À Toi NOTRE PÈRE par les Saints Cœurs de JÉSUS, MARIE et JOSEPH..

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 Jeanne Beretta Molla et Joseph Moscati

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MessageSujet: Jeanne Beretta Molla et Joseph Moscati   Lun 30 Aoû 2010 - 3:40

Jeanne Beretta Molla et Joseph Moscati

deux médecins, deux saints

Egidio Ridolfo s.j.

Traduction par Tilly Vanzina - Suzanne Crête)


"Après une existence exemplaire en tant qu'étudiante, jeune fille engagée dans la communauté ecclésiastique, et comme épouse et mère heureuse, elle a offert sa vie en sacrifice afin que l'enfant qu'elle portait en son sein puisse vivre - cette jeune fille est au-jourd'hui ici avec nous ! - Sa profession de médecin la rendait consciente du danger qu'elle encourait, mais elle ne reculera devant aucun sacrifice."

Par ces mots, Jean-Paul II a synthétisé l'existence de Jeanne Beretta Molla, au cours de la cérémonie solennelle de Béatification, le 24 avril 1994, année dédiée à la Famille.


Gianna Beretta Molla

"Nous désirons rendre hommage - a encore dit le Pape - à toutes les mères courageuses qui se consacrent sans réserve à leur famille, qui souffrent en accouchant et qui font face à toutes sortes de sacrifices pour leurs enfants, en cherchant à leur transmettre ce qu'il y a de mieux en elles."

Comme il arrive souvent, un geste de renoncement surtout s'il est conscient et médité, n'arrive uniquement qu'après une longue maturation intérieure.
La famille de Jeanne, profondément chrétienne, avait été pour ses nombreux enfants, le milieu propice à l'enracinement peu à peu, des valeurs de la foi dans les actions quotidiennes. De ce terrain riche en valeurs spirituelles jaillirent d'excellents fruits.

Elle est née à Magenta, près de Milan, au nord de l'Italie, le 4 octobre 1922. Après avoir fréquenté le lycée classique, elle s'inscrit à la Faculté de Médecine de l'Université de Pavie. Diplômée en novembre 1949, elle se spécialise en pédiatrie à l'Université de Milan et - pendant qu'elle exerce la médecine - elle poursuit ses études en se spécialisant en gynécologie.

Tout cela, avec l'engagement et l'enthousiasme de répondre à la Grâce de Dieu, par le soutien quotidien de l'Eucharistie et de la Parole de Dieu, par la participation active à l'Action catholique, par la pratique concrète de la charité aux activités de l'Association Saint-Vincent.

Depuis longtemps, elle cultivait l'idéal missionnaire, mais peu à peu, elle avait compris que, pour elle, la volonté de Dieu était différente. Dès qu'elle su que Dieu l'appelait à l'état matrimonial, elle n'eut aucune hésitation, et l'exercice de son apostolat se fit auprès de son prochain qui venait tous les jours dans son cabinet médical.

Elle ouvrit un cabinet à Mesero, un petit village tout près de Magenta et bientôt, elle jouit de la considéra-tion de tous les villageois qui appréciaient de plus en plus son esprit de sacrifice et son désintéressement.

Virginie, sa soeur, témoigne : "Le besoin de se dévouer pour les pauvres et les indigents ne lui permit pas d'accepter la proposition que son fiancé venait de lui faire, c'est-à-dire de renoncer à exercer la médecine. Elle refusa carrément sans aucune hésitation et même après le mariage, elle se rendra tous les après-midis à son cabinet de Mesero."

D'autres témoignages nous démontrent comment Jeanne exerçait sa profession. L'infirmière, Luigia Galli, qui travaillait dans le cabinet de Jeanne, dit : "Pendant qu'elle visitait les malades, elle les renseignait en même temps. Même durant son dernier mois de grossesse, si elle était appellée d'urgence pendant la nuit, elle se préparait promptement. Elle poursuivit l'assistance médicale jusqu'à la veille de son hospitalisation pour la naissance de la dernière fille. Si le patient était indigent, Jeanne le recevait en consultation gratuitement et lui donnait des médicaments ou de l'argent. Elle ne quittait son cabinet qu'après avoir terminé sa dernière consultation, parfois à neuf heures et demie du soir."

Jeanne - d'après une de ses amies, Mariuccia Parmigiani - par son sourire, elle gagnait la confiance de tous ceux qui l'approchaient. Marie Barni, de Mesero, confirme son engagement qui n'était pas limité aux soins physiques: "Lorsqu'un malade n'était plus en mesure de poursuivre son travail pour des raisons de santé, Jeanne se donnait du mal pour lui en trouver un autre plus apte et très souvent, elle y arrivait : elle en a placé plusieurs."

Les lecteurs de notre revue savent bien que chaque parution comprend un espace dédié à saint Joseph Moscati, le saint médecin de Naples, et par conséquent, on met en relief dans la vie de Jeanne Beretta Molla, l'exercice de la profession médicale, comme dans le cas de Moscati, parce que celle-ci était considérée non seulement comme une simple profession mais dotée d'une intention particulière, un moyen privilégiée d'aider ses frères en voyant en eux le visage de Dieu.

Une attitude nullement donnée pour acquise : on sait que bien souvent les malades sont réduits à un numéro dans un hôpital, ou encore ils sont considérés comme une simple source de revenus. "Accomplir son devoir. Bien étudier ta science. Aujourd'hui, il y a une course à amasser l'argent - écrit Jeanne au début de sa profession médicale - "Malheureusement, il y a une grande superficialité même dans notre travail. Nous soignons les corps mais parfois sans compétence." Jeanne notait tout cela au début des années cinquante. Même aujourd'hui, ces carences dans la profession médicale sont d'actualité.

Saint Joseph Moscati, en 1923, écrivait à un ami médecin: "Souvenez-vous que vous devez soigner non seulement le corps mais aussi les âmes gémissantes qui s'adressent à vous. Combien de douleurs vous soulagerez plus facilement grâce aux conseils et en vous approchant de l'esprit, au lieu de simplement prescrire des ordonnances à présenter au pharmacien! Soyez joyeux, car vous devez donner l'exemple, à tous ceux qui vous entourent, de votre élévation à Dieu."

C'est la même recommandation que Jeanne Beretta exprime en parlant du médecin chrétien: "N'oubliez pas l'âme du malade. Nous avons des occasions que le prêtre n'a pas. Notre mission n'est pas terminée lorsque les médicaments n'ont pas d'efficacité, il y a l'âme qui doit être portée à Dieu. [...] Chaque médecin doit la remettre au prêtre. Que de médecins catholiques sont nécessaires!" Et encore: "Qu'on puisse voir Jésus au milieu de nous et qu'Il puisse trouver beaucoup de médecins qui s'offrent pour Lui."

Notre vie est toujours le résultat de plusieurs décisions quotidiennes, de la plus importante à la plus banale. Jeanne, pour ainsi dire, s'était entraînée à toujours choisir la meilleure et elle désirait même que sa vie d'épouse soit consacrée à bon escient à Dieu: "Je désire fonder une famille tout à fait chrétienne - écrit-elle à son mari - où Dieu fait partie de la maison: un petit cénacle, où Il puisse régner dans nos coeurs et diriger nos programmes."

C'est le secret de son existence, la clef pour comprendre la raison de tous ses choix et même du choix décisif pour lequel elle a été béatifiée : c'est-à-dire mettre toute circonstance de la vie sous le regard de Dieu, être disponible à comprendre Sa volonté à nos égards, de façon à ce que Dieu puisse éclairer vraiment toutes nos décisions.

"Je désire fonder avec toi une famille riche d'enfants comme avait été celle dans laquelle je suis née et où j'ai grandi", avait-elle dit à son mari Pierre. Et trois enfants étaient venus au monde: Pierre-Louis, Mariolina et Laura, fruits de maternités acceptées avec joie.

Mais à ce moment-là, le dram e: la découverte, au deuxième mois de grossesse, d'un fibrome à côté de l'utérus qui menacait sa vie et par conséquent la vie même de l'enfant. Elle réalise tout de suite, étant elle-même médecin, qu'un choix dramatique va s'imposer : sauver sa vie ou celle de son enfant en gestation.

D'après le témoignage unanime de la famille et des médecins, sa première réaction fut de privilégier l'enfant qu'elle portait.


Jeanne Emmanuelle Molla

Le médecin auquel elle s'adressa - dit le frère prêtre - lui avait fait un discours sérieux: "Si nous voulons vous sauver, nous sommes obligés d'interrompre la grossesse." Sa réponse fut prompte: "Professeur, je ne le permettrai jamais ! C'est un péché de tuer dans le sein de la mère."

On propose en effet trois genres d'interventions, d'après son mari : une laparatomie totale avec l'ablation soit du fibrome soit de l'utérus, ce qui lui aurait sûrement sauvé la vie ; l'interruption de grossesse par avortement provoqué et ablation du fibrome, ce qui lui aurait permis d'avoir éventuellement d'autres enfants ; ou bien encore l'ablation du fibrome seulement, en essayant de ne pas interrompre la grossesse en cours.

Jeanne avait choisi la dernière solution, la plus risquée pour elle. À cette époque, en effet, on pouvait prévoir qu'un accouchement, après une telle intervention chirurgicale, aurait été très dangereux pour la mère. Jeanne, en étant médecin, le savait très bien.

L'intervention chirurgicale, limitée à l'ablation du fibrome, avait eu lieu le 6 septembre 1961.

Par conséquent, la grossesse pouvait continuer et Jeanne pouvait reprendre son travail de médecin jusqu'à l'approche de l'accouchement.

Entrée en clinique le 20 avril 1962, le jour suivant - le Samedi Saint - elle donna naissance à son enfant : une petite fille, à laquelle on donna le nom de Jeanne Emmanuelle.

Mais comme prévu, peu d'heures après l'accouchement, les complications surgirent et elle passa une semaine de souffrances atroces, causées par la péritonite septicémique. Ce fut un calvaire, pendant lequel sa foi se manifesta dans toute sa plénitude. Elle mourut chez elle à 8 heures le samedi suivant - le 28 avril 1962.
Cette dernière fille, Jeanne Emmanuelle, était présente, le 24 avril 1994, à la Place Saint Pierre lors de la cérémonie de béatification de sa mère.

Le geste héroïque de Jeanne Beretta Molla nous fait réfléchir à l'actualité d'un sujet: le débat sur l'avortement, déterminé à son tour par la valeur qu'on reconnaît à l'enfant conçu dans le sein de la mère. Comme tout croyant, Jeanne était profondement convaincue que l'enfant en gestation était une personne humaine complète, et par le fait même, digne du plus grand respect. C'était un don de Dieu à accepter comme tous les autres enfants.

Par ce respect, qui en définitive est amour, Jeanne s'est mise en second plan et s'est offerte avec générosité afin que son enfant puisse vivre, tout en sachant que le prix de cette offre aurait demandé le sacrifice de sa vie.

Un prêtre qui avait connu Jeanne, l'abbé Mario Cazzaniga, avait écrit : "Elle m'a fait une telle impression qu'en enseignant dans l'école professionnelle pour infirmiers, au cours des leçons sur l'avortement, je cite toujours le cas du docteur Jeanne Beretta Molla comme maternité généreuse et exemplaire. Je pense qu'à l'heure actuelle, où la maternité est dévaluée, nous devons faire connaître l'acte généreux du docteur. La société ne demande pas à être submergée par des avalanches d'exemples de faits divers, mais au contraire à connaître les actes généreux."


La Bienhereuse Jeanne Beretta Molla

On va terminer avec les mêmes mots que Jeanne a adressés, en 1946, à un groupe de jeunes de l'Action catholique de Magenta :

"Dieu désire nous voir près de Lui, pour nous communiquer dans le secret de la prière, le secret de la conversion des âmes que nous approchons. [...] Toute journée de la vie devrait avoir un laps de temps pour se recueillir auprès de Dieu. [...] Répandre la Bonne Parole, jeter notre petite graine sans jamais nous fatiguer. Ne nous arrêtons pas trop à considérer ce qu'il y aura. Si après avoir travaillé pour le mieux, un échec arrive, acceptons-le avec générosité : un échec bien accepté par un apôtre qui avait employé tous ses moyens pour bien réussir, est plus bénéfique au salut qu'un triomphe."

Ces mêmes mots, pour ceux qui connaissent les oeuvres de saint Joseph Moscati, nous amènent à penser à ce que le Saint médecin avait exprimé, le 17 octobre 1922, dans un billet qui est comme le résumé de sa vie de médecin, en tant qu'homme de science et de foi:

"Aimes la Vérité; montres-toi comme tu es, sans aucune dissimulation, sans aucune crainte et sans égards pour personne. Si la vérité est cause de persécution, acceptes-la quand même; si elle est cause de tourments, supportes-la. Si à cause de la vérité, tu dois te sacrifier et sacrifier ta vie, sois fort dans le sacrifice."
--------------------------------------------------------------------------------

BIBLIOGRAPHIE
- 1) Antonio Tripodoro s.j.: Giuseppe Moscati, il Medico Santo di Napoli, Napoli 1993, p.249.
- 2) Fernando da Riese: Per amore della vita: Gianna Beretta Molla medico e madre, Città Nuova 1994, pp.99-100.
--------------------------------------------------------------------------------
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MessageSujet: Re: Jeanne Beretta Molla et Joseph Moscati   Lun 30 Aoû 2010 - 3:43

avec de tels beaux exemples, comment pouvons-nous encore hesiter entre


cet Amour Infini, auquel nous devons nous donner et tout donner


et la vie mediocrement materielle et la tiedeur que nous mettons dans notre Foi >>
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Robert
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MessageSujet: Re: Jeanne Beretta Molla et Joseph Moscati   Lun 30 Aoû 2010 - 4:06

Que le SEIGNEUR nous prenne en pitié et vienne nous Sanctifier.
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MessageSujet: Re: Jeanne Beretta Molla et Joseph Moscati   Lun 30 Aoû 2010 - 17:13

Bienheureuse Jeanne Beretta Molla, je vous demande la grâce d'intercéder en faveur des mamans qui ne sont pas conscientes qu'elles portent la vie en elle, et qui veulent avorter pour des raisons qui n'en sont pas vraiment.

Demandez la grâce au Père Tout Puissant de donner les forces nécessaires aux mamans en détresse,
et d'intervenir pour que cette loi sur l'avortement soit abrogée.

Union de prières en Jésus par Marie.

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