À Toi PÈRE ÉTERNEL par les Saints Cœurs de JÉSUS , MARIE et JOSEPH..

Forum Catholique sous la protection de Saint Michel, faisant mémoire de Sylvie la fondatrice, Prières, Dévotions au Sacré Coeur, au Coeur Immaculé de Marie, au Coeur Chaste de Joseph et autres, Fidélité aux 3 Blancheurs et au Magistère de l'Eglise...
 
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 Saint Nicolas de Flüe Ermite en Suisse (1417-1487)

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MessageSujet: Saint Nicolas de Flüe Ermite en Suisse (1417-1487)   Jeu 18 Fév 2010 - 2:23

Saint Nicolas de Flüe
Ermite en Suisse (1417-1487)


Saint Nicolas de Flüe naquit en Suisse, de parents pieux. Un jour, à la vue d’une flèche élancée, sur une montagne voisine, il fut épris du désir du Ciel et de l’amour de la solitude. Il se maria pour obéir à la volonté formelle de ses parents et eut dix enfants. Son mérite et sa vertu le firent choisir par ses concitoyens pour exercer des fonctions publiques fort honorables.

Sa prière habituelle était celle-ci : "Mon Seigneur et mon Dieu, enlevez de moi tout ce qui m’empêche d’aller à Vous. Mon Seigneur et mon Dieu, donnez-moi tout ce qui peut m’attirer à Vous."

Il avait cinquante ans, quand une voix intérieure lui dit : "Quitte tout ce que tu aimes, et Dieu prendra soin de toi." Il eut à soutenir un pénible combat, mais se décida en effet à tout quitter, femme, enfants, maison, domaine, pour servir Dieu. Il s’éloigna, pieds nus, vêtu d’une longue robe de bure, un chapelet à la main, sans argent, sans provision, en jetant un dernier regard tendre et prolongé vers les siens.

Une nuit, Dieu le pénétra d’une lumière éclatante, et depuis ce temps, il n’éprouva jamais ni la faim, ni la soif, ni le froid. Ayant trouvé un lieu sauvage et solitaire, il s’y logea dans une hutte de feuillage, puis dans une cabane de pierre. La nouvelle de sa présence s’était répandue bientôt, et il se fit près de lui une grande affluence. Chose incroyable, le saint ermite ne vécut, pendant dix-neuf ans, que de la Sainte Eucharistie ; les autorités civiles et ecclésiastiques, saisies du fait, firent surveiller sa cabane et constatèrent la merveille d’une manière indubitable.

La Suisse, un moment divisée, était menacée dans son indépendance par l’Allemagne. Nicolas de Flüe, vénéré de tous, fut choisi pour arbitre et parla si sagement, que l’union se fit, à la joie commune, et la Suisse fut sauvée. On mit les cloches en branle dans tout le pays, et le concert de jubilation se répercuta à travers les lacs, les montagnes et les vallées, depuis le plus humble hameau jusqu’aux plus grandes villes.

Nicolas fut atteint, à l’âge de soixante-dix ans, d’une maladie très aiguë qui le tourmenta huit jours et huit nuits sans vaincre sa patience.
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MessageSujet: Re: Saint Nicolas de Flüe Ermite en Suisse (1417-1487)   Jeu 18 Fév 2010 - 3:46

Bonsoir Godwithus,

Tu dois être connecter sur mon réseau lollll, car hier soir, j'ai fait une recherche pour savoir qui était Saint Nicolas de Flüe, je ne connaissais pas ce saint, je l'ai découvert dans le sujet "Marie Reine de l'Univers".

Un très grand merci de nous avoir partager la vie de ce Saint, demandons la grâce à Saint Nicolas de Flüe d'intercéder en notre faveur pour que nous fassions toujours la Volonté du Père Tout Puissant.

Union de prières,
Sylvie.
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MessageSujet: Re: Saint Nicolas de Flüe Ermite en Suisse (1417-1487)   Jeu 18 Fév 2010 - 16:03

Nicolas de Flue

5. Le père de famille


« Le mariage est un grand sacrement», a dit l'apôtre saint Paul. Des sept sacrements de l'Eglise, trois seulement se donnent à l'autel, au foyer même du sanctuaire : l'eucharistie, l'ordre et le mariage. Tous les trois donnent la vie de l'âme. De plus, par le mariage les époux reçoivent une parcelle de la puissance créatrice de Dieu pour transmettre la vie corporelle. Nicolas était profondément pénétré de la sainteté et de la grandeur de ce sacrement. Aussi le plaisir des sens ou un amour déréglé ne vint jamais flétrir les coeurs si purs de ces deux époux : ni l'un ni l'autre n'ont jamais porté la moindre atteinte à la sainteté de leur union. Jamais mariage ne fut plus heureux ; c'était à qui surpasserait l'autre en amour, en pureté, en vertu. Nicolas ne perdit donc rien dans le mariage de la charité qu'il avait pour son Dieu ; au contraire, son nouvel état semblait avoir acquis au Christ deux coeurs pour l'aimer. « Nicolas eut même bientôt plusieurs autres coeurs pour l'aider à aimer Dieu », car de nombreux enfants naquirent de son mariage cinq garçons et cinq filles. Deux moururent en bas âge ; ce furent deux petits anges, protecteurs de la famille près du trône de Dieu. Telle est la pensée consolante des parents qui pleurent ces petits êtres ; les louanges que ceux-ci adressent à Dieu dans le ciel sont comptées comme mérites pour leur père et mère. Qu'on juge dès lors de la somme de mérites, de louanges, d'adoration et de prières qui entourent le trône de Dieu, et descendent, par l'intermédiaire de ces petits anges, sur les générations qui se suivent au cours des siècles ! Aujourd'hui encore la famille du bienheureux Nicolas de Flue se survit et compte des représentants dans les ordres, dans la magistrature, parmi les travailleurs de la terre. Dans les saints Livres, le juste est comparé au palmier planté au bord des eaux et dont la frondaison magnifique s'étend su loin. De vrai, le bienheureux Nicolas de Flue est ce palmier toujours vert et florissant dans les jardins du paradis. Voilà comment Dieu bénit les familles nombreuses.

Oui, dira-t-on peut-être, mais la famille de Flue était riche et le pain ne risquait pas de manquer un jour au foyer domestique. C'est vrai, mais pour l'ouvrier, pour l'humble travailleur, la Providence est bonne et Celui qui nourrit des petits oiseaux du ciel ne laisse pas mourir de faim les enfants dans les berceaux. A famille nombreuse, bénédictions nombreuses. Malheur par contre, trois fois malheur, à qui exploite le pauvre chargé d'enfants en lui donnant un salaire dérisoire ! Malheur au propriétaire qui lui refuse un gîte dans sa maison sous le prétexte sacrilège qu'il a trop d'enfants ! Marie et Joseph, eux aussi, frappèrent à cent portes diverses à leur arrivée à Bethléem ; il n'y avait pas de place pour eux ; ils étaient trop pauvres. Mais l'étable de Bethléem est devenue le sanctuaire le plus sacré de la terre. C'est là qu'est né le Sauveur du monde.

Nicolas fut guidé visiblement par la main de Dieu dans l'éducation de ses enfants. « Il a élevé des enfants semblables à lui par leur vie, leurs moeurs et leurs vertus », nous disent ses historiens. Travail et prière, telle était la consigne. Avec cela, beaucoup de bonté, de douceur, de support mutuel. Les loisirs que laissait le travail des champs étaient partagés entre d'honnêtes délassements et des entretiens édifiants. Le père n'abandonna rien de ses pratiques de piété et de mortification. Il donna toujours à sa famille l'exemple de la plus haute perfection. Jean, son fils aîné, nous assure que son père se levait chaque nuit pour prier ; que ses travaux à la campagne commençaient et finissaient par l'oraison. Voici quelques-unes de ses prières favorites : « O Seigneur, enlevez tout ce qui m'éloigne de vous ! — O Seigneur, faites-moi don de ce qui mène à vous ! — O Seigneur, enlevez-moi à moi-même et donnez-moi tout à fait à vous !»

Une vie aussi sainte que celle de Nicolas ne devait pas faire le compte du démon, ce grand ennemi des âmes. Aussi, nombreux furent les assauts et les tentations qu'eut à subir cet homme de Dieu. Toujours il en triompha par la prière. Encore ici, une leçon pour nous. Les saints ont été tentés comme nous le sommes. Saint Paul s'en plaignait au bon Dieu. « Ma grâce te suffit », lui fut-il répondu. Un jour que l'un des enfants de Nicolas accourait vers son père en disant que le démon voulait le dévorer, il lui répondit tranquillement : « N'aie pas peur, mon enfant ; le démon ne peut qu'aboyer, il ne peut pas mordre. Si son désir de nous nuire est grand, son pouvoir est petit. » Ces paroles ne nous rappellent-elles pas celles de saint Jean Chrysostome : « Le démon est un chien enragé, mais il est enchaîné » ? Ne nous en approchons pas, et laissons-le aboyer !
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MessageSujet: Re: Saint Nicolas de Flüe Ermite en Suisse (1417-1487)   Jeu 18 Fév 2010 - 16:05

6. Le soldat


Le meilleur chrétien est aussi le meilleur citoyen et le meilleur soldat. Nicolas de Flue fut appelé sous les armes. Il fut soldat dans le sens chrétien du mot. A lui peuvent s'appliquer les paroles de saint Paul, parlant des combats spirituels : « Combats comme un bois soldat de Jésus-Christ ! » A ce moment-là, la Suisse offrait le triste spectacle de discordes et de dissensions profondes. Fascinés par l'or étranger, nos aïeux, volontiers, s'en allaient au dehors prendre du service. Plus d'une fois, il leur arriva ainsi de combattre entre frères. Or, la guerre excite dans l'homme les instincts cruels et les passions brutales. Trois fois, le jeune Nicolas fut appelé sous les armes: une première fois, en 1436, dans la guerre de Zurich contre les petits cantons ; une seconde fois, en 1443, dans la guerre contre Zurich, alliée de l'Autriche ; et enfin, une troisième fois, en 1460, dans la guerre de Thurgovie. De pareilles dissensions, entre enfants d'un même pays, sont particulièrement odieuses et éveillent dans le coeur du jeune soldat des sentiments douloureux. Nicolas fit son devoir par obéissance, et le fit bravement, tantôt comme porte-enseigne, tantôt à la tête d'une compagnie de cent hommes. Sous l'habit militaire, il eut garde de souiller le vêtement précieux de la grâce sanctifiante. Il se battit comme il priait, avec une ardeur qui tenait de d'enthousiasme, d'une main tenant son épée, de l'autre son chapelet ; à cette époque, chacun portait un chapelet à la ceinture. Pendant que ses compagnons d'armes passaient les moments de trêve en amusements inutiles ou dangereux, Nicolas se retirait dans une église ou quelque endroit solitaire ; là il passait de longues heures à prier, à méditer sur les grandes vérités de la religion, et la retraite entretenait à souhait l'intime paix de son âme.

Brave au combat, Nicolas se montrait bon et compatissant envers les vaincus et il ne manqua jamais l'occasion de recommander aux siens la modération dans la victoire. Dans la guerre contre l'Autriche, lors de la prise de Diessenhofen, un grand nombre de soldats autrichiens s'étaient réfugiés dans le couvent des Dominicaines du Val de Sainte-Catherine (Katharinenthal). Les Suisses tinrent conseil et décidèrent de mettre !e feu au couvent pour obliger les Autrichiens à prendre la fuite. En cette circonstance, Nicolas se distingua par sa fermeté et par sa douceur. Il alla trouver les chefs et plaida avec force la cause de la communauté menacée, leur représentant l'impossibilité où se trouvaient les ennemis de s'y maintenir encore longtemps, et leur présageant que de ce couvent sortiraient un jour d'illustres modèles de vertu.

Ses prières et ses supplications ébranlent la résolution des chefs. Il court alors sur le théâtre de l'incendie déjà commencé et, au péril de sa vie, il s'oppose aux ravages du feu, arrache les torches des mains des soldats et sauve d'une ruine imminente cette maison de Dieu qui, plus tard, maintint sa haute réputation de sainteté et conserva longtemps avec reconnaissance le religieux souvenir de son sauveur. En 1873, après une longue existence, le célèbre couvent fut occupé par le gouvernement de Thurgovie, qui en fit un asile de vieillards. Puissent les prières du bienheureux ermite du Ranft obtenir un jour la restauration de ce monastère !

Quelle belle leçon donne ici à nos jeunes soldats ce noble guerrier ! Plein de bravoure, épris d'un ardent amour pour son pays, il ne connut aucune bassesse et respecta toujours les faibles. Chez lui, d'amour de la patrie était accompagné de l'amour de Dieu et du prochain. Certains jeunes gens, hélas ! se croient tout permis quand ils ont revêtu l'uniforme du soldat ! Plus de messe le dimanche, plus de retenue dans les paroles, les chansons et les gestes; une conduite et des propos à faire rougir leur mère. Comme il leur sied mal, à ceux-là, de marcher derrière la blanche croix qui orne notre drapeau !
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MessageSujet: Re: Saint Nicolas de Flüe Ermite en Suisse (1417-1487)   Jeu 18 Fév 2010 - 16:09

8. Une vocation divine

Dieu possède sur nous un droit absolu, et il nous conduit à notre destinée par les sentiers qu'il lui plaît. Nicolas, époux et père de famille, sentait que Dieu lui avait réservé quelque chose de plus grand que les honneurs de la terre. Dès sa plus tendre jeunesse, il avait ressenti un attrait particulier pour la solitude, et à mesure qu'il avança dans la vie, il médita de plus en plus ce genre de vie plus parfait, vers lequel Dieu semblait lui frayer le chemin. Un jour qu'il faisait paître son troupeau dans un vallon, il se mit à prier ; son esprit, ravi en extase, eut plusieurs visions. Il vit sortir de sa bouche un lis éclatant de beauté et répandant une suave odeur. Cette fleur s'éleva jusqu'au ciel. Tandis qu'il prenait plaisir au parfum et à la beauté de la fleur, son troupeau vint à lui en bondissant, avec, au milieu, un cheval superbe, qui, s'approchant, lui tira le lis de la bouche. Nicolas reconnut par là que son trésor était dans le ciel, mais que les biens et les joies célestes lui seraient enlevés, si son cœur restait attaché aux choses de la terre. — Il entendit une autre fois, au milieu d'un pâturage désert, un harmonieux concert de voix, lorsque tout à coup parut un vénérable vieillard, chantant, qui lui demanda l'aumône, puis disparut après l'avoir refusée en remerciant. Nicolas étendit ses bras vers Dieu et, soupirant, il s'écria : « Tu ne veux donc pas mon bien, tu me veux moi-même ! »

Une autre fois, il aperçut un superbe palais avec une fontaine, d'où coulaient le vin, l'huile et le miel. Il fut invité à boire, ce qu'il fit avec un indicible plaisir. D'autres aussi reçurent la même invitation ; mais comme dans l'Evangile, ils s'excusèrent prétextant leurs affaires ou leur négoce. Cette vision le fit réfléchir ; il vit alors venir à lui trois hommes d'un extérieur pareil et vénérable et dont les manières et les discours ne respiraient que la vertu. L'un d'eux commença ainsi à l'interroger: «Dis-nous, Nicolas, veux-tu te remettre corps et âme en notre pouvoir ? — je ne me donne à personne d'autre, répondit-il, qu'au Dieu tout-puissant, que j'ai longtemps désiré servir de mon âme et de mon corps. » A ces mots, les étrangers se tournèrent l'un vers l'autre en souriant, et le premier reprit : « Puisque tu t'es donné tout entier à Dieu et que tu t'es engagé à lui pour jamais, je te promets que, dans la soixante-dixième année de ton âge, tu seras délivré de toutes les peines de ce monde. Reste donc ferme dans ta résolution et tu porteras dans le ciel une bannière victorieuse au milieu de la milice divine, si tu as porté avec patience la croix que nous te laissons. » L'homme de Dieu était à se demander comment il pourrait vaincre les difficultés qui s'opposaient à la réalisation de son dessein, lorsque, dans le courant de l'été, il entendit une voix d'en-haut lui dire : « Nicolas, tu cherches avec anxiété comment tu pourrais te donner exclusivement au bon Dieu. Par tes seules forces, tu ne le peux pas ; tourne-toi vers Dieu, car rien ne lui est plus agréable qu'une résignation volontaire. Quitte tout ce qui t'est cher, et tu verras que Dieu aura soin de toi. » Dès lors, sa résolution est prise ; il quittera le monde pour s'ensevelir dans la solitude. Mais il est père de famille ; il aime ses enfants et ceux-ci lui sont très attachés ; il est époux et les liens du mariage sont indissolubles. Ce n'est donc pas sans une grande crainte qu'il communique son pieux projet à son épouse. Celle-ci verse d'abord d'abondantes larmes et demande quelques jours pour réfléchir à ce qu'elle vient d'apprendre. Reconnaissant alors la volonté de Dieu, elle fait, avec l'héroïsme d'une femme vraiment chrétienne et pour l'amour de Jésus-Christ, le sacrifice qu'on demande d'elle ; elle donne son consentement avec une sainte résignation. Pour les grands sacrifices, Dieu donne de grandes grâces.

Néanmoins la séparation fut cruelle. Nicolas régla ses affaires. Libre alors de tous ses liens, le 16 octobre 1467, il réunit les siens et leur fit ses adieux. Il se présenta devant eux la tête et les pieds nus, revêtu d'une longue robe de pèlerin, le bâton et le chapelet à la main. II les exhorta à vivre toujours dans la crainte de Dieu, dans l'amour et la concorde. Il leur demanda pardon et leur promit, en retour du grand sacrifice qu'ils acceptaient, les plus abondantes bénédictions célestes et un éternel revoir auprès de Dieu. La petite assemblée pleurait. Nicolas embrassa son épouse, ses enfants, son vieux père septuagénaire et quitta sa maison dans laquelle il ne devait plus jamais rentrer.
« Quiconque, dit le Sauveur, met la main à la charrue et regarde en arrière n'est pas digne du royaume des cieux. »
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MessageSujet: Re: Saint Nicolas de Flüe Ermite en Suisse (1417-1487)   Jeu 18 Fév 2010 - 16:12

9. A la recherche d'un ermitage


Où dois-je aller ? Telle est la question que se pose Nicolas, comme autrefois saint joseph partant pour l'Egypte. A qui fait son devoir, Dieu ne fait jamais défaut. Nicolas se mit paisiblement en route ; il ne voulait pas rester dans son pays, craignant de devenir un sujet d'étonnement, de scandale même pour ses compatriotes. Il prit donc la direction du jura et de l'Alsace, et arriva ainsi aux limites de la Confédération, sur les hauteurs du Hauenstein, d'où il aperçut la ville de Liestal. Il s'en détourna, car cette ville lui apparut comme en flammes. Dans une localité voisine, il rencontra un paysan auquel il fit part de sa résolution, en le priant de lui indiquer un lieu retiré où il pût la mettre à exécution. Cet homme de bien trouva le projet bon et louable, mais lui conseilla de rentrer dans sa patrie, pour ce motif que des Confédérés n'étaient pas toujours bien accueillis partout ; on pourrait, ajouta-t-il, le voir de mauvais oeil à Bâle ou ailleurs, et troubler sa retraite ; il y avait du reste assez de déserts en Suisse, pour y servir Dieu en paix. Le frère Nicolas remercia le bon paysan et reprit le même soir le chemin de son pays. Il passa la nuit dans un champ, en plein air, et pria Dieu de l'éclairer sur le but de son pèlerinage. S'étant endormi, il entrevit une vive clarté partant du Hauenstein et se dirigeant vers les montagnes de l'Unterwald ; il lui semblait qu'une secrète impulsion le ramenait vers sa patrie. Cette clarté surnaturelle pénétra tout son intérieur, et le fit souffrir comme s'il avait senti le tranchant d'un glaive dans ses entrailles. Depuis ce jour jusqu'à sa mort, il ne prit plus aucune nourriture.

Le lendemain, Nicolas se remit en route, guidé par la clarté surnaturelle qui lui était apparue en songe, et se dirigea vers la vallée qu'il avait vue pendant son sommeil et où il avait une propriété, prés de Klysteralp. II s'y arrêta et y séjourna quelques jours, priant et méditant les choses divines, ayant pour lit quelques branches de houx, et pour coussin un fragment de rocher. Mais voici que des chasseurs découvrirent la demeure de l'ermite. Ils en parlèrent à son frère, Pierre de Flue, qui vint le supplier de rentrer dans sa maison, où on lui aménagerait une petite cellule afin qu'il pût suivre l'appel de Dieu. Pour n'avoir pas d'air de tenter la Providence, Nicolas fit appeler secrètement un prêtre vénérable, Oswald Isner, curé de Kerns, de qui il prit conseil. Lorsque le prêtre vit sa mine de santé conservée malgré ces grandes fatigues et l'abstention de toute nourriture, il comprit que le doigt de Dieu était là et lui conseilla de persister ;dans cette épreuve aussi longtemps qu'il pourrait la supporter sans danger de mort.

A quelque temps de là, Dieu indiqua à nouveau à l'ermite, par un rayon de lumière surnaturelle, un refuge moins accessible aux hommes, dans une gorge obscure appelée le Ranft. Ce fut là que Nicolas se construisit une hutte de branchages qu'il entoura d'épais taillis.

Mais le lieu de sa nouvelle retraite ne tarda pas à être connu dans la contrée. On en parla; les uns prirent la chose au sérieux ; d'autres parlèrent d'illusion ; quelques-uns émirent des doutes sur les intentions de Nicolas ; en un mot, chacun y alla de sa petite remarque... Peu à peu, le doute se changea en admiration pour le saint homme de Dieu. Celui-ci ne demeura qu'une année dans sa cabane faite de broussailles. Une assemblée générale du canton décida de lui bâtir une habitation avec une chapelle. Cet ermitage subsiste encore ; petite et étroite, la chambre ne mesure que six pieds de hauteur ; avec sa haute stature, Nicolas ne pouvait pas s'y tenir debout. Trois fenêtres y étaient aménagées : l'une donnant sur l'autel de la chapelle ; la seconde recevant la lumière du jour, et la troisième permettant à l'ermite de s'entretenir avec les visiteurs.

C'est là, dans cette solitude paisible du Ranft, à un quart d'heure de sa maison, que le solitaire passa les vingt dernières années de sa vie, jeûnant et priant, n'ayant pour lit qu'une planche nue et pour oreiller une pierre du torrent. L'endroit qu'il aimait par-dessus tout, c'était la petite chapelle, son paradis sur terre. Elle fut consacrée et dotée par l'évêque de Constance. Des princes et des rois se plurent ensuite à l'enrichir de fondations, afin d'y établir une chapellenie pour que le pieux ermite pût entendre la sainte messe chaque jour. L'archiduc d'Autriche lui-même, Sigismond, fit un don généreux au sanctuaire. En reconnaissance Nicolas lui accorda ses prières, et, la même année, la paix fut conclue entre l'Autriche et la Suisse. En l'année 1470, le pape Paul II accorda une indulgence plénière aux visiteurs de la chapelle. Le premier chapelain fut Pierre Bachtaler, témoin et admirateur de la sainteté de l'Ermite du Ranft.
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MessageSujet: Re: Saint Nicolas de Flüe Ermite en Suisse (1417-1487)   Jeu 18 Fév 2010 - 16:17

10. Dans la solitude


Le monde, surtout notre monde moderne, ne sait pas comprendre ce que Dieu réserve à ceux qui l'aiment. Il est trop attiré par les music-halls et les dancings, par les matchs, les records, par les spéculations et les coups de bourse : autant de vains fantômes qui ne laissent dans les âmes que le vide et la faim ! Lorsque Nicolas eut accompli le grand sacrifice qui le détachait de tous les biens de la terre, il sentit naître dans son coeur une « paix ineffable que le monde ne peut pas donner ».

Quel fut donc son genre de vie dans la solitude ? Après un court repos sur la dure planche qui lui servait de lit, peu après minuit, il quittait son oreiller de pierre et commençait sa prière et son oraison qui se continuaient durant toute la journée. Son âme si pure, tout illuminée des grâces d'en-haut, pénétrait bien avant dans les mystères de la foi et jusque dans les profondeurs de la sainte Trinité, mystère dont il eut une révélation particulière. Son coeur s'attendrissait jusqu'aux larmes à la contemplation des plaies du divin Crucifié. A lui qui savait à peine lire, la croix, comme un livre ouvert, enseignait la pratique de la vertu et de la perfection. Il compatissait aux souffrances du divin Sauveur et de sa très sainte Mère ; il se livrait à la mortification, à la prière et au jeûne pour les pauvres pécheurs. Son oraison était un acte perpétuel d'amour, d'amour confiant et pur, une sorte d'extase. Rien d'étonnant dès lors que saint Pierre Canisius ait recueilli ses colloques pour en faire profiter tous les fidèles.

« Regardez et faites comme le modèle ! » ami lecteur. « Mais je n'ai pas le temps ! » Pour tout, vous avez du temps. Faites comme cette pieuse mère de famille, dont les fils et les filles occupent maintenant des places honorables dans le monde et dans le cloître, et qui, jusqu'à l'âge de huitante ans, se leva chaque matin à 4 heures pour faire une heure de méditation ; et durant la journée, elle accompagnait son travail d'un cantique à la Sainte Vierge. Et ce jeune ouvrier boulanger, qui vécut quelque temps en Suisse, saint Clément Hofbauer, l'apôtre de Vienne, lui aussi se levait à 2 heures du matin et chantait sa prière en pétrissant son pain. Dès avant le lever du jour, Nicolas n'avait de pensée que pour Dieu et pour son âme. Avant la fondation de la chapellenie, il faisait chaque jour une heure de marche pour assister à la sainte messe dans l'église paroissiale de Kerns ou de Sachseln. Il n'y a rien de plus grand ici-bas que le sacrifice de la messe. Y assister, unir nos prières, nos souffrances et nos peines à celles de la divine victime doit être notre plus grand bonheur sur la terre.

L'après-midi, le pieux ermite recevait la foule des visiteurs qui voulaient s'entretenir avec lui. La renommée de sa sainteté s'était répandue au loin. Les biographes racontent que les pèlerins se rendant à Einsiedeln passaient aussi au Ranft pour y chercher conseil et réconfort. On vit venir dans cette mystérieuse retraite des évêques et autres personnages illustres, de savants théologiens, tout comme des gens du peuple, pour confier leurs peines au Frère Nicolas, se recommander à ses prières et s'inspirer de ses conseils. I1 se montrait plein de bonté envers chacun ; « de sa bouche coulaient des paroles plus douces que le miel ». Mais aussi, sa vie austère et mortifiée, comme celle de Jean-Baptiste, prêchait éloquemment la pénitence. Avec une noble franchise et une sainte indépendance, il rappelait à tous, même aux prêtres et aux magistrats, leurs devoirs. A cette époque, de graves désordres sévissaient dans la société, et même dans l'Eglise. Nicolas qui s'était toujours montré très respectueux envers les prêtres et les magistrats, recommandait à ses visiteurs le respect et l'obéissance envers l'autorité religieuse et civile. Lorsqu'il avait à parler de certains prêtres indignes, il disait : « La plante qui reçoit l'eau du rocher ne s'enquiert pas si l'eau coule par un tuyau de plomb ou d'argent. De même, vous recevez des bons comme des mauvais prêtres la même grâce de Dieu, pourvu que vous y soyez convenablement préparés. » Remarque profondément vraie : en matière de foi, on ne doit pas confondre la personne avec le ministère qu'elle remplit. Malheur, sans doute, aux prêtres indignes 1 Le sacrilège de judas mérite le châtiment de judas ! Ce que Nicolas disait aux soldats, nous l'avons vu dans la guerre de Thurgovie, lorsque les Suisses menaçaient d'incendier le couvent des Dominicaines du Val-Sainte-Catherine. En un mot à tous il parlait avec franchise et charité. Seuls, les vulgaires curieux ou les visiteurs mal intentionnés, (ce que le pieux ermite connaissait par inspiration divine) ne recevaient pas audience ; il ne voulait pas perdre son temps en de vains et inutiles entretiens. Ses paroles n'avaient pas d'autre but que d'apporter lumière et conseil dans les âmes. Au moment de prendre congé il disait toujours : « Que le nom de jésus soit votre salut ! » Telle doit être aussi la raison et le sens de tous nos entretiens : Jésus, qui nous demandera compte un jour de toute parole oiseuse.

Jamais l'ermite ne quitta son étroite cellule pour se récréer ou se distraire ; seuls, l'amour de Dieu et du prochain, ou bien les intérêts de son âme pouvaient le tirer de la solitude. On le voyait, aux jours de grandes solennités, à Lucerne, à Einsiedeln, à la chapelle de Notre-Dame à Sarnen, ou à l'église de Saint-Nicolas, son patron, sur l'autre rive de la Melchaa. Quelle impression ne devait pas faire sur la foule cet étrange pèlerin, à la haute stature, au front émacié, portant les traces de ses dures mortifications ! Pourtant, il voyageait de préférence la nuit, afin de ne pas attirer sur lui les regards des hommes, et c'est encore la nuit qu'il regagnait sa retraite.

Un homme qui menait une vie aussi sainte ne pouvait manquer d'exciter la rage du démon. Une seule fois, celui-ci réussit à tromper le Frère Nicolas qui revenait de la messe

Nicolas de Flue en récitant son chapelet. Passant devant sa maison, à Flueli, il entendit un tel vacarme dans la chambre de famille qu'il crut que ses enfants se disputaient. Il s'approcha des fenêtres et voulut recommander la paix ; mais il s'aperçut alors que la chambre était déserte et que ses enfants n'étaient pas même à la maison. Ce fut la seule fois qu'il s'approcha de son ancienne demeure, qu'il avait quittée sur l'appel de Dieu.

Plus un homme est avancé dans la vertu, plus il s'attire la haine du démon, ce grand jaloux à qui le ciel est à jamais fermé. Par tous les moyens, il cherche à détourner l'homme de sa destinée, depuis nos premiers parents jusqu'au dernier mortel à la fin des temps ; il n’a pas même épargné le Christ au désert. Le Ranft fut donc aussi pour Nicolas un champ de bataille. Le tentateur lui apparut sous les formes les plus diverses, tantôt proférant des insultes et des menaces, tantôt cherchant à le séduire. Mais l'homme de Dieu sut toujours le démasquer, et c'est parfois avec une ironie cinglante qu'il l'apostropha. « Tu dois être là depuis fort longtemps, lui dit-il un jour, puisque tu sais donner de si bons conseils. Comment -se fait-il donc que tu n'aies pas su te diriger toi-même et que tu aies échangé le ciel contre l'enfer? » Si un Nicolas de Flue a dû subir de tels assauts, et si le démon s'est promis « de cribler les apôtres eux-mêmes comme on crible le froment », nous ne devons pas nous étonner d'être tentés, nous qui sommes si imprudents et qui nous exposons si souvent à l'esprit du mal. Une seule chose nous rassure, c'est la parole que Jésus adressa à l'apôtre saint Paul : « Ma grâce te suffit. »
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MessageSujet: Re: Saint Nicolas de Flüe Ermite en Suisse (1417-1487)   Jeu 18 Fév 2010 - 16:22

11. Nicolas et l'Eucharistie


Selon la remarque d'un auteur spirituel, c'est la puissance de Dieu « qui porte les saints et leur fait faire des oeuvres qui sont au-dessus des forces de la nature ». Saint Paul l'affirme :

« je puis tout, dit-il, en Celui qui me fortifie », c'est-à-dire le Christ dans la sainte Eucharistie. Tel fut aussi pour Nicolas de Flue le principe surnaturel de sa sanctification ; on peut dire que l'Eucharistie fut l'âme de sa vie. Dans les premiers siècles de l'Eglise, alors que sévissaient les sanglantes persécutions, c'est dans la messe et la communion que les chrétiens allaient puiser la force du martyre. Plus tard, ce zèle empressé des fidèles pour recevoir la sainte Eucharistie se refroidit malheureusement. Beaucoup se tenaient à l'écart et les bons eux-mêmes ne communiaient que rarement, se conformant à une coutume, contre laquelle S. S. Pie X allait réagir si heureusement. Cette coutume nous fait comprendre pourquoi Nicolas de Flue ne s'approchait qu'une fois par mois de la sainte table ; et pourtant son amour pour la sainte Eucharistie était si grand qu'il en faisait le soutien même de sa vie. Déjà comme enfant, Nicolas avait demandé au bon Dieu de pouvoir vivre sans manger, pour se séparer d'autant mieux du monde. Pour les témoins de sa vie d'anachorète, c'était un spectacle profondément édifiant que de le voir assister au sacrifice de la messe ou s'approcher de la sainte table. Son maintien extérieur révélait sa foi profonde au Saint Sacrement de l'autel. A cette foi vive, répondaient un respect, une dévotion et un amour admirables. Pour sûr, le Dieu de l'Eucharistie ne pouvait trouver un tabernacle qui lui fût plus agréable que le coeur brûlant d'amour du Frère Nicolas. Mais aussi, quel prodige de la divine bonté envers lui ! Vingt années durant, il ne prit pas d'autre nourriture que la sainte communion.

L'Eucharistie est la nourriture de notre âme et l'aliment de la vie surnaturelle en nous. Nicolas le savait, et il en avait fait l'expérience dés sa jeunesse. Le divin Sauveur l'a dit expressément : « Si vous ne mangez la chair du Fils de l'homme et si vous ne buvez son sang vous n'aurez pas la vie en vous. — Ma chair est vraiment une nourriture et mon sang un breuvage. — Je suis le pain vivant descendu du ciel ; quiconque mangera de ce pain vivra éternellement. » Voilà pourquoi l'Eucharistie fut- toujours le foyer ardent où vint s'alimenter la vie spirituelle du saint ermite du Ranft ; toutes ses pensées, tous ses désirs et toutes ses actions gravitaient autour de ce foyer d'amour. Quel exemple pour nous tous !

Comprend-elle, notre jeunesse, le bonheur qu'elle a d'appartenir à ce vingtième siècle qui a été appelé avec raison le siècle de la communion fréquente ? Le saint Pontife Pie X a convié à la sainte table les petits enfants, au cœur innocent et pur ; il a exhorté à la communion fréquente les jeunes gens et les jeunes filles ; à l'âge où les passions s'éveillent, c'est le moyen le plus efficace de conserver sa vertu. De nos jours plus que jamais tant de dangers conspirent à perdre la jeunesse. « Malheur à celui qui est seul ! » comme dit l'Esprit-Saint. Que le jeune homme et la jeune fille restent donc toujours unis à leur Sauveur. Et lorsqu'il s'agit de choisir un état de vie, c'est jésus, « la voie, la vérité et la vie», qu'il faut consulter; lorsque surtout les fréquentations commencent en vue du mariage, alors particulièrement la communion fréquente est de rigueur, si on veut que Jésus et Marie bénissent le mariage, comme à Cana.
A
ux noces de Cana, le divin Sauveur a changé l'eau en vin, non pas seulement pour tirer d'embarras de jeunes époux, mais aussi pour leur donner un profond enseignement. Par ce miracle, jésus a voulu inspirer aux époux chrétiens la confiance en la divine Providence et leur donner le courage de remplir toujours leur devoir. Lorsque le soins des enfants et les soucis du pain quotidien assombrissent le front des parents, que ceux-ci invitent le Sauveur à venir s'asseoir au foyer de famille et leurs inquiétudes se dissiperont. N'est-ce pas Lui qui nous dit : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et qui êtes chargés et je vous soulagerai » ? Ainsi l'avait compris Nicolas de Flue; avec son épouse et ses enfants, il resta toujours comme un sarment vigoureux et plein de vie, parce que greffé sur le cep qui est Jésus-Christ.

Puissent les paroles et les exemples des saints nous engager à communier souvent

Redisons aussi la belle prière que l'Eglise adresse à Dieu, à la messe du B. Nicolas de Flue : « O Dieu, qui avez nourri miraculeusement le bienheureux Nicolas de Flue du Pain des Anges, accordez-nous, par l'intercession de ce grand saint, de recevoir dignement ici-bas le Corps et le Sang de Notre-Seigneur, afin que nous méritions de jouir éternellement de sa vue au ciel. »

Si nous n'avons pas le bonheur de recevoir chaque jour sacramentellement le Pain des Anges, faisons du moins la communion spirituelle en nous unissant de près ou même de loin au saint Sacrifice de la messe.
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MessageSujet: Re: Saint Nicolas de Flüe Ermite en Suisse (1417-1487)   Jeu 18 Fév 2010 - 16:24

13. Mort du Bienheureux


Dieu avait prédit à Nicolas « qu'arrivé à l'âge de soixante-dix ans, il serait délivré de toutes peines et introduit dans le ciel. » Riche en bonnes oeuvres devant Dieu et devant les hommes, Frère Nicolas approchaient maintenant de sa soixante-dixième année. Au printemps de 1487, le 21 mars, jour anniversaire de sa naissance, après huit jours d'une cruelle maladie, en proie à d'horribles douleurs qu'il supportait avec une patience surhumaine, Nicolas sentit sa fin s'approcher. Il demanda avec la plus grande piété le Pain céleste de l'Eucharistie. Le curé de Stans lui apporta le saint Viatique. A la vue de son Dieu, Nicolas tendit ses bras à demi glacés, communia avec une indicible ferveur et s'abîma dans une muette action de grâces. Il prit ensuite la main de sa femme et de ses enfants, qu'il plaça sur son coeur ; celle du curé de Stans, qu'il approcha de ses lèvres ; puis il s'affaissa, regarda le ciel et mourut.

A la nouvelle de cette mort, une douleur profonde, un deuil général se répandirent dans la Suisse : on eût dit des enfants qui venaient de perdre un père chéri. Le lendemain, tous les prêtres des environs se réunirent pour célébrer les funérailles du défunt. Plusieurs milliers de villageois accompagnèrent en grande pompe le corps, au milieu des chants et des prières, à l'église de Sachseln, où il fut enseveli dans le tombeau de ses aïeux. Tous les cantons organisèrent pour le Père et le Pacificateur de la Patrie de solennels services funèbres. Sigismond, archiduc d'Autriche, se distingua entre tous. Il fit aussi célébrer un Requiem le plus solennel possible, accompagné -de cent messes pour les défunts.

« Son tombeau sera glorieux », avait dit le prophète en parlant du Christ. On pourrait aussi dire cette parole de la tombe de Nicolas de Flue à Sachseln. Le 21 mars 1518, Benoît de Montferrand, évêque de Lausanne, fit placer les restes mortels du Frère Nicolas dans un sépulcre de marbre, entouré d'une grille de fer.

Quand on procéda à l'exhumation, un doux parfum s'exhala de ces restes vénérés. En 1600, l'église paroissiale de Sachseln fut agrandie et remplacée, en 1672, par l'église actuelle. Les restes vénérés du saint ermite y sont conservés aujourd'hui dans un gisant ou statue-reliquaire en argent placé sur l'autel principal. C'est là qu'ils attendent le jour triomphant de la résurrection.
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MessageSujet: Re: Saint Nicolas de Flüe Ermite en Suisse (1417-1487)   Jeu 18 Fév 2010 - 19:06

Je viens de terminer de lire la suite de la vie de Saint Nicolas de Flüe. Durant la lecture et la méditation de la vie de ce grand Saint, j'ai été très émue et troublée, j'ai ressenti si profondément l'amour de Saint Nicolas de Flüe pour Dieu que je n'ai pu retenir les larmes qui jaillissaient de mes yeux. J'ai aussi ressenti un immense respect pour son épouse qui a accepté cette séparation afin que son mari puisse se retirer du monde et ne vivre que pour et par Dieu.

Nul ne peut comprendre ce qui est arrivé dans la vie de cet Ermite Suisse, s'il ne s'abandonne lui-même dans la prière et l'ascèse.

Que Dieu me donne la grâce par l'intercession de Saint Nicolas de Flüe de renoncer aux joies éphémères de ce monde, pour entrer plus pleinement dans la plénitude et l'Amour du Père Eternel. Amen.
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MessageSujet: Re: Saint Nicolas de Flüe Ermite en Suisse (1417-1487)   Jeu 18 Fév 2010 - 19:30


Saint Nicolas de Flue, fete le 21 mars


qui nous enseigne, par toute sa vie, l'universalité de la sainteté et la prééminence absolue du spirituel sur le matériel et les concepts humains.

Saint Nicolas de Flue, Priez pour nous.

Prière de saint Nicolas de Flüe

Mon Seigneur et mon Dieu,
ôte de moi tout ce qui m’éloigne de Toi.

Mon Seigneur et mon Dieu, donne-moi tout ce qui me rapproche de Toi.

Mon Seigneur et mon Dieu, détache-moi de moi-même pour me donner tout à Toi.

Amen
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MessageSujet: Re: Saint Nicolas de Flüe Ermite en Suisse (1417-1487)   Jeu 18 Fév 2010 - 19:54

le 13 mai 1940, UN ÉVÉNEMENT ÉTRANGE... un signe de la Tres Sainte Vierge Marie, une nouvelle fois !!

En mai 1940, alors que l'armée suisse se tenait en alerte - on craignait à tout instant, vu la concentration des troupes au nord de notre pays, l'invasion et le passage des troupes nazies -

une main protectrice apparut au ciel dans la nuit du 13 mai 1940.

Un grand nombre d'habitants de la vallée de Waldenbourg, dans le canton de Bâle Campagne, furent témoins de son apparition. Beaucoup étaient de religion réformée. Nicolas avait autrefois dans cette région, fait demi-tour vers le Ranft, sur le sage conseil d'un paysan.

L'apparition de cette main était survenue aors que le chapelain Durrer, chargé de la cause du frère Nicolas, avait invité tous les homes d'enfants à une prière collective pour protéger le pays de la guerre.

Lorsque cette main apparut dans le ciel, certains parlèrent d'aurore boréale, d'hallucination collective etc...

Mais Hitler avait tout de même renoncé à traverser le pays.

Et beaucoup virent là une intervention de Dieu due à l'intercession de Frère Nicolas.
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MessageSujet: Re: Saint Nicolas de Flüe Ermite en Suisse (1417-1487)   Dim 21 Fév 2010 - 0:54

EN 1940, UN ÉVÉNEMENT ÉTRANGE...


En mai 1940, alors que l'armée suisse se tenait en alerte - on craignait à tout instant, vu la concentration des troupes au nord de notre pays, l'invasion et le passage des troupes nazies - unemain protectrice apparut au ciel dans la nuit du 13 mai 1940. Un grand nombre d'habitants de la vallée de Waldenbourg, dans le canton de Bâle Campagne, furent témoins de son apparition. Beaucoup étaient de religion réformée. Nicolas avait autrefois dans cette région, fait demi-tour vers le Ranft, sur le sage conseil d'un paysan.
L'apparition de cette main était survenue aors que le chapelain Durrer, chargé de la cause du frère Nicolas, avait invité tous les homes d'enfants à une prière collective pour protéger le pays de la guerre. Lorsque cette main apparut dans le ciel, certains parlèrent d'aurore boréale, d'hallucination collective etc... Mais Hitler avait tout de même renoncé à traverser le pays. Et beaucoup virent là une intervention de Dieu due à l'intercession de Frère Nicolas.
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Saint Nicolas de Flüe Ermite en Suisse (1417-1487)
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