À Toi NOTRE PÈRE par les Saints Cœurs de JÉSUS, MARIE et JOSEPH..

Forum Catholique sous la protection de Saint Michel, faisant mémoire de Sylvie la fondatrice, Prières, Dévotions au Sacré Coeur, au Coeur Immaculé de Marie, au Coeur Chaste de Joseph et autres, Fidélité aux 3 Blancheurs et au Magistère de l'Eglise...
 
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 Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !

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Lumen
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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Mar 24 Juil 2018 - 12:22

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Mardi 24 Juillet 2018 : Le mardi de la 16e semaine du temps ordinaire


Les Saints du jour (Mardi 24 Juillet)


Sainte Christine de Rome (ou de Bolsena), vierge et martyre († c. 300).

Sainte Euphrasie, Vierge († c. 412).

Saints Boris et Gleb, Princes Russes, fils de Saint Vladimir,
grand prince de Kiev (+ 1015).


Sainte Christine l'Admirable, Mystique à Saint-Trond (✝ 1224).

Sainte Kinga (Cunégonde), Reine de Pologne, vierge, Sœur
de l'Ordre de Sainte Claire (1234-1293).


Saint Charbel Makhlouf, Ermite, Prêtre et Moine Maronite,
Patron du Liban (1828-1898).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Comme Jésus parlait encore aux foules, sa mère et ses frères se tenaient dehors et cherchaient à lui parler.

"Quelqu’un lui dit : « Ta mère et tes frères se tiennent dehors, et ils cherchent à te parler. » Jésus répond : Qui est ma mère et qui sont mes frères, c’est celui qui fait la volonté de mon Père." Tandis que Jésus est refusé par les autorités, abandonné par la foule, il montre la présence de sa vraie communauté. Ce sont ses disciples, « ceux qui fait la volonté de son Père ». Sa mère et ses frères qui se tiennent dehors alors que « Jésus parlait encore aux foules, » ils cherchaient à lui parler. En Jésus, Dieu et l’humanité marche côte à côte, l’humanité et la divinité sont unies dans la volonté du Père. Le oui de Marie à l’Annonciation de l’Ange est la réponse de l’humanité qui recherche l’amour infini de Dieu. C’est à la Croix que Jésus fera toutes choses nouvelles. Le mystère Pascal réalise cette grâce extraordinaire du don de la divinité de Jésus à l’humanité entière. Le Verbe fait s’est fait chair pour que l’homme devienne, par adoption, « enfant de Dieu. » A la croix Jésus dira à Marie : « Voici ton Fils, » comme Il dira encore à Jean : « Voici ta mère ! » Jean deviendra le frère de Jésus, celui qui fait la volonté du Père. Ainsi se réalise la Parole : « faire la volonté de Dieu, » devenir mère, frère du Seigneur Jésus.


"En effet, quiconque fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux, celui–là est mon frère, ma sœur et ma mère."

Beaucoup plus que dans les liens du sang, Jésus manifeste ou est sa vraie famille. Ce n’est pas parce qu’il est incompris et rejeté de ses cousins et cousines, que Jésus permet une confusion à son égard, il appartient totalement au Royaume et à sa Mission. C’est cela, « faire la volonté de son Père. » Pour être de la famille de Jésus, il faut faire non pas sa volonté, mais la volonté du Père. L’obéissance au Père est constitutive de la « filiation » par Jésus. La maternité divine de Marie s’étend ainsi à l’Église, rassemblement de tous ceux qui sont au Christ. L’enfantement de cette humanité nouvelle se fait à la Croix, dans l’Unité du mystère d’amour de Dieu et de l’homme. L’Esprit Saint, Amour infini du Père et du Fils, se repend sur tous ceux que le Père a choisis pour enfants. Dieu s’est fait tout petit enfant en Jésus pour révéler son visage de Père. Le Dieu Saint se fait Dieu tout proche, œuvrant avec la nature humaine, sa créature. Nous sommes introduits dans le mystère de Marie, humanité renouvelée, qui vit de Dieu. Dans l’action de grâce, nous sommes dans la volonté du Père, pour le salut du monde.


"Jésus répondit : Qui est ma mère ? Qui sont mes frères ? C’est celui qui fait la volonté de mon Père."

C’est de compter sur Dieu, que se dit l’obéissance confiante, l’attitude de celui qui remet sa vie dans les mains d’un Autre. Dans l’obéissance totale au Père, Jésus réalise pour nous une nouvelle filiation. L’Église veut faire la volonté du Père à la suite de Jésus. Une vision prophétique étonnante nous est donnée en Jésus qui regarde ses disciples : « Qui est ma mère ? Qui sont mes frères ? C’est celui qui fait la volonté de mon Père ! » A la Croix : « Voici ta mère » était pour Jean, et pour chacun de nous, l’entrée dans une alliance nouvelle et éternelle. L’Esprit Saint, qui est « l’Esprit d’enfantement » dans le sein de la Vierge Marie, traverse désormais toute l’humanité. Cet Esprit accompagne Jésus dans sa vie publique lui donnant force et lumière : « Il s’est offert dans un Esprit éternel, » dit l’épitre aux Hébreux. « La mère » et « les frères, » seront avec Jésus, la réalisation du mystère de l’Eglise. Marie portera dans son cœur le ministère des apôtres, des prédicateurs, des prêtres qui célèbrent le sacrement pascal. Ainsi sont enfantés de nouveaux frères et de nouvelles sœurs, une humanité toute nouvelle, dont l’amour est totalement nouveau. La fécondité de l’Amour va s’étendre ainsi jusqu’aux extrémités du monde jusqu’à ce que Jésus revienne.


Citation :
Nous demandons la grâce d’entrer dans la volonté d’amour de Dieu unis à Jésus et à Marie.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :




Autres Méditations :



Saint Augustin (354-430)
Evêque d'Hippone (Afrique du Nord) et Docteur de l'Église

Sur la sainte virginité, ch. 5


« Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est mon frère,
ma sœur, ma mère »

Celles qui se consacrent entièrement au Seigneur ne doivent pas s'affliger de ce qu'en gardant leur virginité comme Marie, elles ne peuvent pas devenir mères selon la chair... Celui qui est le fruit d'une seule Vierge sainte est la gloire et l'honneur de toutes les autres saintes vierges, car comme Marie elles sont les mères du Christ si elles font la volonté de son Père. La gloire et le bonheur de Marie d'être la mère du Christ éclatent surtout dans les paroles du Seigneur : « Quiconque fait la volonté de mon Père qui est dans les Cieux, celui-là est mon frère, ma sœur, ma mère ». Il indique ainsi la parenté spirituelle qui le rattache au peuple qu'il a racheté. Ses frères et ses sœurs sont les saints hommes et les saintes femmes qui sont cohéritiers avec lui de son héritage céleste (Rm 8,17).

     Sa mère est l'Église tout entière, parce que c'est elle qui, par la grâce de Dieu, enfante les membres du Christ, c'est-à-dire ceux qui lui sont fidèles. Sa mère est encore toute âme sainte, qui fait la volonté de son Père et dont la charité féconde se manifeste dans ceux qu'elle enfante pour lui, « jusqu'à ce que lui-même soit formé en eux » (Ga 4,19)...

     Entre toutes les femmes, Marie est la seule qui soit en même temps vierge et mère, non seulement par l'esprit, mais aussi par le corps. Elle est mère selon l'esprit...des membres du Christ, c'est-à-dire de nous-mêmes, parce qu'elle a coopéré par sa charité à enfanter dans l'Église les fidèles, qui sont les membres de ce divin chef, notre tête (Ep 4,15-16), dont elle est vraiment mère selon la chair. Il fallait, en effet, que notre chef naisse selon la chair d'une vierge pour nous apprendre que ses membres devaient naître selon l'esprit d'une autre vierge qui est l'Église. Marie est donc la seule qui soit mère et vierge à la fois d'esprit et de corps. Mais l'Église tout entière, dans les saints qui doivent posséder le Royaume de Dieu, est, selon l'esprit, elle aussi mère du Christ et vierge du Christ.

















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Mer 25 Juil 2018 - 12:28

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Mercredi 25 Juillet 2018 : Le mercredi de la 16e semaine du temps ordinaire


L'Eglise fête : Saint Jacques le Majeur, Un des 12 Apôtres du Christ, Martyr,
frère de Saint Jean l'Évangéliste, à l’origine du Pèlerinage à Compostelle (✝ 44).

Pour en savoir + : Saint Jacques le Majeur, Apôtre, surnommé
" Enfant du tonnerre ". Ier siècle.



Les Saints du jour (Mercredi 25 Juillet)


Saint Christophe, Martyr en Lycie (3ème s.). Pour en savoir + :
Saint Christophe ou Christophore, martyr en Lycie. 254.

Sainte Glossinde, Abbesse à Metz (✝ 609).

Sainte Marie-Carmen Salles y Barengueras, Fondatrice de la Congrégation
des Sœurs de l'Immaculée Conception (✝ 1911)


Bienheureux Ángel Darío Acosta Zurita, Prêtre et Martyr (1908-1931).

Bienheureux José Luis Palacio Muñiz et 3 compagnons, Martyrs († 1936)


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

Alors la mère des fils de Zébédée s’approcha de Jésus avec ses fils Jacques et Jean, et elle se prosterna pour lui faire une demande. Jésus lui dit : « Que veux-tu ? » Elle répondit : « Ordonne que mes deux fils que voici siègent, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche, dans ton Royaume.

L’Apôtre Saint Jacques, à la prière de sa mère, veut être près de Jésus ! Abandonnant ses biens, sa maison et ses filets de pêche, il suit Jésus. Il a entendu le message de Jésus annonçant son Royaume et offrant la vie éternelle. La mère des deux frères demande à Jésus quelque chose de bon pour ses fils, mais cela reste au niveau des aspirations humaines. Cependant, la réalité merveilleuse du Royaume est annoncée ! L’appel de Jacques est une libre initiative de Jésus qui lui donne l’aide nécessaire pour y répondre. Viendra ensuite pour Jacques l’engagement qui se manifeste dans la réponse de Jésus, l’ouverture à la configuration au Christ Jésus qui appelle. Jésus transforme cette demande en un appel, dans le « pouvez-vous, » adressé aux deux frères Jésus énonce qu’il Lui faut d’abord aller à Jérusalem, souffrir et mourir pour ressusciter dans le Royaume. Les Apôtres, avant d’entrer dans le Royaume, vivront la Passion de Jésus. Pour partager sa part, il nous faut partager son chemin, il nous faut partager sa vie. C’est ainsi que s’annonce la place que nous occuperons près de Jésus.


"Jésus répondit : « Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire ? » Ils lui disent : « Nous le pouvons. »

Il leur dit : « Ma coupe, vous la boirez ; quant à siéger à ma droite et à ma gauche, ce n’est pas à moi de l’accorder ; il y a ceux pour qui cela est préparé par mon Père. » Jésus ne rompt pas le dialogue avec la mère et les frères, au contraire, il interroge les fils en les mettant en avant. Jésus clarifie la situation en s’adressant à eux directement : « Pouvez-vous boire à la coupe que je vais boire ? » La lumière est faite après la réponse large et généreuse des deux frères : « Nous le pouvons. » « Ma coupe, dit Jésus, vous y boirez. » Boire à la coupe est une évocation de la future coupe eucharistique. C’est une expression de la solidarité entre Jésus et ses disciples, une manifestation du chemin pascal que devra suivre le disciple à la suite de son maître. Le « oui » généreux de Jacques et de Jean va devenir un véritable « amen » qui assume la faiblesse et la fragilité des disciples. Nous pouvons obtenir la gloire que nous propose Jésus en acceptant d’abord la Croix. La réponse de Jésus met l’accent sur l’importance d’accepter de boire à la même « coupe » que lui. Il nous faut être prêts à donner notre vie pour l’amour de Dieu en nous consacrant au service de nos frères, avec la même attitude miséricordieuse que Lui. En suivant Jésus, nous nous donnons entièrement à lui, avec confiance.


« Les dix autres, qui avaient entendu, s’indignèrent contre les deux frères. Jésus les appela et dit : « Vous le savez : les chefs des nations les commandent en maîtres, et les grands font sentir leur pouvoir. Parmi vous, il ne devra pas en être ainsi : celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur ; et celui qui veut être parmi vous le premier sera votre esclave.

Ainsi, le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude. » Boire à la coupe de Jésus, c’est être très proche de lui : « Ma coupe, vous y boirez, » et vous pourrez entrer dans une glorification étonnante, la victoire de l’Amour, dans son épanouissement total. Jésus nous demande si nous voulons le suivre dans l’amour par lequel il va vous sauver, et en même temps glorifier le Père. Nous sommes dans la barque de l’Église qui vogue en pleine mer, affrontée à la tempête. Nous tenons bon parce que Jésus est là, vivant en nous sa Passion et sa Résurrection. Suivre Jésus, exige une grande humilité. Depuis le baptême, nous avons été appelés à être ses témoins pour transformer le monde. Soumis à nos limites, à nos péchés, nous commençons à boire la coupe d’amertume de Jésus. « À tout moment, nous subissons l’épreuve, mais nous ne sommes pas écrasés, dira Jacques. » Dans notre vie, la puissance de l’Amour infini de Dieu s’exerce par de petits ajustements à son cœur qui s’imposent toujours si nous voulons le suivre. Les dix suivront le même chemin, eux aussi en buvant à la même coupe, pleinement.



Citation :
Nous demandons la grâce de comprendre que nous sommes appelés à partager la Vie du Seigneur Jésus !


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :




Autres Méditations :



Saint Jean Chrysostome (v. 345-407)
Prêtre à Antioche puis Évêque de Constantinople, Docteur de l'Église

Homélies sur l'évangile de Matthieu, n° 65, 2-4 ; PG 58, 619 ( cf bréviaire : 25/07)


Boire à sa coupe pour siéger à sa droite

Par l'intermédiaire de leur mère, les fils de Zébédée demandent à leur maître, en présence de leurs collègues : « Ordonne que nous siégions l'un à ta droite et l'autre à ta gauche » (cf Mc 10,35s)... Le Christ s'empresse de les tirer de leurs illusions, en leur disant qu'ils doivent être prêts à souffrir des injures, des persécutions et même la mort : « Vous ne savez pas ce qui vous demandez. Pouvez-vous boire à la coupe que je vais boire ? » Que personne ne soit étonné de voir les apôtres dans des dispositions si imparfaites. Attends que le mystère de la croix soit accompli, que la force de l'Esprit Saint leur ait été communiquée. Si tu veux voir leur force d'âme, regarde-les plus tard, et tu les verras supérieurs à toutes les faiblesses humaines. Le Christ ne cache pas leurs petitesses, pour que tu voies tout ce qu'ils deviendront après, par la puissance de la grâce qui les transformera...

     « Vous ne savez pas ce que vous demandez. » Vous ne savez pas combien est grand cet honneur, combien c'est prodigieux. Être assis à ma droite ? Cela dépasse même les puissances angéliques. « Pouvez-vous boire à la coupe que je vais boire ? » Vous me parlez de trônes et de diadèmes insignifiants ; moi je vous parle de combats et de souffrances. Ce n'est pas maintenant que je recevrai ma royauté ; ce n'est pas encore l'heure de la gloire. Pour moi et les miens il s'agit pour l'instant de violence, de combats et de dangers.

   Remarque bien qu'il ne leur demande pas directement : « Aurez-vous le courage de verser votre sang ? » Pour les encourager, il leur propose de partager sa propre coupe, de vivre en communion avec lui... Plus tard tu verras ce même saint Jean, qui pour l'instant cherche la première place, toujours céder la préséance à saint Pierre... Quant à Jacques, son apostolat n'a pas duré longtemps. Brûlant de ferveur, méprisant entièrement les intérêts purement humains, par son zèle il a mérité d'être le premier martyr parmi les apôtres (Ac 12,2).

















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Jeu 26 Juil 2018 - 12:19

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Jeudi 26 Juillet 2018 : Le jeudi de la 16e semaine du temps ordinaire


L'Eglise fête : Sainte Anne et Saint Joachim, mère et père de la Vierge Marie.
Sainte Anne est la patronne de la province de Québec et de la Bretagne...

Pour en savoir + : Sainte Anne et saint Joachim, parents de Notre Dame la très sainte
Vierge Marie. Ier siècle.



Les Saints du jour (Jeudi 26 Juillet)


Saint Georges Preca, Prêtre et Fondateur de la Société de la Doctrine Chrétienne (✝ 1962).

Bienheureux Titus Brandsma, Prêtre, Carme, Martyr (1881-1942).


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


"Mais vous, heureux vos yeux puisqu’ils voient, et vos oreilles puisqu’elles entendent !"

Anne et Joachim, les parents de Marie, sont avec leur fille la dernière préparation à la venue de Jésus. Nous voulons entrer dans cette préparation. « À vous, il est donné de connaître les mystères du Royaume des cieux. » Cette parole de l’Évangile s’adresse bien à chacun de nous, parce que nous connaissons Marie, la mère de Jésus. Dans la première lecture reprise par le Sage, nous regardons bon nombre de patriarches vertueux et généreux. Anne et Joachim sont de ceux là. Ils nous sont donnés aujourd’hui pour notre édification. La Parole de Dieu nous a déjà donné la généalogie de Jésus ! Il y a là beaucoup de brisures, de ruptures, de désastres, des lieux douloureux et difficiles dans cette généalogie. Mais tout reprend sens dans le mystère de Marie. À la fois tout l’univers s’y préparait, et au cœur de l’univers, l’homme et la femme dans leur mystère. C’est l’histoire de l’humanité à la fois glorieuse et douloureuse, en vue de la venue de la petite Marie, la mère de Jésus. Sainte Anne et saint Joachim n’étaient pas immaculés, ils étaient pécheurs, tout comme nous. Nous nous émerveillons devant l’homme et la femme donnés par Dieu dans leur mystère. Le point culminant de la création sera la venue de Marie qui sera la mère de Jésus.


"heureux vos yeux parce qu’ils voient, et vos oreilles parce qu’elles entendent !"

En fêtant sainte Anne et saint Joachim nous contemplons la manière dont Dieu conduit chacune de nos vies. Nous chantons l’harmonie merveilleuse de la nature et de la grâce. Des l’origine, le diable mêle le mensonge à la vérité en lui donnant l’apparence du bien pour mieux nous tromper et nous briser. Nous prions que Dieu guérisse les brisures et les déchirures de l’humanité. En fêtant Sainte Anne et saint Joachim, nous contemplons l’histoire à la fois glorieuse et douloureuse de l’humanité, à cause de son péché. Dieu respecte profondément les lois de la nature. Il est d’une liberté totale par rapport à ces lois, et il est souverainement libre de tous les conditionnements de la nature. Dieu prépare d’une manière admirable la venue de son Fils. Tout l’univers matériel prépare cette venue de Jésus. Quand nous célébrons l’Eucharistie, tout est récapitulé dans le Christ, nous sommes pris dans le Christ avec Marie sa mère. En participant au mystère pascal, nous recevons comment Dieu se donne à nous, « nos yeux sont heureux », « nos oreilles jubilent de ce qu’elles entendent ». En effet, Jésus, qui est venu pour chacun d’entre nous, nous place au cœur du mystère de la régénération de l’humanité avec Marie l’Immaculée. L’Esprit Saint est à l’œuvre dés l’origine.


"entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu."

L’Esprit Saint qui est à l’œuvre dés l’origine, est à l’œuvre dans la conception de la Vierge Marie. Si Dieu respecte profondément l’univers et les lois de la nature qu’il crée, et s’il est souverainement respectueux et libre des conditionnements de la nature humaine, il réalise des merveilles. Marie, dans son mystère d’Immaculée, est totalement prise dans le mystère de la Rédemption du Christ Jésus. L’harmonie de l’univers, tel que Dieu la veut, va être redonnée avec le mystère de Jésus et de Marie. Pour le comprendre, il nous donne la parabole de la bonne terre. Nous avons la grâce de connaître Marie, pleine de grâce, la mère de Jésus qui donne naissance à l’unique Bon Grain. Avec lui nous entrons dans un discernement pour une vie étonnante, vécue sous le regard de Dieu. Nous prions que Dieu guérisse nos brisures et nos déchirures pour que nous chantions l’harmonie merveilleuse de tout ce que Dieu fait. Jésus est venu pour chacun d’entre nous, pour tout récapituler dans le Christ. Il nous faut attendre le moment favorable, patienter pour sortir des ténèbres. En fêtant sainte Anne et saint Joachim nous contemplons la manière dont Dieu conduit l’univers.


Citation :
Nous rendons grâce à Dieu pour Anne et Joachim, les parents de la Vierge Marie.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :




Autres Méditations :



Saint Hilaire (v. 315-367)
Évêque de Poitiers et Docteur de l'Église

Homélies sur l'évangile de Matthieu, n° 65, 2-4 ; PG 58, 619 ( cf bréviaire : 25/07)


« À vous, il est donné de connaître les mystères du Royaume de Dieu »

Toute l'œuvre contenue dans les saints livres annonce par des paroles, révèle par des faits, établit par des exemples, l'avènement de Jésus Christ notre Seigneur qui, envoyé par son Père, s'est fait homme en naissant d'une vierge par l'opération du Saint-Esprit. En effet, pendant toute la durée de la création, c'est lui qui, par des préfigurations vraies et manifestes, engendre, lave, sanctifie, choisit, sépare ou rachète l'Église dans les patriarches : par le sommeil d'Adam, par le déluge de Noé, par la justification d'Abraham, par la naissance d'Isaac, par la servitude de Jacob. Pendant tout le déroulement du temps, en un mot, l'ensemble des prophéties, cette mise en œuvre du plan secret de Dieu, nous a été donné par bienveillance pour la connaissance de son incarnation à venir...

Dans chaque personnage, chaque époque, chaque fait, l'ensemble des prophéties projette comme dans un miroir l'image de son avènement, de sa prédication, de sa Passion, de sa résurrection et de notre rassemblement dans l'Église... À commencer par Adam, point de départ de notre connaissance du genre humain, nous trouvons annoncé dès l'origine du monde, en un grand nombre de préfigurations, tout ce qui a reçu dans le Seigneur son achèvement total.

















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Ven 27 Juil 2018 - 14:20

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Vendredi 27 Juillet 2018 : Le vendredi de la 16e semaine du temps ordinaire


Les Saints du jour (Vendredi 27 Juillet)


Sept Saints Dormants d'Éphèse, frères, martyrs (+ vers 250).
pour en savoir + : Les sept dormants d'Ephèse, frères, martyrs. 250.

Saint Pantaléon, Médecin, martyr († v. 303). pour en savoir + :
Saint Pantaléon, médecin, martyr à Nicomédie. 303.

Sainte Nathalie et ses compagnons, Martyrs à Cordoue (✝ 852)

Saint Clément d'Ochrid, Archevêque, 1er Évêque de Bulgarie, Apôtre
des Bulgares (+ 916).


Bienheureuse Marie de la Passion Tarallo, Mystique, Religieuse italienne de
l'institut des Sœurs Crucifiées Adoratrices de l'Eucharistie (1866-1912).


Bienheureuses Raymonde Fossas Románs et consœurs, Martyrs († 1936)


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


Vous donc, entendez la parabole du semeur."Lorsque quelqu’un entend la parole du Règne et ne la comprend pas, le Mauvais vient s’emparer de ce qui a été semé dans son cœur :

c’est celui qui a été ensemencé le long du chemin." Le bord du chemin, c’est le sol caillouteux ! Qui va déplacer ce « caillou » qui a pris la place de notre cœur ? C’est l’Amour qui est à l’œuvre dans la résurrection de Jésus qui roulera la pierre, la force de l’amour de Dieu chasse le Mauvais qui s’est emparé du cœur de l’homme. Le sol pierreux ne permet pas aux racines de se développer. C’est le manque de racines qui fragilise cette plante. Ce qui va donner des racines, de la profondeur à notre vie, c’est l’amour surabondant de Dieu qui fait de l’endroit rocheux une bonne terre qui porte du fruit. C’est par le débordement de l’amour de Dieu, que nous serons aidés à rejeter hors de nous l’obstacle qui nous retient hors du mystère du Christ, quand vient la tribulation et la persécution.


"Celui qui a été ensemencé dans les endroits pierreux, c’est celui qui entend la Parole et la reçoit aussitôt avec joie,

mais il n’a pas de racine en lui–même, il ne tient qu’un temps ; sitôt que survient la détresse ou la persécution à cause de la Parole, c’est pour lui une cause de chute." Pour que l’amour de Dieu prenne sens véritablement dans notre vie, il faut arriver à une grande profondeur ! C’est à cette profondeur que vont être déracinées les ronces et tout ce qui empêche la vie de s’épanouir en nous. « Celui qui a été semé dans les épines, c’est celui qui entend la Parole, mais le souci du monde et la séduction de la richesse étouffent cette Parole, qui demeure sans fruit. » Les soucis du monde et les séductions de la richesse seront toujours là, à la porte de notre vie en train de frapper. Ce qui va les vaincre, c’est l’amour de Dieu qui va mettre dehors le menteur par la seule présence de l’amour.


"Celui qui a été ensemencé dans la bonne terre, c’est celui qui entend la Parole et la comprend ;

il porte du fruit et produit, l’un cent, l’autre soixante, l’autre trente." La bonne terre c’est le cœur de Marie. Elle a reçu la semence divine, le Verbe de Dieu semé en elle. Elle a formé Jésus, le Sauveur du monde. Maintenant, le Verbe de Dieu est semé en chacun de nous pour que le Christ prenne toute sa place en nous. « Et celui qui a été semé dans la bonne terre, c’est celui qui entend la Parole et la comprend. » Nous sommes le corps du Christ, l’épouse bien-aimée qui trouve son bonheur dans le cœur de l’agneau. Nous entendons la parole et nous en vivons portant le fruit de l’amour surabondant du cœur de Dieu. Nous pouvons alors aimer dans un débordement d’amour qui transforme tout autour de lui.


Citation :
Nous prions Jésus que tout ce qui s’oppose à Dieu soient envahis par l’amour


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :




Autres Méditations :




Saint Césaire d'Arles (470-543)
Moine et Évêque

Sermons au peuple, n°6 passim ; SC 175 (trad. SC p. 331s)


« Ils ont produit trente, soixante, cent pour un »

Frères bien-aimés, quand nous vous exposons quelque chose d'utile pour vos âmes, que personne n'essaye de s'excuser en disant : « Je n'ai pas le temps de lire, c'est pourquoi je ne peux pas connaître les commandements de Dieu ni les observer »… Arrachons-nous aux vains bavardages et aux plaisanteries mordantes…, et voyons s'il ne nous reste pas de temps à consacrer à la lecture de l'Écriture sainte… Quand les nuits sont plus longues, y aura-t-il quelqu'un capable de tant dormir qu'il ne puisse pas lire personnellement ou écouter quelqu'un d'autre lire l'Écriture ?... Car la lumière de l'âme et sa nourriture éternelle ne sont rien d'autre que la Parole de Dieu, sans laquelle le cœur ne peut ni vivre ni voir…

     Le soin de notre âme est tout à fait semblable à la culture de la terre. De même que dans une terre cultivée on arrache d'un côté et que l'on extirpe de l'autre jusqu'à la racine pour semer le bon grain, on doit faire de même dans notre âme : arracher ce qui est mauvais et planter ce qui est bon ; extirper ce qui est nuisible, greffer ce qui est utile ; déraciner l'orgueil et planter l'humilité ; jeter l'avarice et garder la miséricorde ; mépriser l'impureté et aimer la chasteté…

     En effet vous savez comment on cultive la terre. Tout d'abord on arrache les ronces, on jette les pierres au loin, ensuite on laboure la terre elle-même, on recommence une seconde fois, une troisième, et enfin… on sème. Qu'il en soit ainsi dans notre âme : tout d'abord, déracinons les ronces, c'est-à-dire les pensées mauvaises ; ensuite ôtons les pierres, autrement dit toute malice et dureté. Enfin labourons notre cœur avec la charrue de l'Évangile et le soc de la croix, brisons-le par la pénitence, ameublissons-le par l'aumône, par la charité préparons-le à la semence du Seigneur…, afin qu'il puisse recevoir avec joie la semence de la parole divine et rapporter non seulement trente, mais soixante et cent fois son fruit.

















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Sam 28 Juil 2018 - 14:04

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Samedi 28 Juillet 2018 : Le samedi de la 16e semaine du temps ordinaire


Les Saints du jour (Samedi 28 Juillet)


Saint Samson, Évêque de Dol en Bretagne (490-565).
pour en savoir + : Saint Samson (1/2), Évêque de Dol-de-Bretagne,
Confesseur. vers 565.

Saint Samson (2/2), Évêque de Dol-de-Bretagne, Confesseur. vers 565.

Sainte Irène de Cappadoce (9ème s.).

Saint Melchor Garcia Sanpedro, Évêque et Martyr († 1858)

Saint Pedro Poveda Castroverde, Prêtre et Martyr († 1936)

Sainte Alphonsine de l'Immaculée Conception, (Anne Muttathupadathu),
Vierge, Clarisse (1910-1946).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


"Pendant que les gens dormaient, son ennemi vint, sema de la mauvaise herbe au milieu du blé et s’en alla.

Les paraboles du Royaume des Cieux nous aident à comprendre ce qui se passe dans notre vie. Comme expliquer le mal, là ou Dieu n’a semé que du bon grain ? « Or, pendant que les gens dormaient, son ennemi est venu, il a semé à son tour de l’ivraie, au beau milieu du blé, et il s’en est allé. » L’humanité créée à l’image et à la ressemblance de Dieu, se trouve confrontée à l’Adversaire, l’ennemi de la nature humaine qui se cache. Dieu, en Jésus Christ, a pris notre nature humaine pour nous délivrer de cet ennemi et nous élever jusqu’en sa divinité. Il a pris les affections de notre cœur pour les enrichir de son amour infini. Jésus, le Verbe de Dieu fait chair a connu nos sentiments humains, il invite l’humanité à vivre de cet amour de Dieu.


"Les esclaves du maître de maison vinrent lui dire : Seigneur, n’as–tu pas semé de la bonne semence dans ton champ ?

D’où vient donc qu’il y ait de la mauvaise herbe ? Il leur répondit : C’est un ennemi qui a fait cela. Les esclaves lui dirent : Veux–tu que nous allions l’arracher ? Non, dit–il, de peur qu’en arrachant la mauvaise herbe, vous ne déraciniez le blé en même temps." L’épreuve de l’humanité sera d’être fidèle à cet amour infini de Dieu qui l’a rejoint malgré l’adversité. Les serviteurs disent à Jésus : Veux-tu donc que nous allions ramasser l’ivraie ? Quelque soit ce que nous vivons, l’amour de Dieu a rejoint notre humanité. La Parole de Dieu s’enracine ainsi dans notre cœur pour porter les bons fruits de l’amour. Le grand défi est de laisser notre cœur être pris par l’amour infini de Dieu, c’est un combat douloureux. Jésus nous révèle que cet amour de Dieu doit vaincre l’ivraie de notre égoïsme semée par le menteur. Notre cœur va demeurer fidèle à l’amour qui donne vie.


"Laissez croître ensemble l’un et l’autre jusqu’à la moisson ;

au temps de la moisson, je dirai aux moissonneurs : Arrachez d’abord la mauvaise herbe et liez–la en gerbes pour la brûler, puis recueillez le blé dans ma grange." L’amour de Dieu prend chair dans notre corps, dans notre cœur et dans notre vie. Cet amour se développe au milieu des épreuves : « Quand le blé est monté en herbe, puis en épis, alors l’ivraie est apparue aussi. » Cette expérience est désarçonnante pour nous : S’approchant, les serviteurs du propriétaire lui dirent : « Maître, n’est-ce pas du bon grain que tu as semé dans ton champ ? D’où vient donc qu’il s’y trouve de l’ivraie ? » L’humanité soumise à l’ivraie de l’infidélité est prise par le doute de cet amour dont parle l’Évangile. L’ivraie doit être étouffée par l’accueil de l’Amour infini de Dieu. Il appelle à un discernement ! Discerner le mal dont souffrent cruellement les jeunes de notre temps. Mais l’amour de Dieu nous a rejoint, il attend notre réponse. La Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu nous fait contempler jusqu’où va l’Amour infini de Dieu.


Citation :
Nous demandons la grâce d’une grande fidélité à l’amour de Dieu. Qu’il s’enracine dans notre cœur, pour que notre vie soit transformée et que nous vivions d’amour.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :




Autres Méditations :




Saint Jean-Marie Vianney (1786-1859)
Prêtre, Curé d'Ars

Esprit du Curé d'Ars dans ses Catéchismes, ses Homélies, ses Conversations
(Abbé Monnin, Éds Tequi 2007, p. 159 ; rev.)



Le bon grain et l'ivraie

On voit, dans l’Évangile, aujourd'hui, mes frères, que le maître du champ ayant semé son grain en bonne terre, l'ennemi vint pendant son sommeil et y sema l'ivraie. Cela veut dire que Dieu avait créé l'Homme bon et parfait, mais que l'ennemi est venu et a semé le péché. Voilà la chute d'Adam, terrible chute qui a donné l'entrée au péché dans le cœur de l'Homme.

     Il faut arracher l'ivraie, dites-vous ? « Non, répond le Seigneur, de peur qu'en arrachant l'ivraie vous n'arrachiez le bon grain. Attendez jusqu'à la moisson ». Le cœur de l'Homme doit rester ainsi, jusqu'à la fin, un mélange de bien et de mal, de vice et de vertu, de lumière et de ténèbres, de bon grain et d'ivraie. Dieu n'a pas voulu détruire ce mélange, et nous refaire une nature où il n'y aurait que du bon grain. Il veut que nous combattions, que nous travaillions à empêcher l'ivraie de tout envahir. Le démon vient semer les tentations sur nos pas ; mais avec la grâce nous pouvons le vaincre, nous pouvons étouffer l'ivraie.

     Trois choses sont absolument nécessaires contre la tentation : la prière pour nous éclairer, les sacrements pour nous fortifier, et la vigilance pour nous préserver. Heureuses les âmes tentées ! C'est lorsque le démon prévoit qu'une âme tend à l'union avec Dieu qu'il redouble de rage.

















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Dim 29 Juil 2018 - 12:02

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Dimanche 29 Juillet 2018 : Dix-septième dimanche du temps ordinaire


Les Saints du jour (Dimanche 29 Juillet)


Sainte Marthe, Vierge, Disciple de Jésus, sœur de Lazare
et de Marie-Madeleine († vers l'an 81).

pour en savoir + : Sainte Marthe, vierge, hôtesse de Notre
Seigneur Jésus-Christ. 84.


Saint Lazare, disciple de Jésus, frère de Marthe et Marie-Madeleine,
Ressuscité par Jésus, 1er Évêque de Marseille (Ier s.)


Sainte Béatrice, sœur de saint Simplice et de saint Faustin, Martyrs (+ 304]

Bienheureux Urbain II, Pape (157ème) de 1088 à 1099 (✝ 1099).

Bienheureux Lúcio Martínez Mancebo et 6 comp.


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


Jésus leva les yeux et vit qu’une foule nombreuse venait à lui. Il dit à Philippe : « Où pourrions-nous acheter du pain pour qu’ils aient à manger ? »

Nous nous laissons toucher par Jésus et nous le contemplons. « Jésus était passé de l’autre coté du lac de Tibériade. » Il y a d’abord le passage de cette mer en furie. Par ce passage, cette Pâque, Jésus veut nous entraîner plus loin. Jésus a ce regard de compassion sur la grande foule qui le suit parce qu’elle a vu les signes qu’il accomplit. Il regarde ces foules qui sont tournées vers lui parce qu’elles ont reconnu qu’il vient de Dieu. Tous sont touchés pas Jésus, mais Jésus est touché par eux. Son discours sur le Pain de vie commence par un miracle à partir duquel il nourrit une foule nombreuse à partir de cinq pains et de deux poissons. C’est un signe de la puissance de Dieu, afin de nous tourner vers Lui en toute confiance. Il déroge aux lois naturelles, c’est le signe que celui qui l’accomplit a un pouvoir sur ces lois naturelles. Cette foule qui a emmené ses malades a faim, elle est dans le besoin, elle porte le poids du jour. Ce peuple souffrant est un peuple en marche. Jésus a pitié de cette foule, « il est saisi aux entrailles », entrailles d’amour et de miséricorde. Déjà il veut inviter ses disciples à coopérer avec lui pour cette œuvre d’amour qui est le salut. Nous pouvons entrer dans cette tendresse de Dieu et suivre fidèlement l’appel que nous avons reçu. Dieu est le maître de l’impossible mais il veux que l’homme coopère dans la patience et la douceur à son œuvre ! Par notre travail, nous sommes au service des frères, une humanité qui met toutes ses puissances d’intelligence et d’amour au service de la faim des hommes.


Jésus disait cela à Philippe pour le mettre à l’épreuve, car lui-même savait bien ce qu’il allait faire.

Philippe lui répondit : « Le salaire de deux cents journées ne suffirait pas pour que chacun ait un petit morceau de pain. » Un de ses disciples, André, le frère de Simon-Pierre, lui dit : « Il y a là un jeune garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons, mais qu’est-ce que cela pour tant de monde ! » Jésus dit : « Faites-les asseoir. » Il y avait beaucoup d’herbe à cet endroit. Ils s’assirent donc, au nombre d’environ cinq mille hommes. Alors Jésus prit les pains, et, après avoir rendu grâce, les leur distribua ; il leur donna aussi du poisson, autant qu’ils en voulaient. André avait remarqué un garçon, qui séduit par Jésus, avait oublié de manger son pain et son poisson. Alors on le dit à Jésus ! Mais qu’est-ce que cela pour tant de monde ? Dieu est une surabondance de vie, de lumière et d’amour ! Les miracles de Jésus ont comme finalité de manifester l’amour de Dieu pour toute l’humanité. Il opère des guérisons, il ramène des morts à la vie, il nourrit les foules, Jésus vient en aide aux hommes : ils restaurent leur santé, leur dignité, leur vie. Les miracles de Jésus sont un témoignage de sa bienveillance pour les hommes. Le miracle est ainsi un signe de la puissance de Jésus et la manifestation de son amour pour nous. Ces miracles de Jésus s’accomplissent dans le quotidien le plus ordinaire ! Chacun avait mangé à sa faim, avait fait attention à l’autre. Nous sommes faits pour entrer dans cette surabondance, pour donner largement.


Quand ils eurent mangé à leur faim, il dit à ses disciples : « Ramassez les morceaux qui restent, pour que rien ne soit perdu. »

Ils les ramassèrent, et ils remplirent douze paniers avec les morceaux qui restaient des cinq pains d’orge après le repas. A la vue du signe que Jésus avait accompli, les gens disaient : « C’est vraiment lui le grand Prophète, celui qui vient dans le monde. » Mais Jésus savait qu’ils étaient sur le point de venir le prendre de force et faire de lui leur roi ; alors de nouveau il se retira, tout seul, dans la montagne. Jésus vient répondre à nos attentes, il vient exhausser l’espérance de tous. Les miracles de Jésus manifestent sa volonté de faire notre bonheur, mais ils nous invitent surtout à la conversion, à un sursaut, à remonter à la source de tout bonheur. Jésus veut que nous désirions le Souverain Bien, Dieu lui-même, qui seul peut rassasier notre désir d’aimer et d’être aimé. Jésus nous a montré la voie : « ma nourriture est de faire la volonté de mon Père. » La vie qu’il nous donne, c’est la vie éternelle, la guérison qu’il nous procure, c’est le salut éternel, et le Pain dont il nous nourrit, c’est lui-même. Ce pain ne nous nourrira vraiment, spirituellement que si nous nous offrons tout entier. Dieu va alors tout donner, avec notre travail, il donne une surabondance incroyable. L’Eucharistie, est annoncée, c’est la merveille de la transformation du monde.


Citation :
Nous demandons la grâce de coopérer à l’œuvre de Dieu et d’entrer dans la contemplation de Jésus.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :




Autres Méditations :




Saint Hilaire (v. 315-367)
Évêque de Poitiers et Docteur de l'Église

Commentaire sur l'évangile de Matthieu, 14, 11 ; PL 9, 999 (trad. Matthieu commenté,
DDB 1985, p. 98 rev. ; cf SC 258, p. 23)



« C'est vraiment lui le grand prophète, celui qui vient dans le monde »

Les disciples disent qu'ils ont seulement cinq pains et deux poissons. Les cinq pains signifiaient qu'ils étaient encore soumis aux cinq livres de la Loi, et les deux poissons qu'ils étaient nourris par les enseignements des prophètes et de Jean le Baptiste... Voilà ce que les apôtres avaient à offrir en premier lieu, puisqu'ils en étaient encore là ; et c'est de là qu'est partie la prédication de l'Évangile...

     Le Seigneur avait pris les pains et les poissons. Il a levé les yeux vers le ciel, a dit la bénédiction et les a rompus. Il rendait grâce au Père d'être changé en nourriture de la Bonne Nouvelle, après les siècles de la Loi et des prophètes... Les pains sont donnés aussi aux apôtres : c'est par eux que les dons de la grâce divine devaient être redonnés. Ensuite les gens sont nourris des cinq pains et des deux poissons et une fois les convives rassasiés, les fragments de pain et de poisson étaient en telle abondance que douze corbeilles ont été remplies. Cela veut dire que la multitude est comblée par la parole de Dieu qui vient de l'enseignement de la Loi et des prophètes. C'est l'abondance de la puissance divine, mise en réserve pour les peuples païens, qui déborde à la suite du service de la nourriture éternelle. Elle réalise une plénitude, celle du chiffre douze, comme le nombre des apôtres. Or il se trouve que le nombre de ceux qui ont mangé est le même que celui des croyants à venir : cinq mille hommes (Mt 14,21 ; Ac 4,4).

















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Lun 30 Juil 2018 - 13:40

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Lundi 30 Juillet 2018 : Le lundi de la 17e semaine du temps ordinaire


Les Saints du jour (Lundi 30 Juillet)


Saint Abel
Ancien Testament : Fils d'Adam et Eve (Livre de la Genèse)

pour en savoir + : AELF — Livre de la Genèse — chapitre 4

Saints Abdon et Sennen, Martyrs à Rome  

Saint Pierre Chrysologue, Archevêque de Ravenne et Docteur de l'Église (405-451).

Sainte Godelieve de Ghistelles, Martyre à Ghistelles (Gistel en flamand) (✝ 1070)

Saint Léopold Mandic, Prêtre Capucin, "l'apôtre du confessionnal" (1866-1942).

Sainte Marie de Jésus du Saint-Sacrement, Fondatrice des
Sœurs Filles du Cœur de Jésus au Mexique (✝ 1959).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :



"Le grain de sénevé qu’un homme a pris et semé dans son champ. C’est bien la plus petite de toutes les graines, mais, quand il a poussé, c’est la plus grande des plantes potagères," "qui devient même un arbre, au point que les oiseaux du ciel viennent s’abriter dans ses branches."

C’est la toute petitesse que Jésus magnifie dans la nature : « C’est bien la plus petite de toutes les graines, » dit-il. Ainsi ce qui est le plus petit dans le monde est signe du Royaume de Dieu. « Être Église c’est être le Peuple de Dieu, en accord avec le grand projet d’amour du Père. Cela appelle à être le ferment de Dieu au sein de l’humanité. Cela veut dire annoncer et porter le salut de Dieu dans notre monde, qui souvent se perd, a besoin de réponses qui donnent courage et espérance, qui donnent une nouvelle vigueur sur le chemin. L’Église doit être le lieu de la miséricorde gratuite, où tout le monde peut se sentir accueilli, aimé, pardonné et encouragé à vivre selon la bonne vie de l’Évangile dit le Pape François. » C’est la toute petitesse de Jésus qui va permettre à l’humanité d’être régénérée. Progressivement si nous entrons dans le mystère qu’il nous propose, nous comprenons que ce qu’il y a de plus petit et de plus fragile en chacun de nous, avec lui va régénérer l’humanité prise d’orgueil.


« Le Royaume des Cieux est semblable à du levain qu’une femme a pris et enfoui dans trois mesures de farine, jusqu’à ce que le tout ait levé. »

Nous rendons grâce à Dieu d’être ainsi introduits dans la compréhension du mystère du Royaume de Dieu. Ce mystère est grand comme le mystère du Dieu fragile, comme l’enfant de Bethléem. Il est vulnérable comme le crucifié agonisant du Golgotha : « Ainsi parle Yahvé. « Tout le Peuple de Dieu annonce l’Évangile. L’évangélisation est la tâche de l’Église, mais cette Église, l’agent de l’évangélisation, est bien plus qu’une institution organique et hiérarchique, car avant tout c’est un peuple qui est en marche vers Dieu dit encore le Pape François. » C’est ainsi que je détruirai l’orgueil de Juda, l’immense orgueil de Jérusalem. Ce peuple mauvais, ces gens qui refusent d’écouter mes paroles, qui suivent l’obstination de leur cœur et courent après d’autres dieux pour les servir et se prosterner devant eux ce peuple deviendra comme cette ceinture, inutilisable. Car, de même qu’une ceinture s’attache aux reins d’un homme, ainsi m’étais-je attaché toute la maison d’Israël, toute la maison de Juda oracle de Yahvé pour qu’elles soient mon peuple, mon renom, mon honneur et ma splendeur. Mais elles n’ont pas écouté. » Jésus annonce le mystère de l’amour qui seul est victorieux de l’illusion que procure l’orgueil !


"Tout cela, Jésus le dit aux foules en paraboles,

et il ne leur disait rien sans parabole ; pour que s’accomplît l’oracle du prophète : J’ouvrirai la bouche pour dire des paraboles, je clamerai des choses cachées depuis la fondation du monde." « Le salut, que Dieu réalise et que l’Église annonce joyeusement, est destiné à tous. Dieu a établi un chemin pour s’unir à chaque être humain de tous les temps. Il a choisi de les convoquer comme peuple et non pas comme des êtres isolés (Vatican II LG 9). Personne ne se sauve tout seul, c’est-à-dire, ni comme individu isolé ni par ses propres forces. Dieu nous attire en tenant compte de la trame complexe des relations interpersonnelles que comporte la vie dans une communauté humaine. Le peuple que Dieu s’est choisi et qu’il a convoqué, c’est l’Église. Jésus ne dit pas aux apôtres de former un groupe exclusif, un groupe d’élite. Jésus dit : « Allez : de toutes les nations faites des disciples. » Saint Paul affirme qu’au sein du peuple de Dieu, dans l’Église, « il n’y a ni juif ni Grec…, car tous vous ne faites qu’un dans le Christ Jésus. » Je voudrais dire à ceux qui se sentent loin de Dieu et de l’Église, à ceux qui sont craintifs et indifférents : Le Seigneur t’appelle toi aussi à faire partie de son peuple et il le fait avec grand respect et amour, dit encore le Pape François. » Ainsi m’étais-je attaché toute la maison d’Israël pour qu’elle soit mon peuple, ma splendeur dit de Dieu le prophète. Jésus s’est attaché par amour à l’humanité. " Il s’est dit par une parabole : "Sa douceur et son humilité ont vaincu l’orgueil de l’humanité obstinée. Grandissant, Jésus a observé les minuscules graines que l’on pouvait semer. Il veut nous instruire avec la plus petite de toutes les semences ! Ce qu’il y a de plus fragile, de plus vulnérable, de plus petit, de plus pauvre, voilà ce que Dieu a choisi pour confondre l’orgueil du « monde. »"


Citation :
Nous demandons la grâce de suivre Jésus dans son chemin de pauvreté.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :




Autres Méditations :



Saint Pierre Chrysologue (v. 406-450)
Évêque de de Ravenne et Docteur de l'Église

Sermon 99 (trad. coll. Icthus, vol. 11, p. 288)


« Jusqu'à ce que le tout ait levé »

Donnons le sens profond de cette parabole. La femme qui a pris du levain, c'est l'Église ; le levain qu'elle a pris, c'est la révélation de la doctrine céleste ; les trois mesures dans lesquelles elle a enfoui le levain sont la Loi, les Prophètes et les Évangiles, où le sens divin s'enfouit et se cache sous des termes symboliques, afin d'être saisi du fidèle et d'échapper à l'infidèle.

Quant à ces mots « jusqu'à ce que le tout ait levé », ils se rapportent à ce que dit l'apôtre Paul : « Imparfaite est notre science, imparfaite aussi notre prophétie. Quand donc viendra ce qui est parfait, ce qui est imparfait disparaîtra » (1Co 13,9).

La connaissance de Dieu est maintenant dans la pâte : elle se répand sur les sens, elle gonfle les cœurs, augmente les intelligences et comme tout enseignement, les élargit, les soulève et les épanouit aux dimensions de la sagesse céleste. Tout sera bientôt levé. Quand ? À l'avènement du Christ.

















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Mar 31 Juil 2018 - 12:26

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Mardi 31 Juillet 2018 : Le mardi de la 17e semaine du temps ordinaire


Les Saints du jour (Mardi 31 Juillet)


Saint Germain, Évêque d'Auxerre (c. 378-448).  

Saint Ignace de Loyola, Prêtre, Fondateur de la
Compagnie de Jésus (1491-1556).


Bienheureuse Sidonie (Cécile Schelingova) martyre en Slovaquie (+ 1955).


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 





Homélie :


Dans l’Évangile de ce jour, Jésus nous donne Lui-même l’interprétation de la parabole du bon grain et de l’ivraie qu’il avait laissée à notre méditation quelques versets plus haut.
Dans le récit parabolique, Jésus s’exprimait ainsi : « Il en est du Royaume des Cieux comme d’un homme qui a semé du bon grain dans son champ. Or, son ennemi est venu, il a semé à son tour l’ivraie, au beau milieu du blé et il s’en est allé ».
Là où le Royaume est à l’œuvre, le démon pointe son nez et entre en action. N’oublions pas qu’il y a deux manières de faire le jeu du démon : trop en parler si bien qu’on ne pense plus qu’à lui en oubliant que Dieu est le centre de notre vie mais aussi croire qu’il n’existe pas, qu’il n’agit pas, si bien qu’on lui laisse les mains libres pour semer l’ivraie dans notre champ : « pendant que les gens dormaient ».

La parabole nous montre que le démon entre en action à deux niveaux. Tout d’abord, directement. Il sème de l’ivraie au milieu du bon grain et crée la confusion entre ce qui est bon et ce qui est mauvais.
Face à cela, les directives de Jésus sont claires : « Laissez-les pousser ensemble, de peur qu’en enlevant l’ivraie vous n’arrachiez le bon grain ».
D’une part, l’ivraie est tellement imbriquée dans le bon grain, qu’en voulant enlever l’un, nous arracherions l’autre.
D’autre part, le bon grain et l’ivraie en herbe se ressemblent tellement que nous risquerions de nous méprendre en croyant arracher de l’ivraie alors qu’il s’agit de bon grain.

Mais le démon peut aussi intervenir d’une façon moins directe en induisant dans notre cœur l’illusion de croire que nous pouvons par nous-mêmes discerner de façon définitive ce qui est bon de ce qui est mauvais.
Nous nous instaurons alors juges de nos frères et de nous-mêmes, juges de la moisson c’est-à-dire de l’œuvre de Dieu dans les cœurs, autrement dit juges de Dieu puisqu’entre Dieu et son œuvre c’est tout un.

Cela ne signifie pas pour autant qu’il faille relativiser la distinction entre le bien et le mal. En effet, l’ivraie n’est pas du bon grain, et le bon grain ne saurait se confondre avec l’ivraie.
Le bien et le mal s’impose à tous dans les mêmes termes et avec la même exigence et ne sont relatifs en rien aux conditions subjectives de chacun.

En fait, le piège est de prétendre juger du bien et du mal de façon définitive et clôturante à un instant donné en enfermant l’autre ou soi-même dans sa faute et en excluant toute possibilité de changer.
L’impasse est alors faite sur la Miséricorde Divine qui agit dans la durée et ne réduit jamais quelqu’un aux actes qu’il a posés à un moment donné de sa vie.

La Divine Patience est sans conteste un des aspects les plus déconcertants de la Miséricorde. Le Seigneur croit en nous, il espère en nous et nous aime non pas malgré notre malice et notre aveuglement, mais à cause d’eux, c'est-à-dire en proportion de notre misère.

Certes, l’ivraie n’entrera pas dans le Royaume, mais ce n’est qu’à la moisson, c’est-à-dire quand le bon grain sera définitivement à l’abri, qu’elle sera arrachée et brûlée.
Car ce n’est qu’au terme d’une vie qu’on peut en faire le bilan et encore : pas à la lumière de nos critères humains (ce ne sont pas les serviteurs qui moissonnent mais les Anges de Dieu), mais à la lumière de ce que L’Esprit seul peut révéler, lui qui connaît le fond des cœurs.

Laissons donc le temps et la grâce faire leur œuvre. La graine du Royaume, minuscule aux yeux des hommes, à vrai dire à peine perceptible – qu’y a-t-il donc de changé depuis la venue du Christ ? – cette graine pousse dans le secret des cœurs.
Mystérieusement, le levain du Royaume se diffuse dans la pâte humaine et la travaille au plus profond. Même si nous ne percevons pas de changement spectaculaire, il fait pourtant insensiblement lever la pâte.
Voilà le lieu de notre combat : la Foi en l’action cachée du Royaume dans la durée. Ne laissons pas ici sommeiller notre Foi.
Pendant ce sommeil risquerait fort bien d’intervenir le Malin. Notre manière de contribuer à l’avènement du Royaume c’est précisément de rester vigilants dans cette Foi.

« Seigneur, en attendant que tu reviennes pour faire toi-même la moisson, augmente notre Foi et notre Espérance en ta Miséricorde à l’œuvre dans les cœurs pour promouvoir la croissance du bon grain et être jugés digne d’être intégrés dans le Pain Eucharistique du Royaume qui est ton Corps. »



Frère Elie
Famille Saint JOSEPH
Source :




Autres Méditations :



La Lettre à Diognète (v. 200)
Ch 8 ; SC 33 (trad. Orval rev. ; cf SC p. 71)



La patience de Dieu

Le Maître et le Créateur de l'univers, Dieu, qui a fait toutes choses et les a disposées avec ordre, s'est montré non seulement plein d'amour pour les hommes, mais plein de patience. Lui, il a toujours été, il est et il restera le même : secourable, bon, doux, véridique — lui seul est bon. Pourtant lorsqu'il a conçu son dessein d'une grandeur inexprimable, il n'en a fait part qu'à son Fils unique. Tant qu'il maintenait dans le mystère et réservait le plan de sa sagesse, il semblait nous négliger et ne pas se soucier de nous. Mais quand il a révélé par son Fils bien-aimé et manifesté ce qu'il avait préparé depuis le commencement, il nous a offert tout en même temps : participer à ses bienfaits, voir, et comprendre la largesse de ses dons. Qui de nous aurait jamais pu s'y attendre ?

Dieu avait donc déjà tout disposé à part lui avec son Fils ; mais, jusqu'à ces derniers temps, il nous a permis de nous laisser emporter au gré de nos penchants désordonnés, entraînés par les plaisirs et les passions. Non qu'il ait pris le moins du monde plaisir à nos péchés ; il tolérait seulement ce temps où sévissait le mal sans y consentir. Il préparait le règne actuel de la justice. Durant cette période, nos propres œuvres nous montraient indignes de la vie ; nous en devenons dignes maintenant par l'effet de la bonté de Dieu. Nous nous sommes montrés incapables d'accéder par nous-mêmes au Royaume de Dieu ; c'est sa puissance qui nous en rend capables maintenant... Dieu ne nous a pas haïs, ni repoussés, il n'a pas tenu rancune, mais il a patienté longtemps.

















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Mer 1 Aoû 2018 - 13:51

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Mercredi 1 Août 2018 : Le mercredi de la 17e semaine du temps ordinaire


Les Saints du jour (Mercredi 1 Août)


Saints Maccabées et de Saint Éléazar dans l’Ancien Testament :
Sept frères et leur mère ainsi que le vieux scribe Saint Éléazar,
martyrs à Antioche (-166 av JC.).

pour en savoir + : Saints Maccabées Ancien Testament : Sept frères et leur mère,
martyrs à Antioche (-166 av JC.)


Saint Ethelwold Moine bénédictin (+ 984)

Saint Pierre Favre, Jésuite, Co-Fondateur et 1er Prêtre de
la Compagnie de Jésus (✝ 1546).


Saint Alphonse-Marie de Liguori, Évêque, Docteur de l'Église, Fondateur
de la Congrégation des Rédemptoristes (1696-1787).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


Voici à quoi le règne des cieux est semblable : à un trésor caché dans un champ ;

Le Royaume de Dieu a beaucoup d’importance dans la prédication de Jésus qui veut nourrir l’espérance du peuple choisi par Dieu. Nous sommes devant deux paraboles sur le Royaume des Cieux annoncées par Jésus. Parce qu’ils ne les ont pas comprises, le Sanhédrin, Pilate et Hérode, condamneront Jésus à mort. Même les disciples n’ont pas compris la nature de ce Royaume qui est annoncé en paraboles. Le bon larron, cloué sur la croix à côté de Jésus, lui dira : « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras inaugurer ton Règne. » Nous entrons dans une compréhension du Royaume de Dieu. Les deux criminels avaient été accusés et ils étaient sur le point de mourir. Le « bon » larron reconnaît Jésus comme le Roi d’un Royaume qui viendra après cette horrible mort sur la croix. Ce ne pouvait être qu’un Royaume d’Amour. La pauvreté nous rend humble : « Heureux les pauvres en esprit. » Jésus, à la Croix a embrassé la pauvreté extrême, lui, qui « n’avait pas d’endroit où reposer sa tête. » L’Evangile est Bonne Nouvelle pour nous, il est un trésor caché, c’est la révélation de Jésus qui nous sauve dans sa Passion. Là nous est manifesté le plus grand amour qui soit. Cette perle fine est le mystère du serviteur qui est enfanté, d’une manière étonnante, à la vie divine.



l’homme qui l’a trouvé le cache et, dans sa joie, il va vendre tout ce qu’il a pour acheter ce champ–là.

Jésus parle du Royaume des Cieux comme d’un trésor caché sous terre, et dont la découverte est cause d’une telle joie, qu’elle incite celui qui l’a trouvé à acheter le terrain. Ce trésor est si précieux qu’il fait vendre tout ce qui est possédé. Marie a vécu cette parole avec intensité, elle est devenue la mère de Jésus. Jésus, le Fils de Dieu, s’est présenté comme le fils de l’homme. Nous sommes invités à sa suite, à mettre nos pas dans ses pas. Notre vie entre alors dans la compréhension de l’amour infini de Dieu qui nous rejoint ! Nous gagnions ainsi la perle d’un grand prix : « Venez, les bénis de mon Père ; venez recevoir en héritage le Royaume préparé pour vous depuis le commencement du monde. » En Église, il nous faut redoubler de foi pour vivre de ce mystère à la suite de Jésus crucifié et glorifié. « J’achève en ma chair ce qui manque aux souffrances du Christ pour son corps qui est l’Église, dit l’apôtre. » Quand cette parole se réalise en nous, il n’y a plus aucune compréhension, la nuit est totale et tout devient ténébreux comme la perle enfouie dans la terre.


Voici encore à quoi le règne des cieux est semblable : un marchand qui cherchait de belles perles. Ayant trouvé une perle de grand prix, il est allé vendre tout ce qu’il avait pour l’acheter."

Tout vendre pour acheter la perle de grand prix ! Tout vendre pour acheter le terrain qui contient le Trésor, c’est s’exposer à suivre Jésus avec Marie sa mère. C’est continuer l’œuvre de salut en partageant la gloire de Jésus, après l’avoir suivi dans sa passion. Le Royaume de Dieu est la paix, l’amour, la justice dans la liberté. L’atteindre est à la fois un don de Dieu et une responsabilité humaine. Devant la grandeur du don divin, nous constatons l’imperfection de tous nos efforts. Ils sont souvent détruits par le péché, la guerre et la malice, qui nous paraissent insurmontables. Nous devons être confiants, car ce qui semble impossible pour l’homme est possible pour Dieu. Jésus dans sa Passion dira : « Père, éloigne ce calice, cependant pas ma volonté mais la tienne ! » Notre réponse, à la suite de Jésus, est : « Je crois Seigneur, mais augmente ma foi ! » Au milieu des hommes, nous rendons témoignage de la guérison du Seigneur Jésus qui soutient notre espérance. Ce qui est précieux pour nous, c’est la croix de Jésus Christ. C’est l’amour surabondant avec lequel il nous sauve. En communauté nous devenons sauveur avec Jésus l’unique Sauveur. Nous savons qu’il nous faut tenir bon et nous soutenir les uns les autres dans l’Amour.


Citation :
Nous demandons la grâce de ce grand amour qui nous permet de passer les épreuves pour rejoindre la gloire de Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :




Autres Méditations :



Saint Bonaventure (1221-1274)
Franciscain Docteur de l'Église

Vie de Saint François, Legenda major, ch. 7
(trad. cf. Vorreux, Eds franciscaines 1951, p. 622)



La perle de grande valeur

Parmi les dons spirituels reçus de la générosité de Dieu, François a obtenu en particulier celui de toujours enrichir son trésor de simplicité grâce à son amour de la très grande pauvreté. Voyant que celle qui avait été la compagne habituelle du Fils de Dieu était devenue désormais l'objet d'une aversion universelle, il a eu à cœur de la prendre pour épouse et lui a voué un amour éternel. Non content de « quitter pour elle son père et sa mère » (Gn 2,24), il a distribué aux pauvres tout ce qu'il pouvait avoir (Mt 19,21). Personne n'a gardé son argent aussi jalousement que François a gardé sa pauvreté ; jamais personne n'a surveillé son trésor avec plus de soin qu'il n'en a mis à garder cette perle dont parle l'Évangile.  

     Rien ne le blessait autant que de rencontrer chez ses frères quelque chose qui ne soit pas parfaitement conforme à la pauvreté des religieux. Du début de sa vie religieuse jusqu'à sa mort, lui-même n'a eu pour toutes richesses que sa tunique, une corde comme ceinture, des caleçons ; il ne lui fallait rien de plus. Il lui arrivait souvent de penser en pleurant à la pauvreté du Christ Jésus et de sa Mère : « Voici, disait-il, pourquoi la pauvreté est la reine des vertus ; c'est à cause de l'éclat dont elle a brillé chez le Roi des rois (1Tm 6,15) et la Reine sa mère ».

     Quand les frères lui demandaient un jour quelle est la vertu qui nous rend le plus ami du Christ, il a répondu, leur ouvrant pour ainsi dire le secret de son cœur : « Sachez, frères, que la pauvreté spirituelle est le chemin privilégié du salut, car elle est la sève de l'humilité et la racine de la perfection ; ses fruits sont innombrables bien que cachés. Elle est ce 'trésor enfoui dans un champ' pour l'achat duquel, dit l'Évangile, il faut tout vendre et dont la valeur doit nous pousser à mépriser tout autre chose ».

















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Jeu 2 Aoû 2018 - 17:11

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Jeudi 2 Août 2018 : Le jeudi de la 17e semaine du temps ordinaire


Les Saints du jour (Jeudi 2 Août)


Saint Étienne Ier, Pape et Martyr († 257).

Saint Eusèbe, Évêque de Verceil, Martyr († c. 371).

Saint Pierre-Julien Eymard, Prêtre, Apôtre de l’Eucharistie, Fondateur de
la Congrégation des Pères du Très Saint-Sacrement et de celle
des Servantes du Très Saint-Sacrement (1811-1868).


Saint Alphonse-Marie de Liguori, Évêque, Docteur de l'Église, Fondateur
de la Congrégation des Rédemptoristes (1696-1787).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.




LECTURES DE LA MESSE:
 





Homélie :


"Le royaume des Cieux est encore comparable à un filet que l’on jette dans la mer, et qui ramène toutes sortes de poissons.

Quand il est plein, on le tire sur le rivage, on s’assied, on ramasse dans des paniers ce qui est bon, et on rejette ce qui ne vaut rien. Jésus termine son discours sur le Royaume avec l’image du filet que l’on retire de la mer, rempli de poissons, qui seront ensuite triés sur le rivage. Il manifeste ainsi la fin du monde qui donnera lieu à un jugement du fruit qui se révèle dans notre existence. Tout semble récolté avec la même générosité que la semence du blé jeté en terre. Nous nous confions à la miséricorde infinie de Dieu qui est un Don d’amour total. Nous aurions aimé faire beaucoup pour lui, avec le courage d’être à son service, mais « nous sommes comme l’argile dans la main du potier, » c’est Lui le Maitre d’œuvre. Il nous faut nous laisser faire. Dieu agit librement parce qu’il est amour. Il nous a créés librement pour faire librement ce qu’il attend de nous, dans son amour. Son chef-d’œuvre est la rencontre de deux amours : Le sien qui est fort et le notre si fragile, qui vient encore de Lui ! Plus nous avançons dans la vie, plus les événements de notre vie remontent à notre conscience, plus nous nous rendons compte de nos erreurs et de nos limites. Nous nous confions alors à la miséricorde infinie de Dieu qui va tout régénérer.


"Ainsi en sera-t-il à la fin du monde : les anges sortiront pour séparer les méchants du milieu des justes et les jetteront dans la fournaise : là, il y aura des pleurs et des grincements de dents."

« Avez-vous compris tout cela ? » Ils lui répondent : « Oui ».Il en sera de même à la fin du monde. Il n’est pas de notre ressort de faire le tri, ce qui nous revient, c’est que le filet puisse ramener le maximum de bons poissons. Que nous prenions soin de notre cœur pour être le plus possible des témoins fidèles et heureux de l’Evangile. La vie demeure avec ce qui s’impose à nous, mais le Royaume se manifeste par la manière dont nous allons répondre à l’autre, surtout s’il est souffrant. L’action de l’Amour de Dieu dans notre fragilité révèlera sa miséricorde infinie. Nous sommes dans le cœur de Dieu pour la réalisation de son plan d‘Amour. Dieu nous demande une coopération alors que nous sommes pauvres et fragiles. Nous voulons grandir en confiance pour faire humblement ce que Dieu veut. Dieu, plein d’amour, nous donnera le courage dont nous avons besoin pour faire de notre vie quelque chose de merveilleux.


"Jésus ajouta : « C’est pourquoi tout scribe devenu disciple du royaume des Cieux est comparable à un maître de maison qui tire de son trésor du neuf et de l’ancien. »

Lorsque Jésus eut terminé ces paraboles, il s’éloigna de là. Nous ne faisons pas le tri avant l’heure et surtout pas par nous-mêmes, mais nous nous convertissons pour nous ajuster à l’amour que Dieu nous donne. Seul le Christ Jésus nous sauve. Entrons dans la confiance que Jésus nous fait, laissons nous faire par l’Esprit Saint ! Laissons nous façonner par l’Évangile, par les appels que nous recevons, par les services que nous rendons aux autres. Dieu agit avec un immense amour envers nous. Non seulement Il prend sur lui toutes nos défaillances, mais Il attend de nous une réponse d’amour possible. Notre liberté s’édifie dans cette confiance, elle va grandir à la condition que nous demeurions dans l’amour pour édifier le Règne de Dieu. Dans nos difficultés, nous nous trouvons devant le choix de faire confiance, de reprendre force et courage. Dieu est le Maître de notre vie, en demeurant dans l’amour de Dieu, nous trouvons la liberté de coopérer à son œuvre. C’est dans cet amour que nous sommes libérés de nous mêmes.


Citation :
Nous demandons à Dieu la grâce de demeurer dans son Amour infini.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :




Autres Méditations :



Benoît XVI
Pape de 2005 à 2013

Encyclique « Spe Salvi », 45-46 (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana)


« Sur le rivage »

Avec la mort, le choix de vie fait par l'homme devient définitif : sa vie est devant le Juge. Son choix, qui a pris forme au cours de toute sa vie, peut avoir diverses caractéristiques. Il peut y avoir des personnes qui ont détruit totalement en elles le désir de la vérité et la disponibilité à l'amour. Des personnes en qui tout est devenu mensonge, des personnes qui ont vécu pour la haine et qui en elles-mêmes ont piétiné l'amour. C'est une perspective terrible, mais certains personnages de notre histoire laissent entrevoir de façon effroyable des profils de ce genre. Dans des individus semblables, il n'y aurait plus rien de remédiable, et la destruction du bien serait irrévocable : c'est cela qu'on indique par le mot « enfer ».

     D'autre part, il peut y avoir des personnes très pures, qui se sont laissées entièrement pénétrer par Dieu et qui, par conséquent, sont totalement ouvertes au prochain — personnes dont la communion avec Dieu oriente dès maintenant l'être tout entier et dont le fait d'aller vers Dieu conduit seulement à l'accomplissement de ce qu'elles sont désormais.

     Selon nos expériences, cependant, ni un cas ni l'autre ne sont la normalité dans l'existence humaine. Chez la plupart des hommes, comme nous pouvons le penser, demeure présente au plus profond de leur être une ultime ouverture intérieure pour la vérité, pour l'amour, pour Dieu. Mais, dans les choix concrets de vie, elle est recouverte depuis toujours de nouveaux compromis avec le mal... Qu'advient-il de tels individus lorsqu'ils comparaissent devant le Juge ? Toutes les choses sales qu'ils ont accumulées dans leur vie deviendront-elles d'un coup insignifiantes ? Dans la première lettre aux Corinthiens, saint Paul nous donne une idée de l'impact différent du jugement de Dieu sur l'homme selon son état... : « On peut poursuivre la construction avec de l'or, de l'argent ou de la belle pierre, avec du bois, de l'herbe ou du chaume, mais l'ouvrage de chacun sera mis en pleine lumière au jour du jugement. Car cette révélation se fera par le feu, et c'est le feu qui permettra d'apprécier la qualité de l'ouvrage de chacun. Si l'ouvrage construit par quelqu'un résiste, celui-là recevra un salaire ; s'il est détruit par le feu, il perdra son salaire. Et lui-même sera sauvé, mais comme s'il était passé à travers un feu » (3,12-15).


















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Ven 3 Aoû 2018 - 13:37

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Vendredi 3 Août 2018 : Le vendredi de la 17e semaine du temps ordinaire


Les Saints du jour (Vendredi 3 Août)


Sainte Marie-Salomé, Femme de Zébédée, Mère des apôtres Jacques
et Jean, fêtéé le 3 août et le 22 octobre (Ier siècle).


Saint Nicodème le Synhédriste, Disciple, Notable Juif, Pharisien
du Nouveau Testament (1er s.).


Sainte Lydie, Commerçante en pourpre à Philippes, convertie par Saint Paul (1er s.).

Saint Bennon, 45ème Évêque de Metz et d'Einsiedeln (+ 940).

Bienheureux Augustin Kažotić, Évêque, Dominicain et martyr (v. 1260-1323).


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LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


"Jésus se rendit dans son lieu d’origine, et il enseignait les gens dans leur synagogue, de telle manière qu’ils étaient frappés d’étonnement et disaient : « D’où lui viennent cette sagesse et ces miracles ?"

N’est-il pas le fils du charpentier ? Sa mère ne s’appelle-t-elle pas Marie, et ses frères : Jacques, Joseph, Simon et Jude ? Et ses sœurs ne sont-elles pas toutes chez nous ? Alors, d’où lui vient tout cela ? » Jésus revient chez lui dans sa nouvelle manière d’être : il enseigne, il fait des miracles. Les gens de son village constatent cette évolution, ils ne voient pas comment assimiler cette nouveauté dont Jésus est porteur. L’origine de Jésus qu’ils connaissent leur paraît incapable de rendre compte de ce que Jésus est devenu ! Cela est violent pour eux. Ils sont choqués. Ils savent l’origine de sa vie, sa manière d’être, et il est devenu comme un étranger pour eux. Cette incompréhension reprend le prologue de St. Jean : « Il est venu chez les siens et les siens ne l’ont pas reconnu ! » C’est dans « leur » synagogue qu’il enseigne ! Les compatriotes de Jésus pourraient etre flattés et heureux de sa renommée, mais ils sont ébahis, les gens se questionnent et se demandent : D’où lui viennent cette sagesse et ces miracles ? Nous ne partons plus du même lieu ! Dieu n’a plus sa demeure chez les siens ! Il est regardé comme un étranger, un hôte de passage, Jésus leur échappe parce qu’ils sont incapables de voir plus loin que les appartenances humaines !


"Et ils étaient profondément choqués à son sujet. Jésus leur dit : « Un prophète n’est méprisé que dans son pays et dans sa propre maison. »"

Notre identité n’est pas seulement celle de nos origines extérieures. Elle est aussi celle de notre promesse qui nous appelle à un au-delà. Nos origines extérieures laissent des traces intangibles qui risquent de s’imposer à nous et de nous enfermer. Cette origine est partagée avec d’autres, elle est saturée de sens et de reconnaissance. Notre origine intérieure est secrète, elle nous ouvre sur un appel à demeurer ouvert. C’est à partir de ce qu’ils connaissent de lui, Jésus, l’enfant de Nazareth, que ses concitoyens le jugent. « Sa mère ne s’appelle–t–elle pas Marie. » Ils se rassurent à partir de leur propre jugement, selon un « extérieur » qui les sécurisent ! La parenté de Jésus, les cousins et cousines sont évoqués comme pour avoir la preuve qu’ils sont dans la vérité. Ses sœurs ne sont–elles pas toutes parmi nous ? D’où lui vient donc tout cela ?" Une question demeure : D’où lui vient donc tout cela ? La familiarité humaine n’est pas l’intimité de la foi qui nous donne une ouverture et une intimité avec le Dieu vivant.


Et il ne fit pas beaucoup de miracles à cet endroit-là, à cause de leur manque de foi.

La foi est cette grâce de ne pas se limiter à ses origines repérables mais de faire confiance à ce qui surgit. Croire à ce possible en nous est ce qui nous aide à nous ouvrir à l’autre, à le rencontrer. Entrer dans la foi, c’est accepter d’être d’une autre origine, de ne plus faire partie uniquement de ce que nous avons reçu, mais de partir vers une promesse à laquelle nous consentons. Que Dieu fasse grandir notre foi, en toutes ses dimensions. Nous ne renonçons pas à cette partie de nous-mêmes, qui nous entraîne vers un au-delà. Pour que l’Évangile soit Bonne Nouvelle, il nous faut le laisser nous rejoindre et nous entraîner dans un au-delà. Nous voulons nous ouvrir à ce qui est vrai et juste dans le plan de Dieu plutôt que de nous enfermer dans ce que nous connaissons ! Dieu se présente ainsi comme le « tout autre. » C’est dans la foi que nous pouvons discerner sa Présence. La disposition qui nous est demandée est une ouverture renouvelée ! Croire que Dieu nous rejoint et qu’il et toujours plus grand que ce que nous concevions de lui !


Citation :
Nous demandons la grâce de nous laisser surprendre par Dieu comme Marie la mère de Jésus.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :




Autres Méditations :



Saint Hilaire (v. 315-367)
Évêque de Poitiers et Docteur de l'Église

La Trinité, 12, 52-53 (trad. DDB 1981, p.150)


« 'N'est-il pas le fils du charpentier ?'... Il ne fit pas beaucoup de miracles en cet endroit,
à cause de leur manque de foi »

Aussi longtemps que je jouirai du souffle de vie que tu m'as accordé, Père saint, Dieu tout-puissant, je te proclamerai Dieu éternel, mais aussi Père éternel. Jamais je ne m'établirai juge de ta toute-puissance et de tes mystères ; jamais je ne ferai passer ma connaissance limitée avant la notion vraie de ton infini ; jamais je n'affirmerai que tu as existé autrefois sans ta Sagesse, ta Puissance et ton Verbe, Dieu, l'Unique Engendré, mon Seigneur Jésus Christ. Car même si le langage humain est faible et imparfait lorsqu'il parle de toi, il ne rétrécira pas mon esprit au point de réduire ma foi au silence, faute de mots capables d'exprimer le mystère de ton être...

     Déjà dans les réalités de la nature, il y a bien des choses dont nous ne connaissons pas la cause, sans pourtant en ignorer les effets. Et, lorsque de par notre nature, nous ne savons que dire de ces choses, notre foi se teinte d'adoration. Si je contemple le mouvement des étoiles..., le flux et le reflux de la mer..., la puissance cachée dans la plus petite semence..., mon ignorance m'aide à te contempler, car si je ne comprends pas cette nature qui est à mon service, je discerne ta bonté, du fait même qu'elle est là pour me servir. Moi-même, je perçois que je ne me connais pas, mais je t'admire d'autant plus... Tu m'as donné la raison et la vie et mes sens d'homme qui me causent tant de joies, mais je n'arrive pas à comprendre quel a été mon commencement d'homme.

     C'est donc en ne connaissant pas ce qui m'entoure, que je saisis ce que tu es ; et en percevant ce que tu es, je t'adore. C'est pourquoi, lorsqu'il s'agit de tes mystères, ne pas les comprendre n'amoindrit pas ma foi en ta toute-puissance... La naissance de ton Fils éternel dépasse la notion même d'éternité, elle est antérieure aux temps éternels. Avant tout ce qui existe, il est le Fils sorti de toi, Dieu Père ; il est vrai Dieu... Jamais tu n'as existé sans lui... Tu es le Père éternel de ton Unique Engendré, avant les temps éternels.


















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Sam 4 Aoû 2018 - 16:07

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Samedi 4 Août 2018 : Le samedi de la 17e semaine du temps ordinaire


Les Saints du jour (Samedi 4 Août)


Saint Jean-Marie Baptiste Vianney, Prêtre, Curé d’Ars,
Patron de tous les Curés (1786-1859).


Bienheureux Frédéric Jansoone, Prêtre Franciscain (1838-1916).


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.




LECTURES DE LA MESSE:
 





Homélie :


"En ce temps-là, Hérode, prince de Galilée, apprit la renommée de Jésus et dit à ses serviteurs : « Cet homme, c’est Jean le Baptiste, il est ressuscité d’entre les morts, et voilà pourquoi il a le pouvoir de faire des miracles. »

"Car Hérode avait fait arrêter Jean, l’avait fait enchaîner et mettre en prison, à cause d’Hérodiade, la femme de son frère Philippe. En effet, Jean lui avait dit : « Tu n’as pas le droit de vivre avec elle. » Hérode cherchait à le mettre à mort, mais il eut peur de la foule qui le tenait pour un prophète." L’humilité de Jean le Baptiste, « l’ami de l’Époux, » nous est offerte à contempler. Jean le Baptiste aimait Jésus son Seigneur, plus que lui-même. Il souhaitait « diminuer » pour que lui, Jésus, « grandisse. » La grandeur de Jean le Baptiste est son humilité. Il a mis Jésus au-dessus de lui avec l’empressement de l’amour. Il s’est déclaré indigne d’enlever les sandales de celui qui est le plus humble de tous. L’histoire de Jean le Baptiste se répétera de nombreuses fois. De nombreux saints martyrs ont préféré se laisser tuer plutôt que de renier les vérités auxquelles ils croyaient. Celui qui croit en Dieu ne peut pas renier l’enseignement reçu de Dieu, sans renier Dieu lui-même. Il n’est pas possible, dans ce que nous faisons, de séparer notre foi de notre vie. A la suite de Jean le Baptiste, nous ne pactisons pas avec le mensonge. Nous sommes de race « Royale » par l’amour qui brûle en nos cœurs. La dimension royale de notre vie, c’est l’amour infini de Dieu qui brûle dans nos cœurs. Notre cœur veille pour que l’œuvre de Dieu se fasse sur la terre, dans notre vie et dans notre peuple.


« Lorsque arriva l’anniversaire d’Hérode, la fille d’Hérodiade dansa devant tout le monde, et elle plut à Hérode. Aussi s’engagea-t-il par serment à lui donner tout ce qu’elle demanderait. Poussée par sa mère, elle dit : « Donne-moi ici, sur un plat, la tête de Jean le Baptiste. »

Le roi fut contrarié, mais à cause de son serment et des convives, il commanda de la lui donner. Il envoya décapiter Jean dans la prison. » La fin de la vie de Jean le Baptiste est dramatique. Son témoignage de la vérité se fait dans des circonstances révoltantes. Nous demandons la grâce d’être fidèle à la Vérité comme Jean Baptiste, en tout moment et quelles qu’en soient les circonstances. Il y a autour de Jean le Baptiste tellement de violences et de ténèbres. Le martyre de Jean Baptiste annonce la Passion de Jésus. Il est fidèle à sa vocation de Prophète, il demeure dans la lumière. Notre chemin, parce qu’il est un chemin d’amour, est un chemin de lumière qui dit où est la vérité. Prophètes, nous avons mission d’être la lumière de Jésus. Nos frères ont besoin de cette rectitude pour trouver à notre contact, la force pour marcher vers Dieu.


« La tête de celui-ci fut apportée sur un plat et donnée à la jeune fille, qui l’apporta à sa mère."

Les disciples de Jean arrivèrent pour prendre son corps, l’ensevelirent et allèrent en informer Jésus. Quand Jésus apprit cela, il partit en barque pour un endroit désert, à l’écart. Les foules l’apprirent et, quittant leurs villes, elles suivirent à pied. Nous suivons Jésus pour trouver, à son exemple, tout ce dont nous avons besoin pour accomplir notre mission. Jésus est le Chemin, la Vérité et la Vie. En le suivant, nous devenons un chemin les uns pour les autres. Nous demeurons dans l’Amour de Dieu qui nous a façonné. Jean a préparé la voie de Jésus le Rédempteur dans le désert, il a été jugé digne de baptiser Jésus le Fils du Père. Jean Baptiste est sacrifié à une machination perverse, fruit de la vengeance. Avec le Saint Esprit, Jean le Baptiste a combattu jusqu’à la mort pour la vérité. Il a été le Précurseur du Christ Jésus jusque dans l’acceptation de sa mort. Il ait été le prophète du martyr du Christ Jésus avant sa Passion.


Citation :
Nous demandons la grâce d’être fidèles à la dimension prophétique de notre vie.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Autres Méditations :



Saint Jean Chrysostome (v. 345-407)
Prêtre à Antioche puis Évêque de Constantinople, Docteur de l'Église

Homélies sur l’Évangile de Matthieu, n°48, 2


La mort de Jean-Baptiste


« Donne-moi ici, sur un plat, la tête de Jean-Baptiste »… Dieu voit et laisse faire ; il n'a pas lancé sa foudre du haut des Cieux pour dévorer ce visage insolent ; il n'a pas ordonné à la terre de s'entrouvrir et d'engloutir les convives de ce banquet sacrilège.
Pourquoi ? Pour préparer à son serviteur un plus beau triomphe et laisser une plus grande consolation à ceux qui le suivraient dans leurs maux…
Un prophète et « le plus grand des prophètes », celui à qui Le Fils de Dieu a rendu ce témoignage : « Parmi les hommes il n'en a pas existé de plus grand que Jean Baptiste » (Mt 11,9.11), cet homme admirable a été mis à mort à la demande d'une femme perdue, pour avoir défendu avec vigueur la Loi de Dieu.
Par cet exemple, apprenons nous-mêmes à endurer courageusement nos propres souffrances...

Mais remarque le ton modéré de l'Évangéliste qui, dans la mesure du possible, cherche des circonstances atténuantes à ce crime.
Au sujet d'Hérode, il note qu'il a agi « à cause de son serment et des convives » et qu'« il fut contrarié » ; au sujet de la jeune fille, il remarque qu'elle avait été « poussée par sa mère »...

Nous aussi, mes frères, imitons cette modération des apôtres. Plaignons les pécheurs ; ne critiquons pas les fautes du prochain ; cachons-les aussi discrètement que possible ; accueillons la charité en notre âme...
Si quelqu'un t'humilie ou t'insulte, tu t'emportes, tu n'hésites pas à traiter ton frère comme un étranger, sans pitié ?
Les saints n'agissent pas ainsi : ils pleurent sur les pécheurs, au lieu de les maudire. Faisons comme eux : pleurons sur Hérodiade et sur ceux qui l'imitent.
Car on voit aujourd'hui bien des repas du genre de celui d'Hérode ; on n'y met pas à mort le Précurseur, mais on y déchire les membres du Corps du Christ.


















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Dim 5 Aoû 2018 - 14:24

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Dimanche 5 Août 2018 : Dix-huitième dimanche du temps ordinaire


L'Eglise fête :
La Dédicace de la Basilique Sainte Marie-Majeure.


Les Saints du jour (Dimanche 5 Août)


Saint Memmie, 1er Évêque de Chalons en Champagne (3ème s.).

Saint Cassien d'Autun, Évêque d’Autun (+ 355)

Saint Oswald Roi de Northumbrie (+ 642)

Saint Abel de Lobbes, Bénédictin, Archevêque de Reims (✝ 770).


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


"Quand la foule vit que Jésus n’était pas là, ni ses disciples, les gens montèrent dans les barques et se dirigèrent vers Capharnaüm à la recherche de Jésus."

L’ayant trouvé sur l’autre rive, ils lui dirent : « Rabbi, quand es-tu arrivé ici ? » Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : vous me cherchez, non parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé de ces pains et que vous avez été rassasiés. Travaillez non pas pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui demeure jusque dans la vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l’homme, lui que Dieu, le Père, a marqué de son sceau. » Jésus vient de nourrir cinq mille personnes dans le désert avec cinq pains d’orge. Il veut nous révéler qui il est : l’Envoyé de Dieu, le Fils de Dieu. Les témoins du signe de la multiplication des pains demandent un autre signe. Jésus est le véritable signe annoncé par la multiplication des pains. Plus nous avançons dans la connaissance du mystère du Pain de vie, plus nous demandons l’humilité. La Passion de Jésus se donne pour nous guérir et nous rendre victorieux dans nos combats. Jésus pain de vie nous est donné pour que nous passions l’épreuve et demeurions dans la victoire de son amour. Jésus est le pain de Dieu qui descend du ciel et donne la vie au monde.


Ils lui dirent alors : « Que devons-nous faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? »

Jésus leur répondit : « L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé. » Ils lui dirent alors : « Quel signe vas-tu accomplir pour que nous puissions le voir, et te croire ? Quelle œuvre vas-tu faire ? Au désert, nos pères ont mangé la manne ; comme dit l’Écriture : Il leur a donné à manger le pain venu du ciel. » Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : ce n’est pas Moïse qui vous a donné le pain venu du ciel ; c’est mon Père qui vous donne le vrai pain venu du ciel. Certains refusent un acte de foi en la personne de Jésus. Il le leur dit clairement : « Vous me cherchez, non parce que vous avez vu et compris mes signes, mais parce que vous avez mangé du pain à satiété. » Moi, je suis le pain de vie, dit-il encore. Dans la douceur et dans l’humilité, Jésus se positionne comme le pain de Dieu, le vrai, celui qui descend du ciel et donne la vie au monde. La veille de sa passion Jésus prendra le pain et le vin, Il bénira son Père et nous manifestera comment il va transformer les événements douloureux de sa Passion dans la gloire de sa Résurrection. L’Eucharistie situe et annonce le grand combat dans lequel nous sommes engagés. En Dieu, dans l’humanité de Jésus, est située l’alliance nouvelle et éternelle. Dieu est amour, c’est un Père plein de tendresse et de bonté.


Car le pain de Dieu, c’est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde. »

Ils lui dirent alors : « Seigneur, donne-nous toujours de ce pain-là. » Jésus leur répondit : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif. Croire, c’est se soumettre à l’œuvre de Dieu, c’est entrer dans le travail qu’il accomplit par Jésus. Mais nous sommes lents à faire confiance, et nous gardons toujours au cœur un reste de soupçon. « Le pain de Dieu, celui qui seul peut donner la vie au monde, c’est moi, dit Jésus ! » C’est à sa personne que nous adhérons en mangeant le Pain de vie. Quand nous recevons l’Eucharistie, nous recevons cette présence cachée de Dieu, la toute puissance de l’amour infini de Dieu. Elle nous est donnée pour que nous fassions « corps » avec Lui, que nous adhérions à sa personne. Ainsi nous pouvons le rejoindre dans le combat pour la vérité en étant vainqueurs des forces de ténèbres et de mort. Par ce Pain de vie, dans la puissance de son Amour infini, Jésus vient au cœur de notre vie pour tout recréer, tout régénérer. Il nous donne la lumière et la force pour suivre son chemin et pour continuer sa vie.


Citation :
Nous demandons la grâce de pénétrer dans le mystère de Jésus Pain de vie qui nous sauve.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Autres Méditations :



Guigues le Chartreux (?-1188)
Prieur de la Grande Chartreuse

Méditation 10 (trad. SC 163, p. 181 rev.)


« Donne-nous de ce pain-là, toujours »

Le pain de l'âme, c'est le Christ, « le pain vivant qui est descendu du ciel » (Jn 6,51) et qui nourrit les siens, maintenant par la foi, dans le monde futur par la vision. Car le Christ habite en toi par la foi, et la foi dans le Christ, c'est le Christ dans ton cœur (Ep 3,17). Dans la mesure où tu crois dans le Christ, dans cette mesure tu le possèdes.

Et le Christ est en vérité un seul pain, « car il y a un seul Seigneur, une seule foi » (Ep 4,5) pour tous les croyants, bien que les uns reçoivent plus, les autres moins du don de la même foi... Comme la vérité est une, une seule foi dans la vérité unique conduit et nourrit tous les croyants, et « un seul et même Esprit distribue à chacun ses dons, selon sa volonté » (1Co, 12,11).

Nous vivons donc tous du même pain et chacun d'entre nous reçoit sa portion ; et cependant le Christ est tout entier pour tous, sauf pour ceux qui déchirent l'unité... Dans ce don que j'ai reçu, je possède tout le Christ et le Christ me possède tout entier, comme le membre qui appartient à tout le corps possède en retour le corps tout entier. Cette portion de foi que tu as reçue en partage est donc comme le petit morceau de pain qui est dans ta bouche. Mais si tu ne médites pas fréquemment et pieusement ce que tu crois, si tu ne le mâches pas, pour ainsi dire, en le triturant et le retournant avec les dents, c'est-à-dire avec les sens de ton esprit, il ne franchira pas la gorge, c'est-à-dire qu'il ne parviendra pas jusqu'à ton intelligence. En effet, comment pourrais-tu comprendre ce que tu médites rarement et avec négligence, surtout s'il s'agit d'une chose ténue et invisible ? ... Que par la méditation, donc, « la Loi du Seigneur soit toujours dans ta bouche » (Ex 13,9) pour que naisse en toi la bonne intelligence. Par la bonne compréhension, la nourriture spirituelle passe dans ton cœur, pour que tu ne négliges pas ce que tu as compris mais le recueille avec amour.


















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Lun 6 Aoû 2018 - 19:20

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Lundi 6 Août 2018 : Le lundi de la 18e semaine du temps ordinaire


L'Eglise fête :
la Transfiguration de Notre Seigneur Jésus-Christ.


Les Saints du jour (Lundi 6 Août )


Saints Just et Pasteur martyrs (+ 304)

Saint Hormisdas Pape (52 ème) de 514 à 523 (+ 523)

Bienheureuse Marie-Françoise de Jésus (Anne-Marie Rubatto)
fondatrice d'un institut de Sœurs Tertiaires capucines (+ 1904)


Bienheureux Paul VI, Pape (262ème) de 1963 à 1978 (✝ 1978).


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


Six jours après, Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean, et les emmène, eux seuls, à l’écart sur une haute montagne. Et il fut transfiguré devant eux.

Ses vêtements devinrent resplendissants, d’une blancheur telle que personne sur terre ne peut obtenir une blancheur pareille. Élie leur apparut avec Moïse, et tous deux s’entretenaient avec Jésus. Jésus est transfiguré devant les disciples Pierre, Jacques et Jean pour qu’ils puissent affronter les épreuves qui viennent. L’événement de la transfiguration qui se déroule sur le mont Thabor est du même ordre que ce qui s’est passé au mont Sinaï quand Dieu donna la loi à Moïse. Élie lui aussi rencontrera le Seigneur dans la fente du rocher. Au Thabor comme au Sinaï, Dieu nous adresse une parole. La gloire de Dieu qui est l’épanouissement de son amour commence quand Jésus descend dans le sein de la Vierge Marie pour prendre part à notre humanité. C’est avec notre nature humaine qu’Il va vaincre l’enfer. Il ne cédera pas à la tristesse, il demeurera dans la gloire de Dieu. Le rayonnement qui demeure au plus profond de lui transparait aujourd’hui au grand jour !


Pierre alors prend la parole et dit à Jésus : « Rabbi, il est bon que nous soyons ici ! Dressons donc trois tentes : une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. »

De fait, Pierre ne savait que dire, tant leur frayeur était grande. Survint une nuée qui les couvrit de son ombre, et de la nuée une voix se fit entendre : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé : écoutez-le ! » La manifestation du Père à son Fils s’inscrit à ce moment précis de la montée vers Jérusalem, elle manifeste la nouveauté de la Nouvelle Alliance. Jésus apparaît alors comme confirmé dans une nouvelle étape de la révélation : « Celui-ci est mon Fils, celui que j’ai choisi, écoutez-le. » L’événement de la transfiguration nous réoriente fondamentalement dans la révélation de la Passion de Jésus. C’est en la personne de Jésus que se donne la Nouvelle alliance de la grâce manifestée par le Père. A la Transfiguration, il est annoncé que Jésus, le Crucifié, ressuscitera. Ces trois témoins seront témoins de l’agonie dans laquelle Jésus vivra la défiguration. Jésus, le Fils éternel du Père, l’enfant de Marie immaculée, qui unit en lui le ciel et la terre, sera terrassé. La gloire de Dieu se manifestera dans la victoire de l’Amour sur tout mal. Pierre aura de la peine à supporter le spectacle de l’agonie, il voit aujourd’hui Jésus, le Fils bien-aimé du Père, qui est glorifié devant lui.


"Soudain, regardant tout autour, ils ne virent plus que Jésus seul avec eux.

Ils descendirent de la montagne, et Jésus leur ordonna de ne raconter à personne ce qu’ils avaient vu, avant que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts. Et ils restèrent fermement attachés à cette parole, tout en se demandant entre eux ce que voulait dire : « ressusciter d’entre les morts ». Par la Transfiguration Jésus veut nous redonner courage. N’ayez pas peur, je suis vainqueur du monde. Dieu ne nous a pas abandonné. Avec Jésus nous traverserons les épreuves et les difficultés de cette vie ! La vie de Jésus manifeste la véritable voie pour être sauvé, pour vivre en communion avec Dieu. Sa crucifixion démontrera qu’il a vécu comme un réprouvé, « maudit soit celui qui est pendu au bois de la croix. » Au terme de notre vie, Jésus manifestera, dans toute notre personne, l’Alliance qu’il a conclue avec nous. Ce temps de la transfiguration est déjà la glorification de Jésus. Elle est nécessaire pour « comprendre » sa défiguration. Dans la nuit de la foi, chaque jour, nous pouvons vivre de cet Amour dans le Saint-Esprit, Rayonnement de la gloire de Dieu qui est à l’œuvre en nous. Le rayonnement de l’Amour, lumière intense de la gloire de Dieu rayonne au plus profond de notre vie. Notre transfiguration est de vivre de cet amour quand, avec Jésus, nous gardons dans l’adversité le sourire, l’amour de Dieu est alors vainqueur.


Citation :
Nous demandons la grâce de suivre Jésus partout ou il va


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Autres Méditations :



Saint Jean de Damas (v. 675-749)
Moine, Théologien, Docteur de l'Église

Homélie pour la fête de la Transfiguration ; PG 96, 545
(trad. Bellefontaine 1985, coll. Spi. Or. n°39, p. 191 rev.)



« À l'écart, sur une haute montagne »

Jadis, sur le mont Sinaï, la fumée, la tempête, l'obscurité et le feu (Ex 19,16s) révélaient la condescendance extrême de Dieu, annonçant que celui qui donnait la Loi était inaccessible... et que le créateur se faisait connaître par ses œuvres. Mais maintenant tout est rempli de lumière et de splendeur. Car l'artisan et le Seigneur de toutes choses est venu du sein du Père. Il n'a pas quitté sa propre demeure, c'est-à-dire son siège dans le sein du Père, mais il est descendu pour être avec les esclaves. Il a pris la condition de serviteur, et il est devenu un homme en sa nature et en son comportement (Ph 2,7), pour que Dieu, qui est incompréhensible pour les hommes, soit compris. Par lui-même et en lui-même, il montre la splendeur de la nature divine.

Autrefois Dieu avait établi l'homme en union avec sa propre grâce. Quand il a insufflé l'esprit de vie au nouvel homme formé de terre, quand il lui a communiqué ce qu'il avait de meilleur, il l'a honoré de sa propre image et ressemblance (Gn 1,27). Il lui a donné l'Eden comme demeure et a fait de lui le frère intime des anges. Mais puisque nous avions obscurci et fait disparaître l'image divine sous la boue de nos désirs déréglés, le Compatissant est entré dans une seconde communion avec nous, beaucoup plus sûre et plus extraordinaire que la première. Tout en demeurant dans l'élévation de sa divinité, il accepte aussi ce qui est en dessous de lui, créant en lui-même l'humain ; il mêle l'archétype à l'image, et aujourd'hui il montre en elle sa propre beauté.

Son visage resplendit comme le soleil, car dans sa divinité il est identifié avec la lumière immatérielle ; c'est pour cela qu'il est devenu le Soleil de justice (Ml 3,20). Mais ses vêtements deviennent blancs comme la neige, car ils reçoivent la gloire par revêtement et non par union, par relation et non par nature. Et « une nuée de lumière les couvrit de son ombre », rendant sensible le resplendissement de l'Esprit.















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Dernière édition par Lumen le Mar 7 Aoû 2018 - 13:11, édité 4 fois (Raison : Parole déjà postée mais arbitrairement supprimée par malveillance !)
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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Mar 7 Aoû 2018 - 14:17

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Mardi 7 Août 2018 : Le mardi de la 18e semaine du temps ordinaire


Les Saints du jour (Mardi 7 Août)


Saint Sixte II, Pape (24e) de 257 à 258, et ses Diacres, Martyrs (✝ 258).

Saint Narcisse de Jérusalem (+ 212)

Sainte Julienne de Cornillon, Religieuse Augustine, Prieure du
Monastère du Mont-Cornillon (1192-1258).


Saint Gaétan de Thiene, Prêtre et Fondateur de l'« Ordre des Théatins » (1480-1547).

Saint Michel de la Mora prêtre et martyr au Mexique (+ 1927)

Bienheureux Edmond Bojanowski, laïc et  Fondateur de la Congrégation
des Servantes de l’Immaculée Conception de la Mère de Dieu (✝ 1871).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


Aussitôt Jésus obligea les disciples à monter dans la barque et à le précéder sur l’autre rive, pendant qu’il renverrait les foules.

Quand il les eut renvoyées, il gravit la montagne, à l’écart, pour prier. Le soir venu, il était là, seul. Nous entrons dans une crise difficile à saisir car la signification du miracle des pains n’a pas été comprise. La foule cherche Jésus pour le faire roi et les disciples se sont laissés prendre ! Ils n’entendent pas la Parole pour se mettre en marche à la suite de Jésus, ils cherchent la sécurité extérieure, la tranquillité. Jésus obligea les disciples à monter dans la barque car ils n’avaient pas eu foi en la multiplication des pains et du poisson. La pensée de Jean Baptiste qui vient d’être tué envahit les disciples ! Comme la foule, ils voudraient faire de Jésus le roi qui les libèrerait des Romains ! Jésus dira que la foule le cherchent parce qu’ils ont mangé du pain tout leur soûl. La tempête gronde à l’intérieur et bientôt à l’extérieur, mais ce sera pour eux une nouvelle manifestation de la tendresse de Dieu ! Avoir foi en Jésus, c’est faire confiance à son invitation à participer dès ici-bas, à sa victoire sur le mal. Jésus le premier, traversera la mort sans être englouti par les eaux. Il veut nous assurer qu’avec lui, nous traverserons les eaux de la mort. La Vierge Marie au pied de la croix, se tiendra debout dans la tempête du calvaire par la grâce de Jésus et par la force de l’Esprit Saint.


La barque était déjà à une bonne distance de la terre, elle était battue par les vagues, car le vent était contraire.

Vers la fin de la nuit, Jésus vint vers eux en marchant sur la mer. En le voyant marcher sur la mer, les disciples furent bouleversés. Ils dirent : « C’est un fantôme. » Pris de peur, ils se mirent à crier. Mais aussitôt Jésus leur parla : « Confiance ! c’est moi ; n’ayez plus peur ! » Pierre prit alors la parole : « Seigneur, si c’est bien toi, ordonne-moi de venir vers toi sur les eaux. » Jésus lui dit : « Viens ! » Pierre descendit de la barque et marcha sur les eaux pour aller vers Jésus. Mais, voyant la force du vent, il eut peur et, comme il commençait à enfoncer, il cria : « Seigneur, sauve-moi ! » A la suite des apôtres, nous aurons à marcher sur des eaux agitées, à affronter des vents contraires. Les eaux sont le symbole des forces du mal et de la mort, là où résident les monstres marins. Marcher sur les eaux signifie que l’on domine ces forces. C’est une annonce, par un acte de la foi, de la résurrection à venir. En invitant Pierre à le suivre, Jésus l’invite à participer à sa victoire sur la mort et le mal. Pierre s’avance, il marche lui aussi sur les eaux, mais en prenant conscience du vent qui souffle, il doute de la possibilité d’aller jusqu’au bout, il prend peur et s’enfonce. Nous savons que Jésus a vaincu la mort et le mal, il apaisera la tempête qui nous secoue quand il montera dans notre barque.


Aussitôt, Jésus étendit la main, le saisit et lui dit : « Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? » Et quand ils furent montés dans la barque, le vent tomba.

Alors ceux qui étaient dans la barque se prosternèrent devant lui, et ils lui dirent : « Vraiment, tu es le Fils de Dieu ! » Après la traversée, ils abordèrent à Génésareth. Les gens de cet endroit reconnurent Jésus ; ils firent avertir toute la région, et on lui amena tous les malades. Ils le suppliaient de leur laisser seulement toucher la frange de son manteau, et tous ceux qui le faisaient furent sauvés. Nous sommes effrayés par la mer agitée, par les vents contraires, nous ne sommes pas sans crainte face à la mort corporelle, nous pouvons être effrayés par les forces du mal dans notre monde et dans notre cœur. Nous ne devons pas nous laisser impressionner par les éléments contraires qui continuent à souffler et à s’agiter. La présence de Dieu est une présence délicate qui ne s’impose pas avec force. Nous nous laissons envahir par la force de l’Esprit qui nous fait tenir debout, envers et contre tout. Le fait que Jésus marche sur les eaux de la mer en tempête, et qu’il nous donne de le suivre, nous invite à lui faire confiance. Par sa résurrection, il est vainqueur de la mort, et par le don de l’Esprit Saint, il nous invite dès à présent à le suivre. Dans ce nouvel amour, nous allons au secours les uns des autres pour bâtir la nouvelle humanité qui prépare le Royaume de Dieu. Si nous nous aimons les uns les autres, Dieu est alors rendu visible.


Citation :
Nous demandons à Jésus la grâce, d’être sauvés de toutes nos maladies.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Autres Méditations :



Isaac le Syrien (7e siècle)
Moine près de Mossoul

Discours ascétiques, 1ère série, n° 62 (trad. DDB 1981, p. 332 rev.)


« Pourquoi as-tu douté ? »

Celui dont le cœur est fondé sur l'espérance de la foi ne manque jamais de quoi que ce soit. Il n'a rien, mais par la foi il possède tout, comme il est écrit : « Ce que vous demanderez dans la prière et la foi, vous le recevrez » et « Le Seigneur est proche, ne vous souciez de rien » (Mt 21,22 ; Ph 4,5-6)

L'intellect est toujours à la recherche de moyens qui lui permettent de garder ce qu'elle a acquis ; mais la foi dit que « si le Seigneur ne bâtit pas la maison ni ne la garde, celui qui garde a veillé en vain et celui qui bâtit a travaillé pour rien » (Ps 126,1). Jamais celui qui prie dans la foi ne vit simplement de la connaissance intellectuelle. Ce savoir-là fait l'éloge de la crainte ; un sage a dit : « Celui qui craint dans son cœur est bienheureux ». Mais que dit la foi ? « Quand il a commencé à avoir peur, il se mit à enfoncer. » Et encore : « Vous n'avez pas reçu un esprit de servitude, pour être encore dans la crainte, mais vous avez reçu un esprit de fils adoptifs, qui vous donne la liberté de la foi et de l'espérance de Dieu » (Rm 8,15-24).

Toujours le doute suit la peur... ; toujours la peur et le doute se manifestent dans la recherche des causes et l'examen des faits, car l'intellect n'atteint jamais son apaisement. L'âme est souvent exposée aux imprévus, aux difficultés, aux pièges nombreux qui la mettent en péril, mais ni l'intellect ni les différentes formes de la sagesse ne peuvent l'aider en rien. Par contre la foi n'est jamais vaincue par aucune de ces difficultés... Vois-tu la faiblesse de la connaissance, et la puissance de la foi ? ... La foi dit : « Tout est possible à celui qui croit. Car rien n'est impossible à Dieu. » (Mc 9,23 ; 10,27) Ô richesse ineffable ! Ô mer qui porte une telle richesse dans ses vagues, dans ses trésors merveilleux dont elle déborde par la puissance de la foi !















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Mer 8 Aoû 2018 - 13:52

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Mercredi 8 Août 2018 : Le mercredi de la 18e semaine du temps ordinaire


Les Saints du jour (Mercredi 8 Août)


Saints Cyriaque et ses compagnons, Martyrs à Rome (✝ v. 304).
Pour en savoir + : Saint Cyriaque, diacre, et ses compagnons, martyrs. 303.

Saint Dominique de Guzman, Prêtre et Fondateur de l'Ordre des Frères Prêcheurs,
+les Dominicains (1170-1221).


Sainte Bonifacia Rodríguez Castro, vierge et Fondatrice de la Congrégation
des « Servantes de Saint Joseph » (1837-1905).


Sainte Mary MacKillop (Mère Marie de la Croix), Co-Fondatrice des Sœurs
de Saint Joseph du Sacré-Cœur (✝ 1909).


Bienheureuse Jeanne d'Aza, mère de Saint Dominique (✝ v. 1203).


Prière à Saint Cyriaque

"Ô glorieux Saint Cyriaque, en récompense de ton zèle tu as été élevé à la dignité de Diacre de l'Eglise Romaine par le Pontife Saint Marcel. Tu as supporté avec un saint courage l'écartèlement de tes membres, la lacération de la chair, la poix bouillante et la mort elle-même. Tourne maintenant vers nous ton regard et obtiens-nous la grâce de nous maintenir toujours fermes dans la Foi, malgré toutes les tentations du Démon, ainsi que de vivre conformément à notre Divin modèle Jésus-Christ, pour mériter une éternité bienheureuse. Ô vaillant martyr, aujourd'hui, où tout le monde t'applaudit et te glorifie, fais sentir en nous la puissance de ton bras; montre nous aussi ta miséricorde et concède-nous les grâces que nous désirons si ardemment. Amen. Gloire au Père et au fils et au Saint Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours et pour les siècles et les siècles. Amen.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


"Partant de là, Jésus se retira dans la région de Tyr et de Sidon.

"Voici qu’une Cananéenne, venue de ces territoires, disait en criant : « Prends pitié de moi, Seigneur, fils de David ! Ma fille est tourmentée par un démon. » Aie compassion de moi, Seigneur, Fils de David !" Cet Evangile témoigne de la puissance de la prière d’intercession de cette femme cananéenne qui prie pour sa fille qui est tourmentée par un démon. Jésus amène cette femme à approfondir son acte de foi. C’est l’annonce de la Bonne Nouvelle du Salut aux païens. Cette femme qui n’est pas juive s’exclame : « Aie pitié de moi, Seigneur, fils de David, » en disant ‘Fils de David’, elle reconnaît que le Salut vient des Juifs. Elle s’adresse au Messie d’Israël, elle, une païenne, elle croit qu’Il est aussi le Messie de tous les hommes. Cette femme exprime bien la douleur de l’humanité aux prises avec la souffrance ! Aujourd’hui cette souffrance s’appelle drogue, alcool, ou tellement d’autres manifestations de malaises et de difficultés à vivre. Ces cris, venus de toutes parts, sont encore difficiles à entendre, à supporter ! Ce sont ces cris qui ont provoqué la venue du Fils de l’homme. L’œuvre de Jésus commence par Israël, elle rejoint toute l’humanité.


Mais il ne lui répondit pas un mot. Les disciples s’approchèrent pour lui demander : « Renvoie-la, car elle nous poursuit de ses cris ! »

Jésus répondit : « Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël. » Mais elle vint se prosterner devant lui en disant : « Seigneur, viens à mon secours ! » Les disciples sont fatigués d’être poursuivis par ces cris et Jésus répond favorablement à leur demande. Il montre ainsi la mission qu’ils devront accomplir, ils sont là pour conduire toutes les nations à Jésus. Il n’attend pas que nous soyons parfaits pour accueillir nos prières. Jésus utilise des serviteurs imparfaits pour répandre son message de Paix et de Salut. L’intercession commence donc par reconnaître qui est Dieu, dans son Amour et dans sa Toute Puissance. La Cananéenne pose un acte d’humilité en comparant son attitude à celle du petit chien qui reçoit les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. Croire que Dieu peut tout, sans rien réclamer comme un dû, est la clé de toute intercession. L’insistance de cette femme plait à Jésus, il lui dit que sa mission commence par son Peuple, mais la manière dont il va le dire incite la Cananéenne à poursuivre sa demande. Aujourd’hui encore il nous faut persévérer dans nos demandes à Jésus le Sauveur du monde.


"Il répondit : « Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens. » Elle reprit : « Oui, Seigneur ; mais justement, les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. »"

Jésus répondit : « Femme, grande est ta foi, que tout se passe pour toi comme tu le veux ! » Et, à l’heure même, sa fille fut guérie. Après avoir montré aux disciples le poids de leur intercession, Jésus, par un dialogue avec la Cananéenne, met en lumière la disposition intérieure de la foi qui insiste. Cette prière nous révèle l’attitude intérieure qui doit accompagner la prière d’intercession. Elle professe sa foi. Jésus exauce cette Cananéenne, sa fille est guérie. Nous contemplons Jésus fidèle à l’action de l’Esprit Saint en tout. Toujours, nous lisons dans sa vie et ses actions cette liberté et cette fidélité surprenante. Dans la justice et dans l’amour, il accomplit la volonté d’amour de notre Père des cieux. En même temps que Jésus va répondre à la demande de cette femme Cananéenne, il situe son action dans la miséricorde et celle de ses disciples après lui.


Citation :
Nous demandons la grâce d’être fidèles à l’Esprit Saint, l’Esprit de Jésus pour accomplir en tout la volonté de notre Père.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Autres Méditations :



Julien de Vézelay (v. 1080-v. 1160)
Moine bénédictin

Sermon 17 ; SC 193 (trad. SC p. 373 rev.)


« Femme, ta foi est grande »

« Il n'est pas bien de prendre le pain des enfants pour le jeter aux petits chiens. » La femme s'empare du mot et dit : « Oui, Seigneur ! » Comme si elle disait… : « Moi, je ne demande qu'une petite miette de la table et de la main du maître généreux qui ‘donne la nourriture à tout ce qui vit' (Ps 135,25). Tu régales les juifs comme des enfants ; c'est pourquoi, je t'en supplie, ne refuse pas une miette à ta petite chienne cananéenne ! »

Jésus lui dit : « Femme, ta foi est grande ! » Il reproche à Pierre son peu de foi (Mt 14,31) ; il admire cette femme pour la grandeur de la sienne. Elle a vraiment une grande foi, puisqu'elle proclame que le Verbe fait chair (Jn 1,14) est le fils de David, et puisque, sûre de la puissance divine, elle a confiance en son pouvoir de rendre la santé à sa fille absente, et cela, d'un seul acte de volonté.

Toi aussi, si ta foi est grande, si elle est cette foi vivante qui donne la vie au juste (Rm 1,17), et non une foi morte parce que dépourvue de son âme, c'est-à-dire la charité, toi aussi non seulement tu obtiendras la guérison complète de ta fille, c'est-à-dire de ton âme, mais tu pourras « déplacer des montagnes » (Mt 17,20).















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Dernière édition par Lumen le Jeu 9 Aoû 2018 - 16:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Jeu 9 Aoû 2018 - 16:03

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Jeudi 9 Août 2018 : Le jeudi de la 18e semaine du temps ordinaire


L'Eglise fête : Sainte Thérèse-Bénédicte de La Croix (Edith Stein), Carmélite déchaussée,
Martyre à Oswiecin (Auschwitz) en Pologne, Co-Patronne de l'Europe (1891-1942).



Les Saints du jour (Jeudi 9 Août)


Sainte Marianne Cope, Américaine, membre des Sœurs de Saint François de Syracuse,
évangélisatrice des lépreux à Molokai (1838-1918).


Bienheureux Franz Jägerstätter, Objecteur de conscience autrichien, Martyr du nazisme († 1943)


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


"Alors, le royaume des Cieux sera comparable à dix jeunes filles invitées à des noces, qui prirent leur lampe pour sortir à la rencontre de l’époux."

Cinq d’entre elles étaient insouciantes, et cinq étaient prévoyantes : les insouciantes avaient pris leur lampe sans emporter d’huile, tandis que les prévoyantes avaient pris, avec leurs lampes, des flacons d’huile. Comme l’époux tardait, elles s’assoupirent toutes et s’endormirent. Saint Jean Paul II a fait de Sainte Thérèse Bénédicte de la Croix une des patronnes de l’Europe. Elle était en recherche de vérité. Le monde est en flammes, la lutte ouverte entre le Christ et l’Antéchrist a commencé. La passion de Jésus ne cesse de s’approcher. Elle s’impose à Jésus et à ses disciples. Jésus parle de son propre retour, du temps où les disciples vont vivre seuls, loin de lui. C’est ce temps que nous connaissons depuis toujours. Ce temps nous appelle à la fidélité du don reçu, en entrant dans une nouvelle présence. Comment vivre en l’absence de Jésus ? Jésus met en scène l’attitude de fidélité dans l’attente qui rendra possible d’accéder ou non au Royaume. Il s’agit d’être présent et disponible au moment voulu qui est imprévisible. Jésus nous adresse un regard qui demande à chacun de nous : Veux-tu rester fidèle ? "Prendre le parti pour le Christ peut te coûter la vie," dit Edith Stein.


"Au milieu de la nuit, il y eut un cri : “Voici l’époux ! Sortez à sa rencontre.”

Alors toutes ces jeunes filles se réveillèrent et se mirent à préparer leur lampe. Les insouciantes demandèrent aux prévoyantes : “Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent.” Les prévoyantes leur répondirent : “Jamais cela ne suffira pour nous et pour vous, allez plutôt chez les marchands vous en acheter.” Pendant qu’elles allaient en acheter, l’époux arriva. Celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte fut fermée. Jésus met en scène dix vierges qui vivront sensiblement la même chose. Mais certaines prendront assez d’huile dès le départ. Cette huile de nos vies, c’est la qualité de notre Amour pour lui. C’est la décision d’aimer qui est au cœur de la liberté qui conduit notre vie. Jésus, dans l’adoration nouvelle qu’il nous apporte, donne un changement décisif dans notre relation avec Dieu. C’est une adoration qui doit être fondée en Esprit et en vérité. Lorsque notre esprit est illuminé par l’Esprit de Dieu, il adore ce qu’il connaît. L’adoration en Esprit et en vérité touche à la rencontre personnelle avec Dieu, dans un face à face intime de la personne humaine avec la sainte Trinité. Thérèse Bénédicte de la Croix dans sa quête de lumière était très consciente que seule, une vraie recherche de la vérité peut conduire au bonheur qu’elle espérait. Aimer dans l’absence, c’est attendre, c’est accepter le travail de ce manque, de savoir que là, mystérieusement, l’amour est présent sous cette forme que cette absence lui donne de prendre forme. L’amour nous donne d’apprendre à le recevoir, à savoir se quitter pour cela ; à creuser ainsi en nous cette aptitude à le recevoir lorsqu’il surgira.




"Plus tard, les autres jeunes filles arrivèrent à leur tour et dirent : “Seigneur, Seigneur, ouvre-nous !” Il leur répondit : “Amen, je vous le dis : je ne vous connais pas.”

Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure. "L’union au Christ étant notre félicité, et la progression vers cette union notre bénédiction sur cette terre, l’amour de la croix, n’est nullement en contradiction avec la joie d’être enfant de Dieu. Aider à porter la croix du Christ donne une joie pure et profonde. Ceux à qui sont données cette possibilité et cette force -les bâtisseurs du royaume de Dieu- sont les plus authentiques enfants de Dieu, dit encore Thérèse Bénédicte." Elle reconnaît Jésus et saisit cette vérité en elle, elle la place dans son cœur. Jésus sera l’attente et le but de sa vie, il est la vérité qui rend à l’humanité sa liberté ! La relation à Dieu a sa part de secret. "Souffrir et trouver dans la souffrance sa félicité, se tenir debout et avancer sur les sentiers rudes et boueux de cette terre tout en trônant, avec le Christ, à la droite du Père ; rire et pleurer avec les enfants du monde et chanter sans cesse les louanges du Seigneur avec les chœurs des anges, telle est la vie du chrétien jusqu’à ce que se lève le matin de l’éternité," dit encore Edith. Si la vérité révélée est toute intime, la vie chrétienne comporte aussi une dimension sociale qui n’est pas la plus facile à assumer. Sainte Thérèse Bénédicte de la Croix, patronne de l’Europe, est pour nous une lumière !


Citation :
Nous demandons la grâce de chercher Dieu avec grande ardeur et avec beaucoup d’intelligence.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :




Autres Méditations :



Père Raniero Cantalamessa OFM Cap
Prédicateur de la Maison pontificale

Dans l’hebdomadaire catholique italien « Famiglia cristiana »


« A la rencontre de l’Époux »

Dans ce commentaire de la parabole des dix vierges nous ne voulons pas tant insister sur ce qui différencie les jeunes filles (cinq d’entre elles sont sages et cinq insensées), que sur ce qui les unit : elles vont toutes à la rencontre de l’époux. Ceci nous permet de réfléchir à un aspect fondamental de la vie chrétienne : son orientation eschatologique ; c’est-à-dire l’attente du retour du Seigneur et de notre rencontre avec lui. Cela nous aide à répondre à l’éternelle et inquiétante question : qui sommes-nous et où allons-nous ?

Les Écritures disent que dans cette vie nous sommes « étrangers et voyageurs », que nous sommes « parroci » (« curés » en italien, « ceux qui dirigent la paroisse », ndlr) car « paróikos » est le mot du Nouveau Testament traduit par étranger et voyageur (cf. 1P 2, 11) de même que « paroikía » (paroisse) est le mot traduit par voyage ou exil (cf. 1P 1, 17). Le sens est clair : en grec, « pará » est un adverbe et signifie « à côté » ; oikía est un substantif et signifie demeure ; par conséquent, habiter à côté, près, non pas à l’intérieur mais aux abords. De là le terme en est venu à désigner celui qui habite en un lieu pour peu de temps, l’homme de passage, ou l’exilé de sa patrie ; « paroikía » indique donc une habitation provisoire.

La vie des chrétiens est une vie d’étrangers et de voyageurs, car ils sont « dans » le monde, mais pas « du » monde (cf. Jn 17, 11.16) ; car leur vraie patrie est dans les cieux, d’où ils attendent que vienne Jésus Christ Sauveur (cf. Ph 3, 20) ; car ils n’ont pas de demeure fixe ici-bas, mais sont en marche vers la demeure de l’avenir (cf. He 13, 14). L’Eglise tout entière n’est autre qu’une grande et unique « paroisse ».

L’Épître à Diognète, du IIe siècle, définit les chrétiens comme des hommes qui « résident chacun dans sa propre patrie, mais comme des étrangers (paróikos) domiciliés. Ils s’acquittent de tous leurs devoirs de citoyens, et supportent toutes les charges comme des étrangers. Toute terre étrangère leur est une patrie, et toute patrie leur est une terre étrangère.. ». Il s’agit cependant d’une qualité « d’étranger » particulière. Certains penseurs de l’époque définissaient également l’homme : « par nature, étranger au monde ». Mais la différence est énorme : ils considéraient le monde comme une œuvre du mal et par conséquent recommandaient l’abstention de l’engagement envers le monde qui s’exprime par le mariage, le travail, l’Etat. Il n’y a rien de tout cela chez le chrétien. Celui-ci est, lit-on dans l’Épître, un homme « qui se marie et a des enfants », un homme qui participe à tout.

Sa qualité d’étranger est d’ordre eschatologique, et non ontologique ; c’est-à-dire que l’homme se sent étranger par vocation, non par nature, en tant qu’homme destiné à un autre monde, non pas en tant qu’homme provenant d’un autre monde. Le sentiment chrétien d’être « étranger » est fondé sur la résurrection du Christ : « Du moment donc que vous êtes ressuscités avec le Christ, recherchez les choses d’en haut ». Il n’annule pas par conséquent la création et sa bonté fondamentale.

Récemment, la redécouverte du rôle et de l’engagement des chrétiens dans le monde a contribué à atténuer le sens eschatologique, si bien que l’on ne parle presque plus des réalités ultimes : la mort, le jugement, l’enfer et le paradis. Mais lorsqu’elle est authentiquement biblique, l’attente du retour du Seigneur ne détourne pas de l’engagement envers ses frères ; elle le purifie au contraire ; elle enseigne à « évaluer avec sagesse les biens de la terre, toujours orientés vers les biens du ciel ». Après avoir rappelé aux chrétiens que les temps sont courts, saint Paul concluait en disant : « Ainsi donc, tant que nous en avons l’occasion, pratiquons le bien à l’égard de tous et surtout de nos frères dans la foi ! » (Ga 6, 10).

Vivre dans l’attente du retour du Seigneur ne signifie pas non plus souhaiter mourir tôt. « Chercher les choses d’en haut » signifie plutôt orienter sa vie en vue de la rencontre avec le Seigneur, faire de cet événement le pôle d’attraction, le phare de sa vie. Le « quand » est secondaire et est laissé à la volonté de Dieu.













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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Ven 10 Aoû 2018 - 15:00

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Vendredi 10 Août 2018 : Le vendredi de la 18e semaine du temps ordinaire


L'Eglise fête : Saint Laurent de Rome, Diacre et Martyr († en 258).
Pour en savoir + : Saint Laurent, archidiacre de l'église
de Rome, martyr. 259.



Les Saints du jour (Vendredi 10 Août)


Sainte Philomène, vierge et Martyre. IIIe siècle. Pour en savoir + :
Sainte Philomène, vierge et martyre. IIIe siècle.

Sainte Plectrude, Fondatrice de l'église Saint-Pierre à Xhignesse
dans les Ardennes belges (8ème s.)


Bienheureux Arcangelo Piacentini, Prêtre o.f.m. conv. († 1460)

Bienheureux Amadeu Menezes da Silva, Franciscain (✝ 1482)


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


"Amen, amen, je vous le dis : si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit."

Nous fêtons Saint Laurent, martyr, qui était au service des pauvres, il les a situés comme la richesse de l’Église. Au service de l’Eglise, Laurent s’est offert à la suite de Jésus. Jésus nous révèle le sens de la vie véritable, elle est relation et don de soi. Jésus attend que nous mourions à nous-mêmes pour vivre en lui. Avec la réalité du grain de blé, la Parole nous redit combien le don de notre vie portera du fruit dans la patience. Aimer sa vie et la garder jalousement pour soi peut nous perdre. Comme une graine, notre cœur est invité à faire mourir en lui tout égoïsme en brisant ses enveloppes d’autosatisfaction. La vie de notre humanité se déploie en s’ouvrant à l’autre, en se donnant. Si le grain de blé tombé en terre ne meurt, il reste seul ! Le processus de la germination du grain de blé et de la croissance des jeunes plants nous éclaire. Le grain traverse une période de désintégration dans une nuit noire, sans lumière. Mais pendant ce temps, il reçoit une nourriture qui l’aide à se transformer et à entrer dans une phase de croissance. Quelques jours avant sa mort, Jésus annonce à ses disciples son départ en utilisant l’image du grain de blé qui tombe en terre.


"Qui aime sa vie la perd ; qui s’en détache en ce monde la gardera pour la vie éternelle."

Jésus nous attire à sa suite, par son exemple et par sa Parole vivante et vivifiante. Les martyrs de Jésus sont les témoins qui manifestent le courage d’être tout entier à son service ! St Laurent a témoigné du plus grand amour de Jésus. A sa suite, nous reconnaissons qu’aimer notre vie, c’est la perdre. C’est au service de nos frères et de nos sœurs que nous vérifions notre intention. La vie de Jésus, le Verbe fait chair, est Parole de Dieu. En célébrant l’Eucharistie nous faisons mémoire du Don total de lui-même et nous puisons là notre lumière et notre force. Dieu nous comble de toutes ses grâces, disposant pour nous de tout le nécessaire pour que nous soyons dans l’abondance pour toute sorte d’œuvres bonnes. « Il a répandu ses bienfaits, il a donné aux pauvres ; sa justice demeure pour toujours. » Il nous aide à quitter nos manières individuelles de penser pour nous écouter les uns les autres.


"Si quelqu’un veut me servir, qu’il me suive ; et là où moi je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu’un me sert, mon Père l’honorera."

Jésus donne sa vie pour nous sauver. Il nous amène au Père pour que notre vie soit vie éternelle. Nous demandons la grâce de le suivre en le laissant changer nos cœurs. Le Père nous donne l’Esprit Saint, la force et la lumière de Dieu, pour vaincre la haine et les ténèbres du monde qui nous renferment sur nous-mêmes. Il nous donne tout ce qui est nécessaire pour que notre vie soit, comme celle de Jésus, une surabondance. « Celui qui fournit de la semence au semeur et du pain pour la nourriture, vous fournira la semence, la multipliera et fera croître le produit de votre justice. » Jésus nous aide à accepter notre enfouissement en vue du bonheur des autres. Il nous donne la grâce de le suivre dans le quotidien, il change nos cœurs et nous aide à devenir les sarments de la vigne dont il est le cep. Que nous soyons ces sarments qui portent beaucoup de « fruits d’amour, » afin de glorifier notre Père qui est aux cieux.


Citation :
Nous demandons la grâce d’être fidèles à la Parole de Jésus.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :




Autres Méditations :



Saint Augustin (354-430)
Evêque d'Hippone (Afrique du Nord) et Docteur de l'Église

Sermon 305


« Là où je suis, là aussi sera mon serviteur »

Votre foi reconnaît, mes frères, ce grain tombé en terre, ce grain que la mort a multiplié. Votre foi le reconnaît parce qu'il habite en vos cœurs. Aucun chrétien n'hésite à croire ce que le Christ a dit de lui-même. Mais une fois que ce grain est mort et s'est multiplié, beaucoup de grains ont été jetés dans la terre. Saint Laurent est l'un d'entre eux, et nous célébrons aujourd'hui le jour où il a été semé. Nous voyons quelle moisson immense a surgi de tous ces grains répandus par toute la terre, et ce spectacle nous comble de joie, si toutefois, par la grâce de Dieu, nous appartenons à son grenier.

Car tout ce qui fait partie de la moisson n'entre pas dans le grenier : la même pluie, utile et féconde, fait croître le bon grain et la paille, mais on ne les engrange pas tous les deux dans le grenier. C'est maintenant pour nous le temps de choisir... Écoutez-moi donc, grains sacrés, car je ne doute pas qu'ils ne soient ici en grand nombre... Écoutez-moi, ou plutôt, écoutez en moi celui qui, le premier, s'est appelé le bon grain. N'aimez pas votre vie en ce monde. Si vous vous aimez vraiment, n'aimez pas votre vie ainsi, et alors vous sauverez votre vie... « Celui qui aime sa vie en ce monde la perdra. » C'est le bon grain qui le dit, le grain qui a été jeté en terre et qui est mort pour porter beaucoup de fruit. Écoutez-le, parce que ce qu'il dit il le fait. Il nous instruit, et il nous montre le chemin par son exemple.

Le Christ ne s'est pas attaché à la vie de ce monde ; il est venu en ce monde pour se dépouiller de lui-même, pour donner sa vie et la reprendre quand il le voudrait... Il est le vrai Dieu, ce vrai homme, homme sans péché pour ôter le péché du monde, revêtu d'une puissance si grande qu'il pouvait dire en vérité : « J'ai le pouvoir de donner ma vie et le pouvoir de la reprendre. Personne ne peut me l'enlever : c'est moi qui la donne et moi qui la reprends » (Jn 10,18).

















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Sam 11 Aoû 2018 - 12:28

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Samedi 11 Août 2018 : Le samedi de la 18° semaine du temps ordinaire


Les Saints du jour (Samedi 11 Août)


Saint Géry de Cambrai, Evêque (+ 625)

Sainte Claire d'Assise, Vierge et Fondatrice de l’Ordre
des Clarisses (1194-1253).


Saint Taurin, Premier évêque d'Evreux (✝ v. 412)

Bienheureux Luigi Biraghi, Prêtre et Fondateur des « Sœurs de Sainte-Marcelline » (1801-1879).
Le Bienheureux Pape Pie IX lui témoigne sa considération en le nommant
‘Prélat de la Maison de sa Sainteté’ (titre de ‘Monseigneur’ sans être Évêque).


Bienheureux Maurice Tornay Prêtre - Chanoine régulier - Martyr (+ 1949)


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


"Quand ils eurent rejoint la foule, un homme s’approcha de lui, et tombant à ses genoux, il dit : « Seigneur, prends pitié de mon fils. Il est épileptique et il souffre beaucoup."

Souvent il tombe dans le feu et, souvent aussi, dans l’eau. Je l’ai amené à tes disciples, mais ils n’ont pas pu le guérir. » Le fils de cet homme est malade, il est épileptique, il tombe dans le feu et dans l’eau. Le feu et l’eau sont des "images" de l’action de l’Esprit Saint qui nous remet dans le sens de la vie. Les paroles de l’Écriture ne se réduisent pas à de simples histoires, il nous faut y découvrir la bonne nouvelle de la Révélation de Dieu par Jésus. La foi purifie notre raison et la raison soutient notre foi. Le recours à Jésus est édifiant pour nous aujourd’hui ! Cet homme dont on ne dit pas le nom est tout entier dans son cri et dans sa confiance pour Jésus. Déjà il a interpellé les amis de Jésus, mais sans résultat. Son fils est dans la souffrance et lui ne sait rien faire pour lui : "il tombe souvent dans le feu, souvent dans l’eau. Je l’ai amené à tes disciples, et ils n’ont pas pu le guérir."


"Prenant la parole, Jésus dit : « Génération incroyante et dévoyée, combien de temps devrai-je rester avec vous ? Combien de temps devrai-je vous supporter ? Amenez-le-moi."

Jésus menaça le démon, et il sortit de lui. À l’heure même, l’enfant fut guéri. Manquant d’une foi simple en Jésus, les disciples ne réussirent pas à faire sortir le démon. Jésus leur avait donné le pouvoir sur les démons en son nom : "Jésus envoie douze disciples et leur donne autorité sur les esprits impurs et le pouvoir de guérir toute maladie et toute infirmité." Les disciples croyaient au pouvoir de Jésus et pouvaient se relier à ce pouvoir par leur simple foi. Mais ils croient en eux plutôt qu’en Jésus. Nous devons nous assurer, dans notre vie de foi, que Dieu garde toujours la première place. Rien ne sera impossible pour nous avec Dieu. Le manque de foi est une réalité difficile à supporter pour Jésus car elle génère beaucoup de déviances qui vont aliéner l’humanité. C’est une génération perverse, dira-t-il, nous touchons la douleur de Jésus ! La présence de Jésus Lumière du monde fait immédiatement reculer les ténèbres ! Le Dieu de la vie se met en œuvre pour régénérer l’humanité. Celle de la santé vivifiante revitalise ce qui manque de vie.


Alors les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent en particulier : « Pour quelle raison est-ce que nous, nous n’avons pas réussi à l’expulser ? »

Jésus leur répond : « En raison de votre peu de foi. Amen, je vous le dis : si vous avez de la foi gros comme une graine de moutarde, vous direz à cette montagne : “Transporte-toi d’ici jusque là-bas”, et elle se transportera ; rien ne vous sera impossible. » La foi est une adhésion personnelle à Dieu. Nous ne devons jamais laisser notre réflexion humaine endommager notre foi qui est un don de Dieu. Par la foi, j’adhère et j’accepte ce que Dieu a révélé en Jésus et en Dieu lui-même. La foi se nourrit en l’Eglise, je désire la partager avec d’autres. Les enseignements n’éliminent pas la foi personnelle et son pouvoir, mais ils la guident et la renforcent. Je vais m’efforcer de garder ma foi pure étant en communion avec les autres. Jésus, je crois en toi, mais augmente ma foi. Donne-moi une compréhension de ma foi que je puisse vraiment la transmettre. Merci à Marie qui nous dit par l’ange Gabriel : "Rien n’est impossible à Dieu." C’est la foi qui donne aux disciples d’agir sur le cœur de Dieu.


Citation :
Nous demandons la grâce d’une grande foi pour réjouir le cœur de Jésus et venir au service de nos frères.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :




Autres Méditations :



Saint Cyrille de Jérusalem (313-350)
Evêque de Jérusalem et Docteur de l'Église

Catéchèse baptismale 5, 10-11 ; PG 33, 518 (trad. Orval rev. ;
cf bréviaire 31e merc.)


« Augmente en nous la foi » (Lc 17,5)

Le mot « foi » est unique en tant que vocable, mais il a une double signification. Il y a en effet un aspect de la foi qui se rapporte aux dogmes ; il s'agit de l'assentiment sur telle vérité donnée. Cet aspect de la foi est profitable à l'âme, selon la parole du Seigneur : « Celui qui écoute mes paroles et croit à celui qui m'a envoyé a la vie éternelle » (Jn 5,24)...

Mais il y a un second aspect de la foi : c'est la foi qui nous est donnée par le Christ comme un charisme, gratuitement, comme un don spirituel. « A l'un est donnée par l'Esprit une parole de sagesse, à un autre une parole de science selon le même Esprit, à un autre la foi dans le même Esprit, à un autre le charisme de guérir » (1Co 12,8-9). Cette foi qui nous est donnée comme une grâce par l'Esprit Saint n'est donc pas seulement la foi dogmatique, mais elle a la puissance de réaliser ce qui dépasse les forces humaines. Celui qui possède cette foi « dira à cette montagne : ‘Déplace-toi d'ici à là, et elle se déplacera’ ». Car lorsque quelqu'un prononce cette parole avec foi, « en croyant qu'elle va s'accomplir, et sans hésitation intérieure » (Mc 11,23) alors il reçoit la grâce de sa réalisation. C'est de cette foi qu'il est dit : « Si vous aviez de la foi gros comme une graine de moutarde ». En effet, la graine de moutarde est toute petite mais elle recèle une énergie de feu ; semence minuscule, elle se développe au point d'étendre de longues branches et de pouvoir même abriter les oiseaux (Mt 13,32). De même la foi accomplit dans une âme les plus grands exploits en un clin d'œil,

Quand elle est éclairée par la foi, l'âme se représente Dieu et le contemple autant qu'il est possible. Elle embrasse les limites de l'univers et, avant la fin du temps, elle voit déjà le jugement et l'accomplissement des promesses. Toi donc, possède cette foi qui dépend de Dieu et qui te porte vers lui ; alors tu recevras de lui cette foi qui agit au-delà des forces humaines.
















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Dim 12 Aoû 2018 - 13:56

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Dimanche 12 Août 2018 : Dix-neuvième dimanche du temps ordinaire


Les Saints du jour (Dimanche 12 Août)


Saint Porcaire, Abbé et de nombreux moines,
martyrs bénédictins (✝ v. 731)


Sainte Jeanne-Françoise de Chantal, Co-Fondatrice de la Visitation
avec Saint François de Sales (1572-1641)


Bienheureux Innocent XI, Pape († 1689).

Bienheureux Buenaventura García Paredes, Maître Général des
dominicains et martyr († Madrid 12 août 1936)


Bienheureux Karl Leisner, Prêtre à Dachau (1915-1945).

Vénérable Léon Dehon, Fondateur de la Congrégation des prêtres
du Sacré-Cœur (✝ 1925)



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


« Les Juifs récriminaient contre Jésus parce qu’il avait déclaré : « Moi, je suis le pain qui est descendu du ciel. »

Ils disaient : « Celui-là n’est-il pas Jésus, fils de Joseph ? Nous connaissons bien son père et sa mère. Alors comment peut-il dire maintenant : “Je suis descendu du ciel” ? » C’est de l’identité de Jésus que partent les murmures des juifs. Jésus vient de Dieu, il va tenter de se définir d’une double manière. D’une part par rapport à son Père, il vient de Dieu et lui seul l’a vu, et, d’autre part, par rapport aux hommes, il est celui qui se donne aux hommes pour leur transmettre la vie. Jésus se donne pour vaincre le mystère d’iniquité du monde, du mal répandu dans le monde. Nous rendons grâce à Dieu qui vient au secours de notre souffrance et nous libère par le Christ. Isaïe le signalait : « Comme une brebis on l’a conduit à l’abattoir, comme un agneau muet devant le tondeur, il n’ouvre pas la bouche. A cause de son humiliation, sa condamnation a été levée. » C’est ce que n’ont pas compris ceux qui récriminent. Jésus nous donne de tout récapituler en lui. Au cœur du monde en recherche, l’Esprit Saint rassemble toute personne qui est attirée par Dieu. L’humanité est totalement transformée dans le Christ Jésus. Dieu comble toutes les dimensions de notre vie pour que nous soyons régénérés en lui. L’Esprit Saint est à l’œuvre pour bâtir la civilisation de l’Amour. La bienveillance qui nous est donnée transforme fondamentalement l’univers.


Jésus reprit la parole : « Ne récriminez pas entre vous.

Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire, et moi, je le ressusciterai au dernier jour. Jésus leur dit, vous ne me connaissez pas, vous ignorez ma véritable origine : « Je suis celui qui vient de Dieu. » Jésus écarte l’objection des juifs, mais il en soulève une plus grande encore qui constitue pour eux un insoutenable blasphème : il se dit le Fils de Dieu. « Tout homme qui écoute les enseignements du Père vient à moi. Certes, personne n’a jamais vu le Père, sinon celui qui vient de Dieu : celui-là seul a vu le Père. » Le Verbe est Fils, il se reçoit du Père. Reçu dans la foi, le sacrifice du Christ pacifiera toute l’humanité. La misère du monde sera transfigurée par la Passion de Jésus. Au cœur même de la création, le blé et le raisin, le pain et le vin, vont contribuer à la transformation de l’univers dans l’eucharistie. La Passion du Christ dans l’eucharistie se vit en présence de toute l’humanité et surtout des plus souffrants qui peuvent offrir leur vie avec le Christ : « J’achève en ma chair ce qui manque aux souffrances du Christ pour son Corps qui est l’Église. » L’Église célèbre ce mystère dans une humanité en guerre, elle y infuse un nouvel Amour. Ainsi transformé, le monde est récapitulé dans le Corps du Christ Eucharistique. Le pain que je donnerai, c’est ma chair pour la vie du monde.


… Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement.

Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. » Jésus nous redit l’unité entre lui et notre Dieu. Ayant tout reçu du Père, il manifeste ce qu’il a reçu. Le Père, a tout donné à son Fils. Le Verbe est tourné vers le père, il nous plonge dans le mystère du Père. L’Amour du Père est comme le Secret et le motif de l’incarnation du Verbe. Jésus annonce le mystère de son sacrifice. Ce mystère est célébré en mémorial pour le salut du monde. C’est ainsi que nous sommes introduits dans la perspective du Pain de Vie. La veille de sa passion, Jésus prit du pain et dit : « Prenez, mangez, c’est mon corps. Il prend du vin et dit : "Prenez, buvez, c’est mon sang." C’est bien le sang du Christ qui a été répandu sur la croix une fois pour toute et pour le salut de tous. C’est bien sa chair meurtrie qui sera donnée pour que le monde ne vive plus d’une passion meurtrière mais d’une passion d’amour. "Dans sa chair, il a tué la haine," pour que nous ayons la vie.


Citation :
Nous demandons la grâce de devenir l’enfant bien aimé du Père, d’être entraînés dans l’Amour infini de Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :




Autres Méditations :



Saint Cyrille d'Alexandrie (380-444)
Evêque et Docteur de l'Église

Commentaire sur l'évangile de Luc, 22

« Le pain que je donnerai, c'est ma chair, donnée pour que le monde ait la vie »

Comment l'homme, qui demeurait rivé à la terre et restait soumis à la mort, pouvait-il avoir accès de nouveau à l'immortalité ? Il fallait que sa chair soit rendue participante de la puissance vivifiante qui est en Dieu. Or, la puissance vivifiante de Dieu le Père, c'est sa Parole, c'est le Fils Unique ; c'est donc lui qu'il nous a envoyé comme Sauveur et Rédempteur...

Si tu jettes un petit morceau de pain dans l'huile, de l'eau ou du vin, il va tout de suite s'imprégner de leurs propriétés. Si tu mets du fer au contact du feu, il sera bientôt rempli de son énergie, et, bien qu'il ne soit par nature que du fer, il deviendra semblable au feu. Ainsi donc, le Verbe vivifiant de Dieu, en s'unissant à la chair qu'il s'est appropriée, l'a rendue vivifiante.
Il a dit en effet : « Celui qui croit en moi a la vie éternelle. Je suis le pain de la vie ». Et encore : « Je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel ; si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement ; et le pain que je donnerai, c'est ma chair. En vérité, si vous ne mangez pas la chair du Fils de l'homme et si vous ne buvez pas son sang, vous n'aurez pas la vie en vous ». Ainsi donc, en mangeant la chair du Christ, notre Sauveur à tous, et en buvant son sang, nous avons la vie en nous, nous devenons comme un avec lui, nous demeurons en lui et lui demeure en nous.

Il fallait donc qu'il vienne en nous de la manière qui convient à Dieu, par l'Esprit Saint, et qu'il se mêle en quelque sorte à nos corps par sa sainte chair et par son sang précieux que nous recevons en bénédiction vivifiante comme dans du pain et du vin. En effet..., Dieu a usé de condescendance envers notre faiblesse et a mis toute la puissance de sa vie dans les éléments du pain et du vin qui sont ainsi dotés de l'énergie de sa propre vie. N'hésite donc pas à le croire, puisque le Seigneur lui-même a dit clairement : « Ceci est mon corps » et « Ceci est mon sang ».















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Hier à 14:14

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Lundi 13 Août 2018 : Le lundi de la 19e semaine du temps ordinaire


Les Saints du jour (Lundi 13 Août)


Saint Hippolyte de Rome, Prêtre et Martyr (✝ 235)

Sainte Eudocie, épouse de l'empereur Théodose (+ 460)

Sainte Radegonde, Reine des Francs, Moniale au Monastère
Sainte-Croix de Poitiers (519-587)


Saint Dorothée de Gaza, Anachorète en Egypte (6ème s.)

Saint Maxime le Confesseur, Moine, Père de l'Église d’Orient,
Confesseur de la Foi (580-662).


Sainte Irène (+ 1134), Fondatrice du monastère du Christ Pantocrator
où fonctionnaient trois établissements de bienfaisance (+ 1134)


Saint Jean Berchmans, Jésuite belge, Religieux s.j. (1599-1621).

Saint Bénilde, Frère des Ecoles chrétiennes (✝ 1862)


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


Comme Jésus et les disciples étaient réunis en Galilée, il leur dit : Le Fils de l’homme va être livré aux mains des hommes ; ils le tueront et, le troisième jour, il ressuscitera. »

Et ils furent profondément attristés. Jésus enseigne ses disciples, il leur apprend comment vivre en enfant de Dieu dans la société. Lui-même, le Fils de Dieu et le fils de l’homme, accepte tout ce qui s’impose à la vie humaine, sauf le péché. La douceur de Jésus est beaucoup plus forte que la violence de ses ennemis. Il veut simplement faire la volonté du Père en aimant tous ceux que Dieu le Père lui donne. Cependant les chemins des hommes ne sont pas les chemins de Dieu. Le menteur a usurpé le pouvoir pour s’asservir l’humanité. Le message que Jésus livre est éprouvant pour les disciples : Il va « être livré, ils le tueront. » C’est par la trahison de l’un des siens qu’il sera « vendu » à l’adversaire, mais le don de sa vie pour son Peuple nous réintroduit dans un ordre nouveau qui va permettre aux enfants de Dieu d’être libres ! Jésus nous sauve par son obéissance à toutes autorités légitimes en redisant que tout pouvoir vient de Dieu seul. C’est dans sa Résurrection que nous comprendrons que nous sommes enfin libérés de tout esclavage. Il faut avoir été condamné soi-même, sans autre raison que d’avoir accompli le message d’amour annoncé, pour entrer dans les sentiments du cœur de Jésus. Humainement, c’est très insupportable, car immédiatement nous crions à l’injustice ! Dans le cœur de Jésus, il n’y a aucune manifestation d’agressivité, au contraire Jésus va manifester, par sa liberté intérieure, toute la beauté et la grandeur de son amour.


« Comme ils arrivaient à Capharnaüm, ceux qui perçoivent les deux drachmes pour le Temple vinrent trouver Pierre et lui dirent : « Votre maître paye bien les deux drachmes, n’est-ce pas ?

Il répondit : « Oui. » Quand Pierre entra dans la maison, Jésus prit la parole le premier : « Simon, quel est ton avis ? Les rois de la terre, sur qui perçoivent-ils les taxes ou l’impôt ? Sur leurs fils, ou sur les autres personnes ? » Pierre lui répondit : « Sur les autres. » Et Jésus reprit : « Donc, les fils sont libres. » Jésus va coopérer avec l’autorité en place selon sa justice. C’est par obéissance qu’il nous sauve aujourd’hui encore. Jésus n’est pas obligé de payer un impôt, mais il le paie de plein gré, en pensant à son peuple, il ne souhaite pas alimenter la haine de ses ennemis. A la suite de Jésus nous demandons sans cesse à Dieu de nous donner un esprit de discernement. Nous ne renonçons pas aux obligations du monde, nous voulons effectuer « nos devoirs » en vue de contribuer aux « besoins » des autres. Par le Salut, la rédemption, Jésus nous redonne la qualité d’enfant adoptif de Dieu et nous pouvons dire en vérité : « Abba, Père. »


Il faut éviter d’être pour les gens une occasion de chute :

va donc jusqu’au lac, jette l’hameçon, et saisis le premier poisson qui mordra ; ouvre-lui la bouche, et tu y trouveras une pièce de quatre drachmes. Prends-la, tu la donneras pour toi et pour moi. » Jésus nous demande « d’éviter d’être pour les gens une occasion de chute ! » A sa Passion, nous serons scandalisés en le voyant si meurtri, mais nous comprendrons alors la beauté et la grandeur de son amour ! Jésus, dans son appartenance à l’humanité, suivra les exigences de ce monde qui va le crucifier. Il nous a préparé, par sa Parole vivante et vivifiante, à demeurer debout : « Le troisième jour, il ressuscitera. » C’est ainsi que Jésus nous dit comment nous allons être dispersés derrière lui, le condamné, et comment nous allons revenir à lui tous ensemble, dans une même foi ! Jésus, le Sauveur, a marché humblement dans ce monde, il en sera de même pour nous, dans notre marche vers le Royaume. La Pâque, le Passage de Jésus, nous permet d’être bien situés dans ce monde qui crucifie, comme dans le Royaume ou nous sommes désormais des artisans de Paix. Notre adoption sera parfaite lorsque nous serons admis à voir la face de Dieu.


Citation :
Nous demandons la grâce de l’humilité pour demeurer en toute circonstance dans l’Esprit Saint.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :




Autres Méditations :



Saint Ambroise (v. 340-397)
Evêque de Millan et Docteur de l'Église

Lettre 35, à Orontien, 6, 13 ; PL 16, 1078 (trad. bréviaire 5e merc.)

« Les fils sont libres »

L'apôtre Paul dit que la création elle-même attend la révélation des enfants de Dieu (Rm 8,19). Cette création est maintenant livrée malgré elle au pouvoir du néant ; mais elle est dans l'espérance. Car elle espère que le Christ l'aidera par sa grâce à se libérer de l'esclavage de la dégradation inévitable, et à recevoir la liberté glorieuse des enfants de Dieu. Ainsi il y aura une seule liberté, pour la création et pour les enfants de Dieu, lorsque la gloire de ceux-ci se révélera. Mais maintenant, tant que cette révélation se fait désirer, toute la création gémit en attendant de partager la gloire de notre adoption et de notre rédemption (v. 22)...

Il est clair que les créatures qui gémissent en attendant l'adoption des fils ont en elles les premiers dons de l'Esprit (v. 9s). Cette adoption des fils, c'est la rédemption du corps tout entier, lorsque celui-ci, en qualité de fils adoptif de Dieu, verra face à face ce bien éternel et divin. Il y a déjà adoption filiale dans l'Église du Seigneur lorsque l'Esprit en nous s'écrie : « Abba, Père » (v. 15). Mais cette adoption sera parfaite lorsque ceux qui seront admis à voir la face de Dieu ressusciteront tous dans l'immortalité, l'honneur et la gloire. Alors la condition humaine s'estimera vraiment rachetée. C'est pourquoi l'apôtre Paul ose dire : « Nous avons été sauvés en espérance » (v. 24). En effet, l'espérance sauve, comme la foi, dont il est dit : « Ta foi t'a sauvé » (Mc 5,34).
















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MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Aujourd'hui à 16:35

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Mardi 14 Août 2018 : Le mardi de la 19ème semaine du temps ordinaire


Les Saints du jour (Mardi 14 Août)


Saints Antonio Primaldo et ses Compagnons, 800 martyrs
des turcs à Otrante en Italie († 14 Août 1480).


Saint Arnoul de Soissons Evêque (+ 1087)
Saint Arnoult de Soissons, saint patron des brasseurs belges

Saints Dominique Ibañez de Erquicia & François Shoyemon, font partie
des saints martyrs de Nagasaki († 1633 et 1637, à Nagasaki)


Saint Maximilien-Marie Kolbe, Prêtre, apôtre de l'Immaculée Conception,
il fonde la Milice de l'Immaculée, Martyr (1894-1941).


Vénérable Bianca Piccolomini Clementini, Fondatrice de
la Compagnie de Sainte Angèle Merici (✝ 1959)



Prière avant la lecture

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LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


Les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent : « Qui donc est le plus grand dans le Royaume des cieux ? »

« Alors, on présenta des enfants à Jésus pour qu’il leur impose les mains en priant. Mais les disciples les écartaient vivement. » Alors Jésus appela un petit enfant ; il le plaça au milieu d’eux, et il déclara : « Amen, je vous le dis : si vous ne changez pas pour devenir comme les petits enfants, vous n’entrerez point dans le Royaume des cieux. Comme il nous bon, dans ce contexte de la Parole, de lire Thérèse de l’Enfant Jésus : « En voyant de près ces âmes innocentes, j’ai compris quel malheur c’était de ne pas bien les former des leur éveil, alors qu’elles ressemblent à une cire molle sur laquelle on peut déposer l’empreinte des vertus mais aussi celle du mal… Ah que d’âmes arriveraient à la sainteté, si elles étaient bien dirigées ! » Nous trouvons là, la raison de ces « parents » tournés vers Jésus qui lui présentent leurs enfants ! La joie de Jésus pour ces parents se traduit par un amour encore plus grand pour leurs petits. C’est de ce regard d’amour dont les disciples ont besoin. Jésus veut modifier le regard de ses disciples pour les faire entrer dans une confiance plus totale envers son Père des cieux. Cette confiance est celle de Jésus pour son Père. Il est l’enfant chéri du Père, il trouve dans ces tous petits l’icône de ce qu’il est en lui-même ! Il est toute ouverture et toute confiance dans le cœur du Père, un abandon absolu à la volonté du Père qui se donne dans un lien d’amour unique pour tous.


Mais celui qui se fera petit comme cet enfant, c’est celui-là qui est le plus grand dans le Royaume des cieux.

Et celui qui accueillera un enfant comme celui-ci en mon nom, c’est moi qu’il accueille. Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits, car, je vous le dis, leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux. Les disciples n’ont pas encore compris la tendresse infinie qui habite le cœur de Jésus. Ce mystère d’enfance et de petitesse évangélique leur fait défaut, or il leur faut l’apprendre des enfants eux-mêmes ! C’est une grâce pour des parents d’apprendre de leurs tous petits à s’abandonner à Dieu. « Je sens que je suis tout à Dieu, je sais que je suis son enfant, je sens que je suis tout entière propriété de Dieu. J’expérimente cela même de façon physique et sensible. Je suis parfaitement tranquille en tout, car je sais que c’est l’affaire de l’Époux de penser à moi. Je me suis complètement oubliée moi-même, » dit sainte Faustine. Jésus se fait clair et rassurant, les disciples ont compris le message d’amour de Jésus.


Que pensez-vous de ceci ? Si un homme possède cent brebis et que l’une d’entre elles s’égare, ne laissera-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres dans la montagne pour partir à la recherche de la brebis égarée ?

Et, s’il parvient à la retrouver, amen, je vous le dis : il se réjouit pour elle plus que pour les quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas égarées. Ainsi, votre Père qui est aux cieux ne veut pas qu’un seul de ces petits soit perdu. Jésus livre le secret de son cœur aux disciples qui cherchaient à savoir qui était le plus grand. « Ma confiance dans son Cœur très miséricordieux est sans bornes. Je suis continuellement unie à lui. Je vois que c’est comme si Jésus ne pouvait pas être heureux sans moi, ni moi sans lui. Je comprends bien cependant qu’étant Dieu il est heureux en lui-même, et que pour son bonheur il n’a besoin d’absolument aucune créature, mais sa bonté le contraint à se donner à sa créature — et cela avec une générosité inconcevable, » dit encore sainte Faustine. C’est ainsi que nous sommes préparés par Jésus pour accueillir le Royaume comme un enfant. Jésus est venu pour nous donner le Royaume de l’amour infini du Père, nous avons besoin d’être libéré des défauts des enfants qui se prolongent chez les adultes qui veulent être premier. L’enfance spirituelle n’a rien à voir avec l’infantilisme, elle nous fait entrer dans une confiance infinie envers Dieu.


Citation :
Nous demandons à Jésus la grâce de la toute petitesse évangélique et un grand abandon à la volonté de notre Père.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :




Autres Méditations :



Saint Clément d'Alexandrie (150-v. 215)
Théologien

Le Pédagogue, I, 53-56 ; SC 70 (trad. cf SC p. 207 et coll. Les Pères dans la foi, n° 44-45, p. 69)

« Votre Père qui est aux cieux ne veut pas qu'un seul de ces petits soit perdu »

L'Écriture nous appelle tous des « enfants » ; lorsque nous nous mettons à suivre le Christ, nous recevons le nom de « tout-petits » (Mt 18,3; 19,13; Jn 21,5)... Qui donc est notre éducateur, notre pédagogue, à nous, les tout-petits ? Il s'appelle Jésus. Il se donne lui-même le nom de berger ; il se dit « le bon berger » (Jn 10,11). Il établit une comparaison entre les bergers qui guident leurs brebis et lui-même, le pédagogue qui dirige les petits enfants, le berger plein de sollicitude pour les tout-petits qui, dans leur simplicité, sont comparés à des brebis. « Et ils seront tous, dit-il, un seul troupeau, car il y aura un seul berger » (Jn 10,16). Notre pédagogue, c'est donc naturellement le Verbe, la Parole de Dieu, car il nous conduit vers le salut. C'est ce qu'il a dit clairement par la bouche du prophète Osée : « Je suis votre éducateur » (5,2 LXX).

Quant à sa pédagogie, c'est la religion : elle nous enseigne le service de Dieu, nous forme à la connaissance de la vérité, nous conduit droit au ciel... Le navigateur dirige le bateau avec l'intention de mener les passagers à bon port ; de même, notre pédagogue indique aux enfants de Dieu le mode de vie qui conduit au salut, en raison de sa sollicitude pour nous... Celui qui nous conduit donc, c'est le Dieu saint, Jésus, la Parole de Dieu, guide de l'humanité entière ; Dieu lui-même nous conduit, dans son amour pour nous... Pendant l'Exode, le Saint-Esprit dit de lui : « Il a fourni tout le nécessaire à son peuple dans le désert, dans la soif ardente, dans les lieux arides ; il l'a entouré, il l'a éduqué, il l'a gardé comme la prunelle de son œil. Comme un aigle veille sur sa couvée, il a étendu ses ailes sur son peuple ; il l'a pris et l'a porté. Le Seigneur était seul à le conduire » (Dt 32,10-12).















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