À Toi NOTRE PÈRE par les Saints Cœurs de JÉSUS, MARIE et JOSEPH..

Forum Catholique sous la protection de Saint Michel, faisant mémoire de Sylvie la fondatrice, Prières, Dévotions au Sacré Coeur, au Coeur Immaculé de Marie, au Coeur Chaste de Joseph et autres, Fidélité aux 3 Blancheurs et au Magistère de l'Eglise...
 
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 Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*

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Lumen
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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Mer 27 Sep 2017 - 21:57

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Jésus rassembla les Douze ; il leur donna pouvoir et autorité sur tous les démons, et de même pour faire des guérisons ; il les envoya proclamer le règne de Dieu et guérir les malades."

Nous fêtons Saint Vincent de Paul qui fuyait la pauvreté. Il prenait la route de Paris pour y recevoir des bénéfices. Jésus le rejoindra, il l’invitera à partager le sort des pauvres, des rejetés de son peuple. Envoyé du Père, Jésus parle à son cœur et l’envoie pour sauver, avec lui, l’humanité dans sa détresse. Jésus est pleinement conscient que son « Heure » est venue. Loin de fuir, il fait face courageusement à sa situation. Il se rend à Jérusalem où il doit offrir sa vie pour le salut du monde. Jésus n’a cessé d’insister sur le caractère bienveillant de sa mission, sur la révélation de la tendresse miséricordieuse du Père. Il semble pressé d’atteindre le terme du voyage. Mais son entourage est loin de communier à son courage. Chacun est enfermé dans sa conception d’un Messie glorieux. Jésus rejoint Jérusalem pour délivrer les malheureux. Il descendra dans l’agonie et dans la mort pour les rejoindre. Comme un maudit, il visitera nos enfers. Il sera le Libérateur de l’humanité trompée par le menteur. L’accusateur des frères sera vaincu par la descente de Jésus dans la mort !

"Il leur dit : « Ne prenez rien pour la route, ni bâton, ni sac, ni pain, ni argent ; n’ayez pas chacun une tunique de rechange. »

Quand vous serez reçus dans une maison, restez-y ; c’est de là que vous repartirez. Et si les gens ne vous accueillent pas, sortez de la ville et secouez la poussière de vos pieds : ce sera un témoignage contre eux. » Jésus met la puissance de son amour au service de la miséricorde. Il nous faut invoquer l’Esprit de charité et de paix, le Feu de la charitéà doit être répandu sur terre. Saint Vincent de Paul a compris l’amour du cœur de Dieu, il l’a manifesté à l’humanité dans le besoin l’Amour du Père bien aimé. C’est dans cette étreinte d’Amour que Jésus manifeste le visage du Père tendre et miséricordieux. Mû par l’Esprit Saint, il va au secours de ses frères dans la détresse. Nous savons combien de femmes, d’hommes et d’enfants sont dans une grande détresse aujourd’hui encore. Nous pouvons leur parler de l’amour de Dieu en prenant leur détresse à bras le corps. Il est difficile de garder une attitude de compassion et de bienveillance à l’égard des détracteurs de la Mission de Jésus. Le seul Feu auquel Jésus consent est le feu de son Esprit Saint, répandre son Amour sur la terre. Le Royaume de l’amour de Dieu ne se conquiert pas au moyen des armes de ce monde.

"Ils partirent et ils allaient de village en village, annonçant la Bonne Nouvelle et faisant partout des guérisons.

Alors qu’il s’en va mourir à Jérusalem, Jésus parcourt l’humanité en l’enveloppant de son amour. Sereinement, il désarçonne l’hostilité et il contourne les obstacles qu’il rencontre. Il met la puissance de son Amour infini au service de la miséricorde. L’hostilité nous désarçonne si souvent ! Jésus nous apprend la sagesse ! Il nous situe dans le chemin de la Pâques, celui de la miséricorde de Dieu. Dans la difficulté, nous nous hâtons vers Jésus, tourné résolument vers Jérusa­lem. Cette attitude nous conduit à la compassion et à la bienveillance. C’est là que le salut de Jésus va s’accomplir. Il sait ce qui l’attend à Jérusalem, ce voyage le mène à sa Passion et à sa mort. Cet enlèvement de Jésus, sera le chemin de notre libération. Nous voulons nous aussi nous hâter avec Jésus, résolument, vers Jérusa­lem ou le salut va s’accomplir. Sauver le monde, c’est révéler le visage du Père qui est meurtri quand ses enfants sont dans la détresse. Il veut leur donner son amour.


Citation :
Nous demandons la grâce de vivre de la parole vivante de Dieu d’être en communion avec Jésus et rejoindre tous les pauvres.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 





Concile Vatican II
Décret sur l'activité missionnaire de l'Église « Ad Gentes », § 1


« Il les envoya proclamer le règne de Dieu »

Envoyée par Dieu aux peuples pour être « le sacrement universel du salut », l'Église, en vertu des exigences intimes de sa propre catholicité, et obéissant au commandement de son Fondateur (cf Mc 16,15), est tendue de tout son effort vers la prédication de l'Évangile à tous les hommes. Les apôtres eux-mêmes, en effet, sur lesquels l'Église a été fondée, ont suivi les traces du Christ, « prêché la parole de vérité et engendré des églises » (St Augustin). Le devoir de leurs successeurs est de perpétuer cette œuvre, afin que « la parole de Dieu soit divulguée et glorifiée » (2Th 3,1), le Royaume de Dieu annoncé et instauré dans le monde entier.

     Mais, dans l'ordre actuel des choses, dont découlent de nouvelles conditions pour l'humanité, l'Église, sel de la terre et lumière du monde (cf Mt 5,13-14), est appelée de façon plus pressante à sauver et à rénover toute créature, afin que tout soit restauré dans le Christ, et qu'en lui les hommes constituent une seule famille et un seul peuple de Dieu.














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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Mer 27 Sep 2017 - 23:45

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Hérode, qui était au pouvoir en Galilée, entendit parler de tout ce qui se passait et il ne savait que penser. En effet, certains disaient que Jean le Baptiste était ressuscité d’entre les morts."

De manière injuste, Hérode a fait mettre à mort Jean-Baptiste. Serait-il revenu à la vie ? Maintenant, Hérode a du mal à situer Jésus, il cherche à savoir qui il est et quel est celui dont il entend dire de telles choses ? Il est intrigué par lui, et il ne sait que penser de ce qui se vit autour de Jésus ! Il cherche ! Beaucoup, voudraient recevoir des miracles et des bienfaits de Jésus qui est aussi contesté par certains. On pouvait voir dans le Nazaréen un personnage du passé venu pour réveiller Israël. Soit c’était Élie, soit c’était un autre prophète. Des responsables religieux de ce temps ont déjà condamné Jésus parce qu’il les dérange. Il y a beaucoup de manières d’être en relation avec Dieu. La Parole de Dieu nous réveille. Aujourd’hui encore, dans l’Evangile, elle est une occasion qui nous est donnée pour rencontrer Jésus. Il continue à nous appeler à sa suite. Quand nous sommes conquis par lui, nous cherchons à discerner son visage, à comprendre le sens de son message. Dans le silence de l’adoration, nous pouvons faire une découverte émerveillée de son visage. C’est alors Jésus douloureux que nous rencontrons, et il peut changer notre vie. L’Esprit Saint nous est donné pour éclairer les événements qui retentissent dans notre cœur. C’est alors qu’une amitié peut naître avec Jésus.

D’autres disaient : « C’est le prophète Élie qui est apparu. » D’autres encore : « C’est un prophète d’autrefois qui est ressuscité. »

Hérode aussi cherchait à voir Jésus de nouveau !Comme Hérode nous sommes souvent frustrés. Nous demandons la grâce de voir Jésus, de le reconnaître. Le désir de voir Jésus, inspiré d’abord par une question authentique sur sa personne et son œuvre, peut vite retomber au niveau d’une banale curiosité. Nous sommes devant l’histoire de nos propres ambiguïtés dans la recherche de Jésus ! Bientôt la retombée de nos désirs nous arrive. Déjà le prophète disait : « Vous avez semé beaucoup mais récolté peu ; Vous mangez, mais vous avez toujours faim ; Vous vous habillez, mais vous n’avez pas chaud ! Allez dans la montagne, allez chercher du bois. » Bâtir la maison de Dieu dans la paix, c’est s’offrir à Dieu et reconnaitre sa vérité. C’est pour bâtir la civilisation de l’amour que le moment présent nous est donné ! Il faut nous mettre au service Dieu avec tout ce que nous sommes.

"Quant à Hérode, il disait : « Jean, je l’ai fait décapiter. Mais qui est cet homme dont j’entends dire de telles choses ? » Et il cherchait à le voir".

Jésus nous offre de le rejoindre dans son mystère de vie. Comme Hérode, « nous cherchons, nous aussi à voir Jésus, » mais nous avons du mal à l’écouter. Nous ne l’accueillons pas au niveau de sa Passion d’Amour pour nous et de son sacrifice. Mais son passage par la mort et sa Résurrection, avec sa volonté universelle de salut, nous réveillent. Dieu se trouve dans la compagnie et l’accueil des petits et des pauvres qui étaient réunis autour de Jean le Baptiste. C’est toujours pour Jésus le temps de notre conversion, de la rencontre de son cœur dans la vérité de son Amour. Nous voulons nous engager à ses côtés, être avec lui dans le procès que lui intente le monde du refus. Le moment de « faire communauté » avec nos frères, le moment de faire Église nous est toujours donné. La maison de Dieu est une maison de paix, de lumière et d’amour. Accueillir le Seigneur Jésus, c’est rayonner de la Présence divine.


Citation :
Nous demandons la grâce de rendre grâce pour tout ce que Dieu nous donne.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 





Saint Ambroise (v. 340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église
Commentaire sur l'évangile de St Luc, I, 27 (trad. SC 45, p.60)


« Hérode cherchait à le voir »

Le Seigneur n'est vu en ce monde que lorsqu'il le veut. Quoi d'étonnant ? À la résurrection même, il n'est donné de voir Dieu qu'à ceux qui ont le cœur pur : « Bienheureux les cœurs purs, car ce sont eux qui verront Dieu » (Mt 5,8.). Que de bienheureux il avait énumérés déjà, et pourtant il ne leur avait pas promis cette possibilité de voir Dieu. Si donc ceux qui ont le cœur pur verront Dieu, assurément les autres ne le verront pas... ; celui qui n'a pas voulu voir Dieu ne peut voir Dieu.

     Car ce n'est pas dans un lieu que l'on voit Dieu, mais par un cœur pur. Ce ne sont pas les yeux du corps qui cherchent Dieu ; il n'est pas embrassé par le regard, ni atteint par le toucher, ni entendu en conversation, ni reconnu à sa démarche. On le croit absent et on le voit ; il est présent et on ne le voit pas. D'ailleurs, les apôtres eux-mêmes ne voyaient pas tous le Christ ; c'est pourquoi il leur a dit : « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas encore ? » (Jn 14,9) En effet, quiconque a connu « quelle est la largeur, la longueur, la hauteur et la profondeur — l'amour du Christ qui surpasse toute connaissance » (Ep 3,18-19), celui-là a vu aussi le Christ, il a vu aussi le Père. Car nous autres ce n'est pas selon la chair que nous connaissons le Christ (2Co 5,16) mais selon l'Esprit : « L'Esprit qui est devant notre face, c'est l'Oint du Seigneur, le Christ » (Lm 4,20). Qu'il daigne, en sa miséricorde, nous combler de toute la plénitude de Dieu, afin que nous puissions le voir !















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Dernière édition par Lumen le Jeu 28 Sep 2017 - 21:58, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Jeu 28 Sep 2017 - 21:56

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Lorsque Jésus voit Nathanaël venir à lui, il déclare à son sujet : « Voici vraiment un Israélite : il n’y a pas de ruse en lui. »

Nathanaël lui demande : « D’où me connais-tu ? » Jésus lui répond : « Avant que Philippe t’appelle, quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu. » Nous fêtons les saints Archanges qui aident l’humanité dans son combat pour la vie, pour la lumière et pour l’amour. Le ciel n’est pas fermé pour Nathanaël et l’Évangile marque l’ouverture du ciel à la terre. Le figuier évoque la Parole de Dieu. Avec Moïse et Aaron, les paroles de Dieu montent et descendent du Sinaï qui touche la terre et atteint le ciel. Dans la grâce, Nathanaël reconnaît en Jésus le messie roi, et Jésus accepte son acte de foi. Il lui dit : « Amen, amen, je te le dis, vous verrez le ciel ouvert et les anges de Dieu montant et descendant sur le fils de l’Homme. » La lumière advient dans les ténèbres, Dieu a donné ordre à ses anges de nous garder, de nous conduire sur les chemins de la Paix. Les anges sont pour nous des médiateurs qui nous guident sur les chemins du ciel. Ils agissent en toute pureté et par seule charité. Dans le combat de notre vie, les Anges sont des alliés très puissants que pouvons appeler à notre secours. Ils sont des guerriers qui agissent à notre demande. Ils respectent la liberté dans laquelle nous sommes crées et nous protègent invisiblement d’une manière très surprenante.

"Nathanaël lui dit : « Rabbi, c’est toi le Fils de Dieu ! C’est toi le roi d’Israël ! »Jésus reprend : « Je te dis que je t’ai vu sous le figuier, et c’est pour cela que tu crois ! Tu verras des choses plus grandes encore. »

Jésus proclame la présence des anges et leur relation avec Lui. Les anges sont dans la gloire céleste où ils louent en permanence le Fils de l’Homme, le Fils de Dieu. Ils l’entourent et sont à son service. Gabriel fut envoyé pour annoncer à la Sainte Vierge Marie la conception virginale du Fils de Dieu qui fut le commencement de notre salut. Les archanges « montent et descendent » devant le Fils de l’Homme, qu’ils servent. Ils rendent gloire à la Sainte Trinité. Pour que la Vierge Marie soit libre dans son consentement à l’Annonciation, Dieu envoie l’Archange Gabriel. Raphaël, le guérisseur de Tobit, se met en route pour accompagner son fils, le jeune Tobie. Au retour, il guérira de sa cécité le vieux Tobit. Michel mène le combat contre les anges rebelles et les expulse du ciel. Ces bienheureux esprits montent par la contemplation de Dieu et ils descendent pour avoir soin de nous et pour nous garder dans tous nos chemins. Ils montent vers Dieu pour jouir de sa présence ; ils descendent vers nous pour obéir à ses ordres, car il leur a commandé de prendre soin de nous. Toutefois, en descendant vers nous, ils ne sont pas privés de la gloire qui les rend heureux, ils voient toujours le visage du Père.

"Et il ajoute : « Amen, amen, je vous le dis : vous verrez le ciel ouvert, et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme. »

Notre cœur est le réceptacle d’un grand combat, nous voulons, avec le secours des Anges, demeurer avec Jésus. Nous demeurons dans le Christ Jésus, qui, dans sa chair, pour nous, a tué la haine. Nous sommes le théâtre des bons et des mauvais esprits. Nous voulons discerner leurs présences en examinant les pensées de notre cœur et l’effet de leurs actions. Nous savons qu’une parole désagréable peut faire du mal, qu’un geste non contrôlé peut provoquer la violence que nous ne le voulons pas. Par nos paroles et par nos gestes, nos attitudes nous voulons nous mettre dans la lumière de Dieu pour que son œuvre d’Amour se réalise en nous. Nous voulons demeurer dans la Parole vivante de Jésus. « Monter et descendre, » nous rappelle le rêve de Jacob, qui endormi sur une pierre lors de son voyage de retour en Mésopotamie, voit les anges qui « descendent et montent. » Un mystérieux escalier relie la terre et le ciel, pendant que Dieu lui-même, transmet à Jacob son message. Plus nous sommes petits, plus les archanges, sont pour nous des protecteurs du ciel très efficaces. Les anges nous sont donnés pour nous consolider, pour nous aider dans notre combat spirituel.


Citation :
Nous demandons à Dieu la grâce de nous aider à devenir des artisans de paix, de vie et d’amour


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Jean de la Croix (1542-1591), carme, docteur de l'Église
Avis et maximes (n°220-226 in trad. Seuil 1945, p. 1212 rev.)


« Leurs anges voient sans cesse la face de mon Père
qui est aux cieux »
(Mt 18,10)

Les anges sont nos pasteurs ; non seulement ils portent à Dieu nos messages, mais ils nous apportent aussi ceux de Dieu. Ils nourrissent nos âmes de leurs douces inspirations et des communications divines ; en bons pasteurs, ils nous protègent et nous défendent contre les loups, c'est-à-dire contre les démons.
     Par leurs secrètes inspirations, les anges procurent à l'âme une connaissance plus haute de Dieu ; ils l'embrasent ainsi d'une plus vive flamme d'amour pour lui ; ils vont même jusqu'à la laisser toute blessée d'amour...

     La lumière de Dieu illumine l'ange en le pénétrant de sa splendeur et en l'embrasant de son amour, car l'ange est un pur esprit tout disposé à cette participation divine, mais d'ordinaire elle n'éclaire l'homme que d'une manière obscure, douloureuse et pénible, parce que l'homme est impur et faible...
     Quand l'homme est devenu vraiment spirituel et transformé par l'amour divin qui le purifie, il reçoit l'union et l'amoureuse illumination de Dieu avec une suavité semblable à celle des anges...

     Rappelez-vous combien il est vain, périlleux et funeste de se réjouir d'autre chose que du service de Dieu, et considérez quel malheur ce fut pour les anges qui se sont réjouis et complus dans leur beauté et leurs dons naturels, puisque c'est pour cela que certains sont tombés, privés de toute beauté, au fond des abîmes.















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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Dim 1 Oct 2017 - 16:38

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Dimanche 01 octobre 2017 : Vingt-sixième dimanche du temps ordinaire


Les saints du jour (Dimanche 01 octobre)


Saint Rémi, Archevêque de Reims, apôtre des Francs,
Co-Patron secondaire de la France (438-533).


Saint Romanos le Mélode, théologien, poète et compositeur († après 555)

Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la Sainte Face, Vierge, Carmélite, Patronne
des Missions, Docteur de l'Église, Co-Patronne secondaire de la France (1873-1897)

Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :
>>> Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus

Bienheureux Louis-Marie Monti religieux laïc, fondateur des Fils
de l’Immaculée Conception (+ 1900)


Vénérable Délia Tétreault, Fondatrice des Sœurs Missionnaires
de l'Immaculée-Conception (1865 ✝ 1941)


Bienheureuse Cecilia Eusepi, tertiaire o.s.m. (1910-1928)
Pour un approfondissement : >>> Comme un mauvais clown


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

« Quel est votre avis ? Un homme avait deux fils. Il vint trouver le premier et lui dit : “Mon enfant, va travailler aujourd’hui à la vigne.” Celui-ci répondit : “Je ne veux pas.” Mais ensuite, s’étant repenti, il y alla.’

"Un homme avait deux fils," il s’agit souvent dans l’Evangile d’un père et de ses enfants. Deux frères ont grandi ensemble comme l’ivraie et le bon grain poussent ensemble. Ils se distinguent par l’exercice de leur liberté et on ne peut imaginer plus grande différence. "Va travailler aujourd’hui à ma vigne…" Le premier dit non et le fait, le second dit oui et ne le fait pas ! La parabole des fils appelés à aller travailler à la vigne du Seigneur met en lumière deux attitudes fondamentales qui se cachent en nous derrière de belles paroles. Nous disons « oui » à la Parole de Dieu, mais sans la réaliser. Nous disons « non » dans un premier temps, et nous nous corrigeons en mettant en pratique ce qui nous était demandé. L’important n’est pas de dire « Seigneur, Seigneur, » dit Jésus, mais de « faire la volonté de notre Père. » Dieu appelle toujours des ouvriers pour travailler à son Royaume. Nous savons que nous avons de la peine à demeurer fidèles dans cet appel. Par ses attitudes et par ses Paroles, Jésus met une grande lumière sur la réalité de notre vie. Il y a des moments ou nous faisons de grandes promesses à Dieu, mais avec le temps nous nous usons et nous faiblissons reprenant nos premières habitudes. "Votre conduite est étrange," disait le prophète Ézéchiel !

Puis le père alla trouver le second et lui parla de la même manière. Celui-ci répondit : “Oui, Seigneur !” et il n’y alla pas. Lequel des deux a fait la volonté du père ? »

Nous remarquons que celui qui accompli la volonté du père est celui qui change d’avis ! Il nous faut être toujours prêts à bouger, à nous convertir, entendre la Parole, changer pour la vivre. Le seul point important, c’est d’être vrai avec Dieu et non de paraître. D’aucuns semblent loin de Dieu et en réalité ils se dévouent pour Lui. D’autres par leurs fonctions sont attachés à la loi et au temple, on les croit amis de Dieu, mais ils refusent de le servir avec leur cœur. Notre Père de toute consolation, est bon, plein de compassion, de miséricorde et de patience. la conversion véritable suppose que nous cessions de regarder en arrière. Les prêtres et les anciens, fils aînés, auxquels Jésus s’adresse, prétendent cultiver la vigne mais ils ne font rien. Les publicains et les prostituées ont d’abord dit non, puis changeant d’avis, et ils s’y emploient. Ils sont devenus des ouvriers de la vigne de Dieu, ses proches collaborateurs. Ils ont cru et sont constitués témoins et apôtres.

"Ils lui répondent : « Le premier. »

Jésus leur dit : « Amen, je vous le déclare : les publicains et les prostituées vous précèdent dans le royaume de Dieu. Car Jean le Baptiste est venu à vous sur le chemin de la justice, et vous n’avez pas cru à sa parole ; mais les publicains et les prostituées y ont cru. Tandis que vous, après avoir vu cela, vous ne vous êtes même pas repentis plus tard pour croire à sa parole. Ce n’est pas parce que nous avons vécu de grands moments dans le Christ que nous demeurons avec lui dans la vie. Le plus important est la conversion permanente du cœur qui nous plonge sans cesse dans l’humilité. Nous sommes une créature nouvelle dans le Christ quand nous sommes devenus, en lui, enfants de Dieu. Croire la Parole, le Verbe de Dieu, c’est adhérer à lui, cela entraîne un retournement, une conversion ! "Ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi, » dit l’apôtre Paul. Nous voulons persévérer dans la foi et dans l’Espérance pour être debout au jour où Jésus viendra.


Citation :
Nous demandons la grâce de l’espérance pour dire « oui » à la Parole de Dieu, et pour la mettre en pratique.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix [Édith Stein] (1891-1942), carmélite, martyre, copatronne de l'Europe
Méditation pour la fête de l'Exaltation de la croix (trad. Source cachée, Cerf 1991, p. 278 rev.)


Obéissants au Père, à la suite du Fils

« Que ta volonté soit faite ! » (Mt 6,10) C'était bien là toute la vie du Sauveur. Il est venu dans le monde pour accomplir la volonté du Père, non seulement afin d'expier le péché de désobéissance par son obéissance (Rm 5,19), mais encore pour ramener les hommes vers leur vocation sur le chemin de l'obéissance.

     Il n'est pas donné à la volonté des êtres créés d'être libre en étant son propre maître ; elle est appelée à s'accorder à la volonté de Dieu. Si elle s'y accorde par sa libre soumission, il lui est alors offert de participer librement à l'achèvement de la création. Si elle s'y refuse, la créature libre perd aussi sa liberté. La volonté de l'homme conserve encore le libre arbitre, mais il est séduit par les choses de ce monde ; elles le tirent et le poussent en des directions qui l'éloignent de l'épanouissement de sa nature tel que Dieu l'a voulu et elles l'écartent du but qu'il s'est fixé lui-même dans sa liberté originelle. En plus de cette liberté originelle, il perd la sûreté de sa résolution. Il devient changeant et indécis, tiraillé par des doutes et des scrupules ou endurci dans son égarement.

     Contre cela, il n'y a pas d'autre remède que le chemin à la suite du Christ, le Fils de l'homme qui non seulement obéissait directement au Père des cieux mais se soumettait aussi aux hommes qui lui signifiaient la volonté du Père. L'obéissance telle que Dieu l'a voulue libère notre volonté esclave de tous les liens des choses créées et la ramène vers la liberté. C'est donc aussi le chemin vers la pureté du cœur.
















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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Dim 1 Oct 2017 - 23:49

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"À ce moment-là, les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent : « Qui donc est le plus grand dans le royaume des Cieux ? »

Dans l’Évangile, Jésus nous présente un petit enfant, c’est celui que nous avons à devenir et qui révèle la profondeur de notre identité. Dieu, par son Amour infini, nous appelle à être ses fils et filles bien-aimés. C’est un apprentissage qui nous incite à découvrir et à comprendre puis enfin à réaliser la grandeur de Dieu, sa simplicité et son trésor de grâce. Cela nous conduit à la grandeur éternelle et infinie du Royaume des cieux. Les Apôtres, qui ont à cœur de servir Jésus et son Royaume, cherchent comment s’organiser pour ce service nouveau de l’amour tel que Jésus le révèle, il partent de leur petite expérience ! Ils ont l’expérience des « grands » de ce monde auquel ils devront faire face. Jésus leur indique un ordre divin tout diffèrent, qui indique que la véritable autorité est celle de l’amour : Il appelle un petit enfant qui est apparemment très démuni pour ce grand combat de la vie nouvelle et il le montre en exemple. Comme un petit enfant est guidé tout au long de sa croissance par ses parents, de même, nous devons nous laisser conduire par l’Esprit Saint de Dieu. Puisque nous sommes les enfants du Père, nous sommes ses héritiers et les héritiers du Christ, de ses souffrances, pour entrer dans la gloire du Royaume éternel avec lui, afin d’être les enfants de notre Père et de nous abandonner dans les mains en disant : “ Abba " ! Saint Paul nous dit que devenir enfant de Dieu, c’est comprendre le pourquoi de notre existence.

"Alors Jésus appela un petit enfant ; il le plaça au milieu d’eux, et il déclara : « Amen, je vous le dis : si vous ne changez pas pour devenir comme les enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux."

Mais celui qui se fera petit comme cet enfant, celui-là est le plus grand dans le royaume des Cieux. Et celui qui accueille un enfant comme celui-ci en mon nom, il m’accueille, moi. Hier, en la fête de sainte Thérèse de Lisieux, nous avons déjà établit un parallèle entre le petit enfant appelé par Jésus dans l’Évangile, et son parcours spirituel. Ces lumières, ce sens caché et mystérieux de l’Evangile l’a conquise dans sa marche de géant. Sa connaissance des mystères du royaume lui faisait éprouver que tout vient de Dieu, que tout retourne à lui et demeure en lui, pour le salut de tous, dans un mystère d’amour miséricordieux. Jésus est ainsi déconcertant pour ses apôtres qui ne comprennent pas ! En effet le combat qui est à mener est celui de l’amour, de la charité fraternelle. Aimer, demeurer dans l’Amour fraternel pour édifier un monde nouveau est un rude combat dans lequel il faut tenir bon. C’est cet Amour nouveau, apporté par Jésus, qui fait sur terre la transition, le passage avec le monde divin, le monde de l’amour. L’esprit d’enfance de Therese lui faisait adresser cette prière au Seigneur Jésus : “ Ô Petit Enfant ! Mon unique Trésor, je m’abandonne à tes Divins Caprices, je ne veux pas d’autre joie que celle de te faire sourire. Imprime en moi tes grâces et tes vertus enfantines, afin qu’au jour de ma naissance au Ciel, les anges et les saints reconnaissent en moi ta petite épouse .” Marie, qui a vécu dans son cœur humain, l’amour infini de Dieu, sait, combien l’Esprit Saint est nécessaire. Il est donné pour que nous demeurions dans la toute petitesse de "l’enfance spirituelle." Mais cet Amour est une "Réalité" difficile, contestée dans un monde de pouvoir et d’oppression ou les enfants sont exclus.

"Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits, car, je vous le dis, leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux."

Les anges nous sont donnés pour assurer notre marche vers le ciel. "Leur ange voit sans cesse la face de Dieu. » Jésus nous montre ainsi que c’est Dieu Lui-même qui est le maître de notre combat. Quand nous avons compris ce mystère, combien notre Dieu prend soin de nous, nous pouvons le regarder sans cesse ; Cela nous demande de lui laisser la première place, de le laisser faire. Comme un petit enfant, nous restons constamment sur le cœur de Dieu. L’ange, ce merveilleux médiateur, aspire notre cœur vers le haut pour le faire demeurer dans l’amour, et en même temps, nous sommes dans les réalités de la terre, mais l’ange est là comme une présence précieuse, il voit sans cesse la face de Dieu. C’est dans le ciel que se "joue" le combat pour la vie : « Je serai l’ennemi de tes ennemis, je poursuivrai tes persécuteurs, dit Dieu, mon ange marchera devant toi. » Il nous faut consentir à être ce petit enfant, "levez toujours son petit pied comme Thérèse pour gravir l’escalier de la sainteté. Nous n’arriverions pas à monter la première marche, mais le bon Dieu ne demande de nous que la bonne volonté. Bientôt vaincu par nos efforts inutiles, il descendra lui-même et nous prenant dans ses bras, nous emportera pour toujours dans son Royaume,” disait Thérèse dont la bonté et la pureté d’âme ont vaincu le cœur du Père. Marie, la mère de Jésus, qui a accueilli dans sa propre chair le mystère incroyable de l’Amour de Dieu sait le Chemin de son fils. A la suite de Jésus, qu’elle suivra tout au long de son existence, elle nous invite à nous mettre à son école pour vivre de l’amour même du Dieu-Amour.


Citation :
Nous demandons la grâce de marcher avec les anges qui nous accompagnent et d’être dociles à leur présence.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Origène (v. 185-253), prêtre et théologien
Homélies sur Ezéchiel I, 7 (trad. SC 352, p 71-73 rev)


« Ses armées, serviteurs de son désir »
(Ps 102,21)

Les anges descendent vers ceux qui sont à sauver. « Les anges montaient et descendaient au-dessus du Fils de l'homme » (Jn 1,51) ; et « ils s'approchèrent de Lui et ils le servaient » (Mt 4,11). Or les anges descendent parce que le Christ était descendu le premier ; ils craignaient de descendre avant que l'ait ordonné le Seigneur des puissances célestes et de toutes choses (Col 1,16). Mais quand ils ont vu le Prince de l'armée céleste demeurer sur la terre, alors, par cette voie ouverte, ils sont sortis à la suite de leur Seigneur, obéissant à la volonté de celui qui les a répartis comme gardiens de ceux qui croient en son nom.

     Toi, hier, tu étais sous la dépendance du démon, aujourd'hui, tu es sous celle d'un ange. « Gardez-vous, dit le Seigneur, de mépriser aucun de ces petits » qui sont dans l'Église, « car en vérité je vous le dis, leurs anges voient constamment la face de mon Père qui est dans les cieux ». Les anges se vouent à ton salut, ils se sont déclarés au service du Fils de Dieu, et ils disent entre eux : « Si lui il est descendu dans un corps, s'il s'est revêtu d'une chair mortelle, s'il a supporté la croix, s'il est mort pour tous les hommes, pourquoi nous reposer, nous, pourquoi nous épargner ? Allons, tous les anges, descendons du ciel ! » C'est pourquoi quand le Christ est né, il y avait « une multitude de l'armée céleste louant et glorifiant Dieu » (Lc 2,13).
















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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Lun 2 Oct 2017 - 21:49

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

Comme s’accomplissait le temps où il allait être enlevé au ciel, Jésus, le visage déterminé, prit la route de Jérusalem.

Jésus avance vers Jérusalem, c’est le voyage qui le mène à sa passion et à sa mort. Il sait ce qui l’attend, et pourtant il quitte sa Galilée natale, et « résolument » prend la route de Jérusalem, qui traverse la Samarie. Il envoye des disciples pour préparer l’hébergement, mais les gens de Samarie ne veulent pas le recevoir. Cela leur demanderait une grande conversion, celle d’être les enfants bien aimés du Père. Jésus contourne l’obstacle. La toute puissance de son Amour est au service de la miséricorde. Nous le contemplons sortant les fils du tonnerre Jacques et Jean, de l’illusion. Nous en sommes souvent les victimes en préférant le langage de pouvoir, de la force, plutôt que la détermination, sous la conduite de l’Esprit Saint qui est patience, douceur, et humilité. Nous perdons du temps à tempêter contre nos « Samaritains » plutôt que de nous hâter avec Jésus, prenant résolument le chemin vers Jérusa­lem : c’est là que le salut va s’accomplir. Sauver le monde, c’est révéler quel est le visage du Père meurtri quand ils voient ses enfants dans la détresse. Comment parler de l’amour de Dieu, sinon en prenant la détresse de nos frères à bras le corps pour leur montrer le visage du Père tendre et miséricordieux.

Il envoya, en avant de lui, des messagers ; ceux-ci se mirent en route et entrèrent dans un village de Samaritains pour préparer sa venue. Mais on refusa de le recevoir, parce qu’il se dirigeait vers Jérusalem

Jésus ne prend pas un chemin de violence, il ne forcera pas l’entrée au village, il décide de partir pour un autre bourg. Cette école de douceur et d’humilité est si importante ! La moindre contrariété, une parole non comprise, peut nous mobiliser et bientôt nous choisissons tous les tonnerres du ciel pour prendre Dieu à témoin de notre bon droit. Nous savons que la pire des pauvretés est d’être rejeté de son peuple et de Dieu même. Jésus vient sauver notre humanité dans sa détresse. Il prend sur lui la détresse du monde. C’est à partir de ce lieu du Salut qu’il nous faut nous examiner en vérité. Jésus va revêtir le sort des plus pauvres, il en sera le Libérateur.

Voyant cela, les disciples Jacques et Jean dirent : « Seigneur, veux-tu que nous ordonnions qu’un feu tombe du ciel et les détruise ? »

Mais Jésus, se retournant, les réprimanda. Puis ils partirent pour un autre village. Jacques et Jean réagissent immédiatement au refus des Samaritains. Ils y voient un manque d’égard pour Jésus et veulent passer en force. La terre de Samarie qui refuse d’accueillir Jésus ressemble beaucoup à notre terre, aujourd’hui. Jésus rencontre encore dans notre monde un mur d’indifférence, de mal-croyance, voire d’hostilité. Pour suivre Jésus, il nous faut du courage, une ferme détermination et un refus de toute violence. Suivre Jésus, c’est libérer ceux qui sont enchainés dans la spirale de la haine. C’est réchauffer les cœurs même quand tout espoir s’en est allé. Avec grande délicatesse, Jésus nous indique que le suivre et lui préparer sa venue, commence par tuer la haine dans nos cœurs pour ne pas tuer l’autre. C’est possible en accueillant en nous le feu de l’Esprit Saint qu’il est venu apporter sur la terre. Ce feu-là détruit tout ce qui s’oppose à la vie fraternelle, au royaume de Dieu. Le feu de la charité, de la compassion et de la solidarité sont vainqueurs du feu homicide de ceux qui font violence. Il n’y a pas d’autres chemins de célébrer la Pâques que le chemin de nous réconcilier entre nous. L’Eucharistie nous donne par quel chemin il nous faut passer pour suivre Jésus.


Citation :
Nous demandons à Dieu que cette Parole soit vivante en nous.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Les Discours sur les psaumes, Ps. 64 (trad. cf En Calcat)


« On refusa de l'accueillir, parce qu'il se dirigeait vers Jérusalem »

Il y a deux cités : l'une s'appelle Babylone, l'autre Jérusalem. Le nom de Babylone signifie « confusion »  Jérusalem signifie « vision de paix ». Regardez bien la cité de confusion pour mieux connaître la vision de paix  supportez la première, aspirez à la seconde.

     Qu'est-ce qui permet de distinguer ces deux cités ? Pouvons-nous dès à présent les séparer l'une de l'autre ? Elles sont emmêlées l'une dans l'autre et, depuis l'aube du genre humain, s'acheminent ainsi vers la fin des temps. Jérusalem est née avec Abel, Babylone avec Caïn... Les deux villes matérielles ont été construites plus tard, mais elles représentent symboliquement les deux cités immatérielles dont les origines remontent au commencement des temps et qui doivent durer ici-bas jusqu'à la fin du monde. Le Seigneur alors les séparera, lorsqu'il mettra les uns à sa droite et les autres à sa gauche (Mt 25,33)...

     Mais il y a quelque chose qui distingue, même maintenant, les citoyens de Jérusalem des citoyens de Babylone : ce sont deux amours. L'amour de Dieu fait Jérusalem  l'amour du monde fait Babylone. Demandez-vous qui vous aimez et vous saurez d'où vous êtes. Si vous vous trouvez citoyen de Babylone, arrachez de votre vie la convoitise, plantez en vous la charité  si vous vous trouvez citoyen de Jérusalem, supportez patiemment la captivité, ayez espoir en votre libération. En effet, beaucoup de citoyens de notre sainte mère Jérusalem (Ga 4,26) étaient d'abord captifs de Babylone...

     Comment peut s'éveiller en nous l'amour de Jérusalem notre patrie, dont les longueurs de l'exil nous ont fait perdre le souvenir ? (cf Ps 136) C'est le Père lui-même qui, de là-bas, nous écrit et rallume en nous par ses lettres, qui sont les Saintes Écritures, la nostalgie du retour.
















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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Mar 3 Oct 2017 - 23:43

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Commentaire du texte de l’évangile et réflexion

En poursuivant sa route vers Jérusalem, Jésus fait la rencontre d’un homme qui se dit prêt à le suivre partout. Jésus le prévient qu’il n’a pas de demeure fixe nulle part. L’homme n’insiste pas. Jésus en rencontre un autre qu’il appelle à le suivre. L’homme met une condition: il doit d’abord voir aux funérailles de son père. Jésus l’invite à tout laisser mais ne semble pas recevoir de réponse. Un troisième se dit prêt à le suivre après avoir rempli certaines conditions. Jésus répond que pour le suivre il faut être prêt à rompre avec le passé.

Suivre Jésus veut dire évidemment être son disciple. Les gens qui se présentent à Jésus pour le suivre sont donc des candidats à être ses disciples. Le premier a choisi lui-même Jésus comme maître comme faisaient les Juifs qui voulaient étudier un an ou deux avec un rabbin chez qui ils pouvaient recevoir l’hospitalité. La situation de Jésus dans son ministère est fort différente. Il n’a pas un domicile fixe où il pourrait rester ou au moins revenir au terme d’une mission. L’annonce de la venue du Règne de Dieu demande qu’il soit toujours en mouvement pour rejoindre les gens là où ils sont: c’était une différence importante par rapport à Jean Baptiste. Le fait qu’il vient d’être rejeté par un village samaritain montre bien qu’il ne peut pas toujours s’arrêter comme il voudrait. L’avertissement qu’il donne au premier candidat est donc que pour être son disciple et annoncer la Bonne Nouvelle il ne doit pas compter sur ce qui fait ordinairement ses sécurités et c’est l’annonce de la Bonne Nouvelle qui a la priorité.

Pour le second candidat, c’est Jésus qui a pris l’initiative de l’appeler à le suivre. Or, ce candidat, lui, met des conditions: il a un devoir familial à remplir d’abord. Et ce devoir est important même aux yeux de Dieu puisqu’il fait partie de la piété filiale qui est le quatrième commandement du Décalogue. La réponse de Jésus est tranchante: ce candidat doit laisser à d’autres ce devoir. Ceci nous rappelle l’exemple de Jésus lui-même quand on lui dit :Ta mère et tes frères veulent te voir. Il répond: Qui est ma mère? Qui sont mes frères ? Montrant ses disciples il dit: Voici ma mère et mes frères. (Matthieu 12,48-49)

Etre disciple peut signifier qu’il y a une distance à prendre par rapport aux liens familiaux. C’est une question de priorité. Il ne faut donc pas l’interpréter comme une défense ou un interdit de ce qui n’est pas prioritaire. Jésus, lui-même, sur la croix confiera sa mère au disciple qu’il aimait. Et c’est ainsi que les chrétiens comprendront cette parole. Ainsi, Pierre qui remplit sa mission d’abord à Jérusalem, puis à Antioche, puis à Rome, n’a pas laissé son épouse à Capharnaüm: elle l’a accompagné, comme le rappelle saint Paul (1 Cor.9,5).

Le troisième candidat est prêt à suivre Jésus mais il pose, lui aussi, une condition: aller faire ses adieux aux siens. La réponse avec la comparaison de la charrue qui oblige à avancer et ne peut reculer semble indiquer que si l’engagement exige une rupture on ne peut pas revenir sur cette rupture. L’engagement ne se fait pas dans un moment d’enthousiasme passager. Il faut vraiment que l’engagement d’annoncer la Bonne Nouvelle soit mis au centre de toute la vie et même du quotidien.



Père Jean Gobeil SJ
Source :





Saint Ignace de Loyola (1491-1556), fondateur des jésuites
Exercices spirituels, 2e semaine, 12e jour (trad. DDB 1986, p. 103)


« Suis-moi »

Les trois sortes d'humilité : La première sorte d'humilité est nécessaire au salut éternel. Elle consiste à m'abaisser et m'humilier autant que cela m'est possible pour que j'obéisse en tout à la Loi de Dieu notre Seigneur. De la sorte, même si on faisait de moi le maître de toutes les choses créées en ce monde ou s'il y allait de ma propre vie temporelle, je n'envisagerais pas de transgresser un commandement, soit divin soit humain...

     La deuxième sorte d'humilité est une humilité plus parfaite que la première. Elle consiste en ceci : je me trouve à un point tel que je ne veux ni ne m'incline davantage à avoir la richesse plutôt que la pauvreté, à vouloir l'honneur plutôt que le déshonneur, à désirer une vie longue plutôt qu'une vie courte, étant égal le service de Dieu notre Seigneur et le salut de mon âme...

     La troisième sorte d'humilité est l'humilité la plus parfaite : c'est quand, tout en incluant la première et la deuxième, la louange et la gloire de sa divine majesté étant égales, pour imiter le Christ notre Seigneur et lui ressembler plus effectivement je veux et je choisis davantage la pauvreté avec le Christ pauvre que la richesse, les opprobres avec le Christ couvert d'opprobres que les honneurs ; et que je désire davantage être tenu pour insensé et fou pour le Christ qui, le premier, a été tenu pour tel, plutôt que « sage et prudent » dans ce monde (Mt 11,25).















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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Jeu 5 Oct 2017 - 0:02

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

Après cela, parmi les disciples le Seigneur en désigna encore soixante-douze, et il les envoya deux par deux, en avant de lui, en toute ville et localité où lui-même allait se rendre.

Il leur dit : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. La prière est au-delà de tout, elle est avant tout. Il n’est besoin que de la recevoir. "Priez," pour que le don précieux de la Parole nous transforme et nous libère de tout ce qui nous enferme ! Qu’elle nous donne les capacités de nous recevoir les uns et les autres, d’entrer en communion avec les autres. La demande de Jésus à ses disciples est qu’ils préparent l’annonce de la Parole en disant par leur vie que le Royaume de Dieu est tout proche. Le travail de la Parole de Dieu, de Jésus, le Verbe de Dieu qui est venu accomplir l’œuvre de Dieu au milieu de nous, est merveilleux. La bonne Nouvelle de Dieu présent et aimant nous bouleverse. Du plus profond de nous-mêmes, un cri habite chacun de nous en vue de retrouver Dieu. Les pauvres rencontrés par Jésus sont remis à eux-mêmes et à Dieu.

Allez ! Voici que je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups.

Ne portez ni bourse, ni sac, ni sandales, et ne saluez personne en chemin. Mais dans toute maison où vous entrerez, dites d’abord : “Paix à cette maison.” S’il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui ; sinon, elle reviendra sur vous. La Paix est le nom de Jésus. Par sa Passion et par sa Résurrection, elle est donnée à tous. Nous voulons cultiver cette paix en nous, être attentifs à ce que rien ne soit obstacle à son accueil. Il nous faut vivre pleinement le moment présent pour être toujours renouvelé dans l’Esprit Saint, ouvert à tout ce qui est donné au quotidien. C’est dans la pauvreté d’une vie reçue, n’emportant rien pour n’être que béatitude, que Jésus nous envoie. Il envoie les "douze" et les « soixante douze » pour préparer sa venue. Il s’agit de nous, et nous sommes envoyés par Jésus pour nous mettre en marche. Il s’agit de réaliser l’œuvre de Dieu, de revêtir les sentiments du cœur de Jésus : « Dites simplement : "Paix à cette maison !" Le passage de Dieu est toujours un moment de paix, c’est l’harmonie de notre être avec les aspirations d’amour que Dieu y a mises.

Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l’on vous sert ; car l’ouvrier mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison.

Dans toute ville où vous entrerez et où vous serez accueillis, mangez ce qui vous est présenté. Guérissez les malades qui s’y trouvent et dites-leur : “Le règne de Dieu s’est approché de vous.” Mais dans toute ville où vous entrerez et où vous ne serez pas accueillis, allez sur les places et dites : “Même la poussière de votre ville, collée à nos pieds, nous l’enlevons pour vous la laisser. Toutefois, sachez-le : le règne de Dieu s’est approché.” Jésus nous a libéré de la mort, de la plus grande peur qui tenaille chacun de nous. Il est ressuscité. L’affirmation de la Résurrection de Jésus est déjà pour nous notre propre résurrection. Elle prend corps dans la résurrection de Jésus. Dans sa résurrection, humblement, Jésus est apparu dans la même humilité et la même douceur qu’à Noel. « Il est venu, il a souffert, il est mort il est vivant, il reviendra. » En entendant ces paroles, à un moment privilégié de notre conversion, nous sommes semblables aux fidèles de la première génération, nous revenons à la Source. Cheminant dans la souffrance et la détresse, nous avons vitalement besoin de l’Eucharistie pour demeurer dans la présence de Jésus qui nous sauve.


Citation :
Nous demandons la grâce de communier chaque jour au mystère du Christ pour annoncer le feu de l’amour de Dieu au monde.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Benoît XVI, pape de 2005 à 2013
Message pour la Journée mondiale des missions 2006
(trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana rev.)


La charité, âme de la mission

La mission, si elle n'est pas guidée par la charité, si elle ne jaillit pas d'un profond acte d'amour divin, risque de se réduire à une simple activité philanthropique et sociale. L'amour que Dieu nourrit pour chaque personne constitue en effet le cœur de l'expérience et de l'annonce de l'Évangile, et tous ceux qui l'accueillent en deviennent à leur tour des témoins. L'amour de Dieu qui donne vie au monde est l'amour qui nous a été donné en Jésus, Parole de salut, icône parfaite de la miséricorde du Père céleste.

     Le message salvifique pourrait bien être résumé par les paroles de l'évangéliste Jean : « En ceci s'est manifesté l'amour de Dieu pour nous : Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde, afin que nous vivions par lui » (1Jn 4,9). Le mandat de diffuser l'annonce de cet amour a été confié par Jésus aux apôtres après sa résurrection, et les apôtres, transformés intérieurement le jour de la Pentecôte par la puissance de l'Esprit Saint, ont commencé à rendre témoignage au Seigneur mort et ressuscité. Depuis, l'Église poursuit cette même mission, qui constitue pour tous les croyants un engagement permanent auquel il est impossible de renoncer.
















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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Jeu 5 Oct 2017 - 23:50

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Malheureuse es-tu, Corazine ! Malheureuse es-tu, Bethsaïde ! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon, il y a longtemps que leurs habitants auraient fait pénitence, avec le sac et la cendre."

Jésus annonce la souffrance que sa parole ne soit pas entendue. Il ne cesse de nous appeler à bien choisir avec toute notre liberté. Il sait qu’une bonne décision produit une croissance de notre personne et nous fait grandir dans le Royaume. Jésus éprouve comme « malheureux, » ceux qui n’arrivent pas à prendre des décisions qui font avancer le Royaume. Pourtant, c’est un grand bonheur de répondre au moment présent, à la situation qui nous fait avancer. Malheureusement le monde pleure dans tant d’endroits aujourd’hui encore, car les bonnes décisions les concernant ne sont pas prises. Chaque jour la Parole de Dieu nous rejoint pour nous permettre d’accueillir le salut de Jésus. Quand nous visitons ce qu’était Corazine, nous n’y voyons plus qu’une vallée de pierres noires, quelques corbeaux planent au-dessus de cette sombre vallée. « Vraiment les païens ont envahi ton sanctuaire, ils ont souillé ton temps sacré. Ils ont livré les cadavres de tes serviteurs ; ils ont versé le sang comme l’eau. »

"D’ailleurs, Tyr et Sidon seront mieux traitées que vous lors du Jugement.

Et toi, Capharnaüm, seras-tu élevée jusqu’au ciel ? Non ! Jusqu’au séjour des morts tu descendras ! Jésus met en avant d’autres villes douloureuses qui se sont mises en mouvement. Elles ont posé les premiers gestes de progrès pour avancer. Elles n’ont pas mépriser les petites actions nécessaires au changement. Ces actions sont là pour améliorer ce qui a commencé à exister. Commencer par ouvrir le possible, c’est vouloir aller au bout de l’amour pour Dieu. Jésus a donné sa vie pour nous, il est mort sur la croix. Nous voulons prendre en compte cet amour et changer notre vie. Délibérément, nous nous tournons vers l’amour infini de Dieu et nous reconnaissons qu’il est vainqueur. C’est une option de tous les jours, de tous les instants. Constatant notre misère et nos blessures, nous avançons dans une confiance infinie et un abandon total à l’amour de Dieu : "Jésus, vraiment, j’ai confiance en toi !

« Celui qui vous écoute m’écoute ; celui qui vous rejette me rejette ; et celui qui me rejette rejette celui qui m’a envoyé. »

Jésus est cohérent avec ce qu’il dit, il ne renonce pas à l’œuvre du Père. Il sait que le devenir est possible et il relance la communication envers ces villes, comme envers ceux qui n’avancent pas. Il transmet la possibilité d’avancer par la parole qu’il adresse aux disciples. C’est à eux d’écouter, dans de nouvelles situations, de nouveaux possibles. L’écoute des propos tenus par Jésus est la prise de conscience de ce qui est à faire aujourd’hui. Prions et travaillons pour que le plan d’Amour de Jésus se réalise. Jésus, je crois vraiment en toi, j’espère vraiment en toi ! Tu as déjà agi, continue ton œuvre de Salut. D’âge en âge, les pensées du cœur de Dieu sont de délivrer de la mort ceux qui espèrent son amour, les délivrer au jour de famine. Regardons la Croix de Jésus, de quel amour nous sommes aimés ! C’est le cœur de Dieu toujours ouvert. Il nous faut demander de nous convertir à l’amour infini de Dieu. Si nous savons de quel amour nous sommes aimés, nous allons vivre d’amour.


Citation :
Nous demandons la grâce d’aimer le cœur ouvert de Jésus, de le regarder dans son amour infini.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Hugues de Saint-Victor (?-1141), chanoine régulier, théologien
Traité des sacrements de la foi chrétienne, II, 1-2 ; PL 176, 415
(trad. Orval)


« Celui qui vous écoute m'écoute ; celui qui vous rejette me rejette »

De même que le souffle de l'homme passe par la tête pour descendre vers les membres et les vivifier, ainsi l'Esprit Saint vient aux chrétiens par le Christ. La tête c'est le Christ, les membres ce sont les chrétiens. Il y a une tête et de nombreux membres, un seul corps formé de la tête et des membres, et dans ce seul corps un unique Esprit qui est en plénitude dans la tête et en participation dans les membres. Si donc il n'y a qu'un corps, il n'y a aussi qu'un seul Esprit. Qui n'est pas dans le corps ne peut pas être vivifié par l'Esprit, selon cette parole de l'Écriture : « Celui qui n'a pas l'Esprit du Christ ne lui appartient pas, n'est pas du Christ » (Rm 8,9). Car celui qui n'a pas l'Esprit du Christ n'est pas membre du Christ.

     Rien de ce qui fait partie du corps n'est mort ; rien de ce qui est séparé du corps n'est vivant. C'est par la foi que nous devenons membres ; c'est par l'amour que nous sommes vivifiés. Par la foi nous recevons l'unité ; par la charité nous recevons la vie. Le sacrement du baptême nous unit ; le Corps et le Sang du Christ nous vivifient. Par le baptême, nous devenons membres du corps ; par le Corps du Christ, nous participons à sa vie.















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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Sam 7 Oct 2017 - 16:16

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

L’évangile d’aujourd’hui est placé sous le signe de la joie. D’un côté, Jésus oriente le regard de ses disciples vers ce qui doit être la véritable raison de leur joie ; d’un autre, nous le voyons lui-même tressaillir de joie sous l’action de l’Esprit Saint.

En demandant à ses disciples de se réjouir non pas de ce que les esprits leur sont soumis mais de ce que leurs noms sont écrits dans les cieux, Jésus les invite à entrer dans une joie encore plus grande parce que plus vraie. En effet, peut-on réellement parler de joie pour qualifier les sentiments éprouvés devant les œuvres de puissances réalisées au nom de Jésus ? Cette joie ne risque-t-elle pas de prendre les couleurs d’un enthousiasme qui se révèlera très vite fragile et éphémère à la première tribulation survenue ? Jésus redonne à ses disciples la véritable motivation de leur joie : « vos noms sont gravés dans les cieux ». Comment ne pas se rappeler alors le « livre de vie » qui dans l’Apocalypse contient le nom des sauvés (Ap 20, 12ss) ! Jésus invite donc ses disciples à se réjouir du salut qu’il est venu apporter en sa personne. Ils ont la promesse d’hériter de la vie éternelle. Voilà la source de la joie véritable !

Mais, pour accueillir le salut et goûter la joie d’être sauvé, il faut être un « tout-petit ». Dieu veut bien nous sauver ; encore faut-il que nous en ressentions le besoin. Ce qui dans l’Esprit est révélé aux petits et qu’eux seuls peuvent accueillir dans ce même Esprit c’est l’amour du Père et du Fils pour eux.

Cet amour fou nous le contemplons dans le Fils, lui le frère aîné, qui donne sa vie pour ramener au Père ses enfants dispersés. Nous le découvrons aussi dans le Père qui ressuscite le Fils le troisième jour. L’amour du Père nous renvoie donc à celui du Fils et celui du Fils à celui du Père : « nul ne connaît le Fils si ce n’est le Père et nul ne connaît le Père si ce n’est le Fils et celui à qui le Fils veut bien le révéler ».

En proclamant tout cela, Jésus « exulte de joie sous l’action de l’Esprit-Saint ». La vraie joie est bien fruit de l’Esprit et elle témoigne de la circulation de la vie trinitaire en nous. La vraie joie est expérience de la présence agissante de la Trinité en nous : l’Esprit donné nous fait communier avec le Père et avec son Fils Jésus-Christ. La vraie joie témoigne donc de l’action salvifique de Dieu en nous. C’est précisément cela qu’expérimentent les disciples de Jésus. Voir le mal reculer et Satan s’effondrer, voir les exclus réconciliés, entendre la Bonne Nouvelle adressée aux pauvres c’est faire l’expérience de la venue salvifique de Dieu lui-même. Le salut n’est plus à entendre pour la fin des temps. Il est là au milieu de nous.

C’est paroles n’appartiennent au seul passé. Elles demeurent dans l’éternel présent de Dieu et nous concernent aujourd’hui. Accueillons donc, dans la joie de l’Esprit, le salut qui nous est offert. Cette joie se révèlera peut-être aussi un moyen pour guider nos frères vers le Christ-Sauveur.



Père Philippe
Evangile, Psaume et Saint du jour
Source :





Saint Jean-Paul II (1920-2005), Pape
Encyclique « Dominum et vivificantem », § 20-21


« Je te bénis, Père, ... tu l'as révélé aux tout-petits »

« Jésus tressaillit de joie sous l'action de l'Esprit Saint et dit : 'Je te bénis, Père, Seigneur du ciel et de la terre, d'avoir caché cela aux sages et aux intelligents et de l'avoir révélé aux tout-petits. Oui, Père, car tel a été ton bon plaisir.' » Jésus exulte à cause de la paternité divine ; il exulte parce qu'il lui est donné de révéler cette paternité ; il exulte, enfin, parce qu'il y a comme un rayonnement particulier de cette paternité divine sur les « petits ». Et l'évangéliste Luc qualifie tout cela de « tressaillement de joie dans l'Esprit Saint »...

Ce qui, au cours de la théophanie trinitaire au bord du Jourdain (Lc 3,22), est venu pour ainsi dire « de l'extérieur », d'en haut, provient ici « de l'intérieur », c'est-à-dire du plus profond de ce qu'est Jésus. C'est une autre révélation du Père et du Fils, unis dans l'Esprit Saint. Jésus parle seulement de la paternité de Dieu et de sa propre filiation ; il ne parle pas explicitement de l'Esprit qui est Amour et, par là, union du Père et du Fils. Néanmoins, ce qu'il dit du Père et de lui-même comme Fils résulte de la plénitude de l'Esprit qui est en lui, qui remplit son cœur, pénètre son propre moi, inspire et vivifie en profondeur son action. De là, ce tressaillement de joie dans l'Esprit Saint. L'union du Christ avec l'Esprit Saint, dont il a une parfaite conscience, s'exprime dans ce tressaillement de joie, qui, en un sens, rend perceptible sa source secrète. Il en résulte une manifestation et une exaltation particulières qui sont propres au Fils de l'homme, au Christ-Messie dont l'humanité appartient à la personne du Fils de Dieu, substantiellement un avec l'Esprit Saint dans la divinité.

Dans sa magnifique confession de la paternité de Dieu, donc, Jésus de Nazareth se manifeste aussi lui-même, il manifeste son « moi » divin : il est en effet le Fils « de la même substance » (Credo), c'est pourquoi « nul ne sait qui est le Fils si ce n'est le Père, ni qui est le Père si ce n'est le Fils », ce Fils qui « pour nous et pour notre salut » (Credo) s'est fait homme par l'Esprit Saint et est né d'une Vierge dont le nom était Marie.
















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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Dim 8 Oct 2017 - 2:41

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

« Écoutez une autre parabole : Un homme était propriétaire d’un domaine ; il planta une vigne, l’entoura d’une clôture, y creusa un pressoir et bâtit une tour de garde. Puis il loua cette vigne à des vignerons, et partit en voyage."

Quand arriva le temps des fruits, il envoya ses serviteurs auprès des vignerons pour se faire remettre le produit de sa vigne. Mais les vignerons se saisirent des serviteurs, frappèrent l’un, tuèrent l’autre, lapidèrent le troisième. Jésus résume l’histoire de l’Alliance, la vigne de choix, c’est le Peuple d’Israël. Dieu a envoyé à maintes reprises des prophètes qui ont été mal reçus et maltraités. Puis, dans ces jours qui sont les derniers, dans une folle confiance, il envoie son Fils bien aimé. Jésus annonce le destin qui sera le sien : lui aussi sera jeté hors de la vigne, hors de la ville, et ses adversaires le tueront. Les chefs des prêtres et les Pharisiens ont bien compris que Jésus les visait : « La pierre rejetée des bâtisseurs est devenue la tête de l’angle. » Beaucoup des bâtisseurs du monde écartent la pierre qu’est Jésus, le Christ. On ne veut plus des valeurs qu’il apporte et on refuse les perspectives qu’il ouvre. Et pourtant, Dieu fait tout pour que la merveille de la création, ce que nous sommes, soit de plus en plus merveilleux. Nous pouvons toujours énoncer dans l’humilité : "Merveille que je suis, merveille que tes œuvres." C’est le souci de Dieu de chacune de nos existences, la manière dont il prend soit de chacun de nous : "Pas un cheveu de votre tête ne tombe sans la permission de votre Père." Voyez les moineaux du ciel, votre Père s’en occupe, vous valez bien plus que tous les moineaux du ciel. »

"De nouveau, le propriétaire envoya d’autres serviteurs plus nombreux que les premiers ; mais on les traita de la même façon."

Finalement, il leur envoya son fils, en se disant : “Ils respecteront mon fils.” Mais, voyant le fils, les vignerons se dirent entre eux : “Voici l’héritier : venez ! tuons-le, nous aurons son héritage !” Ils se saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent. Eh bien ! quand le maître de la vigne viendra, que fera-t-il à ces vignerons ? » Scientifiquement, ne peut plus nier la réalité de Jésus de Nazareth, ni les traces de son œuvre sur toute la terre. Mais on laisse de côté son message et on affaiblit son influence, on fait taire ses témoins en les privant de ressources ou de liberté. Ou bien encore on disqualifie l’Église par des campagnes de calomnie. Cependant, en dépit des entreprises de déstabilisation de la foi, Jésus, rejeté des bâtisseurs, demeure la pierre angulaire et l’avenir du monde. « C’est l’œuvre du Seigneur Dieu, » surprenante, imprévisible, indiscutable, « une merveille sous nos yeux. » Dieu est le « propriétaire du domaine, » Jésus « son fils, » en qui il a mis tout son amour, en est « l’héritier. » A chaque instant nous pouvons discerner et juger ce qui fait du bien ou ce qui fait du mal à l’humanité ! Dieu attend les beaux fruits de la charité fraternelle. Quand nous sommes situés dans un tel amour, dans une telle bienveillance de Dieu, nous nous aimons les uns les autres.

On lui répond : « Ces misérables, il les fera périr misérablement. Il louera la vigne à d’autres vignerons, qui lui en remettront le produit en temps voulu. »

Jésus leur dit : « N’avez-vous jamais lu dans les Écritures : La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle : c’est là l’œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux ! Aussi, je vous le dis : Le royaume de Dieu vous sera enlevé pour être donné à une nation qui lui fera produire ses fruits. Jésus vient au devant de notre détresse, il nous faut toujours bâtir un monde meilleur. Nous nous sentons écartelés, rejetés, mais Jésus nous manifeste sa présence. Par son Esprit Saint toujours à l’œuvre, il donne le royaume à son Peuple qui veut en porter les fruits. Là où le monde ne voit que ruines ou chantier à l’abandon, dans la lumière de la Parole de Dieu, nous apercevons une espérance. Le courage nous revient pour entrer nous-mêmes dans la construction de la maison de Dieu. Aujourd’hui, ce sont les pauvres qui se trouvent être « la pierre rejetée des bâtisseurs ! » Notre vie est un don étonnant que nous déployons dans l’Esprit Saint, car Dieu en est le maître.


Citation :
Nous demandons la grâce de regarder l’humanité comme Dieu, avec un amour infini pour vivre ensemble dans l’action de grâce.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Basile (v. 330-379), moine et évêque de Césarée en Cappadoce, docteur de l'Église
Homélie 5 sur l'Hexaéméron, 6 ; SC 26 (trad. SC p. 304 rev. Delhougne)


Porter du fruit

Le Seigneur ne cesse de comparer les âmes humaines à des vignes : « Mon bien-aimé avait une vigne sur un coteau, en un lieu fertile » (Is 5,1) ; « J'ai planté une vigne, je l'ai entourée d'une haie » (cf Mt 21,33). Ce sont évidemment les âmes humaines que Jésus appelle sa vigne, elles qu'il a entourées, comme d'une clôture, de la sécurité que donnent ses commandements et de la garde de ses anges, car « l'ange du Seigneur campera autour de ceux qui le craignent » (Ps 33,8.). Ensuite il a planté autour de nous une sorte de palissade en établissant dans l'Église, « premièrement des apôtres, deuxièmement des prophètes, troisièmement ceux qui sont chargés d'enseigner » (1Co 12,28). En outre, par les exemples des saints hommes d'autrefois, il élève nos pensées sans les laisser tomber à terre où elles mériteraient d'être foulées aux pieds. Il veut que les embrassements de la charité, comme les vrilles d'une vigne, nous attachent à notre prochain et nous fassent reposer sur lui. Ainsi gardant constamment notre élan vers le ciel, nous nous élèverons comme des vignes grimpantes, jusqu'aux plus hautes cimes.

Il nous demande encore de consentir à être sarclés. Or une âme est sarclée quand elle écarte d'elle les soucis du monde qui sont un fardeau pour nos cœurs. Ainsi celui qui écarte de lui-même l'amour de ce monde et l'attachement aux richesses ou qui tient pour détestable et méprisable la passion pour cette misérable gloriole a pour ainsi dire été sarclé, et il respire de nouveau, débarrassé du fardeau inutile des soucis de ce monde.

Mais, pour rester dans la ligne de la parabole, il ne faut pas que nous produisions seulement du bois, c'est-à-dire vivre avec ostentation, ni rechercher la louange de ceux du dehors. Il nous faut porter du fruit en réservant nos œuvres pour les montrer au vrai vigneron (Jn 15,1).














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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Dim 8 Oct 2017 - 23:27

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Lundi 09 octobre 2017 : Le lundi de la 27e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Lundi 09 octobre)


Abraham Ancien Testament : Patriarche du peuple Juif (+ v. -2200 av JC.)
Sainte Sarah Ancient Testament : Epouse du prophète Abraham

Saint Denis, Évêque de Paris, et ses deux compagnons Eleuthère, le Prêtre,
et Rustique, le Diacre, Martyrs  (3ème s.).


Saint Ghislain Abbé près de Mons (+ v. 680)

Saint Louis Bertrand Frère prêcheur à Valence, en Espagne (+ 1581)

Saint Jean Léonardi, Fondateur des Clercs de la Mère de Dieu († 1609).

Saints Martyrs de Turón (Asturies) : Saints Cirilo Bertrán et 8 compagnons
et Inocencio de la Inmaculada (+1934, +1937)


Bienheureux John Henry Newman, Cardinal, Fondateur de Communauté
Religieuse de l’Oratoire, théologien (1801-1890).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

Et voici qu’un docteur de la Loi se leva et mit Jésus à l’épreuve en disant : « Maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? »

Jésus lui demanda : « Dans la Loi, qu’y a-t-il d’écrit ? Et comment lis-tu ? » L’autre répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de toute ton intelligence, et ton prochain comme toi-même. » Jésus lui dit : « Tu as répondu correctement. Fais ainsi et tu vivras. » Jésus utilise une parabole pour répondre à la question de celui qui désire avancer sur le chemin de vie. Il attend de cet homme une vraie réponse pour pouvoir le réconforter sincèrement. Dans la charité, c’est le premier instant qui engage tout un cheminement. Nous sommes tentés de nous dérober, de détourner les yeux et de passer outre aux demandes de charité. La route qui descend de Jérusalem à Jéricho passe devant chez nous. C’est la route de notre travail, de nos responsabilités. Ouvrons tout à Jésus et demandons lui de nous garder ouverts pour nous laisser arrêter par les blessés de la vie. Sur sa route, Jésus nous a trouvés à demi-morts, et il nous aimés jusqu’à l’extrême. « Il nous aimés et s’est livré pour nous. » Nous savons, quand nous sommes saisis de compassion pour les autres, que nous faisons partie de la Famille humaine. Nous ne pouvons pas garder du ressentiment, de la jalousie ou de l’amertume et appartenir à la famille de Jésus. Il faut prendre les moyens d’extirper ce poison de notre cœur, cette indifférence si subtile et si menteuse qui fait que nous "allons," comme si tout allait bien.

"Mais lui, voulant se justifier, dit à Jésus : « Et qui est mon prochain ? »

Jésus reprit la parole : « Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba sur des bandits ; ceux-ci, après l’avoir dépouillé et roué de coups, s’en allèrent, le laissant à moitié mort. Par hasard, un prêtre descendait par ce chemin ; il le vit et passa de l’autre côté. De même un lévite arriva à cet endroit ; il le vit et passa de l’autre côté. Mais un Samaritain, qui était en route, arriva près de lui ; il le vit et fut saisi de compassion. Il s’approcha, et pansa ses blessures en y versant de l’huile et du vin ; puis il le chargea sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit soin de lui. La parabole de Jésus provoque une véritable réflexion. Le Samaritain, cet étranger, a mis en œuvre la miséricorde, la bonté, envers le blessé rencontré sur la route. En arrivant près de la personne blessée, il a été « remué, » ému jusqu’aux entrailles, des souffrances de cet homme. Il s’est mis à le soulager, sans se laisser arrêter par le sang et les plaies. Il fait les gestes qui sauvent pour un homme dépouillé et roué de coups, et il le hisse sur sa propre monture. Le Samaritain prévoit un relais pour que le blessé soit laissé à l’aubergiste, car le Samaritain reviendra pour payer.

" Le lendemain, il sortit deux pièces d’argent, et les donna à l’aubergiste, en lui disant : “Prends soin de lui ; tout ce que tu auras dépensé en plus, je te le rendrai quand je repasserai.”

Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain de l’homme tombé aux mains des bandits ? » Le docteur de la Loi répondit : « Celui qui a fait preuve de pitié envers lui. » Jésus lui dit : « Va, et toi aussi, fais de même. » Jésus offre à ce docteur de la Loi une parole de bénédiction. Il le provoque dans sa capacité de répondre en son nom propre, puis il l’envoie, conforté, à avancer dans l’inconnu, à faire face à l’imprévu. Et il rajoute cette pointe importante : « Tu auras la vie. » La vie est dans la relation, elle est dans la rencontre avec l’autre. L’homme qui demande : « Et qui donc est mon prochain ? » sait et de plus une indication lui est donnée : « Va, et toi aussi fais de même. » Jésus lui répond sous la forme d’une parabole qui le met en situation, face à l’inconnu. L’homme répond à Jésus et de cet échange, il reçoit la force de répondre à cet amour qui est le premier commandement. Il voit autrement et la Loi et la relation et lui-même. En fait, il y a cachée au fond de notre cœur, une peur de la souffrance et du handicap, de la blessure et de la mort. Jésus renverse la situation : Qui a été le prochain de l’homme blessé attaqué par les bandits ? De quoi l’autre a-t-il besoin ? Qui est le prochain de l’homme ? Jésus est le Bon Samaritain qui vient nous délivrer, car nous aussi nous sommes en mauvais état


Citation :
Nous demandons à Jésus la grâce d’être saisis de compassion les uns vis-à-vis des autres.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Origène (v. 185-253), prêtre et théologien
Commentaire sur le Cantique des Cantiques, prologue 2, 26-31
(trad. cf SC 375, p. 111s)


« Va, et toi aussi, fais de même »

Il est écrit : « Aimons-nous les uns les autres, car l'amour est de Dieu » (1Jn 4,7) et peu après « Dieu est amour » (v. 8.). Par là on montre à la fois que Dieu lui-même est amour et que celui qui est de Dieu est amour. Or, qui est de Dieu sinon celui qui dit : « Je suis sorti de Dieu et je suis venu dans le monde » ? (Jn 16,28) Si Dieu le Père est amour, le Fils aussi est amour...; le Père et le Fils sont un et ne diffèrent en rien. Voilà pourquoi c'est à bon droit que le Christ, au même titre que Sagesse, Puissance, Justice, Verbe, et Vérité est encore appelé Amour...

     Et parce que Dieu est amour et que le Fils qui est de Dieu est amour, il exige en nous quelque chose de semblable à lui, en sorte que par cet amour, cette charité, qui est dans le Christ Jésus..., nous soyons unis à lui par une sorte de lien de parenté grâce à ce nom. Comme le disait Paul, qui lui était uni : « Qui nous séparera de l'amour de Dieu qui est dans le Christ Jésus notre Seigneur ? » (Rm 8,39)

     Or cet amour de charité estime que tout homme est notre prochain. C'est pour cette raison que le Sauveur a repris un homme qui croyait que l'âme juste n'est pas tenu d'observer les lois de la condition de prochain envers tous... Il a composé la parabole qui dit : « Un homme tomba entre les mains de brigands quand il descendait de Jérusalem à Jéricho ». Il blâme le prêtre et le lévite, qui le voyant à demi-mort, sont passés outre, mais il rend hommage au Samaritain qui a pratiqué la miséricorde. Et il fait confirmer que ce dernier a été le prochain de l'homme blessé par la réponse de celui même qui avait posé la question et lui dit : « Va, et fais de même ». Par nature, en effet, nous sommes tous le prochain les uns des autres, mais par les œuvres de charité, celui qui peut faire du bien se fait le prochain de celui qui ne le peut pas. C'est pourquoi notre Sauveur s'est fait notre prochain et n'est pas passé outre devant nous quand nous gisions « à demi-morts » par suite des « blessures dues aux brigands ».















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MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Ven 13 Oct 2017 - 21:20

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

« Mais certains d’entre eux dirent : « C’est par Béelzéboul, le chef des démons, qu’il expulse les démons. » D’autres, pour le mettre à l’épreuve, cherchaient à obtenir de lui un signe venant du ciel. »

Nous avons aujourd’hui encore l’expérience que Jésus expulse les démons. Quand l’esprit de mensonge, de malice, de violence, de colère, de zizanie font loi, le menteur, l’accusateur des frères est à l’œuvre. Il ne fait pas bon vivre là, car c’est un lieu infernal. Alors Jésus vient nous délivrer. Pour que notre vie s’approfondisse et que nous avancions dans la découverte de la vérité il nous donne son Esprit Saint. Nous rencontrons des situations ou il y à tant de violence et de haine que l’enfer s’est établi, alors il faut que Jésus intervienne. C’est normal que des différents jaillissent dans certaines rencontres. Jésus est attentif et il nous fait avancer, il éclaire notre situation. Il fait parler les adversaires pour qu’ils se respectent. C’est alors qu’une source d’amour et d’unité est donnée. Nous voulons être ouverts à la lumière et resplendir de l’amour de Dieu. Nos relations rayonnantes d’amour sont habités par la Vie.

« Jésus, connaissant leurs pensées, leur dit : « Tout royaume divisé contre lui-même devient désert, ses maisons s’écroulent les unes sur les autres."

Si Satan, lui aussi, est divisé contre lui-même, comment son royaume tiendra-t-il ? Vous dites en effet que c’est par Béelzéboul que j’expulse les démons. Mais si c’est par Béelzéboul que moi, je les expulse, vos disciples, par qui les expulsent-ils ? Dès lors, ils seront eux-mêmes vos juges. En revanche, si c’est par le doigt de Dieu que j’expulse les démons, c’est donc que le règne de Dieu est venu jusqu’à vous. Notre humanité est ouverte aux ténèbres et Jésus nous éclaire. Nous pouvons être "inconsciemment" l’équipement de combat de l’adversaire ! La ligne de démarcation entre lumière et ténèbres passe au milieu de nous. Dans son amour infini, Jésus vient au secours de notre souffrance, de nos paralysies, et de notre violence. Aujourd’hui, dans l’Evangile, Jésus parle de lui, de son action, de sa mission. Il nous dit son interprétation de la situation de conflit dans laquelle il se trouve. Jésus donne du sens à tout cela pour que nous puissions le comprendre et adhérer à son message d’Amour. Peu à peu, de la controverse émerge un discours positif et nous pouvons le suivre, nous ouvrir à lui. Parce l’action de Jésus est vraiment forte, douce, et qu’elle s’adapte à nous. Nous pouvons nous laisser conduire par elle. L’image du plus fort que Jésus met en avant, c’est son Amour.

« Quand l’homme fort, et bien armé, garde son palais, tout ce qui lui appartient est en sécurité."

Mais si un plus fort survient et triomphe de lui, il lui enlève son armement auquel il se fiait, et il distribue tout ce dont il l’a dépouillé. Celui qui n’est pas avec moi est contre moi ; celui qui ne rassemble pas avec moi disperse. Quand l’esprit impur est sorti de l’homme, il parcourt des lieux arides en cherchant où se reposer. Et il ne trouve pas. Alors il se dit : “Je vais retourner dans ma maison, d’où je suis sorti.” En arrivant, il la trouve balayée et bien rangée. Alors il s’en va, et il prend d’autres esprits encore plus mauvais que lui, au nombre de sept ; ils entrent et s’y installent. Ainsi, l’état de cet homme-là est pire à la fin qu’au début. » Nous rendons grâce à Jésus de nous délivrer de l’emprise du mauvais. C’est lui, Jésus, qui est vraiment le plus fort. L’accusateur des frères est "lié en lui-même" par le mensonge. Un principe de discernement nous est donné : Etre ou ne pas être avec Jésus. Notre vie se rassemble et se construit en lui, elle se développe avec lui. Au contraire, la division n’aide pas la vie, elle la bloque, l’empêche de devenir, de croître, et de se développer. Nous sommes des êtres de communion, tournés les uns vers les autres ! En accueillant l’autre avec amour et en lui manifestant notre amour, nous échappons au pouvoir de l’ennemi de la nature humaine. Nous voulons être avec Jésus, avec cet "Homme fort" et inébranlable, dans lequel la force de Dieu agit. Il nous faut comprendre que notre être est créé à l’image et à la ressemblance de Dieu dans une belle liberté de lui appartenir.


Citation :
Nous demandons à Jésus la grâce d’entendre cette parole afin de réaliser la paix autour de nous.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint [Padre] Pio de Pietrelcina (1887-1968), capucin
CE 33 (trad. Une pensée, Médiaspaul 1991, p. 56)


Le lieu du combat spirituel

Le lieu du combat entre Dieu et Satan, c'est l'âme humaine, à chaque instant de la vie. Il est donc nécessaire que l'âme laisse libre accès au Seigneur pour qu'il la fortifie de tout côté et par toutes sortes d'armes. Ainsi sa lumière peut venir l'illuminer pour mieux combattre les ténèbres de l'erreur. Revêtue du Christ (Ga 3,27), de sa vérité et de sa justice, protégée par le bouclier de la foi et par la parole de Dieu, elle vaincra ses ennemis, aussi puissants soient-ils (Ep 6, 13s). Mais pour être revêtu du Christ, encore faut-il mourir à soi-même.













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Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
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