À Toi NOTRE PÈRE par les Saints Cœurs de JÉSUS, MARIE et JOSEPH..

Forum Catholique sous la protection de Saint Michel, faisant mémoire de Sylvie la fondatrice, Prières, Dévotions au Sacré Coeur, au Coeur Immaculé de Marie, au Coeur Chaste de Joseph et autres, Fidélité aux 3 Blancheurs et au Magistère de l'Eglise...
 
AccueilPortailS'enregistrerConnexion
Derniers sujets
» ROSAIRE PERPÉTUEL
par Raphaël de l'Enfant Jésus Aujourd'hui à 10:00

» Pensée du jour: Mon enfant, l'Amour ne s'impose pas. Il ne prend que la place que tu Lui accordes...
par Raphaël de l'Enfant Jésus Aujourd'hui à 9:53

» En ce temps de l’Avent nous sommes invités à contempler Marie
par Raphaël de l'Enfant Jésus Aujourd'hui à 9:31

» **Le mois de Jésus naissant**
par Lumen Hier à 20:50

» Prions avec Luisa Piccarreta
par Lumen Hier à 20:04

» Prières
par Lumen Hier à 19:08

» Non aux armes nucléaires, oui à «la liberté, l’intelligence et la capacité» de paix
par Raphaël de l'Enfant Jésus Hier à 19:01

» Emmanuel !
par Lumen Hier à 19:00

» Angélus: parler avec douceur, pour préparer la venue du Christ doux et humble de Coeur
par Raphaël de l'Enfant Jésus Hier à 18:49

» Chapelet du dimanche 10 décembre 2017 à Lourdes
par Raphaël de l'Enfant Jésus Hier à 18:36

» « Consolez, consolez mon peuple, — dit votre Dieu
par Lumen Hier à 18:35

» Prier le Notre Père avec saint Thomas d'Aquin
par Lumen Hier à 17:49

» Pour l'Avent: "Avec S. Augustin, désirer la venue du Seigneur"
par Lumen Hier à 17:25

» Avent dans la Ville 2017 : • Jésus, Lumière des nations •
par Lumen Hier à 16:31

» Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*
par Lumen Hier à 16:14

» Textes Liturgiques du Dimanche 10 décembre 2017 : 2ème Semaine de l'Avent.
par Lumen Hier à 15:02

» L’Angleterre de nouveau « dot de Marie » dès 2020
par Raphaël de l'Enfant Jésus Hier à 9:46

» Pensée du jour: Enfant chéri de Mon Coeur, viens te jeter dans Mes bras.
par Raphaël de l'Enfant Jésus Hier à 9:16

» La bonne hauteur
par Lumen Hier à 0:33

» Heureux qui espère le Seigneur !
par Lumen Sam 9 Déc 2017 - 23:42

» Mois de Notre Dame de la Salette
par Lumen Sam 9 Déc 2017 - 22:33

» Immaculée Conception
par Lumen Sam 9 Déc 2017 - 21:33

» Prions pour et avec les malades
par Lumen Sam 9 Déc 2017 - 19:24

» Prions pour le respect des droits de l'homme
par Lumen Sam 9 Déc 2017 - 19:15

» Pour son diocèse, le pape demande à Marie une « bonne habitude » quotidienne
par Raphaël de l'Enfant Jésus Sam 9 Déc 2017 - 18:59

» Prions le chapelet avec les témoins de la foi
par Lumen Sam 9 Déc 2017 - 18:54

» Journée contre la corruption: « un mal construit sur l’idolâtrie de l’argent »
par Raphaël de l'Enfant Jésus Sam 9 Déc 2017 - 18:48

» Sainte-Marthe : comment savoir si je suis humble ?
par Raphaël de l'Enfant Jésus Sam 9 Déc 2017 - 18:42

» Chapelet du samedi 9 décembre 2017 à Lourdes
par Raphaël de l'Enfant Jésus Sam 9 Déc 2017 - 18:16

» Textes Liturgiques du Samedi 09 décembre 2017 : 1ère Semaine de l'Avent.
par Lumen Sam 9 Déc 2017 - 12:43

» Pensée du jour: Mon enfant, oui, J'ai entendu ta prière, Je la fais Mienne et Je la présente au Père.
par Raphaël de l'Enfant Jésus Sam 9 Déc 2017 - 10:01

» Là où est la mère, le sens de l’unité triomphera toujours
par Raphaël de l'Enfant Jésus Sam 9 Déc 2017 - 9:49

» Le Vatican va autoriser le culte marial à Medjugorje
par Lumen Ven 8 Déc 2017 - 23:19

» Prier avec le Frère Charles de Foucauld
par Lumen Ven 8 Déc 2017 - 22:30

» Le Coeur de Marie et la Reconquête du Monde
par Lumen Ven 8 Déc 2017 - 21:49

» Fête de l’Immaculée: le plus beau compliment
par Raphaël de l'Enfant Jésus Ven 8 Déc 2017 - 20:57

» Messe internationale du 8 décembre 2017 au Sanctuaire de Lourdes
par Raphaël de l'Enfant Jésus Ven 8 Déc 2017 - 20:43

» Chapelet du vendredi 8 décembre 2017 à Lourdes
par Raphaël de l'Enfant Jésus Ven 8 Déc 2017 - 20:35

» Tu es la Toute Belle, ô Marie !
par Lumen Ven 8 Déc 2017 - 20:05

» Réjouis-toi, Marie, l'Immaculée, Mère de tous les hommes !
par Lumen Ven 8 Déc 2017 - 19:36

Qui est en ligne ?
Il y a en tout 24 utilisateurs en ligne :: 1 Enregistré, 1 Invisible et 22 Invités :: 2 Moteurs de recherche

Lumen

Le record du nombre d'utilisateurs en ligne est de 264 le Jeu 27 Mar 2014 - 20:02

Partagez | 
 

 Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3  Suivant
AuteurMessage
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4500
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Mer 27 Sep 2017 - 21:57

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Jésus rassembla les Douze ; il leur donna pouvoir et autorité sur tous les démons, et de même pour faire des guérisons ; il les envoya proclamer le règne de Dieu et guérir les malades."

Nous fêtons Saint Vincent de Paul qui fuyait la pauvreté. Il prenait la route de Paris pour y recevoir des bénéfices. Jésus le rejoindra, il l’invitera à partager le sort des pauvres, des rejetés de son peuple. Envoyé du Père, Jésus parle à son cœur et l’envoie pour sauver, avec lui, l’humanité dans sa détresse. Jésus est pleinement conscient que son « Heure » est venue. Loin de fuir, il fait face courageusement à sa situation. Il se rend à Jérusalem où il doit offrir sa vie pour le salut du monde. Jésus n’a cessé d’insister sur le caractère bienveillant de sa mission, sur la révélation de la tendresse miséricordieuse du Père. Il semble pressé d’atteindre le terme du voyage. Mais son entourage est loin de communier à son courage. Chacun est enfermé dans sa conception d’un Messie glorieux. Jésus rejoint Jérusalem pour délivrer les malheureux. Il descendra dans l’agonie et dans la mort pour les rejoindre. Comme un maudit, il visitera nos enfers. Il sera le Libérateur de l’humanité trompée par le menteur. L’accusateur des frères sera vaincu par la descente de Jésus dans la mort !

"Il leur dit : « Ne prenez rien pour la route, ni bâton, ni sac, ni pain, ni argent ; n’ayez pas chacun une tunique de rechange. »

Quand vous serez reçus dans une maison, restez-y ; c’est de là que vous repartirez. Et si les gens ne vous accueillent pas, sortez de la ville et secouez la poussière de vos pieds : ce sera un témoignage contre eux. » Jésus met la puissance de son amour au service de la miséricorde. Il nous faut invoquer l’Esprit de charité et de paix, le Feu de la charitéà doit être répandu sur terre. Saint Vincent de Paul a compris l’amour du cœur de Dieu, il l’a manifesté à l’humanité dans le besoin l’Amour du Père bien aimé. C’est dans cette étreinte d’Amour que Jésus manifeste le visage du Père tendre et miséricordieux. Mû par l’Esprit Saint, il va au secours de ses frères dans la détresse. Nous savons combien de femmes, d’hommes et d’enfants sont dans une grande détresse aujourd’hui encore. Nous pouvons leur parler de l’amour de Dieu en prenant leur détresse à bras le corps. Il est difficile de garder une attitude de compassion et de bienveillance à l’égard des détracteurs de la Mission de Jésus. Le seul Feu auquel Jésus consent est le feu de son Esprit Saint, répandre son Amour sur la terre. Le Royaume de l’amour de Dieu ne se conquiert pas au moyen des armes de ce monde.

"Ils partirent et ils allaient de village en village, annonçant la Bonne Nouvelle et faisant partout des guérisons.

Alors qu’il s’en va mourir à Jérusalem, Jésus parcourt l’humanité en l’enveloppant de son amour. Sereinement, il désarçonne l’hostilité et il contourne les obstacles qu’il rencontre. Il met la puissance de son Amour infini au service de la miséricorde. L’hostilité nous désarçonne si souvent ! Jésus nous apprend la sagesse ! Il nous situe dans le chemin de la Pâques, celui de la miséricorde de Dieu. Dans la difficulté, nous nous hâtons vers Jésus, tourné résolument vers Jérusa­lem. Cette attitude nous conduit à la compassion et à la bienveillance. C’est là que le salut de Jésus va s’accomplir. Il sait ce qui l’attend à Jérusalem, ce voyage le mène à sa Passion et à sa mort. Cet enlèvement de Jésus, sera le chemin de notre libération. Nous voulons nous aussi nous hâter avec Jésus, résolument, vers Jérusa­lem ou le salut va s’accomplir. Sauver le monde, c’est révéler le visage du Père qui est meurtri quand ses enfants sont dans la détresse. Il veut leur donner son amour.


Citation :
Nous demandons la grâce de vivre de la parole vivante de Dieu d’être en communion avec Jésus et rejoindre tous les pauvres.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 





Concile Vatican II
Décret sur l'activité missionnaire de l'Église « Ad Gentes », § 1


« Il les envoya proclamer le règne de Dieu »

Envoyée par Dieu aux peuples pour être « le sacrement universel du salut », l'Église, en vertu des exigences intimes de sa propre catholicité, et obéissant au commandement de son Fondateur (cf Mc 16,15), est tendue de tout son effort vers la prédication de l'Évangile à tous les hommes. Les apôtres eux-mêmes, en effet, sur lesquels l'Église a été fondée, ont suivi les traces du Christ, « prêché la parole de vérité et engendré des églises » (St Augustin). Le devoir de leurs successeurs est de perpétuer cette œuvre, afin que « la parole de Dieu soit divulguée et glorifiée » (2Th 3,1), le Royaume de Dieu annoncé et instauré dans le monde entier.

     Mais, dans l'ordre actuel des choses, dont découlent de nouvelles conditions pour l'humanité, l'Église, sel de la terre et lumière du monde (cf Mt 5,13-14), est appelée de façon plus pressante à sauver et à rénover toute créature, afin que tout soit restauré dans le Christ, et qu'en lui les hommes constituent une seule famille et un seul peuple de Dieu.














_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4500
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Mer 27 Sep 2017 - 23:45

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur 




"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Hérode, qui était au pouvoir en Galilée, entendit parler de tout ce qui se passait et il ne savait que penser. En effet, certains disaient que Jean le Baptiste était ressuscité d’entre les morts."

De manière injuste, Hérode a fait mettre à mort Jean-Baptiste. Serait-il revenu à la vie ? Maintenant, Hérode a du mal à situer Jésus, il cherche à savoir qui il est et quel est celui dont il entend dire de telles choses ? Il est intrigué par lui, et il ne sait que penser de ce qui se vit autour de Jésus ! Il cherche ! Beaucoup, voudraient recevoir des miracles et des bienfaits de Jésus qui est aussi contesté par certains. On pouvait voir dans le Nazaréen un personnage du passé venu pour réveiller Israël. Soit c’était Élie, soit c’était un autre prophète. Des responsables religieux de ce temps ont déjà condamné Jésus parce qu’il les dérange. Il y a beaucoup de manières d’être en relation avec Dieu. La Parole de Dieu nous réveille. Aujourd’hui encore, dans l’Evangile, elle est une occasion qui nous est donnée pour rencontrer Jésus. Il continue à nous appeler à sa suite. Quand nous sommes conquis par lui, nous cherchons à discerner son visage, à comprendre le sens de son message. Dans le silence de l’adoration, nous pouvons faire une découverte émerveillée de son visage. C’est alors Jésus douloureux que nous rencontrons, et il peut changer notre vie. L’Esprit Saint nous est donné pour éclairer les événements qui retentissent dans notre cœur. C’est alors qu’une amitié peut naître avec Jésus.

D’autres disaient : « C’est le prophète Élie qui est apparu. » D’autres encore : « C’est un prophète d’autrefois qui est ressuscité. »

Hérode aussi cherchait à voir Jésus de nouveau !Comme Hérode nous sommes souvent frustrés. Nous demandons la grâce de voir Jésus, de le reconnaître. Le désir de voir Jésus, inspiré d’abord par une question authentique sur sa personne et son œuvre, peut vite retomber au niveau d’une banale curiosité. Nous sommes devant l’histoire de nos propres ambiguïtés dans la recherche de Jésus ! Bientôt la retombée de nos désirs nous arrive. Déjà le prophète disait : « Vous avez semé beaucoup mais récolté peu ; Vous mangez, mais vous avez toujours faim ; Vous vous habillez, mais vous n’avez pas chaud ! Allez dans la montagne, allez chercher du bois. » Bâtir la maison de Dieu dans la paix, c’est s’offrir à Dieu et reconnaitre sa vérité. C’est pour bâtir la civilisation de l’amour que le moment présent nous est donné ! Il faut nous mettre au service Dieu avec tout ce que nous sommes.

"Quant à Hérode, il disait : « Jean, je l’ai fait décapiter. Mais qui est cet homme dont j’entends dire de telles choses ? » Et il cherchait à le voir".

Jésus nous offre de le rejoindre dans son mystère de vie. Comme Hérode, « nous cherchons, nous aussi à voir Jésus, » mais nous avons du mal à l’écouter. Nous ne l’accueillons pas au niveau de sa Passion d’Amour pour nous et de son sacrifice. Mais son passage par la mort et sa Résurrection, avec sa volonté universelle de salut, nous réveillent. Dieu se trouve dans la compagnie et l’accueil des petits et des pauvres qui étaient réunis autour de Jean le Baptiste. C’est toujours pour Jésus le temps de notre conversion, de la rencontre de son cœur dans la vérité de son Amour. Nous voulons nous engager à ses côtés, être avec lui dans le procès que lui intente le monde du refus. Le moment de « faire communauté » avec nos frères, le moment de faire Église nous est toujours donné. La maison de Dieu est une maison de paix, de lumière et d’amour. Accueillir le Seigneur Jésus, c’est rayonner de la Présence divine.


Citation :
Nous demandons la grâce de rendre grâce pour tout ce que Dieu nous donne.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :
 





Saint Ambroise (v. 340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église
Commentaire sur l'évangile de St Luc, I, 27 (trad. SC 45, p.60)


« Hérode cherchait à le voir »

Le Seigneur n'est vu en ce monde que lorsqu'il le veut. Quoi d'étonnant ? À la résurrection même, il n'est donné de voir Dieu qu'à ceux qui ont le cœur pur : « Bienheureux les cœurs purs, car ce sont eux qui verront Dieu » (Mt 5,8.). Que de bienheureux il avait énumérés déjà, et pourtant il ne leur avait pas promis cette possibilité de voir Dieu. Si donc ceux qui ont le cœur pur verront Dieu, assurément les autres ne le verront pas... ; celui qui n'a pas voulu voir Dieu ne peut voir Dieu.

     Car ce n'est pas dans un lieu que l'on voit Dieu, mais par un cœur pur. Ce ne sont pas les yeux du corps qui cherchent Dieu ; il n'est pas embrassé par le regard, ni atteint par le toucher, ni entendu en conversation, ni reconnu à sa démarche. On le croit absent et on le voit ; il est présent et on ne le voit pas. D'ailleurs, les apôtres eux-mêmes ne voyaient pas tous le Christ ; c'est pourquoi il leur a dit : « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas encore ? » (Jn 14,9) En effet, quiconque a connu « quelle est la largeur, la longueur, la hauteur et la profondeur — l'amour du Christ qui surpasse toute connaissance » (Ep 3,18-19), celui-là a vu aussi le Christ, il a vu aussi le Père. Car nous autres ce n'est pas selon la chair que nous connaissons le Christ (2Co 5,16) mais selon l'Esprit : « L'Esprit qui est devant notre face, c'est l'Oint du Seigneur, le Christ » (Lm 4,20). Qu'il daigne, en sa miséricorde, nous combler de toute la plénitude de Dieu, afin que nous puissions le voir !















_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !


Dernière édition par Lumen le Jeu 28 Sep 2017 - 21:58, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4500
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Jeu 28 Sep 2017 - 21:56

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Lorsque Jésus voit Nathanaël venir à lui, il déclare à son sujet : « Voici vraiment un Israélite : il n’y a pas de ruse en lui. »

Nathanaël lui demande : « D’où me connais-tu ? » Jésus lui répond : « Avant que Philippe t’appelle, quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu. » Nous fêtons les saints Archanges qui aident l’humanité dans son combat pour la vie, pour la lumière et pour l’amour. Le ciel n’est pas fermé pour Nathanaël et l’Évangile marque l’ouverture du ciel à la terre. Le figuier évoque la Parole de Dieu. Avec Moïse et Aaron, les paroles de Dieu montent et descendent du Sinaï qui touche la terre et atteint le ciel. Dans la grâce, Nathanaël reconnaît en Jésus le messie roi, et Jésus accepte son acte de foi. Il lui dit : « Amen, amen, je te le dis, vous verrez le ciel ouvert et les anges de Dieu montant et descendant sur le fils de l’Homme. » La lumière advient dans les ténèbres, Dieu a donné ordre à ses anges de nous garder, de nous conduire sur les chemins de la Paix. Les anges sont pour nous des médiateurs qui nous guident sur les chemins du ciel. Ils agissent en toute pureté et par seule charité. Dans le combat de notre vie, les Anges sont des alliés très puissants que pouvons appeler à notre secours. Ils sont des guerriers qui agissent à notre demande. Ils respectent la liberté dans laquelle nous sommes crées et nous protègent invisiblement d’une manière très surprenante.

"Nathanaël lui dit : « Rabbi, c’est toi le Fils de Dieu ! C’est toi le roi d’Israël ! »Jésus reprend : « Je te dis que je t’ai vu sous le figuier, et c’est pour cela que tu crois ! Tu verras des choses plus grandes encore. »

Jésus proclame la présence des anges et leur relation avec Lui. Les anges sont dans la gloire céleste où ils louent en permanence le Fils de l’Homme, le Fils de Dieu. Ils l’entourent et sont à son service. Gabriel fut envoyé pour annoncer à la Sainte Vierge Marie la conception virginale du Fils de Dieu qui fut le commencement de notre salut. Les archanges « montent et descendent » devant le Fils de l’Homme, qu’ils servent. Ils rendent gloire à la Sainte Trinité. Pour que la Vierge Marie soit libre dans son consentement à l’Annonciation, Dieu envoie l’Archange Gabriel. Raphaël, le guérisseur de Tobit, se met en route pour accompagner son fils, le jeune Tobie. Au retour, il guérira de sa cécité le vieux Tobit. Michel mène le combat contre les anges rebelles et les expulse du ciel. Ces bienheureux esprits montent par la contemplation de Dieu et ils descendent pour avoir soin de nous et pour nous garder dans tous nos chemins. Ils montent vers Dieu pour jouir de sa présence ; ils descendent vers nous pour obéir à ses ordres, car il leur a commandé de prendre soin de nous. Toutefois, en descendant vers nous, ils ne sont pas privés de la gloire qui les rend heureux, ils voient toujours le visage du Père.

"Et il ajoute : « Amen, amen, je vous le dis : vous verrez le ciel ouvert, et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme. »

Notre cœur est le réceptacle d’un grand combat, nous voulons, avec le secours des Anges, demeurer avec Jésus. Nous demeurons dans le Christ Jésus, qui, dans sa chair, pour nous, a tué la haine. Nous sommes le théâtre des bons et des mauvais esprits. Nous voulons discerner leurs présences en examinant les pensées de notre cœur et l’effet de leurs actions. Nous savons qu’une parole désagréable peut faire du mal, qu’un geste non contrôlé peut provoquer la violence que nous ne le voulons pas. Par nos paroles et par nos gestes, nos attitudes nous voulons nous mettre dans la lumière de Dieu pour que son œuvre d’Amour se réalise en nous. Nous voulons demeurer dans la Parole vivante de Jésus. « Monter et descendre, » nous rappelle le rêve de Jacob, qui endormi sur une pierre lors de son voyage de retour en Mésopotamie, voit les anges qui « descendent et montent. » Un mystérieux escalier relie la terre et le ciel, pendant que Dieu lui-même, transmet à Jacob son message. Plus nous sommes petits, plus les archanges, sont pour nous des protecteurs du ciel très efficaces. Les anges nous sont donnés pour nous consolider, pour nous aider dans notre combat spirituel.


Citation :
Nous demandons à Dieu la grâce de nous aider à devenir des artisans de paix, de vie et d’amour


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Jean de la Croix (1542-1591), carme, docteur de l'Église
Avis et maximes (n°220-226 in trad. Seuil 1945, p. 1212 rev.)


« Leurs anges voient sans cesse la face de mon Père
qui est aux cieux »
(Mt 18,10)

Les anges sont nos pasteurs ; non seulement ils portent à Dieu nos messages, mais ils nous apportent aussi ceux de Dieu. Ils nourrissent nos âmes de leurs douces inspirations et des communications divines ; en bons pasteurs, ils nous protègent et nous défendent contre les loups, c'est-à-dire contre les démons.
     Par leurs secrètes inspirations, les anges procurent à l'âme une connaissance plus haute de Dieu ; ils l'embrasent ainsi d'une plus vive flamme d'amour pour lui ; ils vont même jusqu'à la laisser toute blessée d'amour...

     La lumière de Dieu illumine l'ange en le pénétrant de sa splendeur et en l'embrasant de son amour, car l'ange est un pur esprit tout disposé à cette participation divine, mais d'ordinaire elle n'éclaire l'homme que d'une manière obscure, douloureuse et pénible, parce que l'homme est impur et faible...
     Quand l'homme est devenu vraiment spirituel et transformé par l'amour divin qui le purifie, il reçoit l'union et l'amoureuse illumination de Dieu avec une suavité semblable à celle des anges...

     Rappelez-vous combien il est vain, périlleux et funeste de se réjouir d'autre chose que du service de Dieu, et considérez quel malheur ce fut pour les anges qui se sont réjouis et complus dans leur beauté et leurs dons naturels, puisque c'est pour cela que certains sont tombés, privés de toute beauté, au fond des abîmes.















_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4500
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Dim 1 Oct 2017 - 16:38

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Dimanche 01 octobre 2017 : Vingt-sixième dimanche du temps ordinaire


Les saints du jour (Dimanche 01 octobre)


Saint Rémi, Archevêque de Reims, apôtre des Francs,
Co-Patron secondaire de la France (438-533).


Saint Romanos le Mélode, théologien, poète et compositeur († après 555)

Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la Sainte Face, Vierge, Carmélite, Patronne
des Missions, Docteur de l'Église, Co-Patronne secondaire de la France (1873-1897)

Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :
>>> Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus

Bienheureux Louis-Marie Monti religieux laïc, fondateur des Fils
de l’Immaculée Conception (+ 1900)


Vénérable Délia Tétreault, Fondatrice des Sœurs Missionnaires
de l'Immaculée-Conception (1865 ✝ 1941)


Bienheureuse Cecilia Eusepi, tertiaire o.s.m. (1910-1928)
Pour un approfondissement : >>> Comme un mauvais clown


Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

« Quel est votre avis ? Un homme avait deux fils. Il vint trouver le premier et lui dit : “Mon enfant, va travailler aujourd’hui à la vigne.” Celui-ci répondit : “Je ne veux pas.” Mais ensuite, s’étant repenti, il y alla.’

"Un homme avait deux fils," il s’agit souvent dans l’Evangile d’un père et de ses enfants. Deux frères ont grandi ensemble comme l’ivraie et le bon grain poussent ensemble. Ils se distinguent par l’exercice de leur liberté et on ne peut imaginer plus grande différence. "Va travailler aujourd’hui à ma vigne…" Le premier dit non et le fait, le second dit oui et ne le fait pas ! La parabole des fils appelés à aller travailler à la vigne du Seigneur met en lumière deux attitudes fondamentales qui se cachent en nous derrière de belles paroles. Nous disons « oui » à la Parole de Dieu, mais sans la réaliser. Nous disons « non » dans un premier temps, et nous nous corrigeons en mettant en pratique ce qui nous était demandé. L’important n’est pas de dire « Seigneur, Seigneur, » dit Jésus, mais de « faire la volonté de notre Père. » Dieu appelle toujours des ouvriers pour travailler à son Royaume. Nous savons que nous avons de la peine à demeurer fidèles dans cet appel. Par ses attitudes et par ses Paroles, Jésus met une grande lumière sur la réalité de notre vie. Il y a des moments ou nous faisons de grandes promesses à Dieu, mais avec le temps nous nous usons et nous faiblissons reprenant nos premières habitudes. "Votre conduite est étrange," disait le prophète Ézéchiel !

Puis le père alla trouver le second et lui parla de la même manière. Celui-ci répondit : “Oui, Seigneur !” et il n’y alla pas. Lequel des deux a fait la volonté du père ? »

Nous remarquons que celui qui accompli la volonté du père est celui qui change d’avis ! Il nous faut être toujours prêts à bouger, à nous convertir, entendre la Parole, changer pour la vivre. Le seul point important, c’est d’être vrai avec Dieu et non de paraître. D’aucuns semblent loin de Dieu et en réalité ils se dévouent pour Lui. D’autres par leurs fonctions sont attachés à la loi et au temple, on les croit amis de Dieu, mais ils refusent de le servir avec leur cœur. Notre Père de toute consolation, est bon, plein de compassion, de miséricorde et de patience. la conversion véritable suppose que nous cessions de regarder en arrière. Les prêtres et les anciens, fils aînés, auxquels Jésus s’adresse, prétendent cultiver la vigne mais ils ne font rien. Les publicains et les prostituées ont d’abord dit non, puis changeant d’avis, et ils s’y emploient. Ils sont devenus des ouvriers de la vigne de Dieu, ses proches collaborateurs. Ils ont cru et sont constitués témoins et apôtres.

"Ils lui répondent : « Le premier. »

Jésus leur dit : « Amen, je vous le déclare : les publicains et les prostituées vous précèdent dans le royaume de Dieu. Car Jean le Baptiste est venu à vous sur le chemin de la justice, et vous n’avez pas cru à sa parole ; mais les publicains et les prostituées y ont cru. Tandis que vous, après avoir vu cela, vous ne vous êtes même pas repentis plus tard pour croire à sa parole. Ce n’est pas parce que nous avons vécu de grands moments dans le Christ que nous demeurons avec lui dans la vie. Le plus important est la conversion permanente du cœur qui nous plonge sans cesse dans l’humilité. Nous sommes une créature nouvelle dans le Christ quand nous sommes devenus, en lui, enfants de Dieu. Croire la Parole, le Verbe de Dieu, c’est adhérer à lui, cela entraîne un retournement, une conversion ! "Ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi, » dit l’apôtre Paul. Nous voulons persévérer dans la foi et dans l’Espérance pour être debout au jour où Jésus viendra.


Citation :
Nous demandons la grâce de l’espérance pour dire « oui » à la Parole de Dieu, et pour la mettre en pratique.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix [Édith Stein] (1891-1942), carmélite, martyre, copatronne de l'Europe
Méditation pour la fête de l'Exaltation de la croix (trad. Source cachée, Cerf 1991, p. 278 rev.)


Obéissants au Père, à la suite du Fils

« Que ta volonté soit faite ! » (Mt 6,10) C'était bien là toute la vie du Sauveur. Il est venu dans le monde pour accomplir la volonté du Père, non seulement afin d'expier le péché de désobéissance par son obéissance (Rm 5,19), mais encore pour ramener les hommes vers leur vocation sur le chemin de l'obéissance.

     Il n'est pas donné à la volonté des êtres créés d'être libre en étant son propre maître ; elle est appelée à s'accorder à la volonté de Dieu. Si elle s'y accorde par sa libre soumission, il lui est alors offert de participer librement à l'achèvement de la création. Si elle s'y refuse, la créature libre perd aussi sa liberté. La volonté de l'homme conserve encore le libre arbitre, mais il est séduit par les choses de ce monde ; elles le tirent et le poussent en des directions qui l'éloignent de l'épanouissement de sa nature tel que Dieu l'a voulu et elles l'écartent du but qu'il s'est fixé lui-même dans sa liberté originelle. En plus de cette liberté originelle, il perd la sûreté de sa résolution. Il devient changeant et indécis, tiraillé par des doutes et des scrupules ou endurci dans son égarement.

     Contre cela, il n'y a pas d'autre remède que le chemin à la suite du Christ, le Fils de l'homme qui non seulement obéissait directement au Père des cieux mais se soumettait aussi aux hommes qui lui signifiaient la volonté du Père. L'obéissance telle que Dieu l'a voulue libère notre volonté esclave de tous les liens des choses créées et la ramène vers la liberté. C'est donc aussi le chemin vers la pureté du cœur.
















_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !


Dernière édition par Lumen le Dim 8 Oct 2017 - 0:45, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4500
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Dim 1 Oct 2017 - 23:49

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"À ce moment-là, les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent : « Qui donc est le plus grand dans le royaume des Cieux ? »

Dans l’Évangile, Jésus nous présente un petit enfant, c’est celui que nous avons à devenir et qui révèle la profondeur de notre identité. Dieu, par son Amour infini, nous appelle à être ses fils et filles bien-aimés. C’est un apprentissage qui nous incite à découvrir et à comprendre puis enfin à réaliser la grandeur de Dieu, sa simplicité et son trésor de grâce. Cela nous conduit à la grandeur éternelle et infinie du Royaume des cieux. Les Apôtres, qui ont à cœur de servir Jésus et son Royaume, cherchent comment s’organiser pour ce service nouveau de l’amour tel que Jésus le révèle, il partent de leur petite expérience ! Ils ont l’expérience des « grands » de ce monde auquel ils devront faire face. Jésus leur indique un ordre divin tout diffèrent, qui indique que la véritable autorité est celle de l’amour : Il appelle un petit enfant qui est apparemment très démuni pour ce grand combat de la vie nouvelle et il le montre en exemple. Comme un petit enfant est guidé tout au long de sa croissance par ses parents, de même, nous devons nous laisser conduire par l’Esprit Saint de Dieu. Puisque nous sommes les enfants du Père, nous sommes ses héritiers et les héritiers du Christ, de ses souffrances, pour entrer dans la gloire du Royaume éternel avec lui, afin d’être les enfants de notre Père et de nous abandonner dans les mains en disant : “ Abba " ! Saint Paul nous dit que devenir enfant de Dieu, c’est comprendre le pourquoi de notre existence.

"Alors Jésus appela un petit enfant ; il le plaça au milieu d’eux, et il déclara : « Amen, je vous le dis : si vous ne changez pas pour devenir comme les enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux."

Mais celui qui se fera petit comme cet enfant, celui-là est le plus grand dans le royaume des Cieux. Et celui qui accueille un enfant comme celui-ci en mon nom, il m’accueille, moi. Hier, en la fête de sainte Thérèse de Lisieux, nous avons déjà établit un parallèle entre le petit enfant appelé par Jésus dans l’Évangile, et son parcours spirituel. Ces lumières, ce sens caché et mystérieux de l’Evangile l’a conquise dans sa marche de géant. Sa connaissance des mystères du royaume lui faisait éprouver que tout vient de Dieu, que tout retourne à lui et demeure en lui, pour le salut de tous, dans un mystère d’amour miséricordieux. Jésus est ainsi déconcertant pour ses apôtres qui ne comprennent pas ! En effet le combat qui est à mener est celui de l’amour, de la charité fraternelle. Aimer, demeurer dans l’Amour fraternel pour édifier un monde nouveau est un rude combat dans lequel il faut tenir bon. C’est cet Amour nouveau, apporté par Jésus, qui fait sur terre la transition, le passage avec le monde divin, le monde de l’amour. L’esprit d’enfance de Therese lui faisait adresser cette prière au Seigneur Jésus : “ Ô Petit Enfant ! Mon unique Trésor, je m’abandonne à tes Divins Caprices, je ne veux pas d’autre joie que celle de te faire sourire. Imprime en moi tes grâces et tes vertus enfantines, afin qu’au jour de ma naissance au Ciel, les anges et les saints reconnaissent en moi ta petite épouse .” Marie, qui a vécu dans son cœur humain, l’amour infini de Dieu, sait, combien l’Esprit Saint est nécessaire. Il est donné pour que nous demeurions dans la toute petitesse de "l’enfance spirituelle." Mais cet Amour est une "Réalité" difficile, contestée dans un monde de pouvoir et d’oppression ou les enfants sont exclus.

"Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits, car, je vous le dis, leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux."

Les anges nous sont donnés pour assurer notre marche vers le ciel. "Leur ange voit sans cesse la face de Dieu. » Jésus nous montre ainsi que c’est Dieu Lui-même qui est le maître de notre combat. Quand nous avons compris ce mystère, combien notre Dieu prend soin de nous, nous pouvons le regarder sans cesse ; Cela nous demande de lui laisser la première place, de le laisser faire. Comme un petit enfant, nous restons constamment sur le cœur de Dieu. L’ange, ce merveilleux médiateur, aspire notre cœur vers le haut pour le faire demeurer dans l’amour, et en même temps, nous sommes dans les réalités de la terre, mais l’ange est là comme une présence précieuse, il voit sans cesse la face de Dieu. C’est dans le ciel que se "joue" le combat pour la vie : « Je serai l’ennemi de tes ennemis, je poursuivrai tes persécuteurs, dit Dieu, mon ange marchera devant toi. » Il nous faut consentir à être ce petit enfant, "levez toujours son petit pied comme Thérèse pour gravir l’escalier de la sainteté. Nous n’arriverions pas à monter la première marche, mais le bon Dieu ne demande de nous que la bonne volonté. Bientôt vaincu par nos efforts inutiles, il descendra lui-même et nous prenant dans ses bras, nous emportera pour toujours dans son Royaume,” disait Thérèse dont la bonté et la pureté d’âme ont vaincu le cœur du Père. Marie, la mère de Jésus, qui a accueilli dans sa propre chair le mystère incroyable de l’Amour de Dieu sait le Chemin de son fils. A la suite de Jésus, qu’elle suivra tout au long de son existence, elle nous invite à nous mettre à son école pour vivre de l’amour même du Dieu-Amour.


Citation :
Nous demandons la grâce de marcher avec les anges qui nous accompagnent et d’être dociles à leur présence.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Origène (v. 185-253), prêtre et théologien
Homélies sur Ezéchiel I, 7 (trad. SC 352, p 71-73 rev)


« Ses armées, serviteurs de son désir »
(Ps 102,21)

Les anges descendent vers ceux qui sont à sauver. « Les anges montaient et descendaient au-dessus du Fils de l'homme » (Jn 1,51) ; et « ils s'approchèrent de Lui et ils le servaient » (Mt 4,11). Or les anges descendent parce que le Christ était descendu le premier ; ils craignaient de descendre avant que l'ait ordonné le Seigneur des puissances célestes et de toutes choses (Col 1,16). Mais quand ils ont vu le Prince de l'armée céleste demeurer sur la terre, alors, par cette voie ouverte, ils sont sortis à la suite de leur Seigneur, obéissant à la volonté de celui qui les a répartis comme gardiens de ceux qui croient en son nom.

     Toi, hier, tu étais sous la dépendance du démon, aujourd'hui, tu es sous celle d'un ange. « Gardez-vous, dit le Seigneur, de mépriser aucun de ces petits » qui sont dans l'Église, « car en vérité je vous le dis, leurs anges voient constamment la face de mon Père qui est dans les cieux ». Les anges se vouent à ton salut, ils se sont déclarés au service du Fils de Dieu, et ils disent entre eux : « Si lui il est descendu dans un corps, s'il s'est revêtu d'une chair mortelle, s'il a supporté la croix, s'il est mort pour tous les hommes, pourquoi nous reposer, nous, pourquoi nous épargner ? Allons, tous les anges, descendons du ciel ! » C'est pourquoi quand le Christ est né, il y avait « une multitude de l'armée céleste louant et glorifiant Dieu » (Lc 2,13).
















_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4500
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Lun 2 Oct 2017 - 21:49

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

Comme s’accomplissait le temps où il allait être enlevé au ciel, Jésus, le visage déterminé, prit la route de Jérusalem.

Jésus avance vers Jérusalem, c’est le voyage qui le mène à sa passion et à sa mort. Il sait ce qui l’attend, et pourtant il quitte sa Galilée natale, et « résolument » prend la route de Jérusalem, qui traverse la Samarie. Il envoye des disciples pour préparer l’hébergement, mais les gens de Samarie ne veulent pas le recevoir. Cela leur demanderait une grande conversion, celle d’être les enfants bien aimés du Père. Jésus contourne l’obstacle. La toute puissance de son Amour est au service de la miséricorde. Nous le contemplons sortant les fils du tonnerre Jacques et Jean, de l’illusion. Nous en sommes souvent les victimes en préférant le langage de pouvoir, de la force, plutôt que la détermination, sous la conduite de l’Esprit Saint qui est patience, douceur, et humilité. Nous perdons du temps à tempêter contre nos « Samaritains » plutôt que de nous hâter avec Jésus, prenant résolument le chemin vers Jérusa­lem : c’est là que le salut va s’accomplir. Sauver le monde, c’est révéler quel est le visage du Père meurtri quand ils voient ses enfants dans la détresse. Comment parler de l’amour de Dieu, sinon en prenant la détresse de nos frères à bras le corps pour leur montrer le visage du Père tendre et miséricordieux.

Il envoya, en avant de lui, des messagers ; ceux-ci se mirent en route et entrèrent dans un village de Samaritains pour préparer sa venue. Mais on refusa de le recevoir, parce qu’il se dirigeait vers Jérusalem

Jésus ne prend pas un chemin de violence, il ne forcera pas l’entrée au village, il décide de partir pour un autre bourg. Cette école de douceur et d’humilité est si importante ! La moindre contrariété, une parole non comprise, peut nous mobiliser et bientôt nous choisissons tous les tonnerres du ciel pour prendre Dieu à témoin de notre bon droit. Nous savons que la pire des pauvretés est d’être rejeté de son peuple et de Dieu même. Jésus vient sauver notre humanité dans sa détresse. Il prend sur lui la détresse du monde. C’est à partir de ce lieu du Salut qu’il nous faut nous examiner en vérité. Jésus va revêtir le sort des plus pauvres, il en sera le Libérateur.

Voyant cela, les disciples Jacques et Jean dirent : « Seigneur, veux-tu que nous ordonnions qu’un feu tombe du ciel et les détruise ? »

Mais Jésus, se retournant, les réprimanda. Puis ils partirent pour un autre village. Jacques et Jean réagissent immédiatement au refus des Samaritains. Ils y voient un manque d’égard pour Jésus et veulent passer en force. La terre de Samarie qui refuse d’accueillir Jésus ressemble beaucoup à notre terre, aujourd’hui. Jésus rencontre encore dans notre monde un mur d’indifférence, de mal-croyance, voire d’hostilité. Pour suivre Jésus, il nous faut du courage, une ferme détermination et un refus de toute violence. Suivre Jésus, c’est libérer ceux qui sont enchainés dans la spirale de la haine. C’est réchauffer les cœurs même quand tout espoir s’en est allé. Avec grande délicatesse, Jésus nous indique que le suivre et lui préparer sa venue, commence par tuer la haine dans nos cœurs pour ne pas tuer l’autre. C’est possible en accueillant en nous le feu de l’Esprit Saint qu’il est venu apporter sur la terre. Ce feu-là détruit tout ce qui s’oppose à la vie fraternelle, au royaume de Dieu. Le feu de la charité, de la compassion et de la solidarité sont vainqueurs du feu homicide de ceux qui font violence. Il n’y a pas d’autres chemins de célébrer la Pâques que le chemin de nous réconcilier entre nous. L’Eucharistie nous donne par quel chemin il nous faut passer pour suivre Jésus.


Citation :
Nous demandons à Dieu que cette Parole soit vivante en nous.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Les Discours sur les psaumes, Ps. 64 (trad. cf En Calcat)


« On refusa de l'accueillir, parce qu'il se dirigeait vers Jérusalem »

Il y a deux cités : l'une s'appelle Babylone, l'autre Jérusalem. Le nom de Babylone signifie « confusion »  Jérusalem signifie « vision de paix ». Regardez bien la cité de confusion pour mieux connaître la vision de paix  supportez la première, aspirez à la seconde.

     Qu'est-ce qui permet de distinguer ces deux cités ? Pouvons-nous dès à présent les séparer l'une de l'autre ? Elles sont emmêlées l'une dans l'autre et, depuis l'aube du genre humain, s'acheminent ainsi vers la fin des temps. Jérusalem est née avec Abel, Babylone avec Caïn... Les deux villes matérielles ont été construites plus tard, mais elles représentent symboliquement les deux cités immatérielles dont les origines remontent au commencement des temps et qui doivent durer ici-bas jusqu'à la fin du monde. Le Seigneur alors les séparera, lorsqu'il mettra les uns à sa droite et les autres à sa gauche (Mt 25,33)...

     Mais il y a quelque chose qui distingue, même maintenant, les citoyens de Jérusalem des citoyens de Babylone : ce sont deux amours. L'amour de Dieu fait Jérusalem  l'amour du monde fait Babylone. Demandez-vous qui vous aimez et vous saurez d'où vous êtes. Si vous vous trouvez citoyen de Babylone, arrachez de votre vie la convoitise, plantez en vous la charité  si vous vous trouvez citoyen de Jérusalem, supportez patiemment la captivité, ayez espoir en votre libération. En effet, beaucoup de citoyens de notre sainte mère Jérusalem (Ga 4,26) étaient d'abord captifs de Babylone...

     Comment peut s'éveiller en nous l'amour de Jérusalem notre patrie, dont les longueurs de l'exil nous ont fait perdre le souvenir ? (cf Ps 136) C'est le Père lui-même qui, de là-bas, nous écrit et rallume en nous par ses lettres, qui sont les Saintes Écritures, la nostalgie du retour.
















_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !


Dernière édition par Lumen le Mer 4 Oct 2017 - 22:22, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4500
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Mar 3 Oct 2017 - 23:43

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Commentaire du texte de l’évangile et réflexion

En poursuivant sa route vers Jérusalem, Jésus fait la rencontre d’un homme qui se dit prêt à le suivre partout. Jésus le prévient qu’il n’a pas de demeure fixe nulle part. L’homme n’insiste pas. Jésus en rencontre un autre qu’il appelle à le suivre. L’homme met une condition: il doit d’abord voir aux funérailles de son père. Jésus l’invite à tout laisser mais ne semble pas recevoir de réponse. Un troisième se dit prêt à le suivre après avoir rempli certaines conditions. Jésus répond que pour le suivre il faut être prêt à rompre avec le passé.

Suivre Jésus veut dire évidemment être son disciple. Les gens qui se présentent à Jésus pour le suivre sont donc des candidats à être ses disciples. Le premier a choisi lui-même Jésus comme maître comme faisaient les Juifs qui voulaient étudier un an ou deux avec un rabbin chez qui ils pouvaient recevoir l’hospitalité. La situation de Jésus dans son ministère est fort différente. Il n’a pas un domicile fixe où il pourrait rester ou au moins revenir au terme d’une mission. L’annonce de la venue du Règne de Dieu demande qu’il soit toujours en mouvement pour rejoindre les gens là où ils sont: c’était une différence importante par rapport à Jean Baptiste. Le fait qu’il vient d’être rejeté par un village samaritain montre bien qu’il ne peut pas toujours s’arrêter comme il voudrait. L’avertissement qu’il donne au premier candidat est donc que pour être son disciple et annoncer la Bonne Nouvelle il ne doit pas compter sur ce qui fait ordinairement ses sécurités et c’est l’annonce de la Bonne Nouvelle qui a la priorité.

Pour le second candidat, c’est Jésus qui a pris l’initiative de l’appeler à le suivre. Or, ce candidat, lui, met des conditions: il a un devoir familial à remplir d’abord. Et ce devoir est important même aux yeux de Dieu puisqu’il fait partie de la piété filiale qui est le quatrième commandement du Décalogue. La réponse de Jésus est tranchante: ce candidat doit laisser à d’autres ce devoir. Ceci nous rappelle l’exemple de Jésus lui-même quand on lui dit :Ta mère et tes frères veulent te voir. Il répond: Qui est ma mère? Qui sont mes frères ? Montrant ses disciples il dit: Voici ma mère et mes frères. (Matthieu 12,48-49)

Etre disciple peut signifier qu’il y a une distance à prendre par rapport aux liens familiaux. C’est une question de priorité. Il ne faut donc pas l’interpréter comme une défense ou un interdit de ce qui n’est pas prioritaire. Jésus, lui-même, sur la croix confiera sa mère au disciple qu’il aimait. Et c’est ainsi que les chrétiens comprendront cette parole. Ainsi, Pierre qui remplit sa mission d’abord à Jérusalem, puis à Antioche, puis à Rome, n’a pas laissé son épouse à Capharnaüm: elle l’a accompagné, comme le rappelle saint Paul (1 Cor.9,5).

Le troisième candidat est prêt à suivre Jésus mais il pose, lui aussi, une condition: aller faire ses adieux aux siens. La réponse avec la comparaison de la charrue qui oblige à avancer et ne peut reculer semble indiquer que si l’engagement exige une rupture on ne peut pas revenir sur cette rupture. L’engagement ne se fait pas dans un moment d’enthousiasme passager. Il faut vraiment que l’engagement d’annoncer la Bonne Nouvelle soit mis au centre de toute la vie et même du quotidien.



Père Jean Gobeil SJ
Source :





Saint Ignace de Loyola (1491-1556), fondateur des jésuites
Exercices spirituels, 2e semaine, 12e jour (trad. DDB 1986, p. 103)


« Suis-moi »

Les trois sortes d'humilité : La première sorte d'humilité est nécessaire au salut éternel. Elle consiste à m'abaisser et m'humilier autant que cela m'est possible pour que j'obéisse en tout à la Loi de Dieu notre Seigneur. De la sorte, même si on faisait de moi le maître de toutes les choses créées en ce monde ou s'il y allait de ma propre vie temporelle, je n'envisagerais pas de transgresser un commandement, soit divin soit humain...

     La deuxième sorte d'humilité est une humilité plus parfaite que la première. Elle consiste en ceci : je me trouve à un point tel que je ne veux ni ne m'incline davantage à avoir la richesse plutôt que la pauvreté, à vouloir l'honneur plutôt que le déshonneur, à désirer une vie longue plutôt qu'une vie courte, étant égal le service de Dieu notre Seigneur et le salut de mon âme...

     La troisième sorte d'humilité est l'humilité la plus parfaite : c'est quand, tout en incluant la première et la deuxième, la louange et la gloire de sa divine majesté étant égales, pour imiter le Christ notre Seigneur et lui ressembler plus effectivement je veux et je choisis davantage la pauvreté avec le Christ pauvre que la richesse, les opprobres avec le Christ couvert d'opprobres que les honneurs ; et que je désire davantage être tenu pour insensé et fou pour le Christ qui, le premier, a été tenu pour tel, plutôt que « sage et prudent » dans ce monde (Mt 11,25).















_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4500
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Jeu 5 Oct 2017 - 0:02

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

Après cela, parmi les disciples le Seigneur en désigna encore soixante-douze, et il les envoya deux par deux, en avant de lui, en toute ville et localité où lui-même allait se rendre.

Il leur dit : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. La prière est au-delà de tout, elle est avant tout. Il n’est besoin que de la recevoir. "Priez," pour que le don précieux de la Parole nous transforme et nous libère de tout ce qui nous enferme ! Qu’elle nous donne les capacités de nous recevoir les uns et les autres, d’entrer en communion avec les autres. La demande de Jésus à ses disciples est qu’ils préparent l’annonce de la Parole en disant par leur vie que le Royaume de Dieu est tout proche. Le travail de la Parole de Dieu, de Jésus, le Verbe de Dieu qui est venu accomplir l’œuvre de Dieu au milieu de nous, est merveilleux. La bonne Nouvelle de Dieu présent et aimant nous bouleverse. Du plus profond de nous-mêmes, un cri habite chacun de nous en vue de retrouver Dieu. Les pauvres rencontrés par Jésus sont remis à eux-mêmes et à Dieu.

Allez ! Voici que je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups.

Ne portez ni bourse, ni sac, ni sandales, et ne saluez personne en chemin. Mais dans toute maison où vous entrerez, dites d’abord : “Paix à cette maison.” S’il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui ; sinon, elle reviendra sur vous. La Paix est le nom de Jésus. Par sa Passion et par sa Résurrection, elle est donnée à tous. Nous voulons cultiver cette paix en nous, être attentifs à ce que rien ne soit obstacle à son accueil. Il nous faut vivre pleinement le moment présent pour être toujours renouvelé dans l’Esprit Saint, ouvert à tout ce qui est donné au quotidien. C’est dans la pauvreté d’une vie reçue, n’emportant rien pour n’être que béatitude, que Jésus nous envoie. Il envoie les "douze" et les « soixante douze » pour préparer sa venue. Il s’agit de nous, et nous sommes envoyés par Jésus pour nous mettre en marche. Il s’agit de réaliser l’œuvre de Dieu, de revêtir les sentiments du cœur de Jésus : « Dites simplement : "Paix à cette maison !" Le passage de Dieu est toujours un moment de paix, c’est l’harmonie de notre être avec les aspirations d’amour que Dieu y a mises.

Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l’on vous sert ; car l’ouvrier mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison.

Dans toute ville où vous entrerez et où vous serez accueillis, mangez ce qui vous est présenté. Guérissez les malades qui s’y trouvent et dites-leur : “Le règne de Dieu s’est approché de vous.” Mais dans toute ville où vous entrerez et où vous ne serez pas accueillis, allez sur les places et dites : “Même la poussière de votre ville, collée à nos pieds, nous l’enlevons pour vous la laisser. Toutefois, sachez-le : le règne de Dieu s’est approché.” Jésus nous a libéré de la mort, de la plus grande peur qui tenaille chacun de nous. Il est ressuscité. L’affirmation de la Résurrection de Jésus est déjà pour nous notre propre résurrection. Elle prend corps dans la résurrection de Jésus. Dans sa résurrection, humblement, Jésus est apparu dans la même humilité et la même douceur qu’à Noel. « Il est venu, il a souffert, il est mort il est vivant, il reviendra. » En entendant ces paroles, à un moment privilégié de notre conversion, nous sommes semblables aux fidèles de la première génération, nous revenons à la Source. Cheminant dans la souffrance et la détresse, nous avons vitalement besoin de l’Eucharistie pour demeurer dans la présence de Jésus qui nous sauve.


Citation :
Nous demandons la grâce de communier chaque jour au mystère du Christ pour annoncer le feu de l’amour de Dieu au monde.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Benoît XVI, pape de 2005 à 2013
Message pour la Journée mondiale des missions 2006
(trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana rev.)


La charité, âme de la mission

La mission, si elle n'est pas guidée par la charité, si elle ne jaillit pas d'un profond acte d'amour divin, risque de se réduire à une simple activité philanthropique et sociale. L'amour que Dieu nourrit pour chaque personne constitue en effet le cœur de l'expérience et de l'annonce de l'Évangile, et tous ceux qui l'accueillent en deviennent à leur tour des témoins. L'amour de Dieu qui donne vie au monde est l'amour qui nous a été donné en Jésus, Parole de salut, icône parfaite de la miséricorde du Père céleste.

     Le message salvifique pourrait bien être résumé par les paroles de l'évangéliste Jean : « En ceci s'est manifesté l'amour de Dieu pour nous : Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde, afin que nous vivions par lui » (1Jn 4,9). Le mandat de diffuser l'annonce de cet amour a été confié par Jésus aux apôtres après sa résurrection, et les apôtres, transformés intérieurement le jour de la Pentecôte par la puissance de l'Esprit Saint, ont commencé à rendre témoignage au Seigneur mort et ressuscité. Depuis, l'Église poursuit cette même mission, qui constitue pour tous les croyants un engagement permanent auquel il est impossible de renoncer.
















_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4500
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Jeu 5 Oct 2017 - 23:50

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

"Malheureuse es-tu, Corazine ! Malheureuse es-tu, Bethsaïde ! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon, il y a longtemps que leurs habitants auraient fait pénitence, avec le sac et la cendre."

Jésus annonce la souffrance que sa parole ne soit pas entendue. Il ne cesse de nous appeler à bien choisir avec toute notre liberté. Il sait qu’une bonne décision produit une croissance de notre personne et nous fait grandir dans le Royaume. Jésus éprouve comme « malheureux, » ceux qui n’arrivent pas à prendre des décisions qui font avancer le Royaume. Pourtant, c’est un grand bonheur de répondre au moment présent, à la situation qui nous fait avancer. Malheureusement le monde pleure dans tant d’endroits aujourd’hui encore, car les bonnes décisions les concernant ne sont pas prises. Chaque jour la Parole de Dieu nous rejoint pour nous permettre d’accueillir le salut de Jésus. Quand nous visitons ce qu’était Corazine, nous n’y voyons plus qu’une vallée de pierres noires, quelques corbeaux planent au-dessus de cette sombre vallée. « Vraiment les païens ont envahi ton sanctuaire, ils ont souillé ton temps sacré. Ils ont livré les cadavres de tes serviteurs ; ils ont versé le sang comme l’eau. »

"D’ailleurs, Tyr et Sidon seront mieux traitées que vous lors du Jugement.

Et toi, Capharnaüm, seras-tu élevée jusqu’au ciel ? Non ! Jusqu’au séjour des morts tu descendras ! Jésus met en avant d’autres villes douloureuses qui se sont mises en mouvement. Elles ont posé les premiers gestes de progrès pour avancer. Elles n’ont pas mépriser les petites actions nécessaires au changement. Ces actions sont là pour améliorer ce qui a commencé à exister. Commencer par ouvrir le possible, c’est vouloir aller au bout de l’amour pour Dieu. Jésus a donné sa vie pour nous, il est mort sur la croix. Nous voulons prendre en compte cet amour et changer notre vie. Délibérément, nous nous tournons vers l’amour infini de Dieu et nous reconnaissons qu’il est vainqueur. C’est une option de tous les jours, de tous les instants. Constatant notre misère et nos blessures, nous avançons dans une confiance infinie et un abandon total à l’amour de Dieu : "Jésus, vraiment, j’ai confiance en toi !

« Celui qui vous écoute m’écoute ; celui qui vous rejette me rejette ; et celui qui me rejette rejette celui qui m’a envoyé. »

Jésus est cohérent avec ce qu’il dit, il ne renonce pas à l’œuvre du Père. Il sait que le devenir est possible et il relance la communication envers ces villes, comme envers ceux qui n’avancent pas. Il transmet la possibilité d’avancer par la parole qu’il adresse aux disciples. C’est à eux d’écouter, dans de nouvelles situations, de nouveaux possibles. L’écoute des propos tenus par Jésus est la prise de conscience de ce qui est à faire aujourd’hui. Prions et travaillons pour que le plan d’Amour de Jésus se réalise. Jésus, je crois vraiment en toi, j’espère vraiment en toi ! Tu as déjà agi, continue ton œuvre de Salut. D’âge en âge, les pensées du cœur de Dieu sont de délivrer de la mort ceux qui espèrent son amour, les délivrer au jour de famine. Regardons la Croix de Jésus, de quel amour nous sommes aimés ! C’est le cœur de Dieu toujours ouvert. Il nous faut demander de nous convertir à l’amour infini de Dieu. Si nous savons de quel amour nous sommes aimés, nous allons vivre d’amour.


Citation :
Nous demandons la grâce d’aimer le cœur ouvert de Jésus, de le regarder dans son amour infini.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Hugues de Saint-Victor (?-1141), chanoine régulier, théologien
Traité des sacrements de la foi chrétienne, II, 1-2 ; PL 176, 415
(trad. Orval)


« Celui qui vous écoute m'écoute ; celui qui vous rejette me rejette »

De même que le souffle de l'homme passe par la tête pour descendre vers les membres et les vivifier, ainsi l'Esprit Saint vient aux chrétiens par le Christ. La tête c'est le Christ, les membres ce sont les chrétiens. Il y a une tête et de nombreux membres, un seul corps formé de la tête et des membres, et dans ce seul corps un unique Esprit qui est en plénitude dans la tête et en participation dans les membres. Si donc il n'y a qu'un corps, il n'y a aussi qu'un seul Esprit. Qui n'est pas dans le corps ne peut pas être vivifié par l'Esprit, selon cette parole de l'Écriture : « Celui qui n'a pas l'Esprit du Christ ne lui appartient pas, n'est pas du Christ » (Rm 8,9). Car celui qui n'a pas l'Esprit du Christ n'est pas membre du Christ.

     Rien de ce qui fait partie du corps n'est mort ; rien de ce qui est séparé du corps n'est vivant. C'est par la foi que nous devenons membres ; c'est par l'amour que nous sommes vivifiés. Par la foi nous recevons l'unité ; par la charité nous recevons la vie. Le sacrement du baptême nous unit ; le Corps et le Sang du Christ nous vivifient. Par le baptême, nous devenons membres du corps ; par le Corps du Christ, nous participons à sa vie.















_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4500
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Sam 7 Oct 2017 - 16:16

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

L’évangile d’aujourd’hui est placé sous le signe de la joie. D’un côté, Jésus oriente le regard de ses disciples vers ce qui doit être la véritable raison de leur joie ; d’un autre, nous le voyons lui-même tressaillir de joie sous l’action de l’Esprit Saint.

En demandant à ses disciples de se réjouir non pas de ce que les esprits leur sont soumis mais de ce que leurs noms sont écrits dans les cieux, Jésus les invite à entrer dans une joie encore plus grande parce que plus vraie. En effet, peut-on réellement parler de joie pour qualifier les sentiments éprouvés devant les œuvres de puissances réalisées au nom de Jésus ? Cette joie ne risque-t-elle pas de prendre les couleurs d’un enthousiasme qui se révèlera très vite fragile et éphémère à la première tribulation survenue ? Jésus redonne à ses disciples la véritable motivation de leur joie : « vos noms sont gravés dans les cieux ». Comment ne pas se rappeler alors le « livre de vie » qui dans l’Apocalypse contient le nom des sauvés (Ap 20, 12ss) ! Jésus invite donc ses disciples à se réjouir du salut qu’il est venu apporter en sa personne. Ils ont la promesse d’hériter de la vie éternelle. Voilà la source de la joie véritable !

Mais, pour accueillir le salut et goûter la joie d’être sauvé, il faut être un « tout-petit ». Dieu veut bien nous sauver ; encore faut-il que nous en ressentions le besoin. Ce qui dans l’Esprit est révélé aux petits et qu’eux seuls peuvent accueillir dans ce même Esprit c’est l’amour du Père et du Fils pour eux.

Cet amour fou nous le contemplons dans le Fils, lui le frère aîné, qui donne sa vie pour ramener au Père ses enfants dispersés. Nous le découvrons aussi dans le Père qui ressuscite le Fils le troisième jour. L’amour du Père nous renvoie donc à celui du Fils et celui du Fils à celui du Père : « nul ne connaît le Fils si ce n’est le Père et nul ne connaît le Père si ce n’est le Fils et celui à qui le Fils veut bien le révéler ».

En proclamant tout cela, Jésus « exulte de joie sous l’action de l’Esprit-Saint ». La vraie joie est bien fruit de l’Esprit et elle témoigne de la circulation de la vie trinitaire en nous. La vraie joie est expérience de la présence agissante de la Trinité en nous : l’Esprit donné nous fait communier avec le Père et avec son Fils Jésus-Christ. La vraie joie témoigne donc de l’action salvifique de Dieu en nous. C’est précisément cela qu’expérimentent les disciples de Jésus. Voir le mal reculer et Satan s’effondrer, voir les exclus réconciliés, entendre la Bonne Nouvelle adressée aux pauvres c’est faire l’expérience de la venue salvifique de Dieu lui-même. Le salut n’est plus à entendre pour la fin des temps. Il est là au milieu de nous.

C’est paroles n’appartiennent au seul passé. Elles demeurent dans l’éternel présent de Dieu et nous concernent aujourd’hui. Accueillons donc, dans la joie de l’Esprit, le salut qui nous est offert. Cette joie se révèlera peut-être aussi un moyen pour guider nos frères vers le Christ-Sauveur.



Père Philippe
Evangile, Psaume et Saint du jour
Source :





Saint Jean-Paul II (1920-2005), Pape
Encyclique « Dominum et vivificantem », § 20-21


« Je te bénis, Père, ... tu l'as révélé aux tout-petits »

« Jésus tressaillit de joie sous l'action de l'Esprit Saint et dit : 'Je te bénis, Père, Seigneur du ciel et de la terre, d'avoir caché cela aux sages et aux intelligents et de l'avoir révélé aux tout-petits. Oui, Père, car tel a été ton bon plaisir.' » Jésus exulte à cause de la paternité divine ; il exulte parce qu'il lui est donné de révéler cette paternité ; il exulte, enfin, parce qu'il y a comme un rayonnement particulier de cette paternité divine sur les « petits ». Et l'évangéliste Luc qualifie tout cela de « tressaillement de joie dans l'Esprit Saint »...

Ce qui, au cours de la théophanie trinitaire au bord du Jourdain (Lc 3,22), est venu pour ainsi dire « de l'extérieur », d'en haut, provient ici « de l'intérieur », c'est-à-dire du plus profond de ce qu'est Jésus. C'est une autre révélation du Père et du Fils, unis dans l'Esprit Saint. Jésus parle seulement de la paternité de Dieu et de sa propre filiation ; il ne parle pas explicitement de l'Esprit qui est Amour et, par là, union du Père et du Fils. Néanmoins, ce qu'il dit du Père et de lui-même comme Fils résulte de la plénitude de l'Esprit qui est en lui, qui remplit son cœur, pénètre son propre moi, inspire et vivifie en profondeur son action. De là, ce tressaillement de joie dans l'Esprit Saint. L'union du Christ avec l'Esprit Saint, dont il a une parfaite conscience, s'exprime dans ce tressaillement de joie, qui, en un sens, rend perceptible sa source secrète. Il en résulte une manifestation et une exaltation particulières qui sont propres au Fils de l'homme, au Christ-Messie dont l'humanité appartient à la personne du Fils de Dieu, substantiellement un avec l'Esprit Saint dans la divinité.

Dans sa magnifique confession de la paternité de Dieu, donc, Jésus de Nazareth se manifeste aussi lui-même, il manifeste son « moi » divin : il est en effet le Fils « de la même substance » (Credo), c'est pourquoi « nul ne sait qui est le Fils si ce n'est le Père, ni qui est le Père si ce n'est le Fils », ce Fils qui « pour nous et pour notre salut » (Credo) s'est fait homme par l'Esprit Saint et est né d'une Vierge dont le nom était Marie.
















_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4500
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Dim 8 Oct 2017 - 2:41

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

« Écoutez une autre parabole : Un homme était propriétaire d’un domaine ; il planta une vigne, l’entoura d’une clôture, y creusa un pressoir et bâtit une tour de garde. Puis il loua cette vigne à des vignerons, et partit en voyage."

Quand arriva le temps des fruits, il envoya ses serviteurs auprès des vignerons pour se faire remettre le produit de sa vigne. Mais les vignerons se saisirent des serviteurs, frappèrent l’un, tuèrent l’autre, lapidèrent le troisième. Jésus résume l’histoire de l’Alliance, la vigne de choix, c’est le Peuple d’Israël. Dieu a envoyé à maintes reprises des prophètes qui ont été mal reçus et maltraités. Puis, dans ces jours qui sont les derniers, dans une folle confiance, il envoie son Fils bien aimé. Jésus annonce le destin qui sera le sien : lui aussi sera jeté hors de la vigne, hors de la ville, et ses adversaires le tueront. Les chefs des prêtres et les Pharisiens ont bien compris que Jésus les visait : « La pierre rejetée des bâtisseurs est devenue la tête de l’angle. » Beaucoup des bâtisseurs du monde écartent la pierre qu’est Jésus, le Christ. On ne veut plus des valeurs qu’il apporte et on refuse les perspectives qu’il ouvre. Et pourtant, Dieu fait tout pour que la merveille de la création, ce que nous sommes, soit de plus en plus merveilleux. Nous pouvons toujours énoncer dans l’humilité : "Merveille que je suis, merveille que tes œuvres." C’est le souci de Dieu de chacune de nos existences, la manière dont il prend soit de chacun de nous : "Pas un cheveu de votre tête ne tombe sans la permission de votre Père." Voyez les moineaux du ciel, votre Père s’en occupe, vous valez bien plus que tous les moineaux du ciel. »

"De nouveau, le propriétaire envoya d’autres serviteurs plus nombreux que les premiers ; mais on les traita de la même façon."

Finalement, il leur envoya son fils, en se disant : “Ils respecteront mon fils.” Mais, voyant le fils, les vignerons se dirent entre eux : “Voici l’héritier : venez ! tuons-le, nous aurons son héritage !” Ils se saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent. Eh bien ! quand le maître de la vigne viendra, que fera-t-il à ces vignerons ? » Scientifiquement, ne peut plus nier la réalité de Jésus de Nazareth, ni les traces de son œuvre sur toute la terre. Mais on laisse de côté son message et on affaiblit son influence, on fait taire ses témoins en les privant de ressources ou de liberté. Ou bien encore on disqualifie l’Église par des campagnes de calomnie. Cependant, en dépit des entreprises de déstabilisation de la foi, Jésus, rejeté des bâtisseurs, demeure la pierre angulaire et l’avenir du monde. « C’est l’œuvre du Seigneur Dieu, » surprenante, imprévisible, indiscutable, « une merveille sous nos yeux. » Dieu est le « propriétaire du domaine, » Jésus « son fils, » en qui il a mis tout son amour, en est « l’héritier. » A chaque instant nous pouvons discerner et juger ce qui fait du bien ou ce qui fait du mal à l’humanité ! Dieu attend les beaux fruits de la charité fraternelle. Quand nous sommes situés dans un tel amour, dans une telle bienveillance de Dieu, nous nous aimons les uns les autres.

On lui répond : « Ces misérables, il les fera périr misérablement. Il louera la vigne à d’autres vignerons, qui lui en remettront le produit en temps voulu. »

Jésus leur dit : « N’avez-vous jamais lu dans les Écritures : La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle : c’est là l’œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux ! Aussi, je vous le dis : Le royaume de Dieu vous sera enlevé pour être donné à une nation qui lui fera produire ses fruits. Jésus vient au devant de notre détresse, il nous faut toujours bâtir un monde meilleur. Nous nous sentons écartelés, rejetés, mais Jésus nous manifeste sa présence. Par son Esprit Saint toujours à l’œuvre, il donne le royaume à son Peuple qui veut en porter les fruits. Là où le monde ne voit que ruines ou chantier à l’abandon, dans la lumière de la Parole de Dieu, nous apercevons une espérance. Le courage nous revient pour entrer nous-mêmes dans la construction de la maison de Dieu. Aujourd’hui, ce sont les pauvres qui se trouvent être « la pierre rejetée des bâtisseurs ! » Notre vie est un don étonnant que nous déployons dans l’Esprit Saint, car Dieu en est le maître.


Citation :
Nous demandons la grâce de regarder l’humanité comme Dieu, avec un amour infini pour vivre ensemble dans l’action de grâce.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Basile (v. 330-379), moine et évêque de Césarée en Cappadoce, docteur de l'Église
Homélie 5 sur l'Hexaéméron, 6 ; SC 26 (trad. SC p. 304 rev. Delhougne)


Porter du fruit

Le Seigneur ne cesse de comparer les âmes humaines à des vignes : « Mon bien-aimé avait une vigne sur un coteau, en un lieu fertile » (Is 5,1) ; « J'ai planté une vigne, je l'ai entourée d'une haie » (cf Mt 21,33). Ce sont évidemment les âmes humaines que Jésus appelle sa vigne, elles qu'il a entourées, comme d'une clôture, de la sécurité que donnent ses commandements et de la garde de ses anges, car « l'ange du Seigneur campera autour de ceux qui le craignent » (Ps 33,8.). Ensuite il a planté autour de nous une sorte de palissade en établissant dans l'Église, « premièrement des apôtres, deuxièmement des prophètes, troisièmement ceux qui sont chargés d'enseigner » (1Co 12,28). En outre, par les exemples des saints hommes d'autrefois, il élève nos pensées sans les laisser tomber à terre où elles mériteraient d'être foulées aux pieds. Il veut que les embrassements de la charité, comme les vrilles d'une vigne, nous attachent à notre prochain et nous fassent reposer sur lui. Ainsi gardant constamment notre élan vers le ciel, nous nous élèverons comme des vignes grimpantes, jusqu'aux plus hautes cimes.

Il nous demande encore de consentir à être sarclés. Or une âme est sarclée quand elle écarte d'elle les soucis du monde qui sont un fardeau pour nos cœurs. Ainsi celui qui écarte de lui-même l'amour de ce monde et l'attachement aux richesses ou qui tient pour détestable et méprisable la passion pour cette misérable gloriole a pour ainsi dire été sarclé, et il respire de nouveau, débarrassé du fardeau inutile des soucis de ce monde.

Mais, pour rester dans la ligne de la parabole, il ne faut pas que nous produisions seulement du bois, c'est-à-dire vivre avec ostentation, ni rechercher la louange de ceux du dehors. Il nous faut porter du fruit en réservant nos œuvres pour les montrer au vrai vigneron (Jn 15,1).














_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4500
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Dim 8 Oct 2017 - 23:27

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Lundi 09 octobre 2017 : Le lundi de la 27e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Lundi 09 octobre)


Abraham Ancien Testament : Patriarche du peuple Juif (+ v. -2200 av JC.)
Sainte Sarah Ancient Testament : Epouse du prophète Abraham

Saint Denis, Évêque de Paris, et ses deux compagnons Eleuthère, le Prêtre,
et Rustique, le Diacre, Martyrs  (3ème s.).


Saint Ghislain Abbé près de Mons (+ v. 680)

Saint Louis Bertrand Frère prêcheur à Valence, en Espagne (+ 1581)

Saint Jean Léonardi, Fondateur des Clercs de la Mère de Dieu († 1609).

Saints Martyrs de Turón (Asturies) : Saints Cirilo Bertrán et 8 compagnons
et Inocencio de la Inmaculada (+1934, +1937)


Bienheureux John Henry Newman, Cardinal, Fondateur de Communauté
Religieuse de l’Oratoire, théologien (1801-1890).



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

Et voici qu’un docteur de la Loi se leva et mit Jésus à l’épreuve en disant : « Maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? »

Jésus lui demanda : « Dans la Loi, qu’y a-t-il d’écrit ? Et comment lis-tu ? » L’autre répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de toute ton intelligence, et ton prochain comme toi-même. » Jésus lui dit : « Tu as répondu correctement. Fais ainsi et tu vivras. » Jésus utilise une parabole pour répondre à la question de celui qui désire avancer sur le chemin de vie. Il attend de cet homme une vraie réponse pour pouvoir le réconforter sincèrement. Dans la charité, c’est le premier instant qui engage tout un cheminement. Nous sommes tentés de nous dérober, de détourner les yeux et de passer outre aux demandes de charité. La route qui descend de Jérusalem à Jéricho passe devant chez nous. C’est la route de notre travail, de nos responsabilités. Ouvrons tout à Jésus et demandons lui de nous garder ouverts pour nous laisser arrêter par les blessés de la vie. Sur sa route, Jésus nous a trouvés à demi-morts, et il nous aimés jusqu’à l’extrême. « Il nous aimés et s’est livré pour nous. » Nous savons, quand nous sommes saisis de compassion pour les autres, que nous faisons partie de la Famille humaine. Nous ne pouvons pas garder du ressentiment, de la jalousie ou de l’amertume et appartenir à la famille de Jésus. Il faut prendre les moyens d’extirper ce poison de notre cœur, cette indifférence si subtile et si menteuse qui fait que nous "allons," comme si tout allait bien.

"Mais lui, voulant se justifier, dit à Jésus : « Et qui est mon prochain ? »

Jésus reprit la parole : « Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba sur des bandits ; ceux-ci, après l’avoir dépouillé et roué de coups, s’en allèrent, le laissant à moitié mort. Par hasard, un prêtre descendait par ce chemin ; il le vit et passa de l’autre côté. De même un lévite arriva à cet endroit ; il le vit et passa de l’autre côté. Mais un Samaritain, qui était en route, arriva près de lui ; il le vit et fut saisi de compassion. Il s’approcha, et pansa ses blessures en y versant de l’huile et du vin ; puis il le chargea sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit soin de lui. La parabole de Jésus provoque une véritable réflexion. Le Samaritain, cet étranger, a mis en œuvre la miséricorde, la bonté, envers le blessé rencontré sur la route. En arrivant près de la personne blessée, il a été « remué, » ému jusqu’aux entrailles, des souffrances de cet homme. Il s’est mis à le soulager, sans se laisser arrêter par le sang et les plaies. Il fait les gestes qui sauvent pour un homme dépouillé et roué de coups, et il le hisse sur sa propre monture. Le Samaritain prévoit un relais pour que le blessé soit laissé à l’aubergiste, car le Samaritain reviendra pour payer.

" Le lendemain, il sortit deux pièces d’argent, et les donna à l’aubergiste, en lui disant : “Prends soin de lui ; tout ce que tu auras dépensé en plus, je te le rendrai quand je repasserai.”

Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain de l’homme tombé aux mains des bandits ? » Le docteur de la Loi répondit : « Celui qui a fait preuve de pitié envers lui. » Jésus lui dit : « Va, et toi aussi, fais de même. » Jésus offre à ce docteur de la Loi une parole de bénédiction. Il le provoque dans sa capacité de répondre en son nom propre, puis il l’envoie, conforté, à avancer dans l’inconnu, à faire face à l’imprévu. Et il rajoute cette pointe importante : « Tu auras la vie. » La vie est dans la relation, elle est dans la rencontre avec l’autre. L’homme qui demande : « Et qui donc est mon prochain ? » sait et de plus une indication lui est donnée : « Va, et toi aussi fais de même. » Jésus lui répond sous la forme d’une parabole qui le met en situation, face à l’inconnu. L’homme répond à Jésus et de cet échange, il reçoit la force de répondre à cet amour qui est le premier commandement. Il voit autrement et la Loi et la relation et lui-même. En fait, il y a cachée au fond de notre cœur, une peur de la souffrance et du handicap, de la blessure et de la mort. Jésus renverse la situation : Qui a été le prochain de l’homme blessé attaqué par les bandits ? De quoi l’autre a-t-il besoin ? Qui est le prochain de l’homme ? Jésus est le Bon Samaritain qui vient nous délivrer, car nous aussi nous sommes en mauvais état


Citation :
Nous demandons à Jésus la grâce d’être saisis de compassion les uns vis-à-vis des autres.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Origène (v. 185-253), prêtre et théologien
Commentaire sur le Cantique des Cantiques, prologue 2, 26-31
(trad. cf SC 375, p. 111s)


« Va, et toi aussi, fais de même »

Il est écrit : « Aimons-nous les uns les autres, car l'amour est de Dieu » (1Jn 4,7) et peu après « Dieu est amour » (v. 8.). Par là on montre à la fois que Dieu lui-même est amour et que celui qui est de Dieu est amour. Or, qui est de Dieu sinon celui qui dit : « Je suis sorti de Dieu et je suis venu dans le monde » ? (Jn 16,28) Si Dieu le Père est amour, le Fils aussi est amour...; le Père et le Fils sont un et ne diffèrent en rien. Voilà pourquoi c'est à bon droit que le Christ, au même titre que Sagesse, Puissance, Justice, Verbe, et Vérité est encore appelé Amour...

     Et parce que Dieu est amour et que le Fils qui est de Dieu est amour, il exige en nous quelque chose de semblable à lui, en sorte que par cet amour, cette charité, qui est dans le Christ Jésus..., nous soyons unis à lui par une sorte de lien de parenté grâce à ce nom. Comme le disait Paul, qui lui était uni : « Qui nous séparera de l'amour de Dieu qui est dans le Christ Jésus notre Seigneur ? » (Rm 8,39)

     Or cet amour de charité estime que tout homme est notre prochain. C'est pour cette raison que le Sauveur a repris un homme qui croyait que l'âme juste n'est pas tenu d'observer les lois de la condition de prochain envers tous... Il a composé la parabole qui dit : « Un homme tomba entre les mains de brigands quand il descendait de Jérusalem à Jéricho ». Il blâme le prêtre et le lévite, qui le voyant à demi-mort, sont passés outre, mais il rend hommage au Samaritain qui a pratiqué la miséricorde. Et il fait confirmer que ce dernier a été le prochain de l'homme blessé par la réponse de celui même qui avait posé la question et lui dit : « Va, et fais de même ». Par nature, en effet, nous sommes tous le prochain les uns des autres, mais par les œuvres de charité, celui qui peut faire du bien se fait le prochain de celui qui ne le peut pas. C'est pourquoi notre Sauveur s'est fait notre prochain et n'est pas passé outre devant nous quand nous gisions « à demi-morts » par suite des « blessures dues aux brigands ».















_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4500
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Ven 13 Oct 2017 - 21:20

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

« Mais certains d’entre eux dirent : « C’est par Béelzéboul, le chef des démons, qu’il expulse les démons. » D’autres, pour le mettre à l’épreuve, cherchaient à obtenir de lui un signe venant du ciel. »

Nous avons aujourd’hui encore l’expérience que Jésus expulse les démons. Quand l’esprit de mensonge, de malice, de violence, de colère, de zizanie font loi, le menteur, l’accusateur des frères est à l’œuvre. Il ne fait pas bon vivre là, car c’est un lieu infernal. Alors Jésus vient nous délivrer. Pour que notre vie s’approfondisse et que nous avancions dans la découverte de la vérité il nous donne son Esprit Saint. Nous rencontrons des situations ou il y à tant de violence et de haine que l’enfer s’est établi, alors il faut que Jésus intervienne. C’est normal que des différents jaillissent dans certaines rencontres. Jésus est attentif et il nous fait avancer, il éclaire notre situation. Il fait parler les adversaires pour qu’ils se respectent. C’est alors qu’une source d’amour et d’unité est donnée. Nous voulons être ouverts à la lumière et resplendir de l’amour de Dieu. Nos relations rayonnantes d’amour sont habités par la Vie.

« Jésus, connaissant leurs pensées, leur dit : « Tout royaume divisé contre lui-même devient désert, ses maisons s’écroulent les unes sur les autres."

Si Satan, lui aussi, est divisé contre lui-même, comment son royaume tiendra-t-il ? Vous dites en effet que c’est par Béelzéboul que j’expulse les démons. Mais si c’est par Béelzéboul que moi, je les expulse, vos disciples, par qui les expulsent-ils ? Dès lors, ils seront eux-mêmes vos juges. En revanche, si c’est par le doigt de Dieu que j’expulse les démons, c’est donc que le règne de Dieu est venu jusqu’à vous. Notre humanité est ouverte aux ténèbres et Jésus nous éclaire. Nous pouvons être "inconsciemment" l’équipement de combat de l’adversaire ! La ligne de démarcation entre lumière et ténèbres passe au milieu de nous. Dans son amour infini, Jésus vient au secours de notre souffrance, de nos paralysies, et de notre violence. Aujourd’hui, dans l’Evangile, Jésus parle de lui, de son action, de sa mission. Il nous dit son interprétation de la situation de conflit dans laquelle il se trouve. Jésus donne du sens à tout cela pour que nous puissions le comprendre et adhérer à son message d’Amour. Peu à peu, de la controverse émerge un discours positif et nous pouvons le suivre, nous ouvrir à lui. Parce l’action de Jésus est vraiment forte, douce, et qu’elle s’adapte à nous. Nous pouvons nous laisser conduire par elle. L’image du plus fort que Jésus met en avant, c’est son Amour.

« Quand l’homme fort, et bien armé, garde son palais, tout ce qui lui appartient est en sécurité."

Mais si un plus fort survient et triomphe de lui, il lui enlève son armement auquel il se fiait, et il distribue tout ce dont il l’a dépouillé. Celui qui n’est pas avec moi est contre moi ; celui qui ne rassemble pas avec moi disperse. Quand l’esprit impur est sorti de l’homme, il parcourt des lieux arides en cherchant où se reposer. Et il ne trouve pas. Alors il se dit : “Je vais retourner dans ma maison, d’où je suis sorti.” En arrivant, il la trouve balayée et bien rangée. Alors il s’en va, et il prend d’autres esprits encore plus mauvais que lui, au nombre de sept ; ils entrent et s’y installent. Ainsi, l’état de cet homme-là est pire à la fin qu’au début. » Nous rendons grâce à Jésus de nous délivrer de l’emprise du mauvais. C’est lui, Jésus, qui est vraiment le plus fort. L’accusateur des frères est "lié en lui-même" par le mensonge. Un principe de discernement nous est donné : Etre ou ne pas être avec Jésus. Notre vie se rassemble et se construit en lui, elle se développe avec lui. Au contraire, la division n’aide pas la vie, elle la bloque, l’empêche de devenir, de croître, et de se développer. Nous sommes des êtres de communion, tournés les uns vers les autres ! En accueillant l’autre avec amour et en lui manifestant notre amour, nous échappons au pouvoir de l’ennemi de la nature humaine. Nous voulons être avec Jésus, avec cet "Homme fort" et inébranlable, dans lequel la force de Dieu agit. Il nous faut comprendre que notre être est créé à l’image et à la ressemblance de Dieu dans une belle liberté de lui appartenir.


Citation :
Nous demandons à Jésus la grâce d’entendre cette parole afin de réaliser la paix autour de nous.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint [Padre] Pio de Pietrelcina (1887-1968), capucin
CE 33 (trad. Une pensée, Médiaspaul 1991, p. 56)


Le lieu du combat spirituel

Le lieu du combat entre Dieu et Satan, c'est l'âme humaine, à chaque instant de la vie. Il est donc nécessaire que l'âme laisse libre accès au Seigneur pour qu'il la fortifie de tout côté et par toutes sortes d'armes. Ainsi sa lumière peut venir l'illuminer pour mieux combattre les ténèbres de l'erreur. Revêtue du Christ (Ga 3,27), de sa vérité et de sa justice, protégée par le bouclier de la foi et par la parole de Dieu, elle vaincra ses ennemis, aussi puissants soient-ils (Ep 6, 13s). Mais pour être revêtu du Christ, encore faut-il mourir à soi-même.













_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4500
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Ven 20 Oct 2017 - 15:55

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




Vendredi 20 octobre 2017 : Le vendredi de la 28e semaine du temps ordinaire


Les saints du jour (Vendredi 20 octobre)


Saint Corneille, centurion baptisé par saint Pierre († Ier s.)

Saint Caprais ,  Ermite et Évêque (+ 303)

Sainte Marie-Bertille Boscardin, Religieuse de la Congrégation des
« Sœurs maîtresses de Sainte Dorothée » (1888-1922).


Bienheureux Jacques Kern, Prêtre Prémontré (1897-1924).

Sœur Emmanuelle (1908-2008).
Sœur Emmanuelle  n’est ni Béatifiée, ni Canonisée et elle n’est donc pas au Calendrier Liturgique (morte trop récemment),
mais je la mets ici car elle a marqué toute une génération (dont je fais parti) et sa vie vaut d’être soulignée.



Prière avant la lecture

"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Tout ce qui est couvert d’un voile sera dévoilé, tout ce qui est caché sera connu.


Homélie :

"Comme la foule s’était rassemblée par milliers au point qu’on s’écrasait, Jésus, s’adressant d’abord à ses disciples, se mit à dire : « Méfiez-vous du levain des pharisiens, c’est-à-dire de leur hypocrisie.

Tout ce qui est couvert d’un voile sera dévoilé, tout ce qui est caché sera connu. Aussi tout ce que vous aurez dit dans les ténèbres sera entendu en pleine lumière, ce que vous aurez dit à l’oreille dans le fond de la maison sera proclamé sur les toits. Le levain de Jésus dans la pate humaine, c’est son amour manifesté dans la chair qui se donne à nous. Nous veillons à ne prononcer que des paroles qui construisent et qui font du bien à ceux qui les entendent. Nous ne voulons pas entraver l’action de l’Esprit Saint. Il est Lien divin qui unit l’humanité. Nous ne le contristons pas, car il qui nous a marqués de son sceau. En nous pardonnant mutuellement, nous ne voulons laisser subsister entre nous que des réflexes de bonté et de compassion. Alors que Jésus s’est livré entre nos mains, il prend le pain, il prend le vin et il en fait un repas de noces ! Il nous a aimés jusque là : « Ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, il les aima jusqu’au bout ». Envers et contre tout, quelque soit l’opposition qui lui est manifestée, Jésus aime, sa parole est une parole d’amour. Il lui faut un grand courage pour dire la Parole, quand elle n’est ni comprise ni reçue. Jésus dit dans les béatitudes : - Heureux -vous. Il soutient l’espérance des petits et des pauvres, de ceux qui sont blessés. Jésus guérit les meurtrissures et les blessures de l’humanité !

"Je vous le dis, à vous mes amis : Ne craignez pas ceux qui tuent le corps, et après cela ne peuvent rien faire de plus.

Je vais vous montrer qui vous devez craindre : craignez celui qui, après avoir tué, a le pouvoir d’envoyer dans la géhenne. Oui, je vous le dis : c’est celui-là que vous devez craindre. Nous choisissons de marcher sur le chemin de l’amour de Jésus, nous nous livrons tout entier au service de nos frères pour reproduire sa vie. Le souci attentif de la vie fraternelle nous donne de nous approcher du Dieu vivant dans la charité. Dieu est amour, c’est l’amour fraternel qui fait de nous un sacrifice d’agréable odeur en l’honneur du Dieu qui nous aime. Nous nous présentons à lui et aux autres en toute vérité de cœur. L’amour du Père nous enveloppe constamment. Notre demeure est son cœur qui nous donne la vie. La tendresse de Dieu est le dernier mot de Jésus dans l’Évangile, elle est le point d’appui de notre confiance. Jésus nous offre chaque jour son Corps et son Sang, et son Esprit Saint est sans cesse à l’œuvre dans notre vie pour nous recréer à son image.

"Est-ce que l’on ne vend pas cinq moineaux pour deux sous ? Or pas un seul n’est oublié au regard de Dieu.

À plus forte raison les cheveux de votre tête sont tous comptés. Soyez sans crainte : vous valez plus qu’une multitude de moineaux. Notre vie toute simple et toute livrée devient transparente à ceux qui nous entourent. Nous n’avons pas peur de la lumière en marchant dans la vérité de l’amour. C’est le Dieu de bonté qui nous enseigne, il nous veut limpide et il nous donne la joie d’être vrai devant Lui et devant les hommes. Face à son amour totalement gratuit qui nous a choisis, notre réponse est un « Oui » à la participation à son œuvre. Il nous suffit de contempler l’œuvre de Dieu. Nous puisons à la source des trésors de son cœur de Dieu. Jésus veut nous inonder de son amour infini, il nous faut y croire et laisser Dieu passer devant nous. En lui nous trouvons la vie et le salut. Nous croyons que nous sommes le fruit de la bonté du cœur de Dieu. Jésus nous redit le mystère de notre Père dont l’amour est infini.


Citation :
Nous demandons la grâce d’être transformés par l’amour de Dieu pour lui rendre grâce de plus en plus.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Ignace de Loyola (1491-1556), fondateur des jésuites
Lettre du 17/11/1555 (trad. Soleil Levant 1957, p. 169 rev. Tournay)


« Soyez sans crainte »

Il me semble que vous devriez vous résoudre à faire avec calme ce que vous pouvez. Ne soyez pas inquiet de tout le reste, mais abandonnez à la divine Providence ce que vous ne pouvez pas accomplir par vous-même. Sont agréables à Dieu notre soin et notre sollicitude raisonnables pour mener à bien les affaires dont nous devons nous occuper par devoir. Ne plaisent pas à Dieu l'anxiété et l'inquiétude de l'esprit : le Seigneur veut que nos limites et nos faiblesses prennent appui en sa force et en sa toute-puissance, il veut que nous espérions que sa bonté suppléera à l'imperfection de nos moyens.

     Ceux qui se chargent d'affaires nombreuses, même avec une intention droite, doivent se résoudre à faire simplement ce qui est en leur pouvoir... Si on doit laisser de côté certaines choses, il faut s'armer de patience, et ne pas penser que Dieu attend de nous ce que nous ne pouvons pas faire. Il ne veut pas que l'homme s'afflige de ses limites... ; il n'est pas nécessaire de se fatiguer exagérément. Bien plus, lorsqu'on s'est efforcé d'agir de son mieux, on peut abandonner tout le reste à celui qui a le pouvoir d'accomplir tout ce qu'il veut.

     Plaise à la divine bonté de nous communiquer toujours la lumière de la sagesse, pour que nous puissions voir clairement et accomplir fermement son bon plaisir, en nous et dans les autres..., pour que nous acceptions de sa main ce qu'il nous envoie, en considérant ce qui a le plus d'importance : la patience, l'humilité, l'obéissance et la charité.














_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4500
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Mar 24 Oct 2017 - 22:31

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Vous aussi, tenez-vous prêts : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas
que le Fils de l’homme viendra.


Homélie :

"Vous le savez bien : si le maître de maison avait su à quelle heure le voleur viendrait, il n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison."

Vous aussi, tenez-vous prêts : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra. » Jésus nous demande la vigilance pour nous et en particulier pour ceux qui ont une responsabilité sur leurs frères. Quand on voulait cambrioler une maison à cette époque, on passait derrière la maison, on faisait un trou dans le mur et on prenait ce qui était dans la maison. C’étaient d’autres mœurs et d’autres habitudes. Ne pas laisser percer le mur de notre maison intérieur, c’est être attentif à l’époux qui vient. Jésus rappelle cette vigilance car nous ne savons pas à quel moment notre vie terrestre s’arrêtera, à quel moment sera la fin de notre existence. La comparaison entre le Fils de l’homme, qui nous rappelle à Lui quand Il veut, et le voleur qui se garde bien de nous prévenir de sa visite, frappe les esprits. Jésus est toujours l’invité de notre maison, dans la foi, dans l’espérance et dans l’amour nous l’attendons. Nous sommes le lieu de Dieu, et nous sommes en vigilance pour que l’accusateur des frères ne fasse pas en nous ou par nous un travail de destruction. Il est le "voleur" de cet Évangile. La parole de Dieu nous donne ainsi un message bien important car elle nous fait regarder l’unité de notre vie ! Notre langue peut parler de Dieu, le bénir, l’aimer dans son amour infini, car nous sommes au service de la louange de Dieu, mais nous sommes aussi soucieux de faire une place dans notre cœur pour nos frères.

"Pierre dit alors : « Seigneur, est-ce pour nous que tu dis cette parabole, ou bien pour tous ?"

Le Seigneur répondit : « Que dire de l’intendant fidèle et sensé à qui le maître confiera la charge de son personnel pour distribuer, en temps voulu, la ration de nourriture ?
Heureux ce serviteur que son maître, en arrivant, trouvera en train d’agir ainsi !
Jésus ne répond pas directement à la question de Pierre car elle s’adresse à tout le monde. Il fait prendre conscience que ceux qui ont été choisis par Lui pour être ses disciples, sont des hommes investis de responsabilités spirituelles importantes, et ils ne doivent qu’en être plus vigilants. Ce message de Jésus s’adresse aux hommes et aux femmes de notre temps, à tous les baptisés, et à fortiori à tous ceux et celles qui exercent une responsabilité pastorale dans l’Église. Avec quelle humilité, et en même temps avec quelle vigilance, ils entendent exercer leur responsabilité. Humilité, parce sans les dons de l’Esprit Saint, sans la maternité divine de Marie, la protection de St.Joseph, ils seraient incapables de faire face. Nous sommes le « lieu » de l’amour infini de Dieu. Nous ne sommes jamais autant nous-mêmes que lorsque Dieu est au cœur de notre vie. C’est quand la Parole et l’amour infini de Dieu nous habitent que nous sommes vraiment nous-mêmes.


"Vraiment, je vous le déclare : il l’établira sur tous ses biens."

Mais si le serviteur se dit en lui-même : “Mon maître tarde à venir”, et s’il se met à frapper les serviteurs et les servantes, à manger, à boire et à s’enivrer, alors quand le maître viendra, le jour où son serviteur ne s’y attend pas et à l’heure qu’il ne connaît pas, il l’écartera et lui fera partager le sort des infidèles. Le serviteur qui, connaissant la volonté de son maître, n’a rien préparé et n’a pas accompli cette volonté, recevra un grand nombre de coups. Mais celui qui ne la connaissait pas, et qui a mérité des coups pour sa conduite, celui-là n’en recevra qu’un petit nombre. À qui l’on a beaucoup donné, on demandera beaucoup ; à qui l’on a beaucoup confié, on réclamera davantage. Jésus nous demande la vigilance, car les grâces d’état qu’Il donne à tous ceux qu’Il a investis de responsabilités pastorales, sont au service de leurs frères. Nous prenons progressivement conscience de la difficulté de nos charges, des tentations et des pièges que nous tend l’Adversaire, l’esprit du mal, l’ennemi de la nature humaine. L’intendant fidèle aura une récompense qui le comblera. Pour bâtir la civilisation de l’amour, nous nous mettons au service de l’amour infini de Dieu. Suspendu à l’Esprit Saint, nous serons prêts pour l’œuvre de Dieu, elle se fera au-delà de nous-mêmes. L’Esprit Saint nous est donné pour que nous soyons tout à notre travail. A qui l’on a beaucoup donné, on demandera beaucoup ; à qui l’on a beaucoup confié, on réclamera davantage. Comme il faut un bon pain pour l’Eucharistie et un vin véritable pour célébrer la Messe, ainsi notre quotidien est disponible pour que l’œuvre de Dieu se fasse au milieu de nous. Nous sommes les membres du corps du Christ pour l’édification de ce Corps qui est l’Eglise.


Citation :
Nous demandons la grâce d’entendre cette Parole de Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église
Homélie 77 sur St Matthieu (trad. cf Véricel, Les Pères commentent, p. 252)


« Tenez-vous prêts »

« C'est à l'heure que vous ne pensez pas que le Fils de l'homme viendra. » Jésus leur dit cela pour que les disciples restent éveillés, qu'ils soient toujours prêts. S'il leur dit qu'il viendra quand ils ne s'y attendront pas, c'est qu'il veut les pousser à pratiquer la vertu avec zèle et sans relâche. C'est comme s'il leur disait : « Si les gens savaient quand ils vont mourir, ils seraient parfaitement prêts pour ce jour »... Mais le moment de la fin de notre vie est un secret qui échappe à chaque homme...

     Voilà pourquoi le Seigneur exige deux qualités de son serviteur : qu'il soit fidèle, pour qu'il ne s'attribue à lui-même rien de ce qui appartient à son maître, et qu'il soit avisé, pour administrer convenablement tout ce qu'on lui a confié. Il nous faut donc ces deux qualités pour être prêts à l'arrivée du Maître... Car voici ce qui arrive du fait que nous ne connaissons pas le jour de notre rencontre avec lui : on se dit : « Mon maître tarde à venir ». Le serviteur fidèle et avisé n'a pas de pensée semblable. Malheureux, sous prétexte que ton Maître tarde, tu t'imagines qu'il ne va pas venir du tout ? Son arrivée est certaine. Pourquoi ne restes-tu donc pas sur tes gardes ? Non, le Seigneur n'est pas lent à venir ; ce retard n'est que dans l'imagination du mauvais serviteur.















_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4500
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Jeu 26 Oct 2017 - 2:13

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Je dois recevoir un baptême, et quelle angoisse est la mienne
jusqu’à ce qu’il soit accompli !


Homélie :

« Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé ! »

Je dois recevoir un baptême, et quelle angoisse est la mienne jusqu’à ce qu’il soit accompli ! Jésus est impatient de notre relèvement. Il a hâte que ce baptême, cette plongée dans sa Passion d’Amour, lui permettre d’accomplir l’œuvre du Père qui veut notre délivrance. Jésus porte dans son Amour toutes les épreuves de l’humanité ! Vécue par Amour pour nous, sa mort va donner la vie au monde. La plongée du baptême que Jésus annonce, c’est l’immersion dans la souffrance qui va lui être infligée. Il sait que les grandes eaux de la mort vont l’engloutir. C’est ainsi que l’humanité toute entière sera purifiée de son orgueil. Au travers cette mort, Jésus va passer à la gloire du Père. Il envisage sa mission en prenant une autre parabole, l’image du feu : « C’est un feu que je suis venu allumer sur la terre, et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé ! » C’est le feu d’Amour de l’Esprit Saint gagnant de proche en proche, qui est annoncé. Il embrasera tout et illuminera toute l’humanité. C’est par la foi en sa Parole que nous entrons dans cet Amour. Suivre Jésus dans son amour est la grâce de notre vie quotidienne. Nous sommes dans une attitude d’adoration, attentifs à l’Esprit Saint.

"Pensez-vous que je sois venu mettre la paix sur la terre ? Non, je vous le dis, mais bien plutôt la division."

Quelle souffrance pour Jésus de savoir que ce Salut qu’il nous apporte sera accompli dans la division. « Père, éloigne ce calice, non pas ma volonté mais ta volonté, » avait-il dit, en apercevant les divisions qui allaient surgir à la suite de son message d’Amour. Nous sommes dans l’angoisse devant les ténèbres qui nous habitent, mais Jésus nous en délivre. Nous portons en nous le désir de Jésus et nous l’entendons encore aujourd’hui, pour y répondre. Le feu d’amour de Jésus couve en nous, depuis notre naissance à la vie de Dieu. Le Père a posé sur nous le sceau de son Esprit Saint à notre baptême. Mais ce feu de l’Amour de Jésus peut s’assoupir en nous, si nous n’y prenons garde. Nous voulons le raviver et nous mettre à son école, attendant de Dieu la patience, dans la nuit de la foi. Nous expérimentons alors que la vie d’amour nous attire vers Dieu : Saint Ignace d’Antioche disait, entrainé dans le combat pour la vie : « Une voix en moi crie : Viens vers le Père. »

"Car désormais cinq personnes de la même famille seront divisées : trois contre deux et deux contre trois ;"

ils se diviseront : le père contre le fils et le fils contre le père, la mère contre la fille et la fille contre la mère, la belle-mère contre la belle-fille et la belle-fille contre la belle-mère. » Jésus a proclamé : « Heureux les artisans de paix. » Il est apparu « pour guider nos pas sur une route de paix. Lui « qui est notre paix, » sait que la fidélité à son Évangile amènera ses disciples à être incompris et rejetés par leur famille. La parole de Jésus conduira la communauté à poser des choix, à aller à contre-courant d’un certain confort de vie. L’Évangile nous appelle à « être un signe en butte à la contradiction, » dans la douceur et la non-violence. Jésus a annoncé que pour allumer sur la terre le feu de l’Esprit Saint, il doit passer lui-même par le baptême des souffrances. Ses témoins aurons aussi leur part d’épreuves. Nous marchons dans la Lumière pour bâtir la civilisation de l’amour. Alors nous rayonnerons de l’amour de Dieu qui nous habite.


Citation :
Nous demandons la grâce d’être dociles à l’Esprit Saint pour vivre de l’amour infini de Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Isaac le Syrien (7e siècle), moine près de Mossoul
Discours ascétiques, 1ère série, n°2 (trad. Touraille, DDB 1981, p. 66 rev)


« Je suis venu apporter un feu sur la terre »

Fais-toi violence (cf Mt 11,12), efforce-toi d'imiter l'humilité du Christ, afin que s'allume toujours davantage le feu qu'il a jeté en toi, ce feu par lequel sont consumées toutes les impulsions de ce monde-ci qui détruisent l'homme nouveau et qui souillent les demeures du Seigneur saint et puissant. Car j'affirme avec saint Paul que « nous sommes le temple de Dieu » (2Co 6,16). Purifions donc son temple, « comme lui-même est pur » (1Jn 3,3), afin qu'il ait le désir d'y demeurer ; sanctifions-le, comme lui-même est saint (1P 1,16) ; ornons-le de toutes les œuvres bonnes et dignes.

Emplissons le temple du repos de sa volonté, comme d'un parfum, par la prière pure, la prière du cœur qu'il est impossible d'acquérir en se livrant aux impulsions continuelles de ce monde-ci. Ainsi la nuée de sa gloire couvrira ton âme, et la lumière de sa grandeur brillera dans ton cœur (cf 1R 8,10). Tous ceux qui demeurent dans la maison de Dieu seront emplis de joie et se réjouiront. Mais les insolents et les ignobles disparaîtront sous la flamme du Saint-Esprit.














_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4500
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Ven 27 Oct 2017 - 1:32

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Quand vous voyez un nuage monter au couchant, vous dites aussitôt
qu’il va pleuvoir, et c’est ce qui arrive.


Homélie :

"S’adressant aussi aux foules, Jésus disait : « Quand vous voyez un nuage monter au couchant, vous dites aussitôt qu’il va pleuvoir, et c’est ce qui arrive."

Et quand vous voyez souffler le vent du sud, vous dites qu’il fera une chaleur torride, et cela arrive. Hypocrites ! Vous savez interpréter l’aspect de la terre et du ciel ; mais ce moment-ci, pourquoi ne savez-vous pas l’interpréter ? Nous sommes en effet capable de discerner les signes des temps grâce l’expérience que nous avons reçue des anciens, mais cette l’expérience est extérieure à nous. Pour reconnaître les signes des temps du Royaume, il convient de croire et comprendre que c’est le même et unique Esprit de Dieu qui agit dans l’univers, dans l’histoire et le cœur des hommes. Ainsi la nature nous éduque dans la cohérence des évènements de la vie. Ce signe, s’il est intérieur, entraîne un appel, un éveil de notre liberté, une augmentation de foi, d’espérance et de charité et un engagement actif, sans peur. Reconnaissant dans un événement un signe, c’est une provocation à engager notre liberté pour plus de justice et de vérité, nous reconnais une lumière de l’Esprit de Jésus. Nous portons en nous la souffrance de l’écart, entre ces paroles et ce que nous pouvons en réaliser de la vie de Jésus, et dans notre vie. C’est la Passion de Jésus qui nous sauvera et qui nous donnera la force et la lumière. A l’image et à la ressemblance de Dieu, nous pouvons envisager entrer dans la bonté de Dieu.

"Et pourquoi aussi ne jugez-vous pas par vous-mêmes ce qui est juste ?"

Il s’agit de lever les yeux et scruter la réalité à la fois quotidienne et nouvelle pour interpréter les réalités humaines, comprises dans toute leur épaisseur existentielle. Nous sommes invités à y reconnaître des signes de la réalité divine, du dessein de Dieu sur l’humanité qui passe par l’actualité. Les signes qui se donnent dans notre monde, dans toutes les réalités humaines nous interrogent ! Ce sont des signes du « Royaume de Dieu » en cours de réalisation, dont Jésus annonce qu’il « est tout proche. » Le dessein de Dieu dans l’histoire des hommes fut annoncé par les prophètes, rendu actuel dans la venue de Jésus, il nous invite à nous y engager. Nous pouvons nous offusquer devant la violence des événements actuels. Seul l’Amour infini de Dieu nous permet d’appréhender à quel point nous sommes des êtres ténébreux, et que la malice et la méchanceté nous habitent. Mais l’Amour de Dieu, en Jésus dans sa Passion et sa Résurrection, est vainqueur. Il serait juste, devant tant d’amour, de nous mettre en route, d’aimer puisque nous sommes tellement aimé ! Nous pouvons alors faire l’expérience de l’Amour libérant qui fait jaillir la vie en nous. Il nous faut entrer dans le nouvel Amour pour retrouver notre liberté : « Comme Je vous ai aimé, aimez vous les uns les autres. »

"Ainsi, quand tu vas avec ton adversaire devant le magistrat, pendant que tu es en chemin mets tout en œuvre pour t’arranger avec lui, afin d’éviter qu’il ne te traîne devant le juge, que le juge ne te livre à l’huissier, et que l’huissier ne te jette en prison."

Je te le dis : tu n’en sortiras pas avant d’avoir payé jusqu’au dernier centime. » Pour réaliser l’Amour infini de Dieu dans notre vie, il nous faut tenir la main de Jésus, le Sauveur. Cela vaut plus encore quand le signe de la crucifixion de Jésus ou la mort des martyrs paraît scandaleux aux yeux du monde. Ce signe « des temps, » objets de surprise, de scandale ou d’admiration, n’appellent pas seulement à une contemplation, ils comportent un appel à répondre, à réagir. Le signe de la Résurrection du Christ, qui apparaitra sur les nuées du ciel à la fin des temps, est aussi que des hommes et des femmes se convertissent à son appel, engageant leurs vies dans l’amour de Dieu et de leurs frères. Alors la Grâce de Dieu triomphera en nous de tout obstacle à l’Amour. C’est par une plongée, une immersion dans la Passion et la Résurrection de Jésus, que nous renaissons à la vie. Ce qui a été célébré à notre Baptême, ce oui dit à la Lumière, à l’Amour et à la Vie, nous le reprenons maintenant à notre compte. Avec grande humilité, nous demandons pardon face à notre difficulté à aimer, c’est notre joie et notre action de Grâce.


Citation :
Nous demandons à Dieu la grâce de vivre de ce nouvel Amour, l’Esprit Saint qui nous est toujours offert pour nous plonger dans l’amour infini de Jésus.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Jean XXIII (1881-1963), Pape
Discours à l'ouverture du Concile Vatican II, 11/10/1962


Discerner les signes des temps : un grand thème du Concile Vatican II

Il arrive souvent que dans l'exercice quotidien de notre ministère apostolique nos oreilles soient offensées en apprenant ce que disent certains qui, bien qu'enflammés de zèle religieux, manquent de justesse de jugement et de pondération dans leur façon de voir les choses. Dans la situation actuelle de la société, ils ne voient que ruines et calamités ; ils ont coutume de dire que notre époque a profondément empiré par rapport aux siècles passés ; ils se conduisent comme si l'histoire, qui est maîtresse de vie, n'avait rien à leur apprendre et comme si du temps des Conciles d'autrefois tout était parfait en ce qui concerne la doctrine chrétienne, les mœurs et la juste liberté de l'Église.

     Il nous semble nécessaire de dire notre complet désaccord avec ces prophètes de malheur, qui annoncent toujours des catastrophes, comme si le monde était près de sa fin.

     Dans le cours actuel des événements, alors que la société humaine semble à un tournant, il vaut mieux reconnaître les desseins mystérieux de la Providence divine qui, à travers la succession des temps et les travaux des hommes, la plupart du temps contre toute attente, atteignent leur fin et disposent tout avec sagesse pour le bien de l'Église, même les événements contraires.














_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4500
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Sam 28 Oct 2017 - 0:25

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :

En ces jours-là, Jésus s’en alla dans la montagne pour prier, et il passa toute la nuit à prier Dieu.

En cette fête des Saints Apôtres Simon et Jude, nous nous souvenons de notre appartenance à la Famille de Dieu. L’Église prend Corps dans le mystère de la prière de Jésus. Jésus reçoit du Père le choix de ses Apôtres ! Nous connaissons les faiblesses de chacun des apotres, mais le choix de Judas qui va le trahir est impressionnant. Nous écoutons, nous méditons, et nous observons un grand silence devant Jésus qui fait la volonté du Père. La prière est un don à accueillir. L’œuvre de Dieu exige une grande fidélité pour accomplir la volonté de notre Père. L’expérience de Jésus nous manifeste que sa prière de Fils bien aimé du Père accomplit la paternité de Dieu. Dans la communion de l’Esprit Saint, elle sera une présence prolongée et fidèle de Jésus qui ira jusqu’au Jardin des Oliviers et à la Croix. Dans l’amitié profonde avec Jésus, en vivant en Lui et avec Lui, se fortifie notre relation filiale avec notre Père des cieux. Dans le choix des Douze Apôtres, la durée de la prière nocturne de Jésus, préparatoire à ce choix des apôtres est soulignée.

"Le jour venu, il appela ses disciples et en choisit douze auxquels il donna le nom d’Apôtres :"

Simon, auquel il donna le nom de Pierre, André son frère, Jacques, Jean, Philippe, Barthélemy, Matthieu, Thomas, Jacques fils d’Alphée, Simon appelé le Zélote, Jude fils de Jacques, et Judas Iscariote, qui devint un traître. Dans ce choix des douze, il nous est montré que chacun d’entre nous est choisi particulièrement par Dieu. Chacun est choisi pour ce qu’il est, pour ce qu’il va devoir être dans la prière et dans la mission de l’œuvre de Jésus. Jésus veut que nous soyons capable de le re­fléter à travers notre visage et notre regard, à travers l’an­nonce de sa Parole, à travers notre vie et notre existence. C’est notre personne que Dieu choisit. Jésus nous guérit pour que transparaisse en nous sa vie. L’Église de Jésus, « l’Envoyé du Père, » donne à chacun de nous le nom « d’envoyé. » Désormais, qui nous voit, voit « Jésus » le Fils bien-aimé du Père. La même réponse d’Amour dans l’Esprit Saint est toujours demandée à l’homme, pour que se poursuive l’œuvre de Dieu dans l’humanité. Qui nous voit doit voir le rayonnement de l’amour infini de Dieu. Ainsi le monde peut comprendre à quel point il est aimé. Cela, grâce au rayonnement de l’amour de Dieu dans tous ceux qui ont reçu son Amour.

"Jésus descendit de la montagne avec eux et s’arrêta sur un terrain plat."

Il y avait là un grand nombre de ses disciples et une grande multitude de gens venus de toute la Judée, de Jérusalem, et du littoral de Tyr et de Sidon. Ils étaient venus l’entendre et se faire guérir de leurs maladies ; ceux qui étaient tourmentés par des esprits impurs retrouvaient la santé. Et toute la foule cherchait à le toucher, parce qu’une force sortait de lui et les guérissait tous. Jésus est fidèle à l’Amour infini du Père pour lui. Nous nous laissons surprendre par la relation intense de Jésus avec son Père et notre Père. Nous demandons la joie de rencontrer Jésus, et en lui, de rencontrer notre Père qui est la Lumière pour notre existence. Le mystère de l’Esprit Saint agit dans l’humanité, c’est l’habitation du mystère de Dieu à l’intérieur de chacun de nous. Les apôtres, qui sont les « Douze, » repren­nent la figure des douze tribus d’Israël pour annoncer de la Bonne Nouvelle. Ils sont envoyés, parce qu’ils ont été choisis par Jésus. Ils sont nés de la prière du Christ. Des différences sont manifestent entre la fonction d’apôtre et celle de disciple : « Il y avait là une foule nombreuse de ses disciples, » et la foule « une grande mul­titude de gens qui, de toute la Judée, venaient à lui. » Les apôtres recevront le pouvoir de guérir et ils commanderons aux démons de partir. Le choix des douze est signifi­catif de la volonté de Jésus de choisir, au sein d’un peuple, au sein d’une foule, quelques hommes qui vont être ceux-là mêmes qui recevrons la mission d’annoncer la Bonne Nouvelle.


Citation :
Nous demandons la grâce que l’Esprit Saint nous soit donné pour guider nos pas.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Origène (v. 185-253), prêtre et théologien
Contre Celse I, 62 (trad. cf SC 132, p. 247s)


La parole des apôtres Simon et Jude retentit par toute la terre

Si Jésus avait choisi, pour en faire les ministres de son enseignement, des hommes savants selon l'opinion publique, capables de saisir et d'exprimer des idées chères aux foules, il aurait été soupçonné d'avoir prêché suivant la méthode des philosophes qui tiennent école, et le caractère divin de sa doctrine n'aurait pas paru dans toute son évidence. Sa doctrine et sa prédication auraient consisté « en discours persuasifs de la sagesse » (1Co 1,17)... ; et notre foi, pareille à celle qu'on accorde aux doctrines des philosophes de ce monde, « reposerait sur la sagesse des hommes et non sur la puissance de Dieu » (1Co 2,5). Mais quand on voit des pêcheurs et des publicains sans instruction assez hardis pour discuter avec les juifs de la foi en Jésus Christ, et pour le prêcher au reste du monde, et y réussir, comment ne pas chercher l'origine de cette puissance de persuasion ? Comment ne pas avouer que la parole de Jésus : « Venez à ma suite, je vous ferai pêcheurs d'hommes » (Mt 4,19), il l'a réalisée dans ses apôtres par une puissance divine ?

     Paul aussi manifeste cette puissance quand il écrit : « Ma parole et mon message n'avaient rien des discours persuasifs de la sagesse, c'était une démonstration de l'Esprit et de la puissance de Dieu » (1Co 2,4)... C'est ce qu'ont dit les prophètes déjà, quand ils ont annoncé par avance la prédication de l’Évangile : « Le Seigneur donnera sa parole aux messagers de la bonne nouvelle avec une grande puissance », afin que « rapide court sa parole » (Ps 67,12 ;147,15). Et de fait, nous voyons que « la voix » des apôtres de Jésus « a retenti par toute la terre et leurs paroles jusqu'aux limites du monde » (Ps 18,5 ;Rm 10,18). Voilà pourquoi ceux qui écoutent la parole de Dieu annoncée avec puissance sont remplis eux-mêmes de puissance ; ils le manifestent par leur conduite et par leur lutte pour la vérité jusqu'à la mort.














_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4500
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Dim 29 Oct 2017 - 0:38

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur,
de toute ton âme et de tout ton esprit.


Homélie :


"Les pharisiens, apprenant qu’il avait fermé la bouche aux sadducéens, se réunirent, et l’un d’entre eux, un docteur de la Loi, posa une question à Jésus pour le mettre à l’épreuve : « Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement ? »"

Nous sommes dans une atmosphère de suspicion de Jésus, dans la polémique. Jésus continue sa marche, il parle en fonction de ce qui compte pour lui. Il va ouvrir l’esprit et le cœur de ses adversaires. Il ne dévie pas, il rend hommage à la vérité en condensant, d’une manière extrême, toute la foi d’Israël, en conjoignant l’amour de Dieu et l’amour des frères. Il énonce une attitude d’amour qui aide chacun à cheminer dans la vraie vie en toute situation. Cette mise à l’épreuve de Jésus dans l’Évangile lui permet de dire ce qui lui tient le plus à cœur. C’est vraiment une bonne nouvelle pour l’humanité. La coïncidence de l’Amour de Dieu et de l’amour des frères est si fort dans la Parole : « Tu ne maltraiteras point l’immigré qui réside chez toi. S’il crie vers moi, dit Dieu, je l’écouterai car moi je suis compatissant. » C’est une invitation à revêtir les sentiments qui sont dans le cœur de Dieu qui nous est donné là. Les juifs comptaient 613 commandements à observer répartis entre « grands » et « petits » commandements. Jésus parlera en effet du « plus grand » des commandements.

« Jésus lui répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit.

Voilà le grand, le premier commandement. Jésus invite à « aimer Dieu de tout son corps, de toute son âme et tout son esprit. » A vrai dire, l’amour de Dieu ne peut aller valablement sans « aimer son prochain comme soi-même. » Un amour de Dieu qui ne débouche pas en un amour sincère des hommes n’atteint pas sa véritable dimension. Quelque chose du rapport au réel ne se vit pas dans l’homme si nous ne nous risquons pas dans une parole vraie. Un amour du frère qui se couperait de l’amour de Dieu ne tiendra pas la distance respectueuse pour que cet amour puisse croître pour lui. Suivre Jésus demande cette double et radicale ouverture à Dieu le Père et à nos frères en humanité. Il nous faudra toute une vie pour concilier ces deux amours. La réponse de Jésus est vraiment claire. Le premier commandement est celui de l’Amour : “Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. Le second lui est semblable : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » Nous devenons progressivement conscients du lien qui existe entre l’amour de Dieu et l’amour que nous nous portons à nous même, l’amour nous portons aux autres ! L’amour du prochain comme l’amour que nous avons pour nous-mêmes prend sa source dans l’amour que nous recevons de Dieu.

"Et le second lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même.

De ces deux commandements dépend toute la Loi, ainsi que les Prophètes. » Les nombreuses difficultés que nous éprouvons dans l’amour trouvent leur origine dans le regard négatif que nous portons sur nous-mêmes et que nous projetons inconsciemment sur les autres. Notre douleur de ne pas aimer et de ne être aimé provient souvent du regard négatif de notre entourage. Nous n’avons pas toujours été aimés avec un grand respect. Nous nous sommes alors construits dans une « vision » pessimiste de nous mêmes. L’amour que nous recevons de Dieu et de notre entourage va déterminer l’amour que nous portons à Dieu et au prochain. Jésus donne toujours un acte d’amitié et d’amour en vérité. La vérité de son être n’est pas une vérité qui condamne, mais une vérité qui ouvre le débat. Que Jésus nous aide à tenir fermement dans la vérité les situations de conflit dans lesquels nous nous trouvons. L’amour que Dieu nous donne manifeste nourrit et renforce les relations d’amour que nous nous portons les uns aux autres. Nous aimer dans l’amour que Dieu nous porte : "Là ou il n’y a pas d’amour, mettez de l’amour et vous récolterez de l’amour," dit Jean de la Croix.


Citation :
Nous rendons grâce à Dieu pour l’amour débordant et gratuit qu’Il nous donne, que cet amour nous donne d’aimer.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Anselme (1033-1109), moine, évêque, docteur de l'Église
Lettre 112, à Hugues le reclus ; Opera omnia, 3, p. 245 (trad. Orval)


« Tout ce qu'il y a dans l'Écriture – dans la Loi et les prophètes
– dépend de ces deux commandements »

Puisque régner dans le ciel n'est rien d'autre que d'adhérer à Dieu et à tous les saints, par l'amour, en une seule volonté, au point que tous n'exercent ensemble qu'un seul et même pouvoir, aime donc Dieu plus que toi-même, et déjà tu commences à tenir ce que tu veux posséder parfaitement dans le ciel. Accorde-toi avec Dieu et avec les hommes — si du moins ceux-ci ne se séparent pas de Dieu — et déjà tu commences à régner avec Dieu et avec tous les saints. Car, dans la mesure où tu t'accordes maintenant avec la volonté de Dieu et avec celle des hommes, Dieu et tous les saints s'accorderont avec ta volonté. Si donc tu veux être roi dans le ciel, aime Dieu et les hommes comme tu le dois, et tu mériteras d'être ce que tu souhaites.

     Mais cet amour, tu ne pourras le posséder à la perfection que si tu vides ton cœur de tout autre amour... Voilà pourquoi ceux qui remplissent leur cœur d'amour de Dieu et du prochain n'ont de vouloir que celui de Dieu, ou celui d'un autre homme, pourvu qu'il ne soit pas contraire à Dieu. Voilà pourquoi ils sont fidèles à prier, ainsi qu'à s'entretenir et à se souvenir du ciel ; car il leur est agréable de désirer Dieu et de parler de celui qu'ils aiment, d'entendre parler de lui et de penser à lui. C'est aussi pourquoi ils se réjouissent avec qui est dans la joie, ils pleurent avec qui est dans la peine (Rm 12,15), ils ont compassion des malheureux et ils donnent aux pauvres, car ils aiment les autres hommes comme eux-mêmes. Oui, c'est bien ainsi que « toute la Loi et les prophètes se rattachent à ces deux commandements » de l'amour.
















_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !


Dernière édition par Lumen le Sam 4 Nov 2017 - 21:45, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4500
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Lun 30 Oct 2017 - 1:52

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



« Femme, te voici délivrée de ton infirmité. »


Homélie :


« Jésus était en train d’enseigner dans une synagogue, le jour du sabbat. Voici qu’il y avait là une femme, possédée par un esprit qui la rendait infirme depuis dix-huit ans ; elle était toute courbée et absolument incapable de se redresser. Quand Jésus la vit, il l’interpella et lui dit : « Femme, te voici délivrée de ton infirmité. »

Il lui imposa les mains. À l’instant même elle redevint droite et rendait gloire à Dieu. En guérissant cette femme, Jésus ne viole pas la loi, il ne fait qu’appliquer le commandement le plus important, qui est celui de l’amour et de la compassion que l’on se doit, selon la loi, de pratiquer en tout temps. Le respect du sabbat est une chose importante, mais le respect du commandement de l’amour donne le cadre de la pratique de tous les autres commandements. Aussi celui qui pèche, c’est d’abord celui qui viendrait à manquer d’aimer son prochain, c’est-à-dire à ne pas faire pour lui, ce qu’il aimerait que l’on fasse pour lui, dans les mêmes circonstances. Jésus fait un miracle de résurrection pour cette femme, il la remet debout ! Dieu vient en aide à tous ceux qui crie vers le ciel ! Il est le défenseur des veuves, celles qui n’ont plus le soutien d’un cœur, d’une épaule, d’un bras qui protégeait leur vie. A l’isolé, à celui qui a perdu son équilibre de vie, qui est dans la nuit, Dieu donne une maison. C’est en prenant notre condition humaine que Jésus, ami des hommes, nous manifeste l’action de Dieu.

"Alors le chef de la synagogue, indigné de voir Jésus faire une guérison le jour du sabbat, prit la parole et dit à la foule : « Il y a six jours pour travailler ; venez donc vous faire guérir ces jours-là, et non pas le jour du sabbat."

Le chef de synagogue s’en prend à la foule ! Lorsqu’on a quelque chose à dire de déplaisant à une personne qui nous en impose, on le lui fait savoir en prenant un bouc émissaire, la foule va jouer le rôle de bouc émissaire ! Nous connaissons, par expérience, cette façon d’opérer le rejet, la discrimination et les persécutions ! Les victimes sont les paratonnerres de la colère du monde, nous ne devons pas nous étonner, mais nous attrister de ce fait ! Le chef de la synagogue s’indigne, pourtant le Sabbat est jour de joie qui éclate dans le Peuple ! Avec cette femme, remise debout, tendrement aimée du cœur de Dieu, nous devenons à la suite de Jésus, être attentifs les uns aux autres. Dans cette adoption filiale, notre cœur est dégagé de lui-même, il est mû par l’Esprit Saint, et il deviendra de plus en plus amour. Notre vie est une vie selon la conduite de l’Esprit Saint. Nous entrons dans la toute petitesse de Jésus, dans sa grande pauvreté.

"Le Seigneur lui répliqua : « Hypocrites ! Chacun de vous, le jour du sabbat, ne détache-t-il pas de la mangeoire son bœuf ou son âne pour le mener boire ? Alors cette femme, une fille d’Abraham, que Satan avait liée voici dix-huit ans, ne fallait-il pas la délivrer de ce lien le jour du sabbat ?"

À ces paroles de Jésus, tous ses adversaires furent remplis de honte, et toute la foule était dans la joie à cause de toutes les actions éclatantes qu’il faisait. Les adversaires de Jésus, virulents contre sa conduite, nous disent comment nous nous montrons violents comme eux, nous aussi. Un examen rapide de notre vie révèle que nous sommes conduis alors par la jalousie. En ce qui concerne l’amour d’une personne ou d’un bien, nous montrons à quel point, lorsqu’il s’agit de notre intérêt, de nous-mêmes, nous n’hésitons pas à braver bien des interdits ! Mais nous sommes timorés pour nous engager pour le bien des autres. C’est la Puissance de l’Amour infini de Dieu qui a fait naître Jésus dans notre chair. Le Fils unique de Dieu, né de la Vierge Marie, le Sauveur des hommes, vient à notre aide en faisant de nous des enfants de Dieu. Cette adoption filiale nous fait entrer dans notre mystère, dans notre identité véritable. Devant l’œuvre de Salut de Jésus qui sera crucifié pour nous, nous sommes heureux de ce salut et nous vivons de sa Résurrection. Nous sommes devenus par sa Croix et sa Résurrection héritiers de l’amour infini de Dieu qui ne nous manquera jamais. Nous voulons demeurer dans cette sollicitude de l’amour fraternel, confiants comme l’enfant qui se tourne vers son Père. La vraie compassion consiste à faire pour les autres, ce que l’on aimerait que les autres fassent pour nous, dans la même situation. L’Esprit Saint se joint à notre esprit pour nous faire crier vers Dieu, tous ensemble, pour lui dire notre reconnaissance.


Citation :
Nous demandons à Dieu la grâce de la confiance, que son amour nous transforme pour que nous demeurions dans l’Amour.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Grégoire le Grand (v. 540-604), pape et docteur de l'Église
Homélies sur l'Évangile, n°31 (trad. Le Barroux)


« Femme, te voilà délivrée de ton infirmité »

« Jésus enseignait dans une synagogue un jour de sabbat. Il y avait là une femme possédée depuis dix-huit ans d'un esprit qui la rendait infirme » ... « Elle était courbée, et ne pouvait absolument pas regarder vers le haut. » Le pécheur, préoccupé des choses de la terre et ne recherchant pas celles du Ciel, est incapable de regarder vers le haut : comme il suit des désirs qui le portent vers le bas, son âme, perdant sa rectitude, s'incurve, et il ne voit plus que ce à quoi il pense sans cesse. Faites retour sur vos cœurs, frères très chers, et examinez continuellement les pensées que vous ne cessez de rouler en votre esprit. L'un pense aux honneurs, un autre à l'argent, un autre encore à augmenter ses propriétés. Toutes ces choses sont basses, et quand l'esprit s'y investit, il s'infléchit, perdant sa rectitude. Et parce qu'il ne se relève pas pour désirer les biens d'en haut, il est comme cette femme courbée, qui ne peut absolument pas regarder vers le haut...

     Le psalmiste a fort bien décrit notre courbure quand il a dit de lui-même, comme symbole de tout le genre humain : « J'ai été courbé et humilié à l'excès » (Ps 37,7). Il considérait que l'homme, bien que créé pour contempler la lumière d'en haut, a été jeté hors du paradis à cause de ses péchés, et que par suite, les ténèbres règnent en son âme, lui faisant perdre l'appétit des choses d'en haut et porter toute son attention vers celles d'en bas... Si l'homme, perdant de vue les choses du Ciel, ne pensait qu'aux nécessités de ce monde, il serait sans doute courbé et humilié, mais non pourtant « à l'excès ». Or, comme non seulement la nécessité fait tomber ses pensées..., mais qu'en outre le plaisir défendu le terrasse, il n'est pas seulement courbé, mais « courbé à l'excès ».
















_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4500
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Lun 30 Oct 2017 - 23:02

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



À quoi le règne de Dieu est-il comparable, à quoi vais-je le comparer


Homélie :


« Il est comparable à une graine de moutarde qu’un homme a prise et jetée dans son jardin.

Jésus nous annonce la gloire de Dieu, son règne d’Amour. l’Amour nous est donné, il se révèle à nous en permanence. La gloire de Dieu est l’épanouissement de cet amour de Dieu en nous. Le règne de Dieu passe toujours par un autre, par ce qui ne vient pas de nous. C’est un Amour qui nous est donné. Le Royaume est comparé par Jésus à de multiples événements capables de nous transformer. C’est un Amour dynamique, un processus de transformation, un mouvement en devenir. Vivre en fonction du Règne, c’est vivre dans un renouvellement constant de l’Amour permanent de Dieu. Etre sensible à cet Amour qui agit en nous, c’est nous élever vers la Vie en plénitude. Dés qu’il y a de l’amitié entre nous, le Seigneur Jésus établit en nous sa demeure, et la vie triomphe de la mort. Jésus, le plus petit des enfants des hommes, sera « jeté en terre » au jardin des Oliviers. A partir de sa mort et de sa Résurrection le mystère de l’Église s’étendra aux quatre coins du monde. Le rejet du mystère de petitesse et de pauvreté de Jésus par l’humanité, accomplit la Parole : « Il n’avait aucune apparence humaine, » disait Isaïe !

« Il est comparable à une graine de moutarde qu’un homme a prise et jetée dans son jardin.

Elle a poussé, elle est devenue un arbre, et les oiseaux du ciel ont fait leur nid dans ses branches. » Ce qui nous éveille, c’est la plus « petite » de toutes les semences. Le Verbe de Dieu a pris chair de la Vierge Marie ! C’est ainsi que l’Esprit Saint transforme notre humanité et la régénère. Nous voulons entrer dans la dynamique du règne de Dieu en recevant ce Don de Dieu. Nous voudrions nous suffire à nous-même alors que nous sommes fondamentalement incomplets ! Le mystère de l’Annonciation faite à Marie nous éclaire. Nous comprenons que le règne de Dieu est arrivé jusqu’à nous. L’Esprit Saint se joint à notre esprit pour l’éclairer, pour que notre humanité soit transformée. Dans le mystère de Marie, toute l’humanité est bénie, elle est renouvelée. Le jour où nous sentons combien Dieu nous aime, la grâce transforme notre nature et le règne de Dieu arrive jusqu’à nous. Nous sommes mis en route sur un chemin de joie et de bonheur. Laisser place en soi au manque, c’est laisser la place à l’autre, c’est rendre possible la vie en plénitude.

« Il dit encore : « À quoi pourrai-je comparer le règne de Dieu ? »

Il est comparable au levain qu’une femme a pris et enfoui dans trois mesures de farine, jusqu’à ce que toute la pâte ait levé. » Sans un apport extérieur, sans un geste accompli par un autre, rien ne pousse. Livrée à elle-même, notre vie peut devenir un jardin d’épines, dans un retour sur soi asphyxiant ! Le travail « souterrain » se fait grâce au levain enfoui dans la pâte, à la manière de la graine jetée en terre. Il suffit que la graine soit « jetée » en terre, ou que le levain soit enfoui dans la pâte, pour que le travail de Dieu se fasse en nous. « La création aspire de toutes ses forces à voir la révélation des enfants de Dieu. Elle crie sa souffrance, elle passe par les douleurs d’un enfantement qui dure encore. » Le jardin de notre vie remis à Dieu sera bien cultivé, rempli de fleurs. Tous les oiseaux du ciel viendront s’y nicher et rendre gloire à Dieu. Vivre en plénitude n’est pas immédiat, cela nous demande du temps, ce n’est pas tout, tout de suite. C’est grandir, mûrir, croître en rendant grâce pour ce qui nous est donné. Entrer dans la dynamique du règne de Dieu, c’est entrer dans une durée, dans une histoire, dans une temporalité.


Citation :
Nous demandons à Dieu la grâce de la persévérance et de l’endurance pour que la Vie nouvelle donnée par l’Esprit Saint travaille en nous.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Syméon le Nouveau Théologien (v. 949-1022), moine grec
Hymne 17 (trad. Dourgne, Cerf 1979, p.87)


Le règne de Dieu

Je vais te montrer clairement que c'est ici-bas qu'il te faut recevoir le Royaume des cieux tout entier, si tu veux y pénétrer aussi après ta mort. Écoute Dieu qui te parle en paraboles : « A quoi donc comparer le Royaume des cieux ? Il est semblable, écoute bien, au grain de sénevé qu'un homme a pris et qu'il a jeté dans son jardin ; et il a poussé et, en vérité, il est devenu un grand arbre. » Ce grain, c'est le Royaume des cieux, c'est la grâce de l'Esprit divin, et le jardin, c'est le cœur de chaque homme, là où celui qui l'a reçu cache l'Esprit au fond de lui-même, dans les replis de ses entrailles, pour que personne ne puisse le voir. Et il le garde avec tous ses soins, pour qu'il pousse, pour qu'il devienne un arbre et s'élève vers le ciel.

     Si donc tu dis : « Ce n'est pas ici-bas, mais c'est après la mort que recevront le Royaume tous ceux qui l'auront désiré avec ferveur », tu bouleverses les paroles du Sauveur notre Dieu. Et si tu ne prends pas le grain, ce grain de sénevé, comme il l'a dit, si tu ne le jettes pas dans ton jardin, tu demeures totalement stérile. À quel autre moment, sinon maintenant, recevras-tu la semence ?

     Ici-bas, reçois les arrhes, dit le Maître ; ici-bas, reçois le sceau. Dès ici-bas allume ta lampe. Si tu es sensé, c'est ici-bas que je deviens pour toi la perle (Mt 13,45), c'est ici-bas que je suis ton froment, et comme un grain de sénevé. C'est ici-bas que je deviens pour toi un levain et que je fais lever la pâte. C'est ici-bas que je suis pour toi comme de l'eau et que je deviens un feu adoucissant. C'est ici-bas que je deviens ton vêtement et ta nourriture et toute ta boisson, si tu le désires. » Voilà ce que dit le Maître. « Si donc ainsi, dès ici-bas, tu me reconnais tel, là-bas aussi tu me posséderas ineffablement, et je deviendrai tout pour toi. »
















_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4500
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Mar 31 Oct 2017 - 23:40

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux.


Homélie :

"Voyant les foules, Jésus gravit la montagne. Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent de lui. Alors, ouvrant la bouche, il les enseignait. Il disait :

Les Béatitudes sont vraiment la perle de l’Évangile, elles sont un portrait de Jésus et nous décrivent ses traits. Jésus nous donne le sens de chacun de ses miracles, de chacune de ses paraboles. Nous voulons les garder en mémoire, au fond de nous. Nous gardons les Béatitudes dans notre cœur, en voyant Jésus agir, en entendant ses paroles, en l’écoutant, nous savons ce que signifie avoir le cœur pur, être pauvre, doux, miséricordieux ou artisan de paix. Heureux ceux qui refusent la volonté de puissance, ceux qui acceptent de combattre sans haïr, ceux qui savent ne pas abuser de leurs forces, ceux qui laissent toujours aux autres un espace où être libres et les moyens de se dépasser. C’est la douceur même du Christ qui pouvait dire : « Chargez-vous de mon joug, et mettez-vous à mon école car je suis doux et humble de cœur. » La fraîcheur de l’Evangile nous apparaît, elle nous amène au réalisme chrétien qui est à base de vérité intérieure et d’accueil filial de ce que Dieu fait, de miséricorde inlassable envers le monde. Jésus ne parle jamais de lui, il explique que la semence, c’est la Parole, et les sols qui la reçoivent correspondent à nos diverses situations humaines ou spirituelles. Il a soif que toute l’humanité sortie du cœur de son Père, soit ramenée vers Dieu. Les béatitudes sont un chemin pour nous faire pénétrer dans l’amour de la Trinité, « je suis le Chemin, » dit Jésus.

"« Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux."

Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés.
Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage. Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés.
Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde.
Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu.
Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu.
La première béatitude de Jésus s’adresse à tous ceux qui ont un cœur assez pauvre pour se retrouver petit devant Dieu, les mains ouvertes pour recevoir de lui seul la force et l’espérance. Le mot de « pauvre, » a déjà une longue histoire quand Jésus a prononcé les Béatitudes. Avant, le pauvre était l’homme courbé, abaissé, opprimé, incapable de résister et de tenir tête, celui qui devait toujours céder aux puissants. L’accent était mis sur l’humiliation du pauvre qui fait figure d’homme paisible, soumis, mais qui met sa confiance en Dieu et attend de lui son secours. Nous jugeons sur des signes extérieurs trompeurs de richesse ou de pauvreté, Dieu, lui regarde le cœur, car on peut être riche avec un cœur de pauvre, et pauvre avec un cœur de riche. Dieu a une tendresse spéciale pour ceux qui manquent de tout. Tout comme une mère garde des trésors de patience et de compréhension pour celui de ses enfants qui est le plus fragile et le plus démuni.


"Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des Cieux est à eux.

Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux ! Les Béatitudes nous emmènent jusqu’à la croix où, dans sa souffrance, Jésus s’adresse avec douceur à sa mère : « Femme, voici ton fils », puis au disciple bien-aimé : « Voilà ta mère. » Dieu aime tout homme comme il est, dans un monde où les relations sont durcies, et ou nous dressons des barrières. Jésus les détruit, il arrive là ou la haine parasite dans le cœur la justice et la liberté.

Le monde « dominateur, jouisseur, orgueilleux » veut se sauver par lui-même et il fait tourner autour de lui toutes choses. Ce monde est à l’intérieur de chacun de nous et tous les Saints sont sortis vainqueurs de ce combat. Marie nous est donnée, elle est devenue la Reine de tous les Saints. Notre Espérance est de prendre ce chemin de l’ouverture à l’autre, le Chemin de l’Amour en regardant vers Jésus. Notre joie est immense, dans le combat de l’amour nous sommes heureux, car nous pouvons aspirer au Royaume. Heureux, nous marchons à la suite de Jésus et de Marie, nous savons que notre Chemin est sûr. Aujourd’hui nous renouvelons notre espérance dans le Royaume.



Citation :
Nous demandons la Grâce d’entendre ces Paroles de Vie pour prendre le Chemin des Béatitudes, le chemin de l’Amour.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Grégoire le Grand (v. 540-604), pape et docteur de l'Église
Homélie 14 sur l'Évangile ; PL 76,1129 (trad. Brésard, 2000 ans B, p. 304 rev.)


« Le Royaume des cieux est à eux »

Jésus dit dans l'Évangile : « Mes brebis écoutent ma voix ; je les connais, elles me suivent et je leur donne la vie éternelle » (Jn 10,27). Un peu plus haut, il avait dit : « Si quelqu'un entre par moi, il sera sauvé ; il entrera et sortira, et trouvera des pâturages » (v.9). Car on entre par la foi, mais on sort de la foi vers la vision face à face ; passant de la croyance à la contemplation, on trouvera des pâturages pour un repos éternel.

     Ce sont donc les brebis du Seigneur qui ont accès à ces pâturages, car celui qui le suit dans la simplicité du cœur reçoit en nourriture une herbe toujours verte. Que sont ces pâturages des brebis, sinon les joies profondes d'un paradis toujours verdoyant ? La pâture des élus, c'est le visage de Dieu présent, contemplé dans une vision sans ombre ; l'âme se rassasie sans fin de cette nourriture de vie.

     Dans ces pâturages ceux qui ont échappé aux filets des désirs de ce monde sont comblés éternellement. Là, chante le chœur des anges, là sont réunis les habitants des cieux. Là, c'est une fête bien douce pour ceux qui reviennent après leurs peines dans un triste séjour à l'étranger. Là se trouvent le chœur des prophètes aux yeux perçants, les douze apôtres juges, l'armée victorieuse des martyrs innombrables d'autant plus joyeux qu'ils ont été ici-bas plus rudement affligés. En ce lieu, la constance des confesseurs de la foi est consolée en recevant sa récompense. Là se trouvent les hommes fidèles dont les plaisirs de ce monde n'ont pas pu amollir la force d'âme, les saintes femmes qui ont vaincu toute fragilité en même temps que ce monde ; là sont les enfants qui par leur manière de vivre se sont élevés au-dessus de leurs années, les vieillards que l'âge n'a pas rendu faibles ici-bas et que la force pour œuvrer n'a pas abandonnés. Frères bien-aimés, mettons-nous donc en quête de ces pâturages où nous serons heureux en compagnie de tant de saints.
















_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4500
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Mer 1 Nov 2017 - 23:14

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



je suis descendu du ciel pour faire non pas ma volonté,
mais la volonté de Celui qui m’a envoyé.


Homélie :

"Tous ceux que me donne le Père viendront jusqu’à moi ; et celui qui vient à moi, je ne vais pas le jeter dehors."

Par Jésus nous posons un regard d’amour sur la volonté de Dieu. Nous lui demandons la grâce d’entrer dans une attitude d’offrande à sa suite. Nous croyons que Dieu nous veut du bien et qu’il nous invite à la vie. L’image de la vigne nous manifeste combien Dieu veut que nous fassions fructifier ce qu’il nous donne. Il y a nécessairement des choses qui doivent mourir dans nos vies. Rien ne se perd indique la parabole de la graine mise en terre. En fêtant les Fidèles défunts, nous voulons être sauvés pour demeurer dans la joie de la Résurrection. Ne rien perdre de ce que le Père nous donne en Jésus. Il nous donne sa vie. Manger sa chair et boire son sang à l’Eucharistie nous établit dans sa vie ! Nous comprenons qu’il s’agit du Pain essentiel donné par amour, qui nous fera vivre de la vie même de Dieu. Notre Père nous donne ce qu’il nous faut pour que nous accomplissions sa volonté. Par Jésus nous posons un regard d’amour sur la volonté de Dieu. Nous lui demandons la grâce d’entrer dans une attitude d’offrande à sa suite. Nous croyons que Dieu nous veut du bien et qu’il nous invite à la vie. L’image de la vigne nous manifeste combien Dieu veut que nous fassions fructifier ce qu’il nous donne. Il y a nécessairement des choses qui doivent mourir dans nos vies. Rien ne se perd indique la parabole de la graine mise en terre. En fêtant les Fidèles défunts, nous voulons être sauvés pour demeurer dans la joie de la Résurrection. Ne rien perdre de ce que le Père nous donne en Jésus. Il nous donne sa vie. Manger sa chair et boire son sang à l’Eucharistie nous établit dans sa vie ! Nous comprenons qu’il s’agit du Pain essentiel donné par amour, qui nous fera vivre de la vie même de Dieu. Notre Père nous donne ce qu’il nous faut pour que nous accomplissions sa volonté. « Pour eux, dit Jésus, je me consacre moi-même ! » Dans sa chair offerte, dans son sang versé, Jésus fait naitre une humanité toute nouvelle. C’est le chemin de consécration de notre vie à Dieu.

"Car je suis descendu du ciel pour faire non pas ma volonté, mais la volonté de Celui qui m’a envoyé.

Or, telle est la volonté de Celui qui m’a envoyé : que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés, mais que je les ressuscite au dernier jour. Ce message d’amour, de paix et de joie, est le plus beau, le plus exaltant de tous les messages. Jésus est descendu du ciel, non pour faire sa propre volonté, mais la volonté de Celui qui l’a envoyé, la volonté du Père. Dieu est amour et miséricorde, il a créé l’homme par amour. Il est aimé de Lui et capable de l’aimer et d’aimer les autres. « Et celui qui vient à moi, je ne vais pas le rejeter dehors… Je le ressusciterai au dernier jour. » Dieu nous parle, il se donne à nous et il nous donne son Esprit Saint. La plus belle offrande que nous puissions faire de notre vie est contenue dans la Consécration de Jésus. « De même que le Père qui est vivant, m’a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même aussi, celui qui me mange vivra par moi. » Dieu se donne dans le Pain de l’Eucharistie, le cœur de la vie chrétienne. Par le service de la charité, à l’imitation de Jésus lavant les pieds de ses disciples, nous nous mettons au service de nos frères.

"Telle est la volonté de mon Père : que celui qui voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour."

La volonté de Jésus fait naître en nous le meilleur de nous-même. A sa suite, nous apprenons à aimer ce qui nous est donné dans tous les évènements de notre vie quotidienne. L’Eucharistie entretient en nous la vie divine qui est déjà commencée des ici-bas. « Si quelqu’un mange ce pain, il vivra éternellement. » Jésus nous donne de nous libérer de ce qui nous renferme sur nous-mêmes. Il affronte sa Passion en chacun de nous. Notre feu intérieur est l’Amour de Jésus brulant dans nos cœurs. Dieu nous regarde dans son Fils et nous sommes déjà vainqueurs de la mort. Toute communion au Corps et au Sang de Jésus est une communion à la vie du Fils de Dieu, l’Envoyé du Père. Progressivement l’Amour de Dieu prend toute sa place en nous. Demeurer dans le Christ, c’est trouver en lui la lumière, la paix et le pardon. Il nous faut puiser à sa vie la force de vivre, surtout quand l’épreuve est là. La peur existentielle de la mort qui est à la racine de nos angoisses, peut être transfigurée. La mort vécue avec Jésus n’est pas une fin, elle est un commencement.


Citation :
Nous demandons la grâce de suivre Jésus victorieux de la mort pour obtenir la vie.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Cyprien (v. 200-258), évêque de Carthage et martyr
Sur la mort § 20 ; PL 4, 596s (trad. Orval)


« Celui qui croit en moi, même s'il meurt, vivra »

Nous ne devons pas pleurer nos frères que l'appel du Seigneur a retirés de ce monde, puisque nous savons qu'ils ne sont pas perdus mais partis avant nous : ils nous ont quittés comme des voyageurs, des navigateurs, pour nous précéder. Nous devons donc les envier au lieu de les pleurer, et ne pas nous vêtir ici-bas de sombres vêtements alors qu'ils ont revêtu là-haut des robes blanches. Ne donnons pas aux païens l'occasion de nous reprocher avec raison de nous lamenter sur ceux que nous déclarons vivants auprès de Dieu, comme s'ils étaient anéantis et perdus. Nous trahissons notre espérance et notre foi si ce que nous disons paraît feinte et mensonge. Il ne sert à rien d'affirmer son courage en parole et d'en détruire la vérité par les faits...

     Lorsque nous mourons, nous passons par la mort à l'immortalité ; et la vie éternelle ne peut être donnée que si nous sortons de ce monde. Ce n'est pas là un point final mais un passage. Au terme de notre voyage dans le temps, c'est notre passage dans l'éternité. Qui ne se hâterait vers un plus grand bien ? Qui ne désirerait être changé et transformé à l'image du Christ ?...

     Notre patrie, c'est le ciel... Là un grand nombre d'êtres chers nous attend, une immense foule de parents, de frères et de fils nous désire ; assurés désormais de leur salut, ils pensent au nôtre... Hâtons-nous d'arriver à eux, souhaitons ardemment d'être vite auprès d'eux et d'être vite auprès du Christ.

















_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4500
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Jeu 2 Nov 2017 - 23:09

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




« Est-il permis, oui ou non, de faire une guérison le jour du sabbat ? »


Homélie :

"Un jour de sabbat, Jésus était entré dans la maison d’un chef des pharisiens pour y prendre son repas, et ces derniers l’observaient.

Nous fêtons Saint Martin de Porrès, un homme étonnant, le premier « métis » du nouveau monde qui ai été béatifié. Il était méprisé parce qu’il était fils « naturel » d’une esclave de couleur noire, son « père », militaire de passage, était reparti de ce pays. Jésus, par ses paroles de miséricorde exprime l’amour de Dieu qui part à notre recherche et célébre la joie de notre guérison. Saint Martin de Porrès, à l’écoute de Jésus faisait de même envers les pauvres qu’il rencontrait. La guérison de cet homme atteint d’hydropisie le rend tout joyeux ainsi que son entourage qui se réjouit avec lui. Ainsi Dieu s’adresse à nous tous, créés à son image et à sa ressemblance, quelles que soient les conditions de notre conception, de notre naissance. Martin est venu vers Jésus et il l’écoutait. Il avait le regard sans cesse tourné vers les pauvres, avec un cœur plein d’amour, comme Jésus. La Communauté est le lieu où les plus petits et les plus pauvres sont retrouvés. Jésus appelle Martin chez les religieux du couvent des Dominicains, il est plein de tendresse et d’amour pour lui. Martin qui était rejeté à cause de son état de fils naturel, s’est plu avec les plus petits, les plus pauvres. Il soignait les malades de la communauté et donnait le nécessaire à tous les pauvres qui venaient dans le monastère.

Or voici qu’il y avait devant lui un homme atteint d’hydropisie. Prenant la parole, Jésus s’adressa aux docteurs de la Loi et aux pharisiens pour leur demander : « Est-il permis, oui ou non, de faire une guérison le jour du sabbat ? » Ils gardèrent le silence. Tenant alors le malade, Jésus le guérit et le laissa aller.

Pour accomplir son œuvre de salut, Jésus s’est fait pauvre, et il se sert des pauvres pour chercher la brebis égarée, lorsqu’il l’a retrouvée, elle appelle ses amis et dit : « Réjouissez–vous avec moi, car j’ai retrouvé ma « brebis égarée. » Il nous faut, à la suite de Jésus, nous reconnaître d’abord comme frères, et retrouver avec notre Père des cieux une relation filiale pour nous réjouir de la joie de Dieu. Fils d’un même Père, nous sommes frères car Jésus nous donne la vraie vie. Pour nous réjouir entre frères, il nous faut nous reconnaître pécheur, et découvrir notre ouverture comme une grâce. Avec Jésus nous sommes attentifs à nos frères pour les servir. Martin a su ouvrir sa porte à ses frères en les soignant comme les amis de Jésus. Il a cherché la brebis perdue, et demandé à Jésus de lui donner un cœur plein d’amour.

"Puis il leur dit : « Si l’un de vous a un fils ou un bœuf qui tombe dans un puits, ne va-t-il pas aussitôt l’en retirer, même le jour du sabbat ? » Et ils furent incapables de trouver une réponse."

L’action de grâce monte de nos cœurs pour Jésus devant tant d’amour. Pauvres pécheurs, dans l’Esprit Saint, nous confessons nos péchés. L’Amour miséricordieux nous invite à sa table, dans le pardon et la miséricorde. Ensemble, tournés vers notre Père, nous nous nourrissons du Pain de Vie et du Vin de Noces qui ne manqueront jamais. C’est dans le banquet Eucharistique que nous rendons grâce à Celui qui nous accueille toujours pour nous donner la vie. Jésus, dans son amour infini pour les pauvres, a donné son Corps et son sang pour eux, il a donné toute sa vie. La célébration de l’Eucharistie nous rappelle combien nous sommes rassemblés dans le Christ, pour être soucieux de tous les enfants de Dieu dispersés.


Citation :
Nous demandons à Dieu la grâce d’être soucieux de tous ceux qui sont en dehors de la maison.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Catéchisme de l'Église catholique
§ 345-349


Le sens du sabbat

Le sabbat, fin de l'œuvre des « six jours » : Le texte sacré dit que « Dieu conclut au septième jour l'ouvrage qu'il avait fait » et qu'ainsi « le ciel et la terre furent achevés », et que Dieu, au septième jour, « chôma » et qu'il sanctifia et bénit ce jour (Gn 2,1-3). Ces paroles inspirées sont riches en enseignements salutaires :

     Dans la création Dieu a posé un fondement et des lois qui demeurent stables, sur lesquels le croyant pourra s'appuyer avec confiance, et qui lui seront le signe et le gage de la fidélité inébranlable de l'alliance de Dieu. De son côté, l'homme devra rester fidèle à ce fondement et respecter les lois que le Créateur y a inscrites.
     La création est faite en vue du sabbat et donc du culte et de l'adoration de Dieu. Le culte est inscrit dans l'ordre de la création. « Ne rien préférer au culte de Dieu », dit la règle de saint Benoît, indiquant ainsi le juste ordre des préoccupations humaines.
     Le sabbat est au cœur de la loi d'Israël. Garder les commandements, c'est correspondre à la sagesse et à la volonté de Dieu exprimées dans son œuvre de création.

     Le huitième jour : Mais pour nous, un jour nouveau s'est levé : le jour de la résurrection du Christ. Le septième jour achève la première création. Le huitième jour commence la nouvelle création. Ainsi, l'œuvre de la création culmine en l'œuvre plus grande de la rédemption. La première création trouve son sens et son sommet dans la nouvelle création dans le Christ, dont la splendeur dépasse celle de la première.


















_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4500
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Ven 3 Nov 2017 - 23:11

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




quiconque s’élève sera abaissé ; et qui s’abaisse sera élevé.


Homélie :

"Un jour de sabbat, Jésus était entré dans la maison d’un chef des pharisiens pour y prendre son repas, et ces derniers l’observaient."

Jésus partage la vie des hommes, il est de plein pied avec eux. Il fait les mêmes choses qu’eux, se rend dans les mêmes lieux qu’eux, ce jour de sabbat, il va partager le repas chez un chef des pharisiens. Jésus regarde regarde chacun en profondeur. Il est proche d’eux, attentif à la manière dont ils vivent, comment ils se situent dans la vie. Il écoute ce qu’ils disent, il réagit, il entre en dialogue avec eux. Nous sommes attentifs à ce que vit Jésus car nous voulons nous ouvrir à lui, à sa parole, à ses gestes, à sa manière d’agir. Nous laissons notre manière de vivre, d’être, pour nous laisser influencer, nous imprégner de lui. Par notre appartenance à lui comme "Chrétien," nous sommes, comme un autre Christ. C’est par lui que nous pouvons percevoir ce qu’est notre juste place parmi nos frères. Jésus instruit ses proches dans ses rencontres, il les aide à se situer dans l’amour. L’Évangile est pour nous une règle de bonheur si nous le mettons en pratique. Beaucoup de malheurs arrivent dans nos vies du fait que nous n’avons pas entendu sa Parole.

« Jésus dit une parabole aux invités lorsqu’il remarqua comment ils choisissaient les premières places, et il leur dit :"

« Quand quelqu’un t’invite à des noces, ne va pas t’installer à la première place, de peur qu’il ait invité un autre plus considéré que toi. Alors, celui qui vous a invités, toi et lui, viendra te dire : “Cède-lui ta place” ; et, à ce moment, tu iras, plein de honte, prendre la dernière place. Choisir les premières places se joue à tous les niveaux de notre vie. Dans nos relations personnelles, dans les études, nous voulons être félicités ! Or, le plus important est d’abord d’être sous le regard de Dieu, dans son amour infini. Nous voulons honorer ce qui est le plus fondamental à notre nature humaine, notre existence. Quelle place vais-je occuper ? Quel est mon "rang" ? Cet imaginaire nous fait quitter l’essentiel pour avoir "la première place." Alors je n’honore plus ce que je suis, tout simplement. le psalmiste dit : « Seigneur, je n’ai pas le regard hautain, ni le cœur fier, je n’ai pas choisi de grands desseins qui me dépassent. Non, je tiens mon âme égale et silencieuse, près de toi, mon Dieu. »

"Au contraire, quand tu es invité, va te mettre à la dernière place.

Alors, quand viendra celui qui t’a invité, il te dira : “Mon ami, avance plus haut”, et ce sera pour toi un honneur aux yeux de tous ceux qui seront à la table avec toi. En effet, quiconque s’élève sera abaissé ; et qui s’abaisse sera élevé. » Jésus nous libère de ce qui nous tient captifs, sa parole est vérité. La mettre en œuvre nous donne de nous éprouver comme juste et nous ouvre à la vraie vie. Le bonheur de rendre grâce à Dieu pour tout ce que nous avons est immense. Le simple fait d’exister sous le regard de Dieu, de se savoir aimé infiniment de lui, est si beau ! C’est honorer le fait que nous soyons dans l’amour avec lui qui va développer encore son amour en nous. Notre joie et notre grâce n’est pas d’imaginer quelle serait notre place, mais d’honorer l’amour infini que Dieu nous donne dans l’existence, par la vie et par l’être. Si nous honorons la relation d’amour avec lui, tout le reste nous sera donné par surcroît. "Jésus a tellement choisi la dernière place, que jamais personne ne pourra la lui ravir." Celui qui se sera abaissé pour être avec lui, sera élevé au plus haut des cieux.


Citation :
Nous demandons à Marie de nous obtenir la grâce de choisir la dernière place, là ou Jésus se trouve, pour demeurer avec lui dans cette joie.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Bruno de Segni (v. 1045-1123), Évêque
Commentaire sur l'évangile de Luc, 2,14 ;
PL 165,406 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 435)


« Qui s'abaisse sera élevé »

« Tu prépares une table pour moi devant mes ennemis » (Ps 22,5)... Que pourrions-nous donc désirer de plus ? Pourquoi choisirions-nous les premières places ? Quelle que soit la place que nous occupions, nous avons tout en abondance et ne manquons de rien. Mais toi qui cherches à avoir la première place, qui que tu sois, va t'asseoir à la dernière place. Ne permets pas que ton savoir te gonfle d'orgueil ; ne te laisse pas exalter par la renommée. Mais plus tu es grand, plus il faut t'humilier en toute chose et « tu trouveras grâce auprès de Dieu » (Lc 1,30), si bien qu'au moment favorable il te dira : « Mon ami, avance plus haut », et « ce sera pour toi un honneur aux yeux de tous ceux qui sont à table avec toi ».

     Assurément, pour autant que cela dépendait de lui, Moïse occupait la dernière place. Lorsque le Seigneur voulait l'envoyer vers les fils d'Israël et l'a invité à accéder à un rang plus élevé, il lui a répondu : « Je t'en prie, Seigneur, envoie qui tu voudras envoyer, car je n'ai pas la parole facile. » (Ex 4,13) C'est comme s'il avait dit : « Je ne suis pas digne d'une fonction aussi haute. » Saül aussi se considérait comme un homme d'humble condition, quand le Seigneur a fait de lui un roi. Et de même Jérémie, craignant de monter à la première place, disait : « Oh ! Seigneur mon Dieu, vois donc : je ne sais pas parler, je ne suis qu'un enfant. » (1,6) C'est donc par l'humilité, non par l'orgueil, par les vertus, non par l'argent, que nous devons chercher à occuper la première place.


















_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4500
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Dim 5 Nov 2017 - 10:34

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Le plus grand parmi vous sera votre serviteur.


Homélie :


"Alors Jésus s’adressa aux foules et à ses disciples, et il déclara : « Les scribes et les pharisiens enseignent dans la chaire de Moïse. Donc, tout ce qu’ils peuvent vous dire, faites-le et observez-le."

Mais n’agissez pas d’après leurs actes, car ils disent et ne font pas. A Jérusalem, nous sommes dans une atmosphère lourde de conflits entre Jésus, les scribes et les Pharisiens. Jésus sait qu’il va à sa Passion et que ses disciples seront bientôt seuls. Un nouveau style de vie doit se constituer entre eux pour qu’ils puissent être fidèles à la nouveauté de Jésus. Ils auront à s’ouvrir au Royaume des Cieux. Trouver un nouvel art de vivre ensemble s’impose, de nouveaux rapports entre les croyants en Jésus sont à découvrir. Si nous voulons entrer dans la nouveauté de la Vie de Jésus, il nous faut retrouver la fidélité à son Père. Jésus est scandalisé par l’attitude des scribes et les pharisiens qui se sont assis dans la chaire de Moïse. Là, ils sont revêtus d’autorité et de prestige ! Les petites gens crédules se laissent prendre par cet « extérieur, » ils sont perdus à cause de cette hypocrisie. Ce divorce entre le dire et le faire est désastreux ! C’est la caricature de la Vérité du Dieu qui « dit et cela fut. » Il reste cependant une parole qui continue à dire un message sur Dieu ! Le nouveau rapport que propose Jésus est celui de fraternité. Elle naît à partir de la liberté de chacun et d’une manière nouvelle de se rapporter les uns aux autres.[/b]

"Ils attachent de pesants fardeaux, difficiles à porter, et ils en chargent les épaules des gens ; mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt.

Toutes leurs actions, ils les font pour être remarqués des gens : ils élargissent leurs phylactères et rallongent leurs franges ; ils aiment les places d’honneur dans les dîners, les sièges d’honneur dans les synagogues et les salutations sur les places publiques ; ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi. Jésus démasque le « paraître » qui se déploie dans ces manières de vivre, de parler et d’agir. La chaire de Moïse est fermée, elle est occupée par de la publication, par le fait que l’action soit vue. Jésus annonce une tout autre manière basée sur le secret d’une intériorité, d’un Amour qui se transmet par la limpidité de la vie en accord avec le message d’Amour annoncé. La chaire de Moïse devait normalement être vide. Elle signifiait, par là, cette volonté pour le Peuple Juif de se livrer à la Parole reçue au-delà de ceux qui pouvaient la transmettre ou l’interpréter. Cette place vide renvoyait au surgissement toujours possible du prophète rappelant ponctuellement chacun à sa finalité. Les scribes et les pharisiens s’arrogent donc une position qu’ils n’ont aucun droit à occuper. Ils se coupent et coupent les autres du surgissement de la Parole de Dieu. Quand à l’intériorité, la relation vivante avec le Dieu vivant, elle s’est éclipsée ! Jésus met en garde ses disciples :

"Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi, car vous n’avez qu’un seul maître pour vous enseigner, et vous êtes tous frères.

Ne donnez à personne sur terre le nom de père, car vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux cieux. Ne vous faites pas non plus donner le titre de maîtres, car vous n’avez qu’un seul maître, le Christ. Le plus grand parmi vous sera votre serviteur. Qui s’élèvera sera abaissé, qui s’abaissera sera élevé. Jésus rappelle ainsi le début du discours sur la Montagne qui a commencé par la proclamation des béatitudes. Tel un nouveau Moïse, à même le sol, Jésus était assis lui aussi lors de son enseignement. Il marchera ensuite avec ses disciples humblement, incarnant de tout son être ce qu’il a annoncé. Il nous faut laisser un espace vide entre ce qui est dit et celui qui le dit pour permettre à chacun de pouvoir faire silence, de pouvoir se situer lui-même, de pouvoir se déterminer. La tendance à être vus des hommes, à vouloir occuper les places d’honneur, signifient une incapacité à se tenir sur soi, dans le silence et la solitude, en intimité avec Celui qui nous fait vivre. La tentation est grande de se récupérer dans une extériorité où chacun reçoit de l’autre son identité dans un charivari de salutations. C’est toute la vie et l’action de Jésus qui est ici décrite ! Il sera le serviteur souffrant annoncé par Isaïe ! Humilié, il n’ouvrira pas la bouche. Abaissé, il nous donne le remède face à un tel mal. Mais la place à nouveau sera ouverte à l’action du Père de qui vient toute paternité : Vous, vous êtes tous frères. La fraternité et le respect de l’autre pourra enfin être réintroduit dans l’humanité.


Citation :
Nous demandons la grâce d’écouter la Parole et de la mettre en pratique.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Hilaire (v. 315-367), évêque de Poitiers et docteur de l'Église
Commentaire sur l'évangile de Matthieu, 6, 4-5 ; PL 9, 952-953 (trad. Orval rev.)


« Ils disent et ne font pas »

Le Seigneur nous avertit que les paroles flatteuses et les allures douces doivent être jugées aux fruits qu'elles produisent. Il nous faut donc apprécier quelqu'un, non pas tel qu'il se propose en paroles mais tel qu'il est réellement dans ses actes. Car bien souvent sous des dehors de brebis se dissimule une rage de loup (Mt 7,15). Et de même que les épines ne produisent pas de raisin ni les ronces de figues..., ainsi, nous dit Jésus, ce n'est pas en ces belles paroles que consiste la réalité des bonnes œuvres ; tous les hommes doivent être jugés d'après leurs fruits (v. 16-18).

     Non, un service qui se limiterait à de belles paroles ne suffit pas pour obtenir le Royaume des cieux ; ce n'est pas celui qui dit : « Seigneur, Seigneur » qui en sera l'héritier (v. 21)... À quoi rimerait une sainteté qui se limiterait à l'invocation d'un nom, puisque le chemin du Royaume des cieux se trouve dans l'obéissance à la volonté de Dieu ?...

     Il faut donc y mettre du sien, si on veut parvenir à la béatitude éternelle. Il faut donner quelque chose de notre propre fonds : vouloir le bien, éviter le mal et obéir de tout cœur aux préceptes divins. Une telle attitude nous vaudra d'être reconnus par Dieu comme siens. Conformons donc nos actes à sa volonté au lieu de nous glorifier de sa puissance. Car il repoussera et rejettera ceux qui se seront détournés eux-mêmes de lui par l'injustice de leurs actes.
















_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4500
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Dim 5 Nov 2017 - 22:51

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



heureux seras-tu, parce qu’ils n’ont rien à te donner en retour


Homélie :


Jésus disait aussi à celui qui l’avait invité : « Quand tu donnes un déjeuner ou un dîner, n’invite pas tes amis, ni tes frères, ni tes parents, ni de riches voisins ; sinon, eux aussi te rendraient l’invitation et ce serait pour toi un don en retour."

Nos relations sont à base d’échange, l’une des parties prend l’initiative libre du don, l’autre partie accuse réception puis entreprendra plus tard le contre-don. C’est ainsi que chacun peut s’ouvrir à l’autre, le reconnaître, et faire croître l’échange. Pour bâtir un avenir commun, nous ne minimisons pas l’importance de la réciprocité qui constitue un premier niveau de relations, d’échanges. Jésus nous invite bien au-delà, en donnant librement, sans la moindre perspective de retour. L’expérience d’une gratuité faite à notre égard, qui se fonde sur la gratuité de Dieu notre Père, est déterminante dans l’Evangile. Le geste que nous posons est un témoignage de reconnaissance envers ce que nous avons reçu de Dieu. Donner gratuitement, parce que nous avons reçu gratuitement. C’est bien ce que Jésus a vécu dans sa vie terrestre, un don sans retour à la générosité de son Père. Pierre et Jean disent à l’infirme de la Belle Porte au début des Actes des Apôtres : « D’or et d’argent nous n’en avons point, mais ce que nous avons, nous te le donnons : Au nom de Jésus Christ lève-toi et marche. »

"Au contraire, quand tu donnes une réception, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles ;"

Pour entrer dans cette perspective tracée par Jésus dans l’Evangile, il nous faut d’abord réaliser tous les bienfaits que Dieu nous a faits et qu’il ne cesse de nous faire. De cette reconnaissance, pourra émerger une générosité véritable envers nos frères. Il s’agit d’être pleinement reconnaissant de tous les bienfaits reçus, afin de pouvoir aimer et servir en tout nos frères. Partager la table avec les pauvres nous remet en effet à un niveau humain fondamental, sinon nous restons au niveau de la politesse, un niveau très extérieur. Notre condition humaine est révélée en face du pauvre, de l’estropié, du boiteux et de l’aveugle. L’humanité est ignorante de cela car elle est esclave de ses passions et de son orgueil, c’est sa souffrance. Les souffrants qui connaissent leurs infirmités n’ont qu’un seul recours qui est Dieu. Jésus dit : « Invite-les à ta table. » Nous pouvons comprendre que la compagnie du « pauvre extérieur » à nous, permet par effet de miroir, de nous reconnaître dans notre pauvreté et notre misère. Nous accueillir ainsi, c’est déjà être sauvés et être invités à la table de Dieu ! Nous sommes émerveillés devant les « profondeurs de la richesse et de la science de Dieu ! Ses décisions sont insondables, ses chemins sont impénétrables. »

"heureux seras-tu, parce qu’ils n’ont rien à te donner en retour : cela te sera rendu à la résurrection des justes. »

Jésus, le Fils unique du Père, a été au-delà de tout Don. A la suite du Père : « Ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, il les aima jusqu’au bout, » Jésus prendra le pain et dira : « C’est mon Corps livré pour vous », il prendra le vin et dira : « C’est mon Sang qui est versé pour vous. » C’est au moment où Jésus prend sur Lui nos pauvretés, notre péché, nos blessures avec nos aveuglements. Il fait d’un lieu de douleurs un lieu de bénédictions. C’est un renversement fondamental, nous sauver à tout prix. Jésus énonce l’expérience d’une béatitude : « Tu seras heureux, parce qu’ils n’ont rien à te rendre. » Il s’agit d’une grande fête, un festin de noces ! « Si tu invites à ta table des pauvres, tu seras béni. » C’est pour les pauvres et les malades que Jésus est venu. La fréquentation des pauvres nous réintroduit au plus profond de nos vies. Nous sommes dans la joie parce que Dieu est notre seule lumière, notre salut. Si le pauvre est à ma table, il exulte, il est heureux, il est joyeux, il est un lien avec le Royaume de Dieu qui est gratuit ! L’attitude du pauvre nous fait entrer dans la résurrection de Jésus, dans le salut. L’expérience de la pauvreté nous fait entrer dans la joie de Dieu ! Pour avoir accès à notre cœur, il nous faut être dans la vérité. Le Père qui nous invite à sa table est plein d’amour.


Citation :
Nous demandons la grâce d’entrevoir ce mystère au festin eucharistique pour faire de notre vie un chemin d’amour.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Discours sur le psaume 121


« Cela te sera rendu à la résurrection des justes »

L'amour est d'une grande puissance ; il est notre force. Si nous n'en avons pas, tout le reste ne nous servira de rien. « J'aurais beau parler toutes les langues de la terre et du ciel, dit l'apôtre Paul, s'il me manque l'amour, je ne suis qu'un cuivre qui résonne, une cymbale retentissante » (1Co 13,1). Écoutez ensuite cette parole magnifique : « J'aurais beau distribuer toute ma fortune aux affamés, me faire brûler vif, s'il me manque l'amour, cela ne me sert de rien » (v. 3). Si tu n'as que l'amour, même si tu ne peux rien distribuer aux pauvres, aime. Ne donnerais-tu qu' « un verre d'eau fraîche » (Mt 10,42), cela te vaudrait la même récompense que Zachée, qui avait distribué la moitié de sa fortune (Lc 19,8.). Comment cela ? L'un donne peu, l'autre beaucoup et leurs gestes ont le même prix ? Eh oui ‒ ; les ressources sont inégales mais égal est l'amour...

     Le psalmiste dit : « Nous irons dans la maison du Seigneur » (121,4). À nous de voir si nous y allons. Ce ne sont pas nos pieds, mais nos cœurs qui nous y portent. Voyez si nous y allons ; que chacun de vous s'interroge : Que fais-tu pour le pauvre fidèle, pour l'indigent ton frère ou le mendiant qui tend la main ? Vois si ton cœur n'est pas étroit... « Recherchez ce qui fait la paix de Jérusalem » (v. 6). Qu'est-ce qui fait la paix de Jérusalem ? « L'abondance pour ceux qui t'aiment » (Vulg). Le psalmiste adresse la parole à Jérusalem : « Ceux qui t'aiment seront dans l'abondance » ‒ ; l'abondance après le dénuement. Ici-bas, la misère, là-haut l'abondance ; ici la faiblesse, là, la force ; ceux qui sont pauvres ici, là-haut sont riches. D'où vient leur richesse ? De ce qu'ils ont donné ici les biens qu'ils avaient pour un temps reçus de Dieu ; là ils reçoivent ce que Dieu leur donne pour l'éternité.

     Mes frères, ici les riches sont des pauvres ; il est bon que le riche découvre sa pauvreté. Se croit-il rempli ? C'est enflure, non plénitude. Qu'il reconnaisse son vide afin de pouvoir être comblé. Que possède-t-il ? De l'or. Que lui manque-t-il encore ? La vie éternelle. Qu'il regarde bien ce qu'il a et reconnaisse ce qui lui manque. Frères, qu'il donne de ce qu'il possède, afin de recevoir ce qu'il n'a pas.













_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4500
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Lun 6 Nov 2017 - 21:14

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur




"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.



LECTURES DE LA MESSE:
 




Va sur les routes et dans les sentiers, et fais entrer
les gens de force, afin que ma maison soit remplie.


Homélie :

En entendant parler Jésus, un des convives lui dit : « Heureux celui qui participera au repas dans le royaume de Dieu ! »

Jésus nous offre une image de l’éternité représentée par un banquet. C’est le lieu où la famille et les amis se retrouvent, se réjouissent autour de la table. Cette image nous parle de l’intimité avec Dieu Amour et du plaisir de nous retrouver au ciel. Jésus veut faire avancer vers le Royaume de Dieu ! Il était invité chez un chef des Pharisiens. Un malade s’est présenté et Jésus l’a guéri malgré les soupçons posés sur lui. Aujourd’hui encore, à ce repas, on l’observe. Jésus avait fait une recommandation aux convives de ne pas choisir les premières places. Il s’adresse ensuite à son hôte sur le choix des invités. Ceux que Jésus aimait particulièrement sont en marge de la société. Tous sont invités, les hommes, les femmes, les enfants, les riches, les pauvres, ceux en bonne santé et les malades, personne n’est exclu. Si ce sont des gens qui ne peuvent pas lui rendre son invitation comme les pauvres, les estropiés, les boiteux, les aveugles, il sera heureux puisque ce sera Dieu qui le lui rendra lors de la résurrection des justes.

Jésus lui dit : « Un homme donnait un grand dîner, et il avait invité beaucoup de monde. À l’heure du dîner, il envoya son serviteur dire aux invités : “Venez, tout est prêt.”

Mais ils se mirent tous, unanimement, à s’excuser. Le premier lui dit : “J’ai acheté un champ, et je suis obligé d’aller le voir ; je t’en prie, excuse-moi.” Le ciel est notre demeure éternelle qui dépasse les aspirations humaines les plus nobles. Quand nous laissons passer l’offre que Dieu nous fait, quelle responsabilité nous prenons ! Nous prions le Maître de la moisson d’envoyer des ouvriers à sa moisson. Les bœufs, les champs, le mariage, toutes nos possessions ne peuvent pas devenir des obstacles au don de Dieu. Jésus ressuscité dit à ses apôtres d’aller dans le monde entier et de proclamer la Bonne Nouvelle. Souvent nous revenons frustré par l’échec apparent de nos actions. Il est important de ne pas permettre au découragement de gagner du terrain en nous. La grâce de Dieu et le pouvoir de la vérité porteront leur fruit.

Le maître dit alors au serviteur : “Va sur les routes et dans les sentiers, et fais entrer les gens de force, afin que ma maison soit remplie.

Car, je vous le dis, aucun de ces hommes qui avaient été invités ne goûtera de mon dîner.” » Chacun d’entre nous est appelé au banquet de grâce de Dieu, dans cette vie et la celle qui est à venir. Que notre réponse à l’invitation divine soit toujours un oui, plein de reconnaissance et d’admiration. Le maître envoie encore son serviteur en dehors de la ville, sur les routes et les sentiers de la campagne pour en ramener d’autres qui sont encore plus loin que les marginaux de la ville. L’unité de l’Amour nous prépare aux noces de l’Agneau : Heureux les invités au festin des noces de l’Agneau. Dieu prend l’initiative, il vient vers nous, il est très intéressé par notre salut. Jésus en croix dira au bon larron : En vérité, je te le dis, aujourd’hui tu seras avec moi dans le Paradis. Dans le Christ, nous ne formons qu’un seul corps. L’épouse fête les noces de son Époux, son Bien-aimé. Nous entrons en communion d’Amour avec Dieu et avec nos frères.


Citation :
Nous demandons à Jésus la grâce de nous disposer aux noces de l’Agneau en participant au mystère de l’Eucharistie.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Bonaventure (1221-1274), franciscain, docteur de l'Église
De la vie parfaite, ch. VIII, §2-4 (Œuvres spirituelles, rev.)


Le Pain des Noces

Si vous avez quelques vertus, sources de bonnes œuvres, ou plutôt parce que vous êtes riche en vertus, persévérez dans leur pratique, progressez-y toujours, et, par elles, menez le combat du Christ jusqu'à la mort, afin qu'au dernier jour, au terme de votre vie, vous receviez pour salaire et récompense de votre travail la couronne de gloire et d'honneur. C'est pourquoi Jésus-Christ, votre unique amour, vous dit dans l'Apocalypse : « Soyez fidèle jusqu'à la mort, et je vous donnerai la couronne de vie. » (Ap 2,10) Cette couronne n'est pas autre chose que la récompense de la vie éternelle, dont la possession doit enflammer de désir tous les chrétiens. Levez-vous donc, amie de Dieu, épouse de Jésus-Christ, colombe du Roi éternel, venez, hâtez-vous aux noces du Fils de Dieu, car toute la cour céleste vous attend, « tout est préparé » (Cf. Mt 22,4 ; Lc 14,17b).

     Un serviteur beau et noble est prêt à vous servir ; un mets précieux et délectable est préparé pour vous restaurer ; une société douce et très aimable est prête à partager votre joie. Levez-vous donc et hâtez-vous !

     Courez à ces noces, puisqu'un serviteur d'une grande beauté est prêt à vous servir. Ce serviteur, c'est l'assemblée des anges, que dis-je ? c'est le propre Fils du Dieu éternel ! Ne se donne-t-il pas lui-même pour tel dans le Saint Évangile ? « En vérité, je vous le dis, il se ceindra, les fera asseoir à table, et passant devant eux, il les servira » (Cf. Lc 12, 37). Oh ! que la gloire des pauvres et des méprisés sera grande quand ils seront servis par le Fils de Dieu, du souverain Roi, et par toute l'armée réunie du Royaume céleste.

     Un aliment précieux et délectable est aussi préparé pour vous nourrir. Le Fils de Dieu, lui-même, dressera la table de ses propres mains. il l'affirme dans le Saint Évangile : « Et moi, je vous prépare le Royaume, comme mon Père me l'a préparé, afin que vous mangiez et buviez à ma table dans mon royaume » (Lc 22,29-30a). Oh ! Qu'il est suave et délicieux cet aliment, que Dieu dans sa bonté a préparé pour le pauvre ! Oh ! Comme il est heureux celui qui doit manger au Ciel ce pain préparé dans le sein de la Vierge par le feu du Saint-Esprit ! « Si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement » (Jn 6,58b). Le Roi céleste nourrit et restaure ses élus de ce pain, de cet aliment, comme il est dit au Livre de la Sagesse : « Vous avez nourri votre peuple de la nourriture des Anges » (Sg 16,20).













_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4500
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Jeu 9 Nov 2017 - 11:51

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



celui d’entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient
ne peut pas être mon disciple.

Homélie :

De grandes foules faisaient route avec Jésus ; il se retourna et leur dit : « Si quelqu’un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple.

L’amour de Dieu doit être si grand pour nous que nous ne lui préférions rien, ni personne, en priorité. L’affection naturelle de la famille est ainsi surpassée par le lien qui nous unit à Dieu. Jésus nous entraîne à vivre dans un au-delà plus grand de l’amour de Dieu. Jésus ne préconise pas l’abandon des responsabilités familiales, au contraire, elles seront animées par cet Amour nouveau. Il s’agit d’aimer Dieu par-dessus tout, au point que toutes les autres personnes ou toutes les autres choses deviennent secondaires par rapport à lui. Si nous voulons bâtir avec le Christ le Royaume de Dieu, nous ne pouvons le faire que dans la Passion de Jésus et la compassion du cœur de Marie. Cet amour nouveau qui nous est manifesté, nous y entrons par grâce. Avec les dons de Dieu qui nous unissent, nous suivons Jésus dans son combat pour le salut du monde. Dieu est amour, Marie a porté Jésus dans son sein et cet Amour a marché sur nos chemins. La Bonne Nouvelle, c’est que toutes nos relations soient régénérées. L’amour de notre famille, l’amour de nos compagnons de travail est complètement transfiguré. L’amour infini de Dieu doit tout brûler dans nos vies.

Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher à ma suite ne peut pas être mon disciple.

Quel est celui d’entre vous qui, voulant bâtir une tour, ne commence par s’asseoir pour calculer la dépense et voir s’il a de quoi aller jusqu’au bout ? Car, si jamais il pose les fondations et n’est pas capable d’achever, tous ceux qui le verront vont se moquer de lui :
“Voilà un homme qui a commencé à bâtir et n’a pas été capable d’achever !”
Quel embarras pour cet homme qui n’a pas su calculer le coût de sa démarche. Il aurait pourtant dû savoir qu’on n’entreprend pas une construction sans s’assurer d’avoir les moyens de la compléter. Il en est de même pour nous, avant de faire profession d’être un disciple de Jésus, il nous faut savoir si nous aurons les moyens d’abandonner entièrement notre vie à Jésus. Jésus nous donne d’accueillir de lui une vie fondamentalement nouvelle. Nous demandons la grâce d’entrer dans la parole de Dieu qui nous remet devant l’authenticité de notre vocation chrétienne, au niveau de l’Incarnation, de la venue de Jésus dans la chair humaine. Il veut nous emmener plus loin, lui qui est le fils de Marie, est vrai Dieu et vrai homme. Nous avons été baptisés en Lui, plongés dans sa passion et sa résurrection jusque dans l’amour infini de Dieu. Nous sommes devenus des créatures nouvelles. Il nous faut d’abord croire, il nous faut ensuite prendre les moyens de réaliser ce nouvel Amour. Notre cœur vit maintenant au rythme divin, il assume dans cet Amour le rythme humain ! Le Saint-Esprit vient à notre secours car que nous ne pouvons pas bâtir la communauté sans le Christ.


Et quel est le roi qui, partant en guerre contre un autre roi, ne commence par s’asseoir pour voir s’il peut, avec dix mille hommes, affronter l’autre qui marche contre lui avec vingt mille ? S’il ne le peut pas, il envoie, pendant que l’autre est encore loin, une délégation pour demander les conditions de paix.

Ainsi donc, celui d’entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple. Le combat avec le monde est disproportionné. Seul l’Esprit Saint, au cœur de notre cœur, peut accomplir l’œuvre de Jésus qui ne veut pas de disciples au cœur partagé. C’est comme la situation de ce roi qui doit décider s’il fera la guerre à un autre roi avec une armée inférieure à celle de son adversaire. En fait, il n’a que la moitié des forces de son adversaire : "Dix mille contre vingt mille." Il doit donc évaluer consciencieusement ses chances de remporter la bataille. S’il est clair qu’il ne peut pas gagner, il lui vaut mieux rester en paix plutôt que de s’exposer à un honteux massacre. Il en est de même de celui qui désire suivre Jésus. La décision de le suivre ne peut pas être prise à la légère. Il nous faut nous asseoir, nous recueillir, car Jésus nous invite à le suivre sur un chemin d’Amour total. Il nous faut bâtir le Corps du Christ en mettant tout en œuvre pour laisser l’amour divin être vainqueur. "Voyez comme ils s’aiment," est le témoignage de toujours que nous voulons encore rendre à Dieu.


Citation :
Nous demandons la grâce d’entendre cette parole pour vivre au rythme de Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Basile (v. 330-379), moine et évêque de Césarée en Cappadoce, docteur de l'Église
Grandes Règles monastiques ; question 8 (trad. Brésard, 2000 ans C, p. 224 et Lèbe, Maredsous)


Ne rien préférer au Christ

Notre Seigneur Jésus Christ a dit à tous, à plusieurs reprises et en donnant diverses preuves : « Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il se renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix et qu'il me suive » ; et encore : « Celui d'entre vous qui ne renonce pas à tout ce qu'il a ne peut être mon disciple ». Il nous paraît donc exiger le renoncement le plus complet... « Où est ton trésor, dit-il ailleurs, là est ton cœur » (Mt 6,21). Si donc nous nous réservons des biens terrestres ou quelque provision périssable, notre esprit y demeure enlisé comme dans de la boue. Il est alors inévitable que notre âme soit incapable de contempler Dieu, et devienne insensible aux désirs des splendeurs du ciel et des biens qui nous sont promis. Nous ne pourrons obtenir ces biens que si nous les demandons sans cesse, avec un ardent désir qui, du reste, nous rendra léger l'effort pour les atteindre.

Se renoncer, c'est donc délier les liens qui nous attachent à cette vie terrestre et passagère, se libérer des contingences humaines, afin d'être plus à même de marcher dans la voie qui conduit à Dieu. C'est se libérer des entraves afin de posséder et user de biens qui sont « beaucoup plus précieux que l'or et que l'argent » (Ps 18,11). Et pour tout dire, se renoncer, c'est transporter le cœur humain dans la vie du ciel, en sorte qu'on puisse dire : « Notre patrie est dans les cieux » (Ph 3,20). Et surtout, c'est commencer à devenir semblable au Christ, qui pour nous s'est fait pauvre, de riche qu'il était (2Co 8,9). Nous devons lui ressembler si nous voulons vivre conformément à l'Évangile.













_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4500
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Jeu 9 Nov 2017 - 15:11

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



« Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai. »

Homélie :

"Comme la Pâque juive était proche, Jésus monta à Jérusalem. Dans le Temple, il trouva installés les marchands de bœufs, de brebis et de colombes, et les changeurs. »

Il fit un fouet avec des cordes, et les chassa tous du Temple, ainsi que les brebis et les bœufs ; il jeta par terre la monnaie des changeurs, renversa leurs comptoirs, et dit aux marchands de colombes : « Enlevez cela d’ici. Cessez de faire de la maison de mon Père une maison de commerce. Nous fêtons aujourd’hui la dédicace de la basilique de saint Jean de Latran, la Cathédrale de l’évêque de Rome, successeur de Pierre. Un temple est un lieu de beauté où l’on rencontre Dieu, un lieu où Dieu se fait proche, et où nous acceptons de nous approcher de lui. Le temple de Salomon à Jérusalem avait été rebâti pour la communauté de pauvres, au retour d’un exil de quarante ans. L’Évangile de la purification du Temple est toujours très actuel : Cessez de faire de la maison de mon Père une maison de commerce ! Le commerce des hommes gêne la rencontre avec le Seigneur Dieu dans le Temple. Trop d’intermédiaires veulent servir à la fois Dieu et Mamôn. Durant les siècles qui ont suivi la Mort et la Résurrection de Jésus, à Rome les chrétiens étaient persécutés. C’était le temps des premiers Martyrs. Dans cette épreuve, ils se sont réfugié dans les « caves, » les Catacombes. Les saints Mystères étaient célébrés dans ces lieux secrets, l’annonce de la Bonne Nouvelle se faisait ainsi en Secret. Dans ce contexte, le « Mystère » et « l’intériorité » étaient favorisés.

Ses disciples se rappelèrent qu’il est écrit : L’amour de ta maison fera mon tourment. »

Sous le règne de Constantin, l’Église reçoit des bâtiments, une cathédrale, avec la possibilité de célébrer les Saints Mystères à ciel ouvert ! Quand le Culte chrétien devient public, reconnu, ouvert au monde. Il lui faut une intériorité plus grande car la tentation sera de faire en Église ce qui se fait dans le monde. La nouvelle épreuve sera que « l’esprit du monde », en matière de pouvoir, de savoir, d’avoir, entre dans les mœurs de l’Église. Nous supplions Jésus que le Père nous trouve chaque jour ouverts à cette rencontre, en attente de ce dialogue où il va nous promouvoir dans notre liberté filiale. Quand nous nous approchons de Dieu pour la prière, notre cœur demeure encombré de marchandises et de calculs, comme un temple profané. Mais nous désirons sincèrement les rendez-vous d’alliance avec notre Père qui nous appelle. Nous sommes avec le Christ, le temple où habite l’Esprit de Dieu. Tous nous entrons, comme autant de pierres vivantes, dans la construction d’une vivante maison de Dieu, l’Église sainte. Jésus nous donne de vivre Dieu, déjà sur la terre, dans des relations d’amour toutes nouvelles : « Voyez comme ils s’aiment, » disait-on des premiers chrétiens.

Des Juifs l’interpellèrent : « Quel signe peux-tu nous donner pour agir ainsi ? »

Jésus leur répondit : « Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai. » Les Juifs lui répliquèrent : « Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce sanctuaire, et toi, en trois jours tu le relèverais ! » Mais lui parlait du sanctuaire de son corps. Aussi, quand il se réveilla d’entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu’il avait dit cela ; ils crurent à l’Écriture et à la parole que Jésus avait dite. Jésus, pour toute justification, renvoie ces Juifs à l’œuvre suprême de Dieu. Jésus répond cette phrase qui pèsera si lourd dans son procès : « Détruisez ce temple, et en trois jours je le relèverai. » Jean commente : « Mais lui parlait du temple de son corps. » Le corps de Jésus, c’est sa Personne vivante, le seul lieu de la rencontre entre Dieu et les hommes, entre Dieu et ceux qui l’adorent en vérité. Jésus est en effet pour nous le Temple de la nouvelle alliance. C’est par lui et en lui que nous avons accès auprès du Père. C’est lui qui, conjointement avec le Père, nous envoie chaque jour l’Esprit Saint qui fait vivre. L’Église a reçu la possibilité de célébrer les Mystères du Christ en public. Le Mystère du Dieu vivant est célébré au milieu des hommes, alors qu’il était jusqu’alors célébré dans le Secret. Mais c’est aussi l’ouverture à des possibilités de dérives !


Citation :
Nous demandons la grâce d’édifier l’Église de Dieu, de vivre de sa Bonne Nouvelle.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Lansperge le Chartreux (1489-1539), religieux, théologien
Sermon sur la dédicace de l'église ; Opera omnia, 1, 702s (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 520)


« Vous êtes le temple de Dieu, et l'Esprit de Dieu habite en vous » (1Co 3,16)

La dédicace que nous commémorons aujourd'hui concerne, en réalité, trois maisons. La première est le sanctuaire matériel... Il faut certes prier en tout lieu et il n'y a vraiment aucun lieu où l'on ne puisse prier. Pourtant, c'est une chose très convenable que d'avoir consacré à Dieu un lieu particulier où nous tous, chrétiens qui formons cette communauté, puissions nous réunir, louer et prier Dieu ensemble, et obtenir ainsi plus facilement ce que nous demandons, grâce à cette prière commune, selon la parole : « Si deux ou trois d'entre vous sur la terre se mettent d'accord pour demander quelque chose, ils l'obtiendront de mon Père » (Mt 18,19)...

La deuxième maison de Dieu, c'est le peuple, la sainte communauté qui trouve son unité dans cette église, c'est-à-dire vous qui êtes guidés, instruits et nourris par un seul pasteur ou évêque. C'est la demeure spirituelle de Dieu dont notre église, cette maison de Dieu matérielle, est le signe. Le Christ s'est construit ce temple spirituel pour lui-même... Cette demeure est formée des élus de Dieu passés, présents et futurs, rassemblés par l'unité de la foi et de la charité, en cette Église, une, fille de l'Église universelle, et qui ne fait d'ailleurs qu'un avec l'Église universelle. Considérée à part des autres Églises particulières, elle n'est qu'une partie de l'Église, comme le sont toutes les autres Églises. Ces églises forment cependant toutes ensemble l'unique Église universelle, mère de toutes les Églises...

La troisième maison de Dieu est toute âme sainte vouée à Dieu, consacrée à lui par le baptême, devenue le temple de l'Esprit Saint et la demeure de Dieu... Lorsque tu célèbres la dédicace de cette troisième maison, tu te souviens simplement de la faveur que tu as reçue de Dieu quand il t'a choisi pour venir habiter en toi par sa grâce.













_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4500
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Dim 12 Nov 2017 - 17:01

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



“Voici l’époux ! Sortez à sa rencontre.”


Homélie :


« Alors, le royaume des Cieux sera comparable à dix jeunes filles invitées à des noces, qui prirent leur lampe pour sortir à la rencontre de l’époux. »

Cinq d’entre elles étaient insouciantes, et cinq étaient prévoyantes : les insouciantes avaient pris leur lampe sans emporter d’huile, tandis que les prévoyantes avaient pris, avec leurs lampes, des flacons d’huile. Comme l’époux tardait, elles s’assoupirent toutes et s’endormirent.
Au milieu de la nuit, il y eut un cri : “Voici l’époux ! Sortez à sa rencontre.”
Nous arrivons à la fin de l’année liturgique, un temps qui nous rappelle la fidélité au don reçu. Comment vivre de sa Présence, en l’absence du Seigneur Jésus ? La passion ne cesse d’approcher, elle s’impose à Jésus et à ses disciples. « Jésus parlait à ses disciples de sa venue. » Il faut recentrer l’échange sur les liens d’amour, sur l’intime, sur la suite de la relation entre les disciples quand Jésus ne sera plus là. En effet, Jésus parle du temps où les disciples devront vivre seuls. La célébration de l’Eucharistie, annonce la rencontre avec l’époux. Notre vie est un grand désir de le rencontrer et d’être uni à lui. Quand nous rencontrerons Jésus au ciel, notre désir de lui apparaîtra en grande lumière dans la flamme de notre cœur. Nous célébrerons dans l’ardeur de notre cœur, Jésus, le bien aimé, dont témoigne la lampe constamment allumée de notre cœur. La délicatesse de Jésus nous prévient pour nous préparer à célébrer les noces de l’Agneau. Un grand jour se prépare, notre cœur a besoin d’être préparé pour fêter l’Amour de Dieu qui se donne dans la foi depuis si longtemps.


"Alors toutes ces jeunes filles se réveillèrent et se mirent à préparer leur lampe.

Les insouciantes demandèrent aux prévoyantes : “Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent.” Les prévoyantes leur répondirent : “Jamais cela ne suffira pour nous et pour vous, allez plutôt chez les marchands vous en acheter.” Pendant qu’elles allaient en acheter, l’époux arriva. Celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte fut fermée. Jésus met en scène, dans cette parabole du Royaume, l’attitude de la fidélité dans l’attente, qui rendra possible l’accès au Royaume. Il s’agit d’être présent et disponible au moment venu, qui est imprévisible. Ces dix vierges, cinq insensées et cinq prévoyantes, vivront sensiblement la même chose. Mais certaines prendront assez d’huile dès le départ et d’autres rateront le rendez-vous parce qu’elles devront aller chercher l’huile qui leur manque au moment de la venue de l’Epoux. L’huile de nos vies, l’huile que nous ne pouvons nous échanger, c’est la fidélité au cœur de Jésus dans la liberté qui conduit à la vie. C’est le désir de notre cœur pour Jésus. Avec beaucoup de finesse et de délicatesse, Jésus nous demande cette prévoyance. Nourris de son Corps et de son Sang, notre désir est d’aller vers le Père pour célébrer les noces de l’Agneau avec toute l’humanité. Marie, au ciel, rayonne le visage de l’humanité conviée aux noces. Toute sa vie a été prévoyance dans la foi pour courir à la rencontre de Jésus.

"Plus tard, les autres jeunes filles arrivèrent à leur tour et dirent : “Seigneur, Seigneur, ouvre-nous !”

Il leur répondit : “Amen, je vous le dis : je ne vous connais pas.” Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure. Jésus nous appelle à une attitude de veille et d’attente qui va informer toute notre vie. Attendre quand l’autre n’est pas là, ne peut se vivre qu’en aimant. Aimer dans l’absence, c’est attendre, c’est accepter le travail de ce manque, savoir que là, mystérieusement, l’amour est présent sous la forme de l’absence. C’est apprendre à le recevoir en se quittant pour creuser en nous cette aptitude à le recevoir lorsqu’il surgira. Là est le secret du temps de laisser grandir l’amour en nous. Être prêts pour accueillir l’époux qui nous introduit aux noces, symbole d’épousailles et de joie. Les vierges sages, même si elles se sont endormies, ont pris soin de garder toujours la flamme de leur cœur allumée. Elles ont veillé à la qualité de leur attente, leur désir est prompt à recevoir celui qui vient. Elles ont mis une garde à leur cœur, la lampe représente cette capacité de rester éveillé tandis que l’huile est l’attitude de la prière qui nourrit le vrai désir. La bonne huile qui alimente notre lampe, c’est notre cœur attentif, mû par l’Esprit Saint. Nous avançons vers le Christ, par lui, avec lui, pour lui et en lui.


Citation :
Nous demandons la grâce d’entendre la parole et de modeler notre vie dans le Christ pour nous garder vigilants pour sa venue.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermon 93


« Au milieu de la nuit »

Les dix vierges ont toutes voulu aller au-devant de l'époux. Que signifie aller au-devant de l'époux ? C'est y aller de cœur, c'est vivre dans l'attente de son arrivée. Mais il tardait de venir, et « toutes elles s'endormirent »... Que signifient ces paroles : « Elles sommeillèrent toutes » ? Il y a un sommeil auquel personne ne peut échapper. Souvenez-vous de ces paroles de l'apôtre Paul : « Nous ne voulons pas, mes frères, que vous ignoriez ce qui regarde ceux qui dorment » (1Th 4,12), c'est-à-dire ceux qui sont morts... Elles se sont donc toutes endormies. Croyez-vous que la vierge prudente puisse échapper à la mort ? Non, qu'elles soient prudentes ou folles, toutes doivent passer par le sommeil de la mort...

     « Et voici qu'au milieu de la nuit un cri se fit entendre. » Qu'est-ce à dire ? C'est au moment où personne n'y pense, où personne ne s'y attend... Il viendra au moment où vous y penserez le moins. Pourquoi viendra-t-il de la sorte ? « Parce que, dit-il, ce n'est pas à vous de connaître les temps ou les moments que le Père a fixés de sa seule autorité. » (Ac 1,7) « Le jour du Seigneur, dit l'apôtre Paul, viendra comme un voleur en pleine nuit. » (1Th 5,2) Veillez donc pendant la nuit pour ne pas être surpris par le voleur. Car que vous le vouliez ou non, le sommeil de la mort viendra nécessairement.

     Et pourtant, cela n'arrivera que lorsqu'un cri se sera fait entendre au milieu de la nuit. Quel est ce cri, sinon celui dont l'apôtre Paul dit : « En un instant, en un clin d'œil, au son de la dernière trompette. Car la trompette sonnera, et les morts ressusciteront incorruptibles, et nous serons transformés » (1Co 15,52). Après ce cri qui retentira au milieu de la nuit : « Voilà que l'époux vient », qu'arrivera-t-il donc ? « Toutes elles se sont levées. »
















_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4500
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Lun 13 Nov 2017 - 15:41

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



« Augmente en nous la foi ! »

Homélie :

"Jésus disait à ses disciples : « Il est inévitable que surviennent des scandales, des occasions de chute ; mais malheureux celui par qui cela arrive ! »

Il vaut mieux qu’on lui attache au cou une meule en pierre et qu’on le précipite à la mer, plutôt qu’il ne soit une occasion de chute pour un seul des petits que voilà. En marche vers Jérusalem avec Jésus, nous prenons conscience de l’amour infini de Dieu qui nous est donné dans le combat de Jésus. Il nous faut entrer dans cet amour pour devenir amour. L’adversaire va s’abattre sur nous comme il s’est abattu sur Jésus. Il nous faut consentir au réel, quitter notre représentation des choses pour dire oui à une vie renouvelée et plus pauvre. Des évènements cruels peuvent surgir entre notre aspiration au bien, ce qui compte pour nous, et la réalité. La souffrance dans laquelle nous sommes peut atteindre notre capacité à croire, à espérer, à nous ouvrir à l’autre. Nous nous sentons près à défaillir en notre être, niés, bafoués en notre être. Il s’agit d’accueillir la réalité et de voir comment avancer de nouveau sur la terre des vivants. Quand nous avons rencontré Jésus dans son amour vivant, nous supplions l’Esprit Saint de devenir amour en nous pour pardonner sans cesse.

"Prenez garde à vous-mêmes ! Si ton frère a commis un péché, fais-lui de vifs reproches, et, s’il se repent, pardonne-lui."

Même si sept fois par jour il commet un péché contre toi, et que sept fois de suite il revienne à toi en disant : “Je me repens”, tu lui pardonneras. » Il nous faut, avec Jésus, entrer dans une attitude qui dépasse nos propres capacités humaines, et qui nous appelle à nous situer autrement dans la réalité. Cela nécessite une vigilance dans l’orientation de notre volonté. Il nous faut être attentifs à tout. Jésus nous appelle à l’attention envers notre propre cœur pour contribuer à rendre possible la construction de l’unité entre nos frères. Parler, dire les choses, et si c’est nécessaire offrir le pardon à l’autre. Jésus nous invite à prendre le point de vue de Dieu notre Père qu’il va manifester dans sa Passion. Des sources surabondantes de grâce vont nous être données dans le pardon ainsi exercé. Nous assumons les combats venant de l’extérieur comme les combats venant de l’intérieur. Rester vulnérable, doux et humble, en toute circonstance empêche notre imaginaire de prendre le pas sur la réalité.

"Les Apôtres dirent au Seigneur : « Augmente en nous la foi ! »

Le Seigneur répondit : « Si vous aviez de la foi, gros comme une graine de moutarde, vous auriez dit à l’arbre que voici : “Déracine-toi et va te planter dans la mer”, et il vous aurait obéi. Jésus nous projette loin. Il nous a sauvé sur l’arbre de la Croix, planté dans la mer du péché, de la trahison pour que la vie s’impose par sa splendeur. Le reconnaître, c’est vivre à partir du Don de son Amour immense. Que tout soit Eucharistie, que notre action ne soit plus qu’action de grâce. Chaque épreuve est un appel à rejoindre le Christ de la Croix où surgit en nous le frère de Jésus. La présence de Jésus, l’amour de Dieu, la Lumière dont nous avons besoin ne nous manquera jamais. Un véritable amour s’édifie dans la vérité. La foi est notre plus grand combat dans la nuit de notre vie, nous ne voyons pas Dieu, nous croyons en lui. L’Esprit Saint qui avait conduit Jésus au désert est notre force et notre lumière. Il est celui qui imprime dans notre vie, la vie de Jésus. Il faut que nous ayons le courage de nous dire les uns aux autres ce qui nous fait mal, ce qui nous blesse pour ne pas entrer dans le scandale. L’autre a ainsi la possibilité de pardonner et de se rectifier, même si c’est sept fois par jour.


Citation :
Nous demandons la grâce de grandir dans la foi qui est un don de Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916), ermite et missionnaire au Sahara
Lettre du 15/07/1916 (Œuvres Spirituelles, Seuil 1958, p. 777)


« Pardonne-lui » (1Co 3,16)

L'amour consiste non à sentir qu'on aime, mais à vouloir aimer. Quand on veut aimer, on aime ; quand on veut aimer par-dessus tout, on aime par-dessus tout. S'il arrive qu'on succombe à une tentation, c'est que l'amour est trop faible, ce n'est pas qu'il n'existe pas. Il faut pleurer, comme saint Pierre, se repentir comme saint Pierre..., mais comme lui aussi, dire par trois fois : « Je vous aime, je vous aime, vous savez que malgré mes faiblesses et mes péchés, je vous aime » (Jn 21,15s).

Quant à l'amour que Jésus a pour nous, il nous l'a assez prouvé pour que nous y croyions sans le sentir. Sentir que nous l'aimons et qu'il nous aime, ce serait le ciel ; le ciel n'est, sauf rares moments et rares exceptions, pas pour ici-bas.

Racontons-nous souvent la double histoire des grâces que Dieu nous a faites personnellement depuis notre naissance et celle de nos infidélités ; nous y trouverons...de quoi nous perdre dans une confiance sans bornes en son amour. Il nous aime parce qu'il est bon, non parce que nous sommes bons ; les mères n'aiment-elles pas leurs enfants dévoyés ? Et nous trouverons de quoi nous enfoncer dans l'humilité et la défiance de nous. Cherchons à racheter un peu nos péchés par l'amour du prochain, par le bien fait au prochain. La charité envers le prochain, les efforts pour faire du bien aux autres sont un excellent remède à opposer aux tentations : c'est passer de la simple défense à la contre-attaque.













_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4500
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Mar 14 Nov 2017 - 13:19

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



« Nous sommes de simples serviteurs :
nous n’avons fait que notre devoir. »

Homélie :

« Lequel d’entre vous, quand son serviteur aura labouré ou gardé les bêtes, lui dira à son retour des champs : “Viens vite prendre place à table” ?

Nous sommes devant la réalité de tant d’hommes et de femmes qui cherchent du travail aujourd’hui dans un tel désarroi ! Les serviteurs de l’Évangile qui sont au travail, au service des frères, sont heureux ! Pour que notre vie soit plus belle, toute livrée à l’amour, nous prenons la mesure du don de soi total. Nous recevons tout de Dieu, la vie et le pouvoir de servir. Nous ne pouvons donner que ce que nous avons d’abord reçu. Le service le plus fidèle rendu à Dieu ne donne aucun droit à la reconnaissance. Notre service manifeste que Dieu est à la source de tout don. C’est dans ce don sans limite, qu’il nous est donné de pouvoir donner. En actualisant la générosité de Dieu dans notre vie, nous révélons que nous sommes créés à son image et à sa ressemblance. L’expérience de la réalité, vécue dans un amour si grand de Dieu, nous prépare à vivre humblement. La Parole de Jésus nous entraîne beaucoup plus loin. Nous contemplons la Vierge Marie à l’Annonciation, à l’invitation de Dieu, elle répond par un don total et absolu d’elle-même, que nous pouvons réaliser librement si nous le voulons.

Ne lui dira-t-il pas plutôt : “Prépare-moi à dîner, mets-toi en tenue pour me servir, le temps que je mange et boive. Ensuite tu mangeras et boiras à ton tour.”

Va-t-il être reconnaissant envers ce serviteur d’avoir exécuté ses ordres ? Au delà des conditions de travail difficiles, nous comprenons qu’entrer dans la dynamique de Jésus, c’est entrer dans le mystère de l’amour infini de Dieu, de l’amour qui n’aura pas de fin, de l’amour sans mesure, du don de soi le plus total, le plus absolu qui soit. En Jésus, lavant les pieds de ses disciples, Dieu nous révèle que c’est vraiment lui qui est à nos genoux. Dans ce geste, le Christ se révèle à la fois Dieu au service de l’homme, et l’homme au service de Dieu, par le service de ses frères. Le lavement des pieds est un lieu privilégié ou Dieu nous est montré « passant de l’un à l’autre en servant ses serviteurs. » Tel est le réalisme de la charité : « Celui qui dit qu’il sert Dieu, et qui ne sert pas ses frères, est un menteur. » Jésus confirme pleinement ce qu’il fait à ses disciples, après leur avoir lavé les pieds : « Si votre Seigneur, votre Maître, vous lave les pieds, c’est que vous aussi, vous devez vous laver les pieds les uns les autres. » Jésus ne nous demande pas quelque chose qu’il n’ai pas Lui-même réalisé.

« De même vous aussi, quand vous aurez exécuté tout ce qui vous a été ordonné, dites : “Nous sommes de simples serviteurs : nous n’avons fait que notre devoir.”

Nous reconnaissons qu’il nous faut une grande foi pour vivre de cet amour là, infiniment aimé, infiniment aimant. Ceux qui aiment vraiment sont prêts à tout donner, à vivre à l’intérieur de l’aimé. Dieu est plus intime à nous-mêmes que nous ne le sommes nous-mêmes. L’amour de Dieu est un Amour infini ! C’est à travers nos gestes d’amour et de service, les plus modestes soient-ils, que nos frères peuvent découvrir qu’ils sont aimés de Dieu. Il nous est révélé que par nous, l’amour de Dieu pour tout homme se concrétise et prend corps. Nous pouvons être des chemins de l’amour de Dieu, si nous sommes irrigués par un amour sans limite. Jésus, l’Envoyé du Père, est totalement donné, il est celui dont la vie est au service de toute personne. C’est par là même, qu’il glorifie le Père. Dans sa Passion, Jésus glorifie le Père qui nous donne tout en nous donnant son Unique. Ce que Jésus nous demande dans l’Évangile est pour notre plus grand bonheur. Jésus, par nous, continue ainsi à donner sa Vie jusqu’au bout. Pour le signifier, Jésus prend le pain et il dit : "Prenez et mangez, ceci est mon corps," il est totalement donné.


Citation :
Nous demandons la grâce d’entrer dans cet amour infini de Dieu pour réaliser au quotidien ce qu’il attend de nous.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Sainte Teresa de Calcutta (1910-1997), fondatrice des Sœurs Missionnaires de la Charité
A Simple Path (trad. Un Chemin tout simple, Plon Mame 1995, p. 106)


« Nous sommes des serviteurs quelconques » (1Co 3,16)

Ne vous souciez pas de chercher la cause des grands problèmes de l'humanité ; contentez-vous de faire ce que vous pouvez faire pour les résoudre en apportant votre aide à ceux qui en ont besoin. Certains me disent qu'en faisant la charité aux autres, nous dédouanons les États de leurs responsabilités envers les nécessiteux et les pauvres. Je ne me tracasse pas pour autant, car ce n'est généralement pas l'amour qu'offrent les États. Je fais simplement tout ce que je peux faire, le reste n'est pas de mon ressort.

     Dieu a été si bon avec nous ! Travailler dans l'amour est toujours un moyen de se rapprocher de lui. Regardez ce que le Christ a fait durant sa vie sur terre ! Il l'a passée à faire le bien (Ac 10,38). Je rappelle à mes sœurs qu'il a passé les trois ans de sa vie publique à soigner les malades, les lépreux, les enfants et d'autres encore. C'est exactement ce que nous faisons en prêchant l'Évangile par nos actions.

     Nous considérons que servir les autres est un privilège et nous essayons à chaque instant de le faire de tout notre cœur. Nous savons bien que notre action n'est qu'une goutte d'eau dans l'océan, mais sans notre action cette goutte manquerait.













_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4500
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Mer 15 Nov 2017 - 16:53

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

Jésus, marchant vers Jérusalem, traversait la région située entre la Samarie et la Galilée.
Comme il entrait dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre. Ils s’arrêtèrent à distance
et lui crièrent : « Jésus, maître, prends pitié de nous. »


Avoir la lèpre, c’est être condamné à vivre en marge de la communauté humaine. C’est à l’entrée d’un village, que Jésus entend : « Jésus, maître, prends pitié de nous ! » Dix lépreux sont là, compagnons de misère, mais décidés à saisir la chance de leur vie, car ils sont rejetés des hommes. Ils se tiennent à distance, par habitude, par crainte. Dans notre relation à Jésus, nous croyons aussi que notre situation de pécheurs nous éloigne de l’amour de Dieu. Nous avons peur de nous approcher tels que nous sommes. Jésus marche vers sa mort et sa résurrection, il marche vers Jérusalem. Ces « Dix lépreux » rassemblés, constituent une assemblée de prières. Ils crient : « Jésus, maître, prends pitié de nous. » Ils sont le symbole de l’humanité, ils sont représentatifs du peuple de Dieu qui a besoin d’être guéri. Nous supplions encore comme ces lépreux : « Jésus aie pitié de nous, viens à notre secours. » Remplis nous de ton amour, mets en notre cœur les sentiments qui sont dans ton cœur. Ces cris de supplication et d’action de grâce sont notre vie de prière. Jésus marche pour accomplir notre purification et notre sanctification. Il ne brusque rien, il respecte la gêne de ces lépreux, qui se sentent si laids et si peu agréables.

« A cette vue, Jésus leur dit : « Allez vous montrer aux prêtres. » En cours de route, ils furent purifiés.

L’un d’eux, voyant qu’il était guéri, revint sur ses pas, en glorifiant Dieu à pleine voix. Il se jeta face contre terre aux pieds de Jésus en lui rendant grâce. Or, c’était un Samaritain. Nous croyons qu’une distance nous sépare de Jésus. Or, jamais Jésus n’est plus proche de nous, que lorsque nous souffrons, lorsque nous sentons le poids de la solitude, et que nous nous croyons coupés de tout secours humain. D’après la Loi, il revenait aux prêtres de faire le constat officiel de la guérison, puis d’offrir des sacrifices. En cours de route, ces lépreux furent purifiés. L’un d’eux, revient sur ses pas et il glorifie Dieu. Cet ancien lépreux se jette la face contre terre aux pieds de Jésus en lui rendant grâce. Un nouveau dialogue, plus riche, s’établit avec Jésus qui lui dit : « ta foi t’a sauvé. » Jésus donne le sens final de la guérison, il lui offre d’entrer dans le salut, dans la vie en plénitude. Il y a aussi dans notre vie des événements qui surgissent et dont il nous faut trouver le sens véritable. Nous entrons alors dans la louange, Jésus nous donne sa réponse d’amour : « Ta foi t’a sauvé ! » Rien n’échappe à l’action purifiante et bienfaisante de Jésus. Dieu rend justice aux faibles, à l’orphelin, à l’indigent, au malheureux.

Alors Jésus prit la parole en disant : « Tous les dix n’ont-ils pas été purifiés ? Les neuf autres, où sont-ils ?

Il ne s’est trouvé parmi eux que cet étranger pour revenir sur ses pas et rendre gloire à Dieu ! » Jésus lui dit : « Relève-toi et va : ta foi t’a sauvé. » Jésus nous demande un acte de foi total. Se mettre en route pour le constat de la guérison de la lèpre est l’obéissance à la parole de Jésus. Devant la guérison, subite, complète, pour les dix en même temps, ils ont cru, mais un seul est venu remercier Jésus. Les neuf ont reçu le cadeau de Jésus, et cela leur a semblé normal. La bonté de Dieu ne les a pas tirés de leur torpeur ; ils ont saisi le bienfait. Ils n’ont pas compris qu’à travers cette guérison, Jésus leur faisait signe. Dieu les libérait pour la louange et le service. Le samaritain, lui, est revenu, fou de joie, parlant tout haut et ne cessant pas de remercier Dieu. Il a pris conscience que Jésus l’aimait au point de le guérir. Il se prosterne aux pieds de Jésus pour lui dire avec son corps guéri, avec son cœur adouci par la joie, le merci qui n’est dû qu’à Dieu. Devenir un vrai disciple de Jésus reconnaissant, nous donne sa réponse d’amour : « Ta foi t’a sauvé ! » Nous rendons grâce à Dieu, et nous nous souvenons de nos frères. Dieu rend justice aux faibles, à l’orphelin, à l’indigent, au malheureux.


Citation :
Nous demandons la grâce de devenir de plus en plus des êtres d’action de grâce.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Vie de saint François d'Assise dite « Compilation de Pérouse » (v. 1311)
§ 43 (trad. Debonnets et Vorreux, Documents, 1968, p. 924)


« Rendre gloire à Dieu » (1Co 3,16)

Deux ans avant sa mort, le bienheureux François était déjà bien malade, souffrant surtout des yeux... Il a été cinquante jours et plus sans pouvoir supporter pendant la journée la lumière du soleil, ni pendant la nuit la clarté du feu. Il demeurait constamment dans l'obscurité à l'intérieur de la maison, dans sa cellule... Une nuit, comme il réfléchissait à toutes les tribulations qu'il endurait, il a eu pitié de lui-même et a dit intérieurement : « Seigneur, secours-moi dans mes infirmités, pour que j'aie la force de les supporter patiemment ! » Et soudain il a entendu en esprit une voix : « Dis-moi, frère : si, en compensation de tes souffrances et tribulations, on te donnait un immense et précieux trésor..., ne te réjouirais-tu pas ? ... Réjouis-toi et sois dans l'allégresse au milieu de tes infirmités et tribulations : dès maintenant vis en paix comme si tu partageais déjà mon Royaume. »

     Le lendemain il a dit à ses compagnons... : « Dieu m'a donné une telle grâce et bénédiction que, dans sa miséricorde, il a daigné m'assurer, à moi son pauvre et indigne serviteur vivant encore ici-bas, que je partagerais son Royaume. C'est pourquoi, pour sa gloire, pour ma consolation et l'édification du prochain, je veux composer une nouvelle « Louange du Seigneur » pour ses créatures. Chaque jour, celles-ci servent à nos besoins, sans elles nous ne pourrions pas vivre, et par elles le genre humain offense beaucoup le Créateur. Chaque jour aussi nous méconnaissons un si grand bienfait en ne louant pas comme nous le devrions le Créateur et Dispensateur de tous ces dons »...

     Ces « Louanges du Seigneur » qui commencent par : « Très haut, tout puissant et bon Seigneur », il les appela « Cantique de frère Soleil ». C'est, en effet, la plus belle de toutes les créatures, celle que l'on peut, mieux que toute autre, comparer à Dieu. Et il disait : « Au lever du soleil, tout homme devrait louer Dieu d'avoir créé cet astre qui pendant le jour donne aux yeux leur lumière ; le soir, quand vient la nuit, tout homme devrait louer Dieu pour cette autre créature, notre frère le feu qui, dans les ténèbres, permet à nos yeux de voir clair. Nous sommes tous comme des aveugles, et c'est par ces deux créatures que Dieu nous donne la lumière. C'est pourquoi, pour ces créatures et pour les autres qui nous servent chaque jour, nous devons louer tout particulièrement leur glorieux Créateur. »

     Lui-même le faisait de tout son cœur, qu'il soit malade ou bien portant, et volontiers il conviait les autres à chanter la gloire du Seigneur. Quand il a été terrassé par la maladie, il entonnait souvent ce cantique et le faisait continuer par ses compagnons ; il oubliait ainsi, en considérant la gloire du Seigneur, la violence de ses douleurs et de ses maux. Il a agi ainsi jusqu'au jour de sa mort.













_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4500
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Ven 17 Nov 2017 - 11:50

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

Comme cela s’est passé dans les jours de Noé, ainsi en sera-t-il dans les jours du Fils de l’homme.

On mangeait, on buvait, on prenait femme, on prenait mari, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche et où survint le déluge qui les fit tous périr. Il en était de même dans les jours de Loth : on mangeait, on buvait, on achetait, on vendait, on plantait, on bâtissait ; mais le jour où Loth sortit de Sodome, du ciel tomba une pluie de feu et de soufre qui les fit tous périr ; cela se passera de la même manière le jour où le Fils de l’homme se révélera.
Nous avançons dans l’année liturgique, le retour de Jésus est proposé à notre méditation. L'Évangile nous manifeste les différentes étapes qui nous mènent au salut, le terme de notre histoire individuelle et collective. Jésus veut nous rassurer, il bannit de notre cœur toute fausse crainte. La joie de sa rencontre est première en tout. Chercher à sauver ses biens ou essayer d’échapper à cette venue serait une grave erreur. Il nous faut reconnaître nos « idoles » et choisir Dieu, en vérité. Tout ce que Dieu nous donne est si merveilleux que cela nous conduit à la contemplation de son Amour. Dieu est éminemment beau, mais le diable-séducteur a les apparences du beau, la véritable beauté est subtile à saisir. « Et pourtant, ces hommes ne méritent qu’un blâme léger ; car ils ne s’égarent peut-être qu’en cherchant Dieu avec le désir de le trouver. » Il faut beaucoup de douceur et d’humilité pour être en relation avec Dieu. Dieu qui nous a fait nous attire, mais notre attachement à nos idées propres fait que nous ne pensons pas à Dieu qui vient au moment où nous ne l’attendons pas ! Nous demandons la grâce d’un état de vigilance, un état de prière.


En ce jour-là, celui qui sera sur sa terrasse, et aura ses affaires dans sa maison, qu’il ne descende pas pour les emporter ; et de même celui qui sera dans son champ, qu’il ne retourne pas en arrière.

Rappelez-vous la femme de Loth. Qui cherchera à conserver sa vie la perdra. Et qui la perdra la sauvegardera. En évoquant l’histoire de Noé et de Loth, Jésus ne stigmatise pas la perversion des gens mais il nous reproche de vivre immergés dans le monde présent sans aucun souci du Royaume. Le concile Vatican II nous demande de prêter grande attention aux signes des temps. Si notre grand bonheur est de servir Dieu, celui qui est sur la terrasse, habité par le désir de Dieu le suit immédiatement. Il ne rumine ni son chagrin ni quelques contrariétés. S’il prévoit de bonnes affaires, il ne sera pas concerné par le passage de Dieu. Être disponible à la volonté de Dieu, ne vouloir que lui seul est notre but. « Qui cherchera à conserver sa vie la perdra. » L’intelligence de l’Évangile nous dit la différence entre « l’icône, » qui en tout nous oriente vers Dieu et « l’idole, » qui retourne tout ce qu’elle touche sur elle même. Notre nature est bonne et tout ce que Dieu nous donne peut servir la grâce pour devenir meilleure. Un bon pain peut être transsubstantié et devenir le Corps de Jésus. Si nous sommes icône de Dieu, nous sommes appel de Dieu, désir de Dieu.

Je vous le dis : Cette nuit-là, deux personnes seront dans le même lit : l’une sera prise, l’autre laissée. Deux femmes seront ensemble en train de moudre du grain : l’une sera prise, l’autre laissée.

Prenant alors la parole, les disciples lui demandèrent : « Où donc, Seigneur ? » Il leur répondit : « Là où sera le corps, là aussi se rassembleront les vautours. » Beaucoup d’événements nous rappellent que notre vie sur terre ne se prolongera pas indéfiniment. Les maladies et les épreuves, nous montrent notre fragilité et nous signalent que notre fin peut survenir à chaque instant. Jésus nous engage à nous montrer responsables, sans aucune peur, dans notre pèlerinage. La routine quotidienne peut voiler notre vue. La vigilance s’accorde bien avec la confiance de la foi : « Mon âme te désire, mon Dieu. Quand viendras-tu vers moi ? » L’Esprit de Dieu souffle pour une envolée plus grande vers Dieu, pour être en attente du Dieu qui vient. Tout dépend en effet de la disposition de notre cœur, si nous n’avons qu’un seul souci, la gloire de Dieu, la volonté de Dieu, alors tout est brûlé à l’autel de Jésus. Nous ne nous laissons pas affecter par les contraintes qui se succèdent au cours d’une journée, mais nous revenons toujours à l’essentiel.


Citation :
Nous demandons la grâce que Dieu fasse en nous sa volonté.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Sainte Faustine Kowalska (1905-1938), religieuse
Petit journal, § 1230 (trad. Parole et dialogue 2002, p. 102)


« Qui perdra sa vie la sauvegardera » (1Co 3,16)

Ô jour éternel, jour tant désiré,
Je te guette avec nostalgie et impatience,
Et très bientôt l'amour déchirera les voiles,
Et tu deviendras mon salut.

Jour merveilleux, moment incomparable,
Où pour la première fois je verrai mon Dieu,
L'époux de mon âme et le Seigneur des Seigneurs,
Je sens que l'épouvante n'étreindra point mon âme.

Jour très solennel, jour de clarté,
Où l'âme connaîtra son Dieu dans sa puissance,
Et tout entière sombrera dans son amour,
Et connaîtra que les misères de l'exil sont passées.

Jour bienheureux, jour béni
Où pour toi mon cœur flambera d'un feu éternel :
Car je te pressens déjà même si ce n'est qu'à travers des voiles,
Toi Jésus, dans la vie et la mort, tu m'es ravissement et enchantement.

Jour que j'espère toute ma vie durant :
Et je t'attends avec impatience, Seigneur,
Car toi tu es le seul que je désire,
Toi, l'Unique en mon cœur ; le reste ne m'est rien.

Jour de délice, d'infinies douceurs :
Mon époux, Dieu de grande majesté,
Tu sais que rien ne saurait contenter le cœur d'une vierge,
Sur ton doux Cœur j'appuie mon front.












_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4500
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Sam 18 Nov 2017 - 14:13

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



Homélie :

Voilà sans doute une des paraboles les plus controversées de l’Evangile ! Qui d’entre nous ne s’est pas plaint un jour ou l’autre de ne pas avoir été exaucé, malgré une supplication insistante et persévérante ? Mais avant d’accuser le Seigneur de ne pas agir selon sa promesse, relisons d’abord à quoi il s’est engagé.

Dans le verset introductif, l’évangéliste nous donne la clé de lecture de la parabole : Jésus veut « montrer à ses disciples qu’il faut toujours prier sans se décourager ». Et la question du Seigneur qui clôture ce passage, nous montre la condition de l’exaucement de notre prière instante : « Le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur terre ? ». Il s’agit donc de faire monter vers Dieu une prière de foi persévérante. Reste à préciser l’objet de cette prière ; or c’est probablement sur ce point que notre lecture est habituellement un peu trop rapide. Le Seigneur ne s’engage pas à exaucer toutes nos prières, mais seulement celle dont le contenu est précisé dans la promesse qui conclut la parabole : « Dieu ne fera-t-il pas justice à ses élus qui crient vers lui jour et nuit ? Je vous le déclare : sans tarder, il leur fera justice ». Dieu ne nous promet donc pas de répondre sans délai aux requêtes concernant nos intérêts personnels - même les plus légitimes - mais à la demande qui porte sur notre justification, car lui seul peut « nous faire justice », étant le seul à pouvoir pardonner nos fautes. Tel est en effet le sens biblique de l’expression utilisée par Jésus : « faire justice ».

Pour nous inciter à « crier vers Dieu jour et nuit » en le suppliant de nous réconcilier avec lui, Jésus met en scène deux personnages, qui dans les Ecritures représentent le type même de l’oppresseur et de l’opprimé, à savoir le juge inique, et la veuve sans défense ni recours. Le juge d’une bourgade quelque peu retirée était un notable tout-puissant qui n’avait pratiquement de compte à rendre à personne ; le nôtre n’en rend même pas à Dieu. Face à cet homme, une veuve : lorsqu’on sait le peu de poids de la parole d’une femme dans la société juive de l’époque, on devine que le juge ne s’inquiète guère de ses lamentations. Pourtant, dans le bras de fer qui s’engage, c’est cette dernière qui l’emporte : elle parvient à « user » l’arrogance du juge, qui cède pour échapper aux insistances de la plaignante.

Rebondissant sur l’effet provoqué par la parabole sur son auditoire, Jésus s’élève au niveau spirituel, par une argumentation a fortiori qu’il affectionne particulièrement : si cet homme mauvais finit par exaucer le vœu de cette pauvre femme qui lui « casse la tête », d’autant plus Dieu qui est bon, « fera-t-il justice à ses élus, et sans tarder ».

Mais alors, pourquoi faut-il « prier sans se décourager », si l’exaucement est immédiat ? Pourquoi faut-il frapper avec insistance à la porte de la miséricorde, si le Seigneur répond positivement sans nous faire attendre ?

Si la nécessité d’une prière ininterrompue - « il faut prier toujours» - n’est pas due au manque de disponibilité de notre interlocuteur divin, il reste qu’elle s’impose en raison de la rapidité avec laquelle nous retombons dans le péché ! Autrement dit : Notre-Seigneur nous exhorte à ne pas nous décourager, non pas devant la lenteur du pardon de Dieu, mais devant la promptitude avec laquelle, à peine relevés, nous trébuchons à nouveau…

« Le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur terre ? » Trouvera-t-il un homme assez humble pour persévérer, sans se décourager, dans l’aveu de sa faute et la confession de la miséricorde de son Sauveur ? « Jésus, Fils de Dieu, Sauveur, aie pitié de moi, pécheur » : la prière dite « de Jésus », résume bien cette attitude de componction qui attire sur nous la miséricorde divine. Si les moines du désert - ces géants dans la foi - ne se lassaient pas d’implorer le Seigneur au moyen de cette oraison jaculatoire qui exprime l’attitude intérieure de l’homme devant son Dieu, peut-être aurions-nous intérêt à en approfondir le sens et en pratiquer la méditation ?

Entre la voie de l’oubli de Dieu, sur laquelle se sont engagées nos cultures sécularisées qui exaltent l’autosuffisance de l’homme, et la voie de l’humble reconnaissance de notre besoin impérieux et constant de salut, le choix s’impose. Jésus nous adresse cette invitation à prier avec persévérance au moment où lui-même s’avance courageusement vers Jérusalem pour y offrir en notre nom le sacrifice rédempteur - cette suprême prière d’intercession au cours de laquelle il va remettre notre vie à tous entre les mains de son Père dans un irrésistible élan d’amour. La Croix où le Christ s’est fait péché pour nous, est la Parole de vérité qui nous révèle dans un même regard, le poids de notre faute, et la toute-puissance de la miséricorde divine. Mais « le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur terre ? »



Père Philippe
Source :





Saint Jean Climaque (v. 575-v. 650), moine au Mont Sinaï
L'Échelle sainte (trad. Bellefontaine 1993, coll. Spiritualité orientale n°24, pp. 290.299-300 rev.)


Dieu, seul maître de prière (1Co 3,16)

La prière est, quant à sa nature, la conversation et l'union de l'homme avec Dieu, et quant à son efficacité, la conservation du monde et sa réconciliation avec Dieu, un pont élevé par-dessus les tentations, un rempart contre les tribulations, l'extinction des guerres, la joie future, l'activité qui ne cesse jamais, la source des grâces, le pourvoyeur des charismes, un progrès invisible, l'aliment de l'âme, l'illumination de l'esprit, la hache qui retranche le désespoir, le bannissement de la tristesse, la réduction de la colère, le miroir du progrès, la manifestation de notre mesure, le test de l'état de notre âme, la révélation des choses futures, la sûre annonce de la gloire.

     Aie un grand courage, et tu auras Dieu lui-même pour maître de prière. Il est impossible d'apprendre à voir au moyen de paroles, parce que voir est un effet de la nature. Il est tout aussi impossible d'apprendre la beauté de la prière par l'enseignement d'autrui. La prière ne s'apprend que dans la prière et elle a Dieu pour maître, lui qui enseigne à l'homme la science..., qui accorde le don de la prière à celui qui prie, et qui bénit les années des justes.












_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !


Dernière édition par Lumen le Dim 19 Nov 2017 - 15:01, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4500
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Dim 19 Nov 2017 - 14:53

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


"« C’est comme un homme qui partait en voyage : il appela ses serviteurs et leur confia ses biens. À l’un il remit une somme de cinq talents, à un autre deux talents, au troisième un seul talent, à chacun selon ses capacités. Puis il partit."

Jésus marche vers Jérusalem, bientôt il sera élevé au ciel pour nous y préparer une place. La parabole que nous entendons dit quelque chose de notre passage vers le Royaume. Il pourrait arriver bientôt ! Jésus veut nous stimuler dans notre attente. La Parole de Dieu nous invite à une la vigilance active pour ne pas manquer le rendez-vous ! Nous sommes invités à une vigilance confiante et non à une inquiétude peureuse et paralysante. Dans cette situation de Pâques, la liturgie nous fait entrer dans le circuit de la vie qui nous est donnée. Il y a pour nous une urgence à nous laisser interroger pour entendre la Parole de Dieu. Il nous faut entrer dans le rayonnement d’Amour de la Trinité sainte. Dans l’attente du Seigneur, il ne s’agit pas seulement de rester actif, mais de nous préparer pour accueillir la rencontre d’amour. Les talents que nous recevons sont significatifs d’un enrichissement ! Un talent représente quinze années de travail, c’est une somme importante ! Le terme de "serviteur" qui est utilisé signifie que nous ne sommes pas des propriétaires sur cette terre. Jésus nous laisse le temps de faire fructifier les dons qu’il nous a obtenus par sa Passion et par sa Croix. Nous ne sommes pas propriétaires de notre vie, elle ne nous appartient pas, elle appartient au Seigneur. Mais nous pouvons l’enrichir de tous les dons qui nous sont donnés et qui viennent du ciel.

"Aussitôt, celui qui avait reçu les cinq talents s’en alla pour les faire valoir et en gagna cinq autres. De même, celui qui avait reçu deux talents en gagna deux autres. Mais celui qui n’en avait reçu qu’un alla creuser la terre et cacha l’argent de son maître."

Nous recevons notre vie humaine de Dieu, avec beaucoup de capacités ! Cette vie nous est offerte comme un cadeau très merveilleux. Jésus nous constitue gérant de son amour. Ce qu’il nous donne gratuitement, il nous invite à le lui redonner enrichi de la manière dont nous lui avons répondu avec amour. La confiance et la gratuité sont le climat fécond de l’amour : « Celui qui a recevra encore, il sera dans l’abondance. » Les talents enrichissent donc notre vie humaine d’une manière surprenante ! Le capital a doublé, c’est une façon de s’exprimer en parlant de la vie divine. Le don s’est décuplé à l’infini. Ce sont toutes les possibilités qui nous sont données dans notre vie humaine qui peuvent être divinisée.

"…Celui qui avait reçu un seul talent s’approcha aussi et dit : “Seigneur, je savais que tu es un homme dur : tu moissonnes là où tu n’as pas semé, tu ramasses là où tu n’as pas répandu le grain. J’ai eu peur, et je suis allé cacher ton talent dans la terre. Le voici. Tu as ce qui t’appartient."

Son maître lui répliqua : “Serviteur mauvais et paresseux, tu savais que je moissonne là où je n’ai pas semé, que je ramasse le grain là où je ne l’ai pas répandu. Alors, il fallait placer mon argent à la banque ; et, à mon retour, je l’aurais retrouvé avec les intérêts. Le serviteur qui est blâmé au retour du maître a vécu dans l’inquiétude et dans la crainte. Les deux autres serviteurs, après le départ de leur maître, se mettent tout simplement au travail, sans plus de préoccupations. Comme ce troisième serviteur, nous pouvons garder au cœur la mémoire de Jésus, en étant paralysé par la peur et la crainte. Nous pouvons aussi garder au cœur la mémoire de Jésus, libéré, avec des énergies et une grande confiance. Chacun agit selon l’image de Dieu qu’il porte en son cœur. Si nous gardons au cœur la mémoire du Seigneur Jésus dans la pensée de sa miséricorde qui résonne en nous, c’est un espace ouvert à notre liberté et à notre responsabilité pour faire fructifier nos dons, pour préparer la venue du Royaume qui nous est donné. Thérèse de Lisieux disait : "C’est la confiance et rien que la confiance qui nous conduit à l’amour." Cette rencontre est une rencontre d’amour, celle du bien-aimé avec sa bien-aimée. Cette bien-aimée, c’est chacun de nous identifié à son Bien-aimé. Nous comprenons le talent comme le don de Dieu qui nous est donné, et qui est encore plus précieux que notre vie, puisqu’il est enrichi à l’infini.


Citation :
Nous demandons la grâce de comprendre le cadeau que Dieu nous fait en nous donnant la vie divine.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église
Homélies sur l'évangile de Matthieu, n°78, 2-3


La parabole des talents

L'un des serviteurs dit : « Seigneur, tu m'as confié cinq talents » ; un autre en indique deux. Ils reconnaissent qu'ils ont reçu de lui le moyen de bien faire ; ils lui témoignent une grande reconnaissance et lui rendent leurs comptes. Que leur répond le maître ? « C'est bien, serviteur bon et fidèle (car le propre de la bonté, c'est de voir le prochain) ; tu as été fidèle en peu de chose, je t'établirai sur beaucoup ; entre dans la joie de ton Seigneur. » Jésus désigne ainsi une béatitude complète.

     Quant à celui qui n'avait reçu qu'un talent, il est allé l'enfouir. « Ce propre-à-rien de serviteur, jetez-le dehors, dans les ténèbres ; là seront les pleurs et les grincements de dents. » Tu le vois, ce n'est pas seulement le voleur, l'homme qui cherche toujours à s'enrichir, celui qui fait le mal qui est puni à la fin ; c'est aussi celui qui ne fait pas le bien... Que sont ces talents, en effet ? C'est la puissance de chacun, l'autorité dont on jouit, la fortune que l'on possède, l'enseignement que l'on peut donner et tout autre chose de même genre. Que personne ne vienne donc dire : je n'ai qu'un talent, je ne peux rien faire. Car tu peux, même avec un seul talent, agir de manière louable.
















_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4500
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Lun 20 Nov 2017 - 12:57

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



"Alors que Jésus approchait de Jéricho, un aveugle mendiait, assis au bord de la route. Entendant la foule passer devant lui, il s’informa de ce qu’il y avait."

On lui apprit que c’était Jésus le Nazaréen qui passait. Il s’écria : « Jésus, fils de David, prends pitié de moi ! » Ce mendiant aveugle évolue sous les regards paralysants de la foule. Il lui faut l’intervention de Jésus pour qu’il arrive jusqu’à lui. Nous admirons l’attention que lui porte Jésus. Il sera transformé par sa rencontre avec lui. Malgré les regards négatifs, ce mendiant aveugle avance avec persévérance vers Jésus qui peut le sauver. Nous témoignons de la reconnaissance à cet aveugle guéri ! Cet homme appelle, il crie ! L’Esprit Saint agit au profond de son cœur : « Jésus, Fils de David, aie pitié de moi. » Cet homme a Foi en sa guérison. La foi lui donne de devenir d’un homme nouveau, qui se convertit, qui se tourne librement vers Jésus qu’il vient de découvrir comme Sauveur. Comme la foule, nous ne sommes pas toujours ajustés aux sentiments du cœur de Jésus ! Nous aussi nous voulons mettre notre confiance en lui et nous engager dans une alliance avec lui, pour « le suivre. » Cette décision transforme notre manière d’être et d’agir, il devient impossible de vivre sans cette relation vitale avec Jésus.

Ceux qui marchaient en tête l’interpellaient pour le faire taire. Mais lui criait de plus belle : « Fils de David, aie pitié de moi ! » Jésus s’arrêta et il ordonna qu’on le lui amène.

Quand il se fut approché, Jésus lui demanda : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? Seigneur, que je voie ! » Jésus nous dit encore aujourd’hui : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » Nous avons la possibilité de lui dire notre cri : « Seigneur, fais que je voie ! » Aujourd’hui nous rencontrons Jésus dans son Église, dans les sacrements, et de multiples manières par son Évangile. La foi est une lumière d’en haut qui éclaire notre intelligence et aussi une force divine qui dynamise notre volonté pour l’engager dans notre vie. Cette vertu de la foi vient de Jésus, mais elle a besoin de notre réponse pour être vivante. Si nous l’accueillons, la foi nous permet de vivre heureux au milieu d’un monde matérialisé et indifférent. En effet, Jésus nous aime, il nous guérit et nous donne le courage de dire aux souffrants : Courage, il t’appelle ! Lorsque nous lisons la vie des saints, nous sommes marqués par le récit de leur conversion. C’est toujours une rencontre avec Jésus. Chaque chrétien reçoit au baptême, la vertu de la foi, avec l’espérance et la charité. Mais ces vertus ne sont efficaces que dans la mesure où nous en prenons conscience et que nous les utilisons pour le service de nos frères et pour rendre grâce à Dieu.

Quand il se fut approché, Jésus lui demanda : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » Il répondit : « Seigneur, que je retrouve la vue. » Et Jésus lui dit : « Retrouve la vue ! Ta foi t’a sauvé. »

À l’instant même, il retrouva la vue, et il suivait Jésus en rendant gloire à Dieu. Et tout le peuple, voyant cela, adressa une louange à Dieu. Jésus répond au désir profond de son cœur. Il lui dit : « Vois. » Le regard de bienveillance de Jésus va opérer le changement de l’aveugle et de la communauté. La transformation opérée par Jésus est très mystérieuse, elle est dans ce changement de regard. Cette conversion instantanée, due à la foi, est un signe pour nous, aujourd’hui. La transformation des cœurs s’opére après un moment de recherche. Croire, c’est reconnaître la Présence de Jésus le Ressuscité en son Église. Celle-ci nous donne la Parole de Vie, la Grâce du Ressuscité qui nous met en relation avec le Père, le Fils et l’Esprit Saint. L’Église nous soutient dans la prière et dans notre relation quotidienne avec Jésus. Notre foi peut toujours grandir, pour cela, il faut l’alimenter par l’écoute de la Parole de Dieu et l’exprimer aux autres avec les mots de notre culture. Ainsi, grâce à ce nouveau regard, s’opère la transformation du corps social dans lequel nous vivons.


Citation :
Nous demandons la Grâce de prier pour le monde, d’être ce pauvre qui demeure avec Jésus le Sauveur du monde.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Odes de Salomon (texte chrétien hébraïque du début du 2e siècle)
§ 21 (trad. Hamman, DDB 1981, p.43)


« Il suivait Jésus en rendant gloire à Dieu » (1Co 3,16)

J'ai levé les bras au ciel,
vers la grâce du Seigneur.
Il a jeté mes chaînes loin de moi ;
mon protecteur m'a élevé
selon sa grâce et son salut.

J'ai dépouillé l'obscurité
et revêtu la lumière.
J'ai trouvé des membres qui ne connaissaient
ni peine ni angoisse ni douleur.

La pensée du Seigneur m'a beaucoup secouru,
ainsi que sa communion incorruptible.
Sa lumière m'a exalté,
j'ai marché en sa présence,
et m'approcherai de lui,
le louant et le glorifiant.
Mon cœur a débordé,
il a envahi ma bouche,
il a jailli sur mes lèvres.
L'exultation du Seigneur et sa louange
épanouissent mon visage.

Alléluia !












_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !


Dernière édition par Lumen le Jeu 23 Nov 2017 - 14:14, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4500
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Mar 21 Nov 2017 - 16:23

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



"Comme Jésus parlait encore aux foules, voici que sa mère et ses frères se tenaient au-dehors, cherchant à lui parler."

Quelqu’un lui dit : « Ta mère et tes frères sont là, dehors, qui cherchent à te parler. » célébrer la fête de la présentation de Marie au Temple de Jérusalem, l’Évangile nous donne une telle foule autour de Jésus que sa mère et « ses frères » ne peuvent le rejoindre. Nous sommes heureux de nous présenter au Seigneur Jésus dans la lumière de la présentation de Marie. La mère de Jésus a environ trois ans quand elle se présentée au Temple dit la Tradition. L’Immaculée est rachetée par le Christ avant les siècles. Elle a ce privilège unique d’être la Mère du Fils unique du Père, du Verbe de Dieu fait chair. Marie, comme une mère, comme une éducatrice, nous demande de faire silence pour entendre la Parole. Elle nous aide à ouvrir notre cœur à l’attirance du Père. Dans le silence, Marie est dans l’attirance du Père. Elle a entendu l’appel, elle est située dans la volonté d’amour de Dieu : « Nul ne vient à moi si le Père ne l’attire. » Cette attirance, pour elle, sera encore bien plus forte à la croix : « Quand je serai élevé de terre, j’attirerai tout à Moi, dit Jésus. » Pour nous, qui, après le jeudi saint, mangeons le Corps du Seigneur, quand nous buvons son Sang, nous sommes véritablement un seul Esprit et une seule Chair avec Lui, le Consacré, l’Oint, l’Envoyé du Père.

"Jésus lui répondit : « Qui est ma mère, et qui sont mes frères ?"

Jésus cache la beauté de Marie, et en même temps, il manifeste le mystère de la Création nouvelle qu’il est venu établir. Dieu habite au milieu de nous avec tendresse, il nous attire avec des liens d’amour. Il reste parmi nous et nous appelle afin que nous prenions le chemin du ciel pour habiter avec lui. Nous quittons notre demeure passagère pour choisir notre demeure dans le Paradis. En Jésus, Dieu a habité au milieu de nous pour que nous puissions le rencontrer. Aux Noces de Cana, Marie était présente ainsi que les "frères." Jésus répond à la question de Marie qui décèle le manque. « Quoi entre moi et toi, femme, lui dit Jésus ? » Dans l’usage courant de l’époque, le mot “femme,” n’a pas le côté dur qu’il peut avoir à notre oreille. Jésus acquiesce à la demande de Marie, il voit sa mère comme la disciple par excellence. Jésus redit le mystère le plus profond de Marie : "Faire la volonté du Père qui est aux cieux." C’est la femme de l’Apocalypse qui est dans les douleurs de l’enfantement d’un Peuple nouveau. En Église, toujours animé par la Brise légère de l’Esprit Saint, nous faisons advenir dans la divine Eucharistie le Corps du Christ, tissé du corps et du sang de la Vierge Marie. Dans ce grand mystère, nous refaisons ce que Jésus a fait, nous devenons ce que nous sommes : Enfant du Père, sœurs et frères de Jésus.

"Puis, étendant la main vers ses disciples, il dit : « Voici ma mère et mes frères."

Car celui qui fait la volonté de mon Père qui est aux cieux, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère. » L’Évangile nous redit l’importance de faire la volonté du Père. Jésus, le Sauveur du monde, qui a pris chair de la Vierge Marie, vient inaugurer un Peuple nouveau. Nous devenons « la mère, le frère, la sœur de Jésus, » par l’obéissance à la volonté du Père. Lors de sa passion, Jésus dira à Marie sa mère, face au disciple bien-aimé : « Voici ton fils, » et au disciple il dit : « Voici ta mère » ; Marie devient la mère de ce disciple à partir de cette heure là. Nous répondons avec Marie « oui » au Saint Esprit qui nous donne force et lumière. L’Esprit de Dieu qui a couvert Marie de son ombre l’a rendue libre, il l’enveloppe depuis l’origine de sa Vie. La réponse de Marie est libre parce que Dieu est Amour et que seul l’Amour rend libre. Nous retrouvons notre liberté dans ce Souffle divin qui vient toucher les voiles de notre cœur pour nous rendre libres. Nous ne sommes jamais aussi libres que quand nous répondons oui à Dieu. Pour Jésus, nous sommes une mère, des frères et des sœurs. C’est la volonté du Père de donner au Verbe de Dieu un Corps : « Voici, tu m’as formé un Corps, alors, je viens pour faire ta volonté. » Nous sommes faits pour être unis à Jésus, pour le représenter, pour communier à son Être, nous sommes le Corps du Christ.


Citation :
Nous demandons la grâce d’être mus par l’Esprit Saint pour faire la Volonté du Père.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermon 25 sur St Matthieu ; PL 46, 937 (trad. bréviaire 21/11)


« Celui-là est mon frère, ma sœur, ma mère »

Faites attention, je vous en supplie, à ce que dit le Christ Seigneur, étendant la main vers ses disciples : « Voici ma mère et mes frères ». Et ensuite : « Celui qui fait la volonté de mon Père, qui m'a envoyé, c'est lui mon frère, ma sœur, ma mère ». Est-ce que la Vierge Marie n'a pas fait la volonté du Père, elle qui a cru par la foi, qui a conçu par la foi, qui a été élue pour que le salut naisse d'elle en notre faveur, qui a été créée dans le Christ avant que le Christ soit créé en elle ? Sainte Marie a fait, oui, elle a fait la volonté du Père, et par conséquent, il est plus important pour Marie d'avoir été disciple du Christ que d'avoir été mère du Christ ; il a été plus avantageux pour elle d'avoir été disciple du Christ que d'avoir été sa mère. Donc, Marie était bienheureuse, parce que, avant même d'enfanter le Maître, elle l'a porté dans son sein...

   Sainte Marie, heureuse Marie ! Et pourtant l'Église vaut mieux que la Vierge Marie. Pourquoi ? Parce que Marie est une partie de l'Église, un membre éminent, un membre supérieur aux autres, mais enfin un membre du corps entier... Donc, mes très chers, regardez vous-mêmes : vous êtes les membres du Christ, et vous êtes le corps du Christ (1Co 12,27). Comment l'êtes-vous ? Faites attention à ce qu'il dit : « Voici ma mère et mes frères ». Comment serez-vous la mère du Christ ? « Celui qui entend, celui qui fait la volonté de mon Père, qui est aux cieux, celui-là est mon frère, ma sœur, ma mère ».













_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4500
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Mer 22 Nov 2017 - 18:08

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 



"En effet, le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu."

Comme on l’écoutait, Jésus ajouta une parabole : il était près de Jérusalem et ses auditeurs pensaient que le royaume de Dieu allait se manifester à l’instant même. Voici donc ce qu’il dit : « Un homme de la noblesse partit dans un pays lointain pour se faire donner la royauté et revenir ensuite. Il appela dix de ses serviteurs, et remit à chacun une somme de la valeur d’une mine ; puis il leur dit : “Pendant mon voyage, faites de bonnes affaires.” A quelques jours de la fête du Christ-Roi de l’univers, cette parole de Dieu nous concerne particulièrement. La liturgie, de jours en jours, nous propose de faire fructifier les dons que nous avons reçus. Dans cette parabole, chacun reçoit une pièce d’or. Dieu donne des dons à tous, que seuls, certains feront fructifier. Au baptême nous recevons tous le don de la foi, de l’espérance et de la charité. Il nous appartient de faire en sorte que ces dons grandissent, s’épanouissent et portent du fruit. Enfants de Dieu et héritiers du Royaume du ciel, nous nous efforçons de développer ces dons en maintenant notre cœur fixé sur les choses du ciel. Nous mettons notre confiance dans la divine Providence, en aimant Dieu et en montrant cet amour par la charité envers notre prochain. C’est vers la Passion de son amour que Jésus nous entraine ! Près de Jérusalem, à quelques jours des Rameaux, certains crieront : "Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur." Le lendemain nous entendrons aussi : "À mort, crucifie-le !" Ainsi tout ce qui est donné à vivre nous entraine vers le Royaume de Dieu et le fait advenir si nous consentons à accomplir en nous l’œuvre de Dieu.

"Mais ses concitoyens le détestaient, et ils envoyèrent derrière lui une délégation chargée de dire : “Nous ne voulons pas que cet homme règne sur nous.”

Quand il fut de retour après avoir reçu la royauté, il fit convoquer les serviteurs auxquels il avait remis l’argent, afin de savoir ce que leurs affaires avaient rapporté. Le premier se présenta et dit : “Seigneur, la somme que tu m’avais remise a été multipliée par dix.” Le roi lui déclara : “Très bien, bon serviteur ! Puisque tu as été fidèle en si peu de chose, reçois l’autorité sur dix villes.” Le second vint dire : “La somme que tu m’avais remise, Seigneur, a été multipliée par cinq.” À celui-là encore, le roi dit : “Toi, de même, sois à la tête de cinq villes.” Dieu fait don du même salut, de la même Parole, du même Esprit Saint, sans parler des grâces variées qu’il dispense à chacun. Mais tous n’ont pas le même zèle pour faire valoir ces dons à la gloire de leur Maître absent. Car le secret du service, c’est l’amour éprouvé pour Celui que l’on sert. Plus cet amour est grand, plus grand est le dévouement. Nous sommes le Corps du Christ, devenir ce que nous sommes est notre appel. C’est Jésus lui-même, dans son mystère, qui est le "Moyen" de réaliser notre vie, pour devenir l’enfant du Père par adoption. Une mine a été confiée à chacun, sa valeur est proportionnelle à notre "activité" dans l’Amour.

"Le dernier vint dire : “Seigneur, voici la somme que tu m’avais remise ; je l’ai gardée enveloppée dans un linge."

En effet, j’avais peur de toi, car tu es un homme exigeant, tu retires ce que tu n’as pas mis en dépôt, tu moissonnes ce que tu n’as pas semé.” Le roi lui déclara : “Je vais te juger sur tes paroles, serviteur mauvais : tu savais que je suis un homme exigeant, que je retire ce que je n’ai pas mis en dépôt, que je moissonne ce que je n’ai pas semé ; alors pourquoi n’as-tu pas mis mon argent à la banque ? À mon arrivée, je l’aurais repris avec les intérêts.”… Après avoir ainsi parlé, Jésus partit en avant pour monter à Jérusalem. Servir le Roi de gloire dans l’Esprit Saint, c’est porter un fruit qui demeure dans la charité, à la suite de Jésus. Il nous offre sa vie dans le mystère de la Croix ! Jésus est envoyé par le Père, fortifié dans l’Esprit Saint, encouragé par Marie pour que nous ayons la vie. En attendant qu’il revienne, nous voulons vivre en fidélité aux valeurs du royaume et témoigner qu’il est notre Roi dès maintenant. Marie est un modèle pour nous, elle accompagne Jésus jusqu’à la croix, elle est la banque dont parle Jésus. Elle était préfigurée par la mère des martyrs d’Israël qui accompagne ses fils qui vont donner leur vie. "Je suis incapable de dire comment vous vous êtes formés dans mes entrailles. Ce n’est pas moi qui vous ai donné l’esprit et la vie, qui ai organisé les éléments dont chacun de vous est composé. C’est le Créateur du monde qui façonne l’enfant à l’origine. Et elle dit pour le dernier : Je t’ai porté neuf mois dans mon sein, je t’ai allaité pendant trois ans, je t’ai nourri. Je t’en conjure, regarde le ciel". Cette belle méditation nous est proposée pour que nous devenions une bonne terre qui va donner un bon fruit, pour que nous conformions notre visage au visage de Jésus dans notre marche vers le Père.


Citation :
Nous demandons la grâce de faire fructifier en nous le don de Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Bernard (1091-1153), moine cistercien et docteur de l'Église
Sermons divers, n°42 « Les Cinq Négoces » (trad. rev. Tournay)


Un commerce bien précieux (1Co 3,16)

Le Verbe du Père, le Fils unique de Dieu, le Soleil de justice (Ml 3,20), est le grand négociant nous a apporté le prix de notre rédemption. C'est un commerce bien précieux, qu'on n'estimera jamais assez, que celui où un Roi, le fils du Roi suprême, est devenu le change, où l'or a payé le plomb, le juste est donné pour le pécheur. Miséricorde vraiment gratuite, amour parfaitement désintéressé, bonté surprenante..., commerce tout à fait disproportionné où le Fils de Dieu est livré pour le serviteur, le Créateur est mis à mort pour celui qu'il a créé, le Seigneur est condamné pour son esclave.

     Ô Christ, ce sont là tes œuvres, toi qui es descendu de la clarté du ciel dans nos ténèbres d'enfer pour illuminer notre prison obscure. Tu es descendu de la droite de la majesté divine dans notre misère humaine, pour racheter le genre humain ; tu es descendu de la gloire du Père dans la mort de la croix, pour triompher de la mort et de son auteur. Tu es le seul, et il n'y en a pas d'autre que toi qui ait été attiré par sa propre bonté à nous racheter...

     Que tous les négociants de Téman (Ba 3,23) se retirent de ce lieu... : ce n'est point eux que [tu as] choisis, mais Israël [ton] bien-aimé, toi qui caches ces mystères aux sages et aux prudents, et les révèles à tes petits et humbles serviteurs (Lc 10,21)... Seigneur, volontiers j'embrasse ce commerce, car c'est là mon affaire ! Je me rappellerai tout ce que tu as fait, toi qui veux que je m'en entretienne... Je ferai donc profiter ce talent que tu m'as remis jusqu'à ton retour, et j'irai avec grande joie au-devant de toi. Dieu veuille que j'entende alors ces douces paroles : « Courage, bon serviteur ! Entre dans la joie de ton Maître » (Mt 25,21).













_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4500
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Jeu 23 Nov 2017 - 15:51

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




"Lorsque Jésus fut près de Jérusalem, voyant la ville, il pleura sur elle, en disant : « Ah ! si toi aussi, tu avais reconnu en ce jour ce qui donne la paix ! Mais maintenant cela est resté caché à tes yeux."

Nous contemplons Jésus pleurant devant Jérusalem. Cette manifestation de tendresse nous émeut plus que sa « force » qui relève les morts. Il est rare de voir un homme pleurer, surtout en public, il faut pour cela qu’il soit sous le coup d’un chagrin immense. Certes, Jésus perçoit l’enthousiasme des disciples qui l’acclament dans la descente du Mont des Oliviers : « Béni soit celui qui vient ! » Mais il voit devant lui Jérusalem, splendide, puissante, mais raidie dans ses remparts et dans son refus, Jérusalem qui ne reconnaît pas l’Envoyé de Dieu, et Jésus pleure sur sa ville. Dieu essaie de nous rejoindre, de nous toucher de toutes manières. « Aujourd’hui écouterez-vous ma voix ? » Elle est mystérieuse « l’impuissance » de Dieu qui respecte notre liberté ! Il voit l’endurcissement de notre cœur ! Mystère de notre liberté, de notre amour-propre, de cette volonté propre qui manifeste notre « moi ! » Nous exprimons de multiples manières cette résistance farouche qui tient Dieu en échec.

"Oui, viendront pour toi des jours où tes ennemis construiront des ouvrages de siège contre toi, t’encercleront et te presseront de tous côtés ;"

Peu de temps avant la première ruine de Jérusalem et le premier exil, Jérémie, lui aussi, rejeté par les siens, a pleuré sur leur aveuglement : « Si vous n’écoutez pas, en secret va pleurer mon âme, à cause de votre orgueil. Pleurant, pleurant, mon œil laissera couler des pleurs, car le troupeau du Seigneur part en captivité. » Jérémie, voudrait provoquer la contrition du peuple. Les larmes de Jésus prennent leur sens à la fois comme une prière personnelle et comme une prédication prophétique. Jésus pleure ce que Jérusalem devrait pleurer : l’occasion perdue de rencontrer son Dieu. Nous entendons quelquefois les réflexions d’un parent à son enfant : « Mais, enfin écoute ce que je te dis ! » Et l’enfant, qui n’écoute pas, va au désastre. C’est mystérieux que Dieu puisse être mis en échec. Saint Ignace de Loyola, le maitre du discernement, dira que « c’est l’ennemi de la nature humaine qui est à l’œuvre derrière notre mauvaise volonté. » Nous laissons si peu de prise à Jésus doux et humble. Jésus sera vainqueur dans son Amour, il le manifestera sur la croix. Nous sommes remis devant le désir de Dieu pour nous, Dieu est Amour. Jésus a des paroles fortes, il a des gestes de puissance quand il chasse les vendeurs du Temple. Dans nos vies il y a aussi des lieux où il agit avec force.

« ils t’anéantiront, toi et tes enfants qui sont chez toi, et ils ne laisseront pas chez toi pierre sur pierre, parce que tu n’as pas reconnu le moment où Dieu te visitait. »

La paix n’est pas seulement la concorde, la sécurité matérielle ou l’absence d’ennuis ; elle englobe toujours un achèvement et une plénitude qui ne peuvent être reçus que dans l’harmonie avec Dieu. Jésus est venu avec son message de paix, avec ses mains tendues pour la guérison, et sa propre ville n’a pas reconnu en lui la paix de Dieu offerte. Elle a détourné son regard de ce que Dieu lui donnait à voir ; et elle a manqué le moment favorable qu’elle espérait depuis des siècles. Le temps de la conversion, pour nous est aujourd’hui, l’accusateur des frères, celui qui les accuse jour et nuit ne dort pas ! Notre pauvre nature pécheresse peut laisser toutes sortes de prises au menteur. Travailler pour la paix dans le monde, dans nos familles, dans nos cœurs, c’est prendre une attitude de reconnaissance du passage de Dieu. Dieu passe, il nous avertit de mille manières de sa présence, nous pouvons encore lui ouvrir notre cœur. Un temple nouveau peut alors surgir qui fera de nous des pierres vivantes, un Temple auquel l’Esprit Saint donnera lui-même élan et cohésion.


Citation :
Nous demandons la grâce d’entendre les larmes de Jésus, d’entrer dans la connaissance de l’Amour infini de Dieu.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Origène (v. 185-253), prêtre et théologien
Homélie 38 sur Luc, PG 13, 1896-1898 (trad. Thèmes et figures, DDB 1984, p146)


« En voyant la ville, Jésus pleura sur elle »

Quand notre Seigneur et Sauveur était proche de Jérusalem, à sa vue, il a pleuré sur elle : « Ah, si en ce jour tu avais compris, toi aussi, le message de paix ! Mais maintenant encore il demeure caché à tes yeux. Oui, des jours vont fondre sur toi où tes ennemis t'environneront de retranchements »... Quelqu'un dira peut-être : « Le sens de ces paroles est clair ; de fait, elles se sont réalisées au sujet de Jérusalem ; l'armée romaine l'a assiégée et dévastée jusqu'à l'extermination, et le temps viendra où il n'en restera plus pierre sur pierre. »

     Je ne le nie pas, Jérusalem a été détruite à cause de son aveuglement, mais je pose la question : ces pleurs ne concernaient-ils pas notre Jérusalem à nous ? Car nous sommes la Jérusalem sur laquelle Jésus a pleuré, nous qui imaginons avoir un regard si pénétrant. Si, une fois instruit des mystères de la vérité, après avoir reçu la parole de l'Évangile et l'enseignement de l'Église..., l'un de nous pèche, il provoquera lamentations et pleurs, car on ne pleure sur aucun des païens, mais sur celui qui après avoir fait partie de Jérusalem a cessé d'en être.

     Des pleurs sont versés sur notre Jérusalem parce qu'en raison de ses péchés « les ennemis vont l'entourer », c'est-à-dire les forces adverses, les esprits mauvais. Ils dresseront autour d'elle un retranchement ; ils l'assiègeront, et « ils n'en laisseront pas pierre sur pierre »... Voilà donc la Jérusalem sur laquelle des pleurs sont versés.













_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4500
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Ven 24 Nov 2017 - 14:39

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Entré dans le Temple, Jésus se mit à en expulser les vendeurs.

Jésus est scandalisé en ayant sous les yeux le marchandage qui se fait dans le temple de Jérusalem. Il est profondément affecté de ce repaire de brigands ! « Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi, » disait déjà le prophète. Nous savons tous, par expérience, que dans notre vie chrétienne, les dangers d’appropriation du Don de Dieu sont réels. Le projet de Dieu est contesté, alors il n’oriente plus dans la vérité notre vécu communautaire, familial. Notre maison doit devenir la maison de prière de Jésus, une maison de prière pour tous, pour que nous y portions, dans le silence, le souci de la mission de l’Église. La communauté chrétienne est le lieu d’une perpétuelle conversion. C’est là ou travaille l’Esprit Saint qui la rajeunit sans cesse. Si nos pas sont illuminés par l’Esprit Saint, consolés par lui, nous n’avons pas de difficultés à être fervents malgré les épreuves et la nuit de la foi. Sous le souffle de l’Esprit Saint, tout ce qui ne va pas de soi verra la lumière. Mais, comme dans la première alliance, le rite peut devenir très extérieur à notre vie, il nous faut réagir car le marchandage n’est pas loin. La conversion permanente est une grande grâce. Si elle n’est pas là, la situation peut se dégrader grandement !

Il leur déclarait : « Il est écrit : Ma maison sera une maison de prière. Or vous, vous en avez fait une caverne de bandits. »

C’est là que l’on rend un culte à Dieu. Le grand prêtre, les lévites et les pharisiens ont pourvu à tout, pour les sacrifices : il y a des bœufs, des moutons, il y a le change de l’argent, on peut tout y faire ! Ce constat est celui de tous les temps, il est toujours valable. Il est aussi valable pour nous, jusqu’à ce que Jésus revienne : « Quand je reviendrai, est-ce que je trouverai encore la foi sur terre ? » L’engagement de Dieu perdure et se renforce dans la nouvelle Alliance. C’est dans le Christ que toute l’humanité rencontre Dieu, c’est par le Christ que montent vers Dieu toutes les prières et toutes les offrandes. Nous sommes le temple de Dieu qui n’est pas fait de main d’hommes. Chaque communauté est le lieu d’où montent louanges et sacrifices, « pour la gloire de Dieu et le salut du monde. » Nous sommes appelés à devenir l’accueil de Dieu, le lieu où Dieu œuvre pour l’unité et le salut de l’humanité. Le Corps du Christ ressuscité est en effet pour tous les hommes, le lieu de Dieu.

Et il était chaque jour dans le Temple pour enseigner. Les grands prêtres et les scribes, ainsi que les notables, cherchaient à le faire mourir,

mais ils ne trouvaient pas ce qu’ils pourraient faire ; en effet, le peuple tout entier, suspendu à ses lèvres, l’écoutait. Jésus, en expulsant tout ce qui prenait la place du culte véritable, redonne à Dieu sa place, et le Peuple de Dieu entre en jubilation. Nous ne retrouverons jamais l’adoration si nous ne commençons pas à chasser le marchandage du Temple dans notre vie. « Jésus entra dans le Temple, et se mit à expulser les marchands. » Jésus veut expulser de chez nous tout ce qui n’est pas d’abord « adoration en esprit et en vérité. » Par le fait même, il enlève tout ce qui n’est pas amour du Dieu véritable. Il s’agit d’une conversion dans sa racine qui est l’adoration du Dieu vivant. Chacun pour sa part, en son corps et en son cœur, devient la maison de prière du Dieu de miséricorde. Chacun, uni à la prière du Christ, Fils de Dieu, exerce au nom de toute l’humanité la fonction de prière de l’Église Epouse. Nous sommes conviés au rassemblement universel de toute l’humanité dans l’unique Corps du Christ. Toute la communauté, à partir des pierres vivantes que nous sommes, « grandit en un temple saint, dans le mystère du Seigneur Jésus. » La Parole de Dieu est si vraie : « cherchez d’abord le Royaume et sa justice, et le reste vous sera donné par surcroît. »


Citation :
Nous demandons la grâce d’entendre cette parole et d’entrer dans le mystère de Jésus qui nous sauve.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Le Missel romain
Préface de la fête de la dédicace d'une église


« Ma maison sera une maison de prière » (Is 56,7)

Vraiment, il est juste et bon de te rendre gloire,
de t'offrir notre action de grâce, toujours et en tout lieu,
à toi, Père très bon, Dieu éternel et tout-puissant.

Dans ta bonté pour ton peuple,
tu veux habiter cette maison de prière,
afin que ta grâce toujours offerte
fasse de nous un temple de l'Esprit (1Co 3,16)
resplendissant de ta sainteté.
De jour en jour, tu sanctifies l'Épouse du Christ,
l'Église dont nos églises d'ici-bas sont l'image,
jusqu'au jour où elle entrera dans la gloire du ciel,
heureuse de t'avoir donné tant d'enfants.

C'est pourquoi, avec les anges et tous les saints,
nous chantons et proclamons : Saint ! Saint ! Saint !..












_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !


Dernière édition par Lumen le Sam 25 Nov 2017 - 16:07, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4500
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Sam 25 Nov 2017 - 15:26

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur



"Ô Dieu, rends-moi digne de trouver ma joie dans la compréhension du salut opéré par ton Fils bien-aimé. Ô notre Seigneur, écarte de moi le voile des passions qui couvre les yeux de mon esprit. Allume ta sainte lumière dans mon cœur, pour que mon esprit saisisse le sens intime du texte et que l’œil illuminé de mon âme sonde les saints mystères cachés dans ta Parole. Par ta grâce et ta miséricorde, Seigneur, fais que jamais, ni le jour ni la nuit, ton souvenir ne s’éloigne de mon cœur. Amen. " Prière d'un mystique syrien oriental, Gabriel Bunge.


LECTURES DE LA MESSE:
 




Homélie :


Quelques sadducéens – ceux qui soutiennent qu’il n’y a pas de résurrection – s’approchèrent de Jésus et l’interrogèrent : « Maître, Moïse nous a prescrit : Si un homme a un frère qui meurt en laissant une épouse mais pas d’enfant, il doit épouser la veuve pour susciter une descendance à son frère.

« Donner une descendance à son frère » est une manière de « survivre » selon le « monde » quand on a pas la joie de croire, à la suite de Jésus en la Résurrection des morts ! En suivant Jésus, celui qui croit ouvre son cœur à l’amour infini de Dieu qui ne meurt pas. Ainsi le pauvre de la première alliance qui croyait déjà en la résurrection des morts n’est pas oublié pour toujours à sa solitude, jamais ne périt l’espoir du malheureux. Il y a un bonheur selon Dieu qui peut-être vécu comme malheur pour le monde qui ne connait pas Dieu comme le manifestent les sadducéens ! Cette interprétation du sens de la vie est très mystérieuse, elle fera dire à Saint Augustin : "Deux amours mènent le monde, l’amour de Dieu jusqu’à « l’oubli » de soi ; et l’amour de soi jusqu’au mépris de Dieu." « L’oubli » de soi est bonheur selon Dieu car il ouvre à l’infini de l’amour.

"Or, il y avait sept frères : le premier se maria et mourut sans enfant ; de même le deuxième,

puis le troisième épousèrent la veuve, et ainsi tous les sept : ils moururent sans laisser d’enfants. Finalement la femme mourut aussi. Eh bien, à la résurrection, cette femme-là, duquel d’entre eux sera-t-elle l’épouse, puisque les sept l’ont eue pour épouse ? » « Les sept ! » ce chiffre contient le sens d’une plénitude ! Mais dans cette perspective elle est vide, sans fécondité ! La compréhension de l’énigme de la vie se réalise dans un mystère de foi en la vie et dans l’amour qui est à renouveler chaque jour. Devenus pauvres, nous pouvons nous appuyer sur Dieu seul, et aujourd’hui il nous est possible de croire en Jésus qui par sa Résurrection d’entre les morts devient notre espérance, une espérance totale et absolue : « Je sais en qui j’ai mis ma confiance. » Tenir bon dans le Christ, nous pouvons le faire à l’école de Marie, la mère de Jésus, la femme éprouvée dans sa foi, éprouvée dans son espérance, éprouvée dans son amour ; Elle a tenu bon envers et contre tout.

"Jésus leur répondit : « Les enfants de ce monde prennent femme et mari. Mais ceux qui ont été jugés dignes d’avoir part au monde à venir et à la résurrection d’entre les morts ne prennent ni femme ni mari,",

car ils ne peuvent plus mourir : ils sont semblables aux anges, ils sont enfants de Dieu et enfants de la résurrection. Que les morts ressuscitent, Moïse lui-même le fait comprendre dans le récit du buisson ardent, quand il appelle le Seigneur le Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob. Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants. Tous, en effet, vivent pour lui. » Alors certains scribes prirent la parole pour dire : « Maître, tu as bien parlé. » Et ils n’osaient plus l’interroger sur quoi que ce soit. Le Dieu d’Abraham, c’est le Dieu de l’homme qui a cru envers et contre tout. Le Dieu d’Isaac préfigure Jésus quand son père va l’offrir en sacrifice pour que nous ayons la vie. Le Dieu de Jacob, c’est le Dieu de celui qui combat avec Dieu, il est plein d’espérance mais demeurera blessé à la hanche. Après ce combat, son équilibre est en Dieu et non plus en l’homme. Le Dieu vivant est le Dieu des vivants, le Dieu ce ceux pour lesquels la mort est un passage vers la vie.


Citation :
Nous demandons la grâce d’une espérance inconditionnelle en Dieu qui nous aime, en Jésus qui nous sauve.


Père Gilbert Adam
Homélies et Le Pauvre qui guérit
Source :





Saint Pacien de Barcelone (?-v. 390), évêque
Sermon sur le baptême, 6 ; PL 13,1093 (trad. Orval ; cf bréviaire 19e sam. )


« Vivre, c'est le Christ » (Is 56,7)

Nous ne mourrons plus désormais. Même si nous sommes détruits en notre corps, nous vivrons dans le Christ, comme lui-même l'a dit : « Celui qui croit en moi, même s'il meurt, vivra » (Jn 11,25). Nous pouvons être certains ; le Seigneur lui-même en témoigne ; qu'Abraham, Isaac, Jacob et tous les saints de Dieu sont en vie. C'est justement de ceux-là que le Seigneur a dit : « Ils sont tous vivants ; car Dieu est le Dieu des vivants et non des morts ». Et l'apôtre Paul dit de lui-même : « Pour moi, vivre c'est le Christ, et mourir m'est un gain ; mon souhait, c'est de m'en aller pour être avec le Christ » (Ph 1,21-23)...

     Voilà bien ce que nous croyons, mes frères, et « si nous mettons nos espoirs en ce siècle-ci, nous sommes les plus malheureux des hommes » (1Co 15,19). La vie de ce monde, pour les animaux domestiques ou sauvages et pour les oiseaux, est ; comme vous pouvez le constater ; plus ou moins longue que la nôtre. Ce qui est propre à l'homme, c'est ce que le Christ lui a donné par son Esprit : c'est-à-dire la vie éternelle, mais à condition que nous renoncions désormais au péché. Car la mort résulte du péché et est évitée par la vertu ; la vie est détruite par le péché et conservée par la vertu. « Le salaire du péché, c'est la mort, tandis que le don de Dieu, c'est la vie éternelle par notre Seigneur Jésus Christ » (Rm 6,23).













_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
Revenir en haut Aller en bas
Lumen
Admin
avatar

Messages : 4500
Date d'inscription : 18/10/2014
Localisation : France

MessageSujet: Re: Donne-nous notre Pain de ce jour (Vie) : Parole de DIEU*   Dim 26 Nov 2017 - 16:05

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le Seigneur