À Toi NOTRE PÈRE par les Saints Cœurs de JÉSUS, MARIE et JOSEPH..

Forum Catholique sous la protection de Saint Michel, faisant mémoire de Sylvie la fondatrice, Prières, Dévotions au Sacré Coeur, au Coeur Immaculé de Marie, au Coeur Chaste de Joseph et autres, Fidélité aux 3 Blancheurs et au Magistère de l'Eglise...
 
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 La vieillesse, temps de vie, temps de Dieu

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Lumen
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MessageSujet: La vieillesse, temps de vie, temps de Dieu   Sam 16 Déc 2017 - 23:50

La vieillesse, temps de vie, temps de Dieu



LE RÉSUMÉ - Malgré la solitude ou la maladie, la vieillesse peut être un guide intérieur. L'accepter est une grâce à vivre qui donnera une force intérieure, pour préparer la grande Rencontre avec Dieu.


C'est ce qui vous est proposé dans cette Communauté a été magnifiquement décrit par le Pape émérite Benoit XVI :

Citation :
« Alors que les progrès de la médecine ainsi que d’autres facteurs permettent de prolonger la durée de la vie, il est important de voir dans la présence d’un nombre croissant de personnes âgées une bénédiction pour la société. Chaque génération peut apprendre de l’expérience et de la sagesse de la génération qui l’a précédée. […]  Nos longues années de vie nous permettent d’apprécier à la fois la beauté du plus grand don que Dieu nous ait fait, le don de la vie, aussi bien que la fragilité de l’esprit humain. A ceux parmi nous qui vivent longtemps, est donné une merveilleuse chance d’approfondir notre conscience du mystère du Christ, qui s’humilia pour partager notre humanité. Tandis que la durée normale de nos vies s’accroît, nos forces physiques sont souvent diminuées : et pourtant, ce temps peut être spirituellement parmi les plus féconds de nos vies. Ces années nous donnent l’opportunité de nous souvenir dans une prière affectueuse de tous ceux que nous avons chéris en cette vie, et pour présenter tout ce que nous avons été personnellement et tout ce que nous avons fait, devant la miséricorde et la tendresse de Dieu. Cela sera certainement un grand réconfort spirituel et nous permettra de découvrir de façon nouvelle son amour et sa bonté tous les jours de notre vie  (Visite à Saint Peter’s Residence, Maison de retraite - Samedi 18 septembre 2010)


Afin de vous y aider, nous vous proposons chaque mois une mini retraite de 3 jours que vous recevez en une seule publication le premier samedi de chaque mois. Cela vous permettra de prier lorsque vous le souhaitez. A chaque fois, un passage de la Bible, un texte de méditation, un geste ou un questionnement et une prière vous seront proposés.


Pour vous donner une idée, voici les premiers mois :

Décembre :     "Qui vous accueille m’accueille ; et qui m’accueille accueille Celui qui m’a envoyé." (Mt 10,40)

  • Jour 1 : Qui est Jésus ?
  • Jour 2 : Pour moi qui est-il ?
  • Jour 3 : Accueillir et suivre Jésus

Janvier :     Vous êtes le sel de la terre. Vous êtes la lumière du monde" (Mt 5, 13.14)

  • Jour 1 : Rechercher la lumière divine
  • Jour 2 : Témoins de la Vie
  • Jour 3 : Admirables témoins

Février :      « Soyez féconds et multipliez-vous, remplissez la terre" Gn 1, 28)

  • Jour 1 : Qu'est-ce que la fécondité ?
  • Jour 2 : Figures de vieillesse
  • Jour 3 : Et ma fécondité ?

Bonne prière dans les Saints Coeurs de Jésus, Marie et Joseph.



________________________________________________

Prière de la communauté




Acte d'amour du Curé d'Ars

Je vous aime, ô mon Dieu,
Et mon seul désir est de vous aimer
Jusqu’au dernier soupir de ma vie.
Je vous aime, ô Dieu infiniment aimable,
et j’aime mieux mourir en vous aimant
que de vivre un seul instant sans vous aimer.
Je vous aime, ô mon Dieu, et je ne désire le ciel
que pour avoir le bonheur de vous aimer parfaitement.
Je vous aime, ô mon dieu,
Et je n’appréhende l’enfer que parce qu’on y aura jamais
La douce consolation de vous aimer.
Ô mon Dieu,
Si ma langue ne peut dire à tout moment que je vous aime,
Du moins, je veux que mon cœur
Vous le répète autant de fois que je respire.
Ah ! Faîtes-moi la grâce de souffrir en vous aimant,
De vous aimer en souffrant,
Et d’expirer un jour en vous aimant en sentant que je vous aime.
Et plus j’approche de ma fin,
Plus je vous conjure d’accroître mon amour et de le perfectionner.
Ainsi soit-il.



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Lumen
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MessageSujet: Re: La vieillesse, temps de vie, temps de Dieu   Dim 17 Déc 2017 - 0:52

La vieillesse, temps de vie, temps de Dieu



LE RÉSUMÉ - Malgré la solitude ou la maladie, la vieillesse peut être un guide intérieur. L'accepter est une grâce à vivre qui donnera une force intérieure, pour préparer la grande Rencontre avec Dieu.


«Qui m’accueille accueille Celui qui m’a envoyé. » (Mt 10,40)




Jour 1 : Qui est Jésus ?

Tel un diamant aux multiples facettes, Il va venir tout petit dans une étable se présentant aux Hommes dans la fragilité alors même qu’il est Dieu, Maître et Seigneur. Qui est cet homme-dieu que nous suivons ? Qui est ce bon pasteur ? C’est ce que nous vous invitons à (re)découvrir aujourd’hui.

Citation :
« Nous, nous proclamons un Messie crucifié, scandale pour les Juifs, folie pour les nations païennes. Mais pour ceux que Dieu appelle, qu’ils soient Juifs ou Grecs, ce Messie, ce Christ, est puissance de Dieu et sagesse de Dieu. Car ce qui est folie de Dieu est plus sage que les hommes, et ce qui est faiblesse de Dieu est plus fort que les hommes. »  (1Co 1, 23-25)


JE CROIS EN JÉSUS-CHRIST, LE FILS UNIQUE DE DIEU – Extraits du Catéchisme de l’Eglise Catholique La Bonne Nouvelle : Dieu a envoyé son Fils

« Mais quand vint la plénitude du temps, Dieu envoya son Fils, né d’une femme, né sujet de la loi, afin de racheter les sujets de la loi, afin de nous conférer l’adoption filiale » (Ga 4, 4-5). Voici « la Bonne Nouvelle touchant Jésus-Christ, Fils de Dieu » (Mc 1, 1) : Dieu a visité son peuple (cf. Lc 1, 68), il a accompli les promesses faites à Abraham et à sa descendance (cf. Lc 1, 55) ; il l’a fait au-delà de toute attente : Il a envoyé son « Fils bien-aimé » (Mc 1, 11). 422

Nous croyons et confessons que Jésus de Nazareth, né juif d’une fille d’Israël, à Bethléem, au temps du roi Hérode le Grand et de l’empereur César Auguste ; de son métier charpentier, mort crucifié à Jérusalem, sous le procureur Ponce Pilate, pendant le règne de l’empereur Tibère, est le Fils éternel de Dieu fait homme, qu’il est « sorti de Dieu » (Jn 13, 3), « descendu du ciel » (Jn 3, 13 ; 6, 33), « venu dans la chai » (1 Jn 4, 2), car « le Verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire, gloire qu’il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité (...). Oui, de sa plénitude nous avons tous reçu et grâce pour grâce » (Jn 1, 14. 16).423

Mûs par la grâce de l’Esprit Saint et attirés par le Père nous croyons et nous confessons au sujet de Jésus : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu Vivant » (Mt 16, 16). C’est sur le roc de cette foi, confessée par S. Pierre, que le Christ a bâti son Église. 424



Jésus-Christ, Fils unique de Dieu, notre Seigneur

Le nom de Jésus signifie " Dieu qui sauve ". L’enfant né de la Vierge Marie est appelé " Jésus " " car c’est Lui qui sauvera son peuple de ses péchés " (Mt 1, 21) : " Il n’y a pas sous le ciel d’autre nom donné aux hommes par lequel il nous faille être sauvés " (Ac 4, 12). Le nom de Christ signifie " oint ", " Messie ". Jésus est le Christ car " Dieu L’a oint de l’Esprit Saint et de puissance " (Ac 10, 38). Il était " celui qui doit venir " (Lc 7, 19), l’objet de " l’espérance d’Israël " (Ac 28, 20).

Le nom de Fils de Dieu signifie la relation unique et éternelle de Jésus-Christ à Dieu son Père : Il est le Fils unique du Père (cf. Jn 1, 14. 18 ; 3, 16. 18) et Dieu lui-même (cf. Jn 1, 1). Croire que Jésus-Christ est le Fils de Dieu est nécessaire pour être chrétien (cf. Ac 8, 37 ; 1 Jn 2, 23). Le nom de Seigneur signifie la souveraineté divine. Confesser ou invoquer Jésus comme Seigneur, c’est croire en sa divinité. " Nul ne peut dire ‘Jésus est Seigneur’ s’il n’est avec l’Esprit Saint " (1 Co 12, 3) 452 à 455



Le Fils de Dieu s’est fait Homme

Au temps établi par Dieu, le Fils unique du Père, la Parole éternelle, c’est-à-dire le Verbe et l’Image substantielle du Père, s’est incarné : sans perdre la nature divine il a assumé la nature humaine. Jésus-Christ est vrai Dieu et vrai homme, dans l’unité de sa Personne divine ; pour cette raison il est l’unique Médiateur entre Dieu et les hommes.

Jésus-Christ possède deux natures, la divine et l’humaine, non confondues, mais unies dans l’unique Personne du Fils de Dieu. Le Christ, étant vrai Dieu et vrai homme, a une intelligence et une volonté humaines, parfaitement accordées et soumises à son intelligence et sa volonté divines, qu’il a en commun avec le Père et le Saint-Esprit. L’Incarnation est donc le mystère de l’admirable union de la nature divine et de la nature humaine dans l’unique Personne du Verbe. 479 à 483



Mystère que cet Homme Jésus

« Toute la vie du Christ fut un continuel enseignement : ses silences, ses miracles, ses gestes, sa prière, son amour de l’homme, sa prédilection pour les petits et les pauvres, l’acceptation du sacrifice total sur la Croix pour la rédemption du monde, sa Résurrection sont l’actuation de sa parole et l’accomplissement de la Révélation » (Catéchisme Tridentin 9). Les disciples du Christ doivent se conformer à Lui jusqu’à ce qu’il soit formé en eux (cf. Ga 4, 19). « C’est pourquoi nous sommes assumés dans les mystères de sa vie, configurés à lui, associés à sa mort et à sa Résurrection, en attendant de l’être à son Règne »  (Lumen Gentium LG 7).

Berger ou Mage, on ne peut atteindre Dieu ici-bas qu’en s’agenouillant devant la crèche de Bethléem et en l’adorant caché dans la faiblesse d’un enfant. Par sa soumission à Marie et Joseph, ainsi que par son humble travail pendant de longues années à Nazareth, Jésus nous donne l’exemple de la sainteté dans la vie quotidienne de la famille et du travail.

Dès le début de sa vie publique, à son baptême, Jésus est le " Serviteur ", entièrement consacré à l’œuvre rédemptrice qui s’accomplira par le " baptême " de sa passion. La tentation au désert montre Jésus, Messie humble qui triomphe de Satan par sa totale adhésion au dessein de salut voulu par le Père.

Le Royaume des cieux a été inauguré sur la terre par le Christ. « Il brille aux yeux des hommes dans la parole, les œuvres et la présence du Christ » (LG 5). L’Église est le germe et le commencement de ce Royaume. Ses clefs sont confiées à Pierre.

La Transfiguration du Christ a pour but de fortifier la foi des apôtres en vue de la passion : la montée sur la " haute montagne " prépare la montée au Calvaire. Le Christ, Tête de l’Église, manifeste ce que son Corps contient et rayonne dans les sacrements : « l’espérance de la Gloire » (Col 1, 27) Jésus est monté volontairement à Jérusalem tout en sachant qu’il y mourrait de mort violente à cause de la contradiction de la part des pécheurs (cf. He 12, 3). L’entrée de Jésus à Jérusalem manifeste la venue du Royaume que le Roi-Messie, accueilli dans sa ville par les enfants et les humbles de cœur, va accomplir par la Pâque de sa Mort et de sa Résurrection. 561 à 570



Mort pour tous les péchés des Hommes

Le mystère pascal de la Croix et de la Résurrection du Christ est au centre de la Bonne Nouvelle que les apôtres, et l’Église à leur suite, doivent annoncer au monde. Le dessein sauveur de Dieu s’est accompli « une fois pour toutes » (He 9, 26) par la mort rédemptrice de son Fils Jésus-Christ.

L’Église reste fidèle à " l’interprétation de toutes les Écritures " donnée par Jésus lui-même avant comme après sa Pâque : « Ne fallait-il pas que le Messie endurât ces souffrances pour entrer dans sa gloire ? » (Lc 24, 26-27. 44-45). Les souffrances de Jésus ont pris leur forme historique concrète du fait qu’il a été « rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes » (Mc 8, 31) qui l’ont « livré aux païens pour être bafoué, flagellé et mis en croix » (Mt 20, 19). 571 -572



Enseveli et ressuscité !

Au bénéfice de tout homme Jésus a goûté la mort (cf. He 2, 9). C’est vraiment le Fils de Dieu fait homme qui est mort et qui a été enseveli. Pendant le séjour du Christ au tombeau sa Personne divine a continué à assumer tant son âme que son corps séparé pourtant entre eux par la mort. C’est pourquoi le corps du Christ mort « n’a pas vu la corruption » (Ac 12, 37). 629-630

La foi en la Résurrection a pour objet un événement à la fois historiquement attesté par les disciples qui ont réellement rencontré le Ressuscité, et mystérieusement transcendant en tant qu’entrée de l’humanité du Christ dans la gloire de Dieu. Le tombeau vide et les linges gisants signifient par eux-mêmes que le corps du Christ a échappé aux liens de la mort et de la corruption par la puissance de Dieu. Ils préparent les disciples à la rencontre du Ressuscité.

Le Christ, « premier né d’entre les morts » (Col 1, 18), est le principe de notre propre résurrection, dès maintenant par la justification de notre âme (cf. Rm 6, 4), plus tard par la vivification de notre corps (cf. Rm 8, 11). 656 à 658



Monté rejoindre le Père dans sa Gloire pour le Jour du Jugement

L’ascension du Christ marque l’entrée définitive de l’humanité de Jésus dans le domaine céleste de Dieu d’où il reviendra (cf. Ac 1, 11), mais qui entre-temps le cache aux yeux des hommes (cf. Col 3, 3). Jésus-Christ, tête de l’Église, nous précède dans le Royaume glorieux du Père pour que nous, membres de son corps, vivions dans l’espérance d’être un jour éternellement avec lui. Jésus-Christ, étant entré une fois pour toutes dans le sanctuaire du ciel, intercède sans cesse pour nous comme le médiateur qui nous assure en permanence l’effusion de l’Esprit Saint. 665 à 667

Le Christ Seigneur règne déjà par l’Église, mais toutes choses de ce monde ne lui sont pas encore soumises. Le triomphe du Royaume du Christ ne se fera pas sans un dernier assaut des puissances du mal. Au Jour du Jugement, lors de la fin du monde, le Christ viendra dans la gloire pour accomplir le triomphe définitif du bien sur le mal qui, comme le grain et l’ivraie, auront grandi ensemble au cours de l’histoire. En venant à la fin des temps juger les vivants et les morts, le Christ glorieux révélera la disposition secrète des cœurs et rendra à chaque homme selon ses œuvres et selon son accueil ou son refus de la grâce. 680 à 682



Poser un geste, méditer, prier, offrir

Après avoir lu ces extraits sur le Christ, nous vous proposons d’approfondir les différents aspects de la vie du Christ :

  • Soit en lisant les extraits de la Bible cités dans ces extraits.
  • Soit en lisant l’un ou l’autre des passages du Catéchisme de l’Eglise Catholique (http://www.vatican.va/archive/FRA0013/_INDEX.HTM)

Ô viens Emmanuel du Père André Tiphane

Ô viens, Emmanuel, prendre forme dans notre vie.

Ô viens, Jésus, transformer nos hivers en printemps.

Ô viens, Seigneur des seigneurs, éclairer notre route.

Ô viens, Sauveur du monde, nous libérer de nos illusions.

Ô viens, Seigneur des merveilles, nous ouvrir à ta présence.

Ô viens, Fils du Dieu vivant, nous appeler à ta gloire.

Ô viens, Roi des rois, nous guider sur les chemins de la vie.

Ô viens, Maître du temps et de l'histoire, orienter nos actions vers le bien.

Ô viens, Emmanuel, nous sauver d'une vie sans Dieu.





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Acte d'amour du Curé d'Ars

Je vous aime, ô mon Dieu,
Et mon seul désir est de vous aimer
Jusqu’au dernier soupir de ma vie.
Je vous aime, ô Dieu infiniment aimable,
et j’aime mieux mourir en vous aimant
que de vivre un seul instant sans vous aimer.
Je vous aime, ô mon Dieu, et je ne désire le ciel
que pour avoir le bonheur de vous aimer parfaitement.
Je vous aime, ô mon dieu,
Et je n’appréhende l’enfer que parce qu’on y aura jamais
La douce consolation de vous aimer.
Ô mon Dieu,
Si ma langue ne peut dire à tout moment que je vous aime,
Du moins, je veux que mon cœur
Vous le répète autant de fois que je respire.
Ah ! Faîtes-moi la grâce de souffrir en vous aimant,
De vous aimer en souffrant,
Et d’expirer un jour en vous aimant en sentant que je vous aime.
Et plus j’approche de ma fin,
Plus je vous conjure d’accroître mon amour et de le perfectionner.
Ainsi soit-il.



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MessageSujet: Re: La vieillesse, temps de vie, temps de Dieu   Mar 19 Déc 2017 - 16:56

La vieillesse, temps de vie, temps de Dieu



LE RÉSUMÉ - Malgré la solitude ou la maladie, la vieillesse peut être un guide intérieur. L'accepter est une grâce à vivre qui donnera une force intérieure, pour préparer la grande Rencontre avec Dieu.


«Qui m’accueille accueille Celui qui m’a envoyé. » (Mt 10,40)




Jour 2 Pour moi qui est-il ?

Maintenant que vous savez qui est Jésus, demandons-nous aujourd’hui ce qu’Il est pour nous, quelle place Il a dans mon cœur.

Citation :
« Et pour vous qui suis-je ? »   (Mt 16, 13-16)


QUI EST JESUS POUR MOI ? – Mère Teresa - The Word to be spoken, ch. 12, "Jésus, celui qu'on invoque", p. 164, Nouvelle Cité, 1988.

Qui est Jésus pour moi ?


Jésus est le Verbe fait chair (Jn 1, 14).

Jésus est le Pain de Vie (Jn 6, 35).

Jésus est la victime offerte pour nos péchés sur la croix (1 Jn 4, 19).

Jésus est le sacrifice offert à la Sainte Messe pour les péchés du monde et pour les miens (Jn 1, 29).

Jésus est la parole – à exprimer

Jésus est la vérité – à dire

Jésus est le chemin – à emprunter (Jn 14, 6)

Jésus est la Lumière – à allumer (Jn 8, 12)

Jésus est l’amour – à aimer

Jésus est la joie – à partager

Jésus est le sacrifice – à offrir

Jésus est la paix – à donner

Jésus est le Pain de Vie – à manger

Jésus est l’affamé – à nourrir (Mt 25, 35)

Jésus est l’assoiffé – à désaltérer

Jésus est le nu – à vêtir

Jésus est le sans-logis – à abriter

Jésus est le malade – à soigner

Jésus est le solitaire – à aimer

Jésus est l’exclu – à accueillir

Jésus est le lépreux – à qui laver les blessures

Jésus est le mendiant – à qui offrir un sourire

Jésus est l’ivrogne – à écouter

Jésus est le malade mental – à protéger

Jésus est le tout-petit – à cajoler

Jésus est l’aveugle – à guider

Jésus est le muet – à qui l’on prête sa voix

Jésus est l’infirme – avec qui marcher

Jésus est le drogué – à qui offrir son amitié

Jésus est la prostituée – à éloigner du danger et à protéger avec affection

Jésus est le prisonnier – à visiter

Jésus est le vieillard – à servir


Pour moi

Jésus est mon Dieu

Jésus est mon époux

Jésus est ma vie

Jésus est mon unique amour

Jésus est mon tout, chaque personne et chaque chose.

Jésus, je t’aime avec tout mon cœur, avec tout mon être.



Poser un geste, méditer, prier, offrir

Nous vous proposons de méditer, devant le Saint Sacrement si vous le pouvez, sur les questions suivantes :

  • Quel est le titre de Jésus qui m'attire le plus ?
  • Est-ce que je fais attention à lui au quotidien ?
  • Est-ce que je le vois dans mes proches, les soignants que je côtoie ?

Prière de Soeur Claire-Yolaine Schmeltz

Ô viens, Emmanuel, prendre forme dans notre vie.

Seigneur,

tu nous as donné des yeux pour voir,

des oreilles pour entendre,

une bouche pour bénir,

des mains pour prendre soin

et un coeur pour s’ouvrir.


Aujourd’hui encore

il nous est bon de nous souvenir

que tu n’es pas venu pour les bien portants

mais pour les malades.


Ouvre nos yeux,

ouvre nos lèvres, nos mains et nos coeurs,

ouvre-nous tout entiers

aux splendeurs de ta Vie

qui se donne sans cesse.


Que la douceur de ton amour

guérisse nos corps et nos coeurs

et nous fasse entrer

dans l’espérance de la Gloire.




___________________________________________

Prière de la communauté




Acte d'amour du Curé d'Ars

Je vous aime, ô mon Dieu,
Et mon seul désir est de vous aimer
Jusqu’au dernier soupir de ma vie.
Je vous aime, ô Dieu infiniment aimable,
et j’aime mieux mourir en vous aimant
que de vivre un seul instant sans vous aimer.
Je vous aime, ô mon Dieu, et je ne désire le ciel
que pour avoir le bonheur de vous aimer parfaitement.
Je vous aime, ô mon dieu,
Et je n’appréhende l’enfer que parce qu’on y aura jamais
La douce consolation de vous aimer.
Ô mon Dieu,
Si ma langue ne peut dire à tout moment que je vous aime,
Du moins, je veux que mon cœur
Vous le répète autant de fois que je respire.
Ah ! Faîtes-moi la grâce de souffrir en vous aimant,
De vous aimer en souffrant,
Et d’expirer un jour en vous aimant en sentant que je vous aime.
Et plus j’approche de ma fin,
Plus je vous conjure d’accroître mon amour et de le perfectionner.
Ainsi soit-il.



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MessageSujet: Re: La vieillesse, temps de vie, temps de Dieu   Mar 26 Déc 2017 - 12:38

La vieillesse, temps de vie, temps de Dieu



LE RÉSUMÉ - Malgré la solitude ou la maladie, la vieillesse peut être un guide intérieur. L'accepter est une grâce à vivre qui donnera une force intérieure, pour préparer la grande Rencontre avec Dieu.


«Qui m’accueille accueille Celui qui m’a envoyé. » (Mt 10,40)




Jour 3 Accueillir et suivre Jésus

Nous connaissons Jésus, nous avons (re)découvert ses mystères, ses titres, qui Il est pour nous. Aujourd’hui, contemplons-Le pour L’accueillir et Le suivre.

Citation :
« En cours de route, un homme dit à Jésus : « Je te suivrai partout où tu iras. » Jésus lui déclara : « Les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l’homme n’a pas d’endroit où reposer la tête. » Il dit à un autre : « Suis-moi. » L’homme répondit : « Seigneur, permets-moi d’aller d’abord enterrer mon père. » Mais Jésus répliqua : « Laisse les morts enterrer leurs morts. Toi, pars, et annonce le règne de Dieu. » Un autre encore lui dit : « Je te suivrai, Seigneur ; mais laisse-moi d’abord faire mes adieux aux gens de ma maison. » Jésus lui répondit : « Quiconque met la main à la charrue, puis regarde en arrière, n’est pas fait pour le royaume de Dieu. » (Lc 9, 57-62)



SUIVRE LE CHRIST OU REFUSER LES DISCIPLES ? - Homélie du Fr. Antoine Tingba o.p - 2013 Dominicains de Bordeaux

Alors que dans un village, les gens refusent de recevoir Jésus, un refus qui fâche les apôtres jusqu’à leur donner l’envie d’invoquer le feu du ciel et de préméditer la destruction du village tout entier ; dans un autre, pas très loin, des hommes désirent pourtant suivre Jésus.

En cours de route, d’après le récit, Jésus fait successivement rencontre de trois hommes. Le premier prend l’initiative, tout feu et toute flamme, il veut suivre Jésus partout où il ira. Le deuxième reçoit l’appel personnel de la part de Jésus qui l’invite à le suivre, mais ne sait pas répondre tout de suite parce qu’il est retenu par un urgent devoir à accomplir, les funérailles de son père. Le troisième renvoie à un peu plus tard sa décision de se mettre à la suite de Jésus car il doit d’abord dire ses adieux à ses familiers. Trois hommes avec des attitudes différentes face à la décision de se mettre à la suite du Christ. Manifestement, le tournant n’est pas encore pris par chacun. Jésus ne tient pas encore assez de place dans chacun de ces cœurs.

En effet, suivre Jésus est exigeant. Le chemin sur lequel le Christ conduit ceux qu’il appelle impose un nouveau style de vie. Cela demande que l’on renonce à beaucoup de choses. Les apôtres qui avaient suivi Jésus avaient tout quitté : maisons, frères, sœurs, père, mère, enfants ou champs. Un renoncement qui va jusqu’à un abandon total de soi. Voilà pourquoi, à celui qui veut le suivre sans mesurer au préalable les conséquences de son initiative, Jésus prévient qu’il doit mener une vie de nomade et libéré de tout attachement. Les renards ont des terriers et les oiseaux du ciel des nids, mais le Fils de l'homme n'a pas où reposer la tête. Jésus ne rejette pas l’initiative de cette demande tout à fait légitime, mais plutôt il relance le désir, en ouvrant les yeux et le cœur sur le caractère radical de cet engagement. A celui qui a reçu l’appel mais qui veut d’abord ensevelir son père, Jésus le presse à faire le bon choix. Laisse, les morts enterrer leurs morts, toi va annoncer le règne de Dieu. En effet, au regard de l’essentiel qui est le royaume de Dieu, les choses mortes, les obligations stériles ne sont plus actuelles. Seul Jésus est vivant, c’est à lui qu’il faut venir et s’attacher pour connaître la vie en abondance, celle que Dieu veut pour nous.

Dans sa réponse au troisième homme, Jésus nous invite à aller toujours de l’avant dans notre vocation. Il nous faut toujours mettre notre foi en pratique, sans faire demi-tour, afin de faire sa volonté. Et, il est plus urgent de se mettre en route maintenant. A l’appel reçu, la réponse à donner doit être immédiate et radicale. On comprend que Jésus tient volontairement des propos excessifs pour nous faire comprendre combien vouloir le suivre est exigeant et suppose de renoncer à tout ce qui nous empêche d’être léger et libre pour la route. En effet, il y a des situations, beaucoup de situations qui peuvent nous empêcher de suivre le Christ. Vouloir accorder notre vie à ce qui nous paraît primordiale, la vie aux côtés du Christ, ne peut se faire que par une décision résolue, personnelle et libre. Pour cela, il faut pouvoir repérer décidemment ce qui dans notre vie est un obstacle pour suivre le Christ. Au regard de l’essentiel, le reste passe au second plan.

Pour suivre Jésus, il faut s’attacher à lui. Lui faire confiance. Sommes-nous prêts à le suivre jusqu’au bout ? Qu’est-ce qui nous distingue de ces trois hommes ? Ou tout simplement, ne constatons-nous pas qu’il y a un peu de chacun de trois en nous ? Là où Jésus se fait exigeant, il nous faudra résister, tenir bon. Le danger pour nous est d’abandonner lorsque l’exigence est trop grande. C’est le lieu de découvrir le sens de notre vocation et la plénitude de notre vie. Nous ne pouvons pas être des disciples sans suivre le Christ de très près ; et cela nous exige beaucoup.

Un moine de l’Eglise d’Orient parlant de la suite du Christ disait : « D’abord : ne pas être là où Jésus n’est pas, ne pas aller où il ne saurait aller. Puis aller là où il va. Y aller avec lui. Ne pas suivre à distance, mais près de lui. Ne pas prétendre le devancer et aller plus vite que lui. Marcher derrière lui, humblement. Ne pas se préoccuper d’autre chose que de suivre ».

C’est à cela que nous sommes appelés. Suivre le Christ pour être son disciple, c’est opter de faire du chemin avec lui. Et le chemin avec Jésus est un engagement constant, exigeant et pas toujours glorieux. Le disciple devra contempler tous les jours la vie du maître et non pas seulement se limiter à la fascination que provoquent ses enseignements.

Pour être disciple du Christ, les fanatiques, les simples admirateurs n’ont pas de place car ils ne mesureront pas les exigences de la vie nouvelle en Jésus. Le Fils de l'homme n'a pas d'endroit où reposer sa tête. On s’aperçoit que l’aisance matérielle et le confort ne sont pas à portée de main.

La vie inconfortable de nomades que Jésus propose à qui veut le suivre, voilà ce qu’un simple admirateur de Jésus ne saurait imiter ou qu’il n’imiterait pas longtemps. Dans l’ordre de la relation avec le Christ, il ne suffit pas seulement d’être séduit pour un instant, il faut encore se laisser séduire pour de bon. L’enjeu est bien plus grand qu’une simple fascination : il s’agit de s’ouvrir aux exigences de la vie du Christ. Bien sûr, pour y parvenir, il ne suffit pas toujours d’envisager la vie ordinaire. Ce que le Seigneur nous demande, c’est la fidélité à l’infini, le suivre jusqu’au bout. C’est en suivant le Christ que nous retrouvons les vraies raisons de vivre et la mort n’a plus de place.

Le chemin pour suivre le Christ peut nous paraître déconcertant et susciter même de l’amertume. Mais soyons rassurés, le fils de l’homme, lui qui n’a pas d’endroit pour reposer sa tête, c’est lui aussi qui nous appelle et qui nous dit : venez à moi vous qui peinez et moi je vous donnerai le repos.

Si Jésus nous appelle à le suivre, c’est parce qu’il voit notre présent et considère notre avenir. Sommes-nous assez prompts pour répondre à son appel ? A travers cet appel, Il nous dit, le moment du salut est arrivé. A la suite de Jésus, nous serons sauvés. Alors, nous est-il possible de vouloir toujours ce que le Seigneur veut pour nous ?

Notre cœur, c'est comme un village, avec ses peines et ses joies, lequel peut refuser ou accepter de recevoir le Christ. Mais aujourd’hui, faisons de notre cœur non pas un village qui attirerait la colère des cieux parce qu’il refuse d’accueillir Jésus, mais ce village où la rencontre est réelle avec le Christ, une rencontre fructueuse où l’amour pour lui s’élève à la hauteur de l’appel qu’il nous adresse. Suivre Jésus requiert de ne rien lui préférer, de se détacher librement et avec joie de tout ce qui retient d’aller avec lui vers le Royaume. C’est le chemin d’une juste alliance.




Poser un geste, méditer, prier, offrir

Après avoir médité le texte et les questions du frère dominicain, nous vous proposons de suivre Jésus. Vous pouvez suivant vos possibilités :


  • Aller à l'adoration rencontrer Jésus-Eucharistie
  • Appeler un proche pour prendre de ses nouvelles, surtout si c'est une personne seule, car il est aussi Jésus
  • Si je le peux, faire un geste envers une personne seule pour Noël (invitation, cadeau, prière)


Prière de Saint Augustin - Sermon 256, 3

Nous chantons ici-bas les louanges de Dieu ;

là, auprès de Dieu, nous le chanterons encore.

Ici-bas, nos chants se mêlent d’inquiétude ; là, nous chanterons en toute sécurité.

Ici-bas, nous chantons en pensant à la mort qui nous guette ;

là, nous chanterons, sûrs de vivre éternellement.

Ici-bas, nous chantons dans l’espérance ; là, ce sera dans la réalité.

Ici-bas, nous sommes des voyageurs ; là, nous habiterons dans notre patrie.

Chantons dès maintenant les louanges de Dieu,

non pas pour rendre plus agréable notre repos,

mais pour alléger notre travail.



Chantez comme chantent les voyageurs !

Ils chantent, mais sans arrêter de marcher.

Chantez pour vous encourager au milieu des fatigues,

mais gardez-vous de vous laisser aller à la paresse !

Chantez et marchez ! Marchez !

Je veux dire : Avancez, progressez dans le bien !

Faites des progrès dans la foi, dans la pureté d’une vie intègre.

Chantez et marchez : sans vous égarer, sans retourner en arrière, sans rester sur place !



Joyeuses et Saintes Fêtes de Fin d’année !





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Acte d'amour du Curé d'Ars

Je vous aime, ô mon Dieu,
Et mon seul désir est de vous aimer
Jusqu’au dernier soupir de ma vie.
Je vous aime, ô Dieu infiniment aimable,
et j’aime mieux mourir en vous aimant
que de vivre un seul instant sans vous aimer.
Je vous aime, ô mon Dieu, et je ne désire le ciel
que pour avoir le bonheur de vous aimer parfaitement.
Je vous aime, ô mon dieu,
Et je n’appréhende l’enfer que parce qu’on y aura jamais
La douce consolation de vous aimer.
Ô mon Dieu,
Si ma langue ne peut dire à tout moment que je vous aime,
Du moins, je veux que mon cœur
Vous le répète autant de fois que je respire.
Ah ! Faîtes-moi la grâce de souffrir en vous aimant,
De vous aimer en souffrant,
Et d’expirer un jour en vous aimant en sentant que je vous aime.
Et plus j’approche de ma fin,
Plus je vous conjure d’accroître mon amour et de le perfectionner.
Ainsi soit-il.




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MessageSujet: Re: La vieillesse, temps de vie, temps de Dieu   Mar 2 Jan 2018 - 12:54

La vieillesse, temps de vie, temps de Dieu



LE RÉSUMÉ - Malgré la solitude ou la maladie, la vieillesse peut être un guide intérieur. L'accepter est une grâce à vivre qui donnera une force intérieure, pour préparer la grande Rencontre avec Dieu.


Bonne Année !



Photo au Couvent Ecce Homo de Jérusalem


Bonne et Sainte Année 2018 !!



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Et mon seul désir est de vous aimer
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et j’aime mieux mourir en vous aimant
que de vivre un seul instant sans vous aimer.
Je vous aime, ô mon Dieu, et je ne désire le ciel
que pour avoir le bonheur de vous aimer parfaitement.
Je vous aime, ô mon dieu,
Et je n’appréhende l’enfer que parce qu’on y aura jamais
La douce consolation de vous aimer.
Ô mon Dieu,
Si ma langue ne peut dire à tout moment que je vous aime,
Du moins, je veux que mon cœur
Vous le répète autant de fois que je respire.
Ah ! Faîtes-moi la grâce de souffrir en vous aimant,
De vous aimer en souffrant,
Et d’expirer un jour en vous aimant en sentant que je vous aime.
Et plus j’approche de ma fin,
Plus je vous conjure d’accroître mon amour et de le perfectionner.
Ainsi soit-il.



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MessageSujet: Re: La vieillesse, temps de vie, temps de Dieu   Sam 6 Jan 2018 - 13:54

La vieillesse, temps de vie, temps de Dieu



LE RÉSUMÉ - Malgré la solitude ou la maladie, la vieillesse peut être un guide intérieur. L'accepter est une grâce à vivre qui donnera une force intérieure, pour préparer la grande Rencontre avec Dieu.


Vous êtes la lumière du monde




« Vous êtes le sel de la terre. Vous êtes la lumière du monde » (Mt 5, 13.14)

Tels les mages qui marchèrent à la recherche du Roi Nouveau-Né, marchons dans la lumière de Noël à la recherche de La Lumière Divine, celle qui éclaire tout Homme et le conduit vers l’Eternité.

Citation :
Vous pouvez effectuer cette mini-retraite en 3 jours, plus ou moins, bref à votre rythme car le temps de Dieu n’est pas le nôtre !

Citation :
A noter, pour simplifier nos écrits, nous parlerons souvent des grands-parents mais les personnes célibataires, religieux, consacrés ou prêtres peuvent aussi considérer nos propositions ou questions car ils peuvent côtoyer des jeunes au travers de leurs visites, les soignants ou en relation avec leurs neveux et nièces.


Jour 1 Rechercher la Lumière Divine

Si Dieu était une boule à facette comme vous pouvez en trouver dans les lieux de fêtes, il reflèterait la lumière de diverses manières et dans tous les sens. Reste à chacun de nous de trouver un de ses rayons, de le capter et d’en garder la clarté. C’est ce que nous vous proposons en ce premier jour avec des hommes et des femmes de notre temps.

Citation :
« De nouveau, Jésus leur parla : « Moi, je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, il aura la lumière de la vie. » » (Jn 8,12)


PERSONNES AGEES : « LE SECRET DE L’ETERNELLE JEUNESSE » – Par Alexia Vidot - Famille Chrétienne N°1863 du 28/10/2013

La vieillesse est un temps privilégié pour se rapprocher de Dieu. Et témoigner de sa foi auprès des plus jeunes.

Gantée, coiffée de blanc, Hélène presse le pas au rythme de sa canne. Un œil vif sur sa montre – il est presque 17 h – et la petite dame ne fait ni une, ni deux : elle oublie ses rhumatismes et se précipite vers l’église. « Vingt ans que je suis ponctuelle au chapelet, murmure-t-elle. Ce n’est pas à 87 ans que je vais me relâcher ! » Car Hélène ne plaisante pas avec ses « rendez-vous quotidiens », comme elle aime les appeler. Jésus, Dieu le Père, la Vierge, et saint Joseph, chacun est prié, en temps voulu, de se présenter à la porte de son cœur. Exception faite pour le Saint-Esprit : Il est accueilli à toute heure. « C’est le Bon Dieu Lui-même qui m’a prescrit cette ordonnance, s’amuse-t-elle. Être toute proche de Lui, de son Esprit qui fait renaître, c’est le secret de l’éternelle jeunesse ! »

De retour dans son deux-pièces à l’odeur de violette, Hélène troque son chapelet - qui ne reste jamais bien loin - pour sa télécommande. Les images défilent, sa déception éclate : « Aujourd’hui, les seniors doivent être lisses et actifs. Nous, les vieux ridés, on ne passe pas la censure ». Paradoxe d’une société qui conçoit l’allongement de l’espérance de vie comme une victoire mais qui, souvent, aborde la vieillesse par le prisme de son coût : dépenses, souffrance, déchéance... Alors oui, Hélène se recroqueville au fil de ses années de maladie et de solitude, ses yeux s’éteignent et son esprit s’égare, mais, pour elle, vieillir est une chance et a du sens.

« La qualité de notre vieillesse dépendra surtout de notre capacité à saisir son sens et sa valeur », prévient un document du Conseil pontifical pour les laïcs (1). Si la beauté de cet âge n’est pas redécouverte, en vain peinent les médecins pour allonger et faciliter la vie des aînés ; quand ils ne l’abrègent pas. « Il serait peut-être temps qu’on nous replace dans le dessein d’amour de Dieu », s’impatiente Hélène.

« La vérité sur la personne âgée est à puiser dans la parole de Dieu » affirme le Père Loïc Gicquel des Touches, curé d’Alençon. Le professeur d’Écriture sainte de poursuivre : « La Bible appelle à respecter la personne du vieillard ». Un appel qui a valeur de loi : « Lève-toi devant des cheveux blancs et sois plein de respect pour un vieillard » (Lv 19, 32) et même de commandement : « Honore ton père et ta mère » (Ex 20, 12). « Dans le Décalogue, note le bibliste, c’est le verbe KaBeD qui est employé : il signifie donner du poids, de la consistance » aux parents, et plus largement aux anciens. Encore plus incisif, le Livre du Siracide : « Mon fils, viens en aide à ton père dans sa vieillesse [...] même si son esprit faiblit, sois indulgent » (Si 3, 1 -16).

Pourquoi la Bible entoure-t-elle les cheveux blancs d’une si grande vénération ? « Parce qu’à tout âge, le Seigneur appelle, répond le Père Michel Rondet, la voix polie par soixante-dix années de vie religieuse, dans la Compagnie de Jésus. Ce qui compte pour Lui, c’est la jeunesse de cœur, cette disponibilité à dire oui à sa volonté. Or les anciens, par leur sagesse et leur expérience, sont particulièrement préparés à être dociles à l’Esprit Saint. »

Abraham a 75 ans quand le Seigneur l’appelle à tout quitter

L’histoire du Salut est ainsi jalonnée de vieillards qui n’ont rien à envier à la fougue du jeune Samuel, puisqu’ils ont la sagesse et l’expérience en plus. Abraham a 75 ans quand le Seigneur l’appelle à tout quitter, et 100 ans quand, des entrailles stériles de Sarah, naissent Isaac et le Peuple élu. Dieu attend que Moïse ait 80 ans pour se révéler à lui comme le Dieu de ses pères et lui demander de libérer son peuple.

Le Nouveau Testament compte, lui aussi, de belles figures d’anciens. Que le récit de l’enfance de Jésus commence par l’histoire de Zacharie et d’Élisabeth et s’achève par celle du sage Syméon et de la prophétesse Anne n’est pas anodin. Dans ces deux mystères, ce sont les plus âgés, figures de l’Ancien Testament, qui perçoivent l’action de Dieu dans les plus jeunes et qui accueillent, par-delà les apparences, la nouveauté du Christ. Voûtés par les années, ils n’en deviennent pas moins les premiers prédicateurs de la Bonne Nouvelle.

Derrière ces témoignages qui revêtent la vieillesse d’une particulière dignité, le Père Gicquel des Touches voit s’allonger la main d’un Dieu pédagogue qui veut montrer qu’en Lui, rien n’est impossible : « S’il n’appelait que des jeunes, on pourrait croire que c’est grâce à leurs forces naturelles qu’ils accomplissent de grandes choses. Quand Il missionne des personnes au bout du rouleau, stériles et impuissantes, Il montre de façon éclatante que c’est Lui qui agit et féconde. » Ainsi, « dans la vieillesse encore ils portent fruit » (Ps 91).

« On a plus à offrir »

L’abbaye Saint-Louis-du-Temple (Essonne), un mardi après-midi. À deux pas de l’église des Sœurs bénédictines s’allonge une bâtisse blanche aux fenêtres fleuries. Des retraitantes y sirotent du tilleul couleur de rose, à l’abri des chaleurs de l’été. Paulette, 96 ans, Élisabeth, 87, et Marie-Thérèse, 83, sont, il va sans dire, à la retraite. Elles sont aussi, plus étonnant, en retraite. Elles ont en effet choisi de passer leur automne dans l’ancienne hôtellerie transformée par les religieuses en accueil pour personnes âgées. « Pour me rapprocher de Dieu, confie Paulette, le regard débordant de tendresse, car le grand âge nous dépouille des choses terrestres et nous permet de nous consacrer plus encore à Lui. » Opinant de la tête, Élisabeth et Marie-Thérèse renchérissent : « On a plus à offrir ». Plus de temps, plus de tracas, plus de joie aussi, disent-elles.

Sœur Marie-Claude, 82 ans, écoute avec attention les paroles qui s’échangent. « Et l’on voit de la flamme dans les yeux des jeunes gens, mais dans l’œil du vieillard on voit de la lumière » (2), pense-t-on en la regardant. La tête légèrement inclinée, elle évoque alors d’une voix ténue la doyenne de sa communauté : Sœur Véronique, 102 ans. Au fil des années, elle a perdu la vigueur de ses jambes, de ses mains, de ses yeux, de ses oreilles... « Elle n’a plus rien, résume sa Sœur cadette. Il ne lui reste plus que le Seigneur avec qui elle passe ses journées. Elle est notre trésor ! » À la lumière de la foi, le dépouillement de la vieillesse prend ainsi tout son sens : non pas perte, mais oblation.

« J’aime dire que l’évolution spirituelle va de la sainteté désirée à la pauvreté offerte », énonce le Père Rondet. Au début, le néophyte déploie toute l’ardeur de sa jeunesse pour être un saint. « Cela est bon », assure le jésuite. Mais peu à peu, il découvre qu’« il ne sera jamais que ce qu’il est : un petit pauvre », poursuit-il. À mesure que ses dons naturels lui sont ôtés, il lâche prise et libère l’espace de sa tente pour que le Christ s’y engouffre. « Dans cette diminution, on est appelé à découvrir l’initiative de Dieu, qui veut prendre tout notre être pour nous configurer à son mystère pascal. »

La vieillesse se présente comme l’étape décisive sur le chemin vers le Père. « C’est l’étape obligatoire avant de rencontrer le Seigneur », lance Sœur Simone, 89 ans, l’infirmière de l’abbaye. Zélée, mais lucide, elle sait pourtant bien que « cet abandon radical entre les mains de Dieu jusqu’à l’acte de foi ultime qu’est la mort, ça n’est pas facile ! » Elle connaît les angoisses de certaines Sœurs alitées à l’infirmerie, car « l’expérience du vieillissement est un des chapitres les plus difficiles du grand art de vivre », prévenait Jean-Paul II. Dire avec Jean Baptiste qu’« il faut que Lui grandisse, et que moi je décroisse » (Jn 3, 30), ou croire, avec saint Paul, que « même si notre homme extérieur s’en va en ruine, notre homme intérieur se renouvelle de jour en jour » (2 Co 4, 14), exigent une foi chevillée au corps. La vieillesse est donc cette «période qu’il faut employer à approfondir sa vie spirituelle, en priant plus intensément », écrivait Jean-Paul II (3).

Au soir de l’existence, l’homme est invité à basculer de l’action à la contemplation. Dans cette perspective, « dès ses jeunes années, il faut former sa vie intérieure, meubler sa mémoire de textes bibliques et spirituels pour pouvoir en faire sa prière aux derniers jours », conseille le Père Rondet. Ainsi, au temps favorable, le vieil homme pourra aussi devenir intercesseur auprès de Dieu. Aux personnes âgées de la maison d’accueil de la communauté Sant’Egidio, à Rome, Benoît XVI ne disait-il pas dans un filet de voix : « La prière des personnes âgées peut protéger le monde » ?


(1) Dignité et mission des personnes âgées dans l’Église et dans le monde, 1999

(2) Victor Hugo, Booz endormi.

(3) Jean-Paul II, Lettre aux personnes âgées, 1999



Poser un geste, méditer, prier, offrir

Après ces témoignages de foi et de prières, nous vous proposons de :

  • Si possible, se rendre dans une église et se tenir devant le Saint Sacrement. Vous laissez regarder par Dieu et le contempler Lui pour qu’Il vous illumine de sa Lumière.
  • Repasser dans sa tête tous les membres de sa famille, ses proches, les personnes rencontrées dans la journée, les vivants et les défunts, pour les offrir au Seigneur.


Prière de Saint Augustin (Liturgie des heures, Tome III, p.1270-1272.)

Averti de revenir à moi-même, je suis entré au fond de mon cœur, sous ta conduite, Seigneur, et j’ai pu le faire, « parce que tu es venu à mon secours ». Je suis entré, et avec le regard de mon âme, quel que fût son état, au-dessus de ce même regard, au-dessus de mon intelligence, j’ai vu la lumière immuable. Ce n’était pas cette lumière ordinaire que tout le monde peut voir ; ce n’était pas non plus une lumière de même nature, mais plus puissante, qui aurait brillé de plus en plus et aurait tout rempli par son éclat. Non, cette lumière n’était pas cela, elle était autre chose, tout autre chose. Elle n’était pas au-dessus de mon esprit comme l’huile flotte à la surface de l’eau, ni comme le ciel s’étend au-dessus de la terre. Elle était au-dessus de moi parce qu’elle m’a crée ; j’étais au-dessous d’elle parce que créé par elle. Celui qui connaît la vérité la connaît, et celui qui la connaît, connaît l’éternité. C’est l’amour qui la connaît !

Ô éternelle vérité, ô véritable charité, ô chère éternité ! Tu es mon Dieu, je soupire après toi jour et nuit. Quand je t’ai connu pour la première fois, tu m’as soulevé vers toi pour me faire voir l’existence de quelque chose que je devrais voir, mais que je ne pourrais pas encore voir moi-même. Tu as ébloui la faiblesse de mon regard par la puissance de ton rayonnement, et je frissonnais d’amour et d’effroi. J’ai découvert que j’étais loin de toi, dans le pays de l’exil et de la dissemblance, et il me semblait que j’entendais ta voix, venant du haut du ciel : « Je suis la nourriture des forts : grandis et tu me mangeras. Tu ne me changeras pas en toi, comme la nourriture de ton corps, c’est toi qui seras changé en moi. »


Je cherchais le moyen d’acquérir la force qui me rendrait capable de vivre uni à toi, et je ne la trouvais pas. ~ Enfin, j’ai embrassé « le Médiateur entre Dieu et les hommes, l’homme Jésus Christ, lui qui est au-dessus de tout, Dieu béni éternellement ». C’est lui qui nous appelle et nous dit : « Moi, je suis le chemin, la vérité et la vie. » Il unit à la chair — puisque le Verbe s’est fait chair — ; la nourriture que j’étais incapable de prendre, afin que ta sagesse, par laquelle tu as tout créé, se transforme en lait pour s’adapter à notre condition d’enfants.

Je t’ai aimée bien tard, Beauté si ancienne et si nouvelle, je t’ai aimée bien tard ! Mais voilà : tu étais au-dedans de moi quand j’étais au-dehors, et c’est dehors que je te cherchais ; dans ma laideur, je me précipitais sur la grâce de tes créatures. Tu étais avec moi, et je n’étais pas avec toi. Elles me retenaient loin de toi, ces choses qui n’existeraient pas si elles n’existaient en toi. Tu m’as appelé, tu as crié, tu as vaincu ma surdité ; tu as brillé, tu as resplendi, et tu as dissipé mon aveuglement ; tu as répandu ton parfum, je l’ai respiré et je soupire maintenant pour toi ; je t’ai goûtée, et j’ai faim et soif de toi ; tu m’as touché et je me suis enflammé pour obtenir la paix qui est en toi.




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Acte d'amour du Curé d'Ars

Je vous aime, ô mon Dieu,
Et mon seul désir est de vous aimer
Jusqu’au dernier soupir de ma vie.
Je vous aime, ô Dieu infiniment aimable,
et j’aime mieux mourir en vous aimant
que de vivre un seul instant sans vous aimer.
Je vous aime, ô mon Dieu, et je ne désire le ciel
que pour avoir le bonheur de vous aimer parfaitement.
Je vous aime, ô mon dieu,
Et je n’appréhende l’enfer que parce qu’on y aura jamais
La douce consolation de vous aimer.
Ô mon Dieu,
Si ma langue ne peut dire à tout moment que je vous aime,
Du moins, je veux que mon cœur
Vous le répète autant de fois que je respire.
Ah ! Faîtes-moi la grâce de souffrir en vous aimant,
De vous aimer en souffrant,
Et d’expirer un jour en vous aimant en sentant que je vous aime.
Et plus j’approche de ma fin,
Plus je vous conjure d’accroître mon amour et de le perfectionner.
Ainsi soit-il.




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MessageSujet: Re: La vieillesse, temps de vie, temps de Dieu   Dim 7 Jan 2018 - 10:54

La vieillesse, temps de vie, temps de Dieu



LE RÉSUMÉ - Malgré la solitude ou la maladie, la vieillesse peut être un guide intérieur. L'accepter est une grâce à vivre qui donnera une force intérieure, pour préparer la grande Rencontre avec Dieu.


Vous êtes la lumière du monde




Jour 2 : Témoins de la Vie

Si vous avez perçu la Lumière Divine, si vous êtes encore dans le noir mais désirez suivre Dieu, aujourd’hui témoignons de la Vie, celle qui se vit aux côtés de la Trinité avec joie, même dans les peines et l’adversité.

Citation :
« Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement » (Mt 10,8.)


OFFREZ-LEUR VOTRE JOIE ET VOTRE TENDRESSE – Guy Gilbert - La vieillesse un émerveillement p. 39-40

Osez dire votre foi, grands-parents, car la joie d’un chrétien est pur témoignage. Seule cette joie qui rayonne sur votre visage convaincra. Quand le petit vous demandera pourquoi vous êtres heureux, vous n’aurez qu’à lui répondre que c’est parce que Dieu vous aime et qu’Il l’aime de la même manière. Les enfants sont des magnétophones. Ils aiment bien mettre en doute ce que disent leurs parents, mais pas ce que leur disent leurs grands-parents.

Vivez avec votre petits-enfants l’heure de la tendresse. Leurs parents n’éduquent pas forcément comme vous. Ne condamnez jamais, mais discutez. Je connais bien les immenses changements survenus depuis cinquante ans dans l’éducation des jeunes. Ils font leurs griffes sur leurs parents. Il faut l’accepter.

Par votre présence, ils pensent que le Christ est immuable, que l’amour gratuit est immuable, qu’ils seront toujours écoutés, et que l’Eucharistie – à laquelle vous allez assister et pas eux – est éternelle, que c’est à ce moment-là que l’Amour descend. L’église ne les attire plus. Saint Marc nous dit : « Qu’il dorme ou qu’il se lève, la semence germe et l’homme ne sait pas comment. »

Grands-parents, vous êtes irremplaçables. Si votre semence d’amour, de joie, de foi et d’espérance vit en vous, je sais qu’elle vivra en eux. Ne larmoyez pas et ne soyez pas pessimistes. Demandez la patience de Dieu, ne cherchez pas à les convertir en les obligeant à aller à la messe, mais que votre foi soit rayonnante. Ce n’est pas tant vos paroles que vos petits-enfants retiendront, c’est ce que vous serez. Si vous êtes des veilleurs de joie et d’amour, ils le seront à leur tour.



Poser un geste, méditer, prier, offrir

Après avoir écouté Guy Gilbert, posons-nous quelques questions :

  • Est-ce que je partage mon expérience avec mes enfants, petits-enfants, neveux, nièces, jeunes voisins ?
  • Est-ce que la Lumière de Dieu qui habite en mon cœur transparaît autour de moi ou est-ce que je la laisse cachée au fond, bien au fond de mon cœur ?
  • Est-ce qu'écrire ou confier à un proche des éléments de ma vie ne les aideraient pas à grandir ?


Dieu à Sainte Catherine de Sienne

« Fais-toi capacité, Je me ferai torrent »

Prière de Ste Catherine de Sienne (Oraison XXII)

« Ô Trinité éternelle, mon doux amour !

Toi lumière donne-moi la lumière,

Toi sagesse donne-moi la sagesse,

Toi suprême force fortifie-moi.

Aujourd’hui, Père éternel,

Que se dissolve notre nuage afin que parfaitement nous connaissions

Et suivions en vérité ta Vérité d’un cœur pur et libre »



___________________________________________

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Acte d'amour du Curé d'Ars

Je vous aime, ô mon Dieu,
Et mon seul désir est de vous aimer
Jusqu’au dernier soupir de ma vie.
Je vous aime, ô Dieu infiniment aimable,
et j’aime mieux mourir en vous aimant
que de vivre un seul instant sans vous aimer.
Je vous aime, ô mon Dieu, et je ne désire le ciel
que pour avoir le bonheur de vous aimer parfaitement.
Je vous aime, ô mon dieu,
Et je n’appréhende l’enfer que parce qu’on y aura jamais
La douce consolation de vous aimer.
Ô mon Dieu,
Si ma langue ne peut dire à tout moment que je vous aime,
Du moins, je veux que mon cœur
Vous le répète autant de fois que je respire.
Ah ! Faîtes-moi la grâce de souffrir en vous aimant,
De vous aimer en souffrant,
Et d’expirer un jour en vous aimant en sentant que je vous aime.
Et plus j’approche de ma fin,
Plus je vous conjure d’accroître mon amour et de le perfectionner.
Ainsi soit-il.




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MessageSujet: Re: La vieillesse, temps de vie, temps de Dieu   Lun 8 Jan 2018 - 10:58

La vieillesse, temps de vie, temps de Dieu



LE RÉSUMÉ - Malgré la solitude ou la maladie, la vieillesse peut être un guide intérieur. L'accepter est une grâce à vivre qui donnera une force intérieure, pour préparer la grande Rencontre avec Dieu.


Vous êtes la lumière du monde




Jour 3 : Admirables témoins

Il nous appartient à chacun d’être témoin de la Vie, témoin du Christ. Oh pas un tout petit témoin insignifiant : non, un admirable témoin ! C’est ce que vous pourriez considérer aujourd’hui.

Citation :
« Mais Jésus, poussant de nouveau un grand cri, rendit l’esprit. Et voici que le rideau du Sanctuaire se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas ; la terre trembla et les rochers se fendirent. Les tombeaux s’ouvrirent ; les corps de nombreux saints qui étaient morts ressuscitèrent, et, sortant des tombeaux après la résurrection de Jésus, ils entrèrent dans la Ville sainte, et se montrèrent à un grand nombre de gens. À la vue du tremblement de terre et de ces événements, le centurion et ceux qui, avec lui, gardaient Jésus, furent saisis d’une grande crainte et dirent : « Vraiment, celui-ci était Fils de Dieu ! » (Mt 27, 50-54)


MISSION D’EGLISE - Henri Sanson - Chemin spirituel de la vieillesse p. 50 et ses Témoins

On pourrait essayer de préciser la mission des personnes âgées par ce qu’en attendent celles qui le sont moins. […] Mais, à ce compte, on risquerait d’oublier qu’elles ont, parmi nous, une mission propre, en relation précisément avec leur âge. Elles sont, elles aussi, en mission d’Eglise, même au temps de leur grand âge. […] Au service du Christ, il n’y a pas, à proprement parler, de retraite. […]

La méditation de son propre passé devrait être conduite par chacun selon deux voies typiques de la vie spirituelle : le repentir et l’action de grâces. A cet égard, la mission des plus âgés est d’être, parmi nous, celles d’hommes de jugement. Sans doute, de jugement sur les choses et les gens ; mais plus encore, de jugement sur soi au sein des choses et des gens de ce monde. Un homme qui fasse retour sur ce qu’il a vécu et en prenne la mesure. Un homme qui ait le courage de le dire : non pas nécessairement en public, encore que certains aveux y soient parfois profitables, mais surtout devant Dieu et ainsi, implicitement, devant les autres. Un homme assez loyal pour faire preuve de repentir… Un homme qui au lieu de maugréer sans cesse et d’accabler le ciel avec ses récriminations, sache remercier Dieu, les autres et soi-même, de ce qui s’est fait de bien et de bon… Un homme qui se veuille vrai au regard de ce qu’il a vécu et, pour ce faire, à la fois, contrit et reconnaissant.

Les Évangiles esquissent des portraits de personnes âgées riches de l’expérience méditée de leur vie et, en son sein, de la Vie. […] Les uns et les autres, chacun à sa façon, sont les témoins de ce qu’au cours de l’existence a été la Vie de leur vie, le Christ. La mission de tout homme, à tout âge, est d’annoncer cette bonne nouvelle de la Vie. Les personnes âgées ont mission d’être, elles aussi, les témoins de la Vie. D’autant plus que leur vie temporelle approche davantage de son terme : témoigner de la Vie, alors qu’on se rapproche de la mort !

Admirables témoins

Le Centurion de la Passion avait vu Jésus gravir le Calvaire et mourir en croix. Alors, confondu d’admiration, il s’écria : « Celui-ci était un (le) Fils de Dieu ». De fait, il est des façons de vieillir et de mourir qui provoquent l’admiration. Il en est ainsi quand on vieillit et meurt en portant sa Croix – la croix de l’existence – à la façon du Christ. Quand on accepte humblement d’y être aidé. Quand on n’y répond pas par la violence injuste à la violence injuste. Quand, au lieu de rechercher la pitié des autres, on s’emploie à consoler. Quand, au lieu de vouer à l’enfer, on pardonne. Quand l’amour est le plus fort. Quand, sans maudire ni haïr, on souffre, même de déréliction, de la part de ses proches. Quand on s’abandonne à l’inéluctable. Quand on s’en remet, chaque jour davantage, à l’Inconnu de la vie et de la mort. Quand on offre à Dieu son dernier soupir… En pareils cas, saint Paul a raison. « Ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi » … Il y a ainsi des façons de vieillir et de mourir qui, malgré les apparences, sont, elles aussi, comblées de grâces de Dieu.

La mission des personnes âgées ? Savoir vieillir et mourir de telle façon que, les accompagnant, on ait envie de s’écrier avec le Centurion : « Ce sont des fils de Dieu » : elles aussi, elles ont fait, bien fait, jusqu’au bout, ce qu’elles avaient à faire.



Poser un geste, méditer, prier, offrir

Ma manière de vivre est-elle abandonnée à Dieu ?

Est-ce que je suis irréprochable pour témoigner de Dieu ?

Nous vous proposons de vous remettre dans les mains de Dieu en allant vous confesser. Pour vous y aider, vous pouvez reprendre le passage ci-dessus en vous demandant si vous vivez bien chaque situation décrite.

Si vous le souhaitez et en ressentez le besoin, vous pouvez poser un acte envers quelqu’un : pardonner, consoler, demeurer calme...



Je me présente à toi - Père Magore

Seigneur,

Je me présente devant toi comme une maison vide,

une maison qui attend, une maison bien pauvre.

Loué sois-tu Seigneur pour cette pauvreté!

Si mon plafond est défoncé, il peut laisser filtrer la lumière,

si mes murs sont délabrés, ils peuvent laisser passer ton souffle,

si ma maison est vide, elle peut t'accueillir.


Seigneur,

Voici ma maison.

Je te l'offre avec sa pauvreté, remplis-la de ta présence.

Toi, le Dieu qui pardonne, tu ne dis pas: "Faites le ménage et je viendrai!"

Non, tu viens chez moi et mon désordre ne te fait pas peur.


Viens Seigneur, depuis si longtemps ma maison t'attend.

Elle sera toujours vide tant que tu n'y sera pas.

Maranatha, viens Seigneur Jésus !



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Je vous aime, ô mon Dieu,
Et mon seul désir est de vous aimer
Jusqu’au dernier soupir de ma vie.
Je vous aime, ô Dieu infiniment aimable,
et j’aime mieux mourir en vous aimant
que de vivre un seul instant sans vous aimer.
Je vous aime, ô mon Dieu, et je ne désire le ciel
que pour avoir le bonheur de vous aimer parfaitement.
Je vous aime, ô mon dieu,
Et je n’appréhende l’enfer que parce qu’on y aura jamais
La douce consolation de vous aimer.
Ô mon Dieu,
Si ma langue ne peut dire à tout moment que je vous aime,
Du moins, je veux que mon cœur
Vous le répète autant de fois que je respire.
Ah ! Faîtes-moi la grâce de souffrir en vous aimant,
De vous aimer en souffrant,
Et d’expirer un jour en vous aimant en sentant que je vous aime.
Et plus j’approche de ma fin,
Plus je vous conjure d’accroître mon amour et de le perfectionner.
Ainsi soit-il.




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MessageSujet: Re: La vieillesse, temps de vie, temps de Dieu   Dim 4 Fév 2018 - 14:42

La vieillesse, temps de vie, temps de Dieu



LE RÉSUMÉ - Malgré la solitude ou la maladie, la vieillesse peut être un guide intérieur. L'accepter est une grâce à vivre qui donnera une force intérieure, pour préparer la grande Rencontre avec Dieu.


« Soyez féconds et multipliez-vous, remplissez la terre »




« Soyez féconds et multipliez-vous, remplissez la terre » (Gn 1, 28)

Nous avons fêté, le 2 Février, la Fête de la Présentation de Jésus au Temple. Nous vous proposons durant ce mois, de vous poser la question de la fécondité, de votre fécondité, en regardant notamment l’exemple de Syméon et Anne qui vivaient au Temple de Jérusalem. Car c’est au soir de leurs vies qu’ils ont rencontré le Dieu Vivant.

Citation :
Vous pouvez effectuer cette mini-retraite en 3 jours, plus ou moins, bref à votre rythme car le temps de Dieu n’est pas le nôtre !

Citation :
A noter, pour simplifier nos écrits, nous parlerons souvent des grands-parents mais les personnes célibataires, religieux, consacrés ou prêtres peuvent aussi considérer nos propositions ou questions car ils peuvent côtoyer des jeunes au travers de leurs visites, les soignants ou en relation avec leurs neveux et nièces.


Jour 1 Qu’est-ce que la fécondité ?

Comment réfléchir sur un sujet si nous ne savons pas précisément de quoi nous parlons ? Aujourd’hui, (re)découvrons ce qu’est la fécondité dans la Bible.

Citation :
« Soyez féconds et multipliez-vous, remplissez la terre » (Gn 1, 28)


LA FÉCONDITÉ DE L’AMOUR – P. Jacques de Longeaux du Diocèse de Paris – Extrait du journal du diocèse Paris Notre-Dame du 3 Février 2011

La vieillesse est un temps privilégié pour se rapprocher de Dieu. Et témoigner de sa foi auprès des plus jeunes.

La bénédiction de la fécondité

En créant l’être humain, Dieu a voulu que sa vie sur terre soit féconde. Avons-nous assez remarqué que la première parole que Dieu adresse à l’homme et à la femme ensemble est une parole de bénédiction (Gn 1, 28) ? La bénédiction de la fécondité demeure au-delà de la brisure du péché. L’histoire humaine commence par l’exultation d’Ève à la naissance de son premier fils (Gn 4, 1). Elle s’écrit comme la succession des générations (Gn 5, 1 s). Elle porte son plus beau fruit dans la personne du Messie qui sauve l’humanité du péché et de la mort (cf. Ps 45, 3).

Pour le psalmiste, l’époux et l’épouse entourés d’une couronne d’enfants sont l’image de la bénédiction divine (Ps 128). A l’inverse, chez les prophètes, le malheur de la femme sans enfant est une figure de la désolation de Jérusalem privée de ses habitants partis en exil (Is 54, 1 ; 62, 4). Mais la fécondité de la vie humaine ne se mesure pas seulement au nombre d’enfants. La bénédiction d’Abraham indique une fécondité qui dépasse la mesure d’une descendance seulement charnelle : elle est innombrable comme les étoiles du ciel (Gn 15,2-6 ; 22,17). Sur le mont Morriya, Abraham accepte d’être dépossédé de son enfant pour le recevoir en vérité comme fils (Gn 22, 1-14). La foi est la vraie source de la fécondité d’une existence humaine. Les fils d’Abraham sont tous ceux qui croient en Dieu : « par ta postérité se béniront toutes les nations de la terre » (Gn 22, 18).

« Si le grain de blé… »

Les images de fécondité, tirées de l’observation de la nature, sont nombreuses dans les paraboles évangéliques. La générosité de la nature – un grain de blé semé en terre en produit trente, soixante ou cent (cf. Mc 4, 8.) – est un don de Dieu. Elle est le signe de la fécondité de la Parole chez celui qui l’accueille, qui l’écoute et qui la met en pratique (Mc 4, 13- 20). La Parole portée par le souffle de l’Esprit est une puissance de vie destinée à porter un fruit abondant. Le Christ est lui-même le grain qui meurt et qui porte beaucoup de fruit (Jn 12, 24) parce qu’il a aimé jusqu’au bout (Jn 13, 1). Il nous révèle la fécondité du don. La part de nous-mêmes qui reste repliée sur soi, exclusivement soucieuse de soi, est stérile, elle n’échappe pas à la mort. La part de nous-mêmes qui s’ouvre et se donne à l’autre est source de vie.

Il est toujours possible d’aimer

Dieu nous a créés pour que notre vie porte du fruit – un fruit abondant. Chacun a le devoir de faire croître les talents qui lui ont été confiés (Mt 25,14-30). Pour les époux, la première fécondité de leur mariage est leurs enfants. Nous savons que rien ne les remplace. Mais la vie conjugale comporte d’autres fécondités, à commencer par le couple lui-même. C’est pourquoi un mariage sans enfant n’est pas « stérile». L’amour véritable est toujours fécond.

La vraie fécondité d’une vie est le secret de Dieu. Elle ne se mesure ni au nombre d’enfants, ni à la richesse, ni au pouvoir, mais à son poids d’amour. La vie consacrée en est le témoignage. Pensons aussi aux personnes handicapées, ou bien aux personnes du très grand âge. Nulle vie n’est inutile ou stérile. Les plus pauvres aux yeux du monde sont souvent ceux qui savent le mieux aimer comme le Christ nous a aimés. Nous croyons que leur vie est d’une grande fécondité.[/b]



Poser un geste, méditer, prier, offrir

Après avoir lu le texte du Père Longeaux, nous vous proposons maintenant plusieurs possibilités selon ce que vous pouvez et voulez entreprendre :

  • Reprendre les textes de la Bible cités dans le texte et méditer sur la fécondité de Dieu dans l'Histoire
  • Méditer intérieurement en silence les fécondités d'une vie humaine, les passages de la Bible dont je me souviens.
  • Remercier Dieu pour tous ses dons.



Prière de Valentine

Sans toi, je ne suis rien

Et avec toi, je peux tout.

Uniquement par ton Amour j’existe.

Librement créée pour ton bon vouloir,

Engendrée pour rendre gloire à ton Nom


Oui je veux être seule avec vous car alors je suis toute avec les autres.



Si le grain de blé – Chant Malgache

Si le grain de blé tombé en terre refuse de mourir

La moisson de l'espoir des hommes ne pourra jamais fleurir.


Vous êtes le sel de la terre,

Il faut garder votre saveur

Vous êtes la lumière du monde,

Il faut garder votre splendeur

Semer par moi au cœur du monde,

A la plus profonde des nuits,

Vous deviendrez la moisson blonde

Qui mûrit au vent de l'Esprit.

Vous êtes le blé de la terre,

Froment broyer pour faire le pain

Vous êtes le bon grain du Père,

Qui nourrit vos frères humains.


Vous mes amis ne craignez pas

Car je suis avec vous !


Si le grain de blé tombé en terre refuse de mourir

La moisson de l'espoir des hommes ne pourra jamais fleurir.



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Je vous aime, ô mon Dieu,
Et mon seul désir est de vous aimer
Jusqu’au dernier soupir de ma vie.
Je vous aime, ô Dieu infiniment aimable,
et j’aime mieux mourir en vous aimant
que de vivre un seul instant sans vous aimer.
Je vous aime, ô mon Dieu, et je ne désire le ciel
que pour avoir le bonheur de vous aimer parfaitement.
Je vous aime, ô mon dieu,
Et je n’appréhende l’enfer que parce qu’on y aura jamais
La douce consolation de vous aimer.
Ô mon Dieu,
Si ma langue ne peut dire à tout moment que je vous aime,
Du moins, je veux que mon cœur
Vous le répète autant de fois que je respire.
Ah ! Faîtes-moi la grâce de souffrir en vous aimant,
De vous aimer en souffrant,
Et d’expirer un jour en vous aimant en sentant que je vous aime.
Et plus j’approche de ma fin,
Plus je vous conjure d’accroître mon amour et de le perfectionner.
Ainsi soit-il.




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MessageSujet: Re: La vieillesse, temps de vie, temps de Dieu   Lun 5 Fév 2018 - 14:10

La vieillesse, temps de vie, temps de Dieu



LE RÉSUMÉ - Malgré la solitude ou la maladie, la vieillesse peut être un guide intérieur. L'accepter est une grâce à vivre qui donnera une force intérieure, pour préparer la grande Rencontre avec Dieu.


« Soyez féconds et multipliez-vous, remplissez la terre »




Jour 2 Figures de vieillesse

Connaissant ce qu’est la fécondité dans la Bible, observons aujourd’hui deux témoins précieux : Syméon et Anne. Âgés, priants, silencieux, ils ont attendus la venue du Messie, et, parce que leur cœur était prêt, ils ont su le reconnaître.

Citation :
« Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, selon ce qui est écrit dans la Loi : Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur.

Ils venaient aussi offrir le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur : un couple de tourterelles ou deux petites colombes.

Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon. C’était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d’Israël, et l’Esprit Saint était sur lui. Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur. Sous l’action de l’Esprit, Syméon vint au Temple.

Au moment où les parents présentaient l’enfant Jésus pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait, Syméon reçut l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant : « Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu le salut que tu préparais à la face des peuples : lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël. »

Le père et la mère de l’enfant s’étonnaient de ce qui était dit de lui. Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère : « Voici que cet enfant provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de contradiction - et toi, ton âme sera traversée d’un glaive – : ainsi seront dévoilées les pensées qui viennent du cœur d’un grand nombre. »

Il y avait aussi une femme prophète, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser. Elle était très avancée en âge ; après sept ans de mariage, demeurée veuve, elle était arrivée à l’âge de quatre-vingt-quatre ans. Elle ne s’éloignait pas du Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière.

Survenant à cette heure même, elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l’enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem. Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth. » (Gn 1, 28)


SYMEON ET ANNE – Anselm Grün - L'art de bien vieillir – Albin Michel

La Bible accorde une grande valeur à la vieillesse. Je voudrais en rendre compte en m'appuyant sur quelques pensées extraites de l’Évangile de Luc, consacrées au sens et à l'importance de la vieillesse. Au début de son Évangile, Luc nous présente quatre vieillards, à la lumière desquels nous comprenons mieux cette étape de la vie. Ces personnages entretiennent une relation particulière avec le Sacré, dont ils sont très proches. Ils voient Dieu agir en l'homme et savent ce qui peut réellement nous aider et nous guérir. Reconnaissant le mystère de Jésus-Christ, ils en deviennent les premiers témoins. […]

Du vieillard Syméon il est dit qu'il est juste et pieux, qu'il attend le salut d'Israël et que l'Esprit Saint repose sur lui - quatre qualités qui le distinguent. En premier lieu, il est juste : il rend justice à sa nature profonde et agit avec justice envers son prochain. En deuxième lieu, il est pieux : il prend Dieu au sérieux et tout son être est tourné vers le Très-Haut. En troisième lieu, il attend le salut - ou, pour utiliser le terme grec, le réconfort, la consolation d'Israël. Celui qui attend cette dernière peut vieillir en toute tranquillité. C'est en Jésus que Syméon reconnaît la consolation d'Israël. Lorsque cet homme vieux et sage reçoit l'enfant Jésus dans ses bras, il voit en lui la lumière qui éclaire les humains et le salut imparti aux nations. En dernier lieu, Syméon est habité par l'Esprit Saint. C'est pourquoi il discerne dans l'enfant la lumière envoyée par Dieu, et le Sauveur appelé à délivrer son peuple.

Telle est assurément la mission première des anciens : indiquer la lumière qui brille parmi nous. Les gens âgés voient au-delà des apparences ; ils perçoivent le fond des choses. Ils entrevoient la lumière, fût-ce à travers le voile dont elle semble enveloppée. Syméon la distingue dans le petit enfant de peu d'apparence. Et il discerne en ce dernier l'action de Dieu. Les vieux sages comprennent la vie ; ils saisissent la cohérence des choses. Et ils embrassent notre existence dans son intacte globalité, par-delà les fragments épars qui la constituent.

Aux côtés de Syméon se tient Anne, une veuve de quatre-vingt-quatre ans - un nombre qui revêt pour Luc une signification symbolique. Anne réunit en elle les quatre éléments ; elle est ancrée dans le sol et prend au sérieux les choses terrestres. Mais au sein même des choses de ce monde, elle s'ouvre à Dieu. Huit est le chiffre de la transcendance ; Anne rassemble en elle le Ciel et la Terre. Depuis la terre, elle voit déjà le ciel. Elle fut mariée durant sept ans ; sept est le chiffre de la métamorphose. L'amour de son époux l’a elle-même métamorphosée en amour. Afin d'exprimer ce sentiment, elle ne quitte pas le Temple, servant Dieu nuit et jour dans le jeûne et la prière. Elle accomplit l'idéal de la veuve, tel que le décrit pour la communauté chrétienne la première Épître à Timothée : « Mais la vraie veuve, celle qui reste absolument seule, s'en remet à Dieu et consacre ses jours et ses nuits à la prière et à l'oraison » (1Tm 5,5).

La veuve ne prie pas seulement pour elle-même, mais pour la communauté qu'elle représente, notamment pour tous ceux à qui le temps de prier fait défaut. Dans son cœur, Anne s'est entièrement ouverte à Dieu, une attitude où elle puise les mots justes pour annoncer le mystère de l'enfant. Anne est une prophétesse. Au travers de sa vie, elle exprime de Dieu quelque chose d'indicible. Et elle s'adresse aux hommes qui attendent la délivrance. Elle leur enseigne à se libérer des contraintes et des servitudes intérieures et les aide à réussir leur vie.

Cet homme et cette femme, tous deux âgés et sages, perçoivent le mystère de Jésus et, en lui, l'action de Dieu. Ils portent sur leur vie passée un regard empreint de gratitude. Le vieux Syméon nous offre un chant magnifique par lequel l'Église achève les complies (Prière ci-dessous - Luc 2, 29-32). Désormais satisfait de sa vie, Syméon est disposé à mourir. Car il a vu le salut qui rassemble en un tous les fragments de son existence. Et il a vu la lumière qui éclaire ce qu'il y a de païen, d'étranger et d'inconnu en lui, faisant resplendir au-dessus de lui l'éclat de Dieu. À présent, il peut se retirer ; à travers sa vie, il a montré aux hommes la lumière qui les éclaire. Il a accompli sa mission - une mission faite de luminosité et d'amour, dont le souvenir est à jamais gravé dans ce monde.

Toutefois, il serait simpliste d'affirmer que Syméon, en paix avec soi-même, ne peut qu'être heureux de quitter la scène. Tournant ses regards vers l'avenir, il parle de Jésus. Il voit que ce dernier sera en butte à la contradiction. Et il perçoit également ce qui adviendra à Marie : « Et toi-même, une épée te transpercera l'âme ! » (Luc 2,35). Syméon ne dépeint pas un « monde intact ». Il voit l'avenir : les heures propices, mais aussi l'adversité. Il nous apprend que la vie ne réussit pas sans effort et qu'elle requiert un engagement personnel. Notre parcours ne cesse d'être contrarié, que ce soit par autrui, par des événements imprévus ou des revers de fortune. Et même si nous en sommes affectés, c'est ainsi que s'accomplit le salut. Et c'est ainsi que nous accédons à l'intacte globalité de notre existence.

Luc décrit, à travers les personnages de Syméon et Anne, deux vieillards qui, parce qu'ils ont atteint à la sagesse, sont un bienfait pour autrui. Investis d'une mission importante auprès des hommes, ils ne se contentent pas de leur indiquer le chemin menant au salut et à la lumière ; ils leur servent aussi de modèles en leur offrant un exemple de vie réussie.

Le geste de Syméon bénissant les parents et l'enfant donne tout son sens à la vieillesse : devenus sages, les anciens propagent le bonheur. Par leur présence, ils renvoient à Dieu, qui bénit notre existence et, de maintes façons, la rend féconde.

Comment parvenir à cette sagesse qui nous permet, à un âge avancé, de contribuer au bonheur de notre entourage ? Car l'expérience nous enseigne que les gens âgés ne sont pas tous des sages et que d'aucuns sont des êtres insatisfaits et aigris dont la seule raison d'être est de tyranniser autrui.

En latin, « sage » se dit sapiens, qui vient du verbe sapio, « avoir du goût ». Est sage celui qui, parce qu'il trouve goût à soi-même, est apprécié de ceux qui croisent son chemin. Le sage est heureux de vivre et en harmonie avec lui-même, d'où le « goût » de paix et de liberté, de calme et de sérénité qui émane de lui.



Poser un geste, méditer, prier, offrir

Ayant admiré les figures de Syméon et Anne, je peux me demander :

  • Suis-je comme Syméon juste, pieux, en espérance du salut et rempli de l'Esprit Saint ?
  • Suis-je comme Anne entre Ciel et Terre, amoureuse, me tenant sans cesse devant mon Seigneur ?
  • Est-ce que je bénis Dieu pour ses bienfaits et les Hommes pour que la grâce touche leur vie ?
  • Est-ce que je suis ce sage qui est un bienfait pour autrui ?
  • Suis-je cet ancien aigri qui n’a pas goût de moi-même ?
  • Ai-je vraiment envie de paix, de liberté, de calme, de sérénité pour rayonner ces vertus ensuite ?



Cantique de Syméon

« Maintenant, ô Maître souverain,

Tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole.

Car mes yeux ont vu le salut que tu préparais à la face des peuples :

Lumière qui se révèle aux nations

Et donne gloire à ton peuple Israël. »



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Je vous aime, ô mon Dieu,
Et mon seul désir est de vous aimer
Jusqu’au dernier soupir de ma vie.
Je vous aime, ô Dieu infiniment aimable,
et j’aime mieux mourir en vous aimant
que de vivre un seul instant sans vous aimer.
Je vous aime, ô mon Dieu, et je ne désire le ciel
que pour avoir le bonheur de vous aimer parfaitement.
Je vous aime, ô mon dieu,
Et je n’appréhende l’enfer que parce qu’on y aura jamais
La douce consolation de vous aimer.
Ô mon Dieu,
Si ma langue ne peut dire à tout moment que je vous aime,
Du moins, je veux que mon cœur
Vous le répète autant de fois que je respire.
Ah ! Faîtes-moi la grâce de souffrir en vous aimant,
De vous aimer en souffrant,
Et d’expirer un jour en vous aimant en sentant que je vous aime.
Et plus j’approche de ma fin,
Plus je vous conjure d’accroître mon amour et de le perfectionner.
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MessageSujet: Re: La vieillesse, temps de vie, temps de Dieu   Jeu 8 Fév 2018 - 19:28

La vieillesse, temps de vie, temps de Dieu



LE RÉSUMÉ - Malgré la solitude ou la maladie, la vieillesse peut être un guide intérieur. L'accepter est une grâce à vivre qui donnera une force intérieure, pour préparer la grande Rencontre avec Dieu.


« Soyez féconds et multipliez-vous, remplissez la terre »




Jour 3 Et ma fécondité ?

Je sais maintenant ce qu’est la fécondité et j’ai pu admirer deux belles figures fécondes de la Bible. Mais où en suis-je de ma propre fécondité ? Je me suis posé des questions hier mais aujourd’hui, si j’approfondissais ?

Citation :
« Qu'il est bon de rendre grâce au Seigneur, de chanter pour ton nom, Dieu Très-Haut, d’annoncer dès le matin ton amour, ta fidélité, au long des nuits, Sur la lyre à dix cordes et sur la harpe, sur un murmure de cithare.

Tes œuvres me comblent de joie ; devant l'ouvrage de tes mains, je m'écrie : « Que tes œuvres sont grandes, Seigneur ! Combien sont profondes tes pensées ! »Toi, qui habites là-haut, tu es pour toujours le Seigneur. […]

Vois tes ennemis, Seigneur, vois tes ennemis qui périssent, Et la déroute de ceux qui font le mal.

Tu me donnes la fougue du taureau, tu me baignes d'huile nouvelle ; J’ai vu, j'ai repéré mes espions, j'entends ceux qui viennent m'attaquer. Le juste grandira comme un palmier, il poussera comme un cèdre du Liban ; Planté dans les parvis du Seigneur, il grandira dans la maison de notre Dieu.

Vieillissant, il fructifie encore, il garde sa sève et sa verdeur pour annoncer : « Le Seigneur est droit ! Pas de ruse en Dieu, mon rocher ! » (Ps 91, 2-6.9-16)


HEUREUX LES VIEUX QUAND ILS SONT HEUREUX DANS LEURS ENFANTS - Alain Quilici- Du bon usage de la vieillesse p. 17 et ss

Bien qu’ils aient quitté la maison, parfois depuis longtemps, les enfants sont toujours présents au cœur des parents. Les enfants et leurs enfants tiennent une grande place dans la vie des vieux parents. On peut même dire la première place. Ce qu’ils vivent, les décisions qu’ils prennent, les difficultés auxquelles ils se heurtent, … tout intéresse les grands-parents, tout les touche et les affecte. C’est de cela qu’ils parlent quand on leur demande de leurs nouvelles.

La vie se prolonge dans ces générations qui se suivent et cette vie c’est encore quelque chose d’eux.

Ceux qui ont le bonheur d’être aimés de leurs enfants et de leurs petits-enfants ne doivent jamais cesser de rendre grâce à Dieu. C’est un grand cadeau qu’ils reçoivent, un don du ciel inégalement réparti.

Les vieux parents ont transmis le meilleur d’eux-mêmes. Non seulement ils ont transmis la vie, ce qui demeure le plus beau cadeau, mais aussi toute une éducation. Ils ont transmis des valeurs et des règles de vie pour structurer la liberté et orienter l’existence. Ils ont été comme Moïse qui transmet au peuple élu les dix commandements qui viennent de Dieu lui-même. Il les a confiés aux hommes pour qu’ils en vivent et pour qu’ils les transmettent aux générations suivantes, qui les transmettront à leur tour à leurs descendants.

Ces commandements ne jaillissent pas spontanément du cœur de l’homme. Il a fallu les lui enseigner, les lui inculquer et lui commander d’en vivre. Ils sont impératifs. On ne saurait ni les taire, ni les accommoder. Ainsi les parents ont-ils appris à leurs enfants qu’il faut aimer Dieu, respecter son nom et avoir pour ses parents de la vénération. Ils leur ont dit qu’on ne doit ni tuer son semblable, ni le voler, ni le calomnier, ni convoiter son bien.

Ils sont heureux les parents devenus vieux qui voient leurs enfants vivre avec bonheur ce qu’ils leur ont transmis. Ils sont heureux s’ils les voient accueillir ce bonheur qui vient de Dieu, s’ils les voient s’épanouir, prendre leurs responsabilités et tenir debout dans le monde.

Leur bonheur est parfait lorsqu’ils voient leurs enfants et leurs petits-enfants garder la foi au Christ Sauveur. Ils doivent d’autant plus rendre grâce à Dieu que pour une bonne part cela vient du Seigneur plus que d’eux. Ils ont semé. Ils ont arrosé. Ils ont taillé et émondé. Mais c’est Dieu qui donne la grâce d’une rencontre personnelle décisive et d’une réponse libre.

Les grands-parents s’émerveillent lorsqu’ils voient les fruits de l’action de Dieu dans la vie de la nouvelle génération. Ils appuient cette action par leur présence priante et persévérante. C’est une base sur laquelle s’affermir. Les vieux assurent cette permanence qui est un repère solide qui permet de tenir quand tout s’agite, ou lorsqu’à un carrefour les plus jeunes se demandent quelle route il faut prendre.

Ils sont heureux ces grands-parents à qui le Seigneur a donné de se réjouir dans leurs enfants. C’est un cadeau de prix qu’il faut savoir apprécier. Ils ne l’ont qu’en partie mérité. Ils savent qu’ils ne doivent pas en tirer gloire. C’est un bonheur fragile sur lequel il faut veiller dans la prière pour que la vie ne le brise pas. Dans un immense chant d’action de grâce, ils se reconnaissent dans ces justes que chante le psaume : « Dans leur vieillesse encore ils portent fruit ; ils restent frais et florissants pour publier que le Seigneur est vrai. » (Ps 91,15)



Poser un geste, méditer, prier, offrir

Nous vous proposons tout d’abord de relire les dix commandements, puis face à Dieu de vous demander les points à revoir pour tous les réaliser et en être les témoins. Eventuellement, en ce mois où débute le Carême, vous pourriez aller vous confesser.

Nous vous proposons ensuite de vous tourner vers vos proches pour leur faire un cadeau : prier pour eux ! Leur offrir ce petit moment avec Dieu et le leur dire.

Afin de ne pas les blesser s'ils ne partagent pas votre foi, vous pourrez leur dire quelque chose comme : "Je t'ai aimé très fort aujourd’hui ! Je veux que tu saches que j'ai prié pour toi, je t'ai confié à Dieu pour qu'Il veille sur toi. Je n'ai rien demandé de spécial mais si tu veux que je le fasse, dis-moi." Cela pourra éventuellement vous permettre de discuter de votre foi avec eux, de leur expliquer que la prière est un acte d'amour avant tout et que dans cet amour entre Dieu et vous, ils y ont une place spéciale.



Prière pour nos enfants - Patricia Stuart (à prier tout ou en partie, à adapter)

Seigneur que veux-tu pour mes enfants (pour mes soignants, pour mes neveux, pour mon voisin, pour X…)?

Guide-moi par ton Esprit pendant que je Te prie. Je Te les confie pour que tu puisses accomplir Ta volonté dans leur vie. Je ne veux pas vivre ma vie au travers d'eux mais je désire ardemment que ce soit toi qui vives en eux. Garde-moi de les lier par mes propres besoins, mes désirs ou mes ambitions pour eux. Enlève-moi de Ton chemin pur pour que Tu puisses accomplir la vie de Christ et leur donner le meilleur de Ta part. Donne-moi la grâce d'attendre Ton temps … car Ton temps est parfait.

Je te prie pour que mes enfants reçoivent et aiment Jésus comme leur Sauveur.

Je prie afin que mes enfants comprennent que Tu les as tant aimés et que Tu as donné Ton fils unique pour eux. Qu'ils aient une vraie conviction de péché, qu'ils se repentent sincèrement. Qu'ils sachent que s'ils croient en Christ, ils vivront éternellement avec Toi (Jn 3,16.36).

Je te prie pour que mes enfants donnent leur vie à Jésus-Christ, qu'ils le fassent Seigneur de leur vie.

Je prie afin que mes enfants reconnaissent Jésus comme Seigneur. Je prie qu'ils mettent leur confiance en toi de tout leur cœur, qu'ils ne se reposent pas sur leur propre intelligence et qu'ils cherchent à connaître Ta volonté pour tout ce qu'ils entreprendront. Que Tu les conduises sur le droit chemin. Qu'ils soient remplis par Ton Esprit (Phil 2 :10-11 ; Pr 3 :5-6 ; Eph 5:18, 1:23, 4:13).

Je te prie pour que mes enfants connaissent qui ils sont en Christ.

Je prie afin que mes enfants connaissent combien ils sont précieux à tes yeux. Apprends-leur à mettre leur identité et leur sécurité en Christ. Donne-leur une confiance et une valeur centrées sur Christ. Aide-les à comprendre qui ils sont en Christ et ce qu'ils peuvent faire au travers de Christ (Eph 1:4,7,11-14;Col 1:27).

Je te prie pour que mes enfants apprennent à prier et à louer.

Je prie afin que mes enfants apprennent à communiquer avec Toi, leur Père plein d'amour. Mets Ta louange dans leur cœur et sur leurs lèvres continuellement. Amène-les à être entièrement dépendants de Toi pour toute chose. Je prie pour qu'ils te parlent de leur vie et qu'ils Te donnent l'honneur et la gloire qu'ils Te doivent.

Je te prie pour que mes enfants reçoivent l'Amour de Dieu le Père.

Je prie afin que mes enfants puissent connaître Ton cœur de Père et qu'ils aient l'assurance de Ton grand Amour. Laisse-les expérimenter combien Ton Amour est sans condition afin qu'ils comprennent que Tu es toujours en train de travailler dans leur vie par Ton Amour (1 Jn 3:1).

Je te prie pour que mes enfants soient protégés du malin par le sang de Jésus-Christ.

Je prie afin que mes enfants connaissent la puissance du sang du Christ pour démolir toutes les œuvres du diable. Par le sang de Jésus, lie l'ennemi pour qu'il ne puisse pas interférer avec Tes objectifs parfaits dans la vie de mes enfants (Jn 17:15;1 Jn 4:4).

Je te prie pour que mes enfants reçoivent l'Amour de la Parole de Dieu.

Je prie afin que mes enfants chérissent Ta Parole plus que l'argent. Enseigne-leur à aimer Ta parole et à baser leur vie dessus. Ouvre leur intelligence afin qu'ils comprennnte ce que ta Parole leur enseigne. Enseigne-leur à vaincre tous les mensonges de l'ennemi avec la vérité révélée dans Ta Parole (Ps 119:127-130,159-162).

Je te prie pour que mes enfants apprennent à détester le péché et à aimer la sainteté, la justice et qu'ils aient la crainte de l’Éternel.

Je prie afin que Ta Parole soit gravée dans le cœur de mes enfants, pour qu'ils choisissent l'obéissance, qu'ils haïssent le péché et qu'ils aiment la sainteté, pour qu'ils aient la crainte de Ta personne. Aide-les à ne pas simplement garder une liste de règles de conduite, mais que le désir de Te plaire, dans tout ce qu'ils font, prime. Crée en eux un cœur pur. Fais qu'ils soient sages et qu'ils soient capables de reconnaître le mal là où il est (Ps 119:9-11; 2 Tim 2:22; Ro 16:19b; Pr 8:13).

Je te prie pour que mes enfants grandissent dans la maturité du Seigneur.

Je prie afin que mes enfants soient fermement établis sur la fondation de Jésus et qu'ils grandissent dans Ta grâce ; qu'ils aient conscience de Ta présence et du fait que Tu es en train de les conformer à Ton image. Qu'ils soient enracinés en Christ, s'attachant de plus en plus fermement à la foi et adressant à Dieu de nombreuses prières de reconnaissance.

Je te prie pour que mes enfants glorifient Dieu dans leur corps comme étant son temple.

Je te prie afin que mes enfants T'honorent en gardant leur corps pur parce qu'ils sont le temple du Saint Esprit ; Apprends-leur le prix très cher que Tu as payé pour leur sainteté (1Cor 6:19-20; Ro12:1-2).

Je te prie pour que mes enfants aient du respect pour ceux qui ont autorité sur eux.

Je prie afin que mes enfants se soumettent aux autorités que tu as placé au-dessus d'eux. Aide-les à comprendre que tu établis une protection pleine d'amour et de sagesse à travers les parents et les autres autorités (Ro 13:1; Eph 6:1; 3:22-25).

Je te prie pour que mes enfants aient des amitiés saines, édifiantes, satisfaisantes et sages.

Je te prie afin que mes enfants se laissent attirer par le Saint-Esprit vers des amitiés saines. Donne-leur des amis qui soient vrais, qui te connaissent et qu'ainsi ils s'encouragent mutuellement. Donne-leur de la sagesse pour qu'ils choisissent des relations que Tu honores (Ps 119:63; Jn 15:13-14).

Je te prie pour que mes enfants connaissent la vérité et le renouvellement de leurs pensées selon la Parole de Dieu.

Je prie afin que mes enfants connaissent la vérité dans leur cœur et pas uniquement de manière intellectuelle. Qu'ils prennent l'habitude de penser à ce qui est vrai, noble, pur, digne d'amour ou d'approbation, qui mérite respect et louange (Jn 8:32; Ro 12:2. Ph 4:8.).

Je te prie pour que mes enfants marchent dans le chemin et la sagesse de Dieu.

Je prie afin que mes enfants aient beaucoup de joie à te suivre. Montre-leur les bénédictions qui découlent de l'obéissance. Que leurs actions soient le reflet de la justice, la bonté, la vérité et la sagesse en eux (Ps 37:4-6; Pr 3:8-10,15-17).

Je te prie pour que mes enfants aient la joie du Seigneur.

Je prie afin que Toi seul sois la joie de mes enfants. Remplis-les avec Ta joie pour qu'ils ne courent pas les plaisirs du monde (Ph 4:4; Ne 8:10).

Je te prie pour que mes enfants cherchent à faire plaisir à Dieu plutôt qu'à eux-mêmes et à servir les autres.

Je prie afin que mes enfants aient le désir de Te faire plaisir dans leurs pensées et leurs actions, qu'ils ne veuillent pas uniquement plaire aux autres. Donne-leur un cœur de serviteurs comme Jésus qui n'a pas cherché à être servi mais qui a cherché à servir les autres (Mt 4:10b; Ps 19:14. Mc 10:43,45).


Vous pouvez rajouter aussi (de Valentine) :

Seigneur que veux-tu pour mes enfants (pour mes soignants, pour mes neveux, pour mon voisin, pour X…) ?

Je prie pour eux Seigneur. Je Te les offre. Je te les confie. Bénis, comble, rend droit, fortifie, agis, inonde, rempli, purifie, change, conforte… Fais ce qu’il faut pour eux aujourd’hui et mène-les sur le chemin que Tu as choisi pour eux. Amen, gloire et louanges à Toi Seigneur Tout Puissant !




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Prière de la communauté





Acte d'amour du Curé d'Ars

Je vous aime, ô mon Dieu,
Et mon seul désir est de vous aimer
Jusqu’au dernier soupir de ma vie.
Je vous aime, ô Dieu infiniment aimable,
et j’aime mieux mourir en vous aimant
que de vivre un seul instant sans vous aimer.
Je vous aime, ô mon Dieu, et je ne désire le ciel
que pour avoir le bonheur de vous aimer parfaitement.
Je vous aime, ô mon dieu,
Et je n’appréhende l’enfer que parce qu’on y aura jamais
La douce consolation de vous aimer.
Ô mon Dieu,
Si ma langue ne peut dire à tout moment que je vous aime,
Du moins, je veux que mon cœur
Vous le répète autant de fois que je respire.
Ah ! Faîtes-moi la grâce de souffrir en vous aimant,
De vous aimer en souffrant,
Et d’expirer un jour en vous aimant en sentant que je vous aime.
Et plus j’approche de ma fin,
Plus je vous conjure d’accroître mon amour et de le perfectionner.
Ainsi soit-il.




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MessageSujet: Re: La vieillesse, temps de vie, temps de Dieu   Dim 4 Mar 2018 - 2:27

La vieillesse, temps de vie, temps de Dieu



LE RÉSUMÉ - Malgré la solitude ou la maladie, la vieillesse peut être un guide intérieur. L'accepter est une grâce à vivre qui donnera une force intérieure, pour préparer la grande Rencontre avec Dieu.


« Mais Jésus, poussant un grand cri, expira.» (Mc 15, 37) - J1




Citation :
Suite à notre enquête, 63% des personnes qui y ont répondu souhaitent que les publications aient lieu 3 jours de suite, ce qui sera fait à partir d'aujourd'hui. Vous pouvez effectuer cette mini-retraite le jour où vous la recevez ou en espaçant les jours. Bref à votre rythme car le temps de Dieu n’est pas le nôtre !

Citation :
A noter, pour simplifier nos écrits, nous parlerons souvent des grands-parents mais les personnes célibataires, religieux, consacrés ou prêtres peuvent aussi considérer nos propositions ou questions car ils peuvent côtoyer des jeunes au travers de leurs visites, les soignants ou en relation avec leurs neveux et nièces.

Nous sommes désormais en Carême, en chemin de conversion, de purification. Placés au désert 40 jours comme Notre Seigneur l’a lui-même été. Ce mois-ci, nous vous proposons de considérer la Mort. Au travers de la Bible, de la Mort du Christ en Croix et de celle de Saint Joseph, vous pourrez ainsi avancer sereinement vers le moment de notre propre mort. Car tel est notre destin à la suite de Dieu lui-même mort pour nous sauver.


Jour 1 : La mort selon la Bible

La mort est un sujet qui se décline tout au long de la Bible. Dans l’Ancien testament, n’y-a-t-il pas des assassinats, des guerres, des décès à un âge avancé ? Et dans le Nouveau Testament, Dieu fait Homme n’est-il pas mort lui-même ? Et les Apôtres à sa suite ? Jetons aujourd’hui un regard sur la Mort. Pour cela, nous vous proposons de contempler une mort qui aurait pu être considérée comme parfaite : celle de Saint Joseph. En effet, il était entouré de Marie, son épouse Vierge Immaculée, et de son fils adoptif, Jésus Christ. Que demander de mieux pour chaque Homme ?

Citation :
« Même s’il meurt avant l’âge, le juste trouvera le repos. La dignité du vieillard ne tient pas au grand âge, elle ne se mesure pas au nombre des années. Pour l’homme, la sagesse tient lieu de cheveux blancs, une vie sans tache vaut une longue vieillesse.

Il a su plaire à Dieu, et Dieu l’a aimé ; il vivait au milieu des pécheurs : il en fut retiré. Il a été enlevé, de peur que le mal ne corrompe sa conscience, pour que le mensonge n’égare pas son âme.

Car la fascination du mal fait perdre de vue le bien, le tourbillon de la convoitise trouble un esprit sans malice. Arrivé au but en peu de temps, il a parcouru tous les âges de la vie.

Parce qu’il plaisait au Seigneur, celui-ci, sans attendre, l’a retiré d’un monde mauvais. Les gens voient cela sans comprendre ; il ne leur vient pas à l’esprit que Dieu accorde à ses élus grâce et miséricorde, et qu’il intervient pour ceux qui lui sont fidèles. »
 (Sg 4, 7-15)


L’AURORE DU CHARPENTIER – Olivier Le Gendre – Le Charpentier p. 133-142

« Tous les trois le savent ; ce jour-là sera le dernier, le dernier des jours où ils auront été tous les trois. Le charpentier s’en va, il s’apprête à les quitter, à les laisser seuls. Il va mourir ce jour-là, qui ne fera pas date dans l’histoire des hommes, ne s’inscrira dans aucun registre. Il va s’effacer, ce qui est un drôle de mot pour dire que quelqu’un va mourir, mais cela va bien au charpentier, cette façon de quitter le monde, comme un homme sans importance dont il n’y a pas lieu de se préoccuper. Joseph n’a d’importance que pour son fils et pour Marie ; il n’a vécu que pour eux, il va mourir seulement pour eux. Ils sont là tous les trois, et pour la dernière fois.

La nuit déjà est avancée, et ils ne dorment pas. Ce sont les dernières heures, celles qui précèdent l’aurore, ce moment qui est le moment du charpentier, celui qu’il préfère, qui lui appartient et exprime le mieux l’état de son âme. […] Le charpentier a connu de nombreux aurores. Celles sans un nuage, de totale limpidité, passant sans effort du bleu le plus sombre aux oranges flamboyants, avant de revenir aux bleus limpides, les bleus ciel d’un ciel clair que le soleil respecte encore. Et ces aurores que les nuages masquent de leurs masses violettes entre lesquelles elles cherchent un chemin libre pour leurs rayons de lumière. Et celles des matins de pluie qui semblent gagner contre la nuit, mais sont bien vite contraintes à se retirer, laissant un jour triste, comme si elles avaient renoncé à chasser l’obscurité. […]

Le charpentier n’a jamais su quelle serait au juste la route, ni ce qu’il deviendrait en disant oui. Jamais on ne sait ce que seront l’aurore et le jour, seulement qu’ils viendront assurément. Jamais on ne connaît les conséquences des oui, on fait seulement confiance, en tremblant un peu parfois, et on découvre au fur et à mesure, on apprend, et on n’arrête pas d’ajouter des oui au premier prononcé, même si parfois le non se voudrait le plus fort. […] En cette nuit, une fois de plus pour le charpentier, le jour va se lever. Il a fini son apprentissage, a fait le tour de toutes les aurores. […] Le charpentier ne survivra pas à cette aurore ; son jour à lui sera ailleurs. Tous les trois le savent. Le charpentier s’éloigne d’eux. L’aurore commence à éclairer la pièce ; le charpentier ne voit plus Marie ni son fils, il s’est tourné vers Celui qui l’a envoyé, et lui parle silencieusement comme il l’a fait tant de fois depuis que le sourire de Marie l’a conduit à être le père de son Fils. Il lui parle, et c’est comme une prière qui n’a pas besoin d’être prononcée ni d’être entendue par les oreilles des hommes. […]

Le charpentier ouvre une dernière fois les yeux ; son regard rencontre celui de son fils. A travers les larmes qu’il discerne dans les yeux du jeune homme, il lit ce que celui-ci ressent, il comprend qu’il a entendu sa prière silencieuse adressée au Père qui l’avait fait naître, qu’elle l’a rejoint en même temps qu’elle montait vers le ciel. Il perçoit dans les yeux de celui qu’on appellera le Messie le tremblement qui agite son âme, loin derrière son regard, et bien qu’il soit totalement immobile. Le charpentier juge ce tremblement pour ce qu’il est : son fils a entendu dans la prière de son père la confirmation qu’il cherchait, la confirmation de sa nature, de son appel, la reconnaissance par son père de la terre qu’il était Fils du ciel.

Le charpentier étend le bras, pose sa main sur l’épaule de son fils, geste d’apaisement et de promesse en même temps, talisman pour la vie qui continue sans lui, geste de force donnée. Le jeune homme reçoit et l’apaisement et la force, la promesse et la vie qu’ils lui apportent ; il les reçoit comme le dernier cadeau du charpentier, et son âme en est éclairée.

Un court moment se passe, la main du père n’a pas quitté l’épaule de son fils. Puis, le jeune homme lève à son tour sa main et la pose sur la joue de son père. Elle y recueille son dernier souffle. L’homme-Dieu offre à son Père du ciel l’âme de son père de la terre en même temps qu’il lui offre sa vie à lui et ses larmes d’enfant orphelin. »



Poser un geste, méditer, prier, offrir

Nous vous proposons de faire un retour sur le passé, non pour être mélancolique sur ce qui a disparu, mais pour retrouver toutes les aurores de votre vie, les aurores chatoyantes comme les plus sombres ou les plus orageuses. Après, nous vous proposons de les offrir au Seigneur, en action de grâce. A l’image de Saint Joseph, regarder Notre Seigneur, lui offrir ce que nous sommes et, à l’heure de notre mort, remettre en ses mains notre souffle.


Prière à Saint Joseph pour avoir une bonne mort

Grand Saint Joseph,

 qui êtes le modèle,

 le patron et le consolateur des mourants,

 je vous demande aujourd'hui

 votre protection pour le dernier instant de ma vie,

 pour ce moment terrible

 où je ne sais si j'aurai la force

 de vous appeler à mon aide.

 Faites, je vous en conjure,

 que je meure de la mort des justes.

 Mais afin que je puisse espérer

 une si grande grâce,

 obtenez-moi de vivre, comme vous,

 en la présence de Jésus et de Marie

 et de ne jamais blesser leurs regards

 par la tache hideuse du péché.

 Que je meure, dès ce moment,

 à moi-même, à mes passions,

 à mes désirs terrestres,

 à tout ce qui n'est pas Dieu,

 afin de vivre uniquement

 pour celui qui a donné sa vie pour moi.

 Jésus, Marie, Joseph,

 assistez-moi dans mes derniers moments,

 soutenez-moi,

 défendez-moi contre les assauts du démon

 et accordez-moi d'expirer saintement



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Acte d'amour du Curé d'Ars

Je vous aime, ô mon Dieu,
Et mon seul désir est de vous aimer
Jusqu’au dernier soupir de ma vie.
Je vous aime, ô Dieu infiniment aimable,
et j’aime mieux mourir en vous aimant
que de vivre un seul instant sans vous aimer.
Je vous aime, ô mon Dieu, et je ne désire le ciel
que pour avoir le bonheur de vous aimer parfaitement.
Je vous aime, ô mon dieu,
Et je n’appréhende l’enfer que parce qu’on y aura jamais
La douce consolation de vous aimer.
Ô mon Dieu,
Si ma langue ne peut dire à tout moment que je vous aime,
Du moins, je veux que mon cœur
Vous le répète autant de fois que je respire.
Ah ! Faîtes-moi la grâce de souffrir en vous aimant,
De vous aimer en souffrant,
Et d’expirer un jour en vous aimant en sentant que je vous aime.
Et plus j’approche de ma fin,
Plus je vous conjure d’accroître mon amour et de le perfectionner.
Ainsi soit-il.




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MessageSujet: Re: La vieillesse, temps de vie, temps de Dieu   Dim 4 Mar 2018 - 19:54

La vieillesse, temps de vie, temps de Dieu



LE RÉSUMÉ - Malgré la solitude ou la maladie, la vieillesse peut être un guide intérieur. L'accepter est une grâce à vivre qui donnera une force intérieure, pour préparer la grande Rencontre avec Dieu.


« Mais Jésus, poussant un grand cri, expira.» (Mc 15, 37) - J2




Citation :
Suite à notre enquête, 63% des personnes qui y ont répondu souhaitent que les publications aient lieu 3 jours de suite, ce qui sera fait à partir d'aujourd'hui. Vous pouvez effectuer cette mini-retraite le jour où vous la recevez ou en espaçant les jours. Bref à votre rythme car le temps de Dieu n’est pas le nôtre !

Citation :
A noter, pour simplifier nos écrits, nous parlerons souvent des grands-parents mais les personnes célibataires, religieux, consacrés ou prêtres peuvent aussi considérer nos propositions ou questions car ils peuvent côtoyer des jeunes au travers de leurs visites, les soignants ou en relation avec leurs neveux et nièces.

Nous sommes désormais en Carême, en chemin de conversion, de purification. Placés au désert 40 jours comme Notre Seigneur l’a lui-même été. Ce mois-ci, nous vous proposons de considérer la Mort. Au travers de la Bible, de la Mort du Christ en Croix et de celle de Saint Joseph, vous pourrez ainsi avancer sereinement vers le moment de notre propre mort. Car tel est notre destin à la suite de Dieu lui-même mort pour nous sauver.


Jour 2 : La mort de Jésus

La mort la plus importante de la Bible est celle de Jésus, dit le Christ. C’est par elle que nous sommes sauvés. Aujourd’hui, admirons cette mort admirable, contemplons ce que peu d’hommes ont contemplés et aimons celui qui s’est offert pour nous.

Citation :
« Or, près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie Madeleine.

Jésus, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. » Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui.

Après cela, sachant que tout, désormais, était achevé pour que l’Écriture s’accomplisse jusqu’au bout, Jésus dit : « J’ai soif. » Il y avait là un récipient plein d’une boisson vinaigrée. On fixa donc une éponge remplie de ce vinaigre à une branche d’hysope, et on l’approcha de sa bouche. Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit : « Tout est accompli. » Puis, inclinant la tête, il remit l’esprit. »
(Jn 19, 25-30)


SUR LA MORT DE JESUS CHRIST – Saint Alphonse Marie de Liguori – Considérations sur la Passion – Chapitre VI

Saint Jean rapporte que notre divin Rédempteur, avant d'expirer, baissa la tête (Jn 19, 30). Ce fut pour marquer qu'il acceptait la mort de la main de son Père avec une entière soumission, puisqu'il mettait alors le comble à son humble obéissance en subissant le supplice de la croix (Ph 2, 8.).

Ayant les mains et les pieds cloués à la croix, Jésus ne pouvait mouvoir aucune partie de son corps, excepté la tête. Or, la mort, dit saint Athanase, n'osait s'avancer pour ôter la vie à l'Auteur de la vie; il a donc fallu qu'il l'invitât lui-même, en inclinant la tête, à venir le frapper. Saint Matthieu, parlant de la mort de Jésus-Christ, dit qu'il exhala ou envoya hors de lui son esprit (Mt 27, 50). Selon saint Ambroise, l'Évangéliste se sert de cette expression pour montrer que Notre-Seigneur mourut, non par nécessité ni par le fait des bourreaux, mais parce qu'il voulut bien mourir ; il ne perdit point la vie, mais il la quitta de son plein gré. Il mourut volontairement, afin de sauver l'homme de la mort à laquelle il était condamné. […]

Jésus, qui est la Vie même, ou l'Auteur de la vie, en mourant sur la croix, nous a procuré la vie éternelle. Ce prodige est l'œuvre de l'Amour divin qui, faisant les fonctions de prêtre, offrit en sacrifice au Père éternel la vie de son Fils unique pour le salut des hommes, comme la Sainte Église l'exprime dans ses chants. Sur quoi saint François de Sales s’écrie : "Voyons-le, ce divin Rédempteur, étendu sur la croix comme sur son bûcher d'amour, où il meurt d'amour pour nous. Eh ! que ne nous jetons-nous en esprit sur lui, pour mourir sur la croix avec lui qui pour l'amour de nous a bien voulu mourir !" […] Arrêtons-nous un instant, et contemplons notre Sauveur mort sur la croix, en parlant d'abord à Dieu son Père, et ensuite à lui-même.

Père éternel, "regardez la face de votre Christ!" (Ps 83, 10). Regardez votre Fils unique qui, pour accomplir votre volonté de sauver l'homme perdu, est venu sur la terre, s'est revêtu de la chair humaine et, avec notre chair, a pris sur lui toutes nos misères, excepté le péché. En un mot, il s'est fait homme. Il a voulu passer toute sa vie parmi les hommes comme le plus pauvre, le plus méprisé et le plus affligé de tous les hommes. Il a voulu mourir comme vous le voyez, après que les hommes eux-mêmes lui eussent déchiré les chairs à coups de fouets, mis la tête en plaies par une couronne d'épines, et percé les mains et les pieds en les clouant sur la croix. Il est mort de pure douleur sur ce gibet infâme, traité comme l'homme le plus méprisable du monde, tourné en dérision comme un faux prophète, outragé comme un imposteur sacrilège pour avoir dit qu'il était votre Fils, condamné à subir cet horrible supplice comme le plus grand des scélérats. Et vous-mêmes, Seigneur, vous avez augmenté les horreurs de sa mort, en le privant de toute consolation ! Dites-nous : quelle faute a-t-il donc commise, ce Fils que vous aimez tant, pour mériter un châtiment si cruel? Vous qui connaissez son innocence, sa sainteté, pourquoi l'avez-vous traité ainsi ? Ah ! j'entends votre réponse : "Pour les péchés de mon peuple, il a été frappé à mort" (Is 53, 8.). Non, me dites-vous, mon Fils ne méritait et ne pouvait mériter aucun châtiment, étant l'innocence même, la sainteté même ; mais vous, vous méritiez une peine pour vos fautes, vous méritiez la mort éternelle ; et moi, pour ne point vous voir perdues à jamais, vous, mes créatures bien-aimées, pour vous délivrer d'un si grand malheur, j'ai cette mort douloureuse. Considérez donc, ô hommes ! quel a été mon amour pour vous : "Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique" (Jn 3, 16).

Permettez que je m'adresse aussi à vous, ô Jésus, mon doux Rédempteur ! Je vous vois sur cette croix, abandonné de tout le monde, pâle et défiguré, sans parole, sans respiration, sans vie, sans une seule goutte de sang, l'ayant versé entièrement, comme vous l'aviez prédit (Mc 14, 24). Vous n'avez plus de vie, parce que vous l'avez sacrifiée pour rendre la vie à mon âme, que ses péchés avaient fait mourir ; vous n'avez plus de sang, parce que vous l'avez répandu pour laver mes iniquités. Mais qu'est-ce qui vous porte à donner ainsi votre vie et tout votre sang pour de misérables pécheurs tels que nous ? Ah ! votre Apôtre nous l'a déclaré, c'est l'amour dont vous brûlez pour nous : "Il nous a aimés et s'est livré lui-même pour nous" (Ep 5, 2). C'est ainsi que ce Pontife divin, qui fut tout à la fois le sacrificateur et la victime, en s'immolant pour le salut des hommes qu'il aimait, consomma le grand sacrifice de la croix, et accomplit l'œuvre de notre rédemption.

Jésus-Christ, par sa mort, a fait disparaître tout ce que notre mort avait d'horrible. Elle n'était auparavant qu'un supplice infligé à des rebelles ; mais, par la grâce et les mérites de notre Sauveur, elle est devenue un sacrifice tellement agréable à Dieu, qu'uni à celui de la mort de Jésus-Christ, il nous rend dignes de jouir de la gloire dont Dieu jouit lui-même, et de l'entendre un jour nous dire, comme nous l’espérons : "Entrez dans la joie de votre Seigneur !" (Mt 25, 21).

Ainsi, grâce à la mort de Jésus-Christ, notre mort a cessé d'être un sujet de douleur et de crainte. Notre-Seigneur en a fait un passage du danger de se perdre éternellement à l'assurance d'une félicité éternelle, un passage des misères de ce monde aux délices ineffables du paradis.

De là vient que les justes regardent la mort, non avec crainte, mais avec joie et désir. Saint Augustin dit que ceux qui aiment Jésus crucifié supportent la vie avec patience et reçoivent la mort avec plaisir. Et l'expérience ordinaire fait voir que les personnes vertueuses qui ont le plus à souffrir durant leur vie, à cause des persécutions, des tentations, des scrupules, ou d'autres choses fâcheuses, sont celles que Jésus crucifié console le plus dans leurs derniers moments, en leur procurant une grande paix au milieu de toutes les craintes et de toutes les angoisses de la mort. S'il est quelquefois arrivé que des Saints, selon ce qu'on lit dans leur Vie, ont éprouvé beaucoup d'appréhension au moment de la mort, le Seigneur l'a ainsi permis pour augmenter leurs mérites ; car plus leur sacrifice a été pénible, plus il est devenu précieux aux yeux de Dieu, et profitable à eux-mêmes pour la vie éternelle.

Oh ! qu'il était plus dur de mourir, pour les fidèles, avant la mort de Jésus-Christ ! Le Sauveur n'avait pas encore paru, on soupirait après sa venue ; on l'attendait suivant sa promesse, mais on ne savait quand il viendrait ; le démon avait un grand empire sur la terre, et le ciel était entièrement fermé pour les hommes. Mais à la mort de notre Rédempteur, l'enfer a été vaincu, la grâce a été communiquée aux âmes, Dieu s'est réconcilié avec les hommes, et la céleste patrie a été ouverte à tous ceux qui meurent dans l'innocence ou qui ont expié leurs fautes par la pénitence. Et si quelques-uns, bien que mourant en état de grâce, n'entrent pas immédiatement en paradis, c'est qu'ils ne sont pas encore entièrement purifiés ; du reste, la mort ne fait que rompre leurs liens, afin qu'ils puissent aller s'unir parfaitement à Dieu, dont ils se trouvent éloignés sur cette terre d'exil.

Tâchons donc, âmes chrétiennes, tant que nous vivons dans cet exil, de regarder la mort, non comme un malheur, mais comme la fin de notre pèlerinage si plein d'angoisses et de périls, et comme l'arrivée de l'éternelle félicité que nous espérons obtenir un jour par les mérites de Jésus-Christ. Cette pensée doit nous porter à faire tous nos efforts pour nous détacher des objets terrestres qui pourraient nous faire perdre le ciel et nous conduire en enfer. Offrons-nous à Dieu, en protestant de cœur que nous voulons mourir quand il lui plaira, en acceptant la mort qu'il nous a destinée, quelle qu'elle soit, et en le priant toujours, par les mérites de la mort de Jésus-Christ, de nous faire sortir de cette vie en état de grâce.



Poser un geste, méditer, prier, offrir

Nous vous proposons de continuer à contempler Notre Rédempteur en vous demandant :

  • Est-ce que je parle suffisamment à Dieu le Père ? Et à Mon Seigneur Jésus Christ ?
  • Est-ce que je sais que Jésus est mort pour moi ? Pour me sauver de mon péché ?
  • Est-ce que je suis abandonnée à Dieu ou est-ce que je me retiens aux choses terrestres ?
  • La mort est-elle pour moi un passage, une porte vers l’au-delà ?

Prière de Saint Alphonse Marie de Liguori (Considérations sur la Passion – Chapitre VI)

Mon Jésus et mon Sauveur qui, pour me procurer une bonne mort,

en avez choisi une si douloureuse et si désolée, je m'abandonne entre les bras de votre miséricorde !

Depuis plusieurs années, à cause des offenses que je vous ai faites, je devrais être en enfer, séparé de vous à jamais ;

et vous, au lieu de me punir comme je le mériterais, vous m'avez appelé à la pénitence,

et j'ai la confiance que vous m'avez maintenant pardonné ;

si cependant, par ma faute, je n'ai pas encore obtenu mon pardon,

accordez-le-moi en ce moment que, prosterné à vos pieds, le cœur contrit, j'implore votre miséricorde.

Mon Jésus ! je voudrais mourir de douleur, quand je pense aux injures que je vous ai faites.

Mon espérance est dans le sang que vous avez répandu pour moi.

Pardonnez-moi, Seigneur, et aidez-moi à vous aimer de toutes mes forces jusqu'à la mort.

Quand mon heure arrivera, faites que je meure brûlant d'amour envers vous, pour continuer de vous aimer éternellement.

Dès à présent, j'unis ma mort à votre sainte mort, par laquelle j'espère avec une entière confiance me sauver :

"En vous, Seigneur, j'ai mon abri, sur moi pas de honte à jamais !" (Ps 30, 2).




___________________________________________

Prière de la communauté





Acte d'amour du Curé d'Ars

Je vous aime, ô mon Dieu,
Et mon seul désir est de vous aimer
Jusqu’au dernier soupir de ma vie.
Je vous aime, ô Dieu infiniment aimable,
et j’aime mieux mourir en vous aimant
que de vivre un seul instant sans vous aimer.
Je vous aime, ô mon Dieu, et je ne désire le ciel
que pour avoir le bonheur de vous aimer parfaitement.
Je vous aime, ô mon dieu,
Et je n’appréhende l’enfer que parce qu’on y aura jamais
La douce consolation de vous aimer.
Ô mon Dieu,
Si ma langue ne peut dire à tout moment que je vous aime,
Du moins, je veux que mon cœur
Vous le répète autant de fois que je respire.
Ah ! Faîtes-moi la grâce de souffrir en vous aimant,
De vous aimer en souffrant,
Et d’expirer un jour en vous aimant en sentant que je vous aime.
Et plus j’approche de ma fin,
Plus je vous conjure d’accroître mon amour et de le perfectionner.
Ainsi soit-il.




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MessageSujet: Re: La vieillesse, temps de vie, temps de Dieu   Mar 6 Mar 2018 - 16:18

La vieillesse, temps de vie, temps de Dieu



LE RÉSUMÉ - Malgré la solitude ou la maladie, la vieillesse peut être un guide intérieur. L'accepter est une grâce à vivre qui donnera une force intérieure, pour préparer la grande Rencontre avec Dieu.


« Mais Jésus, poussant un grand cri, expira.» (Mc 15, 37) - J3




Citation :
Suite à notre enquête, 63% des personnes qui y ont répondu souhaitent que les publications aient lieu 3 jours de suite, ce qui sera fait à partir d'aujourd'hui. Vous pouvez effectuer cette mini-retraite le jour où vous la recevez ou en espaçant les jours. Bref à votre rythme car le temps de Dieu n’est pas le nôtre !

Citation :
A noter, pour simplifier nos écrits, nous parlerons souvent des grands-parents mais les personnes célibataires, religieux, consacrés ou prêtres peuvent aussi considérer nos propositions ou questions car ils peuvent côtoyer des jeunes au travers de leurs visites, les soignants ou en relation avec leurs neveux et nièces.

Nous sommes désormais en Carême, en chemin de conversion, de purification. Placés au désert 40 jours comme Notre Seigneur l’a lui-même été. Ce mois-ci, nous vous proposons de considérer la Mort. Au travers de la Bible, de la Mort du Christ en Croix et de celle de Saint Joseph, vous pourrez ainsi avancer sereinement vers le moment de notre propre mort. Car tel est notre destin à la suite de Dieu lui-même mort pour nous sauver.


Jour 3 : La mort des hommes et la mienne

Nous avons admiré la plus belle mort humaine et aujourd’hui nous vous proposons de considérer la mort des Hommes, les autres mais aussi la mienne. Au travers du texte du médecin Luc sur Lazare et l’Homme Riche, méditons sur la mort que nous traverserons tous un jour ; cherchons quel pourra être le chemin chrétien que nous emprunterons pour vivre dans l’Eternité.

Citation :
« Il y avait un homme riche, qui était vêtu de pourpre et de fin lin, et qui chaque jour menait joyeuse et brillante vie. Un pauvre, nommé Lazare, était couché à sa porte, ouvert d'ulcères, et désireux de se rassasier des miettes qui tombaient de la table du riche ; et même les chiens venaient encore lécher ses ulcères.

Le pauvre mourut, et il fut porté par les anges dans le sein d'Abraham.

Le riche mourut aussi, et il fut enseveli. Dans le séjour des morts, il leva les yeux ; et, tandis qu'il était en proie aux tourments, il vit de loin Abraham, et Lazare dans son sein. Il s'écria : Père Abraham, aie pitié de moi, et envoie Lazare, pour qu'il trempe le bout de son doigt dans l'eau et me rafraîchisse la langue ; car je souffre cruellement dans cette flamme.

Abraham répondit : Mon enfant, souviens-toi que tu as reçu tes biens pendant ta vie, et que Lazare a eu les maux pendant la sienne ; maintenant il est ici consolé, et toi, tu souffres. D'ailleurs, il y a entre nous et vous un grand abîme, afin que ceux qui voudraient passer d'ici vers vous, ou de là vers nous, ne puissent le faire.

Le riche dit : Je te prie donc, père Abraham, d'envoyer Lazare dans la maison de mon père ; car j'ai cinq frères. C'est pour qu'il leur atteste ces choses, afin qu'ils ne viennent pas aussi dans ce lieu de tourments.

Abraham répondit : Ils ont Moïse et les prophètes ; qu'ils les écoutent.

Et il dit : Non, père Abraham, mais si quelqu'un des morts va vers eux, ils se repentiront.

Et Abraham lui dit : S'ils n'écoutent pas Moïse et les prophètes, ils ne se laisseront pas persuader quand même quelqu'un des morts ressusciterait. »
(Lc 16, 19-31)


LA VIE APRES LA VIE – Fernand Legrand- Conférence

Voyons donc ce qui arrive à la mort, et après. Je vais faire maintenant une petite parenthèse de doctrine. La Bible nous enseigne que l’homme a été créé à l’image de Dieu. Il y a plusieurs sens à cette Parole, mais il y a ce sens ci : comme Dieu est une trinité (Le Père, Le Fils et Le Saint-Esprit), l’homme est aussi une trinité. C’est ce que nous dit la Bible en 1 Thessaloniciens 5 :23 où Il est parlé de notre esprit, de notre âme et de notre corps. L’homme correspond à Dieu dans ce sens-là aussi. Voyons ce qui ce passe à la mort.

Le corps va au cimetière. C’est ce que la Bible dit. "Tu retourneras à la poussière" (Genèse 3, 19). La Bible nous enseigne que "l’esprit retourne à Dieu qui l’a donné" (Ecclésiaste 12, 7). Notre âme va dans le séjour des morts (aussi appelé Hadès). Cela est enseigné dans la personne même de Jésus Christ. Quand il y a une doctrine que nous ne comprenons pas bien, il suffit de regarder vivre le Christ car il est dans sa personne l’explication de sa doctrine. Le Seigneur Jésus Christ a été pendu sur la croix. Quand il est mort son corps a été déposé dans le tombeau. Juste avant d’expirer il a dit "Père ! entre tes mains je remets mon esprit" (Luc 23, 46). C’est clair : le corps a été mis au tombeau, son esprit est retourné à Dieu. Et son âme ? Dans le livre des Actes des Apôtres, nous avons ce texte tiré de l’Ancien Testament qui dit : "tu n’abandonneras pas mon âme dans le séjour des morts" (Actes 2, 27).

Le tout est maintenant de comprendre ce qu’est notre âme. L’âme de l’homme c’est "lui-même". C’est le siège de sa personnalité. C’est ce qui l’a caractérisé. C’est son caractère propre et distinctif. L’homme prend conscience de Dieu par son esprit ; il prend conscience du monde physique par son corps, et il prend conscience de lui-même par son âme. Le "lui-même" profond va dans le séjour des morts. Son âme continue à vivre pour toujours et toujours.

Pour en revenir à notre texte (Lc 16, 19-31), ce qui a distingué ces deux hommes, leur vrai "moi" continue à vivre éternellement, mais dans des conditions très différentes. La Bible nous apprend que dans le séjour des morts, il y a deux compartiments :

- Un pour ceux qui, comme Lazare, ont tiré leur aide de Dieu et leur salut de Jésus Christ. A leur mort, ils sont portés par les anges dans le sein d’Abraham. Ils vont là où sont ceux qui ont la même foi qu’Abraham qui est appelé le père des croyants (Galates 3, 29 par ex.). Ils sont sauvés pour l’éternité ; voilà le sort des rachetés : être toujours avec le Seigneur (1 Thessaloniciens 4, 17)

- Un autre pour les perdus.

C’est à dire que dans l’Au-delà, la situation s’est renversée : Le Lazare qui brûlait de fièvre et que la faim consumait, est consolé. Maintenant c’est l’autre qui brûle, mais dans un feu qui ne s’éteint pas. Lui qui n’aurait pas donné une miette de son abondance, convoite une goutte du bonheur et de la vie éternelle de Lazare. Lazare est maintenant à la table du salut avec les grands noms de la Bible, comme Abraham, Isaac et Jacob. Par un juste retour des choses, c’est le riche qui mendie. Remarquez qu’il ne quémande pas un verre de vin, même pas un jus de fruits, même pas un verre d’eau, mais une goutte tombant d’un doigt trempé dans l’eau, c’est à dire la plus petite quantité de la dernière chose qu’il y a dans le royaume de Dieu. Posons-nous quelques questions :

- A-t-il quelques chances de s’en sortir ? La réponse est catégorique : "il y a entre nous et vous un grand abîme, afin que ceux qui voudraient passer d'ici vers vous, ou de là vers nous, ne puissent le faire".

- Combien de temps cela va-t-il durer ? La Bible nous parle d’un feu qui ne s’éteint point, d’un ver rongeur qui ne meurt point (Marc 9, 44, 46, 48). Ils seront tourmentés aux siècles des siècles dit Apocalypse 20, 10. Que quelqu’un ne me dise que Dieu est un bourreau s’il torture les hommes. La Bible ne dit jamais que Dieu torture les hommes. Il est écrit "Ils seront tourmentés". Nous savons que même sur cette terre nous pouvons être tourmentés par certaines choses, comme le souvenir de nos propres actions passées sans que Dieu y soit pour quelque chose.

- Quels sont ceux qui seront là ? Ce sont ceux qui n’auront pas voulu du royaume de lumière de Dieu, ceux qui auront accordé aux choses de la terre une importance démesurée et qui l’auront bien démontrée en reléguant Jésus Christ à la dernière place de leur vie ; qui auront ainsi prouvé qu’ils n’accordaient aucun crédit à Moïse et les prophètes, c’est à dire à la Parole de Dieu.

Ecoutons maintenant, alors que cet homme, en proie aux souffrances de l’enfer, crie vers le ciel. La première phrase qui va provoquer son tourment est : "Souviens-toi !". Les morts ont une mémoire qui leur rappelle les faits les plus lointains, les plus secrets, les plus honteux et toutes les occasions manquées. Dans certains cas comme celui-ci, avoir une bonne mémoire peut être une possession dévastatrice. Il y a des gens qui donneraient toute leur fortune pour que le souvenir de leurs péchés tombe dans la nuit de l’oubli :

- Comme ce Gould, millionnaire américain du XIX° siècle qui, sur son lit de mort s’est écrié : "Je donnerai volontiers 100 000$ (de l’époque) pour que l’on me convainque que l’enfer n’existe pas".

- Ou ce grand conférencier athée que fut le colonel Charteris qui, à la veille de sa mort s’est écrié: "Oh, l’enfer pour toujours et toujours ! C’est l’enfer que d’être laissé tout seul ! Quel enfer que de s’entendre répercuter dans la conscience "Souviens-toi", "Souviens-toi". Dans un effort désespéré et infructueux pour essayer de s’en sortir, cet homme va faire quatre choses, mais il va les faire trop tard :

1. il lève les yeux. Il cherche une vision, mais il est trop tard.

2. il cherche miséricorde "aie pitié de moi", mais il est trop tard.

3. il essaie de prier, mais il est trop tard.

4. il essaie même d’évangéliser, mais il trop tard.

Lui qui a toujours haussé les épaules lorsqu’on lui parlait de la Bible et qui, comme beaucoup a dit avec ironie, "s’il y a un jugement, c’est bon pour les assassins, les tire-laines et les escrocs. Mais moi qui suis un honnête citoyen, qui me suis fait des amis avec mon argent, moi dont le casier judiciaire est vierge, qu’est-ce qui peut bien m’arriver sinon d’aller au ciel… s’il y a un ciel !" Il a fait taire sa conscience qui lui disait que tout dans sa vie n’était pas aussi bien qu’il le prétendait. Il a fermé le livre qui disait, "il n’y a pas de juste, pas même un seul, tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu" (Romains 3, 10). Il a peut-être cru, contre toute logique, que ce jour n’arriverait jamais. Il a peut-être cru que sa vie n’allait jamais finir. Il n’a jamais pensé à la valeur de son âme. Il ne s’est jamais posé la question "Est-ce que je suis sauvé ou est-ce que je suis perdu ?" Et maintenant il saisit toute l’horreur de la situation dans laquelle il se trouve. Elle est sans issue et Il ne peut rien faire pour s’en sortir. Les hommes ne peuvent rien faire pour lui. Lazare, qui représente les trépassés, ne peut rien faire pour lui. Dieu lui-même ne peut plus rien faire pour lui. Pourquoi? Parce qu’il avait dépassé le point de non-retour.

Mes amis, vous savez que dans la vie, il y a des occasions qui ne se représentent pas, il y a des examens qui ne se repassent plus, il y a des jours de bonheur qui ne se revivent plus, il y a des choses qui ne se réparent pas. La mort en est une, l’enfer en est une autre. Trop tard cet homme veut se faire évangéliste. Ah ! S’il écrivait ces lignes à ma place. Vous qui ne savez pas si vous êtes sauvés, vous viendriez vous mettre à genoux devant lui lorsqu’il vous décrirait ce qui se passe dans l’Au-delà de la perdition. Il vous supplierait avec des larmes que je n’ai pas, avec des accents que je ne trouve pas. Il vous supplierait comme le faisait le grand apôtre Paul "Je vous en supplie, au Nom de Dieu, soyez réconciliés avec Jésus Christ". Il le dirait avec des accents qui sortiraient de son cœur. Oui, il veut se faire évangéliste, mais il est trop tard et il blâmera le ciel de ne pas lui avoir fourni des arguments convaincants. Il va même faire la leçon à Abraham en disant "si quelqu'un des morts va vers eux, ils se repentiront". Ah ! pense-t-il, si j’avais vu de mes yeux vu un miracle, si j’avais vu un mort sortir de la tombe, alors j’aurais cru. La réponse du ciel est négative "S'ils n'écoutent pas Moïse et les prophètes, ils ne se laisseront pas persuader, même si quelqu'un des morts ressuscitait".

Saviez- vous que dans un sens, mais dans un sens seulement, Dieu a exaucé la prière de cet homme ? En ouvrant la Bible en Jean 11, on trouve que le Seigneur a ressuscité Lazare. J’admets que cela n’est pas le même homme, mais il portait le même nom ! Une foule de gens a vu un mort sortir du tombeau par la puissance de Jésus-Christ. Quelle a été leur réaction ? Aussi incroyable que cela puisse paraître, elle a été de vouloir tuer le Seigneur (v 53) parce qu’il avait ressuscité Lazare. Au chapitre 12, c’est encore plus terrible : ils veulent aussi faire périr Lazare (v 10). Pourquoi ? Parce que Lazare était vivant et que sa résurrection confirmait un message dont ils ne voulaient à aucun prix. La seule chose qui nous amène au salut, c’est la foi non pas dans les miracles, mais dans la Parole de Dieu. Dans l’épître aux Romains, il est écrit que la foi vient de ce qu’on entend de la Parole de Dieu (Romains 10, 17). Vous qui lisez ces lignes, vous entendez la Parole de Dieu, croyez-la ! Dites : "Seigneur, je me mets d’accord avec ce que tu dis, même si je ne comprends pas tout. Je me mets en règle, en harmonie avec toi d’après ce que tu me dis dans Ta Parole".

Maintenant, voyons ensemble ce que dit la Bible sur le chemin du salut. Comment être sauvé, tant il est vrai que la chose la plus importante au monde, c’est d’être sauvé. La Bible nous enseigne qu’être sauvé, c’est de suivre à temps le chemin que le mauvais riche a voulu prendre, mais trop tard. Pour être sauvé, il faut faire ces quatre choses, mais les faire à temps.

1.  Lever les yeux. Cela veut dire que le salut n’est pas en nous, ni dans ceux qui nous entourent. Le salut vient de plus haut que nous. Le salut vient de Dieu (Ephésiens 2, 8.). C’est Dieu qui fait le salut et qui le donne. Il est écrit : "Dieu nous a sauvé, non à cause des œuvres de justice que nous aurions faites, mais selon sa propre miséricorde" (Tite 3, 5). C’est peut-être dur d’admettre que nous ne pouvons rien faire de nous-mêmes pour être sauvés, qu’il n’y a rien de valable en nous qui puisse nous valoir le salut. C’est pourtant la première condition pour être sauvé : lever les yeux, les porter plus haut que sur notre entourage, plus haut que sur nos efforts, plus haut que sur une religion qui se prétendrait la meilleure du monde. C’est à Dieu et à Dieu seul qu’il faut regarder pour être sauvé.

2.  Demander pitié, chercher la miséricordeè Rien d’autre que la miséricorde de Dieu ne peut nous sauver. Il n’y a pas d’autre base au salut que la miséricorde infinie de Dieu. Prenez le cas d’un condamné à mort : Quand toutes les ressources judiciaires ont été épuisées, son pourvoi rejeté, la révision de son procès jugée inacceptable, cet homme n’a plus qu’une seule porte de salut : le recours en grâce. Et quand un condamné a recours à la grâce présidentielle, c’est qu’implicitement il se reconnaît coupable, car on n’a jamais gracié un innocent. On ne peut gracier qu’un coupable. Etes-vous prêt à dire "Seigneur aie pitié du coupable que je suis ?"

3.  Prier le ciel. Il vous faut le prier comme le brigand qui était crucifié à côté du Seigneur : Nous avons ici un homme qui avait gâché sa vie, et même celle des autres. A deux doigts d’un enfer qu’il avait mille fois mérité, il s’est tourné vers le seul qui pouvait le sauver. A côté de lui, le Saint Fils de Dieu donnait sa vie en rançon pour ses péchés. Il portait ses crimes et répondait à sa place devant la sainteté de Dieu. Son sang pouvait effacer tous ses péchés car la Bible dit "Le sang de Jésus Christ nous purifie de tout péché" (1 Jean 1, 7). Le brigand s’est tourné vers Jésus et lui a lancé le S.O.S de son âme "Souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton règne" (Luc 23, 42). Tout maintenant, tant pour lui que pour nous, tout va dépendre de la réponse de Jésus Christ. Ecoutez la réponse de Celui a qui Dieu a remis tout jugement et qui deviendra le Juge des juges. De ses lèvres quasi exsangues tombe l’acquittement : "En vérité, je te le dis : Aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis". Quelle assurance ! Cet homme est mort ce jour-là mais, selon la parole du Seigneur, nous pouvons être sûr qu’il était sauvé. Vous direz peut-être que cela s’est passé il y a vingt siècles. Mais aujourd’hui peut-on avoir l’assurance d’être sauvé et comment peut-on l’être ? Je rappellerai une expérience, parmi tant d’autres, que j’ai vécues il y a quelques années. Je faisais une série de conférences d’évangélisation en Suisse, où j’avais été invité. A la fin de la soirée, une jeune fille est venue me demander un entretien, car elle n’arrivait pas à saisir, comprendre comment on pouvait être sauvé. Elle était d’un bon milieu religieux, elle avait une certaine connaissance de la Bible, mais elle n’avait pas l’assurance du salut de son âme. Elle savait que si elle mourrait ce jour-là, elle était perdue malgré ses efforts et ses bonnes intentions. Elle était vraiment troublée. Nous avons parlé longtemps mais elle ne parvenait pas à comprendre la simplicité du salut. Je lui ai alors dit : supposons que ce soir le Seigneur Jésus Christ lui-même, le Sauveur entre par cette porte et que vous vous trouviez seule devant lui, que lui demanderiez-vous ? Elle a réfléchi un instant puis m’a dit : je lui demanderai de me sauver. Je lui ai dit : que vous répondrait-il ? Il y a eu un long silence, puis j’ai vu ses traits se détendre, et un sourire commencer à flotter sur ses lèvres et elle a dit : Il me sauverait ! J’ai dit : voulez-vous lui demander de vous sauver ce soir, car "Jésus Christ est le même, hier, et aujourd’hui, et éternellement" (Hébreux 13, 8.). Elle s’est inclinée dans une attitude de recueillement. Dans une prière simple, presque enfantine, confessant la faillite de sa vie, s’humiliant devant Dieu, elle a dit : "Seigneur, je crois que tu m’as aimée et je te demande de me sauver ce soir, je me donne à toi". Ce soir-là elle est entrée par la foi dans le salut de Dieu. Je ne l’ai plus jamais revue mais j’ai eu des nouvelles d’elle par quelqu’un d’autre. Elle s’est mariée et est devenue mère de famille. L’expérience qu’elle a faite en ce soir-là, est une expérience qui a tenu. Le Sauveur qui nous sauve, c’est aussi le Seigneur qui nous tient.

4.  Évangéliser. Les trois premières conditions se font au niveau du cœur, dans le silence, d’une façon intime et personnelle. Comme cet homme a essayé de faire connaître le salut à ses cinq frères, il nous appartient de donner à ce salut que nous avons reçu gratuitement, une traduction publique selon ce qui est écrit "si tu confesses (proclame) de ta bouche Jésus comme Seigneur, tu sera sauvé" (Romains 10, 8.). Cela veut dire que je vais en parler autour de moi, à mes frères, dans ma famille, à l’atelier, aux études, au bureau, en vacances, partout afin que, selon les paroles que le Seigneur nous a rapportées, ils n’aillent pas eux aussi dans ce lieu de tourments. Remarquez le côté tranchant et absolu de la promesse du Seigneur : "Tu seras sauvé" qui correspond avec le "Aujourd’hui, tu seras avec moi dans le paradis" et non pas "tu seras peut-être sauvé ou tu pourras espérer de l’être". Vous n’avez plus a redouter la mort, le jugement et l’enfer. Il a pris votre enfer sur la croix. Le cri que les damnés pousseront éternellement en enfer : "Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?" il l’a poussé pour vous, à votre place, pour que vous n’ayez plus jamais à le dire.



Poser un geste, méditer, prier, offrir

Nous vous proposons de reprendre les 4 points du texte précédent et d’en réaliser au moins un. Vous pourrez reprendre l’un ou l’autre des passages ci-dessus. Rappelons les différents points :

  • Lever les yeux
  • Demander pitié, chercher la miséricorde
  • Prier le ciel
  • Evangéliser

Chant composé après sa conversion par Charlotte Elliot, cantatrice d’opéra

Tel que je suis, sans rien à moi, Sinon ton sang versé pour moi

Et ta voix qui m’appelle à toi, Agneau de Dieu, je viens, je viens !

Tel que je suis, bien vacillant, En proie au doute à chaque instant,

Lutte au-dehors, crainte au-dedans, Agneau de Dieu, je viens, je viens !

Tel que je suis … Ton grand amour A tout expié sans retour.

Je puis être à toi dès ce jour, Agneau de Dieu, je viens, je viens !








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Acte d'amour du Curé d'Ars

Je vous aime, ô mon Dieu,
Et mon seul désir est de vous aimer
Jusqu’au dernier soupir de ma vie.
Je vous aime, ô Dieu infiniment aimable,
et j’aime mieux mourir en vous aimant
que de vivre un seul instant sans vous aimer.
Je vous aime, ô mon Dieu, et je ne désire le ciel
que pour avoir le bonheur de vous aimer parfaitement.
Je vous aime, ô mon dieu,
Et je n’appréhende l’enfer que parce qu’on y aura jamais
La douce consolation de vous aimer.
Ô mon Dieu,
Si ma langue ne peut dire à tout moment que je vous aime,
Du moins, je veux que mon cœur
Vous le répète autant de fois que je respire.
Ah ! Faîtes-moi la grâce de souffrir en vous aimant,
De vous aimer en souffrant,
Et d’expirer un jour en vous aimant en sentant que je vous aime.
Et plus j’approche de ma fin,
Plus je vous conjure d’accroître mon amour et de le perfectionner.
Ainsi soit-il.




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MessageSujet: Re: La vieillesse, temps de vie, temps de Dieu   Dim 1 Avr 2018 - 16:57

La vieillesse, temps de vie, temps de Dieu



LE RÉSUMÉ - Malgré la solitude ou la maladie, la vieillesse peut être un guide intérieur. L'accepter est une grâce à vivre qui donnera une force intérieure, pour préparer la grande Rencontre avec Dieu.


« Celui qui fait la volonté de Dieu demeure à jamais » J1




Citation :
Suite à notre enquête, 63% des personnes qui y ont répondu souhaitent que les publications aient lieu 3 jours de suite, ce qui sera fait à partir d'aujourd'hui. Vous pouvez effectuer cette mini-retraite le jour où vous la recevez ou en espaçant les jours. Bref à votre rythme car le temps de Dieu n’est pas le nôtre !

Citation :
A noter, pour simplifier nos écrits, nous parlerons souvent des grands-parents mais les personnes célibataires, religieux, consacrés ou prêtres peuvent aussi considérer nos propositions ou questions car ils peuvent côtoyer des jeunes au travers de leurs visites, les soignants ou en relation avec leurs neveux et nièces.

Christ est Ressuscité ! Alléluia !
Dans la joie de Pâques, entrons plus intimement dans l’au-delà, dans l’après, dans l’Eternité. Regardons ce qu’est le Jugement des morts, la Résurrection et enfin l’Eternité que nous vivrons un jour, si Dieu le veut, Lui qui est Amour et Miséricorde.



Jour 1 : Jugement

Pauvres mortels que nous sommes, nous arriverons tous un jour à ce moment ultime où nous rencontrerons Dieu. Ce jour-là, nous apparaîtrons et serons jugés au Tribunal Divin. Aujourd’hui, regardons exactement ce qui nous attends.

Citation :
« Mais vous, vous ne croyez pas, parce que vous n’êtes pas de mes brebis. Mes brebis écoutent ma voix ; moi, je les connais, et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle : jamais elles ne périront, et personne ne les arrachera de ma main. » (Jn 10, 26-28)


QUEL CHOIX A LA MORT ? – Père François Labadens, Communauté de l’Emmanuel Lyon

Notre vie est comme un entraînement à recevoir ce que nous ne pouvons pas nous donner nous-même : la Vie Éternelle. Cela paraît facile comme cela, mais combien de fois par jour nous estimons que nous n’avons pas besoin de Dieu ? Alors que notre vie est justement faite pour accueillir son amour et sa Miséricorde !

À notre mort, c’est-à-dire lors de la séparation de notre corps et de notre âme, il n’y a pas « d’entretien d’embauche » où Jésus demanderait si on l’aime. C’est pendant notre vie terrestre que nous accueillons la Miséricorde de Dieu ou de que nous la rejetons. Voilà ce qui fait la grandeur et la beauté de toutes nos actions : elles ont un poids d’éternité !

Heureusement la mort est un processus qui n’est pas immédiat, et dans chaque Je vous salue Marie nous demandons à notre Mère de prier pour nous « maintenant et à l’heure de notre mort ». Nous pouvons donc compter sur son secours aux derniers moments de notre vie.

Le Ciel

À notre mort se tient donc un premier jugement (appelé jugement particulier) qui oriente vers les deux réalités finales : le Ciel ou l’enfer. Le Ciel est ce lieu où nous recevons ce que nous avons cherché toute notre vie : l’amour infini de Dieu. Nous pourrons voir Dieu face à face et nous y retrouverons tous ceux que nous avons aimés, et nous partagerons avec eux un amour également infini. « L’éternité c’est long, surtout vers la fin » nous dit Woody Allen. Mais pas de souci avec le Ciel, nous ne nous y ennuierons pas ! Il suffit de voir que Jésus nous en parle toujours en termes de « noces éternelles » ou de « festin » !

Le Purgatoire

L’arrivée au Ciel peut être précédée d’un temps de purification que l’on appelle le Purgatoire. C’est un temps où, si l’on n’a pas accueilli complètement la Miséricorde de Dieu durant notre vie terrestre, nous avons comme un « temps de rattrapage ». De ce fait, les âmes au Purgatoire ne peuvent plus rien pour elles-mêmes et comptent sur la prière de l’Église sur terre et des saints du Ciel. Voilà pourquoi nous prions et célébrons des messes pour les défunts ! Même s’il est compliqué de parler de temps, le passage au Purgatoire a une certaine durée qui permet au cœur de se purifier de ses péchés pour accueillir pleinement l’amour infini dont Dieu veut le combler.

L’enfer

Certains peuvent décider volontairement pendant leur vie terrestre de ne pas recevoir la Miséricorde de Dieu (c’est ce que Jésus va nommer le « péché contre l’Esprit »). Même dans ce cas dramatique, Dieu respecte toujours la volonté de l’homme… Ils continueront donc éternellement leur vie en dehors de la présence de Dieu. Or Dieu est la source de l’amour dont nous avons chacun infiniment besoin… Ce choix terrible est magnifiquement illustré par la septième Chronique de Narnia où les nains, dans leur orgueil, se mettent en cercle en se cachant les yeux pour refuser de regarder le Prince qui passe pour leur donner la vie.

Notons cependant que si l’Église catholique considère que des personnes sont saintes, c’est-à-dire qu’elles sont avec certitude au Ciel, elle ne s’est jamais prononcée sur la présence de quelqu’un en particulier en enfer.

Le jugement dernier et la Résurrection des morts

Un autre évènement important a lieu sur la demi-droite qui représente notre vie, c’est le temps de la fin du monde, du retour glorieux du Christ. Nous le disons dans le Credo : « Nous attendons son retour dans la Gloire ». Ce moment arrivera, mais nous ne savons pas quand. Voilà pourquoi Jésus nous appelle à veiller.

La fin du monde donnera lieu au Jugement Dernier qui donnera « le sens ultime de toute l’œuvre de la Création ». Ce sera le moment de la confirmation du premier jugement porté à notre mort. Et le moment d’un événement extraordinaire : notre monde sera transformé en une nouvelle création absolument parfaite. Par ailleurs, la mort avait séparé l’âme du corps, mais lors du Jugement Dernier notre corps nous sera donné de nouveau. Difficile d’en préciser l’âge et les propriétés exactes, mais ce sera réellement notre corps, c’est-à-dire nous. Pensons à Jésus après sa Résurrection : c’est bien lui, mais son corps a des propriétés physiques un peu différentes. Nous vivrons donc éternellement dans une nouvelle création physique parfaite où « il n’y aura plus ni deuil, ni cri ni douleur ». Nous serons face à Dieu en présence de tous nos proches pour une « éternité de délices ». Voilà ce que Dieu désire pour nous, et voilà pourquoi il nous a créés !

Dans notre vie terrestre Dieu nous donne tout ce dont nous avons besoin pour accueillir sa Miséricorde. Dans l’Église catholique, il nous donne en particulier le sacrement du baptême qui fait de nous ses enfants bien-aimés, le sacrement de l’Eucharistie qui nous donne la force d’avancer sur la route du Ciel, et le sacrement du pardon qui entraîne notre cœur à accueillir sa Miséricorde. Tout cela pour que nous puissions avancer avec certitude sur la demi-droite de notre vie éternelle !



Poser un geste, méditer, prier, offrir

Après avoir lu, et relu si nécessaire, nous vous proposons d’approfondir la croyance de l’Eglise sur la Vie après la mort. Pour vous aider, vous pouvez lire le Catéchisme de l’Eglise Catholique.

Chapitre 2 - Article 5 sur la Résurrection du Christ : http://www.vatican.va/archive/FRA0013/__P1N.HTM

Article 11 sur la Résurrection de la chair : http://www.vatican.va/archive/FRA0013/__P2B.HTM

Article 12 sur la vie éternelle : http://www.vatican.va/archive/FRA0013/__P2F.HTM


Offrande à l’amour miséricordieux – Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face

Ô mon Dieu ! Trinité Bienheureuse, je désire vous Aimer et vous faire Aimer, travailler à la glorification de la Sainte Eglise en sauvant les âmes qui sont sur la terre et (en) délivrant celles qui souffrent dans le purgatoire. Je désire accomplir parfaitement votre volonté et arriver au degré de gloire que vous m’avez préparé dans votre royaume, en un mot, je désire être Sainte, mais je sens mon impuissance et je vous demande, ô mon Dieu !

d’être vous-même ma Sainteté.

Puisque vous m’avez aimée jusqu’à me donner votre Fils unique pour être mon Sauveur et mon Epoux, les trésors infinis de ses mérites sont à moi, je vous les offre avec bonheur, vous suppliant de ne me regarder qu’à travers la Face de Jésus et dans son Cœur brûlant d’Amour.

Je vous offre encore tous les mérites des Saints (qui sont au Ciel et sur la terre) leurs actes d’Amour et ceux des Saints Anges ; enfin je vous offre, ô Bienheureuse Trinité ! l’Amour et les mérites de la Sainte Vierge, ma Mère chérie, c’est à elle que j’abandonne mon offrande la priant de vous la présenter.

Son divin Fils, mon Epoux Bien-aimé, aux jours de sa vie mortelle, nous a dit : « Tout ce que vous demanderez à mon Père, en mon nom, il vous le donnera ! » Je suis donc certaine que vous exaucerez mes désirs ; je le sais, ô mon Dieu ! plus vous voulez donner, plus vous faites désirer). Je sens en mon cœur des désirs immenses et c’est avec confiance que je vous demande de venir prendre possession de mon âme. Ah ! je ne puis recevoir la Sainte Communion aussi souvent que je le désire, mais, Seigneur, n’êtes-vous pas Tout-Puissant ? … Restez en moi, comme au tabernacle, ne vous éloignez jamais de votre petite hostie…

Je voudrais vous consoler de l’ingratitude des méchants et je vous supplie de m’ôter ma liberté de vous déplaire, si par faiblesse je tombe quelquefois qu’aussitôt votre Divin Regard purifie mon âme consumant toutes mes imperfections, comme le feu qui transforme toute chose en lui-même…

Je vous remercie, ô mon Dieu ! de toutes les grâces que vous m’avez accordées, en particulier de m’avoir fait passer par le creuset de la souffrance. C’est avec joie que je vous contemplerai au dernier jour portant le sceptre de la Croix ; puisque vous (avez) daigné me donner en partage cette Croix si précieuse, j’espère au Ciel vous ressembler et voir briller sur mon corps glorifié les sacrés stigmates de votre Passion…

Après l’exil de la terre, j’espère aller jouir de vous dans la Patrie, mais je ne veux pas amasser de mérites pour le Ciel, je veux travailler pour votre seul Amour, dans l’unique but de vous faire plaisir, de consoler votre Cœur Sacré et de sauver des âmes qui vous aimeront éternellement.

Au soir de cette vie, je paraîtrai devant vous les mains vides, car je ne vous ne demande pas, Seigneur, de compter mes œuvres. Toutes nos justices ont des taches à vos yeux. Je veux donc me revêtir de votre propre Justice et recevoir de votre Amour la possession éternelle de Vous-même. Je ne veux point d’autre Trône et d’autre Couronne que Vous, ô mon Bien-Aimé !…

A vos yeux le temps n’est rien, un seul jour est comme mille ans, vous pouvez donc en un instant me préparer à paraître devant vous…

Afin de vivre dans un acte de parfait Amour, je m’offre comme victime d’holocauste à votre Amour miséricordieux, vous suppliant de me consumer sans cesse, laissant déborder en mon âme les flots de tendresse infinie qui sont renfermés en vous et qu’ainsi je devienne Martyre de votre Amour ô mon Dieu !…

Que ce martyre après m’avoir préparée à paraître devant vous me fasse enfin mourir et que mon âme s’élance sans retard dans l’éternel embrassement de Votre Miséricordieux Amour…

Je veux, ô mon Bien-Aimé, à chaque battement de mon cœur vous renouveler cette offrande un nombre infini de fois, jusqu’à ce que les ombres s’étant évanouies je puisse vous redire mon Amour dans un Face à Face Éternel !…




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Acte d'amour du Curé d'Ars

Je vous aime, ô mon Dieu,
Et mon seul désir est de vous aimer
Jusqu’au dernier soupir de ma vie.
Je vous aime, ô Dieu infiniment aimable,
et j’aime mieux mourir en vous aimant
que de vivre un seul instant sans vous aimer.
Je vous aime, ô mon Dieu, et je ne désire le ciel
que pour avoir le bonheur de vous aimer parfaitement.
Je vous aime, ô mon dieu,
Et je n’appréhende l’enfer que parce qu’on y aura jamais
La douce consolation de vous aimer.
Ô mon Dieu,
Si ma langue ne peut dire à tout moment que je vous aime,
Du moins, je veux que mon cœur
Vous le répète autant de fois que je respire.
Ah ! Faîtes-moi la grâce de souffrir en vous aimant,
De vous aimer en souffrant,
Et d’expirer un jour en vous aimant en sentant que je vous aime.
Et plus j’approche de ma fin,
Plus je vous conjure d’accroître mon amour et de le perfectionner.
Ainsi soit-il.




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MessageSujet: Re: La vieillesse, temps de vie, temps de Dieu   Lun 2 Avr 2018 - 12:57

La vieillesse, temps de vie, temps de Dieu



LE RÉSUMÉ - Malgré la solitude ou la maladie, la vieillesse peut être un guide intérieur. L'accepter est une grâce à vivre qui donnera une force intérieure, pour préparer la grande Rencontre avec Dieu.


"Le monde passe, mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure à jamais." J2




Jour 2 :  Résurrection

Jésus, l’Homme-Dieu, est mort comme nous. Il a été enterré. Seulement, le troisième jour, il est ressuscité ! C’est cette espérance qui fait vivre les croyants et que nous contemplons aujourd’hui au travers de deux textes.

Citation :
« C’est pourquoi, d’un seul homme, déjà marqué par la mort, a pu naître une descendance aussi nombreuse que les étoiles du ciel et que le sable au bord de la mer, une multitude innombrable. C’est dans la foi, sans avoir connu la réalisation des promesses, qu’ils sont tous morts ; mais ils l’avaient vue et saluée de loin, affirmant que, sur la terre, ils étaient des étrangers et des voyageurs. » (He 11, 12-13)


JE SUIS LA RÉSURRECTION ET LA VIE – Hans Urs von Balthasar – Le cœur du monde

Je suis la résurrection et la vie. Mais non comme le monde les connaît, cette ronde éphémère de printemps et d’automnes, cette roue de la mélancolie, cette caricature de la vie éternelle. Tout ce qui est vie et mort dans le monde est en même temps une grande mort, et c’est de cette mort que j’éveille à la véritable Vie. Depuis que je suis entré dans le monde, une sève nouvelle, inconnue, a commencé à circuler dans les veines et dans les rameaux de la nature, et les puissances du destin, l’influence des planètes, les démons du sang, les principautés de l’air, l’esprit de la terre, et tout ce qui se cache encore de ténébreux dans les replis de la création : tout cela est dompté et contraint d’obéir à la loi supérieure. Toute forme du monde n’est pour moi qu’une matière à laquelle j’insuffle une âme. […]

C’est de l’intérieur que je transforme la moelle du monde, en tant que Vie de la vie. Tout ce qui est voué à la mort, vient aboutir à la vie ; tout ce qui devient automne échoue sur la rive de mon printemps ; tout ce qui tombe en pourriture vient nourrir mes fleurs. Tout ce qui nie est déjà convaincu d’erreur ; tout ce qui est plein de rapacité est déjà désapproprié ; tout ce qui se raidit est déjà brisé.

Je ne suis pas l’un des ressuscités ; je suis la résurrection. Qui vit en moi, qui est compris en moi est compris dans la résurrection. Infime est le grain de sénevé, mais il ne laisse pas reposer sa force intérieure tant qu’il n’a pas couvert d’ombre tout ce qui croît dans le monde. Ainsi l’énergie par laquelle je suis ressuscité ne se repose pas tant qu’elle n’a pas renversé la pierre tombe qui recouvrait la dernière âme, tant que mes forces ne sont pas parvenues jusqu’au rameau le plus éloigné de la création. Vous voyez la mort, vous éprouvez la descente dans l’abîme ; mais la mort est elle-même une vie, peut-être la vie la plus vivante, elle est la région profonde et obscure de ma vie, et la fin est elle-même le commencement, la descente est elle-même l’ascension.



BÉNÉDICTION URBI ET ORBI DU 31 MARS 2013 - Pape François

« Chers frères et sœurs, le Christ est mort et ressuscité une fois pour toutes et pour tous, mais la force de la Résurrection, ce passage de l’esclavage du mal à la liberté du bien, doit se réaliser en tout temps, dans les espaces concrets de notre existence, dans notre vie de chaque jour. Que de déserts, aujourd’hui encore, l’être humain doit-il traverser ! Surtout le désert qui est en lui, quand manque l’amour de Dieu et du prochain, quand manque la conscience d’être un gardien de tout ce que le Créateur nous a donné et nous donne. Mais la miséricorde de Dieu peut aussi faire fleurir la terre la plus aride, peut redonner vie aux ossements desséchés (cf. Ez 37, 1-14).

Alors, voici l’invitation que j’adresse à tous : accueillons la grâce de la Résurrection du Christ ! Laissons-nous renouveler par la miséricorde de Dieu, laissons-nous aimer par Jésus, laissons la puissance de son amour transformer aussi notre vie ; et devenons des instruments de cette miséricorde, des canaux à travers lesquels Dieu puisse irriguer la terre, garder toute la création et faire fleurir la justice et la paix »



Poser un geste, méditer, prier, offrir

Pourquoi ne pas se poser des questions ? Avec le Pape François et Hans Urs Von Balthasar, nous avons pu méditer mais :

  • En quoi croyons-nous vraiment ?
  • Quelle est mon espérance ?
  • Est-ce que je crois que le Christ, Dieu fait chair, est Vivant !?
  • Est-ce que je pense et adhère au fait qu’un jour je ressusciterai aussi ?
  • Est-ce que pour moi cette Vie est déjà présente aujourd’hui au cœur de ma vie ?


Psaume 38, 5-8
Seigneur, fais-moi connaître ma fin, quel est le nombre de mes jours :

je connaîtrai combien je suis fragile.

Vois le peu de jours que tu m'accordes : ma durée n'est rien devant toi.

L'homme ici-bas n'est qu'un souffle ; il va, il vient, il n'est qu'une image.

Rien qu'un souffle, tous ses tracas ; il amasse, mais qui recueillera ?

Maintenant, que puis-je attendre, Seigneur ?

Elle est en toi, mon espérance.



Acte de Foi, d’Espérance et de Charité

Mon Dieu, je crois fermement tout ce que Tu as révélé et que la sainte Église nous propose de croire parce que Tu es la vérité même et que Tu ne peux ni Te tromper ni nous tromper.

Mon Dieu, j’espère avec une ferme confiance que Tu me donneras, par les mérites de Jésus-Christ, le ciel et les grâces pour le mériter, parce que Tu es infiniment bon pour nous, tout-puissant et fidèle dans Tes promesses.

Mon Dieu, je T’aime de tout mon cœur, de toute mon âme, de toutes mes forces et par-dessus toutes choses, parce que Tu es infiniment parfait et infiniment aimable. J’aime aussi mon prochain comme moi-même pour l’amour de Toi.




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Je vous aime, ô mon Dieu,
Et mon seul désir est de vous aimer
Jusqu’au dernier soupir de ma vie.
Je vous aime, ô Dieu infiniment aimable,
et j’aime mieux mourir en vous aimant
que de vivre un seul instant sans vous aimer.
Je vous aime, ô mon Dieu, et je ne désire le ciel
que pour avoir le bonheur de vous aimer parfaitement.
Je vous aime, ô mon dieu,
Et je n’appréhende l’enfer que parce qu’on y aura jamais
La douce consolation de vous aimer.
Ô mon Dieu,
Si ma langue ne peut dire à tout moment que je vous aime,
Du moins, je veux que mon cœur
Vous le répète autant de fois que je respire.
Ah ! Faîtes-moi la grâce de souffrir en vous aimant,
De vous aimer en souffrant,
Et d’expirer un jour en vous aimant en sentant que je vous aime.
Et plus j’approche de ma fin,
Plus je vous conjure d’accroître mon amour et de le perfectionner.
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MessageSujet: Re: La vieillesse, temps de vie, temps de Dieu   Mar 3 Avr 2018 - 10:46

La vieillesse, temps de vie, temps de Dieu



LE RÉSUMÉ - Malgré la solitude ou la maladie, la vieillesse peut être un guide intérieur. L'accepter est une grâce à vivre qui donnera une force intérieure, pour préparer la grande Rencontre avec Dieu.


"Le monde passe, mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure à jamais." J2




Jour 3 : Éternité

Un jour, le jour que Dieu seul connaît, ce jour-là, tous les hommes jugés dignes ressusciteront. L'Éternité sera leur demeure. Pour espérer prendre part à cette Éternité, osons aujourd’hui regarder ce bien promis mystérieux.

Citation :
« Mais ce sont les saints du Très-Haut qui recevront la royauté et la posséderont pour toute l’éternité. » (Dn 7,18)


HOMÉLIE DU PAPE BENOÎT XVI – SOLENNITÉ DE L’ASSOMPTION - Église de la paroisse San Tommaso da Villanova, Castel Gandolfo - Dimanche 15 août 2010

Aujourd’hui, l’Eglise célèbre l’une des plus importantes fêtes de l’année liturgique consacrées à la Très Sainte Vierge Marie : l’Assomption. Au terme de sa vie terrestre, Marie a été élevée corps et âme au Ciel, c’est-à-dire dans la gloire de la vie éternelle, dans la pleine et parfaite communion avec Dieu.

On fête cette année le soixantième anniversaire du moment où le vénérable Pape Pie XII, le 1 er novembre 1950, définit solennellement ce dogme, et je voudrais lire — même si c’est un peu compliqué — la formule du dogme. Le Pape dit: «C’est pourquoi l’auguste Mère de Dieu, unie de toute éternité à Jésus Christ, d’une manière mystérieuse, par “un même et unique décret” de prédestination, Immaculée dans sa Conception, Vierge très pure dans sa divine Maternité, généreuse associée du Divin Rédempteur qui remporta un complet triomphe du péché et de ses suites, a enfin obtenu comme suprême couronnement de ses privilèges d’être gardée intacte de la corruption du sépulcre, en sorte que, comme son Fils, déjà auparavant, après sa victoire sur la mort, elle fut élevée dans son corps et dans son âme, à la gloire suprême du ciel où Reine, elle resplendirait à la droite de son fils, Roi immortel des siècles» (Const. ap. Munificentissimus Deus, AAS, 42 (1950), 768-769).

Cela est donc le noyau de notre foi dans l’Assomption : nous croyons que Marie, comme le Christ son Fils, a déjà vaincu la mort et triomphe déjà dans la gloire céleste dans la totalité de son être, « corps et âme ». Saint Paul, dans la deuxième lecture d’aujourd’hui, nous aide à faire un peu de lumière sur ce mystère, en partant du fait central de l’histoire humaine et de notre foi : c’est-à-dire le fait de la résurrection du Christ, qui constitue « les prémices de ceux qui sont morts ». Plongés dans son mystère pascal, nous participons de sa victoire sur le péché et sur la mort. C’est là que se trouvent le secret surprenant et la réalité clef de toute l’histoire humaine. Saint Paul nous dit que nous sommes tous « incorporés » en Adam, le premier et vieil homme, que nous avons tous le même héritage humain auquel il appartient : la souffrance, la mort, le péché. Mais à cette réalité que nous pouvons tous voir et vivre chaque jour s’ajoute quelque chose de nouveau : nous nous trouvons non seulement dans cet héritage de l’unique être humain, commencé avec Adam, mais nous sommes également « incorporés » dans le nouvel homme, dans le Christ ressuscité, et ainsi la vie de la Résurrection est déjà présente en nous. Cette première « incorporation » biologique est donc une incorporation dans la mort, une incorporation qui engendre la mort. La deuxième, nouvelle, qui nous est donnée dans le baptême, est une « incorporation » qui donne la vie. Je cite encore la deuxième lecture d’aujourd’hui ; saint Paul dit : « Car la mort étant venue par un homme, c’est par un homme aussi que vient la résurrection. En effet, c’est en Adam que meurent tous les hommes ; c’est dans le Christ que tous revivront, mais chacun à son rang : en premier le Christ ; et ensuite, ceux qui seront au Christ lorsqu’il reviendra » (1 Co 15, 21-24). […]

A cet égard, je voudrais m’arrêter sur un aspect de l’affirmation dogmatique, là où l’on parle d’assomption à la gloire céleste. Aujourd’hui, nous sommes tous bien conscients qu’à travers le terme « ciel », nous ne nous référons pas à un lieu quelconque de l’univers, à une étoile ou à quelque chose de semblable : non. Nous nous référons à quelque chose de beaucoup plus grand et difficile à définir avec nos concepts humains limités. Par ce terme « ciel », nous voulons affirmer que Dieu, le Dieu qui s’est fait proche de nous, ne nous abandonne pas même dans la mort et au-delà de celle-ci, mais qu’il a une place pour nous et qu’il nous donne l’éternité ; nous voulons affirmer qu’en Dieu, il y a une place pour nous. Pour comprendre un peu mieux cette réalité, considérons notre vie elle-même : nous faisons tous l’expérience qu’une personne, lorsqu’elle est morte, continue à subsister d’une certaine manière dans la mémoire et dans le cœur de ceux qui l’ont connue et aimée. Nous pourrions dire qu’en eux continue à vivre une partie de cette personne, mais elle est comme une « ombre » car cette survie dans le cœur des personnes qui lui sont proches est elle aussi destinée à finir. Dieu, en revanche, ne passe jamais et nous existons tous en vertu de son amour. Nous existons parce qu’il nous aime, parce qu’il a pensé à nous et nous a appelés à la vie. Nous existons dans les pensées et dans l’amour de Dieu. Nous existons dans toute notre réalité, pas seulement dans notre « ombre ». Notre sérénité, notre espérance, notre paix se fondent précisément sur cela : en Dieu, dans sa pensée et dans son amour, ne survit pas seulement une « ombre » de nous-mêmes, mais en Lui, dans son amour créateur, nous sommes gardés et introduits avec toute notre vie, avec tout notre être dans l’éternité.

C’est son Amour qui vainc la mort et nous donne l’éternité, et c’est cet amour que nous appelons « ciel » : Dieu est si grand qu’il a une place également pour nous. Et l’homme Jésus, qui est en même temps Dieu, est pour nous la garantie que l’être-homme et l’être-Dieu peuvent exister et vivre éternellement l’un dans l’autre. Cela veut dire que de chacun de nous ne continuera pas à exister seulement une partie qui nous est, pour ainsi dire, arrachée, alors que d’autres parties se perdent ; cela veut plutôt dire que Dieu connaît et aime tout l’homme, ce que nous sommes. Et Dieu accueille dans son éternité ce qui, à présent, dans notre vie, faite de souffrance et d’amour, d’espérance, de joie et de tristesse, croît et devient. Tout l’homme, toute sa vie est prise par Dieu et, purifiée en Lui, elle reçoit l’éternité. Chers amis ! Je pense qu’il s’agit d’une vérité qui doit nous remplir d’une joie profonde. Le christianisme n’annonce pas seulement un quelconque salut de l’âme dans un au-delà imprécis, dans lequel tout ce qui, en ce monde, a été précieux et cher pour nous serait effacé, mais il promet la vie éternelle, « la vie du monde à venir » : rien de ce qui est précieux et cher pour nous ne sera perdu, mais trouvera sa plénitude en Dieu. Tous les cheveux de notre tête sont comptés, dit un jour Jésus (cf. Mt10, 30). Le monde définitif sera également l’accomplissement de cette terre, comme l’affirme saint Paul : la création sera elle-même « libérée de l’esclavage, de la dégradation inévitable, pour connaître la liberté, la gloire des enfants de Dieu » (Rm 8, 21). On comprend alors que le christianisme donne une profonde espérance en un avenir lumineux et ouvre la voie à la réalisation de cet avenir. Nous sommes appelés, précisément en tant que chrétiens, à édifier ce monde nouveau, à travailler afin qu’il devienne un jour « le monde de Dieu », un monde qui dépassera tout ce que nous pourrons construire nous-mêmes. En Marie élevée au ciel, participant pleinement à la Résurrection du Fils, nous contemplons la réalisation de la créature humaine selon le « monde de Dieu ».

Prions le Seigneur afin qu’il nous fasse comprendre combien toute notre vie est précieuse à ses yeux ; qu’il renforce notre foi dans la vie éternelle ; qu’il fasse de nous des hommes d’espérance, qui œuvrent pour construire un monde ouvert à Dieu, des hommes pleins de joie, qui savent apercevoir la beauté du monde à venir au milieu des difficultés de la vie quotidienne et qui vivent, croient et espèrent dans cette certitude. Amen !



Poser un geste, méditer, prier, offrir

Qu’il serait beau d’être au Cénacle avec les Apôtres, et en premier lieu Marie, Mère de Jésus ! Pour continuer dans la période de Pâques, nous vous proposons donc de réciter une fois par jour le Regina Caeli, cette prière à Marie qui porte à l’espérance en la Vie Eternelle par les mains de Marie.

Nous vous proposons de terminer votre prière avec le kérygme qui est le noyau de la première prédication des Apôtres : « Jésus-Christ est le fils de Dieu, il est mort et il est vraiment ressuscité ! »

N’hésitez pas à être apôtres dès aujourd’hui en le proclamant.


Regina Caeli

Regina Cœli, laetare, alleluia,

quia quem meruisti portare, alleluia.

Resurrexit, sicut dixit, alleluia.

Ora pro nobis Deum, alleluia.

V. Gaude et laetare, Virgo Maria, alleluia.

R. Quia surrexit Dominus vere, alleluia.

Oremus : Deus, qui per resurrectionem Filii tui, Domini nostri Jesu Christi, mundum laetificare dignatus es, praesta, quaesumus, ut per ejus Genitricem Virginem Mariam, perpetuae capiamus gaudia vitæ. Per eumdem Christum Dominum nostrum. Amen



Ou

Reine du ciel, réjouissez-vous, alléluia

car Celui que vous avez mérité de porter dans votre sein, alléluia

est ressuscité comme Il l'a dit, alléluia

Priez Dieu pour nous, alléluia.

V. Soyez dans la joie et l'allégresse, Vierge Marie, alléluia.

R. Parce que le Seigneur est vraiment ressuscité, alléluia.

Prions : Dieu, qui, par la Résurrection de Votre Fils, notre Seigneur Jésus-Christ, avez bien voulu réjouir le monde. Faites-nous parvenir, par la prière de la Vierge Marie, sa mère, aux joies de la vie éternelle. Par le Christ notre Seigneur. Amen.



Citation :
« Jésus-Christ est le fils de Dieu, il est mort et il est vraiment ressuscité ! » Joyeux temps de Pâques !


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Prière de la communauté





Acte d'amour du Curé d'Ars

Je vous aime, ô mon Dieu,
Et mon seul désir est de vous aimer
Jusqu’au dernier soupir de ma vie.
Je vous aime, ô Dieu infiniment aimable,
et j’aime mieux mourir en vous aimant
que de vivre un seul instant sans vous aimer.
Je vous aime, ô mon Dieu, et je ne désire le ciel
que pour avoir le bonheur de vous aimer parfaitement.
Je vous aime, ô mon dieu,
Et je n’appréhende l’enfer que parce qu’on y aura jamais
La douce consolation de vous aimer.
Ô mon Dieu,
Si ma langue ne peut dire à tout moment que je vous aime,
Du moins, je veux que mon cœur
Vous le répète autant de fois que je respire.
Ah ! Faîtes-moi la grâce de souffrir en vous aimant,
De vous aimer en souffrant,
Et d’expirer un jour en vous aimant en sentant que je vous aime.
Et plus j’approche de ma fin,
Plus je vous conjure d’accroître mon amour et de le perfectionner.
Ainsi soit-il.




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