À Toi NOTRE PÈRE par les Saints Cœurs de JÉSUS, MARIE et JOSEPH..

Forum Catholique sous la protection de Saint Michel, faisant mémoire de Sylvie la fondatrice, Prières, Dévotions au Sacré Coeur, au Coeur Immaculé de Marie, au Coeur Chaste de Joseph et autres, Fidélité aux 3 Blancheurs et au Magistère de l'Eglise...
 
AccueilPortailS'enregistrerConnexion
Derniers sujets
» Prions aux intentions du Pape, défis de l'humanité
par Lumen Aujourd'hui à 15:55

» Je bénirai le Seigneur ...
par Lumen Aujourd'hui à 15:12

» ROSAIRE PERPÉTUEL
par Lumen Aujourd'hui à 14:53

» Jésus nous livre un grand secret : prier sans se décourager...
par Lumen Aujourd'hui à 14:50

» Neuvaine au Christ Roi de l'Univers : Du 16 au 26 novembre
par Lumen Aujourd'hui à 14:29

» Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*
par Lumen Aujourd'hui à 14:13

» La vision du Ciel de Saint André le fol en Christ
par Raphaël de l'Enfant Jésus Aujourd'hui à 11:54

» 56 apparitions de Marie pour demander d’une manière nouvelle l’Esprit Saint (II)
par Raphaël de l'Enfant Jésus Aujourd'hui à 10:24

» Pensée du jour: En acceptant Mon Amour, le mal et la souffrance sont vaincus.
par Raphaël de l'Enfant Jésus Aujourd'hui à 10:03

» Le Point Culminant
par Lumen Hier à 20:45

» Prières
par Raphaël de l'Enfant Jésus Hier à 20:23

» Une Crise Annoncée ?
par Lumen Hier à 20:20

» Chapelet du vendredi 17 novembre 2017 à Lourdes
par Raphaël de l'Enfant Jésus Hier à 20:14

» Catéchèse du pape Benoît XVI : Psaume 119 (118) "unique dans son genre", qui indique la voie du bonheur
par Lumen Hier à 19:51

» Vers la paix avec la spiritualité franciscaine
par Lumen Hier à 18:44

» Prions pour et avec les malades
par Lumen Hier à 18:12

» Chaque instant est un nouveau départ
par Lumen Hier à 18:01

» Dans la Divine Trinité, la communication est parfaite
par Lumen Hier à 17:47

» Neuvaine de la Présentation de Marie au Temple
par Lumen Hier à 13:07

» Consécration aux Cœurs de Jésus et Marie pour Notre Dame de Fatima
par Lumen Hier à 12:41

» Marie retrouve Jésus au temple
par Lumen Hier à 12:20

» 56 apparitions de Marie pour demander d’une manière nouvelle l’Esprit Saint (I)
par Raphaël de l'Enfant Jésus Hier à 10:15

» Pensée du jour: Apprends à te laisser guider par l'Amour. Je t'aime.
par Raphaël de l'Enfant Jésus Hier à 9:59

» Un grain de sel
par Lumen Jeu 16 Nov 2017 - 21:49

» Où est le Règne de Dieu ?
par Lumen Jeu 16 Nov 2017 - 20:53

» Chapelet du jeudi 16 novembre 2017 à Lourdes
par Raphaël de l'Enfant Jésus Jeu 16 Nov 2017 - 20:17

» Prier avec le Frère Charles de Foucauld
par Lumen Jeu 16 Nov 2017 - 15:24

» « Les religieux de saint Joseph nous ont appris à aimer Notre Dame »
par Raphaël de l'Enfant Jésus Jeu 16 Nov 2017 - 9:49

» Pensée du jour: Mon enfant, Je t'aime! Je t'aime! Je t'aime! Ces mots doivent se graver dans ton âme...
par Raphaël de l'Enfant Jésus Jeu 16 Nov 2017 - 9:16

» La messe n’est pas un spectacle, on a besoin de se préparer en silence
par Raphaël de l'Enfant Jésus Mer 15 Nov 2017 - 19:57

» Prier le "nouveau" Notre-Père
par Lumen Mer 15 Nov 2017 - 19:26

» Refusons la misère
par Lumen Mer 15 Nov 2017 - 18:46

» Clergé: ce qu’est un serviteur inutile, par le cardinal Stella
par Raphaël de l'Enfant Jésus Mer 15 Nov 2017 - 18:35

» Chapelet du mercredi 15 novembre 2017 à Lourdes
par Raphaël de l'Enfant Jésus Mer 15 Nov 2017 - 18:21

» Migrants : « merci pour ce que vous faites »
par Raphaël de l'Enfant Jésus Mer 15 Nov 2017 - 17:58

» Audience générale: la messe, rencontre d’amour
par Raphaël de l'Enfant Jésus Mer 15 Nov 2017 - 17:46

» La visite des mages
par Lumen Mer 15 Nov 2017 - 17:32

» Prier chaque jour
par Lumen Mer 15 Nov 2017 - 13:12

» C'est notre jour de reconnaissance, de merci !
par Lumen Mer 15 Nov 2017 - 12:28

» Notre-Dame-de-la-Paix, l’édifice chrétien le plus large au monde
par Raphaël de l'Enfant Jésus Mer 15 Nov 2017 - 10:30

Qui est en ligne ?
Il y a en tout 28 utilisateurs en ligne :: 0 Enregistré, 0 Invisible et 28 Invités :: 2 Moteurs de recherche

Aucun

Le record du nombre d'utilisateurs en ligne est de 264 le Jeu 27 Mar 2014 - 20:02

Partagez | 
 

 Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3  Suivant
AuteurMessage
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4231
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Ven 1 Sep 2017 - 21:35

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

« C’est comme un homme qui partait en voyage : il appela ses serviteurs et leur confia ses biens. À l’un il remit une somme de cinq talents, à un autre deux talents, au troisième un seul talent, à chacun selon ses capacités. Puis il partit.

Le "talent" était de grande valeur, et c’est la cause de la popularité de cette parabole. "L’homme" représente le Christ lui-même, les serviteurs sont les disciples et les talents sont les dons que Jésus leur confie. Les talents ne représentent pas seulement les qualités naturelles mais aussi les richesses que Jésus nous a laissées en héritage, afin que nous les fassions fructifier. Ce sont la Parole de Dieu, les sacrements, la prière du "Notre Père," que nous adressons à Dieu en tant que fils unis dans en Jésus, le Fils, qui nous renouvellent dans l’Esprit Saint. Le Royaume de Dieu est présent et vivant au milieu de nous. Cette Parole nous propose de conformer notre vie à la vie de Jésus. Quels que soient les événements joyeux, lumineux, douloureux ou glorieux qui nous sont donnés, nous les vivons avec lui. Nous supplions jusqu’à ce que la joie de la présence de Dieu vienne dans notre cœur. Si nous portons quelque chose de difficile, nous gardons le sourire devant le Christ, vainqueur en nous de tout combat. L’Esprit Saint nous est donné pour réaliser ce que nous sommes. C’est l’Amour de Dieu répandu dans nos cœurs qui nous fait aimer comme Dieu nous aime. Il nous faut grandir en amour, aimer sans limite et sans fin.

Aussitôt, celui qui avait reçu les cinq talents s’en alla pour les faire valoir et en gagna cinq autres. De même, celui qui avait reçu deux talents en gagna deux autres. Mais celui qui n’en avait reçu qu’un alla creuser la terre et cacha l’argent de son maître.

Cette parabole insiste sur l’attitude intérieure avec laquelle il nous faut accueillir et faire fructifier les dons de Dieu. La grâce de chacun est une grâce personnelle qu’il nous faut recevoir de Dieu qui nous a donné des merveilles. Le talent que nous avons reçu, il nous faut l’accepter, avec les qualités que nous avons reçues, tel que nous sommes. C’est le trésor que Jésus nous a confié. Que nous ayons reçu cinq talents, deux talents, ou que nous n’en ayons reçu qu’un seul, le talent est un très grand capital ! C’est de notre vie dont il s’agit, de vivre ce que Dieu « nous propose, » dans l’action de grâce et dans l’amour. Il nous faut entrer dans notre mystère, le découvrir peu à peu, l’habiter, et en vivre. Il nous faut rejeter la peur. Le serviteur qui a peur de son patron et craint son retour, cache la pièce de monnaie sous terre ! Mais celle-ci ne produit aucun fruit. Les dons du Baptême, de la Communion, de la Confirmation, ne peuvent pas être ensevelis sous une couche de préjugés, et sous une fausse image de Dieu. La parabole souligne les bons fruits portés par les disciples qui l’ont fait fructifier en le partageant.

Longtemps après, le maître de ces serviteurs revint et il leur demanda des comptes.

Celui qui avait reçu cinq talents s’approcha, présenta cinq autres talents et dit : “Seigneur, tu m’as confié cinq talents ; voilà, j’en ai gagné cinq autres.” Son maître lui déclara : “Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton seigneur.”… J’ai eu peur, et je suis allé cacher ton talent dans la terre. Le voici. Tu as ce qui t’appartient.”… Enlevez-lui donc son talent et donnez-le à celui qui en a dix. Ce que Jésus nous donne se multiplie en le donnant ! C’est un trésor fait pour être dépensé, investi, partagé avec tous. Le talent de l’homme qui le cache n’a pas été habité dans sa profondeur ! Son mystère n’a pas été découvert. Il lui est impossible de dire :« Merveille que je suis, merveille que tes œuvres. » Chacun est unique, jamais une personne semblable à nous ne naitra sur la terre. Aux yeux de Dieu nous sommes irremplaçables. Encore faut-il que nous habitions ce que Dieu nous donne. Que nous soyons heureux de notre vie, que nous soyons heureux de la situation dans laquelle nous nous trouvons. Dieu, mon Père, m’aime infiniment. Le message de Jésus porte sur la responsabilité avec laquelle nous accueillons le Royaume de Dieu, une responsabilité envers Dieu et envers l’humanité. Marie, en recevant le don le plus précieux de tous, Jésus lui-même, l’a offert au monde avec un immense amour. Nous Lui demandons de nous aider à être des "serviteurs bons et fidèles", afin de pouvoir prendre un jour part "à la joie de Jésus, le Fils Unique".


Citation :
Nous demandons à Dieu la grâce d’habiter ce que nous sommes pour vivre d’amour et d’action de grâce.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 





Concile Vatican II
Lumen gentium, 31-33


Témoins en vertu des dons qu'ils ont reçus (Mt 5,10)

De par leur vocation propre, il revient aux laïcs de chercher le Royaume de Dieu en administrant les choses temporelles de ce monde et en les ordonnant selon Dieu. Ils vivent au cœur de la société, engagés dans toutes et chacune des affaires du monde, plongés dans l'ambiance où se meuvent la vie de famille et la vie sociale dont leur existence est comme tissée. C'est là qu'ils sont appelés par Dieu, jouant ainsi le rôle qui leur est propre et guidés par l'esprit de l'Évangile, à travailler comme de l'intérieur, à la manière d'un ferment (Mt 13,33), à la sanctification du monde et à manifester ainsi le Christ aux autres, principalement par le témoignage de leur propre vie, par le rayonnement de leur foi, de leur espérance et de leur charité. C'est à eux qu'il revient particulièrement d'illuminer et d'ordonner toutes choses dans le domaine séculier auxquelles ils sont étroitement liés, en sorte qu'elles soient toujours accomplies selon le Christ, qu'elles croissent et soient à la louange du Créateur et Rédempteur...

     L'apostolat des laïcs est une participation à la mission salvatrice de l'Église elle-même. Cet apostolat, tous y sont destinés par le Seigneur lui-même en vertu de leur baptême et de leur confirmation. Les sacrements, et en particulier la sainte Eucharistie, communiquent et alimentent cet amour envers Dieu et envers les hommes qui est l'âme de tout l'apostolat. Cependant, les laïcs sont par-dessus tout appelés à rendre l'Église présente et agissante en tout lieu et en toute circonstance où elle ne peut devenir le sel de la terre (Mt 5,13) que par leur intermédiaire. Ainsi tout laïc, en vertu des dons qu'il a reçus, est le témoin et, en même temps, l'instrument vivant de la mission de l'Église « selon la mesure du don du Christ » (Ep 4,7)...

     C'est donc une magnifique tâche qui attend tous les laïcs : celle de travailler à ce que le plan divin du salut se réalise toujours davantage dans chacun des hommes en tous les temps et par toute la terre. Que de toutes parts donc, la voie leur soit ouverte afin que, selon leurs forces et les besoins actuels, ils puissent, eux aussi, travailler avec ardeur à l'œuvre salvatrice de l'Église.












_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4231
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Sam 2 Sep 2017 - 21:40

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"À partir de ce moment, Jésus commença à montrer à ses disciples qu’il lui fallait partir pour Jérusalem, souffrir beaucoup de la part des anciens, des grands prêtres et des scribes, être tué, et le troisième jour ressusciter. »

Nous voulons suivre Jésus avec un amour sincère. Il nous faut faire l’expérience de l’adversaire qui se sert de la souffrance et de la peur de la mort pour nous éloigner de l’Amour infini de Dieu notre Père. Jésus va tracer chemin de Pierre qui est au delà de la raison humaine ! Il ne suffit pas de « reconnaître » Jésus « idéalement » dans notre pèlerinage terrestre ! La vie chrétienne est faite de renoncements continuels qu’il nous faut traverser avec lui. Nous croyions avoir compris la Parole de Dieu, avoir suivi Jésus, et au détour du chemin se trouve l’obstacle qui nous fait trébucher ! L’imitation de Jésus Christ dit : « Il n’est pas dans la nature de l’homme de porter la croix, d’aimer la croix… ; si tu ne comptes que sur toi-même, tu ne pourras rien faire de tel. Mais si tu mets ta confiance dans le Seigneur, la force te sera donnée d’en haut, et tu auras pouvoir sur la chair et le monde. Et tu ne craindras pas même le démon, notre ennemi, si tu es armé par la foi et marqué par la croix de Jésus Christ. » Il nous faut marcher derrière Jésus qui nous sauve par un chemin de grande humilité, et faire l’expérience de l’humiliation sur notre chemin, pour entrer dans le « Chemin » qui est Jésus lui-même.

"Pierre, le prenant à part, se mit à lui faire de vifs reproches : « Dieu t’en garde, Seigneur ! cela ne t’arrivera pas. »

Mais lui, se retournant, dit à Pierre : « Passe derrière moi, Satan ! Tu es pour moi une occasion de chute : tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. » Jésus entend la réponse que Pierre vient de proclamer devant les autres disciples : Il est le « Fils du Dieu Vivant, » c’est-à-dire qu’il est Dieu lui-même ! Mais Pierre n’a pas encore compris le chemin d’humilité de Jésus. Le premier des apôtres empêche son Seigneur et son Maitre de révéler son amour pour tous les hommes par sa mort sur la Croix et sa Résurrection ! Il le comprendra plus tard ! Suivre Jésus nous donne d’expérimenter l’amour infini qu’il a pour son Père et pour nous. C’est l’Amour même qui nous sauve qui nous fait découvrir en même temps l’étroitesse de notre pauvre cœur. Jésus est vraiment venu nous sauver de toutes compromissions avec le menteur, avec le prince de ce monde.

"Alors Jésus dit à ses disciples : « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive.

Car celui qui veut sauver sa vie la perdra, mais qui perd sa vie à cause de moi la trouvera. Quel avantage, en effet, un homme aura-t-il à gagner le monde entier, si c’est au prix de sa vie ? Et que pourra-t-il donner en échange de sa vie ? Car le Fils de l’homme va venir avec ses anges dans la gloire de son Père ; alors il rendra à chacun selon sa conduite. Vivre en Dieu signifie lui donner définitivement la première place dans notre vie. Que Dieu soit au début et à la fin de toutes nos pensées, nos paroles et de toutes les actions de notre vie. Cela implique une mort à notre « moi » qui s’oppose toujours à Dieu et aux autres pour vivre dans l’Esprit Saint. C’est l’annonce de la croix par Jésus, le Fils de Dieu, qui montrera l’amour infini du Père dans sa miséricordieuse bonté pour chacun de nous. Pierre apprendra le sens du véritable amour : « Celui qui veut sauver sa vie la perdra, mais qui perd sa vie à cause de moi la gardera. » L’ardeur qui tenaille le cœur de Jésus était déjà préfigurée par le prophète Jérémie, cette ardeur doit habiter notre cœur : « Il y avait en moi un feu dévorant, au plus profond de mon être. » Jésus propose un chemin de vraie vie pour qui veut le suivre, c’est ainsi qu’il accomplit notre salut. Il ne s’agit pas de nier la beauté de la nature humaine et de la vie terrestre, il s’agit de mettre Dieu à la première place dans notre vie.


Citation :
Nous demandons à Jésus la grâce de mettre Dieu à la première place dans notre vie.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 





Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermon 96 ; PL 38, 584-586 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 132)


« Tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes » (Mt 5,10)

Quand le Seigneur engage l'homme qui veut le suivre à renoncer à soi-même, nous trouvons son commandement difficile et dur à entendre. Mais si celui qui commande nous aide à l'accomplir, son commandement n'est ni difficile ni pénible... Et cette autre parole sortie de la bouche du Seigneur est également vraie : « Mon joug est facile à porter, et mon fardeau léger » (Mt 11,30). L'amour, en effet, adoucit ce que les préceptes peuvent avoir de pénible. Nous connaissons toutes les merveilles que l'amour peut accomplir... Quelles rigueurs les hommes n'ont-ils pas endurées, quelles conditions de vie indignes et intolérables n'ont-ils pas supportées pour arriver à posséder l'objet de leur amour ! ... Pourquoi s'étonner que celui qui aime le Christ et veut le suivre renonce à soi-même pour l'aimer ? Car, si l'homme se perd en s'aimant soi-même, il doit sans aucun doute se trouver en se renonçant...

     Qui refuserait de suivre le Christ jusqu'au séjour du bonheur parfait, de la paix suprême et de la tranquillité éternelle ? Il est bon de le suivre jusque-là ; encore faut-il connaître la voie pour y parvenir... Le chemin te semble couvert d'aspérités, il te rebute, tu ne veux pas suivre le Christ. Marche à sa suite ! Le chemin que les hommes se sont tracé est raboteux, mais il a été aplani quand le Christ l'a foulé en retournant au ciel. Qui donc refuserait d'avancer vers la gloire ?

     Tout le monde aime à s'élever en gloire, mais l'humilité est la marche à gravir pour y arriver. Pourquoi lèves-tu le pied plus haut que toi ? Tu veux donc tomber au lieu de monter ? Commence par cette marche : déjà elle te fait monter. Les deux disciples qui disaient : « Seigneur, accorde-nous de siéger, l'un à ta droite et l'autre à ta gauche, dans ton Royaume », ne prêtaient aucune attention à ce degré d'humilité. Ils visaient le sommet et ne voyaient pas la marche. Mais le Seigneur leur a montré la marche. Eh bien, qu'a-t-il répondu ? « Pouvez-vous boire à la coupe que je vais boire ? » (Mc 10,37-38) « Vous qui désirez parvenir au faîte des honneurs, pouvez-vous boire le calice de l'humilité ? » Voilà pourquoi il ne s'est pas borné à dire d'une manière générale : « Qu'il renonce à lui-même et qu'il me suive », mais il a ajouté : « Qu'il prenne sa croix et qu'il me suive ».













_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !


Dernière édition par Lumen le Sam 9 Sep 2017 - 21:16, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4231
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Dim 3 Sep 2017 - 22:12

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

« Il vint à Nazareth, où il avait été élevé. Selon son habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat, et il se leva pour faire la lecture. »

On lui remit le livre du prophète Isaïe. Il ouvrit le livre et trouva le passage où il est écrit : L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux captifs leur libération, et aux aveugles qu’ils retrouveront la vue, remettre en liberté les opprimés, annoncer une année favorable accordée par le Seigneur. La parole de Jésus est une « parole de grâce. » En lui, la grâce et la bienveillance de Dieu se sont rendues visibles avec puissance. Dieu qui avait promis de sauver l’homme parce qu’il l’aime, l’a sauvé en vivant dans la chair humaine en Jésus. Il ne lui a pas suffit de donner son Salut : il s’est donné lui-même comme Sauveur. Nous voulons contempler le Sauveur, avoir le cœur occupé à regarder Jésus ! Alors sa lumière rend notre visage plus lumineux, comme celui de Marie sa mère. Mais les habitants de son village se ferment sur ce qu’ils connaissent de lui. Le message de Jésus le Messie, n’est pas selon la compréhension des habitants de Nazareth. "C’est le fils de Joseph" disent-ils. Ils veulent se saisir de lui pour que Jésus accomplisse leur volonté. Ce qu’ils attendent, c’est un Messie puissant, le souci des pauvres n’est pas leur priorité !

« Jésus referma le livre, le rendit au servant et s’assit. Tous, dans la synagogue, avaient les yeux fixés sur lui. »

Alors il se mit à leur dire : « Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre. » Tous lui rendaient témoignage et s’étonnaient des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche. Ils se disaient : « N’est-ce pas là le fils de Joseph ? » Mais il leur dit : « Sûrement vous allez me citer le dicton : “Médecin, guéris-toi toi-même”, et me dire : “Nous avons appris tout ce qui s’est passé à Capharnaüm ; fais donc de même ici dans ton lieu d’origine !” » Puis il ajouta : « Amen, je vous le dis : aucun prophète ne trouve un accueil favorable dans son pays. Jésus élargit la perspective des habitants de Nazareth en citant les prophètes Élie et Élisée, avec lesquels, déjà cela se passait déjà ainsi. En effet, Jésus vient combler l’intérieur de nos vies, là, il veut grandir encore. Mais il rencontre une incompréhension pour les habitants de Nazareth, comme pour chacun de nous. La Parole de Jésus nous demande une grande disponibilité et une abnégation de nous-mêmes, une renonciation à notre volonté propre. Il faudrait que notre seul désir soit de faire la volonté de Dieu, d’être au diapason de l’Esprit Saint. Nous voulons pour cela nous mettre à l’école de Dieu, que la Parole opère en nous son chemin..

En vérité, je vous le dis : Au temps du prophète Élie, lorsque pendant trois ans et demi le ciel retint la pluie, et qu’une grande famine se produisit sur toute la terre, il y avait beaucoup de veuves en Israël ; pourtant Élie ne fut envoyé vers aucune d’entre elles, mais bien dans la ville de Sarepta, au pays de Sidon, chez une veuve étrangère.

Au temps du prophète Élisée, il y avait beaucoup de lépreux en Israël ; et aucun d’eux n’a été purifié, mais bien Naaman le Syrien. » À ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux. Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline où leur ville est construite, pour le précipiter en bas. Mais lui, passant au milieu d’eux, allait son chemin. Si Jésus trouve la foi à Nazareth il peut apporter le salut. Jésus était rempli d’Esprit Saint, mais les siens sont remplis de colère. Celle-ci les empêche d’accepter le cadeau qu’il veut leur offrir. La dureté de leur cœur, causée par une prétention religieuse, est cruelle. Cependant, Jésus, passant au milieu d’eux, allait son chemin. Il ne reste pas la proie de la méchanceté des hommes. Piégé par le Satan dans le désert, il ne restera pas dans son chemin de mort. L’Esprit Saint fait l’œuvre de Dieu en nous, il a éclairé le chemin de Marie. C’est un présage de la résurrection


Citation :
Demandons la grâce d’être avec Jésus sous la mouvance de l’Esprit Saint pour accomplir la volonté de Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 





Bienheureux Guerric d'Igny (v. 1080-1157), abbé cistercien
4ème sermon pour l'Epiphanie (trad. SC 166, p. 299s)


Reconnaître le Christ dans son humilité et descendre à sa suite (Mt 5,10)

« Mon âme se trouble en moi », ô Dieu, au souvenir de mes péchés ; « alors je me souviens de toi, depuis le pays du Jourdain » (Ps 41,7) — c'est-à-dire en me rappelant comment tu as purifié Naaman le lépreux dans son humble descente... « Il descendit et se lava sept fois dans le Jourdain, comme l'avait prescrit l'homme de Dieu, et il fut purifié » (2R 5,14). Descends toi aussi, ô mon âme, descends du char de l'orgueil dans les eaux salutaires du Jourdain, qui, de la source de la maison de David, coule maintenant sur le monde entier « pour laver tout péché et toute souillure » (Za 13,1). Assurément, cette source c'est l'humilité de la pénitence, qui coule à la fois grâce à un don du Christ et grâce à son exemple, et qui, prêchée désormais sur toute la terre, lave les péchés du monde entier... Notre Jourdain est un fleuve pur ; il sera donc impossible aux superbes de t'accuser, si tu te plonges entièrement en lui, si tu t'ensevelis, pour ainsi dire, dans l'humilité du Christ...

     Bien sûr, notre baptême est unique, mais une telle humilité rebaptise. Elle ne réitère pas la mort du Christ en effet, mais elle accomplit la mortification et la sépulture du péché, et ce qui a été célébré sacramentellement au baptême trouve sous cette nouvelle forme son plein achèvement. Oui, une telle humilité ouvre les cieux, et rend l'esprit d'adoption ; le Père reconnaît son fils, reformé dans l'innocence et la pureté d'un enfant régénéré. C'est pourquoi l'Écriture mentionne à juste titre que la chair de Naaman a été rétablie comme celle d'un enfant nouveau-né... Nous qui avons perdu la grâce de notre premier baptême...voici que nous avons découvert le vrai Jourdain, c'est-à-dire la descente de l'humilité... À nous seulement de ne pas craindre de descendre plus profondément chaque jour... avec le Christ.













_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4231
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Lun 4 Sep 2017 - 23:04

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

« Jésus descendit à Capharnaüm, ville de Galilée, et il y enseignait, le jour du sabbat.

On était frappé par son enseignement car sa parole était pleine d’autorité. L’enseignement fut le centre de la mission de Jésus dans sa vie publique. Mais la prédication de Jésus était très différente de celle des autres maîtres de la loi. Cela mettait les gens dans la confusion et dans l’admiration car Jésus déconcertait par son enseignement, Il « parlait avec autorité ». Sa façon de parler avait l’autorité de celui qui est “le Saint de Dieu.” Précisément, cette autorité dans sa façon de parler était ce qui donnait de la force à son langage. Il utilisait des images vives et concrètes ; Paroles et images qu’Il tirait de la nature ou de l’Ecriture Sainte. Jésus était un bon observateur très proche des situations humaines en tous genres. En même temps que nous le voyons enseigner, nous le voyons faire le bien autour de Lui. Il lit dans le livre de la vie de tous les jours, des expériences de tous les jours qu’il utilise pour enseigner. Sa Parole est d’une grande profondeur, toute nouvelle. Il y a en chacun de nous une bonne volonté, mais nous ne maîtrisons pas tout dans notre vie. Il y a des lieux qui nous échappent. Dans un combat pour la lumière et la vérité, Jésus, le Sauveur du monde, vient nous déloger de nos ténèbres. La Parole de Dieu est plus affilée qu’un glaive à deux tranchants, elle est plus incisive que toute autre force ou puissance.

« Or, il y avait dans la synagogue un homme possédé par l’esprit d’un démon impur, qui se mit à crier d’une voix forte : « Ah !que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : tu es le Saint de Dieu. »

Jésus le menaça : « Silence ! Sors de cet homme. » Alors le démon projeta l’homme en plein milieu et sortit de lui sans lui faire aucun mal. Cet homme ne crie pas, c’est l’esprit démoniaque qui crie en lui ! A la présence de Jésus, il réagit : "Que nous veux-tu Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ?" Par la Présence de Jésus nous sommes exposés à sa lumière, à la tendresse de Jésus le médecin divin ! Si nous lui donnons cette possibilité, Jésus mettra le doigt sur ce qui fait mal en nous, car nous portons toutes sortes de blessures, de misères et bon nombre de fardeaux ! Jésus, dans sa lumière, fait reculer les ténèbres. Enfantés sur la croix, nous sommes devenus des enfants de lumière. Notre origine est dans le cœur transpercé de Jésus. Là, naît une source qui ne cesse de jaillir jusqu’à ce qu’il revienne. Créés "homme et femme à l’image et à la ressemblance de Dieu," Père, Fils et Saint Esprit, Jésus nous restitue dans notre intégrité fondamentale face à Dieu et face aux autres. Sa parole, "pleine d’autorité," nous édifie pour que nous puissions travailler à la construction du Royaume de Dieu, en nous édifiant dans tout notre être.

"Tous furent saisis d’effroi et ils se disaient entre eux : « Quelle est cette parole ? Il commande avec autorité et puissance aux esprits impurs, et ils sortent ! »

Et la réputation de Jésus se propageait dans toute la région. Cet homme possédé va se laisser édifier dans le Christ car il se trouve face à Jésus dans une grande confusion. Jésus lumière fait reculer les ténèbres du menteur. Jésus qui est vie, rejette tout ce qui est mort ! Lui qui est amour rejette tout ce qui est haine. Jésus fait de nous l’enfant aimé de son Père afin que notre vie revienne à la lumière. Là, dans la manière de parler de Jésus, sont conciliés l’autorité divine avec la plus incroyable simplicité humaine. Autorité et simplicité étaient possible pour Jésus grâce à sa connaissance de l’humanité. "Il sait ce qu’il y a dans l’homme." Sa relation avec le Père manifeste l’harmonie unique entre la grandeur et l’humilité. Il n’y a en lui aucune concurrence, aucun intérêt personnel ou empressement à se montrer. Son autorité se manifeste tant par le sublime de ses paroles et de ses actions que par son humilité et sa simplicité.


Citation :
Nous demandons la grâce de coopérer avec Jésus à l’œuvre de libération de l’humanité.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Diadoque de Photicé (v. 400-?), évêque 
Cent chapitres sur la connaissance, 78-80, dans La Philocalie
(trad. Bellefontaine 1987, t. 8, p. 159 rev.)


« Silence ! Sors de cet homme ! »

Le baptême, ce bain de la sainteté, enlève la souillure de notre péché, mais il ne change pas maintenant la dualité de notre vouloir et n'empêche pas les esprits du mal de nous combattre ou de nous entretenir dans l'illusion... Mais la grâce de Dieu a sa demeure dans la profondeur même de l'âme, c'est-à-dire dans l'entendement. Il est dit, en effet, que « la gloire de la fille du Roi est au-dedans » (Ps 44,15) : elle ne se montre pas aux démons. C'est pourquoi des profondeurs mêmes de notre cœur nous sentons comme sourdre le désir divin, quand nous nous souvenons ardemment de Dieu. Mais alors les esprits mauvais sautent dans les sens corporels et s'y cachent, profitant du relâchement de la chair... Ainsi donc, notre entendement, selon le divin apôtre Paul, se réjouit toujours de la loi de l'Esprit (Rm 7,22). Mais les sens de la chair veulent se laisser emporter sur la pente des plaisirs... 

« La lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont pas reçue » (Jn 1,5)... : le Verbe de Dieu, la vraie lumière, a jugé bon de se manifester à la création dans sa propre chair, en allumant en nous la lumière de sa connaissance divine dans son incommensurable amour de l'homme. L'esprit du monde n'a pas reçu le dessein de Dieu, c'est-à-dire ne l'a pas connu... ; pourtant le merveilleux théologien, l'évangéliste Jean ajoute : « Il était la vraie lumière, qui éclaire tout homme venant dans le monde... Il était dans le monde, et le monde a été fait par lui, et le monde ne l'a pas connu. Il est venu dans ce qui était à lui, et les siens ne l'ont pas reçu. Mais à ceux qui l'ont reçu, à ceux qui croient en son nom, il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu » (v.10-12)... Ce n'est pas de Satan que l'évangéliste dit qu'il n'a pas reçu la vraie lumière, car dès le commencement il lui est étranger puisqu'elle ne brille pas en lui. Mais il stigmatise justement par cette parole les hommes qui entendent les puissances et les merveilles de Dieu mais qui, à cause de leur cœur enténébré, ne veulent pas s'approcher de la lumière de sa connaissance.














_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4231
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Mer 6 Sep 2017 - 0:38

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Jésus quitta la synagogue et entra dans la maison de Simon. Or, la belle-mère de Simon était oppressée par une forte fièvre, et on demanda à Jésus de faire quelque chose pour elle. Il se pencha sur elle, menaça la fièvre, et la fièvre la quitta. À l’instant même, la femme se leva et elle les servait.

L’Évangile nous donne aujourd’hui une « journée » de Jésus pour que nous le contemplions. Nous voulons vivre profondément à son école. Notre vie peut devenir prière pour que l’humanité marche à la suite de Jésus. Jésus va droit au mal qui ronge le cœur de l’homme, l’ennemi de la nature humaine est chassé. Il intervient avec autorité, il s’adresse à l’Ennemi qui ne s’y trompe pas. Le règne du menteur au cœur de l’homme est éphémère, il ne résiste pas à la présence de Jésus. Dieu est plus fort que le mal, au-delà du mal. L’homme reconnaît que son mal a un nom, il s’appelle péché, refus du salut. Le salut l’atteint au plus profond de lui-même. Nous rendons grâce à Dieu pour l’espérance qu’il communique aux apôtres. Jésus guérit les malades, afin que dans le monde entier, sa Parole porte du fruit et que les pécheurs se repentent. Comme le Christ a donné sa vie pour l’humanité, tout instant de notre vie est donné, dans le mystère du Christ, pour que le monde ait la vie.

"Au coucher du soleil, tous ceux qui avaient des malades atteints de diverses infirmités les lui amenèrent. Et Jésus, imposant les mains à chacun d’eux, les guérissait."

Et même des démons sortaient de beaucoup d’entre eux en criant : « C’est toi le Fils de Dieu ! » Mais Jésus les menaçait et leur interdisait de parler, parce qu’ils savaient, eux, que le Christ, c’était lui. Jésus, aujourd’hui encore, chasse toute fièvre de nos vies, fièvre aiguë de l’action désordonnée, fièvre lente de ceux qui ont perdu la fraîcheur du premier don. Jésus guérit à cause de la foi de ses amis proches qui prient. Au coucher du soleil, quand la chaleur est retombée, on transporte les malades, Jésus les guérit tous, les malades physiques et les malades mentaux, des hommes, des femmes, des vieillards, des jeunes, lassés de souffrir ou en proie à leurs démons quotidiens. Jésus, dans la foule, trouve le temps d’aimer chacun, de regarder chacun, d’imposer les mains à chacun comme s’il était l’unique. La vie de Jésus se contenue dans le mystère pascal, elle nous est donnée. Ce mystère conforme notre vie à celle de Jésus que nous célébrons dans la liturgie. Nous aimons célébrer le mystère pascal dans l’aujourd’hui de la Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu. « Il est venu, » « Il a souffert,  « il est mort, » "il est ressuscité et il reviendra." En recevant Jésus dans l’Eucharistie nous lui demandons de prendre possession de notre existence pour que nous vivions en vérité le quotidien de notre vie.

"Quand il fit jour, Jésus sortit et s’en alla dans un endroit désert."

Les foules le cherchaient ; elles arrivèrent jusqu’à lui, et elles le retenaient pour l’empêcher de les quitter. Mais il leur dit : « Aux autres villes aussi, il faut que j’annonce la Bonne Nouvelle du règne de Dieu, car c’est pour cela que j’ai été envoyé. » Et il proclamait l’Évangile dans les synagogues du pays des Juifs. Le désert est le lieu du silence et de la solitude pour Jésus qui s’y retire. Le désert est le lieu de l’absolu, le lieu de la liberté, où nous nous retrouvons confronté à nos ultimes requêtes, c’est le domaine de la grâce. Les grandes choses commencent dans le désert, dans le silence, dans la pauvreté. Nous ne pouvons pas participer à la mission de l’Évangile sans entrer dans l’expérience du désert, du dénuement. Jésus porte l’évangélisation du monde dans sa prière nocturne. La foule le rejoint et voudrait le retenir et c’est aussi notre réflexe quand nous avons rencontré Jésus. Nous voudrions prolonger ces moments de paix, or il nous envoie à la mission, à sa propre mission qui est universelle. Jésus, dans la mission, est à la fois totalement disponible à ceux qui l’entourent et il demeure auprès de son Père qui l’envoie annoncer la Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu. Nous demandons la grâce qu’il en soit ainsi dans notre vie à la suite de Jésus, accueillir sa Parole vivante et vivifiante qui est la résurrection et la vie.


Citation :
Nous demandons la grâce de rayonner l’Amour infini du cœur de notre Père.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Eucher (? - v. 450), évêque de Lyon
L'Éloge du désert (trad. Sœur Isabelle de la Source, Lire la Bible, t. 2, p. 109)


« Il sortit et se retira dans un endroit désert »

Ne peut-on raisonnablement avancer que le désert est le temple sans bornes de notre Dieu ? Car celui qui habite dans le silence doit certainement se plaire dans les lieux retirés. C'est là que souvent il s'est manifesté à ses saints ; c'est à la faveur de la solitude qu'il a daigné rencontrer les hommes.

     C'est dans le désert que Moïse, la face inondée de lumière, voit Dieu... Là, il est admis à converser familièrement avec le Seigneur ; il échange parole contre parole ; il s'entretient avec le Maître du ciel ainsi que l'homme a coutume de s'entretenir avec son semblable. Là, il reçoit le bâton puissant en prodiges ; et après être venu au désert comme pasteur de brebis, il quitte le désert en pasteur de peuples (Ex 3 ; 33,11 ; 34).

     De la même manière, le peuple de Dieu, quand il doit être libéré d'Égypte et délivré des œuvres terrestres, ne gagne-t-il pas des lieux écartés, ne se réfugie-t-il pas dans les solitudes ? Oui, c'est dans le désert qu'il va approcher ce Dieu qui l'a arraché à la servitude... Et le Seigneur se faisait le chef de son peuple en guidant ses pas à travers le désert. Sur la route, de jour et de nuit, il déployait une colonne, flamme ardente ou nuée rayonnante, signe venu du ciel... Les enfants d'Israël obtinrent donc de voir le trône de Dieu et d'entendre sa voix, tandis qu'ils vivaient dans les solitudes du désert...

     Faut-il ajouter qu'ils ne parviennent à la terre de leurs désirs qu'après avoir séjourné au désert ? Pour que le peuple entre un jour en possession d'une contrée où coulaient le lait et le miel, il lui a fallu d'abord passer par des lieux arides et incultes. C'est toujours par des campements au désert que l'on s'achemine vers la véritable patrie. Qu'il habite une terre inhabitable, celui qui veut « voir les biens du Seigneur dans la terre des vivants » (Ps 26,13). Qu'il soit l'hôte du désert, celui qui veut devenir le citoyen des cieux.














_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4231
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Mer 6 Sep 2017 - 23:39

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

« Or, la foule se pressait autour de Jésus pour écouter la parole de Dieu, tandis qu’il se tenait au bord du lac de Génésareth.

Il vit deux barques qui se trouvaient au bord du lac ; les pêcheurs en étaient descendus et lavaient leurs filets. Simon lui répondit : « Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur ta parole, je vais jeter les filets. » Et l’ayant fait, ils capturèrent une telle quantité de poissons que leurs filets allaient se déchirer. Ils firent signe à leurs compagnons de l’autre barque de venir les aider. Ceux-ci vinrent, et ils remplirent les deux barques, à tel point qu’elles enfonçaient. Jésus s’était assis dans la barque, à côté de Pierre qui est attentif à son enseignement. Pierre est un pêcheur, il sait ce qu’est la pêche. Malgré l’échec de la nuit, il écoute Jésus : « Sur ton ordre je vais jeter les filets. » Ils prirent une telle quantité de poissons que leurs filets se déchiraient. À cette vue, Pierre tomba à ses pieds en disant : "Seigneur, éloigne-toi de moi, je suis un pécheur ! » Va au large, lui a dit Jésus, avance au-delà de tes sécurités, de tes habitudes, de tes certitudes. Pierre a fait confiance à Jésus car il est éclairé par la Parole de Jésus. Il met ses talents de pêcheur au service de Jésus. C’est une bénédiction pour Pierre que ce jeune rabbi qui enseigne les foules lui demande ce service !

"Quand il eut fini de parler, il dit à Simon : « Avance au large, et jetez vos filets pour la pêche. »

Simon lui répondit : « Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur ta parole, je vais jeter les filets. » Et l’ayant fait, ils capturèrent une telle quantité de poissons que leurs filets allaient se déchirer. Ils firent signe à leurs compagnons de l’autre barque de venir les aider. Ceux-ci vinrent, et ils remplirent les deux barques, à tel point qu’elles enfonçaient. Jésus s’était assis dans la barque, à côté de Pierre qui est attentif à son enseignement. Pierre est un pêcheur, il sait ce qu’est la pêche. Malgré l’échec de la nuit, il écoute Jésus : « Sur ton ordre je vais jeter les filets. » Ils prirent une telle quantité de poissons que leurs filets se déchiraient. À cette vue, Pierre tomba à ses pieds en disant : "Seigneur, éloigne-toi de moi, je suis un pécheur ! » Va au large, lui a dit Jésus, avance au-delà de tes sécurités, de tes habitudes, de tes certitudes. Pierre a fait confiance à Jésus car il est éclairé par la Parole de Jésus. Il met ses talents de pêcheur au service de Jésus. C’est une bénédiction pour Pierre que ce jeune rabbi qui enseigne les foules lui demande ce service !

A cette vue, Simon-Pierre tomba aux genoux de Jésus, en disant : « Éloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur.

En effet, un grand effroi l’avait saisi, lui et tous ceux qui étaient avec lui, devant la quantité de poissons qu’ils avaient pêchés ; et de même Jacques et Jean, fils de Zébédée, les associés de Simon. Jésus dit à Simon : « Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras. » Alors ils ramenèrent les barques au rivage et, laissant tout, ils le suivirent. Les bras de Pierre sentent les poissons qui grouillent dans les filets. Ses muscles se tendent pour les ramener dans la barque. La parole a été efficace, ce qui devait se produire, s’est produit. Pierre éprouve à la fois, attirance et effroi. Jésus le touche au plus profond de lui, et il le rend libre, désirant, pauvre, disponible ! Pierre, se jetant aux pieds de Jésus lui dit « éloigne-toi de moi, pécheur. » Dans cette prostration, Jésus propose à Pierre de le suivre. Jésus transforme le cœur de Pierre, il en fera son ami. Il sait ce qu’il y a de beau dans cet homme, il achèvera de le rendre doux et miséricordieux. C’est le mystère de chacun de nous, de nos échecs et de nos questions dans notre rapport avec Dieu et avec autres. Jésus nous rejoint dans nos profondeurs, là où Dieu nous attend. Il vient établir son règne de paix, de lumière et d’amour. Nous le regardons et nous voulons l’aimer car cette parole de Dieu est pour nous aujourd’hui.


Citation :
Nous demandons la grâce de rayonner l’Amour infini du cœur de notre Père.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Antoine de Padoue (v. 1195-1231), franciscain, docteur de l'Église
Sermons pour le dimanche et les fêtes des saints (trad. Bayart, Eds. franciscaines 1944, p. 187 rev.)


« Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras »

« Sur ta parole, je jetterai le filet. » C'est sur l'ordre de la grâce céleste, de l'inspiration surnaturelle, qu'il faut tendre le filet de la prédication. Sinon, le prédicateur jette en vain les lignes de ses paroles. La foi des peuples est obtenue non par des discours savamment composés, mais par la grâce de la vocation divine... Ô fructueuse humilité ! Quand ceux qui jusque-là n'avaient rien pris se fient à la parole du Christ, ils ramènent une multitude de poissons...

     « Sur ta parole, je jetterai le filet. » Chaque fois que je l'ai jeté de moi-même, j'ai voulu garder pour moi ce qui t'appartient. C'est moi que j'ai prêché, et non toi ; mes paroles et non les tiennes. C'est pourquoi je n'ai rien pris. Ou, si j'ai pris quelque chose, ce n'est pas du poisson, mais des grenouilles, bonnes à bavarder mes louanges...

     « Sur ta parole, je jetterai le filet. » Lâcher le filet sur la parole de Jésus Christ, c'est ne s'attribuer rien à soi-même mais attribuer tout à lui ; c'est vivre conformément à ce qu'on prêche. Alors on prend une énorme quantité de poissons.













_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4231
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Jeu 7 Sep 2017 - 23:38

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"GENEALOGIE DE JESUS, CHRIST, fils de David, fils d’Abraham.

Or, voici comment fut engendré Jésus Christ : Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ; avant qu’ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint. Nous fêtons la naissance de Marie, la Reine de la Paix, qui donnera naissance au Prince de la Paix. L’Église, pour cette fête, reprend la généalogie de Jésus ! De génération en génération, la généalogie qui symbolise notre humanité porte la blessure de son péché, envie, jalousie, mensonge, violence. Nous notons un bouleversement et une rupture de rythme dans cette longue généalogie. Apres la génération des hommes, une femme ! Marie apparaît pour un nouveau commencement. Dieu nous déconcerte toujours, il agit dans la pauvreté et dans l’humilité, dans la bassesse de sa créature. Quand l’action de Dieu nous surprend, nous voulons l’accueillir comme un mystère que notre foi nous permettra un jour de comprendre. Ce mystère nous introduit dans la beauté, mais il nous fait entrer dans la nuit, dans les ténèbres. Joseph, l’homme juste, ne comprend pas, il décide de répudier Marie en secret, car il ne comprend pas le chemin de Dieu ! Marie est la Reine de cette histoire sainte qui s’enracine dans l’épaisseur de l’humanité par Joseph, « l’époux de Marie ! »

"Joseph, son époux, qui était un homme juste, et ne voulait pas la dénoncer publiquement, décida de la renvoyer en secret.

Comme il avait formé ce projet, voici que l’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint, elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve,) car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » Le mystère de Marie, petite fille d’Israël enracinée dans son peuple, était annoncée dans la Parole. Après un temps de délaissement, Dieu sauve le monde. Il s’est abaissé en s’incarnant, assumant la condition humaine, dans notre humanité. C’est l’amour infini de Dieu qui se révèle dans son Fils Jésus. Il vient partager notre nature humaine. Joseph va devoir prendre en responsabilité ce mystère. Dans chacune de nos vies, c’est le Mystère de l’intervention du ciel que nous retrouvons ! Nous sommes un petit peuple non reconnu, humilié, bafoué qui poursuit sa marche. Jésus dira : « Vous êtes dans le monde, mais vous n’êtes pas du monde. » Ces changements sont pour nous si difficiles à accueillir ! C’est Dieu qui intervient dans notre vie, et nous la menons avec Jésus ! Il nous donne une Reine pour nous aider à mettre nos pas dans les pas de Jésus, à nous mettre à l’école de l’Esprit Saint.

"Tout cela est arrivé pour que soit accomplie la parole du Seigneur prononcée par le prophète : Voici que la Vierge concevra, et elle enfantera un fils ; on lui donnera le nom d’Emmanuel, qui se traduit : « Dieu-avec-nous. »

Marie est le premier fruit de la Passion de Jésus qui apporte la réconciliation de l’homme avec lui-même et avec son Créateur. Joseph doit accueillir un tel mystère. Alors, dans l’humilité de Nazareth, Marie donnera naissance au Prince de la Paix. Elle accueille la mission de la paix. Elle nous redonne de l’espérance. Avec Joseph, nous accueillons la Reine de la Paix. Marie nous entraîne vers Jésus à la source de la Paix. Nous aurons à parcourir le chemin que parcourt Joseph. Pour cela, nous acceptons notre propre histoire. Sachons nous ouvrir de tout notre être à la nouveauté de Dieu. Nous avons été créés à l’image de Dieu, il nous faut prendre conscience de cet amour qui nous construit jour après jour depuis notre naissance, à cette beauté de l’humanité, malgré le péché. Dieu vient relever les pauvres ! C’est la bonne nouvelle de l’Évangile. Jésus qui vit dans l’intimité de Dieu son Père, nous ouvre à la filiation.


Citation :
Nous demandons la grâce de comprendre que Marie nous donne Jésus qui nous sauve.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Jean de Damas (v. 675-749), moine, théologien, docteur de l'Église
Homélie sur la Nativité de la Vierge, 3 (trad. cf SC 80, p.51)


« Célébrons dans la joie la naissance de la Vierge Marie : par elle nous est venu le Soleil de justice » (Antienne d'ouverture)

Aujourd'hui une porte virginale s'avance ; par elle le Dieu qui est au-delà de tous les êtres doit « venir dans le monde » « corporellement », selon l'expression de Paul (He 1,6 ;Col 2,9). Aujourd'hui de la racine de Jessé une tige est sortie (Is 11,1), d'où s'élèvera pour le monde une fleur unie par sa nature à la divinité. Aujourd'hui, à partir de la nature terrestre, un ciel a été formé sur terre, par celui qui autrefois rendit solide le firmament en le séparant des eaux et en l'élevant dans les hauteurs. Mais c'est un ciel bien plus surprenant que le premier, car celui qui dans le premier créa le soleil s'est levé lui-même de ce nouveau ciel, comme un soleil de justice (Ml 3,20)... La lumière éternelle, née avant les siècles de la lumière éternelle, l'être immatériel et incorporel, prend un corps de cette femme, et comme un époux s'avance hors de la chambre nuptiale (Ps 18,6)...

     Aujourd'hui, « le fils de l'artisan » (Mt 13,55), la Parole partout active de celui qui a tout fait par lui, le bras puissant du Dieu Très-Haut..., s'est construit une échelle vivante, dont la base est plantée en terre et dont le sommet s'élève jusqu'au ciel. Sur elle Dieu repose ; c'est elle dont Jacob a contemplé l'image (Gn 28,12) ; par elle Dieu est descendu dans son immobilité, ou plutôt s'est incliné avec condescendance, et ainsi « s'est rendu visible sur la terre et a conversé avec les hommes » (Ba 3,38). Car ces symboles représentent sa venue ici-bas, son abaissement par pure grâce, son existence terrestre, la vraie connaissance qu'il donne de lui-même à ceux qui sont sur terre. L'échelle spirituelle, la Vierge, est plantée en terre, car de la terre elle tient son origine, mais sa tête s'élève jusqu'au ciel... C'est par elle et par le Saint Esprit que « le Verbe s'est fait chair et qu'il a habité parmi nous » (Jn 1,14). C'est par elle et par le Saint Esprit que s'accomplit l'union de Dieu avec les hommes.













_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4231
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Ven 8 Sep 2017 - 22:18

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Un jour de sabbat, Jésus traversait des champs ; ses disciples arrachaient des épis et les mangeaient, après les avoir froissés dans leurs mains.

Quelques pharisiens dirent alors : « Pourquoi faites-vous ce qui n’est pas permis le jour du sabbat ? » La joie de Jésus au milieu de ses disciples est une bonne nouvelle. C’est la joie d’un « groupe » joyeux et heureux. Cette « troupe » joyeuse traversent les champs de blé et les disciples qui ont faim, arrachent des épis, les froissent dans leurs mains et en mangent les grains de blé. Quoi de plus naturel : ils ont faim ! Jésus est attentif à toute détresse et à toute misère des hommes. On l’a reconnu, et dès qu’on l’aperçoit, on accourt vers lui avec tous ceux qui souffrent. Mais les pharisiens disent alors : « Pourquoi faites-vous ce qui n’est pas permis le jour du sabbat ? » Le livre de l’exode dit : « Souviens-toi du jour du sabbat pour le sanctifier, pendant six jours tu travailleras et tu feras tout ton ouvrage ; mais le septième jour est un sabbat pour le Seigneur ton Dieu. Tu n’y feras aucun ouvrage. » L’agir de Dieu est le modèle de l’agir humain. Si Dieu a « repris haleine » le septième jour, l’homme doit aussi « chômer » et laisser les autres, surtout les pauvres, « reprendre souffle. » Le sabbat fait cesser les travaux quotidiens et accorde un répit.

Jésus leur répondit : « N’avez-vous pas lu ce que fit David un jour qu’il eut faim, lui-même et ceux qui l’accompagnaient ? »

Il entra dans la maison de Dieu, prit les pains de l’offrande, en mangea et en donna à ceux qui l’accompagnaient, alors que les prêtres seulement ont le droit d’en manger. » Jésus, mu par l’Esprit Saint, répond : « Un jour de sabbat, David avait faim et ses compagnons aussi. Il entre dans le Temple, prend les pains de l’offrande, et il fait manger chacun. » Les Pharisiens connaissent cette parole. David était le roi d’Israël, et parce qu’il était le roi d’Israël il pouvait faire cela ! Qui est Jésus pour s’autoriser à faire de même ? A nous qui sommes petits et pauvres, Dieu donne le pain de la terre. Si nous nous tournons vers le Soleil, il se reflète en nous comme dans un miroir. Toute la richesse du monde nous est donnée, elle est la vraie grandeur de l’Amour. Jésus nous permet d’entrer dans le mystère de sa compassion et c’est là notre joie. Nous commençons à trouver la guérison en nous soutenant les uns les autres. Jésus nous nourrira de son Pain de vie, c’est la nourriture adaptée à notre appel. Avec cette nourriture, Jésus nous rend semblables à lui, bon et miséricordieux. Chaque Eucharistie nous remet face au don qu’il nous a fait de Lui-même, de sa venue, de sa vie, de son corps et de son sang. Il nous introduit en sa présence, pour que nous devenions saints, irréprochables.

« Il leur disait encore : « Le Fils de l’homme est maître du sabbat. »

Avec compassion, Jésus s’autorise le jour du sabbat, à faire du bien, à nous sauver. Le sabbat est le jour du Seigneur des miséricordes. Jésus, le Verbe de Dieu fait chair, incarné dans le sein de Marie, se présente à l’humanité dans une grande vulnérabilité face à toutes les objections qu’il rencontre. C’est par son obéissance et dans une grande pauvreté qu’il nous sauve. Lui qui contient tout l’univers est le Maitre du monde, il vient nous remettre sur le chemin de l’amour de Dieu. Cet Amour est libérant, Jésus nous fait prendre conscience que si nous avons besoin les uns des autres, nous avons besoin de Dieu bien plus encore. Fils unique du Père, Jésus a revêtu notre humanité dans l’Amour. Il est tourné vers le Père et il annonce que le sabbat est une œuvre de libération. L’Évangile nous rapporte de nombreuses occasions où Jésus est accusé de ne pas respecter la loi du sabbat. Il ne manque jamais à la sainteté de Dieu. Il en donne avec autorité l’interprétation authentique : « Le sabbat a été fait pour l’homme, et non l’homme pour le sabbat. »


Citation :
Nous demandons la Grâce de suivre Jésus, de nous laisser enseigner par Lui, de nous laisser transformer par Lui au plus intime de notre vie.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Aelred de Rievaulx (1110-1167), moine cistercien
Le Miroir de la charité, I, 19.27 ; PL 195,522-530


« Le Fils de l'homme est maître du sabbat »

Chaque jour de la création est grand, admirable, mais nul ne peut se comparer au septième : alors ce n'est pas la création de l'un ou l'autre élément naturel qui est proposée à notre contemplation, mais le repos de Dieu lui-même et la perfection de toutes les créatures. Car nous lisons : « Le septième jour, Dieu acheva son œuvre qu'il avait faite, et il se reposa de toute l'œuvre qu'il avait créée » (Gn 2,2). Grand est ce jour, insondable ce repos, magnifique ce sabbat ! Ah, si tu pouvais comprendre ! Ce jour n'est pas tracé par la course du soleil visible, ne commence pas à son lever, ne finit pas à son couchant ; il n'a ni matin ni soir (cf Gn 1,5)...

     Écoutons celui qui nous invite au repos : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le fardeau ; je restaurerai vos forces » (Mt 11,28). C'est la préparation du sabbat. Quant au sabbat lui-même, écoutons encore : « Prenez sur vous mon joug, et apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur ; alors vous trouverez le repos » (v. 29). Voilà le repos, la tranquillité, voilà le vrai sabbat....

     Car ce joug ne pèse pas, il unit ; ce fardeau a des ailes, non du poids. Ce joug, c'est la charité ; ce fardeau, c'est l'amour fraternel. C'est là où on trouve le repos ; là, on célèbre le sabbat ; là, on est délivré de tout travail d'esclave... Même s'il arrive que quelque péché s'y glisse, à cause de notre faiblesse, la célébration de ce sabbat n'est pas interrompue, car « la charité couvre une multitude de péchés » (1P 4,8.). Il est donc juste que cette libération soit réservée pour le septième jour car « la charité de Dieu a été répandue dans nos cœurs par l'Esprit Saint qui nous a été donné » (Rm 5,5).














_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4231
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Sam 9 Sep 2017 - 21:57

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Si ton frère a commis un péché contre toi, va lui faire des reproches seul à seul. S’il t’écoute, tu as gagné ton frère.

S’il ne t’écoute pas, prends en plus avec toi une ou deux personnes afin que toute l’affaire soit réglée sur la parole de deux ou trois témoins. S’il refuse de les écouter, dis-le à l’assemblée de l’Église ; s’il refuse encore d’écouter l’Église, considère-le comme un païen et un publicain. Habituellement nous n’en sommes pas là ! Nous pensons plutôt : « Il m’a fait cela ! Je ne vais rien dire, je n’en parlerai pas. » J’ai peur, il m’a fait mal, comme je le connais, il ne va pas m’écouter ! Et nous ruminons à l’intérieur. Ce n’est pas la solution, car nous allons ajouter au mal ! Un volcan va se déclencher dans notre vie, nous sommes empoisonnés. Que faire alors ? Il m’a fait cela ! Alors : « Œil pour œil, dent pour dent. » Nous savons qu’il va s’établir un fossé, une séparation dans une agressivité, et celui qui m’a blessé va devenir inatteignable ! En fait, avec grande humilité, il nous faut considérer l’autre comme un frère. Jésus nous propose d’aller voir un ami, et de lui en parler. C’est un frère à honorer, créé par Dieu, sauvé par Jésus. J’ai mal, j’ai été blessé, mais je vais demeurer au niveau de la grâce, dire que je souffre, que je viens d’être blessé, tout simplement. Dans cette situation, c’est moi qui suis misérable. Jésus dit : « S’il ne t’écoute pas, prends encore avec toi une ou deux personnes. » Il me faut être ingénieux, trouver son ami, parler à son ami et lui dire la situation dans laquelle je me trouve.

"Amen, je vous le dis : tout ce que vous aurez lié sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous aurez délié sur la terre sera délié dans le ciel."

C’est Jésus lui-même qui nous a sauvés, il vient nous rassembler dans un corps mystérieux, son Corps mystique. Si cette parole est difficile à vivre, elle est nécessaire pour que la communauté chrétienne puisse prendre corps. Nous sommes en situation de « salut, » il s’agit de sauver un frère ! Ce salut que Jésus nous a obtenu par sa passion et par sa croix, doit être pour nous Résurrection. Dans le feu du quotidien, au milieu des douleurs, nous nous blessons. Il nous faut alors mettre en œuvre notre espérance. Le courage et la confiance sont nécessaires ! Nous voulons sauver les liens qui sont entre nous parce que ces liens sont dans l’Esprit Saint qui les tisse. Nous entrons dans la communauté en artisan de Paix pour faire jaillir la vie de la communauté. Nous désirons voir le Christ au milieu de nous. Il ne demeure pas en nous quand nous sommes en lutte les uns contre les autres. Or nous sommes rassemblés en son nom, attentifs à sa voix.

"Et pareillement, amen, je vous le dis, si deux d’entre vous sur la terre se mettent d’accord pour demander quoi que ce soit, ils l’obtiendront de mon Père qui est aux cieux.

En effet, quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux. » Nous sommes toujours redevable les uns vis à vis des autres. Notre dette est la charité, elle est le lieu de notre vigilance. Ce que Jésus nous propose, c’est une attitude de douceur et d’humilité. Pour que la communauté chrétienne prenne corps, il nous faut revêtir les sentiments qui sont dans le cœur de Jésus. Créés par Dieu, sauvés par Jésus, frères et sœurs en humanité, nous savons que l’Evangile nous donne la Paix. Nous sommes les brebis du bon Pasteur. Nous voulons demeurer dans le calme et la tranquillité. Éloignons de nous la critique, l’injure, l’envie, la jalousie ou l’avarice. Dans le respect de Jésus et le Don de sa Vie, nous honorons ensemble la table sainte à laquelle nous communions à sa Vie. Nous voulons joindre tous nos différents dans le sacrifice de l’autel pour l’offrir avec sa Passion. Avoir l’amour qui animait Jésus, est bien supérieur à toutes les œuvres. Jésus nous l’a dit : « Là où deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis au milieu d’eux.


Citation :
Nous demandons au Saint-Esprit la grâce d’accomplir cette parole de Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 





Sainte Teresa de Calcutta (1910-1997), fondatrice des Sœurs Missionnaires de la Charité
No Greater Love (trad. Il n'y a pas de plus grand amour, Lattès 1997, p. 117 rev.)


« Tout ce que vous aurez délié sur la terre sera délié dans le ciel » :
le sacrement de réconciliation

L'autre jour, quelqu'un, un journaliste, m'a posé une question étrange : « Vous-même, allez-vous en confession ? – Oui, je vais en confession chaque semaine, ai-je répondu. – Dieu doit être plus qu'exigeant si vous-même avez à vous confesser ».

     C'était à mon tour de lui dire : « Il arrive parfois à votre propre enfant de mal agir. Que se passe-t-il quand il vous annonce : 'Papa, je suis désolé !' Que faites-vous ? Vous prenez votre enfant dans vos bras et vous l'embrassez. Pourquoi ? Parce que c'est votre façon de lui dire que vous l'aimez. Dieu fait la même chose. Il vous aime tendrement ». Si nous avons péché ou si nous avons commis une faute, faisons en sorte que cela nous aide à nous rapprocher de Dieu. Disons lui humblement : « Je sais que je n'aurais pas dû agir ainsi, mais même cette chute, je te l'offre ».

     Si nous avons péché, si nous avons fauté, allons vers lui et disons-lui : « Je regrette ! Je me repens ! » Dieu est un père qui prend pitié. Sa miséricorde est plus grande que nos péchés. Il nous pardonnera.













_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4231
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Lun 11 Sep 2017 - 0:31

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Un autre jour de sabbat, Jésus était entré dans la synagogue et enseignait. Il y avait là un homme dont la main droite était desséchée."

Les scribes et les pharisiens observaient Jésus pour voir s’il ferait une guérison le jour du sabbat ; ils auraient ainsi un motif pour l’accuser. Mais lui connaissait leurs raisonnements, et il dit à l’homme qui avait la main desséchée : « Lève-toi, et tiens-toi debout, là au milieu. » L’homme se dressa et se tint debout. Durant son ministère sur notre terre, Jésus travaille inlassablement en accomplissant des œuvres puissantes pour délivrer l’homme de la maladie, de la souffrance et de la mort. Le sabbat, que le premier Testament avait proposé comme un jour de libération, ne devait pas être observé pour la forme, sinon il était vidé de sa signification authentique. Jésus le réaffirme dans sa valeur originelle : « le sabbat a été fait pour l’homme et non l’homme pour le sabbat. » Il y a dans l’assistance un homme à la main paralysée, Jésus est saisi de compassion pour lui. Sa compassion pour cet homme dérange les scribes et les pharisiens qui ne supportent pas que Jésus fasse de telles œuvres de guérison le jour du Sabbat. Jésus sait qu’ils vont le condamner s’il fait cette guérison le jour du Sabbat ! Nous demandons la grâce de connaître Jésus, connaître la douceur de son amitié, les sentiments de son cœur et le combat pour la vie dans lequel nous sommes engagés avec lui.

"Jésus leur dit : « Je vous le demande : Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien ou de faire le mal ? de sauver une vie ou de la perdre. »

Alors, promenant son regard sur eux tous, il dit à l’homme : « Étends la main. » Il le fit, et sa main redevint normale. Jésus a la détermination de nous sauver, de nous plonger dans son grand amour. Il veut sauver l’humanité de la misère dans laquelle elle se trouve. Jésus dit : « Est-il permis de faire le bien ? Oui répond cet homme dans son intérieur, et il étend sa main et sa main redevient normale. » Jésus et le Peuple exultent de joie devant la guérison, mais les Pharisiens sont furieux devant la liberté de Jésus. Par les guérisons accomplies en ce jour de repos, Jésus veut démontrer que le sabbat est à lui, car il est vraiment le Fils de Dieu et que c’est le jour où l’on doit se consacrer à Dieu et aux autres. Nous vivons, nous aussi, dans des difficultés de toutes sorte, nous avons du mal quand nous sommes avec ces difficultés d’ordre psychologique, d’ordre affectif, d’ordre matériel, que faisons-nous de ces difficultés ? Est-ce que notre vie est toute orientée vers Jésus, pour lui, le croyant vraiment Sauveur quand nous nous trouvons dans des situations difficiles ! Jésus nous enseigne combien l’amour de Dieu est répandu dans notre humanité souffrante, il a épousée cette humanité, il libère le cœur de l’homme en prenant sur Lui sa misère.

« Quant à eux, ils furent remplis de fureur et ils discutaient entre eux sur ce qu’ils feraient à Jésus. »

La douceur de Dieu et son humilité nous font découvrir l’ardeur de Jésus pour nous sauver. Jésus va livrer sa vie pour nous. Nous demandons la grâce de l’amour du Christ pour son peuple. Que nous ayons cet amour les uns pour les autres, de manière à ce que notre vie s’épuise à servir sans cesse nos frères. Cette grâce de Jésus nous remet devant notre appel : Libérer du mal, pratiquer la fraternité et le partage, conférer à notre vie toute sa signification la plus noble. C’est ainsi que Jésus permet à l’humanité de s’acheminer vers le Sabbat éternel, vers le repos qui devient la fête à laquelle l’humanité aspire intérieurement. C’est précisément dans la mesure où Jésus oriente l’humanité à faire l’expérience du sabbat de Dieu et de sa vie conviviale, qu’il inaugure sur la terre la nouvelle création. Tous les liens tissés entre nous, toutes les souffrances offertes, sont pour la plus grande gloire de Dieu et le salut de nos frères. Tout ce qui nous est donné à vivre est pour le Corps du Christ qui est l’Église. Nous demandons à notre Père la grâce de connaître Jésus de manière plus profonde encore !


Citation :
Nous demandons la grâce d’entrer dans la fidélité de Dieu pour nous élever dans le Christ.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 





Saint Ambroise (v. 340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église
Commentaire sur l'évangile de Luc, V, 39 (trad. SC 45, p. 197 rev.)


« Il y avait là un homme dont la main droite était paralysée »


La main qu'Adam avait étendue pour cueillir les fruits de l'arbre défendu, le Seigneur l'a imprégnée de la sève salutaire des bonnes œuvres, afin que, desséchée par la faute, elle soit guérie par les bonnes œuvres. À cette occasion, le Christ prend à partie ses adversaires, qui par leurs fausses interprétations violaient les préceptes de la Loi ; ils jugeaient que le jour du sabbat il fallait faire relâche même des bonnes œuvres, alors que la Loi a préfiguré dans le présent l'aspect de l'avenir où à coup sûr c'est le mal qui ne travaillera plus, non le bien...

     Tu as donc entendu les paroles du Seigneur : « Étends ta main ». Voilà le remède pour tous. Et toi qui crois avoir la main saine, prends garde que l'avarice, prends garde que le sacrilège ne la paralyse. Étends-la souvent : étends-la vers ce pauvre qui t'implore, étends-la pour aider le prochain, pour porter secours à la veuve, pour arracher à l'injustice celui que tu vois soumis à une vexation imméritée ; étends-la vers Dieu pour tes péchés. C'est ainsi qu'on étend la main ; c'est ainsi qu'elle guérit.














_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4231
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Lun 11 Sep 2017 - 22:07

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"En ces jours-là, Jésus s’en alla dans la montagne pour prier, et il passa toute la nuit à prier Dieu."

Jésus s’en alla dans la montagne pour prier en vue du choix de ces Douze Apôtres. La prière naît en nous pour écouter Jésus qui nous manifeste la volonté de Dieu. La prière est un don de Dieu qui demande à être accueilli. C’est l’œuvre de Dieu qui nous donne un engagement et une continuité dans notre vie. La prière de Jésus, dans la paternité de Dieu et dans la communion de l’Esprit Saint, s’est prolongée dans un Don fidèle, jusqu’au Jardin des Oliviers et à la Croix. Nous voulons être fidèles à la prière dans un monde fermé à Dieu qui ne nous aide pas. L’espérance de sa rencontre, dans l’amitié avec Jésus, nous conduit à une relation filiale avec notre Père des cieux. Jésus choisit ses apôtres dans cette relation d’amour avec son Père. L’appel de Dieu pour les Apôtres est fait dans une communion d’Amour avec notre Père. Elle manifeste que nous sommes un Peuple d’appelés. Nous demandons la grâce d’être renouvelés fondamentalement dans notre prière et dans notre appel. C’est dans la tendresse, la bonté et la beauté que Dieu nous regarde. Notre corps, notre cœur, notre esprit, toutes les dimensions de notre être, sont créés pour aimer Dieu.

"Le jour venu, il appela ses disciples et en choisit douze auxquels il donna le nom d’Apôtres :

Simon, auquel il donna le nom de Pierre, André son frère, Jacques, Jean, Philippe, Barthélemy, Matthieu, Thomas, Jacques fils d’Alphée, Simon appelé le Zélote, Jude fils de Jacques, et Judas Iscariote, qui devint un traître. Notre liberté humaine honore ou non ce qu’elle éprouve devant l’appel de Jésus. La prière de Jésus sur la montagne nous indique combien est important notre Salut et celui de l’humanité. Jésus nous fait entrer de plus profondément dans la mission reçue du Père. Le jour venu, il va appeler des hommes, pour être avec lui, pour prolonger son action de Salut dans le monde. Un nouvel univers s’ouvre devant nous. Jésus, dans sa liberté, se lie à ces hommes appelés, pour que d’autres personnes soient touchés. Les Apôtres sont remplis de faiblesses et d’incertitudes. Avec Jésus, ils seront capables de porter la bonne nouvelle au monde. Ils descendent de la montagne avec lui, à la rencontre de tous. Ils sont dans le choix posé par Jésus qui a passé la nuit en prière avec son Père. Nous sommes, nous aussi, appelés par Dieu. Notre vie sur la terre se vit dans une grande espérance. Nous portons en nous les germes de la vie éternelle et nous voulons les laisser s’épanouir de plus en plus en nous.

« Jésus descendit de la montagne avec eux et s’arrêta sur un terrain plat. Il y avait là un grand nombre de ses disciples et une grande multitude de gens venus de toute la Judée, de Jérusalem, et du littoral de Tyr et de Sidon. Ils étaient venus l’entendre et se faire guérir de leurs maladies ; ceux qui étaient tourmentés par des esprits impurs retrouvaient la santé."

Et toute la foule cherchait à le toucher, parce qu’une force sortait de lui et les guérissait tous. A la suite de Jésus, nous entrons dans une relation intense avec Dieu. Notre prière va devenir constante, pleine de confiance, capable d’éclairer notre vie. Nous demandons à Jésus la grâce de communiquer avec ceux qui nous sont proches, avec ceux que nous rencontrons sur notre route. Jésus est la lumière de notre existence. Notre vie, donnée par Dieu, nous voulons la vivre avec le Christ Jésus. Il nous a donné sa vie que nous recevons dans l’Eucharistie. C’est une vie d’amour, une « vie divine » sur la terre. Nous ne nous appartenons plus, nous appartenons au Christ. Si nous tombons, nous pouvons nous relever et nous jeter dans le cœur de Jésus qui pardonne tout. Le Christ est dans notre cœur et nous croyons en Lui, Il est dans notre vie et nous espérons en Lui. S’il nous arrive à vivre des situations difficiles, Il est là, déjà victorieux.


Citation :
Nous demandons à Dieu la grâce d’être renouvelés dans notre vocation.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 





Saint Ambroise (v. 340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église
Commentaire sur l'évangile de Luc, 5, 42s (trad. SC 45, p. 198 rev.)


« Il passa la nuit à prier Dieu »


Le Seigneur prie : non afin d'implorer pour lui, mais afin d'obtenir pour moi. Bien que le Père ait mis toutes choses à la disposition du Fils, le Fils cependant, pour réaliser pleinement sa condition d'homme, juge à propos d'implorer le Père pour nous, car il est notre avocat. Ne dressez pas des oreilles insidieuses, vous figurant que le Christ demande par faiblesse, pour obtenir ce qu'il ne peut pas accomplir, lui qui est l'auteur de tout pouvoir. Maître en obéissance, le Christ nous façonne par son exemple aux préceptes de la vertu. « Nous avons, est-il dit, un avocat auprès du Père » (1Jn 2,1) : s'il est avocat, il doit s'interposer pour mes péchés. Ce n'est donc pas par faiblesse mais par bonté qu'il implore. Vous voulez savoir à quel point tout ce qu'il veut, il le peut ? Il est à la fois avocat et juge ; en l'un réside une charge de compassion, en l'autre l'insigne du pouvoir. « Et il passa la nuit à prier Dieu » : il vous donne un exemple, il vous trace un modèle à imiter.

     Que faut-il faire pour votre salut quand pour vous le Christ passe la nuit en prière ? Qu'est-ce qu'il convient de faire quand vous voulez entreprendre un devoir de piété, alors que le Christ, au moment d'envoyer ses apôtres, a prié et a prié seul ? Nulle part ailleurs, si je ne me trompe, on ne trouve qu'il ait prié avec les apôtres ; partout il implore seul. C'est que le dessein de Dieu ne peut pas être saisi par des désirs humains, et personne ne peut avoir part à la pensée intime du Christ. Voulez-vous savoir d'ailleurs que c'est bien pour moi et non pour lui, qu'il a prié ? « Il appela ses disciples et il en choisit douze » pour les envoyer, semeurs de la foi, propager le secours et le salut des hommes dans le monde entier.














_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4231
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Mar 12 Sep 2017 - 22:32

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

« Et Jésus, levant les yeux sur ses disciples, déclara : « Heureux, vous les pauvres, car le royaume de Dieu est à vous. »

Heureux, vous qui avez faim maintenant, car vous serez rassasiés. Heureux, vous qui pleurez maintenant, car vous rirez. Tout ce qui fait le malheur des hommes, la déception des humains, la désespérance et la mort, Jésus nous en a libérés. « Le prince de ce monde » est détrôné par Jésus qui a pris sur lui toutes les contradictions, les situations d’échec, les blessures, les brisures, la descente aux enfers, jusqu’à la mort même. Unis à Jésus, tous les événements douloureux de notre vie, les lieux de contradiction continuent l’œuvre de salut. Certes, il nous faut nous défendre de tout ce qui fait souffrir l’humanité et l’avilit, nous le faisons dans le Christ. « La croix est folie pour les Juifs, scandale pour les Grecs, elle est pour nous sagesse de Dieu, » dira l’apôtre Paul ! Elle est sagesse pour celui qui se met à la suite de Jésus. Mais cela restera pour notre raison humaine une folie et un scandale. Suivre Jésus dans son chemin de croix, c’est d’abord demeurer dans son amour. « Heureux, vous les pauvres, » dit Jésus, le Règne de Dieu est à vous. Notre richesse est le règne de l’amour de Dieu qui s’accomplit en nous. La pauvreté nous ouvre le cœur aux dons de Dieu, elle est source de vraie joie. Dans son immense amour pour nous, Jésus est devenu notre Sauveur par sa Croix, nous pouvons le suivre sur le chemin de salut de nos frères ! Notre origine est vraiment dans le cœur de Dieu.

« Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent et vous excluent, quand ils insultent et rejettent votre nom comme méprisable, à cause du Fils de l’homme. Ce jour-là, réjouissez-vous, tressaillez de joie, car alors votre récompense est grande dans le ciel ; c’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les prophètes. »

La paternité du Père enveloppe tous ses enfants de tendresse, il les garde en tout. Jésus qui demeure toujours en son Père accomplit la mission qui lui est donnée. L’Esprit Saint le soutient et lui donne d’accomplir la mission de nous sauver. Jésus descend sur la terre, jusque dans les enfers, pour nous ouvrir le chemin du retour vers son Père. Notre appel rejoint l’appel de Jésus qui vient nous chercher des profondeurs de notre misère. Heureux, si nous savons pleurer avec ceux qui pleurent. Quand le sourire de Dieu aura triomphé de toutes nos peurs, nous goûterons auprès de lui la joie des cœurs libres. La joie de ceux qui aiment et qui se savent aimés célèbre les béatitudes de Jésus. Le chemin de Jésus est un chemin de Croix qui nous ouvre à la vie du Père. Jésus a guéri et illuminé dans notre vie tout ce qui était douloureux. Il est entré dans le mystère d’iniquité du menteur pour nous en libérer par son humanité clouée sur le bois aux yeux de tous ! C’est l’offrande de nous mêmes à Jésus qui lui permet de faire en nous sa volonté.

"Mais quel malheur pour vous, les riches, car vous avez votre consolation !

Quel malheur pour vous qui êtes repus maintenant, car vous aurez faim ! Quel malheur pour vous qui riez maintenant, car vous serez dans le deuil et vous pleurerez ! Quel malheur pour vous lorsque tous les hommes disent du bien de vous ! C’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les faux prophètes. Ils sont malheureux parce qu’ils tiennent déjà leur récompense, dit Jésus. Est « riche du monde, » celui qui n’attend plus rien de Dieu. Il a refermé les mains sur son avoir. Il a mis « toute sa consolation » dans une sécurité matérielle. Le malheur est de n’avoir plus en soi un espace pour le désir que seul Dieu peut combler. Cette blessure de l’espérance n’est guérie que par Dieu seul, en ravivant notre espérance. Jésus avait des amis parmi les gens fortunés : Matthieu et Zachée étaient riches, Marthe et Marie avaient des ressources, et Jeanne, qui suivait la troupe des disciples, était l’épouse de Kouza, l’intendant d’Hérode. Pour nous sauver, Jésus a été considéré « comme » maudit de Dieu même. Il nous invite à prendre à cœur le salut de nos frères. Jésus veut nous donner une surabondance d’amour en nous redonnant une espérance. Si nous demeurons dans l’amour de Jésus, les souffrances offertes, les contradictions acceptées ont du prix aux yeux de Dieu. Elles deviennent un « chemin de croix » qui donne vie. « Bienheureux êtes-vous » dit Jésus !


Citation :
Nous demandons la grâce d’être les amis de la croix de Jésus pour que nous nous portions les uns les autres dans l’amour.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Bienheureux Paul VI, pape de 1963-1978
Exhortation apostolique « Sur la joie chrétienne » (trad. DC 1677 1/6/75, p. 503)


« Regardant ses disciples, Jésus dit : 'Heureux vous les pauvres :
le Royaume de Dieu est à vous' »

Il importe de bien saisir le secret de la joie insondable qui habite Jésus et qui lui est propre... Si Jésus rayonne une telle paix, une telle assurance, une telle allégresse, une telle disponibilité, c'est à cause de l'amour ineffable dont il se sait aimé de son Père. Lors de son baptême sur les bords du Jourdain, cet amour, présent dès le premier instant de son incarnation, est manifesté : « Tu es mon Fils bien-aimé ; tu as toute ma faveur » (Lc 3,22). Cette certitude est inséparable de la conscience de Jésus. C'est une présence qui ne le laisse jamais seul (Jn 16,32). C'est une connaissance intime qui le comble : « Le Père me connaît et je connais le Père » (Jn 10,15). C'est un échange incessant et total : « Tout ce qui est à moi est à toi, et ce qui est à toi est à moi » (Jn 17,10)... « Tu m'as aimé avant la fondation du monde » (Jn 17,24). Il y a là une relation incommunicable d'amour, qui se confond avec son existence de Fils et qui est le secret de la vie trinitaire : le Père y apparaît comme celui qui se donne au Fils, sans réserve et sans intermittence, dans un élan de générosité joyeuse, et le Fils, celui qui se donne de la même façon au Père, avec un élan de gratitude joyeuse, dans l'Esprit Saint.

     Et voilà que les disciples, et tous ceux qui croient dans le Christ, sont appelés à participer à cette joie. Jésus veut qu'ils aient en eux-mêmes sa joie en plénitude (Jn 17,13) : « Je leur ai révélé ton nom et le leur révélerai, pour que l'amour dont tu m'as aimé soit en eux et moi aussi en eux » (Jn 17,26).

     La joie de demeurer dans l'amour de Dieu commence dès ici-bas. C'est celle du Royaume de Dieu. Mais elle est accordée sur un chemin escarpé, qui demande une confiance totale dans le Père et dans le Fils, et une préférence donnée au Royaume. Le message de Jésus promet avant tout la joie, cette joie exigeante ; ne s'ouvre-t-il pas par les Béatitudes ? « Heureux, vous les pauvres, car le royaume des cieux est à vous. Heureux vous qui avez faim maintenant, car vous serez rassasiés. Heureux vous qui pleurez maintenant, car vous rirez ».














_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4231
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Mer 13 Sep 2017 - 22:22


Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



Dieu tout puissant qui avez souffert la mort à l'arbre patibulaire pour tous nos péchés, soyez avec moi.
Sainte-Croix de Jésus-Christ, ayez pitié de moi.
Sainte-Croix de Jésus-Christ soyez mon espoir.
Sainte-Croix de Jésus-Christ, repoussez de moi toute arme tranchante.
Sainte-Croix de Jésus-Christ, versez en moi tout bien.
Sainte-Croix de Jésus-Christ, détournez de moi tout mal.
Sainte-Croix de Jésus-Christ, faîtes que je parvienne au chemin du Salut.
Sainte- Croix de Jésus-Christ repoussez de moi toute atteinte de mort.
Sainte-Croix de Jésus Christ préservez moi des accidents corporels et temporels.
Que j'adore la Sainte Croix de Jésus-Christ a jamais.
Jésus de Nazareth crucifié, ayez pitié de moi.
Faites que l'esprit malin et nuisible fuie de moi. dans tous les siècles des siècles, amen.

(Trouvée en l'an 802 dans le tombeau de Jésus-Christ et envoyée par le Saint Pape Léon III (795-816) à l'Empereur Charlemagne quand il partit avec son armée pour combattre les ennemis de Saint Michel en France.)


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Car nul n’est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme."

De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle. La fête de la Croix glorieuse que nous célébrons nous invite à contempler la Croix et la mort de Jésus comme une source de vie, une source de guérison pour chacun de nous. C’est un paradoxe difficilement compréhensible pour beaucoup. La foi nous donne à contempler l’horreur du supplice de la croix pour y découvrir l’étonnante « vie qui surgit de cet arbre qui donnait la mort. » La croix est glorieuse ! Comment peut se faire la transformation d’un instrument qui donne mort, en un lieu où surgit une source de vie ? Car la croix que nous contemplons est un instrument de supplice, le lieu de la souffrance du Christ ! En célébrant « l’exaltation de la Croix, » nous célébrons Jésus qui a été élevé jusqu’à la Gloire du Père par le don total qu’il a fait de lui-même pour notre salut. La « Croix glorieuse » nous fait contempler la victoire de Jésus sur les forces du mal, sur la mort. Elle devient le signe de la réconciliation définitive entre Dieu et l’humanité, le signe de la victoire de la Vie sur la mort. La vie éternelle, c’est l’Amour infini de Dieu que nous accueillons par la foi. C’est dans la nuit de la Foi que se réalise le mystère de la Compassion de Marie que nous rejoignons au pied de la Croix ou Jésus est élevé. Quand nous sommes dans la détresse, nous avons besoin les uns des autres. Nous faisons mémoire de la croix glorieuse de Jésus auprès de tous ceux, qui, de part le monde, subissent la persécution. Nous nous tournons vers ceux qui sont « saisis » par la souffrance et nous demandons pour eux la patience et la persévérance de Jésus !

"Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle."

L’exaltation de Jésus crucifié est la conséquence de son abaissement. Le Verbe de Dieu, qui partageait la gloire du Père, a préféré abandonner cette plénitude, pour se cacher dans notre humanité. Dans l’Incarnation du Verbe se manifeste l’amour de Jésus pour nous, et l’amour de son Père qui nous le donne. La transformation de la mort en vie, de la croix comme supplice en source de Vie, s’opère par l’acte d’amour qui animait Jésus et son Père, alors qu’il traversait les épreuves de sa passion. La fête de l’Exaltation de la Sainte Croix nous invite à méditer sur le lien profond qui unit la célébration Eucharistique et le mystère de la Croix. Chaque messe est la célébration sacramentelle du mystère pascal de Jésus. Elle rend actuel le sacrifice rédempteur du Christ. L’Eucharistie nous rappelle quotidiennement que notre salut jaillit de ce mystérieux échange, dans lequel le Fils de Dieu épouse la mort pour nous donner gratuitement part à sa vie divine. Le processus de transformation du pain et du vin dans le Corps et le Sang de Jésus, la pâque, réalise la transformation de la violence inhumaine en don d’amour. Ce processus de transformation n’a été possible que parce que Jésus est entrer dans le mystère d’amour de son Père et répondre par son amour à la violence qui lui a été faite. Le message de la Croix glorieuse, de la victoire définitive du Christ sur le Mal, sur le péché, le mensonge, et toutes les forces de mort, vient résonner dans notre cœur comme un appel à se dépasser, un appel à croire qu’avec le Christ, tout est possible à Dieu.

"Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé."

C’est « l’explosion intime du bien, » qui est vainqueur du mal, elle peut engendrer la chaîne des transformations qui, peu à peu, changeront le monde. Jésus, dans l’Eucharistie, dit oui à la volonté de Dieu qui lui demande de donner sa vie pour ses frères et sœurs. C’est par amour du Père et de l’humanité que Jésus dit un oui crucifiant. L’obéissance eucharistique, dans l’amour et dans l’action de grâces, est un oui au Père. Par ce oui d’obéissance amoureuse, Jésus nous demande de faire jaillir la vie. Quand Jésus nous dit de faire ceci en mémoire de lui, c’est moins la répétition d’un rite, que l’entrée dans son obéissance confiante envers son Père. Suivre Jésus pour accomplir notre vocation de baptisé peut être crucifiant. Nous devons voir les épreuves que nous traversons comme autant d’occasions à entrer davantage dans la dynamique du don et de l’amour. La vie peut jaillir de nos croix unies à Jésus, comme elle jaillit de la Croix de Jésus, que nous appelons la Croix glorieuse. Nous entrons, par la Croix de Jésus, dans le mystère de l’Amour. La porte d’accès à cet amour constitue un formidable message d’Espérance.


Citation :
Nous demandons la grâce de vivre de l’immense amour de Jésus.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église
Homélie sur « Père, si c'est possible » (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 72)


« Dieu a tant aimé le monde »

C'est la croix qui a réconcilié les hommes avec Dieu, qui a fait de la terre un ciel, qui a réuni les hommes aux anges. Elle a renversé la citadelle de la mort, détruit la puissance du démon, délivré la terre de l'erreur, posé les fondements de l'Église. La croix, c'est la volonté au Père, la gloire du Fils, la jubilation de l'Esprit Saint...

     La croix est plus éclatante que le soleil, plus brillante que ses rayons, car, lorsque le soleil s'obscurcit, c'est alors que la croix scintille (Mt 27,45) ; le soleil s'obscurcit non en ce sens qu'il disparaît, mais qu'il est vaincu par la splendeur de la croix. La croix a déchiré l'acte de notre condamnation (Col 2,14), elle a brisé les chaînes de la mort. La croix est la manifestation de l'amour de Dieu : « Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique afin que tout homme qui croit en lui ne périsse pas ».

     La croix a ouvert le paradis, elle y a introduit le malfaiteur (Lc 23,43) et elle a ramené au Royaume des cieux le genre humain voué à la mort.














_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4231
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Jeu 14 Sep 2017 - 22:46

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"Ô Marie, Mère de Jésus et notre mère,
Qui, au Calvaire, avez partagé si courageusement
La Passion de Notre Sauveur,

Ô Marie, qui savez si bien réconforter les âmes douloureuses,
Accueillez maternellement vos enfants
Qui viennent vous implorer.

Mère du bon conseil, guidez-nous
Dans nos résolutions et nos efforts.

Mère sans tache, inspirez-nous l'horreur du péché.
Etoile du matin, fortifiez notre confiance.

Salut des infirmes, soutenez notre faiblesse.
Vierge fidèle, apprenez-nous la vraie charité.

Consolatrice des affligés, aidez-nous
A offrir généreusement toutes nos épreuves.

Secours des chrétiens, faites de tous vos enfants
Une grande famille fraternelle et accueillante.

Reine des apôtres, donnez-nous une âme missionnaire.
Reine des martyrs, soutenez ceux qui donnent leur vie

Pour le règne de Dieu.

Reine de la paix, donnez la paix à notre monde, priez pour nous.

Ainsi soit-il "


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Or, près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie Madeleine."

Après avoir fêté la Croix glorieuse de Jésus, nous vivons la « fête » de Marie, la femme des douleurs. Marie, la mère de Jésus, ne dit pas un mot ! C’est toute sa vie donnée qui est là, dans le silence du Magnificat de l’Immaculée. C’est avec force que s’exprime tout ce qu’elle à dit dans l’Evangile, « faites tout ce qu’il vous dira. » Nous entendons la souffrance de cette mère qui assiste au supplice et à l’agonie de son fils. Marie est démunie, sans prise sur ce qui se passe. Elle est bouleversée au plus profond d’elle-même, au point de ne plus pouvoir exprimer le moindre mot, même à l’égard de celui qui est l’unique de sa pensée. Marie, à la croix, vivra ce que nous-mêmes connaissons, lorsqu’en totale incapacité de changer quoi que ce soit à la situation de l’aimé souffrant, nous ne pouvons qu’un « être là » immobile. Ce vécu de Marie est Évangile, Parole inespérée qui lui est adressée de la part de Jésus pour lequel elle est en souffrance. Si Jésus nous sauve par sa Passion, Marie participe au salut de l’humanité avec Jésus, par sa Compassion. Jésus dans sa Passion, ouvre pour chacun de nous un chemin de salut. Par son immense amour, il a vaincu la mort, il est venu à bout de la haine, il a pris sur lui toute maladie. Marie, Notre-Dame des sept douleurs, participe aux souffrances de Jésus pour le salut du monde. Jésus, dans son amour, a fait don de sa mère au disciple, à l’Eglise et à l’humanité.

"Jésus, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils."

Jésus, s’adressant à sa mère et au disciple qu’il aimait, leur fait un Don si merveilleux, en lui, il leur donne d’aimer. Cette Parole si forte brise l’inacceptable qui serait de ne plus pouvoir aimer. Marie, atteinte dans sa chair par la souffrance, malgré les prétentions de la mort, sera aimée, elle pourra aimer. Nous connaissons ce sentiment, lorsque l’histoire s’arrête et que tout devient solitude, la vie pourra-t-elle être de nouveau habitée ? La maternité de Marie envers l’humanité avait déjà été annoncée, elle est maintenant clairement précisée et établie. Marie, la Mère du Christ, se trouve dans le rayonnement du mystère pascal de Jésus. Le Concile n’hésite pas à appeler Marie « Mère du Christ et Mère des hommes. » Marie, dans ses douleurs, manifeste le mystère du Salut en Jésus Christ, l’enfantement de l’Église ! La femme donne la vie à nouveau, par la maternité de son cœur virginal : « Vois : ton fils qui est là provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. » Il nous faut méditer toutes les souffrances de Marie pour trouver la force de vivre celles qui nous arrivent aujourd’hui, parce que nous ne sommes pas épargnés : « Ton cœur sera transpercé comme par une épée. »

"Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui."

C’est A la croix est vécu le salut pour Marie, elle nous aide à vivre nos souffrances unies aux douleurs de Jésus. C’est l’enfantement d’un monde nouveau. Toutes les douleurs de l’humanité sont contenues dans la Passion de Jésus, elles sont aussi portées par les douleurs de la femme qui enfante avec Lui un monde nouveau. La Croix glorieuse est avant tout un mystère de vie ! C’est aussi le mystère de la Mère des douleurs. Jean, « reçoit parmi ses biens personnels » la Mère de Jésus et l’introduit dans tout l’espace de sa vie : « Il l’accueillit chez lui. » Il entre dans le rayonnement de l’amour maternel avec lequel Marie prend soin de son Fils. Au pied de la Croix s’exerce la maternité de Marie, selon l’Esprit. La naissance d’un monde nouveau est ouverte par le Nouvel Adam et par la nouvelle Eve. Les douleurs du Christ contiennent les douleurs de la mère. Une brèche est ouverte dans nos enfers, ce que nous avons à vivre, de difficile, peut devenir source de vie, enfantement d’un monde nouveau. La présence de Marie dans l’Eglise est l’accueil du don que Jésus fait sur la croix. Marie accomplit l’ultime volonté de Jésus, dans la cohérence du oui de l’Annonciation. Maintenant elle dit oui à la parole de Jésus « voici ton fils, » et elle accomplit la tâche maternelle de veiller sur les disciples avec la grâce nécessaire.


Citation :
Nous demandons la grâce d’accueillir Marie comme Jean l’a accueillie.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Bienheureux Guerric d'Igny (v. 1080-1157), abbé cistercien
4ème Sermon pour l'Assomption (trad. cf. Pain de Cîteaux 8, p. 105 et SC 202, p. 459)


« À partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui »

Quand Jésus s'est mis à parcourir les villes et les villages pour annoncer la Bonne Nouvelle (Mt 9,35), Marie l'accompagnait, inséparablement attachée à ses pas, suspendue à ses lèvres dès qu'il ouvrait la bouche pour enseigner. À tel point que ni la tempête de la persécution ni l'horreur du supplice n'ont pu lui faire abandonner la compagnie de son Fils, l'enseignement de son Maître. « Près de la croix de Jésus se tenait Marie, sa mère ». Vraiment, elle est mère, celle qui n'abandonnait pas son Fils, même dans les terreurs de la mort. Comment aurait-elle pu être effrayée par la mort, elle dont « l'amour était fort comme la mort » (Ct 8,6) et même plus fort que la mort. Oui, elle se tenait debout près de la croix de Jésus et la douleur de cette croix la crucifiait dans son cœur elle aussi ; toutes les plaies dont elle voyait blessé le corps de son Fils étaient autant de glaives qui lui transperçaient l'âme (Lc 2,35). C'est donc à juste titre qu'elle est proclamée Mère ici et qu'un protecteur bien choisi est désigné pour prendre soin d'elle, car c'est ici surtout que se manifestent l'amour parfait de la mère à l'égard du Fils et la vraie humanité que le Fils avait reçue de sa mère...

     Jésus « l'ayant aimée, il l'aima jusqu'à la fin » (Jn 13,1). Non seulement la fin de sa vie a été pour elle, mais aussi ses derniers mots : achevant pour ainsi dire de dicter son testament, Jésus a confié le soin de sa mère à son plus cher héritier... Pierre, pour sa part, a reçu l'Église, et Jean, Marie. Cette part revenait à Jean comme un signe de l'amour privilégié dont il était l'objet, mais aussi à cause de sa chasteté... Car il convenait que personne d'autre ne rende ses services à la mère du Seigneur que le disciple bien-aimé de son Fils... Et par cette disposition providentielle, le futur évangéliste pourrait s'entretenir familièrement de tout avec celle qui savait tout, elle qui, depuis le commencement, observait attentivement tout ce qui concernait son Fils, qui « conservait avec soin toutes ces choses et les méditait dans son cœur » (Lc 2,19).














_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4231
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Ven 15 Sep 2017 - 23:07

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Un bon arbre ne donne pas de fruit pourri ; jamais non plus un arbre qui pourrit ne donne de bon fruit."

Chaque arbre, en effet, se reconnaît à son fruit : on ne cueille pas des figues sur des épines ; on ne vendange pas non plus du raisin sur des ronces. Notre humanité est capable de recevoir et d’agir avec la grâce de Dieu. Mais elle est complexe, car elle est également déchue. Nous pouvons faire de grandes choses mais nous sommes portés au péché qui est le fruit pourri d’un arbre malsain, de par le passé. La création obéit à la nature qui lui a été donnée par Dieu. Nous avons le choix de coopérer dans la direction et la bonté de notre vie. Notre foi exige dans notre vie une action qui soit en vérité et en lumière pour porter de bons fruits. Il nous faut prendre des mesures positives pour porter un bon fruit en participant activement à la grâce de Dieu. Le fond de notre nature est bon, et nous sommes capables de produire de beaux fruits. Habités par la présence de Dieu nous sommes orientés vers le bien. Au cœur même de nos détresses, nous faisons confiance à ce qui surgit en nous, comme un appel à la vie. Notre vie contient une promesse de bénédiction qui nous aide à devenir davantage ce que nous sommes dans le grand projet de Dieu.

"L’homme bon tire le bien du trésor de son cœur qui est bon ; et l’homme mauvais tire le mal de son cœur qui est mauvais : car ce que dit la bouche, c’est ce qui déborde du cœur.

Et pourquoi m’appelez-vous en disant : “Seigneur ! Seigneur !” et ne faites-vous pas ce que je dis ? Le projet de Dieu nous dépasse, nous sommes invités à la confiance. Nous découvrons, en avançant dans la vie, des forces de résistance pour adhérer au mystère de Jésus. La mise en pratique des promesses des béatitudes nous parait parfois bien difficile. Nous pouvons nous trouver sans confiance et sans goût pour avancer. L’expérience nous donne, à travers un cheminement patient et humble, de recevoir la parole, et de la mettre en pratique. La Parole de Jésus nous aide à recommencer sans cesse. Par le baptême, nous avons été greffés en lui et nous avons repris vie. Notre vie reprend alors une réelle consistance qui nous éclaire et nous réconforte. Nous voulons mener avec Jésus une vie cachée aux yeux du monde, une vie en profondeur. Portant le désir de manifester Jésus qui nous a aimé, nous lui rendons grâce pour tout ce qu’il nous a donné. Notre vie reprend Corps dans le Christ et l’amour que Dieu nous donne de porter de bons fruits.

"Quiconque vient à moi, écoute mes paroles et les met en pratique, je vais vous montrer à qui il ressemble."

Il ressemble à celui qui construit une maison. Il a creusé très profond et il a posé les fondations sur le roc. Quand est venue l’inondation, le torrent s’est précipité sur cette maison, mais il n’a pas pu l’ébranler parce qu’elle était bien construite. Mais celui qui a écouté et n’a pas mis en pratique ressemble à celui qui a construit sa maison à même le sol, sans fondations. Le torrent s’est précipité sur elle, et aussitôt elle s’est effondrée ; la destruction de cette maison a été complète. » Nous voulons construire notre vie sur une base solide. Nous ne pouvons pas espérer trouver notre salut en approuvant simplement ce que Jésus nous révèle et attendre qu’il fasse tout pour nous. Nous allons travailler avec lui : « Il a creusé très profond, » par sa Croix. A travers les tribulations, c’est par une succession d’efforts, que peu à peu, nous sommes conduits à une meilleure connaissance de nous-mêmes. Nous demandons d’être sans cesse avec Jésus dans une relation plus simple et plus vraie. C’est le chemin qui nous rend capable d’être simplement ce nous sommes, comme nous sommes, pour marcher en vérité avec lui. Creuser très profond nous fait rejoindre notre pauvreté. Nous laissons notre être se tourner vers Jésus, prendre appui sur notre foi pour pénétrer davantage son mystère. Mu par l’Esprit Saint qui travaille au milieu de nos épreuves nous bâtissons notre maison sur le roc.


Citation :
Nous demandons à Dieu la grâce de grandir en espérance, rendant grâce pour tout ce qu’il a déjà fait et qu’il continue à faire en nous.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Sainte Teresa de Calcutta (1910-1997), fondatrice des Sœurs Missionnaires de la Charité
No Greater Love (trad. Il n'y a pas de plus grand amour, Lattès 1997, p.55)


« Chaque arbre se reconnaît à son fruit »

S'il y a une chose qui nous assurera toujours le Ciel, c'est bien les actes de charité et de générosité dont nous aurons rempli nos existences. Saurons-nous jamais quel bien peut apporter un simple sourire ? Nous proclamons combien Dieu accueille, comprend, pardonne. Mais en sommes-nous la preuve vivante ? Voit-on en nous cet accueil, cette compréhension et ce pardon, vivants ? Soyons sincères dans nos relations les uns avec les autres ; ayons le courage de nous accepter les uns les autres comme nous sommes. Ne soyons pas étonnés ou soucieux de nos échecs ni de ceux des autres ; voyons plutôt le bien qui est en chacun de nous ; trouvons-le, car chacun de nous a été créé à l'image de Dieu.

     N'oublions pas que nous ne sommes pas encore des saints, mais que nous nous efforçons de le devenir. Soyons donc extrêmement patients quant à nos fautes et à nos chutes. Ne te sers de ta langue que pour le bien des autres, « car ce que dit la bouche c'est ce qui déborde du cœur ». Il nous faut avoir quelque chose dans le cœur avant de pouvoir donner ; ceux dont la mission est de donner doivent d'abord grandir dans la connaissance de Dieu.















_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4231
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Sam 16 Sep 2017 - 22:48

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 





Homélie :

"Alors Pierre s’approcha de Jésus pour lui demander : « Seigneur, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu’à sept fois ? »

Jésus lui répondit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois. Pierre réfléchit au pardon, pardonner "jusqu’à sept fois," n’était pas si mal ! Il se montre généreux. Jésus, en multipliant le chiffre de Pierre par 10 et par 7, rend ce chiffre illimité. Ainsi le pardon ne peut être restreint par aucune limite. Nous savons que le premier mouvement de celui qui a subi un tort est le plus souvent de se venger. Jésus reprend la fidélité de Dieu : "Un bref instant je t’avais abandonnée mais sans relâche, avec tendresse, je vais te rassembler." (Isaïe). C’est avec une amitié sans fin que Dieu manifeste sa tendresse, qu’il nous rachète. Pour Jésus, l’amitié de Dieu est sans fin et sans limite. Notre malheur est de nous considérer comme les maîtres du monde et de faire tout tourner autour de nous comme si en nous étions le centre. Or le centre du monde c’est Dieu. Il nous faut, avec Pierre, opérer un décentrement pour nous mettre dans une attitude d’adoration fondamentale. Nous recevons tout de Dieu, et nous sommes heureux de nous recevoir nous-même de Dieu. Cet amour de Dieu est transformant, guérissant pour notre vie, il nous apprend le pardon.

"Ainsi, le royaume des Cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs.

Il commençait, quand on lui amena quelqu’un qui lui devait dix mille talents (c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent). Comme cet homme n’avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de sa dette. Alors, tombant à ses pieds, le serviteur demeurait prosterné et disait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout.” Saisi de compassion, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette. Jésus illustre la miséricorde de Dieu par une parabole. Il a dû prendre cette histoire dans les coutumes d’alors. Il s’agit d’un chef oriental ou d’un romain qui gouverne un pays colonisé. Ce ministre avait une dette énorme : 10 000 talents : C’était ce qu’il fallait pour faire vivre une famille pendant 30 millions de jours. Devant le Créateur nous sommes devant le don de la vie et de l’amour, nous sommes toujours en dette. Mais l’amour est un don gratuit que rien ne peut acheter, il n’appelle que la reconnaissance. L’attitude de Dieu envers nous ne se base pas sur la justice, l’amour ne peut être que miséricordieux. Dans le cœur de Dieu, le pardon ne connaît pas d’attente ni de demi-mesure, il est immédiat et total.

"…Alors celui-ci le fit appeler et lui dit : “Serviteur mauvais ! je t’avais remis toute cette dette parce que tu m’avais supplié. Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j’avais eu pitié de toi ?”

Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux jusqu’à ce qu’il eût remboursé tout ce qu’il devait. C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du cœur. » Devant la supplication de son compagnon qui lui devait cent pièces d’argent. "Il se jeta sur lui pour l’étrangler, en disant : “Rembourse ta dette !” Le pardon est un geste d’amour qui nous transforme, il ne s’achète pas. Jésus nous dit que le temps de l’histoire qui nous est donnée est une grande remise des dettes. Ce n’est pas le temps du jugement et du châtiment. Nos dettes sont limitées et elles sont pardonnables. Jésus nous fait dire dans le Notre Père : "Pardonne-nous nos torts envers Toi comme nous-mêmes avons pardonné à ceux qui avaient des torts envers nous." La pitié nous situe à notre juste place devant notre frère qui demande pardon pour pouvoir vivre. Un horizon de reconnaissance s’ouvre devant nous pour savourer les bonnes choses qui nous sont données. Cette parole est infiniment précieuse car celui qui l’a dit ne peut la dire sans se l’appliquer à lui-même. Pierre prend au sérieux le rôle qu’il va jouer dans la communauté. Dieu nous a disposés pour recevoir la grâce d’un tel don ! Il nous transforme à son image afin que nous devenions ce que nous sommes. Nous pouvons le rejoindre dans l’amour et nous répandre en amour en le laissant passer devant, établis dans l’amour.


Citation :
Nous demandons la grâce d’entendre pour que notre cœur soit rempli de bienveillance, de douceur, d’humilité, de tendresse, les uns vis-à-vis des autres.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Jean-Paul II (1920-2005), Pape
Encyclique « Dives in misericordia » ch. 7, §14 (trad. © Libreria Editrice Vaticana)


« Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon ? »

L'Église doit considérer comme un de ses principaux devoirs – à chaque étape de l'histoire, et spécialement à l'époque contemporaine – de proclamer et d'introduire dans la vie le mystère de la miséricorde, révélé à son plus haut degré en Jésus Christ. Ce mystère est, non seulement pour l'Église elle-même comme communauté des croyants, mais aussi en un certain sens pour tous les hommes, source d'une vie différente de celle qu'est capable de construire l'homme exposé aux forces tyranniques de la concupiscence qui sont à l'œuvre en lui. Et c'est au nom de ce mystère que le Christ nous enseigne à toujours pardonner. Combien de fois répétons-nous les paroles de la prière que lui-même nous a enseignée, en demandant : « Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés » (Mt 6,12), c'est-à-dire à ceux qui sont coupables à notre égard.

     Il est vraiment difficile d'exprimer la valeur profonde de l'attitude que de telles paroles définissent et inculquent. Que ne révèlent-elles pas à tout homme, sur son semblable et sur lui-même ! La conscience d'être débiteurs les uns envers les autres va de pair avec l'appel à la solidarité fraternelle que saint Paul a exprimé avec concision en nous invitant à nous « supporter les uns les autres avec charité » (Ep 4,2). Quelle leçon d'humilité est ici renfermée à l'égard de l'homme, du prochain en même temps que de nous-mêmes ! Quelle école de bonne volonté pour la vie en commun de chaque jour, dans les diverses conditions de notre existence !
















_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4231
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Dim 17 Sep 2017 - 21:32

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 





Homélie :

"Alors Pierre s’approcha de Jésus pour lui demander : « Seigneur, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu’à sept fois ? »

Jésus lui répondit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois. Pierre réfléchit au pardon, pardonner "jusqu’à sept fois," n’était pas si mal ! Il se montre généreux. Jésus, en multipliant le chiffre de Pierre par 10 et par 7, rend ce chiffre illimité. Ainsi le pardon ne peut être restreint par aucune limite. Nous savons que le premier mouvement de celui qui a subi un tort est le plus souvent de se venger. Jésus reprend la fidélité de Dieu : "Un bref instant je t’avais abandonnée mais sans relâche, avec tendresse, je vais te rassembler." (Isaïe). C’est avec une amitié sans fin que Dieu manifeste sa tendresse, qu’il nous rachète. Pour Jésus, l’amitié de Dieu est sans fin et sans limite. Notre malheur est de nous considérer comme les maîtres du monde et de faire tout tourner autour de nous comme si en nous étions le centre. Or le centre du monde c’est Dieu. Il nous faut, avec Pierre, opérer un décentrement pour nous mettre dans une attitude d’adoration fondamentale. Nous recevons tout de Dieu, et nous sommes heureux de nous recevoir nous-même de Dieu. Cet amour de Dieu est transformant, guérissant pour notre vie, il nous apprend le pardon.

"Ainsi, le royaume des Cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs.

Il commençait, quand on lui amena quelqu’un qui lui devait dix mille talents (c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent). Comme cet homme n’avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de sa dette. Alors, tombant à ses pieds, le serviteur demeurait prosterné et disait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout.” Saisi de compassion, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette. Jésus illustre la miséricorde de Dieu par une parabole. Il a dû prendre cette histoire dans les coutumes d’alors. Il s’agit d’un chef oriental ou d’un romain qui gouverne un pays colonisé. Ce ministre avait une dette énorme : 10 000 talents : C’était ce qu’il fallait pour faire vivre une famille pendant 30 millions de jours. Devant le Créateur nous sommes devant le don de la vie et de l’amour, nous sommes toujours en dette. Mais l’amour est un don gratuit que rien ne peut acheter, il n’appelle que la reconnaissance. L’attitude de Dieu envers nous ne se base pas sur la justice, l’amour ne peut être que miséricordieux. Dans le cœur de Dieu, le pardon ne connaît pas d’attente ni de demi-mesure, il est immédiat et total.

"…Alors celui-ci le fit appeler et lui dit : “Serviteur mauvais ! je t’avais remis toute cette dette parce que tu m’avais supplié. Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j’avais eu pitié de toi ?”

Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux jusqu’à ce qu’il eût remboursé tout ce qu’il devait. C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du cœur. » Devant la supplication de son compagnon qui lui devait cent pièces d’argent. "Il se jeta sur lui pour l’étrangler, en disant : “Rembourse ta dette !” Le pardon est un geste d’amour qui nous transforme, il ne s’achète pas. Jésus nous dit que le temps de l’histoire qui nous est donnée est une grande remise des dettes. Ce n’est pas le temps du jugement et du châtiment. Nos dettes sont limitées et elles sont pardonnables. Jésus nous fait dire dans le Notre Père : "Pardonne-nous nos torts envers Toi comme nous-mêmes avons pardonné à ceux qui avaient des torts envers nous." La pitié nous situe à notre juste place devant notre frère qui demande pardon pour pouvoir vivre. Un horizon de reconnaissance s’ouvre devant nous pour savourer les bonnes choses qui nous sont données. Cette parole est infiniment précieuse car celui qui l’a dit ne peut la dire sans se l’appliquer à lui-même. Pierre prend au sérieux le rôle qu’il va jouer dans la communauté. Dieu nous a disposés pour recevoir la grâce d’un tel don ! Il nous transforme à son image afin que nous devenions ce que nous sommes. Nous pouvons le rejoindre dans l’amour et nous répandre en amour en le laissant passer devant, établis dans l’amour.


Citation :
Nous demandons la grâce d’entendre pour que notre cœur soit rempli de bienveillance, de douceur, d’humilité, de tendresse, les uns vis-à-vis des autres.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Jean-Paul II (1920-2005), Pape
Encyclique « Dives in misericordia » ch. 7, §14 (trad. © Libreria Editrice Vaticana)


« Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon ? »

L'Église doit considérer comme un de ses principaux devoirs – à chaque étape de l'histoire, et spécialement à l'époque contemporaine – de proclamer et d'introduire dans la vie le mystère de la miséricorde, révélé à son plus haut degré en Jésus Christ. Ce mystère est, non seulement pour l'Église elle-même comme communauté des croyants, mais aussi en un certain sens pour tous les hommes, source d'une vie différente de celle qu'est capable de construire l'homme exposé aux forces tyranniques de la concupiscence qui sont à l'œuvre en lui. Et c'est au nom de ce mystère que le Christ nous enseigne à toujours pardonner. Combien de fois répétons-nous les paroles de la prière que lui-même nous a enseignée, en demandant : « Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés » (Mt 6,12), c'est-à-dire à ceux qui sont coupables à notre égard.

     Il est vraiment difficile d'exprimer la valeur profonde de l'attitude que de telles paroles définissent et inculquent. Que ne révèlent-elles pas à tout homme, sur son semblable et sur lui-même ! La conscience d'être débiteurs les uns envers les autres va de pair avec l'appel à la solidarité fraternelle que saint Paul a exprimé avec concision en nous invitant à nous « supporter les uns les autres avec charité » (Ep 4,2). Quelle leçon d'humilité est ici renfermée à l'égard de l'homme, du prochain en même temps que de nous-mêmes ! Quelle école de bonne volonté pour la vie en commun de chaque jour, dans les diverses conditions de notre existence !

















_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4231
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Lun 18 Sep 2017 - 0:02

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Lorsque Jésus eut achevé de faire entendre au peuple toutes ses paroles, il entra dans Capharnaüm."

Il y avait un centurion dont un esclave était malade et sur le point de mourir ; or le centurion tenait beaucoup à lui. Ayant entendu parler de Jésus, il lui envoya des notables juifs pour lui demander de venir sauver son esclave. Arrivés près de Jésus, ceux-ci le suppliaient instamment : « Il mérite que tu lui accordes cela. Il aime notre nation : c’est lui qui nous a construit la synagogue. » Le centurion avait entendu parler de Jésus ; alors il lui envoya quelques notables juifs pour le prier de venir sauver son esclave. Le centurion de l’armée romaine n’est pas de la communauté des Juifs, mais il s’adresse à Jésus pour son esclave. Nous entrons là dans l’amour de Dieu, dans la compréhension que toute personne humaine a de Dieu. Cette Parole nous manifeste que Jésus venu pour sauver toute l’humanité. Il n’est pas venu seulement pour le peuple juif, pour les religieux, il est le Seigneur de toute personne vivant en ce monde. Aussi toute personne éclairée par sa conscience peut se tourner vers Dieu et obtenir de Lui le salut. "Je n’ai pas trouvé un telle foi en Israël," dit Jésus à son propos. Cet homme bon envoie des juifs religieux qui sont en lien avec Jésus.

« Jésus était en route avec eux, et déjà il n’était plus loin de la maison, quand le centurion envoya des amis lui dire : « Seigneur, ne prends pas cette peine, car je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit. »

C’est pourquoi je ne me suis pas autorisé, moi-même, à venir te trouver. Mais dis une parole, et que mon serviteur soit guéri ! Moi, je suis quelqu’un de subordonné à une autorité, mais j’ai des soldats sous mes ordres ; à l’un, je dis : “Va”, et il va ; à un autre : “Viens”, et il vient ; et à mon esclave : “Fais ceci”, et il le fait. » L’Église a si bien compris cette parole qu’elle la reprend avant la communion eucharistique : "Seigneur, je ne suis pas digne qui tu viennes chez moi, mais dis seulement une parole et je serai guéri." Nous retrouvons cette foi dans la puissance de Jésus qui vient nous sauver. Devant la maladie, la souffrance, la mort, ce cri de confiance vers Jésus peut nous sauver. Cet homme a une telle foi en Jésus, il a le sens que Dieu agit dans son serviteur. Il a entendu parler de Lui et il croit. "Je ne me suis même pas senti digne d’aller te voir," lui fait-il dire. Le cœur paisible, il envoie ceux qui pour lui sont religieux. Nous avons quelquefois ces témoignages : "Vous allez à la messe, priez pour moi, je ne me sens pas apte à aller vers Dieu, mais je compte sur votre prière." Cette ouverture est étonnante comme chemin vers Dieu. "Il mérite que tu lui accordes cette guérison, Il aime notre nation, c’est lui qui a construit notre synagogue." Combien de témoignages semblables avons-nous dans nos villages et nos familles : "Il ne vient pas à la messe, à l’église, mais c’est un homme bon. »

« Entendant cela, Jésus fut en admiration devant lui. Il se retourna et dit à la foule qui le suivait : « Je vous le déclare, même en Israël, je n’ai pas trouvé une telle foi ! »

Revenus à la maison, les envoyés trouvèrent l’esclave en bonne santé. Nous sommes consacrés à Dieu par notre baptême et nous intervenons au nom de l’humanité : « Écoute la prière que je fais mon Dieu, tu es mon rempart, tu m’as guéri, mon cœur te rend grâce. » Nous savons combien le monde est en conflit, en danger d’explosion. Chacun de nous élève les mains avec confiance demandant à Dieu qu’il fasse œuvre de guérison et d’amour. La prière que nous faisons avec une foi confiante est écoutée par Dieu.


Citation :
Nous demandons la grâce d’une prière fervente.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermon 62 (trad. Brésard, 2000 ans C , p.80 rev.)


« Seigneur, je ne suis pas digne »

Dans la lecture de l'évangile, nous avons entendu Jésus louer notre foi, jointe à l'humilité. Quand il a promis d'aller dans sa demeure guérir le serviteur du centurion, celui-ci a répondu : « Je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri ». En se disant indigne, il se montre digne – digne non seulement que le Christ entre dans sa maison, mais aussi dans son cœur...

     Car ce n'aurait pas été pour lui un grand bonheur si le Seigneur Jésus était entré dans sa maison sans être dans son cœur. En effet le Christ, Maître en humilité par son exemple et ses paroles, s'est assis à table dans la demeure d'un pharisien orgueilleux, nommé Simon (Lc 7,36s). Mais bien qu'il ait été à sa table, il n'était pas dans son cœur : là, « le Fils de l'Homme n'avait pas où reposer sa tête » (Lc 9,58). Au contraire, ici il n'entre pas dans la maison du centurion, mais il possède son cœur...

     C'est donc la foi jointe à l'humilité que le Seigneur loue chez ce centurion. Quand celui-ci dit : « Je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit », le Seigneur répond : « En vérité, je vous le dis, je n'ai pas trouvé une telle foi en Israël »... Le Seigneur était venu au peuple d'Israël selon la chair, pour chercher d'abord dans ce peuple sa brebis perdue (cf Lc 15,4)... Nous autres, en tant qu'hommes, nous ne pouvons pas mesurer la foi des hommes. C'est celui qui voit le fond des cœurs, celui que personne ne trompe, qui a témoigné de ce qu'était le cœur de cet homme, entendant sa parole pleine d'humilité et lui donnant en retour une parole qui guérit.
















_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4231
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Mar 19 Sep 2017 - 0:53

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Par la suite, Jésus se rendit dans une ville appelée Naïm. Ses disciples faisaient route avec lui, ainsi qu’une grande foule."

Il arriva près de la porte de la ville au moment où l’on emportait un mort pour l’enterrer ; c’était un fils unique, et sa mère était veuve. Une foule importante de la ville accompagnait cette femme. Jésus avance avec ses disciples sur les routes du monde. Nous sommes en permanence dans notre vie situés entre deux réalités : La foule qui fait route avec Jésus, heureuse parce que Jésus est là, il est vivant. Et une « autre grande foule » malheureuse ! Nous sommes dans ces deux foules avec Jésus présent, et nous vivons dans la foi, dans la présence de Jésus ! Dans notre vie et dans nos relations, les situations ne cessent de se succéder. C’est à travers elles que Jésus se manifeste, quelque chose de son être nous est révélé. La nouveauté qu’il apporte apparaît alors. Jésus est si proche de chacun ! Aujourd’hui à Naïm, il rejoint cette femme veuve : « Ne pleure pas. » Jésus s’ouvre à cette situation limite : cette veuve pleure la mort de son fils unique. Jésus éprouve de la pitié pour cette femme. Marie, sa propre mère, devra vivre cette situation de la mort de son fils unique. La Mort rompt notre capacité d’action, elle nous rend inertes. A nouveau elle est là pour cette femme veuve qui avait déjà vécu la mort de son mari.

Il s’approcha et toucha le cercueil ; les porteurs s’arrêtèrent, et Jésus dit : « Jeune homme, je te l’ordonne, lève-toi. » Alors le mort se redressa et se mit à parler. Et Jésus le rendit à sa mère.

Il s’approcha et toucha le cercueil ; les porteurs s’arrêtèrent, et Jésus dit : « Jeune homme, je te l’ordonne, lève-toi. » Alors le mort se redressa et se mit à parler. Et Jésus le rendit à sa mère. Jésus, face à cette femme dans le deuil, à cette foule qui se lamente, est touché dans son cœur. Il est présent, ouvert à ce qui advient, il ressent la douleur de cette femme. Il se manifeste en demandant à la mère ne pas pleurer. Jésus donne un ordre qui s’impose à lui, il commande aussi aux porteurs, et enfin, saisi de compassion face à cette souffrance, il remet debout le garçon : « Jeune homme, je te l’ordonne, lève-toi. » Le garçon se releva, le mort se redresse. Toute la foule est retournée. Tous ceux qui venaient en pleurant font maintenant partie d’une seule foule autour de Jésus qui a redonné la vie à cet homme. Il en est de même pour nous ! Nous pouvons être paralysé par la maladie dans un fauteuil ! Mais nous pouvons être debout physiquement et déjà « mort » intérieurement ! Cet amour de Jésus nous ressuscite, il nous est offert sans cesse pour assumer les épreuves de notre vie.

"La crainte s’empara de tous, et ils rendaient gloire à Dieu en disant : « Un grand prophète s’est levé parmi nous, et Dieu a visité son peuple. »

Et cette parole sur Jésus se répandit dans la Judée entière et dans toute la région. Le mort rendu à la vie est rendu à sa mère, c’est un grand signe. C’est le signe de ce qui doit arriver, le signe qui dépasse le monde présent. Signe que la mort peut être traversée, qu’elle doit être dépassée. Jésus devra, en son humanité, passer le premier par la mort. Marie devra connaître l’épreuve de cette traversée elle aussi, pour pouvoir porter les nôtres avec elle. Ce signe unifie les deux foules en un peuple, une bonne nouvelle se répand encore plus loin. Cette rencontre a déjà une saveur de Pentecôte. La mort recule. Nous devons refuser la peur, demeurer en relations en bénissant notre chemin, quel qu’il soit ! Jésus, par l’Amour, nous manifeste une immense transformation. C’est l’actualisation du Mystère pascal que nous célébrons à Pâques. Feu d’amour et de joie qui nous réchauffe et nous illumine. Dans la nuit du monde, dans la nuit de nos cœurs il y a désormais une espérance ! Nous marchons avec Jésus dans foi qui est un don du Dieu vivant. Croire dans l’amour nouveau qui nous habite et ne demande qu’à grandir, c’est entrer dans la joie de l’espérance.


Citation :
Nous demandons la grâce d’être debout parce que Jésus est vivant au milieu de nous.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Ambroise (v. 340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église
Commentaire sur l'évangile de Luc, 5, 89, 91-92 (trad. Véricel,
L'Evangile commenté, p. 132 ; cf SC 45, p. 215)


« Jeune homme, je te l'ordonne, lève-toi »

Même si les symptômes de la mort ont enlevé tout espoir de vie, même si les corps des défunts gisent près du tombeau, cependant, à la voix de Dieu, les cadavres déjà prêts à se décomposer se relèvent, retrouvent la parole ; le fils est rendu à sa mère, il est rappelé du tombeau, il en est arraché. Quel est ce tombeau, le tien ? Tes mauvaises habitudes, ton manque de foi. C'est de ce tombeau que le Christ te délivre, de ce tombeau que tu ressusciteras, si tu écoutes la Parole de Dieu. Même si ton péché est si grave que tu ne peux pas le laver toi-même par les larmes de ton repentir, l'Église, ta mère, pleurera pour toi, elle qui intervient pour chacun de ses fils comme une mère veuve pour son fils unique. Car elle compatit par une sorte de souffrance spirituelle qui lui est naturelle, lorsqu'elle voit que ses enfants sont entraînés vers la mort par des péchés fatals...

     Qu'elle pleure donc, cette pieuse mère ; que la foule l'accompagne ; que non seulement une foule, mais une foule considérable compatisse à cette tendre mère. Alors tu ressusciteras dans ton tombeau, tu en seras délivré ; les porteurs s'arrêteront, tu te mettras à dire des paroles de vivant, tous seront stupéfaits. L'exemple d'un seul en corrigera beaucoup et ils loueront Dieu de nous avoir accordé de tels remèdes pour éviter la mort.
















_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4231
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Mer 20 Sep 2017 - 21:59

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Jésus partit de là et vit, en passant, un homme, du nom de Matthieu, assis à son bureau de collecteur d’impôts. Il lui dit : « Suis-moi. » L’homme se leva et le suivit."

Jésus appelle Matthieu à sa suite, et il le suit ! Cet appel et sa réponse a une dimension sociale, les amis de Matthieu sont invités au banquet de fête. Jésus qui les accueille est à la joie de la fête. La vie de Matthieu bascule à l’appel de Jésus. C’est le mystère de la liberté personnelle, de la reconnaissance entre ces deux hommes. Mathieu manifeste sa reconnaissance à Jésus dans un repas de fête qu’il donne à ses amis. Jésus s’assoit à table avec les pécheurs, parle avec eux, il n’a pas honte de se trouver en leur compagnie. Ce ne sont pas seulement les paroles de Jésus qui constituent la base de son enseignement mais ses gestes, et sa façon de faire. Les ennemis de Jésus cherchent à détruire ce groupe nouveau qui se constitue. Ils cherchent à semer un esprit de discorde entre les disciples et les nouveaux, publicains et pécheurs. Or, sous le regard de Jésus, chacun peut se reconnaître lui-même, se savoir appeler à grandir, à prendre les choses autrement. L’atmosphère n’est plus au jugement ou à l’exclusion mais à l’accueil et à l’amitié. La souplesse de la relation permet à Matthieu et à ses amis de revoir leur existence. Jésus est « Dieu-avec-nous » qui pose un regard qui ne juge pas et ne condamne pas. Son regard est fait d’amitié et de miséricorde. C’est le regard qu’il pose sur Matthieu, un regard qui change complètement sa vie. Lors de son baptême, Jésus prend place au milieu des pêcheurs. Sur la croix, il meurt entre deux malfaiteurs.

"Comme Jésus était à table à la maison, voici que beaucoup de publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts) et beaucoup de pécheurs vinrent prendre place avec lui et ses disciples."

Voyant cela, les pharisiens disaient à ses disciples : « Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs ? » Être accueilli par Jésus, c’est accueillir son Royaume de Justice et de Paix. Il s’agit pour nous de vivre dans une communion personnelle et intime avec Dieu, avec notre Père des cieux. Dieu nous aime, il est venu nous chercher en Jésus. De nous-même, nous ne pouvons pas accéder à la vie divine, c’est un don de Dieu. Être sauvé, c’est accueillir cet amour de Dieu qui nous établi dans une relation nouvelle avec lui. Nous sommes placés par amour dans cette relation d’amour infini qui existe entre le Père et le Fils dans l’Esprit Saint. Être sauvé, c’est être aimé et participer à l’amour de Dieu. Dès lors, nous comprenons que cette justification ne peut être que gratuite. L’amour ne se paye que par l’amour. On ne peut prétendre s’imposer dans une relation amoureuse. En choisissant Mathieu, Jésus fait un geste qui provoque les pharisiens. Il ne se contente pas d’appeler un pécheur comme apôtre, il ose « faire table commune » avec lui.

Jésus, qui avait entendu, déclara : « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades."

Allez apprendre ce que signifie : Je veux la miséricorde, non le sacrifice. En effet, je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. » Ayant découvert et reçu l’amour infini de Dieu, nous cherchons à vivre en conformité avec l’Esprit Saint qui nous habite, à collaborer avec l’amour de Dieu. Dieu nous accueille au sein de l’amour trinitaire. Nous exprimons cette réalité spirituelle par notre bonne volonté orientée vers la coopération active du Royaume de Dieu. Notre foi, vécue en acte et en vérité, développe une communion effective avec nos frères. Dieu veut la tendresse, et la miséricorde et Jésus nous invite à suivre son exemple. C’est dans les petites actions de tous les jours que notre foi se révèle. Guéris par le Christ, nous sommes transformés en lui, enrichi de son Amour. Notre salut est un don gratuit de Dieu. L’action de Jésus a des conséquences sur nos relations avec nos frères. Si nous sommes aimés de Dieu gratuitement, et sans mérite de notre part, son amour nous appelle à aimer à notre tour. Désormais, il ne s’agit pour nous, non plus de gagner ce don, mais de vivre selon l’Esprit Saint qui nous habite. Les œuvres de bonté seront nécessaires pour rayonner le don que nous avons reçu dans l’Esprit Saint. C’est dans le Christ, sauvé par sa Passion et par sa Résurrection, que nous faisons la paix entre nous et devenons des artisans de Paix.


Citation :
Nous demandons la grâce d’être debout parce que Jésus est vivant au milieu de nous.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Benoît XVI, pape de 2005 à 2013
Audience générale du 30/08/06 (trad. DC n° 2365, p. 826
© copyright Libreria Editrice Vaticana)


Saint Matthieu : converti, apôtre, évangéliste

« Il se leva et le suivit. » La concision de la phrase met clairement en évidence la promptitude de Matthieu à répondre à l'appel. Cela signifiait pour lui l'abandon de tout, surtout de ce qui lui garantissait une source de revenus sûre, même si elle était souvent injuste et déshonorante. À l'évidence, Matthieu a compris que la familiarité avec Jésus ne lui permettait pas de poursuivre une activité désapprouvée par Dieu. On saisit facilement l'application au présent : aujourd'hui aussi, l'attachement à des choses incompatibles avec la marche à la suite de Jésus, comme c'est le cas des richesses malhonnêtes, n'est pas admissible. Une fois, il lui est arrivé de dire sans détour : « Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres et tu auras un trésor dans les cieux. Puis viens, suis-moi » (Mt 19,21). C'est bien ce qu'a fait Matthieu : « il se leva et le suivit ». Dans ce « il se leva », il est bien possible de lire la répudiation d'une situation de péché et en même temps l'adhésion consciente à une existence nouvelle, droite, dans la communion avec Jésus.

     Rappelons-nous que la tradition ancienne de l'Église est unanime pour attribuer à Matthieu la paternité du premier Évangile. Cela se produit déjà avec Papias, évêque de Hiérapolis en Phrygie, autour de l'an 130. Il écrit : « Matthieu recueillit les paroles (du Seigneur) en langue hébraïque, et chacun les interpréta comme il le pouvait » (in Eusèbe de Césarée, Hist. Eccl. III, 39, 16). L'historien Eusèbe ajoute cette information : « Matthieu, qui avait d'abord prêché parmi les juifs, lorsqu'il décida d'aller aussi chez d'autres peuples, écrivit dans sa langue maternelle l'Évangile qu'il annonçait. Ainsi, il chercha à remplacer par l'écrit, chez ceux dont il se séparait, ce qu'ils perdaient avec son départ » (III, 24, 6). Nous n'avons plus l'Évangile écrit par Matthieu en hébreu ou en araméen, mais dans l'Évangile grec que nous avons, nous continuons encore à entendre, d'une certaine manière, la voix persuasive du publicain Matthieu qui, devenu apôtre, continue à nous annoncer la miséricorde salvatrice de Dieu, et nous écoutons ce message de saint Matthieu en le méditant toujours à nouveau pour apprendre, nous aussi, à nous lever et à suivre Jésus avec décision.
















_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4231
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Jeu 21 Sep 2017 - 21:32

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Ensuite, il arriva que Jésus, passant à travers villes et villages, proclamait et annonçait la Bonne Nouvelle du règne de Dieu."

Jésus est venu dans un monde rempli de suffisance, qui méprise et délaisse les pauvres, et qui les rejette. La connaissance de la Personne de Jésus s’acquiert dans la mesure où notre cœur est ouvert aux pauvres et aux petits. Alors nous rencontrons sa miséricorde, et nous cherchons ce qu’il convient de faire pour Lui plaire. Avec lui, nous sommes disposés à recevoir le mépris des orgueilleux. Jésus est « le Pauvre, » il a rencontré des cœurs qui se sont attachés à sa personne. D’humbles femmes l’ont aimé et servi dans leur faiblesse et dans leurs affections. Jésus remet l’humanité dans de toutes nouvelles relations d’amour, dans de nouveaux rapports de justice. Il proclame la bonne Nouvelle du règne de Dieu, en passant à travers villes et villages, semant la révolution de l’Amour. Il se laisse acclamer par les enfants. Il sauve les souffrants et guérit les malades. Jésus est le Maître et nous avons tous besoin d’être guéris par lui pour entrer dans une nouvelle relation d’Amour. A sa suite, nous sommes appelés, là où l’Esprit Saint nous conduit !

« Les Douze l’accompagnaient, ainsi que des femmes qui avaient été guéries de maladies et d’esprits mauvais :

Jésus, dans l’humilité profonde de son cœur, parcourt les chemins de notre terre souillée par le péché. Ceux qui ont compris le chemin d’humilité suivi par Jésus partagent son humble condition. Ils prennent avec eux de ce qui lui est nécessaire pour lui venir en aide ! Né dans une crèche, car il n’y avait pas de place pour Lui dans l’hôtellerie. Il n’aura pas, durant son ministère, « aucun lieu pour reposer sa tête. » Pourtant, il est le Créateur des mondes, celui qui commande au vent et à la mer. Il ordonne aux démons de sortir des hommes et ils sortent, il guérit toutes maladies et ressuscite les morts. Mais il est aussi Celui qui demande à une pauvre femme, elle-même assoiffée : « Donne-moi à boire. » A travers villes et villages, personne n’est oublié. Jésus enseigne au bord du lac ou sur les flancs de la montagne. Partout, Il prêche le royaume de Dieu et apporte la bonne nouvelle de la paix. Nous croyons en lui dans la foi, dans un amour invisible. Vivre de cet amour nous aide à être davantage croyant. Pour tenir bon dans notre vie spirituelle, il nous faut vivre de foi et d’amour, espérer davantage dans la douceur et l’humilité.

« Marie, appelée Madeleine, de laquelle étaient sortis sept démons, Jeanne, femme de Kouza, intendant d’Hérode, Suzanne, et beaucoup d’autres, qui les servaient en prenant sur leurs ressources. »

La mention de Jeanne, femme de Chuzas est une source précise dont Luc a disposé ! Son mari occupait une charge importante à la cour d’Hérode Antipas, il était son intendant. Jeanne est mentionnée avec Marie de Magdala après la crucifixion de Jésus et son ensevelissement. Un même amour pour Jésus unissait ces deux femmes. Ce qu’elles ont accompli pour Jésus était dicté par leur amour pour lui. Les femmes qui l’avaient accompagné depuis la Galilée sont venues au sépulcre apporter les aromates qu’elles avaient préparés pour lui. C’est un encouragement pour nous, aujourd’hui encore. Dans le combat spirituel, nous mettons en œuvre la charité qui nous fait vivre dans le Christ. Nous habitons la toute petitesse du cœur qui nous émerveille dans la grâce des tous petits. Les pauvres ont besoin du contact avec Jésus qui a fondamentalement renouvelé l’humanité.


Citation :
Nous demandons la grâce d’être attentif à la Parole de Dieu, que notre vie soit un témoignage de son Amour.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 




Saint Jean-Paul II (1920-2005), Pape
Lettre apostolique « Mulieris dignitatum » § 27
(trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana)


« Les Douze l'accompagnaient, ainsi que quelques femmes »

Dans l'histoire de l'Église, dès les premiers temps, il y avait aux côtés des hommes de nombreuses femmes pour qui la réponse de l'Église-Épouse à l'amour rédempteur du Christ-Époux prenait toute sa force expressive. Nous voyons tout d'abord celles qui avaient personnellement rencontré le Christ, qui l'avaient suivi et qui, après son départ, « étaient assidues à la prière » (Ac 1,14) avec les apôtres au Cénacle de Jérusalem jusqu'au jour de la Pentecôte. Ce jour-là, l'Esprit Saint a parlé par « des fils et des filles » du Peuple de Dieu... (Ac 2,17; Jl 3,1). Ces femmes, et d'autres encore par la suite, ont eu un rôle actif et important dans la vie de l'Église primitive, dans la construction, depuis ses fondements, de la première communauté chrétienne et des communautés ultérieures, grâce à leurs charismes et à leurs multiples manières de servir... L'apôtre Paul parle de leurs « fatigues » pour le Christ : celles-ci montrent les divers domaines du service apostolique dans l'Église, en commençant par « l'Eglise domestique ». En effet, la « foi sans détours » y passe de la mère aux enfants et aux petits-enfants, comme cela a eu lieu dans la maison de Timothée (2Tm 1,5).

     La même chose se renouvelle au cours des siècles, de génération en génération, comme le montre l'histoire de l'Église. L'Église, en effet, en défendant la dignité de la femme et sa vocation, a manifesté de la gratitude à celles qui, fidèles à l'Évangile, ont participé en tout temps à la mission apostolique de tout le Peuple de Dieu, et elle les a honorées. De saintes martyres, des vierges, des mères de famille ont témoigné de leur foi avec courage et aussi, par l'éducation de leurs enfants dans l'esprit de l'Évangile, ont transmis la foi et la tradition de l'Église... Même face à de graves discriminations sociales, les saintes femmes ont agi librement, rendues fortes par leur union avec le Christ...

     De nos jours encore, l'Église ne cesse de s'enrichir grâce au témoignage de nombreuses femmes qui épanouissent leur vocation à la sainteté. Les saintes femmes sont une incarnation de l'idéal féminin ; mais elles sont aussi un modèle pour tous les chrétiens, un modèle de « sequela Christi », de la vie à la suite du Christ, un exemple de la manière dont l'Église-Épouse doit répondre avec amour à l'amour du Christ-Époux














.


_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4231
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Ven 22 Sep 2017 - 22:52

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

« Comme une grande foule se rassemblait, et que de chaque ville on venait vers Jésus, il dit dans une parabole :

« Le semeur sortit pour semer la semence, et comme il semait, il en tomba au bord du chemin. Les passants la piétinèrent, et les oiseaux du ciel mangèrent tout. Il en tomba aussi dans les pierres, elle poussa et elle sécha parce qu’elle n’avait pas d’humidité. Il en tomba aussi au milieu des ronces, et les ronces, en poussant avec elle, l’étouffèrent. Il en tomba enfin dans la bonne terre, elle poussa et elle donna du fruit au centuple. » Nous entendons bien que si la semence sèche, ce n’est pas à cause de la chaleur, mais « faute de racine. » Si la parole est étouffée, cela vient des ronces qui ont poussés en liberté. Il aurait fallu une volonté pour les empêcher de pousser ! Nous accusons la corruption de notre conscience qui aurait du être éveillée ! Jésus est ce grain de blé qui est tombé en terre. Il faut que toute justice s’accomplisse, disait-il à Jean le Baptiste. Il y a beaucoup de petits recoins reculés en nous que nous ignorons. Ils sont à visiter par Jésus et à partir d’eux, régénérés, poussera ce blé nouveau. C’est le mystère de la surabondance de l’amour de Dieu dans sa miséricorde infinie. La bonne terre, c’est Marie, elle a fait germer le bon Grain. Depuis lors, Dieu fait rayonner son soleil sur toutes nos blessures, nos souffrances et nos misères. Son soleil qui illumine tout, viendra à bout de tout obstacle à l’Amour.

"Disant cela, il éleva la voix : « Celui qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende ! »

Ses disciples lui demandaient ce que signifiait cette parabole. Il leur déclara : « À vous il est donné de connaître les mystères du royaume de Dieu, mais les autres n’ont que les paraboles. Ainsi, comme il est écrit : Ils regardent sans regarder, ils entendent sans comprendre. La terre où la semence est reçue explique tout. Ce n’est pas le cultivateur, ni la semence, mais les dispositions de notre cœur qui donnent la lumière à cette parabole. La bonté de Dieu pour l’homme est immense, il accueille les premiers, ne repousse pas les seconds et donne une place au troisième ! La semence, c’est la parole de Dieu qui vient régénérer tout ce qui est perdu en nous. Cela nous donne une espérance folle. Même si le menteur rôde comme un lion qui rugit, Pierre lui-même en a fait l’expérience, et maintenant il confirme ses frères. Nous nous retrouvons dans cet Évangile sous le soleil de Dieu, avec la pluie de son amour infini, qui vient de partout, tout se transforme en bonne terre. Au plan de la nature, nous avons l’expérience de ces transformations de terrains. Au plan de la grâce, c’est le rôle de la maternité de Marie, si nous lui donnons toute la place, elle saura faire d’un champ caillouteux un beau champ de blé. Il y a « ceux qui accueillent la parole avec joie, » dans le quotidien.

« Voici ce que signifie la parabole. La semence, c’est la parole de Dieu.

Il y a ceux qui sont au bord du chemin : ceux-là ont entendu ; puis le diable survient et il enlève de leur cœur la Parole, pour les empêcher de croire et d’être sauvés. Il y a ceux qui sont dans les pierres : lorsqu’ils entendent, ils accueillent la Parole avec joie ; mais ils n’ont pas de racines, ils croient pour un moment et, au moment de l’épreuve, ils abandonnent. Ce qui est tombé dans les ronces, ce sont les gens qui ont entendu, mais qui sont étouffés, chemin faisant, par les soucis, la richesse et les plaisirs de la vie, et ne parviennent pas à maturité. Et ce qui est tombé dans la bonne terre, ce sont les gens qui ont entendu la Parole dans un cœur bon et généreux, qui la retiennent et portent du fruit par leur persévérance. Il nous faut d’abord écouter la Parole avec attention et la garder fidèlement en mémoire. Plein de courage, il nous faut mépriser l’orgueil de la richesse. Il faut nous délivrer de l’amour des biens de ce monde pour mettre toute notre attention dans la Parole, et mettre à profit ce qui nous est dit. Si nous célébrons Jésus dans l’allégresse, nous sommes dans la Joie de Dieu. Si nous passons par la souffrance, célébrons la joie de Dieu dans la vérité. Si notre vie est marquée au creuset de l’angoisse, elle peut témoigner et rendre grâce, car la bonne terre labourée chante la gloire de Dieu.


Citation :
Nous demandons à Marie, qui a porté le meilleur Fruit, la grâce de porter le fruit d’un beau témoignage de l’Amour de Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 





Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque
de Constantinople, docteur de l'Église

Sermon n° 44 sur St Matthieu  ; PG 57, 467 (trad. Véricel,
L'Evangile commenté, p. 140)


« Celui qui a des oreilles pour entendre, qu'il entende »

Si la semence sèche, ce n'est pas à cause de la chaleur. Jésus n'a pas dit qu'elle a séché à cause de la chaleur, mais « faute de racine ». Si la parole est étouffée, cela ne vient pas des épines, mais de ceux qui les ont laissé pousser en liberté. Avec de la volonté, tu peux les empêcher de pousser, tu peux faire de la richesse un usage convenable. C'est pour cela que le Sauveur parle non du « monde » mais du « souci du monde », non de « la richesse » mais de la « séduction de la richesse ». N'accusons donc pas les choses elles-mêmes, mais la corruption de notre conscience...

     Ce n'est pas le cultivateur, tu le vois, ce n'est pas la semence, c'est la terre où elle est reçue qui explique tout, c'est-à-dire les dispositions de notre cœur. Là aussi la bonté de Dieu pour l'homme est immense, puisque, loin d'exiger une même mesure de vertu, il accueille les premiers, ne repousse pas les seconds et donne une place aux troisièmes...

     Il faut donc d'abord écouter la Parole avec attention, puis la garder fidèlement en mémoire, puis être plein de courage, puis mépriser la richesse et se délivrer de l'amour de tous les biens du monde. Si Jésus met l'attention pour la Parole au premier rang et avant toutes les autres conditions, c'est qu'elle est la condition nécessaire. « Comment croire sans d'abord l'entendre ? » (Rm 10,14) Et nous aussi, si nous ne faisons pas attention à ce qui nous est dit, nous ne connaîtrons pas les devoirs à remplir. Après seulement viennent le courage et le mépris des biens du monde. Pour mettre à profit ces leçons, fortifions-nous de toute façon : soyons attentifs à la Parole, poussons profondément nos racines et débarrassons-nous de tout le souci du monde.

















_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4231
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Dim 24 Sep 2017 - 16:05

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

« En effet, le royaume des Cieux est comparable au maître d’un domaine qui sortit dès le matin afin d’embaucher des ouvriers pour sa vigne. Il se mit d’accord avec eux sur le salaire de la journée : un denier, c’est-à-dire une pièce d’argent, et il les envoya à sa vigne.

Le propriétaire d’une vigne constate qu’il était temps de cueillir ses raisins. Tôt, vers six heures le matin, il quitte sa maison et se rend au marché pour embaucher des ouvriers, offrant à chacun le salaire habituel d’un denier pour la journée. Quelle joie de contempler cette profusion de travail. Le travail de la vigne est une expérience qui nous est encore familière ! Quel bonheur de contempler l’apport de toute la création à l’épanouissement de la vigne : le soleil, la terre, la pluie et le vent ! Le travail de la nature et l’apport de "l’homme," sont mis en œuvre. La beauté du travail physique, les gestes précis de l’intelligence et de la force que Dieu donne, sont révélés. Mais Jésus nous introduit plus loin, dans la beauté de la grâce qui est en nous, un renouvellement de notre vie. Pour rétablir la relation d’Amour avec Dieu, Jésus a besoin de nous, de notre consentement à cette ouverture. La grâce de Dieu apporte le salut. Elle engendre un changement dans la justice de la terre. Cette transformation touche les parties les plus profondes de notre cœur. Elle anime en nous une attitude nouvelle qui met en oubli nos propres intérêts. La vigne du Seigneur, c’est Jésus, le Verbe incarné, qui est venu régénérer l’humanité, chacun de nous.

"Sorti vers neuf heures, il en vit d’autres qui étaient là, sur la place, sans rien faire. Et à ceux-là, il dit : “Allez à ma vigne, vous aussi, et je vous donnerai ce qui est juste.”

Ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers midi, puis vers trois heures, et fit de même. Vers cinq heures, il sortit encore, en trouva d’autres qui étaient là et leur dit : “Pourquoi êtes-vous restés là, toute la journée, sans rien faire ?” Ils lui répondirent : “Parce que personne ne nous a embauchés.” Il leur dit : “Allez à ma vigne, vous aussi.” À ceux de la troisième heure le propriétaire promet un salaire raisonnable. A la sixième heure, à la neuvième heure, et à la onzième heure il envoie encore des ouvriers dans sa vigne. Cette parabole nous montre combien chacun cherche d’abord son intérêt ! Notre tendance naturelle est de nous montrer envieux et de rendre la situation avantageuse pour nous. Or la grâce de Dieu nous amène à nous associer à nos frères à tel point que leurs joies deviennent les nôtres. Travailler à l’œuvre de Dieu, c’est entrer dans la gratuité de l’amour pour œuvrer dans la vigne jusqu’à la moisson opérée par Jésus. Toutes ces "heures" évoquées disent la prédication de Jésus, du début de sa vie, jusqu’à la Croix. La onzième heure est l’heure ou le larron est entré dans le Paradis. Pour sauver toute l’humanité, Jésus ne veut perdre personne, il veut que tous, nous nous mettions au travail.

"Le soir venu, le maître de la vigne dit à son intendant : “Appelle les ouvriers et distribue le salaire, en commençant par les derniers pour finir par les premiers.”

Ceux qui avaient commencé à cinq heures s’avancèrent et reçurent chacun une pièce d’un denier. Quand vint le tour des premiers, ils pensaient recevoir davantage, mais ils reçurent, eux aussi, chacun une pièce d’un denier. En la recevant, ils récriminaient contre le maître du domaine : “Ceux-là, les derniers venus, n’ont fait qu’une heure, et tu les traites à l’égal de nous, qui avons enduré le poids du jour et la chaleur !” Mais le maître répondit à l’un d’entre eux : “Mon ami, je ne suis pas injuste envers toi. N’as-tu pas été d’accord avec moi pour un denier ? Prends ce qui te revient, et va-t’en. Je veux donner au dernier venu autant qu’à toi : n’ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mes biens ? Ou alors ton regard est-il mauvais parce que moi, je suis bon ?” C’est ainsi que les derniers seront premiers, et les premiers seront derniers. » Les travailleurs du matin accusent Jésus d’avoir été trop généreux pour les derniers. Nous souffrons d’un désir de reconnaissance, d’être distingués. Nous pouvons penser à la réaction des chefs religieux qui s’enorgueillissent de leur fidélité à la loi, mais qui n’acceptent pas que Jésus puisse accueillir les petits et les pauvres ! Jésus « ne nous appelle plus serviteur, mais ami. » Etre à son service est un tel bonheur, une telle grâce ! Entrer dans la gratuité de l’amour est une épreuve pour nos cœurs rétrécis ! Nous risquons de réintroduire dans le Royaume les règles du travail humain alors que c’est un Don de Dieu. Nous lui demandons d’ordonner davantage notre travail dans la perspective du Royaume de Dieu. C’est un si grand bonheur de travailler à l’œuvre de Dieu ! C’est ainsi que les derniers seront premiers et les premiers derniers.


Citation :
Nous demandons la grâce d’entrer dans la gratuité de l’amour infini de Dieu et de la communiquer !


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 





Auteur anonyme du 9e siècle, dans l'actuelle Italie
Homélie pour la Septuagésime, 4-7 (trad. SC 161, p. 173)


« Allez, vous aussi, à ma vigne »


Mes bien-aimés, persévérez dans les bonnes œuvres que vous avez commencées... De malheureux hommes servent un roi terrestre au péril de leur vie et moyennant d'énormes difficultés pour un bénéfice très vite passé et disparu ; pourquoi ne serviriez-vous pas le roi du ciel pour obtenir le bonheur du Royaume ? Puisque, par la foi, le Seigneur vous a déjà appelés à sa vigne, c'est-à-dire à l'unité de la sainte Église, vivez, conduisez-vous de telle sorte que, grâce à la générosité de Dieu, vous puissiez recevoir la pièce d'argent, c'est-à-dire le bonheur du Royaume des cieux.

Que personne ne désespère à cause de la grandeur de ses péchés, et ne dise : « Nombreux sont les péchés dans lesquels j'ai persévéré jusqu'à la vieillesse et l'extrême vieillesse ; je ne pourrai plus désormais obtenir le pardon, surtout que ce sont les péchés qui m'ont laissé, non pas moi qui les ai rejetés. » Que celui-là ne désespère absolument pas de la miséricorde divine, car les uns sont appelés à la vigne de Dieu à la première heure, d'autres à la troisième, d'autres à la sixième, d'autres à la neuvième, d'autres à la onzième, c'est-à-dire que les uns sont conduits au service de Dieu dans l'enfance, d'autres dans l'adolescence, d'autres dans la jeunesse, d'autres dans la vieillesse, d'autres dans l'extrême vieillesse.

Que personne donc, quel que soit son âge, ne désespère s'il veut se convertir à Dieu... Travaillez fidèlement dans la vigne de l'Église, pour recevoir le salaire du bonheur éternel et régner avec le Christ dans tous les siècles des siècles.














_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !


Dernière édition par Lumen le Dim 1 Oct 2017 - 1:29, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4231
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Lun 25 Sep 2017 - 1:50

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

" Personne, après avoir allumé une lampe, ne la couvre d’un vase ou ne la met sous le lit ; on la met sur le lampadaire pour que ceux qui entrent voient la lumière."

Une lampe allumée donne une lumière qui brille et qui s’accroît autour d’elle. Cette lampe, c’est Dieu qui l’a allumée et qui fait naître une flamme dans les yeux de celui qui la porte. Lorsque Dieu allume notre lampe, il fait de nous des lumières qui resplendissent. La grâce de Dieu éclaire notre cœur qui donne la lumière là où il se trouve. Le disciple de Jésus devient une lumière par l’action de la Parole de Dieu qui transforme sa propre lumière pour devenir ‘la lumière du monde.’ C’est par la vie et l’enseignement de Jésus que la Parole de Dieu nous est transmise. Nous laissons cette Parole vivre et s’implanter dans notre cœur pour être la lumière du monde. Jésus insiste sur l’importance de permettre à notre lampe de donner de la lumière. Le « monde » plane au-dessus de nous, tel un épais nuage, l’éclat de notre lumière peut en être affecté. Il faut que notre lampe brille malgré tout. Nous veillons que les soucis du monde n’envahissent pas l’action de Dieu, sa lumière et son amour en nous.

"Car rien n’est caché qui ne doive paraître au grand jour ; rien n’est secret qui ne doive être connu et venir au grand jour."

Etre trop pris par les préoccupations matérielles de notre vie pourrait atténuer notre lumière. Nous risquerions alors de négliger Dieu et son royaume sans nous en rendre compte. Il nous faut prendre garde à la manière dont nous écoutons. Rien de caché qui ne doive être découvert, et rien de secret qui ne doive être connu et mis au jour en son temps. La lumière et la vérité de Dieu éclairent et révèlent notre réalité, il est impossible de cacher quoi que ce soi à Dieu. La Parole de Dieu est une source de grâce et de vie qui détermine notre action et la disposition de notre cœur qui entend la vérité. Nous apportons à Dieu ce que nous sommes pour accomplir son œuvre. Pour bâtir le Corps du Christ, le Temple de Dieu, nous nous recevons les uns des autres. Nous nous offrons comme des pierres de choix, des pierres vivantes pour bâtir l’œuvre de Dieu. Il nous faut croire que Dieu continue son œuvre. Un jour, la lumière de Dieu révélera tous les secrets du monde.!

"Faites attention à la manière dont vous écoutez. Car à celui qui a, on donnera ; et à celui qui n’a pas, même ce qu’il croit avoir sera enlevé. »

C’est nous qui déterminons la mesure avec laquelle nous voulons être considéré ! Nous ne pouvons pas dissocier la grâce divine de notre responsabilité humaine. Le don de Dieu doit être ravivé en nous. Celui qui a reçu un don et ne l’exploite pas, est semblable à celui qui, après avoir allumé une lampe, la laisse s’éteindre ou la cache dans l’obscurité. L’acceptation de la vérité avec un cœur disposé à la pratiquer, est une condition essentielle pour recevoir davantage la vie de Dieu. Il fait tout le nécessaire pour notre développement et notre épanouissement. Il nous faut faire rayonner la lumière qu’il nous confie. Jésus prend la mesure dont nous nous servons pour écouter sa Parole et il la met en œuvre pour nous. ‘De la mesure dont vous mesurerez, vous serai mesuré.’ Dieu nous bénit en fonction de notre réceptivité à sa Parole. ‘Rallume le don de Dieu, la flamme que Dieu a allumée en toi,’ dit Paul à Timothée. Jésus nous propose de bâtir un monde meilleur en nous adressant au Dieu de la Paix. Toute l’humanité est convoquée pour bâtir un monde de Paix, édifier la nouvelle civilisation de l’Amour en demeurant dans l’amour de Dieu. Que nous soyons les artisans de la Paix !


Citation :
Nous demandons à l’Esprit Saint la grâce d’être fidèles au Dieu vivant et à nos frères pour écouter en vérité.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 





Un sermon attribué à Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Cf. Discours sur le Ps 139,15 ; Sermons sur St Jean, n° 57 (trad. Humeau ; rev. Tournay)


« Faites attention à la manière dont vous écoutez »

« Que chacun soit toujours prêt à écouter, mais lent à parler » (Jc 1,19). Oui, frères, je vous le dis franchement..., moi qui vous parle fréquemment sur votre propre demande : ma joie est sans mélange quand je suis au rang des auditeurs ; ma joie est sans mélange quand j'écoute, et non quand je parle. C'est alors que je goûte la parole en toute sûreté ; ma satisfaction n'est pas menacée par la vaine gloire. Quand on est assis sur la pierre solide de la vérité, comment redouterait-on le précipice de l'orgueil ? « J'écouterai, dit le psalmiste, et tu me rempliras de joie et d'allégresse » (Ps 50,10). Je ne suis donc jamais plus joyeux que lorsque j'écoute ; c'est notre rôle d'auditeur qui nous maintient dans une attitude d'humilité.

     Au contraire, si nous prenons la parole... nous avons besoin d'une certaine retenue ; même si je ne cède pas à l'orgueil, j'ai peur de le faire. Si j'écoute par contre, personne ne peut enlever ma joie (Jn 16,22), car personne n'en est témoin. C'est bien la joie de l'ami de l'époux dont saint Jean dit « qu'il se tient debout et qu'il écoute » (Jn 3,29). Il se tient debout parce qu'il écoute. Le premier homme, lui aussi, parce qu'il écoutait Dieu, se tenait debout ; dès qu'il a écouté le serpent, il est tombé. L'ami de l'époux est donc « ravi de joie à la voix de l'Époux » ; ce qui fait sa joie, ce n'est pas sa propre voix de prédicateur, de prophète, mais la voix de l'Époux lui-même.













_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4231
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Mar 26 Sep 2017 - 4:21

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"La mère et les frères de Jésus vinrent le trouver, mais ils ne pouvaient pas arriver jusqu’à lui à cause de la foule."

Jésus est entouré d’une foule de malades, de boiteux et d’aveugles qui sont tout près de lui, aux premières places. Comme on ne peut arriver jusqu’à lui, on lui signale la présence de sa mère et de ses frères qui veulent le voir ! A ses proches qui veulent le voir et qui butent sur des impossibilités matérielles, Jésus répond en mettant en avant l’écoute de Dieu comme le lieu véritable de la constitution de sa famille. C’est cela qui bâtit la commune appartenance : une écoute active par chacun. Rien de repérable au début, aucune mise en commun même, mais un fruit commun, spirituel, peu à peu, se constituera. « Ma mère et mes frères dit Jésus, ce sont ceux qui écoutent la Parole de Dieu et qui la garde. » Non seulement Jésus glorifie le Père qui l’a envoyé, mais il glorifie sa mère qui accomplit la Parole de Dieu dans sa propre chair : « Qu’il me soit fait selon ta Parole ; » C’est le témoignage de la puissance de la grâce, de l’Esprit Saint qui enfante un monde nouveau. L’Esprit Saint réchauffe et éclaire le cœur de tous ceux qui s’approchent de lui : « Voyez comme ils s’aiment. » La « bonne terre » a accueilli la Parole de Dieu, Marie, dans sa foi, a été transformé fondamentalement dans sa vie.

"On le lui fit savoir : « Ta mère et tes frères sont là dehors, qui veulent te voir. »

L’écoute et la mise en pratique de la Parole de Dieu forme une famille nouvelle. Quand Jésus dit : « Ma mère, mes frères, » Il se situe comme le premier-né d’une multitude de frères. Il est la Tête du Corps nouveau de l’Église, unifié par l’Esprit Saint. Le Fils éternel de Dieu a pris chair de la Vierge Marie grâce à son accueil de la Parole de Dieu. Notre identité chrétienne se construit, se développe, se tisse les uns avec les autres. L’identité véritable de l’homme est en devenir, elle ne se réduit pas à un déjà-là acquis fixé, intangible, où chacun devrait seulement fonctionner selon une norme établie. Elle ne se ferme pas sur elle-même. Marie a accueilli Jésus dans sa foi avant de l’accueillir dans sa chair et il en est de même de l’Église : « La multitude des croyants avait un seul cœur et une seule âme. » Ceux qui écoutent la Parole sont les frères et les sœurs de Jésus. Il se retrouve en eux. Il y a un lien de cause à effet entre l’écoute de la Parole de Dieu et l’entente cordiale des disciples. C’est un Peuple nouveau. De la manière dont nous écoutons la Parole et la mettons en pratique, dépend la fécondité de l’Église, l’annonce de la Bonne Nouvelle.

"Il leur répondit : « Ma mère et mes frères sont ceux qui écoutent la parole de Dieu et la mettent en pratique. »

Marie a formé le corps du Christ, elle forme encore l’Église, le Corps du Christ, dont nous sommes les membres. « Ma mère et mes frères, ce sont ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la mettent en pratique. » Élisabeth ne s’est pas trompée : « Bienheureuse, toi qui as cru aux paroles qui te furent dites de la part du Seigneur. » Ce qui me rapproche de Jésus, ce qui me situe par rapport à Lui, c’est d’écouter comme Lui, de devenir ce que Lui-même devient, d’entrer dans la filiation. Aujourd’hui, je puis me rapprocher de Lui, en recevant ce qui m’est donné en propre, en le laissant fructifier en moi, par là, je me rapproche également de mes frères. Ceux qui se laissent travailler par la Parole de Dieu sont un ferment dans la pâte, ils sont mus par l’Esprit Saint.


Citation :
Nous demandons la grâce d’être transformé par la Parole de Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 





Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix [Édith Stein] (1891-1942), carmélite, martyre, copatronne de l'Europe
La Femme et sa destinée (trad. Amiot-Dumont, 1956, p. 126 ; cf  Orval)


« Ma mère et mes frères »


Malgré l'unité organique réelle de la tête et du corps, l'Église se tient à côté du Christ comme une personne indépendante. En tant que Fils du Père éternel, le Christ vivait avant le commencement des temps et avant toute existence humaine. Ensuite, par l'acte de la création, l'humanité vivait avant que le Christ n'ait pris sa nature et ne se soit intégré à elle. Mais par son Incarnation, il lui a apporté sa vie divine ; par son œuvre de rédemption, il l'a rendu capable de recevoir la grâce si bien qu'il l'a recréé une deuxième fois... L'Église est l'humanité rachetée, nouvellement créée de la substance même du Christ.

La cellule primitive de cette humanité rachetée, c'est Marie ; c'est en elle que s'est accomplie pour la première fois la purification et la sanctification par le Christ, c'est elle la première qui a été remplie de l'Esprit Saint. Avant que le Fils de Dieu soit né de la Sainte Vierge, il a créé cette Vierge pleine de grâce et, en elle et avec elle, l'Église...

Toute âme purifiée par le baptême et élevée à l'état de grâce est, par là même, créée par le Christ et née pour le Christ. Mais elle est créée dans l'Église et elle naît par l'Église... Ainsi l'Église est la mère de tous ceux à qui s'adresse la rédemption. Elle l'est par son union intime avec le Christ, et parce qu'elle se tient à ses côtés en qualité d'Épouse du Christ pour collaborer à son œuvre de rédemption.














_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4231
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Mer 27 Sep 2017 - 21:57

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Jésus rassembla les Douze ; il leur donna pouvoir et autorité sur tous les démons, et de même pour faire des guérisons ; il les envoya proclamer le règne de Dieu et guérir les malades."

Nous fêtons Saint Vincent de Paul qui fuyait la pauvreté. Il prenait la route de Paris pour y recevoir des bénéfices. Jésus le rejoindra, il l’invitera à partager le sort des pauvres, des rejetés de son peuple. Envoyé du Père, Jésus parle à son cœur et l’envoie pour sauver, avec lui, l’humanité dans sa détresse. Jésus est pleinement conscient que son « Heure » est venue. Loin de fuir, il fait face courageusement à sa situation. Il se rend à Jérusalem où il doit offrir sa vie pour le salut du monde. Jésus n’a cessé d’insister sur le caractère bienveillant de sa mission, sur la révélation de la tendresse miséricordieuse du Père. Il semble pressé d’atteindre le terme du voyage. Mais son entourage est loin de communier à son courage. Chacun est enfermé dans sa conception d’un Messie glorieux. Jésus rejoint Jérusalem pour délivrer les malheureux. Il descendra dans l’agonie et dans la mort pour les rejoindre. Comme un maudit, il visitera nos enfers. Il sera le Libérateur de l’humanité trompée par le menteur. L’accusateur des frères sera vaincu par la descente de Jésus dans la mort !

"Il leur dit : « Ne prenez rien pour la route, ni bâton, ni sac, ni pain, ni argent ; n’ayez pas chacun une tunique de rechange. »

Quand vous serez reçus dans une maison, restez-y ; c’est de là que vous repartirez. Et si les gens ne vous accueillent pas, sortez de la ville et secouez la poussière de vos pieds : ce sera un témoignage contre eux. » Jésus met la puissance de son amour au service de la miséricorde. Il nous faut invoquer l’Esprit de charité et de paix, le Feu de la charitéà doit être répandu sur terre. Saint Vincent de Paul a compris l’amour du cœur de Dieu, il l’a manifesté à l’humanité dans le besoin l’Amour du Père bien aimé. C’est dans cette étreinte d’Amour que Jésus manifeste le visage du Père tendre et miséricordieux. Mû par l’Esprit Saint, il va au secours de ses frères dans la détresse. Nous savons combien de femmes, d’hommes et d’enfants sont dans une grande détresse aujourd’hui encore. Nous pouvons leur parler de l’amour de Dieu en prenant leur détresse à bras le corps. Il est difficile de garder une attitude de compassion et de bienveillance à l’égard des détracteurs de la Mission de Jésus. Le seul Feu auquel Jésus consent est le feu de son Esprit Saint, répandre son Amour sur la terre. Le Royaume de l’amour de Dieu ne se conquiert pas au moyen des armes de ce monde.

"Ils partirent et ils allaient de village en village, annonçant la Bonne Nouvelle et faisant partout des guérisons.

Alors qu’il s’en va mourir à Jérusalem, Jésus parcourt l’humanité en l’enveloppant de son amour. Sereinement, il désarçonne l’hostilité et il contourne les obstacles qu’il rencontre. Il met la puissance de son Amour infini au service de la miséricorde. L’hostilité nous désarçonne si souvent ! Jésus nous apprend la sagesse ! Il nous situe dans le chemin de la Pâques, celui de la miséricorde de Dieu. Dans la difficulté, nous nous hâtons vers Jésus, tourné résolument vers Jérusa­lem. Cette attitude nous conduit à la compassion et à la bienveillance. C’est là que le salut de Jésus va s’accomplir. Il sait ce qui l’attend à Jérusalem, ce voyage le mène à sa Passion et à sa mort. Cet enlèvement de Jésus, sera le chemin de notre libération. Nous voulons nous aussi nous hâter avec Jésus, résolument, vers Jérusa­lem ou le salut va s’accomplir. Sauver le monde, c’est révéler le visage du Père qui est meurtri quand ses enfants sont dans la détresse. Il veut leur donner son amour.


Citation :
Nous demandons la grâce de vivre de la parole vivante de Dieu d’être en communion avec Jésus et rejoindre tous les pauvres.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 





Concile Vatican II
Décret sur l'activité missionnaire de l'Église « Ad Gentes », § 1


« Il les envoya proclamer le règne de Dieu »

Envoyée par Dieu aux peuples pour être « le sacrement universel du salut », l'Église, en vertu des exigences intimes de sa propre catholicité, et obéissant au commandement de son Fondateur (cf Mc 16,15), est tendue de tout son effort vers la prédication de l'Évangile à tous les hommes. Les apôtres eux-mêmes, en effet, sur lesquels l'Église a été fondée, ont suivi les traces du Christ, « prêché la parole de vérité et engendré des églises » (St Augustin). Le devoir de leurs successeurs est de perpétuer cette œuvre, afin que « la parole de Dieu soit divulguée et glorifiée » (2Th 3,1), le Royaume de Dieu annoncé et instauré dans le monde entier.

     Mais, dans l'ordre actuel des choses, dont découlent de nouvelles conditions pour l'humanité, l'Église, sel de la terre et lumière du monde (cf Mt 5,13-14), est appelée de façon plus pressante à sauver et à rénover toute créature, afin que tout soit restauré dans le Christ, et qu'en lui les hommes constituent une seule famille et un seul peuple de Dieu.














_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4231
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Mer 27 Sep 2017 - 23:45

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Hérode, qui était au pouvoir en Galilée, entendit parler de tout ce qui se passait et il ne savait que penser. En effet, certains disaient que Jean le Baptiste était ressuscité d’entre les morts."

De manière injuste, Hérode a fait mettre à mort Jean-Baptiste. Serait-il revenu à la vie ? Maintenant, Hérode a du mal à situer Jésus, il cherche à savoir qui il est et quel est celui dont il entend dire de telles choses ? Il est intrigué par lui, et il ne sait que penser de ce qui se vit autour de Jésus ! Il cherche ! Beaucoup, voudraient recevoir des miracles et des bienfaits de Jésus qui est aussi contesté par certains. On pouvait voir dans le Nazaréen un personnage du passé venu pour réveiller Israël. Soit c’était Élie, soit c’était un autre prophète. Des responsables religieux de ce temps ont déjà condamné Jésus parce qu’il les dérange. Il y a beaucoup de manières d’être en relation avec Dieu. La Parole de Dieu nous réveille. Aujourd’hui encore, dans l’Evangile, elle est une occasion qui nous est donnée pour rencontrer Jésus. Il continue à nous appeler à sa suite. Quand nous sommes conquis par lui, nous cherchons à discerner son visage, à comprendre le sens de son message. Dans le silence de l’adoration, nous pouvons faire une découverte émerveillée de son visage. C’est alors Jésus douloureux que nous rencontrons, et il peut changer notre vie. L’Esprit Saint nous est donné pour éclairer les événements qui retentissent dans notre cœur. C’est alors qu’une amitié peut naître avec Jésus.

D’autres disaient : « C’est le prophète Élie qui est apparu. » D’autres encore : « C’est un prophète d’autrefois qui est ressuscité. »

Hérode aussi cherchait à voir Jésus de nouveau !Comme Hérode nous sommes souvent frustrés. Nous demandons la grâce de voir Jésus, de le reconnaître. Le désir de voir Jésus, inspiré d’abord par une question authentique sur sa personne et son œuvre, peut vite retomber au niveau d’une banale curiosité. Nous sommes devant l’histoire de nos propres ambiguïtés dans la recherche de Jésus ! Bientôt la retombée de nos désirs nous arrive. Déjà le prophète disait : « Vous avez semé beaucoup mais récolté peu ; Vous mangez, mais vous avez toujours faim ; Vous vous habillez, mais vous n’avez pas chaud ! Allez dans la montagne, allez chercher du bois. » Bâtir la maison de Dieu dans la paix, c’est s’offrir à Dieu et reconnaitre sa vérité. C’est pour bâtir la civilisation de l’amour que le moment présent nous est donné ! Il faut nous mettre au service Dieu avec tout ce que nous sommes.

"Quant à Hérode, il disait : « Jean, je l’ai fait décapiter. Mais qui est cet homme dont j’entends dire de telles choses ? » Et il cherchait à le voir".

Jésus nous offre de le rejoindre dans son mystère de vie. Comme Hérode, « nous cherchons, nous aussi à voir Jésus, » mais nous avons du mal à l’écouter. Nous ne l’accueillons pas au niveau de sa Passion d’Amour pour nous et de son sacrifice. Mais son passage par la mort et sa Résurrection, avec sa volonté universelle de salut, nous réveillent. Dieu se trouve dans la compagnie et l’accueil des petits et des pauvres qui étaient réunis autour de Jean le Baptiste. C’est toujours pour Jésus le temps de notre conversion, de la rencontre de son cœur dans la vérité de son Amour. Nous voulons nous engager à ses côtés, être avec lui dans le procès que lui intente le monde du refus. Le moment de « faire communauté » avec nos frères, le moment de faire Église nous est toujours donné. La maison de Dieu est une maison de paix, de lumière et d’amour. Accueillir le Seigneur Jésus, c’est rayonner de la Présence divine.


Citation :
Nous demandons la grâce de rendre grâce pour tout ce que Dieu nous donne.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 





Saint Ambroise (v. 340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église
Commentaire sur l'évangile de St Luc, I, 27 (trad. SC 45, p.60)


« Hérode cherchait à le voir »

Le Seigneur n'est vu en ce monde que lorsqu'il le veut. Quoi d'étonnant ? À la résurrection même, il n'est donné de voir Dieu qu'à ceux qui ont le cœur pur : « Bienheureux les cœurs purs, car ce sont eux qui verront Dieu » (Mt 5,8.). Que de bienheureux il avait énumérés déjà, et pourtant il ne leur avait pas promis cette possibilité de voir Dieu. Si donc ceux qui ont le cœur pur verront Dieu, assurément les autres ne le verront pas... ; celui qui n'a pas voulu voir Dieu ne peut voir Dieu.

     Car ce n'est pas dans un lieu que l'on voit Dieu, mais par un cœur pur. Ce ne sont pas les yeux du corps qui cherchent Dieu ; il n'est pas embrassé par le regard, ni atteint par le toucher, ni entendu en conversation, ni reconnu à sa démarche. On le croit absent et on le voit ; il est présent et on ne le voit pas. D'ailleurs, les apôtres eux-mêmes ne voyaient pas tous le Christ ; c'est pourquoi il leur a dit : « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas encore ? » (Jn 14,9) En effet, quiconque a connu « quelle est la largeur, la longueur, la hauteur et la profondeur — l'amour du Christ qui surpasse toute connaissance » (Ep 3,18-19), celui-là a vu aussi le Christ, il a vu aussi le Père. Car nous autres ce n'est pas selon la chair que nous connaissons le Christ (2Co 5,16) mais selon l'Esprit : « L'Esprit qui est devant notre face, c'est l'Oint du Seigneur, le Christ » (Lm 4,20). Qu'il daigne, en sa miséricorde, nous combler de toute la plénitude de Dieu, afin que nous puissions le voir !















_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !


Dernière édition par Lumen le Jeu 28 Sep 2017 - 21:58, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4231
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Jeu 28 Sep 2017 - 21:56

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Lorsque Jésus voit Nathanaël venir à lui, il déclare à son sujet : « Voici vraiment un Israélite : il n’y a pas de ruse en lui. »

Nathanaël lui demande : « D’où me connais-tu ? » Jésus lui répond : « Avant que Philippe t’appelle, quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu. » Nous fêtons les saints Archanges qui aident l’humanité dans son combat pour la vie, pour la lumière et pour l’amour. Le ciel n’est pas fermé pour Nathanaël et l’Évangile marque l’ouverture du ciel à la terre. Le figuier évoque la Parole de Dieu. Avec Moïse et Aaron, les paroles de Dieu montent et descendent du Sinaï qui touche la terre et atteint le ciel. Dans la grâce, Nathanaël reconnaît en Jésus le messie roi, et Jésus accepte son acte de foi. Il lui dit : « Amen, amen, je te le dis, vous verrez le ciel ouvert et les anges de Dieu montant et descendant sur le fils de l’Homme. » La lumière advient dans les ténèbres, Dieu a donné ordre à ses anges de nous garder, de nous conduire sur les chemins de la Paix. Les anges sont pour nous des médiateurs qui nous guident sur les chemins du ciel. Ils agissent en toute pureté et par seule charité. Dans le combat de notre vie, les Anges sont des alliés très puissants que pouvons appeler à notre secours. Ils sont des guerriers qui agissent à notre demande. Ils respectent la liberté dans laquelle nous sommes crées et nous protègent invisiblement d’une manière très surprenante.

"Nathanaël lui dit : « Rabbi, c’est toi le Fils de Dieu ! C’est toi le roi d’Israël ! »Jésus reprend : « Je te dis que je t’ai vu sous le figuier, et c’est pour cela que tu crois ! Tu verras des choses plus grandes encore. »

Jésus proclame la présence des anges et leur relation avec Lui. Les anges sont dans la gloire céleste où ils louent en permanence le Fils de l’Homme, le Fils de Dieu. Ils l’entourent et sont à son service. Gabriel fut envoyé pour annoncer à la Sainte Vierge Marie la conception virginale du Fils de Dieu qui fut le commencement de notre salut. Les archanges « montent et descendent » devant le Fils de l’Homme, qu’ils servent. Ils rendent gloire à la Sainte Trinité. Pour que la Vierge Marie soit libre dans son consentement à l’Annonciation, Dieu envoie l’Archange Gabriel. Raphaël, le guérisseur de Tobit, se met en route pour accompagner son fils, le jeune Tobie. Au retour, il guérira de sa cécité le vieux Tobit. Michel mène le combat contre les anges rebelles et les expulse du ciel. Ces bienheureux esprits montent par la contemplation de Dieu et ils descendent pour avoir soin de nous et pour nous garder dans tous nos chemins. Ils montent vers Dieu pour jouir de sa présence ; ils descendent vers nous pour obéir à ses ordres, car il leur a commandé de prendre soin de nous. Toutefois, en descendant vers nous, ils ne sont pas privés de la gloire qui les rend heureux, ils voient toujours le visage du Père.

"Et il ajoute : « Amen, amen, je vous le dis : vous verrez le ciel ouvert, et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme. »

Notre cœur est le réceptacle d’un grand combat, nous voulons, avec le secours des Anges, demeurer avec Jésus. Nous demeurons dans le Christ Jésus, qui, dans sa chair, pour nous, a tué la haine. Nous sommes le théâtre des bons et des mauvais esprits. Nous voulons discerner leurs présences en examinant les pensées de notre cœur et l’effet de leurs actions. Nous savons qu’une parole désagréable peut faire du mal, qu’un geste non contrôlé peut provoquer la violence que nous ne le voulons pas. Par nos paroles et par nos gestes, nos attitudes nous voulons nous mettre dans la lumière de Dieu pour que son œuvre d’Amour se réalise en nous. Nous voulons demeurer dans la Parole vivante de Jésus. « Monter et descendre, » nous rappelle le rêve de Jacob, qui endormi sur une pierre lors de son voyage de retour en Mésopotamie, voit les anges qui « descendent et montent. » Un mystérieux escalier relie la terre et le ciel, pendant que Dieu lui-même, transmet à Jacob son message. Plus nous sommes petits, plus les archanges, sont pour nous des protecteurs du ciel très efficaces. Les anges nous sont donnés pour nous consolider, pour nous aider dans notre combat spirituel.


Citation :
Nous demandons à Dieu la grâce de nous aider à devenir des artisans de paix, de vie et d’amour


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Jean de la Croix (1542-1591), carme, docteur de l'Église
Avis et maximes (n°220-226 in trad. Seuil 1945, p. 1212 rev.)


« Leurs anges voient sans cesse la face de mon Père
qui est aux cieux »
(Mt 18,10)

Les anges sont nos pasteurs ; non seulement ils portent à Dieu nos messages, mais ils nous apportent aussi ceux de Dieu. Ils nourrissent nos âmes de leurs douces inspirations et des communications divines ; en bons pasteurs, ils nous protègent et nous défendent contre les loups, c'est-à-dire contre les démons.
     Par leurs secrètes inspirations, les anges procurent à l'âme une connaissance plus haute de Dieu ; ils l'embrasent ainsi d'une plus vive flamme d'amour pour lui ; ils vont même jusqu'à la laisser toute blessée d'amour...

     La lumière de Dieu illumine l'ange en le pénétrant de sa splendeur et en l'embrasant de son amour, car l'ange est un pur esprit tout disposé à cette participation divine, mais d'ordinaire elle n'éclaire l'homme que d'une manière obscure, douloureuse et pénible, parce que l'homme est impur et faible...
     Quand l'homme est devenu vraiment spirituel et transformé par l'amour divin qui le purifie, il reçoit l'union et l'amoureuse illumination de Dieu avec une suavité semblable à celle des anges...

     Rappelez-vous combien il est vain, périlleux et funeste de se réjouir d'autre chose que du service de Dieu, et considérez quel malheur ce fut pour les anges qui se sont réjouis et complus dans leur beauté et leurs dons naturels, puisque c'est pour cela que certains sont tombés, privés de toute beauté, au fond des abîmes.















_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4231
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Dim 1 Oct 2017 - 16:38

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Dimanche 01 octobre 2017 : Vingt-sixième dimanche du temps ordinaire


Les saints du jour (Dimanche 01 octobre)


Saint Rémi, Archevêque de Reims, apôtre des Francs,
Co-Patron secondaire de la France (438-533).


Saint Romanos le Mélode, théologien, poète et compositeur († après 555)

Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la Sainte Face, Vierge, Carmélite, Patronne
des Missions, Docteur de l'Église, Co-Patronne secondaire de la France (1873-1897)

Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :
>>> Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus

Bienheureux Louis-Marie Monti religieux laïc, fondateur des Fils
de l’Immaculée Conception (+ 1900)


Vénérable Délia Tétreault, Fondatrice des Sœurs Missionnaires
de l'Immaculée-Conception (1865 ✝ 1941)


Bienheureuse Cecilia Eusepi, tertiaire o.s.m. (1910-1928)
Pour un approfondissement : >>> Comme un mauvais clown


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

« Quel est votre avis ? Un homme avait deux fils. Il vint trouver le premier et lui dit : “Mon enfant, va travailler aujourd’hui à la vigne.” Celui-ci répondit : “Je ne veux pas.” Mais ensuite, s’étant repenti, il y alla.’

"Un homme avait deux fils," il s’agit souvent dans l’Evangile d’un père et de ses enfants. Deux frères ont grandi ensemble comme l’ivraie et le bon grain poussent ensemble. Ils se distinguent par l’exercice de leur liberté et on ne peut imaginer plus grande différence. "Va travailler aujourd’hui à ma vigne…" Le premier dit non et le fait, le second dit oui et ne le fait pas ! La parabole des fils appelés à aller travailler à la vigne du Seigneur met en lumière deux attitudes fondamentales qui se cachent en nous derrière de belles paroles. Nous disons « oui » à la Parole de Dieu, mais sans la réaliser. Nous disons « non » dans un premier temps, et nous nous corrigeons en mettant en pratique ce qui nous était demandé. L’important n’est pas de dire « Seigneur, Seigneur, » dit Jésus, mais de « faire la volonté de notre Père. » Dieu appelle toujours des ouvriers pour travailler à son Royaume. Nous savons que nous avons de la peine à demeurer fidèles dans cet appel. Par ses attitudes et par ses Paroles, Jésus met une grande lumière sur la réalité de notre vie. Il y a des moments ou nous faisons de grandes promesses à Dieu, mais avec le temps nous nous usons et nous faiblissons reprenant nos premières habitudes. "Votre conduite est étrange," disait le prophète Ézéchiel !

Puis le père alla trouver le second et lui parla de la même manière. Celui-ci répondit : “Oui, Seigneur !” et il n’y alla pas. Lequel des deux a fait la volonté du père ? »

Nous remarquons que celui qui accompli la volonté du père est celui qui change d’avis ! Il nous faut être toujours prêts à bouger, à nous convertir, entendre la Parole, changer pour la vivre. Le seul point important, c’est d’être vrai avec Dieu et non de paraître. D’aucuns semblent loin de Dieu et en réalité ils se dévouent pour Lui. D’autres par leurs fonctions sont attachés à la loi et au temple, on les croit amis de Dieu, mais ils refusent de le servir avec leur cœur. Notre Père de toute consolation, est bon, plein de compassion, de miséricorde et de patience. la conversion véritable suppose que nous cessions de regarder en arrière. Les prêtres et les anciens, fils aînés, auxquels Jésus s’adresse, prétendent cultiver la vigne mais ils ne font rien. Les publicains et les prostituées ont d’abord dit non, puis changeant d’avis, et ils s’y emploient. Ils sont devenus des ouvriers de la vigne de Dieu, ses proches collaborateurs. Ils ont cru et sont constitués témoins et apôtres.

"Ils lui répondent : « Le premier. »

Jésus leur dit : « Amen, je vous le déclare : les publicains et les prostituées vous précèdent dans le royaume de Dieu. Car Jean le Baptiste est venu à vous sur le chemin de la justice, et vous n’avez pas cru à sa parole ; mais les publicains et les prostituées y ont cru. Tandis que vous, après avoir vu cela, vous ne vous êtes même pas repentis plus tard pour croire à sa parole. Ce n’est pas parce que nous avons vécu de grands moments dans le Christ que nous demeurons avec lui dans la vie. Le plus important est la conversion permanente du cœur qui nous plonge sans cesse dans l’humilité. Nous sommes une créature nouvelle dans le Christ quand nous sommes devenus, en lui, enfants de Dieu. Croire la Parole, le Verbe de Dieu, c’est adhérer à lui, cela entraîne un retournement, une conversion ! "Ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi, » dit l’apôtre Paul. Nous voulons persévérer dans la foi et dans l’Espérance pour être debout au jour où Jésus viendra.


Citation :
Nous demandons la grâce de l’espérance pour dire « oui » à la Parole de Dieu, et pour la mettre en pratique.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix [Édith Stein] (1891-1942), carmélite, martyre, copatronne de l'Europe
Méditation pour la fête de l'Exaltation de la croix (trad. Source cachée, Cerf 1991, p. 278 rev.)


Obéissants au Père, à la suite du Fils

« Que ta volonté soit faite ! » (Mt 6,10) C'était bien là toute la vie du Sauveur. Il est venu dans le monde pour accomplir la volonté du Père, non seulement afin d'expier le péché de désobéissance par son obéissance (Rm 5,19), mais encore pour ramener les hommes vers leur vocation sur le chemin de l'obéissance.

     Il n'est pas donné à la volonté des êtres créés d'être libre en étant son propre maître ; elle est appelée à s'accorder à la volonté de Dieu. Si elle s'y accorde par sa libre soumission, il lui est alors offert de participer librement à l'achèvement de la création. Si elle s'y refuse, la créature libre perd aussi sa liberté. La volonté de l'homme conserve encore le libre arbitre, mais il est séduit par les choses de ce monde ; elles le tirent et le poussent en des directions qui l'éloignent de l'épanouissement de sa nature tel que Dieu l'a voulu et elles l'écartent du but qu'il s'est fixé lui-même dans sa liberté originelle. En plus de cette liberté originelle, il perd la sûreté de sa résolution. Il devient changeant et indécis, tiraillé par des doutes et des scrupules ou endurci dans son égarement.

     Contre cela, il n'y a pas d'autre remède que le chemin à la suite du Christ, le Fils de l'homme qui non seulement obéissait directement au Père des cieux mais se soumettait aussi aux hommes qui lui signifiaient la volonté du Père. L'obéissance telle que Dieu l'a voulue libère notre volonté esclave de tous les liens des choses créées et la ramène vers la liberté. C'est donc aussi le chemin vers la pureté du cœur.
















_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !


Dernière édition par Lumen le Dim 8 Oct 2017 - 0:45, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4231
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Dim 1 Oct 2017 - 23:49

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"À ce moment-là, les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent : « Qui donc est le plus grand dans le royaume des Cieux ? »

Dans l’Évangile, Jésus nous présente un petit enfant, c’est celui que nous avons à devenir et qui révèle la profondeur de notre identité. Dieu, par son Amour infini, nous appelle à être ses fils et filles bien-aimés. C’est un apprentissage qui nous incite à découvrir et à comprendre puis enfin à réaliser la grandeur de Dieu, sa simplicité et son trésor de grâce. Cela nous conduit à la grandeur éternelle et infinie du Royaume des cieux. Les Apôtres, qui ont à cœur de servir Jésus et son Royaume, cherchent comment s’organiser pour ce service nouveau de l’amour tel que Jésus le révèle, il partent de leur petite expérience ! Ils ont l’expérience des « grands » de ce monde auquel ils devront faire face. Jésus leur indique un ordre divin tout diffèrent, qui indique que la véritable autorité est celle de l’amour : Il appelle un petit enfant qui est apparemment très démuni pour ce grand combat de la vie nouvelle et il le montre en exemple. Comme un petit enfant est guidé tout au long de sa croissance par ses parents, de même, nous devons nous laisser conduire par l’Esprit Saint de Dieu. Puisque nous sommes les enfants du Père, nous sommes ses héritiers et les héritiers du Christ, de ses souffrances, pour entrer dans la gloire du Royaume éternel avec lui, afin d’être les enfants de notre Père et de nous abandonner dans les mains en disant : “ Abba " ! Saint Paul nous dit que devenir enfant de Dieu, c’est comprendre le pourquoi de notre existence.

"Alors Jésus appela un petit enfant ; il le plaça au milieu d’eux, et il déclara : « Amen, je vous le dis : si vous ne changez pas pour devenir comme les enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux."

Mais celui qui se fera petit comme cet enfant, celui-là est le plus grand dans le royaume des Cieux. Et celui qui accueille un enfant comme celui-ci en mon nom, il m’accueille, moi. Hier, en la fête de sainte Thérèse de Lisieux, nous avons déjà établit un parallèle entre le petit enfant appelé par Jésus dans l’Évangile, et son parcours spirituel. Ces lumières, ce sens caché et mystérieux de l’Evangile l’a conquise dans sa marche de géant. Sa connaissance des mystères du royaume lui faisait éprouver que tout vient de Dieu, que tout retourne à lui et demeure en lui, pour le salut de tous, dans un mystère d’amour miséricordieux. Jésus est ainsi déconcertant pour ses apôtres qui ne comprennent pas ! En effet le combat qui est à mener est celui de l’amour, de la charité fraternelle. Aimer, demeurer dans l’Amour fraternel pour édifier un monde nouveau est un rude combat dans lequel il faut tenir bon. C’est cet Amour nouveau, apporté par Jésus, qui fait sur terre la transition, le passage avec le monde divin, le monde de l’amour. L’esprit d’enfance de Therese lui faisait adresser cette prière au Seigneur Jésus : “ Ô Petit Enfant ! Mon unique Trésor, je m’abandonne à tes Divins Caprices, je ne veux pas d’autre joie que celle de te faire sourire. Imprime en moi tes grâces et tes vertus enfantines, afin qu’au jour de ma naissance au Ciel, les anges et les saints reconnaissent en moi ta petite épouse .” Marie, qui a vécu dans son cœur humain, l’amour infini de Dieu, sait, combien l’Esprit Saint est nécessaire. Il est donné pour que nous demeurions dans la toute petitesse de "l’enfance spirituelle." Mais cet Amour est une "Réalité" difficile, contestée dans un monde de pouvoir et d’oppression ou les enfants sont exclus.

"Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits, car, je vous le dis, leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux."

Les anges nous sont donnés pour assurer notre marche vers le ciel. "Leur ange voit sans cesse la face de Dieu. » Jésus nous montre ainsi que c’est Dieu Lui-même qui est le maître de notre combat. Quand nous avons compris ce mystère, combien notre Dieu prend soin de nous, nous pouvons le regarder sans cesse ; Cela nous demande de lui laisser la première place, de le laisser faire. Comme un petit enfant, nous restons constamment sur le cœur de Dieu. L’ange, ce merveilleux médiateur, aspire notre cœur vers le haut pour le faire demeurer dans l’amour, et en même temps, nous sommes dans les réalités de la terre, mais l’ange est là comme une présence précieuse, il voit sans cesse la face de Dieu. C’est dans le ciel que se "joue" le combat pour la vie : « Je serai l’ennemi de tes ennemis, je poursuivrai tes persécuteurs, dit Dieu, mon ange marchera devant toi. » Il nous faut consentir à être ce petit enfant, "levez toujours son petit pied comme Thérèse pour gravir l’escalier de la sainteté. Nous n’arriverions pas à monter la première marche, mais le bon Dieu ne demande de nous que la bonne volonté. Bientôt vaincu par nos efforts inutiles, il descendra lui-même et nous prenant dans ses bras, nous emportera pour toujours dans son Royaume,” disait Thérèse dont la bonté et la pureté d’âme ont vaincu le cœur du Père. Marie, la mère de Jésus, qui a accueilli dans sa propre chair le mystère incroyable de l’Amour de Dieu sait le Chemin de son fils. A la suite de Jésus, qu’elle suivra tout au long de son existence, elle nous invite à nous mettre à son école pour vivre de l’amour même du Dieu-Amour.


Citation :
Nous demandons la grâce de marcher avec les anges qui nous accompagnent et d’être dociles à leur présence.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Origène (v. 185-253), prêtre et théologien
Homélies sur Ezéchiel I, 7 (trad. SC 352, p 71-73 rev)


« Ses armées, serviteurs de son désir »
(Ps 102,21)

Les anges descendent vers ceux qui sont à sauver. « Les anges montaient et descendaient au-dessus du Fils de l'homme » (Jn 1,51) ; et « ils s'approchèrent de Lui et ils le servaient » (Mt 4,11). Or les anges descendent parce que le Christ était descendu le premier ; ils craignaient de descendre avant que l'ait ordonné le Seigneur des puissances célestes et de toutes choses (Col 1,16). Mais quand ils ont vu le Prince de l'armée céleste demeurer sur la terre, alors, par cette voie ouverte, ils sont sortis à la suite de leur Seigneur, obéissant à la volonté de celui qui les a répartis comme gardiens de ceux qui croient en son nom.

     Toi, hier, tu étais sous la dépendance du démon, aujourd'hui, tu es sous celle d'un ange. « Gardez-vous, dit le Seigneur, de mépriser aucun de ces petits » qui sont dans l'Église, « car en vérité je vous le dis, leurs anges voient constamment la face de mon Père qui est dans les cieux ». Les anges se vouent à ton salut, ils se sont déclarés au service du Fils de Dieu, et ils disent entre eux : « Si lui il est descendu dans un corps, s'il s'est revêtu d'une chair mortelle, s'il a supporté la croix, s'il est mort pour tous les hommes, pourquoi nous reposer, nous, pourquoi nous épargner ? Allons, tous les anges, descendons du ciel ! » C'est pourquoi quand le Christ est né, il y avait « une multitude de l'armée céleste louant et glorifiant Dieu » (Lc 2,13).
















_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4231
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Lun 2 Oct 2017 - 21:49

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

Comme s’accomplissait le temps où il allait être enlevé au ciel, Jésus, le visage déterminé, prit la route de Jérusalem.

Jésus avance vers Jérusalem, c’est le voyage qui le mène à sa passion et à sa mort. Il sait ce qui l’attend, et pourtant il quitte sa Galilée natale, et « résolument » prend la route de Jérusalem, qui traverse la Samarie. Il envoye des disciples pour préparer l’hébergement, mais les gens de Samarie ne veulent pas le recevoir. Cela leur demanderait une grande conversion, celle d’être les enfants bien aimés du Père. Jésus contourne l’obstacle. La toute puissance de son Amour est au service de la miséricorde. Nous le contemplons sortant les fils du tonnerre Jacques et Jean, de l’illusion. Nous en sommes souvent les victimes en préférant le langage de pouvoir, de la force, plutôt que la détermination, sous la conduite de l’Esprit Saint qui est patience, douceur, et humilité. Nous perdons du temps à tempêter contre nos « Samaritains » plutôt que de nous hâter avec Jésus, prenant résolument le chemin vers Jérusa­lem : c’est là que le salut va s’accomplir. Sauver le monde, c’est révéler quel est le visage du Père meurtri quand ils voient ses enfants dans la détresse. Comment parler de l’amour de Dieu, sinon en prenant la détresse de nos frères à bras le corps pour leur montrer le visage du Père tendre et miséricordieux.

Il envoya, en avant de lui, des messagers ; ceux-ci se mirent en route et entrèrent dans un village de Samaritains pour préparer sa venue. Mais on refusa de le recevoir, parce qu’il se dirigeait vers Jérusalem

Jésus ne prend pas un chemin de violence, il ne forcera pas l’entrée au village, il décide de partir pour un autre bourg. Cette école de douceur et d’humilité est si importante ! La moindre contrariété, une parole non comprise, peut nous mobiliser et bientôt nous choisissons tous les tonnerres du ciel pour prendre Dieu à témoin de notre bon droit. Nous savons que la pire des pauvretés est d’être rejeté de son peuple et de Dieu même. Jésus vient sauver notre humanité dans sa détresse. Il prend sur lui la détresse du monde. C’est à partir de ce lieu du Salut qu’il nous faut nous examiner en vérité. Jésus va revêtir le sort des plus pauvres, il en sera le Libérateur.

Voyant cela, les disciples Jacques et Jean dirent : « Seigneur, veux-tu que nous ordonnions qu’un feu tombe du ciel et les détruise ? »

Mais Jésus, se retournant, les réprimanda. Puis ils partirent pour un autre village. Jacques et Jean réagissent immédiatement au refus des Samaritains. Ils y voient un manque d’égard pour Jésus et veulent passer en force. La terre de Samarie qui refuse d’accueillir Jésus ressemble beaucoup à notre terre, aujourd’hui. Jésus rencontre encore dans notre monde un mur d’indifférence, de mal-croyance, voire d’hostilité. Pour suivre Jésus, il nous faut du courage, une ferme détermination et un refus de toute violence. Suivre Jésus, c’est libérer ceux qui sont enchainés dans la spirale de la haine. C’est réchauffer les cœurs même quand tout espoir s’en est allé. Avec grande délicatesse, Jésus nous indique que le suivre et lui préparer sa venue, commence par tuer la haine dans nos cœurs pour ne pas tuer l’autre. C’est possible en accueillant en nous le feu de l’Esprit Saint qu’il est venu apporter sur la terre. Ce feu-là détruit tout ce qui s’oppose à la vie fraternelle, au royaume de Dieu. Le feu de la charité, de la compassion et de la solidarité sont vainqueurs du feu homicide de ceux qui font violence. Il n’y a pas d’autres chemins de célébrer la Pâques que le chemin de nous réconcilier entre nous. L’Eucharistie nous donne par quel chemin il nous faut passer pour suivre Jésus.


Citation :
Nous demandons à Dieu que cette Parole soit vivante en nous.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Les Discours sur les psaumes, Ps. 64 (trad. cf En Calcat)


« On refusa de l'accueillir, parce qu'il se dirigeait vers Jérusalem »

Il y a deux cités : l'une s'appelle Babylone, l'autre Jérusalem. Le nom de Babylone signifie « confusion »  Jérusalem signifie « vision de paix ». Regardez bien la cité de confusion pour mieux connaître la vision de paix  supportez la première, aspirez à la seconde.

     Qu'est-ce qui permet de distinguer ces deux cités ? Pouvons-nous dès à présent les séparer l'une de l'autre ? Elles sont emmêlées l'une dans l'autre et, depuis l'aube du genre humain, s'acheminent ainsi vers la fin des temps. Jérusalem est née avec Abel, Babylone avec Caïn... Les deux villes matérielles ont été construites plus tard, mais elles représentent symboliquement les deux cités immatérielles dont les origines remontent au commencement des temps et qui doivent durer ici-bas jusqu'à la fin du monde. Le Seigneur alors les séparera, lorsqu'il mettra les uns à sa droite et les autres à sa gauche (Mt 25,33)...

     Mais il y a quelque chose qui distingue, même maintenant, les citoyens de Jérusalem des citoyens de Babylone : ce sont deux amours. L'amour de Dieu fait Jérusalem  l'amour du monde fait Babylone. Demandez-vous qui vous aimez et vous saurez d'où vous êtes. Si vous vous trouvez citoyen de Babylone, arrachez de votre vie la convoitise, plantez en vous la charité  si vous vous trouvez citoyen de Jérusalem, supportez patiemment la captivité, ayez espoir en votre libération. En effet, beaucoup de citoyens de notre sainte mère Jérusalem (Ga 4,26) étaient d'abord captifs de Babylone...

     Comment peut s'éveiller en nous l'amour de Jérusalem notre patrie, dont les longueurs de l'exil nous ont fait perdre le souvenir ? (cf Ps 136) C'est le Père lui-même qui, de là-bas, nous écrit et rallume en nous par ses lettres, qui sont les Saintes Écritures, la nostalgie du retour.
















_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !


Dernière édition par Lumen le Mer 4 Oct 2017 - 22:22, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4231
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Mar 3 Oct 2017 - 23:43

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Commentaire du texte de l’évangile et réflexion

En poursuivant sa route vers Jérusalem, Jésus fait la rencontre d’un homme qui se dit prêt à le suivre partout. Jésus le prévient qu’il n’a pas de demeure fixe nulle part. L’homme n’insiste pas. Jésus en rencontre un autre qu’il appelle à le suivre. L’homme met une condition: il doit d’abord voir aux funérailles de son père. Jésus l’invite à tout laisser mais ne semble pas recevoir de réponse. Un troisième se dit prêt à le suivre après avoir rempli certaines conditions. Jésus répond que pour le suivre il faut être prêt à rompre avec le passé.

Suivre Jésus veut dire évidemment être son disciple. Les gens qui se présentent à Jésus pour le suivre sont donc des candidats à être ses disciples. Le premier a choisi lui-même Jésus comme maître comme faisaient les Juifs qui voulaient étudier un an ou deux avec un rabbin chez qui ils pouvaient recevoir l’hospitalité. La situation de Jésus dans son ministère est fort différente. Il n’a pas un domicile fixe où il pourrait rester ou au moins revenir au terme d’une mission. L’annonce de la venue du Règne de Dieu demande qu’il soit toujours en mouvement pour rejoindre les gens là où ils sont: c’était une différence importante par rapport à Jean Baptiste. Le fait qu’il vient d’être rejeté par un village samaritain montre bien qu’il ne peut pas toujours s’arrêter comme il voudrait. L’avertissement qu’il donne au premier candidat est donc que pour être son disciple et annoncer la Bonne Nouvelle il ne doit pas compter sur ce qui fait ordinairement ses sécurités et c’est l’annonce de la Bonne Nouvelle qui a la priorité.

Pour le second candidat, c’est Jésus qui a pris l’initiative de l’appeler à le suivre. Or, ce candidat, lui, met des conditions: il a un devoir familial à remplir d’abord. Et ce devoir est important même aux yeux de Dieu puisqu’il fait partie de la piété filiale qui est le quatrième commandement du Décalogue. La réponse de Jésus est tranchante: ce candidat doit laisser à d’autres ce devoir. Ceci nous rappelle l’exemple de Jésus lui-même quand on lui dit :Ta mère et tes frères veulent te voir. Il répond: Qui est ma mère? Qui sont mes frères ? Montrant ses disciples il dit: Voici ma mère et mes frères. (Matthieu 12,48-49)

Etre disciple peut signifier qu’il y a une distance à prendre par rapport aux liens familiaux. C’est une question de priorité. Il ne faut donc pas l’interpréter comme une défense ou un interdit de ce qui n’est pas prioritaire. Jésus, lui-même, sur la croix confiera sa mère au disciple qu’il aimait. Et c’est ainsi que les chrétiens comprendront cette parole. Ainsi, Pierre qui remplit sa mission d’abord à Jérusalem, puis à Antioche, puis à Rome, n’a pas laissé son épouse à Capharnaüm: elle l’a accompagné, comme le rappelle saint Paul (1 Cor.9,5).

Le troisième candidat est prêt à suivre Jésus mais il pose, lui aussi, une condition: aller faire ses adieux aux siens. La réponse avec la comparaison de la charrue qui oblige à avancer et ne peut reculer semble indiquer que si l’engagement exige une rupture on ne peut pas revenir sur cette rupture. L’engagement ne se fait pas dans un moment d’enthousiasme passager. Il faut vraiment que l’engagement d’annoncer la Bonne Nouvelle soit mis au centre de toute la vie et même du quotidien.



Père Jean Gobeil SJ
Source :





Saint Ignace de Loyola (1491-1556), fondateur des jésuites
Exercices spirituels, 2e semaine, 12e jour (trad. DDB 1986, p. 103)


« Suis-moi »

Les trois sortes d'humilité : La première sorte d'humilité est nécessaire au salut éternel. Elle consiste à m'abaisser et m'humilier autant que cela m'est possible pour que j'obéisse en tout à la Loi de Dieu notre Seigneur. De la sorte, même si on faisait de moi le maître de toutes les choses créées en ce monde ou s'il y allait de ma propre vie temporelle, je n'envisagerais pas de transgresser un commandement, soit divin soit humain...

     La deuxième sorte d'humilité est une humilité plus parfaite que la première. Elle consiste en ceci : je me trouve à un point tel que je ne veux ni ne m'incline davantage à avoir la richesse plutôt que la pauvreté, à vouloir l'honneur plutôt que le déshonneur, à désirer une vie longue plutôt qu'une vie courte, étant égal le service de Dieu notre Seigneur et le salut de mon âme...

     La troisième sorte d'humilité est l'humilité la plus parfaite : c'est quand, tout en incluant la première et la deuxième, la louange et la gloire de sa divine majesté étant égales, pour imiter le Christ notre Seigneur et lui ressembler plus effectivement je veux et je choisis davantage la pauvreté avec le Christ pauvre que la richesse, les opprobres avec le Christ couvert d'opprobres que les honneurs ; et que je désire davantage être tenu pour insensé et fou pour le Christ qui, le premier, a été tenu pour tel, plutôt que « sage et prudent » dans ce monde (Mt 11,25).















_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4231
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Jeu 5 Oct 2017 - 0:02

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

Après cela, parmi les disciples le Seigneur en désigna encore soixante-douze, et il les envoya deux par deux, en avant de lui, en toute ville et localité où lui-même allait se rendre.

Il leur dit : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. La prière est au-delà de tout, elle est avant tout. Il n’est besoin que de la recevoir. "Priez," pour que le don précieux de la Parole nous transforme et nous libère de tout ce qui nous enferme ! Qu’elle nous donne les capacités de nous recevoir les uns et les autres, d’entrer en communion avec les autres. La demande de Jésus à ses disciples est qu’ils préparent l’annonce de la Parole en disant par leur vie que le Royaume de Dieu est tout proche. Le travail de la Parole de Dieu, de Jésus, le Verbe de Dieu qui est venu accomplir l’œuvre de Dieu au milieu de nous, est merveilleux. La bonne Nouvelle de Dieu présent et aimant nous bouleverse. Du plus profond de nous-mêmes, un cri habite chacun de nous en vue de retrouver Dieu. Les pauvres rencontrés par Jésus sont remis à eux-mêmes et à Dieu.

Allez ! Voici que je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups.

Ne portez ni bourse, ni sac, ni sandales, et ne saluez personne en chemin. Mais dans toute maison où vous entrerez, dites d’abord : “Paix à cette maison.” S’il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui ; sinon, elle reviendra sur vous. La Paix est le nom de Jésus. Par sa Passion et par sa Résurrection, elle est donnée à tous. Nous voulons cultiver cette paix en nous, être attentifs à ce que rien ne soit obstacle à son accueil. Il nous faut vivre pleinement le moment présent pour être toujours renouvelé dans l’Esprit Saint, ouvert à tout ce qui est donné au quotidien. C’est dans la pauvreté d’une vie reçue, n’emportant rien pour n’être que béatitude, que Jésus nous envoie. Il envoie les "douze" et les « soixante douze » pour préparer sa venue. Il s’agit de nous, et nous sommes envoyés par Jésus pour nous mettre en marche. Il s’agit de réaliser l’œuvre de Dieu, de revêtir les sentiments du cœur de Jésus : « Dites simplement : "Paix à cette maison !" Le passage de Dieu est toujours un moment de paix, c’est l’harmonie de notre être avec les aspirations d’amour que Dieu y a mises.

Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l’on vous sert ; car l’ouvrier mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison.

Dans toute ville où vous entrerez et où vous serez accueillis, mangez ce qui vous est présenté. Guérissez les malades qui s’y trouvent et dites-leur : “Le règne de Dieu s’est approché de vous.” Mais dans toute ville où vous entrerez et où vous ne serez pas accueillis, allez sur les places et dites : “Même la poussière de votre ville, collée à nos pieds, nous l’enlevons pour vous la laisser. Toutefois, sachez-le : le règne de Dieu s’est approché.” Jésus nous a libéré de la mort, de la plus grande peur qui tenaille chacun de nous. Il est ressuscité. L’affirmation de la Résurrection de Jésus est déjà pour nous notre propre résurrection. Elle prend corps dans la résurrection de Jésus. Dans sa résurrection, humblement, Jésus est apparu dans la même humilité et la même douceur qu’à Noel. « Il est venu, il a souffert, il est mort il est vivant, il reviendra. » En entendant ces paroles, à un moment privilégié de notre conversion, nous sommes semblables aux fidèles de la première génération, nous revenons à la Source. Cheminant dans la souffrance et la détresse, nous avons vitalement besoin de l’Eucharistie pour demeurer dans la présence de Jésus qui nous sauve.


Citation :
Nous demandons la grâce de communier chaque jour au mystère du Christ pour annoncer le feu de l’amour de Dieu au monde.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Benoît XVI, pape de 2005 à 2013
Message pour la Journée mondiale des missions 2006
(trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana rev.)


La charité, âme de la mission

La mission, si elle n'est pas guidée par la charité, si elle ne jaillit pas d'un profond acte d'amour divin, risque de se réduire à une simple activité philanthropique et sociale. L'amour que Dieu nourrit pour chaque personne constitue en effet le cœur de l'expérience et de l'annonce de l'Évangile, et tous ceux qui l'accueillent en deviennent à leur tour des témoins. L'amour de Dieu qui donne vie au monde est l'amour qui nous a été donné en Jésus, Parole de salut, icône parfaite de la miséricorde du Père céleste.

     Le message salvifique pourrait bien être résumé par les paroles de l'évangéliste Jean : « En ceci s'est manifesté l'amour de Dieu pour nous : Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde, afin que nous vivions par lui » (1Jn 4,9). Le mandat de diffuser l'annonce de cet amour a été confié par Jésus aux apôtres après sa résurrection, et les apôtres, transformés intérieurement le jour de la Pentecôte par la puissance de l'Esprit Saint, ont commencé à rendre témoignage au Seigneur mort et ressuscité. Depuis, l'Église poursuit cette même mission, qui constitue pour tous les croyants un engagement permanent auquel il est impossible de renoncer.
















_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4231
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Jeu 5 Oct 2017 - 23:50

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Malheureuse es-tu, Corazine ! Malheureuse es-tu, Bethsaïde ! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon, il y a longtemps que leurs habitants auraient fait pénitence, avec le sac et la cendre."

Jésus annonce la souffrance que sa parole ne soit pas entendue. Il ne cesse de nous appeler à bien choisir avec toute notre liberté. Il sait qu’une bonne décision produit une croissance de notre personne et nous fait grandir dans le Royaume. Jésus éprouve comme « malheureux, » ceux qui n’arrivent pas à prendre des décisions qui font avancer le Royaume. Pourtant, c’est un grand bonheur de répondre au moment présent, à la situation qui nous fait avancer. Malheureusement le monde pleure dans tant d’endroits aujourd’hui encore, car les bonnes décisions les concernant ne sont pas prises. Chaque jour la Parole de Dieu nous rejoint pour nous permettre d’accueillir le salut de Jésus. Quand nous visitons ce qu’était Corazine, nous n’y voyons plus qu’une vallée de pierres noires, quelques corbeaux planent au-dessus de cette sombre vallée. « Vraiment les païens ont envahi ton sanctuaire, ils ont souillé ton temps sacré. Ils ont livré les cadavres de tes serviteurs ; ils ont versé le sang comme l’eau. »

"D’ailleurs, Tyr et Sidon seront mieux traitées que vous lors du Jugement.

Et toi, Capharnaüm, seras-tu élevée jusqu’au ciel ? Non ! Jusqu’au séjour des morts tu descendras ! Jésus met en avant d’autres villes douloureuses qui se sont mises en mouvement. Elles ont posé les premiers gestes de progrès pour avancer. Elles n’ont pas mépriser les petites actions nécessaires au changement. Ces actions sont là pour améliorer ce qui a commencé à exister. Commencer par ouvrir le possible, c’est vouloir aller au bout de l’amour pour Dieu. Jésus a donné sa vie pour nous, il est mort sur la croix. Nous voulons prendre en compte cet amour et changer notre vie. Délibérément, nous nous tournons vers l’amour infini de Dieu et nous reconnaissons qu’il est vainqueur. C’est une option de tous les jours, de tous les instants. Constatant notre misère et nos blessures, nous avançons dans une confiance infinie et un abandon total à l’amour de Dieu : "Jésus, vraiment, j’ai confiance en toi !

« Celui qui vous écoute m’écoute ; celui qui vous rejette me rejette ; et celui qui me rejette rejette celui qui m’a envoyé. »

Jésus est cohérent avec ce qu’il dit, il ne renonce pas à l’œuvre du Père. Il sait que le devenir est possible et il relance la communication envers ces villes, comme envers ceux qui n’avancent pas. Il transmet la possibilité d’avancer par la parole qu’il adresse aux disciples. C’est à eux d’écouter, dans de nouvelles situations, de nouveaux possibles. L’écoute des propos tenus par Jésus est la prise de conscience de ce qui est à faire aujourd’hui. Prions et travaillons pour que le plan d’Amour de Jésus se réalise. Jésus, je crois vraiment en toi, j’espère vraiment en toi ! Tu as déjà agi, continue ton œuvre de Salut. D’âge en âge, les pensées du cœur de Dieu sont de délivrer de la mort ceux qui espèrent son amour, les délivrer au jour de famine. Regardons la Croix de Jésus, de quel amour nous sommes aimés ! C’est le cœur de Dieu toujours ouvert. Il nous faut demander de nous convertir à l’amour infini de Dieu. Si nous savons de quel amour nous sommes aimés, nous allons vivre d’amour.


Citation :
Nous demandons la grâce d’aimer le cœur ouvert de Jésus, de le regarder dans son amour infini.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Hugues de Saint-Victor (?-1141), chanoine régulier, théologien
Traité des sacrements de la foi chrétienne, II, 1-2 ; PL 176, 415
(trad. Orval)


« Celui qui vous écoute m'écoute ; celui qui vous rejette me rejette »

De même que le souffle de l'homme passe par la tête pour descendre vers les membres et les vivifier, ainsi l'Esprit Saint vient aux chrétiens par le Christ. La tête c'est le Christ, les membres ce sont les chrétiens. Il y a une tête et de nombreux membres, un seul corps formé de la tête et des membres, et dans ce seul corps un unique Esprit qui est en plénitude dans la tête et en participation dans les membres. Si donc il n'y a qu'un corps, il n'y a aussi qu'un seul Esprit. Qui n'est pas dans le corps ne peut pas être vivifié par l'Esprit, selon cette parole de l'Écriture : « Celui qui n'a pas l'Esprit du Christ ne lui appartient pas, n'est pas du Christ » (Rm 8,9). Car celui qui n'a pas l'Esprit du Christ n'est pas membre du Christ.

     Rien de ce qui fait partie du corps n'est mort ; rien de ce qui est séparé du corps n'est vivant. C'est par la foi que nous devenons membres ; c'est par l'amour que nous sommes vivifiés. Par la foi nous recevons l'unité ; par la charité nous recevons la vie. Le sacrement du baptême nous unit ; le Corps et le Sang du Christ nous vivifient. Par le baptême, nous devenons membres du corps ; par le Corps du Christ, nous participons à sa vie.















_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4231
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Sam 7 Oct 2017 - 16:16

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

L’évangile d’aujourd’hui est placé sous le signe de la joie. D’un côté, Jésus oriente le regard de ses disciples vers ce qui doit être la véritable raison de leur joie ; d’un autre, nous le voyons lui-même tressaillir de joie sous l’action de l’Esprit Saint.

En demandant à ses disciples de se réjouir non pas de ce que les esprits leur sont soumis mais de ce que leurs noms sont écrits dans les cieux, Jésus les invite à entrer dans une joie encore plus grande parce que plus vraie. En effet, peut-on réellement parler de joie pour qualifier les sentiments éprouvés devant les œuvres de puissances réalisées au nom de Jésus ? Cette joie ne risque-t-elle pas de prendre les couleurs d’un enthousiasme qui se révèlera très vite fragile et éphémère à la première tribulation survenue ? Jésus redonne à ses disciples la véritable motivation de leur joie : « vos noms sont gravés dans les cieux ». Comment ne pas se rappeler alors le « livre de vie » qui dans l’Apocalypse contient le nom des sauvés (Ap 20, 12ss) ! Jésus invite donc ses disciples à se réjouir du salut qu’il est venu apporter en sa personne. Ils ont la promesse d’hériter de la vie éternelle. Voilà la source de la joie véritable !

Mais, pour accueillir le salut et goûter la joie d’être sauvé, il faut être un « tout-petit ». Dieu veut bien nous sauver ; encore faut-il que nous en ressentions le besoin. Ce qui dans l’Esprit est révélé aux petits et qu’eux seuls peuvent accueillir dans ce même Esprit c’est l’amour du Père et du Fils pour eux.

Cet amour fou nous le contemplons dans le Fils, lui le frère aîné, qui donne sa vie pour ramener au Père ses enfants dispersés. Nous le découvrons aussi dans le Père qui ressuscite le Fils le troisième jour. L’amour du Père nous renvoie donc à celui du Fils et celui du Fils à celui du Père : « nul ne connaît le Fils si ce n’est le Père et nul ne connaît le Père si ce n’est le Fils et celui à qui le Fils veut bien le révéler ».

En proclamant tout cela, Jésus « exulte de joie sous l’action de l’Esprit-Saint ». La vraie joie est bien fruit de l’Esprit et elle témoigne de la circulation de la vie trinitaire en nous. La vraie joie est expérience de la présence agissante de la Trinité en nous : l’Esprit donné nous fait communier avec le Père et avec son Fils Jésus-Christ. La vraie joie témoigne donc de l’action salvifique de Dieu en nous. C’est précisément cela qu’expérimentent les disciples de Jésus. Voir le mal reculer et Satan s’effondrer, voir les exclus réconciliés, entendre la Bonne Nouvelle adressée aux pauvres c’est faire l’expérience de la venue salvifique de Dieu lui-même. Le salut n’est plus à entendre pour la fin des temps. Il est là au milieu de nous.

C’est paroles n’appartiennent au seul passé. Elles demeurent dans l’éternel présent de Dieu et nous concernent aujourd’hui. Accueillons donc, dans la joie de l’Esprit, le salut qui nous est offert. Cette joie se révèlera peut-être aussi un moyen pour guider nos frères vers le Christ-Sauveur.



Père Philippe
Evangile, Psaume et Saint du jour
Source :





Saint Jean-Paul II (1920-2005), Pape
Encyclique « Dominum et vivificantem », § 20-21


« Je te bénis, Père, ... tu l'as révélé aux tout-petits »

« Jésus tressaillit de joie sous l'action de l'Esprit Saint et dit : 'Je te bénis, Père, Seigneur du ciel et de la terre, d'avoir caché cela aux sages et aux intelligents et de l'avoir révélé aux tout-petits. Oui, Père, car tel a été ton bon plaisir.' » Jésus exulte à cause de la paternité divine ; il exulte parce qu'il lui est donné de révéler cette paternité ; il exulte, enfin, parce qu'il y a comme un rayonnement particulier de cette paternité divine sur les « petits ». Et l'évangéliste Luc qualifie tout cela de « tressaillement de joie dans l'Esprit Saint »...

Ce qui, au cours de la théophanie trinitaire au bord du Jourdain (Lc 3,22), est venu pour ainsi dire « de l'extérieur », d'en haut, provient ici « de l'intérieur », c'est-à-dire du plus profond de ce qu'est Jésus. C'est une autre révélation du Père et du Fils, unis dans l'Esprit Saint. Jésus parle seulement de la paternité de Dieu et de sa propre filiation ; il ne parle pas explicitement de l'Esprit qui est Amour et, par là, union du Père et du Fils. Néanmoins, ce qu'il dit du Père et de lui-même comme Fils résulte de la plénitude de l'Esprit qui est en lui, qui remplit son cœur, pénètre son propre moi, inspire et vivifie en profondeur son action. De là, ce tressaillement de joie dans l'Esprit Saint. L'union du Christ avec l'Esprit Saint, dont il a une parfaite conscience, s'exprime dans ce tressaillement de joie, qui, en un sens, rend perceptible sa source secrète. Il en résulte une manifestation et une exaltation particulières qui sont propres au Fils de l'homme, au Christ-Messie dont l'humanité appartient à la personne du Fils de Dieu, substantiellement un avec l'Esprit Saint dans la divinité.

Dans sa magnifique confession de la paternité de Dieu, donc, Jésus de Nazareth se manifeste aussi lui-même, il manifeste son « moi » divin : il est en effet le Fils « de la même substance » (Credo), c'est pourquoi « nul ne sait qui est le Fils si ce n'est le Père, ni qui est le Père si ce n'est le Fils », ce Fils qui « pour nous et pour notre salut » (Credo) s'est fait homme par l'Esprit Saint et est né d'une Vierge dont le nom était Marie.
















_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4231
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Dim 8 Oct 2017 - 2:41

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

« Écoutez une autre parabole : Un homme était propriétaire d’un domaine ; il planta une vigne, l’entoura d’une clôture, y creusa un pressoir et bâtit une tour de garde. Puis il loua cette vigne à des vignerons, et partit en voyage."

Quand arriva le temps des fruits, il envoya ses serviteurs auprès des vignerons pour se faire remettre le produit de sa vigne. Mais les vignerons se saisirent des serviteurs, frappèrent l’un, tuèrent l’autre, lapidèrent le troisième. Jésus résume l’histoire de l’Alliance, la vigne de choix, c’est le Peuple d’Israël. Dieu a envoyé à maintes reprises des prophètes qui ont été mal reçus et maltraités. Puis, dans ces jours qui sont les derniers, dans une folle confiance, il envoie son Fils bien aimé. Jésus annonce le destin qui sera le sien : lui aussi sera jeté hors de la vigne, hors de la ville, et ses adversaires le tueront. Les chefs des prêtres et les Pharisiens ont bien compris que Jésus les visait : « La pierre rejetée des bâtisseurs est devenue la tête de l’angle. » Beaucoup des bâtisseurs du monde écartent la pierre qu’est Jésus, le Christ. On ne veut plus des valeurs qu’il apporte et on refuse les perspectives qu’il ouvre. Et pourtant, Dieu fait tout pour que la merveille de la création, ce que nous sommes, soit de plus en plus merveilleux. Nous pouvons toujours énoncer dans l’humilité : "Merveille que je suis, merveille que tes œuvres." C’est le souci de Dieu de chacune de nos existences, la manière dont il prend soit de chacun de nous : "Pas un cheveu de votre tête ne tombe sans la permission de votre Père." Voyez les moineaux du ciel, votre Père s’en occupe, vous valez bien plus que tous les moineaux du ciel. »

"De nouveau, le propriétaire envoya d’autres serviteurs plus nombreux que les premiers ; mais on les traita de la même façon."

Finalement, il leur envoya son fils, en se disant : “Ils respecteront mon fils.” Mais, voyant le fils, les vignerons se dirent entre eux : “Voici l’héritier : venez ! tuons-le, nous aurons son héritage !” Ils se saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent. Eh bien ! quand le maître de la vigne viendra, que fera-t-il à ces vignerons ? » Scientifiquement, ne peut plus nier la réalité de Jésus de Nazareth, ni les traces de son œuvre sur toute la terre. Mais on laisse de côté son message et on affaiblit son influence, on fait taire ses témoins en les privant de ressources ou de liberté. Ou bien encore on disqualifie l’Église par des campagnes de calomnie. Cependant, en dépit des entreprises de déstabilisation de la foi, Jésus, rejeté des bâtisseurs, demeure la pierre angulaire et l’avenir du monde. « C’est l’œuvre du Seigneur Dieu, » surprenante, imprévisible, indiscutable, « une merveille sous nos yeux. » Dieu est le « propriétaire du domaine, » Jésus « son fils, » en qui il a mis tout son amour, en est « l’héritier. » A chaque instant nous pouvons discerner et juger ce qui fait du bien ou ce qui fait du mal à l’humanité ! Dieu attend les beaux fruits de la charité fraternelle. Quand nous sommes situés dans un tel amour, dans une telle bienveillance de Dieu, nous nous aimons les uns les autres.

On lui répond : « Ces misérables, il les fera périr misérablement. Il louera la vigne à d’autres vignerons, qui lui en remettront le produit en temps voulu. »

Jésus leur dit : « N’avez-vous jamais lu dans les Écritures : La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle : c’est là l’œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux ! Aussi, je vous le dis : Le royaume de Dieu vous sera enlevé pour être donné à une nation qui lui fera produire ses fruits. Jésus vient au devant de notre détresse, il nous faut toujours bâtir un monde meilleur. Nous nous sentons écartelés, rejetés, mais Jésus nous manifeste sa présence. Par son Esprit Saint toujours à l’œuvre, il donne le royaume à son Peuple qui veut en porter les fruits. Là où le monde ne voit que ruines ou chantier à l’abandon, dans la lumière de la Parole de Dieu, nous apercevons une espérance. Le courage nous revient pour entrer nous-mêmes dans la construction de la maison de Dieu. Aujourd’hui, ce sont les pauvres qui se trouvent être « la pierre rejetée des bâtisseurs ! » Notre vie est un don étonnant que nous déployons dans l’Esprit Saint, car Dieu en est le maître.


Citation :
Nous demandons la grâce de regarder l’humanité comme Dieu, avec un amour infini pour vivre ensemble dans l’action de grâce.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Basile (v. 330-379), moine et évêque de Césarée en Cappadoce, docteur de l'Église
Homélie 5 sur l'Hexaéméron, 6 ; SC 26 (trad. SC p. 304 rev. Delhougne)


Porter du fruit

Le Seigneur ne cesse de comparer les âmes humaines à des vignes : « Mon bien-aimé avait une vigne sur un coteau, en un lieu fertile » (Is 5,1) ; « J'ai planté une vigne, je l'ai entourée d'une haie » (cf Mt 21,33). Ce sont évidemment les âmes humaines que Jésus appelle sa vigne, elles qu'il a entourées, comme d'une clôture, de la sécurité que donnent ses commandements et de la garde de ses anges, car « l'ange du Seigneur campera autour de ceux qui le craignent » (Ps 33,8.). Ensuite il a planté autour de nous une sorte de palissade en établissant dans l'Église, « premièrement des apôtres, deuxièmement des prophètes, troisièmement ceux qui sont chargés d'enseigner » (1Co 12,28). En outre, par les exemples des saints hommes d'autrefois, il élève nos pensées sans les laisser tomber à terre où elles mériteraient d'être foulées aux pieds. Il veut que les embrassements de la charité, comme les vrilles d'une vigne, nous attachent à notre prochain et nous fassent reposer sur lui. Ainsi gardant constamment notre élan vers le ciel, nous nous élèverons comme des vignes grimpantes, jusqu'aux plus hautes cimes.

Il nous demande encore de consentir à être sarclés. Or une âme est sarclée quand elle écarte d'elle les soucis du monde qui sont un fardeau pour nos cœurs. Ainsi celui qui écarte de lui-même l'amour de ce monde et l'attachement aux richesses ou qui tient pour détestable et méprisable la passion pour cette misérable gloriole a pour ainsi dire été sarclé, et il respire de nouveau, débarrassé du fardeau inutile des soucis de ce monde.

Mais, pour rester dans la ligne de la parabole, il ne faut pas que nous produisions seulement du bois, c'est-à-dire vivre avec ostentation, ni rechercher la louange de ceux du dehors. Il nous faut porter du fruit en réservant nos œuvres pour les montrer au vrai vigneron (Jn 15,1).














_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4231
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Dim 8 Oct 2017 - 23:27

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Lundi 09 octobre 2017 : Le lundi de la 27e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Lundi 09 octobre)


Abraham Ancien Testament : Patriarche du peuple Juif (+ v. -2200 av JC.)
Sainte Sarah Ancient Testament : Epouse du prophète Abraham

Saint Denis, Évêque de Paris, et ses deux compagnons Eleuthère, le Prêtre,
et Rustique, le Diacre, Martyrs  (3ème s.).


Saint Ghislain Abbé près de Mons (+ v. 680)

Saint Louis Bertrand Frère prêcheur à Valence, en Espagne (+ 1581)

Saint Jean Léonardi, Fondateur des Clercs de la Mère de Dieu († 1609).

Saints Martyrs de Turón (Asturies) : Saints Cirilo Bertrán et 8 compagnons
et Inocencio de la Inmaculada (+1934, +1937)


Bienheureux John Henry Newman, Cardinal, Fondateur de Communauté
Religieuse de l’Oratoire, théologien (1801-1890).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

Et voici qu’un docteur de la Loi se leva et mit Jésus à l’épreuve en disant : « Maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? »

Jésus lui demanda : « Dans la Loi, qu’y a-t-il d’écrit ? Et comment lis-tu ? » L’autre répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de toute ton intelligence, et ton prochain comme toi-même. » Jésus lui dit : « Tu as répondu correctement. Fais ainsi et tu vivras. » Jésus utilise une parabole pour répondre à la question de celui qui désire avancer sur le chemin de vie. Il attend de cet homme une vraie réponse pour pouvoir le réconforter sincèrement. Dans la charité, c’est le premier instant qui engage tout un cheminement. Nous sommes tentés de nous dérober, de détourner les yeux et de passer outre aux demandes de charité. La route qui descend de Jérusalem à Jéricho passe devant chez nous. C’est la route de notre travail, de nos responsabilités. Ouvrons tout à Jésus et demandons lui de nous garder ouverts pour nous laisser arrêter par les blessés de la vie. Sur sa route, Jésus nous a trouvés à demi-morts, et il nous aimés jusqu’à l’extrême. « Il nous aimés et s’est livré pour nous. » Nous savons, quand nous sommes saisis de compassion pour les autres, que nous faisons partie de la Famille humaine. Nous ne pouvons pas garder du ressentiment, de la jalousie ou de l’amertume et appartenir à la famille de Jésus. Il faut prendre les moyens d’extirper ce poison de notre cœur, cette indifférence si subtile et si menteuse qui fait que nous "allons," comme si tout allait bien.

"Mais lui, voulant se justifier, dit à Jésus : « Et qui est mon prochain ? »

Jésus reprit la parole : « Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba sur des bandits ; ceux-ci, après l’avoir dépouillé et roué de coups, s’en allèrent, le laissant à moitié mort. Par hasard, un prêtre descendait par ce chemin ; il le vit et passa de l’autre côté. De même un lévite arriva à cet endroit ; il le vit et passa de l’autre côté. Mais un Samaritain, qui était en route, arriva près de lui ; il le vit et fut saisi de compassion. Il s’approcha, et pansa ses blessures en y versant de l’huile et du vin ; puis il le chargea sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit soin de lui. La parabole de Jésus provoque une véritable réflexion. Le Samaritain, cet étranger, a mis en œuvre la miséricorde, la bonté, envers le blessé rencontré sur la route. En arrivant près de la personne blessée, il a été « remué, » ému jusqu’aux entrailles, des souffrances de cet homme. Il s’est mis à le soulager, sans se laisser arrêter par le sang et les plaies. Il fait les gestes qui sauvent pour un homme dépouillé et roué de coups, et il le hisse sur sa propre monture. Le Samaritain prévoit un relais pour que le blessé soit laissé à l’aubergiste, car le Samaritain reviendra pour payer.

" Le lendemain, il sortit deux pièces d’argent, et les donna à l’aubergiste, en lui disant : “Prends soin de lui ; tout ce que tu auras dépensé en plus, je te le rendrai quand je repasserai.”

Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain de l’homme tombé aux mains des bandits ? » Le docteur de la Loi répondit : « Celui qui a fait preuve de pitié envers lui. » Jésus lui dit : « Va, et toi aussi, fais de même. » Jésus offre à ce docteur de la Loi une parole de bénédiction. Il le provoque dans sa capacité de répondre en son nom propre, puis il l’envoie, conforté, à avancer dans l’inconnu, à faire face à l’imprévu. Et il rajoute cette pointe importante : « Tu auras la vie. » La vie est dans la relation, elle est dans la rencontre avec l’autre. L’homme qui demande : « Et qui donc est mon prochain ? » sait et de plus une indication lui est donnée : « Va, et toi aussi fais de même. » Jésus lui répond sous la forme d’une parabole qui le met en situation, face à l’inconnu. L’homme répond à Jésus et de cet échange, il reçoit la force de répondre à cet amour qui est le premier commandement. Il voit autrement et la Loi et la relation et lui-même. En fait, il y a cachée au fond de notre cœur, une peur de la souffrance et du handicap, de la blessure et de la mort. Jésus renverse la situation : Qui a été le prochain de l’homme blessé attaqué par les bandits ? De quoi l’autre a-t-il besoin ? Qui est le prochain de l’homme ? Jésus est le Bon Samaritain qui vient nous délivrer, car nous aussi nous sommes en mauvais état


Citation :
Nous demandons à Jésus la grâce d’être saisis de compassion les uns vis-à-vis des autres.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Origène (v. 185-253), prêtre et théologien
Commentaire sur le Cantique des Cantiques, prologue 2, 26-31
(trad. cf SC 375, p. 111s)


« Va, et toi aussi, fais de même »

Il est écrit : « Aimons-nous les uns les autres, car l'amour est de Dieu » (1Jn 4,7) et peu après « Dieu est amour » (v. 8.). Par là on montre à la fois que Dieu lui-même est amour et que celui qui est de Dieu est amour. Or, qui est de Dieu sinon celui qui dit : « Je suis sorti de Dieu et je suis venu dans le monde » ? (Jn 16,28) Si Dieu le Père est amour, le Fils aussi est amour...; le Père et le Fils sont un et ne diffèrent en rien. Voilà pourquoi c'est à bon droit que le Christ, au même titre que Sagesse, Puissance, Justice, Verbe, et Vérité est encore appelé Amour...

     Et parce que Dieu est amour et que le Fils qui est de Dieu est amour, il exige en nous quelque chose de semblable à lui, en sorte que par cet amour, cette charité, qui est dans le Christ Jésus..., nous soyons unis à lui par une sorte de lien de parenté grâce à ce nom. Comme le disait Paul, qui lui était uni : « Qui nous séparera de l'amour de Dieu qui est dans le Christ Jésus notre Seigneur ? » (Rm 8,39)

     Or cet amour de charité estime que tout homme est notre prochain. C'est pour cette raison que le Sauveur a repris un homme qui croyait que l'âme juste n'est pas tenu d'observer les lois de la condition de prochain envers tous... Il a composé la parabole qui dit : « Un homme tomba entre les mains de brigands quand il descendait de Jérusalem à Jéricho ». Il blâme le prêtre et le lévite, qui le voyant à demi-mort, sont passés outre, mais il rend hommage au Samaritain qui a pratiqué la miséricorde. Et il fait confirmer que ce dernier a été le prochain de l'homme blessé par la réponse de celui même qui avait posé la question et lui dit : « Va, et fais de même ». Par nature, en effet, nous sommes tous le prochain les uns des autres, mais par les œuvres de charité, celui qui peut faire du bien se fait le prochain de celui qui ne le peut pas. C'est pourquoi notre Sauveur s'est fait notre prochain et n'est pas passé outre devant nous quand nous gisions « à demi-morts » par suite des « blessures dues aux brigands ».















_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4231
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Ven 13 Oct 2017 - 21:20

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

« Mais certains d’entre eux dirent : « C’est par Béelzéboul, le chef des démons, qu’il expulse les démons. » D’autres, pour le mettre à l’épreuve, cherchaient à obtenir de lui un signe venant du ciel. »

Nous avons aujourd’hui encore l’expérience que Jésus expulse les démons. Quand l’esprit de mensonge, de malice, de violence, de colère, de zizanie font loi, le menteur, l’accusateur des frères est à l’œuvre. Il ne fait pas bon vivre là, car c’est un lieu infernal. Alors Jésus vient nous délivrer. Pour que notre vie s’approfondisse et que nous avancions dans la découverte de la vérité il nous donne son Esprit Saint. Nous rencontrons des situations ou il y à tant de violence et de haine que l’enfer s’est établi, alors il faut que Jésus intervienne. C’est normal que des différents jaillissent dans certaines rencontres. Jésus est attentif et il nous fait avancer, il éclaire notre situation. Il fait parler les adversaires pour qu’ils se respectent. C’est alors qu’une source d’amour et d’unité est donnée. Nous voulons être ouverts à la lumière et resplendir de l’amour de Dieu. Nos relations rayonnantes d’amour sont habités par la Vie.

« Jésus, connaissant leurs pensées, leur dit : « Tout royaume divisé contre lui-même devient désert, ses maisons s’écroulent les unes sur les autres."

Si Satan, lui aussi, est divisé contre lui-même, comment son royaume tiendra-t-il ? Vous dites en effet que c’est par Béelzéboul que j’expulse les démons. Mais si c’est par Béelzéboul que moi, je les expulse, vos disciples, par qui les expulsent-ils ? Dès lors, ils seront eux-mêmes vos juges. En revanche, si c’est par le doigt de Dieu que j’expulse les démons, c’est donc que le règne de Dieu est venu jusqu’à vous. Notre humanité est ouverte aux ténèbres et Jésus nous éclaire. Nous pouvons être "inconsciemment" l’équipement de combat de l’adversaire ! La ligne de démarcation entre lumière et ténèbres passe au milieu de nous. Dans son amour infini, Jésus vient au secours de notre souffrance, de nos paralysies, et de notre violence. Aujourd’hui, dans l’Evangile, Jésus parle de lui, de son action, de sa mission. Il nous dit son interprétation de la situation de conflit dans laquelle il se trouve. Jésus donne du sens à tout cela pour que nous puissions le comprendre et adhérer à son message d’Amour. Peu à peu, de la controverse émerge un discours positif et nous pouvons le suivre, nous ouvrir à lui. Parce l’action de Jésus est vraiment forte, douce, et qu’elle s’adapte à nous. Nous pouvons nous laisser conduire par elle. L’image du plus fort que Jésus met en avant, c’est son Amour.

« Quand l’homme fort, et bien armé, garde son palais, tout ce qui lui appartient est en sécurité."

Mais si un plus fort survient et triomphe de lui, il lui enlève son armement auquel il se fiait, et il distribue tout ce dont il l’a dépouillé. Celui qui n’est pas avec moi est contre moi ; celui qui ne rassemble pas avec moi disperse. Quand l’esprit impur est sorti de l’homme, il parcourt des lieux arides en cherchant où se reposer. Et il ne trouve pas. Alors il se dit : “Je vais retourner dans ma maison, d’où je suis sorti.” En arrivant, il la trouve balayée et bien rangée. Alors il s’en va, et il prend d’autres esprits encore plus mauvais que lui, au nombre de sept ; ils entrent et s’y installent. Ainsi, l’état de cet homme-là est pire à la fin qu’au début. » Nous rendons grâce à Jésus de nous délivrer de l’emprise du mauvais. C’est lui, Jésus, qui est vraiment le plus fort. L’accusateur des frères est "lié en lui-même" par le mensonge. Un principe de discernement nous est donné : Etre ou ne pas être avec Jésus. Notre vie se rassemble et se construit en lui, elle se développe avec lui. Au contraire, la division n’aide pas la vie, elle la bloque, l’empêche de devenir, de croître, et de se développer. Nous sommes des êtres de communion, tournés les uns vers les autres ! En accueillant l’autre avec amour et en lui manifestant notre amour, nous échappons au pouvoir de l’ennemi de la nature humaine. Nous voulons être avec Jésus, avec cet "Homme fort" et inébranlable, dans lequel la force de Dieu agit. Il nous faut comprendre que notre être est créé à l’image et à la ressemblance de Dieu dans une belle liberté de lui appartenir.


Citation :
Nous demandons à Jésus la grâce d’entendre cette parole afin de réaliser la paix autour de nous.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint [Padre] Pio de Pietrelcina (1887-1968), capucin
CE 33 (trad. Une pensée, Médiaspaul 1991, p. 56)


Le lieu du combat spirituel

Le lieu du combat entre Dieu et Satan, c'est l'âme humaine, à chaque instant de la vie. Il est donc nécessaire que l'âme laisse libre accès au Seigneur pour qu'il la fortifie de tout côté et par toutes sortes d'armes. Ainsi sa lumière peut venir l'illuminer pour mieux combattre les ténèbres de l'erreur. Revêtue du Christ (Ga 3,27), de sa vérité et de sa justice, protégée par le bouclier de la foi et par la parole de Dieu, elle vaincra ses ennemis, aussi puissants soient-ils (Ep 6, 13s). Mais pour être revêtu du Christ, encore faut-il mourir à soi-même.













_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4231
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Ven 20 Oct 2017 - 15:55

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Vendredi 20 octobre 2017 : Le vendredi de la 28e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Vendredi 20 octobre)


Saint Corneille, centurion baptisé par saint Pierre († Ier s.)

Saint Caprais ,  Ermite et Évêque (+ 303)

Sainte Marie-Bertille Boscardin, Religieuse de la Congrégation des
« Sœurs maîtresses de Sainte Dorothée » (1888-1922).


Bienheureux Jacques Kern, Prêtre Prémontré (1897-1924).

Sœur Emmanuelle (1908-2008).
Sœur Emmanuelle  n’est ni Béatifiée, ni Canonisée et elle n’est donc pas au Calendrier Liturgique (morte trop récemment),
mais je la mets ici car elle a marqué toute une génération (dont je fais parti) et sa vie vaut d’être soulignée.



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Tout ce qui est couvert d’un voile sera dévoilé, tout ce qui est caché sera connu.


Homélie :

"Comme la foule s’était rassemblée par milliers au point qu’on s’écrasait, Jésus, s’adressant d’abord à ses disciples, se mit à dire : « Méfiez-vous du levain des pharisiens, c’est-à-dire de leur hypocrisie.

Tout ce qui est couvert d’un voile sera dévoilé, tout ce qui est caché sera connu. Aussi tout ce que vous aurez dit dans les ténèbres sera entendu en pleine lumière, ce que vous aurez dit à l’oreille dans le fond de la maison sera proclamé sur les toits. Le levain de Jésus dans la pate humaine, c’est son amour manifesté dans la chair qui se donne à nous. Nous veillons à ne prononcer que des paroles qui construisent et qui font du bien à ceux qui les entendent. Nous ne voulons pas entraver l’action de l’Esprit Saint. Il est Lien divin qui unit l’humanité. Nous ne le contristons pas, car il qui nous a marqués de son sceau. En nous pardonnant mutuellement, nous ne voulons laisser subsister entre nous que des réflexes de bonté et de compassion. Alors que Jésus s’est livré entre nos mains, il prend le pain, il prend le vin et il en fait un repas de noces ! Il nous a aimés jusque là : « Ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, il les aima jusqu’au bout ». Envers et contre tout, quelque soit l’opposition qui lui est manifestée, Jésus aime, sa parole est une parole d’amour. Il lui faut un grand courage pour dire la Parole, quand elle n’est ni comprise ni reçue. Jésus dit dans les béatitudes : - Heureux -vous. Il soutient l’espérance des petits et des pauvres, de ceux qui sont blessés. Jésus guérit les meurtrissures et les blessures de l’humanité !

"Je vous le dis, à vous mes amis : Ne craignez pas ceux qui tuent le corps, et après cela ne peuvent rien faire de plus.

Je vais vous montrer qui vous devez craindre : craignez celui qui, après avoir tué, a le pouvoir d’envoyer dans la géhenne. Oui, je vous le dis : c’est celui-là que vous devez craindre. Nous choisissons de marcher sur le chemin de l’amour de Jésus, nous nous livrons tout entier au service de nos frères pour reproduire sa vie. Le souci attentif de la vie fraternelle nous donne de nous approcher du Dieu vivant dans la charité. Dieu est amour, c’est l’amour fraternel qui fait de nous un sacrifice d’agréable odeur en l’honneur du Dieu qui nous aime. Nous nous présentons à lui et aux autres en toute vérité de cœur. L’amour du Père nous enveloppe constamment. Notre demeure est son cœur qui nous donne la vie. La tendresse de Dieu est le dernier mot de Jésus dans l’Évangile, elle est le point d’appui de notre confiance. Jésus nous offre chaque jour son Corps et son Sang, et son Esprit Saint est sans cesse à l’œuvre dans notre vie pour nous recréer à son image.

"Est-ce que l’on ne vend pas cinq moineaux pour deux sous ? Or pas un seul n’est oublié au regard de Dieu.

À plus forte raison les cheveux de votre tête sont tous comptés. Soyez sans crainte : vous valez plus qu’une multitude de moineaux. Notre vie toute simple et toute livrée devient transparente à ceux qui nous entourent. Nous n’avons pas peur de la lumière en marchant dans la vérité de l’amour. C’est le Dieu de bonté qui nous enseigne, il nous veut limpide et il nous donne la joie d’être vrai devant Lui et devant les hommes. Face à son amour totalement gratuit qui nous a choisis, notre réponse est un « Oui » à la participation à son œuvre. Il nous suffit de contempler l’œuvre de Dieu. Nous puisons à la source des trésors de son cœur de Dieu. Jésus veut nous inonder de son amour infini, il nous faut y croire et laisser Dieu passer devant nous. En lui nous trouvons la vie et le salut. Nous croyons que nous sommes le fruit de la bonté du cœur de Dieu. Jésus nous redit le mystère de notre Père dont l’amour est infini.


Citation :
Nous demandons la grâce d’être transformés par l’amour de Dieu pour lui rendre grâce de plus en plus.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Ignace de Loyola (1491-1556), fondateur des jésuites
Lettre du 17/11/1555 (trad. Soleil Levant 1957, p. 169 rev. Tournay)


« Soyez sans crainte »

Il me semble que vous devriez vous résoudre à faire avec calme ce que vous pouvez. Ne soyez pas inquiet de tout le reste, mais abandonnez à la divine Providence ce que vous ne pouvez pas accomplir par vous-même. Sont agréables à Dieu notre soin et notre sollicitude raisonnables pour mener à bien les affaires dont nous devons nous occuper par devoir. Ne plaisent pas à Dieu l'anxiété et l'inquiétude de l'esprit : le Seigneur veut que nos limites et nos faiblesses prennent appui en sa force et en sa toute-puissance, il veut que nous espérions que sa bonté suppléera à l'imperfection de nos moyens.

     Ceux qui se chargent d'affaires nombreuses, même avec une intention droite, doivent se résoudre à faire simplement ce qui est en leur pouvoir... Si on doit laisser de côté certaines choses, il faut s'armer de patience, et ne pas penser que Dieu attend de nous ce que nous ne pouvons pas faire. Il ne veut pas que l'homme s'afflige de ses limites... ; il n'est pas nécessaire de se fatiguer exagérément. Bien plus, lorsqu'on s'est efforcé d'agir de son mieux, on peut abandonner tout le reste à celui qui a le pouvoir d'accomplir tout ce qu'il veut.

     Plaise à la divine bonté de nous communiquer toujours la lumière de la sagesse, pour que nous puissions voir clairement et accomplir fermement son bon plaisir, en nous et dans les autres..., pour que nous acceptions de sa main ce qu'il nous envoie, en considérant ce qui a le plus d'importance : la patience, l'humilité, l'obéissance et la charité.














_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4231
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Mar 24 Oct 2017 - 22:31

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Vous aussi, tenez-vous prêts : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas
que le Fils de l’homme viendra.


Homélie :

"Vous le savez bien : si le maître de maison avait su à quelle heure le voleur viendrait, il n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison."

Vous aussi, tenez-vous prêts : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra. » Jésus nous demande la vigilance pour nous et en particulier pour ceux qui ont une responsabilité sur leurs frères. Quand on voulait cambrioler une maison à cette époque, on passait derrière la maison, on faisait un trou dans le mur et on prenait ce qui était dans la maison. C’étaient d’autres mœurs et d’autres habitudes. Ne pas laisser percer le mur de notre maison intérieur, c’est être attentif à l’époux qui vient. Jésus rappelle cette vigilance car nous ne savons pas à quel moment notre vie terrestre s’arrêtera, à quel moment sera la fin de notre existence. La comparaison entre le Fils de l’homme, qui nous rappelle à Lui quand Il veut, et le voleur qui se garde bien de nous prévenir de sa visite, frappe les esprits. Jésus est toujours l’invité de notre maison, dans la foi, dans l’espérance et dans l’amour nous l’attendons. Nous sommes le lieu de Dieu, et nous sommes en vigilance pour que l’accusateur des frères ne fasse pas en nous ou par nous un travail de destruction. Il est le "voleur" de cet Évangile. La parole de Dieu nous donne ainsi un message bien important car elle nous fait regarder l’unité de notre vie ! Notre langue peut parler de Dieu, le bénir, l’aimer dans son amour infini, car nous sommes au service de la louange de Dieu, mais nous sommes aussi soucieux de faire une place dans notre cœur pour nos frères.

"Pierre dit alors : « Seigneur, est-ce pour nous que tu dis cette parabole, ou bien pour tous ?"

Le Seigneur répondit : « Que dire de l’intendant fidèle et sensé à qui le maître confiera la charge de son personnel pour distribuer, en temps voulu, la ration de nourriture ?
Heureux ce serviteur que son maître, en arrivant, trouvera en train d’agir ainsi !
Jésus ne répond pas directement à la question de Pierre car elle s’adresse à tout le monde. Il fait prendre conscience que ceux qui ont été choisis par Lui pour être ses disciples, sont des hommes investis de responsabilités spirituelles importantes, et ils ne doivent qu’en être plus vigilants. Ce message de Jésus s’adresse aux hommes et aux femmes de notre temps, à tous les baptisés, et à fortiori à tous ceux et celles qui exercent une responsabilité pastorale dans l’Église. Avec quelle humilité, et en même temps avec quelle vigilance, ils entendent exercer leur responsabilité. Humilité, parce sans les dons de l’Esprit Saint, sans la maternité divine de Marie, la protection de St.Joseph, ils seraient incapables de faire face. Nous sommes le « lieu » de l’amour infini de Dieu. Nous ne sommes jamais autant nous-mêmes que lorsque Dieu est au cœur de notre vie. C’est quand la Parole et l’amour infini de Dieu nous habitent que nous sommes vraiment nous-mêmes.


"Vraiment, je vous le déclare : il l’établira sur tous ses biens."

Mais si le serviteur se dit en lui-même : “Mon maître tarde à venir”, et s’il se met à frapper les serviteurs et les servantes, à manger, à boire et à s’enivrer, alors quand le maître viendra, le jour où son serviteur ne s’y attend pas et à l’heure qu’il ne connaît pas, il l’écartera et lui fera partager le sort des infidèles. Le serviteur qui, connaissant la volonté de son maître, n’a rien préparé et n’a pas accompli cette volonté, recevra un grand nombre de coups. Mais celui qui ne la connaissait pas, et qui a mérité des coups pour sa conduite, celui-là n’en recevra qu’un petit nombre. À qui l’on a beaucoup donné, on demandera beaucoup ; à qui l’on a beaucoup confié, on réclamera davantage. Jésus nous demande la vigilance, car les grâces d’état qu’Il donne à tous ceux qu’Il a investis de responsabilités pastorales, sont au service de leurs frères. Nous prenons progressivement conscience de la difficulté de nos charges, des tentations et des pièges que nous tend l’Adversaire, l’esprit du mal, l’ennemi de la nature humaine. L’intendant fidèle aura une récompense qui le comblera. Pour bâtir la civilisation de l’amour, nous nous mettons au service de l’amour infini de Dieu. Suspendu à l’Esprit Saint, nous serons prêts pour l’œuvre de Dieu, elle se fera au-delà de nous-mêmes. L’Esprit Saint nous est donné pour que nous soyons tout à notre travail. A qui l’on a beaucoup donné, on demandera beaucoup ; à qui l’on a beaucoup confié, on réclamera davantage. Comme il faut un bon pain pour l’Eucharistie et un vin véritable pour célébrer la Messe, ainsi notre quotidien est disponible pour que l’œuvre de Dieu se fasse au milieu de nous. Nous sommes les membres du corps du Christ pour l’édification de ce Corps qui est l’Eglise.


Citation :
Nous demandons la grâce d’entendre cette Parole de Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église
Homélie 77 sur St Matthieu (trad. cf Véricel, Les Pères commentent, p. 252)


« Tenez-vous prêts »

« C'est à l'heure que vous ne pensez pas que le Fils de l'homme viendra. » Jésus leur dit cela pour que les disciples restent éveillés, qu'ils soient toujours prêts. S'il leur dit qu'il viendra quand ils ne s'y attendront pas, c'est qu'il veut les pousser à pratiquer la vertu avec zèle et sans relâche. C'est comme s'il leur disait : « Si les gens savaient quand ils vont mourir, ils seraient parfaitement prêts pour ce jour »... Mais le moment de la fin de notre vie est un secret qui échappe à chaque homme...

     Voilà pourquoi le Seigneur exige deux qualités de son serviteur : qu'il soit fidèle, pour qu'il ne s'attribue à lui-même rien de ce qui appartient à son maître, et qu'il soit avisé, pour administrer convenablement tout ce qu'on lui a confié. Il nous faut donc ces deux qualités pour être prêts à l'arrivée du Maître... Car voici ce qui arrive du fait que nous ne connaissons pas le jour de notre rencontre avec lui : on se dit : « Mon maître tarde à venir ». Le serviteur fidèle et avisé n'a pas de pensée semblable. Malheureux, sous prétexte que ton Maître tarde, tu t'imagines qu'il ne va pas venir du tout ? Son arrivée est certaine. Pourquoi ne restes-tu donc pas sur tes gardes ? Non, le Seigneur n'est pas lent à venir ; ce retard n'est que dans l'imagination du mauvais serviteur.















_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4231
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Jeu 26 Oct 2017 - 2:13

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Je dois recevoir un baptême, et quelle angoisse est la mienne
jusqu’à ce qu’il soit accompli !


Homélie :

« Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé ! »

Je dois recevoir un baptême, et quelle angoisse est la mienne jusqu’à ce qu’il soit accompli ! Jésus est impatient de notre relèvement. Il a hâte que ce baptême, cette plongée dans sa Passion d’Amour, lui permettre d’accomplir l’œuvre du Père qui veut notre délivrance. Jésus porte dans son Amour toutes les épreuves de l’humanité ! Vécue par Amour pour nous, sa mort va donner la vie au monde. La plongée du baptême que Jésus annonce, c’est l’immersion dans la souffrance qui va lui être infligée. Il sait que les grandes eaux de la mort vont l’engloutir. C’est ainsi que l’humanité toute entière sera purifiée de son orgueil. Au travers cette mort, Jésus va passer à la gloire du Père. Il envisage sa mission en prenant une autre parabole, l’image du feu : « C’est un feu que je suis venu allumer sur la terre, et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé ! » C’est le feu d’Amour de l’Esprit Saint gagnant de proche en proche, qui est annoncé. Il embrasera tout et illuminera toute l’humanité. C’est par la foi en sa Parole que nous entrons dans cet Amour. Suivre Jésus dans son amour est la grâce de notre vie quotidienne. Nous sommes dans une attitude d’adoration, attentifs à l’Esprit Saint.

"Pensez-vous que je sois venu mettre la paix sur la terre ? Non, je vous le dis, mais bien plutôt la division."

Quelle souffrance pour Jésus de savoir que ce Salut qu’il nous apporte sera accompli dans la division. « Père, éloigne ce calice, non pas ma volonté mais ta volonté, » avait-il dit, en apercevant les divisions qui allaient surgir à la suite de son message d’Amour. Nous sommes dans l’angoisse devant les ténèbres qui nous habitent, mais Jésus nous en délivre. Nous portons en nous le désir de Jésus et nous l’entendons encore aujourd’hui, pour y répondre. Le feu d’amour de Jésus couve en nous, depuis notre naissance à la vie de Dieu. Le Père a posé sur nous le sceau de son Esprit Saint à notre baptême. Mais ce feu de l’Amour de Jésus peut s’assoupir en nous, si nous n’y prenons garde. Nous voulons le raviver et nous mettre à son école, attendant de Dieu la patience, dans la nuit de la foi. Nous expérimentons alors que la vie d’amour nous attire vers Dieu : Saint Ignace d’Antioche disait, entrainé dans le combat pour la vie : « Une voix en moi crie : Viens vers le Père. »

"Car désormais cinq personnes de la même famille seront divisées : trois contre deux et deux contre trois ;"

ils se diviseront : le père contre le fils et le fils contre le père, la mère contre la fille et la fille contre la mère, la belle-mère contre la belle-fille et la belle-fille contre la belle-mère. » Jésus a proclamé : « Heureux les artisans de paix. » Il est apparu « pour guider nos pas sur une route de paix. Lui « qui est notre paix, » sait que la fidélité à son Évangile amènera ses disciples à être incompris et rejetés par leur famille. La parole de Jésus conduira la communauté à poser des choix, à aller à contre-courant d’un certain confort de vie. L’Évangile nous appelle à « être un signe en butte à la contradiction, » dans la douceur et la non-violence. Jésus a annoncé que pour allumer sur la terre le feu de l’Esprit Saint, il doit passer lui-même par le baptême des souffrances. Ses témoins aurons aussi leur part d’épreuves. Nous marchons dans la Lumière pour bâtir la civilisation de l’amour. Alors nous rayonnerons de l’amour de Dieu qui nous habite.


Citation :
Nous demandons la grâce d’être dociles à l’Esprit Saint pour vivre de l’amour infini de Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Isaac le Syrien (7e siècle), moine près de Mossoul
Discours ascétiques, 1ère série, n°2 (trad. Touraille, DDB 1981, p. 66 rev)


« Je suis venu apporter un feu sur la terre »

Fais-toi violence (cf Mt 11,12), efforce-toi d'imiter l'humilité du Christ, afin que s'allume toujours davantage le feu qu'il a jeté en toi, ce feu par lequel sont consumées toutes les impulsions de ce monde-ci qui détruisent l'homme nouveau et qui souillent les demeures du Seigneur saint et puissant. Car j'affirme avec saint Paul que « nous sommes le temple de Dieu » (2Co 6,16). Purifions donc son temple, « comme lui-même est pur » (1Jn 3,3), afin qu'il ait le désir d'y demeurer ; sanctifions-le, comme lui-même est saint (1P 1,16) ; ornons-le de toutes les œuvres bonnes et dignes.

Emplissons le temple du repos de sa volonté, comme d'un parfum, par la prière pure, la prière du cœur qu'il est impossible d'acquérir en se livrant aux impulsions continuelles de ce monde-ci. Ainsi la nuée de sa gloire couvrira ton âme, et la lumière de sa grandeur brillera dans ton cœur (cf 1R 8,10). Tous ceux qui demeurent dans la maison de Dieu seront emplis de joie et se réjouiront. Mais les insolents et les ignobles disparaîtront sous la flamme du Saint-Esprit.














_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4231
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Ven 27 Oct 2017 - 1:32

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Quand vous voyez un nuage monter au couchant, vous dites aussitôt
qu’il va pleuvoir, et c’est ce qui arrive.


Homélie :

"S’adressant aussi aux foules, Jésus disait : « Quand vous voyez un nuage monter au couchant, vous dites aussitôt qu’il va pleuvoir, et c’est ce qui arrive."

Et quand vous voyez souffler le vent du sud, vous dites qu’il fera une chaleur torride, et cela arrive. Hypocrites ! Vous savez interpréter l’aspect de la terre et du ciel ; mais ce moment-ci, pourquoi ne savez-vous pas l’interpréter ? Nous sommes en effet capable de discerner les signes des temps grâce l’expérience que nous avons reçue des anciens, mais cette l’expérience est extérieure à nous. Pour reconnaître les signes des temps du Royaume, il convient de croire et comprendre que c’est le même et unique Esprit de Dieu qui agit dans l’univers, dans l’histoire et le cœur des hommes. Ainsi la nature nous éduque dans la cohérence des évènements de la vie. Ce signe, s’il est intérieur, entraîne un appel, un éveil de notre liberté, une augmentation de foi, d’espérance et de charité et un engagement actif, sans peur. Reconnaissant dans un événement un signe, c’est une provocation à engager notre liberté pour plus de justice et de vérité, nous reconnais une lumière de l’Esprit de Jésus. Nous portons en nous la souffrance de l’écart, entre ces paroles et ce que nous pouvons en réaliser de la vie de Jésus, et dans notre vie. C’est la Passion de Jésus qui nous sauvera et qui nous donnera la force et la lumière. A l’image et à la ressemblance de Dieu, nous pouvons envisager entrer dans la bonté de Dieu.

"Et pourquoi aussi ne jugez-vous pas par vous-mêmes ce qui est juste ?"

Il s’agit de lever les yeux et scruter la réalité à la fois quotidienne et nouvelle pour interpréter les réalités humaines, comprises dans toute leur épaisseur existentielle. Nous sommes invités à y reconnaître des signes de la réalité divine, du dessein de Dieu sur l’humanité qui passe par l’actualité. Les signes qui se donnent dans notre monde, dans toutes les réalités humaines nous interrogent ! Ce sont des signes du « Royaume de Dieu » en cours de réalisation, dont Jésus annonce qu’il « est tout proche. » Le dessein de Dieu dans l’histoire des hommes fut annoncé par les prophètes, rendu actuel dans la venue de Jésus, il nous invite à nous y engager. Nous pouvons nous offusquer devant la violence des événements actuels. Seul l’Amour infini de Dieu nous permet d’appréhender à quel point nous sommes des êtres ténébreux, et que la malice et la méchanceté nous habitent. Mais l’Amour de Dieu, en Jésus dans sa Passion et sa Résurrection, est vainqueur. Il serait juste, devant tant d’amour, de nous mettre en route, d’aimer puisque nous sommes tellement aimé ! Nous pouvons alors faire l’expérience de l’Amour libérant qui fait jaillir la vie en nous. Il nous faut entrer dans le nouvel Amour pour retrouver notre liberté : « Comme Je vous ai aimé, aimez vous les uns les autres. »

"Ainsi, quand tu vas avec ton adversaire devant le magistrat, pendant que tu es en chemin mets tout en œuvre pour t’arranger avec lui, afin d’éviter qu’il ne te traîne devant le juge, que le juge ne te livre à l’huissier, et que l’huissier ne te jette en prison."

Je te le dis : tu n’en sortiras pas avant d’avoir payé jusqu’au dernier centime. » Pour réaliser l’Amour infini de Dieu dans notre vie, il nous faut tenir la main de Jésus, le Sauveur. Cela vaut plus encore quand le signe de la crucifixion de Jésus ou la mort des martyrs paraît scandaleux aux yeux du monde. Ce signe « des temps, » objets de surprise, de scandale ou d’admiration, n’appellent pas seulement à une contemplation, ils comportent un appel à répondre, à réagir. Le signe de la Résurrection du Christ, qui apparaitra sur les nuées du ciel à la fin des temps, est aussi que des hommes et des femmes se convertissent à son appel, engageant leurs vies dans l’amour de Dieu et de leurs frères. Alors la Grâce de Dieu triomphera en nous de tout obstacle à l’Amour. C’est par une plongée, une immersion dans la Passion et la Résurrection de Jésus, que nous renaissons à la vie. Ce qui a été célébré à notre Baptême, ce oui dit à la Lumière, à l’Amour et à la Vie, nous le reprenons maintenant à notre compte. Avec grande humilité, nous demandons pardon face à notre difficulté à aimer, c’est notre joie et notre action de Grâce.


Citation :
Nous demandons à Dieu la grâce de vivre de ce nouvel Amour, l’Esprit Saint qui nous est toujours offert pour nous plonger dans l’amour infini de Jésus.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Jean XXIII (1881-1963), Pape
Discours à l'ouverture du Concile Vatican II, 11/10/1962


Discerner les signes des temps : un grand thème du Concile Vatican II

Il arrive souvent que dans l'exercice quotidien de notre ministère apostolique nos oreilles soient offensées en apprenant ce que disent certains qui, bien qu'enflammés de zèle religieux, manquent de justesse de jugement et de pondération dans leur façon de voir les choses. Dans la situation actuelle de la société, ils ne voient que ruines et calamités ; ils ont coutume de dire que notre époque a profondément empiré par rapport aux siècles passés ; ils se conduisent comme si l'histoire, qui est maîtresse de vie, n'avait rien à leur apprendre et comme si du temps des Conciles d'autrefois tout était parfait en ce qui concerne la doctrine chrétienne, les mœurs et la juste liberté de l'Église.

     Il nous semble nécessaire de dire notre complet désaccord avec ces prophètes de malheur, qui annoncent toujours des catastrophes, comme si le monde était près de sa fin.

     Dans le cours actuel des événements, alors que la société humaine semble à un tournant, il vaut mieux reconnaître les desseins mystérieux de la Providence divine qui, à travers la succession des temps et les travaux des hommes, la plupart du temps contre toute attente, atteignent leur fin et disposent tout avec sagesse pour le bien de l'Église, même les événements contraires.














_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4231
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Sam 28 Oct 2017 - 0:25

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE: