À Toi NOTRE PÈRE par les Saints Cœurs de JÉSUS, MARIE et JOSEPH..

Forum Catholique sous la protection de Saint Michel, faisant mémoire de Sylvie la fondatrice, Prières, Dévotions au Sacré Coeur, au Coeur Immaculé de Marie, au Coeur Chaste de Joseph et autres, Fidélité aux 3 Blancheurs et au Magistère de l'Eglise...
 
AccueilPortailS'enregistrerConnexion
Derniers sujets
» *LE SAINT ROSAIRE PERPÉTUEL*
par Raphaël de l'Enfant Jésus Aujourd'hui à 20:49

» Asia Bibi libérée!
par Raphaël de l'Enfant Jésus Aujourd'hui à 20:34

» Catéchèse : là où il y a le mensonge, il n’y a pas d’amour
par Raphaël de l'Enfant Jésus Aujourd'hui à 20:23

» Prions aux intentions du Pape, défis de l'humanité
par Lumen Aujourd'hui à 20:16

» Chapelet du mercredi 14 novembre 2018 à Lourdes
par Raphaël de l'Enfant Jésus Aujourd'hui à 20:07

» Prions avec Luisa Piccarreta
par Lumen Aujourd'hui à 19:21

» Saint Pierre-Julien Eymard — Chapelle Corpus Christi
par Lumen Aujourd'hui à 19:08

» Pour rayonner scoutement : 1908-2018... fidèles à la Patrie
par Lumen Aujourd'hui à 18:43

» Parle, Seigneur, ton serviteur écoute.
par Lumen Aujourd'hui à 18:30

» Que le Seigneur soit votre joie, hommes justes
par Lumen Aujourd'hui à 18:18

» Entrez dans le mystère de l'éternité : Qu'est-ce qui nous attend au Ciel ?
par Lumen Aujourd'hui à 18:00

» • Avec Matthieu pas à pas • : Douze pour une mission
par Lumen Aujourd'hui à 17:47

» Le Dogme du Purgatoire illustré par des Faits et des Révélations Particulières: 2ème partie: Chapitre 57
par Raphaël de l'Enfant Jésus Aujourd'hui à 17:27

» Pensée du jour: Mon cher petit, Ma chère petite, c'est toi qui décides de l'heure et du moment de notre rencontre.
par Raphaël de l'Enfant Jésus Aujourd'hui à 17:01

» L'image de Notre Dame de Guadalupe ressortit totalement indemne
par Raphaël de l'Enfant Jésus Aujourd'hui à 16:52

» Quand nous jugeons
par Raphaël de l'Enfant Jésus Aujourd'hui à 16:36

» Jésus se laisse toucher et guérit les dix lépreux
par Lumen Aujourd'hui à 11:15

» Textes de Saint Josemaria Escriva : “Nous voulons voir d'un œil limpide”
par Lumen Aujourd'hui à 11:09

» Jésus Aujourd'hui : « Relève-toi et va : ta foi t’a sauvé » (Lc 17, 11-19)
par Lumen Aujourd'hui à 11:02

» Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !
par Lumen Aujourd'hui à 10:28

» Prières
par Mea culpa Aujourd'hui à 4:38

» Prions la Grande Neuvaine de l'Immaculée Conception 2018
par Lumen Hier à 21:04

» Chapelet du mardi 13 novembre 2018 à Lourdes
par Raphaël de l'Enfant Jésus Hier à 20:54

» Admirable SACREMENT
par Lumen Hier à 20:16

» Une seule chose à faire !
par Lumen Hier à 20:00

» Entrez dans le mystère de l'éternité : L'enfer existe-t-il ?
par Lumen Hier à 19:51

» Demeurons libres, c'est-à-dire attachés à Dieu seul, de qui vient toute gratitude et toute reconnaissance.
par Lumen Hier à 19:20

» Textes de Saint Josemaria Escriva : "Un seul cœur et une seule âme"
par Lumen Hier à 19:09

» Textes de Saint Josemaria Escriva : “Devons-nous avoir faim et soif de Lui et de sa doctrine”
par Lumen Hier à 18:58

» Jésus Aujourd'hui : « Nous sommes de simples serviteurs : nous n’avons fait que notre devoir » (Lc 17, 7-10)
par Lumen Hier à 18:46

» Pensée du jour: Mon enfant, lorsque tu te fais petit, Je prends tes préoccupations...
par Raphaël de l'Enfant Jésus Hier à 15:59

» « Enlève ton appareillage » lui dit une voix !
par Raphaël de l'Enfant Jésus Hier à 15:52

» L'Humanité blessée
par Raphaël de l'Enfant Jésus Hier à 15:41

» 1253 /Claire d’Assise, l’audace d’une femme libre
par Lumen Lun 12 Nov 2018 - 19:44

» 1214 /Notre-Dame de la Garde veille toujours sur Marseille
par Lumen Lun 12 Nov 2018 - 18:30

» Chapelet du lundi 12 novembre 2018 à Lourdes
par Raphaël de l'Enfant Jésus Lun 12 Nov 2018 - 18:02

» Le Dogme du Purgatoire illustré par des Faits et des Révélations Particulières: 2ème partie: Chapitre 56
par Raphaël de l'Enfant Jésus Lun 12 Nov 2018 - 17:44

» Louez Dieu tous les jours en musique
par Lumen Lun 12 Nov 2018 - 16:33

» Quand les poètes nous parlent de Dieu …
par Lumen Lun 12 Nov 2018 - 16:18

» Pour rayonner scoutement : Bienheureux les scouts...
par Lumen Lun 12 Nov 2018 - 15:53

Qui est en ligne ?
Il y a en tout 34 utilisateurs en ligne :: 0 Enregistré, 0 Invisible et 34 Invités :: 2 Moteurs de recherche

Aucun

Le record du nombre d'utilisateurs en ligne est de 264 le Jeu 27 Mar 2014 - 20:02

Partagez | 
 

 Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !

Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9
AuteurMessage
Lumen
Admin
avatar

Messages : 8249
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Jeu 13 Sep 2018 - 16:32

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Jeudi 13 Septembre 2018 : Le jeudi de la 23e semaine du temps ordinaire


Les Saints du jour (Jeudi 13 Septembre)


Saint CORNEILLE le Centurion et de ses compagnons qu'il amena à la foi:
DIMITRIS, EVANTHIA son épouse et DIMITRIEN, leur fils


Dédicace de la Basilique du Saint Sépulcre (✝ 355)

Saint Jean Chrysostome, Évêque et Docteur de l'Église (c. 344-407).

Saint Maurille d'Angers, Évêque (✝ 453)

Saint Aimé, Ermite à Remiremont - Premier Abbé du
Saint-Mont (✝ v. 629)


Bienheureuse Marie de Jésus Lopez de Rivas, Carmélite
o.c.d. (1560-1640).



« La vraie Lumière, c'est de Te connaître »

« Nous Te rendons grâces d'avoir, par Ta parole, fait jaillir la lumière des ténèbres, et de l'avoir fait briller dans nos cœurs, pour nous éclairer de la connaissance de la face du Christ Jésus. Oui, la vraie lumière, bien plus la vie éternelle, c'est de Te connaître, Toi, le seul Dieu, et ton envoyé Jésus-Christ. Nous Te connaissions déjà, puisque nous connaissons Jésus, car le Père et le Fils sont un. Nous Te connaissons par la foi, c'est vrai, et nous la tenons comme un gage assuré de la connaissance dans la vision. D'ici là, pourtant, augmente notre foi, conduis-nous de foi en foi, de clarté en clarté, comme sous la motion de ton Esprit, pour que nous pénétrions plus avant chaque jour dans les profondeurs de la lumière ! Ainsi soit-il. » Bienheureux Guerric d'Igny



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


« Mais je vous le dis, à vous qui m’écoutez : Souhaitez du bien à ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous calomnient. »

« A celui qui te frappe sur une joue présente l’autre. A celui qui te prend ton manteau, laisse prendre aussi ta tunique. Donne à quiconque te demande, et ne réclame pas à celui qui te vole. Ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le aussi pour eux. Je vous le dis, à vous qui m’écoutez. » Jésus confirme ceux qui l’écoutent d’une manière très forte, il leur faut marcher derrière lui ! « Je vous le dis à vous qui m’écoutez : » « Aimez vos ennemis. » Nous pouvons toujours prier pour le frère qui nous a fait du mal, le présenter à Dieu et permettre ainsi à notre cœur de se dégager de la fermeture. C’est un bon début dans les difficultés que nous éprouvons à nous aimer les uns les autres ! Jésus nous encourage en continuant ses recommandations : « Faites du bien à ceux qui vous haïssent. » En priant, nous préparons une ouverture à notre cœur pour nous aider à faire le bien qui sera possible. Si je désire demeurer dans l’amour, je demeurerai dans la vérité de la réalité, dans l’amour de Jésus et ce sera plus facile.


« Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle reconnaissance pouvez- vous attendre ? Même les pécheurs aiment ceux qui les aiment.

Si vous faites du bien à ceux qui vous en font, quelle reconnaissance pouvez-vous attendre ? Même les pécheurs en font autant. Si vous prêtez quand vous êtes sûrs qu’on vous rendra, quelle reconnaissance pouvez-vous attendre ? Même les pécheurs prêtent aux pécheurs pour qu’on leur rende l’équivalent. Souhaitez du bien à ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous calomnient » Dieu est Amour ! Ce qui fait que Dieu est Dieu, c’est son Amour, Jésus nous l’a manifesté si fort dans sa Passion et plus encore dans sa Résurrection. Parce qu’il est Amour, Dieu va jusqu’au bout de l’amour, Il veut que nous soyons des enfants de Lumière en demeurant dans cet amour. Ainsi, « vous serez les fils du Dieu Très-Haut car il est bon. » Pour entrer dans une expérience d’amour il faut d’abord faire un choix, l’amour est d’abord une expérience, une détermination. C’est un choix qui porte tellement de fruits car l’Amour de Dieu se prolonge en amour du prochain. La mesure de notre amour pour le prochain sera la mesure de l’amour de Dieu qui est en nous.


« Au contraire, aimez vos ennemis, faites du bien et prêtez sans rien espérer en retour.

Alors votre récompense sera grande, et vous serez les fils du Dieu très-haut, car il est bon, lui, pour les ingrats et les méchants. Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés. Donnez, et vous recevrez : une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante, qui sera versée dans votre tablier ; car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira aussi pour vous. » Au ciel, il ne restera que l’amour. Nous aurons la « consistance » de l’amour que nous aurons donné sur la terre « car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira aussi pour vous. » "Mon poids, c’est mon amour," disait saint Augustin. Seul l’amour demeurera en face de Dieu parce que Dieu est Amour, il ne restera que l’amour. Jésus prend l’exemple du sac de blé ! Il y a des manières bien différentes de remplir un sac de blé. Vous le remplissez et vous le livrez ! Il apparaît plein au départ, et celui qui le reçoit, s’il le secoue voit le niveau du blé qui redescend de moitié. Jésus donne cette expérience : Tassée, bien pleine, secouée, débordante : on ne pourra plus en ajouter. « La mesure dont vous vous servez pour les autres servira aussi pour vous. » « La mesure débordante. Cette mesure est si pleine, si abondante, si généreuse qu’elle déborde de toute part. Jésus touche d’un doigt le vase, aussitôt la plénitude de dons monte rapidement au-dessus de tout ce que le vase avait recueilli en lui-même.Tout est répandu et tout est perdu en Dieu, devenu un avec lui. Dieu s’aime dans de tels hommes, il opère toutes leurs œuvres en eux… C’est ainsi que la mesure des cœurs débordants se répand sur toute l’Église » dit Tauler.


Citation :
Nous demandons la grâce de la bienveillance dans notre vie, cette grâce d’aimer comme nous sommes aimés par Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :




Autres Méditations :




Sainte Teresa de Calcutta (1910-1997)
Fondatrice des Sœurs Missionnaires de la Charité

No Greater Love (trad. Il n'y a pas de plus grand amour,
Lattès 1997, p. 77)



« Faites du bien et prêtez sans rien espérer en retour »

Il se peut que dans l'appartement ou la maison à côté de la tienne vive un aveugle qui se réjouirait de ta visite pour lui lire le journal. Il se peut qu'il y ait une famille qui soit dans le besoin de quelque chose dépourvu d'importance à tes yeux, quelque chose d'aussi simple que le fait de faire garder leur enfant pour une demi-heure. Il y a tant de petites choses qui sont si petites qu'une multitude de gens les oublie.

Ne pense pas qu'il faille être simple d'esprit pour s'occuper de la cuisine. Ne pense pas que s'asseoir, se lever, aller et venir, que tout ce que tu fais n'est pas important aux yeux de Dieu.

Dieu ne te demandera pas combien de livres tu as lus, combien de miracles tu as accomplis. Il te demandera si tu as fait de ton mieux, par l'amour de lui. Peux-tu dire en toute sincérité : « J'ai fait de mon mieux » ? Même si le mieux doit se révéler un échec, il doit être notre mieux. Si tu es réellement amoureux du Christ, aussi modeste que soit ton travail, il en sera mieux accompli, de tout cœur. Ton travail attestera ton amour. Tu peux t'épuiser au travail, tu peux même t'y tuer, mais tant qu'il n'est pas mêlé d'amour, il est inutile.














_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 8249
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Ven 14 Sep 2018 - 16:17

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Vendredi 14 Septembre 2018 : Fête de la Croix Glorieuse
Pour approfondir : 14/09 Exaltation de la Ste Croix


Les Saints du jour (Vendredi 14 Septembre)


Saint Corneille, Pape (21 ème) de 251 à 253 et martyr (✝ 253)

Saint Cyprien de Carthage, Évêque et Martyr (✝ 258)

Saint Materne, Évêque de Trèves et de Cologne († 328)

Saint Pierre de Tarentaise, Évêque (✝ v. 1174)

Saint Albert de Jérusalem, Évêque et martyr († 1215).

Saint Jean Gabriel Taurin Dufresse, Évêque et Martyr en Chine (✝ 1815)

Bienheureuse Marie Céleste du Saint-Rédempteur (Crostarosa),
Fondatrice des Sœurs du Rédempteur (1696 - ✝ 1755).


Bienheureuse Marie Céleste du Saint-Rédempteur (Crostarosa),
Fondatrice des Sœurs du Rédempteur (1696 - ✝ 1755).


Vénérable Jean de Saint-Samson, Mystique et Réformateur (✝ 1636)


Consécration à la Croix de Jésus-Christ

Croix adorable de mon Sauveur !
Je viens à vous en ce moment me consacrer à vous pour toujours.
Pénétré de respect pour vous, de douleurs pour mes péchés,
De reconnaissance et d’amour pour mon divin Rédempteur,
Je viens me jeter à vos pieds, vous conjurant de me recevoir entre vos bras.
Je me dévoue à vous pour le reste de ma vie :
Je vous consacre mes pensées, mes paroles, mes sentiments, mes actions :
Je désire désormais que tout soit marqué au sceau de la croix.
Mais surtout, croix adorable je désire
Que vous soyez gravée bien avant dans mon cœur.
Non, ce n’est pas assez de vous avoir sous les yeux,
De vous porter sur moi ; c’est dans mon cœur que je désire vous placer ;
C’est là que je veux que vous régniez,
Pour y faire régner Jésus-Christ avec vous et par vous.
Je ne demanderai pas des croix, je sens ma faiblesse,
Je connais ma misère ; mais si mon doux Sauveur me les envoie,
S’Il veut m’associer à lui pour les porter,
Je les recevrai avec soumission de sa main :
Je m’estimerai heureux d’avoir part au calice de son amertume.
Mes péchés ont mérité l’enfer,
Pourrai-je me plaindre de porter la croix ?
Le Dieu que j’adore est élevé sur la croix,
Pourrai-je m’affliger d’être à ses pieds ?
Si la croix me paraît pesante, sa grâce m’aidera, me soutiendra,
Sera ma force et ma consolation.
O croix aimable ! C’est dans ces sentiments que je veux vous être consacrée toute ma vie,
Que j’espère vous prendre entre mes mains au moment de ma mort,
Que je désire rendre le dernier soupir entre vos bras,
Pour remettre mon âme entre les mains de son créateur.
Ainsi soit-il.

Extrait du livre de piété de la jeune fille
Editeurs Aubanel et Frères, 1873



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


"Car nul n’est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme."

De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle. La fête de la Croix glorieuse que nous célébrons nous invite à contempler la mort de Jésus sur la Croix comme une source de vie, une source de guérison pour chacun de nous. C’est un paradoxe qui ne peut être appréhendé que dans le lien d’amour qui nous unit à Jésus. C’est la foi nous donne de découvrir l’étonnante « vie qui surgit de cet arbre qui donnait la mort. » L’horreur du supplice de la croix est lu, à la suite de Marie, comme la Croix glorieuse par laquelle Jésus nous donne la vie ! Comment peut se faire la transformation d’un instrument qui donne mort en un lieu où surgit une source de vie ? En célébrant « l’exaltation de la Croix, » nous célébrons Jésus qui a été élevé jusqu’à la Gloire du Père par le don total qu’il a fait de lui-même pour notre salut. La « Croix glorieuse » nous fait contempler la victoire de Jésus sur les forces du mal et de la mort. Elle devient le signe de la réconciliation définitive entre Dieu et l’humanité. Le signe de la victoire de la Vie sur la mort. La vie éternelle, c’est l’Amour infini de Dieu que nous accueillons par la foi. C’est dans la nuit de la Foi que se réalise le mystère de la Compassion de Marie que nous rejoignons au pied de la Croix ou Jésus est élevé. Quand nous sommes dans la détresse, nous avons besoin les uns des autres. Nous faisons mémoire de la croix glorieuse de Jésus auprès de tous ceux, qui, quelque part le monde, subissent la persécution. Nous nous tournons vers ceux qui sont « saisis » par la souffrance et nous demandons pour eux la patience et la persévérance de Jésus !


"Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle."

L’exaltation de Jésus crucifié est la conséquence de son abaissement. Le Verbe de Dieu, qui partageait la gloire du Père, a préféré abandonner cette plénitude, pour se cacher dans notre humanité. Dans l’Incarnation du Verbe se manifeste l’amour de Jésus pour nous et l’amour de son Père qui nous le donne. La transformation de la mort en vie, de la croix comme supplice en source de Vie, s’opère par l’acte d’amour qui animait Jésus et son Père, alors qu’il traversait les épreuves de sa passion. La fête de l’Exaltation de la Sainte Croix nous invite à méditer sur le lien profond qui unit la célébration Eucharistique et le mystère de la Croix. Chaque messe est la célébration sacramentelle du mystère pascal de Jésus. Elle rend actuel le sacrifice rédempteur du Christ. L’Eucharistie nous rappelle quotidiennement que notre salut jaillit de ce mystérieux échange, dans lequel le Fils de Dieu épouse la mort pour nous donner gratuitement part à sa vie divine. Le processus de transformation du pain et du vin dans le Corps et le Sang de Jésus, la pâque, réalise la transformation de la violence inhumaine en don d’amour. Ce processus de transformation n’a été possible que parce que Jésus est entré dans le mystère d’amour de son Père et Qu’il a répondu par son amour, à la violence qui lui a été faite. Le message de la Croix glorieuse, de la victoire définitive du Christ sur le Mal, sur le péché, le mensonge, et toutes les forces de mort, vient résonner dans notre cœur comme un appel à nous dépasser, un appel à croire qu’avec le Christ, tout est possible à Dieu.


"Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé."

La Croix glorieuse est « l’explosion intime du bien » qui est vainqueur du mal, elle engendre la chaîne des transformations qui, peu à peu, changent le monde. Jésus dit oui à la volonté de Dieu qui lui demande de donner sa vie pour ses frères et sœurs. C’est par amour du Père et de l’humanité que Jésus dit un oui crucifiant. L’obéissance dans l’amour et dans l’action de grâce est un oui au Père. Par ce oui d’obéissance amoureuse, Jésus nous demande de faire jaillir la vie. Quand Jésus nous dit de « faire cela en mémoire de lui, » c’est moins la répétition d’un rite, que l’entrée dans son obéissance confiante envers le Père. Suivre Jésus pour accomplir notre vocation de baptisé peut être crucifiant. Nous devons regarder les épreuves que nous traversons comme autant d’occasions pour entrer davantage dans la dynamique du don et de l’amour. La vie peut jaillir de nos croix unies à Jésus, comme elle jaillit de la Croix de Jésus que nous appelons la Croix glorieuse. Nous entrons, par la Croix de Jésus, dans le mystère de l’Amour.


Citation :
Nous demandons la grâce de vivre de l’immense amour de Jésus.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :




Autres Méditations :




Homélie attribuée à saint Ephrem (vers 306-373)
Diacre en Syrie, Docteur de l'Église

(trad. Bouchet, Lectionnaire, p.181)


« Élevé de terre, j'attirerai tout à moi » (Jn 12,32)

Désormais, par la croix, les ombres sont dissipées et la vérité se lève, comme nous le dit l'apôtre Jean : « L'ancien monde est passé, toutes choses sont nouvelles » (Ap 21,4-5). La mort est dépouillée, l'enfer livre ses captifs, l'homme est libre, le Seigneur règne, la création est dans la joie. La croix triomphe et toutes les nations, tribus, langues et peuples (Ap 7,9) viennent pour l'adorer. Avec le bienheureux Paul qui s'écrie : « Loin de moi la pensée de trouver ma gloire ailleurs que dans la croix de Jésus Christ notre Seigneur » (Ga 6,14), nous trouvons en elle notre joie. La croix rend la lumière à l'univers entier, elle chasse les ténèbres et rassemble les nations de l'Occident, de l'Orient, du Nord et de la mer en une seule Église, une seule foi, un seul baptême dans la charité. Elle se dresse au centre du monde, fixée sur le Calvaire.

Armés de la croix, les apôtres s'en vont prêcher et rassembler dans son adoration tout l'univers, foulant aux pieds toute puissance hostile. Par elle, les martyrs ont confessé la foi avec audace et n'ont pas craint les ruses des tyrans. S'en étant chargés, les moines, dans une immense joie, ont fait de la solitude leur séjour.

Lors du retour du Christ, cette croix paraîtra d'abord dans le ciel, sceptre précieux, vivant, véritable et saint du Grand Roi : « Alors, dit le Seigneur, apparaîtra dans le ciel le signe du Fils de l'homme » (Mt 24,30). Nous la verrons, escortée par les anges, illuminant la terre, d'un bout de l'univers à l'autre, plus claire que le soleil, annonçant le Jour du Seigneur.














_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 8249
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Sam 15 Sep 2018 - 14:57

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Samedi 15 Septembre 2018 : Fête de Notre Dame des 7 Douleurs.


Les Saints du jour (Samedi 15 Septembre)


Saint Nicétas le Goth Martyr (+ 370)

Saint Epvre (Aper) ou Evre, Évêque de Toul (✝ 507)

Sainte Catherine de Gênes, veuve, Mystique italienne, Patronne de Gênes (1447-1510).

Bienheureux Antoine-Marie Schwartz, Prêtre à Vienne et Fondateur (✝ 1929)

Bienheureux Paul Manna, Missionnaire en Birmanie (Myanmar),
Fondateur de l'Union Missionnaire Du Clergé (1872-1952).


Bienheureux Giuseppe Puglisi, Prêtre martyr en Sicile (1937-1993).


Prière de Saint Alphonse de Liguori (Les gloires de Marie)

Ô ma douloureuse mère, par les mérites de cette douleur que vous avez éprouvée en voyant votre bien-aimé Jésus conduit à la mort, obtenez-moi la grâce de porter aussi avec patience les croix que Dieu m’envoie. Heureux, si je savais aussi vous accompagner avec ma croix jusqu'à la mort ! Vous et Jésus innocent, vous avez porté une croix bien pesante, et moi pécheur, qui ait mérité l'enfer, je refuserais la mienne ! Ah ! Vierge immaculée, j'espère de vous le secours nécessaire pour souffrir mes croix avec patience. Ainsi soit-il.

Sur les Douleurs de Marie, Discours IX, Douleur IV



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


"Or, près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie Madeleine."

Après avoir fêté la Croix glorieuse de Jésus, nous vivons la « fête » de Marie, la femme des douleurs. Marie, la mère de Jésus, ne dit pas un mot ! C’est toute sa vie donnée qui est là, dans le silence du Magnificat de l’Immaculée. C’est avec force que s’exprime tout ce qu’elle à dit dans l’Evangile, « faites tout ce qu’il vous dira. » Nous entendons la souffrance de cette mère qui assiste au supplice et à l’agonie de son fils. Marie est démunie, sans prise sur ce qui se passe. Elle est bouleversée au plus profond d’elle-même, au point de ne plus pouvoir exprimer le moindre mot, même à l’égard de celui qui est l’unique de sa pensée. Marie, à la croix, vivra ce que nous-mêmes connaissons, lorsqu’en totale incapacité de changer quoi que ce soit à la situation de l’aimé souffrant, nous ne pouvons qu’un « être là » immobile. Ce vécu de Marie est Évangile, Parole inespérée qui lui est adressée de la part de Jésus pour lequel elle est en souffrance. Si Jésus nous sauve par sa Passion, Marie participe au salut de l’humanité avec Jésus, par sa Compassion. Jésus dans sa Passion, ouvre pour chacun de nous un chemin de salut. Par son immense amour, il a vaincu la mort, il est venu à bout de la haine, il a pris sur lui toute maladie. Marie, Notre-Dame des sept douleurs, participe aux souffrances de Jésus pour le salut du monde. Jésus, dans son amour, a fait don de sa mère au disciple, à l’Eglise et à l’humanité.


"Jésus, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils."

Jésus, s’adressant à sa mère et au disciple qu’il aimait, leur fait un Don si merveilleux, en lui, il leur donne d’aimer. Cette Parole si forte brise l’inacceptable qui serait de ne plus pouvoir aimer. Marie, atteinte dans sa chair par la souffrance, malgré les prétentions de la mort, sera aimée, elle pourra aimer. Nous connaissons ce sentiment, lorsque l’histoire s’arrête et que tout devient solitude, la vie pourra-t-elle être de nouveau habitée ? La maternité de Marie envers l’humanité avait déjà été annoncée, elle est maintenant clairement précisée et établie. Marie, la Mère du Christ, se trouve dans le rayonnement du mystère pascal de Jésus. Le Concile n’hésite pas à appeler Marie « Mère du Christ et Mère des hommes. » Marie, dans ses douleurs, manifeste le mystère du Salut en Jésus Christ, l’enfantement de l’Église ! La femme donne la vie à nouveau, par la maternité de son cœur virginal : « Vois : ton fils qui est là provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. » Il nous faut méditer toutes les souffrances de Marie pour trouver la force de vivre celles qui nous arrivent aujourd’hui, parce que nous ne sommes pas épargnés : « Ton cœur sera transpercé comme par une épée. »


"Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui."

A la croix est vécu le salut pour Marie, elle nous aide à vivre nos souffrances unies aux douleurs de Jésus. C’est l’enfantement d’un monde nouveau. Toutes les douleurs de l’humanité sont contenues dans la Passion de Jésus, elles sont aussi portées par les douleurs de la femme qui enfante avec Lui un monde nouveau. La Croix glorieuse est avant tout un mystère de vie ! C’est aussi le mystère de la Mère des douleurs. Jean, « reçoit parmi ses biens personnels » la Mère de Jésus et l’introduit dans tout l’espace de sa vie : « Il l’accueillit chez lui. » Il entre dans le rayonnement de l’amour maternel avec lequel Marie prend soin de son Fils. Au pied de la Croix s’exerce la maternité de Marie, selon l’Esprit. La naissance d’un monde nouveau est ouverte par le Nouvel Adam et par la nouvelle Ève. Les douleurs du Christ contiennent les douleurs de la mère. Une brèche est ouverte dans nos enfers, ce que nous avons à vivre de difficile, peut devenir source de vie, enfantement d’un monde nouveau. La présence de Marie dans l’Eglise est l’accueil du don que Jésus fait sur la croix. Marie accomplit l’ultime volonté de Jésus, dans la cohérence du oui de l’Annonciation. Maintenant elle dit oui à la parole de Jésus « voici ton fils, » et elle accomplit la tâche maternelle de veiller sur les disciples avec la grâce nécessaire.


Citation :
Nous demandons la grâce d’accueillir Marie comme Jean l’a accueillie.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :




Autres Méditations :




Saint Albert le Grand (v. 1200-1280)
Dominicain

De natura boni, Florete flores ; lectionnaire monastique, abbaye Notre Dame
du Pesquié (p 281, rev.)



Les deux pôles du monde

Il y a deux pivots du ciel autour desquels tourne tout le ciel : ce sont les deux pôles. L’un est le Sauveur, situé au midi parce qu’Il est plein de lumière et qu’il n’y a pas en Lui de ténèbres ; l’autre est le sein où Il s’est incarné.

Autour de ces deux pôles, le ciel tourne, avec le secours de l’intercession de la Mère, et celui de la Rédemption sur la Croix. En effet, par l’intercession de Marie ainsi que par le sang et le corps du Rédempteur, le Seigneur exerce sa justice sur les peuples.

L’axe de la miséricorde, qui soutient le monde, tourne autour de ces deux pivots ou pôles, parce que, par la Mère, nous avons accès au Fils, et par le Fils au Père, et ainsi conduits, nous ne craignons en rien de nous voir refuser la réconciliation.

Ces deux étoiles, pivots ou pôles du ciel sont immobiles ; autour d’elles comme autour de deux points fixes nécessaires, tourne la circonférence entière du ciel.



















_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 8249
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Dim 16 Sep 2018 - 16:11

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Dimanche 16 Septembre 2018 : Vingt-quatrième dimanche du temps ordinaire


Les Saints du jour (Dimanche 16 Septembre)


Sainte Sara, Ancien Testament :Épouse du Prophète
Abraham (19ème s. av. J.C.)
Pour en savoir + :
Cinq choses que vous ignorez sur Sarah, l’épouse d’Abraham

Saints Corneille (Pape) et Cyprien (Évêque), Martyrs (3ème siècle).

Sainte Euphémie de Chalcédoine, Martyre en Bithynie (+ 305).

Sainte Ludmila, duchesse de Bohême et martyre, Reine des Tchèques († 921).

Sainte Édith de Wilton, Vierge, Princesse d´Angleterre (961-984).

Sainte Mechtilde de Magdebourg, Mystique (✝ v. 1280).


« La vraie Lumière, c'est de Te connaître »

« Nous Te rendons grâces d'avoir, par Ta parole, fait jaillir la lumière des ténèbres, et de l'avoir fait briller dans nos cœurs, pour nous éclairer de la connaissance de la face du Christ Jésus. Oui, la vraie lumière, bien plus la vie éternelle, c'est de Te connaître, Toi, le seul Dieu, et ton envoyé Jésus-Christ. Nous Te connaissions déjà, puisque nous connaissons Jésus, car le Père et le Fils sont un. Nous Te connaissons par la foi, c'est vrai, et nous la tenons comme un gage assuré de la connaissance dans la vision. D'ici là, pourtant, augmente notre foi, conduis-nous de foi en foi, de clarté en clarté, comme sous la motion de ton Esprit, pour que nous pénétrions plus avant chaque jour dans les profondeurs de la lumière ! Ainsi soit-il. » Bienheureux Guerric d'Igny



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


Jésus s’en alla avec ses disciples vers les villages situés dans la région de Césarée-de-Philippe. Chemin faisant, il les interrogeait : « Pour les gens, qui suis-je ? »

Ils répondirent : « Jean Baptiste ; pour d’autres, Élie ; pour d’autres, un des prophètes. » A la question de Jésus à ses disciples, il nous faut répondre maintenant, quelle image nous faisons-nous de Dieu ? Les psaumes nous donnaient déjà une idée de Dieu : « Il a délivré son Peuple des filets de la mort. » Jésus a fait marcher le boiteux, il a guéri l’aveugle, ceux qui étaient dans la tristesse, l’angoisse et la souffrance ont retrouvé l’espérance d’un secours. Jésus a accompli cette Parole il a libéré les souffrants, il les a délivré de la maladie, il a relevé l’enfant de la mort, il est descendu jusque dans nos enfers pour y arracher pour nous les racines du mal. À la question de Jésus, les apôtres n’ont pas de réponse unifiée, car la réponse finale à cette question est l’identité du Messie et l’identité de Dieu même. Malgré les apparences et la diversité des réponses, une force mystérieuse est à l’œuvre. Nous n’approchons de cette réponse que de manière négative, en mourant à notre vision ancienne des choses et des personnes, en nous laissant continuellement transformer par la vie : « Si quelqu’un veut garder sa vie intacte, dit Jésus, il finira par la perdre. Celui qui accepte de mourir à sa vie actuelle à cause de moi et de l’Évangile, celui-là connaîtra la libération. » Ce que l’évangile de ce jour nous dit d’extraordinaire, c’est que nous arriverons tous à cette connaissance à laquelle Jésus veut que nous accédions. Il nous suffit de laisser la vie nous transformer, jour après jour, pour connaître la libération.


Jésus les interrogeait de nouveau : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Pierre prend la parole et répond : « Tu es le Messie. »

Il leur défendit alors vivement de parler de lui à personne. Et, pour la première fois, il leur enseigna qu’il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, les chefs des prêtres et les scribes, qu’il soit tué, et que, trois jours après, il ressuscite. Jésus pose la question à ses disciples : « Et vous, qui dites-vous que je suis ? » Pierre donne une réponse percutante qui semble tellement meilleure que celle donnée par les gens de son entourage qui le voient comme un prophète : « Tu es le Christ, le oint de Dieu ou Messie. » Cette réponse reflète cependant une incompréhension de ce qu’est vraiment Jésus pour lui, donc, en même temps, une incompréhension de qu’est vraiment Dieu. Pierre appartint à une génération de croyants, ou Dieu est perçu comme le Maître du monde et de l’histoire, Celui qui influence et contrôle les événements, Celui qui récompense les bons et punit les méchants, Celui à qui tout hommage et toute action de grâce doit être rendu. Cette perception que Jésus est le Messie comme le fait Pierre, va devoir évoluer dans son cœur et son esprit : ce Messie devrait rétablir le royaume de David, un royaume où enfin les lois de Dieu ainsi que ses fidèles triompheraient. Pierre, comme chacun de nous, sera confrontés à la dureté de la vie, à la souffrance et à la mort, il se rendra compte qu’une partie de cette vision est faussée. Jésus dévoile un secret d’amour, pour la première fois il enseigne : « Il faut que le Fils de l’homme souffre beaucoup qu’il soit rejeté ! Il sera tué et le troisième jour il ressuscitera. » Il se révèle, dans l’humanité, une Révélation étonnante de l’image de Dieu qui est Amour.


Jésus disait cela ouvertement. Pierre, le prenant à part, se mit à lui faire de vifs reproches.

Mais Jésus se retourna et, voyant ses disciples, il interpella vivement Pierre : « Passe derrière moi, Satan ! Tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. » Appelant la foule avec ses disciples, il leur dit : « Si quelqu’un veut marcher derrière moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix, et qu’il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie pour moi et pour l’Évangile la sauvera. Pierre fera un chemin d’intériorité, il comprendra alors que Jésus est descendu jusqu’au fond de la misère de notre humanité, c’est après, qu’il suivra Jésus envers et contre tout. Nous comprenons aujourd’hui que c’est progressivement que Pierre comprend à quel point Dieu nous aime. Nous ne sommes pas encore au temps ou Jésus ressuscité demande à Pierre au bord du lac d’apporter du poisson. Jésus avait préparé le repas pour ceux qui n’avaient rien péché pendant la nuit ! Maintenant il nous demande de voir ce qui est beau en nous, il est venu nous redonner la vie. Il y a un changement de perspective dans l’image que nous avons de Dieu, Jésus qui nous a sauvés nous invite à marcher à sa suite, à entrer dans sa victoire qui sauve l’humanité, dans le plus grand amour. Jésus, le premier, a été soumis au plus cruel esclavage, jusqu’à être trouvé maudit sur la croix, il n’y a rien de plus merveilleux que la suite de Jésus, c’est un acte d’amour libre.


Citation :
Nous demandons la grâce de rejoindre Jésus dans le chemin sur lequel il nous sauve et de suivre.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :




Autres Méditations :




Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix [Édith Stein] (1891-1942)
Carmélite, Martyre, Copatronne de l'Europe

L'Expiation mystique / Amour de la Croix, 24/11/1934 (trad. Source cachée, 1999, p. 234)


« Qu'il prenne sa croix, et qu'il me suive »

L'union avec le Christ est notre béatitude et l'approfondissement de notre union avec lui fait notre bonheur ici-bas. L'amour de la croix ne se trouve donc nullement en contradiction avec notre joie d'être enfants de Dieu. Aider à porter la croix du Christ donne une allégresse forte et pure à ceux qui y sont appelés et qui le peuvent ; ceux qui participent ainsi à l'édification du Royaume de Dieu sont vraiment les enfants de Dieu. Ainsi, une prédilection pour le chemin de la croix ne signifie pas non plus que l'on répugne à voir le Vendredi saint passé et l'œuvre de la Rédemption accomplie. Seuls des rachetés, seuls des enfants de la grâce peuvent vraiment porter la croix du Christ. Ce n'est que de l'union avec la Tête divine que la souffrance humaine reçoit sa puissance rédemptrice.

Souffrir et être bienheureux dans la souffrance, se tenir debout sur la terre, aller de par les chemins poussiéreux et caillouteux de cette terre tout en siégeant avec le Christ à la droite du Père (cf Col 3,1), rire et pleurer avec les enfants de ce monde sans cesser de chanter avec les chœurs angéliques la louange de Dieu, voilà la vie du chrétien, jusqu'à ce que se lève l'aurore de l'éternité.














_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !


Dernière édition par Lumen le Lun 17 Sep 2018 - 15:19, édité 3 fois (Raison : Erreur)
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 8249
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Lun 17 Sep 2018 - 15:05

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Lundi 17 Septembre 2018 : Lundi de la 24ème semaine du Temps Ordinaire


Les Saints du jour (Lundi 17 Septembre )


Sainte Sophie de Rome, Martyre (2ème s.)

Fête de l’impression des stigmates de Saint François d’Assise.
Pour en savoir + : CONSIDÉRATIONS SUR LES STIGMATES
17/09 Impression des Sts Stigmates de St François, confesseur

Saint Lambert, Évêque de Maëstricht et Martyr († 696).

Sainte Hildegarde de Bingen, Abbesse Bénédictine, Mystique
et Docteur de l’Église (1098-1179).

Pour en savoir + : Scivias de Sainte Hildegarde de Bingen

Saint Albert de Jérusalem, Confesseur évêque et martyr (✝ 1214)

Saint Robert Bellarmin, Jésuite, Cardinal, Docteur de l'Église (1542-1621).


« La vraie Lumière, c'est de Te connaître »

« Nous Te rendons grâces d'avoir, par Ta parole, fait jaillir la lumière des ténèbres, et de l'avoir fait briller dans nos cœurs, pour nous éclairer de la connaissance de la face du Christ Jésus. Oui, la vraie lumière, bien plus la vie éternelle, c'est de Te connaître, Toi, le seul Dieu, et ton envoyé Jésus-Christ. Nous Te connaissions déjà, puisque nous connaissons Jésus, car le Père et le Fils sont un. Nous Te connaissons par la foi, c'est vrai, et nous la tenons comme un gage assuré de la connaissance dans la vision. D'ici là, pourtant, augmente notre foi, conduis-nous de foi en foi, de clarté en clarté, comme sous la motion de ton Esprit, pour que nous pénétrions plus avant chaque jour dans les profondeurs de la lumière ! Ainsi soit-il. » Bienheureux Guerric d'Igny



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


« Lorsque Jésus eut achevé de faire entendre au peuple toutes ses paroles, il entra dans Capharnaüm. »

Il y avait un centurion dont un esclave était malade et sur le point de mourir ; or le centurion tenait beaucoup à lui. Ayant entendu parler de Jésus, il lui envoya des notables juifs pour lui demander de venir sauver son esclave. Ce centurion de l’armée romaine est étonnant. C’est pour son esclave qui est malade qu’il demande à Jésus d’intervenir. Il ne fait pas seulement preuve de charité mais encore d’une grande humilité avec une grande foi. Il envoie ses amis du judaïsme vers Jésus car il ne se considère pas digne de rencontrer Jésus. La grande charité de cet homme envers son esclave et la confiance qu’il montre envers Jésus est ainsi proposée à ceux qui partagent le Corps et le Sang de Jésus. En effet avant de recevoir la communion, ils reprennent cette Parole : "Seigneur je ne suis pas digne." Ainsi cet Évangile est situer en Église alors que nous célébrons l’Eucharistie qui vivifie notre amour du Père et le service des pauvres.


Arrivés près de Jésus, ceux-ci le suppliaient instamment : « Il mérite que tu lui accordes cela.

Il aime notre nation : c’est lui qui nous a construit la synagogue. » Jésus était en route avec eux, et déjà il n’était plus loin de la maison, quand le centurion envoya des amis lui dire : « Seigneur, ne prends pas cette peine, car je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit. C’est pourquoi je ne me suis pas autorisé, moi-même, à venir te trouver. Mais dis une parole, et que mon serviteur soit guéri ! La reprise de cette Parole au cœur du mystère de la foi est pleine de sens. Le don de Jésus dans son Corps et dans son Sang est le sommet de la charité fraternelle. Le lien entre le Corps Eucharistique du Christ et son Corps qui est l’Eglise est ainsi manifesté. Dans le service des pauvres nous avons besoin d’être nourri du Corps et du Sang de Jésus. Ainsi une vie nouvelle nous est donnée, des relations nouvelles avec le monde nous sont proposées. Le mystère de l’Eucharistie est le cœur du mystère de la foi : "Il est grand le mystère de la foi" ! Devant ce don que Jésus nous fait de Lui-même nous entrons dans l’humilité, la miséricorde et la tendresse infinie du cœur de Dieu.


Moi, je suis quelqu’un de subordonné à une autorité, mais j’ai des soldats sous mes ordres ; à l’un, je dis : “Va”, et il va ; à un autre : “Viens”, et il vient ; et à mon esclave : “Fais ceci”, et il le fait. »

Entendant cela, Jésus fut en admiration devant lui. Il se retourna et dit à la foule qui le suivait : « Je vous le déclare, même en Israël, je n’ai pas trouvé une telle foi ! » Revenus à la maison, les envoyés trouvèrent l’esclave en bonne santé. Nous rendons grâce à Dieu pour la parole qui nous est donnée, elle est aujourd’hui encore essentielle. Notre sollicitude pastorale nous donne de respecter profondément ceux qui ont d’autres nourritures, comme ce centurion qui nous est proposé en exemple de foi. Nous sommes abreuvés au Corps et au Sang de Jésus pour qu’une vie nouvelle jaillisse de nos cœurs. Des liens d’amour privilégiés sont donnés par son Sang et par sa chair pour rejoindrer les frères liés au Cœur de Jésus de façon implicite. Plongés au cœur du mystère de l’Amour de Dieu par le sacrifice de Jésus, nous sommes entrainés dans une vie nouvelle. Rachetés pas la vie d’amour de Jésus nous sommes unis à toute l’humanité. Jésus a voulu que ce témoignage retentisse au cœur de l’Eucharistie. Nous faisons mémoire de l’amour de Jésus qui nous a aimés jusqu’au bout.


Citation :
Nous demandons la grâce d’être trouvés fidèles, toujours en souci des frères donnés par Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :




Autres Méditations :




Saint Augustin (354-430)
Evêque d'Hippone (Afrique du Nord) et Docteur de l'Église

Sermon 62


« Dis seulement un mot, et mon serviteur sera guéri »

Comment le centurion a-t-il obtenu la grâce de la guérison de son serviteur ? « Je suis un homme soumis à l'autorité d'un autre ; j'ai sous moi des soldats ; je dis à celui-ci : Va, et il va ; et à un autre : Viens, et il vient ; et à mon serviteur : Fais cela, et il le fait. J'ai la puissance sur mes subordonnés, mais je suis moi-même soumis à une autorité supérieure. Si donc, tout subordonné que je suis, j'ai cependant le pouvoir de commander, que ne pourras-tu pas, toi à qui toutes les puissances sont soumises ? » Cet homme était du peuple des païens, car la nation juive était alors occupée par les armées de l'empire romain. C'est donc dans la Judée qu'il commandait aux soldats en qualité de centurion...

Mais notre Seigneur, quoiqu'étant au milieu du peuple de la Judée, déclarait déjà que l'Église se répandrait par toute la terre, où il devrait envoyer ses apôtres (Mt 8,11). Et, en effet, les païens ont cru en lui sans l'avoir vu... Le Seigneur n'est pas entré physiquement dans la maison du centurion, et quoi qu’absent de corps mais présent par sa majesté, il a guéri cette maison et sa foi. De même, le Seigneur n'a été physiquement qu'au milieu du peuple de la Judée ; les autres peuples ne l'ont pas vu naître d'une vierge, ni souffrir, ni marcher, ni assujetti aux conditions de la nature humaine, ni faire des merveilles divines. Il n'a rien fait de tout cela parmi les païens, et pourtant parmi eux s'est accompli ce qui avait été dit à son sujet : « Un peuple que je ne connaissais pas m'a servi ». Comment l'a-t-il servi, s'il ne le connaissait pas ? Le psaume continue : « Ils sont tout oreille et m'obéissent » (Ps 17,45).















_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !


Dernière édition par Admin le Lun 24 Sep 2018 - 19:29, édité 4 fois (Raison : Intrusion et acte de malveillance pendant la "rédaction" de mon poste)
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 8249
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Lun 24 Sep 2018 - 20:59

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Mardi 25 Septembre 2018 : Le mardi de la 25e semaine du temps ordinaire


Les Saints du jour (Mardi 25 Septembre )


Saint Cléophas, Disciple du Christ au bourg d'Emmaüs (1er s.)

Saint Firmin, Évêque d'Amiens et martyr (+ 303).

Saint Aunachaire, Évêque d'Auxerre (✝ 605)

Saint Austinde, Archevêque d'Auch (✝ 1068)

Saint Serge de Radonège, Ermite, fondateur du monastère
de la Trinité-Saint-Serge (✝ 1392)


Saint Nicolas de Flüe, patron de la Suisse (1417-1487).

Bienheureux Hermann Contract, le Boiteux, o.s.b. (1013-  † 1054).


« La vraie Lumière, c'est de Te connaître »

« Nous Te rendons grâces d'avoir, par Ta parole, fait jaillir la lumière des ténèbres, et de l'avoir fait briller dans nos cœurs, pour nous éclairer de la connaissance de la face du Christ Jésus. Oui, la vraie lumière, bien plus la vie éternelle, c'est de Te connaître, Toi, le seul Dieu, et ton envoyé Jésus-Christ. Nous Te connaissions déjà, puisque nous connaissons Jésus, car le Père et le Fils sont un. Nous Te connaissons par la foi, c'est vrai, et nous la tenons comme un gage assuré de la connaissance dans la vision. D'ici là, pourtant, augmente notre foi, conduis-nous de foi en foi, de clarté en clarté, comme sous la motion de ton Esprit, pour que nous pénétrions plus avant chaque jour dans les profondeurs de la lumière ! Ainsi soit-il. » Bienheureux Guerric d'Igny



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


Sa mère et ses frères vinrent le trouver, mais ils ne pouvaient pas arriver jusqu’à lui à cause de la foule.

Alors qu’il enseigne, ses cousins et ses cousines lui font dire qu’ils sont là. Ils ne peuvent s’approcher de lui à cause de la foule. Jésus leur répond : « Ma mère et mes frères, ce sont ceux qui entendent la parole de Dieu, et qui la mettent en pratique. » Jésus enseigne qu’il nous faut écouter sa Parole comme des frères pour être membre de sa famille. Il nous faut connaître la volonté de Dieu et l’accomplir. Jésus nous introduit dans la famille de Dieu. Il nous faut, nous aussi, vaincre des obstacles pour nous approcher de lui, pour écouter sa Parole. Cette connaissance nouvelle nous est révélée à partir du cœur profond qui est en nous et qui nous est manifesté dans l’amour. Il est bon de savoir pourquoi nous cherchons Jésus ! Est-ce pour mettre la Parole de Dieu à la première place dans notre vie ? Les « frères » de Jésus sont ceux qui écoutent la Parole qui vient du Père, ceux qui croient qu’ils sont les « enfants bien aimés » du Père. Ils forment la famille des frères et des sœurs qui s’aiment. Ils réalisent la Communauté nouvelle que l’Esprit Saint unifie.


On le fit savoir à Jésus : « Ta mère et tes frères sont là dehors, qui veulent te voir. »

La famille proche est bâtie sur les liens d’amour naturels, Jésus l’aime et la respecte. Mais à ce niveau, aucun être qui nous est lié n’a des droits d’autorité sur ce qui nous lie à Dieu, au Père céleste. Les liens spirituels qui nous lient à Dieu et à Sa famille priment sur les liens du sang et les devoirs qui y sont attachés. La Parole de Dieu dit bien la nécessité de l’affection, de la considération, du respect et de l’honneur que l’on doit aux siens. Jamais cette affection ne doit s’interposer entre Dieu et nous. Jésus n’offense en rien sa Mère car elle est la première à écouter la Parole de Dieu et à la mettre en pratique. Jésus naquît d’elle à la Parole de l’Annonciation. C’est elle qui a le plus parfaitement accompli la volonté de Dieu. Le désir secret de Marie est l’accomplissement de la volonté de Dieu. Elle est la femme qui représente l’humanité. Elle fait entrer l’humanité dans le mystère de la vie, le mystère de Jésus.


Jésus leur répondit : « Ma mère et mes frères, ce sont ceux qui entendent la parole de Dieu, et qui la mettent en pratique. »

Jésus nous dit ainsi que les membres de sa famille, « ce sont ceux qui écoutent la Parole. » Pour écouter cette Parole, il faut nous en approcher. C’est à la Croix de Jésus que l’enfant bien aimé du Père prend naissance. L’Amour de Jésus nous fait entrer dans la « naissance éternelle » du Fils Unique du Père. Ce que nous contemplons dans la personne de Jésus, nous sommes invités à le devenir, les « enfants de Dieu. » La primauté que nous accordons à Dieu nous donne d’écouter de Sa Parole et d’entrer en relation intime avec lui dans la prière. Cette Parole, nous voulons l’accomplir pour être membres de la famille de Dieu. Pour lui obéir, il nous faut renoncer à notre confort, à notre réputation, aux biens matériels. Jésus, par sa Parole, nous invite et nous introduit dans le mystère de Dieu. Grâce à lui, Dieu vient au secours de notre humanité orpheline. Le refus de Dieu à l’origine, a « coupé » Adam et Ève de la relation filiale au Père. Le Dieu invisible s’est rendu visible à nos yeux en Jésus. Nous « connaissons » désormais en lui le mystère de Dieu qui est Trinité d’amour : « Dieu est Amour. »


Citation :
Nous demandons la grâce d’être de ceux qui écoutent la parole de Dieu, que cette Parole soit vivante en nous.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :




Autres Méditations :




Isaac de l'Étoile (?-v. 1171)
Moine cistercien

Sermon 51, 25-27 ; PL 194, 1862 ; SC 339 (trad. SC p. 217 rev.)


« Ma mère et mes frères, ce sont ceux qui entendent
la parole de Dieu, et qui la mettent en pratique »

«  J'ai cherché le repos en toutes choses » dit la Sagesse de Dieu ; «  et je demeurerai, dit-elle ensuite, dans l'héritage du Seigneur » (Si 24,7). L'héritage du Seigneur, dans sa totalité, c'est l'Église, tout spécialement c'est Marie, et c'est l'âme de chaque fidèle en particulier... Le texte continue : «  Alors le Créateur de l'univers m'a parlé et m'a commandé ; celui qui m'a créée m'a fait dresser ma tente. Il m’a dit : 'Installe-toi en Jacob' » (v. 8.). Ayant en effet cherché partout le repos et ne l'ayant trouvé nulle part, la Sagesse de Dieu, son Verbe, s'est d'abord réservé comme son héritage le peuple juif, auquel par Moïse il a «  parlé et commandé »... Et celui qui par cette seconde création a créé la Synagogue, la mère de l'Église, «  s'est reposé dans sa tente », dans la tente de l'Alliance. Maintenant, dans l'Église, il repose dans le sacrement de son Corps.

Et, comme il avait aussi cherché, pour ainsi dire, parmi toutes les femmes celle de qui il naîtrait, il s'est choisi tout spécialement Marie, qui depuis est appelée «  bénie entre toutes les femmes » (Lc 1,28)... Le Christ, qui l'avait créée nouvelle créature (cf 2Co 5,17), est venu reposer en son sein.

     C'est également à chaque âme fidèle prédestinée au salut que cette Sagesse «  commande et parle », quand elle veut et comme elle veut. Elle le fait soit intérieurement par l'intelligence naturelle, par laquelle elle «  illumine tout homme venant en ce monde » (Jn 1,9) et par l'inspiration de la grâce...; soit au-dehors par la doctrine et par la création (cf Rm 1,20)... Et la Sagesse de Dieu, son Verbe, qui crée et forme ainsi cette âme «  dans le Christ Jésus pour que nos actes soient vraiment bons » (Ep 2,10), vient reposer en sa conscience.















_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 8249
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Mar 25 Sep 2018 - 19:35

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Mercredi 26 Septembre 2018 : Le mercredi de la 25e semaine du temps ordinaire


Les Saints du jour (Mercredi 26 Septembre)


Saint Côme et Saint Damien, Martyrs (c. 286).

Saint Cyprien et Sainte Justine, Martyrs († 314).

Saints Jean de Brébeuf, Isaac Jogues et leurs Compagnons,
Martyrs († 1649).


Sainte Thérèse Couderc, Vierge et Fondatrice de la Congrégation de
Notre-Dame du Cénacle (1805-1885).


Bienheureux Louis Tezza, Prêtre Religieux Camillien et Fondateur de la
Congrégation des Filles de Saint-Camille (✝ 1923).


Bienheureux Paul VI, Pape (262ème) de 1963 à 1978 (✝ 1978).


« La vraie Lumière, c'est de Te connaître »

« Nous Te rendons grâces d'avoir, par Ta parole, fait jaillir la lumière des ténèbres, et de l'avoir fait briller dans nos cœurs, pour nous éclairer de la connaissance de la face du Christ Jésus. Oui, la vraie lumière, bien plus la vie éternelle, c'est de Te connaître, Toi, le seul Dieu, et ton envoyé Jésus-Christ. Nous Te connaissions déjà, puisque nous connaissons Jésus, car le Père et le Fils sont un. Nous Te connaissons par la foi, c'est vrai, et nous la tenons comme un gage assuré de la connaissance dans la vision. D'ici là, pourtant, augmente notre foi, conduis-nous de foi en foi, de clarté en clarté, comme sous la motion de ton Esprit, pour que nous pénétrions plus avant chaque jour dans les profondeurs de la lumière ! Ainsi soit-il. » Bienheureux Guerric d'Igny



LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :


"Jésus les envoya proclamer le règne de Dieu et faire des guérisons."

L’Évangile est la vérité qui est donnée à tous ceux qui y adhèrent, c’est la connaissance nouvelle du Dieu qui n’est qu’amour. La bonne nouvelle que les Douze sont chargés de proclamer est la grâce, la main tendue de Dieu pour l’humanité. C’est le passage de la haine, du mensonge et de la mort à une Vie d’amour infini qui ne finira pas. Jésus veut que les disciples manifestent, par les guérisons opérées, les signes du Royaume de Dieu. L’envoi des disciples annonce déjà la Résurrection de Jésus : « Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie, » dit-il. Jésus est venu afin d’établir le règne de Dieu, règne de justice, de vérité et d’amour. Il donne à ses apôtres, à ses disciples et à tous les chrétiens de proclamer le règne de Dieu et de faire des guérisons. Nous passons par l’épreuve de la vérité, le passage de la mort à la vie ! Ce pouvoir merveilleux de transformation du monde est une transformation fondamentale et radicale de l’humanité. Jésus ne peut guérir que ceux qui se reconnaissent malades, pécheurs, pauvres en vérité. Quand nous sommes guérit, nous retrouvons dans notre vie les merveilles de la vie de Dieu. Pour annoncer la bonne nouvelle de Jésus, il nous faut d’abord être guéri par Lui. C’est alors l’envoi en mission pour guérir l’humanité à la suite de Jésus.


Jésus leur dit : « N’emportez rien pour la route, ni bâton, ni sac, ni pain, ni argent ; n’ayez pas chacun une tunique de rechange.

Si vous trouvez l’hospitalité dans une maison, restez-y ; c’est de là que vous repartirez. Et si les gens refusent de vous accueillir, sortez de la ville en secouant la poussière de vos pieds : ce sera pour eux un témoignage. » Entrer dans la mission de Jésus, c’est entrer en pèlerinage dans la pauvreté, se mettre en route sans rien emporter, c’est une nécessité pour retrouver la liberté des enfants de Dieu ! C’est un appel à une vie de foi et de dépendance de Dieu qui est donné aux Apôtres pour pourvoir à la sécurité et aux besoins nécessaires de la mission. C’est non de leurs propres ressources, mais de celles de Celui qui les envoie que doivent dépendre tous les besoins pratiques des envoyés. Que Dieu donne en cours de route à ceux qu’Il envoie est un beau témoignage de sa bonté et de sa fidélité à leur égard et aussi à l’égard de ceux qui croiront par leur témoignage. « Priez le Maitre de la moisson d’envoyer des ouvriers à sa moisson dira Jésus par ailleurs. » En effet la puissance de la prière, le lien d’amour avec le Père est nécessaire pour rejoindre Jésus dans la transformation du monde. Nous mettons notre cœur en harmonie avec le cœur de Jésus pour que notre prière soit vraie, qu’elle soit écoutée par le Dieu d’Amour et de Vérité.


"Ils partirent, et ils allaient de village en village, annonçant la Bonne Nouvelle et faisant partout des guérisons.

Les Douze sont en contact avec Jésus qui les a appelé et envoyé. L’Esprit Saint, l’Esprit de Jésus, l’Esprit de guérison est à l’œuvre par la main des apôtres. Il agit en surabondance quand Jésus envoie ses disciples en mission. Il est impossible de faire l’œuvre de Dieu et d’exercer un ministère sans avoir reçu au préalable l’autorité qui vient de Dieu. C’est ainsi qu’il pourvoit à tout : « Si vous trouvez l’hospitalité dans une maison, restez-y. » Nous sommes avec Jésus et déjà la vie du ressuscité rayonne pour le manifester dans des lieux de paix et en vérité. C’est déjà sa paix qui habite profondément ses envoyés qui vont le rayonner. Si elle n’est pas reçue, il faut comme Jésus lui-même quitter tout simplement le lieu. Si les gens refusent de vous accueillir, sortez de la ville et continuez votre chemin. « Ils partirent, et ils allèrent de village en village, annonçant la Bonne Nouvelle et faisant partout des guérisons. » Nous savons que Dieu désire le bonheur de ses enfants dans toute la création. Toute la création signifie tous les aspects de la vie de la nature humaine.


Citation :
Nous demandons la grâce de connaitre la puissance infinie de l’Amour que Dieu a mis dans nos mains et dans nos cœurs, pour guérir nos frères.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :




Autres Méditations :




Saint Jean-Paul II (1920-2005)
Pape

Redemptoris missio, §30


« Il les envoya proclamer le règne de Dieu »

Notre époque, alors que l'humanité est en mouvement et en recherche, exige une impulsion nouvelle dans l'action missionnaire de l'Église. Les horizons et les possibilités de la mission s'étendent, et nous les chrétiens, nous sommes appelés au courage apostolique, fondé sur la confiance dans l'Esprit Saint. C'est lui le protagoniste de la mission :!

     Dans l'histoire de l'humanité, de nombreux tournants marquants ont stimulé le dynamisme missionnaire, et l'Église, guidée par l'Esprit, y a toujours répondu avec générosité et prévoyance. Et les fruits n'ont pas manqué. On a célébré... le millénaire de l'évangélisation de la Russie et des peuples slaves... [et] le cinq centième anniversaire de l'évangélisation des Amériques. On a aussi célébré récemment le centenaire des premières missions de plusieurs pays d'Asie, d'Afrique et d'Océanie. L'Église doit affronter aujourd'hui d'autres défis, en avançant vers de nouvelles frontières tant pour la première mission « :ad gentes :», auprès des peuples de la terre, que pour la nouvelle évangélisation de peuples qui ont déjà reçu l'annonce du Christ. Il est aujourd'hui demandé à tous les chrétiens, aux Églises particulières et à l'Église universelle le même courage que celui qui animait les missionnaires du passé, la même disponibilité à écouter la voix de l'Esprit.















_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 8249
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Ven 5 Oct 2018 - 1:05

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Vendredi 05 Octobre 2018 : Le vendredi de la 26e semaine du temps ordinaire


Les Saints du jour (Vendredi 05 Octobre)


Sainte Fleur (Flore), Religieuse Hospitalière en Quercy (1300-1347).

Sainte Anne Schäffer, invalide et Mystique (1882-1925).

Sainte Sœur Marie-Faustine Kowalska, Apôtre de
la Miséricorde Divine (1905-1938).


Bienheureux Barthélemy Longo, Fondateur de la congrégation
des sœurs de Notre Dame du Rosaire (✝ 1926)


Bienheureux Alberto Marvelli, Laïc italien, Membre
de l'Action Catholique (1918-1946).



« La vraie Lumière, c'est de Te connaître »

« Nous Te rendons grâces d'avoir, par Ta parole, fait jaillir la lumière des ténèbres, et de l'avoir fait briller dans nos cœurs, pour nous éclairer de la connaissance de la face du Christ Jésus. Oui, la vraie lumière, bien plus la vie éternelle, c'est de Te connaître, Toi, le seul Dieu, et ton envoyé Jésus-Christ. Nous Te connaissions déjà, puisque nous connaissons Jésus, car le Père et le Fils sont un. Nous Te connaissons par la foi, c'est vrai, et nous la tenons comme un gage assuré de la connaissance dans la vision. D'ici là, pourtant, augmente notre foi, conduis-nous de foi en foi, de clarté en clarté, comme sous la motion de ton Esprit, pour que nous pénétrions plus avant chaque jour dans les profondeurs de la lumière ! Ainsi soit-il. » Bienheureux Guerric d'Igny



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


Malheureuse es-tu, Corazine ! Malheureuse es-tu, Bethsaïde ! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon, il y a longtemps que les gens y auraient pris le vêtement de deuil, et se seraient assis dans la cendre en signe de pénitence.

Les paroles de Jésus manifestent que le chemin que nous utilisons sur la terre, prépare la situation dans laquelle nous nous trouverons dans le ciel. Corozaïn, Bethsaïde, sont des villes de Galilée, situées sur les bords du lac de Génésareth, elles sont aussi les « ensemble » dans lesquels nous vivons. Jésus déplore le sort de ces villes, que tant de miracles opérés sous leurs yeux n’ont pu amener à faire œuvre de Paix. Au mépris des hommes, c’est joint le mépris du Fils de Dieu. Jésus déplore le sort de ces villes ou le cri des pauvres, les gémissements des humiliés, et les larmes répandues montent jusqu’au ciel. En méprisant la prédication évangélique ce ne sont pas des hommes que l’on méprise, mais Jésus et son Père lui-même. Le sérieux de notre action aujourd’hui est ainsi révélé. Il signifie combien notre conscience doit être éveillée. Il nous faut embrasser la foi qui est annoncée par les disciples de Jésus. La Parole de Dieu parvenue jusqu’à nous, nous place dans le lieu du Royaume. C’est de là que s’étend la miséricorde pour les plus petits d’entre tous. Ce passage de l’Evangile qui nous est donné aujourd’hui est à la fois étonnant et douloureux, mais il est en même temps réconfortant car il fait la vérité.


En tout cas, Tyr et Sidon seront traitées moins sévèrement que vous lors du Jugement.

Et toi, Capharnaüm, seras-tu donc élevée jusqu’au ciel ? Non, tu descendras jusqu’au séjour des morts ! Il est étonnant et douloureux le constat d’échec de la mission de Jésus. Sa douloureuse déception devant le refus qui lui est opposé dans la Galilée nous renforce dans notre mission, car si Jésus a connu une telle difficulté pour annoncer l’Evangile, il n’est pas surprenant que nous ayons du mal à continuer la même mission que lui. L'Évangile invite ses fidèles à écouter le cri de douleur des pauvres et des malheureux. Nous faisons route avec toute l’humanité et nous partageons le sort du monde. Pour être en harmonie avec Dieu, il nous faut être « en harmonie » profonde avec nous-même, et avec nos frères. La relation avec les autres « dit » notre relation à Jésus ! Nous ne pouvons pas faire « comme si » tout allait bien quand un malaise s’introduit dans notre entourage. La relation avec soi-même et avec l’autre ne ment pas, il nous faut bâtir la Paix que nous donne l’Esprit Saint.


« Celui qui vous écoute, m’écoute, et celui qui vous écoute, écoute celui qui m’a envoyé. »

Nous voulons être attentifs à l’énoncé de Jésus. Ce n’est pas seulement à ces villes, mais à nous-mêmes, que cette Parole est réservée. Si nous refusons de recevoir ceux qui nous demandent l’hospitalité, c’est Jésus que nous rejetons. C’est par orgueil que Capharnaüm s’est élevé jusqu’au ciel, alors que tant de grâces auraient du vaincre son incrédulité. Etre témoins de l’Evangile se fait aujourd’hui dans un climat d’incroyance, les hommes ont le sentiment que la foi en Dieu s’oppose à la grandeur de l’homme ! Non seulement il n’en est rien, mais la reconnaissance de Dieu augmente le sens de la dignité humaine et encourage l’homme à devenir plus humain. L’unité entre le Père et le Fils est l’unité que Jésus veut voir entre nous. Dieu nous habite parce que son mystère est à l’intérieur de nous-même. Si l’Esprit Saint agit dans notre vie en lui donnant son unité intérieure, la paix alors rayonne. Mais quand le rameau est coupé du cep, il meurt. La « relation à Dieu » dans nos institutions, nos villages ou nos villes est salutaire ! L’attitude d’adoration manifeste que nous voulons nous recevoir de Dieu. Nous sommes heureux d’être dépendants de Dieu et de son Amour qui nous sauve. C’est l’Esprit Saint qui nous unit, la Parole de Dieu nous rejoint dans ce qu’il y a de plus secret et de plus intime à nous même.


Citation :
Nous demandons à Jésus la grâce d’être gardés dans son cœur pour avoir la vie.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :




Autres Méditations :




Saint Augustin (354-430)
Évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et Docteur de l'Église

Les Discours sur les psaumes, Ps 49, §23


« Celui qui vous écoute, m'écoute »

Quelqu'un, ayant entendu le verset « Offre à Dieu un sacrifice de louange » (Ps 49,14), s'était dit : « Tous les jours, en me levant, j'irai à l'église, j'y chanterai un hymne du matin ; en fin de journée un hymne du soir ; puis chez moi un troisième et un quatrième hymne. Ainsi, je ferai tous les jours un sacrifice de louange et je l'offrirai à mon Dieu ». C'est bien de faire ainsi, si tu le fais vraiment, mais garde-toi de te rassurer sur ce que tu fais, et crains que, tandis que ta langue parle bien devant Dieu, ta vie ne parle mal devant lui... Prends garde de vivre mal, tout en parlant bien.

     Pourquoi cela ? Parce que Dieu dit au pécheur : « Qu'as-tu à réciter mes commandements, à garder mon alliance à la bouche, [toi qui rejettes mes paroles derrière toi] ? » (v. 16-17) Voyez avec quelle crainte nous devons vous parler... Vous, mes frères, vous êtes en sécurité : si vous entendez dire de bonnes choses, c'est Dieu que vous entendez, quelle que soit la bouche qui vous parle. Mais Dieu n'a pas voulu laisser ceux qui parlent sans les reprendre, de peur qu'ils ne s'endorment en sécurité dans une vie de désordre, se disant qu'ils parlent du bien, se disant : « Dieu ne voudra pas nous perdre, nous par qui il a voulu dire de si bonnes choses à son peuple ». Donc, vous qui parlez, qui que vous soyez, écoutez ce que vous dites ; vous qui voulez être écoutés, écoutez-vous, vous les premiers... Puissé-je écouter le premier, puissé-je écouter, écouter mieux que tous « ce que le Seigneur Dieu dit en moi, car il fait entendre des paroles de paix à son peuple » (Ps 84,9).















_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 8249
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Ven 5 Oct 2018 - 23:36

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Samedi 06 Octobre 2018 : Le samedi de la 26e semaine du temps ordinaire


Les Saints du jour (Samedi 06 Octobre)


Sainte Foy de Conques, vierge et martyre (IIIe s.).

Saint Bruno, Fondateur de l'Ordre des Chartreux (1030-1101).

Sainte Marie-Françoise des Cinq-Plaies (Anne-Marie Gallo),
Tertiaire Franciscaine (1715-1791).


Bienheureuse Marie-Rose Durocher, Fondatrice des Sœurs des
Saints Noms de Jésus et de Marie (1811-✝ 1849).


Bienheureux Isidore de Saint-Joseph, Religieux Passioniste (1881-1916).


« La vraie Lumière, c'est de Te connaître »

« Nous Te rendons grâces d'avoir, par Ta parole, fait jaillir la lumière des ténèbres, et de l'avoir fait briller dans nos cœurs, pour nous éclairer de la connaissance de la face du Christ Jésus. Oui, la vraie lumière, bien plus la vie éternelle, c'est de Te connaître, Toi, le seul Dieu, et ton envoyé Jésus-Christ. Nous Te connaissions déjà, puisque nous connaissons Jésus, car le Père et le Fils sont un. Nous Te connaissons par la foi, c'est vrai, et nous la tenons comme un gage assuré de la connaissance dans la vision. D'ici là, pourtant, augmente notre foi, conduis-nous de foi en foi, de clarté en clarté, comme sous la motion de ton Esprit, pour que nous pénétrions plus avant chaque jour dans les profondeurs de la lumière ! Ainsi soit-il. » Bienheureux Guerric d'Igny



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

« Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez ! » (Lc 10, 23). Cette apostrophe de Jésus à ses disciples nous laisse parfois perplexes. Bien sur, nous pouvons l’interpréter comme une bénédiction qui vise exclusivement les disciples qui avaient assisté en témoins émerveillés aux événements historiques de la venue du Christ et du déroulement de son ministère.
Mais dans la foi chrétienne, les Écritures ne sont pas seulement un récit historique sans pertinence actuelle. Elles sont aussi reçues dans la foi comme Parole de Dieu aujourd’hui pour nous.
Ainsi la joie du Christ qui exulte sous l’action de l’Esprit-Saint dit quelque chose sur notre situation aujourd’hui, comme la prophétie d’Isaïe dit quelque chose sur ce que nous vivons actuellement. Le monde nouveau de justice et de paix, qu’a inauguré le Messie « sorti de la souche de Jessé » (Is 11, 1), peut nous faire rêver dans les moments difficiles que traverse le monde, ou peut-être peut-il aussi faire partie du témoignage de la foi chrétienne d’annoncer une véritable espérance.

Permettez-moi simplement ce soir de partager avec vous quelques uns des motifs de cette espérance.

Il y a bientôt trois mois, nous avons eu la joie d’accueillir le Pape Benoît XVI en France, et je sais que nombre d’entre vous ont tenu à participer à l’un ou l’autre des rassemblements qui ont marqué son passage parmi nous ou du moins à en suivre les échos médiatiques. Même si certains pontifes du commentaire infaillible ont peiné à en prendre leur parti, tous ont bien dû s’incliner devant les faits : la figure de l’Église catholique en France, telle qu’elle apparaissait était celle d’un corps vivant et motivé, essentiellement composé de jeunes adultes ou de jeunes familles ; un corps certes très diversifié, mais serein et uni dans la profession de foi ; un corps joyeux et heureux de vivre ce moment intense.
Nous sommes bien éloignés des images stéréotypées, que véhiculent encore paresseusement quelques informateurs, d’une Église de vieillards, sans prise sur les jeunes générations, sans intelligence sur le temps que nous vivons, sans prise sur la réalité, en voie de dégénérescence rapide et d’extinction sociale. Bref, d’une force sociale qui ne serait plus qu’une faiblesse dont il n’y aurait pas lieu de s’inquiéter. A ce jour, je ne crois pas qu’il y ait en France beaucoup de corps sociaux qui offrent une telle vitalité et une telle sérénité.
Je n’en tire aucun motif de triomphalisme, mais pour des personnes aussi averties que vous de la vie publique, je pense que cette vitalité est une espérance non seulement pour les catholiques, mais encore pour la société dans son ensemble.

Un deuxième motif d’espérance me vient d’une certaine appréciation de l’évolution des mentalités dans notre société. Vous trouvez peut-être que je suis exagérément optimiste, mais il me semble que nos concitoyens sont plus ouverts aux questionnements éthiques qu’ils ne l’étaient il y a une quinzaine d’années. Sans doute, différents événements et différents courants d’opinion ont-ils contribué à cette évolution.
Permettez-moi de vous dire que je compte parmi ces éléments le courage personnel et politique d’un certain nombre d’élus qui n’ont jamais accepté de se plier aux diktats des idées toutes faites et qui ont eu assez de détermination pour témoigner de leurs convictions, non seulement à l’égard de leurs adversaires politiques, mais aussi à l’égard de leurs amis, ce qui est parfois plus difficile.

Plus de modestie envers les prouesses économiques de notre système, c’est le moins que l’on puisse dire ; moins de crédulité naïve dans les grandes promesses thérapeutiques jamais étayées par des résultats vérifiables ; plus de sensibilité à la fragilité de notre environnement et à l’irresponsabilité de la gestion des ressources naturelles sont autant de facteurs qui nous ont conduits à plus de réalisme et plus d’esprit critique.
Aujourd’hui il est à nouveau possible de réfléchir et de poser certaines questions de sagesse, censurées il y a encore quelques années. Cette plus grande liberté d’esprit n’élimine pas les campagnes de lobbying et leurs informations partiales ou mensongères. Elle permet du moins de les identifier et de les nommer sans être stigmatisé comme les derniers représentants de l’obscurantisme.

Cette plus grande liberté dans l’expression de convictions différentes sur la dignité de l’homme et sur son avenir est une ressource précieuse en ces temps où nous allons être entraînés dans le grand débat des États Généraux sur les lois de bioéthique.
Si nous souhaitons que ces débats soient vraiment généraux et ne se réduisent pas à des luttes d’influence entre les diverses idéologies ou entre les représentants des lobbies économiques, il nous revient de faire entendre des arguments de raison. Le travail qui a été mené par la Conférence des évêques de France sur ce sujet a abouti à un dossier important que vos évêques vont vous transmettre.
Il réunit les avis de différents spécialistes sur les questions retenues pour les États Généraux. Notre propos n’est pas d’imposer à la société des vues particulières, mais de fournir des éléments d’appréciation dans le dialogue auquel nous sommes invités.

Plus profondément, il pose une question de droit dans le fonctionnement de notre démocratie. Nous savons bien que le droit positif, dont vous avez la lourde charge d’établir l’expression législative, ne peut pas être une simple répétition des principes fondamentaux.
Il doit être l’expression de leur mise en œuvre dans une législation pratique. Mais nous savons aussi que le droit positif ne peut pas se borner à rappeler les grands principes en formulant aussitôt la liste des dérogations qui permettront de les transgresser avec l’approbation du législateur.
En cette année où nous fêtons avec la grandeur qui convient le soixantième anniversaire de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme, il peut ne pas être inutile de rappeler que cette déclaration n’est pas une simple invocation sans effet pratique.

Si la loi définit des frontières à ne pas franchir, elle ne peut pas, en même temps, fournir les moyens de les violer sans infraction. Après plus de dix ans sous le régime des premières lois de bioéthique, l’expérience nous montre que les exceptions ne sont souvent que une manière déguisée de donner une autorisation en sauvegardant l’attachement aux grands principes.
A moins que ce ne soit une tactique pour abaisser les résistances et accoutumer les consciences à la transgression. Un peu de recul permet de faire une véritable évaluation des enjeux et des risques et d’appliquer à l’égard de l’homme et de l’humanité le fameux principe de précaution dont on se réclame si volontiers pour tant de sujets bien moins importants.

Un troisième motif d’espérance peut nous venir des difficultés mêmes que nous traversons. Les contraintes du système économique dans lequel nous fonctionnons nous amènent, qu’on le veuille ou non, à reconnaître que les ressources de notre univers sont limitées et que le rêve d’un développement indéfini de notre mode de vie touche à ses limites lui-aussi.
L’accroissement continu de la consommation ne peut plus être le seul moteur de l’activité économique et c’est toute une conception de l’existence qui se trouve remise en cause. Pourquoi ne pas espérer que cette remise en cause, si elle n’est pas escamotée par des promesses illusoires, permette à nos concitoyens de retrouver ou d’inventer de nouvelles aspirations, de nouveaux objectifs et de nouvelles satisfactions ?

Les transformations d’une société sont des changements très lents et qui se mesurent en décennies. Les épreuves que nous rencontrons sur les chemins de l’histoire marquent parfois la fin d’un monde.
Elles peuvent être aussi les germes d’une nouveauté que nous ne connaissons pas encore. Le regard de la foi sur la vie des hommes nourrit l’espérance que Dieu aujourd’hui encore fait toutes choses nouvelles. Notre tâche de chrétiens est de chercher avec confiance et détermination les éléments de cette nouveauté et de les faire ressortir en même temps que nous nous employons à les soutenir et à les faire fructifier.

J’en suis convaincu, la promesse d’un monde nouveau fait de justice et de paix n’est ni une utopie ni une illusion, elle est la promesse de Dieu pour chaque époque de l’histoire des hommes, -et donc pour la nôtre-. Elle est la conviction qui nous soutient devant les difficultés quotidiennes. Elle est la motivation qui nous anime quand nous défendons la dignité humaine. Elle est notre espérance !



+ André cardinal Vingt-Trois
Archevêque de Paris
Source :




Autres Méditations :




Hermas (2e siècle)
Le Pasteur, 10e  précepte (trad. cf SC 53)


« Jésus exulta de joie sous l'action de l'Esprit Saint. »
« Vous avez reçu en vous la marque de Saint Esprit : ne le contristez pas »
(Ep 4,30)

Quand l'homme indécis échoue dans quelque entreprise, la tristesse envahit son âme, elle afflige le Saint-Esprit et le chasse... Éloigne donc de ton cœur la tristesse et n'étouffe pas l'Esprit Saint qui habite en toi (1Th 5,19), de peur qu'il n'en appelle à Dieu contre toi et ne te quitte. Car l'Esprit de Dieu, qui a été mis dans ta chair, ne supporte ni la tristesse ni la gêne.

     Revêts-toi de la gaieté et fais-en tes délices. Voilà ce qui plaît à Dieu ; voilà ce qu'il accueille favorablement. Car tout homme joyeux agit bien, pense bien et foule aux pieds la tristesse. L'homme triste, au contraire, agit toujours mal ; d'abord, il fait le mal en attristant l'Esprit Saint qui a été donné joyeux à l'homme ; ensuite, il commet une impiété en ne priant pas le Seigneur et en ne le louant pas. Car la prière de l'homme triste n'a jamais la force de monter jusqu'à l'autel de Dieu... Comme le vinaigre, mélangé au vin, lui fait perdre sa bonne saveur, de même la tristesse, mêlée au Saint-Esprit, affaiblit l'efficacité de la prière. Purifie donc ton cœur de cette tristesse pernicieuse, et tu vivras pour Dieu, ainsi que tous ceux qui auront dépouillé la tristesse et revêtu la joie.















_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 8249
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Sam 6 Oct 2018 - 22:07

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Dimanche 07 Octobre 2018 : Vingt-septième dimanche du temps ordinaire


L'Église fête : Notre-Dame du Rosaire. (Mémoire obligatoire)


Les Saints du jour (Dimanche 07 Octobre 2018)


Sainte Justine, Martyre à Padoue (1er s.)

Saint Marc, Pape et confesseur (34 ème) en 336 (✝ 336)

Bienheureuse Chiara-Luce Badano (1971-1990).

Vénérable Maria degli Angeli, Fondatrice des sœurs carmélites
de Sainte-Thérèse de Turin (✝ 1949)


Marie de Sales Chappuis, Religieuse instigatrice de la fondation
des Congrégations des Oblats et Oblates de St-François de Sales (✝ 1875)



« La vraie Lumière, c'est de Te connaître »

« Nous Te rendons grâces d'avoir, par Ta parole, fait jaillir la lumière des ténèbres, et de l'avoir fait briller dans nos cœurs, pour nous éclairer de la connaissance de la face du Christ Jésus. Oui, la vraie lumière, bien plus la vie éternelle, c'est de Te connaître, Toi, le seul Dieu, et ton envoyé Jésus-Christ. Nous Te connaissions déjà, puisque nous connaissons Jésus, car le Père et le Fils sont un. Nous Te connaissons par la foi, c'est vrai, et nous la tenons comme un gage assuré de la connaissance dans la vision. D'ici là, pourtant, augmente notre foi, conduis-nous de foi en foi, de clarté en clarté, comme sous la motion de ton Esprit, pour que nous pénétrions plus avant chaque jour dans les profondeurs de la lumière ! Ainsi soit-il. » Bienheureux Guerric d'Igny



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


Des pharisiens abordèrent Jésus et pour le mettre à l’épreuve, ils lui demandaient : « Est-il permis à un mari de renvoyer sa femme ? »

Jésus nous conduit dans la voie de l’unité et de la fidélité. La clarté et la netteté de ses Paroles peut mettre beaucoup en difficulté dans le contexte actuel. Il est délicat d’affirmer ces vérités énoncées aujourd’hui dans le milieu culturel qui est le notre. Nous connaissons tous des couples qui se sont séparés, et nous connaissons les blessures et les douleurs que portent ces personnes ainsi que leurs enfants. Conscients de ces douleurs, il nous faut les soulager et les aider dans la mesure de notre possible. Etre fidèles à la Parole de Jésus et être accueillant à ces personnes qui ont vécu un échec dans leur relation est un vrai défi ! Quelle que soit la manière dont nous ayons été conçu, quel que soit l’accueil que nous avons reçu de nos parents, le commandement de l’Amour de Dieu se réalise en nous après de très longues années de purification. Les blessures de l’enfance ne sont pas pas sans lien avec ce que vivent aujourd’hui beaucoup de couples divisés. « Derrière » la vie des enfants se reproduit la vie des adultes. Nous prions pour nos familles afin quelles trouvent la beauté du plan d’Amour de Dieu sur elles. Nous sommes appelés à refléter entre nous l’unité de l’Amour de Dieu. Nous voulons vivre dans la communion comme Dieu est communion d’amour, Père Fils et Saint Esprit.


Jésus répliqua : « C’est en raison de votre endurcissement qu’il a formulé cette loi.

Mais, au commencement de la création, il les fit homme et femme. A cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux ne feront plus qu’un. Ainsi, ils ne sont plus deux, mais ils ne font qu’un. Donc, ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ! » Notre origine contient tous les déploiements du don de Dieu car nous réalisons « l’unité » de nos parents dans le plan de l’amour de Dieu ! Pour accueillir cette Parole, il nous faut en entendre toute la force spirituelle. Un papa et une maman sont les « instruments vivants de son Amour ! » Ils vont permettre à notre vie de surgir dans cet Amour. Reconnaître la présence du Dieu Amour dans notre vie est très guérissant. Nous sommes à l’image de Dieu et c’est lui qui nous unifie. Une humanité nouvelle, régénérée par la Passion de Jésus et la compassion de Marie peut renaître. Une nouvelle vie divine est enfantée en nous par la Croix de Jésus. Marie ainsi que Jean l’Apôtre y sont présents. Jésus qui a été abaissé a souffert la Passion, il a trouvé en Marie une grande compassion. Au pied de la Croix, elle est la Femme qui est devenue notre mère en Jésus son fils crucifié.


On présentait à Jésus des enfants pour les lui faire toucher ; mais les disciples les écartèrent vivement.

Voyant cela, Jésus se fâcha et leur dit : « Laissez les enfants venir à moi. Ne les empêchez pas, car le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent. Amen, je vous le dis : celui qui n’accueille pas le royaume de Dieu à la manière d’un enfant n’y entrera pas. » Il les embrassait et les bénissait en leur imposant les mains. Les fruits de l’Amour dans notre vie sont liés à l’Amour divin qui agit dans notre humanité. Nous sommes engagés dans la voie de l’unité, de la fidélité et de la fécondité de l’Amour de Dieu. Cela demande un véritable dépassement de soi qui est toujours héroïque. Peu à peu notre amour humain est conduit et transformé pour participer à l’amour même du Père pour le Fils. Nous devenons ainsi participants de l’amour de Dieu. Nos deux parents ne sont pas seuls dans leur engagement. Sans la présence de Dieu à nos côtés, nous ne pouvons pas réussir notre engagement à aimer pour toujours la même personne. C’est pourquoi l’aide de Dieu-Trinité qui est communion d’amour, est l’appui nécessaire pour mener à bien notre engagement. C’est l’Esprit Saint, qui uni à notre esprit, peut nous permettre d’aller, infiniment au-delà de ce que nous pouvons concevoir de l’amour. Jésus, le Verbe Éternel de Dieu, le Fils bien-aimé du Père a pris chair de la Vierge Marie dans une famille humaine. Grâce à Lui, nous accédons à la filiation divine. Cette vie nouvelle est donnée dans la famille. Dieu qui est à l’origine de notre vie, bâtit pour l’homme une compagne qui lui soit assortie. Nous contemplons le fondement de l’œuvre de Création de Dieu qui est profonde et fondamentale à la formation de toute société.


Citation :
Nous demandons la grâce pour nos familles et pour toutes les familles du monde.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :




Autres Méditations :




Benoît XVI
Pape de 2005 à 2013

Encyclique « Deus caritas est », § 9-11


« Tous deux ne feront plus qu'un »

Dans la Bible, la relation de Dieu avec Israël est illustrée par les métaphores des fiançailles et du mariage ; et par conséquent, l'idolâtrie est adultère et prostitution... Mais l'amour-eros de Dieu pour l'homme est en même temps totalement l'amour-agapè. Non seulement parce qu'il est donné absolument gratuitement, sans aucun mérite préalable, mais encore parce qu'il est un amour qui pardonne... Dans la Bible, donc, nous nous trouvons d'une part devant une image strictement métaphysique de Dieu : Dieu est en absolu la source originaire de tout être ; mais ce principe créateur de toutes choses, la raison primordiale, est d'autre part quelqu'un qui aime avec toute la passion d'un véritable amour. De la sorte, l'amour-éros est ennobli au plus haut point, mais, en même temps, il est ainsi purifié jusqu'à se fondre avec l'amour-agapè... La première nouveauté de la foi biblique consiste dans cette image de Dieu ; la deuxième, qui lui est essentiellement liée, nous la trouvons dans l'image de l'homme.

     Le récit biblique de la création parle de la solitude du premier homme, Adam, aux côtés duquel Dieu veut placer une aide... L'idée que l'homme serait en quelque sorte incomplet de par sa constitution, à la recherche, dans l'autre, de la partie qui manque à son intégrité, à savoir l'idée que c'est seulement dans la communion avec l'autre sexe qu'il peut devenir « complet », est sans aucun doute présente. Le récit biblique se conclut ainsi sur une prophétie concernant Adam : « À cause de cela, l'homme quittera son père et sa mère, il s'attachera à sa femme et tous deux ne feront plus qu'un » (Gn 2,24).

     Deux aspects sont ici importants : l'eros est comme enraciné dans la nature même de l'homme ; Adam est en recherche et il « quitte son père et sa mère » pour trouver sa femme ; c'est seulement ensemble qu'ils représentent la totalité de l'humanité, qu'ils deviennent « une seule chair ». Le deuxième aspect n'est pas moins important : selon une orientation qui a son origine dans la création, l'eros renvoie l'homme au mariage, à un lien caractérisé par l'unicité et le définitif ; ainsi, et seulement ainsi, se réalise sa destinée profonde. À l'image du Dieu du monothéisme, correspond le mariage monogamique. Le mariage fondé sur un amour exclusif et définitif devient l'icône de la relation de Dieu avec son peuple et réciproquement : la façon dont Dieu aime devient la mesure de l'amour humain.















_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 8249
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Dim 7 Oct 2018 - 20:57

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Lundi 08 Octobre 2018 : Le lundi de la 27e semaine du temps ordinaire


Les Saints du jour (Lundi 08 Octobre)


Sainte Réparate, vierge et martyre († c. 253).

Sainte Pélagie, la Pénitente d'Antioche (430-457).


« La vraie Lumière, c'est de Te connaître »

« Nous Te rendons grâces d'avoir, par Ta parole, fait jaillir la lumière des ténèbres, et de l'avoir fait briller dans nos cœurs, pour nous éclairer de la connaissance de la face du Christ Jésus. Oui, la vraie lumière, bien plus la vie éternelle, c'est de Te connaître, Toi, le seul Dieu, et ton envoyé Jésus-Christ. Nous Te connaissions déjà, puisque nous connaissons Jésus, car le Père et le Fils sont un. Nous Te connaissons par la foi, c'est vrai, et nous la tenons comme un gage assuré de la connaissance dans la vision. D'ici là, pourtant, augmente notre foi, conduis-nous de foi en foi, de clarté en clarté, comme sous la motion de ton Esprit, pour que nous pénétrions plus avant chaque jour dans les profondeurs de la lumière ! Ainsi soit-il. » Bienheureux Guerric d'Igny



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


Un docteur de la Loi lui dit : « Maître, que dois-je faire pour avoir part à la vie éternelle ? » Jésus lui demanda : « Dans la Loi, qu’y a-t-il d’écrit ? Que lis-tu ? » L’autre répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de tout ton esprit, et ton prochain comme toi-même. »

Jésus lui dit : « Tu as bien répondu. Fais ainsi et tu auras la vie. » Jésus rencontre souvent parmi ses adversaires des personnes désireuses de progresser. « Maître, que dois-je faire pour avoir part à la vie éternelle ? » La question posée à Jésus est belle et cette personne désire progresser. Jésus entre en dialogue avec ce docteur de la Loi et il va mettre en œuvre son intelligence et sa volonté à partir d’une situation concrète. Il lui dit une parabole quant à la manière de progresser vers Dieu ! Il attendra de cet homme une vraie réponse. Il reconnaît sa capacité à répondre et il le conforte dans son être pour agir : « Tu as bien répondu, va, et toi aussi fais de même. » Jésus lui offre une parole de bénédiction puis il l’envoie avec la capacité d’avancer, de faire face à l’imprévu, « tu auras la vie. » La vie est dans la relation, dans la rencontre avec l’autre, dans un vrai « je » qui rencontre un vrai « tu. » Ce docteur de la Loi venait pour mettre Jésus à l’épreuve, or Jésus va transformer la relation de celui qui voulait le prendre au piège en apportant la douceur de sa tendresse.


Mais lui, voulant montrer qu’il était un homme juste, dit à Jésus : « Et qui donc est mon prochain ? »

Jésus reprit : « Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba sur des bandits ; ceux-ci, après l’avoir dépouillé, roué de coups, s’en allèrent en le laissant à moitié mort. Par hasard, un prêtre descendait par ce chemin ; il le vit et passa de l’autre côté. De même un lévite arriva à cet endroit ; il le vit et passa de l’autre côté. Mais un Samaritain, qui était en voyage, arriva près de lui ; il le vit et fut saisi de pitié. Il s’approcha, pansa ses plaies en y versant de l’huile et du vin ; puis il le chargea sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit soin de lui. Le lendemain il sortit deux pièces d’argent et les donna à l’aubergiste en lui disant : ’Prends soin de lui ; tout ce que tu auras dépensé en plus, je te le rendrai quand je repasserai. Comme Dieu est « ému jusqu’aux entrailles, » le Samaritain a été « remué. » Il soulage le blessé, fait les gestes qui sauvent, et il le hisse sur sa propre monture. Ce Samaritain va payer la suite du sauvetage, il laisse le blessé à l’aubergiste. C’est cela aimer, c’est sauver, c’est savoir s’arrêter devant la souffrance, trouver les mots et les gestes qui sauvent. Le premier instant engage tout le cheminement. Cette parabole est l’annonce de Jésus qui nous sauve avec son corps crucifié. Il est venu dans le lieu de la misère des l’hommes, il a soigné nos blessures, il nous a fait reposer sur sa propre monture et il nous a donné l’abri sa miséricorde.


Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain de l’homme qui était tombé entre les mains des bandits ? »

Le docteur de la Loi répond : « Celui qui a fait preuve de bonté envers lui. » Jésus lui dit : « Va, et toi aussi fais de même. Nous sommes remués par cette histoire, et nous avons envie d’imiter Dieu. A sa suite, c’est à nous de payer de nous-mêmes. Mais nous sommes tentés de nous dérober, de détourner les yeux et de passer outre, de perdre patience et d’oublier que le blessé ne peut rien sans nous. Il ne peut rien donner, puisqu’on lui a tout pris. Il ne peut pas s’aider, puisqu’il est à demi-mort. Il ne peut rien prévoir, puisqu’il a déjà bien du mal à survivre. Nous contemplons Jésus dans sa réponse. La route qui descend de Jérusalem à Jéricho passe devant chez nous. C’est la route de notre travail, de nos responsabilités, de nos solidarités. Nous ouvrons les yeux, et nous demandons à Jésus de les garder ouverts. Voir cet homme et se laisser saisir de pitié, s’approcher, se laisser toucher, panser ses plaies. Comme ce n’est pas suffisant, le prendre sur notre dos, et le conduire à l’auberge. Jésus vient sauver l’humanité à demi-morte, il prend soin d’elle car elle est blessée. Pour nous mettre dans cette attitude, il nous faut entrer dans la tendresse de Jésus. A partir de cet histoire de l’homme blessé, le docteur de la loi va évoluer. Jésus a éclairer sa demande à propos de la vie éternelle.


Citation :
Nous demandons à Jésus la grâce d’avoir une attitude bonne vis à vis de nos frères.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :




Autres Méditations :




Saint Grégoire le Grand (v. 540-604)
Pape et Docteur de l'Église

Expos. sur les 7 psaumes de la pénitence, PL 79, 581(trad. Brésard,
2000 ans C, p. 176)



« Il le vit et fut saisi de pitié »

Ô Seigneur Jésus, puisses-tu avoir la bonté de t'approcher de moi, poussé par la pitié. Descendant de Jérusalem à Jéricho, tu tombes des hauteurs en nos bas-fonds, d'un lieu où les êtres sont pleins de vie, dans un pays de malades. Vois : je suis tombé entre les mains des anges de ténèbres qui non seulement m'ont ôté le vêtement de la grâce, mais après m'avoir roué de coups, m'ont laissé à demi-mort. Puisses-tu panser les plaies de mes péchés, après m'avoir donné l'espérance de retrouver la santé, de peur qu'elles n'empirent si je venais à perdre l'espoir de la guérison. Puisses-tu m'oindre de l'huile de ton pardon et verser sur moi le vin de la componction. Si tu me chargeais sur ta propre monture, c'est alors que tu « relèverais le faible de la terre », que tu « retirerais le pauvre du fumier » (Ps 112,7).

     Car tu es celui qui a porté nos péchés, celui qui a payé pour nous une dette que tu n'avais pas contractée. Si tu me conduisais dans l'auberge de ton Église, tu m'y nourrirais du repas de ton Corps et de ton Sang. Si tu prenais soin de moi, je ne désobéirais plus à tes ordres, je n'attirerais plus sur moi la rage des bêtes en fureur. Car j'ai grand besoin de tes soins, tant que je porte cette chair sujette au péché. Écoute-moi donc, moi le Samaritain dépouillé et blessé, pleurant et gémissant, t'appelant et criant avec David : « Pitié pour moi, ô Dieu, selon ta grande tendresse ! » (Ps 50,3)














_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !


Dernière édition par Lumen le Lun 8 Oct 2018 - 20:20, édité 3 fois (Raison : Comme vous avez pu le constater il y a toujours intrusion et piratage de mes postes, je vous prie de m'excuser pour ce désagrément continuel... Merci.)
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 8249
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Lun 8 Oct 2018 - 20:47

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Mardi 09 Octobre 2018 : Le mardi de la 27e semaine du temps ordinaire


Les Saints du jour (Mardi 09 Octobre)


Abraham, Ancien Testament -
Patriarche du peuple Juif (✝ v. 1850 av. J.-C.)


Sainte Sara, Ancien Testament : épouse du
prophète Abraham (19ème s. av. J.C.)


Saint Denis, Évêque de Paris, et ses deux compagnons Eleuthère,
le Prêtre, et Rustique, le Diacre, Martyrs  (3ème s.).


Saint Jean Léonardi, Fondateur des Clercs de la Mère de Dieu († 1609).

Saints Martyrs de Turón (Asturies)
1934 - 1937


Bienheureux John Henry Newman, Cardinal, Fondateur de la Communauté
Religieuse de l’Oratoire, théologien (1801-1890)


Vénérable Pie XII, Pape (260ème) de 1939 à 1958 (✝ 1958).


« La vraie Lumière, c'est de Te connaître »

« Nous Te rendons grâces d'avoir, par Ta parole, fait jaillir la lumière des ténèbres, et de l'avoir fait briller dans nos cœurs, pour nous éclairer de la connaissance de la face du Christ Jésus. Oui, la vraie lumière, bien plus la vie éternelle, c'est de Te connaître, Toi, le seul Dieu, et ton envoyé Jésus-Christ. Nous Te connaissions déjà, puisque nous connaissons Jésus, car le Père et le Fils sont un. Nous Te connaissons par la foi, c'est vrai, et nous la tenons comme un gage assuré de la connaissance dans la vision. D'ici là, pourtant, augmente notre foi, conduis-nous de foi en foi, de clarté en clarté, comme sous la motion de ton Esprit, pour que nous pénétrions plus avant chaque jour dans les profondeurs de la lumière ! Ainsi soit-il. » Bienheureux Guerric d'Igny



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


"Pendant qu’ils étaient en route, Jésus entra dans un village, et une femme nommée Marthe le reçut. Sa sœur, appelée Marie, s’était assise aux pieds du Seigneur et écoutait sa parole. »

Si Jésus nous invite à une charité active, c’est en faisant la volonté de notre Père qui est dans les cieux. Il se permet de reprendre Marthe parce qu’elle s’agite. « Marthe, Marthe, tu te soucies et tu t’agites pour beaucoup de choses. » Agir et s’agiter, ce n’est pas la même chose. Comme ne rien faire, ce n’est pas forcément prier et encore moins être un contemplatif. Dans toute vie, une seule chose est nécessaire, mais il y a des temps d’agitation ! Marthe et Marie sont complémentaires. Jésus souligne l’agitation de Marthe. Cette difficulté peut aussi se retrouver dans l’apostolat. Nous nous donnons l’illusion d’agir, mais en fait, nous sommes des « agités. » Pour ne pas manquer de discernement, il nous faut être dépouillé de nous-mêmes. Suivre pauvrement le Christ pauvre. Jésus disait : « Je fais ce que le Père me demande, tout ce que le Père fait, je le fais ». Jésus est vraiment dans cette dépendance, cette pauvreté est sa joie. Obéir, c’est dépendre de quelqu’un d’autre. Nous trouvons beaucoup de raisons pour ne pas obéir. Jésus trouvait sa joie et son bonheur dans cette soumission au Père.


« Marthe, qui s’affairait à beaucoup de tâches, survint et dit : Seigneur, tu ne te soucies pas de ce que ma sœur me laisse faire le travail toute seule ? Dis–lui donc de m’aider. »

Marthe est absorbée par les multiples tâches du service, elle s’agite et elle proteste contre sa sœur. Elle oublie pourquoi elle sert, pour qui elle rend service. Nous pouvons perdre le sens de notre travail, de nos services si nous sommes submergés par l’ampleur de nos devoirs. En oubliant la raison de notre service, l’amour de Jésus n’agit plus et la discorde s’installe entre ceux qui devraient être unis. Dans l’agitation, c’est comme si nous avions à « défendre » les intérêts et l’honneur de Dieu ! En fait, notre manque de pauvreté empêche Dieu d’agir. Dieu fait son « travail de Dieu » avec le pauvre qui travaille pauvrement. « Marie a choisi la meilleure part, » celle de l’écoute de la Parole de Dieu. Ce n’est pas rien de recevoir Jésus dans sa maison, il nous faut toujours préparer sa venue, Il vient « à notre table », il s’invite, « Pain de Vie » nous préparons notre cœur pour lui, par la prière pour le rencontrer. Préparer notre cœur pour Celui que nous allons rencontrer n’’est pas facile si notre cœur est plein de lui-même.


« Le Seigneur lui répondit : Marthe, Marthe, tu t’inquiètes et tu t’agites pour beaucoup de choses. Une seule est nécessaire. Marie a choisi la bonne part : elle ne lui sera pas retirée.

Entre s’agiter ou écouter paisiblement la Parole de Dieu, la meilleure part est facilement repérable. Il faut nous mettre en garde contre la perte du sens qui nous fait perdre pied. Notre service trouve un sens positif dans l’amour. La prière et l’action se vivent comme un apprentissage de la charité. Comme Marthe, nous pouvons faire tout sans avoir la charité. La véritable action chrétienne de charité est une union intime avec Jésus qui ne s’oppose pas à la prière. Le Royaume de Dieu c’est l’amour de Dieu. C’est dans la pauvreté que nous sommes désappropriés de nous-mêmes. Se trouver près de l’aimé, c’est se taire et écouter. Marie attend Jésus, Il est son bien-aimé. Elle n’est pas sans penser qu’il aura faim et soif, que quelque chose est à préparer pour lui ! Mais Jésus reçoit d’abord notre cœur, Marie est là, si belle dans son attente, « elle a choisi la meilleure place. » Comme c’est difficile de se mettre à l’école des pauvres. Nous voulons bâtir la communauté Chrétienne à partir des pauvres. Nous mettre à l’école des pauvres est exigeant, c’est comprendre que Jésus a fait ce choix.


Citation :
Nous demandons à Jésus la grâce d’être désappropriés de nous-mêmes, désireux de rencontrer Dieu dans son amour.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :




Autres Méditations :




Sainte Élisabeth de la Trinité (1880-1906)
Carmélite

Dernière Retraite, 10e – 11e  jours (in OC, Cerf 1991, p.173s))


« Marie, se tenant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole »

Pour que rien ne me sorte du beau silence du dedans, [je garderai] toujours la même condition, le même isolement, la même séparation, le même dépouillement. Si mes désirs, mes craintes, mes joies ou mes douleurs... ne sont pas parfaitement ordonnés à Dieu, je ne serai pas solitaire, il y aura du bruit en moi ; il faut donc l'apaisement, le « sommeil des puissances », l'unité de l'être. « Écoute, ma fille, prête l'oreille, oublie ton peuple et la maison de ton père, et le Roi sera épris de ta beauté » (Ps 44,11-12)... « Oublier son peuple » c'est difficile, il me semble ; car ce peuple c'est tout ce monde qui fait pour ainsi dire partie de nous-mêmes : c'est la sensibilité, les souvenirs, les impressions, etc. ... Quand l'âme a fait cette rupture, quand elle est libre de tout cela, le Roi est épris de sa beauté...

     Le Créateur, en voyant le beau silence qui règne en sa créature, en la considérant toute recueillie..., la fait passer en cette solitude immense, infinie, en ce « lieu spacieux » chanté par le prophète (Ps 17,20) et qui n'est autre que lui-même... « Je la conduirai dans la solitude et je lui parlerai au cœur. » (Os 2,16) La voici, cette âme entrée en cette vaste solitude où Dieu va se faire entendre ! « Sa parole, dit saint Paul, est vivante et efficace, et plus pénétrante qu'aucun glaive à deux tranchants : elle atteint jusqu'à la division de l'âme et de l'esprit, jusque dans les jointures et dans les mœlles. » (He 4,12) C'est donc elle directement qui achèvera le travail du dépouillement dans l'âme...

     Mais ce n'est pas tout de l'entendre, cette parole, il faut la garder ! (Jn 14,23) Et c'est en la gardant que l'âme sera « sanctifiée dans la vérité » (Jn 17,17) ; c'est là le désir du Maître... À celui qui garde sa parole, n'a-t-il pas fait cette promesse : « Mon Père l'aimera, et nous viendrons à lui et nous ferons en lui notre demeure » ? (Jn 14,23) C'est toute la Trinité qui habite dans l'âme qui l'aime en vérité, c'est-à-dire en gardant sa parole.















_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 8249
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Mar 9 Oct 2018 - 21:56

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Mercredi 10 Octobre 2018 : Le mercredi de la 27e semaine du temps ordinaire


Les Saints du jour (Mercredi 10 Octobre)


Saint Daniel et ses compagnons Hugolin, Samuel, Ange, Domnus, Léon, Nicolas,
les 7 premiers Martyrs Franciscains, à Ceuta, au Maroc († 1227).


Daniel Comboni, Évêque, Fondateur de l'Institut
des Missionnaires Comboniens (1831-1881).


Saint Ambroise d'Optino, Starets au monastère d'Optino en Russie (✝ 1891)

Bienheureuse Angèle-Marie Truszkowska, Fondatrice des Sœurs
de Saint-Félix de Cantalice (+ 1899).


María des Épousailles (María Catalina) Irigoyen Echegaray, Religieuse
basque espagnole des Servantes de Marie auxiliaires des malades (1848-1918).



« La vraie Lumière, c'est de Te connaître »

« Nous Te rendons grâces d'avoir, par Ta parole, fait jaillir la lumière des ténèbres, et de l'avoir fait briller dans nos cœurs, pour nous éclairer de la connaissance de la face du Christ Jésus. Oui, la vraie lumière, bien plus la vie éternelle, c'est de Te connaître, Toi, le seul Dieu, et ton envoyé Jésus-Christ. Nous Te connaissions déjà, puisque nous connaissons Jésus, car le Père et le Fils sont un. Nous Te connaissons par la foi, c'est vrai, et nous la tenons comme un gage assuré de la connaissance dans la vision. D'ici là, pourtant, augmente notre foi, conduis-nous de foi en foi, de clarté en clarté, comme sous la motion de ton Esprit, pour que nous pénétrions plus avant chaque jour dans les profondeurs de la lumière ! Ainsi soit-il. » Bienheureux Guerric d'Igny



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


« Il arriva que Jésus, en un certain lieu, était en prière. »

Quand il eut terminé, un de ses disciples lui demanda : « Seigneur, apprends-nous à prier, comme Jean le Baptiste, lui aussi, l’a appris à ses disciples. » Nous comprenons le désir des disciples de connaître la prière de Jésus, leur désir de rejoindre le Cœur de Jésus. Jésus dévoile le secret de son cœur, il est venu pour nous introduire dans la relation d’amour à son Père. Il nous conduit dans la filiation divine pour faire de nous les enfants du Père. L’Amour que Jésus vit en prière, ouvre les disciples à l’altérité, il est ouverture à l’Autre. Les disciples sont impressionnés par la présence de Jésus à son Père. Ils ont, eux aussi, envie d’entrer dans cette relation. La prière de Jésus leur donne d’être dans la bonne disposition, pleinement présent à eux, et totalement présent à l’Autre. Le cœur de Jésus s’exprime pour notre salut, il considère notre avenir, il prend fondamentalement notre vie en lui. Jésus a une telle conscience de nos vrais besoins. Ceux de notre corps, et tous les besoins de notre vie en croissance. Pour que nous entrions en relation avec le Père, il nous donne l’Esprit Saint, le mystère de la Relation, qui est un Don de Dieu. La prière du "Notre Père," est l’attitude spirituelle du disciple de Jésus. Le "Notre Père" s’adresse au Père de Jésus qui est venu nous révéler notre mystère.


Il leur répondit : « Quand vous priez, dites : Père, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne.

Jésus est venu nous révéler le mystère de Dieu. Quand je dis Notre Père, je m’adresse en Jésus son Fils unique, à celui qui veut m’adopter comme son enfant. C’est dans une relation filiale, personnelle, que je me tourne vers le Père. Jésus est l’aîné d’une multitude de frères. J’ai une relation fraternelle avec lui, et je le confesse comme Fils de Dieu. Le Père est totale ouverture au Fils, et le Fils au Père, en cela ils sont Amour. Nous prions que le Règne de Dieu s’établisse en notre monde, qu’il vienne. Que le Nom du Père soit reconnu, nous rendant saint dans notre invocation. Pleinement conscients de notre fragilité nous demeurons dans la vie de Jésus qui nous donne l’Esprit Saint, en toute situation. Le Saint-Esprit est en nous, il est celui qui vient prier en nous et qui nous fait dire : Abba, Père, et Jésus Christ est Seigneur. C’est parce que nous sommes habités par l’Esprit Saint que nous pouvons nous adresser en toute confiance au Père et au Fils. Le Saint-Esprit est la personne qui fonde notre propre personne humaine.


"Donne-nous le pain dont nous avons besoin pour chaque jour. »

Pardonne-nous nos péchés, car nous-mêmes, nous pardonnons aussi à tous ceux qui ont des torts envers nous. Et ne nous laisse pas entrer en tentation. » Nous demandons sans cesse la grâce de pouvoir vivre en Dieu. Mais notre pain quotidien, c’est toute Parole qui sort de la bouche de Dieu. Nous voulons demeurer pleinement dans la relation avec notre Père à la suite de Jésus son Fils. Lui, fait homme, est le pardon qui nous relie au Père en nous traçant un merveilleux chemin sur lequel nous pouvons pardonner et nous entraider sur la route. Nous vivons dans le combat de la foi en chaque situation de notre vie. La tentation du menteur doit être écartée pour que le Règne de Dieu se manifeste. Toute prière remonte au Père en Jésus son Fils, dans le Saint-Esprit. Nous ne sommes plus orphelins, notre Père veille sur nous. Nous voulons demeurer en sa présence, dans l’intériorité étonnante de Jésus. Tout notre bonheur est d’être enfant de ce Père.


Citation :
Nous demandons à Jésus la grâce d’entrer dans sa prière, dans sa contemplation pour qu’il nous apprenne à prier.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :




Autres Méditations :




Bienheureux Columba Marmion (1858-1923)
Abbé

L'union à Dieu dans le Christ d'après les lettres de direction de Dom Marmion
(Dom R. Thibaut, Eds DDB, p. 8, rev.)



La confiance filiale

La considération de vos fautes est absolument vraie. Des fautes provenant de la faiblesse, et réellement détestées, n’empêchent pas Dieu de nous aimer. Elles excitent sa Compassion : « Comme un Père a compassion de ses enfants, Dieu a compassion de ceux qui Le craignent... car Il se souvient que nous sommes poussière » (Ps 102, 13.14b).

     C’était la grande dévotion de saint Paul de se présenter devant le Père céleste avec toutes ses infirmités, et comme il se regardait toujours comme un membre de Jésus-Christ, ces infirmités étaient celles du Christ : « Je préfère bien volontiers me glorifier de mes faiblesses, afin que la Puissance du Christ habite en moi » (2Cor 12, 9). Efforcez-vous de vous remplir de cet esprit de confiance d’enfant à l’égard de Dieu.

     Il me semble que plus je suis intimement uni à notre divin Seigneur, plus Il m’attire vers son Père – plus aussi Il me veut rempli de son esprit filial. C’est tout l’esprit de la Nouvelle Loi : « Vous n’avez pas reçu un esprit de servitude pour être encore dans la crainte, mais vous avez reçu un Esprit d’adoption en qui nous crions : Abba ! Père ! » (Rm 8, 15).















_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 8249
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Sam 13 Oct 2018 - 20:01

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Dimanche 14 Octobre 2018 : Vingt-huitième dimanche du temps ordinaire


Les Saints du jour (Dimanche 14 Octobre)


Saint Calixte, Pape (16ème) de 217 à 222 et Martyr († 222).

Saint Just de Lyon, Évêque (✝ 390)

Sainte Parascève (✝ 1050)


« La vraie Lumière, c'est de Te connaître »

« Nous Te rendons grâces d'avoir, par Ta parole, fait jaillir la lumière des ténèbres, et de l'avoir fait briller dans nos cœurs, pour nous éclairer de la connaissance de la face du Christ Jésus. Oui, la vraie lumière, bien plus la vie éternelle, c'est de Te connaître, Toi, le seul Dieu, et ton envoyé Jésus-Christ. Nous Te connaissions déjà, puisque nous connaissons Jésus, car le Père et le Fils sont un. Nous Te connaissons par la foi, c'est vrai, et nous la tenons comme un gage assuré de la connaissance dans la vision. D'ici là, pourtant, augmente notre foi, conduis-nous de foi en foi, de clarté en clarté, comme sous la motion de ton Esprit, pour que nous pénétrions plus avant chaque jour dans les profondeurs de la lumière ! Ainsi soit-il. » Bienheureux Guerric d'Igny



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


Jésus se mettait en route quand un homme accourut vers lui, se mit à genoux et lui demanda : « Bon maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? »

Jésus lui dit : « Pourquoi m’appelles-tu bon ? Personne n’est bon, sinon Dieu seul. Tu connais les commandements : Ne commets pas de meurtre, ne commets pas d’adultère, ne commets pas de vol, ne porte pas de faux témoignage, ne fais de tort à personne, honore ton père et ta mère. » L’homme répondit : « Maître, j’ai observé tous ces commandements depuis ma jeunesse. » La foi de cet homme a encore besoin de purification car il voudrait que Jésus ajoute aux biens de la terre qu’il possède les biens du ciel. Ce n’est pas en « flattant » Jésus que s’obtient un cadeau du ciel. Jésus répond à cet homme par l’observance des commandements. Il répond aussitôt à Jésus : Mais Seigneur, tout cela, je l’ai observé. En effet, il connaît la Loi, mais Jésus veut le faire aller plus loin. « Elle est vivante, la parole de Dieu, elle pénètre au plus profond de l’âme, elle juge des intentions et des pensées du cœur. » Cet homme venait chercher la joie en rencontrant Jésus, trouve ce que son cœur cherche, la vie éternelle, le bonheur qu'attend tout cœur humain. Cette situation est vraiment pleine de promesse. Mais ce bonheur ne peut nous rejoindre que dans une totale désappropriation de soi.


« Posant alors son regard sur lui, Jésus se mit à l’aimer. Il lui dit : « Une seule chose te manque : va, vends tout ce que tu as, donne-le aux pauvres et tu auras un trésor au ciel ; puis viens et suis-moi.»

Mais lui, à ces mots, devint sombre et s’en alla tout triste, car il avait de grands biens. Alors Jésus regarde tout autour de lui et dit à ses disciples : « Comme il sera difficile à ceux qui possèdent des richesses d’entrer dans le royaume de Dieu ! » Les disciples sont stupéfaits de ces paroles. Mais Jésus reprend : « Mes enfants, comme il est difficile d’entrer dans le royaume de Dieu. Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu. » De plus en plus déconcertés, les disciples se demandaient entre eux : « Mais alors, qui peut être sauvé ? » Quand Jésus nous propose de le suivre, si nous avons de grands biens, nous pouvons être généreux et en faire participer les autres. C’est dans cette participation que nous trouvons la joie du cœur. En rencontrant l’amour de Jésus, cet homme pouvait trouver ce qu'il cherchait ! Alors l’amour aurait surgi de son cœur ! Désapproprié de lui-même, c’est à dire bien disposé, cet homme aurait pu rencontrer le Royaume qu’il cherchait, il aurait été heureux. Quelque chose de très mystérieux se joue dans ce refus. Saint François d’Assise a entendu la parole de Dieu et il a répondu à l’appel. La joie est devenue son partage. Quant à cet homme, il devint sombre et il s’en alla tout triste. La rupture s'opère à partir de ces "grands biens."


Jésus les regarde et répond : « Pour les hommes, cela est impossible, mais pas pour Dieu ; car tout est possible à Dieu. »

Pierre se mit à dire à Jésus : « Voilà que nous avons tout quitté pour te suivre. » Jésus déclara : « Amen, je vous le dis : personne n’aura quitté, à cause de moi et de l’Évangile, une maison, des frères, des sœurs, une mère, un père, des enfants ou une terre, sans qu’il reçoive, en ce temps déjà , le centuple : maisons, frères, sœurs, mères, enfants et terres, avec des persécutions, et, dans le monde à venir, la vie éternelle. Jésus montre que si nous voulons entrer dans la voie de l’amour, de la vie éternelle, les biens ne vont pas gêner, mais ils seront le lieu du partage, de l’offrande, de l’action de grâce. Si nous sommes sous le mode de l’avoir, c’est le lieu de l’enfermement. La tristesse de « ce jeune homme riche » a touché le Cœur de Jésus. Quand le visage de cet homme commence à devenir tout triste, une certaine « agonie » rejoint le Cœur de Jésus. La tristesse de cet homme frappe de plein fouet le Cœur de Jésus. Dans son agonie Jésus dira : « Je suis triste, triste à en mourir ; » Cette tristesse porte sur le refus du Royaume par l’humanité. Cet homme vient demander ce qu’il doit faire pour avoir la vie éternelle et à la réponse de Vérité, il s’en va tout triste ! Il ne cherchait pas le Royaume, il se cherchait lui-même. Il s’agit d’acquérir une pauvreté capable de laisser Dieu prendre vie en nous, afin de le rencontrer.


Citation :
Nous demandons à Jésus la grâce de connaître les raisons de notre tristesse, ce qui peut faire obstacle au Royaume de Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :




Autres Méditations :




Saint Jean Chrysostome (v. 345-407)
Prêtre à Antioche puis Évêque de Constantinople, Docteur de l'Église

Homélie 63 sur St Matthieu ; PG 58,603 (trad. cf. Marc commenté, DDB 1986, p. 104)


« Tu auras un trésor au ciel »

Le Christ avait dit au jeune homme : « Si tu veux entrer dans la vie, garde les commandements » (Mt 19,17). Il demande : « Lesquels ? », non pour le mettre à l'épreuve, loin de là ; il suppose qu'il y aura pour lui, à côté des commandements de la Loi de Moïse, d'autres commandements qui lui procureront la vie ; c'était la preuve de son désir ardent. Quand Jésus lui eut énoncé les commandements de la Loi, le jeune homme lui dit : « Tout cela, je l'ai observé avec soin dès ma jeunesse ». Et il ne s'en tint pas là, il demanda : « Que me manque-t-il encore ? » (Mt 19,20), ce qui était le signe même de son désir ardent. Ce n'est pas une petite âme qui estime qu'il lui manque encore quelque chose, qui trouve insuffisant l'idéal proposé pour rejoindre l'objet de son propre désir.

     Et que va dire le Christ ? Il propose quelque chose de grand ; il propose d'abord la récompense en déclarant : « Si tu veux être parfait, va, vends tout ce que tu as, donne-le aux pauvres et tu auras un trésor dans les cieux ; puis viens, suis-moi ». Vois-tu quel prix, quelles couronnes il propose pour cette course sportive ? ... Pour l'attirer il lui montre une récompense de grande valeur et il remet le tout à son jugement. Ce qui pourrait sembler pénible, il le laisse dans l'ombre. Avant de parler de combats et d'efforts, il lui montre la récompense : « Si tu veux être parfait » dit-il : voilà la gloire, voilà le bonheur ! ... « Tu auras un trésor dans les cieux ; puis viens, suis-moi » : voilà la récompense, la récompense superbe de marcher à la suite du Christ, d'être son compagnon et son ami ! Ce jeune homme estimait les richesses de la terre ; le Christ le conseille de s'en dépouiller, non pas pour s'appauvrir dans le dénuement mais pour l'enrichir davantage.














_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 8249
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Dim 14 Oct 2018 - 20:10

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Lundi 15 Octobre 2018 : Le lundi de la 28e semaine du temps ordinaire


Les Saints du jour (Lundi 15 Octobre)


Sainte Edwige, Duchesse et Abbesse cistecienne (✝ 1243).

Sainte Thérèse d'Avila, vierge, Réformatrice des Carmélites et
Docteur de l'Église (1515-1582).


Sainte Madeleine de Nagasaki, Tertiaire Dominicaine (✝ 1634).


« La vraie Lumière, c'est de Te connaître »

« Nous Te rendons grâces d'avoir, par Ta parole, fait jaillir la lumière des ténèbres, et de l'avoir fait briller dans nos cœurs, pour nous éclairer de la connaissance de la face du Christ Jésus. Oui, la vraie lumière, bien plus la vie éternelle, c'est de Te connaître, Toi, le seul Dieu, et ton envoyé Jésus-Christ. Nous Te connaissions déjà, puisque nous connaissons Jésus, car le Père et le Fils sont un. Nous Te connaissons par la foi, c'est vrai, et nous la tenons comme un gage assuré de la connaissance dans la vision. D'ici là, pourtant, augmente notre foi, conduis-nous de foi en foi, de clarté en clarté, comme sous la motion de ton Esprit, pour que nous pénétrions plus avant chaque jour dans les profondeurs de la lumière ! Ainsi soit-il. » Bienheureux Guerric d'Igny



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


"Comme les foules s’amassaient, Jésus se mit à dire : Cette génération est une génération mauvaise : elle cherche un signe ; il ne lui sera pas donné d’autre signe que le signe de Jonas."

Jésus réagit à une demande de la foule qui demande un signe, mais en fait de signe, nous sommes conduits au tombeau avec l’annonce de la résurrection. Le signe de Jonas nous donne la « conversion » des Ninivites. Un homme, envoyé par Dieu, fait retentir la Parole qui ouvre à la grâce les cœurs les plus endurcis. Si un homme envoyé peut être un signe, combien plus Jésus, le Verbe fait chair peut l’être, et sa Parole convertir l’humanité. Tout signe émis doit être reçu. Demander un signe implique d’être dans une attitude active qui nous met en mouvement. Aujourd’hui Jésus nous indique que le signe qu’Il va donner à la “génération mauvaise” est lui-même comme le “signe de Jonas.” Comme Jonas s’est laissé jeter par-dessus bord afin d’apaiser la tempête et sauver les vies des marins, Jésus s’est aussi laissé jeter par-dessus bord pour apaiser les tempêtes du péché qui menacent nos vies. Et comme Jonas a vécu trois jours dans le ventre de la baleine avant d’être recraché ensuite sur le rivage, Jésus a aussi vécu dans le ventre de la terre avant de marcher en dehors du tombeau vide. Le signe que Jésus va donner aux “mauvais” de chaque génération c’est le signe de sa mort et de sa résurrection. Sa mort, librement acceptée, est le signe de l’incroyable amour de Dieu pour nous : Jésus donna sa vie pour sauver la nôtre.


"La reine du Sud se réveillera, lors du jugement, avec les hommes de cette génération, et elle les condamnera, parce qu’elle est venue des extrémités de la terre pour entendre la sagesse de Salomon ; et pourtant il y a ici plus que Salomon.

La reine de Saba est venue à Jérusalem pour voir Salomon, elle a reconnu la puissance de Dieu à l’œuvre ! Et ici, il y a plus que Salomon ! Nous demandons la grâce d’être entraînés toujours plus avant, nous aussi, dans l’amour de Dieu, cette conversion est permanente. Par grâce, nous nous sommes laissé entraîner avec ardeur dans l’amour de Dieu qui nous a saisis. A cette époque « d’illumination » notre conversion dans l’amour était plus facile, elle est maintenant à reprendre à tous les instants de notre vie, elle doit être toujours en acte dans notre vie. Mû par l’Esprit Saint, Jésus est passé au milieu de nous, Il a traversé le val ténébreux du Golgotha ! Le troisième jour, Il est remis debout. Sa résurrection parmi les morts est le signe de son divin pouvoir. C’est le signe le plus puissant et émouvant jamais donné. Jésus nous dit sa douleur ! son langage est très expressif pour la foule qui s’amasse autour de lui, mais il ne fait pas d’illusion. Il sait que ceux qui l’entourent ont un cœur divisé : "Cette génération demande un signe !" Il ne sera donné à notre génération d’autre signe que cet Amour infini de Dieu qui arrive jusqu’à nous par le Cœur de Jésus qui a tellement aimé les hommes. La charité qui est dans le cœur de Dieu est communiquée à notre cœur, ainsi Jésus va à l’essentiel, il nous donne le remède possible à tous les maux de la terre.


"Les hommes de Ninive se lèveront, lors du jugement, avec cette génération, et ils la condamneront, parce qu’ils ont changé radicalement à la proclamation de Jonas ; et pourtant il y a ici plus que Jonas."

La difficulté est que nous puissions nous habituer à la monotonie, que nous devenions des gens blasés. Notre conversion, c’est Jésus lui-même. Cette conversion doit être généreuse, dans le Christ, nous sommes libres d’aimer et d’être aimés. La miséricorde de Jésus se manifeste pour sauver toute l’humanité. Nous pouvons cheminer et nous orienter, malgré notre grande faiblesse, à la suite de Jésus que nous nous efforçons de suivre dans notre histoire. Nous voulons embrasser l’Évangile et lutter pour demeurer dans cette libération. Alors notre lumière brillera comme le soleil et nous deviendrons un verger surabondant, une source dont l’eau ne cesse pas d’abonder. L’amour de Dieu manifesté en Jésus demande la réciprocité, le « je t’aime » de Dieu doit provoquer un « je t’aime » de notre part. Nous prenons la décision de demeurer sans cesse dans l’amour du Christ qui est à l’œuvre en nous et qui nous entraîne bien au-delà de nous mêmes. Je t’aime Jésus sans cesse, d’un amour toujours plus grand car tu donnas ta vie pour sauver la nôtre. La résurrection parmi les morts est le signe de son divin pouvoir d’Amour. C’est le signe le plus puissant et émouvant jamais donné.


Citation :
Nous demandons la grâce d’une espérance et d’une foi renouvelées dans l’Amour de Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :




Autres Méditations :




Saint Jean Chrysostome (v. 345-407)
Prêtre à Antioche puis Évêque de Constantinople, Docteur de l'Église

4e Homélie sur 1 Corinthiens


Le signe de Jonas

Pleurons pour les païens qui ne comprennent pas le salut que Dieu veut leur donner... Oui, un époux aime moins sa femme que nous n'aimons, nous, tous les hommes et que nous voudrions amener tous les hommes au salut. Pleurons et gémissons sur ces incroyants, parce que pour eux « le langage de la croix est une folie », alors qu'il est en fait « puissance de Dieu et sagesse de Dieu » (1Co 1,18.24)...

     Regarde, ô homme ! Pour toi Jésus Christ a pris la forme d'un esclave (Ph 2,7), pour toi il est mort sur une croix, pour toi il est ressuscité. Et tu dis qu'il est impossible de croire en un tel amour, d'adorer un tel Dieu, alors que ce Roi a fait pour toi, son ennemi, ce que parmi nous un père, un fils ou un ami n'aurait pas fait pour toi ? ...

     Quand je dis : « Mon Dieu a été attaché à une croix », le païen répond : La raison ne peut pas admettre cela. Il souffre, il se laisse crucifier ; il ne peut donc pas se sauver lui-même ? ... S'il ne peut pas se sauver lui-même, comment peut-il sauver les autres ? (cf Mt 27,42) Tout cela est contraire à la raison. » C'est vrai ; la croix est un mystère au-dessus de la raison humaine, elle est le signe d'une puissance au-delà de notre compréhension... Quand, après avoir été jetés dans la fournaise, les trois Hébreux ont triomphé des flammes (Dn 3), c'était plus prodigieux que s'ils n'y avaient pas été précipités. Que Jonas soit englouti par une baleine, c'est naturel, c'est normal ; mais Jonas vivant dans le ventre du monstre, voilà le prodige. De même, le Christ prouvait mieux sa divinité en triomphant de la mort du sein même de la mort qu'en refusant de mourir.














_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 8249
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Sam 20 Oct 2018 - 10:10

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Samedi 20 Octobre 2018 : Le samedi de la 28e semaine du temps ordinaire


Les Saints du jour (Samedi 20 Octobre)


Sainte Marie-Bertille Boscardin, Religieuse de la Congrégation des
« Sœurs maîtresses de Sainte Dorothée » (1888-1922).


Bienheureux Jacques Kern, Prêtre Prémontré (1897-1924).


« La vraie Lumière, c'est de Te connaître »

« Nous Te rendons grâces d'avoir, par Ta parole, fait jaillir la lumière des ténèbres, et de l'avoir fait briller dans nos cœurs, pour nous éclairer de la connaissance de la face du Christ Jésus. Oui, la vraie lumière, bien plus la vie éternelle, c'est de Te connaître, Toi, le seul Dieu, et ton envoyé Jésus-Christ. Nous Te connaissions déjà, puisque nous connaissons Jésus, car le Père et le Fils sont un. Nous Te connaissons par la foi, c'est vrai, et nous la tenons comme un gage assuré de la connaissance dans la vision. D'ici là, pourtant, augmente notre foi, conduis-nous de foi en foi, de clarté en clarté, comme sous la motion de ton Esprit, pour que nous pénétrions plus avant chaque jour dans les profondeurs de la lumière ! Ainsi soit-il. » Bienheureux Guerric d'Igny



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


« Je vous le dis : Quiconque se sera déclaré pour moi devant les hommes, le Fils de l’homme aussi se déclarera pour lui devant les anges de Dieu. »

Mais celui qui m’aura renié en face des hommes sera renié à son tour en face des anges de Dieu. Le nom de « chrétien » comporte un aveu du nom du Christ. Le chrétien est l’« oint » de Jésus, celui qui est voué au Christ. Nous aimons montrer notre appartenance à nos frères. Dans les situations difficiles, l’Esprit Saint nous aide, il inspire notre conduite pour façonner notre vie sur celle de Jésus. Quelle joie d’être accueillis par Jésus, nous rendons grâce à Dieu de faire partie de la communauté des pauvres de Jésus. Quand nous avons la grâce d’être si proche de Dieu, toute notre vie témoigne de lui. L’Esprit Saint témoigne en nous du don de Jésus notre Sauveur. L’accueil de Jésus dans notre vie nous donne de reconnaître notre besoin d’être sauvé et pardonné. Qui refuse délibérément d’accueillir ce salut par le repentir de ses fautes, rejette le pardon de ses péchés et le salut offert par l’Esprit Saint. Face à un tel endurcissement, Dieu est comme impuissant, car il ne peut imposer son salut contre notre liberté.


« Quiconque dira une parole contre le Fils de l’homme, cela lui sera pardonné ; mais si quelqu’un blasphème contre l’Esprit Saint, cela ne lui sera pas pardonné. »

Jésus est clair dans ce passage, il pardonne une parole contre lui. Or l’Esprit Saint est l’Esprit de vérité que nous donne Jésus qui est le chemin, la vérité et la vie. Il nous donne l’Esprit de vérité pour que nous accomplissions fidèlement son Evangile. Jésus nous met devant une prise de conscience devant le refus d’entendre la vérité telle qu’il nous la donne. Nous demandons la grâce de nous souvenir des merveilles de Dieu. C’est rejoindre la grande famille des humains répartie dans tout l’univers. Il nous faut tenir bon dans l’amour que nous avons les uns pour les autres, pour l’humanité entière. Jésus a été rejeté, bafoué, il a été en agonie, crucifié comme un malfaiteur, mais c’est Lui le Roi du monde. Ressuscité, Il remet l’humanité debout dans un retournement de situation étonnante. Dans le Mystère du corps du Christ qui est l’Église, Dieu est le soutien.


« Quand on vous traduira devant les gens des synagogues, les magistrats et les autorités, ne vous inquiétez pas de la façon dont vous vous défendrez ni de ce que vous direz. »

Car l’Esprit Saint vous enseignera à cette heure-là ce qu’il faudra dire. Nous affirmons la divinité de Jésus et nous annonçons le salut qu’il offre à tout homme. L’Esprit Saint témoigne que « Jésus Christ est Seigneur. » Il témoigne pour Jésus qui témoigne en faveur du Père plein de miséricorde. Il n’y a pas de limite à la miséricorde divine. Nous renouvelons notre foi pour qu’au plus intime de notre cœur, là où Dieu réside, nous demeurions sans cesse avec lui. Ainsi nous sommes parés pour l’épreuve qui ne manque jamais d’arriver. Que le Saint Esprit Saint ouvre notre cœur à sa lumière pour nous faire comprendre l’espérance que donne son appel. Au retour de Jésus, nous serons dans le Royaume de Dieu avec lui. Nous disons merci pour le don gratuit de la miséricorde divine. Que nous puissions être tout accueil à cette miséricorde qui témoignera en nous de la puissance de salut de Jésus. Nous reconnaissons dans les situations difficiles que Dieu est là, qu’il veille sur nous.


Citation :
Nous demandons la grâce de mettre en œuvre les trésors d’amour, de vie, et de lumière qui sont à notre disposition parce que nous sommes du Christ.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :




Autres Méditations :




Lettre de l'Église de Smyrne sur le martyre de saint Polycarpe (69-155)
Évêque

(trad. Quéré, Pères apostoliques, Seuil 1980, p. 241 ; cf SC 10)


« L'Esprit Saint vous enseignera à cette heure même ce qu'il faudra dire »

Au moment où Polycarpe pénétra dans le stade, une voix retentit du ciel : « Courage, Polycarpe, et sois fort ». Personne ne vit qui parlait, mais ceux d'entre les nôtres qui étaient présents avaient entendu la voix... Quand la foule sut qui était ce captif, les cris redoublèrent. Le proconsul lui demanda si c'était lui Polycarpe. Oui, répondit-il. Et l'autre d'essayer de lui arracher son reniement : « Respecte ton grand âge... Jure par la fortune de César, rétracte-toi... Maudis le Christ. » Polycarpe répondit : « Voilà quatre-vingt-six ans que je le sers, et il ne m'a fait aucun mal. Comment pourrais-je outrager mon roi et mon sauveur ? »

Et comme l'autre revenait à la charge..., Polycarpe reprit : « Puisque tu t'es mis en tête de me faire jurer par la fortune de César, comme tu dis, et que tu feins d'ignorer qui je suis, entends-le de moi franchement : je suis chrétien. Et si tu veux apprendre la sagesse de ma religion, accorde-moi un jour et écoute-moi. » « Persuade le peuple », répliqua le proconsul. « Avec toi, j'estime que je peux discuter. Car nous avons appris à marquer aux autorités et aux magistrats établis par Dieu le respect qui leur est dû, à condition que celui-ci ne se retourne pas contre nous. Mais ces gens-là, ils manquent trop de dignité pour que je m'explique devant eux. »

« J'ai des fauves, reprit le proconsul, je te jetterai sous leur dent, si tu n'abjures pas. — Appelle-les, répondit Polycarpe. — Tu méprises les bêtes ? Tu t'obstines ? Je te livrerai aux flammes. » Polycarpe lui dit : « Tu me menaces d'un feu qui brûle une heure et s'éteint. Car tu ne connais pas le feu du jugement futur et du châtiment éternel qui attend les impies. Mais pourquoi tardes-tu ? Fais à ton idée ».

Les événements se précipitèrent ; en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, ce fut une ruée vers les ateliers et les bains où les gens ramassèrent bois et fagots... Lorsque le bûcher fut dressé, Polycarpe se dépouilla lui-même de ses vêtements et dénoua sa ceinture. Il voulut aussi délacer ses sandales, ce qu'il ne faisait pas d'habitude, parce que les fidèles volaient à son aide... Ce grand saint avait suscité, bien avant son martyre, une immense vénération.














_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 8249
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Dim 21 Oct 2018 - 8:42

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Dimanche 21 octobre 2018 : Vingt-neuvième dimanche du temps ordinaire


Les Saints du jour (Dimanche 21 octobre)


Saint Hilarion, Abbé à Gaza, Solitaire († 372).

Sainte Laura Montoya Upegui, vierge, Fondatrice de la Congrégation des Sœurs Missionnaires
de Marie Immaculée et de Sainte Catherine de Sienne (Les Sœurs Laurites),
Mère spirituelle des Indiens de Colombie et 1ère Sainte Colombienne (1874 -✝ 1949).


Bienheureux Charles 1er d'Autriche, empereur (1887-1922).

Bienheureux Pino Puglisi, Prêtre à Palerme et Martyr (1937-1993).


« La vraie Lumière, c'est de Te connaître »

« Nous Te rendons grâces d'avoir, par Ta parole, fait jaillir la lumière des ténèbres, et de l'avoir fait briller dans nos cœurs, pour nous éclairer de la connaissance de la face du Christ Jésus. Oui, la vraie lumière, bien plus la vie éternelle, c'est de Te connaître, Toi, le seul Dieu, et ton envoyé Jésus-Christ. Nous Te connaissions déjà, puisque nous connaissons Jésus, car le Père et le Fils sont un. Nous Te connaissons par la foi, c'est vrai, et nous la tenons comme un gage assuré de la connaissance dans la vision. D'ici là, pourtant, augmente notre foi, conduis-nous de foi en foi, de clarté en clarté, comme sous la motion de ton Esprit, pour que nous pénétrions plus avant chaque jour dans les profondeurs de la lumière ! Ainsi soit-il. » Bienheureux Guerric d'Igny



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


Jacques et Jean, les fils de Zébédée, s’approchent de Jésus et lui disent : « Maître, nous voudrions que tu exauces notre demande. »

Il leur dit : « Que voudriez-vous que je fasse pour vous ? » Ils lui répondirent : « Accorde-nous de siéger, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche, dans ta gloire. » Jacques et Jean suivent Jésus. Jean est le disciple que Jésus aimait, Jacques sera le premier Apôtre martyr. Il y a une relation forte entre les deux frères ! Moyennant la complicité de leur mère, ils cherchent une place dans le Royaume ! Ils se sentent en harmonie avec les paroles et les gestes de Jésus, ils ont vraiment envie d’être tout proches de lui, et ils le manifestent. La réponse de Jésus, d’un grand réalisme, est importante pour nous : « Pouvez-vous boire à la coupe que je vais boire ? » Jésus introduit un paramètre que les Apôtres n’avaient pas imaginé : Celui de la souffrance de sa Passion. Dans leur générosité, les deux Apôtres répondent : "Oui, nous le pouvons." Jésus confirme que ce sera bien ainsi. Mais Jésus ajoute : « Quant à siéger à ma droite et à ma gauche », c’est mon Père qui le donne. Jésus se situe en humble serviteur, il n’a pas le pouvoir de dire qui sera à sa droite et à sa gauche dans son Royaume.


"Jésus leur dit : « Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire à la coupe que je vais boire, recevoir le baptême dans lequel je vais être plongé ? »"

Ils lui disaient : Nous le pouvons. Jésus répond : « La coupe que je vais boire, vous y boirez ; et le baptême dans lequel je vais être plongé, vous le recevrez. Quant à siéger à ma droite ou à ma gauche, il ne m’appartient pas de l’accorder, il y a ceux pour qui ces places sont préparées. » Jésus est venu chez les siens, et les siens ne l’ont pas reçu dit l’apôtre Jean. Le monde ne reçoit pas les pauvres, les souffrants et les petits qui sont les prophètes du Royaume. Suivre Jésus, c’est porter les cris de l’humanité, c’est se laisser déranger ! La coupe de Jésus nous aide à regarder la coupe de nos frères, elle est très amère. Le Royaume de l’amour est totalement gratuit. Jésus dit : « Pouvez-vous boire à la coupe que je vais boire ? » C’est entrer dans le mystère de la compassion pour suivre Jésus rejeté et bafoué qui prend sur Lui la souffrance de l’humanité avec Marie. Dieu n’a pas créé la souffrance, elle est là, à cause de la jalousie du menteur. Marie, la mère de Jésus, sera touchée par la souffrance de Jésus d’une manière unique, elle est la première qui a été baptisée dans la Passion de Jésus. La compassion de son cœur est sa réponse à l’amour infini de Dieu.


Les dix autres avaient entendu, et ils s’indignaient contre Jacques et Jean.

Jésus les appelle et leur dit : « Vous le savez : ceux que l’on regarde comme chefs des nations païennes commandent en maîtres ; les grands leur font sentir leur pouvoir. Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi. Celui qui veut devenir grand sera votre serviteur. Celui qui veut être le premier sera l’esclave de tous : car le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude. » Marie sera la première à nous indiquer le chemin de Jésus, à participer à sa Croix. La première, elle est entrée dans la faiblesse ! Tout a commencé pour elle par la joie du Don de Jésus à Noel, dans la toute petitesse et dans une pauvreté extrême. La joie de Marie nous est présentée dans son Oui à l’Amour, d’une manière que nous ne pouvons pas concevoir. Jésus prend la comparaison du monde pour les autres Apôtres qui s’indignent : "Regardez le monde, ne faites pas comme lui." Marie va devenir la mère du Fils unique de Dieu, elle va s’offrir avec lui ! Marie participe ainsi à l’enfantement d’un monde nouveau. Dieu est dans une joie étonnante de nous donner la vie, Mais il lui faut passer par la douleur de Jésus : "La femme qui enfante, est dans la douleur, mais quand l’enfant est né, elle est toute à la joie de l’enfant qui est né." Nous devons faire ce passage jusqu’à la joie du Père, à la résurrection de Jésus.


Citation :
Nous demandons la grâce de suivre Jésus dans les mystères joyeux, dans les mystères douloureux et jusque dans sa gloire.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :




Autres Méditations :




Saint Jean Chrysostome (v. 345-407)
Prêtre à Antioche puis Évêque de Constantinople, Docteur de l'Église

(trad. Quéré, Pères apostoliques, Seuil 1980, p. 241 ; cf SC 10)


« Le Fils de l'homme n'est pas venu pour être servi
mais pour servir et donner sa vie »

En convoitant les premières places, les plus hautes charges et les honneurs les plus élevés, les deux frères Jacques et Jean voulaient, à mon avis, avoir autorité sur les autres. C'est pourquoi Jésus s'oppose à leur prétention. Il met à nu leurs pensées secrètes en leur disant : « Celui qui veut être le premier sera le serviteur de tous ». Autrement dit : « Si vous ambitionnez le premier rang et les plus grands honneurs, recherchez le dernier rang, appliquez-vous à devenir les plus simples, les plus humbles et les plus petits de tous. Mettez-vous après les autres. Telle est la vertu qui vous procurera l'honneur auquel vous aspirez. Vous en avez près de vous un exemple éclatant, 'puisque le Fils de l'homme n'est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude' (Mc 10,45). Voilà comment vous obtiendrez gloire et célébrité. Voyez ce qui m'arrive : je ne recherche ni honneur ni gloire, et pourtant le bien que je réalise ainsi est infini ».

Nous le savons : avant l'incarnation du Christ et son abaissement, tout était perdu, tout était corrompu ; mais, après qu'il se soit humilié, il a tout relevé. Il a aboli la malédiction, détruit la mort, ouvert le paradis, mis à mort le péché, déverrouillé les portes du ciel pour y ramener les prémices de notre humanité. Il a propagé la foi partout dans le monde. Il a chassé l'erreur et rétabli la vérité. Il a fait monter sur un trône royal les prémices de notre nature. Le Christ est l'auteur de biens infiniment nombreux, que ni ma parole, ni aucune parole humaine ne saurait décrire. Avant son abaissement, il n'était connu que des anges, mais, depuis qu'il s'est humilié, la race humaine tout entière l'a reconnu.














_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !


Dernière édition par Lumen le Lun 22 Oct 2018 - 8:12, édité 2 fois (Raison : Intervention pendant le poste et intervention malveillante ...)
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 8249
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Lun 22 Oct 2018 - 8:55

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Lundi 22 octobre 2018 : Vingt-neuvième dimanche du temps ordinaire


Les Saints du jour (Lundi 22 octobre)


Fête de Notre Dame de Kazan

Sainte Marie-Salomé, Femme de Zébédée, Mère des apôtres Jacques et Jean (Ier siècle)

Sainte Élodie et de sa sœur Sainte Nunillon, Martyres († 851).

Saint Jean-Paul II, Pape (264ème) de 1978 à 2005 (1920-2005).


« La vraie Lumière, c'est de Te connaître »

« Nous Te rendons grâces d'avoir, par Ta parole, fait jaillir la lumière des ténèbres, et de l'avoir fait briller dans nos cœurs, pour nous éclairer de la connaissance de la face du Christ Jésus. Oui, la vraie lumière, bien plus la vie éternelle, c'est de Te connaître, Toi, le seul Dieu, et ton envoyé Jésus-Christ. Nous Te connaissions déjà, puisque nous connaissons Jésus, car le Père et le Fils sont un. Nous Te connaissons par la foi, c'est vrai, et nous la tenons comme un gage assuré de la connaissance dans la vision. D'ici là, pourtant, augmente notre foi, conduis-nous de foi en foi, de clarté en clarté, comme sous la motion de ton Esprit, pour que nous pénétrions plus avant chaque jour dans les profondeurs de la lumière ! Ainsi soit-il. » Bienheureux Guerric d'Igny



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


« Quelqu’un de la foule dit à Jésus : Maître, dis à mon frère de partager avec moi notre héritage. »

« Jésus lui répondit : Qui a fait de moi votre juge ou votre arbitre ? » Nous sommes devant notre rapport aux biens matériels, il nous faut respecter les nécessités humaines et honorer la dimension spirituelle de notre vie. Nous sommes invités à entrer dans la cohérence entre ce que nous croyons et ce que nous vivons. La réalité spirituelle passe la mort, c’est l’amour. Dieu étant amour, notre capacité d’aimer et d’être aimé seule peut accueillir l’Amour. Il s’agit, durant notre vie terrestre, de travailler à augmenter notre capacité d’aimer, c’est elle qui nous fera franchir le cap de la mort. Le critère de l’amour authentique est celui avec lequel nous pouvons juger notre manière d’utiliser les biens matériels. Jésus est venu nous apprendre le partage, l’accueil de l’autre, du petit et du pauvre. Cette œuvre de Dieu se réalise dans la douceur et dans la simplicité du cœur. Ce n’est pas notre œuvre, c’est l’œuvre de Dieu. Jésus est le Sauveur de notre vie, il est la lumière qui nous éclaire sur l’essentiel. Tout ce que nous "possédons" vient de Dieu, tout est donné pour le partage. C’est ainsi que se bâtit le Royaume des cieux déjà sur la terre. Il nous faut tout faire « comme si tout dépendait de Dieu, et en même temps, faire tout comme si tout dépendait de nous, » en demeurant dans l’amour.


S’adressant à la foule Jésus leur dit : « Gardez-vous bien de toute âpreté au gain ; car la vie d’un homme, fût-il dans l’abondance, ne dépend pas de ses richesses. »

Il y a dans notre cœur des peurs et des désirs qui nous poussent à rechercher les biens matériels. Nous cherchons dans la possession des biens une sécurité pour apaiser notre crainte de l’avenir. L’Évangile éclaire notre désir de vivre, de croître, de jouir, de posséder, de dominer. Tout est au Christ, nous lui redisons sans cesse notre action de grâce et nous lui demandons qu’il prenne vraiment toute notre vie en lui. Nous ne voulons pas nous appuyer sur nous-mêmes. Dieu est le seul le maître de la vie et de la mort. L’homme qui est rempli de lui-même se fait illusion en croyant qu’il domine sa propre vie. En fait, il en est seulement le dépositaire pour faire advenir en lui la vie du Royaume de Dieu, le mystère de l’Amour. C’est ainsi que Jésus remet la finalité de notre vie sous nos yeux. Nous préparons le Royaume en partageant les biens que Dieu nous donne et en veillant sur les pauvres et sur les petits.


Et Jésus leur dit cette parabole :

« Il y avait un homme riche, dont les terres avaient beaucoup rapporté. Il se demandait : ’Que vais-je faire ? Je ne sais pas où mettre ma récolte.’ Puis il se dit : ’Voici ce que je vais faire : je vais démolir mes greniers, j’en construirai de plus grands et j’y entasserai tout mon blé et tout ce que je possède. » Pour entrer dans la dynamique du détachement par rapport aux biens matériels, il nous faut comprendre que notre finalité se trouve en Dieu et que nous y communions par l’amour. L’amour partagé et l’amour reçu est le lieu où nous réalisons notre véritable réussite humaine. Pour cela, nous quittons nos peurs et nos désirs de puissance pour trouver en Dieu et dans l’amour partagé notre bonheur. Jésus élève notre regard, il l’ouvre aux vraies valeurs et il nous entraîne plus loin encore : En effet le but de notre passage sur la terre est le partage et le don au plus petit du Royaume, ainsi un trésor nous est préparé pour le ciel. Notre vie présente est le commencement de la vie éternelle, une préparation à la rencontre du Seigneur Jésus. Un jour, il nous faudra tout quitter pour la vie avec Dieu à laquelle nous sommes destinés. Notre vie éternelle est dès à présent commencée, il nous faut donc savoir tendre vers les réalités spirituelles qui seules passeront la mort.


Citation :
Nous demandons la grâce de faire la volonté de Dieu pour être disponibles à tout faire avec lui, pour lui et par lui.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :




Autres Méditations :




Sainte Teresa de Calcutta (1910-1997)
Fondatrice des Sœurs Missionnaires de la Charité

A Simple Path (trad. Un Chemin tout simple, Plon Mame 1995, p.168)


« Que vais-je faire ? »

Tous, nous n'aspirons qu'à être heureux et en paix. Nous avons été créés pour cela et ne pouvons trouver le bonheur et la paix qu'en aimant Dieu ; l'aimer nous apporte la joie et le bonheur. Beaucoup pensent, surtout en Occident, que vivre à son aise rend heureux. Je pense qu'il est plus difficile d'être heureux dans la richesse, car les préoccupations pour gagner de l'argent et le conserver nous masquent Dieu. Toutefois, si Dieu vous a confié des richesses, faites-les servir à ses œuvres : aidez les autres, aidez les pauvres, créez des emplois, donnez du travail aux autres. Ne gaspillez pas vainement votre fortune ; avoir une maison, des honneurs, la liberté, la santé, tout cela nous est confié par Dieu pour le mettre au service de ceux qui sont moins fortunés que nous.

Jésus a dit : « Ce que vous ferez au plus petit de mes frères, c'est à moi que vous le ferez » (Mt 25,40). Par conséquent, la seule chose qui puisse me rendre triste c'est d'offenser notre Seigneur par égoïsme ou par manque de charité envers les autres, ou bien de faire du tort à quelqu'un. En blessant les pauvres, en nous blessant les uns les autres, nous blessons Dieu.

C'est à Dieu qu'il appartient de donner et de reprendre (Jb 1,21) ; partagez donc ce que vous avez reçu, y compris votre propre vie.














_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 8249
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Mar 23 Oct 2018 - 10:10

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Mardi 23 octobre 2018 : Le mardi de la 29e semaine du temps ordinaire


Les Saints du jour (Mardi 23 octobre)


Saint Romain, Evêque de Rouen (✝ 639)

Saint Ignace de Constantinople, Patriarche de Constantinople (✝ 878)

Saint Pierre Pascal, Religieux de l'Ordre Notre-Dame de la Merci,
Évêque de Jaën en Espagne, martyr (1227-1300).


Saint Jean de Capistran, Prêtre Franciscain, Patron des aumôniers
militaires (1386-1456).


Bienheureux Giraud de Sales, Fondateur de Cadouin (✝ 1120)

Bienheureux Arnould (Jules Nicolas Rèche), Frère des
Écoles Chrétiennes (1838-✝ 1890).



« La vraie Lumière, c'est de Te connaître »

« Nous Te rendons grâces d'avoir, par Ta parole, fait jaillir la lumière des ténèbres, et de l'avoir fait briller dans nos cœurs, pour nous éclairer de la connaissance de la face du Christ Jésus. Oui, la vraie lumière, bien plus la vie éternelle, c'est de Te connaître, Toi, le seul Dieu, et ton envoyé Jésus-Christ. Nous Te connaissions déjà, puisque nous connaissons Jésus, car le Père et le Fils sont un. Nous Te connaissons par la foi, c'est vrai, et nous la tenons comme un gage assuré de la connaissance dans la vision. D'ici là, pourtant, augmente notre foi, conduis-nous de foi en foi, de clarté en clarté, comme sous la motion de ton Esprit, pour que nous pénétrions plus avant chaque jour dans les profondeurs de la lumière ! Ainsi soit-il. » Bienheureux Guerric d'Igny



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


« Restez en tenue de service, et gardez vos lampes allumées. »

Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces, pour lui ouvrir dès qu’il arrivera et frappera à la porte. Jésus forme et enseigne ses disciples, il nous donne l’exemple du service. Lui-même n’est pas venu pour être servi mais pour servir. Les bourrasques dont nous sommes témoin, l’orage du monde, ses combats à l’extérieur comme à l’intérieur sont pour nous une occasion de veiller. Nous attendons l’aide de Dieu et son salut. Nous voulons nous tenir prêt comme Jésus nous le propose. Nous nous souvenons de son Salut et nous veillons avec lui sur l’humanité en souffrance. Nous sommes ces remparts contre lesquels l’orage ne peut rien, notre victoire est notre foi. Déjà Moïse dans l’épreuve avait frappé le rocher sur l’ordre de Dieu, et il en était sorti de l’eau pour le Peuple. Avec Marie, la mère de Jésus qui au pied de la Croix a tenu bon dans l’orage du Golgotha, nous tenons bon dans la joie de la présence de Jésus.


"Heureux les serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller. Amen, je vous le dis : il prendra la tenue de service, les fera passer à table et les servira chacun à son tour.

La persévérance dans le service de Dieu et du prochain est la réalisation de notre bonheur sur la terre. Dieu rendra justice à chacun d’entre nous qui sommes persécutés pour la justice. Le Dieu d’Amour prend la tenue de service pour le banquet des noces de l’Agneau. Jésus le Bien-aimé, est ressuscité pour le bonheur de Marie sa bien aimée qui préfigure l’humanité dans la gloire. C’est dans l’Eucharistie que nous faisons mémoire de ce grand combat de Jésus pour l’humanité. Nous avons reçu ce salut quand nous avons été baptisés dans le Christ. En Lui, nous sommes devenus proches les uns des autres. Le Christ notre paix a fait tomber le mur de la haine qui nous séparait les uns des autres, dans sa personne il a tué la haine. Nous veillons dans la prière avec Marie à la Croix, comme la petite colombe du Cantique cachée dans l’anfractuosité du roc. Ce roc c’est le Cœur blessé de Jésus qui nous donne la vie. Là l’Esprit Saint vient au secours de notre faiblesse.


"S’il revient vers minuit ou plus tard encore et qu’il les trouve ainsi, heureux sont-ils !

Jésus est venu annoncer la Bonne Nouvelle de la paix. Saisis par la paix du Christ, nous faisons la paix autour de nous en demeurant dans la paix. Dieu veille sur nous comme un Père, un Frère et un Époux. La vie terrestre n’est pas facile, mais le bonheur éternel nous est promis. Il dépasse tout ce que nous pouvons imaginer, c’est le triomphe de l’Amour, donné, reçu et partagé. Nous demeurons dans la mémoire de Jésus en célébrant sa Croix et sa Résurrection. Nous ne sommes plus des étrangers mais nous sommes de la maison de Dieu. Chacun est pour Dieu un être unique, un enfant bien-aimé. Il nous a créés pour le bonheur éternel où Il nous comble en permanence de son Amour. Nous demeurons dans le Cœur de Jésus, dans sa blessure, et nous le laissons guérir toutes nos blessures. Là, nos vies s’édifient jusqu’à ce qu’il revienne. Jésus viendra de nouveau, comme Il le fait déjà dans l’Eucharistie. Il nous lavera les pieds, il nourrira notre cœur par le don de sa vie donnée. C’est cette bonne nouvelle que nous annonçons dans la Paix de Jésus, en veillant pour son retour.


Citation :
Nous demandons la grâce de nous rassembler dans son amour infini de Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :




Autres Méditations :




Jean Tauler (v. 1300-1361)
Dominicain à Strasbourg.

Sermon 77, pour la fête d’un Confesseur (trad. Cerf 1991, p. 626)


« Veillez, car c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que Le Fils de l’Homme viendra »

Ces mots signifient : vous devez être éveillés et vigilants, car vous ne savez pas le temps où Le Seigneur viendra des noces… Car, dès qu'un sentiment d'orgueil, de complaisance en soi-même ou de volonté propre entre en l'homme, aussitôt l'Ennemi est là et lui coupe la bourse précieuse de toutes ses bonnes œuvres.
Mes enfants ! Combien en verrez-vous de ces gens qui auront fait de grandes œuvres…et auront ainsi acquis grand renom…, mais la présomption les aura dépouillés de tout…

On les rangera après les autres hommes, pauvres, simples, que personne n'apprécie en raison de leur extérieur et de leurs œuvres. Parce qu'ils s'abaissent avec humilité, ces derniers seront placés au-dessus des autres… Veillez donc avec une âme vigilante et, de vos yeux ouverts, vous verrez la Vérité pure…

« Que vos reins soient ceints d'une tenue de service et vos lampes allumées. » Il y a ici trois points à noter. Premièrement : les reins doivent être ceints comme quelqu'un qu'on attache solidement avec une corde pour pouvoir le conduire contre sa volonté, ou encore comme un cheval bridé…; ces reins sont les plaisirs des sens qu'on doit lier et refréner…
Deuxièmement : vous devez porter dans vos mains des lampes allumées, c'est-à-dire des œuvres d'Amour. Vos mains ne doivent jamais cesser de faire l'œuvre de la Charité vraie et brûlante …

Troisièmement : vous devez attendre Le Seigneur quand il reviendra des noces... : « Le Seigneur les établira sur tous ses biens ; il se ceindra et les servira. » Ces noces, d'où Le Seigneur vient, ont lieu au plus intime de l'âme, dans son fond, là où se trouve la noble image. Quel contact intime l'âme a avec Dieu dans ce fond et Dieu avec elle, et quelle œuvre merveilleuse Dieu fait là ! Quelle jouissance et quelle Joie il y trouve ! Cela dépasse tout sentiment et toute intelligence, et pourtant l'homme n'en sait rien et n'en éprouve rien.














_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 8249
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Mer 24 Oct 2018 - 10:27

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Mercredi 24 octobre 2018 : Le mercredi de la 29e semaine du temps ordinaire


Les Saints du jour (Mercredi 24 octobre)



Fête de la Très Sainte Mère de Dieu en son icône « Joie des affligés ». Google traduit en français

Saint Raphaël, archange, un des sept qui se tiennent debout devant Dieu.

Saint Sénoch, Moine et Prêtre (✝ 576)

Saint Proclus, Évêque de Constantinople (✝ 446)

Saint Magloire, évêque de l'ancien évêché de Dol-de-Bretagne. 586.

Saint Antoine-Marie Claret, Évêque, Fondateur des Missionnaires Fils du
Cœur Immaculé de Marie (1807-1870).


Saint Louis Guanella, Fondateur de la Congrégation des Serviteurs de
la Charité et celle des Filles de la Providence (✝ 1915.).



Prière à Saint Raphaël Archange

" Glorieux prince du Ciel, grand par les biens de la nature et admirable par les dons de la grâce, vous dont la charité et la sagesse brillent dans les services que vous avez toujours rendus aux hommes, employez votre pouvoir contre nos ennemis, défendez-nous contre leurs attaques.

Ô vous, si humble dans votre grandeur, délivrez-nous de l'esprit d'orgueil. Médecine de Dieu, guérissez les infirmités de notre âme et de notre corps ; faites que, guidés par votre lumière, gardés sous votre protection, instruits par votre sage direction, nous obtenions d'être l'objet de votre ardente charité comme le jeune Tobie, et protégés contre les mauvaises passions comme le fut Sarra. Puisque le plus grand aveuglement des hommes est leur amour-propre désordonné, ouvrez-nous les yeux des âmes comme vous rendîtes ceux du corps au vieux Tobie. Soyez pour nous, comme pour cette famille, le protecteur et l'administrateur de nos biens spirituels et temporels.

Par votre amour pour les Hommes, guidez-nous dans les sentiers difficiles de la vie et conduisez-nous à Dieu pour que nous puissions persévérer au service et à la Gloire du Très-Haut.

Amen."



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


"Vous le savez bien : si le maître de maison connaissait l’heure où le voleur doit venir, il ne laisserait pas percer le mur de sa maison.

Vous aussi, tenez-vous prêts : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra." Jésus nous redit combien il nous faut demeurer dans une grande vigilance dans la prière. C’est là que nous vérifions que nous sommes bien dans la dynamique de la vie, en mouvement, en attente, en éveil pour sa venue. Nous ne savons pas à quel moment notre vie s’arrêtera, quand sera la rencontre du Bien aimé. Une nouvelle béatitude nous est offerte : « Heureux serviteur, que son maître, en arrivant, trouvera à son travail. » Cette béatitude est donnée au serviteur qui est trouvé à son travail, heureux de sa tache. L’image du chantier nous parle de l’œuvre de Dieu. L’harmonie se fait quand chacun a réalisé l’œuvre que le maître a décidé pour lui. C’est dans la persévérance avec laquelle nous accomplissons notre tâche que cette béatitude sera notre. Attendre vraiment le Seigneur Jésus, c’est garder notre foi en lui, en sa présence. L’Évangile fait naître en nous une attitude d’attente et d’accueil. Le retour de Jésus n’est pas comme une lumière qui mettrait dans l’ombre le monde présent, au contraire, il éclaire notre vie présente !


"Pierre dit alors : « Seigneur, cette parabole s’adresse-t-elle à nous, ou à tout le monde ? »

Le Seigneur répond : « Quel est donc l’intendant fidèle et sensé à qui le maître confiera la charge de ses domestiques pour leur donner, en temps voulu, leur part de blé ? Heureux serviteur, que son maître, en arrivant, trouvera à son travail. Vraiment, je vous le déclare : il lui confiera la charge de tous ses biens. Mais si le même serviteur se dit : ’Mon maître tarde à venir’, et s’il se met à frapper serviteurs et servantes, à manger, à boire et à s’enivrer, son maître viendra le jour où il ne l’attend pas et à l’heure qu’il n’a pas prévue ; il se séparera de lui et le mettra parmi les infidèles. Jésus s’adresse à ceux qui ont la charge de l’œuvre de Dieu. Nous avons la certitude que Dieu fait son œuvre en nous et que son Royaume se développe. Jésus nous demande la fidélité et le sens de notre responsabilité dans notre travail. L’Esprit Saint nous dit que nous sommes choisis par Lui pour être ses disciples privilégiés, vigilants. Le maitre d’œuvre qui traverse son chantier et qui voit tous les ouvriers à leur poste comprends le sens de la béatitude : "Heureux celui qui sera trouvé à son travail."


"Le serviteur qui, connaissant la volonté de son maître, n’a pourtant rien préparé, ni accompli cette volonté, recevra un grand nombre de coups. Mais celui qui ne la connaissait pas, et qui a mérité des coups pour sa conduite, n’en recevra qu’un petit nombre.

A qui l’on a beaucoup donné, on demandera beaucoup ; à qui l’on a beaucoup confié, on réclamera davantage. Nous demandons une grande humilité et une belle vigilance pour exercer notre responsabilité. Humilité, parce que nous sommes à la suite de Jésus, mus par l’Esprit Saint. Vigilance parce que Jésus nous donne son amour et sa lumière quand il nous investit à son service et au service de nos frères. La fidélité avec laquelle nous travaillons assure le succès de l’œuvre que Dieu réalise. La civilisation de l’amour peut ainsi s’établir et se réaliser ! Une véritable béatitude se donne quand l’œuvre de Dieu se réalise et que la communauté se construit avec bonheur. Jésus s’est fait le serviteur de tous, il nous demande de servir à notre tour. Il est toujours à notre porte, il nous invite à la vigilance pour le reconnaître lorsqu’il viendra.


Citation :
Nous demandons la grâce d’être trouvé à notre travail pour que l’œuvre de Dieu se réalise en vérité.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :




Autres Méditations :




Bienheureux John Henry Newman (1801-1890)
Cardinal, Théologien, Fondateur de l'Oratoire en Angleterre

PPS, t. 6, n°17 « Waiting for Christ »


« Tenez-vous prêts »

« Voici que je viens comme un voleur. Heureux celui qui veille et qui garde ses vêtements » dit le Seigneur (Ap 16,15)... Quand le Christ dit que sa venue est proche et pourtant qu'elle viendra subitement, de façon inattendue, il dit que pour nous cette attente paraitra longue... Comment se fait-il que le christianisme sans cesse défaille, et que pourtant il dure ? Dieu seul le sait, lui qui le veut ainsi, c'est un fait ; et il n'y a pas de paradoxe à affirmer que ce temps de l'Église a duré presque deux mille ans, qu'il peut durer encore longtemps, et que cependant il marche vers sa fin, qu'il peut même finir n'importe quel jour. Et le Seigneur veut que nous restions tournés de tout notre être vers l'imminence de son retour ; il s'agit de vivre comme si ce qui peut arriver n'importe quand devait arriver de nos jours.

Avant la venue du Christ, le temps se déroulait autrement : le Sauveur devait venir et apporter son achèvement ; la religion avançait vers cet achèvement. Les révélations se succédaient...; le temps était mesuré par la parole des prophètes, qui se succédaient... Le peuple de l'alliance ne devait pas l'attendre tout de suite, mais après le séjour en Canaan et la captivité en Égypte, après l'exode au désert, les juges et les rois, au bout des délais fixés pour l'introduire en ce monde. Ces délais fixés étaient reconnus, et les révélations successives comblaient ce temps d'attente.

Mais une fois le Christ venu, comme le Fils en sa propre maison, avec son Évangile parfait, rien ne reste à achever, sinon le rassemblement de ses saints. Aucune doctrine plus parfaite ne peut être dévoilé. La lumière et la vie des hommes est apparue ; le Christ est mort et ressuscité. Plus rien ne reste à faire...; la fin des temps est donc arrivée. Aussi, bien qu'un certain intervalle doive intervenir entre le premier et le dernier avènement du Christ, désormais le temps ne compte plus... Il ne marche plus vers la fin, il la côtoie plutôt sans cesse, toujours aussi près d'elle que s'il tendait vers elle... Le Christ est donc toujours à nos portes, aussi proche aujourd'hui qu'il y a dix-huit siècles, et pas plus proche qu'alors, pas même plus proche que lorsqu'il viendra.













_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 8249
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Jeu 25 Oct 2018 - 9:41

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Jeudi 25 octobre 2018 : Le jeudi de la 29e semaine du temps ordinaire


Les Saints du jour (Jeudi 25 octobre)


Dédicace des églises consacrées, églises dont on ne connaît pas
la date de consécration
Pour en savoir plus :
Sermon du Saint Curé d'Ars pour la fête de la Dédicace
« La Solennité qui nous réunit est la dédicace d'une maison de prière » (Saint Augustin)

Saints Chrysanthe et Darie, Martyrs à Rome (+ 284).

Saints Crépin et Crépinien, Martyrs († c. 285).

Saint Chély (Hilaire de Mende), Évêque (+ 540).

Bienheureux Carlo Gnocchi, Prêtre et Fondateur de la Fondation :
« Pro Juventute » (1902-1956).



« La vraie Lumière, c'est de Te connaître »

« Nous Te rendons grâces d'avoir, par Ta parole, fait jaillir la lumière des ténèbres, et de l'avoir fait briller dans nos cœurs, pour nous éclairer de la connaissance de la face du Christ Jésus. Oui, la vraie lumière, bien plus la vie éternelle, c'est de Te connaître, Toi, le seul Dieu, et ton envoyé Jésus-Christ. Nous Te connaissions déjà, puisque nous connaissons Jésus, car le Père et le Fils sont un. Nous Te connaissons par la foi, c'est vrai, et nous la tenons comme un gage assuré de la connaissance dans la vision. D'ici là, pourtant, augmente notre foi, conduis-nous de foi en foi, de clarté en clarté, comme sous la motion de ton Esprit, pour que nous pénétrions plus avant chaque jour dans les profondeurs de la lumière ! Ainsi soit-il. » Bienheureux Guerric d'Igny



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


Jésus dit encore : « Je dois recevoir un baptême, mais comme il m’en coûte d’attendre qu’il soit accompli. »

"Pensez–vous que je sois venu donner la paix sur la terre ? Non, je vous le dis, mais plutôt la division." Car désormais cinq dans une maison seront divisés, trois contre deux et deux contre trois ; père contre fils et fils contre père, mère contre fille et fille contre mère, belle–mère contre belle–fille et belle–fille contre belle–mère. Jésus qui a proclamé : « Heureux les artisans de paix, » nous dit aujourd’hui que la fidélité à son Évangile amènera ses disciples à être incompris et rejetés de ceux qui leur sont les plus chers. La parole de Jésus, à l’œuvre dans notre cœur, nous conduira à poser humblement des choix à contre-courant de certaines pensées. Marie avait entendu que son Fils serait « un signe en butte à la contradiction ! » A l’engagement de Jésus jusqu’à la Croix pour le salut des hommes, devra répondre le courage des baptisés, pour témoigner de lui, jusque dans la vie familiale. Il nous est demandé d’apporter la paix de Jésus dans nos familles divisées, et dans nos communautés visitées par l’épreuve. En effet les hommes ne supportent pas que Dieu intervienne dans les « affaires » du monde, car ils se sont accaparés le monde y introduisant beaucoup de violence. Or l’Amour de Dieu est premier. Seul l’amour unifie notre vie depuis que le Père a posé sur nous son regard de tendresse. Nous savons combien le feu de la haine fait des ravages. Il se traduit par le rejet des petits et des pauvres. Le pouvoir des puissants fait surgir l’injustice partout ou ils dominent.


J’ai un baptême à recevoir ; comme cela me pèse d’ici qu’il soit accompli !

Le baptême de Jésus dans la mort pour le salut du monde lui était une idée familière. Quand Jacques et Jean revendiqueront les deux places d’honneur dans son Royaume, Jésus leur demandera : « Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire ou être baptisé du baptême dont je vais être baptisé ? » Jésus est conscient que pour allumer le feu de l’Esprit Saint sur la terre, il doit passer par le baptême des souffrances. Ses amis le partageront jusque dans le martyre. Si nous ne donnons pas tous notre sang pour Jésus, nous avons à nous compromettre pour lui au milieu des personnes qui nous sont proches. La Parole de Jésus nous réveille. Nous le contemplons immergé dans la souffrance de ce monde. Par sa Passion, Jésus fait triompher l’amour et la lumière. Les ténèbres et la haine sont vaincues ! Jésus réalise cette transformation pour qu’à sa suite nous vivions le même combat pour plus d’amour, plus de vérité et plus de justice.


"Je suis venu mettre un feu sur la terre ; comme je voudrais qu’il soit déjà allumé !

Jésus passe de l’eau à l’image du feu. La plongée dans l’eau que Jésus envisage, c’est une immersion dans la souffrance. Il sait venir la Passion qui va le submerger. Lui, le Juste, sera englouti pour que l’humanité toute entière soit purifiée. Jésus a hâte que ce baptême soit accompli parce que cette plongée dans la Passion va lui permettre d’accomplir l’œuvre du Père. Sa mort va donner la vie à tous les hommes. Lui-même, le Fils de Dieu, à travers cette mort, va passer à la gloire du Père. L’incendie d’Amour de Jésus dans le monde, c’est le feu de l’Esprit Saint gagnant de proche en proche, purifiant tout, embrasant tout, illuminant toute l’humanité. C’est l’Esprit Saint, allumant la foi dans le cœur des hommes, grâce à la Parole portée jusqu’au bout du monde par ses témoins. Le désir de Jésus vient nous réveiller. Jésus nous voudrait arden­ts, fervents comme la braise, il nous voudrait actifs comme la flamme, toujours impatients de le commu­niquer au monde. Nous aurons en effet notre part d’épreuves à la suite de Jésus. Pour que nous transformions le monde avec lui, Jésus nous donne son Esprit Saint qui éclaire et guide notre cœur. Si nous demeurons enracinés dans la foi en Jésus, en son amour, notre action à sa suite devient possible, nous pouvons apporter plus de justice et sauver ce monde avec lui et à sa suite.


Citation :
Nous demandons à Dieu la grâce de demeurer dans l’amour, dans l’intelligence qui nous est donnée.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :




Autres Méditations :




Saint Jérôme (347-420)
Prêtre, Traducteur de la Bible, Docteur de l'Église

Commentaire sur Matthieu I, 34-37 ; SC 242 (trad. SC p 207-209 rev.)



Jésus, cause de division entre les hommes

Le Christ annonce maintenant ce qui va suivre sa prédication. Face au christianisme, le monde entier s‘est divisé, les uns se sont dressés contre les autres. Chaque maison eut ses incroyants, ses croyants ; une guerre bonne fut apportée pour rompre une paix mauvaise. Il est écrit dans la Genèse que Dieu procéda à peu près ainsi contre les hommes rebelles qui, venus de l’Orient, élevaient hâtivement une tour pour pénétrer dans les hauteurs du ciel (Cf. Gn 11,1-9) : Il mit chez eux la guerre. D’où la prière de David : disperse, Seigneur, les peuples qui veulent la guerre (Cf. Ps 67(68),31).

L’ordre est nécessaire en toute affection. Aime ton père, aime ta mère, aime tes fils après Dieu. S’il devient inévitable de mettre en balance l’amour de ses parents et de ses enfants avec l’amour de Dieu sans qu’il soit possible de les conserver tous les deux, alors, ne pas préférer les siens est piété envers Dieu.














_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 8249
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Ven 26 Oct 2018 - 10:48

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Vendredi 26 octobre 2018 : Le vendredi de la 29e semaine du temps ordinaire


Les Saints du jour (Vendredi 26 Octobre)


Saints Lucien et Marcien, Martyrs à Nicomédie (✝ 250)

Saint Demetrius, Martyr à Sirmium en Dalmatie (4ème s.)

Saint Cédric, Évêque des Saxons (✝ 664)

Bienheureux Bonaventure de Potenza, Frère Mineur (1651-1711).

Bienheureuse Céline Chludzińska Borzęcka, Co-Fondatrice (avec sa fille Hedwige)
des Sœurs de la Résurrection de Notre Seigneur Jésus-Christ (1833-1913).



« La vraie Lumière, c'est de Te connaître »

« Nous Te rendons grâces d'avoir, par Ta parole, fait jaillir la lumière des ténèbres, et de l'avoir fait briller dans nos cœurs, pour nous éclairer de la connaissance de la face du Christ Jésus. Oui, la vraie lumière, bien plus la vie éternelle, c'est de Te connaître, Toi, le seul Dieu, et ton envoyé Jésus-Christ. Nous Te connaissions déjà, puisque nous connaissons Jésus, car le Père et le Fils sont un. Nous Te connaissons par la foi, c'est vrai, et nous la tenons comme un gage assuré de la connaissance dans la vision. D'ici là, pourtant, augmente notre foi, conduis-nous de foi en foi, de clarté en clarté, comme sous la motion de ton Esprit, pour que nous pénétrions plus avant chaque jour dans les profondeurs de la lumière ! Ainsi soit-il. » Bienheureux Guerric d'Igny



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


"Hypocrites, vous savez apprécier l’aspect de la terre et du ciel ; comment pouvez–vous ne pas savoir apprécier ce temps–ci ?"

Les apôtres sont privilégiés car Jésus les enseigne quotidiennement et il répond à leurs questions chaque fois qu’il en est besoin. Il leur demande de regarder, dans leur vie quotidienne, les signes qui leur permettront de diriger leur vie et de porter un jugement sur les réalités du monde. Ces signes observés dans la réalité humaine sont compris comme porteurs de questions existentielles. Il nous faut y reconnaître des signes de réalités divines, quel est le dessein de Dieu sur l’humanité. Jésus s’appuie sur les réalités du quotidien pour nous dire l’amour de Dieu, sa tendresse pour nous. Il est venu jusqu’à nous, il nous apporte un amour fondamentalement nouveau. Sa venue est un don surabondant de l’amour du Père qui nous est donné gratuitement. La présence de Jésus est pour nous le « signe » de l’Amour infini de Dieu. "L’homme au cœur pur, aux mains innocentes" est celui qui sait que tout vient de Dieu et qui se situe fraternellement avec ses frères. Recevoir le don de Dieu, consiste à accueillir le don surabondant de son amour gratuit donné en Jésus Christ.


« Vous savez discerner parmi les signes des temps, » mais au milieu de vous se tient le Fils de l’homme, et vous ne savez pas l’accueillir !

« Lorsque tu vas avec ton adversaire devant un chef, tâche en chemin de te dégager de lui, de peur qu’il ne te traîne devant le juge, que le juge ne te livre à l’huissier, et que l’huissier ne te fasse mettre en prison." Ce conseil a toujours été repris par les responsables des premières communautés chrétiennes. Nous sommes frappés par les appels au bon sens, à la raison, au réalisme du jugement. La recherche de la vérité est la recherche de Jésus qui a dit : "Je suis la Vérité." Elle exige le bon sens de la raison humaine. Si nous avons l’humilité de regarder les faits et de nous en servir pour diriger notre vie, nous serons dans une belle Sagesse. Pour reconnaître les signes des temps, il nous faut croire que c’est le même et unique Esprit de Dieu qui agit dans l’univers et dans le cœur des hommes. Jésus prend, dans l’existence humaine, l’expérience du conflit pour nous aider à avancer. Il nous faut régler nos différents avant d’arriver chez le juge, sinon le juge prendra nos biens et nous nous retrouverons dépouillés. Jésus nous situe par rapport à Dieu à qui tout appartient, nous pouvons tout lui remettre dans une attitude d’adoration car tout vient de Dieu et tout repart vers Lui.


« Et pourquoi ne jugez–vous pas par vous–mêmes de ce qui est juste ? »

Les idéologies actuelles veulent imposer une vérité qui n’est pas la réalité ! Il est à la portée de chacun de raisonner justement. Jésus a exulté de joie en remerciant son Père de faciliter la tâche aux petits et aux humbles plutôt qu’à ceux qui, aux yeux du monde, passent pour des sages et des savants. Les Béatitudes des cœurs purs, des assoiffés de justice, des miséricordieux, sont mues par l’Esprit Saint. Avec beaucoup d’humilité, nous savons que nous appartenons à Dieu, et nous voulons demeurer dans son cœur surabondant d’amour. Recevoir l’Amour de Dieu avec confiance et abandon, c’est être sauvé et garder le respect des uns vis-à-vis des autres, c’est accomplir ce qui est à notre portée. Nous nous ajustons dans l’humilité et la douceur à Dieu qui nous donne tout ce que nous lui demandons. Dans la surabondance de son amour Il nous fait miséricorde et nous pouvons faire miséricorde à frères.


Citation :
Nous demandons à Jésus la grâce de nous apprendre la voie de l’Amour, de l’abandon et de la douceur.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :




Autres Méditations :




Saint Augustin (354-430)
Évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et Docteur de l'Église

Sermon 109 ; PL 38,636 (trad Delhougne, Les Pères commentent, p. 15)


« Le temps où nous sommes, pourquoi ne savez-vous pas le juger ? »

Nous venons d'entendre l'évangile où Jésus critique ceux qui savaient reconnaître l'aspect du ciel, mais n'étaient pas capables de découvrir le temps où il était urgent de croire au Royaume des cieux. C'est aux juifs qu'il disait cela, mais cette parole parvient jusqu'à nous. Or le Seigneur Jésus Christ lui-même a commencé ainsi sa prédication : « Convertissez-vous, car le Royaume des cieux est tout proche » (Mt 4,17). Jean Baptiste, son précurseur, avait commencé de la même façon : « Convertissez-vous, car le Royaume des cieux est tout proche » (Mt 3,2). Et maintenant le Seigneur les blâme parce qu'ils ne veulent pas se convertir alors que le Royaume des cieux est proche...

C'est à Dieu de savoir quand viendra la fin du monde : quoi qu'il en soit, c'est maintenant le temps de la foi... Pour chacun de nous le temps est proche, parce que nous sommes mortels. Nous marchons au milieu des dangers. Si nous étions de verre, nous les redouterions moins. Quoi de plus fragile qu'un récipient de verre ? Pourtant on le conserve et il dure des siècles, car on redoute pour lui une chute, mais non pas la vieillesse ni la fièvre. Nous sommes donc plus fragiles et plus faibles, et cette fragilité nous fait craindre chaque jour tous les accidents qui sont constants dans la vie des hommes. Et s'il n'y a pas d'accidents, il y a le temps qui marche. L'homme évite les heurts ; évite-t-il la dernière heure ? Il évite ce qui vient de l'extérieur ; peut-il chasser ce qui naît au-dedans de lui ? Parfois n'importe quelle maladie le domine subitement. Enfin, l'homme aurait-il été épargné toute sa vie, lorsqu'à la fin la vieillesse est venue, il n'y a plus de délai.













_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 8249
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Sam 27 Oct 2018 - 10:08

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Samedi 27 octobre 2018 : Le samedi de la 29e semaine du temps ordinaire


Les Saints du jour (Samedi 27 octobre)


Saint Évariste, Pape (Ve) de 97 à 105 et Martyr († 108).

Saint Frumence, Évêque, un des apôtres de l'Éthiopie (IVe siècle).

Saint Didier, Évêque d'Auxerre (+ 621).

Saint Nestor de Kiev, Moine (✝ 1114).

Bienheureuse Emeline, Religieuse (1115-1178).

Bienheureux Salvador Mollar Ventura, Franciscain et martyr
de la guerre civile espagnole (1896 -✝ 1936).



« La vraie Lumière, c'est de Te connaître »

« Nous Te rendons grâces d'avoir, par Ta parole, fait jaillir la lumière des ténèbres, et de l'avoir fait briller dans nos cœurs, pour nous éclairer de la connaissance de la face du Christ Jésus. Oui, la vraie lumière, bien plus la vie éternelle, c'est de Te connaître, Toi, le seul Dieu, et ton envoyé Jésus-Christ. Nous Te connaissions déjà, puisque nous connaissons Jésus, car le Père et le Fils sont un. Nous Te connaissons par la foi, c'est vrai, et nous la tenons comme un gage assuré de la connaissance dans la vision. D'ici là, pourtant, augmente notre foi, conduis-nous de foi en foi, de clarté en clarté, comme sous la motion de ton Esprit, pour que nous pénétrions plus avant chaque jour dans les profondeurs de la lumière ! Ainsi soit-il. » Bienheureux Guerric d'Igny



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


« Jésus leur répondit : Pensez–vous que ces Galiléens aient été de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, parce qu’ils ont souffert de la sorte ? »

Non, je vous le dis. Mais si vous ne changez pas radicalement, vous disparaîtrez tous de même." Jésus réagit à une mauvaise nouvelle qu’on lui annonce, et il pose lui-même la question : « Croyez-vous que ces Galiléens fussent de plus grands pécheurs que les autres Galiléens, pour avoir subi pareil sort ? » La réponse de Jésus est en deux temps : d’une part personne ne peut dire : telle souffrance, telle mort a été pour tel homme un châtiment ; d’autre part Dieu donne le pouvoir à chacun de vivre selon ses œuvres. Jésus renchérit lui-même en rappelant la catastrophe de Siloé, et l’enseignement est le même : Leur dette n’était pas plus grande. Ne voyez pas dans leur mort un châtiment, dit-il, mais vous, acceptez la conversion en l’amour infini de Dieu. Changez radicalement nous demande de revenir à la racine de notre être ! Il y a en nous des "capacités" d’amour mystérieuses à développer pour nous convertir. Plus notre cœur est libre, plus notre appel se précise à faire ce qui est bien. Jésus est le vigneron qui est venu lui-même au travail de notre conversion. C’est le don qu’il fait de lui-même qui régénère l’humanité, alors commence à rayonner la communion du cœur de Jésus et de Marie dans notre vie.


« Jésus disait aussi cette parabole : Un homme avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint y chercher du fruit et n’en trouva pas. »

Alors il dit au vigneron : « Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier, et je n’en trouve pas. Coupe–le donc : pourquoi occuperait–il la terre inutilement Le vigneron lui répondit : « Maître, laisse–le encore cette année, le temps que je creuse tout autour et que j’y mette du fumier. Peut–être produira–t–il du fruit à l’avenir ; sinon, tu le couperas ! » La parabole du figuier ne fait état ni d’une cruauté ni d’une catastrophe ; elle décrit nos lenteurs à certains moments de notre vie. Nous occupons le sol, nous épuisons la terre, mais pour quelle fécondité ? Le maître, de temps à autre, vient chercher les fruits d’une charité active ou les fruits du vrai silence. La question de Jésus est à la fois douce et radicale. Si radicale que nous ne cesserons jamais de l’entendre jusqu’au moment de la grande rencontre et quelles que soient la vigueur et l’authenticité de notre réponse quotidienne. Dans cette exigence Jésus nous révèle toutes les ressources de sa douceur. Découvrir ce que Dieu nous demande pour servir le Royaume de Dieu nous situe à l’origine de notre vie. Dieu s’est penché sur sa petite servante, Jésus vient prendre « cœur » en elle. La beauté de Marie est d’avoir reconnu cet amour, de s’être laissée aimer par son Dieu, elle s’est laissée former par l’Amour. La transformation de l’humanité est commencée.


Jésus dit encore : "Ces dix–huit sur qui est tombée la tour de Siloam et qu’elle a tués, pensez–vous qu’ils aient été plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ?"

Non, je vous le dis. Mais si vous ne changez pas radicalement, vous disparaîtrez tous pareillement." Nous sommes en sursis tout au long de notre vie, en vue d’un sursaut de vigueur, d’un renouveau de fécondité, parce que Dieu ne se résigne jamais à la mort et nous prépare à sa rencontre. Nous nous situons dans la fécondité de l’origine pour y être régénérés. Demandons à la Vierge toute sainte, l’aide de sa prière, en vue de ce travail de vérité et de conversion de notre vie. En elle « la grâce de Dieu n’a pas été stérile. » Jésus a commencé son pèlerinage sur la terre dans le sein de Marie qui lui a formé un cœur ! Le cœur est le premier organe « qui prend corps » dans la conception, c’est le cœur de Jésus qui a été formé le premier par Marie. Il nous faut donc revenir à l’origine du Corps du Christ pour connaître et vivre en profondeur de l’Amour de Dieu. Que Marie nous aide à dire oui, le oui qui rend nos vies porteuses de Dieu, fécondes pour Dieu, et qui se prolonge dans nos vies et trouve son sommet à la Croix. Malgré nos faiblesses et notre petitesse, le don de Dieu peut se donner, nous en avons besoin pour vivre. Le corps Eucharistique du Christ et son sang nous sont offerts dans cet Amour, alors se donne la conversion dont nous avons tous besoin.


Citation :
Nous demandons la grâce d’être trouvés fidèles.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :




Autres Méditations :




Saint Augustin (354-430)
Évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et Docteur de l'Église

Les Confessions, livre 8


Enfin répondre à l'appel de Dieu de se convertir

Elles me retenaient, mes vieilles idées amies, ces bagatelles de bagatelles, ces vanités de vanités ! À petits coups elles me tiraient par ma robe de chair et murmuraient à mi-voix : « Tu nous congédies ? Fini pour jamais ! À partir du moment qui vient nous ne serons plus avec toi, il ne te sera plus permis de faire ceci, de faire cela. » Oh ! ce qu'elles suggéraient, mon Dieu ! J'hésitais à me débarrasser d'elles, à bondir où j'étais appelé ; l'habitude me disait, tyrannique : « Crois-tu que tu pourras vivre sans elles ? » Mais déjà sa voix était molle, car du côté où je tournais mon visage et où je tremblais de passer, la chaste dignité de la continence m'invitait noblement et gracieusement à venir sans plus balancer, me montrant une foule de bons exemples : « C'est le Seigneur leur Dieu qui m'a donnée à eux. Pourquoi t'appuyer sur toi-même alors que tu ne te tiens pas debout ? Jette-toi en lui, n'aie pas peur. Il ne va pas se dérober pour que tu tombes. Jette-toi sans crainte ; il te recevra et te guérira ».

Cette dispute dans mon cœur n'était qu'une lutte de moi-même contre moi-même. Quand mon regard avait enfin tiré du fond de mon cœur toutes mes misères, il s'est levé une grosse tempête de larmes. Pour laisser crever l'orage, je me suis levé et suis sorti. Sans trop savoir comment, je me suis étendu sous un figuier, je lâchais complètement mes larmes, elles ont jailli à flots, sacrifice digne de toi, mon Dieu. Et je t'ai dit sans retenue : « Et toi, Seigneur, jusques à quand ? Jusques à quand seras-tu irrité ? Ne garde pas le souvenir de nos vieilles iniquités » (Ps 6,4 ;78,5). Je poussais des cris pitoyables : « Dans combien de temps ? Combien de temps ? Demain, toujours demain. Pourquoi pas tout de suite ? ».

Et voici que j'entendais une voix venant d'une maison voisine, voix d'enfant ou de jeune fille, qui chantait et répétait : « Prends et lis ! Prends et lis ! » À l'instant, je me suis repris et cherchais à me rappeler si c'était le refrain habituel d'un jeu d'enfant ; rien de tel ne me venait en mémoire. Refoulant mes larmes, je me suis levé dans l'idée que le ciel m'ordonnait d'ouvrir le livre de l'apôtre Paul et de lire le premier passage sur lequel je tomberais. Je suis rentré en hâte et j'ai pris le livre et j'ai lu ce que j'ai vu en premier : « Non, pas de ripailles et de soûleries, pas de coucheries et d'impudicités, pas de disputes et de jalousies, mais revêtez-vous du Seigneur Jésus Christ. Ne cherchez plus à contenter la chair dans ses convoitises » (Rm 13,13s). Ce n'était pas la peine d'en lire davantage ; je n'en avais plus besoin. Ces lignes à peine achevées, une lumière de sécurité s'est déversée dans mon cœur et toutes les ténèbres de mon incertitude ont été dissipées.













_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 8249
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Dim 28 Oct 2018 - 10:03

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Dimanche 28 octobre 2018 : Trentième dimanche du temps ordinaire


Les Saints du jour (Dimanche 28 Octobre)


Saint Simon (le Zélote) et Saint Jude (Thaddée), Apôtres (Ier s.).
Pour approfondir :
Saint Simon (le Zélote) et Saint Jude (Thaddée), Apôtres (Ier s.).

Saints Vincent, Sabine et Christète, Martyrs (✝ v. 305)

Saint Cyriaque de Jérusalem, Évêque et Martyr (4ème s.)

Servante de Dieu Soeurr Marie du Sacré-Coeur Bernaud (1825 - 1903)


« La vraie Lumière, c'est de Te connaître »

« Nous Te rendons grâces d'avoir, par Ta parole, fait jaillir la lumière des ténèbres, et de l'avoir fait briller dans nos cœurs, pour nous éclairer de la connaissance de la face du Christ Jésus. Oui, la vraie lumière, bien plus la vie éternelle, c'est de Te connaître, Toi, le seul Dieu, et ton envoyé Jésus-Christ. Nous Te connaissions déjà, puisque nous connaissons Jésus, car le Père et le Fils sont un. Nous Te connaissons par la foi, c'est vrai, et nous la tenons comme un gage assuré de la connaissance dans la vision. D'ici là, pourtant, augmente notre foi, conduis-nous de foi en foi, de clarté en clarté, comme sous la motion de ton Esprit, pour que nous pénétrions plus avant chaque jour dans les profondeurs de la lumière ! Ainsi soit-il. » Bienheureux Guerric d'Igny



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


« Jésus sortait de Jéricho avec ses disciples et une foule nombreuse.

Bartimée, un mendiant aveugle, était assis au bord de la route. Apprenant que c’était Jésus de Nazareth, il se mit à crier : "Jésus, fils de David, aie pitié de moi ! Bar Timée est un gêneur pour la foule, il est dépendant des autres et il mendie, et il se met à crier ! Mais le plus grave handicap est de ne pas pouvoir accéder à la foi, soit à cause de barrières culturelles, soit à cause d’un manque d’éducation, soit à cause du contre-témoignage des croyants. Combien d’hommes, de femmes et de jeunes, sont là, au bord de la route, entendant passer ceux qui marchent avec Jésus, tendant la main pour un peu d’amitié, pour un regard. Pour Jésus, la présence de Bar Timée va être l’occasion de contester l’égoïsme de la foule, de chacun de nous. Le cri de cet homme manifeste sa misère, son enfermement, sa solitude, sa réclusion. Autour de lui s’est établi le silence ! On lui dit de se taire. Mais lui criait de plus belle : "Fils de David aie pitié de moi !" Deux cris se rejoignent, le cri de cet homme Bartimée et sa souffrance : « Aie pitié de moi ; » Le cri de Jésus, sa tendresse et sa miséricorde : « Allez le chercher. » Jésus vient à notre secours : Notre mission est de continuer à conduire à Jésus tous ceux qui crient pour que se continue son œuvre ! Par nous, aujourd’hui encore, Jésus entre en communication avec les souffrants et Il le sauve. Nous expérimentons ainsi le bonheur que Jésus met dans notre vie.


"Beaucoup de gens l’interpellaient vivement pour le faire taire, mais il criait de plus belle : « Fils de David, aie pitié de moi ! »

Jésus s’arrête et dit : « Appelez-le. » On appelle donc l’aveugle, et on lui dit : « Confiance, lève-toi ; il t’appelle. » Jésus se comporte en éducateur, il éduque la foule à une charité active. Quant à l’aveugle, c’est sa foi qui va être éduquée. Jésus lui demande : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » Il faut que Jésus lui parle pour qu’il y ait communication entre eux. Jésus veut donner à cet homme la joie d’exprimer sa confiance : « Rabounī, mon maître, que je retrouve la vue ! » Nous entendons aujourd’hui des jeunes qui sont désarçonnés par les douleurs du monde, ils sont saisis dans leur cœur par la misère de tant de pauvres. Regardant agir la communauté, ces jeunes peuvent retrouver une espérance. Nous sommes attentifs à ces frères qui parcourent un long chemin d’exil : Un retour de l’hôpital psychiatrique, une sortie de la rue ! Quand un homme déracinés, exilés, revient enfin dans son village au bout de dix ans, il retrouve un sourire ! Dieu n’abandonne pas son peuple. Au cœur de la détresse résonne la Présence et le cri de Dieu : « Allez le chercher ! »


L’aveugle jeta son manteau, bondit et courut vers Jésus."

Jésus lui dit : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? — Rabbouni, que je voie. » Et Jésus lui dit : « Va, ta foi t’a sauvé. » Aussitôt l’homme se mit à voir, et il suivait Jésus sur la route. Jésus a donné au cœur de Bartimée un apaisement. C’est sa mission de redonner le bonheur à ses amis jusqu’aux extrémités du monde. Cet homme de l’Evangile, « nouveau disciple, » suit Jésus. Va- t-il oublier son passé quand un pauvre criera sur sa route ? Non, il ne peut pas ignorer son cri de détresse. Le cri de l’humanité monte vers nous des quatre coins du monde et nous voulons le faire remonter jusqu’à Jésus. Nous sommes chargés d’annoncer l’amour vivant que Dieu nous donne, les merveilles que Jésus réalise par nos vies et par nos communautés. Que je sache moi aussi reconnaître ta visite Seigneur Jésus, discerner les traces de ton amour, voir ta main qui m’invite. Que je voie par quel chemin rajeunir mon premier amour. Que je m’attache à tes pas pour te suivre sur la route en « glorifiant Dieu. »


Citation :
Nous demandons la grâce d’être des instruments de paix qui amènent les pauvres à Jésus.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :




Autres Méditations :




Sainte Gertrude d'Helfta (1256-1301)
Moniale bénédictine

Les Exercices, n°6 ; SC 127 (trad. SC p. 223 rev.)


« Maître, que je voie »

En toi, Dieu vivant, mon cœur et ma chair ont tressailli, et mon âme s'est réjouie en toi, mon vrai salut. Quand mes yeux te verront-ils, Dieu des dieux, mon Dieu ? Dieu de mon cœur, quand me réjouiras-tu de la vue de la douceur de ton visage ? Quand combleras-tu le désir de mon âme par la manifestation de ta gloire ?

Mon Dieu, tu es mon héritage choisi entre tous, ma force et ma gloire ! Quand entrerai-je en ta puissance pour voir ta force et ta gloire ? Quand donc au lieu de l'esprit de tristesse me revêtiras-tu du manteau de la louange, pour qu'unie aux anges, tous mes membres t'offrent un sacrifice d'acclamation ? Dieu de ma vie, quand entrerai-je dans le tabernacle de ta gloire, afin de te chanter en présence de tous les saints, et de proclamer d'âme et de cœur que tes miséricordes pour moi ont été magnifiques ? Quand est-ce que le filet de cette mort se brisera, pour que mon âme puisse te voir sans intermédiaire ?...

Qui se rassasiera à la vue de ta clarté ? Comment l'œil pourra-t-il suffire à voir et l'oreille à entendre, dans l'admiration de la gloire de ton visage ?

(Références bibliques : Ps 83,3 ; Ps 70,16 ; Lc 1,47 ; Is 61,10 ; Ps 26,6 ; Gn 19,19)













Jésus, Fils de David, aie pitié de moi, de nous !




_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !


Dernière édition par Lumen le Lun 29 Oct 2018 - 10:09, édité 1 fois (Raison : intrusion et malveillance...)
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 8249
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Lun 29 Oct 2018 - 10:44

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Lundi 29 octobre 2018 : Le lundi de la 30e semaine du temps ordinaire


Les Saints du jour (Lundi 29 Octobre)


Saint Narcisse, Évêque de Jérusalem (IIe s.).

Sainte Ermelinde, Recluse et Ermite (+595)

Saint Gaetano Errico, Prêtre, Fondateur de la Congrégation des Missionnaires
des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie (1791-1860).


Bienheureux Michel Rua, Ier successeur de Don Bosco (1837-1910).

Bienheureuse Chiara-Luce Badano (1971-1990).


« La vraie Lumière, c'est de Te connaître »

« Nous Te rendons grâces d'avoir, par Ta parole, fait jaillir la lumière des ténèbres, et de l'avoir fait briller dans nos cœurs, pour nous éclairer de la connaissance de la face du Christ Jésus. Oui, la vraie lumière, bien plus la vie éternelle, c'est de Te connaître, Toi, le seul Dieu, et ton envoyé Jésus-Christ. Nous Te connaissions déjà, puisque nous connaissons Jésus, car le Père et le Fils sont un. Nous Te connaissons par la foi, c'est vrai, et nous la tenons comme un gage assuré de la connaissance dans la vision. D'ici là, pourtant, augmente notre foi, conduis-nous de foi en foi, de clarté en clarté, comme sous la motion de ton Esprit, pour que nous pénétrions plus avant chaque jour dans les profondeurs de la lumière ! Ainsi soit-il. » Bienheureux Guerric d'Igny



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


« Jésus était en train d’enseigner dans une synagogue, le jour du sabbat. »

Voici qu’il y avait là une femme, possédée par un esprit qui la rendait infirme depuis dix-huit ans ; elle était toute courbée et absolument incapable de se redresser. Quand Jésus la vit, il l’interpella et lui dit : « Femme, te voici délivrée de ton infirmité. » Et il lui imposa les mains. À l’instant même elle redevint droite et rendait gloire à Dieu. Nous contemplons Jésus dans sa compassion pour la souffrance de l’humanité. Son attention aux plus faibles lui fait remarquer cette femme qui devait humblement se cacher. La puissance du Verbe Éternel de Dieu interpelle et chasse l’Esprit du Mal. Cette femme qui est courbée, Jésus nous dit que c’est un démon qui la tenait ainsi courbée depuis dix-huit ans. Elle est l’image de l’humanité, écrasée par toutes les puissances du mal qui dominent le monde. Cette femme manifeste aussi en nous, ce qui est écrasé par notre propre péché, ce qui est soumis au monde et à ses convoitises. Jésus n’attend pas que cette femme lui demande la guérison. Il agit quand il voit l’humanité soumise au péché, écrasée par le poids des puissances démoniaques qui pèsent sur elle. Cette femme se relève, c’est la résurrection de Jésus qui s’exprime déjà. Avec le Christ, elle peut se tenir debout devant le Père, elle peut contempler Dieu face à face. Elle qui ne pouvait même pas lever le regard vers Jésus pour qu’il la sauve ! La guérison qu’opère Jésus, est le signe de la puissance de sa Résurrection anticipée, dans la misère de cette femme courbée sous le poids du démon.


"Alors le chef de la synagogue, indigné de voir Jésus faire une guérison le jour du sabbat, prit la parole et dit à la foule : « Il y a six jours pour travailler ; venez donc vous faire guérir ces jours-là, et non pas le jour du sabbat."

Nous retrouvons l’affrontement des autorités religieuses qui conduiront Jésus à la Passion et à la Croix. Cette adversité qui parcourt l’Evangile, tourne autour de l’autorité de Jésus. « Cette femme, une fille d’Abraham que Satan avait liée, » Jésus la guérit sans lui demander de consentement. Il l’a remise debout pour être la louange de son Créateur. Ce récit est une perle qui renvoie la lumière de façon extraordinaire. Nous sommes devant le mystère de Jésus qui prend sur lui la souffrance de l’humanité. Jésus délie cette femme, mais il sera lié sur le bois. C’est le risque qu’il prend en déliant cette femme. Les mains qui ont délié, seront liées sur la croix. Jésus l’accepte, par amour pour nous. Nous savons combien nos liens, nos entraves ont besoin de délivrance. Cette délivrance passe par Jésus le Sauveur, par l’Esprit Saint qui nous est donné.


« Le Seigneur lui répliqua : « Hypocrites ! Chacun de vous, le jour du sabbat, ne détache-t-il pas de la mangeoire son bœuf ou son âne pour le mener boire ?

Alors cette femme, une fille d’Abraham, que Satan avait liée voici dix-huit ans, ne fallait-il pas la délivrer de ce lien le jour du sabbat ? » À ces paroles de Jésus, tous ses adversaires furent remplis de honte, et toute la foule était dans la joie à cause de toutes les actions éclatantes qu’il faisait. Si le chef de la synagogue est très poli, il est dangereux, car au lieu de s’en prendre au Christ qui a Lui-même pris l’initiative de guérir, il reproche à cette pauvre femme d’être venue à la synagogue pour se faire guérir un jour de sabbat. Jésus fait que cette femme puisse se redresser, être dans la pleine liberté que Dieu veut pour elle, qu’elle puisse se tenir debout, face à son Dieu, dans la puissance de la Résurrection, pour chanter et louer Dieu. Jésus se manifeste comme le Sauveur attendu, venu délivrer l’humanité par ses gestes d’amour. L’Esprit de Dieu a accompagné cette femme à la synagogue pour la prière. L’Esprit saint doit animer notre prière comme il animait la vie de Jésus. Il anime maintenant la vie de cette femme remise debout, c’est l’Esprit qui ressuscite. Jésus travaille l’humanité qui veut être remise debout et l’Esprit Saint affirme à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu.


Citation :
Nous demandons la grâce d’être dans la joie des actions éclatantes que Jésus fait encore aujourd’hui.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :




Autres Méditations :




Catéchisme de l'Église catholique
§ 1730 ; 1739-1742


« Cette femme, une fille d'Abraham que Satan avait liée..., il fallait la délier »

La liberté de l'homme : Dieu a créé l'homme raisonnable en lui conférant la dignité d'une personne douée de l'initiative et de la maîtrise de ses actes. « Dieu a 'laissé l'homme à son propre conseil' (Si 15,14) pour qu'il puisse de lui-même chercher son Créateur et, en adhérant librement à lui, parvenir à la pleine et bienheureuse perfection » ; « L'homme est raisonnable, et par là semblable à Dieu, créé libre et maître de ses actes » (saint Irénée)...

La liberté de l'homme est finie et faillible. De fait, l'homme a failli. Librement, il a péché. En refusant le projet d'amour de Dieu, il s'est trompé lui-même ; il est devenu esclave du péché. Cette aliénation première en a engendré une multitude d'autres. L'histoire de l'humanité, depuis ses origines, témoigne des malheurs et des oppressions nés du cœur de l'homme, par suite d'un mauvais usage de la liberté... En s'écartant de la loi morale, l'homme porte atteinte à sa propre liberté, il s'enchaîne à lui-même, rompt la fraternité de ses semblables et se rebelle contre la vérité divine.

Par sa croix glorieuse, le Christ a obtenu le salut de tous les hommes. Il les a rachetés du péché qui les détenait en esclavage. « C'est pour la liberté que le Christ nous a libérés » (Ga 5,1). En lui, nous communions à « la vérité qui nous rend libres » (Jn 8,32). L'Esprit Saint nous a été donné et, comme l'enseigne l'apôtre Paul, « là où est l'Esprit, là est la liberté » (2Co 3,17). Dès maintenant, nous nous glorifions de la « liberté des enfants de Dieu » (Rm 8,21).

La grâce du Christ ne se pose nullement en concurrente de notre liberté, quand celle-ci correspond au sens de la vérité et du bien que Dieu a placé dans le cœur de l'homme. Au contraire, comme l'expérience chrétienne en témoigne notamment dans la prière, plus nous sommes dociles aux impulsions de la grâce, plus s'accroissent notre liberté intime et notre assurance dans les épreuves, comme devant les pressions et les contraintes du monde extérieur. Par le travail de la grâce, l'Esprit Saint nous éduque à la liberté spirituelle pour faire de nous de libres collaborateurs de son œuvre dans l'Église et dans le monde.















_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 8249
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Mar 30 Oct 2018 - 12:18

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Mardi 30 octobre 2018 : Le mardi de la 30e semaine du temps ordinaire


Les Saints du jour (Mardi 30 Octobre)


Saint Marcel, le centurion et ses 12 enfants, Martyrs à Tanger (298).

Saint Ange d'Acri, Capucin (1669-1739).

Bienheureuse Bienvenue Bojani, Tertiaire Dominicaine (1255-1292).

Bienheureuse Marie-Restitute Kafka, Religieuse Franciscaine autrichienne, Martyre (✝ 1943).

Vénérable María Josefa Recio, Fondatrice des Hospitalières du Sacré-Cœur (1846-✝ 1883).


« La vraie Lumière, c'est de Te connaître »

« Nous Te rendons grâces d'avoir, par Ta parole, fait jaillir la lumière des ténèbres, et de l'avoir fait briller dans nos cœurs, pour nous éclairer de la connaissance de la face du Christ Jésus. Oui, la vraie lumière, bien plus la vie éternelle, c'est de Te connaître, Toi, le seul Dieu, et ton envoyé Jésus-Christ. Nous Te connaissions déjà, puisque nous connaissons Jésus, car le Père et le Fils sont un. Nous Te connaissons par la foi, c'est vrai, et nous la tenons comme un gage assuré de la connaissance dans la vision. D'ici là, pourtant, augmente notre foi, conduis-nous de foi en foi, de clarté en clarté, comme sous la motion de ton Esprit, pour que nous pénétrions plus avant chaque jour dans les profondeurs de la lumière ! Ainsi soit-il. » Bienheureux Guerric d'Igny



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


"Jésus disait donc : « À quoi le règne de Dieu est-il comparable, à quoi vais-je le comparer ?"

Les disciples sont étonnés que Jésus parle aux foules en paraboles, elles sont en référence avec les psaumes, les textes prophétiques. A chaque moment de notre vie, nous nous retrouvons face à des choix décisifs, les paraboles viennent nous le rappeler. Le plan d’amour de Dieu est pour nous la merveille de notre Salut. Jésus vient. Dans le Salut qu’il apporte, il renforce notre courage pour une nouvelle fécondité ! C’est une espérance d’unité et d’amour. "Jésus s’est livré pour nous," il nous a donné l’amour infini de Dieu. Il me veut saint, comme Dieu est saint, et pour cela il se livre encore dans son Église. La Passion de Jésus purifie l’humanité. L’Église, par le bain du baptême et la Parole de vie, nous manifeste cette vie nouvelle. Jésus veut se présenter l’humanité, belle, resplendissante, sans tache ni ride, sans aucun défaut. Notre appel est d’entrer dans cette manifestation de l’amour infini de Dieu.


"Il est comparable à une graine de moutarde qu’un homme a prise et jetée dans son jardin. Elle a poussé, elle est devenue un arbre, et les oiseaux du ciel ont fait leur nid dans ses branches. »

Il y a un contraste dans cette parabole entre la plus petite de toutes les semences et le grand arbre qu’elle est devenue et qui étend ses longues branches ou viennent nicher les oiseaux. Pour faire avancer le Royaume de Dieu dans notre cœur et dans le monde, nous n’avons que de toutes petites graines à semer, c’est si peu de choses, ce que nous faisons dans le quotidien de notre vie. C’est notre amour qui donne leurs valeurs à nos actes, mais il est encore si pauvre et si fragile. Nous nous retrouvons dans la petitesse et la pauvreté de notre quotidien. Cette petite graine de moutarde, c’est l’acte d’amour que je peux faire dans ma vie et qui apparaît comme insignifiant. Nous avons l’audace de croire que, lorsque nous jetons avec confiance ces petites graines dans le grand champ de la Rédemption de Jésus, dans le Cœur de notre Père, lui, par la puissance de l’Esprit Saint, transforme ces petites graines en un arbre qui attirera à lui tous les oiseaux du bon Dieu, tous ses enfants de par le monde.


Il dit encore : « À quoi pourrai-je comparer le règne de Dieu ? Il est comparable au levain qu’une femme a pris et enfoui dans trois mesures de farine, jusqu’à ce que toute la pâte ait levé. »

Jésus, pour nous faire comprendre encore, utilise une parabole pour notre époque de recherche du profit. C’est encore le mystère de l’amour infini de Dieu, quand nous l’avons accueilli dans notre existence qui va la transformer complètement : « Le levain qu’une femme enfouit dans trois grandes mesures de farine. » Une petite mesure, par rapport à une grande quantité de farine. Si j’ose un petit sourire, un acte d’amour, une parole bienveillante, un regard compatissant, progressivement, "ce levain" va faire son travail, et la pâte humaine va pousser. Soit que je dorme, que je sois éveillé, elle poussera immanquablement ! La finalité de l’œuvre de Dieu ne dépend ni du lieu, ni du temps. Le règne de Dieu est l’amour infini de Jésus qui transforme dés aujourd’hui l’humanité. A la fois c’est un petit acte, un petit geste, une parole simple, à la limite insignifiante qui ne sera peut-être pas perçue de l’autre. Qu’importe ! Cette petite graine est semée, elle va faire son travail, et mystérieusement cette toute petite graine est capable de faire jaillir un arbre très haut.


Citation :
Nous demandons la grâce d’accueillir cette « Semence du Verbe de vie » qui fait en nous un bon travail de sanctification.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :




Autres Méditations :




Saint Maxime de Turin (?-v. 420)
Évêque

CC Sermon 25 ; PL 57, 509s (trad. coll. Pères dans la foi,
Migne 1996, p. 123)



« Si le grain tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s'il meurt, il donne beaucoup de fruit » (Jn 12,24)

« Un homme a pris une graine de moutarde et l'a jetée dans son jardin ; elle pousse et devient un arbre, et les oiseaux du ciel s'abritent dans ses branches. » Cherchons à qui s'applique tout cela... Je pense que la comparaison s'applique plus justement au Christ notre Seigneur qui, en naissant dans l'humilité de la condition humaine, comme une graine, monte finalement au ciel comme un arbre. Il est grain, le Christ broyé dans la Passion ; il devient un arbre dans la résurrection. Oui, il est une graine quand, affamé, il souffre de manquer de nourriture ; il est un arbre quand, avec cinq pains, il rassasie cinq mille personnes (Mt 14,13s). Là il subit le dénuement de sa condition d'homme, ici il répand le rassasiement par la force de sa divinité.

Je dirais que le Seigneur est grain lorsqu'il est frappé, méprisé, injurié ; il est arbre quand il rend aux aveugles la vue, qu'il ressuscite les morts et remet les péchés. Lui-même reconnaît qu'il est grain : « Si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas... » (Jn 12,24)















_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 8249
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Mer 31 Oct 2018 - 11:37

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Mercredi 31 octobre 2018 : Le mercredi de la 30e semaine du temps ordinaire


Les Saints du jour (Mercredi 31 Octobre)


Saint Quentin, Martyr (IIIe s.).

Saint Feuillen, Prêtre et Abbé († v. 655).

Saint Wolfgang de Ratisbonne, Évêque (934-994).

Saint Alphonse Rodriguez, Jésuite (1533-1617).

Sainte Marie de l'Immaculée Conception, supérieure générale de la
Congrégation des soeurs de la Compagnie de la Croix (✝ 1998)


Bienheureuse Irene Stefani, Religieuse missionnaire de la Consolata (✝ 1930)


« La vraie Lumière, c'est de Te connaître »

« Nous Te rendons grâces d'avoir, par Ta parole, fait jaillir la lumière des ténèbres, et de l'avoir fait briller dans nos cœurs, pour nous éclairer de la connaissance de la face du Christ Jésus. Oui, la vraie lumière, bien plus la vie éternelle, c'est de Te connaître, Toi, le seul Dieu, et ton envoyé Jésus-Christ. Nous Te connaissions déjà, puisque nous connaissons Jésus, car le Père et le Fils sont un. Nous Te connaissons par la foi, c'est vrai, et nous la tenons comme un gage assuré de la connaissance dans la vision. D'ici là, pourtant, augmente notre foi, conduis-nous de foi en foi, de clarté en clarté, comme sous la motion de ton Esprit, pour que nous pénétrions plus avant chaque jour dans les profondeurs de la lumière ! Ainsi soit-il. » Bienheureux Guerric d'Igny



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


"Tandis qu’il faisait route vers Jérusalem, Jésus traversait villes et villages en enseignant. Quelqu’un lui demanda : « Seigneur, n’y a-t-il que peu de gens qui soient sauvés ?"

Jésus leur dit : « Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite, car, je vous le déclare, beaucoup chercheront à entrer et n’y parviendront pas. La porte étroite, c’est une porte de miséricorde pour les retardataires et pour ceux qui se sont laissé surprendre au dehors par la fermeture qu’ils auraient dû prévoir. Les auditeurs ont compris que Jésus les pressait. Hâtez-vous d’entrer par la porte que je vous offre, celle de la foi, sinon d’autres entreront avant vous, des croyants venus du levant et du couchant, du nord et du midi, qui sont, par leur foi, plus que vous fils d’Abraham, plus que vous de la race des prophètes. Jésus marche vers Jérusalem, beaucoup le quittent. Plus Il s’approche de Jérusalem, plus il est seul. A la croix, ce sera comme si tout avait échoué, comme si l’échec était total. Il n’y aura que Marie, Jean et quelques femmes. C’est à partir de ce nouveau point de départ que la gloire de Dieu va se manifester. L’apôtre Jean n’hésite pas à dire que cet anéantissement est la manifestation de la gloire de Dieu.


"Lorsque le maître de maison se sera levé pour fermer la porte, si vous, du dehors, vous vous mettez à frapper à la porte, en disant : “Seigneur, ouvre-nous”, il vous répondra : “Je ne sais pas d’où vous êtes.”

Alors vous vous mettrez à dire : “Nous avons mangé et bu en ta présence, et tu as enseigné sur nos places.” Il vous répondra : “Je ne sais pas d’où vous êtes. Éloignez-vous de moi, vous tous qui commettez l’injustice.” Les paroles de Jésus nous suggèrent une nouvelle réflexion jamais achevée : « La porte n’est pas large, et il faut s’y présenter à temps. » L’urgence est de s’y engager au plus vite : « La porte est étroite, certes, mais on peut passer avec un minimum d’effort car la porte un jour sera fermée. » Nous rejoignons là de nombreuses paraboles et de nombreuses affirmations de Jésus sur la venue imprévisible de la fin, fin de la présence de Jésus sur terre, la fin du monde, ou la mort de chacun. Jésus nous demande une conversion, il nous demande de contempler la gratuité de l’amour de Dieu qui se donne et qui nous remet debout. Mais devant cette remise debout dans un tout nouvel amour, il y a de la contestation. En fait c’est difficile pour nous de nous laisser aimer par Dieu gratuitement, d’entrer dans son Amour fou comme dans une grâce offerte. Il nous faut avoir fait l’expérience de la pauvreté radicale dans laquelle nous sommes, celle de notre impuissance à nous sauver par nous-mêmes.


"Là, il y aura des pleurs et des grincements de dents, quand vous verrez Abraham, Isaac et Jacob, et tous les prophètes dans le royaume de Dieu, et que vous-mêmes, vous serez jetés dehors. Alors on viendra de l’orient et de l’occident, du nord et du midi, prendre place au festin dans le royaume de Dieu."

Oui, il y a des derniers qui seront premiers, et des premiers qui seront derniers. Un jour, l’histoire du monde sera close, et chaque etre humain tournera la dernière page de sa vie. Jésus ne l’oublie pas, et il ne veut pas que nous l’oubliions. Il est doux et miséricordieux, son amour est fort et il nous ramène sans cesse devant le sérieux de notre vie. Jésus sauveur sait trop bien que nous ne serons jamais heureux tant que nous n’aurons pas été jusqu’au bout de notre réponse. Il est passionné de la gloire de son Père et passionné du salut des hommes, c’est-à-dire de leur vraie joie. "Moi je suis venu pour que les brebis aient la vie, et qu’elles l’aient en abondance." Il s’agit donc d’user de notre liberté. Jésus est la porte, l’unique porte qui donne accès à la fois au refuge de son cœur. Ne craignons pas, si durant notre vie nous le cherchons loyalement. Cette porte ne se fermera pas devant nous, l’ouvrira sur notre bonheur, pour l’abriter éternellement. Il nous faut rejoindre Jésus qui se penche vers nous comme il s’est penché sur Marie. "Il s’est penché sur son humble servante." Jésus ne cesse pas d’être à nos côtés, la blessure de son cœur est notre lumière dans toutes nos difficultés. C’est la porte à partir de laquelle va naître une humanité toute nouvelle, le passage par la blessure de son cœur.


Citation :
Nous demandons la grâce d’entrer par la porte étroite pour que jaillissent en nous des fleuves d’eaux vives.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :




Autres Méditations :




Saint Léon le Grand (?-v. 461)
Pape et Docteur de l'Église

3ème homélie pour l'Épiphanie (trad. cf SC 22 bis, p. 229)


« Alors on viendra de l'Orient et de l'Occident, du nord et du midi prendre place au festin »

Dans les derniers temps (1P 1,20), en sa bonté miséricordieuse, Dieu a voulu venir au secours du monde qui périssait. Il a décidé que le salut de toutes les nations se ferait dans le Christ... C'est pour elles qu'Abraham a reçu jadis la promesse d'une descendance innombrable, engendrée non par la chair, mais par la foi. Aussi est-elle comparée à la multitude des étoiles du ciel (Gn 15,5), car de ce père de toutes les nations, on doit attendre une postérité non pas terrestre mais céleste...

Que donc « la totalité des nations entre » (Rm 11,25), que tous les peuples entrent dans la famille des patriarches. Que les fils de la promesse reçoivent aussi la bénédiction de la race d'Abraham (Rm 9,8.)... Que toutes les nations de la terre viennent adorer le Créateur de l'univers. Que Dieu ne soit plus seulement « connu en Judée », mais dans le monde entier et que partout, comme « en Israël, son nom soit grand » (Ps 75,2)...

Frères, instruits de ces mystères de la grâce divine, dans un esprit de joie, célébrons l'appel des nations. Rendons grâce au Dieu de miséricorde « qui nous a rendus capables d'avoir part, dans la lumière, à l'héritage des saints, en nous arrachant au pouvoir des ténèbres, pour nous introduire dans le Royaume de son Fils bien-aimé » (Col 1,12-13). Comme l'annonce le prophète Isaïe... : « Des nations qui ne te connaissaient pas t'invoqueront ; des peuples qui t'ignoraient accourront vers toi » (55,5). Abraham a vu ce jour et il s'en est réjoui (Jn 8,56), lorsqu'il a connu que ses fils selon la foi seraient bénis dans sa descendance, c'est-à-dire dans le Christ. Dans la foi, il s'est vu « le père d'une multitude de peuples », et « il rendit gloire à Dieu, certain que tout ce que Dieu a promis, il est assez puissant pour l'accomplir » (Rm 4,18-21).















_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 8249
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Jeu 1 Nov 2018 - 10:57

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !






Homélie :


"Voyant les foules, Jésus gravit la montagne. Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent de lui. Alors, ouvrant la bouche, il les enseignait. Il disait :

Les Béatitudes sont vraiment la perle de l’Évangile, elles sont un portrait de Jésus et nous décrivent ses traits. Nous voulons les garder en mémoire, au fond de nous. Nous gardons les Béatitudes dans notre cœur, en voyant Jésus agir, en entendant ses paroles, en l’écoutant, nous savons ce que signifie avoir le cœur pur, être pauvre, doux, miséricordieux ou artisan de paix. Heureux ceux qui refusent la volonté de puissance, ceux qui acceptent de combattre sans haïr, ceux qui savent ne pas abuser de leurs forces, ceux qui laissent toujours aux autres un espace où être libres et les moyens de se dépasser. C’est la douceur même du Christ qui pouvait dire : « Chargez-vous de mon joug, et mettez-vous à mon école car je suis doux et humble de cœur. » La fraîcheur de l’Evangile nous apparaît, elle nous amène au réalisme chrétien qui est à base de vérité intérieure et d’accueil filial de ce que Dieu fait, de miséricorde inlassable envers le monde. Jésus ne parle jamais de lui, il explique que la semence, c’est la Parole, et les sols qui la reçoivent correspondent à nos diverses situations humaines ou spirituelles. Il a soif que toute l’humanité sortie du cœur de son Père, soit ramenée vers Dieu. Les béatitudes sont un chemin pour nous faire pénétrer dans l’amour de la Trinité, "je suis le Chemin," dit Jésus.


"« Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux."

Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés. Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage. Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés. Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde. Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu. Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu. La première béatitude de Jésus s’adresse à tous ceux qui ont un cœur assez pauvre pour se retrouver petit devant Dieu, les mains ouvertes pour recevoir de lui seul la force et l’espérance. Le mot de "pauvre," a déjà une longue histoire quand Jésus a prononcé les Béatitudes. Avant, le pauvre était l’homme courbé, abaissé, opprimé, incapable de résister et de tenir tête, celui qui devait toujours céder aux puissants. L’accent était mis sur l’humiliation du pauvre qui fait figure d’homme paisible, soumis, mais qui met sa confiance en Dieu et attend de lui son secours. Nous jugeons sur des signes extérieurs trompeurs de richesse ou de pauvreté, Dieu, lui regarde le cœur, car on peut être riche avec un cœur de pauvre, et pauvre avec un cœur de riche. Dieu a une tendresse spéciale pour ceux qui manquent de tout. Tout comme une mère garde des trésors de patience et de compréhension pour celui de ses enfants qui est le plus fragile et le plus démuni.


"Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des Cieux est à eux.

Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux ! Les Béatitudes nous emmènent jusqu’à la croix où, dans sa souffrance, Jésus s’adresse avec douceur à sa mère : « Femme, voici ton fils », puis au disciple bien-aimé : « Voilà ta mère. » Dieu aime tout homme comme il est, dans un monde où les relations sont durcies, et ou nous dressons des barrières. Jésus les détruit, il arrive là ou la haine parasite la justice et la liberté dans le cœur.

Le monde « dominateur, jouisseur, orgueilleux » veut se sauver par lui-même et il fait tourner autour de lui toutes choses. Ce monde est à l’intérieur de chacun de nous et tous les Saints sont sortis vainqueurs de ce combat. Marie nous est donnée, elle est devenue la Reine de tous les Saints. Notre Espérance est de prendre ce chemin de l’ouverture à l’autre, le Chemin de l’Amour en regardant vers Jésus. Notre joie est immense, dans le combat de l’amour nous sommes heureux, car nous pouvons aspirer au Royaume. Heureux, nous marchons à la suite de Jésus et de Marie, nous savons que notre Chemin est sûr. Aujourd’hui nous renouvelons notre espérance dans le Royaume.



Citation :
Nous demandons la Grâce d’entendre ces Paroles de Vie pour prendre le Chemin des Béatitudes, le chemin de l’Amour.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :




Autres Méditations :




Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus (1873-1897)
Carmélite, Docteur de l'Église

Derniers entretiens, 15/07/1897


La communion des saints

Sœur Marie de l'Eucharistie voulait allumer les cierges pour une procession ; elle n'avait pas d'allumette, mais voyant la petite lampe qui brûle devant les reliques, elle s'en approche. Hélas, elle la trouve à demi éteinte ; il ne reste plus qu'une faible lueur sur la mèche carbonisée. Elle réussit cependant à allumer son cierge et, par ce cierge, tous ceux de la communauté se trouvèrent allumés. C'est donc cette petite lampe à demi éteinte qui a produit ces belles flammes qui, à leur tour, peuvent en produire une infinité d'autres et même embraser l'univers. Pourtant ce serait toujours à la petite lampe qu'on devrait la première cause de cet embrasement. Comment, sachant cela, les belles flammes pourraient-elles se glorifier d'avoir fait un incendie pareil, puisqu'elles n'ont été allumées que par correspondance avec la petite étincelle ?...

Il en est de même pour la communion des saints. Souvent, sans le savoir, les grâces et les lumières que nous recevons sont dues à une âme cachée, parce que le bon Dieu veut que les saints se communiquent les uns aux autres la grâce par la prière, afin qu'au ciel ils s'aiment d'un grand amour, d'un amour bien plus grand encore que celui de la famille, même la famille la plus idéale de la terre. Combien de fois ai-je pensé que je pouvais devoir toutes les grâces que j'ai reçues aux prières d'une âme qui m'aurait demandée au bon Dieu et que je ne connaîtrai qu'au ciel. Oui, une toute petite étincelle pourra faire naître de grandes lumières dans toute l'Église, comme des docteurs et des martyrs qui seront sans doute bien au-dessus d'elle au ciel ; mais comment pourrait-on penser que leur gloire ne deviendra pas la sienne ? Au ciel on ne rencontrera pas de regards indifférents, parce que tous les élus reconnaîtront qu'ils se doivent entre eux les grâces qui leur ont mérité la couronne.















_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 8249
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Ven 2 Nov 2018 - 11:31

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Vendredi 2 novembre 2018 : Fête de la Commémoration de tous les fidèles défunts.
Pour approfondir : Le Sanctuaire de Notre-Dame de Montligeon, un lieu où l’on peut confier les défunts à la prière


Les Saints du jour (Vendredi 2 Novembre)


Sainte Wénefride, Vierge dans le pays de Galles (7ème s.)

Saint Malachie d'Armagh, Archevêque en Irlande (✝ 1148)

Bienheureuse Marguerite de Lorraine, Petite-fille du bon roi René
et aïeule de Henri IV (✝ 1521)


Bienheureux Pio (Louis) Campidelli, Religieux c.p. (Passioniste), (1868-1889).


Seigneur Jésus-Christ, Roi de gloire,

Seigneur Jésus-Christ, Roi de gloire,
délivrez les âmes de tous les fidèles qui sont morts
des peines de l'enfer,
délivrez-les de ce lac de maux et de douleurs :
délivrez-les de la gueule du lion ;
qu'elles ne soient pas englouties dans le puits de l'abîme,
ni précipitées dans les ténèbres ;
mais que le prince des anges, saint Michel, avec son étendard,
les conduise dans le séjour de cette éternelle lumière
que vous avez promise à Abraham et à sa postérité.
Nous vous offrons, Seigneur, ce sacrifice et ces prières.
Acceptez-les pour ceux dont nous faisons mémoire :
faites-les passer, Seigneur, de la mort à la vie,
que vous avez promise à Abraham et à sa postérité.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


Hier nous célébrions nos frères aînés qui ont atteint le Bonheur en Dieu. Tout à fait logiquement, l’Église nous invite aujourd’hui à nous souvenir de ceux qui ont déjà passé la mort, mais poursuivent encore leur route vers la plénitude de ce Bonheur.

Si la Fête de la Toussaint est toute rayonnante de Joie, celle de ce jour est plus recueillie, car nous sommes invités à prier pour abréger les souffrances de ceux qui sont certes déjà entrés dans la Lumière de la Vie, mais qui n’ont pas encore entièrement achevé leur purification dans le Feu de la Charité Divine.

Leur souffrance est en effet celle de l’Amour : se découvrant aimée infiniment par Dieu, l’âme découvre conjointement combien elle est incapable de répondre amour pour amour, tant elle est encore liée aux biens éphémères et illusoires de ce monde.
Aussi est-ce le désir brûlant de Dieu, qui va libérer progressivement l’âme de ce qui l’empêche de se jeter dans les bras de son Seigneur, pour trouver en Lui sa béatitude.

Nous n’avons pas de révélation directe du Purgatoire dans la Parole de Dieu, c’est bien pourquoi les réformateurs protestants du XVIe siècle ont rejeté cette doctrine, née selon eux de l’imaginaire des hommes.
Elle s’enracine pourtant dans la tradition de l’Ancien Testament.
Deux siècles avant J.-C, nous trouvons le témoignage en 2 Macc 12, 46 de la croyance en la valeur et en l’efficacité de la prière pour les morts.

L’offrande faite par Juda Maccabée en faveur des soldats morts au combat sur lesquels on avait trouvé des objets idolâtriques, prouve qu’il croyait en la possibilité d’une purification de l’âme par-delà la mort.
L’Eglise primitive a fait sienne cette doctrine et a développé dès le second siècle la prière pour les morts.
Cette pratique va prendre de l’ampleur vers le Xe siècle, lorsque Saint Odilon, cinquième Abbé de Cluny, introduira la Fête de la Commémoration de tous les fidèles défunts au lendemain de la Toussaint - dans le but précisément d’intensifier notre prière pour les âmes du Purgatoire.

Les Juifs comme l’Église d’Orient prient également pour leurs défunts. En Occident, les Conciles œcuméniques de Florence au XVe s. et de Trente au XVIe s. ont défini de manière dogmatique l’existence du Purgatoire :
« Instruite par L’Esprit-Saint et puisant à la Sainte Écriture et à l’antique Tradition des Pères, l’Église Catholique a enseigné dans les Saints Conciles qu’il y a un lieu de purification (purgatorium) et que les âmes qui y sont détenues sont aidées par les suffrages des fidèles mais surtout par le Sacrifice de l’Autel agréable à Dieu » (Concile de Trente).

Cette doctrine fut pleinement confirmée par le Concile Vatican II, dans lequel nous lisons :
« Ainsi donc en attendant que Le Seigneur soit venu dans sa majesté, accompagné de tous les anges (Mt 15, 31) et que, la mort détruite, tout lui ait été soumis (I Cor 15, 26-27), les uns parmi ses disciples continuent sur la Terre leur pèlerinage, d’autres, ayant achevé leur vie, se purifient encore ; d’autres enfin, sont dans la Gloire contemplant dans la pleine Lumière, tel qu’il est, Dieu un en trois Personnes ». (Constitution dogmatique sur l’Eglise : Lumen Gentium, 49).
« La pensée de prier pour les morts, afin qu’ils soient délivrés de leurs péchés, est une pensée sainte et pieuse (2 Macc. 12, 45) » (Ibid., 50)
.

« Cette Foi vénérable de nos pères en la communion de Vie qui existe avec nos frères déjà en possession de la Gloire Céleste, ou en voie de purification après leur mort, le Saint Concile la recueille avec grande piété » (Ibid., 51).

Interprétant ces textes du Concile, Jean-Paul II explique :

« Unie aux mérites des Saints, notre prière fraternelle vient au secours de ceux qui sont en attente de la vision béatifique.
Selon les Commandements Divins, l’intercession pour les morts obtient des mérites qui servent au plein accomplissement du Salut.

C’est une expression de la Charité fraternelle de l’unique famille de Dieu, par laquelle nous répondons à la vocation profonde de l’Église : “sauver des âmes qui aimeront Dieu éternellement”
(Thérèse de Lisieux).
Pour les âmes du Purgatoire, l’attente du Bonheur éternel, de la rencontre avec le Bien-Aimé, est source de souffrances à cause de la peine due au péché qui maintient loin de Dieu.

Mais l’âme jouit de la certitude que, le temps de sa purification achevé, elle ira à la rencontre de Celui qu’elle désire
(cf. Ps 42 ; 62).

J’encourage donc les Catholiques à prier avec ferveur pour les défunts, pour ceux de leurs familles et pour tous nos frères et sœurs qui sont morts, afin qu’ils obtiennent la rémission des peines dues à leurs péchés et qu’ils entendent l’appel du Seigneur à entrer dans la plénitude de sa Gloire. »


« Seigneur Jésus, tu nous as promis que “tu ne jetterais pas dehors celui qui vient à toi”, mais que tu lui donnerais part à ta propre Vie dans L’Esprit.
Fort de cette parole, nous le croyons : “si nous mourons, nous mourons pour toi, Seigneur ; car si tu as connu la mort, puis la Vie, c’est pour devenir Le Seigneur et des morts et des vivants” (2nd lect.).
Aussi te prions-nous avec confiance pour nos défunts : puisque “tu accordes à tes élus grâce et Miséricorde, et que tu veilles sur tes amis” (1ère lect.), “rappelle-toi, ta Tendresse, ton Amour qui est de toujours.
Oublie leurs révoltes, les péchés de leur jeunesse; dans ton Amour enlève tous leurs péchés”
(Ps 24) et reçois-les dans la plénitude de ta Paix, de ta Joie et de ta Lumière, maintenant et pour les siècles des siècles. Amen ! »



Père Joseph-Marie,
Famille de Saint Joseph
Source :




Autres Méditations :




Saint Ambroise (v. 340-397)
Évêque de Milan, Docteur de l'Église

Sur la mort de son frère, § 6 (trad. coll. Migne n°84, p. 225 rev.)



« Quand Jésus vit que Marie pleurait, et que les juifs venus avec elle pleuraient aussi,
il fut bouleversé d’une émotion profonde »
(Jn 11,33)

Pourquoi est-ce que je te pleurerais, mon frère qui m'aimais tant et qui m'a été enlevé… ? Car je n'ai pas perdu mes relations avec toi ; elles ont complètement changé pour moi : jusqu'ici elles étaient inséparables du corps, maintenant elles sont indissociables des sentiments. Tu restes avec moi et tu y resteras toujours… L'apôtre Paul me rappelle et met une sorte de frein à mon chagrin par ces mots… : « Nous ne voulons pas, frères, vous laisser dans l'ignorance au sujet de ceux qui se sont endormis dans la mort, pour que vous ne soyez pas tristes comme les autres qui n'ont pas d'espérance » (1Th 4,13)

Mais tous les pleurs ne sont pas signe de manque de foi ou de faiblesse. La douleur naturelle est une chose, la tristesse de l'incroyance en est une autre… La douleur n'est pas seule à avoir des larmes : la joie a ses larmes, l'affection elle aussi fait venir les pleurs et la parole arrose le sol de larmes, et la prière, selon les mots du prophète, baigne de larmes notre lit (Ps 6,7). Quand on a enseveli les patriarches, leur peuple aussi a beaucoup pleuré sur lui-même. Les larmes sont donc des signes d'affection et non des incitations à la douleur. J'ai pleuré, je l'avoue, mais le Seigneur aussi a pleuré (Jn 11,35) ; lui a pleuré quelqu'un qui n'était pas de sa famille, moi un frère. Lui, en un seul homme, a pleuré tous les hommes ; moi je te pleurerai, mon frère, en tous les hommes.

C'est avec notre sensibilité que le Christ a pleuré, non avec la sienne, car la divinité n'a pas de larmes… Il a pleuré en cet homme qui était « triste à en mourir » (Mt 26,38) ; il a pleuré en celui qui a été crucifié, qui est mort, qui a été enseveli ; il a pleuré en cet homme... né de la Vierge.















_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 8249
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Ven 9 Nov 2018 - 16:34

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Vendredi 9 novembre 2018 : Fête de la Dédicace de la Basilique du Latran.
Pour approfondir : Dédicace de l'église du Sauveur, aujourd'hui
archibasilique Saint-Jean de Latran. 324.



Les Saints du jour (Vendredi 9 Novembre)

Saint Ursin, Premier évêque de Bourges (3ème s.)

Saint Syméon le Métaphraste, Hagiographe byzantin (10ème s.)

Saint Nectaire d'Egine, Moine en Grèce (✝ 1920)

Sainte Matrone, l’une des plus grande saintes de
la Russie contemporaine (1881-1952).


Bienheureuse Carmen de l'Enfant Jésus, González Ramos García Prieto, Fondatrice
de la Congrégation des Sœurs Franciscaines des Sacrés-Cœurs de Jésus et de Marie (1834-1899).


Bienheureux Luigi et Maria Beltrame Quattrocchi, Époux (20ème s.).
Pour approfondir : HOMÉLIE DU PAPE JEAN PAUL II


« Ô Sainte et Souveraine Mère de Dieu, éclairez les yeux de mon cœur »

« Ô Sainte et Souveraine Mère de Dieu, lumière de mon âme dans les ténèbres, vous êtes mon espérance, mon appui, ma consolation, mon refuge et mon bonheur. Vous qui avez donné le jour à la vraie lumière de l'immortalité, éclairez les yeux de mon cœur. Vous qui avez mis au monde la source de l'immortalité, donnez-moi la vie, car le péché me fait mourir. Mère de Dieu miséricorde, ayez pitié de moi et mettez le repentir dans mon cœur, l'humilité dans mes pensées, la réflexion dans mes raisonnements. Rendez-moi digne jusqu'à mon dernier soupir d'être sanctifié par ces mystères, pour la guérison de mon corps et de mon âme. Accordez-moi les larmes de la pénitence, afin que je vous chante et que je vous glorifie tous les jours de ma vie, car vous êtes bénie pour les siècles des siècles. Amen. » Saint Siméon Métaphraste



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


"Comme la Pâque juive était proche, Jésus monta à Jérusalem. Dans le Temple, il trouva installés les marchands de bœufs, de brebis et de colombes, et les changeurs. »

Il fit un fouet avec des cordes, et les chassa tous du Temple, ainsi que les brebis et les bœufs ; il jeta par terre la monnaie des changeurs, renversa leurs comptoirs, et dit aux marchands de colombes : « Enlevez cela d’ici. Cessez de faire de la maison de mon Père une maison de commerce. L’Évangile de la purification du Temple est toujours très actuel : "Cessez de faire de la maison de mon Père une maison de commerce !" Nous fêtons aujourd’hui la dédicace de la basilique de saint Jean de Latran, la Cathédrale de l’évêque de Rome, successeur de Pierre. Le temple est un lieu de beauté où l’on rencontre Dieu, un lieu où Dieu se fait proche et où nous acceptons de nous approcher de lui. Le temple de Salomon à Jérusalem avait été rebâti pour la communauté des pauvres, au retour d’un exil de quarante ans. Dans le Temple, le commerce des hommes gêne la rencontre avec le Seigneur Dieu. Trop d’intermédiaires veulent servir à la fois Dieu et Mamôn. Durant les siècles qui ont suivi la Mort et la Résurrection de Jésus, à Rome les chrétiens étaient persécutés. C’était le temps des premiers Martyrs. Dans cette épreuve, ils se sont réfugiés dans les « caves, » les Catacombes. Les saints Mystères étaient célébrés dans ces lieux secrets, l’annonce de la Bonne Nouvelle se faisait ainsi en Secret. Dans ce contexte, le « Mystère » et « l’intériorité » étaient favorisés.


Ses disciples se rappelèrent qu’il est écrit : L’amour de ta maison fera mon tourment. »

Quand nous nous approchons de Dieu pour la prière, si notre cœur est encombré de marchandises et de calculs, il est comme un temple profané. Mais nous désirons sincèrement les rendez-vous d’alliance avec notre Père qui nous appelle. Sous le règne de Constantin, l’Église reçoit des bâtiments, une cathédrale, avec la possibilité de célébrer les Saints Mystères à ciel ouvert ! Le Culte chrétien devient public, reconnu, ouvert au monde. Il lui faut trouver une intériorité plus grande car la tentation sera de faire en Église ce qui se fait dans le monde. La nouvelle épreuve sera que « l’esprit du monde », en matière de pouvoir, de savoir et d’avoir entre dans les mœurs de l’Église. Nous supplions Jésus que le Père nous trouve chaque jour ouverts à sa rencontre, en attente d’un dialogue où il va nous promouvoir à notre liberté filiale. Nous sommes avec le Christ, ce temple où habite l’Esprit de Dieu. Tous nous entrons, comme autant de pierres vivantes, dans la construction d’une vivante maison de Dieu, l’Église sainte. Jésus nous donne de vivre Dieu, déjà sur la terre, dans des relations d’amour toutes nouvelles : "Voyez comme ils s’aiment," disait-on des premiers chrétiens.


Des Juifs l’interpellèrent : « Quel signe peux-tu nous donner pour agir ainsi ? »

Jésus leur répondit : « Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai. » Les Juifs lui répliquèrent : « Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce sanctuaire, et toi, en trois jours tu le relèverais ! » Mais lui parlait du sanctuaire de son corps. Aussi, quand il se réveilla d’entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu’il avait dit cela ; ils crurent à l’Écriture et à la parole que Jésus avait dite. Jésus répond par cette phrase qui pèsera si lourd dans son procès : « Détruisez ce temple, et en trois jours je le relèverai. » Jean commente : « Mais lui parlait du temple de son corps. » Le corps de Jésus, c’est sa Personne vivante, le seul lieu de la rencontre entre Dieu et les hommes, entre Dieu et ceux qui l’adorent en vérité. Le Mystère du Dieu vivant est célébré au milieu des hommes, alors qu’il était jusqu’alors célébré dans le Secret. C’est aussi l’ouverture à des possibilités de dérives ! Jésus est pour nous le Temple de la nouvelle alliance. C’est par lui et en lui que nous avons accès auprès du Père. C’est lui, qui conjointement avec le Père, nous envoie chaque jour l’Esprit Saint qui nous fait vivre. L’Église a reçu la possibilité de célébrer les Mystères du Christ en public.


Citation :
Nous demandons la grâce d’édifier l’Église de Dieu, de vivre de sa Bonne Nouvelle.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :




Autres Méditations :




Saint Augustin (354-430)
Évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et Docteur de l'Église

Sermon Morin n°3, 4 ; PLS 2, 664 (trad. Solesmes, Lectionnaire,
t. 3, p. 916 rev.)



« Le Temple dont il parlait, c’était son corps » (Jn 12,24)

Salomon, parce qu'il était prophète, a fait un temple de pierre et de bois…pour le Dieu vivant qui a fait le ciel et la terre, et dont la demeure est aux cieux… Pourquoi Dieu a-t-il demandé qu'un temple soit bâti ? Était-il privé de demeure ? Écoutez le discours d'Étienne, au moment de sa Passion : « Salomon, dit-il, lui construisit une maison, mais le Très-Haut n'habite pas les temples faits de main d'homme » (Ac 7,48). Pourquoi dès lors a-t-il bâti ou fait bâtir un temple ? Pour préfigurer le corps du Christ. Le premier temple n'était qu'une ombre (Col 2,17) : quand la lumière vient, l'ombre s'enfuit. Cherches-tu maintenant le temple construit par Salomon ? C'est une ruine que tu trouves. Pourquoi ce temple n'est-il que ruine ? Parce que la réalité qu'il annonçait s'est accomplie. Le vrai temple, le corps du Seigneur, est tombé aussi, mais il s'est relevé, et si bien relevé qu'il ne pourra jamais plus tomber…

Et nos corps à nous ? Ils sont membres du Christ. Écoutez saint Paul : « Ne savez-vous pas que vos corps sont les membres du Christ ? » (1Co 6,15) Lorsqu'il dit : « Vos corps sont les membres du Christ », qu'est-ce à dire, sinon que nos corps, joints à notre tête qui est le Christ (Col 1,18), font ensemble un temple unique, le temple de Dieu ? Avec le corps du Christ, nos corps sont ce temple… Laissez-vous construire dans l'unité, pour ne pas tomber en ruine en restant séparés.















_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 8249
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Sam 10 Nov 2018 - 15:45

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Samedi 10 novembre 2018 : Le samedi de la 31e semaine du temps ordinaire


Les Saints du jour (Samedi 10 Novembre)


Noé Patriarche de l'Ancien Testament

Saint Léon I, le Grand, Pape (45ème) et Docteur de l'Église (406-461),

Saint Juste de Rochester, Archevêque de Cantorbéry (✝ 632)

Saint Georges du Puy, l’Évêque du Velay le plus honoré

Saint André Avellin, Prêtre Théatin (1521-1608).

Saint Arsène de Cappadoce, Moine (✝ 1924)


« La vraie Lumière, c'est de Te connaître »

« Nous Te rendons grâces d'avoir, par Ta parole, fait jaillir la lumière des ténèbres, et de l'avoir fait briller dans nos cœurs, pour nous éclairer de la connaissance de la face du Christ Jésus. Oui, la vraie lumière, bien plus la vie éternelle, c'est de Te connaître, Toi, le seul Dieu, et ton envoyé Jésus-Christ. Nous Te connaissions déjà, puisque nous connaissons Jésus, car le Père et le Fils sont un. Nous Te connaissons par la foi, c'est vrai, et nous la tenons comme un gage assuré de la connaissance dans la vision. D'ici là, pourtant, augmente notre foi, conduis-nous de foi en foi, de clarté en clarté, comme sous la motion de ton Esprit, pour que nous pénétrions plus avant chaque jour dans les profondeurs de la lumière ! Ainsi soit-il. » Bienheureux Guerric d'Igny



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


"Eh bien moi, je vous le dis : Faites-vous des amis avec l’argent malhonnête, afin que, le jour où il ne sera plus là, ces amis vous accueillent dans les demeures éternelles."

Avec Jésus, dans son Amour et sa Parole, nous voulons aider les frères qui sont dans le besoin. Nous cherchons à être accueillis dans les demeures éternelles, dans le Royaume de Jésus. Les riches sont bénis de Dieu quand ils utilisent leurs biens pour aider les pauvres et les souffrants. Dieu veut que nous soyons tous dans la joie avec lui et il nous fait confiance. Si nous vivons de foi en lui, il nous rend heureux de sa joie, une joie totale qui ne finira jamais. Dieu nous aide à entrer dans un esprit d’amour pour que nous sortions de tout ce qui nous rend malheureux. Jésus nous donne d’entrer dans un amour tout nouveau pour Lui. Il nous propose de nous laisser guider par lui, de devenir l’enfant bien aimé du Père. Il est le lien d’amour entre notre cœur et le cœur de Dieu qui est notre vie. L’Esprit Saint travaille pour nous libérer, pour faire fructifier l’amour dans notre cœur. C’est dans cette liberté intérieure retrouvée que Dieu prend sa place en nous. "Tout concourt au bien de ceux qui aiment Dieu."


"Celui qui est digne de confiance dans la moindre chose est digne de confiance aussi dans une grande. Celui qui est malhonnête dans la moindre chose est malhonnête aussi dans une grande."

Si donc vous n’avez pas été dignes de confiance pour l’argent malhonnête, qui vous confiera le bien véritable ? Et si, pour ce qui est à autrui, vous n’avez pas été dignes de confiance, ce qui vous revient, qui vous le donnera ? Face à la misère du monde, nous cherchons ce qui rend heureux les personnes que nous rencontrons. Venir en aide à nos frères, c’est amasser des trésors spirituels : "Tout ce qui n’est pas donné est perdu." Nous bénissons Dieu pour tous ses bienfaits. Les nombreuses rencontres de Jésus qui parsèment l’Evangile nous le manifestent. Ce qui nous donne la vie, ce sont nos relations qui ont toujours à être approfondies. Libre à l’égard de tout, nous sommes au service de tous. Comme les disciples, chacun de nous est éprouvé, ce qui demeure, ce sont les relations vécues dans la lumière. Tout ce qui concourt au bien des autres concourt à notre propre bien. Jésus nous invite à aller toujours plus loin.


"Aucun domestique ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent."

Quand ils entendaient tout cela, les pharisiens, eux qui aimaient l’argent, tournaient Jésus en dérision. Il leur dit alors : « Vous, vous êtes de ceux qui se font passer pour justes aux yeux des gens, mais Dieu connaît vos cœurs ; en effet, ce qui est prestigieux pour les gens est une chose abominable aux yeux de Dieu. Dieu veut se donner à chacun de nous autant que nous le Lui permettons. Pour accéder à la profondeur de notre être, nous nous offrons à Jésus et nous demeurons dans cette relation. Nous rendons grâce à Dieu et nous avons une confiance absolue en lui car nous savons qu’il nous aime. A chaque instant de notre vie, une ouverture se présente à nous. Nous sommes marqués par la souffrance de beaucoup de gens qui possèdent beaucoup de biens. Il ne leur manque rien, dans leur vie ils sont malheureux, ils ont des angoisses par le fait de ne pas se savoir aimés ! Jésus vient à notre secours : « Faites-vous des amis avec l’argent malhonnête, afin qu’ils vous reçoivent dans les demeures éternelles. » Si nous luttons contre la misère ensemble, nous sommes témoins que des gens dans la misère chantent sans cesse, ils vivent unis et ils s’entraident. Nous voulons etre abandonnés à l’amour de Dieu, ne pas nous mettre en colère devant le manque. Dieu est le tout de notre vie meme si tout va mal et que nos projets n’aboutissent pas. Dieu est reçu par les pauvres, par ceux qui souffrent et qui se tournent vers lui sans cesse. Il est toujours là pour eux, et par nous, il veut leur venir en aide.


Citation :
Nous demandons la grâce d’être disposés à servir Dieu et nos frères.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Autres Méditations :






Saint Clément d'Alexandrie (150-v. 215)
Théologien

Sermon « Quel riche peut être sauvé ? », § 31
(trad. coll. Icthus, t. 6, p. 45 rev.)



« Faites-vous des amis » (Jn 12,24)

« Celui qui donnera à boire à l'un de mes disciples, même un simple verre d'eau fraîche, ne perdra pas sa récompense » (Mt 10,42)... C'est le seul salaire qui ne perdra pas sa valeur un jour : « Faites-vous des amis avec le malhonnête argent, afin qu'au jour où vous disparaîtrez, ils vous reçoivent dans les demeures éternelles ». Les richesses dont nous disposons ne doivent pas ne servir qu'à nous ; avec des biens injustes on peut faire une œuvre juste et salutaire, et soulager l'un de ceux que le Père a destinés à ses demeures éternelles... Qu'elle est admirable, cette parole de l'apôtre Paul : « Dieu aime celui qui donne avec joie » (2Co 9,7), celui qui fait l'aumône de bon cœur, qui sème sans compter afin de moissonner aussi abondamment, et qui partage sans murmure, hésitation ou réticence... Et il est encore plus grand, ce mot que le Seigneur dit ailleurs : « Donne à quiconque te demande » (Lc 6,30)...

Réfléchis alors à la récompense magnifique promise à ta générosité : les demeures éternelles. Quel beau commerce ! Quelle affaire extraordinaire ! On achète l'immortalité pour de l'argent ; on échange les biens caducs de ce monde contre une demeure éternelle dans les cieux ! Si donc, vous les riches, vous avez de la sagesse, appliquez-vous à ce commerce... Pourquoi vous laissez fasciner par des diamants et des émeraudes, par des maisons que le feu dévore, que le temps écroule, qu'un tremblement de terre renverse ? N'aspirez qu'à vivre dans les cieux et à régner avec Dieu. Un homme, un pauvre, vous donnera ce royaume... D'ailleurs, le Seigneur n'a pas dit : « Donnez, soyez généreux et larges, secourez vos frères », mais « Faites-vous des amis ». L'amitié ne naît pas d'un seul don, mais d'une longue familiarité. Ni la foi, ni la charité, ni la patience ne sont l'œuvre d'un jour : « mais celui qui aura persévéré jusqu'au bout sera sauvé » (Mt 10,22).
















_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 8249
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Dim 11 Nov 2018 - 17:22

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Dimanche 11 novembre 2018 : Trente-deuxième dimanche du temps ordinaire


Les Saints du jour (Dimanche 11 Novembre)


Saint Martin de Tours, Évêque de Tours, Apôtre des Gaules (c. 316-397).

Saint Théodore le Studite, Higoumène du monastère du Stoudion (✝ 826)

Saint Barthélemy, Abbé à Grottaferrata (Latium) et compagnon
de Saint Nil († 1065).


Sainte Marine de Nagasaki, Tertiaire Dominicaine et Martyre († 1634).

Bienheureuse Alice Kotowska, Martyre (1899-† 1939).

Bienheureux Vincent Eugène Bossilkov, Évêque de Nicopoli,
Passioniste et Martyr (1900-1952).



« La vraie Lumière, c'est de Te connaître »

« Nous Te rendons grâces d'avoir, par Ta parole, fait jaillir la lumière des ténèbres, et de l'avoir fait briller dans nos cœurs, pour nous éclairer de la connaissance de la face du Christ Jésus. Oui, la vraie lumière, bien plus la vie éternelle, c'est de Te connaître, Toi, le seul Dieu, et ton envoyé Jésus-Christ. Nous Te connaissions déjà, puisque nous connaissons Jésus, car le Père et le Fils sont un. Nous Te connaissons par la foi, c'est vrai, et nous la tenons comme un gage assuré de la connaissance dans la vision. D'ici là, pourtant, augmente notre foi, conduis-nous de foi en foi, de clarté en clarté, comme sous la motion de ton Esprit, pour que nous pénétrions plus avant chaque jour dans les profondeurs de la lumière ! Ainsi soit-il. » Bienheureux Guerric d'Igny



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


Dans son enseignement, Jésus disait : « Méfiez-vous des scribes, qui tiennent à sortir en robes solennelles et qui aiment les salutations sur les places publiques, les premiers rangs dans les synagogues, et les places d’honneur dans les dîners. Ils dévorent les biens des veuves et affectent de prier longuement : ils seront d’autant plus sévèrement condamnés. »

Jésus voudrait voir chez les responsables de son Peuple le service des uns et des autres ! Il voudrait qu’ils soit reliés au Dieu de l’espérance et de l’amour. Le bonheur de toute vie est dans le service des frères. Notre quotidien est difficile, le travail est lourd et nous sommes surchargés ! L’attitude qui convient alors est le service quand se présente pour nous une demande ! C’est en accompagnant la souffrance que nous portons le mieux nos situations limites. La femme de Sarepta a fait ce que le prophète lui disait, elle lui apporte son petit pain. A Cana, Jésus dira à Marie : "Quoi entre toi et moi ?" Les serviteurs obéissent à Jésus. La puissance de l’amour infini de Dieu, la puissance de la résurrection de Jésus est à l’œuvre à l’avance. Ce sera son Corps livré pour nous. Ces femmes nous disent comment nous comporter dans les situations limites. Être relié au Dieu de l’espérance et de l’amour, c’est, dans les moments difficiles, répondre à qui nous demande un service. "Elle a tout donné, tout ce qu’elle avait pour vivre," dit Jésus.


Jésus s’était assis dans le Temple en face de la salle du trésor, et regardait la foule déposer de l’argent dans le tronc. Beaucoup de gens riches y mettaient de grosses sommes. Une pauvre veuve s’avança et déposa deux piécettes.

Jésus regarde et admire cette pauvre veuve qui met son obole au trésor. Il s’exclame : « Avec ces deux petites piécettes, elle a mis plus que tout le monde ! Tous ont donné de leur superflu, elle a tout donné, tout ce qu’elle avait pour vivre. » Le don de cette pauvre veuve qui met ses deux piécettes dans le tronc, montre le dynamisme et l’espérance qui sont possibles dans son cœur. Nous pouvons penser à une autre veuve nommée Marie, qui, au pied de la Croix, offrira Jésus, tout ce qu’elle avait pour vivre. Le mystère de la femme est le mystère de la véritable attitude religieuse. A Cana, Marie détecte la misère de son peuple et la remet à Jésus en la partageant avec ses frères : "Ils n’ont plus de vin." Nous demandons à Marie de nous préparer à faire le don de nous mêmes, en nous préparant comme elle, par les petits dons de la vie quotidienne.


Jésus s’adressa à ses disciples : « Amen, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis dans le tronc plus que tout le monde.

Car tous, ils ont pris sur leur superflu, mais elle, elle a pris sur son indigence : elle a tout donné, tout ce qu’elle avait pour vivre. » L’attitude de la veuve de l’Evangile nous fait penser à une autre veuve de Sarepta, avant de nous mettre sur les pas de Marie, la mère de Jésus. « Le prophète Élie partit pour Sarepta. Une veuve ramassait du bois ». Elle n’a plus rien à manger, et son enfant va mourir. "Sors me chercher de l’eau," lui dit le prophète. "Je vais ramasser un petit peu de bois, dit-elle, mettre le reste de farine, d’eau et d’huile, mélanger le tout, le mettre sur ce petit feu, nous mangerons ce petit pain et nous mourrons." Cette femme, dans cette situation limite, va chercher de l’eau, tout simplement, avec tout l’amour de son cœur. Quand elle revient, Élie le prophète lui dit : "Fais ce que tu as dit, mais apporte moi d’abord ce petit morceau de pain !" L’épreuve est que ce petit pain ne sera pas pour son enfant, pour qu’il vive ! Le prophète lui dit : "Oui, fais ce que tu as dit, mais apporte-moi d’abord ce petit pain." C’est ainsi le pain de l’Eucharistie qui est annoncé. Au Golgotha se réalise le mystère de la vie donnée et offerte en sacrifice. C’est ainsi qu’advient le Corps du Christ, Pain de Vie.


Citation :
Nous demandons la grâce de la confiance en Dieu pour vivre de la puissance d’amour de la résurrection de Jésus.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :




Autres Méditations :




Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus (1873-1897)
Carmélite, Docteur de l'Église.

Manuscrit autobiographique B, 1 r°-v°


« Elle a tout donné » (Jn 12,24)

« Je veux te faire lire dans le livre de vie, où est contenue la science d'Amour. » La science d'Amour, oh oui, cette parole résonne doucement à l'oreille de mon âme, je ne désire que cette science-là ; pour elle, ayant donné toutes mes richesses, j'estime, comme l'épouse du Cantique [des Cantiques], n'avoir rien donné (Ct 8,7).

Je comprends si bien qu'il n'y a que l'Amour qui puisse nous rendre agréables au bon Dieu que cet Amour est le seul bien que j'ambitionne.

Jésus se plaît à me montrer l'unique chemin qui conduit à cette fournaise Divine ; ce chemin c'est l'abandon du petit enfant qui s'endort sans crainte dans les bras de son Père.

« Si quelqu'un est tout petit qu'il vienne à moi », a dit L'Esprit-Saint par la bouche de Salomon (Pr 9,4), et ce même Esprit d'Amour a dit encore que « la Miséricorde est accordée aux petits » (Sg 6,6).

En son nom, le prophète Isaïe nous révèle qu'au dernier jour « Le Seigneur conduira son troupeau dans les pâturages, qu'il rassemblera les petits agneaux et les pressera sur son sein » (Is 40,11)...

Ah, si toutes les âmes faibles et imparfaites sentaient ce que sent la plus petite de toutes les âmes, l'âme de votre petite Thérèse, pas une seule ne désespérerait d'arriver au sommet de la montagne de l'Amour, puisque Jésus ne demande pas de grandes actions, mais seulement l'abandon et la reconnaissance.

Il a dit dans le psaume 49 : « Je n'ai nul besoin des boucs de vos troupeaux, parce que toutes les bêtes des forêts m'appartiennent et les milliers d'animaux qui paissent sur les collines... Immolez à Dieu des sacrifices de louanges et d'actions de grâces ».

Voilà donc tout ce que Jésus réclame de nous, il n'a point besoin de nos œuvres, mais seulement de notre Amour.
Car ce même Dieu qui déclare n'avoir point besoin de nous dire s'il a faim (Ps 49) n'a pas craint de mendier un peu d'eau à Samaritaine (Jn 4,7).

Il avait soif... Il avait soif d'Amour. Ah, je le sens plus que jamais, Jésus est altéré, il ne rencontre que des ingrats et des indifférents parmi les disciples du monde. Et parmi ses disciples à Lui, il trouve, hélas, peu de cœurs qui se livrent à Lui sans réserve, qui comprennent toute la Tendresse de son Amour infini.















_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 8249
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Lun 12 Nov 2018 - 12:54

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Lundi 12 novembre 2018 : Le lundi de la 32e semaine du temps ordinaire


Les Saints du jour (Lundi 12 Novembre)


Saint Émilien de Tarragone, Ermite à Tarazona, en Aragon († v. 574).

Saint Cunibert, Archevêque de Cologne (✝ v. 660).

Saint Diégo Didace, Frère Mineur à Ségovie (1400-1463).

Saint Josaphat (Jean) Kuntsevych, Archevêque de Polotsk et Martyr (1580-1623).

Saint Margarito Flores Garcia, Prêtre mexicain et Martyr (✝ 1927)


« La vraie Lumière, c'est de Te connaître »

« Nous Te rendons grâces d'avoir, par Ta parole, fait jaillir la lumière des ténèbres, et de l'avoir fait briller dans nos cœurs, pour nous éclairer de la connaissance de la face du Christ Jésus. Oui, la vraie lumière, bien plus la vie éternelle, c'est de Te connaître, Toi, le seul Dieu, et ton envoyé Jésus-Christ. Nous Te connaissions déjà, puisque nous connaissons Jésus, car le Père et le Fils sont un. Nous Te connaissons par la foi, c'est vrai, et nous la tenons comme un gage assuré de la connaissance dans la vision. D'ici là, pourtant, augmente notre foi, conduis-nous de foi en foi, de clarté en clarté, comme sous la motion de ton Esprit, pour que nous pénétrions plus avant chaque jour dans les profondeurs de la lumière ! Ainsi soit-il. » Bienheureux Guerric d'Igny



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


Jésus disait à ses disciples : « Il est inévitable qu’il arrive des scandales qui entraînent au péché, mais malheureux celui par qui ils arrivent.

Si on lui attachait au cou une meule de moulin et qu’on le précipite à la mer, ce serait mieux pour lui que d’entraîner au péché un seul de ces petits. Il nous faut avoir beaucoup de respect pour l’enfant et le malheureux. Jésus nous remet face à notre attitude devant les petits. Il y a de nombreuses manières de leur faire du mal : par le mensonge, l’ambition qui fait triompher injustement. Scandaliser signifie un objet qui fait trébucher ou glisser, une pierre sur le chemin qui fait tomber. La souffrance peut atteindre notre capacité de croire et d’espérer, mais elle peut aussi nous ouvrir à la vie. L’Esprit Saint nous est donné pour que nous acquérions un discernement meilleur. L’Évangile nous appelle à la prudence, à quitter l’imaginaire pour regarder la vie réelle. C’est en prenant le chemin de Jésus que nous grandirons dans la vie spirituelle. C’est un chemin de douceur et d’humilité, pour mieux écouter la volonté de Dieu dans l’autre. Si nous demeurons dans l’amour, pouvons accepter de devenir plus pauvre pour nous approcher de Jésus. Nous pouvons nous sentir défaillir en notre être si nous sommes niés et bafoués, mais nous pouvons entrer dans l’humilité dans et une plus grande intimité avec Jésus.


« Tenez-vous sur vos gardes ! Si ton frère a commis une faute contre toi, fais-lui de vifs reproches, et, s’il se repent, pardonne-lui. »

Même si sept fois par jour il commet une faute contre toi, et que sept fois de suite il revienne à toi en disant : ’Je me repens’, tu lui pardonneras. » Jésus nous demande de pardonner autant de fois qu’il est nécessaire, même plusieurs fois par jour. Pour nous accueillir comme des frères, il nous faut vivre du pardon et ainsi revenir à la source de l’amour. L’attention à notre cœur contribue à rendre possible la reconstruction de l’unité entre nous. Elle nous donne d’entrer dans la réalité. Elle nous invite à prendre le point de vue de Dieu notre Père. Qui prend soin de l’autre, prend soin de soi et rend possible la construction de l’unité entre nous. Pour demeurer dans la vérité, nous demandons à Dieu d’être plus conscients de nous-mêmes. Il s’agit d’accueillir la réalité qui survient pour trouver le chemin qui avance de nouveau. « Tenez-vous sur vos gardes. » Jésus nous invite à prendre le point de vue de Dieu comme il le manifeste dans sa Passion.


"Les Apôtres dirent au Seigneur : « Augmente en nous la foi ! »

Le Seigneur répondit : « La foi, si vous en aviez gros comme une graine de moutarde, vous diriez au grand arbre que voici : ’Déracine-toi et va te planter dans la mer’, et il vous obéirait. Les apôtres en entendant les paroles de Jésus lui demandent d’augmenter leur foi. La foi nous permet d’agir en faisant confiance à Dieu. Pour dépasser les difficultés de la vie quotidienne nous avons vraiment besoin de « croire en l’autre. » Jésus plante l’arbre de la Croix dans la mer du péché, de la trahison pour que la vie s’impose par sa splendeur. Les épreuves sont un appel à rejoindre notre profondeur, là où surgit en nous l’homme véritable. Notre cœur est alors recentré. Quand nous pardonnons, il nous est possible d’avancer. C’est ainsi que nous devenons les uns pour les autres des foyers de lumière, brillants dans un monde de ténèbres. Que tout dans notre vie ne soit plus qu’action de grâce et que Dieu soit tout en tous.


Citation :
Nous demandons à Jésus la grâce de garder la parole de vie pour demeurer dans l’espérance.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :




Autres Méditations :




Pape François
Audience générale 29/05/2013 (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana)



Augmenter notre foi en l’Église

Aujourd'hui, je voudrais commencer une série de catéchèses sur le mystère de l'Église, mystère que nous vivons tous et dont nous faisons partie. Je voudrais le faire avec des expressions qui sont bien présentes dans les textes du Concile œcuménique Vatican II. La première catéchèse aujourd'hui : l'Église comme famille de Dieu… Le terme « Église » lui-même, du grec ‘ekklesia’, signifie « convocation » : Dieu nous convoque, nous pousse à sortir de notre individualisme, de notre tendance à nous renfermer sur nous-mêmes et nous appelle à faire partie de sa famille….

Aujourd'hui encore, certains disent : « Le Christ, oui, l'Église, non. » Comme ceux qui disent : « Je crois en Dieu, mais pas dans les prêtres. » Mais c'est précisément l'Église qui nous donne le Christ et qui nous conduit à Dieu ; l'Église est la grande famille des enfants de Dieu. Certes, elle a aussi des aspects humains ; dans ceux qui la composent, pasteurs et fidèles, il y a des défauts, des imperfections, des péchés ; le Pape aussi en a et il en a beaucoup, mais ce qui est beau, c'est que quand nous nous rendons compte que nous sommes pécheurs, nous trouvons la miséricorde de Dieu, qui pardonne toujours. N'oubliez pas cela : Dieu pardonne toujours et il nous accueille dans son amour de pardon et de miséricorde. Certains disent que le péché est une offense à Dieu, mais aussi une occasion d'humiliation pour se rendre compte qu'il y a autre chose de plus beau : la miséricorde de Dieu. Pensons-y.

Demandons-nous aujourd'hui : combien est-ce que j'aime l'Église ? Est-ce que je prie pour elle ? Est-ce que je me sens membre de la famille de l'Église ? Qu'est-ce que je fais pour qu'elle soit une communauté dans laquelle chacun se sente accueilli et compris, fasse l'expérience de la miséricorde et de l'amour de Dieu qui renouvellent la vie ? La foi est un don et un acte qui nous concerne personnellement, mais Dieu nous appelle à vivre notre foi ensemble, comme famille, comme Église.















_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 8249
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   Aujourd'hui à 10:28

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !




Mercredi 14 novembre 2018 : Le mercredi de la 32e semaine du temps ordinaire


Les Saints du jour (Mercredi 14 Novembre)


Saint Hypace, Évêque de Gangres et Martyr († IVe s.).

Saint Laurent O'Toole, Abbé de Glendalough, et Archevêque de Dublin (1128-† 1180).

Saint Sérapion, Mercédaire et Martyr en Algérie (1179-1240).

Saints Nicolas Tavelic et ses compagnons, Prêtres franciscains et Martyrs (✝ 1391)

Saint Etienne-Théodore Cuenot, Évêque et Martyr en Annam (✝ 1861)

Bienheureuse Maria Luiza Merkert, Co-Fondatrice et 1ère supérieure de
la Congrégation de Sainte Élisabeth (1817-† 1872).



« La vraie Lumière, c'est de Te connaître »

« Nous Te rendons grâces d'avoir, par Ta parole, fait jaillir la lumière des ténèbres, et de l'avoir fait briller dans nos cœurs, pour nous éclairer de la connaissance de la face du Christ Jésus. Oui, la vraie lumière, bien plus la vie éternelle, c'est de Te connaître, Toi, le seul Dieu, et ton envoyé Jésus-Christ. Nous Te connaissions déjà, puisque nous connaissons Jésus, car le Père et le Fils sont un. Nous Te connaissons par la foi, c'est vrai, et nous la tenons comme un gage assuré de la connaissance dans la vision. D'ici là, pourtant, augmente notre foi, conduis-nous de foi en foi, de clarté en clarté, comme sous la motion de ton Esprit, pour que nous pénétrions plus avant chaque jour dans les profondeurs de la lumière ! Ainsi soit-il. » Bienheureux Guerric d'Igny



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


"« Et il advint, comme Jésus faisait route vers Jérusalem, qu’il passa aux confins de la Samarie et de la Galilée. »

A son entrée dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre et s’arrêtèrent à distance ;" Jésus marche vers Jérusalem, le lieu ou il va révéler son immense amour de l’humanité par sa mort et par sa résurrection. Il marche vers la ville sainte et il rencontre tous ceux qui sont en bonne santé mais aussi les malades, ceux qui sont exclus comme ces dix lépreux qui s’arrêtent à bonne distance : « Jésus, maître, prends pitié de nous. » Jésus leur dit : « Allez vous montrer aux prêtres. » Ils se mettent en route car ils savent, par la rumeur, qui est Jésus. "Dix" lépreux ! C’est le nombre de personnes permettant à la synagogue de s’établir, "Dix", c’est la communauté, c’est notre histoire de pécheurs pardonnés car la lèpre signifie symboliquement notre péché. Jésus avance vers Jérusalem, c’est le lieu où il sera crucifié et glorifié pour sauver toute l’humanité. « Nous aussi, dit l’apôtre, nous étions insensés, révoltés, égarés, esclaves de toutes sortes de désirs et de plaisirs ; nous vivions dans la méchanceté et les rivalités, nous étions odieux et remplis de haine les uns pour les autres. » Le cri de l’humanité vers Jésus est toujours le même : « Jésus, maître, prends pitié de nous ! » L’envoi de Jésus aux prêtres profile déjà le mystère de l’Église.


« En cours de route, il furent purifiés. L’un d’eux voyant qu’il était guéri revint sur ses pas en glorifiant Dieu à pleine voix. »

L’événement survient alors : « ils furent purifiés, » quel grand bonheur. Un seul revient sur ses pas, il chante les louanges de Dieu « à pleine voix. » Une proximité physique renouvelée s’établit : « face contre terre, au pied de Jésus. » Un dialogue s’en suit avec Jésus qui lui dit : « Ou sont les neuf autres ? »« Relève-toi, va ; ta foi t’a sauvé. » Cet homme est entré dans une vraie guérison. Jésus lui donne de connaitre le salut, il lui donne la vie en plénitude, la vie selon la foi qui permet d’aller librement en se retrouvant soi-même. Le signe de cette guérison totale est la reconnaissance et l’action de grâce ! L’adoration est la réponse de l’humanité confiante qui s’en remet désormais à Dieu. La puissance de salut opérée en Jésus Christ est ainsi manifestée par la communauté qui maintenant se confie à Dieu. « Par le bain du baptême, Dieu nous a fait renaître et nous a renouvelés dans l’Esprit Saint. Cet Esprit, il l’a répandu sur nous avec surabondance, par Jésus Christ notre Sauveur. Ainsi par sa grâce, nous sommes devenus des justes et nous possédons, dans l’espérance, l’héritage de la vie éternelle. »


"Prenant la parole, Jésus dit : « Est-ce que les dix n’ont pas été purifiés ? Les neuf autres, où sont-ils ?

Il ne s’est trouvé, pour revenir rendre gloire à Dieu, que cet étranger ! » L’Église qui est en marche vers la Jérusalem céleste traverse elle aussi les épreuves de la vie quotidienne. La guérison de la lèpre signifie le salut opéré par Jésus pour nous, la guérison du péché. Nous reconnaissons qu’il nous est difficile de revenir pour dire merci, nous reconnaissons aussi que des événements surgissent et qu’il nous reste à y trouver le sens véritable, l’appel perçu et reçu ! Cependant nous attendons de Jésus la victoire de son amour infini, sa résurrection dans notre vie. Nous avons besoin d’entendre encore : « Relève-toi, » "Sois ressuscité," "Va, ta foi t’a sauvé." Alors, comme la Vierge Marie, nous pouvons redire : « Mon âme exalte le Seigneur, qu’il m’advienne selon ta parole. » Nous demeurons dans la foi en Jésus qui nous sauve dans notre marche vers le Royaume. Jésus qui bu à la coupe de malédiction l’a transformée en coupe de bénédiction. C’est le mystère eucharistique, le corps brisé de Jésus sur la croix pour nous, qui nous donne de pouvoir rendre grâce. Notre histoire personnelle fait partie de l’histoire de l’humanité sauvée par Jésus.


Citation :
Nous demandons la grâce, à la suite de Jésus, de marcher vers Jérusalem.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :




Autres Méditations :




Saint Bernard (1091-1153)
Moine cistercien et Docteur de l'Église

Sermons divers, n° 27


« Les neuf autres, où sont-ils ? »

De nos jours, on voit beaucoup de gens qui prient, mais hélas, on n'en voit pas qui reviennent sur leurs pas et rendent grâce à Dieu... « N'ont-ils pas été guéris tous les dix ? Où sont donc les neuf autres ? » Vous vous rappelez, je pense, que c'est en ces termes que le Sauveur se plaignait de l'ingratitude des neuf autres lépreux. Nous lisons qu'ils savaient bien « prier, supplier et demander », car ils ont élevé la voix pour s'écrier : « Jésus, fils de David, ayez pitié de nous ». Mais il leur a manqué une quatrième chose que réclame l'apôtre Paul : « l'action de grâce » (1Tm 2, 1), car ils ne sont pas revenus sur leurs pas et n'ont pas rendu grâce à Dieu.

Nous voyons bien encore de nos jours un certain nombre de personnes qui demandent à Dieu avec instance ce qui leur manque, mais on n'en voit qu'un petit nombre qui semblent reconnaissants des bienfaits qu'ils ont reçus. Il n'y a pas de mal à demander avec instance, mais ce qui fait que Dieu ne nous exauce pas, c'est qu'il trouve que nous manquons de gratitude. Après tout, peut-être est-ce encore un acte de clémence de sa part de refuser aux ingrats ce qu'ils demandent, pour qu'ils ne soient pas jugés d'autant plus rigoureusement à cause de leur ingratitude... C'est donc par miséricorde que Dieu retient parfois sa miséricorde...

Vous voyez donc que tous ceux qui se trouvent guéris de la lèpre du monde, je veux dire des désordres évidents, ne profitent pas de leur guérison. Plusieurs, en effet, sont atteints secrètement d'un ulcère pire que la lèpre, d'autant plus dangereux qu'il est plus intérieur. C'est pourquoi c'est avec raison que le Sauveur du monde demande où sont les neuf autres lépreux, car les pécheurs s'éloignent du salut. C'est ainsi qu'après son péché, Dieu a demandé au premier homme : « Où es-tu ? » (Gn 3,9)
















_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !


Dernière édition par Lumen le Mer 14 Nov 2018 - 10:31, édité 1 fois (Raison : Tentative de fausser mon poste durant la rédaction)
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !   

Revenir en haut Aller en bas
 
Parole de DIEU* : Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour (Vie), Amen !
Revenir en haut 
Page 9 sur 9Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
À Toi NOTRE PÈRE par les Saints Cœurs de JÉSUS, MARIE et JOSEPH.. :: LA SAINTE BIBLE, LES SAINTES ECRITURES :: Notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU-
Sauter vers: