À Toi NOTRE PÈRE par les Saints Cœurs de JÉSUS, MARIE et JOSEPH..

Forum Catholique sous la protection de Saint Michel, faisant mémoire de Sylvie la fondatrice, Prières, Dévotions au Sacré Coeur, au Coeur Immaculé de Marie, au Coeur Chaste de Joseph et autres, Fidélité aux 3 Blancheurs et au Magistère de l'Eglise...
 
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 Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.

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Lumen
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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Lun 21 Mai 2018 - 8:43



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.




L'EVANGILE DU JOUR


« Viens au secours de mon manque de foi ! » (Mc 9, 14-29)


En ce temps-là, Jésus, ainsi que Pierre, Jacques et Jean, descendirent de la montagne ; en rejoignant les autres disciples, ils virent une grande foule qui les entourait, et des scribes qui discutaient avec eux. Aussitôt qu’elle vit Jésus, toute la foule fut stupéfaite, et les gens accouraient pour le saluer.

Il leur demanda : « De quoi discutez-vous avec eux ? » Quelqu’un dans la foule lui répondit : « Maître, je t’ai amené mon fils, il est possédé par un esprit qui le rend muet ; cet esprit s’empare de lui n’importe où, il le jette par terre, l’enfant écume, grince des dents et devient tout raide. J’ai demandé à tes disciples d’expulser cet esprit, mais ils n’en ont pas été capables. »

Prenant la parole, Jésus leur dit : « Génération incroyante, combien de temps resterai-je auprès de vous ? Combien de temps devrai-je vous supporter ? Amenez-le-moi. » On le lui amena. Dès qu’il vit Jésus, l’esprit fit entrer l’enfant en convulsions ; l’enfant tomba et se roulait par terre en écumant. Jésus interrogea le père : « Depuis combien de temps cela lui arrive-t-il ? »

Il répondit : « Depuis sa petite enfance. Et souvent il l’a même jeté dans le feu ou dans l’eau pour le faire périr. Mais si tu peux quelque chose, viens à notre secours, par compassion envers nous ! »

Jésus lui déclara : « Pourquoi dire : “Si tu peux”… ? Tout est possible pour celui qui croit. »

Aussitôt le père de l’enfant s’écria : « Je crois ! Viens au secours de mon manque de foi ! »

Jésus vit que la foule s’attroupait ; il menaça l’esprit impur, en lui disant : « Esprit qui rends muet et sourd, je te l’ordonne, sors de cet enfant et n’y rentre plus jamais ! » Ayant poussé des cris et provoqué des convulsions, l’esprit sortit. L’enfant devint comme un cadavre, de sorte que tout le monde disait : « Il est mort. » Mais Jésus, lui saisissant la main, le releva, et il se mit debout.

Quand Jésus fut rentré à la maison, ses disciples l’interrogèrent en particulier : « Pourquoi est-ce que nous, nous n’avons pas réussi à l’expulser ? » Jésus leur répondit : « Cette espèce-là, rien ne peut la faire sortir, sauf la prière. »





MÉDITER AVEC LES CARMES




Qu'elle est poignante, qu'elle est vraie, cette prière du père de l'enfant épileptique : "Je crois ! Viens en aide à mon manque de foi !"

Elle dit en même temps son désir et son impuissance, sa volonté de s'en remettre à Jésus et les limites de sa confiance. Que manquait-t-il à la foi de cet homme ? – C'est qu'il disait encore : "Si tu peux quelque chose" : une foi totale aurait dit : "Puisque tu le peux, fais-le pour moi" ; et c'est une foi de ce type que Jésus a admirée chez le centurion (Mt 8,5 ; Lc 7,1-10), qui disait : "Dis seulement un mot, et mon serviteur sera guéri".

Si le dialogue de Jésus avec le pauvre père désemparé nous touche si fort, c'est qu'à travers sa réponse, Jésus dénonce et conteste la timidité de notre propre foi. Nous avons prié des heures durant en pensant à la bonté et la puissance de Jésus qui nous sauve, et pourtant il reste des "si" qui traînent dans notre cœur ; et nous disons, nous pensons : "Si le Seigneur a pitié de moi, je vais sortir de ma tristesse ; si le Seigneur regarde notre communauté, nous allons traverser l'épreuve". Mais il n'y a pas de si : de fait le Seigneur est en acte de miséricorde ; de fait notre communauté est dans sa main ; déjà son regard nous suit ; déjà son amour est à l'œuvre ; et même s'il nous fait attendre le moment où nous prendrons conscience de son secours, déjà Jésus nous a écoutés, déjà notre avenir est pris en charge par celui qui nous aime et s'est livré pour nous.

Nous connaissons, dans toutes nos relations humaines, des moments de solitude parfois douloureux ; mais devant Dieu, avec Dieu, il n'y a pas de solitude, tant que la foi demeure vivante ; et ce père malheureux de l'Évangile nous montre le chemin qu'il nous faut suivre dans toutes nos détresses : parler à Jésus de l'enfant malade, de l'homme, de la femme malade que nous sommes, des crises qui secouent notre espérance, et des paralysies de notre charité, et ajouter aussitôt : "Seigneur, je crois, je veux croire, je veux garder ma confiance, mais malgré moi je te ressens comme absent, lointain. Viens en aide à mon manque de foi".





DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA




 Date
Lundi
19 février 29

Lieu
Thabor

 Livre
Tome 5 – ch 349.11
3ème année vie publique



************


(…) un homme s’avance en suppliant et il s’agenouille devant Jésus qui est resté sur le pré en pente, de sorte qu’il surplombe le chemin d’au moins trois mètres et qu’il est bien visible pour tous.
      « Maître, lui dit l’homme, je suis allé avec mon fils à Capharnaüm pour te chercher. Je t’amenais mon malheureux fils afin que tu le délivres, toi qui chasses les démons et guéris toutes sortes de maladies. Il est souvent pris par un esprit muet. Dans ce cas, il ne peut que pousser des cris rauques comme une bête qui s’étrangle. L’esprit le jette à terre, et lui se roule en grinçant des dents, en écumant comme un cheval qui ronge son mors ; de plus, il se blesse ou risque de mourir noyé ou brûlé, ou bien encore écrasé, car l’esprit l’a envoyé plus d’une fois à l’eau, dans le feu ou en bas des escaliers. Tes disciples ont essayé, mais n’ont pas pu. Oh ! Seigneur plein de bonté ! Pitié pour moi et pour mon enfant ! »

      Jésus flamboie de puissance pendant qu’il s’écrie :
      « O génération perverse, foule satanique, légion rebelle, peuple d’enfer incrédule et cruel, jusqu’à quand devrai-je rester à ton contact ? Jusqu’à quand devrai-je te supporter ? »
      Il est si imposant qu’il se fait un silence absolu et que les railleries des scribes cessent.
      Jésus dit au père :
      « Lève-toi et amène-moi ton fils. »

      L’homme part et revient avec d’autres hommes, au milieu desquels se trouve un garçon de douze à quatorze ans. C’est un bel enfant, mais à l’air un peu hébété comme s’il était abasourdi. Il a une longue blessure rouge sur le front et plus bas se trouve la trace blanche d’une vieille cicatrice. Dès qu’il voit Jésus qui le fixe de son regard magnétique, il pousse un cri rauque et il est pris de contorsions spasmodiques de tout le corps, il tombe à terre en écumant et en roulant les yeux, de sorte qu’on lui voit seulement le blanc de l’œil, alors qu’il se roule par terre dans la convulsion caractéristique de l’épilepsie. (…)

      « Esprit maudit qui rends l’enfant sourd et muet et le tourmentes, je te l’ordonne : sors de lui, et n’y rentre jamais plus ! » (…)
      « J’ai expliqué à plusieurs reprises que toute maladie, étant un tourment et un désordre, peut cacher Satan et que Satan peut se cacher dans une maladie, s’en servir, la créer pour tourmenter et faire blasphémer Dieu. L’enfant était un malade, pas un possédé. Une âme pure. C’est pour cela que je l’ai délivrée, avec beaucoup de joie, du démon très rusé qui voulait la dominer au point de la rendre impure.

      – Alors pourquoi, si c’était une simple maladie, n’avons-nous pas réussi ? fait remarquer Judas. (…) Augmente donc notre puissance, au moins en nous tes apôtres, pour que certains échecs ne se produisent plus.

             – Il n’est pas juste que j’augmente votre pouvoir, et ce ne serait pas utile. Vous devez agir par vous-mêmes, pour réussir. C’est à cause de votre insuffisance que vous ne réussissez pas, et aussi parce que vous avez diminué ce que je vous avais donné par des dispositions qui ne sont pas saintes. Vous avez voulu les ajouter en espérant des triomphes plus spectaculaires.

      – C’est pour moi que tu dis cela, Seigneur ? se récrie Judas.

      – Tu dois savoir si tu le mérites. Moi, je m’adresse à tous. »

      Barthélemy demande :
      « Mais alors qu’est-ce qui est nécessaire pour vaincre ces démons ?

      – La prière et le jeûne. Il ne faut pas autre chose. Priez et jeûnez. Et non seulement en ce qui concerne la chair. Car il convient que votre orgueil ait jeûné de satisfactions. L’orgueil, quand on le satisfait, rend l’esprit et l’âme apathiques, et l’oraison devient tiède, inerte, de même qu’un corps repu est somnolent et lourd.




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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Mar 22 Mai 2018 - 7:02



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.




L'EVANGILE DU JOUR


« Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous » (Mc 9, 30-37)


En ce temps-là, Jésus traversait la Galilée avec ses disciples, et il ne voulait pas qu’on le sache, car il enseignait ses disciples en leur disant : « Le Fils de l’homme est livré aux mains des hommes ; ils le tueront et, trois jours après sa mort, il ressuscitera. »

Mais les disciples ne comprenaient pas ces paroles et ils avaient peur de l’interroger.

Ils arrivèrent à Capharnaüm, et, une fois à la maison, Jésus leur demanda : « De quoi discutiez-vous en chemin ? » Ils se taisaient, car, en chemin, ils avaient discuté entre eux pour savoir qui était le plus grand.

S’étant assis, Jésus appela les Douze et leur dit : « Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous. » Prenant alors un enfant, il le plaça au milieu d’eux, l’embrassa, et leur dit : « Quiconque accueille en mon nom un enfant comme celui-ci, c’est moi qu’il accueille. Et celui qui m’accueille, ce n’est pas moi qu’il m’accueille, mais Celui qui m’a envoyé. »





MÉDITER AVEC LES CARMES




Jésus fait route à travers la Galilée. Il peut se faire le plus discret possible, car il a entrepris d'instruire plus personnellement ses disciples proches des projets de Dieu sur lui. Et après cette deuxième annonce de la passion, ses disciples craignent de l'interroger, comme si cette révélation de la passion prochaine était pour eux un secret impossible à porter, comme si les souffrances à venir projetaient déjà leur ombre, l'ombre de l'échec, sur leur vie quotidienne avec Jésus.

Mais une fois arrivés à la maison de Capharnaüm, Jésus, lui, ne va pas craindre de leur demander : "De quoi discutiez-vous en chemin ?" ; qu'est-ce qui occupait votre esprit ? Quel est le souci que vous portiez ensemble ? Et les disciples se taisent, gênés, car, ensemble, ils avaient tourné le dos à la passion du Maître. Comme pour oublier le chemin des souffrances, ils avaient fait des projets de grandeur, et avaient commencé à se comparer entre eux.

Jésus répond d'abord en rectifiant l'image qu'ils se font d'eux-mêmes : la vraie grandeur, selon l'Évangile, est de se faire le dernier de tous. Non pas d'être au-dessous de tout, mais de se placer au-dessous de tous ; non pas pour se faire remarquer par une humilité trop voyante, mais simplement en se mettant en position de servir tous ses frères. Alors, lorsque dans la famille ou la communauté, Jésus nous met ou nous laisse à la place du service, du dévouement, de la gratuité, à la dernière place, nous ne disons plus : "On me prend ma vie", mais : "C'est bien ainsi ; c'est la place qui me revient".

Seul ce réflexe de l'humilité et du service, du service humble et de l'humilité active, nous permettra à longueur de vie d'accueillir chaque homme comme un frère de Jésus. Et le geste prophétique de Jésus amenant un enfant au milieu des disciples et l'entourant de ses bras, veut souligner justement ce lien entre l'humilité et la capacité d'accueil.

Quand on ne se soucie plus d'être le plus grand, on s'ouvre à l'accueil, même du plus petit. Accueillir un frère au nom de Jésus, c'est lui faire place dans notre vie, en nous référant à la personne de Jésus et son œuvre, à ce que Jésus est pour ce frère et fait pour lui.

Et dans la pensée de Jésus, l'enfant est une parabole vivante : on l'accueille sans regarder s'il le mérite, avant même qu'il puisse le mériter, simplement parce qu'il a besoin d'être accueilli. Tel est bien l'accueil que Jésus nous demande pour le plus petit, pour le plus insignifiant, le moins valable apparemment, des frères qu'il nous envoie.

Et finalement, c'est cette idée de l'envoi qui illumine la parole de Jésus sur l'accueil. Dieu envoie Jésus, et Jésus m'envoie le frère. C'est la cascade de l'envoi, de la mission. Et c'est l'accueil qui me fera remonter la cascade jusqu'à la source, à travers le frère je remonte à Jésus, avec Jésus je remonte au Père :

"Quiconque m'accueille, dit Jésus, ce n'est pas moi qu'il accueille, mais Celui qui m'a envoyé".





DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA




 Date
Mardi
20 février 29

Lieu
Capharnaüm vers
Dalmanutha

 Livre
Tome 5 – ch 352.9
3ème année vie publique



************


(…) Jésus s’est arrêté devant une petite maison modeste, avec un puits devant. Il va ensuite s’asseoir près du puits et c’est là que le rejoignent les disciples, qui sont encore en train de mesurer leurs prérogatives respectives.

      Jésus les regarde, puis il les appelle :
      « Venez autour de moi, et écoutez le dernier enseignement de la journée, vous qui célébrez sans cesse vos mérites et pensez à vous adjuger une place en rapport avec eux. Vous voyez cet enfant ? Il est dans la vérité plus que vous. Son innocence lui donne les clés pour ouvrir les portes de mon Royaume. Lui, il a compris, dans sa simplicité de tout petit, que c’est dans l’amour que se trouve la force de devenir grand et dans l’obéissance par amour celle d’entrer dans mon Royaume. Soyez simples, humbles, aimants d’un amour qui ne soit pas à mon égard seulement, mais que vous partagiez entre vous, obéissant à mes paroles, à toutes, même à celles-ci, si vous voulez arriver là où entreront ces innocents. Apprenez auprès des petits. Le Père leur révèle la vérité comme il ne la révèle pas aux sages. »

      Jésus parle en tenant Benjamin debout contre ses genoux et il garde ses mains sur ses épaules. A ce moment, le visage de Jésus est plein de majesté. Il est sérieux, pas courroucé, mais sérieux. C’est vraiment le Maître. Le dernier rayon de soleil nimbe sa tête blonde. (…)




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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Mer 23 Mai 2018 - 6:22



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.




L'EVANGILE DU JOUR


« Celui qui n’est pas contre nous est pour nous » (Mc 9, 38-40)


En ce temps-là, Jean, l’un des Douze, disait à Jésus : « Maître, nous avons vu quelqu’un expulser les démons en ton nom ; nous l’en avons empêché, car il n’est pas de ceux qui nous suivent. »

Jésus répondit : « Ne l’en empêchez pas, car celui qui fait un miracle en mon nom ne peut pas, aussitôt après, mal parler de moi ; celui qui n’est pas contre nous est pour nous. »





MÉDITER AVEC LES CARMES




Arrêtons-nous quelques instants sur la question posée par Jean, le fougueux, l'exclusif, l'homme d'un seul maître, et sur la réponse de Jésus.

"En ton nom" signifie, d'après le sens de l'hébreu :"En se référant à toi". À l'époque, les exorcistes conjuraient les démons "au nom" de Yahweh, de Salomon, le modèle des guérisseurs et des exorcistes, au nom des démons eux-mêmes ou des exorcistes célèbres. Dès lors, pourquoi pas au nom de Jésus ? Tous le savent déjà : dans le nom de Jésus toute la puissance (divine) est présente ; le nom de Jésus est porteur de puissance, de force libératrice.      

Mais ces exorcistes n'appartiennent pas au cercle des disciples qui ont reçu "force et puissance sur les démons". Les Apôtres, et Jean en particulier, réagissent avec l'étroitesse des privilégiés, comme des propriétaires de l'appel de Jésus, et comme pour canaliser la puissance de Dieu, pour circonscrire d'avance le champ de sa miséricorde :"Il ne nous suit pas !". Luc dit même : "Il ne suit pas avec nous !".

La réponse de Jésus essaie d'inculquer aux disciples la tolérance.

Elle situe à trois niveaux : moi – nous – vous.

1)     Jésus fait d'abord une constatation d'expérience : faire un miracle en mon nom, ce n'est pas mal parler de moi.

2)     Puis le Maître énonce une maxime générale, qui regarde cette fois la communauté chrétienne, dont Jésus est solidaire. Et il dit : "nous". "Celui qui n'est pas contre nous est pour nous". C'est particulièrement vrai en temps de persécution.

3)     Jésus propose un exemple concret, qui confirme la maxime générale. Il s'agit de "vous", cette fois. Et la parole de Jésus est assortie d'une promesse solennelle : "Amen !", qui réaffirme la fidélité de Dieu envers ceux qui le servent.


Le verre d'eau, c'est l'ABC de l'hospitalité en pays chaud, mais le donner à un chrétien parce que chrétien, ou bien que chrétien, surtout en période de persécutions, c'est mériter l'amitié de Jésus.

Le verre d'eau n'est pas grand-chose. Mais le motif pour lequel on le donne est important : peu de chose est nécessaire pour avoir droit à la reconnaissance du Christ !

À l'intolérance des Apôtres s'oppose donc l'accueil universel de Jésus. Les disciples voulaient s'en prendre à ceux qui ne suivaient que de loin, et de l'extérieur. Jésus au contraire prend pour lui le moindre verre d'eau donné à un chrétien, même par un homme très extérieur à la communauté, même si le donateur ne se réfère que de très loin à Celui que les chrétiens révèrent.

La parole de Jésus nous rejoint aisément, à notre époque où tant d'allergies, intellectuelles, sociales, politiques, opposent les hommes, et même les chrétiens.

Ce n'est pas rien, pour un homme, que de se référer au Christ, même si sa motivation reste tant soit peu intéressée,

même si son approche du Christ demeure ambiguë, même s'il est encore à mi-chemin de la foi explicite.

Et rien ne permet de le prendre pour un ennemi du Règne de Dieu.

Bien des hommes et des femmes, tout en rejetant notre témoignage ou même notre amitié, gardent au fond du cœur une admiration sans bornes pour Jésus et une secrète espérance en lui.

Bien des hommes de bonne volonté font reculer la haine ou le malheur dans le monde, pour un idéal qu'ils ne savent pas encore nommer.

Nombre de jeunes, encore éloignés de l'Église, redécouvrent en Jésus une raison de vivre.

Sommes-nous prompts à relever l'imprécision de leur recherche, à dénoncer des dangers d'amalgame, ou au contraire à deviner l'étincelle de foi, ou l'Esprit Saint qui œuvre de manière invisible ?

C'est un test que Jésus aujourd'hui nous propose, le test de la largeur de notre cœur et de notre esprit œcuménique. Sommes-nous des disciples sans frontières, sans barrières, sans œillères ?

Sommes-nous des chrétiens tous azimuts ?

Sommes-nous, en famille ou en communauté, patients envers ceux qui cherchent ?

Savons-nous voir le cœur au-delà des mots maladroits ?

Savons-nous deviner l'amour profond au-delà des attitudes raides ou désinvoltes ?

Il est des hommes qui suivent le Christ, même si ce n'est pas avec nous, même si ce n'est plus avec nous et pas tout à fait comme nous. Dieu connaît les siens, et l'Esprit, lui, s'y retrouve.

C'est sans doute ce que Jésus, ce jour-là, a voulu dire.





DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA




 Date
Mardi
20 février 29

Lieu
Capharnaüm vers
Dalmanutha

 Livre
Tome 5 – ch 352.15
3ème année vie publique



************


(...) Aujourd’hui, pendant que tu étais chez ce malade et que nous parcourions le pays comme tu l’avais dit, nous avons vu un homme qui n’est pas ton disciple, et que nous n’avons même jamais remarqué parmi ceux qui écoutent tes enseignements ; il chassait des démons en ton nom dans un groupe de pèlerins qui allaient à Jérusalem. Et il y parvenait. Il a guéri quelqu’un qui avait un tremblement lui interdisant tout travail, et il a rendu la parole à une fillette qui avait été assaillie dans le bois par un démon qui avait pris la forme d’un chien et qui lui avait lié la langue. Il disait : “ Va-t’en, démon maudit, au nom du Seigneur Jésus, le Christ, Roi de la souche de David, Roi d’Israël. C’est lui le Sauveur, le Vainqueur. Fuis devant son nom ! ” et le démon s’enfuyait réellement. Nous nous sommes fâchés et le lui avons interdit. Il nous a rétorqué : “ Qu’est-ce que je fais de mal ? J’honore le Christ en débarrassant son chemin des démons qui ne sont pas dignes de le voir. ” Nous lui avons répondu : “ Tu n’es pas exorciste en Israël, et tu n’es pas disciple du Christ. Il ne t’est pas permis de faire cela. ” Il a repris : “ Il est toujours permis de faire le bien ” et s’est révolté contre notre injonction en disant : “ Je continuerai à faire ce que je fais ! ” Voilà, ils voulaient que je te rapporte cela, surtout maintenant que tu as dit qu’au Ciel, il y aura tous ceux qui ont combattu Satan.

      – C’est bien. Cet homme en fera partie. Il en fait déjà partie. Il avait raison et vous, vous aviez tort. Les chemins du Seigneur sont infinis, et il n’est pas dit que seuls ceux qui prennent la voie directe arriveront au Ciel. En tout lieu et en tout temps, et de mille manières, il y aura des créatures qui viendront à moi, et peut-être même par une route qui au début était mauvaise. Mais Dieu verra la droiture de leur intention et les conduira sur le bon chemin. De même, il y en aura qui, par l’ivresse de la triple concupiscence, sortiront de la bonne route et en prendront une autre qui les éloigne ou même qui les déroute complètement. Vous ne devez donc jamais juger vos semblables. Dieu seul voit. Faites en sorte, vous, de ne pas sortir de la bonne voie, où la volonté de Dieu, plutôt que la vôtre, vous a placés. Et quand vous voyez quelqu’un qui croit en mon nom et agit par lui, ne le traitez pas d’étranger, d’ennemi, de sacrilège. C’est bien l’un de mes sujets, ami et fidèle, puisqu’il croit en mon nom spontanément et mieux que plusieurs d’entre vous. C’est pourquoi mon nom sur ses lèvres opère des prodiges semblables aux vôtres et peut-être davantage. Dieu l’aime parce qu’il m’aime et il finira de l’amener au Ciel. Personne, s’il fait des prodiges en mon nom, ne peut être pour moi un ennemi et dire du mal de moi. Mais, par son activité, il apporte au Christ honneur et témoignage de foi. En vérité, je vous dis que croire en mon nom suffit déjà pour sauver sa propre âme. Car mon nom est Salut. Aussi je vous dis : si vous le rencontrez de nouveau, ne lui faites aucune interdiction, mais au contraire appelez-le “ frère ” parce qu’il l’est réellement, même s’il est encore en dehors de l’enceinte de ma Bergerie. Qui n’est pas contre moi est avec moi. Celui qui n’est pas contre vous est pour vous. (…)




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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Jeu 24 Mai 2018 - 6:05



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.




L'EVANGILE DU JOUR


« Vivez en paix entre vous » (Mc 9, 41-50)


En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Celui qui vous donnera un verre d’eau au nom de votre appartenance au Christ, amen, je vous le dis, il ne restera pas sans récompense.

Celui qui est un scandale, une occasion de chute, pour un seul de ces petits qui croient en moi, mieux vaudrait pour lui qu’on lui attache au cou une de ces meules que tournent les ânes, et qu’on le jette à la mer.

Et si ta main est pour toi une occasion de chute, coupe-la. Mieux vaut pour toi entrer manchot dans la vie éternelle que de t’en aller dans la géhenne avec tes deux mains, là où le feu ne s’éteint pas.

Si ton pied est pour toi une occasion de chute, coupe-le. Mieux vaut pour toi entrer estropié dans la vie éternelle que de t’en aller dans la géhenne avec tes deux pieds.

Si ton œil est pour toi une occasion de chute, arrache-le. Mieux vaut pour toi entrer borgne dans le royaume de Dieu que de t’en aller dans la géhenne avec tes deux yeux, là où le ver ne meurt pas et où le feu ne s’éteint pas.

Chacun sera salé au feu. C’est une bonne chose que le sel ; mais s’il cesse d’être du sel, avec quoi allez-vous lui rendre de la saveur ? Ayez du sel en vous-mêmes, et vivez en paix entre vous. »





MÉDITER AVEC LES CARMES




Saint Marc a rassemblé, dans cet évangile, deux paraboles de Jésus sur le scandale, c'est-à-dire sur tout ce qui fait achopper et provoque la chute.

Celui qui provoque la chute des petits n'est pas digne de survivre. Par "petits", il faut entendre ici, avec saint Marc, non pas les enfants, mais les petites gens de la communauté chrétienne, ceux qui sont sans pouvoir, sans malice et sans défense.

Dieu les revendique pour siens, et c'est pourquoi la menace est sévère : ceux qui font chuter ces petits se condamnent eux-mêmes à plonger au fond de la mer avec, pour collier, une meule de basalte.

Mais qu'en est-il pour ceux qui sont pour eux-mêmes une occasion de chute ?

Qu'en sera-t-il pour la main qui saisit, qui arrache et retient ?

Qu'en sera-t-il du pied qui écrase, qui se hâte vers le mal ou cherche toujours un ailleurs ?

Que deviendra l'œil qui guette, qui déforme, qui convoite ?

Jésus répond d'un seul mot : "Coupe-le. Arrache-le !"

Et pourtant, quel outil magnifique qu'une main humaine ! Quelle merveille qu'un œil !

Qu'importe : ces atouts majeurs seront écartés s'ils doivent nous barrer la route de la vie ; les vrais sarments seront taillés pour que passe la sève en abondance.

Laissons ici à la parole de Jésus tout son tranchant, car c'est bien par certaines morts partielles que nous débouchons dans la vie :

"Je considère tout désormais comme désavantageux, dit Paul (Ph 3,8.), au prix du gain suréminent qu'est la connaissance du Christ Jésus mon Seigneur. Pour lui j'ai accepté de tout perdre, afin de gagner le Christ et d'être trouvé en lui".

Un jour ou l'autre, sur le chemin de la vraie vie, Jésus nous demande effectivement de lui abandonner l'une de nos mains et de continuer à servir humblement avec celle qui reste, comme si de rien n'était.

Ou bien il nous demande le sacrifice de notre mobilité, l'abandon volontaire de tout un secteur d'initiative, soit qu'il fait obstacle à notre liberté de fils, soit parce que nous sommes devenus propriétaires des dons de Dieu, ou simplement parce qu'il veut pour nous la fécondité du grain qui meurt en terre profonde.

À la limite, nous arriverons dans le Royaume sur un pied, ou nous arriverons borgnes, heureux d'avoir perdu le regard orgueilleux ou avide qui nous cachait la vraie lumière.

N'allons pas imaginer pour autant que Dieu veuille emplir son Royaume de ratés et d'éclopés.

Jésus veut simplement souligner l'urgence des enjeux, et le réalisme des choix qui nous attendent. Il veut aussi tourner notre cœur vers une formidable promesse ! La vie qu'il nous prépare et qu'il nous fait anticiper sera sans commune mesure avec l'intégrité physique et avec les réussites d'ici-bas.

Il veut, enfin, donner à notre vie de foi tout son sens, tout son prix, tout son sel.

Car selon Jésus il ne suffit pas d'avoir le sel à portée de la main, il faut avoir le sel en nous-mêmes. Nous n'avons pas à guetter à l'extérieur, dans les autres ou dans les événements, ce qui va donner du goût à notre existence ou nous donner le goût de vivre. Le sel est déjà en nous, puisque nous avons l'amitié du Christ, puisque son Esprit dynamise notre cœur, intercède pour nous par des gémissements au-delà de toute parole, et nous fait "désirer selon Dieu" (Rm 8.).

C'est bien ce sel de l'Esprit qui fait grandir en nous la liberté filiale, et épanouit en nous la belle autonomie affective de l'ami ou de l'épouse du Seigneur. Fortifiés intérieurement par l'Esprit, nous devenons capables d'accueillir l'autre pour lui-même, pour qu'il s'accueille lui-même, et se reçoive lui-même des mains de Dieu.

Allégés de toute volonté de puissance, de tout désir d'annexer l'autre, nous sommes, en même temps, immunisés contre la peur, la peur de l'autre, la peur de nous-mêmes devant l'autre, et Dieu "guide nos pas sur un chemin de paix".

"Ayez du sel en vous-mêmes, dit Jésus, et vivez en paix les uns avec les autres".





DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA




 Date
Mardi
20 février 29

Lieu
Capharnaüm vers
Dalmanutha

 Livre
Tome 5 – ch 352.13
3ème année vie publique



************


(…) Et gardez-vous de scandaliser l’un de ces petits dont l’œil voit Dieu. On ne doit jamais scandaliser personne. Mais malheur, trois fois malheur, à celui qui déflore la candeur ignorante des enfants ! Laissez-les être des anges, le plus que vous pouvez. Le monde et la chair sont trop répugnants pour l’âme qui vient des Cieux ! Et l’enfant, par son innocence, est encore tout âme. Respectez l’âme de l’enfant et son corps lui-même, comme vous respectez un lieu sacré. L’enfant lui aussi est sacré, car il a Dieu en lui. En tout corps se trouve le temple de l’Esprit, mais le temple de l’enfant est le plus sacré et le plus profond, il est au-delà du double Voile. Ne remuez même pas les voiles de la sublime ignorance de la sensualité par le vent de vos passions.

      Je voudrais un enfant dans toute famille, au milieu de toute réunion de personnes, pour qu’il serve de frein aux passions des hommes. L’enfant sanctifie, repose et rafraîchit par le seul rayonnement de ses yeux sans malice. Mais malheur à ceux qui lui enlèvent sa sainteté par leur scandaleuse manière d’agir ! Malheur à ceux qui, par leur conduite licencieuse, transmettent leur malice aux enfants ! Malheur à ceux qui, par leurs propos et leur ironie, blessent la foi que les enfants ont en moi ! Il vaudrait mieux qu’on leur attache au cou une meule de moulin, et qu’on les jette à la mer pour qu’ils s’y noient avec leurs perversités. Malheur au monde pour les scandales qu’il cause aux innocents ! Car, s’il est inévitable qu’il arrive des scandales, malheur à l’homme qui les provoque par sa faute !

      Personne n’a le droit de faire violence à son corps et à sa vie, car la vie et le corps viennent de Dieu, et lui seul a le droit d’en prendre une partie ou le tout. Pourtant, je vous dis que si votre main est pour vous incitation au péché, il vaut mieux que vous la coupiez, que si votre pied vous porte à causer du scandale, il est bon que vous le coupiez. Entrer manchots ou boiteux dans la Vie vaut mieux, pour vous, que d’être jetés au feu éternel avec vos deux mains et vos deux pieds. Et s’il ne suffit pas d’un pied ou d’une main coupés, faites couper aussi l’autre main ou l’autre pied, pour ne plus donner le mauvais exemple et pour avoir le temps de vous repentir avant d’être jetés là où le feu ne s’éteint pas et ronge comme un ver pour l’éternité. Et si c’est votre œil qui est pour vous occasion de scandale, arrachez-le. Il vaut mieux être borgne que d’être en enfer avec les deux yeux. Avec un seul œil ou même sans aucun, arrivés au Ciel, vous verrez la Lumière, alors qu’avec les deux yeux du vice, vous verrez en enfer ténèbres et horreur. Et rien d’autre. (…)




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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Ven 25 Mai 2018 - 6:19



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.




L'EVANGILE DU JOUR


« Ce que Dieu a uni, que personne ne le sépare ! » (Mc 10, 1-12)


En ce temps-là, Jésus arriva dans le territoire de la Judée, au-delà du Jourdain. De nouveau, des foules s’assemblèrent près de lui, et de nouveau, comme d’habitude, il les enseignait.

Des pharisiens l’abordèrent et, pour le mettre à l’épreuve, ils lui demandaient : « Est-il permis à un mari de renvoyer sa femme ? »

Jésus leur répondit : « Que vous a prescrit Moïse ? »

Ils lui dirent : « Moïse a permis de renvoyer sa femme à condition d’établir un acte de répudiation. »

Jésus répliqua : « C’est en raison de la dureté de vos cœurs qu’il a formulé pour vous cette règle. Mais, au commencement de la création, Dieu les fit homme et femme. À cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux deviendront une seule chair. Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Donc, ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare ! »

De retour à la maison, les disciples l’interrogeaient de nouveau sur cette question. Il leur déclara : « Celui qui renvoie sa femme et en épouse une autre devient adultère envers elle. Si une femme qui a renvoyé son mari en épouse un autre, elle devient adultère. »





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Les Pharisiens voulaient tendre à Jésus un piège et le mettre en contradiction avec Moïse. Ils ont posé leur question au sujet du divorce, plus exactement au sujet du renvoi de l'épouse, mais la réponse de Jésus éclaire d'un coup tous les secteurs de la vie morale :

Vous vous appuyez sur une permission de Moïse, dit Jésus à ses contradicteurs ; mais avant Moïse, il y a Dieu, avant les arrangements de Moïse, il faut voir le dessein de Dieu, comment Dieu a fait les choses "au commencement", c'est-à-dire au moment de la création.

Dieu a voulu la complémentarité de l'homme et de la femme ; il les a voulus différents, tout en donnant à l'homme et à la femme une égale dignité. C'est à partir de cette différence qu'il a créé la merveille de l'amour et la merveille de la vie, et il a dit : "Les deux ne feront qu'un seul être".

Ils demeurent différents ; elle et lui restent comptables devant Dieu de leurs choix et de leur liberté ; mais l'amour a lié entre eux un lien irréversible, irréversible parce qu'ils sont entrés tous deux, librement, dans l'œuvre de Dieu. Ce que Dieu a uni, ce que Dieu a voulu un, il n'appartient pas aux humains de le désunir. Personne ne peut défaire ce que Dieu a fait ; personne ne peut dédire ce que Dieu a dit.

En particulier aucune loi humaine ne peut prévaloir contre le dessein de Dieu. Qu'il s'agisse de l'indissolubilité du couple, de l'euthanasie, des progrès de la génétique, des droits de l'embryon humain ou de son usage à des fins de recherche scientifique, le croyant doit se déterminer, finalement, non à partir de ce que permettent ou réprouvent les gouvernements européens, mais à partir de ce que Dieu a fait pour l'homme et de ce que Dieu a dit de la vie et de la mort.

Déjà saint Paul rappelait aux chrétiens : "Ne vous modelez pas sur le monde présent, mais métamorphosez-vous par un changement de votre mentalité, pour discerner quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bien, ce qui lui est agréable, ce qui est parfait" (Rm 12,1).

Cependant, autant le chrétien doit se montrer courageux dans ses propres choix, autant il doit se garder de condamner ceux qui l'entourent, croyants ou incroyants. Réprouver une action, même avec énergie, n'équivaut jamais à rejeter ceux qui ont agi.

Pour prendre un exemple : quelle est la famille qui ne compte aujourd'hui des cas douloureux de foyers désunis ou de couples recomposés, en dépit de l'échec d'un premier amour ? Que pouvons-nous faire, dans le silence du cloître, sinon respecter douloureusement ces options douloureuses, et porter dans la prière ou dans l'imploration ces hommes et ces femmes blessés, comme Dieu les porte dans son amour et sa miséricorde ?

De même notre conscience de croyants ne peut que s'insurger devant certaines audaces scientifiques qui ôtent à l'être humain toute sa dignité. Mais, parce que nous sommes dans l'Église des permanents de la prière, il nous faut tout autant demander lumière et discernement pour tant de savants chrétiens confrontés aux énigmes de la vie, et qui travaillent sur les marges du savoir, face à des problèmes que jamais personne ne s'est posés, et avec des pouvoirs que jamais les hommes n'ont eus en mains. Personne, parfois, n'est passé avant eux pour faire des lois, pour permettre ou interdire ; et souvent, face à la complexité de ce qu'ils découvrent, ils se demandent, angoissés : "Qu'est-ce que Dieu a voulu au commencement ?"





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 Date
Lundi
26 février 29

Lieu
Gadara

 Livre
Tome 5 – ch 357.10
3ème année vie publique



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– Que désirez-vous savoir ?

      – Nous voulions savoir s’il est permis à l’homme de répudier sa femme pour un motif quelconque. C’est une chose qui arrive souvent, et chaque fois cela fait du bruit là où cela arrive. Les gens s’adressent à nous pour savoir si c’est permis et nous répondons suivant les cas.

      – En approuvant le fait accompli quatre-vingt-dix fois sur cent. Pour les dix pour cent que vous n’approuvez pas, il s’agit des pauvres ou de vos ennemis.

      – Comment le sais-tu ?

      – Parce qu’il en est ainsi de toutes les affaires humaines. Et j’ajoute une troisième catégorie : celle où, si le divorce était permis, il se justifierait davantage, comme dans les vrais cas pénibles tels qu’une lèpre incurable, une condamnation à vie, ou une maladie honteuse…

      – Alors, pour toi, ce n’est jamais permis ?

      – Ni pour moi, ni pour le Très-Haut, ni pour aucune âme droite. N’avez-vous pas lu que le Créateur, au commencement des jours, a créé l’homme et la femme ? Et qu’il les créa mâle et femelle ? Il n’avait pas besoin de le faire. S’il l’avait voulu, il aurait pu, pour le roi de la Création fait à son image et à sa ressemblance, créer un autre mode de procréation, qui aurait été tout aussi bon, bien que différent de tout autre moyen naturel. Et il a dit : “ Pour cette raison, l’homme quittera son père et sa mère et s’unira à la femme, et les deux seront une seule chair. ” Dieu les a liés en une seule unité. Ils ne sont donc plus “ deux ” chairs mais “ une ” seule. Ce que Dieu a uni, parce qu’il a vu que c’était “ bon ”, que l’homme ne le sépare pas, car si cela arrivait, ce ne serait plus bon.




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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Sam 26 Mai 2018 - 4:55



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.




L'EVANGILE DU JOUR


« Laissez les enfants venir à moi » (Mc 10, 13-16)


En ce temps-là, des gens présentaient à Jésus des enfants pour qu’il pose la main sur eux ; mais les disciples les écartèrent vivement.

Voyant cela, Jésus se fâcha et leur dit : « Laissez les enfants venir à moi, ne les empêchez pas, car le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent. Amen, je vous le dis : celui qui n’accueille pas le royaume de Dieu à la manière d’un enfant n’y entrera pas. » Il les embrassait et les bénissait en leur imposant les mains.





MÉDITER AVEC LES CARMES




Ce jour-là Jésus s'indigna : on voulait barrer la route à des enfants ! Les disciples entendaient sans doute rester entre adultes, et estimaient que Jésus allait perdre son temps avec tous ces enfants, bien incapables de comprendre le moindre discours.

Or Jésus, au contraire, ne se lassait pas d'accueillir les enfants ; et à ses yeux ils étaient une parabole vivante de l'accueil du Royaume.

Ce que nous envions souvent à l'enfant, c'est son innocence. Même s'il est parfois rempli d'agressivité, de jalousie ou d'impatience, jamais il ne met dans ses actions cette volonté consciente de faire mal ou de mal faire qui est la racine du péché.

En plus de cette innocence, ce qui fait la véritable richesse de l'enfant, c'est un ensemble de qualités innées que l'adulte essaie vainement de retrouver, tout au long de sa vie, à coups d'ascèse et de conversions.

D'abord l'enfant accepte d'avoir besoin des autres. Pour vivre, il lui faut tout recevoir : nourriture, chaleur, sécurité, affection. Il ne se révolte pas d'être ainsi dépendant, et il est heureux de faire confiance. Dès qu'on porte un enfant sur les bras durant quelques minutes, on dit : "Oh qu'il est lourd !". C'est parfois pour faire plaisir à la maman, mais de fait un enfant ne cherche pas à se faire léger : il s'abandonne de tout son poids dans les bras qui l'accueillent.

Et puis l'enfant trouve normal d'être aimé, compris, attendu, pardonné. Il ne s'interroge pas sur ce qu'il vaut, et ne se demande pas s'il est propre ou barbouillé, parce qu'il est sûr d'avance d'être aimé comme il est, d'être grondé quand il le mérite, et d'être lavé aussi souvent qu'il le faudra.

Enfin l'enfant est tout en promesse, et sans s'occuper de l'avenir il a tout l'avenir devant lui. Sa chance, c'est son inachèvement, sa souplesse, son ouverture.

"Laissez les enfants venir à moi, disait Jésus ; ne les empêchez pas, car le Royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent".

Le Royaume n'est pas pour les orgueilleux murés dans leur autonomie, jaloux de leurs certitudes et de leurs options, mais pour ceux qui acceptent d'avoir besoin du salut et du pardon, d'avoir besoin de Dieu ; pour ceux qui consentent à faire fond sur Dieu et à s'appuyer sur Lui de tout le poids de leur humanité.

Le Royaume est pour ceux qui se laissent aimer, qui laissent Dieu les aimer autant qu'Il veut et comme Il veut ; pour tous ceux qui prennent conscience de la tendresse de Dieu à l'œuvre dans leur vie, et qui aiment suffisamment le Père pour trouver cela normal.

Le Royaume de Dieu est pour ceux qui restent en marche vers la promesse et qui n'attendent plus le repos avant le repos que le Christ donnera dans l'aujourd'hui éternel. En ceux-là le Règne de Dieu peut grandir, parce qu'ils ignorent toutes les limites et toutes les timidités. Viennent les épreuves, viennent le grand vent de la vie et les longues patiences, les vrais enfants de Dieu se savent précédés et attendus par le Christ, et sans impatience ils se hâtent vers la Rencontre.

"En vérité, je vous le déclare, disait Jésus, celui qui n'accueille pas le Royaume comme un enfant n'y entrera pas".





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 Date
Mardi
20 février 29

Lieu
Capharnaüm

 Livre
Tome 5 – ch 352.12
3ème année vie publique



************


(…) Observez comme les enfants m’aiment, et imitez-les. Comme ils croient en moi, et imitez-les. Comme ils se souviennent de ce que je dis, et imitez-les. Comme ils font ce que j’enseigne, et imitez-les. Comme ils ne s’enorgueillissent pas de ce qu’ils font, et imitez-les. Comme ils n’ont pas de jalousie pour moi ni pour leurs compagnons, et imitez-les. En vérité, je vous dis que, si vous ne changez pas votre manière de penser, d’agir et d’aimer, et si vous ne changez pas sur le modèle des tout petits, vous n’entrerez pas dans le Royaume des Cieux. Eux, ils savent ce que vous savez, ce qu’il y a d’essentiel dans ma doctrine. Mais avec quelle différence ils pratiquent ce que j’enseigne ! Vous, vous dites pour toute bonne action que vous accomplissez : “ J’ai fait cela ” ; l’enfant me dit : “ Jésus, je me suis souvenu de toi aujourd’hui, et pour toi j’ai obéi, j’ai aimé, j’ai retenu mon envie de me battre… et je suis content parce que toi, je le sais, tu sais quand je suis bon et tu en es content. ” Considérez encore les enfants quand ils agissent mal, avec quelle humilité ils me l’avouent : “ Aujourd’hui j’ai été méchant. Et cela me déplaît parce que je t’ai fait de la peine. ” Ils ne se cherchent pas d’excuses. Ils savent que je sais, ils croient, ils souffrent de ma douleur.

      Ah ! Que ces petits sont chers à mon cœur, eux en qui il n’y a pas d’orgueil, pas de duplicité, pas de luxure ! Je vous le dis : devenez semblables à des enfants, si vous voulez entrer dans mon Royaume. Aimez-les comme l’exemple angélique que vous pouvez encore avoir. Vous devriez être comme des anges. En guise d’excuse, vous pourriez dire : “ Nous ne voyons pas les anges. ” Mais Dieu vous donne les enfants comme modèles et eux, vous les avez parmi vous. Et si vous voyez un enfant abandonné matériellement, ou moralement, et qui peut périr, accueillez-le en mon nom, parce que ces petits sont très aimés de Dieu. Or quiconque accueille un enfant en mon nom, m’accueille moi-même, parce que je suis dans leur âme, qui est innocente. Et celui qui m’accueille accueille Celui qui m’a envoyé, le Seigneur très-haut.





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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Dim 27 Mai 2018 - 10:51



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.




L'EVANGILE DU JOUR


« Baptisez-les » (Mt 28, 16-20)


En ce temps-là, les onze disciples s’en allèrent en Galilée, à la montagne où Jésus leur avait ordonné de se rendre. Quand ils le virent, ils se prosternèrent, mais certains eurent des doutes. Jésus s’approcha d’eux et leur adressa ces paroles : « Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre. Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. »




MÉDITER AVEC LES CARMES




Dans l'Évangile de Matthieu, Jésus, apparaissant aux saintes femmes le matin de Pâques, leur a dit : "Allez annoncer à mes frères qu'ils doivent partir pour la Galilée. C'est là qu'ils me verront" (Mt 28,10).

Les Onze ont été fidèles au rendez-vous ; ils se sont rendus à la montagne que Jésus leur avait indiquée, et c'est le récit de cette rencontre qui va nourrir ce matin notre méditation et notre prière.

Au moment où Jésus ressuscité se fait voir, les disciples se prosternent, parce que le Maître vient du monde de Dieu : celui qui leur apparaît se trouve déjà pour toujours dans la gloire. Et c'est cela que Jésus souligne dès ses premiers mots : "Tout pouvoir m'a été donné au ciel et sur la terre".

Matthieu ne décrit pas le départ de Jésus, mais tout le mystère de son ascension est là dans les paroles du Seigneur. "Dieu, en effet, en ressuscitant le Christ d'entre les morts, l'a fait siéger à sa droite dans les cieux, …il a tout mis sous ses pieds, et l'a constitué, au sommet de tout, pour l'Église qui est son Corps" (Ep 1,20-22). (...)

Au ciel, le Christ partage la toute-puissance de Dieu, et sur terre, ce sont ses disciples qui vont continuer son œuvre. Au moment où Jésus s'en est allé à Dieu, il ordonne : "Allez donc, de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils, et du Saint Esprit".

Les Apôtres de Jésus vont donc partir, de siècle en siècle, jusqu'au bout de la terre. Non pas pour rassembler des disciples autour de théories humaines, mais pour annoncer la parole de Jésus et proposer ses consignes de vie.

C'est bien la mission de Jésus qui va perdurer, et Jésus lui-même sera à l'œuvre avec ses envoyés : "Voici que je suis avec vous pour toujours, jusqu'à la fin du monde". La promesse est solennelle ; tous les mots portent, et tous nous sommes concernés. "Je suis avec vous", dit Jésus ; avec nous tous, baptisés au nom du Père, du Fils, et du Saint Esprit, qui communions au même Corps du Christ et vivons de sa parole. Il est avec nous dans le cloître et à la maison au milieu des enfants, sans faire de différence entre les fortunes et les genres de vie, car la seule richesse qu'il regarde est celle du cœur, celle qui suscite les dévouements, les patiences et les compassions.

Jésus est avec nous "jusqu'à la fin du monde", et le nouveau millénaire, encore tout proche, ne doit pas nous impressionner. Pour nous, les chrétiens, c'est l'occasion de rendre grâces et d'entrer dans le pardon de Dieu, et non pas une raison de craindre l'avenir. (...)

Jésus est avec nous "tous les jours". Et c'est sa présence au quotidien qui donne un sens à nos projets, à nos efforts, à tous nos gestes de solidarité. Il est présent aux grandes joies de son Église ; mais tout autant quand l'Église peine à trouver sa route, ou qu'elle doit ramer contre la tempête. Notre Église manque de moyens et manque de prêtres ; mais Jésus n'est pas absent !

Notre Église est confrontée de tous côtés aux accélérations de l'histoire, aux mutations de la société : Jésus est là, avec la lumière de sa parole et la force de son Eucharistie. Nous ne savons plus comment transmettre la foi aux jeunes générations, comment donner au charisme de notre Ordre un visage serein et attirant. Jésus est là, nous guidant par son Esprit vers la vérité tout entière.

Nous ne sommes pas seuls non plus aux heures de souffrance personnelle, à ces moments inattendus où les épreuves du corps et du cœur viennent nous dire doucement que tout aura une fin et que nous n'avons pas ici-bas, même dans la vie consacrée, de cité permanente. À ces moments-là retentit en nous avec toute sa force la parole de Jésus : "Ma vie, nul ne la prend ; mais c'est moi qui la donne".





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 Date
Jeudi
16 mai 30

Lieu
Gethsémani

 Livre
Tome 10 – ch 638.11
Glorification



************


(…) Vous rappelez-vous mes paroles de la dernière Cène ? Je vous avais alors promis l’Esprit Saint. Il est sur le point de venir vous baptiser, non plus avec l’eau comme Jean l’a fait avec vous pour vous préparer à moi, mais avec le feu pour vous préparer à servir le Seigneur comme il le veut. Dans quelques jours, il sera ici. Après sa venue, vos capacités vont croître sans mesure et vous serez capables de comprendre les paroles de votre Roi et de faire les œuvres qu’il vous a demandé d’accomplir pour étendre son Royaume sur la terre.

    – Après la venue de l’Esprit Saint, vas-tu donc reconstruire le Royaume d’Israël ? demandent-ils en l’interrompant.

    – Il n’y aura plus de Royaume d’Israël, mais mon Royaume. Et il s’accomplira quand mon Père l’a décidé. Il ne vous appartient pas de connaître les temps et les moments que le Père s’est réservés en son pouvoir. Mais vous, en attendant, vous recevrez la force de l’Esprit Saint qui viendra sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, en Judée, en Samarie et jusqu’aux confins de la terre, en fondant des assemblées là où des hommes sont réunis en mon nom ; en baptisant les gens au nom très saint du Père, du Fils et de l’Esprit Saint, comme je vous l’ai dit, pour qu’ils aient la grâce et vivent dans le Seigneur ; en prêchant l’Evangile à toutes les créatures, en enseignant ce que je vous ai enseigné, en faisant ce que je vous ai commandé. Et moi, je serai avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde.





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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Lun 28 Mai 2018 - 9:35



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.




L'EVANGILE DU JOUR


« Viens et suis-moi » (Mc 10, 17-27)


En ce temps-là, Jésus se mettait en route quand un homme accourut et, tombant à ses genoux, lui demanda : « Bon Maître, que dois-je faire pour avoir la vie éternelle en héritage ? »

Jésus lui dit : « Pourquoi dire que je suis bon ? Personne n’est bon, sinon Dieu seul. Tu connais les commandements : Ne commets pas de meurtre, ne commets pas d’adultère, ne commets pas de vol, ne porte pas de faux témoignage, ne fais de tort à personne, honore ton père et ta mère. »

L’homme répondit : « Maître, tout cela, je l’ai observé depuis ma jeunesse. »

Jésus posa son regard sur lui, et il l’aima. Il lui dit : « Une seule chose te manque : va, vends ce que tu as et donne-le aux pauvres ; alors tu auras un trésor au ciel. Puis viens, suis-moi. »

Mais lui, à ces mots, devint sombre et s’en alla tout triste, car il avait de grands biens.

Alors Jésus regarda autour de lui et dit à ses disciples : « Comme il sera difficile à ceux qui possèdent des richesses d’entrer dans le royaume de Dieu ! »

Les disciples étaient stupéfaits de ces paroles.

Jésus reprenant la parole leur dit : « Mes enfants, comme il est difficile d’entrer dans le royaume de Dieu ! Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu. »

De plus en plus déconcertés, les disciples se demandaient entre eux : « Mais alors, qui peut être sauvé ? »

Jésus les regarde et dit : « Pour les hommes, c’est impossible, mais pas pour Dieu ; car tout est possible à Dieu. »





MÉDITER AVEC LES CARMES




Cela s'est passé brusquement : Jésus se préparait à partir, et voilà un homme qui arrive en trombe et se met à genoux devant lui. (...) Que vient-il demander ? Une guérison pour lui pour un de ses proches ? Non, cet homme arrive, tout essoufflé, pour poser une question bizarre : "Que dois-je faire pour avoir en partage la vie éternelle ?"

Et cette question nous gêne, parce que c'est justement celle que nous n'avons plus le courage de poser. (...)

Il faut entendre la question de cet homme, parce que c'est tout simplement un réaliste : il veut dès aujourd'hui une vie qui puisse traverser la mort ; il veut, avec les choses qui passent, construire dès aujourd'hui du définitif. C'est lui qui a raison, et nous qui sommes des rêveurs : nous imaginons que "ça va durer toujours", et lorsque nous prenons conscience du vide de notre action, de notre dévouement, de notre amour, lorsque nous constatons l'échec de notre visée spirituelle, de notre travail apostolique, nous imaginons toujours que nous pourrons, "plus tard", "un jour", recommencer notre vie, comme on efface le tableau pour recommencer une opération.

"Bon maître, dit l'homme, que dois-je faire pour avoir en partage la vie définitive ?"

Le Christ répond : "Tu as les commandements", c'est-à-dire : ce qui plaît à Dieu, ce qui est bon, ce qui est parfait. Pour chacun de nous ce serait déjà un programme ambitieux ; mais cet homme, à genoux devant le Christ, est d'une autre trempe : " Maître, tout cela, je l'ai gardé depuis ma jeunesse". Et c'est vrai ! Le Christ qui le regarde sait qu'il dit vrai ; il sait ce qu'il en a coûté à cet homme, et il le prend en affection, non pas tellement pour le bilan positif de sa vie morale, mais parce que cet homme, ce fidèle, ce juste, a compris que le Christ lui demandait autre chose, une sagesse nouvelle, une sagesse chrétienne qu'il faut aimer plus que la santé, plus que la beauté et l'élégance, plus que le pouvoir et la volonté de puissance.

"Une seule chose te manque : va vendre ce que tu as, réalise tout cela au compte des pauvres. Puis viens, suis-moi !". Voilà bien, pour cet homme, et pour chacun(e) de nous, une de ces paroles de Jésus porteuse de vie, et qui pénètre au cœur de notre existence, pour trier nos sentiments et juger nos pensées. Une seule chose nous manque, c'est d'avoir brûlé nos vaisseaux et d'être devenus pour le Christ des inconditionnels.

Quelque part peut-être dans notre vie, il y a un oui qui n'a pas encore été dit à Dieu, et c'est cela qui nous rend tristes ; il y a un avoir qui nous empêche d'être, et c'est cela qui nous gêne pour suivre vraiment le Christ.

Je veux bien te suivre, Seigneur, mais laisse-moi me faire une place au soleil ; laisse-moi devenir quelqu'un dans la communauté.

Je veux bien te servir, mais laisse-moi garder ce style que je tiens de mon passé.

Je veux bien t'écouter, mais laisse-moi prendre ma distance vis-à-vis de ton Église.

Je consens à recevoir ta parole, mais surtout, qu'elle ne vienne pas entamer mes évidences ni mon système !

Tant que nous en restons au "oui, mais", nous avons gardé quelque part "de grands biens". Alors Jésus regarde autour de lui, et il dit à ses disciples, à nous tous : "Comme il sera difficile à ceux qui ont des richesses d'entrer dans le règne de Dieu !".

Nous sommes nous-mêmes souvent trop encombrés pour cheminer selon les Béatitudes, et Dieu n'a que faire de notre fil trop voyant, quand il veut broder au fond de notre cœur.

Les disciples ont si bien compris qu'ils en ont été catastrophés : "Mais alors, qui peut être sauvé ?"

Tous nous réagissons comme cet homme qui "avait de grands biens"

Tous nous restons crispés sur un trésor, que ce soient l'aisance, le confort, la culture et le pouvoir qu'elle donne, que ce soient l'indépendance intellectuelle, un schéma spirituel, l'influence sur les autres, les projets qui nous valorisent, que ce soient enfin un amour trop possessif ou des visées d'ambition poursuivies à travers les êtres aimés.

Sommes-nous prêts, aujourd'hui, à laisser faire Jésus ? Aujourd'hui encore, le Christ nous offre sa parole, sa sagesse de vie. Aujourd'hui, après avoir communié tous ensemble à la vie qu'il nous apporte, faudra-t-il, malgré lui, que nous repartions tout tristes ?

Croire vraiment en Dieu qui peut tout, voilà pour nous la route de la paix.





DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA




 Date
Lundi
25 mars 30

Lieu
vers Jéricho

 Livre
Tome 9 – ch 576.6
Préparation à la Passion



************


(…) Le jeune homme se prosterne devant Jésus et lui dit après une profonde salutation :
      « Je suis Philippe de Canata, fils de vrais israélites et resté tel. Je suis disciple de Gamaliel depuis que la mort de mon père m’a mis à la tête de son commerce. Je t’ai entendu plus d’une fois. Je connais tes actes, j’aspire à mener une vie meilleure pour obtenir cette vie éternelle dont tu assures la possession à celui qui crée ton Royaume en lui-même. Dis-moi donc, bon Maître : que dois-je faire pour avoir la vie éternelle ?
      – Pourquoi m’appelles-tu bon ? Dieu seul est bon.
      – Tu es le Fils de Dieu, bon comme ton Père. Ah ! dis-moi, que dois-je faire ?
      – Pour entrer dans la vie éternelle, observe les commandements.
      – Lesquels, mon Seigneur ? Les anciens ou les tiens ?
      – Les miens se trouvent déjà dans les anciens. Ils ne les modifient pas. Il s’agit toujours d’adorer d’un amour sincère l’unique vrai Dieu et de respecter les lois du culte, de ne pas tuer, de ne pas voler, de ne pas commettre d’adultère, de ne pas porter de faux témoignage, d’honorer son père et sa mère, de ne pas nuire à son prochain, mais au contraire de l’aimer comme soi-même. En agissant ainsi, tu obtiendras la vie éternelle.
      – Maître, j’ai observé tout cela depuis mon enfance. »
      Jésus le regarde avec amour et, doucement, il lui demande :
      « Et cela ne te paraît pas suffisant ?
      – Non, Maître. Il est tellement grand, le Royaume de Dieu en nous et dans l’autre vie ! Dieu se donne à nous, or ce don est infini. Je sens qu’il nous est demandé bien peu, par rapport au Tout, à l’Infini parfait qui se donne. Je pense qu’on doit l’obtenir par de plus grands mérites que ce qui est requis pour lui être agréable et ne pas être damné.
      – Tu as raison. Pour être parfait, il te manque encore quelque chose. Si tu désires être parfait comme le veut notre Père des Cieux, va, vends ce que tu as et offre-le aux pauvres, et tu auras dans le Ciel un trésor qui te fera aimer du Père, lui qui a donné son Trésor pour les pauvres de la terre. Puis viens, et suis-moi. »
      Le jeune homme s’attriste et devient songeur, puis il se relève en disant :
      « Je me souviendrai de ton conseil… »
      Et il s’éloigne, tout affligé. (…)





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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Mar 29 Mai 2018 - 10:40



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.




L'EVANGILE DU JOUR


« Vous recevrez la vie éternelle » (Mc 10, 28-31)


En ce temps-là, Pierre se mit à dire à Jésus : « Voici que nous avons tout quitté pour te suivre. »

Jésus déclara : « Amen, je vous le dis : nul n’aura quitté, à cause de moi et de l’Évangile, une maison, des frères, des sœurs, une mère, un père, des enfants ou une terre sans qu’il reçoive, en ce temps déjà, le centuple : maisons, frères, sœurs, mères, enfants et terres, avec des persécutions, et, dans le monde à venir, la vie éternelle.

Beaucoup de premiers seront derniers, et les derniers seront les premiers. »





MÉDITER AVEC LES CARMES




"Sept fois plus", dit Ben Sira ; "au centuple", dit Jésus : Dieu n'est jamais en reste de générosité ! À Dieu tout est possible, nous disait Jésus dans l'Évangile d'hier, tout, même de faire entrer un riche dans le Règne, même de nous donner un cœur de pauvre quand, de nous-mêmes, nous n'y parvenons pas.

           Sommes-nous des riches, sommes-nous des pauvres, devant les exigences du Royaume ? Nous serions bien incapables de le dire, mais d'une chose, en tout cas, nous sommes sûrs, comme saint Pierre et les autres disciples, c'est que nous avons voulu tout quitter pour suivre le Fils de Dieu. La réponse de Jésus à Pierre est une promesse solennelle, qui vaut pour nous aujourd'hui : "En vérité je vous le dis, personne n'aura laissé maison, frères, sœurs, mère, père, enfant, champs, à cause de moi et à cause de l'Évangile, sans recevoir au centuple maintenant, en ce temps-ci, maison, frères, sœurs, mère, enfant, champs, avec des persécutions, et dans le monde à venir, la vie éternelle".

           Tout y est : le cadre du bonheur : la maison, les champs, la sécurité des horizons familiers, et les partenaires du bonheur : les frères et sœurs avec qui l'on partage, mère et père où puisent les racines de notre cœur, les enfants pour qui l'on rêve et pour qui l'ont bâtit. Puisque nous sommes sur cette terre "des voyageurs", Jésus aurait pu aller d'emblée à l'essentiel, et dire : "Ceux qui ont quitté tout cela recevront la vie éternelle dans le monde à venir". Eh bien non ! Il s'attarde sur le temps du passage, sur ce que nous avons à vivre "maintenant en ce temps-ci", nous qui sommes voués au Christ, à l'Évangile et à la prière.

           Dès maintenant nous recevons le centuple, car nous avons encore à aimer. Le Royaume de Dieu ne nous fait pas faire l'économie de l'affectivité ; mais notre affectivité elle-même prend les dimensions du Royaume. Tout passe au pluriel : là où nous ne disions "moi", nous disons "nous". Tout passe à l'universel : "miens sont les champs, miennes les maisons", partout où le Seigneur m'envoie ; "miens" sont les frères et sœurs, et les mères" du monde entier, parce que le Christ donne à mon amour la dimension du sien. "Miens sont les enfants", les enfants que je n'aurai jamais, qui ne seront jamais à moi, parce qu'ils sont les enfants de Dieu.

           Et pourtant, cet universel est vécu au quotidien, car c'est dans le quotidien que Dieu travaille et que tout lui est possible. Dès lors l'amour d'une sœur pour ses sœurs universelles se vivra au jour dans le quotidien des visages, du support et du service. Les sœurs universelles seront aimées à travers quinze ou vingt sœurs bien journalières et sans surprise, des blanches et des noires, des vaillantes et des fatiguées, des âgées et des jeunes, des libérées et des douloureuses ; des sœurs à aimer au nom de Jésus, c'est-à-dire avec un cœur qui ne possède plus, qui n'accapare plus, qui n'enferme plus et ne s'enferme plus.

           Ce sont les sœurs, les frères, du centuple, les sœurs données pour ce temps-ci, pour vivre avec elles le temps des persécutions, c'est-à-dire une destinée paradoxale où l'amour de Dieu est la source, le but et le moyen de toutes choses, où le don au Christ est le seul critère du bonheur, où l'Évangile est la seule assurance est la seule ambition




DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA


 Date
Lundi
25 mars 30

Lieu
vers Jéricho

 Livre
Tome 9 – ch 576.8
Préparation à la Passion



************


– Voilà ! Pour te suivre, nous avons tout quitté, même ce qui est le plus licite. Que nous arrivera-t-il donc ? Entrerons-nous dans ton Royaume ? demande Pierre.

      – En vérité, en vérité, je vous dis que ceux qui m’auront suivi de cette façon, et qui me suivront — car, tant que l’on est sur la terre et que l’on a devant soi des jours où on peut réparer le mal commis, il est toujours temps de réparer sa paresse et les fautes perpétrées jusqu’ici — ceux qui me suivront seront avec moi dans mon Royaume. En vérité, je vous dis que, vous qui m’avez suivi dans la régénération, vous siégerez sur des trônes pour juger les tribus de la terre avec le Fils de l’homme, assis sur le trône de sa gloire. En vérité, je vous dis encore que personne n’aura, par amour de mon nom, quitté maison, champs, père, mère, frères, sœurs, époux et enfants pour répandre la Bonne Nouvelle et me continuer, sans recevoir le centuple en ce temps et la vie éternelle dans le siècle à venir.

      – Mais si nous perdons tout, comment pourrons-nous multiplier nos biens par cent ? demande Judas.

      – Je le répète : ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu. Et Dieu donnera le centuple de joie spirituelle à ceux qui, d’hommes du monde, auront su se rendre fils de Dieu, c’est-à-dire hommes spirituels. Ils jouiront de la vraie joie, ici et au-delà de la terre. J’ajoute que ce ne sera pas le cas de tous ceux qui semblent être les premiers et qui devraient l’être, ayant reçu plus que les autres. De même, ne seront pas derniers tous ceux qui semblent l’être, quand encore ils ne sont pas considérés comme moins que derniers, n’étant pas en apparence mes disciples et n’appartenant même pas au Peuple élu. En vérité, beaucoup de premiers deviendront derniers et beaucoup de derniers, de tout à fait derniers, deviendront premiers…





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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Mer 30 Mai 2018 - 7:13



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.




L'EVANGILE DU JOUR


« Le Fils de l’homme sera livré » (Mc 10, 32-45)


En ce temps-là, les disciples étaient en route pour monter à Jérusalem ; Jésus marchait devant eux ; ils étaient saisis de frayeur, et ceux qui suivaient étaient aussi dans la crainte. Prenant de nouveau les Douze auprès de lui, il se mit à leur dire ce qui allait lui arriver : « Voici que nous montons à Jérusalem. Le Fils de l’homme sera livré aux grands prêtres et aux scribes ; ils le condamneront à mort, ils le livreront aux nations païennes, qui se moqueront de lui, cracheront sur lui, le flagelleront et le tueront, et trois jours après, il ressuscitera. »

Alors, Jacques et Jean, les fils de Zébédée, s’approchent de Jésus et lui disent : « Maître, ce que nous allons te demander, nous voudrions que tu le fasses pour nous. »

Il leur dit : « Que voulez-vous que je fasse pour vous ? »

Ils lui répondirent : « Donne-nous de siéger, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche, dans ta gloire. »

Jésus leur dit : « Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire, être baptisés du baptême dans lequel je vais être plongé ? »

Ils lui dirent : « Nous le pouvons. »

Jésus leur dit : « La coupe que je vais boire, vous la boirez ; et vous serez baptisés du baptême dans lequel je vais être plongé. Quant à siéger à ma droite ou à ma gauche, ce n’est pas à moi de l’accorder ; il y a ceux pour qui cela est préparé. »

Les dix autres, qui avaient entendu, se mirent à s’indigner contre Jacques et Jean.

Jésus les appela et leur dit : « Vous le savez : ceux que l’on regarde comme chefs des nations les commandent en maîtres ; les grands leur font sentir leur pouvoir. Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi. Celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur. Celui qui veut être parmi vous le premier sera l’esclave de tous : car le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude. »





MÉDITER AVEC LES CARMES




Dans l'Évangile d'hier, Pierre disait à Jésus : "Nous avons tous laissé et nous t'avons suivi !". Aujourd'hui les deux fils de Zébédée, pressentant que la montée à Jérusalem va accélérer les événements, prennent les devants et déclarent sans vergogne à Jésus la récompense à laquelle ils ont pensé : rien moins que les deux places d'honneur auprès de lui, dans sa gloire. Jacques et Jean, tout comme Pierre, sont des fidèles et des inconditionnels de Jésus, mais ils ont encore de l'ambition et s'attendent à des privilèges. Ils s'imaginent que leur amitié leur donne des droits. Dès lors ils jouent des coudes, ils se poussent en avant, et ils se placent, avant même que Jésus leur ait fait signe, à sa droite et à sa gauche, décidant par eux-mêmes qu'ils sont les meilleurs, les plus aimés, et les plus dignes de l'être.

À travers ce statut privilégié qu'ils s'arrogent aux pieds de Jésus, Jacques et Jean espèrent acquérir une position de force et de prestige dans la communauté ; et la réponse de Jésus, sans sévérité mais sans concession, va resituer les deux frères à leur vrai niveau et à leur vraie place par rapport à lui-même et par rapport à sa communauté.

Ce qui importe avant tout, explique Jésus, c'est de prendre le vrai chemin vers la gloire, et donc de s'identifier à lui-même dans son passage pascal, de boire à la coupe où déjà il boit lui-même, celle de l'insécurité et du rejet par son peuple, de s'immerger sans retour dans le baptême des souffrances du Messie où lui-même est déjà plongé : " La coupe que je bois, vous la boirez ; le baptême dont moi je suis baptisé, vous en serez baptisés".

Et ce partage du destin de Jésus va modifier du tout au tout l'attitude des deux frères dans la communauté. Ils devront écarter de leur cœur toute volonté de puissance et de domination, et même tout sentiment de mériter un traitement à part. Leur grandeur sera de servir ; leur désir d'être les premiers, les plus proches de Jésus, fera d'eux des frères disponibles à tout instant, et dérangeables à longueur de vie.

Bien mieux : à l'image du Christ ils donneront leur vie en rançon pour la multitude. Mais tout cela, pour Jacques, pour Jean, pour chacun(e) de nous, prendra un visage très quotidien, très réaliste et très humble. Donner notre vie, c'est en effet faire place en nous aux réflexes que saint Pierre et énumérait à l'instant :

Prendre la mesure de nos limites, et de notre condition de voyageurs, car "toute chair est comme l'herbe, et tout son éclat, comme fleur herbe",

Accueillir chaque jour la parole de notre Dieu comme une force régénérante,

Aimer "sans feinte", c'est-à-dire sans calculs, sans rêve de puissance, sans illusion de supériorité,

Aimer "ekténôs", avec ardeur, d'une charité attentive et empressée,

Aimer "ek kardias", de cœur, d'un cœur libéré et dans le cœur de Dieu.




DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA


 Date
Samedi
9 septembre 28

Lieu
Magdala

 Livre
Tome 5 – ch 346.9
3ème année vie publique



************


(…) Que chacun prenne sa croix comme moi je la prendrai. Qu’il la prenne, même si elle lui semble trop infamante. Qu’il laisse le poids de sa croix écraser son être humain pour libérer son être spirituel, à qui la croix ne fait pas horreur, mais au contraire est un point d’appui et un objet de vénération, car l’âme sait et se souvient. Et qu’il me suive avec sa croix. Est-ce qu’au bout du chemin une mort ignominieuse l’attendra comme elle m’attend ? Peu importe. Qu’il ne s’en afflige pas, mais au contraire qu’il se réjouisse, car l’ignominie de la terre se changera en une grande gloire au Ciel, alors que ce sera un déshonneur d’être lâche en face des héroïsmes spirituels.

       Vous ne cessez de dire que vous voulez me suivre jusqu’à la mort. Suivez-moi donc, et je vous mènerai au Royaume par un chemin âpre mais saint et glorieux, au terme duquel vous conquerrez la vie qui ne change pas pour l’éternité. Ce sera “ vivre ”. Suivre, au contraire, les voies du monde et de la chair, c’est “ mourir ”. De cette façon quiconque veut sauver sa vie sur la terre la perdra, tandis que celui qui perdra sa vie sur la terre à cause de moi et par amour pour mon Evangile la sauvera. Mais réfléchissez : à quoi servirait-il à l’homme de gagner le monde entier s’il perd son âme ?

       Et encore gardez-vous bien, maintenant et à l’avenir, d’avoir honte de mes paroles et de mes actions. Cela aussi serait “ mourir ”. (…)  





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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Jeu 31 Mai 2018 - 7:22



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.




L'EVANGILE DU JOUR


« Le Puissant fit pour moi des merveilles » (Lc 1, 39-56)


En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit avec empressement vers la région montagneuse, dans une ville de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth.

Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint, et s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en moi. Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. »

Marie dit alors : « Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur ! Il s’est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse. Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom ! Sa miséricorde s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent. Déployant la force de son bras, il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles. Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides. Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour de la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et sa descendance à jamais. »

Marie resta avec Élisabeth environ trois mois, puis elle s’en retourna chez elle.





MÉDITER AVEC LES CARMES




Deux femmes se saluent sur le seuil 0de la Nouvelle Alliance : l'une est vieillissante, l'autre encore toute jeune ; et à elles deux elles résument toute l'histoire sainte : derrière Élisabeth, toute ridée, se profilent de longs siècles de préparation, et Marie, rayonnante, sans tache ni ride, annonce l'Église de Jésus.

Elles ont en commun leur espérance et leur maternité, mais surtout le fait que leur maternité les engage tout entières dans le plan de Dieu, et que leurs deux enfants sont des enfants de l'impossible : Élisabeth était stérile, et Marie avait décidé de rester vierge.

Toutes deux témoignent dans leur chair que rien n'est impossible à Dieu ; mais quelle différence entre les deux bébés qu'elles portent ! L'un, par miracle, est le fils de Zacharie, l'autre, par miracle, est le propre Fils de Dieu. C'est pourtant Marie qui salue la première, elle la servante porteuse du Serviteur ; mais dès que le son de sa voix parvient à Élisabeth, celle-ci sent son enfant tressaillir dans son sein. Il n'y a là, en soi, rien d'extraordinaire pour une mère qui en est à son sixième mois, mais l'Esprit Saint, qui fait irruption en elle, lui dévoile la portée symbolique de ce mouvement de l'enfant au moment même de l'arrivée de Marie.

Élisabeth, dans un grand cri, annonce ce que l'Esprit vient de lui révéler, et son cri est une double bénédiction :  "Bénie es-tu entre les femmes. Béni le fruit de ton sein !"

Elle a compris en un éclair, le temps d'un cri. Et tout de suite elle se situe à sa vraie place. Elle, l'ancienne, s'efface devant la jeune mère du Messie : "Comment m'est-il donné que vienne à moi la Mère de mon Seigneur ?" Et elle ajoute ensuite, en quelque sorte : "Mon enfant a compris avant moi, puisque, en moi, il a tressailli d'allégresse quand tu t'es approchée, porteuse du Messie !"

Ainsi le face à face des deux mères ne fait que transcrire la rencontre invisible des deux enfants. Jésus revêt sa mère de sa dignité de reine ; Jean éveille sa mère à l'accueil du mystère des œuvres de Dieu. Et pour annoncer au monde que le malheur d'Ève est pour toujours chassé de la mémoire, l'Esprit Saint a voulu que le premier dialogue sur l'espérance du monde fût celui de deux femmes enceintes, images parfaites de l'attente du bonheur.

C'est d'ailleurs sur cette note de bonheur que s'achève la salutation d'Élisabeth : "Bienheureuse celle qui a cru qu'il y aurait un accomplissement pour ce qui lui a été dit de la part du Seigneur !"

La béatitude de Marie s'enracine dans la foi, et Jésus lui-même le proclamera solennellement, le jour où une femme, dans la foule, élèvera la voix pour lui dire : "Bienheureuse la femme qui t'a porté et nourri !"  Jésus répondra en apportant la nuance essentielle : "Tu veux dire : la femme qui accueille la parole et qui la garde !"

C'est la béatitude de tous ceux qui ont bâti leur vie sur la promesse de Dieu. (...)

À nous maintenant de savoir nous étonner de ce que Dieu fait.

À nous de redire avec la surprise d'Élisabeth :

"D'où me vient ce bonheur que vienne jusqu'à moi la Mère de mon Seigneur ?"




DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA


 Date
Dimanche
24 mars de l'an -5

Lieu
Hébron

 Livre
Tome 1 – ch 21.5
Naissance et vie cachée



************


(…) Elisabeth lève un visage tellement radieux qu’elle en paraît rajeunie, elle contemple Marie en souriant avec vénération comme si elle voyait un ange, puis s’incline en une profonde salutation en disant :

      « Bénie es-tu entre toutes les femmes ! Béni est le fruit de ton sein ! (elle le dit bien comme ça : en deux phrases bien séparées). Comment m’est-il donné que vienne à moi, qui suis ta servante, la Mère de mon Seigneur ? Car, vois-tu, dès l’instant où ta salutation a frappé mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en mon sein et, lorsque je t’ai embrassée, l’Esprit du Seigneur m’a révélé une très haute vérité au fond de mon cœur. Bienheureuse es-tu d’avoir cru qu’à Dieu tout est possible, même ce qui paraît impossible à l’esprit humain ! Bienheureuse es-tu, car ta foi permettra l’accomplissement de ce qui t’a été prédit par le Seigneur et ce qui a été prédit aux prophètes pour notre époque ! Bienheureuse es-tu pour le Salut que tu engendres à la descendance de Jacob ! Bienheureuse es-tu pour avoir apporté la Sainteté à mon fils car, je le sens, il bondit de joie dans mon sein comme un chevreau ! C’est qu’il se sent délivré du poids de la faute, appelé à être le Précurseur, sanctifié dès avant la Rédemption par le Saint qui grandit en toi ! »

      Deux larmes coulent comme des perles des yeux rieurs de Marie vers sa bouche qui sourit. Le visage tourné vers le ciel et les bras levés – dans l’attitude que, tant de fois, son fils Jésus prendra plus tard –, elle s’exclame : « Mon âme magnifie le Seigneur » et poursuit son cantique tel qu’il nous a été transmis. A la fin, au verset : “ Il relève Israël son serviteur ”, etc., elle joint les mains sur son cœur et s’agenouille, prosternée à terre, en adorant Dieu. (…)





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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Ven 1 Juin 2018 - 7:59



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.




L'EVANGILE DU JOUR


« Ayez foi en Dieu » (Mc 11, 11-25)


Après son arrivée au milieu des acclamations de la foule, Jésus entra à Jérusalem, dans le Temple. Il parcourut du regard toutes choses et, comme c’était déjà le soir, il sortit pour aller à Béthanie avec les Douze. Le lendemain, quand ils quittèrent Béthanie, il eut faim. Voyant de loin un figuier qui avait des feuilles, il alla voir s’il y trouverait quelque chose ; mais, en s’approchant, il ne trouva que des feuilles, car ce n’était pas la saison des figues. Alors il dit au figuier : « Que jamais plus personne ne mange de tes fruits ! »

Et ses disciples avaient bien entendu. Ils arrivèrent à Jérusalem. Entré dans le Temple, Jésus se mit à expulser ceux qui vendaient et ceux qui achetaient dans le Temple. Il renversa les comptoirs des changeurs et les sièges des marchands de colombes, et il ne laissait personne transporter quoi que ce soit à travers le Temple. Il enseignait, et il déclarait aux gens : « L’Écriture ne dit-elle pas : Ma maison sera appelée maison de prière pour toutes les nations ? Or vous, vous en avez fait une caverne de bandits. »

Apprenant cela, les grands prêtres et les scribes cherchaient comment le faire périr. En effet, ils avaient peur de lui, car toute la foule était frappée par son enseignement. Et quand le soir tomba, Jésus et ses disciples s’en allèrent hors de la ville. Le lendemain matin, en passant, ils virent le figuier qui était desséché jusqu’aux racines. Pierre, se rappelant ce qui s’était passé, dit à Jésus : « Rabbi, regarde : le figuier que tu as maudit est desséché. »

Alors Jésus, prenant la parole, leur dit : « Ayez foi en Dieu. Amen, je vous le dis : quiconque dira à cette montagne : “Enlève-toi de là, et va te jeter dans la mer”, s’il ne doute pas dans son cœur, mais s’il croit que ce qu’il dit arrivera, cela lui sera accordé ! C’est pourquoi, je vous le dis : tout ce que vous demandez dans la prière, croyez que vous l’avez obtenu, et cela vous sera accordé. Et quand vous vous tenez en prière, si vous avez quelque chose contre quelqu’un, pardonnez, afin que votre Père qui est aux cieux vous pardonne aussi vos fautes. »





MÉDITER AVEC LES CARMES




C'est vraiment une coalition contre Jésus, la coalition des autorités religieuses (les chefs des prêtres), des intellectuels (les scribes), des hommes en vue de la politique (les anciens).

Que reprochent-ils à Jésus ? – de prêcher dans le temple sans permission, sans être un scribe spécialiste de la Loi, sans s'inscrire dans la tradition d'un groupe détenteur du savoir, sans se référer à aucune autorité.

À première vue Jésus semble ne pas répondre.

Mais en réalité, il donne sa réponse, et une réponse lumineuse, en nommant Celui que les scribes n'ont pas nommé, Celui qui seul détient l'autorité dans le temple en matière d'enseignement : Dieu, le Père qui l'a envoyé.

C'est cette autorité et ce mandat de Dieu qu'exprimait le rayonnement du Baptiste. À plus forte raison les scribes devraient-ils reconnaître Dieu à l'œuvre dans la parole et les actes de Jésus. Mais ils ne posent pas la question à ce niveau-là, et réclament la soumission à une autorité humaine en oubliant les droits de Dieu.

Il nous arrive, à nous aussi, dans la vie personnelle, mais aussi dans les relations communautaires, d'envisager les choses sous l'angle de la rivalité ou d'un rapport de forces, sous l'angle du prestige des individus ou des droits acquis par l'habitude. Ainsi nous oublions de nommer Dieu, qui sauve le monde "sans permission", et librement, et qui envoie au monde qui il veut à la suite de Jésus.

La réponse, Jésus nous la donne toujours en réintégrant dans notre vision du monde et de notre propre vie le Père, source de tout don, de toute vie et de toute mission.

Alors, au lieu d'intervenir comme les scribes, pour contraindre la vie et gêner l'enthousiasme, nous rendons grâces à Dieu pour tout ce qui se réalise par ses amis, même les plus humbles, pour tout le bien qui se fait… avec sa permission.




DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA


 Date
Dimanche
31 mars 30

Lieu
Jérusalem

 Livre
Tome 9 – ch 592.19
Préparation à la Passion



************


La première cour du Temple présente le chahut habituel des changeurs et des vendeurs de colombes, passereaux et agneaux… à cette seule différence que tout le monde les a délaissés pour venir voir Jésus.

       Celui-ci entre, solennel dans son vêtement de pourpre, et il tourne les yeux vers ce marché, puis vers un groupe de pharisiens et de scribes qui l’observent de dessous un portique.

       Son regard étincelle d’indignation. A l’improviste, il bondit au milieu de la cour. Il semble voler, comme une flamme, car son vêtement flamboie sous le soleil qui inonde la cour. Et il tonne d’une voix puissante :

       « Hors de la maison de mon Père ! Le Temple n’est pas un lieu d’usure et de marché. Il est écrit : “ Ma maison sera appelée maison de prière. ” Pourquoi donc avez-vous fait une caverne de voleurs de cette maison où est invoqué le nom du Seigneur ? Hors d’ici ! Purifiez ma maison, pour éviter que, au lieu de me servir de cordes, je vous frappe des foudres de la colère céleste. Sortez d’ici ! Hors d’ici les voleurs, les fraudeurs, les impudiques, les homicides, les sacrilèges, les tenants de la pire idolâtrie : celle de l’amour-propre orgueilleux, les corrupteurs et les menteurs. Dehors ! Dehors ! Sinon, le Très-Haut balaiera pour toujours ce lieu et exercera sa vengeance sur tout un peuple. » (…)





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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Sam 2 Juin 2018 - 7:17



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.




L'EVANGILE DU JOUR


« Par quelle autorité fais-tu cela ? » (Mc 11, 27-33)


En ce temps-là, Jésus et ses disciples revinrent à Jérusalem. Et comme Jésus allait et venait dans le Temple, les grands prêtres, les scribes et les anciens vinrent le trouver. Ils lui demandaient : « Par quelle autorité fais-tu cela ? Ou alors qui t’a donné cette autorité pour le faire ? »

Jésus leur dit : « Je vais vous poser une seule question. Répondez-moi, et je vous dirai par quelle autorité je fais cela. Le baptême de Jean venait-il du ciel ou des hommes ? Répondez-moi. »

Ils se faisaient entre eux ce raisonnement : « Si nous disons : “Du ciel”, il va dire : “Pourquoi donc n’avez-vous pas cru à sa parole ?” Mais allons-nous dire : “Des hommes” ? » Ils avaient peur de la foule, car tout le monde estimait que Jean était réellement un prophète. Ils répondent donc à Jésus : « Nous ne savons pas ! »

Alors Jésus leur dit : « Moi, je ne vous dis pas non plus par quelle autorité je fais cela. »





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Pas de méditation ce jour



DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA


 Date
Lundi
1er avril 30

Lieu
Jérusalem

 Livre
Tome 9 – ch 592.19
Préparation à la Passion



************


 (…) Les prêtres et les scribes s’approchent alors de lui pour l’interroger :

       « Nous t’avons entendu. Tu as dit ce qui était juste. Salomon n’aurait pu donner de plus sage conseil. Mais, toi qui opères des prodiges et rends des jugements tels que seul le sage roi pouvait en rendre, apprends-nous par quelle autorité tu agis. D’où te vient un tel pouvoir ? »

       Jésus les regarde fixement. Il n’est ni agressif ni méprisant, mais très imposant. Il répond :

       « Moi aussi, j’ai à vous poser une question, et si vous me répondez, je vous dirai par quelle autorité j’agis, moi qui ne suis qu’un homme sans l’autorité que procurent des charges, qui plus est pauvre — car c’est cela que vous voulez dire. Le baptême de Jean, d’où venait-il ? Du Ciel ou de l’homme qui le donnait ? Répondez-moi. Par quelle autorité Jean le donnait-il comme rite purificateur et pour vous préparer à la venue du Messie ? Or Jean était encore plus pauvre, plus ignorant que moi, et sans charge d’aucune sorte, ayant passé sa vie dans le désert depuis son enfance. »

       Les scribes et les prêtres se consultent. La foule se presse autour d’eux, les gens ont les yeux grands ouverts et les oreilles attentives (…)





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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Dim 3 Juin 2018 - 9:11



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.




L'EVANGILE DU JOUR


« Ceci est mon corps, ceci est mon sang » (Mc 14, 12-16.22-26)


Le premier jour de la fête des pains sans levain, où l’on immolait l’agneau pascal, les disciples de Jésus lui disent : « Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs pour que tu manges la Pâque ? »

Il envoie deux de ses disciples en leur disant : « Allez à la ville ; un homme portant une cruche d’eau viendra à votre rencontre. Suivez-le, et là où il entrera, dites au propriétaire : “Le Maître te fait dire : Où est la salle où je pourrai manger la Pâque avec mes disciples ?” Il vous indiquera, à l’étage, une grande pièce aménagée et prête pour un repas. Faites-y pour nous les préparatifs. »

Les disciples partirent, allèrent à la ville ; ils trouvèrent tout comme Jésus leur avait dit, et ils préparèrent la Pâque.

Pendant le repas, Jésus, ayant pris du pain et prononcé la bénédiction, le rompit, le leur donna, et dit : « Prenez, ceci est mon corps. » Puis, ayant pris une coupe et ayant rendu grâce, il la leur donna, et ils en burent tous. Et il leur dit : « Ceci est mon sang, le sang de l’Alliance, versé pour la multitude. Amen, je vous le dis : je ne boirai plus du fruit de la vigne, jusqu’au jour où je le boirai, nouveau, dans le royaume de Dieu. »

Après avoir chanté les psaumes, ils partirent pour le mont des Oliviers.





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Pas de méditation ce jour



DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA


 Date
Jeudi
4 avril 30

Lieu
Jérusalem

 Livre
Tome 9 – ch 598.2
Préparation à la Passion



************


 (…) La vue des brebis rappelle aux apôtres qu’il leur faut organiser le rite pascal et, à leur arrivée à Gethsémani, ils demandent à Jésus :

       « Où irons-nous consommer la Pâque ? Quel endroit choisis-tu ? Dis-le, et nous allons tout préparer. »

       Et Judas :

       « Donne-moi tes ordres, et j’irai.

       – Pierre, Jean, écoutez-moi. »

       Les deux hommes, qui étaient un peu en avant, s’approchent de Jésus.

       « Précédez-nous et entrez dans la ville par la Porte du Fumier. A peine entrés, vous rencontrerez un homme qui vient d’En-Rogel avec un broc de cette bonne eau. Suivez-le jusqu’à ce qu’il pénètre dans une maison. Vous direz à celui qui s’y trouve : “ Le Maître te fait dire : ‘Où se trouve la pièce où je pourrai manger la Pâque avec mes disciples ? ” Il vous montrera un grand cénacle prêt. Préparez-y tout ce qu’il faut. Faites vite, puis rejoignez-nous au Temple. »

       Les deux hommes partent en toute hâte.

       Jésus au contraire, avance lentement (…)





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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Lun 4 Juin 2018 - 10:41



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.




L'EVANGILE DU JOUR


« La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle » (Mc 12, 1-12)


En ce temps-là, Jésus se mit à parler en paraboles aux chefs des prêtres, aux scribes et aux anciens : « Un homme planta une vigne, il l’entoura d’une clôture, y creusa un pressoir et y bâtit une tour de garde. Puis il loua cette vigne à des vignerons, et partit en voyage.

Le moment venu, il envoya un serviteur auprès des vignerons pour se faire remettre par eux ce qui lui revenait des fruits de la vigne. Mais les vignerons se saisirent du serviteur, le frappèrent, et le renvoyèrent les mains vides.

De nouveau, il leur envoya un autre serviteur ; et celui-là, ils l’assommèrent et l’humilièrent.

Il en envoya encore un autre, et celui-là, ils le tuèrent ; puis beaucoup d’autres serviteurs : ils frappèrent les uns et tuèrent les autres. Il lui restait encore quelqu’un : son fils bien-aimé. Il l’envoya vers eux en dernier, en se disant : “Ils respecteront mon fils.”

Mais ces vignerons-là se dirent entre eux : “Voici l’héritier : allons-y ! tuons-le, et l’héritage va être à nous !” Ils se saisirent de lui, le tuèrent, et le jetèrent hors de la vigne.

Que fera le maître de la vigne ? Il viendra, fera périr les vignerons, et donnera la vigne à d’autres. N’avez-vous pas lu ce passage de l’Écriture ? La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle : c’est là l’œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux ! »

Les chefs du peuple cherchaient à arrêter Jésus, mais ils eurent peur de la foule. – Ils avaient bien compris en effet qu’il avait dit la parabole à leur intention. Ils le laissèrent donc et s’en allèrent.





MÉDITER AVEC LES CARMES




Quel calcul sordide ! Tuer l’héritier pour accaparer l’héritage ; tuer le Fils, non pas pour devenir des fils, mais pour avoir l’argent du Fils !

Quelle sottise également ! Comment imaginer que Dieu, après avoir soigné pendant des siècles sa vigne Israël, la laisserait piller par quelques grands prêtres et quelques politiciens ?

La parabole de Jésus était transparente pour ses auditeurs : vous avez persécuté les prophètes qui vous étaient envoyés, vous avez bafoué la patience de Dieu, qu'allez-vous faire de son Fils, qu'allez-vous faire de moi ?

Mais la parabole nous rejoint nous aussi, là où nous sommes, là où nous en sommes, comme un appel à l'authenticité.

Certes, nous ne maltraitons pas les prophètes : juste un coup de griffe en passant à un compagnon ou une compagne qui étaient pour nous porteurs d'un message de Dieu. Il suffit parfois de rester imperméables à la lumière qui nous viendrait de ceux qui cheminent avec nous.

Certes nous n'avons pas de nos mains tué le Fils, le Fils de Dieu, qui nous a aimés et s'est livré pour nous. Bien au contraire, nous nous sommes ouverts à son appel et à sa vie. Nous sommes entrés dans les merveilles du don et du pardon de Dieu : bien que son Fils ait été tué, Dieu nous a donné l'héritage du Fils. Les vignerons voulaient hériter sans le fils ; notre désir à nous est d'hériter avec le Fils, car Dieu l'a ramené à la vie afin qu'il soit l'aîné d'une multitude de frères et de sœurs.

Oui, Dieu a pardonné ; il a jeté loin derrière lui tous nos péchés, tous nos refus, toutes nos tristesses ; et la question qu'il nous pose aujourd'hui n'est pas : "Qu'as-tu fait de mon Fils ?", mais : "Que fais-tu de l'héritage ?"

Car nous sommes vraiment, par grâce, héritiers de Dieu, cohéritiers du Fils, revenu de la mort. Et notre héritage a deux noms : la vie et la gloire.

La vie nous habite déjà. C'est une vie filiale qui nous permet de prier et de témoigner, avec la certitude d'être aimés, aimés comme uniques et irremplaçables, parce que nous sommes aimés dans l'Unique dont nous reproduisons l'image. Et cette vie-là, cette vie filiale, traversera la mort.

Quant à la gloire, l'autre nom de notre héritage, nous savons qu'elle investira notre personne immortelle lorsque Jésus nous rappellera à lui. Nous croyons qu'elle transformera même notre corps périssable, au jour où Jésus viendra de nouveau pour inaugurer son règne éternel ; mais la gloire travaille déjà notre être profond, parce que déjà nous sommes branchés sur la vie de Jésus, sur la gloire de Jésus, Fils de Dieu, c'est-à-dire sur l'union indicible du Fils et de son Père. Et nous pouvons, dans la prière, redire à Dieu, guidés par saint Paul dans sa prière de Rm 8 : "Ceux que tu as appelés, tu les as glorifiés" ; non pas seulement : "tu les glorifieras", mais : "tu leur donnes dès maintenant part à ta gloire ; ils sont en prise sur la gloire de Jésus".

Et Jésus lui-même, dans sa Prière sacerdotale, s'adresse à son Père en lui disant, à propos des disciples qu'il va laisser dans le monde : "Je leur ai donné la gloire que tu m'as donnée, pour qu'ils soient UN, et qu'ainsi le monde puisse connaître que tu m'as envoyé, et que tu les as aimés comme tu m'as aimé".

Dès maintenant nous avons et vivons la vie définitive, dès aujourd'hui nous tenons l'héritage. La présence de la gloire, à portée de cœur, à portée de prière, ne nous dispense ni du cheminement de la vie ni de l'engagement fraternel, mais cela change beaucoup de choses, parce que cela nous donne un autre regard sur le temps, sur la vie, sur l'urgence d'aimer.




DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA


 Date
Jeudi
4 avril 30

Lieu
Jérusalem

 Livre
Tome 9 – ch 598.2
Préparation à la Passion



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Enseignement de Jésus :


« Comme je t’ai fait remarquer l’expression “ à ma coupe ” dans la vision où la mère de Jean et de Jacques demande une place pour ses fils, j’attire ton attention, dans la vision d’hier, sur le passage : “ celui qui tombera contre cette pierre se brisera. ” Les traducteurs écrivent toujours “ sur ”.

      Or j’ai bien dit contre, et non pas sur. C’est une prophétie contre les ennemis de mon Eglise. Ceux qui se jettent contre elle pour lui faire obstacle — parce qu’elle est la pierre angulaire —, sont brisés. L’histoire de la terre, depuis vingt siècles, confirme mes paroles. Les persécuteurs de l’Eglise qui se jettent contre la pierre angulaire sont brisés.

      J’ajoute que celui sur qui tombera le poids de la condamnation du Chef et Epoux de mon Epouse, de mon Corps mystique, celui-là sera écrasé. Que cela reste à l’esprit de ceux qui se croient à l’abri des châtiments divins sous prétexte qu’ils appartiennent à l’Eglise.

      Et, pour prévenir une objection des scribes et des sadducéens toujours vivants et malveillants pour mes serviteurs, je déclare ceci : s’il se trouve, dans les dernières visions, des phrases qui ne sont pas dans les évangiles, telles que celles de la fin de la vision d’aujourd’hui, des passages où je parle du figuier desséché et d’autres encore, ils doivent se rappeler que les évangélistes appartenaient toujours à ce peuple, et qu’ils vivaient à une époque où tout heurt un peu trop vif pouvait avoir des répercussions violentes et nuisibles aux néophytes.

      Qu’ils relisent les Actes des Apôtres, et ils verront que la fusion de tant de courants d’esprit différents ne s’est pas faite dans la paix et que, s’ils s’admiraient mutuellement et reconnaissaient leurs mérites réciproques, il ne manqua pas parmi eux de dissentiments, car les pensées des hommes sont variées et toujours imparfaites. Et pour éviter des ruptures plus profondes entre ces diverses opinions, les évangélistes, éclairés par l’Esprit Saint, omirent volontairement dans leurs écrits des phrases qui auraient choqué l’excessive susceptibilité des Hébreux et scandalisé les païens, qui avaient besoin de croire parfaits les Hébreux — eux qui formaient le noyau d’où venait l’Eglise — pour ne pas s’éloigner en disant : “ Ils ne valent pas mieux que nous. ”

      Connaître les persécutions du Christ, oui. Mais être au courant des maladies spirituelles du peuple d’Israël désormais corrompu, surtout dans les classes les plus élevées, non. Ce n’était pas bien. C’est ainsi qu’ils firent de leur mieux pour les dissimuler.

      Qu’ils observent comment les évangiles deviennent de plus en plus explicites, jusqu’au limpide évangile de mon Jean, au fur et à mesure que l’époque de leur rédaction s’éloignait de mon Ascension vers mon Père.

      Jean est le seul à rapporter entièrement même les taches les plus douloureuses du noyau apostolique en qualifiant ouvertement Judas de “ voleur ” ; c’est aussi lui qui rappelle intégralement les bassesses des juifs (dans le chapitre 6 : la volonté feinte de me faire roi, les disputes au Temple, l’abandon d’un grand nombre après le discours sur le Pain du Ciel, l’incrédulité de Thomas). Dernier survivant, ayant vécu assez longtemps pour voir l’Eglise déjà forte, il lève les voiles que les autres n’avaient pas osé lever.

      Mais maintenant, l’Esprit de Dieu veut que soient connues même ces paroles. Ils doivent en bénir le Seigneur, car ce sont autant de lumières et autant d’indications pour les justes de cœur. »





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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Mar 5 Juin 2018 - 10:28



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.




L'EVANGILE DU JOUR


« Ce qui est à César, rendez-le à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. » (Mc 12, 13-17)


En ce temps-là, on envoya à Jésus des pharisiens et des partisans d’Hérode pour lui tendre un piège en le faisant parler, et ceux-ci vinrent lui dire : « Maître, nous le savons : tu es toujours vrai ; tu ne te laisses influencer par personne, car ce n’est pas selon l’apparence que tu considères les gens, mais tu enseignes le chemin de Dieu selon la vérité. Est-il permis, oui ou non, de payer l’impôt à César, l’empereur ? Devons-nous payer, oui ou non ? »

Mais lui, sachant leur hypocrisie, leur dit : « Pourquoi voulez-vous me mettre à l’épreuve ? Faites-moi voir une pièce d’argent. »

Ils en apportèrent une, et Jésus leur dit : « Cette effigie et cette inscription, de qui sont-elles ? – De César », répondent-ils.

Jésus leur dit : « Ce qui est à César, rendez-le à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. » Et ils étaient remplis d’étonnement à son sujet.





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Comme tous les peuples soumis au pouvoir de Rome, les juifs devaient acquitter, en plus des impôts indirects : taxes, droits de douane et de péage, un impôt personnel, qu'on appelait le tribut, le même pour tous, riches et pauvres, et dont seuls les vieillards et les enfants étaient exemptés. Signe de sujétion à l'occupant romain, ce tribut était honni de tous, tout spécialement des résistants, les zélotes, qui forçaient les gens à le refuser.

D'où le piège tendu à Jésus par les Pharisiens et les partisans du roi Hérode : si Jésus répond : "Il faut payer l'impôt !", on va le discréditer comme collaborateur des Romains ; s'il répond : "Ne le payez pas !", on va l'accuser auprès du gouverneur.

Réponse admirable du Maître : "Apportez-moi, un denier, une pièce d'argent, que je voie !" "Ils en apportèrent une", dit l'Évangile. Ainsi ces gens qui haïssaient l'occupant avaient de la monnaie romaine dans leur poche : Ils se servaient pour leurs courses de pièces à l'effigie de Tibère. Ils sont donc par cela en contradiction avec eux-mêmes !

Mais Jésus va plus loin dans sa réponse : "De qui est cette effigie ? et cette inscription ?" - "De l'empereur, du César Tibère" - "Alors rendez à César cette pièce sur laquelle il a frappé son visage et son nom !"

Et Jésus d'ajouter : "Rendez à Dieu ce qui est à Dieu".

Il nous redit aujourd'hui : "Vous, les croyants, vous êtes à Dieu, vous portez son nom, vous portez son visage, car il vous a créés à son image. Donnez-vous à Dieu, parce qu'il s'est donné à vous.

Rendez-lui son nom dans la louange, rendez-lui son image, reflétez son visage, devenez semblables à votre Père, semblables par la bonté, semblables par l'optimisme sur le monde des hommes, semblables par la passion de faire vivre."




DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA


 Date
Mardi
2 avril 30

Lieu
Jérusalem

 Livre
Tome 8 – ch 594.4
Passion



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Enseignement de Jésus :


(…) Ils entrent à l’intérieur du Temple. Les soldats de l’Antonia les regardent passer. Ils vont adorer le Seigneur, puis reviennent dans la cour où les rabbis enseignent.

      Aussitôt, avant même que les gens n’arrivent et ne se groupent autour de Jésus, des séphorim, des docteurs d’Israël et des hérodiens s’approchent, le saluent avec un faux respect, et lui disent :
      « Maître, nous savons que tu es sage et véridique, que tu enseignes la voie de Dieu sans tenir compte de rien ni de personne, excepté de la vérité et de la justice, et que tu te soucies peu du jugement des autres sur toi, mais que tu désires seulement conduire les hommes au bien. Alors, dis-nous : est-il permis de payer le tribut à César, ou non ? Quel est ton avis ? »

      Jésus porte sur eux l’un de ces regards d’une pénétrante et solennelle perspicacité, et il répond :
      « Pourquoi me tentez-vous hypocritement ? Certains parmi vous savent pourtant que l’on ne me trompe pas avec des honneurs affectés ! Mais montrez-moi une pièce de monnaie utilisée pour s’acquitter du tribut. »
      Ils lui en présentent une.

      Il l’observe au recto et au verso et, la gardant sur la paume de sa main gauche, il la frappe de l’index de sa main droite :
      « De qui est cette image et que dit cette inscription ?

      – C’est la figure de César et l’inscription porte son nom, le nom de Caius Tibère César, actuellement empereur de Rome.

      – Dans ce cas, rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. »
      Puis il leur tourne le dos après avoir rendu la pièce à celui qui la lui avait prêtée.





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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Mer 6 Juin 2018 - 9:33



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.




L'EVANGILE DU JOUR


« Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants » (Mc 12, 18-27)


En ce temps-là, des sadducéens – ceux qui affirment qu’il n’y a pas de résurrection – vinrent trouver Jésus. Ils l’interrogeaient : « Maître, Moïse nous a prescrit : Si un homme a un frère qui meurt en laissant une femme, mais aucun enfant, il doit épouser la veuve pour susciter une descendance à son frère. Il y avait sept frères ; le premier se maria, et mourut sans laisser de descendance. Le deuxième épousa la veuve, et mourut sans laisser de descendance. Le troisième pareillement. Et aucun des sept ne laissa de descendance. Et en dernier, après eux tous, la femme mourut aussi. À la résurrection, quand ils ressusciteront, duquel d’entre eux sera-t-elle l’épouse, puisque les sept l’ont eue pour épouse ? »

Jésus leur dit : « N’êtes-vous pas en train de vous égarer, en méconnaissant les Écritures et la puissance de Dieu ? Lorsqu’on ressuscite d’entre les morts, on ne prend ni femme ni mari, mais on est comme les anges dans les cieux.

Et sur le fait que les morts ressuscitent, n’avez-vous pas lu dans le livre de Moïse, au récit du buisson ardent, comment Dieu lui a dit : Moi, je suis le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob ? Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants. Vous vous égarez complètement. »





MÉDITER AVEC LES CARMES




"Vous méconnaissez les Écritures et la puissance de Dieu", telle est la réponse de Jésus aux Sadducéens qui ironisent sur la Résurrection.

En fait d'Écriture, Jésus aurait pu citer le texte de Daniel (12,2) auquel il renvoie clairement en d'autres circonstances :  "En ce temps-là, ton peuple échappera : Tous ceux qui se trouvent inscrits dans le livre. Un grand nombre de ceux qui dorment au pays de la poussière s'éveilleront, les uns pour la vie éternelle, les autres pour l'opprobre, pour l'horreur éternelle".

Mais comme les Sadducéens ne reconnaissaient comme Écriture Sainte que le Pentateuque, Jésus préfère s'appuyer sur un texte central du livre de l'Exode : "Je suis le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac, et le Dieu de Jacob". Et Jésus argumente à partir de la vie de Dieu : "Il n'est pas Dieu de morts, mais de vivants". Dieu, pour se faire connaître de Moïse, s'est référé aux trois patriarches comme à des vivants. Bien qu'ils soient morts en leur temps, ils sont vivants au moment où Dieu parle à Moïse, parce que, depuis le moment de leur mort corporelle, ils sont vivifiés par la puissance de Dieu, et c'est ainsi qu'ils sont destinés à la Résurrection.

Et le même mystère se produira pour tous ceux qui meurent dans l'amitié de Dieu. La résurrection, à la fin des temps, ne les tirera pas du néant ; elle leur fera vivre dans leur corps ce que déjà ils auront vécu sans leur corps, par la puissance de Dieu. Au moment où nous ressusciterons, Dieu, simplement, achèvera en nous son œuvre de vie, il se révélera encore, par ce geste ultime, comme le Dieu des vivants.

La Résurrection sera l'éclosion de notre corps à la vie nouvelle que nous aurons puisée à la vie même de Dieu, dès notre rencontre dans l'au-delà avec le Fils ressuscité. Notre vie de ressuscités s'inscrira bien dans la continuité de l'œuvre de vie du Dieu vivant, mais en même temps tout sera nouveau pour notre corps. Quand Dieu nous ressuscitera, il ne rendra pas à notre corps la même vie, limitée, qu'ici-bas, mais une vie totalement nouvelle, totalement réinventée, qui sera une participation intensément personnelle à la vie du Christ dans sa gloire.

Face à ces merveilles de vie, à cette victoire du Dieu vivant, qu'elle paraît petite et mesquine, l'ironie des Sadducéens opposant à la foi d'Israël leur histoire de la femme aux sept maris ! Vraiment, ils méconnaissent les Écritures et la puissance du Très Haut : car "si l'Esprit de Celui qui a ressuscité Jésus d'entre les morts habite en nous, Celui qui a ressuscité Jésus d'entre les morts donnera aussi la vie à nos corps mortels par son Esprit qui habite en nous" (Rm 8,11). Et de même qu'en ce monde la prière inspirée par l'Esprit est au-delà de tous les mots et les contient tous, de même la communion, dans la gloire, entre les humains, sera au-delà de toutes les amitiés et les contiendra toutes.

Qu'il s'agisse de la vie conjugale, de la vie fraternelle, de la piété filiale ou de la tendresse des parents, tout amour qui, sur la terre, aura traduit l'amour de Dieu, sera repris, assumé, et transcendé, par l'amour de Dieu qui sera tout en tous, par l'amour pour ce Dieu qui nous fascinera tous.




DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA


 Date
Mardi
2 avril 30

Lieu
Jérusalem

 Livre
Tome 8 – ch 594.6
Passion



************


Enseignement de Jésus :


(…) Après avoir rendu honneur à Jésus avec des courbettes exagérées, ils lui disent :

      « Maître, tu as répondu si sagement aux hérodiens que le désir nous est venu d’obtenir, nous aussi, un rayon de ta lumière. Ecoute : Moïse a dit : “ Si un homme meurt sans enfant, que son frère épouse la veuve pour donner une descendance à son frère. ” Or, il y avait parmi nous sept frères. Le premier épousa une jeune fille et mourut sans descendance, laissant ainsi sa femme à son frère. Le second mourut lui aussi sans laisser de descendance, et de même le troisième, qui épousa la veuve des deux précédents. Et il en fut de même jusqu’au septième. Finalement, après avoir épousé les sept frères, la femme mourut. Alors, dis-nous : à la résurrection des corps, s’il est vrai que les hommes ressuscitent et que notre âme survit et s’unit de nouveau au corps au dernier jour, pour reconstituer les vivants, lequel des sept frères aura la femme pour épouse, puisqu’ils l’ont eue tous les sept sur la terre ?

      – Vous êtes dans l’erreur. Vous ne savez comprendre ni les Ecritures ni la puissance de Dieu. L’autre vie sera radicalement différente de celle-ci, et les nécessités de la chair n’existeront pas dans le Royaume éternel comme dans celui-ci. En vérité, après le Jugement final, la chair ressuscitera et se réunira à l’âme immortelle pour refaire un tout, qui vivra comme et mieux que ne le font actuellement ma personne et la vôtre. Mais elle ne sera plus sujette aux lois et surtout aux pulsions et aux abus qui existent maintenant. A la résurrection, les hommes et les femmes ne se marieront pas, mais ils seront semblables aux anges de Dieu dans le Ciel, qui ne se marient pas, mais vivent dans l’amour parfait, qui est divin et spirituel. Quant à la résurrection des morts, n’avez-vous pas lu comment Dieu a parlé à Moïse dans le buisson ? Qu’a dit alors le Très-Haut ? “ Je suis le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob. ” Il n’a pas dit : “ J’ai été ”, pour faire comprendre qu’Abraham, Isaac et Jacob avaient existé, mais n’existaient plus. Il a dit : “ Je suis. ” Car Abraham, Isaac et Jacob existent. Ils sont immortels, comme tous les hommes dans leur partie immortelle, tant que les siècles dureront, puis avec leur chair ressuscitée pour l’éternité. Ils existent comme existent Moïse, les prophètes, les justes, comme, malheureusement, existe Caïn, ainsi que les hommes du déluge, les Sodomites, et tous ceux qui sont morts en état de péché mortel. Dieu n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants.





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Dernière édition par Lumen le Jeu 7 Juin 2018 - 9:25, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Jeu 7 Juin 2018 - 9:22



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.




L'EVANGILE DU JOUR


« Quel est le premier de tous les commandements ? » (Mc 12, 28b-34)


En ce temps-là, un scribe s’avança pour demander à Jésus : « Quel est le premier de tous les commandements ? »

Jésus lui fit cette réponse : « Voici le premier : Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force. Et voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. »

Le scribe reprit : « Fort bien, Maître, tu as dit vrai : Dieu est l’Unique et il n’y en a pas d’autre que lui. L’aimer de tout son cœur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toute offrande d’holocaustes et de sacrifices. »

Jésus, voyant qu’il avait fait une remarque judicieuse, lui dit : « Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. » Et personne n’osait plus l’interroger.





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Enfin un scribe capable de sympathie ! Il l'est, en tout cas, dans l'Évangile de Marc, et tranche, par-là, sur les précédents interlocuteurs de Jésus.

C'est parce qu'il se sent d'accord avec Jésus que le scribe l'aborde pour une vraie question : "Quel est le tout-premier commandement, celui qui passe avant tout ?"

Jésus répond, en somme : "Il y a un premier, et il y a un second". Il faut donc bien admettre une hiérarchie des devoirs. Mais Jésus précise : "Le premier, c'est : Écoute, Israël..." La phrase est brusque, et seul Marc cite ainsi le Shema‘ Israël, l'exhortation venue du Deutéronome (6,4), avant de continuer : "Tu aimeras".

"Écoute, Israël... tu aimeras" : le précepte s'adresse à la fois au peuple et à chaque individu, à la personne au sein du peuple.

"Écoute, Israël : le Seigneur est notre Dieu, le Seigneur est unique !" C'est cette révélation, cette proclamation monothéiste et cette référence à Dieu comme notre Dieu qui vont légitimer le précepte : "Tu aimeras". Le même appel adressé au peuple entrant dans la terre promise, sera repris, bien des siècles après, par le prophète Zacharie, annonçant les temps messianiques : "Le Seigneur deviendra Roi sur toute la terre : en ce jour-là le Seigneur sera unique et unique son Nom !" (Za 14,9).

"Maître, tu as dit vrai", répond le scribe ; et, avec les mots des prophètes, il tire les conclusions ultimes de la pensée de Jésus pour sa foi de fils d'Israël : "Cela vaut mieux que tous les holocaustes et tous les sacrifices !".

La loyauté du scribe reçoit immédiatement sa récompense : il a reconnu comme vraie l'intuition de Jésus, il a fait sienne son interprétation libérante de la Loi ; Jésus, à son tour, loue sa sagesse et l'encourage : "Tu n'es pas loin du Royaume de Dieu !" ; sous-entendu : "il te reste seulement à reconnaître son Envoyé."

L'acquiescement d'un scribe au message de Jésus prend de court ses opposants. Aucun d'entre eux n'ose plus l'interroger, puisqu'un homme sorti de leurs rangs lui a donné raison.

La portée missionnaire de ce ralliement n'a pas échappé à l'évangéliste saint Marc : ce pas qu'un scribe de Palestine a su faire vers la nouveauté messianique, pourquoi les croyants de la diaspora ne le feraient-ils pas ?

En tout cas, vingt siècles après, l'adhésion de ce scribe à un programme de vie basé résolument sur l'amour vient contester nos lenteurs de disciples du Christ.

Qu'avons-nous soustrait, de notre cœur, de notre pensée, de nos ressources humaines, à l'amour du Maître qui devait tout prendre ?

Mais aussi, de quels sacrifices rêvons-nous, de quelles prestations pour le Royaume, de quelles œuvres mesurables, si nous avons cessé de rêver au bonheur du frère tout proche ? Disciples du Christ, nous savons non seulement quel est le nom de Dieu, mais jusqu'où est allé pour nous l'amour du Dieu unique. Le commandement d'aimer nous parvient maintenant par la voix de Jésus, qui s'est livré pour nous. À chaque Eucharistie, c'est le Ressuscité qui nous réunit et qui dit à chacun : "Tu aimeras ; les paroles que je te prescris aujourd'hui resteront dans ton cœur".

Frères et sœurs, la liberté et l'allégresse que nous apporte l'Esprit Saint doivent nous aider à réentendre le premier appel, la voix du Dieu Unique intensément présent à l'histoire, à notre histoire.

Aujourd'hui comme au premier jour un chemin nous est offert pour lui répondre : le sentier de la fidélité, que saint Paul, il y a un instant, résumait ainsi pour son cher Timothée :

"Efforce-toi de te présenter devant Dieu comme un homme qui a fait ses preuves, comme un ouvrier qui n'a pas à rougir, et qui trace tout droit le chemin pour la parole de vérité" (2 Tim 2,15).




DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA


 Date
Mercredi
3 avril 30

Lieu
Jérusalem

 Livre
Tome 9 – ch 596.2
Préparation à la Passion



************


(…) – Maître, quel est le plus grand commandement de la Loi ? »

      Jésus se retourne et le regarde. Un doux sourire lumineux éclaire son visage, puis il lève la tête — il avait la tête inclinée à cause du scribe qui est de petite taille, et qui reste penché pour lui rendre honneur. Jésus tourne les yeux sur la foule, il scrute le groupe des pharisiens et docteurs, et il aperçoit le visage pâle de Joël à demi caché derrière un gros pharisien richement vêtu. Son sourire s’accentue. C’est comme une lumière qui va caresser le scribe honnête.

      Puis il baisse la tête pour regarder son interlocuteur, et il lui répond :
      « Le premier de tous les commandements est : “ Ecoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toutes tes forces. ” C’est le premier et suprême commandement. Le second lui est semblable : “ Tu aimeras ton prochain comme toi-même. ” Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-ci. Ils contiennent toute la Loi et les prophètes.

      – Maître, tu as répondu avec sagesse et vérité. Il en est bien ainsi. Dieu est unique, et il n’y en a pas d’autre en dehors de lui. L’aimer de tout son cœur, de toute son intelligence, de toute son âme et de toutes ses forces, et aimer son prochain comme soi-même a beaucoup plus de valeur que tous les holocaustes et tous les sacrifices. J’en suis tout à fait persuadé quand je médite ces paroles de David : “ Tu ne prends pas plaisir aux holocaustes ; mon sacrifice, ô Dieu, c’est un esprit brisé. ”

      – Tu n’es pas loin du Royaume de Dieu, car tu as compris quel est l’holocauste qui est agréable à Dieu.
      – Mais quel est l’holocauste le plus parfait ? » demande dans un souffle le scribe, comme s’il disait un secret.
      Jésus rayonne d’amour en laissant tomber cette perle dans le cœur de l’homme qui s’ouvre à sa doctrine, à la doctrine du Royaume de Dieu, et il lui dit, en se penchant sur lui : (…)





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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Ven 8 Juin 2018 - 10:59



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.




L'EVANGILE DU JOUR


« Ils lèveront les yeux vers celui qu’ils ont transpercé » (Jn 19, 31-37)


Jésus venait de mourir. Comme c’était le jour de la Préparation (c’est-à-dire le vendredi), il ne fallait pas laisser les corps en croix durant le sabbat, d’autant plus que ce sabbat était le grand jour de la Pâque. Aussi les Juifs demandèrent à Pilate qu’on enlève les corps après leur avoir brisé les jambes.

Les soldats allèrent donc briser les jambes du premier, puis de l’autre homme crucifié avec Jésus. Quand ils arrivèrent à Jésus, voyant qu’il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes, mais un des soldats avec sa lance lui perça le côté ; et aussitôt, il en sortit du sang et de l’eau.

Celui qui a vu rend témoignage, et son témoignage est véridique ; et celui-là sait qu’il dit vrai afin que vous aussi, vous croyiez. Cela, en effet, arriva pour que s’accomplisse l’Écriture : Aucun de ses os ne sera brisé. Un autre passage de l’Écriture dit encore : Ils lèveront les yeux vers celui qu’ils ont transpercé.





MÉDITER AVEC LES CARMES




Les crucifiés restaient parfois plusieurs jours avant que la mort intervienne ; c’est pourquoi l’on avait pris l’habitude de leur briser le corps, surtout les jambes. Primitivement geste de cruauté, le brisement des jambes, malgré sa barbarie, était voulu souvent comme un coup de grâce, car il hâtait la mort, par suffocation. Jésus n’y aurait pas échappé si le soldat, pour tester ses réactions, n’avait percé son côté d’un coup de lance.

Tout commence donc au niveau d’une violence insoutenable. Et pourtant, même cet épisode brutal et sanglant débouche sur la vie et l’amour, sur l’amour qui donne la vie, car du corps de Jésus, qui vient de mourir, jaillissent le sang et l’eau.

Jésus avait prédit que de lui-même jaillirait une eau vive, lorsqu’il avait crié dans le Temple, au beau milieu de la fête des Huttes : "Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi ; qu’il boive, celui qui croit en moi. Comme l’a dit l’Écriture : De son sein couleront des fleuves d’eau vivante !" Et la remarque de l’Évangéliste qui commente cette parole de Jésus éclaire également l’épisode du coup de lance : "Il désignait ainsi l’Esprit que devaient recevoir ceux qui croiraient en lui" (Jn 7,39).

Pour le disciple que Jésus aimait, qui a tout vécu, près de Marie, au pied de la croix, cette blessure ouverte dans le côté de Jésus proclame aux croyants le sens de sa mort, la portée vivifiante de son sacrifice, celle-là même que le récit suggérait, quelques versets plus haut : "Dès qu’il eut pris le vinaigre, Jésus dit : ‘Tout est achevé’ ; et, inclinant la tête, il transmit l’Esprit" (v.30).

Quant au sang qui sort, en même temps que l’eau, du côté blessé de Jésus, il atteste, justement, que tout est achevé, que Jésus est bien mort pour nous, qu’il nous a aimés jusqu’à l’extrême et qu’il peut nous transmettre l’Esprit, maintenant que, par sa mort, il a retrouvé auprès du Père la gloire qui était sienne avant que le monde fût (Jn 17,5).

"Ils regarderont le transpercé", annonçait le prophète. En fait, dans l’évangile, deux groupes ont regardé mourir Jésus et l’ont vu transpercé par la lance du soldat. D’abord ses ennemis, vaincus par cette mort qu’ils avaient voulue : ils avaient décidé d’éliminer Jésus parce que tout le peuple courait après lui (Jn 12,29), mais -  ironie ! - en le crucifiant, ils ont accompli sa prophétie : élevé de terre, il attire maintenant à lui tous les hommes (12,32).

Puis le groupe du Fiat : Marie, quelques femmes, et le disciple que Jésus aimait, qui est, pour le quatrième évangile, le disciple type. Eux regardent intensément Jésus qui vient de mourir par amour du Père et des hommes. Pour eux, et pour nous qui nous glissons parmi eux, Jésus est suspendu à la croix en accomplissement de ses propres paroles : "Il faut que soit élevé le Fils de l’Homme, pour que tout homme qui croit ait en lui la vie éternelle" (Jn 3,14-15).

Frères et sœurs, en cette fête du Cœur du Christ, où Dieu notre Père "nous redit les merveilles de son amour pour nous" (oraison de la messe), rejoignons, par la foi, Marie, tout près de la croix. Avec elle, avec les disciples de tous les temps, recueillons le testament spirituel de Jésus, le double héritage que son amour nous a laissé : son sang versé pour nous, que l’Église célèbre en chaque Eucharistie, et l’eau vive de l’Esprit, qui devient "source d’eau pour la vie éternelle".




DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA


 Date
Vendredi
5 avril 30

Lieu
Jérusalem

 Livre
Tome 10 – ch 609.27
Passion



************


(…) C’est alors que Longinus s’approche de Jean et lui dit un mot que je ne comprends pas, puis il se fait donner une lance par un soldat. Il regarde les femmes : elles s’occupent toutes de Marie, qui reprend lentement des forces, et tournent le dos à la croix.

    Longinus se met en face du Crucifié, étudie bien le coup, puis le donne. La large lance pénètre profondément de bas en haut, de droite à gauche.

    Jean qui se débat entre son désir de voir et l’horreur de la vision, détourne la tête un instant.
    « C’est fait, mon ami » dit Longinus, avant d’ajouter : « C’est mieux ainsi. Comme à un cavalier, et sans briser les os… c’était vraiment un juste ! »

    De la blessure suinte beaucoup d’eau et à peine un filet de sang qui déjà forme des caillots. Suinte, ai-je dit. Il ne sort qu’en filtrant par la coupure nette qui reste inerte. Si Jésus avait encore respiré, elle se serait ouverte et fermée par le mouvement du thorax et de l’abdomen (...)





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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Sam 9 Juin 2018 - 11:37



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.






L'EVANGILE DU JOUR


« Tous ceux qui l’entendaient s’extasiaient sur son intelligence » (Lc 2, 41-51)


Chaque année, les parents de Jésus se rendaient à Jérusalem pour la fête de la Pâque. Quand il eut douze ans, ils montèrent en pèlerinage suivant la coutume. À la fin de la fête, comme ils s’en retournaient, le jeune Jésus resta à Jérusalem à l’insu de ses parents. Pensant qu’il était dans le convoi des pèlerins, ils firent une journée de chemin avant de le chercher parmi leurs parents et connaissances. Ne le trouvant pas, ils retournèrent à Jérusalem, en continuant à le chercher.

C’est au bout de trois jours qu’ils le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu des docteurs de la Loi : il les écoutait et leur posait des questions, et tous ceux qui l’entendaient s’extasiaient sur son intelligence et sur ses réponses. En le voyant, ses parents furent frappés d’étonnement, et sa mère lui dit : « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois comme ton père et moi, nous avons souffert en te cherchant ! » Il leur dit : « Comment se fait-il que vous m’ayez cherché ? Ne saviez-vous pas qu’il me faut être chez mon Père ? » Mais ils ne comprirent pas ce qu’il leur disait.

Il descendit avec eux pour se rendre à Nazareth, et il leur était soumis. Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements.





MÉDITER AVEC LES CARMES



Il y a quelques jours nous découvrions le Christ sauveur sous les traits d'un enfant ; et dès aujourd'hui il nous faut rejoindre, dans la foule de Jérusalem, un grand garçon de douze ans, déjà sûr de lui, et qui prend des initiatives surprenantes.

Ce raccourci liturgique ne doit pas nous faire illusion : en réalité il n'y a pas eu de court-circuit dans la vie de Jésus. Son enfance et sa jeunesse n'ont pas été une simple parenthèse, et le Fils de Dieu n'a rien négligé pour s'enraciner dans notre humanité, c'est-à-dire, concrètement, dans son pays, dans son peuple, dans son village et dans sa famille.

Il y a mis trente ans ! Trente années sur lesquelles l'Évangile ne nous dit absolument rien, sinon justement ce que nous lisons aujourd'hui en saint Luc, ce récit étrange du pèlerinage à Jérusalem, qui nous introduit, avec des mots très simples, dans le mystère de l'Homme-Dieu.

C'est bien en effet de Jésus qu'il s'agit avant tout.

Pour résumer ses années de jeunesse, saint Luc écrit seulement : "il grandissait en sagesse, en taille et en grâce devant Dieu et devant les hommes". Il grandissait : quoi de plus normal ? Il se développait physiquement, bien sûr ; mais Luc ajoute : "en sagesse", c'est-à-dire en intelligence du monde et des êtres. Et là, tout de suite, nous rencontrons le mystère. Comment le Fils de Dieu pouvait-il avoir quelque chose à apprendre ? Comment pouvait-il s'étonner, s'amuser, et demander à sa mère : "Maman, pourquoi ?".

Nous aimerions imaginer le mystère, c'est-à-dire finalement le réduire à notre horizon familier. Lorsque les choses de la foi nous déconcertent, nous sommes enclins à les programmer autrement pour qu'elles entrent sans difficulté dans notre logique. Or il y a deux affirmations que nous ne pouvons ni éliminer ni réduire : à Nazareth Jésus est Dieu, et rien n'échappe à une intelligence divine ; à Nazareth Jésus est homme, pleinement homme, et l'on n'est vraiment homme que si l'on apprend, que si l'on découvre, que si l'on s'interroge, que si l'on est mesuré et rythmé par le temps.

Les deux aspects sont vrais, et vrais en même temps ; et c'est là qu'est le mystère. Nous ne savons pas et nous ne saurons jamais parfaitement ce que c'était pour Jésus que de vivre homme tout en étant Dieu. Nous ne saisirons jamais totalement comment retentissait dans son intelligence et son cœur d'homme cette certitude qui ne le quittait pas : Dieu est mon Père ; le Père et moi nous sommes un.

Ce que nous savons, c'est que dès aujourd'hui l'Esprit nous est donné pour avancer, pauvrement et joyeusement, vers ce mystère, pour devenir fils dans le Fils, pour accueillir la plénitude de Dieu dans la plénitude de notre être qui grandit et de notre monde qui se transforme.

Ce mystère de l'Homme-Dieu, Marie l'a vécu jour après jour à Nazareth. Marie et Joseph, car ils ont porté ensemble les joies, l'insécurité et les interrogations.

Marie et Joseph ont communié dans une même mission : amener le Fils de Dieu à pied d'œuvre pour le dessein du Père. Il fallait, pour être pleinement homme et pour sauver tout l'homme, que le Christ vécût depuis l'enfance cette double référence à une femme et un homme qui structure pour toujours l'affectivité d'un être humain et qui l'ancre véritablement dans une culture, dans une histoire, dans un destin d'amour. Il fallait qu'il entende, pendant douze ans, pendant trente ans, la voix de Marie dire tranquillement : "ton père et moi".

Mais pour Marie et Joseph, l'acte de foi a été quotidien. Dans ce bébé, si réel, si vivant, si bien à elle, qu'elle langeait et qu'elle nourrissait, Marie devait rejoindre le Fils de Dieu. Dans ce bambin qui venait lui demander des bouts de bois pour s'amuser, Joseph devait reconnaître le Messie d'Israël. Et cet adolescent à l'esprit toujours en éveil qui faisait, bien sûr, leur fierté, ils ont appris à le rendre sans cesse à Dieu qui le leur avait donné. Ils n'ont pas compris tout de suite certains de ses choix, certaines de ses attitudes ou de ses paroles. Jésus vivait auprès d'eux, avec eux, mais il vivait de la vie du Père ; il habitait chez eux, mais il lui fallait être chez son Père. Marie gardait fidèlement dans son cœur tout ce film de l'enfance et de la jeunesse de Jésus, en se disant bien souvent : "Mon enfant, pourquoi ?" ; "Vois, ton père et moi nous te cherchons, angoissés".

Mais Jésus les aimait trop pour leur épargner l'une des expériences les plus riches qu'un être humain puisse vivre devant Dieu et devant les hommes : cheminer dans la foi.





DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA


 Date
Jeudi
30 avril de l'an 9

Lieu
Jérusalem

 Livre
Tome 1 – ch 41.4
Naissance et vie cachée



************


(…) Du groupe compact de ses fidèles sort une fraîche voix d’enfant :
      « C’est Gamaliel qui a raison. »

      Mouvement de la foule et du groupe des docteurs. On cherche l’intervenant. Mais nul besoin de le chercher, il ne se cache pas. Il se fraye un chemin et s’approche du groupe des “ rabbis ”. Je reconnais mon Jésus adolescent. Il est sûr de lui et franc, avec des yeux qui pétillent d’intelligence.

      « Qui es-tu ? lui demande-t-on.

      – Un fils d’Israël venu accomplir ce que la Loi ordonne. »

      La réponse hardie et pleine d’assurance le rend sympathique et lui vaut des sourires d’approbation et de bienveillance. On s’intéresse au petit israélite :
      « Comment t’appelles-tu ?

      – Jésus de Nazareth. »

      La bienveillance s’atténue dans le groupe de Chammaï. Mais Gamaliel, mieux disposé, poursuit le dialogue en même temps que Hillel. Ou plutôt c’est Gamaliel qui, respectueusement, con­seille au vieillard :
      « Demande quelque chose à l’enfant.

      – Sur quoi fondes-tu ta certitude ? » demande Hillel.

      Jésus : « Sur la prophétie qui ne peut faire erreur sur l’époque et les signes qui l’ont accompagnée quand ce fut le moment de sa réalisation. C’est vrai que César nous domine. Mais le monde jouissait d’une telle paix et la Palestine était si calme quand expirèrent les soixante-dix semaines qu’il fut possible à César d’ordonner un recensement dans ses domaines. Il ne l’aurait pas pu s’il y avait eu la guerre dans l’Empire et des soulèvements en Palestine. De même que ce temps était accompli, on arrive à la fin de l’autre intervalle de temps de soixante-deux se­maines plus une depuis l’achèvement du Temple, pour que le Messie soit consacré et que se réalise la suite de la prophétie pour le peuple qui ne l’a pas accepté. Pouvez-vous avoir des doutes ? Ne vous rappelez-vous pas l’étoile que virent les sages d’Orient et qui alla justement se poser dans le ciel de Bethléem de Juda ? Oubliez-vous que les prophéties et les visions, depuis Jacob et par la suite, indiquent ce lieu comme destiné à accueillir la nais­sance du Messie, arrière-petit-fils de Jacob, par David qui était de Bethléem ? Ne vous rappelez-vous pas Balaam ? “ Une étoile naîtra de Jacob. ” Les sages d’Orient, auxquels la pureté et la foi gardaient ouverts les yeux et les oreilles, ont vu l’étoile et ont compris son nom : “ Messie ” et ils sont venus adorer la Lumière allumée dans le monde. »

      Chammaï, le regard livide : « Tu affirmes que le Messie est né au temps de l’étoile à Bethléem Ephrata ? » (…)








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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Dim 10 Juin 2018 - 12:15



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.






L'EVANGILE DU JOUR


« C’en est fini de Satan » (Mc 3, 20-35)


En ce temps-là, Jésus revint à la maison, où de nouveau la foule se rassembla, si bien qu’il n’était même pas possible de manger. Les gens de chez lui, l’apprenant, vinrent pour se saisir de lui, car ils affirmaient : « Il a perdu la tête. » Les scribes, qui étaient descendus de Jérusalem, disaient : « Il est possédé par Béelzéboul ; c’est par le chef des démons qu’il expulse les démons. »

Les appelant près de lui, Jésus leur dit en parabole : « Comment Satan peut-il expulser Satan ? Si un royaume est divisé contre lui-même, ce royaume ne peut pas tenir. Si les gens d’une même maison se divisent entre eux, ces gens ne pourront pas tenir. Si Satan s’est dressé contre lui-même, s’il est divisé, il ne peut pas tenir ; c’en est fini de lui.

Mais personne ne peut entrer dans la maison d’un homme fort et piller ses biens, s’il ne l’a d’abord ligoté. Alors seulement il pillera sa maison. Amen, je vous le dis : Tout sera pardonné aux enfants des hommes : leurs péchés et les blasphèmes qu’ils auront proférés. Mais si quelqu’un blasphème contre l’Esprit Saint, il n’aura jamais de pardon. Il est coupable d’un péché pour toujours. »

Jésus parla ainsi parce qu’ils avaient dit : « Il est possédé par un esprit impur. »

Alors arrivent sa mère et ses frères. Restant au-dehors, ils le font appeler. Une foule était assise autour de lui ; et on lui dit : « Voici que ta mère et tes frères sont là dehors : ils te cherchent. »

Mais il leur répond : « Qui est ma mère ? qui sont mes frères ? » Et parcourant du regard ceux qui étaient assis en cercle autour de lui, il dit : « Voici ma mère et mes frères. Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère. »





MÉDITER AVEC LES CARMES



L'accusation est lourde : " Ce Jésus est possédé par Beelzébūl. Il est de mèche avec le chef des démons. Il est manipulé par un esprit impur."

Des scribes sont venus dire cela de Jérusalem, de Jérusalem où il n'a pas encore prêché ! Ils diffusent leur critique dans la foule, et Jésus les fait venir pour rétablir la vérité.

Il leur répond d'abord, selon son habitude, par des paraboles.

La première a trait aux phénomènes de division : un royaume, une dynastie, une famille, ne tiendront pas s'ils sont divisés. Satan ne va donc pas se faire des alliés pour se faire chasser par eux ! À mots couverts, Jésus répond donc aux scribes : "C'est une ânerie que vous me sortez là !"

Deuxième parabole : cette fois il s'agit de contre-attaque. Si l'on veut entrer dans la maison de l'homme fort, il faut d'abord le ligoter. Alors seulement on peut piller ses biens. Et c'est bien cela que Jésus est venu faire : se montrer plus fort que la puissance du mal, ligoter l'Adversaire et délivrer les hommes qu'il a pris sous sa coupe.

Dans la pensée de Jésus, il faut articuler les deux paraboles pour que sa réponse se dégage avec toute sa force : n'attendez pas que le règne du mal explose de l'intérieur : c'est de l'extérieur qu'il faut l'attaquer, avec la puissance que Dieu donne.

Après les paraboles, Jésus propose en clair son enseignement. Tout sera pardonné aux humains, tout : les fautes contre le prochain comme les offenses à Dieu, même répétées. Voilà le principe, et il est d'une générosité inouïe jusqu'alors, digne de l'amour que Dieu manifeste. Tout est pardonnable, mais ajoute Jésus, si quelqu'un blasphème contre l'Esprit Saint, il reste sans pardon à jamais.

Dans le cadre de l'incident que rapporte l'Évangile, ce que vise Jésus est très clair : blasphèment contre l'Esprit Saint ceux qui refusent de voir à l'œuvre en lui la puissance de Dieu, et surtout ceux qui dénaturent ses exorcismes en les attribuant à la puissance du mal.

Si nous cherchons le sens de la parole sévère de Jésus dans notre vie concrète, un obstacle nous arrête tout de suite : il nous est impossible de l'appliquer à qui que ce soit, en disant, par exemple : "Cet homme, cette femme, blasphème contre l'Esprit Saint", car Dieu seul sait ce qui se passe à l'intime de chaque liberté, Dieu seul mesure les conditionnements qui pèsent sur la foi ou l'espérance des hommes.

En revanche, chacun/e de nous peut dire, en toute loyauté : je suis capable, moi, de me fermer à Dieu, à sa parole, à son amour ; je sais où je pourrais dire "non" ; mais j'ai décidé de faire fond sur le Christ, parce qu'il est, en moi et pour moi, le plus fort.





DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA


 Date
Vendredi
18 août 28

Lieu
Chorazeïn

 Livre
Tome 4 – ch 269.6
2ème année vie publique



************


(…) Jésus descend les deux petites marches du seuil et s’avance, droit, sévère et calme. Il s’arrête juste en face du groupe des scribes et des pharisiens, les fixe d’un regard perçant et dit :

      « Même sur la terre, on voit qu’un royaume divisé en factions opposées s’affaiblit intérieurement. C’est une proie facile pour les états voisins qui le dévastent pour le réduire en esclavage. Sur la terre aussi, on voit qu’une cité divisée en factions opposées perd sa prospérité, et il en est de même d’une famille dont les membres sont divisés par la haine. Elle s’effrite et devient un émiettement qui ne sert à personne et qui fait la risée de ses concitoyens. La concorde n’est pas seulement un devoir, mais une habileté, car elle garde les hommes indépendants, forts et aimants. C’est à cela que devraient réfléchir les patriotes, les habitants de la même ville ou les membres d’une même famille quand, poussés par le désir d’un intérêt particulier, ils sont amenés à des séparations et à des vexations, qui sont toujours dangereuses parce qu’elles opposent les groupes les uns aux autres et détruisent les affections.

      C’est cette habileté que mettent en œuvre ceux qui sont les maîtres du monde. Observez Rome et son indéniable puissance, si pénible pour nous. Elle domine le monde, mais elle est unie dans un même dessein, une seule volonté : “ dominer ”. Même parmi eux, il doit sûrement y avoir des désaccords, des antipathies, des révoltes. Mais cela reste au fond. A la surface, c’est un seul bloc, sans failles, sans troubles. Tous veulent la même chose et y parviennent parce qu’ils la veulent. Et ils réussiront, tant qu’ils voudront la même chose.

      Prenez cet exemple humain d’une habile cohésion et réfléchissez : si ces enfants du siècle sont ainsi, qu’est-ce que ne sera pas Satan ? Eux, pour nous, sont des satans, mais leur diabolisme de païens n’est rien en comparaison du satanisme parfait de Satan et de ses démons. Là, dans ce royaume éternel, sans siècles, sans fin, sans limite de ruse et de méchanceté, là où on jouit de nuire à Dieu et aux hommes – nuire est leur respiration, leur douloureuse jouissance, unique, atroce –, la fusion des esprits s’est opérée avec une perfection maudite, car tous sont unis par une seule volonté : “ nuire ”.

      Maintenant si – comme vous voulez le soutenir pour insinuer des doutes sur ma puissance – Satan est celui qui m’aide parce que je serais un Belzébuth inférieur, le résultat n’est-il pas que Satan est en désaccord avec lui-même et avec ses démons, puisqu’il chasse ceux-ci de ses possédés ? Et s’il y a désaccord, son royaume pourrait-il durer ? Non, impossible. Satan est tout ce qu’il y a de plus fourbe et ne se fait pas du tort à lui-même : son but est d’étendre son royaume dans les cœurs, et non pas de le réduire. Sa vie, c’est de “ dérober, nuire, mentir, blesser, troubler ”. Dérober les âmes à Dieu et la paix aux hommes. Nuire aux créatures du Père, tout en le faisant souffrir. Mentir pour dévoyer. Blesser pour jouir. Troubler parce qu’il est le Désordre. Et il ne peut changer. Son être et ses méthodes sont éternels.

      Mais répondez à cette question : si, moi, je chasse les démons au nom de Belzébuth, au nom de qui vos fils les chassent-ils ? » (…)








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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Lun 11 Juin 2018 - 7:10



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.






L'EVANGILE DU JOUR


« Heureux les pauvres de cœur » (Mt 5, 1-12)


En ce temps-là, voyant les foules, Jésus gravit la montagne. Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent de lui. Alors, ouvrant la bouche, il les enseignait. Il disait :

« Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux. Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés. Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage. Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés. Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde. Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu.
Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu. Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des Cieux est à eux.
Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux !

C’est ainsi qu’on a persécuté les prophètes qui vous ont précédés. »





MÉDITER AVEC LES CARMES



La foule massée autour de Jésus sur la montagne pour écouter Jésus est devenue pour nous une "immense foule de témoins", autour du Christ ressuscité, qui de là-haut encouragent nos efforts de sainteté et notre entreprise courageuse de vivre, à notre tour, de l'esprit des Béatitudes.

C'est en suivant le chemin ouvert par Jésus qu'ils ont rejoint la pleine "justice" et se sont totalement ajustés à Dieu et à son plan de salut, et c'est l'Évangile des Béatitudes qu'ils nous laissent, spécialement au Carmel, comme charte de la sainteté. Nul ne saurait dénombrer les saintes et les saints anonymes qui ont rejoint leur Seigneur dans le silence et que l'œil humain n'a pas vus ni la mémoire des communautés retenus. Ils sont pourtant très près du Seigneur, chantant éternellement la louange de Celui qui ne sait pas décevoir.

Bienheureux sont-ils d'avoir suivi sans se décourager la voie des pauvres en esprit, qui ont tout attendu de la bonté de Dieu. Ils ont mis en Dieu même toute leur espérance de sainteté, se refusant à rien mesurer à l'aune humaine et laissant à Dieu seul le soin de tirer un bilan de leur vie de service. C'est pourquoi le Royaume désormais est à eux.

Bienheureux sont-ils d'avoir reçu de Dieu seul leur consolation, alors que dans leur peine ou leur solitude, personne, leur semblait-il, ne se penchait sur eux.

Bienheureux les doux, qui n'ont jamais passé en force et n'ont usé que des armes de lumière pour faire reconnaître leurs droits ou leurs aspirations.

Bienheureux ceux et celles qui ont eu faim et soif de la vraie justice, qui se sont patiemment ajustés à la volonté divine et ont vécu du désir de rejoindre leur Dieu, compris ou non de leur entourage, soutenus ou non dans leur amour de l'Évangile et de la Règle.

Bienheureux ceux qui ont gardé, au long des années, des trésors de miséricorde, vivant pour faire vivre, et passant comme des rappels de la bonté de Dieu.

Bienheureux ceux et celles qui ont gardé leur cœur pur de toutes les contaminations et de toutes les compromissions que leur offrait le monde. Dieu lui-même se montrera tel qu'il est, et tous, humblement, lui seront semblables dans sa simplicité et son bonheur.

Bienheureux sont-ils maintenant d'avoir cherché et construit la paix, à coups de pardon et de recommencements, à coups d'oublis et d'espérance, en sollicitant toujours le meilleur des personnes.

Bienheureux, tous ceux que l'on a persécutés pour leur projet de justice, pour leur désir de sainteté, car ils possèdent maintenant le Royaume qu'ils ont servi.

Bienheureux tous ceux qui auront entendu et supporté pour le Seigneur toutes sortes de critiques mensongères, toutes sortes de jugements faussés par l'envie ou l'ambition. C'est pour eux le moment de l'allégresse, parce que leur bon droit est maintenant affirmé, et qu'ils ont auprès de Dieu une récompense de prophètes.

Ce qui a fait la sainteté de ces hommes et de ces femmes consacrés au Maître restera sans doute leur secret jusqu'au Jour du Seigneur. Bien peu l'auront pressenti ou deviné, sauf justement "Celui qui voit dans le secret". Et l'arrivée dans le Royaume sera pour nous une immense surprise. Nous saurons alors comment le Seigneur a été aimé et servi par toutes ces bonnes volontés que nous fêtons aujourd'hui telles que Dieu les connaît.

Une certitude, en tout cas, fait dès aujourd'hui notre joie et celle de l'Église tout entière, c'est que le chemin étroit des Béatitudes a été pour eux le sentier du bonheur ; ils y ont trouvé, tout près de leurs souffrances et de leurs joies, le Dieu de leur appel.





DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA


 Date
Lundi
14 février 28

Lieu
Cornes d'Hattin

 Livre
Tome 3 – ch 170.5
2ème année vie publique



************


(…) Vous dites : “ Comment conquérir Dieu et son Royaume en suivant une autre voie plus douce que la voie sévère du Sinaï ? ”

      Il n’y a pas d’autre chemin que celui-là. Néanmoins, ne le regardons pas sous le jour de la menace, mais sous le jour de l’amour. Ne disons pas : “ Malheur à moi si je ne fais pas ceci ! ” en restant tremblants dans l’attente du péché, que nous pensons inévitable. Mais disons : “ Bienheureux serai-je si je fais ceci ! ” Dans un élan de joie surnaturelle, joyeux, élançons-nous vers ces béatitudes qui naissent de l’observation de la Loi, comme les roses naissent dans un buisson épineux.

      “ Bienheureux si je suis pauvre en esprit : le Royaume des Cieux est à moi !

      Bienheureux si je suis doux : j’obtiendrai la terre en héritage !

      Bienheureux si je suis capable de pleurer sans me révolter : je serai consolé !

      Bienheureux si j’ai faim de justice, plus que du pain et du vin qui rassasient la chair : la Justice me rassasiera !

      Bienheureux si je suis miséricordieux : la miséricorde divine s’appliquera à moi !

      Bienheureux si je suis pur de cœur : Dieu se penchera sur mon cœur pur, et je le verrai !

      Bienheureux si j’ai l’esprit de paix : Dieu m’appellera son fils ; car je serai dans la paix et l’amour, et Dieu est l’Amour qui aime ceux qui lui sont semblables !

      Bienheureux si, par fidélité à la justice, je suis persécuté : pour me dédommager des persécutions de la terre, Dieu, mon Père, me donnera le Royaume des Cieux !

      Bienheureux si je suis outragé et accusé à tort pour savoir être ton fils, ô Dieu ! Ce n’est pas la désolation, mais la joie que cela doit m’apporter, car cela me mettra au niveau de tes meilleurs serviteurs, les prophètes, qui furent persécutés pour la même raison et avec lesquels je crois fermement que je partagerai la même récompense, grande, éternelle, dans le Ciel qui m’appartient ! ”

      Tel est le regard que nous devons porter sur le chemin du salut, à travers la joie des saints. (…)





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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Mar 12 Juin 2018 - 10:19



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.






L'EVANGILE DU JOUR


« Vous êtes le sel de la terre. » (Mt 5, 13-16)


En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :

« Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel devient fade, comment lui rendre de la saveur ? Il ne vaut plus rien : on le jette dehors et il est piétiné par les gens. Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée. Et l’on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau ; on la met sur le lampadaire, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. De même, que votre lumière brille devant les hommes : alors, voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux. »





MÉDITER AVEC LES CARMES



Ainsi nous sommes le sel et la lumière. C'est Jésus lui-même qui le proclame ! Ce n'est donc pas seulement un idéal, mais une réalité : déjà nous sommes sel et lumière.

Nous sommes sel, parce que nous sommes porteurs de l'Évangile de Jésus, et que seule cette bonne nouvelle peut donner à l'existence des hommes son vrai goût, le goût de la tendresse de Dieu et le goût de la gloire. Déjà l'Évangile a pénétré notre vie, et, comme disait Jésus, nous avons "du sel en nous-mêmes", dans la mesure même où nous laissons travailler en nous-mêmes l'Esprit du Seigneur.

Tout notre soin doit être de rester du sel authentique, sans cesse réactivé par l'amitié de Jésus, et des témoins crédibles de sa parole, des croyants qui tablent non pas sur "le prestige du langage humain", ou sur l'efficacité d'une "sagesse tout humaine", mais sur la puissance de Dieu et sur l'Esprit saint qui rend vivant aujourd'hui le message de Jésus.

Nous sommes lumière, déjà lumière.

Par notre baptême et le sceau de l'Esprit, et par l'engagement de notre vie, nous sommes des chrétiens repérables, des chrétiens visibles ; nous sommes disciples de Jésus à la vue de tous. Nous ne pouvons pas plus nous cacher qu'une ville située sur le haut d'une montagne, la première éclairée au soleil levant, la dernière illuminée quand partout le soir tombe. Elle n'est pas la lumière, elle reçoit la lumière, mais tout au long du jour elle rend témoignage à cette lumière qui lui vient d'ailleurs. Et tous ceux qui marchent dans la vallée font route vers elle et se repèrent sur elle.

Nous ne pouvons pas plus renoncer à être lumière qu'une lampe que l'on vient d'allumer et que l'on a placée sur le chandelier pour quelle éclaire, justement, tous ceux qui sont dans la maison.

Au fond, nous sommes une lumière qui ne s'appartient pas.

Nous n'avons pas pu nous allumer tout seuls : c'est Dieu qui nous a allumés à la flamme de son Fils, lumière du monde, lumière éternelle venue dans le monde. Et c'est sa lumière que, de proche en proche, nous répandons par le témoignage de notre foi, mais aussi par notre amour fraternel toujours en éveil et en invention.

La lumière empruntée au Christ, cette lumière que nous diffusons, accomplit ainsi deux merveilles à la fois : elle fait reculer les ténèbres du monde et transforme nos propres ténèbres en lumière du midi.

L'un des points d'appui de notre confiance est cette force transformante de la lumière dont nous sommes porteurs : "Autrefois nous étions ténèbres ; maintenant nous sommes lumière dans le Seigneur" (cf. Ep 5,8.). Pourquoi ? parce que la lumière de Jésus, que Dieu nous a confiée, a triomphé d'abord de la nuit de notre cœur. Elle est même toujours en train de triompher, et en train de nous illuminer, alors même qu'en nous nous ne voyons que misère et incertitude.

En effet, comme l'affirme sans Paul : "Le Dieu qui a dit : 'Que du sein de la ténèbre brille la lumière' est celui qui a brillé dans nos cœurs pour y faire resplendir la connaissance de la gloire de Dieu qui sur la face du Christ."

Nous sommes déjà lumière, car la lumière d'emprunt est devenue la nôtre, sans cesser de briller sur la face du Christ. Jésus est, à lui seul, la lumière du monde, mais c'est aussi de proche en proche que Dieu veut illuminer les confins de la terre : "Dans la nuit de ce monde l'ami de Dieu brillera ".





DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA


 Date
Dimanche
13 février 28

Lieu
Cornes d'Hattin

 Livre
Tome 3 – ch 169.7
2ème année vie publique



************


(…) Vous êtes le sel de la terre et la lumière du monde. Mais si vous manquez à votre mission, vous deviendrez un sel insipide et inutile. Rien ne pourra plus vous rendre cette saveur. Car, après avoir reçu ce don de Dieu, vous l’avez perdu en le diluant dans les eaux fades et souillées de l’humanité, en l’affadissant par la douceur corrompue des sens, en mêlant au sel pur de Dieu des monceaux de déchets d’orgueil, d’avarice, de gourmandise, de luxure, de colère, de paresse, de sorte que l’on a un grain de sel pour sept fois sept grains de chaque vice. Votre sel n’est alors qu’un mélange de pierraille dans laquelle le pauvre grain de sel est perdu, de pierraille qui crisse sous les dents, qui laisse dans la bouche un goût de terre et rend la nourriture désagréable, répugnante. Il n’est même plus bon pour des usages inférieurs car un savoir pétri des sept vices nuirait même aux missions humaines. Alors le sel n’est bon qu’à être jeté et foulé aux pieds insouciants des hommes. Que de monde, que de monde pourra ainsi piétiner les hommes de Dieu ! Car ces appelés auront permis au peuple insouciant de les écraser, puisqu’ils ne sont plus la substance vers laquelle on accourt pour trouver la saveur de choses nobles, célestes : ils seront uniquement des rebuts.

      Vous êtes la lumière du monde. Vous êtes comme ce sommet qui a été le dernier d’où le soleil ait disparu et le premier à recevoir la lumière argentée de la lune. Celui qui se trouve en haut brille, et on le voit car même l’œil le plus distrait se pose parfois sur les hauteurs. Je dirais que l’œil matériel, dont on dit qu’il est le miroir de l’âme, reflète le désir de l’âme, le désir souvent inaperçu, mais toujours vivant tant que l’homme n’est pas un démon, le désir des hauteurs, des hauteurs où la raison place instinctivement le Très-Haut. Et en cherchant les cieux, il lève les yeux vers les hauteurs, du moins quelquefois au cours de sa vie.

      Je vous prie de vous rappeler ce que tous nous faisons, depuis notre plus tendre enfance, en entrant à Jérusalem. Où se précipitent nos regards ? Vers le mont Moriah que couronne le triomphe de marbre et d’or du Temple. Et quand nous sommes dans son enceinte ? Nous regardons les dômes précieux qui resplendissent au soleil. Que de beautés à l’intérieur de l’enceinte sacrée, dans ses atriums, dans ses portiques et dans ses cours ! Mais l’œil s’élance vers le haut. Je vous prie encore de vous souvenir de nos voyages. Où se dirige notre regard, comme pour oublier la longueur du chemin, la monotonie, la fatigue, la chaleur ou la boue ? (…)





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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Mer 13 Juin 2018 - 9:13



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.






L'EVANGILE DU JOUR


« Je ne suis pas venu abolir, mais accomplir » (Mt 5, 17-19)


En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :

« Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir. Amen, je vous le dis : Avant que le ciel et la terre disparaissent, pas un seul iota, pas un seul trait ne disparaîtra de la Loi jusqu’à ce que tout se réalise.

Donc, celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le royaume des Cieux. Mais celui qui les observera et les enseignera, celui-là sera déclaré grand dans le royaume des Cieux. »





MÉDITER AVEC LES CARMES



Dieu travaille dans la continuité. Et pourtant il amène dans nos vies certaines ruptures.

La continuité est celle de son projet d'amour sur le monde ; projet annoncé dans la Loi et les prophètes, et réalisé en son Fils Jésus.

Parfois les auditeurs de Jésus ont eu l'impression que sa parole était en rupture avec ce qu'ils avaient l'habitude d'entendre. En fait, s'il y avait rupture, c'était avec les traditions orales accumulées par les rabbins ; car de la Loi écrite, révélée, et de la geste de Dieu commentée par les Prophètes, pas un yod, pas le moindre trait ne devait être périmé par l'enseignement de Jésus. Tout allait être repris, réaffirmé, prolongé et mené à son terme par la bonne nouvelle du Royaume. "Je ne suis pas venu abolir, disait Jésus, mais accomplir".

Et cela demeure vrai de l'œuvre que Jésus réalise dans nos existences.

Une première parole nous a mis en route, voici bien longtemps déjà, une parole porteuse à la fois d'un appel de Dieu et d'une espérance un peu folle pour nous. Puis, parfois après bien des années, à un tournant de la vie personnelle ou communautaire, le Seigneur nous fait entendre un deuxième appel, une seconde parole, apparemment sans lien avec la première, ou même sans cohérence avec elle ; une parole si étrange qu'il faut, pour la comprendre vraiment, se tourner vers la Croix.

Et de fait, il arrive qu'elle annonce la Croix, qu'elle propose la Croix, comme la deuxième parole de Dieu à Abraham, celle qui lui redemandait l'enfant de la promesse. Dieu semble alors abolir les assurances qu'il nous avait données, ou effacer des tranches entières de notre cheminement vers Lui et avec Lui. Il nous mène "au sentier des ténèbres", et nous vivons ces passages imprévus, personnellement ou communautairement, comme des moments d'échec, comme des impasses où même l'espérance semble vaine, comme le deuil de tout ce que nous avons cherché, alors que, sur ce chemin même de la Croix, Jésus est en train d'accomplir sa promesse envers nous.

Notre communauté serait-elle moins aimée de Dieu parce qu'elle connaît l'épreuve ? Et Dieu cesserait-il d'être le Tout-puissant parce que nous n'avons plus la force de faire fond sur lui ?

Non, mes sœurs, mais simplement nous passons à côté de la véritable espérance. Nous voudrions pouvoir compter sur nous-mêmes, or Dieu accomplit son dessein en nous conduisant à n'espérer qu'en Lui.

C'est Lui qui sait, c'est Lui qui aime, c'est Lui qui fera. Avec nous, bien sûr, et en nous donnant la force, car, selon le vieux proverbe biblique : "Le cheval est préparé pour la bataille, mais de Yahweh vient la victoire".

À nous de tendre nos mains, en gardant au cœur la parole de la promesse ; à nous de guetter patiemment la gloire de Dieu sur le visage du Christ qui s'est montré à nous au jour de l'appel.

"Garde-toi, disait Moïse, de jamais oublier ce que tes yeux ont vu : ne le laisse pas sortir un seul jour de ton cœur" (Dt 4,9).





DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA


 Date
Mardi
15 février 28

Lieu
Cornes d'Hattin

 Livre
Tome 3 – ch 171.1
2ème année vie publique



************


(…) Le sermon sur la montagne continue.

      Le lieu et l’heure sont toujours les mêmes. Il y a encore plus d’affluence. Dans un coin, près d’un sentier, comme s’il voulait entendre sans provoquer l’hostilité de la foule, se tient un romain. Je le reconnais à son vêtement court et à son manteau différent. Etienne et Hermas sont encore là.


      Jésus regagne lentement sa place et se remet à parler.


      « Après ce que je vous ai dit hier, vous ne devez pas penser que je suis venu abolir la Loi. Non. Seulement, puisque je suis l’Homme et que je comprends les faiblesses de l’homme, j’ai voulu vous encourager à la suivre en dirigeant votre regard spirituel non pas vers l’abîme des ténèbres, mais vers l’Abîme de lumière. Car, si la peur du châtiment peut retenir trois fois sur dix, la certitude de la récompense vous donne de l’élan sept fois sur dix. La confiance est donc plus efficace que la peur. Et je veux que vous la possédiez pleinement, avec assurance, pour pouvoir réaliser non pas sept parts de bien sur dix, mais dix parts sur dix et conquérir cette très sainte récompense du Ciel.

      Je ne change pas un iota de la Loi. Qui l’a donnée au milieu des foudres du Sinaï ? Le Très-Haut. Et qui est le Très-Haut ? Le Dieu un et trine. D’où l’a-t-il tirée ? De sa Pensée. Comment l’a-t-il transmise ? Par sa Parole. Pourquoi l’a-t-il donnée ? En raison de son Amour. Vous voyez donc que la Trinité était présente. Et le Verbe, obéissant comme toujours à la Pensée et à l’Amour, a parlé au nom de la Pensée et au nom de l’Amour.

      Pourrais-je me démentir moi-même ? Non, ce me serait impossible. Mais comme je peux tout, je peux compléter la Loi, la rendre divinement complète, non pas telle que l’ont faite les hommes qui, au cours des siècles, l’ont rendue non pas complète, mais seulement indéchiffrable, irréalisable, en y superposant lois et règlements, règlements et lois, tirés de leur propre pensée en accord avec leurs intérêts de manière à lapider et étouffer, à déformer et rendre stérile la Loi très sainte donnée par Dieu. Est-ce qu’une plante peut survivre si on la submerge continuellement sous des avalanches, des décombres, des inondations ? Non : la plante meurt. La Loi est morte dans beaucoup de cœurs, enterrée sous l’avalanche de trop de surcharges. Je suis venu les enlever toutes et, la Loi une fois sortie du tombeau, une fois ressuscitée, j’en fais non plus une loi mais une reine. (…)





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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Ven 15 Juin 2018 - 11:37



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.






L'EVANGILE DU JOUR


« Tout homme qui regarde une femme avec convoitise a déjà commis l’adultère » (Mt 5, 27-32)


En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :

« Je vous le dis : Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux. Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens : Tu ne commettras pas de meurtre, et si quelqu’un commet un meurtre, il devra passer en jugement.

Eh bien ! moi, je vous dis : Tout homme qui se met en colère contre son frère devra passer en jugement. Si quelqu’un insulte son frère, il devra passer devant le tribunal. Si quelqu’un le traite de fou, il sera passible de la géhenne de feu. Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande à l’autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton offrande, là, devant l’autel, va d’abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande.

Mets-toi vite d’accord avec ton adversaire pendant que tu es en chemin avec lui, pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge, le juge au garde, et qu’on ne te jette en prison. Amen, je te le dis : tu n’en sortiras pas avant d’avoir payé jusqu’au dernier sou. »





MÉDITER AVEC LES CARMES



Entre deux consignes de Jésus sur l'adultère et sur la répudiation, l'Evangile nous rapporte deux paroles extrêmement vigoureuses sur les occasions de chute :

"Si c'est ton œil qui te fait achopper et tomber, arrache-le, et jette-le loin de toi". L'œil, le regard, c'est l'instrument du désir, c'est ce qui nourrit la convoitise, et il y a une manière de regarder les personnes, les choses ou les richesses, qui équivaut à les prendre pour soi, à les posséder avidement, en désir.

"Si ta main droite entraîne ta chute, coupe-la et jette-la loin de toi !" La main droite, ou la gauche pour les gauchers, c'est la main habile et précise, la main du savoir-faire, la main qui salue, la main qui écrit et qui signe, la main qui peut faire tant de bien et qui peut aussi réaliser le mal.

Faut-il donc, à cause de la menace du péché, rester avec un seul œil et une seule main, la moins bonne des deux ? Bien évidemment, il ne s'agit pas de se mutiler, et il faut bien comprendre l'humour de Jésus. Mais ce que Jésus affirme, c'est que, par fidélité à son message, il faut renoncer à une part de nos désirs, et parfois renoncer à certaines de nos activités, les désirs et les activités qui sont porteurs de mort spirituelle pour nous-mêmes et pour les autres.

Paradoxes de Jésus, paradoxes de l'Evangile : on voit parfois plus clair d'un seul œil, quand le second ne lorgne que sur la nuit ; on travaille parfois mieux d'une seule main, quand l'autre nous attache quelque part et nous enlève toute souplesse. Dieu nous veut lucides, Dieu nous veut allègres à son service, et quand nous sommes attelés à son œuvre, la liberté de cœur n'est jamais trop cher payée.

Déjà les Béatitudes de Jésus nous appelaient à changer radicalement nos valeurs et le centre de gravité de toutes nos joies. Aujourd'hui encore, Jésus, pour réveiller notre foi, nous déstabilise en invoquant le sacrifice d'un œil ou d'une main. Jusqu'à notre mort la suite de Jésus s'imposera des choix onéreux et généreux. Et notre amitié pour lui nous ramènera toujours à la nécessité de l'effort. Mais l'effort, tel que Jésus le propose, libère toujours en nous le meilleur de nous-mêmes et nous replace toujours dans l'axe du bonheur.

À ses disciples Jésus demande de dépasser les apparences pour s'arrimer à des certitudes, de lâcher des esclavages pour assumer le vrai service, d'utiliser le temps pour préparer l'éternité. Son seul but est que nous ayons la vie, la vie en abondance, la vie sans déclin ; et, dans sa pensée, toute mort à nous-mêmes est ordonnée à cette vie qu'il promet et qu'il donne : la taille prépare les fruits, les renoncements ouvrent la route pour l'engagement, l'obéissance s'épanouit en liberté filiale.

C'est la logique de la passion glorifiante, la logique du passage de ce monde au Père, qui déroute si souvent nos prévisions humaines, mais nous rend si légers sur les chemins de Dieu.





DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA


 Date
Mardi
15 février 28

Lieu
Cornes d'Hattin

 Livre
Tome 3 – ch 171.1
2ème année vie publique



************


(…) Le sermon sur la montagne continue.

      (…) Où se niche l’adultère ? Où se niche la corruption des jeunes filles ? Chez celui qui, en plus de son lit d’époux, a deux ou trois lits de débauche sur lesquels il répand son argent et la vigueur d’un corps que Dieu lui a donné sain pour travailler pour sa propre famille, et non pour qu’il s’épuise en ébats écœurants qui l’abaissent plus qu’une bête immonde.

      Vous avez appris qu’il a été dit : “ Ne commets pas l’adultère. ” Mais moi, je vous dis que celui qui aura regardé une femme avec concupiscence, que celle qui est allée vers un homme avec un désir impur, a déjà commis l’adultère en son cœur, par ce simple fait.

Aucune raison ne justifie la fornication. Aucune. Ni l’abandon et la répudiation d’un mari. Ni la pitié envers une femme répudiée. Vous n’avez qu’une seule âme. Quand elle est engagée avec une autre par un pacte de fidélité, qu’elle ne mente pas, autrement ce beau corps avec lequel vous péchez ira avec vous, âmes impures, dans des flammes qui ne s’éteindront pas. Mutilez-le plutôt, mais ne le tuez pas pour toujours par la damnation. Redevenez des hommes, vous, les riches, cloaques pouilleux du vice, redevenez des hommes pour ne pas inspirer le dégoût au Ciel… » (…)





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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Sam 16 Juin 2018 - 11:09



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.






L'EVANGILE DU JOUR


« Ne jurez pas » (Mt 5, 33-37)


En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :

« Vous avez encore appris qu’il a été dit aux anciens : Tu ne manqueras pas à tes serments, mais tu t’acquitteras de tes serments envers le Seigneur. Eh bien ! moi, je vous dis de ne pas jurer du tout, ni par le ciel, car c’est le trône de Dieu, ni par la terre, car elle est son marchepied, ni par Jérusalem, car elle est la Ville du grand Roi.

Et ne jure pas non plus sur ta tête, parce que tu ne peux pas rendre un seul de tes cheveux blanc ou noir. Que votre parole soit “oui”, si c’est “oui”, “non”, si c’est “non”. Ce qui est en plus vient du Mauvais. »





MÉDITER AVEC LES CARMES



Dans ces quelques phrases un peu déconcertantes, le Christ, Parole de Dieu, nous parle de notre parole humaine ; et il nous donne à ce sujet deux consignes qui se complètent :

- d'une part il ne faut pas donner à notre parole une portée qu'elle ne peut avoir, c'est pourquoi il ne faut pas abuser des serments

- mais, à l'inverse, nous devons donner à notre parole toute sa vraie valeur, et pour cela, faire d'elle un oui ou un non authentiques.

Au temps de Jésus, on prononçait beaucoup de serments, et de préférence sur Dieu ou sur les choses les plus saintes : le Temple, l'autel… C'était d'ailleurs une habitude de tout le monde ancien, même dans les religions païennes, et sans doute un reste de la mentalité magique, qui s'imagine que l'homme, par la force de sa parole, peut mettre le grappin sur la divinité, sur ses bonnes grâces ou ses bénédictions. Souvent c'était une manière de donner force juridique à une déclaration ou à un témoignage. Au point que le serment pouvait équivaloir à une preuve : on se mettait à l'abri en annexant Dieu à sa cause !

Aujourd'hui le serment est réservé pour quelques actes publics et solennels, et pourtant l'habitude des serments à tout propos a des équivalents dans notre vie concrète :

- toutes nos tentatives pour mettre Dieu à notre service, pour faire de notre foi ou de notre espérance un point d'appui dans la prière de demande,

- la tentation que peut éprouver le ou la consacrée de faire de sa situation religieuse un tremplin dans les relations sociales ou un piédestal…

- l'habileté que nous montrons à voiler par de grandes protestations ou des affirmations un peu creuses la pauvreté de notre témoignage ou de notre vie spirituelle,

- tous les chantages, grands ou petits, sur des choses saintes, sur les paroles des saints ou les écrits des saintes pour forcer les autres à entrer dans nos vues,

- toutes les fois que nous disons, par intérêt personnel ou volonté de puissance : "Ceci n'est pas évangélique", "Ceci n'est pas missionnaire", "Cela n'est pas conforme à l'unité", "Cela est la véritable ouverture au monde".

Jésus coupe court à toutes ces manœuvres. Il ne dit pas :" Quand vous jurez, tenez vos serments", mais il radicalise l'obligation : "Ne faites pas de serments du tout, parce que vous ne disposez ni de Dieu, ni des choses de Dieu, ni de vous-mêmes, qui êtes chose sainte de Dieu ".

Le mot d'ordre du Seigneur est clair : nous ne pourrons jamais annexer à notre profit ni Dieu, ni ce que Dieu offre à son peuple ; nous ne devons pas tenter de nous justifier par des paroles plus ou moins solennelles, quand ces paroles servent de paravent et ne sont pas authentifiées par la vie.

Mais il est une valeur que la parole doit garder : elle doit demeurer un chemin sacré entre les personnes.

Le modèle, là encore, c'est Dieu, le Véritable, le Véridique.

C'est le Christ expression parfaite et totale du Père, Verbe du Père dans l'éternité, Verbe du Père venu dans notre chair, et dont les paroles sont Esprit et vie, le Christ révélation parfaite du plan d'amour de Dieu, lui que nous appelons Sagesse du Père, le Christ qui est oui de Dieu, et qui était oui de Dieu même quand il devait dire non aux hommes.





DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA


 Date
Mercredi
16 février 28

Lieu
Cornes d'Hattin

 Livre
Tome 3 – ch 172.3
2ème année vie publique



************


(…) Voilà pourquoi je substitue un autre ordre à celui qui vous a été donné, quand le serment fut mis en usage pour mettre un frein au mensonge et à la facilité de manquer à la parole donnée. Je ne dis pas comme les anciens : “ Ne vous parjurez pas, mais soyez fidèles à vos serments ”, mais : “ Ne faites jamais de serments. ” Ni au nom du Ciel qui est le trône de Dieu, ni par la terre qui est l’escabeau de ses pieds, ni par Jérusalem et son Temple qui sont la cité du grand Roi et la maison du Seigneur notre Dieu.

      Ne jurez pas sur les tombes des trépassés ni sur leurs âmes. Les tombes sont pleines des restes de ce qui est inférieur dans l’homme et de ce qui lui est commun avec les animaux. Laissez les âmes dans leurs demeures. Faites qu’elles ne souffrent pas et ne soient pas horrifiées s’il s’agit des âmes de justes qui sont déjà dans une préconnaissance de Dieu. Et parce qu’il s’agit d’une préconnaissance – c’est-à-dire une connaissance partielle car jusqu’au moment de la Rédemption ils ne posséderont pas Dieu dans la plénitude de sa splendeur –, ils ne peuvent pas ne pas souffrir de vous voir pécheurs. Et, s’ils ne sont pas justes, n’augmentez pas leur tourment en leur rappelant leur péché par le vôtre. Laissez les morts saints dans la paix et ceux qui ne le sont pas dans leur peine. N’enlevez rien aux premiers, n’ajoutez rien aux seconds. Pourquoi faire appel aux morts ? Ils ne peuvent parler. Les saints parce que la charité le leur défend : ils devraient trop souvent vous démentir. Les damnés parce que l’enfer n’ouvre pas ses portes et que les damnés n’ouvrent la bouche que pour maudire, et parce que toute voix est étouffée par la haine de Satan et des satans – car les damnés sont des satans –.

      Ne jurez pas sur la tête de votre père ou de votre mère, ni sur celle de votre femme ou de vos enfants innocents. Vous n’en avez pas le droit. Seraient-ils donc de l’argent ou une marchandise ? Seraient-ils une signature sur un papier ? Ils sont à la fois plus et moins que cela. Ils sont le sang et la chair de ton sang, homme, mais ce sont aussi des créatures libres et tu ne peux t’en servir comme des esclaves pour garantir un faux que tu as fait. Et ils sont moins que ta propre signature car tu es intelligent, libre et adulte et non pas un interdit ou un enfant qui n’est pas au courant de ce qui se fait et doit donc être représenté par ses parents. Tu es ce que tu es : un homme doué de raison, par conséquent tu es responsable de tes actes et tu dois agir par toi-même, en garantissant tes actes et tes paroles par ton honnêteté et ta sincérité personnelles, l’estime que tu as su toi-même éveiller chez autrui, et non pas l’honnêteté, la sincérité de tes parents et l’estime qu’ils ont su inspirer. Les pères sont-ils responsables de leurs enfants ? Oui, tant qu’ils sont mineurs. Ensuite, chacun est responsable de lui-même. Les enfants des justes ne sont pas toujours des justes, et une femme sainte n’est pas toujours mariée à un homme saint. Alors pourquoi fonder votre garantie sur la justice de votre conjoint ? Pareillement, des enfants saints peuvent naître d’un pécheur ; tant qu’ils sont innocents, ils sont tous saints. Alors pourquoi invoquer un être pur comme garantie de cet acte impur qu’est le serment qu’on n’a pas l’intention de tenir ?

      Ne jurez pas non plus sur votre tête, sur vos yeux, votre langue et vos mains. Vous n’en avez pas le droit. Tout ce que vous avez appartient à Dieu. Vous n’êtes que les gardiens temporaires, les banquiers des trésors moraux ou matériels que Dieu vous a accordés. Dans ce cas, pourquoi disposer de ce qui n’est pas à vous ? Pouvez-vous ajouter un seul cheveu à votre tête ou en changer la couleur ? Et, si cela vous est impossible, pourquoi garantir votre serment par votre vue, votre parole, la liberté de vos membres ? Ne bravez pas Dieu. Il pourrait vous prendre au mot et assécher vos yeux, de même qu’il peut rendre secs les arbres de vos vergers, vous enlever vos enfants ou vous arracher vos maisons, pour vous rappeler que le Seigneur, c’est lui, et vous ses sujets, et que maudit est celui qui s’idolâtre au point de se considérer comme supérieur à Dieu en le bravant par le mensonge.

      Que votre oui soit oui, que votre non soit non, rien de plus (…)





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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Dim 17 Juin 2018 - 10:13



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.






L'EVANGILE DU JOUR


« À quoi allons-nous comparer le règne de Dieu ? » (Mc 4, 26-34)


En ce temps-là, parlant à la foule, Jésus disait :

« Il en est du règne de Dieu comme d’un homme qui jette en terre la semence : nuit et jour, qu’il dorme ou qu’il se lève, la semence germe et grandit, il ne sait comment. D’elle-même, la terre produit d’abord l’herbe, puis l’épi, enfin du blé plein l’épi.

Et dès que le blé est mûr, il y met la faucille, puisque le temps de la moisson est arrivé. » Il disait encore : « À quoi allons-nous comparer le règne de Dieu ? Par quelle parabole pouvons-nous le représenter ? Il est comme une graine de moutarde : quand on la sème en terre, elle est la plus petite de toutes les semences. Mais quand on l’a semée, elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères ; et elle étend de longues branches, si bien que les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid à son ombre. »

Par de nombreuses paraboles semblables, Jésus leur annonçait la Parole, dans la mesure où ils étaient capables de l’entendre. Il ne leur disait rien sans parabole, mais il expliquait tout à ses disciples en particulier.  





MÉDITER AVEC LES CARMES



La terre porte fruit, sans hâte, sans bruit. Elle fait éclore la vie dans la semence qui lui est confiée. L'homme, au moment où il sème, sait qu'il peut faire confiance à la terre et à la force de vie que Dieu a enclose dans la semence. Et une fois le grain lancé dans le sillon, il échappe vraiment à l'agriculteur. Même si celui-ci peut encore amender la terre, ce n'est pas lui qui programme, seconde après seconde, l'apparition du blé en herbe, de l'épi dans l'herbe, et du grain dans l'épi.

Cela se fait sans l'homme, parce que, en définitive, c'est l'œuvre de Dieu. Cela ne se fait pas au rythme de l'homme ; lui s'endort et se lève, aux différents moments de la journée, mais les lenteurs de la vie lui échappent, et même si s'il se tenait en arrêt devant le blé en train de croître, il ne verrait rien pousser.

Ainsi en va-t-il pour le Royaume de Dieu, nous explique Jésus. Le Royaume de Dieu, ou plutôt le Règne de Dieu, c'est l'emprise de Dieu sur nos cœurs d'hommes et de femmes, c'est notre entrée dans la vie de Dieu, c'est notre dialogue d'amitié avec Dieu. Et il n'est pas question pour nous de voir, de sentir, de mesurer la croissance de cette vie et de cette amitié. C'est Dieu qui la met en œuvre, c'est Dieu qui la rythme par son Esprit Saint. Souvent le Royaume grandit d'une manière cachée, dans l'effacement et la modestie ; mais on peut faire confiance à sa fécondité qui ne se voit pas, et qui est celle de l'Esprit Saint.

Ce qui nous appartient, et que Dieu attend de nous, c'est que nous restions une terre bien meuble, souple et accueillante. Alors la semence, qui est la parole de Jésus, dans la terre de notre cœur, devient, au rythme de Dieu, blé en herbe, épi, puis grain dans l'épi ; et Dieu la fait s'épanouir en nous, au long de notre vie de croyants, d'abord comme une fidélité toute en promesses, puis comme une liberté d'adulte, et enfin comme un témoignage courageux.

Notre vie, alors, est prête pour la moisson, à l'heure que Dieu choisira.





DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA


 Date
Samedi
4 mars 28

Lieu
Magdala

 Livre
Tome 4 – ch 184.3
2ème année vie publique



************


(…) Vous doutez que Marie de Magdala revienne au bien. Aucun signe, en elle, n’indique qu’elle fera ce pas. Dévergondée et impudente, consciente de sa situation et de son pouvoir, elle a osé défier les gens et venir jusqu’au seuil de la maison où l’on pleure par sa faute. Elle a répondu au reproche de Pierre par un éclat de rire. Devant mon regard qui l’invite, elle se raidit orgueilleusement. Vous auriez peut-être voulu, les uns par amour pour Lazare, les autres par amour pour moi, que je lui parle directement, longuement, en la subjuguant par ma puissance, en faisant voir ma force de Messie Sauveur. Non. Il ne faut pas. Je l’ai dit à propos d’une autre pécheresse, il y a plusieurs mois. Les âmes doivent se faire par elles-mêmes. Moi, je passe, je jette la semence. Secrètement la semence travaille. L’âme doit être respectée dans son travail. Si la première semence ne s’enracine pas, on en sème une autre, et encore une autre… ne renonçant que lorsqu’on a des preuves certaines de l’inutilité de l’ensemencement. Et on prie. La prière, c’est comme la rosée sur les mottes de terre : elle les garde souples et bien nourries, si bien que la semence peut germer. N’en fais-tu pas autant, femme, avec tes légumes ?

      Maintenant, écoutez la parabole de l’œuvre de Dieu dans les cœurs pour fonder son Royaume, car chaque cœur est un petit royaume de Dieu sur la terre. Ensuite, après la mort, tous ces petits royaumes s’agglomèrent en un seul, dans le Royaume des Cieux, Royaume sans bornes, saint, éternel.

      Le Royaume de Dieu dans les cœurs est créé par le divin Semeur. Il vient dans son domaine – l’homme appartient à Dieu car tout homme lui appartient dès son origine – et il l’ensemence. Puis il s’en va vers d’autres domaines, vers d’autres cœurs. Les jours succèdent aux nuits et les nuits aux jours. Les jours amènent le soleil et la pluie – dans ce cas, le rayonnement de l’amour divin et l’effusion de la sagesse divine qui parle à l’âme –. Les nuits amènent les étoiles et le silence reposant – dans notre cas, les rappels lumineux de Dieu et le silence pour l’esprit afin de permettre à l’âme de se recueillir et de méditer.

      La semence, dans cette succession d’imperceptibles influences providentielles et puissantes, se gonfle, se fend, étend des racines, les enfonce, pousse à l’extérieur les premières petites feuilles, et croît. Tout cela sans l’aide de l’homme. La terre produit spontanément l’herbe issue de la semence, puis l’herbe se fortifie et porte l’épi qui se lève, se dresse, se gonfle, se durcit, devient blond, dur, parfait dans la formation du grain. Quand il est mûr, le semeur revient et y passe la faux parce qu’est venu pour cette semence le moment du parfait achèvement. L’épi ne pourrait se développer davantage et il est temps de le moissonner.

      Dans les cœurs, ma parole accomplit le même travail. Je parle des cœurs qui accueillent la semence. Mais ce travail est lent. Il faut éviter de tout abîmer par des interventions intempestives. Comme c’est dur, pour la petite semence, de se fendre et d’enfoncer ses racines dans la terre ! Pour le cœur dur et sauvage, ce travail est difficile aussi. Il doit s’ouvrir, se laisser fouiller, accueillir des nouveautés, peiner pour les nourrir, apparaître différent parce que recouvert de choses humbles et utiles et non plus de l’attrayante, pompeuse, inutile et exubérante floraison qui le revêtait précédemment. Il doit se contenter de travailler humblement, sans attirer l’admiration, pour le bien de l’Idée divine. Il doit mettre en œuvre toutes ses capacités pour croître et former l’épi. Il doit se consumer d’amour pour devenir grain. Et, après avoir triomphé des respects humains si pénibles, après avoir peiné et souffert pour s’adapter à son nouveau vêtement, il doit encore s’en dépouiller pour subir une taille cruelle. Tout donner pour tout avoir. Rester nu, pour être revêtu au Ciel du vêtement des saints. La vie du pécheur qui devient saint est le plus long, le plus héroïque, le plus glorieux des combats. Je vous l’affirme.

      Ce que je viens de vous dire doit vous aider à comprendre que mon attitude à l’égard de Marie est juste. Est-ce que j’ai agi autrement avec toi, Matthieu ? (…)





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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Lun 18 Juin 2018 - 10:11



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.






L'EVANGILE DU JOUR


« Ne ripostez pas au méchant » (Mt 5, 38-42)


En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :

« Vous avez appris qu’il a été dit : Œil pour œil, et dent pour dent. Eh bien ! moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant ; mais si quelqu’un te gifle sur la joue droite, tends-lui encore l’autre.

Et si quelqu’un veut te poursuivre en justice et prendre ta tunique, laisse-lui encore ton manteau.

Et si quelqu’un te réquisitionne pour faire mille pas, fais-en deux mille avec lui. À qui te demande, donne ; à qui veut t’emprunter, ne tourne pas le dos ! »





MÉDITER AVEC LES CARMES



Derrière ces pages de catéchèse, très stylisées, de saint Matthieu, nous retrouvons sans difficulté non seulement toute la pédagogie des premiers prédicateurs chrétiens, mais toute la force et toute l'exigence du message moral de Jésus.

"Œil pour œil, dent pour dent", cette vieille loi du talion avait fait ses preuves dans les civilisations anciennes du Proche-Orient. Tantôt elle apparaissait comme une mesure de rigueur, destinée à faire réfléchir les criminels, tantôt elle jouait en fait comme une mesure d'ordre et de modération, qui protégeait les délinquants contre des vengeances aveugles. De toute façon, pour Jésus, tout cela est radicalement dépassé par la loi nouvelle qu'il promulgue de sa propre autorité de Fils de Dieu : "Je vous dis de ne pas tenir tête, de ne pas riposter aux méchants".

Et Jésus ajoute quatre exemples, en passant du "vous" au "tu", pour les personnaliser davantage.

"À celui qui te frappe sur la joue droite, tends l'autre joue".

Ce n'est pas un exemple irréel, car dès que l'on entreprend quelque chose pour le Seigneur, il faut s'attendre à recevoir des coups, parfois de tous les côtés. Ce n'est pas non plus un exemple irréalisable, et on le déformerait, en y voyant une simple boutade du Seigneur. Car Jésus, réellement, nous attend là. Mais c'est une attitude qui doit jaillir du plus profond de la liberté et qu'on ne saurait imposer à aucun ; et c'est pourquoi le Seigneur, calmement, déclarait à ceux qui venaient l'arrêter à Gethsémani : "Si c'est moi que vous cherchez, ceux-là, laissez-les partir".

Vient ensuite l'exemple de la tunique et du manteau. À la surenchère de la haine, il faut répondre par la surenchère de l'amour.

La réquisition pour un mille (c'est-à-dire pour 1.500 m) fait sans doute allusion à des corvées. Les soldats ou les fonctionnaires pouvaient forcer un passant à porter un fardeau ou à les accompagner un instant à titre de guide ou d'otage. Ainsi, selon Jésus, à tous ceux qui abusent de nos services, qui font de nous leurs esclaves (...ou leurs boniches !), il faut répondre par une surenchère de la disponibilité. Souvent d'ailleurs, le seul pas qui coûte vraiment, c'est le pas 1001.

Et enfin Jésus dit : "Donne à qui te demande". Dans ce contexte, il semble bien qu’il s'agisse d'une demande agressive ou injuste. Là encore le Seigneur nous suggère de répondre par un geste d'apaisement ou de patience.

Telles sont les consignes de Jésus, à la fois paradoxales et terriblement réalistes. Au bout du compte, tous les comptes sont faussés, car Dieu est celui qui ne veut pas compter. À une morale de la juste proportion, Jésus substitue la morale de la douceur volontaire. Aux pressions de la méchanceté Jésus oppose seulement le dynamisme mystérieux de la non-violence. Il n'approuve pas le mal, mais il refuse de répondre au même niveau que le mal.

Évidemment, suivre Jésus jusque-là, c'est-à-dire adieu à toutes nos sécurités, ces pauvres sécurités que nous appuyons sur des arguments de justice, sur des droits réels à faire valoir, sur des compétences que nous voulons défendre, sur des rôles qui nous flattent et que nous voulons garder. Ce risque évangélique réclame une force que seul le Christ peut nous donner, la force de l'espérance, toujours paradoxale ; un tel renoncement à l'agressivité, véritable folie aux yeux du monde, ne peut être vécu que par amour, par un amour un peu fou lui aussi, voué à Celui qui est source de tout amour.

La disproportion grandira forcément dans notre vie évangélique, entre nos droits et nos devoirs, entre ce que nous recevons et ce qu'il faudra donner, disproportion douloureuse, révoltante même à certains jours, disproportion qui ne sera corrigée que par le cœur de Dieu selon les critères d'une sagesse inaccessible, et qui sont, eux aussi, des critères d'amour.





DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA


 Date
Mardi
15 février 28

Lieu
Cornes d'Hattin

 Livre
Tome 3 – ch 171.4
2ème année vie publique



************


(…) L’ancienne parole : “ œil pour œil, dent pour dent ” ne se trouve pas dans les dix commandements, mais on l’a ajoutée parce que l’homme privé de la grâce est tellement féroce qu’il ne peut comprendre que la vengeance. Elle est annulée, bien sûr qu’elle est annulée, par ce nouveau précepte : “ Aime celui qui te hait, prie pour celui qui te persécute, justifie celui qui te calomnie, bénis celui qui te maudit, fais du bien à celui qui te fait du tort, montre-toi pacifique envers le querelleur, indulgent avec celui qui t’importune, volontiers secourable pour celui qui te sollicite. Ne sois pas usurier, ne critique pas, ne juge pas. ”

Vous ne connaissez pas les tenants et les aboutissants des actions des hommes. Lorsqu’il s’agit d’aider, de quelque manière que ce soit, soyez généreux, soyez miséricordieux. Plus vous donnerez, plus l’on vous donnera, et Dieu versera dans le sein de l’homme généreux une mesure pleine et bien tassée. Dieu vous le rendra non seulement pour ce que vous avez donné, mais bien davantage. Cherchez à aimer et à vous faire aimer. Les procès coûtent plus cher qu’un arrangement à l’amiable et la bonne grâce est comme du miel dont la saveur reste longtemps sur la langue. (…)





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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Mar 19 Juin 2018 - 10:46



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.






L'EVANGILE DU JOUR


« Aimez vos ennemis » (Mt 5, 43-48)


En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :

« Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi . Eh bien ! moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, il fait tomber la pluie sur les justes et sur les injustes.

En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait. »





MÉDITER AVEC LES CARMES



Les animaux sauvages ont presque tous un territoire, qu'ils parcourent, qu'ils marquent, qu'ils défendent. Malheur à l'intrus, malheur au concurrent !

Il en va de même parfois pour nous, les humains : plus nous sommes sauvages, plus sévèrement nous défendons notre territoire. Notre cœur a des frontières, et il en crée toujours de nouvelles : frontières entre les personnes et entre les groupes, entre les amis et les ennemis, entre les gens intéressants et les laissés pour compte, entre ceux pour qui nous existons et ceux qui n'existent pas pour nous.

Au-delà de la frontière, parfois très près des yeux, mais déjà loin du cœur, nous apercevons des frères et des sœurs dont nous craignons le caractère, les réactions, dont nous n'attendons plus rien, ni compréhension, ni dévouement, ni lumière, et pour qui nous avons cessé d'espérer.

À ces limites de notre regard, à ces scléroses de notre cœur, Jésus oppose la manière de Dieu, les habitudes du Père céleste, qui est parfait : "Soyez parfait, comme votre Père céleste est parfait".

Elle est insaisissable, cette perfection du Père céleste...

Elle est faite, bien sûr, de miséricorde ; mais Jésus la décrit aussi comme une joie de donner et de faire vivre, comme un désir sans limites de faire confiance, comme un océan de tendresse qui n'aurait pas de rivages.

Dieu aime toujours le premier, et continue d'aimer même quand aucun amour ne lui répond Dieu ignore les frontières entre les hommes et entre les groupes ;

Dieu n'enferme jamais un homme dans son passé, et à toute heure il nous rejoint pour œuvrer en nous, sans reprise, sans lassitude, dans le sens de la vie, de l'élan, de l'espérance. Même le païen, même le publicain, même le méchant et l'injuste peuvent compter sur son soleil et sa pluie, et donc aussi attendre les récoltes et espérer pour l'avenir. C'est déjà ce que le psalmiste chantait à son Dieu : "Toi, tu ouvres la main, tu rassasies tout vivant, et c'est là ton plaisir..."

La perfection du Père céleste, c'est comme une main toujours en train de s'ouvrir.

C'est ce Père qu'il nous faut regarder et imiter pour lui devenir semblables, pour entrer dans l'expérience de notre filiation. Jésus y insiste : "Aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent, pour que vous deveniez les fils de votre Père qui est aux cieux".

Nous sommes fils, et il nous faut devenir ce que nous sommes, aller jusqu'au bout, jusqu'au profond, jusqu'à la source de notre être filial, en nous laissant revêtir par le Père de sa manière d'aimer.

C'est bien ce mimétisme par rapport au Père qui faisait pour Jésus la joie de tous les instants. Son style d'accueil et de pardon, il le prenait au Père, il le lisait en Dieu. Sauver comme le Père, aimer comme le Père, cela aussi était sa manière d'être Fils.

De même pour nous : aimer, et pardonner, ou rejoindre le désir de Dieu qui est de faire vivre, c'est notre manière de devenir fils, d'épanouir notre être de fils.

Jésus nous a prévenus : le fraternel et le théologal sont indissociables dans notre quête de Dieu.

C'est bien pourquoi, au Carmel, surtout au Carmel, il est si important de garder tous les jours, dans un coin de notre cœur de pauvres et pour chacun de ceux que le Seigneur nous donne à aimer, un brin de soleil et un brin de pluie, un rayon de soleil pour la joie du frère, une ondée pour l'aider à porter du fruit.





DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA


 Date
Mardi
15 février 28

Lieu
Cornes d'Hattin

 Livre
Tome 3 – ch 171.4
2ème année vie publique



************


(…) Je vous ai enseigné hier comment Dieu doit être aimé. J’insiste maintenant sur la façon dont on doit aimer le prochain.

      On disait autrefois : “ Tu aimeras ton ami et tu haïras ton ennemi. ” Non, qu’il n’en aille pas ainsi. C’était bon pour les temps où l’homme n’avait pas le réconfort du sourire de Dieu. Mais maintenant viennent des temps nouveaux, des temps où Dieu aime tant l’homme qu’il lui envoie son Verbe pour le racheter. Maintenant le Verbe parle, et c’est déjà la grâce qui se répand. Puis le Verbe consommera le sacrifice de paix et de rédemption et la grâce, non seulement sera répandue, mais elle sera donnée à toute âme qui croit au Christ. C’est pour cela qu’il faut élever l’amour du prochain à la perfection qui ne fait pas de distinction entre l’ami et l’ennemi.

      On vous calomnie ? Aimez et pardonnez. On vous frappe ? Aimez et tendez l’autre joue à celui qui vous gifle, en pensant qu’il vaut mieux que sa colère s’en prenne à vous qui savez la supporter plutôt qu’à un autre qui se vengerait de l’affront. On vous a volés ? Ne pensez pas : “ Mon prochain est un être cupide ”, mais pensez charitablement : “ Mon pauvre frère est dans le besoin ” et donnez-lui aussi votre tunique s’il vous a déjà pris votre manteau. Vous le mettrez dans l’impossibilité de faire un double vol car il n’aura plus besoin de voler la tunique d’un autre. Vous répondez : “ Ce pourrait être par vice et non par nécessité. ” Eh bien, donnez-le quand même ! Dieu vous en récompensera et l’injuste expiera. Mais souvent – et cela rappelle ce que j’ai dit hier sur la douceur –, le pécheur qui se voit ainsi traité renoncera sincèrement à son vice et se rachètera en réparant son vol par la restitution.

      Montrez-vous généreux envers ceux, plus honnêtes, qui vous demandent ce dont ils ont besoin, au lieu de vous voler. Si les riches étaient réellement pauvres en esprit comme je vous l’ai enseigné hier, ces pénibles inégalités sociales, causes de tant de malheurs humains et surnaturels, n’existeraient plus. Pensez toujours : “ Mais si, moi, j’avais été dans le besoin, quel effet m’aurait fait le refus d’une aide ? ” et agissez d’après votre réponse. Faites aux autres ce que vous voudriez qu’on vous fasse et ne faites pas aux autres ce que vous ne voudriez pas qu’il vous soit fait. (…)





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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Mer 20 Juin 2018 - 7:53



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.






L'EVANGILE DU JOUR


« Ne priez pas comme des hypocrites » (Mt 6, 1-6.16-18)


En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :

« Ce que vous faites pour devenir des justes, évitez de l’accomplir devant les hommes pour vous faire remarquer. Sinon, il n’y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux.

Ainsi, quand tu fais l’aumône, ne fais pas sonner la trompette devant toi, comme les hypocrites qui se donnent en spectacle dans les synagogues et dans les rues, pour obtenir la gloire qui vient des hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite, afin que ton aumône reste dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra.

Et quand vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites : ils aiment à se tenir debout dans les synagogues et aux carrefours pour bien se montrer aux hommes quand ils prient. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu pries, retire-toi dans ta pièce la plus retirée, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra.

Et quand vous jeûnez, ne prenez pas un air abattu, comme les hypocrites : ils prennent une mine défaite pour bien montrer aux hommes qu’ils jeûnent. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage ; ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement de ton Père qui est présent au plus secret ; ton Père qui voit au plus secret te le rendra. »





MÉDITER AVEC LES CARMES



Nous avons fait un grand pas, avec la force de Dieu, lorsque nous avons accepté la première conversion qui a décidé de notre vie. Puis, d'effort en effort, de lumière en lumière, de grâce en grâce, nos pas nous ont rapprochés de la Montagne du Carmel. Mais suffit-il de vivre sur cette Montagne pour rester fidèles à l'élan de notre conversion ? suffit-il d'avoir mis la prière au centre de notre vie pour rester "éveillés dans notre foi" ? Et les sujétions quotidiennes de la vie en communauté suffisent-elles, les années passant, à raviver en nous la soif qui nous a mis en route ?

"Je suis venu, disait Jésus, pour que mes brebis aient la vie, la vie en abondance". Or nous prenons conscience chaque année, apercevant comme de loin la lumière de Pâques, que notre marche s'est appesantie, que notre cœur s'est trouvé des trésors factices, que nos passions nous ont caché la Passion de Jésus.

Et nous accueillons chaque année comme une chance et une grâce les quarante jours de désert où Jésus va nous parler au cœur. Nous laissons vivre en nous le désir de revenir à Dieu comme à la Source, pour entrer dans sa tendresse en recevant sa miséricorde. Une fois décapées les illusions que nous pouvions nourrir sur l'authenticité de notre amour, sur le pouvoir réel de notre liberté, nous acceptons comme une délivrance l'appel de saint Paul : "Laissez-vous réconcilier avec Dieu".

Pour devenir en Jésus Christ une créature nouvelle, nous laissons l'Esprit emporter nos œuvres mortes et nous rejoignons le dessein de Dieu qui, dans le Christ, constamment, se réconcilie le monde. Et cette grâce d'une nouvelle paix avec Dieu, d'un accord profond avec sa visée d'amour, nous l'accueillons à la fois comme le don fait à chacune et comme la mission confiée à toutes, car le même Père qui nous a réconciliés avec lui par le Christ, nous confie, pour le monde et pour la communauté, la diaconie et la parole de la réconciliation (2 Co 5,18-19).

Nous voici donc de nouveau, avec notre confiance comme seule richesse, relancés par Jésus sur la route du désert.

Pour ce cheminement de pauvres, Jésus nous laisse trois consignes, celles-là mêmes que l'Évangile d'aujourd'hui a isolées dans le Discours sur la montagne : liberté, profondeur, allégresse.

Liberté, car notre main gauche doit ignorer ce que donne la main droite, et nous n'avons ni à mesurer notre générosité, ni à guetter en nous les signes de la réussite spirituelle.

Profondeur, car si notre carême a besoin de signes communautaires, et si nous-mêmes avons à symboliser personnellement notre désir de conversion et de liberté, l'essentiel du labour spirituel et du retournement du cœur se fera dans le secret que pénètre seul le regard de Dieu.

Légèreté, enfin, car l'ascèse, selon Jésus, doit assouplir la marche et rajeunir tout l'être ; l'ascèse est fraîche et parfumée, parce qu'elle prépare une rencontre et anticipe la joie. "Toi, quand tu jeûnes, parfume-toi la tête"… ce sera autant de fait pour l'ambiance fraternelle, "et lave-toi le visage"… pour présenter aux autres le meilleur de toi-même.

Une brise de fraîcheur sur le monde, la bonne odeur du Christ dans la communauté : quel programme de carême !

Une entrée dans le secret du Père, quelle chance à saisir pour réentendre le premier appel !

C'est maintenant le moment favorable.

C'est maintenant le jour du salut !





DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA


 Date
Jeudi
17 février 28

Lieu
Cornes d'Hattin

 Livre
Tome 3 – ch 173.4
2ème année vie publique



************


(…) Ah ! Ces actes de bienfaisance accomplis pour qu’on parle de vous ! Il vaut bien mieux ne pas en faire ! Celui qui n’en fait pas pèche par dureté. Celui qui les accomplit en révélant la somme donnée et le nom du bénéficiaire, en mendiant les éloges, pèche par orgueil. C’est comme s’il disait : “ Vous voyez ce que je peux ? ” Il pèche par manque de charité car il humilie le bénéficiaire en révélant son nom, il pèche par avarice spirituelle en voulant accumuler les éloges humains… C’est de la paille, de la paille, rien de plus. Agissez en sorte que ce soit Dieu et ses anges qui vous louent.

      Vous, quand vous faites l’aumône, ne sonnez pas de la trompette pour attirer l’attention des passants et être honorés comme les hypocrites qui cherchent les applaudissements des hommes et pour cela ne donnent leur argent que là où ils peuvent être vus d’un grand nombre. Eux aussi ont déjà reçu leur récompense et n’en recevront pas d’autre de Dieu. Vous, ne tombez pas dans cette même faute et dans cette présomption. Mais quand vous faites l’aumône, que votre main gauche ne sache pas ce que fait la main droite, tant est cachée et pudique votre obole, puis oubliez-la. Ne restez pas à applaudir votre acte en vous gonflant comme le crapaud qui s’admire de ses yeux voilés dans l’étang et qui, apercevant dans l’eau paisible le reflet des nuages, des arbres, du char arrêté près de la rive et se voyant si petit par rapport à eux, se gonfle d’air jusqu’à en éclater. Votre charité elle-même n’est rien, comparée à l’infini de la charité de Dieu, et si vous voulez devenir semblables à lui et rendre votre petite charité grande au point d’égaler la sienne, vous vous remplirez du vent de l’orgueil et finirez par périr.

      Oubliez l’acte lui-même. Il vous en restera toujours la présence d’une lumière, d’une parole douce comme le miel, et cela vous rendra le jour lumineux, doux, bienheureux. Car cette lumière sera le sourire de Dieu, ce miel la paix spirituelle qui est encore Dieu, cette voix la voix du Dieu Père qui vous dira : “ Merci. ” Lui, il voit le mal caché et le bien qui se cache et il vous en récompensera. (…)





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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Jeu 21 Juin 2018 - 14:37



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.






L'EVANGILE DU JOUR


« Vous donc, priez ainsi » (Mt 6, 7-15)


En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :

« Lorsque vous priez, ne rabâchez pas comme les païens : ils s’imaginent qu’à force de paroles ils seront exaucés. Ne les imitez donc pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant même que vous l’ayez demandé. Vous donc, priez ainsi :

Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour. Remets-nous nos dettes, comme nous-mêmes nous remettons leurs dettes à nos débiteurs. Et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du Mal.

Car, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi. Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père non plus ne pardonnera pas vos fautes. »  





MÉDITER AVEC LES CARMES



Le Pater, dans l'Evangile de St Matthieu, vient en conclusion d'un long enseignement de Jésus sur la prière.

Quand tu pries, dit Jésus, ne va pas te camper aux carrefours pour te faire voir : prie ton Père sans être vu, ferme sur toi la porte ; accepte ces moments où tu n'auras pas d'autre motivation pour la prière que la présence de ton Père.

Quand tu pries, ne rabâche pas, ne répète pas, ne t'énerve pas comme si, à force de tension, tu allais contraindre Dieu à te rendre la prière facile.

Derrière toute ostentation comme derrière toute impatience dans la prière se cache, en effet, une erreur sur Dieu ; et c'est surtout cela que Jésus veut nous faire comprendre.

Dès que l'on prie dans le secret, dès lors qu'on fait à Dieu cette politesse affectueuse de fermer la porte, il n'y a pas à "rejoindre" Dieu, car Dieu est là, déjà, dans le secret, dans son secret où il nous a admis.

"Dieu te le rendra", promet Jésus. Et que nous rendra-t-il ? - le secret ! Dieu te revaudra le secret que tu voulais pour lui. L'important n'est pas que nous voyions Dieu (du moins sur cette terre), mais que Dieu, qui voit dans le secret, nous regarde dans le secret où pour lui nous sommes entrés.

Et à partir du moment où Dieu nous voit, nous n'avons pas à nous appesantir sur nos manques, sur nos impréparations, sur nos porte-à-faux, sur nos misères : "Votre Père, dit Jésus, sait bien de quoi vous avez besoin, avant même que vous demandiez".

Il sait déjà, tout comme il est déjà. Nous sommes devancés, et c'est bien comme cela ; notre démarche déjà lui a tout dit, tout apporté ; notre fardeau est déjà déchargé, puisque Dieu sait déjà.

Quel va être, dans ces conditions, le premier mot de la prière pour celui qui est déjà accueilli, déjà entendu, déjà compris ?

"Vous donc, dit Jésus, priez ainsi : Notre Père",

Père de nous, Père de nous tous.

Au moment même où le Moi s'efface devant le Toi de Dieu, voilà que le Nous envahit tout le champ de la prière ; et le secret voulu pour Dieu nous fait communier, devant Dieu, à la prière des hommes de l'univers : "Notre Père, qui es aux cieux".

Dans le Pater, c'est toujours un Nous qui s'adresse à Dieu, c'est toujours un nous qui dit Toi ; c'est toujours l'Eglise de Jésus qui, tournée vers le Père, avant toute autre demande lui parle de trois choses : son Nom, son Règne, sa volonté.





DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA


 Date
Jeudi
30 mars 28

Lieu
Jérusalem

 Livre
Tome 3 – ch 203.2
2ème année vie publique



************


Jésus s’arrête et dit :

      « Faisons une pause… Mes chers, si chers disciples et mes continuateurs dans l’avenir, venez près de moi. Un jour — et pas seulement un jour —, vous m’avez dit : “ Apprends-nous à prier comme tu pries. Apprends-le-nous, comme Jean l’a fait pour les siens, afin que nous, tes disciples, nous puissions prier avec les mots mêmes du Maître. ” Et je vous ai toujours répondu : “ Je le ferai quand je verrai en vous un minimum de préparation suffisant pour que la prière ne soit pas une vaine formule de paroles humaines, mais une véritable conversation avec le Père. ”

Nous y sommes. Vous êtes en possession de ce qui suffit pour pouvoir connaître les mots qu’il convient de dire à Dieu. Et je veux vous les enseigner ce soir, dans la paix et l’amour qui règnent entre nous, dans la paix et dans l’amour de Dieu et avec Dieu. Nous avons, en effet, obéi au précepte pascal en vrais juifs, et au commandement divin de la charité envers Dieu et envers le prochain. (…)





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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Ven 22 Juin 2018 - 12:54



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.






L'EVANGILE DU JOUR


« Faites-vous des trésors dans le ciel » (Mt 6, 19-23)


En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :

« Ne vous faites pas de trésors sur la terre, là où les mites et les vers les dévorent, où les voleurs percent les murs pour voler. Mais faites-vous des trésors dans le ciel, là où il n’y a pas de mites ni de vers qui dévorent, pas de voleurs qui percent les murs pour voler.

Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur.

La lampe du corps, c’est l’œil. Donc, si ton œil est limpide, ton corps tout entier sera dans la lumière ; mais si ton œil est mauvais, ton corps tout entier sera dans les ténèbres. Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, comme elles seront grandes, les ténèbres ! »





MÉDITER AVEC LES CARMES



L'œil, c'est la lampe du corps.

C'est pour nous comme une fenêtre ouverte sur le réel, sur le monde des choses et des personnes.

Par l'œil nous arrivent la lumière et les connaissances qui nous permettent de situer les choses, de compren­dre et de deviner les humains et leurs sentiments. Grâce à l'œil nous sommes en mesure de nous orienter, d'agir, de nous mouvoir pour agir.

Voir, juger, agir...

Pour bien agir, il faut pouvoir juger ; pour bien juger il faut voir.

Jésus ajouterait : il faut bien voir, et donc que l'œil soit sain (littéralement : "simple", haplous), c'est-à-dire qu'il nous fournisse, des choses et des gens, une image vraie, une image claire.

Tout comme nous avons, pour la vie matérielle, deux yeux du corps, que nous protégeons instinc­tivement, nous disposons, pour vivre avec Dieu et avec notre prochain, d'une vision spirituelle, d'une fenêtre du cœur ouverte sur le monde de Dieu et le monde des frères. C'est elle qui nous éclaire lorsque nous tâtonnons dans le monde pour y rencontrer autrui et pour y accomplir la volonté de Dieu.

Si ton œil est malade, dit Jésus, ton être (corps) tout entier se trouve dans les ténèbres.
Si donc la lumière qui est en toi devient ténèbres, quelles ténèbres !
Si la lumière intérieure qui t'est donnée pour comprendre et aimer est éteinte en toi,
Si ton jugement d'homme et de chrétien reste flou et dans la pénombre,
Si tu ne cherches jamais à relire ta vie et tes choix,
Si tu n'as plus de fenêtre ouverte sur le monde de Dieu et sur les réflexes du Christ, comme tu vas tâtonner, achopper, te heurter aux personnes et te blesser sur les choses !


Quelles ténèbres dans ta vie, quelle tristesse dans ton cœur, quel gâchis dans ton action, quelles illusions dans ton amour !

Heureusement, quand la vie ou le péché nous ont aveuglés, l'Esprit nous est donné "pour connaître les dons que Dieu nous a faits", l'Esprit de la vérité, qui scrute les profondeurs de Dieu et nos propres profondeurs, l'Es­prit de l'adoption qui nous rend libres dans la maison du Père et qui rend lumineuse en nous la parole de Jésus ; le Christ Sauveur est là pour guérir nos yeux et pour nous redonner un regard.

"Je suis la lumière du monde, disait Jésus ; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie".





DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA


 Date
Jeudi
17 février 28

Lieu
Cornes d'Hattin

 Livre
Tome 3 – ch 173.4
2ème année vie publique



************


Jésus s’arrête et dit :

      (…) Les trésors de la terre ne durent pas, mais les trésors du Ciel sont éternels. Avez-vous l’amour de ce qui vous appartient ? Cela vous fait-il de la peine de mourir, parce que vous ne pouvez plus vous occuper de vos biens et que vous devez les laisser ? Alors transportez-les au Ciel ! Vous demandez : “ Ce qui est de la terre n’entre pas au Ciel et tu enseignes que l’argent est la chose la plus dégoûtante de la terre. Comment donc pouvons-nous le transporter au Ciel ? ” Non, vous ne pouvez pas emporter les pièces de monnaie, qui sont matérielles, dans le Royaume où tout est spirituel, mais vous pouvez emporter la fécondité de cet argent.

      (…) Ayez votre trésor au Ciel, pour y avoir votre cœur, au-dessus et au-delà du danger pour que non seulement l’or, les maisons, les champs ou les troupeaux ne puissent subir des malheurs, mais pour que votre propre cœur ne soit pas attaqué, enlevé, corrompu, brûlé, tué par l’esprit du monde. Si vous agissez ainsi, vous aurez votre trésor dans votre cœur parce que vous aurez Dieu en vous, jusqu’au jour bienheureux où vous serez en lui.





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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Sam 23 Juin 2018 - 14:15



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.






L'EVANGILE DU JOUR


« Ne vous faites pas de souci pour demain » (Mt 6, 24-34)


En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :

« Nul ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent. C’est pourquoi je vous dis : Ne vous souciez pas, pour votre vie, de ce que vous mangerez, ni, pour votre corps, de quoi vous le vêtirez. La vie ne vaut-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que les vêtements ?

Regardez les oiseaux du ciel : ils ne font ni semailles ni moisson, ils n’amassent pas dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit. Vous-mêmes, ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux ? Qui d’entre vous, en se faisant du souci, peut ajouter une coudée à la longueur de sa vie ? Et au sujet des vêtements, pourquoi se faire tant de souci ? Observez comment poussent les lis des champs : ils ne travaillent pas, ils ne filent pas. Or je vous dis que Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n’était pas habillé comme l’un d’entre eux.

Si Dieu donne un tel vêtement à l’herbe des champs, qui est là aujourd’hui, et qui demain sera jetée au feu, ne fera-t-il pas bien davantage pour vous, hommes de peu de foi ? Ne vous faites donc pas tant de souci ; ne dites pas : “Qu’allons-nous manger ?” ou bien : “Qu’allons-nous boire ?” ou encore : “Avec quoi nous habiller ?” Tout cela, les païens le recherchent. Mais votre Père céleste sait que vous en avez besoin.

Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît. Ne vous faites pas de souci pour demain : demain aura souci de lui-même ; à chaque jour suffit sa peine. »





MÉDITER AVEC LES CARMES



"Ne vous inquiétez pas", dit Jésus.

C'est là l'un des maîtres-mots de sa sagesse, qui suffit, à lui seul, à situer l'insécurité dans notre vie de foi et d'espérance.

Et Jésus, pour nous aider à lâcher prise, à ne pas crisper les mains sur nos soucis, nous donne plusieurs raisons.

D'abord le souci est impuissant, inefficace.

Pas plus que nous ne pouvons, à force de souci, augmenter notre taille de quelques centimètres, nous ne pouvons nous donner à nous-mêmes des journées de 28 heures, de l'aisance au travail, ou une résistance physique que nous n'avons pas.

Et puis le souci est inutile, dès lors que Dieu est là, qui se soucie de nous : "Il sait bien, votre Père", dit Jésus. Et il n'est pas de chemin plus court vers la paix, que de se dire et de se redire, spécialement aux heures difficiles, quand l'image de nous-mêmes se brouille et parasite notre espérance :"Dieu sait, Dieu voit" ; Jésus sait, Jésus voit ; "Seigneur, tu sais tout, tu vois bien que je t'aime."

Dieu habille les fleurs : il saura bien vêtir ses enfants.

Enfin le souci nous détourne de l'essentiel, qui est le règne de Dieu, c'est-à-dire l'accomplissement de son plan d'amour sur la terre, et la justice de Dieu ; comprenons ici : la justice que Dieu réclame, c'est-à-dire une existence pleinement "ajustée" à son vouloir, une vie qui réponde constamment aux initiatives de salut que Dieu prend pour chacun et pour le monde entier.

Or c'est dans l'aujourd'hui que se trouve et se cherche le règne de Dieu. "Rien que pour aujourd'hui", chantait Thérèse, parce que l'aujourd'hui est la mesure la plus naturelle, la plus vraie, la plus sûre, de la fidélité.

"Il y eut un soir, il y eut un matin" : c'est le grand rythme de la création. "Il y a un matin, il y a un soir" : c'est le petit rythme de la rédemption.

L'aujourd'hui englobe tout ce que nous pouvons vraiment connaître et vraiment accomplir de la volonté de Dieu. Au-delà, nous pouvons, souvent nous devons prévoir et préparer, mais le souci est déjà de trop, parce qu'il nous fait retomber du plan de l'amour au niveau de l'imaginaire.

Imaginer les choses, c'est une manière de les posséder et de les garder pour soi seul. Chaque fois qu'au-delà d'une saine prospective nous nous laissons envahir par le souci de l'avenir imaginé, nous nous replaçons au centre de tout et nous oublions, non seulement que Dieu peut, mais qu'il sait, qu'il voit, et qu'il aime.

C'est bien pourquoi St Jean de la Croix met la nuit de l'imagination et de la mémoire en relation directe avec l'espérance. Il y a là une purification et une ascèse auxquelles peut-être nous ne pensons pas assez, même quand par ailleurs nous recherchons loyalement le règne de Dieu.

Jésus, le Sage de la nouvelle alliance, nous propose de nous initier à sa propre liberté de cœur face à l'avenir.

Qu'il nous donne à tous, par la force de sa présence, par l'énergie de sa Pâque, assez d'amour pour nous contenter de Lui, assez d'espérance pour attendre ses merveilles.

Car elles viendront, et déjà elles viennent, "mais c'est de nuit".





DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA


 Date
Jeudi
17 février 28

Lieu
Cornes d'Hattin

 Livre
Tome 3 – ch 173.4
2ème année vie publique



************


Jésus s’arrête et dit :

      (…) C’est pourquoi je vous dis : ne vous inquiétez pas trop de posséder peu : vous aurez toujours le nécessaire. Ne vous inquiétez pas trop en pensant à l’avenir : personne ne sait quel avenir l’attend. Ne vous préoccupez pas de ce que vous mangerez pour vous garder en vie, ni de quoi vous vous couvrirez pour garder votre corps au chaud : la vie de votre âme est bien plus précieuse que votre ventre et vos membres, elle a bien plus de prix que la nourriture et le vêtement, comme la vie matérielle a plus de prix que la nourriture, et le corps plus que le vêtement. Et votre Père le sait. Sachez-le donc, vous aussi. Regardez les oiseaux du ciel : ils ne sèment ni ne moissonnent, ils n’amassent pas dans des greniers et pourtant ils ne meurent pas de faim car le Père céleste les nourrit. Or vous, les hommes, les créatures préférées du Père, vous valez beaucoup plus qu’eux.

(…) Ne vous mettez donc pas en peine pour ce qui ne le mérite pas. Affligez-vous d’être imparfaits et non d’être mal approvisionnés en biens terrestres. Ne vous mettez pas à la torture pour le lendemain. Demain pensera à lui-même, et vous y penserez au moment où vous le vivrez. Pourquoi vous en soucier dès aujourd’hui ? La vie n’est-elle pas déjà suffisamment encombrée par les souvenirs pénibles d’hier et les pensées torturantes d’aujourd’hui pour éprouver le besoin d’y ajouter les cauchemars des “ que sera demain ” ? Laissez à chaque jour ses ennuis ! Il y aura toujours dans la vie plus de peines que nous ne le voudrions, sans encore ajouter les peines à venir aux présentes ! Répétez sans cesse la grande parole de Dieu : “ Aujourd’hui. ” Vous êtes ses enfants, créés à sa ressemblance. Dites donc avec lui : “ Aujourd’hui. ” (…)





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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Sam 23 Juin 2018 - 14:18



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.






L'EVANGILE DU JOUR


« Ne vous faites pas de souci pour demain » (Mt 6, 24-34)


En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :

« Nul ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent. C’est pourquoi je vous dis : Ne vous souciez pas, pour votre vie, de ce que vous mangerez, ni, pour votre corps, de quoi vous le vêtirez. La vie ne vaut-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que les vêtements ?

Regardez les oiseaux du ciel : ils ne font ni semailles ni moisson, ils n’amassent pas dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit. Vous-mêmes, ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux ? Qui d’entre vous, en se faisant du souci, peut ajouter une coudée à la longueur de sa vie ? Et au sujet des vêtements, pourquoi se faire tant de souci ? Observez comment poussent les lis des champs : ils ne travaillent pas, ils ne filent pas. Or je vous dis que Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n’était pas habillé comme l’un d’entre eux.

Si Dieu donne un tel vêtement à l’herbe des champs, qui est là aujourd’hui, et qui demain sera jetée au feu, ne fera-t-il pas bien davantage pour vous, hommes de peu de foi ? Ne vous faites donc pas tant de souci ; ne dites pas : “Qu’allons-nous manger ?” ou bien : “Qu’allons-nous boire ?” ou encore : “Avec quoi nous habiller ?” Tout cela, les païens le recherchent. Mais votre Père céleste sait que vous en avez besoin.

Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît. Ne vous faites pas de souci pour demain : demain aura souci de lui-même ; à chaque jour suffit sa peine. »  





MÉDITER AVEC LES CARMES



"Ne vous inquiétez pas", dit Jésus.

C'est là l'un des maîtres-mots de sa sagesse, qui suffit, à lui seul, à situer l'insécurité dans notre vie de foi et d'espérance.

Et Jésus, pour nous aider à lâcher prise, à ne pas crisper les mains sur nos soucis, nous donne plusieurs raisons.

D'abord le souci est impuissant, inefficace.

Pas plus que nous ne pouvons, à force de souci, augmenter notre taille de quelques centimètres, nous ne pouvons nous donner à nous-mêmes des journées de 28 heures, de l'aisance au travail, ou une résistance physique que nous n'avons pas.

Et puis le souci est inutile, dès lors que Dieu est là, qui se soucie de nous : "Il sait bien, votre Père", dit Jésus. Et il n'est pas de chemin plus court vers la paix, que de se dire et de se redire, spécialement aux heures difficiles, quand l'image de nous-mêmes se brouille et parasite notre espérance :"Dieu sait, Dieu voit" ; Jésus sait, Jésus voit ; "Seigneur, tu sais tout, tu vois bien que je t'aime."

Dieu habille les fleurs : il saura bien vêtir ses enfants.

Enfin le souci nous détourne de l'essentiel, qui est le règne de Dieu, c'est-à-dire l'accomplissement de son plan d'amour sur la terre, et la justice de Dieu ; comprenons ici : la justice que Dieu réclame, c'est-à-dire une existence pleinement "ajustée" à son vouloir, une vie qui réponde constamment aux initiatives de salut que Dieu prend pour chacun et pour le monde entier.

Or c'est dans l'aujourd'hui que se trouve et se cherche le règne de Dieu. "Rien que pour aujourd'hui", chantait Thérèse, parce que l'aujourd'hui est la mesure la plus naturelle, la plus vraie, la plus sûre, de la fidélité.

"Il y eut un soir, il y eut un matin" : c'est le grand rythme de la création. "Il y a un matin, il y a un soir" : c'est le petit rythme de la rédemption.

L'aujourd'hui englobe tout ce que nous pouvons vraiment connaître et vraiment accomplir de la volonté de Dieu. Au-delà, nous pouvons, souvent nous devons prévoir et préparer, mais le souci est déjà de trop, parce qu'il nous fait retomber du plan de l'amour au niveau de l'imaginaire.

Imaginer les choses, c'est une manière de les posséder et de les garder pour soi seul. Chaque fois qu'au-delà d'une saine prospective nous nous laissons envahir par le souci de l'avenir imaginé, nous nous replaçons au centre de tout et nous oublions, non seulement que Dieu peut, mais qu'il sait, qu'il voit, et qu'il aime.

C'est bien pourquoi St Jean de la Croix met la nuit de l'imagination et de la mémoire en relation directe avec l'espérance. Il y a là une purification et une ascèse auxquelles peut-être nous ne pensons pas assez, même quand par ailleurs nous recherchons loyalement le règne de Dieu.

Jésus, le Sage de la nouvelle alliance, nous propose de nous initier à sa propre liberté de cœur face à l'avenir.

Qu'il nous donne à tous, par la force de sa présence, par l'énergie de sa Pâque, assez d'amour pour nous contenter de Lui, assez d'espérance pour attendre ses merveilles.

Car elles viendront, et déjà elles viennent, "mais c'est de nuit".





DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA


 Date
Jeudi
17 février 28

Lieu
Cornes d'Hattin

 Livre
Tome 3 – ch 173.4
2ème année vie publique



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Jésus s’arrête et dit :

       (…) C’est pourquoi je vous dis : ne vous inquiétez pas trop de posséder peu : vous aurez toujours le nécessaire. Ne vous inquiétez pas trop en pensant à l’avenir : personne ne sait quel avenir l’attend. Ne vous préoccupez pas de ce que vous mangerez pour vous garder en vie, ni de quoi vous vous couvrirez pour garder votre corps au chaud : la vie de votre âme est bien plus précieuse que votre ventre et vos membres, elle a bien plus de prix que la nourriture et le vêtement, comme la vie matérielle a plus de prix que la nourriture, et le corps plus que le vêtement. Et votre Père le sait. Sachez-le donc, vous aussi. Regardez les oiseaux du ciel : ils ne sèment ni ne moissonnent, ils n’amassent pas dans des greniers et pourtant ils ne meurent pas de faim car le Père céleste les nourrit. Or vous, les hommes, les créatures préférées du Père, vous valez beaucoup plus qu’eux.

      (…) Ne vous mettez donc pas en peine pour ce qui ne le mérite pas. Affligez-vous d’être imparfaits et non d’être mal approvisionnés en biens terrestres. Ne vous mettez pas à la torture pour le lendemain. Demain pensera à lui-même, et vous y penserez au moment où vous le vivrez. Pourquoi vous en soucier dès aujourd’hui ? La vie n’est-elle pas déjà suffisamment encombrée par les souvenirs pénibles d’hier et les pensées torturantes d’aujourd’hui pour éprouver le besoin d’y ajouter les cauchemars des “ que sera demain ” ? Laissez à chaque jour ses ennuis ! Il y aura toujours dans la vie plus de peines que nous ne le voudrions, sans encore ajouter les peines à venir aux présentes ! Répétez sans cesse la grande parole de Dieu : “ Aujourd’hui. ” Vous êtes ses enfants, créés à sa ressemblance. Dites donc avec lui : “ Aujourd’hui. ” (…)





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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Dim 24 Juin 2018 - 19:10



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.






L'EVANGILE DU JOUR


« Son nom est Jean » (Lc 1, 57-66.80)


Quand fut accompli le temps où Élisabeth devait enfanter, elle mit au monde un fils. Ses voisins et sa famille apprirent que le Seigneur lui avait montré la grandeur de sa miséricorde, et ils se réjouissaient avec elle. Le huitième jour, ils vinrent pour la circoncision de l’enfant.

Ils voulaient l’appeler Zacharie, du nom de son père. Mais sa mère prit la parole et déclara : « Non, il s’appellera Jean. » On lui dit : « Personne dans ta famille ne porte ce nom-là ! » On demandait par signes au père comment il voulait l’appeler. Il se fit donner une tablette sur laquelle il écrivit : « Jean est son nom. » Et tout le monde en fut étonné. À l’instant même, sa bouche s’ouvrit, sa langue se délia : il parlait et il bénissait Dieu.

La crainte saisit alors tous les gens du voisinage et, dans toute la région montagneuse de Judée, on racontait tous ces événements. Tous ceux qui les apprenaient les conservaient dans leur cœur et disaient : « Que sera donc cet enfant ? » En effet, la main du Seigneur était avec lui. L’enfant grandissait et son esprit se fortifiait. Il alla vivre au désert jusqu’au jour où il se fit connaître à Israël.





MÉDITER AVEC LES CARMES



Au centre du récit de l'annonce faite à Zacharie, nous venons d'entendre les paroles de Gabriel décrivant la personnalité spirituelle et la mission du Baptiste.

Le nom que Zacharie lui donnera, ce nom indiqué par l'Ange et donc choisi par Dieu, est à lui seul le résumé du message que le Baptiste proclamera : Yô-hânan : "Dieu fait grâce". Et parce que Jean sera porteur de cette bonne nouvelle : "Dieu fait grâce au monde", il sera cause de joie, non seulement pour ses parents, mais pour beaucoup d'autres.

L'Ange ajoute : "Il sera grand devant le Seigneur", c'est-à-dire : Dieu aura toujours pour lui un grand amour et un grand dessein. De fait Dieu a tellement les yeux sur Jean le Précurseur qu'il lui indique d'avance le chemin de sa double consécration :

- d'une part, comme autrefois Samson, il sera nazir, et son ascèse volontaire le désignera à tous comme un homme qui porte la livrée des vrais serviteurs ;
- d'autre part l'Esprit fera de lui un prophète dès le sein de sa mère, comme Élisabeth le vérifiera au jour de la Visitation.


Dieu annonce d'avance son projet : il rêve d'avance de l'enfant en même temps que sa mère.

Puis l'Envoyé s'attarde sur cette mission prophétique de Jean, qui se déploiera sous le signe d'Élie l'homme de Dieu, avec la force spirituelle et la puissance d'Élie. Et ce que l'Ange décrit là, c'est équivalemment la mission prophétique de l'Église, peuple de Dieu, que vous avez à vivre, mes sœurs, dans le silence de l'oraison et dans la vie fraternelle :

- ramener les hommes au Seigneur Dieu,
- marcher devant sous le regard de Dieu,
- ramener le cœur des pères vers leurs enfants,
- ramener les rebelles à la sagesse des justes,
- et préparer pour le Seigneur un peuple bien disposé.


C'est une mission tout entière tournée vers l'espérance, et vers l'avenir que Dieu fera pour les hommes et avec les hommes, car il ne s'agit pas tant de ramener le cœur des enfants vers leur père que de ramener le cœur des pères vers leurs enfants.

Il s'agit donc, pour les aînés, de croire au monde que bâtiront les plus jeunes, d'espérer pour eux, d'espérer avec eux, et de les aider à bâtir. Il s'agit, pour l'Église d'aujourd'hui, de croire en l'Église de demain. Le Carmel d'aujourd'hui est ainsi appelé à croire au Carmel de demain, qui sera encore, à sa manière, un lieu prophétique où des baptisés et des nazirs de Jésus marcheront devant sous le regard de Dieu.

Ne cédons pas à la peur de l'inconnu. Ne disons pas, comme Zacharie : "À quoi le saurai-je ?" Laissons grandir en nous, dans la confiance, l'Église de demain, le Carmel de demain, avec la joie cachée d'Élisabeth, qui redisait, en attendant son enfant : "Voilà ce qu'a fait pour moi le Seigneur, au temps où sur moi il a jeté les yeux".





DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA


 Date
Vendredi
12 juillet de l'an -5

Lieu
Jérusalem

 Livre
Tome 1 – ch 24.2
Naissance et vie cachée



************


Jésus s’arrête et dit :

       (…) « Nous l’appellerons Zacharie. Tu es âgé, et il convient que l’on donne ton nom à l’enfant, disent les hommes.

      – Ah, ça non ! S’exclame sa mère. Son nom est Jean. Par son nom, il doit rendre
témoignage à la puissance de Dieu.

      – Mais quand donc y a-t-il eu un Jean dans notre famille ?

      – Peu importe. Il doit s’appeler Jean.

      – Qu’en dis-tu, Zacharie ? Tu souhaites qu’il porte ton nom, n’est-ce pas ? »

      Zacharie fait signe que non. Il prend la tablette et écrit :
      « Son nom est Jean. »
      A peine a-t-il fini d’écrire que sa langue se libère et il ajoute :

      « Car Dieu nous a fait une grande grâce, à sa mère et à moi son père, ainsi qu’à son nouveau serviteur que voici, qui consacrera sa vie à la gloire du Seigneur et sera qualifié de grand, d’âge en âge et aux yeux de Dieu, parce qu’il s’emploiera à convertir les cœurs au Très-Haut. L’ange l’avait dit, et je ne l’ai pas cru. Mais maintenant je crois et la lumière se fait en moi. Elle est au milieu de nous, mais vous ne la voyez pas. Son sort sera de ne pas être vue, car les hommes ont l’esprit lent et encombré. Mais mon fils la verra et parlera d’elle, et il tournera vers elle les cœurs des justes d’Israël. Ah, bienheureux ceux qui croiront en elle et croiront toujours à la Parole du Seigneur ! Et toi, sois béni, Seigneur éternel, Dieu d’Israël, qui visites et rachètes ton peuple. Tu as fait surgir la force qui nous sauve dans la maison de David ton serviteur, comme tu l’avais dit par la bouche des saints, par tes prophètes, depuis les temps anciens : salut qui nous arrache à l’ennemi, à la main de tous nos oppresseurs, amour que tu montres envers nos pères, mémoire de ton alliance sainte, serment juré à notre père Abraham de nous rendre sans crainte afin que, délivrés de la main des ennemis nous te servions dans la justice et la sainteté, en ta présence, tout au long de nos jours, et ainsi de suite, jusqu’à la fin. »

      C’est la stupeur dans l’assistance, aussi bien pour le nom qu’à la vue du miracle et devant les paroles de Zacharie. (…)





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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Lun 25 Juin 2018 - 14:30



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.






L'EVANGILE DU JOUR


« Enlève d’abord la poutre de ton œil » (Mt 7, 1-5)


En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ne jugez pas, pour ne pas être jugés ; de la manière dont vous jugez, vous serez jugés ; de la mesure dont vous mesurez, on vous mesurera. Quoi ! tu regardes la paille dans l’œil de ton frère ; et la poutre qui est dans ton œil, tu ne la remarques pas ?

Ou encore : Comment vas-tu dire à ton frère : “Laisse-moi enlever la paille de ton œil”, alors qu’il y a une poutre dans ton œil à toi ? Hypocrite ! Enlève d’abord la poutre de ton œil ; alors tu verras clair pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère. »





MÉDITER AVEC LES CARMES



Quand on a une poussière dans l'œil, on est forcé de s'en remettre au prochain.

Si je n'y vois plus, je ne peux plus m'en tirer tout seul, et je fais appel à celui qui voit : délicatement, avec un coin d'étoffe, il va tenter de me délivrer.

Et celui qui voit bien se sent un instant en supériorité. Mais Jésus nous en avertit : quand il s'agit du cœur des autres, il n'y a pas de supériorité.

Aucun de nous ne peut dire : "Viens, je vais te libérer, je vais te dire ton erreur, je vais ôter ta faute".

Car nous sommes nous-mêmes aveuglés, et aveugles sur nous-mêmes, incapables de travailler en finesse dans le cœur des autres, parce que nous ne sommes pas au clair avec notre propre cœur.

Il nous faut, à nous aussi, commencer par faire confiance, et dire : "Dieu seul voit ; je ne peux m'en tirer tout seul ; je fais appel à Dieu qui voit".

Et dans la mesure où Dieu aura guéri notre œil, aura changé notre regard, aura purifié notre manière de voir, nous pourrons, avec compassion et humilité, nous mettre un instant au service de notre frère, non pas comme un juge qui condamne de haut, mais comme un malade aide un autre malade, comme un homme pardonné pardonne à son tour, car Dieu mesurera pour nous avec notre propre mesure.





DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA


 Date
Vendredi
18 février 28

Lieu
Cornes d'Hattin

 Livre
Tome 3 – ch 174.20
2ème année vie publique



************


(…) Mes enfants, mon enseignement touche à sa fin, à l’instar du jour qui déjà décline, avec le soleil, vers l’occident. Je veux que vous reteniez les paroles de cette rencontre sur la montagne. Gravez-les dans vos cœurs. Relisez-les souvent. Qu’elles soient pour vous un guide perpétuel. Et, plus que tout, faites preuve de bonté à l’égard de ceux qui sont faibles. Ne jugez pas pour n’être pas jugés. Souvenez-vous que le moment pourrait arriver où Dieu vous rappellerait : “ C’est ainsi que tu as jugé. Tu savais donc que c’était mal. Tu as donc commis le péché en étant bien conscient de ce que tu faisais. Maintenant, subis ta peine. ”

      La charité est déjà une absolution. Ayez la charité en vous, pour tous et à tout propos. Si Dieu vous vient largement en aide pour vous garder droits, n’en tirez pas orgueil. Mais, si longue que soit l’échelle de la perfection, cherchez à vous élever et tendez la main à ceux qui sont fatigués, ignorants ou victimes de subites déceptions. Pourquoi regarder avec une telle attention la paille dans l’œil de ton frère si tu ne te soucies pas d’abord d’enlever la poutre qui est dans le tien ? Comment peux-tu dire à ton prochain : “ Laisse-moi enlever cette paille de ton œil ” alors que la poutre qui est dans le tien t’aveugle ? Ne sois pas hypocrite, mon enfant. Enlève d’abord la poutre de ton œil : alors tu verras clair pour enlever la paille qui est dans celui de ton frère sans l’abîmer. (…)





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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Mar 26 Juin 2018 - 17:08



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.






L'EVANGILE DU JOUR


« Faites aux autres ce que vous voudriez qu'on vous fasse » (Mt 7, 6.12-14)


En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :

« Ne donnez pas aux chiens ce qui est sacré ; ne jetez pas vos perles aux pourceaux, de peur qu’ils ne les piétinent, puis se retournent pour vous déchirer.

Tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux, vous aussi : voilà ce que disent la Loi et les Prophètes.

Entrez par la porte étroite. Elle est grande, la porte, il est large, le chemin qui conduit à la perdition ; et ils sont nombreux, ceux qui s’y engagent. Mais elle est étroite, la porte, il est resserré, le chemin qui conduit à la vie ; et ils sont peu nombreux, ceux qui le trouvent. »





MÉDITER AVEC LES CARMES



"Ne donnez pas aux chiens ce qui est sacré."

"Ne jetez pas vos perles aux pourceaux."


Voilà bien des paroles étranges de la part de Jésus. On pourrait être tenté de les édulcorer par tous les moyens, mais elles résistent, et c'est tant mieux, car elles mettent bien en relief le réalisme évangélique du Seigneur.

Jésus prêche la douceur, et montre l'exemple, mais à ses yeux la naïveté n'est pas une vertu, surtout quand elle compromet son message. On risque parfois de faire plus de mal que de bien en proposant hors de propos les perles du Royaume. Seul Dieu a le pouvoir de bousculer à bon escient les réticences de l'homme. Quant à nous, qui ne sommes que ses messagers, notre témoignage réclame beaucoup de discernement. Il y a des délais que nous ne pouvons pas raccourcir, des crises que nous devons respecter, des impuissances et des allergies dont nous devons tenir compte.

Et Jésus nous donne deux critères pour reconnaître les moments où il faut attendre prudemment :

- il ne faut pas présenter des perles si elles doivent être piétinées, par mépris ou par inconscience ;
- il ne faut pas provoquer inutilement l'agressivité des hommes, même en leur proposant les choses saintes de Dieu ou de l'Évangile.


L'autre consigne du Seigneur est, au contraire, totalement positive et dynamique : "Faites pour les autres tout ce que vous voulez qu'ils fassent pour vous."

L'une des misères que nous traînons à longueur de vie, est que nous ramenons tout à nos désirs. De là viennent la plupart de nos tristesses : nous attendons tout des autres et nous leur en voulons de ne pas tout nous donner ; nous voudrions être reconnus, être estimés, être valorisés dans nos goûts ou nos choix ; nous voudrions que nos souffrances soient comprises, que nos peines soient perçues et nos préférences devancées ; bref, nous voudrions que notre vie occupe une place dans la vie des autres, nous désirons compter pour les autres et exister dans leur pensée. Et finalement tout est mesuré à partir de nous : les choses, les événements et les personnes deviennent autant de satellites de notre moi, et la joie nous fuit, car nous sommes prisonniers de nos désirs.

Jésus, en une phrase toute simple, inverse tout le mouvement, et d'un seul coup tous les verbes deviennent actifs :

non pas être servi, mais servir, et donner sa vie ;
non pas être porté, mais porter le fardeau du frère ;
non pas être compris, mais comprendre ;
non pas d'abord être rejoint, mais d'abord se mettre en route vers l'autre ;
non pas être aimé à tout prix, mais aimer quoi qu'il en coûte.


Tout devient actif, parce que Dieu lui-même est sans cesse à l'actif. Le Père agit sans cesse, et Jésus aussi agit.

Dès lors, dans notre vie, toute tristesse consentie est péché contre l'amour, toute stagnation est trahison de l'amour. Car la charité du Christ nous presse de donner enfin ce que nous avons reçu.

Dans la vie quotidienne des baptisés et des consacrés, tout sentiment de solitude va se muer en mouvement vers la solitude des autres, toute impression d'être mal jugé va devenir résolution de valoriser les autres, tout regret de ne pas vivre à plein va s'effacer dans la passion de faire vivre les autres, car aimer, c'est faire vivre, et c'est bien ainsi que Dieu est amour.

Dans ce retournement du cœur tiennent toute la Loi et les prophètes, et, en un sens, tout l'Évangile ; car c'est la conversion la plus radicale qui soit, et celle qui prépare le mieux l'irruption de l'Esprit et ses initiatives.

Mais qui aimera assez son Seigneur, pour s'engager sans crainte dans cette porte étroite où il faut tout lâcher pour passer en Dieu ? Qui renoncera au confort de la voie large où l'on est toujours en compagnie et en facilité ? Qui acceptera, Seigneur, de se hâter vers la vie, en solitude aimante, sur le chemin resserré, si étroit qu'il n'y aura place que pour Toi et pour lui ?





DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA


 Date
Vendredi
18 février 28

Lieu
Cornes d'Hattin

 Livre
Tome 3 – ch 174.20
2ème année vie publique



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(…) En plus du manque de charité, évitez l’imprudence. Je vous ai dit : “ Tendez la main à ceux qui sont fatigués, ignorants, victimes de déceptions imprévues. ” Mais, si c’est charité d’instruire les ignorants, d’encourager ceux qui n’en peuvent plus, de donner des ailes nouvelles à ceux qui pour de multiples raisons ont brisé les leurs, c’est une imprudence de dévoiler les vérités éternelles à ceux qui sont infectés par le satanisme : ils s’en empareront pour jouer aux prophètes, pour s’insinuer parmi les simples, pour corrompre, détourner, souiller de manière sacrilège les choses de Dieu.

Respect absolu, savoir parler et savoir se taire, savoir réfléchir et savoir agir, voilà les vertus nécessaires du vrai disciple pour faire des prosélytes et servir Dieu. Vous avez une raison et, si vous êtes justes, Dieu vous accordera toutes ses lumières pour diriger encore mieux votre raison.

Pensez que les vérités éternelles ressemblent à des perles. On n’a jamais vu jeter des perles aux pourceaux qui préfèrent des glands et de puantes eaux de vaisselle aux perles précieuses. Ils les piétineraient sans pitié puis, furieux d’avoir été trompés, ils se retourneraient contre vous pour vous mettre en pièces.

Ne livrez pas aux chiens ce qui est saint. Cela vaut pour maintenant et pour plus tard. (…)





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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Mer 27 Juin 2018 - 17:32



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.






L'EVANGILE DU JOUR


« C’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez » (Mt 7, 15-20)


En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :

« Méfiez-vous des faux prophètes qui viennent à vous déguisés en brebis, alors qu’au-dedans ce sont des loups voraces.

C’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. Va-t-on cueillir du raisin sur des épines, ou des figues sur des chardons ? C’est ainsi que tout arbre bon donne de beaux fruits, et que l’arbre qui pourrit donne des fruits mauvais. Un arbre bon ne peut pas donner des fruits mauvais, ni un arbre qui pourrit donner de beaux fruits.

Tout arbre qui ne donne pas de beaux fruits est coupé et jeté au feu. Donc, c’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. »  





MÉDITER AVEC LES CARMES



II y a eu des prophètes aux premiers temps de l'Église (Act 11,28; 21,11). Rarement ils prévoyaient l’avenir. Lorsqu'ils parlaient, sagement et calmement, au nom de Dieu sous l'impulsion de l'Esprit, ils s'attachaient surtout à lire les événements de l'Église ou de la communauté à la lumière de la parole de Dieu et de son dessein, à interpréter la volonté de Dieu dans des circonstances concrètes, et assez souvent ils encourageaient, exhortaient, édifiaient la communauté. Parfois aussi l'Esprit leur donnait de dévoiler les secrets des cœurs (1 Co 14, 3. 23).          

Assez vite, dans la primitive Église, un discernement s'imposa entre vrais et faux prophètes. "Mes bien-­aimés, écrivait saint Jean, n'ajoutez pas foi à tout esprit, mais éprouvez les esprits, pour voir s'ils sont de Dieu, car beaucoup de prophètes de mensonge se sont répandus dans le monde" (1 Jn 4,1). D'ailleurs Jésus, de son vivant, avait proposé un enseignement nuancé. D'une part il s'en était pris à ceux qui se fermaient d'avance à toute nouveauté venue de Dieu : "Jérusalem, toi qui tues les prophètes ... [toi qui rejettes les charismes et leurs porteurs inattendus]" (Mt 23,37). Mais d’autre part il avait mis sa communauté en garde, et c'est ce que nous rappe­lait à l'instant l'évangile de saint Mathieu : "Méfiez-vous des faux prophètes, qui viennent à vous vêtus en bre­bis". (On est toujours tenté par la facilité !)

Et immédiatement Jésus indiquait le seul critère infaillible pour les identifier : "Vous les reconnaîtrez à leurs fruits !" La vérité et l'authenticité d'un croyant finissent toujours par ressortir, par passer dans ses œuvres, par ré­véler ce qu'il est, ce qu'il cherche, ce qu'il a vraiment trouvé.

Encore de nos jours un devoir de lucidité, une tâche de diagnostic spirituel, incombe aux communautés, car nous vivons un début de siècle où beaucoup se disent prophètes, porteurs d'un message libérateur, ou lecteurs inspirés des signes du temps présent ; et il vient effectivement des moments, pour nous personnellement ou pour notre communauté de vie, où il faut discerner qui est vraiment celui qui vient à nous, celui qui interprète notre histoire.

En ce temps où foisonnent les modes théologiques, pastorales, liturgiques, un discernement spirituel s'impose au niveau de la pensée. Non pas pour retomber automatiquement dans le déjà vu, le déjà su, le déjà en­tendu, car l'Esprit Paraclet apporte chaque jour à l'Église sa grâce de nouveauté, et les disciples de Jésus n'ont pas à craindre la vie, la jeunesse, la créativité. Mais il y a, aujourd'hui comme au début de l'Église, de vrais et de faux prophètes.

La pierre de touche pour les reconnaître ? c'est de savoir si ce prophète, celui qui se donne pour prophète, opère un véritable dévoilement, une illumination, une mise en lumière du dessein de Dieu, ou si au contraire il propose une réduction du mystère de Jésus ou un affadissement du sel de l'Évangile :

- le faux prophète tourne le dos aux événements fondateurs et aux promesses de Dieu ;
- le faux prophète opère un tri dans les paroles de Jésus et choisit son menu dans la Révélation ;
- il confond la nouveauté de Dieu avec la nouveauté de ses propres théories ou de son langage ;


Bref : il fait taire les questions de Dieu, celles qui construisent l'homme et le mettent en marche, pour faire entendre ses propres questions sans parfois souhaiter vraiment de réponse.

À une époque de refonte des esprits, des cultures, de l'affectivité, le même discernement spirituel doit jouer au niveau de l'action. Face à telle initiative, à tel projet, à telle orientation qui se présente comme prophéti­que, comme porteuse des promesses de l'avenir, une communauté héritière du prophétisme de Jésus, soucieuse de lire l'aujourd'hui dans la lumière de Dieu, peut se poser des questions toutes simples, celle qui résonnent dans le Nouveau Testament, et regarder les fruits déjà produits et ceux qui se préparent :

- est-ce que cela construit, édifie la communauté ? (C’est le critère des vrais charismes selon Paul) ;
- est-ce que cela resserre l'unité de l'Esprit par le lien de la paix ?
- est-ce que cela crée selon Dieu, dans la sainteté et la vérité ?
- est-ce que les moyens préconisés sont ceux de l'évangile et des Béatitudes ?
- est-ce que par-là les pauvres sont évangélisés, entendent une bonne nouvelle qui les remettra dès aujour­d'hui, "rien que pour aujourd'hui", sur la route de l'espérance ?


Mais il est une question plus urgente encore que chacun de nous ne manque pas de se poser, quand re­tombe l'ardeur de la prière, quand se relâche l'écoute de la parole, quand fléchissent la vigilance fraternelle et le désir de témoigner :

"Qu'ai-je fait moi-même de la grâce prophétique déposée en moi par le don de l'Esprit ?"





DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA


 Date
Mardi
15 février 28

Lieu
Cornes d'Hattin

 Livre
Tome 3 – ch 171.3
2ème année vie publique



************


(…) Gardez-vous des faux prophètes et de ceux qui enseignent l’erreur. Ils viennent à vous comme des agneaux, mais ce sont des loups rapaces. Ils viennent à vous sous des dehors de sainteté, mais ils se moquent de Dieu. Ils prétendent aimer la vérité, mais se nourrissent de mensonges. Examinez-les avant de les suivre.

      L’homme a une langue pour parler, des yeux pour voir et des mains pour faire des gestes. Mais il y a autre chose qui témoigne avec plus de vérité de ce qu’il est réellement : ses actes. Et que voulez-vous que soient deux mains jointes pour la prière si ensuite l’homme est voleur et adultère ? Que sont deux yeux qui chavirent de tous côtés pour jouer aux inspirés, si ensuite, une fois passée l’heure de la comédie, ils se plaisent à regarder avidement la femme ou l’ennemi dans un désir de luxure ou d’homicide ? Que voulez-vous que soit la langue qui sait entonner la chanson mensongère des éloges et séduire par des paroles mielleuses quand, par derrière, elle vous calomnie et est capable de se parjurer pour vous faire passer pour des gens méprisables ? Qu’est la langue qui fait de longues oraisons hypocrites, mais s’en va aussitôt détruire la réputation du prochain ou séduire sa bonne foi ? Elle est répugnante ! Les yeux et les mains qui mentent sont répugnants. Mais les actes de l’homme, ses vrais actes, c’est-à-dire sa façon de se comporter en famille, dans le commerce, envers son prochain et ses serviteurs, voilà ce qui témoigne : “ Voici un serviteur du Seigneur. ” Car les actions saintes sont le fruit d’une religion vraie.

      Un bon arbre ne donne pas de mauvais fruits, comme un arbre mauvais ne donne pas de bons fruits. Ces ronces pleines d’épines pourront-elles donner des raisins savoureux ? Et ces chardons encore plus piquants pourront-ils faire mûrir des figues délicieuses ? Non, en vérité vous ne cueillerez sur les premières que quelques mûres peu agréables et ce sont des fruits immangeables que donneront ces fleurs, épineuses bien qu’elles soient des fleurs.

      L’homme qui n’est pas juste pourra inspirer le respect par son aspect, mais par cela uniquement. Même ce chardon plumeux ressemble à une touffe de fils d’argent très fins que la rosée a ornée de diamants. Mais si par inadvertance vous le touchez, vous voyez que cette touffe n’est qu’une masse de piquants qui vous font souffrir, et sont nuisibles aux brebis. Aussi les bergers les arrachent-ils de leurs pâturages et ils les jettent au feu allumé pendant la nuit pour que même les graines n’échappent pas à la destruction. Juste mesure de prévoyance. Moi, je ne vous dis pas : “ Tuez les faux prophètes et les fidèles hypocrites ”, mais au contraire : “ Laissez-en la charge à Dieu. ” Je vous dis pourtant : “ Faites attention, écartez-vous-en pour ne pas être empoisonnés par leurs sucs. ” (…)





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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Jeu 28 Juin 2018 - 11:05



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.






L'EVANGILE DU JOUR


« C’est en faisant la volonté de mon Père que vous entrerez dans son royaume » (Mt 7, 21-29)


En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :

« Ce n’est pas en me disant : “Seigneur, Seigneur !” qu’on entrera dans le royaume des Cieux, mais c’est en faisant la volonté de mon Père qui est aux cieux. Ce jour-là, beaucoup me diront : “Seigneur, Seigneur, n’est-ce pas en ton nom que nous avons prophétisé, en ton nom que nous avons expulsé les démons, en ton nom que nous avons fait beaucoup de miracles ?” Alors je leur déclarerai : “Je ne vous ai jamais connus. Écartez-vous de moi, vous qui commettez le mal !”

Ainsi, celui qui entend les paroles que je dis là et les met en pratique est comparable à un homme prévoyant qui a construit sa maison sur le roc. La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, les vents ont soufflé et se sont abattus sur cette maison ; la maison ne s’est pas écroulée, car elle était fondée sur le roc.

Et celui qui entend de moi ces paroles sans les mettre en pratique est comparable à un homme insensé qui a construit sa maison sur le sable. La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, les vents ont soufflé, ils sont venus battre cette maison ; la maison s’est écroulée, et son écroulement a été complet. »

Lorsque Jésus eut terminé ce discours, les foules restèrent frappées de son enseignement, car il les enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme leurs scribes.   





MÉDITER AVEC LES CARMES



"Seigneur, Seigneur !"

Ce double appel revient deux fois en deux versets dans l'enseignement de Jésus que l'Église nous donne à méditer aujourd'hui.

La première fois, le sens est limpide : durant leur vie, trop d'hommes, trop de croyants, disent et ne font pas. Ils disent : "Seigneur, Seigneur", réaffirmant leur sentiment d'appartenir à Dieu ; mais ils ne font pas "la vo­lonté du Père qui est aux cieux". Ils ont à la bouche les mots de la prière et de l'amitié avec Dieu, mais les œu­vres ne suivent pas : ils n'entrent pas avec leurs mains, avec le temps et le sang de leur vie, dans le projet de Dieu. Et nous sommes toujours un peu de ces hommes-là.

Quand revient pour la deuxième fois l'invocation : "Seigneur, Seigneur", la scène a changé du tout au tout, et le cadre est celui de la grande rencontre : "Beaucoup me diront en ce jour-là : "Seigneur, Seigneur".

Ce Jour-là, que Dieu seul connaît, sera pour nous le Jour de vérité, c'est-à-dire de la totale transparence au regard de Dieu. Et nous voudrons nous appuyer sur des réussites, gonfler la gerbe de nos œuvres :

"Seigneur, Seigneur, n'est-ce pas en ton nom que nous avons prophétisé, en ton nom que nous avons chassé les démons, en ton nom que nous avons fait des miracles ?"

En ton Nom, c'est-à-dire en nous référant à toi, à ce que tu es, à ce que tu fais, à ce que tu dis pour le salut des hommes.

"Alors, dit Jésus, je leur déclarerai : Je ne vous ai jamais connus ; écartez-vous de moi, vous qui commettez l'iniquité !"

Étrange sévérité...

Ainsi un croyant pourrait faire des miracles, sans être pour autant l'ami de Dieu ?

À la limite, oui.

À la limite il peut y avoir divorce entre l'œuvre et le cœur profond, entre les réalisations visibles et la soumis­sion filiale. Après tout, prophétiser, chasser les démons, opérer des miracles, ce n'est pas œuvre humaine, c'est le travail de Dieu, et Dieu peut le réaliser par la voix, par les mains ou par l'œuvre d'un homme qui en est indigne ; d'authentiques charismes peuvent être mis en œuvre par des pécheurs. Bien évidemment, ce sont des cas limites, et Jésus insiste volontairement sur le paradoxe : "Je ne vous ai jamais connus ; écartez-vous de moi !"

Jésus, visiblement, veut nous réveiller, à tout le moins nous empêcher de dormir.

Il ne suffit pas de dire "Seigneur, Seigneur", quand on ne fait pas aujourd'hui, "rien que pour aujourd'hui", ce que Dieu indique comme sa volonté.

Il ne suffira pas de dire "Seigneur, Seigneur", alors que par nos œuvres, même réussies, même mesurables, même estimables, nous aurons recherché non pas la gloire de Dieu, mais "la gloire qui vient des hommes".

Toutefois cette vigilance que Jésus attend de nous est un signe de son amour pour nous. Et c'est une cons­tante dans l'Évangile : Jésus ne se résigne jamais à nous voir hésiter, louvoyer, calculer. Il sait bien quel poids et quel handicap représentent pour nous les épreuves de santé, l'usure du grand âge, les déracinements et toutes les formes de l'Exode ; mais il nous veut vaillants, décidés, et donnés sans retour.

"Seigneur, Seigneur, ne permets pas que je sois séparé de toi".





DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA


 Date
Samedi
19 février 28

Lieu
Plaine de Gennésareth

 Livre
Tome 3 – ch 176.4
2ème année vie publique



************


(…) Au commencement de cette journée, on m’a fait observer que si tout vient d’une volonté divine, même les erreurs des hommes sont voulues par elle. C’est une erreur, et une erreur fort répandue. Un père peut-il donc vouloir que son enfant se rende coupable ? C’est impossible. Et pourtant nous voyons que, même dans les familles, certains enfants se rendent coupables alors qu’ils ont un père juste qui leur montre le bien à faire et le mal à fuir. Or aucun homme droit n’accuse le père d’avoir poussé son enfant au mal.

      Dieu, c’est le Père. Les hommes sont ses enfants. Dieu leur indique le bien et dit : “ Voici, je te mets dans cette situation pour ton bien ”, ou encore, lorsque le Malin et les hommes ses serviteurs apportent le malheur aux hommes, Dieu dit : “ Voilà, en cette heure pénible, agis ainsi, et ce mal servira à un bien éternel. ” Il vous conseille, mais il ne vous force pas. Par conséquent, si quelqu’un, tout en connaissant la volonté de Dieu, préfère agir tout à l’opposé, peut-on prétendre que c’est la volonté de Dieu ? Non.

      Aimez la volonté de Dieu. Aimez-la plus que la vôtre et suivez-la contre les séductions et la puissance des forces du monde, de la chair et du démon. Ces choses aussi ont leur volonté. Mais, en vérité, je vous affirme que bien malheureux est celui qui s’y soumet. Vous m’appelez : Messie et Seigneur. Vous dites que vous m’aimez et vous m’acclamez. Vous me suivez et cela vous semble de l’amour. Mais, en vérité, je vous dis que, parmi vous, tous n’entreront pas avec moi dans le Royaume des Cieux. Même parmi mes plus anciens et mes plus proches disciples, certains n’y entreront pas, car beaucoup feront leur propre volonté ou la volonté de la chair, du monde et du démon, mais pas celle de mon Père. Ce ne sont pas ceux qui me disent : “ Seigneur ! Seigneur ! ” qui entreront dans le Royaume des Cieux, mais ceux qui font la volonté de mon Père. Eux seuls entreront dans le Royaume de Dieu. (…)





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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Ven 29 Juin 2018 - 14:11



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.






L'EVANGILE DU JOUR


« Pour vous, qui suis-je ? » (Mt 16, 13-19)


En ce temps-là, Jésus, arrivé dans la région de Césarée-de-Philippe, demandait à ses disciples : « Au dire des gens, qui est le Fils de l’homme ? »

Ils répondirent : « Pour les uns, Jean le Baptiste ; pour d’autres, Élie ; pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes. »

Jésus leur demanda : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? »

Alors Simon-Pierre prit la parole et dit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! »

Prenant la parole à son tour, Jésus lui dit : « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux. Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle. Je te donnerai les clés du royaume des Cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. »





MÉDITER AVEC LES CARMES



"Pierre, m'aimes-tu?"

Cette question de Jésus à son ami Pierre retentit dans chacune de nos vies, dans chacun de nos cœurs, en ce temps de Pâques illuminé par la présence du Ressuscité.

Que nous soyons mariés, célibataires, religieux, que nous soyons à l'âge où l'on construit sa vie ou déjà en train de cueillir les derniers fruits ou d'engranger les dernières joies, la question de Jésus vient réveiller à la fois notre amitié pour lui et notre désir de lui répondre enfin avec le meilleur de nous-mêmes.

Ce jour-là, après le repas de campeurs sur la rive du lac, Jésus n'est pas revenu sur le passé, sur la nuit des reniements, sur le chant du coq et les larmes de Pierre ; il n'a même pas parlé de pardon, mais par trois fois il a demandé à Pierre : "M'aimes-tu ?" ; et c'est en redisant par trois fois : "Oui, je t'aime, Seigneur, tu le sais !", que Pier­re a racheté son triple abandon, ou plutôt qu'il a laissé venir à lui la miséricorde de Jésus.

Quelle leçon pour nous, quel appel à marcher hardiment dans la confiance !

Le moteur de nos conversions, de nos retours au Christ, ce ne sera jamais la brûlure d'un remords, ni le poids insoutenable d'une culpabilité, mais bien le désir de revivre avec lui l'amitié d'autrefois.

Jamais aucune toilette intérieure ne nous rendra dignes de Dieu, car c'est Dieu qui nous rend dignes, et c'est Jésus qui nous lave, comme il a lavé les pieds de son ami Pierre.

Jamais nous ne retrouverons la paix en remâchant nos souvenirs de pécheurs et "les années où nous étions dans le malheur", car c'est l'Esprit de Dieu qui seul peut nous donner de reprendre tout le passé dans la lumière du pardon d'aujourd'hui ; c'est Dieu, c'est "sa puissante main", qui tourne les pages de notre vie, de notre fidélité; et la sagesse pour nous, pauvres pécheurs, est de les tourner la main dans sa main et d'inaugurer chaque nouvelle page la main dans sa main, comme l'enfant qui apprend à écrire.

"Pierre, m'aimes-tu ?"

Quelle lucidité dans cette question de Jésus ! Quelle audace aussi dans sa pédagogie, car rien ne pouvait faire plus mal à Pierre que d'entendre Jésus lui parler d'amitié ; mais en même temps, rien ne pouvait lui donner plus de joie que de pouvoir dire le meilleur de lui-même, ce oui du fond de l'être à Jésus et à son message, ce oui plus vrai que toutes les trahisons.





DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA


 Date
Mardi
13 février 29

Lieu
Panéade

 Livre
Tome 5 – ch 343.5
3ème année vie publique



************


(…) – Et vous, qui dites-vous que je suis ? Répondrez franchement, selon votre jugement, sans tenir compte de mes paroles ou de celles d’autrui. Si vous étiez obligés de me juger, qui diriez-vous que je suis ?

       – Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant, s’écrie Pierre en s’agenouillant, les bras tendus vers le haut, vers Jésus qui le regarde avec un visage tout lumineux et qui se penche afin de le relever pour l’embrasser en disant :

       – Bienheureux es-tu, Simon, fils de Jonas ! Car ce n’est pas la chair ni le sang qui te l’ont révélé, mais mon Père qui est dans les Cieux. Dès le premier jour où tu es venu vers moi, tu t’es posé cette question, et parce que tu étais simple et honnête, tu as su comprendre et accepter la réponse qui te venait du Ciel. Tu n’avais pas vu de manifestation surnaturelle comme ton frère ou Jean et Jacques. Tu ne connaissais pas ma sainteté de fils, d’ouvrier, de citoyen comme Jude et Jacques, mes frères. Tu n’as pas profité d’un miracle et tu ne m’as pas vu en accomplir, et je ne t’ai pas donné de signe de ma puissance comme je l’ai fait et comme l’ont vu Philippe, Nathanaël, Simon le Cananéen, Thomas, Judas. Tu n’as pas été subjugué par ma volonté comme Matthieu le publicain. Et pourtant tu t’es écrié : “ Il est le Christ ! ” Dès le premier instant où tu m’as vu, tu as cru et jamais ta foi n’a été ébranlée. C’est pour cela que je t’ai appelé Céphas ; pour la même raison, c’est sur toi, Pierre, que j’édifierai mon Eglise et les puissances de l’Enfer ne prévaudront pas contre elle. C’est à toi que je donnerai les clefs du Royaume des Cieux. Et tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les Cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les Cieux, ô homme fidèle et prudent dont j’ai pu éprouver le cœur. Et ici, dès cet instant, tu es le chef à qui l’obéissance et le respect sont dus comme à un autre moi-même. Et c’est tel que je le proclame devant vous tous. (…)




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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Sam 30 Juin 2018 - 13:49



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.






L'EVANGILE DU JOUR


« Dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri » (Mt 8, 5-17)


En ce temps-là, comme Jésus était entré à Capharnaüm, un centurion s’approcha de lui et le supplia : « Seigneur, mon serviteur est couché, à la maison, paralysé, et il souffre terriblement. »

Jésus lui dit : « Je vais aller moi-même le guérir. »

Le centurion reprit : « Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri. Moi-même qui suis soumis à une autorité, j’ai des soldats sous mes ordres ; à l’un, je dis : “Va”, et il va ; à un autre : “Viens”, et il vient, et à mon esclave : “Fais ceci”, et il le fait. »

À ces mots, Jésus fut dans l’admiration et dit à ceux qui le suivaient : « Amen, je vous le déclare, chez personne en Israël, je n’ai trouvé une telle foi. Aussi je vous le dis : Beaucoup viendront de l’orient et de l’occident et prendront place avec Abraham, Isaac et Jacob au festin du royaume des Cieux, mais les fils du Royaume seront jetés dans les ténèbres du dehors ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. » Et Jésus dit au centurion : « Rentre chez toi, que tout se passe pour toi selon ta foi. »

Et, à l’heure même, le serviteur fut guéri. Comme Jésus entrait chez Pierre, dans sa maison, il vit sa belle-mère couchée avec de la fièvre. Il lui toucha la main, et la fièvre la quitta. Elle se leva, et elle le servait. Le soir venu, on présenta à Jésus beaucoup de possédés. D’une parole, il expulsa les esprits et, tous ceux qui étaient atteints d’un mal, il les guérit, pour que soit accomplie la parole prononcée par le prophète Isaïe : Il a pris nos souffrances, il a porté nos maladies





MÉDITER AVEC LES CARMES



"Pierre, m'aimes-tu?"

Jésus avait bien des raisons d'exaucer cet officier romain.

La première est que ce capitaine venait le supplier, non pas pour lui-même, mais pour un autre, un de ces petits, de ces sans grade, de ces hommes simples que Jésus aimait. Un officier de l'armée d'occupation qui faisait preuve d'humanité et de sens social, ce n'était pas courant ! Il avait sûrement réfléchi au cas "Jésus" et s'était fait une idée sur ce prophète galiléen ; pourtant ce n'est pas de ses propres problèmes qu'il vient parler. Il vient simplement dire : "J'ai un serviteur ; il souffre ; il va mourir !" ... un peu comme Marie à Cana : "Ils n'ont plus de vin !"

On est toujours accueilli par Jésus quand on lui apporte une détresse.

Et puis cet homme est un humble ; et cela aussi, cela surtout, a du prix aux yeux de Jésus : "Je ne suis pas digne, dit le centurion, de cet honneur que tu me ferais en descendant chez moi". Il ne se sent pas digne, malgré le poids de son autorité humaine et de sa compétence d'officier, malgré toute l'estime dont on l'entoure à Capharnaüm, malgré toutes les relations qu'il a, lui, l'homme en vue.

Mais ce qui va forcer l'admiration du Christ, c'est, plus encore que son humilité, sa foi, tranquille et audacieuse : "Dis seulement une parole, de loin, de là où tu es, et mon serviteur, là où il est, sera guéri, car les choses doivent t'obéir. Dis seulement une parole, et je m'en irai, sûr de ton action, sûr du pouvoir de ta bonté. Une parole, et la paralysie cessera, la souffrance s'éloignera !"

Ce Romain, cet étranger, a pressenti quelque chose du secret de Jésus. Avec ses mots à lui, il exprime le mystère de la parole créatrice et recréatrice : "Dieu parle, et cela est ; il commande, et cela existe" (Ps 33,9). Cette théologie des Psaumes, le centurion, inconsciemment, la transpose dans son langage de militaire : "Moi qui ne suis qu'un subalterne, j'ai un pouvoir que personne ne conteste, parce qu'il vient de plus haut. Je dis au planton : 'fais cette course', et il la fait. Je dis à un lieutenant : 'voici ta mission', et il l'exécute ! Dès lors, toi, le prophète de Galilée, qui œuvres avec la force de Dieu lui-même, toi à qui aucun homme ne peut rien imposer, je sais que tu peux commander à la souffrance et à la mort".

Cette foi, Jésus ne l'a pas trouvée chez les siens, chez les familiers du Temple et de la prière, chez les ha­bitués du Dieu fidèle. Il l'a trouvée chez un étranger, venu de l'occident, avec, pour toute richesse spirituelle, sa droiture d'homme. Mais cet homme a su aller d'emblée jusqu'au bout dans la logique de sa foi naissante. C'était tellement beau, tellement grand, tellement vrai, ce qu'il savait déjà de Jésus ! Il n'a pas demandé de délai pour s'ha­bituer aux merveilles de Dieu. Il est allé au-devant des merveilles, avec le cœur d'un pauvre qui pensait n'y avoir pas droit.

Dans quelques instants, avant de communier au Corps et au Sang du Christ, l'Église nous fera redire pour nous-mêmes la prière du centurion : "Dis seulement une parole, et je serai guéri(e)".

Je ne suis pas digne que tu viennes ; je ne suis même pas digne de venir vers toi. Si je regarde à la dignité, Seigneur, il n'y aura jamais de rencontre. Que ta parole abolisse toute distance. Un mot, un mot seulement, un mot de toi, de là où tu es ! un mot pour moi, un mot pour ma communauté, un mot pour l'Église en ce lieu, et la vie, de nouveau, fera son œuvre.





DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA


 Date
Dimanche
20 février 28

Lieu
Capharnaüm

 Livre
Tome 3 – ch 177.1
2ème année vie publique



************


(…) Jésus, venant de la campagne, entre à Capharnaüm. Il est accompagné des douze ou plutôt des onze apôtres, car Jean n’est pas là. Salutations habituelles des gens sur une gamme très variée d’expressions, depuis celles toutes simples des enfants à celles un peu timides des femmes, de celles extatiques des miraculés, jusqu’aux salutations curieuses ou ironiques. Il y en a pour tous les goûts. Et Jésus répond à tous, de la même façon dont il est salué : des caresses pour les enfants, des bénédictions pour les femmes, des sourires aux miraculés, et une marque de profond respect pour les autres.

      Mais, cette fois, aux salutations ordinaires s’unit celle du centurion de l’endroit, je crois. Il le salue de son : « Ave, Maître ! » auquel Jésus répond :

      « Que Dieu vienne à toi. »

      Pendant que la foule s’approche, curieuse de voir comment va se passer la rencontre, le romain poursuit :

      « Cela fait plusieurs jours que je t’attends. Tu ne me reconnais pas, mais j’étais parmi ceux qui t’écoutaient sur la montagne. J’étais habillé en civil. Tu ne me demandes pas pourquoi j’étais venu ?

      – Je ne te le demande pas. Que veux-tu de moi ?

      – Nous avons l’ordre de surveiller ceux qui font des rassemblements. Trop souvent, Rome a dû regretter d’avoir autorisé des réunions honnêtes en apparence. Mais, en te voyant et en t’entendant, j’ai pensé à toi comme à… comme à… J’ai un serviteur malade, Seigneur. Il gît dans ma maison sur son lit, paralysé par une maladie osseuse, et il souffre terriblement. Nos médecins ne le guérissent pas. J’ai invité les vôtres à venir, car ce sont des maladies qui viennent de l’air corrompu de ces régions et vous savez les soigner par les herbes du sol fiévreux de la rive où stagnent les eaux avant d’être absorbées par le sable de la mer. Ils ont refusé de venir. Cela me fait beaucoup de peine, parce que c’est un serviteur fidèle. (…)





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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Dim 1 Juil 2018 - 13:10



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.






L'EVANGILE DU JOUR


« Jeune fille, je te le dis, lève-toi ! » (Mc 5, 21-43)


En ce temps-là, Jésus regagna en barque l’autre rive, et une grande foule s’assembla autour de lui. Il était au bord de la mer. Arrive un des chefs de synagogue, nommé Jaïre. Voyant Jésus, il tombe à ses pieds et le supplie instamment : « Ma fille, encore si jeune, est à la dernière extrémité. Viens lui imposer les mains pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive. »

Jésus partit avec lui, et la foule qui le suivait était si nombreuse qu’elle l’écrasait. Or, une femme, qui avait des pertes de sang depuis douze ans… – elle avait beaucoup souffert du traitement de nombreux médecins, et elle avait dépensé tous ses biens sans avoir la moindre amélioration ; au contraire, son état avait plutôt empiré – … cette femme donc, ayant appris ce qu’on disait de Jésus, vint par-derrière dans la foule et toucha son vêtement. Elle se disait en effet : « Si je parviens à toucher seulement son vêtement, je serai sauvée. » À l’instant, l’hémorragie s’arrêta, et elle ressentit dans son corps qu’elle était guérie de son mal.

Aussitôt Jésus se rendit compte qu’une force était sortie de lui. Il se retourna dans la foule, et il demandait : « Qui a touché mes vêtements ? » Ses disciples lui répondirent : « Tu vois bien la foule qui t’écrase, et tu demandes : “Qui m’a touché ?” » Mais lui regardait tout autour pour voir celle qui avait fait cela. Alors la femme, saisie de crainte et toute tremblante, sachant ce qui lui était arrivé, vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité. Jésus lui dit alors : « Ma fille, ta foi t’a sauvée. Va en paix et sois guérie de ton mal. »

Comme il parlait encore, des gens arrivent de la maison de Jaïre, le chef de synagogue, pour dire à celui-ci : « Ta fille vient de mourir. À quoi bon déranger encore le Maître ? » Jésus, surprenant ces mots, dit au chef de synagogue : « Ne crains pas, crois seulement. » Il ne laissa personne l’accompagner, sauf Pierre, Jacques, et Jean, le frère de Jacques. Ils arrivent à la maison du chef de synagogue. Jésus voit l’agitation, et des gens qui pleurent et poussent de grands cris. Il entre et leur dit : « Pourquoi cette agitation et ces pleurs ? L’enfant n’est pas morte : elle dort. »

Mais on se moquait de lui. Alors il met tout le monde dehors, prend avec lui le père et la mère de l’enfant, et ceux qui étaient avec lui ; puis il pénètre là où reposait l’enfant. Il saisit la main de l’enfant, et lui dit : « Talitha koum », ce qui signifie : « Jeune fille, je te le dis, lève-toi! » Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher – elle avait en effet douze ans. Ils furent frappés d’une grande stupeur. Et Jésus leur ordonna fermement de ne le faire savoir à personne ; puis il leur dit de la faire manger.





MÉDITER AVEC LES CARMES



L'Évangile d'aujourd'hui nous rapporte deux miracles de Jésus emboîtés l'un dans l'autre. Arrêtons-nous à celui qui est décrit comme en passant, et qui a lieu en plein milieu de la foule, une foule si dense qu'elle écrasait Jésus et ses disciples.

Une femme, désespérée de voir son mal empirer depuis douze ans en dépit des sommes dépensées, arrive par derrière dans la foule et parvient à toucher le vêtement de Jésus. C'est ce qu'elle voulait, car elle se disait :"Cela suffira ; je serai guérie !"De fait, " à l'instant même, dit Marc, la source de son sang se dessécha, et elle ressentit dans son corps qu'elle était guérie de son mal".

Mesurons bien l'audace de sa foi, de cette foi qui l'a sauvée, selon la parole de Jésus lui-même. Elle vient par derrière, parce qu'elle se sent indigne, parce que son mal, selon la loi, fait d'elle une impure. Elle vient par derrière sans être vue de Jésus, sans pouvoir rencontrer son regard, sans pouvoir se dire : "Il a fait attention à moi." D'avance elle se contente d'une guérison anonyme, et sa foi lui dit qu'une force sortira de Jésus en réponse à son geste ; son espérance de pauvre est d'avoir part à la bonté de Jésus, même comme une femme sans nom et sans visage, perdue dans la foule, gênée par la foule, et aussitôt de nouveau happée par la foule.

C'est bien l'expérience que nous faisons souvent dans la prière : Impossible de croiser le regard de Jésus, impossible de se sentir reconnu et compris.

Il ne reste plus qu'à traverser l'épaisseur de la fatigue, et à fendre la foule des souvenirs obsédants, pour tenter de toucher ne fût-ce que le vêtement du Seigneur, qui continue son chemin. Désespérant de tous les moyens humains, nous implorons la guérison sans un mot, par des gestes qui disent notre foi et notre espérance, et nous ne parvenons à toucher que le vêtement du Sauveur, sans rien percevoir de son visage. Parfois Jésus semble nous guérir sans se retourner, sans nous avoir identifiés, comme en poursuivant sa route.

Mais ce n'est là que le moment d'épreuve, qui donne la preuve et la mesure de notre amour.

Car Jésus ne peut se contenter d'une guérison impersonnelle. Non seulement une force sort de lui, non seulement il restaure et il sauve, mais il veut savoir, il veut voir : "Qui a touché mes vêtements ? Qui m'a touché ?" Et il regarde autour de lui celle qui a fait ce geste.

Après la guérison, le face à face ; après le geste désespéré pour atteindre Jésus par derrière, le prosternement d'une femme guérie, tremblante et heureuse ; après l'intuition que le mal est stoppé, la parole décisive du Sauveur : " Va en paix ; sois saine, sois guérie de ton mal".

Ce que Jésus a fait ce jour-là pour la Galiléenne éclaire son comportement envers nous ; Dès que nous approchons de lui avec foi, nous sommes sûrs d'être guéris de notre mal ; et même s'il choisit d'abord de poursuivre son chemin, guettons, prions, demeurons dans la paix : déjà il se retourne et nous cherche des yeux.





DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA


 Date
Lundi
29 mai 28

Lieu
Capharnaüm

 Livre
Tome 4 – ch 230.6
2ème année vie publique



************


(…) Il entre dans une petite chambre. Sur le lit repose une fil­lette, morte. Maigre, extrêmement pâle, elle gît, déjà habillée, ses cheveux bruns soigneusement coiffés. Sa mère pleure auprès du petit lit, du côté droit, et embrasse la main couleur de cire de la morte.

      Quant à Jésus… comme il est beau en ce moment ! Comme je l’ai rarement vu ! Il s’approche avec empressement. On dirait qu’il glisse sur le sol, qu’il vole, tant il se hâte vers ce petit lit. Les trois apôtres restent contre la porte qu’ils ferment au nez des curieux. Le père s’arrête au pied du lit.

      Jésus passe à gauche du lit, tend la main gauche et saisit la petite main sans résistance de la morte. La main gauche. J’ai bien vu. C’est la main gauche de Jésus et la main gauche de la petite fille. Il lève le bras droit en amenant sa main ouverte à hauteur de ses épaules, puis l’abaisse comme on le fait pour jurer ou commander. Il dit :

        « Fillette, je te le dis : lève-toi ! » (…)





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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Lun 2 Juil 2018 - 16:01



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.






L'EVANGILE DU JOUR


« Suis-moi » (Mt 8, 18-22)


En ce temps-là, Jésus, voyant une foule autour de lui, donna l’ordre de partir vers l’autre rive. Un scribe s’approcha et lui dit : « Maître, je te suivrai partout où tu iras. »

Mais Jésus lui déclara : « Les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l’homme n’a pas d’endroit où reposer la tête. »

Un autre de ses disciples lui dit : « Seigneur, permets-moi d’aller d’abord enterrer mon père. » Jésus lui dit : « Suis-moi, et laisse les morts enterrer leurs morts. »





MÉDITER AVEC LES CARMES



La parole de Jésus a ceci d'étrange que l'on n'est jamais quitte envers elle. Nous ne pouvons pas l'enfermer, même dans l'écrin de notre cœur. Nous ne pouvons pas la refermer, en disant : "J'ai lu, j'ai compris". Et même lorsqu'une parole de Jésus nous a déjà remués et convertis, nous la retrouvons toute neuve, d'année en année, de liturgie en liturgie, comme un regard qui guette notre regard.

Ainsi en va-t-il des deux paroles d'aujourd'hui, qui jusqu'au bout nous remettront en exode.

"Maître, je te suivrai, où que tu ailles !" Cela, nous l'avons dit, dès la première rencontre, dès le premier désert où Jésus nous a parlé au cœur, (littéralement : sur le cœur).

"Je te suivrai", dit l'homme, et Jésus ne dit pas non, Jésus ne le décourage pas. D'ailleurs, à d'autres il dit lui-même : "Viens ; suis-moi !"

"Je te suivrai où que tu ailles". C'est cette ambition qui a fait réagir Jésus, car le suivre partout, le suivre jusqu'au bout, ce sera mener une existence errante, plus vagabonde, plus insécurisée que la vie des bêtes sauva­ges, qui ont encore nid et tanière ! Et cet exode nous attend spécialement dans la vie fraternelle.

Certes, on pourrait calquer le quotidien d'une communauté sur le mode de vie des lapins de garenne : quinze sœurs, quinze terriers ! Mais l'expérience nous le montre très vite : au monastère il ne peut être question de nous creuser une tanière pour y goûter à volonté une fausse solitude ou pour échapper de temps à autre au coude à coude et à l'aventure communautaires.

Jamais non plus nous ne pourrons réclamer un nid, parce que nous n'avons pas d'autre amour à abriter que notre attachement au Seigneur, et la vie fraternelle se construit, non pas dans la facilité ni dans une chaleur artificielle, mais dans un dialogue courageux qui réclame chaque jour une sortie de soi-même.

Nous sommes donc prévenus : "le Fils de l'Homme n'a pas où reposer sa tête" ; il n'y aura pas d'oreiller non plus pour ceux qui veulent le suivre, et nous n'aurons pas de repos avant le grand repos de Dieu. Mais quelle joie, quel honneur d'user ses forces pour un tel maître !

Quand nous pensons à notre effort de vie évangélique et de prière, nous pensons désert. Le désert, c'est bien ; mais l'exode au désert, voilà qui nous rapproche du destin de Jésus. Pour rester en exode, il faut que notre cellule, habitée par le silence, et surtout l'espace de notre cœur, soient la tente du désert où nous venons chaque jour rencontrer le Seigneur pour une nouvelle étape de vie d'Église et pour de nouveaux pas dans la vie fraternelle.

Car les deux sont liées intimement, et notre vie fraternelle authentifie nos désirs missionnaires. En plein monde comme au cloître, elle est la première manière, concrète et quotidienne, de servir le royaume et d'entrer dans l'œuvre de Dieu.

Il est une demande que le Christ exauce toujours, celle d'une communauté de pauvres qui lui redit, avec la témérité d'un amour sincère et réaliste : "Seigneur, nous te suivrons, ensemble, où que tu ailles".





DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA


 Date
Mercredi
1er mars 28

Lieu
Bethsaïde

 Livre
Tome 3 – ch 178.2
2ème année vie publique



************


(…) Ils arrivent déjà près du rivage lorsque, après une lutte acharnée, un homme d’âge moyen et de condition honorable s’approche du Maître et, pour attirer son attention, lui touche l’épaule.
      Jésus s’arrête et se retourne :
      « Que veux-tu ?

      – Je suis scribe, mais ce qu’il y a dans tes paroles ne peut se comparer à ce que renferment nos préceptes. Elles m’ont conquis. Maître, je ne te quitte plus. Je te suivrai partout où tu iras. Quelle est ta route ?

      – Celle du Ciel.

      – Ce n’est pas d’elle que je parle. Je te demande où tu vas. Après celle-ci, quelles sont les maisons où je pourrai toujours te trouver ?

      – Les renards ont leurs tanières et les oiseaux leurs nids, mais le Fils de l’homme n’a pas où reposer sa tête. Ma maison, c’est le monde, partout où il y a des âmes à instruire, des misères à soulager, des pécheurs à racheter.

      – Partout, alors.

      – Tu l’as dit. Toi qui es docteur d’Israël, pourrais-tu faire ce que ces tout-petits font par mon amour pour moi ? Ici, on exige sacrifice, obéissance, charité envers tous, ainsi que l’esprit d’adaptation en tout, avec tous. Car la compréhension attire. Celui qui veut soigner doit se pencher sur toutes les plaies. Après, ce sera la pureté du Ciel. Mais ici, nous sommes dans la boue et il faut arracher à la boue, sur laquelle nous posons les pieds, les victimes déjà submergées. Ne pas relever ses vêtements, ni s’éloigner parce que la boue est plus profonde à cet endroit. La pureté, c’est en nous qu’elle doit être. Il faut en être pénétré de façon que rien ne puisse plus entrer. Peux-tu tout cela ?

      – Laisse-moi essayer au moins.

      – Essaie. Je prierai pour que tu en sois capable. »





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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Mar 3 Juil 2018 - 16:33



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.






L'EVANGILE DU JOUR


« Mon Seigneur et mon Dieu ! » (Jn 20, 24-29)

L'un des Douze, Thomas (dont le nom signifie : Jumeau), n'était pas avec eux quand Jésus était venu. Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt à l'endroit des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! »

Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d'eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! »

Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d'être incrédule, sois croyant. »

Thomas lui dit alors : « Mon Seigneur et mon Dieu ! »

Jésus lui dit : « Parce que tu m'as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. » [/size]




MÉDITER AVEC LES CARMES



La foi est difficile ; elle l'a toujours été.

Elle l'était lors des apparitions du Ressuscité ; elle l'était même du vivant de Jésus sur terre, et même pour ceux qui étaient témoins de ses miracles et de ses guérisons. Tous ces hommes et ces femmes qui ont vu un paralysé emporter son brancard, des estropiés marcher droit et des aveugles de naissance ouvrir les yeux sur un monde qu'ils ne connaissaient qu'avec les mains, tous sont rentrés chez eux en disant : " nous avons vu aujour­d'hui des choses extraordinaires !" ; puis ils ont repris leur travail aux champs, à l'atelier, à la maison.

Nous côtoyons, nous aussi, les merveilles de Dieu, spécialement lorsque nous recevons le Corps du Christ Ressuscité ou son pardon, ou la lumière de sa parole. Puis les choses à faire, les choses à dire, les choses à pré­voir reprennent leur urgence ; des choses bien réelles, joyeuses, banales ou tristes, mais sur lesquelles, si peu que ce soit, nous avons prise.

C'est alors que Dieu, parfois, nous paraît lointain, insaisissable, même si pour rien au monde nous ne voudrions le perdre. C'est alors aussi que la voix de Jésus en nous s'estompe, même si un moment elle nous a touchés.

Les fêtes liturgiques se succèdent, les années passent, et une certaine pesanteur nous guette au niveau qui est pour nous le plus intime et le plus précieux, celui de notre relation à Dieu et à son Christ, une relation que nous voudrions confiante, intense, filiale, et que nous vivons, à certaines heures de notre vie, sous le signe de l'échec.

Nous sommes toujours tentés de chercher Dieu ailleurs, très loin, dans l'impossible, alors que Dieu nous attend déjà, dans un monde bien à nous, juste à l'endroit où il nous a placés pour que nous portions du fruit. Certes, quand le moment de la gloire sera venu, Dieu nous prendra dans son monde à Lui ; mais pour l'heure, Il aime réaliser ses merveilles dans l'ordinaire de nos vies, et à ses yeux il n'y a pas de divorce entre le quotidien et l'éternel, pas de cloison entre l'amour qu'on lui dit et l'amour qu'on lui prouve, pas de retombée entre le moment de l'Eucharistie et la journée de service accomplie pour le Christ et avec lui.

N'épuisons pas nos forces à vouloir toucher les choses de Dieu, comme Thomas les plaies de Jésus, qui étaient déjà des plaies de gloire. N'attendons pas, pour dire oui à Dieu, d'être de plain‑pied avec les choses de la foi, car Dieu seul, s'il le veut, peut nous les rendre visibles. Nous n'avons pas de mains pour saisir Dieu, pas de cœur pour l'enfermer, pas d'intelligence pour épuiser son mystère, et les yeux que nous avons ne sont pas capables de supporter sa gloire. Mais cela, Dieu le sait, et Jésus a transformé notre impuissance en béatitude : "Bien­heureux ceux qui croient sans avoir vu"

Si nous n'avons pas vu le visage du Christ sur terre, si nous n'avons même pas vu les linges dans le tombeau vide, nous pouvons entendre la voix du Seigneur, que sa communauté vivante nous transmet depuis la Pentecôte. Notre foi tout entière, depuis notre baptême, repose sur cette écoute. Depuis que notre Berger est entré dans la gloire, une sorte d'instinct venu de l'Esprit Paraclet nous fait reconnaître sa voix, là où nous sommes, là où il nous veut.

Ce qu'il attend de nous, là où nous servons, là où nous peinons, là où nous cheminons sans voir, c'est la réponse si vraie, si simple, si heureuse, de Thomas : " Mon Seigneur et mon Dieu !"
[/color]





DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA


 Date
Jeudi
11 avril 30

Lieu
Jérusalem

 Livre
Tome 10 – ch 628.6
Glorification



************


(…) « Thomas, il est ressuscité. C’est moi qui te l’affirme. Il a été avec nous. Il a mangé. Il a parlé. Il nous a bénis. Il nous a pardonné. Il nous a donné le pouvoir de pardonner. Oh ! Pourquoi n’es-tu pas venu plus tôt ? »

    Thomas ne sort pas de son abattement. Il hoche la tête, têtu.
    « Je ne crois pas. Vous avez vu un fantôme. Vous êtes tous fous, à commencer par les femmes. Un homme mort ne se ressuscite pas.
    – Un homme, non. Mais lui est Dieu. Ne le crois-tu pas ?

    – Si. Je crois qu’il est Dieu. Mais précisément parce que je le crois, je dis que, si bon qu’il puisse être, il ne peut l’être au point de venir parmi ceux qui l’ont si peu aimé. Et j’ajoute que, si humble qu’il soit, il doit en avoir assez de s’humilier dans notre carne. Non. Il doit être — il l’est certainement — triomphant au Ciel, et peut-être apparaîtra-t-il comme esprit. Je dis : peut-être. Nous ne méritons même pas cela ! Mais ressuscité en chair et en os, non. Non, je ne le crois pas.

    – Mais puisque nous l’avons embrassé, vu manger, entendu sa voix, senti sa main, vu ses blessures !

    – Je n’en crois rien. Je ne peux le croire. Pour croire, je devrais voir. Si je ne vois pas dans ses mains le trou des clous et si je n’y mets pas le doigt, si je ne touche pas les blessures de ses pieds, et si je ne mets pas ma main à l’endroit où la lance a ouvert son côté, je ne croirai pas. Je ne suis pas un enfant ou une femme. Je veux l’évidence. Ce que ma raison ne peut accepter, je le refuse. Or je ne peux accepter votre parole.

    – Mais, Thomas ! Comment peux-tu imaginer que nous voulions te tromper ?

    – Non, mes pauvres, au contraire ! Bienheureux êtes-vous d’avoir la bonté de vouloir m’amener à trouver la paix que vous avez réussi à obtenir par votre illusion. Mais… moi, je ne crois pas à sa résurrection.

    – Tu n’as pas peur qu’il te punisse ? Il entend et voit tout, tu sais ?

    – Je lui demande de me convaincre. J’ai une raison, et je m’en sers. Que lui, le Maître de la raison humaine, redresse la mienne si elle se fourvoie.

    – Il disait que la raison est libre.

    – Voilà donc un motif supplémentaire de ne pas la rendre esclave d’une suggestion collective. Je vous aime bien, et j’aime le Seigneur. Je le servirai comme je le peux, et je serai avec vous pour vous aider à le servir. J’annoncerai sa doctrine. Mais je ne puis croire que si je vois. »
    Entêté, Thomas n’écoute que lui-même.

    Ils lui parlent de tous ceux qui l’ont vu, et comment ils l’ont vu. Ils lui conseillent de parler avec Marie. Mais lui secoue la tête, assis sur un siège de pierre, plus pierre lui que son siège. Têtu comme un enfant, il répète :
    « Je croirai si je vois… » (…)





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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Mer 4 Juil 2018 - 13:56



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.






L'EVANGILE DU JOUR


« Que nous veux-tu, Fils de Dieu ? » (Mt 8, 28-34)

En ce temps-là, comme Jésus arrivait sur l’autre rive, dans le pays des Gadaréniens, deux possédés sortirent d’entre les tombes à sa rencontre ; ils étaient si agressifs que personne ne pouvait passer par ce chemin. Et voilà qu’ils se mirent à crier : « Que nous veux-tu, Fils de Dieu ? Es-tu venu pour nous tourmenter avant le moment fixé ? » Or, il y avait au loin un grand troupeau de porcs qui cherchait sa nourriture. Les démons suppliaient Jésus : « Si tu nous expulses, envoie-nous dans le troupeau de porcs. »

Il leur répondit : « Allez. » Ils sortirent et ils s’en allèrent dans les porcs ; et voilà que, du haut de la falaise, tout le troupeau se précipita dans la mer, et les porcs moururent dans les flots.

Les gardiens prirent la fuite et s’en allèrent dans la ville annoncer tout cela, et en particulier ce qui était arrivé aux possédés. Et voilà que toute la ville sortit à la rencontre de Jésus ; et lorsqu’ils le virent, les gens le supplièrent de partir de leur territoire.





MÉDITER AVEC LES CARMES



Un troupeau de démons dans un troupeau de porcs : tout finit dans le lac. C'est l'histoire de bien des illusions spirituelles.

Le territoire qui borde la rive est du lac de Tibériade, et que l'on appelait "la Décapole" (les dix villes), était, à l'époque de Jésus, une région à la population fortement mélangée. On y trouvait en majorité des païens, donc des mangeurs de porc, qui passaient pour des hommes méfiants et peu fréquentables. L'une des villes s'ap­pelait Gadara.

En montant vers Gadara depuis le lac, on traverse une région montagneuse très escarpée. La pierre est trouée de grottes, refuge traditionnel des voyageurs et des nomades, voire des brigands et des possédés. Ces grottes étaient souvent des sépulcres, désaffectés ou non. Les vagabonds pouvaient occuper la pièce étroite atte­nante au tombeau proprement dit. C'est là qu'habitaient deux êtres sauvages, inapprochables, qui s'en prennent directement à Jésus.

La question que posent les deux possédés est centrale dans le récit de saint Matthieu : "Que nous veux-tu, Fils de Dieu ? Es-tu venu ici, avant le temps, pour nous tourmenter ? " Ici : en plein pays païen ! Avant le kairos : chez saint Matthieu, le kairos est le temps de la moisson définitive et du jugement final.

Comme souvent dans les Evangiles, les possédés sont doués d'une mystérieuse clairvoyance, qui leur fait à la fois craindre et reconnaître l'autorité de Jésus, Fils de Dieu. Ces démoniaques, même si leur miroir est déformant, ont saisi l'essentiel de la mission de Jésus : la victoire de l'Envoyé de Dieu a déjà commencé ; le salut est déjà présent sur la terre des hommes.

Les démons tentent alors de faire la part du feu, de se réserver un domaine, une zone de pouvoir ; et ils marchandent avec Jésus : "D'accord, nous quittons les hommes, mais laisse-nous les animaux, ces animaux im­purs !"

Mais on ne marchande pas avec Dieu qui sauve, et le message pour nous est limpide : au service de Dieu, le partage du cœur est impossible. La suite du récit le montre clairement : le transfert des porcs ne sert de rien, et tout le troupeau se précipite dans le lac. Toute la puissance du mal est d'avance vaincue par le Christ.

Ainsi en va-t-il de tous nos marchandages. Nous ne pouvons pas dire au Christ :

"Laisse-moi au moins telle facilité, telle demi-mesure, telle zone d'influence ; laisse-moi le droit à telle ou telle faiblesse ; laisse-moi ma rudesse en communauté, la dureté de mes jugements, mon envie de colporter du négatif, laisse-moi mon ironie envers ton Église ; laisse-moi choisir dans le message qu'elle annonce. Ne me demande pas de lâcher toutes mes attaches ; permets-moi de garder mon confort intellectuel, mon quant-à-moi en communauté, et ma tentation de faire route toute seule".

Non : il n'y a pas de position de repli ; il n'y a pas, à notre portée, de troupeau disponible ; il n'existe pas de compromis où nous pourrions trouver le bonheur, car l'amour veut tout prendre. Le Sauveur est là, déjà vain­queur ; c'est lui qu'il faut suivre ; c'est lui qui a la vie.

Laissons sauter dans le lac une bonne fois tout le troupeau de nos misères.





DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA


 Date
Jeudi
16 mars 28

Lieu
près d'Ippo

 Livre
Tome 3 – ch 186.5
2ème année vie publique



************


(…) Tout le monde s’écarte du flanc de la montagne parce que des pierres et de la terre roulent et rebondissent sur la pente ; étonnés, ils regardent autour d’eux.
      « Là-bas ! Là-bas ! Deux hommes… complètement nus… qui viennent vers nous en gesticulant. Des fous…
      – Ou des possédés » répond Jésus à Judas, le premier à avoir vu les deux possédés venir vers Jésus.
      Ils doivent être sortis de quelque caverne dans la montagne. Ils crient. Le plus rapide à la course se précipite vers Jésus. On dirait un étrange et gros oiseau déplumé tant il est rapide, brassant l’air de ses bras comme si c’étaient des ailes. Il s’abat aux pieds de Jésus en s’écriant :
      « Te voilà ici, Maître du monde ? Qu’ai-je à faire avec toi, Jésus, Fils du Dieu très haut ? l’heure de notre châtiment est-elle déjà arrivée ? Pourquoi es-tu venu nous tourmenter avant l’heure ? »
      L’autre possédé, soit que sa langue soit liée, soit que le démon le paralyse, ne fait que se jeter à plat ventre par terre et pleurer ; une fois assis, il reste comme inerte, jouant avec des cailloux et avec ses pieds nus.
      Le démon continue de parler par la bouche du premier, qui se tord par terre en un paroxysme de terreur. On dirait qu’il veut réagir et ne peut qu’adorer, attiré et repoussé en même temps par la puissance de Jésus. Il crie :
      « Je t’en conjure, au nom de Dieu, cesse de me tourmenter. Laisse-moi partir !
      – Oui, mais hors de cet homme. Esprit immonde, sors de ces hommes et dis ton nom.
      – Légion est mon nom, car nous sommes nombreux. Nous les possédons depuis des années et par eux nous brisons cordes et chaînes, et il n’est pas de force d’homme qui puisse nous résister. A cause de nous, ils sont une terreur et nous nous servons d’eux pour que les gens te blasphèment. Nous nous vengeons sur eux de ton anathème. Nous abaissons l’homme plus bas que les animaux pour qu’on se moque de toi. Il n’est pas de loup, de chacal ou d’hyène, pas de vautour ni de vampire semblables à ceux que nous tenons. Mais ne nous chasse pas. L’enfer est trop horrible !
      – Sortez ! Au nom de Jésus, sortez ! »
      Jésus a une voix de tonnerre, et ses yeux dardent des éclairs.
      « Au moins, laisse-moi entrer dans ce troupeau de porcs que tu as rencontré.
      – Allez. »
      Avec un hurlement bestial, les démons quittent les deux malheureux et, à travers un tourbillon de vent qui fait ondoyer les chênes comme des herbes, ils s’abattent sur les porcs très nombreux. Les animaux se mettent à courir comme des possédés à travers les chênes avec des cris vraiment démoniaques. Ils se heurtent, se blessent, se mordent, et finalement se précipitent dans le lac lorsque, arrivés à la cime de la haute falaise, ils n’ont plus pour refuge que l’eau qu’elle domine. Pendant que les gardiens, bouleversés et désolés, hurlent d’épouvante, les bêtes se précipitent par centaines en une succession de bruits sourds dans les eaux tranquilles qu’ils brisent en des tourbillons d’écume. Ils coulent, reviennent à la surface, se retournent, montrant leurs panses rondes ou leurs museaux pointus avec des yeux terrifiés, et finalement se noient.
      Les bergers courent en criant vers la ville.
      Les apôtres, arrivés sur le lieu du désastre, reviennent en disant :
      « Il n’y en a pas eu un seul de sauvé ! Tu leur as rendu un bien mauvais service ! »
      Jésus répond calmement :
      « Mieux vaut que périssent deux milliers de porcs qu’un seul homme. Donnez leur un vêtement. Ils ne peuvent rester comme ça. » (…)






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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Jeu 5 Juil 2018 - 13:26



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.






L'EVANGILE DU JOUR


« Confiance, mon enfant, tes péchés sont pardonnés » (Mt 9, 1-8.)

En ce temps-là, Jésus monta en barque, refit la traversée, et alla dans sa ville de Capharnaüm. Et voici qu’on lui présenta un paralysé, couché sur une civière. Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé : « Confiance, mon enfant, tes péchés sont pardonnés. »

Et voici que certains parmi les scribes se disaient : « Celui-là blasphème. »

Mais Jésus, connaissant leurs pensées, demanda : « Pourquoi avez-vous des pensées mauvaises ? En effet, qu’est-ce qui est le plus facile ? Dire : “Tes péchés sont pardonnés”, ou bien dire : “Lève-toi et marche” ? Eh bien ! pour que vous sachiez que le Fils de l’homme a le pouvoir, sur la terre, de pardonner les péchés… – Jésus s’adressa alors au paralysé – lève-toi, prends ta civière, et rentre dans ta maison. »

Il se leva et rentra dans sa maison. Voyant cela, les foules furent saisies de crainte, et rendirent gloire à Dieu qui a donné un tel pouvoir aux hommes.





MÉDITER AVEC LES CARMES



Jamais cet homme n'avait ressenti aussi douloureusement sa paralysie. Non seulement, comme tous les jours, il était incapable de marcher, mais il était, ce jour-là, incapable de s'approcher de Jésus. Qu'a-t-il fait ? S'est-il découragé, a-t-il abandonné tout espoir, en se disant : "La guérison, c'est pour les autres, ceux qui ont de la chance !" ? Non, il a osé demander ce service à quatre camarades : portez-moi jusqu'à Jésus ! Il a accepté d'avoir besoin des autres, et les quatre porteurs sont entrés de bon cœur dans son projet et son acte de foi. L'Évangile le souligne, il ne dit pas : Jésus vit sa foi, mais leur foi, et c'est à leur foi commune qu'il a voulu répondre.

Tous les jours ce mystère de la bonté de Jésus et de la charité des hommes se reproduit sous nos yeux ; tous les jours, si nous le voulons, nous pouvons y entrer. Partout, autour de nous, des paralysés sont là, immobiles sur leur brancard, avec dans leurs yeux toute leur détresse et toute leur espérance. Ce sont les pauvres de Jésus, pauvres de moyens de vivre, pauvres de santé, d'amitié, d'espérance. Et leurs yeux nous disent : Me conduiras-tu jusqu'à Jésus ? Me porteras-tu à Jésus ? Saisiras-tu mon brancard avec trois autres volontaires ?

Seul Jésus peut rejoindre nos frères jusqu'au fond de leur misère, et aimer tous les pauvres du monde. Notre lot à nous, c'est l'impuissance, même lorsque nous servons les pauvres à longueur de journée ; car pour un brancard que nous portons, il en est cent qui restent à terre. Et vous, sœurs du Carmel, vous n'avez même pas la consolation d'avoir soulagé au moins quelques misères, car Jésus vous veut au poste avancé de la prière, et c'est dans le cœur du Maître qu'il vous faut rejoindre ceux qui souffrent, les tout proches comme les plus lointains.

Voilà donc le paralysé aux pieds de Jésus, guettant un geste, une parole. Or la première parole de Jésus est tout à fait surprenante, inattendue. Elle va faire appel encore plus à la foi de cet homme : "Confiance, mon fils, tes péchés sont pardonnés". Le paralysé aurait pu dire : "Mais, Seigneur, ce n'est pas cela que je te demande ! Je veux marcher, ce sont mes jambes que je veux ! Je viens à toi avec la misère de mes jambes, et tu me parles de péché !"

Jésus aurait pu commencer par guérir le corps, et s'occuper ensuite du cœur de cet homme et de son péché. Pour lui c'était aussi facile de dire : "Lève-toi et marche", que : "Tes péchés te sont remis !", car Jésus avait pouvoir aussi bien sur le malheur que sur le mal.

Il commence par le mal, pour l'ôter du cœur de l'homme, comme pour dire : "Le grand malheur pour toi, c'est le péché".

Mais pour bien nous montrer que la souffrance du monde est un tourment pour lui, Jésus ajoute aussitôt : "Lève-toi, prends ta civière et va dans ta maison". Et l'homme se lève, guéri de son péché et guéri dans son corps. Il emporte sa civière, pour oublier tout son passé de souffrance, car Jésus vient de faire de lui un homme nouveau, tourné vers l'avenir, avec une nouvelle espérance.

Aujourd'hui encore, mes sœurs, nous allons rencontrer Jésus, nous allons communier à son Corps et à son Sang. C'est le moment de quitter notre civière, de laisser là toutes les tristesses du passé, toutes les craintes pour l'avenir. Jésus est là, de quoi aurions-nous peur ? Jésus est là, qui nous guérit, soyons heureux de le servir, "rien que pour aujourd'hui", comme disait la petite Thérèse.





DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA


 Date
Mercredi
19 mai 27

Lieu
Capharnaüm

 Livre
Tome 1 – ch 64.5
1ère année vie publique



************


(…) « Maître ! Crie Pierre du milieu de la foule, il y a ici des ma­lades. Deux peuvent attendre que tu sortes, mais celui-ci est bloqué par la foule… et puis il ne peut se tenir debout, et nous ne pouvons passer. Je le renvoie ?
      – Non, descendez-le par le toit.
      – Bien, nous le faisons tout de suite. »
      On entend marcher sur le toit de la pièce ; comme elle ne fait pas vraiment partie de la maison, elle n’a pas de terrasse de ciment, mais une sorte de revêtement de fascines qui porte des espèces d’ardoises. Je ne sais de quelles pierres il peut s’agir. On pratique une ouverture et, avec des cordes, on descend le grabat sur lequel se trouve l’infirme. Il arrive juste devant Jésus. La foule s’agglutine plus encore, pour mieux voir.
      « Tu as eu une grande foi, comme aussi tes porteurs.
      – Oh ! Seigneur ! Comment ne pas en avoir pour toi ?
      – Eh bien, je te le dis : mon fils (l’homme est jeune), tous tes péchés te sont remis. »
      L’homme le regarde en pleurant… Peut-être reste-t-il un peu insatisfait parce qu’il espérait une guérison physique. Les pharisiens et les docteurs murmurent. Du nez, du front et de la bouche, ils font une grimace dédaigneuse.
      « Pourquoi ces murmures, dans vos cœurs plus encore que sur vos lèvres ? D’après vous, est-il plus facile de dire au paraly­tique : “ Tes péchés te sont remis ”, ou bien : “ Lève-toi, prends ton grabat et marche ” ? Vous pensez que seul Dieu peut remettre les péchés, mais vous ne savez pas dire ce qu’il y a de plus grand, car cet homme, qui a perdu l’usage de ses facultés corporelles, a dépensé toutes ses ressources sans qu’on puisse le guérir. Il n’y a que Dieu qui ait ce pouvoir. Or, pour que vous sachiez que je peux tout, pour que vous sachiez que le Fils de l’homme a pouvoir sur la chair et sur l’âme, sur la terre et au Ciel, je dis à cet homme : “ Lève-toi, prends ton grabat et marche. Rentre chez toi et sois saint. ” »
      L’homme sursaute, pousse un cri, se dresse debout, se jette aux pieds de Jésus, les embrasse et les caresse, pleure et rit à la fois, et avec lui ses parents et la foule qui ensuite se range pour qu’il passe en triomphe et le suit en lui faisant fête. La foule, oui, mais pas les cinq hommes hargneux qui s’en vont, hautains et raides comme des piquets. (…)






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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Ven 6 Juil 2018 - 13:09



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.






L'EVANGILE DU JOUR


« Je veux la miséricorde, non le sacrifice ». (Mt 9, 9-13)

En ce temps-là, Jésus vit, en passant, un homme, du nom de Matthieu, assis à son bureau de collecteur d’impôt. Il lui dit : « Suis-moi. »

L’homme se leva et le suivit. Comme Jésus était à table à la maison, voici que beaucoup de publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts) et beaucoup de pécheurs vinrent prendre place avec lui et ses disciples.

Voyant cela, les pharisiens disaient à ses disciples : « Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs ? »

Jésus, qui avait entendu, déclara : « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Allez apprendre ce que signifie : Je veux la miséricorde, non le sacrifice En effet, je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. »





MÉDITER AVEC LES CARMES



"C'est l'amour que je veux, et non les holocaustes".

Jésus reprend là, à l'adresse des Pharisiens, une parole prononcée au nom de Dieu par le prophète Osée. À l'époque du prophète (VIIIème siècle) comme à celle de Jésus, offrir un sacrifice, c'était se procurer un animal et se rendre au Temple pour le faire présenter au Seigneur. Et la tentation était d'en rester à la prestation matérielle, sans faire du sacrifice un acte de conversion à Dieu, et à la volonté du Dieu de l'Alliance.

           C'est à un dépassement du même ordre que Jésus nous invite. Il est bon de lui faire hommage des biens qu'il nous donne en gérance ; il est bon de lui sacrifier un peu de temps, de venir le prier dans son Temple, mais le moteur de tous ces efforts, ce doit être l'amour, et l'accueil de tous ceux que Dieu aime. Le mot de l'Évangile veut dire surtout "amour-miséricorde" ; celui qu'employait le prophète était encore plus large : "C'est le hésed que je veux", disait Dieu ; et le hesed recouvrait toutes les relations de l'homme à son prochain, c'est-à-dire à la fois la loyauté, la courtoisie, le fair-play, la bienveillance, l'amitié, l'amour, la miséricorde, l'amour miséricordieux. C'est cela avant tout que nous avons à offrir, ces réflexes quotidiens qui nous font ressembler à Dieu, cette générosité volontaire dont le cœur du Christ est pour nous le modèle.

           Jésus appelle Matthieu le percepteur, qui collaborait avec l'occupant ; Jésus s'attable avec les publicains et les pécheurs. Son appel efface toutes les barrières, surtout celles du jugement des hommes. Son sacrifice à lui, celui que nous célébrons à chaque messe, a été la preuve suprême de son amour, pour Dieu et pour les hommes ; son sang a été versé pour la multitude.          

Ce qu'il veut nous donner, en venant à nous, c'est un cœur universel ; non pas un cœur qui rêve à l'universel, mais un cœur prêt, chaque jour, à toutes les indulgences, à toutes les patiences, à tous les pardons.          

           "C'est l'amour que je veux, et non les holocaustes".





DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA


 Date
Vendredi
30 juillet 27

Lieu
Capharnaüm

 Livre
Tome 2 – ch 97.3
1ère année vie publique



************


(…) Ils sont arrivés sur la place. Jésus va tout droit au comptoir de la gabelle où Matthieu est en train de faire ses comptes et de vérifier les pièces de monnaie. Il les répartit par catégories en les mettant dans des sacs de diverses couleurs qu’il place dans un coffre de fer que deux serviteurs attendent de transporter autre part.
      A peine l’ombre projetée par la grande taille de Jésus s’allonge-t-elle sur le comptoir que Matthieu lève la tête pour voir qui vient le payer en retard. Pierre tire alors Jésus par la manche pour lui dire :
      « Il n’y a rien à payer, Maître. Que fais-tu ? »
      Mais Jésus ne répond pas. Il fixe les yeux sur Matthieu, qui s’est levé immédiatement en signe de respect. Un second regard pénétrant. Mais ce n’est pas, comme l’autre fois, un regard de juge sévère. C’est un regard d’appel, un regard aimant, qui l’enveloppe, le pénètre d’amour. Matthieu rougit. Il ne sait que faire, que dire…
      « Matthieu, fils d’Alphée, l’heure a sonné. Viens. Suis-moi, lui déclare Jésus majestueusement.
      – Moi ? Maître, Seigneur ! Mais sais-tu qui je suis ? C’est pour toi, pas pour moi, que je le dis…
      – Viens, suis-moi, Matthieu, fils d’Alphée, répète Jésus plus doucement.
      – Ah ! Comment puis-je avoir trouvé grâce auprès de Dieu ? Moi… Moi…
      – Matthieu, fils d’Alphée, j’ai lu dans ton cœur. Viens, suis-moi. »
      Cette troisième invitation est une caresse.
      « Oh ! Tout de suite, mon Seigneur ! »
      En larmes, Matthieu sort de derrière le comptoir sans plus s’occuper de ramasser les pièces de monnaies éparses ou de fermer le coffre. Rien. (…)






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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Sam 7 Juil 2018 - 12:29



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.






L'EVANGILE DU JOUR


« Personne ne pose une pièce d’étoffe neuve sur un vieux vêtement ». (Mt 9, 14-17)

En ce temps-là, les disciples de Jean le Baptiste s’approchèrent de Jésus en disant : « Pourquoi, alors que nous et les pharisiens, nous jeûnons, tes disciples ne jeûnent-ils pas ? »

Jésus leur répondit : « Les invités de la noce pourraient-ils donc être en deuil pendant le temps où l’Époux est avec eux ? Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors ils jeûneront.

Et personne ne pose une pièce d’étoffe neuve sur un vieux vêtement, car le morceau ajouté tire sur le vêtement, et la déchirure s’agrandit.

Et on ne met pas du vin nouveau dans de vieilles outres ; autrement, les outres éclatent, le vin se répand, et les outres sont perdues. Mais on met le vin nouveau dans des outres neuves, et le tout se conserve. »





MÉDITER AVEC LES CARMES



Les promesses de Dieu à son peuple visent la prospérité et la paix. Elles seront d'abord un cadeau de Dieu, mais aussi le fruit du labeur de l'homme.

"Je rétablirai mon peuple Israël", dit Dieu, mais il ajoute : "ils rebâtiront, ils planteront, ils cultiveront".

L'homme va œuvrer, et ce sera l'œuvre de Dieu ; et Dieu bénira l'homme dans la ligne même de son effort : le planteur sera planté ; "ils planteront des vignes", "je les planterai sur leur terre".

Dieu veut pour nous un bonheur actif, un bonheur en marche, en exode.

Car la Parole de Dieu ne nous laissera pas en repos ; il n'y aura jamais de vacances pour l'Évangile. C'est un vin nouveau, plein de promesses, mais qui travaille et qui fait pression sur les outres.

Certes, on pourrait se dire : "Mon outre n'est plus toute jeune ; je vais la ménager un peu, garder un fond de vin, bien assagi, pas trop méchant". Mais voilà, nous n'avons pas le choix : le vin n'est pas à prendre ou à laisser. C'est celui-là qu'il faut prendre, c'est celui-là qu'il faut porter et emporter.

Le vin ne changera pas, c'est donc l'outre qu'il faut changer.

Dieu nous y aide par son Esprit, chaque jour.





DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA


 Date
Lundi
24 janvier 28

Lieu
Gerghesa

 Livre
Tome 2 – ch 159.5
2ème année vie publique



************


(…) Une autre question, Maître : pourquoi les disciples de Jean font-ils de grands jeûnes et pas les tiens ? Nous ne disons pas que tu ne dois pas manger. Même le prophète Daniel fut saint aux yeux de Dieu, tout en étant un grand de la cour de Babylone, or toi tu es plus grand que lui. Mais eux…

      – Bien souvent, ce qu’on n’obtient pas par le rigorisme, on l’obtient par la cordialité. Il y a des personnes qui ne viendraient jamais au Maître, c’est donc au Maître d’aller à eux. D’autres viendraient volontiers au Maître, mais ils ont honte de le faire au milieu de la foule. Vers eux aussi le Maître doit aller. Et puisqu’ils me disent : “ Sois mon hôte pour que je puisse te connaître ”, j’y vais, sans tenir compte du plaisir d’une table opulente, ni des conversations qui me sont tellement pénibles, mais encore et toujours de l’intérêt de Dieu. Voilà pour moi. Et puisque souvent au moins une des âmes que j’aborde de cette façon se convertit — or toute conversion est une fête nuptiale pour mon âme, une grande fête à laquelle prennent part tous les anges du Ciel et que bénit le Dieu éternel — mes disciples aussi, en tant qu’amis de Moi-l’Epoux, jubilent avec leur ami l’Epoux. Voudriez-vous voir vos amis dans la peine pendant que moi je jubile ? Pendant que je suis avec eux ? Mais un temps viendra où ils ne m’auront plus avec eux. Alors ils feront de grands jeûnes.

      A temps nouveaux, nouvelles méthodes. Jusqu’à hier, auprès de Jean-Baptiste, c’était la cendre de la Pénitence. Aujourd’hui, dans mon aujourd’hui, c’est la douce manne de la Rédemption, de la Miséricorde, de l’Amour. Les méthodes anciennes ne pourraient se greffer sur mon action, comme mes méthodes n’auraient pu être mises en œuvre alors, ne serait-ce qu’hier, puisque la Miséricorde n’était pas encore sur la terre. Maintenant, elle y est. Ce n’est plus le prophète, mais le Messie qui est sur la terre, lui à qui tout a été remis par Dieu. A chaque temps correspond ce qui lui est utile. Personne ne coud un morceau d’étoffe neuve sur un vieux vêtement, parce que autrement – et surtout au moment du lavage – l’étoffe neuve rétrécit et déchire l’ancienne étoffe, si bien que la déchirure s’élargit encore. De la même façon, personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres parce que autrement le vin fait éclater les outres incapables de supporter le bouillonnement du vin nouveau, si bien que celui-ci se répand hors des outres qu’il a crevées. Mais on met le vin vieux qui a déjà travaillé dans de vieilles outres, et le vin nouveau dans des outres neuves. Car une force doit être équilibrée par une autre qui doit lui être égale. Il en est ainsi maintenant. La force de la nouvelle doctrine impose des méthodes nouvelles pour sa diffusion. Et moi, qui sais, je les emploie. (…)






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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Dim 8 Juil 2018 - 13:46



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.






L'EVANGILE DU JOUR


« Un prophète n’est méprisé que dans son pays ». (Mc 6, 1-6)

En ce temps-là, Jésus se rendit dans son lieu d’origine, et ses disciples le suivirent. Le jour du sabbat, il se mit à enseigner dans la synagogue. De nombreux auditeurs, frappés d’étonnement, disaient : « D’où cela lui vient-il ? Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée, et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains ? N’est-il pas le charpentier, le fils de Marie, et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon ? Ses sœurs ne sont-elles pas ici chez nous ? » Et ils étaient profondément choqués à son sujet.

Jésus leur disait : « Un prophète n’est méprisé que dans son pays, sa parenté et sa maison. »

Et là il ne pouvait accomplir aucun miracle ; il guérit seulement quelques malades en leur imposant les mains. Et il s’étonna de leur manque de foi.

Alors, Jésus parcourait les villages d’alentour en enseignant.





MÉDITER AVEC LES CARMES



Les gens de Nazareth se posent les vraies questions concernant Jésus : "D'où cela lui vient-il ? Cela, c'est la sagesse qui émane de sa parole, et les grands miracles qu'il réalise par ses mains."

Pourquoi ne viennent-ils pas à la foi en Jésus ? – parce que leurs évidences stoppent leur questionnement : puisqu'il est charpentier, son assurance est anormale ; puisqu'il est le fils de Marie, puisqu'on connaît ses cousins et ses cousines, puisqu'il est du pays, il a chez nous toutes ses racines ; il n'a donc rien qui le distingue de nous, rien qui doive le singulariser.

Les compatriotes de Jésus ont sur lui assez de lumière pour se mettre en route vers le mystère de sa personne : homme véritable, homme issu d'un terroir, mais doué d'une parole et de pouvoirs surhumains.

Pourtant ils en restent à l'étonnement, au scandale (v.4), et refusent d'admettre ce qui en Jésus les dépasse parce qu'ils s'en tiennent à ce qui est de plain-pied avec leur vie de tous les jours. Jésus est en droit d'attendre qu'ils reconnaissent en lui pour le moins un prophète, mais même à cela ils restent fermés.

C'est toujours ainsi que la foi s'étiole dans nos vies.

À force de côtoyer Jésus, l'Envoyé de Dieu, à force d'entendre résonner sa parole et de l'apercevoir dans notre environnement familier, Jésus trop connu n'est plus dérangeant, ni stimulant, ni même intéressant ; même sa parole n'a plus rien de prophétique, et nous sommes habitués à sa sagesse.

Des journées se passent, remplies   de choses à faire, de petites urgences quotidiennes, de menus projets à notre mesure, des journées où Jésus ne pourra "accomplir aucun miracle", parce qu'il ne trouve en nous ni attente, ni foi vive, ni l'enthousiasme d'autrefois pour l'aventure spirituelle.

Sa présence elle-même s'est banalisée ; et il est tellement de chez nous que nous cessons de marcher vers "chez lui".

"Jésus s'étonna de leur manque de foi".

À la lumière de cette peine de Jésus Sauveur, et à cette période où tant d'événements mondiaux nous renvoient à notre authenticité de chrétiens, nous comprenons l'urgence des consignes de l'épître aux Hébreux : "Redonnez de la vigueur aux mains défaillantes et aux genoux qui fléchissent. Soyez sur vos gardes ; que personne ne se dérobe à la grâce de Dieu".

Cela, c'est la voix insistante et vigoureuse de l'épître aux Hébreux, mais à l'intime de nous-mêmes nous percevons une voix plus apaisante et plus douce, la voix de l'Esprit Saint, la voix de la Source qui murmure en nous : "Viens vers le Père. Fais confiance au Christ".





DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA


 Date
Samedi
17 juin 28

Lieu
Nazareth

 Livre
Tome 4 – ch 246.13
2ème année vie publique



************


(…) Jésus s’est arrêté sur la place pour attendre Alphée, fils de Sarah, qui parle avec un homme. Pendant ce temps, l’un des deux âniers qui était resté près de la porte de la synagogue lui rapporte les calomnies qu’on y a dites.
      « Ne t’en afflige pas. En général, un prophète n’est pas honoré dans sa patrie et dans sa maison. L’homme est sot au point de croire que, pour être prophète, il faut être pour ainsi dire étranger à la vie. Or, mieux que tous, ses concitoyens et les membres de sa famille connaissent et se rappellent le caractère humain de leur concitoyen et parent. Mais la vérité triomphera toujours. Et maintenant, je te salue. Que la paix soit avec toi.
      – Merci, Maître, d’avoir guéri ma mère.
      – Tu le méritais, parce que tu as su croire. Mon pouvoir est impuissant ici, car il n’y a pas de foi. Allons, mes amis. Demain, nous partirons à l’aube. (…)





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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.   Lun 9 Juil 2018 - 15:02



Jésus aujourd'hui : Mieux connaître Notre Seigneur.






L'EVANGILE DU JOUR


« Confiance, ma fille ! Ta foi t’a sauvée ». (Mt 9, 18-26)

En ce temps-là, tandis que Jésus parlait aux disciples de Jean le Baptiste, voilà qu’un notable s’approcha. Il se prosternait devant lui en disant : « Ma fille est morte à l’instant ; mais viens lui imposer la main, et elle vivra. »

Jésus se leva et le suivit, ainsi que ses disciples. Et voici qu’une femme souffrant d’hémorragies depuis douze ans s’approcha par derrière et toucha la frange de son vêtement. Car elle se disait en elle-même : « Si je parviens seulement à toucher son vêtement, je serai sauvée. »

Jésus se retourna et, la voyant, lui dit : « Confiance, ma fille ! Ta foi t’a sauvée. » Et, à l’heure même, la femme fut sauvée.

Jésus, arrivé à la maison du notable, vit les joueurs de flûte et la foule qui s’agitait bruyamment. Il dit alors : « Retirez-vous. La jeune fille n’est pas morte : elle dort. » Mais on se moquait de lui. Quand la foule fut mise dehors, il entra, lui saisit la main, et la jeune fille se leva. Et la nouvelle se répandit dans toute la région.





MÉDITER AVEC LES CARMES



En un seul récit, trois exemples de la miséricorde du Sauveur.

Le chef de la synagogue s'approche de Jésus en se prosternant devant lui, et c'est lui qui prend la parole : "Ma fille est morte à l'instant ; mais viens lui imposer les mains, et elle vivra !"
La femme au flux de sang s'approche du Maître par derrière, sans rien dire ; elle touche la frange de son manteau, et c'est Jésus qui s'adresse à elle, en se retournant : "Confiance, ma fille, ta foi t'a sauvée !"
Quant à l'adolescente, elle ne bouge pas, elle ne dit rien, mais elle se relève, la main dans la main du Seigneur. Jésus l'a rappelée à la vie pour répondre à la foi de son père chaviré de chagrin.

Les modalités changent, mais c'est toujours la même miséricorde que Jésus met en œuvre. Et cela se vérifie également dans notre vie.

Tantôt notre foi se fait hardie, et nous osons parler, nous avons l'audace de demander an Nom de Jésus.
Tantôt notre foi reste plus timide : nous ne trouvons pas les mots pour dire à Jésus notre confiance, mais, comme la femme de l'Évangile, nous la disons "en nous-mêmes", et finalement ce sont nos gestes qui parlent pour nous.
Tantôt enfin le Seigneur agit seul, comme s'il faisait à lui seul les demandes et les réponses. Nous sentons qu'une force nous relève, et, sans mérite de notre part, nous expérimentons l'amour du Sauveur et la puissance de sa main.

Nous avons sans doute raison de dire, à ces moments de pure grâce : "Quelqu'un a prié pour moi ; quelqu'un a imploré ma guérison !" ; mais l'intercession qui nous a valu ce surcroît de vie restera pour nous un mystère jusqu'à la Parousie où tout sera révélé.

Ainsi la mesure du Seigneur est toujours débordante, et nous n'avons jamais une exacte conscience de tout ce que nous recevons de sa bonté. C'est ce que l'Église ne cesse de redire dans les oraisons de la liturgie :

"C'est ta grâce, Seigneur, qui donne à tes fidèles de pouvoir dignement te servir".
"Fais-nous toujours vouloir ce que tu veux".
"Tu combles ceux qui t'implorent bien au-delà de leurs mérites et de leurs désirs".

Oui, notre Dieu nous donne, dans sa liberté souveraine, même ce que nous ne savons pas demander. Ce qui revient à dire qu'il travaille en nous, pour notre bonheur, au-delà des prises de notre conscience. Déjà saint Paul s'émerveillait de cette générosité de Dieu, et "nous n'avons pas idée" de ce que nous pouvons attendre de lui. Aujourd'hui encore nous sommes conviés à l'espérance.

Approchons-nous du Seigneur de la vie, avec l'audace que l'Esprit met en nous.
Osons l'implorer pour ceux que nous aimons.
Osons, pour nous-mêmes, toucher la frange de son vêtement de gloire.
Osons garder dans notre main la Main qui nous a relevés.





DANS LES VISIONS DE MARIA VALTORTA


 Date
Lundi
29 mai 28

Lieu
Capharnaüm

 Livre
Tome 4 – ch 230.2
2ème année vie publique



************


(…) Une voix masculine crie : « Place ! Place ! » C’est une voix angoissée et que beaucoup doivent connaître et respecter comme celle d’un personnage influent, car la foule, qui s’écarte très difficilement tant elle est compacte, laisse passer un homme d’une cinquantaine d’années, vêtu d’un vêtement long et flou, la tête couverte d’une espèce de foulard blanc dont les pans retombent le long du visage et du cou.

      Arrivé devant Jésus, il se prosterne à ses pieds :
      «Ah ! Maître, pourquoi as-tu été si longtemps absent ? Ma fillette est très malade. Personne n’arrive à la guérir. Toi seul, tu es mon espoir et celui de sa mère. Viens, Maître. Je t’ai attendu avec une immense angoisse. Viens, viens immédiatement ! Mon unique enfant est à l’article de la mort… »

      Il pleure. Jésus pose la main sur la tête de l’homme, en larmes, sur sa tête inclinée que secouent des sanglots, et il lui répond :
      « Ne pleure pas. Aie foi. Ta fille va vivre. Allons auprès d’elle. Lève-toi ! Allons ! »

      Ces deux derniers mots sont dits sur un ton impérieux. Au début, il était le Consolateur, maintenant c’est le Dominateur qui parle.

      Ils se remettent en marche. Jésus tient par la main le père en pleurs, à ses côtés. Lorsqu’un sanglot plus fort secoue le pauvre homme, je vois Jésus le regarder et lui serrer la main. Il ne fait rien d’autre, mais quelle force doit affluer dans une âme quand elle se sent ainsi traitée par Jésus ! (…)






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À Toi NOTRE PÈRE par les Saints Cœurs de JÉSUS, MARIE et JOSEPH.. :: MEDITATIONS :: Enseignements Spirituelles-
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