Robert Adore Dieu Trinitaire


Messages: 9607 Date d'inscription: 23/04/2008 Age: 61
 | Sujet: Dieu nous appelle inlassablement à la conversion Lun 22 Aoû - 0:35 | |
| Dorothée de Gaza (v. 500-?), moine en Palestine Instructions, I, § 8-9 ; SC 92 (trad. SC p. 161 rev.)
Dieu nous appelle inlassablement à la conversion
La bonté de Dieu, comme je le répète souvent, n'a pas abandonné ceux qu'il a créés, mais elle se tourne encore vers eux et les rappelle de nouveau : « Venez à moi, vous qui êtes fatigués et accablés, je vous procurerai le repos » (Mt 11,28). C'est-à-dire : vous voilà fatigués, vous voilà malheureux, vous avez fait l'expérience du mal de votre désobéissance. Allons, convertissez-vous enfin ; vivez par l'humilité, vous qui étiez morts par l'orgueil...
Oh, mes frères, que ne fait pas l'orgueil, et quel pouvoir possède l'humilité ! Qu'avait-on besoin de tous ces détours ? Si dès le commencement, l'homme était resté humble et avait obéi à Dieu..., il ne serait pas tombé. Même après sa déchéance, Dieu lui a fourni une occasion de se repentir et d'obtenir miséricorde ; mais il a gardé la tête haute. Dieu, en effet, est venu lui dire : « Adam, où es-tu ? » (Gn 3,9), c'est-à-dire : « De quelle gloire es-tu tombé ? »... Puis il lui a demandé : « Pourquoi as-tu péché ? Pourquoi as-tu désobéi ? », voulant par là lui faire dire : « Pardonne-moi ». Mais...il n'y ni humilité ni repentir, mais le contraire. L'homme réplique : « La femme que tu m'as donnée s'est jouée de moi » (v. 12) ; il ne dit pas « ma femme » mais « la femme que tu m'as donnée », comme on dirait : « Le fardeau que tu m'as mis sur la tête ». Il en est ainsi, frères : quand un homme n'accepte pas de se voir pécheur, il ne craint pas d'accuser Dieu lui-même.
Dieu s'adresse ensuite à la femme et lui dit : « Pourquoi n'as-tu pas gardé, toi non plus, le commandement ? », comme s'il disait : « Toi au moins, dis : Pardonne-moi, pour que ton âme s'humilie et obtienne miséricorde ». Mais...la femme répond à son tour : « Le serpent m'a trompée » (v. 13), comme pour dire : « Si lui a péché, en quoi suis-je coupable, moi ? » Que faites-vous, malheureux ?... Reconnaissez votre faute ; ayez pitié de votre nudité ! Mais ni l'un ni l'autre n'a daigné se reconnaître pécheur. |
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