À Toi NOTRE PÈRE par les Saints Cœurs de JÉSUS, MARIE et JOSEPH..

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 Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.

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Lumen
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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Lun 21 Mai 2018 - 8:43



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.




L'EVANGILE DU JOUR


« Viens au secours de mon manque de foi ! » (Mc 9, 14-29)


En ce temps-là, Jésus, ainsi que Pierre, Jacques et Jean, descendirent de la montagne ; en rejoignant les autres disciples, ils virent une grande foule qui les entourait, et des scribes qui discutaient avec eux. Aussitôt qu’elle vit Jésus, toute la foule fut stupéfaite, et les gens accouraient pour le saluer.

Il leur demanda : « De quoi discutez-vous avec eux ? » Quelqu’un dans la foule lui répondit : « Maître, je t’ai amené mon fils, il est possédé par un esprit qui le rend muet ; cet esprit s’empare de lui n’importe où, il le jette par terre, l’enfant écume, grince des dents et devient tout raide. J’ai demandé à tes disciples d’expulser cet esprit, mais ils n’en ont pas été capables. »

Prenant la parole, Jésus leur dit : « Génération incroyante, combien de temps resterai-je auprès de vous ? Combien de temps devrai-je vous supporter ? Amenez-le-moi. » On le lui amena. Dès qu’il vit Jésus, l’esprit fit entrer l’enfant en convulsions ; l’enfant tomba et se roulait par terre en écumant. Jésus interrogea le père : « Depuis combien de temps cela lui arrive-t-il ? »

Il répondit : « Depuis sa petite enfance. Et souvent il l’a même jeté dans le feu ou dans l’eau pour le faire périr. Mais si tu peux quelque chose, viens à notre secours, par compassion envers nous ! »

Jésus lui déclara : « Pourquoi dire : “Si tu peux”… ? Tout est possible pour celui qui croit. »

Aussitôt le père de l’enfant s’écria : « Je crois ! Viens au secours de mon manque de foi ! »

Jésus vit que la foule s’attroupait ; il menaça l’esprit impur, en lui disant : « Esprit qui rends muet et sourd, je te l’ordonne, sors de cet enfant et n’y rentre plus jamais ! » Ayant poussé des cris et provoqué des convulsions, l’esprit sortit. L’enfant devint comme un cadavre, de sorte que tout le monde disait : « Il est mort. » Mais Jésus, lui saisissant la main, le releva, et il se mit debout.

Quand Jésus fut rentré à la maison, ses disciples l’interrogèrent en particulier : « Pourquoi est-ce que nous, nous n’avons pas réussi à l’expulser ? » Jésus leur répondit : « Cette espèce-là, rien ne peut la faire sortir, sauf la prière. »





MÉDITER AVEC LES CARMES




Qu'elle est poignante, qu'elle est vraie, cette prière du père de l'enfant épileptique : "Je crois ! Viens en aide à mon manque de foi !"

Elle dit en même temps son désir et son impuissance, sa volonté de s'en remettre à Jésus et les limites de sa confiance. Que manquait-t-il à la foi de cet homme ? – C'est qu'il disait encore : "Si tu peux quelque chose" : une foi totale aurait dit : "Puisque tu le peux, fais-le pour moi" ; et c'est une foi de ce type que Jésus a admirée chez le centurion (Mt 8,5 ; Lc 7,1-10), qui disait : "Dis seulement un mot, et mon serviteur sera guéri".

Si le dialogue de Jésus avec le pauvre père désemparé nous touche si fort, c'est qu'à travers sa réponse, Jésus dénonce et conteste la timidité de notre propre foi. Nous avons prié des heures durant en pensant à la bonté et la puissance de Jésus qui nous sauve, et pourtant il reste des "si" qui traînent dans notre cœur ; et nous disons, nous pensons : "Si le Seigneur a pitié de moi, je vais sortir de ma tristesse ; si le Seigneur regarde notre communauté, nous allons traverser l'épreuve". Mais il n'y a pas de si : de fait le Seigneur est en acte de miséricorde ; de fait notre communauté est dans sa main ; déjà son regard nous suit ; déjà son amour est à l'œuvre ; et même s'il nous fait attendre le moment où nous prendrons conscience de son secours, déjà Jésus nous a écoutés, déjà notre avenir est pris en charge par celui qui nous aime et s'est livré pour nous.

Nous connaissons, dans toutes nos relations humaines, des moments de solitude parfois douloureux ; mais devant Dieu, avec Dieu, il n'y a pas de solitude, tant que la foi demeure vivante ; et ce père malheureux de l'Évangile nous montre le chemin qu'il nous faut suivre dans toutes nos détresses : parler à Jésus de l'enfant malade, de l'homme, de la femme malade que nous sommes, des crises qui secouent notre espérance, et des paralysies de notre charité, et ajouter aussitôt : "Seigneur, je crois, je veux croire, je veux garder ma confiance, mais malgré moi je te ressens comme absent, lointain. Viens en aide à mon manque de foi".





DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA




 Date
Lundi
19 février 29

Lieu
Thabor

 Livre
Tome 5 – ch 349.11
3ème année vie publique



************


(…) un homme s’avance en suppliant et il s’agenouille devant Jésus qui est resté sur le pré en pente, de sorte qu’il surplombe le chemin d’au moins trois mètres et qu’il est bien visible pour tous.
      « Maître, lui dit l’homme, je suis allé avec mon fils à Capharnaüm pour te chercher. Je t’amenais mon malheureux fils afin que tu le délivres, toi qui chasses les démons et guéris toutes sortes de maladies. Il est souvent pris par un esprit muet. Dans ce cas, il ne peut que pousser des cris rauques comme une bête qui s’étrangle. L’esprit le jette à terre, et lui se roule en grinçant des dents, en écumant comme un cheval qui ronge son mors ; de plus, il se blesse ou risque de mourir noyé ou brûlé, ou bien encore écrasé, car l’esprit l’a envoyé plus d’une fois à l’eau, dans le feu ou en bas des escaliers. Tes disciples ont essayé, mais n’ont pas pu. Oh ! Seigneur plein de bonté ! Pitié pour moi et pour mon enfant ! »

      Jésus flamboie de puissance pendant qu’il s’écrie :
      « O génération perverse, foule satanique, légion rebelle, peuple d’enfer incrédule et cruel, jusqu’à quand devrai-je rester à ton contact ? Jusqu’à quand devrai-je te supporter ? »
      Il est si imposant qu’il se fait un silence absolu et que les railleries des scribes cessent.
      Jésus dit au père :
      « Lève-toi et amène-moi ton fils. »

      L’homme part et revient avec d’autres hommes, au milieu desquels se trouve un garçon de douze à quatorze ans. C’est un bel enfant, mais à l’air un peu hébété comme s’il était abasourdi. Il a une longue blessure rouge sur le front et plus bas se trouve la trace blanche d’une vieille cicatrice. Dès qu’il voit Jésus qui le fixe de son regard magnétique, il pousse un cri rauque et il est pris de contorsions spasmodiques de tout le corps, il tombe à terre en écumant et en roulant les yeux, de sorte qu’on lui voit seulement le blanc de l’œil, alors qu’il se roule par terre dans la convulsion caractéristique de l’épilepsie. (…)

      « Esprit maudit qui rends l’enfant sourd et muet et le tourmentes, je te l’ordonne : sors de lui, et n’y rentre jamais plus ! » (…)
      « J’ai expliqué à plusieurs reprises que toute maladie, étant un tourment et un désordre, peut cacher Satan et que Satan peut se cacher dans une maladie, s’en servir, la créer pour tourmenter et faire blasphémer Dieu. L’enfant était un malade, pas un possédé. Une âme pure. C’est pour cela que je l’ai délivrée, avec beaucoup de joie, du démon très rusé qui voulait la dominer au point de la rendre impure.

      – Alors pourquoi, si c’était une simple maladie, n’avons-nous pas réussi ? fait remarquer Judas. (…) Augmente donc notre puissance, au moins en nous tes apôtres, pour que certains échecs ne se produisent plus.

             – Il n’est pas juste que j’augmente votre pouvoir, et ce ne serait pas utile. Vous devez agir par vous-mêmes, pour réussir. C’est à cause de votre insuffisance que vous ne réussissez pas, et aussi parce que vous avez diminué ce que je vous avais donné par des dispositions qui ne sont pas saintes. Vous avez voulu les ajouter en espérant des triomphes plus spectaculaires.

      – C’est pour moi que tu dis cela, Seigneur ? se récrie Judas.

      – Tu dois savoir si tu le mérites. Moi, je m’adresse à tous. »

      Barthélemy demande :
      « Mais alors qu’est-ce qui est nécessaire pour vaincre ces démons ?

      – La prière et le jeûne. Il ne faut pas autre chose. Priez et jeûnez. Et non seulement en ce qui concerne la chair. Car il convient que votre orgueil ait jeûné de satisfactions. L’orgueil, quand on le satisfait, rend l’esprit et l’âme apathiques, et l’oraison devient tiède, inerte, de même qu’un corps repu est somnolent et lourd.




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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Mar 22 Mai 2018 - 7:02



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.




L'EVANGILE DU JOUR


« Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous » (Mc 9, 30-37)


En ce temps-là, Jésus traversait la Galilée avec ses disciples, et il ne voulait pas qu’on le sache, car il enseignait ses disciples en leur disant : « Le Fils de l’homme est livré aux mains des hommes ; ils le tueront et, trois jours après sa mort, il ressuscitera. »

Mais les disciples ne comprenaient pas ces paroles et ils avaient peur de l’interroger.

Ils arrivèrent à Capharnaüm, et, une fois à la maison, Jésus leur demanda : « De quoi discutiez-vous en chemin ? » Ils se taisaient, car, en chemin, ils avaient discuté entre eux pour savoir qui était le plus grand.

S’étant assis, Jésus appela les Douze et leur dit : « Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous. » Prenant alors un enfant, il le plaça au milieu d’eux, l’embrassa, et leur dit : « Quiconque accueille en mon nom un enfant comme celui-ci, c’est moi qu’il accueille. Et celui qui m’accueille, ce n’est pas moi qu’il m’accueille, mais Celui qui m’a envoyé. »





MÉDITER AVEC LES CARMES




Jésus fait route à travers la Galilée. Il peut se faire le plus discret possible, car il a entrepris d'instruire plus personnellement ses disciples proches des projets de Dieu sur lui. Et après cette deuxième annonce de la passion, ses disciples craignent de l'interroger, comme si cette révélation de la passion prochaine était pour eux un secret impossible à porter, comme si les souffrances à venir projetaient déjà leur ombre, l'ombre de l'échec, sur leur vie quotidienne avec Jésus.

Mais une fois arrivés à la maison de Capharnaüm, Jésus, lui, ne va pas craindre de leur demander : "De quoi discutiez-vous en chemin ?" ; qu'est-ce qui occupait votre esprit ? Quel est le souci que vous portiez ensemble ? Et les disciples se taisent, gênés, car, ensemble, ils avaient tourné le dos à la passion du Maître. Comme pour oublier le chemin des souffrances, ils avaient fait des projets de grandeur, et avaient commencé à se comparer entre eux.

Jésus répond d'abord en rectifiant l'image qu'ils se font d'eux-mêmes : la vraie grandeur, selon l'Évangile, est de se faire le dernier de tous. Non pas d'être au-dessous de tout, mais de se placer au-dessous de tous ; non pas pour se faire remarquer par une humilité trop voyante, mais simplement en se mettant en position de servir tous ses frères. Alors, lorsque dans la famille ou la communauté, Jésus nous met ou nous laisse à la place du service, du dévouement, de la gratuité, à la dernière place, nous ne disons plus : "On me prend ma vie", mais : "C'est bien ainsi ; c'est la place qui me revient".

Seul ce réflexe de l'humilité et du service, du service humble et de l'humilité active, nous permettra à longueur de vie d'accueillir chaque homme comme un frère de Jésus. Et le geste prophétique de Jésus amenant un enfant au milieu des disciples et l'entourant de ses bras, veut souligner justement ce lien entre l'humilité et la capacité d'accueil.

Quand on ne se soucie plus d'être le plus grand, on s'ouvre à l'accueil, même du plus petit. Accueillir un frère au nom de Jésus, c'est lui faire place dans notre vie, en nous référant à la personne de Jésus et son œuvre, à ce que Jésus est pour ce frère et fait pour lui.

Et dans la pensée de Jésus, l'enfant est une parabole vivante : on l'accueille sans regarder s'il le mérite, avant même qu'il puisse le mériter, simplement parce qu'il a besoin d'être accueilli. Tel est bien l'accueil que Jésus nous demande pour le plus petit, pour le plus insignifiant, le moins valable apparemment, des frères qu'il nous envoie.

Et finalement, c'est cette idée de l'envoi qui illumine la parole de Jésus sur l'accueil. Dieu envoie Jésus, et Jésus m'envoie le frère. C'est la cascade de l'envoi, de la mission. Et c'est l'accueil qui me fera remonter la cascade jusqu'à la source, à travers le frère je remonte à Jésus, avec Jésus je remonte au Père :

"Quiconque m'accueille, dit Jésus, ce n'est pas moi qu'il accueille, mais Celui qui m'a envoyé".





DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA




 Date
Mardi
20 février 29

Lieu
Capharnaüm vers
Dalmanutha

 Livre
Tome 5 – ch 352.9
3ème année vie publique



************


(…) Jésus s’est arrêté devant une petite maison modeste, avec un puits devant. Il va ensuite s’asseoir près du puits et c’est là que le rejoignent les disciples, qui sont encore en train de mesurer leurs prérogatives respectives.

      Jésus les regarde, puis il les appelle :
      « Venez autour de moi, et écoutez le dernier enseignement de la journée, vous qui célébrez sans cesse vos mérites et pensez à vous adjuger une place en rapport avec eux. Vous voyez cet enfant ? Il est dans la vérité plus que vous. Son innocence lui donne les clés pour ouvrir les portes de mon Royaume. Lui, il a compris, dans sa simplicité de tout petit, que c’est dans l’amour que se trouve la force de devenir grand et dans l’obéissance par amour celle d’entrer dans mon Royaume. Soyez simples, humbles, aimants d’un amour qui ne soit pas à mon égard seulement, mais que vous partagiez entre vous, obéissant à mes paroles, à toutes, même à celles-ci, si vous voulez arriver là où entreront ces innocents. Apprenez auprès des petits. Le Père leur révèle la vérité comme il ne la révèle pas aux sages. »

      Jésus parle en tenant Benjamin debout contre ses genoux et il garde ses mains sur ses épaules. A ce moment, le visage de Jésus est plein de majesté. Il est sérieux, pas courroucé, mais sérieux. C’est vraiment le Maître. Le dernier rayon de soleil nimbe sa tête blonde. (…)




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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Mer 23 Mai 2018 - 6:22



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.




L'EVANGILE DU JOUR


« Celui qui n’est pas contre nous est pour nous » (Mc 9, 38-40)


En ce temps-là, Jean, l’un des Douze, disait à Jésus : « Maître, nous avons vu quelqu’un expulser les démons en ton nom ; nous l’en avons empêché, car il n’est pas de ceux qui nous suivent. »

Jésus répondit : « Ne l’en empêchez pas, car celui qui fait un miracle en mon nom ne peut pas, aussitôt après, mal parler de moi ; celui qui n’est pas contre nous est pour nous. »





MÉDITER AVEC LES CARMES




Arrêtons-nous quelques instants sur la question posée par Jean, le fougueux, l'exclusif, l'homme d'un seul maître, et sur la réponse de Jésus.

"En ton nom" signifie, d'après le sens de l'hébreu :"En se référant à toi". À l'époque, les exorcistes conjuraient les démons "au nom" de Yahweh, de Salomon, le modèle des guérisseurs et des exorcistes, au nom des démons eux-mêmes ou des exorcistes célèbres. Dès lors, pourquoi pas au nom de Jésus ? Tous le savent déjà : dans le nom de Jésus toute la puissance (divine) est présente ; le nom de Jésus est porteur de puissance, de force libératrice.      

Mais ces exorcistes n'appartiennent pas au cercle des disciples qui ont reçu "force et puissance sur les démons". Les Apôtres, et Jean en particulier, réagissent avec l'étroitesse des privilégiés, comme des propriétaires de l'appel de Jésus, et comme pour canaliser la puissance de Dieu, pour circonscrire d'avance le champ de sa miséricorde :"Il ne nous suit pas !". Luc dit même : "Il ne suit pas avec nous !".

La réponse de Jésus essaie d'inculquer aux disciples la tolérance.

Elle situe à trois niveaux : moi – nous – vous.

1)     Jésus fait d'abord une constatation d'expérience : faire un miracle en mon nom, ce n'est pas mal parler de moi.

2)     Puis le Maître énonce une maxime générale, qui regarde cette fois la communauté chrétienne, dont Jésus est solidaire. Et il dit : "nous". "Celui qui n'est pas contre nous est pour nous". C'est particulièrement vrai en temps de persécution.

3)     Jésus propose un exemple concret, qui confirme la maxime générale. Il s'agit de "vous", cette fois. Et la parole de Jésus est assortie d'une promesse solennelle : "Amen !", qui réaffirme la fidélité de Dieu envers ceux qui le servent.


Le verre d'eau, c'est l'ABC de l'hospitalité en pays chaud, mais le donner à un chrétien parce que chrétien, ou bien que chrétien, surtout en période de persécutions, c'est mériter l'amitié de Jésus.

Le verre d'eau n'est pas grand-chose. Mais le motif pour lequel on le donne est important : peu de chose est nécessaire pour avoir droit à la reconnaissance du Christ !

À l'intolérance des Apôtres s'oppose donc l'accueil universel de Jésus. Les disciples voulaient s'en prendre à ceux qui ne suivaient que de loin, et de l'extérieur. Jésus au contraire prend pour lui le moindre verre d'eau donné à un chrétien, même par un homme très extérieur à la communauté, même si le donateur ne se réfère que de très loin à Celui que les chrétiens révèrent.

La parole de Jésus nous rejoint aisément, à notre époque où tant d'allergies, intellectuelles, sociales, politiques, opposent les hommes, et même les chrétiens.

Ce n'est pas rien, pour un homme, que de se référer au Christ, même si sa motivation reste tant soit peu intéressée,

même si son approche du Christ demeure ambiguë, même s'il est encore à mi-chemin de la foi explicite.

Et rien ne permet de le prendre pour un ennemi du Règne de Dieu.

Bien des hommes et des femmes, tout en rejetant notre témoignage ou même notre amitié, gardent au fond du cœur une admiration sans bornes pour Jésus et une secrète espérance en lui.

Bien des hommes de bonne volonté font reculer la haine ou le malheur dans le monde, pour un idéal qu'ils ne savent pas encore nommer.

Nombre de jeunes, encore éloignés de l'Église, redécouvrent en Jésus une raison de vivre.

Sommes-nous prompts à relever l'imprécision de leur recherche, à dénoncer des dangers d'amalgame, ou au contraire à deviner l'étincelle de foi, ou l'Esprit Saint qui œuvre de manière invisible ?

C'est un test que Jésus aujourd'hui nous propose, le test de la largeur de notre cœur et de notre esprit œcuménique. Sommes-nous des disciples sans frontières, sans barrières, sans œillères ?

Sommes-nous des chrétiens tous azimuts ?

Sommes-nous, en famille ou en communauté, patients envers ceux qui cherchent ?

Savons-nous voir le cœur au-delà des mots maladroits ?

Savons-nous deviner l'amour profond au-delà des attitudes raides ou désinvoltes ?

Il est des hommes qui suivent le Christ, même si ce n'est pas avec nous, même si ce n'est plus avec nous et pas tout à fait comme nous. Dieu connaît les siens, et l'Esprit, lui, s'y retrouve.

C'est sans doute ce que Jésus, ce jour-là, a voulu dire.





DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA




 Date
Mardi
20 février 29

Lieu
Capharnaüm vers
Dalmanutha

 Livre
Tome 5 – ch 352.15
3ème année vie publique



************


(...) Aujourd’hui, pendant que tu étais chez ce malade et que nous parcourions le pays comme tu l’avais dit, nous avons vu un homme qui n’est pas ton disciple, et que nous n’avons même jamais remarqué parmi ceux qui écoutent tes enseignements ; il chassait des démons en ton nom dans un groupe de pèlerins qui allaient à Jérusalem. Et il y parvenait. Il a guéri quelqu’un qui avait un tremblement lui interdisant tout travail, et il a rendu la parole à une fillette qui avait été assaillie dans le bois par un démon qui avait pris la forme d’un chien et qui lui avait lié la langue. Il disait : “ Va-t’en, démon maudit, au nom du Seigneur Jésus, le Christ, Roi de la souche de David, Roi d’Israël. C’est lui le Sauveur, le Vainqueur. Fuis devant son nom ! ” et le démon s’enfuyait réellement. Nous nous sommes fâchés et le lui avons interdit. Il nous a rétorqué : “ Qu’est-ce que je fais de mal ? J’honore le Christ en débarrassant son chemin des démons qui ne sont pas dignes de le voir. ” Nous lui avons répondu : “ Tu n’es pas exorciste en Israël, et tu n’es pas disciple du Christ. Il ne t’est pas permis de faire cela. ” Il a repris : “ Il est toujours permis de faire le bien ” et s’est révolté contre notre injonction en disant : “ Je continuerai à faire ce que je fais ! ” Voilà, ils voulaient que je te rapporte cela, surtout maintenant que tu as dit qu’au Ciel, il y aura tous ceux qui ont combattu Satan.

      – C’est bien. Cet homme en fera partie. Il en fait déjà partie. Il avait raison et vous, vous aviez tort. Les chemins du Seigneur sont infinis, et il n’est pas dit que seuls ceux qui prennent la voie directe arriveront au Ciel. En tout lieu et en tout temps, et de mille manières, il y aura des créatures qui viendront à moi, et peut-être même par une route qui au début était mauvaise. Mais Dieu verra la droiture de leur intention et les conduira sur le bon chemin. De même, il y en aura qui, par l’ivresse de la triple concupiscence, sortiront de la bonne route et en prendront une autre qui les éloigne ou même qui les déroute complètement. Vous ne devez donc jamais juger vos semblables. Dieu seul voit. Faites en sorte, vous, de ne pas sortir de la bonne voie, où la volonté de Dieu, plutôt que la vôtre, vous a placés. Et quand vous voyez quelqu’un qui croit en mon nom et agit par lui, ne le traitez pas d’étranger, d’ennemi, de sacrilège. C’est bien l’un de mes sujets, ami et fidèle, puisqu’il croit en mon nom spontanément et mieux que plusieurs d’entre vous. C’est pourquoi mon nom sur ses lèvres opère des prodiges semblables aux vôtres et peut-être davantage. Dieu l’aime parce qu’il m’aime et il finira de l’amener au Ciel. Personne, s’il fait des prodiges en mon nom, ne peut être pour moi un ennemi et dire du mal de moi. Mais, par son activité, il apporte au Christ honneur et témoignage de foi. En vérité, je vous dis que croire en mon nom suffit déjà pour sauver sa propre âme. Car mon nom est Salut. Aussi je vous dis : si vous le rencontrez de nouveau, ne lui faites aucune interdiction, mais au contraire appelez-le “ frère ” parce qu’il l’est réellement, même s’il est encore en dehors de l’enceinte de ma Bergerie. Qui n’est pas contre moi est avec moi. Celui qui n’est pas contre vous est pour vous. (…)




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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Jeu 24 Mai 2018 - 6:05



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.




L'EVANGILE DU JOUR


« Vivez en paix entre vous » (Mc 9, 41-50)


En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Celui qui vous donnera un verre d’eau au nom de votre appartenance au Christ, amen, je vous le dis, il ne restera pas sans récompense.

Celui qui est un scandale, une occasion de chute, pour un seul de ces petits qui croient en moi, mieux vaudrait pour lui qu’on lui attache au cou une de ces meules que tournent les ânes, et qu’on le jette à la mer.

Et si ta main est pour toi une occasion de chute, coupe-la. Mieux vaut pour toi entrer manchot dans la vie éternelle que de t’en aller dans la géhenne avec tes deux mains, là où le feu ne s’éteint pas.

Si ton pied est pour toi une occasion de chute, coupe-le. Mieux vaut pour toi entrer estropié dans la vie éternelle que de t’en aller dans la géhenne avec tes deux pieds.

Si ton œil est pour toi une occasion de chute, arrache-le. Mieux vaut pour toi entrer borgne dans le royaume de Dieu que de t’en aller dans la géhenne avec tes deux yeux, là où le ver ne meurt pas et où le feu ne s’éteint pas.

Chacun sera salé au feu. C’est une bonne chose que le sel ; mais s’il cesse d’être du sel, avec quoi allez-vous lui rendre de la saveur ? Ayez du sel en vous-mêmes, et vivez en paix entre vous. »





MÉDITER AVEC LES CARMES




Saint Marc a rassemblé, dans cet évangile, deux paraboles de Jésus sur le scandale, c'est-à-dire sur tout ce qui fait achopper et provoque la chute.

Celui qui provoque la chute des petits n'est pas digne de survivre. Par "petits", il faut entendre ici, avec saint Marc, non pas les enfants, mais les petites gens de la communauté chrétienne, ceux qui sont sans pouvoir, sans malice et sans défense.

Dieu les revendique pour siens, et c'est pourquoi la menace est sévère : ceux qui font chuter ces petits se condamnent eux-mêmes à plonger au fond de la mer avec, pour collier, une meule de basalte.

Mais qu'en est-il pour ceux qui sont pour eux-mêmes une occasion de chute ?

Qu'en sera-t-il pour la main qui saisit, qui arrache et retient ?

Qu'en sera-t-il du pied qui écrase, qui se hâte vers le mal ou cherche toujours un ailleurs ?

Que deviendra l'œil qui guette, qui déforme, qui convoite ?

Jésus répond d'un seul mot : "Coupe-le. Arrache-le !"

Et pourtant, quel outil magnifique qu'une main humaine ! Quelle merveille qu'un œil !

Qu'importe : ces atouts majeurs seront écartés s'ils doivent nous barrer la route de la vie ; les vrais sarments seront taillés pour que passe la sève en abondance.

Laissons ici à la parole de Jésus tout son tranchant, car c'est bien par certaines morts partielles que nous débouchons dans la vie :

"Je considère tout désormais comme désavantageux, dit Paul (Ph 3,8.), au prix du gain suréminent qu'est la connaissance du Christ Jésus mon Seigneur. Pour lui j'ai accepté de tout perdre, afin de gagner le Christ et d'être trouvé en lui".

Un jour ou l'autre, sur le chemin de la vraie vie, Jésus nous demande effectivement de lui abandonner l'une de nos mains et de continuer à servir humblement avec celle qui reste, comme si de rien n'était.

Ou bien il nous demande le sacrifice de notre mobilité, l'abandon volontaire de tout un secteur d'initiative, soit qu'il fait obstacle à notre liberté de fils, soit parce que nous sommes devenus propriétaires des dons de Dieu, ou simplement parce qu'il veut pour nous la fécondité du grain qui meurt en terre profonde.

À la limite, nous arriverons dans le Royaume sur un pied, ou nous arriverons borgnes, heureux d'avoir perdu le regard orgueilleux ou avide qui nous cachait la vraie lumière.

N'allons pas imaginer pour autant que Dieu veuille emplir son Royaume de ratés et d'éclopés.

Jésus veut simplement souligner l'urgence des enjeux, et le réalisme des choix qui nous attendent. Il veut aussi tourner notre cœur vers une formidable promesse ! La vie qu'il nous prépare et qu'il nous fait anticiper sera sans commune mesure avec l'intégrité physique et avec les réussites d'ici-bas.

Il veut, enfin, donner à notre vie de foi tout son sens, tout son prix, tout son sel.

Car selon Jésus il ne suffit pas d'avoir le sel à portée de la main, il faut avoir le sel en nous-mêmes. Nous n'avons pas à guetter à l'extérieur, dans les autres ou dans les événements, ce qui va donner du goût à notre existence ou nous donner le goût de vivre. Le sel est déjà en nous, puisque nous avons l'amitié du Christ, puisque son Esprit dynamise notre cœur, intercède pour nous par des gémissements au-delà de toute parole, et nous fait "désirer selon Dieu" (Rm 8.).

C'est bien ce sel de l'Esprit qui fait grandir en nous la liberté filiale, et épanouit en nous la belle autonomie affective de l'ami ou de l'épouse du Seigneur. Fortifiés intérieurement par l'Esprit, nous devenons capables d'accueillir l'autre pour lui-même, pour qu'il s'accueille lui-même, et se reçoive lui-même des mains de Dieu.

Allégés de toute volonté de puissance, de tout désir d'annexer l'autre, nous sommes, en même temps, immunisés contre la peur, la peur de l'autre, la peur de nous-mêmes devant l'autre, et Dieu "guide nos pas sur un chemin de paix".

"Ayez du sel en vous-mêmes, dit Jésus, et vivez en paix les uns avec les autres".





DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA




 Date
Mardi
20 février 29

Lieu
Capharnaüm vers
Dalmanutha

 Livre
Tome 5 – ch 352.13
3ème année vie publique



************


(…) Et gardez-vous de scandaliser l’un de ces petits dont l’œil voit Dieu. On ne doit jamais scandaliser personne. Mais malheur, trois fois malheur, à celui qui déflore la candeur ignorante des enfants ! Laissez-les être des anges, le plus que vous pouvez. Le monde et la chair sont trop répugnants pour l’âme qui vient des Cieux ! Et l’enfant, par son innocence, est encore tout âme. Respectez l’âme de l’enfant et son corps lui-même, comme vous respectez un lieu sacré. L’enfant lui aussi est sacré, car il a Dieu en lui. En tout corps se trouve le temple de l’Esprit, mais le temple de l’enfant est le plus sacré et le plus profond, il est au-delà du double Voile. Ne remuez même pas les voiles de la sublime ignorance de la sensualité par le vent de vos passions.

      Je voudrais un enfant dans toute famille, au milieu de toute réunion de personnes, pour qu’il serve de frein aux passions des hommes. L’enfant sanctifie, repose et rafraîchit par le seul rayonnement de ses yeux sans malice. Mais malheur à ceux qui lui enlèvent sa sainteté par leur scandaleuse manière d’agir ! Malheur à ceux qui, par leur conduite licencieuse, transmettent leur malice aux enfants ! Malheur à ceux qui, par leurs propos et leur ironie, blessent la foi que les enfants ont en moi ! Il vaudrait mieux qu’on leur attache au cou une meule de moulin, et qu’on les jette à la mer pour qu’ils s’y noient avec leurs perversités. Malheur au monde pour les scandales qu’il cause aux innocents ! Car, s’il est inévitable qu’il arrive des scandales, malheur à l’homme qui les provoque par sa faute !

      Personne n’a le droit de faire violence à son corps et à sa vie, car la vie et le corps viennent de Dieu, et lui seul a le droit d’en prendre une partie ou le tout. Pourtant, je vous dis que si votre main est pour vous incitation au péché, il vaut mieux que vous la coupiez, que si votre pied vous porte à causer du scandale, il est bon que vous le coupiez. Entrer manchots ou boiteux dans la Vie vaut mieux, pour vous, que d’être jetés au feu éternel avec vos deux mains et vos deux pieds. Et s’il ne suffit pas d’un pied ou d’une main coupés, faites couper aussi l’autre main ou l’autre pied, pour ne plus donner le mauvais exemple et pour avoir le temps de vous repentir avant d’être jetés là où le feu ne s’éteint pas et ronge comme un ver pour l’éternité. Et si c’est votre œil qui est pour vous occasion de scandale, arrachez-le. Il vaut mieux être borgne que d’être en enfer avec les deux yeux. Avec un seul œil ou même sans aucun, arrivés au Ciel, vous verrez la Lumière, alors qu’avec les deux yeux du vice, vous verrez en enfer ténèbres et horreur. Et rien d’autre. (…)




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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Ven 25 Mai 2018 - 6:19



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.




L'EVANGILE DU JOUR


« Ce que Dieu a uni, que personne ne le sépare ! » (Mc 10, 1-12)


En ce temps-là, Jésus arriva dans le territoire de la Judée, au-delà du Jourdain. De nouveau, des foules s’assemblèrent près de lui, et de nouveau, comme d’habitude, il les enseignait.

Des pharisiens l’abordèrent et, pour le mettre à l’épreuve, ils lui demandaient : « Est-il permis à un mari de renvoyer sa femme ? »

Jésus leur répondit : « Que vous a prescrit Moïse ? »

Ils lui dirent : « Moïse a permis de renvoyer sa femme à condition d’établir un acte de répudiation. »

Jésus répliqua : « C’est en raison de la dureté de vos cœurs qu’il a formulé pour vous cette règle. Mais, au commencement de la création, Dieu les fit homme et femme. À cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux deviendront une seule chair. Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Donc, ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare ! »

De retour à la maison, les disciples l’interrogeaient de nouveau sur cette question. Il leur déclara : « Celui qui renvoie sa femme et en épouse une autre devient adultère envers elle. Si une femme qui a renvoyé son mari en épouse un autre, elle devient adultère. »





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Les Pharisiens voulaient tendre à Jésus un piège et le mettre en contradiction avec Moïse. Ils ont posé leur question au sujet du divorce, plus exactement au sujet du renvoi de l'épouse, mais la réponse de Jésus éclaire d'un coup tous les secteurs de la vie morale :

Vous vous appuyez sur une permission de Moïse, dit Jésus à ses contradicteurs ; mais avant Moïse, il y a Dieu, avant les arrangements de Moïse, il faut voir le dessein de Dieu, comment Dieu a fait les choses "au commencement", c'est-à-dire au moment de la création.

Dieu a voulu la complémentarité de l'homme et de la femme ; il les a voulus différents, tout en donnant à l'homme et à la femme une égale dignité. C'est à partir de cette différence qu'il a créé la merveille de l'amour et la merveille de la vie, et il a dit : "Les deux ne feront qu'un seul être".

Ils demeurent différents ; elle et lui restent comptables devant Dieu de leurs choix et de leur liberté ; mais l'amour a lié entre eux un lien irréversible, irréversible parce qu'ils sont entrés tous deux, librement, dans l'œuvre de Dieu. Ce que Dieu a uni, ce que Dieu a voulu un, il n'appartient pas aux humains de le désunir. Personne ne peut défaire ce que Dieu a fait ; personne ne peut dédire ce que Dieu a dit.

En particulier aucune loi humaine ne peut prévaloir contre le dessein de Dieu. Qu'il s'agisse de l'indissolubilité du couple, de l'euthanasie, des progrès de la génétique, des droits de l'embryon humain ou de son usage à des fins de recherche scientifique, le croyant doit se déterminer, finalement, non à partir de ce que permettent ou réprouvent les gouvernements européens, mais à partir de ce que Dieu a fait pour l'homme et de ce que Dieu a dit de la vie et de la mort.

Déjà saint Paul rappelait aux chrétiens : "Ne vous modelez pas sur le monde présent, mais métamorphosez-vous par un changement de votre mentalité, pour discerner quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bien, ce qui lui est agréable, ce qui est parfait" (Rm 12,1).

Cependant, autant le chrétien doit se montrer courageux dans ses propres choix, autant il doit se garder de condamner ceux qui l'entourent, croyants ou incroyants. Réprouver une action, même avec énergie, n'équivaut jamais à rejeter ceux qui ont agi.

Pour prendre un exemple : quelle est la famille qui ne compte aujourd'hui des cas douloureux de foyers désunis ou de couples recomposés, en dépit de l'échec d'un premier amour ? Que pouvons-nous faire, dans le silence du cloître, sinon respecter douloureusement ces options douloureuses, et porter dans la prière ou dans l'imploration ces hommes et ces femmes blessés, comme Dieu les porte dans son amour et sa miséricorde ?

De même notre conscience de croyants ne peut que s'insurger devant certaines audaces scientifiques qui ôtent à l'être humain toute sa dignité. Mais, parce que nous sommes dans l'Église des permanents de la prière, il nous faut tout autant demander lumière et discernement pour tant de savants chrétiens confrontés aux énigmes de la vie, et qui travaillent sur les marges du savoir, face à des problèmes que jamais personne ne s'est posés, et avec des pouvoirs que jamais les hommes n'ont eus en mains. Personne, parfois, n'est passé avant eux pour faire des lois, pour permettre ou interdire ; et souvent, face à la complexité de ce qu'ils découvrent, ils se demandent, angoissés : "Qu'est-ce que Dieu a voulu au commencement ?"





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 Date
Lundi
26 février 29

Lieu
Gadara

 Livre
Tome 5 – ch 357.10
3ème année vie publique



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– Que désirez-vous savoir ?

      – Nous voulions savoir s’il est permis à l’homme de répudier sa femme pour un motif quelconque. C’est une chose qui arrive souvent, et chaque fois cela fait du bruit là où cela arrive. Les gens s’adressent à nous pour savoir si c’est permis et nous répondons suivant les cas.

      – En approuvant le fait accompli quatre-vingt-dix fois sur cent. Pour les dix pour cent que vous n’approuvez pas, il s’agit des pauvres ou de vos ennemis.

      – Comment le sais-tu ?

      – Parce qu’il en est ainsi de toutes les affaires humaines. Et j’ajoute une troisième catégorie : celle où, si le divorce était permis, il se justifierait davantage, comme dans les vrais cas pénibles tels qu’une lèpre incurable, une condamnation à vie, ou une maladie honteuse…

      – Alors, pour toi, ce n’est jamais permis ?

      – Ni pour moi, ni pour le Très-Haut, ni pour aucune âme droite. N’avez-vous pas lu que le Créateur, au commencement des jours, a créé l’homme et la femme ? Et qu’il les créa mâle et femelle ? Il n’avait pas besoin de le faire. S’il l’avait voulu, il aurait pu, pour le roi de la Création fait à son image et à sa ressemblance, créer un autre mode de procréation, qui aurait été tout aussi bon, bien que différent de tout autre moyen naturel. Et il a dit : “ Pour cette raison, l’homme quittera son père et sa mère et s’unira à la femme, et les deux seront une seule chair. ” Dieu les a liés en une seule unité. Ils ne sont donc plus “ deux ” chairs mais “ une ” seule. Ce que Dieu a uni, parce qu’il a vu que c’était “ bon ”, que l’homme ne le sépare pas, car si cela arrivait, ce ne serait plus bon.




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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Sam 26 Mai 2018 - 4:55



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.




L'EVANGILE DU JOUR


« Laissez les enfants venir à moi » (Mc 10, 13-16)


En ce temps-là, des gens présentaient à Jésus des enfants pour qu’il pose la main sur eux ; mais les disciples les écartèrent vivement.

Voyant cela, Jésus se fâcha et leur dit : « Laissez les enfants venir à moi, ne les empêchez pas, car le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent. Amen, je vous le dis : celui qui n’accueille pas le royaume de Dieu à la manière d’un enfant n’y entrera pas. » Il les embrassait et les bénissait en leur imposant les mains.





MÉDITER AVEC LES CARMES




Ce jour-là Jésus s'indigna : on voulait barrer la route à des enfants ! Les disciples entendaient sans doute rester entre adultes, et estimaient que Jésus allait perdre son temps avec tous ces enfants, bien incapables de comprendre le moindre discours.

Or Jésus, au contraire, ne se lassait pas d'accueillir les enfants ; et à ses yeux ils étaient une parabole vivante de l'accueil du Royaume.

Ce que nous envions souvent à l'enfant, c'est son innocence. Même s'il est parfois rempli d'agressivité, de jalousie ou d'impatience, jamais il ne met dans ses actions cette volonté consciente de faire mal ou de mal faire qui est la racine du péché.

En plus de cette innocence, ce qui fait la véritable richesse de l'enfant, c'est un ensemble de qualités innées que l'adulte essaie vainement de retrouver, tout au long de sa vie, à coups d'ascèse et de conversions.

D'abord l'enfant accepte d'avoir besoin des autres. Pour vivre, il lui faut tout recevoir : nourriture, chaleur, sécurité, affection. Il ne se révolte pas d'être ainsi dépendant, et il est heureux de faire confiance. Dès qu'on porte un enfant sur les bras durant quelques minutes, on dit : "Oh qu'il est lourd !". C'est parfois pour faire plaisir à la maman, mais de fait un enfant ne cherche pas à se faire léger : il s'abandonne de tout son poids dans les bras qui l'accueillent.

Et puis l'enfant trouve normal d'être aimé, compris, attendu, pardonné. Il ne s'interroge pas sur ce qu'il vaut, et ne se demande pas s'il est propre ou barbouillé, parce qu'il est sûr d'avance d'être aimé comme il est, d'être grondé quand il le mérite, et d'être lavé aussi souvent qu'il le faudra.

Enfin l'enfant est tout en promesse, et sans s'occuper de l'avenir il a tout l'avenir devant lui. Sa chance, c'est son inachèvement, sa souplesse, son ouverture.

"Laissez les enfants venir à moi, disait Jésus ; ne les empêchez pas, car le Royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent".

Le Royaume n'est pas pour les orgueilleux murés dans leur autonomie, jaloux de leurs certitudes et de leurs options, mais pour ceux qui acceptent d'avoir besoin du salut et du pardon, d'avoir besoin de Dieu ; pour ceux qui consentent à faire fond sur Dieu et à s'appuyer sur Lui de tout le poids de leur humanité.

Le Royaume est pour ceux qui se laissent aimer, qui laissent Dieu les aimer autant qu'Il veut et comme Il veut ; pour tous ceux qui prennent conscience de la tendresse de Dieu à l'œuvre dans leur vie, et qui aiment suffisamment le Père pour trouver cela normal.

Le Royaume de Dieu est pour ceux qui restent en marche vers la promesse et qui n'attendent plus le repos avant le repos que le Christ donnera dans l'aujourd'hui éternel. En ceux-là le Règne de Dieu peut grandir, parce qu'ils ignorent toutes les limites et toutes les timidités. Viennent les épreuves, viennent le grand vent de la vie et les longues patiences, les vrais enfants de Dieu se savent précédés et attendus par le Christ, et sans impatience ils se hâtent vers la Rencontre.

"En vérité, je vous le déclare, disait Jésus, celui qui n'accueille pas le Royaume comme un enfant n'y entrera pas".





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 Date
Mardi
20 février 29

Lieu
Capharnaüm

 Livre
Tome 5 – ch 352.12
3ème année vie publique



************


(…) Observez comme les enfants m’aiment, et imitez-les. Comme ils croient en moi, et imitez-les. Comme ils se souviennent de ce que je dis, et imitez-les. Comme ils font ce que j’enseigne, et imitez-les. Comme ils ne s’enorgueillissent pas de ce qu’ils font, et imitez-les. Comme ils n’ont pas de jalousie pour moi ni pour leurs compagnons, et imitez-les. En vérité, je vous dis que, si vous ne changez pas votre manière de penser, d’agir et d’aimer, et si vous ne changez pas sur le modèle des tout petits, vous n’entrerez pas dans le Royaume des Cieux. Eux, ils savent ce que vous savez, ce qu’il y a d’essentiel dans ma doctrine. Mais avec quelle différence ils pratiquent ce que j’enseigne ! Vous, vous dites pour toute bonne action que vous accomplissez : “ J’ai fait cela ” ; l’enfant me dit : “ Jésus, je me suis souvenu de toi aujourd’hui, et pour toi j’ai obéi, j’ai aimé, j’ai retenu mon envie de me battre… et je suis content parce que toi, je le sais, tu sais quand je suis bon et tu en es content. ” Considérez encore les enfants quand ils agissent mal, avec quelle humilité ils me l’avouent : “ Aujourd’hui j’ai été méchant. Et cela me déplaît parce que je t’ai fait de la peine. ” Ils ne se cherchent pas d’excuses. Ils savent que je sais, ils croient, ils souffrent de ma douleur.

      Ah ! Que ces petits sont chers à mon cœur, eux en qui il n’y a pas d’orgueil, pas de duplicité, pas de luxure ! Je vous le dis : devenez semblables à des enfants, si vous voulez entrer dans mon Royaume. Aimez-les comme l’exemple angélique que vous pouvez encore avoir. Vous devriez être comme des anges. En guise d’excuse, vous pourriez dire : “ Nous ne voyons pas les anges. ” Mais Dieu vous donne les enfants comme modèles et eux, vous les avez parmi vous. Et si vous voyez un enfant abandonné matériellement, ou moralement, et qui peut périr, accueillez-le en mon nom, parce que ces petits sont très aimés de Dieu. Or quiconque accueille un enfant en mon nom, m’accueille moi-même, parce que je suis dans leur âme, qui est innocente. Et celui qui m’accueille accueille Celui qui m’a envoyé, le Seigneur très-haut.





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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Dim 27 Mai 2018 - 10:51



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.




L'EVANGILE DU JOUR


« Baptisez-les » (Mt 28, 16-20)


En ce temps-là, les onze disciples s’en allèrent en Galilée, à la montagne où Jésus leur avait ordonné de se rendre. Quand ils le virent, ils se prosternèrent, mais certains eurent des doutes. Jésus s’approcha d’eux et leur adressa ces paroles : « Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre. Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. »




MÉDITER AVEC LES CARMES




Dans l'Évangile de Matthieu, Jésus, apparaissant aux saintes femmes le matin de Pâques, leur a dit : "Allez annoncer à mes frères qu'ils doivent partir pour la Galilée. C'est là qu'ils me verront" (Mt 28,10).

Les Onze ont été fidèles au rendez-vous ; ils se sont rendus à la montagne que Jésus leur avait indiquée, et c'est le récit de cette rencontre qui va nourrir ce matin notre méditation et notre prière.

Au moment où Jésus ressuscité se fait voir, les disciples se prosternent, parce que le Maître vient du monde de Dieu : celui qui leur apparaît se trouve déjà pour toujours dans la gloire. Et c'est cela que Jésus souligne dès ses premiers mots : "Tout pouvoir m'a été donné au ciel et sur la terre".

Matthieu ne décrit pas le départ de Jésus, mais tout le mystère de son ascension est là dans les paroles du Seigneur. "Dieu, en effet, en ressuscitant le Christ d'entre les morts, l'a fait siéger à sa droite dans les cieux, …il a tout mis sous ses pieds, et l'a constitué, au sommet de tout, pour l'Église qui est son Corps" (Ep 1,20-22). (...)

Au ciel, le Christ partage la toute-puissance de Dieu, et sur terre, ce sont ses disciples qui vont continuer son œuvre. Au moment où Jésus s'en est allé à Dieu, il ordonne : "Allez donc, de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils, et du Saint Esprit".

Les Apôtres de Jésus vont donc partir, de siècle en siècle, jusqu'au bout de la terre. Non pas pour rassembler des disciples autour de théories humaines, mais pour annoncer la parole de Jésus et proposer ses consignes de vie.

C'est bien la mission de Jésus qui va perdurer, et Jésus lui-même sera à l'œuvre avec ses envoyés : "Voici que je suis avec vous pour toujours, jusqu'à la fin du monde". La promesse est solennelle ; tous les mots portent, et tous nous sommes concernés. "Je suis avec vous", dit Jésus ; avec nous tous, baptisés au nom du Père, du Fils, et du Saint Esprit, qui communions au même Corps du Christ et vivons de sa parole. Il est avec nous dans le cloître et à la maison au milieu des enfants, sans faire de différence entre les fortunes et les genres de vie, car la seule richesse qu'il regarde est celle du cœur, celle qui suscite les dévouements, les patiences et les compassions.

Jésus est avec nous "jusqu'à la fin du monde", et le nouveau millénaire, encore tout proche, ne doit pas nous impressionner. Pour nous, les chrétiens, c'est l'occasion de rendre grâces et d'entrer dans le pardon de Dieu, et non pas une raison de craindre l'avenir. (...)

Jésus est avec nous "tous les jours". Et c'est sa présence au quotidien qui donne un sens à nos projets, à nos efforts, à tous nos gestes de solidarité. Il est présent aux grandes joies de son Église ; mais tout autant quand l'Église peine à trouver sa route, ou qu'elle doit ramer contre la tempête. Notre Église manque de moyens et manque de prêtres ; mais Jésus n'est pas absent !

Notre Église est confrontée de tous côtés aux accélérations de l'histoire, aux mutations de la société : Jésus est là, avec la lumière de sa parole et la force de son Eucharistie. Nous ne savons plus comment transmettre la foi aux jeunes générations, comment donner au charisme de notre Ordre un visage serein et attirant. Jésus est là, nous guidant par son Esprit vers la vérité tout entière.

Nous ne sommes pas seuls non plus aux heures de souffrance personnelle, à ces moments inattendus où les épreuves du corps et du cœur viennent nous dire doucement que tout aura une fin et que nous n'avons pas ici-bas, même dans la vie consacrée, de cité permanente. À ces moments-là retentit en nous avec toute sa force la parole de Jésus : "Ma vie, nul ne la prend ; mais c'est moi qui la donne".





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 Date
Jeudi
16 mai 30

Lieu
Gethsémani

 Livre
Tome 10 – ch 638.11
Glorification



************


(…) Vous rappelez-vous mes paroles de la dernière Cène ? Je vous avais alors promis l’Esprit Saint. Il est sur le point de venir vous baptiser, non plus avec l’eau comme Jean l’a fait avec vous pour vous préparer à moi, mais avec le feu pour vous préparer à servir le Seigneur comme il le veut. Dans quelques jours, il sera ici. Après sa venue, vos capacités vont croître sans mesure et vous serez capables de comprendre les paroles de votre Roi et de faire les œuvres qu’il vous a demandé d’accomplir pour étendre son Royaume sur la terre.

    – Après la venue de l’Esprit Saint, vas-tu donc reconstruire le Royaume d’Israël ? demandent-ils en l’interrompant.

    – Il n’y aura plus de Royaume d’Israël, mais mon Royaume. Et il s’accomplira quand mon Père l’a décidé. Il ne vous appartient pas de connaître les temps et les moments que le Père s’est réservés en son pouvoir. Mais vous, en attendant, vous recevrez la force de l’Esprit Saint qui viendra sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, en Judée, en Samarie et jusqu’aux confins de la terre, en fondant des assemblées là où des hommes sont réunis en mon nom ; en baptisant les gens au nom très saint du Père, du Fils et de l’Esprit Saint, comme je vous l’ai dit, pour qu’ils aient la grâce et vivent dans le Seigneur ; en prêchant l’Evangile à toutes les créatures, en enseignant ce que je vous ai enseigné, en faisant ce que je vous ai commandé. Et moi, je serai avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde.





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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Lun 28 Mai 2018 - 9:35



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.




L'EVANGILE DU JOUR


« Viens et suis-moi » (Mc 10, 17-27)


En ce temps-là, Jésus se mettait en route quand un homme accourut et, tombant à ses genoux, lui demanda : « Bon Maître, que dois-je faire pour avoir la vie éternelle en héritage ? »

Jésus lui dit : « Pourquoi dire que je suis bon ? Personne n’est bon, sinon Dieu seul. Tu connais les commandements : Ne commets pas de meurtre, ne commets pas d’adultère, ne commets pas de vol, ne porte pas de faux témoignage, ne fais de tort à personne, honore ton père et ta mère. »

L’homme répondit : « Maître, tout cela, je l’ai observé depuis ma jeunesse. »

Jésus posa son regard sur lui, et il l’aima. Il lui dit : « Une seule chose te manque : va, vends ce que tu as et donne-le aux pauvres ; alors tu auras un trésor au ciel. Puis viens, suis-moi. »

Mais lui, à ces mots, devint sombre et s’en alla tout triste, car il avait de grands biens.

Alors Jésus regarda autour de lui et dit à ses disciples : « Comme il sera difficile à ceux qui possèdent des richesses d’entrer dans le royaume de Dieu ! »

Les disciples étaient stupéfaits de ces paroles.

Jésus reprenant la parole leur dit : « Mes enfants, comme il est difficile d’entrer dans le royaume de Dieu ! Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu. »

De plus en plus déconcertés, les disciples se demandaient entre eux : « Mais alors, qui peut être sauvé ? »

Jésus les regarde et dit : « Pour les hommes, c’est impossible, mais pas pour Dieu ; car tout est possible à Dieu. »





MÉDITER AVEC LES CARMES




Cela s'est passé brusquement : Jésus se préparait à partir, et voilà un homme qui arrive en trombe et se met à genoux devant lui. (...) Que vient-il demander ? Une guérison pour lui pour un de ses proches ? Non, cet homme arrive, tout essoufflé, pour poser une question bizarre : "Que dois-je faire pour avoir en partage la vie éternelle ?"

Et cette question nous gêne, parce que c'est justement celle que nous n'avons plus le courage de poser. (...)

Il faut entendre la question de cet homme, parce que c'est tout simplement un réaliste : il veut dès aujourd'hui une vie qui puisse traverser la mort ; il veut, avec les choses qui passent, construire dès aujourd'hui du définitif. C'est lui qui a raison, et nous qui sommes des rêveurs : nous imaginons que "ça va durer toujours", et lorsque nous prenons conscience du vide de notre action, de notre dévouement, de notre amour, lorsque nous constatons l'échec de notre visée spirituelle, de notre travail apostolique, nous imaginons toujours que nous pourrons, "plus tard", "un jour", recommencer notre vie, comme on efface le tableau pour recommencer une opération.

"Bon maître, dit l'homme, que dois-je faire pour avoir en partage la vie définitive ?"

Le Christ répond : "Tu as les commandements", c'est-à-dire : ce qui plaît à Dieu, ce qui est bon, ce qui est parfait. Pour chacun de nous ce serait déjà un programme ambitieux ; mais cet homme, à genoux devant le Christ, est d'une autre trempe : " Maître, tout cela, je l'ai gardé depuis ma jeunesse". Et c'est vrai ! Le Christ qui le regarde sait qu'il dit vrai ; il sait ce qu'il en a coûté à cet homme, et il le prend en affection, non pas tellement pour le bilan positif de sa vie morale, mais parce que cet homme, ce fidèle, ce juste, a compris que le Christ lui demandait autre chose, une sagesse nouvelle, une sagesse chrétienne qu'il faut aimer plus que la santé, plus que la beauté et l'élégance, plus que le pouvoir et la volonté de puissance.

"Une seule chose te manque : va vendre ce que tu as, réalise tout cela au compte des pauvres. Puis viens, suis-moi !". Voilà bien, pour cet homme, et pour chacun(e) de nous, une de ces paroles de Jésus porteuse de vie, et qui pénètre au cœur de notre existence, pour trier nos sentiments et juger nos pensées. Une seule chose nous manque, c'est d'avoir brûlé nos vaisseaux et d'être devenus pour le Christ des inconditionnels.

Quelque part peut-être dans notre vie, il y a un oui qui n'a pas encore été dit à Dieu, et c'est cela qui nous rend tristes ; il y a un avoir qui nous empêche d'être, et c'est cela qui nous gêne pour suivre vraiment le Christ.

Je veux bien te suivre, Seigneur, mais laisse-moi me faire une place au soleil ; laisse-moi devenir quelqu'un dans la communauté.

Je veux bien te servir, mais laisse-moi garder ce style que je tiens de mon passé.

Je veux bien t'écouter, mais laisse-moi prendre ma distance vis-à-vis de ton Église.

Je consens à recevoir ta parole, mais surtout, qu'elle ne vienne pas entamer mes évidences ni mon système !

Tant que nous en restons au "oui, mais", nous avons gardé quelque part "de grands biens". Alors Jésus regarde autour de lui, et il dit à ses disciples, à nous tous : "Comme il sera difficile à ceux qui ont des richesses d'entrer dans le règne de Dieu !".

Nous sommes nous-mêmes souvent trop encombrés pour cheminer selon les Béatitudes, et Dieu n'a que faire de notre fil trop voyant, quand il veut broder au fond de notre cœur.

Les disciples ont si bien compris qu'ils en ont été catastrophés : "Mais alors, qui peut être sauvé ?"

Tous nous réagissons comme cet homme qui "avait de grands biens"

Tous nous restons crispés sur un trésor, que ce soient l'aisance, le confort, la culture et le pouvoir qu'elle donne, que ce soient l'indépendance intellectuelle, un schéma spirituel, l'influence sur les autres, les projets qui nous valorisent, que ce soient enfin un amour trop possessif ou des visées d'ambition poursuivies à travers les êtres aimés.

Sommes-nous prêts, aujourd'hui, à laisser faire Jésus ? Aujourd'hui encore, le Christ nous offre sa parole, sa sagesse de vie. Aujourd'hui, après avoir communié tous ensemble à la vie qu'il nous apporte, faudra-t-il, malgré lui, que nous repartions tout tristes ?

Croire vraiment en Dieu qui peut tout, voilà pour nous la route de la paix.





DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA




 Date
Lundi
25 mars 30

Lieu
vers Jéricho

 Livre
Tome 9 – ch 576.6
Préparation à la Passion



************


(…) Le jeune homme se prosterne devant Jésus et lui dit après une profonde salutation :
      « Je suis Philippe de Canata, fils de vrais israélites et resté tel. Je suis disciple de Gamaliel depuis que la mort de mon père m’a mis à la tête de son commerce. Je t’ai entendu plus d’une fois. Je connais tes actes, j’aspire à mener une vie meilleure pour obtenir cette vie éternelle dont tu assures la possession à celui qui crée ton Royaume en lui-même. Dis-moi donc, bon Maître : que dois-je faire pour avoir la vie éternelle ?
      – Pourquoi m’appelles-tu bon ? Dieu seul est bon.
      – Tu es le Fils de Dieu, bon comme ton Père. Ah ! dis-moi, que dois-je faire ?
      – Pour entrer dans la vie éternelle, observe les commandements.
      – Lesquels, mon Seigneur ? Les anciens ou les tiens ?
      – Les miens se trouvent déjà dans les anciens. Ils ne les modifient pas. Il s’agit toujours d’adorer d’un amour sincère l’unique vrai Dieu et de respecter les lois du culte, de ne pas tuer, de ne pas voler, de ne pas commettre d’adultère, de ne pas porter de faux témoignage, d’honorer son père et sa mère, de ne pas nuire à son prochain, mais au contraire de l’aimer comme soi-même. En agissant ainsi, tu obtiendras la vie éternelle.
      – Maître, j’ai observé tout cela depuis mon enfance. »
      Jésus le regarde avec amour et, doucement, il lui demande :
      « Et cela ne te paraît pas suffisant ?
      – Non, Maître. Il est tellement grand, le Royaume de Dieu en nous et dans l’autre vie ! Dieu se donne à nous, or ce don est infini. Je sens qu’il nous est demandé bien peu, par rapport au Tout, à l’Infini parfait qui se donne. Je pense qu’on doit l’obtenir par de plus grands mérites que ce qui est requis pour lui être agréable et ne pas être damné.
      – Tu as raison. Pour être parfait, il te manque encore quelque chose. Si tu désires être parfait comme le veut notre Père des Cieux, va, vends ce que tu as et offre-le aux pauvres, et tu auras dans le Ciel un trésor qui te fera aimer du Père, lui qui a donné son Trésor pour les pauvres de la terre. Puis viens, et suis-moi. »
      Le jeune homme s’attriste et devient songeur, puis il se relève en disant :
      « Je me souviendrai de ton conseil… »
      Et il s’éloigne, tout affligé. (…)





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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Mar 29 Mai 2018 - 10:40



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.




L'EVANGILE DU JOUR


« Vous recevrez la vie éternelle » (Mc 10, 28-31)


En ce temps-là, Pierre se mit à dire à Jésus : « Voici que nous avons tout quitté pour te suivre. »

Jésus déclara : « Amen, je vous le dis : nul n’aura quitté, à cause de moi et de l’Évangile, une maison, des frères, des sœurs, une mère, un père, des enfants ou une terre sans qu’il reçoive, en ce temps déjà, le centuple : maisons, frères, sœurs, mères, enfants et terres, avec des persécutions, et, dans le monde à venir, la vie éternelle.

Beaucoup de premiers seront derniers, et les derniers seront les premiers. »





MÉDITER AVEC LES CARMES




"Sept fois plus", dit Ben Sira ; "au centuple", dit Jésus : Dieu n'est jamais en reste de générosité ! À Dieu tout est possible, nous disait Jésus dans l'Évangile d'hier, tout, même de faire entrer un riche dans le Règne, même de nous donner un cœur de pauvre quand, de nous-mêmes, nous n'y parvenons pas.

           Sommes-nous des riches, sommes-nous des pauvres, devant les exigences du Royaume ? Nous serions bien incapables de le dire, mais d'une chose, en tout cas, nous sommes sûrs, comme saint Pierre et les autres disciples, c'est que nous avons voulu tout quitter pour suivre le Fils de Dieu. La réponse de Jésus à Pierre est une promesse solennelle, qui vaut pour nous aujourd'hui : "En vérité je vous le dis, personne n'aura laissé maison, frères, sœurs, mère, père, enfant, champs, à cause de moi et à cause de l'Évangile, sans recevoir au centuple maintenant, en ce temps-ci, maison, frères, sœurs, mère, enfant, champs, avec des persécutions, et dans le monde à venir, la vie éternelle".

           Tout y est : le cadre du bonheur : la maison, les champs, la sécurité des horizons familiers, et les partenaires du bonheur : les frères et sœurs avec qui l'on partage, mère et père où puisent les racines de notre cœur, les enfants pour qui l'on rêve et pour qui l'ont bâtit. Puisque nous sommes sur cette terre "des voyageurs", Jésus aurait pu aller d'emblée à l'essentiel, et dire : "Ceux qui ont quitté tout cela recevront la vie éternelle dans le monde à venir". Eh bien non ! Il s'attarde sur le temps du passage, sur ce que nous avons à vivre "maintenant en ce temps-ci", nous qui sommes voués au Christ, à l'Évangile et à la prière.

           Dès maintenant nous recevons le centuple, car nous avons encore à aimer. Le Royaume de Dieu ne nous fait pas faire l'économie de l'affectivité ; mais notre affectivité elle-même prend les dimensions du Royaume. Tout passe au pluriel : là où nous ne disions "moi", nous disons "nous". Tout passe à l'universel : "miens sont les champs, miennes les maisons", partout où le Seigneur m'envoie ; "miens" sont les frères et sœurs, et les mères" du monde entier, parce que le Christ donne à mon amour la dimension du sien. "Miens sont les enfants", les enfants que je n'aurai jamais, qui ne seront jamais à moi, parce qu'ils sont les enfants de Dieu.

           Et pourtant, cet universel est vécu au quotidien, car c'est dans le quotidien que Dieu travaille et que tout lui est possible. Dès lors l'amour d'une sœur pour ses sœurs universelles se vivra au jour dans le quotidien des visages, du support et du service. Les sœurs universelles seront aimées à travers quinze ou vingt sœurs bien journalières et sans surprise, des blanches et des noires, des vaillantes et des fatiguées, des âgées et des jeunes, des libérées et des douloureuses ; des sœurs à aimer au nom de Jésus, c'est-à-dire avec un cœur qui ne possède plus, qui n'accapare plus, qui n'enferme plus et ne s'enferme plus.

           Ce sont les sœurs, les frères, du centuple, les sœurs données pour ce temps-ci, pour vivre avec elles le temps des persécutions, c'est-à-dire une destinée paradoxale où l'amour de Dieu est la source, le but et le moyen de toutes choses, où le don au Christ est le seul critère du bonheur, où l'Évangile est la seule assurance est la seule ambition




DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA


 Date
Lundi
25 mars 30

Lieu
vers Jéricho

 Livre
Tome 9 – ch 576.8
Préparation à la Passion



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– Voilà ! Pour te suivre, nous avons tout quitté, même ce qui est le plus licite. Que nous arrivera-t-il donc ? Entrerons-nous dans ton Royaume ? demande Pierre.

      – En vérité, en vérité, je vous dis que ceux qui m’auront suivi de cette façon, et qui me suivront — car, tant que l’on est sur la terre et que l’on a devant soi des jours où on peut réparer le mal commis, il est toujours temps de réparer sa paresse et les fautes perpétrées jusqu’ici — ceux qui me suivront seront avec moi dans mon Royaume. En vérité, je vous dis que, vous qui m’avez suivi dans la régénération, vous siégerez sur des trônes pour juger les tribus de la terre avec le Fils de l’homme, assis sur le trône de sa gloire. En vérité, je vous dis encore que personne n’aura, par amour de mon nom, quitté maison, champs, père, mère, frères, sœurs, époux et enfants pour répandre la Bonne Nouvelle et me continuer, sans recevoir le centuple en ce temps et la vie éternelle dans le siècle à venir.

      – Mais si nous perdons tout, comment pourrons-nous multiplier nos biens par cent ? demande Judas.

      – Je le répète : ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu. Et Dieu donnera le centuple de joie spirituelle à ceux qui, d’hommes du monde, auront su se rendre fils de Dieu, c’est-à-dire hommes spirituels. Ils jouiront de la vraie joie, ici et au-delà de la terre. J’ajoute que ce ne sera pas le cas de tous ceux qui semblent être les premiers et qui devraient l’être, ayant reçu plus que les autres. De même, ne seront pas derniers tous ceux qui semblent l’être, quand encore ils ne sont pas considérés comme moins que derniers, n’étant pas en apparence mes disciples et n’appartenant même pas au Peuple élu. En vérité, beaucoup de premiers deviendront derniers et beaucoup de derniers, de tout à fait derniers, deviendront premiers…





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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Mer 30 Mai 2018 - 7:13



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.




L'EVANGILE DU JOUR


« Le Fils de l’homme sera livré » (Mc 10, 32-45)


En ce temps-là, les disciples étaient en route pour monter à Jérusalem ; Jésus marchait devant eux ; ils étaient saisis de frayeur, et ceux qui suivaient étaient aussi dans la crainte. Prenant de nouveau les Douze auprès de lui, il se mit à leur dire ce qui allait lui arriver : « Voici que nous montons à Jérusalem. Le Fils de l’homme sera livré aux grands prêtres et aux scribes ; ils le condamneront à mort, ils le livreront aux nations païennes, qui se moqueront de lui, cracheront sur lui, le flagelleront et le tueront, et trois jours après, il ressuscitera. »

Alors, Jacques et Jean, les fils de Zébédée, s’approchent de Jésus et lui disent : « Maître, ce que nous allons te demander, nous voudrions que tu le fasses pour nous. »

Il leur dit : « Que voulez-vous que je fasse pour vous ? »

Ils lui répondirent : « Donne-nous de siéger, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche, dans ta gloire. »

Jésus leur dit : « Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire, être baptisés du baptême dans lequel je vais être plongé ? »

Ils lui dirent : « Nous le pouvons. »

Jésus leur dit : « La coupe que je vais boire, vous la boirez ; et vous serez baptisés du baptême dans lequel je vais être plongé. Quant à siéger à ma droite ou à ma gauche, ce n’est pas à moi de l’accorder ; il y a ceux pour qui cela est préparé. »

Les dix autres, qui avaient entendu, se mirent à s’indigner contre Jacques et Jean.

Jésus les appela et leur dit : « Vous le savez : ceux que l’on regarde comme chefs des nations les commandent en maîtres ; les grands leur font sentir leur pouvoir. Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi. Celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur. Celui qui veut être parmi vous le premier sera l’esclave de tous : car le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude. »





MÉDITER AVEC LES CARMES




Dans l'Évangile d'hier, Pierre disait à Jésus : "Nous avons tous laissé et nous t'avons suivi !". Aujourd'hui les deux fils de Zébédée, pressentant que la montée à Jérusalem va accélérer les événements, prennent les devants et déclarent sans vergogne à Jésus la récompense à laquelle ils ont pensé : rien moins que les deux places d'honneur auprès de lui, dans sa gloire. Jacques et Jean, tout comme Pierre, sont des fidèles et des inconditionnels de Jésus, mais ils ont encore de l'ambition et s'attendent à des privilèges. Ils s'imaginent que leur amitié leur donne des droits. Dès lors ils jouent des coudes, ils se poussent en avant, et ils se placent, avant même que Jésus leur ait fait signe, à sa droite et à sa gauche, décidant par eux-mêmes qu'ils sont les meilleurs, les plus aimés, et les plus dignes de l'être.

À travers ce statut privilégié qu'ils s'arrogent aux pieds de Jésus, Jacques et Jean espèrent acquérir une position de force et de prestige dans la communauté ; et la réponse de Jésus, sans sévérité mais sans concession, va resituer les deux frères à leur vrai niveau et à leur vraie place par rapport à lui-même et par rapport à sa communauté.

Ce qui importe avant tout, explique Jésus, c'est de prendre le vrai chemin vers la gloire, et donc de s'identifier à lui-même dans son passage pascal, de boire à la coupe où déjà il boit lui-même, celle de l'insécurité et du rejet par son peuple, de s'immerger sans retour dans le baptême des souffrances du Messie où lui-même est déjà plongé : " La coupe que je bois, vous la boirez ; le baptême dont moi je suis baptisé, vous en serez baptisés".

Et ce partage du destin de Jésus va modifier du tout au tout l'attitude des deux frères dans la communauté. Ils devront écarter de leur cœur toute volonté de puissance et de domination, et même tout sentiment de mériter un traitement à part. Leur grandeur sera de servir ; leur désir d'être les premiers, les plus proches de Jésus, fera d'eux des frères disponibles à tout instant, et dérangeables à longueur de vie.

Bien mieux : à l'image du Christ ils donneront leur vie en rançon pour la multitude. Mais tout cela, pour Jacques, pour Jean, pour chacun(e) de nous, prendra un visage très quotidien, très réaliste et très humble. Donner notre vie, c'est en effet faire place en nous aux réflexes que saint Pierre et énumérait à l'instant :

Prendre la mesure de nos limites, et de notre condition de voyageurs, car "toute chair est comme l'herbe, et tout son éclat, comme fleur herbe",

Accueillir chaque jour la parole de notre Dieu comme une force régénérante,

Aimer "sans feinte", c'est-à-dire sans calculs, sans rêve de puissance, sans illusion de supériorité,

Aimer "ekténôs", avec ardeur, d'une charité attentive et empressée,

Aimer "ek kardias", de cœur, d'un cœur libéré et dans le cœur de Dieu.




DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA


 Date
Samedi
9 septembre 28

Lieu
Magdala

 Livre
Tome 5 – ch 346.9
3ème année vie publique



************


(…) Que chacun prenne sa croix comme moi je la prendrai. Qu’il la prenne, même si elle lui semble trop infamante. Qu’il laisse le poids de sa croix écraser son être humain pour libérer son être spirituel, à qui la croix ne fait pas horreur, mais au contraire est un point d’appui et un objet de vénération, car l’âme sait et se souvient. Et qu’il me suive avec sa croix. Est-ce qu’au bout du chemin une mort ignominieuse l’attendra comme elle m’attend ? Peu importe. Qu’il ne s’en afflige pas, mais au contraire qu’il se réjouisse, car l’ignominie de la terre se changera en une grande gloire au Ciel, alors que ce sera un déshonneur d’être lâche en face des héroïsmes spirituels.

       Vous ne cessez de dire que vous voulez me suivre jusqu’à la mort. Suivez-moi donc, et je vous mènerai au Royaume par un chemin âpre mais saint et glorieux, au terme duquel vous conquerrez la vie qui ne change pas pour l’éternité. Ce sera “ vivre ”. Suivre, au contraire, les voies du monde et de la chair, c’est “ mourir ”. De cette façon quiconque veut sauver sa vie sur la terre la perdra, tandis que celui qui perdra sa vie sur la terre à cause de moi et par amour pour mon Evangile la sauvera. Mais réfléchissez : à quoi servirait-il à l’homme de gagner le monde entier s’il perd son âme ?

       Et encore gardez-vous bien, maintenant et à l’avenir, d’avoir honte de mes paroles et de mes actions. Cela aussi serait “ mourir ”. (…)  





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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Jeu 31 Mai 2018 - 7:22



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.




L'EVANGILE DU JOUR


« Le Puissant fit pour moi des merveilles » (Lc 1, 39-56)


En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit avec empressement vers la région montagneuse, dans une ville de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth.

Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint, et s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en moi. Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. »

Marie dit alors : « Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur ! Il s’est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse. Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom ! Sa miséricorde s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent. Déployant la force de son bras, il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles. Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides. Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour de la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et sa descendance à jamais. »

Marie resta avec Élisabeth environ trois mois, puis elle s’en retourna chez elle.





MÉDITER AVEC LES CARMES




Deux femmes se saluent sur le seuil 0de la Nouvelle Alliance : l'une est vieillissante, l'autre encore toute jeune ; et à elles deux elles résument toute l'histoire sainte : derrière Élisabeth, toute ridée, se profilent de longs siècles de préparation, et Marie, rayonnante, sans tache ni ride, annonce l'Église de Jésus.

Elles ont en commun leur espérance et leur maternité, mais surtout le fait que leur maternité les engage tout entières dans le plan de Dieu, et que leurs deux enfants sont des enfants de l'impossible : Élisabeth était stérile, et Marie avait décidé de rester vierge.

Toutes deux témoignent dans leur chair que rien n'est impossible à Dieu ; mais quelle différence entre les deux bébés qu'elles portent ! L'un, par miracle, est le fils de Zacharie, l'autre, par miracle, est le propre Fils de Dieu. C'est pourtant Marie qui salue la première, elle la servante porteuse du Serviteur ; mais dès que le son de sa voix parvient à Élisabeth, celle-ci sent son enfant tressaillir dans son sein. Il n'y a là, en soi, rien d'extraordinaire pour une mère qui en est à son sixième mois, mais l'Esprit Saint, qui fait irruption en elle, lui dévoile la portée symbolique de ce mouvement de l'enfant au moment même de l'arrivée de Marie.

Élisabeth, dans un grand cri, annonce ce que l'Esprit vient de lui révéler, et son cri est une double bénédiction :  "Bénie es-tu entre les femmes. Béni le fruit de ton sein !"

Elle a compris en un éclair, le temps d'un cri. Et tout de suite elle se situe à sa vraie place. Elle, l'ancienne, s'efface devant la jeune mère du Messie : "Comment m'est-il donné que vienne à moi la Mère de mon Seigneur ?" Et elle ajoute ensuite, en quelque sorte : "Mon enfant a compris avant moi, puisque, en moi, il a tressailli d'allégresse quand tu t'es approchée, porteuse du Messie !"

Ainsi le face à face des deux mères ne fait que transcrire la rencontre invisible des deux enfants. Jésus revêt sa mère de sa dignité de reine ; Jean éveille sa mère à l'accueil du mystère des œuvres de Dieu. Et pour annoncer au monde que le malheur d'Ève est pour toujours chassé de la mémoire, l'Esprit Saint a voulu que le premier dialogue sur l'espérance du monde fût celui de deux femmes enceintes, images parfaites de l'attente du bonheur.

C'est d'ailleurs sur cette note de bonheur que s'achève la salutation d'Élisabeth : "Bienheureuse celle qui a cru qu'il y aurait un accomplissement pour ce qui lui a été dit de la part du Seigneur !"

La béatitude de Marie s'enracine dans la foi, et Jésus lui-même le proclamera solennellement, le jour où une femme, dans la foule, élèvera la voix pour lui dire : "Bienheureuse la femme qui t'a porté et nourri !"  Jésus répondra en apportant la nuance essentielle : "Tu veux dire : la femme qui accueille la parole et qui la garde !"

C'est la béatitude de tous ceux qui ont bâti leur vie sur la promesse de Dieu. (...)

À nous maintenant de savoir nous étonner de ce que Dieu fait.

À nous de redire avec la surprise d'Élisabeth :

"D'où me vient ce bonheur que vienne jusqu'à moi la Mère de mon Seigneur ?"




DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA


 Date
Dimanche
24 mars de l'an -5

Lieu
Hébron

 Livre
Tome 1 – ch 21.5
Naissance et vie cachée



************


(…) Elisabeth lève un visage tellement radieux qu’elle en paraît rajeunie, elle contemple Marie en souriant avec vénération comme si elle voyait un ange, puis s’incline en une profonde salutation en disant :

      « Bénie es-tu entre toutes les femmes ! Béni est le fruit de ton sein ! (elle le dit bien comme ça : en deux phrases bien séparées). Comment m’est-il donné que vienne à moi, qui suis ta servante, la Mère de mon Seigneur ? Car, vois-tu, dès l’instant où ta salutation a frappé mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en mon sein et, lorsque je t’ai embrassée, l’Esprit du Seigneur m’a révélé une très haute vérité au fond de mon cœur. Bienheureuse es-tu d’avoir cru qu’à Dieu tout est possible, même ce qui paraît impossible à l’esprit humain ! Bienheureuse es-tu, car ta foi permettra l’accomplissement de ce qui t’a été prédit par le Seigneur et ce qui a été prédit aux prophètes pour notre époque ! Bienheureuse es-tu pour le Salut que tu engendres à la descendance de Jacob ! Bienheureuse es-tu pour avoir apporté la Sainteté à mon fils car, je le sens, il bondit de joie dans mon sein comme un chevreau ! C’est qu’il se sent délivré du poids de la faute, appelé à être le Précurseur, sanctifié dès avant la Rédemption par le Saint qui grandit en toi ! »

      Deux larmes coulent comme des perles des yeux rieurs de Marie vers sa bouche qui sourit. Le visage tourné vers le ciel et les bras levés – dans l’attitude que, tant de fois, son fils Jésus prendra plus tard –, elle s’exclame : « Mon âme magnifie le Seigneur » et poursuit son cantique tel qu’il nous a été transmis. A la fin, au verset : “ Il relève Israël son serviteur ”, etc., elle joint les mains sur son cœur et s’agenouille, prosternée à terre, en adorant Dieu. (…)





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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Ven 1 Juin 2018 - 7:59



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.




L'EVANGILE DU JOUR


« Ayez foi en Dieu » (Mc 11, 11-25)


Après son arrivée au milieu des acclamations de la foule, Jésus entra à Jérusalem, dans le Temple. Il parcourut du regard toutes choses et, comme c’était déjà le soir, il sortit pour aller à Béthanie avec les Douze. Le lendemain, quand ils quittèrent Béthanie, il eut faim. Voyant de loin un figuier qui avait des feuilles, il alla voir s’il y trouverait quelque chose ; mais, en s’approchant, il ne trouva que des feuilles, car ce n’était pas la saison des figues. Alors il dit au figuier : « Que jamais plus personne ne mange de tes fruits ! »

Et ses disciples avaient bien entendu. Ils arrivèrent à Jérusalem. Entré dans le Temple, Jésus se mit à expulser ceux qui vendaient et ceux qui achetaient dans le Temple. Il renversa les comptoirs des changeurs et les sièges des marchands de colombes, et il ne laissait personne transporter quoi que ce soit à travers le Temple. Il enseignait, et il déclarait aux gens : « L’Écriture ne dit-elle pas : Ma maison sera appelée maison de prière pour toutes les nations ? Or vous, vous en avez fait une caverne de bandits. »

Apprenant cela, les grands prêtres et les scribes cherchaient comment le faire périr. En effet, ils avaient peur de lui, car toute la foule était frappée par son enseignement. Et quand le soir tomba, Jésus et ses disciples s’en allèrent hors de la ville. Le lendemain matin, en passant, ils virent le figuier qui était desséché jusqu’aux racines. Pierre, se rappelant ce qui s’était passé, dit à Jésus : « Rabbi, regarde : le figuier que tu as maudit est desséché. »

Alors Jésus, prenant la parole, leur dit : « Ayez foi en Dieu. Amen, je vous le dis : quiconque dira à cette montagne : “Enlève-toi de là, et va te jeter dans la mer”, s’il ne doute pas dans son cœur, mais s’il croit que ce qu’il dit arrivera, cela lui sera accordé ! C’est pourquoi, je vous le dis : tout ce que vous demandez dans la prière, croyez que vous l’avez obtenu, et cela vous sera accordé. Et quand vous vous tenez en prière, si vous avez quelque chose contre quelqu’un, pardonnez, afin que votre Père qui est aux cieux vous pardonne aussi vos fautes. »





MÉDITER AVEC LES CARMES




C'est vraiment une coalition contre Jésus, la coalition des autorités religieuses (les chefs des prêtres), des intellectuels (les scribes), des hommes en vue de la politique (les anciens).

Que reprochent-ils à Jésus ? – de prêcher dans le temple sans permission, sans être un scribe spécialiste de la Loi, sans s'inscrire dans la tradition d'un groupe détenteur du savoir, sans se référer à aucune autorité.

À première vue Jésus semble ne pas répondre.

Mais en réalité, il donne sa réponse, et une réponse lumineuse, en nommant Celui que les scribes n'ont pas nommé, Celui qui seul détient l'autorité dans le temple en matière d'enseignement : Dieu, le Père qui l'a envoyé.

C'est cette autorité et ce mandat de Dieu qu'exprimait le rayonnement du Baptiste. À plus forte raison les scribes devraient-ils reconnaître Dieu à l'œuvre dans la parole et les actes de Jésus. Mais ils ne posent pas la question à ce niveau-là, et réclament la soumission à une autorité humaine en oubliant les droits de Dieu.

Il nous arrive, à nous aussi, dans la vie personnelle, mais aussi dans les relations communautaires, d'envisager les choses sous l'angle de la rivalité ou d'un rapport de forces, sous l'angle du prestige des individus ou des droits acquis par l'habitude. Ainsi nous oublions de nommer Dieu, qui sauve le monde "sans permission", et librement, et qui envoie au monde qui il veut à la suite de Jésus.

La réponse, Jésus nous la donne toujours en réintégrant dans notre vision du monde et de notre propre vie le Père, source de tout don, de toute vie et de toute mission.

Alors, au lieu d'intervenir comme les scribes, pour contraindre la vie et gêner l'enthousiasme, nous rendons grâces à Dieu pour tout ce qui se réalise par ses amis, même les plus humbles, pour tout le bien qui se fait… avec sa permission.




DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA


 Date
Dimanche
31 mars 30

Lieu
Jérusalem

 Livre
Tome 9 – ch 592.19
Préparation à la Passion



************


La première cour du Temple présente le chahut habituel des changeurs et des vendeurs de colombes, passereaux et agneaux… à cette seule différence que tout le monde les a délaissés pour venir voir Jésus.

       Celui-ci entre, solennel dans son vêtement de pourpre, et il tourne les yeux vers ce marché, puis vers un groupe de pharisiens et de scribes qui l’observent de dessous un portique.

       Son regard étincelle d’indignation. A l’improviste, il bondit au milieu de la cour. Il semble voler, comme une flamme, car son vêtement flamboie sous le soleil qui inonde la cour. Et il tonne d’une voix puissante :

       « Hors de la maison de mon Père ! Le Temple n’est pas un lieu d’usure et de marché. Il est écrit : “ Ma maison sera appelée maison de prière. ” Pourquoi donc avez-vous fait une caverne de voleurs de cette maison où est invoqué le nom du Seigneur ? Hors d’ici ! Purifiez ma maison, pour éviter que, au lieu de me servir de cordes, je vous frappe des foudres de la colère céleste. Sortez d’ici ! Hors d’ici les voleurs, les fraudeurs, les impudiques, les homicides, les sacrilèges, les tenants de la pire idolâtrie : celle de l’amour-propre orgueilleux, les corrupteurs et les menteurs. Dehors ! Dehors ! Sinon, le Très-Haut balaiera pour toujours ce lieu et exercera sa vengeance sur tout un peuple. » (…)





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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Sam 2 Juin 2018 - 7:17



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.




L'EVANGILE DU JOUR


« Par quelle autorité fais-tu cela ? » (Mc 11, 27-33)


En ce temps-là, Jésus et ses disciples revinrent à Jérusalem. Et comme Jésus allait et venait dans le Temple, les grands prêtres, les scribes et les anciens vinrent le trouver. Ils lui demandaient : « Par quelle autorité fais-tu cela ? Ou alors qui t’a donné cette autorité pour le faire ? »

Jésus leur dit : « Je vais vous poser une seule question. Répondez-moi, et je vous dirai par quelle autorité je fais cela. Le baptême de Jean venait-il du ciel ou des hommes ? Répondez-moi. »

Ils se faisaient entre eux ce raisonnement : « Si nous disons : “Du ciel”, il va dire : “Pourquoi donc n’avez-vous pas cru à sa parole ?” Mais allons-nous dire : “Des hommes” ? » Ils avaient peur de la foule, car tout le monde estimait que Jean était réellement un prophète. Ils répondent donc à Jésus : « Nous ne savons pas ! »

Alors Jésus leur dit : « Moi, je ne vous dis pas non plus par quelle autorité je fais cela. »





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Pas de méditation ce jour



DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA


 Date
Lundi
1er avril 30

Lieu
Jérusalem

 Livre
Tome 9 – ch 592.19
Préparation à la Passion



************


 (…) Les prêtres et les scribes s’approchent alors de lui pour l’interroger :

       « Nous t’avons entendu. Tu as dit ce qui était juste. Salomon n’aurait pu donner de plus sage conseil. Mais, toi qui opères des prodiges et rends des jugements tels que seul le sage roi pouvait en rendre, apprends-nous par quelle autorité tu agis. D’où te vient un tel pouvoir ? »

       Jésus les regarde fixement. Il n’est ni agressif ni méprisant, mais très imposant. Il répond :

       « Moi aussi, j’ai à vous poser une question, et si vous me répondez, je vous dirai par quelle autorité j’agis, moi qui ne suis qu’un homme sans l’autorité que procurent des charges, qui plus est pauvre — car c’est cela que vous voulez dire. Le baptême de Jean, d’où venait-il ? Du Ciel ou de l’homme qui le donnait ? Répondez-moi. Par quelle autorité Jean le donnait-il comme rite purificateur et pour vous préparer à la venue du Messie ? Or Jean était encore plus pauvre, plus ignorant que moi, et sans charge d’aucune sorte, ayant passé sa vie dans le désert depuis son enfance. »

       Les scribes et les prêtres se consultent. La foule se presse autour d’eux, les gens ont les yeux grands ouverts et les oreilles attentives (…)





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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Dim 3 Juin 2018 - 9:11



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.




L'EVANGILE DU JOUR


« Ceci est mon corps, ceci est mon sang » (Mc 14, 12-16.22-26)


Le premier jour de la fête des pains sans levain, où l’on immolait l’agneau pascal, les disciples de Jésus lui disent : « Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs pour que tu manges la Pâque ? »

Il envoie deux de ses disciples en leur disant : « Allez à la ville ; un homme portant une cruche d’eau viendra à votre rencontre. Suivez-le, et là où il entrera, dites au propriétaire : “Le Maître te fait dire : Où est la salle où je pourrai manger la Pâque avec mes disciples ?” Il vous indiquera, à l’étage, une grande pièce aménagée et prête pour un repas. Faites-y pour nous les préparatifs. »

Les disciples partirent, allèrent à la ville ; ils trouvèrent tout comme Jésus leur avait dit, et ils préparèrent la Pâque.

Pendant le repas, Jésus, ayant pris du pain et prononcé la bénédiction, le rompit, le leur donna, et dit : « Prenez, ceci est mon corps. » Puis, ayant pris une coupe et ayant rendu grâce, il la leur donna, et ils en burent tous. Et il leur dit : « Ceci est mon sang, le sang de l’Alliance, versé pour la multitude. Amen, je vous le dis : je ne boirai plus du fruit de la vigne, jusqu’au jour où je le boirai, nouveau, dans le royaume de Dieu. »

Après avoir chanté les psaumes, ils partirent pour le mont des Oliviers.





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Pas de méditation ce jour



DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA


 Date
Jeudi
4 avril 30

Lieu
Jérusalem

 Livre
Tome 9 – ch 598.2
Préparation à la Passion



************


 (…) La vue des brebis rappelle aux apôtres qu’il leur faut organiser le rite pascal et, à leur arrivée à Gethsémani, ils demandent à Jésus :

       « Où irons-nous consommer la Pâque ? Quel endroit choisis-tu ? Dis-le, et nous allons tout préparer. »

       Et Judas :

       « Donne-moi tes ordres, et j’irai.

       – Pierre, Jean, écoutez-moi. »

       Les deux hommes, qui étaient un peu en avant, s’approchent de Jésus.

       « Précédez-nous et entrez dans la ville par la Porte du Fumier. A peine entrés, vous rencontrerez un homme qui vient d’En-Rogel avec un broc de cette bonne eau. Suivez-le jusqu’à ce qu’il pénètre dans une maison. Vous direz à celui qui s’y trouve : “ Le Maître te fait dire : ‘Où se trouve la pièce où je pourrai manger la Pâque avec mes disciples ? ” Il vous montrera un grand cénacle prêt. Préparez-y tout ce qu’il faut. Faites vite, puis rejoignez-nous au Temple. »

       Les deux hommes partent en toute hâte.

       Jésus au contraire, avance lentement (…)





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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Lun 4 Juin 2018 - 10:41



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.




L'EVANGILE DU JOUR


« La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle » (Mc 12, 1-12)


En ce temps-là, Jésus se mit à parler en paraboles aux chefs des prêtres, aux scribes et aux anciens : « Un homme planta une vigne, il l’entoura d’une clôture, y creusa un pressoir et y bâtit une tour de garde. Puis il loua cette vigne à des vignerons, et partit en voyage.

Le moment venu, il envoya un serviteur auprès des vignerons pour se faire remettre par eux ce qui lui revenait des fruits de la vigne. Mais les vignerons se saisirent du serviteur, le frappèrent, et le renvoyèrent les mains vides.

De nouveau, il leur envoya un autre serviteur ; et celui-là, ils l’assommèrent et l’humilièrent.

Il en envoya encore un autre, et celui-là, ils le tuèrent ; puis beaucoup d’autres serviteurs : ils frappèrent les uns et tuèrent les autres. Il lui restait encore quelqu’un : son fils bien-aimé. Il l’envoya vers eux en dernier, en se disant : “Ils respecteront mon fils.”

Mais ces vignerons-là se dirent entre eux : “Voici l’héritier : allons-y ! tuons-le, et l’héritage va être à nous !” Ils se saisirent de lui, le tuèrent, et le jetèrent hors de la vigne.

Que fera le maître de la vigne ? Il viendra, fera périr les vignerons, et donnera la vigne à d’autres. N’avez-vous pas lu ce passage de l’Écriture ? La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle : c’est là l’œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux ! »

Les chefs du peuple cherchaient à arrêter Jésus, mais ils eurent peur de la foule. – Ils avaient bien compris en effet qu’il avait dit la parabole à leur intention. Ils le laissèrent donc et s’en allèrent.





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Quel calcul sordide ! Tuer l’héritier pour accaparer l’héritage ; tuer le Fils, non pas pour devenir des fils, mais pour avoir l’argent du Fils !

Quelle sottise également ! Comment imaginer que Dieu, après avoir soigné pendant des siècles sa vigne Israël, la laisserait piller par quelques grands prêtres et quelques politiciens ?

La parabole de Jésus était transparente pour ses auditeurs : vous avez persécuté les prophètes qui vous étaient envoyés, vous avez bafoué la patience de Dieu, qu'allez-vous faire de son Fils, qu'allez-vous faire de moi ?

Mais la parabole nous rejoint nous aussi, là où nous sommes, là où nous en sommes, comme un appel à l'authenticité.

Certes, nous ne maltraitons pas les prophètes : juste un coup de griffe en passant à un compagnon ou une compagne qui étaient pour nous porteurs d'un message de Dieu. Il suffit parfois de rester imperméables à la lumière qui nous viendrait de ceux qui cheminent avec nous.

Certes nous n'avons pas de nos mains tué le Fils, le Fils de Dieu, qui nous a aimés et s'est livré pour nous. Bien au contraire, nous nous sommes ouverts à son appel et à sa vie. Nous sommes entrés dans les merveilles du don et du pardon de Dieu : bien que son Fils ait été tué, Dieu nous a donné l'héritage du Fils. Les vignerons voulaient hériter sans le fils ; notre désir à nous est d'hériter avec le Fils, car Dieu l'a ramené à la vie afin qu'il soit l'aîné d'une multitude de frères et de sœurs.

Oui, Dieu a pardonné ; il a jeté loin derrière lui tous nos péchés, tous nos refus, toutes nos tristesses ; et la question qu'il nous pose aujourd'hui n'est pas : "Qu'as-tu fait de mon Fils ?", mais : "Que fais-tu de l'héritage ?"

Car nous sommes vraiment, par grâce, héritiers de Dieu, cohéritiers du Fils, revenu de la mort. Et notre héritage a deux noms : la vie et la gloire.

La vie nous habite déjà. C'est une vie filiale qui nous permet de prier et de témoigner, avec la certitude d'être aimés, aimés comme uniques et irremplaçables, parce que nous sommes aimés dans l'Unique dont nous reproduisons l'image. Et cette vie-là, cette vie filiale, traversera la mort.

Quant à la gloire, l'autre nom de notre héritage, nous savons qu'elle investira notre personne immortelle lorsque Jésus nous rappellera à lui. Nous croyons qu'elle transformera même notre corps périssable, au jour où Jésus viendra de nouveau pour inaugurer son règne éternel ; mais la gloire travaille déjà notre être profond, parce que déjà nous sommes branchés sur la vie de Jésus, sur la gloire de Jésus, Fils de Dieu, c'est-à-dire sur l'union indicible du Fils et de son Père. Et nous pouvons, dans la prière, redire à Dieu, guidés par saint Paul dans sa prière de Rm 8 : "Ceux que tu as appelés, tu les as glorifiés" ; non pas seulement : "tu les glorifieras", mais : "tu leur donnes dès maintenant part à ta gloire ; ils sont en prise sur la gloire de Jésus".

Et Jésus lui-même, dans sa Prière sacerdotale, s'adresse à son Père en lui disant, à propos des disciples qu'il va laisser dans le monde : "Je leur ai donné la gloire que tu m'as donnée, pour qu'ils soient UN, et qu'ainsi le monde puisse connaître que tu m'as envoyé, et que tu les as aimés comme tu m'as aimé".

Dès maintenant nous avons et vivons la vie définitive, dès aujourd'hui nous tenons l'héritage. La présence de la gloire, à portée de cœur, à portée de prière, ne nous dispense ni du cheminement de la vie ni de l'engagement fraternel, mais cela change beaucoup de choses, parce que cela nous donne un autre regard sur le temps, sur la vie, sur l'urgence d'aimer.




DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA


 Date
Jeudi
4 avril 30

Lieu
Jérusalem

 Livre
Tome 9 – ch 598.2
Préparation à la Passion



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Enseignement de Jésus :


« Comme je t’ai fait remarquer l’expression “ à ma coupe ” dans la vision où la mère de Jean et de Jacques demande une place pour ses fils, j’attire ton attention, dans la vision d’hier, sur le passage : “ celui qui tombera contre cette pierre se brisera. ” Les traducteurs écrivent toujours “ sur ”.

      Or j’ai bien dit contre, et non pas sur. C’est une prophétie contre les ennemis de mon Eglise. Ceux qui se jettent contre elle pour lui faire obstacle — parce qu’elle est la pierre angulaire —, sont brisés. L’histoire de la terre, depuis vingt siècles, confirme mes paroles. Les persécuteurs de l’Eglise qui se jettent contre la pierre angulaire sont brisés.

      J’ajoute que celui sur qui tombera le poids de la condamnation du Chef et Epoux de mon Epouse, de mon Corps mystique, celui-là sera écrasé. Que cela reste à l’esprit de ceux qui se croient à l’abri des châtiments divins sous prétexte qu’ils appartiennent à l’Eglise.

      Et, pour prévenir une objection des scribes et des sadducéens toujours vivants et malveillants pour mes serviteurs, je déclare ceci : s’il se trouve, dans les dernières visions, des phrases qui ne sont pas dans les évangiles, telles que celles de la fin de la vision d’aujourd’hui, des passages où je parle du figuier desséché et d’autres encore, ils doivent se rappeler que les évangélistes appartenaient toujours à ce peuple, et qu’ils vivaient à une époque où tout heurt un peu trop vif pouvait avoir des répercussions violentes et nuisibles aux néophytes.

      Qu’ils relisent les Actes des Apôtres, et ils verront que la fusion de tant de courants d’esprit différents ne s’est pas faite dans la paix et que, s’ils s’admiraient mutuellement et reconnaissaient leurs mérites réciproques, il ne manqua pas parmi eux de dissentiments, car les pensées des hommes sont variées et toujours imparfaites. Et pour éviter des ruptures plus profondes entre ces diverses opinions, les évangélistes, éclairés par l’Esprit Saint, omirent volontairement dans leurs écrits des phrases qui auraient choqué l’excessive susceptibilité des Hébreux et scandalisé les païens, qui avaient besoin de croire parfaits les Hébreux — eux qui formaient le noyau d’où venait l’Eglise — pour ne pas s’éloigner en disant : “ Ils ne valent pas mieux que nous. ”

      Connaître les persécutions du Christ, oui. Mais être au courant des maladies spirituelles du peuple d’Israël désormais corrompu, surtout dans les classes les plus élevées, non. Ce n’était pas bien. C’est ainsi qu’ils firent de leur mieux pour les dissimuler.

      Qu’ils observent comment les évangiles deviennent de plus en plus explicites, jusqu’au limpide évangile de mon Jean, au fur et à mesure que l’époque de leur rédaction s’éloignait de mon Ascension vers mon Père.

      Jean est le seul à rapporter entièrement même les taches les plus douloureuses du noyau apostolique en qualifiant ouvertement Judas de “ voleur ” ; c’est aussi lui qui rappelle intégralement les bassesses des juifs (dans le chapitre 6 : la volonté feinte de me faire roi, les disputes au Temple, l’abandon d’un grand nombre après le discours sur le Pain du Ciel, l’incrédulité de Thomas). Dernier survivant, ayant vécu assez longtemps pour voir l’Eglise déjà forte, il lève les voiles que les autres n’avaient pas osé lever.

      Mais maintenant, l’Esprit de Dieu veut que soient connues même ces paroles. Ils doivent en bénir le Seigneur, car ce sont autant de lumières et autant d’indications pour les justes de cœur. »





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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Mar 5 Juin 2018 - 10:28



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.




L'EVANGILE DU JOUR


« Ce qui est à César, rendez-le à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. » (Mc 12, 13-17)


En ce temps-là, on envoya à Jésus des pharisiens et des partisans d’Hérode pour lui tendre un piège en le faisant parler, et ceux-ci vinrent lui dire : « Maître, nous le savons : tu es toujours vrai ; tu ne te laisses influencer par personne, car ce n’est pas selon l’apparence que tu considères les gens, mais tu enseignes le chemin de Dieu selon la vérité. Est-il permis, oui ou non, de payer l’impôt à César, l’empereur ? Devons-nous payer, oui ou non ? »

Mais lui, sachant leur hypocrisie, leur dit : « Pourquoi voulez-vous me mettre à l’épreuve ? Faites-moi voir une pièce d’argent. »

Ils en apportèrent une, et Jésus leur dit : « Cette effigie et cette inscription, de qui sont-elles ? – De César », répondent-ils.

Jésus leur dit : « Ce qui est à César, rendez-le à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. » Et ils étaient remplis d’étonnement à son sujet.





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Comme tous les peuples soumis au pouvoir de Rome, les juifs devaient acquitter, en plus des impôts indirects : taxes, droits de douane et de péage, un impôt personnel, qu'on appelait le tribut, le même pour tous, riches et pauvres, et dont seuls les vieillards et les enfants étaient exemptés. Signe de sujétion à l'occupant romain, ce tribut était honni de tous, tout spécialement des résistants, les zélotes, qui forçaient les gens à le refuser.

D'où le piège tendu à Jésus par les Pharisiens et les partisans du roi Hérode : si Jésus répond : "Il faut payer l'impôt !", on va le discréditer comme collaborateur des Romains ; s'il répond : "Ne le payez pas !", on va l'accuser auprès du gouverneur.

Réponse admirable du Maître : "Apportez-moi, un denier, une pièce d'argent, que je voie !" "Ils en apportèrent une", dit l'Évangile. Ainsi ces gens qui haïssaient l'occupant avaient de la monnaie romaine dans leur poche : Ils se servaient pour leurs courses de pièces à l'effigie de Tibère. Ils sont donc par cela en contradiction avec eux-mêmes !

Mais Jésus va plus loin dans sa réponse : "De qui est cette effigie ? et cette inscription ?" - "De l'empereur, du César Tibère" - "Alors rendez à César cette pièce sur laquelle il a frappé son visage et son nom !"

Et Jésus d'ajouter : "Rendez à Dieu ce qui est à Dieu".

Il nous redit aujourd'hui : "Vous, les croyants, vous êtes à Dieu, vous portez son nom, vous portez son visage, car il vous a créés à son image. Donnez-vous à Dieu, parce qu'il s'est donné à vous.

Rendez-lui son nom dans la louange, rendez-lui son image, reflétez son visage, devenez semblables à votre Père, semblables par la bonté, semblables par l'optimisme sur le monde des hommes, semblables par la passion de faire vivre."




DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA


 Date
Mardi
2 avril 30

Lieu
Jérusalem

 Livre
Tome 8 – ch 594.4
Passion



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Enseignement de Jésus :


(…) Ils entrent à l’intérieur du Temple. Les soldats de l’Antonia les regardent passer. Ils vont adorer le Seigneur, puis reviennent dans la cour où les rabbis enseignent.

      Aussitôt, avant même que les gens n’arrivent et ne se groupent autour de Jésus, des séphorim, des docteurs d’Israël et des hérodiens s’approchent, le saluent avec un faux respect, et lui disent :
      « Maître, nous savons que tu es sage et véridique, que tu enseignes la voie de Dieu sans tenir compte de rien ni de personne, excepté de la vérité et de la justice, et que tu te soucies peu du jugement des autres sur toi, mais que tu désires seulement conduire les hommes au bien. Alors, dis-nous : est-il permis de payer le tribut à César, ou non ? Quel est ton avis ? »

      Jésus porte sur eux l’un de ces regards d’une pénétrante et solennelle perspicacité, et il répond :
      « Pourquoi me tentez-vous hypocritement ? Certains parmi vous savent pourtant que l’on ne me trompe pas avec des honneurs affectés ! Mais montrez-moi une pièce de monnaie utilisée pour s’acquitter du tribut. »
      Ils lui en présentent une.

      Il l’observe au recto et au verso et, la gardant sur la paume de sa main gauche, il la frappe de l’index de sa main droite :
      « De qui est cette image et que dit cette inscription ?

      – C’est la figure de César et l’inscription porte son nom, le nom de Caius Tibère César, actuellement empereur de Rome.

      – Dans ce cas, rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. »
      Puis il leur tourne le dos après avoir rendu la pièce à celui qui la lui avait prêtée.





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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Mer 6 Juin 2018 - 9:33



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.




L'EVANGILE DU JOUR


« Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants » (Mc 12, 18-27)


En ce temps-là, des sadducéens – ceux qui affirment qu’il n’y a pas de résurrection – vinrent trouver Jésus. Ils l’interrogeaient : « Maître, Moïse nous a prescrit : Si un homme a un frère qui meurt en laissant une femme, mais aucun enfant, il doit épouser la veuve pour susciter une descendance à son frère. Il y avait sept frères ; le premier se maria, et mourut sans laisser de descendance. Le deuxième épousa la veuve, et mourut sans laisser de descendance. Le troisième pareillement. Et aucun des sept ne laissa de descendance. Et en dernier, après eux tous, la femme mourut aussi. À la résurrection, quand ils ressusciteront, duquel d’entre eux sera-t-elle l’épouse, puisque les sept l’ont eue pour épouse ? »

Jésus leur dit : « N’êtes-vous pas en train de vous égarer, en méconnaissant les Écritures et la puissance de Dieu ? Lorsqu’on ressuscite d’entre les morts, on ne prend ni femme ni mari, mais on est comme les anges dans les cieux.

Et sur le fait que les morts ressuscitent, n’avez-vous pas lu dans le livre de Moïse, au récit du buisson ardent, comment Dieu lui a dit : Moi, je suis le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob ? Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants. Vous vous égarez complètement. »





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"Vous méconnaissez les Écritures et la puissance de Dieu", telle est la réponse de Jésus aux Sadducéens qui ironisent sur la Résurrection.

En fait d'Écriture, Jésus aurait pu citer le texte de Daniel (12,2) auquel il renvoie clairement en d'autres circonstances :  "En ce temps-là, ton peuple échappera : Tous ceux qui se trouvent inscrits dans le livre. Un grand nombre de ceux qui dorment au pays de la poussière s'éveilleront, les uns pour la vie éternelle, les autres pour l'opprobre, pour l'horreur éternelle".

Mais comme les Sadducéens ne reconnaissaient comme Écriture Sainte que le Pentateuque, Jésus préfère s'appuyer sur un texte central du livre de l'Exode : "Je suis le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac, et le Dieu de Jacob". Et Jésus argumente à partir de la vie de Dieu : "Il n'est pas Dieu de morts, mais de vivants". Dieu, pour se faire connaître de Moïse, s'est référé aux trois patriarches comme à des vivants. Bien qu'ils soient morts en leur temps, ils sont vivants au moment où Dieu parle à Moïse, parce que, depuis le moment de leur mort corporelle, ils sont vivifiés par la puissance de Dieu, et c'est ainsi qu'ils sont destinés à la Résurrection.

Et le même mystère se produira pour tous ceux qui meurent dans l'amitié de Dieu. La résurrection, à la fin des temps, ne les tirera pas du néant ; elle leur fera vivre dans leur corps ce que déjà ils auront vécu sans leur corps, par la puissance de Dieu. Au moment où nous ressusciterons, Dieu, simplement, achèvera en nous son œuvre de vie, il se révélera encore, par ce geste ultime, comme le Dieu des vivants.

La Résurrection sera l'éclosion de notre corps à la vie nouvelle que nous aurons puisée à la vie même de Dieu, dès notre rencontre dans l'au-delà avec le Fils ressuscité. Notre vie de ressuscités s'inscrira bien dans la continuité de l'œuvre de vie du Dieu vivant, mais en même temps tout sera nouveau pour notre corps. Quand Dieu nous ressuscitera, il ne rendra pas à notre corps la même vie, limitée, qu'ici-bas, mais une vie totalement nouvelle, totalement réinventée, qui sera une participation intensément personnelle à la vie du Christ dans sa gloire.

Face à ces merveilles de vie, à cette victoire du Dieu vivant, qu'elle paraît petite et mesquine, l'ironie des Sadducéens opposant à la foi d'Israël leur histoire de la femme aux sept maris ! Vraiment, ils méconnaissent les Écritures et la puissance du Très Haut : car "si l'Esprit de Celui qui a ressuscité Jésus d'entre les morts habite en nous, Celui qui a ressuscité Jésus d'entre les morts donnera aussi la vie à nos corps mortels par son Esprit qui habite en nous" (Rm 8,11). Et de même qu'en ce monde la prière inspirée par l'Esprit est au-delà de tous les mots et les contient tous, de même la communion, dans la gloire, entre les humains, sera au-delà de toutes les amitiés et les contiendra toutes.

Qu'il s'agisse de la vie conjugale, de la vie fraternelle, de la piété filiale ou de la tendresse des parents, tout amour qui, sur la terre, aura traduit l'amour de Dieu, sera repris, assumé, et transcendé, par l'amour de Dieu qui sera tout en tous, par l'amour pour ce Dieu qui nous fascinera tous.




DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA


 Date
Mardi
2 avril 30

Lieu
Jérusalem

 Livre
Tome 8 – ch 594.6
Passion



************


Enseignement de Jésus :


(…) Après avoir rendu honneur à Jésus avec des courbettes exagérées, ils lui disent :

      « Maître, tu as répondu si sagement aux hérodiens que le désir nous est venu d’obtenir, nous aussi, un rayon de ta lumière. Ecoute : Moïse a dit : “ Si un homme meurt sans enfant, que son frère épouse la veuve pour donner une descendance à son frère. ” Or, il y avait parmi nous sept frères. Le premier épousa une jeune fille et mourut sans descendance, laissant ainsi sa femme à son frère. Le second mourut lui aussi sans laisser de descendance, et de même le troisième, qui épousa la veuve des deux précédents. Et il en fut de même jusqu’au septième. Finalement, après avoir épousé les sept frères, la femme mourut. Alors, dis-nous : à la résurrection des corps, s’il est vrai que les hommes ressuscitent et que notre âme survit et s’unit de nouveau au corps au dernier jour, pour reconstituer les vivants, lequel des sept frères aura la femme pour épouse, puisqu’ils l’ont eue tous les sept sur la terre ?

      – Vous êtes dans l’erreur. Vous ne savez comprendre ni les Ecritures ni la puissance de Dieu. L’autre vie sera radicalement différente de celle-ci, et les nécessités de la chair n’existeront pas dans le Royaume éternel comme dans celui-ci. En vérité, après le Jugement final, la chair ressuscitera et se réunira à l’âme immortelle pour refaire un tout, qui vivra comme et mieux que ne le font actuellement ma personne et la vôtre. Mais elle ne sera plus sujette aux lois et surtout aux pulsions et aux abus qui existent maintenant. A la résurrection, les hommes et les femmes ne se marieront pas, mais ils seront semblables aux anges de Dieu dans le Ciel, qui ne se marient pas, mais vivent dans l’amour parfait, qui est divin et spirituel. Quant à la résurrection des morts, n’avez-vous pas lu comment Dieu a parlé à Moïse dans le buisson ? Qu’a dit alors le Très-Haut ? “ Je suis le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob. ” Il n’a pas dit : “ J’ai été ”, pour faire comprendre qu’Abraham, Isaac et Jacob avaient existé, mais n’existaient plus. Il a dit : “ Je suis. ” Car Abraham, Isaac et Jacob existent. Ils sont immortels, comme tous les hommes dans leur partie immortelle, tant que les siècles dureront, puis avec leur chair ressuscitée pour l’éternité. Ils existent comme existent Moïse, les prophètes, les justes, comme, malheureusement, existe Caïn, ainsi que les hommes du déluge, les Sodomites, et tous ceux qui sont morts en état de péché mortel. Dieu n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants.





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Dernière édition par Lumen le Jeu 7 Juin 2018 - 9:25, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Jeu 7 Juin 2018 - 9:22



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.




L'EVANGILE DU JOUR


« Quel est le premier de tous les commandements ? » (Mc 12, 28b-34)


En ce temps-là, un scribe s’avança pour demander à Jésus : « Quel est le premier de tous les commandements ? »

Jésus lui fit cette réponse : « Voici le premier : Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force. Et voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. »

Le scribe reprit : « Fort bien, Maître, tu as dit vrai : Dieu est l’Unique et il n’y en a pas d’autre que lui. L’aimer de tout son cœur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toute offrande d’holocaustes et de sacrifices. »

Jésus, voyant qu’il avait fait une remarque judicieuse, lui dit : « Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. » Et personne n’osait plus l’interroger.





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Enfin un scribe capable de sympathie ! Il l'est, en tout cas, dans l'Évangile de Marc, et tranche, par-là, sur les précédents interlocuteurs de Jésus.

C'est parce qu'il se sent d'accord avec Jésus que le scribe l'aborde pour une vraie question : "Quel est le tout-premier commandement, celui qui passe avant tout ?"

Jésus répond, en somme : "Il y a un premier, et il y a un second". Il faut donc bien admettre une hiérarchie des devoirs. Mais Jésus précise : "Le premier, c'est : Écoute, Israël..." La phrase est brusque, et seul Marc cite ainsi le Shema‘ Israël, l'exhortation venue du Deutéronome (6,4), avant de continuer : "Tu aimeras".

"Écoute, Israël... tu aimeras" : le précepte s'adresse à la fois au peuple et à chaque individu, à la personne au sein du peuple.

"Écoute, Israël : le Seigneur est notre Dieu, le Seigneur est unique !" C'est cette révélation, cette proclamation monothéiste et cette référence à Dieu comme notre Dieu qui vont légitimer le précepte : "Tu aimeras". Le même appel adressé au peuple entrant dans la terre promise, sera repris, bien des siècles après, par le prophète Zacharie, annonçant les temps messianiques : "Le Seigneur deviendra Roi sur toute la terre : en ce jour-là le Seigneur sera unique et unique son Nom !" (Za 14,9).

"Maître, tu as dit vrai", répond le scribe ; et, avec les mots des prophètes, il tire les conclusions ultimes de la pensée de Jésus pour sa foi de fils d'Israël : "Cela vaut mieux que tous les holocaustes et tous les sacrifices !".

La loyauté du scribe reçoit immédiatement sa récompense : il a reconnu comme vraie l'intuition de Jésus, il a fait sienne son interprétation libérante de la Loi ; Jésus, à son tour, loue sa sagesse et l'encourage : "Tu n'es pas loin du Royaume de Dieu !" ; sous-entendu : "il te reste seulement à reconnaître son Envoyé."

L'acquiescement d'un scribe au message de Jésus prend de court ses opposants. Aucun d'entre eux n'ose plus l'interroger, puisqu'un homme sorti de leurs rangs lui a donné raison.

La portée missionnaire de ce ralliement n'a pas échappé à l'évangéliste saint Marc : ce pas qu'un scribe de Palestine a su faire vers la nouveauté messianique, pourquoi les croyants de la diaspora ne le feraient-ils pas ?

En tout cas, vingt siècles après, l'adhésion de ce scribe à un programme de vie basé résolument sur l'amour vient contester nos lenteurs de disciples du Christ.

Qu'avons-nous soustrait, de notre cœur, de notre pensée, de nos ressources humaines, à l'amour du Maître qui devait tout prendre ?

Mais aussi, de quels sacrifices rêvons-nous, de quelles prestations pour le Royaume, de quelles œuvres mesurables, si nous avons cessé de rêver au bonheur du frère tout proche ? Disciples du Christ, nous savons non seulement quel est le nom de Dieu, mais jusqu'où est allé pour nous l'amour du Dieu unique. Le commandement d'aimer nous parvient maintenant par la voix de Jésus, qui s'est livré pour nous. À chaque Eucharistie, c'est le Ressuscité qui nous réunit et qui dit à chacun : "Tu aimeras ; les paroles que je te prescris aujourd'hui resteront dans ton cœur".

Frères et sœurs, la liberté et l'allégresse que nous apporte l'Esprit Saint doivent nous aider à réentendre le premier appel, la voix du Dieu Unique intensément présent à l'histoire, à notre histoire.

Aujourd'hui comme au premier jour un chemin nous est offert pour lui répondre : le sentier de la fidélité, que saint Paul, il y a un instant, résumait ainsi pour son cher Timothée :

"Efforce-toi de te présenter devant Dieu comme un homme qui a fait ses preuves, comme un ouvrier qui n'a pas à rougir, et qui trace tout droit le chemin pour la parole de vérité" (2 Tim 2,15).




DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA


 Date
Mercredi
3 avril 30

Lieu
Jérusalem

 Livre
Tome 9 – ch 596.2
Préparation à la Passion



************


(…) – Maître, quel est le plus grand commandement de la Loi ? »

      Jésus se retourne et le regarde. Un doux sourire lumineux éclaire son visage, puis il lève la tête — il avait la tête inclinée à cause du scribe qui est de petite taille, et qui reste penché pour lui rendre honneur. Jésus tourne les yeux sur la foule, il scrute le groupe des pharisiens et docteurs, et il aperçoit le visage pâle de Joël à demi caché derrière un gros pharisien richement vêtu. Son sourire s’accentue. C’est comme une lumière qui va caresser le scribe honnête.

      Puis il baisse la tête pour regarder son interlocuteur, et il lui répond :
      « Le premier de tous les commandements est : “ Ecoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toutes tes forces. ” C’est le premier et suprême commandement. Le second lui est semblable : “ Tu aimeras ton prochain comme toi-même. ” Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-ci. Ils contiennent toute la Loi et les prophètes.

      – Maître, tu as répondu avec sagesse et vérité. Il en est bien ainsi. Dieu est unique, et il n’y en a pas d’autre en dehors de lui. L’aimer de tout son cœur, de toute son intelligence, de toute son âme et de toutes ses forces, et aimer son prochain comme soi-même a beaucoup plus de valeur que tous les holocaustes et tous les sacrifices. J’en suis tout à fait persuadé quand je médite ces paroles de David : “ Tu ne prends pas plaisir aux holocaustes ; mon sacrifice, ô Dieu, c’est un esprit brisé. ”

      – Tu n’es pas loin du Royaume de Dieu, car tu as compris quel est l’holocauste qui est agréable à Dieu.
      – Mais quel est l’holocauste le plus parfait ? » demande dans un souffle le scribe, comme s’il disait un secret.
      Jésus rayonne d’amour en laissant tomber cette perle dans le cœur de l’homme qui s’ouvre à sa doctrine, à la doctrine du Royaume de Dieu, et il lui dit, en se penchant sur lui : (…)





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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Ven 8 Juin 2018 - 10:59



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.




L'EVANGILE DU JOUR


« Ils lèveront les yeux vers celui qu’ils ont transpercé » (Jn 19, 31-37)


Jésus venait de mourir. Comme c’était le jour de la Préparation (c’est-à-dire le vendredi), il ne fallait pas laisser les corps en croix durant le sabbat, d’autant plus que ce sabbat était le grand jour de la Pâque. Aussi les Juifs demandèrent à Pilate qu’on enlève les corps après leur avoir brisé les jambes.

Les soldats allèrent donc briser les jambes du premier, puis de l’autre homme crucifié avec Jésus. Quand ils arrivèrent à Jésus, voyant qu’il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes, mais un des soldats avec sa lance lui perça le côté ; et aussitôt, il en sortit du sang et de l’eau.

Celui qui a vu rend témoignage, et son témoignage est véridique ; et celui-là sait qu’il dit vrai afin que vous aussi, vous croyiez. Cela, en effet, arriva pour que s’accomplisse l’Écriture : Aucun de ses os ne sera brisé. Un autre passage de l’Écriture dit encore : Ils lèveront les yeux vers celui qu’ils ont transpercé.





MÉDITER AVEC LES CARMES




Les crucifiés restaient parfois plusieurs jours avant que la mort intervienne ; c’est pourquoi l’on avait pris l’habitude de leur briser le corps, surtout les jambes. Primitivement geste de cruauté, le brisement des jambes, malgré sa barbarie, était voulu souvent comme un coup de grâce, car il hâtait la mort, par suffocation. Jésus n’y aurait pas échappé si le soldat, pour tester ses réactions, n’avait percé son côté d’un coup de lance.

Tout commence donc au niveau d’une violence insoutenable. Et pourtant, même cet épisode brutal et sanglant débouche sur la vie et l’amour, sur l’amour qui donne la vie, car du corps de Jésus, qui vient de mourir, jaillissent le sang et l’eau.

Jésus avait prédit que de lui-même jaillirait une eau vive, lorsqu’il avait crié dans le Temple, au beau milieu de la fête des Huttes : "Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi ; qu’il boive, celui qui croit en moi. Comme l’a dit l’Écriture : De son sein couleront des fleuves d’eau vivante !" Et la remarque de l’Évangéliste qui commente cette parole de Jésus éclaire également l’épisode du coup de lance : "Il désignait ainsi l’Esprit que devaient recevoir ceux qui croiraient en lui" (Jn 7,39).

Pour le disciple que Jésus aimait, qui a tout vécu, près de Marie, au pied de la croix, cette blessure ouverte dans le côté de Jésus proclame aux croyants le sens de sa mort, la portée vivifiante de son sacrifice, celle-là même que le récit suggérait, quelques versets plus haut : "Dès qu’il eut pris le vinaigre, Jésus dit : ‘Tout est achevé’ ; et, inclinant la tête, il transmit l’Esprit" (v.30).

Quant au sang qui sort, en même temps que l’eau, du côté blessé de Jésus, il atteste, justement, que tout est achevé, que Jésus est bien mort pour nous, qu’il nous a aimés jusqu’à l’extrême et qu’il peut nous transmettre l’Esprit, maintenant que, par sa mort, il a retrouvé auprès du Père la gloire qui était sienne avant que le monde fût (Jn 17,5).

"Ils regarderont le transpercé", annonçait le prophète. En fait, dans l’évangile, deux groupes ont regardé mourir Jésus et l’ont vu transpercé par la lance du soldat. D’abord ses ennemis, vaincus par cette mort qu’ils avaient voulue : ils avaient décidé d’éliminer Jésus parce que tout le peuple courait après lui (Jn 12,29), mais -  ironie ! - en le crucifiant, ils ont accompli sa prophétie : élevé de terre, il attire maintenant à lui tous les hommes (12,32).

Puis le groupe du Fiat : Marie, quelques femmes, et le disciple que Jésus aimait, qui est, pour le quatrième évangile, le disciple type. Eux regardent intensément Jésus qui vient de mourir par amour du Père et des hommes. Pour eux, et pour nous qui nous glissons parmi eux, Jésus est suspendu à la croix en accomplissement de ses propres paroles : "Il faut que soit élevé le Fils de l’Homme, pour que tout homme qui croit ait en lui la vie éternelle" (Jn 3,14-15).

Frères et sœurs, en cette fête du Cœur du Christ, où Dieu notre Père "nous redit les merveilles de son amour pour nous" (oraison de la messe), rejoignons, par la foi, Marie, tout près de la croix. Avec elle, avec les disciples de tous les temps, recueillons le testament spirituel de Jésus, le double héritage que son amour nous a laissé : son sang versé pour nous, que l’Église célèbre en chaque Eucharistie, et l’eau vive de l’Esprit, qui devient "source d’eau pour la vie éternelle".




DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA


 Date
Vendredi
5 avril 30

Lieu
Jérusalem

 Livre
Tome 10 – ch 609.27
Passion



************


(…) C’est alors que Longinus s’approche de Jean et lui dit un mot que je ne comprends pas, puis il se fait donner une lance par un soldat. Il regarde les femmes : elles s’occupent toutes de Marie, qui reprend lentement des forces, et tournent le dos à la croix.

    Longinus se met en face du Crucifié, étudie bien le coup, puis le donne. La large lance pénètre profondément de bas en haut, de droite à gauche.

    Jean qui se débat entre son désir de voir et l’horreur de la vision, détourne la tête un instant.
    « C’est fait, mon ami » dit Longinus, avant d’ajouter : « C’est mieux ainsi. Comme à un cavalier, et sans briser les os… c’était vraiment un juste ! »

    De la blessure suinte beaucoup d’eau et à peine un filet de sang qui déjà forme des caillots. Suinte, ai-je dit. Il ne sort qu’en filtrant par la coupure nette qui reste inerte. Si Jésus avait encore respiré, elle se serait ouverte et fermée par le mouvement du thorax et de l’abdomen (...)





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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Sam 9 Juin 2018 - 11:37



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.






L'EVANGILE DU JOUR


« Tous ceux qui l’entendaient s’extasiaient sur son intelligence » (Lc 2, 41-51)


Chaque année, les parents de Jésus se rendaient à Jérusalem pour la fête de la Pâque. Quand il eut douze ans, ils montèrent en pèlerinage suivant la coutume. À la fin de la fête, comme ils s’en retournaient, le jeune Jésus resta à Jérusalem à l’insu de ses parents. Pensant qu’il était dans le convoi des pèlerins, ils firent une journée de chemin avant de le chercher parmi leurs parents et connaissances. Ne le trouvant pas, ils retournèrent à Jérusalem, en continuant à le chercher.

C’est au bout de trois jours qu’ils le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu des docteurs de la Loi : il les écoutait et leur posait des questions, et tous ceux qui l’entendaient s’extasiaient sur son intelligence et sur ses réponses. En le voyant, ses parents furent frappés d’étonnement, et sa mère lui dit : « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois comme ton père et moi, nous avons souffert en te cherchant ! » Il leur dit : « Comment se fait-il que vous m’ayez cherché ? Ne saviez-vous pas qu’il me faut être chez mon Père ? » Mais ils ne comprirent pas ce qu’il leur disait.

Il descendit avec eux pour se rendre à Nazareth, et il leur était soumis. Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements.





MÉDITER AVEC LES CARMES



Il y a quelques jours nous découvrions le Christ sauveur sous les traits d'un enfant ; et dès aujourd'hui il nous faut rejoindre, dans la foule de Jérusalem, un grand garçon de douze ans, déjà sûr de lui, et qui prend des initiatives surprenantes.

Ce raccourci liturgique ne doit pas nous faire illusion : en réalité il n'y a pas eu de court-circuit dans la vie de Jésus. Son enfance et sa jeunesse n'ont pas été une simple parenthèse, et le Fils de Dieu n'a rien négligé pour s'enraciner dans notre humanité, c'est-à-dire, concrètement, dans son pays, dans son peuple, dans son village et dans sa famille.

Il y a mis trente ans ! Trente années sur lesquelles l'Évangile ne nous dit absolument rien, sinon justement ce que nous lisons aujourd'hui en saint Luc, ce récit étrange du pèlerinage à Jérusalem, qui nous introduit, avec des mots très simples, dans le mystère de l'Homme-Dieu.

C'est bien en effet de Jésus qu'il s'agit avant tout.

Pour résumer ses années de jeunesse, saint Luc écrit seulement : "il grandissait en sagesse, en taille et en grâce devant Dieu et devant les hommes". Il grandissait : quoi de plus normal ? Il se développait physiquement, bien sûr ; mais Luc ajoute : "en sagesse", c'est-à-dire en intelligence du monde et des êtres. Et là, tout de suite, nous rencontrons le mystère. Comment le Fils de Dieu pouvait-il avoir quelque chose à apprendre ? Comment pouvait-il s'étonner, s'amuser, et demander à sa mère : "Maman, pourquoi ?".

Nous aimerions imaginer le mystère, c'est-à-dire finalement le réduire à notre horizon familier. Lorsque les choses de la foi nous déconcertent, nous sommes enclins à les programmer autrement pour qu'elles entrent sans difficulté dans notre logique. Or il y a deux affirmations que nous ne pouvons ni éliminer ni réduire : à Nazareth Jésus est Dieu, et rien n'échappe à une intelligence divine ; à Nazareth Jésus est homme, pleinement homme, et l'on n'est vraiment homme que si l'on apprend, que si l'on découvre, que si l'on s'interroge, que si l'on est mesuré et rythmé par le temps.

Les deux aspects sont vrais, et vrais en même temps ; et c'est là qu'est le mystère. Nous ne savons pas et nous ne saurons jamais parfaitement ce que c'était pour Jésus que de vivre homme tout en étant Dieu. Nous ne saisirons jamais totalement comment retentissait dans son intelligence et son cœur d'homme cette certitude qui ne le quittait pas : Dieu est mon Père ; le Père et moi nous sommes un.

Ce que nous savons, c'est que dès aujourd'hui l'Esprit nous est donné pour avancer, pauvrement et joyeusement, vers ce mystère, pour devenir fils dans le Fils, pour accueillir la plénitude de Dieu dans la plénitude de notre être qui grandit et de notre monde qui se transforme.

Ce mystère de l'Homme-Dieu, Marie l'a vécu jour après jour à Nazareth. Marie et Joseph, car ils ont porté ensemble les joies, l'insécurité et les interrogations.

Marie et Joseph ont communié dans une même mission : amener le Fils de Dieu à pied d'œuvre pour le dessein du Père. Il fallait, pour être pleinement homme et pour sauver tout l'homme, que le Christ vécût depuis l'enfance cette double référence à une femme et un homme qui structure pour toujours l'affectivité d'un être humain et qui l'ancre véritablement dans une culture, dans une histoire, dans un destin d'amour. Il fallait qu'il entende, pendant douze ans, pendant trente ans, la voix de Marie dire tranquillement : "ton père et moi".

Mais pour Marie et Joseph, l'acte de foi a été quotidien. Dans ce bébé, si réel, si vivant, si bien à elle, qu'elle langeait et qu'elle nourrissait, Marie devait rejoindre le Fils de Dieu. Dans ce bambin qui venait lui demander des bouts de bois pour s'amuser, Joseph devait reconnaître le Messie d'Israël. Et cet adolescent à l'esprit toujours en éveil qui faisait, bien sûr, leur fierté, ils ont appris à le rendre sans cesse à Dieu qui le leur avait donné. Ils n'ont pas compris tout de suite certains de ses choix, certaines de ses attitudes ou de ses paroles. Jésus vivait auprès d'eux, avec eux, mais il vivait de la vie du Père ; il habitait chez eux, mais il lui fallait être chez son Père. Marie gardait fidèlement dans son cœur tout ce film de l'enfance et de la jeunesse de Jésus, en se disant bien souvent : "Mon enfant, pourquoi ?" ; "Vois, ton père et moi nous te cherchons, angoissés".

Mais Jésus les aimait trop pour leur épargner l'une des expériences les plus riches qu'un être humain puisse vivre devant Dieu et devant les hommes : cheminer dans la foi.





DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA


 Date
Jeudi
30 avril de l'an 9

Lieu
Jérusalem

 Livre
Tome 1 – ch 41.4
Naissance et vie cachée



************


(…) Du groupe compact de ses fidèles sort une fraîche voix d’enfant :
      « C’est Gamaliel qui a raison. »

      Mouvement de la foule et du groupe des docteurs. On cherche l’intervenant. Mais nul besoin de le chercher, il ne se cache pas. Il se fraye un chemin et s’approche du groupe des “ rabbis ”. Je reconnais mon Jésus adolescent. Il est sûr de lui et franc, avec des yeux qui pétillent d’intelligence.

      « Qui es-tu ? lui demande-t-on.

      – Un fils d’Israël venu accomplir ce que la Loi ordonne. »

      La réponse hardie et pleine d’assurance le rend sympathique et lui vaut des sourires d’approbation et de bienveillance. On s’intéresse au petit israélite :
      « Comment t’appelles-tu ?

      – Jésus de Nazareth. »

      La bienveillance s’atténue dans le groupe de Chammaï. Mais Gamaliel, mieux disposé, poursuit le dialogue en même temps que Hillel. Ou plutôt c’est Gamaliel qui, respectueusement, con­seille au vieillard :
      « Demande quelque chose à l’enfant.

      – Sur quoi fondes-tu ta certitude ? » demande Hillel.

      Jésus : « Sur la prophétie qui ne peut faire erreur sur l’époque et les signes qui l’ont accompagnée quand ce fut le moment de sa réalisation. C’est vrai que César nous domine. Mais le monde jouissait d’une telle paix et la Palestine était si calme quand expirèrent les soixante-dix semaines qu’il fut possible à César d’ordonner un recensement dans ses domaines. Il ne l’aurait pas pu s’il y avait eu la guerre dans l’Empire et des soulèvements en Palestine. De même que ce temps était accompli, on arrive à la fin de l’autre intervalle de temps de soixante-deux se­maines plus une depuis l’achèvement du Temple, pour que le Messie soit consacré et que se réalise la suite de la prophétie pour le peuple qui ne l’a pas accepté. Pouvez-vous avoir des doutes ? Ne vous rappelez-vous pas l’étoile que virent les sages d’Orient et qui alla justement se poser dans le ciel de Bethléem de Juda ? Oubliez-vous que les prophéties et les visions, depuis Jacob et par la suite, indiquent ce lieu comme destiné à accueillir la nais­sance du Messie, arrière-petit-fils de Jacob, par David qui était de Bethléem ? Ne vous rappelez-vous pas Balaam ? “ Une étoile naîtra de Jacob. ” Les sages d’Orient, auxquels la pureté et la foi gardaient ouverts les yeux et les oreilles, ont vu l’étoile et ont compris son nom : “ Messie ” et ils sont venus adorer la Lumière allumée dans le monde. »

      Chammaï, le regard livide : « Tu affirmes que le Messie est né au temps de l’étoile à Bethléem Ephrata ? » (…)








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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Dim 10 Juin 2018 - 12:15



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.






L'EVANGILE DU JOUR


« C’en est fini de Satan » (Mc 3, 20-35)


En ce temps-là, Jésus revint à la maison, où de nouveau la foule se rassembla, si bien qu’il n’était même pas possible de manger. Les gens de chez lui, l’apprenant, vinrent pour se saisir de lui, car ils affirmaient : « Il a perdu la tête. » Les scribes, qui étaient descendus de Jérusalem, disaient : « Il est possédé par Béelzéboul ; c’est par le chef des démons qu’il expulse les démons. »

Les appelant près de lui, Jésus leur dit en parabole : « Comment Satan peut-il expulser Satan ? Si un royaume est divisé contre lui-même, ce royaume ne peut pas tenir. Si les gens d’une même maison se divisent entre eux, ces gens ne pourront pas tenir. Si Satan s’est dressé contre lui-même, s’il est divisé, il ne peut pas tenir ; c’en est fini de lui.

Mais personne ne peut entrer dans la maison d’un homme fort et piller ses biens, s’il ne l’a d’abord ligoté. Alors seulement il pillera sa maison. Amen, je vous le dis : Tout sera pardonné aux enfants des hommes : leurs péchés et les blasphèmes qu’ils auront proférés. Mais si quelqu’un blasphème contre l’Esprit Saint, il n’aura jamais de pardon. Il est coupable d’un péché pour toujours. »

Jésus parla ainsi parce qu’ils avaient dit : « Il est possédé par un esprit impur. »

Alors arrivent sa mère et ses frères. Restant au-dehors, ils le font appeler. Une foule était assise autour de lui ; et on lui dit : « Voici que ta mère et tes frères sont là dehors : ils te cherchent. »

Mais il leur répond : « Qui est ma mère ? qui sont mes frères ? » Et parcourant du regard ceux qui étaient assis en cercle autour de lui, il dit : « Voici ma mère et mes frères. Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère. »





MÉDITER AVEC LES CARMES



L'accusation est lourde : " Ce Jésus est possédé par Beelzébūl. Il est de mèche avec le chef des démons. Il est manipulé par un esprit impur."

Des scribes sont venus dire cela de Jérusalem, de Jérusalem où il n'a pas encore prêché ! Ils diffusent leur critique dans la foule, et Jésus les fait venir pour rétablir la vérité.

Il leur répond d'abord, selon son habitude, par des paraboles.

La première a trait aux phénomènes de division : un royaume, une dynastie, une famille, ne tiendront pas s'ils sont divisés. Satan ne va donc pas se faire des alliés pour se faire chasser par eux ! À mots couverts, Jésus répond donc aux scribes : "C'est une ânerie que vous me sortez là !"

Deuxième parabole : cette fois il s'agit de contre-attaque. Si l'on veut entrer dans la maison de l'homme fort, il faut d'abord le ligoter. Alors seulement on peut piller ses biens. Et c'est bien cela que Jésus est venu faire : se montrer plus fort que la puissance du mal, ligoter l'Adversaire et délivrer les hommes qu'il a pris sous sa coupe.

Dans la pensée de Jésus, il faut articuler les deux paraboles pour que sa réponse se dégage avec toute sa force : n'attendez pas que le règne du mal explose de l'intérieur : c'est de l'extérieur qu'il faut l'attaquer, avec la puissance que Dieu donne.

Après les paraboles, Jésus propose en clair son enseignement. Tout sera pardonné aux humains, tout : les fautes contre le prochain comme les offenses à Dieu, même répétées. Voilà le principe, et il est d'une générosité inouïe jusqu'alors, digne de l'amour que Dieu manifeste. Tout est pardonnable, mais ajoute Jésus, si quelqu'un blasphème contre l'Esprit Saint, il reste sans pardon à jamais.

Dans le cadre de l'incident que rapporte l'Évangile, ce que vise Jésus est très clair : blasphèment contre l'Esprit Saint ceux qui refusent de voir à l'œuvre en lui la puissance de Dieu, et surtout ceux qui dénaturent ses exorcismes en les attribuant à la puissance du mal.

Si nous cherchons le sens de la parole sévère de Jésus dans notre vie concrète, un obstacle nous arrête tout de suite : il nous est impossible de l'appliquer à qui que ce soit, en disant, par exemple : "Cet homme, cette femme, blasphème contre l'Esprit Saint", car Dieu seul sait ce qui se passe à l'intime de chaque liberté, Dieu seul mesure les conditionnements qui pèsent sur la foi ou l'espérance des hommes.

En revanche, chacun/e de nous peut dire, en toute loyauté : je suis capable, moi, de me fermer à Dieu, à sa parole, à son amour ; je sais où je pourrais dire "non" ; mais j'ai décidé de faire fond sur le Christ, parce qu'il est, en moi et pour moi, le plus fort.





DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA


 Date
Vendredi
18 août 28

Lieu
Chorazeïn

 Livre
Tome 4 – ch 269.6
2ème année vie publique



************


(…) Jésus descend les deux petites marches du seuil et s’avance, droit, sévère et calme. Il s’arrête juste en face du groupe des scribes et des pharisiens, les fixe d’un regard perçant et dit :

      « Même sur la terre, on voit qu’un royaume divisé en factions opposées s’affaiblit intérieurement. C’est une proie facile pour les états voisins qui le dévastent pour le réduire en esclavage. Sur la terre aussi, on voit qu’une cité divisée en factions opposées perd sa prospérité, et il en est de même d’une famille dont les membres sont divisés par la haine. Elle s’effrite et devient un émiettement qui ne sert à personne et qui fait la risée de ses concitoyens. La concorde n’est pas seulement un devoir, mais une habileté, car elle garde les hommes indépendants, forts et aimants. C’est à cela que devraient réfléchir les patriotes, les habitants de la même ville ou les membres d’une même famille quand, poussés par le désir d’un intérêt particulier, ils sont amenés à des séparations et à des vexations, qui sont toujours dangereuses parce qu’elles opposent les groupes les uns aux autres et détruisent les affections.

      C’est cette habileté que mettent en œuvre ceux qui sont les maîtres du monde. Observez Rome et son indéniable puissance, si pénible pour nous. Elle domine le monde, mais elle est unie dans un même dessein, une seule volonté : “ dominer ”. Même parmi eux, il doit sûrement y avoir des désaccords, des antipathies, des révoltes. Mais cela reste au fond. A la surface, c’est un seul bloc, sans failles, sans troubles. Tous veulent la même chose et y parviennent parce qu’ils la veulent. Et ils réussiront, tant qu’ils voudront la même chose.

      Prenez cet exemple humain d’une habile cohésion et réfléchissez : si ces enfants du siècle sont ainsi, qu’est-ce que ne sera pas Satan ? Eux, pour nous, sont des satans, mais leur diabolisme de païens n’est rien en comparaison du satanisme parfait de Satan et de ses démons. Là, dans ce royaume éternel, sans siècles, sans fin, sans limite de ruse et de méchanceté, là où on jouit de nuire à Dieu et aux hommes – nuire est leur respiration, leur douloureuse jouissance, unique, atroce –, la fusion des esprits s’est opérée avec une perfection maudite, car tous sont unis par une seule volonté : “ nuire ”.

      Maintenant si – comme vous voulez le soutenir pour insinuer des doutes sur ma puissance – Satan est celui qui m’aide parce que je serais un Belzébuth inférieur, le résultat n’est-il pas que Satan est en désaccord avec lui-même et avec ses démons, puisqu’il chasse ceux-ci de ses possédés ? Et s’il y a désaccord, son royaume pourrait-il durer ? Non, impossible. Satan est tout ce qu’il y a de plus fourbe et ne se fait pas du tort à lui-même : son but est d’étendre son royaume dans les cœurs, et non pas de le réduire. Sa vie, c’est de “ dérober, nuire, mentir, blesser, troubler ”. Dérober les âmes à Dieu et la paix aux hommes. Nuire aux créatures du Père, tout en le faisant souffrir. Mentir pour dévoyer. Blesser pour jouir. Troubler parce qu’il est le Désordre. Et il ne peut changer. Son être et ses méthodes sont éternels.

      Mais répondez à cette question : si, moi, je chasse les démons au nom de Belzébuth, au nom de qui vos fils les chassent-ils ? » (…)








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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Lun 11 Juin 2018 - 7:10



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.






L'EVANGILE DU JOUR


« Heureux les pauvres de cœur » (Mt 5, 1-12)


En ce temps-là, voyant les foules, Jésus gravit la montagne. Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent de lui. Alors, ouvrant la bouche, il les enseignait. Il disait :

« Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux. Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés. Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage. Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés. Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde. Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu.
Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu. Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des Cieux est à eux.
Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux !

C’est ainsi qu’on a persécuté les prophètes qui vous ont précédés. »





MÉDITER AVEC LES CARMES



La foule massée autour de Jésus sur la montagne pour écouter Jésus est devenue pour nous une "immense foule de témoins", autour du Christ ressuscité, qui de là-haut encouragent nos efforts de sainteté et notre entreprise courageuse de vivre, à notre tour, de l'esprit des Béatitudes.

C'est en suivant le chemin ouvert par Jésus qu'ils ont rejoint la pleine "justice" et se sont totalement ajustés à Dieu et à son plan de salut, et c'est l'Évangile des Béatitudes qu'ils nous laissent, spécialement au Carmel, comme charte de la sainteté. Nul ne saurait dénombrer les saintes et les saints anonymes qui ont rejoint leur Seigneur dans le silence et que l'œil humain n'a pas vus ni la mémoire des communautés retenus. Ils sont pourtant très près du Seigneur, chantant éternellement la louange de Celui qui ne sait pas décevoir.

Bienheureux sont-ils d'avoir suivi sans se décourager la voie des pauvres en esprit, qui ont tout attendu de la bonté de Dieu. Ils ont mis en Dieu même toute leur espérance de sainteté, se refusant à rien mesurer à l'aune humaine et laissant à Dieu seul le soin de tirer un bilan de leur vie de service. C'est pourquoi le Royaume désormais est à eux.

Bienheureux sont-ils d'avoir reçu de Dieu seul leur consolation, alors que dans leur peine ou leur solitude, personne, leur semblait-il, ne se penchait sur eux.

Bienheureux les doux, qui n'ont jamais passé en force et n'ont usé que des armes de lumière pour faire reconnaître leurs droits ou leurs aspirations.

Bienheureux ceux et celles qui ont eu faim et soif de la vraie justice, qui se sont patiemment ajustés à la volonté divine et ont vécu du désir de rejoindre leur Dieu, compris ou non de leur entourage, soutenus ou non dans leur amour de l'Évangile et de la Règle.

Bienheureux ceux qui ont gardé, au long des années, des trésors de miséricorde, vivant pour faire vivre, et passant comme des rappels de la bonté de Dieu.

Bienheureux ceux et celles qui ont gardé leur cœur pur de toutes les contaminations et de toutes les compromissions que leur offrait le monde. Dieu lui-même se montrera tel qu'il est, et tous, humblement, lui seront semblables dans sa simplicité et son bonheur.

Bienheureux sont-ils maintenant d'avoir cherché et construit la paix, à coups de pardon et de recommencements, à coups d'oublis et d'espérance, en sollicitant toujours le meilleur des personnes.

Bienheureux, tous ceux que l'on a persécutés pour leur projet de justice, pour leur désir de sainteté, car ils possèdent maintenant le Royaume qu'ils ont servi.

Bienheureux tous ceux qui auront entendu et supporté pour le Seigneur toutes sortes de critiques mensongères, toutes sortes de jugements faussés par l'envie ou l'ambition. C'est pour eux le moment de l'allégresse, parce que leur bon droit est maintenant affirmé, et qu'ils ont auprès de Dieu une récompense de prophètes.

Ce qui a fait la sainteté de ces hommes et de ces femmes consacrés au Maître restera sans doute leur secret jusqu'au Jour du Seigneur. Bien peu l'auront pressenti ou deviné, sauf justement "Celui qui voit dans le secret". Et l'arrivée dans le Royaume sera pour nous une immense surprise. Nous saurons alors comment le Seigneur a été aimé et servi par toutes ces bonnes volontés que nous fêtons aujourd'hui telles que Dieu les connaît.

Une certitude, en tout cas, fait dès aujourd'hui notre joie et celle de l'Église tout entière, c'est que le chemin étroit des Béatitudes a été pour eux le sentier du bonheur ; ils y ont trouvé, tout près de leurs souffrances et de leurs joies, le Dieu de leur appel.





DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA


 Date
Lundi
14 février 28

Lieu
Cornes d'Hattin

 Livre
Tome 3 – ch 170.5
2ème année vie publique



************


(…) Vous dites : “ Comment conquérir Dieu et son Royaume en suivant une autre voie plus douce que la voie sévère du Sinaï ? ”

      Il n’y a pas d’autre chemin que celui-là. Néanmoins, ne le regardons pas sous le jour de la menace, mais sous le jour de l’amour. Ne disons pas : “ Malheur à moi si je ne fais pas ceci ! ” en restant tremblants dans l’attente du péché, que nous pensons inévitable. Mais disons : “ Bienheureux serai-je si je fais ceci ! ” Dans un élan de joie surnaturelle, joyeux, élançons-nous vers ces béatitudes qui naissent de l’observation de la Loi, comme les roses naissent dans un buisson épineux.

      “ Bienheureux si je suis pauvre en esprit : le Royaume des Cieux est à moi !

      Bienheureux si je suis doux : j’obtiendrai la terre en héritage !

      Bienheureux si je suis capable de pleurer sans me révolter : je serai consolé !

      Bienheureux si j’ai faim de justice, plus que du pain et du vin qui rassasient la chair : la Justice me rassasiera !

      Bienheureux si je suis miséricordieux : la miséricorde divine s’appliquera à moi !

      Bienheureux si je suis pur de cœur : Dieu se penchera sur mon cœur pur, et je le verrai !

      Bienheureux si j’ai l’esprit de paix : Dieu m’appellera son fils ; car je serai dans la paix et l’amour, et Dieu est l’Amour qui aime ceux qui lui sont semblables !

      Bienheureux si, par fidélité à la justice, je suis persécuté : pour me dédommager des persécutions de la terre, Dieu, mon Père, me donnera le Royaume des Cieux !

      Bienheureux si je suis outragé et accusé à tort pour savoir être ton fils, ô Dieu ! Ce n’est pas la désolation, mais la joie que cela doit m’apporter, car cela me mettra au niveau de tes meilleurs serviteurs, les prophètes, qui furent persécutés pour la même raison et avec lesquels je crois fermement que je partagerai la même récompense, grande, éternelle, dans le Ciel qui m’appartient ! ”

      Tel est le regard que nous devons porter sur le chemin du salut, à travers la joie des saints. (…)





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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Mar 12 Juin 2018 - 10:19



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.






L'EVANGILE DU JOUR


« Vous êtes le sel de la terre. » (Mt 5, 13-16)


En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :

« Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel devient fade, comment lui rendre de la saveur ? Il ne vaut plus rien : on le jette dehors et il est piétiné par les gens. Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée. Et l’on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau ; on la met sur le lampadaire, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. De même, que votre lumière brille devant les hommes : alors, voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux. »





MÉDITER AVEC LES CARMES



Ainsi nous sommes le sel et la lumière. C'est Jésus lui-même qui le proclame ! Ce n'est donc pas seulement un idéal, mais une réalité : déjà nous sommes sel et lumière.

Nous sommes sel, parce que nous sommes porteurs de l'Évangile de Jésus, et que seule cette bonne nouvelle peut donner à l'existence des hommes son vrai goût, le goût de la tendresse de Dieu et le goût de la gloire. Déjà l'Évangile a pénétré notre vie, et, comme disait Jésus, nous avons "du sel en nous-mêmes", dans la mesure même où nous laissons travailler en nous-mêmes l'Esprit du Seigneur.

Tout notre soin doit être de rester du sel authentique, sans cesse réactivé par l'amitié de Jésus, et des témoins crédibles de sa parole, des croyants qui tablent non pas sur "le prestige du langage humain", ou sur l'efficacité d'une "sagesse tout humaine", mais sur la puissance de Dieu et sur l'Esprit saint qui rend vivant aujourd'hui le message de Jésus.

Nous sommes lumière, déjà lumière.

Par notre baptême et le sceau de l'Esprit, et par l'engagement de notre vie, nous sommes des chrétiens repérables, des chrétiens visibles ; nous sommes disciples de Jésus à la vue de tous. Nous ne pouvons pas plus nous cacher qu'une ville située sur le haut d'une montagne, la première éclairée au soleil levant, la dernière illuminée quand partout le soir tombe. Elle n'est pas la lumière, elle reçoit la lumière, mais tout au long du jour elle rend témoignage à cette lumière qui lui vient d'ailleurs. Et tous ceux qui marchent dans la vallée font route vers elle et se repèrent sur elle.

Nous ne pouvons pas plus renoncer à être lumière qu'une lampe que l'on vient d'allumer et que l'on a placée sur le chandelier pour quelle éclaire, justement, tous ceux qui sont dans la maison.

Au fond, nous sommes une lumière qui ne s'appartient pas.

Nous n'avons pas pu nous allumer tout seuls : c'est Dieu qui nous a allumés à la flamme de son Fils, lumière du monde, lumière éternelle venue dans le monde. Et c'est sa lumière que, de proche en proche, nous répandons par le témoignage de notre foi, mais aussi par notre amour fraternel toujours en éveil et en invention.

La lumière empruntée au Christ, cette lumière que nous diffusons, accomplit ainsi deux merveilles à la fois : elle fait reculer les ténèbres du monde et transforme nos propres ténèbres en lumière du midi.

L'un des points d'appui de notre confiance est cette force transformante de la lumière dont nous sommes porteurs : "Autrefois nous étions ténèbres ; maintenant nous sommes lumière dans le Seigneur" (cf. Ep 5,8.). Pourquoi ? parce que la lumière de Jésus, que Dieu nous a confiée, a triomphé d'abord de la nuit de notre cœur. Elle est même toujours en train de triompher, et en train de nous illuminer, alors même qu'en nous nous ne voyons que misère et incertitude.

En effet, comme l'affirme sans Paul : "Le Dieu qui a dit : 'Que du sein de la ténèbre brille la lumière' est celui qui a brillé dans nos cœurs pour y faire resplendir la connaissance de la gloire de Dieu qui sur la face du Christ."

Nous sommes déjà lumière, car la lumière d'emprunt est devenue la nôtre, sans cesser de briller sur la face du Christ. Jésus est, à lui seul, la lumière du monde, mais c'est aussi de proche en proche que Dieu veut illuminer les confins de la terre : "Dans la nuit de ce monde l'ami de Dieu brillera ".





DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA


 Date
Dimanche
13 février 28

Lieu
Cornes d'Hattin

 Livre
Tome 3 – ch 169.7
2ème année vie publique



************


(…) Vous êtes le sel de la terre et la lumière du monde. Mais si vous manquez à votre mission, vous deviendrez un sel insipide et inutile. Rien ne pourra plus vous rendre cette saveur. Car, après avoir reçu ce don de Dieu, vous l’avez perdu en le diluant dans les eaux fades et souillées de l’humanité, en l’affadissant par la douceur corrompue des sens, en mêlant au sel pur de Dieu des monceaux de déchets d’orgueil, d’avarice, de gourmandise, de luxure, de colère, de paresse, de sorte que l’on a un grain de sel pour sept fois sept grains de chaque vice. Votre sel n’est alors qu’un mélange de pierraille dans laquelle le pauvre grain de sel est perdu, de pierraille qui crisse sous les dents, qui laisse dans la bouche un goût de terre et rend la nourriture désagréable, répugnante. Il n’est même plus bon pour des usages inférieurs car un savoir pétri des sept vices nuirait même aux missions humaines. Alors le sel n’est bon qu’à être jeté et foulé aux pieds insouciants des hommes. Que de monde, que de monde pourra ainsi piétiner les hommes de Dieu ! Car ces appelés auront permis au peuple insouciant de les écraser, puisqu’ils ne sont plus la substance vers laquelle on accourt pour trouver la saveur de choses nobles, célestes : ils seront uniquement des rebuts.

      Vous êtes la lumière du monde. Vous êtes comme ce sommet qui a été le dernier d’où le soleil ait disparu et le premier à recevoir la lumière argentée de la lune. Celui qui se trouve en haut brille, et on le voit car même l’œil le plus distrait se pose parfois sur les hauteurs. Je dirais que l’œil matériel, dont on dit qu’il est le miroir de l’âme, reflète le désir de l’âme, le désir souvent inaperçu, mais toujours vivant tant que l’homme n’est pas un démon, le désir des hauteurs, des hauteurs où la raison place instinctivement le Très-Haut. Et en cherchant les cieux, il lève les yeux vers les hauteurs, du moins quelquefois au cours de sa vie.

      Je vous prie de vous rappeler ce que tous nous faisons, depuis notre plus tendre enfance, en entrant à Jérusalem. Où se précipitent nos regards ? Vers le mont Moriah que couronne le triomphe de marbre et d’or du Temple. Et quand nous sommes dans son enceinte ? Nous regardons les dômes précieux qui resplendissent au soleil. Que de beautés à l’intérieur de l’enceinte sacrée, dans ses atriums, dans ses portiques et dans ses cours ! Mais l’œil s’élance vers le haut. Je vous prie encore de vous souvenir de nos voyages. Où se dirige notre regard, comme pour oublier la longueur du chemin, la monotonie, la fatigue, la chaleur ou la boue ? (…)





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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Mer 13 Juin 2018 - 9:13



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.






L'EVANGILE DU JOUR


« Je ne suis pas venu abolir, mais accomplir » (Mt 5, 17-19)


En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :

« Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir. Amen, je vous le dis : Avant que le ciel et la terre disparaissent, pas un seul iota, pas un seul trait ne disparaîtra de la Loi jusqu’à ce que tout se réalise.

Donc, celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le royaume des Cieux. Mais celui qui les observera et les enseignera, celui-là sera déclaré grand dans le royaume des Cieux. »





MÉDITER AVEC LES CARMES



Dieu travaille dans la continuité. Et pourtant il amène dans nos vies certaines ruptures.

La continuité est celle de son projet d'amour sur le monde ; projet annoncé dans la Loi et les prophètes, et réalisé en son Fils Jésus.

Parfois les auditeurs de Jésus ont eu l'impression que sa parole était en rupture avec ce qu'ils avaient l'habitude d'entendre. En fait, s'il y avait rupture, c'était avec les traditions orales accumulées par les rabbins ; car de la Loi écrite, révélée, et de la geste de Dieu commentée par les Prophètes, pas un yod, pas le moindre trait ne devait être périmé par l'enseignement de Jésus. Tout allait être repris, réaffirmé, prolongé et mené à son terme par la bonne nouvelle du Royaume. "Je ne suis pas venu abolir, disait Jésus, mais accomplir".

Et cela demeure vrai de l'œuvre que Jésus réalise dans nos existences.

Une première parole nous a mis en route, voici bien longtemps déjà, une parole porteuse à la fois d'un appel de Dieu et d'une espérance un peu folle pour nous. Puis, parfois après bien des années, à un tournant de la vie personnelle ou communautaire, le Seigneur nous fait entendre un deuxième appel, une seconde parole, apparemment sans lien avec la première, ou même sans cohérence avec elle ; une parole si étrange qu'il faut, pour la comprendre vraiment, se tourner vers la Croix.

Et de fait, il arrive qu'elle annonce la Croix, qu'elle propose la Croix, comme la deuxième parole de Dieu à Abraham, celle qui lui redemandait l'enfant de la promesse. Dieu semble alors abolir les assurances qu'il nous avait données, ou effacer des tranches entières de notre cheminement vers Lui et avec Lui. Il nous mène "au sentier des ténèbres", et nous vivons ces passages imprévus, personnellement ou communautairement, comme des moments d'échec, comme des impasses où même l'espérance semble vaine, comme le deuil de tout ce que nous avons cherché, alors que, sur ce chemin même de la Croix, Jésus est en train d'accomplir sa promesse envers nous.

Notre communauté serait-elle moins aimée de Dieu parce qu'elle connaît l'épreuve ? Et Dieu cesserait-il d'être le Tout-puissant parce que nous n'avons plus la force de faire fond sur lui ?

Non, mes sœurs, mais simplement nous passons à côté de la véritable espérance. Nous voudrions pouvoir compter sur nous-mêmes, or Dieu accomplit son dessein en nous conduisant à n'espérer qu'en Lui.

C'est Lui qui sait, c'est Lui qui aime, c'est Lui qui fera. Avec nous, bien sûr, et en nous donnant la force, car, selon le vieux proverbe biblique : "Le cheval est préparé pour la bataille, mais de Yahweh vient la victoire".

À nous de tendre nos mains, en gardant au cœur la parole de la promesse ; à nous de guetter patiemment la gloire de Dieu sur le visage du Christ qui s'est montré à nous au jour de l'appel.

"Garde-toi, disait Moïse, de jamais oublier ce que tes yeux ont vu : ne le laisse pas sortir un seul jour de ton cœur" (Dt 4,9).





DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA


 Date
Mardi
15 février 28

Lieu
Cornes d'Hattin

 Livre
Tome 3 – ch 171.1
2ème année vie publique



************


(…) Le sermon sur la montagne continue.

      Le lieu et l’heure sont toujours les mêmes. Il y a encore plus d’affluence. Dans un coin, près d’un sentier, comme s’il voulait entendre sans provoquer l’hostilité de la foule, se tient un romain. Je le reconnais à son vêtement court et à son manteau différent. Etienne et Hermas sont encore là.


      Jésus regagne lentement sa place et se remet à parler.


      « Après ce que je vous ai dit hier, vous ne devez pas penser que je suis venu abolir la Loi. Non. Seulement, puisque je suis l’Homme et que je comprends les faiblesses de l’homme, j’ai voulu vous encourager à la suivre en dirigeant votre regard spirituel non pas vers l’abîme des ténèbres, mais vers l’Abîme de lumière. Car, si la peur du châtiment peut retenir trois fois sur dix, la certitude de la récompense vous donne de l’élan sept fois sur dix. La confiance est donc plus efficace que la peur. Et je veux que vous la possédiez pleinement, avec assurance, pour pouvoir réaliser non pas sept parts de bien sur dix, mais dix parts sur dix et conquérir cette très sainte récompense du Ciel.

      Je ne change pas un iota de la Loi. Qui l’a donnée au milieu des foudres du Sinaï ? Le Très-Haut. Et qui est le Très-Haut ? Le Dieu un et trine. D’où l’a-t-il tirée ? De sa Pensée. Comment l’a-t-il transmise ? Par sa Parole. Pourquoi l’a-t-il donnée ? En raison de son Amour. Vous voyez donc que la Trinité était présente. Et le Verbe, obéissant comme toujours à la Pensée et à l’Amour, a parlé au nom de la Pensée et au nom de l’Amour.

      Pourrais-je me démentir moi-même ? Non, ce me serait impossible. Mais comme je peux tout, je peux compléter la Loi, la rendre divinement complète, non pas telle que l’ont faite les hommes qui, au cours des siècles, l’ont rendue non pas complète, mais seulement indéchiffrable, irréalisable, en y superposant lois et règlements, règlements et lois, tirés de leur propre pensée en accord avec leurs intérêts de manière à lapider et étouffer, à déformer et rendre stérile la Loi très sainte donnée par Dieu. Est-ce qu’une plante peut survivre si on la submerge continuellement sous des avalanches, des décombres, des inondations ? Non : la plante meurt. La Loi est morte dans beaucoup de cœurs, enterrée sous l’avalanche de trop de surcharges. Je suis venu les enlever toutes et, la Loi une fois sortie du tombeau, une fois ressuscitée, j’en fais non plus une loi mais une reine. (…)





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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Ven 15 Juin 2018 - 11:37



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.






L'EVANGILE DU JOUR


« Tout homme qui regarde une femme avec convoitise a déjà commis l’adultère » (Mt 5, 27-32)


En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :

« Je vous le dis : Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux. Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens : Tu ne commettras pas de meurtre, et si quelqu’un commet un meurtre, il devra passer en jugement.

Eh bien ! moi, je vous dis : Tout homme qui se met en colère contre son frère devra passer en jugement. Si quelqu’un insulte son frère, il devra passer devant le tribunal. Si quelqu’un le traite de fou, il sera passible de la géhenne de feu. Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande à l’autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton offrande, là, devant l’autel, va d’abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande.

Mets-toi vite d’accord avec ton adversaire pendant que tu es en chemin avec lui, pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge, le juge au garde, et qu’on ne te jette en prison. Amen, je te le dis : tu n’en sortiras pas avant d’avoir payé jusqu’au dernier sou. »





MÉDITER AVEC LES CARMES



Entre deux consignes de Jésus sur l'adultère et sur la répudiation, l'Evangile nous rapporte deux paroles extrêmement vigoureuses sur les occasions de chute :

"Si c'est ton œil qui te fait achopper et tomber, arrache-le, et jette-le loin de toi". L'œil, le regard, c'est l'instrument du désir, c'est ce qui nourrit la convoitise, et il y a une manière de regarder les personnes, les choses ou les richesses, qui équivaut à les prendre pour soi, à les posséder avidement, en désir.

"Si ta main droite entraîne ta chute, coupe-la et jette-la loin de toi !" La main droite, ou la gauche pour les gauchers, c'est la main habile et précise, la main du savoir-faire, la main qui salue, la main qui écrit et qui signe, la main qui peut faire tant de bien et qui peut aussi réaliser le mal.

Faut-il donc, à cause de la menace du péché, rester avec un seul œil et une seule main, la moins bonne des deux ? Bien évidemment, il ne s'agit pas de se mutiler, et il faut bien comprendre l'humour de Jésus. Mais ce que Jésus affirme, c'est que, par fidélité à son message, il faut renoncer à une part de nos désirs, et parfois renoncer à certaines de nos activités, les désirs et les activités qui sont porteurs de mort spirituelle pour nous-mêmes et pour les autres.

Paradoxes de Jésus, paradoxes de l'Evangile : on voit parfois plus clair d'un seul œil, quand le second ne lorgne que sur la nuit ; on travaille parfois mieux d'une seule main, quand l'autre nous attache quelque part et nous enlève toute souplesse. Dieu nous veut lucides, Dieu nous veut allègres à son service, et quand nous sommes attelés à son œuvre, la liberté de cœur n'est jamais trop cher payée.

Déjà les Béatitudes de Jésus nous appelaient à changer radicalement nos valeurs et le centre de gravité de toutes nos joies. Aujourd'hui encore, Jésus, pour réveiller notre foi, nous déstabilise en invoquant le sacrifice d'un œil ou d'une main. Jusqu'à notre mort la suite de Jésus s'imposera des choix onéreux et généreux. Et notre amitié pour lui nous ramènera toujours à la nécessité de l'effort. Mais l'effort, tel que Jésus le propose, libère toujours en nous le meilleur de nous-mêmes et nous replace toujours dans l'axe du bonheur.

À ses disciples Jésus demande de dépasser les apparences pour s'arrimer à des certitudes, de lâcher des esclavages pour assumer le vrai service, d'utiliser le temps pour préparer l'éternité. Son seul but est que nous ayons la vie, la vie en abondance, la vie sans déclin ; et, dans sa pensée, toute mort à nous-mêmes est ordonnée à cette vie qu'il promet et qu'il donne : la taille prépare les fruits, les renoncements ouvrent la route pour l'engagement, l'obéissance s'épanouit en liberté filiale.

C'est la logique de la passion glorifiante, la logique du passage de ce monde au Père, qui déroute si souvent nos prévisions humaines, mais nous rend si légers sur les chemins de Dieu.





DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA


 Date
Mardi
15 février 28

Lieu
Cornes d'Hattin

 Livre
Tome 3 – ch 171.1
2ème année vie publique



************


(…) Le sermon sur la montagne continue.

      (…) Où se niche l’adultère ? Où se niche la corruption des jeunes filles ? Chez celui qui, en plus de son lit d’époux, a deux ou trois lits de débauche sur lesquels il répand son argent et la vigueur d’un corps que Dieu lui a donné sain pour travailler pour sa propre famille, et non pour qu’il s’épuise en ébats écœurants qui l’abaissent plus qu’une bête immonde.

      Vous avez appris qu’il a été dit : “ Ne commets pas l’adultère. ” Mais moi, je vous dis que celui qui aura regardé une femme avec concupiscence, que celle qui est allée vers un homme avec un désir impur, a déjà commis l’adultère en son cœur, par ce simple fait.

Aucune raison ne justifie la fornication. Aucune. Ni l’abandon et la répudiation d’un mari. Ni la pitié envers une femme répudiée. Vous n’avez qu’une seule âme. Quand elle est engagée avec une autre par un pacte de fidélité, qu’elle ne mente pas, autrement ce beau corps avec lequel vous péchez ira avec vous, âmes impures, dans des flammes qui ne s’éteindront pas. Mutilez-le plutôt, mais ne le tuez pas pour toujours par la damnation. Redevenez des hommes, vous, les riches, cloaques pouilleux du vice, redevenez des hommes pour ne pas inspirer le dégoût au Ciel… » (…)





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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Sam 16 Juin 2018 - 11:09



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.






L'EVANGILE DU JOUR


« Ne jurez pas » (Mt 5, 33-37)


En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :

« Vous avez encore appris qu’il a été dit aux anciens : Tu ne manqueras pas à tes serments, mais tu t’acquitteras de tes serments envers le Seigneur. Eh bien ! moi, je vous dis de ne pas jurer du tout, ni par le ciel, car c’est le trône de Dieu, ni par la terre, car elle est son marchepied, ni par Jérusalem, car elle est la Ville du grand Roi.

Et ne jure pas non plus sur ta tête, parce que tu ne peux pas rendre un seul de tes cheveux blanc ou noir. Que votre parole soit “oui”, si c’est “oui”, “non”, si c’est “non”. Ce qui est en plus vient du Mauvais. »





MÉDITER AVEC LES CARMES



Dans ces quelques phrases un peu déconcertantes, le Christ, Parole de Dieu, nous parle de notre parole humaine ; et il nous donne à ce sujet deux consignes qui se complètent :

- d'une part il ne faut pas donner à notre parole une portée qu'elle ne peut avoir, c'est pourquoi il ne faut pas abuser des serments

- mais, à l'inverse, nous devons donner à notre parole toute sa vraie valeur, et pour cela, faire d'elle un oui ou un non authentiques.

Au temps de Jésus, on prononçait beaucoup de serments, et de préférence sur Dieu ou sur les choses les plus saintes : le Temple, l'autel… C'était d'ailleurs une habitude de tout le monde ancien, même dans les religions païennes, et sans doute un reste de la mentalité magique, qui s'imagine que l'homme, par la force de sa parole, peut mettre le grappin sur la divinité, sur ses bonnes grâces ou ses bénédictions. Souvent c'était une manière de donner force juridique à une déclaration ou à un témoignage. Au point que le serment pouvait équivaloir à une preuve : on se mettait à l'abri en annexant Dieu à sa cause !

Aujourd'hui le serment est réservé pour quelques actes publics et solennels, et pourtant l'habitude des serments à tout propos a des équivalents dans notre vie concrète :

- toutes nos tentatives pour mettre Dieu à notre service, pour faire de notre foi ou de notre espérance un point d'appui dans la prière de demande,

- la tentation que peut éprouver le ou la consacrée de faire de sa situation religieuse un tremplin dans les relations sociales ou un piédestal…

- l'habileté que nous montrons à voiler par de grandes protestations ou des affirmations un peu creuses la pauvreté de notre témoignage ou de notre vie spirituelle,

- tous les chantages, grands ou petits, sur des choses saintes, sur les paroles des saints ou les écrits des saintes pour forcer les autres à entrer dans nos vues,

- toutes les fois que nous disons, par intérêt personnel ou volonté de puissance : "Ceci n'est pas évangélique", "Ceci n'est pas missionnaire", "Cela n'est pas conforme à l'unité", "Cela est la véritable ouverture au monde".

Jésus coupe court à toutes ces manœuvres. Il ne dit pas :" Quand vous jurez, tenez vos serments", mais il radicalise l'obligation : "Ne faites pas de serments du tout, parce que vous ne disposez ni de Dieu, ni des choses de Dieu, ni de vous-mêmes, qui êtes chose sainte de Dieu ".

Le mot d'ordre du Seigneur est clair : nous ne pourrons jamais annexer à notre profit ni Dieu, ni ce que Dieu offre à son peuple ; nous ne devons pas tenter de nous justifier par des paroles plus ou moins solennelles, quand ces paroles servent de paravent et ne sont pas authentifiées par la vie.

Mais il est une valeur que la parole doit garder : elle doit demeurer un chemin sacré entre les personnes.

Le modèle, là encore, c'est Dieu, le Véritable, le Véridique.

C'est le Christ expression parfaite et totale du Père, Verbe du Père dans l'éternité, Verbe du Père venu dans notre chair, et dont les paroles sont Esprit et vie, le Christ révélation parfaite du plan d'amour de Dieu, lui que nous appelons Sagesse du Père, le Christ qui est oui de Dieu, et qui était oui de Dieu même quand il devait dire non aux hommes.





DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA


 Date
Mercredi
16 février 28

Lieu
Cornes d'Hattin

 Livre
Tome 3 – ch 172.3
2ème année vie publique



************


(…) Voilà pourquoi je substitue un autre ordre à celui qui vous a été donné, quand le serment fut mis en usage pour mettre un frein au mensonge et à la facilité de manquer à la parole donnée. Je ne dis pas comme les anciens : “ Ne vous parjurez pas, mais soyez fidèles à vos serments ”, mais : “ Ne faites jamais de serments. ” Ni au nom du Ciel qui est le trône de Dieu, ni par la terre qui est l’escabeau de ses pieds, ni par Jérusalem et son Temple qui sont la cité du grand Roi et la maison du Seigneur notre Dieu.

      Ne jurez pas sur les tombes des trépassés ni sur leurs âmes. Les tombes sont pleines des restes de ce qui est inférieur dans l’homme et de ce qui lui est commun avec les animaux. Laissez les âmes dans leurs demeures. Faites qu’elles ne souffrent pas et ne soient pas horrifiées s’il s’agit des âmes de justes qui sont déjà dans une préconnaissance de Dieu. Et parce qu’il s’agit d’une préconnaissance – c’est-à-dire une connaissance partielle car jusqu’au moment de la Rédemption ils ne posséderont pas Dieu dans la plénitude de sa splendeur –, ils ne peuvent pas ne pas souffrir de vous voir pécheurs. Et, s’ils ne sont pas justes, n’augmentez pas leur tourment en leur rappelant leur péché par le vôtre. Laissez les morts saints dans la paix et ceux qui ne le sont pas dans leur peine. N’enlevez rien aux premiers, n’ajoutez rien aux seconds. Pourquoi faire appel aux morts ? Ils ne peuvent parler. Les saints parce que la charité le leur défend : ils devraient trop souvent vous démentir. Les damnés parce que l’enfer n’ouvre pas ses portes et que les damnés n’ouvrent la bouche que pour maudire, et parce que toute voix est étouffée par la haine de Satan et des satans – car les damnés sont des satans –.

      Ne jurez pas sur la tête de votre père ou de votre mère, ni sur celle de votre femme ou de vos enfants innocents. Vous n’en avez pas le droit. Seraient-ils donc de l’argent ou une marchandise ? Seraient-ils une signature sur un papier ? Ils sont à la fois plus et moins que cela. Ils sont le sang et la chair de ton sang, homme, mais ce sont aussi des créatures libres et tu ne peux t’en servir comme des esclaves pour garantir un faux que tu as fait. Et ils sont moins que ta propre signature car tu es intelligent, libre et adulte et non pas un interdit ou un enfant qui n’est pas au courant de ce qui se fait et doit donc être représenté par ses parents. Tu es ce que tu es : un homme doué de raison, par conséquent tu es responsable de tes actes et tu dois agir par toi-même, en garantissant tes actes et tes paroles par ton honnêteté et ta sincérité personnelles, l’estime que tu as su toi-même éveiller chez autrui, et non pas l’honnêteté, la sincérité de tes parents et l’estime qu’ils ont su inspirer. Les pères sont-ils responsables de leurs enfants ? Oui, tant qu’ils sont mineurs. Ensuite, chacun est responsable de lui-même. Les enfants des justes ne sont pas toujours des justes, et une femme sainte n’est pas toujours mariée à un homme saint. Alors pourquoi fonder votre garantie sur la justice de votre conjoint ? Pareillement, des enfants saints peuvent naître d’un pécheur ; tant qu’ils sont innocents, ils sont tous saints. Alors pourquoi invoquer un être pur comme garantie de cet acte impur qu’est le serment qu’on n’a pas l’intention de tenir ?

      Ne jurez pas non plus sur votre tête, sur vos yeux, votre langue et vos mains. Vous n’en avez pas le droit. Tout ce que vous avez appartient à Dieu. Vous n’êtes que les gardiens temporaires, les banquiers des trésors moraux ou matériels que Dieu vous a accordés. Dans ce cas, pourquoi disposer de ce qui n’est pas à vous ? Pouvez-vous ajouter un seul cheveu à votre tête ou en changer la couleur ? Et, si cela vous est impossible, pourquoi garantir votre serment par votre vue, votre parole, la liberté de vos membres ? Ne bravez pas Dieu. Il pourrait vous prendre au mot et assécher vos yeux, de même qu’il peut rendre secs les arbres de vos vergers, vous enlever vos enfants ou vous arracher vos maisons, pour vous rappeler que le Seigneur, c’est lui, et vous ses sujets, et que maudit est celui qui s’idolâtre au point de se considérer comme supérieur à Dieu en le bravant par le mensonge.

      Que votre oui soit oui, que votre non soit non, rien de plus (…)





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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Dim 17 Juin 2018 - 10:13



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.






L'EVANGILE DU JOUR


« À quoi allons-nous comparer le règne de Dieu ? » (Mc 4, 26-34)


En ce temps-là, parlant à la foule, Jésus disait :

« Il en est du règne de Dieu comme d’un homme qui jette en terre la semence : nuit et jour, qu’il dorme ou qu’il se lève, la semence germe et grandit, il ne sait comment. D’elle-même, la terre produit d’abord l’herbe, puis l’épi, enfin du blé plein l’épi.

Et dès que le blé est mûr, il y met la faucille, puisque le temps de la moisson est arrivé. » Il disait encore : « À quoi allons-nous comparer le règne de Dieu ? Par quelle parabole pouvons-nous le représenter ? Il est comme une graine de moutarde : quand on la sème en terre, elle est la plus petite de toutes les semences. Mais quand on l’a semée, elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères ; et elle étend de longues branches, si bien que les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid à son ombre. »

Par de nombreuses paraboles semblables, Jésus leur annonçait la Parole, dans la mesure où ils étaient capables de l’entendre. Il ne leur disait rien sans parabole, mais il expliquait tout à ses disciples en particulier.  





MÉDITER AVEC LES CARMES



La terre porte fruit, sans hâte, sans bruit. Elle fait éclore la vie dans la semence qui lui est confiée. L'homme, au moment où il sème, sait qu'il peut faire confiance à la terre et à la force de vie que Dieu a enclose dans la semence. Et une fois le grain lancé dans le sillon, il échappe vraiment à l'agriculteur. Même si celui-ci peut encore amender la terre, ce n'est pas lui qui programme, seconde après seconde, l'apparition du blé en herbe, de l'épi dans l'herbe, et du grain dans l'épi.

Cela se fait sans l'homme, parce que, en définitive, c'est l'œuvre de Dieu. Cela ne se fait pas au rythme de l'homme ; lui s'endort et se lève, aux différents moments de la journée, mais les lenteurs de la vie lui échappent, et même si s'il se tenait en arrêt devant le blé en train de croître, il ne verrait rien pousser.

Ainsi en va-t-il pour le Royaume de Dieu, nous explique Jésus. Le Royaume de Dieu, ou plutôt le Règne de Dieu, c'est l'emprise de Dieu sur nos cœurs d'hommes et de femmes, c'est notre entrée dans la vie de Dieu, c'est notre dialogue d'amitié avec Dieu. Et il n'est pas question pour nous de voir, de sentir, de mesurer la croissance de cette vie et de cette amitié. C'est Dieu qui la met en œuvre, c'est Dieu qui la rythme par son Esprit Saint. Souvent le Royaume grandit d'une manière cachée, dans l'effacement et la modestie ; mais on peut faire confiance à sa fécondité qui ne se voit pas, et qui est celle de l'Esprit Saint.

Ce qui nous appartient, et que Dieu attend de nous, c'est que nous restions une terre bien meuble, souple et accueillante. Alors la semence, qui est la parole de Jésus, dans la terre de notre cœur, devient, au rythme de Dieu, blé en herbe, épi, puis grain dans l'épi ; et Dieu la fait s'épanouir en nous, au long de notre vie de croyants, d'abord comme une fidélité toute en promesses, puis comme une liberté d'adulte, et enfin comme un témoignage courageux.

Notre vie, alors, est prête pour la moisson, à l'heure que Dieu choisira.





DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA


 Date
Samedi
4 mars 28

Lieu
Magdala

 Livre
Tome 4 – ch 184.3
2ème année vie publique



************


(…) Vous doutez que Marie de Magdala revienne au bien. Aucun signe, en elle, n’indique qu’elle fera ce pas. Dévergondée et impudente, consciente de sa situation et de son pouvoir, elle a osé défier les gens et venir jusqu’au seuil de la maison où l’on pleure par sa faute. Elle a répondu au reproche de Pierre par un éclat de rire. Devant mon regard qui l’invite, elle se raidit orgueilleusement. Vous auriez peut-être voulu, les uns par amour pour Lazare, les autres par amour pour moi, que je lui parle directement, longuement, en la subjuguant par ma puissance, en faisant voir ma force de Messie Sauveur. Non. Il ne faut pas. Je l’ai dit à propos d’une autre pécheresse, il y a plusieurs mois. Les âmes doivent se faire par elles-mêmes. Moi, je passe, je jette la semence. Secrètement la semence travaille. L’âme doit être respectée dans son travail. Si la première semence ne s’enracine pas, on en sème une autre, et encore une autre… ne renonçant que lorsqu’on a des preuves certaines de l’inutilité de l’ensemencement. Et on prie. La prière, c’est comme la rosée sur les mottes de terre : elle les garde souples et bien nourries, si bien que la semence peut germer. N’en fais-tu pas autant, femme, avec tes légumes ?

      Maintenant, écoutez la parabole de l’œuvre de Dieu dans les cœurs pour fonder son Royaume, car chaque cœur est un petit royaume de Dieu sur la terre. Ensuite, après la mort, tous ces petits royaumes s’agglomèrent en un seul, dans le Royaume des Cieux, Royaume sans bornes, saint, éternel.

      Le Royaume de Dieu dans les cœurs est créé par le divin Semeur. Il vient dans son domaine – l’homme appartient à Dieu car tout homme lui appartient dès son origine – et il l’ensemence. Puis il s’en va vers d’autres domaines, vers d’autres cœurs. Les jours succèdent aux nuits et les nuits aux jours. Les jours amènent le soleil et la pluie – dans ce cas, le rayonnement de l’amour divin et l’effusion de la sagesse divine qui parle à l’âme –. Les nuits amènent les étoiles et le silence reposant – dans notre cas, les rappels lumineux de Dieu et le silence pour l’esprit afin de permettre à l’âme de se recueillir et de méditer.

      La semence, dans cette succession d’imperceptibles influences providentielles et puissantes, se gonfle, se fend, étend des racines, les enfonce, pousse à l’extérieur les premières petites feuilles, et croît. Tout cela sans l’aide de l’homme. La terre produit spontanément l’herbe issue de la semence, puis l’herbe se fortifie et porte l’épi qui se lève, se dresse, se gonfle, se durcit, devient blond, dur, parfait dans la formation du grain. Quand il est mûr, le semeur revient et y passe la faux parce qu’est venu pour cette semence le moment du parfait achèvement. L’épi ne pourrait se développer davantage et il est temps de le moissonner.

      Dans les cœurs, ma parole accomplit le même travail. Je parle des cœurs qui accueillent la semence. Mais ce travail est lent. Il faut éviter de tout abîmer par des interventions intempestives. Comme c’est dur, pour la petite semence, de se fendre et d’enfoncer ses racines dans la terre ! Pour le cœur dur et sauvage, ce travail est difficile aussi. Il doit s’ouvrir, se laisser fouiller, accueillir des nouveautés, peiner pour les nourrir, apparaître différent parce que recouvert de choses humbles et utiles et non plus de l’attrayante, pompeuse, inutile et exubérante floraison qui le revêtait précédemment. Il doit se contenter de travailler humblement, sans attirer l’admiration, pour le bien de l’Idée divine. Il doit mettre en œuvre toutes ses capacités pour croître et former l’épi. Il doit se consumer d’amour pour devenir grain. Et, après avoir triomphé des respects humains si pénibles, après avoir peiné et souffert pour s’adapter à son nouveau vêtement, il doit encore s’en dépouiller pour subir une taille cruelle. Tout donner pour tout avoir. Rester nu, pour être revêtu au Ciel du vêtement des saints. La vie du pécheur qui devient saint est le plus long, le plus héroïque, le plus glorieux des combats. Je vous l’affirme.

      Ce que je viens de vous dire doit vous aider à comprendre que mon attitude à l’égard de Marie est juste. Est-ce que j’ai agi autrement avec toi, Matthieu ? (…)





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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Lun 18 Juin 2018 - 10:11



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.






L'EVANGILE DU JOUR


« Ne ripostez pas au méchant » (Mt 5, 38-42)


En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :

« Vous avez appris qu’il a été dit : Œil pour œil, et dent pour dent. Eh bien ! moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant ; mais si quelqu’un te gifle sur la joue droite, tends-lui encore l’autre.

Et si quelqu’un veut te poursuivre en justice et prendre ta tunique, laisse-lui encore ton manteau.

Et si quelqu’un te réquisitionne pour faire mille pas, fais-en deux mille avec lui. À qui te demande, donne ; à qui veut t’emprunter, ne tourne pas le dos ! »





MÉDITER AVEC LES CARMES



Derrière ces pages de catéchèse, très stylisées, de saint Matthieu, nous retrouvons sans difficulté non seulement toute la pédagogie des premiers prédicateurs chrétiens, mais toute la force et toute l'exigence du message moral de Jésus.

"Œil pour œil, dent pour dent", cette vieille loi du talion avait fait ses preuves dans les civilisations anciennes du Proche-Orient. Tantôt elle apparaissait comme une mesure de rigueur, destinée à faire réfléchir les criminels, tantôt elle jouait en fait comme une mesure d'ordre et de modération, qui protégeait les délinquants contre des vengeances aveugles. De toute façon, pour Jésus, tout cela est radicalement dépassé par la loi nouvelle qu'il promulgue de sa propre autorité de Fils de Dieu : "Je vous dis de ne pas tenir tête, de ne pas riposter aux méchants".

Et Jésus ajoute quatre exemples, en passant du "vous" au "tu", pour les personnaliser davantage.

"À celui qui te frappe sur la joue droite, tends l'autre joue".

Ce n'est pas un exemple irréel, car dès que l'on entreprend quelque chose pour le Seigneur, il faut s'attendre à recevoir des coups, parfois de tous les côtés. Ce n'est pas non plus un exemple irréalisable, et on le déformerait, en y voyant une simple boutade du Seigneur. Car Jésus, réellement, nous attend là. Mais c'est une attitude qui doit jaillir du plus profond de la liberté et qu'on ne saurait imposer à aucun ; et c'est pourquoi le Seigneur, calmement, déclarait à ceux qui venaient l'arrêter à Gethsémani : "Si c'est moi que vous cherchez, ceux-là, laissez-les partir".

Vient ensuite l'exemple de la tunique et du manteau. À la surenchère de la haine, il faut répondre par la surenchère de l'amour.

La réquisition pour un mille (c'est-à-dire pour 1.500 m) fait sans doute allusion à des corvées. Les soldats ou les fonctionnaires pouvaient forcer un passant à porter un fardeau ou à les accompagner un instant à titre de guide ou d'otage. Ainsi, selon Jésus, à tous ceux qui abusent de nos services, qui font de nous leurs esclaves (...ou leurs boniches !), il faut répondre par une surenchère de la disponibilité. Souvent d'ailleurs, le seul pas qui coûte vraiment, c'est le pas 1001.

Et enfin Jésus dit : "Donne à qui te demande". Dans ce contexte, il semble bien qu’il s'agisse d'une demande agressive ou injuste. Là encore le Seigneur nous suggère de répondre par un geste d'apaisement ou de patience.

Telles sont les consignes de Jésus, à la fois paradoxales et terriblement réalistes. Au bout du compte, tous les comptes sont faussés, car Dieu est celui qui ne veut pas compter. À une morale de la juste proportion, Jésus substitue la morale de la douceur volontaire. Aux pressions de la méchanceté Jésus oppose seulement le dynamisme mystérieux de la non-violence. Il n'approuve pas le mal, mais il refuse de répondre au même niveau que le mal.

Évidemment, suivre Jésus jusque-là, c'est-à-dire adieu à toutes nos sécurités, ces pauvres sécurités que nous appuyons sur des arguments de justice, sur des droits réels à faire valoir, sur des compétences que nous voulons défendre, sur des rôles qui nous flattent et que nous voulons garder. Ce risque évangélique réclame une force que seul le Christ peut nous donner, la force de l'espérance, toujours paradoxale ; un tel renoncement à l'agressivité, véritable folie aux yeux du monde, ne peut être vécu que par amour, par un amour un peu fou lui aussi, voué à Celui qui est source de tout amour.

La disproportion grandira forcément dans notre vie évangélique, entre nos droits et nos devoirs, entre ce que nous recevons et ce qu'il faudra donner, disproportion douloureuse, révoltante même à certains jours, disproportion qui ne sera corrigée que par le cœur de Dieu selon les critères d'une sagesse inaccessible, et qui sont, eux aussi, des critères d'amour.





DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA


 Date
Mardi
15 février 28

Lieu
Cornes d'Hattin

 Livre
Tome 3 – ch 171.4
2ème année vie publique



************


(…) L’ancienne parole : “ œil pour œil, dent pour dent ” ne se trouve pas dans les dix commandements, mais on l’a ajoutée parce que l’homme privé de la grâce est tellement féroce qu’il ne peut comprendre que la vengeance. Elle est annulée, bien sûr qu’elle est annulée, par ce nouveau précepte : “ Aime celui qui te hait, prie pour celui qui te persécute, justifie celui qui te calomnie, bénis celui qui te maudit, fais du bien à celui qui te fait du tort, montre-toi pacifique envers le querelleur, indulgent avec celui qui t’importune, volontiers secourable pour celui qui te sollicite. Ne sois pas usurier, ne critique pas, ne juge pas. ”

Vous ne connaissez pas les tenants et les aboutissants des actions des hommes. Lorsqu’il s’agit d’aider, de quelque manière que ce soit, soyez généreux, soyez miséricordieux. Plus vous donnerez, plus l’on vous donnera, et Dieu versera dans le sein de l’homme généreux une mesure pleine et bien tassée. Dieu vous le rendra non seulement pour ce que vous avez donné, mais bien davantage. Cherchez à aimer et à vous faire aimer. Les procès coûtent plus cher qu’un arrangement à l’amiable et la bonne grâce est comme du miel dont la saveur reste longtemps sur la langue. (…)





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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Mar 19 Juin 2018 - 10:46



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.






L'EVANGILE DU JOUR


« Aimez vos ennemis » (Mt 5, 43-48)


En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :

« Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi . Eh bien ! moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, il fait tomber la pluie sur les justes et sur les injustes.

En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait. »





MÉDITER AVEC LES CARMES



Les animaux sauvages ont presque tous un territoire, qu'ils parcourent, qu'ils marquent, qu'ils défendent. Malheur à l'intrus, malheur au concurrent !

Il en va de même parfois pour nous, les humains : plus nous sommes sauvages, plus sévèrement nous défendons notre territoire. Notre cœur a des frontières, et il en crée toujours de nouvelles : frontières entre les personnes et entre les groupes, entre les amis et les ennemis, entre les gens intéressants et les laissés pour compte, entre ceux pour qui nous existons et ceux qui n'existent pas pour nous.

Au-delà de la frontière, parfois très près des yeux, mais déjà loin du cœur, nous apercevons des frères et des sœurs dont nous craignons le caractère, les réactions, dont nous n'attendons plus rien, ni compréhension, ni dévouement, ni lumière, et pour qui nous avons cessé d'espérer.

À ces limites de notre regard, à ces scléroses de notre cœur, Jésus oppose la manière de Dieu, les habitudes du Père céleste, qui est parfait : "Soyez parfait, comme votre Père céleste est parfait".

Elle est insaisissable, cette perfection du Père céleste...

Elle est faite, bien sûr, de miséricorde ; mais Jésus la décrit aussi comme une joie de donner et de faire vivre, comme un désir sans limites de faire confiance, comme un océan de tendresse qui n'aurait pas de rivages.

Dieu aime toujours le premier, et continue d'aimer même quand aucun amour ne lui répond Dieu ignore les frontières entre les hommes et entre les groupes ;

Dieu n'enferme jamais un homme dans son passé, et à toute heure il nous rejoint pour œuvrer en nous, sans reprise, sans lassitude, dans le sens de la vie, de l'élan, de l'espérance. Même le païen, même le publicain, même le méchant et l'injuste peuvent compter sur son soleil et sa pluie, et donc aussi attendre les récoltes et espérer pour l'avenir. C'est déjà ce que le psalmiste chantait à son Dieu : "Toi, tu ouvres la main, tu rassasies tout vivant, et c'est là ton plaisir..."

La perfection du Père céleste, c'est comme une main toujours en train de s'ouvrir.

C'est ce Père qu'il nous faut regarder et imiter pour lui devenir semblables, pour entrer dans l'expérience de notre filiation. Jésus y insiste : "Aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent, pour que vous deveniez les fils de votre Père qui est aux cieux".

Nous sommes fils, et il nous faut devenir ce que nous sommes, aller jusqu'au bout, jusqu'au profond, jusqu'à la source de notre être filial, en nous laissant revêtir par le Père de sa manière d'aimer.

C'est bien ce mimétisme par rapport au Père qui faisait pour Jésus la joie de tous les instants. Son style d'accueil et de pardon, il le prenait au Père, il le lisait en Dieu. Sauver comme le Père, aimer comme le Père, cela aussi était sa manière d'être Fils.

De même pour nous : aimer, et pardonner, ou rejoindre le désir de Dieu qui est de faire vivre, c'est notre manière de devenir fils, d'épanouir notre être de fils.

Jésus nous a prévenus : le fraternel et le théologal sont indissociables dans notre quête de Dieu.

C'est bien pourquoi, au Carmel, surtout au Carmel, il est si important de garder tous les jours, dans un coin de notre cœur de pauvres et pour chacun de ceux que le Seigneur nous donne à aimer, un brin de soleil et un brin de pluie, un rayon de soleil pour la joie du frère, une ondée pour l'aider à porter du fruit.





DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA


 Date
Mardi
15 février 28

Lieu
Cornes d'Hattin

 Livre
Tome 3 – ch 171.4
2ème année vie publique



************


(…) Je vous ai enseigné hier comment Dieu doit être aimé. J’insiste maintenant sur la façon dont on doit aimer le prochain.

      On disait autrefois : “ Tu aimeras ton ami et tu haïras ton ennemi. ” Non, qu’il n’en aille pas ainsi. C’était bon pour les temps où l’homme n’avait pas le réconfort du sourire de Dieu. Mais maintenant viennent des temps nouveaux, des temps où Dieu aime tant l’homme qu’il lui envoie son Verbe pour le racheter. Maintenant le Verbe parle, et c’est déjà la grâce qui se répand. Puis le Verbe consommera le sacrifice de paix et de rédemption et la grâce, non seulement sera répandue, mais elle sera donnée à toute âme qui croit au Christ. C’est pour cela qu’il faut élever l’amour du prochain à la perfection qui ne fait pas de distinction entre l’ami et l’ennemi.

      On vous calomnie ? Aimez et pardonnez. On vous frappe ? Aimez et tendez l’autre joue à celui qui vous gifle, en pensant qu’il vaut mieux que sa colère s’en prenne à vous qui savez la supporter plutôt qu’à un autre qui se vengerait de l’affront. On vous a volés ? Ne pensez pas : “ Mon prochain est un être cupide ”, mais pensez charitablement : “ Mon pauvre frère est dans le besoin ” et donnez-lui aussi votre tunique s’il vous a déjà pris votre manteau. Vous le mettrez dans l’impossibilité de faire un double vol car il n’aura plus besoin de voler la tunique d’un autre. Vous répondez : “ Ce pourrait être par vice et non par nécessité. ” Eh bien, donnez-le quand même ! Dieu vous en récompensera et l’injuste expiera. Mais souvent – et cela rappelle ce que j’ai dit hier sur la douceur –, le pécheur qui se voit ainsi traité renoncera sincèrement à son vice et se rachètera en réparant son vol par la restitution.

      Montrez-vous généreux envers ceux, plus honnêtes, qui vous demandent ce dont ils ont besoin, au lieu de vous voler. Si les riches étaient réellement pauvres en esprit comme je vous l’ai enseigné hier, ces pénibles inégalités sociales, causes de tant de malheurs humains et surnaturels, n’existeraient plus. Pensez toujours : “ Mais si, moi, j’avais été dans le besoin, quel effet m’aurait fait le refus d’une aide ? ” et agissez d’après votre réponse. Faites aux autres ce que vous voudriez qu’on vous fasse et ne faites pas aux autres ce que vous ne voudriez pas qu’il vous soit fait. (…)





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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Mer 20 Juin 2018 - 7:53



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.






L'EVANGILE DU JOUR


« Ne priez pas comme des hypocrites » (Mt 6, 1-6.16-18)


En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :

« Ce que vous faites pour devenir des justes, évitez de l’accomplir devant les hommes pour vous faire remarquer. Sinon, il n’y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux.

Ainsi, quand tu fais l’aumône, ne fais pas sonner la trompette devant toi, comme les hypocrites qui se donnent en spectacle dans les synagogues et dans les rues, pour obtenir la gloire qui vient des hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite, afin que ton aumône reste dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra.

Et quand vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites : ils aiment à se tenir debout dans les synagogues et aux carrefours pour bien se montrer aux hommes quand ils prient. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu pries, retire-toi dans ta pièce la plus retirée, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra.

Et quand vous jeûnez, ne prenez pas un air abattu, comme les hypocrites : ils prennent une mine défaite pour bien montrer aux hommes qu’ils jeûnent. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage ; ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement de ton Père qui est présent au plus secret ; ton Père qui voit au plus secret te le rendra. »





MÉDITER AVEC LES CARMES



Nous avons fait un grand pas, avec la force de Dieu, lorsque nous avons accepté la première conversion qui a décidé de notre vie. Puis, d'effort en effort, de lumière en lumière, de grâce en grâce, nos pas nous ont rapprochés de la Montagne du Carmel. Mais suffit-il de vivre sur cette Montagne pour rester fidèles à l'élan de notre conversion ? suffit-il d'avoir mis la prière au centre de notre vie pour rester "éveillés dans notre foi" ? Et les sujétions quotidiennes de la vie en communauté suffisent-elles, les années passant, à raviver en nous la soif qui nous a mis en route ?

"Je suis venu, disait Jésus, pour que mes brebis aient la vie, la vie en abondance". Or nous prenons conscience chaque année, apercevant comme de loin la lumière de Pâques, que notre marche s'est appesantie, que notre cœur s'est trouvé des trésors factices, que nos passions nous ont caché la Passion de Jésus.

Et nous accueillons chaque année comme une chance et une grâce les quarante jours de désert où Jésus va nous parler au cœur. Nous laissons vivre en nous le désir de revenir à Dieu comme à la Source, pour entrer dans sa tendresse en recevant sa miséricorde. Une fois décapées les illusions que nous pouvions nourrir sur l'authenticité de notre amour, sur le pouvoir réel de notre liberté, nous acceptons comme une délivrance l'appel de saint Paul : "Laissez-vous réconcilier avec Dieu".

Pour devenir en Jésus Christ une créature nouvelle, nous laissons l'Esprit emporter nos œuvres mortes et nous rejoignons le dessein de Dieu qui, dans le Christ, constamment, se réconcilie le monde. Et cette grâce d'une nouvelle paix avec Dieu, d'un accord profond avec sa visée d'amour, nous l'accueillons à la fois comme le don fait à chacune et comme la mission confiée à toutes, car le même Père qui nous a réconciliés avec lui par le Christ, nous confie, pour le monde et pour la communauté, la diaconie et la parole de la réconciliation (2 Co 5,18-19).

Nous voici donc de nouveau, avec notre confiance comme seule richesse, relancés par Jésus sur la route du désert.

Pour ce cheminement de pauvres, Jésus nous laisse trois consignes, celles-là mêmes que l'Évangile d'aujourd'hui a isolées dans le Discours sur la montagne : liberté, profondeur, allégresse.

Liberté, car notre main gauche doit ignorer ce que donne la main droite, et nous n'avons ni à mesurer notre générosité, ni à guetter en nous les signes de la réussite spirituelle.

Profondeur, car si notre carême a besoin de signes communautaires, et si nous-mêmes avons à symboliser personnellement notre désir de conversion et de liberté, l'essentiel du labour spirituel et du retournement du cœur se fera dans le secret que pénètre seul le regard de Dieu.

Légèreté, enfin, car l'ascèse, selon Jésus, doit assouplir la marche et rajeunir tout l'être ; l'ascèse est fraîche et parfumée, parce qu'elle prépare une rencontre et anticipe la joie. "Toi, quand tu jeûnes, parfume-toi la tête"… ce sera autant de fait pour l'ambiance fraternelle, "et lave-toi le visage"… pour présenter aux autres le meilleur de toi-même.

Une brise de fraîcheur sur le monde, la bonne odeur du Christ dans la communauté : quel programme de carême !

Une entrée dans le secret du Père, quelle chance à saisir pour réentendre le premier appel !

C'est maintenant le moment favorable.

C'est maintenant le jour du salut !





DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA


 Date
Jeudi
17 février 28

Lieu
Cornes d'Hattin

 Livre
Tome 3 – ch 173.4
2ème année vie publique



************


(…) Ah ! Ces actes de bienfaisance accomplis pour qu’on parle de vous ! Il vaut bien mieux ne pas en faire ! Celui qui n’en fait pas pèche par dureté. Celui qui les accomplit en révélant la somme donnée et le nom du bénéficiaire, en mendiant les éloges, pèche par orgueil. C’est comme s’il disait : “ Vous voyez ce que je peux ? ” Il pèche par manque de charité car il humilie le bénéficiaire en révélant son nom, il pèche par avarice spirituelle en voulant accumuler les éloges humains… C’est de la paille, de la paille, rien de plus. Agissez en sorte que ce soit Dieu et ses anges qui vous louent.

      Vous, quand vous faites l’aumône, ne sonnez pas de la trompette pour attirer l’attention des passants et être honorés comme les hypocrites qui cherchent les applaudissements des hommes et pour cela ne donnent leur argent que là où ils peuvent être vus d’un grand nombre. Eux aussi ont déjà reçu leur récompense et n’en recevront pas d’autre de Dieu. Vous, ne tombez pas dans cette même faute et dans cette présomption. Mais quand vous faites l’aumône, que votre main gauche ne sache pas ce que fait la main droite, tant est cachée et pudique votre obole, puis oubliez-la. Ne restez pas à applaudir votre acte en vous gonflant comme le crapaud qui s’admire de ses yeux voilés dans l’étang et qui, apercevant dans l’eau paisible le reflet des nuages, des arbres, du char arrêté près de la rive et se voyant si petit par rapport à eux, se gonfle d’air jusqu’à en éclater. Votre charité elle-même n’est rien, comparée à l’infini de la charité de Dieu, et si vous voulez devenir semblables à lui et rendre votre petite charité grande au point d’égaler la sienne, vous vous remplirez du vent de l’orgueil et finirez par périr.

      Oubliez l’acte lui-même. Il vous en restera toujours la présence d’une lumière, d’une parole douce comme le miel, et cela vous rendra le jour lumineux, doux, bienheureux. Car cette lumière sera le sourire de Dieu, ce miel la paix spirituelle qui est encore Dieu, cette voix la voix du Dieu Père qui vous dira : “ Merci. ” Lui, il voit le mal caché et le bien qui se cache et il vous en récompensera. (…)





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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Hier à 14:37



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.






L'EVANGILE DU JOUR


« Vous donc, priez ainsi » (Mt 6, 7-15)


En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :

« Lorsque vous priez, ne rabâchez pas comme les païens : ils s’imaginent qu’à force de paroles ils seront exaucés. Ne les imitez donc pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant même que vous l’ayez demandé. Vous donc, priez ainsi :

Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour. Remets-nous nos dettes, comme nous-mêmes nous remettons leurs dettes à nos débiteurs. Et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du Mal.

Car, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi. Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père non plus ne pardonnera pas vos fautes. »  





MÉDITER AVEC LES CARMES



Le Pater, dans l'Evangile de St Matthieu, vient en conclusion d'un long enseignement de Jésus sur la prière.

Quand tu pries, dit Jésus, ne va pas te camper aux carrefours pour te faire voir : prie ton Père sans être vu, ferme sur toi la porte ; accepte ces moments où tu n'auras pas d'autre motivation pour la prière que la présence de ton Père.

Quand tu pries, ne rabâche pas, ne répète pas, ne t'énerve pas comme si, à force de tension, tu allais contraindre Dieu à te rendre la prière facile.

Derrière toute ostentation comme derrière toute impatience dans la prière se cache, en effet, une erreur sur Dieu ; et c'est surtout cela que Jésus veut nous faire comprendre.

Dès que l'on prie dans le secret, dès lors qu'on fait à Dieu cette politesse affectueuse de fermer la porte, il n'y a pas à "rejoindre" Dieu, car Dieu est là, déjà, dans le secret, dans son secret où il nous a admis.

"Dieu te le rendra", promet Jésus. Et que nous rendra-t-il ? - le secret ! Dieu te revaudra le secret que tu voulais pour lui. L'important n'est pas que nous voyions Dieu (du moins sur cette terre), mais que Dieu, qui voit dans le secret, nous regarde dans le secret où pour lui nous sommes entrés.

Et à partir du moment où Dieu nous voit, nous n'avons pas à nous appesantir sur nos manques, sur nos impréparations, sur nos porte-à-faux, sur nos misères : "Votre Père, dit Jésus, sait bien de quoi vous avez besoin, avant même que vous demandiez".

Il sait déjà, tout comme il est déjà. Nous sommes devancés, et c'est bien comme cela ; notre démarche déjà lui a tout dit, tout apporté ; notre fardeau est déjà déchargé, puisque Dieu sait déjà.

Quel va être, dans ces conditions, le premier mot de la prière pour celui qui est déjà accueilli, déjà entendu, déjà compris ?

"Vous donc, dit Jésus, priez ainsi : Notre Père",

Père de nous, Père de nous tous.

Au moment même où le Moi s'efface devant le Toi de Dieu, voilà que le Nous envahit tout le champ de la prière ; et le secret voulu pour Dieu nous fait communier, devant Dieu, à la prière des hommes de l'univers : "Notre Père, qui es aux cieux".

Dans le Pater, c'est toujours un Nous qui s'adresse à Dieu, c'est toujours un nous qui dit Toi ; c'est toujours l'Eglise de Jésus qui, tournée vers le Père, avant toute autre demande lui parle de trois choses : son Nom, son Règne, sa volonté.





DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA


 Date
Jeudi
30 mars 28

Lieu
Jérusalem

 Livre
Tome 3 – ch 203.2
2ème année vie publique



************


Jésus s’arrête et dit :

      « Faisons une pause… Mes chers, si chers disciples et mes continuateurs dans l’avenir, venez près de moi. Un jour — et pas seulement un jour —, vous m’avez dit : “ Apprends-nous à prier comme tu pries. Apprends-le-nous, comme Jean l’a fait pour les siens, afin que nous, tes disciples, nous puissions prier avec les mots mêmes du Maître. ” Et je vous ai toujours répondu : “ Je le ferai quand je verrai en vous un minimum de préparation suffisant pour que la prière ne soit pas une vaine formule de paroles humaines, mais une véritable conversation avec le Père. ”

Nous y sommes. Vous êtes en possession de ce qui suffit pour pouvoir connaître les mots qu’il convient de dire à Dieu. Et je veux vous les enseigner ce soir, dans la paix et l’amour qui règnent entre nous, dans la paix et dans l’amour de Dieu et avec Dieu. Nous avons, en effet, obéi au précepte pascal en vrais juifs, et au commandement divin de la charité envers Dieu et envers le prochain. (…)




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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   

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Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.
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