À Toi NOTRE PÈRE par les Saints Cœurs de JÉSUS, MARIE et JOSEPH..

Forum Catholique sous la protection de Saint Michel, faisant mémoire de Sylvie la fondatrice, Prières, Dévotions au Sacré Coeur, au Coeur Immaculé de Marie, au Coeur Chaste de Joseph et autres, Fidélité aux 3 Blancheurs et au Magistère de l'Eglise...
 
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 Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !

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Lumen
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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Mar 24 Juil 2018 - 12:22

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Mardi 24 Juillet 2018 : Le mardi de la 16e semaine du temps ordinaire


Les Saints du jour (Mardi 24 Juillet)


Sainte Christine de Rome (ou de Bolsena), vierge et martyre († c. 300).

Sainte Euphrasie, Vierge († c. 412).

Saints Boris et Gleb, Princes Russes, fils de Saint Vladimir,
grand prince de Kiev (+ 1015).


Sainte Christine l'Admirable, Mystique à Saint-Trond (✝ 1224).

Sainte Kinga (Cunégonde), Reine de Pologne, vierge, Sœur
de l'Ordre de Sainte Claire (1234-1293).


Saint Charbel Makhlouf, Ermite, Prêtre et Moine Maronite,
Patron du Liban (1828-1898).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Comme Jésus parlait encore aux foules, sa mère et ses frères se tenaient dehors et cherchaient à lui parler.

"Quelqu’un lui dit : « Ta mère et tes frères se tiennent dehors, et ils cherchent à te parler. » Jésus répond : Qui est ma mère et qui sont mes frères, c’est celui qui fait la volonté de mon Père." Tandis que Jésus est refusé par les autorités, abandonné par la foule, il montre la présence de sa vraie communauté. Ce sont ses disciples, « ceux qui fait la volonté de son Père ». Sa mère et ses frères qui se tiennent dehors alors que « Jésus parlait encore aux foules, » ils cherchaient à lui parler. En Jésus, Dieu et l’humanité marche côte à côte, l’humanité et la divinité sont unies dans la volonté du Père. Le oui de Marie à l’Annonciation de l’Ange est la réponse de l’humanité qui recherche l’amour infini de Dieu. C’est à la Croix que Jésus fera toutes choses nouvelles. Le mystère Pascal réalise cette grâce extraordinaire du don de la divinité de Jésus à l’humanité entière. Le Verbe fait s’est fait chair pour que l’homme devienne, par adoption, « enfant de Dieu. » A la croix Jésus dira à Marie : « Voici ton Fils, » comme Il dira encore à Jean : « Voici ta mère ! » Jean deviendra le frère de Jésus, celui qui fait la volonté du Père. Ainsi se réalise la Parole : « faire la volonté de Dieu, » devenir mère, frère du Seigneur Jésus.


"En effet, quiconque fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux, celui–là est mon frère, ma sœur et ma mère."

Beaucoup plus que dans les liens du sang, Jésus manifeste ou est sa vraie famille. Ce n’est pas parce qu’il est incompris et rejeté de ses cousins et cousines, que Jésus permet une confusion à son égard, il appartient totalement au Royaume et à sa Mission. C’est cela, « faire la volonté de son Père. » Pour être de la famille de Jésus, il faut faire non pas sa volonté, mais la volonté du Père. L’obéissance au Père est constitutive de la « filiation » par Jésus. La maternité divine de Marie s’étend ainsi à l’Église, rassemblement de tous ceux qui sont au Christ. L’enfantement de cette humanité nouvelle se fait à la Croix, dans l’Unité du mystère d’amour de Dieu et de l’homme. L’Esprit Saint, Amour infini du Père et du Fils, se repend sur tous ceux que le Père a choisis pour enfants. Dieu s’est fait tout petit enfant en Jésus pour révéler son visage de Père. Le Dieu Saint se fait Dieu tout proche, œuvrant avec la nature humaine, sa créature. Nous sommes introduits dans le mystère de Marie, humanité renouvelée, qui vit de Dieu. Dans l’action de grâce, nous sommes dans la volonté du Père, pour le salut du monde.


"Jésus répondit : Qui est ma mère ? Qui sont mes frères ? C’est celui qui fait la volonté de mon Père."

C’est de compter sur Dieu, que se dit l’obéissance confiante, l’attitude de celui qui remet sa vie dans les mains d’un Autre. Dans l’obéissance totale au Père, Jésus réalise pour nous une nouvelle filiation. L’Église veut faire la volonté du Père à la suite de Jésus. Une vision prophétique étonnante nous est donnée en Jésus qui regarde ses disciples : « Qui est ma mère ? Qui sont mes frères ? C’est celui qui fait la volonté de mon Père ! » A la Croix : « Voici ta mère » était pour Jean, et pour chacun de nous, l’entrée dans une alliance nouvelle et éternelle. L’Esprit Saint, qui est « l’Esprit d’enfantement » dans le sein de la Vierge Marie, traverse désormais toute l’humanité. Cet Esprit accompagne Jésus dans sa vie publique lui donnant force et lumière : « Il s’est offert dans un Esprit éternel, » dit l’épitre aux Hébreux. « La mère » et « les frères, » seront avec Jésus, la réalisation du mystère de l’Eglise. Marie portera dans son cœur le ministère des apôtres, des prédicateurs, des prêtres qui célèbrent le sacrement pascal. Ainsi sont enfantés de nouveaux frères et de nouvelles sœurs, une humanité toute nouvelle, dont l’amour est totalement nouveau. La fécondité de l’Amour va s’étendre ainsi jusqu’aux extrémités du monde jusqu’à ce que Jésus revienne.


Citation :
Nous demandons la grâce d’entrer dans la volonté d’amour de Dieu unis à Jésus et à Marie.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :




Autres Méditations :



Saint Augustin (354-430)
Evêque d'Hippone (Afrique du Nord) et Docteur de l'Église

Sur la sainte virginité, ch. 5


« Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est mon frère,
ma sœur, ma mère »

Celles qui se consacrent entièrement au Seigneur ne doivent pas s'affliger de ce qu'en gardant leur virginité comme Marie, elles ne peuvent pas devenir mères selon la chair... Celui qui est le fruit d'une seule Vierge sainte est la gloire et l'honneur de toutes les autres saintes vierges, car comme Marie elles sont les mères du Christ si elles font la volonté de son Père. La gloire et le bonheur de Marie d'être la mère du Christ éclatent surtout dans les paroles du Seigneur : « Quiconque fait la volonté de mon Père qui est dans les Cieux, celui-là est mon frère, ma sœur, ma mère ». Il indique ainsi la parenté spirituelle qui le rattache au peuple qu'il a racheté. Ses frères et ses sœurs sont les saints hommes et les saintes femmes qui sont cohéritiers avec lui de son héritage céleste (Rm 8,17).

     Sa mère est l'Église tout entière, parce que c'est elle qui, par la grâce de Dieu, enfante les membres du Christ, c'est-à-dire ceux qui lui sont fidèles. Sa mère est encore toute âme sainte, qui fait la volonté de son Père et dont la charité féconde se manifeste dans ceux qu'elle enfante pour lui, « jusqu'à ce que lui-même soit formé en eux » (Ga 4,19)...

     Entre toutes les femmes, Marie est la seule qui soit en même temps vierge et mère, non seulement par l'esprit, mais aussi par le corps. Elle est mère selon l'esprit...des membres du Christ, c'est-à-dire de nous-mêmes, parce qu'elle a coopéré par sa charité à enfanter dans l'Église les fidèles, qui sont les membres de ce divin chef, notre tête (Ep 4,15-16), dont elle est vraiment mère selon la chair. Il fallait, en effet, que notre chef naisse selon la chair d'une vierge pour nous apprendre que ses membres devaient naître selon l'esprit d'une autre vierge qui est l'Église. Marie est donc la seule qui soit mère et vierge à la fois d'esprit et de corps. Mais l'Église tout entière, dans les saints qui doivent posséder le Royaume de Dieu, est, selon l'esprit, elle aussi mère du Christ et vierge du Christ.

















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Mer 25 Juil 2018 - 12:28

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Mercredi 25 Juillet 2018 : Le mercredi de la 16e semaine du temps ordinaire


L'Eglise fête : Saint Jacques le Majeur, Un des 12 Apôtres du Christ, Martyr,
frère de Saint Jean l'Évangéliste, à l’origine du Pèlerinage à Compostelle (✝ 44).

Pour en savoir + : Saint Jacques le Majeur, Apôtre, surnommé
" Enfant du tonnerre ". Ier siècle.



Les Saints du jour (Mercredi 25 Juillet)


Saint Christophe, Martyr en Lycie (3ème s.). Pour en savoir + :
Saint Christophe ou Christophore, martyr en Lycie. 254.

Sainte Glossinde, Abbesse à Metz (✝ 609).

Sainte Marie-Carmen Salles y Barengueras, Fondatrice de la Congrégation
des Sœurs de l'Immaculée Conception (✝ 1911)


Bienheureux Ángel Darío Acosta Zurita, Prêtre et Martyr (1908-1931).

Bienheureux José Luis Palacio Muñiz et 3 compagnons, Martyrs († 1936)


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

Alors la mère des fils de Zébédée s’approcha de Jésus avec ses fils Jacques et Jean, et elle se prosterna pour lui faire une demande. Jésus lui dit : « Que veux-tu ? » Elle répondit : « Ordonne que mes deux fils que voici siègent, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche, dans ton Royaume.

L’Apôtre Saint Jacques, à la prière de sa mère, veut être près de Jésus ! Abandonnant ses biens, sa maison et ses filets de pêche, il suit Jésus. Il a entendu le message de Jésus annonçant son Royaume et offrant la vie éternelle. La mère des deux frères demande à Jésus quelque chose de bon pour ses fils, mais cela reste au niveau des aspirations humaines. Cependant, la réalité merveilleuse du Royaume est annoncée ! L’appel de Jacques est une libre initiative de Jésus qui lui donne l’aide nécessaire pour y répondre. Viendra ensuite pour Jacques l’engagement qui se manifeste dans la réponse de Jésus, l’ouverture à la configuration au Christ Jésus qui appelle. Jésus transforme cette demande en un appel, dans le « pouvez-vous, » adressé aux deux frères Jésus énonce qu’il Lui faut d’abord aller à Jérusalem, souffrir et mourir pour ressusciter dans le Royaume. Les Apôtres, avant d’entrer dans le Royaume, vivront la Passion de Jésus. Pour partager sa part, il nous faut partager son chemin, il nous faut partager sa vie. C’est ainsi que s’annonce la place que nous occuperons près de Jésus.


"Jésus répondit : « Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire ? » Ils lui disent : « Nous le pouvons. »

Il leur dit : « Ma coupe, vous la boirez ; quant à siéger à ma droite et à ma gauche, ce n’est pas à moi de l’accorder ; il y a ceux pour qui cela est préparé par mon Père. » Jésus ne rompt pas le dialogue avec la mère et les frères, au contraire, il interroge les fils en les mettant en avant. Jésus clarifie la situation en s’adressant à eux directement : « Pouvez-vous boire à la coupe que je vais boire ? » La lumière est faite après la réponse large et généreuse des deux frères : « Nous le pouvons. » « Ma coupe, dit Jésus, vous y boirez. » Boire à la coupe est une évocation de la future coupe eucharistique. C’est une expression de la solidarité entre Jésus et ses disciples, une manifestation du chemin pascal que devra suivre le disciple à la suite de son maître. Le « oui » généreux de Jacques et de Jean va devenir un véritable « amen » qui assume la faiblesse et la fragilité des disciples. Nous pouvons obtenir la gloire que nous propose Jésus en acceptant d’abord la Croix. La réponse de Jésus met l’accent sur l’importance d’accepter de boire à la même « coupe » que lui. Il nous faut être prêts à donner notre vie pour l’amour de Dieu en nous consacrant au service de nos frères, avec la même attitude miséricordieuse que Lui. En suivant Jésus, nous nous donnons entièrement à lui, avec confiance.


« Les dix autres, qui avaient entendu, s’indignèrent contre les deux frères. Jésus les appela et dit : « Vous le savez : les chefs des nations les commandent en maîtres, et les grands font sentir leur pouvoir. Parmi vous, il ne devra pas en être ainsi : celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur ; et celui qui veut être parmi vous le premier sera votre esclave.

Ainsi, le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude. » Boire à la coupe de Jésus, c’est être très proche de lui : « Ma coupe, vous y boirez, » et vous pourrez entrer dans une glorification étonnante, la victoire de l’Amour, dans son épanouissement total. Jésus nous demande si nous voulons le suivre dans l’amour par lequel il va vous sauver, et en même temps glorifier le Père. Nous sommes dans la barque de l’Église qui vogue en pleine mer, affrontée à la tempête. Nous tenons bon parce que Jésus est là, vivant en nous sa Passion et sa Résurrection. Suivre Jésus, exige une grande humilité. Depuis le baptême, nous avons été appelés à être ses témoins pour transformer le monde. Soumis à nos limites, à nos péchés, nous commençons à boire la coupe d’amertume de Jésus. « À tout moment, nous subissons l’épreuve, mais nous ne sommes pas écrasés, dira Jacques. » Dans notre vie, la puissance de l’Amour infini de Dieu s’exerce par de petits ajustements à son cœur qui s’imposent toujours si nous voulons le suivre. Les dix suivront le même chemin, eux aussi en buvant à la même coupe, pleinement.



Citation :
Nous demandons la grâce de comprendre que nous sommes appelés à partager la Vie du Seigneur Jésus !


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :




Autres Méditations :



Saint Jean Chrysostome (v. 345-407)
Prêtre à Antioche puis Évêque de Constantinople, Docteur de l'Église

Homélies sur l'évangile de Matthieu, n° 65, 2-4 ; PG 58, 619 ( cf bréviaire : 25/07)


Boire à sa coupe pour siéger à sa droite

Par l'intermédiaire de leur mère, les fils de Zébédée demandent à leur maître, en présence de leurs collègues : « Ordonne que nous siégions l'un à ta droite et l'autre à ta gauche » (cf Mc 10,35s)... Le Christ s'empresse de les tirer de leurs illusions, en leur disant qu'ils doivent être prêts à souffrir des injures, des persécutions et même la mort : « Vous ne savez pas ce qui vous demandez. Pouvez-vous boire à la coupe que je vais boire ? » Que personne ne soit étonné de voir les apôtres dans des dispositions si imparfaites. Attends que le mystère de la croix soit accompli, que la force de l'Esprit Saint leur ait été communiquée. Si tu veux voir leur force d'âme, regarde-les plus tard, et tu les verras supérieurs à toutes les faiblesses humaines. Le Christ ne cache pas leurs petitesses, pour que tu voies tout ce qu'ils deviendront après, par la puissance de la grâce qui les transformera...

     « Vous ne savez pas ce que vous demandez. » Vous ne savez pas combien est grand cet honneur, combien c'est prodigieux. Être assis à ma droite ? Cela dépasse même les puissances angéliques. « Pouvez-vous boire à la coupe que je vais boire ? » Vous me parlez de trônes et de diadèmes insignifiants ; moi je vous parle de combats et de souffrances. Ce n'est pas maintenant que je recevrai ma royauté ; ce n'est pas encore l'heure de la gloire. Pour moi et les miens il s'agit pour l'instant de violence, de combats et de dangers.

   Remarque bien qu'il ne leur demande pas directement : « Aurez-vous le courage de verser votre sang ? » Pour les encourager, il leur propose de partager sa propre coupe, de vivre en communion avec lui... Plus tard tu verras ce même saint Jean, qui pour l'instant cherche la première place, toujours céder la préséance à saint Pierre... Quant à Jacques, son apostolat n'a pas duré longtemps. Brûlant de ferveur, méprisant entièrement les intérêts purement humains, par son zèle il a mérité d'être le premier martyr parmi les apôtres (Ac 12,2).

















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Jeu 26 Juil 2018 - 12:19

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Jeudi 26 Juillet 2018 : Le jeudi de la 16e semaine du temps ordinaire


L'Eglise fête : Sainte Anne et Saint Joachim, mère et père de la Vierge Marie.
Sainte Anne est la patronne de la province de Québec et de la Bretagne...

Pour en savoir + : Sainte Anne et saint Joachim, parents de Notre Dame la très sainte
Vierge Marie. Ier siècle.



Les Saints du jour (Jeudi 26 Juillet)


Saint Georges Preca, Prêtre et Fondateur de la Société de la Doctrine Chrétienne (✝ 1962).

Bienheureux Titus Brandsma, Prêtre, Carme, Martyr (1881-1942).


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


"Mais vous, heureux vos yeux puisqu’ils voient, et vos oreilles puisqu’elles entendent !"

Anne et Joachim, les parents de Marie, sont avec leur fille la dernière préparation à la venue de Jésus. Nous voulons entrer dans cette préparation. « À vous, il est donné de connaître les mystères du Royaume des cieux. » Cette parole de l’Évangile s’adresse bien à chacun de nous, parce que nous connaissons Marie, la mère de Jésus. Dans la première lecture reprise par le Sage, nous regardons bon nombre de patriarches vertueux et généreux. Anne et Joachim sont de ceux là. Ils nous sont donnés aujourd’hui pour notre édification. La Parole de Dieu nous a déjà donné la généalogie de Jésus ! Il y a là beaucoup de brisures, de ruptures, de désastres, des lieux douloureux et difficiles dans cette généalogie. Mais tout reprend sens dans le mystère de Marie. À la fois tout l’univers s’y préparait, et au cœur de l’univers, l’homme et la femme dans leur mystère. C’est l’histoire de l’humanité à la fois glorieuse et douloureuse, en vue de la venue de la petite Marie, la mère de Jésus. Sainte Anne et saint Joachim n’étaient pas immaculés, ils étaient pécheurs, tout comme nous. Nous nous émerveillons devant l’homme et la femme donnés par Dieu dans leur mystère. Le point culminant de la création sera la venue de Marie qui sera la mère de Jésus.


"heureux vos yeux parce qu’ils voient, et vos oreilles parce qu’elles entendent !"

En fêtant sainte Anne et saint Joachim nous contemplons la manière dont Dieu conduit chacune de nos vies. Nous chantons l’harmonie merveilleuse de la nature et de la grâce. Des l’origine, le diable mêle le mensonge à la vérité en lui donnant l’apparence du bien pour mieux nous tromper et nous briser. Nous prions que Dieu guérisse les brisures et les déchirures de l’humanité. En fêtant Sainte Anne et saint Joachim, nous contemplons l’histoire à la fois glorieuse et douloureuse de l’humanité, à cause de son péché. Dieu respecte profondément les lois de la nature. Il est d’une liberté totale par rapport à ces lois, et il est souverainement libre de tous les conditionnements de la nature. Dieu prépare d’une manière admirable la venue de son Fils. Tout l’univers matériel prépare cette venue de Jésus. Quand nous célébrons l’Eucharistie, tout est récapitulé dans le Christ, nous sommes pris dans le Christ avec Marie sa mère. En participant au mystère pascal, nous recevons comment Dieu se donne à nous, « nos yeux sont heureux », « nos oreilles jubilent de ce qu’elles entendent ». En effet, Jésus, qui est venu pour chacun d’entre nous, nous place au cœur du mystère de la régénération de l’humanité avec Marie l’Immaculée. L’Esprit Saint est à l’œuvre dés l’origine.


"entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu."

L’Esprit Saint qui est à l’œuvre dés l’origine, est à l’œuvre dans la conception de la Vierge Marie. Si Dieu respecte profondément l’univers et les lois de la nature qu’il crée, et s’il est souverainement respectueux et libre des conditionnements de la nature humaine, il réalise des merveilles. Marie, dans son mystère d’Immaculée, est totalement prise dans le mystère de la Rédemption du Christ Jésus. L’harmonie de l’univers, tel que Dieu la veut, va être redonnée avec le mystère de Jésus et de Marie. Pour le comprendre, il nous donne la parabole de la bonne terre. Nous avons la grâce de connaître Marie, pleine de grâce, la mère de Jésus qui donne naissance à l’unique Bon Grain. Avec lui nous entrons dans un discernement pour une vie étonnante, vécue sous le regard de Dieu. Nous prions que Dieu guérisse nos brisures et nos déchirures pour que nous chantions l’harmonie merveilleuse de tout ce que Dieu fait. Jésus est venu pour chacun d’entre nous, pour tout récapituler dans le Christ. Il nous faut attendre le moment favorable, patienter pour sortir des ténèbres. En fêtant sainte Anne et saint Joachim nous contemplons la manière dont Dieu conduit l’univers.


Citation :
Nous rendons grâce à Dieu pour Anne et Joachim, les parents de la Vierge Marie.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :




Autres Méditations :



Saint Hilaire (v. 315-367)
Évêque de Poitiers et Docteur de l'Église

Homélies sur l'évangile de Matthieu, n° 65, 2-4 ; PG 58, 619 ( cf bréviaire : 25/07)


« À vous, il est donné de connaître les mystères du Royaume de Dieu »

Toute l'œuvre contenue dans les saints livres annonce par des paroles, révèle par des faits, établit par des exemples, l'avènement de Jésus Christ notre Seigneur qui, envoyé par son Père, s'est fait homme en naissant d'une vierge par l'opération du Saint-Esprit. En effet, pendant toute la durée de la création, c'est lui qui, par des préfigurations vraies et manifestes, engendre, lave, sanctifie, choisit, sépare ou rachète l'Église dans les patriarches : par le sommeil d'Adam, par le déluge de Noé, par la justification d'Abraham, par la naissance d'Isaac, par la servitude de Jacob. Pendant tout le déroulement du temps, en un mot, l'ensemble des prophéties, cette mise en œuvre du plan secret de Dieu, nous a été donné par bienveillance pour la connaissance de son incarnation à venir...

Dans chaque personnage, chaque époque, chaque fait, l'ensemble des prophéties projette comme dans un miroir l'image de son avènement, de sa prédication, de sa Passion, de sa résurrection et de notre rassemblement dans l'Église... À commencer par Adam, point de départ de notre connaissance du genre humain, nous trouvons annoncé dès l'origine du monde, en un grand nombre de préfigurations, tout ce qui a reçu dans le Seigneur son achèvement total.

















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Ven 27 Juil 2018 - 14:20

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Vendredi 27 Juillet 2018 : Le vendredi de la 16e semaine du temps ordinaire


Les Saints du jour (Vendredi 27 Juillet)


Sept Saints Dormants d'Éphèse, frères, martyrs (+ vers 250).
pour en savoir + : Les sept dormants d'Ephèse, frères, martyrs. 250.

Saint Pantaléon, Médecin, martyr († v. 303). pour en savoir + :
Saint Pantaléon, médecin, martyr à Nicomédie. 303.

Sainte Nathalie et ses compagnons, Martyrs à Cordoue (✝ 852)

Saint Clément d'Ochrid, Archevêque, 1er Évêque de Bulgarie, Apôtre
des Bulgares (+ 916).


Bienheureuse Marie de la Passion Tarallo, Mystique, Religieuse italienne de
l'institut des Sœurs Crucifiées Adoratrices de l'Eucharistie (1866-1912).


Bienheureuses Raymonde Fossas Románs et consœurs, Martyrs († 1936)


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


Vous donc, entendez la parabole du semeur."Lorsque quelqu’un entend la parole du Règne et ne la comprend pas, le Mauvais vient s’emparer de ce qui a été semé dans son cœur :

c’est celui qui a été ensemencé le long du chemin." Le bord du chemin, c’est le sol caillouteux ! Qui va déplacer ce « caillou » qui a pris la place de notre cœur ? C’est l’Amour qui est à l’œuvre dans la résurrection de Jésus qui roulera la pierre, la force de l’amour de Dieu chasse le Mauvais qui s’est emparé du cœur de l’homme. Le sol pierreux ne permet pas aux racines de se développer. C’est le manque de racines qui fragilise cette plante. Ce qui va donner des racines, de la profondeur à notre vie, c’est l’amour surabondant de Dieu qui fait de l’endroit rocheux une bonne terre qui porte du fruit. C’est par le débordement de l’amour de Dieu, que nous serons aidés à rejeter hors de nous l’obstacle qui nous retient hors du mystère du Christ, quand vient la tribulation et la persécution.


"Celui qui a été ensemencé dans les endroits pierreux, c’est celui qui entend la Parole et la reçoit aussitôt avec joie,

mais il n’a pas de racine en lui–même, il ne tient qu’un temps ; sitôt que survient la détresse ou la persécution à cause de la Parole, c’est pour lui une cause de chute." Pour que l’amour de Dieu prenne sens véritablement dans notre vie, il faut arriver à une grande profondeur ! C’est à cette profondeur que vont être déracinées les ronces et tout ce qui empêche la vie de s’épanouir en nous. « Celui qui a été semé dans les épines, c’est celui qui entend la Parole, mais le souci du monde et la séduction de la richesse étouffent cette Parole, qui demeure sans fruit. » Les soucis du monde et les séductions de la richesse seront toujours là, à la porte de notre vie en train de frapper. Ce qui va les vaincre, c’est l’amour de Dieu qui va mettre dehors le menteur par la seule présence de l’amour.


"Celui qui a été ensemencé dans la bonne terre, c’est celui qui entend la Parole et la comprend ;

il porte du fruit et produit, l’un cent, l’autre soixante, l’autre trente." La bonne terre c’est le cœur de Marie. Elle a reçu la semence divine, le Verbe de Dieu semé en elle. Elle a formé Jésus, le Sauveur du monde. Maintenant, le Verbe de Dieu est semé en chacun de nous pour que le Christ prenne toute sa place en nous. « Et celui qui a été semé dans la bonne terre, c’est celui qui entend la Parole et la comprend. » Nous sommes le corps du Christ, l’épouse bien-aimée qui trouve son bonheur dans le cœur de l’agneau. Nous entendons la parole et nous en vivons portant le fruit de l’amour surabondant du cœur de Dieu. Nous pouvons alors aimer dans un débordement d’amour qui transforme tout autour de lui.


Citation :
Nous prions Jésus que tout ce qui s’oppose à Dieu soient envahis par l’amour


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :




Autres Méditations :




Saint Césaire d'Arles (470-543)
Moine et Évêque

Sermons au peuple, n°6 passim ; SC 175 (trad. SC p. 331s)


« Ils ont produit trente, soixante, cent pour un »

Frères bien-aimés, quand nous vous exposons quelque chose d'utile pour vos âmes, que personne n'essaye de s'excuser en disant : « Je n'ai pas le temps de lire, c'est pourquoi je ne peux pas connaître les commandements de Dieu ni les observer »… Arrachons-nous aux vains bavardages et aux plaisanteries mordantes…, et voyons s'il ne nous reste pas de temps à consacrer à la lecture de l'Écriture sainte… Quand les nuits sont plus longues, y aura-t-il quelqu'un capable de tant dormir qu'il ne puisse pas lire personnellement ou écouter quelqu'un d'autre lire l'Écriture ?... Car la lumière de l'âme et sa nourriture éternelle ne sont rien d'autre que la Parole de Dieu, sans laquelle le cœur ne peut ni vivre ni voir…

     Le soin de notre âme est tout à fait semblable à la culture de la terre. De même que dans une terre cultivée on arrache d'un côté et que l'on extirpe de l'autre jusqu'à la racine pour semer le bon grain, on doit faire de même dans notre âme : arracher ce qui est mauvais et planter ce qui est bon ; extirper ce qui est nuisible, greffer ce qui est utile ; déraciner l'orgueil et planter l'humilité ; jeter l'avarice et garder la miséricorde ; mépriser l'impureté et aimer la chasteté…

     En effet vous savez comment on cultive la terre. Tout d'abord on arrache les ronces, on jette les pierres au loin, ensuite on laboure la terre elle-même, on recommence une seconde fois, une troisième, et enfin… on sème. Qu'il en soit ainsi dans notre âme : tout d'abord, déracinons les ronces, c'est-à-dire les pensées mauvaises ; ensuite ôtons les pierres, autrement dit toute malice et dureté. Enfin labourons notre cœur avec la charrue de l'Évangile et le soc de la croix, brisons-le par la pénitence, ameublissons-le par l'aumône, par la charité préparons-le à la semence du Seigneur…, afin qu'il puisse recevoir avec joie la semence de la parole divine et rapporter non seulement trente, mais soixante et cent fois son fruit.

















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Sam 28 Juil 2018 - 14:04

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Samedi 28 Juillet 2018 : Le samedi de la 16e semaine du temps ordinaire


Les Saints du jour (Samedi 28 Juillet)


Saint Samson, Évêque de Dol en Bretagne (490-565).
pour en savoir + : Saint Samson (1/2), Évêque de Dol-de-Bretagne,
Confesseur. vers 565.

Saint Samson (2/2), Évêque de Dol-de-Bretagne, Confesseur. vers 565.

Sainte Irène de Cappadoce (9ème s.).

Saint Melchor Garcia Sanpedro, Évêque et Martyr († 1858)

Saint Pedro Poveda Castroverde, Prêtre et Martyr († 1936)

Sainte Alphonsine de l'Immaculée Conception, (Anne Muttathupadathu),
Vierge, Clarisse (1910-1946).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


"Pendant que les gens dormaient, son ennemi vint, sema de la mauvaise herbe au milieu du blé et s’en alla.

Les paraboles du Royaume des Cieux nous aident à comprendre ce qui se passe dans notre vie. Comme expliquer le mal, là ou Dieu n’a semé que du bon grain ? « Or, pendant que les gens dormaient, son ennemi est venu, il a semé à son tour de l’ivraie, au beau milieu du blé, et il s’en est allé. » L’humanité créée à l’image et à la ressemblance de Dieu, se trouve confrontée à l’Adversaire, l’ennemi de la nature humaine qui se cache. Dieu, en Jésus Christ, a pris notre nature humaine pour nous délivrer de cet ennemi et nous élever jusqu’en sa divinité. Il a pris les affections de notre cœur pour les enrichir de son amour infini. Jésus, le Verbe de Dieu fait chair a connu nos sentiments humains, il invite l’humanité à vivre de cet amour de Dieu.


"Les esclaves du maître de maison vinrent lui dire : Seigneur, n’as–tu pas semé de la bonne semence dans ton champ ?

D’où vient donc qu’il y ait de la mauvaise herbe ? Il leur répondit : C’est un ennemi qui a fait cela. Les esclaves lui dirent : Veux–tu que nous allions l’arracher ? Non, dit–il, de peur qu’en arrachant la mauvaise herbe, vous ne déraciniez le blé en même temps." L’épreuve de l’humanité sera d’être fidèle à cet amour infini de Dieu qui l’a rejoint malgré l’adversité. Les serviteurs disent à Jésus : Veux-tu donc que nous allions ramasser l’ivraie ? Quelque soit ce que nous vivons, l’amour de Dieu a rejoint notre humanité. La Parole de Dieu s’enracine ainsi dans notre cœur pour porter les bons fruits de l’amour. Le grand défi est de laisser notre cœur être pris par l’amour infini de Dieu, c’est un combat douloureux. Jésus nous révèle que cet amour de Dieu doit vaincre l’ivraie de notre égoïsme semée par le menteur. Notre cœur va demeurer fidèle à l’amour qui donne vie.


"Laissez croître ensemble l’un et l’autre jusqu’à la moisson ;

au temps de la moisson, je dirai aux moissonneurs : Arrachez d’abord la mauvaise herbe et liez–la en gerbes pour la brûler, puis recueillez le blé dans ma grange." L’amour de Dieu prend chair dans notre corps, dans notre cœur et dans notre vie. Cet amour se développe au milieu des épreuves : « Quand le blé est monté en herbe, puis en épis, alors l’ivraie est apparue aussi. » Cette expérience est désarçonnante pour nous : S’approchant, les serviteurs du propriétaire lui dirent : « Maître, n’est-ce pas du bon grain que tu as semé dans ton champ ? D’où vient donc qu’il s’y trouve de l’ivraie ? » L’humanité soumise à l’ivraie de l’infidélité est prise par le doute de cet amour dont parle l’Évangile. L’ivraie doit être étouffée par l’accueil de l’Amour infini de Dieu. Il appelle à un discernement ! Discerner le mal dont souffrent cruellement les jeunes de notre temps. Mais l’amour de Dieu nous a rejoint, il attend notre réponse. La Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu nous fait contempler jusqu’où va l’Amour infini de Dieu.


Citation :
Nous demandons la grâce d’une grande fidélité à l’amour de Dieu. Qu’il s’enracine dans notre cœur, pour que notre vie soit transformée et que nous vivions d’amour.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :




Autres Méditations :




Saint Jean-Marie Vianney (1786-1859)
Prêtre, Curé d'Ars

Esprit du Curé d'Ars dans ses Catéchismes, ses Homélies, ses Conversations
(Abbé Monnin, Éds Tequi 2007, p. 159 ; rev.)



Le bon grain et l'ivraie

On voit, dans l’Évangile, aujourd'hui, mes frères, que le maître du champ ayant semé son grain en bonne terre, l'ennemi vint pendant son sommeil et y sema l'ivraie. Cela veut dire que Dieu avait créé l'Homme bon et parfait, mais que l'ennemi est venu et a semé le péché. Voilà la chute d'Adam, terrible chute qui a donné l'entrée au péché dans le cœur de l'Homme.

     Il faut arracher l'ivraie, dites-vous ? « Non, répond le Seigneur, de peur qu'en arrachant l'ivraie vous n'arrachiez le bon grain. Attendez jusqu'à la moisson ». Le cœur de l'Homme doit rester ainsi, jusqu'à la fin, un mélange de bien et de mal, de vice et de vertu, de lumière et de ténèbres, de bon grain et d'ivraie. Dieu n'a pas voulu détruire ce mélange, et nous refaire une nature où il n'y aurait que du bon grain. Il veut que nous combattions, que nous travaillions à empêcher l'ivraie de tout envahir. Le démon vient semer les tentations sur nos pas ; mais avec la grâce nous pouvons le vaincre, nous pouvons étouffer l'ivraie.

     Trois choses sont absolument nécessaires contre la tentation : la prière pour nous éclairer, les sacrements pour nous fortifier, et la vigilance pour nous préserver. Heureuses les âmes tentées ! C'est lorsque le démon prévoit qu'une âme tend à l'union avec Dieu qu'il redouble de rage.

















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Dim 29 Juil 2018 - 12:02

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Dimanche 29 Juillet 2018 : Dix-septième dimanche du temps ordinaire


Les Saints du jour (Dimanche 29 Juillet)


Sainte Marthe, Vierge, Disciple de Jésus, sœur de Lazare
et de Marie-Madeleine († vers l'an 81).

pour en savoir + : Sainte Marthe, vierge, hôtesse de Notre
Seigneur Jésus-Christ. 84.


Saint Lazare, disciple de Jésus, frère de Marthe et Marie-Madeleine,
Ressuscité par Jésus, 1er Évêque de Marseille (Ier s.)


Sainte Béatrice, sœur de saint Simplice et de saint Faustin, Martyrs (+ 304]

Bienheureux Urbain II, Pape (157ème) de 1088 à 1099 (✝ 1099).

Bienheureux Lúcio Martínez Mancebo et 6 comp.


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


Jésus leva les yeux et vit qu’une foule nombreuse venait à lui. Il dit à Philippe : « Où pourrions-nous acheter du pain pour qu’ils aient à manger ? »

Nous nous laissons toucher par Jésus et nous le contemplons. « Jésus était passé de l’autre coté du lac de Tibériade. » Il y a d’abord le passage de cette mer en furie. Par ce passage, cette Pâque, Jésus veut nous entraîner plus loin. Jésus a ce regard de compassion sur la grande foule qui le suit parce qu’elle a vu les signes qu’il accomplit. Il regarde ces foules qui sont tournées vers lui parce qu’elles ont reconnu qu’il vient de Dieu. Tous sont touchés pas Jésus, mais Jésus est touché par eux. Son discours sur le Pain de vie commence par un miracle à partir duquel il nourrit une foule nombreuse à partir de cinq pains et de deux poissons. C’est un signe de la puissance de Dieu, afin de nous tourner vers Lui en toute confiance. Il déroge aux lois naturelles, c’est le signe que celui qui l’accomplit a un pouvoir sur ces lois naturelles. Cette foule qui a emmené ses malades a faim, elle est dans le besoin, elle porte le poids du jour. Ce peuple souffrant est un peuple en marche. Jésus a pitié de cette foule, « il est saisi aux entrailles », entrailles d’amour et de miséricorde. Déjà il veut inviter ses disciples à coopérer avec lui pour cette œuvre d’amour qui est le salut. Nous pouvons entrer dans cette tendresse de Dieu et suivre fidèlement l’appel que nous avons reçu. Dieu est le maître de l’impossible mais il veux que l’homme coopère dans la patience et la douceur à son œuvre ! Par notre travail, nous sommes au service des frères, une humanité qui met toutes ses puissances d’intelligence et d’amour au service de la faim des hommes.


Jésus disait cela à Philippe pour le mettre à l’épreuve, car lui-même savait bien ce qu’il allait faire.

Philippe lui répondit : « Le salaire de deux cents journées ne suffirait pas pour que chacun ait un petit morceau de pain. » Un de ses disciples, André, le frère de Simon-Pierre, lui dit : « Il y a là un jeune garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons, mais qu’est-ce que cela pour tant de monde ! » Jésus dit : « Faites-les asseoir. » Il y avait beaucoup d’herbe à cet endroit. Ils s’assirent donc, au nombre d’environ cinq mille hommes. Alors Jésus prit les pains, et, après avoir rendu grâce, les leur distribua ; il leur donna aussi du poisson, autant qu’ils en voulaient. André avait remarqué un garçon, qui séduit par Jésus, avait oublié de manger son pain et son poisson. Alors on le dit à Jésus ! Mais qu’est-ce que cela pour tant de monde ? Dieu est une surabondance de vie, de lumière et d’amour ! Les miracles de Jésus ont comme finalité de manifester l’amour de Dieu pour toute l’humanité. Il opère des guérisons, il ramène des morts à la vie, il nourrit les foules, Jésus vient en aide aux hommes : ils restaurent leur santé, leur dignité, leur vie. Les miracles de Jésus sont un témoignage de sa bienveillance pour les hommes. Le miracle est ainsi un signe de la puissance de Jésus et la manifestation de son amour pour nous. Ces miracles de Jésus s’accomplissent dans le quotidien le plus ordinaire ! Chacun avait mangé à sa faim, avait fait attention à l’autre. Nous sommes faits pour entrer dans cette surabondance, pour donner largement.


Quand ils eurent mangé à leur faim, il dit à ses disciples : « Ramassez les morceaux qui restent, pour que rien ne soit perdu. »

Ils les ramassèrent, et ils remplirent douze paniers avec les morceaux qui restaient des cinq pains d’orge après le repas. A la vue du signe que Jésus avait accompli, les gens disaient : « C’est vraiment lui le grand Prophète, celui qui vient dans le monde. » Mais Jésus savait qu’ils étaient sur le point de venir le prendre de force et faire de lui leur roi ; alors de nouveau il se retira, tout seul, dans la montagne. Jésus vient répondre à nos attentes, il vient exhausser l’espérance de tous. Les miracles de Jésus manifestent sa volonté de faire notre bonheur, mais ils nous invitent surtout à la conversion, à un sursaut, à remonter à la source de tout bonheur. Jésus veut que nous désirions le Souverain Bien, Dieu lui-même, qui seul peut rassasier notre désir d’aimer et d’être aimé. Jésus nous a montré la voie : « ma nourriture est de faire la volonté de mon Père. » La vie qu’il nous donne, c’est la vie éternelle, la guérison qu’il nous procure, c’est le salut éternel, et le Pain dont il nous nourrit, c’est lui-même. Ce pain ne nous nourrira vraiment, spirituellement que si nous nous offrons tout entier. Dieu va alors tout donner, avec notre travail, il donne une surabondance incroyable. L’Eucharistie, est annoncée, c’est la merveille de la transformation du monde.


Citation :
Nous demandons la grâce de coopérer à l’œuvre de Dieu et d’entrer dans la contemplation de Jésus.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :




Autres Méditations :




Saint Hilaire (v. 315-367)
Évêque de Poitiers et Docteur de l'Église

Commentaire sur l'évangile de Matthieu, 14, 11 ; PL 9, 999 (trad. Matthieu commenté,
DDB 1985, p. 98 rev. ; cf SC 258, p. 23)



« C'est vraiment lui le grand prophète, celui qui vient dans le monde »

Les disciples disent qu'ils ont seulement cinq pains et deux poissons. Les cinq pains signifiaient qu'ils étaient encore soumis aux cinq livres de la Loi, et les deux poissons qu'ils étaient nourris par les enseignements des prophètes et de Jean le Baptiste... Voilà ce que les apôtres avaient à offrir en premier lieu, puisqu'ils en étaient encore là ; et c'est de là qu'est partie la prédication de l'Évangile...

     Le Seigneur avait pris les pains et les poissons. Il a levé les yeux vers le ciel, a dit la bénédiction et les a rompus. Il rendait grâce au Père d'être changé en nourriture de la Bonne Nouvelle, après les siècles de la Loi et des prophètes... Les pains sont donnés aussi aux apôtres : c'est par eux que les dons de la grâce divine devaient être redonnés. Ensuite les gens sont nourris des cinq pains et des deux poissons et une fois les convives rassasiés, les fragments de pain et de poisson étaient en telle abondance que douze corbeilles ont été remplies. Cela veut dire que la multitude est comblée par la parole de Dieu qui vient de l'enseignement de la Loi et des prophètes. C'est l'abondance de la puissance divine, mise en réserve pour les peuples païens, qui déborde à la suite du service de la nourriture éternelle. Elle réalise une plénitude, celle du chiffre douze, comme le nombre des apôtres. Or il se trouve que le nombre de ceux qui ont mangé est le même que celui des croyants à venir : cinq mille hommes (Mt 14,21 ; Ac 4,4).

















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Lun 30 Juil 2018 - 13:40

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Lundi 30 Juillet 2018 : Le lundi de la 17e semaine du temps ordinaire


Les Saints du jour (Lundi 30 Juillet)


Saint Abel
Ancien Testament : Fils d'Adam et Eve (Livre de la Genèse)

pour en savoir + : AELF — Livre de la Genèse — chapitre 4

Saints Abdon et Sennen, Martyrs à Rome  

Saint Pierre Chrysologue, Archevêque de Ravenne et Docteur de l'Église (405-451).

Sainte Godelieve de Ghistelles, Martyre à Ghistelles (Gistel en flamand) (✝ 1070)

Saint Léopold Mandic, Prêtre Capucin, "l'apôtre du confessionnal" (1866-1942).

Sainte Marie de Jésus du Saint-Sacrement, Fondatrice des
Sœurs Filles du Cœur de Jésus au Mexique (✝ 1959).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :



"Le grain de sénevé qu’un homme a pris et semé dans son champ. C’est bien la plus petite de toutes les graines, mais, quand il a poussé, c’est la plus grande des plantes potagères," "qui devient même un arbre, au point que les oiseaux du ciel viennent s’abriter dans ses branches."

C’est la toute petitesse que Jésus magnifie dans la nature : « C’est bien la plus petite de toutes les graines, » dit-il. Ainsi ce qui est le plus petit dans le monde est signe du Royaume de Dieu. « Être Église c’est être le Peuple de Dieu, en accord avec le grand projet d’amour du Père. Cela appelle à être le ferment de Dieu au sein de l’humanité. Cela veut dire annoncer et porter le salut de Dieu dans notre monde, qui souvent se perd, a besoin de réponses qui donnent courage et espérance, qui donnent une nouvelle vigueur sur le chemin. L’Église doit être le lieu de la miséricorde gratuite, où tout le monde peut se sentir accueilli, aimé, pardonné et encouragé à vivre selon la bonne vie de l’Évangile dit le Pape François. » C’est la toute petitesse de Jésus qui va permettre à l’humanité d’être régénérée. Progressivement si nous entrons dans le mystère qu’il nous propose, nous comprenons que ce qu’il y a de plus petit et de plus fragile en chacun de nous, avec lui va régénérer l’humanité prise d’orgueil.


« Le Royaume des Cieux est semblable à du levain qu’une femme a pris et enfoui dans trois mesures de farine, jusqu’à ce que le tout ait levé. »

Nous rendons grâce à Dieu d’être ainsi introduits dans la compréhension du mystère du Royaume de Dieu. Ce mystère est grand comme le mystère du Dieu fragile, comme l’enfant de Bethléem. Il est vulnérable comme le crucifié agonisant du Golgotha : « Ainsi parle Yahvé. « Tout le Peuple de Dieu annonce l’Évangile. L’évangélisation est la tâche de l’Église, mais cette Église, l’agent de l’évangélisation, est bien plus qu’une institution organique et hiérarchique, car avant tout c’est un peuple qui est en marche vers Dieu dit encore le Pape François. » C’est ainsi que je détruirai l’orgueil de Juda, l’immense orgueil de Jérusalem. Ce peuple mauvais, ces gens qui refusent d’écouter mes paroles, qui suivent l’obstination de leur cœur et courent après d’autres dieux pour les servir et se prosterner devant eux ce peuple deviendra comme cette ceinture, inutilisable. Car, de même qu’une ceinture s’attache aux reins d’un homme, ainsi m’étais-je attaché toute la maison d’Israël, toute la maison de Juda oracle de Yahvé pour qu’elles soient mon peuple, mon renom, mon honneur et ma splendeur. Mais elles n’ont pas écouté. » Jésus annonce le mystère de l’amour qui seul est victorieux de l’illusion que procure l’orgueil !


"Tout cela, Jésus le dit aux foules en paraboles,

et il ne leur disait rien sans parabole ; pour que s’accomplît l’oracle du prophète : J’ouvrirai la bouche pour dire des paraboles, je clamerai des choses cachées depuis la fondation du monde." « Le salut, que Dieu réalise et que l’Église annonce joyeusement, est destiné à tous. Dieu a établi un chemin pour s’unir à chaque être humain de tous les temps. Il a choisi de les convoquer comme peuple et non pas comme des êtres isolés (Vatican II LG 9). Personne ne se sauve tout seul, c’est-à-dire, ni comme individu isolé ni par ses propres forces. Dieu nous attire en tenant compte de la trame complexe des relations interpersonnelles que comporte la vie dans une communauté humaine. Le peuple que Dieu s’est choisi et qu’il a convoqué, c’est l’Église. Jésus ne dit pas aux apôtres de former un groupe exclusif, un groupe d’élite. Jésus dit : « Allez : de toutes les nations faites des disciples. » Saint Paul affirme qu’au sein du peuple de Dieu, dans l’Église, « il n’y a ni juif ni Grec…, car tous vous ne faites qu’un dans le Christ Jésus. » Je voudrais dire à ceux qui se sentent loin de Dieu et de l’Église, à ceux qui sont craintifs et indifférents : Le Seigneur t’appelle toi aussi à faire partie de son peuple et il le fait avec grand respect et amour, dit encore le Pape François. » Ainsi m’étais-je attaché toute la maison d’Israël pour qu’elle soit mon peuple, ma splendeur dit de Dieu le prophète. Jésus s’est attaché par amour à l’humanité. " Il s’est dit par une parabole : "Sa douceur et son humilité ont vaincu l’orgueil de l’humanité obstinée. Grandissant, Jésus a observé les minuscules graines que l’on pouvait semer. Il veut nous instruire avec la plus petite de toutes les semences ! Ce qu’il y a de plus fragile, de plus vulnérable, de plus petit, de plus pauvre, voilà ce que Dieu a choisi pour confondre l’orgueil du « monde. »"


Citation :
Nous demandons la grâce de suivre Jésus dans son chemin de pauvreté.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :




Autres Méditations :



Saint Pierre Chrysologue (v. 406-450)
Évêque de de Ravenne et Docteur de l'Église

Sermon 99 (trad. coll. Icthus, vol. 11, p. 288)


« Jusqu'à ce que le tout ait levé »

Donnons le sens profond de cette parabole. La femme qui a pris du levain, c'est l'Église ; le levain qu'elle a pris, c'est la révélation de la doctrine céleste ; les trois mesures dans lesquelles elle a enfoui le levain sont la Loi, les Prophètes et les Évangiles, où le sens divin s'enfouit et se cache sous des termes symboliques, afin d'être saisi du fidèle et d'échapper à l'infidèle.

Quant à ces mots « jusqu'à ce que le tout ait levé », ils se rapportent à ce que dit l'apôtre Paul : « Imparfaite est notre science, imparfaite aussi notre prophétie. Quand donc viendra ce qui est parfait, ce qui est imparfait disparaîtra » (1Co 13,9).

La connaissance de Dieu est maintenant dans la pâte : elle se répand sur les sens, elle gonfle les cœurs, augmente les intelligences et comme tout enseignement, les élargit, les soulève et les épanouit aux dimensions de la sagesse céleste. Tout sera bientôt levé. Quand ? À l'avènement du Christ.

















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Mar 31 Juil 2018 - 12:26

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Mardi 31 Juillet 2018 : Le mardi de la 17e semaine du temps ordinaire


Les Saints du jour (Mardi 31 Juillet)


Saint Germain, Évêque d'Auxerre (c. 378-448).  

Saint Ignace de Loyola, Prêtre, Fondateur de la
Compagnie de Jésus (1491-1556).


Bienheureuse Sidonie (Cécile Schelingova) martyre en Slovaquie (+ 1955).


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 





Homélie :


Dans l’Évangile de ce jour, Jésus nous donne Lui-même l’interprétation de la parabole du bon grain et de l’ivraie qu’il avait laissée à notre méditation quelques versets plus haut.
Dans le récit parabolique, Jésus s’exprimait ainsi : « Il en est du Royaume des Cieux comme d’un homme qui a semé du bon grain dans son champ. Or, son ennemi est venu, il a semé à son tour l’ivraie, au beau milieu du blé et il s’en est allé ».
Là où le Royaume est à l’œuvre, le démon pointe son nez et entre en action. N’oublions pas qu’il y a deux manières de faire le jeu du démon : trop en parler si bien qu’on ne pense plus qu’à lui en oubliant que Dieu est le centre de notre vie mais aussi croire qu’il n’existe pas, qu’il n’agit pas, si bien qu’on lui laisse les mains libres pour semer l’ivraie dans notre champ : « pendant que les gens dormaient ».

La parabole nous montre que le démon entre en action à deux niveaux. Tout d’abord, directement. Il sème de l’ivraie au milieu du bon grain et crée la confusion entre ce qui est bon et ce qui est mauvais.
Face à cela, les directives de Jésus sont claires : « Laissez-les pousser ensemble, de peur qu’en enlevant l’ivraie vous n’arrachiez le bon grain ».
D’une part, l’ivraie est tellement imbriquée dans le bon grain, qu’en voulant enlever l’un, nous arracherions l’autre.
D’autre part, le bon grain et l’ivraie en herbe se ressemblent tellement que nous risquerions de nous méprendre en croyant arracher de l’ivraie alors qu’il s’agit de bon grain.

Mais le démon peut aussi intervenir d’une façon moins directe en induisant dans notre cœur l’illusion de croire que nous pouvons par nous-mêmes discerner de façon définitive ce qui est bon de ce qui est mauvais.
Nous nous instaurons alors juges de nos frères et de nous-mêmes, juges de la moisson c’est-à-dire de l’œuvre de Dieu dans les cœurs, autrement dit juges de Dieu puisqu’entre Dieu et son œuvre c’est tout un.

Cela ne signifie pas pour autant qu’il faille relativiser la distinction entre le bien et le mal. En effet, l’ivraie n’est pas du bon grain, et le bon grain ne saurait se confondre avec l’ivraie.
Le bien et le mal s’impose à tous dans les mêmes termes et avec la même exigence et ne sont relatifs en rien aux conditions subjectives de chacun.

En fait, le piège est de prétendre juger du bien et du mal de façon définitive et clôturante à un instant donné en enfermant l’autre ou soi-même dans sa faute et en excluant toute possibilité de changer.
L’impasse est alors faite sur la Miséricorde Divine qui agit dans la durée et ne réduit jamais quelqu’un aux actes qu’il a posés à un moment donné de sa vie.

La Divine Patience est sans conteste un des aspects les plus déconcertants de la Miséricorde. Le Seigneur croit en nous, il espère en nous et nous aime non pas malgré notre malice et notre aveuglement, mais à cause d’eux, c'est-à-dire en proportion de notre misère.

Certes, l’ivraie n’entrera pas dans le Royaume, mais ce n’est qu’à la moisson, c’est-à-dire quand le bon grain sera définitivement à l’abri, qu’elle sera arrachée et brûlée.
Car ce n’est qu’au terme d’une vie qu’on peut en faire le bilan et encore : pas à la lumière de nos critères humains (ce ne sont pas les serviteurs qui moissonnent mais les Anges de Dieu), mais à la lumière de ce que L’Esprit seul peut révéler, lui qui connaît le fond des cœurs.

Laissons donc le temps et la grâce faire leur œuvre. La graine du Royaume, minuscule aux yeux des hommes, à vrai dire à peine perceptible – qu’y a-t-il donc de changé depuis la venue du Christ ? – cette graine pousse dans le secret des cœurs.
Mystérieusement, le levain du Royaume se diffuse dans la pâte humaine et la travaille au plus profond. Même si nous ne percevons pas de changement spectaculaire, il fait pourtant insensiblement lever la pâte.
Voilà le lieu de notre combat : la Foi en l’action cachée du Royaume dans la durée. Ne laissons pas ici sommeiller notre Foi.
Pendant ce sommeil risquerait fort bien d’intervenir le Malin. Notre manière de contribuer à l’avènement du Royaume c’est précisément de rester vigilants dans cette Foi.

« Seigneur, en attendant que tu reviennes pour faire toi-même la moisson, augmente notre Foi et notre Espérance en ta Miséricorde à l’œuvre dans les cœurs pour promouvoir la croissance du bon grain et être jugés digne d’être intégrés dans le Pain Eucharistique du Royaume qui est ton Corps. »



Frère Elie
Famille Saint JOSEPH
Source :




Autres Méditations :



La Lettre à Diognète (v. 200)
Ch 8 ; SC 33 (trad. Orval rev. ; cf SC p. 71)



La patience de Dieu

Le Maître et le Créateur de l'univers, Dieu, qui a fait toutes choses et les a disposées avec ordre, s'est montré non seulement plein d'amour pour les hommes, mais plein de patience. Lui, il a toujours été, il est et il restera le même : secourable, bon, doux, véridique — lui seul est bon. Pourtant lorsqu'il a conçu son dessein d'une grandeur inexprimable, il n'en a fait part qu'à son Fils unique. Tant qu'il maintenait dans le mystère et réservait le plan de sa sagesse, il semblait nous négliger et ne pas se soucier de nous. Mais quand il a révélé par son Fils bien-aimé et manifesté ce qu'il avait préparé depuis le commencement, il nous a offert tout en même temps : participer à ses bienfaits, voir, et comprendre la largesse de ses dons. Qui de nous aurait jamais pu s'y attendre ?

Dieu avait donc déjà tout disposé à part lui avec son Fils ; mais, jusqu'à ces derniers temps, il nous a permis de nous laisser emporter au gré de nos penchants désordonnés, entraînés par les plaisirs et les passions. Non qu'il ait pris le moins du monde plaisir à nos péchés ; il tolérait seulement ce temps où sévissait le mal sans y consentir. Il préparait le règne actuel de la justice. Durant cette période, nos propres œuvres nous montraient indignes de la vie ; nous en devenons dignes maintenant par l'effet de la bonté de Dieu. Nous nous sommes montrés incapables d'accéder par nous-mêmes au Royaume de Dieu ; c'est sa puissance qui nous en rend capables maintenant... Dieu ne nous a pas haïs, ni repoussés, il n'a pas tenu rancune, mais il a patienté longtemps.

















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Mer 1 Aoû 2018 - 13:51

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Mercredi 1 Août 2018 : Le mercredi de la 17e semaine du temps ordinaire


Les Saints du jour (Mercredi 1 Août)


Saints Maccabées et de Saint Éléazar dans l’Ancien Testament :
Sept frères et leur mère ainsi que le vieux scribe Saint Éléazar,
martyrs à Antioche (-166 av JC.).

pour en savoir + : Saints Maccabées Ancien Testament : Sept frères et leur mère,
martyrs à Antioche (-166 av JC.)


Saint Ethelwold Moine bénédictin (+ 984)

Saint Pierre Favre, Jésuite, Co-Fondateur et 1er Prêtre de
la Compagnie de Jésus (✝ 1546).


Saint Alphonse-Marie de Liguori, Évêque, Docteur de l'Église, Fondateur
de la Congrégation des Rédemptoristes (1696-1787).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


Voici à quoi le règne des cieux est semblable : à un trésor caché dans un champ ;

Le Royaume de Dieu a beaucoup d’importance dans la prédication de Jésus qui veut nourrir l’espérance du peuple choisi par Dieu. Nous sommes devant deux paraboles sur le Royaume des Cieux annoncées par Jésus. Parce qu’ils ne les ont pas comprises, le Sanhédrin, Pilate et Hérode, condamneront Jésus à mort. Même les disciples n’ont pas compris la nature de ce Royaume qui est annoncé en paraboles. Le bon larron, cloué sur la croix à côté de Jésus, lui dira : « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras inaugurer ton Règne. » Nous entrons dans une compréhension du Royaume de Dieu. Les deux criminels avaient été accusés et ils étaient sur le point de mourir. Le « bon » larron reconnaît Jésus comme le Roi d’un Royaume qui viendra après cette horrible mort sur la croix. Ce ne pouvait être qu’un Royaume d’Amour. La pauvreté nous rend humble : « Heureux les pauvres en esprit. » Jésus, à la Croix a embrassé la pauvreté extrême, lui, qui « n’avait pas d’endroit où reposer sa tête. » L’Evangile est Bonne Nouvelle pour nous, il est un trésor caché, c’est la révélation de Jésus qui nous sauve dans sa Passion. Là nous est manifesté le plus grand amour qui soit. Cette perle fine est le mystère du serviteur qui est enfanté, d’une manière étonnante, à la vie divine.



l’homme qui l’a trouvé le cache et, dans sa joie, il va vendre tout ce qu’il a pour acheter ce champ–là.

Jésus parle du Royaume des Cieux comme d’un trésor caché sous terre, et dont la découverte est cause d’une telle joie, qu’elle incite celui qui l’a trouvé à acheter le terrain. Ce trésor est si précieux qu’il fait vendre tout ce qui est possédé. Marie a vécu cette parole avec intensité, elle est devenue la mère de Jésus. Jésus, le Fils de Dieu, s’est présenté comme le fils de l’homme. Nous sommes invités à sa suite, à mettre nos pas dans ses pas. Notre vie entre alors dans la compréhension de l’amour infini de Dieu qui nous rejoint ! Nous gagnions ainsi la perle d’un grand prix : « Venez, les bénis de mon Père ; venez recevoir en héritage le Royaume préparé pour vous depuis le commencement du monde. » En Église, il nous faut redoubler de foi pour vivre de ce mystère à la suite de Jésus crucifié et glorifié. « J’achève en ma chair ce qui manque aux souffrances du Christ pour son corps qui est l’Église, dit l’apôtre. » Quand cette parole se réalise en nous, il n’y a plus aucune compréhension, la nuit est totale et tout devient ténébreux comme la perle enfouie dans la terre.


Voici encore à quoi le règne des cieux est semblable : un marchand qui cherchait de belles perles. Ayant trouvé une perle de grand prix, il est allé vendre tout ce qu’il avait pour l’acheter."

Tout vendre pour acheter la perle de grand prix ! Tout vendre pour acheter le terrain qui contient le Trésor, c’est s’exposer à suivre Jésus avec Marie sa mère. C’est continuer l’œuvre de salut en partageant la gloire de Jésus, après l’avoir suivi dans sa passion. Le Royaume de Dieu est la paix, l’amour, la justice dans la liberté. L’atteindre est à la fois un don de Dieu et une responsabilité humaine. Devant la grandeur du don divin, nous constatons l’imperfection de tous nos efforts. Ils sont souvent détruits par le péché, la guerre et la malice, qui nous paraissent insurmontables. Nous devons être confiants, car ce qui semble impossible pour l’homme est possible pour Dieu. Jésus dans sa Passion dira : « Père, éloigne ce calice, cependant pas ma volonté mais la tienne ! » Notre réponse, à la suite de Jésus, est : « Je crois Seigneur, mais augmente ma foi ! » Au milieu des hommes, nous rendons témoignage de la guérison du Seigneur Jésus qui soutient notre espérance. Ce qui est précieux pour nous, c’est la croix de Jésus Christ. C’est l’amour surabondant avec lequel il nous sauve. En communauté nous devenons sauveur avec Jésus l’unique Sauveur. Nous savons qu’il nous faut tenir bon et nous soutenir les uns les autres dans l’Amour.


Citation :
Nous demandons la grâce de ce grand amour qui nous permet de passer les épreuves pour rejoindre la gloire de Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :




Autres Méditations :



Saint Bonaventure (1221-1274)
Franciscain Docteur de l'Église

Vie de Saint François, Legenda major, ch. 7
(trad. cf. Vorreux, Eds franciscaines 1951, p. 622)



La perle de grande valeur

Parmi les dons spirituels reçus de la générosité de Dieu, François a obtenu en particulier celui de toujours enrichir son trésor de simplicité grâce à son amour de la très grande pauvreté. Voyant que celle qui avait été la compagne habituelle du Fils de Dieu était devenue désormais l'objet d'une aversion universelle, il a eu à cœur de la prendre pour épouse et lui a voué un amour éternel. Non content de « quitter pour elle son père et sa mère » (Gn 2,24), il a distribué aux pauvres tout ce qu'il pouvait avoir (Mt 19,21). Personne n'a gardé son argent aussi jalousement que François a gardé sa pauvreté ; jamais personne n'a surveillé son trésor avec plus de soin qu'il n'en a mis à garder cette perle dont parle l'Évangile.  

     Rien ne le blessait autant que de rencontrer chez ses frères quelque chose qui ne soit pas parfaitement conforme à la pauvreté des religieux. Du début de sa vie religieuse jusqu'à sa mort, lui-même n'a eu pour toutes richesses que sa tunique, une corde comme ceinture, des caleçons ; il ne lui fallait rien de plus. Il lui arrivait souvent de penser en pleurant à la pauvreté du Christ Jésus et de sa Mère : « Voici, disait-il, pourquoi la pauvreté est la reine des vertus ; c'est à cause de l'éclat dont elle a brillé chez le Roi des rois (1Tm 6,15) et la Reine sa mère ».

     Quand les frères lui demandaient un jour quelle est la vertu qui nous rend le plus ami du Christ, il a répondu, leur ouvrant pour ainsi dire le secret de son cœur : « Sachez, frères, que la pauvreté spirituelle est le chemin privilégié du salut, car elle est la sève de l'humilité et la racine de la perfection ; ses fruits sont innombrables bien que cachés. Elle est ce 'trésor enfoui dans un champ' pour l'achat duquel, dit l'Évangile, il faut tout vendre et dont la valeur doit nous pousser à mépriser tout autre chose ».

















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Jeu 2 Aoû 2018 - 17:11

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Jeudi 2 Août 2018 : Le jeudi de la 17e semaine du temps ordinaire


Les Saints du jour (Jeudi 2 Août)


Saint Étienne Ier, Pape et Martyr († 257).

Saint Eusèbe, Évêque de Verceil, Martyr († c. 371).

Saint Pierre-Julien Eymard, Prêtre, Apôtre de l’Eucharistie, Fondateur de
la Congrégation des Pères du Très Saint-Sacrement et de celle
des Servantes du Très Saint-Sacrement (1811-1868).


Saint Alphonse-Marie de Liguori, Évêque, Docteur de l'Église, Fondateur
de la Congrégation des Rédemptoristes (1696-1787).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.




LECTURES DE LA MESSE:
 





Homélie :


"Le royaume des Cieux est encore comparable à un filet que l’on jette dans la mer, et qui ramène toutes sortes de poissons.

Quand il est plein, on le tire sur le rivage, on s’assied, on ramasse dans des paniers ce qui est bon, et on rejette ce qui ne vaut rien. Jésus termine son discours sur le Royaume avec l’image du filet que l’on retire de la mer, rempli de poissons, qui seront ensuite triés sur le rivage. Il manifeste ainsi la fin du monde qui donnera lieu à un jugement du fruit qui se révèle dans notre existence. Tout semble récolté avec la même générosité que la semence du blé jeté en terre. Nous nous confions à la miséricorde infinie de Dieu qui est un Don d’amour total. Nous aurions aimé faire beaucoup pour lui, avec le courage d’être à son service, mais « nous sommes comme l’argile dans la main du potier, » c’est Lui le Maitre d’œuvre. Il nous faut nous laisser faire. Dieu agit librement parce qu’il est amour. Il nous a créés librement pour faire librement ce qu’il attend de nous, dans son amour. Son chef-d’œuvre est la rencontre de deux amours : Le sien qui est fort et le notre si fragile, qui vient encore de Lui ! Plus nous avançons dans la vie, plus les événements de notre vie remontent à notre conscience, plus nous nous rendons compte de nos erreurs et de nos limites. Nous nous confions alors à la miséricorde infinie de Dieu qui va tout régénérer.


"Ainsi en sera-t-il à la fin du monde : les anges sortiront pour séparer les méchants du milieu des justes et les jetteront dans la fournaise : là, il y aura des pleurs et des grincements de dents."

« Avez-vous compris tout cela ? » Ils lui répondent : « Oui ».Il en sera de même à la fin du monde. Il n’est pas de notre ressort de faire le tri, ce qui nous revient, c’est que le filet puisse ramener le maximum de bons poissons. Que nous prenions soin de notre cœur pour être le plus possible des témoins fidèles et heureux de l’Evangile. La vie demeure avec ce qui s’impose à nous, mais le Royaume se manifeste par la manière dont nous allons répondre à l’autre, surtout s’il est souffrant. L’action de l’Amour de Dieu dans notre fragilité révèlera sa miséricorde infinie. Nous sommes dans le cœur de Dieu pour la réalisation de son plan d‘Amour. Dieu nous demande une coopération alors que nous sommes pauvres et fragiles. Nous voulons grandir en confiance pour faire humblement ce que Dieu veut. Dieu, plein d’amour, nous donnera le courage dont nous avons besoin pour faire de notre vie quelque chose de merveilleux.


"Jésus ajouta : « C’est pourquoi tout scribe devenu disciple du royaume des Cieux est comparable à un maître de maison qui tire de son trésor du neuf et de l’ancien. »

Lorsque Jésus eut terminé ces paraboles, il s’éloigna de là. Nous ne faisons pas le tri avant l’heure et surtout pas par nous-mêmes, mais nous nous convertissons pour nous ajuster à l’amour que Dieu nous donne. Seul le Christ Jésus nous sauve. Entrons dans la confiance que Jésus nous fait, laissons nous faire par l’Esprit Saint ! Laissons nous façonner par l’Évangile, par les appels que nous recevons, par les services que nous rendons aux autres. Dieu agit avec un immense amour envers nous. Non seulement Il prend sur lui toutes nos défaillances, mais Il attend de nous une réponse d’amour possible. Notre liberté s’édifie dans cette confiance, elle va grandir à la condition que nous demeurions dans l’amour pour édifier le Règne de Dieu. Dans nos difficultés, nous nous trouvons devant le choix de faire confiance, de reprendre force et courage. Dieu est le Maître de notre vie, en demeurant dans l’amour de Dieu, nous trouvons la liberté de coopérer à son œuvre. C’est dans cet amour que nous sommes libérés de nous mêmes.


Citation :
Nous demandons à Dieu la grâce de demeurer dans son Amour infini.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :




Autres Méditations :



Benoît XVI
Pape de 2005 à 2013

Encyclique « Spe Salvi », 45-46 (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana)


« Sur le rivage »

Avec la mort, le choix de vie fait par l'homme devient définitif : sa vie est devant le Juge. Son choix, qui a pris forme au cours de toute sa vie, peut avoir diverses caractéristiques. Il peut y avoir des personnes qui ont détruit totalement en elles le désir de la vérité et la disponibilité à l'amour. Des personnes en qui tout est devenu mensonge, des personnes qui ont vécu pour la haine et qui en elles-mêmes ont piétiné l'amour. C'est une perspective terrible, mais certains personnages de notre histoire laissent entrevoir de façon effroyable des profils de ce genre. Dans des individus semblables, il n'y aurait plus rien de remédiable, et la destruction du bien serait irrévocable : c'est cela qu'on indique par le mot « enfer ».

     D'autre part, il peut y avoir des personnes très pures, qui se sont laissées entièrement pénétrer par Dieu et qui, par conséquent, sont totalement ouvertes au prochain — personnes dont la communion avec Dieu oriente dès maintenant l'être tout entier et dont le fait d'aller vers Dieu conduit seulement à l'accomplissement de ce qu'elles sont désormais.

     Selon nos expériences, cependant, ni un cas ni l'autre ne sont la normalité dans l'existence humaine. Chez la plupart des hommes, comme nous pouvons le penser, demeure présente au plus profond de leur être une ultime ouverture intérieure pour la vérité, pour l'amour, pour Dieu. Mais, dans les choix concrets de vie, elle est recouverte depuis toujours de nouveaux compromis avec le mal... Qu'advient-il de tels individus lorsqu'ils comparaissent devant le Juge ? Toutes les choses sales qu'ils ont accumulées dans leur vie deviendront-elles d'un coup insignifiantes ? Dans la première lettre aux Corinthiens, saint Paul nous donne une idée de l'impact différent du jugement de Dieu sur l'homme selon son état... : « On peut poursuivre la construction avec de l'or, de l'argent ou de la belle pierre, avec du bois, de l'herbe ou du chaume, mais l'ouvrage de chacun sera mis en pleine lumière au jour du jugement. Car cette révélation se fera par le feu, et c'est le feu qui permettra d'apprécier la qualité de l'ouvrage de chacun. Si l'ouvrage construit par quelqu'un résiste, celui-là recevra un salaire ; s'il est détruit par le feu, il perdra son salaire. Et lui-même sera sauvé, mais comme s'il était passé à travers un feu » (3,12-15).


















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Ven 3 Aoû 2018 - 13:37

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Vendredi 3 Août 2018 : Le vendredi de la 17e semaine du temps ordinaire


Les Saints du jour (Vendredi 3 Août)


Sainte Marie-Salomé, Femme de Zébédée, Mère des apôtres Jacques
et Jean, fêtéé le 3 août et le 22 octobre (Ier siècle).


Saint Nicodème le Synhédriste, Disciple, Notable Juif, Pharisien
du Nouveau Testament (1er s.).


Sainte Lydie, Commerçante en pourpre à Philippes, convertie par Saint Paul (1er s.).

Saint Bennon, 45ème Évêque de Metz et d'Einsiedeln (+ 940).

Bienheureux Augustin Kažotić, Évêque, Dominicain et martyr (v. 1260-1323).


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LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


"Jésus se rendit dans son lieu d’origine, et il enseignait les gens dans leur synagogue, de telle manière qu’ils étaient frappés d’étonnement et disaient : « D’où lui viennent cette sagesse et ces miracles ?"

N’est-il pas le fils du charpentier ? Sa mère ne s’appelle-t-elle pas Marie, et ses frères : Jacques, Joseph, Simon et Jude ? Et ses sœurs ne sont-elles pas toutes chez nous ? Alors, d’où lui vient tout cela ? » Jésus revient chez lui dans sa nouvelle manière d’être : il enseigne, il fait des miracles. Les gens de son village constatent cette évolution, ils ne voient pas comment assimiler cette nouveauté dont Jésus est porteur. L’origine de Jésus qu’ils connaissent leur paraît incapable de rendre compte de ce que Jésus est devenu ! Cela est violent pour eux. Ils sont choqués. Ils savent l’origine de sa vie, sa manière d’être, et il est devenu comme un étranger pour eux. Cette incompréhension reprend le prologue de St. Jean : « Il est venu chez les siens et les siens ne l’ont pas reconnu ! » C’est dans « leur » synagogue qu’il enseigne ! Les compatriotes de Jésus pourraient etre flattés et heureux de sa renommée, mais ils sont ébahis, les gens se questionnent et se demandent : D’où lui viennent cette sagesse et ces miracles ? Nous ne partons plus du même lieu ! Dieu n’a plus sa demeure chez les siens ! Il est regardé comme un étranger, un hôte de passage, Jésus leur échappe parce qu’ils sont incapables de voir plus loin que les appartenances humaines !


"Et ils étaient profondément choqués à son sujet. Jésus leur dit : « Un prophète n’est méprisé que dans son pays et dans sa propre maison. »"

Notre identité n’est pas seulement celle de nos origines extérieures. Elle est aussi celle de notre promesse qui nous appelle à un au-delà. Nos origines extérieures laissent des traces intangibles qui risquent de s’imposer à nous et de nous enfermer. Cette origine est partagée avec d’autres, elle est saturée de sens et de reconnaissance. Notre origine intérieure est secrète, elle nous ouvre sur un appel à demeurer ouvert. C’est à partir de ce qu’ils connaissent de lui, Jésus, l’enfant de Nazareth, que ses concitoyens le jugent. « Sa mère ne s’appelle–t–elle pas Marie. » Ils se rassurent à partir de leur propre jugement, selon un « extérieur » qui les sécurisent ! La parenté de Jésus, les cousins et cousines sont évoqués comme pour avoir la preuve qu’ils sont dans la vérité. Ses sœurs ne sont–elles pas toutes parmi nous ? D’où lui vient donc tout cela ?" Une question demeure : D’où lui vient donc tout cela ? La familiarité humaine n’est pas l’intimité de la foi qui nous donne une ouverture et une intimité avec le Dieu vivant.


Et il ne fit pas beaucoup de miracles à cet endroit-là, à cause de leur manque de foi.

La foi est cette grâce de ne pas se limiter à ses origines repérables mais de faire confiance à ce qui surgit. Croire à ce possible en nous est ce qui nous aide à nous ouvrir à l’autre, à le rencontrer. Entrer dans la foi, c’est accepter d’être d’une autre origine, de ne plus faire partie uniquement de ce que nous avons reçu, mais de partir vers une promesse à laquelle nous consentons. Que Dieu fasse grandir notre foi, en toutes ses dimensions. Nous ne renonçons pas à cette partie de nous-mêmes, qui nous entraîne vers un au-delà. Pour que l’Évangile soit Bonne Nouvelle, il nous faut le laisser nous rejoindre et nous entraîner dans un au-delà. Nous voulons nous ouvrir à ce qui est vrai et juste dans le plan de Dieu plutôt que de nous enfermer dans ce que nous connaissons ! Dieu se présente ainsi comme le « tout autre. » C’est dans la foi que nous pouvons discerner sa Présence. La disposition qui nous est demandée est une ouverture renouvelée ! Croire que Dieu nous rejoint et qu’il et toujours plus grand que ce que nous concevions de lui !


Citation :
Nous demandons la grâce de nous laisser surprendre par Dieu comme Marie la mère de Jésus.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :




Autres Méditations :



Saint Hilaire (v. 315-367)
Évêque de Poitiers et Docteur de l'Église

La Trinité, 12, 52-53 (trad. DDB 1981, p.150)


« 'N'est-il pas le fils du charpentier ?'... Il ne fit pas beaucoup de miracles en cet endroit,
à cause de leur manque de foi »

Aussi longtemps que je jouirai du souffle de vie que tu m'as accordé, Père saint, Dieu tout-puissant, je te proclamerai Dieu éternel, mais aussi Père éternel. Jamais je ne m'établirai juge de ta toute-puissance et de tes mystères ; jamais je ne ferai passer ma connaissance limitée avant la notion vraie de ton infini ; jamais je n'affirmerai que tu as existé autrefois sans ta Sagesse, ta Puissance et ton Verbe, Dieu, l'Unique Engendré, mon Seigneur Jésus Christ. Car même si le langage humain est faible et imparfait lorsqu'il parle de toi, il ne rétrécira pas mon esprit au point de réduire ma foi au silence, faute de mots capables d'exprimer le mystère de ton être...

     Déjà dans les réalités de la nature, il y a bien des choses dont nous ne connaissons pas la cause, sans pourtant en ignorer les effets. Et, lorsque de par notre nature, nous ne savons que dire de ces choses, notre foi se teinte d'adoration. Si je contemple le mouvement des étoiles..., le flux et le reflux de la mer..., la puissance cachée dans la plus petite semence..., mon ignorance m'aide à te contempler, car si je ne comprends pas cette nature qui est à mon service, je discerne ta bonté, du fait même qu'elle est là pour me servir. Moi-même, je perçois que je ne me connais pas, mais je t'admire d'autant plus... Tu m'as donné la raison et la vie et mes sens d'homme qui me causent tant de joies, mais je n'arrive pas à comprendre quel a été mon commencement d'homme.

     C'est donc en ne connaissant pas ce qui m'entoure, que je saisis ce que tu es ; et en percevant ce que tu es, je t'adore. C'est pourquoi, lorsqu'il s'agit de tes mystères, ne pas les comprendre n'amoindrit pas ma foi en ta toute-puissance... La naissance de ton Fils éternel dépasse la notion même d'éternité, elle est antérieure aux temps éternels. Avant tout ce qui existe, il est le Fils sorti de toi, Dieu Père ; il est vrai Dieu... Jamais tu n'as existé sans lui... Tu es le Père éternel de ton Unique Engendré, avant les temps éternels.


















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Sam 4 Aoû 2018 - 16:07

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Samedi 4 Août 2018 : Le samedi de la 17e semaine du temps ordinaire


Les Saints du jour (Samedi 4 Août)


Saint Jean-Marie Baptiste Vianney, Prêtre, Curé d’Ars,
Patron de tous les Curés (1786-1859).


Bienheureux Frédéric Jansoone, Prêtre Franciscain (1838-1916).


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.




LECTURES DE LA MESSE:
 





Homélie :


"En ce temps-là, Hérode, prince de Galilée, apprit la renommée de Jésus et dit à ses serviteurs : « Cet homme, c’est Jean le Baptiste, il est ressuscité d’entre les morts, et voilà pourquoi il a le pouvoir de faire des miracles. »

"Car Hérode avait fait arrêter Jean, l’avait fait enchaîner et mettre en prison, à cause d’Hérodiade, la femme de son frère Philippe. En effet, Jean lui avait dit : « Tu n’as pas le droit de vivre avec elle. » Hérode cherchait à le mettre à mort, mais il eut peur de la foule qui le tenait pour un prophète." L’humilité de Jean le Baptiste, « l’ami de l’Époux, » nous est offerte à contempler. Jean le Baptiste aimait Jésus son Seigneur, plus que lui-même. Il souhaitait « diminuer » pour que lui, Jésus, « grandisse. » La grandeur de Jean le Baptiste est son humilité. Il a mis Jésus au-dessus de lui avec l’empressement de l’amour. Il s’est déclaré indigne d’enlever les sandales de celui qui est le plus humble de tous. L’histoire de Jean le Baptiste se répétera de nombreuses fois. De nombreux saints martyrs ont préféré se laisser tuer plutôt que de renier les vérités auxquelles ils croyaient. Celui qui croit en Dieu ne peut pas renier l’enseignement reçu de Dieu, sans renier Dieu lui-même. Il n’est pas possible, dans ce que nous faisons, de séparer notre foi de notre vie. A la suite de Jean le Baptiste, nous ne pactisons pas avec le mensonge. Nous sommes de race « Royale » par l’amour qui brûle en nos cœurs. La dimension royale de notre vie, c’est l’amour infini de Dieu qui brûle dans nos cœurs. Notre cœur veille pour que l’œuvre de Dieu se fasse sur la terre, dans notre vie et dans notre peuple.


« Lorsque arriva l’anniversaire d’Hérode, la fille d’Hérodiade dansa devant tout le monde, et elle plut à Hérode. Aussi s’engagea-t-il par serment à lui donner tout ce qu’elle demanderait. Poussée par sa mère, elle dit : « Donne-moi ici, sur un plat, la tête de Jean le Baptiste. »

Le roi fut contrarié, mais à cause de son serment et des convives, il commanda de la lui donner. Il envoya décapiter Jean dans la prison. » La fin de la vie de Jean le Baptiste est dramatique. Son témoignage de la vérité se fait dans des circonstances révoltantes. Nous demandons la grâce d’être fidèle à la Vérité comme Jean Baptiste, en tout moment et quelles qu’en soient les circonstances. Il y a autour de Jean le Baptiste tellement de violences et de ténèbres. Le martyre de Jean Baptiste annonce la Passion de Jésus. Il est fidèle à sa vocation de Prophète, il demeure dans la lumière. Notre chemin, parce qu’il est un chemin d’amour, est un chemin de lumière qui dit où est la vérité. Prophètes, nous avons mission d’être la lumière de Jésus. Nos frères ont besoin de cette rectitude pour trouver à notre contact, la force pour marcher vers Dieu.


« La tête de celui-ci fut apportée sur un plat et donnée à la jeune fille, qui l’apporta à sa mère."

Les disciples de Jean arrivèrent pour prendre son corps, l’ensevelirent et allèrent en informer Jésus. Quand Jésus apprit cela, il partit en barque pour un endroit désert, à l’écart. Les foules l’apprirent et, quittant leurs villes, elles suivirent à pied. Nous suivons Jésus pour trouver, à son exemple, tout ce dont nous avons besoin pour accomplir notre mission. Jésus est le Chemin, la Vérité et la Vie. En le suivant, nous devenons un chemin les uns pour les autres. Nous demeurons dans l’Amour de Dieu qui nous a façonné. Jean a préparé la voie de Jésus le Rédempteur dans le désert, il a été jugé digne de baptiser Jésus le Fils du Père. Jean Baptiste est sacrifié à une machination perverse, fruit de la vengeance. Avec le Saint Esprit, Jean le Baptiste a combattu jusqu’à la mort pour la vérité. Il a été le Précurseur du Christ Jésus jusque dans l’acceptation de sa mort. Il ait été le prophète du martyr du Christ Jésus avant sa Passion.


Citation :
Nous demandons la grâce d’être fidèles à la dimension prophétique de notre vie.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Autres Méditations :



Saint Jean Chrysostome (v. 345-407)
Prêtre à Antioche puis Évêque de Constantinople, Docteur de l'Église

Homélies sur l’Évangile de Matthieu, n°48, 2


La mort de Jean-Baptiste


« Donne-moi ici, sur un plat, la tête de Jean-Baptiste »… Dieu voit et laisse faire ; il n'a pas lancé sa foudre du haut des Cieux pour dévorer ce visage insolent ; il n'a pas ordonné à la terre de s'entrouvrir et d'engloutir les convives de ce banquet sacrilège.
Pourquoi ? Pour préparer à son serviteur un plus beau triomphe et laisser une plus grande consolation à ceux qui le suivraient dans leurs maux…
Un prophète et « le plus grand des prophètes », celui à qui Le Fils de Dieu a rendu ce témoignage : « Parmi les hommes il n'en a pas existé de plus grand que Jean Baptiste » (Mt 11,9.11), cet homme admirable a été mis à mort à la demande d'une femme perdue, pour avoir défendu avec vigueur la Loi de Dieu.
Par cet exemple, apprenons nous-mêmes à endurer courageusement nos propres souffrances...

Mais remarque le ton modéré de l'Évangéliste qui, dans la mesure du possible, cherche des circonstances atténuantes à ce crime.
Au sujet d'Hérode, il note qu'il a agi « à cause de son serment et des convives » et qu'« il fut contrarié » ; au sujet de la jeune fille, il remarque qu'elle avait été « poussée par sa mère »...

Nous aussi, mes frères, imitons cette modération des apôtres. Plaignons les pécheurs ; ne critiquons pas les fautes du prochain ; cachons-les aussi discrètement que possible ; accueillons la charité en notre âme...
Si quelqu'un t'humilie ou t'insulte, tu t'emportes, tu n'hésites pas à traiter ton frère comme un étranger, sans pitié ?
Les saints n'agissent pas ainsi : ils pleurent sur les pécheurs, au lieu de les maudire. Faisons comme eux : pleurons sur Hérodiade et sur ceux qui l'imitent.
Car on voit aujourd'hui bien des repas du genre de celui d'Hérode ; on n'y met pas à mort le Précurseur, mais on y déchire les membres du Corps du Christ.


















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Dim 5 Aoû 2018 - 14:24

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Dimanche 5 Août 2018 : Dix-huitième dimanche du temps ordinaire


L'Eglise fête :
La Dédicace de la Basilique Sainte Marie-Majeure.


Les Saints du jour (Dimanche 5 Août)


Saint Memmie, 1er Évêque de Chalons en Champagne (3ème s.).

Saint Cassien d'Autun, Évêque d’Autun (+ 355)

Saint Oswald Roi de Northumbrie (+ 642)

Saint Abel de Lobbes, Bénédictin, Archevêque de Reims (✝ 770).


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


"Quand la foule vit que Jésus n’était pas là, ni ses disciples, les gens montèrent dans les barques et se dirigèrent vers Capharnaüm à la recherche de Jésus."

L’ayant trouvé sur l’autre rive, ils lui dirent : « Rabbi, quand es-tu arrivé ici ? » Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : vous me cherchez, non parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé de ces pains et que vous avez été rassasiés. Travaillez non pas pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui demeure jusque dans la vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l’homme, lui que Dieu, le Père, a marqué de son sceau. » Jésus vient de nourrir cinq mille personnes dans le désert avec cinq pains d’orge. Il veut nous révéler qui il est : l’Envoyé de Dieu, le Fils de Dieu. Les témoins du signe de la multiplication des pains demandent un autre signe. Jésus est le véritable signe annoncé par la multiplication des pains. Plus nous avançons dans la connaissance du mystère du Pain de vie, plus nous demandons l’humilité. La Passion de Jésus se donne pour nous guérir et nous rendre victorieux dans nos combats. Jésus pain de vie nous est donné pour que nous passions l’épreuve et demeurions dans la victoire de son amour. Jésus est le pain de Dieu qui descend du ciel et donne la vie au monde.


Ils lui dirent alors : « Que devons-nous faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? »

Jésus leur répondit : « L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé. » Ils lui dirent alors : « Quel signe vas-tu accomplir pour que nous puissions le voir, et te croire ? Quelle œuvre vas-tu faire ? Au désert, nos pères ont mangé la manne ; comme dit l’Écriture : Il leur a donné à manger le pain venu du ciel. » Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : ce n’est pas Moïse qui vous a donné le pain venu du ciel ; c’est mon Père qui vous donne le vrai pain venu du ciel. Certains refusent un acte de foi en la personne de Jésus. Il le leur dit clairement : « Vous me cherchez, non parce que vous avez vu et compris mes signes, mais parce que vous avez mangé du pain à satiété. » Moi, je suis le pain de vie, dit-il encore. Dans la douceur et dans l’humilité, Jésus se positionne comme le pain de Dieu, le vrai, celui qui descend du ciel et donne la vie au monde. La veille de sa passion Jésus prendra le pain et le vin, Il bénira son Père et nous manifestera comment il va transformer les événements douloureux de sa Passion dans la gloire de sa Résurrection. L’Eucharistie situe et annonce le grand combat dans lequel nous sommes engagés. En Dieu, dans l’humanité de Jésus, est située l’alliance nouvelle et éternelle. Dieu est amour, c’est un Père plein de tendresse et de bonté.


Car le pain de Dieu, c’est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde. »

Ils lui dirent alors : « Seigneur, donne-nous toujours de ce pain-là. » Jésus leur répondit : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif. Croire, c’est se soumettre à l’œuvre de Dieu, c’est entrer dans le travail qu’il accomplit par Jésus. Mais nous sommes lents à faire confiance, et nous gardons toujours au cœur un reste de soupçon. « Le pain de Dieu, celui qui seul peut donner la vie au monde, c’est moi, dit Jésus ! » C’est à sa personne que nous adhérons en mangeant le Pain de vie. Quand nous recevons l’Eucharistie, nous recevons cette présence cachée de Dieu, la toute puissance de l’amour infini de Dieu. Elle nous est donnée pour que nous fassions « corps » avec Lui, que nous adhérions à sa personne. Ainsi nous pouvons le rejoindre dans le combat pour la vérité en étant vainqueurs des forces de ténèbres et de mort. Par ce Pain de vie, dans la puissance de son Amour infini, Jésus vient au cœur de notre vie pour tout recréer, tout régénérer. Il nous donne la lumière et la force pour suivre son chemin et pour continuer sa vie.


Citation :
Nous demandons la grâce de pénétrer dans le mystère de Jésus Pain de vie qui nous sauve.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Autres Méditations :



Guigues le Chartreux (?-1188)
Prieur de la Grande Chartreuse

Méditation 10 (trad. SC 163, p. 181 rev.)


« Donne-nous de ce pain-là, toujours »

Le pain de l'âme, c'est le Christ, « le pain vivant qui est descendu du ciel » (Jn 6,51) et qui nourrit les siens, maintenant par la foi, dans le monde futur par la vision. Car le Christ habite en toi par la foi, et la foi dans le Christ, c'est le Christ dans ton cœur (Ep 3,17). Dans la mesure où tu crois dans le Christ, dans cette mesure tu le possèdes.

Et le Christ est en vérité un seul pain, « car il y a un seul Seigneur, une seule foi » (Ep 4,5) pour tous les croyants, bien que les uns reçoivent plus, les autres moins du don de la même foi... Comme la vérité est une, une seule foi dans la vérité unique conduit et nourrit tous les croyants, et « un seul et même Esprit distribue à chacun ses dons, selon sa volonté » (1Co, 12,11).

Nous vivons donc tous du même pain et chacun d'entre nous reçoit sa portion ; et cependant le Christ est tout entier pour tous, sauf pour ceux qui déchirent l'unité... Dans ce don que j'ai reçu, je possède tout le Christ et le Christ me possède tout entier, comme le membre qui appartient à tout le corps possède en retour le corps tout entier. Cette portion de foi que tu as reçue en partage est donc comme le petit morceau de pain qui est dans ta bouche. Mais si tu ne médites pas fréquemment et pieusement ce que tu crois, si tu ne le mâches pas, pour ainsi dire, en le triturant et le retournant avec les dents, c'est-à-dire avec les sens de ton esprit, il ne franchira pas la gorge, c'est-à-dire qu'il ne parviendra pas jusqu'à ton intelligence. En effet, comment pourrais-tu comprendre ce que tu médites rarement et avec négligence, surtout s'il s'agit d'une chose ténue et invisible ? ... Que par la méditation, donc, « la Loi du Seigneur soit toujours dans ta bouche » (Ex 13,9) pour que naisse en toi la bonne intelligence. Par la bonne compréhension, la nourriture spirituelle passe dans ton cœur, pour que tu ne négliges pas ce que tu as compris mais le recueille avec amour.


















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Lun 6 Aoû 2018 - 19:20

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Lundi 6 Août 2018 : Le lundi de la 18e semaine du temps ordinaire


L'Eglise fête :
la Transfiguration de Notre Seigneur Jésus-Christ.


Les Saints du jour (Lundi 6 Août )


Saints Just et Pasteur martyrs (+ 304)

Saint Hormisdas Pape (52 ème) de 514 à 523 (+ 523)

Bienheureuse Marie-Françoise de Jésus (Anne-Marie Rubatto)
fondatrice d'un institut de Sœurs Tertiaires capucines (+ 1904)


Bienheureux Paul VI, Pape (262ème) de 1963 à 1978 (✝ 1978).


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


Six jours après, Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean, et les emmène, eux seuls, à l’écart sur une haute montagne. Et il fut transfiguré devant eux.

Ses vêtements devinrent resplendissants, d’une blancheur telle que personne sur terre ne peut obtenir une blancheur pareille. Élie leur apparut avec Moïse, et tous deux s’entretenaient avec Jésus. Jésus est transfiguré devant les disciples Pierre, Jacques et Jean pour qu’ils puissent affronter les épreuves qui viennent. L’événement de la transfiguration qui se déroule sur le mont Thabor est du même ordre que ce qui s’est passé au mont Sinaï quand Dieu donna la loi à Moïse. Élie lui aussi rencontrera le Seigneur dans la fente du rocher. Au Thabor comme au Sinaï, Dieu nous adresse une parole. La gloire de Dieu qui est l’épanouissement de son amour commence quand Jésus descend dans le sein de la Vierge Marie pour prendre part à notre humanité. C’est avec notre nature humaine qu’Il va vaincre l’enfer. Il ne cédera pas à la tristesse, il demeurera dans la gloire de Dieu. Le rayonnement qui demeure au plus profond de lui transparait aujourd’hui au grand jour !


Pierre alors prend la parole et dit à Jésus : « Rabbi, il est bon que nous soyons ici ! Dressons donc trois tentes : une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. »

De fait, Pierre ne savait que dire, tant leur frayeur était grande. Survint une nuée qui les couvrit de son ombre, et de la nuée une voix se fit entendre : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé : écoutez-le ! » La manifestation du Père à son Fils s’inscrit à ce moment précis de la montée vers Jérusalem, elle manifeste la nouveauté de la Nouvelle Alliance. Jésus apparaît alors comme confirmé dans une nouvelle étape de la révélation : « Celui-ci est mon Fils, celui que j’ai choisi, écoutez-le. » L’événement de la transfiguration nous réoriente fondamentalement dans la révélation de la Passion de Jésus. C’est en la personne de Jésus que se donne la Nouvelle alliance de la grâce manifestée par le Père. A la Transfiguration, il est annoncé que Jésus, le Crucifié, ressuscitera. Ces trois témoins seront témoins de l’agonie dans laquelle Jésus vivra la défiguration. Jésus, le Fils éternel du Père, l’enfant de Marie immaculée, qui unit en lui le ciel et la terre, sera terrassé. La gloire de Dieu se manifestera dans la victoire de l’Amour sur tout mal. Pierre aura de la peine à supporter le spectacle de l’agonie, il voit aujourd’hui Jésus, le Fils bien-aimé du Père, qui est glorifié devant lui.


"Soudain, regardant tout autour, ils ne virent plus que Jésus seul avec eux.

Ils descendirent de la montagne, et Jésus leur ordonna de ne raconter à personne ce qu’ils avaient vu, avant que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts. Et ils restèrent fermement attachés à cette parole, tout en se demandant entre eux ce que voulait dire : « ressusciter d’entre les morts ». Par la Transfiguration Jésus veut nous redonner courage. N’ayez pas peur, je suis vainqueur du monde. Dieu ne nous a pas abandonné. Avec Jésus nous traverserons les épreuves et les difficultés de cette vie ! La vie de Jésus manifeste la véritable voie pour être sauvé, pour vivre en communion avec Dieu. Sa crucifixion démontrera qu’il a vécu comme un réprouvé, « maudit soit celui qui est pendu au bois de la croix. » Au terme de notre vie, Jésus manifestera, dans toute notre personne, l’Alliance qu’il a conclue avec nous. Ce temps de la transfiguration est déjà la glorification de Jésus. Elle est nécessaire pour « comprendre » sa défiguration. Dans la nuit de la foi, chaque jour, nous pouvons vivre de cet Amour dans le Saint-Esprit, Rayonnement de la gloire de Dieu qui est à l’œuvre en nous. Le rayonnement de l’Amour, lumière intense de la gloire de Dieu rayonne au plus profond de notre vie. Notre transfiguration est de vivre de cet amour quand, avec Jésus, nous gardons dans l’adversité le sourire, l’amour de Dieu est alors vainqueur.


Citation :
Nous demandons la grâce de suivre Jésus partout ou il va


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Autres Méditations :



Saint Jean de Damas (v. 675-749)
Moine, Théologien, Docteur de l'Église

Homélie pour la fête de la Transfiguration ; PG 96, 545
(trad. Bellefontaine 1985, coll. Spi. Or. n°39, p. 191 rev.)



« À l'écart, sur une haute montagne »

Jadis, sur le mont Sinaï, la fumée, la tempête, l'obscurité et le feu (Ex 19,16s) révélaient la condescendance extrême de Dieu, annonçant que celui qui donnait la Loi était inaccessible... et que le créateur se faisait connaître par ses œuvres. Mais maintenant tout est rempli de lumière et de splendeur. Car l'artisan et le Seigneur de toutes choses est venu du sein du Père. Il n'a pas quitté sa propre demeure, c'est-à-dire son siège dans le sein du Père, mais il est descendu pour être avec les esclaves. Il a pris la condition de serviteur, et il est devenu un homme en sa nature et en son comportement (Ph 2,7), pour que Dieu, qui est incompréhensible pour les hommes, soit compris. Par lui-même et en lui-même, il montre la splendeur de la nature divine.

Autrefois Dieu avait établi l'homme en union avec sa propre grâce. Quand il a insufflé l'esprit de vie au nouvel homme formé de terre, quand il lui a communiqué ce qu'il avait de meilleur, il l'a honoré de sa propre image et ressemblance (Gn 1,27). Il lui a donné l'Eden comme demeure et a fait de lui le frère intime des anges. Mais puisque nous avions obscurci et fait disparaître l'image divine sous la boue de nos désirs déréglés, le Compatissant est entré dans une seconde communion avec nous, beaucoup plus sûre et plus extraordinaire que la première. Tout en demeurant dans l'élévation de sa divinité, il accepte aussi ce qui est en dessous de lui, créant en lui-même l'humain ; il mêle l'archétype à l'image, et aujourd'hui il montre en elle sa propre beauté.

Son visage resplendit comme le soleil, car dans sa divinité il est identifié avec la lumière immatérielle ; c'est pour cela qu'il est devenu le Soleil de justice (Ml 3,20). Mais ses vêtements deviennent blancs comme la neige, car ils reçoivent la gloire par revêtement et non par union, par relation et non par nature. Et « une nuée de lumière les couvrit de son ombre », rendant sensible le resplendissement de l'Esprit.















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Dernière édition par Lumen le Mar 7 Aoû 2018 - 13:11, édité 4 fois (Raison : Parole déjà postée mais arbitrairement supprimée par malveillance !)
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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Mar 7 Aoû 2018 - 14:17

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Mardi 7 Août 2018 : Le mardi de la 18e semaine du temps ordinaire


Les Saints du jour (Mardi 7 Août)


Saint Sixte II, Pape (24e) de 257 à 258, et ses Diacres, Martyrs (✝ 258).

Saint Narcisse de Jérusalem (+ 212)

Sainte Julienne de Cornillon, Religieuse Augustine, Prieure du
Monastère du Mont-Cornillon (1192-1258).


Saint Gaétan de Thiene, Prêtre et Fondateur de l'« Ordre des Théatins » (1480-1547).

Saint Michel de la Mora prêtre et martyr au Mexique (+ 1927)

Bienheureux Edmond Bojanowski, laïc et  Fondateur de la Congrégation
des Servantes de l’Immaculée Conception de la Mère de Dieu (✝ 1871).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


Aussitôt Jésus obligea les disciples à monter dans la barque et à le précéder sur l’autre rive, pendant qu’il renverrait les foules.

Quand il les eut renvoyées, il gravit la montagne, à l’écart, pour prier. Le soir venu, il était là, seul. Nous entrons dans une crise difficile à saisir car la signification du miracle des pains n’a pas été comprise. La foule cherche Jésus pour le faire roi et les disciples se sont laissés prendre ! Ils n’entendent pas la Parole pour se mettre en marche à la suite de Jésus, ils cherchent la sécurité extérieure, la tranquillité. Jésus obligea les disciples à monter dans la barque car ils n’avaient pas eu foi en la multiplication des pains et du poisson. La pensée de Jean Baptiste qui vient d’être tué envahit les disciples ! Comme la foule, ils voudraient faire de Jésus le roi qui les libèrerait des Romains ! Jésus dira que la foule le cherchent parce qu’ils ont mangé du pain tout leur soûl. La tempête gronde à l’intérieur et bientôt à l’extérieur, mais ce sera pour eux une nouvelle manifestation de la tendresse de Dieu ! Avoir foi en Jésus, c’est faire confiance à son invitation à participer dès ici-bas, à sa victoire sur le mal. Jésus le premier, traversera la mort sans être englouti par les eaux. Il veut nous assurer qu’avec lui, nous traverserons les eaux de la mort. La Vierge Marie au pied de la croix, se tiendra debout dans la tempête du calvaire par la grâce de Jésus et par la force de l’Esprit Saint.


La barque était déjà à une bonne distance de la terre, elle était battue par les vagues, car le vent était contraire.

Vers la fin de la nuit, Jésus vint vers eux en marchant sur la mer. En le voyant marcher sur la mer, les disciples furent bouleversés. Ils dirent : « C’est un fantôme. » Pris de peur, ils se mirent à crier. Mais aussitôt Jésus leur parla : « Confiance ! c’est moi ; n’ayez plus peur ! » Pierre prit alors la parole : « Seigneur, si c’est bien toi, ordonne-moi de venir vers toi sur les eaux. » Jésus lui dit : « Viens ! » Pierre descendit de la barque et marcha sur les eaux pour aller vers Jésus. Mais, voyant la force du vent, il eut peur et, comme il commençait à enfoncer, il cria : « Seigneur, sauve-moi ! » A la suite des apôtres, nous aurons à marcher sur des eaux agitées, à affronter des vents contraires. Les eaux sont le symbole des forces du mal et de la mort, là où résident les monstres marins. Marcher sur les eaux signifie que l’on domine ces forces. C’est une annonce, par un acte de la foi, de la résurrection à venir. En invitant Pierre à le suivre, Jésus l’invite à participer à sa victoire sur la mort et le mal. Pierre s’avance, il marche lui aussi sur les eaux, mais en prenant conscience du vent qui souffle, il doute de la possibilité d’aller jusqu’au bout, il prend peur et s’enfonce. Nous savons que Jésus a vaincu la mort et le mal, il apaisera la tempête qui nous secoue quand il montera dans notre barque.


Aussitôt, Jésus étendit la main, le saisit et lui dit : « Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? » Et quand ils furent montés dans la barque, le vent tomba.

Alors ceux qui étaient dans la barque se prosternèrent devant lui, et ils lui dirent : « Vraiment, tu es le Fils de Dieu ! » Après la traversée, ils abordèrent à Génésareth. Les gens de cet endroit reconnurent Jésus ; ils firent avertir toute la région, et on lui amena tous les malades. Ils le suppliaient de leur laisser seulement toucher la frange de son manteau, et tous ceux qui le faisaient furent sauvés. Nous sommes effrayés par la mer agitée, par les vents contraires, nous ne sommes pas sans crainte face à la mort corporelle, nous pouvons être effrayés par les forces du mal dans notre monde et dans notre cœur. Nous ne devons pas nous laisser impressionner par les éléments contraires qui continuent à souffler et à s’agiter. La présence de Dieu est une présence délicate qui ne s’impose pas avec force. Nous nous laissons envahir par la force de l’Esprit qui nous fait tenir debout, envers et contre tout. Le fait que Jésus marche sur les eaux de la mer en tempête, et qu’il nous donne de le suivre, nous invite à lui faire confiance. Par sa résurrection, il est vainqueur de la mort, et par le don de l’Esprit Saint, il nous invite dès à présent à le suivre. Dans ce nouvel amour, nous allons au secours les uns des autres pour bâtir la nouvelle humanité qui prépare le Royaume de Dieu. Si nous nous aimons les uns les autres, Dieu est alors rendu visible.


Citation :
Nous demandons à Jésus la grâce, d’être sauvés de toutes nos maladies.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Autres Méditations :



Isaac le Syrien (7e siècle)
Moine près de Mossoul

Discours ascétiques, 1ère série, n° 62 (trad. DDB 1981, p. 332 rev.)


« Pourquoi as-tu douté ? »

Celui dont le cœur est fondé sur l'espérance de la foi ne manque jamais de quoi que ce soit. Il n'a rien, mais par la foi il possède tout, comme il est écrit : « Ce que vous demanderez dans la prière et la foi, vous le recevrez » et « Le Seigneur est proche, ne vous souciez de rien » (Mt 21,22 ; Ph 4,5-6)

L'intellect est toujours à la recherche de moyens qui lui permettent de garder ce qu'elle a acquis ; mais la foi dit que « si le Seigneur ne bâtit pas la maison ni ne la garde, celui qui garde a veillé en vain et celui qui bâtit a travaillé pour rien » (Ps 126,1). Jamais celui qui prie dans la foi ne vit simplement de la connaissance intellectuelle. Ce savoir-là fait l'éloge de la crainte ; un sage a dit : « Celui qui craint dans son cœur est bienheureux ». Mais que dit la foi ? « Quand il a commencé à avoir peur, il se mit à enfoncer. » Et encore : « Vous n'avez pas reçu un esprit de servitude, pour être encore dans la crainte, mais vous avez reçu un esprit de fils adoptifs, qui vous donne la liberté de la foi et de l'espérance de Dieu » (Rm 8,15-24).

Toujours le doute suit la peur... ; toujours la peur et le doute se manifestent dans la recherche des causes et l'examen des faits, car l'intellect n'atteint jamais son apaisement. L'âme est souvent exposée aux imprévus, aux difficultés, aux pièges nombreux qui la mettent en péril, mais ni l'intellect ni les différentes formes de la sagesse ne peuvent l'aider en rien. Par contre la foi n'est jamais vaincue par aucune de ces difficultés... Vois-tu la faiblesse de la connaissance, et la puissance de la foi ? ... La foi dit : « Tout est possible à celui qui croit. Car rien n'est impossible à Dieu. » (Mc 9,23 ; 10,27) Ô richesse ineffable ! Ô mer qui porte une telle richesse dans ses vagues, dans ses trésors merveilleux dont elle déborde par la puissance de la foi !















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Mer 8 Aoû 2018 - 13:52

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Mercredi 8 Août 2018 : Le mercredi de la 18e semaine du temps ordinaire


Les Saints du jour (Mercredi 8 Août)


Saints Cyriaque et ses compagnons, Martyrs à Rome (✝ v. 304).
Pour en savoir + : Saint Cyriaque, diacre, et ses compagnons, martyrs. 303.

Saint Dominique de Guzman, Prêtre et Fondateur de l'Ordre des Frères Prêcheurs,
+les Dominicains (1170-1221).


Sainte Bonifacia Rodríguez Castro, vierge et Fondatrice de la Congrégation
des « Servantes de Saint Joseph » (1837-1905).


Sainte Mary MacKillop (Mère Marie de la Croix), Co-Fondatrice des Sœurs
de Saint Joseph du Sacré-Cœur (✝ 1909).


Bienheureuse Jeanne d'Aza, mère de Saint Dominique (✝ v. 1203).


Prière à Saint Cyriaque

"Ô glorieux Saint Cyriaque, en récompense de ton zèle tu as été élevé à la dignité de Diacre de l'Eglise Romaine par le Pontife Saint Marcel. Tu as supporté avec un saint courage l'écartèlement de tes membres, la lacération de la chair, la poix bouillante et la mort elle-même. Tourne maintenant vers nous ton regard et obtiens-nous la grâce de nous maintenir toujours fermes dans la Foi, malgré toutes les tentations du Démon, ainsi que de vivre conformément à notre Divin modèle Jésus-Christ, pour mériter une éternité bienheureuse. Ô vaillant martyr, aujourd'hui, où tout le monde t'applaudit et te glorifie, fais sentir en nous la puissance de ton bras; montre nous aussi ta miséricorde et concède-nous les grâces que nous désirons si ardemment. Amen. Gloire au Père et au fils et au Saint Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours et pour les siècles et les siècles. Amen.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


"Partant de là, Jésus se retira dans la région de Tyr et de Sidon.

"Voici qu’une Cananéenne, venue de ces territoires, disait en criant : « Prends pitié de moi, Seigneur, fils de David ! Ma fille est tourmentée par un démon. » Aie compassion de moi, Seigneur, Fils de David !" Cet Evangile témoigne de la puissance de la prière d’intercession de cette femme cananéenne qui prie pour sa fille qui est tourmentée par un démon. Jésus amène cette femme à approfondir son acte de foi. C’est l’annonce de la Bonne Nouvelle du Salut aux païens. Cette femme qui n’est pas juive s’exclame : « Aie pitié de moi, Seigneur, fils de David, » en disant ‘Fils de David’, elle reconnaît que le Salut vient des Juifs. Elle s’adresse au Messie d’Israël, elle, une païenne, elle croit qu’Il est aussi le Messie de tous les hommes. Cette femme exprime bien la douleur de l’humanité aux prises avec la souffrance ! Aujourd’hui cette souffrance s’appelle drogue, alcool, ou tellement d’autres manifestations de malaises et de difficultés à vivre. Ces cris, venus de toutes parts, sont encore difficiles à entendre, à supporter ! Ce sont ces cris qui ont provoqué la venue du Fils de l’homme. L’œuvre de Jésus commence par Israël, elle rejoint toute l’humanité.


Mais il ne lui répondit pas un mot. Les disciples s’approchèrent pour lui demander : « Renvoie-la, car elle nous poursuit de ses cris ! »

Jésus répondit : « Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël. » Mais elle vint se prosterner devant lui en disant : « Seigneur, viens à mon secours ! » Les disciples sont fatigués d’être poursuivis par ces cris et Jésus répond favorablement à leur demande. Il montre ainsi la mission qu’ils devront accomplir, ils sont là pour conduire toutes les nations à Jésus. Il n’attend pas que nous soyons parfaits pour accueillir nos prières. Jésus utilise des serviteurs imparfaits pour répandre son message de Paix et de Salut. L’intercession commence donc par reconnaître qui est Dieu, dans son Amour et dans sa Toute Puissance. La Cananéenne pose un acte d’humilité en comparant son attitude à celle du petit chien qui reçoit les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. Croire que Dieu peut tout, sans rien réclamer comme un dû, est la clé de toute intercession. L’insistance de cette femme plait à Jésus, il lui dit que sa mission commence par son Peuple, mais la manière dont il va le dire incite la Cananéenne à poursuivre sa demande. Aujourd’hui encore il nous faut persévérer dans nos demandes à Jésus le Sauveur du monde.


"Il répondit : « Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens. » Elle reprit : « Oui, Seigneur ; mais justement, les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. »"

Jésus répondit : « Femme, grande est ta foi, que tout se passe pour toi comme tu le veux ! » Et, à l’heure même, sa fille fut guérie. Après avoir montré aux disciples le poids de leur intercession, Jésus, par un dialogue avec la Cananéenne, met en lumière la disposition intérieure de la foi qui insiste. Cette prière nous révèle l’attitude intérieure qui doit accompagner la prière d’intercession. Elle professe sa foi. Jésus exauce cette Cananéenne, sa fille est guérie. Nous contemplons Jésus fidèle à l’action de l’Esprit Saint en tout. Toujours, nous lisons dans sa vie et ses actions cette liberté et cette fidélité surprenante. Dans la justice et dans l’amour, il accomplit la volonté d’amour de notre Père des cieux. En même temps que Jésus va répondre à la demande de cette femme Cananéenne, il situe son action dans la miséricorde et celle de ses disciples après lui.


Citation :
Nous demandons la grâce d’être fidèles à l’Esprit Saint, l’Esprit de Jésus pour accomplir en tout la volonté de notre Père.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Autres Méditations :



Julien de Vézelay (v. 1080-v. 1160)
Moine bénédictin

Sermon 17 ; SC 193 (trad. SC p. 373 rev.)


« Femme, ta foi est grande »

« Il n'est pas bien de prendre le pain des enfants pour le jeter aux petits chiens. » La femme s'empare du mot et dit : « Oui, Seigneur ! » Comme si elle disait… : « Moi, je ne demande qu'une petite miette de la table et de la main du maître généreux qui ‘donne la nourriture à tout ce qui vit' (Ps 135,25). Tu régales les juifs comme des enfants ; c'est pourquoi, je t'en supplie, ne refuse pas une miette à ta petite chienne cananéenne ! »

Jésus lui dit : « Femme, ta foi est grande ! » Il reproche à Pierre son peu de foi (Mt 14,31) ; il admire cette femme pour la grandeur de la sienne. Elle a vraiment une grande foi, puisqu'elle proclame que le Verbe fait chair (Jn 1,14) est le fils de David, et puisque, sûre de la puissance divine, elle a confiance en son pouvoir de rendre la santé à sa fille absente, et cela, d'un seul acte de volonté.

Toi aussi, si ta foi est grande, si elle est cette foi vivante qui donne la vie au juste (Rm 1,17), et non une foi morte parce que dépourvue de son âme, c'est-à-dire la charité, toi aussi non seulement tu obtiendras la guérison complète de ta fille, c'est-à-dire de ton âme, mais tu pourras « déplacer des montagnes » (Mt 17,20).















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Dernière édition par Lumen le Jeu 9 Aoû 2018 - 16:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Jeu 9 Aoû 2018 - 16:03

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Jeudi 9 Août 2018 : Le jeudi de la 18e semaine du temps ordinaire


L'Eglise fête : Sainte Thérèse-Bénédicte de La Croix (Edith Stein), Carmélite déchaussée,
Martyre à Oswiecin (Auschwitz) en Pologne, Co-Patronne de l'Europe (1891-1942).



Les Saints du jour (Jeudi 9 Août)


Sainte Marianne Cope, Américaine, membre des Sœurs de Saint François de Syracuse,
évangélisatrice des lépreux à Molokai (1838-1918).


Bienheureux Franz Jägerstätter, Objecteur de conscience autrichien, Martyr du nazisme († 1943)


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


"Alors, le royaume des Cieux sera comparable à dix jeunes filles invitées à des noces, qui prirent leur lampe pour sortir à la rencontre de l’époux."

Cinq d’entre elles étaient insouciantes, et cinq étaient prévoyantes : les insouciantes avaient pris leur lampe sans emporter d’huile, tandis que les prévoyantes avaient pris, avec leurs lampes, des flacons d’huile. Comme l’époux tardait, elles s’assoupirent toutes et s’endormirent. Saint Jean Paul II a fait de Sainte Thérèse Bénédicte de la Croix une des patronnes de l’Europe. Elle était en recherche de vérité. Le monde est en flammes, la lutte ouverte entre le Christ et l’Antéchrist a commencé. La passion de Jésus ne cesse de s’approcher. Elle s’impose à Jésus et à ses disciples. Jésus parle de son propre retour, du temps où les disciples vont vivre seuls, loin de lui. C’est ce temps que nous connaissons depuis toujours. Ce temps nous appelle à la fidélité du don reçu, en entrant dans une nouvelle présence. Comment vivre en l’absence de Jésus ? Jésus met en scène l’attitude de fidélité dans l’attente qui rendra possible d’accéder ou non au Royaume. Il s’agit d’être présent et disponible au moment voulu qui est imprévisible. Jésus nous adresse un regard qui demande à chacun de nous : Veux-tu rester fidèle ? "Prendre le parti pour le Christ peut te coûter la vie," dit Edith Stein.


"Au milieu de la nuit, il y eut un cri : “Voici l’époux ! Sortez à sa rencontre.”

Alors toutes ces jeunes filles se réveillèrent et se mirent à préparer leur lampe. Les insouciantes demandèrent aux prévoyantes : “Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent.” Les prévoyantes leur répondirent : “Jamais cela ne suffira pour nous et pour vous, allez plutôt chez les marchands vous en acheter.” Pendant qu’elles allaient en acheter, l’époux arriva. Celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte fut fermée. Jésus met en scène dix vierges qui vivront sensiblement la même chose. Mais certaines prendront assez d’huile dès le départ. Cette huile de nos vies, c’est la qualité de notre Amour pour lui. C’est la décision d’aimer qui est au cœur de la liberté qui conduit notre vie. Jésus, dans l’adoration nouvelle qu’il nous apporte, donne un changement décisif dans notre relation avec Dieu. C’est une adoration qui doit être fondée en Esprit et en vérité. Lorsque notre esprit est illuminé par l’Esprit de Dieu, il adore ce qu’il connaît. L’adoration en Esprit et en vérité touche à la rencontre personnelle avec Dieu, dans un face à face intime de la personne humaine avec la sainte Trinité. Thérèse Bénédicte de la Croix dans sa quête de lumière était très consciente que seule, une vraie recherche de la vérité peut conduire au bonheur qu’elle espérait. Aimer dans l’absence, c’est attendre, c’est accepter le travail de ce manque, de savoir que là, mystérieusement, l’amour est présent sous cette forme que cette absence lui donne de prendre forme. L’amour nous donne d’apprendre à le recevoir, à savoir se quitter pour cela ; à creuser ainsi en nous cette aptitude à le recevoir lorsqu’il surgira.




"Plus tard, les autres jeunes filles arrivèrent à leur tour et dirent : “Seigneur, Seigneur, ouvre-nous !” Il leur répondit : “Amen, je vous le dis : je ne vous connais pas.”

Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure. "L’union au Christ étant notre félicité, et la progression vers cette union notre bénédiction sur cette terre, l’amour de la croix, n’est nullement en contradiction avec la joie d’être enfant de Dieu. Aider à porter la croix du Christ donne une joie pure et profonde. Ceux à qui sont données cette possibilité et cette force -les bâtisseurs du royaume de Dieu- sont les plus authentiques enfants de Dieu, dit encore Thérèse Bénédicte." Elle reconnaît Jésus et saisit cette vérité en elle, elle la place dans son cœur. Jésus sera l’attente et le but de sa vie, il est la vérité qui rend à l’humanité sa liberté ! La relation à Dieu a sa part de secret. "Souffrir et trouver dans la souffrance sa félicité, se tenir debout et avancer sur les sentiers rudes et boueux de cette terre tout en trônant, avec le Christ, à la droite du Père ; rire et pleurer avec les enfants du monde et chanter sans cesse les louanges du Seigneur avec les chœurs des anges, telle est la vie du chrétien jusqu’à ce que se lève le matin de l’éternité," dit encore Edith. Si la vérité révélée est toute intime, la vie chrétienne comporte aussi une dimension sociale qui n’est pas la plus facile à assumer. Sainte Thérèse Bénédicte de la Croix, patronne de l’Europe, est pour nous une lumière !


Citation :
Nous demandons la grâce de chercher Dieu avec grande ardeur et avec beaucoup d’intelligence.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :




Autres Méditations :



Père Raniero Cantalamessa OFM Cap
Prédicateur de la Maison pontificale

Dans l’hebdomadaire catholique italien « Famiglia cristiana »


« A la rencontre de l’Époux »

Dans ce commentaire de la parabole des dix vierges nous ne voulons pas tant insister sur ce qui différencie les jeunes filles (cinq d’entre elles sont sages et cinq insensées), que sur ce qui les unit : elles vont toutes à la rencontre de l’époux. Ceci nous permet de réfléchir à un aspect fondamental de la vie chrétienne : son orientation eschatologique ; c’est-à-dire l’attente du retour du Seigneur et de notre rencontre avec lui. Cela nous aide à répondre à l’éternelle et inquiétante question : qui sommes-nous et où allons-nous ?

Les Écritures disent que dans cette vie nous sommes « étrangers et voyageurs », que nous sommes « parroci » (« curés » en italien, « ceux qui dirigent la paroisse », ndlr) car « paróikos » est le mot du Nouveau Testament traduit par étranger et voyageur (cf. 1P 2, 11) de même que « paroikía » (paroisse) est le mot traduit par voyage ou exil (cf. 1P 1, 17). Le sens est clair : en grec, « pará » est un adverbe et signifie « à côté » ; oikía est un substantif et signifie demeure ; par conséquent, habiter à côté, près, non pas à l’intérieur mais aux abords. De là le terme en est venu à désigner celui qui habite en un lieu pour peu de temps, l’homme de passage, ou l’exilé de sa patrie ; « paroikía » indique donc une habitation provisoire.

La vie des chrétiens est une vie d’étrangers et de voyageurs, car ils sont « dans » le monde, mais pas « du » monde (cf. Jn 17, 11.16) ; car leur vraie patrie est dans les cieux, d’où ils attendent que vienne Jésus Christ Sauveur (cf. Ph 3, 20) ; car ils n’ont pas de demeure fixe ici-bas, mais sont en marche vers la demeure de l’avenir (cf. He 13, 14). L’Eglise tout entière n’est autre qu’une grande et unique « paroisse ».

L’Épître à Diognète, du IIe siècle, définit les chrétiens comme des hommes qui « résident chacun dans sa propre patrie, mais comme des étrangers (paróikos) domiciliés. Ils s’acquittent de tous leurs devoirs de citoyens, et supportent toutes les charges comme des étrangers. Toute terre étrangère leur est une patrie, et toute patrie leur est une terre étrangère.. ». Il s’agit cependant d’une qualité « d’étranger » particulière. Certains penseurs de l’époque définissaient également l’homme : « par nature, étranger au monde ». Mais la différence est énorme : ils considéraient le monde comme une œuvre du mal et par conséquent recommandaient l’abstention de l’engagement envers le monde qui s’exprime par le mariage, le travail, l’Etat. Il n’y a rien de tout cela chez le chrétien. Celui-ci est, lit-on dans l’Épître, un homme « qui se marie et a des enfants », un homme qui participe à tout.

Sa qualité d’étranger est d’ordre eschatologique, et non ontologique ; c’est-à-dire que l’homme se sent étranger par vocation, non par nature, en tant qu’homme destiné à un autre monde, non pas en tant qu’homme provenant d’un autre monde. Le sentiment chrétien d’être « étranger » est fondé sur la résurrection du Christ : « Du moment donc que vous êtes ressuscités avec le Christ, recherchez les choses d’en haut ». Il n’annule pas par conséquent la création et sa bonté fondamentale.

Récemment, la redécouverte du rôle et de l’engagement des chrétiens dans le monde a contribué à atténuer le sens eschatologique, si bien que l’on ne parle presque plus des réalités ultimes : la mort, le jugement, l’enfer et le paradis. Mais lorsqu’elle est authentiquement biblique, l’attente du retour du Seigneur ne détourne pas de l’engagement envers ses frères ; elle le purifie au contraire ; elle enseigne à « évaluer avec sagesse les biens de la terre, toujours orientés vers les biens du ciel ». Après avoir rappelé aux chrétiens que les temps sont courts, saint Paul concluait en disant : « Ainsi donc, tant que nous en avons l’occasion, pratiquons le bien à l’égard de tous et surtout de nos frères dans la foi ! » (Ga 6, 10).

Vivre dans l’attente du retour du Seigneur ne signifie pas non plus souhaiter mourir tôt. « Chercher les choses d’en haut » signifie plutôt orienter sa vie en vue de la rencontre avec le Seigneur, faire de cet événement le pôle d’attraction, le phare de sa vie. Le « quand » est secondaire et est laissé à la volonté de Dieu.













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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Ven 10 Aoû 2018 - 15:00

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Vendredi 10 Août 2018 : Le vendredi de la 18e semaine du temps ordinaire


L'Eglise fête : Saint Laurent de Rome, Diacre et Martyr († en 258).
Pour en savoir + : Saint Laurent, archidiacre de l'église
de Rome, martyr. 259.



Les Saints du jour (Vendredi 10 Août)


Sainte Philomène, vierge et Martyre. IIIe siècle. Pour en savoir + :
Sainte Philomène, vierge et martyre. IIIe siècle.

Sainte Plectrude, Fondatrice de l'église Saint-Pierre à Xhignesse
dans les Ardennes belges (8ème s.)


Bienheureux Arcangelo Piacentini, Prêtre o.f.m. conv. († 1460)

Bienheureux Amadeu Menezes da Silva, Franciscain (✝ 1482)


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


"Amen, amen, je vous le dis : si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit."

Nous fêtons Saint Laurent, martyr, qui était au service des pauvres, il les a situés comme la richesse de l’Église. Au service de l’Eglise, Laurent s’est offert à la suite de Jésus. Jésus nous révèle le sens de la vie véritable, elle est relation et don de soi. Jésus attend que nous mourions à nous-mêmes pour vivre en lui. Avec la réalité du grain de blé, la Parole nous redit combien le don de notre vie portera du fruit dans la patience. Aimer sa vie et la garder jalousement pour soi peut nous perdre. Comme une graine, notre cœur est invité à faire mourir en lui tout égoïsme en brisant ses enveloppes d’autosatisfaction. La vie de notre humanité se déploie en s’ouvrant à l’autre, en se donnant. Si le grain de blé tombé en terre ne meurt, il reste seul ! Le processus de la germination du grain de blé et de la croissance des jeunes plants nous éclaire. Le grain traverse une période de désintégration dans une nuit noire, sans lumière. Mais pendant ce temps, il reçoit une nourriture qui l’aide à se transformer et à entrer dans une phase de croissance. Quelques jours avant sa mort, Jésus annonce à ses disciples son départ en utilisant l’image du grain de blé qui tombe en terre.


"Qui aime sa vie la perd ; qui s’en détache en ce monde la gardera pour la vie éternelle."

Jésus nous attire à sa suite, par son exemple et par sa Parole vivante et vivifiante. Les martyrs de Jésus sont les témoins qui manifestent le courage d’être tout entier à son service ! St Laurent a témoigné du plus grand amour de Jésus. A sa suite, nous reconnaissons qu’aimer notre vie, c’est la perdre. C’est au service de nos frères et de nos sœurs que nous vérifions notre intention. La vie de Jésus, le Verbe fait chair, est Parole de Dieu. En célébrant l’Eucharistie nous faisons mémoire du Don total de lui-même et nous puisons là notre lumière et notre force. Dieu nous comble de toutes ses grâces, disposant pour nous de tout le nécessaire pour que nous soyons dans l’abondance pour toute sorte d’œuvres bonnes. « Il a répandu ses bienfaits, il a donné aux pauvres ; sa justice demeure pour toujours. » Il nous aide à quitter nos manières individuelles de penser pour nous écouter les uns les autres.


"Si quelqu’un veut me servir, qu’il me suive ; et là où moi je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu’un me sert, mon Père l’honorera."

Jésus donne sa vie pour nous sauver. Il nous amène au Père pour que notre vie soit vie éternelle. Nous demandons la grâce de le suivre en le laissant changer nos cœurs. Le Père nous donne l’Esprit Saint, la force et la lumière de Dieu, pour vaincre la haine et les ténèbres du monde qui nous renferment sur nous-mêmes. Il nous donne tout ce qui est nécessaire pour que notre vie soit, comme celle de Jésus, une surabondance. « Celui qui fournit de la semence au semeur et du pain pour la nourriture, vous fournira la semence, la multipliera et fera croître le produit de votre justice. » Jésus nous aide à accepter notre enfouissement en vue du bonheur des autres. Il nous donne la grâce de le suivre dans le quotidien, il change nos cœurs et nous aide à devenir les sarments de la vigne dont il est le cep. Que nous soyons ces sarments qui portent beaucoup de « fruits d’amour, » afin de glorifier notre Père qui est aux cieux.


Citation :
Nous demandons la grâce d’être fidèles à la Parole de Jésus.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :




Autres Méditations :



Saint Augustin (354-430)
Evêque d'Hippone (Afrique du Nord) et Docteur de l'Église

Sermon 305


« Là où je suis, là aussi sera mon serviteur »

Votre foi reconnaît, mes frères, ce grain tombé en terre, ce grain que la mort a multiplié. Votre foi le reconnaît parce qu'il habite en vos cœurs. Aucun chrétien n'hésite à croire ce que le Christ a dit de lui-même. Mais une fois que ce grain est mort et s'est multiplié, beaucoup de grains ont été jetés dans la terre. Saint Laurent est l'un d'entre eux, et nous célébrons aujourd'hui le jour où il a été semé. Nous voyons quelle moisson immense a surgi de tous ces grains répandus par toute la terre, et ce spectacle nous comble de joie, si toutefois, par la grâce de Dieu, nous appartenons à son grenier.

Car tout ce qui fait partie de la moisson n'entre pas dans le grenier : la même pluie, utile et féconde, fait croître le bon grain et la paille, mais on ne les engrange pas tous les deux dans le grenier. C'est maintenant pour nous le temps de choisir... Écoutez-moi donc, grains sacrés, car je ne doute pas qu'ils ne soient ici en grand nombre... Écoutez-moi, ou plutôt, écoutez en moi celui qui, le premier, s'est appelé le bon grain. N'aimez pas votre vie en ce monde. Si vous vous aimez vraiment, n'aimez pas votre vie ainsi, et alors vous sauverez votre vie... « Celui qui aime sa vie en ce monde la perdra. » C'est le bon grain qui le dit, le grain qui a été jeté en terre et qui est mort pour porter beaucoup de fruit. Écoutez-le, parce que ce qu'il dit il le fait. Il nous instruit, et il nous montre le chemin par son exemple.

Le Christ ne s'est pas attaché à la vie de ce monde ; il est venu en ce monde pour se dépouiller de lui-même, pour donner sa vie et la reprendre quand il le voudrait... Il est le vrai Dieu, ce vrai homme, homme sans péché pour ôter le péché du monde, revêtu d'une puissance si grande qu'il pouvait dire en vérité : « J'ai le pouvoir de donner ma vie et le pouvoir de la reprendre. Personne ne peut me l'enlever : c'est moi qui la donne et moi qui la reprends » (Jn 10,18).

















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Sam 11 Aoû 2018 - 12:28

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Samedi 11 Août 2018 : Le samedi de la 18° semaine du temps ordinaire


Les Saints du jour (Samedi 11 Août)


Saint Géry de Cambrai, Evêque (+ 625)

Sainte Claire d'Assise, Vierge et Fondatrice de l’Ordre
des Clarisses (1194-1253).


Saint Taurin, Premier évêque d'Evreux (✝ v. 412)

Bienheureux Luigi Biraghi, Prêtre et Fondateur des « Sœurs de Sainte-Marcelline » (1801-1879).
Le Bienheureux Pape Pie IX lui témoigne sa considération en le nommant
‘Prélat de la Maison de sa Sainteté’ (titre de ‘Monseigneur’ sans être Évêque).


Bienheureux Maurice Tornay Prêtre - Chanoine régulier - Martyr (+ 1949)


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


"Quand ils eurent rejoint la foule, un homme s’approcha de lui, et tombant à ses genoux, il dit : « Seigneur, prends pitié de mon fils. Il est épileptique et il souffre beaucoup."

Souvent il tombe dans le feu et, souvent aussi, dans l’eau. Je l’ai amené à tes disciples, mais ils n’ont pas pu le guérir. » Le fils de cet homme est malade, il est épileptique, il tombe dans le feu et dans l’eau. Le feu et l’eau sont des "images" de l’action de l’Esprit Saint qui nous remet dans le sens de la vie. Les paroles de l’Écriture ne se réduisent pas à de simples histoires, il nous faut y découvrir la bonne nouvelle de la Révélation de Dieu par Jésus. La foi purifie notre raison et la raison soutient notre foi. Le recours à Jésus est édifiant pour nous aujourd’hui ! Cet homme dont on ne dit pas le nom est tout entier dans son cri et dans sa confiance pour Jésus. Déjà il a interpellé les amis de Jésus, mais sans résultat. Son fils est dans la souffrance et lui ne sait rien faire pour lui : "il tombe souvent dans le feu, souvent dans l’eau. Je l’ai amené à tes disciples, et ils n’ont pas pu le guérir."


"Prenant la parole, Jésus dit : « Génération incroyante et dévoyée, combien de temps devrai-je rester avec vous ? Combien de temps devrai-je vous supporter ? Amenez-le-moi."

Jésus menaça le démon, et il sortit de lui. À l’heure même, l’enfant fut guéri. Manquant d’une foi simple en Jésus, les disciples ne réussirent pas à faire sortir le démon. Jésus leur avait donné le pouvoir sur les démons en son nom : "Jésus envoie douze disciples et leur donne autorité sur les esprits impurs et le pouvoir de guérir toute maladie et toute infirmité." Les disciples croyaient au pouvoir de Jésus et pouvaient se relier à ce pouvoir par leur simple foi. Mais ils croient en eux plutôt qu’en Jésus. Nous devons nous assurer, dans notre vie de foi, que Dieu garde toujours la première place. Rien ne sera impossible pour nous avec Dieu. Le manque de foi est une réalité difficile à supporter pour Jésus car elle génère beaucoup de déviances qui vont aliéner l’humanité. C’est une génération perverse, dira-t-il, nous touchons la douleur de Jésus ! La présence de Jésus Lumière du monde fait immédiatement reculer les ténèbres ! Le Dieu de la vie se met en œuvre pour régénérer l’humanité. Celle de la santé vivifiante revitalise ce qui manque de vie.


Alors les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent en particulier : « Pour quelle raison est-ce que nous, nous n’avons pas réussi à l’expulser ? »

Jésus leur répond : « En raison de votre peu de foi. Amen, je vous le dis : si vous avez de la foi gros comme une graine de moutarde, vous direz à cette montagne : “Transporte-toi d’ici jusque là-bas”, et elle se transportera ; rien ne vous sera impossible. » La foi est une adhésion personnelle à Dieu. Nous ne devons jamais laisser notre réflexion humaine endommager notre foi qui est un don de Dieu. Par la foi, j’adhère et j’accepte ce que Dieu a révélé en Jésus et en Dieu lui-même. La foi se nourrit en l’Eglise, je désire la partager avec d’autres. Les enseignements n’éliminent pas la foi personnelle et son pouvoir, mais ils la guident et la renforcent. Je vais m’efforcer de garder ma foi pure étant en communion avec les autres. Jésus, je crois en toi, mais augmente ma foi. Donne-moi une compréhension de ma foi que je puisse vraiment la transmettre. Merci à Marie qui nous dit par l’ange Gabriel : "Rien n’est impossible à Dieu." C’est la foi qui donne aux disciples d’agir sur le cœur de Dieu.


Citation :
Nous demandons la grâce d’une grande foi pour réjouir le cœur de Jésus et venir au service de nos frères.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :




Autres Méditations :



Saint Cyrille de Jérusalem (313-350)
Evêque de Jérusalem et Docteur de l'Église

Catéchèse baptismale 5, 10-11 ; PG 33, 518 (trad. Orval rev. ;
cf bréviaire 31e merc.)


« Augmente en nous la foi » (Lc 17,5)

Le mot « foi » est unique en tant que vocable, mais il a une double signification. Il y a en effet un aspect de la foi qui se rapporte aux dogmes ; il s'agit de l'assentiment sur telle vérité donnée. Cet aspect de la foi est profitable à l'âme, selon la parole du Seigneur : « Celui qui écoute mes paroles et croit à celui qui m'a envoyé a la vie éternelle » (Jn 5,24)...

Mais il y a un second aspect de la foi : c'est la foi qui nous est donnée par le Christ comme un charisme, gratuitement, comme un don spirituel. « A l'un est donnée par l'Esprit une parole de sagesse, à un autre une parole de science selon le même Esprit, à un autre la foi dans le même Esprit, à un autre le charisme de guérir » (1Co 12,8-9). Cette foi qui nous est donnée comme une grâce par l'Esprit Saint n'est donc pas seulement la foi dogmatique, mais elle a la puissance de réaliser ce qui dépasse les forces humaines. Celui qui possède cette foi « dira à cette montagne : ‘Déplace-toi d'ici à là, et elle se déplacera’ ». Car lorsque quelqu'un prononce cette parole avec foi, « en croyant qu'elle va s'accomplir, et sans hésitation intérieure » (Mc 11,23) alors il reçoit la grâce de sa réalisation. C'est de cette foi qu'il est dit : « Si vous aviez de la foi gros comme une graine de moutarde ». En effet, la graine de moutarde est toute petite mais elle recèle une énergie de feu ; semence minuscule, elle se développe au point d'étendre de longues branches et de pouvoir même abriter les oiseaux (Mt 13,32). De même la foi accomplit dans une âme les plus grands exploits en un clin d'œil,

Quand elle est éclairée par la foi, l'âme se représente Dieu et le contemple autant qu'il est possible. Elle embrasse les limites de l'univers et, avant la fin du temps, elle voit déjà le jugement et l'accomplissement des promesses. Toi donc, possède cette foi qui dépend de Dieu et qui te porte vers lui ; alors tu recevras de lui cette foi qui agit au-delà des forces humaines.
















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Dim 12 Aoû 2018 - 13:56

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Dimanche 12 Août 2018 : Dix-neuvième dimanche du temps ordinaire


Les Saints du jour (Dimanche 12 Août)


Saint Porcaire, Abbé et de nombreux moines,
martyrs bénédictins (✝ v. 731)


Sainte Jeanne-Françoise de Chantal, Co-Fondatrice de la Visitation
avec Saint François de Sales (1572-1641)


Bienheureux Innocent XI, Pape († 1689).

Bienheureux Buenaventura García Paredes, Maître Général des
dominicains et martyr († Madrid 12 août 1936)


Bienheureux Karl Leisner, Prêtre à Dachau (1915-1945).

Vénérable Léon Dehon, Fondateur de la Congrégation des prêtres
du Sacré-Cœur (✝ 1925)



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


« Les Juifs récriminaient contre Jésus parce qu’il avait déclaré : « Moi, je suis le pain qui est descendu du ciel. »

Ils disaient : « Celui-là n’est-il pas Jésus, fils de Joseph ? Nous connaissons bien son père et sa mère. Alors comment peut-il dire maintenant : “Je suis descendu du ciel” ? » C’est de l’identité de Jésus que partent les murmures des juifs. Jésus vient de Dieu, il va tenter de se définir d’une double manière. D’une part par rapport à son Père, il vient de Dieu et lui seul l’a vu, et, d’autre part, par rapport aux hommes, il est celui qui se donne aux hommes pour leur transmettre la vie. Jésus se donne pour vaincre le mystère d’iniquité du monde, du mal répandu dans le monde. Nous rendons grâce à Dieu qui vient au secours de notre souffrance et nous libère par le Christ. Isaïe le signalait : « Comme une brebis on l’a conduit à l’abattoir, comme un agneau muet devant le tondeur, il n’ouvre pas la bouche. A cause de son humiliation, sa condamnation a été levée. » C’est ce que n’ont pas compris ceux qui récriminent. Jésus nous donne de tout récapituler en lui. Au cœur du monde en recherche, l’Esprit Saint rassemble toute personne qui est attirée par Dieu. L’humanité est totalement transformée dans le Christ Jésus. Dieu comble toutes les dimensions de notre vie pour que nous soyons régénérés en lui. L’Esprit Saint est à l’œuvre pour bâtir la civilisation de l’Amour. La bienveillance qui nous est donnée transforme fondamentalement l’univers.


Jésus reprit la parole : « Ne récriminez pas entre vous.

Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire, et moi, je le ressusciterai au dernier jour. Jésus leur dit, vous ne me connaissez pas, vous ignorez ma véritable origine : « Je suis celui qui vient de Dieu. » Jésus écarte l’objection des juifs, mais il en soulève une plus grande encore qui constitue pour eux un insoutenable blasphème : il se dit le Fils de Dieu. « Tout homme qui écoute les enseignements du Père vient à moi. Certes, personne n’a jamais vu le Père, sinon celui qui vient de Dieu : celui-là seul a vu le Père. » Le Verbe est Fils, il se reçoit du Père. Reçu dans la foi, le sacrifice du Christ pacifiera toute l’humanité. La misère du monde sera transfigurée par la Passion de Jésus. Au cœur même de la création, le blé et le raisin, le pain et le vin, vont contribuer à la transformation de l’univers dans l’eucharistie. La Passion du Christ dans l’eucharistie se vit en présence de toute l’humanité et surtout des plus souffrants qui peuvent offrir leur vie avec le Christ : « J’achève en ma chair ce qui manque aux souffrances du Christ pour son Corps qui est l’Église. » L’Église célèbre ce mystère dans une humanité en guerre, elle y infuse un nouvel Amour. Ainsi transformé, le monde est récapitulé dans le Corps du Christ Eucharistique. Le pain que je donnerai, c’est ma chair pour la vie du monde.


… Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement.

Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. » Jésus nous redit l’unité entre lui et notre Dieu. Ayant tout reçu du Père, il manifeste ce qu’il a reçu. Le Père, a tout donné à son Fils. Le Verbe est tourné vers le père, il nous plonge dans le mystère du Père. L’Amour du Père est comme le Secret et le motif de l’incarnation du Verbe. Jésus annonce le mystère de son sacrifice. Ce mystère est célébré en mémorial pour le salut du monde. C’est ainsi que nous sommes introduits dans la perspective du Pain de Vie. La veille de sa passion, Jésus prit du pain et dit : « Prenez, mangez, c’est mon corps. Il prend du vin et dit : "Prenez, buvez, c’est mon sang." C’est bien le sang du Christ qui a été répandu sur la croix une fois pour toute et pour le salut de tous. C’est bien sa chair meurtrie qui sera donnée pour que le monde ne vive plus d’une passion meurtrière mais d’une passion d’amour. "Dans sa chair, il a tué la haine," pour que nous ayons la vie.


Citation :
Nous demandons la grâce de devenir l’enfant bien aimé du Père, d’être entraînés dans l’Amour infini de Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :




Autres Méditations :



Saint Cyrille d'Alexandrie (380-444)
Evêque et Docteur de l'Église

Commentaire sur l'évangile de Luc, 22

« Le pain que je donnerai, c'est ma chair, donnée pour que le monde ait la vie »

Comment l'homme, qui demeurait rivé à la terre et restait soumis à la mort, pouvait-il avoir accès de nouveau à l'immortalité ? Il fallait que sa chair soit rendue participante de la puissance vivifiante qui est en Dieu. Or, la puissance vivifiante de Dieu le Père, c'est sa Parole, c'est le Fils Unique ; c'est donc lui qu'il nous a envoyé comme Sauveur et Rédempteur...

Si tu jettes un petit morceau de pain dans l'huile, de l'eau ou du vin, il va tout de suite s'imprégner de leurs propriétés. Si tu mets du fer au contact du feu, il sera bientôt rempli de son énergie, et, bien qu'il ne soit par nature que du fer, il deviendra semblable au feu. Ainsi donc, le Verbe vivifiant de Dieu, en s'unissant à la chair qu'il s'est appropriée, l'a rendue vivifiante.
Il a dit en effet : « Celui qui croit en moi a la vie éternelle. Je suis le pain de la vie ». Et encore : « Je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel ; si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement ; et le pain que je donnerai, c'est ma chair. En vérité, si vous ne mangez pas la chair du Fils de l'homme et si vous ne buvez pas son sang, vous n'aurez pas la vie en vous ». Ainsi donc, en mangeant la chair du Christ, notre Sauveur à tous, et en buvant son sang, nous avons la vie en nous, nous devenons comme un avec lui, nous demeurons en lui et lui demeure en nous.

Il fallait donc qu'il vienne en nous de la manière qui convient à Dieu, par l'Esprit Saint, et qu'il se mêle en quelque sorte à nos corps par sa sainte chair et par son sang précieux que nous recevons en bénédiction vivifiante comme dans du pain et du vin. En effet..., Dieu a usé de condescendance envers notre faiblesse et a mis toute la puissance de sa vie dans les éléments du pain et du vin qui sont ainsi dotés de l'énergie de sa propre vie. N'hésite donc pas à le croire, puisque le Seigneur lui-même a dit clairement : « Ceci est mon corps » et « Ceci est mon sang ».















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Lun 13 Aoû 2018 - 14:14

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Lundi 13 Août 2018 : Le lundi de la 19e semaine du temps ordinaire


Les Saints du jour (Lundi 13 Août)


Saint Hippolyte de Rome, Prêtre et Martyr (✝ 235)

Sainte Eudocie, épouse de l'empereur Théodose (+ 460)

Sainte Radegonde, Reine des Francs, Moniale au Monastère
Sainte-Croix de Poitiers (519-587)


Saint Dorothée de Gaza, Anachorète en Egypte (6ème s.)

Saint Maxime le Confesseur, Moine, Père de l'Église d’Orient,
Confesseur de la Foi (580-662).


Sainte Irène (+ 1134), Fondatrice du monastère du Christ Pantocrator
où fonctionnaient trois établissements de bienfaisance (+ 1134)


Saint Jean Berchmans, Jésuite belge, Religieux s.j. (1599-1621).

Saint Bénilde, Frère des Ecoles chrétiennes (✝ 1862)


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


Comme Jésus et les disciples étaient réunis en Galilée, il leur dit : Le Fils de l’homme va être livré aux mains des hommes ; ils le tueront et, le troisième jour, il ressuscitera. »

Et ils furent profondément attristés. Jésus enseigne ses disciples, il leur apprend comment vivre en enfant de Dieu dans la société. Lui-même, le Fils de Dieu et le fils de l’homme, accepte tout ce qui s’impose à la vie humaine, sauf le péché. La douceur de Jésus est beaucoup plus forte que la violence de ses ennemis. Il veut simplement faire la volonté du Père en aimant tous ceux que Dieu le Père lui donne. Cependant les chemins des hommes ne sont pas les chemins de Dieu. Le menteur a usurpé le pouvoir pour s’asservir l’humanité. Le message que Jésus livre est éprouvant pour les disciples : Il va « être livré, ils le tueront. » C’est par la trahison de l’un des siens qu’il sera « vendu » à l’adversaire, mais le don de sa vie pour son Peuple nous réintroduit dans un ordre nouveau qui va permettre aux enfants de Dieu d’être libres ! Jésus nous sauve par son obéissance à toutes autorités légitimes en redisant que tout pouvoir vient de Dieu seul. C’est dans sa Résurrection que nous comprendrons que nous sommes enfin libérés de tout esclavage. Il faut avoir été condamné soi-même, sans autre raison que d’avoir accompli le message d’amour annoncé, pour entrer dans les sentiments du cœur de Jésus. Humainement, c’est très insupportable, car immédiatement nous crions à l’injustice ! Dans le cœur de Jésus, il n’y a aucune manifestation d’agressivité, au contraire Jésus va manifester, par sa liberté intérieure, toute la beauté et la grandeur de son amour.


« Comme ils arrivaient à Capharnaüm, ceux qui perçoivent les deux drachmes pour le Temple vinrent trouver Pierre et lui dirent : « Votre maître paye bien les deux drachmes, n’est-ce pas ?

Il répondit : « Oui. » Quand Pierre entra dans la maison, Jésus prit la parole le premier : « Simon, quel est ton avis ? Les rois de la terre, sur qui perçoivent-ils les taxes ou l’impôt ? Sur leurs fils, ou sur les autres personnes ? » Pierre lui répondit : « Sur les autres. » Et Jésus reprit : « Donc, les fils sont libres. » Jésus va coopérer avec l’autorité en place selon sa justice. C’est par obéissance qu’il nous sauve aujourd’hui encore. Jésus n’est pas obligé de payer un impôt, mais il le paie de plein gré, en pensant à son peuple, il ne souhaite pas alimenter la haine de ses ennemis. A la suite de Jésus nous demandons sans cesse à Dieu de nous donner un esprit de discernement. Nous ne renonçons pas aux obligations du monde, nous voulons effectuer « nos devoirs » en vue de contribuer aux « besoins » des autres. Par le Salut, la rédemption, Jésus nous redonne la qualité d’enfant adoptif de Dieu et nous pouvons dire en vérité : « Abba, Père. »


Il faut éviter d’être pour les gens une occasion de chute :

va donc jusqu’au lac, jette l’hameçon, et saisis le premier poisson qui mordra ; ouvre-lui la bouche, et tu y trouveras une pièce de quatre drachmes. Prends-la, tu la donneras pour toi et pour moi. » Jésus nous demande « d’éviter d’être pour les gens une occasion de chute ! » A sa Passion, nous serons scandalisés en le voyant si meurtri, mais nous comprendrons alors la beauté et la grandeur de son amour ! Jésus, dans son appartenance à l’humanité, suivra les exigences de ce monde qui va le crucifier. Il nous a préparé, par sa Parole vivante et vivifiante, à demeurer debout : « Le troisième jour, il ressuscitera. » C’est ainsi que Jésus nous dit comment nous allons être dispersés derrière lui, le condamné, et comment nous allons revenir à lui tous ensemble, dans une même foi ! Jésus, le Sauveur, a marché humblement dans ce monde, il en sera de même pour nous, dans notre marche vers le Royaume. La Pâque, le Passage de Jésus, nous permet d’être bien situés dans ce monde qui crucifie, comme dans le Royaume ou nous sommes désormais des artisans de Paix. Notre adoption sera parfaite lorsque nous serons admis à voir la face de Dieu.


Citation :
Nous demandons la grâce de l’humilité pour demeurer en toute circonstance dans l’Esprit Saint.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :




Autres Méditations :



Saint Ambroise (v. 340-397)
Evêque de Millan et Docteur de l'Église

Lettre 35, à Orontien, 6, 13 ; PL 16, 1078 (trad. bréviaire 5e merc.)

« Les fils sont libres »

L'apôtre Paul dit que la création elle-même attend la révélation des enfants de Dieu (Rm 8,19). Cette création est maintenant livrée malgré elle au pouvoir du néant ; mais elle est dans l'espérance. Car elle espère que le Christ l'aidera par sa grâce à se libérer de l'esclavage de la dégradation inévitable, et à recevoir la liberté glorieuse des enfants de Dieu. Ainsi il y aura une seule liberté, pour la création et pour les enfants de Dieu, lorsque la gloire de ceux-ci se révélera. Mais maintenant, tant que cette révélation se fait désirer, toute la création gémit en attendant de partager la gloire de notre adoption et de notre rédemption (v. 22)...

Il est clair que les créatures qui gémissent en attendant l'adoption des fils ont en elles les premiers dons de l'Esprit (v. 9s). Cette adoption des fils, c'est la rédemption du corps tout entier, lorsque celui-ci, en qualité de fils adoptif de Dieu, verra face à face ce bien éternel et divin. Il y a déjà adoption filiale dans l'Église du Seigneur lorsque l'Esprit en nous s'écrie : « Abba, Père » (v. 15). Mais cette adoption sera parfaite lorsque ceux qui seront admis à voir la face de Dieu ressusciteront tous dans l'immortalité, l'honneur et la gloire. Alors la condition humaine s'estimera vraiment rachetée. C'est pourquoi l'apôtre Paul ose dire : « Nous avons été sauvés en espérance » (v. 24). En effet, l'espérance sauve, comme la foi, dont il est dit : « Ta foi t'a sauvé » (Mc 5,34).
















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Mar 14 Aoû 2018 - 16:35

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Mardi 14 Août 2018 : Le mardi de la 19ème semaine du temps ordinaire


Les Saints du jour (Mardi 14 Août)


Saints Antonio Primaldo et ses Compagnons, 800 martyrs
des turcs à Otrante en Italie († 14 Août 1480).


Saint Arnoul de Soissons Evêque (+ 1087)
Saint Arnoult de Soissons, saint patron des brasseurs belges

Saints Dominique Ibañez de Erquicia & François Shoyemon, font partie
des saints martyrs de Nagasaki († 1633 et 1637, à Nagasaki)


Saint Maximilien-Marie Kolbe, Prêtre, apôtre de l'Immaculée Conception,
il fonde la Milice de l'Immaculée, Martyr (1894-1941).


Vénérable Bianca Piccolomini Clementini, Fondatrice de
la Compagnie de Sainte Angèle Merici (✝ 1959)



Prière avant la lecture

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LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


Les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent : « Qui donc est le plus grand dans le Royaume des cieux ? »

« Alors, on présenta des enfants à Jésus pour qu’il leur impose les mains en priant. Mais les disciples les écartaient vivement. » Alors Jésus appela un petit enfant ; il le plaça au milieu d’eux, et il déclara : « Amen, je vous le dis : si vous ne changez pas pour devenir comme les petits enfants, vous n’entrerez point dans le Royaume des cieux. Comme il nous bon, dans ce contexte de la Parole, de lire Thérèse de l’Enfant Jésus : « En voyant de près ces âmes innocentes, j’ai compris quel malheur c’était de ne pas bien les former des leur éveil, alors qu’elles ressemblent à une cire molle sur laquelle on peut déposer l’empreinte des vertus mais aussi celle du mal… Ah que d’âmes arriveraient à la sainteté, si elles étaient bien dirigées ! » Nous trouvons là, la raison de ces « parents » tournés vers Jésus qui lui présentent leurs enfants ! La joie de Jésus pour ces parents se traduit par un amour encore plus grand pour leurs petits. C’est de ce regard d’amour dont les disciples ont besoin. Jésus veut modifier le regard de ses disciples pour les faire entrer dans une confiance plus totale envers son Père des cieux. Cette confiance est celle de Jésus pour son Père. Il est l’enfant chéri du Père, il trouve dans ces tous petits l’icône de ce qu’il est en lui-même ! Il est toute ouverture et toute confiance dans le cœur du Père, un abandon absolu à la volonté du Père qui se donne dans un lien d’amour unique pour tous.


Mais celui qui se fera petit comme cet enfant, c’est celui-là qui est le plus grand dans le Royaume des cieux.

Et celui qui accueillera un enfant comme celui-ci en mon nom, c’est moi qu’il accueille. Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits, car, je vous le dis, leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux. Les disciples n’ont pas encore compris la tendresse infinie qui habite le cœur de Jésus. Ce mystère d’enfance et de petitesse évangélique leur fait défaut, or il leur faut l’apprendre des enfants eux-mêmes ! C’est une grâce pour des parents d’apprendre de leurs tous petits à s’abandonner à Dieu. « Je sens que je suis tout à Dieu, je sais que je suis son enfant, je sens que je suis tout entière propriété de Dieu. J’expérimente cela même de façon physique et sensible. Je suis parfaitement tranquille en tout, car je sais que c’est l’affaire de l’Époux de penser à moi. Je me suis complètement oubliée moi-même, » dit sainte Faustine. Jésus se fait clair et rassurant, les disciples ont compris le message d’amour de Jésus.


Que pensez-vous de ceci ? Si un homme possède cent brebis et que l’une d’entre elles s’égare, ne laissera-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres dans la montagne pour partir à la recherche de la brebis égarée ?

Et, s’il parvient à la retrouver, amen, je vous le dis : il se réjouit pour elle plus que pour les quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas égarées. Ainsi, votre Père qui est aux cieux ne veut pas qu’un seul de ces petits soit perdu. Jésus livre le secret de son cœur aux disciples qui cherchaient à savoir qui était le plus grand. « Ma confiance dans son Cœur très miséricordieux est sans bornes. Je suis continuellement unie à lui. Je vois que c’est comme si Jésus ne pouvait pas être heureux sans moi, ni moi sans lui. Je comprends bien cependant qu’étant Dieu il est heureux en lui-même, et que pour son bonheur il n’a besoin d’absolument aucune créature, mais sa bonté le contraint à se donner à sa créature — et cela avec une générosité inconcevable, » dit encore sainte Faustine. C’est ainsi que nous sommes préparés par Jésus pour accueillir le Royaume comme un enfant. Jésus est venu pour nous donner le Royaume de l’amour infini du Père, nous avons besoin d’être libéré des défauts des enfants qui se prolongent chez les adultes qui veulent être premier. L’enfance spirituelle n’a rien à voir avec l’infantilisme, elle nous fait entrer dans une confiance infinie envers Dieu.


Citation :
Nous demandons à Jésus la grâce de la toute petitesse évangélique et un grand abandon à la volonté de notre Père.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :




Autres Méditations :



Saint Clément d'Alexandrie (150-v. 215)
Théologien

Le Pédagogue, I, 53-56 ; SC 70 (trad. cf SC p. 207 et coll. Les Pères dans la foi, n° 44-45, p. 69)

« Votre Père qui est aux cieux ne veut pas qu'un seul de ces petits soit perdu »

L'Écriture nous appelle tous des « enfants » ; lorsque nous nous mettons à suivre le Christ, nous recevons le nom de « tout-petits » (Mt 18,3; 19,13; Jn 21,5)... Qui donc est notre éducateur, notre pédagogue, à nous, les tout-petits ? Il s'appelle Jésus. Il se donne lui-même le nom de berger ; il se dit « le bon berger » (Jn 10,11). Il établit une comparaison entre les bergers qui guident leurs brebis et lui-même, le pédagogue qui dirige les petits enfants, le berger plein de sollicitude pour les tout-petits qui, dans leur simplicité, sont comparés à des brebis. « Et ils seront tous, dit-il, un seul troupeau, car il y aura un seul berger » (Jn 10,16). Notre pédagogue, c'est donc naturellement le Verbe, la Parole de Dieu, car il nous conduit vers le salut. C'est ce qu'il a dit clairement par la bouche du prophète Osée : « Je suis votre éducateur » (5,2 LXX).

Quant à sa pédagogie, c'est la religion : elle nous enseigne le service de Dieu, nous forme à la connaissance de la vérité, nous conduit droit au ciel... Le navigateur dirige le bateau avec l'intention de mener les passagers à bon port ; de même, notre pédagogue indique aux enfants de Dieu le mode de vie qui conduit au salut, en raison de sa sollicitude pour nous... Celui qui nous conduit donc, c'est le Dieu saint, Jésus, la Parole de Dieu, guide de l'humanité entière ; Dieu lui-même nous conduit, dans son amour pour nous... Pendant l'Exode, le Saint-Esprit dit de lui : « Il a fourni tout le nécessaire à son peuple dans le désert, dans la soif ardente, dans les lieux arides ; il l'a entouré, il l'a éduqué, il l'a gardé comme la prunelle de son œil. Comme un aigle veille sur sa couvée, il a étendu ses ailes sur son peuple ; il l'a pris et l'a porté. Le Seigneur était seul à le conduire » (Dt 32,10-12).














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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Mer 15 Aoû 2018 - 12:18

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Mercredi 15 Août 2018 : Le mercredi de la 19ème semaine du temps ordinaire


L'Eglise fête : La Solennité de l'Assomption de la Vierge Marie,
Patronne principale de la France



Les Saints du jour (Mercredi 15 Août)


Saint Tarcisius, acolyte (servant d’autel) et martyr de l’Eucharistie († 257)

Saint Stanislas Kostka, novice Jésuite (1550-1568).

Bienheureux Isidore Bakanja, martyr au Congo (1885-1909).


« Ô Marie, Vous avez quitté la terre et êtes arrivée dans le ciel »

« Ô Marie, Vous avez quitté la terre, et Vous êtes arrivée dans le ciel, où Vous régnez sur tous les chœurs des anges, comme le chante l'Eglise ! Nous savons que nous n'étions pas dignes, nous, misérables pécheurs, de Vous avoir avec nous dans cette vallée de ténèbres ; mais nous savons aussi qu'au milieu de vos Grandeurs Vous ne nous avez pas oubliés, quelque pauvres, quelque misérables que nous soyons. Votre élévation n'a servi qu'à augmenter votre Compassion pour nous, enfants d'Adam. Du haut de votre Trône céleste, jetez maintenant sur nous, ô Marie, des yeux de Miséricorde, ayez pitié de nous, regardez-nous, secourez-nous, voyez à quelles tempêtes, à combien de combats nous sommes exposés tant que nous restons sur la terre ! Obtenez-nous, par la Sainteté de Votre mort, la persévérance dans la Grâce de Dieu, pour aller, au sortir de cette vie, nous unir aux esprits bienheureux, et chanter Vos louanges comme Vous le méritez. Ainsi soit-il. »  Prière de St Alphonse de Liguori.




LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


"En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit avec empressement vers la région montagneuse, dans une ville de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth.

Marie et Élisabeth se saluent au seuil de la Nouvelle Alliance : l’une est vieillissante, l’autre est encore toute jeune. "Marie partit en hâte," c’est la hâte de l’amour. Le secret de Marie est un secret d’amour. A elles deux, elles résument toute l’histoire sainte. Les longs siècles de préparation se profilent derrière Élisabeth, Marie, rayonnante, sans tache ni ride, annonce une humanité nouvelle. Ces deux femmes ont en commun leur espérance et leur maternité qui les engage toute entière dans le plan de Dieu. Si Marie témoigne que rien n’est impossible à Dieu, son Fils est le propre Fils de Dieu. Elle est dans un silence amoureux, car le mystère qui l’habite la reclus de ce monde qui ne peut pas comprendre un tel mystère. Élisabeth est la première à être introduite dans ce secret du plan d’Amour de Dieu. Dès que le son de la voix de Marie parvient aux oreilles d’Élisabeth, celle-ci sent que son enfant tressaille dans son sein. L’Esprit Saint fait irruption en elle, lui dévoilant la portée de l’enfant que porte Marie. Dans un grand cri, elle annonce ce que l’Esprit vient de lui révéler. Son cri est une double bénédiction : « Bénie es-tu entre les femmes. Béni le fruit de ton sein ! » Elle a compris, en un éclair, le temps d’un cri, le mystère de Marie. Elle s’efface devant la jeune mère du Messie : « Comment m’est-il donné que vienne à moi la Mère de mon Seigneur ? »


"Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint, et s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ?"

Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en moi. Le face à face des deux mères transcrit la rencontre invisible des deux enfants. Jésus revêt sa mère de sa dignité de reine ; Jean éveille sa mère à l’accueil du mystère des œuvres de Dieu. L’Esprit Saint veut que l’espérance du monde fût portée par ces deux femmes enceintes, images de l’attente du bonheur : Bienheureuse celle qui a cru qu’il y aurait un accomplissement pour ce qui lui a été dit de la part du Seigneur ! Le secret de Marie est l’enfant Dieu qu’elle porte dans le secret de son être. C’est le trésor qui est révélé à Élisabeth ! Voila un monde nouveau qui prend corps. Jésus, que Marie porte, est le Sauveur du monde. Il annonce une ère nouvelle ou l’amour de Dieu est vainqueur de tout ce qui s’oppose à lui. Cette chair humaine qu’il a sanctifiée est désormais promise à la vie éternelle, à l’amour infini de Dieu. La terre est désormais le marche pieds du ciel.


"Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. »

Marie dit alors : « Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur ! Le bonheur de Marie s’enracine dans la foi. C’est la béatitude de tous ceux qui ont bâti leur vie sur la promesse de Dieu. Il y a un accomplissement pour ce qui a été dit de la part du Seigneur. Tout s’accompli selon la promesse, le Christ est venu, il vient, et il viendra. Il est venu dans l’humilité de Noel, il vient dans l’intimité de l’Eucharistie, il viendra dans l’immense clarté de sa gloire. Marie, aujourd’hui, vient encore nous visiter parce que la foi est difficile, et que l’espérance retombe vite dans notre cœur. C’est à nous de redire : D’où me vient ce bonheur que vienne jusqu’à moi la Mère de mon Seigneur ? Marie est le chemin d’une humanité nouvelle qui vit pleinement de l’amour infini de Dieu. Elle est le modèle du dépouillement de soi-même devant le choix aimant de Dieu. Elle entre au diapason de l’amour infini de Dieu par sa réponse de foi. Marie permet à la Vie de se répandre par Jésus qu’elle annonce à Élisabeth. Nous sommes de toutes ces générations qui la déclarent bienheureuse !


Citation :
Nous demandons la grâce de demeurer dans ce nouvel amour qui s’épanouira pleinement au ciel.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :




Autres Méditations :



Saint Bernard (1091-1153)
Moine cistercien et Docteur de l'Église

1er sermon pour l'Assomption (trad. Pain de Cîteaux 32, p. 63 rev.)

« C'est dans le Christ que tous revivront, chacun à son rang » (1Co 15,22-23)

Aujourd'hui la Vierge Marie monte, glorieuse, dans le ciel. Elle met le comble à la joie des anges et des saints. C'est elle, en effet, dont la simple parole de salutation a fait exulter l'enfant encore enfermé dans le sein maternel (Lc 1,44). Quelle a dû être l'exultation des anges et des saints, lorsqu'ils ont pu entendre sa voix, voir son visage, et jouir de sa présence bénie ! Et pour nous, frères bien-aimés, quelle fête dans son Assomption glorieuse, quelle cause d'allégresse et quelle source de joie aujourd'hui ! La présence de Marie illumine le monde entier, tellement le ciel resplendit, irradié par l'éclat de la Vierge toute sainte. C'est donc à bon droit que résonne dans les cieux l'action de grâce et la louange.

Mais nous..., dans la mesure où le ciel exulte de la présence de Marie, n'est-il pas raisonnable que notre monde d'ici-bas pleure son absence ? Mais non, ne nous plaignons pas, car nous n'avons pas ici-bas de cité permanente (He 13,14) ; nous cherchons celle où la Vierge Marie est parvenue aujourd'hui. Si nous sommes déjà inscrits au nombre des habitants de cette cité, il convient aujourd'hui de nous souvenir d'elle..., de partager sa joie, de participer à cette allégresse qui réjouit aujourd'hui la cité de Dieu ; elle retombe aujourd'hui en rosée sur notre terre. Oui, elle nous a précédés, notre reine, elle nous a précédés et elle a été reçue avec tant de gloire que nous pouvons, nous ses humbles serviteurs, suivre notre souveraine en toute confiance en criant [avec l'Épouse du Cantique des Cantiques] : « Entraîne-nous à ta suite. Nous courrons à l'odeur de tes parfums ! » (Ct 1,3-4 LXX) Voyageurs sur la terre, nous avons envoyé en avant notre avocate..., mère de miséricorde, pour plaider efficacement notre salut.















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Jeu 16 Aoû 2018 - 14:41

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Jeudi 16 Août 2018 : Le jeudi de la 19e semaine du temps ordinaire


Les Saints du jour (Jeudi 16 Août)


Saint Fraimbault d'Auvergne (+ vers 532).

Saint Armel, Fondateur de l'abbaye de Plouarzel en Bretagne (✝ 570)

Saint Étienne de Hongrie, 1er roi apostolique de Hongrie, Fondateur
et Patron du royaume de Hongrie (✝ 1038).


Saint Roch, Pèlerin (✝ 1380).

Sainte Béatrice
cistercienne à Tolède en Espagne (✝ 1490)


Saint Constantin Brancovan
prince roumain et martyr (✝ v. 1714)



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. "   Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.




LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


"Alors Pierre s’approcha de Jésus pour lui demander : « Seigneur, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu’à sept fois ? »

Jésus lui répondit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois. Cette parole est infiniment précieuse. Jésus se l’applique à lui-même. Il est Celui qui pardonne à son frère de tout son cœur. Avec Jésus, l’Agneau le plus persécuté, le plus maltraité d’entre tous les hommes, nous sommes appelés à entrer dans le Royaume. Il appelle Judas son ami au moment même ou il trame contre lui la plus perfide et exécrable trahison qui fut jamais. On le calomnie contre toute raison, on l’accuse faussement, on le méprise à tort, on lui crache au visage par indignation, on le fouette par risée, on le couronne d’épines par moquerie, on le traite outrageusement, on le fait mourir avec ignominie, et parmi tout cela il n’a que des pensées d’amour pour ceux qui le traitent de la sorte. Il les excuse, il ne parle que de pardon et de réconciliation pour eux auprès de son Père. C’est ainsi que Jésus nous sauve. Considérons le nombre d’avantages retirés d’une offense accueillie humblement et avec douceur. La patience et le courage auxquels nous sommes confrontés nous fait acquérir la charité. Si nous ne nous fâchons pas contre celui qui nous a causé du tort, nous sommes plus charitable envers ceux qui nous aiment. En déracinant la colère de notre cœur, nous obtenons un bien incomparable, car celui qui délivre son âme de la colère la débarrasse de la tristesse. Ainsi, nous n’userons pas notre vie en chagrins et en vaines inquiétudes.


"Ainsi, le royaume des Cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs."

Il commençait, quand on lui amena quelqu’un qui lui devait dix mille talents (c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent). Comme cet homme n’avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de sa dette. Alors, tombant à ses pieds, le serviteur demeurait prosterné et disait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout.” Saisi de compassion, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette. Un nouvel horizon s’ouvre à moi, savoir entrer en reconnaissance, mesurer, peser, savourer les bonnes choses qui me sont données, et redonnées. Savoir aussi considérer celui qui me les donne, apprendre à lui dire merci. Jésus opère une relation entre le Royaume de Dieu et le pardon que nous devons quotidiennement prodiguer. Si nous voulons nous trouver en harmonie avec le cœur de Jésus, un passage est à opérer dans notre vie, c’est celui du pardon envers et contre tout. Nous nous punissons nous-mêmes en haïssant les autres, nous nous faisons du bien en les aimant. C’est en nous conduisant ainsi que nous n’aurons plus d’ennemi. Alors, l’appel à la pitié me touchera vraiment, mon cœur sera compatissant, je serai proche de celui qui m’a remis mes dettes, proche aussi de celui à qui je remets sa dette, alors le Royaume habitera notre terre.


"C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du cœur."

Lorsque Jésus eut terminé ce discours, il s’éloigna de la Galilée et se rendit dans le territoire de la Judée, au-delà du Jourdain. La pitié est ce qui situe chacun de nous à sa juste place devant son frère qui demande de pouvoir vivre. Nous sommes bien des fois sollicités à prendre pitié et nous demandons la pitié à d’autres en vue de restaurer la relation. Là se joue beaucoup pour notre humanité. Le maître de la parabole demande de redonner à un autre ce qui lui a fait de bien. Jésus parle de lui lorsqu’il annonce ce Roi qui voulait faire rendre ses comptes, avec beaucoup d’amour. Nous voulons pardonner non seulement avec notre bouche, mais du fond du cœur, pour ne pas tourner contre nous-mêmes le fer dont nous croyons percer les autres. Jésus propose donc à Pierre de revêtir les sentiments de tendre compassion qui sont dans son cœur.


Citation :
Nous demandons à Jésus la grâce du pardon.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :




Autres Méditations :



Saint Jean-Paul II (1920-2005)
Pape

Encyclique « Dives in misericordia » ch. 7, §14 (trad. © Libreria Editrice Vaticana)


« Ne devais-tu pas à ton tour, avoir pitié de ton compagnon ? » (1Co 15,22-23)

Si le pape Paul VI a indiqué à plusieurs reprises que la « civilisation de l'amour » était le but vers lequel devaient tendre tous les efforts dans le domaine social et culturel comme dans le domaine économique et politique, il convient d'ajouter que ce but ne sera jamais atteint tant que, dans nos conceptions et nos réalisations concernant le domaine large et complexe de la vie en commun, nous nous en tiendrons au principe « œil pour œil et dent pour dent » (Ex 21,24; Mt 5,38), tant que nous ne tendrons pas, au contraire, à le transformer dans son essence, en agissant dans un autre esprit. C'est aussi dans cette direction que nous conduit le Concile Vatican II, lorsque, parlant d'une manière répétée de « la nécessité de rendre le monde plus humain » (GS 40), il présente la mission de l'Église dans le monde contemporain comme la réalisation de cette tâche. Le monde des hommes ne pourra devenir toujours plus humain que si nous introduisons dans le cadre multiforme des rapports interpersonnels et sociaux, en même temps que la justice, cet amour miséricordieux qui constitue le message messianique de l'Évangile.

Le monde des hommes pourra devenir « toujours plus humain » seulement lorsque nous introduirons, dans tous les rapports réciproques qui modèlent son visage moral, le moment du pardon, si essentiel pour l'Évangile. Le pardon atteste qu'est présent dans le monde l'amour plus fort que le péché. En outre, le pardon est la condition première de la réconciliation, non seulement dans les rapports de Dieu avec l'homme, mais aussi dans les relations entre les hommes. Un monde d'où on éliminerait le pardon serait seulement un monde de justice froide et irrespectueuse, au nom de laquelle chacun revendiquerait ses propres droits vis-à-vis de l'autre...

C'est pourquoi l'Église doit considérer comme un de ses principaux devoirs — à chaque étape de l'histoire, et spécialement à l'époque contemporaine — de proclamer et d'introduire dans la vie le mystère de la miséricorde, révélé à son plus haut degré en Jésus Christ.
















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Ven 17 Aoû 2018 - 14:31

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Vendredi 17 Août 2018 : Le vendredi de la 19e semaine du temps ordinaire


Les Saints du jour (Vendredi 17 Août)


Saint Mammès, Ermite martyr en Cappadoce (✝ v. 274)

Saint Eusèbe,  Pape (31 ème) de 309 à 310 (✝ 310)

Sainte Claire de Montefalco, Religieuse et Abbesse de
l'Ordre de Saint-Augustin (1268-1308).


Sainte Béatrice da Silva Meneses, vierge, Fondatrice de l’Ordre de
l’Immaculée Conception, les Conceptionistes (1424-1490).


Sainte Jeanne Delanoue, vierge et Fondatrice des
Sœurs de Sainte-Anne de la Providence (✝ 1736).


Bienheureuse Marie-Élisabeth Turgeon, Fondatrice de la Congrégation
des Sœurs de Notre-Dame du Saint-Rosaire (1840-✝ 1881).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. "   Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


"Des pharisiens s’approchèrent de lui pour le mettre à l’épreuve ; ils lui demandèrent : « Est-il permis à un homme de renvoyer sa femme pour n’importe quel motif ? »

Il répondit : « N’avez-vous pas lu ceci ? Dès le commencement, le Créateur les fit homme et femme, et dit : À cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux deviendront une seule chair. Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Donc, ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ! » Au temps de Jésus il y avait plusieurs écoles d’interprétation sur les raisons qui permettaient de divorcer. Jésus invite ceux qui l’écoutent à revenir au plan de l’amour originel de Dieu. S’il est difficile d’aimer, nous nous approchons de la source de l’amour pour y puiser des forces dans la grâce de Dieu. La charité est exigeante parce qu’elle ne cherche pas sa propre satisfaction mais d’abord le bien de l’autre. Chaque vie, en s’associant à d’autres de diverses manières, manifeste à sa manière, notre filiation commune. Elle accueille en creux toutes les difficultés de nos vies, tous les dérèglements de nos situations. Notre vie est appelée à signifier le secret qu’elle porte, nous sommes tous enfants de Dieu. Notre manière d’être atteste ce que nous sommes, elle en témoigne et constitue ainsi la communauté humaine en son ensemble comme expression de son mystère. Jésus, mis à l’épreuve, est un modèle d’humilité ! Il sait ce qu’il y a dans l’homme, il voit que son cœur est malade, il est venu pour le guérir. Sa pédagogie est pour nous très éclairante.


Les pharisiens lui répliquent : « Pourquoi donc Moïse a-t-il prescrit la remise d’un acte de divorce avant la répudiation ? »

Jésus leur répond : « C’est en raison de la dureté de votre cœur que Moïse vous a permis de renvoyer vos femmes. Mais au commencement, il n’en était pas ainsi. Or je vous le dis : si quelqu’un renvoie sa femme, sauf en cas d’union illégitime, et qu’il en épouse une autre, il est adultère. » Jésus répond sur le devenir de l’homme et de la femme, en redonnant le sens du commencement. La perspective de Jésus prend en compte les aléas de la vie et les situations de vie qui sont les conséquences de l’endurcissement des cœurs, de la violence des hommes entre eux, des blessures qu’ils ont reçues. Il met ses adversaire sur le terrain de leur connaissance pour les sécuriser, mais il leur dit : « C’est à cause de votre obstination que Moïse vous a permis de répudier vos femmes ; » Jésus fait alors apparaître une vraie difficulté dans laquelle ils sont prisonniers : la dureté du cœur, « au commencement, il n’en était pas ainsi. » C’est dans l’union entre nous qu’il nous est donné de façonner notre existence comme signe de la vie de Dieu. La communauté humaine est faite pour partager l’unité parfaite de la Sainte Trinité à laquelle nous aurons part au ciel. Notre vocation de chrétien est de permettre à la parole et la grâce du Christ de pénétrer nos cœurs et nos esprits afin de ne pas permettre à l’ambiance de discorde d’affecter nos vies.


Ses disciples lui disent : « Si telle est la situation de l’homme par rapport à sa femme, mieux vaut ne pas se marier. »

Il leur répondit : « Tous ne comprennent pas cette parole, mais seulement ceux à qui cela est donné. Il y a des gens qui ne se marient pas car, de naissance, ils en sont incapables ; il y en a qui ne peuvent pas se marier car ils ont été mutilés par les hommes ; il y en a qui ont choisi de ne pas se marier à cause du royaume des Cieux. Celui qui peut comprendre, qu’il comprenne ! » L’ouverture de Jésus est étonnante ! De la question du mariage qui lui est posée, il reprend la question du sens de la vie et de sa fécondité dernière. Si la réalité du mariage est une alliance voulue par le Créateur, une autre réalité, celle du célibat annonce aussi l’amour infini de Dieu. Quelque soit notre situation, ce qui nous est demandé est d’aimer, d’être ouvert à nos frères et de marcher humblement avec eux, à la suite du Christ Jésus, vers la vie. Exprimer dans notre quotidien le mystère dont nous vivons, inventer la vie que nous recevons de Dieu Notre Père. Au soir de notre vie, nous serons jugés sur l’amour. Le Christ a souffert et il est mort pour que nous puissions avoir dès à présent ce que nous aurons au ciel : l’unité de l’Amour.


Citation :
Nous demandons la grâce d’être à l’écoute de la Parole et de Jésus qui l’exprime.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :




Autres Méditations :



Le Missel romain
Rituel du mariage : Bénédiction 5

« Ils ne sont plus deux, mais un seul » (1Co 15,22-23)

Seigneur notre Dieu,
créateur de l'univers et de tout ce qui vit,
tu as fait l'homme et la femme à ta ressemblance (Gn 1,27),
et pour qu'ils soient associés à ton œuvre d'amour,
tu leur as donné un cœur capable d'aimer.
Tu as voulu qu'aujourd'hui, dans cette église,
N. et N. unissent leur vie.
Tu veux maintenant qu'ils construisent leur foyer,
qu'ils cherchent à s'aimer chaque jour davantage
et suivent l'exemple du Christ,
lui qui a aimé les hommes jusqu'à mourir sur une croix.
Bénis, protège et fortifie l'amour de ces nouveaux époux :
que leur amour soutienne leur fidélité ;
qu'il les rende heureux et leur fasse découvrir dans le Christ
la joie de don total à celui que l'on aime.
Que leur amour, semblable à ton amour, Seigneur,
devienne une source de vie ;
qu'il les garde attentifs aux appels de leurs frères,
et que leur foyer soit ouvert aux autres.
En s'appuyant sur leur amour et sur l'amour du Christ
qu'ils prennent une part active
à la construction d'un monde plus juste et fraternel
et soient ainsi fidèles à leur vocation d'hommes et de chrétiens.
Amen.













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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Sam 18 Aoû 2018 - 15:03

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Samedi 18 Août 2018 : Le samedi de la 19e semaine du temps ordinaire




Fête de Notre Dame de Liesse


Les Saints du jour (Samedi 18 Août)


Saints martyrs de 'Masse Blanche', 153 martyrs en Afrique (✝ v. 260)

Saints Flore et Laure (2ème s.)

Saint Agapit, Martyr près de Rome (3ème s.)
Saint Agapit, martyr - introibo

Sainte Hélène, Impératrice byzantine et mère de l’empereur Constantin (✝ 329).

Saint Jean de Rila, Moine en Bulgarie (✝ 946)

Saint Alberto Hurtado Cruchaga, Prêtre s.j. et Fondateur du Hogar de Christo (1901-1952).


PRIÈRE À NOTRE-DAME-DE-LIESSE,

Ô Seigneur notre Dieu, accordez à vos serviteurs les joies d'une
parfaite et continuelle santé de corps et d'esprit; et, par la
glorieuse intercession de la bienheureuse Marie toujours Vierge,
l'exemption de toute tristesse pendant cette vie, et après notre mort
la jouissance des joies-éternelles. Nous vous demandons ces grâces
par JÉSUS-CHRIST notre Seigneur et votre fils, lequel vit et règne
avec vous en l'unité du Saint-Esprit pendant les siècles des
siècles. Ainsî-soit-il.
Notrc-Dame-de-Liesse, source et cause de tonte joie,
priez pour nous.


40 jours d'indulgence accordés par Mgr l'Evêque de Soissons et Laon (1er avril 1802 \
pour chaque récitation de la prière : Ô Seigneur notre Dieu...



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


"Alors des gens lui amenèrent des enfants, afin qu’il leur impose les mains. Mais les disciples les rabrouèrent."

Les parents qui présentent leurs petits à Jésus pour qu’il leur impose les mains, non seulement sont dans la tradition, mais ils ont aussi compris quelque chose du message de Jésus. Jésus manifeste une confiance illimitée dans son Père des cieux, c’est bien ce que ressentent ces parents quand ils regardent leurs enfants, l’émerveillement et le questionnement confiant de leurs petits ! Nous comprenons alors que ces personnes qui amènent à Jésus leurs enfants, pour qu’il prie sur eux, sont dans une grande vérité que Jésus va énoncer : Retrouver une simplicité et une audace que nous avons perdues et entrer dans une confiance encore plus grande que nous retrouvons dans le cœur de ces petits qui regardent vers Jésus, l’Enfant chéri du Père. C’est une scène brève et intense, une rencontre en vérité, qui traverse les incompréhensions, qui produira son fruit, qui ouvrira à la foi. « Imposer les mains » est un geste fondamental de bénédiction, un geste qui se transmet dans le Peuple Juif deja dans le temps d’Abraham, un geste qu’attendent les parents qui présentent leurs enfants à Jésus, un geste que posera Jésus sur ces enfants au terme de cette brève rencontre.


"Jésus leur dit : « Laissez les enfants, ne les empêchez pas de venir à moi, car le royaume des Cieux est à ceux qui leur ressemblent."

Les disciples n’ont pas encore compris la tendresse infinie qui habite le cœur de Jésus. Venir à lui est une question d’adultes, c’est ce que font les disciples pour sortir de la torpeur et de l’échec du monde ! Mais ceux qui se lèvent à l’horizon de la nouvelle alliance, ce sont les tout-petits. Ce mystère d’enfance et de petitesse évangélique fait défaut aux disciples, il leur faudra l’apprendre des enfants eux-mêmes. C’est la grâce des parents d’apprendre de leurs tous petits à s’abandonner. Il est bon d’aller vers le Royaume des cieux en s’offrant simplement à l’action de l’autre, en recevant ce qu’il donne. C’est une attitude de vie pour tout être humain. Nous retrouvons l’attitude de notre enfance, nous entrons dans la gratuité, dans le simple fait de recevoir ce que l’Autre désire donner. Nous entrons dans cet échange par l’accueil, l’offrande de nous-mêmes. Ce que nous recevons, nous pouvons le redonner à notre tour, et ce que nous redonnons peut être de nouveau reçu et de nouveau offert.


"Jésus leur imposa les mains, puis il partit de là."

Ainsi s’engendre la vie nouvelle, les relations nouvelles du Royaume des Cieux. Jésus se fait clair dans sa réponse aux disciples qui ont compris le message d’amour de Jésus. Ce mystère ne sera pas enlevé aux parents qui sont réconfortés. C’est ainsi que Jésus livre le secret de son cœur, lui le Verbe de Dieu. Il est venu pour nous donner le Royaume, l’amour infini du Père pour nous. Il nous faut l’accueillir comme un enfant. Nous demandons à l’Esprit Saint d’avoir une confiance absolue en Dieu notre Père qui nous aime, de compter en tout sur lui qui est aux cieux. C’est dans ce mouvement d’abandon spontané, comme celui des enfants, que nous entrons dans le Royaume. Nous découvrons que le don de Jésus est toujours un appel à notre liberté, à notre engagement. Jésus qui travaille avec nous, a besoin de notre participation, du travail de notre propre foi. Il part de là pour nous donner de pouvoir agir nous aussi, de pouvoir entrer en dialogue avec les tous petits.


Citation :
Nous demandons la grâce de la toute petitesse évangélique.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :




Autres Méditations :



Saint Vincent de Paul (1581-1660)
Prêtre, Fondateur de communautés religieuses

Entretiens aux Filles de la charité, 7/12/1643 (Tome IX, Éd. Gabalda.
Conférence du 7 décembre 1643, pp.132-133 ; rev.)


La tendresse de Dieu pour les petits

Mes filles, Dieu prend un grand plaisir à voir le service que vous rendez aux petits enfants, comme il en prend à leurs petits gazouillements, voire même à leurs petits cris et à leurs plaintes. Chacun de ces cris touche le cœur de Dieu de confusion. Et vous, mes chères sœurs, quand, à leur cri, vous les soulagez, leur rendant les services dont ils ont besoin, pour l'amour de Dieu et pour honorer l'enfance de Notre-Seigneur, ne faites-vous pas plaisir à Dieu ? Et Dieu n'est-il pas honoré du cri et des plaintes de ces petits enfants ? Courage donc, mes filles ! Aimez bien le service de ces petits enfants, par la bouche desquels Dieu reçoit une louange parfaite. Ce n'est pas moi qui le dis, mes sœurs ; c'est le prophète : « En la bouche des petits enfants suçant le lait, votre louange est parfaite. » Ô mes filles, cela est donc vrai, puisque la Sainte Écriture l'affirme.

Voyez combien vous êtes heureuses de rendre service à ces petites créatures, qui donnent à Dieu une louange parfaite et dans lesquelles la bonté de Dieu prend si grand plaisir, plaisir en quelque sorte pareil à celui des mères, qui n'ont point plus grande consolation que de voir les petites actions de leurs petits enfants. Elles admirent tout et aiment tout. Ainsi Dieu, qui est leur père, prend de grands plaisirs à toutes leurs petites actions.















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Dim 19 Aoû 2018 - 14:31

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Dimanche 19 Août 2018 : Vingtième dimanche du temps ordinaire


Les Saints du jour (Dimanche 19 Août)


Saint Sixte III, Pape (44 ème) de 432 à 440 (✝ 440)

Saint Louis d'Anjou, Évêque de Toulouse - premier Évêque de Pamiers (1274-1297).

Saint Jean Eudes, Prêtre et Fondateur de la Congrégation de Jésus et de Marie
(Eudistes) et de l’Institut Notre-Dame de Charité (1601-1680).


Bienheureux Guerric Abbé cistercien à Igny (+ 1157)

Bienheureux Giordano de Pise, Prêtre dominicain († 1311)


« La vraie Lumière, c'est de Te connaître » :

« Nous Te rendons grâces d'avoir, par Ta parole, fait jaillir la lumière des ténèbres, et de l'avoir fait briller dans nos cœurs, pour nous éclairer de la connaissance de la face du Christ Jésus. Oui, la vraie lumière, bien plus la vie éternelle, c'est de Te connaître, Toi, le seul Dieu, et ton envoyé Jésus-Christ. Nous Te connaissions déjà, puisque nous connaissons Jésus, car le Père et le Fils sont un. Nous Te connaissons par la foi, c'est vrai, et nous la tenons comme un gage assuré de la connaissance dans la vision. D'ici là, pourtant, augmente notre foi, conduis-nous de foi en foi, de clarté en clarté, comme sous la motion de ton Esprit, pour que nous pénétrions plus avant chaque jour dans les profondeurs de la lumière ! Ainsi soit-il. » Bienheureux Guerric d'Igny



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


"Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour que le monde ait la vie. »

Les Juifs discutaient entre eux : « Comment cet homme-là peut-il nous donner sa chair à manger ? » Jésus leur dit alors : « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n’aurez pas la vie en vous." La Parole de Dieu vient redonner le sens de notre marche et nous donne la nourriture nécessaire pour tenir bon en chemin ! Nous choisissons cette marche et cette nourriture : « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n’aurez pas la vie en vous." Dans le désert du Sinaï, le Seigneur Dieu mettait au cœur de son peuple le désir de s’approfondir. La marche dans le désert, Dieu l’a imposée pour savoir ce que nous avions dans le cœur. En nous donnant, au jour le jour, du pain sous l’aspect de la manne, il nous préparait à une nourriture qui donne la vie éternelle. Les anciens voyaient déjà dans le pain et le vin, des « images » de la nourriture spirituelle. Jésus nous introduit dans le mystère de l’Eucharistie qui est d’une richesse qui nous dépasse. Le Fils de Dieu, venu parmi nous sur terre nous donne le pain de l’intelligence, le pain de la foi, la Parole qui nous entrouvre le mystère de Dieu et son plan d’amour divin.


"Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour."

En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi je demeure en lui." Les chrétiens, depuis l’origine, se sont appuyés sur les paroles prononcées par Jésus dans la synagogue de Capharnaüm : « Le pain de Dieu, c’est celui qui descend du ciel et donne la vie au monde ». L’audace de Jésus suscite des murmures dans l’assemblée : Comment peut-il dire : « Je suis descendu du ciel ? » Dans cette situation d’épreuve et de dépendance, Dieu veut faire découvrir à l’homme qu’il ne vit pas « seulement de pain mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. » Nous avons fondamentalement besoin d’une nourriture dont notre corps a besoin, mais il est une autre nourriture encore bien plus nécessaire, celle du cœur. « Moi, je suis le pain vivant descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. » Jésus est ce « pain vivant, » la Parole faite chair, qui rassasie notre cœur. Il est « la vraie nourriture et la vraie boisson » qui donnent la vie éternelle.


"De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même aussi celui qui me mangera vivra par moi."

Tel est le pain qui descend du ciel : il n’est pas comme celui que vos pères ont mangé. Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra éternellement. » L’Eucharistie est nécessaire pour nous, comme est indispensable la nourriture pour notre corps. L’Eucharistie entretient et développe la vie de l’Amour commencée ici-bas. Jésus donnera l’Eucharistie à ses disciples le soir du Jeudi Saint, quand, prenant le pain, puis la coupe, il dira : « Prenez et mangez ; ceci est mon corps livré pour vous. Buvez-en tous, ceci est mon sang. » Ce Pain de vie nous rappelle combien Dieu nous aime : Il se fait « hostie, » offrande, pour être accessible à tous ! Mais Il veut aussi nous rassembler comme les grains d’une même colline. « Puisqu’il y a un seul pain, la multitude que nous sommes est un seul corps. » Jésus, présence d’Amour, nous unit à Lui et nous unit les uns aux autres.


Citation :
Nous demandons la grâce d’entendre : « De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé, et que moi, je vis par le Père, de même aussi celui qui me mange vivra par moi.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :




Autres Méditations :




Saint Jean-Paul II (1920-2005)
Pape

Encyclique « Ecclesia de Eucharistia », 15 (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana rev.)


« Ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson »

Dans la messe, la re-présentation sacramentelle du sacrifice du Christ couronné par sa résurrection implique une présence tout à fait spéciale que — pour reprendre les mots de Paul VI — « on nomme ‘réelle', non à titre exclusif, comme si les autres présences n'étaient pas ‘réelles', mais par antonomase parce qu'elle est substantielle, et que par elle le Christ, Homme-Dieu, se rend présent tout entier. » Ainsi la doctrine toujours valable du Concile de Trente est proposée de nouveau : « Par la consécration du pain et du vin s'opère le changement de toute la substance du pain en la substance du corps du Christ notre Seigneur et de toute la substance du vin en la substance de son sang. Ce changement, l'Église catholique l'a justement et exactement appelé transsubstantiation. » L'eucharistie est vraiment « mysterium fidei », mystère de la foi, qui dépasse notre intelligence et qui ne peut être accueilli que dans la foi, comme l'ont souvent rappelé les catéchèses patristiques sur ce divin sacrement. Saint Cyrille de Jérusalem exhorte : « Ne t'attache donc pas au pain et au vin comme à des éléments naturels, car selon la déclaration du Maître, ils sont corps et sang. Il est vrai que c'est ce que te suggèrent les sens ; mais que la foi te rassure »...

Devant ce mystère d'amour, la raison humaine fait l'expérience de toute sa finitude. On voit alors pourquoi, au long des siècles, cette vérité a conduit la théologie à faire de sérieux efforts de compréhension. Ce sont des efforts louables, d'autant plus utiles et pénétrants qu'ils ont permis de conjuguer l'exercice critique de la pensée avec la foi vécue de l'Église… Il y a tout de même la limite indiquée par Paul VI : « Toute explication théologique…doit maintenir que, dans la réalité elle-même, indépendante de notre esprit, le pain et le vin ont cessé d'exister après la consécration, en sorte que c'est le corps et le sang du Seigneur Jésus, si dignes d'adoration, qui sont réellement présents devant nous. »














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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Lun 20 Aoû 2018 - 12:09

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Lundi 20 Août 2018 : Le lundi de la 20e semaine du temps ordinaire


Les Saints du jour (Lundi 20 Août)


Saint Samuel, Juge et Prophète d’Israël (11ème s. av JC.).

Saint Bernard de Clairvaux, Abbé et Docteur de l'Église (1090-1153).

Saint Bernard Tolomei, Abbé à Sienne, Fondateur de la Congrégation
de Sainte-Marie du Mont Oliveto de l'Ordre de Saint Benoît (✝ 1348).


Sainte Maria de Mattias, Fondatrice de la Congrégation
des Sœurs Adoratrices du Sang du Christ (1805-1866).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


"Alors un homme vint demander à Jésus : Maître, que dois je faire de bon pour avoir la vie éternelle ?"

"Jésus lui répondit : Pourquoi m’interroges tu sur ce qui est bon ?" Un seul est bon. Il n’est pas facile de parler de vie éternelle et de réalités éternelles aujourd’hui. La mentalité de notre temps dit que tout change, et même très vite. Changer est devenu l’exercice le plus exaltant de la liberté pour les jeunes. Il est difficile de faire des choix définitifs qui engagent pour toute une vie. Malheureusement nous n’en sommes pas plus heureux, et une amertume dans le cœur est bien là. Jésus rappelle que la vraie liberté et le bonheur ne s’obtient pas ainsi. Nous sommes créés pour accomplir des choix définitifs qui donnent tout son sens à notre existence. Dieu a mis dans le cœur de chacun de nous une semence pour une vie qui réalise quelque chose de beau et de grand. Jésus nous fait passer des « choses » bonnes à quelqu’un : « Un seul est bon. » Il manque à cet homme de se désencombrer des biens de ce monde pour s’enrichir du trésor qu’offre Jésus à ceux qui le suivent. Nous savons qu’il s’agit de la vie d’Amour infini de notre Père des cieux.


"Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements."

Lesquels ? lui dit il. Alors Jésus répondit : "Tu ne commettras pas de meurtre ; tu ne commettras pas d’adultère ; tu ne feras pas de faux témoignage ; tu ne commettras pas de vol ; honore ton père et ta mère, et : Tu aimeras ton prochain comme toi–même. Le jeune homme lui dit : J’ai observé tout cela, que me manque–t–il encore ? Si notre Père nous a donné des commandements, c’est pour que nous évitions tout ce qui s’oppose à la vie. Dans le dialogue avec ce jeune homme, Jésus indique quelle est la richesse la plus importante et la plus grande de la vie : l’amour. Aimer Dieu et aimer les autres de toute notre personne. Jésus nous indique le sens le plus authentique et le plus profond, la source de l’amour et de la vie. « Amour » est le nom propre de Dieu. Jean nous le dit : « Dieu est amour, » et il ajoute que « ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, mais c’est lui qui nous a aimés et qui a envoyé son Fils. » Dans la rencontre avec Jésus et dans l’amour des autres, nous faisons l’expérience en nous de la vie même de Dieu. Il demeure en nous avec son amour parfait, il n’y a rien de plus grand pour nous que de participer à la vie d’amour de Dieu.


"Jésus lui dit : Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne le aux pauvres,

et tu auras un trésor dans les cieux. Puis viens et suis moi. Après avoir entendu cette parole, le jeune homme s’en alla tout triste ; car il avait beaucoup de biens." Jésus lui dit : Si tu veux ; « Si tu veux, » montre la liberté de ce jeune homme, il ne tient qu’à lui de choisir, il est maître de sa décision. Afin que le salut soit notre propre choix, il est donné à ceux qui le désirent et s’emploient à le rechercher avec ardeur. Dans les yeux de Jésus qui fixe son regard avec amour sur le jeune homme, nous saisissons tout le désir de Dieu d’être avec nous, d’être proche de nous. Le désir de Dieu est pour notre « oui, » pour notre amour. Jésus veut être notre ami, notre frère dans la vie, le maître qui nous indique le chemin à parcourir pour atteindre le bonheur. Il nous aime pour ce que nous sommes, dans notre fragilité et notre faiblesse, pour que, touchés par son amour, nous puissions être transformés. Jésus nous accueille avec toutes nos limites pour nous donner un cœur nouveau, capable d’aimer comme Lui. Si les commandements préparent le chemin vers le Royaume, c’est l’amour de Dieu et des autres qui nous fait entrer dans la vie éternelle. Jésus dit à cet homme : « Puis viens et suis moi. » Jésus nous fait ainsi entrer dans le Royaume de l’amour.


Citation :
Nous demandons la grâce de suivre Jésus sur le chemin de l’amour, du plus grand don de soi.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :




Autres Méditations :




Saint Bonaventure (1221-1274)
Franciscain, Docteur de l'Église

De la vie parfaite, ch 3 (Œuvres spirituelles, Sté S François d'Assise, 1931, rev.)


La pauvreté du Christ

La pauvreté est une vertu qui fait corps avec la perfection, au point que nul absolument ne peut sans elle être parfait ; témoin la parole du Seigneur dans l’Évangile : « si tu veux être parfait, va, vends tout ce que tu as et donne-le aux pauvres. »

Notre-Seigneur Jésus Christ fut si pauvre dans sa naissance qu'il n'eut ni habitation, ni vêtement, ni nourriture, mais une étable pour demeure, un misérable petit morceau d'étoffe pour se couvrir et un lait virginal pour aliment. Il s'est encore donné à nous en exemple de pauvreté par sa manière de vivre en ce monde. Il fut pauvre au point que, parfois, il ne put trouver de logis et qu'il dut dormir avec ses Apôtres hors la ville et même hors des maisons à la campagne. Non seulement le Seigneur des Anges fut pauvre dans sa naissance et pauvre dans son genre de vie, mais il fut encore extrêmement pauvre dans sa mort, afin de nous embraser d'amour pour la pauvreté. Ô vous tous, qui avez voué la pauvreté, considérez et voyez combien l'opulent Roi des Cieux fut pauvre à cause de nous dans l'instant de sa mort. Il fut, en effet, dépouillé de tout ce qu'il pouvait avoir : de ses vêtements, par ses bourreaux, qui « se partagèrent et tirèrent au sort sa robe » (Cf. Mt 27,35) ; de son corps et de son âme, quand son âme fut arrachée violemment de son corps ; de la gloire divine, quand par les souffrances d'une très douloureuse mort, au lieu de le glorifier comme Dieu, on le traita comme un malfaiteur, selon la plainte de Job : « ils m'ont dépouillé de ma gloire » (Jb 19,9).

Ô Dieu, riche pour tous les hommes, ô bon Seigneur Jésus ! Qui peut dignement exprimer de bouche, concevoir en son cœur, décrire de sa main la gloire céleste que vous avez promis de donner à vos pauvres ? Par leur pauvreté volontaire, ils méritent de contempler la gloire de leur Créateur, d'entrer dans les puissances du Seigneur, dans les tabernacles éternels et dans les demeures de lumière. Ils méritent de devenir les habitants de la cité dont Dieu est l'architecte et le fondateur. Vous-même, Seigneur, vous leur avez fait cette promesse de votre bouche bénie : « Heureux les pauvres en esprit, car le Royaume des Cieux est à eux » (Cf. Mt 5,2).

Ce Royaume des cieux n'est pas autre chose que Vous-même, Seigneur Jésus-Christ, Roi des Rois, Seigneur des Seigneurs. Vous vous donnerez vous-même à eux pour être leur salaire, leur récompense et leur joie. Ils jouiront de Vous, seront heureux de Vous, se rassasieront de Vous ! Amen !














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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Mar 21 Aoû 2018 - 13:42

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Mardi 21 Août 2018 : Le mardi de la 20e semaine du temps ordinaire


Les Saints du jour (Mardi 21 Août)


Saint Privat Evêque de Mende (+ 257)

Saint Sidoine Apollinaire Écrivain, Évêque de Clermont (+ 486)

Saint Abraham de Smolensk (+ 1222)

Saint Pie X, Pape (257ème) de 1903 à 1914, Giuseppe Merchiore Sarto (1835-1914)

Bienheureuse Victoire Rasoamanarivo, laïque malgache (✝ 1894).

Bienheureux Ladislas Findysz, Prêtre polonais et martyr (1907-1964).


Prière de Saint Pie X pour la France

Ô Marie, conçue sans péché,
Regardez la France,
Priez pour la France,
Sauvez la France.
Plus elle est coupable,
Plus elle a besoin de votre intercession.
Un mot à Jésus reposant dans vos bras,
Et la France est sauvée.
Ô Jésus, obéissant à Marie,
Sauvez l'Église et la France !
Amen !



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


"Je vous le répète : il est plus facile à un chameau de passer par un trou d’aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume des Cieux. »

La Parole fait suite à la proposition de tout vendre faite au jeune homme riche. La richesse empêche d’avancer vers la vie, elle nous alourdit et nous fait perdre tout dynamisme pour avancer. La pauvreté nous donne de pouvoir avancer, d’aller vers ce que nous désirons. Le renoncement annoncé par Jésus n’est pas un renoncement mortifère, c’est une aventure pour devenir héritier de la vie éternelle, c’est une Nouvelle Naissance ! Cette naissance nouvelle s’adresse à ceux qui suivent Jésus. Notre vie, comme « suite » de Jésus, est une marche vers le Royaume, vers le trône de gloire du Seigneur Jésus. N’ayons pas d’autre désir que celui d’entrer seulement par amour de Jésus dans le détachement, le vide et la pauvreté par rapport à tout ce qui existe sur la terre. Nous n’éprouverons pas d’autres besoins que ceux auxquels nous aurons ainsi soumis notre cœur. « Le pauvre en esprit n’est jamais plus heureux que lorsqu’il se trouve dans l’indigence ; celui dont le cœur ne désire rien est toujours à l’aise, » dit Jean de la croix.


"Entendant ces paroles, les disciples furent profondément déconcertés, et ils disaient : « Qui donc peut être sauvé ? »

Jésus posa sur eux son regard et dit : « Pour les hommes, c’est impossible, mais pour Dieu tout est possible. » Alors Pierre prit la parole et dit à Jésus : « Voici que nous avons tout quitté pour te suivre : quelle sera donc notre part ? » Le Royaume de Dieu n’est pas de ce monde ! Les disciples restent avec les repaires d’un Royaume terrestre, dans ce monde. Il ne nous est pas facile de faire cette conversion. Il nous faut considérer autrement ce qui nous arrive de difficile, ce qui nous arrache à nos biens et à nos habitudes. Ces pertes que la vie nous impose sont douloureuses, elles nous apparaissent injustes, mais elles nous donnent de devenir, avec bienveillance, ce que nous sommes. Elles nous rendent capable d’aller vers le Royaume. Jésus déclare que tout riche, quel qu’il soit, ne peut s’appuyer sur les ressources qu’il possède pour accéder à l’autre Vie. Les disciples, en entendant cela, restent ébahis. Jésus, demeurant dans la Vérité, est plein de tendresse et de miséricorde pour eux comme pour nous.


"Jésus leur déclara : « Amen, je vous le dis : lors du renouvellement du monde, lorsque le Fils de l’homme siégera sur son trône de gloire, vous qui m’avez suivi, vous siégerez vous aussi sur douze trônes pour juger les douze tribus d’Israël."

Et celui qui aura quitté, à cause de mon nom, des maisons, des frères, des sœurs, un père, une mère, des enfants, ou une terre, recevra le centuple, et il aura en héritage la vie éternelle. Beaucoup de premiers seront derniers, beaucoup de derniers seront premiers. Non seulement les biens, les joies et les plaisirs de ce monde nous encombrent, mais ils nous retardent dans notre marche vers Dieu. Jésus s’adresse à tous ceux qui se mettent à son école. Tous, nous avons besoin d’être sauvés, personne n’est assez puissant pour s’assurer seul le bonheur. Il faut que nous croyions que Dieu fait l’impossible, il fait tout ce que nous ne pouvons pas faire. Nous reconnaissons que Dieu est à l’œuvre à l’intérieur de nous-mêmes, malgré nos infirmités, pour nous donner vie et beauté. Dans le Royaume de l’amour, le Don est fondamental, c’est le Royaume de l’amour, le Don est Roi ! Il nous faut naitre à cette nouvelle perspective du Don de Dieu. Des maintenant, nous nous mettons à l’école de Jésus et de Marie. Nous nous réjouissons que Dieu nous rende participants du Royaume de l’Amour.



Citation :
Nous demandons la grâce d’aimer Dieu au point de le choisir et de choisir son Royaume d’amour.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Autres Méditations :




Julienne de Norwich (1342-après 1416)
Recluse anglaise

Révélations de l'amour divin, ch. 55


« Et il aura en héritage la vie éternelle »


Le Christ est notre voie (Jn 14,6). Il nous conduit avec sécurité dans ses préceptes ; dans son corps il nous porte au ciel avec puissance. J'ai vu qu'ayant en lui nous tous qu'il sauvera, avec dévotion il fait don de nous à son Père céleste, don que le Père reçoit avec une grande reconnaissance et qu'il remet courtoisement à son Fils Jésus Christ. Ce don et ce geste sont joie pour le Père, félicité pour le Fils et réjouissance pour le Saint-Esprit. Parmi tout ce que nous pouvons faire, il n'est rien qui soit plus agréable à notre Seigneur que de nous voir nous réjouir en cette joie qu'a la Trinité pour notre salut...

Quoi que nous ressentions — joie ou tristesse, fortune ou infortune — Dieu veut que nous comprenions et croyions que nous sommes plus véritablement au ciel que sur terre. Notre foi vient de l'amour naturel que Dieu a déposé dans notre âme, de la claire lumière de notre raison et de l'intelligence inébranlable que nous recevons de Dieu, depuis le premier instant où nous avons été créés. Lorsque notre âme est insufflée dans notre corps rendu sensible, la miséricorde et la grâce commencent leur œuvre en prenant soin de nous et en nous gardant avec pitié et amour. Par cette opération le Saint-Esprit forme en notre foi l'espérance de retourner à notre substance supérieure, à la puissance du Christ, développée et amenée à sa plénitude par le Saint-Esprit... Car à l'instant même où notre âme est créée sensible, elle devient la cité de Dieu, préparée pour lui de toute éternité (He 11,16; Ap 21,2-3). Dans cette cité il vient ; jamais il ne la quittera, car jamais Dieu n'est hors de l'âme ; il y demeurera dans la béatitude à tout jamais.














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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Mer 22 Aoû 2018 - 13:49

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Mercredi 22 Août 2018 : Le mercredi de la 20e semaine du temps ordinaire


L'Eglise fête : la Très Sainte Vierge Marie, Reine.


Les Saints du jour (Mercredi 22 Août)


Saint Symphorien d'Autun, Martyr (3ème s.).

Saint Philippe Benizi, Religieux Servite de Marie o.s.m. († 1285).

Bienheureux Bernard d'Offida, Frère Lai capucin (1604-1694)

Bienheureux Élie Leymarie, Prêtre et Martyr (+ 1794)


Prière à la Vierge Marie

Ô Marie,
Mère de mon Dieu,
vous êtes la Reine du ciel et de la terre,
l'espérance des affligés.
Vous êtes entourée d'une auréole
plus radieuse que le soleil ;
vous êtes couronnée
de plus d'honneur que les chérubins,
de plus de sainteté que les séraphins ;
vous êtes plus élevée que toutes les créatures célestes.
Vous avez été l'unique espérance de nos pères,
la joie des prophètes,
la consolation des apôtres,
la gloire des martyrs,
l'honneur de tous les saints.

Ô Vierge,
qui apportez aux hommes
la lumière et la consolation !
O la plus accomplie,
la plus sainte des créatures !
A qui pourrai-je vous comparer ?
Vous êtes cet encensoir d'or
d'où s'exhalaient des parfums si doux.
Vous êtes la lampe
qui nuit et jour éclairait le sanctuaire ;
vous êtes l'urne
qui renfermait la manne du ciel,
la table sur laquelle était écrite la loi de Dieu.
Vous êtes l'arche de la sainte alliance ;
vous êtes le buisson ardent
qui brûlait sans se consumer.
Vous êtes la tige de Jessé
qui porte la plus belle de toutes les fleurs,
et cette fleur, c'est votre Fils !
Ce fils est à la fois Dieu et homme,
et vous êtes sa Mère !

C'est par vous,
ô Vierge Mère,
c'est par vous
que nous avons été réconciliés avec notre Dieu.
Vous êtes l'avocate des pécheurs
et l'espoir des âmes découragées ;
vous êtes le port assuré contre le naufrage ;
vous êtes la consolation du monde,
l'asile des orphelins,
la rançon des captifs,
le soulagement des malades,
le baume des infirmes,
le salut de tous.
En vous le solitaire trouve son repos,
et l'homme du monde son appui.
Nous venons donc,
ô Sainte Mère de Dieu !
nous réfugier sous vos ailes protectrices.
Couvrez-nous de votre miséricorde ;
ayez pitié de nous.
Oui, les yeux baignés de larmes,
nous vous supplions d'obtenir,
par votre intercession bénie,
que votre divin Fils,
notre clément Sauveur,
ne nous rejette point à cause de nos péchés,
et ne nous condamne point comme des arbres stériles.
Amen. Saint Ephrem



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


« En effet, le royaume des Cieux est comparable au maître d’un domaine qui sortit dès le matin afin d’embaucher des ouvriers pour sa vigne. Il se mit d’accord avec eux sur le salaire de la journée : un denier, c’est-à-dire une pièce d’argent, et il les envoya à sa vigne.

Le propriétaire d’une vigne constate qu’il était temps de cueillir ses raisins. Tôt, vers six heures le matin, il quitte sa maison et se rend au marché pour embaucher des ouvriers, offrant à chacun le salaire habituel d’un denier pour la journée. Quelle joie de contempler cette profusion de travail. Le travail de la vigne est une expérience qui nous est encore familière ! Quel bonheur de contempler l’apport de toute la création à l’épanouissement de la vigne : le soleil, la terre, la pluie et le vent ! Le travail de la nature et l’apport de "l’homme," sont mis en œuvre. La beauté du travail physique, les gestes précis de l’intelligence et de la force que Dieu donne, sont révélés. Mais Jésus nous introduit plus loin, dans la beauté de la grâce qui est en nous, un renouvellement de notre vie. Pour rétablir la relation d’Amour avec Dieu, Jésus a besoin de nous, de notre consentement à cette ouverture. La grâce de Dieu apporte le salut. Elle engendre un changement dans la justice de la terre. Cette transformation touche les parties les plus profondes de notre cœur. Elle anime en nous une attitude nouvelle qui met en oubli nos propres intérêts. La vigne du Seigneur, c’est Jésus, le Verbe incarné, qui est venu régénérer l’humanité, chacun de nous.


"Sorti vers neuf heures, il en vit d’autres qui étaient là, sur la place, sans rien faire. Et à ceux-là, il dit : “Allez à ma vigne, vous aussi, et je vous donnerai ce qui est juste.”

Ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers midi, puis vers trois heures, et fit de même. Vers cinq heures, il sortit encore, en trouva d’autres qui étaient là et leur dit : “Pourquoi êtes-vous restés là, toute la journée, sans rien faire ?” Ils lui répondirent : “Parce que personne ne nous a embauchés.” Il leur dit : “Allez à ma vigne, vous aussi.” À ceux de la troisième heure le propriétaire promet un salaire raisonnable. A la sixième heure, à la neuvième heure, et à la onzième heure il envoie encore des ouvriers dans sa vigne. Cette parabole nous montre combien chacun cherche d’abord son intérêt ! Notre tendance naturelle est de nous montrer envieux et de rendre la situation avantageuse pour nous. Or la grâce de Dieu nous amène à nous associer à nos frères à tel point que leurs joies deviennent les nôtres. Travailler à l’œuvre de Dieu, c’est entrer dans la gratuité de l’amour pour œuvrer dans la vigne jusqu’à la moisson opérée par Jésus. Toutes ces "heures" évoquées disent la prédication de Jésus, du début de sa vie, jusqu’à la Croix. La onzième heure est l’heure ou le larron est entré dans le Paradis. Pour sauver toute l’humanité, Jésus ne veut perdre personne, il veut que tous, nous nous mettions au travail.


"Le soir venu, le maître de la vigne dit à son intendant : “Appelle les ouvriers et distribue le salaire, en commençant par les derniers pour finir par les premiers.”

Ceux qui avaient commencé à cinq heures s’avancèrent et reçurent chacun une pièce d’un denier. Quand vint le tour des premiers, ils pensaient recevoir davantage, mais ils reçurent, eux aussi, chacun une pièce d’un denier. En la recevant, ils récriminaient contre le maître du domaine : “Ceux-là, les derniers venus, n’ont fait qu’une heure, et tu les traites à l’égal de nous, qui avons enduré le poids du jour et la chaleur !” Mais le maître répondit à l’un d’entre eux : “Mon ami, je ne suis pas injuste envers toi. N’as-tu pas été d’accord avec moi pour un denier ? Prends ce qui te revient, et va-t’en. Je veux donner au dernier venu autant qu’à toi : n’ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mes biens ? Ou alors ton regard est-il mauvais parce que moi, je suis bon ?” C’est ainsi que les derniers seront premiers, et les premiers seront derniers. » Les travailleurs du matin accusent Jésus d’avoir été trop généreux pour les derniers. Nous souffrons d’un désir de reconnaissance, d’être distingués. Nous pouvons penser à la réaction des chefs religieux qui s’enorgueillissent de leur fidélité à la loi, mais qui n’acceptent pas que Jésus puisse accueillir les petits et les pauvres ! Jésus « ne nous appelle plus serviteur, mais ami. » Etre à son service est un tel bonheur, une telle grâce ! Entrer dans la gratuité de l’amour est une épreuve pour nos cœurs rétrécis ! Nous risquons de réintroduire dans le Royaume les règles du travail humain alors que c’est un Don de Dieu. Nous lui demandons d’ordonner davantage notre travail dans la perspective du Royaume de Dieu. C’est un si grand bonheur de travailler à l’œuvre de Dieu ! C’est ainsi que les derniers seront premiers et les premiers derniers.


Citation :
Nous demandons la grâce d’entrer dans la gratuité de l’amour infini de Dieu et de la communiquer !


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Autres Méditations :




Saint Jean Chrysostome (v. 345-407)
Prêtre à Antioche puis Évêque de Constantinople, Docteur de l'Église

Homélies sur l'évangile de Matthieu, n°64, 3


Chacun à son heure


« Allez, vous aussi, à ma vigne. » Frères, vous vous demandez peut-être pourquoi on ne fait pas venir tous ces ouvriers en même temps dans la vigne du Seigneur ? Je vous répondrai que le dessein de Dieu a été de les appeler tous en même temps. Mais ils ne veulent pas venir dès qu'ils sont appelés à la première heure et cela tient à leur refus. C'est pourquoi Dieu lui-même vient les appeler en particulier…, à l'heure où il pensait qu'ils se rendraient et qu'ils répondraient à son invitation.

C'est ce que remarque clairement l'apôtre Paul à son propre sujet : « Quand il a plu à celui qui m'a mis à part dès le sein maternel, il m'a appelé » (Ga 1,15). Quand est-ce que cela a plu à Dieu, sinon quand il a vu que Paul se rendrait à son appel ? Bien sûr, Dieu aurait voulu l'appeler dès le commencement de sa vie, mais parce que Paul ne se serait pas rendu à sa voix, Dieu a décidé de ne l'appeler que lorsqu'il a vu qu'il lui répondrait. C'est ainsi que Dieu n'a appelé le bon larron qu'à la dernière heure (Lc 23,43), bien qu'il aurait pu le faire plus tôt, s'il avait prévu que cet homme se serait rendu à son appel…

Donc si les ouvriers de la parabole disent que personne ne les a embauchés, il faut se souvenir de la patience de Dieu… Lui, il montre bien qu'il a fait tout ce qu'il a pu de son côté afin que tous puissent venir dès la première heure du jour. Ainsi la parabole de Jésus nous fait voir que les hommes se donnent à Dieu à des âges très différents. Et Dieu veut à tout prix empêcher les premiers appelés de mépriser les derniers.












** Prière à la Très Sainte Vierge Marie. **

"Auguste Reine des cieux et Maîtresse des Anges, vous qui, dès le commencement, avez reçu de Dieu le pouvoir et la mission d’écraser la tête de Satan, nous vous le demandons humblement, envoyez les légions célestes pour que sous vos ordres, elles poursuivent les démons, les combattent partout, répriment leur audace et les refoulent dans l’abîme." Qui ut Deus ?
- Qui est comme Dieu ?
Ô bonne et tendre Mère, vous serez toujours notre amour et notre espérance.
Ô divine Mère, envoyez les Saints Anges pour me défendre et repousser loin de moi le cruel ennemi.
Saints Anges et Archanges, défendez-nous, gardez-nous.

Père Louis Cestac





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Dernière édition par Admin le Dim 26 Aoû 2018 - 13:27, édité 2 fois (Raison : Toujours pareil : intrusion malveillante dans le poste et tentative de bloquer le forum....)
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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Jeu 23 Aoû 2018 - 13:52

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Jeudi 23 Août 2018 : Le jeudi de la 20e semaine du temps ordinaire


Les Saints du jour (Jeudi 23 Août)


Saints Claude, Astèrius et Néon, Martyrs à Égée, en Cilicie († v. 303)

Saint Julien de Lescar, premier Évêque (5ème s.)

Sainte Rose de Lima, Vierge (1586-1617).


« La vraie Lumière, c'est de Te connaître » :

« Nous Te rendons grâces d'avoir, par Ta parole, fait jaillir la lumière des ténèbres, et de l'avoir fait briller dans nos cœurs, pour nous éclairer de la connaissance de la face du Christ Jésus. Oui, la vraie lumière, bien plus la vie éternelle, c'est de Te connaître, Toi, le seul Dieu, et ton envoyé Jésus-Christ. Nous Te connaissions déjà, puisque nous connaissons Jésus, car le Père et le Fils sont un. Nous Te connaissons par la foi, c'est vrai, et nous la tenons comme un gage assuré de la connaissance dans la vision. D'ici là, pourtant, augmente notre foi, conduis-nous de foi en foi, de clarté en clarté, comme sous la motion de ton Esprit, pour que nous pénétrions plus avant chaque jour dans les profondeurs de la lumière ! Ainsi soit-il. » Bienheureux Guerric d'Igny



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


Et Jésus se remit à leur parler en paraboles : « Il en va du Royaume des Cieux comme d’un roi qui fit un festin de noces pour son fils.

Il envoya ses serviteurs convier les invités aux noces, mais eux ne voulaient pas venir. De nouveau il envoya d’autres serviteurs avec ces mots : « Dites aux invités : « Voici, j’ai apprêté mon banquet, mes taureaux et mes bêtes grasses ont été égorgés, tout est prêt, venez aux noces. » Mais eux s’en allèrent, qui à son champ, qui à son commerce, et les autres, s’emparant des serviteurs, les maltraitèrent et les tuèrent. La lecture historique nous renvoie au drame de la Première Alliance. Au cours des siècles, Dieu a invité son peuple à entrer en alliance avec lui, à partager son amour. Cette invitation est figurée par le repas de noces où l’alliance est célébrée entre son Fils Jésus et l’humanité. Les hommes ont répondu à l’invitation divine par l’indifférence, le mépris et même le rejet des prophètes. Cependant l’invitation à entrer en alliance demeure, et le refus de quelques-uns a permis d’ouvrir l’invitation à un plus grand nombre. L’image est forte, l’annonce est claire, le Royaume de Dieu est un grand bonheur. Dieu veut recréer à nouveau l’humanité divisée qui a choisi la mort, il veut lui donner son propre Esprit, animant de sa propre vie nos cœurs de chair.


" Le roi fut pris de colère et envoya ses troupes qui firent périr ces meurtriers et incendièrent leur ville.

Alors il dit à ses esclaves : Les noces sont prêtes, mais les invités n’en étaient pas dignes. Allez donc aux carrefours, et invitez aux noces tous ceux que vous trouverez." Nous ne sommes pas à la hauteur d’une telle invitation, mais nous nous confions à la miséricorde de Dieu et nous désirons y répondre de mieux en mieux chaque jour. Dans l’Eucharistie qui annonce le festin des noces de l’Agneau, à de nombreuses reprises, nous demandons pardon. C’est une façon de reconnaître que notre préparation à l’accueil du don de Dieu est toujours à refaire dans notre vie. Nous ne pouvons pas nous approcher du Seigneur Jésus sans chercher à lui plaire, à nous revêtir du Christ, en accomplissant comme lui ce qui plaît au Père. L’Eucharistie est un repas extraordinaire préparé par le Dieu qui nous sauve. Toute l’humanité est invitée sans distinction, sans privilège. La communion avec le Seigneur Jésus suscite la communion avec nos frères en église et en humanité. Notre participation à l’Eucharistie est liée à une manière de vivre où nous tissons le vêtement des noces.


"Ces serviteurs s’en allèrent par les chemins, ramassèrent tous ceux qu’ils trouvèrent, les mauvais comme les bons, et la salle de noces fut remplie de convives. »

« Le roi entra alors pour examiner les convives, et il aperçut là un homme qui ne portait pas la tenue de noces. « Mon ami, lui dit-il, comment es-tu entré ici sans avoir une tenue de noces ? » L’autre resta muet. Alors le roi dit aux valets : « Jetez-le, pieds et poings liés, dehors, dans les ténèbres : là seront les pleurs et les grincements de dents. » Car beaucoup sont appelés, mais peu sont élus. » C’est par la vulnérabilité de la foi que nous entrons dans le Royaume. Il nous faut revêtir le Christ qui nous réintroduit dans la Patrie. Le vêtement de noce signifie notre transformation en réponse à l’invitation. Nous exprimons extérieurement ce que nous avons accueilli intérieurement dans la foi. Nous ne pouvons pas participer aux noces de l’Agneau sans chercher à revêtir notre cœur de tendresse, de bonté, d’humilité et de douceur, de patience. L’invité aux noces s’ajuste à la grandeur de celui qui l’a appelé. L’Eucharistie est comme une annonce et une anticipation du grand Festin des noces du Fils du roi qui épouse l’humanité.


Citation :
Nous demandons la grâce d’entrer dans le Royaume de Dieu par la foi, la confiance absolue que nous donnons à Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :




Autres Méditations :




Saint Nersès Snorhali (1102-1173)
Patriarche arménien

Jésus, Fils unique du Père, §683-687 ; SC 203 (trad. SC p. 172 rev.)


« Venez au repas de noce »


À tes noces divines
Que le Père a préparées pour toi, ô Fils unique,
La voix de tes serviteurs m'a appelé moi aussi,
Pour que je me réjouisse en des joies ineffables,
Déjà ici-bas dans le mystère de ton autel
Et un jour là-haut dans la ville céleste (Ap 21,2s)
En une allégresse éternelle,
Inexprimable et immuable.
Mais parce que je ne porte pas l'habit splendide,
Digne de la salle des noces,
Car j'ai sali celui de la fontaine sacrée du baptême
Par les péchés noirs de l'âme,
Ô Seigneur insondable...,
Revêts-moi maintenant de nouveau de toi (cf Ga 3,27),
Et rends sa splendeur d'autrefois
À ma robe première maintenant salie.
Pour que je n'entende pas ta voix, Seigneur,
Prononcer le nom d'« ami » avec l'expression digne de pitié,
Et que je ne sois point comme lui jeté
Dans l'abîme pour toujours.













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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Ven 24 Aoû 2018 - 14:20

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Vendredi 24 Août 2018 : Le vendredi de la 20e semaine du temps ordinaire


L'Eglise fête : Saint Barthélemy (Nathanaël), Apôtre et Martyr († vers l'an 71).


Les Saints du jour (Vendredi 24 Août)


Saint Ouen, Évêque de Rouen (✝ 684)
En savoir + : Saint Père OUEN (DADON), Evêque de ROUEN.

Saint Arsène de Gomel, Fondateur du monastère de
la Très-Sainte Mère de Dieu (✝ 1550)


Sainte Jeanne-Antide Thouret, Fondatrice
des Sœurs de la Charité de Besançon (1765-1826).


Sainte Emilie de Vialar, Vierge et Fondatrice de
la Congrégation de Saint-Joseph de l'Apparition (✝ 1856).



« La vraie Lumière, c'est de Te connaître » :

« Nous Te rendons grâces d'avoir, par Ta parole, fait jaillir la lumière des ténèbres, et de l'avoir fait briller dans nos cœurs, pour nous éclairer de la connaissance de la face du Christ Jésus. Oui, la vraie lumière, bien plus la vie éternelle, c'est de Te connaître, Toi, le seul Dieu, et ton envoyé Jésus-Christ. Nous Te connaissions déjà, puisque nous connaissons Jésus, car le Père et le Fils sont un. Nous Te connaissons par la foi, c'est vrai, et nous la tenons comme un gage assuré de la connaissance dans la vision. D'ici là, pourtant, augmente notre foi, conduis-nous de foi en foi, de clarté en clarté, comme sous la motion de ton Esprit, pour que nous pénétrions plus avant chaque jour dans les profondeurs de la lumière ! Ainsi soit-il. » Bienheureux Guerric d'Igny



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


Philippe trouve Nathanaël et lui dit : « Celui dont il est écrit dans la loi de Moïse et chez les Prophètes, nous l’avons trouvé : c’est Jésus fils de Joseph, de Nazareth. » Nathanaël répliqua : « De Nazareth peut-il sortir quelque chose de bon ? » Philippe répond : « Viens, et vois. »

La fête d’un apôtre de Jésus nous apporte toujours un message unique qui est lié à la grâce de cet apôtre. Le nom de Barthélemy est traditionnellement identifié avec Nathanaël, « Dieu a donné. » Il revient toujours au sein des listes des Douze, mais il ne se trouve au centre d’aucun récit. Barthélémy est l’homme d’une grande culture qui réfléchit en scrutant la Parole de Dieu ! Nous comprenons que Philippe ai été embarrassé devant Nathanaël, mais il lui a proposé de faire l’expérience de la rencontre de Jésus ! Les paroles de Nathanaël mettent en lumière un double aspect complémentaire de l’identité de Jésus : Dans sa confession Nathanaël reconnaît Jésus dans sa relation spéciale avec Dieu le Père, dont il est le Fils unique. Dans sa relation avec le peuple d’Israël, dont Jésus est déclaré le roi, c’est la qualification du Messie attendu. Nous ne perdons jamais de vue ni l’une ni l’autre de ces deux composantes du mystère de Jésus. Les apôtres habiteront la terre et ils parleront au peuple de Jésus du Royaume des Cieux.


Lorsque Jésus voit Nathanaël venir à lui, il déclare à son sujet : « Voici vraiment un Israélite : il n’y a pas de ruse en lui. »

Nathanaël lui demande : « D’où me connais-tu ? » Jésus lui répond : « Avant que Philippe t’appelle, quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu. » Nathanaël lui dit : « Rabbi, c’est toi le Fils de Dieu ! C’est toi le roi d’Israël ! » Nous contemplons la clairvoyance de Jésus en le voyant, il va droit au but et surprend Barthélémy. Jésus évoque son rapport à la Parole de Dieu. Barthélémy éclairé par cette Parole va dépasser ses « connaissances » trop humaines, il se laisse surprendre par la Vérité, par Dieu lui-même. Notre connaissance de Jésus a besoin d’une expérience vivante, d’une relation intime et profonde avec lui. Barthélémy, qui rencontre Jésus, le suivra au cours de sa vie terrestre et au delà. Les apôtres aiment Jésus, c’est pourquoi ils ne craignent aucune tribulation à la suite de Jésus, ils aiment l’humanité de cet amour qui enlève toute crainte. Jésus les enverra dans le monde pour éclairer toute l’humanité.


Jésus reprend : « Je te dis que je t’ai vu sous le figuier, et c’est pour cela que tu crois ! Tu verras des choses plus grandes encore. »

Et il ajoute : « Amen, amen, je vous le dis : vous verrez le ciel ouvert, et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme. » Nathanaël se sent touché au plus profond du cœur par les paroles de Jésus, il se sent compris de lui et il le comprend. Barthélémy est entrainé par Jésus pour aller plus loin ! Notre bonheur est de connaître Jésus, de l’aimer, et dans cet Amour, de connaître la vie éternelle. En priant et en expérimentant l’amour divin, nous aspirons à la rencontre de Dieu. Nous servons le monde par la prière. Elle porte en elle une si grande grâce que les hommes voient l’éclat qui rayonne du Christ Jésus. Nous sommes souvent cachés, mais le monde entre dans l’émerveillement de la rencontre des serviteurs de Dieu qui ne s’enorgueillissent pas. Ils sont sauvés dans l’humilité et la douceur de Jésus. Jésus va nous donner le Saint Esprit pour que nous découvrions tout le chemin que nous avons encore à parcourir.


Citation :
Nous demandons la grâce d’être attentif à la manière dont Jésus nous invite à progresser.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :




Autres Méditations :




Saint Pierre Damien (1007-1072)
Ermite puis Évêque, Docteur de l'Église

Sermon 42, 2ème pour la saint Barthélémy ; PL 144, 726 (trad. Orval)



« Vous verrez les cieux ouverts, avec les anges de Dieu
qui montent et descendent au-dessus du Fils de l'homme »


La gloire de tous les apôtres est tellement indissociable, elle est unie par le ciment de tant de grâces, que lorsqu'on célèbre la fête de l'un d'eux c'est la grandeur commune de tous les apôtres qui est rappelée à l'attention de notre regard intérieur. Ils se partagent en effet la même autorité de juges suprêmes, le même rang de dignité et ils possèdent le même pouvoir de lier et d'absoudre (Mt 19,28; 18,18). Ils sont ces perles précieuses que saint Jean nous dit avoir contemplées dans l'Apocalypse et dont les portes de la Jérusalem céleste sont construites (Ap 21,21.14)... En effet, lorsque par des signes ou des miracles les apôtres rayonnent la lumière divine, ils ouvrent l'accès de la gloire céleste de Jérusalem aux peuples convertis à la foi chrétienne...

C'est d'eux encore que le prophète dit : « Qui sont ceux-là, qui volent ainsi que des nuages ? » (Is 60,8.)... Dieu élève l'esprit de ses prédicateurs à la contemplation des vérités d'en haut... de sorte qu'ils puissent répandre en abondance la pluie de la parole de Dieu dans nos cœurs. C'est ainsi qu'ils boivent l'eau à la source pour nous la donner à boire à notre tour. Saint Barthélémy a puisé à la plénitude de cette source, lorsque l'Esprit Saint est descendu sur lui comme sur les autres apôtres sous la forme de langues de feu (Ac 2,3).

Mais tu entends parler de feu et peut-être que tu ne vois pas le rapport avec l'eau. Écoute comment le Seigneur appelle eau cet Esprit Saint qui est descendu comme un feu sur les apôtres. « Si quelqu'un a soif, dit-il, qu'il vienne à moi et qu'il boive », et il ajoute : « Celui qui croit en moi — l'Écriture le dit — des fleuves d'eau vive jailliront de son cœur », et l'évangéliste explique : « Il disait cela de l'Esprit que devaient recevoir ceux qui croiraient en lui » (Jn 7,37-39). Le psalmiste dit aussi des croyants : « Ils se rassasient de l'abondance de ta maison et tu les abreuves au torrent de tes délices, car en toi se trouve la source de la vie » (35,10).












En hommage au Père Dominique Catta, l’un des derniers moines co-fondateurs de l’Abbaye
de Keur Moussa au Sénégal, décédé le 18 août 2018 à l’âge de 92 ans.





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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Sam 25 Aoû 2018 - 13:07

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Samedi 25 Août 2018 : Le samedi de la 20e semaine du temps ordinaire


Les Saints du jour (Samedi 25 Août)


Saint Genès d'Arles, greffier ou notaire, martyr à Arles (✝ 308).

Saint Yrieix Abbé d'Attanum (+ 591) , Fondateur du monastère
d’Attane (1883-1969).


Saint Gurloès (ou Gourloé) (+ 1057).

Saint Louis IX de France, Roi de France (1215-1270).

Saint Joseph Calasanz, Fondateur des Écoles Pies (1556-1648).

Bienheureuse Maria Troncatti, Religieuse Fille de
Marie Auxiliatrice (1883-1969).



Prière de St Louis

Dieu Tout-Puissant et éternel,
Qui avez établi l'empire des Francs pour être dans le monde
L'instrument de vos divines volontés,
Le glaive et le bouclier de votre sainte Église,
Nous vous en prions, prévenez toujours et partout de votre céleste lumière,
Les fils suppliants des Francs,
Afin qu'ils voient ce qu'il faut faire pour réaliser votre règne en ce monde,
Et que pour accomplir ce qu'ils ont vu,
Ils soient remplis de charité, de force et de persévérance,
Par Jésus-Christ Notre-Seigneur.
Amen.

Oraison tirée d'un missel Carolingien,
Prière favorite du Père de Foucauld,
Prière officielle des scouts de France.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


"Alors Jésus s’adressa aux foules et à ses disciples, et il déclara : « Les scribes et les pharisiens enseignent dans la chaire de Moïse. Donc, tout ce qu’ils peuvent vous dire, faites-le et observez-le. Mais n’agissez pas d’après leurs actes, car ils disent et ne font pas."

Jésus va vers sa Passion. A Jérusalem, l’atmosphère est lourde de conflits avec les scribes et les Pharisiens. Bientôt les disciples seront seuls, ils doivent trouver avec Jésus un mode de vie pour être fidèles à la nouveauté que Jésus instaure. S’ouvrir au Royaume des Cieux pour eux doit aller jusqu’à inventer de nouveaux rapports entre les croyants. Jésus, en prenant distance avec les coutumes pharisiennes, ainsi qu’avec celles des scribes, dresse un champ relationnel nouveau. Notre être se construit sur un secret, sur un mystère d’intériorité. Chacun est appelé à être frère de son prochain, sous la conduite de Jésus, le seul et unique Maître. Il nous faut résolument nous tourner vers l’autre car nous sommes assis dans la chaire de Jésus ! Il nous faut sans cesse vérifier la cohérence de nos paroles et de nos gestes avec la Parole que nous annonçons ! C’est en demandant la grâce de l’humilité que nous pouvons être situés dans l’essentiel et avancer dans la Communauté. Jésus fait sans cesse la volonté de son Père, et c’est dans cette volonté du Père, que tous, nous voulons être sauvés par Jésus.


"Ils attachent de pesants fardeaux, difficiles à porter, et ils en chargent les épaules des gens ; mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt."

Toutes leurs actions, ils les font pour être remarqués des gens : ils élargissent leurs phylactères et rallongent leurs franges ; ils aiment les places d’honneur dans les dîners, les sièges d’honneur dans les synagogues et les salutations sur les places publiques ; ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi. Jésus nous rappelle la Parole vivante de Dieu par le discours sur la Montagne, il proclame les béatitudes. Là, il est le nouveau Moïse, il marche avec ses disciples humblement, étant en tout l’incarnation de ce qu’il annonce. C’est dans un désir d’authenticité que la Parole résonne au cœur des apôtres ! La Parole de Dieu qui nous est transmise est reçue, elle signifie la volonté de Dieu pour le Peuple. Le message de Jésus qui s’adressait aux Juifs, s’adresse aujourd’hui à nous, Chrétiens. Tous les dangers qui étaient présents dans la première Alliance ressurgissent avec une grande force dans la Nouvelle Alliance tant le message de Jésus est divin ! Le détachement, ce que nous pouvons faire et offrir dans notre vie, n’ont de sens que si l’humilité les habite.


"Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi, car vous n’avez qu’un seul maître pour vous enseigner, et vous êtes tous frères."

Ne donnez à personne sur terre le nom de père, car vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux cieux. Ne vous faites pas non plus donner le titre de maîtres, car vous n’avez qu’un seul maître, le Christ. Le plus grand parmi vous sera votre serviteur. Qui s’élèvera sera abaissé, qui s’abaissera sera élevé. Dieu est le seul « Roi » de l’Alliance, Jésus manifeste le Père, il est le seul Maître. Son Père et notre Père est l’Unique, et il n’y en a pas d’autre. C’est de Dieu que chacun reçoit son identité et non des autres dans une course effrénée au pouvoir, dans une extériorité qui revient si vite à la surface. Ce jeu du pouvoir est toujours présent dans notre vie. Mais nous voulons nous ancrer dans le secret du cœur de Jésus qui reconnaît en l’autre un frère à aimer, patiemment, et à qui, dans l’Esprit Saint, nous nous adressons humblement. Le mode de vie que Jésus propose à ses disciples est celui de la fraternité, elle naît de la liberté de chacun. Nous demandons la grâce de demeurer dans le silence et la solitude, en intimité avec Jésus qui nous fait vivre.


Citation :
Nous demandons la grâce d’être trouvés fidèle à Jésus doux et humble de cœur


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :




Autres Méditations :




Saint Antoine de Padoue (v. 1195-1231)
Franciscain, Docteur de l'Église

Sermons

« Ils disent et ne font pas »

Celui qui est rempli du Saint-Esprit parle diverses langues (Ac 2,4). Ces diverses langues sont les divers témoignages rendus au Christ, comme l'humilité, la pauvreté, la patience et l'obéissance. Nous les parlons quand, en les pratiquant nous-mêmes, nous les montrons aux autres. La parole est vivante lorsque ce sont les actions qui parlent. Je vous en prie, que les paroles se taisent et que les actions parlent. Nous sommes pleins de paroles mais vides d'actions ; à cause de cela le Seigneur nous maudit, lui qui a maudit le figuier où il n'a pas trouvé de fruits mais seulement des feuilles (Mc 11,13s). « La loi, dit saint Grégoire, a été présentée au prédicateur pour qu'il pratique ce qu'il prêche. » Il perd son temps à répandre la connaissance de la loi, celui qui détruit son enseignement par ses actions.

Mais les apôtres parlaient selon le don de l'Esprit. Heureux celui qui parle selon le don de l'Esprit, et non selon son propre sentiment... Parlons donc selon ce que l'Esprit Saint nous donnera de dire. Demandons-lui humblement et pieusement de répandre en nous sa grâce.
















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Dim 26 Aoû 2018 - 13:13

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Dimanche 26 Août 2018 : Vingt-et-unième dimanche du temps ordinaire


Les Saints du jour (Dimanche 26 Août)


Saint Melchisédech, Roi de Salem et Prêtre du Dieu Très Haut, Ancien Testament.
Lire aussi : Melchisédek, Roi, Ancien Testament

Saint Césaire d'Arles, Évêque d'Arles, Père de l'Église (+ 542)..

Sainte Jeanne-Élisabeth Bichier des Âges, vierge et Fondatrice des Filles
de la Croix-Saint-André († 1838).


Sainte Marie de Jésus Crucifié (Mariam Baouardy), Carmélite Déchaussée (1846-1878).

Sainte Thérèse de Jésus Jornet , fondatrice de la Congrégation
des Petites Sœurs des Vieillards abandonnés (✝ 1897)



« La vraie Lumière, c'est de Te connaître » :

« Nous Te rendons grâces d'avoir, par Ta parole, fait jaillir la lumière des ténèbres, et de l'avoir fait briller dans nos cœurs, pour nous éclairer de la connaissance de la face du Christ Jésus. Oui, la vraie lumière, bien plus la vie éternelle, c'est de Te connaître, Toi, le seul Dieu, et ton envoyé Jésus-Christ. Nous Te connaissions déjà, puisque nous connaissons Jésus, car le Père et le Fils sont un. Nous Te connaissons par la foi, c'est vrai, et nous la tenons comme un gage assuré de la connaissance dans la vision. D'ici là, pourtant, augmente notre foi, conduis-nous de foi en foi, de clarté en clarté, comme sous la motion de ton Esprit, pour que nous pénétrions plus avant chaque jour dans les profondeurs de la lumière ! Ainsi soit-il. » Bienheureux Guerric d'Igny



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


Beaucoup de ses disciples, qui avaient entendu, déclarèrent : « Cette parole est rude ! Qui peut l’entendre ? »

Jésus savait en lui-même que ses disciples récriminaient à son sujet. Il leur dit : « Cela vous scandalise ? Et quand vous verrez le Fils de l’homme monter là où il était auparavant ! C’est l’esprit qui fait vivre, la chair n’est capable de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et elles sont vie. Mais il y en a parmi vous qui ne croient pas. » Jésus savait en effet depuis le commencement quels étaient ceux qui ne croyaient pas, et qui était celui qui le livrerait. Jésus nous fait participer à la prise de conscience si douloureuse de la trahison de Judas. Il ne cherche à retenir personne, il ne force aucune liberté pour aller avec lui vers le Royaume. Au contraire, il délie ses plus proches disciples de tout ce qui pourrait les aliéner. Jésus nous ramène dans la perspective de nous donner entièrement. Pour entrer et durer sur le chemin de l’amour offert et reçu, nous devons découvrir que ce chemin d’Amour est pour nous le vrai chemin de la vie, de la vie en plénitude. En fin de compte, ce qui nous paraît difficile, est pour nous un chemin de l’apprentissage de l’amour véritable. Le véritable amour se donne dans la toute petitesse et la grande pauvreté. Le défi de notre vie est de demeurer dans cet amour qui nous régénère sans cesse.


Jésus ajouta : « Voilà pourquoi je vous ai dit que personne ne peut venir à moi si cela ne lui est pas donné par le Père. »

À partir de ce moment, beaucoup de ses disciples s’en retournèrent et cessèrent de l’accompagner. Jésus nous redit : C’est moi qui vous ai choisis et établis dans l’amour de Dieu. Nous découvrons ce cadeau de Dieu en nous, avec la capacité d’aimer et d’être aimé. Nous avons été choisi pour participer librement à l’amour de Dieu, cette capacité nous rend plus heureux. C’est ainsi que l’amour peut-être un commandement. Car le Christ nous demande de mettre en œuvre ce qu’il nous a déjà donné, de pouvoir faire ce qui nous rend heureux. Nous avons cette capacité, même si c’est difficile. Jésus nous donne le commandement de l’amour. Il est la voie de notre réussite humaine. Nous aimons et nous sommes plus heureux en aimant. Nous portons du fruit et un fruit qui demeure toujours. Nous croyons que Dieu est à l’origine de notre vie, qu’il est Celui qui nous attire sans cesse dans son amour. Il veut que nous soyons heureux. Par notre attitude de respect et d’amour, par notre attitude d’accueil et de bienveillance pour les autres, nos frères en humanité, Dieu nous donne vie.


Alors Jésus dit aux Douze : « Voulez-vous partir, vous aussi ? »

Simon-Pierre lui répondit : « Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle. Quant à nous, nous croyons, et nous savons que tu es le Saint de Dieu. » Quand aimer devient difficile, nous nous tournons vers Jésus : « À qui irions-nous, Seigneur, tu as les paroles de la vie éternelle ! » Les crises, dans notre vie, mettent en lumière l’origine divine de l’amour. Entrer dans l’amour à la suite de Jésus, c’est se laisser dépouiller des fausses images de Dieu, de soi, et des autres. Pierre comprend que l’amour de Jésus est tout différent dans son regard d’amour, après son reniement. Avant l’agonie du jardin des oliviers, Jésus avait dit, en prenant le pain : « Ceci est mon corps livré pour vous » et en prenant la coupe de vin : « Ceci est mon sang, le sang de la nouvelle Alliance, qui sera versé pour vous et pour la multitude en rémission des péchés. » Il nous donne une nouvelle vie. Pierre prend conscience que le véritable amour se donne dans la toute petitesse et la grande pauvreté. Le don de la chair et du sang de Jésus répond à l’amour de Marie qui l’a reçu en lui donnant son corps comme abri et son sang comme nourriture. C’est en croyant à l’amour infini de Dieu pour elle, en écoutant sa Parole, en s’abandonnant à sa volonté d’amour sur elle, qu’elle a pu accomplir ce don d’elle-même.


Citation :
Nous répondons encore à Jésus : « Seigneur, vers qui nous pourrions aller ? Tu as les Paroles de la vie éternelle . »


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :




Autres Méditations :




Saint [Padre] Pio de Pietrelcina (1887-1968)
Capucin

Ep 3, 980 ; GF, 196s (trad. Une Pensée , Médiaspaul, p. 26-27)


« Tu as les paroles de la vie éternelle »

Sois patient et persévère dans la pratique de la méditation. Au début, contente-toi de n'avancer qu'à tout petits pas. Plus tard, tu auras des jambes qui ne demanderont qu'à courir, ou mieux, des ailes pour voler.

Contente-toi d'obéir. Ce n'est jamais facile, mais c'est Dieu que nous avons choisi comme notre part. Accepte de n'être encore qu'une petite abeille dans le nid ; bien vite elle deviendra une de ces grandes ouvrières habiles à la fabrication du miel. Reste toujours humble devant Dieu et devant les hommes, dans l'amour. Alors le Seigneur te parlera en vérité et t'enrichira de ses dons.

Il arrive que les abeilles traversent de grandes distances dans les prés avant de parvenir aux fleurs qu'elles ont choisies ; ensuite, fatiguées mais satisfaites et chargées de pollen, elles rentrent à la ruche pour y accomplir la transformation silencieuse, mais féconde, du nectar des fleurs en nectar de vie. Fais de même : après avoir écouté la Parole, médite-la attentivement, examine ses divers éléments, cherche sa signification profonde. Alors elle te deviendra claire et lumineuse ; elle aura le pouvoir de transformer tes inclinations naturelles en une pure élévation de l'esprit ; et ton cœur sera toujours plus étroitement uni au cœur du Christ.
















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Lun 27 Aoû 2018 - 15:25

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Lundi 27 Août 2018 : Le lundi de la 21e semaine du temps ordinaire


Les Saints du jour (Lundi 27 Août)


Sainte Monique, Mère de Saint Augustin et Patronne des mères Chrétiennes (332-387).

Saint Guérin, Évêque et Cistercien (✝ 1150)

Saint Amédée, Évêque de Lausanne (✝ 1158)

Saint David Henri Lewis, Jésuite anglais et Martyr (✝ 1679)

Bienheureux Dominique de la Mère de Dieu (Dominique Barberi), Prêtre
Passioniste (1792-1849).


Bienheureuse María Pilar Izquierdo Albero, vierge et Fondatrice de
l’Œuvre Missionnaire de Jésus et Marie (1906-1945).



« La vraie Lumière, c'est de Te connaître » :

« Nous Te rendons grâces d'avoir, par Ta parole, fait jaillir la lumière des ténèbres, et de l'avoir fait briller dans nos cœurs, pour nous éclairer de la connaissance de la face du Christ Jésus. Oui, la vraie lumière, bien plus la vie éternelle, c'est de Te connaître, Toi, le seul Dieu, et ton envoyé Jésus-Christ. Nous Te connaissions déjà, puisque nous connaissons Jésus, car le Père et le Fils sont un. Nous Te connaissons par la foi, c'est vrai, et nous la tenons comme un gage assuré de la connaissance dans la vision. D'ici là, pourtant, augmente notre foi, conduis-nous de foi en foi, de clarté en clarté, comme sous la motion de ton Esprit, pour que nous pénétrions plus avant chaque jour dans les profondeurs de la lumière ! Ainsi soit-il. » Bienheureux Guerric d'Igny



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

 Sortir de son auto-satisfaction. Le Christ donne à ceux qui l’écoutent une sévère mise en garde concernant notre conduite envers Dieu et notre prochain. L’hypocrisie n’est pas le fait uniquement des Pharisiens : chacun de nous y est porté. Nous devons vivre notre vie chrétienne en pleine conformité avec l’Evangile. Nous ne devons pas essayer d’accommoder, de modifier les préceptes, de demander aux gens une plus grande sainteté pendant que nous nous contentons de nous laisser vivre et de ne rien faire pour grandir. Nous voyons dans ce passage combien cela exaspère notre Seigneur. Le Christ nous appelle tous à l’aimer de tout notre cœur, de tout notre esprit, de toute notre âme et de toutes nos forces.

L’orgueil aveugle. L’orgueil est un vice dangereux qui s’insinue dans nos vies presqu’à notre insu. Il est si astucieux ! Il nous empêche de voir Dieu et ses œuvres. Pour nous, il est si facile de se tromper et ensuite, par amour-propre, de se justifier. Le Christ nous demande d’ouvrir les yeux et de repérer le mensonge qui se cache dans l’orgueil. Il veut que nous soyons des hommes et des femmes de foi. La foi n’est pas un don destiné à ne nourrir que nous-mêmes, mais à nous permettre de donner et d’aimer davantage. Chaque jour nous devrions devenir plus amoureux du Christ et du chemin qu’il nous propose. Il est la lumière sur nos pas et il nous faut regarder avec les yeux de la foi pour voir et entendre clairement ce qu’il veut nous dire chaque jour.

Mettre les choses en ordre selon le Christ. Le Christ corrige l’enseignement de certains Pharisiens et remet les choses dans l’ordre véritable. C’est Dieu qui rend saint, les choses ne sont pas saintes par elles-mêmes. De la même façon, ce n’est pas par nous-mêmes que nous accédons à la sainteté. Dieu nous sanctifie par la grâce et nous transforme. Il vient dans nos âmes pour faire de nous des créatures nouvelles. Le Christ veut que nous voyions que c’est Lui qui justifie et Lui seul qui sanctifie. Est-ce que je m’adresse à Lui pour tout ou est-ce que je me satisfais d’agir par mes propres forces ?

O Jésus-Christ, je veux être Ton fidèle enfant et Te faire confiance en tout. Aide-moi à ne jamais tomber dans le pharisaïsme en pensant que je peux atteindre le ciel par mes propres mérites et grandir en sainteté par moi seul. Toute sainteté vient de Toi et je veux être tout entier à Toi. Par la prière et les sacrements je peux progressivement grandir dans ton amitié. Que l’orgueil ne m’empêche jamais de voir Ton action dans mon âme chaque jour.


Citation :
Seigneur, aide-moi à fixer le regard de mon cœur sur Toi afin que je ne tombe pas dans le pharisaïsme ou l’individualisme.


Source :
https://viechretienne.catholique.org/



Autres Méditations :




Saint [Padre] Pio de Pietrelcina (1887-1968)
Capucin

Ep 3, 698 ; AP (in Buona giornata, trad. Une Pensée, Madiaspaul, 1991,p.61)


Le Christ nous appelle à la conversion

Devant les tentations, comporte-toi en femme forte et combats avec l'aide du Seigneur. Si tu tombes dans le péché ne reste pas là, découragée et abattue. Humilie-toi, mais sans perdre courage ; abaisse-toi, mais sans te dégrader ; verse des larmes de contrition sincères pour laver tes imperfections et tes fautes, mais sans perdre confiance en la miséricorde de Dieu, qui sera toujours plus grande que ton ingratitude. Prends la résolution de te corriger, mais sans présumer de toi-même, car c'est en Dieu seul que tu dois mettre ta force ; enfin, reconnais sincèrement que si Dieu n'était pas ton armure et ton bouclier, ton imprudence t'aurait entraînée à commettre toutes sortes de péchés.

Ne t'étonne pas de tes faiblesses. Accepte-toi plutôt comme tu es ; rougis de tes infidélités envers Dieu, mais fais-lui confiance, et abandonne-toi tranquillement à lui, comme un petit enfant dans les bras de sa mère.
















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Mar 28 Aoû 2018 - 14:51

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !





Mardi 28 Août 2018 : Le mardi de la 21e semaine du temps ordinaire


Les Saints du jour (Mardi 28 Août)


Saint Julien de Brioude, Martyr (✝ v. 304)

Saint Moïse l'Ethiopien, anachorète en Egypte (✝ 400)

Saint Augustin, Évêque d'Hippone, Docteur de l'Église (354-430).

Saint Juniper, franciscain missionnaire en Californie (✝ 1784)

Sainte Joachima de Vedruna de Mas, veuve et Fondatrice de
l'institut des Carmélites de la Charité (1783-1854).


Bienheureux Alphonse-Marie du Saint-Esprit, prêtre polonais et martyr (✝ 1944)


« La vraie Lumière, c'est de Te connaître » :

« Nous Te rendons grâces d'avoir, par Ta parole, fait jaillir la lumière des ténèbres, et de l'avoir fait briller dans nos cœurs, pour nous éclairer de la connaissance de la face du Christ Jésus. Oui, la vraie lumière, bien plus la vie éternelle, c'est de Te connaître, Toi, le seul Dieu, et ton envoyé Jésus-Christ. Nous Te connaissions déjà, puisque nous connaissons Jésus, car le Père et le Fils sont un. Nous Te connaissons par la foi, c'est vrai, et nous la tenons comme un gage assuré de la connaissance dans la vision. D'ici là, pourtant, augmente notre foi, conduis-nous de foi en foi, de clarté en clarté, comme sous la motion de ton Esprit, pour que nous pénétrions plus avant chaque jour dans les profondeurs de la lumière ! Ainsi soit-il. » Bienheureux Guerric d'Igny



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

Vous avez négligé ce qui est le plus important dans la Loi : la Justice, la Miséricorde et la Fidélité.

Dans notre passage d’Évangile, ce n’est pas l’observance de la loi que Jésus remet en cause chez les pharisiens auxquels il s’adresse. C’est le fait d’oublier que l’application des prescriptions juridiques et rituelles de loi n’est pas une fin en soi mais un moyen pour rencontrer Dieu et entrer dans la dynamique de son Amour et de sa Vie.

« Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous payez la dîme sur la menthe, le fenouil et le cumin, mais vous avez négligé ce qu'il y a de plus grave dans la Loi : la Justice, la Miséricorde et la Fidélité. Voilà ce qu'il fallait pratiquer sans négliger le reste. »

Cette apostrophe de Jésus met en évidence le contraste chez les scribes et les pharisiens entre leur mise en pratique scrupuleuse de la loi jusque dans les moindres détails et leur négligence à établir des relations fructueuses avec leurs semblables. Leur souci de l’observance du détail se manifeste pleinement dans leur paiement de la dîme pour des récoltes minuscules telles que celles de la menthe, du fenouil, ou du cumin. Mais ils sont négligents sur les points les plus graves de la loi : la Justice, la Miséricorde, la Foi.

Jésus ne s’arrête pas à ce qui a peu ou beaucoup de poids au regard de la loi. Il formule à l’adresse de ces interlocuteurs une deuxième comparaison : « Guides aveugles ! Vous enlevez le moucheron avec un filtre, et vous avalez le chameau ! » Par ces propos, Jésus réaffirme le rôle de la loi. En disant les choses positives à faire, la loi sert de filtre et par là-même dit ce qu’il ne faut pas faire. Par contre, lorsque les enjeux sont plus importants, la loi ne dit pas ce qu’il faut faire mais ce qu’il ne faut pas faire (Cf. Le Décalogue)..
Elle libère ainsi devant l’homme un espace qu’il est appelé à remplir par la Charité (concrètement par la Justice, la Miséricorde et la Foi).

Mais chez les scribes et les pharisiens à qui s’adresse Jésus, ce qui devrait dégager l’espace pour aimer, à savoir l’observance de la loi, est devenu un trop plein d’autosatisfaction nourri de pratiques rituelles étalées au regard des autres. Ce « trop plein » dans leur cœur n’est rien d’autre que ce chameau dont parle Jésus, qu’ils gobent sans s’en rendre compte, étouffant en eux le dynamisme de la Vie et du Don.

Ces hommes sont véritablement aveugles sur ce qu’ils nourrissent intérieurement. L’attention excessive qu’ils accordent à la purification des coupes, qui est le reflet de la priorité qu’ils donnent à l’extérieur sur l’intérieur, en témoigne encore. « Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous purifiez l'extérieur de la coupe et de l'assiette, mais l'intérieur est rempli de cupidité et d'intempérance ! »

La cupidité c’est l’emprise exercée sur un objet, l’intempérance c’est l’avidité à jouir d’un objet dont je dispose jusqu’à m’identifier à lui. Là encore, Jésus dénonce chez ses interlocuteurs une pratique de la loi qui ne fait que les centrer sur eux-mêmes et en aucune manière ne les tourne vers Dieu, ne les convertit. Et pourtant n’est-ce pas ce à quoi devrait conduire l’observance de la loi !



« Seigneur, apprends-nous à vivre de l’intérieur ce que nos lèvres proclament et ce que nos gestes manifestent. Purifie l’intérieur de notre coupe pour que progressivement son extérieur se purifie à son tour.
Convertis-nous, Seigneur. Que nous puissions t’aimer ainsi que nos frères en humanité toujours plus librement ! »



Frère Elie






Autres Méditations :




Saint Augustin (354-430)
Évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et Docteur de l'Eglise

Commentaire de la 1ère lettre de Jean, VI, 3 ; SC 75 (trad. SC p. 283 rev.)


« Purifie d'abord l'intérieur »

« Mes enfants, nous devons aimer non pas avec des paroles et des discours, mais par des actes et en vérité. En agissant ainsi, nous reconnaîtrons que nous appartenons à la vérité et devant lui nous aurons le cœur en paix. » (1Jn 3,18-19) Qu'est-ce à dire « devant lui » ? Là où voit Dieu. Voilà pourquoi le Seigneur lui-même dit dans l'Évangile : « Gardez-vous de faire vos bonnes œuvres devant les hommes, pour être vus d'eux ; autrement vous n'aurez pas de récompense auprès de votre Père qui est aux cieux » (Mt 6,1)... Te voilà devant Dieu, interroge ton cœur ; vois ce que tu as fait, et ce que tu as désiré en le faisant : ton salut ou une vaine gloire humaine ? Regarde au-dedans, car l'homme ne peut pas juger celui qu'il ne peut pas voir. Si nous apaisons notre cœur, apaisons-le devant Dieu.

« Car si notre cœur nous condamne », c'est-à-dire s'il nous accuse intérieurement, parce que nous n'avons pas agi avec l'intention que nous devions avoir, « Dieu est plus grand que notre cœur et il connaît tout » (v. 20). Tu caches aux hommes le fond de ton cœur ; cache-le à Dieu, si tu peux ! Comment le lui cacherais-tu, lui à qui un pécheur plein de crainte ou de repentir disait : « Où aller loin de ton esprit ? Où fuir loin de ta face ? »... Où Dieu n'est-il pas en effet ? « Si je monte aux cieux, tu y es ; si je descends aux enfers, tu es là » (Ps 138,7-8.). Où aller ? Où fuir ? Veux-tu un conseil ? Si tu veux le fuir, fuis vers lui. Fuis vers lui en te confessant à lui, non en te cachant de lui : en effet, tu ne peux pas te cacher de lui, mais tu peux lui confesser tes fautes. Dis-lui : « Tu es mon refuge » (Ps 31,7) ; et nourris en toi l'amour, qui seul conduit à la vie.

















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Mer 29 Aoû 2018 - 14:30

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Mercredi 29 Août 2018 : Le mercredi de la 21e semaine du temps ordinaire


L'Eglise fête : Le Martyre de Saint Jean-Baptiste, Patron
des canadiens français (Ier s.).



Les Saints du jour (Mercredi 29 Août)


Saint Merry (Médéric) Evêque de Paris (7ème s.)

Saint Crispin de Viterbe, Capucin italien (✝ 1750)

Sainte Jeanne Jugan (Sœur Marie de la Croix), vierge et Fondatrice
des Petites Sœurs des Pauvres (1792-1879).


Bienheureux Flavien Melki, Martyr, Évêque de Djézireh (✝ 1915)

Bienheureuse Marie Sancja Szymkowiak, Religieuse polonaise
des Filles de la Vierge Marie des Douleurs (1910-1942).



« La vraie Lumière, c'est de Te connaître » :

« Nous Te rendons grâces d'avoir, par Ta parole, fait jaillir la lumière des ténèbres, et de l'avoir fait briller dans nos cœurs, pour nous éclairer de la connaissance de la face du Christ Jésus. Oui, la vraie lumière, bien plus la vie éternelle, c'est de Te connaître, Toi, le seul Dieu, et ton envoyé Jésus-Christ. Nous Te connaissions déjà, puisque nous connaissons Jésus, car le Père et le Fils sont un. Nous Te connaissons par la foi, c'est vrai, et nous la tenons comme un gage assuré de la connaissance dans la vision. D'ici là, pourtant, augmente notre foi, conduis-nous de foi en foi, de clarté en clarté, comme sous la motion de ton Esprit, pour que nous pénétrions plus avant chaque jour dans les profondeurs de la lumière ! Ainsi soit-il. » Bienheureux Guerric d'Igny



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


"Car c’était lui, Hérode, qui avait donné l’ordre d’arrêter Jean et de l’enchaîner dans la prison, à cause d’Hérodiade, la femme de son frère Philippe, que lui-même avait prise pour épouse. En effet, Jean lui disait : « Tu n’as pas le droit de prendre la femme de ton frère. »"

Hérodiade en voulait donc à Jean, et elle cherchait à le faire mourir. Mais elle n’y arrivait pas parce que Hérode avait peur de Jean : il savait que c’était un homme juste et saint, et il le protégeait ; quand il l’avait entendu, il était très embarrassé ; cependant il l’écoutait avec plaisir. Nous fêtons aujourd’hui le martyre de saint Jean Baptiste. Toute sa vie est relative à la Personne de Jésus. Dés les entrailles de sa mère, Jean Baptiste avait senti la proximité de Jésus, le Sauveur. La rencontre de Marie et d’Élisabeth ouvre le dialogue entre les deux enfants. Jésus sanctifie Jean, et celui-ci tressaille d’enthousiasme dans le sein de sa mère. Le Précurseur prépare le chemin de Jésus, il lui aplanira la route. Il l’annoncera présent et le signalera du doigt comme le Messie : « Voici l’Agneau de Dieu. » Jean-Baptiste est l’homme fidèle envers et contre tout, il tiendra bon. Par son martyre, Jean-Baptiste annonce le martyr de Jésus. Nous avons été consacré dans le Seigneur Jésus et nous voulons lui être fidèle. Comme Jean le Baptiste, Jésus nous enveloppe de sa tendresse et de son amour. Notre vie est une offrande à Jésus, nous marchons à la suite de Jean Baptiste.


"Or, une occasion favorable se présenta quand, le jour de son anniversaire, Hérode fit un dîner pour ses dignitaires, pour les chefs de l’armée et pour les notables de la Galilée.

La fille d’Hérodiade fit son entrée et dansa. Elle plut à Hérode et à ses convives. Le roi dit à la jeune fille : « Demande-moi ce que tu veux, et je te le donnerai. » Et il lui fit ce serment : « Tout ce que tu me demanderas, je te le donnerai, même si c’est la moitié de mon royaume. » Quoiqu’il lui arrive, Jésus enveloppe Jean le Baptiste de sa tendresse et de sa miséricorde. Le combat dans lequel Jean le Baptiste est engagé est celui de la Vérité ! Il annonce déjà la mort de Jésus qui manifestera la Vérité de sa Mission par sa Passion et par sa Résurrection. Hérode est mu par ses passions, Jean est incarcéré parce qu’il prêche la liberté ! Le martyre de Jean le Baptiste et sa mort sont un témoignage rendu à Jésus. Il le précède dans la mort.


" Elle sortit alors pour dire à sa mère : « Qu’est-ce que je vais demander ? » Hérodiade répondit : « La tête de Jean, celui qui baptise. »

Aussitôt la jeune fille s’empressa de retourner auprès du roi, et lui fit cette demande : « Je veux que, tout de suite, tu me donnes sur un plat la tête de Jean le Baptiste. » Le roi fut vivement contrarié ; mais à cause du serment et des convives, il ne voulut pas lui opposer un refus. Aussitôt il envoya un garde avec l’ordre d’apporter la tête de Jean. Le garde s’en alla décapiter Jean dans la prison. Il apporta la tête sur un plat, la donna à la jeune fille, et la jeune fille la donna à sa mère. Ayant appris cela, les disciples de Jean vinrent prendre son corps et le déposèrent dans un tombeau. Quand aimer devient difficile, nous nous tournons vers Jésus : « À qui irions-nous, Seigneur, tu as les paroles de la vie éternelle ! » Nous sommes engagés à manifester notre fidélité à l’Esprit Saint au travers des drames et des désastres de la vie de notre Peuple. Nous subissons la violence du monde c’est une épreuve qu’il nous faut traverser avec Jésus. Il a offert sa vie en sacrifice pour le salut du monde, il est venu prendre sur Lui cette violence du monde. A la suite de Jean le Baptiste, nous voulons témoigner avec courage de notre foi en Jésus. Jésus a fait de sa vie un festin de noces, le repas de l’amour pour notre sanctification. Que Dieu nous enveloppe de son amour et fasse de notre vie une Eucharistie, une action de grâce.


Citation :
Nous demandons à Jésus la grâce d’être enveloppés de sa tendresse et de son amour.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :




Autres Méditations :




Liturgie byzantine
Ode et stichères des matines du 29/08


Précurseur du Christ dans la mort comme dans la vie

Prophète né d'un prophète (Lc 1,67), baptiseur du Seigneur, tu as été « la voix qui crie dans le désert : Repentez-vous » (Mt 3,2), et tu as réprimandé Hérode pour ses débauches impies. C'est pourquoi tu as couru annoncer le Royaume de Dieu à ceux qui étaient retenus captifs dans le séjour des morts…
Précurseur comme prophète, baptiseur et martyr, comme voix du Verbe, son messager, son flambeau, toi le plus grand des prophètes selon le témoignage de Dieu (Mt 11,9), implore le Seigneur de sauver de toute épreuve et malheur ceux qui fêtent avec amour ta mémoire éclatante…

Venez, tous les peuples, célébrons le prophète, martyr et baptiseur du Sauveur : c'est lui qui, tel un ange dans la chair (Mc 1,2 grec), a repris Hérode pour sa liaison injuste, condamnant son action fautive. Mais, à cause d'une danse et d'un serment, on a décapité la tête vénérable de celui qui annonce jusqu'aux enfers la bonne nouvelle de la résurrection d'entre les morts et qui sans cesse intercède auprès du Seigneur pour le salut de nos âmes.

Venez, tous les fidèles, célébrons le prophète, martyr et baptiseur du Sauveur : s'enfuyant au désert, il y a trouvé son repos, se nourrissant de sauterelles et de miel sauvage ; il a repris le roi qui violait la loi. Et nous, les craintifs, il nous exhortait en disant : « Convertissez-vous, car le Royaume des cieux est proche. »
















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Dernière édition par Admin le Jeu 30 Aoû 2018 - 13:50, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Jeu 30 Aoû 2018 - 13:24

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Jeudi 30 Août 2018 : Le jeudi de la 21e semaine du temps ordinaire


Les Saints du jour (Jeudi 30 Août)


Saints Félix et Audactec, Martyrs (✝ v. 303)

Saint Fiacre, Ermite près de Meaux (+ 670).

Saint Gaudens, Martyr (✝ v. 475)

Saint Alexandre Nevski, Prince russe (1220-1263).

Saint Takla-Haymanot, Moine en Éthiopie, Fondateur (1213-1313).

Bienheureuse María de los Ángeles Ginard Martí, vierge, Religieuse de la Congrégation
des Sœurs Zélatrices du Culte Eucharistique à Palma de Majorque, Martyre (1894-1936).


Bienheureux Estephan Nehmeh, Moine de l'Ordre Libanais Maronite (✝ 1938).


« La vraie Lumière, c'est de Te connaître » :

« Nous Te rendons grâces d'avoir, par Ta parole, fait jaillir la lumière des ténèbres, et de l'avoir fait briller dans nos cœurs, pour nous éclairer de la connaissance de la face du Christ Jésus. Oui, la vraie lumière, bien plus la vie éternelle, c'est de Te connaître, Toi, le seul Dieu, et ton envoyé Jésus-Christ. Nous Te connaissions déjà, puisque nous connaissons Jésus, car le Père et le Fils sont un. Nous Te connaissons par la foi, c'est vrai, et nous la tenons comme un gage assuré de la connaissance dans la vision. D'ici là, pourtant, augmente notre foi, conduis-nous de foi en foi, de clarté en clarté, comme sous la motion de ton Esprit, pour que nous pénétrions plus avant chaque jour dans les profondeurs de la lumière ! Ainsi soit-il. » Bienheureux Guerric d'Igny



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :



« A quiconque il a été beaucoup donné, il sera beaucoup demandé ; de celui à qui on a beaucoup confié, on exigera davantage. »

"Sachez–le bien, si le maître de maison savait à quelle heure le voleur doit venir, il ne laisserait pas fracturer sa maison." Vous aussi, soyez prêts, car le Fils de l’homme viendra à l’heure que vous ne pensez pas. « Veillez, » dit Jésus ! C’est un appel fort qui nous donne de nous situer dans la vigilance. Il veut pour nous une véritable fidélité, qui est à la fois un don reçu, et qui est aussi le fruit de notre activité. La présence de Dieu est toujours là, même si elle se voile pour que nous puissions nous affermir dans notre liberté. Nous sommes dans une attente, ouvert à l’autre, en nous confiant à la Parole de Dieu. Nous connaissons la fatigue, le doute, la crainte. Veiller est un don à demander, car nous ne savons pas nous maintenir dans la veille. L’image du chantier en construction nous parle bien de l’œuvre de Dieu ; le plombier, l’électricien, le peintre, chacun à sa place, assure le succès de l’œuvre globale dans une maison. L’harmonie se fera quand chaque ouvrier réalisera l’œuvre que le maître a décidé pour lui. C’est de la manière dont nous allons accomplir notre tâche que la béatitude sera notre : « Heureux ! » Cette béatitude est donnée au serviteur qui est trouvé à son travail, heureux de sa tache.


"Mais si cet esclave se dit : « Mon maître tarde à venir, » qu’il se mette à battre les serviteurs et les servantes, à manger, à boire et à s’enivrer, le maître de cet esclave viendra le jour où il ne s’y attend pas

et à l’heure qu’il ne connaît pas, il le mettra en pièces et lui fera partager le sort des infidèles. « Heureux ce serviteur que son maître, en arrivant, trouvera à son travail ! » Jésus nous encourage à être à notre travail ! C’est celui qui nous correspond, qui nous donne d’être dans l’ouverture et dans l’attente. Notre travail comporte sa part de prière, de service du prochain, de maintien de relation avec autrui. Nous désirons ce qui nous conduit davantage vers la fin pour laquelle nous sommes créés. Nous voulons être vigilant face à la fatigue qui peut s’installer parce que le maître tarde à venir. Le danger, c’est que progressivement tout se désintègre, et que le voleur emporte tout. Si nous traversons un chantier déserté par les ouvriers, nous remarquons que le voleur a accès partout, puisque tout est en « chantier. » Sur un chantier ou les ouvriers sont partout à leur poste, nous comprenons la béatitude de Jésus : « Heureux celui qui sera trouvé à son travail ». Or Dieu recherche sans cesse notre bonheur.


"Pierre lui dit : Seigneur, est–ce à nous que tu adresses cette parabole, ou aussi à tous ?

Le Seigneur dit : Quel est donc l’intendant avisé et digne de confiance que le maître nommera responsable de ses gens, pour leur donner leur ration de blé en temps voulu ? Nous mesurons combien nous pouvons facilement nous laisser entrainer dans un chemin qui nous fragilise. Il nous faut bâtir un cadre souple, qui nous maintient dans la vie, dans la présence de nos frères et de nos sœurs en humanité, et qui nous aide à demeurer dans la fidélité à l’œuvre de Dieu. La fidélité avec laquelle nous allons travailler, assure le succès de l’œuvre entière que Dieu réalise. Le projet de Dieu dans la civilisation de l’amour s’établit alors ! C’est dans l’amour que nous allons mettre à notre travail, que nous allons prouver à Dieu l’amour que nous lui portons. Il y a une vraie béatitude quand l’œuvre de Dieu se fait et que la communauté se construit. Dans l’Église de Dieu, les ministères sont variés, les grâces sont variées. Le plus important est que chacun de nous soit trouvé fidèle à la tâche que Dieu lui a confié. Alors Dieu construit le Royaume dans la civilisation de l’amour.


Citation :
Nous demandons la grâce d’être trouvé à notre travail pour que dans l’œuvre de Dieu, chacun trouve sa place en vérité.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :




Autres Méditations :




Saint Clément d'Alexandrie (150-v. 215)
Théologien

Le Pédagogue, II, 9 (trad. cf. SC 108 et Migne 1991, p. 183)


« Tenez-vous donc prêts »

Dans le sommeil il faut être prêt à se réveiller facilement. En effet l'Écriture dit : « Que vos reins soient ceints et vos lampes allumées. Soyez semblables à des gens qui attendent leur maître à son retour des noces, afin de lui ouvrir dès qu'il arrivera et frappera » (Lc 12,35-36). Car un homme endormi ne sert à rien de plus que celui qui est mort. C'est pourquoi il faut se lever fréquemment pendant la nuit pour bénir Dieu.

Heureux ceux qui veillent pour lui ; ils se rendent pareils aux anges que nous appelons des « veilleurs ». Un homme endormi ne vaut rien, pas plus qu'un homme sans vie. Mais celui qui a la lumière est éveillé et les ténèbres n'ont pas de prise sur lui, ni le sommeil, tout comme les ténèbres. Il est donc éveillé à Dieu, celui qui a été illuminé, et celui-là vit, car « ce qui a été fait en lui c'était la vie » (Jn 1,4). « Heureux l'homme, dit la Sagesse, qui m'écoutera, et celui qui sera fidèle à mes voies, veillant à ma porte jour après jour et gardant le seuil de ma maison » (Pr 8,34)

Donc, « ne nous endormons pas comme le reste des hommes, mais restons éveillés et sobres », ainsi que le dit l'Écriture. « Car ceux qui dorment dorment la nuit, et ceux qui s'enivrent le font la nuit », c'est-à-dire dans l'obscurité de l'ignorance. « Mais nous puisque nous appartenons au jour, soyons sobres » (1Th 5,6-8.). « Car vous tous vous êtes des fils de la lumière et du jour ; nous n'appartenons pas à la nuit ni aux ténèbres » (1Th 5,5).
















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Ven 31 Aoû 2018 - 14:15

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Vendredi 31 Août 2018 : Le vendredi de la 21e semaine du temps ordinaire


L'Eglise fête : La Très Sainte Vierge Marie Médiatrice.


Les Saints du jour (Vendredi 31 Août)


Saint Joseph d’Arimathie, recueillit le corps de Jésus déposé de la croix. (1er s.)

Saint Nicodème, recueillit le corps de Jésus déposé de la croix (1er s.)

Saint Aidan de Lindisfarne, Abbé-Évêque et Thaumaturge, Apôtre
de la Northumbrie (+ 651).


Saint Raymond Nonnat, Cardinal, Religieux de
l'Ordre de Notre-Dame de la Merci (1201-1240).


Les Bienheureux Miguel Menéndez García, José María Palacio Montes
Isidro Ordoñez Díez, prêtres;
Pedro Vega Ponce et Cristóbal Iturriaga-Echevarría Irazola, religieux;
Josefina Ventureta Sauleda Paulis, moniale, Martyrs († 1936).


Bienheureux Pedro Tarrés y Claret, médecin et Prêtre espagnol,
membre de l'Action Catholique (1905-1950).



« La vraie Lumière, c'est de Te connaître » :

« Nous Te rendons grâces d'avoir, par Ta parole, fait jaillir la lumière des ténèbres, et de l'avoir fait briller dans nos cœurs, pour nous éclairer de la connaissance de la face du Christ Jésus. Oui, la vraie lumière, bien plus la vie éternelle, c'est de Te connaître, Toi, le seul Dieu, et ton envoyé Jésus-Christ. Nous Te connaissions déjà, puisque nous connaissons Jésus, car le Père et le Fils sont un. Nous Te connaissons par la foi, c'est vrai, et nous la tenons comme un gage assuré de la connaissance dans la vision. D'ici là, pourtant, augmente notre foi, conduis-nous de foi en foi, de clarté en clarté, comme sous la motion de ton Esprit, pour que nous pénétrions plus avant chaque jour dans les profondeurs de la lumière ! Ainsi soit-il. » Bienheureux Guerric d'Igny



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


Cinq d’entre elles étaient insensées, et cinq étaient prévoyantes : les insensées avaient pris leur lampe sans emporter d’huile, tandis que les prévoyantes avaient pris, avec leur lampe, de l’huile en réserve.

Comme l’époux tardait, elles s’assoupirent toutes et s’endormirent. Les femmes qui ont pris de l’huile dans leurs lampes sont les femmes dont le désir crie vers le Seigneur, elles sont données en exemple. Apparemment, c’est la même vie pour chacune, elles ont besoin de dormir. Mais il y a cette huile, cette onction qui fait la différence. Ce temps nous appelle à la fidélité du don reçu, il nous appelle à entrer dans une nouvelle présence. L’huile, en lien avec la sagesse, est une « onction » nouvelle. Nous voulons mettre cette onction de Dieu dans les situations difficiles de notre vie. Comment sanctifier les épaisseurs ténébreuses qui sont en nous, sinon en y invitant Jésus sans cesse ! La Passion de Jésus s’approche, elle s’impose aux disciples. Les échanges se concentrent sur l’essentiel, sur la profondeur des relations. Jésus parle de son propre retour. Il est le Sauveur qui purifie jusqu’aux racines de notre être. Victorieux dans son amour, Jésus brûle en nous ce qui n’est pas grâce de Dieu. Notre vie, toute identifiée à Jésus, est alors resplendissante, amoureuse de lui. Ce temps est un temps de conversion, de sanctification, c’est un temps de préparation aux noces. Nous demeurons unis au Dieu d’amour pour devenir amour, comme il est amour.


« A minuit un cri retentit : « Voici l’époux ! Sortez à sa rencontre ! »

Alors toutes ces vierges se réveillèrent et apprêtèrent leurs lampes. Et les sottes de dire aux sensées : « Donnez- nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent. » Mais celles-ci leur répondirent : « Il n’y en aurait sans doute pas assez pour nous et pour vous ; allez plutôt chez les marchands et achetez-en pour vous. Pendant qu’elles allaient en acheter, l’époux arriva. Celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces et l’on ferma la porte. » Les vierges prévoyantes prendront assez d’huile pour la venue de l’Epoux. Nous nous unissons continuellement au mystère de Jésus. Il faut nous laisser purifier dans tout ce qui fait notre vie, dans tout ce qui nous habite. Notre fidélité informe notre vie dans la veille, dans l’attente. Nous sommes au cœur de la liberté qui conduit notre vie vers Dieu. Jésus manifeste que c’est cette attitude de fidélité dans l’attente qui rend possible l’accès au Royaume. Aimer dans l’absence, c’est demeurer dans l’attente, c’est accepter le travail du manque. Il s’agit pour nous d’être présents et disponibles au moment voulu. Quand l’Autre n’est pas là, attendre ne peut se vivre que dans l’amour.


Plus tard, les autres jeunes filles arrivent à leur tour et disent : ’Seigneur, Seigneur, ouvre-nous !’ Il leur répondit : ’Amen, je vous le dis : je ne vous connais pas.’ Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure.

Nous demandons la grâce de la vigilance dans notre vie pour bénéficier du salut de Jésus. Nous laissons la croix de Jésus nous purifier, nous pacifier, nous fortifier, nous illuminer jusqu’à ce que notre être puisse dire : « Pour moi, vivre, c’est le Christ. » Après toute rencontre qui illumine notre cœur, nous creusons en nous une aptitude à recevoir l’Amour lorsqu’il surgira. Le langage de la Croix est le langage de la victoire de l’amour sur tout ce qui s’oppose à l’amour. Là, dans l’absence, mystérieusement, l’amour est présent sous la forme que cette absence lui donne. Il nous est bon de l’apprendre, de le recevoir car le temps du vide va mystérieusement travailler en nous. Il nous faut alors nous quitter pour nous ouvrir encore plus profondément à la Présence. Dieu nous a donnée une nature qui sera alors resplendissante de lui. Demeurons dans l’onction de Jésus qui nous sauve, qui nous met devant la fin des temps, devant notre dernier instant, la rencontre de l’Époux.


Citation :
Nous demandons la grâce d’une telle transformation pour que le jour où Jésus viendra nous soyons tout disponibles pour lui.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :




Autres Méditations :




Saint Antoine de Padoue (v. 1195-1231)
Franciscain, Docteur de l'Église

Sermons pour le dimanche et les fêtes des saints (trad. Bayart, Eds. franciscaines 1944, p. 238)


« Voici l'Époux ! »

Entre Dieu et nous régnait une grave discorde. Pour l'apaiser, pour ramener la bonne entente, il a fallu que le Fils de Dieu épouse notre nature... Le Père a consenti et a envoyé son Fils. Celui-ci, dans le lit nuptial de la Bienheureuse Vierge, a uni notre nature à la sienne. Telles ont été les noces que le Père a fait alors pour son Fils. Le Verbe de Dieu, dit Jean Damascène, a pris tout ce que Dieu avait mis en notre nature : un corps et une âme raisonnable. Il a tout pris pour me sauver tout entier par sa grâce. La Divinité s'est abaissée jusqu'à ce mariage ; la chair ne pouvait conclure un mariage plus glorieux.

Des noces se célèbrent encore, quand survient la grâce du Saint-Esprit, pour opérer la conversion de l'âme pécheresse. On lit dans le prophète Osée : « Je reviendrai à ma première épouse ; alors je me trouverai mieux qu'à présent » (cf 2,9). Et plus loin : « Elle m'appellera : mon époux, et non plus : mon maître. Et j'enlèverai de sa bouche les noms des idoles... Je ferai alliance avec eux... » (v. 18-20). L'époux de l'âme c'est le Saint-Esprit, par sa grâce. Quand son inspiration intérieure invite l'âme à la pénitence, tous les appels des vices sont vains. Le maître qui dominait et ravageait l'âme, c'est l'orgueil qui veut commander, c'est la gourmandise et la luxure qui dévorent tout. Leurs noms mêmes sont enlevés de la bouche du pénitent... Quand la grâce se répand dans l'âme et l'illumine, Dieu fait alliance avec les pécheurs. Il se réconcilie avec eux... Alors se célèbrent les noces de l'époux et de l'épouse, dans la paix d'une conscience pure.

Enfin, des noces se célèbrent au jour du jugement, quand viendra l'Époux, Jésus Christ. « Voici que vient l'Époux, est-il dit ; allez au-devant de lui. » Alors il prendra avec lui l'Église, son épouse. « Viens, dit saint Jean dans l'Apocalypse, je te montrerai l'épouse de l'Agneau. Et il me montra la sainte cité de Jérusalem, descendant du ciel. » (21,9-10)... À présent, nous ne vivrons dans le ciel que par la foi et par l'espérance ; mais après peu de temps, l'Église célèbrera ses noces avec son Époux : « Bienheureux ceux qui ont été appelés au festin des noces de l'Agneau. » (Ap 19,9)
















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Sam 1 Sep 2018 - 14:17

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Samedi 1 Septembre 2018 : Le samedi de la 21e semaine du temps ordinaire


Les Saints du jour (Samedi 1 Septembre)


Saint Josué, Ancien Testament (13ème s. av. J.C.)

Saint Loup, Évêque de Sens (✝ 623)

Saint Gilles, Abbé, Ermite (640-720).

Sainte Thérèse-Marguerite du Sacré-Cœur de Jésus (née Anna Maria Redi),
vierge, Religieuse Carmélite italienne (1747-1770).



« La vraie Lumière, c'est de Te connaître » :

« Nous Te rendons grâces d'avoir, par Ta parole, fait jaillir la lumière des ténèbres, et de l'avoir fait briller dans nos cœurs, pour nous éclairer de la connaissance de la face du Christ Jésus. Oui, la vraie lumière, bien plus la vie éternelle, c'est de Te connaître, Toi, le seul Dieu, et ton envoyé Jésus-Christ. Nous Te connaissions déjà, puisque nous connaissons Jésus, car le Père et le Fils sont un. Nous Te connaissons par la foi, c'est vrai, et nous la tenons comme un gage assuré de la connaissance dans la vision. D'ici là, pourtant, augmente notre foi, conduis-nous de foi en foi, de clarté en clarté, comme sous la motion de ton Esprit, pour que nous pénétrions plus avant chaque jour dans les profondeurs de la lumière ! Ainsi soit-il. » Bienheureux Guerric d'Igny



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


« C’est comme un homme qui partait en voyage : il appela ses serviteurs et leur confia ses biens. A l’un il donna une somme de cinq talents, à un autre deux talents, au troisième un seul, à chacun selon ses capacités. Puis il partit.

Aussitôt, celui qui avait reçu cinq talents s’occupa de les faire valoir et en gagna cinq autres. De même, celui qui avait reçu deux talents en gagna deux autres. Mais celui qui n’en avait reçu qu’un creusa la terre et enfouit l’argent de son maître." Nous sommes en situation de « passage, » de Pâques. Dés la genèse, la vie éclate pour manifester la beauté du Royaume de Dieu. Les talents que reçoivent les serviteurs sont significatifs de l’enrichissement encore à faire ! Il nous revient de faire fructifier les talents qui nous sont donnés à notre naissance en vue du passage vers le Royaume : « Jésus disait encore une parabole à propos de sa venue. » Dieu nous donne différents dons, différentes capacités, différentes responsabilités. Il nous connaît. Nous sommes ce que nous sommes, avec nos possibilités de service, nos responsabilités et les capacités que Dieu nous a données. Dieu désire que nous portions du fruit. Le terme de « serviteur » signifie que nous ne sommes pas propriétaires, mais gérants de ces dons en vue de les faire fructifier. Jésus marche vers Jérusalem, bientôt il sera élevé au ciel pour nous y préparer une place.


Longtemps après, leur maître revient et il leur demande des comptes. Celui qui avait reçu les cinq talents s’avança en apportant cinq autres talents et dit : ’Seigneur, tu m’as confié cinq talents ; voilà, j’en ai gagné cinq autres. Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton maître.’

Nous recevons notre vie humaine de Dieu avec des capacités qui sont les « talents » de cette parabole. La vie qui nous est offerte est un cadeau très merveilleux à embellir encore. Jésus nous fait gérant de son amour, ce qu’il nous donne gratuitement, il nous invite à le lui redonner enrichi de la manière dont nous répondons à son amour. Les deux premiers ont reçu les mêmes félicitations de la part du maître. « C’est bien, bon et fidèle serviteur. » Dieu demande que nous fassions de notre mieux avec ce qu’il nous a donné. La confiance et la gratuité sont le climat fécond de l’amour. Les talents enrichissent notre vie humaine en vue du Royaume d’une manière surprenante ! La vie divine enrichi notre vie humaine, vécue dans l’amour. Le don peut se décupler à l’infini. Ce sont toutes les possibilités qui nous sont données dans notre vie humaine qu’elle soit divinisée.


"J’ai eu peur, et je suis allé enfouir ton talent dans la terre. Le voici. Tu as ce qui t’appartient.’

Son maître lui répliqua : ’Serviteur mauvais et paresseux, tu savais que je moissonne là où je n’ai pas semé, que je ramasse le grain là où je ne l’ai pas répandu. Alors, il fallait placer mon argent à la banque ; et, à mon retour, je l’aurais retrouvé avec les intérêts. Enlevez-lui donc son talent et donnez-le à celui qui en a dix. Car celui qui a recevra encore, et il sera dans l’abondance. Mais celui qui n’a rien se fera enlever même ce qu’il a. Quant à ce serviteur bon à rien, jetez-le dehors dans les ténèbres ; là il y aura des pleurs et des grincements de dents !’ Il y a urgence pour nous d’entendre la Parole de Dieu et de nous laisser convertir par elle. Jésus veut nous faire participer à l’amour infini qu’il nous a obtenu par sa Passion, par sa Croix et par sa Résurrection. Il reste près de nous et nous donne sans cesse tout ce qui est nécessaire pour faire fructifier les dons que nous avons reçu. Ressuscité, il est assis à la droite du Père et nous laisse le temps de faire fructifier tous ces dons. Il nous laisse entrer dans le circuit d’amour qu’il a ouvert pour nous dans la Trinité sainte. C’est là le désir de notre maître qui est parti pour un long voyage mais qui, un jour, reviendra. Notre vie appartient au Seigneur et nous pouvons l’enrichir de tous les dons qui nous sont donnés et qui viennent du ciel. Cette rencontre avec Dieu est une rencontre d’amour, celle du bien-aimé avec sa bien-aimée. C’est chacun de nous identifié, à son Bien-aimé et nous comprenons alors le don de Dieu. Être trouver prêt pour la rencontre avec le Christ.


Citation :
Nous demandons la grâce de comprendre le cadeau que Dieu nous fait en nous donnant la vie divine.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :




Autres Méditations :



Catéchisme de l'Église catholique
§ 2402-2405


« Il leur confia ses biens »

La destination universelle et la propriété privée des biens : Au commencement, Dieu a confié la terre et ses ressources à la gérance commune de l'humanité pour qu'elle en prenne soin, la maîtrise par son travail et jouisse de ses fruits (Gn 1,26-29). Les biens de la création sont destinés à tout le genre humain. Cependant la terre est répartie entre les hommes pour assurer la sécurité de leur vie, exposée à la pénurie et menacée par la violence. L'appropriation des biens est légitime pour garantir la liberté et la dignité des personnes, pour aider chacun à subvenir à ses besoins fondamentaux et aux besoins de ceux dont il a la charge. Elle doit permettre que se manifeste une solidarité naturelle entre les hommes. Le droit à la propriété privée... n'abolit pas la donation originelle de la terre à l'ensemble de l'humanité. La destination universelle des biens demeure primordiale, même si la promotion du bien commun exige le respect de la propriété privée, de son droit et de son exercice.

« L'homme, dans l'usage qu'il en fait, ne doit jamais tenir les choses qu'il possède légitimement comme n'appartenant qu'à lui, mais les regarder aussi comme communes : en ce sens qu'elles puissent profiter non seulement à lui, mais aux autres » (Vatican II, GS 69). La propriété d'un bien fait de son détenteur un administrateur de la Providence pour le faire fructifier et en communiquer les bienfaits à autrui, et d'abord à ses proches. Les biens de production... requièrent les soins de leurs possesseurs pour que leur fécondité profite au plus grand nombre. Les détenteurs des biens d'usage et de consommation doivent en user avec tempérance, réservant la meilleure part à l'hôte, au malade, au pauvre.














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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Dim 2 Sep 2018 - 14:29

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Dimanche 2 Septembre 2018 : Vingt-deuxième dimanche du temps ordinaire


Les Saints du jour (Dimanche 2 Septembre)


Saint Mammès, Ermite et Martyr en Cappadoce (✝ v. 274)

Saint Just de Lyon, Evêque (✝ 390)

Sainte Marguerite de Louvain, Servante d'auberge (✝ 1255)

Sainte Ingrid de Skänninge, Princesse suédoise, veuve,
Fondatrice et Prieure d’un Monastère Dominicain (1282).


Saint Salomon Leclerq, martyr de la révolution française (✝ 1792)

Bienheureux Brocard, Prieur des Ermites au mont Carmel (✝ 1231).

Bienheureux André Grasset de Saint-Sauveur, canadien martyr
de la Révolution française (✝ 1792).


Bienheureux Martyrs de Septembre, victimes de la Révolution française († 1792).


« La vraie Lumière, c'est de Te connaître » :

« Nous Te rendons grâces d'avoir, par Ta parole, fait jaillir la lumière des ténèbres, et de l'avoir fait briller dans nos cœurs, pour nous éclairer de la connaissance de la face du Christ Jésus. Oui, la vraie lumière, bien plus la vie éternelle, c'est de Te connaître, Toi, le seul Dieu, et ton envoyé Jésus-Christ. Nous Te connaissions déjà, puisque nous connaissons Jésus, car le Père et le Fils sont un. Nous Te connaissons par la foi, c'est vrai, et nous la tenons comme un gage assuré de la connaissance dans la vision. D'ici là, pourtant, augmente notre foi, conduis-nous de foi en foi, de clarté en clarté, comme sous la motion de ton Esprit, pour que nous pénétrions plus avant chaque jour dans les profondeurs de la lumière ! Ainsi soit-il. » Bienheureux Guerric d'Igny



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


Les pharisiens et quelques scribes, venus de Jérusalem, se réunissent auprès de Jésus, et voient quelques-uns de ses disciples prendre leur repas avec des mains impures, c’est-à-dire non lavées.

Jésus nous invite à être attentif au commandement de l’amour. Il nous oriente sans cesse vers un culte « en esprit et en vérité. » L’alliance avec Dieu se noue dans le cœur et se vit dans la qualité de notre relation à Dieu et aux autres. Il nous est possible d’avoir un double langage, de paraître et de ne pas être. Il peut nous arriver d’être détachés de la source et de ne plus nous aimer les uns les autres. Jésus reprend la Parole : « Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi. » Il démasque alors une manière toute extérieure de fonctionner qui ne vient pas du cœur. Elle se vérifie chaque jour dans nos rapports les uns avec les autres. Nous découvrons que Dieu n’est plus la source de notre vie. Jésus dit : « C’est du dedans, du cœur de l’homme que sortent les pensées perverses. » Elles disent que nous sommes en dehors de Dieu. Dieu a mis dans notre cœur, un amour infini, pour lui et pour nos frères, une possibilité de revenir à lui, de lui rendre grâce pour tout ce qu’il nous donne, d’être émerveillés de ses dons et de partager ensemble cette merveille.


Les pharisiens en effet, comme tous les Juifs, se lavent toujours soigneusement les mains avant de manger, par attachement à la tradition des anciens ;

et au retour du marché, ils ne mangent pas avant de s’être aspergés d’eau, et ils sont attachés encore par tradition à beaucoup d’autres pratiques : lavage de coupes, de carafes et de plats. Alors les pharisiens et les scribes demandèrent à Jésus : « Pourquoi tes disciples ne suivent-ils pas la tradition des anciens ? Ils prennent leurs repas avec des mains impures. » Jésus, pour la première fois, traite ses interlocuteurs d’hypocrites : « Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi. » La source véritable de l’impureté est dans le cœur de l’homme et non dans les gestes qu’il pose. L’enjeu de cette déclaration est considérable, car si la pureté ne réside pas dans des rites mais dans la droiture du cœur, un païen fidèle peut trouver place dans le Royaume qu’annonce Jésus ! Cette joie qui nous habite alors vient de Dieu, elle doit retourner à Dieu pour lui rendre grâce. L’amour que nous nous portons vient de Dieu, cet amour merveilleux retourne à Dieu. C’est cet amour qui purifie notre cœur et le rend pur, bon. « Dieu puissant, de qui vient tout don parfait, enracine en nos cœurs l’amour de ton nom, » dit la prière. Un cœur bon est un cœur filial qui se reçoit de Dieu et qui retourne à lui dans l’action de grâce.


Jésus leur répondit : « Isaïe a bien prophétisé à votre sujet, hypocrites, ainsi qu’il est écrit : Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi.

C’est en vain qu’ils me rendent un culte ; les doctrines qu’ils enseignent ne sont que des préceptes humains. Vous aussi, vous laissez de côté le commandement de Dieu, pour vous attacher à la tradition des hommes. » Appelant de nouveau la foule, Jésus lui disait : « Écoutez-moi tous, et comprenez bien. Rien de ce qui est extérieur à l’homme et qui entre en lui ne peut le rendre impur. Mais ce qui sort de l’homme, voilà ce qui rend l’homme impur. » Car c’est du dedans, du cœur de l’homme, que sortent les pensées perverses : inconduites, vols, meurtres, adultères, cupidités, méchancetés, fraude, débauche, envie, diffamation, orgueil et démesure. Tout ce mal vient du dedans, et rend l’homme impur. » Nous sommes ce lien d’amour avec Dieu, amour surabondant qui jaillit dans notre cœur à partir de l’amour infini du cœur de Dieu. Dans cet émerveillement, l’amour refluant vers sa source surabonde à nouveau. Alors nous pouvons nous aimer les uns les autres. Ce mouvement d’amour infini, c’est le mouvement d’amour du cœur de Dieu, la perle la plus précieuse qui soit. « Mettez la parole de Dieu en application, ne vous contentez pas de l’écouter, ce serait vous faire illusion. Devant Dieu notre Père, la manière pure et irréprochable de pratiquer la religion, c’est de venir en aide aux orphelins et aux veuves dans le malheur. » C’est dans ce mouvement d’amour que nous trouvons la vie.


Citation :
Nous demandons la grâce de nous tourner vers le cœur de Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :




Autres Méditations :




Saint Maximilien Kolbe (1894-1941)
Franciscain, Martyr

Entretiens spirituels inédits (trad. Eds. Lethielleux)


« Son cœur est loin de moi »

La vie intérieure est une chose primordiale... La vie active est la conséquence de la vie intérieure et n'a de valeur que si elle en dépend. On voudrait tout faire le mieux possible, avec perfection. Mais si ce n'est pas relié à la vie intérieure, cela ne sert de rien. Toute la valeur de notre vie et de notre activité relève de la vie intérieure, la vie de l'amour de Dieu et de la Vierge Marie, l'Immaculée, pas de théories ni de douceurs, mais la pratique d'un amour qui consiste dans l'union de notre volonté à la volonté de l'Immaculée.

Avant tout et par-dessus tout, nous devons approfondir cette vie intérieure. S'il s'agit vraiment de la vie spirituelle, les moyens surnaturels sont nécessaires. La prière, la prière et seulement la prière est nécessaire pour entretenir la vie intérieure et son épanouissement ; le recueillement intérieur est nécessaire.

Ne soyons pas inquiets pour des choses sans nécessité, mais doucement et dans la paix, essayons de garder le recueillement de l'esprit et d'être prêts à la grâce de Dieu. Voilà pourquoi le silence nous aide.














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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Lun 3 Sep 2018 - 18:23

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Lundi 3 Septembre 2018 : Le lundi de la 22e semaine du temps ordinaire


Les Saints du jour (Lundi 3 Septembre)


Saint Antonin du Rouergue, Prêtre et Martyr (1er s.)
Voir aussi : L’Invention de Saint Antonin de
Frédelas-Pamiers


Saint Mansuy, Évêque de Toul (✝ v. 375)

Saint Grégoire le Grand, Pape et Docteur de l'Église (540-604).

Saint Godegrand de Séez, Évêque et Martyr (✝ v. 775)

Bienheureuses Angèle-Marie Littlejohn et Bibiane Leclercq, Sœurs missionnaires de
Notre-Dame des Apôtres martyres en Algérie (✝ 1995)

Bienheureuse Angèle-Marie Littlejohn, Sœur de Notre-Dame des Apôtres
Denise Leclerc : Sœur Bibiane, Sœur de Notre-Dame des Apôtres

BBx André-Abel Alricy et 71 Compagnons, Martyrs († 1792)


« La vraie Lumière, c'est de Te connaître » :

« Nous Te rendons grâces d'avoir, par Ta parole, fait jaillir la lumière des ténèbres, et de l'avoir fait briller dans nos cœurs, pour nous éclairer de la connaissance de la face du Christ Jésus. Oui, la vraie lumière, bien plus la vie éternelle, c'est de Te connaître, Toi, le seul Dieu, et ton envoyé Jésus-Christ. Nous Te connaissions déjà, puisque nous connaissons Jésus, car le Père et le Fils sont un. Nous Te connaissons par la foi, c'est vrai, et nous la tenons comme un gage assuré de la connaissance dans la vision. D'ici là, pourtant, augmente notre foi, conduis-nous de foi en foi, de clarté en clarté, comme sous la motion de ton Esprit, pour que nous pénétrions plus avant chaque jour dans les profondeurs de la lumière ! Ainsi soit-il. » Bienheureux Guerric d'Igny



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

Après l’enthousiasme, la haine : en un seul épisode de l’Évangile nous avons ici un résumé de toute la vie de Jésus. Dès son retour du désert, Jésus avait pris l’habitude de parler, chaque sabbat, dans les synagogues. C’é-tait le seul endroit où il pouvait trouver tout le village rassemblé, hommes, femmes et adolescents.

L’office, à la synagogue, comportait au moins deux lectures, parfois trois. La première était le seder, tiré de la Torah (Pentateuque) ; la deuxième, la haftarah, était toujours empruntée à un livre prophétique, et c’est celle-là qui fut confiée à Jésus. En général le passage à lire était prévu à l’avance ; il suffisait de dérouler le parchemin jusqu’au signet.

Ce n’était sans doute pas la première fois que Jésus assurait une des lectures dans cette synagogue de Nazareth ; mais c’était la première fois qu’il allait y prendre la parole. D’où la curiosité de tout l’auditoire. Marie, de sa place parmi les femmes, ne perdait pas un mot ; et tous avaient les yeux fixés sur son fils.

D’habitude l’homélie consistait à éclairer un texte par l’autre, la première lecture par la deuxième ; mais ce jour-là, semble-t-il, Jésus part directement du texte d’Isaïe (61) qu’il vient de proclamer. On attendait une exégèse ; on entend une annonce, inattendue, étrange, inouïe : « Aujourd’hui cette écriture est accomplie pour vous qui entendez ! »

En un instant, venues du fond des âges, les paroles des prophètes se concentrent sur cet artisan, assis dans la chaire, et qui explique calmement ce texte qu’il a médité tant de fois, spécialement depuis son baptême : « L’Esprit du Seigneur est sur moi qui vous parle. C’est moi qui ai reçu son onction pour annoncer aux pauvres la bonne nouvelle. C’est moi qui suis envoyé proclamer de la part du Seigneur une  année favorable » .

À ce message d’espérance, à ces « paroles de grâce », les gens de Nazareth, dont beaucoup sont des compagnons d’enfance de Jésus, se montrent d’abord accueillants ; mais tout de suite le doute, l’affreux doute, s’insinue : « N’est-ce pas là le fils de Joseph ? Sur quoi appuie-t-il ses prétentions ? On raconte beaucoup de choses à Capharnaüm ; mais nous, ici, nous n’avons vu aucun signe ! »

Et Jésus répond, en substance : « Si vous ne voulez pas croire, vous qui me connaissez, d’autres croiront à votre place, car Dieu, comme au temps des prophètes, va faire grâce même à des étrangers, et sa miséricorde ignore les frontières ».

Face au doute, Jésus proclame l’universalité de sa mission et l’extension à tous les peuples du plan de salut de Dieu. La discussion se prolonge et s’envenime, si bien que la foule s’apprête à lyncher l’enfant du pays.

Pour nous, qui entendons ce récit après vingt siècles de christianisme, l’Écriture s’accomplit de nouveau : le Fils de Dieu nous appelle à notre propre liberté, mais son message suscite en nous la contradiction. Depuis trop longtemps, sans doute, nous sommes ses compagnons, et parce qu’il s’est voulu tout proche de nous, nous laissons s’estomper dans notre intelligence et notre cœur le mystère de sa personne. Le drame de la foi se poursuit en chacune de nos vies : Jésus prophète ne trouve pas accueil dans sa patrie, et « les siens » continuent à ne pas le recevoir, ou du moins à ne rien attendre de lui.

Les gens de Nazareth croyaient tout savoir à propos de Jésus parce qu’ils connaissaient l’échoppe de Joseph ; mais ils ignoraient qu’en Jésus « Dieu était à l’œuvre, se réconciliant le monde » (2 Co 5,19). La même tentation nous guette lorsque nous jugeons nos frères : à force de voir en chacun le simple fils d’Untel, nous ne voyons plus en lui le fils que Dieu aime ; à force de jauger la vie d’un homme en fonction de son efficacité ou de ses limites, nous ne savons plus voir l’œuvre que Dieu fait en lui ou pourrait faire par lui.

Certains de nos comportements communautaires rejoignent même un peu, toutes proportions gardées, le réflexe de la foule mécontente à Nazareth : nous sommes prompts, au moins en pensée, à mener quelqu’un jusqu’à l’escarpement de la colline … Mais regardons bien celui qui va tomber : il ressemble étrangement à Jésus.



Fr. Jean-Christian Lévêque, o.c.d.
Le Carmel en France




Autres Méditations :




Faustin de Rome (2e moitié du 4e s.)
Prêtre

Traité sur la Trinité, CCL 69, 340-341 (trad. bréviaire, 12e dimanche TO)


« Jésus de Nazareth, Dieu l'a consacré par l'Esprit Saint et sa puissance » (Ac 10,38)


Notre Sauveur est devenu Christ ou Messie dans son incarnation, et il demeure vrai roi et vrai prêtre... Chez les Israélites, les prêtres et rois recevaient une onction d'huile... ; on les appelaient « chrismés » ou « christs » — tandis que le Sauveur, qui est vraiment le Christ, a été consacré par l'onction du Saint-Esprit...

Par le Sauveur lui-même, nous savons que cela est vrai. Quand il a reçu le livre d'Isaïe, il l'a ouvert et y a lu : « L'Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu'il m'a consacré par l'onction », puis il a déclaré que la prophétie était alors accomplie pour ceux qui l'entendaient. En outre, Pierre, le prince des apôtres, nous a enseigné que cette huile sainte, ce chrême, par lequel le Seigneur se manifeste comme Christ, est le Saint-Esprit, autrement dit la puissance de Dieu. Dans les Actes des Apôtres, lorsqu'il parlait à cet homme plein de foi et de miséricorde qu'était le centurion, il dit : « Cela a commencé en Galilée, après le baptême proclamé par Jean. Jésus de Nazareth, Dieu l'a consacré par l'Esprit Saint et sa puissance. Là où il passait, il accomplissait des miracles et des merveilles, et il délivrait tous ceux qui étaient tombés au pouvoir du démon » (10,37s).

Vous voyez donc que Pierre aussi l'a dit : Ce Jésus, dans son incarnation, a reçu l'onction qui l'a « consacré par l'Esprit Saint et sa puissance ». C'est pourquoi Jésus lui-même, dans son incarnation, a été fait Christ, lui que l'onction de l'Esprit Saint a fait roi et prêtre pour toujours.














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Dernière édition par Admin le Jeu 6 Sep 2018 - 19:30, édité 1 fois (Raison : intrusion et modification malveillantes ...)
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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Mar 4 Sep 2018 - 16:02

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Mardi 4 Septembre 2018 : Le mardi de la 22e semaine du temps ordinaire


Les Saints du jour (Mardi 4 Septembre)


Saint Moïse, Ancien Testament, Législateur et Prophète
de la Loi (XIIIème av J.C.).


Saint Boniface Ier, Pape (42ème) de 418 à 422 (+ 422).

Sainte Rosalie, vierge et Ermite (1130 – 1170).

Bienheureuse Catherine Mattei, Sœur de la Pénitence de
Saint-Dominique, Mystique stigmatisée (1486- 1547).


Bienheureuse Dina Bélanger, Religieuse et Mystique québécoise de
la Congrégation des Sœurs de Jésus-Marie (1897-1929).



« La vraie Lumière, c'est de Te connaître » :

« Nous Te rendons grâces d'avoir, par Ta parole, fait jaillir la lumière des ténèbres, et de l'avoir fait briller dans nos cœurs, pour nous éclairer de la connaissance de la face du Christ Jésus. Oui, la vraie lumière, bien plus la vie éternelle, c'est de Te connaître, Toi, le seul Dieu, et ton envoyé Jésus-Christ. Nous Te connaissions déjà, puisque nous connaissons Jésus, car le Père et le Fils sont un. Nous Te connaissons par la foi, c'est vrai, et nous la tenons comme un gage assuré de la connaissance dans la vision. D'ici là, pourtant, augmente notre foi, conduis-nous de foi en foi, de clarté en clarté, comme sous la motion de ton Esprit, pour que nous pénétrions plus avant chaque jour dans les profondeurs de la lumière ! Ainsi soit-il. » Bienheureux Guerric d'Igny



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


Jésus descendit à Capharnaüm, ville de Galilée, et il y enseignait, le jour du sabbat.

On était frappé par son enseignement parce que sa parole était pleine d’autorité. Notre monde est troublé, il peut nous faire peur. Nous portons beaucoup « d’agitations » et de passions en nous. Ces instincts et ces impulsions nous troublent dans notre pensée et dans notre cœur, ils nous déséquilibrent. Deux paroles s’opposent et s’affrontent dans cet Évangile, celle de l’homme possédé de l’esprit démoniaque et celle de Jésus. Elles nous révèlent l’identité de Jésus. La prédication de Jésus est très différente de celle des autres maîtres de la loi. Les gens étaient dans l’admiration, car Jésus « parlait avec autorité. » La parole du possédé affirme qu’il est « le Saint, le Saint de Dieu. » Elle vient semer la confusion, elle met le doute : « Es-tu venu pour nous perdre ? » Jésus vient pour nous sauver, sa Parole fait autorité, elle libère l’homme possédé. Il vient nous libérer du mal qui emprisonne notre vie. Ceux qui écoutent la Parole retrouvent une espérance en Dieu, en un Père plein d’amour. Jésus, par sa Paix, nous donne l’Esprit Saint qui scrute le fond des cœurs. C’est dans cet amour, dans cette tendresse, que Jésus nous donne un équilibre nouveau.


"Or, il y avait dans la synagogue un homme possédé par un esprit démoniaque, qui se mit à crier d’une voix forte : « Ah ! que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais fort bien qui tu es : le Saint, le Saint de Dieu ! »

ésus l’interpella vivement : « Silence ! Sors de cet homme ! » Alors le démon le jeta par terre devant tout le monde et sortit de lui sans lui faire aucun mal. L’unité est rompue chez cet homme possédé. L’autorité de Jésus ordonne à l’esprit démoniaque de sortir de lui ! Cet homme est jeté à terre par le menteur. Jésus guérit les malades, il expulse les démons. Sa parole est d’une grande profondeur, elle inquiète car elle est nouvelle et définitive. Le Christ est vainqueur du mal et de la mort. Il annonce la Résurrection qui délivre l’homme souffrant. Nous lui offrons, dans la patience des jours, toutes nos détresses pour qu’il vienne nous relever en sa puissance de Résurrection. Touchés par le Christ, nous aussi, nous pouvons retrouver un nouvel équilibre dans une liberté nouvelle en donnant à Dieu notre bonne volonté.


"Tous furent effrayés, et ils se disaient entre eux : « Quelle est cette parole ? Car il commande avec autorité et puissance aux esprits mauvais, et ils sortent ! »

Et la réputation de Jésus se propagea dans toute la région. Jésus entretient une relation amoureuse avec son Père qui se manifeste par sa simplicité. Dans une grande dépendance divine, il attend tout de son Père. Vrai Dieu et vrai homme, il concilie l’autorité divine avec une grande simplicité humaine. La relation qu’il a avec son Père explique l’harmonie unique de la grandeur de l’humilité. Il remet Dieu au centre, et l’adversaire qui n’est que ténèbres est débusqué. L’autorité de Jésus se manifeste par ses paroles et dans ses actions. Il est dans une lumière et une vérité qui atteint le mal dans sa racine. Imperturbablement, il continue son ministère tout dépendant de son Père. Il n’y a aucune concurrence, aucun intérêt personnel ou empressement. De sa bouche sortent des Paroles qui nous tournent vers notre Père pour avoir dans notre cœur la tendresse de son amour.


Citation :
Nous demandons à Jésus la grâce que l’Esprit Saint nous soit donné.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :




Autres Méditations :




Baudouin de Ford (?-v. 1190)
Abbé cistercien, puis Évêque

Homélie 6, sur  He 4,12 ; PL 204, 451-453 (trad. Orval ;
cf bréviaire 30e ven)



« Sa parole était pleine d'autorité »

« La Parole de Dieu est vivante et efficace, plus incisive qu'un glaive à deux tranchants » (He 4,12). Toute la grandeur, la force et la sagesse de la Parole de Dieu, voilà ce que par ces mots l'apôtre montre à ceux qui cherchent le Christ, lui qui est la parole, la force et la sagesse de Dieu (1Co 1,24). Cette Parole était au commencement auprès du Père, éternelle avec lui (Jn 1,1). Elle a été révélée en son temps aux apôtres, annoncée par eux et reçue humblement par le peuple des croyants...

Elle est vivante cette Parole à qui le Père a donné d'avoir la vie en elle-même, comme lui la possède en lui-même (Jn 5,26). C'est pourquoi elle est non seulement vivante, mais elle est la vie, comme il est écrit : « Je suis la voie, la vérité, la vie » (Jn 14,6). Et puisqu'elle est la vie, elle est vivante et vivifiante, car « comme le Père relève les morts et leur donne la vie, ainsi le Fils lui aussi donne la vie à qui il veut » (Jn 5,21). Elle est vivifiante lorsqu'elle appelle Lazare hors du tombeau et lui dit : « Viens dehors ! » (Jn 11,43) Lorsque cette Parole est proclamée, la voix qui la prononce résonne à l'extérieur avec une force qui, perçue à l'intérieur, fait revivre les morts, et en éveillant la foi, suscite de vrais enfants à Abraham (Mt 3,9). Oui, elle est vivante cette Parole, vivante dans le cœur du Père, dans la bouche de celui qui la proclame, dans le cœur de celui qui croit et qui aime.














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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Jeu 6 Sep 2018 - 14:39

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Jeudi 6 Septembre 2018 : Le jeudi de la 22e semaine du temps ordinaire


Les Saints du jour (Jeudi 6 Septembre)


Saint Zacharie, Prophète (VIe s. av. JC).

Saint Eleuthère, Abbé à Rome (+ 590).

Bienheureux Bertrand de Garrigues, Prêtre, o.p. († 1230).

Bienheureux Michel Czartoryski, Prêtre Dominicain et
Martyr (1897-1944).



« La vraie Lumière, c'est de Te connaître » :

« Nous Te rendons grâces d'avoir, par Ta parole, fait jaillir la lumière des ténèbres, et de l'avoir fait briller dans nos cœurs, pour nous éclairer de la connaissance de la face du Christ Jésus. Oui, la vraie lumière, bien plus la vie éternelle, c'est de Te connaître, Toi, le seul Dieu, et ton envoyé Jésus-Christ. Nous Te connaissions déjà, puisque nous connaissons Jésus, car le Père et le Fils sont un. Nous Te connaissons par la foi, c'est vrai, et nous la tenons comme un gage assuré de la connaissance dans la vision. D'ici là, pourtant, augmente notre foi, conduis-nous de foi en foi, de clarté en clarté, comme sous la motion de ton Esprit, pour que nous pénétrions plus avant chaque jour dans les profondeurs de la lumière ! Ainsi soit-il. » Bienheureux Guerric d'Igny



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


Un jour, Jésus se trouvait sur le bord du lac de Génésareth ; la foule se pressait autour de lui pour écouter la parole de Dieu.

Jésus vit deux barques amarrées au bord du lac ; les pêcheurs en étaient descendus et lavaient leurs filets. Jésus monta dans une des barques, qui appartenait à Simon, et lui demanda de s’éloigner un peu du rivage. Puis il s’assit et, de la barque, il enseignait la foule. Nous sommes dans à un tournant de la vie de Pierre qui prend avec lui Jésus dans sa barque. Simon accepte de bonne grâce de s’éloigner un peu du rivage pour que, monté dans le bateau, la voix de Jésus porte mieux et que tout le monde entende. Les pêcheurs viennent de terminer leur travail, c’est au moment où ils ont renoncé à la pèche pour ce jour et qu’ils rangent leur matériel, car l’échec est définitif pour ce jour-là, que Jésus se met à parler. Quand il est trop tard pour les hommes, il n’est jamais trop tard pour Dieu. Il nous demande souvent, aux moments de fatigue ou de découragement, le petit geste qui n’a l’air de rien, mais qui déjà nous met en marche vers lui. Dieu est venu chez lui, il parle à partir de la barque de Pierre. La Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres, car Marie a consenti, elle aussi, à porter en elle le Fils bien-aimé du Père.


Quand Jésus eut fini de parler, Jésus dit à Simon : « Avance au large, et jetez les filets pour prendre du poisson. »

Simon lui répondit : « Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur ton ordre, je vais jeter les filets. » Ils le firent, et ils prirent une telle quantité de poissons que leurs filets se déchiraient. Ils firent signe à leurs compagnons de l’autre barque de venir les aider. Ceux-ci vinrent, et ils remplirent les deux barques, à tel point qu’elles enfonçaient. Jésus pense déjà à la pêche spirituelle quand il propose à Pierre de jeter les filets. Par la foi, par sa confiance au « Rabbi, » Pierre a su dépasser les limites du bon sens trop humain. La Parole de Jésus est plus forte que toutes ses évidences. Sur ta parole, dit Pierre, je vais jeter les filets. Pierre lance son filet, il répandra partout son éloquence selon le Christ. Il lancera, au nom de Jésus, des paroles claires et efficaces qui permettront de sauver des hommes. La barque de l’Église, deux mille ans après, continue sa route, toujours ballottée par les flots, n’ayant qu’une parole, la Bonne Nouvelle de Jésus. C’est ainsi que la Parole de Dieu prend corps au milieu de nous, le Verbe fait chair, Dieu qui se fait humain, demande à Marie de « l’abriter sous sa tente, » de manière merveilleuse dans le mystère de l’Annonciation. L’Esprit Saint la couvre de son ombre et la Parole devient chair. Dieu vient chez nous, il se fait l’un de nous, il marche sur nos chemins.


A cette vue, Simon-Pierre tomba aux pieds de Jésus, en disant : « Seigneur, éloigne-toi de moi, car je suis un homme pécheur. »

L’effroi, en effet, l’avait saisi, lui et ceux qui étaient avec lui, devant la quantité de poissons qu’ils avaient prise ; et de même Jacques et Jean, fils de Zébédée, ses compagnons. Jésus dit à Simon : « Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras. » Alors ils ramenèrent les barques au rivage et, laissant tout, ils le suivirent. Pierre est saisi de tremblement, de cette crainte annoncée par l’Écriture quand Dieu passe. Il dit à Jésus : « Éloigne-toi de moi, Seigneur, je suis un homme pécheur. » Suite à la parole donnée, Pierre éprouve à la fois, attirance et effroi. Il touche au plus profond de lui-même celui qui le rend libre. Il est pauvre, mais il est disponible. Dans cette prostration, la Parole le rejoint au plus profond de lui-même. Quand Dieu agit dans une vie, tout devient possible, nous lui laissons nos mains libres. Dieu qui est le tout autre, veut être aussi le tout proche. Non seulement il est le tout-puissant, mais il veut être le tout aimé. Jésus nous propose ainsi de le suivre, de continuer l’aventure qui est commencée. L’humanité va apprendre la Bonne Nouvelle par les Apôtres. Le don de Dieu va arriver jusqu’à nous ! La barque de l’Église, deux mille ans après, continue sa route annonçant la Bonne Nouvelle de Jésus. Nous sommes encore dans cette barque et l’amour de Dieu circule dans le cœur humain.


Citation :
Nous demandons la grâce d’être nourris de la Parole de Dieu comme Marie l’a accueilli dans son cœur et dans sa vie.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :




Autres Méditations :




Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus (1873-1897)
Carmélite, Docteur de l'Église

Manuscrit autobiographique A, 45 v°-46 v°


« Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras »

En cette nuit de lumière [de Noël, à quatorze ans] commença la troisième période de ma vie, la plus belle de toutes, la plus remplie des grâces du ciel... Comme ses apôtres, je pouvais dire : « Seigneur, j'ai pêché toute la nuit sans rien prendre ». Plus miséricordieux encore pour moi qu'il ne le fut pour ses disciples, Jésus prit lui-même le filet, le jeta et le retira rempli de poissons. Il fit de moi un pêcheur d'âmes ; je sentis un grand désir de travailler à la conversion des pécheurs... Le cri de Jésus sur la croix retentissait aussi continuellement dans mon cœur : « J'ai soif ! » (Jn 19,28) Ces paroles allumaient en moi une ardeur inconnue et très vive. Je voulais donner à boire à mon Bien-Aimé et je me sentais moi-même dévorée de la soif des âmes...

Afin d'exciter mon zèle le Bon Dieu me montra qu'il avait mes désirs pour agréables. J'entendis parler d'un grand criminel qui venait d'être condamné à mort pour des crimes horribles, tout portait à croire qu'il mourrait dans l'impénitence. Je voulus à tout prix l'empêcher de tomber en enfer... Je sentais au fond de mon cœur la certitude que [ces] désirs seraient satisfaits, mais afin de me donner du courage pour continuer à prier pour les pécheurs, je dis au Bon Dieu que j'étais bien sûre qu'il pardonnerait au pauvre malheureux Pranzini, que je le croirais même s'il ne se confessait pas et ne donnait aucune parole de repentir, tant j'avais de confiance en la miséricorde infinie de Jésus, mais que je lui demandais seulement « un signe » de repentir pour ma simple consolation. Ma prière fut exaucée à la lettre !...

Ah ! depuis cette grâce unique, mon désir de sauver les âmes grandit chaque jour ; il me semblait entendre Jésus me dire comme à la Samaritaine : « Donne-moi à boire ! » (Jn 4,7) C'était un véritable échange d'amour ; aux âmes je donnais le sang de Jésus, à Jésus j'offrais ces mêmes âmes rafraîchies par sa rosée divine. Ainsi il me semblait le désaltérer et plus je lui donnais à boire, plus la soif de ma pauvre petite âme augmentait, et c'était cette soif ardente qu'il me donnait comme le plus délicieux breuvage de son amour.














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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Ven 7 Sep 2018 - 13:34

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Vendredi 7 Septembre 2018 : Le vendredi de la 22e semaine du temps ordinaire


Les Saints du jour (Vendredi 7 Septembre)


Sainte Reine, Martyre à Alésia, en Côte d'Or (✝ 252)

Saint Cloud (Clodoald), Prince, Moine et Prêtre (522-560).

Saint Jean de Novgorod, Archevêque et Thaumaturge (✝ 1185).

Saint Étienne de Châtillon, Évêque de Die (1155-1208).

Bienheureuse Eugénie Picco, Religieuse des Petites Filles des
Saints Cœurs de Jésus et Marie (1867-1921).



« La vraie Lumière, c'est de Te connaître » :

« Nous Te rendons grâces d'avoir, par Ta parole, fait jaillir la lumière des ténèbres, et de l'avoir fait briller dans nos cœurs, pour nous éclairer de la connaissance de la face du Christ Jésus. Oui, la vraie lumière, bien plus la vie éternelle, c'est de Te connaître, Toi, le seul Dieu, et ton envoyé Jésus-Christ. Nous Te connaissions déjà, puisque nous connaissons Jésus, car le Père et le Fils sont un. Nous Te connaissons par la foi, c'est vrai, et nous la tenons comme un gage assuré de la connaissance dans la vision. D'ici là, pourtant, augmente notre foi, conduis-nous de foi en foi, de clarté en clarté, comme sous la motion de ton Esprit, pour que nous pénétrions plus avant chaque jour dans les profondeurs de la lumière ! Ainsi soit-il. » Bienheureux Guerric d'Igny



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


« On disait un jour à Jésus : « Les disciples de Jean jeûnent souvent et font des prières ; de même ceux des pharisiens. Au contraire, tes disciples mangent et boivent ! »

Jésus leur dit : « Est-ce que vous pouvez faire jeûner les invités de la noce, pendant que l’Époux est avec eux ? Mais un temps viendra où l’Époux leur sera enlevé : ces jours-là, ils jeûneront. » Pour le peuple élu, l’Epoux était représenté comme l’Amour de Dieu pour son épouse. Cette analogie exprime la qualité « sponsale » de l’amour de Dieu : « Ton époux c’est ton créateur, » disait Isaïe. Pour Jésus, le jeûne est la traduction de l’absence du Bien-Aimé, de l’Époux. C’est quand Jésus sera enlevé aux disciples, par la Passion et l’ensevelissement, par son Ascension auprès du Père, que nous aurons l’expérience du véritable jeune. Dans le temps de l’Église que nous vivons, l’enseignement de Jésus a des conséquences importantes pour notre vie. Jésus est invisible, nous sommes dans l’attente de son retour. Nous sommes dans l’attente de la rencontre finale ou nous pourrons le voir face à face. Pendant ce temps où Jésus est absent, il se manifeste à nous dans la foi. Le jeûne a son sens et sa place. Jésus donne ainsi la seule raison du jeûne : « Les compagnons de l’Époux jeûneront quand l’Époux leur sera enlevé. »


Et Jésus dit pour eux une parabole : « Personne ne déchire un morceau à un vêtement neuf pour le coudre sur un vieux vêtement. Autrement, on aura déchiré le neuf, et le morceau ajouté, qui vient du neuf, ne s’accordera pas avec le vieux.

Il est difficile d’entrer dans le nouvel Amour que Jésus est venu apporter. Jésus utilise deux paraboles qui manifestent la réalité de l’esprit nouveau qu’il apporte. Ce nouvel Amour n’est pas au goût de tout le monde. Souvent nous en ignorons l’existence. Ainsi nous ne voyons pas la différence avec le vieux vin. Ceux qui sont mal disposés à accueillir le vin nouveau de Jésus, ne reconnaissent pas la partie sensible de leur être qui est désir, attente de Dieu. Il nous faut creuser ce désir du cœur de Jésus et de Marie. Il y a en notre corps et en notre âme une profonde correspondance à l’Amour infini de Dieu. Le mystère des noces de l’Agneau est annoncé. Jésus nous invite à rejoindre ce niveau secret de notre personne humaine. C’est un lieu où il n’y a pas de limites, hors celle de l’Amour, là, c’est le cœur qui compte. Nous pouvons être paralysés de toutes manières, être limités de toutes parts, le cœur spirituel ne sera jamais limité. Dans l’adversité, le cœur peut se développer d’une manière étonnante. La Croix de Jésus est l’annonce du plus grand amour. Dieu est le Bien-aimé, et nous attendons son retour.


Et personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres ; autrement, le vin nouveau fera éclater les outres, il se répandra et les outres seront perdues. Mais il faut mettre le vin nouveau dans des outres neuves.

Jamais celui qui a bu du vieux ne désire du nouveau. Car il dit : ’C’est le vieux qui est bon.’ » Jeûner, c’est prendre conscience de l’absence du Christ Jésus. C’est souffrir de l’impossibilité sur la terre de pouvoir l’étreindre, de le voir, de le contempler de nos yeux de chair. Vivre dans la foi est une richesse extraordinaire, mais c’est une richesse obscure. La foi nous renvoie au désir, à l’attente, à l’espérance de la vision. L’amour qui nous lie à Jésus est l’amour de l’Époux de l’humanité. C’est l’Époux de chacun de nous. Il y a entre Lui et nous une intimité si profonde qu’elle suscite en nous un désir, une attente, un émerveillement. Cet Amour nouveau ne peut être vécu que dans un être renouvelé ! Notre cœur retentit constamment du désir du Christ-Jésus dans notre esprit et dans notre corps. C’est la raison pour laquelle Jésus parle d’outres neuves. Si notre cœur est dans le désir, dans l’appel et dans l’attente, il est normal que notre corps participe à cette attente, à ce vide, à cette aspiration. « Se livrer » à cet Amour signifie devenir un don désintéressé de nous même, de la manière la plus entière et la plus radicale possible.


Citation :
Nous demandons la grâce de demeurer dans cet amour de Dieu, de vivre au rythme de cet amour-là et d’y demeurer.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :




Autres Méditations :




Saint Augustin (354-430)
Évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et Docteur de l'Église

Sermons sur la première lettre de saint Jean, I, 2 (trad. SC 75, p. 115)



« Pendant que l'Époux est avec eux »

« Nous l'avons vu, écrit saint Jean, et nous en sommes les témoins » (1Jn 1,2). Où l'ont-ils vu ? Dans sa manifestation. Qu'est-ce à dire, dans sa manifestation ? Sous le soleil, autrement dit dans cette lumière visible. Mais comment aurait-on pu voir sous le soleil celui qui a fait le soleil, s'il n'avait « dressé sa tente sous le soleil et, semblable à l'époux qui sort de sa couche, ne s'était élancé comme un vaillant pour courir sa carrière » ? (Ps 18,6 Vulg) Il est avant le soleil, celui qui a fait le soleil, il est avant l'étoile du matin, avant tous les astres, avant tous les anges, vrai Créateur, car « tout a été fait par lui et sans lui rien n'a été fait » (Jn 1,3). Voulant se faire voir à nos yeux de chair qui voient le soleil, il a dressé sa tente sous le soleil, c'est-à-dire a montré sa chair en se manifestant dans cette lumière terrestre, et la couche de cet époux a été le sein de la Vierge.

Car en ce sein virginal, ils se sont unis tous les deux, l'époux et l'épouse, le Verbe époux et la chair épouse. Comme il est écrit : « Ils seront deux en une seule chair » (Gn 2,24 Vulg) ; et le Seigneur dit dans l'Évangile : « Voilà pourquoi désormais ils ne sont plus deux, mais une seule chair » (Mt 19,6). Isaïe exprime au mieux comment ces deux ne font qu'un lorsque, parlant au nom du Christ, il dit : « Comme un époux, il m'a couronné du diadème, et comme une épouse, il m'a parée de bijoux » (61,10). Un seul semble parler, et il se donne à la fois pour l'époux et pour l'épouse ; ils ne sont pas deux, mais une seule chair, car « le Verbe s'est fait chair et il a habité parmi nous » (Jn 1,14). À cette chair se joint l'Église, et c'est le Christ total, tête et corps (Ep 1,22).














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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Sam 8 Sep 2018 - 14:29

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Samedi 8 Septembre 2018 : Fête de la Nativité de la Très Sainte Vierge Marie.


Les Saints du jour (Samedi 8 Septembre)


Saint Adrien et Sainte Nathalie, époux et martyrs à Nicomédie, en Bithynie (+ 306).

Saint Corbinien de Freising, Évêque († 730).

Saint Thomas de Villeneuve, Moine de Saint-Augustin et Évêque (✝ 1555)

Bienheureux Guillaume de Saint-Thierry, Cistercien et Auteur
Mystique (1085-1148).


Bienheureux Frédéric Ozanam, Fondateur de la société
Saint Vincent de Paul (1813-1853).



une prière de Saint Alphonse de Liguori.

Ô sainte et céleste enfant, ô vous qui êtes la future Mère de mon Rédempteur et la grande médiatrice des pauvres pécheurs, ayez pitié de moi. Voici à vos pieds un ingrat qui recourt à vous et vous demande Miséricorde. Il est vrai qu’à cause de mon ingratitude envers Dieu et envers vous, je mériterais d’être abandonné et de Dieu et de vous. Mais j’entends dire, et je tiens pour certain, sachant combien grande est votre Miséricorde, que jamais vous ne refuserez de secourir celui qui se recommande à vous. Daignez donc, ô la plus sublime de toutes les créatures, qui n’avez au-dessus de vous que Dieu seul, et devant qui les plus grands du ciel sont bien petits, ô sainte des saints, ô Marie, abîme de grâce et pleine de grâce, daignez secourir un misérable qui, par sa faute, a perdu la grâce.

Je sais que vous êtes si chère à Dieu qu’il ne vous refuse rien. Je sais encore que votre joie est de faire servir votre puissance à soulager les pauvres pécheurs. Montrez donc combien est grand le crédit dont vous jouissez auprès de Dieu, en m’obtenant une lumière si vive, une flamme si ardente, qu’elles me transforment de pécheur en saint, et que, me détachant de toute affection terrestre, elles m’embrasent entièrement du divin amour. Ô ma Souveraine, puisque vous pouvez le faire, faites-le. Faites-le par amour pour ce Dieu qui vous a faites si grande, si puissante et si Miséricordieuse. Telle est mon espérance. Ainsi soit-il.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


"GENEALOGIE DE JESUS, CHRIST, fils de David, fils d’Abraham.

Or, voici comment fut engendré Jésus Christ : Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ; avant qu’ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint." Nous fêtons la naissance de Marie, la Reine de la Paix, qui donnera naissance à Jésus le Prince de la Paix. L’Église, pour cette fête, reprend la généalogie de Jésus. De génération en génération, la généalogie qui symbolise notre humanité porte la blessure de son péché : envie, jalousie, mensonge, violence. Nous notons un bouleversement et une rupture de rythme dans cette longue généalogie. Apres la génération des hommes, une femme ! Marie apparaît pour un nouveau commencement. Dieu nous déconcerte toujours, il agit dans la pauvreté et dans l’humilité, dans la bassesse de sa créature. Quand l’action de Dieu nous surprend, nous voulons l’accueillir comme un mystère que notre foi nous permettra un jour de comprendre. Ce mystère nous introduit dans la beauté, mais il nous fait entrer dans la nuit, dans les ténèbres. Joseph, l’homme juste, décide de répudier Marie en secret car il ne comprend pas le chemin de Dieu ! Marie est la Reine de notre histoire sainte avec Joseph, « l’époux de Marie, » ils enracinent Jésus dans l’humanité.


"Joseph, son époux, qui était un homme juste, et ne voulait pas la dénoncer publiquement, décida de la renvoyer en secret.

Comme il avait formé ce projet, voici que l’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint, elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve,) car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » Le mystère de Marie, petite fille d’Israël enracinée dans son peuple, était annoncée dans la Parole. Après un temps de délaissement, Dieu sauve le monde. Il s’est abaissé en s’incarnant, assumant la condition humaine, dans notre humanité. C’est l’amour infini de Dieu qui se révèle dans son Fils Jésus. Il vient partager notre nature humaine. Joseph va prendre en responsabilité ce mystère. Dans chacune de nos vies, c’est le Mystère de l’intervention du ciel que nous retrouvons ! Nous sommes un petit peuple non reconnu, humilié, bafoué qui poursuit sa marche. Jésus dira : « Vous êtes dans le monde, mais vous n’êtes pas du monde. » Ces merveilles sont pour nous si difficiles à accueillir ! C’est Dieu qui intervient dans notre vie, et nous la menons avec Jésus ! Il nous donne une Reine pour nous aider à mettre nos pas dans ses pas, à nous mettre à l’école de l’Esprit Saint.


"Tout cela est arrivé pour que soit accomplie la parole du Seigneur prononcée par le prophète : Voici que la Vierge concevra, et elle enfantera un fils ; on lui donnera le nom d’Emmanuel, qui se traduit : « Dieu-avec-nous. »

Marie est le premier fruit de la Passion de Jésus qui apporte la réconciliation de l’homme avec avec son Créateur et avec lui-même. Joseph doit accueillir un tel mystère. Alors, dans l’humilité de Nazareth, Marie donnera naissance au Prince de la Paix. Elle accueille la mission de la paix. Elle nous redonne de l’espérance. Avec Joseph, nous accueillons la Reine de la Paix. Marie nous entraîne vers Jésus à la source de la Paix. Nous aurons à parcourir le chemin que parcourt Joseph. Pour cela, nous acceptons notre propre histoire. Sachons nous ouvrir de tout notre être à la nouveauté de Dieu. Nous avons été créés à l’image de Dieu. Il nous faut prendre conscience de son Amour qui nous construit jour après jour, depuis notre naissance, et de notre beauté malgré le péché de l’origine. Dieu vient relever les pauvres que nous sommes ! C’est la bonne nouvelle de l’Évangile. Jésus qui vit dans l’intimité de Dieu son Père, nous ouvre à la filiation.


Citation :
Nous demandons la grâce de comprendre que Marie nous donne Jésus qui nous sauve.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :




Autres Méditations :




Saint André de Crète (660-740)
Moine et Évêque

Homélie 1, pour la Nativité de la Sainte Mère de Dieu ;
PG 97, 805 (trad. bréviaire - 8 septembre)



Aujourd'hui se lève l'aurore du salut

Nous ne vivons plus sous l'esclavage des éléments du monde, comme dit l'apôtre Paul ; nous ne sommes plus asservis au joug de la lettre de la loi (Col 2,8 ; Rm 7,6). En effet, c'est en cela que consiste l'essentiel des bienfaits du Christ ; c'est là que le mystère se manifeste, que la nature est renouvelée : Dieu s'est fait homme et l'homme assumé est divinisé. Il a donc fallu que la splendide et très manifeste habitation de Dieu parmi les hommes soit précédée par une introduction à la joie, d'où découlerait pour nous le don magnifique du salut. Tel est l'objet de la fête que nous célébrons : la naissance de la Mère de Dieu inaugure le mystère qui a pour conclusion et pour terme l'union du Verbe avec la chair...

C'est maintenant que la Vierge vient de naître, qu'elle se prépare à être la mère du Roi universel de tous les siècles... C'est alors que nous recevons du Verbe un double bienfait : il nous conduit à la vérité, et il nous détache de la vie d'esclavage sous la lettre de la loi. De quelle manière, par quelle voie ? Sans aucun doute, parce que l'ombre s'éloigne à l'avènement de la lumière, parce que la grâce substitue la liberté à la lettre. La fête que nous célébrons se trouve à cette frontière, car elle fait la liaison entre la vérité et les images qui la préfiguraient, elle substitue le nouveau à l'ancien...

Que toute la création chante et danse, qu'elle contribue de son mieux à la joie de ce jour ! Que le ciel et la terre forment aujourd'hui une seule assemblée. Que tout ce qui est dans le monde et au-dessus du monde s'unisse dans le même concert de fête. Aujourd'hui, en effet, s'élève le sanctuaire créé où résidera le Créateur de l'univers ; et une créature, par cette disposition toute nouvelle, est préparée pour offrir au Créateur une demeure sacrée.














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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Dim 9 Sep 2018 - 17:12

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Dimanche 9 Septembre 2018 : Vingt-troisième dimanche du temps ordinaire


Les Saints du jour (Dimanche 9 Septembre)


Saint Pierre Claver, Jésuite, Apôtre des esclaves
d'Amérique (1581-1654).


Bienheureux Alain de la Roche, Restaurateur de la Dévotion
du Rosaire (1428-1475)


Bienheureux Pierre Bonhomme, Prêtre et fondateur des :
« Sœurs de Notre Dame du Calvaire » († 1861)


Bienheureux Jacques-Désiré Laval, Prêtre du Saint-Esprit
ayant évangélisé l'île Maurice (1803-1864).



« La vraie Lumière, c'est de Te connaître » :

« Nous Te rendons grâces d'avoir, par Ta parole, fait jaillir la lumière des ténèbres, et de l'avoir fait briller dans nos cœurs, pour nous éclairer de la connaissance de la face du Christ Jésus. Oui, la vraie lumière, bien plus la vie éternelle, c'est de Te connaître, Toi, le seul Dieu, et ton envoyé Jésus-Christ. Nous Te connaissions déjà, puisque nous connaissons Jésus, car le Père et le Fils sont un. Nous Te connaissons par la foi, c'est vrai, et nous la tenons comme un gage assuré de la connaissance dans la vision. D'ici là, pourtant, augmente notre foi, conduis-nous de foi en foi, de clarté en clarté, comme sous la motion de ton Esprit, pour que nous pénétrions plus avant chaque jour dans les profondeurs de la lumière ! Ainsi soit-il. » Bienheureux Guerric d'Igny



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


Jésus quitta la région de Tyr ; passant par Sidon, il prit la direction du lac de Galilée et alla en plein territoire de la Décapole. On lui amène un sourd-muet, et on le prie de poser la main sur lui.

L’Évangile nous manifeste comment Jésus guérit chacun de nous. Il va sortir ce sourd muet de l’enfermement dans lequel il se trouve. Des doigts, des oreilles, de la salive, une langue touchée. Jésus s’approche du corps de manière discrète, avec pudeur, mais aussi de manière directe, intime, tactile. La foule a amené cet homme. Jésus se laisse toucher par sa misère, il l’emmène à l’écart dans l’intimité. Il met la main sur le mal et établit avec lui une relation personnelle, loin de la foule et des cris. Une communion s’établit avec cet homme qui est déjà régénéré. Ce pauvre est reconnu, enfin quelqu’un le comprend. Jésus est cette espérance qui renaît dans son cœur. Le regard de Dieu sur l’humanité, son plan d’amour pour son peuple est étonnant. Déjà le prophète Isaïe l’avait annoncé. Dieu, dans sa tendresse miséricordieuse, ne supporte pas la « maladie » de son peuple. « Alors, s’ouvriront les yeux des aveugles et les oreilles des sourds. Alors, le boiteux bondira comme un cerf, la bouche du muet criera de joie. » Jésus manifeste la libération de son peuple, c’est le cœur de Dieu qui se révèle dans tout ce qui est pauvre, faible, petit, découragé. Là se trouve une véritable révolution.


Jésus l’emmena à l’écart, loin de la foule, lui mit les doigts dans les oreilles, et, prenant de la salive, lui toucha la langue.

Puis, les yeux levés au ciel, il soupira et lui dit : « Effata ! », c’est-à-dire : « Ouvre-toi ! » Ses oreilles s’ouvrirent, aussitôt sa langue se délia, et il parlait correctement. Jésus regarde vers le ciel et prie pour cet homme. Il a reçu du Père tout pouvoir mais il regarde vers son Père, « les yeux levés au ciel », il soupire devant cet homme qui a tellement soupirer dans sa vie. Jésus souligne qu’au commencement, il y a la rencontre personnelle, le face à face avec lui. On pourrait dire que cet homme sourd, qui parle difficilement, Jésus l’enlève à la foule. Il le lui arrache, le temps de le rencontrer, d’agir pour lui, de lui parler. Jésus est le Verbe, il apporte la parole du Père : il va redonner à cet homme la parole perdue, il lui redonne la faculté d’entendre : « Ouvre-toi. » Les oreilles de cet homme s’ouvrent, il entend le bourdonnement d’une abeille, le chant d’un oiseau… Il entend ! Il peut s’exprimer, dire merci, il peut rendre grâce.


Alors Jésus leur recommanda de n’en rien dire à personne ; mais plus il le leur recommandait, plus ils le proclamaient.

Très vivement frappés, ils disaient : « Tout ce qu’il fait est admirable : il fait entendre les sourds et parler les muets. » Cet homme rendu à la foule peut dire ce qu’il veut. Il peut dire les gestes et les paroles de Jésus. Dieu veut nous guérir de tous nos enfermements. Il veut nous remettre debout. Jésus manifeste que Dieu est près du plus petit et du pauvre. Un changement de perspective s’opère, une pacification s’établit dans notre famille, dans la communauté. Ce passage de Dieu nous rend proche du plus petit et du pauvre. Jésus dans sa propre chair a pris sur lui le mur de haine qui séparait les hommes. Nous pouvons désormais regarder comme Dieu regarde, agir comme il agit. Nos yeux s’ouvrent sur notre famille, notre village. Notre vie devient alors un regard d’amour compatissant. « Les pauvres, vous les aurez toujours, moi, vous ne m’aurez pas toujours avec vous » a dit Jésus. C’est dans la compassion de Jésus nous voulons vivre désormais.


Citation :
Nous demandons la grâce d’entrer dans le mystère de l’amour guérissant de Jésus pour la communauté.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :




Autres Méditations :




Saint Laurent de Brindisi (1559-1619)
Capucin, Docteur de l'Église

11ème dimanche après la Pentecôte, Première homélie, 1.9.11-12; Opera omnia,
8, 124.134.136-138 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 286)



« Il a bien fait toutes choses »

La Loi divine raconte les œuvres que Dieu a accomplies à la création du monde, et elle ajoute : « Dieu vit tout ce qu'il avait fait : c'était très bon » (Gn 1,31)... L'Évangile rapporte l'œuvre de la rédemption et de la nouvelle création, et il dit de la même manière : « Il a bien fait toutes choses » (Mc 7,37)... Assurément, par sa nature, le feu ne peut répandre que de la chaleur, et il ne peut pas produire du froid ; le soleil ne diffuse que de la lumière, et il ne peut pas être cause de ténèbres. De même, Dieu ne peut faire que des choses bonnes, car il est la bonté infinie, la lumière même. Il est le soleil qui répand une lumière infinie, le feu qui donne une chaleur infinie : « Il a bien fait toutes choses »...

La Loi dit que tout ce que Dieu a fait était bon, et l'Évangile qu'il a bien fait toutes choses. Or, faire de bonnes choses n'est pas purement et simplement les faire bien. Beaucoup, à la vérité, font de bonnes choses sans les faire bien, comme les hypocrites qui font certes de bonnes choses, mais dans un mauvais esprit, avec une intention perverse et fausse. Dieu, lui, fait toutes choses bonnes et il les fait bien. « Le Seigneur est juste en toutes ses voies, fidèle en tout ce qu'il fait » (Ps 144,17)... Et si Dieu, sachant que nous trouvons notre joie dans ce qui est bon, a fait pour nous toutes ses œuvres bonnes et les a bien faites, pourquoi, de grâce, ne nous dépensons-nous pas pour ne faire que des œuvres bonnes et les bien faire, dès lors que nous savons que Dieu y trouve sa joie ?














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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Lun 10 Sep 2018 - 14:33

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Lundi 10 Septembre 2018 : Le lundi de la 23e semaine du temps ordinaire


Les Saints du jour (Lundi 10 Septembre)


Saint Aubert, Évêque d'Avranches, Fondateur de l’Abbaye
du Mont Saint-Michel en Normandie (+ 725).


Saint Nicolas de Tolentino, Frère de l'Ordre des Ermites
de Saint-Augustin (+ 1305).


Bienheureux Martyrs de Nagasaki, prêtres, religieux, époux, catéchistes,
veuves, jeunes et enfants (✝ 1622)



« La vraie Lumière, c'est de Te connaître » :

« Nous Te rendons grâces d'avoir, par Ta parole, fait jaillir la lumière des ténèbres, et de l'avoir fait briller dans nos cœurs, pour nous éclairer de la connaissance de la face du Christ Jésus. Oui, la vraie lumière, bien plus la vie éternelle, c'est de Te connaître, Toi, le seul Dieu, et ton envoyé Jésus-Christ. Nous Te connaissions déjà, puisque nous connaissons Jésus, car le Père et le Fils sont un. Nous Te connaissons par la foi, c'est vrai, et nous la tenons comme un gage assuré de la connaissance dans la vision. D'ici là, pourtant, augmente notre foi, conduis-nous de foi en foi, de clarté en clarté, comme sous la motion de ton Esprit, pour que nous pénétrions plus avant chaque jour dans les profondeurs de la lumière ! Ainsi soit-il. » Bienheureux Guerric d'Igny



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


« Jésus était entré dans la synagogue et enseignait. Il y avait là un homme dont la main droite était paralysée. »

Jésus leur dit : Je vous le demande, qu’est–ce qui est permis le jour du sabbat ? Est–ce de faire du bien ou de faire du mal, de sauver une vie ou d’en causer la perte ?" Jésus est dans un combat qui régénère l’humanité pour la remettre dans la vie. Les scribes et les pharisiens l’observent pour voir s’il fera une guérison le jour du sabbat afin de trouver un motif de l’accuser. Jésus nous resitue devant notre propre vie, devant nos responsabilités, pour que nous fassions le bien. Il travaille inlassablement pour nous délivrer de la maladie, de la souffrance et de la mort. Jésus veut l’appui de ses frères pour libérer cet homme et que sa main redevienne normale. La mission de Jésus est d’ouvrir des portes, il est venu nous libérer, nous sortir de nos enfermements. Il montre que le jour du sabbat est libérateur du mal, il permet à l’humanité de s’acheminer vers le repos qui devient une fête à laquelle elle aspire. Nous demandons la grâce de faire l’expérience de la nouveauté de l’Esprit Saint.


"Mais Jésus connaissait leurs raisonnements ; il dit à l’homme qui avait la main paralysée : Lève–toi et tiens–toi là au milieu. Il se leva et se tint debout.

Et Jésus leur dit : Je vous le demande, qu’est–ce qui est permis le jour du sabbat ? Est–ce de faire du bien ou de faire du mal, de sauver une vie ou d’en causer la perte ? Jésus veut nous sortir de l’enfermement, de toute extériorité idolâtrique. Nous admirons son extraordinaire liberté. Il est sorti pour faire résonner en nous une vie neuve qui manifeste l’existence du Dieu d’Amour. Il vient nous rejoindre pour intérioriser notre vie de foi. Comme il voudrait que la vie déborde, que la santé fleurisse ! Il ne supporte pas de voir chez cet homme qui souffre avec cette main paralysée ! La main droite paralysée signifie que la transformation du monde est paralysée. Cet homme avait honte, il cachait sa main ! La présence de Jésus provoque l’interrogation autour de Lui. Jésus a de l’audace, c’est la blessure intime de cet homme qu’il manifeste au grand jour. C’est à la vue de tous que Jésus le manifeste ! Jésus enseigne l’Amour infini de Dieu pour l’humanité !


"Alors, promenant ses regards sur eux tous, il dit à l’homme : Tends ta main. Il le fit, et sa main fut rétablie."

Remplis de fureur, ils discutaient entre eux sur ce qu’ils pourraient faire contre Jésus. Selon la loi et le commandement qui exige que l’on aime son prochain comme soi-même, il est du devoir de Jésus de guérir cet homme. Il se doit d’obéir à l’exigence supérieure d’aimer. Jésus est notre sagesse, il indique une direction pour nous libérer de ce qui étouffe notre vie. L’Évangile est la bonne nouvelle qui roule la pierre qui aveugle notre vie. Il nous faut recueillir les perles enfouies dans le champ de nos cœurs. Jésus renouvelle notre intelligence par l’amour. Confrontés aux exigences du devoir, nous sommes en mesure d’agir dans l’amour, comme Dieu l’attend de nous. Cette bonne nouvelle nous donne d’entrevoir un visage de Dieu proche de nous, plus intime que personne ne pourrait l’imaginer. Jésus, ce jour de sabbat dans cette synagogue, place les scribes et les pharisiens devant la question simple qui est d’aimer.


Citation :
Nous demandons la grâce que dans nos assemblée la vie circule en abondance.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :




Autres Méditations :




L'Épître dite de Barnabé (vers 130))
§15 (trad. Quéré, Les Pères apostoliques, Seuil 1980, p. 211 rev.)


Le sabbat du huitième jour, achèvement de la création

À propos du sabbat, il est écrit dans les dix paroles que Dieu a prononcées en face de Moïse sur le mont Sinaï : « Sanctifiez le sabbat du Seigneur avec des mains pures et un cœur pur » et ailleurs : « Si mes fils gardent le sabbat, je répandrai sur eux ma pitié » (cf Ex 20,8; Ps 23,4). Il évoque le sabbat dès les origines du monde : « Dieu fit en six jours l'ouvrage de ses mains. Le septième jour, il l'acheva, et ce jour-là, il se reposa et le sanctifia » (Gn 2,2-3). Faites attention, mes enfants, au sens de ces mots : « Il l'acheva en six jours ». Ils indiquent que le Seigneur mettra fin à l'univers...; l'univers parviendra à sa fin. « Et le septième jour il se reposa » : autrement dit, lorsque le Fils viendra achever ce délai accordé aux pécheurs, juger les impies et transformer le soleil, la lune et les étoiles, alors, le septième jour, il se reposera dans la gloire.

Il est dit encore : « Tu le sanctifieras avec des mains pures et un cœur pur ». S'il existait aujourd'hui un homme au cœur pur, capable de sanctifier le jour que Dieu a sanctifié, notre erreur serait totale... Nous ne sanctifierons ce jour dans l'honneur et le repos que lorsque nous en aurons été rendu capables, que les promesses auront été exaucées, que le mal aura disparu, que le Seigneur aura fait toutes choses nouvelles : alors nous pourrons sanctifier ce jour, ayant été nous-mêmes sanctifiés d'abord.















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Mar 11 Sep 2018 - 14:53

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Mardi 11 Septembre 2018 : Le mardi de la 23e semaine du temps ordinaire


Les Saints du jour (Mardi 11 Septembre)


Saints Prote et Hyacinthe, Martyrs à Rome (✝ 257)

Sainte Théodora d'Alexandrie (+ 491).

Saint Daniel, Évêque (✝ 554)

Saint Jean-Gabriel Perboyre, Lazariste, Martyr en Chine (1802-1840).

Bienheureux Bonaventure de Barcelone, Franciscain (✝ 1684)

Bienheureuse Maria Pierina De Micheli, Religieuse Fille de l’Immaculée
Conception de Buenos Aires (1890-1945).


Vénérable Jeanne Chézard de Matel, mystique - fondatrice
de l'Ordre du Verbe Incarné (✝ 1670)



« La vraie Lumière, c'est de Te connaître » :

« Nous Te rendons grâces d'avoir, par Ta parole, fait jaillir la lumière des ténèbres, et de l'avoir fait briller dans nos cœurs, pour nous éclairer de la connaissance de la face du Christ Jésus. Oui, la vraie lumière, bien plus la vie éternelle, c'est de Te connaître, Toi, le seul Dieu, et ton envoyé Jésus-Christ. Nous Te connaissions déjà, puisque nous connaissons Jésus, car le Père et le Fils sont un. Nous Te connaissons par la foi, c'est vrai, et nous la tenons comme un gage assuré de la connaissance dans la vision. D'ici là, pourtant, augmente notre foi, conduis-nous de foi en foi, de clarté en clarté, comme sous la motion de ton Esprit, pour que nous pénétrions plus avant chaque jour dans les profondeurs de la lumière ! Ainsi soit-il. » Bienheureux Guerric d'Igny



LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :


Le jour venu, il appela ses disciples, en choisit douze, et leur donna le nom d’Apôtres :

Simon, auquel il donna le nom de Pierre, André son frère, Jacques, Jean, Philippe, Barthélemy, Matthieu, Thomas, Jacques fils d’Alphée, Simon appelé le Zélote, Jude fils de Jacques, et Judas Iscariote, celui qui fut le traître. Le choix des douze Apôtres fut précédé par une nuit de prière de Jésus devant Dieu son Père, dans la solitude. La prière de Jésus est pleine de confiance dans le Père, elle est total abandon à sa volonté. A partir de cette longue prière, soutenue par le Saint Esprit, Jésus continue sa mission en vue d’accomplir son œuvre de salut de l’humanité. La vie de Jésus est une prière continuelle, il nous invite à nous laisser renouveler, enfanter dans une nouvelle création. Jésus renouvelle toutes choses, il bâtit son Royaume avec une sagesse et une intelligence qu’il nous faudra demander sans cesse. Nous sommes, avec lui dans cette nouvelle perspective. Le Royaume de Dieu est là, c’est la présence de l’Amour infini de Dieu. Cependant, Judas qui va trahir cet amour est déjà annoncé ! Jésus, en lien avec son Père, choisit douze Apôtres, le peuple d’Israël était édifié avec douze tribus.


Jésus descendit de la montagne avec les douze Apôtres et s’arrêta dans la plaine.

Il y avait là un grand nombre de ses disciples, et une foule de gens venus de toute la Judée, de Jérusalem, et du littoral de Tyr et de Sidon, qui étaient venus l’entendre et se faire guérir de leurs maladies. Jésus choisit les douze au sein d’un peuple, ils vont recevoir la mission d’annoncer la Bonne Nouvelle. En prière au moment du choix des douze, Jésus nous rappelle l’importance « du collège des apô­tres. » Ils deviennent un Israël rénové pour recevoir une mission nouvelle. Ils ont été choisis par Jésus, ils sortent de sa prière. Jésus les choisit pour être avec lui, ils devront demeurer en lui comme Lui demeure en son Père. La communion d’amour entre Jésus et son Père devra exister entre ses apôtres et Lui-même. Dans ce choix des douze, il nous est montré que chacun d’entre nous est aussi choisi personnellement par Dieu. Nous sommes choisis dans la prière et dans la mission de Jésus, pour ce que nous sommes et pour ce que nous allons être. La foule nombreuse de ses disciples, et une grande mul­titude de gens accueillent Jésus. Aux douze tribus d’Israël vont succéder les douze apôtres de l’Agneau.


Ceux qui étaient tourmentés par des esprits mauvais en étaient délivrés. Et toute la foule cherchait à le toucher, parce qu’une force sortait de lui et les guérissait tous.

Les malades et les paralysés sont guéris, la vie est redonnée. C’est le signe qu’un amour nouveau se déploye désormais. Les démons délogés se mettent à crier ! L’Esprit Saint est à l’œuvre dans le peuple de Dieu. Dieu qui est Amour a donné un tel pouvoir aux hommes. Le Christ-Jésus se sert de nous pour que nous soyons le reflet de sa propre personne, capable de refléter son propre visage et son regard. C’est au cœur de l’annonce de la Bonne Nouvelle que la foule est rejointe par le message de Jésus. Jésus choisit des personnes qu’il guérit, il laisse transparaître sa force de vie pour tous, pour que nous soyons unis les uns aux autres. Cet amour nous met dans le cœur de Dieu quand nous avons la foi ! L’apôtre Jean manifestera cet Amour d’une manière étonnante quand il reposera sur le cœur de Jésus. Quel amour Jésus veut pour chacun de ses disciples et pour tout le peuple.


Citation :
Nous demandons la grâce de faire l’expérience de l’Amour infini de Dieu


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :




Autres Méditations :




Saint Ambroise (v. 340-397)
Évêque de Milan et Docteur de l'Église

Sur l'évangile de St Luc, 5,41 (trad. cf SC 45, p. 198 rev)


« Jésus s'en alla dans la montagne pour prier »

« En ces jours-là, Jésus se retira sur la montagne pour prier, et il passa la nuit à prier Dieu. »

Ceux qui prient ne gravissent pas tous la montagne..., mais ceux qui prient bien, ceux qui s'élèvent des biens terrestres aux biens supérieurs, montent sur les sommets de la vigilance et de l'amour d'en haut.

Ceux qui se soucient des richesses du monde ou des honneurs ne gravissent pas la montagne ; celui qui convoite les terres d'autrui ne gravit pas la montagne.

Ceux qui cherchent Dieu montent ; ceux qui montent implorent l'aide du Seigneur pour leur marche. Toutes les âmes grandes, toutes les âmes élevées gravissent la montagne, car ce n'est pas simplement au premier venu que le prophète dit : « Monte sur une haute montagne, toi qui annonces la bonne nouvelle à Sion. Élève la voix avec force, toi qui donnes la bonne nouvelle à Jérusalem » (Is 40,9). Ce n'est pas par un exploit physique, mais par des actions élevées que tu escaladeras cette montagne.

Suis le Christ... ; cherche dans l'Évangile, tu trouveras que seuls les disciples ont gravi la montagne avec le Seigneur.














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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Mer 12 Sep 2018 - 16:13

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Mercredi 12 Septembre 2018 : Le mercredi de la 23e semaine du temps ordinaire


L’Église fait mémoire (facultative) : Le Saint Nom de Marie


Les Saints du jour (Mercredi 12 Septembre)


Saint Guy ou Guidon d'Anderlecht, Pèlerin (950-1012).

Bienheureuse Maria Luisa Prosperi, Abbesse bénédictine et
mystique (1799-1847)






Le Saint Nom de Marie

« Au nom de Marie,  dit Pierre de Blois, l'Église fléchit le genou, les vœux et les prières des peuples retentissent de toutes parts. » ;
« Que Votre nom est glorieux, ô sainte Mère de Dieu ! s'écrie saint Bonaventure, qu'il est glorieux, ce nom qui a été la source de tant de merveilles ! » ;
« Ô nom plein de suavité !  s'écrie le bienheureux Henri Suzo. Ô Marie ! Qui êtes-vous donc vous-même, si votre nom seul est déjà si aimable et si rempli de charmes ? » ;  
« Votre nom, ô Marie, dit saint Ambroise, est un baume délicieux qui répand l'odeur de la grâce ! » ;

Mais surtout le nom de Marie est un nom de salut. Saint Éphrem l'appelle « la clef du ciel ». « Le nom seul de Marie, dit saint Bernard, met en fuite tous les démons... ».
Ce n'est là qu'un faible écho de l'apologie du nom de Marie faite par les saints.

Oui, ô Marie ! votre nom sublime et admirable est sorti du trésor de la Divinité ; car c'est la sainte Trinité tout entière qui vous a donné ce nom au-dessus de tous les noms après celui de votre divin Fils, et qui l'a enrichi de tant de majesté et de puissance, qu'il faut que, par respect pour ce saint nom, dès qu'il est prononcé, tout genou fléchisse dans le ciel, sur la terre et aux enfers.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


Heureux vous les pauvres ! Malheureux vous les riches !

L’Évangile de ce dimanche, les Béatitudes, nous permet de vérifier certaines choses que nous avons dites il y a deux semaines, concernant l’historicité des évangiles. Nous disions alors qu’en rapportant les paroles de Jésus chacun des quatre évangélistes, sans en trahir le sens fondamental, a développé un aspect plutôt qu’un autre, en l’adaptant aux exigences des communautés pour lesquelles il écrivait.

Alors que Matthieu rapporte huit Béatitudes prononcées par Jésus, Luc n’en cite que quatre. En compensation, cependant, Luc renforce les quatre Béatitudes, en opposant à chacune une malédiction correspondante introduite par « malheureux ». Par ailleurs, alors que le discours de Matthieu est indirect : « Heureux les pauvres ! », celui de Luc est direct : « Heureux, vous les pauvres ! ». Matthieu souligne la pauvreté spirituelle (« heureux les pauvres en esprit »), Luc souligne la pauvreté matérielle (« heureux, vous les pauvres »).

Il s’agit toutefois de détails qui ne changent en rien, comme nous le voyons, la substance des choses. Chaque évangéliste, avec sa manière particulière de rapporter l’enseignement de Jésus, met en lumière un aspect nouveau, qui serait autrement resté dans l’ombre. Luc est moins complet dans le nombre de Béatitudes mais il en saisis parfaitement la signification profonde.

Lorsque l’on parle des Béatitudes la première d’entre elles vient immédiatement à l’esprit : « Heureux, vous les pauvres : le royaume de Dieu est à vous ! » Mais en réalité l’horizon est beaucoup plus vaste. Jésus décrit dans cette page deux façons de concevoir la vie : ou bien « pour le royaume de Dieu », ou « pour sa propre consolation » ; c’est-à-dire ou bien exclusivement en fonction de cette vie, ou en fonction de la vie éternelle également. C’est ce que met en lumière le schéma de Luc : « Heureux êtes vous – malheureux êtes vous » : « Heureux, vous les pauvres : le royaume de Dieu est à vous… Mais malheureux, vous les riches : vous avez votre consolation ! »

Deux catégories, deux mondes. A la catégorie des bienheureux appartiennent les pauvres, les affamés, ceux qui pleurent maintenant et ceux qui sont persécutés et bannis à cause de l’Evangile. A la catégorie des malheureux appartiennent les riches, les rassasiés, ceux qui maintenant rient et ceux qui sont élevés par tous.

Jésus ne canonise pas simplement tous les pauvres, les affamés, ceux qui pleurent ou sont persécutés, pas plus qu’il ne diabolise simplement tous les riches, les rassasiés, ceux qui rient et que l’on applaudit. La distinction est plus profonde ; il s’agit de savoir sur quoi on base sa propre sécurité, sur quel terrain on construit l’édifice de sa vie : sur ce qui passe ou sur ce qui ne passe pas.

L’Évangile  d’aujourd’hui est véritablement une lame à double tranchants : il sépare, trace deux destins diamétralement opposés. Il est comme le méridien de Greenwich qui divise l’est et l’ouest du monde. Mais heureusement, avec une différence essentielle. Le méridien de Greenwich est fixe : les terres qui sont à l’est ne peuvent pas passer à l’ouest, tout comme l’est l’équateur qui sépare le sud pauvre du monde et le nord riche et opulent. Dans notre Evangile, la ligne qui sépare les « bienheureux » et les « malheureux » est différente ; il s’agit d’une barrière mobile, extrêmement franchissable. Non seulement il est possible de passer d’un secteur à l’autre, mais tout cet Évangile a été dicté par Jésus pour nous inviter et nous inciter à passer d’une sphère à l’autre. Son invitation n’est pas une invitation à devenir pauvres, mais à devenir riches ! « Heureux, vous les pauvres : le royaume de Dieu est à vous ». Penser : des pauvres qui possèdent un royaume, et qui le possèdent dès maintenant ! Ceux qui décident d’entrer dans ce royaume sont en effet dès à présent enfants de Dieu, ils sont libres, frères, pleins d’espérance d’immortalité. Qui ne voudrait pas être pauvre de cette manière ?



Citation :
Seigneur, aide-moi à vivre pauvre en esprit, le cœur détaché de tout ce qui est matériel, et lié à toi seul


Père Raniero Cantalamessa
OFM Cap, prédicateur de la Maison pontificale.
Source :




Autres Méditations :




Bienheureux Guerric d'Igny (v. 1080-1157))
Abbé cistercien

Sermon pour la Toussaint, 6-7 ; SC 202 (trad. SC p. 511 rev.)


« Heureux, vous les pauvres... Malheureux, vous les riches »

C'est avec raison que le Seigneur, en proclamant la béatitude des pauvres, ne dit pas : « Le Royaume des cieux sera » mais « est à eux »... Qu'ils sont proches du Royaume de Dieu, ceux qui déjà possèdent et portent dans leur cœur ce Roi dont on a dit que le servir, c'est régner... Que d'autres se querellent pour se partager l'héritage de ce monde : « le Seigneur est ma part d'héritage et ma coupe » (Ps 15,5). Qu'ils combattent entre eux à qui sera le plus misérable : je ne leur envie rien de tout ce qu'ils recherchent, car moi et mon âme, « nous mettrons nos délices dans le Seigneur » (Ps 103,34).

Toi, l'héritage glorieux des pauvres ! Bienheureuse richesse de ceux qui n'ont rien ! Non seulement tu nous fournis tout ce dont nous avons besoin, mais encore, tu es remplie de toute gloire, tu débordes de toute joie, car tu es « la mesure surabondante versée dans notre sein » (Lc 6,38)...

Que votre âme... se glorifie dans son humilité, vous les pauvres, et qu'elle regarde avec dédain toute grandeur de ce monde... Des biens éternels sont préparés, et tu leur préférerais des choses passagères, pareilles à un songe ?... Comme ils sont malheureux, ceux que la bienheureuse pauvreté rendait dignes d'être honorés par le ciel, admirés par le monde et redoutés par l'enfer, et qui ensuite, dans l'aveuglement de leur esprit, ont regardé la pauvreté comme une misère, l'humilité comme une lâcheté ; qui ont voulu devenir riches et sont tombés dans les pièges du diable, alors que toutes choses leur appartenaient !... Quant à vous, qui avez pour amie la pauvreté et trouvez douce l'humilité du cœur, la Vérité éternelle vous rend sûrs de posséder le Royaume des cieux ; il garde fidèlement pour vous ce Royaume qui vous est réservé.














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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   

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Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !
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