’autre extrémité de son chemin, à la Croix, dans le regard de la Vierge Marie qui est tout près de Jésus, il n’y a que compassion ! Dans sa grande douleur, elle regarde vers le Père car Jésus est vraiment l’homme des douleurs. Aujourd’hui, quand Marie regarde un souffrants de l’humanité, c’est son Enfant qu’elle y découvre, d’une manière vraiment mystérieuse. C’est vraiment le regard caché du Père qui regarde chacun de ses enfants pour le sortir de la misère, de la détresse. Coopérer à l’œuvre de sanctification du monde, c’est demeurer dans ce regard d’amour, c’est d’abord une présence. Demeurer ainsi en Dieu, laisser Dieu demeurer en nous de cette manière est bien difficile pour nous : « Priez donc le maître de la moisson ».


Citation :
Nous demandons la grâce de demeurer dans l’amour de Dieu, qui fait jaillir les sources d’eaux vives en nous.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Saint Jean Chrysostome (v. 345-407)
Prêtre à Antioche puis Évêque d'Alexandrie et Docteur de l'Église

Homélie sur la moisson abondante, 10, 2-3; PG 63, 519-521
(trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 107)


« La moisson est abondante »

Tous les travaux de l'agriculteur aboutissent naturellement à la moisson. Comment donc le Christ a-t-il appelé moisson une œuvre qui en était encore à ses débuts ? L'idolâtrie régnait sur toute la terre... Partout la fornication, l'adultère, la débauche, la cupidité, le vol, les guerres... La terre était emplie de tant de maux ! Aucune semence n'y avait encore été jetée. Les épines, les chardons et les mauvaises herbes qui recouvraient le sol n'avaient pas encore été arrachés. Aucune charrue n'avait encore été tirée, aucun sillon tracé.

     Comment donc Jésus peut-il dire que la moisson est abondante ? ... Les apôtres sont probablement bouleversés et déconcertés : « Comment pourrons-nous même ouvrir la bouche, nous tenir debout, devant tant d'hommes ? Nous, les Onze, comment corrigerons-nous tous les habitants de la terre ? Saurons-nous, si ignorants, aborder des savants ; nous si dépouillés, des hommes armés ; nous, des subordonnés, des autorités ? Nous ne connaissons qu'une langue, arriverons-nous à discuter avec les peuples barbares qui parlent des langues étrangères ? Qui nous supportera sans même comprendre notre langue ? »

     Jésus ne veut pas que de pareils raisonnements les plongent dans le désarroi. Aussi appelle-t-il l'Évangile une moisson. C'est comme s'il leur disait : « Tout est préparé, toutes les dispositions ont été prises. Je vous envoie récolter le grain mûr ; vous pourrez semer et moissonner le même jour. » Quand l'agriculteur sort de chez lui pour aller faire la moisson, il déborde de joie et resplendit de bonheur. Il n'envisage ni les peines ni les difficultés qu'il pourra rencontrer... Prêtez-moi votre langue, dit le Christ, et vous verrez le grain mûr entrer dans les greniers du roi. Aussi les envoie-t-il ensuite en leur disant : « Moi, je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde » (Mt 28,20).

















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Mer 11 Juil 2018 - 15:55

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Mercredi 11 Juillet 2018 : Saint Benoît de Nursie, Fondateur de l’Ordre des Bénédictins,
Patriarche (Père) des Moines d'Occident,  Co-Patron de l’Europe (480-547).



Les saints du jour (Mercredi 11 Juillet)


Saint Pie Ier, Pape (10ème) et martyr (142-157).
Pour Approfondir : Saint Pie Ier, pape et martyr. 156.

Sainte Euphémie de Chalcédoine, Martyre en Bithynie (+ 305).

Saints Placide et Sigisbert, Martyrs en Suisse († VII s.)
Pour Approfondir : Saints, martyrs et bienheureux en Suisse

Saint Hidulphe ou Hydulphe évêque (+ 707)

Ste Olga de Kiev
grand-mère de Saint Vladimir († 969)



Prière de Jean-Paul II en l'honneur de saint Benoît

"Ô saint Patriarche, nous vous invoquons : levez vos bras paternels largement ouverts vers le Très Sainte Trinité et priez pour le monde, pour l'Eglise, et particulièrement pour l'Europe, pour votre Europe dont vous êtes le patron céleste : pour que celle-ci n'oublie pas, ne refuse pas, ne rejette pas l'extraordinaire trésor de la foi chrétienne qui, pendant des siècles a animé et fécondé l'histoire et le progrès moral, civil, culturel, artistique de ses différentes nations ; que, par la vertu de sa matrice chrétienne, elle soit porteuse et génératrice d'unité et de paix parmi les peuples du continent et ceux du monde entier ; qu'elle garantisse à tous ses citoyens la sérénité, la paix, le travail, la sécurité, les droits fondamentaux, comme ceux qui concernent la religion, la vie de famille, le mariage.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

« Alors Pierre prit la parole et dit à Jésus : « Voici que nous avons tout quitté pour te suivre : quelle sera donc notre part ? »

Pierre a suivi Jésus avec ses compagnons, il est perplexe sur son devenir. Ils ont tout laissé : travail, famille, et ils se sont engagés à la suite du Christ. Quel sera le signe de leur réussite puisqu’ils n’ont ni argent, ni puissance, ni les satisfactions du monde. Jésus répond en parlant de l’accomplissement du monde et de l’avènement du Règne de Dieu. Pierre et les Douze vivront à l’écart entre le présent du monde, et le futur du Règne de Dieu où Jésus les comblera. Nous vivons dans cette espérance, avec la joie d’être dès maintenant tout donnés au Christ Jésus. « Ce qu’il y a pour nous, » c’est de continuer l’œuvre d’Amour de Jésus. Le Visage de Jésus est donné à Marie sa mère, elle resplendit les merveilles de Dieu. L’Amour infini de Jésus est inscrit dans l’épanouissement de notre visage humain. Jésus, l’envoyé du Père, descendra jusqu’au tréfonds des détresses humaines, dans l’enfer et dans la mort pour nous en libérer. Surabondant d’amour, Dieu nous fait participer à son Amour infini, jusqu’à ce que Jésus revienne dans la Gloire. Saint Benoît, patron de l’Europe et ses moines, ont mis à l’œuvre cet Amour de Jésus pour faire advenir l’avènement du Règne de Dieu.


"Jésus leur déclara : « Amen, je vous le dis : lors du renouvellement du monde, lorsque le Fils de l’homme siégera sur son trône de gloire, vous qui m’avez suivi, vous siégerez vous aussi sur douze trônes pour juger les douze tribus d’Israël."

Le génie de Benoît a été de se donner tout entier au Christ à la suite des Apôtres et d’apporter aux hommes une nouvelle forme d’existence. Benoît fonde une nouvelle famille religieuse fondée sur l’accueil de la grâce de Dieu et sur l’abandon de tout. C’est cette grâce qui noue entre les membres de la communauté un nouveau mode de relations qui n’est pas fondé sur la richesse, la puissance ou la satisfaction de soi. Cette famille rend peu à peu visible l’action de l’amour de Dieu qui transforme le monde. Le Saint-Esprit nous éclaire quand nous demeurons dans les liens de charité. Les apôtres, qui vivent la fatigue et la tentation, se réfugient dans le cœur de Jésus. Là, en Jésus, ils intercèdent auprès du Père qui n’est que tendresse et bonté. Ils tiennent bon dans ce combat pour établir le monde nouveau dans l’Amour. Dieu nous appelle à garder notre cœur dans la vérité en demeurant en lui. Pierre qui demande à Jésus ce qu’il y aura pour eux qui le suivent entend cette réponse : Ils recevront beaucoup plus, et ils auront en héritage la vie éternelle.


"Et celui qui aura quitté, à cause de mon nom, des maisons, des frères, des sœurs, un père, une mère, des enfants, ou une terre, recevra le centuple, et il aura en héritage la vie éternelle."

La miséricorde surabondante du cœur de Dieu passe dans nos vies données. Jésus nous donne de vivre notre foi dans la fécondité de l’amour, avec la sérénité de Saint Benoit. Notre espérance, c’est que l’Amour infini du cœur de Dieu transforme notre cœur. Par l’offrande de notre cœur, par le sacrifice de notre vie, nous voulons faire en sorte que le monde vive. Nous demeurons dans le cœur de Jésus, portés par la prière de l’Église. Par l’adoration, nous entrons dans le mystère de Jésus, et nous y demeurerons d’autant plus fortement que le combat est terrible. La recherche de Dieu dans la lecture attentive de sa Parole, dans la louange, nous aide à persévérer. Dans le combat spirituel, nous faisons l’expérience que chacun de nous, dans sa faiblesse, est signe d’espérance. En nous appuyant sur la communion avec chacun, nous progressons dans la conversion. Portés par l’Evangile qui nous rend heureux, nous vivons à la suite de Jésus qui a déjà accompli toutes choses en donnant sa vie sur la Croix, en ressuscitant, et en nous envoyant son Esprit-Saint !


Citation :
Nous demandons la grâce que le trésor d’amour du visage de Jésus resplendisse sur notre visage.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :







Saint Jérôme (347-420)
Prêtre, Traducteur de la Bible, Docteur de l'Eglise

Lettre (trad. rev. Tournay)

Tout quitter pour tout recevoir

Nous avons reçu plus que nous n'avons donné ; nous quittons de petites choses et nous trouvons des biens immenses. Le Christ rend au centuple ce qu'on fait pour lui : « Si tu veux être parfait, va, vends tout et donnes-en le prix aux pauvres. Puis, viens et suis-moi ». « Si tu veux être parfait » — les grandes choses sont toujours laissées à notre libre choix. De même l'apôtre Paul ne fait pas un commandement de la virginité (1Co 7), car Jésus a dit : « L'observe qui pourra ! Ce don vient de la miséricorde de Dieu » (cf Mt 19,12). « Si tu veux être parfait » ; on ne vous l'impose pas, afin que le sacrifice étant volontaire, le mérite en devienne plus grand. Et cependant, pour arriver à la perfection, il ne suffit pas simplement de mépriser les richesses et de donner ses biens, de se libérer de ce qu'on peut perdre et acquérir en un moment. Cela, les philosophes l'ont fait ; un chrétien doit faire plus qu'eux.

     Il ne suffit pas de quitter les biens terrestres, il faut suivre le Christ. Mais suivre le Christ, qu'est-ce que c'est ? C'est renoncer à tout péché, et adhérer à toute vertu. Le Christ, c'est la Sagesse éternelle, ce trésor qu'on trouve en un champ (Mt 13,44), dans le champ des Saintes Écritures. C'est la perle précieuse pour laquelle il en faut sacrifier beaucoup d'autres (Mt 13,46). Le Christ, c'est encore la sainteté, la sainteté sans laquelle personne ne verra la face de Dieu. Le Christ est notre rédemption, notre rédempteur ; il est notre rançon (1 Tm 2,6). Le Christ est tout : celui donc qui acceptera de tout quitter pour lui retrouvera tout en lui. Celui-là pourra dire : « Ma part d'héritage, c'est le Seigneur » (Ps 15,5)... Ne donnez pas seulement votre argent, si vous voulez suivre Jésus Christ. Donnez-vous vous-même à lui ; imitez le Fils de l'Homme qui n'est pas venu pour être servi, mais pour servir (Mc 10,45)..

















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Jeu 12 Juil 2018 - 13:23

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Jeudi 12 Juillet 2018 : Le jeudi de la 14e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Jeudi 12 Juillet 2018)


Sainte Véronique l'hémorroïsse guérie par le Christ (1er s.)

Saint Menou ou Saint Menulphe, Évêque de Quimper (7ème s.)
Pour Approfondir : Saint Menou, évêque de Quimper-Corentin et confesseur. VIIe.

Saint Jean Gualbert, Abbé de Vallombreuse (999-1073).
Pour Approfondir : Saint Jean Gualbert, bénédictin,
instituteur de la congrégation de Vallombreuse, abbé de Vallombreuse. 1073.


Saint Olivier Plunket Evêque d'Armagh, martyr (+ 1681)

Saints Louis Martin (1823-1894) et Zélie Guérin (1831-1877), parents de
Sainte Thérèse de Lisieux (19ème s.).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

"En chemin, proclamez que le règne des cieux s’est approché dit Jésus. N’acquérez ni or, ni argent, ni monnaie de bronze pour l’emporter à la ceinture, ni sac pour la route, ni deux tuniques, ni sandales, ni bâton, car l’ouvrier mérite sa nourriture."

"Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement." Nous annonçons la Bonne Nouvelle de Jésus que le Père a envoyé dans le monde, qui nous parle du Royaume de Dieu. C’est Lui, Jésus, notre sauveur, qui seul peut nous régénérer de l’intérieur et changer la société dans laquelle nous vivons. C’est lui qui annonce que le règne de Dieu progresse dans l’humanité au fur et à mesure que le mal recule et que le bien avance. La Mission des disciples de Jésus est d’annoncer et de donner l’amour infini de Dieu : Chacun de nous est aimé, choisi, envoyé en Mission par Jésus. Il nous faut donc comprendre et revêtir l’attitude, les sentiments de Jésus, ceux qui habitent son cœur. Jésus a choisi ses douze apôtres dans une surabondance d’Amour pour l’humanité et pour son Peuple. Il vient à nous dans la vulnérabilité de son cœur, de son amour. Il offre son amour gratuitement, qu’Il soit reçu ou non. Là où il est reçu, cet Amour réalise la vérité de l’amour.


"Dans toute ville ou tout village où vous entrerez, informez–vous pour savoir s’il s’y trouve quelqu’un qui est digne, et demeurez chez lui jusqu’à ce que vous partiez."

Jésus veut le salut de tout l’homme et le salut du monde entier. Jésus Sauveur, qui est mort à cause du péché des hommes, nous donne une nouvelle vie et nous retrouvons la grâce. C’est un grand mystère que nous vivons à notre baptême, nous sommes appelés à la Résurrection ! L’Évangile nous incite à la confiance lorsque notre vie s’enracine dans la personne du Christ. C’est par des liens d’amour que Dieu exprime sa tendresse à notre égard. Quand nous parlons de Dieu, nous sommes attentifs aux sentiments qui nous habitent. C’est à partir de nos expériences que nous expérimentons la parole de Dieu. L’humanité souffrante de Jésus dit quelque chose des sentiments que nous éprouvons dans notre cœur. L’expérience que nous faisons du rejet, de l’incompréhension de ceux que nous pouvons aimer, nous donne de « toucher » quelque chose les sentiments du cœur de Dieu. « Il n’a pas compris que je venais à son secours, que je les menais avec humanité, » dit Dieu à propos de ceux qui le rejette. Dans le mystère de l’incarnation, Jésus revêt notre chair humaine de son Amour, il habite le mystère de l’homme !


"En entrant dans la maison, saluez–la ; si la maison est digne, que votre paix vienne sur elle ; mais si elle n’est pas digne, que votre paix retourne vers vous."

Pour recevoir les dons du Royaume de Dieu, il nous faut être dans une bonne disposition intérieure. Jésus nous a fait entrer dans la tendresse de Dieu, il est parmi nous. Tous, nous avons été blessés par le refus de l’amour et Jésus nous a guéris. Il nous demande d’être des messagers de la paix, porteurs de la paix de Dieu. Jésus nous entraîne dans l’Amour, il nous fait habiter en lui. Nous savons que nous sommes aimés de Dieu en regardant vers lui : « Ils regarderont vers celui qu’ils ont transpercé. » Jésus nous a aimés jusqu’à en mourir, nous voulons faire de même car nous sommes créés à l’image et à la ressemblance de Dieu. Librement, nous accueillions son amour et nous demeurons en lui. Alors nous annonçons l’Évangile que nous vivons.


Citation :
Nous demandons la grâce d’habiter l’amour infini de Dieu, que nous demeurions dans cet amour qui nous divinise.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Saint Bonaventure (1221-1274)
Franciscain, Docteur de l'Eglise

Vie de Saint François, Legenda major, ch. 3
(trad. Vorreux, Documents, p. 581 rev.)


« Sur votre route, proclamez que le Royaume des cieux est tout proche »

[Le jeune] François assistait dévotement à la messe en l'honneur des apôtres ; l'évangile était celui où le Christ envoie ses disciples prêcher et leur enseigne la façon évangélique de vivre : « ni or ni argent, pas de monnaie dans la ceinture, pas de sac de voyage, pas de tunique de réserve, pas de chaussures, pas de bâton ». Dès qu'il eut compris et retenu ce texte, le voilà amoureux de cette pauvreté des apôtres et il s'écrie, transporté de joie : « Voilà ce que je veux ! Voilà ce que toute mon âme désire ! » Et sans attendre il ôte ses chaussures, laisse tomber son bâton de marche, abandonne besace et argent comme objets d'horreur, ne garde qu'une tunique, jette sa ceinture qu'il remplace par une corde : il met tout son cœur à réaliser ce qu'il vient d'entendre et à se conformer en tout à ce code de perfection donné aux apôtres.

     Un élan communiqué par Dieu le pousse dès lors à la conquête de la perfection évangélique et à une campagne de pénitence. Quand il parlait..., ses paroles étaient tout imprégnées de la force de l'Esprit Saint : elles pénétraient jusqu'au plus profond des cœurs et plongeaient ses auditeurs dans la stupéfaction. Toute sa prédication était une annonce de paix, et il commençait chacun de ses sermons par cette salutation au peuple : « Que le Seigneur vous donne la paix ! » C'est une révélation du Seigneur, déclara-t-il plus tard, qui lui avait appris cette formule...

     On parlait de plus en plus de l'homme de Dieu, de son enseignement si simple, de sa vie, et quelques-uns, à son exemple, étaient saisis par cet esprit de pénitence puis se sont joints à lui, quittant tout, et habillés comme lui, ont commencé à partager sa vie.
















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Ven 13 Juil 2018 - 15:02

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Vendredi 13 Juillet 2018 : Le vendredi de la 14e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Vendredi 13 Juillet)


Saint Esdras, Prophète de l'Ancien Testament (6ème s. av JC.). Prêtre et scribe.

Saint Silvain (ou Silas), disciple de Saint Paul (1er s.).

Sainte Mildred de Thanet Abbesse, fille du roi Merewald d'Anglie (+ 700)

Saint Thuriau ou Turiaf évêque (+ 750)
Pour Approfondir : Saint Thuriau, évêque de Dol-de-Bretagne. 749.

Saint Henri II, Empereur d'Allemagne, marié avec
Sainte Cunégonde (972-1024).


Bienheureux Jacques de Voragine, Frère Prêcheur, Archevêque
de Gênes (✝ 1298).

Pour Approfondir :
Bienheureux Jacques de Voragine, Dominicain, Archevêque de Gènes. 1298.

Bx Ferdinand-Marie Baccilieri, Prêtre et fondateur des :
« Servantes de Marie » (1821-1893)



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

Moi, je vous envoie comme des moutons au milieu des loups. Soyez donc avisés comme les serpents et purs comme les colombes.

Gardez–vous des gens, car ils vous livreront aux tribunaux et ils vous fouetteront dans leurs synagogues ; vous serez menés, à cause de moi, devant des gouverneurs et devant des rois ; ce sera un témoignage pour eux comme pour les non–Juifs. Avec cette Parole de Jésus nous entrons à l’intérieur d’un grand Don : Le mystère de l’Amour de Dieu pour nous. Jésus a pour nous des paroles fortes, il veut nous engager dans « un combat où la vie et la mort s’affrontent dans un duel prodigieux. » Nous sommes victorieux comme au jour de Pâques. « Je vous envoie comme des brebis au milieu des loups, dit Jésus. » Les loups ne viennent pas que de l’extérieur, il y en a aussi à l’intérieur de nous-mêmes, des passions désordonnées. Mais nous n’avons rien à craindre des loups qui manifestent leur hargne si nous avons peur d’eux. Nous pouvons avancer en faisant confiance à Jésus, sachant que pour lui, notre force est dans notre faiblesse. Dans la faiblesse, nous plaçons notre confiance, car Dieu est en nous, avec la toute puissance de son Amour. Nous pouvons, dans la joie de notre cœur tout donner à Jésus et aller de l’avant. Si nous sentons que nos amis et nos parents n’entrent pas dans la perspective du Royaume, nous prions pour eux. Mais la persécution est d’autant plus difficile à vivre pour nous, qu’elle vient de ceux que nous aimons.


"Mais quand on vous livrera, ne vous inquiétez ni de la manière dont vous parlerez ni de ce que vous direz ;

ce que vous direz vous sera donné à ce moment même ; car ce n’est pas vous qui parlerez, c’est l’Esprit de votre Père qui parlera en vous." Jésus a délivré ses apôtres de tout mal, il les a armés de la puissance de son Esprit Saint. Il les a rendus fermes comme le fer. Il leur prédit les maux qui vont leur arriver, et pas seulement ceux dont ils sont menacés, mais encore ceux qui leur arriveront durant tout le cours de leur vie. Il les a former de bonne heure à cette guerre si difficile et si dangereuse qu’ils allaient entreprendre contre les démons. Ces Paroles empêchent les apôtres d’attribuer les maux qu’ils souffriront à la faiblesse ou à l’impuissance de leur Maître. Ces Paroles les prévenaient des troubles où ils auraient pu tomber, s’ils avaient été surpris de ces afflictions contre leur attente. Nous sommes en effet les envoyés de Dieu, « l’Esprit de Dieu est en nous. » Dieu nous aime tellement qu’il s’engage avec nous au quotidien. Il manifeste toujours sa Victoire sur la mort et le découragement, la victoire de Pâques est pour nous. C’est l’amour infini de Dieu qui se révèle ainsi dans notre vie. Nous ne devons pas reculer, mais dire à Jésus combien nous voulons demeurer dans son amour. C’est l’Esprit du Père, le Défenseur qui donne le soutien de l’intérieur. Nous n’avons pas à chercher notre défense, Dieu se donne à nous dans la faiblesse.


"Quand on vous persécutera dans cette ville–ci, fuyez dans une autre. Amen, je vous le dis, en effet, vous n’aurez pas achevé de parcourir les villes d’Israël avant que vienne le Fils de l’homme.

Les Apôtres se rendent simplement à ce qu’on leur ordonne, et ils obéissent à ce qu’on leur commande, avec Jésus. Cette soumission est la preuve de la sagesse de Jésus qui apporte à chacun le remède et la consolation dont il a besoin. Si le combat devient trop difficile, nous ne laissons pas le loup nous déchirer, nous nous écartons d’un chemin de violence pour aller dans la ville voisine. Le Dieu d’amour se donne à l’intérieur de la faiblesse, de l’humilité et de la douceur. Sa seule puissance est celle de son amour. « Vous serez détestés de tous… mais celui qui aura persévéré jusqu’au bout, celui-là sera sauvé. » Persévérer, c’est demeurer dans l’amour qui donne la victoire. Jésus a vaincu la mort, c’est la fidélité de Dieu qui nous conduira jusque dans le Royaume de l’amour. Le Dieu d’amour nous a créés par Amour, nous voulons demeurer dans cet amour. Marie est notre modèle d’endurance, elle est le modèle parfait pour correspondre à la grâce, en restant fidèle jusqu’au bout. Elle a reçu la grâce de dire « oui » à Dieu généreusement et complètement, et elle vécut les conséquences de son don total, à chaque moment de sa vie. Nous sommes appelés à répondre à la grâce de Dieu dans notre vie avec la même force, le même amour sans réserve et la même persévérance.


Citation :
Nous demandons la grâce de suivre Jésus. Que tous les affligés du monde entrent dans la douceur de l’amour du cœur de Jésus.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Saint Jean XXIII (1881-1963)
Pape

Journal de l'âme, dimanche 13 août 1961
(trad. Le Cerf 1964, p. 475-477)


« Soyez prudents comme les serpents et candides comme les colombes »

Il faut traiter tout le monde avec respect, avec prudence et avec une simplicité évangélique... Il est conforme à l'exemple de Jésus de faire preuve de la simplicité la plus attirante, sans se départir d'ailleurs de la prudence des sages et des saints que Dieu aide. La simplicité peut susciter, je ne dis pas du mépris, mais une moindre considération de la part des malins. Peu importe si les malins, dont on ne doit tenir aucun compte, peuvent infliger quelque humiliation par leurs jugements et leurs mots d'esprit ; tout tourne à leur dommage et confusion. Celui qui est « simple, droit et craignant Dieu » est toujours le plus digne et le plus fort. À condition, naturellement, qu'il soit toujours soutenu par une prudence sage et avenante.

   Celui-là est simple qui n'a pas honte de confesser l'Évangile, même en face des hommes qui n'y voient qu'une faiblesse et un enfantillage, et de le confesser en toutes ses parties et en toutes les occasions et en présence de n'importe qui ; il ne se laisse pas tromper ou entraîner dans son jugement par le prochain, et il ne perd pas la sérénité de son âme, quelle que soit l'attitude que les autres prennent avec lui.

     Le prudent est celui qui sait taire une partie de la vérité qu'il serait inopportun de manifester, et qui peut se taire sans que son silence altère et falsifie la partie de vérité qu'il dit ; c'est celui qui sait atteindre les fins bonnes qu'il se propose, en choisissant les moyens les plus efficaces... ; c'est celui qui, en toute circonstance, distingue l'essentiel et ne se laisse pas embarrasser par l'accessoire... ; c'est celui qui, au départ de tout cela espère la réussite en Dieu seul...

     La simplicité n'a rien qui contredise à la prudence, ni inversement. La simplicité est amour ; la prudence est pensée. L'amour prie, l'intelligence veille. « Veillez et priez »(Mt 26,41). Dans une conciliation parfaite. L'amour est comme la colombe qui gémit ; l'intelligence, tournée vers l'action, est comme le serpent qui ne tombe jamais à terre ni ne se heurte, parce qu'il avance en tâtant de la tête toutes les inégalités de son chemin.
















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Sam 14 Juil 2018 - 11:57

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Samedi 14 Juillet 2018 : Le samedi de la 14e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Samedi 14 Juillet)


Saint Camille de Lellis, Prêtre et Fondateur d'un Ordre
d'infirmiers « les Camilliens » (1550-1614).


Saint Nicodème, L'Hagiorite de la Sainte Montagne,
Moine Orthodoxe (+ 1809).


Bienheureuse Angelina de Corbara, Tiers-Ordre régulier
de Saint François (✝ 1435).


Bienheureux Ghébré Mikaël, Prêtre Lazariste et Martyr 749.

Vénérable Humbert de Romans, Maître général de l'Ordre
des Dominicains (✝ 1277)



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

Si les gens ont traité de Béelzéboul le maître de maison, ce sera bien pire pour ceux de sa maison.

Ne craignez donc pas ces gens-là ; rien n’est voilé qui ne sera dévoilé, rien n’est caché qui ne sera connu. Ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le en pleine lumière ; ce que vous entendez au creux de l’oreille, proclamez-le sur les toits. Jésus nous dit de proclamer son Evangile sur les toits, sans craindre les hommes. Il nous annonce les risques de cet envoi en mission : la division de la famille, le rejet, l’humiliation, les moqueries, des souffrances, la mort même. Mais Jésus nous dit clairement que ce n’est pas cela qu’il faut craindre. Il veut nous faire comprendre que la vie, la véritable vie est ailleurs. Que perdre le sens de la vraie vie est un risque beaucoup plus grand, car ceux qui peuvent tuer le corps ne peuvent rien contre l’âme. Le seul véritable danger serait que nous nous séparions de l’amour de Dieu. Mais nous choisissons l’amour de Dieu au delà de notre position sociale, ecclésiale, ou un quelconque autre intérêt. Dans la dimension humaine, il n’est pas impossible que l’élève arrive à surpasser celui qui lui a enseigné une discipline donnée. Mais quand il s’agit de la sagesse de Jésus, jamais rien enrichira la valeur de sa Parole. Nous devons prendre garde de ne pas dénaturer la Bonne Nouvelle.


Ne craignez pas ceux qui tuent le corps sans pouvoir tuer l’âme ; craignez plutôt celui qui peut faire périr dans la géhenne l’âme aussi bien que le corps.

Deux moineaux ne sont-ils pas vendus pour un sou ? Or, pas un seul ne tombe à terre sans que votre Père le veuille. Quant à vous, même les cheveux de votre tête sont tous comptés. Jésus nous montre le Père qui veille sur tous nos faits et gestes, tout comme il connaît le vol du moineau. Cette image crée en nous une immense confiance en notre Père du ciel. Tout comme l’enfant se sent en sécurité quand il sait que sa mère ou son père sont présents, ainsi, dans nos vies, il n’y a aucune crainte puisque que notre Père du ciel veille sur nous. Jésus se porte garant pour nous devant son Père. Nous lui ouvrons sans cesse notre cœur pour reconnaître et célébrer sa constante présence dans notre vie. Nous croyons en son amour et en sa puissance infinie pour nous transformer et transformer le monde. C’est la grâce de Dieu qui accomplit la mission que Jésus nous a confiée. Nous voulons l’aimer de cet amour qui est un total abandon et faire notre travail d’évangélisation toujours et partout. Jésus nous lance proclamer son Évangile sur les toits, sans craindre les hommes, il nous dit clairement qu’il ne faut ne rien craindre.




« Soyez donc sans crainte : vous valez bien plus qu’une multitude de moineaux.

Quiconque se déclarera pour moi devant les hommes, moi aussi je me déclarerai pour lui devant mon Père qui est aux cieux. Mais celui qui me reniera devant les hommes, moi aussi je le renierai devant mon Père qui est aux cieux. Jésus nous ouvre les yeux sur le fait que si nous sommes ses disciples, nous serons rejetés, incompris, que nous allons rencontrer des difficultés, et que nous serons maltraités. Mais la vie, la beauté de la vie est son sens, c’est le seul et véritable Amour. Ceux qui peuvent tuer le corps ne peuvent rien contre l’âme, contre le cœur de l’homme. Est-ce que je choisis d’abandonner l’amour de Dieu afin de protéger ma vie, ma position sociale, ou un quelconque autre intérêt ? La vie de Jésus est un témoignage ininterrompu de la vérité. Le don du Saint-Esprit en nous bannit toute crainte, Dieu nous aime, il veut nous voir debout, bien au-delà de toutes les misères dont nous pouvons être infligés. Il est le Dieu qui est pardon, miséricorde et tendresse, car il est sans cesse Amour infini. Nous avons la grâce de découvrir sans cesse ce Dieu qui est amour.


Citation :
Nous demandons la grâce d’être établi dans l’amour infini de Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Odes de Salomon (texte chrétien hébraïque du début du 2e siècle)
N°5 (trad. coll. Pères dans la foi, n°97, p. 26)

« Ne craignez pas... Soyez sans crainte »

Je te rends grâces, Seigneur,
parce que je t'aime.
Très-Haut, ne m'abandonne pas,
car tu es mon espoir.
Gracieusement j'ai reçu ta grâce,
c'est elle qui me fait vivre.

Mes persécuteurs viendront,
et ils ne me verront plus.
Un nuage d'obscurité tombera sur leurs yeux,
et un air de ténèbres les obscurcira.
Ils n'auront plus de lumière pour voir,
ils ne pourront plus me saisir. ~

Ils ont médité un plan,
et il s'est anéanti pour eux.
Ils ont conçu des projets méchants
et les voilà dépouillés.

Dans le Seigneur est mon espoir,
je n'ai point de crainte.
Le Seigneur est mon salut,
je n'ai point de crainte.
Il est comme une couronne sur ma tête,
je ne chancellerai pas.

Quand même tout l'univers chancellerait,
je resterai debout.
Si tout ce qui est visible périt,
moi je ne mourrai pas.
Car le Seigneur est avec moi,
je suis avec lui.
Alléluia  !















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Dim 15 Juil 2018 - 14:34

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Dimanche 15 Juillet 2018 : Quinzième dimanche du temps ordinaire


Les saints du jour (Dimanche 15 Juillet)


Saint Jacques de Nisibe, 1er Évêque de Nisibe en Mésopotamie († vers 338-350).

Saint Vladimir de Kiev Grand Prince de Kiev (+ 1015)
En savoir + : Mémoire de Saint Vladimir, grand-prince de Kiev,
Égal-aux-Apôtres et illuminateur du peuple russe


Saint Bonaventure, Cardinal-Évêque et Docteur de l'Église (1221-1274).
En savoir + : Saint Bonaventure, de l'ordre des Frères mineurs,
cardinal-évêque d'Albano, docteur de l'Eglise. 1274.


Bienheureuse Anne-Marie Javouhey, Fondatrice de la Congrégation des
« Sœurs de Saint-Joseph de Cluny » (1779-1851).

En savoir + : Anne-Marie Javouhey, (1779-1851)


Prière avant la lecture

Jésus, Fils de Dieu,
en qui demeure la plénitude de la Divinité,
Tu appelles tous les Baptisés « à avancer au large »,
en parcourant le chemin de la sainteté.
Suscite dans le cœur des jeunes le désir
d'être des témoins de la puissance de ton Amour
dans le monde d'aujourd'hui.
Remplis-les de Ton Esprit de force et de prudence,
pour qu'ils soient capables de découvrir la pleine Vérité
sur eux-mêmes et leur vocation propre.
Notre Sauveur,
envoyé par Le Père pour révéler son Amour Miséricordieux,
fais à ton Église
le don de jeunes prêts à avancer au large,
pour être parmi leurs frères une manifestation
de ta présence qui renouvelle et qui sauve.

Vierge Sainte, Mère du Rédempteur,
guide assuré dans le chemin vers Dieu et le prochain,
toi qui as conservé ses paroles dans l'intimité de ton cœur (Lc 2,19),
soutiens par ton intercession maternelle
les familles et les communautés ecclésiales,
afin qu'elles aident les adolescents et les jeunes
à répondre généreusement à l'appel du Seigneur.
Amen.Saint Jean-Paul II (1920-2005), Pape.
Message pour la 42e Journée mondiale de prière pour les vocations.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

Lorsque vous priez, ne rabâchez pas comme les païens : ils s’imaginent qu’à force de paroles ils seront exaucés. Ne les imitez donc pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin avant même que vous l’ayez demandé.

Jésus envoie ses douze apôtres sur les routes. Alors ceux-ci lui demandent de leur apprendre à prier. En effet Jésus a la maîtrise des esprits mauvais, eux se sentent si démunis ! Or il y a une dimension spirituelle à cette mission qui dépasse les capacités humaines, quelles que soient les personnes. Les Douze posent à Jésus les questions les plus naïves mais Jésus leur fait confiance. Il leur apprend, que pour porter l’Évangile aux extrémités de la terre, nous sommes le peuple de Dieu envoyé par lui, pour prier comme lui, dans l’Esprit Saint notre Père des cieux. C’est par la prière que nous travaillons à l’édification du Corps du Christ. La moisson est abondante et les ouvriers peu nombreux, « priez » le Père dit Jésus. L’apôtre invité à annoncer la bonne nouvelle le fait les mains vides, il puise sa force en Dieu et s’appuie sur lui. C’est Dieu seul qui convertit les cœurs. Le dénuement et la pauvreté sont la condition de toute prière. Il nous faut devenir « des fils du Père par Jésus Christ, » qui prient comme lui et avec lui. L’Église participe à la prière du Christ, elle participe à sa mission, c’est la fécondité de son ministère. Épousée par le Christ, l’Église reçoit la grâce dans la prière.


Vous donc, priez ainsi : Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié.

Que ton règne vienne ; que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Ces hommes, selon la confiance que Jésus leur accorde, sont capables de se tourner vers le Père. A la Pentecôte, grâce au don de l’Esprit Saint, ils seront remplis de la vie et de la force de Jésus ressuscité. Aujourd’hui, ils ont les paroles de Jésus qui leur apprend sa propre prière. Ils lui font confiance et cela suffit déjà à leur faire réaliser des merveilles. Nous savons que la confiance peut être trahie, lorsque les temps seront devenus plus difficiles. Des questions concernant Jésus en qui ils ont mis leur foi, viendront s’imposer à eux. Entrés dans la nouvelle filiation des « enfants » du Père, et mus par l’Esprit Saint, nous sommes devenus les enfants d’un Père tendrement aimé qui va nous fortifier. Nous nous adressons à lui pour faire grandir son règne d’amour. Quoiqu’il nous arrive, nous voulons faire sa volonté qui est lumière, et entrer dans la mission de Jésus. Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ. Dans les cieux, il nous a comblé de sa bénédiction, pour que nous soyons saints, irréprochables sous son regard. C’est parce que nous sommes les enfant du Père que nous donnons, dans l’Esprit Saint, la joie autour de nous.


Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour. Remets-nous nos dettes, comme nous les avons remises nous-mêmes à ceux qui nous devaient.

Et ne nous soumets pas à la tentation, mais délivre-nous du Mal. Jésus fait confiance à chacun de nous, il nous manifeste une confiance infinie. Il manifeste à notre égard cette même confiance qu’il a manifestée à ses disciples. Il nous donne son Esprit Saint pour nous mettre à son école. Nous sommes donc parfaitement équipés pour chasser les démons, guérir ceux qui nous sont confiés, annoncer l’évangile du salut en tout temps et en tous lieux : montrons-nous dignes de la confiance qui nous est faite, et accordons-la largement à ceux qui nous entourent. Par le baptême nous faisons partie du peuple de Dieu : Peuple de prêtres, de prophètes et de rois. Dieu qui donne le pain à ses enfants, leur montre le chemin de la vie. Ils touchent nos cœurs par son pardon. Mus par l’Esprit Saint, accueillant le don de Dieu, nous pouvons pardonner à notre tour. Nous sommes le temple du Dieu qui règne dans notre vie par son amour. Le mal est rejeté, nous pouvons témoigner de ce qui appartient à Dieu seul, l’amour infini.


Citation :
Nous demandons à Dieu la grâce d’être prière dans le Corps du Christ.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Saint Cyrille d'Alexandrie (380-444)
Evêque et Docteur de l'Église

Commentaire évangile de Jean 12,1

« Pour la première fois, il les envoie »

Notre Seigneur Jésus Christ a institué des guides et des enseignants pour le monde entier, et des «  intendants de ses mystères de Dieu » (1Co 4,1). Il leur a prescrit de briller et d'éclairer comme des flambeaux non seulement dans le pays des juifs…, mais partout sous le soleil, pour les hommes habitant sur toute la surface de la terre (Mt 5,14)…

     Il voulait envoyer ses disciples comme le Père l'avait envoyé lui-même (Jn 20,21) ; ceux qui étaient destinés à être ses imitateurs devaient donc découvrir pour quelle tâche le Père avait envoyé son Fils. Et lui-même nous a expliqué de diverses manières le caractère de sa mission. Il a dit un jour : «  Je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs pour qu'ils se convertissent » (Lc 5,32). Et encore : «  Je suis descendu du ciel non pas pour faire ma volonté, mais la volonté de celui qui m'a envoyé » (Jn 6,38). Et une autre fois : «  Dieu n'a pas envoyé son Fils dans le monde pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui » (Jn 3,17).

     En disant qu'il les envoie comme le Père l'avait envoyé lui-même, il résumait donc en quelques paroles le rôle des apôtres. Ils sauraient ainsi qu'ils doivent appeler les pécheurs à se convertir, soigner les malades, corporellement et spirituellement ; dans leurs fonctions d'intendants, ne chercher aucunement à faire leur propre volonté, mais la volonté de celui qui les a envoyés ; et enfin, sauver le monde dans la mesure où il recevra les enseignements du Seigneur.















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Mar 17 Juil 2018 - 14:24

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Mardi 17 Juillet 2018 : Le mardi de la 15e semaine du temps ordinaire


Les Saints du jour (Mardi 17 Juillet]


Sainte Marine (Sainte Marguerite en Occident), Martyr (vers 270)

St Alexis, Pèlerin et mendiant († VE S.)
En savoir + : Saint Alexis de Rome, confesseur et mendiant. 404.

Saint Léon IV Pape (103 ème) de 847 à 855 (+ 855)

Sainte Hedwige 1ère, Reine de Pologne (1374-1399).

16 Bienheureuses Carmélites de Compiègne, Religieuses martyres
de la Révolution française (✝ 1794).



Chanson composée par Sœur Julie-Louise, le jour de
Notre Dame du Mont-Carmel, à la Conciergerie sur l’air de La Marseillaise :


« Livrons nos cœurs à l'allégresse,

Le jour de gloire est arrivé.

Loin de nous la moindre faiblesse.

Le glaive sanglant est levé ! [bis]

Préparons-nous à la victoire

Sous les drapeaux d'un Dieu mourant ;

Que chacun marche en conquérant ;

Courons tous, volons à la gloire !

Ranimons notre ardeur :

Nos corps sont au Seigneur.

Montons, montons

À l'échafaud, et Dieu sera vainqueur. »



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

Jésus se mit à faire des reproches sévères aux villes dans lesquelles avaient eu lieu la plupart des miracles, et qui n’avaient pas voulu changer radicalement, parce qu’elles ne s’étaient pas converties.

« Malheureuse es-tu, Corazine ! Malheureuse es-tu, Bethsaïde ! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon, il y a longtemps que les gens y auraient pris le vêtement de deuil et la cendre en signe de pénitence. La personne qui aime sincèrement manifeste son amour en montrant à ses frères ce qu’elle vit d’incompréhensible et de difficile. Nous ouvrir à l’autre sans cesse est la meilleure condition pour aimer. Dire sa souffrance à son ami est la marque d’un amour véritable : « Malheureuse es-tu, » est un cri de Jésus fait en confidence. « Si vous ne tenez pas à moi, vous ne pouvez pas tenir, » dit-il encore. Sans cesse les aimés s’envoient des signes, des messages qu’il leur faut comprendre. Jésus nous donne l’exemple de ces confidences dans la Parole d’aujourd’hui. Par sa vie, il dit les merveilles que Dieu nous fait. Elles suscitent en nous une action de grâce, un merci. Nous aimons les dons de Dieu, mais il faut aimer et nous attacher au Dieu des dons bien davantage. A la personne de Jésus qui nous donne vie va notre attachement et notre reconnaissance. Nous épousons alors les sentiments de son cœur, et nous nous trouvons assoiffés d’amour, de justice et de vérité.


"Et toi, Capharnaüm, seras–tu élevée jusqu’au ciel ? Tu seras abaissée jusqu’au séjour des morts ; car si les miracles qui ont été faits chez toi avaient été faits à Sodome, elle demeurerait encore aujourd’hui !

Jésus a vécu l’expérience du délaissement des gens de ces bourgades, il en souffre d’une grande douleur. Ses appels à la conversion manifestent son attente. Il voudrait voir notre réponse de foi au Dieu de l’Alliance. Nous recevons comme un du ce qui nous est si abondamment donné gratuitement. Ce qui est un don de l’amour de Dieu devient normal. Nous perdons alors la ferveur, l’émerveillement et l’action de grâce. Dieu a posé des signes évidents de son Amour et son Peuple n’a pas répondu. Nous recevons les bienfaits de Dieu comme si nous n’étions « pas concernés par le Donateur. » Progressivement des « glissements » s’opèrent dans notre cœur. De l’enfant émerveillé du Père qui reçoit tout avec action de grâce, nous pouvons devenir des personnes blasées. Il s’agit de revenir à notre fidélité d’enfant de Dieu. Il nous faut retrouver le chemin de notre identité, le chemin de foi qui donne consistance à notre vie. Sinon, sans y prendre garde, nous accaparons les dons de Dieu comme de notre propre bien et nous ne voyons plus que Dieu prend soin de nous.


"C’est pourquoi, je vous le dis, au jour du jugement, ce sera moins dur pour le pays de Sodome que pour toi."

Si Jésus crie ces reproches, c’est parce que son cœur est blessé devant notre indifférence. Nous recevons la guérison de notre être par ses paroles qui nous appellent à un véritable don d’amour qui nous rendra libre. Il s’agit pour nous d’entrer dans l’émerveillement et la reconnaissance. Entrer dans la réciprocité de l’amour va se traduire par un amour du prochain plus vrai. Il nous faut garder une ambiance amicale qui serait trompeuse avec notre voisinage. Jésus nous dit combien Dieu nous aime, comme il veut que notre cœur soit proche de son cœur ! Notre vie est heureuse quand elle est accordée au cœur de notre Père. Nous reconnaissons alors que nous n’assumons pas bien notre identité d’enfant de Dieu. Puisons dans l’appel de Jésus les ressources pour rebondir, pour nous réveiller, pour nous ouvrir à la conversion. Jésus veut que nous prenions au sérieux les dons que le Père nous donne. Il veut que nous allions puiser aux sources de son amour ! Le réveil de notre cœur sera l’action de grâce envers les dons de Dieu vécu au secret de notre cœur, et le souci du faible et du pauvre !


Citation :
Nous demandons à Dieu la grâce d’un amour qui se répand de plus en plus en action de grâce.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Saint Jacques de Saroug (v. 449-521)
Moine et Évêque syrien

Poème (trad. P. Grelot ; cf Orval)

Se convertir et revenir au Seigneur

Je reviendrai à la maison de mon Père comme le prodigue (Lc 15,18), et je serai accueilli. Comme il a fait, lui, ainsi ferai-je : ne m'exaucera-t-il pas ?... Car je suis mort par le péché, comme d'une maladie ; relève-moi de ma ruine, que je loue ton nom ! Je t'en prie, Maître de la terre et du ciel, viens à mon aide et montre-moi ton chemin, que j'aille vers toi. Amène-moi vers toi, Fils du Très-Bon, et mets le comble à ta miséricorde. J'irai vers toi et là je me rassasierai, dans l'allégresse. Le froment de vie, mouds-le pour moi en cette heure où je suis épuisé.

     Je suis parti à ta recherche et le Mauvais m'a épié comme un voleur (cf Lc 10,30). Il m'a lié et enchaîné dans les plaisirs du monde mauvais ; il m'a incarcéré dans ses plaisirs et m'a fermé la porte au nez ; et personne qui me libère pour que je parte à ta recherche, ô bon Seigneur !... Je désire, Seigneur, être à toi et marcher avec toi. Voici que je médite sur tes commandements, nuit et jour (Ps 1,2). Donne-moi ce que je demande et accueille mes prières, ô miséricordieux ! Ne tranche pas, Seigneur, l'espoir de ton serviteur, car il t'attend.















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du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
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Lumen
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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Hier à 14:31

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Mercredi 18 Juillet 2018 : Le mercredi de la 15e semaine du temps ordinaire


L'Eglise fête aujourd'hui : Notre-Dame de Bonne Délivrance.


Les Saints du jour (Mercredi 18 juillet)


Saint Emilien , Martyr (+ 362)

Saint Arnoul de Metz, Évêque (+ 641).
En savoir + : Saint Arnoult, évêque de Metz. 640.

Saint Simon de Lipnica, Prêtre o.f.m., de l’Ordre des Frères Mineurs (+ 1482).


Prière à Notre-Dame de Bonne Délivrance (texte ancien intégral) :

Je vous supplie,
ô très sainte et sacrée Vierge Marie,
digne Mère de Dieu !
d’avoir pitié de moi, pauvre, pécheur,
de m’obtenir de votre très cher Fils, notre Sauveur Jésus-Christ
la sainteté et la santé du corps et de l’esprit,
ainsi qu’il sera convenable
pour sa plus grande gloire et pour mon salut ;
car souvent sa divine Majesté,
par une bonté et miséricorde infinie,
permet qu’il nous arrive des infirmités et des maladies,
afin de nous faire rentrer en nous-mêmes,
et de nous exciter à nous corriger et à nous convertir à lui :
Et comme sa divine Providence a ordonné
que nous vous honorions et invoquions sous divers titres,
et principalement sous celui de
Notre-Dame de Bonne-Délivrance ;
cela fait que j’ai recours à vous, pour vous supplier,
avec toute l’humilité et la confiance qu’il m’est possible,
de me secourir en cette extrême nécessité,
et de m’obtenir principalement une véritable douleur,
contrition et rémission de tous mes péchés,
car ils sont la seule cause de mes infirmités ;
et ensuite je serai obligé de publier toute ma vie le crédit
et le pouvoir absolu que vous avez dans le Ciel auprès de Dieu.
A combien de pécheurs désespérés de leur salut
avez-vous obtenu la conversion !
A combien de personnes affligées de maladies incurables
avez-vous rendu la santé !
A combien de justes
avez-vous obtenu le don de persévérance en la grâce !
Et enfin, on n’a jamais entendu dire
que vous eussiez rejeté aucun de ceux qui, avec confiance,
vous ont humblement invoquée,
quelque misérable qu’il ait été.
J’espère aussi, ô Vierge !
que vous m’accorderez la grâce que je vous demande,
et que vous m’obtiendrez le remède
de toutes mes misères spirituelles et corporelles,
et que vous m’assisterez durant ma vie,
et principalement à l’heure de ma mort,
qui peut-être arrivera bientôt.
Ainsi soit-il.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits."

Dieu se révèle dans son Amour, mais il continue à demeurer caché à notre regard. Il apparait toujours autre que ce que nous pensions, que ce que nous découvrons. Le Seigneur du ciel et de la terre manifeste sa richesse, sa prodigalité, sa générosité, la richesse de son cœur en nous donnant Jésus et l’Esprit Saint. Il est au-delà de ce que nous percevons des richesses de son Don, au-delà de la beauté qui se répand de Lui. Pour le connaître, nous acceptons de changer nos angles d’approche. Il est celui qui nous pouvons reconnaître à travers sa création. Cette rencontre demande pour nous un cœur de pauvre, un cœur de tout petit. Le message de l’amour infini de Dieu est donné aux plus petits de son Peuple. Dieu réalise son œuvre dans l’humilité, il éclaire les cœurs de l’intérieur, par le feu de son Amour qui les embrase de toutes parts. Jésus qui a pris notre nature humaine l’a unie indissolublement à sa divinité sans que l’humanité en soit altérée. C’est l’alliance étonnante du don de Dieu dans l’humilité, en chacune de ses créatures.


"Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance."

La bonté de Dieu se manifeste ainsi. C’est une force douce, comme toute vraie force, qui conduit chacune de ses créatures libres à se développer, à croître pour aller vers Lui. La Bonté de Dieu donne croissance. Et celui qui est appelé à croître le plus c’est le petit, de par sa petitesse même. A chacun de nous de trouver le chemin pour renouer avec la petitesse, l’humilité, pour savoir recevoir par don gratuit. Ce mouvement de se savoir être comblé par l’autre nous est permis par la bonté de Dieu. Jésus, le Fils, le réalise parfaitement et il en rend pleinement grâce à Dieu son Père. Il en proclame la louange. La grandeur infinie de Dieu se donne dans la toute petitesse et la plus grande faiblesse. Dieu réalise son œuvre d’amour dans l’humilité. C’est dans la pauvreté de la nature humaine que Jésus vient délivrer son peuple. Mû par l’Esprit Saint, Jésus a cette exclamation étonnante qui développe le mystère de la filiation divine : « Oui, Père, car tel a été ton bon plaisir. Tout m’a été remis par mon Père, et nul ne connaît le Fils si ce n’est le Père, et nul ne connaît le Père si ce n’est le Fils, et celui à qui le Fils veut bien le révéler. »


"Tout m’a été remis par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler."

Une nouvelle dimension du Père nous est donnée, il ne fait pas par lui-même, il s’en remet à un autre, il laisse ainsi l’autre exister. Que le Père fasse ainsi avec son Fils qui nous dit que Tout lui a été confié par le Père, il ouvre un nouvel univers de relations pour les frères et sœurs du Christ. Ils sont amenés à reconnaître la « Seigneurie » du Père, non celle qui s’imposerait par la force, mais celle qui trouve son assise dans le fait de donner, de s’abandonner et d’autoriser l’autre à être. Dieu sait se retirer pour que nous advenions, il se révèle ainsi comme celui que nous pouvons aimer parfaitement tant il nous aime délicatement, respectueusement. Jésus manifeste l’humanité embrasée de l’amour infini de Dieu, illuminée de la gloire infinie du Père. Marie, la première en chemin, a porté Jésus, le plus petit des enfants des hommes. Dans son oui à la Croix, elle donne naissance à une multitude de frères sauvés par Jésus. Notre Père donne à chacun d’être son fils tendrement aimé. Il nous fait entrer dans ce secret insondable du cœur de notre Dieu.


Citation :
Nous demandons à Dieu la grâce d’habiter la douceur et l’humilité de son cœur.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :






Saint Vincent de Paul (1581-1660)
Prêtre, Fondateur de communautés religieuses

Entretiens spirituels, conférence du 21/03/1659 (Seuil, 1960, p. 587)

« Ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l'as révélé aux tout-petits »

La simplicité est si agréable à Dieu ! Vous savez que l'Écriture dit que son plaisir est de s'entretenir avec les simples, avec les simples de cœur, qui vont bonnement et simplement : « Il fait des hommes droits ses familiers » (Pr 3,32). Voulez-vous trouver Dieu ? Il parle avec les simples. Ô mon Sauveur ! Ô mes frères qui sentez le désir d'être simples, quel bonheur ! quel bonheur ! Courage, puisque vous avez cette promesse que le plaisir de Dieu est d'être avec les hommes simples.

     Une autre chose qui nous recommande merveilleusement la simplicité, ce sont ces paroles de notre Seigneur : « Je te bénis, Père, d'avoir caché cela aux sages et aux intelligents et de l'avoir révélé aux tout-petits ». Je reconnais, mon Père, et je vous en remercie, que la doctrine que j'ai apprise de votre divine Majesté et que je répands parmi les hommes, n'est connue que des simples, et que vous permettez que les prudents du monde ne l'entendent pas ; vous leur en avez caché, sinon les paroles, au moins l'esprit.

Ô Sauveur ! Ô mon Dieu ! Cela nous doit épouvanter. Nous courons après la science comme si tout notre bonheur en dépendait. Malheur à nous si nous n'en avons ! Il en faut avoir, mais en suffisance ; il faut étudier, mais sobrement. D'autres affectent l'intelligence des affaires, de passer pour gens de mise et de négociation au dehors. C'est à ceux-là que Dieu ôte la pénétration des vérités chrétiennes : aux savants et aux entendus du monde. À qui la donne-t-il donc ? Au simple peuple, aux bonnes gens... Messieurs, la vraie religion est parmi les pauvres. Dieu les enrichit d'une foi vive ; ils croient, ils touchent, ils goûtent les paroles de vie... Pour l'ordinaire, ils conservent la paix parmi les troubles et les peines. Qui est cause de cela ? La foi. Pourquoi ? Parce qu'ils sont simples, Dieu fait abonder en eux les grâces qu'il refuse aux riches et sages du monde.
















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   

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Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !
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