À Toi NOTRE PÈRE par les Saints Cœurs de JÉSUS, MARIE et JOSEPH..

Forum Catholique sous la protection de Saint Michel, faisant mémoire de Sylvie la fondatrice, Prières, Dévotions au Sacré Coeur, au Coeur Immaculé de Marie, au Coeur Chaste de Joseph et autres, Fidélité aux 3 Blancheurs et au Magistère de l'Eglise...
 
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 Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.

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Lumen
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MessageSujet: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Dim 1 Avr 2018 - 18:37



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.




L'EVANGILE DU JOUR

« Jésus de Nazareth est ressuscité » (Mc 16, 1-7)

Le sabbat terminé, Marie Madeleine, Marie, mère de Jacques, et Salomé achetèrent des parfums pour aller embaumer le corps de Jésus. De grand matin, le premier jour de la semaine, elles se rendent au tombeau dès le lever du soleil. Elles se disaient entre elles :

« Qui nous roulera la pierre pour dégager l’entrée du tombeau ? »

Levant les yeux, elles s’aperçoivent qu’on a roulé la pierre, qui était pourtant très grande. En entrant dans le tombeau, elles virent, assis à droite, un jeune homme vêtu de blanc. Elles furent saisies de frayeur. Mais il leur dit :

« Ne soyez pas effrayées ! Vous cherchez Jésus de Nazareth, le Crucifié ? Il est ressuscité : il n’est pas ici. Voici l’endroit où on l’avait déposé. Et maintenant, allez dire à ses disciples et à Pierre : “Il vous précède en Galilée. Là vous le verrez, comme il vous l’a dit.” »

Elles sortirent et s’enfuirent du tombeau, parce qu’elles étaient toutes tremblantes et hors d’elles-mêmes. Elles ne dirent rien à personne, car elles avaient peur.




MÉDITER AVEC LES CARMES




Pas de Méditation aujourd'hui




DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA




 Date
Dimanche
14 mars 27

Lieu
Capharnaüm, puis Bethsaïde dans la maison de Pierre

Livre
Tome 10 - ch 619.4
Glorification



************


(...) Marie-Madeleine, de son côté, se trouve exactement à la limite de la ruelle qui mène au jardin de Joseph d’Arimathie quand elle est surprise par le grondement puissant et pourtant harmonieux de ce signe céleste. Au même instant, dans la lumière à peine rosée de l’aurore qui s’avance dans le ciel où une étoile tenace résiste encore à l’occident, et qui rend blond l’air jusqu’alors vert clair, s’allume une grande lumière qui descend comme si c’était un globe incandescent, splendide, qui coupe en zigzag l’air tranquille.

    Marie de Magdala en est presque effleurée et renversée sur le sol.

    Elle se penche un moment en murmurant : “ Mon Seigneur ! ” puis se redresse comme une fleur après le passage du vent, et s’élance encore plus rapidement vers le jardin. (...)



_________________

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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Lun 2 Avr 2018 - 11:11



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.




L'EVANGILE DU JOUR

« C’est en Galilée qu’ils me verront » (Mt 28, 8-15)

Après le sabbat, à l’heure où commençait à poindre le premier jour de la semaine, Marie Madeleine et l’autre Marie vinrent pour regarder le sépulcre. Et voilà qu’il y eut un grand tremblement de terre ; l’ange du Seigneur descendit du ciel, vint rouler la pierre et s’assit dessus. Il avait l’aspect de l’éclair, et son vêtement était blanc comme neige. Les gardes, dans la crainte qu’ils éprouvèrent, se mirent à trembler et devinrent comme morts. L’ange prit la parole et dit aux femmes :

« Vous, soyez sans crainte ! Je sais que vous cherchez Jésus le Crucifié. Il n’est pas ici, car il est ressuscité, comme il l’avait dit. Venez voir l’endroit où il reposait. Puis, vite, allez dire à ses disciples : “Il est ressuscité d’entre les morts, et voici qu’il vous précède en Galilée ; là, vous le verrez.” Voilà ce que j’avais à vous dire. »

Vite, elles quittèrent le tombeau, remplies à la fois de crainte et d’une grande joie, et elles coururent porter la nouvelle à ses disciples. Et voici que Jésus vint à leur rencontre et leur dit : « Je vous salue. » Elles s’approchèrent, lui saisirent les pieds et se prosternèrent devant lui. Alors Jésus leur dit :

« Soyez sans crainte, allez annoncer à mes frères qu’ils doivent se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront. »




MÉDITER AVEC LES CARMES




« Dieu l'a ressuscité, ce Jésus, nous en sommes tous témoins ».

Voilà ce que proclame Pierre dans son premier discours à la foule le jour de la Pentecôte. Et l'évangéliste saint Matthieu souligne de deux manières l'importance du témoignage.

Commençons par le faux témoignage, celui que les soldats acceptent de répandre contre une forte somme d'argent. Dieu n'a pas empêché ce faux témoignage « et cette fable s'est colportée jusqu'à ce jour », écrit saint Matthieu. Dieu n'a pas arraché tout de suite l'ivraie de son champ, parce qu'il faisait confiance au bon grain, au vrai témoignage rendu à la résurrection de son Fils. Et c'est bien ce message qui a triomphé du mensonge : l'Église de Jésus a rempli l'univers.

Mais l'importance du témoignage ressort davantage encore du premier récit de l'Évangile de ce matin. Rappelons-nous les faits qui ont précédé :

- au point du jour, Marie de Magdala et l'autre Marie viennent au tombeau. La pierre déjà est roulée, et un ange, assis dessus, s'adresse aux deux femmes : « Ne craignez pas ; il est ressuscité, comme il l'avait dit. Allez dire à ses disciples : Il vous précède en Galilée ; c'est là que vous le verrez. »

- les femmes alors, tout émues et pleines de joie, courent porter la nouvelle aux disciples :

elles ont cru le messager,

elles ont appuyé leur foi sur son témoignage,

elles vont obéir à la mission qui leur a été transmise.

- c'est dans leur geste d'obéissance que Jésus les rejoint. Il vient à leur rencontre, et elles se prosternent devant lui. Que va leur dire Jésus ? - Pas autre chose que ce que l'ange avait annoncé : « Ne craignez pas ! Allez annoncer à mes frères qu'ils doivent partir pour la Galilée, et là ils me verront ».

          Ce que les femmes avaient cru déjà sur la parole du messager, Jésus le confirme maintenant par sa présence directe.

Ainsi en va-t-il dans la vie spirituelle, dans le cheminement de notre foi. Jésus nous demande d'abord d'accueillir le témoignage de l'Église et de ses messagers/ères, et ce qu'il vient ensuite nous révéler au fond du cœur par sa présence directe et personnelle vient toujours corroborer ce témoignage de l'Écriture et de la tradition vivante de l'Église.

Simplement, ce que Jésus confirme ainsi par sa présence, par l'amour qu'il nous fait sentir, s'imprime dans notre cœur comme par le sceau de l'Esprit Saint.

Et que Dieu notre Père, par son Esprit, daigne garder vivant en nous le témoignage qu'il rend à son Fils.





DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA




 Date
Dimanche
7 avril 30

Lieu
Jérusalem

 Livre
Tome 10 - ch 619.6
Glorification



************


(...) Pendant ce temps, Suzanne et Salomé, après avoir quitté leurs compagnes et atteint les murs, sont surprises par le tremblement de terre. Effrayées, elles se réfugient sous un arbre et restent là, combattues entre leur grand désir d’aller au tombeau et celui de courir chez Jeanne. Mais l’amour triomphe de la peur, et elles repartent vers le tombeau.

    Encore toutes apeurées, elles pénètrent dans le jardin et voient les gardes évanouis, ainsi qu’une grande lumière qui sort du tombeau ouvert. Cela augmente leur effroi, qui atteint son comble quand, se tenant par la main pour s’encourager mutuellement, elles se présentent sur le seuil et aperçoivent dans l’obscurité de la grotte sépulcrale une créature lumineuse et très belle, qui sourit doucement et les salue de là où elle se tient : appuyée à droite de la pierre de l’onction, dont la grisaille disparaît devant une si incandescente splendeur.

    Elles tombent à genoux, abasourdies.

    Mais l’ange leur parle avec douceur (...)




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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Mar 3 Avr 2018 - 8:58



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.




L'EVANGILE DU JOUR

“J’ai vu le Seigneur !” (Jn 20, 11-18)

Marie Madeleine se tenait près du tombeau, au-dehors, tout en pleurs. Et en pleurant, elle se pencha vers le tombeau. Elle aperçoit deux anges vêtus de blanc, assis l’un à la tête et l’autre aux pieds, à l’endroit où avait reposé le corps de Jésus. Ils lui demandent :« Femme, pourquoi pleures-tu ? » Elle leur répond : « On a enlevé mon Seigneur, et je ne sais pas où on l’a déposé. »

Ayant dit cela, elle se retourna ; elle aperçoit Jésus qui se tenait là, mais elle ne savait pas que c’était Jésus. Jésus lui dit : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Le prenant pour le jardinier, elle lui répond : « Si c’est toi qui l’as emporté, dis-moi où tu l’as déposé, et moi, j’irai le prendre. »

Jésus lui dit alors : « Marie ! » S’étant retournée, elle lui dit en hébreu : « Rabbouni ! », c’est-à-dire : Maître. Jésus reprend : « Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père. Va trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. »

Marie Madeleine s’en va donc annoncer aux disciples : « J’ai vu le Seigneur ! », et elle raconta ce qu’il lui avait dit.




MÉDITER AVEC LES CARMES




Dans tous les récits évangéliques qui rapportent une apparition de Jésus ressuscité, on retrouve trois éléments :

- le Christ ressuscité prend l’initiative : il se fait voir,

- puis il se fait reconnaître,

- et enfin il confie une mission.

Ici Marie de Magdala semble avoir pris les devants: elle se hasarde hors des murs de Jérusalem alors qu’il fait encore sombre. Mais elle s’attend à trouver un homme mort; c’est un mort qu’elle cherche, parce qu’elle ne veut pas oublier, et elle accuse déjà ceux qui l’ont devancée : « Ils ont enlevé mon Seigneur, et nous ne savons pas où ils l’ont  mis ! »

Elle est en quête de son Seigneur mort, du corps de son Seigneur, mais la véritable initiative va venir du Vivant, de Jésus de nouveau vivant, qui se tient là où elle est, et qui lui dit : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » (...)

Ainsi l’initiative de Jésus vient au-devant du courage de Marie Madeleine : si elle trouve, c’est parce qu’elle cherche, mais surtout parce que Jésus la cherche.

Mais il faut que Jésus se fasse reconnaître. Or la reconnaissance du Ressuscité est souvent difficile.

Marie Madeleine, dans un premier temps, croit avoir affaire au jardinier : elle n’a reconnu ni les traits ni la voix de Jésus. (...) D’ailleurs Marie ne s’attend pas à rencontrer un homme debout, un homme qui parle. Elle cherche un corps iner­te, et son chagrin lui fait dire des choses impossibles : « Si c’est toi qui l’as enlevé, dis-moi où tu l’as mis, et moi, j’irai le prendre ». Comme si elle aurait eu la force d’emporter dans ses bras le corps de son Seigneur !

Mais ce qui rend surtout la reconnaissance difficile, c’est que Marie est fixée sur le passé, sur le visage d’autrefois, sur l’amitié d’autrefois, sur le déjà vécu. Elle est comme murée dans ses regrets et dans ses souvenirs; et il va falloir que Jésus l’arrache à cet enfermement, à cette clôture sur elle-même et sur son passé, car elle se cherche elle-même à travers Jésus aimé.

Jésus lui dit simplement : « Marie ». Immédiatement elle retrouve les réflexes d’autrefois : « Rabbouni » : mon maître ! Mais Jésus ajoute : « Ne me retiens pas (ne cherche pas à me retenir comme le passé revenu), car je ne suis pas encore monté vers le Père ». Désormais, c’est auprès du Père qu’il faut chercher Jésus. (...) Désormais elle devra trouver la présence de Jésus à travers son absence sensible, elle devra rejoindre l’amour du Seigneur dans sa propre solitude; elle devra vivre d’espérance.

Jésus s’est fait reconnaître, et sans attendre il donne à Madeleine une mission : « Va trouver mes frères, et dis-leur : Je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu ».

Voilà la réponse de Jésus à la solitude de Madeleine: un envoi, une mission personnelle. C’est en allant vers les frères de Jésus, vers ses frères, que Marie Madeleine quittera son passé trop centré sur elle-même; c’est en obéissant à sa mission qu’elle trouvera, d’une autre manière, la présence de son Seigneur. (...)

Le visage du jardinier, c’est pour nous, par exemple, l’aspect décevant de notre service, de notre environnement familial ou fraternel, de la dynamique communautaire; ce sont les nouvelles exigences de la vie en Église, les nouveaux chemins de la fidélité, qui ne ressemblent en rien à ce que nous avions prévu. Tout cela, pensons-nous, est trop ordinaire pour révéler les traits de Jésus. Or justement le salut se reçoit et se vit dans l’ordinaire, dans le quotidien assumé avec amour, avec la certitude de la présence de Jésus (...)





DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA




 Date
Dimanche
7 avril 30

Lieu
Jérusalem

  Livre
Tome 10 - ch 619.9
Glorification



************


(...) Puis elle lève la tête et regarde à l’intérieur et, à travers ses larmes, voit deux anges assis à la tête et aux pieds de la pierre de l’onction. La pauvre Marie est tenaillée par un tel combat intérieur entre l’espérance qui meurt et la foi qui ne veut pas mourir, qu’elle les regarde d’un air hébété, sans même s’étonner. Cette femme courageuse qui a résisté héroïquement à tout n’a plus que des larmes.

    « Pourquoi pleures-tu, femme ? » demande l’un des deux enfants lumineux — car ils ont l’aspect de très beaux adolescents.

    – Parce qu’ils ont emporté mon Seigneur, et je ne sais où ils me l’ont mis. »

    Marie n’a pas peur de leur parler, elle ne demande pas : “ Qui êtes-vous ? ” Rien ne l’étonne plus. Tout ce qui peut étonner une créature, elle l’a déjà subi. Elle n’est plus qu’une âme brisée qui pleure sans force ni retenue.

    L’ange tourne les yeux vers son compagnon en souriant, et l’autre fait de même. Et avec un éclair de joie angélique, tous deux regardent en direction du jardin, tout fleuri, maintenant que des millions de corolles se sont ouvertes au premier soleil sur les frondaisons touffues de la pommeraie.

    Marie se retourne pour suivre leur regard, et elle voit un homme très beau. J’ignore comment elle peut ne pas l’identifier tout de suite.

    Cet homme la regarde avec pitié et lui demande :
    « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » (...)





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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Mer 4 Avr 2018 - 9:04



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.




L'EVANGILE DU JOUR

Il se fit reconnaître par eux à la fraction du pain (Lc 24, 13-35)

Le même jour, deux disciples faisaient route vers un village appelé Emmaüs, à deux heures de marche de Jérusalem, et ils parlaient entre eux de tout ce qui s’était passé. Or, tandis qu’ils s’entretenaient et s’interrogeaient, Jésus lui-même s’approcha, et il marchait avec eux. Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître.

Jésus leur dit : « De quoi discutez-vous en marchant ? » Alors, ils s’arrêtèrent, tout tristes. L’un des deux, nommé Cléophas, lui répondit : « Tu es bien le seul étranger résidant à Jérusalem qui ignore les événements de ces jours-ci. » Il leur dit : « Quels événements ? »

Ils lui répondirent : « Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth, cet homme qui était un prophète puissant par ses actes et ses paroles devant Dieu et devant tout le peuple : comment les grands prêtres et nos chefs l’ont livré, ils l’ont fait condamner à mort et ils l’ont crucifié. Nous, nous espérions que c’était lui qui allait délivrer Israël. Mais avec tout cela, voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c’est arrivé. À vrai dire, des femmes de notre groupe nous ont remplis de stupeur. Quand, dès l’aurore, elles sont allées au tombeau, elles n’ont pas trouvé son corps ; elles sont venues nous dire qu’elles avaient même eu une vision : des anges, qui disaient qu’il est vivant. Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau, et ils ont trouvé les choses comme les femmes l’avaient dit ; mais lui, ils ne l’ont pas vu. »

Il leur dit alors : « Esprits sans intelligence ! Comme votre cœur est lent à croire tout ce que les prophètes ont dit ! Ne fallait-il pas que le Christ souffrît cela pour entrer dans sa gloire ? » Et, partant de Moïse et de tous les Prophètes, il leur interpréta, dans toute l’Écriture, ce qui le concernait.

Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient, Jésus fit semblant d’aller plus loin. Mais ils s’efforcèrent de le retenir : « Reste avec nous, car le soir approche et déjà le jour baisse. » Il entra donc pour rester avec eux.

Quand il fut à table avec eux, ayant pris le pain, il prononça la bénédiction et, l’ayant rompu, il le leur donna. Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut à leurs regards. Ils se dirent l’un à l’autre : « Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous, tandis qu’il nous parlait sur la route et nous ouvrait les Écritures ? »

À l’instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem. Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons, qui leur dirent : « Le Seigneur est réellement ressuscité : il est apparu à Simon-Pierre. » À leur tour, ils racontaient ce qui s’était passé sur la route, et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain.




MÉDITER AVEC LES CARMES




Deux hommes sur une route de banlieue.

Deux hommes qui nous ressemblent comme des frères.

Deux croyants, qui ont vécu avant nous l'aventure de la foi.

Tout commence pour eux par une initiative du Christ.

Ils ont espéré, et maintenant ils n'espèrent plus. La libération politique d'Israël n'a pas eu lieu; le prophète Jésus est mort sans résistance, du supplice réservé aux criminels, en quelques heures, aux portes de la ville: c'est l'échec sur toute la ligne: la mort a vaincu une fois de plus.

Il y aurait bien une lueur d'espoir : des femmes du groupe prétendent que Jésus est vivant. Tout ce qu'on sait, c'est que le tombeau est vide: quelques-uns y sont allés voir; mais lui, Jésus, ils ne l'ont pas vu.

Ainsi en va-t-il de nous, chaque jour. Nous avons entendu parler du Ressuscité, nous accueillons le témoignage de la communauté de Jésus, mais lui, nous ne le voyons pas. Nous le croyons lointain, et pourtant, invisiblement, il chemine avec nous; jour après jour il reprend avec nous l'initiative du dialogue.

Et cette initiative d'amour prise par Jésus rend possibles la rencontre et la reconnaissance progressive.

L'inconnu qui a rejoint les deux disciples ne les aveugle pas de sa gloire, comme saint Paul fut aveuglé sur la route de Damas, il ne leur montre pas ses mains et ses pieds, il ne leur donne pas d'évidence facile : il les invite à écouter une parole déjà dite par Dieu, une parole qui commente divinement l'histoire de Jésus le Nazaréen et qui révèle le sens de ce qui s'est passé.

Il a plu à Dieu de sauver le monde par la folie de la Croix, en réservant à Jésus le destin mystérieux du Serviteur souffrant; mais la folie de Dieu est suprême sagesse pour le salut des hommes. Et désormais la souffrance humaine change de signe : au lieu d'être source de révolte, elle devient chemin de rédemption.

Tout au long de la route, cette catéchèse de Jésus transforme le regard des disciples; mais ils ne se rendent pas compte tout de suite de la " brûlure de leur cœur ", ni de la clarté qui est entrée en eux. Ils comprennent peu à peu. Ils ont suffisamment soif de la lumière pour retenir Celui qui l'apporte, mais ils ne le reconnaîtront, lui, qu'au moment où la liturgie de la parole débouchera sur la fraction du pain, au moment où la parole les introduira dans le sacrement.

Mystère de l'amitié : l'invité devient l'invitant; l'invité donne en partage sa propre chair. Mais ce moment suprême où éclot la présence est également celui de la séparation. Comme Marie de Magdala, les deux hommes doivent saisir la présence dans l'absence, en faisant fond sur la parole de l'ami.

Il n'est pas question de voir, de toucher, de sentir la proximité; il s'agit, par la parole et le sacrement, de communier à la vie du ressuscité.

Ainsi, l'initiative du Christ aboutit une fois de plus à une rencontre personnelle et vivifiante avec lui. Mais aussitôt ce dialogue avec le ressuscité s'épanouit en mission et en témoignage.





DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA




 Date
Dimanche
7 avril 30

Lieu
Jérusalem

 Livre
Tome 10 - ch 625.3
Glorification



************


(...) Jésus les rejoint et les interroge :
    « De qui parliez-vous ? Dans le silence, j’entendais vos paroles par intervalles. Qui a été tué ? »

    C’est un Jésus voilé sous l’apparence modeste d’un pauvre voyageur pressé.
    Les deux hommes ne le reconnaissent pas.

    « Tu es d’ailleurs, homme ? Tu ne t’es pas arrêté à Jérusalem ? Ton vêtement poussiéreux et tes sandales en piteux état nous paraissent appartenir à un inlassable pèlerin.

    – Je le suis. Je viens de très loin…

    – Tu dois être fatigué, alors. Et tu vas loin ?

    – Très loin. Plus loin encore que de l’endroit d’où j’arrive.

    – Tu fais du commerce ? Des marchés ?

    – Je dois acquérir une quantité infinie de troupeaux pour le plus grand Seigneur. Je dois faire le tour du monde pour choisir des brebis et des agneaux, et descendre même parmi les troupeaux sauvages qui, quand ils seront rendus domestiques, deviendront meilleurs que ceux qui maintenant ne sont pas sauvages.

    – Travail difficile… Et tu as continué ta route sans t’arrêter à Jérusalem ?

    – Pourquoi demandez-vous cela ?

    – Parce que toi seul sembles ignorer ce qui s’est passé ces jours-ci.

    – Qu’est-il arrivé ? (...)




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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Jeu 5 Avr 2018 - 9:25



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.




L'EVANGILE DU JOUR

« Le Christ ressuscitera le troisième jour » (Lc 24, 35-48)

En ce temps-là, les disciples qui rentraient d’Emmaüs racontaient aux onze Apôtres et à leurs compagnons ce qui s’était passé sur la route, et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain.

Comme ils en parlaient encore, lui-même fut présent au milieu d’eux, et leur dit : « La paix soit avec vous ! » Saisis de frayeur et de crainte, ils croyaient voir un esprit. Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous bouleversés ? Et pourquoi ces pensées qui surgissent dans votre cœur ? Voyez mes mains et mes pieds : c’est bien moi ! Touchez-moi, regardez : un esprit n’a pas de chair ni d’os comme vous constatez que j’en ai. »

Après cette parole, il leur montra ses mains et ses pieds. Dans leur joie, ils n’osaient pas encore y croire, et restaient saisis d’étonnement. Jésus leur dit : « Avez-vous ici quelque chose à manger ? » Ils lui présentèrent une part de poisson grillé qu’il prit et mangea devant eux. Puis il leur déclara : « Voici les paroles que je vous ai dites quand j’étais encore avec vous : “Il faut que s’accomplisse tout ce qui a été écrit à mon sujet dans la loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes.” »

Alors il ouvrit leur intelligence à la compréhension des Écritures. Il leur dit : « Ainsi est-il écrit que le Christ souffrirait, qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour, et que la conversion serait proclamée en son nom, pour le pardon des péchés, à toutes les nations, en commençant par Jérusalem. À vous d’en être les témoins. »




MÉDITER AVEC LES CARMES




Une fois de plus le Ressuscité prend l'initiative.

La présence de Jésus n'est pas le fruit d'une déduction intellectuelle des Apôtres ni d'une autosuggestion.(...) . Ce ne sont pas les disciples qui s'imaginent ou se persuadent que Jésus est présent pour combler le vide affectif laissé par son absence: c'est Jésus qui manifeste sa présence, librement, volontairement, comme il veut et quand il veut.

Et cela reste vrai quotidiennement de notre expérience spirituelle. Il n'est pas en notre pouvoir de créer à volonté en nous-mêmes un sentiment de la proximité de Jésus; et jamais une surchauffe du cœur humain dans la prière ne nous donnera des évidences immédiates qui nous dispenseraient de croire et d'espérer. C'est toujours Jésus qui a l'initiative et qui se manifeste comme vivant, en chacun de nous comme au milieu de nous tous; et même l'Eucharistie n'abolit pas forcément toute impression d'absence, car entre le sacrement visible et la réalité invisible il n'y a pas d'immédiateté totale. Un espace reste ouvert, qui est celui de la foi.

Ce soir-là, il est vrai, Jésus a tout fait pour aider les disciples à le reconnaître:

« Voyez, regardez, mes mains, mes pieds; constatez cette chair, ces os ».

« Touchez-moi; rendez-vous compte par vous-mêmes; prenez des preuves tangibles ».

Et même, Jésus exprès reprend contact avec les choses de notre univers: il mange devant tous un morceau de poisson.

Mais tous ces gestes ne font que traduire extérieurement deux mots essentiels que prononce Jésus : « C'est moi; c'est bien moi ! » Ce qui veut dire: « Moi, le Ressuscité qui vous parle, je suis Jésus de Nazareth. Moi, le Nazaréen, je suis le Seigneur pour aujourd'hui et pour l'avenir ».

Ainsi, en traversant la mort, Jésus est resté le même, bien qu'il vive différemment; et ce lien entre le passé et le présent est essentiel au message de Pâques. Jésus souligne le lien vital qui existe entre son passé d'humilité et de souffrance et son aujourd'hui de gloire, entre le mystère de son passage pascal et les promesses répétées de Dieu dans l'ancienne alliance. En ouvrant l'esprit des disciples à l'intelligence des Écritures, il leur découvre la cohérence du dessein de Dieu, la divine sagesse de la folie du Père, et par là même il nous révèle le sens de notre propre destin (...) : la reconnaissance du ressuscité permet la reconnaissance de nous-mêmes comme serviteurs souffrants promis à la résurrection.

Mais cette lumière nouvelle qui transfigure notre existence personnelle est destinée également à illuminer le destin du monde. Et c'est pourquoi, comme pour Marie de Magdala près du tombeau, comme pour les deux voyageurs d'Emmaüs, cette nouvelle rencontre du Ressuscité débouche pour les Onze sur une mission nouvelle. « C'est vous, dit Jésus, qui êtes témoins de tout cela ».

C'est nous qui sommes témoins...

Témoins que les souffrances du Messie ont eu un sens.

Témoins que la résurrection de Jésus donne sens à toute l'histoire humaine.

Témoins de la conversion nécessaire pour le pardon de Dieu et pour la vie authentique.





DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA




 Date
Dimanche
7 avril 30

Lieu
Jérusalem

 Livre
Tome 10 - ch 627.5
Glorification



************


(...) La pièce s’illumine vivement comme par un éclair éblouissant. Les apôtres se cachent le visage, craignant que ce ne soit la foudre, mais ils n’entendent pas de bruit et relèvent la tête.

    Jésus se tient au milieu de la pièce, près de la table. Il ouvre les bras en disant :
    « La paix soit avec vous. »

    Personne ne répond. Les uns sont plus pâles, d’autres plus rouges, ils le fixent tous, craintifs et émus, fascinés et en même temps un peu tentés de fuir.

    Jésus fait un pas en avant avec un grand sourire.
    « N’ayez donc pas peur ! C’est moi.» (...)



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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Ven 6 Avr 2018 - 10:24



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.




L'EVANGILE DU JOUR

« Jésus prend le pain, le poisson, et le leur donne » (Jn 21, 1-14)

En ce temps-là, Jésus se manifesta encore aux disciples sur le bord de la mer de Tibériade, et voici comment. Il y avait là, ensemble, Simon-Pierre, avec Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), Nathanaël, de Cana de Galilée, les fils de Zébédée, et deux autres de ses disciples. Simon-Pierre leur dit : « Je m’en vais à la pêche. » Ils lui répondent : « Nous aussi, nous allons avec toi. » Ils partirent et montèrent dans la barque ; or, cette nuit-là, ils ne prirent rien.

Au lever du jour, Jésus se tenait sur le rivage, mais les disciples ne savaient pas que c’était lui. Jésus leur dit : « Les enfants, auriez-vous quelque chose à manger ? » Ils lui répondirent : « Non. » Il leur dit : « Jetez le filet à droite de la barque, et vous trouverez. » Ils jetèrent donc le filet, et cette fois ils n’arrivaient pas à le tirer, tellement il y avait de poissons.

Alors, le disciple que Jésus aimait dit à Pierre : « C’est le Seigneur ! » Quand Simon-Pierre entendit que c’était le Seigneur, il passa un vêtement, car il n’avait rien sur lui, et il se jeta à l’eau. Les autres disciples arrivèrent en barque, traînant le filet plein de poissons ; la terre n’était qu’à une centaine de mètres. Une fois descendus à terre, ils aperçoivent, disposé là, un feu de braise avec du poisson posé dessus, et du pain.

Jésus leur dit : « Apportez donc de ces poissons que vous venez de prendre. » Simon-Pierre remonta et tira jusqu’à terre le filet plein de gros poissons : il y en avait cent cinquante-trois. Et, malgré cette quantité, le filet ne s’était pas déchiré. Jésus leur dit alors : «Venez manger. » Aucun des disciples n’osait lui demander : « Qui es-tu ? » Ils savaient que c’était le Seigneur. Jésus s’approche ; il prend le pain et le leur donne ; et de même pour le poisson. C’était la troisième fois que Jésus ressuscité d’entre les morts se manifestait à ses disciples.




MÉDITER AVEC LES CARMES




Dans Jérusalem encore endormie, une femme court.

Elle court de toutes ses forces, en se répétant : " Où l'ont-ils mis ? "

Elle vient réveiller Pierre et le disciple que Jésus aimait, qui se mettent à courir, eux aussi, à perdre souffle. Le disciple arrive le premier au tombeau, mais laisse entrer Pierre, l'aîné, le responsable. Pierre ressort, troublé, inquiet. Alors seulement entre le disciple que Jésus aimait.

" Il vit, et il crut ", dit l'Évangile. Qu'a-t-il vu ? Les mêmes choses que Pierre : les linges posés à plat, et le suaire de la tête, roulé à part. Mais il a cru. Dans le froid du tombeau une lumière très forte et très douce s'est faite en lui : " Il est vivant ! " Jean a vu les signes de l'absence ; mais en même temps il a entendu dans son cœur les paroles et la promesse de Jésus.

Il est vivant, comme il l'avait dit !

Il est vivant pour toujours ! L'amour de Dieu a été le plus fort !

Au dehors, rien n'a changé. Jérusalem s'éveille pour une journée tout ordinaire. Mais dans le cœur du disci­ple, tout est nouveau, tout est joyeux, tout est splendide : " Jésus est vivant ; il est la vie ; j'irai le dire au bout du monde ! "

Elle est pour nous, frères et sœurs, cette joie du disciple.

Elle traverse tous nos doutes, toutes nos morts, toutes nos tristesses. Abandonnons les peurs, les souvenirs, les contraintes ; lâchons ce qui ne peut que vieillir. Dans le soleil de la Pâque de Jésus, laissons l'Esprit Saint faire de nous des êtres nouveaux.

Au nom de tous ceux que Dieu aime et veut sauver,

tournons les yeux vers les réalités d'en haut,

regardons le Christ assis à la droite de Dieu,

cachons notre vie en Dieu avec le Christ, heureux de nous perdre de vue puisque Jésus est notre vie.

Là où règne la haine, il apporte l'amour ;

là où les hommes se déchirent, il propose sa paix ;

là où les hommes trébuchent dans les ténèbres, il resplendit comme la lumière du monde.

Entrons comme des pauvres dans la joie de Jésus.

C'est une joie trop grande pour notre cœur, parce qu'elle vient du cœur de Dieu.

C'est une joie que Jésus donne : il la donne à tous ceux qui l'aiment, à tous ceux qui le cherchent.

Il la dépose ce matin dans notre cœur pour que nous l'accueillions au nom du monde entier.





DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA




 Date
Mercredi
17 avril 30

Lieu
Tarichée

 Livre
Tome 10 - ch 633.6
Glorification



************


(...) « Vous, sur la barque ! N’avez-vous rien à manger ? »

    De la rive leur provient une voix d’homme, une voix qui les fait sursauter.

    Ils haussent les épaules en répondant à haute voix : “ Non ”, mais poursuivent entre eux :

    « Nous avons toujours l’impression de l’entendre !…

    – Jetez le filet à droite de la barque, et vous allez trouver. »

    La droite, c’est vers le large. Ils jettent le filet, un peu perplexes. Aussitôt, ils sentent des secousses et un poids qui fait pencher la barque du côté du filet.

    « Mais c’est le Seigneur ! s’écrie Jean.

    – Le Seigneur, tu crois ? demande Pierre.

    – Tu en doutes ? Il nous a semblé que c’était sa voix, mais ceci en est la preuve. Regarde le filet ! (...)



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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Sam 7 Avr 2018 - 9:15



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.




L'EVANGILE DU JOUR


« Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile » (Mc 16, 9-15)

Ressuscité le matin, le premier jour de la semaine, Jésus apparut d’abord à Marie Madeleine, de laquelle il avait expulsé sept démons. Celle-ci partit annoncer la nouvelle à ceux qui, ayant vécu avec lui, s’affligeaient et pleuraient. Quand ils entendirent que Jésus était vivant et qu’elle l’avait vu, ils refusèrent de croire.

Après cela, il se manifesta sous un autre aspect à deux d’entre eux qui étaient en chemin pour aller à la campagne. Ceux-ci revinrent l’annoncer aux autres, qui ne les crurent pas non plus.

Enfin, il se manifesta aux Onze eux-mêmes pendant qu’ils étaient à table : il leur reprocha leur manque de foi et la dureté de leurs cœurs parce qu’ils n’avaient pas cru ceux qui l’avaient contemplé ressuscité. Puis il leur dit : « Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile à toute la création. »




MÉDITER AVEC LES CARMES




Tout au long de cette semaine, nous avons pu relever trois constantes dans les récits d'apparitions du Sauveur :

– l'initiative venait de Jésus,

– la reconnaissance de Jésus se faisait toujours progressivement,

– chaque rencontre du Ressuscité débouchait sur une mission pour les disciples.

Aujourd'hui encore, l'initiative de Jésus est soulignée.

- Jésus apparut (se fit voir),

- Jésus se manifesta sous une autre forme,

- Jésus se manifesta aux Onze eux-mêmes.

- le thème de la reconnaissance de Jésus est présent, lui aussi, mais renversé, en quelque sorte : l'Évangile souligne par trois fois l'incrédulité des compagnons de Jésus :

ils refusent de croire Marie-Madeleine,

ils refusent de croire les deux disciples qui revenaient de la campagne (=Emmaüs),

Jésus lui-même reproche aux Onze leur entêtement à ne pas croire ceux qui l'avaient vu ressuscité.

- mais l'accent principal de l'Évangile porte aujourd'hui sur la mission universelle.

Il ne s'agit plus seulement de porter la nouvelle à Pierre et aux autres disciples rassemblés à Jérusalem, mais de partir dans le monde entier et de proclamer la victoire de Jésus à toute la création.

Si nous laissons l'Esprit Saint nous interroger à partir de ces paroles de l'Évangile d'aujourd'hui, nous nous rendons très vite compte que ces quelques versets, d'apparence anodine, reflètent exactement notre situation actuelle de témoins du Christ et les principales tensions que nous connaissons dans notre itinéraire spirituel.

Tensions dans notre vie face aux initiatives de Jésus. Nous l'avons découvert, reconnu, accueilli, au moment du premier don, mais, les années passant, il nous arrive de constater que, par moments, nous avons transféré notre trésor ailleurs et que notre cœur est ailleurs aussi, là où se trouve l'autre trésor.

Dès lors Jésus vivant, Jésus ressuscité, quand de nouveau il prend l'initiative de nous rencontrer, de croiser notre route, nous apparaît comme un étranger, difficilement reconnaissable.

Tensions au cœur même de notre foi et de notre espérance, lorsqu'il s'agit justement de rejoindre le Vivant, le Ressuscité, non pas dans l'euphorie d'une présence sentie, claire pour les yeux et chaude pour le cœur, mais humblement, quotidiennement, à partir du témoignage des Écritures et sous les traits de sa communauté souffrante. C'est la difficulté de croire sans avoir vu, de tout miser sur la parole du Maître.

Tensions, enfin, au niveau de la mission.

À qui, en effet, Jésus confie-t-il le message universel ? – à ceux et à celles qu'il vient de trouver incrédules, entêtés, lents à croire. Pourtant « il nous est impossible de ne pas dire ce que nous avons vu et entendu ». Porteurs d'une nouvelle bouleversante pour le monde, nous portons en même temps le poids de nos lenteurs, de nos velléités, de nos réticences et de nos reprises. Jésus nous confie la flamme qui peut allumer dans le monde l'incendie de la charité, mais nous la portons « dans des vases d'argile ».

L'amour du Christ, toutefois, est si fort, si personnel, si rédempteur, qu'il nous interdit de nous laisser paralyser par notre misère. La mission est là, belle, urgente, décisive, et « il est fidèle, le Dieu qui nous a appelés à la communion de son Fils ».

C'est encore lui qui fera cela.





DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA




 Date
Dimanche
14 avril 30

Lieu
Jérusalem

 Livre
Tome 10 - ch 629.2
Glorification



************


(...) Jésus est apparu d’une manière très curieuse. Le mur derrière les convives, tout d’une pièce sauf le coin de la porte, s’est éclairé en son milieu, à une hauteur d’environ un mètre du sol, d’une lueur ténue et phosphorescente comme celle que produisent certaines gravures qui ne sont lumineuses que dans l’obscurité de la nuit. La lumière, haute d’environ deux mètres, a une forme ovale comme une niche. Dans la clarté, comme si elle avançait de derrière les voiles d’un brouillard lumineux, se dégage avec une netteté grandissante Jésus.

    Je ne sais pas si j’arrive à bien m’expliquer. On dirait que son corps coule à travers l’épaisseur du mur. Celui-ci ne s’ouvre pas, il reste compact, mais le corps passe tout de même. La lumière paraît être la première émanation de son corps, l’annonce de son approche. Le corps de Jésus est d’abord formé de légères lignes de lumière, comme je vois au Ciel le Père et les anges saints : immatériel. Puis il se matérialise de plus en plus jusqu’à prendre en tout point l’aspect d’un corps réel, celle de son divin corps glorifié. (...)



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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Dim 8 Avr 2018 - 11:39



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.




L'EVANGILE DU JOUR


« Huit jours plus tard, Jésus vient » (Jn 20, 19-31)

C’était après la mort de Jésus. Le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! » Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur.

Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint. À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. »

Or, l’un des Douze, Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), n’était pas avec eux quand Jésus était venu. Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! »

Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d’eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! » Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. » Alors Thomas lui dit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »

Il y a encore beaucoup d’autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas écrits dans ce livre. Mais ceux-là ont été écrits pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom.




MÉDITER AVEC LES CARMES




La foi est difficile ; elle l'a toujours été.

Elle l'était lors des apparitions du Ressuscité ; elle l'était même du vivant de Jésus sur terre, et même pour ceux qui étaient témoins de ses miracles et de ses guérisons. Tous ces hommes et ces femmes qui ont vu un paralysé emporter son brancard, des estropiés marcher droit et des aveugles de naissance ouvrir les yeux sur un monde qu'ils ne connaissaient qu'avec les mains, tous sont rentrés chez eux en disant : « nous avons vu aujour­d'hui des choses extraordinaires ! » ; puis ils ont repris leur travail aux champs, à l'atelier, à la maison. Il leur fallait passer sans transition des merveilles de Dieu à l'ordinaire de leur vie ; et même si le souvenir de Jésus les poursuivait, le quotidien était là nécessaire, accaparant.

Nous côtoyons, nous aussi, les merveilles de Dieu, spécialement lorsque nous recevons le Corps du Christ Ressuscité ou son pardon, ou la lumière de sa parole. Puis les choses à faire, les choses à dire, les choses à pré­voir reprennent leur urgence ; des choses bien réelles, joyeuses, banales ou tristes, mais sur lesquelles, si peu que ce soit, nous avons prise.

C'est alors que Dieu, parfois, nous paraît lointain, insaisissable, même si pour rien au monde nous ne voudrions le perdre. C'est alors aussi que la voix de Jésus en nous s'estompe, même si un moment elle nous a touchés.

Les fêtes liturgiques se succèdent, les années passent, et une certaine pesanteur nous guette au niveau qui est pour nous le plus intime et le plus précieux, celui de notre relation à Dieu et à son Christ, une relation que nous voudrions confiante, intense, filiale, et que nous vivons, à certaines heures de notre vie, sous le signe de l'échec.

Il est bien vrai que nous portons une part de responsabilité lorsque Dieu, chez nous, devient l'étranger. Mais il se peut aussi que nous soyons victimes d'une sorte d'illusion tenace concernant Dieu, le monde de Dieu, et l'espace de notre foi.

Nous sommes toujours tentés de chercher Dieu ailleurs, très loin, dans l'impossible, alors que Dieu nous attend déjà, dans un monde bien à nous, juste à l'endroit où il nous a placés pour que nous portions du fruit. Certes, quand le moment de la gloire sera venu, Dieu nous prendra dans son monde à Lui ; mais pour l'heure, Il aime réaliser ses merveilles dans l'ordinaire de nos vies, et à ses yeux il n'y a pas de divorce entre le quotidien et l'éternel, pas de cloison entre l'amour qu'on lui dit et l'amour qu'on lui prouve, pas de retombée entre le moment de l'Eucharistie et la journée de service accomplie pour le Christ et avec lui.

N'épuisons pas nos forces à vouloir toucher les choses de Dieu, comme Thomas les plaies de Jésus, qui étaient déjà des plaies de gloire. N'attendons pas, pour dire oui à Dieu, d'être de plain‑pied avec les choses de la foi, car Dieu seul, s'il le veut, peut nous les rendre visibles. Nous n'avons pas de mains pour saisir Dieu, pas de cœur pour l'enfermer, pas d'intelligence pour épuiser son mystère, et les yeux que nous avons ne sont pas capables de supporter sa gloire. Mais cela, Dieu le sait, et Jésus a transformé notre impuissance en béatitude : « Bien­heureux ceux qui croient sans avoir vu »

Si nous n'avons pas vu le visage du Christ sur terre, si nous n'avons même pas vu les linges dans le tombeau vide, nous pouvons entendre la voix du Seigneur, que sa communauté vivante nous transmet depuis la Pentecôte. Notre foi tout entière, depuis notre baptême, repose sur cette écoute. Depuis que notre Berger est entré dans la gloire, une sorte d'instinct venu de l'Esprit Paraclet nous fait reconnaître sa voix, là où nous sommes, là où il nous veut.

Ce qu'il attend de nous, là où nous servons, là où nous peinons, là où nous cheminons sans voir, c'est la réponse si vraie, si simple, si heureuse, de Thomas :

«  Mon Seigneur et mon Dieu ! »





DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA




 Date
Jeudi
11 avril 30

Lieu
Jérusalem

 Livre
Tome 10 - ch 628.6
Glorification



************


(...) « Thomas, il est ressuscité. C’est moi qui te l’affirme. Il a été avec nous. Il a mangé. Il a parlé. Il nous a bénis. Il nous a pardonné. Il nous a donné le pouvoir de pardonner. Oh ! Pourquoi n’es-tu pas venu plus tôt ? »

    Thomas ne sort pas de son abattement. Il hoche la tête, têtu.
    « Je ne crois pas. Vous avez vu un fantôme. Vous êtes tous fous, à commencer par les femmes. Un homme mort ne se ressuscite pas.

    – Un homme, non. Mais lui est Dieu. Ne le crois-tu pas ?

    – Si. Je crois qu’il est Dieu. Mais précisément parce que je le crois, je dis que, si bon qu’il puisse être, il ne peut l’être au point de venir parmi ceux qui l’ont si peu aimé. Et j’ajoute que, si humble qu’il soit, il doit en avoir assez de s’humilier dans notre chair. Non. Il doit être — il l’est certainement — triomphant au Ciel, et peut-être apparaîtra-t-il comme esprit. Je dis : peut-être. Nous ne méritons même pas cela ! Mais ressuscité en chair et en os, non. Non, je ne le crois pas.

    – Mais puisque nous l’avons embrassé, vu manger, entendu sa voix, senti sa main, vu ses blessures !

    – Je n’en crois rien. Je ne peux le croire. Pour croire, je devrais voir. Si je ne vois pas dans ses mains le trou des clous et si je n’y mets pas le doigt, si je ne touche pas les blessures de ses pieds, et si je ne mets pas ma main à l’endroit où la lance a ouvert son côté, je ne croirai pas. Je ne suis pas un enfant ou une femme. Je veux l’évidence. Ce que ma raison ne peut accepter, je le refuse. Or je ne peux accepter votre parole.

    – Mais, Thomas ! Comment peux-tu imaginer que nous voulions te tromper ? (...)





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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Lun 9 Avr 2018 - 11:02



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.




L'EVANGILE DU JOUR


« Tu vas concevoir et enfanter un fils » (Lc 1, 26-38)


En ce temps-là, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, à une jeune fille vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie.

L’ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. » À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation. L’ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. »

Marie dit à l’ange : « Comment cela va-t-il se faire, puisque je ne connais pas d’homme ? »

L’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu. Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile. Car rien n’est impossible à Dieu. »

Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » Alors l’ange la quitta.




MÉDITER AVEC LES CARMES




Gabriel est venu au village...

« Ce qu'il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi pour confondre la force ; ce qui dans le monde est sans naissance et ce que l'on méprise, voilà ce que Dieu a choisi: ce qui n'est pas, pour réduire à néant ce qui est » (1 Co 1,27s). Nulle part cette disproportion entre Dieu et les moyens qu'il choisit n'éclate mieux que dans le cas de la Vierge Marie.

En Galilée tout le monde plaisantait sur Nazareth : « De Nazareth peut-il sortir quelque chose de bon ? » (Jn 2,45) ; et c'est Nazareth que Dieu choisit comme charnière de l'histoire du monde !

Marie envisageait de rester vierge, affrontant d'avance le mépris qu'à l'époque on vouait aux femmes stériles ; et c'est à elle que Dieu envoie Gabriel pour lui dire : « l'être saint qui naîtra de toi sera appelé Fils du Très-Haut ».

Dieu fait du nouveau, du surprenant, de l'inouï ; et le plus admirable, dans l'attitude de Marie, c'est qu'elle rejoigne si vite le plan de Dieu, sans se laisser écraser par sa pauvreté. Elle s'étonne, certes, de s'entendre appeler « pleine de grâce, plus bénie que toutes les autres femmes » ; mais il lui suffit que l'Ange lui dise : « tu as trouvé grâce auprès de Dieu » pour que toutes ses craintes s'évanouissent : elle a reconnu le programme de toute sa vie !

Que cherchait-elle, en effet, jeune fille inconnue d'une bourgade méprisée ? - simplement à rester disponible de cœur et de corps pour attendre l'heure de Dieu. Sa grande force, sa seule force, c'est que d'avance elle s'apprêtait à laisser faire Dieu ; « car à lui rien n'est impossible ». Vienne le dénuement de Bethléhem, vienne la Croix de Jésus, la certitude du premier jour la soutiendra : « Ne crains pas, Marie : tu as trouvé grâce auprès de Dieu. »

Aux heures de joie comme aux jours sombres, Marie n'a jamais cessé de compter sur Dieu ; et le secret de son espérance, elle le livre dans le Magnificat, en une formule qui résume à la fois l'Ancienne Alliance et les découvertes spirituelles de sa jeunesse fervente : « Il se souvient de son amour ».

Dieu sait, Dieu se souvient, Dieu aime : cela suffit au bonheur de Marie et à sa paix. Dieu s'est tellement souvenu de la Mère de Jésus qu'il a fait d'elle une servante-reine, comme un vivant rappel de son choix, qui est de faire des merveilles dans notre pauvreté. Et désormais les grâces de salut pour le monde entier passent par le cœur de cette femme de chez nous.

Mais plus Dieu la veut reine, plus elle se veut servante ; et c'est pourquoi Marie ne s'impose dans la vie de personne : elle est là, discrète et efficace, au ciel comme à Cana, sans quitter l'ombre de l'Esprit, prête à répondre à tous les humbles qui l'appellent, prête à louer Dieu avec tous ceux qui l'invoquent, et redisant à tous ceux qui souffrent le secret de sa mission, si consonant au secret de sa vie : « Je suis la Mère de la sainte espérance ».





DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA




 Date
Mercredi
21 février -5

Lieu
Nazareth

 Livre
Tome 1 - ch 16.1
Vie cachée



************


(...) (...) La tenture bouge plus fort, comme si quelqu’un faisait un courant d’air par derrière ou la tirait pour l’écarter. Une lumière aussi blanche qu’une perle associée à de l’argent pur éclaire les murs légèrement jaunes, avive les couleurs des tissus, rend plus surnaturel le visage levé de Marie. Dans la lumière, et sans même que la tenture se soit ouverte sur le mystère qui s’accomplit – d’ailleurs, elle ne bouge plus, elle pend, bien droite sur ses montants, comme s’il s’agissait d’un mur qui isole l’intérieur de l’extérieur –, l’archange se prosterne.

      Nécessairement, il lui faut prendre une apparence humaine, mais elle transcende l’humain. De quelle chair est formée cette figure superbe, éclatante ? De quelle substance Dieu l’a-t-il matérialisée pour la rendre perceptible aux sens de la Vierge ? Dieu seul peut posséder de telles essences et les utiliser de manière aussi parfaite. Ce sont bien un visage, un corps, des yeux, une bouche, des cheveux et des mains comme les nôtres, mais sans notre matière opaque. C’est une lumière qui a pris la couleur de la chair, des yeux, des cheveux, des lèvres, une lumière qui bouge, sourit, regarde et parle.

      « Je te salue, Marie, pleine de grâce, je te salue ! » (...)





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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Mar 10 Avr 2018 - 10:58



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.




L'EVANGILE DU JOUR


« Nul n’est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme » (Jn 3, 7b- 15)


En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème : « Il vous faut naître d’en haut. Le vent souffle où il veut : tu entends sa voix, mais tu ne sais ni d’où il vient ni où il va. Il en est ainsi pour qui est né du souffle de l’Esprit. »

Nicodème reprit : « Comment cela peut-il se faire ? »

Jésus lui répondit : « Tu es un maître qui enseigne Israël et tu ne connais pas ces choses-là ? Amen, amen, je te le dis : nous parlons de ce que nous savons, nous témoignons de ce que nous avons vu, et vous ne recevez pas notre témoignage. Si vous ne croyez pas lorsque je vous parle des choses de la terre, comment croirez-vous quand je vous parlerai des choses du ciel ? Car nul n’est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme. De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle. »




MÉDITER AVEC LES CARMES




Nicodème a fait le pas ; et c'est méritoire.

Membre très écouté du Sanhédrin, pharisien de renom, il fait autorité en Israël. Lui, l'expert dans l'étude de la Torah, est impressionné par les signes que Jésus accomplit, et il a reconnu en lui un maître authentique venu de la part de Dieu. Déjà il se sent disciple de Jésus, mais « disciple en secret » (19,38), car il a peur de la rumeur publique, peur que sa démarche ne le compromette aux yeux de ses pairs. (...)

Quelles questions voulait-il poser ? Nous le devinons seulement à partir des paroles que Jésus lui adresse en prenant les devants : Nicodème désire entrer dans le Règne de Dieu. Mais Jésus, qui annonce ce Règne, ne vient pas de Dieu au sens où Nicodème l'entend, comme un homme simplement approuvé par Dieu. Il est descendu d'auprès de Dieu parce qu'il est né de Dieu et ne fait qu'un avec son Père. Toute vie commence en Dieu, toute initiative vient de Dieu, et cela reste vrai, au niveau de la foi, pour tout croyant : un homme ne peut « voir » le Règne de Dieu que s'il est engendré par le Père céleste, engendré de l'eau et de l'Esprit.

Nicodème s'étonne et achoppe. Lui, qui pourtant est maître en Israël (...) se trouve devant des perspectives entièrement nouvelles.

À vrai dire Nicodème pouvait rejoindre en partie la pensée de Jésus. En effet, déjà dans l'Ancien Testament on trouve le don de l'Esprit plusieurs fois associé à l'intervention décisive de Dieu dans l'histoire du monde. « Je répandrai mon Esprit sur toute chair », annonce le Seigneur dans Joël (3,1-2), et Dieu précise, en Ézéchiel (36,25s), unissant les deux thèmes de l'eau et de l'Esprit : « Je répandrai sur vous une eau pure et vous serez purifiés, (…) je mettrai en vous mon Esprit ». Nicodème pouvait donc comprendre au moins ceci : Jésus proclame l'arrivée des temps nouveaux, puisque les hommes vont recevoir l'Esprit.

(...) Être engendré d'en haut, être engendré de Dieu, comment comprendre cela ?

(...) il n'y a pas à s'étonner que la nouvelle naissance grâce à l'Esprit Saint soit mystérieuse. L'homme peut constater en lui-même les fruits de l'Esprit de Dieu sans savoir quand ni comment il agit. (...) Et Jésus répond ici à Nicodème dans le même sens : « Le vent souffle où il veut et tu entends sa voix, mais tu ne sais pas d'où il vient ni où il va. Ainsi en est-il de quiconque est né de l'Esprit ».

(...)

C'est d'auprès du Père que Jésus est venu dans le monde, et c'est auprès de lui qu'il remontera. Ce qu'il était dans le ciel, et ce qu'il sera dans la gloire, éclaire ce qu'il a fait et dit parmi nous. La raison de tout mystère est à chercher dans la gloire auprès de Dieu ; c'est pourquoi Jésus ajoute : « Si vous ne croyez pas quand je vous dis les choses de la terre, comment croirez-vous quand je vous dirai les choses du ciel ? »

Il va annoncer, en effet, des choses de Dieu plus merveilleuses encore. Jusque-là il s'agissait encore de « choses terrestres », du chemin à prendre sur terre pour voir le Règne de Dieu, ou de la naissance de chaque homme ici-bas dans l'eau et par l'Esprit. Comment répondra Nicodème, comment réagiront tous les croyants, lorsque Jésus parlera des « choses célestes », qui le concernent, lui, le propre Fils de Dieu ?

Et Jésus donne deux exemples :

- lui, et lui seul, est descendu du ciel pour nous parler de Dieu, et lui, le premier, ouvrira le chemin de la gloire : il montera au ciel;

- mais auparavant (et c'est là un secret qui dépasse tellement les perspectives humaines ! ), avant d'être élevé par Dieu auprès de lui dans le ciel, il sera élevé par les hommes sur le bois de la croix.

Ces choses du ciel, il nous faut les entendre, car elles éclairent pour nous ce que nous faisons sur terre. Ces choses qui nous disent le cœur de Dieu apportent paix et lumière à nos cœurs d'hommes. Elles nous paraissent à certains jours lointaines et irréelles, comme une naissance impossible ; mais elles sont plus vraies, plus urgentes, plus définitives que tout ce qui passe par nos mains ou par notre esprit.

C'est par ces choses du ciel que nous entrons chaque jour dans la vie de Dieu.





DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA




 Date
Jeudi
4 novembre 27

Lieu
Géthsémani

 Livre
Tome 2 - ch 116.1
1ère année vie publique



************


(...) Maître, voici Nicodème » dit Jean en entrant le premier.
      On se salue puis Simon prend Jean avec lui et sort de la cuisine pour les laisser seuls.

      « Maître, pardonne-moi si j’ai voulu te parler en secret. Je me méfie, pour toi et pour moi, de beaucoup de gens. Ma conduite n’est pas uniquement lâche. Il y a aussi de la prudence et le désir de t’aider plus que si je t’appartenais ouvertement. Tu as beaucoup d’ennemis. Je suis du petit nombre de ceux qui, ici, t’admirent. J’ai pris conseil auprès de Lazare. Lazare est puissant par sa naissance. On le craint parce qu’il est en faveur près de Rome, juste aux yeux de Dieu, sage par maturité d’esprit et par sa culture. Il est à la fois ton véritable ami et le mien. C’est pour cela que j’ai voulu m’entretenir avec lui et je suis heureux qu’il ait eu le même avis que moi. Je lui ai rapporté les dernières… discussions du Sanhédrin à ton sujet.

      – Les dernières accusations. Dis la vérité toute nue, telle qu’elle est.

      – Les dernières accusations. Oui, Maître. J’étais sur le point de dire : “ Eh bien, moi aussi, je suis des siens ”, pour qu’au moins, dans cette assemblée, il y ait quelqu’un en ta faveur. Mais Joseph, qui s’était approché de moi, m’a dit tout bas : “ Tais-toi. Gardons secrète notre manière de voir. Je te parlerai après. ” Et, à la sortie, il m’a dit, oui, réellement : “ Cela vaut mieux ainsi. S’ils savent que nous sommes disciples, ils nous tiendront à l’écart de leurs pensées et de leurs décisions, et ils peuvent lui nuire et nous nuire. S’ils pensent que nous sommes simplement intéressés par son enseignement, ils n’agiront pas en cachette de nous. ” J’ai compris qu’il avait raison. Ils sont tellement… mauvais ! J’ai encore mes intérêts et mes devoirs… et Joseph aussi… Tu comprends, Maître.

      – Je ne vous fais aucun reproche. (...)



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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Mer 11 Avr 2018 - 9:53



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.




L'EVANGILE DU JOUR


« Dieu a envoyé son Fils pour que le monde soit sauvé » (Jn 3, 16-21)


En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème :

« Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. Celui qui croit en lui échappe au Jugement ; celui qui ne croit pas est déjà jugé, du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.

Et le Jugement, le voici : la lumière est venue dans le monde, et les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises. Celui qui fait le mal déteste la lumière : il ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient dénoncées ; mais celui qui fait la vérité vient à la lumière, pour qu’il soit manifeste que ses œuvres ont été accomplies en union avec Dieu. »  




MÉDITER AVEC LES CARMES




Le jugement : un mot qui a traumatisé durant des siècles les chrétiens ; une idée qui déclenche une allergie immédiate chez beaucoup de croyants de notre époque ; une perspective qui pourtant ouvre sur un vrai dynamisme spirituel, si nous y entrons guidés par le langage johannique.

Car Jean envisage deux sortes de jugement, deux krisis bien différentes :

- Il y a d'abord le jugement ultime, qui sera prononcé à la fin des temps par le Fils de l'homme, et seulement à la fin des temps. Et de ce jugement-là Jésus dit, dans l'Évangile d'aujourd'hui : « Le Père a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé ». L'avènement du Fils de Dieu dans la chair est ordonné au salut des hommes, et jusqu'à la fin de l'histoire humaine toute sentence est reportée.

- Mais bien avant ce jugement décisif, et tout au long du temps des hommes, se poursuit un autre jugement (krisis) : la démarcation immédiate de la lumière et de la nuit. C'est une sorte de discernement et une option vitale ; c'est une allergie aux ténèbres qui survient, instantanée ; c'est comme un seuil critique sans cesse franchi par l'homme, libre devant Dieu pour le refus ou pour l'assentiment. Ce jugement-là trace une frontière, mouvante comme la vie, qui traverse le monde des hommes, le cœur de chacun, et donc aussi chaque communauté qui se réclame du projet de Jésus : "Le jugement, le voici : la lumière est venue dans le monde, et les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière".

Celui qui, coupablement, ne croit pas, et ne vient pas à Jésus, a jugé pour lui-même ; « il s'est jugé lui-même », et il reste en deçà de la frontière de la vie.

Celui qui croit, qui vient à Jésus, franchit librement le seuil, il passe de la mort à la vie ; il laisse derrière lui la frontière du jugement, parce qu'il s'avance vers Dieu et s'offre tout entier à la lumière.

C'est surtout cette dynamique de la lumière, ce phototropisme de la foi en Jésus, que l'Évangile de Jean met en relief, pour chaque croyant et pour chaque communauté : « Celui qui fait la vérité vient à la lumière », dit Jésus.

Celui qui appuie son action et ses choix sur la parole de Jésus n'a pas peur de la lumière.

Ceux qui ensemble soumettent leurs interrogations et leurs projets au regard de Jésus n'ont pas à craindre la lumière que l'Esprit fera jaillir à l'intime des frères. Ils peuvent même s'avancer hardiment vers la lumière : elle ne révélera que la santé des cœurs, une volonté unanime de faire advenir le Royaume. La lumière très douce de l'Esprit viendra attester aux frères en dialogue que leur œuvre de concertation, de discernement, de perspective dans l'espérance, « est faite en Dieu ».





DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA




 Date
Jeudi
4 novembre 27

Lieu
Géthsémani

 Livre
Tome 2 - ch 116.9
1ère année vie publique



************


(...) Ne baisse pas la tête, Nicodème. Je suis venu pour sauver, pas pour perdre. Dieu n’a pas envoyé son Fils unique dans le monde pour que ses habitants soient condamnés, mais pour que le monde soit sauvé par lui. Dans le monde, j’ai trouvé tous les péchés, toutes les hérésies, toutes les idolâtries. Mais l’hirondelle qui vole rapidement au-dessus de la poussière peut-elle souiller son plumage ? Non. Elle n’apporte sur les tristes chemins de la terre qu’une virgule d’azur, une odeur de ciel. Elle lance un appel pour secouer les hommes, pour élever leur regard au-dessus de la boue et leur faire suivre son vol qui revient vers le ciel.

Il en est ainsi de moi. Je viens pour vous emmener avec moi. Venez !… Celui qui croit au Fils unique n’est pas jugé. Il est déjà sauvé, car ce Fils parle au Père et dit : « Celui-ci m’aime. » Mais celui qui ne croit pas, il est inutile qu’il fasse des œuvres saintes. Il est déjà jugé car il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. (...)




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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Jeu 12 Avr 2018 - 10:06



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.




L'EVANGILE DU JOUR


« Le Père a tout remis dans la main du Fils » (Jn 3, 31-36)


En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème :

« Celui qui vient d’en haut est au-dessus de tous. Celui qui est de la terre est terrestre, et il parle de façon terrestre. Celui qui vient du ciel est au-dessus de tous,

il témoigne de ce qu’il a vu et entendu, et personne ne reçoit son témoignage. Mais celui qui reçoit son témoignage certifie par là que Dieu est vrai. En effet, celui que Dieu a envoyé dit les paroles de Dieu, car Dieu lui donne l’Esprit sans mesure. Le Père aime le Fils et il a tout remis dans sa main. Celui qui croit au Fils a la vie éternelle ; celui qui refuse de croire le Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui. »




MÉDITER AVEC LES CARMES




Ces versets d'Évangile que la liturgie nous propose aujourd'hui rendent un son assez particulier.

Après le dialogue de Jésus avec Nicodème et l'épisode si personnel où Jean Baptiste dit sa joie d'être l'ami de l'Époux, nous lisons aujourd'hui six versets de ton noble et méditatif sur l'envoyé de Dieu, et sur les réactions des hommes à son message.

Ces paroles de Jésus, qui rappellent plusieurs thèmes développés devant Nicodème, ont été placées à cet endroit par l'Evangéliste pour souligner que le Christ, révélateur de Dieu, est à la fois celui qui apporte la parole et celui qui donne l'Esprit Saint :

« Celui qui vient du ciel témoigne de ce qu'il a vu et de ce qu'il a entendu. Celui qui reçoit son témoignage certifie par-là que Dieu est vrai, car celui que Dieu a envoyé dit les paroles de Dieu : ce n'est pas avec mesure qu'il donne l'Esprit ».

Celui qui donne l'Esprit, l'Esprit Saint, c'est Jésus, l'Envoyé : voilà le cœur de notre texte.

Parole et Esprit Saint sont indissociables dans l'œuvre de Jésus : il dit les paroles de Dieu, il donne l'Esprit ; il dit et il donne.

Les paroles qu'il dit sont sans mesure humaine, car ce sont les paroles de Dieu ; et quand il donne l'Esprit, il peut le donner sans mesure, parce que lui-même vient de Dieu.

Il dit, et il donne : en même temps qu'il parle, il donne l'Esprit, car ses paroles sont Esprit et elles sont vie : elles sont porteuses de l'Esprit, et par là vivifiantes.

Il dit, et il donne, et ce qu'il donne accrédite ce qu'il dit. À celui qui accueille la parole, l'Esprit est donné, et cette efficacité « pneumatique » (spirituelle) de la parole de Jésus authentifie cette parole comme parole d'Envoyé, comme parole venant de Dieu.

Dès lors celui qui reçoit en terre profonde ce témoignage de Jésus est « enseigné par Dieu » ; il rejoint la pensée de Dieu, il ratifie que Dieu est vrai, que Dieu dit vrai ; c'est-à-dire qu'il acquiesce, comme Marie, de tout son être à la vérité que Dieu manifeste par Jésus, en Jésus.

Ainsi le Père, le Fils et l'Esprit Saint sont à l'œuvre conjointement dans la révélation.

À l'origine de tout envoi, de toute parole et de toute révélation, se trouve le Dieu vrai et véridique. Jésus, son Envoyé, nous transmet en paroles d'homme ce qu'il a vu et entendu auprès du Père, et l'Esprit de la vérité fait reconnaître dans ce témoignage de Jésus les paroles mêmes de Dieu : grâce à lui l'homme pose et habite son acte de foi.

Tout cela prend un visage très quotidien dans le secret de notre foi et de notre espérance, dans le con­cret de notre vie orante et missionnaire.

Chaque fois que nous accueillons la parole de Dieu, l'Esprit Paraclet est à l'œuvre en nous. Que ce soit à l'Eucharistie, dans la « liturgie » (service sacré) de la parole, que ce soit à l'action de grâces, quand nous laissons résonner en nous l'espérance laissée par Jésus comme trace de son sacrement, que ce soit aux heures de service, dans le Nazareth que Dieu a choisi pour nous, ou aux heures bénies de l'oraison où nous ouvrons les mains pour laisser faire Dieu, seul l'Esprit de Jésus nous fait entrer dans sa parole, seul l'Esprit Paraclet rend vivante en nous la parole et nous fait vivre d'elle.

Et ce qui vécu là en écoute, en accueil, en soumission, bien souvent au-delà des prises de notre intelligence, plus profondément que tout projet spirituel, plus filialement que tout retour sur nous-mêmes, c'est bien une entrée dans la dynamique trinitaire : dans le réel de l'homme, c'est le réel de Dieu.





DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA




 Date
Mercredi
24 novembre 27

Lieu
Belle-eau

 Livre
Tome 2 - ch 127.4
1ère année vie publique



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(...) Vous pouvez témoigner que j’ai dit :

« Je ne suis pas le Christ, mais celui qui a été envoyé devant lui pour lui préparer le chemin.» L’homme juste ne s’approprie pas un nom qui n’est pas le sien et, même si quelqu’un veut le louer en lui disant : « C’est toi, celui-là », c’est-à-dire le Saint, il répond : « Non. En vérité, non. Je suis son serviteur. » Et il en ressent également une grande joie car il dit : « Voilà, c’est que je lui ressemble un peu si l’on peut me prendre pour lui. » Or que veut celui qui aime, si ce n’est ressembler à l’être aimé ? Seule l’épouse jouit de l’époux. Celui qui s’est entremis pour le mariage ne pourrait en jouir car ce serait immoralité et vol. Mais l’ami de l’époux qui se tient dans son voisinage et entend sa voix que remplit la joie nuptiale, éprouve une joie si vive qu’elle est un peu semblable à celle qui rend heureuse la vierge que l’ami a épousée et que cela lui donne un avant-goût du miel des paroles nuptiales. C’est ma joie, et elle est complète.

Que fait encore l’ami de l’époux après l’avoir servi des mois durant et après avoir escorté son épouse jusqu’à la maison ? Il se retire et disparaît. Ainsi en est-il de moi ! Un seul reste : l’époux avec l’épouse : l’Homme avec l’Humanité. Ah ! Quelle parole profonde ! Il faut qu’il croisse et que je diminue.

Celui qui vient du Ciel est au-dessus de tous. Les patriarches et les prophètes s’effacent à son arrivée, car il est pareil au soleil qui éclaire tout et d’une lumière si vive que les astres et les planètes, dont la lumière est éteinte, s’en revêtent ; quant à ceux qui ne sont que ténèbres par eux-mêmes, ils disparaissent dans sa suprême splendeur.

Il en est ainsi, car, lui, il vient du Ciel, tandis que les patriarches et les prophètes doivent monter au Ciel, mais n’en proviennent pas. Celui qui vient du Ciel est au-dessus de tous et il annonce ce qu’il a vu et entendu. Mais celui qui ne tend pas vers le Ciel ne peut accepter son témoignage, et par conséquent il renie Dieu.

Ceux qui acceptent le témoignage de celui qui est descendu du Ciel scellent leur foi en Dieu Vérité, et non pas fable sans vérité ; ils entendent la Vérité parce qu’ils ont une âme qui la recherche. Car Celui que Dieu a envoyé dit les paroles de Dieu, parce que Dieu lui a donné l’Esprit avec plénitude ; or l’Esprit dit : « Me voici. Prends-moi, Je veux être avec toi, qui es le délice de notre amour. » Car le Père aime le Fils sans mesure et lui a tout remis en main. Ceux donc qui croient au Fils possèdent la vie éternelle. Mais ceux qui refusent de croire au Fils ne verront pas la Vie et la colère de Dieu restera en eux et sur eux.  (...)




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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Ven 13 Avr 2018 - 9:30



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.




L'EVANGILE DU JOUR


« Il en distribua aux convives, autant qu’ils en voulaient » (Jn 6, 1-15)


En ce temps-là, Jésus passa de l’autre côté de la mer de Galilée, le lac de Tibériade.

Une grande foule le suivait, parce qu’elle avait vu les signes qu’il accomplissait sur les malades.

Jésus gravit la montagne, et là, il était assis avec ses disciples.
Or, la Pâque, la fête des Juifs, était proche.

Jésus leva les yeux et vit qu’une foule nombreuse venait à lui. Il dit à Philippe : « Où pourrions-nous acheter du pain pour qu’ils aient à manger ? »
Il disait cela pour le mettre à l’épreuve, car il savait bien, lui, ce qu’il allait faire.

Philippe lui répondit : « Le salaire de deux cents journées ne suffirait pas pour que chacun reçoive un peu de pain. »

Un de ses disciples, André, le frère de Simon-Pierre, lui dit :
« Il y a là un jeune garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons, mais qu’est-ce que cela pour tant de monde ! »
Jésus dit : « Faites asseoir les gens. » Il y avait beaucoup d’herbe à cet endroit. Ils s’assirent donc, au nombre d’environ cinq mille hommes.

Alors Jésus prit les pains et, après avoir rendu grâce, il les distribua aux convives ; il leur donna aussi du poisson, autant qu’ils en voulaient.

Quand ils eurent mangé à leur faim, il dit à ses disciples : « Rassemblez les morceaux en surplus, pour que rien ne se perde. »
Ils les rassemblèrent, et ils remplirent douze paniers avec les morceaux des cinq pains d’orge, restés en surplus pour ceux qui prenaient cette nourriture.

À la vue du signe que Jésus avait accompli, les gens disaient : « C’est vraiment lui le Prophète annoncé, celui qui vient dans le monde. »

Mais Jésus savait qu’ils allaient venir l’enlever pour faire de lui leur roi ; alors de nouveau il se retira dans la montagne, lui seul.




MÉDITER AVEC LES CARMES




Une grande foule suivait Jésus, car les gens de Galilée connaissaient maintenant son pouvoir de guérir. C'est pourquoi Jésus gravit la montagne ; peut-être pour demander un effort à ceux qui voulaient le voir et l'entendre, mais aussi afin de pouvoir parler à la foule entière et d'être entendu de tout le monde.

À la vue de la foule qui montait et prenait place autour de lui, la première parole de Jésus est une question à Philippe : « Où achèterons-nous du pain pour qu'ils aient de quoi manger ? »

Tout comme Philippe et André, nous nous trouvons, dans notre activité de prière, de service ou de témoignage, devant une tâche démesurée, disproportionnée à nos forces. Mais Jésus le sait ; et il sait ce qu'il va faire.

À bien des niveaux, dans nos vies données au Christ, des nécessités apparaissent, sans proportion avec les lumières ou les ressources que nous pouvons avoir : « Qu'est-ce que cela pour cinq mille personnes ? » À travers des changements imprévus, des besoins nouveaux, des urgences inattendues, le Christ continue de nous poser des questions vitales pour nous-mêmes et pour ceux que nous aimons, ceux qu'il nous demande d'aimer. Mais lui-même sait ce qu'il va faire.

Jésus fait asseoir dans l'herbe haute toute la foule, comme des brebis sur un bon pâturage. Il prend les pains, il rend grâces, et les distribue, faisant ainsi pour le pain de tous les jours les gestes qu'il refera à la dernière Cène. Et voilà que la faim devient rassasiement, que la pauvreté devient surabondance, comme les prophètes l'avaient annoncé pour les temps du Messie.

Nous pourrions nous demander : où trouver assez de pain, de riz ou de mil pour nourrir les millions d'affamés d'Afrique et d'Asie ? où trouver assez de tendresse pour tous les enfants orphelins abandonnés, pour tous les jeunes blessés par la vie ? où trouver assez de lumière pour guider ceux qui marchent à tâtons et qui cherchent désespérément un chemin de bonheur ?

Il suffit d'apporter à Jésus, chaque jour, et fidèlement, nos cinq petits pains et nos deux poissons, les pains ordinaires de notre fidélité, de notre dévouement, de notre charité infatigable, les petits pains insignifiants et tout secs de nos heures de louange et d'oraison, les petits pains de notre joie courageuse, car Jésus sait bien ce qu'il va en faire, et déjà nous pouvons préparer les corbeilles pour le surplus : une corbeille par apôtre, une corbeille par sœur.

Il y aura en effet du surplus, car Dieu donne largement. Et la consigne de Jésus, précisément à propos du surplus, doit nous faire réfléchir : « Ramassez les morceaux qui restent, pour que rien ne soit perdu ! »

Ce souci de Jésus, nous pouvons l'entendre à deux niveaux.

D'abord comme une invitation à ne rien laisser perdre de ce qui peut nourrir des hommes ; et de ce point de vue notre société de consommation tourne souvent le dos aux exigences élémentaires de la solidarité avec les peuples décimés par la famine.

Mais il y a autre chose ...

En effet, dans les corbeilles qu'emportaient les disciples après ce repas sur l'herbe, tous les morceaux provenaient des pains donnés par Jésus, multipliés par Jésus. Et c'était une raison supplémentaire de ne rien laisser perdre : on ne gaspille pas les dons de Dieu, et quand Dieu a donné, même les restes sont bons.

Dieu aime que nous utilisions pour lui tous nos restes : restes de santé, restes de forces, restes d'espérance. Ce qu'il nous a donné pour son service, c'est du bon pain qui reste nourrissant.

Ne disons pas : « J'ai vieilli ; j'ai fait mon temps. Ce que j'ai à donner est maintenant dérisoire ! », car un cœur qui donne a part à la jeunesse de Dieu.

Ne disons pas : « Personne ne veut de ce que j'ai à offrir ! », car Jésus, lui, en fait un bon usage.

Ne disons pas : « Je suis malade, donc je n'ai plus rien à donner ! », car les restes de santé sont des restes pour la sainteté.

Ne disons pas : « Moi, je ne distribue que les pains entiers : les restes, cela ne vaut pas la peine ! », car il y a un temps pour tout, un temps pour les pains entiers, et un temps pour les restes, et c'est Jésus qui rythme la mission, qui mesure nos forces, et qui nous donne chaque jour ce qu'il nous faut donner.





DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA




 Date
Lundi
28 août 28

Lieu
Tarichée

 Livre
Tome 4 - ch 273.3
2ème année vie publique



************


(...) « C’est bien. Maintenant apportez-moi des paniers. Dix-sept, un pour chacun. Marziam distribuera la nourriture aux enfants… »
      Jésus regarde fixement le scribe, qui est toujours resté à ses côtés, et il lui demande :
      « Veux-tu, toi aussi, donner de la nourriture aux affamés ?
      – Cela me plairait, mais j’en suis démuni moi aussi.
      – Donne la mienne. Je te le permets.
      – Mais… tu as l’intention de rassasier presque cinq mille hommes, sans compter les femmes et les enfants, avec ces deux poissons et ces cinq pains ?
      – Sans aucun doute. Ne sois pas incrédule. Celui qui croit verra s’accomplir le miracle.
      – Ah ! Dans ce cas, je veux bien distribuer la nourriture, moi aussi !
      – Alors, fais-toi donner un panier, toi aussi. »

      Les apôtres reviennent avec des corbeilles et des paniers larges et peu profonds, ou bien profonds et étroits. Le scribe revient avec un panier plutôt petit. On se rend compte que sa foi – ou son manque de foi – lui a fait choisir celui-ci comme le plus grand.

      « C’est bien. Mettez tout ici devant et faites asseoir les foules en ordre, en rangs réguliers, autant que possible. »
      Pendant ce temps, Jésus élève les pains avec les poissons par-dessus, il les offre, prie et bénit. Le scribe ne le quitte pas un instant des yeux. Puis Jésus rompt les cinq pains en dix-huit parts et les deux poissons en dix-huit parts. Il met un morceau de poisson dans chaque panier – un bien petit morceau – et fait des bouchées avec les dix-huit morceaux de pain. Chaque morceau est divisé en plusieurs bouchées. Elles ne sont guère nombreuses : une vingtaine, pas plus. Chaque morceau est placé dans un panier après avoir été fragmenté, avec le poisson.

      « Et maintenant prenez et donnez à satiété. Allez-y. Va, Marziam, le donner à tes compagnons.
      – Oh, comme c’est lourd ! » dit Marziam en soulevant son panier et en allant tout de suite vers ses petits amis. Il marche comme s’il portait un fardeau.
      Les apôtres, les disciples, Manahen, le scribe le regardent partir sans savoir que penser… Puis ils prennent les paniers, et en secouant la tête, se disent l’un à l’autre :
      « Ce gamin plaisante ! Ce n’est pas plus lourd qu’avant. »

      Le scribe regarde aussi à l’intérieur et met la main pour tâter au fond du panier parce qu’il n’y a plus beaucoup de lumière, là, sous le couvert où Jésus se trouve, alors que plus loin, dans la clairière, il fait encore assez clair.
      Mais malgré cette constatation, ils se dirigent vers les gens et commencent la distribution. Ils donnent, donnent, donnent… Et de temps à autre, ils se retournent, étonnés, de plus en plus loin, vers Jésus qui, les bras croisés, adossé à un arbre, sourit finement de leur stupeur.

      La distribution est longue et abondante… Le seul à ne pas manifester d’étonnement, c’est Marziam qui rit, tout heureux de remplir de pain et de poisson les mains de tant de pauvres enfants. Il est aussi le premier à revenir vers Jésus, en disant :
      « J’ai donné beaucoup, beaucoup, beaucoup !… parce que je sais ce qu’est la faim… » (...)





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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Sam 14 Avr 2018 - 11:08



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.




L'EVANGILE DU JOUR


« Ils virent Jésus qui marchait sur la mer » (Jn 6, 16-21)


Le soir venu, les disciples de Jésus descendirent jusqu’à la mer.

Ils s’embarquèrent pour gagner Capharnaüm, sur l’autre rive. C’était déjà les ténèbres, et Jésus n’avait pas encore rejoint les disciples.

Un grand vent soufflait, et la mer était agitée.

Les disciples avaient ramé sur une distance de vingt-cinq ou trente stades (c’est-à-dire environ cinq mille mètres), lorsqu’ils virent Jésus qui marchait sur la mer et se rapprochait de la barque. Alors, ils furent saisis de peur.

Mais il leur dit : « C’est moi. N’ayez plus peur. »

Les disciples voulaient le prendre dans la barque ; aussitôt, la barque toucha terre là où ils se rendaient.




MÉDITER AVEC LES CARMES




La foule, impressionnée par le miracle des pains, a voulu acclamer Jésus comme le Prophète attendu et comme un Messie national, mais ces deux titres disent trop peu : ils alignent encore Jésus sur des personnages de dimension purement humaine ; or Jésus est l'égal de Dieu son Père.

À l'attente trop matérielle de ses contemporains, Jésus répond de deux manières. D'une part, comme nous le lisons juste auparavant dans l'Évangile, il refuse qu'on le fasse roi et se retire tout seul dans la montagne ; d'autre part - et c'est le présent récit - il vient vers ses disciples en marchant sur la mer.

Cette nuit-là, Jésus accomplit deux actions que les Psaumes attribuaient à Dieu lui-même. Dans le Psaume 77, en effet, le Psalmiste rend grâces à Dieu pour le passage de la Mer Rouge et s'écrie : « Sur la mer fut ton chemin, ton sentier sur les eaux innombrables, et tes traces, nul ne les connut » (v.20). Par ailleurs, dès que les disciples veulent prendre Jésus dans la barque, celle-ci atteint le rivage à l'endroit où ils se rendaient. C'est l'accomplissement d'un autre psaume, qui chante la victoire de Dieu :

« Il ramena au calme la tempête, et les vagues de la mer se turent.

 Les hommes se réjouirent de ce qu'elle s'apaisait,

 et il les mena au port de leur désir »
(Ps 107,30).


Ainsi ce début du chapitre 6 de saint Jean fait écho doublement à la geste de l'Exode : de même que Dieu  a donné à son peuple de traverser la mer avant de le nourrir de la manne au désert, de même Jésus, son Envoyé, après avoir nourri la foule au désert, apaise la tempête et ouvre dans la mer une route pour ses disciples.

Double miracle, double symbolisme qui illumine notre vie quotidienne. En effet, le même Christ ressuscité qui nous donne chaque jour le pain de Dieu, la manne nouvelle, sa propre chair livrée pour la vie des hommes, est celui qui nous fait traverser ensemble la mer agitée de ce monde et nous mène ainsi, par amour, « au port de notre désir ».

Aujourd'hui encore le vent de tempête se lève dans le monde, et des vagues menaçantes viennent déstabiliser les nations, les communautés, les familles, et nous-mêmes dans notre espérance.

Aujourd'hui encore nous ramons à contre-courant, et nous avons peine à reconnaître la présence de Jésus, même quand il se fait tout proche.

Puisons, dans le pain que nous allons recevoir, la force de dépasser toute crainte. Même si notre foi demeure chancelante, prenons résolument le Sauveur dans notre barque, ouvrons largement notre cœur à l'avenir qu'il construit avec nous, car c'est lui qui veut nous mener au port de notre désir.

Notre désir ? À quoi s'attache-t-il ?

À certaines heures il semble flotter en nous et ne mener nulle part. Nos épreuves et nos limites nous montrent vite que nous ne maîtrisons pas à volonté notre destin ; et lorsque nous nous sentons arrêtés dans nos ambitions ou déçus dans nos rêves, la tentation peut se glisser en nous de ne plus espérer pour nous-mêmes et de ne plus rien désirer pour les autres. La barque est bien là, où nous gérons le quotidien ; mais il n'y a plus ni vent, ni rame, ni traversée, plus même de port dans notre souvenir.

C'est alors que Jésus nous rejoint par le chemin qu'il est seul à fouler ; c'est alors que l'Esprit Saint en personne se joint à notre esprit pour attester que nous sommes fils et filles de Dieu, héritiers de Dieu avec le Christ (Rm 8,16), des fils et des filles aimés, appelés, attendus. L'Esprit redonne un sens à nos efforts et du prix au temps qui passe.

En nous montrant le port, il sauve notre désir.





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 Date
Mardi
29 août 28

Lieu
Tarichée

 Livre
Tome 4 - ch 274.2
2ème année vie publique



************


(...) Le bruissement des feuilles et le grondement des flots remplissent maintenant l’espace, qui était si paisible peu de temps auparavant.

      Jésus sort de sa méditation. Il se lève. Il regarde le lac. A la lumière des étoiles qui restent et de cette pauvre aube bien malade, il y cherche des yeux la barque de Pierre et la voit s’avancer péniblement vers la rive opposée, mais sans y arriver. Alors Jésus s’enveloppe étroitement dans son manteau dont il relève le bord, qui traîne et qui le gênerait dans la descente, et il le passe sur sa tête comme si c’était un capuchon. Il descend rapidement, non par la route qu’il avait suivie, mais par un sentier rapide qui rejoint directement le lac. Il va si vite qu’il semble voler.

      Il parvient à la rive fouettée par les vagues qui forment sur la grève une bordure bruyante et écumeuse. Il poursuit rapidement son chemin comme s’il ne marchait pas sur l’élément liquide tout agité, mais sur un plancher lisse et solide. Maintenant il devient lui-même lumière. On dirait que le peu de clarté qui parvient encore des rares étoiles qui s’éteignent et de l’aube orageuse se concentre sur lui et forme une sorte de phosphorescence qui éclaire son corps élancé. Il vole sur les flots, sur les crêtes mantes, dans les replis obscurs entre les vagues, les bras tendus en avant. Son manteau se gonfle autour des joues et flotte comme il peut, serré comme il est autour du corps, avec un battement d’ailes.

      Les apôtres le voient et poussent un cri d’effroi que le vent porte à Jésus.

      « N’ayez pas peur. C’est moi. »
      La voix de Jésus, malgré le vent contraire, se propage sans difficulté sur le lac.

      « Est-ce bien toi, Maître ? » demande Pierre. « Si c’est toi, dis-moi de venir à ta rencontre en marchant comme toi sur les eaux. » (...)





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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Dim 15 Avr 2018 - 10:58



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.




L'EVANGILE DU JOUR


« Le Christ ressusciterait le troisième jour » (Lc 24, 35-48)


En ce temps-là, les disciples qui rentraient d’Emmaüs racontaient aux onze Apôtres et à leurs compagnons ce qui s’était passé sur la route, et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain.

Comme ils en parlaient encore, lui-même fut présent au milieu d’eux, et leur dit : « La paix soit avec vous ! »

Saisis de frayeur et de crainte, ils croyaient voir un esprit.
Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous bouleversés ? Et pourquoi ces pensées qui surgissent dans votre cœur ?
Voyez mes mains et mes pieds : c’est bien moi ! Touchez-moi, regardez : un esprit n’a pas de chair ni d’os comme vous constatez que j’en ai. »

Après cette parole, il leur montra ses mains et ses pieds.
Dans leur joie, ils n’osaient pas encore y croire, et restaient saisis d’étonnement. Jésus leur dit : « Avez-vous ici quelque chose à manger ? »

Ils lui présentèrent une part de poisson grillé qu’il prit et mangea devant eux.

Puis il leur déclara : « Voici les paroles que je vous ai dites quand j’étais encore avec vous : Il faut que s’accomplisse tout ce qui a été écrit à mon sujet dans la loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes. »

Alors il ouvrit leur intelligence à la compréhension des Écritures.
Il leur dit : « Ainsi est-il écrit que le Christ souffrirait, qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour,
et que la conversion serait proclamée en son nom, pour le pardon des péchés, à toutes les nations, en commençant par Jérusalem.

À vous d’en être les témoins. »




MÉDITER AVEC LES CARMES




« C'est moi qui suis le Pain de la vie. »

Notre évangile d'aujourd'hui s'ouvre sur cette affirmation centrale de tout le discours de Jésus dans la synagogue de Capharnaüm. Affirmation qui sera développée ces jours-ci à deux niveaux :

- d'abord au niveau « sapientiel », celui de l'adhésion de notre intelligence au message ; et à ce niveau le pain de la vie désigne la révélation apportée par Jésus, la parole qui vient éveiller notre foi ;

- puis au niveau proprement sacramentel et eucharistique, où le pain de la vie sera la chair de Jésus Christ ressuscité.

Dans les quelques versets que l'Église nous fait lire aujourd'hui, c'est le premier thème, sapientiel, que Jésus aborde devant ses auditeurs : il est le Pain de la vie parce qu'il apporte aux hommes la parole de Dieu qui va nourrir leur foi, parce qu'il est la Sagesse de Dieu qui est venue dresser la table pour les hommes, la table de la parole et de l'Eucharistie.

D'où l'importance accordée à la foi dans ces premières phrases de Jésus.

Pour lui, la foi est une démarche de tout l'homme : croire, c'est « venir à lui » ;

une démarche vers Lui, l'Envoyé de Dieu;

un acte de confiance inconditionnelle qui ne laissera en l'homme ni regret, ni déception, ni frustration : « Celui qui vient à moi n'aura pas faim; celui qui croit en moi n'aura jamais soif ».

Et Jésus de résumer l'itinéraire de toute conversion.

L'homme vient au Christ, librement, parce qu'il est saisi par sa personne et son message : c'est le moment où le disciple est « donné » par le Père au Fils qui le révèle. Et ce croyant qu'il reçoit du Père, le Fils ne le rejette jamais. Pourquoi ? - parce qu'il veut réaliser pour cet homme la volonté du Père, qui est un projet de vie et de bonheur. « La volonté de Celui qui m'a envoyé, dit Jésus, c'est que je ne perde aucun de ceux qu'il m'a donnés, et que tout homme qui voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle. »

Mesurons bien le formidable optimisme qui se cache dans cette promesse du Seigneur : le Père n'a pour nous, pour chacun et chacune, qu'un projet de vie, et c'est Jésus qui nous la transmet, dès lors que nous venons à lui par la foi et que nous reconnaissons en lui le Fils de Dieu.

Dès que nous disons oui au message de Jésus, à l'influence de Jésus, à l'appel de Jésus, la vie éternelle commence son œuvre en nous. Que nous en ayons conscience ou non, que la foi soit en nous une certitude heureuse ou un combat de tous les jours dans l'opacité de la prière, que nous ayons la joie de sentir la victoire de Jésus toute proche ou que nous vivions à certaines heures notre quête de Dieu sous le signe de l'échec, la vie fait son œuvre : Jésus, parole de Dieu et Pain de la vie, s'offre à combler notre faim.

Accueillir le Fils et croire en lui, c'est avoir la vie éternelle ;

voir le Fils à l'œuvre pour notre conversion, en dépit de tous les sentiments de solitude ou d'abandon, c'est s'ouvrir à la vie éternelle;

discerner la présence du Fils de Dieu au creux de nos pauvretés personnelles et communautaires, c'est laisser toute sa place à la vie éternelle.

Quand le chemin de la foi nous paraît long,

quand nous perdons courage devant les lenteurs de l'Église ou de nos communautés,

quand nous ressentons avec chagrin l'inertie de notre propre cœur,

redisons-nous que Celui qui nous appelle a le pouvoir d'éterniser notre amour. Jésus l'a promis : « Quiconque voit le Fils et croit en lui a la vie éternelle, et moi, je le ressusciterai au dernier jour. »





DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA




 Date
Dimanche
7 avril 30

Lieu
Jérusalem

 Livre
Tome 10 - ch 627.5
Glorification



************


(...) La pièce s’illumine vivement comme par un éclair éblouissant. Les apôtres se cachent le visage, craignant que ce ne soit la foudre, mais ils n’entendent pas de bruit et relèvent la tête.

    Jésus se tient au milieu de la pièce, près de la table. Il ouvre les bras en disant :
    « La paix soit avec vous. »

    Personne ne répond. Les uns sont plus pâles, d’autres plus rouges, ils le fixent tous, craintifs et émus, fascinés et en même temps un peu tentés de fuir.

    Jésus fait un pas en avant avec un grand sourire.
    « N’ayez donc pas peur ! C’est moi. Pourquoi êtes-vous si troublés ? Ne désiriez-vous pas me voir ? Ne vous avais-je pas fait dire que j’allais venir ? Ne vous l’avais-je pas annoncé dès le soir de la Pâque ? »

    Personne n’ose parler. Déjà, Pierre pleure et Jean sourit, pendant que les deux cousins, les yeux brillants et remuant les lèvres sans réussir à parler, semblent être deux statues représentant le désir.

    « Pourquoi avez-vous au fond du cœur des pensées si opposées entre le doute et la foi, entre l’amour et la crainte ? Pourquoi voulez-vous être encore chair, au lieu de voir, comprendre, juger, agir avec votre esprit uniquement ? Votre vieux moi n’a-t-il pas complètement brûlé sous la flamme de la douleur, pour faire place au nouveau moi d’une vie renouvelée ? Je suis Jésus, votre Jésus ressuscité, comme il vous l’avait annoncé. Regardez : toi qui as vu mes blessures et vous qui ignorez ma torture, car ce que vous savez est bien différent de la connaissance exacte qu’en a Jean. Viens, toi, le premier. Tu es déjà tout à fait pur, si pur que tu peux me toucher sans crainte. L’amour, l’obéissance, la fidélité t’avaient déjà rendu pur. Mon sang, dont tu as été inondé quand tu m’as descendu de la croix, a fini de te purifier. Regarde : ce sont de vraies mains et de vraies blessures. Observe mes pieds. Tu vois la marque du clou ? Oui, c’est vraiment moi et non pas un fantôme. Touchez-moi. Les spectres n’ont pas de corps. Moi, j’ai une vraie chair sur un vrai squelette. »

    Il pose sa main sur la tête de Jean qui a osé s’approcher de lui :
    « Tu sens ? Elle est chaude et lourde. » Il lui souffle sur le visage : « Et ceci, c’est ma respiration.
    – Oh ! mon Seigneur ! »
    Ce n’est pas une exclamation, mais un doux murmure…
    « Oui, votre Seigneur. Jean, ne pleure pas de crainte et de désir. Viens vers moi. Je suis toujours celui qui t’aime. Mettons-nous à table comme toujours. N’avez-vous rien à manger ? Donnez-le-moi donc. »

    Avec des mouvements de somnambules, André et Matthieu prennent sur les crédences les pains et les poissons, ainsi qu’un plateau contenant un rayon de miel à peine entamé dans un coin.

    Jésus offre la nourriture et mange, puis il en donne un peu à chacun. Et il les regarde d’un air si bon, mais si majestueux, qu’ils en sont paralysés. (...)





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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Lun 16 Avr 2018 - 9:21



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.




L'EVANGILE DU JOUR


« Travaillez pour la nourriture qui demeure éternellement » (Jn 6, 22-29)


Jésus avait rassasié cinq mille hommes, et ses disciples l’avaient vu marcher sur la mer. Le lendemain, la foule restée sur l’autre rive se rendit compte qu’il n’y avait eu là qu’une seule barque, et que Jésus n’y était pas monté avec ses disciples, qui étaient partis sans lui.

Cependant, d’autres barques, venant de Tibériade, étaient arrivées près de l’endroit où l’on avait mangé le pain après que le Seigneur eut rendu grâce.

Quand la foule vit que Jésus n’était pas là, ni ses disciples, les gens montèrent dans les barques et se dirigèrent vers Capharnaüm à la recherche de Jésus.
L’ayant trouvé sur l’autre rive, ils lui dirent : « Rabbi, quand es-tu arrivé ici ? »

Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : vous me cherchez, non parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé de ces pains et que vous avez été rassasiés.
Travaillez non pas pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui demeure jusque dans la vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l’homme, lui que Dieu, le Père, a marqué de son sceau. »

Ils lui dirent alors : « Que devons-nous faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? »

Jésus leur répondit : « L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé. »




MÉDITER AVEC LES CARMES




« Que nous faut-il faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? » (...) Les questionneurs s'attendaient peut-être à un catalogue, à une liste bien précise, à quelques exigences facilement repérables : la prière, l'hospitalité, les sacrifices au Temple, ou l'aumône aux déshérités. Mais la réponse de Jésus les déconcerte. D'abord Jésus ramène tout à l'unité : non pas des œuvres, mais une seule œuvre ; et de plus cette œuvre unique consiste à croire ; croire en Dieu, bien sûr, croire en la fidélité du Dieu de l'Alliance, mais surtout croire en lui, Jésus, comme en l'Envoyé du Père, que le Père a marqué de son sceau, signant d'avance tout ce qu'il dira et fera chez les hommes.

Une seule œuvre, dit Jésus. Et pourtant il a laissé lui-même bien des consignes à ses disciples : douceur, humilité, pardon mutuel, amour de la paix, miséricorde ... Mais finalement tout se résume en un seul mot, en une seule démarche : croire en Jésus, qui est à lui seul le chemin et la vérité ; venir à lui pour avoir la vie.

De fait, dans le concret de notre existence, croire en Jésus transforme tout, emporte tout, illumine tout.

Croire en Jésus, Fils de Dieu, cela décide de notre avenir.

D'où que nous venions, et quelle que soit notre histoire spirituelle, plus paisible ou plus orageuse, dès lors que nous avons « appris le Christ », comme le disait saint Paul (E 4,20), il est des routes que nous ne prendrons plus, et surtout des chemins que nous choisirons parce que Jésus les a choisis avant nous. (...)

Croire en Jésus, cela ressaisit et restaure même notre passé.

Dans notre vie d'adultes chrétiens, parce que nous venons à Jésus comme à Celui qui recrée et qui sauve, nous pouvons nous retourner vers notre passé, qu'il soit source de joie, de remords ou d'angoisse;  nous pouvons le regarder dans sa lumière, la lumière du salut; et nous pouvons dire au Christ de notre appel: « Oui, Seigneur, j'ai été cela, je suis cela ; j'en suis là et je n'en suis que là ; mais puisque je viens à toi, je sais que la route m'est ouverte ». (...)

Croire en Jésus, cela transfigure le quotidien, le réel de notre vie, de notre amour, de notre service.

Le Christ Sauveur nous aime en habits de tous les jours, et pour lui répondre dans la foi il n'est pas nécessaire de vivre « autre chose » : il suffit de vivre les mêmes choses autrement. (...)

Ainsi, dans la démarche de la foi au Christ, dans l'amitié avec Jésus l'Envoyé, c'est toute la personne qui est reprise, tout son temps, toutes ses forces, tous ses désirs. (...)

Et pour nourrir cette foi mise en œuvre, un seul pain est offert aux hommes, « le pain de Dieu, qui descend du ciel et qui donne la vie au monde » (Jn 6,33).

C'est Jésus, pain de la foi et pain de vie, qui vient à nous à chaque messe, d'abord à cette table de la parole, puis à la table de l'Eucharistie. C'est sa force et son amitié que nous demandons fidèlement, au-delà de la nourriture qui périt : "Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour".

« Seigneur, donne-nous toujours ce pain-là ! »





DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA




 Date
Vendredi
23 février 29

Lieu
Capharnaüm

 Livre
Tome 5 - ch 354.7
3ème année vie publique



************


(...) Les dons de Dieu ne sont pas l’ordinaire, ils sont l’exceptionnel. On ne peut y prétendre, ni se livrer à la paresse en disant : “ Dieu me les donnera. ” Il est écrit : “ Tu mangeras ton pain baigné par la sueur de ton front ”, c’est-à-dire le pain gagné par le travail. Si celui qui est Miséricorde a dit : “ J’ai pitié de ces foules qui me suivent depuis trois jours, n’ont plus rien à manger et pourraient défaillir en route avant d’avoir atteint Hippos sur le lac, ou Gamla, ou d’autres villes ”, et s’il a pourvu à leurs besoins, cela ne signifie pas pour autant qu’on doive le suivre pour cette raison.

C’est pour bien davantage qu’un peu de pain, destiné à devenir ordure après la digestion, que l’on doit me suivre. Ce n’est pas pour la nourriture qui remplit le ventre, mais pour celle qui nourrit l’âme, car vous n’êtes pas seulement des animaux occupés à brouter, ruminer, ou fouiller avec leur groin et s’engraisser. Mais vous êtes des âmes ! C’est cela que vous êtes ! La chair, c’est le vêtement, l’être c’est l’âme, et elle seule est immortelle. La chair, comme tout vêtement, s’use et finit en poussière : elle ne mérite pas qu’on s’en occupe comme si c’était une perfection à laquelle il faut accorder tous ses soins. (...)




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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Mar 17 Avr 2018 - 9:20



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.




L'EVANGILE DU JOUR


« Mon Père vous donne le vrai pain venu du ciel » (Jn 6, 30-35)


En ce temps-là, la foule dit à Jésus : « Quel signe vas-tu accomplir pour que nous puissions le voir, et te croire ? Quelle œuvre vas-tu faire ?
Au désert, nos pères ont mangé la manne ; comme dit l’Écriture : ‘Il leur a donné à manger le pain venu du ciel.’ »

Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : ce n’est pas Moïse qui vous a donné le pain venu du ciel ; c’est mon Père qui vous donne le vrai pain venu du ciel.
Car le pain de Dieu, c’est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde. »

Ils lui dirent alors : « Seigneur, donne-nous toujours de ce pain-là. »

Jésus leur répondit : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif. »




MÉDITER AVEC LES CARMES




Jésus vient de nourrir cinq mille personnes dans le désert avec cinq pains d'orge, le casse-croûte d'un gamin prévoyant. Le lendemain, les foules se mettent à sa recherche, et Jésus, une fois rejoint, entame un dialogue dont saint Jean a retenu trois thèmes principaux :

- les signes opérés par Jésus,
- l'œuvre de Dieu,
- le pain venu du ciel.

C'est à dessein que saint Jean emploie le mot « signe » à propos des miracles de Jésus.

Pour les autres évangélistes, les miracles de Jésus sont surtout des actes de puissance qui marquent l'irruption du règne de Dieu dans l'histoire des hommes. (...)

Pour saint Jean, le but des miracles de Jésus est de révéler qui il est : l'Envoyé de Dieu, le Fils de Dieu prononçant sur terre les paroles de Dieu même et accomplissant son œuvre parmi les hommes. Ainsi les miracles pointent toujours directement sur la personne de Jésus ; ils provoquent les hommes à croire, à espérer, en Jésus Fils de Dieu ; ils appellent les hommes à se tourner vers lui pour être sauvés, et c'est pourquoi Jean les appelle des signes, des actes qui « font signe ». (...)

Le deuxième thème du dialogue, les œuvres de Dieu, est en prise directe sur cette théologie des signes de Jésus.

« Que nous faut-il faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? », demandent les gens. Que faut-il entreprendre ? que faut-il organiser ? quelles œuvres faut-il aligner ? Et Jésus répond : « L'œuvre de Dieu, c'est de croire en celui qu'il a envoyé. » Croire est une œuvre ; c'est même la seule œuvre importante, car si la foi en Jésus est enracinée dans le cœur d'un homme, les œuvres suivront.

Croire, c'est « l'œuvre de Dieu », d'abord parce que c'est l'œuvre de base que Dieu attend de nous, et ensuite parce que c'est se soumettre à l'œuvre de Dieu, c'est entrer dans le travail qu'il accomplit par son Christ. (...)

Mais nous sommes lents à faire confiance, et nous gardons toujours au cœur un reste de soupçon à l'égard de ce qui vient de Dieu, comme les auditeurs de Jésus qui lui demandent des assurances supplémentaires : « Quel signe fais-tu, pour que nous le voyions et puissions te croire ? » Dans le désert, Moïse donnait la manne tous les jours pour le peuple tout entier. Voilà des gestes bien tangibles, qui accréditaient sa mission ! « Mais toi, quelle est ton œuvre ? Si tu te proclames l'envoyé de Dieu, fais d'abord aussi bien que Moïse ! »

Jésus, calmement, explique la portée exacte du texte de l'Exode. « Vous vous référez à Moïse ; vous dites : Moïse, lui, nous a donné le pain venu du ciel ! » - « Erreur : ce n'était pas Moïse ; c'est Dieu, c'est mon Père qui vous le donnait. Et non seulement mon Père vous a donné, mais il vous donne aujourd'hui le pain du ciel. Encore faut-il que vous le reconnaissiez : le pain de Dieu, celui qui seul peut donner la vie au monde, c'est moi ! »

Et Jésus s'explique longuement, dans un discours sur le pain de vie, dont nous ne lisons aujourd'hui que la première phrase :

« C'est moi qui suis le pain de la vie.

 Celui qui vient à moi n'aura plus faim ;

 celui qui croit en moi jamais n'aura soif. »


Jésus est pain de vie, à un premier niveau, parce que sa parole nourrit notre foi et notre espérance, et parce qu'il est à lui seul la révélation du Père, qui comble en l'homme toute soif d'aimer et d'être aimé.

Il est pain de vie, à un autre niveau, parce qu'il se donne en nourriture dans l'Eucharistie sous les signes inattendus du pain et du vin.

Nous sommes bien loin du pain à satiété, bien loin de la manne périssable. Les gens de Galilée réclamaient de Jésus des prodiges plus grands et plus durables que ceux de Moïse. Jésus ne répond pas au niveau du prodige : il laisse à ses disciples les signes nouveaux de la nouvelle Alliance, où déjà tout est donné pour ceux qui acceptent de croire.





DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA




 Date
Vendredi
23 février 29

Lieu
Capharnaüm

 Livre
Tome 5 - ch 354.7
3ème année vie publique



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(...) Vous êtes dans l’erreur. Ce n’est pas Moïse, mais le Seigneur qui a pu faire cela. Et dans l’Exode on lit : “ Voici : je ferai pleuvoir du pain du ciel. Que le peuple sorte et recueille ce qui lui suffit pour chaque jour ; ainsi je me rendrai compte si le peuple marche selon ma Loi. Et le sixième jour, qu’il en ramasse le double par respect pour le septième jour, le sabbat. ”

Et les Hébreux virent le désert se recouvrir chaque matin de “ quelque chose de minuscule qui ressemble à ce qui est pilé dans le mortier, et au grésil, semblable à la graine de coriandre, et au bon goût de fleur de farine mélangée à du miel. ” Ce n’est donc pas Moïse, mais le Seigneur qui a procuré la manne. C’est Dieu qui peut tout. Tout. Punir et bénir, enlever et accorder. Et moi, je vous assure qu’entre les deux, il préfère bénir et accorder plutôt que punir et enlever. (...)




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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Mer 18 Avr 2018 - 9:05



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.




L'EVANGILE DU JOUR


« Celui qui voit le Fils et croit en lui a la vie éternelle » (Jn 6, 35-40)


En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif.
Mais je vous l’ai déjà dit : vous avez vu, et pourtant vous ne croyez pas.
Tous ceux que me donne le Père viendront jusqu’à moi ; et celui qui vient à moi, je ne vais pas le jeter dehors.
Car je suis descendu du ciel pour faire non pas ma volonté, mais la volonté de Celui qui m’a envoyé.
Or, telle est la volonté de Celui qui m’a envoyé : que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés, mais que je les ressuscite au dernier jour.
Telle est la volonté de mon Père : que celui qui voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. »




MÉDITER AVEC LES CARMES




Dieu voit loin.

Il voit loin pour le monde créé : c'est ce que chantent en silence les galaxies que nous découvrons.

Il voit loin pour chacun/e de nous : c'est le message de Jésus dans ce texte de saint Jean.

Pour chacun de nous, Dieu a un projet de vie et de résurrection. Il veut pour nous pas moins que la vie éternelle ; et cette volonté de ne rien perdre, de mener ses enfants à la gloire, Dieu la réalise par Jésus, son Envoyé.

Les moments de cette œuvre de salut sont énumérés par Jésus dans son homélie de Capharnaüm. Dieu le Père nous donne à Jésus ; nous venons à Jésus ; nous « voyons » Jésus, d'un regard qui traverse les apparences et les signes, et nous reconnaissons en lui son Fils. Dès lors la foi en l'Envoyé nourrit et désaltère : « nous n'avons plus faim, nous n'avons plus soif » ; Jésus, pain de Dieu, nous donne la vie éternelle.

Jésus est le Pain de la vie, en effet, et il l'est à un double niveau.

D'abord il est le pain pour la foi, par sa parole révélante - et c'est ce premier thème qu'il développe dans l'évangile d'aujourd'hui. Mais il est aussi pain de vie par sa chair de gloire qu'il nous donne à manger, comme il l'explique dans la deuxième partie de son homélie.

Et c'est ce même Jésus qui nous sustente tout au long de la route et qui mettra sur nous le sceau de sa propre éternité : « Oui, telle est la volonté de mon Père que quiconque voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle, et je le ressusciterai, moi, au dernier jour » (v.40).

Cette passion divine de réussir l'homme, cette volonté du Père mise en œuvre par Jésus, éclaire de l'intérieur notre vie fraternelle.

Chacun/e de nous est donné/e à Jésus par le Père. De même, très réellement, à notre humble niveau, chaque frère, chaque sœur, est pour nous don de Dieu. Mon frère, ma sœur, est un cadeau que le Père me fait : il me les donne à aimer, à comprendre, à servir.

Jésus disait : « Celui qui vient à moi, je ne le jetterai pas dehors, car la volonté de mon Père, c'est que je ne perde rien de tout ce qu'il m'a donné. » Toutes proportions gardées, et en dépendance de Jésus Christ, qui seul possède la lumière et la force, je dois faire, pour tous ceux que le Père me donne, le même projet de vie et de résurrection que Jésus fait pour moi.

La vie, c'est lui qui la donne ; la résurrection, c'est lui qui l'ouvre, mais je dois faire mienne la volonté de Celui qui m'envoie. Je dois, pour le plaisir de Dieu, entrer dans l'œuvre de Jésus, et donc accueillir mon frère avec sa faim et sa soif.

Dans quelques instants, frères et sœurs, nous allons retrouver, avec notre cadre de vie quotidien, les visages connus, trop connus, sans mystère, de ceux et de celles qu'il nous a donnés, et nous aurons besoin de réveiller dans notre cœur "les sentiments qui sont dans le Christ Jésus" (Ph 2,5).

Que Jésus lui-même les dépose en nous grâce au Pain de son Corps, comme il nous les fait désirer par le Pain de sa parole.





DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA




 Date
Vendredi
23 février 29

Lieu
Capharnaüm

 Livre
Tome 5 - ch 354.11
3ème année vie publique



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(...) – Mais où est ce Pain ? Comment le trouve-t-on ? Quel nom a-t-il ?

       – Moi, je suis le Pain de vie. C’est en moi qu’on le trouve. Son nom est Jésus. Qui vient à moi n’aura plus jamais faim, et qui croit en moi n’aura plus jamais soif, car les fleuves célestes se déverseront en lui, éteignant toute ardeur matérielle. Je vous l’ai dit, désormais. Vous me connaissez à présent, et pourtant vous ne croyez pas. Vous ne pouvez croire que tout est en moi. Et pourtant, c’est ainsi. C’est en moi que se trouvent tous les trésors de Dieu. C’est à moi qu’est donné tout ce qui appartient à la terre, de sorte que les Cieux glorieux et la terre militante sont réunis en moi. Même, elle est en moi, la foule de ceux qui sont morts dans la grâce de Dieu et attendent en souffrant, car tout pouvoir est en moi et pour moi. Et je vous le dis : tout ce que le Père me donne viendra à moi. Et je ne chasserai pas celui qui vient à moi car je suis descendu du Ciel pour faire non pas ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé. Or voici la volonté de mon Père, du Père qui m’a envoyé : que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés, mais que je les ressuscite au dernier jour. La volonté du Père qui m’a envoyé est que quiconque connaît le Fils et croit en lui ait la vie éternelle et que je puisse le ressusciter au Dernier Jour, en le voyant nourri de la foi en moi et marqué de mon sceau. »

       Ce discours nouveau et hardi du Maître suscite tout un bourdonnement dans la synagogue et au-dehors. Et lui, après avoir repris haleine un instant, tourne ses yeux étincelants de ravissement là où l’on murmure davantage – or ce sont précisément les groupes où il y a des juifs. Il reprend : (...)




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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Jeu 19 Avr 2018 - 11:27



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.




L'EVANGILE DU JOUR


« Je suis le pain vivant descendu du ciel » (Jn 6, 44-51)


En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire, et moi, je le ressusciterai au dernier jour.
Il est écrit dans les prophètes : ‘Ils seront tous instruits par Dieu lui-même.’ Quiconque a entendu le Père et reçu son enseignement vient à moi.
Certes, personne n’a jamais vu le Père, sinon celui qui vient de Dieu : celui-là seul a vu le Père.
Amen, amen, je vous le dis : il a la vie éternelle, celui qui croit.
Moi, je suis le pain de la vie.
Au désert, vos pères ont mangé la manne, et ils sont morts ;
mais le pain qui descend du ciel est tel que celui qui en mange ne mourra pas.

Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. »




MÉDITER AVEC LES CARMES




Il n'est pas facile de croire. Or notre foi chrétienne réclame de notre intelligence trois soumissions :

- admettre que Dieu existe et qu'il a parlé aux hommes ;

- admettre que Jésus de Nazareth est le propre Fils de Dieu, venu dans notre monde nous "raconter" Dieu (1,18) ;

- admettre que la parole de Jésus retentit encore dans son Église, et que cette Église, malgré ses misères qui sont nos misères, est porteuse, encore aujourd'hui, du message de la victoire de Jésus.

(...)

Cette difficulté de croire, même les contemporains de Jésus l'ont éprouvée, même ceux qui voyaient chaque jour ses miracles. Qu'est-ce qui les gênait ? (...) À Nazareth, on connaissait sa mère, une femme toute simple, discrète, toujours souriante. On croyait connaître son père, car tout le monde prenait Jésus pour le fils de Joseph, le charpentier. Comment un homme qui a grandi dans une famille de la terre peut-il prétendre qu'il descend du ciel ?

C'est le premier murmure des gens de Galilée, qui correspond à la première partie du discours sur le Pain de vie, où le Pain de vie désigne la révélation apportée par Jésus. L'Évangile de Jean nous rapportera, plus loin, un second murmure, dans la partie proprement eucharistique du discours, où l'expression "Pain de vie" renverra à la chair de Jésus Christ, offerte pour la vie du monde : « Comment cet homme peut-il nous donner sa chair à manger ? »

Pour l'heure, Jésus fait face à la première vague de murmures, celle qui conteste son origine céleste ; et, d'un mot, il remet les choses au point : « Cessez de murmurer entre vous ». Les discussions humaines n'ont jamais conduit à la foi. La foi en Dieu et en Jésus son Fils n'est pas au bout de recherches interminables ni de longues démonstrations ; c'est avant tout la réponse à une attirance de Dieu : « Nul ne peut venir à moi [c'est-à-dire croire] si le Père qui m'a envoyé ne le tire [vers moi] »

(...) Nous sommes l'objet d'un échange entre le Père et son Fils :

« C'est la volonté de mon Père que je ne perde rien de ce qu'il m'a donné », dit Jésus (6,39).

(...)C'est pourquoi il ajoute, au sujet de tout homme qui vient à lui : « Je le ressusciterai au dernier jour ». Il nous ressuscitera pour que nous vivions avec lui, près du Père, dans le Père, pour toujours.

Mais bien avant la résurrection, dès cette vie, au cœur de cette vie de tous les jours, Jésus nous établit déjà dans l'amitié du Père, déjà dans la vie éternelle (...) en nous mettant en contact avec l'enseignement du Père, selon la parole du prophète Isaïe : « Tous seront enseignés par Dieu. »

Cet enseignement du Père, les paroles qui recréent et qui transforment, les paroles qui font vivre, le pain de la parole, c'est Jésus lui-même qui nous le transmet ; mieux: il est l'enseignement du Père, car seul il a vu le Père, seul il vient du pays de Dieu, puisqu'il est sorti de Dieu pour venir dans le monde, seul il peut parler de Dieu comme un voyageur qui raconte (Jn 1,18).

Toutes les nourritures terrestres ne sont rien en regard de cette nourriture de la foi, qui nous ouvre aux choses de Dieu, aux projets de Dieu, à la vie de Dieu. (...) cette nourriture nécessaire, urgente, Jésus l'appelle encore « la nourriture qui périt » ; et il nous fait désirer, pour nous et pour tous les hommes, la nourriture qui ne se gâte jamais, le pain de sa parole, nourriture de la foi, qui fait grandir en nous la vie qui ne finira pas :

« En vérité, en vérité je vous le dis :

Celui qui croit a la vie éternelle. »

« Moi, je suis le pain de la vie [la parole que Dieu vous donne pour vivre];

ce pain est celui qui descend du ciel pour qu'on le mange et ne meure pas. »


C'est à cet instant précis de son discours que Jésus, passant à un autre plan, annonce la merveille de son Eucharistie : « Le pain que moi, je donnerai, c'est ma chair pour la vie du monde. »

C'est ce moment inouï de révélation que nous revivons dans la foi à chaque messe, passant de la table de la parole à la table du Corps du Christ, de la liturgie de la parole à la liturgie eucharistique. Dans un court instant, tenant dans nos mains le Corps du Christ ressuscité, éveillés à la foi par la parole de Jésus, nous redirons le testament qu'il nous a laissé : « Voici le pain venu du ciel. Qui mangera ce pain vivra pour toujours. »





DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA




 Date
Vendredi
23 février 29

Lieu
Capharnaüm

 Livre
Tome 5 - ch 354.12
3ème année vie publique



************


(...) Je vous rappelle ce qu’annoncent les prophètes sur l’incarnation du Verbe. Et je vous rappelle comment, plus pour nous israélites que pour tout autre peuple, nous croyons que Celui que nous n’osons pas nommer ne peut pas se donner une chair selon les lois humaines, qui plus est selon les lois d’une humanité déchue. Si le Très Pur, l’Incréé, s’est humilié jusqu’à se faire homme par amour pour l’homme, il ne pouvait choisir qu’un sein de Vierge plus pur que les lys pour revêtir de chair sa divinité.

       Le Pain descendu du ciel au temps de Moïse a été placé dans l’arche d’or, recouverte du propitiatoire, veillée par les chérubins, derrière les voiles du Tabernacle. Et avec le Pain était la Parole de Dieu. Et il était juste qu’il en fût ainsi, parce que les dons de Dieu et les tables de sa très sainte Parole doivent être traités avec le plus grand respect. Mais alors qu’est-ce que Dieu aura préparé pour sa propre Parole et pour le Pain véritable descendu du Ciel ? Une arche plus inviolée et plus précieuse que l’arche d’or, couverte du précieux propitiatoire de sa pure volonté d’immolation, veillée par les chérubins de Dieu, voilée d’une candeur virginale, d’une parfaite humilité, d’une sublime charité et de toutes les vertus les plus saintes.

       Alors ? Ne comprenez-vous pas encore que ma paternité est au Ciel et donc que c’est de là que je viens ? Oui, je suis descendu du Ciel pour accomplir le décret de mon Père, le décret de salut des hommes selon ce qui a été promis au moment même de la condamnation et répété aux patriarches et aux prophètes.

       Mais cela, c’est la foi. Or la foi est donnée par Dieu à ceux qui ont une âme de bonne volonté. Aussi personne ne peut venir à moi s’il n’est pas conduit à moi par mon Père, qui le voit dans les ténèbres, mais avec un vrai désir de la lumière. (...)




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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Ven 20 Avr 2018 - 10:01



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.




L'EVANGILE DU JOUR


« Ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson » (Jn 6, 52-59)


En ce temps-là, les Juifs se querellaient entre eux : « Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger ? »

Jésus leur dit alors : « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n’avez pas la vie en vous.
Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour.
En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson.
Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi, je demeure en lui.
De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même celui qui me mange, lui aussi vivra par moi.
Tel est le pain qui est descendu du ciel : il n’est pas comme celui que les pères ont mangé. Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra éternellement. »

Voilà ce que Jésus a dit, alors qu’il enseignait à la synagogue de Capharnaüm.




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Déjà les Sages d'Israël voyaient dans le pain et le vin des images de la nourriture spirituelle. Ainsi, dans la première lecture, tirée du livre des Proverbes, la Sagesse de Dieu, personnifiée comme une femme prophétesse, proclame à tout venant sur les hauteurs de la Cité sainte :

« Si vous manquez de sagesse, venez à moi ! Venez manger mon pain et boire le vin que j'ai préparé ! Quittez votre folie, et vous vivrez. Suivez le chemin de l'intelligence ! » (Pr 9,5s)

Cet appel de la Sagesse, les chrétiens l'ont transposé d'instinct depuis les premiers siècles : Dame Sagesse n'est qu'une image du Fils de Dieu, venu parmi nous sur terre pour nous donner le pain de l'intelligence, le pain de la foi, sa parole qui nous entrouvre le mystère de Dieu et de son plan d'amour.

Les chrétiens se sont appuyés, pour cette transposition, sur les paroles prononcées par Jésus lui-même dans la synagogue de Capharnaüm : « Le pain de Dieu, c'est celui qui descend du ciel et donne la vie au monde. Moi, je suis le pain de la vie. Qui vient à moi n'aura jamais faim. » Déjà cette audace de Jésus revendiquant le rôle même de la Sagesse de Dieu avait suscité des murmures dans l'auditoire : « Cet homme-là n'est-il pas Jésus, le fils de Joseph ? Nous connaissons bien son père et sa mère. Alors, comment peut-il dire : « Je suis descendu du ciel ? »

L'étonnement des gens, dans la synagogue, va friser le scandale quand Jésus abordera le second thème, clairement eucharistique, de son homélie : « Le pain que je donnerai, c'est ma chair pour la vie du monde. »

(...) La vraie réponse, Jésus la donnera le soir du Jeudi Saint, quand, prenant le pain, puis la coupe, il dira : « Prenez et mangez ; ceci est mon corps livré pour vous. Buvez-en tous, ceci est mon sang » (Mt 26,26s). Mais dès ce jour-là, à Capharnaüm, au lendemain de la multiplication des pains, Jésus développe sa catéchèse eucharistique :

« Ma chair est vraiment nourriture, insiste Jésus ; mon sang est vraiment boisson ». Son Eucharistie est donc nécessaire pour nous, comme est indispensable la nourriture du corps humain, mais pour entretenir et développer une autre vie, que l'on commence à vivre ici-bas, et que Jésus appelle la vie éternelle.

Mais en quoi consiste cette vie éternelle inaugurée dès maintenant dans le quotidien de notre existence ? C'est avant tout une relation intense, profonde, invisible, avec Jésus Fils de Dieu : « Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi en lui. »

Demeurer, c'est un verbe qui dit tant de choses à la fois qu'il faudrait, pour en épuiser la richesse, toute une litanie, la litanie de la réciprocité :

Jésus vit en moi, et je vis en lui.

Jésus attend mon amitié, et je m'appuie sur la sienne.

Jésus compte sur moi, et je compte sur lui.

Jésus parle en moi, et je lui parle.

Jésus trouve sa joie en moi, et ma joie est en lui.

Jésus prie en moi, et je prie en lui.

Jésus m'aime, et j'essaie de l'aimer.

(...) C'est ce partage intégral et cette intimité que Jésus résume en disant : « Celui qui me mange vivra par moi ». Toute communion à son Corps et à son Sang sera donc une communion à sa vie de Fils de Dieu, et même une communion à sa mission d'Envoyé du Père. (...) en mangeant le Corps du Christ, nous venons nous ressourcer à sa vie, comme lui-même, voyageur parmi nous, se ressourçait constamment à l'amour de son Père : « De même que le Père, qui est vivant, m'a envoyé, et que moi, je vis par le Père, de même aussi celui qui me mange vivra par moi. »

Nous vivrons par lui, car l'Eucharistie est en nous un gage de victoire sur les forces du refus, de l'agressivité et de l'isolement, et même sur celles de la maladie et de la mort. Nous vivrons, car Jésus veut éterniser son amitié avec nous, son partage de vie avec tous ceux qui croient en lui, au-delà de la mort qui nous emportera, et dont l'ombre inquiète parfois les êtres fragiles que nous sommes :

« Si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement. Moi, je le ressusciterai au dernier jour. »





DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA




 Date
Vendredi
23 février 29

Lieu
Capharnaüm

 Livre
Tome 5 - ch 354.13
3ème année vie publique



************


(...) Moi, je peux me donner, je peux me transsubstantier par amour pour les hommes, de sorte que le pain devienne Chair et que la Chair devienne pain, pour la faim spirituelle des hommes qui, sans cette nourriture, mourraient de faim et de maladies spirituelles. Mais si quelqu’un mange de ce Pain avec justice, il vivra éternellement. Le Pain que je donnerai, ce sera ma Chair immolée pour la vie du monde ; ce sera mon amour répandu dans les maisons de Dieu pour que viennent à la table du Seigneur ceux qui sont aimants ou malheureux et qu’ils trouvent un réconfort pour leur besoin de se fondre en Dieu et un soulagement pour leurs peines.

        – Mais comment peux-tu nous donner ta chair à manger ? Pour qui nous prends-tu ? Pour des fauves sanguinaires ? Pour des sauvages ? Pour des homicides ? Le sang et le crime nous répugnent. (...)




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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Sam 21 Avr 2018 - 11:48



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.




L'EVANGILE DU JOUR


« Tu as les paroles de la vie éternelle » (Jn 6, 60-69)


En ce temps-là, Jésus avait donné un enseignement dans la synagogue de Capharnaüm. Beaucoup de ses disciples, qui avaient entendu, déclarèrent : « Cette parole est rude ! Qui peut l’entendre ? »

Jésus savait en lui-même que ses disciples récriminaient à son sujet. Il leur dit : « Cela vous scandalise ?
Et quand vous verrez le Fils de l’homme monter là où il était auparavant !...
C’est l’esprit qui fait vivre, la chair n’est capable de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et elles sont vie.
Mais il y en a parmi vous qui ne croient pas. » Jésus savait en effet depuis le commencement quels étaient ceux qui ne croyaient pas, et qui était celui qui le livrerait.
Il ajouta : « Voilà pourquoi je vous ai dit que personne ne peut venir à moi si cela ne lui est pas donné par le Père. »
À partir de ce moment, beaucoup de ses disciples s’en retournèrent et cessèrent de l’accompagner.
Alors Jésus dit aux Douze : « Voulez-vous partir, vous aussi ? »

Simon-Pierre lui répondit : « Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle.
Quant à nous, nous croyons, et nous savons que tu es le Saint de Dieu. »




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« Cette parole est rude ! Qui peut continuer à l'écouter ? »

Que disait Jésus, qui fût à ce point intolérable ? – « Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ». Et Jésus insistait, présentant ces mêmes actions sous la forme d'une nécessité, d'une obligation : « Si vous ne mangez pas la chair du Fils de l'Homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n'aurez pas en vous la vie ! »

Si les disciples avaient pu comprendre immédiatement, loin de se scandaliser, ils se seraient émerveillés devant cette initiative de Jésus.

Depuis des siècles, en Israël, tout sacrifice à Dieu passait par une destruction : ou bien le sang jaillissait d'un être vivant, ou bien des produits du sol partaient en fumée.

Or Jésus, sans aucune critique, met fin définitivement à ce régime provisoire. Son sang sera le dernier versé, son corps sera livré une fois pour toutes ; et désormais les croyants s'uniront à son sacrifice ultime dans le rite d'un repas fraternel, à travers des gestes de vie : manger et boire, et à travers une présence qui sera vraie, immédiate, intensément personnelle, mais qui ne pourra jamais être matérialisée.

Jésus, délibérément, tourne le dos aux sacrifices anciens, à feu et à sang, et il garde, comme uniques signes de son passage pascal et de sa présence, le pain et le vin, qui symbolisent pour tout homme le quotidien, l'indispensable, le vital : « Si vous ne mangez pas la chair du Fils de l'Homme, vous n'aurez pas la vie en vous ! »

Jésus nous laisse donc les signes que sont le pain et le vin. Mais ces signes ne parlent à l'homme que par les paroles de Jésus. Quand nous revivons chaque matin le sacrifice pascal du Seigneur, il n'y a pas à s'étonner que l'Eucharistie soit pour nous à la fois attirante et opaque, à la fois proximité et distance, à la fois certitude et mystère de la foi ; car, à chaque messe, c'est encore la parole de Jésus qui affirme, qui opère, qui garantit. « Ceci est mon sang » : nous n'avons pas d'autre entrée dans le mystère que ces paroles du Seigneur vivant, pas d'autre appui pour notre foi que ces courtes phrases qui sont pour nous esprit et vie.

Pour les sens de l'homme, pour ses yeux, ses mains, son palais, il n'y a jamais immédiateté entre les signes du pain et du vin et la réalité inouïe dont Dieu les charge. Nous le savons par expérience : à la messe, il y a toujours une distance à traverser par la foi, il y a parfois le moment de l'étonnement, de l'achoppement, surmonté à chaque fois par les mêmes paroles du Christ, dont l'Église est porteuse depuis deux mille ans : « Ceci est mon corps ; ceci est mon sang. »

Seul l'Esprit de Jésus, l'Esprit Paraclet "transmis" au monde grâce à la passion glorifiante du Seigneur, seul l'Esprit de la vérité peut rendre vivantes en nous ces paroles de vie. Car c'est l'Esprit qui vivifie, qui nous branche sur les forces de la résurrection, qui nous remémore les paroles de Jésus et en fait la certitude d'aujourd'hui.

La chair, à elle seule, ne sert de rien. La « chair », au sens biblique, c'est-à-dire tout l'homme, corps, intelligence et cœur, l'homme avec ses richesses, mais avec son indice de fragilité, son besoin d'évidences et ses impatiences devant les choix de Dieu.

Aujourd'hui encore, dans quelques instants, nous allons revivre, en notre nom et au nom de toute l'humanité qui attend le salut, le scandale et le mystère de la première Eucharistie. Que l'Esprit Paraclet, appelé solennellement sur les dons de l'Église, nous donne la joie de faire fond sur la seule parole de Jésus :

« Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as des paroles de vie éternelle.

Et nous, nous avons cru, et nous avons reconnu que tu es le Saint de Dieu. »





DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA




 Date
Vendredi
23 février 29

Lieu
Capharnaüm

 Livre
Tome 5 - ch 354.14
3ème année vie publique



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(...)  – Mais cet homme est fou ! Qui peut vivre de cette façon ? Dans notre religion, il n’y a que le prêtre qui doive se purifier pour offrir la victime. Lui, ici, il veut faire de nous autant de victimes de sa folie. Cette doctrine est trop pénible et ce langage trop dur ! Qui peut l’écouter et le pratiquer ? » murmure-t-on dans l’assistance, dont plusieurs sont des disciples réputés tels. [...]

      « Vous êtes scandalisés par mes paroles ? Et si je vous disais que vous verrez un jour le Fils de l’homme monter au Ciel, où il était auparavant, et s’asseoir à côté du Père ? Et qu’avez-vous compris, assimilé, cru, jusqu’à présent ? Et avec quoi avez-vous écouté et saisi ? Seulement avec ce qui est tout humain ? C’est l’esprit qui vivifie et a de la valeur. La chair n’a rien à y voir. Mes paroles sont esprit et vie, et c’est spirituellement qu’il faut les écouter et les comprendre pour y puiser la vie. Mais il y en a beaucoup parmi vous dont l’esprit est mort parce qu’il est sans foi. Beaucoup d’entre vous ne croient pas vraiment, et c’est inutilement qu’ils restent près de moi. Ils n’y trouveront pas la Vie, mais la Mort. Car ils restent, comme je l’ai déjà dit, par curiosité ou par affection humaine, ou pire, dans une intention encore plus indigne. Ils n’ont pas été amenés ici par le Père en récompense de leur bonne volonté, mais par Satan. Personne, en vérité, ne peut venir à moi, si cela ne lui est pas accordé par mon Père. Partez vous aussi, vous qui restez difficilement parce que vous avez honte, humainement, de m’abandonner, mais qui avez encore plus honte de rester au service d’un homme qui vous semble “ fou et dur ”. Partez. Il vaut mieux que vous soyez loin pour nuire. »

       Plusieurs autres disciples se retirent alors, parmi lesquels le scribe Jean et Marc, le Gérasénien possédé, guéri par Jésus qui envoya les démons dans les porcs. Les bons disciples se consultent et courent derrière ceux qui ont abandonné, en essayant de les arrêter. (...)




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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Dim 22 Avr 2018 - 10:14



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.




L'EVANGILE DU JOUR


« Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis » (Jn 10, 11-18)


En ce temps-là, Jésus déclara : « Moi, je suis le bon pasteur, le vrai berger, qui donne sa vie pour ses brebis.
Le berger mercenaire n’est pas le pasteur, les brebis ne sont pas à lui : s’il voit venir le loup, il abandonne les brebis et s’enfuit ; le loup s’en empare et les disperse.

Ce berger n’est qu’un mercenaire, et les brebis ne comptent pas vraiment pour lui.
Moi, je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent,
comme le Père me connaît, et que je connais le Père ; et je donne ma vie pour mes brebis.

J’ai encore d’autres brebis, qui ne sont pas de cet enclos : celles-là aussi, il faut que je les conduise. Elles écouteront ma voix : il y aura un seul troupeau et un seul pasteur.

Voici pourquoi le Père m’aime : parce que je donne ma vie, pour la recevoir de nouveau.
Nul ne peut me l’enlever : je la donne de moi-même. J’ai le pouvoir de la donner, j’ai aussi le pouvoir de la recevoir de nouveau : voilà le commandement que j’ai reçu de mon Père. »




MÉDITER AVEC LES CARMES




Jésus aimait à comparer ceux et celles qui venaient à lui à des brebis sans berger (Mc 6,34; Mt 9,32), égarées et retrouvées (Mt 18,12; Lc 15,3-7), ou encore à des brebis choisies, par opposition aux chèvres noires (Mt 26,32); et il se voyait lui-même comme le berger type, le berger modèle : le « bon berger ».

À ses yeux, le propre du vrai berger est qu'il est prêt à donner sa vie. C'est bien pourquoi, le soir du Jeudi Saint, sur la route de Gethsémani, Jésus, citant le prophète Zacharie (13,7), avertit ses disciples en disant : « Tous, vous allez tomber, car il est écrit : "Je frapperai le berger, et les brebis seront dispersées". Mais, une fois ressuscité, je vous précéderai en Galilée » (Mc 14,27-28. Mt 26,31).

Face au danger, Jésus ne fuira pas comme un mercenaire. Il mourra à son poste ; mais sa mort sera une victoire, et, de nouveau vivant, il rassemblera ses brebis un instant dispersées par le chagrin et le doute.

Même en dehors de ce moment d'héroïsme, Jésus conçoit son rôle d'une manière très personnalisée. Le vrai berger, en effet, « connaît ses brebis, et les brebis le connaissent », et cette réciprocité de connaissance est aussi une réciprocité d'amour, analogue à celle qui unit Jésus à son Père.

Jésus se décrit donc lui-même comme le Pasteur qui connaît toutes ses brebis et chacune par son nom. Toutes écoutent sa voix et reconnaissent sa voix. Chacune est appelée, chacun reçoit son nom, chacune est conduite, mais parmi toutes. Il n'y a pas de laissées pour compte parmi les brebis de Jésus. Forte ou chétive, chacune aura, si elle le veut, « la vie en abondance ». Mais aucune ne pourra chercher la vie en dehors du troupeau. Le troupeau de Jésus sera donc, pour chacune, le lieu de l'accueil et le lieu du devoir, le lieu de la liberté et le lieu de la responsabilité. Assurée d'avoir tout son prix aux yeux du Pasteur, chaque brebis sera sans cesse réinsérée par lui dans le troupeau, le seul lieu où se trouvent celles qu'il aime, le seul lieu où l'on peut vivre quand on le suit et qu'on l'aime.

Un troisième trait du Bon Pasteur selon Jésus est qu'il est berger universel.

Certes, il repart tous les matins avec les brebis de l'enclos, mais il regarde sans cesse plus loin, vers d'autres brebis qui déjà lui appartiennent et qu'il veut, elles aussi, conduire à la vie.

Impossible, par conséquent, de réserver l'amour du pasteur aux seules brebis de l'enclos. On n'est digne de lui que si avec lui on regarde au loin, que si l'on fait place, en route et dans l'enclos, aux brebis inconnues dont il a dit le nom et qui sont accourues en écoutant sa voix.

Si l'on suit ce berger, il faut sans cesse accueillir, sans cesse apprendre d'autres noms, chemin faisant.

Si l'on aime ce berger, il faut le rejoindre dans le don de lui-même. Alors, dans les moments où l'on nous arrache notre liberté, notre honneur, notre temps, aux jours où il est dur d'aimer, de pardonner et de servir, le réflexe du Bon Berger nous rend la joie du premier jour :

« Ma vie, personne ne me la prend : c'est moi qui la donne ».





DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA




 Date
Mardi
23 octobre 29

Lieu
Jérusalem

 Livre
Tome 8 - ch 518.5
3ème année vie publique



************


(...) Je suis le bon Berger et mes brebis me connaissent, tout comme ceux qui sont pour l’éternité les portiers du vrai bercail. Eux m’ont connu, moi et mon nom, et ils l’ont annoncé pour qu’il soit connu d’Israël. Ils m’ont décrit, et ils ont préparé mes chemins.

Et quand ma voix s’est fait entendre, le dernier d’entre eux m’a ouvert la porte en annonçant au troupeau qui attendait le vrai Berger, au troupeau groupé autour de son bâton : “ Voici celui dont j’ai dit qu’il vient derrière moi. Il me précède parce qu’il existait avant moi et que moi, je ne le connaissais pas. C’est précisément pour que vous soyez prêts à le recevoir, que je suis venu baptiser avec de l’eau afin qu’il soit manifesté en Israël. ”

Et les bonnes brebis ont entendu ma voix : quand je les ai appelées par leur nom, elles sont accourues et je les ai emmenées avec moi, comme le fait un bon berger, que les brebis reconnaissent à la voix et qu’elle suivent partout où il va.

Et quand il les a toutes fait sortir, il marche devant elles, et elles le suivent, car elles aiment la voix du berger, alors qu’elles ne suivent pas un étranger, mais au contraire fuient loin de lui, parce qu’elles ne le connaissent pas et le craignent.
Moi aussi, je marche devant mes brebis pour leur indiquer le chemin et pour affronter le premier les dangers et les signaler au troupeau que je veux conduire en lieu sûr dans mon Royaume. (...)




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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Lun 23 Avr 2018 - 10:03



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.




L'EVANGILE DU JOUR


« Moi, je suis la porte des brebis » (Jn 10, 1-10)


En ce temps-là, Jésus déclara : « Amen, amen, je vous le dis : celui qui entre dans l’enclos des brebis sans passer par la porte, mais qui escalade par un autre endroit, celui-là est un voleur et un bandit.

Celui qui entre par la porte, c’est le pasteur, le berger des brebis.
Le portier lui ouvre, et les brebis écoutent sa voix. Ses brebis à lui, il les appelle chacune par son nom, et il les fait sortir.
Quand il a poussé dehors toutes les siennes, il marche à leur tête, et les brebis le suivent, car elles connaissent sa voix.
Jamais elles ne suivront un étranger, mais elles s’enfuiront loin de lui, car elles ne connaissent pas la voix des étrangers. »

Jésus employa cette image pour s’adresser à eux, mais eux ne comprirent pas de quoi il leur parlait.
C’est pourquoi Jésus reprit la parole : « Amen, amen, je vous le dis : Moi, je suis la porte des brebis.
Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des bandits ; mais les brebis ne les ont pas écoutés.
Moi, je suis la porte. Si quelqu’un entre en passant par moi, il sera sauvé ; il pourra entrer ; il pourra sortir et trouver un pâturage.

Le voleur ne vient que pour voler, égorger, faire périr. Moi, je suis venu pour que les brebis aient la vie, la vie en abondance. »




MÉDITER AVEC LES CARMES




Au temps de Jésus le parc à brebis était souvent un carré dessiné à flanc de coteau par des murets de pierres, et parfois, plus près des maisons, une cour à murs bas, avec çà et là une protection de ronces ou d'épines, et, bien sûr, une porte unique.

À partir de ces quelques éléments tout simples, presque banals, Jésus nous propose un enseignement vigoureux sur la foi, sur notre foi. C'est la parabole du bon pasteur. (...)

Celui qui saute le mur est un voleur et un brigand : il ne vient pas pour prendre soin des brebis. Celui qui passe, tranquillement, par la porte, est le vrai berger, et il le prouve en agissant : il appelle chacune par son nom, le nom qu'il a inventé pour chacune (...).

Et tout comme il y a deux sortes de berger, le vrai et l'étranger, il y a deux types de réaction des brebis. Quand se présente leur berger, elles écoutent sa voix et le suivent ; quant au mercenaire, elles le fuient, parce qu'elles ne connaissent pas sa voix.

Par deux fois Jésus déclare : « Je suis la porte » ; et il s'explique de deux manières.

- Je suis la porte par laquelle on doit approcher les brebis, la porte pour les bergers, et là Jésus s'adresse aux responsables du peuple de Dieu.

- Je suis la porte par laquelle les brebis doivent entrer et sortir ; entrer, pour se mettre à l'abri avec toutes les autres ; sortir, pour marcher au large et trouver l'abondance.

Entrer et sortir : c'est la liberté que l'on trouve dans le Christ ; et là chacun de nous est interpellé.

(...)

Porte pour le berger, porte pour les brebis, Jésus est tout cela à la fois ; et dans son propre commentaire il amorce deux réflexions, l'une sur les réactions du pasteur, l'autre sur l'attitude des brebis.

L'examen de conscience des faux bergers vise les responsables du peuple de Dieu, comme chez les prophètes Jérémie (2,8; 10,21; 23,1-8.) et Ezéchiel (34).

« Tous ceux qui sont venus avant moi, déclare Jésus, sont des voleurs et des brigands ».

Qui sont-ils ? - Non pas les prophètes de Dieu, mais les marchands de bonheur, tout ceux qui, en Israël et dans le monde païen, prétendaient apporter la recette du salut et la vraie connaissance des choses de Dieu, (...).

En régime chrétien, dès que l'on nomme les pasteurs, on évoque les ministres ordonnés à qui Jésus confie tous les jours les destinées de son Église ; mais également toutes les femmes et tous les hommes consacrés au Royaume de Dieu à plein temps, et qui portent, eux aussi, au quotidien le souci du peuple de Dieu.

Chacun d'eux, bien souvent, en fin de journée ou au cœur de l'action, se demande, à la lumière de l'Évangile :

- Ne suis-je pas en train de m'approprier les brebis du Seigneur ?

- Le Christ est-il présent en tiers dans tous mes dialogues ?

- Mon travail de berger ou de bergère est-il pacifiant, élevant, libérateur ?

- Serais-je prêt à sacrifier, s'il le faut, pour le troupeau une part de ma tranquillité, de mon épanouissement personnel ou de ma réputation ?

Des questions de même type se posent pour nous tous, car là nous sommes placés dans le peuple de Dieu, nous sommes toujours bergers et bergères, en position de témoins et de responsables.

De toute façon, l'autre réflexion proposée par Jésus, sur l'attitude des brebis, nous concerne tous. À la lumière des paroles de Jésus sur le berger, la porte et les brebis, c'est toute notre vie de croyants qui peut être relue : nos habitudes, nos raideurs, nos révoltes, notre volonté de puissance, nos tristesses et nos résignations.

Jésus dit : « Le berger marche à la tête de ses brebis, et elles le suivent, car elles connaissent sa voix » ; et cette parabole de Jésus suscite immédiatement en nous des questions vitales.

- D'abord quels sont les bergers que je suis prêt à suivre ? Quand il s'agit de mener ma vie, de guider mon action, qu'est-ce qui fait concurrence, en moi, à Jésus berger ?

- Puis surgit cette autre question : quelle voix me fait lever, sortir, agir ? Les voix que j'accueille ne me font-elles pas retomber sur moi-même ? (...)

- Quant à la liberté que je cherche, est-elle celle que le Christ est venu apporter ? Si je sors du bercail vers les nourritures nouvelles du cœur et de l'esprit, c'est avec quelle avidité et pour quelle abondance ? Si je rentre dans l'enclos, c'est pour quelle sécurité ? (...)

Le Christ Pasteur est pour nous celui qui accueille et celui qui envoie, celui qui rassemble et qui relance. Il est devant moi chaque jour comme une porte toujours grande ouverte, qui m'invite à entrer pour la fraction du pain, qui m'appelle à sortir pour l'aventure de la foi et de l'espérance, pour le risque du témoignage.





DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA




 Date
Mardi
23 octobre 29

Lieu
Jérusalem

 Livre
Tome 8 - ch 518.4-5
3ème année vie publique



************


(...) – Et que devons-nous voir ?

      – La Voie, la Vérité, la Vie. Un aveugle-né, comme l’était cet homme, peut toujours avec son bâton trouver la porte de sa maison et y entrer parce qu’il la connaît. Mais si on l’emmenait ailleurs, il ne pourrait passer la porte de la nouvelle maison parce qu’il ne saurait pas où elle se trouve, et il se heurterait contre les murs.

      Le temps de la Loi nouvelle est venu. Tout se renouvelle et un monde nouveau, un nouveau peuple, un nouveau royaume se lèvent. Maintenant, ceux du temps passé ne connaissent pas tout cela. Eux connaissent leur temps. Ils sont comme des aveugles conduits dans un nouveau pays où se trouve la maison royale du Père, mais ils n’en connaissent pas l’emplacement.
      Je suis venu pour les conduire, les y introduire et pour qu’ils voient. Je suis moi-même la Porte par laquelle on accède à la maison du Père, au Royaume de Dieu, à la Lumière, au Chemin, à la Vérité, à la Vie. Et je suis aussi celui qui est venu pour rassembler le troupeau resté sans guide et le mener dans un unique bercail : celui du Père. Je connais la porte du bercail, car je suis en même temps la Porte et le Berger ; j’y entre et en sors comme et quand je veux. J’y entre librement, en passant par la porte, car je suis le vrai Berger.

      Quand quelqu’un vient donner aux brebis de Dieu d’autres indications, ou cherche à les dévoyer en les amenant à d’autres demeures et par d’autres chemins, ce n’est pas le bon Berger, mais un faux. De même, celui qui n’entre pas par la porte du bercail, mais essaie d’y pénétrer par un autre endroit en sautant par dessus la clôture, n’est pas le berger, mais un voleur et un assassin : car il a l’intention de voler et de tuer, pour que les agneaux qu’il prend n’aient pas de voix pour se plaindre et n’attirent pas l’attention des gardiens et du berger. Même parmi les brebis du troupeau d’Israël, de faux bergers cherchent à s’insinuer pour les faire sortir des pâturages, loin du vrai Berger. Ils sont prêts à les arracher au troupeau par la violence, et à l’occasion, ils sont même disposés à les tuer et à les frapper de bien des manières, pour les empêcher de parler, de raconter au Berger les ruses des faux bergers, et de crier vers Dieu de les protéger contre leurs adversaires et les adversaires du Berger (...)



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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Mar 24 Avr 2018 - 12:28



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.




L'EVANGILE DU JOUR


« Le Père et moi, nous sommes UN » (Jn 10, 22-30)


On célébrait la fête de la dédicace du Temple à Jérusalem. C’était l’hiver.
Jésus allait et venait dans le Temple, sous la colonnade de Salomon.

Les Juifs firent cercle autour de lui ; ils lui disaient : « Combien de temps vas-tu nous tenir en haleine ? Si c’est toi le Christ, dis-le nous ouvertement ! »

Jésus leur répondit : « Je vous l’ai dit, et vous ne croyez pas. Les œuvres que je fais, moi, au nom de mon Père, voilà ce qui me rend témoignage.
Mais vous, vous ne croyez pas, parce que vous n’êtes pas de mes brebis.
Mes brebis écoutent ma voix ; moi, je les connais, et elles me suivent.
Je leur donne la vie éternelle : jamais elles ne périront, et personne ne les arrachera de ma main.
Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tout, et personne ne peut les arracher de la main du Père.
Le Père et moi, nous sommes UN. »




MÉDITER AVEC LES CARMES




Fin décembre, il fait déjà très frais parfois sur les monts de Judée. C'est pourquoi Jésus fait les cent pas sous le portique de Salomon, pour se protéger du vent d'est, lui et ses auditeurs. C'est là que ses ennemis, faisant cercle autour de lui, le somment de s'expliquer clairement : « Es-tu le Messie, oui ou non ? Es-tu le libérateur promis ? Viens-tu ou non au nom de Dieu ? »

La réponse, Jésus l'a déjà donnée : elle est faite de paroles et d'œuvres, de paroles qui commentent ses œuvres et d'œuvres qui authentifient ses paroles comme celles de l'Élu de Dieu.

Et c'est encore cette double et unique réponse que Jésus nous fait lorsque nous guettons dans notre vie les signes de sa présence, lorsque nous lui demandons de rendre manifeste la libération qu'il nous apporte: il nous renvoie à ses paroles, porteuses de l'Esprit et de la vie (Jn 6,64); il nous remet devant les yeux ses œuvres qui parlent, qui témoignent, qui dévoilent en lui la puissance du Père : « Ces œuvres mêmes que je fais témoignent à mon sujet que c'est le Père qui m'a envoyé » (5,36).

Et quel est ce témoignage, ce message qui émane des œuvres de Jésus ? Jésus le résume en une phrase, qui dit à elle seule tout son mystère de Fils : « Le Père et moi, nous sommes un ». Ce que fait visiblement le Fils manifeste ce que le Père, invisiblement, est en train d'accomplir par amour. Chaque œuvre du Fils est ainsi, dans le monde, une trace de l'amour du Père ; et l'obstination de Jésus à sauver les hommes révèle quel prix nous avons aux yeux de Dieu.

Dieu tient à nous si fort qu'il nous serre dans sa main ; et personne au monde ne serait capable de desserrer la main du Père, ni de le faire relâcher son amour. Mais la main de Dieu ne nous serre que pour nous protéger ; car ce que Dieu aime, il le sauve ; et quand il sauve, c'est pour toujours.

Mais dire que le Père sauve, c'est dire que le Fils sauve aussi, puisque tous deux sont un. C'est bien pourquoi Jésus parle d'abord de sa main, puis de la main du Père : Dieu a donné à son Fils la douceur de sa propre main et la puissance de son propre amour. Ce que Jésus tient, Dieu le tient, et il est « plus grand que tout ». Ce que Jésus tient, Dieu le lui a donné, et Dieu continue de le tenir.

Arracher les brebis de la main de Jésus, ce serait aussi les ôter de la main du Père, car nous sommes à la fois dans la main du Père et dans la main du Fils. Chacune de ces deux mains nous donne et nous reçoit, et l'Esprit qui les unit nous donne part au mystère de cette unité qui est tout le bonheur de Jésus : « le Père et moi, nous sommes un ».

C'est donc au creux de ces deux mains-là que nous recevons la vie éternelle. À deux conditions toutefois, qui définissent l'attitude du disciple : écouter la voix de Jésus et venir à sa suite. Ce sont là deux attitudes libres et dynamiques : accepter que notre foi soit une écoute jamais lassée, jamais rassasiée, et accepter que notre amour soit un cheminement, que Jésus pasteur nous remette chaque jour en exode.

Pour la route, nous n'avons qu'un seul trésor : la perle du Royaume que Jésus nous a donnée en signe de son appel. Mais ce gage d'amour, rien ni personne ne pourra l'arracher de notre main, car Dieu plus grand que tout nous l'a donné par la main de Jésus.





DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA




 Date
Jeudi
22 novembre 29

Lieu
Jérusalem

 Livre
Tome 8 - ch 537.6
3ème année vie publique



************


(...) – Tu nous humilies, Jésus. Puisque tu es le Maître et que nous sommes ignorants, pourquoi ne veux-tu pas nous instruire ?
      – Voici trois ans que je le fais, et vous êtes de plus en plus dans les ténèbres, parce que vous repoussez la lumière.
      – C’est peut-être vrai. Mais ce qui a existé dans le passé peut disparaître ensuite. Eh quoi ? Toi qui fais preuve de compassion pour les publicains et les prostituées, toi qui absous les pécheurs, veux-tu te montrer sans pitié pour nous, uniquement parce que nous avons la tête dure et que nous avons du mal à comprendre qui tu es ?
      – Vous n’avez pas du mal à comprendre : vous ne le voulez pas. Etre peu intelligent ne serait pas une faute. Dieu a tant de lumières qu’il pourrait illuminer l’esprit le plus obtus, mais plein de bonne volonté. Or c’est cette dernière qui manque en vous ; pire, vous avez une volonté opposée. C’est pour cela que vous ne comprenez pas qui je suis.
      – Il est possible qu’il en soit ainsi. Tu vois comme nous sommes humbles. Mais, nous t’en prions au nom de Dieu, réponds à nos questions. Ne nous tiens pas davantage en haleine. Jusqu’à quand notre esprit devra-t-il demeurer incertain ? Si tu es le Christ, révèle-le-nous ouvertement.
      – Je vous l’ai dit. Je vous l’ai dit dans les maisons, sur les places, sur les routes, dans les villages, sur les monts, le long des fleuves, en face de la mer, devant les déserts, dans le Temple, dans les synagogues, sur les marchés, et vous ne croyez pas. Il n’est pas de lieu en Israël qui n’ait entendu ma voix. (...)




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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Mer 25 Avr 2018 - 9:13



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.




L'EVANGILE DU JOUR


« Proclamez l’Évangile à toute la création » (Mc 16, 15-20)


En ce temps-là, Jésus ressuscité se manifesta aux onze Apôtres et leur dit :

« Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile à toute la création.
Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ; celui qui refusera de croire sera condamné.
Voici les signes qui accompagneront ceux qui deviendront croyants : en mon nom, ils expulseront les démons ; ils parleront en langues nouvelles ;
ils prendront des serpents dans leurs mains et, s’ils boivent un poison mortel, il ne leur fera pas de mal ; ils imposeront les mains aux malades, et les malades s’en trouveront bien. »

Le Seigneur Jésus, après leur avoir parlé, fut enlevé au ciel et s’assit à la droite de Dieu.
Quant à eux, ils s’en allèrent proclamer partout l’Évangile. Le Seigneur travaillait avec eux et confirmait la Parole par les signes qui l’accompagnaient.




MÉDITER AVEC LES CARMES




« Le Seigneur Jésus, après nous avoir parlé, s'est assis à la droite de Dieu ».

Il s'est assis : c'est une image, mais combien riche d'enseignement pour nous !

Il s'est assis, comme celui qui a pleins pouvoirs.

Il s'est assis à la droite de Dieu, parlant au Père d'égal à égal, et intercédant pour nous dans ce dialogue d'amour.

Il s'est assis définitivement, et rien ne le fera se lever jusqu'au dernier jour, ni les guerres ni les bruits de guerre, ni les scandales ni les contestations, ni les périls ni les victoires de son Église.

Il s'est assis dans la paix, ayant achevé chez nous l'œuvre du Père, et goûtant déjà, lui, notre Premier-né, le repos de Dieu.

Ainsi la dernière image que Saint Marc nous a laissée de Jésus est celle du Seigneur céleste partageant le trône de Dieu, et en ce temps d'épreuves et d'incertitudes que nous traversons elle est pour nous porteuse d'un message de sérénité et d'espérance.

Sérénité, parce que nous ne sommes pas seuls et que nous ne serons jamais seuls, tant que notre souci restera d'accomplir le dessein du Père.

Ce que Dieu a fait garantit ce qu'Il fera ; s'il a livré son Fils pour nous, ce n'est pas pour nous ôter maintenant sa faveur ou cesser de nous regarder avec tendresse ! Dieu a scellé avec nous une Alliance, éternelle et chaque jour nouvelle, et si Lui est avec nous, qui pourrait imaginer venir à bout de notre fidélité ? si Dieu a décidé de faire de nous ses amis et ses messagers, qui pourrait se mettre en travers de notre route ?

Le Christ auprès de Dieu nous parle d'espérance.

D'abord parce qu'il nous promet une victoire aussi complète, étrange, paradoxale que la sienne. Le monde du refus aura beau nous bousculer, nous angoisser, nous persécuter, nous raconter que tout est perdu d'avance, « en tout cela nous n'avons aucune peine à triompher » (Rm 8.), parce que Celui qui nous a aimés nous aime encore à la droite de Dieu.

Pour nous, comme les Apôtres, nous sommes témoins de cette victoire, « nous nous en allons prêcher en tout lieu », c'est-à-dire en un seul lieu à la fois, là où Dieu nous a placés et nous placera pour que nous y portions du fruit ; et le Seigneur ressuscité, le Seigneur « assis », agit avec nous ; il confirme la parole de notre témoignage.

L'espérance, promesse du Père, que Dieu suscite en notre cœur ne nous décevra jamais, car l'Esprit vit en nous pour l'entretenir chaque jour.

Puisque "nous sommes revêtus de la force d'en haut", puisque nous tenons, dans l'Esprit, le commencement de la vie éternelle, rien ne pourra nous séparer du Père et du Fils, si paisibles dans leur gloire,

ni les inquiétudes, ni les critiques,

ni les séquelles du passé, personnel, familial ou communautaire,

ni les écroulements du présent, ni les menaces sur l'avenir,

ni les statistiques, ni les sondages d'opinion,

ni les étroitesses des hommes,

ni même nos chutes et nos propres misères ;

rien ne pourra nous séparer de l'amour que Dieu nous a manifesté


en nous donnant le Christ à aimer et à servir.





DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA




 Date
Lundi
15 avril 30

Lieu
Jérusalem

 Livre
Tome 10 - ch 631.8
Glorification



************


(...) Jésus est parmi eux. Je n’ai pas vu quand ni d’où il est apparu. On dirait que c’est du côté du mont qui est inaccessible. Il resplendit d’amour dans la grande lumière de midi et il déclare :
   
« Celui qui demeure en moi ne subira aucun méfait de la part du Malin. En vérité, je vous dis que ceux qui seront unis à moi pour servir le Très-Haut, dont le désir est le salut de tous les hommes, pourront chasser les démons, rendre inoffensifs reptiles et venins, passer au milieu des fauves et des flammes sans subir de dommage, tant que Dieu voudra qu’ils restent sur la terre pour le servir. (...)





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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Jeu 26 Avr 2018 - 10:10



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.




L'EVANGILE DU JOUR


« Si quelqu’un reçoit celui que j’envoie, il me reçoit moi-même » (Jn 13, 16-20)


Après avoir lavé les pieds de ses disciples, Jésus parla ainsi : « Amen, amen, je vous le dis : un serviteur n’est pas plus grand que son maître, ni un envoyé plus grand que celui qui l’envoie.

Sachant cela, heureux êtes-vous, si vous le faites.

Ce n’est pas de vous tous que je parle. Moi, je sais quels sont ceux que j’ai choisis, mais il faut que s’accomplisse l’Écriture : ‘Celui qui mange le pain avec moi m’a frappé du talon.’

Je vous dis ces choses dès maintenant, avant qu’elles n’arrivent ; ainsi, lorsqu’elles arriveront, vous croirez que moi, JE SUIS.
Amen, amen, je vous le dis : si quelqu’un reçoit celui que j’envoie, il me reçoit moi-même ; et celui qui me reçoit, reçoit Celui qui m’a envoyé. »




MÉDITER AVEC LES CARMES




Jésus, après avoir lavé les pieds de ses disciples, commente deux fois son geste. Une fois en dialogue avec Pierre : « Ce que je fais, tu le comprendras plus tard ». Une deuxième fois en s'adressant à tous : "Comprenez-vous ce que je vous ai fait ? » Et ces deux dialogues mettent en lumière deux symbolismes complémentaires du lavement des pieds.

En s'abaissant librement devant Pierre et les autres, Jésus exprime d'avance son humiliation extrême dans la passion et la mort. Son abaissement préfigure le don total de sa vie ; c'est pourquoi il faut laisser faire Jésus et se laisser purifier par lui, afin d'avoir part à l'héritage du Ressuscité. Mais cela, Pierre le comprendra « plus tard », quand l'Heure de Jésus sera passée et que l'Esprit Paraclet guidera les disciples vers la vérité tout entière.

L'autre portée symbolique du lavement des pieds est celle que Jésus souligne dans ce passage de l'Évangile de Jean : « C'est un exemple que je vous ai donné ; ce que j'ai fait pour vous, faites-le vous aussi ! » Effectivement, c'est l'exemple d'une charité concrète, efficace, à base de réalisme quotidien. Et cet appel au service, Jésus le solennise de deux manières.

D'abord par une déclaration précédée du double Amen : « Un serviteur n'est pas plus grand que son maître, ni un envoyé plus grand que celui qui l'envoie ». Autrement dit, le service de nos frères va nous identifier à Jésus, notre Maître, et donc nous conformer à lui dans son abaissement jusqu'au don total.

Puis Jésus assortit sa consigne d'une béatitude : « Bienheureux êtes-vous, si, sachant cela, vous le mettez en pratique ». Savoir et accomplir vont de pair. À la suite de Jésus, on ne peut se contenter d'une référence lointaine, d'un vague souvenir de ce qu'il a vécu. Il faut entrer dans sa pensée et refaire ses gestes jusqu'à y passer tout entier/e. C'est cela le bonheur pour ceux qui aiment.

Passer à côté de cet exemple du Seigneur, Jésus y insiste, c'est décevoir son choix, c'est profiter de son amitié pour la trahir : « Celui qui mangeait le pain avec moi, contre moi a levé le talon », dit Jésus en citant le Psaume 41.

Cela vise Judas, qui va quitter quelques minutes plus tard le groupe des disciples pour aller vendre son Maî­tre, et l'on pourrait croire que cette citation d'un psaume de plainte assombrit définitivement le repas d'adieux de Jésus. Mais continuons le même psaume : nous nous apercevons qu'il débouche sur la victoire, sur un au-delà de la mort, sur une confiance très douce envers le Père :

« Mais toi, Yahweh, fais-moi grâce, relève-moi (anastèson me)

En ceci je saurai que tu comptais sur moi :

si mon ennemi ne triomphe pas de moi.

Et moi, dans mon intégrité tu me maintiendras,

et tu m'admettras en ta présence pour toujours »
(Ps 41,11-13)


L'Écriture va s'accomplir : Jésus va être trahi par les siens ; mais cela fait partie du dessein de Dieu. Dieu n'échoue pas quand Jésus meurt : il prend le Fils dans sa gloire, « en sa présence, pour toujours ».





DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA




 Date
Jeudi
4 avril 30

Lieu
Jérusalem

 Livre
Tome 9 - ch 600.13
Préparation à la Passion



************


(...) L’agneau est presque consommé. Jésus, qui a très peu mangé et n’a bu qu’une gorgée de vin à chaque coupe, mais beaucoup d’eau, comme s’il était fiévreux, reprend la parole :

       « Je veux que vous compreniez mon geste de tout à l’heure. Je vous ai dit que le premier est comme le dernier, et que je vous donnerai une nourriture qui n’est pas corporelle. C’est une nourriture d’humilité que je vous ai donnée, pour votre âme. Vous m’appelez Maître et Seigneur, et vous dites bien, car je le suis. Si donc je vous ai lavé les pieds, vous devez le faire l’un pour l’autre. Je vous ai donné l’exemple afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait.

       En vérité je vous le dis, le serviteur n’est pas plus grand que son Maître, ni l’apôtre plus grand que celui qui l’a appelé. Cherchez à comprendre ces images ; bienheureux serez-vous si vous les mettez en pratique. Mais vous ne serez pas tous bienheureux. Je vous connais. Je sais qui j’ai choisi. Je ne parle pas de tous de la même manière, mais je dis ce qui est vrai. D’autre part, il faut que s’accomplisse ce qui est écrit à mon sujet : “ Celui qui a mangé le pain avec moi, a levé contre moi son talon. ” Je vous dis tout avant que cela n’arrive, afin que vous n’ayez pas de doutes sur moi. Quand tout sera accompli, vous croirez encore davantage que Je suis. Celui qui m’accueille, accueille Celui qui m’a envoyé : le Père Saint qui est dans les Cieux, et celui qui accueillera ceux que je lui aurai envoyés, m’accueillera moi-même. Car je suis avec le Père, et vous êtes avec moi… A présent, accomplissons le rite. » (...)





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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Ven 27 Avr 2018 - 13:52



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.




L'EVANGILE DU JOUR


Évangile de Jésus-Christ selon Saint Jean 14,1-6


En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Que votre cœur ne soit pas bouleversé : vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi.

Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures ; sinon, vous aurais-je dit : “Je pars vous préparer une place” ?
Quand je serai parti vous préparer une place, je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi, afin que là où je suis, vous soyez, vous aussi.
Pour aller où je vais, vous savez le chemin. »

Thomas lui dit : « Seigneur, nous ne savons pas où tu vas. Comment pourrions-nous savoir le chemin ? »

Jésus lui répond : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi. »




MÉDITER AVEC LES CARMES




« Que votre cœur cesse de se troubler ! », dit Jésus.

De quoi est fait pour les disciples ce trouble du « cœur », c'est-à-dire de l'intelligence et de l'affectivité ? Avant tout de la crainte du départ de Jésus. Une nouvelle solitude guette les amis du Christ, dans un monde hostile qui va se retourner contre eux et leur faire payer leur amitié pour le Messie. Le trouble du cœur, c'est la tentation de vivre en « orphelins », la tentation du « chagrin », comme dit encore Jésus (Jn 16,6s).

En réponse à cette crainte, Jésus nous appelle à la foi : « Croyez en Dieu ; croyez aussi en moi ». C'est donc de la foi spécifiquement chrétienne qu'il s'agira : la foi qui implique une relation vivante et avec Dieu, le Père, et avec Jésus son Fils, ainsi que Jésus l'affirme plus loin : « Personne ne va au Père que par moi » (v.6). L'antidote au « trouble du cœur », au flou de l'espérance, à la peur de mourir ou de vivre, c'est donc d'aller au Père par Jésus ; et à propos de ce grand passage au Père, Jésus précise successivement son rôle personnel et la part qui nous revient.

Jésus passe devant, à travers la mort, et, une fois dans la gloire, « dans la maison du Père », il prépare « un lieu pour nous ». La place ne manquera pour personne : il s'en porte garant. Puis il reviendra pour nous prendre avec lui, si bien que nous serons avec lui là où il est, dans la maison de gloire.

Quand viendra-t-il ? Ici, c'est l'ensemble de l'Évangile de Jean qui nous répond, en nous rappelant les trois venues du Ressuscité : d'abord ses apparitions des premiers jours, puis sa venue en gloire, pour nous ressusciter au dernier jour, et entre deux, sa venue de chaque jour pour faire en nous sa demeure. Chaque jour le Christ vient nous prendre avec lui, et nous nous rapprochons peu à peu du lieu où il est allé.

Et c'est ici que nous avons notre part à fournir. Nous avons à cheminer, à rester en chemin, et à chercher la route : « Quant au lieu où je vais, ajoute Jésus, vous en savez le chemin ». L'unique chemin vers la maison de gloire, vers le Père de la gloire, c'est Jésus lui-même ; et il est à la fois le chemin qui guide et le chemin qui porte. Il est même, paradoxalement, à la fois le chemin qui oriente et le chemin qui fortifie le voyageur, parce qu'il est, dans le mystère de sa Personne, toute la vérité offerte par Dieu et toute la vie qu'il donne en partage. Il est, aujourd'hui, « le chemin, la vérité, la vie ».

Dès lors, sur ce chemin qu'est le Christ, et par le Christ notre chemin, nous vivons déjà des biens de la maison de gloire ; et pour nous faire presser le pas vers cette demeure de gloire qui nous est préparée, le Christ et le Père viennent à nous pour faire chez nous leur demeure.

C'est ce mystère de la double demeure - demeure en Dieu, demeure en nous - qui a fasciné Elisabeth sur son chemin si court, elle qui disait à Dieu Trinité : « Pacifiez mon âme, faites-en votre ciel, votre demeure aimée et le lieu de votre repos... Ensevelissez-vous en moi, pour que je m'ensevelisse en vous, en attendant d'aller contempler en votre lumière l'abîme de vos grandeurs ».





DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA




 Date
Jeudi
4 avril 30

Lieu
Jérusalem

 Livre
Tome 9 - ch 600.24
Préparation à la Passion



************


(...) Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures. S’il n’en était pas ainsi, je vous l’aurais dit. Je pars en avant pour vous préparer une place. Les bons pères n’agissent-ils pas ainsi quand ils doivent emmener leur petite famille ailleurs ? Ils partent à l’avance préparer la maison, le mobilier, les provisions, puis ils viennent chercher leurs enfants les plus chers. C’est par amour qu’ils font cela, pour que rien ne manque aux petits et qu’ils ne souffrent pas dans le nouveau village. J’agis de même, et pour le même motif. Maintenant, je m’en vais. Et quand j’aurai préparé une place pour chacun dans la Jérusalem céleste, je reviendrai vous prendre pour que vous soyez avec moi là où je suis, là où il n’y aura ni mort, ni deuil, ni larmes, ni cris, ni faim, ni douleur, ni ténèbres, ni feu, mais seulement lumière, paix, béatitude et chant.

       Oh! chant des Cieux très hauts quand les douze élus siégeront sur les trônes aux côtés des douze patriarches des douze tribus d’Israël… Dressés sur la mer des béatitudes, ils chanteront, dans l’ardeur du feu de l’amour spirituel, le cantique éternel qui aura pour arpège l’éternel alléluia de l’armée angélique… Je veux que, là où je serai, vous soyez vous aussi. Et vous savez où je vais, vous en connaissez le chemin.

       – Seigneur, nous ne savons rien ! Tu ne nous dis pas où tu vas. Comment donc pouvons-nous connaître le chemin à prendre pour venir vers toi et pour abréger l’attente ? demande Thomas.

       – Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie. Vous me l’avez entendu dire et expliquer plusieurs fois et, en vérité, certains qui ignoraient jusqu’à l’existence d’un Dieu, ont progressé sur ce chemin — sur mon chemin — et ont déjà de l’avance sur vous.(...)




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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Sam 28 Avr 2018 - 13:56



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.




L'EVANGILE DU JOUR


« Celui qui m’a vu a vu le Père » (Jn 14, 7-14)


En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père. Dès maintenant vous le connaissez, et vous l’avez vu. »

Philippe lui dit : « Seigneur, montre-nous le Père ; cela nous suffit. »

Jésus lui répond : « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ! Celui qui m’a vu a vu le Père. Comment peux-tu dire : “Montre-nous le Père” ?
Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ! Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; le Père qui demeure en moi fait ses propres œuvres.
Croyez-moi : je suis dans le Père, et le Père est en moi ; si vous ne me croyez pas, croyez du moins à cause des œuvres elles-mêmes.

Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi fera les œuvres que je fais. Il en fera même de plus grandes, parce que je pars vers le Père. »
et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils.
Quand vous me demanderez quelque chose en mon nom, moi, je le ferai. »




MÉDITER AVEC LES CARMES




À cet endroit de l'Évangile de Jean, le discours après la Cène devient dialogue, puisque, après avoir conversé avec Pierre (13,38), Jésus s'adresse ici à Thomas, puis à Philippe.

« Seigneur, disait Thomas, nous ne savons même pas où tu vas, comment pourrions-nous en savoir le chemin ? » Et Jésus de répondre par une phrase insondable, où l'on ne peut entrer que le cœur grand ouvert : « Moi, je suis le chemin et la vérité et la vie ».

Il est le chemin parce qu'il est la vérité.

Il est à lui seul toute la vérité que Dieu révèle aux hommes, toute la vérité sur Dieu qui se révèle. Tout ce qu'on peut dire du Père est déjà dit par le Fils ; tout ce qu'on peut connaître du Père est pleinement manifesté dans le Fils : Jésus est chemin de connaissance, chemin de vérité.

Il est aussi le chemin parce qu'il est la vie.

Toute la vie que le Père offre aux hommes est déjà donnée dans son Fils : « Telle est en effet la volonté de mon Père, dit Jésus, que quiconque voit le Fils et croit en lui, ait la vie éternelle » (6,40). Tout homme en marche vers le Père est en route vers la vie, et il la trouve déjà en rencontrant le Christ. Jésus est chemin de vie : il est déjà la vie, lui qui mène à la vie.

Jésus est à la fois la vérité et la vie, parce que, à la fois, il manifeste le Père et introduit les hommes dans sa communion ; mais tant que nous sommes pèlerins vers la gloire, Jésus est pour nous la vérité et la vie sur le mode du chemin, du chemin à suivre, sur le mode du passage, du passage obligé.

« Personne ne va au Père que par moi », dit Jésus. Si donc nous avons l'impression d'être perdus dans notre quête de Dieu, si nous revenons, de loin en loin, devant les mêmes impasses, si nous sommes tentés de perdre courage parce que toute route s'efface, il suffit, pour retrouver le chemin, de s'ouvrir de nouveau à la vérité de Jésus et de recevoir comme un pauvre la vie qu'il nous offre.

Il suffit même de voir Jésus pour voir le Père, de connaître Jésus pour connaître le Père, si l'on regarde résolument avec les yeux de la foi. Et c'est ce que Jésus révèle à Philippe. À sa demande : « Seigneur, montre-nous le Père ! », il répond : « Je suis avec vous depuis si longtemps, et cependant, Philippe, tu ne m'as pas connu ? » Il y avait donc, tout au long de la vie de Jésus, quelque chose à connaître, quelqu'un à reconnaître, au travers et au-delà de ses paroles et de ses actes. Il y a, encore aujourd'hui, à reconnaître dans le Jésus des Évangiles, non seulement l'envoyé de Dieu, mais la manifestation parfaite du Père. Il faut reconnaître en Jésus, que l'on voit agir, que l'on entend parler, le Fils éternel venu "raconter" Dieu (1,18), le Bien-Aimé qui peut dire : « Je suis dans le Père et le Père est en moi. Les paroles que je dis, je ne les dis pas de moi-même : le Père, demeurant en moi, accomplit ses propres œuvres ».

C'est à cause de cette communion indicible que Jésus est vérité de Dieu ; c'est à cause de cette intimité que Jésus est vie de Dieu pour les hommes. De son vivant sur terre, déjà Jésus était habité par la gloire de Dieu ; cheminant parmi nous il était déjà chemin vers le Père, lien immédiat avec le Père. À plus forte raison nous mène-t-il jusqu'au Père, maintenant qu'il est assis pour toujours à sa droite et qu'il attire à lui tous les hommes.





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 Date
Jeudi
4 avril 30

Lieu
Jérusalem

 Livre
Tome 9 - ch 600.26
Préparation à la Passion



************


(...)  – Seigneur, montre-nous le Père, et nous serons semblables à elles, demande Philippe.

       – Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ? Qui me voit, voit le Père. Comment peux-tu dire : « Montre-nous le Père » ? Tu n’arrives pas à croire que je suis dans le Père et que le Père est en moi ? Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; mais c’est le Père qui demeure en moi, et qui accomplit toutes mes œuvres. Vous ne croyez pas que je suis dans le Père et lui en moi ? Que dois-je dire pour vous faire croire ? Si vous ne croyez pas à mes paroles, croyez au moins à cause des œuvres.

       Oui, vraiment, je vous l’affirme : celui qui croit en moi accomplira les mêmes œuvres que moi. Il en accomplira même de plus grandes, puisque je pars vers le Père. Tout ce que vous demanderez en invoquant mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Si vous me demandez quelque chose en invoquant mon nom, je le ferai. Mon nom est connu, pour ce qu’il est réellement, de moi seul, du Père qui m’a engendré et de l’Esprit qui procède de notre amour. Et par ce nom tout est possible. Qui pense à mon nom avec amour m’aime, et obtient. (...)




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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Dim 29 Avr 2018 - 11:30



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.




L'EVANGILE DU JOUR


« Celui qui demeure en moi porte beaucoup de fruit » (Jn 15, 1-8.)


En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron.
Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l’enlève ; tout sarment qui porte du fruit, il le purifie en le taillant, pour qu’il en porte davantage.

Mais vous, déjà vous voici purifiés grâce à la parole que je vous ai dite.

Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas porter de fruit par lui-même s’il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi.

Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire.

Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est, comme le sarment, jeté dehors, et il se dessèche. Les sarments secs, on les ramasse, on les jette au feu, et ils brûlent.

Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voulez, et cela se réalisera pour vous.

Ce qui fait la gloire de mon Père, c’est que vous portiez beaucoup de fruit et que vous soyez pour moi des disciples. »




MÉDITER AVEC LES CARMES




Semaine de l'unité

Les arbres fruitiers portent deux sortes de bourgeons : des bourgeons plus fins et pointus, qui ne donneront que du bois, et des bourgeons plus rebondis, qui se transformeront en fleurs puis en fruits. Tout l'art du vigneron, quand il taille, consiste à diriger la sève vers les bourgeons à fruits. C'est pourquoi souvent la vigne est taillée si court : le vigneron, non seulement retranche le bois déjà mort, mais raccourcit également les rameaux vifs, pour mieux répartir les grappes et les rendre plus belles.

Dieu vigneron fait de même pour nous, les croyants : il retranche nos œuvres mortes - ce qui n'est pas une perte - et il dirige vers des fruits de vie la sève de son amour. À certaines heures de notre existence, nous avons l'impression que Dieu taille vraiment court ; mais quand les vendanges arrivent, nous admirons sa sagesse et nous lui rendons grâces.

Jésus admirait, lui aussi, le travail du Vigneron son Père, et il pouvait dire à ses disciples, dans son discours d'adieux : « Déjà vous êtes taillés, grâce à la parole que je vous ai dite ». La parole de Jésus est donc l'instrument (la serpette) de Dieu Vigneron : c'est elle qui nous amène à des choix de vie et qui rend notre existence féconde.

Attachés au Christ Cep par la foi, émondés par sa parole, nous voilà à même de porter du fruit, et du fruit qui demeure. À une seule condition : que nous demeurions branchés sur lui. Comment pourrions-nous imaginer que nous allons porter des fruits, si nous nous coupons volontairement de la source de sève ? Au contraire les fruits seront toujours beaux - même si nous ne les voyons pas - dès lors que nous demeurons en Jésus et qu'il demeure en nous.

Nous demeurons en lui quand nous vivons à son compte et en sa présence notre quotidien, et quand nous projetons en lui tout notre avenir. Il demeure en nous parce qu'il nous ouvre constamment son Esprit, sa vie, son amitié, et qu'il fait habiter en nous sa parole.

Quand nous vivons cette réciprocité de connaissance et d'amour avec le Fils de Dieu, quand nous sommes à la fois rattachés à lui, émondés par sa parole, et à l'écoute de cette parole qui nous habite, c'est alors que nous devenons vraiment disciples de Jésus, que notre vie de pauvres porte tous ses fruits et que nous glorifions le Père, ce qui est le but ultime de toute histoire d'homme et de l'histoire du monde.

« Déjà vous êtes taillés grâce à la parole que je vous ai dite ». Cette assurance, Jésus la donne à tous ceux qui lui ont répondu par la foi ; il la fait entendre, en cette semaine de l'unité, à tous ceux qui se réclament de lui et qui s'offrent généreusement au travail de Dieu Vigneron.

La Parole de Dieu, voilà la richesse commune de tous les chrétiens, la lumière commune qui éclaire la route de l'unité. Tous ceux qui se laissent tailler par le message de Jésus sont déjà disciples, portent déjà du fruit et glorifient le Père. Vivre l'œcuménisme, c'est toujours rendre grâces pour la fécondité de la parole de Jésus, c'est retrouver dans cette parole venue du Père les racines de notre fraternité.

Comme le disait si bien le document Unitatis redintegratio : "Ceux qui naissent aujourd'hui dans de communautés issues des ruptures [du passé] et qui vivent la foi au Christ ne peuvent être accusés de péchés de division, et l'Église catholique les entoure de respect fraternel et de charité [...] Justifiés par la foi reçue au baptême, incorporés au Christ, ils portent à juste titre le nom de chrétiens, et les fils de l'Église catholique les reconnaissent à bon droit comme des frères dans le Seigneur" (UR 3).


Des frères dans le Seigneur, les sarments d'une même vigne, taillée bien court.




DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA




 Date
Jeudi
4 avril 30

Lieu
Jérusalem

 Livre
Tome 9 - ch 600.30
Préparation à la Passion



************


(...) C’est l’heure de partir. Levez-vous, et écoutez mes ultimes paroles.

       Je suis la vraie vigne et mon Père est le vigneron. Tout sarment qui ne porte pas de fruit, il le retranche ; tout sarment qui donne du fruit, il l’émonde, pour qu’il en donne davantage.

Vous êtes déjà purifiés, grâce à ma parole. Demeurez en moi, et moi en vous pour le rester. De même que le sarment coupé de la vigne ne peut donner du fruit, ainsi vous non plus, si vous ne demeurez en moi. Je suis la vigne, et vous les sarments. Celui qui reste uni à moi porte beaucoup de fruit. Mais si l’un se détache, il devient un rameau sec que l’on jette au feu et que l’on brûle : car si vous ne m’êtes pas uni, vous ne pouvez rien faire.

Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voudrez, et vous l’obtiendrez.

Ce qui glorifie mon Père, c’est que vous portiez beaucoup de fruit, et qu’ainsi vous deveniez mes disciples. (...)




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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Lun 30 Avr 2018 - 11:48



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.






L'EVANGILE DU JOUR


« L’Esprit Saint vous enseignera tout » (Jn 14, 21-26)


En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : Celui qui reçoit mes commandements et les garde, c’est celui-là qui m’aime ; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père ; moi aussi, je l’aimerai, et je me manifesterai à lui. »

Jude – non pas Judas l’Iscariote – lui demanda : « Seigneur, que se passe-t-il ? Est-ce à nous que tu vas te manifester, et non pas au monde ? » Jésus lui répondit : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure. Celui qui ne m’aime pas ne garde pas mes paroles. Or, la parole que vous entendez n’est pas de moi : elle est du Père, qui m’a envoyé. Je vous parle ainsi, tant que je demeure avec vous ; mais le Défenseur, l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit. »





MÉDITER AVEC LES CARMES




Dans la vie de prière et le cheminement contemplatif, spécialement quand les périodes d'épreuve se prolongent, il nous arrive de nous étonner, de nous interroger, de nous inquiéter, à la pensée que nous recevons de notre Dieu si peu de réponses, si peu d'évidences, si peu de signes.

Jésus vient au-devant de notre souffrance et de notre désarroi, par une promesse à la fois simple et solennelle : « Celui qui m'aime, je me manifesterai à lui ».

Comment va-t-il se manifester ? Apparemment Jésus n'en dit rien. Pour lui, se manifester, c'est faire connaître ou reconnaître qui il est pour nous et ce qu'il fait pour nous ; mais Jésus ne précise pas s'il le fera en imprimant son visage sur notre cœur ou en nous comblant du sentiment de sa présence.

Nous savons cependant que la manifestation de Jésus se fera sur deux axes : celui de ses commandements et celui de sa parole.

En effet, garder ses commandements, et donc entrer dans sa volonté, c'est le vrai test de notre amour pour lui, et c'est la certitude de rencontrer l'amour du Père : « Celui qui a mes commandements et qui les garde, c'est celui-là qui m'aime, et celui qui m'aime sera aimé de mon Père, et moi je l'aimerai et je me manifesterai à lui ». Ainsi la fidélité aux commandements est pour nous une preuve d'amour, un langage d'amour, un chemin pour notre amour ; et sur ce chemin, Jésus promet de se manifester : il se fera voir, il se fera reconnaître sur la route de notre fidélité. Nous saurons que nous sommes aimés du Père et du Fils.

Un autre moyen nous est donné par Jésus de nous préparer à sa rencontre, à ses visites, à sa manifestation, c'est de faire, dans notre vie, écho à sa parole.

Que nous soyons dans la joie ou menacés par la tristesse, que nous soyons apaisés dans notre cheminement ou encore à la recherche d'un équilibre de l'intelligence ou de l'affectivité, quand nous repassons dans notre cœur la parole de Jésus, quand nous l'accueillons, quand nous laissons cette parole investir nos réflexes et nos souvenirs, le Père nous aime. Car la parole de Jésus, c'est la parole du Père. Même pensée, même vouloir, même miséricorde. Le Père se réjouit de voir sa parole accueillie. Jésus se réjouit de se voir accueilli comme parole du Père. Et quand nous faisons place à la parole du Père et du Fils, le Père et le Fils font en nous leur demeure.

Alors l'Esprit nous conduit vers la vérité tout entière. Il nous remémore ce que Jésus a dit, il rend vivante en nous la parole du Père, il nous manifeste la présence du Père et du Fils et nous fait pressentir à quel point nous sommes aimés.

Nous espérons, nous demandons la manifestation du Seigneur ? Revenons humblement au sentier de ses commandements, au rendez-vous de sa parole.






DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA




 Date
Jeudi
4 avril 30

Lieu
Jérusalem

 Livre
Tome 9 - ch 600.27
Préparation à la Passion



************


(...) Je ne vous laisserai pas orphelins. Je vous l’ai déjà dit : « Je reviendrai à vous. » Mais je viendrai avant l’heure de venir vous prendre pour aller dans mon Royaume. Je viendrai à vous. Encore un peu de temps, et le monde ne me verra plus. Mais vous, vous me voyez et vous me verrez, parce que je vis et que vous vivez, parce que je vivrai et que, vous aussi, vous vivrez. Ce jour-là, vous reconnaîtrez que je suis en mon Père, et vous en moi, et moi en vous. Car celui qui fait bon accueil à mes commandements et les observe, celui-là m’aime ; or celui qui m’aime sera aimé de mon Père et il possédera Dieu, car Dieu est charité et celui qui aime a Dieu en lui. Et moi aussi je l’aimerai, car en lui je verrai Dieu, et je me manifesterai à lui en lui faisant connaître les secrets de mon amour, de ma sagesse, de ma Divinité incarnée. Tels seront mes retours parmi les fils des hommes, car je les aime, bien qu’ils soient faibles, sinon même ennemis. Mais ceux-ci seront seulement faibles. Je les fortifierai et je leur dirai : « Lève-toi ! », « Viens dehors ! », « Suis-moi », « Ecoute », « Ecris »… et vous êtes de ceux-ci.

       – Pourquoi, Seigneur, te manifestes-tu à nous et pas au monde ? demande Jude.

       – Parce que vous m’aimez et observez mes paroles. Celui qui agira ainsi sera aimé de mon Père, nous viendrons à lui et nous établirons notre demeure chez lui, en lui. En revanche, celui qui ne m’aime pas n’observe pas mes paroles et agit selon la chair et le monde. Maintenant, sachez que ce que je vous ai dit n’est pas parole de Jésus de Nazareth, mais parole du Père, car je suis le Verbe du Père qui m’a envoyé. Je vous ai dit cela en parlant ainsi, avec vous, parce que je veux vous préparer moi-même à la possession complète de la vérité et de la sagesse. Mais vous ne pouvez encore comprendre et vous souvenir. Quand le Consolateur viendra sur vous, l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, alors vous pourrez comprendre. Il vous enseignera tout et vous rappellera ce que je vous ai dit. (...)




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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Mar 1 Mai 2018 - 10:36



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.






L'EVANGILE DU JOUR


« Je vous donne ma paix » (Jn 14, 27-31a)


En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. Que votre cœur ne soit pas bouleversé ni effrayé.

Vous avez entendu ce que je vous ai dit : Je m’en vais, et je reviens vers vous. Si vous m’aimiez, vous seriez dans la joie puisque je pars vers le Père, car le Père est plus grand que moi.

Je vous ai dit ces choses maintenant, avant qu’elles n’arrivent ; ainsi, lorsqu’elles arriveront, vous croirez.

Désormais, je ne parlerai plus beaucoup avec vous, car il vient, le prince du monde. Certes, sur moi il n’a aucune prise, mais il faut que le monde sache que j’aime le Père, et que je fais comme le Père me l’a commandé. »





MÉDITER AVEC LES CARMES




"Je vous laisse la paix, dit Jésus dans son discours d'adieux, je vous la laisse en partant, comme un testament spirituel". Mais est-il si évident que la paix soit le lot des disciples de Jésus ? Les persécutions n'ont jamais cessé, et l'épreuve fait partie du quotidien des croyants !

C'est pourquoi Jésus insiste : "Je vous donne ma paix ". La paix qui ne nous quittera pas, c'est la paix de Jésus, sa paix personnelle de Fils de Dieu fait homme ; et elle sera toujours à recevoir comme un don du Crucifié élevé dans la gloire.

Quand nous songeons à la paix, nous évoquons d'instinct la tranquillité ou l'absence de dangers. Les hommes de la Bible y voyaient aussi et surtout un achèvement et une plénitude, et c'est par là qu'il nous faut chercher la paix telle que Jésus la donne.

Le "monde", au sens johannique du terme, c'est-à-dire le monde du refus et de l'oubli, le monde quand il se construit sans référence à Dieu, tente désespérément de se donner la paix, à l'échelle universelle par l'équilibre des armements, à l'échelle des groupes humains par la neutralisation des agressivités. Ce n'est pas négligeable, et c'est souvent onéreux, mais c'est toujours plus ou moins la paix sur un volcan : les pressions internes demeurent et les tensions renaissent. C'est toujours une paix incertaine et inquiète. À nous-mêmes, disciples de Jésus, la paix apparaît souvent comme une conquête difficile, qu'il s'agisse de l'harmonie communautaire, de l'entente familiale ou de la sérénité de notre propre cœur face aux énervements ou à la solitude.

Jésus, lui, ne donne pas sa paix "comme le monde la donne". Avec lui notre cœur n'a plus lieu de "se troubler ni de craindre" ; car la paix qu'il nous offre est liée directement à sa présence et à sa parole.

Lui-même puisait la paix dans la présence de son Père :

"L'heure vient où vous me laisserez seul ; mais je ne suis pas seul, le Père est avec moi" (16,33) ; et avec insistance il a voulu lier le don de sa propre paix à sa présence de Ressuscité. Par trois fois dans l'Évangile de Pâques, il est dit : Jésus se tint au milieu d'eux, et il leur dit : "La paix soit avec vous" (20,19.21.26). Et c'est bien ce qu'il promettait lors de la Cène en nous donnant sa paix : "Je m'en vais, et je viens à vous" (14,28).

Si donc nous voulons recevoir la paix de Jésus, entrer dans sa paix de Fils, il suffit de l'accueillir, lui qui vient à nous, lui qui "se manifeste" à tous ceux qui sont aimés du Père. Avec Jésus, en Jésus, la paix est déjà là, toujours déjà là : "Il est lui-même notre paix" (E 2,14).

Et quand bien même nous perdrions le sentiment de sa proximité, sa parole la réaffirme à notre foi, sa parole qui vient de la paix et conduit à la paix, sa parole de Révélateur, qui a dit à l'avance que sa Croix aurait un sens et que nos croix trouveraient sens dans la sienne :

"Je vous ai parlé dès maintenant, avant l'événement, afin que, lorsqu'il arrivera, vous croyiez. Je vous ai dit ces choses pour qu'en moi vous ayez la paix" (14,29 ; 16,33).

Et c'est en nous remémorant ces paroles prophétiques de Jésus que le Paraclet nous introduit chaque jour dans la paix, en même temps que dans la vérité tout entière.

Nous avons à construire la paix, la paix de concorde, qui écarte les obstacles et rouvre patiemment l'espace du dialogue. Mais le plus sûr moyen de devenir des artisans de la paix, c'est de la recevoir humblement comme don de Dieu en Jésus Christ, comme don de Jésus présent et parlant à sa communauté.

Alors seulement la paix, en nous et entre nous, devient achèvement et plénitude, parce que, au cœur même des épreuves, elle est certitude de la victoire du Fils de Dieu.






DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA




 Date
Jeudi
4 avril 30

Lieu
Jérusalem

 Livre
Tome 9 – ch 600.28
Préparation à la Passion



************


(…) Je vous laisse ma paix, je vous donne ma paix. Je vous la donne, non comme la donne le monde, ni même comme je vous l’ai donnée jusqu’à présent : la salutation bénie du Béni à ceux qui sont bénis. Plus profonde est la paix que je vous donne maintenant. Au moment de ces adieux, je me communique moi-même à vous, avec mon Esprit de paix, comme je vous ai communiqué mon corps et mon sang, pour qu’il reste en vous une force dans la bataille imminente. Satan et le monde vont déchaîner la guerre contre votre Jésus. C’est leur heure. Ayez en vous la paix, mon Esprit qui est un esprit de paix, car je suis le Roi de la paix. Gardez-la pour ne pas vous sentir trop abandonnés. Souffrir avec la paix de Dieu en soi permet d’éviter tout blasphème et tout désespoir.

       Ne pleurez pas. Vous m’avez entendu dire : “ Je vais au Père, puis je reviendrai. ” Si vous m’aimiez au-delà de la chair, vous vous réjouiriez, car je vais au Père après un si long exil… Je vais vers celui qui est plus grand que moi et qui m’aime. Je vous le dis maintenant, avant l’événement, comme je vous ai annoncé toutes les souffrances du Rédempteur avant d’aller vers elles afin que, lorsque tout sera accompli, vous croyiez toujours plus en moi. Ne vous troublez pas ainsi ! Ne vous effrayez pas. Votre cœur a besoin d’équilibre (…)





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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Mer 2 Mai 2018 - 13:49



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.






L'EVANGILE DU JOUR


« Celui qui demeure en moi porte beaucoup de fruit » (Jn 15, 1-8.)


En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :

« Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron.  Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l’enlève ; tout sarment qui porte du fruit, il le purifie en le taillant, pour qu’il en porte davantage. Mais vous, déjà vous voici purifiés grâce à la parole que je vous ai dite.  

Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas porter de fruit par lui-même s’il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi.  Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire.  

Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est, comme le sarment, jeté dehors, et il se dessèche. Les sarments secs, on les ramasse, on les jette au feu, et ils brûlent.  

Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voulez, et cela se réalisera pour vous.  Ce qui fait la gloire de mon Père, c’est que vous portiez beaucoup de fruit et que vous soyez pour moi des disciples. »





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Les arbres fruitiers portent deux sortes de bourgeons : des bourgeons plus fins et pointus, qui ne donneront que du bois, et des bourgeons plus rebondis, qui se transformeront en fleurs puis en fruits. Tout l'art du vigneron, quand il taille, consiste à diriger la sève vers les bourgeons à fruits. C'est pourquoi souvent la vigne est taillée si court : le vigneron, non seulement retranche le bois déjà mort, mais raccourcit également les rameaux vifs, pour mieux répartir les grappes et les rendre plus belles.

Dieu vigneron fait de même pour nous, les croyants : il retranche nos œuvres mortes - ce qui n'est pas une perte - et il dirige vers des fruits de vie la sève de son amour. À certaines heures de notre existence, nous avons l'impression que Dieu taille vraiment court ; mais quand les vendanges arrivent, nous admirons sa sagesse et nous lui rendons grâces.

Jésus admirait, lui aussi, le travail du Vigneron son Père, et il pouvait dire à ses disciples, dans son discours d'adieux : "Déjà vous êtes taillés, grâce à la parole que je vous ai dite". La parole de Jésus est donc l'instrument (la serpette) de Dieu Vigneron : c'est elle qui nous amène à des choix de vie et qui rend notre existence féconde.

Attachés au Christ Cep par la foi, émondés par sa parole, nous voilà à même de porter du fruit, et du fruit qui demeure. À une seule condition : que nous demeurions branchés sur lui. Comment pourrions-nous imaginer que nous allons porter des fruits, si nous nous coupons volontairement de la source de sève ? Au contraire les fruits seront toujours beaux - même si nous ne les voyons pas - dès lors que nous demeurons en Jésus et qu'il demeure en nous.

Nous demeurons en lui quand nous vivons à son compte et en sa présence notre quotidien, et quand nous projetons en lui tout notre avenir. Il demeure en nous parce qu'il nous ouvre constamment son Esprit, sa vie, son amitié, et qu'il fait habiter en nous sa parole.

Quand nous vivons cette réciprocité de connaissance et d'amour avec le Fils de Dieu, quand nous sommes à la fois rattachés à lui, émondés par sa parole, et à l'écoute de cette parole qui nous habite, c'est alors que nous devenons vraiment disciples de Jésus, que notre vie de pauvres porte tous ses fruits et que nous glorifions le Père, ce qui est le but ultime de toute histoire d'homme et de l'histoire du monde.

"Déjà vous êtes taillés grâce à la parole que je vous ai dite". Cette assurance, Jésus la donne à tous ceux qui lui ont répondu par la foi ; il la fait entendre, en cette semaine de l'unité, à tous ceux qui se réclament de lui et qui s'offrent généreusement au travail de Dieu Vigneron.

La Parole de Dieu, voilà la richesse commune de tous les chrétiens, la lumière commune qui éclaire la route de l'unité. Tous ceux qui se laissent tailler par le message de Jésus sont déjà disciples, portent déjà du fruit et glorifient le Père. Vivre l'œcuménisme, c'est toujours rendre grâces pour la fécondité de la parole de Jésus, c'est retrouver dans cette parole venue du Père les racines de notre fraternité.

Comme le disait si bien le document Unitatis redintegratio : "Ceux qui naissent aujourd'hui dans de communautés issues des ruptures [du passé] et qui vivent la foi au Christ ne peuvent être accusés de péchés de division, et l'Église catholique les entoure de respect fraternel et de charité [...] Justifiés par la foi reçue au baptême, incorporés au Christ, ils portent à juste titre le nom de chrétiens, et les fils de l'Église catholique les reconnaissent à bon droit comme des frères dans le Seigneur" (UR 3).

Des frères dans le Seigneur, les sarments d'une même vigne, taillée bien court.






DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA




 Date
Jeudi
4 avril 30

Lieu
Jérusalem

 Livre
Tome 9 – ch 600.30
Préparation à la Passion



************


(…) Je suis la vraie vigne et mon Père est le vigneron. Tout sarment qui ne porte pas de fruit, il le retranche ; tout sarment qui donne du fruit, il l’émonde, pour qu’il en donne davantage. Vous êtes déjà purifiés, grâce à ma parole.

Demeurez en moi, et moi en vous pour le rester.

De même que le sarment coupé de la vigne ne peut donner du fruit, ainsi vous non plus, si vous ne demeurez en moi.

Je suis la vigne, et vous les sarments. Celui qui reste uni à moi porte beaucoup de fruit. Mais si l’un se détache, il devient un rameau sec que l’on jette au feu et que l’on brûle : car si vous ne m’êtes pas uni, vous ne pouvez rien faire.

Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voudrez, et vous l’obtiendrez. Ce qui glorifie mon Père, c’est que vous portiez beaucoup de fruit, et qu’ainsi vous deveniez mes disciples. (…)





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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Jeu 3 Mai 2018 - 10:12



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.






L'EVANGILE DU JOUR


« Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas ! » (Jn 14, 6-14)


En ce temps-là, Jésus dit à Thomas : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi. Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père. Dès maintenant vous le connaissez, et vous l’avez vu. »

Philippe lui dit : « Seigneur, montre-nous le Père ; cela nous suffit. »

Jésus lui répond : « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ! Celui qui m’a vu a vu le Père. Comment peux-tu dire : “Montre-nous le Père” ?

Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ! Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; le Père qui demeure en moi fait ses propres œuvres.

Croyez-moi : je suis dans le Père, et le Père est en moi ; si vous ne me croyez pas, croyez du moins à cause des œuvres elles-mêmes.

Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi fera les œuvres que je fais. Il en fera même de plus grandes, parce que je pars vers le Père, et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils.
Quand vous me demanderez quelque chose en mon nom, moi, je le ferai. »





MÉDITER AVEC LES CARMES




À cet endroit de l'Évangile de Jean, le discours après la Cène devient dialogue, puisque, après avoir conversé avec Pierre (13,38), Jésus s'adresse ici à Thomas, puis à Philippe.

"Seigneur, disait Thomas, nous ne savons même pas où tu vas, comment pourrions-nous en savoir le chemin ?" Et Jésus de répondre par une phrase insondable, où l'on ne peut entrer que le cœur grand ouvert : "Moi, je suis le chemin et la vérité et la vie".

Il est le chemin parce qu'il est la vérité.

Il est à lui seul toute la vérité que Dieu révèle aux hommes, toute la vérité sur Dieu qui se révèle. Tout ce qu'on peut dire du Père est déjà dit par le Fils ; tout ce qu'on peut connaître du Père est pleinement manifesté dans le Fils : Jésus est chemin de connaissance, chemin de vérité.

Il est aussi le chemin parce qu'il est la vie.

Toute la vie que le Père offre aux hommes est déjà donnée dans son Fils : "Telle est en effet la volonté de mon Père, dit Jésus, que quiconque voit le Fils et croit en lui, ait la vie éternelle" (6,40). Tout homme en marche vers le Père est en route vers la vie, et il la trouve déjà en rencontrant le Christ. Jésus est chemin de vie : il est déjà la vie, lui qui mène à la vie.

Jésus est à la fois la vérité et la vie, parce que, à la fois, il manifeste le Père et introduit les hommes dans sa communion ; mais tant que nous sommes pèlerins vers la gloire, Jésus est pour nous la vérité et la vie sur le mode du chemin, du chemin à suivre, sur le mode du passage, du passage obligé.

"Personne ne va au Père que par moi", dit Jésus. Si donc nous avons l'impression d'être perdus dans notre quête de Dieu, si nous revenons, de loin en loin, devant les mêmes impasses, si nous sommes tentés de perdre courage parce que toute route s'efface, il suffit, pour retrouver le chemin, de s'ouvrir de nouveau à la vérité de Jésus et de recevoir comme un pauvre la vie qu'il nous offre.

Il suffit même de voir Jésus pour voir le Père, de connaître Jésus pour connaître le Père, si l'on regarde résolument avec les yeux de la foi. Et c'est ce que Jésus révèle à Philippe. À sa demande : "Seigneur, montre-nous le Père !", il répond : "Je suis avec vous depuis si longtemps, et cependant, Philippe, tu ne m'as pas connu ?" Il y avait donc, tout au long de la vie de Jésus, quelque chose à connaître, quelqu'un à reconnaître, au travers et au-delà de ses paroles et de ses actes. Il y a, encore aujourd'hui, à reconnaître dans le Jésus des Évangiles, non seulement l'envoyé de Dieu, mais la manifestation parfaite du Père. Il faut reconnaître en Jésus, que l'on voit agir, que l'on entend parler, le Fils éternel venu "raconter" Dieu (1,18), le Bien-Aimé qui peut dire : "Je suis dans le Père et le Père est en moi. Les paroles que je dis, je ne les dis pas de moi-même : le Père, demeurant en moi, accomplit ses propres œuvres".

C'est à cause de cette communion indicible que Jésus est vérité de Dieu ; c'est à cause de cette intimité que Jésus est vie de Dieu pour les hommes. De son vivant sur terre, déjà Jésus était habité par la gloire de Dieu ; cheminant parmi nous il était déjà chemin vers le Père, lien immédiat avec le Père. À plus forte raison nous mène-t-il jusqu'au Père, maintenant qu'il est assis pour toujours à sa droite et qu'il attire à lui tous les hommes.






DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA




 Date
Jeudi
4 avril 30

Lieu
Jérusalem

 Livre
Tome 9 – ch 600.26
Préparation à la Passion



************


– Seigneur, montre-nous le Père, et nous serons semblables à elles, demande Philippe.

       – Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ? Qui me voit, voit le Père. Comment peux-tu dire : “ Montre-nous le Père ” ? Tu n’arrives pas à croire que je suis dans le Père et que le Père est en moi ? Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; mais c’est le Père qui demeure en moi, et qui accomplit toutes mes œuvres. Vous ne croyez pas que je suis dans le Père et lui en moi ? Que dois-je dire pour vous faire croire ? Si vous ne croyez pas à mes paroles, croyez au moins à cause des œuvres.

       Oui, vraiment, je vous l’affirme : celui qui croit en moi accomplira les mêmes œuvres que moi. Il en accomplira même de plus grandes, puisque je pars vers le Père. Tout ce que vous demanderez en invoquant mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Si vous me demandez quelque chose en invoquant mon nom, je le ferai. Mon nom est connu, pour ce qu’il est réellement, de moi seul, du Père qui m’a engendré et de l’Esprit qui procède de notre amour. Et par ce nom tout est possible. Qui pense à mon nom avec amour m’aime, et obtient.





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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Ven 4 Mai 2018 - 10:00



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.






L'EVANGILE DU JOUR


« Aimez-vous les uns les autres » (Jn 15, 12-17)


En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés.

Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime.
Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande.
Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous l’ai fait connaître.

Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis et établis, afin que vous alliez, que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure. Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera.
Voici ce que je vous commande : c’est de vous aimer les uns les autres. »





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Qu’est-ce qui fait agir l’homme ? Qu’est-ce qui le pousse à travailler, à se fatiguer, à chercher, à prévoir ? Quelle force le meut de jour en jour, d’année en année, tout au long d’une vie qui passe si vite ?

Balzac disait : c’est l’intérêt. Les affiches crient : c’est le plaisir ; et les journaux répètent : c’est la soif du pouvoir. Jésus, lui, parlait au futur, et il disait : ce sera l’amour. Et c’est d’amour qu’il a parlé à ses disciples, longuement, dans son discours d’adieux, lors de son dernier repas, alors que s’agitaient contre lui, dans Jérusalem nocturne, Judas et ceux qui le payaient, justement : les forces de l’intérêt et du pouvoir. Et dans la bouche de Jésus, le verbe aimer, ce mot usé, faussé, sali, redevient grand, et porteur d’espérance.

"Demeurez dans mon amour", dit Jésus aux disciples. Entendons ; demeurez dans l’amour que j’ai pour vous. Et effectivement, pour cette poignée d’hommes qui ont tout quitté et qui l’ont suivi, c’est la seule chose qui puisse donner sens à leur vie : demeurer dans l’amitié de Jésus de Nazareth, le seul qui ait les paroles et les réalités de la vie éternelle.

Et ils savent ce que cela veut dire, comme nous le savons nous-mêmes : l’amour que Jésus a pour nous est toujours à la fois une initiative et un appel. Une initiative, car Jésus n’attend pas, pour nous aimer, que nous puissions être fiers de nous ; un appel, puisque son amour prend tout l’homme et tout dans l’homme : l’intelligence, l’affectivité, le goût d’agir et la soif de beauté. Tout cela, l’amour de Jésus veut le mettre à son service. C’est pourquoi Jésus ajoute : "Si vous êtes fidèles à mes commandements, vous demeurerez dans mon amour".

C’est dire que cette amitié entre Jésus, Fils de Dieu, et nous, fils et filles de Dieu, ne se mesure pas au baromètre du sentiment, mais à celui de la fidélité. Rien de plus ordinaire, en un sens, que l’amour de Jésus et notre réponse à cet amour, car ils se vivent dans le quotidien et en habits de tous les jours. Jésus lui-même n’a pas vécu autrement l’amour inouï qui le liait à son Père : "Moi de même j’ai gardé les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour".

Mais quelles sont les consignes de Jésus, qui doivent dessiner ainsi l’horizon de notre liberté et nous permettre de demeurer dans son amour ?

Jésus n’en a laissé qu’une : "Aimez-vous". Et de fait, tout est là, car aimer, c’est faire vivre. Aimer, c’est vivre pour que l’autre vive, pour qu’il puisse se chercher, se trouver, se dire ; pour qu’il se sente le droit d’exister et le devoir de s’épanouir. Aimer, c’est faire exister l’autre, les autres, à perte de vue, à perte de vie, malgré nos limites et les handicaps de l’autre, malgré les frontières sociales et culturelles, malgré tous les tassements de l’existence, malgré les ombres de l’égoïsme ou de l’agressivité qui passent jusque dans les foyers les plus unis et les communautés les plus fraternelles. Aimer, c’est repartir sans cesse, à deux, à dix, en communauté, en Église, parce que l’amour du Christ ne nous laisse pas en repos, et parce que, après tout, d’après Jésus lui-même, il n’y a pas de plus grand amour, il n’y a pas d’autre limite à l’amour que de donner sa vie, en une fois ou à la journée.

Déjà le Psalmiste disait à Dieu dans sa prière, comme pour résumer sa découverte de l’amour du Seigneur : "Toi, tu ouvres la main, et tu rassasies tout vivant". Dieu est celui qui ouvre la main et qui est sans cesse en train de l’ouvrir ; le disciple de Jésus est celui qui garde la main ouverte, sans jamais la refermer ni sur rien ni sur personne.

Et nous voilà perplexes et démunis devant un pareil renversement des valeurs. Nous sentons bien, pourtant, et nous savons d’expérience, que par-là, sur ce "chemin de la charité", comme disait saint Paul, notre vie retrouve toujours un peu de sa légèreté, et notre coeur un peu de son espace. C’est bien ce que Jésus ajoute, sur le ton de la confidence : "Je vous ai dit cela afin que ma joie soit en vous et que votre joie soit parfaite".


Quand cette joie du Christ trouve un écho en nous, notre vie, comblée ou douloureuse, commence à laisser un sillage. Parfois, il est vrai, la route de l’abnégation paraît longue et nos efforts bien mal payés, par nos frères ou nos sœurs, par les enfants, ou par Dieu. Il est bon, à ces heures-là, d’écouter le Christ nous redire, comme aujourd’hui, pour remettre les choses au point et notre vie dans sa lumière : "Ce n’est pas toi qui m’as choisi, (ce n’est pas toi qui m’as fait un cadeau en acceptant la foi et mon appel), c’est moi qui t’ai choisi ; et je t’ai placé/e, là où tu es, là où tu sers, là où tu souffres et là où tu espères, pour que tu ailles de l’avant, que tu portes du fruit, et que ton fruit demeure".






DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA




 Date
Jeudi
4 avril 30

Lieu
Jérusalem

 Livre
Tome 9 – ch 600.22
Préparation à la Passion



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Mais, pour être certain que vous avez en vous la capacité de me rejoindre, et d’oublier la douleur du deuil de la séparation de votre Jésus, je vous donne un commandement nouveau : que vous vous aimiez les uns les autres.

Comme je vous ai aimés, aimez-vous les uns les autres. C’est ainsi que l’on saura que vous êtes mes disciples. Quand un père a de nombreux enfants, à quoi reconnaît-on qu’ils le sont ? C’est moins l’aspect physique qui le montre — car il y a des hommes qui ressemblent à un autre homme avec lequel ils n’ont aucun lien commun de sang ou de nation —, que leur amour commun pour leur famille, pour leur père, et entre eux.

Après la mort du père, une bonne famille ne se désagrège pas : c’est le même sang — provenant de la semence du père — qui coule dans les veines de tous, et cela tisse des liens que la mort elle-même ne dénoue pas, parce que l’amour est plus fort que la mort. Or, si vous vous aimez même après mon départ, tous reconnaîtront que vous êtes mes fils et par conséquent mes disciples, et que vous êtes frères, ayant eu un seul père.





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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Sam 5 Mai 2018 - 13:16



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.






L'EVANGILE DU JOUR


« Vous n’appartenez pas au monde » (Jn 15, 18-21)


En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Si le monde a de la haine contre vous, sachez qu’il en a eu d’abord contre moi.

Si vous apparteniez au monde, le monde aimerait ce qui est à lui. Mais vous n’appartenez pas au monde, puisque je vous ai choisis en vous prenant dans le monde ; voilà pourquoi le monde a de la haine contre vous.

Rappelez-vous la parole que je vous ai dite : un serviteur n’est pas plus grand que son maître. Si l’on m’a persécuté, on vous persécutera, vous aussi. Si l’on a gardé ma parole, on gardera aussi la vôtre.

Les gens vous traiteront ainsi à cause de mon nom, parce qu’ils ne connaissent pas Celui qui m’a envoyé. »





MÉDITER AVEC LES CARMES




"Ce que je vous commande, disait Jésus en commentant l’apologue de la vigne, c’est de vous aimer les uns les autres". Curieusement le texte se poursuit par dix versets sur la haine, la haine du monde pour Jésus et pour ses disciples.

Pour comprendre la pensée de Jésus, il faut ici nous familiariser avec le langage du quatrième Évangile. Quand Jésus, dans saint Jean, parle de monde, il s’agit, selon les textes, de trois choses différentes.

Ou bien "le monde" désigne la terre et les hommes qui l’habitent: "Je suis venu dans le monde" (18,37), "Le Père a envoyé le Fils dans le monde" (10,36); ou bien "le monde" vise uniquement l’ensemble de l’humanité, que Dieu veut sauver: "Dieu a tant aimé le monde" (3,16), "Je suis la lumière du monde", c’est-à-dire la lumière pour tous les hommes (8,16); ou bien encore - et c’est le cas dans ce passage d’évangile - "le monde" désigne ceux qui s’opposent au message de Jésus, et donc à l’initiative du Père: c’est le monde du refus.

  "Si le monde vous hait, dit Jésus, sachez qu’il m’a haï avant vous".

Il ne s’agit pas d’une haine secrète, qui reste tapie au fond des cœurs : c’est une haine active et efficace, qui va jusqu’à la persécution : "S’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront, vous aussi" ; et l’histoire contemporaine ne cesse de vérifier cette prophétie du Seigneur : de la calomnie au goulag et au massacre tribal, tous les moyens sont bons pour faire taire les disciples de Jésus.

Ce que le monde, le monde du refus, ne supporte pas, c’est la différence. Ce que l’on reproche aux chrétiens, c’est d’aborder les réalités de l’homme, de son présent et de son avenir, avec d’autres critères, d’autres certitudes, et dans d’autres perspectives. Le chrétien, qui vit dans le monde, n’est pas de ce monde, car l’Esprit Paraclet lui apprend d’où il vient et où il va. Le chrétien échappe au monde du refus et à son entreprise d’autonomie par rapport à Dieu ; et cette liberté filiale dans l’obéissance à Dieu, le monde ne la pardonne pas aux disciples de Jésus : "Moi, je vous ai choisis en vous tirant du monde, voilà pourquoi le monde vous hait".

En fait cette haine du monde ne fait pas échec à Dieu ni à son dessein de salut, car l’œuvre de haine, la persécution, loin de séparer le croyant de son Sauveur, intensifie sa relation au Fils et au Père. Mieux encore, la persécution nous fait entrer dans la réponse filiale de Jésus à son Père.

Parce qu’ils ne connaissaient pas et n’acceptaient pas Dieu qui envoie, des hommes du refus ont persécuté Jésus l’Envoyé, obéissant jusqu’à la mort ; et en refusant Jésus, d’autres hommes du refus haïssent au long de l’histoire tous ceux que Jésus envoie. Le procès intenté à Jésus et qui l'a mené à la croix se perpétue en procès contre son Église sainte. Le chrétien serviteur "n’est pas plus grand que son maître", comme le disait déjà Jésus au moment du lavement des pieds. De même l’Église servante épouse tout le destin de son Seigneur : destin de service, destin d’obéissance inconditionnelle.

Ne voyons là aucun masochisme, aucun goût de l’échec, car l’Église ne se précipite pas vers l’incompré­hension, pas plus qu’elle ne défie les persécuteurs. Simplement, Jésus a voulu pour nous ce réalisme : tant que le refus traînera dans le cœur des hommes, il en coûtera toujours d’aimer et de servir le Christ. Et cette certitude de reproduire le mystère du Christ à travers les persécutions prévient en nous tout étonnement et tout scandale : "Ne vous étonnez pas, disait saint Jean, si le monde vous hait" (1 Jn 3,13).






DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA




 Date
Jeudi
4 avril 30

Lieu
Jérusalem

 Livre
Tome 9 – ch 600.33
Préparation à la Passion



************


Ce que je vous commande, c’est de vous aimer et de pardonner. Avez-vous compris ? Si le monde connaît la haine, n’ayez en vous que de l’amour. Pour tous. Combien de traîtres trouverez-vous sur votre route ! Mais vous ne devez pas haïr et rendre le mal pour le mal. Autrement, le Père ne vous pardonnera pas. J’ai été haï et trahi avant vous. Et pourtant, vous le voyez, je ne hais personne. Le monde ne peut aimer ce qui n’est pas comme lui. Il ne vous aimera donc pas. Si vous lui apparteniez, il vous aimerait ; mais vous n’êtes pas du monde, car je vous ai pris du milieu du monde, et c’est pour cela que vous êtes détestés.

       Je vous ai dit : le serviteur n’est pas plus grand que son maître. S’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront vous aussi. S’ils m’ont écouté, ils vous écouteront vous aussi. Mais ils feront tout à cause de mon nom, parce qu’ils ne connaissent pas, ne veulent pas connaître Celui qui m’a envoyé. Si je n’étais pas venu et ne leur avais pas parlé, ils ne seraient pas coupables, mais maintenant leur péché est sans excuse. Ils ont vu mes œuvres, entendu mes paroles, et pourtant ils m’ont haï, et avec moi le Père, parce que le Père et moi, nous sommes une seule Unité avec l’Amour.





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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Dim 6 Mai 2018 - 9:27



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.






L'EVANGILE DU JOUR


« Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime » (Jn 15, 9-17)


En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour.

Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi, j’ai gardé les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour.

Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite.
Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés.
Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime.
Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande.

Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous l’ai fait connaître.

Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis et établis, afin que vous alliez, que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure. Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera.

Voici ce que je vous commande : c’est de vous aimer les uns les autres. »





MÉDITER AVEC LES CARMES




On peut fêter un jubilé comme un automne, comme une récolte engrangée. On peut aussi y célébrer l'appel du premier jour et la longue fidélité du Seigneur, cette fidélité tellement quotidienne qu'elle n'a pas d'âge et nous rajeunit chaque jour de la jeunesse même de Dieu. (...)

Pour vous, comme pour toute fille de Dieu, tout a commencé par une pensée du Père : Dieu vous a voulue conforme à l'image de son Fils, et c'est à cela qu'il vous a destinée, sur le chemin du Carmel. Vous ayant appelée comme orante au cœur de l'Église, c'est comme orante qu'il veut vous justifier et comme orante qu'il vous glorifiera.

Durant ces cinquante années de prière et de service, de Pâque en Pâque, d'eucharistie en eucharistie, déjà Dieu a poursuivi en vous un double travail de justification et de glorification.

Vous rendre "juste" à ses yeux, c'était pour Dieu, et c'est encore, vous "ajuster" à son dessein d'amour ; et cet ajustement progressif à l'amour victorieux, que la création vit comme les douleurs d'un enfantement, les fidèles de Jésus ont à le vivre comme une marche gémissante. Mais ce gémissement des chrétiens déjà habités par l'Esprit n'est pas une plainte de tristesse, de lassitude ni de dégoût ; c'est comme un oui de bonheur qui ne trouve pas ses mots, comme un soupir d'espérance qui redonne du cœur et dynamise la marche : "Nous gémissons en nous-mêmes, dans l'attente de l'adoption, de la rédemption de notre corps".

Il est vrai que ce gémissement d'espérance est parfois assourdi, et à certaines heures étouffé, même au Carmel, par la rumeur de nos souvenirs, de nos déceptions et de nos impatiences. Et puis, l'âge venant, des pesanteurs nouvelles apparaissent, des fatigues et des impuissances qui rétrécissent l'horizon et risquent de fermer le cœur sur lui-même. De plus en plus il devient évident que l'on a les mains vides, et qu'il faut avancer les mains vides vers les mains ouvertes de Dieu.

Même la prière perd à certains jours ses repères et ses repos habituels, jusqu'à devenir une pure marche dans la foi, où l'on n'est sûr que de vouloir aimer. Mais "l'Esprit vient en aide à notre faiblesse", comme il le fait d'ailleurs à tout âge de la vie, car sans lui personne ne sait prier comme il faut, prier selon Dieu, selon le désir de Dieu. L'Esprit intercède pour nous, il gémit en nous avec nous, il gémit à travers nous, par un gémissement qui, plus que le nôtre encore, est au-delà de toute parole.

Parce qu'il est l'Esprit d'adoption, il transforme notre gémissement de misère en gémissement filial ;

Parce qu'il est l'Esprit du Ressuscité, il chasse de notre cœur toute crainte et toute servitude, et nous donne de crier : "Abba, Père" ;

Parce qu'il est l'Esprit qui donne la vie, au fond même de notre misère il nous prépare à la gloire.

Et comment poursuit-il en nous, dès ici-bas, ce travail de glorification ? - par son témoignage, intense, à l'intime de nous-mêmes. Il nous redit - et nous donne la force de croire - que nous sommes enfants de Dieu, enfants novices ou jubilaires, que nous allons hériter de Dieu, hériter Dieu, en Jésus Christ, si nous souffrons avec lui pour être aussi avec lui glorifiés.

Ce passage, dans la foi, du monde à la gloire, ce passage où Jésus nous donne part à sa propre Pâque, nous l'évoquions à l'instant en relisant l'Évangile de saint Jean, tout spécialement l'apologue de la vigne et des sarments, qui met si fort en relief l'initiative du Sauveur, en une série d'affirmations, qui sont comme la litanie de son dessein rédempteur :

"Je vous ai aimés ; je vous ai nommés mes amis" : c'est l'amour à la source de   notre liberté !

Puis, au niveau de l'appel : "Je vous ai choisis ; je vous ai établis pour que vous alliez, portant du fruit".

Et enfin, sous l'angle de la révélation des secrets du Père : "Je vous ai dit tout cela, je vous ai fait connaître tout ce que j'ai entendu auprès de mon Père." (...)

Pour sa propre mère, qu'il a aimée plus que tout au monde, Jésus n'a pas voulu d'autre destin de grâce que d'être, à son image, toute réponse au Dieu tout amour.

C'est l'amour de Dieu qui appelle et qui sauve, et Marie, sauvée la première et première appelée, n'a pas trouvé de plus belle réponse que de demeurer dans l'amour. (...)

Son amour pour Jésus s'est montré "fort comme la mort", non seulement parce qu'il l'a amenée jusqu'au pied de la croix, mais parce qu'elle a assumé même la mort de son Fils comme un moment de vie pour elle et pour son peuple. Elle a vécu chaque jour dans la lumière pascale de cette mort, jusqu'au jour de son jubilé d'allégresse où elle a rejoint le pays de la gloire, montant, heureuse, du désert de ce monde, appuyée, comme vous, sur son Bien-Aimé (Ct 8,5).






DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA




 Date
Jeudi
4 avril 30

Lieu
Jérusalem

 Livre
Tome 9 – ch 600.31
Préparation à la Passion



************


Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour, qui sauve. Si vous m’aimez, vous serez obéissants, et l’obéissance fait croître l’amour réciproque. Ne dites pas que je me répète. Je connais votre faiblesse, et je veux que vous soyez sauvés. Je vous ai dit cela afin que la joie que j’ai voulu vous donner soit en vous et soit parfaite. Aimez-vous, aimez-vous ! C’est mon commandement nouveau. Aimez-vous les uns les autres plus que chacun de vous ne s’aime lui-même. Il n’est pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. Vous êtes mes amis et moi, je donne ma vie pour vous. Faites ce que je vous enseigne et commande.

       Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître, alors que vous, vous savez ce que je fais. Vous savez tout de moi. Je vous ai manifesté non seulement moi-même, mais aussi le Père et le Paraclet, et tout ce que j’ai entendu de Dieu.

       Ce n’est pas vous qui vous êtes choisis. C’est moi qui vous ai choisis, et je vous ai élus afin que vous alliez parmi les peuples, que vous portiez du fruit en vous et dans le cœur des personnes qui seront évangélisées, et que votre fruit demeure. Et tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera.





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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Lun 7 Mai 2018 - 8:44



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.






L'EVANGILE DU JOUR


« L’Esprit de vérité rendra témoignage en ma faveur » (Jn 15, 26 – 16, 4a)


En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Quand viendra le Défenseur, que je vous enverrai d’auprès du Père, lui, l’Esprit de vérité qui procède du Père, il rendra témoignage en ma faveur.
Et vous aussi, vous allez rendre témoignage, car vous êtes avec moi depuis le commencement.

Je vous parle ainsi, pour que vous ne soyez pas scandalisés.

On vous exclura des assemblées. Bien plus, l’heure vient où tous ceux qui vous tueront s’imagineront qu’ils rendent un culte à Dieu. Ils feront cela, parce qu’ils n’ont connu ni le Père ni moi.

Eh bien, voici pourquoi je vous dis cela : quand l’heure sera venue, vous vous souviendrez que je vous l’avais dit. »





MÉDITER AVEC LES CARMES




Souvent, en communauté, nous nous interrogeons sur notre témoignage, sur le visage que nous donnons à l'Ordre du Carmel, là où le Seigneur nous a placés pour que nous allions en portant du fruit.

Plus profondément encore, nous nous demandons : quel visage du Christ reflètent notre prière et notre vie fraternelle ? comment sommes‑nous témoins du Ressuscité ?

Face à ces questions, nous oscillons parfois entre la culpabilité et l'impuissance, comme si tout allait venir de nous et partir de nous. En vérité nous sommes devancés, pour le témoignage, par Celui qui scrute les profondeurs de Dieu et les profondeurs de l'homme, Celui dont parle Jésus dans son discours d'adieu : "Lorsque viendra le Paraclet que je vous enverrai d'auprès du Père, il rendra lui‑même témoignage de moi".

Ainsi l'Esprit Paraclet ne laisse pas retomber la Parole dans le monde ; il ne laisse pas mourir le feu allumé par Jésus, et il poursuit l'œuvre révélatrice et sanctifiante du Messie, non seulement par son action intime et insaisissable au fond des cœurs, mais en suscitant le témoignage de la communauté de Jésus. C'est pourquoi Jésus dit : "Il rendra lui‑même témoignage de moi, et vous aussi, vous me rendrez témoignage".

Il s'agit donc pour nous, personnellement et communautairement d'entrer dans le témoignage de l'Esprit, ou mieux : de laisser l'Esprit Paraclet témoigner du Christ à travers nous, à travers notre parole comme à travers notre silence, à travers nos réussites visibles comme à travers notre enfouissement, au gré de Dieu. Nous n'a­vons pas besoin de connaître d'avance les chemins du témoignage. Notre unique souci est que tout "nous advienne selon sa Parole" ; et dès lors nous engageons notre liberté à choisir selon Dieu et à vouloir ensuite de toutes nos forces ce qu'avec lui nous avons préféré.

Nous décelons donc, à la source, un seul et unique témoignage, celui du Paraclet ; et pourtant ce témoignage se trouve diversifié à l'infini, car les dons de l'Esprit sont divers, diverses aussi nos réponses à ses appels.

Aucun disciple n'est exclu, aucun n'est disqualifié pour cette œuvre du témoignage, pour cette entrée dans le témoignage du Paraclet. La seule condition est d'avoir rencontré le Christ et d'avoir, si peu que ce soit, cheminé avec lui : "Vous aussi vous témoignerez, dit Jésus, parce que vous êtes avec moi depuis le commencement".

Pour les disciples, c'était le commencement du ministère de Jésus. Pour nous, où est le commencement ? Rappelons‑nous le premier désert, le premier regard, la première promesse, et ce moment où nous avons tout donné, l'arbre avec les fruits, la souche avec les fleurs. Depuis, quelles dérives secrètes, quelles pesanteurs inattendues sur cette route avec le Sauveur ! Pourtant nous sommes restés avec lui, depuis le commencement et cela aussi est l'œuvre de son Esprit.

De toute façon, ce n'est pas de notre fidélité que nous avons à témoigner, mais de la victoire de Jésus, qui est seule porteuse d'espérance pour les hommes.






DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA




 Date
Jeudi
4 avril 30

Lieu
Jérusalem

 Livre
Tome 9 – ch 600.31
Préparation à la Passion



************


(…) il était écrit : “ Tu m’as haï sans raison. ”

Cependant, quand viendra le Consolateur, l’Esprit de vérité qui procède du Père, ce sera lui qui rendra témoignage en ma faveur, et vous aussi, vous me rendrez témoignage parce que vous êtes avec moi depuis le commencement.

       Je vous dis tout cela pour que, l’heure venue, vous ne succombiez pas et ne vous scandalisiez pas. Le temps va venir où on vous chassera des synagogues et où quiconque vous mettra à mort s’imaginera rendre un culte à Dieu. Ceux-là n’ont connu ni le Père ni moi. C’est là leur excuse. Je ne vous ai pas autant explicité ces vérités auparavant, parce que vous étiez comme des enfants nouveaux-nés. Mais maintenant, votre mère vous quitte. Je m’en vais. Vous devez vous accoutumer à une autre nourriture. Je veux que vous la connaissiez. (…)





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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Mar 8 Mai 2018 - 9:40



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.






L'EVANGILE DU JOUR


« Si je ne m’en vais pas, le Défenseur ne viendra pas à vous » (Jn 16, 5-11)


En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Je m’en vais maintenant auprès de Celui qui m’a envoyé, et aucun de vous ne me demande : “Où vas-tu ?”

Mais, parce que je vous dis cela, la tristesse remplit votre cœur.

Pourtant, je vous dis la vérité : il vaut mieux pour vous que je m’en aille, car, si je ne m’en vais pas, le Défenseur ne viendra pas à vous ; mais si je pars, je vous l’enverrai.

Quand il viendra, il établira la culpabilité du monde en matière de péché, de justice et de jugement.
En matière de péché, puisqu’on ne croit pas en moi.
En matière de justice, puisque je m’en vais auprès du Père, et que vous ne me verrez plus.
En matière de jugement, puisque déjà le prince de ce monde est jugé. »





MÉDITER AVEC LES CARMES




On ne pourrait rien comprendre aux entretiens après la Cène si l’on y cherchait tout de suite des consignes morales. Et pourtant les paroles de Jésus concernent bien notre vie concrète ; mais ce qui passe en premier, dans ces chapitres inépuisables de l'Évangile de Jean, c’est le regard sur Jésus, en cette heure où il est entré, l’heure de la passion glorifiante, où va se jouer notre salut.

Et Jésus, à ce moment de la Cène, commence par exprimer un regret : "Aucun de vous ne me demande : Où vas-tu ?". Demander à Jésus : "Où vas-tu ?", ce serait lui demander le sens de sa mort, et donc le sens de toute sa vie. Et Jésus répond, à cette question que personne ne lui a posée : "Maintenant je vais à celui qui m’a envoyé".

Or cette révélation, qui aurait dû illuminer le cœur des disciples, ne leur apporte que du chagrin, comme à nos communautés, qui se croient orphelines parce que Jésus un instant les laisse au pied de la croix. D’où la remarque de Jésus, où perce un deuxième regret : "Parce que je vous ai dit cela, la tristesse remplit votre cœur". Voilà les disciples en deuil de Jésus, alors qu’il ne cesse de leur parler de sa venue, de sa présence, de sa manifestation.

(...) la tristesse des disciples, c’est un moment d’appréhension qui précède l’éclosion de la vie. Mais dès maintenant, comme antidote au chagrin du départ, et pour inverser le deuil en espérance, Jésus, de nouveau, promet l’Esprit Paraclet. C’est un des passages les plus denses de tout le quatrième évangile, et il ne livre son sens qu’à partir des grands axes de la théologie johannique.

Quand viendra le Paraclet, "il confondra le monde", le monde du refus ; c’est-à-dire qu’il mettra au cœur des disciples la certitude que le monde du refus est dans son tort, "en matière de péché, de justice et de jugement".

En matière de péché, puisque justement le péché par excellence est de refuser la lumière.

En matière de justice, ajoute Jésus. Mais qu’est-ce que la justice, au sens de l’Ancien Testament, repris ici par Jésus ? Pour nous, modernes, la justice consiste à rendre à chacun selon ses mérites, ses droits ou ses besoins. Cette justice sociale se trouve bien dans la Bible, notamment chez les prophètes, mais ici le sens est tout autre. Est juste, dans l’Ancien Testament, la personne ou la chose qui correspond bien à ce qu’on est en droit d’attendre d’elle. Ainsi les "balances de justice" d’Amos correspondent à ce qu’on attend d’une balance, à savoir qu’elle indique des poids exacts. C’est également en ce sens d'une "attente" que Dieu se montre "juste". Il est juste non pas parce qu’il se plie à des normes de justice qui lui seraient imposées de l’extérieur, mais parce qu’il correspond bien à ce que son peuple est en droit d’attendre de lui, étant donné son parti pris d’Alliance : Dieu se montre cohérent avec son propos de salut. De la même manière le croyant se montre "juste" envers Dieu dans la mesure où il s’a-juste à son plan d’amour, et toute la morale de l’Ancien Testament peut se résumer dans l’harmonie des deux justices : la justice prévenante de Dieu envers l’homme, et la réponse "ajustée" de l’homme à son Dieu. On comprend dès lors comment la première communauté chrétienne a pu voir en Jésus le Juste par excellence, le Fils de Dieu pleinement ajusté au dessein de son Père (Act 3,14; 7,52; 22,14). C’est très précisément de cette justice de Jésus qu’il est question à cet endroit du discours d’adieux : le Père va la manifester en ressuscitant son Fils et en le prenant avec lui dans la gloire. "Je vais au Père, dit Jésus, et vous ne me verrez plus". Personne ne pourra contester la "justice" du Ressuscité ; le Paraclet lui-même l’attestera dans le cœur de chacun des disciples.

Le Paraclet, enfin, mettra le monde dans son tort en matière de jugement. Apparemment c’est Jésus qui va être condamné ; en réalité le triomphe, tout proche, de Jésus marquera la défaite définitive du Chef du refus : "C’est maintenant le jugement de ce monde ; maintenant le Prince de ce monde va être jeté bas ; et moi, une fois élevé de terre, je les attirerai tous à moi" (Jn 12,31s).

Ainsi tout se tient : péché des hommes, justice de Jésus, jugement de l’ennemi.

Le péché des hommes consiste avant tout à ne pas croire en Jésus ressuscité, en Jésus le Juste. Pourtant c’est cette justice de Jésus, sa victoire de Pâques, qui détrône le faux prince de ce monde

Voilà les certitudes qui nous fortifient, parce que nous sommes habités par l’Esprit Paraclet.

Voilà les grandes lueurs qui éclairent pour nous toute l’histoire des hommes, et qui nous permettent d’avancer, dans le monde du refus ou de l’indifférence, porteurs d’une espérance pour tous et pour chacun. Une espérance qui tient en deux mots : Jésus ressuscité.






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 Date
Jeudi
4 avril 30

Lieu
Jérusalem

 Livre
Tome 9 – ch 600.34
Préparation à la Passion



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Personne ne me demande plus : “ Où vas-tu ? ” La tristesse vous rend muets. Pourtant, c’est votre intérêt que je m’en aille, sinon le Consolateur ne viendra pas. C’est moi qui vous l’enverrai. A sa venue, par la sagesse et la parole, les œuvres et l’héroïsme qu’il déversera en vous, il convaincra le monde de son péché déicide et de la justice de ma sainteté.

Et le monde sera nettement divisé en réprouvés, ennemis de Dieu, et en croyants. Ces derniers seront plus ou moins saints, selon leur volonté. Mais le prince du monde et ses serviteurs seront déjà condamnés. Je ne puis vous en dire davantage, car vous ne pouvez encore comprendre.

Mais lui, le divin Paraclet, vous apprendra la vérité tout entière. Il ne parlera pas de son propre chef, mais il dira tout ce qu’il aura entendu de l’Esprit de Dieu, et il vous annoncera l’avenir. Il reprendra ce qui vient de moi, c’est-à-dire ce qui encore appartient au Père, pour vous le faire connaître. Encore un peu de temps, et vous ne me verrez plus. Puis encore un peu, et vous me reverrez.





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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Mer 9 Mai 2018 - 9:05



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.






L'EVANGILE DU JOUR


« L’Esprit de vérité vous conduira » (Jn 16, 12-15)


En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais pour l’instant vous ne pouvez pas les porter.

Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans la vérité tout entière. En effet, ce qu’il dira ne viendra pas de lui-même : mais ce qu’il aura entendu, il le dira ; et ce qui va venir, il vous le fera connaître.

Lui me glorifiera, car il recevra ce qui vient de moi pour vous le faire connaître.

Tout ce que possède le Père est à moi ; voilà pourquoi je vous ai dit : L’Esprit reçoit ce qui vient de moi pour vous le faire connaître. »





MÉDITER AVEC LES CARMES




Il y a tant de choses que Jésus depuis longtemps aurait voulu nous dire, et que nous sommes, aujourd'hui encore, incapables de porter !

Ce sont des flashes de lumière sur Dieu et la vie de Dieu, sur les chemins de Dieu en nous et nos chemins vers Dieu, sur la personne et le rôle de Jésus lui-même dans le dessein de Dieu pour le monde et pour nous : bref, tout ce que Jésus appelle la vérité.

D'où vient que nous utilisons si pauvrement notre potentiel de vérité ?

D'où vient que nous déchiffrons si mal le nom de grâce écrit sur notre caillou blanc ?

Probablement du fait que nous nous en tenons trop à nos propres ressources, que notre cœur se disperse et se fixe là où sont ses trésors. Il reste si peu de place en nous, non pas pour le "Dieu inconnu", mais pour l'inconnu de Dieu !

Mais surtout, ce qui nous manque, c'est que nous ne savons pas, que nous n'osons pas, "nous laisser à l'Esprit", comme on disait au grand siècle (Mr Olier). C'est lui, le Paraclet, qui doit et qui veut nous mener jusqu'à la "vérité tout entière" ; c'est lui qui dès aujourd'hui nous guide dans le pays de la vérité où Jésus nous a introduits.

Et comment nous enseigne-t-il toutes choses ? En nous remémorant ce que Jésus, déjà, nous a dit.

L'Esprit Paraclet est toujours lui-même en écho de ce qui se dit en Dieu et de ce que Dieu dit ; et il se fait en nous l'écho vivant de ce que Jésus a révélé. Il rend vivant en nous l'écho de sa parole. Cette parole de vérité qui est commune à Jésus et au Père et qui dit pour nous le passé de l'Alliance, le présent de l'amour et tout ce qui doit venir, le Paraclet l'entend en Dieu, la reçoit du Christ en gloire, et nous la communique pour nous acheminer nous aussi vers le Père. Et par cette anamnèse, l'Esprit Paraclet glorifie le Fils de Dieu : "Il me glorifiera, annonce Jésus, car il recevra de ce qui est à moi et il vous l'annoncera."

Qu'est-ce, en effet, que la gloire pour Jésus, sinon le secret indicible de son intimité avec le Père, le mystère de l'amour partagé ? Pour l'Esprit Paraclet, glorifier Jésus, c'est ouvrir aux hommes cette intimité, leur donner part aux échanges du Père et du Fils. Et cela, il le fait de manière privilégiée lorsqu'il intériorise en nous la parole de Jésus. Partout dans l'Église et le monde où cette parole est annoncée, partagée, méditée, le Paraclet glorifie Jésus.

C'est le mystère qui s'accomplit en chaque liturgie de la parole ; c'est la recréation intérieure que nous vivons aux heures bénies de l'oraison, quand l'Esprit vient "illuminer les yeux de notre cœur" (E 1,18). Cela passe par nous, cela se passe en nous, quand "Dieu, le Créateur de la lumière, brille dans nos cœurs pour y faire resplendir la connaissance de sa gloire, qui est sur la Face du Christ" (2 Co 4,6).

Lorsque nous laissons la parole de Jésus résonner au plus profond, au plus vrai, au plus libre de nous-mêmes, nous laissons l'Esprit Paraclet glorifier le Fils de Dieu.

C'est déjà le début de la vie éternelle.






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 Date
Jeudi
4 avril 30

Lieu
Jérusalem

 Livre
Tome 9 – ch 600.29
Préparation à la Passion



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Je n’ai plus beaucoup à m’entretenir avec vous… et j’ai encore tant à dire ! Arrivé au terme de mon évangélisation, il me semble n’avoir encore rien dit, et il reste tant à faire ! Votre état augmente cette sensation. Que dirai-je, alors ? Que j’ai manqué à mon devoir ? Ou que vous êtes si durs de cœur que cela n’a servi à rien ? Vais-je douter ? Non.

Je me fie à Dieu et je vous confie à lui, vous, mes bien-aimés. C’est lui qui accomplira l’œuvre de son Verbe. Je ne suis pas un père qui meurt et n’a d’autre lumière que l’humaine. Moi, j’espère en Dieu. Je m’avance donc vers mon sort sereinement, malgré mon envie pressante de vous donner les conseils dont je me rends compte que vous avez besoin…

mais je vois fuir le temps. Je sais que sur les semences tombées en vous, une rosée va descendre qui les fera toutes germer ; puis viendra le soleil du Paraclet, et elles deviendront un arbre puissant.

Le prince de ce monde vient, et je n’ai rien à faire avec lui. D’ailleurs, si ce n’avait été dans un but de rédemption, il n’aurait rien pu sur moi. Mais cela arrive afin que le monde sache que j’aime le Père, que je l’aime jusqu’à l’obéissance qui me soumet à la mort, et que j’agis comme il me l’a ordonné.





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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Jeu 10 Mai 2018 - 14:43



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.






L'EVANGILE DU JOUR


« Jésus fut enlevé au ciel et s’assit à la droite de Dieu » (Mc 16, 15-20)


En ce temps-là, Jésus ressuscité se manifesta aux onze Apôtres et leur dit : « Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile à toute la création.

Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ; celui qui refusera de croire sera condamné.

Voici les signes qui accompagneront ceux qui deviendront croyants : en mon nom, ils expulseront les démons ; ils parleront en langues nouvelles ; ils prendront des serpents dans leurs mains et, s’ils boivent un poison mortel, il ne leur fera pas de mal ; ils imposeront les mains aux malades, et les malades s’en trouveront bien. »

Le Seigneur Jésus, après leur avoir parlé, fut enlevé au ciel et s’assit à la droite de Dieu.
Quant à eux, ils s’en allèrent proclamer partout l’Évangile. Le Seigneur travaillait avec eux et confirmait la Parole par les signes qui l’accompagnaient.





MÉDITER AVEC LES CARMES




"Le Seigneur Jésus, après nous avoir parlé, s'est assis à la droite de Dieu".

Il s'est assis : c'est une image, mais combien riche d'enseignement pour nous !

Il s'est assis, comme celui qui a pleins pouvoirs.

Il s'est assis à la droite de Dieu, parlant au Père d'égal à égal, et intercédant pour nous dans ce dialogue d'amour.

Il s'est assis définitivement, et rien ne le fera se lever jusqu'au dernier jour, ni les guerres ni les bruits de guerre, ni les scandales ni les contestations, ni les périls ni les victoires de son Église.

Il s'est assis dans la paix, ayant achevé chez nous l'œuvre du Père, et goûtant déjà, lui, notre Premier-né, le repos de Dieu.

Ainsi la dernière image que Saint Marc nous a laissée de Jésus est celle du Seigneur céleste partageant le trône de Dieu, et en ce temps d'épreuves et d'incertitudes que nous traversons elle est pour nous porteuse d'un message de sérénité et d'espérance.

Sérénité, parce que nous ne sommes pas seuls et que nous ne serons jamais seuls, tant que notre souci restera d'accomplir le dessein du Père.

Ce que Dieu a fait garantit ce qu'Il fera ; s'il a livré son Fils pour nous, ce n'est pas pour nous ôter maintenant sa faveur ou cesser de nous regarder avec tendresse ! Dieu a scellé avec nous une Alliance, éternelle et chaque jour nouvelle, et si Lui est avec nous, qui pourrait imaginer venir à bout de notre fidélité ? si Dieu a décidé de faire de nous ses amis et ses messagers, qui pourrait se mettre en travers de notre route ?

Le Christ auprès de Dieu nous parle d'espérance.

D'abord parce qu'il nous promet une victoire aussi complète, étrange, paradoxale que la sienne. Le monde du refus aura beau nous bousculer, nous angoisser, nous persécuter, nous raconter que tout est perdu d'avance, "en tout cela nous n'avons aucune peine à triompher" (Rm 8.), parce que Celui qui nous a aimés nous aime encore à la droite de Dieu.

Pour nous, comme les Apôtres, nous sommes témoins de cette victoire, "nous nous en allons prêcher en tout lieu", c'est-à-dire en un seul lieu à la fois, là où Dieu nous a placés et nous placera pour que nous y portions du fruit ; et le Seigneur ressuscité, le Seigneur "assis", agit avec nous ; il confirme la parole de notre témoignage.

L'espérance, promesse du Père, que Dieu suscite en notre cœur ne nous décevra jamais, car l'Esprit vit en nous pour l'entretenir chaque jour.

Puisque "nous sommes revêtus de la force d'en haut", puisque nous tenons, dans l'Esprit, le commencement de la vie éternelle, rien ne pourra nous séparer du Père et du Fils, si paisibles dans leur gloire,

Ni les inquiétudes, ni les critiques,

Ni les séquelles du passé, personnel, familial ou communautaire,

Ni les écroulements du présent, ni les menaces sur l'avenir,

Ni les statistiques, ni les sondages d'opinion,

Ni les étroitesses des hommes,

Ni même nos chutes et nos propres misères ;

Rien ne pourra nous séparer de l'amour que Dieu nous a manifesté en nous donnant le Christ à aimer et à servir.





DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA





 Date
Jeudi
4 avril 30

Lieu
Jérusalem

 Livre
Tome 10 – ch 631.8
Préparation à la Passion



************


Jésus est parmi eux. Je n’ai pas vu quand ni d’où il est apparu. On dirait que c’est du côté du mont qui est inaccessible. Il resplendit d’amour dans la grande lumière de midi et il déclare :

    « Celui qui demeure en moi ne subira aucun méfait de la part du Malin. En vérité, je vous dis que ceux qui seront unis à moi pour servir le Très-Haut, dont le désir est le salut de tous les hommes, pourront chasser les démons, rendre inoffensifs reptiles et venins, passer au milieu des fauves et des flammes sans subir de dommage, tant que Dieu voudra qu’ils restent sur la terre pour le servir. » (…)





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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Ven 11 Mai 2018 - 9:36



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.






L'EVANGILE DU JOUR


« Votre joie, personne ne vous l’enlèvera » (Jn 16, 20-23a)


En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Amen, amen, je vous le dis : vous allez pleurer et vous lamenter, tandis que le monde se réjouira ; vous serez dans la peine, mais votre peine se changera en joie.

La femme qui enfante est dans la peine parce que son heure est arrivée. Mais, quand l’enfant est né, elle ne se souvient plus de sa souffrance, tout heureuse qu’un être humain soit venu au monde.

Vous aussi, maintenant, vous êtes dans la peine, mais je vous reverrai, et votre cœur se réjouira ; et votre joie, personne ne vous l’enlèvera.
En ce jour-là, vous ne me poserez plus de questions. »





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"Lorsque la femme enfante, elle est triste, parce que son heure est venue."

Voilà bien une parole inépuisable du Seigneur, une parole venue du tréfonds de l'expérience humaine, et qui renvoie le cœur humain inlassablement à lui-même et à Dieu.

L'image de la femme qui enfante dans la souffrance était déjà connue de l'Ancien Testament. Dans le livre d'Isaïe, en particulier, elle décrit la cité sainte, saisie par les douleurs et donnant le jour à un peuple nouveau, au temps du Messie.

Ici, la femme qui enfante, c'est la communauté des disciples directs de Jésus : leur souffrance, lors de la mort du Christ, ne sera qu'une épreuve provisoire, transitoire. Bientôt ils se réjouiront que Jésus, nouvel Adam, soit passé au monde définitif.

La femme dans les douleurs, c'est également l'Église, en butte tout au long du temps à la persécution du "monde", au sens johannique, c'est-à-dire le monde du refus : "Dans le monde, disait Jésus, vous aurez de la souffrance ; mais courage, j'ai vaincu le monde" (Jn 16,33). Ces souffrances de l'Église sont toujours fécondes, puisque, en rendant ainsi témoignage à son Seigneur, elle réalise son avènement parmi les hommes. Et de même que la Passion de Jésus se poursuit dans la passion de l'Église, la joie des premiers disciples lors de la résurrection se continue dans la joie permanente des chrétiens que Jésus vient "revoir" jour après jour.

Jésus, qui, à Gethsémani, a été "triste à en mourir", ne nous promet pas de nous éviter toute tristesse, mais, à ses yeux, il ne peut y avoir de tristesse définitive : "elle se changera en joie", c'est promis ! Il n'y a pas non plus de tristesse stérile, puisque toute souffrance assumée pour le Christ enfante en nous l'homme nouveau. Et surtout, toute tristesse doit s'effacer devant le regard du Ressuscité : "Je vous reverrai, et votre cœur se réjouira." Jésus ne dit pas ici : "vous me verrez", mais "je vous reverrai", car son regard précède le nôtre, tout comme son amour nous devance.

Quand l'heure vient pour une communauté d'enfanter dans la douleur et l'incertitude une nouvelle manière d'être d'Église et d'être au monde, son premier réflexe est souvent d'abattement et de crainte. La vie qu'elle porte en elle va prendre un visage qu'elle ne pouvait pas deviner. Quelque chose d'elle-même va la quitter qui va devenir autonome, et qu'elle ne pourra ni renier ni contraindre. Et surtout la souffrance est là, dont on ne sait ni quand elle vient ni jusqu'où elle ira.

Mais une communauté qui vit vraiment du Seigneur peut faire confiance aux lois de la vie et de la nouvelle naissance. La souffrance, Dieu lui-même la fera oublier, dans la joie de découvrir ce qui sera venu au monde.

Quand l'heure vient pour chacun et chacune de passer un peu plus, un peu mieux, un peu plus vite de ce monde au Père, la tentation se glisse parfois en nous de contourner la souffrance ou l'ascèse, de fuir la lumière qui s'approche, ou de reculer indéfiniment les échéances de la vérité.

Des choix s'imposent : on les évite.

Des clarifications seraient nécessaires : on se réfugie dans l'à peu près.

Des arrachements seraient libérateurs : on préfère garder de vieilles servitudes.

Et on retarde d'autant la joie de l'enfantement : comme l'enfant insensé dont parle Osée le prophète, on s'empêche soi-même de naître. Et c'est cela qui perpétue la tristesse.

Viens, Seigneur ; viens me revoir, en traversant mes peurs et mes tristesses.

Apporte-moi ta joie que personne ne pourra me ravir.

Donne-moi, par ton Esprit Paraclet, de te connaître et de comprendre ta route.

Alors je ne t'interrogerai plus sur rien, parce que d'avance tu m'as répondu.





DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA





 Date
Jeudi
4 avril 30

Lieu
Jérusalem

 Livre
Tome 9 – ch 600.35
Préparation à la Passion



************


(…) Vous murmurez entre vous et dans votre cœur. Ecoutez une parabole, la dernière de votre Maître.

       Quand une femme a conçu et arrive à l’heure de l’enfantement, elle est dans une grande affliction, car elle souffre et gémit. Mais une fois que son bébé est né et qu’elle le serre sur son cœur, toute peine cesse, et sa douleur se change en joie parce qu’un homme est venu au monde.

       Vous de même, vous pleurerez et le monde se gaussera de vous. Mais ensuite votre tristesse se changera en joie, une joie que le monde ne connaîtra jamais. Vous êtes maintenant dans la tristesse, mais quand vous me reverrez, votre cœur se réjouira et personne ne pourra vous ravir votre joie. Elle sera si grande qu’elle estompera tout besoin de demander, que ce soit pour l’esprit, pour le cœur ou pour la chair. Vous vous repaîtrez seulement de ma vue, oubliant toute autre chose. (…)





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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Sam 12 Mai 2018 - 11:42



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.




L'EVANGILE DU JOUR


« Le Père lui-même vous aime... » (Jn 16, 23b-28)


En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Amen, amen, je vous le dis : ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera.

Jusqu’à présent vous n’avez rien demandé en mon nom ; demandez, et vous recevrez : ainsi votre joie sera parfaite.
En disant cela, je vous ai parlé en images. L’heure vient où je vous parlerai sans images, et vous annoncerai ouvertement ce qui concerne le Père.

Ce jour-là, vous demanderez en mon nom ; or, je ne vous dis pas que moi, je prierai le Père pour vous,
car le Père lui-même vous aime, parce que vous m’avez aimé et vous avez cru que c’est de Dieu que je suis sorti.

Je suis sorti du Père, et je suis venu dans le monde ; maintenant, je quitte le monde, et je pars vers le Père. »





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Pas de méditation aujourd'hui.




DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA





 Date
Jeudi
4 avril 30

Lieu
Jérusalem

 Livre
Tome 9 – ch 600.35
Préparation à la Passion



************


(…) Dès lors, quoi que vous demandiez au Père en mon nom, il vous l’accordera, afin que votre joie soit parfaite. Demandez, et vous recevrez.

       L’heure vient où je pourrai vous entretenir ouvertement du Père. Ce sera parce que vous aurez été fidèles dans l’épreuve et que tout sera surmonté. Votre amour sera parfait, car il vous aura donné la force dans l’épreuve. Et ce qui vous manquera, je vous l’ajouterai en puisant dans mon immense trésor. Je dirai au Père : “ Tu le vois : ils m’ont aimé et ils ont cru que je suis venu de toi. ” Je suis descendu dans le monde ; maintenant, je le quitte, je vais vers le Père, et je prierai pour vous. (…)





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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Dim 13 Mai 2018 - 11:29



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.




L'EVANGILE DU JOUR


« Qu’ils soient un, comme nous-mêmes » (Jn 16, 23b-28)


En ce temps-là, les yeux levés au ciel, Jésus priait ainsi : « Père saint, garde mes disciples unis dans ton nom, le nom que tu m’as donné, pour qu’ils soient un, comme nous-mêmes.

Quand j’étais avec eux, je les gardais unis dans ton nom, le nom que tu m’as donné. J’ai veillé sur eux, et aucun ne s’est perdu, sauf celui qui s’en va à sa perte de sorte que l’Écriture soit accomplie.

Et maintenant que je viens à toi, je parle ainsi, dans le monde, pour qu’ils aient en eux ma joie, et qu’ils en soient comblés.
Moi, je leur ai donné ta parole, et le monde les a pris en haine parce qu’ils n’appartiennent pas au monde, de même que moi je n’appartiens pas au monde.

Je ne prie pas pour que tu les retires du monde, mais pour que tu les gardes du Mauvais.
Ils n’appartiennent pas au monde, de même que moi, je n’appartiens pas au monde.
Sanctifie-les dans la vérité : ta parole est vérité.
De même que tu m’as envoyé dans le monde, moi aussi, je les ai envoyés dans le monde.
Et pour eux je me sanctifie moi-même, afin qu’ils soient, eux aussi, sanctifiés dans la vérité. »





MÉDITER AVEC LES CARMES




On entend souvent dire : "Notre monde est dur ; notre monde est fou" ; et il est bien vrai que les problèmes liés au pouvoir de la science sur la vie, à la survie de l'homme dans son environnement naturel, aux mutations de la société et aux crises économiques, ont pris depuis les dernières décennies une dimension planétaire, et que les hommes, même lorsqu'ils acceptent de travailler ensemble, parviennent de plus en plus difficilement à maîtriser l'accélération de tous ces phénomènes.

C'est pourtant dans ce monde-là que le Christ nous veut, comme témoins de son message, ce monde où l'homme fait des merveilles et prend la mesure de sa pauvreté : "Je ne te demande pas de les retirer du monde, dit Jésus à son Père, mais de les garder du Mauvais ; (..) sanctifie-les".

Au cœur de ce monde que Dieu aime mais qui est travaillé par les forces du refus, de la révolte et de l'athéis­me, le Père va donc nous garder et nous sanctifier, en réponse à la prière de Jésus.

Il nous garde, non pas en nous rendant étrangers à notre monde, non pas en nous isolant comme dans une bulle où nous respirerions seulement l'air de la foi et de l'espérance, mais en nous fortifiant intérieurement, par son Esprit, contre les mensonges de l'esprit du mal, contre les contagions de l'intelligence et du cœur, contre nos propres tristesses et nos découragements.

Il nous garde, Dieu notre Père, et il nous sanctifie ; il nous "consacre", c'est-à-dire qu'il nous met à part pour lui-même et nous fait entrer dès maintenant dans sa vie, dans son projet, dans sa lumière, que l'on ne voit jamais des yeux du corps mais qui est en nous certitude pour l'intelligence et joie pour le cœur.

Pour nous sanctifier ainsi, pour nous rapprocher chaque jour de son intimité, Dieu, en vrai Père, nous offre un chemin privilégié : sa parole transmise par Jésus, l'Envoyé, et sa vérité contenue tout entière en Jésus, qui est son message et sa bouche.

C'est ainsi que Jésus peut demander pour nous à son Père : "Consacre-les par la vérité : ta parole est vérité" ; comme s'il disait : "Fais-les passer en toi, par ta vérité que je leur apporte. Que ma parole, reçue dans la foi, les établisse en communion avec toi !" La seule vérité qui soit digne d'être servie plus que tout, c'est le dessein de Dieu sur l'homme et sur le monde, tel qu'il nous est révélé en Jésus Christ ; la vérité dont le monde a soif, c'est que Dieu veut tout réconcilier dans son Fils et que cette promesse de paix et d'unité passe par la Pâque de Jésus.

C'est de cette certitude, en effet, que nous vivons vraiment, c'est là que nous puisons la lumière et la joie, nous qui assumons tant de tâches pour servir Dieu en nos frères. Cette amitié de Dieu, cette vie du Père dans laquelle Jésus nous introduit, est finalement plus vraie, plus intense et plus nécessaire que tous nos projets, toutes nos quêtes et toutes nos soifs. Plus nous faisons confiance au Père, et plus nous parvenons à faire de sa volonté notre nourriture ; et l'Esprit que nous appelons vient nous le redire avec force et douceur : Dieu, qui nous garde et nous sanctifie en ce monde, est la grande affaire de notre cœur, la grande urgence de la vie, pour nous-mêmes et ceux que nous aimons. (...)

Et le premier signe que nous donnons à Dieu de cette harmonie profonde avec son dessein, c'est notre union fraternelle. Toute ambition communautaire, tout désir d'influence, et même tout projet de témoignage doivent céder le pas devant l'objectif fixé par Jésus lui-même et qui gardera toujours la priorité : parvenir à l'unité parfaite. Consacrés par une même vérité, voués ensemble à Jésus-Vérité, les disciples vont être un comme sont un le Père et le Fils.

Alors notre vie, même dans le silence, deviendra une parole pour le monde. "Ainsi, dit Jésus, le monde croira que tu m'as envoyé". Oui, le monde, à ses heures d'angoisse ou de désespoir, pourra croire que le salut est venu et qu'il demeure offert à jamais. Il commencera à deviner que Dieu nous a aimés d'un amour inimaginable, et qu'il nous aime encore comme il a aimé son propre Fils.

Chacune de nos journées deviendra un cantique nouveau au Dieu qui consacre et qui envoie. Notre long cheminement, personnel et communautaire, dans l'enthousiasme comme à travers la monotonie, l'insécurité ou la souffrance, sera illuminé par une certitude, celle-là même que Jésus est venu apporter au monde : Dieu veut nous prendre dans sa gloire.

La route montera toujours : nous le savions quand nous l'avons choisie ; mais déjà, sur la montagne, Jésus nous fait signe.





DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA




 Date
Jeudi
4 avril 30

Lieu
Jérusalem

 Livre
Tome 9 – ch 600.39
Préparation à la Passion



************


Enseignement de Jésus :


« De l’épisode de la Cène, en plus de la considération de la charité d’un Dieu qui se fait nourriture pour les hommes, quatre enseignements principaux ressortent.

       Premièrement : la nécessité pour tous les enfants de Dieu d’obéir à la Loi.

       La Loi prescrivait que l’on devait, pour la Pâque, consommer l’agneau selon le rituel indiqué par le Très-Haut à Moïse. En vrai Fils du vrai Dieu, je ne me suis pas considéré, en raison de ma qualité divine, comme exempt de la Loi. J’étais sur la terre, homme parmi les hommes et Maître des hommes. Je devais donc accomplir mon devoir d’homme envers Dieu comme les autres et mieux qu’eux. Les faveurs divines ne dispensent pas de l’obéissance et de l’effort vers une sainteté toujours plus grande. Si vous comparez la sainteté la plus élevée à la perfection divine, vous la trouvez toujours pleine de défauts, donc vous êtes tenus de tout faire pour les éliminer et atteindre un degré de perfection autant que possible semblable à celui de Dieu.

       Deuxièmement : la puissance de la prière de Marie.

       J’étais Dieu fait chair, une chair qui, pour être sans tache, possédait la force spirituelle de maîtriser la chair. Néanmoins je ne refuse pas, j’appelle au contraire l’aide de la Pleine de Grâce qui, même à cette heure d’expiation aurait trouvé, c’est vrai, le Ciel fermé au-dessus de sa tête, mais pas au point de ne pas réussir à en détacher un ange — elle-même, la Reine des anges — pour réconforter son Fils. Non pas pour elle, pauvre Maman ! Elle aussi a goûté l’amertume de l’abandon du Père. Mais par sa douleur offerte pour la Rédemption, elle m’a obtenu de pouvoir surmonter l’angoisse du Jardin des Oliviers et de porter à terme la Passion, dans toute sa multiforme âpreté, dont chacune visait à laver une forme et un moyen de péché. (…)





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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Lun 14 Mai 2018 - 12:16



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.




L'EVANGILE DU JOUR


« C’est moi qui vous ai choisis » (Jn 15, 9-17)


En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour.

Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi, j’ai gardé les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour.

Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite. »

Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés.
Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime.
Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande.

Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous l’ai fait connaître.

Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis et établis, afin que vous alliez, que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure. Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera.

Voici ce que je vous commande : c’est de vous aimer les uns les autres. »





MÉDITER AVEC LES CARMES




Comment rester unis à la vigne ? Comment porter du fruit, et ainsi glorifier le Père ? Jésus nous l’indique en une seule phrase : "Demeurez dans mon amour", dans l’amour que j’ai pour vous et que je vous ai prouvé en acceptant la croix.

Et Jésus de préciser ce qu’il entend par "demeurer dans son amour".

Il ne s’agit pas simplement ni avant tout de se sentir à l’aise avec lui, de s’installer dans le sentiment d’être aimé de lui, mais, très concrètement, d’entrer chaque jour dans son projet, d’adopter son style et ses choix, de réagir en tout selon les réflexes qu’il nous a inculqués, bref : de garder ses commandements, qui se résument en un précepte central : "Voici mon commandement : aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés".

Ainsi - et c’est un nouveau paradoxe de notre foi - pour demeurer dans l’amour de Jésus, l’essentiel n’est pas de le retenir, mais de l’imiter ; le plus urgent n’est pas de le goûter, mais de s’inscrire dans son mouvement.

Certes, l’amour de Jésus rédempteur est bien destiné à combler notre intelligence et notre cœur ; mais nous n’avons pas prise à volonté sur notre senti spirituel, et ce serait un leurre que de vouloir mesurer l’amour de Jésus pour nous ou jauger l’amour que nous avons pour lui. Personne d’entre nous ne sait s’il aime le Christ plus ou moins que d’autres, plus ou moins qu’aux heures bénies où le Christ laisse dans le coeur comme le parfum de son passage. "Seigneur, tu sais tout ; tu sais bien que je t’aime" ; Pierre avait raison : le Christ est seul à savoir.

Mais nous ne sommes pas laissés sans aucun repère, sans aucun critère, sans aucune certitude. Nous ne savons pas combien nous aimons, mais nous sommes sûrs de demeurer dans le projet du Dieu d’amour si nous voulons aimer comme Jésus nous a aimés, si nous savons aimer là où il nous a placés afin que nous allions, jour après jour, et que nous portions du fruit pour la vie éternelle.

La joie chrétienne est à ce prix ; mais si nous y mettons ce prix, elle ne nous manquera jamais. Jésus lui-même l’a promise à ceux qui demeureraient unis à la vigne : "Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous et que votre joie soit parfaite".

Cette joie parfaite, totale, celle qui prend tout l’homme et que personne ne pourra nous reprendre, c’est la joie pascale, pascale pour toujours, celle qui accompagne la présence constante du Ressuscité. Elle peut nous habiter même aux heures de souffrance, de désarroi, de solitude ; car ce n’est pas une joie que nous nous donnons à nous-mêmes, ce n’est pas une conquête ni un défi : c’est le don quotidien de Celui qui nous aime :

"Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous".





DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA




 Date
Jeudi
4 avril 30

Lieu
Jérusalem

 Livre
Tome 9 – ch 600.26
Préparation à la Passion



************


(…) Mais il ne suffit pas de m’aimer. Il faut observer mes commandements pour avoir le véritable amour. Ce sont les œuvres qui témoignent des sentiments et, au nom de cet amour, je prierai le Père, et lui vous donnera un autre Consolateur pour rester à jamais avec vous.

C’est l’Esprit de vérité que Satan et le monde ne peuvent atteindre, que le monde ne peut recevoir et ne peut frapper, parce qu’il ne le voit pas et ne le connaît pas. Il s’en moquera. Mais lui est si élevé que le mépris ne pourra l’atteindre.

Infiniment compatissant, il demeurera toujours avec celui qui l’aime, même s’il est pauvre et faible. Vous le connaîtrez, car il demeure déjà avec vous et sera bientôt en vous. (…)





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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Mar 15 Mai 2018 - 11:38



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.




L'EVANGILE DU JOUR


« Père, glorifie ton Fils » (Jn 17, 1-11a)


En ce temps-là, Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Père, l’heure est venue. Glorifie ton Fils afin que le Fils te glorifie.
Ainsi, comme tu lui as donné pouvoir sur tout être de chair, il donnera la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés.
Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ.
Moi, je t’ai glorifié sur la terre en accomplissant l’œuvre que tu m’avais donnée à faire.

Et maintenant, glorifie-moi auprès de toi, Père, de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde existe.
J’ai manifesté ton nom aux hommes que tu as pris dans le monde pour me les donner. Ils étaient à toi, tu me les as donnés, et ils ont gardé ta parole.

Maintenant, ils ont reconnu que tout ce que tu m’as donné vient de toi,
car je leur ai donné les paroles que tu m’avais données : ils les ont reçues, ils ont vraiment reconnu que je suis sorti de toi, et ils ont cru que tu m’as envoyé.

Moi, je prie pour eux ; ce n’est pas pour le monde que je prie, mais pour ceux que tu m’as donnés, car ils sont à toi.
Tout ce qui est à moi est à toi, et ce qui est à toi est à moi ; et je suis glorifié en eux.
Désormais, je ne suis plus dans le monde ; eux, ils sont dans le monde, et moi, je viens vers toi.»





MÉDITER AVEC LES CARMES




"L'heure est venue", dit Jésus ; et son discours d'adieu se transforme en prière.

L'heure de la passion glorifiante va commencer. Désormais Jésus ne sera plus dans le monde, et dès lors prendra fin le mode habituel de sa présence. Tout ce que les disciples "ont vu, entendu, touché du verbe de vie" (1 Jn 1,2), tout cela, éclairé par l'Esprit Paraclet, continuera de nourrir leur foi et leur espérance ; mais ils ne connaîtront plus le Christ "selon la chair", selon leurs approches limitées et coutumières, et devront le rejoindre sous les signes de l'absence.

Avant de quitter ce monde pour aller au Père, Jésus embrasse du regard toute sa vie, et la résume en quatre phrases :

Père, je t'ai glorifié sur la terre,

J'ai achevé l'œuvre que tu m'as donné à faire,      

J'ai manifesté ton nom aux hommes que tu m'as donnés,

Je leur ai donné les paroles que tu m'as données.


Tout, dans la vie de Jésus, a glorifié le Père, les trente ans de Nazareth comme les quelques années intenses du ministère public. Un seul projet l'habitait : achever l'œuvre du Père, manifester son nom, c'est-à-dire dévoiler l'être de Dieu à partir de son action. Si bien que l'œuvre de Jésus sur terre a culminé dans sa mission de révélateur : il a donné aux hommes la parole reçue du Père. C'est la fidélité à cette mission qui a concentré sur lui toute la haine du monde et qui l'a amené jusqu'au procès et jusqu'à la croix.

À l'imitation du Christ sauveur, notre pèlerinage sur terre n'a qu'un but : glorifier le Père en portant du fruit, le fruit caché du silence de notre Nazareth, le fruit tangible de notre témoignage, le fruit plus douloureux de nos épreuves dans la prière ou dans la disponibilité à l'Église.

Deux visées sont inséparables, dans notre vie comme dans le projet de Jésus : la gloire du Père et le salut du monde. Notre mère sainte Thérèse a eu de cela une conscience de plus en plus vive, et elle n'a cessé de rappeler à la fois l'urgence d'une vraie gratuité contemplative et l'impact apostolique de toute vie de prière.

L'œuvre que Dieu nous confie et qu'il nous faut achever est faite, au Carmel, à la fois de silence et de parole. Notre retrait du monde et notre souci du monde manifestent tous deux le nom du Père ; ils grandissent tous deux en même temps que notre identification au Christ et à la mesure de notre amour pour lui.

Mais seul l'Esprit Saint peut unifier notre cœur dans la réponse à ce double appel, lui qui est maître des temps, des désirs et des rythmes.

C'est lui que nous appelons comme la force de cohésion et d'élan de l'Église. C'est lui qui veut mener chacun à la vérité tout entière et qui veut nous prendre tous sous son ombre.

Pour glorifier le Père, pour entrer dans l'œuvre du Fils, un seul réflexe peut suffire, que les hommes du grand siècle avaient si bien saisi : "se laisser à l'Esprit".





DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA




 Date
Jeudi
4 avril 30

Lieu
Jérusalem

 Livre
Tome 9 – ch 600.41
Préparation à la Passion



************


Enseignement de Jésus :


« De l’épisode de la Cène, en plus de la considération de la charité d’un Dieu qui se fait nourriture pour les hommes, quatre enseignements principaux ressortent.

       (…) Troisièmement : seuls peuvent être maîtres d’eux-mêmes et supporter les offenses — cette charité sublime par-dessus tout — ceux qui mettent au centre de leur vie la loi de charité, que j’ai proclamée, et non seulement proclamée, mais pratiquée réellement.

       Vous ne pouvez imaginer ce qu’a pu être pour moi la présence à ma table de celui qui me trahissait… devoir me donner à lui, m’humilier devant lui, partager avec lui la coupe rituelle, poser mes lèvres là où lui les avait posées et demander à ma Mère d’en faire autant… Vos médecins ont discuté et discutent encore sur la rapidité de ma fin. Ils en voient l’origine dans une lésion cardiaque due aux coups de la flagellation. Oui, à cause de ces coups aussi mon cœur était devenu malade. Mais il l’était déjà depuis la Cène, il était brisé, brisé sous l’effort de devoir subir à côté de moi le traître. C’est à partir de cet instant que j’ai commencé à mourir physiquement. Le reste n’a été qu’une aggravation de l’agonie qui existait déjà.

       Tout ce que j’ai pu faire, je l’ai fait, car je n’étais qu’un avec la Charité. Même à l’heure où le Dieu-Charité s’éloignait de moi, j’ai su être charité car, pendant trente-trois ans, j’avais vécu de charité. On ne peut parvenir à une perfection telle que celle qui demande de pardonner et de supporter celui qui nous offense si on n’a pas l’habitude de la charité. Moi, je l’avais, de sorte que j’ai pu pardonner et supporter ce chef-d’œuvre d’offenseur que fut Judas. (…)





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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Mer 16 Mai 2018 - 10:36



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.




L'EVANGILE DU JOUR


« Qu’ils soient un comme nous-mêmes » (Jn 17, 11b-19)


En ce temps-là, les yeux levés au ciel, Jésus priait ainsi : « Père saint, garde mes disciples unis dans ton nom, le nom que tu m’as donné, pour qu’ils soient un, comme nous-mêmes.

Quand j’étais avec eux, je les gardais unis dans ton nom, le nom que tu m’as donné. J’ai veillé sur eux, et aucun ne s’est perdu, sauf celui qui s’en va à sa perte de sorte que l’Écriture soit accomplie.

Et maintenant que je viens à toi, je parle ainsi, dans le monde, pour qu’ils aient en eux ma joie, et qu’ils en soient comblés.
Moi, je leur ai donné ta parole, et le monde les a pris en haine parce qu’ils n’appartiennent pas au monde, de même que moi je n’appartiens pas au monde.

Je ne prie pas pour que tu les retires du monde, mais pour que tu les gardes du Mauvais.
Ils n’appartiennent pas au monde, de même que moi, je n’appartiens pas au monde.
Sanctifie-les dans la vérité : ta parole est vérité.

De même que tu m’as envoyé dans le monde, moi aussi, je les ai envoyés dans le monde.
Et pour eux je me sanctifie moi-même, afin qu’ils soient, eux aussi, sanctifiés dans la vérité. »





MÉDITER AVEC LES CARMES




Pas de Méditation aujourd'hui.




DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA




 Date
Jeudi
4 avril 30

Lieu
Jérusalem

 Livre
Tome 9 – ch 600.42
Préparation à la Passion



************


Enseignement de Jésus :


« De l’épisode de la Cène, en plus de la considération de la charité d’un Dieu qui se fait nourriture pour les hommes, quatre enseignements principaux ressortent.

       (…) Quatrièmement : le sacrement de l’Eucharistie opère d’autant mieux qu’on est digne de le recevoir : si on s’en est rendu digne par une constante volonté qui brise la chair et rend l’esprit souverain, en vainquant les concupiscences, en pliant l’être aux vertus, en le tendant comme un arc vers la perfection des vertus et surtout de la charité.

       Quand quelqu’un aime, il désire le bonheur de l’être aimé. Jean, qui m’aimait comme personne et qui était pur, obtint de ce sacrement le maximum de transformation. Il commença à partir de ce moment à être l’aigle auquel il est familier et facile de s’élever jusqu’aux hauteurs du Ciel de Dieu et de fixer le Soleil éternel. (…)





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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Jeu 17 Mai 2018 - 10:50



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.




L'EVANGILE DU JOUR


« Qu’ils deviennent parfaitement un » (Jn 17, 20-26)


En ce temps-là, les yeux levés au ciel, Jésus priait ainsi : « Père saint, je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là, mais encore pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en moi.

Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu’ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m’as envoyé.

Et moi, je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, pour qu’ils soient un comme nous sommes UN :
moi en eux, et toi en moi. Qu’ils deviennent ainsi parfaitement un, afin que le monde sache que tu m’as envoyé, et que tu les as aimés comme tu m’as aimé.

Père, ceux que tu m’as donnés, je veux que là où je suis, ils soient eux aussi avec moi, et qu’ils contemplent ma gloire, celle que tu m’as donnée parce que tu m’as aimé avant la fondation du monde.

Père juste, le monde ne t’a pas connu, mais moi je t’ai connu, et ceux-ci ont reconnu que tu m’as envoyé.
Je leur ai fait connaître ton nom, et je le ferai connaître, pour que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux, et que moi aussi, je sois en eux. »





MÉDITER AVEC LES CARMES




Quand nous pensons à l'unité, nous le faisons un peu comme des coupables, parce que nous avons en mémoire les grandes déchirures de l'Église au cours de l'histoire, les guerres de religion, la concurrence dans les pays de mission, et, plus près de nous, les difficultés qui subsistent entre catholiques de sensibilités différentes. L'unité nous semble lointaine, difficile, improbable à court terme.

Quand Jésus, lui, nous parle de l'unité, elle redevient une espérance, une promesse, une certitude. Car l'unité vers laquelle nous sommes en marche existe déjà en Dieu. Jésus l'a souvent dit : "Je suis dans le Père, et le Père est en moi. Le Père et moi, nous sommes un". Et le lien vivant de cette union du Père et du Fils, c'est le Saint-Esprit, depuis toujours et pour toujours.

Cette intimité, cette réciprocité d'amour du Père et du Fils, voilà ce que Jésus nous offre comme modèle pour notre unité fraternelle. Dans sa prière, quelques heures avant de mourir, il demande à son Père : "Que tous soient un comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi".

Mais l'unité de Jésus avec son Père est mieux encore qu'un modèle. C'est comme un espace où Dieu nous accueille pour y vivre notre unité de chrétiens :  "Qu'ils soient un en nous", dit Jésus.

Quand nous cherchons l'unité, en paroisse, en groupe de mission, en communauté, en famille ou en couple, nous venons en quelque sorte habiter ensemble dans l'amour de Dieu ; nous réchauffons notre amour à l'amour même de Dieu.

Mais, direz-vous, même pour nous qui avons la foi, Dieu n'est pas évident ! Il faut le vouloir pour le rejoindre ; il faut un effort pour tourner vers lui notre regard ; il faut à chaque fois un supplément de courage pour réentendre son invitation !

Rassurons-nous : tout cela, Dieu le sait. Et pour nous conforter sur le chemin de la foi, il nous réserve une aide merveilleuse, une trouvaille de son cœur : il vient vivre en nous son unité. C'est bien en effet ce que dit Jésus : "Que tous ils soient un comme nous sommes un, moi en eux et toi en moi".

Moi en eux... au cœur de la communauté et au cœur de chacun se trouve Jésus, le Vivant.

Toi en moi... à l'intime de Jésus se trouve le Père, source de toute vie, origine de toute mission.

Voilà le mystère, voilà le cadeau inouï de Dieu : le Père et le Fils, unis par l'Esprit Saint, viennent vivre leur amour dans ce profond nous-mêmes que nous n'atteignons jamais et que nous appelons notre âme, notre cœur, notre liberté.





DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA




 Date
Jeudi
4 avril 30

Lieu
Jérusalem

 Livre
Tome 9 – ch 600.42
Préparation à la Passion



************


Enseignement de Jésus :


« De l’épisode de la Cène, en plus de la considération de la charité d’un Dieu qui se fait nourriture pour les hommes, quatre enseignements principaux ressortent.

        (…) Voilà la différence entre la personne qui passe dans l’autre vie après s’être nourrie de charité, de foi, d’espérance comme de toute autre vertu et doctrine céleste, ainsi que du Pain angélique qui l’accompagne avec ses fruits dans son dernier voyage — c’est encore mieux avec la présence réelle —, et la personne qui décède après une vie de brute avec une mort de brute que la grâce et l’Eucharistie ne réconfortent pas.

       La première, c’est la fin sereine du saint à qui la mort ouvre le Royaume éternel. La seconde, c’est la chute effrayante du damné qui se voit précipité dans la mort éternelle, et connaît en un instant ce qu’il a voulu perdre sans plus aucune possibilité d’y remédier. Pour l’un, c’est l’enrichissement, pour l’autre le dépouillement. Pour l’un la béatitude, pour l’autre la terreur.

       Voilà ce que vous vous obtenez selon votre foi et votre amour, ou votre incroyance et le mépris de mon don. C’est l’enseignement de cette contemplation. »





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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Ven 18 Mai 2018 - 13:03



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.




L'EVANGILE DU JOUR


« Sois le berger de mes agneaux » (Jn 21, 15-19)


Jésus se manifesta encore aux disciples sur le bord de la mer de Tibériade. Quand ils eurent mangé, Jésus dit à Simon-Pierre : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu vraiment, plus que ceux-ci ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le berger de mes agneaux. »

Il lui dit une deuxième fois : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu vraiment ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le pasteur de mes brebis. »

Il lui dit, pour la troisième fois : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? » Pierre fut peiné parce que, la troisième fois, Jésus lui demandait : « M’aimes-tu ? » Il lui répond : « Seigneur, toi, tu sais tout : tu sais bien que je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le berger de mes brebis.

Amen, amen, je te le dis : quand tu étais jeune, tu mettais ta ceinture toi-même pour aller là où tu voulais ; quand tu seras vieux, tu étendras les mains, et c’est un autre qui te mettra ta ceinture, pour t’emmener là où tu ne voudrais pas aller. »
Jésus disait cela pour signifier par quel genre de mort Pierre rendrait gloire à Dieu. Sur ces mots, il lui dit : « Suis-moi. »





MÉDITER AVEC LES CARMES




Jésus voulait que Pierre se sache pardonné.

Il aurait pu amorcer le dialogue une ou deux heures auparavant, quand il était seul sur la grève et que le brave Pierre l'a rejoint, tout trempé, pour s'être jeté à l'eau. Mais il a voulu d'abord revivre avec Pierre les humbles moments d'autrefois, les repas fraternels au bord du lac.

"Quand ils eurent déjeuné, Jésus dit à Simon Pierre : "Simon, fils de Jean, m'aimes-tu plus que ceux-ci ?"  Quoi répondre ? Personne ne peut dire qu'il aime Jésus plus qu'un autre ; personne ne sait comment un autre aime Jésus. Qui pourrait dire, même, s'il aime Jésus peu ou beaucoup ?

Et Pierre, d'instinct, trouve la seule réponse possible : "Seigneur, c'est toi qui sais ! Moi, je t'aime et je ne sais rien d'autre."

La deuxième question va plus loin, plus profond : "Simon, fils de Jean, m'aimes-tu ?" M'aimes-tu, tout court ? Quoi qu'il en soit des autres, toi, m'aimes-tu ?

La troisième question surtout bouleverse Pierre. Elle résonne dans son cœur comme le chant du coq, au petit matin du fameux vendredi. Mais l'insistance de Jésus, qui lui fait si mal, en même temps le délivre ; et Pierre comprend que Jésus veut lui faire revivre en souvenir sa trahison, tout en lui faisant redire sa foi et son amour, pour qu'il sente à quel point il est pardonné.

"Seigneur, toi, tu sais tout, tu sais bien que je t'aime !"  Voilà ; tout est dit. Et Jésus n'insistera plus. Rien n'est plus discret que le pardon de Jésus.

Pierre, conscient et peiné de sa faute, a su trouver les mots de l'amitié, et Jésus les lui a soufflés, dans sa hâte de retrouver son Pierre d'autrefois. Souvent la conversion commence au moment où l'on se laisse faire par la délicatesse de Dieu.

D'ailleurs, non content de liquider le passé, Jésus, par trois fois, confie une mission à Pierre : "Pais mes agneaux, pais mes brebis", comme pour lui prouver que jamais il ne lui a retiré sa confiance.

Ce que Jésus qui offre, c'est de participer à sa propre tâche de pasteur, et d'y participer jusqu'au bout. Le vrai pasteur, disait Jésus, donne sa vie pour ses brebis ; et Pierre est prévenu que son imitation du Maître ira jusque là : "Quand tu auras vieilli, tu étendras les mains"...

Étendre les mains, voilà le sacrifice de l'âge mûr, ou de la maturité spirituelle. Étendre les mains et les laisser impuissantes, étendre les mains en les ouvrant pour l'offrande et en abandonnant au Christ toute initiative, n'est-ce pas la réponse ultime à la confiance du Seigneur ? n'est-ce pas l'entrée décisive dans son mystère d'obéissance filiale ?

Quand vient l'heure pour chacun de nous, l'heure de laisser faire Dieu jusqu'au bout, quel plus beau geste pourrions-nous trouver que d'étendre nos mains lasses, comme pour dire au Seigneur, sans aucun mot :

"Seigneur, tu sais tout, tu vois bien que je t'aime !"





DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA




 Date
Jeudi
4 avril 30

Lieu
Jérusalem

 Livre
Tome 10 – ch 633.8
Glorification



************


(...) Après un temps de silence, Jésus, qui était resté la tête penchée pour réfléchir, se redresse et fixe les yeux sur Pierre. Il l’observe avec son regard des heures de plus grand miracle et de plus grand commandement. Pierre en tressaille presque de peur et se rejette un peu en arrière… Mais Jésus pose la main sur l’épaule de Pierre pour le retenir de force, et il lui demande, en le tenant ainsi :

    « Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu ?
    – Bien sûr, Seigneur ! Tu sais que je t’aime, répond Pierre avec assurance.
    – Pais mes agneaux… Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu ?
    – Oui, mon Seigneur. Tu sais bien que je t’aime. »
    Sa voix est moins ferme, elle est même un peu étonnée par la répétition de cette question.
    « Pais mes agneaux… Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu ?
    – Seigneur… Tu sais tout … Tu sais si je t’aime… »
    La voix de Pierre tremble car, s’il est sûr de son amour, il a l’impression que Jésus, lui, ne l’est pas.

    « Pais mes brebis. Ta triple profession d’amour a effacé ta triple négation. Tu es entièrement pur, Simon, fils de Jonas et moi, je te le dis : prends le vêtement de grand-prêtre et porte la sainteté du Seigneur au milieu de mon troupeau. Mets ta ceinture sur tes vêtements et reste ainsi jusqu’à ce que, de pasteur, tu deviennes-toi aussi agneau. En vérité, je te dis que lorsque tu étais plus jeune, tu te ceignais toi-même et tu allais où tu voulais, mais quand tu auras vieilli, tu étendras les mains, un autre te ceindra et te conduira là où tu ne voudrais pas. Mais maintenant, c’est moi qui te dis : “ Mets ta ceinture et suis-moi. ” Lève-toi et viens. »

    Jésus se lève et Pierre en fait autant pour aller au bord de l’eau. Les autres éteignent le feu en l’étouffant sous le sable. (…)





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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Sam 19 Mai 2018 - 6:08



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.




L'EVANGILE DU JOUR


« Son témoignage est vrai » (Jn 21, 20-25)


En ce temps-là, Jésus venait de dire à Pierre : « Suis-moi. » S’étant retourné, Pierre aperçoit, marchant à leur suite, le disciple que Jésus aimait. C’est lui qui, pendant le repas, s’était penché sur la poitrine de Jésus pour lui dire : « Seigneur, quel est celui qui va te livrer ? »

Pierre, voyant donc ce disciple, dit à Jésus : « Et lui, Seigneur, que lui arrivera-t-il ? » Jésus lui répond : « Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe ? Toi, suis-moi. »

Le bruit courut donc parmi les frères que ce disciple ne mourrait pas. Or, Jésus n’avait pas dit à Pierre qu’il ne mourrait pas, mais : « Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe ? » C’est ce disciple qui témoigne de ces choses et qui les a écrites, et nous savons que son témoignage est vrai.

Il y a encore beaucoup d’autres choses que Jésus a faites ; et s’il fallait écrire chacune d’elles, je pense que le monde entier ne suffirait pas pour contenir les livres que l’on écrirait.





MÉDITER AVEC LES CARMES




Ce que l’Eglise nous fait lire dans la finale de l'Évangile de Jean, c’est une sorte d’évangile de l’amitié :

- amitié des apôtres galiléens qui partent pour la pêche,
- amitié de Jésus, le Ressuscité, qui partage avec eux un repas de pain et de poisson,
- amitié de Pierre pour Jésus, réaffirmée trois fois après le triple reniement,
- amitié de Jésus pour Pierre, qui le suivra jusqu’à la mort violente,
- amitié, enfin, de Pierre et de Jean, nouée depuis longtemps à la pêcherie, au bord du lac, et que Jésus a mainte fois mise à profit en vue du Royaume.


Pierre aurait pu se contenter de la consigne que Jésus lui laissait : « Toi, Pierre, suis-moi ! », consigne qui était à la fois un programme de vie et une prédiction sur sa mort ; mais Pierre, qui se soucie de Jean, son ami, s’enhardit à demander à Jésus : « Et lui, Seigneur ? »

La réponse de Jésus reste volontairement vague pour l’avenir : "Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe ! Toi, suis-moi !". Apparemment ces paroles de Jésus ne concernent que les deux disciples ; en fait elles contiennent pour nous tous, disciples du Seigneur, une grande leçon de liberté spirituelle.

Pierre et Jean sont tous deux les amis du Seigneur, et même tous deux des amis privilégiés ; or leurs destins seront très différents : Pierre, berger du troupeau, n’aura pas le temps de sentir la fatigue d’une vie de prédication, il mourra sous Néron ; Jean sera le témoin de Jésus dans la durée, il aura à transmettre la flamme de la révélation aux deux générations suivantes. Ainsi, à ses amis, à ses témoins, Jésus ne demande ni la même vie, ni la même mort ; et la conséquence pour nous est immédiate : nous n’aurons à copier la mort de personne sur terre, et nous n’avons aucune vie à imiter. Nous n’avons pas à regarder autour de nous, à droite ou à gauche, pour apprendre comment moduler notre réponse à Dieu, et il serait illusoire de chercher des repères pour nous-mêmes dans le cheminement des autres. "Que t’importe ce que j’attends de l’autre, nous dit Jésus. Toi, suis-moi !". À quoi fera écho la consigne de Paul : "Que chacun donne comme il a résolu dans son cœur".

Nous ne pouvons ni prévoir ni mesurer ce que Dieu donne aux autres et ce que Dieu demande à d’autres, parfois proches de nous et très chers. Jésus adresse à chacun/e un appel précis, personnel, singulier, et personne ne peut jauger la fidélité d’autrui. L’important, pour tout disciple, est de ne pas mettre de limites à sa propre réponse : "Toi, suis-moi !" (...)

Le sérieux ou la misère de notre réponse à Jésus est finalement affaire personnelle ; c’est le test de notre amour pour lui, et nous ne pouvons ni nous en remettre paresseusement à la fidélité des autres, ni tirer un alibi de leurs faiblesses.

Nous sommes toujours tentés de lire notre vie dans le miroir de l’opinion des autres ou de lire leur vie au miroir de notre propre senti. Jésus nous ôte doucement le miroir des mains : "Que t’importe ! Toi, suis-moi".





DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA




 Date
Jeudi
4 avril 30

Lieu
Jérusalem

 Livre
Tome 10 – ch 633.9
Glorification



************


(…) Mais Jean, après avoir ramassé les restes de pain, suit Jésus. Pierre entend le bruit de ses pas et tourne la tête. Il voit Jean et demande en le montrant à Jésus :

    « Et de lui, qu’arrivera-t-il ?

    – Si je veux qu’il reste jusqu’à mon retour, que t’importe ? Toi, suis-moi. »

    Les voilà sur la rive. Pierre voudrait encore parler, mais la majesté de Jésus, les paroles qu’il a entendues le retiennent. Il s’agenouille et adore, imité par les autres. Jésus les bénit et les congédie. Ils montent dans la barque et s’éloignent en ramant. Jésus les regarde partir.




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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Dim 20 Mai 2018 - 10:00



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.




L'EVANGILE DU JOUR


« L’Esprit de vérité vous conduira » (Jn 15, 26-27 ; 16, 12-15)


En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :

« Quand viendra le Défenseur, que je vous enverrai d’auprès du Père, lui, l’Esprit de vérité qui procède du Père, il rendra témoignage en ma faveur. Et vous aussi, vous allez rendre témoignage, car vous êtes avec moi depuis le commencement.

J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais pour l’instant vous ne pouvez pas les porter. Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans la vérité tout entière. En effet, ce qu’il dira ne viendra pas de lui-même : mais ce qu’il aura entendu, il le dira ; et ce qui va venir, il vous le fera connaître.

Lui me glorifiera, car il recevra ce qui vient de moi pour vous le faire connaître. Tout ce que possède le Père est à moi ; voilà pourquoi je vous ai dit : L’Esprit reçoit ce qui vient de moi pour vous le faire connaître. »





MÉDITER AVEC LES CARMES




La fête des Huttes se célébrait en septembre, durant huit jours, à l'époque des vendanges. On y rappelait la fidélité de Dieu au cours de l'Exode, on remerciait Dieu pour les récoltes présentes, et l'on redisait l'espérance d'Israël concernant le temps du Messie et les bénédictions qu'il apporterait. (...)

On comprend que Jésus ait choisi cette fête de la joie, de l'action de grâces et de l'espérance, pour une révélation toute nouvelle qu'il voulait faire à la foule des pèlerins.

Au jour le plus solennel de la fête, dans les parvis du Temple, tout à coup Jésus se mit à crier : "Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi ; qu'il boive, celui qui croit en moi ! Comme dit l'Écriture : 'De son sein couleront des fleuves d'eau vive !"

Autrement dit : "Vous voulez de l'eau, vous cherchez l'eau, vous fêtez l'eau, vous demandez à Dieu l'eau vive ? c'est moi qui vais vous la donner !" ; et l'invitation de Jésus dessine déjà toute un itinéraire spirituel.

Au point de départ : la soif. Il faut avoir soif, il faut retrouver la soif, il faut préserver en soi cette richesse de la soif, non pas parce qu'elle est une souffrance, mais parce qu'elle est un appel. (...)

Quand la soif est bien présente au point de départ, on vient au Christ, on se met en marche vers lui. Le Christ devient ou redevient l'urgence première, son amour de nouveau rassemble tous les désirs, la sour­ce qu'il promet devient l'unique nécessaire. On vient au Christ, et c'est cela, la foi.

"Celui qui croit en moi, dit Jésus, qu'il boive" ; qu'il boive pour vivre, qu'il boive de cette eau qui lui a trop man­qué et qui va rendre à tout son être la santé et la fraîcheur.

Or ce que le Christ donne à boire, c'est son Esprit, l'eau vive, l'eau insaisissable, l'eau toujours en mouvement, l'Esprit, force efficace de Dieu, force tellement divine qu'elle est, en Dieu, une personne. Bien sûr l'Esprit a été à l'œuvre pour le bonheur des hommes depuis qu'il y a des hommes qui cherchent le bonheur ; et pourtant, selon Jean, au moment où Jésus crie cela dans le Temple, "il n'y avait pas encore d'Esprit", l'Esprit n'avait pas encore inauguré son rôle d'autre Paraclet, parce que Jésus, premier Paraclet, était encore en ce monde, lui qui était pas de ce monde. Le coup de lance n'avait pas encore percé le côté de Jésus, la passion glorifiante n’avait pas encore achevé l'œuvre du Fils, et l'humanité du Christ, qui manifestait déjà la gloire du Père, était encore assujettie aux limites de notre terre.

Et c'est pourquoi l'évangéliste parle au futur : "Jésus désignait ainsi l'Esprit que devaient recevoir (plus tard) ceux qui croiraient en lui". Ce futur, inouï, est devenu notre quotidien. Parce que Jésus est mort et ressuscité, nous vivons les merveilles de l'Esprit, qui nous murmure ce que Jésus a crié, qui nous remémore ce que Jésus, sur terre, a révélé, qui nous conduit, à partir de la parole de Jésus, jusqu'à la vérité tout entière, et qui fait vivre en nous le message du Père, pour lequel Jésus est mort.

En buvant l'eau vive, voici que nous remontons à la source. En buvant l'Esprit, nous voici en communion avec le Fils qui nous l'envoie d'auprès du Père, avec le Père qui nous le donne au nom du Fils.

Nos yeux ne voient pas, nos mains ne touchent pas le Verbe de vie, mais l'Esprit est là, qui poursuit l'œuvre du Fils et achève toute sanctification pour tous ceux qui ont soif.





DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA




 Date
Jeudi
4 avril 30

Lieu
Jérusalem

 Livre
Tome 9 – ch 600.29
Préparation à la Passion



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Je n’ai plus beaucoup à m’entretenir avec vous… et j’ai encore tant à dire ! Arrivé au terme de mon évangélisation, il me semble n’avoir encore rien dit, et il reste tant à faire ! Votre état augmente cette sensation. Que dirai-je, alors ? Que j’ai manqué à mon devoir ? Ou que vous êtes si durs de cœur que cela n’a servi à rien ? Vais-je douter ? Non.

Je me fie à Dieu et je vous confie à lui, vous, mes bien-aimés. C’est lui qui accomplira l’œuvre de son Verbe. Je ne suis pas un père qui meurt et n’a d’autre lumière que l’humaine. Moi, j’espère en Dieu. Je m’avance donc vers mon sort sereinement, malgré mon envie pressante de vous donner les conseils dont je me rends compte que vous avez besoin… mais je vois fuir le temps.

Je sais que sur les semences tombées en vous, une rosée va descendre qui les fera toutes germer ; puis viendra le soleil du Paraclet, et elles deviendront un arbre puissant.

Le prince de ce monde vient, et je n’ai rien à faire avec lui. D’ailleurs, si ce n’avait été dans un but de rédemption, il n’aurait rien pu sur moi. Mais cela arrive afin que le monde sache que j’aime le Père, que je l’aime jusqu’à l’obéissance qui me soumet à la mort, et que j’agis comme il me l’a ordonné.




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Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie, 
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !
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Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.
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