À Toi NOTRE PÈRE par les Saints Cœurs de JÉSUS, MARIE et JOSEPH..

Forum Catholique sous la protection de Saint Michel, faisant mémoire de Sylvie la fondatrice, Prières, Dévotions au Sacré Coeur, au Coeur Immaculé de Marie, au Coeur Chaste de Joseph et autres, Fidélité aux 3 Blancheurs et au Magistère de l'Eglise...
 
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 1700 /Marguerite Bourgeoys, femme d’audace, de foi et de prière

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Lumen
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MessageSujet: 1700 /Marguerite Bourgeoys, femme d’audace, de foi et de prière   Dim 3 Sep 2017 - 14:46


 1700 


MARGUERITE BOURGEOYS, FEMME D’AUDACE, DE FOI ET DE PRIÈRE





Redécouvrons ensemble le parcours de Marguerite Bourgeoys, l’une des plus grandes saintes du Nouveau-Monde qui a mis sa vie au service de l’Évangile et de ses frères les plus démunis en qui elle voyait le Christ.


Une enfance ordinaire Née le 17 avril 1620 en la ville de Troyes (Aube), Marguerite est la septième des treize enfants d’Abraham Bourgeoys et de Guillemette Garnier. L’ont précédée deux frères, trois sœurs et un autre enfant mort en bas âge. Les cloches n’ont pas sonné pour son baptême en l’église Saint Jean-au-Marché, ce même jour, car c’est le Vendredi Saint, mais à une époque où le quart des nourrissons meure avant l’âge d’un an, on baptise le plus tôt possible.  

Artisan, le père de Marguerite confectionne des chandelles. Sa boutique où il vend ses bougies et les différents produits de sa fabrication occupe le rez-de-chaussée de la maison familiale. Il a également une charge à la monnaie de Troyes pendant les foires de Champagne qui s’y tiennent deux fois par an. Son épouse vient d’une famille de tisserands. Dans la classe sociale de Marguerite, tous les membres de la famille jouent un rôle économique. Filles et garçons apprennent non seulement les techniques du métier paternel mais aussi la lecture, l’écriture et la comptabilité nécessaires au fonctionnement de la petite entreprise familiale.


Un engagement qui a « ciselé une vie entière ».  Le 7 octobre 1640, quand Marguerite quitte la maison pour aller participer à la procession de Notre-Dame Rosaire, célébration traditionnelle à Troyes en octobre, elle ne soupçonne pas qu’à son retour, sa vie aura changé pour toujours. Elle a 20 ans et le temps est venu pour elle de songer à ce qu’elle fera de sa vie d’adulte ; elle envisage probablement d’accepter une demande en mariage. On peut encore avoir de belles journées chaudes et lumineuses au début d’octobre en Champagne, et la foule qui se presse à la procession, ce dimanche-là, laisse supposer un soleil radieux. « Il y avait tant de monde, nous dit Marguerite, que la procession a débordé l’enceinte du monastère des Dominicains où elle s’était formée. »                  

Marguerite se décrit à cette époque comme « bien légère » et ajoute que cette caractéristique la rendait très populaire auprès des autres filles. Elle reconnaît, elle-même, qu’elle aime être élégante : parure et bijoux très jolis, assortiment de bagues, des boucles d’oreilles ornées d’émail, des ceintures de velours brodés de perles ou de pierres et des boucles de métal serties de pierres précieuses ou de motifs d’or.



Citation :
Sa vie témoignera de l’authenticité et de la profondeur de cette expérience


Elle continue : « On traversa une rue et on repassa devant le portail de Notre-Dame où il y a, au-dessus de la porte, une image de pierre. Et, en jetant la vue pour la regarder, je la trouvai très belle et, en même temps, je me trouvai si touchée et si changée que je ne me connaissais plus. » Sa vie témoignera de l’authenticité et de la profondeur de cette expérience de grâce non plus dans la solitude mais au milieu de la foule. Évidemment, rien de tout cela ne lui apparaît sur le moment. Tout ce qu’elle sait, c’est qu’à cet instant, elle s’est donnée à Dieu.  

Le compte-rendu que rédige Marguerite de ce moment-clé de sa vie met en lumière deux éléments importants : l’expérience de sa conversion spirituelle et une expérience d’inspiration mariale et c’est par l’intermédiaire d’une statue que cette expérience l’a saisie. Lorsque l’évènement se produit, elle devait être en train de réciter le Rosaire, cette prière où la méditation sur les moments de la vie de Marie accompagne la répétition de la salutation de Gabriel à Marie, lors de l’Annonciation, et d’Elisabeth à la Visitation. On peut prouver que, tout au long de sa vie, sa dévotion mariale est positive, dynamique et vivifiante. Marguerite se sent à la fois envahie et embrasée par l’amour de Dieu. Elle nous en laisse une trace écrite : « Mais le véritable amour est celui d’amant qui se trouve rarement, car toute chose ne le touche : ni le bien, ni le mal, il donne la (sa) vie avec plaisir pour la chose aimée. Il ne connaît point ses intérêts, ni même ses besoins. La maladie et la santé lui sont indifférentes ; la prospérité ou l’adversité, la mort ou la vie ; la consolation ou la sècheresse lui sont égales. » Au cours des années qui viennent, un défi attend Marguerite : trouver le moyen d’incarner cet amour.  

Son premier geste est de s’inscrire à la Congrégation externe de Troyes, association de jeunes filles pieuses et charitables vouées à l’enseignement aux enfants des quartiers pauvres. La directrice des congréganistes est alors mère Louise de Chomedey de Sainte-Marie, sœur de Paul de Chomedey de Maisonneuve, fondatrice et responsable de ce poste avancé de la Nouvelle France. C’est là qu’elle apprendra, en 1642, la fondation de Ville-Marie (la future Montréal) en Canada, et qu’elle perçoit un premier appel à la vie missionnaire.  

Cet appel se précise en 1652, lors d’une rencontre avec le sieur Chomedey de Maisonneuve, en quête d’une institutrice laïque pour instruire gratuitement les enfants français et indiens. La Vierge elle-même lui apparaît et confirme sa vocation : « Va, je ne t’abandonnerai pas », lui dit-elle. Embarquant sur un voilier misérable où éclate la peste, Marguerite arrive en Nouvelle-France en avril 1653. Elle s’occupe d’abord de l’intendance et encadre la vie spirituelle des colons.





Elle fonde la Congrégation de Notre Dame. Le 30 avril 1658, Monsieur Chomedey de Maisonneuve donne à Marguerite l’étable de pierres de la commune où elle commence son œuvre d’éducatrice. Elle y ouvre des classes, puis un pensionnat pour les enfants des colons, adopte de jeunes Iroquoises et fonde une congrégation pour les jeunes filles : la Congrégation de Notre Dame, bientôt reconnue par lettres patentes de Louis XIV en 1671.

C’est la première enseignante de Montréal. Elle a trouvé une formule merveilleusement adaptée au nouveau pays. Ses filles font des vœux, mais restent « séculières », c’est-à-dire qu’elles « ne sont point cloîtrées », à l’instar de Notre Dame : « La Sainte Vierge, écrit-elle, n’a point été cloîtrée mais elle a gardé la solitude intérieure partout, elle n’a jamais refusé de se trouver où la charité ou la nécessité avaient besoin de secours. » Plusieurs fois retournée en France pour chercher des consœurs, elle développe son charisme d’éducation libératrice et accueille notamment les Filles du Roy, orphelines envoyées par Louis XIV pour contribuer au peuplement de la colonie. L’œuvre prend son essor dans tout le Canada et Marguerite reçoit le surnom de « Mère de la Colonie ».


Une femme simple et forte. Marguerite Bourgeoys a « tout le caractère de la femme forte de l’Évangile ». Femme d’affaires et d’organisation, elle propose une « vie simple et sans façon », une vie laborieuse comme celle des apôtres, qui devaient « travailler pour n’être à charge à personne », « une petite vie simple et proportionnée » à sa condition de pauvre fille. Elle veut que sa communauté suive Jésus « dans sa vie étrette », pauvre et humble (…) car « plus je Le suivrai sans crainte, plus Il me protègera ; et plus je ferai sa volonté, plus Il me témoignera son amour ». Au plus fort des épreuves spirituelles, elle écrit : « Je n’ai pourtant jamais douté de la miséricorde de Dieu et j’espèrerai en lui quand je me verrai un pied dans les enfers. »  

Retirée en 1693, Marguerite a la joie de voir sa Congrégation reconnue par le Pape en 1698 et écrit son autobiographie. Sœur Marguerite du Saint-Sacrement meurt le 12 janvier 1700 à Ville-Marie, après avoir demandé au Seigneur de prendre la place d’une jeune sœur très malade. Béatifiée le 12 novembre 1950 par le pape Pie XII, elle est ensuite canonisée le 31 octobre 1982 à Rome par Jean-Paul II : c’est la première sainte du Canada. Sa fête est célébrée le 12 janvier.





Sœur Dominique Sabas
Congrégation de Notre-Dame


Compléments

Sources documentaires


Les 3 propositions que sœur Dominique SABAS a faites le samedi 3 décembre 2016.


Proposition d'engagement




Participez à la retraite en ligne :

Suite au succès des retraites en ligne Source d’eau vive et Au cœur de ce monde, offertes depuis 2015 sur le site web de la Congrégation de Notre-Dame, sœur Marie Azzarello et sœur Rachel Gaudreau sont de retour ! Au cœur de cette année de la Miséricorde qui s’achève, elles nous invitent avec La Miséricorde, une chance pour la vie à prendre le temps de goûter la tendresse miséricordieuse de Dieu dans notre vie.

La nouvelle retraite en ligne lancée dès le 25 septembre est offerte sur une période de cinq semaines. La retraite complétée demeure sur le site web de la Congrégation de Notre-Dame de façon permanente. Les retraitants peuvent ainsi y revenir ou la vivre pendant la période qui leur convient le mieux. Les participants ont toujours la possibilité d’écrire à Sœur Marie ou à Sœur Rachel s’ils le désirent. Des écrits et des réflexions de Marie et de Rachel, du pape François et d’autres auteurs nous invitent dans La Miséricorde, une chance pour la vie à regarder dans nos vies et à contempler Dieu qui, tout comme le vigneron du figuier apparemment stérile (Lc 13, 1-9), veut nous donner une autre chance de porter du fruit. Des mandalas créés par Rachel enrichissent aussi notre réflexion. Le mot mandala signifie « cercle ».

Entrer dans le cercle d’un mandala inspiré de la Parole de Dieu peut nourrir la contemplation et nous aider à retrouver accès à notre fécondité pour répondre plus adéquatement à notre mission.

Bonne retraite !





Proposition de formation sur la foi




Comment authentifier une guérison miraculeuse ?


Pour être reconnues miraculeuses, les guérisons inexpliquées survenues dans un contexte de foi doivent être authentifiées - d’emblée et indissociablement - à partir d’une approche médicale (raison) et d’une approche spirituelle (foi). Car la guérison miraculeuse est bien plus qu’une guérison médicale.

Découvrez la réponse complète de Patrick Theillier.





Proposition de prière





Ensemble, prions cette semaine par l'intercession de sainte Marguerite Bourgeoys pour nos malades et nos pays.




_________________

Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
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1700 /Marguerite Bourgeoys, femme d’audace, de foi et de prière
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