À Toi NOTRE PÈRE par les Saints Cœurs de JÉSUS, MARIE et JOSEPH..

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 LE COMPENDIUM Abrégé du Catéchisme de l’Église Catholique.

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MessageSujet: LE COMPENDIUM Abrégé du Catéchisme de l’Église Catholique.   Jeu 14 Déc 2017 - 20:33

LE COMPENDIUM

Abrégé du Catéchisme de l’Église Catholique

Il présente sous forme de Questions -  Réponses l’essentiel de la Foi Catholique.


Compendium du Catéchisme de l'église catholique en version WORD :


Un résumé du Catéchisme de l’Eglise, pas seulement pour les catholiques


ROME, Mardi 28 juin 2005  – Le pape Benoît XVI a remis ce matin à des représentants des différents états de vie dans l’Eglise, l’édition en italien du Compendium du Catéchisme de l’Eglise catholique. Mais il ne s’adresse pas seulement aux catholiques, souligne le pape.

Cette remise solennelle et symbolique a eu lieu en la salle Clémentine du palais apostolique du Vatican, au cours de la célébration de l’office de sexte, qui a commencé à 11 heures. Samedi 18 juin, le pape avait reçu des exemplaires de ce volume lors de l’audience accordée aux responsables de l’édition italienne.

Ce volume de plus de 200 pages, réparties en quatre parties est publié par la Librairie éditrice du Vatican et les éditions italiennes San Paolo. Il se caractérise par sa forme pédagogique de questions-réponses (presque 600).

Dans son homélie, le pape disait notamment que le catéchisme s’adresse à toute personne, pas seulement aux catholiques: « Aujourd’hui, disait le pape, en cette veille de la solennité des saints Pierre et Paul, à quarante ans de la conclusion du concile œcuménique Vatican II, j’éprouve une grande joie à remettre ce Compendium, approuvé par moi, mais pas seulement, à tous les membres de l’Eglise, ici représentée de façon significative, dans ses différentes composantes, par vous tous qui participez à cette rencontre solennelle. Mais, à travers vous, Vénérables frères cardinaux, évêques, prêtres, catéchistes et fidèles laïcs, je désire remettre symboliquement ce Compendium aussi à toute personne de bonne volonté, qui désire connaître les insondables richesses du mystère salvifique de Jésus-Christ ».

Le pape l’a remis à un cardinal, un évêque, un prêtre, un diacre, une religieuse et un religieux, une famille – le papa , la maman et une petite fille, Alessandra –, à deux jeunes, deux adolescents, à des catéchistes et une personne engagée dans la pastorale.

« Le Compendium du catéchisme de l’Eglise catholique que j’ai aujourd’hui la grande joie de présenter à l’Église et au monde, en cette célébration priante, peut et doit constituer un instrument privilégié pour nous faire grandir dans la connaissance et l’accueil joyeux du don divin », insistait le pape.

Ce résumé, faisait remarquer Benoît XVI, « voit la lumière après la publication du catéchisme de l’Église catholique » en 1992.

« Dès lors, expliquait le pape, l’exigence d’un catéchisme synthétique, bref, qui contienne tous les éléments essentiels et fondamentaux de la foi et de la morale catholique, et seulement eux, formulés de façon simple, accessible à tous, claire et synthétique, était devenue toujours plus répandue et insistante ».

Le pape soulignait que différentes tentatives ont été faites dans différentes langues. Mais, disait-il encore, « On ressentait toujours plus la nécessité d’un texte qui ait autorité, sûr, complet », et « en pleine harmonie avec le catéchisme », mais aussi « approuvé par le pape et destiné à toute l’Eglise ».

Le pape rappelait que cette demande a été faite explicitement à Jean-Paul II lors du congrès catéchétique international de 2002 au Vatican.

C’est en février 2003 que le pape Jean-Paul II, ajoutait Benoît XVI, a décidé cette édition, comme un « bien » non seulement pour l’Église, mais pour « le monde d’aujourd’hui, assoiffé de vérité ».

Le pape évoquait « deux ans de travail intense et fructueux », avec la collaboration des cardinaux et des présidents des conférences épiscopales du monde qui ont exprimé leur avis « très favorable » à une telle publication.

Benoît XVI a également voulu spécifier qu’il « ne s’agit pas d’un nouveau catéchisme , mais d’un résumé qui reflète fidèlement le Catéchisme de l’Eglise catholique, lequel demeure aussi bien la source à laquelle puiser pour mieux comprendre le Compendium lui-même, comme le modèle vers lequel regarder sans cesse pour retrouver l’exposition harmonieuse et authentique de la foi et de la morale catholique, et comme référence qui doit stimuler l’annonce de la foi et l’élaboration des catéchismes locaux. Le catéchisme de l’Eglise catholique maintient donc intacte son autorité et son importance , et pourra trouver dans une telle synthèse, un précieux encouragement à être mieux connu et utilisé comme un instrument fondamental d’éducation à la foi ».

Le pape estime que cette synthèse est « une annonce renouvelée de l’Evangile aujourd’hui ».

Pour ce qui est de sa structure, le pape explique: « C’est la foi en Jésus-christ que le Compendium présente. En suivant la structure en quatre parties du catéchisme de l’Eglise catholique, il présente en effet le Christ, confessé comme le fils unique du Père, comme parfait Révélateur de la vérité de Dieu et comme Sauveur définitif du monde ; le Christ célébré dans les sacrements, comme source et soutien de la vie de l’Eglise, le Christ écouté et suivi dans l’ obéissance à ses commandements, comme source d’existence nouvelle dans la charité, et dans la concorde; le Christ imité dans la prière, comme modèle et maître de notre attitude priante devant le Père ».

« C’est cette foi, insiste le pape, qui est exposée dans le Compendium sous forme de dialogue », comme le dialogue entre un « maître » et un « disciple »

Les questions en effet, « invitent le lecteur à poursuivre, à la découverte d’aspects toujours nouveaux de la vérité de sa foi », précise le pape. La brièveté, insiste-t-il, vise à favoriser « la communication »...



Le pape souligne l’importance du « Compendium » du Catéchisme


ROME, Dimanche 3 juillet 2005 – Sans cacher sa satisfaction pour la publication du « Compendium du Catéchisme de l’Eglise Catholique » présenté mardi dernier, Benoît XVI a rappelé ce dimanche que les chrétiens doivent annoncer la foi de façon « unanime et concordante ».

« Il est ô combien nécessaire, en ce début de troisième millénaire, que la communauté chrétienne tout entière proclame les vérités de la foi, de la doctrine et de la morale catholique, intégralement, les enseigne et en témoigne, de manière unanime et concordante », a-t-il déclaré dans son allocution avant la prière de l’angélus, en présence de plusieurs dizaines de milliers de pèlerins rassemblés place Saint Pierre sous un fort soleil.

Le « Compendium », publié mardi dernier 28 juin, est un volume de 200 pages proposant à travers 598 questions et réponses la synthèse du « Catéchisme » publié en 1992 par le pape Jean-Paul II. Pour le moment il n’est publié qu’en italien. Les traductions dans les autres langues sont en cours.

« Depuis plusieurs années on ressentait le besoin d’un catéchisme court qui résume de façon simple mais complète tous les éléments essentiels de la doctrine catholique », a déclaré le pape.

Rappelant que le « Compendium » a été publié le jour de l’ouverture de la cause de béatification du pape Jean-Paul II qui a donné « un élan décisif » au Compendium, Benoît XVI a souligné « l’importance de cet outil utile et pratique pour l’annonce du Christ et de son Evangile de salut ».

Le Compendium permet de « saisir l’unité extraordinaire du mystère de Dieu, de son dessein de salut pour l’humanité tout entière, de la centralité de Jésus, le Fils unique de Dieu fait homme dans le sein de la Vierge Marie, mort et ressuscité pour nous », explique Benoît XVI.

« Présent et agissant dans son Eglise, en particulier dans les sacrements, le Christ est la source de notre foi, le modèle de tout croyant et le Maître de notre prière », poursuit le pape.

Le cardinal Ratzinger avait reçu du pape Jean-Paul II la charge de rédiger le « Compendium ». Il souhaite que celui-ci contribue au « renouveau souhaité de la catéchèse et de l’évangélisation, afin que tous les chrétiens – enfants, jeunes et adultes, familles et communautés – dociles à l’action de l’Esprit Saint, deviennent dans tous les milieux, des catéchistes et des évangélisateurs, aidant les autres à rencontrer le Christ ».



(A SUIVRE)
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MessageSujet: Re: LE COMPENDIUM Abrégé du Catéchisme de l’Église Catholique.   Ven 15 Déc 2017 - 21:14

PREMIÈRE PARTIE : LA PROFESSION DE LA FOI


PREMIÈRE SECTION : « JE CROIS » – «NOUS CROYONS»

Cette miniature présente le cycle complet des six jours de la création jusqu’à la tentation des premiers parents du genre humain (cf. Gn 1-3).
« Quelle profusion dans tes œuvres, Seigneur ! Tout cela, ta sagesse l’a fait ; la terre s’emplit de tes biens.

Voici l’immensité de la mer, son grouillement innombrable d’animaux grands et petits, ses bateaux qui voyagent, et Léviathan que tu fis pour qu’il serve à tes jeux.
Tous, ils comptent sur toi pour recevoir leur nourriture au temps voulu.
Tu donnes : eux, ils ramassent ; tu ouvres la main : ils sont comblés »
.

(Ps 103 [104], 24-28. 35).

Durant la veillée pascale, l’Église loue le Seigneur pour l’œuvre encore plus grandiose de la rédemption de l’humanité et du cosmos : « Dieu éternel et tout-puissant, toi qui agis toujours avec une sagesse admirable, Donne aux hommes que tu as rachetés de comprendre que le sacrifice du Christ, notre Pâque, est une œuvre plus merveilleuse encore que l’acte de la création au commencement du monde ».

BIBLE DE SOUVIGNY, Miniature sur les jours de la création, Moulins, Bibliothèque municipale.


1. Quel est le dessein de Dieu sur l’homme ?

Infiniment parfait et bienheureux en Lui-même, Dieu, dans un dessein de pure bonté, a librement créé l’homme pour le rendre participant de sa vie bienheureuse. Lorsque les temps furent accomplis, Dieu le Père a envoyé son Fils comme Rédempteur et Sauveur des hommes tombés dans le péché, pour les appeler dans son Église et pour leur donner d’être ses fils adoptifs par l’action de l’Esprit Saint et les héritiers de son éternité bienheureuse.


Chapitre I L’HOMME EST « CAPABLE » DE DIEU

« Tu es grand, Seigneur, et louable hautement… Tu nous as faits pour Toi et notre cœur est sans repos tant qu’il ne se repose pas en Toi » (saint Augustin).

2. Pourquoi y a-t-il en l’homme le désir de Dieu ?

En créant l’homme à son image, Dieu lui-même a inscrit dans son cœur le désir de le voir. Même si un tel désir est ignoré de l’homme, Dieu ne cesse d’attirer l’homme à lui pour qu’il vive et trouve en Lui la plénitude de vérité et de bonheur qu’il ne cesse de chercher. Par nature et par vocation, l’homme est donc un être religieux, capable d’entrer en communion avec Dieu. Ce lien intime et vital avec Dieu confère à l’homme sa dignité fondamentale.

3. Peut-on connaître Dieu avec la seule lumière de la raison ?

À partir de la création, c’est-à-dire du monde et de la personne humaine, l’homme, par sa seule raison, peut avec certitude connaître Dieu comme origine et fin de l’univers, comme souverain bien, et comme vérité et beauté infinie.

4. Suffit-il de la lumière de la raison pour connaître le mystère de Dieu ?

Dans sa connaissance de Dieu par la seule lumière de sa raison, l’homme rencontre beaucoup de difficultés. De plus, il ne peut entrer par lui-même dans l’intimité du mystère divin.

C’est pourquoi Dieu a voulu l’éclairer par sa Révélation, non seulement sur les vérités qui dépassent la compréhension humaine, mais aussi sur les vérités religieuses et morales, qui, tout en étant en elles-mêmes accessibles à la raison, peuvent ainsi être connues de tous, sans difficulté, avec une ferme certitude et sans risque d’erreur.


5. Comment parler de Dieu ?

On peut parler de Dieu à tous les hommes et avec tous les hommes, à partir des perfections de l’homme et des autres créatures, qui sont un reflet, bien que limité, de la perfection infinie de Dieu. Il faut donc sans cesse purifier notre langage en ce qu’il a d’imagé et d’imparfait, en sachant que l’on ne pourra jamais exprimer pleinement l’infini mystère de Dieu.




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MessageSujet: Re: LE COMPENDIUM Abrégé du Catéchisme de l’Église Catholique.   Sam 16 Déc 2017 - 20:56

Chapitre II DIEU À LA RENCONTRE DE L’HOMME

LA RÉVÉLATION DE DIEU

6. Qu’est-ce que Dieu révèle à l’homme ?

Dans sa bonté et dans sa sagesse, Dieu se révèle à l’homme.
Par les événements et par ses paroles, il se révèle lui-même ainsi que son dessein de bienveillance, qu’il a établi de toute éternité dans le Christ, en faveur des hommes. Ce dessein consiste à faire participer, par la grâce de l’Esprit Saint, tous les hommes à la vie divine, pour qu’ils soient fils adoptifs en son Fils unique.


7. Quelles sont les premières étapes de la révélation de Dieu ?

Dès l’origine, Dieu s’est manifesté à nos premiers parents, Adam et Ève, et il les a invités à une communion intime avec Lui. Après leur chute, il n’a pas interrompu sa révélation et il a promis le salut pour toute leur descendance. Après le déluge, il a conclu avec Noé une alliance entre Lui et tous les êtres vivants

8. Quelles sont les étapes successives de la révélation de Dieu ?

Dieu a choisi Abraham, l’appelant à sortir de son pays pour faire de lui « le père d’un grand nombre de peuples » (Gn 17, 20-5) et lui promettant de bénir en lui « toutes les nations de la terre » (Gn 12, 3). Les descendants d’Abraham seront les dépositaires des promesses divines faites aux patriarches. Dieu a formé Israël comme son peuple d’élection, le sauvant de l’esclavage de l’Égypte. Il a conclu avec lui l’Alliance du Sinaï et, par Moïse, lui a donné sa Loi. Les prophètes ont annoncé une rédemption radicale du peuple et un salut qui inclura toutes les nations dans une Alliance nouvelle et éternelle. Du peuple d’Israël, de la race du roi David, naîtra Jésus, le Messie.

9. Quelle est l’étape dernière et définitive de la révélation de Dieu ?

Cette étape s’est accomplie par le Verbe incarné, Jésus Christ, médiateur et plénitude de la révélation. Parce qu’il est le Fils unique de Dieu fait homme, il est la Parole parfaite et définitive du Père. Avec l’envoi du Fils et le don de l’Esprit Saint, la Révélation est désormais pleinement accomplie, même si la foi de l’Église devra en saisir graduellement toute la portée au cours des siècles.

« Dès lors qu’Il nous a donné son Fils, qui est sa Parole unique et définitive, Dieu nous a tout dit en une seule fois dans cette Parole et il n’a plus rien à dire » (saint Jean de la Croix).


10. Quelle valeur possèdent les révélations privées ?

Tout en n’appartenant pas au dépôt de la foi, elles peuvent aider à vivre la foi elle-même, à condition qu’elles gardent un étroit rapport au Christ. Le Magistère de l’Église, auquel il revient d’effectuer un discernement sur ces révélations privées, ne peut cependant accepter celles qui prétendent dépasser ou corriger la révélation définitive qui est le Christ.


LA TRANSMISSION DE LA RÉVÉLATION DIVINE

11. Pourquoi et comment doit se transmettre la révélation divine ?

Dieu « veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité » (1 Tm 2, 4), c’est-à-dire de Jésus Christ. C’est pourquoi il est nécessaire que le Christ soit annoncé à tous les hommes, selon son propre commandement : « Allez et enseignez toutes les nations » (Mt 28, 19).
Cela se réalise par la Tradition apostolique.


12. En quoi consiste la Tradition apostolique ?

La Tradition apostolique est la transmission du message du Christ, qui s’accomplit, depuis les origines du christianisme, par la prédication, le témoignage, les institutions, le culte, les écrits inspirés. Les Apôtres ont transmis à leurs successeurs, les Évêques, et, à travers eux, à toutes les générations, jusqu’à la fin des temps, ce qu’ils ont reçu du Christ et ce qu’ils ont appris de l’Esprit Saint.

13. Comment se réalise la Tradition apostolique ?

La Tradition apostolique se réalise de deux manières : par la transmission vivante de la Parole de Dieu (appelée plus simplement la Tradition) et par la Sainte Écriture, qui est la même annonce du salut, consignée par écrit.

14. Quel rapport existe-t-il entre la Tradition et la Sainte Écriture ?

La Tradition et la Sainte Écriture sont reliées et communiquent étroitement entre elles. En effet, l’une et l’autre rendent le mystère du Christ présent et fécond dans l’Église, et elles jaillissent d’une source divine identique. Elles constituent un seul dépôt sacré de la foi, où l’Église puise sa certitude concernant tout ce qui est révélé.

15. À qui est confié le dépôt de la foi ?

Depuis les Apôtres, le dépôt de la foi est confié à l’ensemble de l’Église. Avec le sens surnaturel de la foi, le peuple de Dieu tout entier, assisté de l’Esprit Saint et guidé par le Magistère de l’Église, accueille la Révélation divine, la comprend toujours plus profondément et s’attache à la vivre.

16. À qui revient-il d’interpréter de façon authentique le dépôt de la foi ?

L’interprétation authentique du dépôt de la foi appartient au seul Magistère vivant de l’Église, c’est-à-dire au Successeur de Pierre, l’Évêque de Rome, et aux Évêques en communion avec lui. Au Magistère, qui, dans le service de la Parole de Dieu, jouit du charisme certain de la vérité, il revient aussi de définir les dogmes, qui sont des formulations des vérités contenues dans la Révélation divine ; ce pouvoir s’étend également aux vérités qui ont un lien nécessaire avec la Révélation.

17. Quelles sont les relations entre l’Écriture, la Tradition et le Magistère ?

Écriture, Tradition et Magistère sont si étroitement unis entre eux qu’aucun n’existe sans les autres. Ensemble, sous l’action de l’Esprit Saint, ils contribuent efficacement au salut des hommes, chacun selon son mode propre.


LA SAINTE ÉCRITURE

18. Pourquoi la Sainte Écriture enseigne-t-elle la vérité ?

Parce que Dieu lui-même est l’auteur de la Sainte Écriture.
Elle est donc dite inspirée et elle enseigne sans erreur les vérités qui sont nécessaires à notre salut. En effet, l’Esprit Saint a inspiré les auteurs humains, qui ont écrit ce que Dieu veut nous enseigner. Cependant, la foi chrétienne n’est pas une « religion du Livre », mais de la Parole de Dieu, « non d’un verbe écrit et muet, mais du Verbe incarné et vivant » (saint Bernard de Clairvaux).


19. Comment lire l’Écriture Sainte ?

La Sainte Écriture doit être lue et interprétée avec l’aide de l’Esprit Saint et sous la conduite du Magistère de l’Église, selon trois critères :
1) attention au contenu et à l’unité de toute l’Écriture,
2) lecture de l’Écriture dans la Tradition vivante de l’Église,
3) respect de l’analogie de la foi, c’est-à-dire de la cohésion harmonieuse des vérités de la foi entre elles.


20. Qu’est-ce que le canon des Écritures ?

Le canon des Écritures est la liste complète des écrits sacrés, que la Tradition apostolique a fait discerner à l’Église.
Ce canon comprend quarante-six écrits de l’Ancien Testament et vingt-sept du Nouveau Testament.


21. Quelle est l’importance de l’Ancien Testament pour les chrétiens ?

Les chrétiens vénèrent l’Ancien Testament comme vraie Parole de Dieu. Tous ses écrits sont divinement inspirés et conservent une valeur permanente. Ils rendent témoignage de la pédagogie de l’amour sauveur de Dieu. Ils ont surtout été écrits pour préparer l’avènement du Christ, le Sauveur de l’univers.

22. Quelle est l’importance du Nouveau Testament pour les chrétiens ?

Le Nouveau Testament, dont l’objet central est Jésus Christ, nous enseigne la vérité définitive de la Révélation divine. Dans le Nouveau Testament, les quatre évangiles – Matthieu, Marc, Luc et Jean – sont les principaux témoignages sur la vie et sur l’enseignement de Jésus ; ils constituent le cœur de toutes les Écritures et ils occupent une place unique dans l’Église.

23. Quelle est l’unité entre l’Ancien et le Nouveau Testament ?

L’Écriture est une, car unique est la Parole de Dieu, unique le dessein de salut de Dieu, unique l’inspiration divine de l’un et l’autre Testaments. L’Ancien Testament prépare le Nouveau et le Nouveau accomplit l’Ancien. Les deux s’éclairent mutuellement.

24. Quelle est la fonction de la Sainte Écriture dans la vie de l’Église ?

La Sainte Écriture donne soutien et vigueur à la vie de l’Église. Pour les fils de l’Église, elle est solidité de la foi, nourriture et source de vie spirituelle. Elle est l’âme de la théologie et de la prédication pastorale. Le Psalmiste dit qu’elle est « la lumière de mes pas et la lampe de ma route » (Ps 118 [119], 105). C’est pourquoi l’Église exhorte à la lecture fréquente de la Sainte Écriture, car « ignorer les Écritures, c’est ignorer le Christ » (saint Jérôme).




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MessageSujet: Re: LE COMPENDIUM Abrégé du Catéchisme de l’Église Catholique.   Mar 19 Déc 2017 - 1:15

Chapitre III LA RÉPONSE DE L’HOMME À DIEU


JE CROIS

25. Quelle est la réponse de l’homme à Dieu qui se révèle ?

Soutenu par la grâce divine, l’homme répond à Dieu par l’obéissance de la foi, qui consiste à se confier pleinement à Dieu et à accueillir sa vérité, en tant qu’elle est garantie par Dieu, qui est la Vérité elle-même.

26. Dans la Sainte Écriture, quels sont les principaux témoins de l’obéissance de la foi ?

Il y a de nombreux témoins, et particulièrement deux.
Abraham qui, mis à l’épreuve, « eut foi en Dieu » (Rm 4, 3) et 24 qui a toujours obéi à son appel ; c’est pourquoi il est devenu « le père de tous ceux qui croiraient » (cf. Rm 4, 11. 18) ; et la Vierge Marie qui, pendant toute sa vie, a réalisé de la façon la plus parfaite l’obéissance de la foi : « Fiat mihi secundum verbum tuum – Qu’il me soit fait selon ta parole » (Lc 1, 38).


27. Que signifie concrètement pour l’homme de croire en Dieu ?

Cela signifie adhérer à Dieu lui-même, en se confiant à lui et en donnant son assentiment à toutes les vérités qu’il a révélées, parce que Dieu est la vérité. Cela signifie croire en un seul Dieu en trois Personnes : le Père, le Fils et l’Esprit Saint.

28. Quelles sont les caractéristiques de la foi ?

La foi, don gratuit de Dieu et accessible à ceux qui la demandent avec humilité, est la vertu surnaturelle nécessaire pour être sauvé. L’acte de foi est un acte humain, c’est-à-dire un acte de l’intelligence de l’homme qui, sous la motion de la volonté mue par Dieu, donne librement son adhésion à la vérité divine. En outre, la foi est certaine, car elle est fondée sur la Parole de Dieu ; elle est agissante « par la charité » (Ga 5, 6) ; elle grandit en permanence grâce en particulier à l’écoute de la Parole de Dieu et à la prière. Dès à présent, elle donne l’avant-goût de la joie du ciel.

29. Pourquoi n’y a-t-il pas contradiction entre la foi et la science ?

Même si la foi est au-dessus de la raison, il ne pourra jamais y avoir contradiction entre la foi et la science, parce que l’une et l’autre ont Dieu pour origine. C’est Dieu lui-même qui donne à l’homme la lumière de la raison et la foi.
« Crois pour comprendre ; comprends pour croire » ([iSaint Augustin[/i]).



NOUS CROYONS

30. Pourquoi la foi est-elle un acte personnel et en même temps ecclésial ?

La foi est un acte personnel, parce qu’elle est la libre réponse de l’homme à Dieu qui se révèle. Mais elle est en même temps un acte ecclésial qui s’exprime dans la confession de foi : « Nous croyons ». En effet, c’est l’Église qui croit. De cette manière, avec la grâce de l’Esprit Saint, elle précède, elle engendre et elle nourrit la foi de chacun. C’est pourquoi l’Église est Mère et Maîtresse.
« Nul ne peut avoir Dieu pour Père qui n’a pas l’Église pour Mère » (Saint Cyprien).


31. Pourquoi les énoncés de la foi sont-ils importants ?

Les énoncés de la foi sont importants parce qu’ils permettent d’exprimer, d’assimiler, de célébrer et de vivre ensemble avec autrui les vérités de la foi, en utilisant un langage commun.


DEUXIÈME SECTION : LA PROFESSION DE LA FOI CHRÉTIENNE


LE CREDO

Symbole des Apôtres

Je crois en Dieu, le Père Tout-Puissant, Créateur du ciel et de la terre.
Et en Jésus Christ, son Fils unique, notre Seigneur ; qui a été conçu du Saint-Esprit, est né de la Vierge Marie, a souffert sous Ponce Pilate, a été crucifié, est mort et a été enseveli, est descendu aux enfers ; le troisième jour est ressuscité des morts, est monté aux cieux, est assis à la droite de Dieu le Père tout-puissant, d’où il viendra juger les vivants et les morts.
Je crois en l’Esprit Saint, à la sainte Église catholique, à la communion des saints, à la rémission des péchés, à la résurrection de la chair, à la vie éternelle.
Amen.


Symbolum Apostolicum

Credo in Deum Patrem omnipoténtem, Creatórem cæli et terræ, et in Iesum Christum, Fílium Eius únicum, Dóminum nostrum, qui concéptus est de Spíritu Sancto, natus ex María Vírgine, passus sub Póntio Piláto, crucifíxus, mórtuus, et sepúltus, descéndit ad ínferos, tértia die resurréxit a mórtuis, ascéndit ad cælos, sedet ad déxteram Dei Patris omnipoténtis, inde ventúrus est iudicáre vivos et mórtuos.
Et in Spíritum Sanctum, sanctam Ecclésiam cathólicam, sanctórum communiónem, remissiónem peccatórum, carnis resurrectiónem, vitam ætérnam.
Amen.


Credo de Nicée-Constantinople

Je crois en un seul Dieu, le Père tout-puissant, Créateur du ciel et de la terre, de l’univers visible et invisible. Je crois en un seul Seigneur, Jésus Christ, le Fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles :
Il est Dieu, né de Dieu, lumière, née de la lumière, vrai Dieu, né du vrai Dieu, engendré, non pas créé, de même nature que le Père, et par lui tout a été fait. Pour nous les hommes, et pour notre salut, il descendit du ciel ; par l’Esprit Saint, il a pris chair de la Vierge Marie, et s’est fait homme.
Crucifié pour nous sous Ponce Pilate, il souffrit sa passion et fut mis au tombeau.
Il ressuscita le troisième jour, conformément aux Écritures, et il monta au ciel ; il est assis à la droite du Père.
Il reviendra dans la gloire, pour juger les vivants et les morts ; et son règne n’aura pas de fin.
Je crois en l’Esprit Saint, qui est Seigneur et qui donne la vie ; il procède du Père et du Fils ; avec le Père et le Fils, il reçoit même adoration et même gloire ; il a parlé par les prophètes.
Je crois en l’Église, une, sainte, catholique et apostolique.
Je reconnais un seul baptême pour le pardon des péchés.
J’attends la résurrection des morts et la vie du monde à venir.
Amen.


Symbolum Nicænum Constantinopolitanum

Credo in unum Deum, Patrem omnipoténtem, Factórem cæli et terræ, visibílium ómnium et invisibílium Et in unum Dóminum Iesum Christum, Fílium Dei unigénitum et ex Patre natum ante ómnia sæcula: Deum de Deo, Lumen de Lúmine, Deum verum de Deo vero, génitum, non factum, consubstantiálem Patri: per quem ómnia facta sunt; qui propter nos hómines et propter nostram salútem, descéndit de cælis, et incarnátus est de Spíritu Sancto ex María Vírgine et homo factus est, crucifíxus étiam pro nobis sub Póntio Piláto, passus et sepúltus est, et resurréxit tértia die secúndum Scriptúras, et ascéndit in cælum, sedet ad déxteram Patris, et íterum ventúrus est cum glória, iudicáre vivos et mórtuos, cuius regni non erit finis.
Credo in Spíritum Sanctum, Dóminum et vivificántem, qui ex Patre Filióque procédit, qui cum Patre et Fílio simul adorátur et conglorificátur, qui locútus est per prophétas.
Et unam sanctam cathólicam et apostólicam Ecclésiam.
Confíteor unum Baptísma in remissiónem peccatórum.
Et exspécto resurrectiónem mortuórum, et vitam ventúri sæculi.
Amen.



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MessageSujet: Re: LE COMPENDIUM Abrégé du Catéchisme de l’Église Catholique.   Mar 19 Déc 2017 - 23:57

Chapitre I Je crois en Dieu le Père LES SYMBOLES DE LA FOI


33. Qu’est-ce que les Symboles de la foi ?

Ce sont des énoncés organiques, appelés encore « professions de foi » ou « Credo », par lesquels l’Église, depuis ses origines, a exprimé de manière synthétique et transmis sa foi dans un langage normatif et commun à tous les fidèles.

34. Quels sont les plus anciens Symboles de la foi ?

Ce sont les Symboles baptismaux. Parce que le baptême est donné « au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit » (Mt 28, 19), les vérités de la foi qui y sont professées sont articulées selon leur référence aux trois Personnes de la Sainte Trinité.

35. Quels sont les plus importants Symboles de la foi ?

Ce sont le Symbole des Apôtres, qui est l’antique Symbole baptismal de l’Église de Rome, et le Symbole de Nicée-Constantinople, fruit des deux premiers Conciles œcuméniques, Nicée (325) et Constantinople (381). Ils demeurent communs, aujourd’hui encore, à toutes les grandes Églises d’Orient et d’Occident.


« JE CROIS EN DIEU, LE PÈRE TOUT-PUISSANT, CRÉATEUR DU CIEL ET DE LA TERRE »

36. Pourquoi la profession de foi commence-t-elle par « Je crois en Dieu » ?

Parce que l’affirmation « Je crois en Dieu » est la plus importante. Elle est la source de toutes les autres vérités sur l’homme et sur le monde, et de toute la vie de ceux qui croient en Dieu.

37. Pourquoi professons-nous un seul Dieu ?

Parce que Dieu s’est révélé au peuple d’Israël comme l’Unique, lorsqu’il dit : « Écoute, Israël, le Seigneur notre Dieu est l’Unique » (Dt 6, 4), « Il n’y en a pas d’autre » (Is 45, 22).
Jésus lui-même l’a confirmé : Dieu est « l’unique Seigneur » (Mc 12, 29). Professer que Jésus et l’Esprit Saint sont, eux aussi, Dieu et Seigneur, n’introduit aucune division dans le Dieu unique.


38. Par quel nom Dieu se révèle-t-il ?

À Moïse, Dieu s’est révélé comme le Dieu vivant, « Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob » (Ex 3, 6). Il lui a révélé son nom mystérieux : « Je suis Celui qui Est » (YHWH).
Déjà, à l’époque de l’Ancien Testament, le nom ineffable de Dieu fut remplacé par celui de Seigneur. Ainsi, dans le Nouveau Testament, Jésus, appelé Seigneur, apparaît comme vrai Dieu.


39. Est-ce que seul Dieu « est » ?

Tandis que les créatures ont reçu de Lui ce qu’elles sont et ce qu’elles ont, seul Dieu est en lui-même la plénitude de l’être et de toutes les perfections. Il est « celui qui est », sans commencement ni fin. Jésus révèle qu’il porte lui aussi le Nom divin : « Je suis » (Jn 8, 28).

40. Pourquoi la révélation du nom de Dieu est-elle importante ?

Par la révélation de son Nom, Dieu fait connaître les richesses contenues dans son mystère ineffable : Lui seul existe depuis toujours et pour toujours, Lui qui transcende le monde et l’histoire. C’est Lui qui a fait le ciel et la terre. Il est le Dieu fidèle ; toujours proche de son peuple pour le sauver. Il est le Saint par excellence, « riche en miséricorde » (Ep 2, 4), toujours prêt à pardonner. Il est l’être spirituel, transcendant, tout-Puissant, éternel, personnel, parfait. Il est vérité et amour.
« Dieu est l’être infiniment parfait qu’est la Sainte Trinité » (saint Toribio de Mogrovejo).


41. En quel sens Dieu est-il la vérité ?

Dieu est la Vérité même et, comme tel, il ne se trompe ni ne peut tromper. Il « est lumière, il n’y a pas de ténèbres en lui » (1 Jn 1, 5). Le Fils éternel de Dieu, Sagesse incarnée, a été envoyé dans le monde « pour rendre témoignage à la Vérité » (Jn 18, 37).

42. Comment Dieu révèle-t-il qu’il est amour ?

Dieu s’est révélé à Israël comme celui dont l’amour est plus fort que l’amour d’un père ou d’une mère pour ses enfants, d’un époux pour son épouse. En lui-même, il « est amour » (1 Jn 4, 8. 16), qui se donne totalement et gratuitement : Il « a tant aimé le monde qu’il lui a donné son Fils unique, […] pour que, 32 par lui, le monde soit sauvé » (Jn 3, 16-17). En envoyant son Fils et l’Esprit Saint, Dieu révèle qu’il est lui-même éternel échange d’amour.

43. Que comporte la foi en un seul Dieu ?

Croire en un seul Dieu comporte de connaître sa grandeur et sa majesté, de vivre en lui rendant grâce, d’avoir toujours confiance en lui, même dans l’adversité, de reconnaître l’unité et la vraie dignité de tous les hommes, créés à son image, d’user avec rectitude de sa création.

44. Quel est le mystère central de la foi et de la vie chrétienne ?

Le mystère central de la foi et de la vie chrétienne est le mystère de la Sainte Trinité. Les chrétiens sont baptisés au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit.

45. Le mystère de la Sainte Trinité peut-il être connu par la seule raison humaine ?

Dieu a laissé des traces de son être trinitaire dans la création et dans l’Ancien Testament ; mais la profondeur de son être comme Trinité sainte constitue un mystère inaccessible à la seule raison humaine, et même à la foi d’Israël, avant l’Incarnation du Fils de Dieu et l’envoi de l’Esprit Saint. Ce mystère a été révélé par Jésus Christ et il est à la source de tous les autres mystères.

46. Que Jésus Christ nous révèle-t-il du mystère du Père ?

Jésus Christ nous révèle que Dieu est « Père », non seulement parce qu’il est le Créateur de l’univers et de l’homme, mais surtout parce qu’il engendre éternellement en son sein le Fils, qui est son Verbe, « reflet resplendissant de la gloire du Père, expression parfaite de sa substance » (He 1, 3).

47. Qui est l’Esprit Saint, que Jésus Christ nous a révélé ?

Il est la troisième Personne de la Sainte Trinité. Il est Dieu, uni au Père et au Fils, et égal à eux. Il « procède du Père » (Jn 15, 26), qui, en tant que principe sans commencement, est l’origine de toute la vie trinitaire. Il procède aussi du Fils (Filioque), par le don éternel que le Père fait de lui au Fils. Envoyé par le Père et le Fils incarné, l’Esprit Saint conduit l’Église à la connaissance de « la Vérité tout entière » (Jn 16, 13).

48. Comment l’Église exprime-t-elle sa foi trinitaire ?

L’Église exprime sa foi trinitaire en confessant un seul Dieu en trois Personnes : Père, Fils et Esprit Saint. Les trois Personnes divines sont un seul Dieu, parce que chacune d’elles est identique à la plénitude de l’unique et indivisible nature divine.
Elles sont réellement distinctes entre elles par les relations qui les mettent en rapport les unes avec les autres. Le Père engendre le Fils, le Fils est engendré par le Père, le Saint-Esprit procède du Père et du Fils.


49. Comment agissent les trois Personnes divines ?

Inséparables dans leur unique nature, les Personnes divines sont aussi inséparables dans leur action. La Trinité a une seule et même opération. Mais dans l’unique action divine, chaque Personne est présente selon le mode qui lui est propre dans la Trinité.
« O mon Dieu, Trinité que j’adore … Pacifiez mon âme.
Faites-en votre ciel, votre demeure aimée et le lieu de votre repos. Que je ne Vous y laisse jamais seul, mais que je sois là, tout entière, tout éveillée en ma foi, toute adorante, toute livrée à votre action créatrice »
(Bienheureuse Élisabeth de la Trinité).


50. Que signifie que Dieu est tout-puissant ?

Dieu s’est révélé comme « le fort, le vaillant » (Ps 23 [24], 8.), celui auquel « rien n’est impossible » (Lc 1, 37). Sa toute puissance est universelle, mystérieuse. Elle se manifeste dans le fait de créer le monde à partir de rien et l’homme par amour, mais surtout dans l’Incarnation et la Résurrection de son Fils, dans le don de l’adoption filiale et le pardon des péchés. C’est pourquoi l’Église adresse sa prière au « Dieu tout-puissant et éternel » (« Omnipotens sempiterne Deus… »).

51. Pourquoi est-il important d’affirmer : « Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre » (Gn 1, 1) ?

Parce que la création est le fondement de tous les projets divins de salut. La création est la manifestation de l’amour tout-puissant et sage de Dieu ; elle est le premier pas vers l’Alliance du Dieu unique avec son peuple ; elle est le commencement de l’histoire du salut, qui culmine avec le Christ ; elle est la première réponse aux interrogations fondamentales de l’homme sur son origine et sur sa fin.

52. Qui a créé le monde ?

Le Père, le Fils et l’Esprit Saint sont le principe unique et indivisible du monde, bien que l’œuvre de la création du monde soit particulièrement attribuée à Dieu le Père.

53. Pourquoi Dieu a-t-il créé le monde ?

Le monde a été créé pour la gloire de Dieu, qui a voulu manifester et communiquer sa bonté, sa vérité et sa beauté. La fin ultime de la création, c’est que Dieu, dans le Christ, puisse être « tout en tous » (1 Co 15, 28), pour sa gloire et pour notre bonheur.
« La gloire de Dieu, c’est l’homme vivant, et la vie de l’homme, c’est la vision de Dieu » (saint Irénée).


54. Comment Dieu a-t-il créé l’univers ?

Dieu a créé l’univers librement, avec sagesse et amour. Le monde n’est pas le produit d’une nécessité, d’un destin aveugle ou du hasard. Dieu a créé « de rien » (ex nihilo ; 2 M 7, 28) un monde ordonné et bon, qu’Il transcende à l’infini. Dieu conserve sa création dans l’être et Il la soutient, lui donnant la capacité d’agir et la conduisant vers son achèvement par son Fils et par l’Esprit Saint.

55. En quoi consiste la Providence divine ?

La divine Providence, ce sont les dispositions par lesquelles Dieu conduit ses créatures vers l’ultime perfection à laquelle il les a appelées. Dieu est l’auteur souverain de son dessein.
Mais, pour sa réalisation, il utilise aussi la coopération de ses créatures. En même temps, il leur donne la dignité d’agir par elles-mêmes et d’être causes les unes des autres.


56. Comment l’homme collabore-t-il avec la divine Providence ?

Tout en respectant sa liberté, Dieu donne à l’homme et lui demande de collaborer par ses actions, par ses prières, mais aussi par ses souffrances, en suscitant en lui « le vouloir et le faire selon la bonté de son dessein » (Ph 2, 13).

57. Si Dieu est tout-puissant et providence, pourquoi alors le mal existe-t-il ?

Seul l’ensemble de la foi chrétienne peut donner réponse à cette question, à la fois douloureuse et mystérieuse. En aucune manière, Dieu n’est la cause du mal, ni directement, ni indirectement.
Il éclaire le mystère du mal par son Fils Jésus Christ, mort et ressuscité pour vaincre le grand mal moral qu’est le péché des hommes, racine des autres maux.


58. Pourquoi Dieu permet-il le mal ?

La foi nous donne la certitude que Dieu ne permettrait pas le mal s’il ne faisait pas sortir le bien du mal lui-même. Cela, Dieu l’a déjà merveilleusement accompli dans la mort et la résurrection du Christ. En effet, du mal moral le plus grand, la mort de son Fils, il a tiré les plus grands biens, la glorification du Christ et notre rédemption.



LE CIEL ET LA TERRE

59. Qu’a créé Dieu ?

La Sainte Écriture dit : « Au commencement Dieu créa le ciel et la terre » (Gn 1,1). Dans sa profession de foi, l’Église proclame que Dieu est le créateur de toutes les choses visibles et invisibles, de tous les êtres spirituels et matériels, c’est-à-dire les anges et le monde visible, et tout particulièrement l’homme.

60. Qui sont les anges ?

Les anges sont des créatures purement spirituelles, incorporelles, invisibles et immortelles ; ce sont des êtres personnels, doués d’intelligence et de volonté. Contemplant sans cesse Dieu face à face, ils le glorifient ; ils le servent et sont ses messagers pour l’accomplissement de la mission de salut de tous les hommes.

61. Comment les anges sont-ils présents à la vie de l’Église ?

L’Église s’unit aux anges pour adorer Dieu ; elle invoque leur assistance et, dans sa liturgie, elle célèbre la mémoire de certains d’entre eux.
«Chaque fidèle a à ses côtés un ange comme protecteur et pasteur pour le conduire à la vie » (saint Basile le grand).


62. Qu’enseigne la Sainte Écriture au sujet de la création du monde visible ?

À travers le récit des « sept jours » de la création, la Sainte Écriture nous fait connaître la valeur de la création et sa finalité qui est la louange de Dieu et le service de l’homme. Toute chose doit son existence à Dieu, de qui elle reçoit sa bonté et sa perfection, ses lois et sa place dans l’univers.

63. Quelle est la place de l’homme dans la création ?

L’homme est le sommet de la création visible, car il est créé à l’image et à la ressemblance de Dieu.

64. Quel type de liens existe-t-il entre les réalités créées ?

Entre les créatures, il existe une interdépendance et une hiérarchie voulues par Dieu. En même temps, il existe une unité et une solidarité entre les créatures, car toutes ont le même créateur, toutes sont aimées de lui et sont ordonnées à sa gloire.
Respecter les lois inscrites dans la création et les rapports découlant de la nature des choses constitue donc un principe de sagesse et un fondement de la morale.


65. Quelle relation y a-t-il entre l’œuvre de la création et celle de la rédemption ?

L’œuvre de la création culmine dans l’œuvre, plus grande encore, de la rédemption. En effet, cette dernière est le point de départ de la nouvelle création, dans laquelle tout retrouvera son sens plénier et son achèvement.


L’HOMME

66. En quel sens l’homme est-il créé à « l’image de Dieu » ?

L’homme est créé à l’image de Dieu en ce sens qu’il est capable de connaître et d’aimer librement son créateur. Sur la terre, il est la seule créature que Dieu a voulue pour elle-même et qu’il a appelée à participer à sa vie divine, par la connaissance et par l’amour. Parce qu’il est créé à l’image de Dieu, l’homme a la dignité d’une personne ; il n’est pas quelque chose, mais quelqu’un, capable de se connaître, de se donner librement et d’entrer en communion avec Dieu et avec autrui.

67. Dans quel but Dieu a-t-il créé l’homme ?

Dieu a tout créé pour l’homme, mais l’homme a été créé pour connaître, servir et aimer Dieu, pour lui offrir, dans ce monde, la création en action de grâce et pour être, dans le ciel, élevé à la vie avec Dieu. C’est seulement dans le mystère du Verbe incarné que le mystère de l’homme trouve sa vraie lumière. L’homme est prédestiné à reproduire l’image du Fils de Dieu fait homme, qui est lui-même la parfaite « image du Dieu invisible » (Col 1, 15).

68. Pourquoi les hommes forment-ils une unité ?

Tous les hommes forment l’unité du genre humain, en raison de leur commune origine, qu’ils tiennent de Dieu. De plus, Dieu, « à partir d’un seul homme, a créé tous les peuples » (Ac 17, 26). Tous ont un unique Sauveur. Tous sont appelés à partager l’éternité bienheureuse de Dieu.

69. Dans l’homme, comment l’âme et le corps ne forment-ils qu’un ?

La personne humaine est un être à la fois corporel et spirituel.
En l’homme, l’esprit et la matière forment une seule nature. Cette unité est si profonde que, grâce au principe spirituel qu’est l’âme, le corps, qui est matière, devient un corps humain et vivant, et prend part à la dignité d’image de Dieu.


70. Qui donne l’âme à l’homme ?

L’âme spirituelle ne vient pas des parents, mais elle est créée directement par Dieu, et elle est immortelle. Se séparant du corps au moment de la mort, elle ne meurt pas ; elle s’unira à nouveau au corps au moment de la résurrection finale.

71. Quel rapport entre l’homme et la femme Dieu a-t-il établi ?

L’homme et la femme ont été créés par Dieu dans une égale dignité en tant que personnes humaines et, en même temps, dans une complémentarité réciproque en tant qu’homme et femme.
Dieu les a voulus l’un pour l’autre, pour une communion de personnes.
Ensemble, ils sont aussi appelés à transmettre la vie humaine, formant dans le mariage « une seule chair » (Gn 2, 24) et à dominer la terre comme « intendants » de Dieu.


72. Quelle était la condition originelle de l’homme selon le projet de Dieu ?

En créant l’homme et la femme, Dieu leur avait donné une participation spéciale à sa vie divine, dans la sainteté et la justice.
Dans le projet de Dieu, l’homme n’aurait dû ni souffrir ni mourir. En outre, il régnait une harmonie parfaite de l’homme en lui-même, entre la créature et le créateur, entre l’homme et la femme, comme aussi entre le premier couple humain et toute la création.



LA CHUTE

73. Comment comprendre la réalité du péché ?

Dans l’histoire de l’homme, le péché est présent. Une telle réalité ne s’éclaire pleinement qu’à la lumière de la Révélation divine, et surtout à la lumière du Christ Sauveur de tous, qui a fait surabonder la grâce là où le péché a abondé.

74. Qu’est-ce que la chute des anges ?

Par cette expression, on veut signifier que Satan et les autres démons, dont parlent la Sainte Écriture et la Tradition de l’Église, alors qu’ils étaient des anges créés bons par Dieu, se sont transformés en méchants, car, par leur choix libre et irrévocable, ils ont refusé Dieu et son Règne, donnant ainsi naissance à l’enfer. Ils tentent d’associer l’homme à leur rébellion contre Dieu ; mais Dieu affirme dans le Christ sa victoire assurée sur le Malin.

75. En quoi consiste le premier péché de l’homme ?

L’homme, tenté par le démon, a laissé s’éteindre en son cœur la confiance dans ses rapports avec son Créateur. En lui désobéissant, il a voulu devenir « comme Dieu », sans Dieu et non selon Dieu (Gn 3, 5). Ainsi, Adam et Ève ont perdu immédiatement, pour eux et pour toute leur descendance, la grâce de la sainteté et de la justice originelles.

76. Qu’est-ce que le péché originel ?

Le péché originel, avec lequel naissent tous les hommes, est l’état de privation de sainteté et de justice originelles dans lequel naissent tous les hommes. C’est un péché que nous avons « contracté » et non un péché que l’on « commet » ; c’est une condition de naissance et non un acte personnel. En raison de l’unité originelle de tout le genre humain, ce péché se transmet aux descendants d’Adam avec la nature humaine, « non par imitation, mais par propagation ». Cette transmission reste un mystère que nous ne pouvons saisir pleinement.

77. Quelles sont les autres conséquences provoquées par le péché originel ?

Par la suite du péché originel, la nature humaine, sans être entièrement corrompue, est blessée dans ses forces naturelles, soumise à l’ignorance, à la souffrance, au pouvoir de la mort ; elle est inclinée au péché. Cette inclination s’appelle concupiscence.

78. Après le premier péché, qu’a fait Dieu ?

Après le premier péché, le monde a été envahi par les péchés, mais Dieu n’a pas abandonné l’homme au pouvoir de la mort. Au contraire, il a annoncé d’une façon mystérieuse – dans le « Protévangile » (cf. Gn 3, 15) – que le mal serait vaincu et que l’homme serait relevé de la chute. C’est la première annonce du Messie rédempteur. C’est pourquoi on ira jusqu’à qualifier la chute d’heureuse faute (felix culpa), car « elle a mérité un si grand Rédempteur » (Liturgie de la Veillée pascale).



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MessageSujet: Re: LE COMPENDIUM Abrégé du Catéchisme de l’Église Catholique.   Mer 20 Déc 2017 - 23:35

Chapitre II JE CROIS EN JÉSUS CHRIST, LE FILS UNIQUE DE DIEU


79. Quelle est la Bonne Nouvelle pour l’homme ?

C’est l’annonce de Jésus Christ, « le Fils du Dieu vivant » (Mt 16, 16), mort et ressuscité. Au temps du roi Hérode et de l’empereur César Auguste, Dieu a accompli la promesse faite à Abraham et à sa descendance en envoyant « son Fils, né d’une femme, né sujet de la loi, afin de racheter ceux qui sont nés sous la loi, afin de faire de nous des fils » (Ga 4, 4-5).

80. Comment s’est répandue la Bonne Nouvelle ?

Dès le début, les premiers disciples ont eu l’ardent désir d’annoncer Jésus Christ dans le but de conduire tous les hommes à la foi en lui. Aujourd’hui encore, de la connaissance aimante du Christ naît le désir d’évangéliser et de catéchiser, c’est-à-dire de révéler en sa personne tout le dessein de Dieu et de mettre l’humanité en communion avec lui.


«ET EN JÉSUS CHRIST, SON FILS UNIQUE, NOTRE SEIGNEUR »

81. Que signifie le nom de « Jésus » ?

Donné par l’Ange à l’Annonciation, le Nom de « Jésus » signifie « Dieu sauve ». Il exprime son identité et sa mission, car « c’est Lui qui sauvera son peuple de ses péchés » (Mt 1, 21). Pierre affirme qu’« il n’y a pas sous le ciel d’autre nom par lequel nous puissions être sauvés » (Ac 4, 12).

82. Pourquoi Jésus est-il appelé « Christ » ?

« Christ » en grec, « Messie » en hébreu, signifie « oint ».
Jésus est le Christ parce qu’il a été consacré par Dieu, oint par l’Esprit Saint pour sa mission rédemptrice. Il est le Messie attendu par Israël, envoyé dans le monde par le Père. Jésus a accepté le titre de Messie en en précisant toutefois le sens : « Descendu du Ciel » (Jn 3, 13), crucifié puis ressuscité, il est le Serviteur souffrant, qui « donne sa vie pour racheter la multitude » (Mt 20, 28). Du Nom Christ dérive notre nom de chrétiens.


83. En quel sens Jésus est-il le « Fils unique de Dieu » ?

Il l’est dans un sens unique et parfait. À son Baptême et à la Transfiguration, la voix du Père désigne Jésus comme son « Fils bien-aimé ». Se présentant lui-même comme le Fils qui « connaît le Père » (Mt 11, 27), Jésus affirme sa relation unique et éternelle avec Dieu son Père. « Il est le Fils unique de Dieu » (1 Jn 4, 9), la deuxième Personne de la Trinité. Il est le centre de la prédication apostolique : les Apôtres ont vu « sa Gloire, la Gloire qu’il tient de son Père comme Fils unique » (Jn 1,14).

84. Que signifie le titre de « Seigneur » ?

Dans la Bible, ce titre désigne d’ordinaire le Dieu souverain.
Jésus se l’attribue et révèle sa souveraineté divine par son pouvoir sur la nature, sur les démons, sur le péché et sur la mort, et surtout par sa résurrection. Les premières confessions chrétiennes proclament que la puissance, l’honneur et la gloire rendus à Dieu le Père le sont aussi à Jésus, à qui Dieu « a donné un Nom au-dessus de tout autre nom » (Ph 2, 9). Il est le Seigneur du monde et de l’histoire, le seul auquel l’homme doit soumettre totalement sa liberté personnelle.



« JÉSUS CHRIST A ÉTÉ CONÇU DU SAINT-ESPRIT, EST NÉ DE LA VIERGE MARIE»  

85. Pourquoi le Fils de Dieu s’est-il fait homme ?

Le Fils de Dieu s’est incarné dans le sein de la Vierge Marie par l’opération du Saint-Esprit, pour nous les hommes et pour notre salut, c’est-à-dire pour nous réconcilier, nous pécheurs, avec Dieu, pour nous faire connaître son amour infini, pour être notre modèle de sainteté et pour nous rendre « participants de la nature divine » (2 P 1, 4).

86. Que signifie le mot « Incarnation » ?

L’Église appelle « Incarnation » le mystère de l’admirable union de la nature divine et de la nature humaine en l’unique Personne divine du Verbe. Pour accomplir notre salut, le Fils de Dieu s’est fait « chair » (Jn 1, 14), devenant vraiment homme.
La foi en l’Incarnation est le signe distinctif de la foi chrétienne.


87. Comment Jésus Christ est-il vrai Dieu et vrai homme ?

Jésus Christ est de manière indissociable vrai Dieu et vrai homme dans l’unité de sa Personne divine. Lui, le Fils de Dieu, qui est « engendré, non pas créé, de même substance que le Père », il s’est vraiment fait homme, notre frère, sans pour autant cesser d’être Dieu, notre Seigneur.

88. Qu’enseigne à ce sujet le Concile de Chalcédoine (en 451) ?

Le Concile de Chalcédoine enseigne à confesser « un seul et même Fils, Notre Seigneur Jésus Christ, parfait en divinité et parfait en humanité, le même vraiment Dieu et vraiment homme, composé d’une âme rationnelle et d’un corps, consubstantiel au Père selon la divinité, consubstantiel à nous selon l’humanité, ‘semblable à nous en tout, à l’exception du péché’ (He 4, 15) ; engendré du Père avant tous les siècles selon la divinité et, en ces derniers jours, pour nous et notre salut, né de la Vierge Marie, Mère de Dieu, selon l’humanité ».

43. Que comporte la foi en un seul Dieu ?

Croire en un seul Dieu comporte de connaître sa grandeur et sa majesté, de vivre en lui rendant grâce, d’avoir toujours confiance en lui, même dans l’adversité, de reconnaître l’unité et la vraie dignité de tous les hommes, créés à son image, d’user avec rectitude de sa création.

89. Comment l’Église exprime-t-elle le mystère de l’Incarnation ?

Elle l’exprime en affirmant que Jésus Christ est vrai Dieu et vrai homme, avec deux natures, divine et humaine, non pas confondues, mais unies dans la Personne du Verbe. Néanmoins, dans l’humanité de Jésus, tout – les miracles, la souffrance et la mort – doit être attribué à sa Personne divine, qui agit par la nature humaine qu’elle assume.
« Ô Fils unique et Verbe de Dieu, étant immortel, tu as daigné pour notre salut t’incarner de la Sainte Mère de Dieu et toujours Vierge Marie… Toi qui es Un de la Sainte Trinité, glorifié avec le Père et le Saint-Esprit, sauve-nous ! » (Liturgie byzantine de saint Jean Chrysostome)


90. Le Fils de Dieu fait homme avait-il une âme avec une connaissance humaine ?

Le Fils de Dieu a assumé un corps animé par une âme humaine raisonnable. Avec son intelligence humaine, Jésus a appris beaucoup par l’expérience. Mais aussi comme homme, le Fils de Dieu avait une connaissance intime et immédiate de Dieu son Père. Il pénétrait également les pensées secrètes des hommes et connaissait pleinement les desseins éternels qu’il est venu révéler.

91. Comment s’accordent les deux volontés du Verbe incarné ?

Jésus a une volonté divine et une volonté humaine. Dans sa vie terrestre, le Fils de Dieu a humainement voulu ce qu’il avait divinement décidé pour notre salut avec le Père et l’Esprit Saint. Sans résistance ni opposition, la volonté humaine du Christ suit la volonté divine ; mieux encore, elle lui est soumise.

92. Le Christ avait-il un vrai corps humain ?

Le Christ a assumé un vrai corps humain, par lequel Dieu invisible s’est rendu visible. Pour cette raison, le Christ peut être représenté et vénéré au moyen d’images saintes.

93. Que représente le cœur de Jésus ?

Jésus nous a connus et aimés avec un cœur d’homme. Son cœur transpercé pour notre salut est le symbole de l’amour infini avec lequel il aime son Père et tous les hommes.

94. « Conçu par l’opération du Saint-Esprit… ». Que signifie cette expression ?

Elle signifie que la Vierge Marie a conçu dans son sein le Fils éternel par l’action de l’Esprit Saint et sans le concours d’un homme : « L’Esprit Saint viendra sur toi » (Lc 1, 35), lui a dit l’ange à l’Annonciation.

95. « Né de la Vierge Marie ». Pourquoi Marie est-elle vraiment la Mère de Dieu ?

Marie est vraiment Mère de Dieu parce qu’elle est la Mère de Jésus (cf. Jn 2, 1 ; 19, 25). En effet, celui qui a été conçu par l’opération du Saint-Esprit et qui est devenu vraiment son Fils est le Fils éternel du Père. Il est lui-même Dieu.

96. Que signifie l’« Immaculée Conception » ?

De toute éternité et de façon toute gratuite, Dieu a choisi Marie pour être la Mère de son Fils. Pour accomplir cette mission, elle a été immaculée dès sa conception. Cela signifie que, par la grâce de Dieu et en vue des mérites de Jésus Christ, Marie a été préservée du péché originel dès sa conception.

97. Comment Marie collabore-t-elle au dessein divin du salut ?

Par la grâce de Dieu, Marie est restée préservée de tout péché personnel durant toute son existence. Elle est « pleine de grâce » (Lc 1, 28), la «Toute Sainte ». Quand l’ange lui annonça qu’elle mettrait au monde « le Fils du Très-Haut » (Lc 1, 32), elle donna librement son consentement dans « l’obéissance de la foi » (Rm 1, 5). Marie s’est livrée totalement à la Personne et à l’œuvre de son Fils Jésus, acceptant de toute son âme la volonté divine du salut.

98. Que signifie la conception virginale de Jésus ?

Elle signifie que Jésus a été conçu dans le sein de la Vierge par la seule puissance de l’Esprit Saint, sans intervention de l’homme. Il est Fils du Père céleste selon sa nature divine, Fils de Marie selon sa nature humaine, mais vraiment Fils de Dieu dans ses deux natures, étant en lui-même une seule Personne, qui est divine.

99. En quel sens Marie est-elle « toujours vierge » ?

Dans le sens qu’elle est « restée vierge en concevant son Fils, vierge en l’enfantant, vierge en le portant, vierge en le nourrissant de son sein, vierge mère, vierge toujours » (saint Augustin). Cependant, quand les Évangiles parlent de « frères et sœurs de Jésus », il s’agit de parents proches de Jésus, selon une expression utilisée dans la Sainte Écriture.

100. De quelle manière la maternité spirituelle de Marie est-elle universelle ?

Marie a un Fils unique, Jésus, mais, en lui, sa maternité spirituelle s’étend à tous les hommes, qu’il est venu sauver.
Obéissante aux côtés du nouvel Adam, qui est Jésus Christ, la Vierge est la nouvelle Ève, la véritable mère des vivants, qui coopère avec son amour maternel à leur naissance et à leur croissance dans l’ordre de la grâce. Vierge et Mère, Marie est la figure de l’Église, sa plus parfaite réalisation.


101. En quel sens toute la vie du Christ est-elle Mystère ?

Toute la vie du Christ est un événement de révélation. Ce qui est visible dans la vie terrestre du Christ conduit à son Mystère invisible, surtout au Mystère de sa filiation divine : « Qui me voit, voit le Père » (Jn 14, 9). D’autre part, bien que le salut soit pleinement accompli par la croix et la résurrection, la vie entière du Christ est Mystère de salut, car tout ce que Jésus a fait, a dit et a souffert avait pour but de sauver l’homme déchu et de le rétablir dans sa vocation de fils de Dieu.

102. Quelles ont été les préparations des Mystères de Jésus ?

Avant tout, il y eut durant de nombreux siècles une longue espérance, que nous revivons pendant la célébration liturgique du temps de l’Avent. Outre l’attente obscure qu’il a établie dans le cœur des païens, Dieu a préparé la venue de son Fils à travers l’Ancienne Alliance, jusqu’à Jean-Baptiste, qui est le dernier et le plus grand des prophètes

103. Qu’enseigne l’Évangile sur les mystères de la naissance et de l’enfance de Jésus ?

À Noël, la gloire du Ciel se manifeste dans la faiblesse d’un nouveau-né. La circoncision de Jésus est le signe de son appartenance au peuple juif et la préfiguration de notre Baptême.
L’Épiphanie est la manifestation du Roi-Messie d’Israël à toutes les nations. Dans la Présentation au Temple, en Syméon et Anne, c’est toute l’attente d’Israël qui vient à la rencontre de son Sauveur. La fuite en Égypte et le massacre des innocents annoncent que la vie entière du Christ sera sous le signe de la persécution. Son retour d’Égypte rappelle l’exode et présente Jésus comme le nouveau Moïse : il est le libérateur véritable et définitif.


104. Quel enseignement nous offre la vie cachée de Jésus à Nazareth ?

Durant la vie cachée à Nazareth, Jésus reste dans le silence d’une existence ordinaire. Il nous permet ainsi d’être en communion avec lui dans la sainteté d’une vie quotidienne faite de prière, de simplicité, de labeur, d’amour familial. Sa soumission à Marie et à Joseph, son père putatif, est une image de son obéissance filiale à son Père. Avec leur foi, Marie et Joseph accueillent le mystère de Jésus, bien qu’ils ne le comprennent pas toujours.

105. Pourquoi Jésus reçoit-il de Jean le « baptême de conversion pour le pardon des péchés » (Lc 3, 3) ?

Pour commencer sa vie publique et pour anticiper le Baptême de sa mort, il accepte ainsi, bien que sans péché, d’être compté parmi les pécheurs, lui, « l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde » (Jn 1, 29). Le Père le déclare « son Fils bien-aimé » (Mt 3, 17), et l’Esprit descend sur lui. Le baptême de Jésus est la préfiguration de notre Baptême.

106. Que nous révèlent les tentations de Jésus au désert ?

Les tentations de Jésus au désert récapitulent celle d’Adam au paradis et celles d’Israël dans le désert. Satan tente Jésus dans son obéissance à la mission confiée par son Père. Le Christ, nouvel Adam, résiste et sa victoire annonce celle de la passion, obéissance suprême de son amour filial. L’Église s’unit à ce Mystère tout particulièrement dans le temps liturgique du Carême.

107. Qui est invité à faire partie du Royaume de Dieu, annoncé et accompli par Jésus ?

Jésus invite tous les hommes à faire partie du Royaume de Dieu. Même le pire des pécheurs est appelé à se convertir et à accepter l’infinie miséricorde du Père. Déjà, sur la terre, le Royaume appartient à ceux qui l’accueillent d’un cœur humble. C’est à eux que sont révélés ses mystères.

108. Pourquoi le Christ manifeste-t-il le Royaume par des signes et des miracles ?

Jésus accompagne sa parole de signes et de miracles pour attester que le Royaume est présent en lui, le Messie. Bien qu’il guérisse certaines personnes, il n’est pas venu pour éliminer ici-bas tous les maux, mais avant tout pour libérer les hommes de l’esclavage du péché. La lutte contre les démons annonce que sa croix l’emportera sur « le prince de ce monde » (Jn 12, 31).

109. Dans le Royaume, quelle autorité confère le Christ à ses Apôtres ?

Jésus choisit les Douze, futurs témoins de sa Résurrection.
Il les fait participer à sa mission et à son autorité pour enseigner, pour pardonner les péchés, pour édifier et pour gouverner l’Église. Dans ce collège, Pierre reçoit « les clefs du Royaume » (Mt 16, 19) et occupe la première place, avec la mission de garder la foi dans son intégrité et de confirmer ses frères.


110. Quelle est la signification de la Transfiguration ?

À la transfiguration apparaît avant tout la Trinité : « Le Père en sa parole, le Fils dans son humanité, l’Esprit dans la nuée de lumière » (saint Thomas d’Aquin). En évoquant avec Moïse et Élie « son départ » (Lc 9, 31), Jésus montre que sa gloire passe par la croix ; et il anticipe sa résurrection et son retour dans la gloire, « qui transfigurera notre corps mortel à l’image de son corps glorieux » (Ph 3, 21).
Tu t’es transfiguré sur la montagne, et, autant qu’ils en étaient capables, tes disciples ont contemplé ta Gloire, Christ Dieu, afin que, lorsqu’ils Te verraient crucifié, ils comprennent que ta passion était volontaire et qu’ils annoncent au monde que Tu es vraiment le rayonnement du Père (Liturgie byzantine).


111. Comment advient l’entrée messianique à Jérusalem ?

Au temps fixé, Jésus décide de monter à Jérusalem pour souffrir sa passion, mourir et ressusciter. Comme Roi-Messie qui manifeste la venue du Royaume, il entre dans sa ville sur le dos d’un petit âne. Il est accueilli par des enfants, dont l’acclamation est reprise dans le Sanctus de la Messe : « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur. Hosanna » (sauve-nous) (Mt 21, 9). La liturgie de l’Église commence la Semaine sainte par la célébration de cette entrée à Jérusalem.


« JÉSUS CHRIST A SOUFFERT SOUS PONCE PILATE, A ÉTÉ CRUCIFIÉ, EST MORT ET A ÉTÉ ENSEVELI »

112. Quelle est l’importance du mystère pascal de Jésus ?

Le mystère pascal de Jésus, qui comprend sa passion, sa mort, sa résurrection et sa glorification, est au centre de la foi chrétienne. Car le dessein sauveur de Dieu s’est accompli une fois pour toutes par la mort rédemptrice de son Fils Jésus Christ.

113. Pour quelles accusations Jésus a-t-il été condamné ?

Certains chefs d’Israël ont accusé Jésus d’agir contre la Loi, contre le temple de Jérusalem et en particulier contre la foi au Dieu unique, parce qu’il se proclamait Fils de Dieu.
C’est pourquoi ils le livrèrent à Pilate afin qu’il fût condamné à mort.


114. Quelle a été l’attitude de Jésus envers la Loi d’Israël ?

Jésus n’a pas aboli la Loi donnée par Dieu à Moïse sur le mont Sinaï, mais il l’a portée à son achèvement en lui donnant son interprétation définitive. Il est le Législateur divin qui exécute intégralement cette Loi. D’autre part, par sa mort expiatrice, en Serviteur fidèle, il offre le seul sacrifice capable de racheter toutes « les fautes commises par les hommes sous la première Alliance » (He 9, 15).

115. Quelle a été l’attitude de Jésus à l’égard du temple de Jérusalem ?

Jésus a été accusé d’hostilité envers le Temple. Pourtant, il l’a vénéré comme « la maison de son Père » (Jn 2, 16). Il lui a consacré une part importante de son enseignement. Mais il a aussi prédit sa destruction en relation avec sa propre mort. Il s’est présenté lui-même comme la demeure définitive de Dieu parmi les hommes.

116. Jésus a-t-il contredit la foi d’Israël au Dieu unique et sauveur ?

Jésus n’a jamais contredit la foi au Dieu unique, pas même quand il accomplissait l’œuvre divine par excellence qui achevait les promesses messianiques et qui le révélait égal à Dieu : le pardon des péchés. La demande de Jésus de croire en lui et de se convertir permet de saisir la tragique incompréhension du Sanhédrin, qui a jugé qu’il méritait la mort pour cause de blasphème.

117. Qui est responsable de la mort de Jésus ?

La passion et la mort de Jésus ne peuvent être imputées indistinctement ni à tous les Juifs alors vivants, ni aux Juifs venus ensuite dans le temps et dans l’espace. Tout pécheur individuel, c’est-à-dire tout homme, est réellement la cause et l’instrument des souffrances du Rédempteur. Sont plus gravement coupables ceux qui, surtout s’ils sont chrétiens, retombent souvent dans le péché et se complaisent dans les vices.

118. Pourquoi la mort du Christ fait-elle partie du dessein de Dieu ?

Pour réconcilier en lui tous les hommes, voués à la mort à cause du péché, Dieu a pris l’initiative pleine d’amour d’envoyer son Fils afin qu’il se soumette à la mort pour les pécheurs. Annoncée dans l’Ancien Testament, en particulier comme sacrifice du Serviteur souffrant, la mort du Christ est arrivée « selon les Écritures ».

119. Comment le Christ s’est-il offert lui-même au Père ?

Toute la vie du Christ est offerte librement au Père pour accomplir son dessein de salut. Il a donné sa vie « en rançon pour la multitude » (Mc 10, 45). Par là, il réconcilie toute l’humanité avec Dieu. Sa souffrance et sa mort manifestent que sa propre humanité a été l’instrument libre et parfait de l’Amour divin qui veut le salut de tous les hommes.

120. Comment s’exprime l’offrande de Jésus lors la dernière Cène ?

Au cours de la dernière Cène avec ses Apôtres, la veille de sa passion, Jésus anticipe, c’est-à-dire signifie et réalise par avance, l’offrande volontaire de lui-même : « Ceci est mon corps livré pour vous » (Lc 22, 19), « Ceci est mon sang répandu…» (Mt 26, 28). Ainsi, il a institué en même temps l’Eucharistie comme « mémorial » (cf. 1 Co 11, 25) de son sacrifice et ses Apôtres comme prêtres de la nouvelle Alliance.

121. Que s’est-il produit lors de l’agonie au jardin de Gethsémani ?

Malgré l’horreur que cause la mort dans l’humanité toute sainte de celui qui est l’« Auteur de la Vie » (Ac 3, 15), la volonté humaine du Fils de Dieu adhère à la volonté du Père : pour nous sauver, Jésus accepte de porter nos péchés dans son corps, « en devenant obéissant jusqu’à la mort » (Ph 2, 8.).

122. Quels sont les effets du sacrifice du Christ sur la croix ?

Jésus a librement offert sa vie en sacrifice d’expiation, c’est-à-dire qu’il a réparé nos fautes par la pleine obéissance de son amour jusqu’à la mort. Cet « amour jusqu’au bout » (Jn 13, 1) du Fils de Dieu réconcilie toute l’humanité avec le Père. Le sacrifice pascal du Christ rachète donc tous les hommes d’une façon unique, parfaite et définitive, et leur ouvre la communion avec Dieu.

123. Pourquoi Jésus appelle-t-il ses disciples à prendre leur croix ?

En demandant à ses disciples de prendre leur croix et de le suivre, Jésus veut associer à son sacrifice rédempteur ceux-là mêmes qui en sont les premiers bénéficiaires.

124. En quelles conditions était le corps de Jésus lorsqu’il se trouvait au tombeau ?

Le Christ a connu une vraie mort et une vraie sépulture.
Mais la vertu divine a préservé son corps de la corruption.



« JÉSUS CHRIST EST DESCENDU AUX ENFERS, EST RESSUSCITÉ LE TROISIÈME JOUR »

125. Que sont « les enfers », où Jésus est descendu ?

Les « enfers » – qui sont différents de l’enfer de la damnation – constituaient la situation de tous ceux qui, justes ou méchants, étaient morts avant le Christ. Avec son âme unie à sa Personne divine, Jésus a rejoint dans les enfers les justes, qui attendaient leur Rédempteur pour pouvoir enfin accéder à la vision de Dieu. Après avoir vaincu, par sa mort, la mort et le diable qui a « le pouvoir de la mort » (He 2,14), il a libéré les justes en attente du Rédempteur et il leur a ouvert les portes du Ciel.

126. Quelle est la place de la résurrection du Christ dans notre foi ?

La résurrection est la vérité la plus haute de notre foi dans le Christ. Avec la croix, elle représente une part essentielle du Mystère pascal.

127. Quels « signes » attestent la Résurrection de Jésus ?

Hormis le signe essentiel que constitue le tombeau vide, la Résurrection de Jésus est attestée par les femmes qui, les premières, l’ont rencontré et l’ont annoncé aux Apôtres. Jésus est « apparu ensuite à Céphas » (Pierre), puis aux Douze. Ensuite, il est « apparu à plus de  cinq cents frères à la fois » (1 Co 15, 5- 6) et à d’autres encore. Les Apôtres n’ont pu inventer la résurrection, car elle leur apparaissait impossible. En effet, Jésus leur a aussi reproché leur incrédulité.

128. Pourquoi la Résurrection est-elle en même temps un événement transcendant ?

Tout en étant un événement historique, que l’on peut constater et qui est attesté par des signes et des témoignages, la Résurrection, parce qu’elle est l’entrée de l’humanité du Christ dans la gloire de Dieu, transcende et dépasse l’histoire, comme mystère de la foi. C’est pour cette raison que le Christ ressuscité ne se manifeste pas au monde, mais à ses disciples, faisant d’eux ses témoins devant le peuple.

129. Quel est l’état du corps ressuscité de Jésus ?

La Résurrection du Christ n’est pas un retour à la vie terrestre.
Son corps ressuscité est celui qui a été crucifié et qui porte les signes de sa Passion, mais il participe désormais de la vie divine avec les propriétés d’un corps glorieux. C’est la raison pour laquelle Jésus ressuscité est souverainement libre d’apparaître à ses disciples comme il veut, où il veut et sous des aspects variés.


130. De quelle manière la Résurrection est-elle l’œuvre de la Sainte Trinité ?

La Résurrection du Christ est une action transcendante de Dieu. Les trois Personnes agissent ensemble selon le mode qui leur est propre. Le Père manifeste sa puissance, le Fils « reprend » la vie qu’il a librement offerte (Jn 10, 17), réunissant son âme et son corps que l’Esprit Saint vivifie et glorifie

131. Quels sont le sens et la portée de la Résurrection pour le salut ?

La Résurrection est le point culminant de l’Incarnation. Elle confirme la divinité du Christ, ainsi que tout ce qu’il a fait et enseigné. Elle réalise toutes les promesses divines en notre faveur. De plus, le Ressuscité, vainqueur du péché et de la mort, est le principe de notre justification et de notre résurrection.
Dès à présent, elle nous procure la grâce de l’adoption filiale qui est une participation réelle à la vie du Fils unique, lequel, à la fin des temps, ressuscitera notre corps.



« JÉSUS CHRIST EST DESCENDU AUX ENFERS, EST RESSUSCITÉ LE TROISIÈME JOUR »

132. Que représente l’Ascension ?

Après quarante jours pendant lesquels il s’est manifesté à ses Apôtres sous les traits d’une humanité ordinaire qui voilaient sa gloire de Ressuscité, le Christ est monté au ciel et s’est assis à la droite du Père. Il est le Seigneur qui règne désormais avec son humanité dans la gloire éternelle de Fils de Dieu et qui sans cesse intercède en notre faveur auprès du Père. Il envoie son Esprit et nous donne l’espérance de le rejoindre un jour, là où il nous a préparé une place.


«D’OÙ IL VIENDRA JUGER LES VIVANTS ET LES MORTS »

133. Comment le Seigneur Jésus règne-t-il aujourd’hui ?

Seigneur du monde et de l’histoire, Chef de son Église, le Christ glorieux demeure mystérieusement sur la terre, où son Royaume est déjà présent en germe et en commencement dans l’Église. Un jour, il reviendra dans la gloire, mais nous n’en connaissons pas l’heure. C’est pourquoi nous vivons en veillant dans la prière : « Viens, Seigneur » (Ap 22, 20).

74. Qu’est-ce que la chute des anges ?

Par cette expression, on veut signifier que Satan et les autres démons, dont parlent la Sainte Écriture et la Tradition de l’Église, alors qu’ils étaient des anges créés bons par Dieu, se sont transformés en méchants, car, par leur choix libre et irrévocable, ils ont refusé Dieu et son Règne, donnant ainsi naissance à l’enfer. Ils tentent d’associer l’homme à leur rébellion contre Dieu ; mais Dieu affirme dans le Christ sa victoire assurée sur le Malin.

134. Comment s’accomplira la venue du Seigneur dans la gloire ?

Après le dernier bouleversement cosmique de ce monde qui passe, la venue glorieuse du Christ arrivera avec le triomphe définitif de Dieu dans la Parousie du Christ et avec le jugement dernier. Ainsi s’accomplira le Royaume de Dieu.

135. Comment le Christ jugera-t-il les vivants et les morts ?

Le Christ jugera avec la puissance qu’il s’est acquise comme Rédempteur du monde, venu pour sauver les hommes.
Les secrets des cœurs seront dévoilés, ainsi que la conduite de chacun envers Dieu et envers son prochain. Tout homme recevra la vie ou sera condamné pour l’éternité selon ses œuvres. Ainsi s’accomplira « la plénitude du Christ » (Ep 4, 13), dans laquelle « Dieu sera tout en tous » (1 Co 15, 28).




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