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| | | Regulation NATURELLE des naissances | |
| | Auteur | Message |
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GODwithus Adore Dieu Trinitaire


Messages: 9778 Date d'inscription: 09/01/2010
 | Sujet: Regulation NATURELLE des naissances Sam 23 Oct - 2:58 | |
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cet article peut servir a quiconque, jeunes ou moins jeunes, de quelque religion que ce soit.. vous pouvez rendre service a diffuser cette information
Sumatra: La régulation naturelle des naissances enseignée par une religieuse
Y compris à des couples musulmans
ROME, Mercredi 31 janvier 2007 (ZENIT.org) – Dans le Nord de Sumatra, une religieuse catholique enseigne une méthode de régulation naturelle des naissances à des couples, y compris des couples musulmans, indique « Eglises d’Asie », l’agence des Missions étrangères de Parie (EDA 455, eglasie.mepasie.org).
Mariana Tampati est âgée de 44 ans. Musulmane, elle est mariée et mère de deux garçons, dont le plus jeune est né en 1992. Il y a quatorze ans, elle utilisait soit la pilule soit un stérilet comme méthode de contraception, mais elle n’en était pas satisfaite, car ces méthodes provoquaient des saignements et des irrégularités dans son cycle. C’est à cette époque qu’elle eut l’idée de venir consulter la maternité Sainte Elizabeth d’un hôpital catholique de Padang, dans la province de Sumatra-Nord. Là, elle a rencontré une religieuse, Sœur Agnès Syukur, de la Congrégation des Sœurs de la Charité de Notre Dame de la Miséricorde, directrice de la maternité et spécialiste des méthodes naturelles de régulation des naissances.
« Je voulais rencontrer la religieuse seulement pour me faire conseiller un contraceptif qui ne nuise pas à ma santé », se souvient Mariana Tampati. Ce dont la religieuse lui a alors parlé, ce n’était pas un nouveau contraceptif, mais la méthode Billings. Développée par les docteurs australiens John et Evelyn Billings, la méthode de régulation naturelle des naissances ne fait appel à aucun médicament et ne requiert pas d’assistance médicale. Fondée sur l’observation du cycle féminin, elle est une des quatre méthodes naturelles agréées par l’Eglise. Sœur Agnès Syukur connaissant cette méthode pour l’avoir étudié auprès du Dr John Billings, en 1976, quand le diocèse de Padang et sa congrégation l’avaient envoyée étudier trois mois en Australie.
Sœur Agnès Syukur explique que la première chose qu’elle dit à ceux qui viennent la voir dans le but de prévenir une grossesse, c’est qu’ un enfant est un don de Dieu. « Mais chercher à organiser l’arrivée d’une grossesse n’est pas contraire à la volonté de Dieu, ajoute-t-elle. Dieu a donné aux êtres humains une intelligence et la capacité de le faire. » Mariana Tampati se souvient, pour sa part, que lors de leur première rencontre, en septembre 1991, la religieuse lui a demandé de noter soigneusement son cycle menstruel. « Elle m’a donné un livre avec des pastilles de différentes couleurs pour marquer les périodes, fertiles ou infertiles », poursuit-elle, ajoutant qu’un effet collatéral de la méthode a été de lui permettre, à elle et à son mari, Yuwizar, de parler ouvertement de leurs relations conjugales et, pour elle, de se sentir plus en sécurité. « Je peux lui dire quand nous pouvons faire l’amour et quand nous ne le pouvons pas, dit-elle. La méthode est sûre dans la mesure où nous pouvons gérer le rythme de nos unions conjugales. »
S’interrogeant quand à leur capacité à élever une famille nombreuse, le couple a décidé, après la naissance de leur second fils, que, pour eux, « deux enfants suffisaient », malgré le fait qu’ils n’aient pas de fille. Mariana Tampati précise que, depuis quatorze ans que son mari et elle utilisent la méthode Billings, ils n’ont pas eu de nouvelle grossesse. Libérée des effets secondaires des contraceptifs qui la faisaient souffrir, Mariana Tampati explique que ce ne sont pas des motifs religieux qui lui ont fait adopter cette méthode naturelle de régulation des naissances, mais seulement la sécurité qu’elle lui procurait (1).
Aujourd’hui, âgée de 82 ans, Sœur Agnès Syukur conserve les noms et adresses des près des 2 000 couples – dont 70 % sont des musulmans – qui sont venus lui rendre visite pour un suivi de grossesse. A tous, elle a donné une information sur la méthode Billings. Ceux qui s’y sont intéressés venaient la revoir, pour lui présenter leur enfant et éventuellement se former à la méthode. La religieuse, diplômée au début des années 1950 aux Pays-Bas en tant qu’infirmière et sage-femme, a été la première dans le diocèse de Padang à promouvoir les méthodes naturelles. Munie d’une licence du Service de santé local, elle a ouvert un service gratuit de consultation dans son hôpital en 1979. A la retraite depuis l’an 2000, elle continue cependant à recevoir des couples mariés dans son couvent Ste Anne de Padang. Environ « 70 % ont des difficultés à avoir un enfant », précise-t-elle. Après avoir examiné les personnes qui viennent la consulter, elle recommande aux couples d’avoir des relations conjugales pendant les périodes de fertilité et leur rappelle qu’avoir un enfant relève de la responsabilité de l’un et de l’autre et qu’ainsi, « le mari et la femme n’ont pas à rejeter leur propre responsabilité sur l’autre (en cas d’infertilité) ». Elle recommande également à ces couples de ne pas omettre de prier, chacun selon sa religion.
(1) En 1994, les oulémas, inquiets devant la recrudescence des accidents liés aux avortements plus ou moins clandestins, recommandaient le recours aux méthodes de régulation naturelle des naissances.
_________________ Le Salut du Monde :  Consecration au Coeur Sacre de JESUS, et au Coeur Immacule de la TRES SAINTE VIERGE MARIE. |
|  | | GODwithus Adore Dieu Trinitaire


Messages: 9778 Date d'inscription: 09/01/2010
 | Sujet: Re: Regulation NATURELLE des naissances Sam 23 Oct - 3:01 | |
| Dafra : Logiciel pour les méthodes naturelles de régulation des naissancesROME, Mardi 16 Mars 2010 (ZENIT.org) - Créé à l'initiative de CLER Amour et Famille, association française reconnue pour sa formation aux méthodes naturelles de régulation des naissances, le logiciel Dafra se propose d'aider les couples qui font le choix de ces méthodes encouragées par l'Église catholique. Depuis plus de 40 ans, CLER Amour et Famille enseigne via des moniteurs diplômés la méthode d'auto-observation (MAO) ou méthode symptothermique, basée sur l'observation de plusieurs signes de fertilité chez la femme : la glaire cervicale, la température et éventuellement l'état du col de l'utérus. Cette méthode permet ainsi aux couples qui le désirent de limiter ou de favoriser les naissances. Le logiciel Dafra - le terme fait référence à une rivière sacrée du Burkina Faso dont le nom signifie « fertilité » - a été conçu pour faciliter la saisie de ces signes de fertilité et leur interprétation (période fertile ou infertile), rendue parfois difficile en raison des nombreux cas particuliers. Avec des graphiques clairs, précis et faciles à lire, la saisie des signes de fertilité s'en trouve facilitée. « L'idée, c'était de proposer un équivalent informatique à la grille papier utilisée auparavant, pour permettre d'avoir un historique des relevés, une plus grande précision dans la notation », explique Alexis, programmeur du logiciel Dafra. Les couples disposent d'une signalétique précise, ce qui « permet de simplifier l'analyse » et d'affiner l'interprétation. Un véritable « plus » pour cette méthode de régulation « théoriquement simple » mais que les « cas particuliers peuvent rendre complexe », ajoute Alexis. Dafra propose aussi un double module d'interprétation de la fertilité : automatique (l'ordinateur donne son propre diagnostic) ou assistée (plus pédagogique, elle permet d'apprendre tout en gardant la main). Avantage plus inattendu du logiciel, s'amuse à noter Alexis : « une implication plus grande des maris - souvent plus férus d'informatique - dans un domaine trop souvent considéré comme le pré-carré des femmes ». Se former aux méthodes naturellesTrès simple d'utilisation, Dafra « demeure un outil » ajoute Alexis qui évoque l'importance, pour les couples, de « s'investir en amont » pour mieux connaître les MAO. Ce que confirme Véronique Péridy, formatrice au CLER Amour et Famille, qui reçoit régulièrement des couples désirant se former aux méthodes naturelles de régulation des naissances. « On ne peut pas se passer de la formation avant d'utiliser Dafra ». Utiliser les MAO, « ce n'est pas que de la technique, c'est d'abord un mode de vie. Et cela nécessite de pouvoir en parler », explique-t-elle. Principales difficultés pour les couples qui commencent cette méthode de régulation des naissances : « être sûrs de leur interprétation ». Le logiciel Dafra est pour cela une « aide précieuse », affirme encore Véronique Péridy. « Il va soit conforter les couples dans leur interprétation, soit leur expliquer leur erreur puisqu'une assistance va la corriger ». Une seule contrainte, précise-t-elle enfin : celle de devoir ouvrir son ordinateur. « Mais si cela est compliqué pour certains, il y a la possibilité de transcrire le résultat sur papier et de reporter ensuite le tout sur l'ordinateur ». Pour faciliter la notation, les créateurs du logiciel évoquent d'ailleurs le projet d'adapter le logiciel sur smartphones, ces téléphones de dernière génération tels que l'iPhone (d'Apple) et les mobiles basés sur Android (de Google). Le logiciel Dafra est vendu en boîte CD par les Editions de l'Emmanuel au prix de 25 euros. Il est aussi en vente par téléchargement sur le site www.dafra.info au prix de 17 euros. Marine Soreau _________________ Le Salut du Monde :  Consecration au Coeur Sacre de JESUS, et au Coeur Immacule de la TRES SAINTE VIERGE MARIE. |
|  | | GODwithus Adore Dieu Trinitaire


Messages: 9778 Date d'inscription: 09/01/2010
 | Sujet: Re: Regulation NATURELLE des naissances Sam 23 Oct - 3:26 | |
| II. PRINCIPES DOCTRINAUX
Une vision globale de l'homme
7. Comme tout autre problème concernant la vie humaine, le problème de la natalité doit être considéré, au-delà des perspectives partielles - qu'elles soient d'ordre biologique ou psychologique, démographique ou sociologique - dans la lumière d'une vision intégrale de l'homme et de sa vocation, non seulement naturelle et terrestre, mais aussi surnaturelle et éternelle. Et puisque, dans leur tentative de justifier les méthodes artificielles de contrôle des naissances, beaucoup ont fait appel aux exigences soit de l'amour conjugal, soit d'une " paternité responsable ", il convient de bien préciser la vraie conception de ces deux grandes réalités de la vie matrimoniale, en Nous référant principalement à ce qui a été récemment exposé à ce sujet, d'une manière hautement autorisée, par le IIème Concile du Vatican, dans la Constitution pastorale Gaudium et Spes.
L'amour conjugal
8. L'amour conjugal révèle sa vraie nature et sa vraie noblesse quand on le considère dans sa source suprême, Dieu qui est amour, " le Père de qui toute paternité tire son nom, au ciel et sur la terre (7) ".
Le mariage n'est donc pas l'effet du hasard ou un produit de l'évolution de forces naturelles inconscientes: c'est une sage institution du Créateur pour réaliser dans l'humanité son dessein d'amour. Par le moyen de la donation personnelle réciproque, qui leur est propre et exclusive, les époux tendent à la communion de leurs êtres en vue d'un mutuel perfectionnement personnel pour collaborer avec Dieu à la génération et à l'éducation de nouvelles vies.
De plus, pour les baptisés, le mariage revêt la dignité de signe sacramentel de la grâce, en tant qu'il représente l'union du Christ et de l'Eglise.
Ses caractéristiques
9. Dans cette lumière apparaissent clairement les notes et les exigences caractéristiques de l'amour conjugal, dont il est souverainement important d'avoir une idée exacte.
C'est avant tout un amour pleinement humain, c'est-à-dire à la fois sensible et spirituel. Ce n'est donc pas un simple transport d'instinct et de sentiment, mais aussi et surtout un acte de la volonté libre, destiné à se maintenir et à grandir à travers les joies et les douleurs de la vie quotidienne, de sorte que les époux deviennent un seul cœur et une seule âme et atteignent ensemble leur perfection humaine.
C'est ensuite un amour total, c'est-à-dire une forme toute spéciale d'amitié personnelle, par laquelle les époux partagent généreusement toutes choses, sans réserves indues ni calculs égoïstes. Qui aime vraiment son conjoint ne l'aime pas seulement pour ce qu'il reçoit de lui, mais pour lui-même, heureux de pouvoir l'enrichir du don de soi.
C'est encore un amour fidèle et exclusif jusqu'à la mort. C'est bien ainsi, en effet, que le conçoivent l'époux et l'épouse le jour où ils assument librement et en pleine conscience l'engagement du lien matrimonial. Fidélité qui peut parfois être difficile, mais qui est toujours possible et toujours noble et méritoire, nul ne peut le nier. L'exemple de tant d'époux à travers les siècles prouve non seulement qu'elle est conforme à la nature du mariage, mais encore qu'elle est source de bonheur profond et durable.
C'est enfin un amour fécond, qui ne s'épuise pas dans la communion entre époux, mais qui est destiné à se continuer en suscitant de nouvelles vies. " Le mariage et l'amour conjugal sont ordonnés par leur nature à la procréation et à l'éducation des enfants. De fait, les enfants sont le don le plus excellent du mariage et ils contribuent grandement au bien des parents eux-mêmes ( . "
La paternité responsable
10. L'amour conjugal exige donc des époux une conscience de leur mission de " paternité responsable ", sur laquelle, à bon droit, on insiste tant aujourd'hui, et qui doit, elle aussi, être exactement comprise. Elle est à considérer sous divers aspects légitimes et liés entre eux.
Par rapport aux processus biologiques, la paternité responsable signifie connaissance et respect de leurs fonctions: l'intelligence découvre, dans le pouvoir de donner la vie, des lois biologiques qui font partie de la personne humaine (9).
Par rapport aux tendances de l'instinct et des passions, la paternité responsable signifie la nécessaire maîtrise que la raison et la volonté doivent exercer sur elles.
Par rapport aux conditions physiques, économiques, psychologiques et sociales, la paternité responsable s'exerce soit par la détermination réfléchie et généreuse de faire grandir une famille nombreuse, soit par la décision, prise pour de graves motifs et dans le respect de la loi morale, d'éviter temporairement ou même pour un temps indéterminé une nouvelle naissance.
La paternité responsable comporte encore et surtout un plus profond rapport avec l'ordre moral objectif, établi par Dieu, et dont la conscience droite est la fidèle interprète. Un exercice responsable de la paternité implique donc que les conjoints reconnaissent pleinement leurs devoirs envers Dieu, envers eux-mêmes, envers la famille et envers la société, dans une juste hiérarchie des valeurs. Dans la tâche de transmettre la vie, ils ne sont par conséquent pas libres de procéder à leur guise, comme s'ils pouvaient déterminer de façon entièrement autonome les voies honnêtes à suivre, mais ils doivent conformer leur conduite à l'intention créatrice de Dieu, exprimée dans la nature même du mariage et de ses actes, et manifestée par l'enseignement constant de l'Eglise (10).
Respecter la nature et les finalités de l'acte matrimonial
11. Ces actes, par lesquels les époux s'unissent dans une chaste intimité, et par le moyen desquels se transmet la vie humaine, sont, comme l'a rappelé le Concile, " honnêtes et dignes (11) ", et ils ne cessent pas d'être légitimes si, pour des causes indépendantes de la volonté des conjoints, on prévoit qu'ils seront inféconds: ils restent en effet ordonnés à exprimer et à consolider leur union. De fait, comme l'expérience l'atteste, chaque rencontre conjugale n'engendre pas une nouvelle vie. Dieu a sagement fixé des lois et des rythmes naturels de fécondité qui espacent déjà par eux-mêmes la succession des naissances. Mais l'Eglise, rappelant les hommes à l'observation de la loi naturelle, interprétée par sa constante doctrine, enseigne que tout acte matrimonial doit rester ouvert à la transmission de la vie (12).
Deux aspects indissociables: union et procréation
12. Cette doctrine, plusieurs fois exposée par le Magistère, est fondée sur le lien indissoluble, que Dieu a voulu et que l'homme ne peut rompre de son initiative, entre les deux significations de l'acte conjugal: union et procréation. En effet, par sa structure intime, l'acte conjugal, en même temps qu'il unit profondément les époux, les rend aptes à la génération de nouvelles vies, selon des lois inscrites dans l'être même de l'homme et de la femme. C'est en sauvegardant ces deux aspects essentiels, union et procréation que l'acte conjugal conserve intégralement le sens de mutuel et véritable amour et son ordination à la très haute vocation de l'homme à la paternité. Nous pensons que les hommes de notre temps sont particulièrement en mesure de comprendre le caractère profondément raisonnable et humain de ce principe fondamental.
Fidélité au dessein de Dieu 1
3. On remarque justement, en effet, qu'un acte conjugal imposé au conjoint sans égard à ses conditions et à ses légitimes désirs, n'est pas un véritable acte d'amour et contredit par conséquent une exigence du bon ordre moral dans les rapports entre époux. De même, qui réfléchit bien devra reconnaître aussi qu'un acte d'amour mutuel qui porterait atteinte à la disponibilité à transmettre la vie, que le Créateur a attachée à cet acte selon des lois particulières, est en contradiction avec le dessein constitutif du mariage et avec la volonté de l'auteur de la vie. User de ce don divin en détruisant, fût-ce partiellement, sa signification et sa finalité, c'est contredire à la nature de l'homme comme à celle de la femme et de leur rapport le plus intime, c'est donc contredire aussi au plan de Dieu et à sa volonté. Au contraire, user du don de l'amour conjugal en respectant les lois du processus de la génération, c'est reconnaître que nous ne sommes pas les maîtres des sources de la vie humaine, mais plutôt les ministres du dessein établi par le Créateur. De même, en effet, que l'homme n'a pas sur son corps en général un pouvoir illimité, de même il ne l'a pas, pour une raison particulière, sur ses facultés de génération en tant que telles, à cause de leur ordination intrinsèque à susciter la vie, dont Dieu est le principe. " La vie humaine est sacrée, rappelait Jean XXIII; dès son origine, elle engage directement l'action créatrice de Dieu (13). "
Moyens illicites de régulation des naissances
14. En conformité avec ces points fondamentaux de la conception humaine et chrétienne du mariage, nous devons encore une fois déclarer qu'est absolument à exclure, comme moyen licite de régulation des naissances, l'interruption directe du processus de génération déjà engagé, et surtout l'avortement directement voulu et procuré, même pour des raisons thérapeutiques (14).
Est pareillement à exclure, comme le Magistère de l'Eglise l'a plusieurs fois déclaré, la stérilisation directe, qu'elle soit perpétuelle ou temporaire, tant chez l'homme que chez la femme (15).
Est exclue également toute action qui, soit en prévision de l'acte conjugal, soit dans son déroulement, soit dans le développement de ses conséquences naturelles, se proposerait comme but ou comme moyen de rendre impossible la procréation (16).
Et on ne peut invoquer comme raisons valables, pour justifier des actes conjugaux rendus intentionnellement inféconds, le moindre mal ou le fait que ces actes constitueraient un tout avec les actes féconds qui ont précédé ou qui suivront, et dont ils partageraient l'unique et identique bonté morale. En vérité, s'il est parfois licite de tolérer un moindre mal moral afin d'éviter un mal plus grand ou de promouvoir un bien plus grand (17) il n'est pas permis, même pour de très graves raisons, de faire le mal afin qu'il en résulte un bien (18), c'est-à-dire de prendre comme objet d'un acte positif de volonté ce qui est intrinsèquement un désordre et, par conséquent, une chose indigne de la personne humaine, même avec l'intention de sauvegarder ou de promouvoir des biens individuels, familiaux ou sociaux. C'est donc une erreur de penser qu'un acte conjugal rendu volontairement infécond et, par conséquent, intrinsèquement déshonnête, puisse être rendu honnête par l'ensemble d'une vie conjugale féconde.
Licéité des moyens thérapeutiques
15. L'Eglise, en revanche, n'estime nullement illicite l'usage des moyens thérapeutiques vraiment nécessaires pour soigner des maladies de l'organisme, même si l'on prévoit qu'il en résultera un empêchement à la procréation, pourvu que cet empêchement ne soit pas, pour quelque motif que ce soit, directement voulu (19).
Licéité du recours aux périodes infécondes
16. A cet enseignement de l'Eglise sur la morale conjugale, on objecte aujourd'hui, comme Nous l'observions plus haut (n. 3), que c'est la prérogative de l'intelligence humaine de maîtriser les énergies offertes par la nature irrationnelle et de les orienter vers un but conforme au bien de l'homme. Or, certains se demandent: dans le cas présent, n'est-il pas raisonnable, en bien des circonstances, de recourir au contrôle artificiel des naissances, si on obtient par là l'harmonie et la tranquillité du foyer et de meilleures conditions pour l'éducation des enfants déjà nés ?
A cette question, il faut répondre avec clarté l'Eglise est la première à louer et à recommander l'intervention de l'intelligence dans une œuvre qui associe de si près la créature raisonnable à son Créateur, mais elle affirme que cela doit se faire dans le respect de l'ordre établi par Dieu.
Si donc il existe, pour espacer les naissances, de sérieux motifs dus, soit aux conditions physiques ou psychologiques des conjoints, soit à des circonstances extérieures, l'Eglise enseigne qu'il est alors permis de tenir compte des rythmes naturels, inhérents aux fonctions de la génération, pour user du mariage dans les seules périodes infécondes et régler ainsi la natalité sans porter atteinte aux principes moraux que Nous venons de rappeler (20).
L'Eglise est conséquente avec elle-même quand elle estime licite le recours aux périodes infécondes, alors qu'elle condamne comme toujours illicite l'usage des moyens directement contraires à la fécondation, même inspiré par des raisons qui peuvent paraître honnêtes et sérieuses. En réalité, il existe entre les deux cas une différence essentielle: dans le premier cas, les conjoints usent légitimement d'une disposition naturelle; dans l'autre cas, ils empêchent le déroulement des processus naturels. Il est vrai que, dans l'un et l'autre cas, les conjoints s'accordent dans la volonté positive d'éviter l'enfant pour des raisons plausibles, en cherchant à avoir l'assurance qu'il ne viendra pas; mais il est vrai aussi que dans le premier cas seulement ils savent renoncer à l'usage du mariage dans les périodes fécondes quand, pour de justes motifs, la procréation n'est pas désirable, et en user dans les périodes agénésiques, comme manifestation d'affection et sauvegarde de mutuelle fidélité. Ce faisant, ils donnent la preuve d'un amour vraiment et intégralement honnête.
Graves conséquences des méthodes de régulation artificielle de la natalité
17. Les hommes droits pourront encore mieux se convaincre du bien-fondé de la doctrine de l'Eglise en ce domaine, s'ils veulent bien réfléchir aux conséquences des méthodes de régulation artificielle de la natalité.
Qu'ils considèrent d'abord quelle voie large et facile ils ouvriraient ainsi à l'infidélité conjugale et à l'abaissement général de la moralité. Il n'est pas besoin de beaucoup d'expérience pour connaître la faiblesse humaine et pour comprendre que les hommes - les jeunes, en particulier, si vulnérables sur ce point - ont besoin d'encouragement à être fidèles à la loi morale, et qu'il ne faut pas leur offrir quelque moyen facile pour en éluder l'observance. On peut craindre aussi que l'homme en s'habituant à l'usage des pratiques anticonceptionnelles, ne finisse par perdre le respect de la femme et, sans plus se soucier de l'équilibre physique et psychologique de celle-ci, n'en vienne à la considérer comme un simple instrument de jouissance égoïste, et non plus comme sa compagne respectée et aimée.
Qu'on réfléchisse aussi à l'arme dangereuse que l'on viendrait à mettre ainsi aux mains d'autorités publiques peu soucieuses des exigences morales. Qui pourra reprocher à un gouvernement d'appliquer à la solution des problèmes de la collectivité ce qui serait reconnu permis aux conjoints pour la solution d'un problème familial ? Qui empêchera les gouvernants de favoriser et même d'imposer à leurs peuples, s'ils le jugeaient nécessaire, la méthode de contraception estimée par eux la plus efficace ? Et ainsi les hommes, en voulant éviter les difficultés individuelles, familiales ou sociales que l'on rencontre dans l'observation de la loi divine, en arriveraient à laisser à la merci de l'intervention des autorités publiques le secteur le plus personnel et le plus réservé de l'intimité conjugale.
Si donc on ne veut pas abandonner à l'arbitraire des hommes la mission d'engendrer la vie, il faut nécessairement reconnaître des limites infranchissables au pouvoir de l'homme sur son corps et sur ses fonctions; limites que nul homme, qu'il soit simple particulier ou revêtu d'autorité, n'a le droit d'enfreindre. Et ces limites ne peuvent être déterminées que par le respect qui est dû à l'intégrité de l'organisme humain et de ses fonctions, selon les principes rappelés ci-dessus et selon la juste intelligence du " principe de totalité " exposé par Notre prédécesseur Pie XII (21).
L'Eglise garante des authentiques valeurs humaines
18. On peut prévoir que cet enseignement ne sera peut-être pas facilement accueilli par tout le monde: trop de voix - amplifiées par les moyens modernes de propagande - s'opposent à la voix de l'Eglise. Celle-ci, à vrai dire, ne s'étonne pas d'être, à la ressemblance de son divin Fondateur, un " signe de contradiction " (22); mais elle ne cesse pas pour autant de proclamer avec une humble fermeté, toute la loi morale, tant naturelle qu'évangélique. Ce n'est pas elle, qui a créé cette loi, elle ne saurait donc en être l'arbitre; elle en est seulement la dépositaire et l'interprète, sans pouvoir jamais déclarer licite une chose qui ne l'est pas à cause de son intime et immuable opposition au vrai bien de l'homme.
En défendant la morale conjugale dans son intégralité, l'Eglise sait qu'elle contribue à l'instauration d'une civilisation vraiment humaine; elle engage l'homme à ne pas abdiquer sa responsabilité pour s'en remettre aux moyens techniques; elle défend par là même la dignité des époux. Fidèle à l'enseignement comme à l'exemple du Sauveur, elle se montre l'amie sincère et désintéressée des hommes, qu'elle veut aider, dès leur cheminement terrestre, " à participer en fils à la vie du Dieu vivant, Père de tous les homme (23) ". http://www.vatican.va/holy_father/paul_vi/encyclicals/documents/hf_p-vi_enc_25071968_humanae-vitae_fr.html_________________ Le Salut du Monde :  Consecration au Coeur Sacre de JESUS, et au Coeur Immacule de la TRES SAINTE VIERGE MARIE. |
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